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les invasions barbares: le tourisme English translation pending
by Opai · 2008-12-06 · 24 replies
En milieu d'après midi, à Matho. C'est un monastère du Ladakh, et à ce qu'on dit, il est moins fréquenté que d'autres. On arrive, des moines nous accueillent. On discute et ils nous emmènent tout en haut, sous le toit. Là, dans le grenier, assis sur des grains d'orge ou de blé, les moines chantent en l'honneur de la divinité protectrice de leur secte tibétaine. Trompes, chants, cloches, incantations... Un peu de soleil filtre entre les tuiles. Des rayons de lumière traverse la poussière. On est assis sur le pas de la porte du grenier, on écoute, on boit du thé salé avec les 3 moines qui nous ont invité à les rejoindre. L'instant est magnifique.

Tout à coup, une personne arrive, puis deux puis...une quinzaine. . Des bedonnants avec le téléobjectif sur le T-Shirt "India" ou "Angkor". Pas un mot pour les moines mais ces touristes parlent fort, se bousculent à la porte, mitraillent avec le flash. Ils se permettent même d'entrer. Ils tirent la gueule en plus, ces touristes!! Etrangement, on les sent presque mal à l'aise! Ont-ils peur, pendant ce braquage, de se faire trancher la gorge par les sauvages, dans ce coin sombre? Une femme pose un pieds avant qu'un moine lui dise que ce n'est pas permis. Elle râle. Les moines ne disent rien d'autre mais je les sens agacés.

Les barbares repartent au bout de 2 minutes... Un tempête est passée. Je voudrais les jeter tous du haut de ce monastère. Ils ont montré du mépris pour les moines et leur rituel. Ils ont pourri ce moment hors du temps. Ce genre d'instants qui sont les raisons de mes voyages.

Je ne sais pas d'où venait cette meute. Mais je suis sûr que si je m'étais comporté comme ça dans leur église, j'aurai été foutu à la porte! Mais là, pour eux, ça ne compte pas. Ils viennent faire des images typiques de gens moins riches et donc moins évolués qu'eux...

J'en ai voulu aussi aux moines de n'avoir rien fait contre ce manque de respect. La non violence bouddhiste?... Le groupe a payé son entrée au monastère pour voir en coup de vent quelques fresques. Peut-être les moines préfèrent ils ne rien dire pour garder leur gagne pain? Peut-être vont-ils finir par faire de faux rituels pour attirer le touriste?

A la fin de la célébration, un moine a l'air très irrité. Il me dit :"Finish, go...". Je n'ai fait aucune photo, j'ai été silencieux. Mais je suis assimilé au groupe. Et il a raison. En venant ici, je participe à la déculturation. Si je vais dans des endroits moins touristiques, je les rendrai plus touristiques! Je serai donc aussi responsable des ravages du tourisme qui suivront. Que faire? Arrêter de voyager? Je ne sais pas...

Je retrouve le groupe dans la cour et dans une salle du monastère. Pour me calmer, Pour me calmer, je me contente de me placer systématiquement devant leurs objectifs lorsqu'ils s'apprêtent à fait une photo. Mais ca ne fait pas tomber mon envie de m'en prendre à eux physiquement.

Après l'énervement est venu une question : à quoi bon voyager vers ce type de destination? Je veux découvrir des mondes différents du mien mais sans arrêt, le pire de mon monde fait irruption. Le pire, c'est cette consommation d'exotisme. Et ce lieu que je visite, n'est-il pas corrompu ? Je n'y vois que le monde gravitant autour des touristes, le monde fait pour les touristes. Un monde virtuel.

Je ne souhaite plus aller dans ce genre d'endroit. Je ne céderai plus à la facilité.
Carnet de route Islande 2008 English translation pending
by Azotobacter · 2008-12-04 · 13 replies
Bonjour à vous tous, amis islandophiles

Voilà je viens de terminer mon carnet de route sur l'Islande (www.regeafaitunbeauvoyage.fr), ce fût long mais j'y suis arrivé. Un voyage qui restera gravé dans ma mémoire, pas de mots assez forts pour décrire cette île envoutante !!!!!

Régis

www.regeafaitunbeauvoyage.fr
Tour de la Bourgogne à vélo English translation pending
by Montmagny · 2008-11-26 · 76 replies
Bonjour je suis un petit nouveau sur votre site de forum.

Ma conjointe et moi projetons pour l'an prochain, ce qui est pour moi mon plus vieux rêve : un voyage à vélo.

Comme première destination nous projetons de traverser l'Atlantique avec nos vélos, de Paris prendre le TGV jusqu'à Dijon et de là partir pour un tour de la Bourgogne en pédalant quand c'est possible sur les voies vertes sinon sur les petites routes pendant 2 semaines possiblement en septembre 2009.

J'aimerais savoir si il y a parmi vous des personnes qui connaisent la région à qui on pourrait s'informer sur de petits détails en préparant tranquilement ce petit périple.

Peut-être même des gens du coin, que nous pourrions rencontrer là-bas...

merci beaucoup
Nouvel an à Rio de Janeiro English translation pending
by Nat709 · 2008-11-26 · 17 replies
Bonjour à tous!!

Je passe le reveillon du jour de l'an à Rio. Je ne sais pas où aller manger. Beaucoup d'hôtels font des formules qui coûtent très cher et qui comprennent le repas + la soirée avec dj avec pour certains la vue panoramique sur le feu d'artifice. Est ce que cela vaut le coup? On m'a indiqué aussi qu'il était sympa d'aller sur la plage à minuit voir le feu d'artifice et les gens qui lancent des fleurs à la mer. Qu'en pensez vous? Est ce que vous connaissez des endroits sympa pour manger?

D'autre part je passe en tout 4 jours à rio. J'ai vu qu'ils font des excursions avec un guide en jeep pour visiter la ville, d'autres pour visiter les favelas, le stade ou encore les îles.. Est ce que quelqu'un a déjà fait des excursions à rio ? Pensez vous qu'il est mieux de visiter seul ou avec un guide?

Merci beaucoup
Voyage au Brésil du 17 juillet au 5 août 2009 en famille avec trois enfants English translation pending
by Familledom · 2008-11-23 · 12 replies
bonjour on part au bresil du 17/07/2009 au 05/08/2009 en famille avec 3 enfants, on arrive à rio on pense rester 3/4 jours pour la visite apres on aimerais plein de conseils pour visiter le pays pour le reste de nos vacance, plage, parc, baignade, deplacement en avion et surtout pousada avec piscine vous comprenez pourquoi pour pouvoir profiter aussi du hamac, mais on aime aussi l'aventure !!!!!!!!, voilà j'espere plein de reponses car un beau voyage comme le bresil se prepare en avance, et aussi celà peut servir à d'autres familles
Meilleure période pour découvrir le Japon à vélo, sites à visiter, cartes routières... English translation pending
by Mimialain · 2008-11-18 · 10 replies
bonjour nous souhaiterions découvrir le Japon à Vélo. Qu'elle est la meilleure période pour ce qui est la météo? Quelqu'un peut il nous conseiller sur les sites à ne pas louper? Peut-on facilement faire du camping sauvage ou en camp? Trouve-t-on des cartes routières en France afin de pouvoir dénicher des routes sympa ? Quel guide pouvez vous nous conseiller? Merci pour vos tuyaux cordialement Mireille et Alain
Voyage au Pérou durant la semaine sainte English translation pending
by Azrielle · 2008-11-18 · 8 replies
Bonjour à tous,

Je planifie partir au Pérou et en Bolivie pour 6 semaines en avril-mai prochain. Une partie de mon périple coincidera donc avec la semaine sainte. Je me demandais si quelqu'un avait déjà voyagé au Pérou-Bolivie durant cette période, plus particulièrement dans les coins de Cusco/Vallée Sacrée/Copacabana, où je me trouverai vraisemblablement durant la semaine sainte. Est-il impératif de réserver bien à l'avance les transports et hébergements durant cette période? Les prix sont-ils gonflés? Merci!
Oman, au rythme du soleil English translation pending
by Genevois · 2008-11-16 · 12 replies
Récit d’un voyage effectué à deux couples (Laurent/Dominique et Fabrice/Michèle) du 29 octobre au 9 novembre.

Mercredi 29 octobre

Lever tôt, vers les 05h00. Petit-déj’ rapide et à 05h45, Fabrice est là pour nous emmener à l’aéroport. Nous enregistrons nos sacs sans souci et nous embarquons dans un 737 de la Lufthansa qui va nous conduire à Francfort, où notre connexion pour Doha et finalement Muscat décolle. 2h30 de transit plus tard dans cet aéroport gigantesque aux contrôles poussés, nous nous présentons à la porte pour le vol suivant. Premier couac au moment de monter dans l’avion pour Doha sur un vol Qatarairways, le système informatique ne reconnaît pas nos billets électroniques. 2o minutes d’énervement pour le personnel au guichet, un peu de stress pour nous quand même, et nous sommes les derniers à monter dans l‘A330. Avion neuf, écran perso avec grand choix de films sur chaque siège, personnel aimable, le vol de 5h45 sera sans histoire. A Doha, l’escale est courte, à peine une heure. Juste le temps de constater que l’aéroport est moderne, bien mieux que celui d’Amman où nous avions transité pour aller en Thaïlande cet été. Une autre A330 nous amène à Muscat en 1h10, il est à moitié vide. Nous posons à l’heure, vers 23h00, et la température est bien agréable (env. 28 °). Vu que nous avions obtenu notre visa au consulat omanais à Genève, nous n’avons pas besoin de faire la longue queue des passagers qui débarquent sans ce tampon dans leur passeport. Nous passons donc rapidement les contrôles douaniers et récupérons nos sacs. A la sortie, taxi. Nous récupérerons notre véhicule de location demain. Il y a un comptoir où vous annoncez votre destination, vous payez et recevez un reçu et le préposé appelle un chauffeur. Les prix sont fixes. Pas de compteur, pas de négociation, pas d’arnaque. Pour 10 RO (tarif de nuit, le jour c’est 7 RO), on nous conduit au Al-Bahjah Hotel, à 20 minutes environ de l’aéroport dans la petite ville de Seeb. C’est un des hôtels les plus proches de l’aéroport à un prix qui nous convenait (30 RO la nuit avec le petit-déj’). Nous étions attendus, vu que j’avais réservé 2 chambres depuis la Suisse afin d’être sûr de pouvoir être logés la première nuit. Un camion qui livre du fuel en pleine nuit juste sous notre fenêtre, de même que l’appel à la première prière vers 04h30 fera que la nuit sera un peu perturbée…

Jeudi 30 octobre

Lever vers les 07h00 et après le petit-dèj’, nous reprenons un taxi direction l’aéroport pour prendre possession de notre voiture de location réservée via le site internet de Qatarairways. Nous effectuons les formalités d’usage et nous touchons une Toyota Landcruiser avec quelque 220'000 km au compteur. Elle sera parfaite tout au long du voyage. Les premiers instants de conduite seront en direction du centre commercial Carrefour, à quelques km de l’aéroport sur l’autoroute qui longe la côte en direction du Nord. On y fait les courses, on achète le matériel de camping dont nous avons besoin (réchaud, jerrycan, grill, charbon, bonbonnes de gaz, etc..). Enfin, le voyage peut commencer ! Direction Nakhal par d’excellentes routes. Nos inquiétudes s’évaporent, il est facile de conduire à Oman. Bon, nous n’avons pas encore testé les pistes … Une fois dans cette ville, nous visitons le splendide fort et nous poussons encore aux sources chaudes de Towarah. Le site n’est pas extraordinaire, mais reste tout de même à voir pour les gens du coin qui le fréquentent. Ils viennent y pique-niquer et s’y baigner dans un petit bassin spécialement aménagé à la sortie de la source. L’eau est chaude et claire, mais il faudrait remonter le cours de ce Wadi pour se retrouver un peu seul. Départ ensuite direction Ar Rustaq pour notre premier Wadi. En chemin, nous prenons notre premier repas dans un restaurant indo-pakistanais à Al Awabi, en face de la station service. Au menu, salade de crudités (ce sera toujours le cas par la suite), poulet frit et riz pour 3, 60 RO pour les 4 ! Comme nous le constaterons par la suite, la quasi-totalité des restaurants dans le Sultanat sont tenus soit par des Indiens, soit par des Pakistanais. Cela tombe bien, nous aimons cette cuisine, faite d’épices ! Continuation pour le Wadi As Sahta. On sort des routes goudronnées pour goûter à nos premières pistes. L’entrée du Wadi est magnifique et le 4x4 n’est pas encore vraiment indispensable. C’est juste plus pratique et plus prudent vu que la piste est faite de gros gravier qui gicle si on roule un peu vite. La nuit tombant rapidement, vers 17h30, il nous faut trouver un coin pour notre première nuit en camping. C’est là que notre guide « Oman Off-Road » va être très utile. Grâce aux indications qui y figurent, on découvre un endroit bien plat, avec le sol souple pour planter nos sardines, sur la route qui monte vers Al Hob, en contrebas sur la gauche, bien après l’école et le terrain de foot. On monte donc le camp, on ramasse du bois pour faire un feu. Ce soir, ce sera grillades d’agneau et tomates, avec du pain omanais (qui ressemble au pain libanais). L’endroit est évidemment calme, vu son isolement, avec ciel étoilé magnifique. Vers 21h00, tout le monde se couche, la journée a été longue. Il fait assez chaud pour dormir hors du sac et pour ne mettre que la première « couche » de notre tente.

Vendredi 31 octobre

Le réveil se fera avec l’arrivée du jour et le lever du soleil, vers les 06h00. Les couleurs de l’imposante paroi rocheuse qui nous fait face sont splendides, d’abord dans les tons roses puis orangés. On met le thé à chauffer, puis on prend le premier repas de la journée fait de pain et de miel, avant de replier le camp. Départ direction Yasab, par une route incroyable. Si la piste est assez conventionnelle au départ, elle prend assez vite une déclinaison impressionnante. Là, pas le choix, la montée se fera en première et avec le 4x4 enclenché. La route n’est pas large, on ne croiserait pas un autre véhicule. Près de la fin de la montée, la piste longe une falaise verticale de plusieurs centaines de mètres (côté montagne, pas côté vallée pour ceux qui auraient un peu peur de conduire dans ces conditions). Il n’y a pas de barrière protectrice côté vallée, juste un petit rebord de terre. Après un col depuis lequel le point de vue est saisissant, la route redescend vers le village de Yasab, tout au bout d’un canyon. Quelques maisons, les habitants dans des cultures, c’est la vie d’un autre temps. On part faire un tour à pied et quelques ados nous rejoignent vêtus de maillots de foot de Barcelone ! Le foot est une deuxième religion dans ce pays, surtout les clubs espagnols, Real Madrid et Barcelone, ou anglais avec Chelsea. Vive la télévision par satellite ! En redescendant, la déclinaison est encore plus impressionnante et il convient d’être prudent au volant. Je ne me rappelle pas avoir déjà parcouru une telle route, et pourtant nous habitons près des Alpes ! Nous prenons la direction d’un autre Wadi, le Bani Awf. La piste principale est bien indiquée, mais quelques embranchements sans indication nous font douter. Finalement, nous ne perdons pas notre chemin. Le Oman Off-Road est très précis avec le kilométrage. Il faut donc souvent remettre le compteur journalier à zéro pour pouvoir se repérer. Avec cette technique, nous n’avons jamais perdu notre chemin. En arrivant sur l‘embranchement avec le Ban Awf, nous constatons que l’essence est au quart. Pas question de partir dans les Wadis sans le plein. Il y a une station à Al Awabi, à 15 km. Nous faisons ce détour pour assurer. L’essence est vraiment bon marché, à 0.120 RO le litre. Heureusement, car le 4x4 consomme tout de même pas mal. Hasard, nous mangeons au même resto que la veille, vu que nous avions été satisfaits. Puis retour dans le Wadi. On remonte la gorge et en fonction des « Highlights » fournis par notre guide (papier, pas humain), nous nous arrêtons devant l’entrée du Little Snake Canyon. Nous partons à pied dans la gorge et nous devons escalader des roches pour descendre le long du ruisseau. Il y a là quelques mares, mais sans suffisamment d’eau pour se baigner. Dans l’une d’elles, Fabrice voit 2 serpents nager, il arrive même à les prendre en photos ! Après 45 min. de marche, la gorge se resserre et là, il y a un peu plus d’eau, jusqu’à la taille. La gorge se prolonge encore, mais on ne voit pas si il y a de l’eau ou non. Fabrice et moi partons explorer cette partie du canyon. Nous aurons bien fait, car peu après, il y a une énorme gouille, toute en longueur, avec du fond. Nous nageons entre les parois de la gorge dans une eau fraîche et propre. Magique ! Au retour vers la voiture, Dominique se retrouve tout près d’un autre serpent. A son arrivée, il part se cacher sous un caillou que je soulève. Je trouve là visiblement une vipère, vu sa tête triangulaire. Apparemment, le nom de ce canyon n’a pas été choisi au hasard ! Nous reprenons la piste qui devient étroite et pentue, vers le Snake Canyon (un autre, pas le LITTLE Snake). Nous ignorons la bifurcation pour le village de Balat Sayt et nous continuons encore un petit bout. Sur notre droite, nous trouvons l’entrée d’une étroite gorge qui mène justement à ce village, à pied. Il y a là quelques terrasses au milieu des palmiers. Ce sera parfait pour la nuit. Nous commençons à monter le camp, lorsque 4 ados nous rejoignent. Ils nous aident à monter les tentes et finalement mis en confiance par ce geste, nous ne voyons pas qu’ils nous volent 2 lampes de poche… Il y a assez de bois ici et nous préparons un bon feu. Au menu ce soir, poivrons grillés, pâtes et melon pour le dessert. Le thé sera de rigueur, comme toujours. Bizarrement on ne trouve que du thé en sachet (principalement du Lipton) et non pas du thé comme en Turquie. Quant à l’alcool, Oman étant un pays musulman pratiquant, il est interdit dans tout le pays. Seuls quelques hôtels accueillant des visiteurs étrangers ont le droit d’en vendre ou d’en servir. Le ciel s’est couvert, nous avons presque eu peur de la pluie. Peur sans fondement, le ciel s’est rapidement dégagé pour laisser la place à un magnifique ciel étoilé.

Samedi 1er novembre

Réveil habituel avec le jour et le soleil au lever. Rangement du camp, préparation du thé, brin de toilettes avec des serviettes humides. Nous voilà prêts, on charge la voiture. Avant de reprendre la route, visite du village de Balad Sayt. Nous empruntons l’étroite gorge par un petit chemin sur la droite. Il y a des marches qui ne se voient pas bien au début et qui mènent jusqu’au village. Aucune difficulté majeure donc malgré que la gorge reste assez impressionnante, étroite et verticale. Il y a eu de l’eau ici. En 15-20 minutes, nous arrivons au bas du village, à la hauteur des cultures en terrasse. Une tour domine les habitations et nous y parvenons en parcourant les ruelles. Depuis là-haut, la vue s’offre sur 360 ° sur tous les alentours. Nous voyons des villageois qui nous font des signes de la main. Aucun signe de rejet ou d’agressivité, l’hospitalité musulmane … En redescendant vers la palmeraie, nous nous dirigeons vers un groupe de femmes qui font la lessive à la main, avant le rinçage dans le falaj (canal d’irrigation) qui se fait en piétinant le linge. Puis nous traversons les cultures en marchant sur les bordures qui séparent les parcelles pour reprendre la gorge et finalement rejoindre notre voiture. La montée du Wadi bani Awf direction Al Hamra sera rude et il faut de nouveau mettre le 4x4 et rouler en première. La route est loin d’être plate, cela secoue pas mal. Mais aucun danger. On prend vite de l’altitude et la vue sur les montagnes et vallées environnantes devient splendide. Au bout de la montée, un col, une route goudronnée et neuve. L’air est frais. Le versant descendant est plus doux et la conduite sur l’asphalte plus confortable. Nous prenons la direction de Nizwa, par de grandes routes larges. Nous avons appelé la Majan GH et 2 chambres nous sont réservées. Arrivant de Al Amra, nous traversons la ville de Nizwa et après 5 km direction Muscat, nous trouvons l’hôtel sur la gauche. Grandes chambres, propres et surtout une douche ! Au tarif de 25 RO la nuit. Après un lavage à fond, nous allons visiter Nizwa et sa magnifique mosquée au cœur de la ville. Nous trouvons notre traditionnel resto indo-pakistanais pour le repas de midi. Curry de mouton, poulet masala, galettes de pain. Les prix sont inversement doux par rapport à la force des épices ! On peut manger avec les doigts, chaque resto et pourvu d’un coin spécial pour se laver les mains après le repas. Nous visitons ensuite le splendide fort, qui jouxte la mosquée. En attendant que les souks s’animent (ils ouvrent dans tout le pays à 16h30 pour l’après-midi, sinon le matin), je vais chez le barbier, une tradition lorsque je voyage dans les pays musulmans. Je ne réussis pas à convaincre Fab d’en faire autant. Rasage, massage de la tête et de la nuque, craquement des doigts et de la nuque, 30 minutes de plaisir pour 1.5 RO. Retour aux souks, mais peu de stands sont ouverts. Il y a néanmoins un souk aux poissons, dont des thons et des espadons de taille plus que respectable. Nous nous posons ensuite sur la terrasse d’un resto turc entre la ville et la GH pour d’abord quelques parties de cartes et ensuite notre repas du soir (4.8 RO pour les 4). Retour à l’hôtel pour une nuit calme et réparatrice.

Dimanche 2 novembre

On prend le rythme : réveil à 06h15. On fait les sacs avant le premier repas du jour. Puis, on retourne aux souks, guère plus animés que la veille. On achète tout de même des dattes et quelque chose d’inconnu pour nous, du sirop de dattes. C’est excellent avec un yaourt. Vient ensuite l’épisode ravitaillement. Nous n’avons rien à manger pour ce soir et nous devons trouver un supermarché. De plus, nous voulons acheter de quoi nous asseoir, car manger par terre dans la poussière, ce n’est pas vraiment le top. On trouvera facilement 2 tapis de sol et 4 petits tabourets en plastique. Mais par contre, pour trouver de la viande, rien, sauf du congelé. On fera Nizwa de long en large, rien, rien, rien ! Finalement, on se rabat sur un resto et on achète des poulets grillés à l’emporter. Le serveur nous rajoute encore des crudités, pour un total de 3 RO. En fait, tous les restos pratiquent la vente à l’emporter. La destination du jour est le plateau de Sayq. Nous descendons donc jusqu’à Birkat al Mawz où la bifurcation pour la montée se prend. Après quelques km, il y a un check-point policier où il faut montrer son permis de conduire. Toute la vallée est utilisée par l’armée, cela doit être la raison de ce contrôle. Le policier note le nombre de personnes qui montent, le type de véhicule en s’assurant que nous avons un 4x4. Les autres types de voiture n’ont pas d’accès. Bizarre, car la route est goudronnée et pas si pentue que cela, en tous les cas bien moins que ce que nous avons déjà vu. Les paysages sont à nouveau splendides. Tout d’un coup, on aperçoit une petite ville, au milieu de nulle part, dans la montagne. Nous nous rendons au Diana Viewpoint à Sayh Qutnah où nous avons l’intention de camper. Il y a là quelques endroits parfaits pour planter sa tente. Le site est sur le bord d’une falaise rocheuse qui offre une vue spectaculaire et exceptionnelle sur les environs. Il est encore tôt dans l’après-midi et nous partons faire une balade à pied sur le chemin mentionné W18A. Il s’agit d’un sentier qui relie des villages entre eux, à flancs de coteaux et longeant ou traversant les cultures en terrasse. Des systèmes d’irrigation (falaj) assurent l’arrivée d’eau. Nous croisons un paysan qui plante à la main des gousses d’ail. Quel travail de titan d’avoir construit toutes ces terrasses avec des pierres, le long d’une pente importante. Nous traversons 2 villages, mais Dominique a mal au genou, les montées et descentes d’escaliers la font souffrir et nous rejoignons la route principale qui surplombe le sentier pour retourner à notre point de départ. Nous aurons tout de même vu quelques touristes qui ont un peu triché en suivant un falaj, et donc en évitant de descendre dans les cultures pour remonter plus loin. La balade aura duré 2 bonnes heures. Nous partons ensuite monter notre camp, à l’extrême gauche du site, tout en mettant de l’eau à bouillir pour le traditionnel thé. Nous sommes pile à l’heure pour assister au coucher de soleil sur les montagnes. Les couleurs du ciel sont splendides et nous prenons de nombreuses photos. Exceptionnels paysages … De nombreux buissons secs nous fourniront du bois pour le feu du soir qui nous réchauffera. Il faut dire que nous sommes à plus de 2000 mètres d’altitude et que l’air est frais. Nous avions pris une polaire, ce sera le seul soir où nous la sortirons. Ce soir, nous dormirons dans nos sacs ! Avant d’aller se coucher, nous rangerons comme d’habitude le camp, en rentrant poubelle et nourriture dans la voiture afin d’éviter que des animaux viennent se servir pendant notre sommeil.

Lundi 3 novembre

La nuit a été fraîche. Le lever du soleil vers 06h15 est également très beau, offrant une luminosité et des couleurs splendides. Thé, petit-déjeuner, puis rangement du camp. Dès que le soleil monte dans le ciel, la température prend l’ascenseur et redevient agréable. Aujourd’hui, direction la mer ! On redescend en plaine, pas de contrôle policier à la sortie. Une belle autoroute gratuite nous ramène vers Muscat et l’aéroport. Nous retraversons toute la ville avec des autoroutes. Les directions sont bien indiquées, par quartier. Muscat est une ville très étendue, divisée en quartiers. Il faut dire que la partie ouest de la ville est construite au milieu de collines et chaque espace permettant de construire est utilisé. C’est le cas à Ruwi, Muttrah et Muscat. Selon les indications du Oman Off-Road, nous trouvons presque du premier coup la route pour nous rendre à Yiti, plage distante d’une 15 de km où nous avons l’intention de nous poser pour la nuit. Il y a là un petit village de pêcheurs et une longue plage déserte, mis à part quelques locaux. L’eau est chaude et limpide. Malheureusement, ce site ne va pas rester intact. Un grand chantier est en cours et le bal des camions est impressionnant. Une marina est en train de se construire et la suite sera des hôtels de luxe, un golf, des spa, bref tout pour le tourisme aisé. Le village de pêcheurs va sans doute disparaître … A la fin de la route goudronnée, il ne faut pas hésiter à partir dans le sable en suivant les traces existantes. On peut aller jusqu’au bout de la plage. On peut facilement planter sa tente ici. L’endroit est trouvé, mais nous réalisons que nous n’avons pas de quoi manger ce soir. Alors retour sur Muscat, au magasin Carrefour City Center le long de l’autoroute avant d’arriver sur Ruwi. Une fois le plein de victuailles fait, on reprend le chemin de Yiti. Baignade, soleil, on passe le reste de l’après-midi à la plage. Le coucher de soleil ne se fera pas dans la mer, mais les couleurs du ciel sont toujours magnifiques. Des pêcheurs ramènent des petits poissons qu’ils font immédiatement cuire après les avoir épicés d’une poudre qui décoiffe ! Vu qu’on leur avait fourni des allumettes, ils nous offrent quelques-unes de leurs prises. C’est bon, mais les lèvres brûlent un peu ! Il faut dire que ces pêcheurs, comme beaucoup de gens vivant de métiers peu rémunérés, sont de souche indienne. D’autres gens du coin improvisent des parties de foot sur le sable dur vu la marée descendante. Le foot est une institution dans ce pays, il y a partout des terrains, des fois même en gravier grossier. Il ne doit faire bon d’être gardien de but … Finalement, nous sortons notre grill pour les saucisses achetées chez Carrefour. A un moment donné, en allant chercher quelque chose à la voiture, ma lampe de poche éclaire deux yeux dans la nuit. Un fennec ! L’animal nous observe à une trentaine de mètres, sans aucun doute attiré par la nourriture. Nous le verrons souvent grâce à nos lampes qui font briller ses yeux. Il sera même rejoint par un complice. La tente est montée dans le sable face à la plage, un peu au vent ce qui la fera bien bouger. Fabrice a assurée en se mettant un peu en retrait, plus à l’abri. Il fait chaud, on pourra dormir hors du sac.

Mardi 4 novembre

Le vent s’est levé pendant la nuit et la tente a été sacrément secouée. Au réveil, surprise : les chaussures que nous avions laissées devant notre petit 4 * ont disparu ! On voit clairement des traces de chat (ou de fennec…) venir jusque devant la tente, en faire le tour. Une petite recherche dans les environs nous permettra de retrouver nos godillons éparpillés dans les environs. Un des nu-pieds de Dominique a par contre été suffisamment rongé pour qu’elle puisse en racheter d’autres … Après ces péripéties, on profite encore un peu de l’ombre pour prendre le thé du matin et plier le camp. Dès que le soleil pointe, la température grimpe immédiatement. Nous retournons au Carrefour de Muscat faire le plein de courses. Sur place, il y a un ou deux vrai coffee shop et on ne résiste pas à l’appel d’un véritable Espresso. Mais avec le prix de 4 Espresso, on prend un repas dans une de nos échoppes indo-pakistanaises… Le but du jour sera le Wadi Dayqah et le Wadi As Sawayh. Nous prenons donc la direction de Qurayat, juste après le Carrefour en revenant vers Ruwi. Avec les indications toujours aussi précises du Oman Off-Road, nous trouvons facilement notre chemin. Première déception : il n’est désormais plus possible de remonter le Wadi Dayqah, un barrage est en cours de construction (et bientôt terminé apparemment) et bloque l’accès à la vallée. Nous nous rabattons donc sur le As Suwayh. Quelques dizaines de mètres avant le village, il y a une grande piscine naturelle, entourée de rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau (env. 10-12 mètres de haut). Mais avant d’y piquer une tête, nous décidons de remonter le Wadi à pied pour une belle balade. En regardant le village, il y a deux falaj qui amènent de l’eau, un sur la droite, l’autre sur la gauche des versants. Celui de droite (en regardant le fond de la vallée) est bien plus pratique, car il va plus loin. Ainsi, on marche à plat sans devoir escalader les rochers. Nous ne l’aurons remarqué qu’au retour … puisqu’on remonte le Wadi par la gauche ! Bref, deuxième déception, il n’y a que peu d’eau et donc pas de piscine pour se baigner. Après 2 bonnes heures de promenade dans un cadre grandiose, entouré de montagnes sauvages, on revient donc à l’entrée du village. Et là, baignade dans une eau chaude et douce. Des gens du village viennent nous voir, petites discussions. L’un d’entre eux nous amène dans sa maison pour un café omanais (parfumé à la cardamome) et des dattes. Son père, aveugle et apparemment bien usé par la vie, est là. Il nous explique qu’il devrait l’emmener chez le docteur, mais que cela coûte cher, etc.. Apparemment, il sollicite de l’argent mais sans le dire vraiment. Un peu plus tard, de retour vers notre voiture, nous ferons un don discret. L’endroit sera parfait pour camper cette nuit, donc nous montons les tentes, juste avant la tombée de la nuit. Nous avons acheté une nouvelle lampe à gaz ce matin, elle nous éclaire pour nos parties de carte dans cet endroit de bout du monde.

Mercredi 5 novembre

Y a-t-il encore besoin de le dire, nous nous levons avec le soleil vers 06h15. Avant de prendre le thé du matin, une petite douche naturelle dans la rivière. Il y a un petit bassin avec de l’eau jusqu’à mi-cuisses qui fait bien l’affaire. Trempette, un peu de savon, re-trempette et voilà ! Petit-déjeuner, paquetage et nous voilà prêts pour le départ, en direction du sud. Nous rejoignons la côte vers Dibbha où la route redevient goudronnée. Pour une fois, nous manquons un site : le Sinkhole (un trou dans le sol avec de l’infiltration d’eau de mer dans lequel on peut se baigner). Nous nous en rendons compte trop loin pour faire demi-tour et nous continuons donc notre route. Un petit stop à White Beach, une large plage au sable blanc. Aucune ombre, quelques déchets sur la plage, l’endroit est beau, mais pourrait être mieux conservé. Il y a bien des poubelles, mais les détritus sont surtout à côté … Apparemment, le Sultan Qaboos développe son pays à la vitesse grand V, amenant des routes, de l’électricité, des écoles, dans les coins les plus reculés. Mais il a encore du boulot avec la propreté et l’environnement. La route du bord de mer est en réfection et nous n’avançons pas vite. Une nouvelle autoroute s’est construite un peu plus haut, nous prenons une piste qui nous y conduit et là on pourra rouler sur du velours … avant de se rendre compte que nous avançons à 100 km/h sur une portion en construction et fermée à la circulation ! Arrivée finalement à Sur, ville côtière. Nous baladons sur la Corniche, d’où on peut admirer le splendide phare. Les bleus du ciel et de l’eau sont magnifiques. Dommage, là-aussi les détritus sont nombreux au bas du muret qui délimite la plage. Nous prenons notre repas, un excellent Fish mix grill, au Sur Beach Restaurant, puis départ vers Jas-al-Jinz où nous espérons planter nos tentes sur les plages où les tortues viennent pondre. A la réserve où les tortues sont visibles la nuit, il n’est désormais plus possible de camper. Une sorte de complexe a été construit, avec chambres, restaurant, etc… au prix de 120 RO la nuit !!!!! Oman va concurrencer Dubaï avec ces prix-là. Nous repartons donc chercher un autre endroit et nous constatons qu’il est difficile de camper dans cette région. En plus, il faudrait laisser le campement pour aller voir les tortues. Bref, ce soir ce sera hôtel. Nous trouvons le Turtle Beach Resort (suivre les indications au rond-point à l’entrée de Jas-al-Hadd). Très bien, avec une belle plage de sable et une eau limpide. Nous logeons dans de petites huttes, les toilettes et douches, propres, sont communes. Le prix : 42 RO pour une chambre double, le repas du soir et celui du matin (formule buffet). La réserve aux tortues n’est qu’à 15 minutes en voiture. Pas d’hésitation, on reste. Après-midi de plage, de parties de carte, avant le repas du soir. Vers 21h00, nous sommes à la réserve où nous payons notre droit d’entrée de 3 RO par personne. Il y a bien une centaines de personnes, mais répartie en plusieurs groupes d’environ quinze. Chaque groupe a 2 guides qui délivrent des informations très intéressantes sur les tortues. Nous aurions bien voulu les voir de manière plus individuelle, mais ce n’est plus possible. Départ donc pour la plage, avec des lampes de poche à lumière douce et rouge. Les photos sont interdites, surtout les flash. La plage est parsemée de cratères, apparemment l’endroit est vraiment fréquenté. Très rapidement, nous trouverons 3 tortues. Leur taille est impressionnante. La première est en train de recouvrir le trou dans lequel elle vient de pondre, avec ses pattes. En se tenant juste derrière (il ne faut pas aller devant elle pour ne pas la stresser), on se prend des giclées de sable. Quelle vigueur dans le geste ! La deuxième que nous verrons a fini son labeur et retourne tranquillement à la mer. Et là, la chance passe par ce coin et nous découvrons une tortue en train de pondre. Elle a creusé son trou et elle dépose au fond une bonne centaine d’œufs, souples et blancs. Spectacle de la vie et de la conservation de l’espèce. Cette tortue a dû faire des milliers de km pour trouver cette plage, et nous sommes là à contempler ce moment simple, pas spectaculaire, mais tellement émouvant. Nous sommes de retour à notre resort vers les 23h00. La nuit est étoilée comme d’habitude et il y a un petit vent du bord de mer qui nous fera passer une bonne nuit.

Jeudi 6 novembre

Le lever du soleil est juste splendide avec des couleurs pastel. Pas de stress ce matin, pas de camp à ranger. Nous prenons le buffet du petit-déjeuner, avant de piquer une tête dans la mer chaude et limpide. Une douche et un peu de toilette plus tard, nous voilà prêts pour la suite du périple. Direction le Wadi Bani Khalid et les dunes de sable du Wahiba Sands. Nous retournons direction Sur, puis Al Kamil par d’excellentes routes goudronnées. La montée jusqu’au bout du Wadi est facile, pas de piste. En arrivant sur les lieux, nous voyons tout de suite que l’endroit est moins sauvage que d’habitude, il y a beaucoup de véhicules sur le parking. Il y a du monde, mais quasi aucun touriste. Nous ne voyons aucune femme. Les hommes pique-niquent, se baignent, discutent. Les grills fument et la viande dégage une odeur alléchante. L’endroit est splendide, avec une énorme piscine naturelle, un petit pont en fer qui enjambe l’eau, quelques constructions pour faire de l’ombre. On peut sauter dans l’eau depuis plusieurs rochers, l’eau est chaude et propre. Nos femmes restent habillées pour se baigner (t-shirts et bermudas), mais elles sont néanmoins dévisagées, pas par agressivité. Les femmes omanaises arrivent enfin, en groupe, accompagnées des enfants. Mais aucune d’entre elles n’ira dans l’eau. Nous profitons du site. Baignade en eau de mer le matin, en eau douce l’après-midi, belle journée … Pas de possibilité de camper ici, il nous faut bouger. Nous redescendons du site et nous arrêtons dans un resto … indien dans le premier village. Ce sera excellent comme d’habitude. La piste qui part dans le Wahiba Sands n’est qu’à quelques km, ce sera parfait pour y arriver avant la nuit. Dès notre entrée sur la piste, nous sommes abordés par un bédouin qui nous dit avoir un campement peu après et qu’il peut nous conduire dans les dunes. Nous hésitons car nous nous voulons rester indépendants. Nous le suivons tout de même pour voir, et à peine sortis de la piste, nous comprendrons rapidement que partir seul et inexpérimenté dans les sables peut vite devenir compliqué. En effet, la conduite dans les sables souples est difficile et le risque de rester bloquer très important. Bref, nous négocions avec ce bédouin, pour qu’il nous conduise dans les dunes, quelque part où nous serons seuls pour installer notre campement. Il prend le volant de notre Land-Cruiser après avoir bien dégonflé les pneus pour augmenter la portance. Il prend de la vitesse et grimpe une dune d’une déclivité incroyable. Le tout en riant comme un fou. Très impressionnant. Il parcourt ensuite les dunes, jouant avec le terrain, les montées, les descentes, avant de trouver un endroit assez plat, où il y a même du bois sec. Ce sera notre camp pour la nuit. Nous sommes isolés au milieu des sables, la piste principale est plusieurs centaines de mètres au-dessous de nous. Notre bédouin part à pied avec l’heure du rendez-vous pour demain matin afin qu’il nous ressorte de là. Sans lui, nous serions restés en bas, près de la circulation, sans vue, ni le sentiment d’espace que nous avons là. Après la montée des tentes, nous assistons au coucher de soleil, donnant au sable des couleurs orangées et ocre, des ombres, des variations de couleur magnifiques. Malheureusement, un vent fort se lève. Les sardines ne tiennent pas dans le sable et nous devons consolider nos tentes. Nous nous mettons à l’abri derrière un monticule de sable pour manger. Nous ramassons le bois sec et avons de quoi faire un bon feu. Le vent ne durera que 2 heures avant de se calmer et disparaître. Nous restons au clair de lune et à la lumière de notre lampe à gaz. Ce sera notre dernière nuit en camping, au milieu des sables du fond de la péninsule arabique.

Vendredi 7 novembre

Nuit très calme, sans mosquée pour nous réveiller. Nous nous levons pour assister au lever du soleil sur les dunes. Comme d’habitude, Michèle sera toujours la première à être debout et à pouvoir voir le spectacle, alors que comme d’habitude, je serai le dernier et je manque toujours la sortie de l’astre. Les couleurs sont plus douces que celles du soir, mais restent grandioses. Comme prévu, notre bédouin, accompagné d’un enfant, arrive à pied pour nous reconduire sur la piste principale. Une fois le camp plié, nous lui confions le volant et il repart dans les dunes, prenant des chemins que nous n’aurions pas osé emprunter. Il maîtrise facilement les difficultés du terrain et passe là où nous n’aurions pas pensé que cela soit possible. Nous nous arrêtons à leur campement où un café omanais nous attend, avec une purée de dattes. Une femme, portant un masque sur le visage est là et nous présente des créations faites de sa main à l’aide d’un métier à tisser. Nous achèterons quelques « babioles », telles que des bracelets, des garde-pages pour des livres, bref un peu d’artisanat local. Nous reprenons la direction de Muscat, qui se trouve à quelque 200 km. En chemin, nous nous arrêtons à Ibra, où nous ne voyons aucun touriste. Il y a un petit souk local, très typique. Nous voyons des artisans travailler le bois, avec des outils basiques, et réaliser des gravures splendides notamment sur des portes, la grande spécialité de tout le pays. Nous arrivons finalement sur Muscat du côté de l’aéroport. Nous commençons à connaître un peu les voies d’accès aux différents quartiers et nous nous retrouvons assez facilement sur la Corniche de Muttrah. Nous avions réservé par téléphone la nuit au Corniche Hôtel (30 RO), juste en face du marché aux poissons. L’établissement aurait bien besoin d’une rénovation, mais bon, pour une nuit cela ira. Après une bonne douche, nous prenons notre traditionnel repas pakistanais sur une terrasse en face du souk aux poissons. Comme d’habitude, ce sera excellent, bon marché. Personne n’aura connu de problèmes gastriques durant ce voyage. Puis, nous faisons toute la Corniche à pied, une splendide balade qui dure quelques km aller-retour. En revenant sur l’hôtel, les souks se sont animés (ils sont ouverts le matin, puis reprennent vers 16h30), et nous les visitons. Il y a surtout de l’artisanat et des habits. On y voit quelques touristes. C’est intéressant, mais cela n’a rien d’exceptionnel, rien à voir avec les souks d’autres pays. Nous avions vu dans le « Petit Futé » l’adresse d’un resto qui sert des spécialités omanaises dans le quartier de Ruwi. Plutôt que de risquer de se perdre avec notre véhicule dans le flot de la circulation, nous optons pour le taxi. Il y a devant le marché aux poissons des minibus qui font office de taxi collectif en direction du quartier de Ruwi. Démarrage quand c’est plein pour 100 Baisal par personne. C’est local, ça fonctionne, départ. Le taxi nous pose vers la gare routière qui est à environ 300 mètres du resto. Facile ! nous allons donc au Bin Ateeq Restaurant où nous mangerons dans un « salon » privé (en fait une pièce avec tapis au sol), par terre, avec des coussins pour nous caler. Il y a différents menus et nous optons pour celui à 7 RO par personne qui est composé de bien 10 plats différents. C’est bon, mais pas vraiment éloigné de ce que nous avons déjà mangé jusqu’à présent. Nous sommes donc un peu déçus, surtout vu le prix par rapport aux autres établissements. Pour rentrer sur la Corniche, on reprend un taxi collectif. Cela ne doit pas être si souvent que des touristes les empruntent, vu les regards amusés des clients et des chauffeurs. La nuit sera bonne dans un vrai lit.

Samedi 8 novembre

Après le petit-déj’, nous partons visiter le plus beau monument du pays, la mosquée Sultan Qaboos. Elle se visite du samedi au mercredi et de 08h00 à 11h00, attention donc à cet horaire. Le site est exceptionnel, à ne manquer sous aucun prétexte. L’extérieur est déjà magnifique, tout en perspective, avec une architecture islamique moderne. La salle des prières est juste incroyable, avec des lustres, des céramiques, des couleurs dans les tons verts. Il est écrit que cette salle peut accueillir jusqu’à 20'000 fidèles. Nous profitons de ces lieux solennels, avant de retourner aux marchés aux poissons de Muttrah. Autre ambiance ! Mais néanmoins à voir aussi. Il y a là de belles pièces, des thons, des espadons, de petits requins et bien d’autres encore. Des « artisans » préparent les poissons dans un coin du marché pour pouvoir les présenter ensuite sur les étals. Ils leur coupent la tête, les queues, lèvent les filets, très intéressant et parfois spectaculaire. Surtout qu’ils font cela à mains nues et avec des couteaux visiblement bien effilés. Direction ensuite le quartier de Muscat, sur la continuité de la Corniche. L’endroit est certes beau, mais il n’y a rien de vraiment spécial à notre goût. Nous partons finalement sur Seeb où nous avons réservé notre dernière nuit omanaise au Al-Bahjah Hotel. C’est le milieu de l’après-midi, la ville est morte, il n’y a personne dans les rues. Nous peinons même à trouver un restaurant d’ouvert. Finalement, nous mangerons dans un … resto pakistanais. C’est toujours aussi excellent et dépaysant car tous les clients sont des gens du crû. Nous nous régalons de curry pour un prix vraiment modique (5, 2 RO pour 4). Il nous faut maintenant penser à ramener notre 4x4 à l’aéroport. Les femmes resteront à l’hôtel pendant que Fab et moi allons faire le plein et laver la voiture. Les car-wash sont très nombreux, il y en a dans presque toutes les stations services. Un employé lave d’abord le véhicule avec un karscher, puis un autre vient le sécher avec une serviette, un troisième s’occupe de l’intérieur (chiffon et aspirateur). Ils lustrent même le bord extérieur des pneus avec un produit pour les rendre brillants. Apparemment, les Omanais sont pointilleux avec la propreté des voitures ! Tous les employés sont des Indiens, une fois de plus, le métier de laveur de voitures ne devant figurer dans les hautes couches sociales du pays. La restitution du véhicule se fera sans souci à l’aéroport et nous revenons à Seeb avec un taxi. La nuit est tombée, les trottoirs se sont remplis, il y a maintenant du monde à l’extérieur. Fab et moi allons chez le barbier nous faire raser une dernière fois avant notre rentrée en Suisse. Nous nous baladons ensuite dans les rues où les magasins de bijoux (en or) et de vêtements pour femme sont très nombreux. On y voit des robes très décolletées, des couleurs vives et aussi de la lingerie fine. Sous leur robe noire pour sortir dans la rue, les Omanaises doivent finalement être assez coquettes. Nous jouons une partie de cartes sur une terrasse et, mauvaise surprise, 2 personnes viennent nous réclamer de l’argent. C’est la 1ère fois que nous sommes confrontés à la mendicité dans ce pays. Dernier repas. Nous aurons vraiment testé la cuisine indo-pakistanaise. A la fin, nous avons abandonné le riz pour le pain, cuit au feu de bois et toujours présenté sous forme de galette. Nous nous sommes aussi habitués à manger avec les doigts (de la main droite). Retour à l’hôtel, dernière partie de cartes, paquetage des sacs, avant une courte nuit.

Dimanche 9 novembre

Lever très tôt, tiens avant le soleil pour une fois, vers 04h00. Le taxi que nous avions commandé la veille à la réception de l’hôtel est à l’heure. Incroyable hasard, alors que les taxis sont si nombreux, c’est le même chauffeur que celui de notre arrivée qui nous reconduit à l’aéroport. Tout comme à Doha pour le voyage aller, nous avons un problème avec nos e-ticket. Qatarairways ? le système informatique ? Nous ne le saurons jamais. Du coup, nous sommes les derniers à embarquer dans l’A319 qui nous ramène à Doha. L’avion est plein. A peine une heure plus tard, nous avons un court transit à Doha, juste le temps de passer au Tax Free Shop, pour foncer à l’embarquement. Cette fois, de nombreux sièges sont vides dans l’A330. A nouveau des écrans personnels, un grand choix de films, le vol sera tranquille. Nous posons à l’heure prévue à Genève, nos bagages sont là. Un retour sans histoire.
Voyager en couple au Pérou English translation pending
by Sourcil · 2008-11-16 · 19 replies
bonjour mon mari et moi souhaiton effectuer un voyage au perou du 7 mars au 18 mars a peu pres nous aimerions savoir si ca reviens cher de partir en couple par nos propre moyens ou vat il mieux profiter d'un voyage organisé!ce qui me gne dans cette formule c'est d'etre trop nombreux et les contraintes moi je prefere profitez des endroits a ma guise .

au niveua transports sur place qu me conseillez vous? les hebergements? quel guides privilegier ( routard ou lonely?)mon mari parle esagnol couremmnt ( nous avon ete en colombie l'an dernier on s'est regalés) .

voila si vous connaissez des agences locales quel est le meilleurs tarifs pour se rendre las bas je suis preneuse merci
Agence de trek pour le Chemin de l'Inca? (Machu Picchu) English translation pending
by Atfirst · 2008-11-04 · 14 replies
Bonjour à tous,

Nous partons avec mon ami au Pérou au mois de Mai 2009 et nous voulons emprunter le Chemin de l'Inca (trek dans sa version 4 jours) pour nous rendre au Machu Picchu.

J'ai commence à regarder les agences de trek sur Internet et celles conseillées dans le Lonely Planet, et je dois avouer que c'est difficile de se faire une idée, notamment au vu des écarts de prix entre les agences.

Est ce que l'un d'entre vous, qui a déjà fait le Chemin de l'Inca en passant par une agence locale, aurait un nom d'agence à me conseiller ? Ce serait vraiment très sympa de votre part. Par ailleurs, environ combien de temps à l'avance faut il s'y prendre pour réserver ?

Merci par avance,

Thomas
Disparition de mon père en Thaïlande English translation pending
by Solange7512 · 2008-11-01 · 110 replies
Je ne sais vraiment pas pourquoi je poste ici, mais je ne sais plus quoi faire, je suis tombé sur des messages bien informés au sujet de la Thaïlande et je ne connais pas du tout le fonctionnement de ce pays... Il y a trois semaine mon père est partis en Thailande, on ne se parlais plus beaucoup, il n'allait vraiment pas bien ces temps ci, encore plus depuis que j'ai quitté la maison, alors je trouvais ça bien qu'il parte à l'étranger se ressourcer... Mais je n'aie plus eut aucune nouvelle de lui, j'ai appelée son hôtel j'ai eut un mal fou à se qu'on se comprenne en anglais mais d'après eux il l'aurait quitté au bout de trois jours, alors qu'il devait y rester 1 semaine. Alors j'aie contacté l'ambassade là bas à Bangkok, et ils ont simplement pu me dire d'attendre, j'ai insisté, insisté, insisté, j'ai finalement obtenu d'eux qu'ils me disent qu'en tout cas il n'avait pas été arrêté ni hospitalisé...

J'ai perdu ma mère il y a longtemps, je n'aie pas de petit ami, bref personne vers qui me tourner, et même si ça n'a pas été toujours rose avec lui, je ne peux pas le laisser comme ça... Même si il a délibérément disparu...

J'aie plein de question en tête... Si mon père a été arrêté par la police ou hospitalisé mais qu'il n'avait aucun papier sur lui et qu'il n'était pas dans un état capable de donner son identité, qu'est-ce que les autorité on pu faire de lui ? Le garder en détention pendant combien de temps ? le reconduire à la frontière ? lui demander de payer une amende ? Et si il a décidé de "disparaître" là bas, est-ce facile pour un étranger de survivre à Bangkok, au noir, dans l'illégalité, avec ou sans visa ? Est ce que si il rentre et sors du pays pour reconduire son visa touristique avant chaque expiration je peux le savoir ? Si il fait ça que risque t-il ? Je n'aie pas peur de ne plus jamais le revoir, je pense qu'il reviendra, mais j'aie vraiment que pour survivre il fasse des conneries là bas et qu'il se fasse tuer ou finisse derrière les barreau pendant dix ans ? Bref, que risque un étranger qui travail au noir et sans papier en Thaïlande ? Peut il facilement éviter ça ?

Je pense que je devrais aller sur place, en plus je crois que c'est un pays ou avec l'argent on peut tout, qu'on m'écouterais mieux comme ça, qu'ils feraient quelque chose ou en tout cas que je puisse le sortir de là si ça a mal tourné, parce que là tout le monde semble s'en foutre....
Avoir marre de voyager en tour du monde? English translation pending
by Vladi · 2008-10-27 · 27 replies
Bonjour,

Ma question s'adresse à ceux qui ont fait ou qui sont en train de faire un TDM ou un très long voyage.

Je pars faire un TDM avec mon chéri pendant 16 mois et je voudrais savoir si c'est fréquent d'en avoir marre au bout de plusieurs mois de voyager? Est-ce que les conditions de vie précaires lors d'un voyage routard, la fatigue, les mauvaise conditions climatiques etc peuvent changer vos envies de long voyage😕?

J'ai déjà voyagé routard dans des pays étrangers (camping sauvage, auto stop etc) pendant plusieurs semaines mais jamais pendant plusieurs mois.....Je pense être une aventurière mais je reste quand même une fille....😛

J'attends vos témoignages avec beaucoup d'impatience!

Vladi
Marque d'un trépied photo léger? English translation pending
by Lt31 · 2008-10-19 · 44 replies
qui peut me donner la marque d'un trepied leger et petit 50 cm 130 cm pour un reflex ! merci de me repondre
Palmarès des plus beaux sites d'Amérique du Sud? English translation pending
by Effef · 2008-10-16 · 14 replies
Bonjour,

Quels sont les plus beaux paysages d'amérique du sud ?

Je veux préparer un voyage de 7 à 8 semaines prioritairement axée sur la découverte des plus beaux sites naturels .

La visite des villes sera très accessoire, les rencontres ou échanges culturels aussi . J'ose le préciser pour avoir une demande bien cadrée, ce n'est pas que nous soyons autistes ( par exemple je me suis inscrit à un cours d'espagnol et j'y travaille avec coeur et j'aurai grand plaisir à bavarder avec qui le voudra et aura la patience de parler mas despacio mais en seulement un an je n'ai aucune illusion ...).Le budget est indifférent.

Galapagos, Atacama, glaciers du sud Chili sont mes premières pistes, est ce qu'un forumeur aurait monté un projet similaire ou saurait me conseiller ?

Merci,

Effef
Mexique: montant maximum de retrait au guichet automatique? English translation pending
by Shavanaluz · 2008-10-15 · 16 replies
Bonjour à tous,

J'ai pris connaissance des différentes discussions concernant l'argent au Mexique. Je comprends que c'est très simple de retirer au Guichet automatique avec la carte de la caisse pop. Une seule question demeure pour nous, car notre voyage sera d'une durée de trois mois et nous devrons payer les propriétaires pour la location de la maison où nous vivrons pendant notre séjour. Il s'agit donc d'un bon montant que je ne crois pas être en mesure de retirer d'un seul coup.

Donc, j'aimerais savoir quel est le montant maximal qu'on peut retirer par jour dans un guichet automatique ? (précisez la devise svp, $canadiens ou pesos)

Aussi, quelqu'un peut-il nous informer des frais associés à chaque retrait (je parle ici des frais exigés par les guichets mexicains car ces frais sont ajoutés à ceux de notre institution bancaire). Cela nous permettra de déterminer ce qui est le plus économique entre les chèques de voyage, la carte de crédit ou les retraits au guichet.

Merci pour votre aide chers voyageurs! Le partage est d'une utilité inimaginable!

Karine
Mexique du Sud English translation pending
by Thomaxlou · 2008-10-15 · 14 replies
Nous partons pour 1 mois sur la côte Maya au Mexique. Nous comptions faire un circuit ds le Sud de 10j. Je suis aussi tenté de faire un stop de 9 j en Floride (Miami et environs). J'ai fait les comptes, ces 9 j font exploser le budget! Alors ma question est la suivante: faisant la côte Maya est-ce que le golf du Mexique (FL) ne fera pas double emploi en sachant bien que les USA ce n'est pas le Mexique? Pour le circuit à partir de Cancun vaut-il mieux le faire par agence locale (circuit organisé) ou louer une voiture? Si c'est par agence locale, connaissez-vous une bonne agence? Quel est le meilleur guide pour le Sud du Mexique? merci
Voyage en 4x4 en Mauritanie cet hiver English translation pending
by Image · 2008-10-14 · 32 replies
Peut-être le Papy pourra-t-il m'éclairer. Mais toutes les infos et tous les avis seront les bienvenus. Je connais bien le Maroc et la Tunisie et je deviens peu à peu moitié maghrébin du sud, surtout amoureux des dromadaires et du grand sable à pied. Cet hiver, je souhaite aller trois ou quatre semaines en Mauritanie en 4x4 (HZJ78) avec mon épouse. Je ne connais que les livres de ce pays, T Monod et O du Puigaudeau, notamment (je conseille à tous de les lire!). Je ne voudrais pas mourir sans connaître ce pays avec mes pieds, mes yeux, mes oreilles et ma peau.

Mais, mon épouse, pourtant loin d'être peureuse chronique, ayant visité le site du Ministère Français des Affaires Etrangères, en est ressortie toute blanche et tremblante. Je sais que le MAE n'est pas connu pour son optimisme. Mais qu'y a-t-il de vrai? La situation est-elle plus tendue aujourd'hui qu'il y a un ou deux ans? Nous sommes à une seule voiture. Est-ce dangereux d'aller hors des grands axes (sans prendre le risque de l'ancienne piste de Nema, bien sûr) autour d'Atar et de Chinguetti? Peut-on dormir dans la voiture en se mettant un peu à l'écart de la route, ou à la sortie des villes, comme je le fais au Maroc?

Merci pour tous vos avis. Et si l'un de vous souhaite faire route de conserve fin décembre et début janvier, nous sommes généralement considérés comme de bonne compagnie! Sauf avec les 4x4 de raid qui confondent libido et mécanique. RDV à fixer à Agadir ou à Layoune ou ailleurs.
Partir sur un coup de tête English translation pending
by Vagabond0810 · 2008-10-14 · 24 replies
On travail, vivons nos vies sans vraiment nous rendre compte des choses qu'on pourrais faire ou être. Nous construisons notre propre prison.

Le train est à l'heure, se faufile entre les bâtiments de paris, au moment ou cette image laisse place à la lumière, le temps s'arrête et tout le monde lève la tête de son livre ou de son 20mn pour admirer l'aube.... Quelques fois, il arrive que certaines personnes se posent ces questions...

On pense tellement avoir une belle carrière, assurer sa retraite, au futur qu'on oublie de vivre le présent.

J’aimerai partir, m'évader un moment...marquer ma vie!

Je viens de faire l'ascension du Mont Blanc et je crois que je ne descendrais jamais...
Volontariat au parc Inti Wara Yassi en Bolivie English translation pending
by Antoman · 2008-10-14 · 23 replies
bonjour a tous. je m'appelle antony et je pars bientot pour la bolivie et je compte aller travailler au parc intiwarayasi dans la foulée pour plusieurs mois si l'expérience se fait interessante. je sais qu'il y a deux parc animaliers: celui ci et un autre en cours de construction à ambru ari. je voudrais l'avis de quelqu'un qui y soit déjà allé et savoir lequel des deux est le plus interessant au niveau de l'approche des animaux. Merci pour les réponses que vous pourrez me donnez..;
Quel pays d'Amérique du Sud choisir? English translation pending
by Nouette · 2008-10-14 · 13 replies
Bonjour, Nous envisageons un voyage en février/mars prochain. Nous sommes un couple avec une fille de 8 ans. Nous cherchons une destination plus tournée vers les randos, rencontre des gens, que ville et culture. Nous souhaiterions ne pas faire de longs déplacements, de la nature merveilleuse, se faire plaisir sur une belle plage de temps en temps, bien manger, ne pas être trop confrontés aux problèmes de sécurité et sanitaires. Puis-je vous demander quelle destination d'amérique latine vous me conseilleriez de choisir? Merci d'avance de votre aide. Nathalie
Voyager au Pérou et Bolivie avec des enfants English translation pending
by Sandphil38 · 2008-10-11 · 25 replies
bonjour, nous préparons un tour du monde pour juillet 2009 et nous avons choisi la Bolivie et le Pérou comme destination. Je me demande si ces 2 pays sont abordables avec 2 enfants (5 et 7 ans). Nous pensions aller à Cuzco pendant 4 semaines et visiter les alentours puis de descendre par nos propres moyens au lac Titicaca et passer en Bolivie jusqu'à La Paz pendant 4 semaines. Avez vous eu cette expérience avec des enfants ? vos modes d'hébergements ? de transports ? Y'a t-il des villes dangereuses, à éviter pour les touristes ? que nous conseillez vous comme villes à visiter ? merci par avance pour vos réponses.
Arrivée à Tuléar: prendre le taxi pour aller à Ranohira? English translation pending
by Cecégui · 2008-09-29 · 24 replies
bonsoir a tous! nous arrivons a antananarivo a 8h30 le samedi 4 oct, nous prenons nos visas sur place et embarquons a 13h30 pour tuléar, arrivée la bas a 14h30. nous ne voulons pas rester sur tuléar mais directement se rendre a ranohira.... après ces 24h de trajet, on désire prendre un taxi..... pourriez vous nous guider sur le déroulement a la sortie de l'aéroport.....et les tarifs demandés. merci d'avance, cecegui
Serpents de Thaïlande English translation pending
by Sunpax · 2008-09-27 · 75 replies
Bonjour je recherche des infos avec photos sur toutes les sortes de serpents que l'on peut trouver en Thailande...j'en ai eu un enorme ce matin dans le jardin et j'aurais bien aimé savoir a quel genre de danger j'ai été exposé ! brrr 😐 Bonne journée.....
Passage par voie terrestre entre la Colombie et le Panama? English translation pending
by Aventuratxe · 2008-09-26 · 9 replies
Bonjour!

Je décole tout bientôt de Madrid pour Buenos-Aires d'où je vais me lancer dans un voyage d'une année (minimum) en amérique latine (marche + vélo).

Ma question traite du passage entre la Colombie est le Panama. Tous les messages que j'ai trouvé des personnes qui voulaient faire ce trajet parlaient de prendre le bateau. J'aimerai pourtant rester sur ma lancée et y aller à pied où, de préference, en vélo. Je sais qu'il existe une route mais personne n'a l'air de l'emprunter. Y a-il une raison à cela? L'un(e) de vous aurait-il(elle) déjà fait ce chemin?

Merci d'avance pour vos infos!

Jon.
Aller au Pérou en mission humanitaire avec l'organisation Projects Abroad? English translation pending
by Lili2226FERM · 2008-09-19 · 22 replies
Bonjour à vous tous! Je cherche une réponse à cette question: avez-vous entendu des bons ou des mauvais commentaire à propos du Projects Abroad? Merci d'avance! P.S=J'aimerais beaucoup aller au Pérou en mission humanitaire et je ne suis pas certaine si c'est une bonne organisation fiable.
Albert Cossery, écrivain égyptien English translation pending
by Geob · 2008-09-11 · 22 replies
Si je suis aller en Egypte, ce n'est pas pour une attirance particuliere pour les pyramides, non, mais pour une oeuvre d'Albert Cossery, fascinante, "Mendiants et orgueilleux". Cet ecrivain egyptien fait partie de ces ecrivains francais, car il a tout ecrit en francais, dont on s'attache autant a ses livres qu'a sa personnalite. En arrivant au Caire, je me suis precipiter dans le souk des orfevres et j'ai vite trouver ce cafe du 18 ieme siecle, avec ses miroirs poussiereux, ou les personnages de "Mendiants et orgueilleux" se reunissent pour ce moquer du pouvoir, des riches, des fonctionnaires vereux, et de la police. Je me suis plonger avec delectation dans l'atmosphere de ce grand roman dont a ete tirer un film vraiment remarquable, qui a su rendre l'esprit de Cossery. "Les faineants dans la vallee fertile", ou l'eloge de la paresse : le pere de famille repond a son fils, qui lui fait part de son intention de travailler, "tu veux nous faire honte" ? Tout ce que vous trouverez de Cossery, lisez le, vous ressentirez un plaisir de lecture qui vous rendra joyeux ! Je ne sais si c'est ma facon de vivre ou pas, mais ce soir Albert Cossery est revenu dans ma memoire, alors je suis aller voir sur Internet s'il habite toujours dans cet hotel rue de Seine, depuis 1945. Il n'y habite plus, il est parti discretement : il est mort le 22 juin, deux semaines apres mon depart. En 2004, je me trouvais au jardin du Luxembourg, pres de l'Orangerie, en debut d'apres midi, attendant l'heure fatidique qui m'arracherait a mon loisir de lezard qui reve sous le soleil pour me rendre a mon travail, quand je vis un homme tres mince, au visage maigre, avec une allure de jeune homme alors que ses traits ne pouvaient tromper sur son age, s'assoir sur une chaise metallique et s'offrir goulument a la chaleur solaire. Une grande emotion s'emparra de moi...je reconnus cet homme, c'etait Albert Cossery ! Sur le coup, j'eus envie de me lever, d'aller lui dire toute mon admiration, mais je ne l'ai pas fait parce que j'ai lu lu ses livres ! La gloire, l'admiration, tout le contraire de tout ce qu'il raconte, lui qui a chanter le petit peuple des villes, les fellahs. Deux "trois pieces cravates" vinrent interrompre l'acte le plus important de sa journee, deux types qui devaient travailler au Senat. Le premier dit : - Bonjour mr Cossery ! L'ecrivain se met debout a une vitesse incroyable (il avait alors 90 ans) - Je vous presente Albert Cossery, un grand ecrivain. L'autre tend la main, Cossery en fait de meme, negligeamment. - Vous ecrivez toujours, demanda le premier, vu que Cossery ne disait rien Avec sa main droite qu'il remua en l'air, paume vers le sol, il leur signifia que c'etait plutot tranquille de ce coter la. Silence. - Bon, on vous laisse, au revoir m. Cossery. Ils s'en allerent, et, sans leur adresser le moindre regard, comme si rien ne s'etait passer, Cossery se remit a discuter avec le soleil ! Je viens de lire qu'a cette epoque, il avait deja ete operer des cordes vocales, et ca c'a du soulager Cossery ce jour la ! Mais ces deux damoiseaux de la republique, ces gens qui sont soi disants bien informes, ils auraient du le savoir ! Cet fin d'apres midi la, avec deux ou trois collegues sybarites au milieu de tant de beotiens, nous avons trouver notre vacation bien courte et enchantee...ce qui ne fut pas le cas de tout le monde qui trouvait qu'on exagerait ! Allez, si vous ne connaissez pas Cossery, regardez sur internet, lisez sa derniere interview, a laquelle il repondait par ecrit. Vous verrez quel homme c'est ! Le genre d'homme qui fait dire que ca vaut le coup de vivre, et le genre d'ecrivain qui fait dire que la litterature est un art indepassable !
Avis sur itinéraire Toronto - Québec - Gaspésie English translation pending
by Magicv · 2008-09-07 · 38 replies
Bonjour

J'envisage pour l'été prochain un itinéraire Toronto - Québec "via" la Gaspésie ; en première approximation, j'ai pensé à ça :

J1 Paris Toronto J2 Toronto Niagara Falls J3 Niagara Falls Ottawa J4 Ottawa Montréal J5 Montréal Lac Saint Jean J6 Lac Saint Jean Tadoussac J7 Tadoussac Rivière-du-Loup J8 Rivière-du-Loup Pasbébiac J9 Pasbébiac Percé J10 Percé Gaspé J11 Gaspé Sainte-Anne des Monts J12 Sainte-Anne des Monts Saint-Jean-Port-Joli J13 Saint-Jean-Port-Joli Québec

Quelqu'un peut-il m'aider à préqualifier cet intinéraire : - est-ce que je loupe une merveille du monde ? - les étapes sont-elles adaptées, ni trop courtes, ni trop longues ? - tout "truc" bienvenu...

Merci d'avance pour vos avis éclairés.
Quel film vous a le plus épris de liberté et de voyage? English translation pending
by Jcender · 2008-09-05 · 34 replies
Personellement "carnets de voyage" le voyage en moto de Granados et Guevara. Pour les paysages magnifiques, le sentiment de liberte qui se degage de partir a l'aventure, le parcours de l'Amerique du Sud....... Si vous avez d'autres films dans le genre ou bien touchant au voyage......
Croisière "Mers et mythes classiques" le 26 octobre 2008 à bord du Costa Atlantica English translation pending
by Yo1962 · 2008-09-05 · 135 replies
La date approche à grand pas. Réservée depuis février dernier, c'est ma première croisière et j'aimerai lancer une discussion avec les personnes qui vont faire cette même croisière. En espérant avoir plein plein de messages. A +.🤪
Règles de politesse à travers le monde English translation pending
by Millebornes · 2008-09-03 · 35 replies
Dans le cadre d'une étude, je recherche les règles de politesse à travers le monde. On sait que ce qui se fait dans un pays, peut-être mal vu dans un autre. Merci pour vos témoignages. Marie.

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