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Je vous invite à découvrir la Turquie English translation pending
Nous revenons tout juste d'un circuit de 16 jours en Turquie.
Régions visitées: Istanbul, La Cappadoce, Konya, Aspendos, Antalya, Saklikent, Fethiye, Hiérapolis, Pamukkale, Ephèse, Kusadasi, Pergame et Bursa.
Je vous présente donc le résumé de notre périple, le tout agrémenté de vidéos afin de vous faire découvrir les beautés naturelles qu'offre ce merveilleux pays.
Il est également possible de visionner directement les vidéos à partir de ce lien: www.youtube.com/...Byb2ZfQdQfjaI4onD5D0
JOUR 1: MONTRÉAL - ISTANBUL
Nous sommes partis de Montréal sur les ailes d'Air Canada à destination d'Istanbul via Toronto. La durée du vol de Toronto à Istanbul est de 10 heures. Au retour, la durée du vol est de 11 heures pour ce même trajet.
JOUR 2: ISTANBUL
Dès notre arrivée, notre groupe a été accueilli par un guide local francophone et nous nous sommes dirigés vers l'hôtel Centrum qui sera notre site d'hébergement à Istanbul.
Cet hôtel est situé au coeur du quartier historique et les principaux attraits sont accessibles à pied. Les chambres sont plutôt petites, mais propres et les lit sont confortables.
Comme nous avions l'après-midi libre, mon conjoint et moi sommes partis rapidement à la découverte d'Istanbul.
Istanbul est une ville unique au monde car elle est bâtie sur deux continents, soit l'Europe et l'Asie. La Corne d’Or, une voix maritime qui s'enfonce vers le terres depuis le Bosphore, sépare la vieille ville de la nouvelle ville avec les quartiers de Péra et de Galata.
En premier lieu, nous avons été flâner dans le port d'Eminönü. Le secteur est bondé de marchands et de touristes. Nous avons une très belle vue de la Tour de Galata qui surplomble le quartier du même nom.
Plusieurs vendeurs offrent des forfaits pour effectuer une croisière en bateau sur le Bosphore. Les bateaux sont remplis à pleine capacité. C'est une attraction très prisée.
En ce qui nous concerne, nous prendrons le car ferry, à la fin de notre séjour, pour effectuer cette croisière. J'en discuterai plus tard.
Nous avons donc entrepris de traverser le pont de Galata pour nous rendre dans le quartier du même nom. Le pont de Galata est très animé: de nombreux pêcheurs y tendent leurs lignes à toute heure du jour, il y a une multitude de promeneurs et les bateaux naviguent sur le Bosphore.
Ce pont possède un étage inférieur. On y retrouve d'excellents restaurants. Bien sûr, lors de votre passage, vous risquez d'être sollicités de part et d'autre par les serveurs qui vous inviteront gentiment à vous asseoir à une table.
Directement sur ce pont, nous avons un excellent point de vue du quartier historique d'Istanbul. On se croirait dans un conte des milles et une nuit: les magnifiques mosquées composent le paysage.
A la sortie du pont, dans le quartier de Galata, il y a plusieurs petits kiosques qui offrent différentes espèces de poissons frais. Vous pouvez même acheter ce poisson et vous présenter dans un petit resto à proximité et ils le feront cuire pour vous.
Nous avons déambulé dans le quartier de Galata et désirions monter au sommet de la Tour de Galata, mais la filée était tellement longue que nous avons remis ce projet à plus tard.
Nous sommes retournés dans le quartier d'Eminönü et sommes allés visiter la Mosquée Neuve (Yeni Camii). Cette mosquée impériale ottomane est située à proximité du bazar égyptien, célèbre bazar aux épices, et elle a été inaugurée en 1665.
A l’extérieur de la Mosquée Neuve, on y retrouve une multitude de coupoles et semi-coupoles. Deux minarets composés chacun de trois balcons surplombent la Mosquée. Derrière la mosquée, il y a un petit parc et une magnifique fontaine.
Nous sommes allés faire une promenade dans le Grand Bazar (Kapali Çarsi) qui est d'ailleurs l'un des plus grands bazars au monde. Il possède au-delà de 4000 boutiques étalées le long de 58 rues intérieures accessibles par 18 portes. Il est préférable de s'y rendre en semaine car la fin de semaine, une marée humaine déferle en ces lieux...
Par la suite, nous avons été visiter une autre mosquée, soit la mosquée de Soliman le Magnifique (Süleymaniye Camii), construite entre 1550 et 1557. Celle-ci est considérée comme étant la plus belle mosquée impériale d'Istanbul. On retrouve une fontaine d'ablutions au centre de la cour.
De plus, cette mosquée est située sur une colline et nous avons un magnifique panorama de la Corne d'Or.
Nous sommes retournés à l'hôtel et sur notre parcours, nous avons pu voir la gare de Sirkeci. Sa façade extérieure est de couleur rose. Cette ancienne gare a accueilli jadis le célèbre train Orient-Express dont elle a été le terminus de 1895 à 1977.
Le souper de cette première journée à Istanbul était inclus dans notre forfait. Nous avons eu l'opportunité d'avoir un souper à la carte à notre hôtel et c'était vraiment très bien.
JOUR 3 - ISTANBUL
Nous avons pris le petit déjeuner à l'hôtel. La salle à manger est située au dernier étage de l'édifice et nous avons une vue partielle sur le Bosphore. Le petit déjeuner est servi sous forme de buffet et il est très varié.
En matinée, tout le groupe est parti à pied de l'hôtel en direction de la basilique Sainte Sophie. A notre arrivée, nous constatons qu'il y a déjà des centaines de personnes qui attendent pour visiter la basilique.
Heureusement, notre guide a déjà les billets en sa possession et nous pouvons entrer immédiatement dans l'enceinte de la basilique.
La basilique Sainte-Sophie (Hagia Sophia) est une ancienne église chrétienne. Elle a été construite en 532 pour remplacer l'ancienne basilique qui avait été incendiée. Elle est devenue par la suite une mosquée en 1453. En 1934, elle est devenue un musée.
Il va sans dire qu'elle a subi de nombreuses réparations, mais elle est néanmoins considérée comme un chef-d'oeuvre de l'architecture byzantine.
Les plus hautes colonnes atteignent au moins 20 mètres et elles sont constituées entre autres de granite et de marbre. Plusieurs mosaïques ornent la basilique.
Mon conjoint et moi sommes allés ensuite visiter la citerne Basilique (Yerebatan Sarnıcı), surnommée également le Palais englouti. Elle est située à proximité de la basilique Sainte Sophie. Lors de notre séjour, les droits d'entrée étaient de 20 TL par personne.
Il s'agit d'une énorme citerne souterraine de 138 m de long par 64,6 m de large construite par Constantin et restaurée par Justinien en 542 avec l'aide de 7000 esclaves. Son nom provient du fait qu'elle se trouvait sous la cour d'une basilique.
La citerne est composée de 336 colonnes de marbre. Les murs extérieurs font 4 mètres d'épaisseur. Au fond de la citerne, on y retrouve deux têtes de Medusa qui soutiennent des colonnes.
Des plates-formes ont été aménagées afin de nous permettre de nous promener au milieu des colonnes. Nous sommes évidemment dans la pénombre. L'endroit est frais et calme et une ambiance mystique y règne.
Un petit studio de photographie a été érigé et il est possible de se faire photographier en habits d'époque. Nous avons donc immortalisé notre passage dans la citerne Basilique de cette façon.
A proximité se trouve la Mosquée Bleue qui est composée de six minarets. Elle a été construite entre 1609 et 1916. L'entrée est gratuite et c'est une des mosquées les plus visitées d'Istanbul. Son nom provient de la lumière bleutée qui émane des faïences d'Iznik qui tapissent les murs intérieurs.
Nous sommes éblouis dès que l'on entre dans la cour intérieure de la Mosquée. Une merveille architecturale. Au centre de cette cour, on y retrouve une maquette de cette mosquée ainsi qu'une fontaine destinée aux ablutions.
L'intérieur de cette mosquée est vraiment somptueux. La partie centrale, qui est réservée à la prière, n'est pas accessible aux touristes.
Nous sommes allés par la suite dans le quartier Galata pour nous rendre au sommet de la Tour de Galata. Une file d'attente est déjà formée. Tant pis! Nous attendrons car nous n'aurons certainement pas l'occasion d'y retourner. Lors de notre séjour, les droits d'entrée étaient de 25 TL par personne.
La Tour de Galata est une construction médiévale. Elle a d'abord fait office de poste d'observation. Ensuite, elle a servi de prison sous le règne du sultan Soliman le Magnifique, puis de tour d'observation astrologique sous le règne du sultan Murad III.
Elle a été ouverte au public en 1960. On y retrouve un café, un restaurant et même une discothèque dans la partie supérieure de la tour.
Un tout petit ascenseur nous amène tout au haut de la tour. Étant donné que le balcon extérieur est assez étroit, un nombre maximum de personnes est permis et lorsqu'il est atteint, nous devons attendre que le groupe diminue avant de pouvoir y accéder.
Du haut de cette tour, nous avons un magnifique panorama à 360°. Le point de vue est tout simplement époustouflant. Istanbul se déploie sous nos yeux, tant du côté européen qu'asiatique. On peut apercevoir toutes les mosquées ainsi que le Bosphore, la mer de Marmara ainsi que la Corne d'Or .
Toute de suite après avoir redescendu de la tour, nous nous sommes dirigés rapidement vers le port d' d'Eminönü. Nous voulons faire la croisière sur le Bosphore et le car-ferry quitte le quai à 14h30. Nous avions environ une demi-heure pour effectuer le trajet entre la tour de Galata et la billetterie du car-ferry.
Nous sommes arrivés juste à temps pour acheter nos billets (12 TL par personne) pour la croisière d'une durée de 2 heures. Nous avons opté pour le car-ferry car le tarif est beaucoup moins élevé que la majorité des autres croisiéristes (j'avais effectué plusieurs recherches sur ce sujet).
Nous aurions préféré faire la longue croisière qui fait l'aller-retour entre Eminönü et Anadolu Kadagi. Cependant, cette croisière part du port d' d'Eminönü à 10h30 et cette heure de départ entrait en conflit avec certaines visites prévues dans le circuit. Nous aurions pu ainsi nous rendre à une forteresse qui offre un merveilleux panorama et avoir l'opportunité de voir le Bosphore se jeter dans la Mer Noire.
Je vous recommande cette croisière. On retrouve sur les rives du Bosphore des palais, des châteaux et d'anciennes résidences d'été. Le prix est très accessible et cette croisière vous offre un moment de détente et une vue imprenable sur les rives européenne et asiatique du Bosphore.
Et peut-être aurez vous la chance comme nous d'observer les dauphins...
JOUR 4 - ISTANBUL - URGUP
Nous sommes partis très tôt le matin en direction de l'aéroport international Sabiha Gökçen situé sur la rive asiatique du Bosphore. Au lieu de faire le trajet vers la Cappadoce en autobus, nous prendrons l'avion, ce qui nous permettra d'économiser beaucoup de temps.
La compagnie d'aviation Pegasus a eu une excellente idée. Ce sont des enfants qui nous expliquent les règles de sécurité dans une courte vidéo. Nous avons été très amusés et surtout attentifs. En voici un aperçu:
En Cappadoce, à la sortie de l'aéroport, la vue est saisissante. Une chaîne de montagnes aux flancs enneigés s'étale sous nos yeux.
L'autobus nous attend. Le trajet est d'environ 1 heure pour nous rendre à notre hôtel situé à Ürgüp.
Le paysage est totalement différent. Ici, place aux grandes vallées verdoyantes. La route devient ensuite de plus en plus sinueuse et les vallées s'estompent pour faire place aux montagnes rocheuses. Plus on s'approche d'Ürgüp, plus le paysage devient lunaire. C'est le dépaysement total.
Nous devions loger à l'hôtel Selcuklu Evi Cave, un hôtel offrant des chambres troglodytes. Finalement, nous avons été avisés que nous logerions plutôt à l'hôtel Burcu Kaya, un hôtel beaucoup moins typique.
Après un rafraîchissement de bienvenue, le temps de déposer nos valises dans nos chambres, nous sommes repartis en autobus en direction de la vallée de Soganli.
Nous nous sommes arrêtés au restaurant Soğanlı Cappadocia pour prendre le repas du midi. Des tables sont installées dans une cour extérieure. Le lieu est vraiment enchanteur. Nos hôtes étaient très sympathiques. Nous avons mangé un copieux repas et le tout était vraiment délicieux. Jugez-en par vous-même :
La vallée de Soganli se trouve à proximité du restaurant. Nous avons entrepris une randonnée dans cette vallée. Celle-ci mérite le détour pour la beauté de ses paysages et ses églises rupestres décorées de fresques datant des IX et XI siècles.
Cette vallée a été formée par l'activité volcanique de la région. On y retrouve des cônes de tuf (roche formée de lave, cendre et boue).
Le trajet que nous avons entrepris est facile et monte tout doucement au sommet de la montagne. Nous avons une vue imprenable sur toute la vallée. C'est vraiment un endroit magnifique qui d'ailleurs n'est pas très fréquenté par les touristes.
Notre promenade s'est terminée au petit village de Soganli. C'est l'endroit idéal pour acheter entre autres, à prix très modique, les magnifiques petites poupées fabriquées par les femmes du village.
Juste avant le retour à notre hôtel, nous avons été invités à prendre le thé et un léger goûter dans une ancienne maison grecque à Mustafapasa.
La vidéo suivante vous montre d'autres magnifiques paysages que l'on retrouve dans la région d'Ürgüp.
JOUR 5 - LA CAPPADOCE
Le jour tant attendu. La météo s'annonce idéale pour la randonnée en montgolfière. Nous avons été réveillés très tôt ce matin et un membre de la compagnie Urgup Balloons est venu nous chercher pour nous amener tout d'abord à leur bureau.
Un léger goûter est offert ainsi que jus, thé et café. L'enregistrement de chacun des participants est effectué et on nous informe des consignes de sécurité. Nous sommes divisés en groupes d'environ 20 passagers et chaque groupe est identifié par une couleur.
Chaque membre du groupe est alors appelé à se présenter vers un responsable et nous prenons la route en direction de l'endroit où s'effectuera l'envolée.
La randonnée en montgolfière dure environ 1 heure et elle est effectuée aux petites heures du matin afin d'avoir la meilleure visibilité possible. Lorsque le soleil s'élève dans les airs, la lumière s'intensifie et il devient de plus en plus difficile d'observer le relief.
A notre arrivée, le site est en pleine effervescence. Plusieurs groupes sont déjà sur place et nous pouvons assister à la préparation des montgolfières. La préparation est d'une durée de 15 à 20 minutes.
L'instant présent est tout simplement féérique! Tous ces ballons multicolores qui prennent leur envol dans un environnement que l'on qualifierait de lunaire, et ce, dans le silence le plus total.
C'est à notre tour d'embarquer dans la nacelle et de nous laisser bercer au gré des commandes du pilote. C'est en s'élevant dans le ciel que nous découvrons un paysage étrange et spectaculaire qui est unique au monde
La Cappadoce est un lieu de vastes pleines, de montagnes et de volcans éteints et elle est devenue célèbre à cause de ses formations rocheuses insolites que l'on surnomme "cheminées de fée".
L'éruption de trois volcans situés dans cette région a contribué à la formation de ce paysage étrange. Les dépôts de cendre, de lave et de basalte des volcans ont façonné le paysage d'aujourd'hui. Les tremblements de terre et les effets de l'érosion ont contribué à former les vallées et les "cheminées de fées"
La roche en-dessous de la couche supérieure de basalte étant extrêmement malléable, il a été facile pour les communautés de la sculpter et ainsi faire leur maison dans les piliers de roche et dans le sol. Encore aujourd'hui, plusieurs exemples de ce type de maisons, églises et villes entières abondent en Cappadoce.
Lors de notre passage, le prix de cette randonnée était de 150 euros. Excellent rapport qualité-prix. C'est l'activité à faire lorsque vous vous rendez en Cappadoce. C'est l'expérience d'une vie!
De retour au sol, une coupe de champagne est servie à chacun et il est possible d'acheter des photos qui ont été prises sur place avant l'envolée. Un certificat de vol est également remis à chacun des participants.
Je vous invite à visionner les quatre vidéos de notre envolée en montgolfière. Nous avons survolé un grand territoire et le paysage est différent d'une région à l'autre.
Nous sommes repartis en direction de l'hôtel pour prendre le petit déjeuner. Peu de temps après, nous quittions l'hôtel pour nous diriger cette fois-ci vers le Canyon d'Ihlara.
Le chemin pour se rendre jusqu'à cette destination nous fait découvrir une chaîne de montagnes majestueuses dont les sommets sont encore enneigés et à certains endroits, il est possible de découvrir de charmants villages nichés au pied de cette chaîne de montagnes.
Il est pratiquement impossible de détacher nos yeux de ce magnifique panorama. On ne veut rien manquer!
Le canyon d'Ihlara s'est formé suite à plusieurs éruptions volcaniques. La rivière Melendiz coule au creux de celui-ci. C'est le long de cette rivière que nous effectuerons une ballade d'environ 2 heures.
Un escalier, aménagé dans la falaise, permet de descendre directement dans le canyon.
Tout au long de notre parcours, nous découvrons des églises rupestres dont la construction remonte au IVe siècle, des habitations creusées dans la montagne ainsi que des pigeonniers.
Le parcours est facile et il est agréable de se promener sur le sentier aménagé au bord de l'eau. En cette journée, le site n'est pas très achalandé.
A la fin de notre promenade, nous avons pris le repas du midi dans un petit restaurant situé le long de la rivière. Un lieu apaisant avant d'entreprendre à nouveau la route vers notre prochaine destination.
Nous reprenons la route en direction de Kaymakli, l'une des nombreuses villes souterraines de la région. Le guide local nous met en garde: les passages sont très étroits, certaines pièces sont assez restreintes et la visite se fait dans un sens. Il n'est pas possible de retourner sur nos pas dans le cas où nous ne serions pas très à l'aise dans ces passages souterrains.
Ayant un petit côté claustrophobe (j'arrive tout de même à me contrôler lorsque j'argumente avec l'autre moi), je sens l'hésitation qui me tiraille. Je ne suis d'ailleurs pas la seule du groupe à hésiter à se promener dans les dédales de cette ville souterraine.
Finalement, j'ai tenté l'expérience et ce fut très enrichissant et j'étais bien fière de moi à la sortie de cette ville souterraine.
Les pièces sont très bien aérées et éclairées et il y a des indications qui nous permettent de suivre le parcours qui nous amènera à coup sûr vers la sortie.
Il est vrai que certains passages sont très étroits et qu'il faut s'accroupir pour y passer, mais ceux-ci sont de courte durée. Alors, on se dépêche de les traverser afin d'arriver à la pièce suivante.
Cette cité a été creusée par des habitants désirant se protéger contre d'éventuelles invasions. Elle s'étend sur plusieurs kilomètres et comporte huit étages. Il y a un système d'aération par cheminées et un système d'arrivée et d'évacuation de l'eau.
Notre prochaine destination: Uchisar, un village troglodyte de la Cappadoce. Ce village est reconnu par son rocher visible à plusieurs kilomètres et qui, à 1300 mètres, est le point le plus haut de la Cappadoce.
Il semblerait que la création des abris que l'on retrouve dans ce rocher a débuté aux alentours de 1500 ans avant Jésus-Christ. Cette montagne a servi de refuge à plusieurs peuples persécutés.
La forteresse est composée de plusieurs pièces reliées entre elles par un réseau de galeries se déployant sur vingt étages, ce qui en fait un vrai labyrinthe.
Par la suite, nous avons effectué un court arrêt au belvédère Salkim Tepesi pour admirer un autre paysage de la Cappadoce.
Le panorama est encore tout aussi éblouissant: un village entouré de centaines de cheminées de fée, le tout au pied d'un volcan enneigé. Essayez de visualiser le tout dans votre tête.
En fait, regardez plutôt la vidéo suivante qui vous permettra de découvrir cette magnifique région.
Ensuite, nous nous arrêtons à Pasabag, la Vallée des Moines. Le paysage est vraiment spectaculaire. Plusieurs cheminées de fée coiffées de leurs chapeaux s'élèvent devant nous et nous font penser à un rassemblement de sorcières. J'oserais même avancer que c'est ici que l'on a pu observer les plus belles cheminées de fée.
Tous ces paysages féériques façonnent notre imaginaire!
Le soir venu, le souper a été servi sous forme de barbecue champêtre à l'hôtel Selcuklu Evi Cave.
JOUR 6 - LA CAPPADOCE
Nous allons visiter les églises troglodytes de Gorëme qui font la renommée de cette région. Chacune d'entre elles possède un charme particulier.
Ce vaste musée en plein air est le site le plus touristique de la région.
On y retrouve de nombreuses églises dont les fresques se sont très bien conservées. Vous devrez me croire sur parole 😉 car la prise de photographies à l'intérieur des églises est interdite.
Les plus anciennes peintures remontent probablement au VIIe siècle et les plus récentes au 12e siècle.
Nous avons été ensuite visiter un marchand de tapis à Avanos. Ces tapis sont fabriqués à la main. En premier lieu, nous avons eu des explications sur les différentes étapes de fabrication de ces tapis.
Ensuite, nous avons eu une courte démonstration sur la fabrication de fils de soie à partir de cocons.
Nous avons également été invités à assister à une démonstration de différents tapis et nous avons reçu des informations sur les différentes techniques utilisées.
Les tapis sont tous plus beaux les uns que les autres et sont d'excellente qualité. Le coût de ces tapis est certes très élevé. Cependant, il est possible de discuter d'un mode de paiement.
Je vous invite à visionner la vidéo suivante si vous désirez obtenir toutes les informations pertinentes que nous avons eues lors de notre visite chez ce marchand de tapis.
Nous avons mangé au restaurant Bizim EV, un restaurant typique d'Avanos, et puis nous nous sommes dirigés ensuite vers le vieux village de Cavusin.
Cavusin est situé au coeur de la Cappadoce, Il s'agit d'un village troglodyte bâti dans une colline qui a été abandonné dans les années 50 à cause de l'érosion qui avait abimé plusieurs vieilles demeures. On y retrouve de nombreuses cavités creusées ici et là dans la roche. Lors de notre visite, des hommes s'affairaient à restaurer ce site.
Le ciel était couvert durant notre visite, mais cela a rendu le paysage encore plus dramatique.
Nous avons visité quelques habitations et nous avons marché en direction du canyon situé derrière le village. Le paysage nous émerveille encore une fois.
Nous sommes montés au haut de la colline afin d'avoir une vue panoramique de 360° du village et de toute la région avoisinante. Cavusin est un lieu historique et mérite le détour car il n'est pas envahi par les touristes comme certains sites de la Cappadoce.
Une autre belle découverte nous attend. La Vallée des Pigeons, un canyon qui relie Uchisar à Gorëme. Cette vallée comporte une multitude de pigeonniers creusés dans la roche.
Déjà, à notre arrivée, des centaines de pigeons virevoltent à nos pieds. Nous avons un magnifique point de vue du village troglodyte d'Uchisar. On se croirait dans un monde imaginaire, tant cela nous paraît tellement irréel.
Je suis descendue, avec quelques membres du groupe, au creux du canyon et nous avons entrepris une courte marche afin d'en découvrir un peu plus sur ce lieu. Sur ce sentier, peu de personnes s'y aventurent. L'endroit est calme et serein.
J'ai une petite anecdote à vous raconter. Après avoir remonté au sommet, j'avais le goût de prendre quelques photos d'un autre point de vue avant de repartir avec le groupe. Il y avait un petit promontoire que je devais descendre pour y accéder. Donc, pour m'y rendre, j'ai sauté.
Mais pour revenir, j'ai dû mettre mes mains au sol pour m'aider à remonter. Disons que j'avais une main plutôt graisseuse lorsque j'ai réussi à remonter. Imaginez la merde qu'il y avait sur le sol avec ces centaines de pigeons qui se dandinaient autour de nous... Heureusement qu'il y avait une source d'eau et du savon à proximité pour me nettoyer les mains!
A proximité, il y avait une bijouterie. Cette visite n'était pas prévue à notre itinéraire, mais le guide nous a offert de nous y rendre. De très beaux bijoux y sont présentés. En ce qui nous concerne, nous n'avons fait que regarder.
Le soir venu, nous avons participé à une excursion facultative (40 euros par personne, boissons incluses). Nous sommes allés voir un spectacle folklorique.
Nous avons tout d'abord assisté à un spectacle de baladi. Il n'y avait qu'une seule danseuse. Je n'ai pas de grandes connaissances dans le domaine, mais je pense que son spectacle était excellent, rythmé et amusant.
Voici deux courtes vidéos qui démontrent ses talents:
Il y avait également un groupe de danseurs traditionnels. Ils étaient vraiment talentueux. J'aimerais bien posséder leur agilité et leur vitalité.
Leurs prouesses sont toutefois beaucoup plus remarquables dans cette seconde vidéo. A ne pas manquer!
JOUR 7 - LA CAPPADOCE - KONYA
Ce matin, nous quittons la magnifique Cappadoce. Cependant, un dernier regard s'impose avant de la quitter définitivement. Nous avons effectué une courte visite de la Vallée de Devrent qui se situe dans le parc national de Gorëme.
L'érosion a sculpté les rochers et certaines cheminées de fée ont la forme d'animaux. Une d'entre elles ressemble à un chameau.
A cet endroit, nous avons même aperçu un renard qui gambadait sur le flanc d'une colline.
J'aurais bien aimer visiter cet endroit au coucher du soleil. Les couleurs et les formes des rochers doivent être hallucinantes à la tombée du jour.
Nous avons fait un arrêt dans un atelier de poterie artisanale, une entreprise familiale. Nous avons assisté à une démonstration. L'artisan était d'ailleurs très habile. Ensuite, nous avons visité leur boutique. Les produits offerts étaient très colorés, d'une grande beauté et d'excellente qualité.
De la Cappadoce à Konya, nous avons parcouru environ 330 km en autobus. En cours de route, nous nous sommes arrêtés au Lac Salé (Tuz Gölü), le second plus grand lac salé de la Turquie.
D'une superficie de 80 km de long par 50 km de large, ce lac est très peu profond (1 à 2 mètres). Il subvient aux deux tiers des besoins de sel du pays.
En été, l'eau s'évapore complètement et laisse un dépôt de sel d'une épaisseur moyenne de 30 cm. Les jours précédant notre visite, il y avait eu beaucoup de pluie. Alors, le sel s'était dissous dans l'eau suite à ces précipitations. Nous n'avons pas pu observer cette épaisse couche de sel.
Cependant, les eaux du lac avaient une teinte rosée causée par la haute teneur en sel et la présence de micro-organismes. Un beau paysage à contempler.
La couleur rosée du lac est cependant beaucoup plus évidente sur les photos apparaissant dans la vidéo suivante.
Nous sommes arrivés à Konya vers 17h00. Nous sommes allés sur la colline d'Aladdin pour visiter la mosquée du même nom. Cependant, elle était en restauration. Le temps de prendre quelques photos de l'extérieur de la mosquée et nous avons donc rebroussé chemin.
Nous avons plutôt effectué une promenade dans le parc situé à proximité de la mosquée. Le parc dégage un climat de sérénité. Des gens de tous les âges le fréquentent.
Il y a beaucoup d'arbres qui rendent le parc ombragé, ce qui fait que celui-ci est l'endroit idéal pour se reposer, discuter entre amis ou tout simplement admirer les centaines de fleurs multicolores disposées ici et là qui embellissent naturellement le parc.
Nous avons logé à l'hôtel Bera, un hôtel moderne de Konya. Nous avons obtenu une belle grande suite. On ne sert aucun alcool dans cet hôtel. Nous avions été avisés de ce fait. Donc, nous avions prévu le coup. Nous avions acheté des bouteilles de vin lors de notre passage dans la Cappadoce. Nous avons donc pu boire discrètement du vin directement dans notre chambre.
JOUR 8 - KONYA - ASPENDOS - ANTALYA
Après le petit déjeuner, nous sommes partis en direction d'Antalya, donc 300 kilomètres à parcourir. Durant le trajet, nous avons encore eu le privilège d'observer de magnifiques paysages.
Nous avons traversé une belle chaîne de montagnes dont les sommets étaient encore enneigés. Plusieurs petites maisons multicolores au pied de ces montagnes et de belles mosquées composaient également le décor.
Nous avons visité le théâtre romain d'Aspendos, situé à environ 45 km d'Antalya. Ce théâtre a été érigé par l'architecte Zénon au IIe siècle avant Jésus-Christ et aujourd'hui, il est encore très bien conservé. Il peut contenir plus de 15 000 places.
Le théâtre est célèbre pour son acoustique. Plusieurs concerts y sont présentés.
Nous sommes arrivés à Antalya en fin d'après-midi. Nous avons fait une courte visite aux chutes Düden. Du haut des falaises, à une hauteur de 45 mètres, ces chutes se jettent directement dans la Méditerranée. Le spectacle est magnifique.
Il est possible de prendre un bateau au vieux port pour se rendre au pied des chutes. C'est ce que nous désirions faire mon conjoint et moi. Étant donné l'heure tardive à laquelle nous sommes arrivés à Antalya, ce projet n'a pu être réalisé.
Par la suite, nous avons été amenés à l'hôtel Best Western Khan. Cet hôtel est situé près du quartier historique. Donc, il est facile de visiter à pied tous les attraits touristiques de cette magnifique ville.
Si jamais vous séjourné à cet hôtel, je vous suggère de prendre l'ascenseur jusqu'au dernier étage. De cet étage, vous avez une vue panoramique de 360° de toute la région.
Antalya est une grande ville touristique du sud de la Turquie. Elle est considérée comme étant l'une des stations balnéaires les plus fréquentées au monde.
Le quartier historique est situé sur le flanc d'une falaise. Au bas de cette falaise, se trouve l'ancien port. Le quartier du vieux port est le centre touristique de la ville. On y retrouve des restaurants, des hôtels, des boutiques et un bazar.
Il y a un ascenseur, dont l'accès est gratuit, qui assure la descente vers le vieux port ainsi que la remontée. Sinon, il faut utiliser les marches.
Nous nous sommes rendus à pied à la plage de Konyaalti qui est située à l'ouest d'Antalya. C'est une longue plage de galet. En arrière-plan, la chaîne de montagnes rend le panorama vraiment époustouflant.
Il y a une belle promenade le long de la Méditerranée et plusieurs parcs y sont aménagés.
Nous aurions aimé séjourner un peu plus longtemps à Antalya car la région avoisinante offre une multitude d'attractions touristiques vraiment intéressantes (chutes, plages, ruines, sites archéologiques, etc.) .
JOUR 9: ANTALYA - SAKLIKENT - FETHIYE
Nous avons quitté Antalya pour nous rendre aux gorges de Saklikent. La route pour s'y rendre offre encore une fois un panorama magnifique. De belles grandes vallées entourées de montagnes.
On ne veut pas fermer nos yeux même si parfois la fatigue nous tenaille car on veut tellement immortaliser ses belles images dans notre tête.
Les gorges de Saklikent ont une profondeur de 300 mètres et une longueur de 18 km.
Une promenade d'environ 90 minutes avait été prévue dans ce canyon. Cependant, étant donné la crue récente des eaux qui rendait la randonnée trop périlleuse, selon le guide, cette promenade n'a pas eu lieu.
Cependant, nous avons pu tout de même en visiter une petite partie en empruntant la passerelle qui longe le canyon.
Au bout de la passerelle, le site est aménagé et on y retrouve des tables de pique-nique. Juste en face, de l'autre côté de la rive, il y a une petite cascade.
Le canyon est vraiment impressionnant et la beauté des lieux est vraiment saisissante.
On peut également y faire du rafting, du kayak ou descendre la rivière sur un tube pneumatique.
Nous avons dîné à cet endroit, confortablement assis sur des petits matelas installés par terre sur le bord de l'eau.
Un très bel environnement pour relaxer avant d'entreprendre la route à nouveau pour nous rendre à Fethiye.
La ville de Fethiye se situe au fond d'une magnifique baie au sud-ouest de la Turquie. C'est une destination très fréquentée en été.
Au-dessus de la ville, il y a plusieurs tombeaux qui ont été creusés dans les parois de la montagne. Ils sont très facile à repérer lorsque l'on se promène dans certaines ruelles de la ville.
Des marches ont été installées dans la colline pour accéder de plus près à certains de ces tombeaux. Nous nous y sommes rendus. Lorsque le gardien est présent, au bas de ces marches, des frais de 5 TL sont exigés.
Le tombeau le plus connu est celui d'Amyntas. Il date du 4e siècle avant Jésus-Christ. C'est le plus grand et le plus élevé des tombeaux de cette falaise, ce qui dénote la notoriété d'Amyntas. D'ailleurs, c'est le seul tombeau qui est accessible.
Plusieurs autres tombeaux sont regroupés à proximité du tombeau d'Amyntas. Des tombes lyciennes sont également dispersées au milieu de certaines rues.
Le panorama est splendide du haut de ces marches car nous avons une superbe vue de la baie de Fethiye.
La ville se situe dans un cadre montagneux. Nous avons donc emprunté quelques rues qui nous ont amenés au haut de la falaise. Quelques plateformes ont été érigées ici et là le long du parcours afin d'avoir une vue panoramique de la région.
D'ailleurs, il est possible d'apercevoir le théâtre Telmessos qui date du 2e siècle avant Jésus-Christ. Il est actuellement en restauration.
Une belle promenade a été érigée long de la mer. Nous nous y sommes baladés. Plusieurs fontaines et monuments sont érigés tout le long du parcours. On y retrouve également plusieurs bars et restaurants.
Nous avons également pu voir une tortue dans la mer aux abords de la promenade. Quelqu'un tentait de la nourrir.
JOUR 10: FETHIYE - BALADE EN BATEAU
Fethiye est le départ d'excursions vers les îles de la mer Égée. Après le petit déjeuner, nous sommes embarqués sur un bateau pour y découvrir les douze îles avoisinantes ainsi que les baies et criques environnantes.
Les seules personnes à bord du bateau étaient les membres de notre groupe et les membres de l'équipage. Tout le bateau pour notre seul groupe: wow !
Une belle journée passée en mer. D'ailleurs, la mer était très calme. Nous sommes débarqués sur deux îles pour explorer les environs.
Sur la première, nous avons escaladé une colline. La vue que nous avions du haut de cette colline était vraiment remarquable. Nous pouvions apercevoir, entre autres, les îles avoisinantes encerclées par les eaux turquoises.
Nous avons entrepris une petite balade sur la seconde île. Le paysage était tout autant pittoresque.
Une image vaut mille mots. Alors, je vous invite à visionner la vidéo suivante pour découvrir cette escapade en mer.
JOUR 11: FETHIYE - HIÉRAPOLIS - PAMUKKALE
Hiérapolis et Pamukkale sont tous les deux inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Après le petit déjeuner, nous avons pris la route vers Pamukkale (230 km). Nous avons dîné dans un charmant restaurant typique face au site de Pamukkale. Disons que la vue qui s'offrait devant nous était tout simplement grandiose. Le repas que l'on nous a servi était vraiment excellent.
Nous avons d'abord visité la ville thermale antique de Hiérapolis qui est voisine du site de Pamukkale. Celle ville aurait été construite à la fin du 2e siècle avant Jésus-Christ. Les romains étaient très nombreux à fréquenter cet endroit car ils connaissaient les nombreuses propriétés curatives des eaux. D'ailleurs, la piscine thermale est toujours exploitée.
Elle a été baptisée "piscine de Cléopâtre" par Marc-Antoine en l'honneur de cette dernière qui s'y était baignée une fois et aurait fait venir cette eau jusqu'à Rome ensuite, par convois. L'eau est naturellement chaude à 36 °C et par endroit très pétillante. Elle serait censée rajeunir et guérir certaines maladies ou infections. (Source wikipedia).
Nous avons entrepris une promenade sur le site qui est localisé dans une belle grande vallée. L'endroit est vraiment magnifique.
Nous nous sommes rendus jusqu'au théâtre qui a été construit sur le flanc d'une colline. Il est vraiment imposant. Son architecture est composée de chapiteaux, colonnes, statues des divinités et, à leurs pieds, des murets sculptés représentant des scènes de la mythologie d'Apollon et d'Artémis.
Devant le théâtre se trouvent les vestiges du Temple d'Apollon. Construit sur une faille géologique, il communiquait avec le Plutonium, c'est-à-dire le sanctuaire de Pluton, dieu des Enfers. Ce sanctuaire jouissait d'une grande notoriété, puisque plusieurs auteurs latins, dont Strabon, nous le décrivent. Il s'agit pourtant d'une caverne de petite dimension. Mais elle dégageait des gaz suffocants qui s'évaporaient des flots d'eau chaude qui y coulaient et qui étaient censés être envoyés par Pluton. Une vaste zone, devant l'entrée, était interdite d'accès. Dans les temps anciens, des prêtres castrés y conduisaient des animaux, qui y mouraient. Selon Pline l'Ancien, eux-mêmes y pénétraient, et le fait qu'ils en sortaient vivants les faisaient passer pour des miraculés, favorisés des dieux, ce qui leur conférait un grand prestige. Il s'agissait sans doute de gaz plus lourds que l'air, qui affectaient seulement les petits animaux, plus proches du sol. (Source wikipedia).
Nous n'avons visité qu'une infime partie de cette ville antique puisque plusieurs autres vestiges et une multitude de monuments sont dispersés dans la vallée.
Le ciel s'est ennuagé et une averse de pluie est tombée. Nous nous sommes abrités quelques instants et avons entrepris la visite du parc de Pamukkale (châtau de coton en turc).
Lorsque nous sommes arrivés dans la petite ville de Pamukkale, nous sommes tombés immédiatement sous le charme de cette montagne d'un blanc immaculé.
Cette blancheur est due à la forte teneur en calcaire de l'eau qui provient des roches qui surplombent le site.
Comment se produit la solidification du calcaire sur les roches? Le site comporte 17 sources. Certaines d'entre elles ont une température de plus de 45 °C, et sont saturées de sels minéraux et de gaz carbonique. Ce dioxyde de carbone, en se libérant dans l'air, fait précipiter le carbonate de calcium contenu dans l'eau, lequel se dépose, sous forme pâteuse, sur les flancs de la colline et durcit ensuite lors de l'évaporation de l'eau. (Source wikipedia).
Ce phénomène naturel laisse des couches blanches sur la pierre, ce qui donne à la montagne une apparence de forteresse de coton ou d’une chute d’eau gelée. (Source wikipedia).
Notre guide local nous a tout d'abord amené dans une section où les travertins étaient complètement asséchés. Ces travertins, qui comportent des impuretés, sont plutôt de différentes couleurs: beige, gris, marron, voire jaunâtre.
Malgré le vide et malgré l'absence de cette eau turquoise, le paysage est totalement spectaculaire. Tout semble figé dans le temps. Sur certains travertins, les dépôts calcaires nous font penser à d'immenses glaçons.
Nous sommes arrivés par la suite dans le secteur plus touristique du site. Dans ce secteur, les vasques sont remplies d'une belle eau couleur turquoise. Le guide local nous laisse environ 45 minutes pour explorer la région. C'est trop peu pour un site d'une telle ampleur.
Nous avons donc enlevé nos chaussures, tel qu'exigé par les autorités. Il faut marcher pieds nus si l'on désire se promener le long de ces belles terrasses naturelles formées par le calcaire. Il est même possible de se baigner dans certains bassins qui sont plus profonds.
Aujourd'hui, le débit des sources est maintenant contrôlé pour assurer la meilleure répartition possible du ruissellement et des dépôts de calcaire afin que l’ensemble des bassins gardent leur blancheur.
Nous sommes donc repartis avec le groupe en direction de l'hôtel Tripolis qui est situé non loin de ce parc naturel.
Nous avons pris possession de notre chambre et comme le soleil était de nouveau présent dans le ciel, que la montagne blanche offrait un panorama splendide sous le soleil et que nous n'avions pas eu l'opportunité de visiter l'entièreté du site, mon conjoint et moi y sommes retournés à pied.
Nous avons donc à nouveau payé notre droit d'entrée (25 TL par personne) au guichet situé au pied de la montagne.
Nous sommes montés jusqu'au haut de la falaise en prenant tout notre temps. Nous avons été émerveillés par toutes ces terrasses d'un blanc immaculé et tous ces bassins remplis d'une eau turquoise laiteuse. De plus, y marcher pieds nus offrait une expérience sensorielle vraiment plaisante.
Le coucher du soleil se fait face à la montagne, ce qui rend le site tout simplement enchanteur.
Je vous conseillerais de visiter ce parc en fin de journée car il y a beaucoup moins de touristes et la lumière du jour est beaucoup plus propice.
JOUR 12: PAMUKKALE - EPHESE - KUSADASI
Ephèse est l'une des plus anciennes et importantes cités grecques d'Asie Mineure. Elle aurait été fondée vers le 10e siècle avant Jésus-Christ.
Ce vaste site archéologique, très fréquenté par les touristes, nous permet de revivre le passé tant certains vestiges sont encore bien présents.
Nous avons débuté notre visite par le grand théâtre. Il a été construit au 3e siècle avant Jésus-Christ. Il a été agrandi à maintes reprises pendant l'époque romaine. Il pouvait accueillir 24 000 spectateurs.
L'avenue de marbre a été restaurée au 5e siècle et elle est considérée comme l'une des plus grandes avenues antiques les mieux conservées.
Sur cette avenue, on y retrouve une empreinte de pied et le buste d'une femme. Notre guide nous a informé que ces dessins indiquaient la direction d'une maison close. L'écartement des doigts indiquerait que la maison était la 4ème sur la gauche. Au milieu se trouve un trou qui correspond par son diamètre à une pièce et, par sa profondeur, au nombre de pièces. Vous aviez ainsi le tarif de ces dames.
Situé à proximité de la Bibliothèque de Celsus, l'agora inférieur est un quadrilatère qui comportait de nombreuses boutiques.
La Bibliothèque de Celsus fut construite en l'an 117. Elle était l'un des plus importantes bibliothèques de l'époque. Sa façade est une merveille architecturale. Elle repose sur un podium de neuf marches et est composée de deux séries de colonnes superposées.
Sur cette façade, on retrouve également des statues qui représentent des vertus chères à Celsus, soit la sagesse, l'intelligence, le jugement et la science.
La rue des Courètes débute au Prytanée et s'achève à la Bibliothèque de Celsus.
En fait, les Courètes étaient des prêtres qui, à chaque printemps, quittaient le Prytanée, traversaient la rue des Courètes pour se rendre à Ortygia afin d'y célébrer la plus grande déesse d'Ephèse, c'est à dire Artémis.
La partie centrale de la rue était destinée aux chars et les deux parties latérales réservées aux piétons. Recouvertes d'une toiture, elles abritaient des boutiques et magasins.
En remontant la rue, à partir de la Bibliothèque de Celsus, on peut admirer les "Maisons de la Pente", les thermes de Scholastikia, le temple D'Hadrien, la fontaine de Trajan ainsi que la porte d'Héraclès.
Les Maisons de la Pente, érigées sur plusieurs terrasses, étaient les demeures riches de l'époque. Ces maisons comportaient plusieurs étages et elles ont été habitées du 1er au 7e siècle.
Les thermes de Scholastikia sont des bains publics qui datent du 1er siècle. Ils ont été agrandis au 4è siècle grâce aux largesses d'une riche chrétienne du nom de Mme Scholastikia.
Le temple d'Hadrien est un superbe monument de la rue des Courètes. Il a été érigé en l'honneur de l'empereur Hadrien qui a visité ��phèse à maintes reprises. Ce temple possède une élégante façade composée de 4 colonnes surmontées d'une voûte sur laquelle on retrouve le buste de Tykhé, déesse de la ville. Au-dessus de la porte, on y retrouve également un buste de jeune fille représentant la Méduse.
La fontaine de Trajan est un monument à deux étages qui a été construit au 2e siècle en l'honneur de l'empereur. Cette fontaine possédait deux bassins dont celui du devant était réservé pour les passants et celui de derrière recevait les eaux du canal.
La porte d'Héraclès représente ce héro vêtu de la peau du lion de Némée.
A proximité, se trouve l'odéon, un édifice en demi-cercle qui est adossé à une petite colline. Il a été construit au 2e siècle et était utilisé pour les réunions et les concerts. Il pouvait contenir jusqu'à 1400 personnes. A cette époque, il était recouvert d'un toit à charpente de bois.
Nous sommes revenus sur nos pas pour retourner vers la sortie. Cependant, nous avons fait un petit détour vers l'Église de la Vierge Marie. Construite vers le 5e siècle, , elle a été considérée comme cathédrale jusqu'au 7e siècle où elle fut détruite. Elle servait encore de cimetière jusqu'au Moyen-âge.
Par la suite, nous sommes allés visiter le Temple d'Artémis, l'un des plus importants sanctuaires d'Artémis, déesse grecque de la chasse. Ce temple servait à la fois de place de marché et de lieu de culte de la déesse Artémis.
Ce temple fut érigé du milieu du 8e siècle au milieu du 3e siècle avant Jésus-Christ. Il a la particularité d'avoir été détruit sept fois en dix siècles.
Le Temple d'Artémis a d'ailleurs été déjà proclamé comme faisant partie des "Sept merveilles du monde".
Aujourd'hui, il n'en reste que quelques ruines. D'ailleurs, une seule colonne est encore en place sur le site. Cependant, les restes d'autres colonnes peuvent être vus au British Museum et au musée d'Éphèse.
Nous avons également visité le charmant petit village de Sirince qui est niché dans les collines. Entouré de vignes et d'oliviers, ce petit village, abritant 600 âmes durant la basse saison, est réputé entre autres pour ses vins de fruits, huiles d'olive et vinaigre de grenade. Il est très fréquenté durant la saison touristique.
Nous avons arpenté les petites rues sinueuses pavées de vieilles pierres pour nous rendre dans les hauteurs du village. Nous pouvions ainsi avoir une vue panoramique de ce magnifique lieu.
Une dame s'est approchée de nous et nous a invité à visiter sa petite maison. Nous avons accepté l'offre et nous avons également acheté une belle broderie.
Nous avons finalement atteint notre destination finale pour aujourd'hui: Kusadasi. Nous avons logé à l'hôtel Kismet. Nous avons obtenu une belle grande chambre dotée de deux balcons avec vue partielle sur la baie de Kusadasi.
Cet hôtel, qui est très bien situé, est unique de par son histoire. La reine d'Angleterre, Jimmy Carter, ancien président des États-Unis, et plusieurs autres grandes personnalités de ce monde y ont déjà séjourné.
La terrasse du restaurant offre une vue magnifique sur les voiliers de la marina.
Nous sommes partis à pied vers la ville. Kusadasi, située sur les bords de la mer Égée, était, à l'époque, un petit village de pêcheurs. Aujourd'hui, elle est devenue l'une des plus célèbres stations balnéaires de la Turquie.
Nous avons d'abord fait un arrêt à la plage pour faire une toute petite trempette dans la mer Égée. Notre ballade s'est poursuivie sur la belle promenade érigée le long de la mer.
Nous nous sommes dirigés vers un quai où est installé un monument représenté par une main entrouverte, d'un blanc immaculé, d'où plusieurs oiseaux s'envolent. Ce monument signifie la paix et l'espoir.
Un autre monument sied également sur cette promenade, soit le monument d'Ataturk et de la jeunesse qui représente également la paix et l'espoir.
Près du port, on retrouve le caravansérail qui a été construit à l'époque de l'Empire ottoman en 1619. Le caravansérail fut construit en pierre avec un plan rectangulaire à deux étages, au milieu d'un jardin. Le bâtiment a été restauré en 1966 et est aujourd'hui transformé en hôtel.
En fin de journée, plusieurs personnes se rassemblent au bord de la mer pour observer le merveilleux coucher du soleil.
JOUR 13: KUSADASI - PERGAME - BURSA
En début de matinée, en longeant la côte de la mer Égée, nous nous sommes dirigés vers Pergame, l'une des grandes villes de la civilisation hellénistique avec Alexandrie. Son peuplement remonte aussi loin qu'au 8e siècle avant Jésus-Christ.
Nous avons visité l'Asclépieion, non dérivant d'Asclipéios, dieu grec de la médecine. Ce sanctuaire était un centre thérapeutique symbolisé par l'image des serpents.
A l'époque, on arrivait au sanctuaire depuis Pergame par une voie sacrée, la Via Tecta. Aujourd'hui, il ne reste qu'une petite partie de cette voie.
D'une manière générale, les malades arrivaient par la Voie Sacrée en marchant pieds nus. Ils avaient la conviction que chaque pas fait en direction du sanctuaire les rapprochait de la guérison.
Lorsque les malades franchissaient l'enceinte du sanctuaire, déjà ils ressentaient les effets psychologiques bénéfiques de leur conviction.
Une fois lavés et purifiés, les malades entraient dans un tunnel souterrain, appelé cryptoportique, qui les menait jusqu’au Télesphore.
Le Télesphore était un bâtiment circulaire de deux étages. Aujourd'hui, le second étage a disparu, mais le premier étage est bien conservé. Des lits avaient été installés pour les malades.
Les malades priaient jusqu'à ce qu'ils s'endorment. Lorsqu'ils se réveillaient, les médecins venaient interpréter leurs rêves.
Les méthodes de traitement utilisées consistaient, entre autres, à des bains de boue, des bains d'eau thermale, des massages, des médicaments fabriqués à base de plantes et des jeux.
Un théâtre de 3500 places avait été érigé. Les malades venaient y écouter de la musique et des spectacles car cela faisait partie des méthodes thérapeutiques utilisées.
Nous sommes partis par la suite en direction de l'hôtel Baia situé à Bursa. Cet hôtel est situé dans un quartier industriel. Nous aurions préféré une hôtel directement dans le quartier historique de Bursa.
JOUR 14: BURSA - ISTANBUL
Toujours à Bursa, nous avons tout d'abord visité la Grande Mosquée qui fut érigée entre 1396 et 1399. Cette mosquée a été restaurée plusieurs fois car elle a subi des invasions, séismes et incendies.
Cette mosquée est couverte de 20 coupoles et la partie supérieure de la coupole située au centre est en verre. Au bas de cette coupole, se trouve une fontaine avec robinets et jet d'eau pour les ablutions.
Sur les murs intérieurs, on y retrouve 192 inscriptions datant des 19e et 20e siècles rédigés par les meilleurs calligraphes ottomans de l'époque.
Nous sommes ensuite aller visiter la Mosquée Verte. Elle a été érigée aux alentours de 1419. Sa façade est en marbre blanc. Elle doit son nom à ses superbes faïences vertes qui recouvrent les murs intérieurs.
Par la suite, nous nous sommes dirigés vers le Mausolée Vert, situé à proximité de la Mosquée Verte. Il a été érigé en 1421. Il se distingue également par ses faïences turquoises qui recouvrent les murs extérieurs.
Le Mausolée Vert contient le sarcophage du Sultan Mehmet ainsi que sept autres tombes appartenant à des membres de sa famille.
Par la suite, nous avons entrepris une petite ballade dans les ruelles où se trouve le bazar de Bursa. Le site est très animé et un festival de couleurs et d'odeurs nous attend. Les fruits et légumes frais côtoient les épices, les noix, les pâtisseries, etc. Ça ouvre franchement l'appétit!
Après la visite du marché, nous sommes retournés à Istanbul. Nous avons embarqué à bord du grand Car Ferry qui traverse la mer de Marmara, ce qui nous a permis de passer rapidement de la rive asiatique vers la rive européenne de la Turquie et ainsi éviter l'intense circulation des abord de la grande mégalopole de 20 millions d'habitants.
Nous sommes arrivés dans le quartier historique d'Istanbul en fin d'après-midi. Le temps de porter nos valises dans la chambre de notre hôtel à Istanbul, nous sommes aussitôt repartis.
Nous avons décidé de prendre le tramway à partir de la station Sultanahmet afin de nous rendre jusqu'à la station Kabatas afin d'aller découvrir un autre secteur d'Istanbul.
Nous devons nous procurer un jeton au coût de 1 TL dans les installations qui sont localisées près des stations de tramway et ensuite insérer ce jeton dans une fente prévue à cet effet près du tourniquet de sécurité afin d'accéder à la section d'embarquement.
Notre guide nous avait mentionné que nous pouvions prendre n'importe lequel des tramways qui s'arrêtait à la station Sultanahmet pour nous rendre à destination de Kabatas.
Donc, nous décidons d'embarquer dans le premier tramway qui s'arrête en face de nous. C'est indiqué "Eminönü" à l'avant du tramway. Évidemment, un petit doute s'installe dans notre esprit. En me faufilant dans le tramway, je sens une main monter le long de mon postérieur. C'est un homme qui est debout à l'entrée du tramway et je le dévisage d'un air surpris. Il ne bronche pas...
Nous nous empressons de nous asseoir sur deux sièges encore disponibles et le tramway repart. Il s'arrête à la station d'Eminönü. Plusieurs personnes sortent, d'autres entrent. Le tramway repart, mais en direction inverse. Nous éclatons de rire car nous venons de comprendre que le tramway retourne vers la station Sultanahmet, notre station de départ.
Nous débarquons au premier arrêt que fait le tramway car nous savons qu'il y a une centre d'information touristique à proximité. Le préposé parle très bien français, ce qui facilite nos échanges. Cet homme nous indique que l'on doit prendre le tramway T1, ce que nous nous empressons de faire à l'arrivée de ce celui-ci.
Tel que prévu, nous sommes sortis à la station de Kabatas et nous nous sommes dirigés vers la mosquée Dolmabahçe située dans le quartier de Besiktas aux abord du Bosphore.
Sa construction a débuté en 1851 et elle a été inaugurée en 1855. Elle ne possède qu'un seul dôme et elle est réputée pour ses deux minarets inspirés du style corinthien.
L'intérieur de cette mosquée est vraiment magnifique. On y retrouve plusieurs fenêtres qui laissent pénétrer le soleil, ce qui rend l'endroit lumineux. Les détails architecturaux sont spectaculaires. On se croirait dans un palais. Elle fait partie de l'une des plus belles mosquées que nous avons eu le privilège de visiter à Istanbul.
Ensuite, nous avons poursuivi notre route vers la splendide Tour de l'Horloge, tout près du Palais de Dolmabahçe. Celle-ci a été construite en 1895 Cette tour, de style néobaroque ottoman, est d'une hauteur de 27 mètres et possède quatre étages.
Il ne nous a pas été possible de visiter l'intérieur du Palais de Dolmabahçe car nous sommes arrivés trop tard.
Cependant, je peux vous assurer que nous avons été éblouis par la somptuosité des abords de celui-ci qui d'ailleurs est le plus grand palais de la Turquie.
Ce palais a été construit au 19e siècle. Il comprend 285 pièces toutes aussi luxueuses les une que les autres.
L'histoire raconte que ce palais a été construit tout juste après l'incendie de Pera qui détruisit plusieurs ambassades étrangères. Les pays décidèrent de reconstruire de grandes demeures fastueuses. Un sultan qui habitait le vieux palais de Topkapi, pris de jalousie, fit ériger le Palais de Dolmabahçe.
Nous avons jeté un petit coup d'oeil par le trou de la serrure de la porte d'entrée et nous avons pu apercevoir une belle fontaine face à la majestueuse façade du palais.
La première partie de cette vidéo vous présente la Mosquée, la Tour de l'Horloge et le Palais de Dolmabahçe. La seconde partie vous donne un petit aperçu du quartier où se trouve la Tour de Galata.
Lorsque nous avons repris le tramway pour retourner à l'hôtel Centrum, nous avons été témoins d'un vol à la tire.
Nous avions été avisés de faire attention aux pickpockets qui sont nombreux à Istanbul, mais ne pensions jamais y assister en direct.
Lorsque le tramway est arrivé et que la porte s'est entrouverte, la foule s'est amassée pour pénétrer à l'intérieur. Nous tentions d'entrer dans le tramway, mais un homme devant nous se tenait délibérément sur le bord de la porte et il ne bougeait pas. Nous tentions de le pousser pour qu'il avance, mais il résistait et demeurait en place. Nous avons dû le contourner pour entrer dans le tramway.
Nous nous sommes assis. Mon conjoint continuait d'observer cet homme car son comportement semblait anormal. Habituellement, les gens se précipitent rapidement dans le tramway afin d'avoir une place.
Ce jeune homme se tenait toujours dans la porte d'entrée du tramway et il observait plutôt les gens qui sortaient par la porte située de l'autre côté du tramway.
Dans le temps de le dire, il a passé sa main sur la poche arrière d'un pantalon d'un homme qui quittait le tramway. Il a subtilisé le portefeuille de cet homme sans que ce dernier ne s'en aperçoive.
Dès lors, il a brusquement quitté le tramway. Les portes se sont refermées et nous l'avons aperçu à l'extérieur. Il a mis ses verres fumés et nous l'avons perdu de vue quelques instants. Il devait travailler avec des acolytes car juste avant que le tramway ne reparte, nous l'avons vu revenir à l'endroit initial.
Cet événement s'est déroulé si rapidement que nous n'avons même pas eu le temps de réagir.
C'est à cet instant que je me suis rappelée l'homme qui m'avait touché le postérieur lors de notre première escapade en tramway. Son attitude était la même. Il avait probablement tâté le terrain... Heureusement, mes poches arrières sont toujours vides.
Le soir même, nous sommes allés manger dans un restaurant. Un homme, assis à une table près de nous, cherchait nerveusement son portefeuille dans ses poches et puis dans son sac à dos. Il a même regardé sous la table. Il s'est empressé de se rendre à la salle de bain, croyant l'avoir oublié à cet endroit. Il ne l'a pas retrouvé. Peut-être a-t-il été lui aussi victime du vol à la tire.
JOUR 15: ISTANBUL
En matinée, nous avons effectué la visite du palais de Topkapi qui a été l'ancienne demeure de sultans entre les 15e et 19e siècles. Plus de 4000 personnes habitaient dans ce palais.
Les sultans l'abandonnèrent au 19e siècle pour habiter dans le palais de Dolmabahçe. En 1921, ce palais a été transformé en musée.
Le site domine le Bosphore, la mer de Marmara et la Corne d'Or et il est constitué de plusieurs bâtiments disposés autour de quatre cours intérieures.
Lorsque nous franchissons la porte Impériale, nous pénétrons dans la première cour qui est entourée de hauts murs. C'est la plus grande cour. On y retrouve l'église Ste-Irène qui a été érigée au 4e siècle.
Par la suite, nous passons sous la porte du Salut pour entrer dans la deuxième cour. Dans les anciennes cuisines, on y retrouve une superbe collection de porcelaines.
Juste à côté, se trouve le Divan Impérial qui était la salle où se réunissaient les membres du conseil de l'Empire.
L'entrée du harem est également située dans cette cour. Il se composait de longs corridors et de 400 chambres. C'était la résidence privée du sultan et il y vivait entouré de sa mère, ses soeurs, ses épouses ainsi que ses concubines.
Aujourd'hui, il n'y a qu'une infime partie du harem qui peut être visitée.
On pénètre dans la troisième cour par la porte de la Félicité. Cette cour était réservée au sultan et à son entourage.
Au centre de cette cour est érigée la bibliothèque Enderûn qui est recouverte de marbre à l'extérieur. On y retrouve également l'école du palais, le pavillon des audiences, la salle des reliques et les salles du trésor.
La salle des reliques conserve les reliques du Prophète Mahomet, i.e. manteau, poils de barbe...
Les salles du trésor présentent la plus belle et la plus riche collection du monde entier. Nous pouvons y découvrir des pierres précieuses et semi-précieuses, des trônes incrustés de pierres précieuses, le poignard de Topkapi, une collection de diamants ainsi qu'une énorme émeraude de 3 kg. Plusieurs autres objets précieux ayant appartenu aux sultans sont également présentés dans ces salles.
La quatrième cour est composée de pavillons, kiosques, jardins et terrasses. A l'origine, ceux-ci faisaient partie de la troisième cour. Elle faisait office de lieu de repos des sultans.
Tout de suite après la visite du palais de Topkapi, nous sommes allés prendre la navette gratuite pour nous rendre à l'aquarium de Florya. L'arrêt se trouve près de l'immense fontaine située entre la Basilique Ste-Sophie et la Mosquée Bleue.
L'autobus est facilement repérable car elle est identifiée aux couleurs de l'aquarium. La durée du trajet est d'environ 45 minutes pour l'aller et le retour. Elle peut varier dépendamment de la densité de la circulation.
Cet aquarium est considéré comme étant le plus grand aquarium thématique au monde. Réparti sur deux étages, il possède 16 sections thématiques ainsi qu'une forêt tropicale qui représentent les régions qui vont de la Mer Noire à l'Océan Pacifique.
Les thèmes abordés sont les suivants: Istanbul (Bosphore, Mer de Marmara), Mer Noire, Détroit des Dardanelles, Mer Égée, Canal de Suez, Mer Rouge, Réchauffement climatique, Mer Méditerranée, Détroit de Gibraltar, Atlantique Est (épave de bateau), Mid-Atlantique, Atlantique Ouest, Canal de Panama, Océan Pacifique, Nautilus (sous-marin) et la forêt amazonienne.
On y retrouve environ 1500 espèces représentées par 15 000 créatures terrestres et maritimes qui sont toutes aussi intéressantes les unes que les autres.
Ces créatures vivent dans des conditions semblables à celles de leur habitat naturel.
Moyennant un coût supplémentaire, il est même possible d'assister à un film présenté dans des salles de cinéma 5D. Plusieurs titres sont à l'affiche. Nous pouvons ressentir les effets de l'eau, du vent et du brouillard.
L'aquarium possède une très belle boutique, trois cafétérias ainsi qu'un restaurant avec vue sur la mer.
Le prix de base pour un adulte est de 42 TL. Il y a également des tarifs spéciaux pour les étudiants, les personnes âgées, les familles, les groupes, etc.
Des forfaits sont également offerts pour ceux qui désirent assister à un film présenté dans une des salles de cinéma 5D, le prix débutant à 45 TL pour un adulte.
Si vous désirez des informations supplémentaires, cet aquarium possède un site web.
Je ne vous cacherai pas que j'ai un faible pour les créatures aquatiques. Lorsqu'un aquarium est érigé dans une ville que nous visitons, nous tentons d'aller le visiter dans la mesure du possible.
Celui-ci nous a vraiment charmé. Les bassins sont d'une propreté exemplaire et plusieurs sont entourés de magnifiques décors.
On y retrouve même un long tunnel de verre où il est possible d'observer plusieurs espèces de vie marine.
J'aime bien les raies et j'ai été gâtée à souhait car il y en avait plusieurs qui se déplaçaient tout autour de nous ou venaient tout simplement à notre rencontre.
La circulation automobile peut être parfois très dense à Istanbul. Lorsque nous avons repris la navette à partir de l'aquarium en direction du centre historique d'Istanbul, nous avons d'ailleurs pu le constater de visu.
Par ce beau dimanche après-midi, les gens envahissent les parcs situés tout le long de la mer. Ce qui est ahurissant à voir, ce sont les voitures agglutinées les unes aux autres, stationnées sans ordre précis, à l'horizontale, à la verticale, et ce, sur plusieurs rangées.
Certaines sont carrément dans le parc, d'autres sur le trottoir, d'autres sont stationnées mi-trottoir mi-route et il y a bien sûr celles qui bloquent la route...
J'imagine que le propriétaire de la petite voiture coincée de long en large par plusieurs véhicules doit attendre que tout ce beau monde quitte avant de pouvoir le faire à son tour.
De retour dans le quartier historique, nous nous sommes arrêtés à un petit kiosque de crème glacée. Je me suis laissée prendre au jeu du chat et de la souris...
Pour tout vous dire, le marchand fait son petit numéro. Il a un talent fou pour faire apparaître ou disparaître à volonté les cornets qu'il étale devant nous.
Quant à la texture de la crème glacée, elle est douce et crémeuse et, en même temps, élastique comme du caramel.
Ma propre expérience est présentée dans la vidéo qui suit et je me suis amusée à filmer les réactions de certains autres clients (vidéos suivantes).
JOUR 16
Nous quittons la Turquie la tête pleine de merveilleux souvenirs. La Turquie a beaucoup à offrir tant au niveau historique que géographique.
Les monuments et les paysages sont à couper le souffle. C'est un pays aux multiples facettes et son peuple est très chaleureux.
Ce fut un immense privilège de découvrir ce magnifique pays des mille et une nuits.
Régions visitées: Istanbul, La Cappadoce, Konya, Aspendos, Antalya, Saklikent, Fethiye, Hiérapolis, Pamukkale, Ephèse, Kusadasi, Pergame et Bursa.
Je vous présente donc le résumé de notre périple, le tout agrémenté de vidéos afin de vous faire découvrir les beautés naturelles qu'offre ce merveilleux pays.
Il est également possible de visionner directement les vidéos à partir de ce lien: www.youtube.com/...Byb2ZfQdQfjaI4onD5D0
JOUR 1: MONTRÉAL - ISTANBUL
Nous sommes partis de Montréal sur les ailes d'Air Canada à destination d'Istanbul via Toronto. La durée du vol de Toronto à Istanbul est de 10 heures. Au retour, la durée du vol est de 11 heures pour ce même trajet.
JOUR 2: ISTANBUL
Dès notre arrivée, notre groupe a été accueilli par un guide local francophone et nous nous sommes dirigés vers l'hôtel Centrum qui sera notre site d'hébergement à Istanbul.
Cet hôtel est situé au coeur du quartier historique et les principaux attraits sont accessibles à pied. Les chambres sont plutôt petites, mais propres et les lit sont confortables.
Comme nous avions l'après-midi libre, mon conjoint et moi sommes partis rapidement à la découverte d'Istanbul.
Istanbul est une ville unique au monde car elle est bâtie sur deux continents, soit l'Europe et l'Asie. La Corne d’Or, une voix maritime qui s'enfonce vers le terres depuis le Bosphore, sépare la vieille ville de la nouvelle ville avec les quartiers de Péra et de Galata.
En premier lieu, nous avons été flâner dans le port d'Eminönü. Le secteur est bondé de marchands et de touristes. Nous avons une très belle vue de la Tour de Galata qui surplomble le quartier du même nom.
Plusieurs vendeurs offrent des forfaits pour effectuer une croisière en bateau sur le Bosphore. Les bateaux sont remplis à pleine capacité. C'est une attraction très prisée.
En ce qui nous concerne, nous prendrons le car ferry, à la fin de notre séjour, pour effectuer cette croisière. J'en discuterai plus tard.
Nous avons donc entrepris de traverser le pont de Galata pour nous rendre dans le quartier du même nom. Le pont de Galata est très animé: de nombreux pêcheurs y tendent leurs lignes à toute heure du jour, il y a une multitude de promeneurs et les bateaux naviguent sur le Bosphore.
Ce pont possède un étage inférieur. On y retrouve d'excellents restaurants. Bien sûr, lors de votre passage, vous risquez d'être sollicités de part et d'autre par les serveurs qui vous inviteront gentiment à vous asseoir à une table.
Directement sur ce pont, nous avons un excellent point de vue du quartier historique d'Istanbul. On se croirait dans un conte des milles et une nuit: les magnifiques mosquées composent le paysage.
A la sortie du pont, dans le quartier de Galata, il y a plusieurs petits kiosques qui offrent différentes espèces de poissons frais. Vous pouvez même acheter ce poisson et vous présenter dans un petit resto à proximité et ils le feront cuire pour vous.
Nous avons déambulé dans le quartier de Galata et désirions monter au sommet de la Tour de Galata, mais la filée était tellement longue que nous avons remis ce projet à plus tard.
Nous sommes retournés dans le quartier d'Eminönü et sommes allés visiter la Mosquée Neuve (Yeni Camii). Cette mosquée impériale ottomane est située à proximité du bazar égyptien, célèbre bazar aux épices, et elle a été inaugurée en 1665.
A l’extérieur de la Mosquée Neuve, on y retrouve une multitude de coupoles et semi-coupoles. Deux minarets composés chacun de trois balcons surplombent la Mosquée. Derrière la mosquée, il y a un petit parc et une magnifique fontaine.
Nous sommes allés faire une promenade dans le Grand Bazar (Kapali Çarsi) qui est d'ailleurs l'un des plus grands bazars au monde. Il possède au-delà de 4000 boutiques étalées le long de 58 rues intérieures accessibles par 18 portes. Il est préférable de s'y rendre en semaine car la fin de semaine, une marée humaine déferle en ces lieux...
Par la suite, nous avons été visiter une autre mosquée, soit la mosquée de Soliman le Magnifique (Süleymaniye Camii), construite entre 1550 et 1557. Celle-ci est considérée comme étant la plus belle mosquée impériale d'Istanbul. On retrouve une fontaine d'ablutions au centre de la cour.
De plus, cette mosquée est située sur une colline et nous avons un magnifique panorama de la Corne d'Or.
Nous sommes retournés à l'hôtel et sur notre parcours, nous avons pu voir la gare de Sirkeci. Sa façade extérieure est de couleur rose. Cette ancienne gare a accueilli jadis le célèbre train Orient-Express dont elle a été le terminus de 1895 à 1977.
Le souper de cette première journée à Istanbul était inclus dans notre forfait. Nous avons eu l'opportunité d'avoir un souper à la carte à notre hôtel et c'était vraiment très bien.
JOUR 3 - ISTANBUL
Nous avons pris le petit déjeuner à l'hôtel. La salle à manger est située au dernier étage de l'édifice et nous avons une vue partielle sur le Bosphore. Le petit déjeuner est servi sous forme de buffet et il est très varié.
En matinée, tout le groupe est parti à pied de l'hôtel en direction de la basilique Sainte Sophie. A notre arrivée, nous constatons qu'il y a déjà des centaines de personnes qui attendent pour visiter la basilique.
Heureusement, notre guide a déjà les billets en sa possession et nous pouvons entrer immédiatement dans l'enceinte de la basilique.
La basilique Sainte-Sophie (Hagia Sophia) est une ancienne église chrétienne. Elle a été construite en 532 pour remplacer l'ancienne basilique qui avait été incendiée. Elle est devenue par la suite une mosquée en 1453. En 1934, elle est devenue un musée.
Il va sans dire qu'elle a subi de nombreuses réparations, mais elle est néanmoins considérée comme un chef-d'oeuvre de l'architecture byzantine.
Les plus hautes colonnes atteignent au moins 20 mètres et elles sont constituées entre autres de granite et de marbre. Plusieurs mosaïques ornent la basilique.
Mon conjoint et moi sommes allés ensuite visiter la citerne Basilique (Yerebatan Sarnıcı), surnommée également le Palais englouti. Elle est située à proximité de la basilique Sainte Sophie. Lors de notre séjour, les droits d'entrée étaient de 20 TL par personne.
Il s'agit d'une énorme citerne souterraine de 138 m de long par 64,6 m de large construite par Constantin et restaurée par Justinien en 542 avec l'aide de 7000 esclaves. Son nom provient du fait qu'elle se trouvait sous la cour d'une basilique.
La citerne est composée de 336 colonnes de marbre. Les murs extérieurs font 4 mètres d'épaisseur. Au fond de la citerne, on y retrouve deux têtes de Medusa qui soutiennent des colonnes.
Des plates-formes ont été aménagées afin de nous permettre de nous promener au milieu des colonnes. Nous sommes évidemment dans la pénombre. L'endroit est frais et calme et une ambiance mystique y règne.
Un petit studio de photographie a été érigé et il est possible de se faire photographier en habits d'époque. Nous avons donc immortalisé notre passage dans la citerne Basilique de cette façon.
A proximité se trouve la Mosquée Bleue qui est composée de six minarets. Elle a été construite entre 1609 et 1916. L'entrée est gratuite et c'est une des mosquées les plus visitées d'Istanbul. Son nom provient de la lumière bleutée qui émane des faïences d'Iznik qui tapissent les murs intérieurs.
Nous sommes éblouis dès que l'on entre dans la cour intérieure de la Mosquée. Une merveille architecturale. Au centre de cette cour, on y retrouve une maquette de cette mosquée ainsi qu'une fontaine destinée aux ablutions.
L'intérieur de cette mosquée est vraiment somptueux. La partie centrale, qui est réservée à la prière, n'est pas accessible aux touristes.
Nous sommes allés par la suite dans le quartier Galata pour nous rendre au sommet de la Tour de Galata. Une file d'attente est déjà formée. Tant pis! Nous attendrons car nous n'aurons certainement pas l'occasion d'y retourner. Lors de notre séjour, les droits d'entrée étaient de 25 TL par personne.
La Tour de Galata est une construction médiévale. Elle a d'abord fait office de poste d'observation. Ensuite, elle a servi de prison sous le règne du sultan Soliman le Magnifique, puis de tour d'observation astrologique sous le règne du sultan Murad III.
Elle a été ouverte au public en 1960. On y retrouve un café, un restaurant et même une discothèque dans la partie supérieure de la tour.
Un tout petit ascenseur nous amène tout au haut de la tour. Étant donné que le balcon extérieur est assez étroit, un nombre maximum de personnes est permis et lorsqu'il est atteint, nous devons attendre que le groupe diminue avant de pouvoir y accéder.
Du haut de cette tour, nous avons un magnifique panorama à 360°. Le point de vue est tout simplement époustouflant. Istanbul se déploie sous nos yeux, tant du côté européen qu'asiatique. On peut apercevoir toutes les mosquées ainsi que le Bosphore, la mer de Marmara ainsi que la Corne d'Or .
Toute de suite après avoir redescendu de la tour, nous nous sommes dirigés rapidement vers le port d' d'Eminönü. Nous voulons faire la croisière sur le Bosphore et le car-ferry quitte le quai à 14h30. Nous avions environ une demi-heure pour effectuer le trajet entre la tour de Galata et la billetterie du car-ferry.
Nous sommes arrivés juste à temps pour acheter nos billets (12 TL par personne) pour la croisière d'une durée de 2 heures. Nous avons opté pour le car-ferry car le tarif est beaucoup moins élevé que la majorité des autres croisiéristes (j'avais effectué plusieurs recherches sur ce sujet).
Nous aurions préféré faire la longue croisière qui fait l'aller-retour entre Eminönü et Anadolu Kadagi. Cependant, cette croisière part du port d' d'Eminönü à 10h30 et cette heure de départ entrait en conflit avec certaines visites prévues dans le circuit. Nous aurions pu ainsi nous rendre à une forteresse qui offre un merveilleux panorama et avoir l'opportunité de voir le Bosphore se jeter dans la Mer Noire.
Je vous recommande cette croisière. On retrouve sur les rives du Bosphore des palais, des châteaux et d'anciennes résidences d'été. Le prix est très accessible et cette croisière vous offre un moment de détente et une vue imprenable sur les rives européenne et asiatique du Bosphore.
Et peut-être aurez vous la chance comme nous d'observer les dauphins...
JOUR 4 - ISTANBUL - URGUP
Nous sommes partis très tôt le matin en direction de l'aéroport international Sabiha Gökçen situé sur la rive asiatique du Bosphore. Au lieu de faire le trajet vers la Cappadoce en autobus, nous prendrons l'avion, ce qui nous permettra d'économiser beaucoup de temps.
La compagnie d'aviation Pegasus a eu une excellente idée. Ce sont des enfants qui nous expliquent les règles de sécurité dans une courte vidéo. Nous avons été très amusés et surtout attentifs. En voici un aperçu:
En Cappadoce, à la sortie de l'aéroport, la vue est saisissante. Une chaîne de montagnes aux flancs enneigés s'étale sous nos yeux.
L'autobus nous attend. Le trajet est d'environ 1 heure pour nous rendre à notre hôtel situé à Ürgüp.
Le paysage est totalement différent. Ici, place aux grandes vallées verdoyantes. La route devient ensuite de plus en plus sinueuse et les vallées s'estompent pour faire place aux montagnes rocheuses. Plus on s'approche d'Ürgüp, plus le paysage devient lunaire. C'est le dépaysement total.
Nous devions loger à l'hôtel Selcuklu Evi Cave, un hôtel offrant des chambres troglodytes. Finalement, nous avons été avisés que nous logerions plutôt à l'hôtel Burcu Kaya, un hôtel beaucoup moins typique.
Après un rafraîchissement de bienvenue, le temps de déposer nos valises dans nos chambres, nous sommes repartis en autobus en direction de la vallée de Soganli.
Nous nous sommes arrêtés au restaurant Soğanlı Cappadocia pour prendre le repas du midi. Des tables sont installées dans une cour extérieure. Le lieu est vraiment enchanteur. Nos hôtes étaient très sympathiques. Nous avons mangé un copieux repas et le tout était vraiment délicieux. Jugez-en par vous-même :
La vallée de Soganli se trouve à proximité du restaurant. Nous avons entrepris une randonnée dans cette vallée. Celle-ci mérite le détour pour la beauté de ses paysages et ses églises rupestres décorées de fresques datant des IX et XI siècles.
Cette vallée a été formée par l'activité volcanique de la région. On y retrouve des cônes de tuf (roche formée de lave, cendre et boue).
Le trajet que nous avons entrepris est facile et monte tout doucement au sommet de la montagne. Nous avons une vue imprenable sur toute la vallée. C'est vraiment un endroit magnifique qui d'ailleurs n'est pas très fréquenté par les touristes.
Notre promenade s'est terminée au petit village de Soganli. C'est l'endroit idéal pour acheter entre autres, à prix très modique, les magnifiques petites poupées fabriquées par les femmes du village.
Juste avant le retour à notre hôtel, nous avons été invités à prendre le thé et un léger goûter dans une ancienne maison grecque à Mustafapasa.
La vidéo suivante vous montre d'autres magnifiques paysages que l'on retrouve dans la région d'Ürgüp.
JOUR 5 - LA CAPPADOCE
Le jour tant attendu. La météo s'annonce idéale pour la randonnée en montgolfière. Nous avons été réveillés très tôt ce matin et un membre de la compagnie Urgup Balloons est venu nous chercher pour nous amener tout d'abord à leur bureau.
Un léger goûter est offert ainsi que jus, thé et café. L'enregistrement de chacun des participants est effectué et on nous informe des consignes de sécurité. Nous sommes divisés en groupes d'environ 20 passagers et chaque groupe est identifié par une couleur.
Chaque membre du groupe est alors appelé à se présenter vers un responsable et nous prenons la route en direction de l'endroit où s'effectuera l'envolée.
La randonnée en montgolfière dure environ 1 heure et elle est effectuée aux petites heures du matin afin d'avoir la meilleure visibilité possible. Lorsque le soleil s'élève dans les airs, la lumière s'intensifie et il devient de plus en plus difficile d'observer le relief.
A notre arrivée, le site est en pleine effervescence. Plusieurs groupes sont déjà sur place et nous pouvons assister à la préparation des montgolfières. La préparation est d'une durée de 15 à 20 minutes.
L'instant présent est tout simplement féérique! Tous ces ballons multicolores qui prennent leur envol dans un environnement que l'on qualifierait de lunaire, et ce, dans le silence le plus total.
C'est à notre tour d'embarquer dans la nacelle et de nous laisser bercer au gré des commandes du pilote. C'est en s'élevant dans le ciel que nous découvrons un paysage étrange et spectaculaire qui est unique au monde
La Cappadoce est un lieu de vastes pleines, de montagnes et de volcans éteints et elle est devenue célèbre à cause de ses formations rocheuses insolites que l'on surnomme "cheminées de fée".
L'éruption de trois volcans situés dans cette région a contribué à la formation de ce paysage étrange. Les dépôts de cendre, de lave et de basalte des volcans ont façonné le paysage d'aujourd'hui. Les tremblements de terre et les effets de l'érosion ont contribué à former les vallées et les "cheminées de fées"
La roche en-dessous de la couche supérieure de basalte étant extrêmement malléable, il a été facile pour les communautés de la sculpter et ainsi faire leur maison dans les piliers de roche et dans le sol. Encore aujourd'hui, plusieurs exemples de ce type de maisons, églises et villes entières abondent en Cappadoce.
Lors de notre passage, le prix de cette randonnée était de 150 euros. Excellent rapport qualité-prix. C'est l'activité à faire lorsque vous vous rendez en Cappadoce. C'est l'expérience d'une vie!
De retour au sol, une coupe de champagne est servie à chacun et il est possible d'acheter des photos qui ont été prises sur place avant l'envolée. Un certificat de vol est également remis à chacun des participants.
Je vous invite à visionner les quatre vidéos de notre envolée en montgolfière. Nous avons survolé un grand territoire et le paysage est différent d'une région à l'autre.
Nous sommes repartis en direction de l'hôtel pour prendre le petit déjeuner. Peu de temps après, nous quittions l'hôtel pour nous diriger cette fois-ci vers le Canyon d'Ihlara.
Le chemin pour se rendre jusqu'à cette destination nous fait découvrir une chaîne de montagnes majestueuses dont les sommets sont encore enneigés et à certains endroits, il est possible de découvrir de charmants villages nichés au pied de cette chaîne de montagnes.
Il est pratiquement impossible de détacher nos yeux de ce magnifique panorama. On ne veut rien manquer!
Le canyon d'Ihlara s'est formé suite à plusieurs éruptions volcaniques. La rivière Melendiz coule au creux de celui-ci. C'est le long de cette rivière que nous effectuerons une ballade d'environ 2 heures.
Un escalier, aménagé dans la falaise, permet de descendre directement dans le canyon.
Tout au long de notre parcours, nous découvrons des églises rupestres dont la construction remonte au IVe siècle, des habitations creusées dans la montagne ainsi que des pigeonniers.
Le parcours est facile et il est agréable de se promener sur le sentier aménagé au bord de l'eau. En cette journée, le site n'est pas très achalandé.
A la fin de notre promenade, nous avons pris le repas du midi dans un petit restaurant situé le long de la rivière. Un lieu apaisant avant d'entreprendre à nouveau la route vers notre prochaine destination.
Nous reprenons la route en direction de Kaymakli, l'une des nombreuses villes souterraines de la région. Le guide local nous met en garde: les passages sont très étroits, certaines pièces sont assez restreintes et la visite se fait dans un sens. Il n'est pas possible de retourner sur nos pas dans le cas où nous ne serions pas très à l'aise dans ces passages souterrains.
Ayant un petit côté claustrophobe (j'arrive tout de même à me contrôler lorsque j'argumente avec l'autre moi), je sens l'hésitation qui me tiraille. Je ne suis d'ailleurs pas la seule du groupe à hésiter à se promener dans les dédales de cette ville souterraine.
Finalement, j'ai tenté l'expérience et ce fut très enrichissant et j'étais bien fière de moi à la sortie de cette ville souterraine.
Les pièces sont très bien aérées et éclairées et il y a des indications qui nous permettent de suivre le parcours qui nous amènera à coup sûr vers la sortie.
Il est vrai que certains passages sont très étroits et qu'il faut s'accroupir pour y passer, mais ceux-ci sont de courte durée. Alors, on se dépêche de les traverser afin d'arriver à la pièce suivante.
Cette cité a été creusée par des habitants désirant se protéger contre d'éventuelles invasions. Elle s'étend sur plusieurs kilomètres et comporte huit étages. Il y a un système d'aération par cheminées et un système d'arrivée et d'évacuation de l'eau.
Notre prochaine destination: Uchisar, un village troglodyte de la Cappadoce. Ce village est reconnu par son rocher visible à plusieurs kilomètres et qui, à 1300 mètres, est le point le plus haut de la Cappadoce.
Il semblerait que la création des abris que l'on retrouve dans ce rocher a débuté aux alentours de 1500 ans avant Jésus-Christ. Cette montagne a servi de refuge à plusieurs peuples persécutés.
La forteresse est composée de plusieurs pièces reliées entre elles par un réseau de galeries se déployant sur vingt étages, ce qui en fait un vrai labyrinthe.
Par la suite, nous avons effectué un court arrêt au belvédère Salkim Tepesi pour admirer un autre paysage de la Cappadoce.
Le panorama est encore tout aussi éblouissant: un village entouré de centaines de cheminées de fée, le tout au pied d'un volcan enneigé. Essayez de visualiser le tout dans votre tête.
En fait, regardez plutôt la vidéo suivante qui vous permettra de découvrir cette magnifique région.
Ensuite, nous nous arrêtons à Pasabag, la Vallée des Moines. Le paysage est vraiment spectaculaire. Plusieurs cheminées de fée coiffées de leurs chapeaux s'élèvent devant nous et nous font penser à un rassemblement de sorcières. J'oserais même avancer que c'est ici que l'on a pu observer les plus belles cheminées de fée.
Tous ces paysages féériques façonnent notre imaginaire!
Le soir venu, le souper a été servi sous forme de barbecue champêtre à l'hôtel Selcuklu Evi Cave.
JOUR 6 - LA CAPPADOCE
Nous allons visiter les églises troglodytes de Gorëme qui font la renommée de cette région. Chacune d'entre elles possède un charme particulier.
Ce vaste musée en plein air est le site le plus touristique de la région.
On y retrouve de nombreuses églises dont les fresques se sont très bien conservées. Vous devrez me croire sur parole 😉 car la prise de photographies à l'intérieur des églises est interdite.
Les plus anciennes peintures remontent probablement au VIIe siècle et les plus récentes au 12e siècle.
Nous avons été ensuite visiter un marchand de tapis à Avanos. Ces tapis sont fabriqués à la main. En premier lieu, nous avons eu des explications sur les différentes étapes de fabrication de ces tapis.
Ensuite, nous avons eu une courte démonstration sur la fabrication de fils de soie à partir de cocons.
Nous avons également été invités à assister à une démonstration de différents tapis et nous avons reçu des informations sur les différentes techniques utilisées.
Les tapis sont tous plus beaux les uns que les autres et sont d'excellente qualité. Le coût de ces tapis est certes très élevé. Cependant, il est possible de discuter d'un mode de paiement.
Je vous invite à visionner la vidéo suivante si vous désirez obtenir toutes les informations pertinentes que nous avons eues lors de notre visite chez ce marchand de tapis.
Nous avons mangé au restaurant Bizim EV, un restaurant typique d'Avanos, et puis nous nous sommes dirigés ensuite vers le vieux village de Cavusin.
Cavusin est situé au coeur de la Cappadoce, Il s'agit d'un village troglodyte bâti dans une colline qui a été abandonné dans les années 50 à cause de l'érosion qui avait abimé plusieurs vieilles demeures. On y retrouve de nombreuses cavités creusées ici et là dans la roche. Lors de notre visite, des hommes s'affairaient à restaurer ce site.
Le ciel était couvert durant notre visite, mais cela a rendu le paysage encore plus dramatique.
Nous avons visité quelques habitations et nous avons marché en direction du canyon situé derrière le village. Le paysage nous émerveille encore une fois.
Nous sommes montés au haut de la colline afin d'avoir une vue panoramique de 360° du village et de toute la région avoisinante. Cavusin est un lieu historique et mérite le détour car il n'est pas envahi par les touristes comme certains sites de la Cappadoce.
Une autre belle découverte nous attend. La Vallée des Pigeons, un canyon qui relie Uchisar à Gorëme. Cette vallée comporte une multitude de pigeonniers creusés dans la roche.
Déjà, à notre arrivée, des centaines de pigeons virevoltent à nos pieds. Nous avons un magnifique point de vue du village troglodyte d'Uchisar. On se croirait dans un monde imaginaire, tant cela nous paraît tellement irréel.
Je suis descendue, avec quelques membres du groupe, au creux du canyon et nous avons entrepris une courte marche afin d'en découvrir un peu plus sur ce lieu. Sur ce sentier, peu de personnes s'y aventurent. L'endroit est calme et serein.
J'ai une petite anecdote à vous raconter. Après avoir remonté au sommet, j'avais le goût de prendre quelques photos d'un autre point de vue avant de repartir avec le groupe. Il y avait un petit promontoire que je devais descendre pour y accéder. Donc, pour m'y rendre, j'ai sauté.
Mais pour revenir, j'ai dû mettre mes mains au sol pour m'aider à remonter. Disons que j'avais une main plutôt graisseuse lorsque j'ai réussi à remonter. Imaginez la merde qu'il y avait sur le sol avec ces centaines de pigeons qui se dandinaient autour de nous... Heureusement qu'il y avait une source d'eau et du savon à proximité pour me nettoyer les mains!
A proximité, il y avait une bijouterie. Cette visite n'était pas prévue à notre itinéraire, mais le guide nous a offert de nous y rendre. De très beaux bijoux y sont présentés. En ce qui nous concerne, nous n'avons fait que regarder.
Le soir venu, nous avons participé à une excursion facultative (40 euros par personne, boissons incluses). Nous sommes allés voir un spectacle folklorique.
Nous avons tout d'abord assisté à un spectacle de baladi. Il n'y avait qu'une seule danseuse. Je n'ai pas de grandes connaissances dans le domaine, mais je pense que son spectacle était excellent, rythmé et amusant.
Voici deux courtes vidéos qui démontrent ses talents:
Il y avait également un groupe de danseurs traditionnels. Ils étaient vraiment talentueux. J'aimerais bien posséder leur agilité et leur vitalité.
Leurs prouesses sont toutefois beaucoup plus remarquables dans cette seconde vidéo. A ne pas manquer!
JOUR 7 - LA CAPPADOCE - KONYA
Ce matin, nous quittons la magnifique Cappadoce. Cependant, un dernier regard s'impose avant de la quitter définitivement. Nous avons effectué une courte visite de la Vallée de Devrent qui se situe dans le parc national de Gorëme.
L'érosion a sculpté les rochers et certaines cheminées de fée ont la forme d'animaux. Une d'entre elles ressemble à un chameau.
A cet endroit, nous avons même aperçu un renard qui gambadait sur le flanc d'une colline.
J'aurais bien aimer visiter cet endroit au coucher du soleil. Les couleurs et les formes des rochers doivent être hallucinantes à la tombée du jour.
Nous avons fait un arrêt dans un atelier de poterie artisanale, une entreprise familiale. Nous avons assisté à une démonstration. L'artisan était d'ailleurs très habile. Ensuite, nous avons visité leur boutique. Les produits offerts étaient très colorés, d'une grande beauté et d'excellente qualité.
De la Cappadoce à Konya, nous avons parcouru environ 330 km en autobus. En cours de route, nous nous sommes arrêtés au Lac Salé (Tuz Gölü), le second plus grand lac salé de la Turquie.
D'une superficie de 80 km de long par 50 km de large, ce lac est très peu profond (1 à 2 mètres). Il subvient aux deux tiers des besoins de sel du pays.
En été, l'eau s'évapore complètement et laisse un dépôt de sel d'une épaisseur moyenne de 30 cm. Les jours précédant notre visite, il y avait eu beaucoup de pluie. Alors, le sel s'était dissous dans l'eau suite à ces précipitations. Nous n'avons pas pu observer cette épaisse couche de sel.
Cependant, les eaux du lac avaient une teinte rosée causée par la haute teneur en sel et la présence de micro-organismes. Un beau paysage à contempler.
La couleur rosée du lac est cependant beaucoup plus évidente sur les photos apparaissant dans la vidéo suivante.
Nous sommes arrivés à Konya vers 17h00. Nous sommes allés sur la colline d'Aladdin pour visiter la mosquée du même nom. Cependant, elle était en restauration. Le temps de prendre quelques photos de l'extérieur de la mosquée et nous avons donc rebroussé chemin.
Nous avons plutôt effectué une promenade dans le parc situé à proximité de la mosquée. Le parc dégage un climat de sérénité. Des gens de tous les âges le fréquentent.
Il y a beaucoup d'arbres qui rendent le parc ombragé, ce qui fait que celui-ci est l'endroit idéal pour se reposer, discuter entre amis ou tout simplement admirer les centaines de fleurs multicolores disposées ici et là qui embellissent naturellement le parc.
Nous avons logé à l'hôtel Bera, un hôtel moderne de Konya. Nous avons obtenu une belle grande suite. On ne sert aucun alcool dans cet hôtel. Nous avions été avisés de ce fait. Donc, nous avions prévu le coup. Nous avions acheté des bouteilles de vin lors de notre passage dans la Cappadoce. Nous avons donc pu boire discrètement du vin directement dans notre chambre.
JOUR 8 - KONYA - ASPENDOS - ANTALYA
Après le petit déjeuner, nous sommes partis en direction d'Antalya, donc 300 kilomètres à parcourir. Durant le trajet, nous avons encore eu le privilège d'observer de magnifiques paysages.
Nous avons traversé une belle chaîne de montagnes dont les sommets étaient encore enneigés. Plusieurs petites maisons multicolores au pied de ces montagnes et de belles mosquées composaient également le décor.
Nous avons visité le théâtre romain d'Aspendos, situé à environ 45 km d'Antalya. Ce théâtre a été érigé par l'architecte Zénon au IIe siècle avant Jésus-Christ et aujourd'hui, il est encore très bien conservé. Il peut contenir plus de 15 000 places.
Le théâtre est célèbre pour son acoustique. Plusieurs concerts y sont présentés.
Nous sommes arrivés à Antalya en fin d'après-midi. Nous avons fait une courte visite aux chutes Düden. Du haut des falaises, à une hauteur de 45 mètres, ces chutes se jettent directement dans la Méditerranée. Le spectacle est magnifique.
Il est possible de prendre un bateau au vieux port pour se rendre au pied des chutes. C'est ce que nous désirions faire mon conjoint et moi. Étant donné l'heure tardive à laquelle nous sommes arrivés à Antalya, ce projet n'a pu être réalisé.
Par la suite, nous avons été amenés à l'hôtel Best Western Khan. Cet hôtel est situé près du quartier historique. Donc, il est facile de visiter à pied tous les attraits touristiques de cette magnifique ville.
Si jamais vous séjourné à cet hôtel, je vous suggère de prendre l'ascenseur jusqu'au dernier étage. De cet étage, vous avez une vue panoramique de 360° de toute la région.
Antalya est une grande ville touristique du sud de la Turquie. Elle est considérée comme étant l'une des stations balnéaires les plus fréquentées au monde.
Le quartier historique est situé sur le flanc d'une falaise. Au bas de cette falaise, se trouve l'ancien port. Le quartier du vieux port est le centre touristique de la ville. On y retrouve des restaurants, des hôtels, des boutiques et un bazar.
Il y a un ascenseur, dont l'accès est gratuit, qui assure la descente vers le vieux port ainsi que la remontée. Sinon, il faut utiliser les marches.
Nous nous sommes rendus à pied à la plage de Konyaalti qui est située à l'ouest d'Antalya. C'est une longue plage de galet. En arrière-plan, la chaîne de montagnes rend le panorama vraiment époustouflant.
Il y a une belle promenade le long de la Méditerranée et plusieurs parcs y sont aménagés.
Nous aurions aimé séjourner un peu plus longtemps à Antalya car la région avoisinante offre une multitude d'attractions touristiques vraiment intéressantes (chutes, plages, ruines, sites archéologiques, etc.) .
JOUR 9: ANTALYA - SAKLIKENT - FETHIYE
Nous avons quitté Antalya pour nous rendre aux gorges de Saklikent. La route pour s'y rendre offre encore une fois un panorama magnifique. De belles grandes vallées entourées de montagnes.
On ne veut pas fermer nos yeux même si parfois la fatigue nous tenaille car on veut tellement immortaliser ses belles images dans notre tête.
Les gorges de Saklikent ont une profondeur de 300 mètres et une longueur de 18 km.
Une promenade d'environ 90 minutes avait été prévue dans ce canyon. Cependant, étant donné la crue récente des eaux qui rendait la randonnée trop périlleuse, selon le guide, cette promenade n'a pas eu lieu.
Cependant, nous avons pu tout de même en visiter une petite partie en empruntant la passerelle qui longe le canyon.
Au bout de la passerelle, le site est aménagé et on y retrouve des tables de pique-nique. Juste en face, de l'autre côté de la rive, il y a une petite cascade.
Le canyon est vraiment impressionnant et la beauté des lieux est vraiment saisissante.
On peut également y faire du rafting, du kayak ou descendre la rivière sur un tube pneumatique.
Nous avons dîné à cet endroit, confortablement assis sur des petits matelas installés par terre sur le bord de l'eau.
Un très bel environnement pour relaxer avant d'entreprendre la route à nouveau pour nous rendre à Fethiye.
La ville de Fethiye se situe au fond d'une magnifique baie au sud-ouest de la Turquie. C'est une destination très fréquentée en été.
Au-dessus de la ville, il y a plusieurs tombeaux qui ont été creusés dans les parois de la montagne. Ils sont très facile à repérer lorsque l'on se promène dans certaines ruelles de la ville.
Des marches ont été installées dans la colline pour accéder de plus près à certains de ces tombeaux. Nous nous y sommes rendus. Lorsque le gardien est présent, au bas de ces marches, des frais de 5 TL sont exigés.
Le tombeau le plus connu est celui d'Amyntas. Il date du 4e siècle avant Jésus-Christ. C'est le plus grand et le plus élevé des tombeaux de cette falaise, ce qui dénote la notoriété d'Amyntas. D'ailleurs, c'est le seul tombeau qui est accessible.
Plusieurs autres tombeaux sont regroupés à proximité du tombeau d'Amyntas. Des tombes lyciennes sont également dispersées au milieu de certaines rues.
Le panorama est splendide du haut de ces marches car nous avons une superbe vue de la baie de Fethiye.
La ville se situe dans un cadre montagneux. Nous avons donc emprunté quelques rues qui nous ont amenés au haut de la falaise. Quelques plateformes ont été érigées ici et là le long du parcours afin d'avoir une vue panoramique de la région.
D'ailleurs, il est possible d'apercevoir le théâtre Telmessos qui date du 2e siècle avant Jésus-Christ. Il est actuellement en restauration.
Une belle promenade a été érigée long de la mer. Nous nous y sommes baladés. Plusieurs fontaines et monuments sont érigés tout le long du parcours. On y retrouve également plusieurs bars et restaurants.
Nous avons également pu voir une tortue dans la mer aux abords de la promenade. Quelqu'un tentait de la nourrir.
JOUR 10: FETHIYE - BALADE EN BATEAU
Fethiye est le départ d'excursions vers les îles de la mer Égée. Après le petit déjeuner, nous sommes embarqués sur un bateau pour y découvrir les douze îles avoisinantes ainsi que les baies et criques environnantes.
Les seules personnes à bord du bateau étaient les membres de notre groupe et les membres de l'équipage. Tout le bateau pour notre seul groupe: wow !
Une belle journée passée en mer. D'ailleurs, la mer était très calme. Nous sommes débarqués sur deux îles pour explorer les environs.
Sur la première, nous avons escaladé une colline. La vue que nous avions du haut de cette colline était vraiment remarquable. Nous pouvions apercevoir, entre autres, les îles avoisinantes encerclées par les eaux turquoises.
Nous avons entrepris une petite balade sur la seconde île. Le paysage était tout autant pittoresque.
Une image vaut mille mots. Alors, je vous invite à visionner la vidéo suivante pour découvrir cette escapade en mer.
JOUR 11: FETHIYE - HIÉRAPOLIS - PAMUKKALE
Hiérapolis et Pamukkale sont tous les deux inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Après le petit déjeuner, nous avons pris la route vers Pamukkale (230 km). Nous avons dîné dans un charmant restaurant typique face au site de Pamukkale. Disons que la vue qui s'offrait devant nous était tout simplement grandiose. Le repas que l'on nous a servi était vraiment excellent.
Nous avons d'abord visité la ville thermale antique de Hiérapolis qui est voisine du site de Pamukkale. Celle ville aurait été construite à la fin du 2e siècle avant Jésus-Christ. Les romains étaient très nombreux à fréquenter cet endroit car ils connaissaient les nombreuses propriétés curatives des eaux. D'ailleurs, la piscine thermale est toujours exploitée.
Elle a été baptisée "piscine de Cléopâtre" par Marc-Antoine en l'honneur de cette dernière qui s'y était baignée une fois et aurait fait venir cette eau jusqu'à Rome ensuite, par convois. L'eau est naturellement chaude à 36 °C et par endroit très pétillante. Elle serait censée rajeunir et guérir certaines maladies ou infections. (Source wikipedia).
Nous avons entrepris une promenade sur le site qui est localisé dans une belle grande vallée. L'endroit est vraiment magnifique.
Nous nous sommes rendus jusqu'au théâtre qui a été construit sur le flanc d'une colline. Il est vraiment imposant. Son architecture est composée de chapiteaux, colonnes, statues des divinités et, à leurs pieds, des murets sculptés représentant des scènes de la mythologie d'Apollon et d'Artémis.
Devant le théâtre se trouvent les vestiges du Temple d'Apollon. Construit sur une faille géologique, il communiquait avec le Plutonium, c'est-à-dire le sanctuaire de Pluton, dieu des Enfers. Ce sanctuaire jouissait d'une grande notoriété, puisque plusieurs auteurs latins, dont Strabon, nous le décrivent. Il s'agit pourtant d'une caverne de petite dimension. Mais elle dégageait des gaz suffocants qui s'évaporaient des flots d'eau chaude qui y coulaient et qui étaient censés être envoyés par Pluton. Une vaste zone, devant l'entrée, était interdite d'accès. Dans les temps anciens, des prêtres castrés y conduisaient des animaux, qui y mouraient. Selon Pline l'Ancien, eux-mêmes y pénétraient, et le fait qu'ils en sortaient vivants les faisaient passer pour des miraculés, favorisés des dieux, ce qui leur conférait un grand prestige. Il s'agissait sans doute de gaz plus lourds que l'air, qui affectaient seulement les petits animaux, plus proches du sol. (Source wikipedia).
Nous n'avons visité qu'une infime partie de cette ville antique puisque plusieurs autres vestiges et une multitude de monuments sont dispersés dans la vallée.
Le ciel s'est ennuagé et une averse de pluie est tombée. Nous nous sommes abrités quelques instants et avons entrepris la visite du parc de Pamukkale (châtau de coton en turc).
Lorsque nous sommes arrivés dans la petite ville de Pamukkale, nous sommes tombés immédiatement sous le charme de cette montagne d'un blanc immaculé.
Cette blancheur est due à la forte teneur en calcaire de l'eau qui provient des roches qui surplombent le site.
Comment se produit la solidification du calcaire sur les roches? Le site comporte 17 sources. Certaines d'entre elles ont une température de plus de 45 °C, et sont saturées de sels minéraux et de gaz carbonique. Ce dioxyde de carbone, en se libérant dans l'air, fait précipiter le carbonate de calcium contenu dans l'eau, lequel se dépose, sous forme pâteuse, sur les flancs de la colline et durcit ensuite lors de l'évaporation de l'eau. (Source wikipedia).
Ce phénomène naturel laisse des couches blanches sur la pierre, ce qui donne à la montagne une apparence de forteresse de coton ou d’une chute d’eau gelée. (Source wikipedia).
Notre guide local nous a tout d'abord amené dans une section où les travertins étaient complètement asséchés. Ces travertins, qui comportent des impuretés, sont plutôt de différentes couleurs: beige, gris, marron, voire jaunâtre.
Malgré le vide et malgré l'absence de cette eau turquoise, le paysage est totalement spectaculaire. Tout semble figé dans le temps. Sur certains travertins, les dépôts calcaires nous font penser à d'immenses glaçons.
Nous sommes arrivés par la suite dans le secteur plus touristique du site. Dans ce secteur, les vasques sont remplies d'une belle eau couleur turquoise. Le guide local nous laisse environ 45 minutes pour explorer la région. C'est trop peu pour un site d'une telle ampleur.
Nous avons donc enlevé nos chaussures, tel qu'exigé par les autorités. Il faut marcher pieds nus si l'on désire se promener le long de ces belles terrasses naturelles formées par le calcaire. Il est même possible de se baigner dans certains bassins qui sont plus profonds.
Aujourd'hui, le débit des sources est maintenant contrôlé pour assurer la meilleure répartition possible du ruissellement et des dépôts de calcaire afin que l’ensemble des bassins gardent leur blancheur.
Nous sommes donc repartis avec le groupe en direction de l'hôtel Tripolis qui est situé non loin de ce parc naturel.
Nous avons pris possession de notre chambre et comme le soleil était de nouveau présent dans le ciel, que la montagne blanche offrait un panorama splendide sous le soleil et que nous n'avions pas eu l'opportunité de visiter l'entièreté du site, mon conjoint et moi y sommes retournés à pied.
Nous avons donc à nouveau payé notre droit d'entrée (25 TL par personne) au guichet situé au pied de la montagne.
Nous sommes montés jusqu'au haut de la falaise en prenant tout notre temps. Nous avons été émerveillés par toutes ces terrasses d'un blanc immaculé et tous ces bassins remplis d'une eau turquoise laiteuse. De plus, y marcher pieds nus offrait une expérience sensorielle vraiment plaisante.
Le coucher du soleil se fait face à la montagne, ce qui rend le site tout simplement enchanteur.
Je vous conseillerais de visiter ce parc en fin de journée car il y a beaucoup moins de touristes et la lumière du jour est beaucoup plus propice.
JOUR 12: PAMUKKALE - EPHESE - KUSADASI
Ephèse est l'une des plus anciennes et importantes cités grecques d'Asie Mineure. Elle aurait été fondée vers le 10e siècle avant Jésus-Christ.
Ce vaste site archéologique, très fréquenté par les touristes, nous permet de revivre le passé tant certains vestiges sont encore bien présents.
Nous avons débuté notre visite par le grand théâtre. Il a été construit au 3e siècle avant Jésus-Christ. Il a été agrandi à maintes reprises pendant l'époque romaine. Il pouvait accueillir 24 000 spectateurs.
L'avenue de marbre a été restaurée au 5e siècle et elle est considérée comme l'une des plus grandes avenues antiques les mieux conservées.
Sur cette avenue, on y retrouve une empreinte de pied et le buste d'une femme. Notre guide nous a informé que ces dessins indiquaient la direction d'une maison close. L'écartement des doigts indiquerait que la maison était la 4ème sur la gauche. Au milieu se trouve un trou qui correspond par son diamètre à une pièce et, par sa profondeur, au nombre de pièces. Vous aviez ainsi le tarif de ces dames.
Situé à proximité de la Bibliothèque de Celsus, l'agora inférieur est un quadrilatère qui comportait de nombreuses boutiques.
La Bibliothèque de Celsus fut construite en l'an 117. Elle était l'un des plus importantes bibliothèques de l'époque. Sa façade est une merveille architecturale. Elle repose sur un podium de neuf marches et est composée de deux séries de colonnes superposées.
Sur cette façade, on retrouve également des statues qui représentent des vertus chères à Celsus, soit la sagesse, l'intelligence, le jugement et la science.
La rue des Courètes débute au Prytanée et s'achève à la Bibliothèque de Celsus.
En fait, les Courètes étaient des prêtres qui, à chaque printemps, quittaient le Prytanée, traversaient la rue des Courètes pour se rendre à Ortygia afin d'y célébrer la plus grande déesse d'Ephèse, c'est à dire Artémis.
La partie centrale de la rue était destinée aux chars et les deux parties latérales réservées aux piétons. Recouvertes d'une toiture, elles abritaient des boutiques et magasins.
En remontant la rue, à partir de la Bibliothèque de Celsus, on peut admirer les "Maisons de la Pente", les thermes de Scholastikia, le temple D'Hadrien, la fontaine de Trajan ainsi que la porte d'Héraclès.
Les Maisons de la Pente, érigées sur plusieurs terrasses, étaient les demeures riches de l'époque. Ces maisons comportaient plusieurs étages et elles ont été habitées du 1er au 7e siècle.
Les thermes de Scholastikia sont des bains publics qui datent du 1er siècle. Ils ont été agrandis au 4è siècle grâce aux largesses d'une riche chrétienne du nom de Mme Scholastikia.
Le temple d'Hadrien est un superbe monument de la rue des Courètes. Il a été érigé en l'honneur de l'empereur Hadrien qui a visité ��phèse à maintes reprises. Ce temple possède une élégante façade composée de 4 colonnes surmontées d'une voûte sur laquelle on retrouve le buste de Tykhé, déesse de la ville. Au-dessus de la porte, on y retrouve également un buste de jeune fille représentant la Méduse.
La fontaine de Trajan est un monument à deux étages qui a été construit au 2e siècle en l'honneur de l'empereur. Cette fontaine possédait deux bassins dont celui du devant était réservé pour les passants et celui de derrière recevait les eaux du canal.
La porte d'Héraclès représente ce héro vêtu de la peau du lion de Némée.
A proximité, se trouve l'odéon, un édifice en demi-cercle qui est adossé à une petite colline. Il a été construit au 2e siècle et était utilisé pour les réunions et les concerts. Il pouvait contenir jusqu'à 1400 personnes. A cette époque, il était recouvert d'un toit à charpente de bois.
Nous sommes revenus sur nos pas pour retourner vers la sortie. Cependant, nous avons fait un petit détour vers l'Église de la Vierge Marie. Construite vers le 5e siècle, , elle a été considérée comme cathédrale jusqu'au 7e siècle où elle fut détruite. Elle servait encore de cimetière jusqu'au Moyen-âge.
Par la suite, nous sommes allés visiter le Temple d'Artémis, l'un des plus importants sanctuaires d'Artémis, déesse grecque de la chasse. Ce temple servait à la fois de place de marché et de lieu de culte de la déesse Artémis.
Ce temple fut érigé du milieu du 8e siècle au milieu du 3e siècle avant Jésus-Christ. Il a la particularité d'avoir été détruit sept fois en dix siècles.
Le Temple d'Artémis a d'ailleurs été déjà proclamé comme faisant partie des "Sept merveilles du monde".
Aujourd'hui, il n'en reste que quelques ruines. D'ailleurs, une seule colonne est encore en place sur le site. Cependant, les restes d'autres colonnes peuvent être vus au British Museum et au musée d'Éphèse.
Nous avons également visité le charmant petit village de Sirince qui est niché dans les collines. Entouré de vignes et d'oliviers, ce petit village, abritant 600 âmes durant la basse saison, est réputé entre autres pour ses vins de fruits, huiles d'olive et vinaigre de grenade. Il est très fréquenté durant la saison touristique.
Nous avons arpenté les petites rues sinueuses pavées de vieilles pierres pour nous rendre dans les hauteurs du village. Nous pouvions ainsi avoir une vue panoramique de ce magnifique lieu.
Une dame s'est approchée de nous et nous a invité à visiter sa petite maison. Nous avons accepté l'offre et nous avons également acheté une belle broderie.
Nous avons finalement atteint notre destination finale pour aujourd'hui: Kusadasi. Nous avons logé à l'hôtel Kismet. Nous avons obtenu une belle grande chambre dotée de deux balcons avec vue partielle sur la baie de Kusadasi.
Cet hôtel, qui est très bien situé, est unique de par son histoire. La reine d'Angleterre, Jimmy Carter, ancien président des États-Unis, et plusieurs autres grandes personnalités de ce monde y ont déjà séjourné.
La terrasse du restaurant offre une vue magnifique sur les voiliers de la marina.
Nous sommes partis à pied vers la ville. Kusadasi, située sur les bords de la mer Égée, était, à l'époque, un petit village de pêcheurs. Aujourd'hui, elle est devenue l'une des plus célèbres stations balnéaires de la Turquie.
Nous avons d'abord fait un arrêt à la plage pour faire une toute petite trempette dans la mer Égée. Notre ballade s'est poursuivie sur la belle promenade érigée le long de la mer.
Nous nous sommes dirigés vers un quai où est installé un monument représenté par une main entrouverte, d'un blanc immaculé, d'où plusieurs oiseaux s'envolent. Ce monument signifie la paix et l'espoir.
Un autre monument sied également sur cette promenade, soit le monument d'Ataturk et de la jeunesse qui représente également la paix et l'espoir.
Près du port, on retrouve le caravansérail qui a été construit à l'époque de l'Empire ottoman en 1619. Le caravansérail fut construit en pierre avec un plan rectangulaire à deux étages, au milieu d'un jardin. Le bâtiment a été restauré en 1966 et est aujourd'hui transformé en hôtel.
En fin de journée, plusieurs personnes se rassemblent au bord de la mer pour observer le merveilleux coucher du soleil.
JOUR 13: KUSADASI - PERGAME - BURSA
En début de matinée, en longeant la côte de la mer Égée, nous nous sommes dirigés vers Pergame, l'une des grandes villes de la civilisation hellénistique avec Alexandrie. Son peuplement remonte aussi loin qu'au 8e siècle avant Jésus-Christ.
Nous avons visité l'Asclépieion, non dérivant d'Asclipéios, dieu grec de la médecine. Ce sanctuaire était un centre thérapeutique symbolisé par l'image des serpents.
A l'époque, on arrivait au sanctuaire depuis Pergame par une voie sacrée, la Via Tecta. Aujourd'hui, il ne reste qu'une petite partie de cette voie.
D'une manière générale, les malades arrivaient par la Voie Sacrée en marchant pieds nus. Ils avaient la conviction que chaque pas fait en direction du sanctuaire les rapprochait de la guérison.
Lorsque les malades franchissaient l'enceinte du sanctuaire, déjà ils ressentaient les effets psychologiques bénéfiques de leur conviction.
Une fois lavés et purifiés, les malades entraient dans un tunnel souterrain, appelé cryptoportique, qui les menait jusqu’au Télesphore.
Le Télesphore était un bâtiment circulaire de deux étages. Aujourd'hui, le second étage a disparu, mais le premier étage est bien conservé. Des lits avaient été installés pour les malades.
Les malades priaient jusqu'à ce qu'ils s'endorment. Lorsqu'ils se réveillaient, les médecins venaient interpréter leurs rêves.
Les méthodes de traitement utilisées consistaient, entre autres, à des bains de boue, des bains d'eau thermale, des massages, des médicaments fabriqués à base de plantes et des jeux.
Un théâtre de 3500 places avait été érigé. Les malades venaient y écouter de la musique et des spectacles car cela faisait partie des méthodes thérapeutiques utilisées.
Nous sommes partis par la suite en direction de l'hôtel Baia situé à Bursa. Cet hôtel est situé dans un quartier industriel. Nous aurions préféré une hôtel directement dans le quartier historique de Bursa.
JOUR 14: BURSA - ISTANBUL
Toujours à Bursa, nous avons tout d'abord visité la Grande Mosquée qui fut érigée entre 1396 et 1399. Cette mosquée a été restaurée plusieurs fois car elle a subi des invasions, séismes et incendies.
Cette mosquée est couverte de 20 coupoles et la partie supérieure de la coupole située au centre est en verre. Au bas de cette coupole, se trouve une fontaine avec robinets et jet d'eau pour les ablutions.
Sur les murs intérieurs, on y retrouve 192 inscriptions datant des 19e et 20e siècles rédigés par les meilleurs calligraphes ottomans de l'époque.
Nous sommes ensuite aller visiter la Mosquée Verte. Elle a été érigée aux alentours de 1419. Sa façade est en marbre blanc. Elle doit son nom à ses superbes faïences vertes qui recouvrent les murs intérieurs.
Par la suite, nous nous sommes dirigés vers le Mausolée Vert, situé à proximité de la Mosquée Verte. Il a été érigé en 1421. Il se distingue également par ses faïences turquoises qui recouvrent les murs extérieurs.
Le Mausolée Vert contient le sarcophage du Sultan Mehmet ainsi que sept autres tombes appartenant à des membres de sa famille.
Par la suite, nous avons entrepris une petite ballade dans les ruelles où se trouve le bazar de Bursa. Le site est très animé et un festival de couleurs et d'odeurs nous attend. Les fruits et légumes frais côtoient les épices, les noix, les pâtisseries, etc. Ça ouvre franchement l'appétit!
Après la visite du marché, nous sommes retournés à Istanbul. Nous avons embarqué à bord du grand Car Ferry qui traverse la mer de Marmara, ce qui nous a permis de passer rapidement de la rive asiatique vers la rive européenne de la Turquie et ainsi éviter l'intense circulation des abord de la grande mégalopole de 20 millions d'habitants.
Nous sommes arrivés dans le quartier historique d'Istanbul en fin d'après-midi. Le temps de porter nos valises dans la chambre de notre hôtel à Istanbul, nous sommes aussitôt repartis.
Nous avons décidé de prendre le tramway à partir de la station Sultanahmet afin de nous rendre jusqu'à la station Kabatas afin d'aller découvrir un autre secteur d'Istanbul.
Nous devons nous procurer un jeton au coût de 1 TL dans les installations qui sont localisées près des stations de tramway et ensuite insérer ce jeton dans une fente prévue à cet effet près du tourniquet de sécurité afin d'accéder à la section d'embarquement.
Notre guide nous avait mentionné que nous pouvions prendre n'importe lequel des tramways qui s'arrêtait à la station Sultanahmet pour nous rendre à destination de Kabatas.
Donc, nous décidons d'embarquer dans le premier tramway qui s'arrête en face de nous. C'est indiqué "Eminönü" à l'avant du tramway. Évidemment, un petit doute s'installe dans notre esprit. En me faufilant dans le tramway, je sens une main monter le long de mon postérieur. C'est un homme qui est debout à l'entrée du tramway et je le dévisage d'un air surpris. Il ne bronche pas...
Nous nous empressons de nous asseoir sur deux sièges encore disponibles et le tramway repart. Il s'arrête à la station d'Eminönü. Plusieurs personnes sortent, d'autres entrent. Le tramway repart, mais en direction inverse. Nous éclatons de rire car nous venons de comprendre que le tramway retourne vers la station Sultanahmet, notre station de départ.
Nous débarquons au premier arrêt que fait le tramway car nous savons qu'il y a une centre d'information touristique à proximité. Le préposé parle très bien français, ce qui facilite nos échanges. Cet homme nous indique que l'on doit prendre le tramway T1, ce que nous nous empressons de faire à l'arrivée de ce celui-ci.
Tel que prévu, nous sommes sortis à la station de Kabatas et nous nous sommes dirigés vers la mosquée Dolmabahçe située dans le quartier de Besiktas aux abord du Bosphore.
Sa construction a débuté en 1851 et elle a été inaugurée en 1855. Elle ne possède qu'un seul dôme et elle est réputée pour ses deux minarets inspirés du style corinthien.
L'intérieur de cette mosquée est vraiment magnifique. On y retrouve plusieurs fenêtres qui laissent pénétrer le soleil, ce qui rend l'endroit lumineux. Les détails architecturaux sont spectaculaires. On se croirait dans un palais. Elle fait partie de l'une des plus belles mosquées que nous avons eu le privilège de visiter à Istanbul.
Ensuite, nous avons poursuivi notre route vers la splendide Tour de l'Horloge, tout près du Palais de Dolmabahçe. Celle-ci a été construite en 1895 Cette tour, de style néobaroque ottoman, est d'une hauteur de 27 mètres et possède quatre étages.
Il ne nous a pas été possible de visiter l'intérieur du Palais de Dolmabahçe car nous sommes arrivés trop tard.
Cependant, je peux vous assurer que nous avons été éblouis par la somptuosité des abords de celui-ci qui d'ailleurs est le plus grand palais de la Turquie.
Ce palais a été construit au 19e siècle. Il comprend 285 pièces toutes aussi luxueuses les une que les autres.
L'histoire raconte que ce palais a été construit tout juste après l'incendie de Pera qui détruisit plusieurs ambassades étrangères. Les pays décidèrent de reconstruire de grandes demeures fastueuses. Un sultan qui habitait le vieux palais de Topkapi, pris de jalousie, fit ériger le Palais de Dolmabahçe.
Nous avons jeté un petit coup d'oeil par le trou de la serrure de la porte d'entrée et nous avons pu apercevoir une belle fontaine face à la majestueuse façade du palais.
La première partie de cette vidéo vous présente la Mosquée, la Tour de l'Horloge et le Palais de Dolmabahçe. La seconde partie vous donne un petit aperçu du quartier où se trouve la Tour de Galata.
Lorsque nous avons repris le tramway pour retourner à l'hôtel Centrum, nous avons été témoins d'un vol à la tire.
Nous avions été avisés de faire attention aux pickpockets qui sont nombreux à Istanbul, mais ne pensions jamais y assister en direct.
Lorsque le tramway est arrivé et que la porte s'est entrouverte, la foule s'est amassée pour pénétrer à l'intérieur. Nous tentions d'entrer dans le tramway, mais un homme devant nous se tenait délibérément sur le bord de la porte et il ne bougeait pas. Nous tentions de le pousser pour qu'il avance, mais il résistait et demeurait en place. Nous avons dû le contourner pour entrer dans le tramway.
Nous nous sommes assis. Mon conjoint continuait d'observer cet homme car son comportement semblait anormal. Habituellement, les gens se précipitent rapidement dans le tramway afin d'avoir une place.
Ce jeune homme se tenait toujours dans la porte d'entrée du tramway et il observait plutôt les gens qui sortaient par la porte située de l'autre côté du tramway.
Dans le temps de le dire, il a passé sa main sur la poche arrière d'un pantalon d'un homme qui quittait le tramway. Il a subtilisé le portefeuille de cet homme sans que ce dernier ne s'en aperçoive.
Dès lors, il a brusquement quitté le tramway. Les portes se sont refermées et nous l'avons aperçu à l'extérieur. Il a mis ses verres fumés et nous l'avons perdu de vue quelques instants. Il devait travailler avec des acolytes car juste avant que le tramway ne reparte, nous l'avons vu revenir à l'endroit initial.
Cet événement s'est déroulé si rapidement que nous n'avons même pas eu le temps de réagir.
C'est à cet instant que je me suis rappelée l'homme qui m'avait touché le postérieur lors de notre première escapade en tramway. Son attitude était la même. Il avait probablement tâté le terrain... Heureusement, mes poches arrières sont toujours vides.
Le soir même, nous sommes allés manger dans un restaurant. Un homme, assis à une table près de nous, cherchait nerveusement son portefeuille dans ses poches et puis dans son sac à dos. Il a même regardé sous la table. Il s'est empressé de se rendre à la salle de bain, croyant l'avoir oublié à cet endroit. Il ne l'a pas retrouvé. Peut-être a-t-il été lui aussi victime du vol à la tire.
JOUR 15: ISTANBUL
En matinée, nous avons effectué la visite du palais de Topkapi qui a été l'ancienne demeure de sultans entre les 15e et 19e siècles. Plus de 4000 personnes habitaient dans ce palais.
Les sultans l'abandonnèrent au 19e siècle pour habiter dans le palais de Dolmabahçe. En 1921, ce palais a été transformé en musée.
Le site domine le Bosphore, la mer de Marmara et la Corne d'Or et il est constitué de plusieurs bâtiments disposés autour de quatre cours intérieures.
Lorsque nous franchissons la porte Impériale, nous pénétrons dans la première cour qui est entourée de hauts murs. C'est la plus grande cour. On y retrouve l'église Ste-Irène qui a été érigée au 4e siècle.
Par la suite, nous passons sous la porte du Salut pour entrer dans la deuxième cour. Dans les anciennes cuisines, on y retrouve une superbe collection de porcelaines.
Juste à côté, se trouve le Divan Impérial qui était la salle où se réunissaient les membres du conseil de l'Empire.
L'entrée du harem est également située dans cette cour. Il se composait de longs corridors et de 400 chambres. C'était la résidence privée du sultan et il y vivait entouré de sa mère, ses soeurs, ses épouses ainsi que ses concubines.
Aujourd'hui, il n'y a qu'une infime partie du harem qui peut être visitée.
On pénètre dans la troisième cour par la porte de la Félicité. Cette cour était réservée au sultan et à son entourage.
Au centre de cette cour est érigée la bibliothèque Enderûn qui est recouverte de marbre à l'extérieur. On y retrouve également l'école du palais, le pavillon des audiences, la salle des reliques et les salles du trésor.
La salle des reliques conserve les reliques du Prophète Mahomet, i.e. manteau, poils de barbe...
Les salles du trésor présentent la plus belle et la plus riche collection du monde entier. Nous pouvons y découvrir des pierres précieuses et semi-précieuses, des trônes incrustés de pierres précieuses, le poignard de Topkapi, une collection de diamants ainsi qu'une énorme émeraude de 3 kg. Plusieurs autres objets précieux ayant appartenu aux sultans sont également présentés dans ces salles.
La quatrième cour est composée de pavillons, kiosques, jardins et terrasses. A l'origine, ceux-ci faisaient partie de la troisième cour. Elle faisait office de lieu de repos des sultans.
Tout de suite après la visite du palais de Topkapi, nous sommes allés prendre la navette gratuite pour nous rendre à l'aquarium de Florya. L'arrêt se trouve près de l'immense fontaine située entre la Basilique Ste-Sophie et la Mosquée Bleue.
L'autobus est facilement repérable car elle est identifiée aux couleurs de l'aquarium. La durée du trajet est d'environ 45 minutes pour l'aller et le retour. Elle peut varier dépendamment de la densité de la circulation.
Cet aquarium est considéré comme étant le plus grand aquarium thématique au monde. Réparti sur deux étages, il possède 16 sections thématiques ainsi qu'une forêt tropicale qui représentent les régions qui vont de la Mer Noire à l'Océan Pacifique.
Les thèmes abordés sont les suivants: Istanbul (Bosphore, Mer de Marmara), Mer Noire, Détroit des Dardanelles, Mer Égée, Canal de Suez, Mer Rouge, Réchauffement climatique, Mer Méditerranée, Détroit de Gibraltar, Atlantique Est (épave de bateau), Mid-Atlantique, Atlantique Ouest, Canal de Panama, Océan Pacifique, Nautilus (sous-marin) et la forêt amazonienne.
On y retrouve environ 1500 espèces représentées par 15 000 créatures terrestres et maritimes qui sont toutes aussi intéressantes les unes que les autres.
Ces créatures vivent dans des conditions semblables à celles de leur habitat naturel.
Moyennant un coût supplémentaire, il est même possible d'assister à un film présenté dans des salles de cinéma 5D. Plusieurs titres sont à l'affiche. Nous pouvons ressentir les effets de l'eau, du vent et du brouillard.
L'aquarium possède une très belle boutique, trois cafétérias ainsi qu'un restaurant avec vue sur la mer.
Le prix de base pour un adulte est de 42 TL. Il y a également des tarifs spéciaux pour les étudiants, les personnes âgées, les familles, les groupes, etc.
Des forfaits sont également offerts pour ceux qui désirent assister à un film présenté dans une des salles de cinéma 5D, le prix débutant à 45 TL pour un adulte.
Si vous désirez des informations supplémentaires, cet aquarium possède un site web.
Je ne vous cacherai pas que j'ai un faible pour les créatures aquatiques. Lorsqu'un aquarium est érigé dans une ville que nous visitons, nous tentons d'aller le visiter dans la mesure du possible.
Celui-ci nous a vraiment charmé. Les bassins sont d'une propreté exemplaire et plusieurs sont entourés de magnifiques décors.
On y retrouve même un long tunnel de verre où il est possible d'observer plusieurs espèces de vie marine.
J'aime bien les raies et j'ai été gâtée à souhait car il y en avait plusieurs qui se déplaçaient tout autour de nous ou venaient tout simplement à notre rencontre.
La circulation automobile peut être parfois très dense à Istanbul. Lorsque nous avons repris la navette à partir de l'aquarium en direction du centre historique d'Istanbul, nous avons d'ailleurs pu le constater de visu.
Par ce beau dimanche après-midi, les gens envahissent les parcs situés tout le long de la mer. Ce qui est ahurissant à voir, ce sont les voitures agglutinées les unes aux autres, stationnées sans ordre précis, à l'horizontale, à la verticale, et ce, sur plusieurs rangées.
Certaines sont carrément dans le parc, d'autres sur le trottoir, d'autres sont stationnées mi-trottoir mi-route et il y a bien sûr celles qui bloquent la route...
J'imagine que le propriétaire de la petite voiture coincée de long en large par plusieurs véhicules doit attendre que tout ce beau monde quitte avant de pouvoir le faire à son tour.
De retour dans le quartier historique, nous nous sommes arrêtés à un petit kiosque de crème glacée. Je me suis laissée prendre au jeu du chat et de la souris...
Pour tout vous dire, le marchand fait son petit numéro. Il a un talent fou pour faire apparaître ou disparaître à volonté les cornets qu'il étale devant nous.
Quant à la texture de la crème glacée, elle est douce et crémeuse et, en même temps, élastique comme du caramel.
Ma propre expérience est présentée dans la vidéo qui suit et je me suis amusée à filmer les réactions de certains autres clients (vidéos suivantes).
JOUR 16
Nous quittons la Turquie la tête pleine de merveilleux souvenirs. La Turquie a beaucoup à offrir tant au niveau historique que géographique.
Les monuments et les paysages sont à couper le souffle. C'est un pays aux multiples facettes et son peuple est très chaleureux.
Ce fut un immense privilège de découvrir ce magnifique pays des mille et une nuits.
Aux quatre coins de la Crète English translation pending
Bon je me lance (enfin ) dans mon premier carnet de voyage après en avoir lu bon nombres sur ce forum ^^
Nous sommes partis, ma copine et moi même, en Crète du 9 au 20 Septembre 2013 au départ Lyon.
Pourquoi la Crète ?
Nous cherchions une destination au soleil avec des billets d'avion bon marché. Pour ma part c'était la deuxième fois que j'allais en Crète et j'avais adoré.
9 Septembre J1 :
La veille de notre départ nous avons dormis dans un hotel première classe non loin de l'aéroport Saint Exupery. On se lève à 4h00, le temps de faire une toilette et de déjeuner et hop direction l'aéroport en navette ( que nous avions réservé la veille via l'hotel ). Le temps de faire tous les contrôles nécessaires et nous voila installé dans l'avion ( nous avons voyagé avec la compagnie Transavia ) Apres 3 petites heures de vol on débarque sur le sol Grec à, à Heraklion, on récupère nos valises facilement puis on sort de l'aéroport pour prendre la voiture de location que nous avions loué sur Internet. Il est à peu près midi et notre première étape se trouve à Agios Nikolaos. On arrive en début d'aprem à notre hotel, l'Hôtel du Lac, on pose nos valises et ça sent enfin les vacances 😎 On est plutôt bien situé, dans une rue animé et comme son nom l'indique à coté du lac et du port. On décide de partir repéré les alentours et de manger un bout dans un resto le long du port.

Ensuite nous sommes partis faire 2-3 magasins histoire de faire des courses pour le soir, on dépose tout ça à l'hôtel et on repart en vadrouille. C'est la qu'on aperçut un '' Fish SPA Therapy '', c'est un endroit ou l'on trempe ces pieds dans un bassin rempli de petits poissons qui viennent se jeter sur tes pieds pour enlever les peaux mortes. Au début on ressens une sensation vraiment étrange, sa picotte un peu et au final nous avons bien apprécié. En plus de cela, la femme qui s'occupais du SPA nous proposa gratuitement un massage des pieds à la fin de la séance ^^ Le bonheur 😉

Le soir arrive déja et nous décidons de faire une dernière ballade le long de la mer avant de rentrer dormir apres cette première journée magnifique.

10 Septembre J2 :
On se réveil sous un beau soleil, il est 8h du mat et il fais déja chaud. On décide aujourd'hui de partir visiter Elounda à 15 min d'Agios Nikolaos, très belle petite ville, assez touristique mais pleine de charmes avec son petit port sympathique.




On se fait une pause baignade pendant 2 bonnes heures avant que trop de monde peuple la plage. Depuis Elounda il y a possibilité de faire des départs pour l'île de Spinalonga ( appelé aussi l'île des lepreux car c'est la que furent envoyés les gens atteints de la lèpre entre 1900 et 1960 ) On réserve une place sur un des bateaux qui affrètent l'île, le départ est dans une heure, on fait un pique nique sur le port en attendant et c'est parti.


Après une petite heure de bateaux nous arrivons au abords de Spinalonga

On débarque enfin, on prend notre ticket d'entrée et c'est parti pour l'exploration de l'île ( il n'y a pas de sens de visites, on peut partir dans la direction que l'on souhaite ) La Forteresse fût construite par les Vénitiens en 1579 afin de protéger Elounda de l'envahissement Turcs. En 1715 elle tomba entre les mains des Turcs mais au début du 20eme siècle les Crètois reprirent le controle et chassèrent les Turcs de Crète. La suite vous la connaissez ( cf les lèpreux )





On visite les moindres recoins de l'île et en fin d'apres midi on rentre sur Elounda content de notre escapade. On se repose un coup en dégustant un bon cocktail sur la terasse d'un café, on achète 2-3 souvenirs et on rentre sur Agios Nikolaos. On sort un coup flâner dans les rues encore pleines de mondes, on se mange un casse croute seuls à l'abris des regards hormis quelques chats sauvages, le long de la mer et on se rentre.

11 Septembre J3 :
Voila on entame notre dernier jour à Agios Nikolaos, on décide d'aller déjeuner dans un resto le long du lac ( le Blue Lagoon ), ce fût bien agréable avec ce soleil matinal. Le patron du resto nous invite à revenir le midi manger dans son restaurant en nous indiquant que les apéros et les desserts c'est pour lui, bien sympa ces Crètois 🙂
En attendant on part faire un grand marché, histoire d'acheter quelques souvenirs ( t-shirts, casquette, babioles en tout genres ... ect ) Il est déja midi et comme promis on retourne manger au Blue Laggoon, on salive d'avance devant la carte qui propose pas mal de poissons et de spécialités Grecs. On se lance sur la Moussaka et les Gyros, délicieux !! Sa passe super bien avec le petit Ouzo bien frais ^^

L'après midi on se laisse tenter par une baignade sur une des plages d'Agios Nikolaos, on y restera jusqu'en début de soirée, on est un peu triste à l'idée de devoir quitter Agios Nikolaos dès demain, mais en meme temps nous avons hâte de découvrir Ierapetra notre prochaine destination. On retourne à l'hôtel du Lac pour notre dernière nuit, on profite sur notre terasse en regardant un petit concert sur le toit du resto d'en face puis on se couche la tête déja pleine de souvenirs.

12 Septembre J4 :
Nous voila réveillés de bon matin, une bonne douche et on met le cap sur Ierapetra. En route on consulte notre ami '' le Routard '' et on décide de s'arrêter en chemin dans le village typique de Kritsa vu que nous avons le temps et qu'il n'est que 8h30. On gare la voiture dans un parking et c'est parti pour la grimpette. Le village forme un dédale d'allées toutes assez pentues.


( la suite un peu plus loin dans ce post )
Pourquoi la Crète ?
Nous cherchions une destination au soleil avec des billets d'avion bon marché. Pour ma part c'était la deuxième fois que j'allais en Crète et j'avais adoré.
9 Septembre J1 :
La veille de notre départ nous avons dormis dans un hotel première classe non loin de l'aéroport Saint Exupery. On se lève à 4h00, le temps de faire une toilette et de déjeuner et hop direction l'aéroport en navette ( que nous avions réservé la veille via l'hotel ). Le temps de faire tous les contrôles nécessaires et nous voila installé dans l'avion ( nous avons voyagé avec la compagnie Transavia ) Apres 3 petites heures de vol on débarque sur le sol Grec à, à Heraklion, on récupère nos valises facilement puis on sort de l'aéroport pour prendre la voiture de location que nous avions loué sur Internet. Il est à peu près midi et notre première étape se trouve à Agios Nikolaos. On arrive en début d'aprem à notre hotel, l'Hôtel du Lac, on pose nos valises et ça sent enfin les vacances 😎 On est plutôt bien situé, dans une rue animé et comme son nom l'indique à coté du lac et du port. On décide de partir repéré les alentours et de manger un bout dans un resto le long du port.

Ensuite nous sommes partis faire 2-3 magasins histoire de faire des courses pour le soir, on dépose tout ça à l'hôtel et on repart en vadrouille. C'est la qu'on aperçut un '' Fish SPA Therapy '', c'est un endroit ou l'on trempe ces pieds dans un bassin rempli de petits poissons qui viennent se jeter sur tes pieds pour enlever les peaux mortes. Au début on ressens une sensation vraiment étrange, sa picotte un peu et au final nous avons bien apprécié. En plus de cela, la femme qui s'occupais du SPA nous proposa gratuitement un massage des pieds à la fin de la séance ^^ Le bonheur 😉

Le soir arrive déja et nous décidons de faire une dernière ballade le long de la mer avant de rentrer dormir apres cette première journée magnifique.

10 Septembre J2 :
On se réveil sous un beau soleil, il est 8h du mat et il fais déja chaud. On décide aujourd'hui de partir visiter Elounda à 15 min d'Agios Nikolaos, très belle petite ville, assez touristique mais pleine de charmes avec son petit port sympathique.




On se fait une pause baignade pendant 2 bonnes heures avant que trop de monde peuple la plage. Depuis Elounda il y a possibilité de faire des départs pour l'île de Spinalonga ( appelé aussi l'île des lepreux car c'est la que furent envoyés les gens atteints de la lèpre entre 1900 et 1960 ) On réserve une place sur un des bateaux qui affrètent l'île, le départ est dans une heure, on fait un pique nique sur le port en attendant et c'est parti.


Après une petite heure de bateaux nous arrivons au abords de Spinalonga

On débarque enfin, on prend notre ticket d'entrée et c'est parti pour l'exploration de l'île ( il n'y a pas de sens de visites, on peut partir dans la direction que l'on souhaite ) La Forteresse fût construite par les Vénitiens en 1579 afin de protéger Elounda de l'envahissement Turcs. En 1715 elle tomba entre les mains des Turcs mais au début du 20eme siècle les Crètois reprirent le controle et chassèrent les Turcs de Crète. La suite vous la connaissez ( cf les lèpreux )





On visite les moindres recoins de l'île et en fin d'apres midi on rentre sur Elounda content de notre escapade. On se repose un coup en dégustant un bon cocktail sur la terasse d'un café, on achète 2-3 souvenirs et on rentre sur Agios Nikolaos. On sort un coup flâner dans les rues encore pleines de mondes, on se mange un casse croute seuls à l'abris des regards hormis quelques chats sauvages, le long de la mer et on se rentre.

11 Septembre J3 :
Voila on entame notre dernier jour à Agios Nikolaos, on décide d'aller déjeuner dans un resto le long du lac ( le Blue Lagoon ), ce fût bien agréable avec ce soleil matinal. Le patron du resto nous invite à revenir le midi manger dans son restaurant en nous indiquant que les apéros et les desserts c'est pour lui, bien sympa ces Crètois 🙂
En attendant on part faire un grand marché, histoire d'acheter quelques souvenirs ( t-shirts, casquette, babioles en tout genres ... ect ) Il est déja midi et comme promis on retourne manger au Blue Laggoon, on salive d'avance devant la carte qui propose pas mal de poissons et de spécialités Grecs. On se lance sur la Moussaka et les Gyros, délicieux !! Sa passe super bien avec le petit Ouzo bien frais ^^

L'après midi on se laisse tenter par une baignade sur une des plages d'Agios Nikolaos, on y restera jusqu'en début de soirée, on est un peu triste à l'idée de devoir quitter Agios Nikolaos dès demain, mais en meme temps nous avons hâte de découvrir Ierapetra notre prochaine destination. On retourne à l'hôtel du Lac pour notre dernière nuit, on profite sur notre terasse en regardant un petit concert sur le toit du resto d'en face puis on se couche la tête déja pleine de souvenirs.

12 Septembre J4 :
Nous voila réveillés de bon matin, une bonne douche et on met le cap sur Ierapetra. En route on consulte notre ami '' le Routard '' et on décide de s'arrêter en chemin dans le village typique de Kritsa vu que nous avons le temps et qu'il n'est que 8h30. On gare la voiture dans un parking et c'est parti pour la grimpette. Le village forme un dédale d'allées toutes assez pentues.


( la suite un peu plus loin dans ce post )
Compte-rendu de circuit au Rajasthan et séjour à Goa English translation pending
Comme j’avais préparé ce voyage en récoltant quelques infos sur le forum (pour l’itinéraire, les hôtels, le chauffeur, etc.) je contribue à mon tour de faire profiter de notre expérience en postant ce CR.
Il s’agit d’un circuit au Rajasthan au départ de Delhi, puis d’un séjour de 6 jours à Goa.
Itinéraire : Delhi (1 nuit) – Départ pour le circuit au Rajasthan : Agra (1 nuit) – Fathepur Sikri – Jaipur (2 nuits) – Bundi (2 nuits) – Chittorgarh – Udaipur (3 nuits) – Ranakpur – Jodhpur (2 nuits) – Khuri (1 nuit) - Jaisalmer (2 nuits) – Bîkaner (1 nuit) – Mandawa (1 nuit) – retour à l’aéroport de Delhi et départ pour Goa (5 nuits). Puis retour à Delhi (2 nuits) avant le retour…
Pour les vols, nous avons profité d’une promotion sur Austrian Airlines pour prendre les billets de Nice à Delhi (via Vienne) à environ 380€ par personne A/R.
Pour les vols entre Delhi et Goa, nous avons acheté les billets sur le site SpiceJet à 8450 Roupies soit environ 120€ par personne (comparativement, c’est plus cher que le vol depuis la France, vu la distance !).
Concernant la location de voiture avec chauffeur, j’avais choisi Indiahighlights, l’agence de Khem Singh à New-Delhi, avec qui j’avais échangé plusieurs mails pour lui soumettre mon itinéraire, choisir un modèle de voiture et se mettre d’accord sur un tarif, etc.
J’avais réservé indépendamment la première nuit à notre arrivée à Delhi à l’hôtel Jyoti Mahal qui offrait le transfert depuis l’aéroport, et j’envisageais d’y retourner pour les deux dernières nuits à la fin avant de reprendre l’avion du retour. Je précise que nous somme des voyageurs aguerris ; en moyenne un, voire deux voyages par an, depuis plus de 20 ans, dans tous coins du globe… Je pense que certains détails de mon récit sembleront superflus aux voyageurs qui connaissent déjà le pays, mais peuvent aider ceux qui comme nous y vont pour la première fois.
Départ le 18 Novembre à 10h05 avec Austrian Airlines, après une escale à Vienne, nous arrivons à environ 01h00. Pour notre première fois à Delhi, nous trouvons un aéroport très grand, moderne. (et bien plus propre que beaucoup d’aéroports européens…) Après les formalités d’immigration, la récupération des bagages et la douane, nous passons en zone publique ; le chauffeur de l’hôtel nous attend dans le hall des arrivées avec un panneau à nos noms. Le transfert se fait avec une sorte de mini van hors d’âge, mais qui roule, alors… Premières impressions: à cette heure, les rues de Delhi sont presque vides, la ville est noyée dans un épais brouillard. Nous arrivons à l’hôtel après une bonne demi-heure de trajet d’abord sur autoroute, puis sur de longs boulevards parsemés de ronds-points à travers le quartier des ambassades. Le Jyoti Mahal est dans une petite rue de Pahar Ganj et la réception ressemble, de nuit, plus à l’entrée d’un entrepôt qu’à une réception d’hôtel… http://www.jyotimahal.net/index-2.htm Le check-in est rapide et nous montons dans la chambre pour nous coucher, on est HS ! On jette un rapide coup d’œil partout ; la chambre et la salle de bain sont grandes, mais pas de première jeunesse. C’est sommaire, voire vieillot, les draps sont grisâtres…on avait prévu d’y revenir à la fin de notre séjour, on cherchera sûrement autre chose !
Le lendemain matin (19/11) direction le restaurant sur le toit terrasse pour le petit déjeuner. Ces restaurants sur les toits, on en verra dans la quasi-totalité des hôtels ou nous iront, et c’est la première fois que nous voyons ça. Certainement une bonne idée d’isoler le restaurant de la rue et de tous ses désagréments ! Pour le reste, il y a un petit effort dans la déco, mais ça a l’air d’être fait de bric et de broc…. Quelqu’un de la réception vient nous prévenir que notre chauffeur nous attend. Je descends et là je vois que contrairement à ce que j’avais demandé, il a une « vieille » Ambassador alors que j’avais bien précisé que je voulais une Indigo, plus moderne. Je lui fais la remarque et lui demande de téléphoner à son patron pour voir s’il peut nous donner la « bonne » voiture et je remonte finir mon petit déjeuner. Première impression sur le chauffeur : il n’a pas l’air très expressif et il me semble qu’il ne parle pas bien anglais et qu’il est un peu « renfermé »… Une fois prêt, nous descendons à la réception et le patron de l’agence, Khem Singh s’est déplacé en personne pour nous accueillir et nous demande de faire un rapide détour par son bureau. Il doit nous donner le carnet de vouchers que nous remettrons aux hôtels, nous conseille de changer quelques hôtels de notre périple pour d’autres avec lesquels il travaille depuis longtemps, pour un budget similaire à celui que j’avais prévu. Après une tasse de thé, il nous remet le carnet de vouchers pour les hôtels. Puisque le chauffeur devra nous laisser à l’aéroport à la fin du circuit, nous lui réglons la totalité du circuit. Il est presque 13h00 lorsque nous partons enfin pour notre circuit : en route pour Agra.
Il fait un temps sec et assez chaud, la route sort de Delhi par de larges boulevards très encombrés. Puis, une sorte de route nationale qui traverse des villages et des paysages agréables. Mais le brouillard que nous avions vu à notre arrivée pendant la nuit est toujours là et gâche un peu le plaisir! Après environ 2h00 de route, le chauffeur s’arrête soudain sans prévenir : « Pause déjeuner ! » C’est vrai que, ni lui ni nous, n’avons rien mangé depuis le petit déjeuner ! C’est une sorte de grand restaurant avec un magasin de souvenirs. Un couple de Rajpoutes en costume traditionnel à l’entrée se mettent à jouer un air de musique dès que nous posons un pied à terre; ça sent le piège à touristes ! Après un rapide déjeuner, nous reprenons la route. Nous arrivons à Agra vers 18h30, à l’hôtel « Taj Inn », un hôtel moderne, au style impersonnel et aux chambres sans fenêtres, ce qui est assez courant en Inde. http://www.hoteltajin.com/ Avant de quitter Lakha, notre chauffeur, nous lui précisons que nous n’avons plus besoin de lui pour aujourd’hui et on lui donne rendez-vous pour le lendemain vers 11h00, heure de notre départ vers Jaipur. Nous avons une petite chambre meublée moderne avec une salle de bain bien équipée, mais d’où se dégage une forte odeur d’égouts ! Après un changement de chambre, nous sortons pour chercher un restaurant et « humer » l’ambiance. Nous trouvons vite un petit restaurant qui fait l’affaire et après un talli, nous revenons vers l’hôtel : demain il faut se lever tôt pour la visite du Taj Mahal ! Sur le chemin du retour nous tombons sur un mariage (nous apprendrons que c’est le mois des mariages, et on en verra encore plusieurs pendant notre circuit au Rajasthan) Les invités ne se font pas prier pour se faire prendre en photo et on se mêle à leur cortège.
Le lendemain (20/11) réveil à 05h30 et départ pour le Taj. Malheureusement, le brouillard est encore là et il semble encore plus épais que la veille ! Vu la situation de notre hôtel, nous entrerons par la porte Ouest. On est dans les premiers à entrer ; enfin, il y a au moins 500 personnes devant nous ! Dès qu’on franchi les contrôles à l’entrée (assez tatillons, nos amis indous ; il y a une liste d’objets interdits assez impressionnante!) on réalise de suite qu’on aura du mal à apercevoir le bâtiment dans son entier à cause de la brume… On prend un audio-guide en français (Les audio-guides qu’on aura pris de temps en temps seront tous très bon) et on fait la visite en prenant notre temps, on ne sait jamais, si le brouillard se lève… A 10h30, toujours le brouillard, alors on part…On rejoint notre hôtel pour prendre notre petit déjeuner, puis une fois le check-out fait, on prend la route de Fathepur Sikri. On y arrive vers midi. Le chauffeur nous laisse sur le parking d’où partent des navettes qui montent sur le site. A la descente des navettes, on est sollicités par des guides et des jeunes qui vendent des babioles. Nous achetons nos billets et une fois à l’intérieur, on découvre un site superbe. La visite prend entre 2h30 et 3h00. Nous reprenons ensuite la route, direction Jaipur. Encore une fois le chauffeur décide de s’arrêter pour une pause déjeuner dans le même genre de restaurant que la veille... va pour un petit en-cas. Nous arrivons dans les faubourgs de Jaipur à la tombée de la nuit. La rue qui mène vers le centre-ville est défoncée, elle est enserrée comme dans un canyon entre de bâtiments d’architecture Rajpoute qui semblent assez anciens qui tombent en ruine. Tout baigne dans un nuage de poussière.et avec la nuit qui tombe, on a l’impression de monter vers une ville qui me rappelle la sombre Mordor du Seigneur des Anneaux ! Les derniers kilomètres sont impressionnants; la circulation est infernale, il faut se frayer un chemin à coup de klaxon ; les camions, les bus, les voitures et toutes sortes de véhicules roulant non identifiés se pressent. On dirait que tout ce petit monde est pressé de rentrer en ville comme si une porte risquait de se refermer devant eux s’ils arrivaient après une sorte de compte à rebours invisible ! Puisqu’il est encore assez tôt, nous acquiesçons de bon cœur à la proposition du chauffeur de faire un petit crochet dans un centre ayurvédique pour un petit massage avant d’atterrir à l’hôtel. Il faut dire que l’Ambassador a un confort très relatif! Dès notre arrivée nous constatons qu’il a fait le bon choix, car c’est exactement le centre que nous avions repéré en préparant notre voyage et ou nous voulions aller de toutes façons! Lors d’un rapide entretien, le maitre des lieux, un médecin très sérieux, nous présente tous les soins proposés. Nous passons ensuite dans des salles ou un masseur nous prend en charge. Un homme pour moi, une femme pour madame…Le soins dure une heure et nous fait un bien fou ! Le chauffeur doit ensuite demander sa route à plusieurs reprises pour trouver l’hôtel. C’est le « Nahargarh Haveli », qui n’a de haveli que le nom, puisqu’il s’agit du même genre d’hôtel que celui d’Agra; une bâtisse récente sans charme particulier, assez loin du centre historique . Mais elle offre quand même l’avantage d’être dans un quartier résidentiel calme. http://www.nahargarhhaveli.com/ Les chambres sont vastes mais toujours sans fenêtres ! On s’en contentera, puisque l’état général est bon. Dés notre installation, nous voulons aller faire quelques achats, dont des tissus, puisque Jaipur est connue pour être le paradis du shopping. Le chauffeur nous « conseille » un magasin de sa connaissance. On n’est pas dupes et on s’imagine bien qu’il doit y avoir une histoire de commission là-dessous, mais bon…on y va, et ….on ne trouve rien qui nous plaise! Le chauffeur n’a pas l’air de comprendre qu’on ressorte les mains vides! Direction l’hôtel, diner et dodo.
Le lendemain (21/11) on demande au chauffeur de nous déposer près du Hawa Mahal. La visite ce palais magnifique nous prend environ 2h00. Ensuite direction le City Palace tout proche. On a « zappé » le Jantar Mantar ; on n’est pas spécialement attirés par l’astrologie et les bâtiments qu’on avait aperçus du haut du Hawa Mahal nous semblaient carrément moches ! On a passé le reste de l’après-midi à faire du « shopping » dans Tripolia Bazar, pour finir vers Panch Batti ou on n’avait donné rendez-vous à notre chauffeur à 17h00 pour nous raccompagner à l’hôtel. Nous dinons au restaurant de l’hôtel (sur le toit terrasse !) en compagnie de deux autres touristes français (Audrey et Jean de Lyon) qui commençaient un tour du monde.
Le lendemain (22/11) vers 08h15, départ pour Bundi. Un dernier détail avant de partir ; nous passons régler quelques extras à la réception. Nous payons par carte en utilisant leur TPE, la machine de paiement par carte à puce, comme celles qu’on a en France. Un détail dont je reparlerai plus tard. La route est sans histoire et on arrive vers 14h30 au Bundi Haveli. http://hotelbundihaveli.com/ C’est une très belle Haveli blanche à l’entrée de la ville, face au Nawal Sagar ; c’est-à-dire très bien situé. Nous nous laissons tenter par le restaurant de l’hôtel qui tient ses promesses. La chambre est superbe, de style rajpoute ; une porte à double battant en bois sculpté, une déco de palais de maharaja et un bow-window garni de coussins ; on se croirait dans un palais des milles et une nuit ! De plus le personnel de l’hôtel est très sympathique et aux petits soins ! Après notre installation, nous partons pour un petit tour à pied. C’est une très belle ville ; au niveau photo je me régale ! La nuit tombe rapidement et nous dinons dans un petit restaurant juste en face de l’hôtel. Il est tenu par un jeune couple très sympa et comme ils proposent aussi des massages ayurvédiques, nous nous laissons tenter avant de monter au restaurant qui se trouve sur le toit de leur petit immeuble !
Le lendemain (23/11) nous montons visiter le Bundi Palace. Ce palais est assez grand et la visite nous occupe toute la matinée. Nous redescendons en ville pour flâner dans les bazars, faire quelques achats et prendre un rapide déjeuner dans un petit restaurant du bazar. Nous ne visiterons pas le fort Taragarh, car la montée vers le fort est impressionnante et nous décourage un peu! De plus madame est un peu malade (le déjeuner ou le diner d’hier soir ?). De retour à l’hôtel, elle ne se sent pas mieux, je dinerai donc seul. Je décide d’aller diner dans un autre petit restaurant tout proche de l’hôtel, sur un toit-terrasse lui aussi ! J’y rencontre un couple de français, de la région de Perpignan, si je me souviens bien, qui font aussi le tour du Rajasthan, mais dans l’autre sens.
Le lendemain (24/11) nous quittons Bundi vers 08h30 en direction d’Udaipur. Notre chauffeur nous apprend qu’il a eu un appel de l’hôtel de Jaipur au sujet de la petite note d’extra que j’avais réglé juste avant notre départ de l’hôtel. Le réceptionniste qui fait la transaction, a fait eu une faute de frappe sur la machine et le montant n’est donc pas le bon ! Je retrouve le ticket et c’est vrai qu’il s’est trompé en notre faveur, j’aurai pu m’en apercevoir ! Le montant du ticket est 100 fois moindre que la somme due : une erreur de frappe, une virgule mal placée ! Nous réglerons la différence directement au chauffeur qui la reversera à l’hôtel lors de son prochain passage ! Pas de problème… En chemin, nous ferons un arrêt à Chittor pour visiter son fort : Chittorgarh. Cette immense citadelle mérite le détour et la visite très intéressante ne prend qu’une paire d’heures. La visite peut donc se faire lors du trajet de Bundi à Udaipur, il n’est pas nécessaire de passer une nuit dans les environs. Nous reprenons la route après la visite pour arriver à Udaipur vers17h00. Notre chauffeur nous arrête (encore !) dans un magasin de tissus à l’entrée de la ville car il avait bien remarqué qu’on n’avait rien acheté dans « son » magasin de tissus de Jaipur ! Là encore, ça sent la commission, et là encore, on ne trouve rien à notre gout, ni dans nos prix (en fait c’est deux fois plus cher que partout ; commission oblige !). A l’arrivée à l’hôtel, je lui fais savoir qu’il ne doit plus nous faire ce genre de mauvais plans et qu’on ferait appel à lui quand on aura besoin de vrais conseils, mais qu’on ne veut pas que ce soit systématique. Comme il n’est pas très expressif, je ne sais pas s’il a bien compris ce que je veux dire ou s’il fait la gueule ? L’hôtel d’Udaipur sera le pire de tout notre voyage et je ne le recommande à personne : c’est le Pichola Haveli. http://www.hotelpicholahaveli.com/ Il est, comme son nom l’indique, proche des rives du lac Pichola, sur Gangaur Ghat. D’en haut on a une belle vue sur le lac. A voir les photos sur le site, c’est un hôtel qui devait être bien il y a des années mais qui n’a bénéficié d’aucun entretien. Tout part en lambeaux ; la baignoire est fêlée et les fissures sont « cachées » par du scotch d’emballage ( !), des fils électriques pendent au plafond au dessus de la douche, raccordés avec du chatterton hors d’âge, le ménage n’a pas été fait à fond depuis très longtemps et les draps sont à la limite de l’insalubrité ! Pour couronner le tout, le personnel est tout juste souriant, du moins au check-in, après c’est carrément la soupe à la grimace ! Nous ferons avec, en essayant de nettoyer nous même ce qui peut l’être… En attendant, nous sortons de là pour aller faire la découverte de cette belle ville. A l’heure du diner nous choisissons un restaurant sur un toit-terrasse ( !) avec vue sur le Jagdish Temple !
Le lendemain (25/11): visite du City Palace. Un palais vraiment agréable à visiter, malgré la foule…L’après-midi sera consacré à visiter la ville. Mais la nuit tombe vite et l’heure du diner venue, on se laisse tenter par la belle entrée du Poona Haveli…qui tient ses promesses ; le restaurant sur le toit-terrasse (!) est très bon et on y a une superbe vue sur le lac et le City Palace.
Le lendemain (26/11) départ pour Ranakpur. La route longe de beaux paysages de lacs et traverse de beaux villages. Après environ 40 mn, on prend une autoroute qui traverse des paysages désertiques en montant de plus en plus haut dans les montagnes arides. On se croirait en Afghanistan ! Au bout d’une bonne heure, on quitte l’autoroute pour une petite route très étroite et soudain le paysage change ; tout est plus vert. C’est la région des monts Aravalli ou se succèdent des petits villages d’agriculteurs. On est sur un plateau en altitude. C’est le moment de sortir son appareil photo : norias sans âge actionnées par des bœufs, caravanes de chameaux sur les chemins, paysans aux champs, villages colorés, etc. Puis la route devient plus sinueuse et descend dans des gorges au milieu d’une forêt d’où on s’attendrait à voir surgir les animaux du livre de la jungle de Kippling ! Au fond de la vallée, on passe devant les Temples Jain de Chaumuka et après avoir une fois de plus refusé de s’arrêter pour acheter des tapis ( ! ) sur « recommandation » de notre très prévenant ( !) chauffeur, on arrive à l’hôtel Ranakpur Hill Resort ! C’est un bel hôtel en pleine nature avec une grande piscine dans un beau jardin. http://www.ranakpurhillresort.com/ Notre chambre est grande, agréable et propre. La terrasse du restaurant dans les jardins de l’hôtel fera l’affaire, vu qu’on est au milieu de nulle part ! Dès le repas terminé, direction les temples Jain à un jet de pierre de l’hôtel. La visite est une des plus belles du voyage ! Sans être un connaisseur ni de la religion Jain, ni de l’architecture en général, il faut avouer que c’est un site incontournable, rien que pour les sculptures des centaines de piliers (1444 exactement) qui soutiennent le temple principal… Retour à l’hôtel, sieste au bord de la piscine et diner dans la belle salle du restaurant. On y retrouvera un couple de berlinois que l’on avait déjà croisé au Jyoti Mahal à Delhi !
Le lendemain (27/11) départ pour Jodhpur. A partir de Sanderao, nous prenons une route très fréquentée par les camions car c’est l’axe Delhi-Mumbai ! Ce n’est qu’un long défilé de camions en tous genres ! On arrive à Jodhpur vers 13h00. Notre hôtel, le Haveli Inn Pal http://www.haveliinnpal.com/ est situé dans le quartier de la Clock Tower. Avant d’y arriver, on doit traverser par le bazar qui occupe tout l’espace autour de cette place et là c’est un choc visuel! Après déjà plusieurs jours en Inde, nous pensions avoir être habitués, mais là c’est le summum ! C’est l’endroit le plus sale que nous verrons de tout notre voyage ! Les rues et les trottoirs sont de véritables tas d’ordures, les pires qu’on ai vus de tout notre voyage. Bien sûr, il y a les vaches, cochons et autres chiens errants comme partout, mais ici, c’est encore pire qu’ailleurs ! On ne peut littéralement pas marcher sans regarder ou on va poser les pieds… Heureusement, la Haveli est un havre au milieu de toutes ces ordures ! Nous ne ferons pas d’efforts inutiles pour trouver un restaurant, et celui de l’hôtel fait parfaitement l’affaire. Comme on doit ramener des épices, on se laisse une dernière fois guider par le chauffeur vers une boutique de sa connaissance…sans plus de succès que les fois précédentes ! Nous passerons la soirée avec une connaissance, un homme d’affaire de Jodhpur rencontré en France quelques mois plus tôt. Il nous invite à diner dans un endroit incroyable ! Il s’agit d’une des propriétés de l’actuel Maharajah de Jodhpur qui abrite les haras de son équipe de polo ; les Jodhpur Eagles. Le tout se trouve au milieu d’un parc immense avec un ancien palais transformé en hôtel de luxe et un restaurant très renommé, à l’écart du centre ville. C’est là que nous dinerons aux chandelles, dans les jardins, d’un excellent repas de spécialités de Jodhpur !
Le lendemain (28/11) visite du Jaswant Thada (le mausolée de marbre blanc) à 10mn de la Clock Tower, sur la route du fort. Ce monument situé sur une colline surplombant la ville est un vrai havre de paix, très agréable à visiter. Après le déjeuner, départ pour la visite du fort Meherangarh. C’est un beau monument très bien entretenu et je recommande de prendre l’excellent audio-guide (compris dans le prix du billet) pour en faire la visite. Nous y passerons toute l’après-midi avant de redescendre prendre un bon diner au restaurant-terrasse ( !) du Haveli Inn Pal.
Le lendemain (29/11) nous partons vers 08h30 pour la région de Jaisalmer. La route est longue mais la circulation est assez fluide. Le paysage change ; il devient plus sec, on voit bien qu’on entre dans le désert. Nous ferons un arrêt à Pokara pour déjeuner. Nous croisons un nombre impressionnant de convois militaires ; la frontière avec le Pakistan n’est pas loin et il s’agit d’une zone sensible, propice aux manœuvres…Nous arrivons en vue du fort de Jaisalmer vers 16h00, mais nous n’entrons pas dans la ville : nous allons passer une nuit à Khuri, un village dans le désert, plus à l’Ouest. Nous y arrivons vers 17h00 par une petite route très étroite. Le lieu ou nous sommes hébergés est un ensemble de petites maisons en pisé recouvertes de toits de chaume, un petit complexe hôtelier regroupé autour d’une place centrale. Dès notre arrivée, nous sommes accueillis avec un pot de bienvenue. On nous conduit ensuite à dos de chameaux vers les dunes toutes proches pour assister au coucher du soleil, puis après une pause d’une petite heure, bienvenue pour soulager nos fesses meurtries par les « selles » inconfortables et le pas irrégulier des chameaux, nous reprenons le chemin du village. On s’installe pour le repas autour de la petite place ou brûle un feu, et le repas se déroule au son de la musique et des danses d’un groupe d’artistes local ! Il est question ensuite de passer la nuit dans les dunes à la belle étoile, mais nous choisirons de passer la nuit dans une case pour essayer de remettre de l’ordre dans nos vertèbres (et le reste !) plutôt que de passer une nuit dehors alors que nous ne sommes pas équipés.
Le lendemain (30/11) nous reprenons la direction de Jaisalmer après avoir pris un bon petit déjeuner. Le trajet dure environ 50mn et nous nous installons rapidement à l’hôtel « le Royale ». Il est bien situé, au pied du fort, les chambres sont spacieuses, aux normes indiennes, même si ce n’est pas du 4 étoiles niveau hygiène (on commence à s’y faire) mais tout marche … On part tout de suite à pied vers le fort, on arrive à la porte principale en 10mn. Avant d’entrer dans le fort, on se balade un peu dans le bazar à l’extérieur des murs ; Gopa Chowk. Puis on se laisse tenter par un resto de style italien situé à l’entrée du fort. (ex.Little Italy, qui a changé de proprio et de nom) La cuisine n’a d’italien que le nom… Nous passons ensuite toute l’après-midi à nous promener dans le fort avant de rejoindre notre hôtel ; séance internet et diner sur…le toit-terrasse !
Le lendemain (01/12) nous faisons le tour du fort par l’extérieur, à pied, jusqu’à Gandhi Chowk. Au restaurant « Saffron » de la superbe Nachana Haveli toute proche, nous prenons un bon repas en compagnie d’un couple de parisiens sympathiques (Marion et ?) en partance pour un tour du monde…Nous finissons notre balade dans Sadar Bazar avant de revenir au coucher du soleil à notre hôtel.
Le lendemain (02/12) nous devons partir pour Bikâner ou nous arrivons à 13h30. Notre chauffeur nous conduit directement à l’hôtel ; le « Bhairon Vilas » situé juste derrière le Junagarh fort. C’est un beau bâtiment et notre chambre ressemble à une chambre de princesse des mille et une nuits ; lit à baldaquin, meubles d’époque, tentures et dorures… Après un lunch rapide au restaurant de l’hôtel, nous partons à pied découvrir ce fameux Junagarh fort. La visite qui peut se faire, soit seul, soit en petits groupes avec guide. Notre guide très sympa est plein d’humour ; il commente pour tout le groupe en hindi et en anglais. Nous en gardons un bon souvenir…Nous sortons du fort avant le coucher du soleil et nous allons boire un verre au « Gallops » juste en face ; assez surfait il faut le dire. Ce soir nous allons diner au « Laxmi Niwas Palace » dans le restaurant de la cour intérieure. Pour un restaurant de cette classe l’addition reste très raisonnable, et surtout le cadre est très reposant...un peu de calme et de volupté dans ce monde de brutes ! C’est la seule fois ou nous aurons besoin des services de notre chauffeur pour autre chose que la conduite entre deux villes.
Le lendemain (03/12) départ pour Mandawa vers 08h30. Nous faisons un arrêt en route à Fathepur pour visiter la Haveli de Nadine Leprince. Il faut admettre qu’elle a eu un sacré courage pour se lancer dans cette aventure ; l’achat puis la restauration d’une Haveli au beau milieu de rien…Mais le résultat est là et il faut admettre qu’elle a réussit son pari ! Nous finissons ensuite notre route pour arriver à Mandawa ou nous nous installons à l’hôtel « Mandawa Haveli ». Une petite balade dans le village pour voir quelques Haveli, prendre un repas rapide dans un petit restaurant ou nous sommes les seuls clients et nous avons fait le tour de la question ; Mandawa, ce n’est pas Saint-Tropez ! Pendant le diner au restaurant de l’hôtel sur…le toit-terrasse nous assistons, encore( !) à un mariage ; le défilé des invités et de la famille du marié qui se rendent en procession chez la mariée en musique…Hop au lit, car demain nous attend une longue route pour l’aéroport de Delhi : ne pas rater l’avion pour Goa !
Le lendemain (04/12) lever à 05h00, rapide petit déjeuner et en route ! Le jour n’est pas encore levé et nous roulons sur des petites routes…Après les 30 premiers kilomètres, l’état de la route avant d’arriver à Rewari devient déplorable: une suite ininterrompue de nids de poule et plus de goudron du tout ; la voiture saute de bosse en bosse à 20km/h maximum pendant au moins 1 heure. Après une pause à Rewari, nous reprenons la route, dont l’état s’améliore.
Ces derniers jours, j’avais échangé quelques mails avec le patron de notre chauffeur au sujet de notre changement d’hôtel à Delhi. Des avis échangés avec d’autres touristes croisés au Rajasthan nous avaient convaincus de choisir le Godwin Deluxe à la place du Jyoti Mahal que nous avions trouvé très sale. Un petit accroc à notre budget, mais c’est juste pour les deux dernières nuits en Inde…Bref, je lui avais demandé de faire la réservation pour la chambre et pour le transfert de l’aéroport à l’hôtel à notre retour de Goa et de nous en faire par dès que possible par mail. Comme je n’avais pas eu de réponse jusqu’à notre départ ce matin, je demande donc à notre chauffeur de téléphoner à son patron pour avoir des réponses. Nous n’aurons pas de réponse ferme ni définitive par téléphone…Je lui demande donc fermement de s’en occuper au plus vite, de nous avertir de ses résultats par mail et de ne surtout pas oublier de déduire le prix des deux nuits annulées au Jyoti Mahal de la facture totale et de faire en sorte de nous rembourser à notre retour de Goa. Nous finirons par environ 1h00 d’autoroute avant d’arriver à l’aéroport. Nous y seront à l’heure pour prendre notre vol. Nous faisons donc nos adieux à Lakha notre chauffeur, qui, malgré son manque d’entrain tout au long du voyage, aura quand même été un bon conducteur. Nous ne sommes pas arrivés à savoir s’il était juste un peu « renfermé » ou même carrément malade (il m’est arrivée de le voir vomir à quelques occasions…) ou s’il avait quelque chose qui ne lui avait pas plus avec nous…Nous lui donnons un pourboire dont nous avions calculé le montant en recoupant des avis trouvés sur le forum. Ce sera 2500 roupies pour 15 jours, sachant : - qu’il n’a fait que conduire d’une ville à une autre, - ne nous a jamais servi de guide, ni donné le moindre conseil, - que nous ne l’avons jamais (à part une fois à Bikâner) utilisé en soirée, et que lorsque nous séjournions plusieurs nuits dans un endroit, nous ne faisions pas appel à lui pendant tout ce temps, ce qui lui laissait beaucoup de temps libre. - qu’il a essayé à maintes reprises, malgré nos remarques, de nous attirer dans des boutiques ou il touchait certainement des commissions. - qu’il n’était pas très loquace ni très aimable, - qu’il n’a pas fait preuve d’une grande galanterie envers ma femme (surtout lorsqu’elle , était souffrante vers Bundi) en ne lui tenant la porte de la voiture que les 2 premiers jours, après quoi, il ne prenait même plus la peine de descendre de voiture à chaque arrêt ! - que l’état de propreté de la voiture n’était pas exempt de tous reproches. Bref, adieu Lakha ! Au terminal 3, une fois les bagages enregistrés, il faut rapidement passer les contrôles de sécurité pour accéder en zone sous douane, car il n’y a rien a faire en zone « publique ». Une fois de l’autre côté, on a accès à quelques magasins et restaurants. L’attente est assez courte et nous embarquons pour notre vol (SpiceJet SG255) pour Goa avec environ 20 mn de retard. Nous faisons l’expérience de ce que veut dire « enfant roi » dans les relations parents-enfants en Inde…impossible de se reposer, mais ça n’a pas l’air de gêner grand monde, pas même les hôtesses ; ça doit être « normal » de laisser les enfants faire ce qu’ils veulent, même dans un avion, en Inde ! Nous nous posons avec toujours un peu de retard, juste au coucher du soleil. Les formalités de récupération des bagages et autres contrôles tatillons dont raffolent nos amis indiens sont vite passés. Le chauffeur qui doit nous amener à l’hôtel est bien là, avec un panneau à nos noms. Première impression : il fait chaud et humide, on comprend vite qu’on est plus dans l’Inde du Nord ! Le trajet de l’aéroport jusqu’à Vagator prendra environ 45mn. La circulation est moins stressante que dans le Nord et à première vue tout à l’air beaucoup plus propre ici que dans le Nord ! Nous arrivons au « Bean Me Up », http://www.travelingoa.com/beanmeup/ un endroit surtout connu comme étant un endroit relax, connu pour son salad-bar, mais qui offre également quelques chambres à des tarifs intéressant. Cet endroit a été crée par une californienne il y a quelques années. Nous l’avions choisi sur internet, car les photos donnaient l’impression d’un endroit assez zen et le bouche-à-oreille était plutôt bon…spécialement dans le monde des adeptes du yoga dont ma femme fait partie. Tout colle ; bon accueil, check-in rapide et efficace, jusqu’à ce qu’on accède à notre chambre. Et là, c’est le choc ! En fait de chambre, c’est plutôt une cellule carrée occupée par un lit : une planche à pattes avec un matelas de mousse mou de chez mou, autour duquel il est difficile de se déplacer une fois qu’on a posé deux sacs ! Il n’y a aucun meuble pour poser ses affaires et encore moins pour ranger ses habits une fois déballés des bagages. La « salle de bains » est une pièce attenante sans véritable plafond (juste une tôle ondulée ajourée) et tout cela baigne dans une humidité incroyable avec, évidemment l’odeur de moisissure qui va avec ! Impossible pour ma femme qui est asthmatique de rester une seule minute dans cette atmosphère ! Nous posons nos bagages et sans perdre de temps nous partons à la recherche de quelque chose de meilleur. Nous trouvons rapidement un hôtel dans les environs : le Living Room http://livingroomhotels.in/living-room-goa-vagator.html - Il n’a rien n’à voir avec le précédent. Premièrement, ce n’est pas le même genre d’établissement. Ici c’est un véritable hôtel dont il s’agit. C’est un bâtiment quasi neuf, à l’architecture moderne, avec petite piscine, bar, etc. Nous demandons à visiter une ou deux chambres et nous décidons de rester là. Un rapide entretien avec Maria, la très efficace et attentionnée chef de réception et après une rapide négociation, nous tombons d’accord sur un prix raisonnable pour la saison. http://livingroomhotels.in/living-room-goa-vagator.html L’affaire va se corser avec le « Bean Me Up » quand nous y retournons pour récupérer nos bagages et leur dire que nous ne restons pas chez eux…Après une bonne demi-heure de palabres, nous finirons par leur payer une nuit en dédommagement et nous partirons sans regrets. Je ne vais pas raconter ici toute la « discussion » que nous avons eue avec le nouveau manager du « Bean Me Up » (qui a été vendu par la fondatrice à ce « businessman » de Bombay aux dents qui rayent le parquet), mais ce type n’a qu’une seule idée en tête : l’argent, ce qui est très loin de ce qui était la philosophie de l’ancienne propriétaire et fondatrice de l’endroit. En tous cas si vous souhaitez passer quelques nuits dans cet établissement, sachez que ça ne vaut même pas les 550 Rps qu’on vous en demandera pour une nuit en chambre double, ou alors c’est que vous aimez l’inconfort, l’humidité et les odeurs de moisissure ! Je ne donnerai aucun avis sur le restaurant, car bien évidemment, nous ne l’avons pas testé ! Une fois revenus à notre nouvel hôtel, nous avons droit à un accueil des plus sympathiques. L’équipe est jeune et dynamique, l’ambiance qui vient du bar nous incite à y faire un tour. Nous y sommes accueillis par toute l’équipe et nous y passerons une bonne partie de la soirée. Un petit repas rapide (avec tout ça on n’avait pas diné !) un cocktail et des discussions le coude sur le comptoir…bref, une soirée comme nous n’en avions pas connue depuis longtemps !
Le lendemain (05/12) nous sortons prendre nos marques. D’abord à pied, puis nous louerons un scooter pour pouvoir nous déplacer car tout est dispersé et sans moyen de locomotion, on est rapidement cantonné dans son petit coin. Pour tout faire, un deux roues est obligatoire. J’aurai bien voulu louer une moto indienne (le célèbre Royal Enfield) mais il faut un minimum d’une semaine de location et nous ne somme là que pour 5 nuits ; ce sera donc un scooter 100cc… Nous louons donc ce scooter ce qui nous permet d’aller passer la fin de l’après-midi à Anjuna et d’y diner.
Le lendemain (06/12) nous changeons de chambre car celle qu’on nous a donné hier n’a pas dû être louée depuis quelque temps (la saison n’a pas encore commencé à Goa) et elle n’a pas du être aérée récemment : une petite odeur d’humidité incommode ma femme à cause de son asthme. De plus, elle donne juste au dessus de la piscine et en ce moment il y a des familles indiennes avec jeunes enfants et quand on parle d’enfants en Inde…! Donc : trop de bruit ! Sans problème, on nous donne une autre chambre. Nous passons par Mapusa le matin, avant d’aller passer le reste de la journée à la plage de Morjim : location de transat et parasol, déjeuner au restaurant de la plage. Au retour, nous iront encore à Anjuna pour diner.
Le lendemain (07/12) nous allons repérer un centre yoga à Assagao car ma femme voudrait profiter de l’occasion pour faire quelques séances tant qu’on est ici! Puis nous partons au marché aux puces d’Anjuna. Un énorme marché d’artisanat, surtout fait pour les touristes ! Les prix annoncés sont hallucinants, donc le marchandage ferme est de règle. On en profite pour faire quelques achats (Noel approche !) Après un passage à l’hôtel en fin d’après midi, nous ressortons pour diner de nouveau à Anjuna.
Le lendemain (08/12) je dépose ma femme dans un centre de yoga entre Vagator et Anjuna et je la retrouve vers 11h30. Nous déjeunerons encore vers Anjuna. Retour à l’hôtel en début d’après-midi pour une petite pose lecture au bord de la piscine (il faut bien en profiter un peu !) Nous descendons ensuite vers Calangute pour y passer la fin d’après midi. Le soir nous nous arrêtons diner sur le chemin du retour au restaurant « Spices » à la sortie de Calangute. Un endroit que je recommande. C’est un des rares restaurants que nous trouverons propre de tout notre circuit en Inde avec des tables dressées avec des nappes en tissus immaculés. Les premières impressions seront confirmées par la suite. La carte est très diversifiée, le service attentionné, efficace et le repas est excellent ! Si le ventilateur souffle trop fort, pas de problème, on vous le baisse de suite…etc. Que des petits riens qui sont souvent introuvables ou impossibles ailleurs, mais naturelles ici ! Au retour nous passons par Anjuna (c’est sur la route) pour s’arrêter au petit supermarché pour faire une ou deux courses et du change. Puis un cyber café pour consulter nos mails et donner des nouvelles à la famille. Nous rentrons à plus de 23h00. Ce soir nous aurons un petit problème à notre arrivée à l’hôtel.
Avant tout, il faut bien comprendre une chose importante au sujet des normes d’accueil que ce soit en matière d’hôtellerie ou de restauration en Inde. Le personnel de base (c'est-à-dire les bagagistes, les réceptionnistes, parfois plus haut dans la hiérarchie, les cadres et les patrons) des structures hôtelières et des restaurants et des entreprises familiales, n’a reçu aucune formation hôtelière. Les normes de confort à l’occidentale (hygiène, ménage, bruits, odeurs, etc.…) sont des valeurs qui sont souvent assez floues ou carrément étrangères ou dont ils ont au plus des notions très différentes des nôtres. Ce qui, additionné à leur relative timidité, et désarroi dans ce genre de situation, ne peut que compliquer la résolution du moindre petit problème qui serait plié en 2 minutes chez nous !
Donc, une fois de retour dans notre chambre, nous entendons un bruit assourdissant monte de l’extérieur: je vérifie et je pense trouver d’où ça vient : un gros groupe électrogène qui ronronne juste sous notre fenêtre (il y a souvent des coupures d’électricité en Inde et tout un chacun possède, dans la mesure de ses moyens, un groupe pour y faire face). Je descends à la réception, mais à cette heure, il n’y a aucun responsable, juste des jeunes qui font du ménage et le service de sécurité ! C’est-à-dire des gens plein de bonne volonté, mais qui parlent à peine anglais. Après quelques longues minutes de palabre, nous arrivons à nous faire comprendre et on nous donne enfin la clé d’une autre chambre ou nous passerons la nuit.
Le lendemain (09/12) balade vers Calangute. Nous déjeunons encore au très bon « Spices » avant de continuer à visiter Baga Beach. Au retour à l’hôtel, nous aurons une discussion avec la réceptionniste qui n’était pas là lors des évènements de la nuit passée. Les infos ne sont pas bien remontées et je lui fais part de ma version des faits, et elle en fait part de suite au directeur par téléphone. Il n’a pas l’air ni de vouloir se déplacer pour me voir, ni ne donne des instructions spéciales à sa collaboratrice pour excuses ou dédommagement éventuel. J’ai dû insister auprès de la réceptionniste pour qu’il veuille bien sortir de son bureau pour que je m’entretienne avec lui en personne. Ce monsieur n’a apparemment pas non plus fait de formation hôtelière particulière, ce qui en soit n’est pas choquant ici, mais surtout ne fait preuve d’aucune forme de politesse en ne s’excusant pas de tous les désagréments occasionnés et en ne proposant pas le moindre dédommagement sous quelque forme que ce soit…un comportement qui détonne avec le standing (et le prix des chambres) de son établissement ! Après plusieurs minutes d’explications, je le laisse à ses réflexions en lui disant que je ne vais pas me mettre en retard à cause de lui et que je dois monter faire mes bagages puisque nous quittons Goa ce soir pour rentrer en avion à Delhi… Il finira par monter à notre chambre après quelques minutes pour venir nous présenter des excuses et nous proposer de nous offrir le transfert vers l’aéroport. J’avais entendu entre-temps les échos d’une conversation assez « animée » entre lui et Maria, la chef de réception. Quand nous descendrons avec nos bagages elle viendra nous saluer et nous dira qu’elle a tout fait pour nous soutenir et je pense que c’est grâce à son action que le manager avait finalement changé de position à notre égard. Ses adieux seront sincères et nous garderons un très bon souvenir de notre séjour à Goa, en grande partie, je pense grâce à elle. Mais il est l’heure de partir, le chauffeur de l’hôtel a chargé les bagages, nous partons. Le chemin vers l’aéroport se fait entre chien et loup, nous arriverons à Vasco de Gama à la nuit noire. Avant tout, il faut passer soi-même ses bagages au control’X, sous la supervision du personnel de la compagnie. Nous leur laisserons une bombe insecticide interdite à bord, même en bagages de soute, alors qu’elle était dans nos bagages depuis la France ! Puis on enregistre et on passe les contrôles de police y compris le détecteur de métaux et une fouille au corps poussée…comme à chaque fois en Inde. Une fois en salle d’embarquement nous nous apercevons que nous avons oublié d’envoyer une carte postale. Je me renseigne pour savoir s’il y a une boite ici, mais non ! Je demande alors aux militaires qui font le contrôle si je peux ressortir pour la poster en zone publique ; ils se concertent à coup de hochement de tête et l’un d’eux me répond que c’est possible, mais que je devrais ensuite retourner à l’enregistrement pour obtenir une nouvelle carte d’embarquement et repasser les contrôles…trop long ! Je demande alors à un des militaires s’il peut la poster pour moi, quand il en aura le temps. Il a le physique des gens de la montagne ; le type népalais, il est jeune ; environ 25 ans et il a l’air très sympathique, il accepte… Je le remercie et retourne m’assoir en salle d’embarquement pour attendre mon vol. Au bout de 2 ou 3 minutes, le militaire s’approche de moi, il a ma carte en main…aie ! Problème ? Non, il vient juste me chercher pour m’accompagner à la boite pour que la je poste moi-même et pour que je sois sûr qu’elle est bien postée. Il me propose de m’escorter jusqu’à la boite en zone publique et me faire repasser rapidement en salle d’embarquement sans refaire tout les contrôles, puisqu’il m’aura accompagné en personne ! Sympa ! Je le suis, je poste ma carte et une fois repassé en salle d’embarquement je le remercie ! Au moment d’embarquer, juste avant de passer la porte, je me retourne et je l’aperçois qui me regarde de loin. Je lui fais un grand signe de la main, il me sourie et me rend mon salut! Une dernière image bien sympathique… Le vol passe vite, nous somnolons pendant tout le vol. A l’arrivée les formalités sont rapides et nous sommes accueillis par Khem Singh en personne ! Il nous explique sa présence par le fait qu’il n’avait pas de chauffeur disponible et qu’il est donc revenu en catastrophe d’Agra ou il était dans l’après-midi pour nous accueillir. Il a pris une de ses plus belles voitures, un monospace Toyota presque neuf. Je sais aussi qu’il doit nous rembourser les deux nuits du Jyoti Mahal que nous avions payées avec toutes les autres et que j’ai annulées et remplacées par le Godwin (que je règlerais moi-même directement). Je le soupçonne de vouloir nous laisser absolument une bonne impression à la fin du séjour. Tout faire pour effacer les aspects négatifs dont il a été mis au courant par Lakha, le chauffeur et ceux que nous lui avons signalé par mail (comme, par exemple l’état de l’hôtel d’Udaipur) Comme je m’y attendais, il commence par nous demander si tout s’est bien passé, avec le chauffeur, les hôtels etc. Je commence par lui dire ce que je pense de Lakha sans oublier ses détours dans des magasins « à commission », sans omettre de lui signaler par contre que c’est un bon conducteur. Il nous dit qu’il a eu des plaintes similaires de la part d’autres clients avant nous et qu’il vient de s’en séparer…Je ne peux m’empêcher de penser qu’il aurait certainement dû le faire avant de nous le « coller » entre les pattes s’il savait quel genre de chauffeur c’était! Ensuite il passe au chapitre argent et me rend la somme due pour le Jyoti Mahal. Enfin il nous offre un petit cadeau : une broderie pour ma femme et une boite d’encens pour moi… Nous sommes arrivés devant le Godwin, il est temps de nous séparer. Adieu Khem Singh. Cet hôtel est un sur Arakashan Road à Pahar Ganj. Juste à côté du Grand Godwin, un peu moins bien coté. Nous n’aurons rien à dire de mal sur le Godwin Deluxe. C’est un bon hôtel. Nous y passons donc une première nuit sans histoires.
Le lendemain (10/12) Nous nous faisons déposer à Connaught Circle par un rickshaw. Quelques courses, une promenade à pied dans Janpath jusqu’au Tibetan Market (décevant) puis India Gate puis un autre rickshaw pour le Red Fort. La visite du fort prend environ 2h00 et n’apporte rien après avoir vu les palais merveilleux du Rajasthan…Le reste de la promenade se fera dans Chandni Chowk. Nous reviendrons à l’hôtel en rickshaw ou nous prendrons un léger repas.
Le lendemain (11/12) nous faisons nos bagages pour les déposer en consigne à la réception, car la chambre doit être libérée pour midi, et comme nous ne reviendrons pas avant la fin de l’après-midi… Nous quittons l’hôtel vers 10h30 pour aller faire un tour du côté du Bahai Temple (temple du lotus) puis vers Geater Kailash (assez décevant) Nous nous faisons déposer à Karol Bagh ou nous tournons jusqu’à 17h30 avant de reprendre un rickshaw pour l’hôtel. Le réceptionniste met gracieusement une chambre à notre disposition pour se doucher et se changer. Le transfert pour l’aéroport nous sera facturé seulement 350 Rps (pas grand-chose pour un tel hôtel, et une telle voiture) Nous partons vers 18h00 quand la nuit tombe. Dans le hall de l’aéroport ou nous aurons du mal à entrer ; notre vol est à 01h50 et il n’est que 19h00. Les policiers qui filtrent les entrée dans l’aérogare ne comprennent pas pourquoi nous voulons entrer si tôt ! Il nous faudra passer par une zone « visiteur » puis renégocier encore avec un autre contrôleur pour passer enfin ( !) dans le hall principal ! Nous y rencontrons un couple de jeunes touristes de la région Toulousaine qui rentrent en France après avoir dû abréger leur séjour en Inde au bout d’à peine une dizaine de jours sur place. Voilà, nous somme (presque) arrivés à la fin de ce voyage, il ne nous reste qu’à faire les dernières formalités de départ ; enregistrement, shopping de dernière minute en zone hors taxe puis passer en salle d’embarquement. Le vol part presque à l’heure, nous avons les place prévues, celles que nous avions réservées sur le plan cabine sur le site de la compagnie. Nous arriverons à Vienne à l’heure, le temps de correspondance est juste comme il faut et nous arriverons à l’heure à Nice sans problèmes…sauf qu’il pleut et que la température est un peu plus basse qu’en Inde !
Lien vers un album photo:https://picasaweb.google.com/prebout06/IndeNovembreDecembre2011?authuser=0&authkey=Gv1sRgCOLT6vqw8Orr9wE&feat=directlink
J’avais réservé indépendamment la première nuit à notre arrivée à Delhi à l’hôtel Jyoti Mahal qui offrait le transfert depuis l’aéroport, et j’envisageais d’y retourner pour les deux dernières nuits à la fin avant de reprendre l’avion du retour. Je précise que nous somme des voyageurs aguerris ; en moyenne un, voire deux voyages par an, depuis plus de 20 ans, dans tous coins du globe… Je pense que certains détails de mon récit sembleront superflus aux voyageurs qui connaissent déjà le pays, mais peuvent aider ceux qui comme nous y vont pour la première fois.
Départ le 18 Novembre à 10h05 avec Austrian Airlines, après une escale à Vienne, nous arrivons à environ 01h00. Pour notre première fois à Delhi, nous trouvons un aéroport très grand, moderne. (et bien plus propre que beaucoup d’aéroports européens…) Après les formalités d’immigration, la récupération des bagages et la douane, nous passons en zone publique ; le chauffeur de l’hôtel nous attend dans le hall des arrivées avec un panneau à nos noms. Le transfert se fait avec une sorte de mini van hors d’âge, mais qui roule, alors… Premières impressions: à cette heure, les rues de Delhi sont presque vides, la ville est noyée dans un épais brouillard. Nous arrivons à l’hôtel après une bonne demi-heure de trajet d’abord sur autoroute, puis sur de longs boulevards parsemés de ronds-points à travers le quartier des ambassades. Le Jyoti Mahal est dans une petite rue de Pahar Ganj et la réception ressemble, de nuit, plus à l’entrée d’un entrepôt qu’à une réception d’hôtel… http://www.jyotimahal.net/index-2.htm Le check-in est rapide et nous montons dans la chambre pour nous coucher, on est HS ! On jette un rapide coup d’œil partout ; la chambre et la salle de bain sont grandes, mais pas de première jeunesse. C’est sommaire, voire vieillot, les draps sont grisâtres…on avait prévu d’y revenir à la fin de notre séjour, on cherchera sûrement autre chose !
Le lendemain matin (19/11) direction le restaurant sur le toit terrasse pour le petit déjeuner. Ces restaurants sur les toits, on en verra dans la quasi-totalité des hôtels ou nous iront, et c’est la première fois que nous voyons ça. Certainement une bonne idée d’isoler le restaurant de la rue et de tous ses désagréments ! Pour le reste, il y a un petit effort dans la déco, mais ça a l’air d’être fait de bric et de broc…. Quelqu’un de la réception vient nous prévenir que notre chauffeur nous attend. Je descends et là je vois que contrairement à ce que j’avais demandé, il a une « vieille » Ambassador alors que j’avais bien précisé que je voulais une Indigo, plus moderne. Je lui fais la remarque et lui demande de téléphoner à son patron pour voir s’il peut nous donner la « bonne » voiture et je remonte finir mon petit déjeuner. Première impression sur le chauffeur : il n’a pas l’air très expressif et il me semble qu’il ne parle pas bien anglais et qu’il est un peu « renfermé »… Une fois prêt, nous descendons à la réception et le patron de l’agence, Khem Singh s’est déplacé en personne pour nous accueillir et nous demande de faire un rapide détour par son bureau. Il doit nous donner le carnet de vouchers que nous remettrons aux hôtels, nous conseille de changer quelques hôtels de notre périple pour d’autres avec lesquels il travaille depuis longtemps, pour un budget similaire à celui que j’avais prévu. Après une tasse de thé, il nous remet le carnet de vouchers pour les hôtels. Puisque le chauffeur devra nous laisser à l’aéroport à la fin du circuit, nous lui réglons la totalité du circuit. Il est presque 13h00 lorsque nous partons enfin pour notre circuit : en route pour Agra.
Il fait un temps sec et assez chaud, la route sort de Delhi par de larges boulevards très encombrés. Puis, une sorte de route nationale qui traverse des villages et des paysages agréables. Mais le brouillard que nous avions vu à notre arrivée pendant la nuit est toujours là et gâche un peu le plaisir! Après environ 2h00 de route, le chauffeur s’arrête soudain sans prévenir : « Pause déjeuner ! » C’est vrai que, ni lui ni nous, n’avons rien mangé depuis le petit déjeuner ! C’est une sorte de grand restaurant avec un magasin de souvenirs. Un couple de Rajpoutes en costume traditionnel à l’entrée se mettent à jouer un air de musique dès que nous posons un pied à terre; ça sent le piège à touristes ! Après un rapide déjeuner, nous reprenons la route. Nous arrivons à Agra vers 18h30, à l’hôtel « Taj Inn », un hôtel moderne, au style impersonnel et aux chambres sans fenêtres, ce qui est assez courant en Inde. http://www.hoteltajin.com/ Avant de quitter Lakha, notre chauffeur, nous lui précisons que nous n’avons plus besoin de lui pour aujourd’hui et on lui donne rendez-vous pour le lendemain vers 11h00, heure de notre départ vers Jaipur. Nous avons une petite chambre meublée moderne avec une salle de bain bien équipée, mais d’où se dégage une forte odeur d’égouts ! Après un changement de chambre, nous sortons pour chercher un restaurant et « humer » l’ambiance. Nous trouvons vite un petit restaurant qui fait l’affaire et après un talli, nous revenons vers l’hôtel : demain il faut se lever tôt pour la visite du Taj Mahal ! Sur le chemin du retour nous tombons sur un mariage (nous apprendrons que c’est le mois des mariages, et on en verra encore plusieurs pendant notre circuit au Rajasthan) Les invités ne se font pas prier pour se faire prendre en photo et on se mêle à leur cortège.
Le lendemain (20/11) réveil à 05h30 et départ pour le Taj. Malheureusement, le brouillard est encore là et il semble encore plus épais que la veille ! Vu la situation de notre hôtel, nous entrerons par la porte Ouest. On est dans les premiers à entrer ; enfin, il y a au moins 500 personnes devant nous ! Dès qu’on franchi les contrôles à l’entrée (assez tatillons, nos amis indous ; il y a une liste d’objets interdits assez impressionnante!) on réalise de suite qu’on aura du mal à apercevoir le bâtiment dans son entier à cause de la brume… On prend un audio-guide en français (Les audio-guides qu’on aura pris de temps en temps seront tous très bon) et on fait la visite en prenant notre temps, on ne sait jamais, si le brouillard se lève… A 10h30, toujours le brouillard, alors on part…On rejoint notre hôtel pour prendre notre petit déjeuner, puis une fois le check-out fait, on prend la route de Fathepur Sikri. On y arrive vers midi. Le chauffeur nous laisse sur le parking d’où partent des navettes qui montent sur le site. A la descente des navettes, on est sollicités par des guides et des jeunes qui vendent des babioles. Nous achetons nos billets et une fois à l’intérieur, on découvre un site superbe. La visite prend entre 2h30 et 3h00. Nous reprenons ensuite la route, direction Jaipur. Encore une fois le chauffeur décide de s’arrêter pour une pause déjeuner dans le même genre de restaurant que la veille... va pour un petit en-cas. Nous arrivons dans les faubourgs de Jaipur à la tombée de la nuit. La rue qui mène vers le centre-ville est défoncée, elle est enserrée comme dans un canyon entre de bâtiments d’architecture Rajpoute qui semblent assez anciens qui tombent en ruine. Tout baigne dans un nuage de poussière.et avec la nuit qui tombe, on a l’impression de monter vers une ville qui me rappelle la sombre Mordor du Seigneur des Anneaux ! Les derniers kilomètres sont impressionnants; la circulation est infernale, il faut se frayer un chemin à coup de klaxon ; les camions, les bus, les voitures et toutes sortes de véhicules roulant non identifiés se pressent. On dirait que tout ce petit monde est pressé de rentrer en ville comme si une porte risquait de se refermer devant eux s’ils arrivaient après une sorte de compte à rebours invisible ! Puisqu’il est encore assez tôt, nous acquiesçons de bon cœur à la proposition du chauffeur de faire un petit crochet dans un centre ayurvédique pour un petit massage avant d’atterrir à l’hôtel. Il faut dire que l’Ambassador a un confort très relatif! Dès notre arrivée nous constatons qu’il a fait le bon choix, car c’est exactement le centre que nous avions repéré en préparant notre voyage et ou nous voulions aller de toutes façons! Lors d’un rapide entretien, le maitre des lieux, un médecin très sérieux, nous présente tous les soins proposés. Nous passons ensuite dans des salles ou un masseur nous prend en charge. Un homme pour moi, une femme pour madame…Le soins dure une heure et nous fait un bien fou ! Le chauffeur doit ensuite demander sa route à plusieurs reprises pour trouver l’hôtel. C’est le « Nahargarh Haveli », qui n’a de haveli que le nom, puisqu’il s’agit du même genre d’hôtel que celui d’Agra; une bâtisse récente sans charme particulier, assez loin du centre historique . Mais elle offre quand même l’avantage d’être dans un quartier résidentiel calme. http://www.nahargarhhaveli.com/ Les chambres sont vastes mais toujours sans fenêtres ! On s’en contentera, puisque l’état général est bon. Dés notre installation, nous voulons aller faire quelques achats, dont des tissus, puisque Jaipur est connue pour être le paradis du shopping. Le chauffeur nous « conseille » un magasin de sa connaissance. On n’est pas dupes et on s’imagine bien qu’il doit y avoir une histoire de commission là-dessous, mais bon…on y va, et ….on ne trouve rien qui nous plaise! Le chauffeur n’a pas l’air de comprendre qu’on ressorte les mains vides! Direction l’hôtel, diner et dodo.
Le lendemain (21/11) on demande au chauffeur de nous déposer près du Hawa Mahal. La visite ce palais magnifique nous prend environ 2h00. Ensuite direction le City Palace tout proche. On a « zappé » le Jantar Mantar ; on n’est pas spécialement attirés par l’astrologie et les bâtiments qu’on avait aperçus du haut du Hawa Mahal nous semblaient carrément moches ! On a passé le reste de l’après-midi à faire du « shopping » dans Tripolia Bazar, pour finir vers Panch Batti ou on n’avait donné rendez-vous à notre chauffeur à 17h00 pour nous raccompagner à l’hôtel. Nous dinons au restaurant de l’hôtel (sur le toit terrasse !) en compagnie de deux autres touristes français (Audrey et Jean de Lyon) qui commençaient un tour du monde.
Le lendemain (22/11) vers 08h15, départ pour Bundi. Un dernier détail avant de partir ; nous passons régler quelques extras à la réception. Nous payons par carte en utilisant leur TPE, la machine de paiement par carte à puce, comme celles qu’on a en France. Un détail dont je reparlerai plus tard. La route est sans histoire et on arrive vers 14h30 au Bundi Haveli. http://hotelbundihaveli.com/ C’est une très belle Haveli blanche à l’entrée de la ville, face au Nawal Sagar ; c’est-à-dire très bien situé. Nous nous laissons tenter par le restaurant de l’hôtel qui tient ses promesses. La chambre est superbe, de style rajpoute ; une porte à double battant en bois sculpté, une déco de palais de maharaja et un bow-window garni de coussins ; on se croirait dans un palais des milles et une nuit ! De plus le personnel de l’hôtel est très sympathique et aux petits soins ! Après notre installation, nous partons pour un petit tour à pied. C’est une très belle ville ; au niveau photo je me régale ! La nuit tombe rapidement et nous dinons dans un petit restaurant juste en face de l’hôtel. Il est tenu par un jeune couple très sympa et comme ils proposent aussi des massages ayurvédiques, nous nous laissons tenter avant de monter au restaurant qui se trouve sur le toit de leur petit immeuble !
Le lendemain (23/11) nous montons visiter le Bundi Palace. Ce palais est assez grand et la visite nous occupe toute la matinée. Nous redescendons en ville pour flâner dans les bazars, faire quelques achats et prendre un rapide déjeuner dans un petit restaurant du bazar. Nous ne visiterons pas le fort Taragarh, car la montée vers le fort est impressionnante et nous décourage un peu! De plus madame est un peu malade (le déjeuner ou le diner d’hier soir ?). De retour à l’hôtel, elle ne se sent pas mieux, je dinerai donc seul. Je décide d’aller diner dans un autre petit restaurant tout proche de l’hôtel, sur un toit-terrasse lui aussi ! J’y rencontre un couple de français, de la région de Perpignan, si je me souviens bien, qui font aussi le tour du Rajasthan, mais dans l’autre sens.
Le lendemain (24/11) nous quittons Bundi vers 08h30 en direction d’Udaipur. Notre chauffeur nous apprend qu’il a eu un appel de l’hôtel de Jaipur au sujet de la petite note d’extra que j’avais réglé juste avant notre départ de l’hôtel. Le réceptionniste qui fait la transaction, a fait eu une faute de frappe sur la machine et le montant n’est donc pas le bon ! Je retrouve le ticket et c’est vrai qu’il s’est trompé en notre faveur, j’aurai pu m’en apercevoir ! Le montant du ticket est 100 fois moindre que la somme due : une erreur de frappe, une virgule mal placée ! Nous réglerons la différence directement au chauffeur qui la reversera à l’hôtel lors de son prochain passage ! Pas de problème… En chemin, nous ferons un arrêt à Chittor pour visiter son fort : Chittorgarh. Cette immense citadelle mérite le détour et la visite très intéressante ne prend qu’une paire d’heures. La visite peut donc se faire lors du trajet de Bundi à Udaipur, il n’est pas nécessaire de passer une nuit dans les environs. Nous reprenons la route après la visite pour arriver à Udaipur vers17h00. Notre chauffeur nous arrête (encore !) dans un magasin de tissus à l’entrée de la ville car il avait bien remarqué qu’on n’avait rien acheté dans « son » magasin de tissus de Jaipur ! Là encore, ça sent la commission, et là encore, on ne trouve rien à notre gout, ni dans nos prix (en fait c’est deux fois plus cher que partout ; commission oblige !). A l’arrivée à l’hôtel, je lui fais savoir qu’il ne doit plus nous faire ce genre de mauvais plans et qu’on ferait appel à lui quand on aura besoin de vrais conseils, mais qu’on ne veut pas que ce soit systématique. Comme il n’est pas très expressif, je ne sais pas s’il a bien compris ce que je veux dire ou s’il fait la gueule ? L’hôtel d’Udaipur sera le pire de tout notre voyage et je ne le recommande à personne : c’est le Pichola Haveli. http://www.hotelpicholahaveli.com/ Il est, comme son nom l’indique, proche des rives du lac Pichola, sur Gangaur Ghat. D’en haut on a une belle vue sur le lac. A voir les photos sur le site, c’est un hôtel qui devait être bien il y a des années mais qui n’a bénéficié d’aucun entretien. Tout part en lambeaux ; la baignoire est fêlée et les fissures sont « cachées » par du scotch d’emballage ( !), des fils électriques pendent au plafond au dessus de la douche, raccordés avec du chatterton hors d’âge, le ménage n’a pas été fait à fond depuis très longtemps et les draps sont à la limite de l’insalubrité ! Pour couronner le tout, le personnel est tout juste souriant, du moins au check-in, après c’est carrément la soupe à la grimace ! Nous ferons avec, en essayant de nettoyer nous même ce qui peut l’être… En attendant, nous sortons de là pour aller faire la découverte de cette belle ville. A l’heure du diner nous choisissons un restaurant sur un toit-terrasse ( !) avec vue sur le Jagdish Temple !
Le lendemain (25/11): visite du City Palace. Un palais vraiment agréable à visiter, malgré la foule…L’après-midi sera consacré à visiter la ville. Mais la nuit tombe vite et l’heure du diner venue, on se laisse tenter par la belle entrée du Poona Haveli…qui tient ses promesses ; le restaurant sur le toit-terrasse (!) est très bon et on y a une superbe vue sur le lac et le City Palace.
Le lendemain (26/11) départ pour Ranakpur. La route longe de beaux paysages de lacs et traverse de beaux villages. Après environ 40 mn, on prend une autoroute qui traverse des paysages désertiques en montant de plus en plus haut dans les montagnes arides. On se croirait en Afghanistan ! Au bout d’une bonne heure, on quitte l’autoroute pour une petite route très étroite et soudain le paysage change ; tout est plus vert. C’est la région des monts Aravalli ou se succèdent des petits villages d’agriculteurs. On est sur un plateau en altitude. C’est le moment de sortir son appareil photo : norias sans âge actionnées par des bœufs, caravanes de chameaux sur les chemins, paysans aux champs, villages colorés, etc. Puis la route devient plus sinueuse et descend dans des gorges au milieu d’une forêt d’où on s’attendrait à voir surgir les animaux du livre de la jungle de Kippling ! Au fond de la vallée, on passe devant les Temples Jain de Chaumuka et après avoir une fois de plus refusé de s’arrêter pour acheter des tapis ( ! ) sur « recommandation » de notre très prévenant ( !) chauffeur, on arrive à l’hôtel Ranakpur Hill Resort ! C’est un bel hôtel en pleine nature avec une grande piscine dans un beau jardin. http://www.ranakpurhillresort.com/ Notre chambre est grande, agréable et propre. La terrasse du restaurant dans les jardins de l’hôtel fera l’affaire, vu qu’on est au milieu de nulle part ! Dès le repas terminé, direction les temples Jain à un jet de pierre de l’hôtel. La visite est une des plus belles du voyage ! Sans être un connaisseur ni de la religion Jain, ni de l’architecture en général, il faut avouer que c’est un site incontournable, rien que pour les sculptures des centaines de piliers (1444 exactement) qui soutiennent le temple principal… Retour à l’hôtel, sieste au bord de la piscine et diner dans la belle salle du restaurant. On y retrouvera un couple de berlinois que l’on avait déjà croisé au Jyoti Mahal à Delhi !
Le lendemain (27/11) départ pour Jodhpur. A partir de Sanderao, nous prenons une route très fréquentée par les camions car c’est l’axe Delhi-Mumbai ! Ce n’est qu’un long défilé de camions en tous genres ! On arrive à Jodhpur vers 13h00. Notre hôtel, le Haveli Inn Pal http://www.haveliinnpal.com/ est situé dans le quartier de la Clock Tower. Avant d’y arriver, on doit traverser par le bazar qui occupe tout l’espace autour de cette place et là c’est un choc visuel! Après déjà plusieurs jours en Inde, nous pensions avoir être habitués, mais là c’est le summum ! C’est l’endroit le plus sale que nous verrons de tout notre voyage ! Les rues et les trottoirs sont de véritables tas d’ordures, les pires qu’on ai vus de tout notre voyage. Bien sûr, il y a les vaches, cochons et autres chiens errants comme partout, mais ici, c’est encore pire qu’ailleurs ! On ne peut littéralement pas marcher sans regarder ou on va poser les pieds… Heureusement, la Haveli est un havre au milieu de toutes ces ordures ! Nous ne ferons pas d’efforts inutiles pour trouver un restaurant, et celui de l’hôtel fait parfaitement l’affaire. Comme on doit ramener des épices, on se laisse une dernière fois guider par le chauffeur vers une boutique de sa connaissance…sans plus de succès que les fois précédentes ! Nous passerons la soirée avec une connaissance, un homme d’affaire de Jodhpur rencontré en France quelques mois plus tôt. Il nous invite à diner dans un endroit incroyable ! Il s’agit d’une des propriétés de l’actuel Maharajah de Jodhpur qui abrite les haras de son équipe de polo ; les Jodhpur Eagles. Le tout se trouve au milieu d’un parc immense avec un ancien palais transformé en hôtel de luxe et un restaurant très renommé, à l’écart du centre ville. C’est là que nous dinerons aux chandelles, dans les jardins, d’un excellent repas de spécialités de Jodhpur !
Le lendemain (28/11) visite du Jaswant Thada (le mausolée de marbre blanc) à 10mn de la Clock Tower, sur la route du fort. Ce monument situé sur une colline surplombant la ville est un vrai havre de paix, très agréable à visiter. Après le déjeuner, départ pour la visite du fort Meherangarh. C’est un beau monument très bien entretenu et je recommande de prendre l’excellent audio-guide (compris dans le prix du billet) pour en faire la visite. Nous y passerons toute l’après-midi avant de redescendre prendre un bon diner au restaurant-terrasse ( !) du Haveli Inn Pal.
Le lendemain (29/11) nous partons vers 08h30 pour la région de Jaisalmer. La route est longue mais la circulation est assez fluide. Le paysage change ; il devient plus sec, on voit bien qu’on entre dans le désert. Nous ferons un arrêt à Pokara pour déjeuner. Nous croisons un nombre impressionnant de convois militaires ; la frontière avec le Pakistan n’est pas loin et il s’agit d’une zone sensible, propice aux manœuvres…Nous arrivons en vue du fort de Jaisalmer vers 16h00, mais nous n’entrons pas dans la ville : nous allons passer une nuit à Khuri, un village dans le désert, plus à l’Ouest. Nous y arrivons vers 17h00 par une petite route très étroite. Le lieu ou nous sommes hébergés est un ensemble de petites maisons en pisé recouvertes de toits de chaume, un petit complexe hôtelier regroupé autour d’une place centrale. Dès notre arrivée, nous sommes accueillis avec un pot de bienvenue. On nous conduit ensuite à dos de chameaux vers les dunes toutes proches pour assister au coucher du soleil, puis après une pause d’une petite heure, bienvenue pour soulager nos fesses meurtries par les « selles » inconfortables et le pas irrégulier des chameaux, nous reprenons le chemin du village. On s’installe pour le repas autour de la petite place ou brûle un feu, et le repas se déroule au son de la musique et des danses d’un groupe d’artistes local ! Il est question ensuite de passer la nuit dans les dunes à la belle étoile, mais nous choisirons de passer la nuit dans une case pour essayer de remettre de l’ordre dans nos vertèbres (et le reste !) plutôt que de passer une nuit dehors alors que nous ne sommes pas équipés.
Le lendemain (30/11) nous reprenons la direction de Jaisalmer après avoir pris un bon petit déjeuner. Le trajet dure environ 50mn et nous nous installons rapidement à l’hôtel « le Royale ». Il est bien situé, au pied du fort, les chambres sont spacieuses, aux normes indiennes, même si ce n’est pas du 4 étoiles niveau hygiène (on commence à s’y faire) mais tout marche … On part tout de suite à pied vers le fort, on arrive à la porte principale en 10mn. Avant d’entrer dans le fort, on se balade un peu dans le bazar à l’extérieur des murs ; Gopa Chowk. Puis on se laisse tenter par un resto de style italien situé à l’entrée du fort. (ex.Little Italy, qui a changé de proprio et de nom) La cuisine n’a d’italien que le nom… Nous passons ensuite toute l’après-midi à nous promener dans le fort avant de rejoindre notre hôtel ; séance internet et diner sur…le toit-terrasse !
Le lendemain (01/12) nous faisons le tour du fort par l’extérieur, à pied, jusqu’à Gandhi Chowk. Au restaurant « Saffron » de la superbe Nachana Haveli toute proche, nous prenons un bon repas en compagnie d’un couple de parisiens sympathiques (Marion et ?) en partance pour un tour du monde…Nous finissons notre balade dans Sadar Bazar avant de revenir au coucher du soleil à notre hôtel.
Le lendemain (02/12) nous devons partir pour Bikâner ou nous arrivons à 13h30. Notre chauffeur nous conduit directement à l’hôtel ; le « Bhairon Vilas » situé juste derrière le Junagarh fort. C’est un beau bâtiment et notre chambre ressemble à une chambre de princesse des mille et une nuits ; lit à baldaquin, meubles d’époque, tentures et dorures… Après un lunch rapide au restaurant de l’hôtel, nous partons à pied découvrir ce fameux Junagarh fort. La visite qui peut se faire, soit seul, soit en petits groupes avec guide. Notre guide très sympa est plein d’humour ; il commente pour tout le groupe en hindi et en anglais. Nous en gardons un bon souvenir…Nous sortons du fort avant le coucher du soleil et nous allons boire un verre au « Gallops » juste en face ; assez surfait il faut le dire. Ce soir nous allons diner au « Laxmi Niwas Palace » dans le restaurant de la cour intérieure. Pour un restaurant de cette classe l’addition reste très raisonnable, et surtout le cadre est très reposant...un peu de calme et de volupté dans ce monde de brutes ! C’est la seule fois ou nous aurons besoin des services de notre chauffeur pour autre chose que la conduite entre deux villes.
Le lendemain (03/12) départ pour Mandawa vers 08h30. Nous faisons un arrêt en route à Fathepur pour visiter la Haveli de Nadine Leprince. Il faut admettre qu’elle a eu un sacré courage pour se lancer dans cette aventure ; l’achat puis la restauration d’une Haveli au beau milieu de rien…Mais le résultat est là et il faut admettre qu’elle a réussit son pari ! Nous finissons ensuite notre route pour arriver à Mandawa ou nous nous installons à l’hôtel « Mandawa Haveli ». Une petite balade dans le village pour voir quelques Haveli, prendre un repas rapide dans un petit restaurant ou nous sommes les seuls clients et nous avons fait le tour de la question ; Mandawa, ce n’est pas Saint-Tropez ! Pendant le diner au restaurant de l’hôtel sur…le toit-terrasse nous assistons, encore( !) à un mariage ; le défilé des invités et de la famille du marié qui se rendent en procession chez la mariée en musique…Hop au lit, car demain nous attend une longue route pour l’aéroport de Delhi : ne pas rater l’avion pour Goa !
Le lendemain (04/12) lever à 05h00, rapide petit déjeuner et en route ! Le jour n’est pas encore levé et nous roulons sur des petites routes…Après les 30 premiers kilomètres, l’état de la route avant d’arriver à Rewari devient déplorable: une suite ininterrompue de nids de poule et plus de goudron du tout ; la voiture saute de bosse en bosse à 20km/h maximum pendant au moins 1 heure. Après une pause à Rewari, nous reprenons la route, dont l’état s’améliore.
Ces derniers jours, j’avais échangé quelques mails avec le patron de notre chauffeur au sujet de notre changement d’hôtel à Delhi. Des avis échangés avec d’autres touristes croisés au Rajasthan nous avaient convaincus de choisir le Godwin Deluxe à la place du Jyoti Mahal que nous avions trouvé très sale. Un petit accroc à notre budget, mais c’est juste pour les deux dernières nuits en Inde…Bref, je lui avais demandé de faire la réservation pour la chambre et pour le transfert de l’aéroport à l’hôtel à notre retour de Goa et de nous en faire par dès que possible par mail. Comme je n’avais pas eu de réponse jusqu’à notre départ ce matin, je demande donc à notre chauffeur de téléphoner à son patron pour avoir des réponses. Nous n’aurons pas de réponse ferme ni définitive par téléphone…Je lui demande donc fermement de s’en occuper au plus vite, de nous avertir de ses résultats par mail et de ne surtout pas oublier de déduire le prix des deux nuits annulées au Jyoti Mahal de la facture totale et de faire en sorte de nous rembourser à notre retour de Goa. Nous finirons par environ 1h00 d’autoroute avant d’arriver à l’aéroport. Nous y seront à l’heure pour prendre notre vol. Nous faisons donc nos adieux à Lakha notre chauffeur, qui, malgré son manque d’entrain tout au long du voyage, aura quand même été un bon conducteur. Nous ne sommes pas arrivés à savoir s’il était juste un peu « renfermé » ou même carrément malade (il m’est arrivée de le voir vomir à quelques occasions…) ou s’il avait quelque chose qui ne lui avait pas plus avec nous…Nous lui donnons un pourboire dont nous avions calculé le montant en recoupant des avis trouvés sur le forum. Ce sera 2500 roupies pour 15 jours, sachant : - qu’il n’a fait que conduire d’une ville à une autre, - ne nous a jamais servi de guide, ni donné le moindre conseil, - que nous ne l’avons jamais (à part une fois à Bikâner) utilisé en soirée, et que lorsque nous séjournions plusieurs nuits dans un endroit, nous ne faisions pas appel à lui pendant tout ce temps, ce qui lui laissait beaucoup de temps libre. - qu’il a essayé à maintes reprises, malgré nos remarques, de nous attirer dans des boutiques ou il touchait certainement des commissions. - qu’il n’était pas très loquace ni très aimable, - qu’il n’a pas fait preuve d’une grande galanterie envers ma femme (surtout lorsqu’elle , était souffrante vers Bundi) en ne lui tenant la porte de la voiture que les 2 premiers jours, après quoi, il ne prenait même plus la peine de descendre de voiture à chaque arrêt ! - que l’état de propreté de la voiture n’était pas exempt de tous reproches. Bref, adieu Lakha ! Au terminal 3, une fois les bagages enregistrés, il faut rapidement passer les contrôles de sécurité pour accéder en zone sous douane, car il n’y a rien a faire en zone « publique ». Une fois de l’autre côté, on a accès à quelques magasins et restaurants. L’attente est assez courte et nous embarquons pour notre vol (SpiceJet SG255) pour Goa avec environ 20 mn de retard. Nous faisons l’expérience de ce que veut dire « enfant roi » dans les relations parents-enfants en Inde…impossible de se reposer, mais ça n’a pas l’air de gêner grand monde, pas même les hôtesses ; ça doit être « normal » de laisser les enfants faire ce qu’ils veulent, même dans un avion, en Inde ! Nous nous posons avec toujours un peu de retard, juste au coucher du soleil. Les formalités de récupération des bagages et autres contrôles tatillons dont raffolent nos amis indiens sont vite passés. Le chauffeur qui doit nous amener à l’hôtel est bien là, avec un panneau à nos noms. Première impression : il fait chaud et humide, on comprend vite qu’on est plus dans l’Inde du Nord ! Le trajet de l’aéroport jusqu’à Vagator prendra environ 45mn. La circulation est moins stressante que dans le Nord et à première vue tout à l’air beaucoup plus propre ici que dans le Nord ! Nous arrivons au « Bean Me Up », http://www.travelingoa.com/beanmeup/ un endroit surtout connu comme étant un endroit relax, connu pour son salad-bar, mais qui offre également quelques chambres à des tarifs intéressant. Cet endroit a été crée par une californienne il y a quelques années. Nous l’avions choisi sur internet, car les photos donnaient l’impression d’un endroit assez zen et le bouche-à-oreille était plutôt bon…spécialement dans le monde des adeptes du yoga dont ma femme fait partie. Tout colle ; bon accueil, check-in rapide et efficace, jusqu’à ce qu’on accède à notre chambre. Et là, c’est le choc ! En fait de chambre, c’est plutôt une cellule carrée occupée par un lit : une planche à pattes avec un matelas de mousse mou de chez mou, autour duquel il est difficile de se déplacer une fois qu’on a posé deux sacs ! Il n’y a aucun meuble pour poser ses affaires et encore moins pour ranger ses habits une fois déballés des bagages. La « salle de bains » est une pièce attenante sans véritable plafond (juste une tôle ondulée ajourée) et tout cela baigne dans une humidité incroyable avec, évidemment l’odeur de moisissure qui va avec ! Impossible pour ma femme qui est asthmatique de rester une seule minute dans cette atmosphère ! Nous posons nos bagages et sans perdre de temps nous partons à la recherche de quelque chose de meilleur. Nous trouvons rapidement un hôtel dans les environs : le Living Room http://livingroomhotels.in/living-room-goa-vagator.html - Il n’a rien n’à voir avec le précédent. Premièrement, ce n’est pas le même genre d’établissement. Ici c’est un véritable hôtel dont il s’agit. C’est un bâtiment quasi neuf, à l’architecture moderne, avec petite piscine, bar, etc. Nous demandons à visiter une ou deux chambres et nous décidons de rester là. Un rapide entretien avec Maria, la très efficace et attentionnée chef de réception et après une rapide négociation, nous tombons d’accord sur un prix raisonnable pour la saison. http://livingroomhotels.in/living-room-goa-vagator.html L’affaire va se corser avec le « Bean Me Up » quand nous y retournons pour récupérer nos bagages et leur dire que nous ne restons pas chez eux…Après une bonne demi-heure de palabres, nous finirons par leur payer une nuit en dédommagement et nous partirons sans regrets. Je ne vais pas raconter ici toute la « discussion » que nous avons eue avec le nouveau manager du « Bean Me Up » (qui a été vendu par la fondatrice à ce « businessman » de Bombay aux dents qui rayent le parquet), mais ce type n’a qu’une seule idée en tête : l’argent, ce qui est très loin de ce qui était la philosophie de l’ancienne propriétaire et fondatrice de l’endroit. En tous cas si vous souhaitez passer quelques nuits dans cet établissement, sachez que ça ne vaut même pas les 550 Rps qu’on vous en demandera pour une nuit en chambre double, ou alors c’est que vous aimez l’inconfort, l’humidité et les odeurs de moisissure ! Je ne donnerai aucun avis sur le restaurant, car bien évidemment, nous ne l’avons pas testé ! Une fois revenus à notre nouvel hôtel, nous avons droit à un accueil des plus sympathiques. L’équipe est jeune et dynamique, l’ambiance qui vient du bar nous incite à y faire un tour. Nous y sommes accueillis par toute l’équipe et nous y passerons une bonne partie de la soirée. Un petit repas rapide (avec tout ça on n’avait pas diné !) un cocktail et des discussions le coude sur le comptoir…bref, une soirée comme nous n’en avions pas connue depuis longtemps !
Le lendemain (05/12) nous sortons prendre nos marques. D’abord à pied, puis nous louerons un scooter pour pouvoir nous déplacer car tout est dispersé et sans moyen de locomotion, on est rapidement cantonné dans son petit coin. Pour tout faire, un deux roues est obligatoire. J’aurai bien voulu louer une moto indienne (le célèbre Royal Enfield) mais il faut un minimum d’une semaine de location et nous ne somme là que pour 5 nuits ; ce sera donc un scooter 100cc… Nous louons donc ce scooter ce qui nous permet d’aller passer la fin de l’après-midi à Anjuna et d’y diner.
Le lendemain (06/12) nous changeons de chambre car celle qu’on nous a donné hier n’a pas dû être louée depuis quelque temps (la saison n’a pas encore commencé à Goa) et elle n’a pas du être aérée récemment : une petite odeur d’humidité incommode ma femme à cause de son asthme. De plus, elle donne juste au dessus de la piscine et en ce moment il y a des familles indiennes avec jeunes enfants et quand on parle d’enfants en Inde…! Donc : trop de bruit ! Sans problème, on nous donne une autre chambre. Nous passons par Mapusa le matin, avant d’aller passer le reste de la journée à la plage de Morjim : location de transat et parasol, déjeuner au restaurant de la plage. Au retour, nous iront encore à Anjuna pour diner.
Le lendemain (07/12) nous allons repérer un centre yoga à Assagao car ma femme voudrait profiter de l’occasion pour faire quelques séances tant qu’on est ici! Puis nous partons au marché aux puces d’Anjuna. Un énorme marché d’artisanat, surtout fait pour les touristes ! Les prix annoncés sont hallucinants, donc le marchandage ferme est de règle. On en profite pour faire quelques achats (Noel approche !) Après un passage à l’hôtel en fin d’après midi, nous ressortons pour diner de nouveau à Anjuna.
Le lendemain (08/12) je dépose ma femme dans un centre de yoga entre Vagator et Anjuna et je la retrouve vers 11h30. Nous déjeunerons encore vers Anjuna. Retour à l’hôtel en début d’après-midi pour une petite pose lecture au bord de la piscine (il faut bien en profiter un peu !) Nous descendons ensuite vers Calangute pour y passer la fin d’après midi. Le soir nous nous arrêtons diner sur le chemin du retour au restaurant « Spices » à la sortie de Calangute. Un endroit que je recommande. C’est un des rares restaurants que nous trouverons propre de tout notre circuit en Inde avec des tables dressées avec des nappes en tissus immaculés. Les premières impressions seront confirmées par la suite. La carte est très diversifiée, le service attentionné, efficace et le repas est excellent ! Si le ventilateur souffle trop fort, pas de problème, on vous le baisse de suite…etc. Que des petits riens qui sont souvent introuvables ou impossibles ailleurs, mais naturelles ici ! Au retour nous passons par Anjuna (c’est sur la route) pour s’arrêter au petit supermarché pour faire une ou deux courses et du change. Puis un cyber café pour consulter nos mails et donner des nouvelles à la famille. Nous rentrons à plus de 23h00. Ce soir nous aurons un petit problème à notre arrivée à l’hôtel.
Avant tout, il faut bien comprendre une chose importante au sujet des normes d’accueil que ce soit en matière d’hôtellerie ou de restauration en Inde. Le personnel de base (c'est-à-dire les bagagistes, les réceptionnistes, parfois plus haut dans la hiérarchie, les cadres et les patrons) des structures hôtelières et des restaurants et des entreprises familiales, n’a reçu aucune formation hôtelière. Les normes de confort à l’occidentale (hygiène, ménage, bruits, odeurs, etc.…) sont des valeurs qui sont souvent assez floues ou carrément étrangères ou dont ils ont au plus des notions très différentes des nôtres. Ce qui, additionné à leur relative timidité, et désarroi dans ce genre de situation, ne peut que compliquer la résolution du moindre petit problème qui serait plié en 2 minutes chez nous !
Donc, une fois de retour dans notre chambre, nous entendons un bruit assourdissant monte de l’extérieur: je vérifie et je pense trouver d’où ça vient : un gros groupe électrogène qui ronronne juste sous notre fenêtre (il y a souvent des coupures d’électricité en Inde et tout un chacun possède, dans la mesure de ses moyens, un groupe pour y faire face). Je descends à la réception, mais à cette heure, il n’y a aucun responsable, juste des jeunes qui font du ménage et le service de sécurité ! C’est-à-dire des gens plein de bonne volonté, mais qui parlent à peine anglais. Après quelques longues minutes de palabre, nous arrivons à nous faire comprendre et on nous donne enfin la clé d’une autre chambre ou nous passerons la nuit.
Le lendemain (09/12) balade vers Calangute. Nous déjeunons encore au très bon « Spices » avant de continuer à visiter Baga Beach. Au retour à l’hôtel, nous aurons une discussion avec la réceptionniste qui n’était pas là lors des évènements de la nuit passée. Les infos ne sont pas bien remontées et je lui fais part de ma version des faits, et elle en fait part de suite au directeur par téléphone. Il n’a pas l’air ni de vouloir se déplacer pour me voir, ni ne donne des instructions spéciales à sa collaboratrice pour excuses ou dédommagement éventuel. J’ai dû insister auprès de la réceptionniste pour qu’il veuille bien sortir de son bureau pour que je m’entretienne avec lui en personne. Ce monsieur n’a apparemment pas non plus fait de formation hôtelière particulière, ce qui en soit n’est pas choquant ici, mais surtout ne fait preuve d’aucune forme de politesse en ne s’excusant pas de tous les désagréments occasionnés et en ne proposant pas le moindre dédommagement sous quelque forme que ce soit…un comportement qui détonne avec le standing (et le prix des chambres) de son établissement ! Après plusieurs minutes d’explications, je le laisse à ses réflexions en lui disant que je ne vais pas me mettre en retard à cause de lui et que je dois monter faire mes bagages puisque nous quittons Goa ce soir pour rentrer en avion à Delhi… Il finira par monter à notre chambre après quelques minutes pour venir nous présenter des excuses et nous proposer de nous offrir le transfert vers l’aéroport. J’avais entendu entre-temps les échos d’une conversation assez « animée » entre lui et Maria, la chef de réception. Quand nous descendrons avec nos bagages elle viendra nous saluer et nous dira qu’elle a tout fait pour nous soutenir et je pense que c’est grâce à son action que le manager avait finalement changé de position à notre égard. Ses adieux seront sincères et nous garderons un très bon souvenir de notre séjour à Goa, en grande partie, je pense grâce à elle. Mais il est l’heure de partir, le chauffeur de l’hôtel a chargé les bagages, nous partons. Le chemin vers l’aéroport se fait entre chien et loup, nous arriverons à Vasco de Gama à la nuit noire. Avant tout, il faut passer soi-même ses bagages au control’X, sous la supervision du personnel de la compagnie. Nous leur laisserons une bombe insecticide interdite à bord, même en bagages de soute, alors qu’elle était dans nos bagages depuis la France ! Puis on enregistre et on passe les contrôles de police y compris le détecteur de métaux et une fouille au corps poussée…comme à chaque fois en Inde. Une fois en salle d’embarquement nous nous apercevons que nous avons oublié d’envoyer une carte postale. Je me renseigne pour savoir s’il y a une boite ici, mais non ! Je demande alors aux militaires qui font le contrôle si je peux ressortir pour la poster en zone publique ; ils se concertent à coup de hochement de tête et l’un d’eux me répond que c’est possible, mais que je devrais ensuite retourner à l’enregistrement pour obtenir une nouvelle carte d’embarquement et repasser les contrôles…trop long ! Je demande alors à un des militaires s’il peut la poster pour moi, quand il en aura le temps. Il a le physique des gens de la montagne ; le type népalais, il est jeune ; environ 25 ans et il a l’air très sympathique, il accepte… Je le remercie et retourne m’assoir en salle d’embarquement pour attendre mon vol. Au bout de 2 ou 3 minutes, le militaire s’approche de moi, il a ma carte en main…aie ! Problème ? Non, il vient juste me chercher pour m’accompagner à la boite pour que la je poste moi-même et pour que je sois sûr qu’elle est bien postée. Il me propose de m’escorter jusqu’à la boite en zone publique et me faire repasser rapidement en salle d’embarquement sans refaire tout les contrôles, puisqu’il m’aura accompagné en personne ! Sympa ! Je le suis, je poste ma carte et une fois repassé en salle d’embarquement je le remercie ! Au moment d’embarquer, juste avant de passer la porte, je me retourne et je l’aperçois qui me regarde de loin. Je lui fais un grand signe de la main, il me sourie et me rend mon salut! Une dernière image bien sympathique… Le vol passe vite, nous somnolons pendant tout le vol. A l’arrivée les formalités sont rapides et nous sommes accueillis par Khem Singh en personne ! Il nous explique sa présence par le fait qu’il n’avait pas de chauffeur disponible et qu’il est donc revenu en catastrophe d’Agra ou il était dans l’après-midi pour nous accueillir. Il a pris une de ses plus belles voitures, un monospace Toyota presque neuf. Je sais aussi qu’il doit nous rembourser les deux nuits du Jyoti Mahal que nous avions payées avec toutes les autres et que j’ai annulées et remplacées par le Godwin (que je règlerais moi-même directement). Je le soupçonne de vouloir nous laisser absolument une bonne impression à la fin du séjour. Tout faire pour effacer les aspects négatifs dont il a été mis au courant par Lakha, le chauffeur et ceux que nous lui avons signalé par mail (comme, par exemple l’état de l’hôtel d’Udaipur) Comme je m’y attendais, il commence par nous demander si tout s’est bien passé, avec le chauffeur, les hôtels etc. Je commence par lui dire ce que je pense de Lakha sans oublier ses détours dans des magasins « à commission », sans omettre de lui signaler par contre que c’est un bon conducteur. Il nous dit qu’il a eu des plaintes similaires de la part d’autres clients avant nous et qu’il vient de s’en séparer…Je ne peux m’empêcher de penser qu’il aurait certainement dû le faire avant de nous le « coller » entre les pattes s’il savait quel genre de chauffeur c’était! Ensuite il passe au chapitre argent et me rend la somme due pour le Jyoti Mahal. Enfin il nous offre un petit cadeau : une broderie pour ma femme et une boite d’encens pour moi… Nous sommes arrivés devant le Godwin, il est temps de nous séparer. Adieu Khem Singh. Cet hôtel est un sur Arakashan Road à Pahar Ganj. Juste à côté du Grand Godwin, un peu moins bien coté. Nous n’aurons rien à dire de mal sur le Godwin Deluxe. C’est un bon hôtel. Nous y passons donc une première nuit sans histoires.
Le lendemain (10/12) Nous nous faisons déposer à Connaught Circle par un rickshaw. Quelques courses, une promenade à pied dans Janpath jusqu’au Tibetan Market (décevant) puis India Gate puis un autre rickshaw pour le Red Fort. La visite du fort prend environ 2h00 et n’apporte rien après avoir vu les palais merveilleux du Rajasthan…Le reste de la promenade se fera dans Chandni Chowk. Nous reviendrons à l’hôtel en rickshaw ou nous prendrons un léger repas.
Le lendemain (11/12) nous faisons nos bagages pour les déposer en consigne à la réception, car la chambre doit être libérée pour midi, et comme nous ne reviendrons pas avant la fin de l’après-midi… Nous quittons l’hôtel vers 10h30 pour aller faire un tour du côté du Bahai Temple (temple du lotus) puis vers Geater Kailash (assez décevant) Nous nous faisons déposer à Karol Bagh ou nous tournons jusqu’à 17h30 avant de reprendre un rickshaw pour l’hôtel. Le réceptionniste met gracieusement une chambre à notre disposition pour se doucher et se changer. Le transfert pour l’aéroport nous sera facturé seulement 350 Rps (pas grand-chose pour un tel hôtel, et une telle voiture) Nous partons vers 18h00 quand la nuit tombe. Dans le hall de l’aéroport ou nous aurons du mal à entrer ; notre vol est à 01h50 et il n’est que 19h00. Les policiers qui filtrent les entrée dans l’aérogare ne comprennent pas pourquoi nous voulons entrer si tôt ! Il nous faudra passer par une zone « visiteur » puis renégocier encore avec un autre contrôleur pour passer enfin ( !) dans le hall principal ! Nous y rencontrons un couple de jeunes touristes de la région Toulousaine qui rentrent en France après avoir dû abréger leur séjour en Inde au bout d’à peine une dizaine de jours sur place. Voilà, nous somme (presque) arrivés à la fin de ce voyage, il ne nous reste qu’à faire les dernières formalités de départ ; enregistrement, shopping de dernière minute en zone hors taxe puis passer en salle d’embarquement. Le vol part presque à l’heure, nous avons les place prévues, celles que nous avions réservées sur le plan cabine sur le site de la compagnie. Nous arriverons à Vienne à l’heure, le temps de correspondance est juste comme il faut et nous arriverons à l’heure à Nice sans problèmes…sauf qu’il pleut et que la température est un peu plus basse qu’en Inde !
Lien vers un album photo:https://picasaweb.google.com/prebout06/IndeNovembreDecembre2011?authuser=0&authkey=Gv1sRgCOLT6vqw8Orr9wE&feat=directlink
Tunisie: le tourisme ne repart pas English translation pending
Selon le site des T.O Français, Tourmag.com , le tourisme Tunisien ne repart pas , malgré les promotions.
http://www.tourmag.com/Tunisie-les-promos-ne-seduisent-pas-les-clients-des-agences-traditionnelles_a43191.html
http://www.tourmag.com/Tunisie-les-promos-ne-seduisent-pas-les-clients-des-agences-traditionnelles_a43191.html
Passeport ou carte nationale d'identité pour la Tunisie? English translation pending
Bonjour,
Je prévois de partir avec mes deux enfants (3 et 5 ans) en tunisie dans quinze jours. Nous n'avons qu'une carte d'identité et pas de passeport. trop tard pour les faire. Séjour avec lastminute séjour hotel et demi pension. La CNI est elle suffisante? Je vous remercie
Je prévois de partir avec mes deux enfants (3 et 5 ans) en tunisie dans quinze jours. Nous n'avons qu'une carte d'identité et pas de passeport. trop tard pour les faire. Séjour avec lastminute séjour hotel et demi pension. La CNI est elle suffisante? Je vous remercie
Acheter des bijoux en Inde English translation pending
POURRIEZ VOUS M INDIQUER OU TROUVER DES COPIES DE JOALIEREN INDE MERCI D AVANCE
Tour du monde à pied et sans argent English translation pending
Bonjour à tous, si je vous parle d'un tour du monde ( ou bien une tres tres longue randonnée de plusieur mois ) à pied sans argent, qu'allez vous me repondre ? que cela releve de l'utopie, ou alors c'est faisable ?
quels conseils me proposer vous ?, merci pour de future reponse !😛
Votre livre culte? English translation pending
quel rdt votre livre culte (en rapport avec voyage) ?
pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.
si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.
si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
Vos trois plus beaux treks...en photo si possible! English translation pending
Salut amis trekkers !😉
Venez tous nous parler de vos 3 plus beaux treks, cela nous donnera des idées pour nos prochaines randonnées !
Bon ... Je commence ...
1 - Le tour des Annapurna : Le plus varié
Pour moi c'est le plus beau trek. Tout d'abord il accuse un dénivelé de 4700 m. L'on commence à 700 m d'altitude dans la jungle tropicale, pour finir dans le monde minéral et glaciaire du col du Thorong-La ! L'on travers toutes les climats et totes les strates végétales... rizières, forêts de rhododendrons, forêts tempérées, alpages, parterre de fleurs de haute altitude ... L'on habite et mange chez l'habitant, chez ces multiples ethnies qui jalonnent le parcours avec lesquelles on partage un peu de nos vies. Bien sûr ce parcours est aussi le plus beau pour le passage du col du Thorong, tout d'abord pour sa difficulté physique, mais surtout pour le panorama unique qu'il offre sur les massifs de l'Annapurna et du Dhaulagiri. Egalement un plus, la traversée du bas-Mustang, le royaume interdit où l'on peut déguster de la viande de Yak séchée arrosée de Tchang !
2 - Le tour du Nanga-Parbat : Le plus sauvage
Tout d'abord pour la vue imposante qu'offre le massif depuis Tarshing. Ensuite parce qu'il est sauvage. L'on traverse d'immenses glaciers, croise de petits villages coupés du monde, et des villageois farouches (surtout ceux de la tribu Yashkin). Ce n'est pas un "Apple pie trek" comme les Annapurna. Les habitants vivent en autosubsistance, dans un habitat précaire hors du temps. L'on se croit parfois projeté 1000 ou 2000 ans en arrière. Ensuite la difficulté technique du col du Mazeno-La à 5399 m et sa vue sur les innombrables glaciers géants environnants. Une expérience parfois dangereuse, mais à vivre absolument.
3 - Le tour du Mont Blanc : Très physique !
C'est un trek qui a de nombreux atouts. Tout d'abord c'est près de chez nous ( ... sauf pour nos amis Canadiens du site, c'est sûr ! 🤪) Il nous fait traverser 3 pays, la France, l'Italie et la Suisse. De plus je le trouve très physique, si on le fait en autonomie ! En effet, ça monte et ça descend tout le temps, souvent sur des sentiers de transhumance. Très beau aussi pour l'odeur des fleurs d'alpage, très présente, et le côtoiement des troupeaux de vaches. Enfin il permet de voir le Mont Blanc sous toutes ses facettes (ah non, pas du coté Suisse, dommage ! )
à vous amis trekkers, parlez nous de vos plus beaux treks et donnez nous des idées pour nos prochaines randonnées !
@ + 😉
Beub le trekker
Venez tous nous parler de vos 3 plus beaux treks, cela nous donnera des idées pour nos prochaines randonnées !
Bon ... Je commence ...
1 - Le tour des Annapurna : Le plus varié
Pour moi c'est le plus beau trek. Tout d'abord il accuse un dénivelé de 4700 m. L'on commence à 700 m d'altitude dans la jungle tropicale, pour finir dans le monde minéral et glaciaire du col du Thorong-La ! L'on travers toutes les climats et totes les strates végétales... rizières, forêts de rhododendrons, forêts tempérées, alpages, parterre de fleurs de haute altitude ... L'on habite et mange chez l'habitant, chez ces multiples ethnies qui jalonnent le parcours avec lesquelles on partage un peu de nos vies. Bien sûr ce parcours est aussi le plus beau pour le passage du col du Thorong, tout d'abord pour sa difficulté physique, mais surtout pour le panorama unique qu'il offre sur les massifs de l'Annapurna et du Dhaulagiri. Egalement un plus, la traversée du bas-Mustang, le royaume interdit où l'on peut déguster de la viande de Yak séchée arrosée de Tchang !
2 - Le tour du Nanga-Parbat : Le plus sauvage
Tout d'abord pour la vue imposante qu'offre le massif depuis Tarshing. Ensuite parce qu'il est sauvage. L'on traverse d'immenses glaciers, croise de petits villages coupés du monde, et des villageois farouches (surtout ceux de la tribu Yashkin). Ce n'est pas un "Apple pie trek" comme les Annapurna. Les habitants vivent en autosubsistance, dans un habitat précaire hors du temps. L'on se croit parfois projeté 1000 ou 2000 ans en arrière. Ensuite la difficulté technique du col du Mazeno-La à 5399 m et sa vue sur les innombrables glaciers géants environnants. Une expérience parfois dangereuse, mais à vivre absolument.
3 - Le tour du Mont Blanc : Très physique !
C'est un trek qui a de nombreux atouts. Tout d'abord c'est près de chez nous ( ... sauf pour nos amis Canadiens du site, c'est sûr ! 🤪) Il nous fait traverser 3 pays, la France, l'Italie et la Suisse. De plus je le trouve très physique, si on le fait en autonomie ! En effet, ça monte et ça descend tout le temps, souvent sur des sentiers de transhumance. Très beau aussi pour l'odeur des fleurs d'alpage, très présente, et le côtoiement des troupeaux de vaches. Enfin il permet de voir le Mont Blanc sous toutes ses facettes (ah non, pas du coté Suisse, dommage ! )
à vous amis trekkers, parlez nous de vos plus beaux treks et donnez nous des idées pour nos prochaines randonnées !
@ + 😉
Beub le trekker
France – Liban en voiture (été 2003) English translation pending
France – Liban (2003)
Cette année j’étais motivé ! J’étais motivé pour partir au Tibet… oui mais voilà, un impondérable : le SRASM. Sous ces quelques lettres anodines se cache une nouvelle maladie pulmonaire qui fit quelques centaines de morts en Asie, et qui, surtout, fut très médiatisé… Jusque là, rien de suffisamment alarmant pour me faire changer de projet. Mais c’est sous la pression de mes proches et surtout la fermeture temporaire d’une frontière qui me décida à mettre un terme a ce fabuleux voyage.C’est alors, qu’un petit mois avant mon future départ, JiJoe, un amis, me fait une proposition qui ne peut se refuser : partir de France au Liban en voiture. Pour le parcours, j’eu tous loisir de faire gambader mon imagination le temps de se mettre d’accord sur les grandes lignes : France – Italie – Slovénie – Croatie – Monténégro – Kosovo – Serbie – Bulgarie – Turquie – Syrie – Liban et un retour plus rapide par la Grèce.
10 Juillet 2003 C’est comme cela que je me retrouve dans une Twingo rose en direction de Lyon où l’on s’arrêtera quelques jours pour penser à tous ce que l’on aurait oublié et surtout se refroidir dans une piscine avant un été qui promet d’être chaud : la météo annonce déjà 38°C dans toute la région !
Lundi 14
Nous quittons Lyon un beau matin autours des 6h30, direction Genève. C’était prévue, nous ne visiterions pas l’Italie : après le tunnel du mont blanc les villes s’enchaînes, Milan où l’on prend à penne le temps de se restaurer et Venise dont nous verrons que le périphérique…Vers 17h nous entrons sur les verdoyante terre de Slovénie. Et là, lassé des autoroutes et désireux de découvrir le paysage, nous nous dirigeons vers la capitale Lubjana à travers la montagne et sur des routes pas indiqué sur notre atlas routier… On est joueur en cette fin de journée ! Après 15 km de virage incessant, nous passons au travers d’un village nommé Logatec et à proximité d’un sapin démunie de toutes ses branches à la base. Bref, on veut savoir se que c’est exactement et on s’arrête.Après une visite des environs, on rencontre un vieux qui nous parle dans sa langue, le slovène… La voisine nous traduit quelques minutes puis nous invites chez elle : on discute un peut, et à cause de notre pauvre anglais, on confond le tilleul avec cet arbre que l’on à vue dans le village. A partir de là débute un gros malentendu qui ne sera élucidé que le soir dans la tente en écrivant ces lignes. Eux parlant des tilleuls et nous de ces sortes de sapins, on apprendra quand même que les tilleuls sont le symbole du pays depuis le passage de Napoléon.On plante notre tente à coté d’une chapelle et de ce fameux arbre !
Mardi 15
On part pour lubjana : la capital. Une petite balade dans les rues s’impose, une église par ci, un château par là. Puis, sous les conseils de la voisine du vieux de Logatec, nous partons en début d’après-midi pour Bled et un parc naturel non loin de là : un haut lieu touristique de Slovénie.Et en effet, le cadre est tous simplement magnifique. Nous en profitons pour faire un petit plongeon dans cette eau si claire. Visiblement c’est interdit, mais personne n’ose venir nous chercher au beau milieu du lac. Le soir, nous nous imprégnons de cette ambiance de vacance qui règne sur les berges avant de s’endormir dans la voiture.
Mercredi 16 Le matin nous prenons tous notre temps pour la visite du château surplombant le lac. Nous rejoignons un second lac à une heure de route d’ici pour prendre du bon temps à flémarder sur ses berges. L’eau est toujours aussi claire et rafraîchissante (Il fait extrêmement chaud). On tente ensuite de manger pour 365 tolar : c’est ce qu’il nous reste et ça fait environs 1.5€. En fait je me trompe sur les prix et nous lâchons encore quelques euro.Vers 17h, nous nous décidons enfin pour partir vers Postojna à travers la montagne… Et là, ce qui devais être un agréable raccourci et malgré notre sens aigu de l’orientation, se transforme en une rallonge incroyable dans un dédale de chemin pour le moins pittoresques. Le soleil disparue derrière les monts et la faim venant, nous terminons notre folle course à environ 1300m d’altitude sur un chemin de terre où nous pouvons enfin demander notre chemin : tous rentre dans l’ordre. Avec un tel retard, plus question de dormir en Croatie ce soir, on stop donc à Postojna où l’on dépense nos quelques Tolar en bière. Cela nous permet de rencontrer des habitués qui nous explique à grand renfort de dessin la signification des fameux sapins rencontrés deux jours plus tôt. A priori, ils sont typiques de la région, (quelques villages) et sont mis ici pour la fêtes nationale du 24 juin. En outre, ils nous déconseillent le camping sauvage à cause des petits grizzlys du coin. De toute façon, il est bien trop tard pour trouver un camping, le montage de la tente se fera donc de nuit et sauvage.
Jeudi 17
Au réveil, un paysans passant ;-) se met à nous parler dans une langue incompréhensible pendant quelques minutes pour finir par glisser le mot bien compris de nos deux campeurs : police. Sans changer nos plans, nous quittons la Slovénie en fin de matinée pour faire halte à Rijeka en Croatie. C’est une ville sans grand intérêt à nos yeux. On galère un peut pour ce garer, on mange une pizza pour notre premier restaurant du voyage avant de déambuler une heure ou deux et remplir quelques formalités : argent, timbre, Email.Nous poursuivons donc notre route le long de la cote adriatique, les rumeurs avaient raison : c’est magnifique ! On plante notre tente dans un des nombreux campings coincés entre la montagne, la route et la mer. L’eau (salé cette fois) est limpide, le soleil tape toujours aussi fort et nous nous exerçons quelques peut au diabolo et à l’art de la jonglerie.En résumé, nous passons une fin de journée tranquille et bien agréable.
Vendredi 18
La nuit à été tourmenté par de violents vents qui arrachèrent la première toile mal fixé de notre tente : réveil vers 5h. Après un petit déjeuné sous de nouvelles bourrasques entre un muret et la voiture (abri totalement inefficace), nous continuerons la descente de la cote adriatique entamée la veille. C’est à ce moment que l’on eu une idée absolument génial : plutôt que de suivre cette belle route bien droite, dirigeons nous vers Vire, ce petit village indiqué sur notre carte dans l’espoir de trouver une communauté de pêcheur jusqu'à présent absent du littoral. Très mal indiqué, Vire se situe sur une pointe voisine d’une pointe touristique et n’est desservie que par une unique petite route. Ca parait bien partis, mais l’aventure coupe cours : après 35km d’une route tortueuse, nous découvrons avec horreur un village vacance en pleine construction et déjà habité… Les rues ne sont pas terminées, entre deux chantiers une décharge utilisée pour brûler tout les immondices, sans oublier l’usine de béton érigé là pour l’occasion. Même les plages sont couvertes de gravas et autres déchets de chantier : malgré la chaleur toujours aussi étouffante, nous nous privons de notre baignade ! Ce serait quand même mentir par omission que de passer sous silence Nin, le charmant village touristique non loin de là.Le soir, dans un coin un peut à l’écart pour planter notre tente, deux policiers interrompent notre dîné et nous invite à rejoindre notre camping… Nous reprenons dons la route à la tombé de la nuit pour la passer sur un parking de Zadar. On en profite pour visiter cette très jolie ville et très animé en ce vendredi soir. Nous nous faisons littéralement attaquer par une nuées de moustiques pendant la nuit : dans la voiture on en recense une bonne vingtaine au levé du jours ! Mais il y en avait sûrement plus car nous en tuerons jusqu’au lendemain soir !
Samedi 19
Après une nouvelle visite de Zadar de jour cette fois-ci, notre descente de la cote se poursuit tranquillement au rythme effréné des baignades tri quotidiennes. De l’avis du narrateur (oui oui, c’est moi J ), Split est une ville à ne pas manquer : toute une partie de la ville voie ses maisons et ruelles enchevêtré avec les vestiges d’un palais romain. Tout comme les belles croates, cela donne à ses quartiers un charme indéfinissable. De plus, les terrasses des cafés et une scène de pleine air laissent penser que les vendredis soir doivent être animées. Oui mais voilà, on est samedi et ici les week-ends sembles correctement respectés et c’est tout à leur honneurs.Nous faisons donc encore quelques kilomètres afin de trouvé un paisible village ou quelconque havre de paix susceptible d’accueillir notre Twingo et leurs passagers pour la nuit. Et on trouve notre bonheur sur une plage privé avec douche et parking, que demander de mieux !
Dimanche 20 Après ce camping improvisé où nous avons tous deux passé une excellente nuit, nous mettons le cas sur la ville mythique de Dubrovnik. Par chance, nous trouvons un parking gratuit pour la journée ainsi que la nuit non loin du centre culturel. Dubrovnik est une vielle ville toute neuve ! Je m’explique, c’est une ville historique qui à subit de grand dommage lors de la dernière guerre et qui a été entièrement rénové pour le plus grand bonheur des nombreux touristes. En une journée, nous croisons plus de Français que depuis tous le début du voyage. Comme beaucoup de ville extrêmement touristique, nous en prenons plein les yeux et puis… c’est tous. Pas de rencontre si ce n’est une petite discussion avec un barman. (L’avantage c’est tous le monde parle anglais) Nous finissons la journée dans la mer avant d’errer de nuit dans les rues pour finalement assister à un concert de jazz en sirotant quelques bières locales pour dilapider notre monnaie.
Lundi 21
Nouvelle semaine, nouveau pays ! Nous faisons nos adieux à la Croatie et sa belle ville pour s’enfoncer dans les terres. La Yougoslavie c’est visiblement éteinte depuis le début de l’année laissant place au derniers pays qui la composait : La république du Monténégro et de Serbie. Le Kosovo quand à lui est toujours sous contrôle des Nations Unis mais fait partie de la serbie. (Ca, c’est la version que l’on a compris)Afin de rentrer dans les terres, il nous faut trouver un col que l’on pourra traverser. Celui que nous choisissons n’est pas si haut que cela, il ne fait que 1006m. Mais les milles mètres de déniveler se transforme en un enchaînement de lacet interminable se terminant tous de même au beau milieu de magnifique paysage du terroir Yougoslave. Ou plutôt Monténégrin devrais je dire… Nous en profitons égoïstement, et c’est bien dommage.Nous passons la nuit à Podgoritsa où un jeune parlant quelques mots d’anglais (c’est rare en cette contré) commence par nous dire qu’il n’y à rien à faire et rien à visiter ici ! Sans nous décourager nous trouvons un cybercafé sans Internet, deux distributeurs de billets en panne, une poste sans téléphone qui marche ni timbre et même la carte de téléphone acheté le matin se révèle être une carte pour téléphone portable ! On accuse un peut le coup, mais après une petite pause bien mérité nous finissons par trouver des timbres (toujours inutilisé à se jour faute de carte postale) et surtout un téléphone. Je remercie au passage mes prof. d’allemand qui ont tous de même réussi à m’inculquer les bases.

Mardi 22

Il n’y à donc pas grand-chose à visité ici ? Nos difficultés de communication et surtout notre longue route encore à parcourir nous décident à traverser la Yougoslavie rapidement : 400km dans la journée devrais nous permettre de découvrir une autre ville. C’était sans compter sur les limitations de vitesses ainsi que le piteux états des routes : il nous faudra donc dix heures, sans compter les arrêts, pour les parcourir. Nous traverserons quatre postes de douanes plus un autre contrôle dans la journée qui seras la plus épuisante du voyage.Toujours à travers les mêmes magnifiques paysages nous traversons un pays en pleine reconstruction : le Kosovo. Nous prenons même un raccourci pour le plaisir des yeux… mais un 4*4 aurait sans doute été préférable pour ce col de 12km non goudronné ! On ne s’attendait pas à ce qu’une piste soit indiquée sur notre carte.Au terme de cette journée pour le moins aventureuse : ce sont les journées où l’on se retrouve au sommet d’un col dans un dédale de piste non indiqué sur notre carte avec un soleil de plomb pour toute boussole… Nous arrivons finalement dans la ville de Nis vers 18h00 où nous avons à penne le temps de traverser un parc au milieu de remparts. Après avoir fait la connaissance de trois Françaises/Yougoslaves nous expliquant un certain nombre de chose et d’état de fait, nous partons en quête de nourriture. Ici, il faut payer en dinar (non non, on a pas quitter la Yougoslavie :-). Il est trop tard pour faire changer quelques-uns de nos euros et notre carte visa n’est acceptée nulle part.On s’endort donc le ventre vide et mort de fatigue. Bref, après une excellente journée.
Cette année j’étais motivé ! J’étais motivé pour partir au Tibet… oui mais voilà, un impondérable : le SRASM. Sous ces quelques lettres anodines se cache une nouvelle maladie pulmonaire qui fit quelques centaines de morts en Asie, et qui, surtout, fut très médiatisé… Jusque là, rien de suffisamment alarmant pour me faire changer de projet. Mais c’est sous la pression de mes proches et surtout la fermeture temporaire d’une frontière qui me décida à mettre un terme a ce fabuleux voyage.C’est alors, qu’un petit mois avant mon future départ, JiJoe, un amis, me fait une proposition qui ne peut se refuser : partir de France au Liban en voiture. Pour le parcours, j’eu tous loisir de faire gambader mon imagination le temps de se mettre d’accord sur les grandes lignes : France – Italie – Slovénie – Croatie – Monténégro – Kosovo – Serbie – Bulgarie – Turquie – Syrie – Liban et un retour plus rapide par la Grèce.
10 Juillet 2003 C’est comme cela que je me retrouve dans une Twingo rose en direction de Lyon où l’on s’arrêtera quelques jours pour penser à tous ce que l’on aurait oublié et surtout se refroidir dans une piscine avant un été qui promet d’être chaud : la météo annonce déjà 38°C dans toute la région !
Lundi 14
Mardi 15
Mercredi 16 Le matin nous prenons tous notre temps pour la visite du château surplombant le lac. Nous rejoignons un second lac à une heure de route d’ici pour prendre du bon temps à flémarder sur ses berges. L’eau est toujours aussi claire et rafraîchissante (Il fait extrêmement chaud). On tente ensuite de manger pour 365 tolar : c’est ce qu’il nous reste et ça fait environs 1.5€. En fait je me trompe sur les prix et nous lâchons encore quelques euro.Vers 17h, nous nous décidons enfin pour partir vers Postojna à travers la montagne… Et là, ce qui devais être un agréable raccourci et malgré notre sens aigu de l’orientation, se transforme en une rallonge incroyable dans un dédale de chemin pour le moins pittoresques. Le soleil disparue derrière les monts et la faim venant, nous terminons notre folle course à environ 1300m d’altitude sur un chemin de terre où nous pouvons enfin demander notre chemin : tous rentre dans l’ordre. Avec un tel retard, plus question de dormir en Croatie ce soir, on stop donc à Postojna où l’on dépense nos quelques Tolar en bière. Cela nous permet de rencontrer des habitués qui nous explique à grand renfort de dessin la signification des fameux sapins rencontrés deux jours plus tôt. A priori, ils sont typiques de la région, (quelques villages) et sont mis ici pour la fêtes nationale du 24 juin. En outre, ils nous déconseillent le camping sauvage à cause des petits grizzlys du coin. De toute façon, il est bien trop tard pour trouver un camping, le montage de la tente se fera donc de nuit et sauvage.
Jeudi 17
Vendredi 18
Samedi 19
Dimanche 20 Après ce camping improvisé où nous avons tous deux passé une excellente nuit, nous mettons le cas sur la ville mythique de Dubrovnik. Par chance, nous trouvons un parking gratuit pour la journée ainsi que la nuit non loin du centre culturel. Dubrovnik est une vielle ville toute neuve ! Je m’explique, c’est une ville historique qui à subit de grand dommage lors de la dernière guerre et qui a été entièrement rénové pour le plus grand bonheur des nombreux touristes. En une journée, nous croisons plus de Français que depuis tous le début du voyage. Comme beaucoup de ville extrêmement touristique, nous en prenons plein les yeux et puis… c’est tous. Pas de rencontre si ce n’est une petite discussion avec un barman. (L’avantage c’est tous le monde parle anglais) Nous finissons la journée dans la mer avant d’errer de nuit dans les rues pour finalement assister à un concert de jazz en sirotant quelques bières locales pour dilapider notre monnaie.
Lundi 21
Mardi 22
Il n’y à donc pas grand-chose à visité ici ? Nos difficultés de communication et surtout notre longue route encore à parcourir nous décident à traverser la Yougoslavie rapidement : 400km dans la journée devrais nous permettre de découvrir une autre ville. C’était sans compter sur les limitations de vitesses ainsi que le piteux états des routes : il nous faudra donc dix heures, sans compter les arrêts, pour les parcourir. Nous traverserons quatre postes de douanes plus un autre contrôle dans la journée qui seras la plus épuisante du voyage.Toujours à travers les mêmes magnifiques paysages nous traversons un pays en pleine reconstruction : le Kosovo. Nous prenons même un raccourci pour le plaisir des yeux… mais un 4*4 aurait sans doute été préférable pour ce col de 12km non goudronné ! On ne s’attendait pas à ce qu’une piste soit indiquée sur notre carte.Au terme de cette journée pour le moins aventureuse : ce sont les journées où l’on se retrouve au sommet d’un col dans un dédale de piste non indiqué sur notre carte avec un soleil de plomb pour toute boussole… Nous arrivons finalement dans la ville de Nis vers 18h00 où nous avons à penne le temps de traverser un parc au milieu de remparts. Après avoir fait la connaissance de trois Françaises/Yougoslaves nous expliquant un certain nombre de chose et d’état de fait, nous partons en quête de nourriture. Ici, il faut payer en dinar (non non, on a pas quitter la Yougoslavie :-). Il est trop tard pour faire changer quelques-uns de nos euros et notre carte visa n’est acceptée nulle part.On s’endort donc le ventre vide et mort de fatigue. Bref, après une excellente journée.
Villages around Hazaribagh in West Bengal
Wednesday, April 1st
Hazaribagh I’ve got a meet-up with Adam Iman, a guide and painter. He picks me up from the hotel at 10 AM. Another traveler from Bangalore is supposed to join us, but while we wait for him to arrive, Adam takes me to see the paintings his mother and sister created at Hazaribagh station. The town became famous thanks to these murals, which can also be found in several surrounding villages. This art form has earned recognition and is now protected, a sign of its cultural importance. Once the visit is over, we go to pick up the other traveler and then head to our first village: Belwara, where Sohrai art is practiced. At the entrance, a sign proudly announces that we’re entering an artists’ village, where this art is created by women organized into micro-enterprises. Some even offer workshops for those who’d like to learn this tradition.

Sohrai art is tied to the harvest season, from October to mid-November. The motifs, in natural colors, celebrate fertility and abundance. The artists use pigments from the earth: red oxides, ochre, white kaolin, and black manganese. On the walls, you’ll see animals, fish, birds—all symbols of life and prosperity. As I look closer at the murals, I start to realize that each motif tells a story. Large animals like cows or bulls often take center stage. Their bodies are filled with intricate, almost hypnotic patterns. They symbolize wealth and prosperity for the household, as well as the deep respect for cattle, which are essential to daily life. On some facades, elephants stand out—massive and decorated with the same precision. They evoke quiet strength and protection. But it’s when I stop in front of one of the houses that I really take the time to look. The wall, a soft ochre, is entirely covered in murals. Two large animals stretch out on either side of the door, their elongated bodies fitting the length of the wall. Their silhouettes are filled with geometric patterns and incredibly fine curved lines, as if every space was patiently filled. Around them, stylized plants, flowers, and small decorative elements fill every gap. The door, dark and worn, becomes almost the silent center of the composition, framed by these living, protective forms. To the right, a more colorful motif catches the eye—a flower or a stylized lamp—like a touch of light on the earth. The whole thing gives an impression of perfect balance, between the rigor of the patterns and the freedom of the gesture.

Elsewhere, birds and freer forms bring movement. Peacocks, recognizable by their stylized silhouettes, embody beauty and vitality, while fish symbolize water, fertility, and the continuity of life.
On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.



During the Sohrai festival, cattle are led into the jungle in the morning. Meanwhile, the women finish the *aripans*—these floor paintings—and continue the wall murals. Around noon, the animals return to the village, and the bulls’ horns are anointed with oil and vermilion in a gesture of gratitude, amid the vibrant colors adorning the houses. We visit several artists, including Parvat Devi, a well-known woman who has received many awards. Her arms are adorned with intriguing tattoos, which I’ll talk about in more detail later.

On another wall, the style changes completely. Here, no massive animals—just birds occupying the space, light and graceful, as if caught in mid-movement. Two silhouettes face each other, their long necks arched almost like mirrors, while their outstretched wings seem to vibrate with the patterns that compose them.

The design is more graphic, almost airy. The lines are smoother, more fluid, as if drawn in one confident stroke. The birds’ bodies aren’t solid—they’re filled with repetitive motifs like scales, stylized feathers, and spirals, giving a sense of continuous movement. Around them, everything comes to life: flowers burst open, arabesques swirl, and even the simplest shapes seem alive. What strikes me here is the sense of lightness. Where the large animals evoked stability and grounding, these birds bring something freer, almost joyful. They seem to embody movement, the circulation of life, like a breath flowing through the village.

The colors remain the same—deep reds, intense blacks, and chalky white—but the rhythm is different. Faster, more spontaneous. As if each wall had its own personality, while still speaking the same language.
That’s probably why I’m so moved. I’d heard about these paintings from my friend Raja, and last year, I saw an exhibition in a village near my home. That first encounter made me want to come here. But seeing them in person is a whole different experience. These paintings are unique. This ancient art is passed down from mother to daughter, or mother-in-law to daughter-in-law, in a quiet, deeply living continuity. At first glance, it might seem almost childlike in its simplicity and pared-down forms. And yet, everything is thought out, balanced, mastered. Nothing is left to chance.

That apparent simplicity, combined with such rich symbolism, touches me deeply. There’s something sincere and essential in these walls—and that’s what moves me.
Hazaribagh I’ve got a meet-up with Adam Iman, a guide and painter. He picks me up from the hotel at 10 AM. Another traveler from Bangalore is supposed to join us, but while we wait for him to arrive, Adam takes me to see the paintings his mother and sister created at Hazaribagh station. The town became famous thanks to these murals, which can also be found in several surrounding villages. This art form has earned recognition and is now protected, a sign of its cultural importance. Once the visit is over, we go to pick up the other traveler and then head to our first village: Belwara, where Sohrai art is practiced. At the entrance, a sign proudly announces that we’re entering an artists’ village, where this art is created by women organized into micro-enterprises. Some even offer workshops for those who’d like to learn this tradition.

Sohrai art is tied to the harvest season, from October to mid-November. The motifs, in natural colors, celebrate fertility and abundance. The artists use pigments from the earth: red oxides, ochre, white kaolin, and black manganese. On the walls, you’ll see animals, fish, birds—all symbols of life and prosperity. As I look closer at the murals, I start to realize that each motif tells a story. Large animals like cows or bulls often take center stage. Their bodies are filled with intricate, almost hypnotic patterns. They symbolize wealth and prosperity for the household, as well as the deep respect for cattle, which are essential to daily life. On some facades, elephants stand out—massive and decorated with the same precision. They evoke quiet strength and protection. But it’s when I stop in front of one of the houses that I really take the time to look. The wall, a soft ochre, is entirely covered in murals. Two large animals stretch out on either side of the door, their elongated bodies fitting the length of the wall. Their silhouettes are filled with geometric patterns and incredibly fine curved lines, as if every space was patiently filled. Around them, stylized plants, flowers, and small decorative elements fill every gap. The door, dark and worn, becomes almost the silent center of the composition, framed by these living, protective forms. To the right, a more colorful motif catches the eye—a flower or a stylized lamp—like a touch of light on the earth. The whole thing gives an impression of perfect balance, between the rigor of the patterns and the freedom of the gesture.

Elsewhere, birds and freer forms bring movement. Peacocks, recognizable by their stylized silhouettes, embody beauty and vitality, while fish symbolize water, fertility, and the continuity of life.
On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.


During the Sohrai festival, cattle are led into the jungle in the morning. Meanwhile, the women finish the *aripans*—these floor paintings—and continue the wall murals. Around noon, the animals return to the village, and the bulls’ horns are anointed with oil and vermilion in a gesture of gratitude, amid the vibrant colors adorning the houses. We visit several artists, including Parvat Devi, a well-known woman who has received many awards. Her arms are adorned with intriguing tattoos, which I’ll talk about in more detail later.

On another wall, the style changes completely. Here, no massive animals—just birds occupying the space, light and graceful, as if caught in mid-movement. Two silhouettes face each other, their long necks arched almost like mirrors, while their outstretched wings seem to vibrate with the patterns that compose them.

The design is more graphic, almost airy. The lines are smoother, more fluid, as if drawn in one confident stroke. The birds’ bodies aren’t solid—they’re filled with repetitive motifs like scales, stylized feathers, and spirals, giving a sense of continuous movement. Around them, everything comes to life: flowers burst open, arabesques swirl, and even the simplest shapes seem alive. What strikes me here is the sense of lightness. Where the large animals evoked stability and grounding, these birds bring something freer, almost joyful. They seem to embody movement, the circulation of life, like a breath flowing through the village.

The colors remain the same—deep reds, intense blacks, and chalky white—but the rhythm is different. Faster, more spontaneous. As if each wall had its own personality, while still speaking the same language.
That’s probably why I’m so moved. I’d heard about these paintings from my friend Raja, and last year, I saw an exhibition in a village near my home. That first encounter made me want to come here. But seeing them in person is a whole different experience. These paintings are unique. This ancient art is passed down from mother to daughter, or mother-in-law to daughter-in-law, in a quiet, deeply living continuity. At first glance, it might seem almost childlike in its simplicity and pared-down forms. And yet, everything is thought out, balanced, mastered. Nothing is left to chance.

That apparent simplicity, combined with such rich symbolism, touches me deeply. There’s something sincere and essential in these walls—and that’s what moves me.