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Réflexion sur la solidarité "occidentale" English translation pending
«C’est bien ce que vous faites, il y a tellement à faire partout dans le monde »
« Donner faites un don, et déduisez le des impôts »
« Donner une image solidaire à votre société »
« Grâce à vous, l’enfant parrainé aura la chance d’être sauvé de la misère, d’aller à l’école, de se soigner, d’être protéger, de s’habiller.. »
- --
Ce que le capitalisme prend, la solidarité le redonne au compte goutte !
Pourquoi aller aider ou « éduquer » des villages perdus au fin fond d’un pays du sud ? En quoi serions-nous supérieur au point de devoir les influencer ? Ces villages qui existent depuis des millénaires ne nous ont pas attendu pour survivre bon grés mal grés même si leur vie pourrait être améliorée sans aucun doute (rendement agricole, égalité des sexes, santé…)
Notre exemple occidental fondu d’individualisme, n’étant pas parfait et de loin, ne nous permet pas d’aller donner des leçons, et par le biais d’ONG, d’aller mettre des pansements sur des plaies que nous, notre mode de vie, et nos dirigeants, avons fait et continuons de faire.
Comme le dit un certain prophète, vous ne convertirez pas par la parole mais naturellement par l’exemple louable d’une vie sainte. Est-ce que notre exemple est à ce point convaincant ?
Quand est-il , au niveau sociologique, de tous ces petits jeunes et moins jeunes occidentaux, dont les problèmes personnels, sociaux, familiaux ne sont pas résolus et qui s’investissent dans la solidarité international : asile pour européens blasés.
De plus, en permettant à chacun de monter sa propre association, d’aller et venir pour traiter tous les maux avec de l’argent, des idées et du matériel, ne peut-on pas craindre une expansion encore plus rapide de la mondialisation et une occidentalisation encore plus importante alors que c’est cela même qui pousse, pour une partie, les gens à s’expatrier ?
Ne vit-on pas mieux dans un village paumé, aux cultures maraîchères seines, à l’élevage limité, dans une société familiale, solidaire que dans nos pays même si ce village ne possède pas la télé, le téléphone, l’électricité… Je dirai même si ce village à un taux de mortalité infantile élevé et si la maladie, les inondations provoquent de grands malheurs.
Il est vrai que dans ce monde, parfois, nous devons nous mêler des affaires des autres pays car leurs activités nous concernent directement. Je pense notamment à la gestion de l’eau, de la pêche, de la déforestation…
Mais pourtant, avant d’aller dans les villages leur expliquer qu’il faut arrêter de couper le bois, même si c’est pour se préparer à manger, nous ferions mieux de lutter dans nos propres pays qui polluent le plus et changer nos modes de vie à nous qui les tuons bien plus sûrement.
Je comprends aussi qu’on ne peut rester insensible devant le spectacle de pauvreté dans certain pays du sud et que ça démange de leur apporter des médicaments, de la nourriture, des habits, mais est-ce une solution à long terme. N’est-il pas à leur gouvernement d’améliorer le sort de leurs individus et encore une fois à nous de changer notre mode de vie qui les exploite indirectement.
Je comprends aussi qu’en temps de guerre, dans les camps de réfugiés, les génocides, ou aussi lors de catastrophes naturelles, la solidarité internationale s’ébroue et c’est sans doute à ce moment que les ONG sont nécessaires. Mais leurs actions devraient se limiter à cela, ponctuellement et avec une organisation globale qui éviterai les détournements de fond, prises de positions politique, acheminement d’armes et autres vols d’enfants !
Finalement, la grande partie de nos aides aux ONG ne sert qu’à asservir les populations qui restent la plus part du temps esclaves de nos dons. Comme le disait Thomas Sankara (président du Burkina Faso dans les années 80) : « Notre pays produit suffisamment pour nous nourrir tous, malheureusement, par manque d’organisation, nous sommes obligés de tendre la main pour demander des aides alimentaires. Ces aides alimentaires qui nous bloquent, qui installent dans nos esprits cette habitude, ce reflex de mendiant, d’assisté… »
Voilà, ce texte n’est qu’une ébauche d’un point de vue personnel que j’aimerai bien faire évoluer grâce à vous, à vos points de vue, à vos critiques, mais aussi aux auteurs, livres, articles, sites Internet que vous voudrez bien me faire partager.
Nico
« Donner faites un don, et déduisez le des impôts »
« Donner une image solidaire à votre société »
« Grâce à vous, l’enfant parrainé aura la chance d’être sauvé de la misère, d’aller à l’école, de se soigner, d’être protéger, de s’habiller.. »
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Ce que le capitalisme prend, la solidarité le redonne au compte goutte !
Pourquoi aller aider ou « éduquer » des villages perdus au fin fond d’un pays du sud ? En quoi serions-nous supérieur au point de devoir les influencer ? Ces villages qui existent depuis des millénaires ne nous ont pas attendu pour survivre bon grés mal grés même si leur vie pourrait être améliorée sans aucun doute (rendement agricole, égalité des sexes, santé…)
Notre exemple occidental fondu d’individualisme, n’étant pas parfait et de loin, ne nous permet pas d’aller donner des leçons, et par le biais d’ONG, d’aller mettre des pansements sur des plaies que nous, notre mode de vie, et nos dirigeants, avons fait et continuons de faire.
Comme le dit un certain prophète, vous ne convertirez pas par la parole mais naturellement par l’exemple louable d’une vie sainte. Est-ce que notre exemple est à ce point convaincant ?
Quand est-il , au niveau sociologique, de tous ces petits jeunes et moins jeunes occidentaux, dont les problèmes personnels, sociaux, familiaux ne sont pas résolus et qui s’investissent dans la solidarité international : asile pour européens blasés.
De plus, en permettant à chacun de monter sa propre association, d’aller et venir pour traiter tous les maux avec de l’argent, des idées et du matériel, ne peut-on pas craindre une expansion encore plus rapide de la mondialisation et une occidentalisation encore plus importante alors que c’est cela même qui pousse, pour une partie, les gens à s’expatrier ?
Ne vit-on pas mieux dans un village paumé, aux cultures maraîchères seines, à l’élevage limité, dans une société familiale, solidaire que dans nos pays même si ce village ne possède pas la télé, le téléphone, l’électricité… Je dirai même si ce village à un taux de mortalité infantile élevé et si la maladie, les inondations provoquent de grands malheurs.
Il est vrai que dans ce monde, parfois, nous devons nous mêler des affaires des autres pays car leurs activités nous concernent directement. Je pense notamment à la gestion de l’eau, de la pêche, de la déforestation…
Mais pourtant, avant d’aller dans les villages leur expliquer qu’il faut arrêter de couper le bois, même si c’est pour se préparer à manger, nous ferions mieux de lutter dans nos propres pays qui polluent le plus et changer nos modes de vie à nous qui les tuons bien plus sûrement.
Je comprends aussi qu’on ne peut rester insensible devant le spectacle de pauvreté dans certain pays du sud et que ça démange de leur apporter des médicaments, de la nourriture, des habits, mais est-ce une solution à long terme. N’est-il pas à leur gouvernement d’améliorer le sort de leurs individus et encore une fois à nous de changer notre mode de vie qui les exploite indirectement.
Je comprends aussi qu’en temps de guerre, dans les camps de réfugiés, les génocides, ou aussi lors de catastrophes naturelles, la solidarité internationale s’ébroue et c’est sans doute à ce moment que les ONG sont nécessaires. Mais leurs actions devraient se limiter à cela, ponctuellement et avec une organisation globale qui éviterai les détournements de fond, prises de positions politique, acheminement d’armes et autres vols d’enfants !
Finalement, la grande partie de nos aides aux ONG ne sert qu’à asservir les populations qui restent la plus part du temps esclaves de nos dons. Comme le disait Thomas Sankara (président du Burkina Faso dans les années 80) : « Notre pays produit suffisamment pour nous nourrir tous, malheureusement, par manque d’organisation, nous sommes obligés de tendre la main pour demander des aides alimentaires. Ces aides alimentaires qui nous bloquent, qui installent dans nos esprits cette habitude, ce reflex de mendiant, d’assisté… »
Voilà, ce texte n’est qu’une ébauche d’un point de vue personnel que j’aimerai bien faire évoluer grâce à vous, à vos points de vue, à vos critiques, mais aussi aux auteurs, livres, articles, sites Internet que vous voudrez bien me faire partager.
Nico
Trajet/transport Luang Prabang/Sainyabuli/Pak Lai/Vientiane? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un a-t-il déjà fait le trajet Luang Prabang/Sainyabuli/Pak Lai/Vientiane ?
Je cherche toute information à ce sujet, le but étant de faire un bout en bateau lent entre Sanyabul ou Pak Lai à Vientiane, avec une idée des temps de transport et l'intérêt de faire cet itinéraire
Est-ce que Pak Lai/Vientiane en vedette rapide, çà craint ?
Merci à l'avance de votre aide
Véronique
Taux de change au Maroc English translation pending
salut
je viens de m'en apercevoir , en lisant à Agadir, j'etais tranquillment en vancance, je, une chronique economique sur la monnaie marocaine. stupéfacation, qu'y ai je appris:
les 11 dhirams et quelques cacahuètes contre lesquels le Maroc nous achète nous les marocains contraints à l'exil( je suis de bruxelles) euros sont en fait fixé, exclusivement , par la Banque du Maroc et sachant que dhiram ne vaux rien sur les marchés interantinoaux à cause du fait que le maroc n'exporte quasiment rien, c'est donc aupres des MRE, vous savez les marocains de l'etranger, que le régime marocain et ses économistes de pacotilles se chargent de remplir les caisses du royaume en devises européennes achetées à un prix défiant tte concurrence. du quasi vol d'autant que les Marocains de l'étranger n'y voient que du feux...la majorité croit meme gagné au change......
l'arnaque est gigantesque, bien que je ne sois pa économise je pense qu' il suffit pour se représenter les choses comparer le smic marocain avec celui pratiqué à Buxelles, à Francfort ou en France, cad à 1200 euros.
autrement dit, si 1000 EUROS VALENT grosso modo 10 000 dhiram, selon les taux actuels, comment se fait il que les salariés marocains eux en moyennent ne touchent que 2500 DH? dit autrement , combien de salariés pourrez- vous remunérer avec 1000 euros en contexte européen , aucun, n'est- ce pas?
vous comprenez , le ratio réel est de 1/4 et pour 400 EUROS nous devrions normalement du regime marocain à 10 000 DH et non les 4000 DH actuels. 1 euro pour 40 DH AU lieu de 1 euro pour 11 DH. vous comprenez l'arnaque et l'insitance avec laquelle le maroc tente de nous vendre des appartement à 70 000 EUROS que l'on devrait payé normalement quatre fois moins, cad plusou moins 15 000 euros
en sur-évaluant le dh le maroc achètent à très bas prix la monnaie des immigrés marocains d'autant plus que ce "pillage" ne profite guerre aux Marocains du Maroc vu que leur salaire est le meme , ainsi que l'infrastructure du Maroc en général, depuis des décennies.
que la vie serait agréable au bled si NOUS arrivions à vendre un euro 40 dh.
je viens de m'en apercevoir , en lisant à Agadir, j'etais tranquillment en vancance, je, une chronique economique sur la monnaie marocaine. stupéfacation, qu'y ai je appris:
les 11 dhirams et quelques cacahuètes contre lesquels le Maroc nous achète nous les marocains contraints à l'exil( je suis de bruxelles) euros sont en fait fixé, exclusivement , par la Banque du Maroc et sachant que dhiram ne vaux rien sur les marchés interantinoaux à cause du fait que le maroc n'exporte quasiment rien, c'est donc aupres des MRE, vous savez les marocains de l'etranger, que le régime marocain et ses économistes de pacotilles se chargent de remplir les caisses du royaume en devises européennes achetées à un prix défiant tte concurrence. du quasi vol d'autant que les Marocains de l'étranger n'y voient que du feux...la majorité croit meme gagné au change......
l'arnaque est gigantesque, bien que je ne sois pa économise je pense qu' il suffit pour se représenter les choses comparer le smic marocain avec celui pratiqué à Buxelles, à Francfort ou en France, cad à 1200 euros.
autrement dit, si 1000 EUROS VALENT grosso modo 10 000 dhiram, selon les taux actuels, comment se fait il que les salariés marocains eux en moyennent ne touchent que 2500 DH? dit autrement , combien de salariés pourrez- vous remunérer avec 1000 euros en contexte européen , aucun, n'est- ce pas?
vous comprenez , le ratio réel est de 1/4 et pour 400 EUROS nous devrions normalement du regime marocain à 10 000 DH et non les 4000 DH actuels. 1 euro pour 40 DH AU lieu de 1 euro pour 11 DH. vous comprenez l'arnaque et l'insitance avec laquelle le maroc tente de nous vendre des appartement à 70 000 EUROS que l'on devrait payé normalement quatre fois moins, cad plusou moins 15 000 euros
en sur-évaluant le dh le maroc achètent à très bas prix la monnaie des immigrés marocains d'autant plus que ce "pillage" ne profite guerre aux Marocains du Maroc vu que leur salaire est le meme , ainsi que l'infrastructure du Maroc en général, depuis des décennies.
que la vie serait agréable au bled si NOUS arrivions à vendre un euro 40 dh.
"Flaggé" à la douane américaine depuis le Canada English translation pending
Bonjour,
J'ai été flaggé à la douane Américaine quand j'ai voulu entrer aux EU, je suis Francaise et mon visa exemption expire aujourd'hui.
Si je passe la frontière Canadienne, verront-ils que je suis restée plus de 3 mois aux EU ?
Serais-je flaggée pour ma prochaine visite aux EU ?
Merci, j'ai vraiment besoin de réponse.
Croisière MSC Splendida catastrophique (4-10 juillet 2009) English translation pending
CROISIERE DU 4 au 10 juillet 2009
Si on vous vole votre carte bancaire ne soyez pas honnêtes, ne le dites surtout pas à la comptabilité de l'usine à touristes flottant "Splendida", ils vous demanderont juste de voir votre seconde carte bancaire et sans vous le dire prendront une autorisation de prelevement qui epuise votre reserve! de plus ils bloqueront (tjrs sans vous le dire) votre carte de bord!
Vous continuez votre croisiere sans argent mais ils s'en moquent et vous font même signer une reconnaissance de dette!
Et quand vous arrivez à Toulon à 18.30 au lieu de Marseille à 16.00 pour rentrer en bretagne, que vos billets de train que vous aviez achetés sur internet ne sont plus valables car votre TER est parti (billets prems), il ne vous reste plus qu'à faire la manche..au lieu de l'Atlantique.
A bord vous dîner au 2eme service et quand vous sortez de table pour voir le spectacle prevu pour vous ; le "second seating"!!! il est fini!! tout cela parce qu'en deux heures on n'a pas pu vous servir à table.
Des exemples de l'amateurime sur ce "con voyage" j'en ai à revendre, quant à la sécurité à bord il y a de quoi être inquiet quand on vit l'arrivée aux escales coincé au milieu de 3979 passagers!
Trop de monde trop c'est trop!
MSC tu vois trop grand: pense à la grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le boeuf!
Ne confond pas transport de container et croisiere
C'est mon troisieme voyage avec MSC et...le dernier!!! bien sûr
Parent seul partant en Tunisie avec un mineur English translation pending
JE CHERCHE, JE CHERCHE, JE CHERCHE MAIS JE N'Y ARRIVE PAS...J'AI BESOIN DE VOUS CHERS VOYAGEURS....
JE VEUX QUITTER LE CANADA POUR ALLER EN TUNISIE AVEC MA FILLE DE 15 ANS...ÉVENTUELLEMENT POUR Y VIVRE...
J'AI UN JUGEMENT DE LA COUR DU CANADA (QUÉBEC) ME DONNANT PLEINEMENT LA GARDE DE MA FILLE.
AIS-JE BESOIN DE L'AUTORISATION DE MON EX-CONJOINT POUR ENTRER EN TUNISIE AVEC MA FILLE ?
ET POUR LA SORTIR DU CANADA, AIS-JE BESOIN DE SON AUTORISATION ? JE PENSE QUE NON POUR LE CANADA MAIS PAS CERTAINE....
EN PASSANT MISE A PART UNE VISITE DERNIÈREMENT...IL A ABANDONNÉ NOTRE FILLE PENDANT 5 ANS...AUCUNE VISITE, AUCUNE CORRESPONDANCE, AUCUNE PRISE DE NOUVELLES....
POURRAIT-IL TOUT DE MÊME M'EMPÊCHER D'EMMENER MA FILLE EN VACANCES EN TUNISIE OU L'EMMENER VIVRE EN TUNISIE ?
MERCI DE VOTRE FIDÉLITÉ !
CHRISTINE
JE VEUX QUITTER LE CANADA POUR ALLER EN TUNISIE AVEC MA FILLE DE 15 ANS...ÉVENTUELLEMENT POUR Y VIVRE...
J'AI UN JUGEMENT DE LA COUR DU CANADA (QUÉBEC) ME DONNANT PLEINEMENT LA GARDE DE MA FILLE.
AIS-JE BESOIN DE L'AUTORISATION DE MON EX-CONJOINT POUR ENTRER EN TUNISIE AVEC MA FILLE ?
ET POUR LA SORTIR DU CANADA, AIS-JE BESOIN DE SON AUTORISATION ? JE PENSE QUE NON POUR LE CANADA MAIS PAS CERTAINE....
EN PASSANT MISE A PART UNE VISITE DERNIÈREMENT...IL A ABANDONNÉ NOTRE FILLE PENDANT 5 ANS...AUCUNE VISITE, AUCUNE CORRESPONDANCE, AUCUNE PRISE DE NOUVELLES....
POURRAIT-IL TOUT DE MÊME M'EMPÊCHER D'EMMENER MA FILLE EN VACANCES EN TUNISIE OU L'EMMENER VIVRE EN TUNISIE ?
MERCI DE VOTRE FIDÉLITÉ !
CHRISTINE
Première randonnée: Irlande en solitaire English translation pending
Bien le bonjour à vous tous 😉
Voilà je compte partir pour la première fois en randonnée et en solitaire (en voyage en solitaire tout court d'ailleurs) dans ce pays qui m'attire tant et qui me semble assez prudent pour une première expérience, l'Irlande.
Je n'ai pas d'initnéraire ou de desseines particuliers et ai du temps. Je pars de Suisse jusqu'à Liverpool-Birkenhead en avion et de là le ferry jusqu'à Dublin.
Je compte déambuler 2/3 jours dans la ville et m'enfiler dans quelques pubs fievreux de jigs et de reels, crêchant dans des auberges de jeunesses. Puis je pense descendre vers Limerick là d'où j'irai "partir à l'aventure" et effectuer mon dépucelage de randonnée.
En effet je n'ai jamais pratiqué de vrais randonnées avec campement sauvage et autonomie de quelques jours. Je me documente et ne compte pas être téméraire pour la première fois, d'ailleurs j'aimerais tomber aussi souvent que possible sur de petits villages côtiers. Côtiers car en gros mon itinéraire sera de remonter Limerick en me déportant sur la côte jusqu'à la baie de Galway où je m'arrêterai, je relongerai en gros la côte jusqu'à arriver aux Twelve Bens du Connemara et enfin pourquoi pas le Fjord de Killary.
J'aurais voulu votre aide pour m'aider à compléter le matériel à emporter et si vous en avez des modèles d'habits qui conviendraient. Et aussi si vous connaîtriez un bon ouvrage sur la randonnée.
Le matériel:
Marche: - De bonnes chaussures de marche, quelle marque ? Je pourrais avoir des Meindl pour pas trop cher mais si vous auriez quelque chose de bien confortable pour moins de 100 € je suis content. - Chaussettes de randonnée - Sac à dos, j'ai déjà commandé celui-ci http://www.outdoorkit.co.uk/....php?product_id=4183
Vêtements: - Coupe vent (gore-tex utile ?) - Pull polaire - 1, 2 T-shirts moulant - 2, 3 Chemises - Pantalon sèchant vite - Pancho - Bob/chapeau imperméable
Campement: - On m'a conseillé cette tente qui semble bien convenir à mon utilisation http://www.asmc.de/...leman-Kraz-X1-p.html - Sac de couchage température de confort 7 degrés - Une Bache ? Vu que ma tente est un petit bivouac une bâche accrochée à l'entrée pourrait m'être utile pour abriter un feu, sècher du linge ou m'assoir sans avoir le dos courbé.
Orientation: - Boussole recta - Carte régionale pédestre achetée sur place
Alimentation/hydratation/cuisine
- Gourde avec housse et gobelet comme ceci http://www.asmc.de/...let-et-housse-p.html - eau (combien de litres environ pour 2-3 jours d'autonomie) - soupes/petits plats en sachet, flocons d'avoine, lait en poudre, fruits secs, biscuits bien nutrifs - petite casserole Y a-t-il de quoi allumer un feu de bois dans l'ouest de l'Irlande ou faut-il emporter un réchau ? Au pire je peux me passer de nourriture chaude.
Divers/sécurité:
- Guide du Routard - Bâche de secours - Trousse de secours - anti-moustique - crème solaire - lunettes de soleil - briquet à essence/ allume-feu fire-steel - couteau - corde 3mm - scotch solide - linge pour me sècher (utile ?) - lampe torche - sacs étanches - papier toilette - sifflet - téléphone portable (j'espère que le réseau est étendu en Irlande)
Voilà si vous voyez d'autres imperatifs ou des conseils particuliers je suis tout ouï !!!
Merci beaucoup de votre aide
Amicalement, Colin
Voilà je compte partir pour la première fois en randonnée et en solitaire (en voyage en solitaire tout court d'ailleurs) dans ce pays qui m'attire tant et qui me semble assez prudent pour une première expérience, l'Irlande.
Je n'ai pas d'initnéraire ou de desseines particuliers et ai du temps. Je pars de Suisse jusqu'à Liverpool-Birkenhead en avion et de là le ferry jusqu'à Dublin.
Je compte déambuler 2/3 jours dans la ville et m'enfiler dans quelques pubs fievreux de jigs et de reels, crêchant dans des auberges de jeunesses. Puis je pense descendre vers Limerick là d'où j'irai "partir à l'aventure" et effectuer mon dépucelage de randonnée.
En effet je n'ai jamais pratiqué de vrais randonnées avec campement sauvage et autonomie de quelques jours. Je me documente et ne compte pas être téméraire pour la première fois, d'ailleurs j'aimerais tomber aussi souvent que possible sur de petits villages côtiers. Côtiers car en gros mon itinéraire sera de remonter Limerick en me déportant sur la côte jusqu'à la baie de Galway où je m'arrêterai, je relongerai en gros la côte jusqu'à arriver aux Twelve Bens du Connemara et enfin pourquoi pas le Fjord de Killary.
J'aurais voulu votre aide pour m'aider à compléter le matériel à emporter et si vous en avez des modèles d'habits qui conviendraient. Et aussi si vous connaîtriez un bon ouvrage sur la randonnée.
Le matériel:
Marche: - De bonnes chaussures de marche, quelle marque ? Je pourrais avoir des Meindl pour pas trop cher mais si vous auriez quelque chose de bien confortable pour moins de 100 € je suis content. - Chaussettes de randonnée - Sac à dos, j'ai déjà commandé celui-ci http://www.outdoorkit.co.uk/....php?product_id=4183
Vêtements: - Coupe vent (gore-tex utile ?) - Pull polaire - 1, 2 T-shirts moulant - 2, 3 Chemises - Pantalon sèchant vite - Pancho - Bob/chapeau imperméable
Campement: - On m'a conseillé cette tente qui semble bien convenir à mon utilisation http://www.asmc.de/...leman-Kraz-X1-p.html - Sac de couchage température de confort 7 degrés - Une Bache ? Vu que ma tente est un petit bivouac une bâche accrochée à l'entrée pourrait m'être utile pour abriter un feu, sècher du linge ou m'assoir sans avoir le dos courbé.
Orientation: - Boussole recta - Carte régionale pédestre achetée sur place
Alimentation/hydratation/cuisine
- Gourde avec housse et gobelet comme ceci http://www.asmc.de/...let-et-housse-p.html - eau (combien de litres environ pour 2-3 jours d'autonomie) - soupes/petits plats en sachet, flocons d'avoine, lait en poudre, fruits secs, biscuits bien nutrifs - petite casserole Y a-t-il de quoi allumer un feu de bois dans l'ouest de l'Irlande ou faut-il emporter un réchau ? Au pire je peux me passer de nourriture chaude.
Divers/sécurité:
- Guide du Routard - Bâche de secours - Trousse de secours - anti-moustique - crème solaire - lunettes de soleil - briquet à essence/ allume-feu fire-steel - couteau - corde 3mm - scotch solide - linge pour me sècher (utile ?) - lampe torche - sacs étanches - papier toilette - sifflet - téléphone portable (j'espère que le réseau est étendu en Irlande)
Voilà si vous voyez d'autres imperatifs ou des conseils particuliers je suis tout ouï !!!
Merci beaucoup de votre aide
Amicalement, Colin
La tête dans l'aquarium: la plongée aux îles Similan English translation pending
Toujours pas d'overdose de grande bleue en perspective.
Après une huitaine de jours à Ton Sai c'est à dire à la plage, après la découverte des mangroves et autres îles du parc national de Phang-Nga, on remet le couvert et ce, dans les règles du lard!!
Si je suis aller jusqu'à Khao Lak, c'est pas par hasard, c'est le point continental le plus proche des îles Similan dont je vais vous entretenir la jambe ici. Les îles Similan sont paraît-il un haut lieu de la plongée sous-marine dans le monde et à tout bien réfléchir, il était hors de question qu'elles n'aperçoivent pas ma trogne un jour ou l'autre. Et comme un aujourd'hui vaut mieux que deux demains, c'est parti mon kiki!!!! Allons voir de plus près ce qui fait la réputation de ces îles.
J'arrive donc à Khao Lak gonflé à l'oxygène, je vais en avoir besoin. Khao Lak d'ailleurs dont on ne trouve nulle trace dans le LP, va savoir pourquoi. Perso, je crois que j'ai maintenant la réponse. Le pick-up ou sawngthaew me dépose au centre-ville en milieu d'après-midi. Je me retrouve le long d'une nationale avec ma maison sur le dos. Il fait dans les 40° au soleil et je n'ai aucune idée de où est quoi. Première chose, comme d'habitude, trouver un hotel bon marché sans trop marcher, car comme dirait Lapalisse, les kilos, ça pèse. Et bien bonne surprise qui en d'autres circonstances aurait pû être désagréable, Khao Lak est tout l'inverse de Phang-Nga. Ici, on oublie la Thailande, la vraie. On nage dans les eaux bien connues des hotels à tout va, des restaurants qui servent les spaghettis bolognaises avant le curry, et des centres d'informations pour touristes pas débrouillards. Je comprends pourquoi le LP a fait l'impasse sur l'endroit... En ce qui me concerne donc, moi qui ne sui pas ici pour y rester, je trouve facilement chaussure à mon pied, lit à ma mesure.
Deuxième étape, choisir un centre de plongée après avoir comparé tout ce qu'ils ont à offrir. Ma demande, maintenant que je suis là et pour ne pas avoir fait le chemin jusqu'ici pour rien, une croisière de quatre jours sur les Similan avec le plus de plongées possibles. En l'occurence, je jète mon dévolu sur un package de 4 jours et 3 nuits avec non pas 4, non pas 8, non pas 12 (on se croirait au marché), mais 14 plongées à effectuer dans l'intervalle. Une voiture passera me prendre le lendemain à 7h20, il s'agira tant que possible d'être en forme... Le soir même, je suis donc l'élève modèle, après un dîner vite engouffré, je suis fidèle au poste de mon plumard qui n'attend que moi pour servir à quelque chose même sans allemande. Seulement, c'est pas facile facile de renier sa nature. A 22h, je suis toujours debout. A 23h, idem. A minuit, pfff, un jeu d'enfant... Vient alors 1h du matin, alors que je farfouille dans mon petit sac, je suis chiffonné par quelque chose. Qu'est que j'ai foutu de mes lunettes de soleil? Il est vrai que cette réflexion n'aurait pas grand sens si j'étais rue de Montreuil vu qu'on est en février, mais là on est en Thailande et au rythme où vont les choses, le prochain nuage risque d'être l'été prochain quand la mousson se fera fort de me rincer jusqu'aux os. Mes lunettes de soleil sont donc l'accessoire indispensable pour ne pas rejoindre prématurément la fondation Gilbert Montagné! On est donc au milieu de la nuit, et je suis comme un con à vider la totalité de mes sacs pour finalement me rendre à l'évidence : "Et merde..." Je réfléchis dans tous les sens, la solution la plus plausible est que je les ai laissées au centre de plongée lors de l'inscription, mais je ne suis sûr de rien, mais alors rien du tout. Résultat, il est 2h du matin et je suis énervé comme pas deux! J'ai toujours une paire de rechange mais si je perds quelque chose comme ça, j'aimerais autant que ça soit quelques jours avant le retour, pas à moins de 20% du voyage! Toujours est-il qu'il est maintenant l'heure de se forcer à trouver le sommeil. Le marchand de sable croisera ma route avant 3h, c'est loin d'être un moindre mal...
7h, le réveil sonne et réveille le seul neurone actif de mon cerveau. Aïe aïe aïe, dur dur, vas-y mollo... D'ailleurs, je ne suis pas le seul à y aller mollo. La navette sensée être donc là à 7h20 n'arrive qu'à 8h30, j'étais à deux doigts d'aller me rechoucher! Et bien sûr à bord, aucun signe de mes lunettes de soleil...
Pour rejoindre le gros bateau de plongée, il faut en prendre un plus petit, plus rapide, en un mot, racé. Une dizaine de personnes sont aussi là et tous s'installent à l'arrière, bien à l'abri sous la capote. Moi, si je fais ça, c'est couru d'avance que je vais me rendormir à grande vitesse. Donc comme à l'accoutumée, je m'installe devant, en proie aux vagues et aux embruns. Car le voyage est loin d'être calme. Le bateau propulsé par deux moteurs de 200 chevaux bondit littéralement de vagues en vagues et à chaque fois qu'il atterrit, on est loin d'être sur un lit de plumes. Seulement dans ces conditions, je suis dans mon éléments. Comme à Phang-Nga, entre autre, j'ai mon casque sur les oreilles qui crache tout ce que je possède de gros son. Quand c'est pas les vagues qui me secouent la tête, c'est moi même qui prend la relève!!! Résultat, je suis réveillé, euphorique, prêt à croquer à pleines dents tous les poissons qui auront le malheur de se frayer un chemin sur ma route sous-marine.
A 10h30, on est enfin sur le Manta 1, ma maison pour les 4 prochains jours. C'est pas un fameux trois mats fin comme un oiseau mais ça fera quand même l'affaire, j'ai arrêté d'être difficile le jour où j'ai emménagé dans un 20m²... Et j'ai bien fait de ne pas être difficile, je suis convié à dormir dans le dortoir du bateau, au niveau -1. 20m² pour 16 couchettes dont des lits superposés, c'est bien tassé mais au moins je suis le seul à dormir ici. Côté touriste, seul un autre couple (d'allemands, encore) dort sur le bateau mais eux ont une cabine individuelle. Et moi bordel!!! Bref, pas le temps de gamberger, le temps de poser mes affaires et il est déjà l'heure de s'équiper pour plonger sur le sîte dit de Koh Bon. Koh Bon entre parenthèse est censé être le lieu idéal pour nager avec les raies mantas... On y fera 2 plongées aujourd'hui et pas de bol, on en voit bien une mais elle nage à plus de 20 mètres de distance puis disparait dans les abysses. C'est tout pour les mantas, merci d'être passé. On m'expliquera ensuite qu'à l'approche de la pleine lune, les raies voguent sous d'autres horizons. C'est bien la première fois que j'entends que raies et lune ne font pas bon ménage! Mais soit...
Le premier jour, je fais donc trois plongées. Et même si les mantas ne sont donc pas là, plonger ici est quand même d'un bel acabi. Des coraux en veux-tu en voilà, des poissons par centaines, des blocs de granite longs de plusieurs dizaines de mètres au milieu desquels on serpente, ça a de la gueule! en plus, tous les plongeurs sont répartis par groupes de maximum 4 personnes, ça change de l'Egypte où on était plutôt une dizaine sous l'eau par palanquée.
Au soir de cette première journée, comme prévu, je suis vanné, essoré, et en proie au rouli du bateau. Le couple d'allemands qui fêtent l'obtention d'un niveau de plongée aura le bon gout de sortir deux bouteilles de vin pour fêter ça, mais l'un dans l'autre, après deux verres, je suis carpette! Trop habitué à la terre ferme, ça tangue autant dans ma tête que sur le pont! Rideau, bonne nuit les petits.
Le 2ème jour comme le 3ème, je suis réveille à 7h du matin. Quatre plongées sont au programme et il faut donc commencer de bonne heure pour avoir assez de temps pour récupérer entre chaque. C'est d'autant plus important que les deux premières plongées du 2ème jour descendent à 30 mètres, et que le troisième jour, on commence à 40 et 30 mètres. Ca n'a l'air de rien comme ça, mais un petit test aura vite fait de me faire comprendre. Avant de descendre à 40 mètres, alors qu'on est sur le bateau, le directeur de plongée me donne un petit panneau sur lequel sont écrit des chiffres allant de 1 à 30. Il s'agit donc, en les pointant, de les trouver et de les faire défiler. A la surface : 50 secondes. A 40 mètres : 1 minute et 20 secondes! Je suis pourtant concentré mais il paraît que c'est normal, c'est la pression qui veut ça. Ca vous donne donc une idée de ce que le corps subit lorsqu'on l'immerge à ces profondeurs.
Question poissons, ça fourmille toujours autant mais force est de constater que malgré la réputation des îles Similan, les gros pépères se font rares. On verra bien un requin, un gros, dans les 3-4 mètres mais ce con est en train de dormir par 30 mètres et il est alors temps pour nous de remonter... Une autre fois quand même, on assistera à un spectacle rare. Une véritable nuée de petits poissons blancs striés de bleu sont la proie des thons. Le nuage de petit poissons se contortionne dans tous les sens à chaque attaque, il s'étire, se compresse, ça va dans tous les sens! Et même si je flotte dans l'eau, je suis sur le cul, émerveillé par le spectacle. La seule chose, c'est de ne pas oublier de respirer! D'ailleurs, pour les connaisseurs, je suis assez content de moi car à chaque fois que les plongées se terminent, il me reste autour de 70 bars dans le réservoir alors que les autres plongeurs sont plutôt autour de 20 bars, sachant qu'on commence à 220 et qu'à zéro, on n'a plus qu'à se laisser pousser des branchies!
Par ailleurs, question vie sur le bateau, tout se passe à merveille et même mieux que ça. Le 2ème jour, à cause ou plutôt grace à des travaux effectués à mon étage, je suis surclassé en première classe. J'établis mes quartiers sur le pont supérieur dans une cabine et ce jusqu'à l'issue de la croisière! Que demande le peuple? Pas grand chose, il est plutôt content de lui! En plus, il s'avère que mes lunettes de soleil avait bien été négligemment laissées sur le comptoir du centre de plongée, donc dès le 2ème jour, elles sont de nouveau sur mon nez. Encore une fois, que demande le peuple?
Autre fait marquant de cette petite aventure en eau claire, chaque fois que le bateau s'arrête pour le déjeuner, il jète l'ancre le long d'une plage dont la reine est une tortue vorace, habituée au fil des ans à être nourrit de bananes. Et donc chaque midi, elle croise autour de nous. Il n'y a plus qu'à s'équiper d'un masque, d'un tuba et de palmes pour aller nager avec elle. WHAOUUU!!!! Le seul truc, c'est que la tortue a bien compris que les bananes, c'est jaune et pas dégueux, et comme tous les masques, tubas et palmes à bord du bateau sont jaunes, cette vorace n'a de cesse de vouloir nous bouloter les extrémités. - "Non, ça c'est mes doigts, pas des bananes, essaye encore... Non, c'est ça c'est mon tuba, essaye encore..." En tout cas, rien de tel pour se donner du coeur à l'ouvrage et retourner, gonflé à bloc, se mettre 20kg de matériel sur le dos.
Donc au fil des jours, les petits désagréments des débuts ne sont plus. J'ai un lit king size posé sur une mer d'émeraude. Je n'ai même plus l'impression que le bateau bouge et chaque matin, quand le speed boat ramène les nouveaux venus qui ne sont là que pour la journée, j'ai l'impression de les accueuillir chez moi, le rêve!!
Le dernier jour quand même, il est temps de refaire mon sac. Trois plongées plus tard, je suis à nouveau les fesses dans le speed boat, toujours le seul à l'avant, la tête au vent pas sous l'auvent. Deep purple, Rage against the machine, Bertignac, tout y passe. Et comme la tortue, j'ai la banane!
Quatre jours à être comme un coq en patte, traiter comme un prince des mers, au retour à Khao Lak, il est temps de reprendre mon destin en main. On est lundi et mon visa thaï court encore jusqu'à vendredi. Le choix est hardu, aujourd'hui c'est la pleine lune et donc la fête sur la plage. Donc deux options : fête et beuverie sur la plage ou retour rapide sur Bangkok. Et bien devinez quoi? Contre toute attente, je retourne à Bangkok! Je suis passé par le cybercafé et j'ai reçu un message de Mary dont j'ai parlé dans mon dernier recit. En quelque sorte elle m'attend et vite car elle quitte le pays le surlendemain.
Ni une ni deux, j'ai donc un billet en poche. Il n'y a pas de printemps en Thailande mais c'est tout comme, en tout cas les oiseaux chantent! Tant pis pour la fête ce soir, ce sera pour le lendemain...
Si je suis aller jusqu'à Khao Lak, c'est pas par hasard, c'est le point continental le plus proche des îles Similan dont je vais vous entretenir la jambe ici. Les îles Similan sont paraît-il un haut lieu de la plongée sous-marine dans le monde et à tout bien réfléchir, il était hors de question qu'elles n'aperçoivent pas ma trogne un jour ou l'autre. Et comme un aujourd'hui vaut mieux que deux demains, c'est parti mon kiki!!!! Allons voir de plus près ce qui fait la réputation de ces îles.
J'arrive donc à Khao Lak gonflé à l'oxygène, je vais en avoir besoin. Khao Lak d'ailleurs dont on ne trouve nulle trace dans le LP, va savoir pourquoi. Perso, je crois que j'ai maintenant la réponse. Le pick-up ou sawngthaew me dépose au centre-ville en milieu d'après-midi. Je me retrouve le long d'une nationale avec ma maison sur le dos. Il fait dans les 40° au soleil et je n'ai aucune idée de où est quoi. Première chose, comme d'habitude, trouver un hotel bon marché sans trop marcher, car comme dirait Lapalisse, les kilos, ça pèse. Et bien bonne surprise qui en d'autres circonstances aurait pû être désagréable, Khao Lak est tout l'inverse de Phang-Nga. Ici, on oublie la Thailande, la vraie. On nage dans les eaux bien connues des hotels à tout va, des restaurants qui servent les spaghettis bolognaises avant le curry, et des centres d'informations pour touristes pas débrouillards. Je comprends pourquoi le LP a fait l'impasse sur l'endroit... En ce qui me concerne donc, moi qui ne sui pas ici pour y rester, je trouve facilement chaussure à mon pied, lit à ma mesure.
Deuxième étape, choisir un centre de plongée après avoir comparé tout ce qu'ils ont à offrir. Ma demande, maintenant que je suis là et pour ne pas avoir fait le chemin jusqu'ici pour rien, une croisière de quatre jours sur les Similan avec le plus de plongées possibles. En l'occurence, je jète mon dévolu sur un package de 4 jours et 3 nuits avec non pas 4, non pas 8, non pas 12 (on se croirait au marché), mais 14 plongées à effectuer dans l'intervalle. Une voiture passera me prendre le lendemain à 7h20, il s'agira tant que possible d'être en forme... Le soir même, je suis donc l'élève modèle, après un dîner vite engouffré, je suis fidèle au poste de mon plumard qui n'attend que moi pour servir à quelque chose même sans allemande. Seulement, c'est pas facile facile de renier sa nature. A 22h, je suis toujours debout. A 23h, idem. A minuit, pfff, un jeu d'enfant... Vient alors 1h du matin, alors que je farfouille dans mon petit sac, je suis chiffonné par quelque chose. Qu'est que j'ai foutu de mes lunettes de soleil? Il est vrai que cette réflexion n'aurait pas grand sens si j'étais rue de Montreuil vu qu'on est en février, mais là on est en Thailande et au rythme où vont les choses, le prochain nuage risque d'être l'été prochain quand la mousson se fera fort de me rincer jusqu'aux os. Mes lunettes de soleil sont donc l'accessoire indispensable pour ne pas rejoindre prématurément la fondation Gilbert Montagné! On est donc au milieu de la nuit, et je suis comme un con à vider la totalité de mes sacs pour finalement me rendre à l'évidence : "Et merde..." Je réfléchis dans tous les sens, la solution la plus plausible est que je les ai laissées au centre de plongée lors de l'inscription, mais je ne suis sûr de rien, mais alors rien du tout. Résultat, il est 2h du matin et je suis énervé comme pas deux! J'ai toujours une paire de rechange mais si je perds quelque chose comme ça, j'aimerais autant que ça soit quelques jours avant le retour, pas à moins de 20% du voyage! Toujours est-il qu'il est maintenant l'heure de se forcer à trouver le sommeil. Le marchand de sable croisera ma route avant 3h, c'est loin d'être un moindre mal...
7h, le réveil sonne et réveille le seul neurone actif de mon cerveau. Aïe aïe aïe, dur dur, vas-y mollo... D'ailleurs, je ne suis pas le seul à y aller mollo. La navette sensée être donc là à 7h20 n'arrive qu'à 8h30, j'étais à deux doigts d'aller me rechoucher! Et bien sûr à bord, aucun signe de mes lunettes de soleil...
Pour rejoindre le gros bateau de plongée, il faut en prendre un plus petit, plus rapide, en un mot, racé. Une dizaine de personnes sont aussi là et tous s'installent à l'arrière, bien à l'abri sous la capote. Moi, si je fais ça, c'est couru d'avance que je vais me rendormir à grande vitesse. Donc comme à l'accoutumée, je m'installe devant, en proie aux vagues et aux embruns. Car le voyage est loin d'être calme. Le bateau propulsé par deux moteurs de 200 chevaux bondit littéralement de vagues en vagues et à chaque fois qu'il atterrit, on est loin d'être sur un lit de plumes. Seulement dans ces conditions, je suis dans mon éléments. Comme à Phang-Nga, entre autre, j'ai mon casque sur les oreilles qui crache tout ce que je possède de gros son. Quand c'est pas les vagues qui me secouent la tête, c'est moi même qui prend la relève!!! Résultat, je suis réveillé, euphorique, prêt à croquer à pleines dents tous les poissons qui auront le malheur de se frayer un chemin sur ma route sous-marine.
A 10h30, on est enfin sur le Manta 1, ma maison pour les 4 prochains jours. C'est pas un fameux trois mats fin comme un oiseau mais ça fera quand même l'affaire, j'ai arrêté d'être difficile le jour où j'ai emménagé dans un 20m²... Et j'ai bien fait de ne pas être difficile, je suis convié à dormir dans le dortoir du bateau, au niveau -1. 20m² pour 16 couchettes dont des lits superposés, c'est bien tassé mais au moins je suis le seul à dormir ici. Côté touriste, seul un autre couple (d'allemands, encore) dort sur le bateau mais eux ont une cabine individuelle. Et moi bordel!!! Bref, pas le temps de gamberger, le temps de poser mes affaires et il est déjà l'heure de s'équiper pour plonger sur le sîte dit de Koh Bon. Koh Bon entre parenthèse est censé être le lieu idéal pour nager avec les raies mantas... On y fera 2 plongées aujourd'hui et pas de bol, on en voit bien une mais elle nage à plus de 20 mètres de distance puis disparait dans les abysses. C'est tout pour les mantas, merci d'être passé. On m'expliquera ensuite qu'à l'approche de la pleine lune, les raies voguent sous d'autres horizons. C'est bien la première fois que j'entends que raies et lune ne font pas bon ménage! Mais soit...
Le premier jour, je fais donc trois plongées. Et même si les mantas ne sont donc pas là, plonger ici est quand même d'un bel acabi. Des coraux en veux-tu en voilà, des poissons par centaines, des blocs de granite longs de plusieurs dizaines de mètres au milieu desquels on serpente, ça a de la gueule! en plus, tous les plongeurs sont répartis par groupes de maximum 4 personnes, ça change de l'Egypte où on était plutôt une dizaine sous l'eau par palanquée.
Au soir de cette première journée, comme prévu, je suis vanné, essoré, et en proie au rouli du bateau. Le couple d'allemands qui fêtent l'obtention d'un niveau de plongée aura le bon gout de sortir deux bouteilles de vin pour fêter ça, mais l'un dans l'autre, après deux verres, je suis carpette! Trop habitué à la terre ferme, ça tangue autant dans ma tête que sur le pont! Rideau, bonne nuit les petits.
Le 2ème jour comme le 3ème, je suis réveille à 7h du matin. Quatre plongées sont au programme et il faut donc commencer de bonne heure pour avoir assez de temps pour récupérer entre chaque. C'est d'autant plus important que les deux premières plongées du 2ème jour descendent à 30 mètres, et que le troisième jour, on commence à 40 et 30 mètres. Ca n'a l'air de rien comme ça, mais un petit test aura vite fait de me faire comprendre. Avant de descendre à 40 mètres, alors qu'on est sur le bateau, le directeur de plongée me donne un petit panneau sur lequel sont écrit des chiffres allant de 1 à 30. Il s'agit donc, en les pointant, de les trouver et de les faire défiler. A la surface : 50 secondes. A 40 mètres : 1 minute et 20 secondes! Je suis pourtant concentré mais il paraît que c'est normal, c'est la pression qui veut ça. Ca vous donne donc une idée de ce que le corps subit lorsqu'on l'immerge à ces profondeurs.
Question poissons, ça fourmille toujours autant mais force est de constater que malgré la réputation des îles Similan, les gros pépères se font rares. On verra bien un requin, un gros, dans les 3-4 mètres mais ce con est en train de dormir par 30 mètres et il est alors temps pour nous de remonter... Une autre fois quand même, on assistera à un spectacle rare. Une véritable nuée de petits poissons blancs striés de bleu sont la proie des thons. Le nuage de petit poissons se contortionne dans tous les sens à chaque attaque, il s'étire, se compresse, ça va dans tous les sens! Et même si je flotte dans l'eau, je suis sur le cul, émerveillé par le spectacle. La seule chose, c'est de ne pas oublier de respirer! D'ailleurs, pour les connaisseurs, je suis assez content de moi car à chaque fois que les plongées se terminent, il me reste autour de 70 bars dans le réservoir alors que les autres plongeurs sont plutôt autour de 20 bars, sachant qu'on commence à 220 et qu'à zéro, on n'a plus qu'à se laisser pousser des branchies!
Par ailleurs, question vie sur le bateau, tout se passe à merveille et même mieux que ça. Le 2ème jour, à cause ou plutôt grace à des travaux effectués à mon étage, je suis surclassé en première classe. J'établis mes quartiers sur le pont supérieur dans une cabine et ce jusqu'à l'issue de la croisière! Que demande le peuple? Pas grand chose, il est plutôt content de lui! En plus, il s'avère que mes lunettes de soleil avait bien été négligemment laissées sur le comptoir du centre de plongée, donc dès le 2ème jour, elles sont de nouveau sur mon nez. Encore une fois, que demande le peuple?
Autre fait marquant de cette petite aventure en eau claire, chaque fois que le bateau s'arrête pour le déjeuner, il jète l'ancre le long d'une plage dont la reine est une tortue vorace, habituée au fil des ans à être nourrit de bananes. Et donc chaque midi, elle croise autour de nous. Il n'y a plus qu'à s'équiper d'un masque, d'un tuba et de palmes pour aller nager avec elle. WHAOUUU!!!! Le seul truc, c'est que la tortue a bien compris que les bananes, c'est jaune et pas dégueux, et comme tous les masques, tubas et palmes à bord du bateau sont jaunes, cette vorace n'a de cesse de vouloir nous bouloter les extrémités. - "Non, ça c'est mes doigts, pas des bananes, essaye encore... Non, c'est ça c'est mon tuba, essaye encore..." En tout cas, rien de tel pour se donner du coeur à l'ouvrage et retourner, gonflé à bloc, se mettre 20kg de matériel sur le dos.
Donc au fil des jours, les petits désagréments des débuts ne sont plus. J'ai un lit king size posé sur une mer d'émeraude. Je n'ai même plus l'impression que le bateau bouge et chaque matin, quand le speed boat ramène les nouveaux venus qui ne sont là que pour la journée, j'ai l'impression de les accueuillir chez moi, le rêve!!
Le dernier jour quand même, il est temps de refaire mon sac. Trois plongées plus tard, je suis à nouveau les fesses dans le speed boat, toujours le seul à l'avant, la tête au vent pas sous l'auvent. Deep purple, Rage against the machine, Bertignac, tout y passe. Et comme la tortue, j'ai la banane!
Quatre jours à être comme un coq en patte, traiter comme un prince des mers, au retour à Khao Lak, il est temps de reprendre mon destin en main. On est lundi et mon visa thaï court encore jusqu'à vendredi. Le choix est hardu, aujourd'hui c'est la pleine lune et donc la fête sur la plage. Donc deux options : fête et beuverie sur la plage ou retour rapide sur Bangkok. Et bien devinez quoi? Contre toute attente, je retourne à Bangkok! Je suis passé par le cybercafé et j'ai reçu un message de Mary dont j'ai parlé dans mon dernier recit. En quelque sorte elle m'attend et vite car elle quitte le pays le surlendemain.
Ni une ni deux, j'ai donc un billet en poche. Il n'y a pas de printemps en Thailande mais c'est tout comme, en tout cas les oiseaux chantent! Tant pis pour la fête ce soir, ce sera pour le lendemain...
Retrait maximum dans les distributeurs d'Ouzbékistan? English translation pending
Petite info avant le départ ; quel montant maxi en soums peut-on retirer dans un distributeur automatique avec une carte visa ?
Vu le nombre de billets en soums, je suppose que le montant reste limité.
Merci, si vous avez l'info.
Nicole.
Retour de croisière "Dolce vita" sur le Costa Concordia (juin 2009) English translation pending
Bonjour à tous !
mon post vient compléter les précédents.j'ai eu beaucoup d'infos sur ce forum, alors à mon tour je viens vous donner les nouvelles toutes fraîches de cette croisière qui vient seulement de s'achever...je crois d'ailleurs que nous sommes encore un peu sur le bateau :).Nous avons fait un très beau voyage.(savone, naples, tunis, palma, barcelone, marseille) Donc voici notre ressenti sur le voyage, les points négatifs d'abord ensuite les points positifs et enfin les conseils pour les futurs croisiéristes !
donc côté points négatifs : - la foule sur le bateau (hé oui, nous sommes environ 5000 sur le bateau et ça fait beaucoup, beaucoup de monde ! ) le premier jour, on s'est dit oulà, on a douté sur le fait que ça allait nous plaire...et puis tous les italiens pas toujours très respectueux. vu que la croisière est gratuite pour les enfants, il y avait beaucoup d'enfants et on les auraient parfois claquer....ils circulaient toutes les 5secondes entre le jaccuzzi et la piscine, certains s'amusaient à balancer de la glace sur les autres passagers....enfin bref...on était là pour passer un bon moment, on ne sait pas trop attardé la dessus ! - le prix de revient de la croisière....pour vraiment profiter à fond de la croisière, se faire plaisir sans compter, il faut compter minimum 1000 euros supplémentaire pour 2 adultes. (3 excursions, boissons, souvenirs, taxe de séjour sur le bateau...). ceci n'est que notre avis, nous avons fait attention à notre budjet et pas ajouté autant mais si on repart, c'est le budget que l'on comptera.après on peut toujours partir avec 100euros (taxe de séjour sur le bateau pour deux)...mais en général les vacances s'est fait pour en profiter....
côté points positifs : - les prestations sur le bateau...piscines, jaccuzzis, salle de sport, sauna, spa (payant), simulation formule 1 (payant), mais également, la bibliothèque (où il y a des livres, des jeux de société...), les boutiques, les bars, la discothèque et j'en oublie encore ! une croisière c'est vraiment à faire une fois ! - la qualité des excursions - la gentillesse du personnel (service à table, nettoyage des cabines....)ils ont toujours le sourire, et prêt à rendre service
nos conseils : sur les choses à emporter : casquettes, balle de ping-pong et raquettes (car les enfants ont tendance à les garder et à ne pas les rapporter...) balle de baby-foot pour ceux qui veulent jouer. pour ceux qui veulent profiter de la salle de sport ce qui a été notre cas, pensez à emporter des écouteurs pour pouvoir profiter du son sur chaque appareil car ils ont tous la télé incorporé ! pensez aussi aux pansements pour les ampoules....on en a eu tous les 2 à force de marcher surtout à palma ! évitez également de prendre des valises neuves à roulettes....mes parents nous avaient prêter une valise à roulette, il nous en manquait une pour rentrer et on était pas les seuls ! si c'était à refaire nous transporterions nos valises nous même pour rentrer...à peine 200m à faire avec nos valises...si ça peut éviter qu'elles soient pétés à l'arrivée... sur les excursions : nous avons fait capri en funiculaire et c'est vraiment joli, nous n'avons pas fait anacapri pour pouvoir plus profité de temps libre et nous avons bien fait apparemment vu les retours que l'on a eu. pensez à déguster une bonne glace à capri...mmmhhh nous avions pris mangue et vanille...un régal ! par rapport à ce que l'on nous a rapporté, les excursions de palerme étaient aussi très bien. il y avait une excursion gratuite à palma sur la fabrication des perles, nous l'avons fait. elle était aussi inclus dans une visite payante....Honnêtement c'est pas hyper intéressant....surtout qu'il y a pleins de magasins de perles à palma et à nos yeux la visite de la ville était bien plus sympa. à barcelone, nous vous conseillons de partir du bateau assez tôt pour pouvoir profiter de la visite, allez sur les ramblas, ça vaut le coup malgré le monde...ainsi qu'à la sagrada familia ( en travaux jusqu'à 2010) mais la visite à l'intérieur vaut la peine ! Après sur le bateau nous vous conseillons de profiter des jaccuzzi tôt le matin, entre 8h et 9h il n'y a personne et c'est très agréble un petit jaccuzzi...tout le monde nous conseillé de prendre le deuxième service sur le bateau, finalement nous avons changé pour le premier...nous allions manger vers 7h45 et c'était très bien pour nous, 21h45 pour manger, ça fait un peu tard...après il faut attendre pour manger.ça coupe un peu la soirée, nous on préféré boire un coup après avec les autres de notre table aux bars...profiter du casino, de la discothèque... attention, il existe des navettes entre la gare saint charles et le bateau organisées par costa (coût : 15 euros par personne avec costa, si vous prenez un taxi 20 euros au total....nous avons pris le métro pour l'aller et le bus et pour revenir le taxi car avec un bagage sans roulette c'était pas pratique)
voilà, je pense en avoir encore oublier, je reste à votre disposition pour d'amples renseignements. et encore merci à tous ceux qui m'ont aidé à faire cette croisière qui reste un super voyage pour nous !
mon post vient compléter les précédents.j'ai eu beaucoup d'infos sur ce forum, alors à mon tour je viens vous donner les nouvelles toutes fraîches de cette croisière qui vient seulement de s'achever...je crois d'ailleurs que nous sommes encore un peu sur le bateau :).Nous avons fait un très beau voyage.(savone, naples, tunis, palma, barcelone, marseille) Donc voici notre ressenti sur le voyage, les points négatifs d'abord ensuite les points positifs et enfin les conseils pour les futurs croisiéristes !
donc côté points négatifs : - la foule sur le bateau (hé oui, nous sommes environ 5000 sur le bateau et ça fait beaucoup, beaucoup de monde ! ) le premier jour, on s'est dit oulà, on a douté sur le fait que ça allait nous plaire...et puis tous les italiens pas toujours très respectueux. vu que la croisière est gratuite pour les enfants, il y avait beaucoup d'enfants et on les auraient parfois claquer....ils circulaient toutes les 5secondes entre le jaccuzzi et la piscine, certains s'amusaient à balancer de la glace sur les autres passagers....enfin bref...on était là pour passer un bon moment, on ne sait pas trop attardé la dessus ! - le prix de revient de la croisière....pour vraiment profiter à fond de la croisière, se faire plaisir sans compter, il faut compter minimum 1000 euros supplémentaire pour 2 adultes. (3 excursions, boissons, souvenirs, taxe de séjour sur le bateau...). ceci n'est que notre avis, nous avons fait attention à notre budjet et pas ajouté autant mais si on repart, c'est le budget que l'on comptera.après on peut toujours partir avec 100euros (taxe de séjour sur le bateau pour deux)...mais en général les vacances s'est fait pour en profiter....
côté points positifs : - les prestations sur le bateau...piscines, jaccuzzis, salle de sport, sauna, spa (payant), simulation formule 1 (payant), mais également, la bibliothèque (où il y a des livres, des jeux de société...), les boutiques, les bars, la discothèque et j'en oublie encore ! une croisière c'est vraiment à faire une fois ! - la qualité des excursions - la gentillesse du personnel (service à table, nettoyage des cabines....)ils ont toujours le sourire, et prêt à rendre service
nos conseils : sur les choses à emporter : casquettes, balle de ping-pong et raquettes (car les enfants ont tendance à les garder et à ne pas les rapporter...) balle de baby-foot pour ceux qui veulent jouer. pour ceux qui veulent profiter de la salle de sport ce qui a été notre cas, pensez à emporter des écouteurs pour pouvoir profiter du son sur chaque appareil car ils ont tous la télé incorporé ! pensez aussi aux pansements pour les ampoules....on en a eu tous les 2 à force de marcher surtout à palma ! évitez également de prendre des valises neuves à roulettes....mes parents nous avaient prêter une valise à roulette, il nous en manquait une pour rentrer et on était pas les seuls ! si c'était à refaire nous transporterions nos valises nous même pour rentrer...à peine 200m à faire avec nos valises...si ça peut éviter qu'elles soient pétés à l'arrivée... sur les excursions : nous avons fait capri en funiculaire et c'est vraiment joli, nous n'avons pas fait anacapri pour pouvoir plus profité de temps libre et nous avons bien fait apparemment vu les retours que l'on a eu. pensez à déguster une bonne glace à capri...mmmhhh nous avions pris mangue et vanille...un régal ! par rapport à ce que l'on nous a rapporté, les excursions de palerme étaient aussi très bien. il y avait une excursion gratuite à palma sur la fabrication des perles, nous l'avons fait. elle était aussi inclus dans une visite payante....Honnêtement c'est pas hyper intéressant....surtout qu'il y a pleins de magasins de perles à palma et à nos yeux la visite de la ville était bien plus sympa. à barcelone, nous vous conseillons de partir du bateau assez tôt pour pouvoir profiter de la visite, allez sur les ramblas, ça vaut le coup malgré le monde...ainsi qu'à la sagrada familia ( en travaux jusqu'à 2010) mais la visite à l'intérieur vaut la peine ! Après sur le bateau nous vous conseillons de profiter des jaccuzzi tôt le matin, entre 8h et 9h il n'y a personne et c'est très agréble un petit jaccuzzi...tout le monde nous conseillé de prendre le deuxième service sur le bateau, finalement nous avons changé pour le premier...nous allions manger vers 7h45 et c'était très bien pour nous, 21h45 pour manger, ça fait un peu tard...après il faut attendre pour manger.ça coupe un peu la soirée, nous on préféré boire un coup après avec les autres de notre table aux bars...profiter du casino, de la discothèque... attention, il existe des navettes entre la gare saint charles et le bateau organisées par costa (coût : 15 euros par personne avec costa, si vous prenez un taxi 20 euros au total....nous avons pris le métro pour l'aller et le bus et pour revenir le taxi car avec un bagage sans roulette c'était pas pratique)
voilà, je pense en avoir encore oublier, je reste à votre disposition pour d'amples renseignements. et encore merci à tous ceux qui m'ont aidé à faire cette croisière qui reste un super voyage pour nous !
Madagascar: acheter une pirogue English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars pour Mada en septembre et j'ai envie de caboter sur les côtes en "tokam-panarina" ces pirogues à flotteurs et à voiles utilisées par les pêcheurs.
quelqu'un sait il si ce type d'embarcations s'achète d'occasion et à quel ordre de prix il faut s'attendre ?
merci !
quelqu'un sait il si ce type d'embarcations s'achète d'occasion et à quel ordre de prix il faut s'attendre ?
merci !
Climat à Koh Chang mi-juillet? English translation pending
Bonjour,
Je suis à Bangkok à partir du 11 juillet. Ensuite je souhaite aller à Ko Chang (l'ile en fgace de Trat) mais, statistiquement le climat ne semble pas terrible en cette période. Quelqu'un est il sur place en ce moment pour me dire ce quelles sont les conditions en ce moment ? Je suis également preneur de tout bon plan dans le coin.
D'avance, Merci.😎
Je suis à Bangkok à partir du 11 juillet. Ensuite je souhaite aller à Ko Chang (l'ile en fgace de Trat) mais, statistiquement le climat ne semble pas terrible en cette période. Quelqu'un est il sur place en ce moment pour me dire ce quelles sont les conditions en ce moment ? Je suis également preneur de tout bon plan dans le coin.
D'avance, Merci.😎
Scènes de vie ou photos volées? English translation pending
on a tous dans nos appareils des images de le vie quotidienne prisent dans la rue à l'insu de nos sujets, bien souvent nous faisons appel à nos téléobjectifs pour surprendre une expression, un événement ou une ambiance; cela nous apporte souvent de bonnes photos d'ambiance,
j'aimerai que nous les partagions en évitant tout ce qui est personnel, uniquement nos photos de voyage avec une description simple,
allez, je me lance 😊😊😊
1/ retour de pêche sur l'Île aux nattes ( Madagascar)
2/ repas villageois lors de la cérémonie du retournement des morts (Sainte Marie (Madagascar)
3/ l'attente des pêcheurs (Anse des cascades, La Réunion)
4/ école maternelle dans Soweto (Afrique du Sud)
5/ cette femme nous a accueilli chez elle dans Soweto 😮
6/ le pont de la rivière Saint Etienne après le cyclone Gamède à La Réunion
Etats-Unis et Canada: Travelers chèques ou carte bancaire ou les deux? English translation pending
hello
nous partons dans 3 semaines et nous entendons parle de travellers
pouvez vous me dire quellessont les conditions les frais pour les travellers
en un mot (ou même plusieurs!) comment ça fonctionne quel intérêt par rapport à la carte
merci lénathis
Taxes à l'aéroport de Cuba pour un Cubain qui retourne visiter sa famille? English translation pending
Bonjour,
je suis résidant du Canada depuis le 7 mai dernier et je me demandais comment cela fonctionne quand on retourne à Cuba pour un court séjour. Si tout va bien, j'y retournerais en mars ou avril prochain.
A-t-on une taxe spéciale à payer par rapport à nos valises? ou si nous prenons le même couloir que les touristes?
Et j'aimerais amener une tele au plasma à ma famille, cela est-il possible?
Et peut-être aussi si j'en ai les moyens, une petite moto usagé que je laisserais à ma famille.
Et le jour où j'aurai ma citoyenneté canadienne, cela sera-t-il différent pour l'entrée à l'aéroport? car je sais que cela prendra toujours le passeport cubain mais la citoyenneté canadienne donne-t-elle des avantages et sommes-nous moins molesté par les policiers ou les autorités?
Merci
je suis résidant du Canada depuis le 7 mai dernier et je me demandais comment cela fonctionne quand on retourne à Cuba pour un court séjour. Si tout va bien, j'y retournerais en mars ou avril prochain.
A-t-on une taxe spéciale à payer par rapport à nos valises? ou si nous prenons le même couloir que les touristes?
Et j'aimerais amener une tele au plasma à ma famille, cela est-il possible?
Et peut-être aussi si j'en ai les moyens, une petite moto usagé que je laisserais à ma famille.
Et le jour où j'aurai ma citoyenneté canadienne, cela sera-t-il différent pour l'entrée à l'aéroport? car je sais que cela prendra toujours le passeport cubain mais la citoyenneté canadienne donne-t-elle des avantages et sommes-nous moins molesté par les policiers ou les autorités?
Merci
Ne dites pas à ma mère que je visite l'Iran... (suite et fin) English translation pending
Suite de la 1ère partie ( http://voyageforum.com/...ost=2685231;#2685231 ) qui allait de Téhéran à Shiraz puis Yazd et maintenant nous voici à Ispahan.
Samedi 16 Mai 2009 :
Je descends à l'épicerie juste en bas pour faire les courses pour le petit-déjeuner. Nous restons ici 4 nuits. Jus d'orange, fromage à tartiner, de la feta locale, confiture de cerise et du thé. Coup de bol, il y a une boulangerie juste en face et je remonte mon pain brûlant. Cette fois bien sûr, je le paye. A 500 rials ( soit 3 centimes d'euros 😎 ), on flambe pas le budget !
8h30 : Nous repartons vers la place de l'Imam. Nous voyons la coupole et une rue déserte semble pouvoir y mener sans passer par la grande avenue comme hier soir. Bonne pioche car nous arrivons par derrière avec une superbe vue dégagée.

C'est la seule façon de voir cette magnifique coupole d'aussi près car depuis la place, elle est beaucoup plus en retrait. Nous faisons le tour par des ruelles désertes mais on s'y retrouve après quelques détours pour débouler sur la place.

Les prix n'ont plus rien à voir avec le LP et nous ne payons que 5.000 rials/personne pour la Mosquée de l'Imam au lieu des 30.000 annoncés.
Entrée de la Mosquée :

La 1ère chose à faire quand tu arrives dans la cour .... c'est de t'asseoir et fermer ta grande bouche pendant 10mn 😎


Bon d'accord, faut aimer le bleu 😛 Le seul petit regret c'est que le soleil est déjà bien haut même à 9h00 et la lumière douce du matin a déjà disparu.
Les intérieurs sont grandioses et aussi décorés que l'extérieur :

Sur cette même place, comme si cela ne suffisait pas, se trouve une autre merveille, la Mosquée Lotfollah :

Ici pas de cour, juste un couloir dans la pénombre qui conduit à cette coupole qui sort du bleu habituel.

Bon, à la sortie, on se fait encore harponner par un marchand de tapis. C'est "Zizou le Nomade" qui parle français et incontournable sur la zone. On ne peut pas le rater ! Soyons francs, il connait la mosquée de l'Imam par coeur et nous donne des détails intéressants et inconnus dans les guides. On s'échappe rapidement sous un faux prétexte pour s'éviter le thé dans le magasin. Je sais que Mauricette sera le maillon faible et après t'arrives plus à sortir 😇
Encore un ancien professeur de français qui nous aborde. On papote .... pour finir par annoncer qu'il fait guide à 10€ de l'heure. Tu sais quoi ? Ca commence à me gaver Ispahan, mine de rien ! Tant pis mais on se remet donc en position "Touriste sur le qui-vive" pour couper court à toutes ces discussions stériles qui n'ont qu'un but : Te fourguer un truc 🏴☠️
Nous rentrons donc dans le bazar qui donne également sur la place. Même si on trouve des épices, c'est moins typique qu'ailleurs sur cette partie. Le tourisme fait son oeuvre aussi.


Mauricette se jette sur l'eau de rose, des boutons de roses séchées. On craque aussi pour du gaz. Je te rassure, on ne s'est pas acheté une bonbonne de Butane mais des nougats iraniens avec de la pistache. ( http://ashrafi-gaz.com/ )
Alors qu'on revient sur la place, encore un rabatteur ... et c'est le frère de celui d'hier soir. Une vraie petite mafia dis donc. Lui, il est dans les nappes et pas le temps de réagir, un moment d'inattention et il a chopé Mauricette qui zieute depuis ce matin sur toutes celles qu'on voit partout. Allez c'est parti pour son magasin avec une démonstration de la fabrication artisanale grâce à des tampons qui sont appliqués 1 par 1 avec chacun un motif. C'est assez compliqué et le prix dépend du nombre de tampons utilisés et des couleurs appliquées. Ca commence à 9€ jusqu'à 28€.
Bon, on s'échappe et on verra + tard. Avantage, c'était à côté d'un beau restaurant au 1er étage. C'est presque plein et à 90% d'iraniens. Ah enfin !

C'est aussi la 1ère fois qu'on va tester un repas sur ces "divans". On enlève ses chaussures donc il est fortement conseillé de ne pas venir avec tes chaussettes minables et trouées ! Le décor est traditionnel et très joli. Nous commandons un ragoût, des boulettes de viande, pain, olives, yaourt et un dessert. 2 boissons + thé à la fin = 205.000 rials. C'était très bon et le service aimable et rapide.
Les magasins sont maintenant fermés et il fait chaud .... Retour à l'appart pour une sieste. Pas la peine de traîner dans le vide.
17h30 : Pas très loin se trouve le palais du Chehel Sotun dans un grand parc.

20 immenses colonnes de bois et un plafond décoré. Attention la caisse ferme à 18h30 et on doit sortir à 19h00.
Nous revoilou sur la place de l'Imam mais le palais Ali Qapu est déjà fermé. Les gens arrivent en cette fin de journée pour pique-niquer et surtout manger des glaces. Qu'est ce qu'ils peuvent en manger ici ! Nous avons résisté depuis le début mais nous sommes ici pour 3 jours et au pire, c'est le meilleur moment pour se risquer une Tourista, non ? 😎
Les clients nous aident à choisir entre les parfums, les options .... et on craque pour ce qui nous fait envie depuis le début. Une glace à la rose avec des petits vermicelles et un sirop au citron. On s'installe sur la pelouse, le soir tombe, les gens s'installent un peu partout ... On se regarde en souriant.
Ce petit déclic si délicieux, quand tu es à l'étranger, vient d'arriver ! Cette place magnifique est devant nous, les 2 coupoles prennent les derniers rayons du soleil et : - Si on m'avait dit, il y a 1 mois, que je mangerais tranquillement une glace à Ispahan ?
Nous sommes comme chez nous, quand tu vas te balader un soir d'été en ville pour prendre l'air et manger une glace en terrasse. Nous sommes en totale confiance, on commence à piger les détails de la vie de tous les jours, on se débrouille avec les bus, les taxis. Plus ce stress de l'inconnu, les gens sont charmants. On est dedans quoi et tout baigne !
Alors qu'on tente de se faire expliquer les différences entre les dizaines de marques de nougats et de prix dans un magasin, un jeune entre et nous traduit les explications du patron. On comprend que le prix dépend du % de pistaches entre 24 et 48%. A vérifier donc avant d'acheter. Le gars nous propose de discuter et prendre un thé pas très loin. C'est à l'Azadegan, citée dans le LP et qu'on avait l'intention de tester d'ailleurs, ça tombe bien car pas évidente à trouver au fond d'une ruelle et dans une cour pas très avenante au 1er abord.

La déco est assez délirante. Un côté mixte et un autre réservé aux seuls hommes. On discute de la politique, de la vie de tous les jours et .... de son boulot de vendeur de tapis. C'est pas vrai, ça commence vraiment à me saouler !!!!! En plus, on se méfie pas ici. On est tellement abordés toute la journée par des gens heureux de pouvoir parler avec des étrangers ou simplement dire Bonjour, qu'on dit oui à tout ! L'autre zigoto est parti avec son histoire à 2 balles de son oncle qui fait des nappes. On lui dit qu'on y a eu droit ce matin et que pour rester poli, on n'a pas que ça à faire en gros. On est même à 2 doigts de s'en foutre un maximum, pour tout dire 🤪
Nous restons sur la place de l'Imam pour dîner au restaurant Bastani. Autant se le dire, de toutes façons, t'as pas trop le choix en fait sur les restaus dans le coin, même si c'est touristique. Il est conseillé par le LP et comme hier soir, c'est la guerre atomique ! Il doit y avoir 60 ou 70 tables .... et 1 seule occupée. Ca fiche un peu la trouille, les restaus le soir, y'a jamais personne. Les groupes restent à leurs hôtels je pense. Les iraniens sont chez eux ou pique-niquent. Bref, c'est à chaque fois la misère !
Le serveur doit sortir de la même école d'hôtellerie que celui d'hier et lève aussi les yeux parce qu'on veut juste un plat et pas d'entrées, pas de desserts.
Alors faisons le bilan et un conseil : Ne jamais commencer son circuit par Ispahan !
Par certains côtés, on se croirait au Maroc ou en Tunisie avec les marchands et les rabatteurs qui te prennent la tête dès que tu es sur la place de l'Imam. Aujourd'hui, assez peu de contacts avec les gens. Les gens sont sans doute + habitués ici . Et les 2 restaurants à touriste avec un service et une attitude désagréable ( qu'on soit en Iran ou pas d'ailleurs )
Allez dodo et je préviens Mauricette qu'on ne va plus tourner autour du pot avec les rabatteurs et qu'on s'en débarassera en 2mn chrono désormais. Et comme disait le philosophe Rambo : Ils l'auront voulu leur P...... de Guerre !
A suivre ....
Samedi 16 Mai 2009 :
Je descends à l'épicerie juste en bas pour faire les courses pour le petit-déjeuner. Nous restons ici 4 nuits. Jus d'orange, fromage à tartiner, de la feta locale, confiture de cerise et du thé. Coup de bol, il y a une boulangerie juste en face et je remonte mon pain brûlant. Cette fois bien sûr, je le paye. A 500 rials ( soit 3 centimes d'euros 😎 ), on flambe pas le budget !
8h30 : Nous repartons vers la place de l'Imam. Nous voyons la coupole et une rue déserte semble pouvoir y mener sans passer par la grande avenue comme hier soir. Bonne pioche car nous arrivons par derrière avec une superbe vue dégagée.

C'est la seule façon de voir cette magnifique coupole d'aussi près car depuis la place, elle est beaucoup plus en retrait. Nous faisons le tour par des ruelles désertes mais on s'y retrouve après quelques détours pour débouler sur la place.

Les prix n'ont plus rien à voir avec le LP et nous ne payons que 5.000 rials/personne pour la Mosquée de l'Imam au lieu des 30.000 annoncés.
Entrée de la Mosquée :

La 1ère chose à faire quand tu arrives dans la cour .... c'est de t'asseoir et fermer ta grande bouche pendant 10mn 😎


Bon d'accord, faut aimer le bleu 😛 Le seul petit regret c'est que le soleil est déjà bien haut même à 9h00 et la lumière douce du matin a déjà disparu.
Les intérieurs sont grandioses et aussi décorés que l'extérieur :

Sur cette même place, comme si cela ne suffisait pas, se trouve une autre merveille, la Mosquée Lotfollah :

Ici pas de cour, juste un couloir dans la pénombre qui conduit à cette coupole qui sort du bleu habituel.

Bon, à la sortie, on se fait encore harponner par un marchand de tapis. C'est "Zizou le Nomade" qui parle français et incontournable sur la zone. On ne peut pas le rater ! Soyons francs, il connait la mosquée de l'Imam par coeur et nous donne des détails intéressants et inconnus dans les guides. On s'échappe rapidement sous un faux prétexte pour s'éviter le thé dans le magasin. Je sais que Mauricette sera le maillon faible et après t'arrives plus à sortir 😇
Encore un ancien professeur de français qui nous aborde. On papote .... pour finir par annoncer qu'il fait guide à 10€ de l'heure. Tu sais quoi ? Ca commence à me gaver Ispahan, mine de rien ! Tant pis mais on se remet donc en position "Touriste sur le qui-vive" pour couper court à toutes ces discussions stériles qui n'ont qu'un but : Te fourguer un truc 🏴☠️
Nous rentrons donc dans le bazar qui donne également sur la place. Même si on trouve des épices, c'est moins typique qu'ailleurs sur cette partie. Le tourisme fait son oeuvre aussi.


Mauricette se jette sur l'eau de rose, des boutons de roses séchées. On craque aussi pour du gaz. Je te rassure, on ne s'est pas acheté une bonbonne de Butane mais des nougats iraniens avec de la pistache. ( http://ashrafi-gaz.com/ )
Alors qu'on revient sur la place, encore un rabatteur ... et c'est le frère de celui d'hier soir. Une vraie petite mafia dis donc. Lui, il est dans les nappes et pas le temps de réagir, un moment d'inattention et il a chopé Mauricette qui zieute depuis ce matin sur toutes celles qu'on voit partout. Allez c'est parti pour son magasin avec une démonstration de la fabrication artisanale grâce à des tampons qui sont appliqués 1 par 1 avec chacun un motif. C'est assez compliqué et le prix dépend du nombre de tampons utilisés et des couleurs appliquées. Ca commence à 9€ jusqu'à 28€.
Bon, on s'échappe et on verra + tard. Avantage, c'était à côté d'un beau restaurant au 1er étage. C'est presque plein et à 90% d'iraniens. Ah enfin !

C'est aussi la 1ère fois qu'on va tester un repas sur ces "divans". On enlève ses chaussures donc il est fortement conseillé de ne pas venir avec tes chaussettes minables et trouées ! Le décor est traditionnel et très joli. Nous commandons un ragoût, des boulettes de viande, pain, olives, yaourt et un dessert. 2 boissons + thé à la fin = 205.000 rials. C'était très bon et le service aimable et rapide.
Les magasins sont maintenant fermés et il fait chaud .... Retour à l'appart pour une sieste. Pas la peine de traîner dans le vide.
17h30 : Pas très loin se trouve le palais du Chehel Sotun dans un grand parc.

20 immenses colonnes de bois et un plafond décoré. Attention la caisse ferme à 18h30 et on doit sortir à 19h00.
Nous revoilou sur la place de l'Imam mais le palais Ali Qapu est déjà fermé. Les gens arrivent en cette fin de journée pour pique-niquer et surtout manger des glaces. Qu'est ce qu'ils peuvent en manger ici ! Nous avons résisté depuis le début mais nous sommes ici pour 3 jours et au pire, c'est le meilleur moment pour se risquer une Tourista, non ? 😎
Les clients nous aident à choisir entre les parfums, les options .... et on craque pour ce qui nous fait envie depuis le début. Une glace à la rose avec des petits vermicelles et un sirop au citron. On s'installe sur la pelouse, le soir tombe, les gens s'installent un peu partout ... On se regarde en souriant.
Ce petit déclic si délicieux, quand tu es à l'étranger, vient d'arriver ! Cette place magnifique est devant nous, les 2 coupoles prennent les derniers rayons du soleil et : - Si on m'avait dit, il y a 1 mois, que je mangerais tranquillement une glace à Ispahan ?
Nous sommes comme chez nous, quand tu vas te balader un soir d'été en ville pour prendre l'air et manger une glace en terrasse. Nous sommes en totale confiance, on commence à piger les détails de la vie de tous les jours, on se débrouille avec les bus, les taxis. Plus ce stress de l'inconnu, les gens sont charmants. On est dedans quoi et tout baigne !
Alors qu'on tente de se faire expliquer les différences entre les dizaines de marques de nougats et de prix dans un magasin, un jeune entre et nous traduit les explications du patron. On comprend que le prix dépend du % de pistaches entre 24 et 48%. A vérifier donc avant d'acheter. Le gars nous propose de discuter et prendre un thé pas très loin. C'est à l'Azadegan, citée dans le LP et qu'on avait l'intention de tester d'ailleurs, ça tombe bien car pas évidente à trouver au fond d'une ruelle et dans une cour pas très avenante au 1er abord.

La déco est assez délirante. Un côté mixte et un autre réservé aux seuls hommes. On discute de la politique, de la vie de tous les jours et .... de son boulot de vendeur de tapis. C'est pas vrai, ça commence vraiment à me saouler !!!!! En plus, on se méfie pas ici. On est tellement abordés toute la journée par des gens heureux de pouvoir parler avec des étrangers ou simplement dire Bonjour, qu'on dit oui à tout ! L'autre zigoto est parti avec son histoire à 2 balles de son oncle qui fait des nappes. On lui dit qu'on y a eu droit ce matin et que pour rester poli, on n'a pas que ça à faire en gros. On est même à 2 doigts de s'en foutre un maximum, pour tout dire 🤪
Nous restons sur la place de l'Imam pour dîner au restaurant Bastani. Autant se le dire, de toutes façons, t'as pas trop le choix en fait sur les restaus dans le coin, même si c'est touristique. Il est conseillé par le LP et comme hier soir, c'est la guerre atomique ! Il doit y avoir 60 ou 70 tables .... et 1 seule occupée. Ca fiche un peu la trouille, les restaus le soir, y'a jamais personne. Les groupes restent à leurs hôtels je pense. Les iraniens sont chez eux ou pique-niquent. Bref, c'est à chaque fois la misère !
Le serveur doit sortir de la même école d'hôtellerie que celui d'hier et lève aussi les yeux parce qu'on veut juste un plat et pas d'entrées, pas de desserts.
Alors faisons le bilan et un conseil : Ne jamais commencer son circuit par Ispahan !
Par certains côtés, on se croirait au Maroc ou en Tunisie avec les marchands et les rabatteurs qui te prennent la tête dès que tu es sur la place de l'Imam. Aujourd'hui, assez peu de contacts avec les gens. Les gens sont sans doute + habitués ici . Et les 2 restaurants à touriste avec un service et une attitude désagréable ( qu'on soit en Iran ou pas d'ailleurs )
Allez dodo et je préviens Mauricette qu'on ne va plus tourner autour du pot avec les rabatteurs et qu'on s'en débarassera en 2mn chrono désormais. Et comme disait le philosophe Rambo : Ils l'auront voulu leur P...... de Guerre !
A suivre ....
Mai Juin 2009, 11000 km dans l'Ouest américain - toutes les photos sont de retour English translation pending
Du 13 mai au 12 juin2009, près de 11000km dans 9 états, des routes jusqu'à 3700m d'altitude
des températures de 104° F à 27°F, du soleil, de la pluie, des orages, de la neige, une "tornade"
Avant de raconter en images, voici la liste des sites visités : Californie : Imperial Dunes - Arizona : Prison de Yuma - Organ Pipe NM - Saguaro NP (W) - Sonoran Desert Museum - Old Tucson Studio - Tombstone - Colossal Cave - Apache Trail - Tonto NM - Petrified Forest NP - Chelly Canyon NM - Upper Antelop Canyon - Horseshoe Bend - Marble Canyon - Lees ferry - croisière Navajo Tapestry - Utah : Valley of the Gods - Goosenecks SP - KodaChrom Basin SP - Devil Garden - Burr Trail - Shafer Trail - Colorado : Grand Mesa SP - Rocky Mountains NP - South Dakota : Crazy Horse - Rt Rushmore - Custer SP - Badlands NP - Windcaves -Jewel Cave - Wyoming : Devil Tower - Beartooth HW - Yellowstone - Montana : Little Bighorn BNF - Idaho : Twin Falls - Shoshone Falls - Malad Gorge - Hagerman Fossil Beds NM -1000 Springs - Nevada : Poney express trail - Great Basin - Lehman Cave - Osceola road - Cathedral Gorge - Las Vegas
MERCREDI 13 MAI
Départ de Nantes à 7h05, escale à Roissy, arrivée à Los Angelès vers 13h et des poussières, passage en douane rapide, navette imédiate pour le rental car, peu d'attente chez ALAMO et nous voici partis avec une GMC Envoy qui sort du lavage.
La GMC Envoy, toute propre, mais pas pour longtemps
Notre GPS nous conduit sans bavure jusqu'au Best Western de El Cajon, près de San Diego – avec un petit détour pour voir le Pacifique (horizon embrumé comme lors des voyages précédents).
Jeudi 14 MAI - en route vers le sud Arizona
Petit déjeuner dès l'ouverture (6h30) puis la I8 vers l'est. Courses à El Centro (qui n'a rien de central, loin de là) : quelques bricoles et l'essentiel, de l'eau, une glacière et des bonbons pour la route. Notre première visite est consacrée aux Imperial Dunes (dans l'Imperial county de Californie, juste à la limite de l'Arizona, le long du Mexique). La freeway traverse le désert de sable sur plus de 10 miles, mais dans l'autre sens, les dunes s'étendent sur une centaine de km. Un parking entre les 2 chaussées de l'autoroute, avec des vues polluées par les lignes électriques... Un peu plus loin, une sortie donne accès au centre de rangers (fermé!) de l'Imperial Sand Dunes Recreation Area et une piste nous conduit à un parking au milieu de l'immensité de sable … rien d'autre que le ciel bleu et le sable doré.
Des traces de roues témoignent que le site est ouvert aux quads, d'ailleurs en repartant nous en apercevons quelques-uns rentrant d'un périple dans les dunes.
Notre seconde étape est consacrée à la prison territoriale de Yuma (AZ), petite ville située de l'autre coté du Colorado (tiens, en voilà un dont on ré-entendra parlé par la suite.) Certains se souviennent peut-être du film " 3h10 pour Yuma ", un chef-d'œuvre du western de 1957 avec Glen Ford – Les plus jeunes connaitront plutôt le remake de 2008.

La prison, qui a fonctionné de 1876 à 1909, est ouverte au public (4$ par personne) - on y visite, outre les cellules et cachots, un musée parsemé d'objets, d'armes et surtout de photos des détenu(e)s et des gardiens. Aussi, la liste de tout ceux qui y furent incarcérés, la durée, les exécutions (rares) et … les évadés, repris ou non. On note par exemple que certains mormons y ont été emprisonnés pour polygamie.

En 1909, la prison a été transférée à Florence, un lieu que nous croiserons plus tard.
Arrivée dans l'apm à Gila Ben – le Knights Inn réservé par Super 8 est vieillot, mais la chambre est correcte. La piscine par contre n'a pas vu d'eau depuis des années. Avec le décalage horaire, on a plus envie d'une sieste que d'un bain.
En fin de journée, nous partons voir le coucher du soleil dans le Sonoran Desert NM ; la piste que nous empruntons nous conduit à aucun point intéressant et nous remettons au lendemain notre découverte des cactus géants.
Vendredi 15 Mai – Organ Pipe Cactus NM
Petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?)
Les cactus sont présents partout maintenant. Les saguaros caractérisent le Sodoran desert qui avec le Mojave et le Great Basin constituent les 3 grands déserts du sud ouest des USA.
L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface, pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne somme pas les seuls ce jours-là mais presque.

Nous achetons notre « annual pass » au visitor center, auprès des rangers de service. Ceux-ci ne sont pas très jeunes et je me dis que ces militaires, hommes et femmes, ne prennent jamais de retraite : ranger, c'est pour la vie ? (cette impression ira en s'amplifiant au cour de notre voyage)

A coté du centre, une promenade botanique permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos.
Organ Pipe à droite
Il y a plusieurs circuits dans le parc. Le plus long est fermé depuis quelques année pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine. L'ajo mountain drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. La nature à l'état sauvage, des cactus et quelques animaux rencontrés en chemin, un coyote, des Sonoran Proghorn et une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la tête – difficile à prendre en photo. Un peu de relief, même une bonne montée et la route passe à proximité d'une arche.
Arch Canyon
La North Puerto Blanco Drive part de l'autre coté du visitor center et est fermée au bout de 5 miles au delà d'un parking. Une picnic area y est aménagée avec des ramadas offrant de l'ombre pour déjeuner.
L'apm, en route vers Tucson, 140 miles par l'AZ86, qui filent tout droit au milieu des cactus. Nous passons un 3 ou 4ème barrage de douane – contrôle des passeports... c'est surtout l'immigration mexicaine qui est visée.
Plus loin, nous voyons une tornade. Peut-on appeler tornade ces tourbillons de sables qui se forment dans le désert ? Nous en avons déjà vu l'an passé, en particulier dans la Carrizo Plain NM, le long de la faille de San Andrea (il faudra que je raconte un jour). Mais celle-ci que nous voyons de très loin, s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route. Elle traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite...
A Tucson, notre GPS nous conduit directement au Studio 6 que nous avons réservé pour 3 nuits. Ce type de motel, de la famille Motel 6, a l'avantage de disposer d'un coin cuisine, avec frigo et micro-onde, ça c'est commun, mais aussi un évier, une plaque de cuisson et de la vaisselle (pour nous : 35, 77 € la nuit, frais de change inclus). Il y a bien sûr une piscine.
Samedi 16 mai – désert et western
Pas beaucoup de route aujourd'hui. Départ direction le Sodoran Desert Museum pour y découvrir les plantes et animaux qui vivent dans la région, en particulier ceux que l'on a trop peu d'occasion de voir lors des visites des parcs. Il est encore tôt, mais les grands mammifères sont déjà retirés dans leur coin à l'ombre. Nous passons un grand moment à regarder et filmer un raccoon (raton laveur) jouer avec sa gamelle.
Raccoon en activité
Environ 2h pour un tour complet – de nombreuses plantes du désert et une centaine d'animaux plus ou moins sympathiques … Et le soleil qui monte dans le ciel.

Deuxième étape, le Saguaro NP (west). La fiche en français (ne jamais oublier de demander) remise avec la carte à l'entrée nous apprend plein de chose sur ce cactus géant, emblème de l'Arizona. Au bout de 15 ans, il ne mesure qu'une trentaine de cm de haut. Les premiers bras n'apparraisent qu'après 75 ans. Il peut vivre plus de 150 ans, mesurer plus de 15m et peser plus de 8 tonnes ! Mais le circuit dans le parc n'a rien d'extraordinaire, surtout après l'Organ Pipe.

Troisième étape, Old Tucson Studio, lieu de tournage de nombreux western de la grande époque comme Rio Bravo, en tout 300 films de1939 à 2004 . (On paye à l'entrée - 16$95 par adulte, mais les attractions ensuite sont gratuites) Petit tour dans la grand rue, typique de la fin du XIXème et la chaleur nous conduit tout naturellement au saloon pour y trouver un peu de fraicheur et une bière. Nous avons en main le programme des spectacles : il y en a presque tout le temps de 10h à 16h. Justement dans 10 minutes, c'est le show des « cow girls » chants et danses très animées dans le saloon, sur la scène et sur … le bar !
Un petit tour dehors et nous nous dirigeons vers des gradins à l'ombre face à l'église pour assister à un spectacle digne des (meilleurs?) western – cascades, combats, tirs, explosions, incendies.

Nouveau tour au soleil vers la locomotive de 1872 et la chapelle, puis retour au saloon pour un nouveau spectacle, cette fois « french cacan » de nos danseuses de toute à l'heure.

Quelques visites, un autre spectacle en plein air, un tour du centre dans le petit train, quelques achats à la sortie et vite la clim dans la voiture, direction l'hôtel et sa piscine.
Dimanche 17 mai – western et visite de cave
Au programme de ce dimanche, Colossal cave et Tombstone. Nous décidons d'inverser et de garder la fraicheur de la cave pour l'apm. Nous verrons par la suite que nous allons faire le même choix pour d'autres raisons.
Tombstone, lieu mythique de l'histoire de l'ouest - le lieu du début de la fin pour tous les "méchants" de l'ouest à la fin du 19ème. Le lieu du "règlement de compte à OK Corral", titre du film le plus connu de l'histoire de Wyatt Earp. Depuis le début de l'année, les chaines satellites nous ont proposé 4 versions de ce duel qui a marqué l'ouest au point d'en parler et de fêter encore 128 ans après.
Car outre le fait que le centre du village a gardé le look de l'époque, même si chaque bâtiment est maintenant un magasin qui vend surtout des souvenirs made in .....a , cela reste le lieu du vrai OK Corral. Ici on ne paye rien à l'entrée, mais on paye pour visiter chaque lieu particulier et pour assister à la reconstitution du fameux "règlement de compte".
A part ça, un BBQ rib beef d'enfer au Longhorn restaurant.

Visite indispensable, le cimetière reconstitué à l'entrée de la ville (pas évident à trouver) où reposent à jamais les Mc Laury et Clanton, victimes du shérif Earp et de ses frères, aidés de Doc Holliday. La lecture des plaques funéraires laisse bien des surprises, avec les inconnus, les chinois de service, les victimes des apaches (ah, on va en reparler bientôt des ceux-là) et les "pendus par erreur" !!!
26 octobre 1881 - les victimes du règlement de compte à OK Corral
Dans l'après midi, visite de cave. Chez nous quand on parle de visite de cave, il s'agit bien sûr d'une cave de muscadet, comme dans d'autres régions de bordeaux ou de bourgogne, voire de fromages. Une cave ici est surtout réservée au spéléologue et ne renferme ni bon cru ni fromage. La Colossal cave en question est une grotte dans un State Parc aux portes de Tucson. La photo de l'entrée du parc montre, ô combien, que le ciel bleu de nos premiers jours s'est bien assombri – ce n'est qu'un début.
Entrée dans le parc gratuite, mais visite guidée de la cave payante (11$ par personne). Température fraiche par ce temps orageux, marches à descendre, marches à remonter … rien d'extraordinaire dans cette promenade souterraine d'une heure, mais une visite quand même bien agréable. Trop difficile de suivre le discours du guide, donc nous consacrons notre temps à voir plutôt qu'à entendre, et à faire quelques photos. Car ici, contrairement aux Kartchner Caverns voisines, on peut faire des photos.
Pas facile, facile de faire de bonnes photos dans ces caves...
Lundi 18 – chez les Apaches
Direction Apache Junction, tous d'abord, banlieue de Phoenix pour s'engager sur l'Apache Trail. Cette route vers l'est, construite par les indiens, comporte 2 parties bien distinctes. Le début est revêtu et de bonne qualité ; il traverse une région aride et montagneux, tout en suivant le cours de la Salt River et des retenues offrant des lacs propices aux bateaux.

Apache Trail
La seconde partie est une piste de qualité variable, surtout dans les passages pentus et en lacets où nous croisons au pas des gros 4x4 tractant des bateaux plus larges qu'eux. Quelques beaux points de vue sur les roches teintées et les lacs puis sur le barrage à l'extrémité.
A quelques miles du barrage se trouve le Tonto NM. Direction le visitor center – le parking est quasiment vide. La ranger de service n'est pas très emballée de nous laisser partir sur le chemin qui mène aux maisons Anasazi dans une sorte une grotte plus haut. Elle nous explique que le lieu est fréquenté par des hordes abeilles en furie à n'approcher sous aucun prétexte et qu'il ne faut pas dépasser le barrage installer sur le chemin, et puis que si on vois un serpent à sonnette traverser le chemin, il faut s'arrêter pour le laisser passer …

Bref, c'est surtout la chaleur et la pente qui nous gênera le plus, mais nous ne dépassons pas les barrières – on y a quand même une belle vue de ruines qui nous rappellent Mesa Verde et, en nous retournant, sur le lac formé par le barrage.
Nous déjeunons dans le joli parking aménagé avec tables sous abri dans un coin tranquille près de la sortie.
Ensuite le nom d'Apache trail continu pour la AZ188 jusqu'à Midland City où nous prenons la AZ60 en direction de Show Low en plein territoire Apache. Je ne sais pas si c'est le fantôme de Cochise qui erre dans le secteur, mais mon GPS m'indique de bien curieuses choses – routes en zig zag alors qu'en face de moi elle est rectiligne, position en dehors de la route etc.
Point de vue sur le canyon de la Salt river .
Nous arrivons avant l'orage au KC motel de Show Low. on est en plein territoire apache et le couple d'indiens que nous croisons au restaurant le soir nous fait penser à Geronimo !
Mardi 19 – la forêt pétrifiée et les navajos
Départ de bonne heure pour une centaine de km vers Petrified Forest NP, par l'entrée nord. Mal vu, ça aurait été mieux par le sud, m'en suis rendu compte après.
Ce parc ne m'avais pas attiré lors des voyages précédents et j'étais encore près à le zapper cette année. Pourquoi ? Parce ce qu'aucun site sur la toile n'en présente des photos qui donnent une bonne idée de l'intérêt du parc. Bon les troncs fossilisés datent d'environ 225 millions d'années, et alors, il y en a ailleurs. Le Painted Desert, c'est un peu comme celui de John Day Fossil Bed où nous sommes passés en 2007 (pour ce qui ne connaissent pas, c'est en Oregon, dans un coin plutôt à l'écart des circuits de grands parcs). En fait, il ne faut pas rater, même si ça fait un grand détour. Les étendues de rochers et de terre rouge au nord sont visibles de 7 ou 8 points qui justifient tous un arrêt, mais les couleurs sont plus belles l'apm (d'où mon erreur de trajet – en commençant au nord, mais j'avais fait tous les points de vue le matin et il fallait que j'y repasse pour sortir. De plus l'AR me faisait faire 40 miles de plus).

La traversée de l'ex Route 66 est marquée par le cadavre d'une vieille voiture. Tous les points au sud nécessitent un arrêt et une visite, mais jamais de grande marche. A Puerto Pueblo, on visite les ruines d'un village du XII - XIIIème siècle. Plus loin, le Newspaper Rock permet de voir de pétrogyphes, moins bien que celui celui près des Needles de Canyonland. Les points de Blue Mesa font découvrir les troncs pétrifiés que l'érosion commence à mettre à jour. Ceux de Crystal Forest et de Long Logs offrent des promenades au milieu de la forêt fossilisée.
Pendant que nous marchons parmi les troncs de pierre, une orage fait rage au loin. Au retour, l'eau courre dans la Puerco River, pourtant il nous semble que son lit était à sec le matin.
Une petite centaine de miles pour nous rendre à la ville navajo de Chinle. Logement au Best Western réservé à l'avance – pas de problème (ce n'est pas si mal placé que ça) – Wifi ok, quelques photos aux enfants...
Et nous partons réserver la visite en 4x4 pour le lendemain. Inutile, les billets se prennent sur place, 1/4h avant le départ. Retour au BW : le parking est plein, plein des voitures des indiens qui sont venus diner au resto du motel. Il y a une fête, sans doute. Certains ont revêtus les costumes traditionnels. Je n'ose pas trop demander, l'hôtel et le restaurant sont tenus par des indiens. Après un peu d'attente, nous pouvons diner - hamburger au pain indien.
Le coucher de soleil sur Chinle sera un des rares que nous pourrons voir.
Mercredi 20 - dans le canyon del Muerto
Canyon de Chelly National Monument, un autre lieu que nous n'avions jamais pu inscrire au programme des voyages précédents, mais pas question de le rater cette année. Donc 2 nuits à Chinle pour en profiter au maximum. Bien avant 8h45, nous sommes à Thunderbird Lodge pour prendre nos billets pour la visite en 4x4 – la journée complète avec le déjeuner (60, 72 € par personne, taxes et frais de change inclus). Départ prévu à 9h, mais notre guide nous ferra remarquer que l'heure indienne est souvent approximative. Donc vers 9h30, assis avec 22 américains à l'arrière d'un camion transformé en mini-bus pour touristes, nous partons vers l'entrée du parc. Je crains pour mon dos en repensant à la remorque du shuttle du Grand Canyon quelques années plutôt – en fait, pas de problème.

Le circuit commence par le canyon Del Muerto qui se sépare de celui de Chelly peu après l'entrée. Notre engin roule sur la piste de sable puis dans le lit de la rivière. Des 4x4 persos, avec un guide navajo et des groupes à cheval, aussi accompagnés, nous précédent ou nous suivent. Les arrêts sont nombreux pour contempler les pétroglyphes et les ruines anasazis incrustées dans les falaises. Des arrêts plus conséquents se font là où sont installés les stands des marchands de souvenirs indiens, bijoux, poteries etc...

La vallée est encastrée entre les falaises de pierres rouges aux coulées noires. Passé Antelop House Ruin, le lit de la rivière se rétrécit et la piste va et vient du fil de l'eau au chemin de sable. Nous allons jusqu'à Massacre Cave, ainsi nommée en souvenir de la tuerie de 115 navajos par les espagnols en 1805. C'est là que nous faisons la pose déjeuner.
Massacre Cave
Retour vers l'embranchement et nous prenons la piste du canyon de Chelly. Le tour est plus court, avec moins d'arrêts, la piste plus étroite traverse et retraverse le ruisseau dans des creux de plus en plus impressionnants. White House Ruin puis Windows Arch constituent les principaux points d'intérêt avant d'arriver à Spider Rock, ce double rocher monumental dédié à la femme-araignée, la sorcière qui exposait dessus les enfants pas sages !

La fin du parcours sera mouvementée : le vent emporte mon chapeau puis la pluie fait son apparition et nos sièges ne sont pas abrités. Notre guide distribue les vêtements de pluie qu'il a en réserve, mais il n'y en pas pour tout le monde. Puis au passage d'un gué, le « camion » reste bloqué au fond dans la boue. Après plusieurs manœuvres, notre chauffeur-guide arrive à en extraire son engin, mais la piste est pas mal détériorée et je me fais du soucis pour la voiture que nous venons de croiser – un 4x4 de particulier, peut-être de location – qui devra repasser là tout à l'heure. Rentré à Thunderbird Lodge, après quelques achats de souvenirs, nous partons sur le South Rim Drive. La pluie a cessé et nous avons tout notre temps pour aller voir Spider Rock et White South Ruin d'en haut.

Une journée bien remplie, mais Canyon de Chelly NM est certainement un des plus beaux sites à visiter en Arizona. Nous avons trouvé le circuit à l'intérieur des canyons beaucoup plus intéressant que celui fait l'an passé dans les Needles de Canyonland, un peu dans les mêmes conditions.
2ème semaine – jusqu'aux sources du Colorado
Arizona : Croisière Navajo Tapestry - Upper Antelop Canyon - Horseshoe Bend - Marble Canyon - Lees ferry Utah : Valley of the Gods - Goosenecks SP - KodaChrom Basin SP - Devil Garden - Burr Trail - Shafer Trail Colorado : Grand Mesa SR - Rocky Mountains NP
Après le canyon de Chelly, notre programme prévoit de rejoindre le Rocky Mountains NP, pas par le chemin le plus court mais en parcourant les célèbres trails de l'Utah : Cottoonwood Road, Burr Trail et Notom/Bullfrog Road, Cathedral Valley et Shafer Trail – si le temps (qui n'a cessé de se dégrader) le permet.
Jeudi 21 Mai - Pour commencer, Valley of the Gods.
En quittant Chinle vers le nord, nous rencontrons très vite ces paysages de buttes rouges qui atteignent leur apothéose à Monument Valley. Nous avons déjà visité en 2005 et j'ai toujours considéré qu'il ne fallait pas voir les 2 à la suite. L'entrée de Valley of the Gods par la US 163 donne sur gué boueux où ruisselle un peu d'eau lors de notre passage. Pas une grosse difficulté ce jour là, mais je mets la voiture en 4x4. Les 28km de pistes sont ponctués de quelques arrêts aux meilleurs points de vue. Cette vallée des dieux a un certain charme, il nous manque le ciel bleu.
Valley of the Gods - un gout de déjà vu
Peu après la sortie sur la UT 261 se trouve le Goosenecks SP. Le parking est au bord du point de vue sur les méandres de la San Juan River. Un environnement pas très chouette, mais les 3 boucles de la rivière qui serpente 3-400m à nos pieds sont impressionnantes. Pas possible d'avoir une vue complète en photo, il faut avoir recours à la vidéo.
Les 3 méandres de la San Juan River
En route vers Page où nous avons réservé 3 nuits au Quality Inn sur le Lake Powel Boulevard. Au passage nous fermons les yeux sur les fumées de la centrale à charbon et nous allons repérer le Lower Antelop Canyon : ça a l'air fermé. Coté Upper, il y a de l'animation. Bon, on verra demain.
Vendredi 22 – la cata
Au réveil, un petit tour sur le balcon – tiens il pleut. Ça risque de changer nos plans. Bon, on va manger et on verra après. De retour du petit déjeuner, la pluie s'est transformé en averse tropicale, même pas question d'aller jusqu'à la voiture … et nous allons passer la matinée à regarder l'orage de notre fenêtre au premier. Très vite, l'écoulement de l'eau dans la rue en pente dépasse la hauteur des bordures et charrie une terre rouge venue d'un peu partout. Pas question l'aller à Antelop ce matin et grosses craintes pour l'état des pistes pour la suite.
Après, il y a eu bien pire
En fin de matinée, la pluie cesse. Nous avons réservé une promenade en bateau sur le lac Powel, il est temps de se diriger vers Wahweap. Des 5-6 croisières proposées, nous avons choisi celle de 3 heures nommée Navajo Trapestry Boat Cruise – départ 1PM.
La croisière sur le lac est certainement plus belle avec du soleil et du ciel bleu, mais il faut faire avec les nuages sombres qui nous entourent. Et quoi qu'il en soit, la navigation dans la partie immergée de Antelop Canyon est magnifique. Le bateau se faufile dans un couloir de plus en plus étroit - A faire absolument. La partie suivante dans le Navajo Canyon est moins intéressante, le canyon est plus large et cela à un gout de déjà vu.

Nous sommes parmi les premiers à passer par un chenal récemment ouvert pour raccourcir le trajet de retour. Deux autres couples de français sur le bateau ; ils nous racontent la difficulté qu'ils ont eu la veille au soir pour se loger à Page et d'être obligé de changer d'hôtel pour la 2ème nuit.
Le soir, nous avions décidé de diner au Glen Canyon Steak House en face notre Hôtel – chanteur country pas top, cars de français bruyants et la note la plus salée du voyage. A éviter.
Samedi 23 – Antelop même sans le soleil de 11h30
C'est certain, inutile d'attendre le soleil au zénith pour visiter le canyon navajo, il ne viendra pas. Nous sommes donc dès 9h sur place. Premier point, Lower est fermé – deuxième point, il y a déjà pas mal de monde à Upper Antelop Canyon. Inscription, attente, et nous partons dans le tape-cul de service – sûr, on aurait pas tenu la journée dans un engin pareil à Chelly. Notre guide joue aussi de la flute.
Entrée de Upper Antelop Canyon
La suite juste pour vous montrer qu'on peut faire entre 10 et 11h quelques photos pas trop moches quand il n'y a pas de soleil – pour en voir plus, il y en a des millions sur Internet.
Même sans le soleil ...
Le reste de la journée est consacrée à d'autres point d'intérêt dans le secteur – avec un point commun, les nuages noirs avec des trainées de pluie tout autour de nous.
Tout près de Page, Horseshoe Bend est une grosse boucle du Colorado avec un point de vue à ¾ de mile du parking (en montée au retour).
Sans grand angle : regroupement panoramique ...
Navajo Bridge et le Marble Canyon. Un des rares endroits où on peu voir le Colorado de dessus. Parking rive droite à l'Interpretive Center – jewellerie indienne en rive gauche (beaucoup de choix – carte de crédit acceptées) - point de vue magnifique au milieu.

Nous continuons la route 89 jusqu'à Cliff Dwellers où l'on peut voir de curieuses constructions appuyées sur des champignons de pierre, au pied de Vermillon Cliffs.

Puis demi-tour vers Lees Ferry où la Paria River déverse ses eaux boueuses dans un Colorado qui est sorti bien propre du barrage en amont. Lee Feery River Trail est une jolie promenade le long de la rivière, bien documentée, vers les différents lieux de passage des ferries, seul point de traversée du Colorado sur 800 km jusqu'en 1920.
La maison fortifiée de Lee
A l'hôtel en rentrant, toujours pas de Wi-Fi depuis l'orage – un mauvais point pour la chaine Choice Hotel International. Le lendemain matin, un deuxième jour sans jus d'orange au petit déjeuner – deuxième mauvais point. A part ça, rien à redire, même bien pour un prix abordable à Page,
Dimanche 24 – la gadoue comme chantaient Pétula et Jane
Arrivé de bonne heure chez les rangers du secteur, ils nous confirment ce que nous craignons depuis 2 jours : pas question de s'engager sur la Cotonwood Road. Donc nous faisons le tour par Kanab, 140km de plus mais identique en temps. Sur la route de Kanab, une voiture nous double à vive allure. Curieux, les gens respectent plutôt les limitations par ici. Plus curieux, la voiture blanche qui arrive en face de nous fait un demi-tour au frein à main et repars devant nous, sirènes hurlantes et clignotant de toute part. Quelques centaines de yards plus loin, nous retrouvons les 2 sur le bord de la route. Même le dimanche, il faut se méfier. Je vérifie, le régulateur de la voiture est bien réglé sur 70, la vitesse autorisée ici.
Qui croira que nous avons traversé Bryce Canyon sans même ralentir. Nous avons vu l'an dernier et il y en a des milliers de photos sur le Net. A Cannonville, nous tournons vers Kodachrome, mais nous arrêtons au Tourist Office pour demander si, par hasard, l'accès à Grosvenor Arch serait possible. On nous explique que, peut-être dans 4-5 heures, la piste sera assez sèche, mais pour le moment elle est impraticable.
Nous nous rabattons sur Kodachrome Basin SP; de toute façons, on voulait y passer. Quoi qu'en disent certains, ce parc n'est pas inintéressant. Quelques beaux sites et une jolie balade jusqu'à une arche – de plus le soleil est temporairement de retour.


En route vers le nord, sur la magnifique UT 12, arrêt à Escalante chez les rangers qui nous affirme que l'accès à Devil Garden est possible. Quelques km plus loin, nous nous engageons sur la "Hole in the Rock Road". La piste est sèche, en majorité, à part quelques flaques d'eau où le passage des voitures a creusé de profonds sillons. Mais nous arrivons sans encombre au jardin du diable. Le site vaut le détour, promenade au milieu des pitons rocheux et arches laissés par l'érosion.
Devil Garden
Pendant notre promenade, complétée par quelques excursions sur les pistes voisines, nous ne nous somme pas aperçu qu'un orage s'est abattu sur les premiers miles de la piste. Nous sommes parmi les derniers à quitter les lieux. Sur le chemin du retour, deux voitures nous précèdent à une centaine de mètres. Soudain la première part sur le coté et va se frotter au bord de la piste, haute de plus de 1m à cet endroit. La seconde freinne et part aussi sur le coté. Nous venons d'entrer dans une zone que l'orage a transformé en patinoire. La voiture glisse sur 4-5 centimètres de boue. Avec un peu de chance et en ralentissant progressivement jusqu'à moins de 10 miles, j'évite de frotter ma voiture de location dans les bordures de terre de part et d'autre. Au moins 7-8 miles à rouler au pas, projection de boue, glissade... Je comprends que certaines pistes soit déconseillées par temps d'orage. Ici, c'était plat, mais j'ai peine à imaginer la même gadoue dans une descente.
Nous rejoignons enfin la 12 et la pluie qui va nous accompagner jusqu'à Torrey, avec quelques flocons lors des passages à près de 3000m. Nous avons réservé pour 2 nuits au Sandstone Inn, juste au carrefour de la 12 et la 24.
Lundi 25 – Apprentissage dans les lacets de Burr Trail
Retour à Boulder (60km) pour un petit tour à l'Anasazi SP, et surtout se renseigner sur l'état des pistes (Burr Trail, Notom-Bullfrog Road). Bien sûr, pas de problème sur la partie revêtue de la Burr Trail, mais on nous dit que la suite est impraticable. Bon, et bien on va voir. Après 10 miles, la Burr Trail comporte un passage magnifique nommée Long Canyon. Une vallée encastrée sur 9 miles entre 2 falaises rouges.
Long Canyon
Au delà, la route perd beaucoup d'intérêt jusqu'à l'entrée de Capitol Reef NP. Pas de contrôle à l'entrée, la route deviens un chemin de terre qui, somme toute, a l'air bien sec et large. Bravant les conseils des rangers, nous nous engageons en nous tenant prêt à faire demi-tour si l'état de la piste ou du ciel se dégrade. Que non, que non, nous atteignons le sommet du col et découvrons les lacets du Burr Trail Switchbacks et un magnifique point de vue sur l'autre versant. Nous croisons une voiture toute ordinaire qui viens de monter, donc nous nous lançons dans cette descente qui n'a rien d'infernale mais servira d'apprentissage pour la suite. Demi-tour à l'embranchement de la Notom et retour par Boulder jusqu'au Visitor Center de Capitol Reef.

Nous y arrivons juste pour nous mettre à l'abri. Renseignement pris, l'accès à Cathedral Valley est impossible – niveau d'eau trop haut dans la Fremon River et des rochers en travers de la piste par Caineville Wash Road. Les temples du soleil et de la lune, ce ne sera encore pas pour cette année. Ensuite, petite visite dans le parc, mais nous sommes déjà venus l'an passé.
Chimney Rock de Capitol Reef
Mardi 26 – La grande descente
Faute de Cathedral, nous allons avancer d'un jour notre programme. Départ de bonne heure, nous sommes vers 10h00 à l'entrée d'Island in the Sky. Le secteur, on connait, Arches, Dead Horse Point en 2005, Canyonland en avion et en voiture l'an dernier et en prime, les Needles en 4x4 avec Tag a Long. Reste Shafer Trail. Le ranger de service à l'entrée, après avoir contrôler notre carte avec nos passeports, nous rassure : le Shafer Trail est praticable. Toutefois, il s'inquiète de savoir si notre voiture est un vrai 4x4. Nous doublons un groupe de VTTistes qui se préparent, au moins une douzaine ce jour là. Quand je pense à notre pauvre Spartiate qui s'y est retrouvé tout seul 3 semaines plus tard et sans chaine! Et nous voilà en haut de la piste. Plus de 400m de dénivelé sur une piste accolée à la falaise.
Voiture en 4x4, vitesse en première et c'est parti. Oh ça descend, oh c'est pas large, oh c'est à pic Oh y a des cailloux, des bosses, des trous … Oh, y a des virages, oh y a des voitures dans l'autre sens – où est-ce qu'on se croise ? Tiens, les VTT vont plus vite que moi, ils me doublent par groupe de 2 – j'essaye de leur faciliter le passage Arrêts photos quand même là où on peut. Le problème, c'est que arrivé en bas, c'est pas fini. Je dirai même que la partie la plus délicate à négocier, c'est après. Les trous sont plus profonds, les cailloux sont plus gros et ce, jusqu'au potasse. Nombreuses pauses ; la vue intermédiaire sur le Colorado à Dead Horse Point est superbe Arrêt sur le bord de la rivière … Peu d'animaux en route mais une Quail, comme au début à Organ Pipe... Et ce bleu des étangs de potasse... à en faire rèver le ciel qui n'en fini pas de se dégager de ses nuages.





Nous finissons l'apm à Moab, quelques courses, un chargeur d'appareil photo pour remplacer celui oublié à l'hôtel à Page – surprenant tout ce qu'on peu trouver dans les petits magasins de Moab.
L'hôtel est réservé au Ramada de Green River comme l'an passé. Je trouve que le logement à Moab est devenu trop cher.
Mercredi 27 – mais que va-t'on faire ?
Le Shafer Trail était prévu pour aujourd'hui. Ce soir nous logeons à Eagle où nous avons rendez-vous avec une relation de travail. La I-70 sur 210 miles soit 3 heures d'autoroute. Il y a bien de la vigne dans le coin, on pourrait visiter une cave. A Grand Junction, nous arrêtons au Tourist Office pour trouver des idées. Nous retenons celle d'un détour par la Grand Mesa Scenic Drive, qui passe par un immense plateau à 3000m, truffé de lacs. La montée offre quelques beaux points de vue sur la vallée où coule encore le Colorado. La balade est plutôt fraiche, nous voyons la neige de près au visitor center . A plusieurs reprises, nous rencontrons des marmottes à se dorer au soleil sur le bord de la route, mais elles ne se laissent pas photographier facilement.

Retour sur la I 70 par l'autre versant et nous arrivons au Best Western de Eagle. Eagle, sinistre souvenir où par une soirée de Mai 2005, nous avions atterri, sans bagage... Il faudra que je raconte pourquoi, depuis, je ne ferme plus mes valises à clé pour les USA.
Jeudi 28 – haute montagne
Nous avions prévu de traverser le Rocky Mountains NP d'ouest en est, mais à Grand Junction, on nous avait dit que le col n'était pas ouvert, dire confirmé par nos amis à Eagle. Nous allons donc accéder au parc par l'est et pour cela, passer cet étonnant col où l'autoroute I70 monte à 3200m.
A l'entrée du parc, on nous annonce que la Trail Ridge Road est ouverte depuis plusieurs jours. Nous avons contourné pour rien et nous n'aurons pas le temps de faire un AR jusqu'à l'entrée ouest. Objectif, allez au point le plus haut de la route, à 3713m – hauteur qu'on ne risque pas d'atteindre en voiture en Europe. Quand on redescend de l'autre coté, on arrive sur le bord d'un ruisseau nommé Colorado River. Il prend sa source près d'ici, dans le Mont Richthofen. Promenade un peu fraiche en altitude, orages au loin dans la montagne, balades agréables en forêt plus bas.




La journée se termine au Sleep Inn de Fort Collins. Pas de Wi-Fi un troisième mauvais point pour la chaine Choice Hotel International. Mais un diner agréable au Sundance Steakhouse & Saloon à coté.

3ème semaine
South Dakota : Crazy Horse - Rt Rushmore - Custer SP - Badlands NP – Wind Cave - Jewel Cave Wyoming : Devil Tower - Beartooth HW - Yellowstone - Montana : Little Bighorn BNF
Vendredi 29 mai – Soirée au Crazy Horse
Voilà un titre qui prendrait un tout autre sens si nous étions à Paris ou à Las Vegas, mais nous en sommes loin.
Journée de transition de Fort Collins au pied des Rocheuses du Colorado vers Custer dans les Blak Hills du Sud Dakota, en traversant une partie du Wyoming. Une longue journée de route, 500km et encore, si on ne fait pas de détour. Pas grand chose à voir aujourd'hui. Nous en profitons pour consulter notre nouveau guide de voyage : « L'ouest Américain / Rocheuses et Grands lacs » de Jacques Klein. Mais pour aujourd'hui, rien, rien, rien. En faisant un petit détour, il y aurait bien Fort Laramie, un nom qui semble dire quelque chose, mais la description qui en est faite dans le guide ne nous encourage pas à y aller. Route monotone, peu de relief, peu de végétation, des trains, des vaches , quelques antilopes, des ranchs isolés, des villages éloignées les uns des autres – il faut faire attention pour l'essence – des travaux sur les routes...
Et nous arrivons tôt dans l'apm à Custer. Nous avons choisi cette bourgade de 2000 habitants plutôt que Rapid City car elle est plus centrale par rapport à tout ce qu'on veut voir dans la région. Nous avons réservé 4 nuits au Chief Motel. La 4ème nuit est gratuite, une carte d'entrée au Custer SP est prêtée aux clients qui restent au moins 3 jours – motel classique, belle piscine couverte avec spa et sauna (gratuit) – coin cuisine, climatisation que nous utiliserons surtout en chauffage.
Quelques courses et nous décidons d'aller faire un tour vers le Crazy Horse Memorial, situé à quelques miles, voir comment ça se présente (horaires tarif) pour visiter le lendemain. Avant l'entrée, un parking et une cabine d'information. Nous obtenons les renseignements souhaités, mais on nous dit aussi que ce soir, il y a un spectacle son et lumière après la tombée de la nuit. Cela nous laisse le temps de visiter avant. Donc on y va. Le mémorial du chef Sioux Crazy Horse, héros de la résistance indienne, est une sculpture gigantesque dans la montagne : 171m de haut, 27 m rien que la tête. Sculpture à l'explosif, si gigantesque que commencée en 1948 par Korczak Ziolkowski, seule la tête est terminée. On ne voit l'ouvrage qu'à plus d'1km mais on approche au pied par une navette, payante. La maquette donne une idée de ce qu'il reste à faire;.. pour les générations futures sans doute. En prime, enfin un coucher de soleil.

Le visitor center et sa galerie marchande donne accès à un musée assez hétéroclite de l'histoire et de la culture indienne. On peut y voir entre autre les drapeaux de toutes (?) les tribus des natives d'Amérique du nord.
"Mes terres se trouvent là où repose mon peuple" avait dit le valeureux guerrier
Le spectacle son et lumière qui débute à la tombée de la nuit est fort imprégné des techniques du laser, mais à notre gout, aurait beaucoup à apprendre coté « spectaculaire ». Commentaire trop difficile à suivre pour nous, projection sur la montagne à plus d'un 1km. Toutefois, à ne pas rater quand on est dans le secteur, c'est inclut dans le prix d'entrée.
Samedi 30 mai – Buffalos, pronghorns et autres
Le Custer State Park est à la porte est de Custer city. Ce parc d'état est connu pour ses troupeaux de bisons. Effectivement sur la scenic drive qui fait le tour de la partie sud, nous en rencontrons, isolés ou en petit groupe près de la route, en troupeaux plus importants se tiennent plus au loin.
Mais nous rencontrons aussi des pronghorns, que nous avions toujours nommés par erreur antilopes, des mule deers, cervidés à cul blanc, des burros, ânes sauvages un peu trop familier.

En nous aventurant sur les pistes qui traversent les forêts de la partie centrale du parc, nous rencontrons des marmottes bien craintives, mais qui se laissent photographier.
La partie sud jouxte le Wind Cave National Park. Avant d'arriver aux caves, nous rencontrons pour la première fois des colonies de "prairie dogs". Drôle d'idée de nommer chien de prairie ce petit animal qui se tient debout devant son terrier et s'y cache dès que l'on veux le photographier !
L'entrée du parc est gratuite, la visite de la cave du vent est payante. Nous nous inscrivons pour la plus courte (1h) et 20 minutes plus tard, nous suivons une jeune ranger dans les galeries souterraines.
Beaucoup de marches, toujours en descendant – les escaliers nous conduisent à des salles qui n'ont rien d'impressionnantes.
Notre guide coupe l'éclairage pendant 2 minutes, pour nous faire peur peut-être... En tout cas, on peut faire des photos … On continue de descendre des marches, encore et encore … ça devient inquiétant, il va bien falloir remonter pour sortir ! Oh surprise, au bout d'une heure nous arrivons à un ascenseur qui nous remonte à la surface.
En sortant du parc, nous croisons un troupeau de bisons proche de la route.

La journée n'est pas finie, retour parle Custer Park : un peu de piste pour arriver sur le bord d'un lac puis nous partons vers le secteur nord du parc. La route est spectaculaire : elle fait des boucles et des nœuds pour passer au dessus d'elle même, elle traverse des tunnels guère plus larges que la voiture et abouti à un rocher surprenant nommé Needles Eye dans un entassement d'aiguilles de granit.

Dimanche 31 mai – Badlands
Badlands, c'est le parc national principal du Sud Dakota. Ça veut dire les mauvaises terres. Il borde la réserve Sioux de Pine Ridge, la réserve indienne de la tribu Oglada (la tribu de Crazy Horse). C'est un des endroits les plus pauvres de l'Amérique du nord. Vu à la télé au printemps, le film « Cœur de tonnerre » montre bien la situation dans ce secteur il y a quelques dizaines d'années.
Nous sommes partis par Rapid City pour rejoindre l'entrée nord-est par la I 90. Un plein d'essence à Wall, le circuit prévu sera long, sans doute plus de 400 km dont 80 de route non revêtue. La badland loop road offre 40km de route qui serpente en bas puis en haut des falaises. De nombreux arrêts permettent d'admirer les couleurs des couches successives mise à jour par l'érosion.

Dans un endroit, la terre des falaises est jaune, tranchant avec les bandes grises et rouges. Des petits sentiers aménagés accèdent à des points de vue particuliers ; le Fossil Exhibit Trail offre une promenade découverte au milieu de fossiles à peine déterrés, mais bien protégés.

Au lieu de sortir à Pinnacles Entrance, nous continuons sur la Sage Creek Rim Road, une route non revêtue qui suis le bord de la falaise avec quelques overlook intéressant et la « Roberts prairie dog town » . Picnic au camping de Sage Creek, bien aménagé pour un camping d'arrière pays. Le ciel bleu du matin se couvre de nuages très noirs.
Pour rejoindre la Stronghold Unit, partie ouest des Badlands, situé dans la réserve indienne de Pine Ridge, il faut sortir puis rentrer dans le parc à plusieurs reprises. Une piste traverse un champ de petits champignons de pierre puis grimpe à Sheep Mountain Table, un point de vue intéressant.
A partir du White River visitor center, le chemin de terre longe sur 32km les falaises sud où on aperçoit des sites sacrés indiens interdits aux visiteurs. Au bout, on retrouve une route revêtue qui longe la face ouest avec le magnifique point de vue de Red Shirt Table.
De là, nous ne sommes qu'à 80km de Custer où nous rentrons sous la pluie.
Lundi 1er juin – Les présidents et la cave aux joyaux
Au vu de la météo et du soleil matinal, nous nous dirigeons vers le Mount Rushmore National Memorial, lieu que tout bon américain doit avoir visité une fois dans sa vie, comme La Mecque ou Lourdes pour d'autres. C'est souvent la destination principale des touristes étrangers qui viennent dans cette région, la preuve, nous y rencontrons un voyage organisé français. C'est ici qu'à flanc de colline sont sculptées les têtes des pères fondateurs des USA. Non, pour ceux du dernier rang, ce ne sont ni Mc Donald, ni Elvis Presley, ni John Wayne ni Mickael Jackson – mais Georges Washingtown, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln. L'entrée est gratuite, mais le parking est payant

Réalisés de 1927 à 1941 par le sculpteur Borglum, les 4 visages sont haut de 18m. Après l'entrée monumentale qui abrite visitor center et (grand) magasin de souvenir, une allée bordée des drapeaux de tous les Etats dits Unis, conduit au point de vue principal. Le presidential trail est une promenade ombragée jusqu'au pied de la falaise sculptée qui offre des vues plus rapprochées de chaque portrait (belle remontée à la fin).

Nous repensons à Crazy Horse memorial, plus haut, plus gigantesque avec son visage haut de 27m et tous les drapeaux indiens réunis. Il existe des représentations du photographe David Berhens où les esprits des grands chefs indiens Red Cloud, Sitting Bull, Geronimo et Chief Joseph planent au dessus des sculptures du mont Ruhsmore. Pour revenir à Custer, nous passons par la Iron Mountain Road, dans la partie nord-est du Custer SP. Quelques tunnels et de belles vues éloignées sur Ruhsmore.
En arrivant à Custer, nous arrêtons voir de plus près quelques petits magasins qui présentent de curieux étalages : des pierres, de toutes les couleurs, de toutes les tailles. Vendues au kg ou plutôt la pound, on y trouve entre autres des marbres roses, mais aussi du bois pétrifié et à l'intérieur, des fossiles.
Le soleil du matin nous a quitté et c'est juste avant un violent orage que nous arrivons à Jewel Cave NM. Entrée gratuite, visite payante comme à Wind Cave. Une heure d'attente dans le visitor center avant la prochaine visite. Pas question de partir en balade à l'extérieur sous les trombes d'eau – nous nous contentons de la vidéo passée en boucle à l'intérieur, comme dans la plupart des lieux d'accueil des parcs et monuments nationaux et parcs d'état.
La brochure en français nous parle de 700 marches, ça craint. En fait il s'agit des escaliers qui ont été remplacés par un ascenseur que l'on prendra à l'entrée et à la sortie. Guidée par une jeune ranger, nous partons découvrir les joyaux de la cave. Heureusement qu'il ont supprimé 700 marches, il en reste encore beaucoup. Je n'ai pas compris par quelle magie, on en descend plus que l'on en remonte. Cette cave offre plus de variété, de forme, de couleurs, bref elle est beaucoup plus intéressante que les précédentes. Elle est à préférer à Wind Cave, pour ceux qui n'aventureront dans la région. La guide nous fait aussi le coup de panne d'électricité. C'est vrai que perdu dans le noir ça peut être angoissant. Là aussi on peut faire des photos, toujours aussi difficile et résultats pas très satisfaisant.

Quand nous ressortons, l'orage est passé. Une bière dans le vieux saloon de Custer et ainsi se termine notre séjour dans le Sud Dakota.
Mardi 2 juin – Où est passé le troisième type ?
Nous allons rejoindre Yellowstone, environ 750 km au plus court, mais nous avons prévus des détours. Le premier nous conduit à Devils Tower NM. C'est un lieu qui est devenu célèbre hors des USA avec le film « rencontre du 3ème type » de Steven Spielberg en 1977 (9 nominations et 2 oscars et une foule d'autres récompenses.) La tour des démons est là, comme au cinéma. Du visitor center, une promenade de 2km permet d'en faire le tour, tantôt dans la forêt tantôt au pied des blocs rocheux détachés du conduit d'éruption qui a formé cet étonnant ensemble.

C'est un lieu sacré des indiens et on rencontre des morceaux très colorés de tissu ou de vêtement, attachés aux branches des arbre. Une consigne est répétée en divers endroits pour ne pas y toucher.
Au visitor center, la vidéo, les photos, peintures etc. sont consacrés à la légende indienne : un grand esprit souleva le sol pour protéger des enfants d'un ours géant ; celui-ci griffa les parois et forma les longues marques verticales.
Bon, d'accord, mais aucune évocation du film de Spielberg. C'est vrai qu'on est bien allé 3 fois chez les navajos et on a vu aucune trace de Roger Hanin !
Une grande colonie de chiens de prairie loge le long de la route dans l'enceinte du parc.
Tout juste s'ils ne creusent pas dans la route !
Déjeuner dans restaurant rustique à Moorcroft avant de prendre l'autoroute 90 vers l'ouest. Dans cette région du Wyoming, nous voyons de nombreuses pompes à pétrole, peut-être pour ça que l'essence y est moins chère que dans les états voisins. En parlant d'essence, il nous semble que le carburant à nettement augmenté depuis notre arrivée, difficile à estimer en raisons des différences entre état et de l'isolement des lieux. Nous arrivons sous la pluie à Sheridan où nous avons réservé au Best Value Inn. On profite de la wifi pour passer quelques messages et envoyer des photos à la famille, avant l'isolement de Yellowstone.
Encore une fois, ne cherchez pas le soleil et le ciel bleu !
Mercredi 3 juin – «Morne plaine ! » aurait dit Victor
Notre première destination est le Little Bighorn Battlefied National Monument. Le champs de bataille où, le 25 juin 1876, au cœur du Montana, une coalition de Sioux et de Cheyennes massacre le général Custer et 263 soldats. George Armstrong Custer, le général à qui certains attribuent à tort cette phrase « un bon indien est un indien mort », tombait sous les asseaux des indiens menés par un certain Crazy Horse sous les ordres du chaman sioux Sitting Bull.
Le champs de bataille est un site national, carte annuelle et contrôle de passeport à l'entrée, visitor center avec vidéo et musée et circuit le long de la Little Bighorn River. Le cimetière militaire près du visitor center n'a rien à voir avec la bataille de 1876. Sur tout le champ de batailles, les pierres tombales marquent chaque emplacement des soldats et indiens tués dans ce qui fut la plus grosse défaite de l'armée américaine face aux indiens.

Victoire indienne de courte durée qui conduisit au massacre de Wounded Knee Creek près de Pine Ridge dont j'ai déjà parlé (Badlands). Les avis peuvent différer sur l'intérêt de cette visite, allant d'un total désintéressement à une profonde émotion. Mais le Waterloo de Custer n'a pas laissé l'Amérique indifférente, en faisant de lui un héros et la personnalité américaine sur laquelle le plus de livres ont été publiés à ce jour !
une partie de la fresque illustrant le lieu après la bataille
Quittons ce champ plongé dans la bruine pour nous diriger vers la plus belle route des States. On passe Billing en faisant le plein puis on s'engage vers Red Lodge. La route qui rejoint l'entrée nord est de Yellowstone passe à plus de 3000m. Elle est réouverte depuis quelques jours. La route zigzague près de la frontière entre le Montana et le Wyoming pour culminer à 3 345 mètres d’altitude au sommet du col de Beartooth. Le brouillard ne nous permet pas d'admirer les paysages lors de l'ascension, mais une fois passé au dessus des nuages, la haute montagne est magnifique. Nous rencontrons de nouveau des marmottes sur le bord de la route, entre rochers et neige.
Chercher la marmotte
Avant l'entrée de Yellowstone, nous rejoignons la Chief Joseph Hwy qui arrive de Cody, une autre belle route où nous somme passé en 2007. (il faudra un jour que je parle de ce Chief Joseph et des Nez-Percés.) Direction Canyon Lodge, nous y avons réservé un chalet pour 4 nuits.

Bon sang, pour le prix, ça pourrait être mieux. Par rapport à ce que nous avons connus, lits étroits, douche et toilette étriquées, pas de télé (sans importance), pas de wifi (on savait), pas de cafetière, une table et une seule chaise, une clim qui fonctionnera tout le temps en chauffage. Car à 2350m, nous sommes entouré par une forêt où la neige est encore très présente.
Arrivés de bonne heure, nous partons voir les chutes de la Yellowstone River, par la rive droite. Après Upper Falls, la rivière chute de 94m à Lower Falls. Artist Point en offre un beau point de vue . En repartant, nous assistons à un combat de bisons sans avoir le réflexe de les photographier ou filmer. Vu de l'autre rive à Grand View Point, le canyon se colore quand le jour commence à baisser.

Jeudi 4 juin – La grande fontaine jaillit à 5h20 PM
Nous avions déjà passer 6 jours dans le secteur en 2007, aussi nous choisissons nos visites, et il y a de quoi faire. Le logement à Canyon village est le plus central, il permet de partir dans toutes les directions avec tous les sites principaux à moins de 60km, plus pratique qu'il y a 2 ans quand nous logions 40km à l'extérieur du parc. Des travaux entre Norris et Madison font que cette route est fermée de 22h à 8h (pendant toute la saison) et sous alternat le reste du temps. Nous y passons pas trop tôt et nous dirigeons vers Great Fountain Geyser pour y noter l'horaires prévu de la prochaine éruption. Ce geyser fonctionne toutes les 9 à 15h. Nous l'avions raté l'autre fois car nous n'avions pas compris comment lire le panneau d'info situé à coté. Aujourd'hui, c'est entre 4h et 7h de l'après midi. Nous y serons.
Un petit tour à coté au Firehole Lake Drive, zone fumante et bouillonnante, puis nous partons à l'usine à touriste de Old Faithful. Ce n'est pas pour voir ce geyser si régulier que les voyages organisés peuvent assurer une éruption sans y rester plus d'une heure. C'est la promenade le long de la rivière vers les Grand Geyser, Castle Geyser, Riverside Geyser (en éruption à notre passage) jusqu'aux eaux turquoises de Morning Glory Pool – 4 km AR.
Riverside Geyser
Morning Glory Pool
Soleil, ciel bleu puis nuages puis pluie d'orage au retour. Le temps de déjeuner à la cafétéria de Xantera (organisme loueur des logement dans les principaux parcs nationaux ) Nous repartons vers notre Great Fountain Geyser où nous stationnons face au geyser pour ne pas rater dès qu'il commencera à s'activer. Il est 3h30, nous sommes bien décidés à rester jusqu'à 7 h s'il le faut. A coté de nous est garé une voiture dont la plaque porte comme identifiant « GEYSER » L'attente est longue, mais avec un peu de musique … et puis il pleut. Il y a aussi le petit geyser plus loin qui s'active toutes les 1/2h. Des voitures passent, s'arrêtent, les gens vont faire un tour, regardent le panneau et repartent. De la voiture immatriculée geyser descend une femme, elle va voir de plus près le geyser qui fumasse un peu, puis écrit quelque chose sur le panneau. On va voir : la période prévisible d'éruption s'est réduite à 5h-6h30. On est pas parti... Un peu avant 5h, ça semble fumer plus fort. Notre voisine va modifier l'horaire, c'est maintenant 5h15-5h25. Les gens qui passent maintenant s'arrêtent et un ranger vient d'arriver pour surveiller la zone. 5h20 – le geyser entre en éruption, photos, caméra … le Great Fountain crache des jets qui montent à plus de 30m au milieu d'un nuage de vapeur. Au bout de 10 minutes les giclées sont moins violentes et peu à peu tout se calme. Nous revoyons notre geyseriste de service qui pour l'occasion s'est équipée d'un masque, sans doute à cause des vapeurs sulfureuses ? Il faut dire que Great Fountain est un geyser majeur de Yellowstone. Il doit être l'objet d'observations régulières.
Great Fountain, au repos et en activité
Nous rentrons par le sud pour remonter le long de la Yellowstone River. Nous rencontrons des groupes des animaux les plus courant dans le parcs, des bisons et des wapitis.
Nous pouvons aussi observer un pélican à la pêche dans les rapides.

4ème semaine
Wyoming & Montana : Yellowstone – Idaho : Malad Gorge SP - Hagerman Fossil Bed NM- 1000 Springs - Twin Falls - Shoshone Falls – Nevada : Poney express trail - Great Basin - Lehman Cave - Osceola road - Cathedral Gorge - Las Vegas
Vendredi 5 juin – Ne touchez aux grizzlis
Depuis notre arrivée à Yellowstone, nous n'avions pas vu beaucoup d'animaux et j'étais vraiment déçu à l'idée que ne serait encore pas pour cette fois que l'on verrait un « bear ». Dans de nombreux lieux visités les années précédentes et depuis 3 semaines, on nous disait de ne pas s'approcher des ours à moins de 91, 44m (100yards). Ça ne risquait pas, nous ne n'avions jamais vu. Ce matin là, nous partons vers Mammoth Hot Spring, avec l'intention d'aller à Gardiner faire les pleins (estomac, réservoir et glacière). Un peu au dessus des Norris , peut être à Nymph Lake, une accumulation de voitures arrêtées un peu n'importe comment à gauche : signe qu'il y a des animaux dans le secteur. L'indice n'est pas toujours bon, il s'agit parfois de « novices » qui découvrent leur premier bison... bon, on va voir. Ils sont là, remontant lentement du point d'eau où ils viennent de boire, 2 grizzlys, une mère et son ourson déjà grand. Vite, jumelles, appareil photo, zoom … Ah oui, pas moins de 91, 44m - y a de la marge ! Quelques photos embrumées et les ours disparaissent derrière les sapins.

De Mammoth à Gardiner, doit découvrons la seule route que nous n'avions pas faite il y a 2 ans et l'entrée monumentale du parc. A Gardiner, nous complétons nos pleins par quelques souvenirs qui déplairaient fortement à BB. Pose à Mammoth pour une promenade dans Lower Terraces Area puis le circuit de Upper Terraces Area et quelques vues nouvelles.


Un tour jusqu'à Tower-Roosvelt où nous découvrons que le restaurant est ouvert (le jour même, le service s'en ressent – mais c'est l'endroit le plus agréable que je connaisse pour manger dans le parc).
Avant de repartir, un petit tour chez les rangers ; ils nous indiquent que des bears viennent d'être vu du coté de Phantom Lake. Nous repartons dans cette direction et effectivement, un peu après le lac, une accumulation de voitures arrêtées sur les bords et même au milieu de la route. Il y a un ours à l'orée de la forêt. Il est loin, il pleut, il faut approcher dans les herbes hautes. C'est un ours noir. Il n'a pas l'air de s'inquiéter de la foule qui reste à plus de … A propos, comment on mesure ?
Avec la pluie pas une bonne photo ... ni pour le cervidé à très grandes cornes qui attire les foules quelques km plus loin.
Quelques cascades, quelques fumeroles, quelques geysers, quelques bisons … et la pluie.
Samedi 6 juin – Bisonneaux et glaçons
Pour notre dernier jour dans le Wyoming, nous passons la matinée au Norris Geyser Bassin. En attendant que la pluie s'arrête, nous visitons juste à coté le Museum of the National Park Ranger. La vue de celui qui nous accueille confirme mon sentiment depuis Organ Pipe, « ranger, c'est pour la vie ». Ce musée est rarement visité, pourtant il est intéressant. Mais il y a tellement de choses à voir à Yellowstone. Avec le soleil, nous nous promenons au long des eaux fumantes et bouillonnantes des Norris.
Pour l'après midi, nous décidons de revoir les 43km vers l'entrée est, en travaux en 2007. Le long de la Yellowstone River, un troupeau de bisons occupe la route et ses rives. Rien d'étonnant, ce genre de barrage filtrant est fréquent ici. Mais nous sommes surpris voir un grand nombre de très jeunes bisons, avec leur mère ou en groupe.

Sur la route vers l'entrée est, la piste de Lake Butte grimpe au milieu de la forêt ravagée par l'incendie de 1988. Du haut, joli point de vue sur le lac Yellowstone.
La route s'élève ensuite à 2600m. Un peu avant le col, les lacs Sylvan et Eleanor sont encore couvert d'une épaisse couche de glace. De nombreuses cascades jaillissent le long de la route.

En rentrant, petite pose sur la plage du grand lac, décidément, l'eau est trop froide pour se baigner. Plus loin, nous apercevons notre troupeau de bisons et bisonneaux maintenant très éloigné de la route.
Dimanche 7 juin – Coup de froid le matin, mal de gorge l'après midi
Au réveil, nous avons l'impression d'avoir été transportés par magie en Laponie fin décembre. La neige sur les sapins, 10cm sur la voiture. Non, nous sommes toujours à Canyon Lodge, le 7 juin. Avant-hier dans un magasin, nous avons regardé les brosses et grattoirs à neige, sans penser qu'on pourrait en avoir besoin. Et on a pas grand chose pour dégager le pare-brise et les vitres. Vitres dégagées, coffre chargé, nous partons sous les flocons qui continuent de tomber. Heureusement la neige ne tient pas sur la chaussée. Nous croisons un véhicule de déneigement qui doit se diriger vers les cols. Entre Canyon et Norris la route est féérique, on se croirait dans un conte de Noël. Puis la neige tombe plus dru et commence à rester sur la route. Le thermomètre extérieur est descendu à 27°F (environ -3°C)
Mais quel est cette masse sombre qui bouge sur le bord de la route ? Certainement pas le père Noël ni un renne. Un bison, la fourrure couverte de neige, marche impassible sur le bord de la route. Nous en croisons un 2ème plus loin.

Nous arrivons juste à 8h pour l'ouverture de la route de Madisson, au moment où les agents se mettent en place pour alterner la circulation. Une belle couche de neige couvre maintenant la route et nous sommes les premiers à passer dans notre sens.
C'est sous une véritable tempête de neige que nous faisons la magnifique vallée le long de la Madisson river. Passé West Yellowstone, nous ferrons encore 50km avant de retrouver une température positive et ... la pluie. Et dire qu'il y en a qui projetaient de camper début mai dans le parc !
Nous sommes entrés dans l'Idaho, autrefois région de chercheur d'or, maintenant, pays de la pomme de terre. Notre itinéraire de retour vers le sud passe par l'ouest. Nous nous dirigeons vers Twin Falls en suivant la Snake River après Pocatello. Nous laissons de coté Crater of the Moon NM, un site vraiment très intéressant que nous avions visité en 2007.
Déjeuner, essence, rassemblement de pélicans sur la Snake. Maintenant, nous voyons le soleil et la température remonte. Nous passons assez tôt à coté de Twin Fall pour continuer une cinquantaine de km en direction de Boise vers Malad Gorges SP. A l'entrée de ce parc d'état, nos déposons une enveloppe avec quelques dollars dans la tirelire, mais nous trouvons regrettable qu'il n'y ait plus de carte dans la boite à coté puis de trouver une partie du parc fermée.
La Malad River, ce n'est pas le Colorado, mais cet affluent de la Snake torrente dans un canyon étroit qui vaut le détour. Plusieurs points de vue sur chaque rive dans le parc et hors du parc, de l'autre coté de l'autoroute.

Retour vers Twin Falls par les petites routes et la ID 30 qui longe la Snake. Nous arrivons à Hagerman, une petite commune où nous découvrons une National Monument dont on avait jamais entendu parlé, le Hagerman Fossil Beds. En fait, ici ce n'est que le visitor center, le parc est de l'autrecoté de la Snake. Nous arrêtons pour récupérer une carte de l'Idaho. Deux jeunes rangers nous accueille et nous expliquent les fossiles exposés devant eu, en particulier le squelette de l'ancêtre du cheval nommé Hagerman horse. Ils nous expliquent ce que l'on peut voir sur notre route et ferment le centre après notre départ. Nous nous rendons à Oregon trail overlook, qui offre une belle vue sur les retenues de la Snake.

Le long de la route qui longe la Snake vers le sud de Twin Falls, on peut voir une multitude de cascades, les Thousand Spring. Elles jaillissent en de multiples lieux du sommet des falaises ou parfois à mi hauteur.

Le GPS nous conduit sans difficulté au Shilo Inn que nous avions réservé, un très bon hôtel d'une chaine pas présente partout.
Lundi 8 juin – Comment se perdre au Nevada
Notre programme débute par la visite des Shoshone Falls, le Niagara de l'ouest. Plus hautes de 13m, presque aussi large que le Niagara américain, les Shoshone Falls sont visibles de plusieurs points de vue inclus dans un parc d'état – payant. Le débit varie suivant la saison, les eaux de la Snake étant beaucoup pompées pour alimenter les canaux qui fournissent les arroseuses des champs de patates. Faut dire que ce n'est pas pour rien que l'Idaho est la capitale de la patate, les champs s'étendent à perte de vue et on voit loin ici. Faut dire aussi qu'il en faut des patates pour faire les french frites, la purée ou les « boiled potatoes » qui accompagnent tous les plats dans les restaurants (j'accorde, parfois avec des petits légumes pas assez cuits.)

En juin, il y a de l'eau et les chutes sont magnifiques, les différents points de d'observation en offre une vue intéressante. En aval un arc en ciel se développe dans les gorges de la Snake.
En peu en amont, (demander la route au guichet du parc) se trouvent les Twin Falls qui ont données leur nom à la ville. Accès gratuit, plusieurs points de vue, moins hautes (38m), plus encastrées, ces chutes valent quand même le détour.

Direction le sud et le Nevada. Si vous n'avez pas compris que le Nevada, c'est l'état du jeux, pas uniquement Las Vegas, sachez que chaque entrée dans l'état est une ville de casino. Arrivant de Twin Falls, la première localité s'appelle Jackpot – ça pose le décors, non ? Pour se faire une idée, 1400 habitants, 6 casinos, un golf et un aéroport, tout ça au milieu de nulle part.
Direction Ely, une friche minière, une friche du jeux ? Mais un hôtel célèbre, le « Nevada ».
Nous sommes en avance, aussi nous tournons sur un chemin de terre vers Cherry Creek, Ce n'est pas une ville fantôme comme le laisserait penser l'état des habitations, le nombre de boite à lettre donne une idée de la population. Il y a même un musée. Mais nous ne voyons aucun habitant.

Après un petit tour sur une piste de montagne qui part dans le mauvais sens, nous revenons au village et partons sur une piste parallèle à la route principale. D'ailleurs la route existe sur notre carte Michelin à l'échelle de l'Europe (nous n'avons pas encore récupéré la carte du Nevada) ; d'ailleurs aussi notre GPS connait ce chemin. Mais ça ne colle pas avec la piste que nous suivons. Pourtant ... Nous avons une section commune avec la piste du Pony Express, mais elle ne part pas dans la bonne direction. Le GPS nous indique une autre piste. Elle doit être bonne car la distance s'amenuise avec notre destination. Problème, le GPS veut nous faire tourner à gauche, sur des chemins non carrossable. Décidément, il ne fait pas de distinction entre les pistes de 1ère catégorie et les chemins à bestiaux, mais il trouve toujours une route vers Ely. Nous traversons un immense pâturage avec le troupeau au milieu de la route.

Le chemin reste bien carrossable mais les traces de roues sont de plus en plus rares. Au bout d'une dizaine de miles, nous sommes arrivés sur une piste où il ne doit pas passer une voiture par semaine. Le temps passe et le ciel se couvre. Une grande pente, plus impressionnante que sur la photo … possible de descendre, mais pourrons nous remonter si l'on doit faire demi-tour plus loin et que la pluie s'en mêle ?

Alors, demi tour ?
???...
Faisons le point :nous ne savons pas si la piste abouti quelque part depuis 3/4h nous n'avons vu personne sur cette piste, il ne doit pas passer plus d'une voiture par semaine si on descend, on est pas sûr de remonter en cas d'orage et le ciel est très noir tout autour nous n'avons pas de téléphone, et quand bien même, nous avons le micro, mais aucune chance de WiFi pour consulter Google map nous n'avons pas de carte ni de boussole et nous sommes dans un coin perdu du Nevada – à propos, ils avaient mis combien de temps pour trouver des traces de Steve Fossett ? Conclusion, nous faisons demi-tour, encore faudra-t'il retrouver la route de sortie. Un peu avant le troupeau de vache, nous apercevons le nuage de poussière soulevé par une voiture qui roule dans le même sens que nous. D'où peut-elle bien venir ?
Revenu sur la grand-route, bientôt nous apercevons des maisons à l'horizon. Avez vous remarqué comme l'horizon est loin par ici, chez nous la vue dépasse rarement 200m. Ce que l'on voit au loin, au pied des montagnes d'en face, c'est Ely et le GPS indique encore 18 miles avant d'arriver.
Pas une ville à moins de 100km à la ronde ! Située sur la route 50, la route la plus isolée d'Amérique, la ville minière de Ely compte 4000 habitants, 18 hôtels, 13 restaurants et quelques casinos dont certains semblent fermés depuis longtemps. Le musée du train et son train fantôme est fermé durant notre séjour. Nous avons réservé à l'hôtel Nevada, LE casino-hôtel historique de la ville – d'accord, un peu vieillot (construit en 1929), mais Gary Cooper et d'autres célébrités hollywoodiennes venaient là autrefois. Particulièrement bon marché et un air de Las Vegas un peu défraichi.

Une fois dans la chambre, nous regardons la carte du Nevada que nous venons de récupérer à l'accueil : pas de trace des pistes où nous nous étions engagés. Un coup de WiFi, Google Map, Cherry Creek Ok, la piste vers le Ponny Express s'appelle Egan Creek road … des chemins en cul de sac un peu partout, difficile de visualiser une liaison vers une route digne de ce nom. On a bien fait de faire demi-tour.
Mardi 9 juin – La cave du Great Basin
Il y a 100 km de Ely à Baker, l'entrée du Great Basic National Park, le seul parc national exclusivement au Nevada. Le Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain. Mais le parc n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à plus de 3500m apparaissent au-dessus d'une forêt dense à travers laquelle la route en lacets s'élève de 1400m. Cette forêt abrite le Bristlecone Pine, l'arbre qui peut vivre 4700 ans. Beaux points de vue en montant, petite promenade botanique à partir du camping, randonnées vers les glaciers accompagnées par les rangers ou pas, pour ceux qui aiment marcher.

L'entrée du parc est gratuite, mais à l'intérieur se trouve Lehman Caves, dont la visite guidée est payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après s'être assuré qu'il y avait très peu de marches à monter.


Une moins jeune ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grand, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin. Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.



En nous rendant à Great Basin, nous avions repéré une piste qui semblait faire un raccourci dans la montagne (photo de gauche). Nous demandons aux rangers du visitor center ce qu'ils en pensent. La Osceola road n'est qu'à 12 miles du centre, mais en dehors du parc. Connaissent pas ! Mais ils cherchent sur une carte détaillée du secteur, oui la piste traverse la montagne et doit être carrossable en 4x4.
Attirante, cette piste qui monte en face dans la montagne !
Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?
La piste redescend vers la route principale.
De retour à Ely, une haie de Harley est stationnée devant le Nevada hôtel. Un rassemblement de motard sur un lieu mythique qui n'a rien à envier à la route 66.
Mercredi 10 juin – Cathedral Gorge
La descente vers Las Vegas traverse le désert, le vrai, du Great Basin. Sur la route la ville de Pioche, devinez ce qu'on y fait ? Mais ici les mines d'argent sont toujours actives. Un peu plus loin se trouve le Cathedral Gorge State Park.
Les conseils de visite sur le site ouestamerica de Sedonax (excellente référence), nous arrêtons au Miller Point Overloock avant d'aller nous promener dans les slots canyons. Point de vue bien aménagé, intéressant, sur un décors qui n'est pas sans rappeler d'autres lieux plus connus, un air de Bryce par exemple.

Du bas, face au camping, 2 points de départ, Cathedral Caves et Canyon Caves, pour s'engouffrer dans une foule de cavités étroites jusqu'aux limites fixées par son embonpoint. Avec un rayon de soleil, vers 11h30, ça fait aussi penser à Antelop Canyon.


En se rapprochant de Las Vegas, nous longeons des terrains désertiques, champs de tir de l'US Army. Sur l'autoroute, la circulation est plus dense que ce que nous avons connu ces derniers jours pour devenir même très encombrée et très ralentie en se rapprochant du centre de la big machine à sous qu'est Las Vegas.
Nous avons réservé notre dernière nuit sur le Strip, au Caesar Palace en profitant d'une opportunité dans le calendrier des tarifs (nuit à 100$ à coté des 300$ pour la veille et 450$ le vendredi).
Pas de spectacle de réservé, une fois installé, nous partons voir quelques lieux délaissés l'an dernier.
Le Circus Circus par exemple et son spectacle de cirque gratuit. Nous y découvrons une immense machine d'apprentissage aux jeux pour les enfants (pour gagner des peluches) et un spectacle de cirque – 5 minutes toutes les heures. A éviter, pas folichon, c'est loin du Cirque du Soleil.
Au retour, je peux enfin photographier un coucher de soleil sur le désert au loin avec au premier plan les nouveaux hôtels en construction, encore plus grands, encore plus hauts, encore plus … à moins de la crise ait ralenti les travaux ? En tout cas, crise ou pas crise, ce soir là c'était noir de monde dans les rues, mais il n'y avait pas beaucoup de monde à diner au buffet du Treasure Island.

Jeudi 11 juin – Salut vieux Jules, à la prochaine ?
Comme aurait dit Asterix !
Départ assez tôt pour ramener la voiture chez Alamo et attendre tranquillement le départ de l'avion vers Paris
Voyage 2010 "Chronique d'un 5ème voyage" sur : http://voyageforum.com/v.f?post=3750053;
Avant de raconter en images, voici la liste des sites visités : Californie : Imperial Dunes - Arizona : Prison de Yuma - Organ Pipe NM - Saguaro NP (W) - Sonoran Desert Museum - Old Tucson Studio - Tombstone - Colossal Cave - Apache Trail - Tonto NM - Petrified Forest NP - Chelly Canyon NM - Upper Antelop Canyon - Horseshoe Bend - Marble Canyon - Lees ferry - croisière Navajo Tapestry - Utah : Valley of the Gods - Goosenecks SP - KodaChrom Basin SP - Devil Garden - Burr Trail - Shafer Trail - Colorado : Grand Mesa SP - Rocky Mountains NP - South Dakota : Crazy Horse - Rt Rushmore - Custer SP - Badlands NP - Windcaves -Jewel Cave - Wyoming : Devil Tower - Beartooth HW - Yellowstone - Montana : Little Bighorn BNF - Idaho : Twin Falls - Shoshone Falls - Malad Gorge - Hagerman Fossil Beds NM -1000 Springs - Nevada : Poney express trail - Great Basin - Lehman Cave - Osceola road - Cathedral Gorge - Las Vegas
MERCREDI 13 MAI
Départ de Nantes à 7h05, escale à Roissy, arrivée à Los Angelès vers 13h et des poussières, passage en douane rapide, navette imédiate pour le rental car, peu d'attente chez ALAMO et nous voici partis avec une GMC Envoy qui sort du lavage.
La GMC Envoy, toute propre, mais pas pour longtemps
Notre GPS nous conduit sans bavure jusqu'au Best Western de El Cajon, près de San Diego – avec un petit détour pour voir le Pacifique (horizon embrumé comme lors des voyages précédents).Jeudi 14 MAI - en route vers le sud Arizona
Petit déjeuner dès l'ouverture (6h30) puis la I8 vers l'est. Courses à El Centro (qui n'a rien de central, loin de là) : quelques bricoles et l'essentiel, de l'eau, une glacière et des bonbons pour la route. Notre première visite est consacrée aux Imperial Dunes (dans l'Imperial county de Californie, juste à la limite de l'Arizona, le long du Mexique). La freeway traverse le désert de sable sur plus de 10 miles, mais dans l'autre sens, les dunes s'étendent sur une centaine de km. Un parking entre les 2 chaussées de l'autoroute, avec des vues polluées par les lignes électriques... Un peu plus loin, une sortie donne accès au centre de rangers (fermé!) de l'Imperial Sand Dunes Recreation Area et une piste nous conduit à un parking au milieu de l'immensité de sable … rien d'autre que le ciel bleu et le sable doré.

Des traces de roues témoignent que le site est ouvert aux quads, d'ailleurs en repartant nous en apercevons quelques-uns rentrant d'un périple dans les dunes.
Notre seconde étape est consacrée à la prison territoriale de Yuma (AZ), petite ville située de l'autre coté du Colorado (tiens, en voilà un dont on ré-entendra parlé par la suite.) Certains se souviennent peut-être du film " 3h10 pour Yuma ", un chef-d'œuvre du western de 1957 avec Glen Ford – Les plus jeunes connaitront plutôt le remake de 2008.

La prison, qui a fonctionné de 1876 à 1909, est ouverte au public (4$ par personne) - on y visite, outre les cellules et cachots, un musée parsemé d'objets, d'armes et surtout de photos des détenu(e)s et des gardiens. Aussi, la liste de tout ceux qui y furent incarcérés, la durée, les exécutions (rares) et … les évadés, repris ou non. On note par exemple que certains mormons y ont été emprisonnés pour polygamie.

En 1909, la prison a été transférée à Florence, un lieu que nous croiserons plus tard.
Arrivée dans l'apm à Gila Ben – le Knights Inn réservé par Super 8 est vieillot, mais la chambre est correcte. La piscine par contre n'a pas vu d'eau depuis des années. Avec le décalage horaire, on a plus envie d'une sieste que d'un bain.
En fin de journée, nous partons voir le coucher du soleil dans le Sonoran Desert NM ; la piste que nous empruntons nous conduit à aucun point intéressant et nous remettons au lendemain notre découverte des cactus géants.
Vendredi 15 Mai – Organ Pipe Cactus NM
Petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?)
Les cactus sont présents partout maintenant. Les saguaros caractérisent le Sodoran desert qui avec le Mojave et le Great Basin constituent les 3 grands déserts du sud ouest des USA.
L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface, pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne somme pas les seuls ce jours-là mais presque.

Nous achetons notre « annual pass » au visitor center, auprès des rangers de service. Ceux-ci ne sont pas très jeunes et je me dis que ces militaires, hommes et femmes, ne prennent jamais de retraite : ranger, c'est pour la vie ? (cette impression ira en s'amplifiant au cour de notre voyage)

A coté du centre, une promenade botanique permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos.
Organ Pipe à droiteIl y a plusieurs circuits dans le parc. Le plus long est fermé depuis quelques année pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine. L'ajo mountain drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. La nature à l'état sauvage, des cactus et quelques animaux rencontrés en chemin, un coyote, des Sonoran Proghorn et une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la tête – difficile à prendre en photo. Un peu de relief, même une bonne montée et la route passe à proximité d'une arche.
Arch Canyon La North Puerto Blanco Drive part de l'autre coté du visitor center et est fermée au bout de 5 miles au delà d'un parking. Une picnic area y est aménagée avec des ramadas offrant de l'ombre pour déjeuner.
L'apm, en route vers Tucson, 140 miles par l'AZ86, qui filent tout droit au milieu des cactus. Nous passons un 3 ou 4ème barrage de douane – contrôle des passeports... c'est surtout l'immigration mexicaine qui est visée.
Plus loin, nous voyons une tornade. Peut-on appeler tornade ces tourbillons de sables qui se forment dans le désert ? Nous en avons déjà vu l'an passé, en particulier dans la Carrizo Plain NM, le long de la faille de San Andrea (il faudra que je raconte un jour). Mais celle-ci que nous voyons de très loin, s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route. Elle traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite...
A Tucson, notre GPS nous conduit directement au Studio 6 que nous avons réservé pour 3 nuits. Ce type de motel, de la famille Motel 6, a l'avantage de disposer d'un coin cuisine, avec frigo et micro-onde, ça c'est commun, mais aussi un évier, une plaque de cuisson et de la vaisselle (pour nous : 35, 77 € la nuit, frais de change inclus). Il y a bien sûr une piscine.Samedi 16 mai – désert et western
Pas beaucoup de route aujourd'hui. Départ direction le Sodoran Desert Museum pour y découvrir les plantes et animaux qui vivent dans la région, en particulier ceux que l'on a trop peu d'occasion de voir lors des visites des parcs. Il est encore tôt, mais les grands mammifères sont déjà retirés dans leur coin à l'ombre. Nous passons un grand moment à regarder et filmer un raccoon (raton laveur) jouer avec sa gamelle.
Raccoon en activitéEnviron 2h pour un tour complet – de nombreuses plantes du désert et une centaine d'animaux plus ou moins sympathiques … Et le soleil qui monte dans le ciel.

Deuxième étape, le Saguaro NP (west). La fiche en français (ne jamais oublier de demander) remise avec la carte à l'entrée nous apprend plein de chose sur ce cactus géant, emblème de l'Arizona. Au bout de 15 ans, il ne mesure qu'une trentaine de cm de haut. Les premiers bras n'apparraisent qu'après 75 ans. Il peut vivre plus de 150 ans, mesurer plus de 15m et peser plus de 8 tonnes ! Mais le circuit dans le parc n'a rien d'extraordinaire, surtout après l'Organ Pipe.

Troisième étape, Old Tucson Studio, lieu de tournage de nombreux western de la grande époque comme Rio Bravo, en tout 300 films de1939 à 2004 . (On paye à l'entrée - 16$95 par adulte, mais les attractions ensuite sont gratuites) Petit tour dans la grand rue, typique de la fin du XIXème et la chaleur nous conduit tout naturellement au saloon pour y trouver un peu de fraicheur et une bière. Nous avons en main le programme des spectacles : il y en a presque tout le temps de 10h à 16h. Justement dans 10 minutes, c'est le show des « cow girls » chants et danses très animées dans le saloon, sur la scène et sur … le bar !
Un petit tour dehors et nous nous dirigeons vers des gradins à l'ombre face à l'église pour assister à un spectacle digne des (meilleurs?) western – cascades, combats, tirs, explosions, incendies.

Nouveau tour au soleil vers la locomotive de 1872 et la chapelle, puis retour au saloon pour un nouveau spectacle, cette fois « french cacan » de nos danseuses de toute à l'heure.

Quelques visites, un autre spectacle en plein air, un tour du centre dans le petit train, quelques achats à la sortie et vite la clim dans la voiture, direction l'hôtel et sa piscine.
Dimanche 17 mai – western et visite de cave
Au programme de ce dimanche, Colossal cave et Tombstone. Nous décidons d'inverser et de garder la fraicheur de la cave pour l'apm. Nous verrons par la suite que nous allons faire le même choix pour d'autres raisons.
Tombstone, lieu mythique de l'histoire de l'ouest - le lieu du début de la fin pour tous les "méchants" de l'ouest à la fin du 19ème. Le lieu du "règlement de compte à OK Corral", titre du film le plus connu de l'histoire de Wyatt Earp. Depuis le début de l'année, les chaines satellites nous ont proposé 4 versions de ce duel qui a marqué l'ouest au point d'en parler et de fêter encore 128 ans après.
Car outre le fait que le centre du village a gardé le look de l'époque, même si chaque bâtiment est maintenant un magasin qui vend surtout des souvenirs made in .....a , cela reste le lieu du vrai OK Corral. Ici on ne paye rien à l'entrée, mais on paye pour visiter chaque lieu particulier et pour assister à la reconstitution du fameux "règlement de compte".
A part ça, un BBQ rib beef d'enfer au Longhorn restaurant.

Visite indispensable, le cimetière reconstitué à l'entrée de la ville (pas évident à trouver) où reposent à jamais les Mc Laury et Clanton, victimes du shérif Earp et de ses frères, aidés de Doc Holliday. La lecture des plaques funéraires laisse bien des surprises, avec les inconnus, les chinois de service, les victimes des apaches (ah, on va en reparler bientôt des ceux-là) et les "pendus par erreur" !!!
26 octobre 1881 - les victimes du règlement de compte à OK Corral Dans l'après midi, visite de cave. Chez nous quand on parle de visite de cave, il s'agit bien sûr d'une cave de muscadet, comme dans d'autres régions de bordeaux ou de bourgogne, voire de fromages. Une cave ici est surtout réservée au spéléologue et ne renferme ni bon cru ni fromage. La Colossal cave en question est une grotte dans un State Parc aux portes de Tucson. La photo de l'entrée du parc montre, ô combien, que le ciel bleu de nos premiers jours s'est bien assombri – ce n'est qu'un début.

Entrée dans le parc gratuite, mais visite guidée de la cave payante (11$ par personne). Température fraiche par ce temps orageux, marches à descendre, marches à remonter … rien d'extraordinaire dans cette promenade souterraine d'une heure, mais une visite quand même bien agréable. Trop difficile de suivre le discours du guide, donc nous consacrons notre temps à voir plutôt qu'à entendre, et à faire quelques photos. Car ici, contrairement aux Kartchner Caverns voisines, on peut faire des photos.
Pas facile, facile de faire de bonnes photos dans ces caves...Lundi 18 – chez les Apaches
Direction Apache Junction, tous d'abord, banlieue de Phoenix pour s'engager sur l'Apache Trail. Cette route vers l'est, construite par les indiens, comporte 2 parties bien distinctes. Le début est revêtu et de bonne qualité ; il traverse une région aride et montagneux, tout en suivant le cours de la Salt River et des retenues offrant des lacs propices aux bateaux.

Apache Trail
La seconde partie est une piste de qualité variable, surtout dans les passages pentus et en lacets où nous croisons au pas des gros 4x4 tractant des bateaux plus larges qu'eux. Quelques beaux points de vue sur les roches teintées et les lacs puis sur le barrage à l'extrémité.
A quelques miles du barrage se trouve le Tonto NM. Direction le visitor center – le parking est quasiment vide. La ranger de service n'est pas très emballée de nous laisser partir sur le chemin qui mène aux maisons Anasazi dans une sorte une grotte plus haut. Elle nous explique que le lieu est fréquenté par des hordes abeilles en furie à n'approcher sous aucun prétexte et qu'il ne faut pas dépasser le barrage installer sur le chemin, et puis que si on vois un serpent à sonnette traverser le chemin, il faut s'arrêter pour le laisser passer …

Bref, c'est surtout la chaleur et la pente qui nous gênera le plus, mais nous ne dépassons pas les barrières – on y a quand même une belle vue de ruines qui nous rappellent Mesa Verde et, en nous retournant, sur le lac formé par le barrage.

Nous déjeunons dans le joli parking aménagé avec tables sous abri dans un coin tranquille près de la sortie.
Ensuite le nom d'Apache trail continu pour la AZ188 jusqu'à Midland City où nous prenons la AZ60 en direction de Show Low en plein territoire Apache. Je ne sais pas si c'est le fantôme de Cochise qui erre dans le secteur, mais mon GPS m'indique de bien curieuses choses – routes en zig zag alors qu'en face de moi elle est rectiligne, position en dehors de la route etc.
Point de vue sur le canyon de la Salt river .Nous arrivons avant l'orage au KC motel de Show Low. on est en plein territoire apache et le couple d'indiens que nous croisons au restaurant le soir nous fait penser à Geronimo !
Mardi 19 – la forêt pétrifiée et les navajos
Départ de bonne heure pour une centaine de km vers Petrified Forest NP, par l'entrée nord. Mal vu, ça aurait été mieux par le sud, m'en suis rendu compte après.

Ce parc ne m'avais pas attiré lors des voyages précédents et j'étais encore près à le zapper cette année. Pourquoi ? Parce ce qu'aucun site sur la toile n'en présente des photos qui donnent une bonne idée de l'intérêt du parc. Bon les troncs fossilisés datent d'environ 225 millions d'années, et alors, il y en a ailleurs. Le Painted Desert, c'est un peu comme celui de John Day Fossil Bed où nous sommes passés en 2007 (pour ce qui ne connaissent pas, c'est en Oregon, dans un coin plutôt à l'écart des circuits de grands parcs). En fait, il ne faut pas rater, même si ça fait un grand détour. Les étendues de rochers et de terre rouge au nord sont visibles de 7 ou 8 points qui justifient tous un arrêt, mais les couleurs sont plus belles l'apm (d'où mon erreur de trajet – en commençant au nord, mais j'avais fait tous les points de vue le matin et il fallait que j'y repasse pour sortir. De plus l'AR me faisait faire 40 miles de plus).

La traversée de l'ex Route 66 est marquée par le cadavre d'une vieille voiture. Tous les points au sud nécessitent un arrêt et une visite, mais jamais de grande marche. A Puerto Pueblo, on visite les ruines d'un village du XII - XIIIème siècle. Plus loin, le Newspaper Rock permet de voir de pétrogyphes, moins bien que celui celui près des Needles de Canyonland. Les points de Blue Mesa font découvrir les troncs pétrifiés que l'érosion commence à mettre à jour. Ceux de Crystal Forest et de Long Logs offrent des promenades au milieu de la forêt fossilisée.
Pendant que nous marchons parmi les troncs de pierre, une orage fait rage au loin. Au retour, l'eau courre dans la Puerco River, pourtant il nous semble que son lit était à sec le matin.
Une petite centaine de miles pour nous rendre à la ville navajo de Chinle. Logement au Best Western réservé à l'avance – pas de problème (ce n'est pas si mal placé que ça) – Wifi ok, quelques photos aux enfants...
Et nous partons réserver la visite en 4x4 pour le lendemain. Inutile, les billets se prennent sur place, 1/4h avant le départ. Retour au BW : le parking est plein, plein des voitures des indiens qui sont venus diner au resto du motel. Il y a une fête, sans doute. Certains ont revêtus les costumes traditionnels. Je n'ose pas trop demander, l'hôtel et le restaurant sont tenus par des indiens. Après un peu d'attente, nous pouvons diner - hamburger au pain indien.
Le coucher de soleil sur Chinle sera un des rares que nous pourrons voir. Mercredi 20 - dans le canyon del Muerto
Canyon de Chelly National Monument, un autre lieu que nous n'avions jamais pu inscrire au programme des voyages précédents, mais pas question de le rater cette année. Donc 2 nuits à Chinle pour en profiter au maximum. Bien avant 8h45, nous sommes à Thunderbird Lodge pour prendre nos billets pour la visite en 4x4 – la journée complète avec le déjeuner (60, 72 € par personne, taxes et frais de change inclus). Départ prévu à 9h, mais notre guide nous ferra remarquer que l'heure indienne est souvent approximative. Donc vers 9h30, assis avec 22 américains à l'arrière d'un camion transformé en mini-bus pour touristes, nous partons vers l'entrée du parc. Je crains pour mon dos en repensant à la remorque du shuttle du Grand Canyon quelques années plutôt – en fait, pas de problème.

Le circuit commence par le canyon Del Muerto qui se sépare de celui de Chelly peu après l'entrée. Notre engin roule sur la piste de sable puis dans le lit de la rivière. Des 4x4 persos, avec un guide navajo et des groupes à cheval, aussi accompagnés, nous précédent ou nous suivent. Les arrêts sont nombreux pour contempler les pétroglyphes et les ruines anasazis incrustées dans les falaises. Des arrêts plus conséquents se font là où sont installés les stands des marchands de souvenirs indiens, bijoux, poteries etc...

La vallée est encastrée entre les falaises de pierres rouges aux coulées noires. Passé Antelop House Ruin, le lit de la rivière se rétrécit et la piste va et vient du fil de l'eau au chemin de sable. Nous allons jusqu'à Massacre Cave, ainsi nommée en souvenir de la tuerie de 115 navajos par les espagnols en 1805. C'est là que nous faisons la pose déjeuner.
Massacre Cave Retour vers l'embranchement et nous prenons la piste du canyon de Chelly. Le tour est plus court, avec moins d'arrêts, la piste plus étroite traverse et retraverse le ruisseau dans des creux de plus en plus impressionnants. White House Ruin puis Windows Arch constituent les principaux points d'intérêt avant d'arriver à Spider Rock, ce double rocher monumental dédié à la femme-araignée, la sorcière qui exposait dessus les enfants pas sages !

La fin du parcours sera mouvementée : le vent emporte mon chapeau puis la pluie fait son apparition et nos sièges ne sont pas abrités. Notre guide distribue les vêtements de pluie qu'il a en réserve, mais il n'y en pas pour tout le monde. Puis au passage d'un gué, le « camion » reste bloqué au fond dans la boue. Après plusieurs manœuvres, notre chauffeur-guide arrive à en extraire son engin, mais la piste est pas mal détériorée et je me fais du soucis pour la voiture que nous venons de croiser – un 4x4 de particulier, peut-être de location – qui devra repasser là tout à l'heure. Rentré à Thunderbird Lodge, après quelques achats de souvenirs, nous partons sur le South Rim Drive. La pluie a cessé et nous avons tout notre temps pour aller voir Spider Rock et White South Ruin d'en haut.

Une journée bien remplie, mais Canyon de Chelly NM est certainement un des plus beaux sites à visiter en Arizona. Nous avons trouvé le circuit à l'intérieur des canyons beaucoup plus intéressant que celui fait l'an passé dans les Needles de Canyonland, un peu dans les mêmes conditions.
2ème semaine – jusqu'aux sources du Colorado
Arizona : Croisière Navajo Tapestry - Upper Antelop Canyon - Horseshoe Bend - Marble Canyon - Lees ferry Utah : Valley of the Gods - Goosenecks SP - KodaChrom Basin SP - Devil Garden - Burr Trail - Shafer Trail Colorado : Grand Mesa SR - Rocky Mountains NP
Après le canyon de Chelly, notre programme prévoit de rejoindre le Rocky Mountains NP, pas par le chemin le plus court mais en parcourant les célèbres trails de l'Utah : Cottoonwood Road, Burr Trail et Notom/Bullfrog Road, Cathedral Valley et Shafer Trail – si le temps (qui n'a cessé de se dégrader) le permet.
Jeudi 21 Mai - Pour commencer, Valley of the Gods.
En quittant Chinle vers le nord, nous rencontrons très vite ces paysages de buttes rouges qui atteignent leur apothéose à Monument Valley. Nous avons déjà visité en 2005 et j'ai toujours considéré qu'il ne fallait pas voir les 2 à la suite. L'entrée de Valley of the Gods par la US 163 donne sur gué boueux où ruisselle un peu d'eau lors de notre passage. Pas une grosse difficulté ce jour là, mais je mets la voiture en 4x4. Les 28km de pistes sont ponctués de quelques arrêts aux meilleurs points de vue. Cette vallée des dieux a un certain charme, il nous manque le ciel bleu.
Valley of the Gods - un gout de déjà vuPeu après la sortie sur la UT 261 se trouve le Goosenecks SP. Le parking est au bord du point de vue sur les méandres de la San Juan River. Un environnement pas très chouette, mais les 3 boucles de la rivière qui serpente 3-400m à nos pieds sont impressionnantes. Pas possible d'avoir une vue complète en photo, il faut avoir recours à la vidéo.
Les 3 méandres de la San Juan RiverEn route vers Page où nous avons réservé 3 nuits au Quality Inn sur le Lake Powel Boulevard. Au passage nous fermons les yeux sur les fumées de la centrale à charbon et nous allons repérer le Lower Antelop Canyon : ça a l'air fermé. Coté Upper, il y a de l'animation. Bon, on verra demain.
Vendredi 22 – la cata
Au réveil, un petit tour sur le balcon – tiens il pleut. Ça risque de changer nos plans. Bon, on va manger et on verra après. De retour du petit déjeuner, la pluie s'est transformé en averse tropicale, même pas question d'aller jusqu'à la voiture … et nous allons passer la matinée à regarder l'orage de notre fenêtre au premier. Très vite, l'écoulement de l'eau dans la rue en pente dépasse la hauteur des bordures et charrie une terre rouge venue d'un peu partout. Pas question l'aller à Antelop ce matin et grosses craintes pour l'état des pistes pour la suite.
Après, il y a eu bien pireEn fin de matinée, la pluie cesse. Nous avons réservé une promenade en bateau sur le lac Powel, il est temps de se diriger vers Wahweap. Des 5-6 croisières proposées, nous avons choisi celle de 3 heures nommée Navajo Trapestry Boat Cruise – départ 1PM.

La croisière sur le lac est certainement plus belle avec du soleil et du ciel bleu, mais il faut faire avec les nuages sombres qui nous entourent. Et quoi qu'il en soit, la navigation dans la partie immergée de Antelop Canyon est magnifique. Le bateau se faufile dans un couloir de plus en plus étroit - A faire absolument. La partie suivante dans le Navajo Canyon est moins intéressante, le canyon est plus large et cela à un gout de déjà vu.

Nous sommes parmi les premiers à passer par un chenal récemment ouvert pour raccourcir le trajet de retour. Deux autres couples de français sur le bateau ; ils nous racontent la difficulté qu'ils ont eu la veille au soir pour se loger à Page et d'être obligé de changer d'hôtel pour la 2ème nuit.
Le soir, nous avions décidé de diner au Glen Canyon Steak House en face notre Hôtel – chanteur country pas top, cars de français bruyants et la note la plus salée du voyage. A éviter.
Samedi 23 – Antelop même sans le soleil de 11h30
C'est certain, inutile d'attendre le soleil au zénith pour visiter le canyon navajo, il ne viendra pas. Nous sommes donc dès 9h sur place. Premier point, Lower est fermé – deuxième point, il y a déjà pas mal de monde à Upper Antelop Canyon. Inscription, attente, et nous partons dans le tape-cul de service – sûr, on aurait pas tenu la journée dans un engin pareil à Chelly. Notre guide joue aussi de la flute.
Entrée de Upper Antelop Canyon La suite juste pour vous montrer qu'on peut faire entre 10 et 11h quelques photos pas trop moches quand il n'y a pas de soleil – pour en voir plus, il y en a des millions sur Internet.
Même sans le soleil ...Le reste de la journée est consacrée à d'autres point d'intérêt dans le secteur – avec un point commun, les nuages noirs avec des trainées de pluie tout autour de nous.
Tout près de Page, Horseshoe Bend est une grosse boucle du Colorado avec un point de vue à ¾ de mile du parking (en montée au retour).
Sans grand angle : regroupement panoramique ...Navajo Bridge et le Marble Canyon. Un des rares endroits où on peu voir le Colorado de dessus. Parking rive droite à l'Interpretive Center – jewellerie indienne en rive gauche (beaucoup de choix – carte de crédit acceptées) - point de vue magnifique au milieu.

Nous continuons la route 89 jusqu'à Cliff Dwellers où l'on peut voir de curieuses constructions appuyées sur des champignons de pierre, au pied de Vermillon Cliffs.

Puis demi-tour vers Lees Ferry où la Paria River déverse ses eaux boueuses dans un Colorado qui est sorti bien propre du barrage en amont. Lee Feery River Trail est une jolie promenade le long de la rivière, bien documentée, vers les différents lieux de passage des ferries, seul point de traversée du Colorado sur 800 km jusqu'en 1920.
La maison fortifiée de Lee
A l'hôtel en rentrant, toujours pas de Wi-Fi depuis l'orage – un mauvais point pour la chaine Choice Hotel International. Le lendemain matin, un deuxième jour sans jus d'orange au petit déjeuner – deuxième mauvais point. A part ça, rien à redire, même bien pour un prix abordable à Page,Dimanche 24 – la gadoue comme chantaient Pétula et Jane
Arrivé de bonne heure chez les rangers du secteur, ils nous confirment ce que nous craignons depuis 2 jours : pas question de s'engager sur la Cotonwood Road. Donc nous faisons le tour par Kanab, 140km de plus mais identique en temps. Sur la route de Kanab, une voiture nous double à vive allure. Curieux, les gens respectent plutôt les limitations par ici. Plus curieux, la voiture blanche qui arrive en face de nous fait un demi-tour au frein à main et repars devant nous, sirènes hurlantes et clignotant de toute part. Quelques centaines de yards plus loin, nous retrouvons les 2 sur le bord de la route. Même le dimanche, il faut se méfier. Je vérifie, le régulateur de la voiture est bien réglé sur 70, la vitesse autorisée ici.
Qui croira que nous avons traversé Bryce Canyon sans même ralentir. Nous avons vu l'an dernier et il y en a des milliers de photos sur le Net. A Cannonville, nous tournons vers Kodachrome, mais nous arrêtons au Tourist Office pour demander si, par hasard, l'accès à Grosvenor Arch serait possible. On nous explique que, peut-être dans 4-5 heures, la piste sera assez sèche, mais pour le moment elle est impraticable.
Nous nous rabattons sur Kodachrome Basin SP; de toute façons, on voulait y passer. Quoi qu'en disent certains, ce parc n'est pas inintéressant. Quelques beaux sites et une jolie balade jusqu'à une arche – de plus le soleil est temporairement de retour.


En route vers le nord, sur la magnifique UT 12, arrêt à Escalante chez les rangers qui nous affirme que l'accès à Devil Garden est possible. Quelques km plus loin, nous nous engageons sur la "Hole in the Rock Road". La piste est sèche, en majorité, à part quelques flaques d'eau où le passage des voitures a creusé de profonds sillons. Mais nous arrivons sans encombre au jardin du diable. Le site vaut le détour, promenade au milieu des pitons rocheux et arches laissés par l'érosion.
Devil GardenPendant notre promenade, complétée par quelques excursions sur les pistes voisines, nous ne nous somme pas aperçu qu'un orage s'est abattu sur les premiers miles de la piste. Nous sommes parmi les derniers à quitter les lieux. Sur le chemin du retour, deux voitures nous précèdent à une centaine de mètres. Soudain la première part sur le coté et va se frotter au bord de la piste, haute de plus de 1m à cet endroit. La seconde freinne et part aussi sur le coté. Nous venons d'entrer dans une zone que l'orage a transformé en patinoire. La voiture glisse sur 4-5 centimètres de boue. Avec un peu de chance et en ralentissant progressivement jusqu'à moins de 10 miles, j'évite de frotter ma voiture de location dans les bordures de terre de part et d'autre. Au moins 7-8 miles à rouler au pas, projection de boue, glissade... Je comprends que certaines pistes soit déconseillées par temps d'orage. Ici, c'était plat, mais j'ai peine à imaginer la même gadoue dans une descente.
Nous rejoignons enfin la 12 et la pluie qui va nous accompagner jusqu'à Torrey, avec quelques flocons lors des passages à près de 3000m. Nous avons réservé pour 2 nuits au Sandstone Inn, juste au carrefour de la 12 et la 24.
Lundi 25 – Apprentissage dans les lacets de Burr Trail
Retour à Boulder (60km) pour un petit tour à l'Anasazi SP, et surtout se renseigner sur l'état des pistes (Burr Trail, Notom-Bullfrog Road). Bien sûr, pas de problème sur la partie revêtue de la Burr Trail, mais on nous dit que la suite est impraticable. Bon, et bien on va voir. Après 10 miles, la Burr Trail comporte un passage magnifique nommée Long Canyon. Une vallée encastrée sur 9 miles entre 2 falaises rouges.
Long CanyonAu delà, la route perd beaucoup d'intérêt jusqu'à l'entrée de Capitol Reef NP. Pas de contrôle à l'entrée, la route deviens un chemin de terre qui, somme toute, a l'air bien sec et large. Bravant les conseils des rangers, nous nous engageons en nous tenant prêt à faire demi-tour si l'état de la piste ou du ciel se dégrade. Que non, que non, nous atteignons le sommet du col et découvrons les lacets du Burr Trail Switchbacks et un magnifique point de vue sur l'autre versant. Nous croisons une voiture toute ordinaire qui viens de monter, donc nous nous lançons dans cette descente qui n'a rien d'infernale mais servira d'apprentissage pour la suite. Demi-tour à l'embranchement de la Notom et retour par Boulder jusqu'au Visitor Center de Capitol Reef.

Nous y arrivons juste pour nous mettre à l'abri. Renseignement pris, l'accès à Cathedral Valley est impossible – niveau d'eau trop haut dans la Fremon River et des rochers en travers de la piste par Caineville Wash Road. Les temples du soleil et de la lune, ce ne sera encore pas pour cette année. Ensuite, petite visite dans le parc, mais nous sommes déjà venus l'an passé.
Chimney Rock de Capitol ReefMardi 26 – La grande descente
Faute de Cathedral, nous allons avancer d'un jour notre programme. Départ de bonne heure, nous sommes vers 10h00 à l'entrée d'Island in the Sky. Le secteur, on connait, Arches, Dead Horse Point en 2005, Canyonland en avion et en voiture l'an dernier et en prime, les Needles en 4x4 avec Tag a Long. Reste Shafer Trail. Le ranger de service à l'entrée, après avoir contrôler notre carte avec nos passeports, nous rassure : le Shafer Trail est praticable. Toutefois, il s'inquiète de savoir si notre voiture est un vrai 4x4. Nous doublons un groupe de VTTistes qui se préparent, au moins une douzaine ce jour là. Quand je pense à notre pauvre Spartiate qui s'y est retrouvé tout seul 3 semaines plus tard et sans chaine! Et nous voilà en haut de la piste. Plus de 400m de dénivelé sur une piste accolée à la falaise.
Voiture en 4x4, vitesse en première et c'est parti. Oh ça descend, oh c'est pas large, oh c'est à pic Oh y a des cailloux, des bosses, des trous … Oh, y a des virages, oh y a des voitures dans l'autre sens – où est-ce qu'on se croise ? Tiens, les VTT vont plus vite que moi, ils me doublent par groupe de 2 – j'essaye de leur faciliter le passage Arrêts photos quand même là où on peut. Le problème, c'est que arrivé en bas, c'est pas fini. Je dirai même que la partie la plus délicate à négocier, c'est après. Les trous sont plus profonds, les cailloux sont plus gros et ce, jusqu'au potasse. Nombreuses pauses ; la vue intermédiaire sur le Colorado à Dead Horse Point est superbe Arrêt sur le bord de la rivière … Peu d'animaux en route mais une Quail, comme au début à Organ Pipe... Et ce bleu des étangs de potasse... à en faire rèver le ciel qui n'en fini pas de se dégager de ses nuages.






Nous finissons l'apm à Moab, quelques courses, un chargeur d'appareil photo pour remplacer celui oublié à l'hôtel à Page – surprenant tout ce qu'on peu trouver dans les petits magasins de Moab.
L'hôtel est réservé au Ramada de Green River comme l'an passé. Je trouve que le logement à Moab est devenu trop cher.
Mercredi 27 – mais que va-t'on faire ?
Le Shafer Trail était prévu pour aujourd'hui. Ce soir nous logeons à Eagle où nous avons rendez-vous avec une relation de travail. La I-70 sur 210 miles soit 3 heures d'autoroute. Il y a bien de la vigne dans le coin, on pourrait visiter une cave. A Grand Junction, nous arrêtons au Tourist Office pour trouver des idées. Nous retenons celle d'un détour par la Grand Mesa Scenic Drive, qui passe par un immense plateau à 3000m, truffé de lacs. La montée offre quelques beaux points de vue sur la vallée où coule encore le Colorado. La balade est plutôt fraiche, nous voyons la neige de près au visitor center . A plusieurs reprises, nous rencontrons des marmottes à se dorer au soleil sur le bord de la route, mais elles ne se laissent pas photographier facilement.

Retour sur la I 70 par l'autre versant et nous arrivons au Best Western de Eagle. Eagle, sinistre souvenir où par une soirée de Mai 2005, nous avions atterri, sans bagage... Il faudra que je raconte pourquoi, depuis, je ne ferme plus mes valises à clé pour les USA.
Jeudi 28 – haute montagne
Nous avions prévu de traverser le Rocky Mountains NP d'ouest en est, mais à Grand Junction, on nous avait dit que le col n'était pas ouvert, dire confirmé par nos amis à Eagle. Nous allons donc accéder au parc par l'est et pour cela, passer cet étonnant col où l'autoroute I70 monte à 3200m.

A l'entrée du parc, on nous annonce que la Trail Ridge Road est ouverte depuis plusieurs jours. Nous avons contourné pour rien et nous n'aurons pas le temps de faire un AR jusqu'à l'entrée ouest. Objectif, allez au point le plus haut de la route, à 3713m – hauteur qu'on ne risque pas d'atteindre en voiture en Europe. Quand on redescend de l'autre coté, on arrive sur le bord d'un ruisseau nommé Colorado River. Il prend sa source près d'ici, dans le Mont Richthofen. Promenade un peu fraiche en altitude, orages au loin dans la montagne, balades agréables en forêt plus bas.




La journée se termine au Sleep Inn de Fort Collins. Pas de Wi-Fi un troisième mauvais point pour la chaine Choice Hotel International. Mais un diner agréable au Sundance Steakhouse & Saloon à coté.

3ème semaine
South Dakota : Crazy Horse - Rt Rushmore - Custer SP - Badlands NP – Wind Cave - Jewel Cave Wyoming : Devil Tower - Beartooth HW - Yellowstone - Montana : Little Bighorn BNF
Vendredi 29 mai – Soirée au Crazy Horse
Voilà un titre qui prendrait un tout autre sens si nous étions à Paris ou à Las Vegas, mais nous en sommes loin.
Journée de transition de Fort Collins au pied des Rocheuses du Colorado vers Custer dans les Blak Hills du Sud Dakota, en traversant une partie du Wyoming. Une longue journée de route, 500km et encore, si on ne fait pas de détour. Pas grand chose à voir aujourd'hui. Nous en profitons pour consulter notre nouveau guide de voyage : « L'ouest Américain / Rocheuses et Grands lacs » de Jacques Klein. Mais pour aujourd'hui, rien, rien, rien. En faisant un petit détour, il y aurait bien Fort Laramie, un nom qui semble dire quelque chose, mais la description qui en est faite dans le guide ne nous encourage pas à y aller. Route monotone, peu de relief, peu de végétation, des trains, des vaches , quelques antilopes, des ranchs isolés, des villages éloignées les uns des autres – il faut faire attention pour l'essence – des travaux sur les routes...
Et nous arrivons tôt dans l'apm à Custer. Nous avons choisi cette bourgade de 2000 habitants plutôt que Rapid City car elle est plus centrale par rapport à tout ce qu'on veut voir dans la région. Nous avons réservé 4 nuits au Chief Motel. La 4ème nuit est gratuite, une carte d'entrée au Custer SP est prêtée aux clients qui restent au moins 3 jours – motel classique, belle piscine couverte avec spa et sauna (gratuit) – coin cuisine, climatisation que nous utiliserons surtout en chauffage.
Quelques courses et nous décidons d'aller faire un tour vers le Crazy Horse Memorial, situé à quelques miles, voir comment ça se présente (horaires tarif) pour visiter le lendemain. Avant l'entrée, un parking et une cabine d'information. Nous obtenons les renseignements souhaités, mais on nous dit aussi que ce soir, il y a un spectacle son et lumière après la tombée de la nuit. Cela nous laisse le temps de visiter avant. Donc on y va. Le mémorial du chef Sioux Crazy Horse, héros de la résistance indienne, est une sculpture gigantesque dans la montagne : 171m de haut, 27 m rien que la tête. Sculpture à l'explosif, si gigantesque que commencée en 1948 par Korczak Ziolkowski, seule la tête est terminée. On ne voit l'ouvrage qu'à plus d'1km mais on approche au pied par une navette, payante. La maquette donne une idée de ce qu'il reste à faire;.. pour les générations futures sans doute. En prime, enfin un coucher de soleil.

Le visitor center et sa galerie marchande donne accès à un musée assez hétéroclite de l'histoire et de la culture indienne. On peut y voir entre autre les drapeaux de toutes (?) les tribus des natives d'Amérique du nord.
"Mes terres se trouvent là où repose mon peuple" avait dit le valeureux guerrierLe spectacle son et lumière qui débute à la tombée de la nuit est fort imprégné des techniques du laser, mais à notre gout, aurait beaucoup à apprendre coté « spectaculaire ». Commentaire trop difficile à suivre pour nous, projection sur la montagne à plus d'un 1km. Toutefois, à ne pas rater quand on est dans le secteur, c'est inclut dans le prix d'entrée.
Samedi 30 mai – Buffalos, pronghorns et autres
Le Custer State Park est à la porte est de Custer city. Ce parc d'état est connu pour ses troupeaux de bisons. Effectivement sur la scenic drive qui fait le tour de la partie sud, nous en rencontrons, isolés ou en petit groupe près de la route, en troupeaux plus importants se tiennent plus au loin.

Mais nous rencontrons aussi des pronghorns, que nous avions toujours nommés par erreur antilopes, des mule deers, cervidés à cul blanc, des burros, ânes sauvages un peu trop familier.

En nous aventurant sur les pistes qui traversent les forêts de la partie centrale du parc, nous rencontrons des marmottes bien craintives, mais qui se laissent photographier.

La partie sud jouxte le Wind Cave National Park. Avant d'arriver aux caves, nous rencontrons pour la première fois des colonies de "prairie dogs". Drôle d'idée de nommer chien de prairie ce petit animal qui se tient debout devant son terrier et s'y cache dès que l'on veux le photographier !

L'entrée du parc est gratuite, la visite de la cave du vent est payante. Nous nous inscrivons pour la plus courte (1h) et 20 minutes plus tard, nous suivons une jeune ranger dans les galeries souterraines.
Beaucoup de marches, toujours en descendant – les escaliers nous conduisent à des salles qui n'ont rien d'impressionnantes.
Notre guide coupe l'éclairage pendant 2 minutes, pour nous faire peur peut-être... En tout cas, on peut faire des photos … On continue de descendre des marches, encore et encore … ça devient inquiétant, il va bien falloir remonter pour sortir ! Oh surprise, au bout d'une heure nous arrivons à un ascenseur qui nous remonte à la surface.
En sortant du parc, nous croisons un troupeau de bisons proche de la route.
La journée n'est pas finie, retour parle Custer Park : un peu de piste pour arriver sur le bord d'un lac puis nous partons vers le secteur nord du parc. La route est spectaculaire : elle fait des boucles et des nœuds pour passer au dessus d'elle même, elle traverse des tunnels guère plus larges que la voiture et abouti à un rocher surprenant nommé Needles Eye dans un entassement d'aiguilles de granit.

Dimanche 31 mai – Badlands
Badlands, c'est le parc national principal du Sud Dakota. Ça veut dire les mauvaises terres. Il borde la réserve Sioux de Pine Ridge, la réserve indienne de la tribu Oglada (la tribu de Crazy Horse). C'est un des endroits les plus pauvres de l'Amérique du nord. Vu à la télé au printemps, le film « Cœur de tonnerre » montre bien la situation dans ce secteur il y a quelques dizaines d'années.
Nous sommes partis par Rapid City pour rejoindre l'entrée nord-est par la I 90. Un plein d'essence à Wall, le circuit prévu sera long, sans doute plus de 400 km dont 80 de route non revêtue. La badland loop road offre 40km de route qui serpente en bas puis en haut des falaises. De nombreux arrêts permettent d'admirer les couleurs des couches successives mise à jour par l'érosion.

Dans un endroit, la terre des falaises est jaune, tranchant avec les bandes grises et rouges. Des petits sentiers aménagés accèdent à des points de vue particuliers ; le Fossil Exhibit Trail offre une promenade découverte au milieu de fossiles à peine déterrés, mais bien protégés.

Au lieu de sortir à Pinnacles Entrance, nous continuons sur la Sage Creek Rim Road, une route non revêtue qui suis le bord de la falaise avec quelques overlook intéressant et la « Roberts prairie dog town » . Picnic au camping de Sage Creek, bien aménagé pour un camping d'arrière pays. Le ciel bleu du matin se couvre de nuages très noirs.
Pour rejoindre la Stronghold Unit, partie ouest des Badlands, situé dans la réserve indienne de Pine Ridge, il faut sortir puis rentrer dans le parc à plusieurs reprises. Une piste traverse un champ de petits champignons de pierre puis grimpe à Sheep Mountain Table, un point de vue intéressant.

A partir du White River visitor center, le chemin de terre longe sur 32km les falaises sud où on aperçoit des sites sacrés indiens interdits aux visiteurs. Au bout, on retrouve une route revêtue qui longe la face ouest avec le magnifique point de vue de Red Shirt Table.

De là, nous ne sommes qu'à 80km de Custer où nous rentrons sous la pluie.
Lundi 1er juin – Les présidents et la cave aux joyaux
Au vu de la météo et du soleil matinal, nous nous dirigeons vers le Mount Rushmore National Memorial, lieu que tout bon américain doit avoir visité une fois dans sa vie, comme La Mecque ou Lourdes pour d'autres. C'est souvent la destination principale des touristes étrangers qui viennent dans cette région, la preuve, nous y rencontrons un voyage organisé français. C'est ici qu'à flanc de colline sont sculptées les têtes des pères fondateurs des USA. Non, pour ceux du dernier rang, ce ne sont ni Mc Donald, ni Elvis Presley, ni John Wayne ni Mickael Jackson – mais Georges Washingtown, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln. L'entrée est gratuite, mais le parking est payant

Réalisés de 1927 à 1941 par le sculpteur Borglum, les 4 visages sont haut de 18m. Après l'entrée monumentale qui abrite visitor center et (grand) magasin de souvenir, une allée bordée des drapeaux de tous les Etats dits Unis, conduit au point de vue principal. Le presidential trail est une promenade ombragée jusqu'au pied de la falaise sculptée qui offre des vues plus rapprochées de chaque portrait (belle remontée à la fin).

Nous repensons à Crazy Horse memorial, plus haut, plus gigantesque avec son visage haut de 27m et tous les drapeaux indiens réunis. Il existe des représentations du photographe David Berhens où les esprits des grands chefs indiens Red Cloud, Sitting Bull, Geronimo et Chief Joseph planent au dessus des sculptures du mont Ruhsmore. Pour revenir à Custer, nous passons par la Iron Mountain Road, dans la partie nord-est du Custer SP. Quelques tunnels et de belles vues éloignées sur Ruhsmore.
En arrivant à Custer, nous arrêtons voir de plus près quelques petits magasins qui présentent de curieux étalages : des pierres, de toutes les couleurs, de toutes les tailles. Vendues au kg ou plutôt la pound, on y trouve entre autres des marbres roses, mais aussi du bois pétrifié et à l'intérieur, des fossiles.

Le soleil du matin nous a quitté et c'est juste avant un violent orage que nous arrivons à Jewel Cave NM. Entrée gratuite, visite payante comme à Wind Cave. Une heure d'attente dans le visitor center avant la prochaine visite. Pas question de partir en balade à l'extérieur sous les trombes d'eau – nous nous contentons de la vidéo passée en boucle à l'intérieur, comme dans la plupart des lieux d'accueil des parcs et monuments nationaux et parcs d'état.
La brochure en français nous parle de 700 marches, ça craint. En fait il s'agit des escaliers qui ont été remplacés par un ascenseur que l'on prendra à l'entrée et à la sortie. Guidée par une jeune ranger, nous partons découvrir les joyaux de la cave. Heureusement qu'il ont supprimé 700 marches, il en reste encore beaucoup. Je n'ai pas compris par quelle magie, on en descend plus que l'on en remonte. Cette cave offre plus de variété, de forme, de couleurs, bref elle est beaucoup plus intéressante que les précédentes. Elle est à préférer à Wind Cave, pour ceux qui n'aventureront dans la région. La guide nous fait aussi le coup de panne d'électricité. C'est vrai que perdu dans le noir ça peut être angoissant. Là aussi on peut faire des photos, toujours aussi difficile et résultats pas très satisfaisant.

Quand nous ressortons, l'orage est passé. Une bière dans le vieux saloon de Custer et ainsi se termine notre séjour dans le Sud Dakota.
Mardi 2 juin – Où est passé le troisième type ?
Nous allons rejoindre Yellowstone, environ 750 km au plus court, mais nous avons prévus des détours. Le premier nous conduit à Devils Tower NM. C'est un lieu qui est devenu célèbre hors des USA avec le film « rencontre du 3ème type » de Steven Spielberg en 1977 (9 nominations et 2 oscars et une foule d'autres récompenses.) La tour des démons est là, comme au cinéma. Du visitor center, une promenade de 2km permet d'en faire le tour, tantôt dans la forêt tantôt au pied des blocs rocheux détachés du conduit d'éruption qui a formé cet étonnant ensemble.

C'est un lieu sacré des indiens et on rencontre des morceaux très colorés de tissu ou de vêtement, attachés aux branches des arbre. Une consigne est répétée en divers endroits pour ne pas y toucher.
Au visitor center, la vidéo, les photos, peintures etc. sont consacrés à la légende indienne : un grand esprit souleva le sol pour protéger des enfants d'un ours géant ; celui-ci griffa les parois et forma les longues marques verticales.
Bon, d'accord, mais aucune évocation du film de Spielberg. C'est vrai qu'on est bien allé 3 fois chez les navajos et on a vu aucune trace de Roger Hanin !
Une grande colonie de chiens de prairie loge le long de la route dans l'enceinte du parc.
Tout juste s'ils ne creusent pas dans la route !Déjeuner dans restaurant rustique à Moorcroft avant de prendre l'autoroute 90 vers l'ouest. Dans cette région du Wyoming, nous voyons de nombreuses pompes à pétrole, peut-être pour ça que l'essence y est moins chère que dans les états voisins. En parlant d'essence, il nous semble que le carburant à nettement augmenté depuis notre arrivée, difficile à estimer en raisons des différences entre état et de l'isolement des lieux. Nous arrivons sous la pluie à Sheridan où nous avons réservé au Best Value Inn. On profite de la wifi pour passer quelques messages et envoyer des photos à la famille, avant l'isolement de Yellowstone.
Encore une fois, ne cherchez pas le soleil et le ciel bleu !Mercredi 3 juin – «Morne plaine ! » aurait dit Victor
Notre première destination est le Little Bighorn Battlefied National Monument. Le champs de bataille où, le 25 juin 1876, au cœur du Montana, une coalition de Sioux et de Cheyennes massacre le général Custer et 263 soldats. George Armstrong Custer, le général à qui certains attribuent à tort cette phrase « un bon indien est un indien mort », tombait sous les asseaux des indiens menés par un certain Crazy Horse sous les ordres du chaman sioux Sitting Bull.

Le champs de bataille est un site national, carte annuelle et contrôle de passeport à l'entrée, visitor center avec vidéo et musée et circuit le long de la Little Bighorn River. Le cimetière militaire près du visitor center n'a rien à voir avec la bataille de 1876. Sur tout le champ de batailles, les pierres tombales marquent chaque emplacement des soldats et indiens tués dans ce qui fut la plus grosse défaite de l'armée américaine face aux indiens.

Victoire indienne de courte durée qui conduisit au massacre de Wounded Knee Creek près de Pine Ridge dont j'ai déjà parlé (Badlands). Les avis peuvent différer sur l'intérêt de cette visite, allant d'un total désintéressement à une profonde émotion. Mais le Waterloo de Custer n'a pas laissé l'Amérique indifférente, en faisant de lui un héros et la personnalité américaine sur laquelle le plus de livres ont été publiés à ce jour !
une partie de la fresque illustrant le lieu après la batailleQuittons ce champ plongé dans la bruine pour nous diriger vers la plus belle route des States. On passe Billing en faisant le plein puis on s'engage vers Red Lodge. La route qui rejoint l'entrée nord est de Yellowstone passe à plus de 3000m. Elle est réouverte depuis quelques jours. La route zigzague près de la frontière entre le Montana et le Wyoming pour culminer à 3 345 mètres d’altitude au sommet du col de Beartooth. Le brouillard ne nous permet pas d'admirer les paysages lors de l'ascension, mais une fois passé au dessus des nuages, la haute montagne est magnifique. Nous rencontrons de nouveau des marmottes sur le bord de la route, entre rochers et neige.
Chercher la marmotteAvant l'entrée de Yellowstone, nous rejoignons la Chief Joseph Hwy qui arrive de Cody, une autre belle route où nous somme passé en 2007. (il faudra un jour que je parle de ce Chief Joseph et des Nez-Percés.) Direction Canyon Lodge, nous y avons réservé un chalet pour 4 nuits.

Bon sang, pour le prix, ça pourrait être mieux. Par rapport à ce que nous avons connus, lits étroits, douche et toilette étriquées, pas de télé (sans importance), pas de wifi (on savait), pas de cafetière, une table et une seule chaise, une clim qui fonctionnera tout le temps en chauffage. Car à 2350m, nous sommes entouré par une forêt où la neige est encore très présente.
Arrivés de bonne heure, nous partons voir les chutes de la Yellowstone River, par la rive droite. Après Upper Falls, la rivière chute de 94m à Lower Falls. Artist Point en offre un beau point de vue . En repartant, nous assistons à un combat de bisons sans avoir le réflexe de les photographier ou filmer. Vu de l'autre rive à Grand View Point, le canyon se colore quand le jour commence à baisser.

Jeudi 4 juin – La grande fontaine jaillit à 5h20 PM
Nous avions déjà passer 6 jours dans le secteur en 2007, aussi nous choisissons nos visites, et il y a de quoi faire. Le logement à Canyon village est le plus central, il permet de partir dans toutes les directions avec tous les sites principaux à moins de 60km, plus pratique qu'il y a 2 ans quand nous logions 40km à l'extérieur du parc. Des travaux entre Norris et Madison font que cette route est fermée de 22h à 8h (pendant toute la saison) et sous alternat le reste du temps. Nous y passons pas trop tôt et nous dirigeons vers Great Fountain Geyser pour y noter l'horaires prévu de la prochaine éruption. Ce geyser fonctionne toutes les 9 à 15h. Nous l'avions raté l'autre fois car nous n'avions pas compris comment lire le panneau d'info situé à coté. Aujourd'hui, c'est entre 4h et 7h de l'après midi. Nous y serons.
Un petit tour à coté au Firehole Lake Drive, zone fumante et bouillonnante, puis nous partons à l'usine à touriste de Old Faithful. Ce n'est pas pour voir ce geyser si régulier que les voyages organisés peuvent assurer une éruption sans y rester plus d'une heure. C'est la promenade le long de la rivière vers les Grand Geyser, Castle Geyser, Riverside Geyser (en éruption à notre passage) jusqu'aux eaux turquoises de Morning Glory Pool – 4 km AR.
Riverside Geyser
Morning Glory PoolSoleil, ciel bleu puis nuages puis pluie d'orage au retour. Le temps de déjeuner à la cafétéria de Xantera (organisme loueur des logement dans les principaux parcs nationaux ) Nous repartons vers notre Great Fountain Geyser où nous stationnons face au geyser pour ne pas rater dès qu'il commencera à s'activer. Il est 3h30, nous sommes bien décidés à rester jusqu'à 7 h s'il le faut. A coté de nous est garé une voiture dont la plaque porte comme identifiant « GEYSER » L'attente est longue, mais avec un peu de musique … et puis il pleut. Il y a aussi le petit geyser plus loin qui s'active toutes les 1/2h. Des voitures passent, s'arrêtent, les gens vont faire un tour, regardent le panneau et repartent. De la voiture immatriculée geyser descend une femme, elle va voir de plus près le geyser qui fumasse un peu, puis écrit quelque chose sur le panneau. On va voir : la période prévisible d'éruption s'est réduite à 5h-6h30. On est pas parti... Un peu avant 5h, ça semble fumer plus fort. Notre voisine va modifier l'horaire, c'est maintenant 5h15-5h25. Les gens qui passent maintenant s'arrêtent et un ranger vient d'arriver pour surveiller la zone. 5h20 – le geyser entre en éruption, photos, caméra … le Great Fountain crache des jets qui montent à plus de 30m au milieu d'un nuage de vapeur. Au bout de 10 minutes les giclées sont moins violentes et peu à peu tout se calme. Nous revoyons notre geyseriste de service qui pour l'occasion s'est équipée d'un masque, sans doute à cause des vapeurs sulfureuses ? Il faut dire que Great Fountain est un geyser majeur de Yellowstone. Il doit être l'objet d'observations régulières.
Great Fountain, au repos et en activitéNous rentrons par le sud pour remonter le long de la Yellowstone River. Nous rencontrons des groupes des animaux les plus courant dans le parcs, des bisons et des wapitis.
Nous pouvons aussi observer un pélican à la pêche dans les rapides.

4ème semaine
Wyoming & Montana : Yellowstone – Idaho : Malad Gorge SP - Hagerman Fossil Bed NM- 1000 Springs - Twin Falls - Shoshone Falls – Nevada : Poney express trail - Great Basin - Lehman Cave - Osceola road - Cathedral Gorge - Las Vegas
Vendredi 5 juin – Ne touchez aux grizzlis
Depuis notre arrivée à Yellowstone, nous n'avions pas vu beaucoup d'animaux et j'étais vraiment déçu à l'idée que ne serait encore pas pour cette fois que l'on verrait un « bear ». Dans de nombreux lieux visités les années précédentes et depuis 3 semaines, on nous disait de ne pas s'approcher des ours à moins de 91, 44m (100yards). Ça ne risquait pas, nous ne n'avions jamais vu. Ce matin là, nous partons vers Mammoth Hot Spring, avec l'intention d'aller à Gardiner faire les pleins (estomac, réservoir et glacière). Un peu au dessus des Norris , peut être à Nymph Lake, une accumulation de voitures arrêtées un peu n'importe comment à gauche : signe qu'il y a des animaux dans le secteur. L'indice n'est pas toujours bon, il s'agit parfois de « novices » qui découvrent leur premier bison... bon, on va voir. Ils sont là, remontant lentement du point d'eau où ils viennent de boire, 2 grizzlys, une mère et son ourson déjà grand. Vite, jumelles, appareil photo, zoom … Ah oui, pas moins de 91, 44m - y a de la marge ! Quelques photos embrumées et les ours disparaissent derrière les sapins.

De Mammoth à Gardiner, doit découvrons la seule route que nous n'avions pas faite il y a 2 ans et l'entrée monumentale du parc. A Gardiner, nous complétons nos pleins par quelques souvenirs qui déplairaient fortement à BB. Pose à Mammoth pour une promenade dans Lower Terraces Area puis le circuit de Upper Terraces Area et quelques vues nouvelles.


Un tour jusqu'à Tower-Roosvelt où nous découvrons que le restaurant est ouvert (le jour même, le service s'en ressent – mais c'est l'endroit le plus agréable que je connaisse pour manger dans le parc).
Avant de repartir, un petit tour chez les rangers ; ils nous indiquent que des bears viennent d'être vu du coté de Phantom Lake. Nous repartons dans cette direction et effectivement, un peu après le lac, une accumulation de voitures arrêtées sur les bords et même au milieu de la route. Il y a un ours à l'orée de la forêt. Il est loin, il pleut, il faut approcher dans les herbes hautes. C'est un ours noir. Il n'a pas l'air de s'inquiéter de la foule qui reste à plus de … A propos, comment on mesure ?
Avec la pluie pas une bonne photo ... ni pour le cervidé à très grandes cornes qui attire les foules quelques km plus loin.
Quelques cascades, quelques fumeroles, quelques geysers, quelques bisons … et la pluie.
Samedi 6 juin – Bisonneaux et glaçons
Pour notre dernier jour dans le Wyoming, nous passons la matinée au Norris Geyser Bassin. En attendant que la pluie s'arrête, nous visitons juste à coté le Museum of the National Park Ranger. La vue de celui qui nous accueille confirme mon sentiment depuis Organ Pipe, « ranger, c'est pour la vie ». Ce musée est rarement visité, pourtant il est intéressant. Mais il y a tellement de choses à voir à Yellowstone. Avec le soleil, nous nous promenons au long des eaux fumantes et bouillonnantes des Norris.
Pour l'après midi, nous décidons de revoir les 43km vers l'entrée est, en travaux en 2007. Le long de la Yellowstone River, un troupeau de bisons occupe la route et ses rives. Rien d'étonnant, ce genre de barrage filtrant est fréquent ici. Mais nous sommes surpris voir un grand nombre de très jeunes bisons, avec leur mère ou en groupe.

Sur la route vers l'entrée est, la piste de Lake Butte grimpe au milieu de la forêt ravagée par l'incendie de 1988. Du haut, joli point de vue sur le lac Yellowstone.

La route s'élève ensuite à 2600m. Un peu avant le col, les lacs Sylvan et Eleanor sont encore couvert d'une épaisse couche de glace. De nombreuses cascades jaillissent le long de la route.

En rentrant, petite pose sur la plage du grand lac, décidément, l'eau est trop froide pour se baigner. Plus loin, nous apercevons notre troupeau de bisons et bisonneaux maintenant très éloigné de la route.
Dimanche 7 juin – Coup de froid le matin, mal de gorge l'après midi
Au réveil, nous avons l'impression d'avoir été transportés par magie en Laponie fin décembre. La neige sur les sapins, 10cm sur la voiture. Non, nous sommes toujours à Canyon Lodge, le 7 juin. Avant-hier dans un magasin, nous avons regardé les brosses et grattoirs à neige, sans penser qu'on pourrait en avoir besoin. Et on a pas grand chose pour dégager le pare-brise et les vitres. Vitres dégagées, coffre chargé, nous partons sous les flocons qui continuent de tomber. Heureusement la neige ne tient pas sur la chaussée. Nous croisons un véhicule de déneigement qui doit se diriger vers les cols. Entre Canyon et Norris la route est féérique, on se croirait dans un conte de Noël. Puis la neige tombe plus dru et commence à rester sur la route. Le thermomètre extérieur est descendu à 27°F (environ -3°C)

Mais quel est cette masse sombre qui bouge sur le bord de la route ? Certainement pas le père Noël ni un renne. Un bison, la fourrure couverte de neige, marche impassible sur le bord de la route. Nous en croisons un 2ème plus loin.

Nous arrivons juste à 8h pour l'ouverture de la route de Madisson, au moment où les agents se mettent en place pour alterner la circulation. Une belle couche de neige couvre maintenant la route et nous sommes les premiers à passer dans notre sens.

C'est sous une véritable tempête de neige que nous faisons la magnifique vallée le long de la Madisson river. Passé West Yellowstone, nous ferrons encore 50km avant de retrouver une température positive et ... la pluie. Et dire qu'il y en a qui projetaient de camper début mai dans le parc !
Nous sommes entrés dans l'Idaho, autrefois région de chercheur d'or, maintenant, pays de la pomme de terre. Notre itinéraire de retour vers le sud passe par l'ouest. Nous nous dirigeons vers Twin Falls en suivant la Snake River après Pocatello. Nous laissons de coté Crater of the Moon NM, un site vraiment très intéressant que nous avions visité en 2007.
Déjeuner, essence, rassemblement de pélicans sur la Snake. Maintenant, nous voyons le soleil et la température remonte. Nous passons assez tôt à coté de Twin Fall pour continuer une cinquantaine de km en direction de Boise vers Malad Gorges SP. A l'entrée de ce parc d'état, nos déposons une enveloppe avec quelques dollars dans la tirelire, mais nous trouvons regrettable qu'il n'y ait plus de carte dans la boite à coté puis de trouver une partie du parc fermée.

La Malad River, ce n'est pas le Colorado, mais cet affluent de la Snake torrente dans un canyon étroit qui vaut le détour. Plusieurs points de vue sur chaque rive dans le parc et hors du parc, de l'autre coté de l'autoroute.

Retour vers Twin Falls par les petites routes et la ID 30 qui longe la Snake. Nous arrivons à Hagerman, une petite commune où nous découvrons une National Monument dont on avait jamais entendu parlé, le Hagerman Fossil Beds. En fait, ici ce n'est que le visitor center, le parc est de l'autrecoté de la Snake. Nous arrêtons pour récupérer une carte de l'Idaho. Deux jeunes rangers nous accueille et nous expliquent les fossiles exposés devant eu, en particulier le squelette de l'ancêtre du cheval nommé Hagerman horse. Ils nous expliquent ce que l'on peut voir sur notre route et ferment le centre après notre départ. Nous nous rendons à Oregon trail overlook, qui offre une belle vue sur les retenues de la Snake.

Le long de la route qui longe la Snake vers le sud de Twin Falls, on peut voir une multitude de cascades, les Thousand Spring. Elles jaillissent en de multiples lieux du sommet des falaises ou parfois à mi hauteur.

Le GPS nous conduit sans difficulté au Shilo Inn que nous avions réservé, un très bon hôtel d'une chaine pas présente partout.
Lundi 8 juin – Comment se perdre au Nevada
Notre programme débute par la visite des Shoshone Falls, le Niagara de l'ouest. Plus hautes de 13m, presque aussi large que le Niagara américain, les Shoshone Falls sont visibles de plusieurs points de vue inclus dans un parc d'état – payant. Le débit varie suivant la saison, les eaux de la Snake étant beaucoup pompées pour alimenter les canaux qui fournissent les arroseuses des champs de patates. Faut dire que ce n'est pas pour rien que l'Idaho est la capitale de la patate, les champs s'étendent à perte de vue et on voit loin ici. Faut dire aussi qu'il en faut des patates pour faire les french frites, la purée ou les « boiled potatoes » qui accompagnent tous les plats dans les restaurants (j'accorde, parfois avec des petits légumes pas assez cuits.)

En juin, il y a de l'eau et les chutes sont magnifiques, les différents points de d'observation en offre une vue intéressante. En aval un arc en ciel se développe dans les gorges de la Snake.
En peu en amont, (demander la route au guichet du parc) se trouvent les Twin Falls qui ont données leur nom à la ville. Accès gratuit, plusieurs points de vue, moins hautes (38m), plus encastrées, ces chutes valent quand même le détour.

Direction le sud et le Nevada. Si vous n'avez pas compris que le Nevada, c'est l'état du jeux, pas uniquement Las Vegas, sachez que chaque entrée dans l'état est une ville de casino. Arrivant de Twin Falls, la première localité s'appelle Jackpot – ça pose le décors, non ? Pour se faire une idée, 1400 habitants, 6 casinos, un golf et un aéroport, tout ça au milieu de nulle part.
Direction Ely, une friche minière, une friche du jeux ? Mais un hôtel célèbre, le « Nevada ».
Nous sommes en avance, aussi nous tournons sur un chemin de terre vers Cherry Creek, Ce n'est pas une ville fantôme comme le laisserait penser l'état des habitations, le nombre de boite à lettre donne une idée de la population. Il y a même un musée. Mais nous ne voyons aucun habitant.

Après un petit tour sur une piste de montagne qui part dans le mauvais sens, nous revenons au village et partons sur une piste parallèle à la route principale. D'ailleurs la route existe sur notre carte Michelin à l'échelle de l'Europe (nous n'avons pas encore récupéré la carte du Nevada) ; d'ailleurs aussi notre GPS connait ce chemin. Mais ça ne colle pas avec la piste que nous suivons. Pourtant ... Nous avons une section commune avec la piste du Pony Express, mais elle ne part pas dans la bonne direction. Le GPS nous indique une autre piste. Elle doit être bonne car la distance s'amenuise avec notre destination. Problème, le GPS veut nous faire tourner à gauche, sur des chemins non carrossable. Décidément, il ne fait pas de distinction entre les pistes de 1ère catégorie et les chemins à bestiaux, mais il trouve toujours une route vers Ely. Nous traversons un immense pâturage avec le troupeau au milieu de la route.

Le chemin reste bien carrossable mais les traces de roues sont de plus en plus rares. Au bout d'une dizaine de miles, nous sommes arrivés sur une piste où il ne doit pas passer une voiture par semaine. Le temps passe et le ciel se couvre. Une grande pente, plus impressionnante que sur la photo … possible de descendre, mais pourrons nous remonter si l'on doit faire demi-tour plus loin et que la pluie s'en mêle ?

Alors, demi tour ?
???...
Faisons le point :nous ne savons pas si la piste abouti quelque part depuis 3/4h nous n'avons vu personne sur cette piste, il ne doit pas passer plus d'une voiture par semaine si on descend, on est pas sûr de remonter en cas d'orage et le ciel est très noir tout autour nous n'avons pas de téléphone, et quand bien même, nous avons le micro, mais aucune chance de WiFi pour consulter Google map nous n'avons pas de carte ni de boussole et nous sommes dans un coin perdu du Nevada – à propos, ils avaient mis combien de temps pour trouver des traces de Steve Fossett ? Conclusion, nous faisons demi-tour, encore faudra-t'il retrouver la route de sortie. Un peu avant le troupeau de vache, nous apercevons le nuage de poussière soulevé par une voiture qui roule dans le même sens que nous. D'où peut-elle bien venir ?
Revenu sur la grand-route, bientôt nous apercevons des maisons à l'horizon. Avez vous remarqué comme l'horizon est loin par ici, chez nous la vue dépasse rarement 200m. Ce que l'on voit au loin, au pied des montagnes d'en face, c'est Ely et le GPS indique encore 18 miles avant d'arriver.
Pas une ville à moins de 100km à la ronde ! Située sur la route 50, la route la plus isolée d'Amérique, la ville minière de Ely compte 4000 habitants, 18 hôtels, 13 restaurants et quelques casinos dont certains semblent fermés depuis longtemps. Le musée du train et son train fantôme est fermé durant notre séjour. Nous avons réservé à l'hôtel Nevada, LE casino-hôtel historique de la ville – d'accord, un peu vieillot (construit en 1929), mais Gary Cooper et d'autres célébrités hollywoodiennes venaient là autrefois. Particulièrement bon marché et un air de Las Vegas un peu défraichi.

Une fois dans la chambre, nous regardons la carte du Nevada que nous venons de récupérer à l'accueil : pas de trace des pistes où nous nous étions engagés. Un coup de WiFi, Google Map, Cherry Creek Ok, la piste vers le Ponny Express s'appelle Egan Creek road … des chemins en cul de sac un peu partout, difficile de visualiser une liaison vers une route digne de ce nom. On a bien fait de faire demi-tour.
Mardi 9 juin – La cave du Great Basin
Il y a 100 km de Ely à Baker, l'entrée du Great Basic National Park, le seul parc national exclusivement au Nevada. Le Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain. Mais le parc n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à plus de 3500m apparaissent au-dessus d'une forêt dense à travers laquelle la route en lacets s'élève de 1400m. Cette forêt abrite le Bristlecone Pine, l'arbre qui peut vivre 4700 ans. Beaux points de vue en montant, petite promenade botanique à partir du camping, randonnées vers les glaciers accompagnées par les rangers ou pas, pour ceux qui aiment marcher.

L'entrée du parc est gratuite, mais à l'intérieur se trouve Lehman Caves, dont la visite guidée est payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après s'être assuré qu'il y avait très peu de marches à monter.


Une moins jeune ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grand, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin. Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.



En nous rendant à Great Basin, nous avions repéré une piste qui semblait faire un raccourci dans la montagne (photo de gauche). Nous demandons aux rangers du visitor center ce qu'ils en pensent. La Osceola road n'est qu'à 12 miles du centre, mais en dehors du parc. Connaissent pas ! Mais ils cherchent sur une carte détaillée du secteur, oui la piste traverse la montagne et doit être carrossable en 4x4.
Attirante, cette piste qui monte en face dans la montagne !Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?
La piste redescend vers la route principale.De retour à Ely, une haie de Harley est stationnée devant le Nevada hôtel. Un rassemblement de motard sur un lieu mythique qui n'a rien à envier à la route 66.

Mercredi 10 juin – Cathedral Gorge
La descente vers Las Vegas traverse le désert, le vrai, du Great Basin. Sur la route la ville de Pioche, devinez ce qu'on y fait ? Mais ici les mines d'argent sont toujours actives. Un peu plus loin se trouve le Cathedral Gorge State Park.
Les conseils de visite sur le site ouestamerica de Sedonax (excellente référence), nous arrêtons au Miller Point Overloock avant d'aller nous promener dans les slots canyons. Point de vue bien aménagé, intéressant, sur un décors qui n'est pas sans rappeler d'autres lieux plus connus, un air de Bryce par exemple.


Du bas, face au camping, 2 points de départ, Cathedral Caves et Canyon Caves, pour s'engouffrer dans une foule de cavités étroites jusqu'aux limites fixées par son embonpoint. Avec un rayon de soleil, vers 11h30, ça fait aussi penser à Antelop Canyon.


En se rapprochant de Las Vegas, nous longeons des terrains désertiques, champs de tir de l'US Army. Sur l'autoroute, la circulation est plus dense que ce que nous avons connu ces derniers jours pour devenir même très encombrée et très ralentie en se rapprochant du centre de la big machine à sous qu'est Las Vegas.
Nous avons réservé notre dernière nuit sur le Strip, au Caesar Palace en profitant d'une opportunité dans le calendrier des tarifs (nuit à 100$ à coté des 300$ pour la veille et 450$ le vendredi).
Pas de spectacle de réservé, une fois installé, nous partons voir quelques lieux délaissés l'an dernier.
Le Circus Circus par exemple et son spectacle de cirque gratuit. Nous y découvrons une immense machine d'apprentissage aux jeux pour les enfants (pour gagner des peluches) et un spectacle de cirque – 5 minutes toutes les heures. A éviter, pas folichon, c'est loin du Cirque du Soleil.
Au retour, je peux enfin photographier un coucher de soleil sur le désert au loin avec au premier plan les nouveaux hôtels en construction, encore plus grands, encore plus hauts, encore plus … à moins de la crise ait ralenti les travaux ? En tout cas, crise ou pas crise, ce soir là c'était noir de monde dans les rues, mais il n'y avait pas beaucoup de monde à diner au buffet du Treasure Island.

Jeudi 11 juin – Salut vieux Jules, à la prochaine ?
Comme aurait dit Asterix !Départ assez tôt pour ramener la voiture chez Alamo et attendre tranquillement le départ de l'avion vers Paris
Voyage 2010 "Chronique d'un 5ème voyage" sur : http://voyageforum.com/v.f?post=3750053;
Quel sera le nom de ma chaîne hôtelière? English translation pending
Bonjour, je cherche à créer un nom pour une chaine hôtelière balnéaire, actuellement propriétaire de 5 hôtels en Tunisie et qui pourra s'agrandir vers d'autres pays, je suis certains qu'à travers la communauté VF, je trouverai mon bonheur. Merci d'avance.😎
Transports depuis Skikda pour le sud en Algérie? English translation pending
bonjour
je pars en algerie cet ete, direction skikda, et j'aimerais savoir s'il existe des bus ou tansports faciles depuis skikda pour partir un peu vers le sud, ghardaia et toggourt, et est ce facile de voyager seule avec mon fils dans ce coin? merci
Bateau GNV Splendid pour la traversée Gênes-Tunis? English translation pending
BONSOIR ,
Est ce que vous l'avez déjà pris pour faire la traversée Gênes / Tunis , quelles sont vos impressions et avis ?? 😉
Est ce que vous l'avez déjà pris pour faire la traversée Gênes / Tunis , quelles sont vos impressions et avis ?? 😉
Un pilote meurt pendant un vol entre la Belgique et les États-Unis English translation pending
Associated Press
Newark
Le pilote d'un avion de la compagnie Continental est mort en vol pendant une liaison entre la Belgique et Newark, dans le New Jersey (nord-est), a annoncé jeudi l'Agence fédérale de l'aviation américaine (FAA). L'avion devait se poser dans moins d'une demi-heure. Plus de détails à venir...
Le pilote d'un avion de la compagnie Continental est mort en vol pendant une liaison entre la Belgique et Newark, dans le New Jersey (nord-est), a annoncé jeudi l'Agence fédérale de l'aviation américaine (FAA). L'avion devait se poser dans moins d'une demi-heure. Plus de détails à venir...
Sécurité à Cuba pour une femme seule? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais visiter Cuba, mais je voyagerai seule.
Je pensais faire le tour ou une partie de l'ile, en bus, et de village en village, et éviter les grandes villes. J'aime surtout aller là où le paysage est beau et naturel, et du coup, généralement peu accessible et surtout peu fréquenté.
Est ce que quelqu'un pourrait me dire si Cuba est sécurisé pour une femme qui voyage toute seule ? en particulier dans dans endroits peu fréquentés, au milieu de nul part ?
Y a t il des endroits à éviter ?
Merci
OcéanieNew
J'aimerais visiter Cuba, mais je voyagerai seule.
Je pensais faire le tour ou une partie de l'ile, en bus, et de village en village, et éviter les grandes villes. J'aime surtout aller là où le paysage est beau et naturel, et du coup, généralement peu accessible et surtout peu fréquenté.
Est ce que quelqu'un pourrait me dire si Cuba est sécurisé pour une femme qui voyage toute seule ? en particulier dans dans endroits peu fréquentés, au milieu de nul part ?
Y a t il des endroits à éviter ?
Merci
OcéanieNew
Partir seule en Tunisie à la mi-juillet English translation pending
Bonsoir,
Je souhaitais partir en Tunisie à la mi-juillet. J'ai contacté une agence de voyage au Québec. On me dit qu'il y fait très chaud et que le coût du voyage est plus dispendieux en juillet et en août qu'en tout autre temps de l'année. Malheureusement, je n'ai que trois semaines de vacances en juillet et je ne peux changer mes dates. En plus, je dois payer un supplément pour l'hôtel, en occupation simple. J'aimerais beaucoup visiter ce pays qu'on dit très sécuritaire et très beau. Il doit certainement exister une façon de faire ce voyage, sans dépenser 3 000$ canadien, pour un vol aller-retour et un séjour de 9 nuits dans un hôtel à Sousse Palace et ce, sans compter les journées d'excursions ???
Merci à ceux et celles qui ont des conseils ou des suggestions à me faire.
Je souhaitais partir en Tunisie à la mi-juillet. J'ai contacté une agence de voyage au Québec. On me dit qu'il y fait très chaud et que le coût du voyage est plus dispendieux en juillet et en août qu'en tout autre temps de l'année. Malheureusement, je n'ai que trois semaines de vacances en juillet et je ne peux changer mes dates. En plus, je dois payer un supplément pour l'hôtel, en occupation simple. J'aimerais beaucoup visiter ce pays qu'on dit très sécuritaire et très beau. Il doit certainement exister une façon de faire ce voyage, sans dépenser 3 000$ canadien, pour un vol aller-retour et un séjour de 9 nuits dans un hôtel à Sousse Palace et ce, sans compter les journées d'excursions ???
Merci à ceux et celles qui ont des conseils ou des suggestions à me faire.
Histoire russe English translation pending
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.
J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.
J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.
Youri, le désabusé
Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.
Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.
Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».
Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.
La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.
Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.
Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.
Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.
Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !
Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.
Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.
Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.
Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.
Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.
J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.
Youri, le désabusé
Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.
Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.
Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».
Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.
La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.
Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.
Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.
Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.
Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !
Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.
Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.
Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.
Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.
Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
Souvenirs (entre autre machette) à ramener de Thaïlande? English translation pending
Bonjour bonjour tout le monde, alors comment allez vous ? vous rêvez déjà au prochain départ en Thaïlande ? 😎
Bon j'avais une question concernant ce qu'on peut ramener de là-bas. Pour faire un cadeau à des amis je voudrai acheter minimum 3-4 machettes (entre 40 et 60 cm maximum, si jamais comme je pars avec un autre copain, il peut en prendre 2 dans sa valise), car il parait que ça coûte moins cher chez là-bas, donc ça vaut la peine.
Le problème est que je ne sais pas du tout ce qu'on a le droit de ramener dans une valise, mis à part de ne pas dépasser les 20 kilos ;), vous avez une idée si je peux tranquillement transporter 4 (ou 2) de ces "gros couteau" dans ma valise au retour 😛 ?
Bon j'avais une question concernant ce qu'on peut ramener de là-bas. Pour faire un cadeau à des amis je voudrai acheter minimum 3-4 machettes (entre 40 et 60 cm maximum, si jamais comme je pars avec un autre copain, il peut en prendre 2 dans sa valise), car il parait que ça coûte moins cher chez là-bas, donc ça vaut la peine.
Le problème est que je ne sais pas du tout ce qu'on a le droit de ramener dans une valise, mis à part de ne pas dépasser les 20 kilos ;), vous avez une idée si je peux tranquillement transporter 4 (ou 2) de ces "gros couteau" dans ma valise au retour 😛 ?
Descendre dans le nord du Laos depuis la Chine English translation pending
Bonjour à tous !
Je cherche à préparer un ptit voyage au laos et en chine. Plus exactement, nous voudrions partir (avec ma copine) de kunmming en chine pour redescendre sur le nord du laos. Un trajet du genre kunming, jiangshui, yuanyang, mohan/boten, luang nam tha, muang sing (ballade de 2 ou 3 jours autour), boun neua (ballade de 4 ou 5 jours autour), muang khua, muang ngoy, luang prabang, vientiane. les questions maintenant.... :D quand on arrivera de chine, est-ce possible d'aller directement à muang sing ? sans passer une nuit à luang nam tha ? combien de temps et quelle(s) route(s) enprunter pour relier muang sing à boun neua ? entre muang khua, muang ngoy, et luang prabang, où prendre le bateau ? entre muang khua et muang ngoy ? entre muang ngoy et luang prabang ? les 2 ? combien de temps ça prends pour chaque trajet ?
sachant que je ne suis pas trop fan de me retrouver avec tout mes compatriotes lorsque je suis à l'autre bout de la planète... tout en sachant très bien que certains lieux peuvent être incontournables malgré l'affluence touristique (luang prabang par ex.)...
merci de votre aide
Je cherche à préparer un ptit voyage au laos et en chine. Plus exactement, nous voudrions partir (avec ma copine) de kunmming en chine pour redescendre sur le nord du laos. Un trajet du genre kunming, jiangshui, yuanyang, mohan/boten, luang nam tha, muang sing (ballade de 2 ou 3 jours autour), boun neua (ballade de 4 ou 5 jours autour), muang khua, muang ngoy, luang prabang, vientiane. les questions maintenant.... :D quand on arrivera de chine, est-ce possible d'aller directement à muang sing ? sans passer une nuit à luang nam tha ? combien de temps et quelle(s) route(s) enprunter pour relier muang sing à boun neua ? entre muang khua, muang ngoy, et luang prabang, où prendre le bateau ? entre muang khua et muang ngoy ? entre muang ngoy et luang prabang ? les 2 ? combien de temps ça prends pour chaque trajet ?
sachant que je ne suis pas trop fan de me retrouver avec tout mes compatriotes lorsque je suis à l'autre bout de la planète... tout en sachant très bien que certains lieux peuvent être incontournables malgré l'affluence touristique (luang prabang par ex.)...
merci de votre aide
Se rendre de Tananarive à Sainte-Marie: transport, coût et temps de trajet? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons à 2 à Madagascar pour un mois, nous avons prévu d'aller de sainte marie à Manakara (en passant par le canal des pangalanes) puis de prendre le train jusqu'à Fianaranstoa et de remonter par la RN7 jusqu'à tana.
Nous nous posons une question de départ, en arrivant à tana quelle est la meilleure solution pour se rendre à l'ile de sainte marie? Nous avons un budget assez limité, sachant qu'un billet d'avion vaut environ 160€ pour cette distance, est-il possible facilement de se rendre à sainte marie par la route?
Combien de temps nous faut-il? et combien cela nous coutera (environ?)?
Merci bien de vos réponses et si vous avez des conseils à nous donner ou des choses à nous recommander sur notre trajet n'hésitez pas!
Nous partons à 2 à Madagascar pour un mois, nous avons prévu d'aller de sainte marie à Manakara (en passant par le canal des pangalanes) puis de prendre le train jusqu'à Fianaranstoa et de remonter par la RN7 jusqu'à tana.
Nous nous posons une question de départ, en arrivant à tana quelle est la meilleure solution pour se rendre à l'ile de sainte marie? Nous avons un budget assez limité, sachant qu'un billet d'avion vaut environ 160€ pour cette distance, est-il possible facilement de se rendre à sainte marie par la route?
Combien de temps nous faut-il? et combien cela nous coutera (environ?)?
Merci bien de vos réponses et si vous avez des conseils à nous donner ou des choses à nous recommander sur notre trajet n'hésitez pas!
Thaïlande: "Tour de vis" sur l'acquisition de terrains (28 mai 2009) English translation pending
"Petit rappel à l'ordre" au sujet de l'acquisition de terrains par des épouses de
falangs et qui utilisent "l'argent de leur mari" pour ce faire ...
http://www.phuketgazette.net/news/index.asp?id=7414
On notera que l'administration thaïlandaise a les ressources pour "cibler" les épouses ayant adopté le nom étranger de leur conjoint ... et que l'idée de l'appartenance 50/50 des finances d'un couple ne leur traverse toujours pas l'esprit !

http://www.phuketgazette.net/news/index.asp?id=7414
On notera que l'administration thaïlandaise a les ressources pour "cibler" les épouses ayant adopté le nom étranger de leur conjoint ... et que l'idée de l'appartenance 50/50 des finances d'un couple ne leur traverse toujours pas l'esprit !

Envoi d'un container au Burkina Faso English translation pending
Bonjour à vous. nous sommes 2 et nous venons d'alsace (colmar).
De retour de notre voyage humanitaire au Burkina Faso, où nous avons travailler bénévollement dans un orphelinat appellé " le nid " à Bobo Dioullasso pendant 3 mois. Nous avons pu constater que les enfants manquent de moyens pour vivre dans de bonnes conditions que ce soit d'hygienes, d'éveils, alimentaires, éducatifs et médicales.
Nous avons donc décider de les aider! Notre but est de recolter tous types de matériels afin de leur envoyer un container. Nous recherchons des renseignements sur le prix des containers, à quel societé s'addresser ?
Si quelqu'un a des bon plans ou a le meme projets que nous, tenez nous au courant. Toutes idées seront les bienvenues .
Un grand merci pour eux!!!
caro et emi.envoie
De retour de notre voyage humanitaire au Burkina Faso, où nous avons travailler bénévollement dans un orphelinat appellé " le nid " à Bobo Dioullasso pendant 3 mois. Nous avons pu constater que les enfants manquent de moyens pour vivre dans de bonnes conditions que ce soit d'hygienes, d'éveils, alimentaires, éducatifs et médicales.
Nous avons donc décider de les aider! Notre but est de recolter tous types de matériels afin de leur envoyer un container. Nous recherchons des renseignements sur le prix des containers, à quel societé s'addresser ?
Si quelqu'un a des bon plans ou a le meme projets que nous, tenez nous au courant. Toutes idées seront les bienvenues .
Un grand merci pour eux!!!
caro et emi.envoie
Etats-Unis: que mettre dans la valise pour ne pas risquer de se la faire ouvrir? English translation pending
Bonjour à tous,
on m'a dit hier qu'on n'avais pas le droit d'emmener de la boustifaille aux USA...
j'avais pourtant l'intention de prendre qqs petites conneries à grignoter (je sais qu'il y a des supermarchés là-bas mais bon je vais p'tet pas m'y ruer à peine arrivé 😊)
Vrai/Faux ?
D'autre part, ma valise n'a pas de serrure spécial USA (il y a un serrure à code)... Que se passe-t-il s'il vient l'envie aux controleurs de l'ouvrir ??? Comment minimiser ce risque ? (ils vont quand même pas ouvrir s'il y a des produits de toilette ? si je mets un chargeur de batteries, un sèche-cheveux etc... ??)
Désolé d'être parano, mais on m'a un peu affolé à ce sujet hier. 😕
Merci
A+ 😉
on m'a dit hier qu'on n'avais pas le droit d'emmener de la boustifaille aux USA...
j'avais pourtant l'intention de prendre qqs petites conneries à grignoter (je sais qu'il y a des supermarchés là-bas mais bon je vais p'tet pas m'y ruer à peine arrivé 😊)
Vrai/Faux ?
D'autre part, ma valise n'a pas de serrure spécial USA (il y a un serrure à code)... Que se passe-t-il s'il vient l'envie aux controleurs de l'ouvrir ??? Comment minimiser ce risque ? (ils vont quand même pas ouvrir s'il y a des produits de toilette ? si je mets un chargeur de batteries, un sèche-cheveux etc... ??)
Désolé d'être parano, mais on m'a un peu affolé à ce sujet hier. 😕
Merci
A+ 😉