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Comment voyager au jour le jour? (à travers la France) English translation pending
Bonjour,
Je viens de décider sur un coup de tête, de partir, tout quitter, mon appart, ma vie de famille. Je ne souhaite pas discuter en détail des raisons qui m'y poussent. J'ai toujours eu envie de voyager, et je ressens le besoin irrépressible de me retrouver, seule, face à moi même, face à la vie.
Mais. Je n'ai pas vraiment le sou. Je n'ai jamais tenté aucune aventure qui ressemble de près ou de loin à ce que j'envisage, même si les contours sont encore assez peu définis (en gros parcourir le pays, et vivre au jour le jour). Dans un premier temps, je fais une simple randonnée d'une semaine, avec nuitée dans des campings sur la côte Normande (qui s'achèvera le 1er avril). Ensuite.. Ce sera de l'impro, du covoit, du vélo, du hasard. Avec ma tente et mon sac de couchage, à travers la France.
Je ne sais pas exactement où coucher par la suite car je n'aurai pas les moyens de me payer le camping très longtemps (je m'y connais pas des masses en bivouac, où ça peut se faire etc). J'aimerais faire des petits boulots de temps en temps, de préférence dans des milieux verts, histoire de pouvoir manger et faire des rencontres humaines, découvrir des activités.
Qui a déjà tenté une expérience qui y ressemblerait? Quels conseils pourriez-vous me donner? Auriez-vous des idées qui pourraient m'aiguiller d'une façon ou d'une autre? Si d'autres forums sont plus appropriés pour mon message, pourriez-vous m'y diriger?
Je vous remercie.
Je viens de décider sur un coup de tête, de partir, tout quitter, mon appart, ma vie de famille. Je ne souhaite pas discuter en détail des raisons qui m'y poussent. J'ai toujours eu envie de voyager, et je ressens le besoin irrépressible de me retrouver, seule, face à moi même, face à la vie.
Mais. Je n'ai pas vraiment le sou. Je n'ai jamais tenté aucune aventure qui ressemble de près ou de loin à ce que j'envisage, même si les contours sont encore assez peu définis (en gros parcourir le pays, et vivre au jour le jour). Dans un premier temps, je fais une simple randonnée d'une semaine, avec nuitée dans des campings sur la côte Normande (qui s'achèvera le 1er avril). Ensuite.. Ce sera de l'impro, du covoit, du vélo, du hasard. Avec ma tente et mon sac de couchage, à travers la France.
Je ne sais pas exactement où coucher par la suite car je n'aurai pas les moyens de me payer le camping très longtemps (je m'y connais pas des masses en bivouac, où ça peut se faire etc). J'aimerais faire des petits boulots de temps en temps, de préférence dans des milieux verts, histoire de pouvoir manger et faire des rencontres humaines, découvrir des activités.
Qui a déjà tenté une expérience qui y ressemblerait? Quels conseils pourriez-vous me donner? Auriez-vous des idées qui pourraient m'aiguiller d'une façon ou d'une autre? Si d'autres forums sont plus appropriés pour mon message, pourriez-vous m'y diriger?
Je vous remercie.
Famille cherche guide local en Mongolie English translation pending
bonjour
nous sommes une famille de 4 et prévoyons de partir en mongolie aussi j'aimerai savoir si vous auriez des contacts de guides locaux pour nous faire visiter ce pays
en général nous préférons les recommandations, bonnes expériences plutôt que les agences de voyages traditionnelles !
merci
Mongolie: tour du lac Khovsgol à vélo, à pied ou à cheval et rencontre du peuple Tsaatan English translation pending
Bonjours à vous ,
je m'appelle LouisDo , je suis Québécois et je m'apprête à partir en Mongolie en Mai 2017 pour un voyage à vélo de quelques mois.
J'essais d'obtenir quelques information au sujet de l'état des routes et piste dans le secteur du Lac Khovsgol ainsi que dans les environs de la rivière Shishged (campement Tsaataans)
Mes questions :
1- Quelqu'un as-t'il déjà fait littéralement le tour du Lac Khovsgol , soit à pied , soit à cheval , soit en vélo ?
2-Comment étais l'état des routes-piste de l'est comme de l'ouest du Lac ?
3-Y as-t'il des gens qui ont été à la rencontre du peuple Tsaataan par eux-même , sans l'aide d'un guide , dans la région de la rivière Shishged...
4-Comment étais l'état des pistes dans ce secteur....Et est-il possible de se rendre à leur campement en vélo ou dois-je me trouver un endroit pour poser le vélo et partir à pied en autonomie ?
Merci
LouisDo
je m'appelle LouisDo , je suis Québécois et je m'apprête à partir en Mongolie en Mai 2017 pour un voyage à vélo de quelques mois.
J'essais d'obtenir quelques information au sujet de l'état des routes et piste dans le secteur du Lac Khovsgol ainsi que dans les environs de la rivière Shishged (campement Tsaataans)
Mes questions :
1- Quelqu'un as-t'il déjà fait littéralement le tour du Lac Khovsgol , soit à pied , soit à cheval , soit en vélo ?
2-Comment étais l'état des routes-piste de l'est comme de l'ouest du Lac ?
3-Y as-t'il des gens qui ont été à la rencontre du peuple Tsaataan par eux-même , sans l'aide d'un guide , dans la région de la rivière Shishged...
4-Comment étais l'état des pistes dans ce secteur....Et est-il possible de se rendre à leur campement en vélo ou dois-je me trouver un endroit pour poser le vélo et partir à pied en autonomie ?
Merci
LouisDo
Mongolie à vélo English translation pending
Bonjour à tous ,
je m'appelle LouisDo , je suis Québécois
je prépare un voyage à Vélo avec étape en autonomie complète en Mongolie à l'été 2017 et je voulais avoir les avis de ceux qui avait fait ce genre de voyage : avis , astuces , conseils , bonne et mauvaises expérience.
Je cherche aussi à savoir les conditions de route des chemins autour du Lac Kovhsgol pour le Vélo ...Sur ma carte 1:2 000 000 , je dénote à certains endroit des chemin pointillé qui semble indiquer des ''pistes'' .....j'aimerais savoir à quoi s'attendre dans de telle piste , avec un vélo de touring équipé de pneu à ''piste''
Merci
Et au plaisir de vous entrendre
je m'appelle LouisDo , je suis Québécois
je prépare un voyage à Vélo avec étape en autonomie complète en Mongolie à l'été 2017 et je voulais avoir les avis de ceux qui avait fait ce genre de voyage : avis , astuces , conseils , bonne et mauvaises expérience.
Je cherche aussi à savoir les conditions de route des chemins autour du Lac Kovhsgol pour le Vélo ...Sur ma carte 1:2 000 000 , je dénote à certains endroit des chemin pointillé qui semble indiquer des ''pistes'' .....j'aimerais savoir à quoi s'attendre dans de telle piste , avec un vélo de touring équipé de pneu à ''piste''
Merci
Et au plaisir de vous entrendre
Etihad entre Genève et Bangkok avec des enfants? English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de prendre Etihad Airways pour nous rendre en thailande cet été avec nos enfants de 7 et 5 ans.
Je trouve beaucoup d'avis positifs sur cette compagnie mais ils datent un peu.
Est ce que vous la conseillez?
Merci! 😉
Road trip de 3 semaines dans l'Ouest américain English translation pending
Bonsoir à tous,
J'ai pour projet de réaliser un petit rêve de 3 semaines, du 9 septembre au 30 septembre 2017, en compagnie de ma compagne dans l'Ouest américain et plus précisément de San Francisco, en passant par Los Angeles, et Vegas notamment.
Les billets sont pris depuis le mois de janvier, donc ça c'est fait. Nous arriverons et repartirons depuis San Francisco.
La première question qui se pose est: est-ce que l'on reste d'entrée 3-4 nuits à San Francisco ou est-ce que l'on part en road trip directement le lendemain après-mid de notre arrivée, puis nous ferons San Francisco en fin de voyage afin de repartir plus "relax" direction le retour à la réalité du travail le 2 octobre ?
Ensuite une autre question se pose, part-on direction Yosémite ou dirigeons-nous via la Road 1 le long de la côte pacifique direction L.A ?
Que me conseillez-vous ?
Du coup, la premier "pré-programme" est ainsi:
nb: à noter qu'à chaque fois, je prévois d'arriver en fin d'après-midi, début de soirée sur place en fonction des éventuels couchers de soleil et/ou activité de fin de journée.
J1(9/9): Arrivée à San Francisco le 9 septembre à 13h30 (heure locale) J2 (10/9): fin d'après-midi San Francisco --> Yosemite (~ 2h50 de route) J3 (11/9): Yosemite --> Mammoth Lake (~ 3h10) J4 (12/9): Mammoth Lake --> Death Valley (~ 3h20) J5 (13/9): Death Valley --> Las Vegas (~ 2h15) J6 (14/9): Las Vegas J7 (15/9): Las Vegas J8 (16/9): Las Vegas --> Zion (~ 1h50) J9 (17/9): Zion --> Bryce Canyon (~ 2h05) J10 (18/9): Bryce Canyon --> Lake Powell (~ 2h25) J11 (19/9): Lake Powell --> Monument Valley (~ 2h35) J12 (20/9) Monument Valley --> Grand Canyon (~ 3h50) J13 (21/9): Grand Canyon J14 (22/9): Grand Canyon --> Kingmann (~ 2h20) J15 (23/9): Kingmann --> L.A (~ 5h20)* J16 (24/9): L.A --> Prismo Beach (~ 2h50) J17 (25/9): Prismo Beach --> Monterey (~ 2h20) J18 (26/9): Monterey --> San Francisco (~ 2h) J19 (27/9): San Francisco J20 (28/9): San Francisco J21 (29/9): San Francisco J22 (30/9): San Francisco --> avion retour à 17h30 (heure locale)
*option: coupé le trajet au Mojave National Reserve
Autre question, que me conseillez-vous niveau réservation d'hôtels/lodges ou autres ? Aux alentours et/ou parcs nationaux il me faudrait réserver très vite à priori, mais est-ce que pour le reste on peut se la jouer last minute en se pointant sur place dans un hôtel/motel en ayant un espoir de négocier et/ou d'avoir une chambre moins cher qu'en passant par des sites de réservation ?
Merci d'avance pour vos conseils/ajustements etc...
Bonne soirée et au plaisir de vous lire.
J'ai pour projet de réaliser un petit rêve de 3 semaines, du 9 septembre au 30 septembre 2017, en compagnie de ma compagne dans l'Ouest américain et plus précisément de San Francisco, en passant par Los Angeles, et Vegas notamment.
Les billets sont pris depuis le mois de janvier, donc ça c'est fait. Nous arriverons et repartirons depuis San Francisco.
La première question qui se pose est: est-ce que l'on reste d'entrée 3-4 nuits à San Francisco ou est-ce que l'on part en road trip directement le lendemain après-mid de notre arrivée, puis nous ferons San Francisco en fin de voyage afin de repartir plus "relax" direction le retour à la réalité du travail le 2 octobre ?
Ensuite une autre question se pose, part-on direction Yosémite ou dirigeons-nous via la Road 1 le long de la côte pacifique direction L.A ?
Que me conseillez-vous ?
Du coup, la premier "pré-programme" est ainsi:
nb: à noter qu'à chaque fois, je prévois d'arriver en fin d'après-midi, début de soirée sur place en fonction des éventuels couchers de soleil et/ou activité de fin de journée.
J1(9/9): Arrivée à San Francisco le 9 septembre à 13h30 (heure locale) J2 (10/9): fin d'après-midi San Francisco --> Yosemite (~ 2h50 de route) J3 (11/9): Yosemite --> Mammoth Lake (~ 3h10) J4 (12/9): Mammoth Lake --> Death Valley (~ 3h20) J5 (13/9): Death Valley --> Las Vegas (~ 2h15) J6 (14/9): Las Vegas J7 (15/9): Las Vegas J8 (16/9): Las Vegas --> Zion (~ 1h50) J9 (17/9): Zion --> Bryce Canyon (~ 2h05) J10 (18/9): Bryce Canyon --> Lake Powell (~ 2h25) J11 (19/9): Lake Powell --> Monument Valley (~ 2h35) J12 (20/9) Monument Valley --> Grand Canyon (~ 3h50) J13 (21/9): Grand Canyon J14 (22/9): Grand Canyon --> Kingmann (~ 2h20) J15 (23/9): Kingmann --> L.A (~ 5h20)* J16 (24/9): L.A --> Prismo Beach (~ 2h50) J17 (25/9): Prismo Beach --> Monterey (~ 2h20) J18 (26/9): Monterey --> San Francisco (~ 2h) J19 (27/9): San Francisco J20 (28/9): San Francisco J21 (29/9): San Francisco J22 (30/9): San Francisco --> avion retour à 17h30 (heure locale)
*option: coupé le trajet au Mojave National Reserve
Autre question, que me conseillez-vous niveau réservation d'hôtels/lodges ou autres ? Aux alentours et/ou parcs nationaux il me faudrait réserver très vite à priori, mais est-ce que pour le reste on peut se la jouer last minute en se pointant sur place dans un hôtel/motel en ayant un espoir de négocier et/ou d'avoir une chambre moins cher qu'en passant par des sites de réservation ?
Merci d'avance pour vos conseils/ajustements etc...
Bonne soirée et au plaisir de vous lire.
Petite virée dans le centre de la Mongolie English translation pending
Voici un récit écrit à plusieurs mains d’après les notes prises par deux participantes et moi-même lors d’une virée mongole.
Le début n’ayant aucun intérêt à être présenté ici, le carnet commence à l’aéroport de Pékin.
Nous y mesurons à sa juste valeur le sérieux – et peut-être aussi un peu le zèle - des services douaniers chinois qui nous autorisent enfin à franchir la zone du contrôle des bagages, non sans avoir minutieusement vidé, vérifié, retourné en tous sens nos petits sacs à dos de cabine, fait étudier longuement par l’autorité suprême les filtres de cigarettes, reniflé tabac à rouler et piqué au passage 7 briquets et un tube de Dexeril, sous l’œil médusé et noir de Véro.
Vue du ciel, Oulan-Bator se laisse approcher avec quelques yourtes puis une série de toits rouges, verts, bleus... suivent de tristes immeubles agricoles et très vite, presque en rase campagne, se dessine la piste (presque) goudronnée de Ghengis Khan, où nous sommes accueillis par deux hélicos en tenue léopard...
Les contrôles sont simplifiés au regard des tatillons voisins chinois et nous avons une pensée émue pour le petit gars au comptoir de Lyon qui a permis l’arrivée jusqu’ici et sans problème, de tous nos bagages.
Nous sommes reçus par Amgalan le responsable de l’agence et Bayna notre guide. Ils nous accompagnent jusqu’à l’hôtel. La route est plutôt défoncée mais ne semble en rien gêner Amgalan et sa conduite sportive.
L’architecture, marquée par le «protectorat russe» n’est pas vraiment sexy. C’est pas mal daté, déglingué, poussiéreux, en bref peu engageant. Le centre ne vaut guère mieux, en plus prétentieux. Bâtiments officiels lourdauds rivalisent avec quelques rares envolées contemporaines qui font un curieux mélange face aux récents hôtels de luxe et aux vestiges pompeux de l’ère soviétique mâtinée de relents chinois.
L’hôtel a l’avantage d’être central et après une douche réconfortante nous passons faire un peu de change. Alourdis de plusieurs dizaines de billets et avec le sentiment d’être riches (1000 Tugruts = 0,60€) nous allons déjeuner.
Dire que le pays est végétarien serait faire une grave insulte aux traditions d’élevage et au lobby qui s’en suit. Aussi c’est de la viande, qui bouillie, qui grillée, qui mitonnée en ragoût qui déborde de nos assiettes au grand désespoir de notre quasi-végétarienne Marie-Paule.
Notre premier repas mongol est arrosé d’un premier orage. Ça souffle de la poussière partout avant de tomber dru et serré. De la terrasse où nous dominons un carrefour, nous pouvons constater que la fameuse conduite locale et sportive a ses limites, certains passent, d’autres pas, mais les deux violents coups de freins, crissements de pneus et bruits de tôle froissée ne troubleront notre déjeuner que le temps de se marrer devant l’engueulade des deux chauffeurs se rejetant mutuellement les tords.
Bayna qui nous accompagnera durant notre périple est plutôt sympa. Son français appris par Internet nous impressionne pas mal et permet à ce journaliste musical de mettre un plus de beurre de yack dans son thé salé pendant la saison touristique.
Après une petite sieste nous nous aventurons en free lance dans la ville, quelque peu désorientés par l’écriture cyrillique qui ne facilite pas la lecture des plans.




Re-bourrasque nous en profitons pour une virée cartes postales, une excellente bière mongole et… une non moins excellente pizza (Si si c’est une italienne qui le dit !!!) dans ce qui semble être un des hauts lieux de rencontre de la jeunesse dorée d'Oulan-Bator.
La capitale by night ne nous livre guère ses secrets, juste une vue plus voilée de son manque d’harmonie. Sur la place principale, nous sommes invités à participer à un petit flash mob de danse occidentalisée avec, en clôture une lambada très chaloupée qui laissera de marbre le Ghengis local.

A nouveau l’orage menace. Retour au triple galop à l’hôtel pour une nuit rythmée par la boite de night voisine.
Sans les 20 heures de voyage et le rhum arrangé vanille et café bourbon façon José, certaines auraient, sans doute eu du mal à trouver Morphée.
Vendredi Où nous découvrons Adia, notre chauffeur et son véhicule, dont la dimension trapue nous inquiète vu le nombre de passagers et de bagages. Mais c’est fou ce que l’on arrive à caser dans une ambulance de l’armée russe réformée. Et hop en route, ma poule.
La banlieue Ouest sous la pluie est encore plus sinistre et embouteillée que la route de l’aéroport. Petite halte pour bon nombre de bidons d’eau minérale, jus de houblon et diverses provisions dans une épicerie-lingerie-quincaillerie.
Des produits français s’alignent en masse, dont de la moutarde, évidemment dijonnaise et un St Emilion bien égaré à côté des mètres linéaires de vodka.
La pluie nous accompagne toujours et nous déjeunons dans une petite maison, résidence d’hiver tristounette d’Adia notre chauffeur, à peine égayée au mur par un morin khuur, la traditionnelle viole à deux cordes ornée d’une tête de cheval. Premier contact avec les toilettes locales au bout de l’enclos, système ingénieux bien que jugé spartiate par certaines européennes habituées au luxe de l’eau courante.
La campagne se révèle beaucoup plus accueillante sous le soleil qui daigne enfin se montrer, et les premiers troupeaux de courtes pattes et de fiers chevaux en liberté nous remontent sérieusement le moral mis à mal jusque là par la météo locale.


A Lün, premier vrai centre situé à plus de 150 kms d’Oulan Bator, nous assistons à notre premier Naadam. Cette fête nationale populaire, nous offre un spectacle des plus dépaysant, encore qu’à voir l’insistance avec laquelle nous sommes dévisagés par certains autochtones on se demande ce qui est le plus remarquable.




Une concentration de Mongols en habits traditionnels, gueules burinées, deels et bottes du dimanche, aussi typiques que colorés sont réunis, en cercle.

A cheval, à moto ou en voiture ils sont là pour assister aux combats de lutte. Un sport national qui n’éveillera pas chez nous (du moins dans l’immédiat…) la même passion que chez les autochtones.




Après quelques affrontements, lesquels nous laissent … disons, assez pantois et moins admiratifs que les fins connaisseurs du cru, nous nous dirigeons vers la place d’arrivée des courses de chevaux.
L’ambiance est festive, mais le final des 2 ans montés par de tous jeunes enfants suggère la dureté de la vie des nomades. Peut-être est-ce cette rudesse qui pousse certains à fricoter de près avec la vodka ; cadeau, s’il en est, du protectorat russe.


Nous avalons encore le peu de goudron qui reste entre les énormes nids de poule, puis bifurquons dans une grande steppe ourlée à l’infini de montagnes arrondies. Ce sera l’endroit de notre premier bivouac. Nous y ferons l’amère constatation que matériel fourni par notre agence, et notamment les tentes, n’est pas à la hauteur de la qualité vantée.
Pendant que Bayna s’active aux gamelles, nous nous débattons en pestant contre Amgalan le grand responsable. Nous réussirons finalement à installer notre campement. Mais Christine et Estelle dont la tente n'est pas montable n’ont d’autre solution de couchage que la grande tente mess qu’elles partageront avec Bayna. Adia, taiseux et à l’air constamment renfrogné brique et rebrique son camion. Nous soupons attablés en plein steppe. Notre guide-cuistot est plutôt bon, quant au chauffeur nous en reparlerons.
«La connaissance est le trésor suprême. Les enfants sont le trésor du milieu. La richesse matérielle est le trésor le plus bas.» Proverbe mongol
Nous y mesurons à sa juste valeur le sérieux – et peut-être aussi un peu le zèle - des services douaniers chinois qui nous autorisent enfin à franchir la zone du contrôle des bagages, non sans avoir minutieusement vidé, vérifié, retourné en tous sens nos petits sacs à dos de cabine, fait étudier longuement par l’autorité suprême les filtres de cigarettes, reniflé tabac à rouler et piqué au passage 7 briquets et un tube de Dexeril, sous l’œil médusé et noir de Véro.
Vue du ciel, Oulan-Bator se laisse approcher avec quelques yourtes puis une série de toits rouges, verts, bleus... suivent de tristes immeubles agricoles et très vite, presque en rase campagne, se dessine la piste (presque) goudronnée de Ghengis Khan, où nous sommes accueillis par deux hélicos en tenue léopard...
Les contrôles sont simplifiés au regard des tatillons voisins chinois et nous avons une pensée émue pour le petit gars au comptoir de Lyon qui a permis l’arrivée jusqu’ici et sans problème, de tous nos bagages.
Nous sommes reçus par Amgalan le responsable de l’agence et Bayna notre guide. Ils nous accompagnent jusqu’à l’hôtel. La route est plutôt défoncée mais ne semble en rien gêner Amgalan et sa conduite sportive.
L’architecture, marquée par le «protectorat russe» n’est pas vraiment sexy. C’est pas mal daté, déglingué, poussiéreux, en bref peu engageant. Le centre ne vaut guère mieux, en plus prétentieux. Bâtiments officiels lourdauds rivalisent avec quelques rares envolées contemporaines qui font un curieux mélange face aux récents hôtels de luxe et aux vestiges pompeux de l’ère soviétique mâtinée de relents chinois.
L’hôtel a l’avantage d’être central et après une douche réconfortante nous passons faire un peu de change. Alourdis de plusieurs dizaines de billets et avec le sentiment d’être riches (1000 Tugruts = 0,60€) nous allons déjeuner.
Dire que le pays est végétarien serait faire une grave insulte aux traditions d’élevage et au lobby qui s’en suit. Aussi c’est de la viande, qui bouillie, qui grillée, qui mitonnée en ragoût qui déborde de nos assiettes au grand désespoir de notre quasi-végétarienne Marie-Paule.
Notre premier repas mongol est arrosé d’un premier orage. Ça souffle de la poussière partout avant de tomber dru et serré. De la terrasse où nous dominons un carrefour, nous pouvons constater que la fameuse conduite locale et sportive a ses limites, certains passent, d’autres pas, mais les deux violents coups de freins, crissements de pneus et bruits de tôle froissée ne troubleront notre déjeuner que le temps de se marrer devant l’engueulade des deux chauffeurs se rejetant mutuellement les tords.
Bayna qui nous accompagnera durant notre périple est plutôt sympa. Son français appris par Internet nous impressionne pas mal et permet à ce journaliste musical de mettre un plus de beurre de yack dans son thé salé pendant la saison touristique.
Après une petite sieste nous nous aventurons en free lance dans la ville, quelque peu désorientés par l’écriture cyrillique qui ne facilite pas la lecture des plans.




Re-bourrasque nous en profitons pour une virée cartes postales, une excellente bière mongole et… une non moins excellente pizza (Si si c’est une italienne qui le dit !!!) dans ce qui semble être un des hauts lieux de rencontre de la jeunesse dorée d'Oulan-Bator.
La capitale by night ne nous livre guère ses secrets, juste une vue plus voilée de son manque d’harmonie. Sur la place principale, nous sommes invités à participer à un petit flash mob de danse occidentalisée avec, en clôture une lambada très chaloupée qui laissera de marbre le Ghengis local.

A nouveau l’orage menace. Retour au triple galop à l’hôtel pour une nuit rythmée par la boite de night voisine.
Sans les 20 heures de voyage et le rhum arrangé vanille et café bourbon façon José, certaines auraient, sans doute eu du mal à trouver Morphée.
Vendredi Où nous découvrons Adia, notre chauffeur et son véhicule, dont la dimension trapue nous inquiète vu le nombre de passagers et de bagages. Mais c’est fou ce que l’on arrive à caser dans une ambulance de l’armée russe réformée. Et hop en route, ma poule.
La banlieue Ouest sous la pluie est encore plus sinistre et embouteillée que la route de l’aéroport. Petite halte pour bon nombre de bidons d’eau minérale, jus de houblon et diverses provisions dans une épicerie-lingerie-quincaillerie.
Des produits français s’alignent en masse, dont de la moutarde, évidemment dijonnaise et un St Emilion bien égaré à côté des mètres linéaires de vodka.
La pluie nous accompagne toujours et nous déjeunons dans une petite maison, résidence d’hiver tristounette d’Adia notre chauffeur, à peine égayée au mur par un morin khuur, la traditionnelle viole à deux cordes ornée d’une tête de cheval. Premier contact avec les toilettes locales au bout de l’enclos, système ingénieux bien que jugé spartiate par certaines européennes habituées au luxe de l’eau courante.
La campagne se révèle beaucoup plus accueillante sous le soleil qui daigne enfin se montrer, et les premiers troupeaux de courtes pattes et de fiers chevaux en liberté nous remontent sérieusement le moral mis à mal jusque là par la météo locale.


A Lün, premier vrai centre situé à plus de 150 kms d’Oulan Bator, nous assistons à notre premier Naadam. Cette fête nationale populaire, nous offre un spectacle des plus dépaysant, encore qu’à voir l’insistance avec laquelle nous sommes dévisagés par certains autochtones on se demande ce qui est le plus remarquable.




Une concentration de Mongols en habits traditionnels, gueules burinées, deels et bottes du dimanche, aussi typiques que colorés sont réunis, en cercle.

A cheval, à moto ou en voiture ils sont là pour assister aux combats de lutte. Un sport national qui n’éveillera pas chez nous (du moins dans l’immédiat…) la même passion que chez les autochtones.




Après quelques affrontements, lesquels nous laissent … disons, assez pantois et moins admiratifs que les fins connaisseurs du cru, nous nous dirigeons vers la place d’arrivée des courses de chevaux.
L’ambiance est festive, mais le final des 2 ans montés par de tous jeunes enfants suggère la dureté de la vie des nomades. Peut-être est-ce cette rudesse qui pousse certains à fricoter de près avec la vodka ; cadeau, s’il en est, du protectorat russe.


Nous avalons encore le peu de goudron qui reste entre les énormes nids de poule, puis bifurquons dans une grande steppe ourlée à l’infini de montagnes arrondies. Ce sera l’endroit de notre premier bivouac. Nous y ferons l’amère constatation que matériel fourni par notre agence, et notamment les tentes, n’est pas à la hauteur de la qualité vantée.
Pendant que Bayna s’active aux gamelles, nous nous débattons en pestant contre Amgalan le grand responsable. Nous réussirons finalement à installer notre campement. Mais Christine et Estelle dont la tente n'est pas montable n’ont d’autre solution de couchage que la grande tente mess qu’elles partageront avec Bayna. Adia, taiseux et à l’air constamment renfrogné brique et rebrique son camion. Nous soupons attablés en plein steppe. Notre guide-cuistot est plutôt bon, quant au chauffeur nous en reparlerons.
«La connaissance est le trésor suprême. Les enfants sont le trésor du milieu. La richesse matérielle est le trésor le plus bas.» Proverbe mongol
Projet de parcours 3 semaines Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
Suivant les conseils avisés du forum, et après mûre réflexion 😉, nous publions ci-dessous notre programme pour un road trip de 3 bonnes semaines en ao��t prochain dans l'ouest américain (en tout 4.000 kms et 50 heures de trajet). Nous sommes un couple avec une fille de 9 ans qui s'intéresse (presque) à tout, donc le programme nous semble être un mix équilibré de nos envies respectives (parcs, villes, plage, fun). Nos questions: 1. cela vous parait il cohérent, équilibré et faisable? 2. les villes étapes sont elles bien choisies? 3. idées d'hébergement bienvenues (évidemment sous réserve de dispo...)!!!
Merci d'avance pour vos conseils avisés!
FredMarLi
J0 27 juillet vol vers Las Vegas via Montréal (nuit à Las Vegas) J1 Départ tôt pour Zion (nuit à Zion) J2 Départ vers Bryce (nuit à Bryce) J3 Départ vers Page, via Kanab, route 89 (nuit Lake Powell) J4 Antelope ou Wave (loterie...) (nuit à Lake Powell) J5 Repos Lake Powell ou aller retour vers Monument Valley (nuit Lake Powell) J6 Horseshoe Bend. Départ vers Grand Canyon (rive sud). (nuit à Tusayan) J7 Départ vers Las Vegas (nuit à LV) J8 Départ vers Séquoia Park via Barstow et Bakersfield. On zappe Death Valley volontairement (nuit à Three Rivers) J9 Séquoia Park via route 198 (nuit à Hume) J10 Kings Canyon jusque Kanawyers puis direction Yosemite (nuit à Trimmer) J11 Départ vers Yosemite via 222, 274, Fishcamp (nuit à Yosemite Village) J12 Tioga Road (nuit à Tuolomne Meadows) J13 Fin de la Tioga Road, Mono Lake, Bodie (nuit à Dardanelle) J14 Départ vers San Francisco (nuit à SF) J15 SF J16 SF J17 SF J18 Route vers Monterey (nuit à Monterey) J19 Big Sur (nuit vers John Little Reserve) J20 Fin Big Sur, San Simeon, route vers Santa Barbara (nuit à Santa Barbara) J21 Départ vers Los Angeles J22 LA J23 LA J24 Départ (arrivée Lyon J25, 21 août)
Suivant les conseils avisés du forum, et après mûre réflexion 😉, nous publions ci-dessous notre programme pour un road trip de 3 bonnes semaines en ao��t prochain dans l'ouest américain (en tout 4.000 kms et 50 heures de trajet). Nous sommes un couple avec une fille de 9 ans qui s'intéresse (presque) à tout, donc le programme nous semble être un mix équilibré de nos envies respectives (parcs, villes, plage, fun). Nos questions: 1. cela vous parait il cohérent, équilibré et faisable? 2. les villes étapes sont elles bien choisies? 3. idées d'hébergement bienvenues (évidemment sous réserve de dispo...)!!!
Merci d'avance pour vos conseils avisés!
FredMarLi
J0 27 juillet vol vers Las Vegas via Montréal (nuit à Las Vegas) J1 Départ tôt pour Zion (nuit à Zion) J2 Départ vers Bryce (nuit à Bryce) J3 Départ vers Page, via Kanab, route 89 (nuit Lake Powell) J4 Antelope ou Wave (loterie...) (nuit à Lake Powell) J5 Repos Lake Powell ou aller retour vers Monument Valley (nuit Lake Powell) J6 Horseshoe Bend. Départ vers Grand Canyon (rive sud). (nuit à Tusayan) J7 Départ vers Las Vegas (nuit à LV) J8 Départ vers Séquoia Park via Barstow et Bakersfield. On zappe Death Valley volontairement (nuit à Three Rivers) J9 Séquoia Park via route 198 (nuit à Hume) J10 Kings Canyon jusque Kanawyers puis direction Yosemite (nuit à Trimmer) J11 Départ vers Yosemite via 222, 274, Fishcamp (nuit à Yosemite Village) J12 Tioga Road (nuit à Tuolomne Meadows) J13 Fin de la Tioga Road, Mono Lake, Bodie (nuit à Dardanelle) J14 Départ vers San Francisco (nuit à SF) J15 SF J16 SF J17 SF J18 Route vers Monterey (nuit à Monterey) J19 Big Sur (nuit vers John Little Reserve) J20 Fin Big Sur, San Simeon, route vers Santa Barbara (nuit à Santa Barbara) J21 Départ vers Los Angeles J22 LA J23 LA J24 Départ (arrivée Lyon J25, 21 août)
Circuit ouest des États -Unis + Yellowstone English translation pending
Bonjour,
Nous aimerions partir (à deux) au mois de septembre durant 3 semaines dans l'Ouest des Etats Unis. Nous avons une idée de circuit en tête mais nous voulions avoir votre avis quant à sa faisabilité.
Nous pensions atterrir à Salt Lake City (ou un aéroport encore plus proche si c'est possible) pour commencer le voyage par Yellowstone (mieux pour le climat que fin septembre selon les conseils que l'on nous a donné). Après 3-4 jours, on prendrait un vol jusque Las Vegas. De là on ferait le Grand Canyon, Zion, Bryce Canyon, Lake Powell. Puis remonter ensuite sur la Death Valley, Mammoth Lake et Yosemite. Et finir le voyage à San Francisco.
Est ce que cela vous semble possible? pas trop chargé? Quelles sont les compagnies aériennes low cost pour le vol interne?
Nous aimerions partir (à deux) au mois de septembre durant 3 semaines dans l'Ouest des Etats Unis. Nous avons une idée de circuit en tête mais nous voulions avoir votre avis quant à sa faisabilité.
Nous pensions atterrir à Salt Lake City (ou un aéroport encore plus proche si c'est possible) pour commencer le voyage par Yellowstone (mieux pour le climat que fin septembre selon les conseils que l'on nous a donné). Après 3-4 jours, on prendrait un vol jusque Las Vegas. De là on ferait le Grand Canyon, Zion, Bryce Canyon, Lake Powell. Puis remonter ensuite sur la Death Valley, Mammoth Lake et Yosemite. Et finir le voyage à San Francisco.
Est ce que cela vous semble possible? pas trop chargé? Quelles sont les compagnies aériennes low cost pour le vol interne?
Discussion autour du thème du mois de janvier 2017: "Dites-le avec des fleurs..." English translation pending
Pour échanger, commenter, et montrer vos photos de fleurs du monde, cet espace de discussion vous est dédié.
Alors n'hésitez pas et bon mois de janvier fleuri.
Pour participer au concours, c'est là !


Mongolie à cheval hors agence? English translation pending
Bonjour le forum,
Avec ma soeur nous envisageons de partir en Mongolie entre 2 et 3 semaines l'année prochaine. Nous montons toutes les deux à cheval depuis toute petite et on a donc comme projet de réaliser une randonnée à cheval avec du temps passé chez l'habitants dans des camps.
On a bien vu que des tonnes d'agences internationales proposent des circuits tout fait. Mais habituées des "voyages sac à dos" un peu à l'arrache, ce n'est pas vraiment ce qu'on cherche, ces circuits nous paraissent peu authentique (sans parler des prix exorbitants).
C'est pourquoi je fais appel à vous, est ce que certains connaissent des guides ou des agences locales un peu plus authentiques à qui on pourrait s'adresser?
Si vous avez également des conseils sur les endroits de mongolie pour une randonnée à cheval.
Merci beaucoup d'avance.
Ophélie
Avec ma soeur nous envisageons de partir en Mongolie entre 2 et 3 semaines l'année prochaine. Nous montons toutes les deux à cheval depuis toute petite et on a donc comme projet de réaliser une randonnée à cheval avec du temps passé chez l'habitants dans des camps.
On a bien vu que des tonnes d'agences internationales proposent des circuits tout fait. Mais habituées des "voyages sac à dos" un peu à l'arrache, ce n'est pas vraiment ce qu'on cherche, ces circuits nous paraissent peu authentique (sans parler des prix exorbitants).
C'est pourquoi je fais appel à vous, est ce que certains connaissent des guides ou des agences locales un peu plus authentiques à qui on pourrait s'adresser?
Si vous avez également des conseils sur les endroits de mongolie pour une randonnée à cheval.
Merci beaucoup d'avance.
Ophélie
15 à 20 jours de vélo été 2017: où aller? English translation pending
Bonsoir, j'aurais 23 ans l'été 2017.
Je n'arrive pas à me décider sur la destination à prendre pour 2017!
3 semaines en Norvège ??me semblent être le plus sur (niveau sécurité, facilité logement/camping, nourriture, moins d'arnaques, et vols)
3 semaines au Kirghizistan?? ça me tente, car une autre culture, autre type de montagnes et paysage, et j'aimerais trop voir les chevaux. Mais niveau sécurité ??vous pouvez me rassurer? et est ce facile de trouver de la nourriture en boite ou fraiche tout les 60/70km minimum??
3 semaines en Inde (dont 10j pour faire Manali-Lhe, 500km sur la plus haute route du monde)?? niveau sécurité en inde ça craint tout seul? je suis très fin, je ne suis pas baraque donc voila quoi! Il y a pas des arnaques avec des policiers et visas etc?
Cet été j'ai fait l'Islande à vélo en solo et camping. 1300km en 12j + 2 journées de marche/trek/visites C'était mon premier voyage à vélo en solo, et quel expérience!! dur, et très rude!! Mais je'etais très bien équipé, et vu que je suis très sportif et avec un passé dans le vélo.. j'ai eu des moments inoubliables .. bref
J'ai fait une video: https://www.youtube.com/watch?v=g-e9_bLDKro
Dans tout cas j'irais faire une de ces 3 destinations je pense... avec mon velo de cyclo cross/ gravel avec des pneus de 35cc (en gros c'est un velo de route avec des pneus un peu plus larges) Specialized Diverge Sport.
Voila en bas 2 photos du type d'équipement, et la 2eme photo a été prise quelque part en Inde (sur la plus haute route du monde)(les photos ne sont pas à moi)
J


Merci de répondre à question... je ne sais plus quoi penser sur l'Inde et Kirghizstan!!
Merci
Je n'arrive pas à me décider sur la destination à prendre pour 2017!
3 semaines en Norvège ??me semblent être le plus sur (niveau sécurité, facilité logement/camping, nourriture, moins d'arnaques, et vols)
3 semaines au Kirghizistan?? ça me tente, car une autre culture, autre type de montagnes et paysage, et j'aimerais trop voir les chevaux. Mais niveau sécurité ??vous pouvez me rassurer? et est ce facile de trouver de la nourriture en boite ou fraiche tout les 60/70km minimum??
3 semaines en Inde (dont 10j pour faire Manali-Lhe, 500km sur la plus haute route du monde)?? niveau sécurité en inde ça craint tout seul? je suis très fin, je ne suis pas baraque donc voila quoi! Il y a pas des arnaques avec des policiers et visas etc?
Cet été j'ai fait l'Islande à vélo en solo et camping. 1300km en 12j + 2 journées de marche/trek/visites C'était mon premier voyage à vélo en solo, et quel expérience!! dur, et très rude!! Mais je'etais très bien équipé, et vu que je suis très sportif et avec un passé dans le vélo.. j'ai eu des moments inoubliables .. bref
J'ai fait une video: https://www.youtube.com/watch?v=g-e9_bLDKro
Dans tout cas j'irais faire une de ces 3 destinations je pense... avec mon velo de cyclo cross/ gravel avec des pneus de 35cc (en gros c'est un velo de route avec des pneus un peu plus larges) Specialized Diverge Sport.
Voila en bas 2 photos du type d'équipement, et la 2eme photo a été prise quelque part en Inde (sur la plus haute route du monde)(les photos ne sont pas à moi)
J



Merci de répondre à question... je ne sais plus quoi penser sur l'Inde et Kirghizstan!!
Merci
Les campings en voyage à vélo! English translation pending
Bonjour,
Je démarre une discussion sur les CAMPINGS,
Je pratique le cyclo camping depuis 3 / 4 ans et je privilégie les campings municipaux. Jusqu'alors tout ne c'était plutôt bien passé.
Mais cette année j'ai eu quelques problèmes. Obligé de partir en pleine nuit vers 22h00 à cause de gens du voyage qui étaient dans le camping dont les enfants caillassaient les camping-car et certaines personnes en venaient aux mains. Trois camping-cars sont partis en même temps que moi. résultat: j'ai roulé une partie de la nuit jusqu'au prochain camping. Dans un autre, pas fermé l’œil de la nuit, des jeunes faisaient du gymkhana en scooter dans le camping !!! J'ai un collègue cyclo-campeur comme moi dont la tente a été visitée pendant sa douche.
Je me pose la question pour l'avenir, ne serais-je pas plus en sécurité en bivouac dans la nature ?
Avez-vous des avis ou des anecdotes à ce sujet.
ml
Je démarre une discussion sur les CAMPINGS,
Je pratique le cyclo camping depuis 3 / 4 ans et je privilégie les campings municipaux. Jusqu'alors tout ne c'était plutôt bien passé.
Mais cette année j'ai eu quelques problèmes. Obligé de partir en pleine nuit vers 22h00 à cause de gens du voyage qui étaient dans le camping dont les enfants caillassaient les camping-car et certaines personnes en venaient aux mains. Trois camping-cars sont partis en même temps que moi. résultat: j'ai roulé une partie de la nuit jusqu'au prochain camping. Dans un autre, pas fermé l’œil de la nuit, des jeunes faisaient du gymkhana en scooter dans le camping !!! J'ai un collègue cyclo-campeur comme moi dont la tente a été visitée pendant sa douche.
Je me pose la question pour l'avenir, ne serais-je pas plus en sécurité en bivouac dans la nature ?
Avez-vous des avis ou des anecdotes à ce sujet.
ml
De retour du Québec en famille English translation pending
Bonjour,
Et voilà les vacances tant attendues sont déjà finies ! La rentrée passée, je vous livre notre retour sur ce voyage, rempli de rencontres passionnantes ... ou dont on se serait bien passé 😕, ses imprévus (ça pimente le voyage !), les "petites" galères et surtout nos grands moments.
Nous sommes partis à 2 adultes, 2 ados (16 et 14 ans) et 2 jeunes (12 et 9 ans) pendant 4 semaines du 31 juillet au 26 août pour réaliser une boucle de 3800 kms à partir de Montréal. Nous avons loué un Dodge Gran Caravan : suffisant pour nous 6, 4 gros sacs et 2 valises + la glacière + tout ce qui s'accumule au fur et à mesure 😛.
Lorsque nous avons préparé notre itinéraire, nous avons choisi de dormir au minimum 2 nuits à chaque endroit pour ne pas (trop) courir et profiter au maximum des lieux. Gros avantage : en cas de mauvais temps, cela permet de s'adapter en reportant les visites prévues. Et cela permet de souffler, de prendre son temps, de faire l'intendance (à 6, il ne faut pas se laisser déborder !). Les enfants ont apprécié avoir ces moments pour jouer, se reposer ou, et oui, même en vacances, pianoter sur leur téléphone ou tablette.
Avant d'attaquer le vif du sujet, je tiens à remercier tous ceux qui par leur CR, leurs conseils ou suggestions, nous ont permis de préparer et réaliser ce beau voyage.
Et voilà les vacances tant attendues sont déjà finies ! La rentrée passée, je vous livre notre retour sur ce voyage, rempli de rencontres passionnantes ... ou dont on se serait bien passé 😕, ses imprévus (ça pimente le voyage !), les "petites" galères et surtout nos grands moments.
Nous sommes partis à 2 adultes, 2 ados (16 et 14 ans) et 2 jeunes (12 et 9 ans) pendant 4 semaines du 31 juillet au 26 août pour réaliser une boucle de 3800 kms à partir de Montréal. Nous avons loué un Dodge Gran Caravan : suffisant pour nous 6, 4 gros sacs et 2 valises + la glacière + tout ce qui s'accumule au fur et à mesure 😛.
Lorsque nous avons préparé notre itinéraire, nous avons choisi de dormir au minimum 2 nuits à chaque endroit pour ne pas (trop) courir et profiter au maximum des lieux. Gros avantage : en cas de mauvais temps, cela permet de s'adapter en reportant les visites prévues. Et cela permet de souffler, de prendre son temps, de faire l'intendance (à 6, il ne faut pas se laisser déborder !). Les enfants ont apprécié avoir ces moments pour jouer, se reposer ou, et oui, même en vacances, pianoter sur leur téléphone ou tablette.
Avant d'attaquer le vif du sujet, je tiens à remercier tous ceux qui par leur CR, leurs conseils ou suggestions, nous ont permis de préparer et réaliser ce beau voyage.
Séjour en forêt tropicale (Gabon - Congo) English translation pending
Carnet de voyage en Afrique Centrale
Jeudi 16 janvier 2003
Arrivé 2040 à Libreville. Justin, le chauffeur de WCS (Wildlife Conservation Society) à Libreville attendait à la sortie du terminal pour me conduire a mon hôtel, le Tropicana. J’y retrouve Bryan, le directeur des Réserves Nationales au Congo, et Debra, une chercheuse qui prépare un doctorat sur les chauves souris. Ils m’annoncent que notre départ pour Bomassa sera repoussé à samedi. Tant mieux, que j’aie au moins le temps de m’adapter un minimum.
Vendredi 17
Au bureau de WCS, j’installe les programmes Flitestars et Mapstars sur mon Mac avec l’aide de Peter, un pilote autrichien approchant la cinquantaine et qui vole pour WCS sur son propre avion. Il a fait fortune en vendant des lunettes puis a vendu son magasin avant de traverser l’Afrique avec son Cessna 182. En fin de matinée, direction l’ambassade du Congo pour ma demande de visa. Refoulé à l’entrée par le gardien, je dois retourner au Tropicana pour enfiler un pantalon à la place de mon short. Le visa de 3 mois coûte 210 000 cfa, moitié moins pour les membres de WCS. Plus tard dans l’après midi, nous allons faire les courses pour Bomassa. 200 kilos de nourriture, alcools et cigarettes.
Samedi 18
À 0900 nous chargeons l’avion avant de décider de repousser le vol à dimanche. Because mauvais temps. J’en profite pour faire laver l’avion et ajouter des coordonnées sur Mapstar, un programme de gestion de points GPS installé la veille sur mon Mac. Plus tard dans la soirée, un Antonov 24 s’écrase à l’est de Libreville, suite à une panne électrique et la panique probable de l’équipage. Au bar de l’aéroclub, tout le monde s’étonne qu’il ait tourné autour de D’jemba au lieu de rejoindre la côte. Apparemment, personne dans l’appareil n’avait une lampe de poche (obligatoire) ni même un briquet ou des alumettes pour éclairer ne serait ce que le compas…
Dimanche 19
Bryan, qui souffrait depuis plusieurs jours d’un abcès à la fesse, part à l’hôpital, où le médecin décide de l’opérer sur le champs. Il ne pourra voyager qu’en fin de semaine et je décolle donc seul pour LaLopé, une des plus anciennes réserves du Gabon, où je récupère le Dr Boo, une biologiste britannique de son vrai nom Fiona Maisels, avant de continuer vers Kabo pour les formalités douanières, puis Bomassa, camp où je serai désormais basé. En vol, Boo contacte Bomassa par la HF et nous décidons de laisser l’avion à Kabo. Nous terminerons le voyage par la route pour ne pas risquer d’être surpris par la nuit. Décollé de LaLopé à 1400 + 3h30 de vol + une demie heure pour la police des frontières…, bref, la nuit tombant à 1800, même si la dernière branche se fait en 10 minutes, c’est trop risqué pour un premier atterrissage à Bomassa. La piste fait 600 mètres et surtout elle est étroite, bordée par de la végétation plus haute que les ailes. Finalement nous arrivons plus tôt que prévu et les formalités sont rapides. Comme la route est bloquée, c’est une pirogue qui est venu nous chercher. Une douzaine de villageois nous aident à charger nos 300 kilos de frêt et bagages à la lueur des torches, et des vers luisants. Puis une heure encore à remonter le fleuve Sangha, dans l’obscurité. Juste le bruit du moteur et les étoiles.
Lundi 20
A 0630 sortant d’un rêve au décors européen (Paris ?, Lausanne ?), je me réveille étonné d’être en pleine forêt tropicale. Après le petit déj. j’entreprends de nettoyer une étagère et d’installer ma chambre, entièrement grillagée contre les moustiques, puis commence à faire l’inventaire des documents de l’avion. En fin de matinée, je me rends vers la piste, à un petit kilomètre du camp, en suivant un sentier étroit, sorte de tunnel de verdure, inquiet d’une éventuelle rencontre avec un éléphant. Ils courent bien plus vite que nous paraît-il. Au village, Madame Djony, l’infirmière du dispensaire qui se trouve être aussi la femme du conservateur du camp, m’adjoint une jeune fille de 22 ans, enceinte de son 4ème enfant, pour m’accompagner. La piste est bien plus longue que je ne l’imaginais. Je demande quand même une pirogue pour aller observer l’approche depuis la rivière. Peter m’avait dit que les derniers 100 mètres de finale frôlaient les arbres. J’ai surtout envie de faire un tour sur ce fleuve qui me fascine autant. Large de plus de 100 mètres, il est l’axe de vie de toute la région. Pour la pêche, le transport, pour se laver ou ne serait ce que pour sortir de cette claustrophobie que provoque la densité de la forêt.
Puis je rentre au camp et déjeune seul, en commençant à parcourir le manuel de vol du Cessna, lorsque Boo me propose de l’accompagner elle et son guide pygmée pour rejoindre une clairière avec un mirador où elle compte passer la nuit. Elle souhaite profiter de la pleine lune pour observer les éléphants. A vrai dire les compter, afin d’évaluer la qualité et l’évolution de fréquentation de cette clairière. C’est encore la meilleure façon de surveiller les activités des braconniers. Ainsi entre l’aller et le retour je m’offre deux heures de marche en pleine brousse pour terminer la journée. Derrière un petit bonhomme qui avance à toute vitesse, la machette posée sur son bras comme un bébé endormi. L’occasion de découvrir enfin la jungle, la vraie jungle, jusqu’ici seulement fantasmée au travers de romans d’aventure. En quelques kilomètres, je croise déjà des termitières hautes comme des maisons de 2 étages, des papillons gigantesques, en tout cas suffisamment pour qu’ils s’autorisent quelques secondes de plané entre 2 battements d’aile, et des arbres de 30 mètres parfois entièrement emballés dans une toile d’araignée si dense qu’elle est pratiquement opaque. Les films de Spielberg n’étaient donc pas exagérés ?! Heureusement que je me suis acheté une caméra vidéo, sinon personne ne me croira.
Après le dîner, je m’installe dans le bâtiment qui fait office de bureau, une grande pièce climatisée, la seule, à cause des nombreux ordinateurs et appareils électroniques qui souffriraient trop rapidement de l’humidité. Dans un coin, une grande télévision et une vidéothèque de plusieurs dizaines de cassettes et DVD, pour tous les goûts. Je visionne quelques documents sur l’Afrique tropicale jusqu’à 2230. Le groupe électrique est éteint à 2245 et je finis ma phrase à la bougie.
Le premier soir, en revenant de la salle de bain dans la nuit, j’étais déjà impressionné parce que je devais enjamber d’anciennes traces d’éléphants (ils viennent dans le camp pendant la nuit), lorsque j’ai refermé machinalement ma main sur un insecte infernal qui s’est envolé en hurlant comme un hibou. Boo m’a dit le lendemain que c’était une espèce de grillon. Par le bruit, la variété et la taille, cet endroit est un véritable Disneyland d’insectes.
Mardi 21
Ce matin, une heure de camion pour faire 30 km, sur une piste boueuse et cahoteuse. Nous allons récupérer l’avion à Kabo. Pompé 200 litres de carburant pour compléter les réservoirs dans les ailes. Mais le tonneau est vide avant que j’aie terminé et le poids dans les ailes est maintenant déséquilibré. Pendant que M. Djony, le conservateur du camp palabre avec la police locale, je regarde dans le manuel de vol s’il y a une limitation de dissymétrie. La piste est relativement longue, 1200 m, mais elle est bordée d’arbres très haut. L’impression de devoir décoller dans un corridor. 10 minutes seulement de vol pour rejoindre Bomassa. Vue d’au dessus, la piste paraît soudain très courte, je prolonge la vent arrière et m’autorise une longue finale. Sur le bord du terrain, un groupe de villageois attend que M. Djony et moi sortions de l’appareil. Le conservateur me dit que c’est devenu une habitude maintenant, ils viennent se faire une opinion sur la qualité de chaque nouveau pilote en se référant au premier atterrissage. Depuis le temps, ils sont tous devenus experts en arrondis.
En fin d’après midi, nous préparons avec Boo le vol de demain. 43 waypoints à rentrer manuellement dans le GPS, pour un survol de clairières. A l’heure de l’apéritif, nous recevons la visite inattendue d’une jeune américaine, à peine 20 ans. Membre du Corps de la Paix (un organisme US qui envoie des jeunes volontaires sur le terrain avec très peu de moyens), elle vit depuis 2 ans, seule occidentale (Californie) dans un petit village au bord du fleuve à 2 ou 3 kilomètres au sud de Bomassa. Cet après-midi, elle remontait la Sangha en pirogue-stop, se dirigeant nonchalamment vers Yaoundé pour reprendre pied vers un semblant de civilisation. Je suis bluffé.
Pendant le souper, Boo m’énumère les différentes tâches qui seraient utiles dans le camp. A envisager pour des éco-touristes, volontaires ou éventuellement amis de passage : enseigner l’anglais aux assistants chercheurs congolais, corriger les traductions de rapports de l’anglais vers le français, organiser l’herbier, concevoir des visuels descriptifs pour les animaux que l’on peut observer depuis le mirador, etc… et avant d’aller nous coucher, nous regardons une vidéo, « the jerk » avec Steve Martin, à la fraicheur de l’air conditionné du bureau.
Mercredi 22
Notre vol photographique, qui était prévu à 0800, tombe à l’eau c’est le cas de dire. Le ciel est chargé et l’on aurait besoin d’une bonne lumière pour pouvoir détecter d’en haut les traces d’anciennes pistes d’éléphants. Nous nous rendons tout de même à l’avion pour installer le matériel. Mais le socle qui était prévu pour fixer la caméra sur l’avion a disparu. De retour au camp, nous en faisons fabriquer un en bois par Alphonse, l’ébéniste. En attendant, je lis le numéro de mars 2001 du magazine National Géographique, qui relate l’aventure de Mike Fay, le prédécesseur de Bryan à Bomassa. Mégatransect, un raid de 2000 kilomètres à pied à travers la forêt équatoriale. Et je découvre avec jalousie que Nicolas Kozon, l’un des premier pilotes de WCS Congo, dont j’ai repris la place, est cité en fin d’article. J’ai néanmoins eu la chance de rencontrer Mike à Libreville. Il m’a raconté comment il s’était fait attaquer par une femelle éléphant(une défense lui a transpercé le bras), le 31 décembre dernier. Très chanceux, son biceps a été épargné de justesse, il ne lui reste que de longues cicatrices des 2 côtés du bras qu’il pourra montrer fièrement dés son retour à New York.
Aujourd’hui, nous avons fait 3 aller-retours jusqu’à la piste, 2 en camion et 1 en pirogue, pour mettre au point notre nouvelle fixation de la caméra. J’en ai profité pour faire connaissance avec les 2 instituteurs de l’école située en bord de piste. Un jour je viendrai filmer le cours. A notre dernier retour au camp, celui en pirogue, nous accostons en même temps que 2 suisses allemands, attendus depuis hier soir. Un couple qui travaille depuis 6 ans à Mayumba en Centre Afrique, pour un organisme similaire. Ils ont du évacuer leur camp à cause des évènements politiques de Noël et viennent de descendre la Sangha pendant plus de 3 heures dont la moitié sous une pluie torrentielle. Boo les connaît bien, quand à moi je fais leur connaissance pendant le dîner. Leur activité est beaucoup plus axée sur l’écotourisme qu’ici, où nous n’avons qu’une ou deux cases de passage.
Jeudi 23
Le temps ne nous permettra pas, aujourd’hui encore, de faire ces photos. L’occasion de créer un compte e-mail pour la connexion satellite et de commencer à visionner mes anciennes cassette Hi8 que j’ai fait transférer sur DV en achetant le caméscope. Le soir nous nous installons tous les quatre dans le bureau pour regarder la vidéo « Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford avec Brad Pitt. A la fin du film il nous faut faire un effort pour réaliser que nous sommes toujours en pleine forêt.
*********
Vendredi 24
A 1000, le brouillard finit par se lever et nous décollons pour aller filmer les bais, un terme pygmée qui désigne ces clairières où les éléphants laissent des traces de leur passage, indice que la zone n’aura pas encore été prise d’assaut par les chasseurs. Je suis peu habitué à ce genre de vol, succession de virages serrés à faible vitesse et des trajectoires précises à tenir sans visibilité du cadrage de la caméra, qui est pointée sur la verticale exacte de l’avion. Lorsque pour corriger le cadre j’incline l’avion vers la gauche, la caméra balance vers la droite... Bref, de quoi se mélanger les pinceaux et les premières bais nécessitent plusieurs passages, le temps de me faire la main. Finalement, ce sera un vol de plus de 2 heures pour un circuit d’à peine 200 km, avec au final une petite douzaine de bais dans la boîte. Demain, le secteur sud de la réserve représente un circuit de 400 km !!
Nous passons le reste de la journée à traiter les images, en prélevant pour chaque séquence la ou les photos qui permettront de reconstituer l’intégralité des clairières. Avant la nuit, il me faut encore refaire le plein du Cessna, à partir d’un baril de 200 litres et d’une pompe électrique branchée sur la batterie du camion.
Samedi 25
0900, décollage pour le circuit sud. Mais le vol doit être interrompu après seulement 4 bais, lorsque nous nous apercevons que l’alternateur ne charge plus la batterie. Après quelques essais, je décide d’éteindre tous les instruments électriques. Heureusement, nous nous orientons à partir du GPS portable de Boo. Cela me permet aussi de couper la batterie et de garder assez de courant pour sortir les volets à l’atterrissage.
Sur la piste de Bomassa, je démonte le capot et entreprends avec Fay, le Mr électricité du camp, de mesurer les tensions de la batterie ainsi que de l’alternateur. Mais déjà, il n’y a plus assez de courant pour démarrer l’avion. Et demain je suis attendu à Libreville !! Nous décidons que je démarrerai demain avec 2 batteries de voiture (12 volts) montées en série (la mienne est en 24 V). Il faudra juste faire particulièrement attention à l’hélice en remontant le capot.
De retour au bureau je rajoute quelques points de précaution dans le GPS de Boo, le long du trajet vers Libreville. Une simple ligne droite pendant 4 heures, mais je serais quand même rassuré avec quelques pistes de dégagement disponibles au milieu de cette forêt interminable qui, d’en haut, ressemble à un champ infini de persil ou brocoli.
Soudain, Boo lève la tête de son ordinateur et me fait signe de regarder par la fenêtre. Un éléphant est là, 2 mètres derrière la vitre. Je me jette sur ma caméra dont je n’ai pas encore eu le temps de consulter la notice. Au diable la balance des blancs, je suis excité comme à mon premier concert pop, à 15 ans. Avec prudence, nous sortons du bureau pour varier les prises de vue. Je m’étais déjà trouvé à quelques centimètres d’un éléphant, fasciné par le regard désabusé de son œil rond. C’était à la ménagerie du cirque Knie, il avait un pied enchaîné et l’air bien élevé. Ici, même à 10 mètres, il est impressionnant par sa puissance contenue. A quel moment va-t-il se contrarier ? Celui-là est un habitué du village et s’appelle Gentil, parce qu’il ne s’est encore jamais montré agressif. Mais il lui suffit de faire un pas dans ma direction en levant sa trompe et je détale comme un lapin, traversant la moitié du camp sans me retourner.
Le soir, nous invitons à notre table Mme Djony. Son mari, est parti à Brazzaville pour toute la semaine. Elle nous raconte la douzaine d’accouchements qu’elle a déjà effectué au village, sans déplorer une seule complication. Le plus long et le plus difficile a duré vingt minutes. C’était pour la dernière épouse du vieux Mamatt, le mécanicien. Elle a 16 ans, lui approche la soixantaine. C’est sa troisième femme et il veut encore lui faire au moins 8 enfants.
Comme chaque soir, je retrouve dans la salle de bain la salamandre rose au-dessus du lavabo, l’araignée grise derrière le réservoir de la chasse d’eau et en invité exceptionnel aujourd’hui, une chauve souris qui fait des looping silencieux en rasant les murs. J’attends qu’elle termine son show pour m’installer devant le miroir avec ma brosse à dent. Je sais bien qu’elle bénéficie d’un radar ultra performant, mais la pièce est suffisamment exigüe pour activer le code alerte de mon T-CAS (alarme anti-collision).
*********
Dimanche 26
A 0830, démarrage épique de l’avion sous l’œil éberlué de la moitié du village. On a branché les 2 batteries 12V en série pour fournir les 24V requis par le démarreur, sans solliciter la batterie de l’avion dont j’aurai besoin pour faire la radio en arrivant à Libreville. Maintenant le plus délicat reste à faire. Fixer le capot du moteur par ses 36 visses, à quelques centimètres de l’hélice qui tourne à 700 tours minute, régime du ralenti. Boo est debout sur les freins, pendant que je me mets à plat ventre sur le capot, tournevis en main, et que Fay écarte les bras pour tenir les enfants à distance. C’est ce moment précis que choisit un touriste sorti de nulle part, sorte de globe-trotter équatorial ou routard tropical, pour débarquer à l’improviste. Il espère une place dans l’avion mais Boo le reçoit comme un chien dans un jeu de quille. Pas le temps de bavarder, je décolle sans les volets, pour Kabo à 10 minutes au sud ouest. Les douaniers ont été prévenus que je ne pourrai pas éteindre le moteur.
A 0900 je redécolle de Kabo et c’est parti pour 4 heures de vol sans radio, sans indicateur de niveau d’essence, sans pompe pour transférer le carburant depuis les réservoirs auxiliaires vers les principaux. Et avec pour seul instrument de navigation au dessus de cet océan de verdure, un GPS portable dans lequel j’ai ajouté à la va vite un ou deux aérodromes pas trop éloignés de la route en cas d’imprévu. Je m’exerce à estimer des coordonnées sur la carte pour ajouter en vol un troisième aérodrome dont je décide d’essayer la verticale. A travers les nuages, j’aperçois la bande brune de latérite. Je suis fier de mon coup et soulagé de constater que je peux aussi compter sur ce genre d’improvisation.
Suis monté péniblement à 10'500 pieds pour profiter d’un vent arrière qui pousse mon oiseau à 140 kts, vitesse sol. La consommation est descendue à 14 Gallons, soit moins de 60 litres par heure. J’en ai environ 280 dans les réservoirs principaux, plus 120 litres dans les supplémentaires montés en bout d’ailes. Mais aujourd’hui je ne compte pas dessus. A la verticale de Mitzic, il me reste un peu plus d’une heure de vol et je m’autorise une cigarette. Le gyro directionnel, ou conservateur de cap, a lâché depuis 20 minutes. Je ne vole plus qu’au GPS en essayant de maintenir mon horizon le plus droit possible. Mais un 206, ce n’est pas aussi stable qu’un Fokker. Il suffit que je m’absente 10 secondes et je me prends 30 degrés dans la vue.
La couche commence à se souder aussi je décide de descendre avant les Monts de Cristal, pour éviter d’avoir à traverser la couche sans connaître le relief. A 80, puis 40, puis 20 nautiques, j’essaie sans succès de contacter LBV (Libreville). J’avais piqué un peu au nord en espérant obtenir une semi-directe pour la piste 16, mais faute d’un contact radio je me trouve obligé de contourner la CTR (zone de contrôle) par l’est de la ville et, comme nous avions prévu cette éventualité, me rends directement à Nyounié, un petit terrain en herbe de 600 mètres à 25 minutes au sud de LBV, qui dessert un lodge de week-end. Je le connais pour y avoir effectué les 2 tours de piste d’évaluation auxquels a procédé Peter avant de confirmer mon embauche en décembre dernier.
La procédure d’urgence pour une arrivée sans radio à LBV n’était pas envisagée parce que l’avion est immatriculé à Brazza et je n’ai pas encore ma licence congolaise. Pas le moment de me faire remarquer. Après plus de 4 heures dans l’appareil je suis bien tenté de me poser sans autre formalité, mais pour le principe je me force à effectuer au moins un passage de précaution (en général pour faire partir les bêtes) puis décide d’approcher très à plat depuis la mer, plutôt que de piquer après les arbres en arrivant de la forêt. Il me reste tout de même assez de batterie pour sortir 20° de volets et c’est tant mieux parce qu’une brise légère me pousse dans le dos. Bref, …posé pas cassé, j’arrive juste à temps pour le déjeuner.
La terrasse est bondée et je m’incruste à une table dans cette foule en goguette d’employés du secteur pétrolier. Me sens comme un agriculteur ardéchois qui, après 4 jours de marche, arrive au marché d’Aubenas pour vendre sa récolte. Tous ces gens m’ont l’air de citadins et je ne sais pas quoi leur dire. Après le repas, je demande une chambre à l’hôtelier pour me reposer et m’assoupit pour une sieste moite lorsque le bruit de l’avion de Peter me sort de ma somnolence. Il rentre de Gamba (sud du Gabon) avec un jour d’avance, parce qu’il doit aller récupérer Cath, directrice de recherche à LaLopé, qui en est à son 6ème mois de grossesse et se tape une méchante crise de palud. Personnellement je suis juste content de rentrer à Libreville… On viendra récupérer mon avion avec 2 jerrycans d’essence et une VHF portable avant la tombée de la nuit.
Lundi 27 – mardi 28
Outre les problèmes de maintenance à régler, je profite de ce séjour pour acheter des bougies de chauffe pour le Land Cruiser de Bomassa, qu’on devait pousser au démarrage depuis plusieurs jours. Ainsi qu’un stylo feutre parce que les bics ne fonctionnent pas bien sur papier humide, et une corde de 30 mètres en cas d’ arborissage forcé. J’ai lu ça dans « L’avion du blanc ». Pour me rassurer, Carribou, un technicien québecois de chez 2AG (Air Affaires Gabon), m’explique que autant à la cime qu’au pied des arbres, on a de toute façon peu de chance de passer la nuit sans se faire dévorer par les insectes, en premier lieu les fourmis qui sont particulièrement bien organisées pour ce genre de travail. Il a le sens de l’humour, le bougre, mais pour le moment, je prends tout au pied de la lettre.
C’est d’ailleurs avec ce même bonhomme que je m’aperçois, en mettant à jour les documents de l’avion, que l’inspection des 50 heures était due il y a déjà plus de 10 heures. Normalement je n’ai droit qu’à 5 heures de tolérance. A la bonne heure, on est en Afrique…mais du coup on ne repartira que mercredi.
Mercredi 29
Décollage 1100. Etape à LaLopé pour un déjeuner meeting avec Lee, le jeune et populaire directeur de WCS Gabon, ainsi que David, un vénérable journaliste un peu amidonné mais néanmoins fort sympathique du National Géographique.
Dans l’avion, Lisa (encore une chercheuse) se trouve mal et me remplit deux sachets pic-nics… Heureusement pour elle, son voyage s’interrompt à la première escale. Sur la seconde branche, nous survolons les chutes d’Ivindo, puis par quelques légers détours, j’en profite pour repérer le maximum de pistes de dégagement.
Jeudi 30 - Bomassa
Dés le matin, je profite du trajet de Madame Djony, qui part faire sa provision d’eau potable avant de se rendre au dispensaire, pour apprendre à manœuvrer la pirogue sous la surveillance bienveillante du pinassier Jean-Pierre Kouyas. Il ne s’agit pas seulement de brancher la nourrice et de tirer sur une corde de démarreur, mais bel et bien de diriger cette longue et étroite embarcation dans le courant. Et surtout, repérer les hauts fonds qui, selon le niveau de l’eau, pourraient bloquer la coque et la mettre en travers du remous.
Pendant 10 minutes, nous remontons le fleuve, dépassant avec précaution les pêcheurs et villageois qui avancent en poussant sur un long bâton. La rame n’est vraiment utile que dans le sens de la descente.
Si les pêcheurs ont souvent de belles pirogues, voir parfois un petit moteur, les femmes ou les enfants qui vont chercher de l’eau ou attraper le poisson de leur prochain repas, semblent tenir en équilibre sur des barcasses à peine salubres. Ainsi cette jeune mère encore adolescente qui, debout sur une planche vermoulue, longe la rive avec un nouveau né attaché dans son dos et 2 enfants en bas âge, accroupis à l’avant. Sans même parler du danger, ça doit bien lui prendre la matinée, de venir chercher ses quelques litres d’eau.
Nous arrivons à la source. J’imaginais une petite cascade d’eau cristalline qui jaillirait de la roche. Mais c’est juste un bras de rivière qui vient se jeter dans la Sangha et dont l’eau est à peine plus claire parce que le courant est moins fort. Bien sûre, une fois au camp elle sera filtrée avant de remplir les bouteilles d’eau minérale dont je n’avais pas jusqu’alors soupçonné le recyclage perpétuel. Les robinets et douches du camp sont directement alimentés par la Sangha, via un réservoir surélevé. D’où cette couleur un peu terreuse qui incite à la prudence.
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Vendredi 31
C’est maintenant une routine bien rodée, lorsqu’un vol est prévu à l’avance, je m’organise pour ravitailler l’avion et contrôler son huile la veille. Ca me donne une chance de garder les mains propres au moins pour la première branche. Je profite ce matin-là d’installer avec du grillage à moustiques et des serre-joints en plastique une protection sur les sorties à l’air libre des mes réservoirs. Principalement contre les nids d’insectes.
L’avion dort dehors sur la piste. J’aurais bien voulu le pousser sur le préau de l’école, afin de laisser la piste libre pour un éventuel avion égaré. Mais le chef du village me propose au contraire de l’éloigner de la cour, parce que les enfants la semaine et les adultes le week-end viennent y jouer au foot. De toute façon, ça fait longtemps qu’il est question de construire un hangar, ne serait ce que parce qu’il n’est pas rare que des éléphants viennent sur la piste pendant la nuit. Il suffirait que l’un d’eux ait besoin de se gratter le dos, et l’on se retrouverait soudain à une demi-journée de pirogue de Ouesso, la ville la plus proche.
L’après midi, je me plonge enfin dans la notice de mon caméscope, et tente quelques plans sur les incroyables migrations de fourmis qui traversent le camp. Dans la foulée, j’expérimente la fonction contre-jour en espérant immortaliser dans les arbres les premiers singes que j’aie jamais vu en liberté. Je me suis installé sur la grande table en bois, prés du massif d’arbres principal qui règne au centre du camp. L’ensemble est d’autant plus imposant qu’il surgit d’une termitière haute de 3 mètres. Et alors que tranquillement j’écris ces lignes en sirotant une bière limonade, dans l’ambiance filtrée d’une fin d’après-midi paresseuse, je reçois sur la tête une pluie de brindilles, feuilles et fruits, qui semblent tomber soit d’une poussée de sève, soit d’un courant d’air en altitude. Je lève la tête et c’est là que j’aperçois mon premier spécimen de cercopithèque. Un petit singe, quoi ! Silencieux et discret, il se faufile entre les branches comme un écureuil, mais plutôt de la taille d’un gros chat avec une queue 2 fois plus longue. Moins que celle du Marsupilami, toutefois.
Well, je suis encore loin d’avoir les compétences d’un zoologiste, mais de jour en jour j’apprends à reconnaître les signes de la forêt qui annoncent la proximité d’un animal. Tel un pygmée stagiaire, je suis sur mes gardes dés que j’entends un craquement de branche, accompagné ou non d’un bruit de respiration ou d’une odeur caractéristique. Je me méfie surtout des éléphants derrière les fourrés. Je n’ai pas encore eu la chance de voir des gorilles, donc pour le moment, les singes que je connais sont très légers et font à peine tomber des petites branches. En ce moment même, il y en a un juste au-dessus. Je l’observe à travers le feuillage et ses gestes me rappellent quelque chimpanzé ou babouin que j’aurais pu voir au zoo de Bâle. Du coup je me rends compte de la tristesse de cette captivité.
Samedi 1er février
Bomassa – Kabo – Mokabi – Impfondo – Bomassa : d’abord pour récupérer Paul, le responsable des activités hors réserves de WCS-Congo et son assistant Bienvenue. Je les emmène à Mokabi, l’une des stations forestières (logging company comme ils disent ici) qui pullulent dans la région. Ceux-là sont français, la société Rougier, mais il y a aussi des libanais, des chinois et même des congolais. Un seul arbre peut valoir jusqu’à 10'000 $ paraît-il, si son essence est précieuse et que la structure de la fibre rende son bois particulièrement décoratif. Bien sûre c’est une extrême, mais ça donne quand même un ordre de grandeur des intérêts qui sont en jeu.
D’un point de vue purement botanique, il est désormais communément admis que la forêt, si elle est exploitée dans les règles de l’art, bénéficie d’un meilleur cycle de carbonne que lorsqu’elle est laissée à son état le plus sauvage, ce qu’on désigne par forêt primaire. Le vrai problème de l’exploitation forestière, c’est surtout les compagnies asiatiques qui coupent absolument tout sans faire de détail, mais aussi la chasse et le braconnage qui sont les seuls moyens de nourrir en viande les centaines voir milliers de travailleurs qui vivent en forêt. Plusieurs expériences d’élevage ont déjà été tentées, mais culturellement aussi bien qu’économiquement, cette option ne tient pas la route compte tenu de l’abondance du gibier. Aussi, les sociétés de conservation se contentent elles de négocier avec les compagnies et les gouvernements des accords de bonne conduite garantissant le respect des espèces classées protégées mais aussi l’inviolabilité de certaines réserves bien délimitées. Au final, on assiste à une sorte de course de territoire entres les compagnies qui veulent des concessions et les organismes de conservation qui veulent des réserves protégées.
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Dimanche 2 février
Ce matin nous partons pour Brazzaville où je dois me faire établir enfin une licence congolaise. Nous avons retiré les sièges arrière pour charger un barril de 200 litres d’Avgas parce qu’il n’y a plus de carburant pour les avions à pistons dans la capitale du Congo. Et aussi 2 glacières vides qui nous permettront de ramener des provisions.
De nouveau, la moitié des notables du village sont réunis au bord de la piste pour assister à notre départ. Quand Monsieur le Directeur Bryan s’en va, c’est un peu les parents qui partent en week-end, laissant la maison aux aînés qui surveilleront les plus jeunes.
Je remonte la piste et, à 30 mètres du seuil, effectue mon demi-tour en flirtant avec la végétation du bout de chaque aile. Plein gaz, je lutte un instant avec le palonnier pour garder l’appareil au centre de la bande. A mi-piste, je jette un coup d’œil au badin (indicateur de vitesse) et l’aiguille ayant à peine décollé du zéro, décide en une fraction de seconde d’abandonner le décollage… juste la place de m’arrêter. C’est ma première accélération-arrêt non simulée depuis que je vole. Sans l’indicateur de vitesse, il serait tout de même hasardeux d’effectuer une montée à pleine charge, ou même une approche sur une piste aussi limitative. Aussi je remonte à nouveau la piste en expliquant à Bryan, impassible, que le pitot (capteur de pression dynamique accroché sous l’aile) a peut-être été obstrué par de l’eau ou un insecte. Auquel cas, je serai coupable d’avoir bâclé ma prévol. En tout les cas, je veux vérifier ça avant de tenter un second décollage. Je lui demande de surveiller l’aiguille pendant que je souffle dans le pitot. Elle bouge, …à priori c’était simplement notre poids qui a prolongé le roulement de façon inhabituelle.
Cette fois-ci, je partirai la queue dans les feuillages, puissance établie sur les freins, et m’applique à soulager le train avant en tirant légèrement sur le manche dés le début de l’accélération. A mi piste, l’aiguille n’est toujours pas rentrée dans l’arc blanc (limite de vitesse autorisée avec les volets), mais je sélectionne 2 crans de volets et à 80 mètres des buissons, tire sur le manche en poussant un juron. Alors que je continue d’accélérer dans le lit de la Sangha, je tourne la tête pour regarder Bryan. Ce type me sidère, il a gardé cette même expression sarcastique qu’il a quand il vient de vider son 3ème Gin Tonic. Plus de 300 heures par an, il confie sa vie à des pilotes rencontrés au bar de l’aéroclub de Libreville, sans broncher un sourcil. Doit avoir des problèmes de famille, c’est pas possible.
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Lundi 3
Brazza. Le marché couvert, les étalages de fruits et légumes tenus par des meutes de mamas en concurrence, des boutiques crasseuses de bric et de broc. Les quartiers populaires sont infiniment plus intéressants que le centre ville.
Avant de demander ma validation de licence, je dois obtenir un certificat médical. En route pour l’hôpital, nous remontons une file interminable de voitures qui attendent devant une même station service que le courant soit rétabli. Des enfants proposent aux impatients, pour le double du prix, de l’essence au noir qu’ils transportent dans des bouteilles de pastis. En fin de matinée, la garde Présidentielle fera disperser la file, parce que Sassou veut sortir de son Palais.
Dans un grand bâtiment jaune qui de l’extérieur paraissait désaffecté, un assistant me fait pisser dans un gobelet, puis déshabiller pour l’électrocardiogramme, puis rhabiller pour les tests de vue et d’audition. Je lis à 30 cm, puis à 2 mètres une phrase écrite en tout petit sur un grand tableau et il me donne 10 comme pour une épreuve de lecture. Ensuite, avec un casque sur les oreilles je dois mettre ma tête dans une sorte de demi-caisse insonorisée. Mais avec la rumeur de la rue, le ronron du vieux climatiseur et les bavardages dans la salle d’attente, impossible d’entendre les sons aigus. J’ai quand même une bonne note. Profitant de ma consultation avec le médecin, qui a fait son internat à Bordeaux au siècle dernier, je lui parle des oeufs de vers que j’ai sous la peau des pieds, du médicament que m’a donné Madame Djony contre les bactéries intestinales et des interminables démangeaisons que me provoquent des piqûres de je ne sais quoi, mais ce ne sont pas des moustiques. Après m’avoir diagnostiqué une insuffisance neurologique en me tapant sur les genoux et les chevilles avec son marteau, il dresse une ordonnance longue comme le bras. A lui tout seul, il pourrait redresser l’économie pharmaceutique du pays…
Mardi 4
Sur la terrasse de notre hotel, l’Hyppocampe, que dans un premier temps j’avais pris pour le camp des Hippopotames à cause de l’accent de Bryan, nous croisons le Directeur de WCS-Congo Kinshasa accompagné d’une grande congolaise distinguée. John et Mamy Tchiwhawha. Nous convenons d’aller manger ce soir tous ensembles dans un restaurant vietnamien. Nous serons sept : John et Mamy, Bryan et Bruno, un belge né à Kinshasa qui est logisticien pour le parc de Koncouati (sanctuaire pour les tortues Luth) au nord de Pointe Noire. Puis Angela et Djenzy, les 2 étudiantes britanniques que nous sommes venus récupérer hier soir au vol Air France.
Mais c’est vraiment Mamy qui attire les faveurs de mon inspiration du jour : sorte de conseillère ou secrétaire d’Etat au Ministère des Affaires Etrangères de la République Démocratique du Congo, elle est en même temps sophistiquée et très familière. Affectant de jouer les citadines, elle s’effraie de nos conditions de vie en forêt. Tour à tour, elle captive par des considérations straté-géopolitico-mondaines, interrompues de « …mais je ne devrais jamais vous dire ça, ce sont des secrets d’Etat ! », ou nous charme par des attentions bienveillantes à chacun. Notamment à l’intention des 2 jeunes chercheuses fraîchement débarquées et qui sont encore toutes timides. Mais Mamy ne comprend pas l’anglais, aussi prend elle ostensiblement un air d’ennui quand nous ne parlons plus en français.
John est un sacré numéro lui aussi. Il approche la soixantaine et se tape à tout bout de champ sur la cuisse en poussant des rires hystériques. Depuis plus de vingt ans en Afrique, il parle couramment le Swahili et correctement le Lingala. Enfin, je ne peux pas vraiment juger, mais j’en crois Mamy qui lui fait toute sa logistique, par amitié et admiration. En fait, pour avoir l’occasion de voir du pays, j’imagine.
A la fin du repas, je remarque que Mamy a habilement et discrètement récupéré les morceaux de viande intacts laissés dans son assiette et celle de John. Avec un savant dosage de condescendance et complicité, elle demande au serveur qu’il lui prépare un paquet à emporter. Dans un premier temps elle m’explique derrière un sourire embarrassé qu’elle risque d’avoir faim plus tard, en travaillant sur le rapport qu’elle doit terminer avant de se coucher. Plus tard, elle évoque les enfants de ses voisins qui seront bien contents d’avoir un extra. Personne n’est dupe. Elle est prise entre deux mondes. L’un pauvre où le gaspillage est intolérable. L’autre privilégié, où par une simple affaire de rang, d’attitude, de rencontre, on se retrouve à brasser des millions en paroles, comme s’ils étaient dans notre poche. Un monde de faux semblants et de vraies disproportions.
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Mercredi 5
3 heures 30 de vol pour rentrer à Bomassa. Cette fois-ci nous sommes 4 dans l’avion, les 2 filles se rendant au camp de M’Belly où elles doivent rester 6 mois. C’est une sorte de grande clairière à environ 3 heures de notre camp. Dont un tiers de voiture, un tiers de pirogue et le dernier tiers à pied. En 2000, on y a fait construire un mirador de luxe, c’est à dire une maison posée sur des pilotis à une dizaine de mètres de hauteur. Et depuis 2 ans, des scientifiques de tout poil s’y relaient pour observer la démographie et le comportement des gorilles. Il paraît que le site est exceptionnel !! Mais quand-même, pour cohabiter pendant 6 mois voir plus dans une paillotte haut-perchée, il faut être drôlement passionné par son sujet.
Jeudi 6
Je suis tout seul !!! Bryan et les filles, mais aussi la moitié des travailleurs sont partis à M’Belly. Demain, une délégation de 15 VIP américains arrive à Bomassa pour aller passer le week-end au mirador et il faut tout organiser. Le transport, la nourriture, les boissons, de l’eau et surtout, des lits.
Livré à moi même, j’avance dans mon feuilleton tant et si bien que pour la première fois je me couche vraiment tard. Et lorsque je quitte le bureau pour regagner ma chambre, le groupe électrique est déjà éteint depuis belle lurette. Nous sommes en saison sèche, aussi le ciel est couvert et l’on n’y voit que pouic.
Sans lampe de poche, j’avance à tâton dans le noir, essayant de suivre la piste en sable qui traverse le camp. Jamais je n’ai entendu si fort les bruits de la brousse. Les grillons, la civette, le hocheur, le moustac… non, bien sûre je fabule, en revanche le daman est bien réel. Ça commence doucement avec un hululement bref et répétitif, mais qui s’amplifie démesurément tout en devenant rauque comme si l’animal allait finir par se déchirer les cordes vocales. C’est le genre de cri qui à lui tout seul en donne pour son argent au touriste venu se dépayser quelques jours loin des bruits d’ascenseur. Un bruit qui, émotionnellement parlant, vaut largement une charge d’éléphants ou une meute de gorilles depuis un mirador. J’essaie de marcher vite, surtout parce qu’à tout moment je peux mettre le pied sur une colonie de fourmis qui traversent mon chemin, et les plus grosses d’entre elles, celles chargées de protéger la colonne, brûlent comme une piqûre de guêpe. Quel est le sagouin qui n’a pas remis la lampe de poche à sa place ?
Vendredi 7
Bryan et les travailleurs sont de retour en fin de matinée, juste une heure avant l’arrivée de la délégation des supers VIP. Un avion spécial de Libreville les a posé à Kabo et une cortège de 3 Land Cruisers flambants neufs les amène par la route. Parmi eux, le fondateur du camp de Bomassa, son excellence l’ancien ambassadeur des Etats Unis à Brazza, son excellence la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis a Brazza, son excellent directeur des réserves protégées en Alaska, …un peu égaré ce drole d’Inuit, et tout un aéropage de Directeurs et conseillers en tout genre.
Pendant le dîner, les discussions ne manquent pas de déraper des quatre pneux sur l’imminence de la guerre en Irak, et les tergiversations de la France. Peu en forme, et n’ayant pas la repartie pour défendre la cause irakienne, je m’esquive entre le fromage et la poire. En arrivant aux douches où je m’apprête a faire ma toilette rituelle du soir, j’ai un haut le cœur avant même de pénétrer dans la pièce exigüe. Une araignée velue de la taille de ma main trône immobile sur la porcelaine du wc, juste à hauteur d’un éventuel mollet innocent. Je ne demande pas mon reste et file au bureau chercher la caméra. En chemin, je m’interroge sur mon devoir de solidarité d’en informer la délégation. Considérant l’araignée suffisamment en évidence, je décide de m’abstenir afin de préserver au moins pour le premier d'entre eux, la qualité d’émotion de cette rencontre avec la forêt.
Samedi 8
Au petit matin, toute cette fine équipe ré-embarque dans les Land Cruiser en route pour la fameuse clairière de M’Belly. Et à nouveau je suis seul au camp. Je déambule entre les cases en m’imaginant en Robinson des bois, déjà organisé et prêt à affronter des années de solitude. A vrai dire, j’ai rendez-vous à 16 heures au village pour participer au match de foot des adultes.
Je passe une partie de la journée dans le bureau à feuilleter des rapports et des articles sur les divers sujets écologiques qui préoccupent nos chercheurs. Et je m’aperçois alors que plusieurs noms cités en référence ou dans les bibliographies sont des familiers de la station et connus par la plupart des travailleurs. Combien de fois ne m’a t-on pas demandé des nouvelles de MM. Blake, Ruggiero, Faye, Morgan, … ces éminents pionniers de la conservation en forêt pluviale africaine.
Dimanche 9
A midi, je dois récupérer deux météorologues de Toulouse accompagnés de leurs homologues congolais à Ouesso, le chef lieu de la région Sangha, à 30 minutes de vol au sud de Bomassa. Leur avion arrivant de Brazza a une heure de retard. En patientant, je me permets imprudemment une assiette de bouillon de gazelle accompagné d’un fanta tiède, histoire de m’immerger dans la torpeur exotique de la buvette de l’aéroport.
De retour sur le tarmac, je regrette de ne pas avoir pris ma caméra. Il y a là tous les notables de la région, attendant eux aussi l’Antonov de Brazza qui amène le nouveau Préfet de la région ainsi qu’un Ministre chargé de son intronisation dés demain.
Les femmes ont sorti leurs robes multicolores et les hommes leur meilleur costume. Sous l’aile de mon cessna, parqué à la limite du bitume pour laisser à l’avion régional la place de faire son demi-tour, toute une délégation d’endimanchés attend à l’abri du soleil. Devant le terminal, des cortèges d’associations se sont installés avec leurs slogans inscrits sur des panneaux blancs : le Centre de Promotion de la Femme en Politique, la SAMAS Association Maman Antoinette Sassou N’Guesso, l’AMIRA Les militaires.retraités et anciens combattants de la Sangha…
L’avion arrivé, je retrouve mes 4 bonhommes au pied de la passerelle, après la dispersion des officiels. Un rapide passage aux autorités nous permettra de régler les taxes d’aéroport et, ceci est nouveau, des frais de chancellerie. A bien y réfléchir, la justification de cette perception insolite est tout à fait désopilante. Il s’agit simplement de faire payer au voyageur de passage des frais d’établissements de facture. Dans un pays en guerre civile, c’est d’une courtoisie plutôt civilisée. Pendant toutes ces civilités, je m’occupe de charger les bagages dans l’avion.
Ça me fait plaisir d’avoir des français à mon bord, qui plus est fraîchement débarqués de Toulouse. Aussi je m’autorise à leur offrir un service soigné et nous rejoignons Bomassa en suivant le lit du fleuve, quelques mètres au-dessus de l’eau. Peut-être 5 minutes de vol en plus à cause des virages mais, sauf si l’on a le mal de l’air, ça en vaut vraiment la peine. A hauteur des arbres, on a l’impression de traverser la jungle sur une autoroute, de voir la forêt en coupe, survolant les pirogues en battant des ailes pour répondre aux signes d’amitiés. Au sortir d’un virage en coude, une douzaine d’enfants jouent au foot sur un banc de sable isolé au milieu du fleuve. A se demander comment ils y ont accédé car je n’aperçois aucune embarcation.
Arrivé à la piste, je saute par dessus les arbustes et effectue un premier passage un peu moins bas que d’habitude parce que je n’ai jamais volé aussi chargé et ça se ressent dans les commandes. En tout cas, je vois bien à leurs visages que mes passagers ont été emballés par le spectacle.
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Mardi 11
Jeudi 16 janvier 2003
Arrivé 2040 à Libreville. Justin, le chauffeur de WCS (Wildlife Conservation Society) à Libreville attendait à la sortie du terminal pour me conduire a mon hôtel, le Tropicana. J’y retrouve Bryan, le directeur des Réserves Nationales au Congo, et Debra, une chercheuse qui prépare un doctorat sur les chauves souris. Ils m’annoncent que notre départ pour Bomassa sera repoussé à samedi. Tant mieux, que j’aie au moins le temps de m’adapter un minimum.
Vendredi 17
Au bureau de WCS, j’installe les programmes Flitestars et Mapstars sur mon Mac avec l’aide de Peter, un pilote autrichien approchant la cinquantaine et qui vole pour WCS sur son propre avion. Il a fait fortune en vendant des lunettes puis a vendu son magasin avant de traverser l’Afrique avec son Cessna 182. En fin de matinée, direction l’ambassade du Congo pour ma demande de visa. Refoulé à l’entrée par le gardien, je dois retourner au Tropicana pour enfiler un pantalon à la place de mon short. Le visa de 3 mois coûte 210 000 cfa, moitié moins pour les membres de WCS. Plus tard dans l’après midi, nous allons faire les courses pour Bomassa. 200 kilos de nourriture, alcools et cigarettes.
Samedi 18
À 0900 nous chargeons l’avion avant de décider de repousser le vol à dimanche. Because mauvais temps. J’en profite pour faire laver l’avion et ajouter des coordonnées sur Mapstar, un programme de gestion de points GPS installé la veille sur mon Mac. Plus tard dans la soirée, un Antonov 24 s’écrase à l’est de Libreville, suite à une panne électrique et la panique probable de l’équipage. Au bar de l’aéroclub, tout le monde s’étonne qu’il ait tourné autour de D’jemba au lieu de rejoindre la côte. Apparemment, personne dans l’appareil n’avait une lampe de poche (obligatoire) ni même un briquet ou des alumettes pour éclairer ne serait ce que le compas…
Dimanche 19
Bryan, qui souffrait depuis plusieurs jours d’un abcès à la fesse, part à l’hôpital, où le médecin décide de l’opérer sur le champs. Il ne pourra voyager qu’en fin de semaine et je décolle donc seul pour LaLopé, une des plus anciennes réserves du Gabon, où je récupère le Dr Boo, une biologiste britannique de son vrai nom Fiona Maisels, avant de continuer vers Kabo pour les formalités douanières, puis Bomassa, camp où je serai désormais basé. En vol, Boo contacte Bomassa par la HF et nous décidons de laisser l’avion à Kabo. Nous terminerons le voyage par la route pour ne pas risquer d’être surpris par la nuit. Décollé de LaLopé à 1400 + 3h30 de vol + une demie heure pour la police des frontières…, bref, la nuit tombant à 1800, même si la dernière branche se fait en 10 minutes, c’est trop risqué pour un premier atterrissage à Bomassa. La piste fait 600 mètres et surtout elle est étroite, bordée par de la végétation plus haute que les ailes. Finalement nous arrivons plus tôt que prévu et les formalités sont rapides. Comme la route est bloquée, c’est une pirogue qui est venu nous chercher. Une douzaine de villageois nous aident à charger nos 300 kilos de frêt et bagages à la lueur des torches, et des vers luisants. Puis une heure encore à remonter le fleuve Sangha, dans l’obscurité. Juste le bruit du moteur et les étoiles.
Lundi 20
A 0630 sortant d’un rêve au décors européen (Paris ?, Lausanne ?), je me réveille étonné d’être en pleine forêt tropicale. Après le petit déj. j’entreprends de nettoyer une étagère et d’installer ma chambre, entièrement grillagée contre les moustiques, puis commence à faire l’inventaire des documents de l’avion. En fin de matinée, je me rends vers la piste, à un petit kilomètre du camp, en suivant un sentier étroit, sorte de tunnel de verdure, inquiet d’une éventuelle rencontre avec un éléphant. Ils courent bien plus vite que nous paraît-il. Au village, Madame Djony, l’infirmière du dispensaire qui se trouve être aussi la femme du conservateur du camp, m’adjoint une jeune fille de 22 ans, enceinte de son 4ème enfant, pour m’accompagner. La piste est bien plus longue que je ne l’imaginais. Je demande quand même une pirogue pour aller observer l’approche depuis la rivière. Peter m’avait dit que les derniers 100 mètres de finale frôlaient les arbres. J’ai surtout envie de faire un tour sur ce fleuve qui me fascine autant. Large de plus de 100 mètres, il est l’axe de vie de toute la région. Pour la pêche, le transport, pour se laver ou ne serait ce que pour sortir de cette claustrophobie que provoque la densité de la forêt.
Puis je rentre au camp et déjeune seul, en commençant à parcourir le manuel de vol du Cessna, lorsque Boo me propose de l’accompagner elle et son guide pygmée pour rejoindre une clairière avec un mirador où elle compte passer la nuit. Elle souhaite profiter de la pleine lune pour observer les éléphants. A vrai dire les compter, afin d’évaluer la qualité et l’évolution de fréquentation de cette clairière. C’est encore la meilleure façon de surveiller les activités des braconniers. Ainsi entre l’aller et le retour je m’offre deux heures de marche en pleine brousse pour terminer la journée. Derrière un petit bonhomme qui avance à toute vitesse, la machette posée sur son bras comme un bébé endormi. L’occasion de découvrir enfin la jungle, la vraie jungle, jusqu’ici seulement fantasmée au travers de romans d’aventure. En quelques kilomètres, je croise déjà des termitières hautes comme des maisons de 2 étages, des papillons gigantesques, en tout cas suffisamment pour qu’ils s’autorisent quelques secondes de plané entre 2 battements d’aile, et des arbres de 30 mètres parfois entièrement emballés dans une toile d’araignée si dense qu’elle est pratiquement opaque. Les films de Spielberg n’étaient donc pas exagérés ?! Heureusement que je me suis acheté une caméra vidéo, sinon personne ne me croira.
Après le dîner, je m’installe dans le bâtiment qui fait office de bureau, une grande pièce climatisée, la seule, à cause des nombreux ordinateurs et appareils électroniques qui souffriraient trop rapidement de l’humidité. Dans un coin, une grande télévision et une vidéothèque de plusieurs dizaines de cassettes et DVD, pour tous les goûts. Je visionne quelques documents sur l’Afrique tropicale jusqu’à 2230. Le groupe électrique est éteint à 2245 et je finis ma phrase à la bougie.
Le premier soir, en revenant de la salle de bain dans la nuit, j’étais déjà impressionné parce que je devais enjamber d’anciennes traces d’éléphants (ils viennent dans le camp pendant la nuit), lorsque j’ai refermé machinalement ma main sur un insecte infernal qui s’est envolé en hurlant comme un hibou. Boo m’a dit le lendemain que c’était une espèce de grillon. Par le bruit, la variété et la taille, cet endroit est un véritable Disneyland d’insectes.
Mardi 21
Ce matin, une heure de camion pour faire 30 km, sur une piste boueuse et cahoteuse. Nous allons récupérer l’avion à Kabo. Pompé 200 litres de carburant pour compléter les réservoirs dans les ailes. Mais le tonneau est vide avant que j’aie terminé et le poids dans les ailes est maintenant déséquilibré. Pendant que M. Djony, le conservateur du camp palabre avec la police locale, je regarde dans le manuel de vol s’il y a une limitation de dissymétrie. La piste est relativement longue, 1200 m, mais elle est bordée d’arbres très haut. L’impression de devoir décoller dans un corridor. 10 minutes seulement de vol pour rejoindre Bomassa. Vue d’au dessus, la piste paraît soudain très courte, je prolonge la vent arrière et m’autorise une longue finale. Sur le bord du terrain, un groupe de villageois attend que M. Djony et moi sortions de l’appareil. Le conservateur me dit que c’est devenu une habitude maintenant, ils viennent se faire une opinion sur la qualité de chaque nouveau pilote en se référant au premier atterrissage. Depuis le temps, ils sont tous devenus experts en arrondis.
En fin d’après midi, nous préparons avec Boo le vol de demain. 43 waypoints à rentrer manuellement dans le GPS, pour un survol de clairières. A l’heure de l’apéritif, nous recevons la visite inattendue d’une jeune américaine, à peine 20 ans. Membre du Corps de la Paix (un organisme US qui envoie des jeunes volontaires sur le terrain avec très peu de moyens), elle vit depuis 2 ans, seule occidentale (Californie) dans un petit village au bord du fleuve à 2 ou 3 kilomètres au sud de Bomassa. Cet après-midi, elle remontait la Sangha en pirogue-stop, se dirigeant nonchalamment vers Yaoundé pour reprendre pied vers un semblant de civilisation. Je suis bluffé.
Pendant le souper, Boo m’énumère les différentes tâches qui seraient utiles dans le camp. A envisager pour des éco-touristes, volontaires ou éventuellement amis de passage : enseigner l’anglais aux assistants chercheurs congolais, corriger les traductions de rapports de l’anglais vers le français, organiser l’herbier, concevoir des visuels descriptifs pour les animaux que l’on peut observer depuis le mirador, etc… et avant d’aller nous coucher, nous regardons une vidéo, « the jerk » avec Steve Martin, à la fraicheur de l’air conditionné du bureau.
Mercredi 22
Notre vol photographique, qui était prévu à 0800, tombe à l’eau c’est le cas de dire. Le ciel est chargé et l’on aurait besoin d’une bonne lumière pour pouvoir détecter d’en haut les traces d’anciennes pistes d’éléphants. Nous nous rendons tout de même à l’avion pour installer le matériel. Mais le socle qui était prévu pour fixer la caméra sur l’avion a disparu. De retour au camp, nous en faisons fabriquer un en bois par Alphonse, l’ébéniste. En attendant, je lis le numéro de mars 2001 du magazine National Géographique, qui relate l’aventure de Mike Fay, le prédécesseur de Bryan à Bomassa. Mégatransect, un raid de 2000 kilomètres à pied à travers la forêt équatoriale. Et je découvre avec jalousie que Nicolas Kozon, l’un des premier pilotes de WCS Congo, dont j’ai repris la place, est cité en fin d’article. J’ai néanmoins eu la chance de rencontrer Mike à Libreville. Il m’a raconté comment il s’était fait attaquer par une femelle éléphant(une défense lui a transpercé le bras), le 31 décembre dernier. Très chanceux, son biceps a été épargné de justesse, il ne lui reste que de longues cicatrices des 2 côtés du bras qu’il pourra montrer fièrement dés son retour à New York.
Aujourd’hui, nous avons fait 3 aller-retours jusqu’à la piste, 2 en camion et 1 en pirogue, pour mettre au point notre nouvelle fixation de la caméra. J’en ai profité pour faire connaissance avec les 2 instituteurs de l’école située en bord de piste. Un jour je viendrai filmer le cours. A notre dernier retour au camp, celui en pirogue, nous accostons en même temps que 2 suisses allemands, attendus depuis hier soir. Un couple qui travaille depuis 6 ans à Mayumba en Centre Afrique, pour un organisme similaire. Ils ont du évacuer leur camp à cause des évènements politiques de Noël et viennent de descendre la Sangha pendant plus de 3 heures dont la moitié sous une pluie torrentielle. Boo les connaît bien, quand à moi je fais leur connaissance pendant le dîner. Leur activité est beaucoup plus axée sur l’écotourisme qu’ici, où nous n’avons qu’une ou deux cases de passage.
Jeudi 23
Le temps ne nous permettra pas, aujourd’hui encore, de faire ces photos. L’occasion de créer un compte e-mail pour la connexion satellite et de commencer à visionner mes anciennes cassette Hi8 que j’ai fait transférer sur DV en achetant le caméscope. Le soir nous nous installons tous les quatre dans le bureau pour regarder la vidéo « Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford avec Brad Pitt. A la fin du film il nous faut faire un effort pour réaliser que nous sommes toujours en pleine forêt.
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Vendredi 24
A 1000, le brouillard finit par se lever et nous décollons pour aller filmer les bais, un terme pygmée qui désigne ces clairières où les éléphants laissent des traces de leur passage, indice que la zone n’aura pas encore été prise d’assaut par les chasseurs. Je suis peu habitué à ce genre de vol, succession de virages serrés à faible vitesse et des trajectoires précises à tenir sans visibilité du cadrage de la caméra, qui est pointée sur la verticale exacte de l’avion. Lorsque pour corriger le cadre j’incline l’avion vers la gauche, la caméra balance vers la droite... Bref, de quoi se mélanger les pinceaux et les premières bais nécessitent plusieurs passages, le temps de me faire la main. Finalement, ce sera un vol de plus de 2 heures pour un circuit d’à peine 200 km, avec au final une petite douzaine de bais dans la boîte. Demain, le secteur sud de la réserve représente un circuit de 400 km !!
Nous passons le reste de la journée à traiter les images, en prélevant pour chaque séquence la ou les photos qui permettront de reconstituer l’intégralité des clairières. Avant la nuit, il me faut encore refaire le plein du Cessna, à partir d’un baril de 200 litres et d’une pompe électrique branchée sur la batterie du camion.
Samedi 25
0900, décollage pour le circuit sud. Mais le vol doit être interrompu après seulement 4 bais, lorsque nous nous apercevons que l’alternateur ne charge plus la batterie. Après quelques essais, je décide d’éteindre tous les instruments électriques. Heureusement, nous nous orientons à partir du GPS portable de Boo. Cela me permet aussi de couper la batterie et de garder assez de courant pour sortir les volets à l’atterrissage.
Sur la piste de Bomassa, je démonte le capot et entreprends avec Fay, le Mr électricité du camp, de mesurer les tensions de la batterie ainsi que de l’alternateur. Mais déjà, il n’y a plus assez de courant pour démarrer l’avion. Et demain je suis attendu à Libreville !! Nous décidons que je démarrerai demain avec 2 batteries de voiture (12 volts) montées en série (la mienne est en 24 V). Il faudra juste faire particulièrement attention à l’hélice en remontant le capot.
De retour au bureau je rajoute quelques points de précaution dans le GPS de Boo, le long du trajet vers Libreville. Une simple ligne droite pendant 4 heures, mais je serais quand même rassuré avec quelques pistes de dégagement disponibles au milieu de cette forêt interminable qui, d’en haut, ressemble à un champ infini de persil ou brocoli.
Soudain, Boo lève la tête de son ordinateur et me fait signe de regarder par la fenêtre. Un éléphant est là, 2 mètres derrière la vitre. Je me jette sur ma caméra dont je n’ai pas encore eu le temps de consulter la notice. Au diable la balance des blancs, je suis excité comme à mon premier concert pop, à 15 ans. Avec prudence, nous sortons du bureau pour varier les prises de vue. Je m’étais déjà trouvé à quelques centimètres d’un éléphant, fasciné par le regard désabusé de son œil rond. C’était à la ménagerie du cirque Knie, il avait un pied enchaîné et l’air bien élevé. Ici, même à 10 mètres, il est impressionnant par sa puissance contenue. A quel moment va-t-il se contrarier ? Celui-là est un habitué du village et s’appelle Gentil, parce qu’il ne s’est encore jamais montré agressif. Mais il lui suffit de faire un pas dans ma direction en levant sa trompe et je détale comme un lapin, traversant la moitié du camp sans me retourner.
Le soir, nous invitons à notre table Mme Djony. Son mari, est parti à Brazzaville pour toute la semaine. Elle nous raconte la douzaine d’accouchements qu’elle a déjà effectué au village, sans déplorer une seule complication. Le plus long et le plus difficile a duré vingt minutes. C’était pour la dernière épouse du vieux Mamatt, le mécanicien. Elle a 16 ans, lui approche la soixantaine. C’est sa troisième femme et il veut encore lui faire au moins 8 enfants.
Comme chaque soir, je retrouve dans la salle de bain la salamandre rose au-dessus du lavabo, l’araignée grise derrière le réservoir de la chasse d’eau et en invité exceptionnel aujourd’hui, une chauve souris qui fait des looping silencieux en rasant les murs. J’attends qu’elle termine son show pour m’installer devant le miroir avec ma brosse à dent. Je sais bien qu’elle bénéficie d’un radar ultra performant, mais la pièce est suffisamment exigüe pour activer le code alerte de mon T-CAS (alarme anti-collision).
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Dimanche 26
A 0830, démarrage épique de l’avion sous l’œil éberlué de la moitié du village. On a branché les 2 batteries 12V en série pour fournir les 24V requis par le démarreur, sans solliciter la batterie de l’avion dont j’aurai besoin pour faire la radio en arrivant à Libreville. Maintenant le plus délicat reste à faire. Fixer le capot du moteur par ses 36 visses, à quelques centimètres de l’hélice qui tourne à 700 tours minute, régime du ralenti. Boo est debout sur les freins, pendant que je me mets à plat ventre sur le capot, tournevis en main, et que Fay écarte les bras pour tenir les enfants à distance. C’est ce moment précis que choisit un touriste sorti de nulle part, sorte de globe-trotter équatorial ou routard tropical, pour débarquer à l’improviste. Il espère une place dans l’avion mais Boo le reçoit comme un chien dans un jeu de quille. Pas le temps de bavarder, je décolle sans les volets, pour Kabo à 10 minutes au sud ouest. Les douaniers ont été prévenus que je ne pourrai pas éteindre le moteur.
A 0900 je redécolle de Kabo et c’est parti pour 4 heures de vol sans radio, sans indicateur de niveau d’essence, sans pompe pour transférer le carburant depuis les réservoirs auxiliaires vers les principaux. Et avec pour seul instrument de navigation au dessus de cet océan de verdure, un GPS portable dans lequel j’ai ajouté à la va vite un ou deux aérodromes pas trop éloignés de la route en cas d’imprévu. Je m’exerce à estimer des coordonnées sur la carte pour ajouter en vol un troisième aérodrome dont je décide d’essayer la verticale. A travers les nuages, j’aperçois la bande brune de latérite. Je suis fier de mon coup et soulagé de constater que je peux aussi compter sur ce genre d’improvisation.
Suis monté péniblement à 10'500 pieds pour profiter d’un vent arrière qui pousse mon oiseau à 140 kts, vitesse sol. La consommation est descendue à 14 Gallons, soit moins de 60 litres par heure. J’en ai environ 280 dans les réservoirs principaux, plus 120 litres dans les supplémentaires montés en bout d’ailes. Mais aujourd’hui je ne compte pas dessus. A la verticale de Mitzic, il me reste un peu plus d’une heure de vol et je m’autorise une cigarette. Le gyro directionnel, ou conservateur de cap, a lâché depuis 20 minutes. Je ne vole plus qu’au GPS en essayant de maintenir mon horizon le plus droit possible. Mais un 206, ce n’est pas aussi stable qu’un Fokker. Il suffit que je m’absente 10 secondes et je me prends 30 degrés dans la vue.
La couche commence à se souder aussi je décide de descendre avant les Monts de Cristal, pour éviter d’avoir à traverser la couche sans connaître le relief. A 80, puis 40, puis 20 nautiques, j’essaie sans succès de contacter LBV (Libreville). J’avais piqué un peu au nord en espérant obtenir une semi-directe pour la piste 16, mais faute d’un contact radio je me trouve obligé de contourner la CTR (zone de contrôle) par l’est de la ville et, comme nous avions prévu cette éventualité, me rends directement à Nyounié, un petit terrain en herbe de 600 mètres à 25 minutes au sud de LBV, qui dessert un lodge de week-end. Je le connais pour y avoir effectué les 2 tours de piste d’évaluation auxquels a procédé Peter avant de confirmer mon embauche en décembre dernier.
La procédure d’urgence pour une arrivée sans radio à LBV n’était pas envisagée parce que l’avion est immatriculé à Brazza et je n’ai pas encore ma licence congolaise. Pas le moment de me faire remarquer. Après plus de 4 heures dans l’appareil je suis bien tenté de me poser sans autre formalité, mais pour le principe je me force à effectuer au moins un passage de précaution (en général pour faire partir les bêtes) puis décide d’approcher très à plat depuis la mer, plutôt que de piquer après les arbres en arrivant de la forêt. Il me reste tout de même assez de batterie pour sortir 20° de volets et c’est tant mieux parce qu’une brise légère me pousse dans le dos. Bref, …posé pas cassé, j’arrive juste à temps pour le déjeuner.
La terrasse est bondée et je m’incruste à une table dans cette foule en goguette d’employés du secteur pétrolier. Me sens comme un agriculteur ardéchois qui, après 4 jours de marche, arrive au marché d’Aubenas pour vendre sa récolte. Tous ces gens m’ont l’air de citadins et je ne sais pas quoi leur dire. Après le repas, je demande une chambre à l’hôtelier pour me reposer et m’assoupit pour une sieste moite lorsque le bruit de l’avion de Peter me sort de ma somnolence. Il rentre de Gamba (sud du Gabon) avec un jour d’avance, parce qu’il doit aller récupérer Cath, directrice de recherche à LaLopé, qui en est à son 6ème mois de grossesse et se tape une méchante crise de palud. Personnellement je suis juste content de rentrer à Libreville… On viendra récupérer mon avion avec 2 jerrycans d’essence et une VHF portable avant la tombée de la nuit.
Lundi 27 – mardi 28
Outre les problèmes de maintenance à régler, je profite de ce séjour pour acheter des bougies de chauffe pour le Land Cruiser de Bomassa, qu’on devait pousser au démarrage depuis plusieurs jours. Ainsi qu’un stylo feutre parce que les bics ne fonctionnent pas bien sur papier humide, et une corde de 30 mètres en cas d’ arborissage forcé. J’ai lu ça dans « L’avion du blanc ». Pour me rassurer, Carribou, un technicien québecois de chez 2AG (Air Affaires Gabon), m’explique que autant à la cime qu’au pied des arbres, on a de toute façon peu de chance de passer la nuit sans se faire dévorer par les insectes, en premier lieu les fourmis qui sont particulièrement bien organisées pour ce genre de travail. Il a le sens de l’humour, le bougre, mais pour le moment, je prends tout au pied de la lettre.
C’est d’ailleurs avec ce même bonhomme que je m’aperçois, en mettant à jour les documents de l’avion, que l’inspection des 50 heures était due il y a déjà plus de 10 heures. Normalement je n’ai droit qu’à 5 heures de tolérance. A la bonne heure, on est en Afrique…mais du coup on ne repartira que mercredi.
Mercredi 29
Décollage 1100. Etape à LaLopé pour un déjeuner meeting avec Lee, le jeune et populaire directeur de WCS Gabon, ainsi que David, un vénérable journaliste un peu amidonné mais néanmoins fort sympathique du National Géographique.
Dans l’avion, Lisa (encore une chercheuse) se trouve mal et me remplit deux sachets pic-nics… Heureusement pour elle, son voyage s’interrompt à la première escale. Sur la seconde branche, nous survolons les chutes d’Ivindo, puis par quelques légers détours, j’en profite pour repérer le maximum de pistes de dégagement.
Jeudi 30 - Bomassa
Dés le matin, je profite du trajet de Madame Djony, qui part faire sa provision d’eau potable avant de se rendre au dispensaire, pour apprendre à manœuvrer la pirogue sous la surveillance bienveillante du pinassier Jean-Pierre Kouyas. Il ne s’agit pas seulement de brancher la nourrice et de tirer sur une corde de démarreur, mais bel et bien de diriger cette longue et étroite embarcation dans le courant. Et surtout, repérer les hauts fonds qui, selon le niveau de l’eau, pourraient bloquer la coque et la mettre en travers du remous.
Pendant 10 minutes, nous remontons le fleuve, dépassant avec précaution les pêcheurs et villageois qui avancent en poussant sur un long bâton. La rame n’est vraiment utile que dans le sens de la descente.
Si les pêcheurs ont souvent de belles pirogues, voir parfois un petit moteur, les femmes ou les enfants qui vont chercher de l’eau ou attraper le poisson de leur prochain repas, semblent tenir en équilibre sur des barcasses à peine salubres. Ainsi cette jeune mère encore adolescente qui, debout sur une planche vermoulue, longe la rive avec un nouveau né attaché dans son dos et 2 enfants en bas âge, accroupis à l’avant. Sans même parler du danger, ça doit bien lui prendre la matinée, de venir chercher ses quelques litres d’eau.
Nous arrivons à la source. J’imaginais une petite cascade d’eau cristalline qui jaillirait de la roche. Mais c’est juste un bras de rivière qui vient se jeter dans la Sangha et dont l’eau est à peine plus claire parce que le courant est moins fort. Bien sûre, une fois au camp elle sera filtrée avant de remplir les bouteilles d’eau minérale dont je n’avais pas jusqu’alors soupçonné le recyclage perpétuel. Les robinets et douches du camp sont directement alimentés par la Sangha, via un réservoir surélevé. D’où cette couleur un peu terreuse qui incite à la prudence.
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Vendredi 31
C’est maintenant une routine bien rodée, lorsqu’un vol est prévu à l’avance, je m’organise pour ravitailler l’avion et contrôler son huile la veille. Ca me donne une chance de garder les mains propres au moins pour la première branche. Je profite ce matin-là d’installer avec du grillage à moustiques et des serre-joints en plastique une protection sur les sorties à l’air libre des mes réservoirs. Principalement contre les nids d’insectes.
L’avion dort dehors sur la piste. J’aurais bien voulu le pousser sur le préau de l’école, afin de laisser la piste libre pour un éventuel avion égaré. Mais le chef du village me propose au contraire de l’éloigner de la cour, parce que les enfants la semaine et les adultes le week-end viennent y jouer au foot. De toute façon, ça fait longtemps qu’il est question de construire un hangar, ne serait ce que parce qu’il n’est pas rare que des éléphants viennent sur la piste pendant la nuit. Il suffirait que l’un d’eux ait besoin de se gratter le dos, et l’on se retrouverait soudain à une demi-journée de pirogue de Ouesso, la ville la plus proche.
L’après midi, je me plonge enfin dans la notice de mon caméscope, et tente quelques plans sur les incroyables migrations de fourmis qui traversent le camp. Dans la foulée, j’expérimente la fonction contre-jour en espérant immortaliser dans les arbres les premiers singes que j’aie jamais vu en liberté. Je me suis installé sur la grande table en bois, prés du massif d’arbres principal qui règne au centre du camp. L’ensemble est d’autant plus imposant qu’il surgit d’une termitière haute de 3 mètres. Et alors que tranquillement j’écris ces lignes en sirotant une bière limonade, dans l’ambiance filtrée d’une fin d’après-midi paresseuse, je reçois sur la tête une pluie de brindilles, feuilles et fruits, qui semblent tomber soit d’une poussée de sève, soit d’un courant d’air en altitude. Je lève la tête et c’est là que j’aperçois mon premier spécimen de cercopithèque. Un petit singe, quoi ! Silencieux et discret, il se faufile entre les branches comme un écureuil, mais plutôt de la taille d’un gros chat avec une queue 2 fois plus longue. Moins que celle du Marsupilami, toutefois.
Well, je suis encore loin d’avoir les compétences d’un zoologiste, mais de jour en jour j’apprends à reconnaître les signes de la forêt qui annoncent la proximité d’un animal. Tel un pygmée stagiaire, je suis sur mes gardes dés que j’entends un craquement de branche, accompagné ou non d’un bruit de respiration ou d’une odeur caractéristique. Je me méfie surtout des éléphants derrière les fourrés. Je n’ai pas encore eu la chance de voir des gorilles, donc pour le moment, les singes que je connais sont très légers et font à peine tomber des petites branches. En ce moment même, il y en a un juste au-dessus. Je l’observe à travers le feuillage et ses gestes me rappellent quelque chimpanzé ou babouin que j’aurais pu voir au zoo de Bâle. Du coup je me rends compte de la tristesse de cette captivité.
Samedi 1er février
Bomassa – Kabo – Mokabi – Impfondo – Bomassa : d’abord pour récupérer Paul, le responsable des activités hors réserves de WCS-Congo et son assistant Bienvenue. Je les emmène à Mokabi, l’une des stations forestières (logging company comme ils disent ici) qui pullulent dans la région. Ceux-là sont français, la société Rougier, mais il y a aussi des libanais, des chinois et même des congolais. Un seul arbre peut valoir jusqu’à 10'000 $ paraît-il, si son essence est précieuse et que la structure de la fibre rende son bois particulièrement décoratif. Bien sûre c’est une extrême, mais ça donne quand même un ordre de grandeur des intérêts qui sont en jeu.
D’un point de vue purement botanique, il est désormais communément admis que la forêt, si elle est exploitée dans les règles de l’art, bénéficie d’un meilleur cycle de carbonne que lorsqu’elle est laissée à son état le plus sauvage, ce qu’on désigne par forêt primaire. Le vrai problème de l’exploitation forestière, c’est surtout les compagnies asiatiques qui coupent absolument tout sans faire de détail, mais aussi la chasse et le braconnage qui sont les seuls moyens de nourrir en viande les centaines voir milliers de travailleurs qui vivent en forêt. Plusieurs expériences d’élevage ont déjà été tentées, mais culturellement aussi bien qu’économiquement, cette option ne tient pas la route compte tenu de l’abondance du gibier. Aussi, les sociétés de conservation se contentent elles de négocier avec les compagnies et les gouvernements des accords de bonne conduite garantissant le respect des espèces classées protégées mais aussi l’inviolabilité de certaines réserves bien délimitées. Au final, on assiste à une sorte de course de territoire entres les compagnies qui veulent des concessions et les organismes de conservation qui veulent des réserves protégées.
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Dimanche 2 février
Ce matin nous partons pour Brazzaville où je dois me faire établir enfin une licence congolaise. Nous avons retiré les sièges arrière pour charger un barril de 200 litres d’Avgas parce qu’il n’y a plus de carburant pour les avions à pistons dans la capitale du Congo. Et aussi 2 glacières vides qui nous permettront de ramener des provisions.
De nouveau, la moitié des notables du village sont réunis au bord de la piste pour assister à notre départ. Quand Monsieur le Directeur Bryan s’en va, c’est un peu les parents qui partent en week-end, laissant la maison aux aînés qui surveilleront les plus jeunes.
Je remonte la piste et, à 30 mètres du seuil, effectue mon demi-tour en flirtant avec la végétation du bout de chaque aile. Plein gaz, je lutte un instant avec le palonnier pour garder l’appareil au centre de la bande. A mi-piste, je jette un coup d’œil au badin (indicateur de vitesse) et l’aiguille ayant à peine décollé du zéro, décide en une fraction de seconde d’abandonner le décollage… juste la place de m’arrêter. C’est ma première accélération-arrêt non simulée depuis que je vole. Sans l’indicateur de vitesse, il serait tout de même hasardeux d’effectuer une montée à pleine charge, ou même une approche sur une piste aussi limitative. Aussi je remonte à nouveau la piste en expliquant à Bryan, impassible, que le pitot (capteur de pression dynamique accroché sous l’aile) a peut-être été obstrué par de l’eau ou un insecte. Auquel cas, je serai coupable d’avoir bâclé ma prévol. En tout les cas, je veux vérifier ça avant de tenter un second décollage. Je lui demande de surveiller l’aiguille pendant que je souffle dans le pitot. Elle bouge, …à priori c’était simplement notre poids qui a prolongé le roulement de façon inhabituelle.
Cette fois-ci, je partirai la queue dans les feuillages, puissance établie sur les freins, et m’applique à soulager le train avant en tirant légèrement sur le manche dés le début de l’accélération. A mi piste, l’aiguille n’est toujours pas rentrée dans l’arc blanc (limite de vitesse autorisée avec les volets), mais je sélectionne 2 crans de volets et à 80 mètres des buissons, tire sur le manche en poussant un juron. Alors que je continue d’accélérer dans le lit de la Sangha, je tourne la tête pour regarder Bryan. Ce type me sidère, il a gardé cette même expression sarcastique qu’il a quand il vient de vider son 3ème Gin Tonic. Plus de 300 heures par an, il confie sa vie à des pilotes rencontrés au bar de l’aéroclub de Libreville, sans broncher un sourcil. Doit avoir des problèmes de famille, c’est pas possible.
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Lundi 3
Brazza. Le marché couvert, les étalages de fruits et légumes tenus par des meutes de mamas en concurrence, des boutiques crasseuses de bric et de broc. Les quartiers populaires sont infiniment plus intéressants que le centre ville.
Avant de demander ma validation de licence, je dois obtenir un certificat médical. En route pour l’hôpital, nous remontons une file interminable de voitures qui attendent devant une même station service que le courant soit rétabli. Des enfants proposent aux impatients, pour le double du prix, de l’essence au noir qu’ils transportent dans des bouteilles de pastis. En fin de matinée, la garde Présidentielle fera disperser la file, parce que Sassou veut sortir de son Palais.
Dans un grand bâtiment jaune qui de l’extérieur paraissait désaffecté, un assistant me fait pisser dans un gobelet, puis déshabiller pour l’électrocardiogramme, puis rhabiller pour les tests de vue et d’audition. Je lis à 30 cm, puis à 2 mètres une phrase écrite en tout petit sur un grand tableau et il me donne 10 comme pour une épreuve de lecture. Ensuite, avec un casque sur les oreilles je dois mettre ma tête dans une sorte de demi-caisse insonorisée. Mais avec la rumeur de la rue, le ronron du vieux climatiseur et les bavardages dans la salle d’attente, impossible d’entendre les sons aigus. J’ai quand même une bonne note. Profitant de ma consultation avec le médecin, qui a fait son internat à Bordeaux au siècle dernier, je lui parle des oeufs de vers que j’ai sous la peau des pieds, du médicament que m’a donné Madame Djony contre les bactéries intestinales et des interminables démangeaisons que me provoquent des piqûres de je ne sais quoi, mais ce ne sont pas des moustiques. Après m’avoir diagnostiqué une insuffisance neurologique en me tapant sur les genoux et les chevilles avec son marteau, il dresse une ordonnance longue comme le bras. A lui tout seul, il pourrait redresser l’économie pharmaceutique du pays…
Mardi 4
Sur la terrasse de notre hotel, l’Hyppocampe, que dans un premier temps j’avais pris pour le camp des Hippopotames à cause de l’accent de Bryan, nous croisons le Directeur de WCS-Congo Kinshasa accompagné d’une grande congolaise distinguée. John et Mamy Tchiwhawha. Nous convenons d’aller manger ce soir tous ensembles dans un restaurant vietnamien. Nous serons sept : John et Mamy, Bryan et Bruno, un belge né à Kinshasa qui est logisticien pour le parc de Koncouati (sanctuaire pour les tortues Luth) au nord de Pointe Noire. Puis Angela et Djenzy, les 2 étudiantes britanniques que nous sommes venus récupérer hier soir au vol Air France.
Mais c’est vraiment Mamy qui attire les faveurs de mon inspiration du jour : sorte de conseillère ou secrétaire d’Etat au Ministère des Affaires Etrangères de la République Démocratique du Congo, elle est en même temps sophistiquée et très familière. Affectant de jouer les citadines, elle s’effraie de nos conditions de vie en forêt. Tour à tour, elle captive par des considérations straté-géopolitico-mondaines, interrompues de « …mais je ne devrais jamais vous dire ça, ce sont des secrets d’Etat ! », ou nous charme par des attentions bienveillantes à chacun. Notamment à l’intention des 2 jeunes chercheuses fraîchement débarquées et qui sont encore toutes timides. Mais Mamy ne comprend pas l’anglais, aussi prend elle ostensiblement un air d’ennui quand nous ne parlons plus en français.
John est un sacré numéro lui aussi. Il approche la soixantaine et se tape à tout bout de champ sur la cuisse en poussant des rires hystériques. Depuis plus de vingt ans en Afrique, il parle couramment le Swahili et correctement le Lingala. Enfin, je ne peux pas vraiment juger, mais j’en crois Mamy qui lui fait toute sa logistique, par amitié et admiration. En fait, pour avoir l’occasion de voir du pays, j’imagine.
A la fin du repas, je remarque que Mamy a habilement et discrètement récupéré les morceaux de viande intacts laissés dans son assiette et celle de John. Avec un savant dosage de condescendance et complicité, elle demande au serveur qu’il lui prépare un paquet à emporter. Dans un premier temps elle m’explique derrière un sourire embarrassé qu’elle risque d’avoir faim plus tard, en travaillant sur le rapport qu’elle doit terminer avant de se coucher. Plus tard, elle évoque les enfants de ses voisins qui seront bien contents d’avoir un extra. Personne n’est dupe. Elle est prise entre deux mondes. L’un pauvre où le gaspillage est intolérable. L’autre privilégié, où par une simple affaire de rang, d’attitude, de rencontre, on se retrouve à brasser des millions en paroles, comme s’ils étaient dans notre poche. Un monde de faux semblants et de vraies disproportions.
*********
Mercredi 5
3 heures 30 de vol pour rentrer à Bomassa. Cette fois-ci nous sommes 4 dans l’avion, les 2 filles se rendant au camp de M’Belly où elles doivent rester 6 mois. C’est une sorte de grande clairière à environ 3 heures de notre camp. Dont un tiers de voiture, un tiers de pirogue et le dernier tiers à pied. En 2000, on y a fait construire un mirador de luxe, c’est à dire une maison posée sur des pilotis à une dizaine de mètres de hauteur. Et depuis 2 ans, des scientifiques de tout poil s’y relaient pour observer la démographie et le comportement des gorilles. Il paraît que le site est exceptionnel !! Mais quand-même, pour cohabiter pendant 6 mois voir plus dans une paillotte haut-perchée, il faut être drôlement passionné par son sujet.
Jeudi 6
Je suis tout seul !!! Bryan et les filles, mais aussi la moitié des travailleurs sont partis à M’Belly. Demain, une délégation de 15 VIP américains arrive à Bomassa pour aller passer le week-end au mirador et il faut tout organiser. Le transport, la nourriture, les boissons, de l’eau et surtout, des lits.
Livré à moi même, j’avance dans mon feuilleton tant et si bien que pour la première fois je me couche vraiment tard. Et lorsque je quitte le bureau pour regagner ma chambre, le groupe électrique est déjà éteint depuis belle lurette. Nous sommes en saison sèche, aussi le ciel est couvert et l’on n’y voit que pouic.
Sans lampe de poche, j’avance à tâton dans le noir, essayant de suivre la piste en sable qui traverse le camp. Jamais je n’ai entendu si fort les bruits de la brousse. Les grillons, la civette, le hocheur, le moustac… non, bien sûre je fabule, en revanche le daman est bien réel. Ça commence doucement avec un hululement bref et répétitif, mais qui s’amplifie démesurément tout en devenant rauque comme si l’animal allait finir par se déchirer les cordes vocales. C’est le genre de cri qui à lui tout seul en donne pour son argent au touriste venu se dépayser quelques jours loin des bruits d’ascenseur. Un bruit qui, émotionnellement parlant, vaut largement une charge d’éléphants ou une meute de gorilles depuis un mirador. J’essaie de marcher vite, surtout parce qu’à tout moment je peux mettre le pied sur une colonie de fourmis qui traversent mon chemin, et les plus grosses d’entre elles, celles chargées de protéger la colonne, brûlent comme une piqûre de guêpe. Quel est le sagouin qui n’a pas remis la lampe de poche à sa place ?
Vendredi 7
Bryan et les travailleurs sont de retour en fin de matinée, juste une heure avant l’arrivée de la délégation des supers VIP. Un avion spécial de Libreville les a posé à Kabo et une cortège de 3 Land Cruisers flambants neufs les amène par la route. Parmi eux, le fondateur du camp de Bomassa, son excellence l’ancien ambassadeur des Etats Unis à Brazza, son excellence la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis a Brazza, son excellent directeur des réserves protégées en Alaska, …un peu égaré ce drole d’Inuit, et tout un aéropage de Directeurs et conseillers en tout genre.
Pendant le dîner, les discussions ne manquent pas de déraper des quatre pneux sur l’imminence de la guerre en Irak, et les tergiversations de la France. Peu en forme, et n’ayant pas la repartie pour défendre la cause irakienne, je m’esquive entre le fromage et la poire. En arrivant aux douches où je m’apprête a faire ma toilette rituelle du soir, j’ai un haut le cœur avant même de pénétrer dans la pièce exigüe. Une araignée velue de la taille de ma main trône immobile sur la porcelaine du wc, juste à hauteur d’un éventuel mollet innocent. Je ne demande pas mon reste et file au bureau chercher la caméra. En chemin, je m’interroge sur mon devoir de solidarité d’en informer la délégation. Considérant l’araignée suffisamment en évidence, je décide de m’abstenir afin de préserver au moins pour le premier d'entre eux, la qualité d’émotion de cette rencontre avec la forêt.
Samedi 8
Au petit matin, toute cette fine équipe ré-embarque dans les Land Cruiser en route pour la fameuse clairière de M’Belly. Et à nouveau je suis seul au camp. Je déambule entre les cases en m’imaginant en Robinson des bois, déjà organisé et prêt à affronter des années de solitude. A vrai dire, j’ai rendez-vous à 16 heures au village pour participer au match de foot des adultes.
Je passe une partie de la journée dans le bureau à feuilleter des rapports et des articles sur les divers sujets écologiques qui préoccupent nos chercheurs. Et je m’aperçois alors que plusieurs noms cités en référence ou dans les bibliographies sont des familiers de la station et connus par la plupart des travailleurs. Combien de fois ne m’a t-on pas demandé des nouvelles de MM. Blake, Ruggiero, Faye, Morgan, … ces éminents pionniers de la conservation en forêt pluviale africaine.
Dimanche 9
A midi, je dois récupérer deux météorologues de Toulouse accompagnés de leurs homologues congolais à Ouesso, le chef lieu de la région Sangha, à 30 minutes de vol au sud de Bomassa. Leur avion arrivant de Brazza a une heure de retard. En patientant, je me permets imprudemment une assiette de bouillon de gazelle accompagné d’un fanta tiède, histoire de m’immerger dans la torpeur exotique de la buvette de l’aéroport.
De retour sur le tarmac, je regrette de ne pas avoir pris ma caméra. Il y a là tous les notables de la région, attendant eux aussi l’Antonov de Brazza qui amène le nouveau Préfet de la région ainsi qu’un Ministre chargé de son intronisation dés demain.
Les femmes ont sorti leurs robes multicolores et les hommes leur meilleur costume. Sous l’aile de mon cessna, parqué à la limite du bitume pour laisser à l’avion régional la place de faire son demi-tour, toute une délégation d’endimanchés attend à l’abri du soleil. Devant le terminal, des cortèges d’associations se sont installés avec leurs slogans inscrits sur des panneaux blancs : le Centre de Promotion de la Femme en Politique, la SAMAS Association Maman Antoinette Sassou N’Guesso, l’AMIRA Les militaires.retraités et anciens combattants de la Sangha…
L’avion arrivé, je retrouve mes 4 bonhommes au pied de la passerelle, après la dispersion des officiels. Un rapide passage aux autorités nous permettra de régler les taxes d’aéroport et, ceci est nouveau, des frais de chancellerie. A bien y réfléchir, la justification de cette perception insolite est tout à fait désopilante. Il s’agit simplement de faire payer au voyageur de passage des frais d’établissements de facture. Dans un pays en guerre civile, c’est d’une courtoisie plutôt civilisée. Pendant toutes ces civilités, je m’occupe de charger les bagages dans l’avion.
Ça me fait plaisir d’avoir des français à mon bord, qui plus est fraîchement débarqués de Toulouse. Aussi je m’autorise à leur offrir un service soigné et nous rejoignons Bomassa en suivant le lit du fleuve, quelques mètres au-dessus de l’eau. Peut-être 5 minutes de vol en plus à cause des virages mais, sauf si l’on a le mal de l’air, ça en vaut vraiment la peine. A hauteur des arbres, on a l’impression de traverser la jungle sur une autoroute, de voir la forêt en coupe, survolant les pirogues en battant des ailes pour répondre aux signes d’amitiés. Au sortir d’un virage en coude, une douzaine d’enfants jouent au foot sur un banc de sable isolé au milieu du fleuve. A se demander comment ils y ont accédé car je n’aperçois aucune embarcation.
Arrivé à la piste, je saute par dessus les arbustes et effectue un premier passage un peu moins bas que d’habitude parce que je n’ai jamais volé aussi chargé et ça se ressent dans les commandes. En tout cas, je vois bien à leurs visages que mes passagers ont été emballés par le spectacle.
*********
Mardi 11
Quatre jours entre Kochkor et Bishkek English translation pending
Bonjour à tous,
Je me tourne vers vous en quête de conseils pour 4 jours à passer entre Kochkor et Bishkek.
En Aout prochain, je ferai un treck à cheval avec un groupe d'amis au lac de Song Kul, à l'issue duquel l'agence nous déposera à Kochkor. Puis mes amis partent pour Bishkek, mais comme j'ai 4 jours de plus, je souhaitais continuer d'explorer la région avant de rentrer à Bishkek pour mon vol de retour
J'ai pensé à plusieurs options (classées par ordre de faisabilité à mon sens) 1) faire la route de Kochkor à Bishkek via la vallée de Suusamyr. Si je comprends bien il y a un tronçon de la route ou il n'y a aucun transport en commun. J'ai contacté plusieurs agences, en attente de retour.
2) de Kochkor, poursuivre jusque Naryn, et explorer Eki Naryn et éventuellement Tash Rabat, puis retourner à Bishkek. Ca me semble faisable sans agence.
3) Sinon, passer les 4 jours à Bishkek avec des excursions à la journée par exemple à Ala Archa ?
4) En 4 jours faire Kochkor - Osh - Bishkek me parait une mauvaise idée même si les paysages ont l'air magnifiques.
Que me conseillez vous, sachant que je serai une femme voyageant seule (pas d'autostop pour moi), niveau budget je peux mettre entre 50 - 100 euros pour un chaffeur si ca me fait gagner du temps pour voir des choses plus intéressantes, mais le budget n'est pas non plus illimité ;) Element essentiel : à l'issue du 4e jour je dois revenir à Bishkek pour prendre un avion le lendemain.
Merci d'avance à qui pourra m'éclairer !
J'ai pensé à plusieurs options (classées par ordre de faisabilité à mon sens) 1) faire la route de Kochkor à Bishkek via la vallée de Suusamyr. Si je comprends bien il y a un tronçon de la route ou il n'y a aucun transport en commun. J'ai contacté plusieurs agences, en attente de retour.
2) de Kochkor, poursuivre jusque Naryn, et explorer Eki Naryn et éventuellement Tash Rabat, puis retourner à Bishkek. Ca me semble faisable sans agence.
3) Sinon, passer les 4 jours à Bishkek avec des excursions à la journée par exemple à Ala Archa ?
4) En 4 jours faire Kochkor - Osh - Bishkek me parait une mauvaise idée même si les paysages ont l'air magnifiques.
Que me conseillez vous, sachant que je serai une femme voyageant seule (pas d'autostop pour moi), niveau budget je peux mettre entre 50 - 100 euros pour un chaffeur si ca me fait gagner du temps pour voir des choses plus intéressantes, mais le budget n'est pas non plus illimité ;) Element essentiel : à l'issue du 4e jour je dois revenir à Bishkek pour prendre un avion le lendemain.
Merci d'avance à qui pourra m'éclairer !
Vos coups de coeur en Chine English translation pending
Bonjour à tous,
En prévision d'un voyage en chine d'un mois, j'aimerais savoir quels sont vos coups de coeur afin de m'aiguiller pour préparer mon itinéraire.
Guilin, Pekin, Shangai, Xi'an et Chengdu sont déjà au programme pour le moment.
Merci à tous
En prévision d'un voyage en chine d'un mois, j'aimerais savoir quels sont vos coups de coeur afin de m'aiguiller pour préparer mon itinéraire.
Guilin, Pekin, Shangai, Xi'an et Chengdu sont déjà au programme pour le moment.
Merci à tous
Voyage en Mongolie en juillet-août 2016 English translation pending
Salut à tous,
Je vais partir un an en Asie (plus d'informations sur ce lien : http://voyageforum.com/discussion/long-voyage-en-asie-d7361020/) en commençant par la Mongolie pendant 1 mois.
Je pense visiter la capitale pendant quelques jours avant d'aller visiter la campagne. Mais j'aimerais surtout visiter le désert de Gobi avec un groupe de nomades voyageant avec des yourtes , je n'ai pas vraiment trouvé des informations sur Internet, mais j'aimerais bien savoir s'il serait plus pratique d'y aller à pied, en cheval/chameau, jeep (Je ne crois pas que ça soit possible, si ?) ou autre chose ? De plus, j'aimerais bien aller en Chine ensuite en traversant ce désert, est-ce possible ? Faisable ?
Merci pour vos réponses ! P.S : Si quelqu'un voudrait voyager avec moi, n'hésitez pas !
Je vais partir un an en Asie (plus d'informations sur ce lien : http://voyageforum.com/discussion/long-voyage-en-asie-d7361020/) en commençant par la Mongolie pendant 1 mois.
Je pense visiter la capitale pendant quelques jours avant d'aller visiter la campagne. Mais j'aimerais surtout visiter le désert de Gobi avec un groupe de nomades voyageant avec des yourtes , je n'ai pas vraiment trouvé des informations sur Internet, mais j'aimerais bien savoir s'il serait plus pratique d'y aller à pied, en cheval/chameau, jeep (Je ne crois pas que ça soit possible, si ?) ou autre chose ? De plus, j'aimerais bien aller en Chine ensuite en traversant ce désert, est-ce possible ? Faisable ?
Merci pour vos réponses ! P.S : Si quelqu'un voudrait voyager avec moi, n'hésitez pas !
Itinéraire Vancouver - Calgary sur 15 jours English translation pending
Bonjour,
Nous préparons notre voyage pour début juin dans l'ouest canadien. Nous atterrirons à Vancouver et repartirons de Calgary. Le programme prévu est le suivant :
Jour 1 : Vancouver Jour 2 : Victoria Jour 3 : Port alberni Jour 4 : Tofino Jour 5 : Whistler Jours 6 et 7 : Chase Jour 8 : Revelstoke Jour 9 : Golden Jours 10 et 11 : Bannff Jours 12 et 13 : Jasper Jour 14 : Edmonton Jour 15 : Calgary
Trouvez-vous ce programme cohérent ? Pensez-vous que 3 jours pour l'île de Vancouver est bien ou trop ? Et 4 jours pour la région de Revelstoke et Golden ? Est-ce qu'Edmonton vaut le coup d'un détour ?
Merci par avance de votre avis !
Nous préparons notre voyage pour début juin dans l'ouest canadien. Nous atterrirons à Vancouver et repartirons de Calgary. Le programme prévu est le suivant :
Jour 1 : Vancouver Jour 2 : Victoria Jour 3 : Port alberni Jour 4 : Tofino Jour 5 : Whistler Jours 6 et 7 : Chase Jour 8 : Revelstoke Jour 9 : Golden Jours 10 et 11 : Bannff Jours 12 et 13 : Jasper Jour 14 : Edmonton Jour 15 : Calgary
Trouvez-vous ce programme cohérent ? Pensez-vous que 3 jours pour l'île de Vancouver est bien ou trop ? Et 4 jours pour la région de Revelstoke et Golden ? Est-ce qu'Edmonton vaut le coup d'un détour ?
Merci par avance de votre avis !
Vallée de la Tchouïa, entre Novossibirsk et la frontière mongole? English translation pending
Bonjour,
Qui a fait la vallée de la TCHOUÏA, entre NOVOSSIBIRSK et la frontière mongole ?
Je louerai une voiture à l'aéroport de NOVOSSIBIRSK et descendrai le long de la route jusqu'à la frontière . Je pense faire ce trajet en 2 ou 3 jours AR , et je recherche un hôtel sympa sur la route qui parait-il, est magnifique et un condensé des paysages russes ! Merci pour votre aide.
Vacances au Kirghizistan cet été English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Ma copine et moi-même projetons d'aller passer nos vacances au Kirghizistan cet été. Nous comptons y rester environ 2 semaines et demi.
Étant donné que c'est une destination plutôt originale, beaucoup de questions nous viennent à l'esprit. Évidemment, on a entrepris des recherches sur le net (sans compter l'emprunt du lonely planet à la bibliothèque) mais quelques incertitudes persistent.
On a cru comprendre qu'il était relativement aisé de se déplacer à l'intérieur du pays. Pour les activités, on se tourne vers les CBT. D'accord, mais en tombant sur ce site http://www.cbtkyrgyzstan.kg/en/, il semblerait qu'il n'y en ait qu'une quinzaine dans tout le pays; or on avait cru comprendre qu'on en trouverait vraiment très régulièrement... Le meilleur plan est peut-être de rester dans des villes assez importantes (pour avoir un CBT) et rayonner autour. Dans ce sens, on pense faire -Bishkek (canyon rouge et Ala Archa. Pour les sorties "à la journée" autour de Bishkek, visiblement, il est très simple de trouver un bus pour l'aller mais est-ce aussi simple pour revenir jusqu'à Bishkek?) -Karakol ou autre pour pouvoir profiter du lac Issyk Kul quelques jours (des idées pour un coin tranquille avec des jolies balades montagnardes autour?) - rando équestre jusqu'au lac Song Kul (à priori Kochkor comme point de départ, vous confirmez?) - La région de Naryn (paraît que c'est chouette?) - Osh (j'ai lu beaucoup de choses sur la ville en elle-même, le marché notamment, mais les alentours valent-ils le coup d'oeil?) - Pour finir la boucle, y a-t-il un coin dans le nord ouest particulièrement recommandé? Je suis souvent tombé sur le nom de Kyzyz Oi...
On est plutôt à la recherche de petites randonnées à la journée (de 3 à 6h) pas trop hardcore. Ca se trouve dans tous ces secteurs? On aimerait aussi éventuellement en faire une de 2 ou 3 jours pas trop compliquée. Est-il possible d'en trouver une avec des étapes chez l'habitant le soir?
Bon, ça fait déjà un paquet de questions mais c'est pas fini :)
Côté pratique maintenant: Y a-t-il vraiment aussi peu de distributeurs de billets que ça? En gros, en quittant une des 3-4 villes qui en ont, ils faut prévoir 4-5 jours de liquide sur soi. Ca craint pas trop? J'ai lu qu'il ne faut pas boire l'eau au robinet. Quand on est paumé dans la pampa, c'est simple de trouver de l'eau en bouteille? Et sinon, a-t-on une chance de croiser des locaux parlant un peu anglais ou bien ça sera uniquement dans les CBT?
Voilà, voilà.... Merci à toutes celles et ceux qui prendront un peu de leur temps pour nous éclairer.
Ma copine et moi-même projetons d'aller passer nos vacances au Kirghizistan cet été. Nous comptons y rester environ 2 semaines et demi.
Étant donné que c'est une destination plutôt originale, beaucoup de questions nous viennent à l'esprit. Évidemment, on a entrepris des recherches sur le net (sans compter l'emprunt du lonely planet à la bibliothèque) mais quelques incertitudes persistent.
On a cru comprendre qu'il était relativement aisé de se déplacer à l'intérieur du pays. Pour les activités, on se tourne vers les CBT. D'accord, mais en tombant sur ce site http://www.cbtkyrgyzstan.kg/en/, il semblerait qu'il n'y en ait qu'une quinzaine dans tout le pays; or on avait cru comprendre qu'on en trouverait vraiment très régulièrement... Le meilleur plan est peut-être de rester dans des villes assez importantes (pour avoir un CBT) et rayonner autour. Dans ce sens, on pense faire -Bishkek (canyon rouge et Ala Archa. Pour les sorties "à la journée" autour de Bishkek, visiblement, il est très simple de trouver un bus pour l'aller mais est-ce aussi simple pour revenir jusqu'à Bishkek?) -Karakol ou autre pour pouvoir profiter du lac Issyk Kul quelques jours (des idées pour un coin tranquille avec des jolies balades montagnardes autour?) - rando équestre jusqu'au lac Song Kul (à priori Kochkor comme point de départ, vous confirmez?) - La région de Naryn (paraît que c'est chouette?) - Osh (j'ai lu beaucoup de choses sur la ville en elle-même, le marché notamment, mais les alentours valent-ils le coup d'oeil?) - Pour finir la boucle, y a-t-il un coin dans le nord ouest particulièrement recommandé? Je suis souvent tombé sur le nom de Kyzyz Oi...
On est plutôt à la recherche de petites randonnées à la journée (de 3 à 6h) pas trop hardcore. Ca se trouve dans tous ces secteurs? On aimerait aussi éventuellement en faire une de 2 ou 3 jours pas trop compliquée. Est-il possible d'en trouver une avec des étapes chez l'habitant le soir?
Bon, ça fait déjà un paquet de questions mais c'est pas fini :)
Côté pratique maintenant: Y a-t-il vraiment aussi peu de distributeurs de billets que ça? En gros, en quittant une des 3-4 villes qui en ont, ils faut prévoir 4-5 jours de liquide sur soi. Ca craint pas trop? J'ai lu qu'il ne faut pas boire l'eau au robinet. Quand on est paumé dans la pampa, c'est simple de trouver de l'eau en bouteille? Et sinon, a-t-on une chance de croiser des locaux parlant un peu anglais ou bien ça sera uniquement dans les CBT?
Voilà, voilà.... Merci à toutes celles et ceux qui prendront un peu de leur temps pour nous éclairer.
Retour de 3 semaines en Ouzbékistan English translation pending
Bonjour à tous !
Après avoir pris des informations sur ce forum, Je voulais vous écrire pour vous donner à mon tour mes impressions après notre voyage en Ouzbekistan de 3 semaines en septembre 2015.
Nous sommes parties à deux avec un guide, l'agence Zamin Travel nous a concocté un programme en fonction de ce que nous voulions.
J1 : Tashkent J2-4 : Vallée de Fergana J5-6 : Khiva J7-9 : Boukhara J10-12 : Sentob+Oukhum+Urazmat J13-16 : Tepakoul+Taragay+Shakrisabz+Ayoqchi J17-20 : Samarkand J21 : retour Tashkent
Nous avons abandonné le projet d'aller voir la mer d'Aral : cher, long, déprimant (?)
Hébergements+guides+transferts+6 jours de trek tout compris = 1300 euros/pers Nous restaient à payer : les diners et déjeuners (parfois nous n'avons carrément pas dîné, tellement le déjeuner avait été copieux et le thé aussi), les entrées sur les sites (90 euros à ajouter selon Zamin), le visa et l'avion bien sur (400-500 euros)
Notre guide Obid était GENIAL, il parlait très bien français et était accessible et adaptable à peu près à tout. Il s'est démené pour nous emmener dans les endroits où nous voulions aller, même si c'était parfois inhabituel (nous avons voulu manger dans les bazars, plutôt que dans les restaurants par exemple).
Le programme était très bien adapté à nos souhaits pour les villes (Khiva, Samarkand, Boukhara) : nous avions généralement une journée et demie au moins guidée puis une journée libre, avec les bouts de journée après le trajet d'arrivée.
En revanche, il était trop chargé en trajets en voiture pour la partie trek. Nous aurions préféré faire moins de voiture même en restant au même endroit, chez l'habitant.
A Urazmat par exemple, nous n'avons pas profité de la vue, des yourtes, car nous avions roulé toute la journée et nous nous sommes couchées en arrivant, sans même regarder le paysage... Je pense que sur la durée de notre séjour il aurait fallu choisir entre les montagnes de Sentob et celles d'Urazmat. Vouloir voir les deux était une erreur, nous n'en avons pas beaucoup profité et c'est dommage. Nous ne pouvions pas savoir que les routes seraient dans des états très contrastés dans le pays : tantôt toutes lisses, tantôt pleines de trous, tantôt carrément inexistantes (!)
Bien sur j'ai informé l'agence de cette remarque afin qu'ils puissent adapter les programmes, mais si les voyageurs sont informés aussi c'est mal non plus 😛
Ce voyage nous a permis de découvrir beaucoup de choses dans ce beau pays et nous sommes satisfaites de la prestation de Zamin. Même lors d'un petit souci (changement d’hôtel à Khiva), le patron a appelé et arrangé le changement d’hôtel vraiment très vite, merci à lui !
Les maisons d’hôte et les gites chez l'habitant étaient très bien, charmants et originaux. Je suis contente d'avoir fait appel à une agence car j'ai l'impression qu'en individuel il aurait été difficile de découvrir ces petits coins de paradis (ou en tout cas pas en trois semaines).
Malgré cela, nous avons eu un gros souci de vol d'argent (je pense à Sentob). Nous nous sommes senties tellement chez nous que nous avons oublié toute prudence et avons laissé un sac contenant de l'argent dans la chambre pendant le dîner 🤪 C'est stupide, oui, et cette erreur nous a couté cher et nous nous en sommes voulu. Même un guide s'est fait voler de l'argent à cet endroit. Je me permets cependant d'avancer que la personne qui a volé est un(e) habitué(e), car il ou elle a volé juste "l'intérieur" de la liasse de billets, de façon à ce que nous ne nous en apercevions pas tout de suite... Ni le passeport ni l'appareil photo n'ont été volés, cela nous l'aurions vu immédiatement...
Je suis sure que la plupart des voyageurs ici ne feraient pas l'erreur de laisser de l'argent dans une chambre, mais je raconte tout de même, si cela peut servir à quelqu'un.
Bien entendu c'est notre faute et pas du tout la faute de Zamin ou des guides... L'agence n'a pas "pu" non plus parler du vol à la famille qui nous avait reçu (ou alors nous ne l'avons jamais su). C'est vrai que c'est délicat, mais je pense qu'ils auraient dû en parler. Alors au moins je le fais de mon côté, après leur en avoir fait part.
Malgré cela, Sentob est un bel endroit qui mérite largement de rester 2 nuits, surtout que le trajet pour y aller est long et difficile. La randonnée pour aller au lac Fozilmon est super, les steppes sont très belles. En septembre, le lac était quasiment asséché avec de grandes herbes, mais c'était magnifique. Je pense qu'il est possible de faire d'autres randonnées autour de Sentob, au lieu de repartir au bout de seulement 1 journée, après ce trajet éprouvant.
Oukhoum est un endroit super-agréable, un des plus beaux souvenirs. C'était très difficile à trouver, la route était en très sale état, mais encore une fois Obid s'est très bien débrouillé, merci à lui :-) L'homme ouzbeck qui accueillait était très jovial et sa maison était chouette, merci Zamin !
Taragay : belle maison, possibilité de randonnée autour. Mêmes compliments que pour les autres maisons :-)
Ayoqchi : belle maison, superbe paysage, nous aurions aimé y passer 2 nuits plutôt qu'une. Le couple qui accueille est vraiment gentil et calme. La randonnée Ayoqchi-Tersak est superbe, ça monte beaucoup mais cela vaut vraiment le coup. Ma préférée !
Côté matériel, amha : - Inutile d'emmener des chaussures de montagne, de bonnes trail ou running feront l'affaire - Dans la liste des médicaments, je rajouterais à cette liste un médicament anti-constipation car la cuisine Ouzbecke, délicieuse, fut très difficile à digérer. Crème antidouleur (arnica) serum phy Aspirine + doliprane Compeed compresses simples Crème solaire Anti-douleur (ketoprofene) Panfurex Pansements à découper + ciseaux Sparadrap Steristrip Vitamine C Amener un sac de couchage était inutile, car nous avons pu avoir des couvertures dans chaque nuit chez l'habitant. Un drap de sac suffit en tout cas à cette saison.
Petit truc : si vous avez peur des chiens, il arrive d'en rencontrer et certains voyageurs ont eu des expériences pour le moins déplaisantes... De mon côté, j'en avais un peu peur mais les rares chiens qui ont aboyé fort défendaient leur bout de terrain, leur maitre les a rappelés derechef. A Oukhum, la famille avait un super-gros chien impressionnant mais c'était un vrai nounours 🙂 ! Bref, je me suis fait peur pour rien, à part se faire aboyer dessus (et changer d'endroit, du coup), il n'est rien arrivé de facheux.
Les repas chez l'habitant, notamment à Shakrisabz ou Nurata, étaient vraiment très bons ! pareil, je ne sais pas si nous aurions pu gouter cela en individuel, donc merci Zamin.
L'hotel à Boukhara était super (hovli-Poyon) et son gérant vraiment efficace, gentil, serviable. Nous avons beaucoup aimé. (la prestation de diner était correcte aussi, mais il est possible de diner pour moins cher et au moins aussi bon en ville)
L'hotel marokand : Mansur, gérant de l'hotel marokand, nous a emmenées à un restaurant pas loin de l'hotel pour que nous puissions manger pas trop cher le premier soir, c'était très gentil de sa part.
Mais souvent lors de notre séjour la chambre n'était pas nettoyée... A notre départ, la chambre a été nettoyée de fond en comble alors que personne n'allait l'utiliser... Bref, je me fous d'avoir de nouvelles serviettes tous les jours, mais l'entretien faisait juste un peu aléatoire ou nous n'en avons pas bien saisi le fonctionnement après nos 4 jours là-bas.
Il y a eu une fuite de gaz à l'hotel Marokand et le remplaçant du gérant a très bien fait son travail : il a coupé le gaz et changé notre chambre (merci à lui). Par la suite, je ne pense pas que des réparations aient été faites et je pense que l'odeur de gaz aurait inquiété beaucoup de gens. Les Ouzbecks y sont habitués (leurs voitures roulent aussi au gaz), mais je pense qu'ils ont moins peur que les occidentaux des accidents liés au gaz...
Nous avons ensuite eu quelques soucis avec Mansur, le gérant : - il s'est absenté pendant la journée sans nous prévenir, du coup nous ne pouvions pas accéder à l'hotel juste avant de prendre le train le dernier jour, - il nous a demandé nos passeports plusieurs fois pour faire la registration, il a fallu lui demander plusieurs fois pour retrouver nos passeports... - il a réservé une voiture vraiment en mauvais état pour aller à la gare de Samarkand. C'aurait été rigolo pour un trajet superflu, la voiture qui se démarre en touchant 2 câbles, qui brinquebale et sent le gaz à 10km. En l'occurence nous allions prendre un train et étions moyen-rassurées sur les capacités de la bestiole à nous déposer à l'heure. Nous avons été à l'heure, mais je pense que Mansur a juste fait ça pour gratter un peu sur la marge qu'il avait pour nous prendre un taxi.
Cela laisse une assez mauvaise impression sur cet hotel, je pense qu'il y a un peu de laisser-aller. Malgré cela, le personnel était souriant, l'hotel bien placé, calme et confortable. Des groupes Allibert y séjournent souvent.
Le seul reproche que je fais à Zamin est le manque de communication pour la liste des hébergements. En effet, les réservations n'ont pas été faites dans les hébergements prévus et ils ne nous ont pas envoyé la nouvelle liste des hébergements avant le départ (?!)
Finalement, à l'aéroport, personne ne nous a demandé la liste des hébergements et les papiers de registration...????!! (ça valait bien la peine de se stresser la tête pour ça 😎)
Je rajouterais juste un truc : concernant les souvenirs, je trouve que les acheter à Khiva (chaussettes en laine ou grosses chapkas) ou à Boukhara (miniatures, foulards, poteries, chapeaux russes...) est plus simple et moins cher (en plus il y a du choix et de la qualité) qu'à Samarkand.
J'ai personnellement trouvé Khiva, Boukhara et Samarkand très belles (évidemment), un peu plus mitigée sur Nurata même si le panorama était grandiose. A Khiva, une boutique de photo propose une galerie de toute beauté, c'est entre le centre et l'hotel Hovli-Poyon.
Le marché d'Urgut m'a déçue, nous avions visité un marché sur la route vers Taragay beaucoup plus authentique, c'était génial 😉
A Samarkand, on m'avait parlé d'un mur qui séparait les sites touristiques du reste de la ville. C'est vrai que ce mur est bien là, et qu'un boulevard tout propre parcouru de bus électriques n'offre que des boutiques de souvenirs qui ne font pas vraiment authentiques (par rapport à Boukhara...), on sent une volonté de séparer le ghetto à touristes des habitants de Samarkand... C'est dommage. Mais on peut voir aussi pas mal d'Ouzbecks visiter ce boulevard et les rencontres se font tout de même. Peut-être peut-on voir aussi une volonté de rendre plus propre, plus neuf et plus confortable un joyau touristique dont les Ouzbecks sont fiers ? Je n'ai pas trop d'avis sur la question. Mais je m'attendais à un mur plus haut, plus rébarbatif, un truc à la Israël ou Berlin... Et en fait non 😉 (mais mieux vaut être prévenu tout de même) A Boukhara, les monuments en-dehors de la ville m'ont déçue aussi, à part le palais d'été de l'émir, super-kitchouille 😉 A Tashkent, grand moment de bonheur quand nous avons voulu visiter le métro. Nos passeports étaient restés à l'hotel (la fameuse procédure de registration à la ...potiron-c'est-de-saison...), du coup la police nous a arrêtées et nous avons passé une heure dans un placard du métro, avec deux flics, sympas mais têtus, dans l'attente que l’hôtel les rappelle en disant que oui, il y avait bien 2 touristes qui se baladaient en ville sans passeport (des dangers publics forcément 😊). J'ai parlotté en russe avec les flics, on a rigolé, on est resté calme et on s'est demandé pourquoi on n'avait pas pris nos photocopies de passeport, restées bien sagement dans le sac. On venait d'arriver, donc pas encore les bons réflexes 😉.
Il me reste à trier les 900 photos de domes bleus magnifiques que j'ai ramenées 😉 Pour l'aspect historique, architectural et le contact avec les habitants pendant le trek, les thés dégustés sur les tchorpoyas à l'ombre, ce fut un voyage au-delà de toutes nos espérances ! Allez-y !
N'hésitez pas à me demander en MP si vous avez des questions plus précises pour organiser votre voyage, je me ferai un plaisir de vous répondre 🙂
Yalena
Après avoir pris des informations sur ce forum, Je voulais vous écrire pour vous donner à mon tour mes impressions après notre voyage en Ouzbekistan de 3 semaines en septembre 2015.
Nous sommes parties à deux avec un guide, l'agence Zamin Travel nous a concocté un programme en fonction de ce que nous voulions.
J1 : Tashkent J2-4 : Vallée de Fergana J5-6 : Khiva J7-9 : Boukhara J10-12 : Sentob+Oukhum+Urazmat J13-16 : Tepakoul+Taragay+Shakrisabz+Ayoqchi J17-20 : Samarkand J21 : retour Tashkent
Nous avons abandonné le projet d'aller voir la mer d'Aral : cher, long, déprimant (?)
Hébergements+guides+transferts+6 jours de trek tout compris = 1300 euros/pers Nous restaient à payer : les diners et déjeuners (parfois nous n'avons carrément pas dîné, tellement le déjeuner avait été copieux et le thé aussi), les entrées sur les sites (90 euros à ajouter selon Zamin), le visa et l'avion bien sur (400-500 euros)
Notre guide Obid était GENIAL, il parlait très bien français et était accessible et adaptable à peu près à tout. Il s'est démené pour nous emmener dans les endroits où nous voulions aller, même si c'était parfois inhabituel (nous avons voulu manger dans les bazars, plutôt que dans les restaurants par exemple).
Le programme était très bien adapté à nos souhaits pour les villes (Khiva, Samarkand, Boukhara) : nous avions généralement une journée et demie au moins guidée puis une journée libre, avec les bouts de journée après le trajet d'arrivée.
En revanche, il était trop chargé en trajets en voiture pour la partie trek. Nous aurions préféré faire moins de voiture même en restant au même endroit, chez l'habitant.
A Urazmat par exemple, nous n'avons pas profité de la vue, des yourtes, car nous avions roulé toute la journée et nous nous sommes couchées en arrivant, sans même regarder le paysage... Je pense que sur la durée de notre séjour il aurait fallu choisir entre les montagnes de Sentob et celles d'Urazmat. Vouloir voir les deux était une erreur, nous n'en avons pas beaucoup profité et c'est dommage. Nous ne pouvions pas savoir que les routes seraient dans des états très contrastés dans le pays : tantôt toutes lisses, tantôt pleines de trous, tantôt carrément inexistantes (!)
Bien sur j'ai informé l'agence de cette remarque afin qu'ils puissent adapter les programmes, mais si les voyageurs sont informés aussi c'est mal non plus 😛
Ce voyage nous a permis de découvrir beaucoup de choses dans ce beau pays et nous sommes satisfaites de la prestation de Zamin. Même lors d'un petit souci (changement d’hôtel à Khiva), le patron a appelé et arrangé le changement d’hôtel vraiment très vite, merci à lui !
Les maisons d’hôte et les gites chez l'habitant étaient très bien, charmants et originaux. Je suis contente d'avoir fait appel à une agence car j'ai l'impression qu'en individuel il aurait été difficile de découvrir ces petits coins de paradis (ou en tout cas pas en trois semaines).
Malgré cela, nous avons eu un gros souci de vol d'argent (je pense à Sentob). Nous nous sommes senties tellement chez nous que nous avons oublié toute prudence et avons laissé un sac contenant de l'argent dans la chambre pendant le dîner 🤪 C'est stupide, oui, et cette erreur nous a couté cher et nous nous en sommes voulu. Même un guide s'est fait voler de l'argent à cet endroit. Je me permets cependant d'avancer que la personne qui a volé est un(e) habitué(e), car il ou elle a volé juste "l'intérieur" de la liasse de billets, de façon à ce que nous ne nous en apercevions pas tout de suite... Ni le passeport ni l'appareil photo n'ont été volés, cela nous l'aurions vu immédiatement...
Je suis sure que la plupart des voyageurs ici ne feraient pas l'erreur de laisser de l'argent dans une chambre, mais je raconte tout de même, si cela peut servir à quelqu'un.
Bien entendu c'est notre faute et pas du tout la faute de Zamin ou des guides... L'agence n'a pas "pu" non plus parler du vol à la famille qui nous avait reçu (ou alors nous ne l'avons jamais su). C'est vrai que c'est délicat, mais je pense qu'ils auraient dû en parler. Alors au moins je le fais de mon côté, après leur en avoir fait part.
Malgré cela, Sentob est un bel endroit qui mérite largement de rester 2 nuits, surtout que le trajet pour y aller est long et difficile. La randonnée pour aller au lac Fozilmon est super, les steppes sont très belles. En septembre, le lac était quasiment asséché avec de grandes herbes, mais c'était magnifique. Je pense qu'il est possible de faire d'autres randonnées autour de Sentob, au lieu de repartir au bout de seulement 1 journée, après ce trajet éprouvant.
Oukhoum est un endroit super-agréable, un des plus beaux souvenirs. C'était très difficile à trouver, la route était en très sale état, mais encore une fois Obid s'est très bien débrouillé, merci à lui :-) L'homme ouzbeck qui accueillait était très jovial et sa maison était chouette, merci Zamin !
Taragay : belle maison, possibilité de randonnée autour. Mêmes compliments que pour les autres maisons :-)
Ayoqchi : belle maison, superbe paysage, nous aurions aimé y passer 2 nuits plutôt qu'une. Le couple qui accueille est vraiment gentil et calme. La randonnée Ayoqchi-Tersak est superbe, ça monte beaucoup mais cela vaut vraiment le coup. Ma préférée !
Côté matériel, amha : - Inutile d'emmener des chaussures de montagne, de bonnes trail ou running feront l'affaire - Dans la liste des médicaments, je rajouterais à cette liste un médicament anti-constipation car la cuisine Ouzbecke, délicieuse, fut très difficile à digérer. Crème antidouleur (arnica) serum phy Aspirine + doliprane Compeed compresses simples Crème solaire Anti-douleur (ketoprofene) Panfurex Pansements à découper + ciseaux Sparadrap Steristrip Vitamine C Amener un sac de couchage était inutile, car nous avons pu avoir des couvertures dans chaque nuit chez l'habitant. Un drap de sac suffit en tout cas à cette saison.
Petit truc : si vous avez peur des chiens, il arrive d'en rencontrer et certains voyageurs ont eu des expériences pour le moins déplaisantes... De mon côté, j'en avais un peu peur mais les rares chiens qui ont aboyé fort défendaient leur bout de terrain, leur maitre les a rappelés derechef. A Oukhum, la famille avait un super-gros chien impressionnant mais c'était un vrai nounours 🙂 ! Bref, je me suis fait peur pour rien, à part se faire aboyer dessus (et changer d'endroit, du coup), il n'est rien arrivé de facheux.
Les repas chez l'habitant, notamment à Shakrisabz ou Nurata, étaient vraiment très bons ! pareil, je ne sais pas si nous aurions pu gouter cela en individuel, donc merci Zamin.
L'hotel à Boukhara était super (hovli-Poyon) et son gérant vraiment efficace, gentil, serviable. Nous avons beaucoup aimé. (la prestation de diner était correcte aussi, mais il est possible de diner pour moins cher et au moins aussi bon en ville)
L'hotel marokand : Mansur, gérant de l'hotel marokand, nous a emmenées à un restaurant pas loin de l'hotel pour que nous puissions manger pas trop cher le premier soir, c'était très gentil de sa part.
Mais souvent lors de notre séjour la chambre n'était pas nettoyée... A notre départ, la chambre a été nettoyée de fond en comble alors que personne n'allait l'utiliser... Bref, je me fous d'avoir de nouvelles serviettes tous les jours, mais l'entretien faisait juste un peu aléatoire ou nous n'en avons pas bien saisi le fonctionnement après nos 4 jours là-bas.
Il y a eu une fuite de gaz à l'hotel Marokand et le remplaçant du gérant a très bien fait son travail : il a coupé le gaz et changé notre chambre (merci à lui). Par la suite, je ne pense pas que des réparations aient été faites et je pense que l'odeur de gaz aurait inquiété beaucoup de gens. Les Ouzbecks y sont habitués (leurs voitures roulent aussi au gaz), mais je pense qu'ils ont moins peur que les occidentaux des accidents liés au gaz...
Nous avons ensuite eu quelques soucis avec Mansur, le gérant : - il s'est absenté pendant la journée sans nous prévenir, du coup nous ne pouvions pas accéder à l'hotel juste avant de prendre le train le dernier jour, - il nous a demandé nos passeports plusieurs fois pour faire la registration, il a fallu lui demander plusieurs fois pour retrouver nos passeports... - il a réservé une voiture vraiment en mauvais état pour aller à la gare de Samarkand. C'aurait été rigolo pour un trajet superflu, la voiture qui se démarre en touchant 2 câbles, qui brinquebale et sent le gaz à 10km. En l'occurence nous allions prendre un train et étions moyen-rassurées sur les capacités de la bestiole à nous déposer à l'heure. Nous avons été à l'heure, mais je pense que Mansur a juste fait ça pour gratter un peu sur la marge qu'il avait pour nous prendre un taxi.
Cela laisse une assez mauvaise impression sur cet hotel, je pense qu'il y a un peu de laisser-aller. Malgré cela, le personnel était souriant, l'hotel bien placé, calme et confortable. Des groupes Allibert y séjournent souvent.
Le seul reproche que je fais à Zamin est le manque de communication pour la liste des hébergements. En effet, les réservations n'ont pas été faites dans les hébergements prévus et ils ne nous ont pas envoyé la nouvelle liste des hébergements avant le départ (?!)
Finalement, à l'aéroport, personne ne nous a demandé la liste des hébergements et les papiers de registration...????!! (ça valait bien la peine de se stresser la tête pour ça 😎)
Je rajouterais juste un truc : concernant les souvenirs, je trouve que les acheter à Khiva (chaussettes en laine ou grosses chapkas) ou à Boukhara (miniatures, foulards, poteries, chapeaux russes...) est plus simple et moins cher (en plus il y a du choix et de la qualité) qu'à Samarkand.
J'ai personnellement trouvé Khiva, Boukhara et Samarkand très belles (évidemment), un peu plus mitigée sur Nurata même si le panorama était grandiose. A Khiva, une boutique de photo propose une galerie de toute beauté, c'est entre le centre et l'hotel Hovli-Poyon.
Le marché d'Urgut m'a déçue, nous avions visité un marché sur la route vers Taragay beaucoup plus authentique, c'était génial 😉
A Samarkand, on m'avait parlé d'un mur qui séparait les sites touristiques du reste de la ville. C'est vrai que ce mur est bien là, et qu'un boulevard tout propre parcouru de bus électriques n'offre que des boutiques de souvenirs qui ne font pas vraiment authentiques (par rapport à Boukhara...), on sent une volonté de séparer le ghetto à touristes des habitants de Samarkand... C'est dommage. Mais on peut voir aussi pas mal d'Ouzbecks visiter ce boulevard et les rencontres se font tout de même. Peut-être peut-on voir aussi une volonté de rendre plus propre, plus neuf et plus confortable un joyau touristique dont les Ouzbecks sont fiers ? Je n'ai pas trop d'avis sur la question. Mais je m'attendais à un mur plus haut, plus rébarbatif, un truc à la Israël ou Berlin... Et en fait non 😉 (mais mieux vaut être prévenu tout de même) A Boukhara, les monuments en-dehors de la ville m'ont déçue aussi, à part le palais d'été de l'émir, super-kitchouille 😉 A Tashkent, grand moment de bonheur quand nous avons voulu visiter le métro. Nos passeports étaient restés à l'hotel (la fameuse procédure de registration à la ...potiron-c'est-de-saison...), du coup la police nous a arrêtées et nous avons passé une heure dans un placard du métro, avec deux flics, sympas mais têtus, dans l'attente que l’hôtel les rappelle en disant que oui, il y avait bien 2 touristes qui se baladaient en ville sans passeport (des dangers publics forcément 😊). J'ai parlotté en russe avec les flics, on a rigolé, on est resté calme et on s'est demandé pourquoi on n'avait pas pris nos photocopies de passeport, restées bien sagement dans le sac. On venait d'arriver, donc pas encore les bons réflexes 😉.
Il me reste à trier les 900 photos de domes bleus magnifiques que j'ai ramenées 😉 Pour l'aspect historique, architectural et le contact avec les habitants pendant le trek, les thés dégustés sur les tchorpoyas à l'ombre, ce fut un voyage au-delà de toutes nos espérances ! Allez-y !
N'hésitez pas à me demander en MP si vous avez des questions plus précises pour organiser votre voyage, je me ferai un plaisir de vous répondre 🙂
Yalena
Des Grands Volcans à l'Océan: Californie Oregon Washington English translation pending
Hello,
Voilà le carnet illustré de notre dernier voyage est en ligne sur sibellelaterre en cliquant ici

Bonne lecture! Marie
Texte seul :
RECIT USA 2015 Des Grands Volcans vers l’Océan : Californie du Nord, Oregon, Washington. Après quelques voyages dans l’Ouest Américain au pays des canyons et des roches rouges, nous décidons d’explorer de nouveaux horizons et quoi de mieux que quelques volcans pour motiver toute la famille ? Histoire de varier un peu, j’y ajoute une pincée d’océan (nous avions lors d’un voyage précédent eu l’occasion de survoler Seattle et la géographie du coin vue d’avion nous avait bluffés !) Cette année nous serons 6 puisque Valentin, l’ami de Marion fait partie de l’aventure. Le but du voyage est comme d’habitude de découvrir la nature en s’y baladant à pied et je fais donc le choix de réserver des hébergements à chaque fois au plus près des parcs : ce sera donc souvent du camping et comme la météo dans ces contrées peut se montrer taquine, nous ponctuerons le voyage de quelques séjours de 2 ou 3 nuits consécutives dans de douillettes maisons trouvées sur VRBO. Tous les campgrounds ont été réservés longtemps à l’avance entre décembre et février (à juste titre car presque tous étaient « full » à notre arrivée) Je prévois de faire pas loin de 5000 km en 3 semaines, nous serons 6 adultes avec du matériel de camping donc après avoir un peu hésité vu le surcoût, je change ma réservation de Dodge Grand Caravane pour un van 12 places qui s’avérera parfait ! Réservation chez Budget via Autoeurope (pour 20 jours : 1787 €+ 124 USD de frais de drop off) J’ai réservé en décembre les vols via American Airlines, et la meilleure combinaison prix/horaires/villes de départ et d’embarquement nous fait pour une fois partir du Luxembourg (très pratique pour nous car 1h40 de route) : Arrivée à San Francisco, départ de Portland. 718 €/personne du 02/08 au 22/08 : pas cher mais escales à Londres et Dallas (un peu plus de 20h de voyage), vieux avions avec écrans individuels qui fonctionnent mal, choix de film très réduit, rien en Français et films dont on ne choisit pas l’heure de début ! Impossible de réserver ses sièges en ligne ni à l’avance ni lors du online check-in : on a eu des sièges mal situés et étions placés 2 par 2 et pas tous ensemble (mais proches en s’arrangeant avec d’autres passagers). Pour finir, quelques jours avant le départ, je réalise que nous repartons à présent de Dallas et non plus de Portland ! Appel (en Français) au service client de la compagnie qui résout le problème immédiatement : je ne peux tout de même m’empêcher de me demander ce qui ce serait passé si je ne m’étais pas rendue compte à l’avance du bug ?! Malgré ces contrariétés, le voyage s’est bien déroulé : pas de retard et pas de bagage perdu. On a bouquiné et dormi dans l’avion, marché, mangé et wifité aux escales et sommes arrivés presque frais et dispos le 02/08 à 23h30 à San Francisco (pour un départ du Luxembourg le même jour à 11h30) Dimanche 02/08/2015, J1 Prise en charge un peu longue du véhicule à l’aéroport de SFO chez Budget (il faut dire que nous sommes un peu en avance) : le Ford 12 places est énorme et pour une fois le chargement des bagages se fait en 2 secondes. Coffre énorme, 3 banquettes à l’arrière (sièges non pliables), c’est royal. On branche le GPS et c��est parti via le Golden Gate Bridge vers Sausalito où j’ai réservé un houseboat, comme la dernière fois ! http://www.vrbo.com/629690
Nous le trouvons facilement et il est mignon comme tout, ça tangue un peu quand nous montons à bord, la mer miroite tranquillement, j’adore ! A notre horloge biologique il est 11 h du matin : un petit Stilnox et hop au lit, il est déjà 2h du mat heure locale !
Lundi 03/08/2015, J2 Nous avons tous bien dormi, même si j’ai dû mettre mes boules Quiès du fait de la proximité de l’autoroute (la Gate 6 ½ où nous sommes en est vraiment plus proche que les autres, bon à savoir !) Les autres n’ont rien remarqué ! Je n’ai pas de programme bien précis pour ces 2 jours/3 nuits à San Francisco : le but était d’attendre d’éventuels bagages perdus, de se remettre du décalage horaire, et tout simplement de profiter des vacances et de notre petit séjour sur l’eau. Après un 1er ravitaillement au supermarché du coin (Mollies Stones, bien achalandé mais cher, nous partons en voiture vers Hawk Hill, un point de vue situé au NO du Golden Gate Bridge.
A cette heure la circulation est plutôt clairsemée sur le pont.
Zoom sur San Francisco, quelle situation magnifique !
Les ponts de vue se succèdent le long de la route et sont de plus en plus beaux, d’autant plus qu’il n’y a pas de brouillard, pourtant si fréquent en été dans la baie. Il fait si beau que nous partons pour une baladounette vers Rodeo Cove, épargnée par le brouillard qui attend sagement au large sur le Pacifique. Du coup, les fleurs ont soif ! Après quelques circonvolutions, nous arrivons à Point Cavalho, cette fois au NE du pont. Le Présidio Yacht Club est bien situé mais gare au courant ! Au loin, le Bay Bridge et Alcatraz. Nous retournons ensuite au houseboat, tout proche, remplir les estomacs de nos grands zados. Ce ponton comme ceux des autres Gate est vraiment charmant… 2 kayaks sont à notre disposition et Arnaud s’en va faire un tour en attendant l’heure du repas, cool ! Pas de sieste surtout ! On file vers SFO (via le Golden Gate Bridge, payant uniquement en allant VERS SFO via le site bayareafastrak.org, à faire en avance ou dans les 48h qui suivent le passage, il faut l’immatriculation de la voiture) et nous partons à l’assaut de Lombard Street et de ses virages, à la vitesse…d’un escargot. Oui c’est le milieu de l’après-midi, pas malin… Les plus courageux font l’ascension à pied, ça va plus vite et ça leur permet de faire quelques photos des jolies maisons en bois rehaussées de flamboyants, d’une échappée vers Alcatraz et Angel Island, de belles maisons hispanisantes ou d’un aigle qui garde sa maison ! Vue au loin vers Coït Tower… Je plains les riverains parasités par ces hordes de touristes et surtout leurs voitures !
Nous allons ensuite faire un tour au bord de la mer. Il y a encore un petit port de pêche où batifole un phoque. Assez peu d’otaries au Pier 39 mais les observer est tout de même amusant surtout quand elles se chamaillent ! On est en Amérique, pas de doute ! Trop tard pour le musée de la marine que nous avions bien apprécié la dernière fois, il ferme à 17h. Alors nous profitons du beau temps pour grimper à Twin Peaks et profiter de la vue sur SFO. Les cargos au mouillage sont vent arrière tellement le courant de marée descendante est puissant ! Pourtant ça souffle ! Nouveau passage à Hawk Hill pour profiter d’un meilleur éclairage sur le Golden Gate Bridge. Puis nous regagnons avec plaisir nos pénates aquatiques.
Mardi 04/08/15 J3 Joli lever de soleil (le décalage horaire nous fait lever tôt !) En route vers la forêt de Muir Wood où nous arrivons un peu avant 8h. Nous partons randonner sur l’Ocean View Trail à partir de Pinchot Tree, puis Lost Trail et Fern Creek Trail : bof ! C’est longuet, fatigant, mieux vaut rester au fond de la vallée c’est là que sont les plus gros arbres. Je n’avais pas retenu cette rando la dernière fois, à juste titre ! Achat du National Park Pass (80 USD, valable 1 an pour tous les Parcs Nationaux des US) en quittant le parc. Nous reprenons la route vers Stinson Beach où se prélasse une colonie de phoques. Plus loin des biches un peu avant d’arriver à Point Reyes que décidément nous ne verrons pas encore cette fois sous le soleil. Drôle d’atmosphère dans cette presqu’île perdue. Je referai bien la balade d’Abott’s Lagoon mais le temps se gâte, les troupes fléchissent alors on retourne au soleil de Sausalito faire un peu de kayak au milieu des houseboats. Joli coucher de soleil !
Mercredi 05/08/15 J4 Nous avons refait quelques courses hier et partons de bonne heure pour Lassen Volcanic National Park. Notre fidèle petit frigo électrique nous accompagne pour son 4ème voyage : nous le laissons branché en permanence nuit et jour, aucun problème avec la batterie de notre gros van. Route pas palpitante d’autant plus que le ciel est blanc de fumée tous azimuts, flûte. Nous arrivons vers midi par l’entrée sud du parc, le traversons dans des nuages de fumée jusqu’au Manzanita Campground (le Lassen Peak, sommet du parc, est quasi invisible, noyé dans la fumée) trouvons notre emplacement de camping, nous installons (pour 2 nuits), cassons la croûte et partons en direction du Nord-Est du parc (1h de route) pour faire la rando de Cinder Butte Cone. Comme il est un peu trop tôt pour bénéficier d’une belle lumière sur ce site (si tant est que ce soit possible avec la fumée…grr…) nous partons d’abord sur la petite rando qui longe d’abord le Butte Lake puis tourne vers Bathtub pour former une boucle. Le niveau du lac semble assez bas et l’atmosphère est assez spéciale avec cette sal..ie de fumée… Le sentier s’élève au-dessus du lac. Les feux de forêt sont un phénomène naturel mais il semble que cette année soit particulièrement terrible : c’est la 4ème année de sécheresse pour les états de la côte ouest. Tout est sec et ratacuit, il y a eu très peu de neige cet hiver et les fleurs d’été sont fanées depuis belle lurette : moi qui me faisais une joie de randonner dans de jolies prairies d’altitude en fleurs sur fond de sommets enneigés… Laure (Calisson 94 sur voyage forum : https://voyageforum.com/...ost=7128317;#7128317) qui nous a précédés de quelques semaines m’a prévenue : tout est grillé et très peu de neige ! Je n’imaginais pas que c’était à ce point ! Dire que j’ai choisi le mois d’août pour éviter les déboires de Thibaut (Itat sur VF : https://voyageforum.com/...ost=5482471;#5482471) qui en juillet 2012 a souvent été bloqué dans ses randos par la neige ! La fine équipe, encore plein d’énergie ! Rando pas indispensable dans une forêt souvent brûlée avec un Bathtube Lake pas transcendant, dans du sable mou souvent. (3,7 km, +120 m) http://www.lassenhiking.org/...ake/Bathtub-Lake...
Il est temps maintenant d’aller voir à quoi ressemblent ce fameux cône de cendres et ses Painted Hills (collines colorées) satellites. On chemine d’abord en faux plat montant dans du sable mou le long d’une gigantesque coulée de lave (Fantastic Lava Beds) avant d’enfin sortir de la forêt pour découvrir cet étrange Cinder Cone. (+350 m, 8.2 km) http://www.lassenhiking.org/...Cone/Cinder-Cone... La grimpette est hypertoxique, vraiment éreintante dans des scories qui n’ont aucune tenue : heureusement le site est désert sans personne pour me voir agoniser dans la montée ! ½ h d’effort intense plus tard, nous découvrons le cratère formé de 2 lèvres concentriques. C’est beau malgré l’atmosphère enfumée. Personne n’aura le courage de descendre au centre du cratère, on se contente de suivre les crêtes. Arrivés au sud du cratère, nous découvrons les Painted Hills cernées du Fantastic Lava Bed qui coule jusque dans le Snag Lake. Je peste contre cette s… de f….qui nous afflige d’une impression de cataracte précoce ! Après une longue pause contemplative, nous redescendons sur le flanc sud du cône (je pense que la montée de ce côté est encore pire) L’endroit est tout de même magnifique, nous n’avions jamais rencontré de tels paysages auparavant… Bien fatigués, nous reprenons la route vers Manzanita Campground, dans la lumière orangée des fumées d’incendies. En route nous faisons provision de bois car il est interdit d’en ramasser dans le campground : trop facile, il y a du bois très sec de tous formats partout à profusion ! Je m’inquiète pour la rando prévue demain : la grimpette au Lassen Peak fait 600 m de dénivelée, mission impossible si c’est le même terrain que pour le Cinder Cone (264 m, 9 km) Nous voisines de camping nous rassurent : le terrain est normal, ouf ! La fraicheur tombe rapidement, nous sommes à 1800 m et nous regagnons bien vite nos sacs de couchage…
Jeudi 06/08/15 J5 4°C au réveil ! Ça pique ! Certains ont eu un peu froid. Je dois motiver mes troupes, pas emballées à l’idée de grimper sur le volcan Lassen Peak entraperçu hier dans les fumées d’incendies. C’est le plus haut volcan du parc : 3189 m, dernière grosse éruption en 1914. La rando grimpe +600m en 8 km A/R, http://www.lassenhiking.org/...Peak/Lassen-Peak...) Heureusement le décalage horaire joue toujours en notre faveur si bien qu’après une heure de route nous démarrons la rando avant 9h. Très bonne surprise : avec la fraicheur nocturne, la fumée est redescendue et nous sommes au-dessus. Je me doute qu’avec le réchauffement de l’air dans la matinée, elle va se dilater et grimper en altitude. Je confie donc l’appareil à Arnaud, beaucoup plus rapide que moi et il part devant avec mission de faire plein de photos avant que la fumée ne nous rattrape. L’odeur des lupins, seules fleurs encore présentes, légèrement sucrée est un délice ! En 3/4h il arrive à l’antécime et nous le rejoignons 1/2h plus tard, avant les nuages ! Gagné ! La grimpette est très régulière et comme il fait frais, c’est sans problème. Au Nord le mont Shasta émerge de la fumée, plus pour longtemps… Dernières longueurs vers le vrai sommet, course contre la fumée… Seuls persistent de rares névés. La fumée flirte maintenant avec le bord du cratère. Voilà nous sommes tous au sommet, mais pas les seuls ! Nous allons au cœur du cratère pour une pause pique-nique, il commence à faire bon. Grosse chaleur dans la descente, nous plaignons ceux qui montent en plain cagnard et qui en plus ne verront rien au sommet ! Retour au campground pour une douche puis une sieste bien méritées sous les gigantesques conifères qui dispensent une ombre appréciée. Petit tour vers le Manzanita Lake, à côté du campground, où de jolies oies pêchent en cadence tandis qu’un canard gourmand vient carrément quémander ! Valentin nous prépare de bonnes braises pour cuire notre repas du soir (bœuf grillé et pommes de terre à la braise) Nous achetons un peu de ravitaillement à l’épicerie bien achalandée du campground ainsi que 2 couvertures polaires. Vendredi 07/08/15 J6 Ce matin il nous semble faire presque bon : 7°C, on s’habitue ! Personne n’a eu froid et la mise en route est plus facile. Nous quittons le parc aujourd’hui mais avant nous allons visiter le site géothermique de Bumpass Hell, (5 km, +100 m, http://www.nps.gov/...ing_bumpass_hell.htm) qui se situe tout près du trailhead du Lassen Peak. Nous démarrons la rando avant 8h, pas de fumée mais le ciel est bien couvert. Personne sur le grand parking. Il s’agit pourtant de la rando incontournable du parc car facile avec peu de dénivelé. Ici aussi les lupins embaument l’atmosphère ! Nous dérangeons quelques biches et arrivons bientôt en vue des premières fumerolles. Le site n’est pas très étendu et parcouru d’une longue jetée de bois. Une lueur solaire apparait, et les couleurs éclatent enfin ! 9h, toujours personne ! Profitons… Remontée tranquille parmi les lupins, toutes les biches sont désormais cachées… Un dernier regard vers les fumerolles… Le Lassen Peak où nous étions hier émerge au-dessus des myrtilles. Plus à l’ouest Brokeoff Mountain, une rando plus ardue que nous ne ferons pas. Voici « le char » ! Nous traversons une nouvelle fois le parc vers sa sortie nord avec un petit arrêt au bord du lac Helen. Jolie prairie sur le flanc est du Lassen Peak. Petit arrêt pipi/culture express au Loomis Museum, qui présente quelques photos intéressantes de la grosse éruption d’il y a une centaine d’années. En route à présent vers Crater Lake, à 4h de route au Nord : arrêt déjeuner dans un diner de Shasta au pied du volcan éponyme, puis nous arrivons en Oregon toujours sous un ciel rendu blafard par les fumées d’incendies. Ils ne sont visiblement pas limités à la Californie ! Check in en milieu d’après-midi au Mazama Campground, nous installons les tentes (encore pour 2 nuits) puis filons voir le Crater Lake à quelques km seulement. 1er point de vue sur le lac vers 17h30 : les autres sont bluffés ! Moi qui ai vu des photos du cratère ourlé de neige, je regrette un peu cet hiver si peu arrosé et la canicule qui lui succède…L’endroit est tout de même incroyable. J’imagine la surprise de ceux qui l’ont découvert pour la 1ère fois ! Nous prenons la route vers l’ouest pour faire la courte et très fréquentée ascension du Watchman Peak (+130, 2.6 km A/R, http://www.americansouthwest.net/.../watchman-t...) un des petits sommets qui bordent le Crater Lake. A l’est bourgeonne un énorme nuage (juste derrière le Mont Scott où nous irons demain) qui nous fait penser à une éruption volcanique, car la région est truffée de volcans et qu’il n’y a aucun autre nuage dans le ciel (en dehors de strates de fumée, grrr) Juste sous nos pieds, le joli cratère de Wizard Island. Vers l’ouest, au loin les incendies et à nos pieds les prairies grillées par le soleil. Retour au campground, non sans faire auparavant une bonne provision de bois pour les grillades de ce soir (et les chamallows of course).
Samedi 08/08/15 J7 Petite flambée matinale pour prendre le petit déjeuner, nous sommes à 1800 m comme dans le Lassen Volcanic NP et les nuits sont encore relativement fraîches, 10°C ce matin. Forte de notre expérience du Lassen Peak où nous avons compris que le niveau des strates de fumée monte en cours de journée, je houspille mes troupes de bonne heure. Bien nous en a pris : une course à pied est organisée sur la route qui fait le tour du lac, si bien que la circulation n’est autorisée que dans un sens horaire, à vitesse réduite. Nous prenons donc notre temps pour découvrir les différents points de vue, quelques biches, les incendies au loin dont la fumée parvient toutefois jusqu’au lac. A 8h nous sommes au départ de la rando où nous serons seuls quasi jusqu’à notre retour à la voiture. Le Mount Scott est le plus haut sommet du parc 2692 m : 3 h de rando pour 350 m de dénivelé et 6,8 km, http://www.craterlakeinstitute.com/...rail-moun...)
Franc succès auprès des enfants, excellent rapport effort/intérêt. Vers l’est le paysage est gommé par les fumées. A l’ouest la vue est fantastique et cette fois le grand angle absorbe le lac sans problème ! Le terminus de la rando est une jolie ligne de crête à plat menant à un observatoire gardé par un mignon « racketteur » dont nous sommes les premiers clients de la journée… Nous partons ensuite vers le sud du parc pour pique- niquer près des Pinacles, des cheminées de fées joliment alignées dans une vallée encaissée que l’on surplombe sur un court sentier de quelques centaines de mètres. Retour sur la route qui fait le tour du lac, que nous terminons tranquillement avant de retourner au campground : douche, lecture, feu de bois… Tentative de balade le long de Annie’s Creek Canyon (qui borde le campground) mais la fatigue, la chaleur et le manque d’intérêt nous font rapidement rebrousser chemin. On se couche encore une fois de bonne heure : autant garder ce rythme « coucher tôt, lever tôt »qui nous permet le plus souvent d’éviter la foule. Il y a en effet beaucoup de monde dans cette région du NO bien plus peuplée que l’Utah ou l’Arizona que nous connaissons un peu, quasi uniquement des américains « du grand coin », très très peu d’européens. Il y a de leur part une vraie passion pour la vie en plein air, le camping confort avec barbecue/ canettes /fauteuils profonds (que nous envions !). Très certainement un héritage des pionniers, mâtiné de confort moderne ! C’est très familial avec enfants et chiens et en général à 21h, 22h quand il fait chaud, tout le monde est couché !
Dimanche 09/08/15 J8 La désormais traditionnelle petite flambée matinale ne nous empêche pas de décoller de bonne heure. Nous filons vers le nord en direction de Smith Rock State Park (http://www.oregonstateparks.org/...rkPage&p...) où nous ferons une petite étape pique-nique/balade avant de poursuivre vers Mitchell et John Day Fossil Beds National Monument (http://www.nps.gov/joda/index.htm) Nous longeons le Crater Lake par son côté ouest et réalisons que nous avons eu beaucoup de chance hier pour notre randonnée au Mount Scott. Il est 7h40 et le lac et ses sommets environnants sont déjà englués dans la fumée ! La lumière matinale n’en est que plus orangée… Longue route monotone entre 2 rideaux de conifères (ça nous rappelle un peu la Suède). Nous ravitaillons (courses et essence) à Redmond car ensuite vers Mitchell il n’y a plus grand-chose. On arrive enfin à Smith Rock SP : il est midi, il y a foule (dimanche) et la lumière est infecte. Mébon, on a tout de même bien envie de se dégourdir un peu les jambes sur cette randonnée en boucle (3,8 km, +256 m). La grimpette vers Misery Ridge exposée au sud est en plein soleil (même si la température ne dépasse étrangement pas 25°Cà l’ombre) si bien que nous optons pour un sens horaire afin de monter en partie à l’ombre. Petit pique-nique (tables avec vue sur les falaises) et c’est parti pour 2h15 de balade. A contre-courant…nous longeons la Crooked River, que surplombe la maison de mes rêves (encore une !) Détail amusant, on croise aux endroits « critiques » des sortes d’armoires où sont rangées béquilles et civières, ça peut toujours servir ! Nous voilà en contrebas du célèbre rocher de Monkey Face où sont suspendus quelques grimpeurs. Mais que regardent-ils ? Le sentier qui redescend ! Ce petit parc est indéniablement beau mais l’impression est mitigée avec cette foule dominicale… En route vers Mitchell, OR, où j’ai loué pour 2 nuits une croquignolette petite maison : on s’y sent de suite presque comme à la maison (ça manque de chats qui iraient pourtant parfaitement avec l’ambiance et le décor) http://paintedhillsvacation.com/accommodations.htm Nous y déposons nos affaires et filons vers la Painted Hills Unit de John Day Fossil NM, toute proche de la maison. A 18h nous entamons la petite rando de Caroll Rim Trail (2,6 km, +120 m) Qui nous permet d’embrasser d’un seul coup d’œil une bonne partie du site. Nous sommes tous un peu déçus : certes, il n’y a presque personne, la lumière est correcte (heure idéale, temps à peine couvert mais fumées encore et toujours), mais nous sommes à quelques mètres de la route et ça manque singulièrement de piment ! Je me maudis de cette espèce de snobisme mal placé qui ne me fait réellement apprécier un paysage que s’il faut au moins le mériter un peu ! Et j’ai transmis ce ressenti à toute la famille… donc bof général en arrivant en haut de la Caroll Rim. Petit frisson tout de même en voyant ces hautes herbes ployer élégamment sous la légère brise d’ouest. Nous parcourons ensuite les 2 ou 3 autres micro-trails du site. Nostalgie++ en voyant ces grosses fleurs jaunes qui nous transportent en Utah/Arizona. Retour à notre jolie maison où nous profitons du confort moderne, apprécié à 200% après 4 nuits de camping !
Lundi 10/08/15 J9 On traine un peu ce matin car la météo s’annonce maussade pour la 1ère fois depuis le début du voyage. Il est 9h45 quand nous débutons le Blue Basin Overlook Trail (boucle de 5,2 km, +230 m), situé dans la partie Sheep Rock du John Day Fossils NM, à 45’ de route de Mitchell, sous un ciel bien gris. Il nous faut 3/4H pour arriver au point de vue qui surplombe la vallée bleue. Un petit rayon de soleil transforme aussitôt l’atmosphère. Bleu, blanc, rouge ! Presque partout la végétation a brûlé et le soleil est bienvenu pour égayer un peu l’atmosphère ! Nous terminons la boucle et parcourons ensuite rapidement le Island in the Time Trail (2,1 km A/R) qui serpente au fond de la vallée. 2h au total pour ces 2 petites randonnées. Nous faisons une petite pause goûter à côté du Historic Cant Ranch House (où Fred et les enfants vont jeter un œil (bof)), dans un joli verger qui nous rappelle un peu celui de Fruita dans Capitol Reef (mais ici point d’abricots, juste des pommes pas encore mûres) Nous terminons par une visite du Thomas Condon Paleontology Center, assez intéressant et nous décidons de rentrer déjeuner dans notre joli jardin. Glandouille généralisée l’après-midi, ça fait du bien ! On s’était promis d’aller faire un tour à Mitchell downtown car le village nous a tapé dans l’œil mais finalement seul Arnaud aura le courage d’aller y faire un tour, avec pour mission de nous rapporter plein de photos ! Nous avons un faible pour les villes fantômes et mes recherches dans le coin n’avaient pas été très fructueuses (bleds paumés à plusieurs heures de route sans grand-chose à voir) et j’avais laissé tomber l’idée. En fait Mitchell est une superbe future ville fantôme en puissance ! Petite averse en fin de journée, insignifiante. Mardi 11/08/15 J10 En route pour le Mont Rainier ! Aujourd’hui nous changeons d’état : on quitte l’Oregon par une superbe route qui serpente dans de sauvages petits vallons ponctués de jolies granges, croise et recroise la John Day River (qu’il est possible de descendre au printemps car en été ça manque d’eau. Je pense que ça doit être superbe !), puis file à perte de vue sur de hauts plateaux grillés par le soleil et battus par les vents hérissés de centaines d’éoliennes et arrive enfin à la mythique Columbia River frontière géographique entre Oregon et Washington. Ce tout petit aperçu sur l’Oregon de l’Est m’a donné une furieuse envie d’y retourner au printemps, quand la nature renait et que la neige recouvre encore les sommets. Pas facile cependant de miser sur la bonne période et d’échapper à un printemps précoce ou à un hiver tardif… Petite pause au Mary Hill Museum (http://www.maryhillmuseum.org/), juste après le pont sur la Columbia, qui nous parait bien sage, bordée de vignes… Ce musée a été créé par un riche homme d’affaires, qui y a amassé « en toute simplicité » les œuvres qui lui plaisaient ! Visite chère et pas indispensable mais le cadre est agréable et j’ai découvert Andrea Rich, une femme peintre contemporain dont j’adore certaines œuvres! Quelques belles photos d’indiens aussi. A ne pas manquer, une veste imperméable pour le kayak faite en intestin de phoque ! Pour la 1ère fois depuis le début du voyage il fait trop chaud (34°C) et nous renonçons à pique-niquer dans le parc du musée pour nous mettre au frais dans un Mac-Do où nous ne passons pas inaperçus (moyenne d’âge au moins 70 ans ! Ambiance salon de thé !) Encore quelques heures de route et nous arrivons enfin à Ohanapecosh Campground, situé sur le flanc SE du Mont Rainier où j’ai réservé 3 nuits. Nous installons rapidement les tentes et reprenons la voiture pour quelques km pour la toute petite balade dans Grove of the Patriarchs (2km A/R), parmi des arbres millénaires dont les plus grands font une centaine de mètres de haut. Quelques moustiques pas trop affamés. Récolte de bois avant de regagner le campground, lavage dans la rivière (pas de douches) pour les plus courageux et toilette de chat pour les autres, feu de bois, grillades et chamallows et hop au lit ! Mercredi 12/08/15 J11 Le Mont Rainier est un gros volcan de 4292 m dont la dernière éruption remonte à 1894 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Rainier) situé à 90 km de Seattle : il est donc très fréquenté ! J’ai donc construit mon circuit pour éviter d’y passer un week-end : nous visiterons le Mont St Helens, pourtant situé un peu plus au sud, après le Mont Rainier. Pas très logique sur le plan géographique mais en fait ça ne changeait rien en temps de parcours. Les 2 principaux accès au Mont Rainier se situent à l’est (Sunrise) et au sud (Paradise), un 3ème au nord de moindre intérêt je pense. Ohanapecosh se situe à 1h de route du 1er et 45 min du second : ce choix est donc stratégique et en plus il est en principe abrité des flux humides d’ouest par le volcan (16 m de neige par an côté ouest !) Après une 1h d’une route assez sinueuse qui nous offre quelques échappées vers le stratovolcan, nimbé de la lueur orange des éternelles fumées d’incendies, nous démarrons la rando vers Mont Fremont Overlook puis Burroughs Mountain, 15 km, +500 ? environ) vers 9h30. Finalement comme toujours dès qu’on marche 10 mn, il n’y a plus grand monde… Après une grimpette assez tranquille, parsemée de marmottes, nous arrivons sur un plateau d’altitude où nous apercevons un troupeau de chèvres des montagnes (mais pas Arnaud qui a l’appareil et prend son temps en arrière ! Donc pas de photos) Arrivés à Frozen Lake, nous négligeons pour le moment le Burroughs Mountain trail qui part vers le SO et tournons vers le nord en direction du Mount Fremont Overlook sur un sentier à flanc qui grimpe doucement. Nous découvrons une vallée très sauvage avec encore quelques mountain goats au loin. Ce lagopède est beaucoup plus accessible ! Retour au Frozen Lake pour filer à présent vers le Mont Rainier et ses glaciers. Un regard en arrière vers le sentier où nous étions tout-à-l’heure. Ce glacier n’a pas l’air très en forme, ça fond ! Arrivés à un superbe point de vue, nous cassons la croûte et sommes à nouveau rackettés par un écureuil incroyablement effronté. Il en veut à nos amandes et grimpe partout y compris sur mon chapeau ! Grosse partie de rigolade ! Effet écureuil ou amplitude des paysages et proximité du glacier ? Fred et les enfants ont adoré cette balade, même si la fin nous a semblé longuette. Le détour vers le Mount Fremont Overlook n’est pas indispensable. 5h pauses comprises Fin d’après-midi tranquille au campground, baigné de l’habituelle lumière orange alors que le soleil est encore haut sur l’horizon.
Jeudi 13/08/15 J12 Petite pluie nocturne, le sol est déjà presque sec. Bénéfice de la sécheresse, l’absence quasi-totale de moustiques et d’insectes en général. Il y a d’ailleurs aussi très peu d’oiseaux. Pas de fleurs : pas d’insectes : pas d’oiseaux… Il faut dire qu’en Lorraine, pays de forêts et de plans d’eau, il y en a sans doute plus qu’ailleurs. Mais quand même, ça donne une drôle d’impression de marcher sans entendre le moindre gazouillis… Grand beau temps aujourd’hui, comme prévu par la météo, et nous démarrons de bonne heure pour arriver avant la foule à Paradise (45’ de route depuis Ohanapecosh) qui est l’endroit le plus fréquenté du parc du Mont Rainier. Nous faisons en route un petit arrêt à Reflection Lake, le bien nommé, qui manque toutefois un peu d’eau… Pas mal de monde sur le parking, beaucoup de gros sacs de backpackers et d’alpinistes. Nous nous contenterons de faire le Skyline Trail (9 km, + 500m), « marronnier » du coin. Nous marchons depuis 5 mn, le sentier est encore bétonné, quand Caroline « tombe » sur un ours noir qui s’éloigne tranquillement ! Il est 8h30 et nous sommes sans doute les premiers à passer sur ce sentier. Toute la zone entre ce sentier et le parking « des trailheads » est fermée, officiellement à cause d’un éboulement de terrain…Par ailleurs il est partout noté de signaler la présence d’un ours (ou cougar !) aux rangers. De là à penser qu’ils ferment les zones où des ours ont été signalés…donc on s’est bien gardé de signaler sa présence, d’autant plus qu’il était fort sympathique. Il a profité d’un des rares ruisseaux qui coulent sur les pentes du Mont Rainier pour y faire quelques ablutions avant de s’éloigner paisiblement. Plus haut nous apercevons quelques biches assez craintives puis c’est un florilège de marmottes hyper habituées à la présence humaine, qui se laissent approcher à 1m. A cette heure matinale il n’y a pas grand-monde alors que nous approchons du glacier. Ici aussi ça fond car il fait très chaud en dépit de l’altitude (environ 2000m) Encore un lagopède, toujours aussi bien camouflé ! Cherchez la marmotte ! Celle-ci était si gourmande qu’elle n’a pas daigné se déplacer du moindre centimètre ni même interrompre son grignotage, pressée de parfaire ses réserves avant l’hiver. Au loin, les silhouettes des montagnes peinent à émerger de la fumée. Un ruisseau ! Pas si nombreux sur les pentes d’une si grosse montagne. L’eau, la vie, un peu de verdure au milieu des champs de caillasse. Ici des « yéyés » aussi appelés « Polnareffs » Grosse différence entre nos montagnes européennes et celles d’ici : l’impossibilité de faire une confortable pause allongé dans une prairie moelleuse ! Ici tout n’est que caillasse ponctuée de touffes de fleurs (fanées en l’occurrence) : la faute au climat plus sec ? Au caractère volcanique et récent des montagnes ? Si quelqu’un sait ? Un peu après 11h arrivent les premiers nuages… Ultime marmotte juste avant de rejoindre le parking qui fait la joie des petits enfants, toute fiérotte d’avoir un tel succès ! 3h30 pauses comprises. Après-midi tranquille au bord de l’eau, certains bouquinent, d’autres jouent les explorateurs le long de la rivière, jusqu’à cet énorme bouchon ! D’autres (les parents !) font un saut lessive/ravitaillement jusqu'à Packwood (laundry du RV park, wifi en libre accès à la library juste à côté) situé à 1/2h de route.
Vendredi 14/08/15 J13 En route pour le Mont St Helens ! La météo est très pessimiste pour l’après-midi, de fortes pluies sont annoncées mais ça ne devrait pas durer. Nous prenons donc notre temps pour une journée dont le programme sera sans doute assez léger puisqu’amputé de la randonnée prévue l’après-midi. Nous renonçons aussi à la petite randonnée de Naches peak loop trail, renommée pour ses prairies fleuries (plus de fleurs) et les reflets du Mont Rainier dans le Tipsoo Lake (temps bouché) Pause-wifi à la library de Packwood (en fait dans la voiture garée devant..) tout en observant d’un œil étonné le majestueux cerf qui vient prendre son petit déjeuner auprès de la gérante du RV park. C’est visiblement une habitude et la dame a toutes les peines du monde à l’empêcher de rentrer dans son mobil home ! 1h de route au total seulement jusqu’au Iron Creek Campground, situé sur le flanc est du Mount St Helens mais on change totalement d’univers ! Non ce n’est pas une forêt vierge mais bien un camping ! Le temps de s’installer (pour 1 seule nuit), la pluie arrive comme prévu et on déjeune pour la 1ère fois à l’abri du tarp. Les plus courageux font une tentative l’après-midi en roulant jusqu’à Windy Ridge, l’accès Est au cratère du Mont St Helens, mais je ne sors même pas de la voiture ! Retour vers notre forêt pluviale ! Valentin le maître du feu ne s’en laisse pas conter : en 5 mn un bon feu crépite en dépit des intempéries. Samedi 15/08/15 J14 Nous allons faire ce matin la rando prévue pour hier et demain au départ de Johnston Ridge à l’ouest, celle prévue pour aujourd’hui… Nous replions les tentes et nous mettons en route de bonne heure vers Windy ridge par une petite route sinueuse et cahotique (le terrain semble encore très mal stabilisé et l’asphalte ondule pas mal). Nous quittons la forêt pluviale pour une forêt plus classique de conifères puis arrivons dans la zone de « blast » où tous les arbres ont été soufflés par l’éruption : un paysage post apocalyptique comme nous n’en avions jamais vu ! Le Mont St Helens est un gros volcan dont la dernière énorme éruption de 1980 a causé un glissement de terrain qui a fait passer son altitude de 2959 à 2549m. Toute la chronologie de l’éruption (qui fit 57 victimes) est très bien détaillée ici : https://fr.wikipedia.org/...Saint_Helens_en_1980
Nous démarrons la randonnée vers les Loowit Falls (13,5 km, +200 m environ) à 8h20 en nous garant sur le parking de Windy Ridge. Enfin un ciel intéressant ! Le sommet se cache dans les nuages… Pierres ponces partout ! 1 heure d’une piste peu intéressante, réservée aux scientifiques, nous mène à une bifurcation vers Abraham Trail que nous suivons pendant quelques minutes avant de réaliser notre erreur. Il faut en fait descendre un peu dans la vallée avant de remonter doucement de l’autre côté cette fois vraiment sur les flancs du volcan. Quelques chèvres des montagnes aperçues de loin. Nous franchissons plusieurs ravines plus ou moins fertiles. En contrebas le Spirit Lake et les millions d’arbres arrachés par l’explosion de 1980. On approche ! Voilà la cascade de Loowit Falls. Petit rayon de soleil juste pour la photo souvenir… Paysage vraiment austère et très impressionnant. Le fond de l’air est frais et nous ne trainons pas, on redescend Non sans jeter un dernier coup d’œil à la cascade. Nous remarquons d’ailleurs une sorte de cabane toute blanche un peu plus haut (dispositif scientifique sans doute ?) Noir c’est noir ! Nous revoilà au parking. J’ai adoré cette rando du fait de son côté un peu dramatique (grâce aux nuages), les enfants eux ont trouvé qu’il faisait un peu frisquet. Il faut dire qu’on a une météo tout-à-fait incroyable avec des températures très supérieures aux moyennes habituelles, 25 à 30°C selon l’altitude au plus chaud de la journée. Nous reprenons la route pour contourner le Mont St helens par le nord et dormir au Eco Park resort, situé sur la Spirit Lake memorial Highway, à 1/2h de Johnston Ridge. 2h30 de route tout de même aussi faisons-nous une pause déjeuner dans un diner de Randle. Arrivée vers 18h à l’Eco Park resort, un drôle de petit bonhomme nous conduit jusqu’à la yourte que j’ai réservée pour une nuit. L’emplacement est immense et très agréable. Que de vert ! ca fait du bien ! Nous avons juste le temps de prendre une bonne vraie douche et de griller notre viande avant que la nuit ne tombe. Bande d’affamés ! Dimanche 16/08/15 J15 Très bonne nuit, très claire (beau ciel étoilé, pas de pollution lumineuse et pour la 1ère fois nous n’étions pas au cœur d’une forêt d’énormes arbres) et assez fraiche. Nous sommes presque les premiers sur le parking de Johnston Ridge (1 ou 2 voitures y ont passé la nuit) et nous démarrons la randonnée vers Harrys Ridge (13 km, +200m environ ?) vers 7h40. Grand beau temps comme prévu ! Les glaciers du cratère sont assez mal visibles, apparemment en voie de disparition eux aussi. Au téléobjectif on parvient à distinguer la petite cabane blanche aperçue hier. Ravines… Bords acérés du cratère… Contemplation… A contre-jour émergeant de la fumée, le Mont Adams 50 km à l’est avec au 1er plan, le Spirit Lake. En contrebas un important groupe de biches avec quelques cerfs. Nous parvenons à Harrys Ridge après 2 h de marche tranquille, et n’avons croisé qu’un ou deux autres randonneurs. Nous repérons la cascade où nous étions hier (au centre de l’image) Les millions d’arbres, victimes de l’éruption, qui se baladent sur le lac au gré du vent… Ces souches atypiques sont étonnantes : rien à voir avec les souches d’une forêt exploitées. Ici l’arbre a été arraché ! Quelques couleurs d’automne commencent à apparaître. Etranges petits cônes en fond de vallée ? Sur le retour nous croisons tout de même quelques randonneurs mais ce n’est rien par rapport à la foule qui se contente d’une visite au visitor center où nous faisons ensuite un petit saut. Il y a quelques témoignages de campeurs ou de randonneurs qui ont survécu à l’éruption, c’est assez prenant car on s’imagine parfaitement à leur place, brrr… Quelques photos spectaculaires de l’éruption et du glissement de terrain, comme celle-ci… Nous prenons tout notre temps pour déjeuner au Patty’s Place tout en bas de la Spirit Lake Highway car nous avons seulement 3h de route à faire cet après-midi pour nous rendre à Deception Pass State Park, au Nord de Seattle, pas loin du ferry vers les Iles San Juan. C’était sans compter les énormes bouchons : fin de WE et/ou fin de vacances ? Nous avons mis 6h pour faire 300 malheureux km. Première fois que nous affrontons des bouchons aux Etats-Unis ! La région est décidément fort peuplée ! Bref, nous arrivons juste avant la tombée de la nuit à Bowman Bay Campground, où j’ai réservé juste pour une nuit un emplacement juste au bord de la mer, dont nous n’aurons pas le temps hélas de beaucoup profiter. Douche, miam miam et dodo. Feux de bois interdits désormais interdits partout, à cause des incendies qui sévissent un peu partout : c’est un peu la psychose…car les foyers dans les campgrounds sont bien conçus et à mon avis sans aucun risque. Au loin les sommets des Olympic Mountains où nous irons bientôt. Lundi 17/08/15 J16 Au matin, ils sont toujours visibles, le beau temps nous accompagne encore, quelle chance ! J’ai réservé le ferry vers Lopez Island vers 9h30. L’archipel des San Juan au nord-ouest de Seattle, tout près de la frontière canadienne, est composé de plusieurs îles. Lopez m’a semblé la plus paisible et la plus accueillante (merci Aquilegia pour tes conseils) L’aller-retour pour la voiture et 6 personnes coûte une centaine de dollars, la réservation du ferry de retour n’est pas possible mais le site des Washington State Ferries indique les « best time travel hour » (horaires les moins fréquentés) Comme on adore les ferries (c’est bien le seul transport en commun que j’aime) c’est l’occasion de se donner un petit aperçu des îles parsemant l’énorme Détroit de San Juan de Fuca, entre USA et Canada. La traversée dure 45 mn que nous passons sur le pont car l’air est très doux et la vue magnifique sur Glacier Peak à l’est (3213 m) et les îlots et leurs jolies maisons. La mer est d’huile, un vrai temps de demoiselle, et nous faisons du rase-caillou… Arrivée à Lopez Island (très longue file de voitures qui attendent pour embarquer sur environ 1 ou 2 km, gloups) où piétons et vélos débarquent en premier. C’est très bon enfant et ça nous fait un peu penser à certaines îles bretonnes où les gens rejoignent leur famille pour les vacances : à peu près la même taille que Belle-Ile avec 2 fois moins d’habitants (2000 pour une île de 24X13 km) Nous allons installer les tentes au Spencer Spit State Park où j’ai réservé pour une nuit (petite déception, je me suis plantée en réservant et on est assez loin du bord de l’eau, sur un emplacement petit bien que parfaitement isolé des voisins, à perpète des toilettes –pas de douches- et pour la 1ère fois il y a pas mal de moustiques, vite découragés par le répulsif) Ensuite, première mission, trouver à manger ! Pas trop dur aux US en général… on choisit le seul resto qui ait une (petite) vue sur mer et on bulle un bon moment en terrasse. Il fait un temps parfait, un dosage idéal entre soleil et légère brise marine. On reprend la voiture pour aller vers le sud de l’île, croisant en route quelques jolies maisons, échangeant moult signes de la main avec les îliens très amicaux ! Impossible de croiser un piéton, un cycliste (assez nombreux sur l’île) ou un automobiliste sans un petit salut ! J’ai prévu une petite randounette vers Shark reef Sanctuary au SO de l’île où nous arrivons vers 14h. Un quart d’heure de marche dans une jolie pinède nous mène à l’Océan Pacifique. L’endroit a des petits airs de presqu’île de Crozon, la bruyère en moins et le kelp en plus. Ici point de requins mais des phoques qui se dorent la pilule au soleil et jouent dans les courants, la belle vie ! Pour les hommes aussi la vie a l’air douce par ici, à naviguer tranquillement au milieu des montagnes. On passe un bon moment à observer les phoques et les voiliers puis nous repartons vers Agathe Beach pour marcher jusqu’à Iceberg Point, le point le plus au sud de l’île, d’où l’on peut apercevoir orques et baleines, quand on a de la chance et quand c’est la bonne saison ! Donc on n‘a rien vu… Un peu déçus par cette rando, un peu fade après Shark Reef et surtout réalisée sous une lumière un peu blafarde. Pas indispensable donc sauf à la saison des baleines bien sûr ! « Par le chemin des écoliers » nous regagnons notre campground en prenant tout notre temps pour apprécier quelques charmants détails. Petite balade vespérale le long du lagon de Spencer Spit, où les gens qui passent la nuit dans ce petit mouillage tranquille viennent dégourdir les pattes de leurs chiens.
Mardi 18/08/15 J17 Après une nuit tranquille bien qu’un peu chaude, nous parcourons les quelques km qui nous séparent de l’embarcadère et arrivons avec 1h30 d’avance au ferry, inquiétés par la foule aperçue hier en débarquant. Nous sommes parmi les premiers…on abandonne la voiture et après un petit tour vers la salle d’attente toute mignonne avec sa petite bibliothèque, nous quittons le parking et nous posons au bord de l’eau, à l’ombre, en regardant passer les ferries. Au loin le Glacier Peak émerge de la brume et des fumées. Je longe un peu la côte et remarque d’étranges arbres rouges. Si quelqu’un sait de quelle espèce il s’agit ? Nouvelle traversée très agréable, rythmée par l’observation des voiliers. Nous déjeunons à Anacortes (Island Café, bien) et profitant du wifi découvrons un message de WSF (Washington State ferries) nous informant d’une panne sur le ferry que j’ai réservé ce soir de Coupeville au sud de Whidbey island vers Port Townsend sur l’Olympic Peninsula. Or ce ferry est très fréquenté car il évite un détour de plus de 4h par le sud du Puget Sound. Ils utilisent en remplacement un ferry plus petit et ne peuvent donc pas honorer les réservations, tout en donnant priorité à ceux qui ont réservé. Bref, on abandonne l’idée de visiter le village de Langley dans le sud de Whidbey Island et on file directement au ferry avec un timing parfait puisque nous embarquons 5 mn plus tard. 1h de traversée paisible puis nous arrivons à Port Townsend vers 15h30. Il fait 30°C ! Encore 1h de route et nous découvrons la maison réservée pour 3 nuits un peu à l’est de Port Angeles, qui va nous servir de base pour découvrir une partie de l’Olympic Peninsula. La maison est au bord de la mer, un peu en retrait protégée par quelques pins, très confortable. J’aperçois une loutre qui joue dans les vaguelettes. On s’y sentirait tout à fait chez soi avec une déco un peu moins rustique et sans les 12 bibles que caroline et Arnaud ont compté dans leur chambre (véridique !) http://www.vrbo.com/583351 Nous allons faire quelques courses à Port Angeles, histoire de pouvoir profiter du barbecue, tandis que les enfants s’approprient la maison et ses salles de bain. Nous profitons jusqu’au bout du soleil couchant et de la vue sur l’île de Vancouver.
Mercredi 19/08/15 J18 Temps radieux prévu pour cette journée, en route vers les Olympics Mountains. Nous arrivons au trailhead de Obstruction Peak (il faut prendre une piste qui part vers l’est un peu avant d’arriver au visitor center du Hurricane Ridge) et démarrons la rando vers Grand Lake vers 9h30. Nous choisissons de faire une boucle en descendant par Badger valley et nous remonterons par le sentier classique plus à l’ouest. Plusieurs pancartes mettent en garde contre les ours, cougars et autres chèvres irascibles : nous ne verrons qu’une ou deux marmottes ! Après une descente très minérale vers Badger Valley, nous entrons dans une forêt assez monotone (on se croirait dans les Vosges, il fait super chaud et nous trempons régulièrement nos vêtements dans les quelques ruisseaux croisés) et arrivons enfin vers midi sur les rives du Grand Lake. Longue pause pique-nique au bord du joli lac. Je m’inquiète de la remontée en plein soleil ! Dernier regard sur le lac, on refait le plein d’eau à un petit ruisseau, pas sûrs d’en trouver plus haut, on trempe nos vêtements dans l’eau fraîche et c’est parti. Finalement en prenant son temps, c’est sans problème (on a cependant vu des familles avec de jeunes enfants qui avaient bien du mal avec cette incroyable chaleur !) On passe ensuite au-dessus des arbres ce qui nous permet d’apercevoir au sud-est les pics et les glaciers du Mont Olympus (2432 m) Après 1h30 de grimpette, nous arrivons sur le plateau et le sentier, quasiment plat est très agréable avec d’un côté les sommets enneigés du massif et de l’autre un paysage hyper minéral. 6h30 au total pauses comprises pour cette randonnée. La plus belle partie se situe entre le lac et le trailhead sur le sentier ouest (Badger Valley ne nous a pas vraiment dépaysés) 13 km, +750m Nous reprenons la voiture et roulons jusqu’au trailhead de Hurricane Ridge, dans l’espoir de voir quelques animaux (des Mountains Goats y sont régulièrement aperçues). Un peu crevés, nous interrogeons un couple de randonneur qui en revient : ils n’ont pas vu grand-chose, alors nous décidons de retourner profiter de notre maison et de ses environs. C’est sur la route en redescendant vers Port Angeles que nous verrons le plus d’animaux (plusieurs biches) Le vent s’est levé et le paysage se dynamise. On comprend pourquoi la maison n’est pas directement sur le Pacifique ! Je prends la voiture et roule quelques centaines de mètres vers l’est jusqu’à l’embouchure de la Elwha River. J’adore ces endroits où se mêlent eau douce et eau salée, avec leurs bancs de sables ou de galets et leurs inévitables colonies d’oiseaux. J’aperçois de loin la maison coincée entre montagnes et océan. Ce coin est décidément très beau. Rencontre incongrue avec une dame qui promène son chien en se rééduquant (podomètre à l’appui !), qui me déclare son amour pour la France, Baudelaire et les Fleurs du Mal en quelques minutes de conversation. Jeudi 20/08/15 J19 Temps couvert ce matin, ça devrait se lever vers midi, pas de pluie prévue… Dire que nous sommes dans la région la plus arrosée du continent nord-américain avec 7 fois plus de précipitations annuelles qu’à Nancy ! En route vers Shi Shi Beach (prononcer shai shai, http://www.wta.org/...north-shi-shi-access ) située tout au NO de l’Olympic Peninsula, ce qui nécessite d’emprunter une route coincée entre montagnes et océan, qui épouse chaque courbe de la côte, fréquentée par des hordes de camions lourdement chargés d’énormes billes de bois, qui roulent à tombeau ouvert. Cette plage célèbre pour ses sea stacks (pitons rocheux) se situe dans la Makah Indian reservation et il faut acheter un permis à Neah Bay, vendu dans presque tous les commerces (10 $ de mémoire) La rando jusqu’à Point of the Arches, là où se situent les pitons fait 13 km A/R : on peut la faire comme nous dans la journée mais aussi passer 1 ou 2 nuits sur place pour profiter des belles lumières de début ou fin de journée. Il y a 1 ou 2 rivières qui permettent de se ravitailler en eau. Dénivelée négligeable. L’endroit est parait-il très fréquenté en été, nous n’avons pas vu grand monde et avons en milieu de journée été seuls sur la plage. Après 1/2h de marche en forêt, nous apercevons enfin la mer et au loin les fameux pitons. C’est parti pour 4 km de marche sur la plage où la marée descendante dessine de jolis motifs géométriques. Nous arrivons juste à l’étale de basse-mer, désormais elle va remonter, gare ! Nous poursuivons un peu au-delà de Point of the Arches mais la prudence nous empêche d’aller bien loin, d’autant que l’atmosphère assez lugubre ne nous donne pas envie de rester coincés par la marée. Comme prévu, le temps s’améliore ! Voilà, la mer remonte, nous repassons au nord des pitons, « du bon côté ». A contre-jour la côte semble vraiment hostile avec ces pitons arc-boutés contre l’Océan. Il est midi la plage est à nous, partagée avec un couple de photographes qui va camper sur place. Atmosphère transformée par le soleil ! Recto Verso Il est temps de rebrousser chemin, si on veut pouvoir profiter du sable dur avant la marée haute. Pause pique-nique près d’un petit ruisseau, très apprécié des goélands ! Retour d’abord par les rondins, pas très rapide et assez casse-g…e, on regagne bien vite la plage. Un regard en arrière vers les pitons de plus en plus masqués par les embruns, car le vent a encore forci. On retraverse la forêt, en croisant pas mal de marcheurs qui arrivent pour camper, souvent très lourdement chargés. Petit arrêt à l’estuaire de la Sooes River ou un kayakiste s’apprête à remonter la rivière, la mer étant trop agitée : vent d’ouest, marée montante et courant de rivière… Randonnée bien fatigante finalement, malgré l’absence de dénivelé : sable, timing à respecter par rapport à la marée, algues glissantes, vent « saoûlant ». Nous allons encore bien dormir ce soir ! Nous profitons tout de même de notre dernier coucher de soleil, très nuageux !
Vendredi 21/08/15 J20 Après concertation, nous décidons de zapper Ruby Beach et la Hoh Rain Forest (trop de route, pas assez de pluie pour mettre en valeur les mousses de la Rain Forest) au profit d’une visite express et superficielle de Seattle. C’est l’occasion d’une nouvelle petite croisière sur le ferry (16 $ pour la voiture et 6 personnes !) qui va de Bainbridge Island (atteinte via un pont flottant) jusqu’au centre-ville de Seattle. Pour notre 4ème et dernière traversée en ferry, la chance nous sourit une fois de plus puisque nous embarquons aussitôt. Ces petites îles sont hyper-résidentielles : mignons petits ports, jolies maisons au bord de l’eau, ça nous fait décidément penser au sud de la Norvège ou de la Suède…mais nous sommes à la latitude de Quiberon ! Nous approchons de Seattle, c’est mieux que par l’autoroute non ? La plus haute tour à droite est le Columbia center, nous y monterons tout-à-l’heure ! On a tout juste le temps d’observer quelques détails du front de mer et il nous faut déjà débarquer ! Quelques photos à la volée depuis la voiture, mélange d’ancien et de moderne… Nous arrivons à la Columbia Center Tower vers 12h30 : 64,5 $ pour nous 6, pas d’attente, en route pour le 73ème étage. Les éternelles fumées nous empêchent de voir bien loin mais la visite est plaisante : ce n’est pas si souvent qu’on a l’occasion de grimper si haut en ville. Nous apercevons l’embarcadère du ferry, le Lac Union (où j’avais envisagé d’aller voir des maisons flottantes, oui, encore ! Mais il fait trop chaud, 34°C !) Alors on file vers le Fly Muséum (Musée de l’air) situé un peu au sud de la ville que nous visitons après avoir déjeuné sur place. J’ai adoré le hall principal ou sont suspendues toutes sortes d’aéronefs de toutes époques ! Pour notre dernière nuit aux US, j’ai réservé une grande chambre pour 6 au Hampton Inn and Country à Dupont, très bien. Nous dînons juste à côté au Teryaki chicken, bien.
Samedi 22/08/15 J21 Réveil aux aurores ! Notre avion n’est qu’à 13h30 à Portland mais échaudés par les bouchons de l’I5, nous prenons une énorme marge. Déjeuner très complet à 6h, puis 2h de route fluide, nous arrivons avant 10h à l’aéroport de Portland. Voyage de retour sans histoire (Escale à Dallas dont les environs nous ont paru beaucoup plus vert que tous les états que nous venons de traverser, quel paradoxe ! Escale à Londres où nous faisons une énorme sieste) et arrivée à la maison dimanche vers 21h00.
Epilogue Un beau voyage un peu trop tranquille selon les enfants, moins excitant que ceux que nous avons pu faire en Utah/Arizona. Une météo exceptionnelle avec 1 seule demi-journée de pluie en 3 semaines. Peu ou pas de beaux ciels à cause des fumées d’incendies omniprésentes de San Francisco à Seattle. Pas de fleurs, pas de neige, canicule et 4 ans de sécheresse, dommage ! Très très peu d’Européens et de Français en particulier ( à part bien sûr à SFO) : super accueil des Américains. A chaque fois je me demande bien quelles qualités rendent les Français si populaires là-bas : c’est un grand mystère pour moi ! Beaucoup de monde (en immense majorité des Américains et pas mal d’asiatiques) en particulier à Crater Lake, Mont Rainier et Mont St Helens, sans que ce soit trop gênant car en démarrant tôt le matin et en marchant un peu on échappe sans difficulté à la foule. Ce sont ces 3 sites qui ont le plus marqué les enfants : Crater Lake en particulier ! Fred et moi avons bien aimé Lassen Volcanic NP et Bumpass Hell en particulier (rien à voir avec Yellowstone mais tellement inattendu dans ce coin des US) On a aussi été emballés par Mont Rainier et Mont St Helens. On a bien aimé aussi les petites traversées en ferry et l’atmosphère tranquille des îles au NO de Seattle. L’alternance camping rustique/jolies maisons confortables et bien situées a bien plu : c’est plus fun que de ne dormir que dans des motels basiques qui se ressemblent tous. Les enfants (et nous aussi) gardent toutefois la nostalgie du camping sauvage…pas facile dans cette région à moins de faire du backpacking. L’est Oregon m’a bien plu mais je crois être la seule (je pense qu’il faut un peu d’imagination pour l’imaginer au printemps alors que les collines ne sont pas encore grillées et les rivières pas encore asséchées !)
Voilà le carnet illustré de notre dernier voyage est en ligne sur sibellelaterre en cliquant ici

Bonne lecture! Marie
Texte seul :
RECIT USA 2015 Des Grands Volcans vers l’Océan : Californie du Nord, Oregon, Washington. Après quelques voyages dans l’Ouest Américain au pays des canyons et des roches rouges, nous décidons d’explorer de nouveaux horizons et quoi de mieux que quelques volcans pour motiver toute la famille ? Histoire de varier un peu, j’y ajoute une pincée d’océan (nous avions lors d’un voyage précédent eu l’occasion de survoler Seattle et la géographie du coin vue d’avion nous avait bluffés !) Cette année nous serons 6 puisque Valentin, l’ami de Marion fait partie de l’aventure. Le but du voyage est comme d’habitude de découvrir la nature en s’y baladant à pied et je fais donc le choix de réserver des hébergements à chaque fois au plus près des parcs : ce sera donc souvent du camping et comme la météo dans ces contrées peut se montrer taquine, nous ponctuerons le voyage de quelques séjours de 2 ou 3 nuits consécutives dans de douillettes maisons trouvées sur VRBO. Tous les campgrounds ont été réservés longtemps à l’avance entre décembre et février (à juste titre car presque tous étaient « full » à notre arrivée) Je prévois de faire pas loin de 5000 km en 3 semaines, nous serons 6 adultes avec du matériel de camping donc après avoir un peu hésité vu le surcoût, je change ma réservation de Dodge Grand Caravane pour un van 12 places qui s’avérera parfait ! Réservation chez Budget via Autoeurope (pour 20 jours : 1787 €+ 124 USD de frais de drop off) J’ai réservé en décembre les vols via American Airlines, et la meilleure combinaison prix/horaires/villes de départ et d’embarquement nous fait pour une fois partir du Luxembourg (très pratique pour nous car 1h40 de route) : Arrivée à San Francisco, départ de Portland. 718 €/personne du 02/08 au 22/08 : pas cher mais escales à Londres et Dallas (un peu plus de 20h de voyage), vieux avions avec écrans individuels qui fonctionnent mal, choix de film très réduit, rien en Français et films dont on ne choisit pas l’heure de début ! Impossible de réserver ses sièges en ligne ni à l’avance ni lors du online check-in : on a eu des sièges mal situés et étions placés 2 par 2 et pas tous ensemble (mais proches en s’arrangeant avec d’autres passagers). Pour finir, quelques jours avant le départ, je réalise que nous repartons à présent de Dallas et non plus de Portland ! Appel (en Français) au service client de la compagnie qui résout le problème immédiatement : je ne peux tout de même m’empêcher de me demander ce qui ce serait passé si je ne m’étais pas rendue compte à l’avance du bug ?! Malgré ces contrariétés, le voyage s’est bien déroulé : pas de retard et pas de bagage perdu. On a bouquiné et dormi dans l’avion, marché, mangé et wifité aux escales et sommes arrivés presque frais et dispos le 02/08 à 23h30 à San Francisco (pour un départ du Luxembourg le même jour à 11h30) Dimanche 02/08/2015, J1 Prise en charge un peu longue du véhicule à l’aéroport de SFO chez Budget (il faut dire que nous sommes un peu en avance) : le Ford 12 places est énorme et pour une fois le chargement des bagages se fait en 2 secondes. Coffre énorme, 3 banquettes à l’arrière (sièges non pliables), c’est royal. On branche le GPS et c��est parti via le Golden Gate Bridge vers Sausalito où j’ai réservé un houseboat, comme la dernière fois ! http://www.vrbo.com/629690
Nous le trouvons facilement et il est mignon comme tout, ça tangue un peu quand nous montons à bord, la mer miroite tranquillement, j’adore ! A notre horloge biologique il est 11 h du matin : un petit Stilnox et hop au lit, il est déjà 2h du mat heure locale !
Lundi 03/08/2015, J2 Nous avons tous bien dormi, même si j’ai dû mettre mes boules Quiès du fait de la proximité de l’autoroute (la Gate 6 ½ où nous sommes en est vraiment plus proche que les autres, bon à savoir !) Les autres n’ont rien remarqué ! Je n’ai pas de programme bien précis pour ces 2 jours/3 nuits à San Francisco : le but était d’attendre d’éventuels bagages perdus, de se remettre du décalage horaire, et tout simplement de profiter des vacances et de notre petit séjour sur l’eau. Après un 1er ravitaillement au supermarché du coin (Mollies Stones, bien achalandé mais cher, nous partons en voiture vers Hawk Hill, un point de vue situé au NO du Golden Gate Bridge.
A cette heure la circulation est plutôt clairsemée sur le pont.
Zoom sur San Francisco, quelle situation magnifique !
Les ponts de vue se succèdent le long de la route et sont de plus en plus beaux, d’autant plus qu’il n’y a pas de brouillard, pourtant si fréquent en été dans la baie. Il fait si beau que nous partons pour une baladounette vers Rodeo Cove, épargnée par le brouillard qui attend sagement au large sur le Pacifique. Du coup, les fleurs ont soif ! Après quelques circonvolutions, nous arrivons à Point Cavalho, cette fois au NE du pont. Le Présidio Yacht Club est bien situé mais gare au courant ! Au loin, le Bay Bridge et Alcatraz. Nous retournons ensuite au houseboat, tout proche, remplir les estomacs de nos grands zados. Ce ponton comme ceux des autres Gate est vraiment charmant… 2 kayaks sont à notre disposition et Arnaud s’en va faire un tour en attendant l’heure du repas, cool ! Pas de sieste surtout ! On file vers SFO (via le Golden Gate Bridge, payant uniquement en allant VERS SFO via le site bayareafastrak.org, à faire en avance ou dans les 48h qui suivent le passage, il faut l’immatriculation de la voiture) et nous partons à l’assaut de Lombard Street et de ses virages, à la vitesse…d’un escargot. Oui c’est le milieu de l’après-midi, pas malin… Les plus courageux font l’ascension à pied, ça va plus vite et ça leur permet de faire quelques photos des jolies maisons en bois rehaussées de flamboyants, d’une échappée vers Alcatraz et Angel Island, de belles maisons hispanisantes ou d’un aigle qui garde sa maison ! Vue au loin vers Coït Tower… Je plains les riverains parasités par ces hordes de touristes et surtout leurs voitures !
Nous allons ensuite faire un tour au bord de la mer. Il y a encore un petit port de pêche où batifole un phoque. Assez peu d’otaries au Pier 39 mais les observer est tout de même amusant surtout quand elles se chamaillent ! On est en Amérique, pas de doute ! Trop tard pour le musée de la marine que nous avions bien apprécié la dernière fois, il ferme à 17h. Alors nous profitons du beau temps pour grimper à Twin Peaks et profiter de la vue sur SFO. Les cargos au mouillage sont vent arrière tellement le courant de marée descendante est puissant ! Pourtant ça souffle ! Nouveau passage à Hawk Hill pour profiter d’un meilleur éclairage sur le Golden Gate Bridge. Puis nous regagnons avec plaisir nos pénates aquatiques.
Mardi 04/08/15 J3 Joli lever de soleil (le décalage horaire nous fait lever tôt !) En route vers la forêt de Muir Wood où nous arrivons un peu avant 8h. Nous partons randonner sur l’Ocean View Trail à partir de Pinchot Tree, puis Lost Trail et Fern Creek Trail : bof ! C’est longuet, fatigant, mieux vaut rester au fond de la vallée c’est là que sont les plus gros arbres. Je n’avais pas retenu cette rando la dernière fois, à juste titre ! Achat du National Park Pass (80 USD, valable 1 an pour tous les Parcs Nationaux des US) en quittant le parc. Nous reprenons la route vers Stinson Beach où se prélasse une colonie de phoques. Plus loin des biches un peu avant d’arriver à Point Reyes que décidément nous ne verrons pas encore cette fois sous le soleil. Drôle d’atmosphère dans cette presqu’île perdue. Je referai bien la balade d’Abott’s Lagoon mais le temps se gâte, les troupes fléchissent alors on retourne au soleil de Sausalito faire un peu de kayak au milieu des houseboats. Joli coucher de soleil !
Mercredi 05/08/15 J4 Nous avons refait quelques courses hier et partons de bonne heure pour Lassen Volcanic National Park. Notre fidèle petit frigo électrique nous accompagne pour son 4ème voyage : nous le laissons branché en permanence nuit et jour, aucun problème avec la batterie de notre gros van. Route pas palpitante d’autant plus que le ciel est blanc de fumée tous azimuts, flûte. Nous arrivons vers midi par l’entrée sud du parc, le traversons dans des nuages de fumée jusqu’au Manzanita Campground (le Lassen Peak, sommet du parc, est quasi invisible, noyé dans la fumée) trouvons notre emplacement de camping, nous installons (pour 2 nuits), cassons la croûte et partons en direction du Nord-Est du parc (1h de route) pour faire la rando de Cinder Butte Cone. Comme il est un peu trop tôt pour bénéficier d’une belle lumière sur ce site (si tant est que ce soit possible avec la fumée…grr…) nous partons d’abord sur la petite rando qui longe d’abord le Butte Lake puis tourne vers Bathtub pour former une boucle. Le niveau du lac semble assez bas et l’atmosphère est assez spéciale avec cette sal..ie de fumée… Le sentier s’élève au-dessus du lac. Les feux de forêt sont un phénomène naturel mais il semble que cette année soit particulièrement terrible : c’est la 4ème année de sécheresse pour les états de la côte ouest. Tout est sec et ratacuit, il y a eu très peu de neige cet hiver et les fleurs d’été sont fanées depuis belle lurette : moi qui me faisais une joie de randonner dans de jolies prairies d’altitude en fleurs sur fond de sommets enneigés… Laure (Calisson 94 sur voyage forum : https://voyageforum.com/...ost=7128317;#7128317) qui nous a précédés de quelques semaines m’a prévenue : tout est grillé et très peu de neige ! Je n’imaginais pas que c’était à ce point ! Dire que j’ai choisi le mois d’août pour éviter les déboires de Thibaut (Itat sur VF : https://voyageforum.com/...ost=5482471;#5482471) qui en juillet 2012 a souvent été bloqué dans ses randos par la neige ! La fine équipe, encore plein d’énergie ! Rando pas indispensable dans une forêt souvent brûlée avec un Bathtube Lake pas transcendant, dans du sable mou souvent. (3,7 km, +120 m) http://www.lassenhiking.org/...ake/Bathtub-Lake...
Il est temps maintenant d’aller voir à quoi ressemblent ce fameux cône de cendres et ses Painted Hills (collines colorées) satellites. On chemine d’abord en faux plat montant dans du sable mou le long d’une gigantesque coulée de lave (Fantastic Lava Beds) avant d’enfin sortir de la forêt pour découvrir cet étrange Cinder Cone. (+350 m, 8.2 km) http://www.lassenhiking.org/...Cone/Cinder-Cone... La grimpette est hypertoxique, vraiment éreintante dans des scories qui n’ont aucune tenue : heureusement le site est désert sans personne pour me voir agoniser dans la montée ! ½ h d’effort intense plus tard, nous découvrons le cratère formé de 2 lèvres concentriques. C’est beau malgré l’atmosphère enfumée. Personne n’aura le courage de descendre au centre du cratère, on se contente de suivre les crêtes. Arrivés au sud du cratère, nous découvrons les Painted Hills cernées du Fantastic Lava Bed qui coule jusque dans le Snag Lake. Je peste contre cette s… de f….qui nous afflige d’une impression de cataracte précoce ! Après une longue pause contemplative, nous redescendons sur le flanc sud du cône (je pense que la montée de ce côté est encore pire) L’endroit est tout de même magnifique, nous n’avions jamais rencontré de tels paysages auparavant… Bien fatigués, nous reprenons la route vers Manzanita Campground, dans la lumière orangée des fumées d’incendies. En route nous faisons provision de bois car il est interdit d’en ramasser dans le campground : trop facile, il y a du bois très sec de tous formats partout à profusion ! Je m’inquiète pour la rando prévue demain : la grimpette au Lassen Peak fait 600 m de dénivelée, mission impossible si c’est le même terrain que pour le Cinder Cone (264 m, 9 km) Nous voisines de camping nous rassurent : le terrain est normal, ouf ! La fraicheur tombe rapidement, nous sommes à 1800 m et nous regagnons bien vite nos sacs de couchage…
Jeudi 06/08/15 J5 4°C au réveil ! Ça pique ! Certains ont eu un peu froid. Je dois motiver mes troupes, pas emballées à l’idée de grimper sur le volcan Lassen Peak entraperçu hier dans les fumées d’incendies. C’est le plus haut volcan du parc : 3189 m, dernière grosse éruption en 1914. La rando grimpe +600m en 8 km A/R, http://www.lassenhiking.org/...Peak/Lassen-Peak...) Heureusement le décalage horaire joue toujours en notre faveur si bien qu’après une heure de route nous démarrons la rando avant 9h. Très bonne surprise : avec la fraicheur nocturne, la fumée est redescendue et nous sommes au-dessus. Je me doute qu’avec le réchauffement de l’air dans la matinée, elle va se dilater et grimper en altitude. Je confie donc l’appareil à Arnaud, beaucoup plus rapide que moi et il part devant avec mission de faire plein de photos avant que la fumée ne nous rattrape. L’odeur des lupins, seules fleurs encore présentes, légèrement sucrée est un délice ! En 3/4h il arrive à l’antécime et nous le rejoignons 1/2h plus tard, avant les nuages ! Gagné ! La grimpette est très régulière et comme il fait frais, c’est sans problème. Au Nord le mont Shasta émerge de la fumée, plus pour longtemps… Dernières longueurs vers le vrai sommet, course contre la fumée… Seuls persistent de rares névés. La fumée flirte maintenant avec le bord du cratère. Voilà nous sommes tous au sommet, mais pas les seuls ! Nous allons au cœur du cratère pour une pause pique-nique, il commence à faire bon. Grosse chaleur dans la descente, nous plaignons ceux qui montent en plain cagnard et qui en plus ne verront rien au sommet ! Retour au campground pour une douche puis une sieste bien méritées sous les gigantesques conifères qui dispensent une ombre appréciée. Petit tour vers le Manzanita Lake, à côté du campground, où de jolies oies pêchent en cadence tandis qu’un canard gourmand vient carrément quémander ! Valentin nous prépare de bonnes braises pour cuire notre repas du soir (bœuf grillé et pommes de terre à la braise) Nous achetons un peu de ravitaillement à l’épicerie bien achalandée du campground ainsi que 2 couvertures polaires. Vendredi 07/08/15 J6 Ce matin il nous semble faire presque bon : 7°C, on s’habitue ! Personne n’a eu froid et la mise en route est plus facile. Nous quittons le parc aujourd’hui mais avant nous allons visiter le site géothermique de Bumpass Hell, (5 km, +100 m, http://www.nps.gov/...ing_bumpass_hell.htm) qui se situe tout près du trailhead du Lassen Peak. Nous démarrons la rando avant 8h, pas de fumée mais le ciel est bien couvert. Personne sur le grand parking. Il s’agit pourtant de la rando incontournable du parc car facile avec peu de dénivelé. Ici aussi les lupins embaument l’atmosphère ! Nous dérangeons quelques biches et arrivons bientôt en vue des premières fumerolles. Le site n’est pas très étendu et parcouru d’une longue jetée de bois. Une lueur solaire apparait, et les couleurs éclatent enfin ! 9h, toujours personne ! Profitons… Remontée tranquille parmi les lupins, toutes les biches sont désormais cachées… Un dernier regard vers les fumerolles… Le Lassen Peak où nous étions hier émerge au-dessus des myrtilles. Plus à l’ouest Brokeoff Mountain, une rando plus ardue que nous ne ferons pas. Voici « le char » ! Nous traversons une nouvelle fois le parc vers sa sortie nord avec un petit arrêt au bord du lac Helen. Jolie prairie sur le flanc est du Lassen Peak. Petit arrêt pipi/culture express au Loomis Museum, qui présente quelques photos intéressantes de la grosse éruption d’il y a une centaine d’années. En route à présent vers Crater Lake, à 4h de route au Nord : arrêt déjeuner dans un diner de Shasta au pied du volcan éponyme, puis nous arrivons en Oregon toujours sous un ciel rendu blafard par les fumées d’incendies. Ils ne sont visiblement pas limités à la Californie ! Check in en milieu d’après-midi au Mazama Campground, nous installons les tentes (encore pour 2 nuits) puis filons voir le Crater Lake à quelques km seulement. 1er point de vue sur le lac vers 17h30 : les autres sont bluffés ! Moi qui ai vu des photos du cratère ourlé de neige, je regrette un peu cet hiver si peu arrosé et la canicule qui lui succède…L’endroit est tout de même incroyable. J’imagine la surprise de ceux qui l’ont découvert pour la 1ère fois ! Nous prenons la route vers l’ouest pour faire la courte et très fréquentée ascension du Watchman Peak (+130, 2.6 km A/R, http://www.americansouthwest.net/.../watchman-t...) un des petits sommets qui bordent le Crater Lake. A l’est bourgeonne un énorme nuage (juste derrière le Mont Scott où nous irons demain) qui nous fait penser à une éruption volcanique, car la région est truffée de volcans et qu’il n’y a aucun autre nuage dans le ciel (en dehors de strates de fumée, grrr) Juste sous nos pieds, le joli cratère de Wizard Island. Vers l’ouest, au loin les incendies et à nos pieds les prairies grillées par le soleil. Retour au campground, non sans faire auparavant une bonne provision de bois pour les grillades de ce soir (et les chamallows of course).
Samedi 08/08/15 J7 Petite flambée matinale pour prendre le petit déjeuner, nous sommes à 1800 m comme dans le Lassen Volcanic NP et les nuits sont encore relativement fraîches, 10°C ce matin. Forte de notre expérience du Lassen Peak où nous avons compris que le niveau des strates de fumée monte en cours de journée, je houspille mes troupes de bonne heure. Bien nous en a pris : une course à pied est organisée sur la route qui fait le tour du lac, si bien que la circulation n’est autorisée que dans un sens horaire, à vitesse réduite. Nous prenons donc notre temps pour découvrir les différents points de vue, quelques biches, les incendies au loin dont la fumée parvient toutefois jusqu’au lac. A 8h nous sommes au départ de la rando où nous serons seuls quasi jusqu’à notre retour à la voiture. Le Mount Scott est le plus haut sommet du parc 2692 m : 3 h de rando pour 350 m de dénivelé et 6,8 km, http://www.craterlakeinstitute.com/...rail-moun...)
Franc succès auprès des enfants, excellent rapport effort/intérêt. Vers l’est le paysage est gommé par les fumées. A l’ouest la vue est fantastique et cette fois le grand angle absorbe le lac sans problème ! Le terminus de la rando est une jolie ligne de crête à plat menant à un observatoire gardé par un mignon « racketteur » dont nous sommes les premiers clients de la journée… Nous partons ensuite vers le sud du parc pour pique- niquer près des Pinacles, des cheminées de fées joliment alignées dans une vallée encaissée que l’on surplombe sur un court sentier de quelques centaines de mètres. Retour sur la route qui fait le tour du lac, que nous terminons tranquillement avant de retourner au campground : douche, lecture, feu de bois… Tentative de balade le long de Annie’s Creek Canyon (qui borde le campground) mais la fatigue, la chaleur et le manque d’intérêt nous font rapidement rebrousser chemin. On se couche encore une fois de bonne heure : autant garder ce rythme « coucher tôt, lever tôt »qui nous permet le plus souvent d’éviter la foule. Il y a en effet beaucoup de monde dans cette région du NO bien plus peuplée que l’Utah ou l’Arizona que nous connaissons un peu, quasi uniquement des américains « du grand coin », très très peu d’européens. Il y a de leur part une vraie passion pour la vie en plein air, le camping confort avec barbecue/ canettes /fauteuils profonds (que nous envions !). Très certainement un héritage des pionniers, mâtiné de confort moderne ! C’est très familial avec enfants et chiens et en général à 21h, 22h quand il fait chaud, tout le monde est couché !
Dimanche 09/08/15 J8 La désormais traditionnelle petite flambée matinale ne nous empêche pas de décoller de bonne heure. Nous filons vers le nord en direction de Smith Rock State Park (http://www.oregonstateparks.org/...rkPage&p...) où nous ferons une petite étape pique-nique/balade avant de poursuivre vers Mitchell et John Day Fossil Beds National Monument (http://www.nps.gov/joda/index.htm) Nous longeons le Crater Lake par son côté ouest et réalisons que nous avons eu beaucoup de chance hier pour notre randonnée au Mount Scott. Il est 7h40 et le lac et ses sommets environnants sont déjà englués dans la fumée ! La lumière matinale n’en est que plus orangée… Longue route monotone entre 2 rideaux de conifères (ça nous rappelle un peu la Suède). Nous ravitaillons (courses et essence) à Redmond car ensuite vers Mitchell il n’y a plus grand-chose. On arrive enfin à Smith Rock SP : il est midi, il y a foule (dimanche) et la lumière est infecte. Mébon, on a tout de même bien envie de se dégourdir un peu les jambes sur cette randonnée en boucle (3,8 km, +256 m). La grimpette vers Misery Ridge exposée au sud est en plein soleil (même si la température ne dépasse étrangement pas 25°Cà l’ombre) si bien que nous optons pour un sens horaire afin de monter en partie à l’ombre. Petit pique-nique (tables avec vue sur les falaises) et c’est parti pour 2h15 de balade. A contre-courant…nous longeons la Crooked River, que surplombe la maison de mes rêves (encore une !) Détail amusant, on croise aux endroits « critiques » des sortes d’armoires où sont rangées béquilles et civières, ça peut toujours servir ! Nous voilà en contrebas du célèbre rocher de Monkey Face où sont suspendus quelques grimpeurs. Mais que regardent-ils ? Le sentier qui redescend ! Ce petit parc est indéniablement beau mais l’impression est mitigée avec cette foule dominicale… En route vers Mitchell, OR, où j’ai loué pour 2 nuits une croquignolette petite maison : on s’y sent de suite presque comme à la maison (ça manque de chats qui iraient pourtant parfaitement avec l’ambiance et le décor) http://paintedhillsvacation.com/accommodations.htm Nous y déposons nos affaires et filons vers la Painted Hills Unit de John Day Fossil NM, toute proche de la maison. A 18h nous entamons la petite rando de Caroll Rim Trail (2,6 km, +120 m) Qui nous permet d’embrasser d’un seul coup d’œil une bonne partie du site. Nous sommes tous un peu déçus : certes, il n’y a presque personne, la lumière est correcte (heure idéale, temps à peine couvert mais fumées encore et toujours), mais nous sommes à quelques mètres de la route et ça manque singulièrement de piment ! Je me maudis de cette espèce de snobisme mal placé qui ne me fait réellement apprécier un paysage que s’il faut au moins le mériter un peu ! Et j’ai transmis ce ressenti à toute la famille… donc bof général en arrivant en haut de la Caroll Rim. Petit frisson tout de même en voyant ces hautes herbes ployer élégamment sous la légère brise d’ouest. Nous parcourons ensuite les 2 ou 3 autres micro-trails du site. Nostalgie++ en voyant ces grosses fleurs jaunes qui nous transportent en Utah/Arizona. Retour à notre jolie maison où nous profitons du confort moderne, apprécié à 200% après 4 nuits de camping !
Lundi 10/08/15 J9 On traine un peu ce matin car la météo s’annonce maussade pour la 1ère fois depuis le début du voyage. Il est 9h45 quand nous débutons le Blue Basin Overlook Trail (boucle de 5,2 km, +230 m), situé dans la partie Sheep Rock du John Day Fossils NM, à 45’ de route de Mitchell, sous un ciel bien gris. Il nous faut 3/4H pour arriver au point de vue qui surplombe la vallée bleue. Un petit rayon de soleil transforme aussitôt l’atmosphère. Bleu, blanc, rouge ! Presque partout la végétation a brûlé et le soleil est bienvenu pour égayer un peu l’atmosphère ! Nous terminons la boucle et parcourons ensuite rapidement le Island in the Time Trail (2,1 km A/R) qui serpente au fond de la vallée. 2h au total pour ces 2 petites randonnées. Nous faisons une petite pause goûter à côté du Historic Cant Ranch House (où Fred et les enfants vont jeter un œil (bof)), dans un joli verger qui nous rappelle un peu celui de Fruita dans Capitol Reef (mais ici point d’abricots, juste des pommes pas encore mûres) Nous terminons par une visite du Thomas Condon Paleontology Center, assez intéressant et nous décidons de rentrer déjeuner dans notre joli jardin. Glandouille généralisée l’après-midi, ça fait du bien ! On s’était promis d’aller faire un tour à Mitchell downtown car le village nous a tapé dans l’œil mais finalement seul Arnaud aura le courage d’aller y faire un tour, avec pour mission de nous rapporter plein de photos ! Nous avons un faible pour les villes fantômes et mes recherches dans le coin n’avaient pas été très fructueuses (bleds paumés à plusieurs heures de route sans grand-chose à voir) et j’avais laissé tomber l’idée. En fait Mitchell est une superbe future ville fantôme en puissance ! Petite averse en fin de journée, insignifiante. Mardi 11/08/15 J10 En route pour le Mont Rainier ! Aujourd’hui nous changeons d’état : on quitte l’Oregon par une superbe route qui serpente dans de sauvages petits vallons ponctués de jolies granges, croise et recroise la John Day River (qu’il est possible de descendre au printemps car en été ça manque d’eau. Je pense que ça doit être superbe !), puis file à perte de vue sur de hauts plateaux grillés par le soleil et battus par les vents hérissés de centaines d’éoliennes et arrive enfin à la mythique Columbia River frontière géographique entre Oregon et Washington. Ce tout petit aperçu sur l’Oregon de l’Est m’a donné une furieuse envie d’y retourner au printemps, quand la nature renait et que la neige recouvre encore les sommets. Pas facile cependant de miser sur la bonne période et d’échapper à un printemps précoce ou à un hiver tardif… Petite pause au Mary Hill Museum (http://www.maryhillmuseum.org/), juste après le pont sur la Columbia, qui nous parait bien sage, bordée de vignes… Ce musée a été créé par un riche homme d’affaires, qui y a amassé « en toute simplicité » les œuvres qui lui plaisaient ! Visite chère et pas indispensable mais le cadre est agréable et j’ai découvert Andrea Rich, une femme peintre contemporain dont j’adore certaines œuvres! Quelques belles photos d’indiens aussi. A ne pas manquer, une veste imperméable pour le kayak faite en intestin de phoque ! Pour la 1ère fois depuis le début du voyage il fait trop chaud (34°C) et nous renonçons à pique-niquer dans le parc du musée pour nous mettre au frais dans un Mac-Do où nous ne passons pas inaperçus (moyenne d’âge au moins 70 ans ! Ambiance salon de thé !) Encore quelques heures de route et nous arrivons enfin à Ohanapecosh Campground, situé sur le flanc SE du Mont Rainier où j’ai réservé 3 nuits. Nous installons rapidement les tentes et reprenons la voiture pour quelques km pour la toute petite balade dans Grove of the Patriarchs (2km A/R), parmi des arbres millénaires dont les plus grands font une centaine de mètres de haut. Quelques moustiques pas trop affamés. Récolte de bois avant de regagner le campground, lavage dans la rivière (pas de douches) pour les plus courageux et toilette de chat pour les autres, feu de bois, grillades et chamallows et hop au lit ! Mercredi 12/08/15 J11 Le Mont Rainier est un gros volcan de 4292 m dont la dernière éruption remonte à 1894 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Rainier) situé à 90 km de Seattle : il est donc très fréquenté ! J’ai donc construit mon circuit pour éviter d’y passer un week-end : nous visiterons le Mont St Helens, pourtant situé un peu plus au sud, après le Mont Rainier. Pas très logique sur le plan géographique mais en fait ça ne changeait rien en temps de parcours. Les 2 principaux accès au Mont Rainier se situent à l’est (Sunrise) et au sud (Paradise), un 3ème au nord de moindre intérêt je pense. Ohanapecosh se situe à 1h de route du 1er et 45 min du second : ce choix est donc stratégique et en plus il est en principe abrité des flux humides d’ouest par le volcan (16 m de neige par an côté ouest !) Après une 1h d’une route assez sinueuse qui nous offre quelques échappées vers le stratovolcan, nimbé de la lueur orange des éternelles fumées d’incendies, nous démarrons la rando vers Mont Fremont Overlook puis Burroughs Mountain, 15 km, +500 ? environ) vers 9h30. Finalement comme toujours dès qu’on marche 10 mn, il n’y a plus grand monde… Après une grimpette assez tranquille, parsemée de marmottes, nous arrivons sur un plateau d’altitude où nous apercevons un troupeau de chèvres des montagnes (mais pas Arnaud qui a l’appareil et prend son temps en arrière ! Donc pas de photos) Arrivés à Frozen Lake, nous négligeons pour le moment le Burroughs Mountain trail qui part vers le SO et tournons vers le nord en direction du Mount Fremont Overlook sur un sentier à flanc qui grimpe doucement. Nous découvrons une vallée très sauvage avec encore quelques mountain goats au loin. Ce lagopède est beaucoup plus accessible ! Retour au Frozen Lake pour filer à présent vers le Mont Rainier et ses glaciers. Un regard en arrière vers le sentier où nous étions tout-à-l’heure. Ce glacier n’a pas l’air très en forme, ça fond ! Arrivés à un superbe point de vue, nous cassons la croûte et sommes à nouveau rackettés par un écureuil incroyablement effronté. Il en veut à nos amandes et grimpe partout y compris sur mon chapeau ! Grosse partie de rigolade ! Effet écureuil ou amplitude des paysages et proximité du glacier ? Fred et les enfants ont adoré cette balade, même si la fin nous a semblé longuette. Le détour vers le Mount Fremont Overlook n’est pas indispensable. 5h pauses comprises Fin d’après-midi tranquille au campground, baigné de l’habituelle lumière orange alors que le soleil est encore haut sur l’horizon.
Jeudi 13/08/15 J12 Petite pluie nocturne, le sol est déjà presque sec. Bénéfice de la sécheresse, l’absence quasi-totale de moustiques et d’insectes en général. Il y a d’ailleurs aussi très peu d’oiseaux. Pas de fleurs : pas d’insectes : pas d’oiseaux… Il faut dire qu’en Lorraine, pays de forêts et de plans d’eau, il y en a sans doute plus qu’ailleurs. Mais quand même, ça donne une drôle d’impression de marcher sans entendre le moindre gazouillis… Grand beau temps aujourd’hui, comme prévu par la météo, et nous démarrons de bonne heure pour arriver avant la foule à Paradise (45’ de route depuis Ohanapecosh) qui est l’endroit le plus fréquenté du parc du Mont Rainier. Nous faisons en route un petit arrêt à Reflection Lake, le bien nommé, qui manque toutefois un peu d’eau… Pas mal de monde sur le parking, beaucoup de gros sacs de backpackers et d’alpinistes. Nous nous contenterons de faire le Skyline Trail (9 km, + 500m), « marronnier » du coin. Nous marchons depuis 5 mn, le sentier est encore bétonné, quand Caroline « tombe » sur un ours noir qui s’éloigne tranquillement ! Il est 8h30 et nous sommes sans doute les premiers à passer sur ce sentier. Toute la zone entre ce sentier et le parking « des trailheads » est fermée, officiellement à cause d’un éboulement de terrain…Par ailleurs il est partout noté de signaler la présence d’un ours (ou cougar !) aux rangers. De là à penser qu’ils ferment les zones où des ours ont été signalés…donc on s’est bien gardé de signaler sa présence, d’autant plus qu’il était fort sympathique. Il a profité d’un des rares ruisseaux qui coulent sur les pentes du Mont Rainier pour y faire quelques ablutions avant de s’éloigner paisiblement. Plus haut nous apercevons quelques biches assez craintives puis c’est un florilège de marmottes hyper habituées à la présence humaine, qui se laissent approcher à 1m. A cette heure matinale il n’y a pas grand-monde alors que nous approchons du glacier. Ici aussi ça fond car il fait très chaud en dépit de l’altitude (environ 2000m) Encore un lagopède, toujours aussi bien camouflé ! Cherchez la marmotte ! Celle-ci était si gourmande qu’elle n’a pas daigné se déplacer du moindre centimètre ni même interrompre son grignotage, pressée de parfaire ses réserves avant l’hiver. Au loin, les silhouettes des montagnes peinent à émerger de la fumée. Un ruisseau ! Pas si nombreux sur les pentes d’une si grosse montagne. L’eau, la vie, un peu de verdure au milieu des champs de caillasse. Ici des « yéyés » aussi appelés « Polnareffs » Grosse différence entre nos montagnes européennes et celles d’ici : l’impossibilité de faire une confortable pause allongé dans une prairie moelleuse ! Ici tout n’est que caillasse ponctuée de touffes de fleurs (fanées en l’occurrence) : la faute au climat plus sec ? Au caractère volcanique et récent des montagnes ? Si quelqu’un sait ? Un peu après 11h arrivent les premiers nuages… Ultime marmotte juste avant de rejoindre le parking qui fait la joie des petits enfants, toute fiérotte d’avoir un tel succès ! 3h30 pauses comprises. Après-midi tranquille au bord de l’eau, certains bouquinent, d’autres jouent les explorateurs le long de la rivière, jusqu’à cet énorme bouchon ! D’autres (les parents !) font un saut lessive/ravitaillement jusqu'à Packwood (laundry du RV park, wifi en libre accès à la library juste à côté) situé à 1/2h de route.
Vendredi 14/08/15 J13 En route pour le Mont St Helens ! La météo est très pessimiste pour l’après-midi, de fortes pluies sont annoncées mais ça ne devrait pas durer. Nous prenons donc notre temps pour une journée dont le programme sera sans doute assez léger puisqu’amputé de la randonnée prévue l’après-midi. Nous renonçons aussi à la petite randonnée de Naches peak loop trail, renommée pour ses prairies fleuries (plus de fleurs) et les reflets du Mont Rainier dans le Tipsoo Lake (temps bouché) Pause-wifi à la library de Packwood (en fait dans la voiture garée devant..) tout en observant d’un œil étonné le majestueux cerf qui vient prendre son petit déjeuner auprès de la gérante du RV park. C’est visiblement une habitude et la dame a toutes les peines du monde à l’empêcher de rentrer dans son mobil home ! 1h de route au total seulement jusqu’au Iron Creek Campground, situé sur le flanc est du Mount St Helens mais on change totalement d’univers ! Non ce n’est pas une forêt vierge mais bien un camping ! Le temps de s’installer (pour 1 seule nuit), la pluie arrive comme prévu et on déjeune pour la 1ère fois à l’abri du tarp. Les plus courageux font une tentative l’après-midi en roulant jusqu’à Windy Ridge, l’accès Est au cratère du Mont St Helens, mais je ne sors même pas de la voiture ! Retour vers notre forêt pluviale ! Valentin le maître du feu ne s’en laisse pas conter : en 5 mn un bon feu crépite en dépit des intempéries. Samedi 15/08/15 J14 Nous allons faire ce matin la rando prévue pour hier et demain au départ de Johnston Ridge à l’ouest, celle prévue pour aujourd’hui… Nous replions les tentes et nous mettons en route de bonne heure vers Windy ridge par une petite route sinueuse et cahotique (le terrain semble encore très mal stabilisé et l’asphalte ondule pas mal). Nous quittons la forêt pluviale pour une forêt plus classique de conifères puis arrivons dans la zone de « blast » où tous les arbres ont été soufflés par l’éruption : un paysage post apocalyptique comme nous n’en avions jamais vu ! Le Mont St Helens est un gros volcan dont la dernière énorme éruption de 1980 a causé un glissement de terrain qui a fait passer son altitude de 2959 à 2549m. Toute la chronologie de l’éruption (qui fit 57 victimes) est très bien détaillée ici : https://fr.wikipedia.org/...Saint_Helens_en_1980
Nous démarrons la randonnée vers les Loowit Falls (13,5 km, +200 m environ) à 8h20 en nous garant sur le parking de Windy Ridge. Enfin un ciel intéressant ! Le sommet se cache dans les nuages… Pierres ponces partout ! 1 heure d’une piste peu intéressante, réservée aux scientifiques, nous mène à une bifurcation vers Abraham Trail que nous suivons pendant quelques minutes avant de réaliser notre erreur. Il faut en fait descendre un peu dans la vallée avant de remonter doucement de l’autre côté cette fois vraiment sur les flancs du volcan. Quelques chèvres des montagnes aperçues de loin. Nous franchissons plusieurs ravines plus ou moins fertiles. En contrebas le Spirit Lake et les millions d’arbres arrachés par l’explosion de 1980. On approche ! Voilà la cascade de Loowit Falls. Petit rayon de soleil juste pour la photo souvenir… Paysage vraiment austère et très impressionnant. Le fond de l’air est frais et nous ne trainons pas, on redescend Non sans jeter un dernier coup d’œil à la cascade. Nous remarquons d’ailleurs une sorte de cabane toute blanche un peu plus haut (dispositif scientifique sans doute ?) Noir c’est noir ! Nous revoilà au parking. J’ai adoré cette rando du fait de son côté un peu dramatique (grâce aux nuages), les enfants eux ont trouvé qu’il faisait un peu frisquet. Il faut dire qu’on a une météo tout-à-fait incroyable avec des températures très supérieures aux moyennes habituelles, 25 à 30°C selon l’altitude au plus chaud de la journée. Nous reprenons la route pour contourner le Mont St helens par le nord et dormir au Eco Park resort, situé sur la Spirit Lake memorial Highway, à 1/2h de Johnston Ridge. 2h30 de route tout de même aussi faisons-nous une pause déjeuner dans un diner de Randle. Arrivée vers 18h à l’Eco Park resort, un drôle de petit bonhomme nous conduit jusqu’à la yourte que j’ai réservée pour une nuit. L’emplacement est immense et très agréable. Que de vert ! ca fait du bien ! Nous avons juste le temps de prendre une bonne vraie douche et de griller notre viande avant que la nuit ne tombe. Bande d’affamés ! Dimanche 16/08/15 J15 Très bonne nuit, très claire (beau ciel étoilé, pas de pollution lumineuse et pour la 1ère fois nous n’étions pas au cœur d’une forêt d’énormes arbres) et assez fraiche. Nous sommes presque les premiers sur le parking de Johnston Ridge (1 ou 2 voitures y ont passé la nuit) et nous démarrons la randonnée vers Harrys Ridge (13 km, +200m environ ?) vers 7h40. Grand beau temps comme prévu ! Les glaciers du cratère sont assez mal visibles, apparemment en voie de disparition eux aussi. Au téléobjectif on parvient à distinguer la petite cabane blanche aperçue hier. Ravines… Bords acérés du cratère… Contemplation… A contre-jour émergeant de la fumée, le Mont Adams 50 km à l’est avec au 1er plan, le Spirit Lake. En contrebas un important groupe de biches avec quelques cerfs. Nous parvenons à Harrys Ridge après 2 h de marche tranquille, et n’avons croisé qu’un ou deux autres randonneurs. Nous repérons la cascade où nous étions hier (au centre de l’image) Les millions d’arbres, victimes de l’éruption, qui se baladent sur le lac au gré du vent… Ces souches atypiques sont étonnantes : rien à voir avec les souches d’une forêt exploitées. Ici l’arbre a été arraché ! Quelques couleurs d’automne commencent à apparaître. Etranges petits cônes en fond de vallée ? Sur le retour nous croisons tout de même quelques randonneurs mais ce n’est rien par rapport à la foule qui se contente d’une visite au visitor center où nous faisons ensuite un petit saut. Il y a quelques témoignages de campeurs ou de randonneurs qui ont survécu à l’éruption, c’est assez prenant car on s’imagine parfaitement à leur place, brrr… Quelques photos spectaculaires de l’éruption et du glissement de terrain, comme celle-ci… Nous prenons tout notre temps pour déjeuner au Patty’s Place tout en bas de la Spirit Lake Highway car nous avons seulement 3h de route à faire cet après-midi pour nous rendre à Deception Pass State Park, au Nord de Seattle, pas loin du ferry vers les Iles San Juan. C’était sans compter les énormes bouchons : fin de WE et/ou fin de vacances ? Nous avons mis 6h pour faire 300 malheureux km. Première fois que nous affrontons des bouchons aux Etats-Unis ! La région est décidément fort peuplée ! Bref, nous arrivons juste avant la tombée de la nuit à Bowman Bay Campground, où j’ai réservé juste pour une nuit un emplacement juste au bord de la mer, dont nous n’aurons pas le temps hélas de beaucoup profiter. Douche, miam miam et dodo. Feux de bois interdits désormais interdits partout, à cause des incendies qui sévissent un peu partout : c’est un peu la psychose…car les foyers dans les campgrounds sont bien conçus et à mon avis sans aucun risque. Au loin les sommets des Olympic Mountains où nous irons bientôt. Lundi 17/08/15 J16 Au matin, ils sont toujours visibles, le beau temps nous accompagne encore, quelle chance ! J’ai réservé le ferry vers Lopez Island vers 9h30. L’archipel des San Juan au nord-ouest de Seattle, tout près de la frontière canadienne, est composé de plusieurs îles. Lopez m’a semblé la plus paisible et la plus accueillante (merci Aquilegia pour tes conseils) L’aller-retour pour la voiture et 6 personnes coûte une centaine de dollars, la réservation du ferry de retour n’est pas possible mais le site des Washington State Ferries indique les « best time travel hour » (horaires les moins fréquentés) Comme on adore les ferries (c’est bien le seul transport en commun que j’aime) c’est l’occasion de se donner un petit aperçu des îles parsemant l’énorme Détroit de San Juan de Fuca, entre USA et Canada. La traversée dure 45 mn que nous passons sur le pont car l’air est très doux et la vue magnifique sur Glacier Peak à l’est (3213 m) et les îlots et leurs jolies maisons. La mer est d’huile, un vrai temps de demoiselle, et nous faisons du rase-caillou… Arrivée à Lopez Island (très longue file de voitures qui attendent pour embarquer sur environ 1 ou 2 km, gloups) où piétons et vélos débarquent en premier. C’est très bon enfant et ça nous fait un peu penser à certaines îles bretonnes où les gens rejoignent leur famille pour les vacances : à peu près la même taille que Belle-Ile avec 2 fois moins d’habitants (2000 pour une île de 24X13 km) Nous allons installer les tentes au Spencer Spit State Park où j’ai réservé pour une nuit (petite déception, je me suis plantée en réservant et on est assez loin du bord de l’eau, sur un emplacement petit bien que parfaitement isolé des voisins, à perpète des toilettes –pas de douches- et pour la 1ère fois il y a pas mal de moustiques, vite découragés par le répulsif) Ensuite, première mission, trouver à manger ! Pas trop dur aux US en général… on choisit le seul resto qui ait une (petite) vue sur mer et on bulle un bon moment en terrasse. Il fait un temps parfait, un dosage idéal entre soleil et légère brise marine. On reprend la voiture pour aller vers le sud de l’île, croisant en route quelques jolies maisons, échangeant moult signes de la main avec les îliens très amicaux ! Impossible de croiser un piéton, un cycliste (assez nombreux sur l’île) ou un automobiliste sans un petit salut ! J’ai prévu une petite randounette vers Shark reef Sanctuary au SO de l’île où nous arrivons vers 14h. Un quart d’heure de marche dans une jolie pinède nous mène à l’Océan Pacifique. L’endroit a des petits airs de presqu’île de Crozon, la bruyère en moins et le kelp en plus. Ici point de requins mais des phoques qui se dorent la pilule au soleil et jouent dans les courants, la belle vie ! Pour les hommes aussi la vie a l’air douce par ici, à naviguer tranquillement au milieu des montagnes. On passe un bon moment à observer les phoques et les voiliers puis nous repartons vers Agathe Beach pour marcher jusqu’à Iceberg Point, le point le plus au sud de l’île, d’où l’on peut apercevoir orques et baleines, quand on a de la chance et quand c’est la bonne saison ! Donc on n‘a rien vu… Un peu déçus par cette rando, un peu fade après Shark Reef et surtout réalisée sous une lumière un peu blafarde. Pas indispensable donc sauf à la saison des baleines bien sûr ! « Par le chemin des écoliers » nous regagnons notre campground en prenant tout notre temps pour apprécier quelques charmants détails. Petite balade vespérale le long du lagon de Spencer Spit, où les gens qui passent la nuit dans ce petit mouillage tranquille viennent dégourdir les pattes de leurs chiens.
Mardi 18/08/15 J17 Après une nuit tranquille bien qu’un peu chaude, nous parcourons les quelques km qui nous séparent de l’embarcadère et arrivons avec 1h30 d’avance au ferry, inquiétés par la foule aperçue hier en débarquant. Nous sommes parmi les premiers…on abandonne la voiture et après un petit tour vers la salle d’attente toute mignonne avec sa petite bibliothèque, nous quittons le parking et nous posons au bord de l’eau, à l’ombre, en regardant passer les ferries. Au loin le Glacier Peak émerge de la brume et des fumées. Je longe un peu la côte et remarque d’étranges arbres rouges. Si quelqu’un sait de quelle espèce il s’agit ? Nouvelle traversée très agréable, rythmée par l’observation des voiliers. Nous déjeunons à Anacortes (Island Café, bien) et profitant du wifi découvrons un message de WSF (Washington State ferries) nous informant d’une panne sur le ferry que j’ai réservé ce soir de Coupeville au sud de Whidbey island vers Port Townsend sur l’Olympic Peninsula. Or ce ferry est très fréquenté car il évite un détour de plus de 4h par le sud du Puget Sound. Ils utilisent en remplacement un ferry plus petit et ne peuvent donc pas honorer les réservations, tout en donnant priorité à ceux qui ont réservé. Bref, on abandonne l’idée de visiter le village de Langley dans le sud de Whidbey Island et on file directement au ferry avec un timing parfait puisque nous embarquons 5 mn plus tard. 1h de traversée paisible puis nous arrivons à Port Townsend vers 15h30. Il fait 30°C ! Encore 1h de route et nous découvrons la maison réservée pour 3 nuits un peu à l’est de Port Angeles, qui va nous servir de base pour découvrir une partie de l’Olympic Peninsula. La maison est au bord de la mer, un peu en retrait protégée par quelques pins, très confortable. J’aperçois une loutre qui joue dans les vaguelettes. On s’y sentirait tout à fait chez soi avec une déco un peu moins rustique et sans les 12 bibles que caroline et Arnaud ont compté dans leur chambre (véridique !) http://www.vrbo.com/583351 Nous allons faire quelques courses à Port Angeles, histoire de pouvoir profiter du barbecue, tandis que les enfants s’approprient la maison et ses salles de bain. Nous profitons jusqu’au bout du soleil couchant et de la vue sur l’île de Vancouver.
Mercredi 19/08/15 J18 Temps radieux prévu pour cette journée, en route vers les Olympics Mountains. Nous arrivons au trailhead de Obstruction Peak (il faut prendre une piste qui part vers l’est un peu avant d’arriver au visitor center du Hurricane Ridge) et démarrons la rando vers Grand Lake vers 9h30. Nous choisissons de faire une boucle en descendant par Badger valley et nous remonterons par le sentier classique plus à l’ouest. Plusieurs pancartes mettent en garde contre les ours, cougars et autres chèvres irascibles : nous ne verrons qu’une ou deux marmottes ! Après une descente très minérale vers Badger Valley, nous entrons dans une forêt assez monotone (on se croirait dans les Vosges, il fait super chaud et nous trempons régulièrement nos vêtements dans les quelques ruisseaux croisés) et arrivons enfin vers midi sur les rives du Grand Lake. Longue pause pique-nique au bord du joli lac. Je m’inquiète de la remontée en plein soleil ! Dernier regard sur le lac, on refait le plein d’eau à un petit ruisseau, pas sûrs d’en trouver plus haut, on trempe nos vêtements dans l’eau fraîche et c’est parti. Finalement en prenant son temps, c’est sans problème (on a cependant vu des familles avec de jeunes enfants qui avaient bien du mal avec cette incroyable chaleur !) On passe ensuite au-dessus des arbres ce qui nous permet d’apercevoir au sud-est les pics et les glaciers du Mont Olympus (2432 m) Après 1h30 de grimpette, nous arrivons sur le plateau et le sentier, quasiment plat est très agréable avec d’un côté les sommets enneigés du massif et de l’autre un paysage hyper minéral. 6h30 au total pauses comprises pour cette randonnée. La plus belle partie se situe entre le lac et le trailhead sur le sentier ouest (Badger Valley ne nous a pas vraiment dépaysés) 13 km, +750m Nous reprenons la voiture et roulons jusqu’au trailhead de Hurricane Ridge, dans l’espoir de voir quelques animaux (des Mountains Goats y sont régulièrement aperçues). Un peu crevés, nous interrogeons un couple de randonneur qui en revient : ils n’ont pas vu grand-chose, alors nous décidons de retourner profiter de notre maison et de ses environs. C’est sur la route en redescendant vers Port Angeles que nous verrons le plus d’animaux (plusieurs biches) Le vent s’est levé et le paysage se dynamise. On comprend pourquoi la maison n’est pas directement sur le Pacifique ! Je prends la voiture et roule quelques centaines de mètres vers l’est jusqu’à l’embouchure de la Elwha River. J’adore ces endroits où se mêlent eau douce et eau salée, avec leurs bancs de sables ou de galets et leurs inévitables colonies d’oiseaux. J’aperçois de loin la maison coincée entre montagnes et océan. Ce coin est décidément très beau. Rencontre incongrue avec une dame qui promène son chien en se rééduquant (podomètre à l’appui !), qui me déclare son amour pour la France, Baudelaire et les Fleurs du Mal en quelques minutes de conversation. Jeudi 20/08/15 J19 Temps couvert ce matin, ça devrait se lever vers midi, pas de pluie prévue… Dire que nous sommes dans la région la plus arrosée du continent nord-américain avec 7 fois plus de précipitations annuelles qu’à Nancy ! En route vers Shi Shi Beach (prononcer shai shai, http://www.wta.org/...north-shi-shi-access ) située tout au NO de l’Olympic Peninsula, ce qui nécessite d’emprunter une route coincée entre montagnes et océan, qui épouse chaque courbe de la côte, fréquentée par des hordes de camions lourdement chargés d’énormes billes de bois, qui roulent à tombeau ouvert. Cette plage célèbre pour ses sea stacks (pitons rocheux) se situe dans la Makah Indian reservation et il faut acheter un permis à Neah Bay, vendu dans presque tous les commerces (10 $ de mémoire) La rando jusqu’à Point of the Arches, là où se situent les pitons fait 13 km A/R : on peut la faire comme nous dans la journée mais aussi passer 1 ou 2 nuits sur place pour profiter des belles lumières de début ou fin de journée. Il y a 1 ou 2 rivières qui permettent de se ravitailler en eau. Dénivelée négligeable. L’endroit est parait-il très fréquenté en été, nous n’avons pas vu grand monde et avons en milieu de journée été seuls sur la plage. Après 1/2h de marche en forêt, nous apercevons enfin la mer et au loin les fameux pitons. C’est parti pour 4 km de marche sur la plage où la marée descendante dessine de jolis motifs géométriques. Nous arrivons juste à l’étale de basse-mer, désormais elle va remonter, gare ! Nous poursuivons un peu au-delà de Point of the Arches mais la prudence nous empêche d’aller bien loin, d’autant que l’atmosphère assez lugubre ne nous donne pas envie de rester coincés par la marée. Comme prévu, le temps s’améliore ! Voilà, la mer remonte, nous repassons au nord des pitons, « du bon côté ». A contre-jour la côte semble vraiment hostile avec ces pitons arc-boutés contre l’Océan. Il est midi la plage est à nous, partagée avec un couple de photographes qui va camper sur place. Atmosphère transformée par le soleil ! Recto Verso Il est temps de rebrousser chemin, si on veut pouvoir profiter du sable dur avant la marée haute. Pause pique-nique près d’un petit ruisseau, très apprécié des goélands ! Retour d’abord par les rondins, pas très rapide et assez casse-g…e, on regagne bien vite la plage. Un regard en arrière vers les pitons de plus en plus masqués par les embruns, car le vent a encore forci. On retraverse la forêt, en croisant pas mal de marcheurs qui arrivent pour camper, souvent très lourdement chargés. Petit arrêt à l’estuaire de la Sooes River ou un kayakiste s’apprête à remonter la rivière, la mer étant trop agitée : vent d’ouest, marée montante et courant de rivière… Randonnée bien fatigante finalement, malgré l’absence de dénivelé : sable, timing à respecter par rapport à la marée, algues glissantes, vent « saoûlant ». Nous allons encore bien dormir ce soir ! Nous profitons tout de même de notre dernier coucher de soleil, très nuageux !
Vendredi 21/08/15 J20 Après concertation, nous décidons de zapper Ruby Beach et la Hoh Rain Forest (trop de route, pas assez de pluie pour mettre en valeur les mousses de la Rain Forest) au profit d’une visite express et superficielle de Seattle. C’est l’occasion d’une nouvelle petite croisière sur le ferry (16 $ pour la voiture et 6 personnes !) qui va de Bainbridge Island (atteinte via un pont flottant) jusqu’au centre-ville de Seattle. Pour notre 4ème et dernière traversée en ferry, la chance nous sourit une fois de plus puisque nous embarquons aussitôt. Ces petites îles sont hyper-résidentielles : mignons petits ports, jolies maisons au bord de l’eau, ça nous fait décidément penser au sud de la Norvège ou de la Suède…mais nous sommes à la latitude de Quiberon ! Nous approchons de Seattle, c’est mieux que par l’autoroute non ? La plus haute tour à droite est le Columbia center, nous y monterons tout-à-l’heure ! On a tout juste le temps d’observer quelques détails du front de mer et il nous faut déjà débarquer ! Quelques photos à la volée depuis la voiture, mélange d’ancien et de moderne… Nous arrivons à la Columbia Center Tower vers 12h30 : 64,5 $ pour nous 6, pas d’attente, en route pour le 73ème étage. Les éternelles fumées nous empêchent de voir bien loin mais la visite est plaisante : ce n’est pas si souvent qu’on a l’occasion de grimper si haut en ville. Nous apercevons l’embarcadère du ferry, le Lac Union (où j’avais envisagé d’aller voir des maisons flottantes, oui, encore ! Mais il fait trop chaud, 34°C !) Alors on file vers le Fly Muséum (Musée de l’air) situé un peu au sud de la ville que nous visitons après avoir déjeuné sur place. J’ai adoré le hall principal ou sont suspendues toutes sortes d’aéronefs de toutes époques ! Pour notre dernière nuit aux US, j’ai réservé une grande chambre pour 6 au Hampton Inn and Country à Dupont, très bien. Nous dînons juste à côté au Teryaki chicken, bien.
Samedi 22/08/15 J21 Réveil aux aurores ! Notre avion n’est qu’à 13h30 à Portland mais échaudés par les bouchons de l’I5, nous prenons une énorme marge. Déjeuner très complet à 6h, puis 2h de route fluide, nous arrivons avant 10h à l’aéroport de Portland. Voyage de retour sans histoire (Escale à Dallas dont les environs nous ont paru beaucoup plus vert que tous les états que nous venons de traverser, quel paradoxe ! Escale à Londres où nous faisons une énorme sieste) et arrivée à la maison dimanche vers 21h00.
Epilogue Un beau voyage un peu trop tranquille selon les enfants, moins excitant que ceux que nous avons pu faire en Utah/Arizona. Une météo exceptionnelle avec 1 seule demi-journée de pluie en 3 semaines. Peu ou pas de beaux ciels à cause des fumées d’incendies omniprésentes de San Francisco à Seattle. Pas de fleurs, pas de neige, canicule et 4 ans de sécheresse, dommage ! Très très peu d’Européens et de Français en particulier ( à part bien sûr à SFO) : super accueil des Américains. A chaque fois je me demande bien quelles qualités rendent les Français si populaires là-bas : c’est un grand mystère pour moi ! Beaucoup de monde (en immense majorité des Américains et pas mal d’asiatiques) en particulier à Crater Lake, Mont Rainier et Mont St Helens, sans que ce soit trop gênant car en démarrant tôt le matin et en marchant un peu on échappe sans difficulté à la foule. Ce sont ces 3 sites qui ont le plus marqué les enfants : Crater Lake en particulier ! Fred et moi avons bien aimé Lassen Volcanic NP et Bumpass Hell en particulier (rien à voir avec Yellowstone mais tellement inattendu dans ce coin des US) On a aussi été emballés par Mont Rainier et Mont St Helens. On a bien aimé aussi les petites traversées en ferry et l’atmosphère tranquille des îles au NO de Seattle. L’alternance camping rustique/jolies maisons confortables et bien situées a bien plu : c’est plus fun que de ne dormir que dans des motels basiques qui se ressemblent tous. Les enfants (et nous aussi) gardent toutefois la nostalgie du camping sauvage…pas facile dans cette région à moins de faire du backpacking. L’est Oregon m’a bien plu mais je crois être la seule (je pense qu’il faut un peu d’imagination pour l’imaginer au printemps alors que les collines ne sont pas encore grillées et les rivières pas encore asséchées !)
Un mois et demi de camping en solitaire au Québec English translation pending
Bonjour !
Je pars un mois et demi en solitaire au Québec pour marcher et faire du camping. Je pars en septembre-octobre, je sais qu'il ne fera pas chaud... Je voudrais avoir des conseils sur les endroits à visiter, les endroits où camper, les meilleurs moyens de se tenir chaud, d'éviter les ours etc...
Je n'ai pas encore de programme précis et je prend donc volontiers tous les conseils. Par contre j'ai vu que les parcs nationaux coûtent 25$ pour une nuit et je n'ai vraiment pas le budget pour payer ça. Est-ce que le camping sauvage est interdit ? Est-ce que c'est dangereux ?
Merci beaucoup !!!!
L’expo de Milan comme si vous y étiez (ou presque…) English translation pending
Merci aux intervenants de ce forum qui m’ont bien aidée à préparer ces deux jours et demi à l’expo de Milan.
Nous avions acheté les billets sur le site Internet de l’expo, en choisissant des billets à date fixe, nettement moins chers et de toutes façons, nous étions sures de nos dates ! (57 € les 2 jours consécutifs pour une adulte – 42 € pour une senior).
Après quelques pas inutiles avant de trouver la bonne correspondance entre le bus 73 venant de l’aéroport Linate et notre appartement situé rue Léon Tolstoï, nous faisons l’acquisition d’un plan afin de nous permettre de « naviguer » dans cette ville que nous ne connaissons pas. Nous découvrons ainsi la magnifique cathédrale « Duomo »
avant de prendre le métro M1 qui nous emmènera jusque Rho Fiera, juste à côté de l’entrée Ouest Fiorenza.
Il est possible d’acheter un billet « nocturne » à 5 € avec entrée à partir de 19h. Cela en vaut la peine car beaucoup de pavillons s’illuminent dès la tombée de la nuit (vers 20 h30 en cette fin août). Les pavillons sont encore ouverts mais ferment rapidement.
Nous zappons le premier pavillon à gauche de l’entrée, ce qui n’est peut-être pas une bonne idée car c’est l’ « Expo Centre » et nous aurions sans doute pu compléter nos informations…
Nous souhaitons profiter de cette expo pour goûter aux cuisines du Monde et jetons notre dévolu sur le SOUDAN. Le pavillon n’a rien d’exceptionnel, si ce n’est l’utilisation d’ocre pour simuler les murs traditionnels, mais le repas est vraiment sympa pour un prix correct.

Nous poursuivons ensuite notre découverte de cette partie droite du parcours, en visitant rapidement le cluster des pavillons dédiés au riz et notamment : LAOS BANGLADESH, CAMBODGE. Les clusters sont des pavillons multi-pays regroupés sur la base d’identités thématiques et de filières alimentaires. Nous repérons quelques idées de repas pour les prochains jours. Un peu plus loin, le pavillon du Kazakhstan attire l’œil grâce aux projections multicolores qui ondulent sur les façades. Notez la fontaine à eau qui permet de remplir nos bouteilles gratuitement avec de l’eau plate ou gazeuse fraîche. Il y a régulièrement dans l’enceinte de l’expo.
Toujours sur la droite, nous entrons dans le pavillon de L’ESPAGNE. Là, on insiste sur la diversité de la production « jardin » de l’Europe » et de la gastronomie espagnole. Nous profitons d’un agréable spectacle de lumières dans une salle tapissée d’assiettes.

Nous espérons trouver notre dessert au Pavillon de la France mais celui-ci vient de fermer (21h). Non loin de là se trouve l’arbre de vie, emblème de l’expo. Magnifique spectacle.
Ce sera tout pour notre soirée, nos pieds souffrent déjà ! Le lendemain matin (28 août), nous sommes à 9 h 40 devant les couloirs de contrôle des sacs et des billets. Il y a déjà la queue mais c’est ouvert et nous sommes dans l’enceinte un peu avant 10h. Nous avions envisagé de prendre la navette gratuite pour nous rendre directement au pavillon de la Chine, pour lequel l’attente est longue apparemment. Nous abandonnons en voyant la file d’attente et décidons de nous y rendre à pied. En chemin, sur la gauche, nous remarquons que le pavillon de la CORÉE DU SUD, qu’on nous a conseillé, n’a pas de file d’attente. Nous y entrons et sommes rapidement émerveillées par la présentation, aussi bien niveau de l’esthétique que de l’intérêt du thème. Après avoir mis en scène les effets de la « malbouffe », la Corée nous présente un film sur leur système de conservation par fermentation. Cette technique permet d’améliorer les performances des ingrédients. Les salles suivantes présentent les pots utilisés et une grande salle noire offre un spectacle lumineux. Ce pavillon est notre coup de cœur et le restera encore après les autres visites.


Nous traversons l’allée pour nous rendre au pavillon du VIETNAM. Nous arrivons juste à temps pour le début d’un spectacle de musique moderne jouée sur des instruments traditionnels. A la sortie, nous traversons le restaurant qui est bien alléchant.
De l’autre côté à nouveau pour visiter rapidement le pavillon de la MOLDAVIE - puis celui de la LITHUANIE très agréable
et la BIELORUSSIE où il y a bien peu à voir… Tous ces pavillons se visitent très rapidement, sans file d’attente.
La MALAISIE demande un peu plus de temps. On entre dans une reconstitution de forêt équatoriale puis dans une salle de projection où on peut s’asseoir. Un peu plus loin, des écrans miroirs donnent l’impression d’être près d’animaux de la jungle… Depuis l’étage, on peut admirer une rizière. Le pays insiste sur les bienfaits des plantations de palmiers à huile…

Chemin faisant, nous sommes arrivés devant le pavillon de la CHINE et joignons la file d’attente pour un parcours d’une trentaine de minutes. Le pavillon a fière allure mais nous sommes un peu déçues par le traitement du thème.
Il est maintenant 13 h 20, grand temps d’aller déjeuner et nous retournons pour cela au Pavillon de la Corée pour nous offrir un extra dans un véritable restaurant. Je choisis l’option du plateau de dégustation, ce qui me permet de goûter à plusieurs spécialités, dont certaines sont très relevées !!! Une pause de près d’une heure qui nous a fait du bien… De là, nous prenons la navette gratuite à l’arrêt N° 3 pour nous arrêter au n° 7, plus près du Japon qui fait partie de nos musts. Hélas, la file d’attente est vraiment très longue ce qui s’explique par le fait que la visite du site lui-même prend 50mn. Tant pis, on ressaiera demain. Nous faisons alors une visite systématique de tous les pavillons situés à cette extrémité (Entrée Est Roserio), en commençant par L’INDONÉSIE. Nous apprécions plus particulièrement la présentation des épices dans des cases en bois reprenant la forme des différentes îles. On peut toucher et sentir.
C’est ensuite le tour du SULTANAT D’OMAN que nous parcourons peut-être un peu rapidement... Beaucoup d’information sur la façon dont ils gèrent le peu d’espaces cultivables et la rareté de l’eau. Un des espaces permet d’évoluer dans un habitat traditionnel avec meubles et objets usuels.

Deux immenses tapis nous accueillent dans le pavillon du TURKMENISTAN et on peut visiter une yourte sur le toit.
La RUSSIE nous offre de grands murs d’images représentant des céréales, les éléments chimiques et organiques… Au milieu, une étrange machine de type alambic permet à une équipe de laborantin de nous concocter d’étranges boissons. Hélas (ou heureusement ?), nous sommes trop loin dans la file pour pouvoir déguster !

Le QATAR est fermé pour une heure afin d’accueillir une personnalité… Tant pis, nous ne rebrousserons pas chemin et nous nous dirigeons vers la TURQUIE qui cherche à apprendre des traditions anciennes pour préparer le futur.
Le suivant sur la liste, ce sont les ETATS-UNIS. L intérieur est bien décevant et ce n’est qu’en levant la tête depuis le pavillon voisin que nous découvrirons un mur végétal composé de grands panneaux pivotants. Mes jambes ont bien du mal à me porter, je m’assois à une terrasse de bar pendant qu’Anne-Lise visite le pavillon du MAROC, pour lequel il y a une petite file d’attente. Pas de chance, ce n’était vraiment pas celui qu’il fallait manquer, elle en revient enthousiasmée et le met en 2e position dans ses préférences (après la Corée) Et c’est reparti ! Dès l’entrée, on plonge dans la magie du KOWEIT : un mur d’eau dessine peu à peu des messages. Malheureusement, les batteries de nos appareils photo ont rendu l’âme, donc pas de photos… Nous nous mettons à la suite de la file d’attente pour l’EQUATEUR, qui ne parait pas longue. C’est un leurre parce que rien n’avance pendant un quart d’heure et quand un gros contingent est admis à l’intérieur, on calcule qu’à ce rythme, nous en aurons pour plus d’une heure trente !
Du coup, nous filons vers la France où il n’y a pas d’attente. Nous parcourons tout d’abord un labyrinthe de cultures et d’arbustes qui ont dû être prévues pour faire patienter… Le pavillon nous plait bien, les films sont courts et instructifs, la présentation est sympa. Nous passons à la boulangerie acheter une baguette.Nous retournons vers l’entrée (qui devient la sortie !) avec un arrêt au LAOS pour déguster un petit repas pour 10 € (plat et boisson). La suite au prochain numéro pour la dernière journée.
avant de prendre le métro M1 qui nous emmènera jusque Rho Fiera, juste à côté de l’entrée Ouest Fiorenza.
Il est possible d’acheter un billet « nocturne » à 5 € avec entrée à partir de 19h. Cela en vaut la peine car beaucoup de pavillons s’illuminent dès la tombée de la nuit (vers 20 h30 en cette fin août). Les pavillons sont encore ouverts mais ferment rapidement.
Nous zappons le premier pavillon à gauche de l’entrée, ce qui n’est peut-être pas une bonne idée car c’est l’ « Expo Centre » et nous aurions sans doute pu compléter nos informations…
Nous souhaitons profiter de cette expo pour goûter aux cuisines du Monde et jetons notre dévolu sur le SOUDAN. Le pavillon n’a rien d’exceptionnel, si ce n’est l’utilisation d’ocre pour simuler les murs traditionnels, mais le repas est vraiment sympa pour un prix correct.

Nous poursuivons ensuite notre découverte de cette partie droite du parcours, en visitant rapidement le cluster des pavillons dédiés au riz et notamment : LAOS BANGLADESH, CAMBODGE. Les clusters sont des pavillons multi-pays regroupés sur la base d’identités thématiques et de filières alimentaires. Nous repérons quelques idées de repas pour les prochains jours. Un peu plus loin, le pavillon du Kazakhstan attire l’œil grâce aux projections multicolores qui ondulent sur les façades. Notez la fontaine à eau qui permet de remplir nos bouteilles gratuitement avec de l’eau plate ou gazeuse fraîche. Il y a régulièrement dans l’enceinte de l’expo.
Toujours sur la droite, nous entrons dans le pavillon de L’ESPAGNE. Là, on insiste sur la diversité de la production « jardin » de l’Europe » et de la gastronomie espagnole. Nous profitons d’un agréable spectacle de lumières dans une salle tapissée d’assiettes.

Nous espérons trouver notre dessert au Pavillon de la France mais celui-ci vient de fermer (21h). Non loin de là se trouve l’arbre de vie, emblème de l’expo. Magnifique spectacle.

Ce sera tout pour notre soirée, nos pieds souffrent déjà ! Le lendemain matin (28 août), nous sommes à 9 h 40 devant les couloirs de contrôle des sacs et des billets. Il y a déjà la queue mais c’est ouvert et nous sommes dans l’enceinte un peu avant 10h. Nous avions envisagé de prendre la navette gratuite pour nous rendre directement au pavillon de la Chine, pour lequel l’attente est longue apparemment. Nous abandonnons en voyant la file d’attente et décidons de nous y rendre à pied. En chemin, sur la gauche, nous remarquons que le pavillon de la CORÉE DU SUD, qu’on nous a conseillé, n’a pas de file d’attente. Nous y entrons et sommes rapidement émerveillées par la présentation, aussi bien niveau de l’esthétique que de l’intérêt du thème. Après avoir mis en scène les effets de la « malbouffe », la Corée nous présente un film sur leur système de conservation par fermentation. Cette technique permet d’améliorer les performances des ingrédients. Les salles suivantes présentent les pots utilisés et une grande salle noire offre un spectacle lumineux. Ce pavillon est notre coup de cœur et le restera encore après les autres visites.



Nous traversons l’allée pour nous rendre au pavillon du VIETNAM. Nous arrivons juste à temps pour le début d’un spectacle de musique moderne jouée sur des instruments traditionnels. A la sortie, nous traversons le restaurant qui est bien alléchant.

De l’autre côté à nouveau pour visiter rapidement le pavillon de la MOLDAVIE - puis celui de la LITHUANIE très agréable
et la BIELORUSSIE où il y a bien peu à voir… Tous ces pavillons se visitent très rapidement, sans file d’attente.
La MALAISIE demande un peu plus de temps. On entre dans une reconstitution de forêt équatoriale puis dans une salle de projection où on peut s’asseoir. Un peu plus loin, des écrans miroirs donnent l’impression d’être près d’animaux de la jungle… Depuis l’étage, on peut admirer une rizière. Le pays insiste sur les bienfaits des plantations de palmiers à huile…
Chemin faisant, nous sommes arrivés devant le pavillon de la CHINE et joignons la file d’attente pour un parcours d’une trentaine de minutes. Le pavillon a fière allure mais nous sommes un peu déçues par le traitement du thème.

Il est maintenant 13 h 20, grand temps d’aller déjeuner et nous retournons pour cela au Pavillon de la Corée pour nous offrir un extra dans un véritable restaurant. Je choisis l’option du plateau de dégustation, ce qui me permet de goûter à plusieurs spécialités, dont certaines sont très relevées !!! Une pause de près d’une heure qui nous a fait du bien… De là, nous prenons la navette gratuite à l’arrêt N° 3 pour nous arrêter au n° 7, plus près du Japon qui fait partie de nos musts. Hélas, la file d’attente est vraiment très longue ce qui s’explique par le fait que la visite du site lui-même prend 50mn. Tant pis, on ressaiera demain. Nous faisons alors une visite systématique de tous les pavillons situés à cette extrémité (Entrée Est Roserio), en commençant par L’INDONÉSIE. Nous apprécions plus particulièrement la présentation des épices dans des cases en bois reprenant la forme des différentes îles. On peut toucher et sentir.

C’est ensuite le tour du SULTANAT D’OMAN que nous parcourons peut-être un peu rapidement... Beaucoup d’information sur la façon dont ils gèrent le peu d’espaces cultivables et la rareté de l’eau. Un des espaces permet d’évoluer dans un habitat traditionnel avec meubles et objets usuels.

Deux immenses tapis nous accueillent dans le pavillon du TURKMENISTAN et on peut visiter une yourte sur le toit.

La RUSSIE nous offre de grands murs d’images représentant des céréales, les éléments chimiques et organiques… Au milieu, une étrange machine de type alambic permet à une équipe de laborantin de nous concocter d’étranges boissons. Hélas (ou heureusement ?), nous sommes trop loin dans la file pour pouvoir déguster !


Le QATAR est fermé pour une heure afin d’accueillir une personnalité… Tant pis, nous ne rebrousserons pas chemin et nous nous dirigeons vers la TURQUIE qui cherche à apprendre des traditions anciennes pour préparer le futur.

Le suivant sur la liste, ce sont les ETATS-UNIS. L intérieur est bien décevant et ce n’est qu’en levant la tête depuis le pavillon voisin que nous découvrirons un mur végétal composé de grands panneaux pivotants. Mes jambes ont bien du mal à me porter, je m’assois à une terrasse de bar pendant qu’Anne-Lise visite le pavillon du MAROC, pour lequel il y a une petite file d’attente. Pas de chance, ce n’était vraiment pas celui qu’il fallait manquer, elle en revient enthousiasmée et le met en 2e position dans ses préférences (après la Corée) Et c’est reparti ! Dès l’entrée, on plonge dans la magie du KOWEIT : un mur d’eau dessine peu à peu des messages. Malheureusement, les batteries de nos appareils photo ont rendu l’âme, donc pas de photos… Nous nous mettons à la suite de la file d’attente pour l’EQUATEUR, qui ne parait pas longue. C’est un leurre parce que rien n’avance pendant un quart d’heure et quand un gros contingent est admis à l’intérieur, on calcule qu’à ce rythme, nous en aurons pour plus d’une heure trente !
Du coup, nous filons vers la France où il n’y a pas d’attente. Nous parcourons tout d’abord un labyrinthe de cultures et d’arbustes qui ont dû être prévues pour faire patienter… Le pavillon nous plait bien, les films sont courts et instructifs, la présentation est sympa. Nous passons à la boulangerie acheter une baguette.Nous retournons vers l’entrée (qui devient la sortie !) avec un arrêt au LAOS pour déguster un petit repas pour 10 € (plat et boisson). La suite au prochain numéro pour la dernière journée.
Circuit 4 semaines Ouest américain avec 2 bébés (moins de 2 ans) en juin 2015 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes partis pour 4 Semaines en road trip dans l'ouest américain avec 2 bébés en Juin 2015.
Voici quelques retours...
Le vol : Les compagnies ne proposent pas le même niveau de service les uns aux autres. Il faut donc bien comparer pour connaître le « vrai » prix. En particulier le nombre de valise pour les bébés. Certains proposant un bagage de 23 kg et un bagage cabine par bébé (comme Air Canada) quand d’autres propose aucun bagage supplémentaire !
Sinon, pour le prix des vols, j’ai découvert il y a peu : www.optionway.com/
Pour notre part, nous avions choisi Air Canada. L’avantage, c’est francophone et donc plus pratique avec des enfants (Attention, aux USA (ou à Toronto), ils ne seront que peu à parler français...;)). L'avantage aussi, c'est que pour une « place bébé » sur les genoux, vous pouvez emporter en plus de votre valise et de vos deux sacs cabines, une autre valise, un autre sac cabine, une poussette pliante et un siège auto ! Le prix de cette place bébé coute environ 10% du prix du billet…
Vient la question : Avec ou sans escales ? Nous avons tenté le avec escale et un départ juste vers 13h00. Cela a bien correspondu à mes espérances. Une première partie de vol débuté rapidement sous le signe de la sieste. Une pause défoulement dans l'aéroport, suivi d'un bout de nuit de sommeil...:) Je recommande donc, et conseil une escale d'au moins 2h30 (Pour garantir une pause défoulement à vos enfants), surtout si vous passez la douane (douane USA en particulier, et ce même au canada) ! Note : A la douane américaine de correspondance, pensez à dire que vos deux poussettes sont 2 bagages, sinon, vous aller perdre facilement 10 minutes ou plus (Car il n'auront pas le compte de vos bagages soutes, et votre nom restera en attente en orange !).
Les pièges à éviter : - Avec deux enfants, pour deux adultes, c'est quand même compliqué. Pour un peu tout, mais en particulier les repas. Surtout quand on vous annonce que contrairement à ce qui était prévu lors de la réservation, vous n'aurez pas de repas bébé et/ou enfant ! Je vous conseille donc de prévoir un siège enfant payant pour plus de confort pour vous. :) - Avec deux enfants, vous ne pourrez pas être à côté ! On ne vous prévient pas et lors de votre réservation, aucun avertissement. Pourtant, c'est impossible pour des raisons de sécurité sur le nombre de masque à gaz... Enfin, ça a été finalement possible lors de la première partie de notre vol à l'aller... o_O C'est à prendre en compte, car vous ne serez plus à côté du tout et vous serez obligé de vous prendre la tête avec une hôtesse pour lui expliquer que si vous mettez 10 personnes entre une mère et son fils, vous allez déranger fortement 12 personnes ! Préférez donc deux sièges côte à côte, séparer par le couloir... Sauf si vous avez prévu une vraie place pour votre deuxième bébés.
Pour info, nous avons eu à l'aller Paris-Montréal (AC871), deux places « normal » tout devant (pensez à les réserver sur internet). L'espace aux jambes en plus est utile ! Sur le Montréal-Los Angeles (AC775), nous avons pu avoir une place en plus libre au fond de l'appareil (grâce à une dame qui a gentiment préféré nous laisser son siège), mais ma femme était sur la rangée devant moi. Ce fut un vrai confort, car 15 kg de poids mort pendant 5 heures, c’est lourd ! Sur le San Francisco-Toronto (AC756), nous avons fait fort. En effet, après avoir réservé 2 places sur deux rangés côte à côte séparer par un couloir, à l'enregistrement, on nous dit qu’on peut être à côté ! On change donc et à 1h de l'embarquement, on nous dit, qu’en fait c'est plus possible ! Finalement, nous avons eu le droit à une place en plus et en négociant un hublot contre un couloir avec un passager avons pu être tous à côté !:) On a senti le confort non inutile (d'où mon conseil d’une place en plus en cas de deux bébés). Enfin, sur le Toronto-Paris (AC886), nous étions côte à côte, mais séparé par le couloir. Vol rythmé par le sommeil des petits et un peu des grands... :)
Coté anecdote, la douane américaine voulait me saisir mes 4 bouteilles de lait chocolaté Nesquick au départ de SFO car faisant 240 ml. Le fait que ce soit chocolaté le rendait non obligatoire. En lui indiquant le fait que c’était la seule chose que mes enfants avait pour manger, il nous les as laissé (en nous précisant que théoriquement il aurait dû les garder)….
La voiture : Nous avons loué un mini-van 7 places chez Budget via Air Canada (946 $ pour 4 semaines – Payement à la fin du périple.). Ce fut une Chrysler Town&Chrysler. C'est une superbe voiture très confortable et très bien pensé avec plein de petit rangement, et la possibilité de rentrer les siège de la deuxième rangé dans le sol (pour avoir un sol plat à cet endroit !:)) Je la recommande ! Hélas, au bout de quelques jours nous avons eu un témoin nous demandant de changer l'huile... Nous avons donc amené la voiture chez Budget Las Vegas ou on nous a dit qu'il allait faire un changement de véhicule. On nous a demandé de faire le plein (pour ne pas payer 9$ du gallon). Sympa de devoir ressortir pour faire le plein sur une voiture indiquant un problème qui n'est pas de notre faute... Puis, on nous a dit que finalement, il n'avait pas de mini-van pour un trajet jusqu'à SFO ! Ils ont voulu nous donner un petit SUV (Euh, mes 4 valises, mes 4 bagages à main, mon porte bébé, ma glacière, mes deux enfants, je les mets où ?). Après leur avoir montrer la perte d'espace et exigé un véhicule pouvant contenir la même chose, après qu'avis, partenaire de Budget (même maison mère) ne voulait rien donner non plus, après s'être vu refusé de reprendre le mini-van dans lequel on était venu, après avoir perdu presque 3 heures, nous sommes finalement repartit à bord d'un GMC Yukon XL, vendu comme un équivalent de la Tahoe.
Les hôtels/motels : Globalement beaucoup plus cher qu’avant… :( Par sécurité, nous avions pris toutes les chambres avant notre séjour pour éviter de risquer une nuit dans la voiture (Pas pratique avec des enfants). Le détails sera dans notre parcours...
Les parcs/Villes : Toujours aussi beau... :) Et accessible pour les couples avec bébés. On est USA, les coins piqueniques sont nombreux et sont souvent couplés avec des aires de jeux pour enfants ! :)
La nourriture: Une découverte cette année, la chaine Baja Fresh. Des salades très bonnes, copieuses et pas très cher!!!
Les gens : La politesse est remarquable. Nous avons été surpris lorsqu'un serveur est venu nous chercher dans la file pour nous faire passer devant tout le monde au restaurant (Bryce canyon) car nous avions des petits. Mais tout le monde est agréable et respectueux.
La différence avec la France a été le plus marqué à SFO. Quand à Paris, avec une poussette, on vous regarde de travers, à SFO, un mendiant handicapé en fauteuil roulant qui nous a vu arriver s'est décalé pour nous laisser passer convenablement sur le trottoir !!! Alors même qu'on avait prévu de passer sur la route...
Le parcours viendra un peu plus tard, quand j'aurais commencé à trier mes 10 000 photos... :)
Nous sommes partis pour 4 Semaines en road trip dans l'ouest américain avec 2 bébés en Juin 2015.
Voici quelques retours...
Le vol : Les compagnies ne proposent pas le même niveau de service les uns aux autres. Il faut donc bien comparer pour connaître le « vrai » prix. En particulier le nombre de valise pour les bébés. Certains proposant un bagage de 23 kg et un bagage cabine par bébé (comme Air Canada) quand d’autres propose aucun bagage supplémentaire !
Sinon, pour le prix des vols, j’ai découvert il y a peu : www.optionway.com/
Pour notre part, nous avions choisi Air Canada. L’avantage, c’est francophone et donc plus pratique avec des enfants (Attention, aux USA (ou à Toronto), ils ne seront que peu à parler français...;)). L'avantage aussi, c'est que pour une « place bébé » sur les genoux, vous pouvez emporter en plus de votre valise et de vos deux sacs cabines, une autre valise, un autre sac cabine, une poussette pliante et un siège auto ! Le prix de cette place bébé coute environ 10% du prix du billet…
Vient la question : Avec ou sans escales ? Nous avons tenté le avec escale et un départ juste vers 13h00. Cela a bien correspondu à mes espérances. Une première partie de vol débuté rapidement sous le signe de la sieste. Une pause défoulement dans l'aéroport, suivi d'un bout de nuit de sommeil...:) Je recommande donc, et conseil une escale d'au moins 2h30 (Pour garantir une pause défoulement à vos enfants), surtout si vous passez la douane (douane USA en particulier, et ce même au canada) ! Note : A la douane américaine de correspondance, pensez à dire que vos deux poussettes sont 2 bagages, sinon, vous aller perdre facilement 10 minutes ou plus (Car il n'auront pas le compte de vos bagages soutes, et votre nom restera en attente en orange !).
Les pièges à éviter : - Avec deux enfants, pour deux adultes, c'est quand même compliqué. Pour un peu tout, mais en particulier les repas. Surtout quand on vous annonce que contrairement à ce qui était prévu lors de la réservation, vous n'aurez pas de repas bébé et/ou enfant ! Je vous conseille donc de prévoir un siège enfant payant pour plus de confort pour vous. :) - Avec deux enfants, vous ne pourrez pas être à côté ! On ne vous prévient pas et lors de votre réservation, aucun avertissement. Pourtant, c'est impossible pour des raisons de sécurité sur le nombre de masque à gaz... Enfin, ça a été finalement possible lors de la première partie de notre vol à l'aller... o_O C'est à prendre en compte, car vous ne serez plus à côté du tout et vous serez obligé de vous prendre la tête avec une hôtesse pour lui expliquer que si vous mettez 10 personnes entre une mère et son fils, vous allez déranger fortement 12 personnes ! Préférez donc deux sièges côte à côte, séparer par le couloir... Sauf si vous avez prévu une vraie place pour votre deuxième bébés.
Pour info, nous avons eu à l'aller Paris-Montréal (AC871), deux places « normal » tout devant (pensez à les réserver sur internet). L'espace aux jambes en plus est utile ! Sur le Montréal-Los Angeles (AC775), nous avons pu avoir une place en plus libre au fond de l'appareil (grâce à une dame qui a gentiment préféré nous laisser son siège), mais ma femme était sur la rangée devant moi. Ce fut un vrai confort, car 15 kg de poids mort pendant 5 heures, c’est lourd ! Sur le San Francisco-Toronto (AC756), nous avons fait fort. En effet, après avoir réservé 2 places sur deux rangés côte à côte séparer par un couloir, à l'enregistrement, on nous dit qu’on peut être à côté ! On change donc et à 1h de l'embarquement, on nous dit, qu’en fait c'est plus possible ! Finalement, nous avons eu le droit à une place en plus et en négociant un hublot contre un couloir avec un passager avons pu être tous à côté !:) On a senti le confort non inutile (d'où mon conseil d’une place en plus en cas de deux bébés). Enfin, sur le Toronto-Paris (AC886), nous étions côte à côte, mais séparé par le couloir. Vol rythmé par le sommeil des petits et un peu des grands... :)
Coté anecdote, la douane américaine voulait me saisir mes 4 bouteilles de lait chocolaté Nesquick au départ de SFO car faisant 240 ml. Le fait que ce soit chocolaté le rendait non obligatoire. En lui indiquant le fait que c’était la seule chose que mes enfants avait pour manger, il nous les as laissé (en nous précisant que théoriquement il aurait dû les garder)….
La voiture : Nous avons loué un mini-van 7 places chez Budget via Air Canada (946 $ pour 4 semaines – Payement à la fin du périple.). Ce fut une Chrysler Town&Chrysler. C'est une superbe voiture très confortable et très bien pensé avec plein de petit rangement, et la possibilité de rentrer les siège de la deuxième rangé dans le sol (pour avoir un sol plat à cet endroit !:)) Je la recommande ! Hélas, au bout de quelques jours nous avons eu un témoin nous demandant de changer l'huile... Nous avons donc amené la voiture chez Budget Las Vegas ou on nous a dit qu'il allait faire un changement de véhicule. On nous a demandé de faire le plein (pour ne pas payer 9$ du gallon). Sympa de devoir ressortir pour faire le plein sur une voiture indiquant un problème qui n'est pas de notre faute... Puis, on nous a dit que finalement, il n'avait pas de mini-van pour un trajet jusqu'à SFO ! Ils ont voulu nous donner un petit SUV (Euh, mes 4 valises, mes 4 bagages à main, mon porte bébé, ma glacière, mes deux enfants, je les mets où ?). Après leur avoir montrer la perte d'espace et exigé un véhicule pouvant contenir la même chose, après qu'avis, partenaire de Budget (même maison mère) ne voulait rien donner non plus, après s'être vu refusé de reprendre le mini-van dans lequel on était venu, après avoir perdu presque 3 heures, nous sommes finalement repartit à bord d'un GMC Yukon XL, vendu comme un équivalent de la Tahoe.
Les hôtels/motels : Globalement beaucoup plus cher qu’avant… :( Par sécurité, nous avions pris toutes les chambres avant notre séjour pour éviter de risquer une nuit dans la voiture (Pas pratique avec des enfants). Le détails sera dans notre parcours...
Les parcs/Villes : Toujours aussi beau... :) Et accessible pour les couples avec bébés. On est USA, les coins piqueniques sont nombreux et sont souvent couplés avec des aires de jeux pour enfants ! :)
La nourriture: Une découverte cette année, la chaine Baja Fresh. Des salades très bonnes, copieuses et pas très cher!!!
Les gens : La politesse est remarquable. Nous avons été surpris lorsqu'un serveur est venu nous chercher dans la file pour nous faire passer devant tout le monde au restaurant (Bryce canyon) car nous avions des petits. Mais tout le monde est agréable et respectueux.
La différence avec la France a été le plus marqué à SFO. Quand à Paris, avec une poussette, on vous regarde de travers, à SFO, un mendiant handicapé en fauteuil roulant qui nous a vu arriver s'est décalé pour nous laisser passer convenablement sur le trottoir !!! Alors même qu'on avait prévu de passer sur la route...
Le parcours viendra un peu plus tard, quand j'aurais commencé à trier mes 10 000 photos... :)
Préparation voyage Namibie octobre 2015 English translation pending
Bonjour,
Je me lance à ouvrir ce post après avoir lu pas mal de choses sur VF et aussi y avoir posé des questions sur des posts ouverts par d'autres mais je crois qu'il ne faut pas abuser, les sujets des autres ne sont pas faits pour que moi j'y pose mes questions, alors voila. Présentation : couple de retraités ayant l'habitude de voyager en autonomie, amoureux du désert (et en ayant une certaine expérience) et animés par une très grande envie de voir des animaux ailleurs que dans des zoos européens, la Namibie nous a paru une bonne destination. Nous avons les billet d'avion (on en a parlé ici), le véhicule est réservé (on en a parlé là), nous serons 47 jours sur place, il nous faut bâtir un itinéraire et c'est là que les questions commencent. Nous avons bien sur repéré des lieux que nous aimerions visiter, maintenant il nous faut approfondir et nous ne trouvons pas toujours les informations sur la toile. Nous avons "le petit futé" 2015, les carnets de route Marcus sur l'Afrique australe, le guide JPM sur l'Afrique australe et je devrai recevoir très prochainement le guide T4A ; en cartographie : Afrique australe Reise au 1/2 500 00, Namibie T4A au 1/1 000 000, Namibie Huber. Nous pensons naviguer en 8 (non, pas 2 fois pliés en 4) : un 1er tour partant de Windhoek et circulant dans le sens anti horaire (Caprivi, Etosha, Epupa, Purros), retour à Windhoek, second tour au Sud dans le sens horaire (le Sud-Est, Fish River, Lüderitz, Swakopmund). Bien sur je ne cite pas tous les endroits où nous pensons aller, c'est juste pour donner une idée globale du parcours. Nous avons loué un véhicule avec tente de toit et nous n'envisageons pas d'aller en lodge, nous pensons ne fréquenter que des campements ou faire des bivouacs "sauvages". Aucune réservation n'est envisagée, nous voyageons beaucoup "au gré des rencontres", qu'elles soient humaines, animales ou paysagères, donc pas de timing contraignant (sauf l'avion de retour). Première question, j'ai vu (prépa de Madikéra), message 160 et suivants, que vous parliez de N° de routes et je ne les retrouve pas tous, j'en déduis que vous avez des cartes beaucoup plus précises que les miennes, d'ailleurs dans la suite 2 passages le long du Fish River Canyon sont évoqués et je n'en vois qu'un sur mes cartes. Alors, quelle carte utiliser pour avoir les détails concernant le Fish River Canyon ? Merci de m'avoir lu.
Je me lance à ouvrir ce post après avoir lu pas mal de choses sur VF et aussi y avoir posé des questions sur des posts ouverts par d'autres mais je crois qu'il ne faut pas abuser, les sujets des autres ne sont pas faits pour que moi j'y pose mes questions, alors voila. Présentation : couple de retraités ayant l'habitude de voyager en autonomie, amoureux du désert (et en ayant une certaine expérience) et animés par une très grande envie de voir des animaux ailleurs que dans des zoos européens, la Namibie nous a paru une bonne destination. Nous avons les billet d'avion (on en a parlé ici), le véhicule est réservé (on en a parlé là), nous serons 47 jours sur place, il nous faut bâtir un itinéraire et c'est là que les questions commencent. Nous avons bien sur repéré des lieux que nous aimerions visiter, maintenant il nous faut approfondir et nous ne trouvons pas toujours les informations sur la toile. Nous avons "le petit futé" 2015, les carnets de route Marcus sur l'Afrique australe, le guide JPM sur l'Afrique australe et je devrai recevoir très prochainement le guide T4A ; en cartographie : Afrique australe Reise au 1/2 500 00, Namibie T4A au 1/1 000 000, Namibie Huber. Nous pensons naviguer en 8 (non, pas 2 fois pliés en 4) : un 1er tour partant de Windhoek et circulant dans le sens anti horaire (Caprivi, Etosha, Epupa, Purros), retour à Windhoek, second tour au Sud dans le sens horaire (le Sud-Est, Fish River, Lüderitz, Swakopmund). Bien sur je ne cite pas tous les endroits où nous pensons aller, c'est juste pour donner une idée globale du parcours. Nous avons loué un véhicule avec tente de toit et nous n'envisageons pas d'aller en lodge, nous pensons ne fréquenter que des campements ou faire des bivouacs "sauvages". Aucune réservation n'est envisagée, nous voyageons beaucoup "au gré des rencontres", qu'elles soient humaines, animales ou paysagères, donc pas de timing contraignant (sauf l'avion de retour). Première question, j'ai vu (prépa de Madikéra), message 160 et suivants, que vous parliez de N° de routes et je ne les retrouve pas tous, j'en déduis que vous avez des cartes beaucoup plus précises que les miennes, d'ailleurs dans la suite 2 passages le long du Fish River Canyon sont évoqués et je n'en vois qu'un sur mes cartes. Alors, quelle carte utiliser pour avoir les détails concernant le Fish River Canyon ? Merci de m'avoir lu.
19 ans seule en Ouzbékistan et au Kirghizistan: langue et sécurité? English translation pending
Bonjour à tous, je suis nouvelle sur ce forum et en suis émerveillée !
A propos du Kirghizistan et de l'Ouzbékistan, les discussions sont assez anciennes, et c'est donc pourquoi je relance le sujet.
J'ai plusieurs questions :
1) Tout d'abord, j'ai 19 ans et suis une femme, je suppose qu'une tenue vestimentaire descente est exigée, mais avez-vous des conseils quant aux habits à emmener ? J'ai vu que le climat y est très chaud en été, et je compte y aller au cours des mois de juillet et d’août, la température avoisinant les 40°C !
2) Ensuite, par rapport à la langue, je pense me mettre au Russe afin d'en connaître quelques rudiments. Autrement, comment est le contact avec la population locale lorsqu'on ne parle pas la langue ?
3) D'après le Ministère des Affaires Etrangères, la frontière entre le Kirghizistan et l'Ouzbékistan est à éviter car elle est minée. Avez-vous des conseils pour la traverser ? l'avion semble être la seule solution ? Connaissez-vous de bonnes compagnies fiables proposant des vols Ouzbékistan-Kirghizistan ?
4) Cavalière depuis un certain nombre d'années, je suis tentée par des rando à cheval, avez-vous des coups de coeur à partager ? Est-il indispensable d'être accompagnée d'un guide ?
5) Enfin, comment est l'hébergement ? J'aimerais m'orienter autant que possible vers du logement chez l'habitant, mais étant une femme seule j'ai conscience du danger que cela peut présenter...
Merci d'avance pour toutes vos réponses et n'hésitez pas à me donner d'autres conseils, je suis preneuse dans tous les cas !
Clara
Récit de voyage en Ouzbékistan mars-avril 2015 English translation pending
22/03/2015 – 18h20
Après 24 heures d'un long voyage avec 2 escales, me voilà arrivée à Khiva, ma première étape en Ouzbékistan. Sortie de l'aéroport d'Urgench, on est dimanche, et il m'est difficile de trouver le bus qui devait m'emmener jusqu'à un trolley bus qui relie Urgench à Khiva. Après moult négociations, je finis par lâcher l'affaire, fatiguée du voyage et cède 15 dollars à un pseudo-chauffeur. Arrivée vers 11h30 à mon B&B, je tends 20 dollars ($) et le chauffeur m'arnaque avec la monnaie rendue en soum. Pas grave, fatiguée et il était gentil. Je fais du change à l'hôtel et me retrouve avec un tonne de billets, 1$ étant égal à 4000 soums. Dodo... je m'étale sur mon lit jusqu'à 16h30. Puis je me décide à me mettre enfin à la rencontre du pays, de ses habitants et de la vieille ville de Khiva, ville fortifiée, totalement reconstruite, faite de pierres et de maisons en pierres et terre séchée où minarets, mosquées, madrasas sont partout. Certains guides parlent d'un décor de cinéma, ville fantôme trop rénovée...Pour moi, c'est une première vue enchanteresse de l'Ouzbékistan. Une ville digne des « Milles et une nuit » et de la fameuse route de la soie. Après une première déambulation dans la ville, enchantée, mais la fatigue toujours là, je décide de rentrer dans un petit resto pour gouter mon premier plat typique. J'ai la chance que la haute saison n'aie pas encore commencée, le calme de la ville avec seulement très peu de touriste me va bien. Demain, je démarre une visite plus approfondie. En attendant, je déguste mes Manty, un plat de gros raviolis fourrés à la viande de mouton et aux oignons. Excellent. Les habitats ici sont très hétéroclites. Il y en a qui ont vraiment des souches arabo-persanes, d'autres très typés asio-mongolie, et enfin d'autres, slaves et Russes. D'ailleurs beaucoup de Russes sont ici en tourisme. Les langues parlées sont l'Ouzbek, le Russe, mais la religion étant musulmane, le « Salam » est de rigueur. J'ai faim, je me prends un extra avec une soupe locale.
23/3/15 - 11h15
Hier, je pouvais me promener en T shirt en fin d'après-midi. Aujourd'hui, il pleut ! Comme j'ai oublié mon parapluie acheté à Mexico, me voilà partie au bazar pour en acheter un. Je vais finir par avoir une panoplie de parapluies de tous les pays. 1$ étant égal à 4000 soums, je me retrouve avec une multitude de billets et le moindre repas ou achat coûte très vite 20 000 soums. J'ai l'impression de claquer des millions et il est difficile de tenir un budget. Va falloir que je fasse attention ! Je monte sur la muraille depuis la porte Nord et j'ai une vue en hauteur du vieux Khiva. C'est vraiment beau. En descendant, les marches sont abruptes et comme c'est mouillé, je me retrouve comme une conne à descendre prudemment. Un petit vieux, adorable, grimpe alors comme un gazelle et vient m'aider avec son beau sourire. La honte pour moi :) Retour à l'hôtel pour récupérer mes « millions » et payer l'entrée des sites, mais voilà que mon cadenas de valise fait des siennes. Je me retrouve à attendre que quelqu'un arrive à le forcer pour récupérer enfin ma fortune :(
13h45 – Khiva regorge d'endroits merveilleux. Je commence par faire un tour extérieur de la muraille, en passant par ses 4 portes, sous malheureusement une pluie battante. Puis, je passe devant le Kalta Minor, qui est un imposant minaret. Ensuite, je visite un atelier disposé dans une Madrasa où des femmes fabriquent à la main des tapis. Je poursuit ma visite avec le mausolée Pakhlavan Makmoud et celui de Sayyid Alla Uddin. La mosaïque bleue et turquoise est partout. C'est un vrai spectacle pour moi. Puis, je monte en haut du minaret Islam Khodja, 120 marches abruptes, où je regrette amèrement la cigarette. Mais en haut, je suis gâtée. Une vue imprenable sur toute la vieille ville. Magnifique. Me voilà maintenant dans la mosquée du vendredi. A l'intérieur, une forêt de colonnes de bois sculpté soutien le plafond. L'ensemble est superbe.
18h30 – Une après-midi magique. J'ai visité le Harem, splendide, avec à coté la salle d'audience et le tribunal. Le Kosh madrasa et le minaret court, magnifique et très imposant. Le cimetière et le palais royale et pleins de madrasas toutes aussi splendides les unes que les autres. Au fil des rues, je me suis retrouvée devant un groupe de jeunes et moins jeunes qui faisaient la fête. Musique à l'extérieure, les jeunes dansent. Ils m'invitent gentiment et me voilà danseuse Ouzbek au milieu de ces adolescents. Les femmes et homme me rejoignent et nous dansons tous ensemble. Je suis invitée à gouter à leur viande excellente, accompagnée d'un verre de vodka. A l'intérieur, dans un grand chaudron, ils préparent le Sumalak, ressemblant à du caramel-chocolat, qui chauffe durant des heures. C'est Navrouz, la Fête du Printemps.
En passant à l'office de tourisme, je me rends compte qu'il va être dur de trouver 3 autres touristes pour partager un taxi et aller voir les forteresses du désert. A 60 $ la journée, il me faut absolument trouver du monde. En me promenant, je fais le tour des hôtels et je croise un Hollandais. Je croise aussi un français, mais comme une idiote, j'oublie de lui en parler. Puis, l'office de tourisme m'appelle, elle a trouvé quelqu'un. Arrivée là, c'est le français que j'avais croisé. On est déjà 2, quand on croise à nouveau le Hollandais qui accepte de se joindre à nous. Le prix est maintenant de 20$ par personne. C'est raisonnable. Je repasse devant la fête et suis invitée à nouveau à danser. Les Ouzbeks sont accueillants et adorables.
21h40 – En allant tous les 3 manger dans le restaurant tenu par le propriétaire de mon B&B, nous rencontrons une Japonaise qui voyage seule. Je m'empresse de lui demander si elle veut se joindre à nous pour notre expédition de demain et elle acquiesce. Nous voilà 4, soit 15$ pour la journée. Cool :) Nous dînons ensemble, un excellent repars pour 20 000 soums et parlons de nos expériences. La Japonaise arrive d'Iran et du Turkménistan. Le français me dit ne pas avoir réussi à aller dans le désert du Kyzyl Kum, faute de touristes avec lui dans le taxi et ne rien avoir aimé dans la vallée de Ferghana, aucune balade sympa car personne pour le renseigner. Il m'inquiète un peu, mais si j'arrive encore à faire comme aujourd'hui et réunir le peu de touristes que je trouve pour faire des escapades, peut-être aurais-je la même chance qu'aujourd'hui et pourrais visiter ces lieux. Inchallah ! Demain, départ à 10h30...
Après 24 heures d'un long voyage avec 2 escales, me voilà arrivée à Khiva, ma première étape en Ouzbékistan. Sortie de l'aéroport d'Urgench, on est dimanche, et il m'est difficile de trouver le bus qui devait m'emmener jusqu'à un trolley bus qui relie Urgench à Khiva. Après moult négociations, je finis par lâcher l'affaire, fatiguée du voyage et cède 15 dollars à un pseudo-chauffeur. Arrivée vers 11h30 à mon B&B, je tends 20 dollars ($) et le chauffeur m'arnaque avec la monnaie rendue en soum. Pas grave, fatiguée et il était gentil. Je fais du change à l'hôtel et me retrouve avec un tonne de billets, 1$ étant égal à 4000 soums. Dodo... je m'étale sur mon lit jusqu'à 16h30. Puis je me décide à me mettre enfin à la rencontre du pays, de ses habitants et de la vieille ville de Khiva, ville fortifiée, totalement reconstruite, faite de pierres et de maisons en pierres et terre séchée où minarets, mosquées, madrasas sont partout. Certains guides parlent d'un décor de cinéma, ville fantôme trop rénovée...Pour moi, c'est une première vue enchanteresse de l'Ouzbékistan. Une ville digne des « Milles et une nuit » et de la fameuse route de la soie. Après une première déambulation dans la ville, enchantée, mais la fatigue toujours là, je décide de rentrer dans un petit resto pour gouter mon premier plat typique. J'ai la chance que la haute saison n'aie pas encore commencée, le calme de la ville avec seulement très peu de touriste me va bien. Demain, je démarre une visite plus approfondie. En attendant, je déguste mes Manty, un plat de gros raviolis fourrés à la viande de mouton et aux oignons. Excellent. Les habitats ici sont très hétéroclites. Il y en a qui ont vraiment des souches arabo-persanes, d'autres très typés asio-mongolie, et enfin d'autres, slaves et Russes. D'ailleurs beaucoup de Russes sont ici en tourisme. Les langues parlées sont l'Ouzbek, le Russe, mais la religion étant musulmane, le « Salam » est de rigueur. J'ai faim, je me prends un extra avec une soupe locale.
23/3/15 - 11h15
Hier, je pouvais me promener en T shirt en fin d'après-midi. Aujourd'hui, il pleut ! Comme j'ai oublié mon parapluie acheté à Mexico, me voilà partie au bazar pour en acheter un. Je vais finir par avoir une panoplie de parapluies de tous les pays. 1$ étant égal à 4000 soums, je me retrouve avec une multitude de billets et le moindre repas ou achat coûte très vite 20 000 soums. J'ai l'impression de claquer des millions et il est difficile de tenir un budget. Va falloir que je fasse attention ! Je monte sur la muraille depuis la porte Nord et j'ai une vue en hauteur du vieux Khiva. C'est vraiment beau. En descendant, les marches sont abruptes et comme c'est mouillé, je me retrouve comme une conne à descendre prudemment. Un petit vieux, adorable, grimpe alors comme un gazelle et vient m'aider avec son beau sourire. La honte pour moi :) Retour à l'hôtel pour récupérer mes « millions » et payer l'entrée des sites, mais voilà que mon cadenas de valise fait des siennes. Je me retrouve à attendre que quelqu'un arrive à le forcer pour récupérer enfin ma fortune :(
13h45 – Khiva regorge d'endroits merveilleux. Je commence par faire un tour extérieur de la muraille, en passant par ses 4 portes, sous malheureusement une pluie battante. Puis, je passe devant le Kalta Minor, qui est un imposant minaret. Ensuite, je visite un atelier disposé dans une Madrasa où des femmes fabriquent à la main des tapis. Je poursuit ma visite avec le mausolée Pakhlavan Makmoud et celui de Sayyid Alla Uddin. La mosaïque bleue et turquoise est partout. C'est un vrai spectacle pour moi. Puis, je monte en haut du minaret Islam Khodja, 120 marches abruptes, où je regrette amèrement la cigarette. Mais en haut, je suis gâtée. Une vue imprenable sur toute la vieille ville. Magnifique. Me voilà maintenant dans la mosquée du vendredi. A l'intérieur, une forêt de colonnes de bois sculpté soutien le plafond. L'ensemble est superbe.
18h30 – Une après-midi magique. J'ai visité le Harem, splendide, avec à coté la salle d'audience et le tribunal. Le Kosh madrasa et le minaret court, magnifique et très imposant. Le cimetière et le palais royale et pleins de madrasas toutes aussi splendides les unes que les autres. Au fil des rues, je me suis retrouvée devant un groupe de jeunes et moins jeunes qui faisaient la fête. Musique à l'extérieure, les jeunes dansent. Ils m'invitent gentiment et me voilà danseuse Ouzbek au milieu de ces adolescents. Les femmes et homme me rejoignent et nous dansons tous ensemble. Je suis invitée à gouter à leur viande excellente, accompagnée d'un verre de vodka. A l'intérieur, dans un grand chaudron, ils préparent le Sumalak, ressemblant à du caramel-chocolat, qui chauffe durant des heures. C'est Navrouz, la Fête du Printemps.
En passant à l'office de tourisme, je me rends compte qu'il va être dur de trouver 3 autres touristes pour partager un taxi et aller voir les forteresses du désert. A 60 $ la journée, il me faut absolument trouver du monde. En me promenant, je fais le tour des hôtels et je croise un Hollandais. Je croise aussi un français, mais comme une idiote, j'oublie de lui en parler. Puis, l'office de tourisme m'appelle, elle a trouvé quelqu'un. Arrivée là, c'est le français que j'avais croisé. On est déjà 2, quand on croise à nouveau le Hollandais qui accepte de se joindre à nous. Le prix est maintenant de 20$ par personne. C'est raisonnable. Je repasse devant la fête et suis invitée à nouveau à danser. Les Ouzbeks sont accueillants et adorables.
21h40 – En allant tous les 3 manger dans le restaurant tenu par le propriétaire de mon B&B, nous rencontrons une Japonaise qui voyage seule. Je m'empresse de lui demander si elle veut se joindre à nous pour notre expédition de demain et elle acquiesce. Nous voilà 4, soit 15$ pour la journée. Cool :) Nous dînons ensemble, un excellent repars pour 20 000 soums et parlons de nos expériences. La Japonaise arrive d'Iran et du Turkménistan. Le français me dit ne pas avoir réussi à aller dans le désert du Kyzyl Kum, faute de touristes avec lui dans le taxi et ne rien avoir aimé dans la vallée de Ferghana, aucune balade sympa car personne pour le renseigner. Il m'inquiète un peu, mais si j'arrive encore à faire comme aujourd'hui et réunir le peu de touristes que je trouve pour faire des escapades, peut-être aurais-je la même chance qu'aujourd'hui et pourrais visiter ces lieux. Inchallah ! Demain, départ à 10h30...
"Take me east": Écrire un livre English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai toujours eu le rêve d'écrire un livre... sur n'importe quoi. Mais écrire un livre est une tache difficile, beaucoup de questions de posent, sur la légitimité, l'intérêt, le quand, la foi en la motivation pour mener à bien le projet, la peur du ridicule, de l'over-dramatisation, quelle langue, quel style, quel genre et arrivé à la moitié de mes interrogations, il me devient évident que je ne peux pas écrire ça tout seul.
Pourquoi? Parce que je ne suis pas un auteur averti. Je n'ai pas de formation littéraire, du moins pas plus que la moyenne. Je ne suis pas non plus un grand lecteur; en matière de récit de voyages, j'ai du lire un peu de David-Néel et c'est tout. Grand tort m'en fait, je préfère écrire que lire.
J'ai donc pris la décision, si je veux avoir une change de mener le projet à l'aboutissement, il me faut écrire ça en public. J'ai besoin d'un public pour déceler les maladresses si faciles à voir d'un point de vue extérieur mais imperceptibles de l'intérieur parce que l'on est bien plus critique envers les autres qu'envers soi-même. Et j'ai besoin d'un public aussi pour les encouragements qui me permettraient d'avancer. Et j'ai besoin d'un public pour toute les autres questions du premier paragraphe.
J'aimerais donc des pensées sur tout ce que j'écris dans ce post-même, avant même que je pose la 1ère ligne.
Déjà, pourquoi écrit-on un livre? J'ai d'abord pensé que pour partager quelque chose d'exceptionnel. Certains auteurs ont effectué des voyages toujours plus poussés et c'est le fait d’être le premier à être allé quelque part où à effectuer une action dangereuse qui légitimise la l'oeuvre. Désormais, je pense que le livre sur le voyage n'a pas tant de comptes à rendre que l'on pourrait penser: par exemple, il serait tout à fait honorable d'écrire un voyage vers chez ma grand-mère, à condition qu'il m'apporte suffisamment pour que je sois inspiré à écrire. Mon avis c'est que les meilleurs livres n'ont pas été écrits sur les meilleurs voyages (et qu'est ce que ça pourrait bien vouloir dire?) mais plutôt sur les meilleurs vécus, c'est à dire la richesse interne que ces voyages ont engendrés, la signature émotionnelle que l'on en a récolté canalisable en la volonté d'écrire. Dans mon cas, c'est l'optique que je vais essayer d'adopter. Je n'ai pas la prétention de placer mon voyage plus haut que d'autres qui n'ont pas écrit des livres ni plus bas que ceux d'auteurs à succès. J'ai envie de l'écrire parce qu'écrire est quelque chose que j'aime bien faire et j'ai envie de le publier parce que partager est quelque chose que j'aime aussi faire.
La thématique du livre que j'aimerais écrire est un voyage que j'ai effectué entre la République Tchèque et l'ile de Sakhaline en Russie, illustré par cette carte:
Le voyage a duré 1 an en observant les règles suivantes:Un transport coute aussi peu qu'une suite de pas: pas d'argentUn logement est aussi cher qu'une nuit sous les étoiles: gratuitLimite budgétaire de 2 euros/jour maximum (à dépenser de préférence pour la nourriture)Ne jamais solliciter l'hospitalité mais attendre qu'elle se présenteCe code sert à valoriser la dépendance à la coïncidence au lieu de la dépendance à l'organisation. J'ai posté certaines photos du voyage dans ce billet sur ce forum, si vous voulez voir la couleur: http://voyageforum.com/discussion/ma-traversee-eurasie-par-autres-ne-vont-pas-en-auto-bateau-avion-stop-d6776856/
A ce stade, j'aimerais déjà savoir:Est ce que ça vous intéresse?Quelles thématiques seraient intéressantes à développer? A savoir un tel voyage représente beaucoup de facettes. Des cultures, des religions, des personnes, des co-voyageurs, les défis physiques, les feux de l'amour, et beaucoup d'autres choses.Réalité ou basé sur la réalité?Où l'écrire? Dans les carnets de voyage (ici)? Autre part sur ce forum? Un site d'écriture? Reddit? Français ou Anglais?Je ne commence pas à partir de rien. J'ai tenu un blog au cours de mon voyage, un blog, qui, transposé en traitement de texte contient dans les 500 pages... Il y a beaucoup d'informations et c'est un blog, pas un livre. Mais ce sera ma base pour le livre. J'ai aussi des photos et vidéos sur lesquelles me baser ainsi que l'itinéraire détaillé (j'avais une balise GPS qui enregistrait mes positions).
Je sais que beaucoup de mes questions pourraient être répondues par "écoutes ton cœur, seul toi peut prendre la décision." A quoi je réponds: "je compte bien prendre la décision mais j'aime quand même les conseils."
Enfin, pour mon prochain post ici si je ne me décourage pas du projet, sera le plan du livre ou du moins un plan partiel.
Merci d'avoir lu jusque là si vous avez lu jusque là et j'attends vos réactions.
J'ai toujours eu le rêve d'écrire un livre... sur n'importe quoi. Mais écrire un livre est une tache difficile, beaucoup de questions de posent, sur la légitimité, l'intérêt, le quand, la foi en la motivation pour mener à bien le projet, la peur du ridicule, de l'over-dramatisation, quelle langue, quel style, quel genre et arrivé à la moitié de mes interrogations, il me devient évident que je ne peux pas écrire ça tout seul.
Pourquoi? Parce que je ne suis pas un auteur averti. Je n'ai pas de formation littéraire, du moins pas plus que la moyenne. Je ne suis pas non plus un grand lecteur; en matière de récit de voyages, j'ai du lire un peu de David-Néel et c'est tout. Grand tort m'en fait, je préfère écrire que lire.
J'ai donc pris la décision, si je veux avoir une change de mener le projet à l'aboutissement, il me faut écrire ça en public. J'ai besoin d'un public pour déceler les maladresses si faciles à voir d'un point de vue extérieur mais imperceptibles de l'intérieur parce que l'on est bien plus critique envers les autres qu'envers soi-même. Et j'ai besoin d'un public aussi pour les encouragements qui me permettraient d'avancer. Et j'ai besoin d'un public pour toute les autres questions du premier paragraphe.
J'aimerais donc des pensées sur tout ce que j'écris dans ce post-même, avant même que je pose la 1ère ligne.
Déjà, pourquoi écrit-on un livre? J'ai d'abord pensé que pour partager quelque chose d'exceptionnel. Certains auteurs ont effectué des voyages toujours plus poussés et c'est le fait d’être le premier à être allé quelque part où à effectuer une action dangereuse qui légitimise la l'oeuvre. Désormais, je pense que le livre sur le voyage n'a pas tant de comptes à rendre que l'on pourrait penser: par exemple, il serait tout à fait honorable d'écrire un voyage vers chez ma grand-mère, à condition qu'il m'apporte suffisamment pour que je sois inspiré à écrire. Mon avis c'est que les meilleurs livres n'ont pas été écrits sur les meilleurs voyages (et qu'est ce que ça pourrait bien vouloir dire?) mais plutôt sur les meilleurs vécus, c'est à dire la richesse interne que ces voyages ont engendrés, la signature émotionnelle que l'on en a récolté canalisable en la volonté d'écrire. Dans mon cas, c'est l'optique que je vais essayer d'adopter. Je n'ai pas la prétention de placer mon voyage plus haut que d'autres qui n'ont pas écrit des livres ni plus bas que ceux d'auteurs à succès. J'ai envie de l'écrire parce qu'écrire est quelque chose que j'aime bien faire et j'ai envie de le publier parce que partager est quelque chose que j'aime aussi faire.
La thématique du livre que j'aimerais écrire est un voyage que j'ai effectué entre la République Tchèque et l'ile de Sakhaline en Russie, illustré par cette carte:

Le voyage a duré 1 an en observant les règles suivantes:Un transport coute aussi peu qu'une suite de pas: pas d'argentUn logement est aussi cher qu'une nuit sous les étoiles: gratuitLimite budgétaire de 2 euros/jour maximum (à dépenser de préférence pour la nourriture)Ne jamais solliciter l'hospitalité mais attendre qu'elle se présenteCe code sert à valoriser la dépendance à la coïncidence au lieu de la dépendance à l'organisation. J'ai posté certaines photos du voyage dans ce billet sur ce forum, si vous voulez voir la couleur: http://voyageforum.com/discussion/ma-traversee-eurasie-par-autres-ne-vont-pas-en-auto-bateau-avion-stop-d6776856/
A ce stade, j'aimerais déjà savoir:Est ce que ça vous intéresse?Quelles thématiques seraient intéressantes à développer? A savoir un tel voyage représente beaucoup de facettes. Des cultures, des religions, des personnes, des co-voyageurs, les défis physiques, les feux de l'amour, et beaucoup d'autres choses.Réalité ou basé sur la réalité?Où l'écrire? Dans les carnets de voyage (ici)? Autre part sur ce forum? Un site d'écriture? Reddit? Français ou Anglais?Je ne commence pas à partir de rien. J'ai tenu un blog au cours de mon voyage, un blog, qui, transposé en traitement de texte contient dans les 500 pages... Il y a beaucoup d'informations et c'est un blog, pas un livre. Mais ce sera ma base pour le livre. J'ai aussi des photos et vidéos sur lesquelles me baser ainsi que l'itinéraire détaillé (j'avais une balise GPS qui enregistrait mes positions).
Je sais que beaucoup de mes questions pourraient être répondues par "écoutes ton cœur, seul toi peut prendre la décision." A quoi je réponds: "je compte bien prendre la décision mais j'aime quand même les conseils."
Enfin, pour mon prochain post ici si je ne me décourage pas du projet, sera le plan du livre ou du moins un plan partiel.
Merci d'avoir lu jusque là si vous avez lu jusque là et j'attends vos réactions.