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Hésitation entre deux circuits sur la côte Ouest américaine English translation pending
by Chouben · 2009-06-11 · 24 replies
Bonjour à tous ! Alors me revoilà avec une nouvelle destination ! Pour ceux qui n'ont pas suivi mon post précédent je voulais partir pour Miami pour une première visite des USA ...j'avais demandé les conseils avisés 😉 de la communauté. Finalement j'ai changé d'avis ce sera la cote Ouest !! Alors j'ai bien bossé mon sujet 😇😇 !! (1 semaine de travail !) Je souhaite vous proposer deux circuits entre lesquels j'hésites fortement ...🤪 Merci à ceux qui voudront bien m'aider !

Circuit 1 : J1 : San francisco J2 : SF J3 : Yosemite J4 : Yosemite matin et Bishop le soir J5 : Death Valley J6 : Las Vegas J7 : Zion J8 : Grand canyon J9 :Laughlin J10 : LA J11 : LA J12 : retour !

Circuit 2 : J1 : SF J2: SF J3 : San Luis Obispo J4 : LA J5 : LA J6 : Las Vegas J7 : Death Valley J8 : Las Vegas J9 : Zion J10 : Tuba city (crochet journée Monument Valley) J11 : Grand Canyon J12 : Phoenix J13 : retour

Je suis plus tentée par le second ...😛 Mais Phoenix est elle une ville sympas à visiter ? Bien sur j'ai choisi le retour de Phoenix pour éviter de repasser par LA. D'après mes calculs nous ne roulerons pas plus de 4 h / jour 😕😕 !! Vos avis seront les bienvenus !

PS : un bravo et merci particulier au site de vasyvite ... tout simplement formidable 😉

Merci d'avance !
5 juin 2009 - Tristes Tropiques - Situation politique au Pérou English translation pending
by Zitoune · 2009-06-11 · 28 replies
Vamos pueblo carajo, el pueblo no se rinde carajo

Jusqu'au 5 juin 2009 et depuis environ 50-60 jours, les différents peuples du nord de l'Amazonie péruvienne bloquaient la route Belaunde, à hauteur de la curva del diablo, entre Corral Quemado et Bagua Grande (ville aussi appelée Utcubamba) ; département d'Amazonas. Cette route est l'axe vital connectant la côte péruvienne et l'Amazonie. Accessoirement, c'est aussi l'axe suivit par l'oléoduc nord péruvien. Ce blocage a une raison, le Décret Législatif 1090 qui met en vigueur la loi Ley Forestal y de Fauna Silvestre. En substance : Le DL 1090 réduit considérablement la définition de Patrimoine Forestier, laissant ainsi environ 45 millions d'hectares (a peu près 60% de la forêt péruvienne) en dehors du régime forestier, c'est-à-dire pouvant être exploités. De plus, il avalise la Ley de la Selva (Loi 840) qui permet l'acquisition des ressources forestières par le biais de concessions d'initiatives privées et pour une durée pouvant atteindre jusqu'à 40 ans. La superficie concessionnée peut atteindre 40 000 hectares. Ce décret fait parti d'un paquet de dispositions légales émises par le Pouvoir Exécutif dans le cadre des facultés qui lui sont octroyées pour mettre en application le Traité de Libre Commerce (TLC) avec les Etats Unis. Ce décret a été reconnu inconstitutionnel par la "Commission de Constitution du Congrès" mais peu importe pour Alan Garcia, l'actuel président du Pérou qui a déjà concessionné une partie des terres concernées à des entreprises d'hydrocarbures canadiennes et chiliennes principalement. Après avoir fait abstraction de la démocratie en se moquant de la commission constitutionnelle, il restait encore un obstacle a éliminé : les populations natives composées principalement d'Aguarunas et de Huambisas, ethnies appartenant au groupe ethnolinguistique Jivaro, qui bloquaient la route. Cet obstacle a été éliminé le 5 juin 2009, journée mondiale de l'environnement ; journée foutaise si la preuve en était encore nécessaire. A 5h du matin, la police a chargé les manifestants tirant à balles réelles sur des centaines de natifs depuis la terre et les airs (hélicoptères). Des tireurs d'élites ont pris position pour éliminer les leaders. Certains prisonniers ont été tabassés, parfois jusqu'à la mort. Juste après les évènements, le courant a été coupé et les différentes radios réduites au silence dans la ville de Chachapoyas, capitale du département d'Amazonas. La police a empêché le transfert de médicaments ainsi que d'eau et de nourriture. Cette attitude ne vient que confirmer le totalitarisme dont le gouvernement péruvien a fait preuve lors de ces derniers jours. Aucune nouvelle n'a pu filtrer. Toutefois, cela était sans compter sur internet. Ajouté à tout ce massacre, l'injustice du mensonge: les télévisions, la presse et les radios nationales font état de 25 policier tués et de 9 natifs tués. Je reprendrais l'expression de mes amis péruviens: Estos periodistas son basuras. La propagande étant à son apogée, les 25 policiers tués ne font pas de doute. Mais... 9 natifs morts est un chiffre que l'on ne peut prendre au sérieux. Pour les faits: La police disposait de blindés, d'hélicoptères, de mitraillettes, de gilets barres balles, ... Les natifs : d'arcs, de lances, de flèches, de machettes et de quelques pétoires. De plus, les hôpitaux de Bagua Chica et de Bagua Grande n'ont pu recevoir la totalité des morts et des blessés par faute de capacité d'accueil. Nombres de blessés ont été transportés jusqu'à Chiclayo, d'autres ont été soignés sur la place centrale de la ville de Bagua Chica. Des civils ont aussi été tués par les balles perdues tirées depuis hélicoptères. Des témoignages de civils rapportent la présence de fosses communes et d'effectifs de la police chargeant les morts dans les hélicoptères et les jetant dans les proches rios Utcubamba et Marañon. Les chiffres non officiels rapportent plus de 180 morts et plus de 300 disparus. Les disparus.... triste tradition Latino Américaine.

A l’heure actuelle, le couvre feu a été décrété dans les villes de Bagua Chica et de Jaen. L’interdiction de se réunir, de manifester, a été décrétée à Chachapoyas. De même, la police et les services de renseignement ont carte blanche pour pénétrer chez les particuliers s’ils soupçonnent que ces derniers cachent des natifs. J'avais joins à mon premier message quelques photos des évènements. Ces photos étant pour la plupart d'une rare violence, je suppose que cela a motivé sa suppression. J'espère que ce nouveau texte sera accepté par la modération. Informer sur les pays visités, ce n'est pas que donner les horaires de bus...

Si vous voulez voir des photos et des vidéos de ces évènements aller sur : www.youtube.com et taper les mots clés "Bagua Peru".

Ou sinon, pous pouvez regarder ici :
http://www.youtube.com/watch?v=3eB-ZM5DN2o http://www.youtube.com/watch?v=DjBFat1YoNk

Je re-posterai juste une photo prise il y a quelques temps. C'est celle d'Edwin Montenegro, leader Huambisa, porte parole de l'organisation régionale des peuples indigènes de l'Amazonie et ami. Il est aujourd'hui porté disparu.
La situation du français au Québec English translation pending
by Rostour · 2009-06-10 · 49 replies
Bonjour

Je me porte volontaire ... pour partir la discussion qui a été commencée dans le sujet "Différences entre la France et les Etats-Unis?".

Alors, ceux qui veulent continuer la discussion, je crois que cet endroit sera le plus approprié !

Pour nous mettre dans "le bain", voici quelques citations prises de la discussion "Différences entre la France et les Etats-Unis?".

De Néfer :

Et pourquoi écrire "le français de France" ? N'y a-t-il pas qu'une langue française.

De Virginiath :

Je pense qu'en l'espèce, notre petite discussion prouve que non, ou du moins qu'elle se décline sous de nombreuses formes 😉

De CanadaGoose :

Pourquoi? Parce que le français de France n'a absolument rien à voir avec le français québécois, créole ou même belge.

Et que, je suis désolé de le dire, malgré tous les efforts mis en oeuvre pour préserver la langue française au Québec, force est de constater que le niveau général est assez faible, et ce jusqu'aux plus hautes sphères de la Province. Je le vois tous les jours, dans les journaux, les panneaux publics ("piste cyclabe", hier), les média(s), les notes de service au boulot (au secours!), etc...

De Jacmat :

Quand je regarde le francais écrit de beaucoup de tes compatriotes ca fait égalemet pitié autant que celui des québecois. C'est incroyable tous les mot anglais que vous utilisez, prononcé à la francaise, tant écrit que parlé. Est ce que vous utilisez tous ces mots anglais pour faire chic, ou comme vous diriez pour du '' window dressing ''

De Virginiath :

Ce qui est marrant, c'est que les mots anglais que nous utilisons ne sont pas ceux, nombreux, ne vous en déplaise, que vous utilisez au Québec.

Voir la suite de son "post" à l'adresse :
http://voyageforum.com/voyage/etats-unis_differences_entre_france_les_etats_unis_D1702097-7/

De Néfer (en parlant de la liste d'anglicismes affichée par Virginiath (voir ci-haut) :

Vous avez exagéré (encore) avec vos anglicismes!

Je suis d'ici et on n'utilise pas ces termes ni à la maison, ni au travail.

Et quand je vais au garage pour la révision, personne ne parle du bumper ni de la clutch.

Question de culture, je suppose. Et le Québec a vite et bien changé depuis cinquante années.

De Virginiath :

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire par "question de culture". Question de niveau culturel ? Que seuls les gens peu éduqués utilisent les termes anglais ? C'est bien possible.

De CanadaGoose :

Quasiment tous les termes qu'il y avait dans ta liste sont utilisés tous les jours, et pas par une minorité. Les bumper, U turn , tire, wiper, lighter, etc... on n'entend que ça. (...) Les gens qui ont une certaine instruction utilisent peu d'anglicismes. Également, j'ai l'impression qu'on en utilise encore plus au travail, notamment dans certains secteurs. Mais Néfer ne représente pas l'ensemble des Québécois, car tout ce que je dis est authentique, et il le sait bien...

De LiseDenise :

Dans les années 60, il y a eu résurgence du bon français parlé et écrit lors de la 'révolution tranquille'. D'énormes efforts furent faits, je dirais que maintenant 50% sinon plus des québécois parlent et écrivent un français châtié et cela va en progressant. Ce 50% ou presque utilise toujours toutefois, lorsque nous parlons, ces expressions si typiques et savoureuses....tout comme votre patois parisien ou autre.

Certains mots français ne sont plus utilisés en France mais encore ici, ex:'dispendieux' utilisé ici alors qu'en France on dit tout simplement 'cher'. Pourtant, dispendieux est toujours dans le Larousse et n'est pas, comme vous pourriez le penser, la traduction de 'expensive'. Dispendieux découle du latin. Dire qu'un visiteur français m'a toisé de haut lorsque j'ai utilisé ce mot dans une conversation récente alors qu'une vieille marchande de la Chaussée d'Antin à Paris m'a demandé de répéter le mot car elle ne l'avait pas entendu depuis son enfance.

De CanadaGoose :

Ah mais tout à fait, comme je l'ai plus tôt, tout cela est tout à fait "normal". C'est déjà extraordinaire que l'on parle un certain français au Québec encore aujourd'hui. Mais la question est : pour encore combien de temps, et dans quel état? Je ne suis pas linguiste, mais j'ai la sale impression que, d'ici quelques décennies, le français ne sera plus qu'un souvenir à Montréal. Quant à la préservation du français en tant que tel, je pense qu'il y a aussi des efforts à faire au niveau de la qualité, et ce dès l'école.

De rostour :

Je suis également en désaccord avec Néfer 🙁, la grande majorité des mots listés plus-haut sont couramment utilisés au Québec, quoique dans cette même liste, j'en ai retrouvé que je n'avais jamais vu ou entendu 😮 ! Mais bon, ça reste un beau portait du français québécois. 🙂 (...) Mais bon, les langues évoluent, et c'est très bien comme ça !

Au Québec, nous nous battons depuis le début des temps (...🙂) pour conserver notre français, et je crois qu'on fait assez bien. Mais on ne peut empêcher de la faire évoluer ... Bientôt, peut-être notre langue s'appellera le "Québécois" et tout le Monde y gagnera ! Quoi de plus beau que la diversité des langues ? 🙂

De Nikky :

Je confirme: les mots anglais (ou angliscisme) sont beaucoup plus utilisés par les gens moins instruits. Je ne sais pas trop comment l'expliquer, mais c'est souvent le cas.

(...)

De LiseDenise :

Vous n'étiez pas ici, à Montréal, dans les années '60 alors qu'il était impossible de se faire servir en français dans les 'grands magasins' (Eaton's, Simpson's - tous deux défunts - La Baie lequel alors s'appelait Morgan, enfin tous les magasins de la Catherine ouest comme on dit ici (la rue Ste-Catherine), alors bastion des anglais. Adolescente, je travaillais les vendredi et samedi chez Woolworth's coin Ste-Catherine et Mansfield. Il m'était interdit d'adresser les clients, français soient-ils, dans ma langue maternelle. Nous apprenions alors très rapidement l'anglais. La situation a évolué graduellement et dans les années 70 et 80 c'était au tour des anglais de la métropole d'avoir à apprendre le français, ce qui ne fut pas facile car plusieurs résistaient. Maintenant, c'est très 'fashion' que de parler l'anglais à Montréal, il faut se battre, espérons que nous gagnerons la bataille.

Continuons cette belle discussion ! (Si le coeur vous en dit !)
Ouest américain: dormir dans le véhicule (SUV)? English translation pending
by McCandless · 2009-06-10 · 29 replies
Bonjour à tous ,

J'ouvre ce topic tout juste pour avoir des remontées d'expériences de ceux qui ont déjà loué un SUV et qui ont dormi dans leur véhicule.

Pour l'instant nous pensons faire du camping (pontiac G6 + tente) mais je suis tenté de changer en dernière minute (on part lundi) pour louer un SUV du type Jeep Liberty. Mais je me pose plusieurs questions , notamment au niveau de la place pour le couchage.

En tout cas je suis preneur de vos expériences ,

merci !

J'oubliais : on part faire un road trip classique dans l'Ouest (Sf-Lv-LA avec toutes les étapes incontournables entre , enfin quelques unes!)
Zapper ou non Arches et Canyonlands? English translation pending
by Cecileroanne · 2009-06-10 · 20 replies
Je suis en train de finaliser mon voyage et j'ai 5 jours, en partant de monument valley (et après avoir fait un tour dans le grand canyon), pour retourner à los angeles.

Je pensais faire: mesa verde, arches, canyonlands, retour à LA par las vegas ou par flagstaff mais mes amis américains pensent que cela fait beaucoup de voiture pour peu de ballades et me conseillent de zapper arches et canyonland pour approfondir les alentours du lake powel et me ballader. Q'en pensez vous? Je pense que je ne reviendrai pas dans ces lieux donc est-ce vraiment très dommage? La route vaut-elle la peine d'être faite pour seulement deux jours à arches et canyonlands?
Recherchons bénévoles pour l'Inde du Nord English translation pending
by Hima · 2009-06-09 · 35 replies
Bonjour

Notre association est à la recherche de bénévoles pour Septembre 2009 (et plus tard) qui soient intéressés par une démarche solidaire. Qualités requises : Goût pour le terrain, rigueur et persévérance, capacité à prendre du recul, réelle autonomie, capacité d’adaptation, très bonnes qualités relationnelles et de diplomatie.

L’association Française GAYATRI (loi 1901) indépendante politiquement et confessionnellement intervient dans le nord de l’Inde dans la ville de Derhadun, dans un grand bidonville. Nous accompagnons les populations de ce bidonville (8000 hab) dans leurs démarches de projets, mais ne nous substituons pas à eux, les demandes venant d’eux et l’éducation de leurs enfants étant leur priorité première nous avons ouvert depuis le début de l’année 2008 une école où viennent tous les jours 28 enfants. Ces enfants ne connaissant que la misère la plus absolue n’étaient pas sociabilisé. Aujourd’hui, ils étudient, sont nourris et soignés. Notre but est d’accompagner ces enfants jusqu'à leur entrée dans la vie active, de les épauler jusqu’au bout, en envisageant pour eux des études ou une formation qui leur permettra d’accéder à un emploi décent. Nous fonctionnons grâce à un système de parrainage. Nous avons 2 enseignantes Indiennes, une éducatrice spécialisée bénévole qui nous aide durant ses congés et un responsable de projet bénévole indien qui est travailleur social et travaille dans les bidonvilles depuis 12 ans. Toute notre équipe est elle-même issue des bidonvilles et connaît bien ces populations. Il y a beaucoup de problèmes liés à la misère, santé, malnutrition, non- sociabilisation, analphabétisation. Certains enfants étaient confrontés aux problèmes de drogue, de prostitution et du travail des enfants. Nos missions de bénévolat concernent les enfants de l’école :Apprentissage de l’anglais, maths, aide aux devoirs, activités ludiques, artistiques, sportives, culturelles, extra scolaires, santé, hygiène, sensibilisation à l’environnement et bien d’autres possibilités suivant les savoirs des bénévoles La priorité étant enseigner l’anglais à des élèves de 5 à 12 ans – anglais primaire et Maths pour les mêmes élèves. La durée des missions est établie en fonction des disponibilités des bénévoles et la mission elle-même, est étudiée en fonction des compétences de chacun.Bénévolat signifie que les frais du billet d’avion, de l’hébergement et de la nourriture sur place sont à la charge du bénévole.( Une maison peut être louée par les bénévoles qui le désirent si elle est disponible au moment voulu.)Sur place, les bénévoles sont aidés dans leur mission par notre équipe indienne. S’ils le désirent, ils sont aidés également pour toutes les démarches en dehors de leur mission. Les bénévoles sont au plus près de la population, en immersion totale dans la vie et la culture indienne, mais ne seront jamais laissés dans l’embarras. La région est très agréable, dans les premiers contreforts de l’Himalaya. Une belle façon de faire intimement connaissance avec l'inde et d'y nouer des amitiés sincères et durables.L’association Indienne partenaire recherche également des parrains et marraines pour des enfants. Si l'idée vous intéresse, 1e étape : candidats prenez contact par message personnel en nous donnant le maximum d’informations sur votre motivation et disponibilité. Après un premier contact, envoyez un CV et une lettre de motivation.

Merci à vous, et merci a tous les bénévoles qui se relayent depuis plus d' 1 an maintenant auprés des enfants, vous êtes tous supers.
Pérou: kidnappé et séquestré pendant 4 heures dans un taxi English translation pending
by Ssand · 2009-06-08 · 72 replies
Bonjour à tous,

Je suis revenu du Pérou dimanche 24 mai dernier avec mon ami Frédéric.

Mon voyage a été inoubliable superbe..Malgré notre mésaventure..

Je voulais avant tout remercier tout particulièrement Tokala qui m’a beaucoup aidé à préparé mon voyage au Pérou, elle m’a donné des conseils, astuces..Merci aussi à Loslinos, Wapiti74 et les autres bien sûr.

Je vais faire comme Tokala et Wapiti74, un joli carnet de voyage que je vous posterai sur ce forum car nous avons fait un sacré périple et je suis prête à aider les futurs voyageurs.

Cependant, nous sommes arrivés au Pérou le vendredi 08 mai à 11h35 du matin à Lima, tout a été parfait jusqu’au dimanche 10 mai ou nous avons été Kidnappé et séquestré dans un taxi pendant 4 heures mon ami et moi même à Arequipa :

Nous étions dimanche (jour de la fête des mères au Pérou) nous avons été diner à la crêperie Zig-Zag à Arequipa à 2 minutes à pied de la grande Place d’Armes, en sortant à 18h00 (il faisait à peine nuit) nous avons cherché directement un taxi (juste devant le restau), le premier ne connaissait pas notre hôtel (Hôtel Casa de Tintin), mais de suite nous avons prit le 2ème qui suivait, il a gardé le plan ( brochure de notre hôtel) avec lui devant et nous a dit de monter, nous avions juste un petit sac à dos avec nous.

Nous avons traversé la place d’Armes et à un moment donné nous sommes arrivés au dessus d’un pont ou le chauffeur de taxi a stoppé net, on a rien vu venir !

3 Hommes cagoulés sont rentrés dans notre petit taxi, un devant et deux à l’arrière avec nous, un à gauche de Fred et un à droite de moi. Ils nous ont de suite cagoulés tous les 2.

La voiture a filé pendant ¼ d’heure environ tr��s très vite. Ensuite nous étions très certainement dans un terrain vague car nous entendions des hommes parlés et des chiens criés.

Horrible ! Il n’y a pas d’autre mots, nous étions terrifiés, aucuns mots nous sortaient de la bouche. Nous nous sommes données la main tous les deux et là ce fût terrible car Frédéric et moi nous avons essayés de nous débattre j’ai frappé ma fenêtre droite pour que des personnes dans la rue nous entendent. Vous pensez bien personne n’a réagis !

Mais ils ont commencé à me frapper violement au dos et à Frédéric sur la tête.

Je ne l’ai pas su mais ils l’ont même étranglé.

Moi j’ai du leur dire que j’attendais un bébé que mon bébé avait 2 mois alors que c’est faux mais tellement j’avais peur qu’ils me violent.

Ils nous ont attachés les mains ensemble et les pieds avec nos lacets.

Nous ont fouillés et ont pris notre petit sac à dos.

Ils nous ont volés 500euros en espèces, notre bel appareil photos Canon, un couteau suisse, 200 soles, et 2 cartes bleus, (une carte visa simple et une carte Gold), ils nous ont demandés nos codes avec lampe de poche avec pistolet sur nos tempes.

Nous n’avons pas bronchés.

Tout cela a durer 4h00 le temps qu’ils fassent tous les distributeurs mais nous nous sommes restés dans la voiture tout le long immobilisé au même endroit.

Après ils ont repris la voiture toujours très vite et nous ont jetés sur le bas coté, avant ils nous ont rendu nos 2 cartes bleus et quelques pièces de monnaies pour reprendre un taxi.

Ils ont filés ensuite.

Je tremblai de partout complètement tétanisé, Frédéric m’a pris dans ses bras, nous étions enfin libérés. Vivant tous les 2 et ensemble c’est ça qui comptait le plus.

Je l’ai détaché aux mains.

Frédéric s’est vite rendu compte qu’il n’avait plus ses lunettes de vue, horrible pour la suite du voyage !

Pour nous ce fut les 4h00 les plus horrible de toute notre vie, on est vraiment passé à coté de la mort car finalement en y repensant ils auraient pu nous abattre.

On avait mail partout mais on ne s’est pas plaint.

On a retrouvé une rue ou il y avait des maisons, un couple de Péruviens rentrés chez eux avec un taxi, on leur a raconté par chance la dame parlait très bien anglais ils étaient sous le choc aussi, en + moi je n’arrétais pas de pleurer.

Ils étaient plus que dégouter pour nous et nous ont dit que cela arriver de plus en plus au Pérou depuis 1 an ou 2.

Ils nous ont raccompagnés à notre hôtel.

Nous avons vu Anita la patronne de notre hôtel il était 22h00.

Elle était outrée aussi, énervée, elle nous a dit la même chose que depuis 2 ans le Pérou c’était moins sécurisé, enfin..

Elle nous a emmené porté plainte.

Le flic s’enfichait un peu et avec Fred on s’est dit qu’il faisait partit du clan.

Alors je sais je sais je balance tout ça comme ça mais vraiment c’est un signal pour tout ceux qui vont se rendre au Pérou, de vraiment faire attention !

Après notre mésaventure, on se méfiait de tout, de tout le monde…

On appelait nos taxis des restaurants et des hôtels mais de toute manière se sont que des taxis volés.

Cela a été très dûr pendant quelques jours on a failli rentrer en France puis finalement on a voulu profiter de notre voyage.
Visites incontournables dans la région de Provence, Alpes ou Côte d'Azur? English translation pending
by Nathan6210 · 2009-06-07 · 30 replies
Bonjour à tous,

Je vais passer une dizaine de jours mi-août en région PACA. Ne connaissant pas du tout la région, j'ai peur de manquer quelques visites incontournable sur cette région même si je pense qu'il y en a enormement 🙂

Pourriez vous me conseillez????

Merci d'avance 😉
En Belgique English translation pending
by Otlexo · 2009-06-03 · 27 replies
Pour un pays aussi petit que la Belgique il y a vraiment beaucoup de chose à visiter, mais quand on commence à vivre en Belgique ce n'est plus la même chose! Je travaille en Belgique et je dois rester ici jusqu'en 2011. Evitez de montrer que vous êtes étranger, sinon ils commenceront à se méfier de vous en pensant que vous êtes des réfugiés. Dans les banlieux de Charleroi il y a des quartiers où les policiers n'entrent jamais!!! Donc chaque jour il se passent des choses...! Liège est considérée comme une ville super dengeureuse en Europe! Moi-même j'ai été agréssé 2 fois à Bruxelles et 1 fois à Anvers. Ne vous étonnez pas que les policiers et les habitants disent que c'est des étrangers, sans les avoir vus! Alors que toutes ces 3 fois que je me suis fait agréssé c'était par des belges!
Khao Yai National Park (Thaïlande) - la loi de la jungle English translation pending
by Simplybrice · 2009-06-02 · 4 replies
Ca fait maintenant 3 jours et demi que je suis à Bangkok. Comme un chien qui essaye d'attraper sa queue, je commence vraiment à tourner en rond. En plus, cette fois, plus personne ne me retiens ici, Sylke, Steeve et Andy sont partis, Anna et Charlie sont toujours à Ko chang. Ne me reste donc plus qu'à me tenir au programme, à me réveiller comme une fleur et partir en foret, Bangkok loin derrière dans le brouillard.

Comme la veille, le réveil est multiple jusqu'à 11h30. Seulement cette fois-ci, rien ne m'arrête. Je file à la gare routière et enfin ça ressemble à la Thaïlande comme je me l'imagine. Je suis le seul farang (occidental) sur les lieux, ça sent la nourriture à tous les étages, c'est un gentil bordel. Dans la gare routière, dans toutes les officines, tout est écrit en thaï, bonjour pour se repérer et trouver ma destination!! Heureusement pour moi, alors que la gare dessert des grandes villes comme Chang Maï, un seul stand affiche un nom avec l'alphabet que nous connaissons : Pak Chong. Ca tombe bien, c'est ma destination!! Je m'acquitte donc de mon billet et attend mon bus. Pendant ce temps, j'ai l'impression que tous les thaïs qui connaissent un peu d'anglais viennent me parler. C'est courtois, intéressé dans le bon sens du terme, plaisant. Je rencontre notamment une professeure, deux étudiants, un marchand, un couple de retraités, tout ce que le pays offre de diversité.

Une heure après, mon bus me prend, je suis à nouveau le seul touriste, grand bol d'air. En trois heures de route, on atteint Pak Chong. La petite ville par sa population est très étendue et il semblerait que tous les hotels du coin se situent au pourtour de la ville, ça va pas être évident de trouver lit à mon cul (comme chaussure à mon pied mais version litterie). Dans le LP qui n'est pas très locace sur les lieux, ils n'indiquent qu'un seul endroit que je m'empresse d'appeler d'une cabine téléphonique. Mais manque de bol, "vous n'avez pas de réservation, réessayez demain". Entre alors dans l'arène une petite bonne femme toute modeste derrière son stand de brochettes à 3 francs 6 sous. Elle est la représentante officielle d'un lodge situé sur la route du parc national de Khao Yai, ma destination finale pour les prochains jours. Sur ses "bons conseils", j'accepte le deal et une voiture vient me prendre. Je ne suis pas perdu, c'est bien là l'essentiel. J'arrive au "Khao Yai garden lodge" juste avant la nuit, juste trop tard pour pouvoir changer d'endroit. Le prix de ma chambre est clairement surévalué, le restaurant est à quelques mètres de la route nationale et un client gueule à la réception qu'il veut son argent sur le champ, ça promet! En tout cas, je ne compte rester qu'une nuit, je réserve un tour d'une journée dans le parc pour le lendemain dans l'optique d'y camper ensuite. Un seul hic, la nuit est tombée maintenant sur les environs et la température peine à accrocher la barre symbolique des 10°. Vous avez dit pays tropical? Heureusement que le népal est passé par là et que j'ai pû m'endurcir la couenne. Heureusement aussi que de ce fait, j'ai tous mes vêtements d'hiver avec moi à la différence des autres touristes de l'hotel qui se demandent s'ils ne sont pas à Paris Plage en janvier...

Je pars donc dans le parc bien équipé le lendemain matin à 8h sonnantes et trébuchantes. On est installé à l'arrière d'un pick-up, le vent souffle, les dents claquent. A 8h30, on entre dans le parc et après quelques centaines de mètres de routes à l'intérieur, un panneau le long de la route attire tous les regards : "attention, passage de cobras"!! Le ton est donné!!! Un autre viendra peu de temps après : "attention, passage d'éléphants". Y'a de la vie derrière les buissons, c'est certain.

On avance lentement à l'intérieur du parc, toujours en voiture sur une route à faire palir d'envie les népalais, à l'affut du moindre son, du moindre indice de passage d'un éléphant sauvage. A un moment, au milieu de la route, tronent quatre belles boulettes encore chaude aux dires du guide, ce sont des crottes, et vue la taille, pas de doutes, c'est pas un nain qui a pondu ça!!! On part donc à la recherche de l'éléphant responsable de cette souillure. Et à pieds cette fois!! Tant mieux parce que la voiture dans un parc naturel, ça me hérisse le poil! On marche donc avec la dizaine de personnes qui ont réservés le tour à travers la forêt. Pas de sentier ici, le jeu consiste à se frayer un chemin à travers les arbres, les lianes et tout ce qui compose ce foutoir végétal qu'est la forêt ici. Rien à voir avec Fontainebleau, je vous assure!! Sur le chemin, d'autres crottes, l'animal est en forme. Le guide nous prévient cependant et c'est à n'y rien comprendre quand on cherche un éléphant, que si on le trouve, il va falloir courir dans l'autre sens car ces bestiaux peuvent se montrer particulièrements agressifs. Et quand un éléphant est agressif, il ne s'embarrasse pas de suivre un chemin, il fonce tête baissée à travers la végétation, plus court moyen pour vous piétiner de plus belle. Et bien , malgré nos efforts, nos oreilles tendues, notre odorat de fin limier, on est revenu bredouille de notre quête du pachiderme. Pas moyen de mettre la main sur cet animal qu'il est bien difficile pourtant de dissimuler, eu égard à un postérieur gros comme le Loir-et-Cher. On retourne donc à la route et à la voiture...

En retrouvant l'asphalte et en attendant notre véhicule, les oiseaux virevoltent tout près. Un oiseau que je remarque en une fraction de seconde alors qu'il passe à moins d'un mètre de moi, fait un drole de bruit alors qu'il devrait être déjà loin. Une sorte de "pouf". L'oiseau en question, une petite chouette, s'est pris le pare-brise d'une voiture qui passait à côté de nous. Bien joué chauffeur!!!! L'animal est seulement amoché. Plus de peur que de mal sauf pour le guide qui l'a pris dans sa main et qui s'est fait picorer les doigts pendant un long moment le temps que tout le monde puisse prendre une photo. La bestiole a ensuite été relachée suffisament en état pour pouvoir voleter jusqu'à une branche j'imagine pour reprendre ses esprits après un choc qui m'aurait surement laissé sur le carreau.

Pendant ce lapse de temps, notre voiture nous a rejoint, on repart. Le long de la route, on croise des dizaines de singes qui préfèrent passer leur journée ici, plutôt qu'à se balancer de branches en branches. C'est à n'y rien comprendre mais c'est comme ça...

On redescend de la voiture après quelques kilomètres pour entamer une vrai marche dans la forêt en suivant un sentier dont je me demande si ça en mérite le nom tant celui-ci est jonché d'arbres couchés, déracinés dont il faut parfois plusieurs dizaines de mètres pour en faire le tour. Au détour du chemin noyé de verdure, on s'arrête aux pieds d'un ficus. Le même que celui qui se trouve peut-être dans votre appartement sauf que celui-ci est là depuis plus de 500 ans. L'arbre est colossale, venu d'un autre temps. Il ne possède non pas un tronc mais des dizaines qui s'entremellent, et dont il faudrait peut-être trente personnes pour en faire le tour en se donnant la main. L'arbre est tellement alambiqué qu'il est possible de le grimper sur au moins 15 mètres (5 étages) pour redescendre à l'intérieur du tronc formé de dizaines de branches. C'est surnaturel comme cet arbre est un authentique labyrinthe et son escalade est un défi autant qu'un authentique plaisir. Il faut se contortionner autant que lui pour en venir à bout.

La marche au total prend 3 heures de temps dont 30 minutes auprès de l'élégant multi-centenaire. Le chant des oiseaux nous entoure comme les papillons qui virevoltent par dizaines. Parfois un singe se laisse surprendre en haut d'un arbre mais il faut bien dire qu'il est beaucoup plus simple de les observer le long de la route (sic).

A 13h, le chemin sort de la foret jusqu'à un parking qui jouxte un restaurant, le contraste est saisissant et peu reluisant, sauf que j'ai faim alors quelque part, ça tombe bien!! La nourriture est abondante et s'absorbe d'autant mieux qu'elle n'est pas faîte que de piments rouges! A quelques minutes à pieds de là se déverse une cascade bien connue des fans de cinéma grand public. C'est là qu'à été tournée une scène de "La Plage" avec Léo Di Caprio, Guillaume Canet et notre Virginie Ledoyen nationale (rrrhhhh). Dans le film, les trois héros se jettent du haut de la chute d'eau. Je gard cette image en tête depuis un bon moment, me disant que cela serait sans doute possible pour moi aussi. Seulement, il y a deux hics. D'une part, il est interdit de nager autour de la cascade. Mon maillot de bain restera au sec. D'autre part, les rochers affleurent à la surface en contrebas de la chute. Impossible de sauter même si on échappe au vertige, c'est du suicide. Ils sont fortiches ces ricains... Cette petite déception passée, il faut quand même dire que la cascade est assez jolie puisque cinégénique. L'eau tombe à pic sur près de 20 mètres et atterrit dans un grand bassin entouré de gros rochers. Y'a pas à dire, ça a de la gueule.

Cette petite pause passée, il est temps de remonter en voiture et de consacrer à nouveau la fin de journée à la recherche des éléphants. Même scénario que ce matin de bout en bout. Les crottes sont là mais pas leur "géniteur". J'ai l'impression de chasser le dahut et que les employés du parc s'évertuent à lacher des crottes sur la route pour entretenir le suspense. On aura beau se donner à fond, pas d'éléphant à se mettre sous l'objectif. Tant pis, ce sera pour plus tard, j'espère... Mon séjour dans le parc ne s'arrête pas là.

En effet, sur les coups de 18h, le 4X4 s'arrête sur une aire de camping, c'est là que le groupe se divise en deux catégories : ceux qui ont un emploi du temps chargé, et ceux qui butinent jusqu'au printemps. Dans cette dernière catégorie, nous ne sommes que deux, Rachel, une américaine de 23 ans enseignant l'anglais à Bangkok depuis 7 mois et temporairement en week-end et moi. Par mesure d'économie, on partagera donc une tente, quelques repas, de belles ballades et rien de plus...

En parlant de repas, ce sera sans doute pour le lendemain car il est 18h30 quand on finit d'installer la tente et le restaurant du camping a déjà fini de servir les estomacs affamés (sic). Pour ce soir, on devra donc se rabattre sur de pauvres paquets de chips et sur des bouteilles d'eau en duc de guise de repas. Et là vous me dîtes : "de l'eau, il est malade c'est pas possible". C'est ce que je croyais moi aussi... Mais alors qu'on retourne à la tente avec nos courses pour le dîner, Rachel croise un type qui s'attarde sur sa veste. Elle arbore l'écusson de son université : "La Crosse". C'est une université minuscule comparée à d'autres universités américaines et le type en question en est lui aussi issu. Coïncidence!! Le type est en week-end lui aussi avec 5 autres jeunes américains tous enseignant l'anglais autour de Bangkok. On est invité à les rejoindre à leur tente et à partager leur trésor de guerre : Moultes bouteilles de whisky. Et bien, c'est pas tombé dans la glotte d'un sobre. La soirée est donc rieuse au possible et on conviendra de passer la journée suivante ensemble si on a pas gelé d'ici là! En effet, il fait 8° dans le parc et comme au Népal, je dors habillé dans mon sac de couchage. J'ai l'habitude, tout roule. Par contre, je n'ai pas l'habitude de dormir à même le sol, ça vous brise un Braïce! Avant ça, au cours de la soirée, je ne compte même plus les visites de biches qui passent de tentes en tentes pour guetter s'il n'y a pas de la nourriture à dérober. Et à chaque fois, la magie opère, je nage dans un bonheur nommé Mère Nature.

Samedi 17, le réveil est matinal. Dès que quelqu'un est réveillé dans le camping tout le monde est réveillé. Les campeurs sont à 95% thaïlandais et ils font ronronner le moteur de leur voiture dès le réveil, sans doute pour se réchauffer. Ca vous sort de l'hibernation aussi sec! Un avantage quand même à se lever tôt, on va enfin pouvoir manger. On file avec Rachel au restaucamp et on commande la seule nourriture disponible : du riz mixé avec de l'omelette, des légumes... Et des épices au kilo!!!! Je n'ai que très rarement mangé quelque chose d'aussi fort. Pour tout dire, je n'ai que très peu mangé tout court. C'est immangeable malgré la faim pour mon palais délicat plus habitué au nutella qu'au chocolat noir à 95% de cacao. Heureusement ou pas, on peut encore acheter des chips...

Au cours de ce bref petit encas, le reste des américains nous rejoignent, il est 9h quand on se met en route. Le but est de retrouver un sentier et de s'y ballader à la rencontre de tout ce qui voudra bien se présenter à nous. Le seul problème, c'est que le sentier est à plusieurs kilomètres, qu'on est huit et que pour faire du stop, ça va pas être pratique... Cela dit, tous les thaïs ou presque présents dans le parc conduisent de gros pick-up. C'est donc finalement sans trop de difficultés qu'on arrive à se faire prendre, tous ensemble à l'arrière d'une de ces énormes voitures.

On commence la randonnée. Le rythme est rapide et le moral est bon. Ca sent bon l'aventure. D'ailleurs, chaque fois qu'on en a l'occasion, on préfère suivre la rivière en sautant de rocher en rocher plutôt que de suivre le sentier. C'est en plus de l'aventure, le meilleur moyen de ne pas rater les cascades qui s'égrènent tout le long du cours d'eau. C'est aussi le meilleur moyen d'apercevoir un crocodile se dorant au soleil sur l'autre rive. Frissons garantis, et si il avait été de notre côté? En tout cas, maintenant c'est sûr, je ne suis pas prêt de me baigner dans cette eau pourtant accueuillante vue la chaleur qui croit au rythme du soleil qui monte dans le ciel. A un autre moment, on aperçoit un gros lézard à l'estomac gonflé. Sans doute n'a-t-il pas mangé au restaurant du camping... Il fait plus d'un mètre de long et pareil que pour le crocodile, ça ne donne pas envie de s'adonner à la brasse coulée.

Après 4 heures de marche, les moins vaillants en ont pleins les pattes alors que notre chemin débouche sur le même restaurant que celui où on a mangé la veille pour le déjeuner. C'est le moment de se repaître!!!! Et comme la cascade dîte de "La Plage" est toujours là, on en profîte pour s'y reposer un moment.

C'est là que le groupe du jour se disloque. Les loques retournent au camping pour une sieste. Les autres dont Rachel et moi faisons partie décident de longer la rivière en aval de la chute d'eau. On est repartie pour l'aventure. Tant qu'on peut avancer, on poursuit. Et si on est bloqué, on rebrousse chemin. Les paysages sublimes se succèdent, on ne croisera personne tout le long du cours d'eau. On est les seuls humains à avoir choisi cette option, et on s'en félicite! Je dis humain car on recroisera d'autres animaux comme des singes, papillons, oiseaux, araignées et un autre gros lézard. Vu que celui-ci est comme celui du matin en position sommeil au soleil, j'essaye de m'en approcher le plus possible pour avoir le bon cliché. Dix mètres, cinq mètres, trois mètres... (c'est très proche, mesurez!!) Et tout à coup, le lézard se réveille et dans la seconde se met à courir littéralement dans ma direction. Il est pas content le pépère et il le fait savoir. C'est que ça court vite ces bestiaux là!!!! Pas aussi vite que moi quand même; pris de panique autant que de surprise, je me lance dans un sprint qui ne laisse, tant mieux pour mes mollets, aucune chance à mon agresseur de saurien. Mais la vache, WHAOUUUU, le palpitant qui palpite c'est pour bibi!!!! J'ai quand même eu ma photo, c'est l'essentiel. Pas moyen que je me rapproche une autre fois de la bête qui s'est bien faite comprendre dans l'opération.

On parviendra malgré l'embuscade à poursuivre notre chemin tortueux sur plusieurs centaines de mètres de défiance aux lois de la gravité jusqu'au moment fatidique où on ne peut plus avancer à moins de se mouiller les pieds. Et vu le bestiaire local, il est pas né celui dans le groupe qui tentera l'affaire!!! On aura quand même vu quelques cascades dans l'opération et je ne parle pas du lézard de mauvais poil.

De retour sur nos pas, on retrouve le restaurant et son parking. Un auto-stop plus tard, il est 17h lorsqu'on rejoint notre camping qui s'est bien garni depuis le matin. Il faut dire qu'on est samedi et que tout le monde est au moins en week-end. La veille, on avait pu jouer au frisbee sur des mètres et des mètres. Aujourd'hui, même les biches ne se montrent plus. Il semblerait que l'amicale des campeurs thaïlandais se soit donner le mot pour tous venir à Khao Yai ce week-end. Cela dit, pas plus d'inconvénients que ça, ils sont tous étonnés de notre présence quand on leur dit qu'on a marché toute la journée et se montrent particulièrement charmants et accueillants. Il faut dire que même dans un parc comme celui-ci, les thaïlandais ne sont pas adeptes de la marche et préfèrent visiter le parc en voiture. Je comprends mieux le fait qu'il y ait plus de routes que de sentiers maintenant!

Encore par rapport à la veille, il est 17h15 quand on se présente pour le dîner, c'est un peu tôt j'en conviens, mais si tu veux être sûr de manger... On a vu précédemment... Cette fois, il y a du choix et je ne suis pas obligé d'appeler les pompiers à la rescousse pour me sortir d'un piège culinaire à la façon pimentée! Le repas englouti, riche mais fatigué de 7 heures de marche, je dis à Rachel que je vais me poser sur les coups de 18h. Et bien, ça durera jusqu'au matin. Treize heures de sommeil, qui dit mieux?

Au réveil du dimanche, il est temps de penser à remballer les affaires, Rachel travaille le lendemain et rentre sur Bangkok dans la journée. Je l'accompagne jusqu'à l'entrée du parc où je trouve un chauffeur pour me déposer à l'hotel où je dois prendre le reste de mes affaires restées sur place. Je pourrais aussi bien rentrer à Bangkok aujourd'hui mais j'ai pas envie. Sale gosse... Au contraire, à Pak Chong, la localité près du parc, un train vers Bangkok passe à peu près toutes les heures et s'arrête à Ayuthaya, l'ancienne capitale Thaï du XIVème au XVIIIème siècle. Ca promet question temple et question gastronomie!! C'est donc mon programme pour les deux jours qui viennent, c'est à dire jusqu'à mardi où une fête monumentale est prévue à Bangkok puisque c'est le dernier soir pour Charlie et Anna qui sont dans le pays depuis maintenant deux mois et qui n'ont d'autre choix que d'aller travailler en Australie. Et y'a pas à tortiller, j'en suis!!!!

Voilà voilà... Pour ceux qui était déçu de ne plus rien recevoir comme nouvelles fraiches, pour ceux qui trouvaient que mon voyage ralentissait un peu trop, j'espère que vous êtes réconciliés avec mon histoire.

En tout cas pour moi, les semaines ont beau passer à une vitesse supersonique, j'ai beau avoir du mal à savoir quel jour on est la plupart du temps, c'est toujours l'heure de vous dire que vous me manquez et que je suis désolé du décallage temporel.

Je vous embrasse aussi fort que le lézard voulait m'attraper les chevilles. Et c'est pas du cinéma.
Retour de Bali avec bébé de onze mois English translation pending
by Marcetflo · 2009-06-02 · 11 replies
Bonjour, je suis de retour de Bali et je me disais que mon experience pourrait peut etre profiter a ceux d’entre vous qui envisagez un voyage a Bali avec un bebe/enfant en bas age.

Nous sommes donc partis 10 jours mon mari, moi et notre bebe de 11 mois. Je precise que nous vivons a Sydney donc le vol dure seulement 5-6h et et un decalage horaire de 2h facile a gerer. L'avion comptait environ 10 bebes c'est pour dire que Bali est une destination tres populaire pour les familles australiennes.

Organisation generale, hotel, taxis etc…

Nous sommes arrives tard le soir vers minuit et nous avions reserve un hotel a Sanur pour la premiere nuit. Le taxi de l’hotel nous attendait a l’aeroport. Nous avions convenu ca par email avant le depart. L’hotel est le Stana Puri Gopa, petit hotel charmant, nuit a US$50 petit dej americain inclus pour deux. Il est situe a 100m de la plage, tres agreable pour se promener a l’ombre et profiter du vent frais de la mer pendant les chaudes journees. La piscine de l’hotel est tres jolie, c’est un petit hotel de charme, vraiment.

Le lendemain nous sommes partis a Ubud. La encore nous avions convenus a l’avance avec le taxi de l’hotel a Ubud de venir nous chercher a Sanur pour $20. Nous avons passe 4 nuits au Sunset Hill Villa, un hotel ou plutot une villa charmante avec une piscine a debordement et une vue exceptionnelle sur la jungle et la Ayung River Gorge. Le cadre est tres calme et nous avions la suite au bord de la piscine donc nous pouvions en profiter tout en surveillant Elliot. Nous etions les seuls clients donc le staff etait aux petits soins. Seul bemol, la villa est loin du centre ville. Il faut compter 15min a pied dans les rizieres ou bien 15min en voiture – l’hotel a un chauffeur dispo toute la journee. En meme temps le centre d’Ubud est assez bruyant donc nous etions content de rentrer dans notre hotel au calme pour nous reposer apres une journee de visite. Apres une premiere journee au calme, nous avons passer 2 jours a silloner la partie nord-est de l’ile, temples, volcan, rizieres. Puis nous avons passe 5 jours a Canggu dans une villa que nous louions avec des amis. Canggu est un petit village de pecheurs au nord de Kuta. Le village est en bord de mer, bonne plage de surf mais trop dangereuse pour la baignade. La encore, il etait tres facile d’appeler un taxi pour se ballader. Nous avons profiter des massages a domicile, super. Et la maison avait une grande piscine.

Materiel bebe

Nous avons emmene:

1. un Ergobag, une sorte de babybjorn mais pour bebes + grands et + lourds. On peut mettre le bebe sur le ventre, le dos ou le cote, pratique donc pour les visites. C’est comme un babybjorn donc tout en coton sans armature, on peut le rouler en boule pour le mettre dans un sacs de voyage et c’est tres leger. A mon avis plus pratique qu’un sac a dos de randonnee avec armatures et encombrant. A moins de prevoir de longues rando. Plus economique aussi!

2. un petit siege transportable qu’on fixe a la table pour les repas. La marque Ted & Phil, marque australienne. Tres pratique pour les journees-visites. Le siege pese 1kg et se plie a plat donc tres pratique a transporter.

3. une poussette que nous avions louee aupres d’un organisme local, www.balibabyhire.com pour $50 la semaine. La poussette a ete livree a Sanur et recuperee a Canggu donc super pratique. Par contre elle ne nous a pas vraiment servi etant donne l’etat des trottoirs. Finalement on aurait tres bien pu s’en passer. Le ergobag aurait suffit meme pour les siestes.

Il y a aussi le site www.balibaby.com

4. Cote moustiques, beaucoup de moustiques le soir surtout a Canggu. Nous avions de l’antimoustique a base de DEET (version 80%) bien efficace. Mais pour Elliot j’avais une crème a l’eucalyptus en roll-on tres facile a appliquer et tres efficace aussi, d’ailleurs il n’a pas ete pique. Sinon le soir je lui mettais un pyj en coton tres leger de couleur blanche ou tres claire. Une moustiquaire.

Par contre, on a eu qqes problemes au niveau des lit-bebe. On ne voulait pas emmener notre lit pliant donc on avait demande a l’avance aux 2 hotels et la maison de fournir un lit. Premier soir a Sanur, on arrive a minuit et surprise, pas de lit-bebe…donc Elliot a dormi avec nous. A Ubud, le lit bebe etait en fait un couffin pour nouveau ne, suspendu et a balance donc Elliot qui peut maintenant se mettre debout risquait de passer par dessus bord. On a fini par mettre le couffin parterre mais on etait constamment oblige de surveiller qu’il ne sorte pas de son lit car la bas rien n’est vraiment prevu pour les enfants, prises electriques douteuses, baignoire creusee dans le sol etc…A Canggu, a nouveau un couffin pour nouveau ne, mais ils ont reussi a bricoler un truc et rajouter des barres pour qu’Elliot ne puisse pas sortir de son lit. Du coup, il a pu faire ses siestes pendant que nous on profitait sereinement de la piscine sans etre oblige de rester dans la chambre, une chance car avec la chaleur il pouvait parfois faire des siestes de 3-4h!!!

Pour l’hygiene, la encore aucun de nous n’a ete malade. Pour Elliot je lui lavais ses bib avec de l’eau mineral, 10 jours ca va, pour plus j’aurais peut etre fini par faire bouillir l’eau du robinet! J’avais ramene son lait en poudre, mieux vaut prevoir large en quantite car avec la chaleur bebe boit beaucoup. Elliot boit de l’eau mais en tres petite quantite donc je lui donnais du lait au reveil, en milieu de matinee au gouter et avant le coucher. Plus un petit bib d’eau dans la journee. Pour la nourriture, le + difficile je dirais. Nous avions emmene qqes petits pots de Sydney. Sur place, on en trouve seulement dans les supermarches de Kuta sinon, rien. De plus ca coute une fortune, environ US$6.5 le petit pot!!! Je pensais lui faire des legumes mais la encore c’est pas evident d’en trouver a part dans les supermarches ou les jours de marche dans les village. A Canggu par exemple, les qqes epiceries ne vendaient que de l’eau et des bananes sechees…de maniere generale, c’est tres pauvre donc les gens produisent pour se nourrir pas pour vendre. Je vous conseille donc de faire provisions avant de partir sachant qu’au retour le sac sera plus leger et/ou de faire qqes courses a Kuta en arrivant (Carrefour ou Matahari). Il mangeait aussi ebaucoup de bananes et de riz blanc. Parfois certains restos pouvaient cuisiner une soupe aux legumes pour bebe (pas de sel ni d’epices). Pour le bain, c’etait douche uniquement car j’avais peur qu’il boive l’eau du bain. Sinon on avait acheter un savaon special sur place pour laver les bib et ramener du gel antibacterien pour les mains.

Le seul probleme qu’on a eu c’est lors de nos virees sur Kuta pour faire du shopping avec nos amis. Kuta est extremement bruyant, chaud et entre la circulation et avec les commercants qui vous alpaguent tous les metres on a vite fait de peter un plomb! Je recommende donc d’y aller le soir vers 17h-18h une fois qu’il fait plus frais et que ca s’est un peu calme. Les deux fois, Elliot a pique une colere monstrueuse surement car il faisait tres chaud et nous avons du sauter dans un taxi pour rentrer au calme a la maison. Alors que pendant les visites les jours precedents, aucun probleme…autre solution laisser bebe a une babysitter pendant qqes heures le temps de faire son shopping. De toutes facons, j’ai trouve Kuta cher et pas mal l’arnaque. Pour l’artisanat local, le marche de Ubud le soir est tres sympa. Et sinon les petits magasins sur les routes ou il est possible de marchander. Kuta c’est hyper touristique, pas vraiment ma tasse de the.

voila j'espere que ca vous aidera un peu et bon voyage 🙂
Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers,USA (3ème partie) English translation pending
by Grisemote · 2009-06-01 · 36 replies
Aventures dans l'Ouest canadien et Parc des Glaciers (3ème partie)

Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité:
http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil

Pour retourner à la deuxième partie:

Les choses vont commencer à devenir sérieuses. A force de monter vers le nord (ou de descendre pour ceux qui habitent dans l’hémisphère sud), cela devait arriver : les jours rallongent, les nuits sont un peu plus froides tout en restant tout à fait supportables, le ciel a tendance à plus souvent se charger de nuages, il y a de moins en moins de voitures sur les routes. Nous nous dirigeons (en quelques étapes quand même) vers la mystérieuse Alaska entrevue dans quelques films qui marquent –Insomnia, The Thing. On s’attend à y trouver pluie et brouillard dans des villages paumés au milieu de lacs gorgés de moustiques et à être chahutés par les Grizzlis joueurs … qu’en sera-t-il exactement ?

Jeudi 24 juillet 2008 - 20 ème jour du périple. Le moral est au beau fixe. Les longues balades à crapahuter à flan de montagne ont été remplacées par de longues heures de voiture en direction du nord-ouest. – route vers Prince George. Nous quittons Jasper avec un certain regret : pour le camping, la ville fort attrayante et les décors très bien faits des environs. La route nous conduit vers le Mont Robson, chapeauté de blanc au travers d’un défilé de pics du plus bel effet.



Après cinq cents kilomètres de paysages magnifiques, nous faisons halte dans le camping du Beaumont Provincial Park (qui nous a semblé plus attrayant que la ville de Prince George), mondialement connu pour ses lacs mais surtout ses moustiques. Même s’il y a eu des claques dans l’air (pour les moustiques, bien sûr), le camping est bien situé et inspire calme et repos. Un très bon moment de zenitude.







Dès le lendemain nous repartons dévorer les kilomètres toujours en direction du nord-ouest. Les cimes disparaissent pour faire place à un relief plus arrondi et monotone. Sur certaines portions, il faut admettre que c’est même franchement répétitif comme paysage. Quelle surprise nous attend au prochain virage ? Simple ! Des collines recouvertes de forêts habillées de temps en temps de tâches sombres et poilues – vous aurez reconnu bien sûr des ours. On les aime bien mais s’ils pouvaient parfois se déguiser en cerfs, caribous, castors (là c’est vrai que ce n’est pas le bon gabarit) ou autres herbivores, cela mettrait un peu de piment.





Allez, faut pas exagérer quand même, les grands espaces, les longues lignes droites vers l’horizon, c’est quand même fantastique.

Comment aller à l’ouest du Canada sans rencontrer d’Indiens ? En fait c’est facile : les « natives » comme ils sont appelés, sont tellement peu nombreux (ou complètement intégrés) qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions de voir leur culture. C’est sûr qu’une pyramide ou une cathédrale résiste mieux au temps qu’un totem ou un tipi … Notre passage à K’san comblera cette lacune.



La visite du village amérindien - peuple Gitxsan - mérite le détour, avec ses grands bâtiments en bois aux motifs rouges et noirs si caractéristiques, ses totems de bonne facture et son petit spectacle de danses indiennes mené par des autochtones (uniquement le vendredi).

Les acteurs du spectacle.

les accessoires originaux utilisés pour le spectacle qui retrace les coutumes et les légendes du peuple Gitxsan.

La visite guidée du village (sept grandes « maisons en bois » ) est sans prétention mais nous montre quelques aspects très intéressants de l’ancienne civilisation décimée. La boutique recèle également une mine de beaux objets qui serviront de cadeaux à ceux qui n’ont pas pu venir (un certain nombre donc !).





Le camping, à quelques mètres du site, ne manque pas d’attrait non plus, près d’une rivière et dans un beau cadre.



Une étape instructive et agréable.



village de Hazelton près de K'san



Le jour suivant, la visite de Kispiox est programmée avant de suivre la rivière du même nom.





C’est un petit village typique du coin, garni de petites maisons de bois qui possède un site de totems (raison de notre arrêt). De belles pièces encore, mais pas du tout mises en valeur …





Pour ce qui est de la remontée de la rivière Kispiox, nous optons pour une route de traverse – ou un raccourci, comme on veut – indiquée sur la carte et le GPS, et qui doit nous permettre d’éviter la « grosse » artère sans surprises. Entre forêts, lacs et rivière, cette belle route ravit les sens, tant que l’on ne s’arrête pas pour nourrir les moustiques. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, elle se transforme petit à petit en piste, puis en piste un poil technique, puis en cul de sac pour qui n’est pas équipé d’un 4x4 voire d’un char lunaire.



Nous serions nous trompés sur une bifurcation entre 2 chemins ? Nous explorons donc d’autres voies qui nous amènent dans un chemin pentu jusqu’à un groupe de campeurs perdu au milieu d’un océan de verdure, à boire des bières autour d’un bon feu. Le film « Délivrance », c’est dans quel pays déjà ? En fait, ce fut un échange très sympathique, qui nous a éclairé sur notre erreur de trajet. « C’est simple, la route est fermée ! Vous ne pouvez que revenir sur vos pas » soit quatre-vingts kilomètres en arrière. Gloups ! Ce petit raccourci nous aura juste fait faire un détour de deux cents kilomètres quand même ! Nous suivons au final la highway le long de la rivière Skeena (région où fut tourné le film « l’ours ») qui s’est avérée de toute beauté.

Les kilomètres défilent avec des arbres, des collines et … des ours, avant d’arriver, exténués, au camping de Meziadin lake Provincial Park, d’une catégorie que nous ne connaissions pas : le camping spartiate, équipé un cran en dessous du camping primitif.

Côté pile, l’environnement offre une vue imprenable sur un beau lac entouré d’un relief prononcé, chatouillé par des nuages lascifs en promenade du soir. Côté face, notre emplacement est constitué d’un tapis de cailloux certes bien ordonnés, mais difficile à percer (plutôt prévu pour les camping-cars).



Le côté obscur n’est cependant pas là. La seule source d’eau est une pompe poussive, dont le grincement sinistre est de nature à réveiller tout le camping, et qui délivre ses quelques gouttes après avoir copieusement versé les nôtres sous forme de sueur. Super pratique pour la vaisselle, accroupi, pour pomper- rincer en pleine nuit, sous le regard hostile de ceux qui voudraient bien dormir …



Petite flambée du soir au tarif habituel pour se réchauffer sous les étoiles.

Les portes de l’Alaska bientôt vont se refermer sur notre petite famille, et c’est là que nous finirons … notre montée vers le nord.

La nuit fût froide, mais le réveil matinal avec vue sur le lac brumeux sous un ciel azur et un soleil radieux fera oublier les tracas locaux. En route vers Stewart, à la frontière avec les Etats-Unis.



Les collines prennent de l’embonpoint et de la hauteur et nous retrouvons notre ambiance de montagnes agrémentées cette fois de glaciers qui descendent généreusement jusqu’au niveau de la route. La taille de ces monstres est impressionnante.





Le Bear Glacier, un des plus beaux glaciers bleus au monde, comporte à sa base une sorte de « bouche » qui déverse les eaux de fonte. Depuis la route, cela ressemble à une aspérité. C’est en fait une large caverne.











Stewart est une petite ville très rurale qui semble tranquille, au niveau de la mer , à l’extrémité d’un fjord de plusieurs centaines de kilomètres. Malgré un petit côté industriel avec son port, elle dégage l’impression d’un fonctionnement au ralenti au gré d’une météo capricieuse.



C’est précisément pour le côté très aléatoire de cette dernière que nous avons ici abandonné la tente pour un logement en dur. L’avenir montrera que nous avons bien fait ! Notre hôtel (le Stewart Mountain Lodge) est chaleureux et nous offre une grande chambre dimensionnée pour cinq et bien calfeutrée.

Nous sommes toujours fort accompagnés dans nos déplacements!!!

Les Streets et les avenues de la ville ont un caractère particulier : la majorité est en terre battue. Ça casse !







Nous partons dès l’installation pour notre première visite de Hyder, en Alaska, à quelques kilomètres de Stewart. Le passage frontière vers le cinquantième état des USA se remarque par la fin de la route goudronnée. Nous n’avons pas même vu l’ombre d’un uniforme de douanier, preuve si c’était nécessaire que nous arrivons à l’un des bouts du monde. Hyder ressemble à un village minier paumé de maisons en bois de type western mais dans la forêt humide. Tout cela ne manque vraiment pas de charme.





Contrairement au film « Insomnia » qui fut tourné à Hyder, nous n’avons pas été confrontés au problème du soleil de minuit, loin de là. Hyder est quand même bien en deçà du cercle polaire.

A la sortie nord de la ville (simple à suivre puisqu’il semble qu’il n’y ait qu’une seule route principale, en terre battue) se trouve une des curiosités du coin : un observatoire à ours juste à côté d’un torrent (sorte de passerelle en bois qui surplombe la rivière sur cent cinquante mètres environ).



Nous prenons le permis pour trois jours ce qui nous donne le droit d’assister aux premières loges, quand bon nous semble, au spectacle de la pêche des ours, qui, comme l’indique le titre, est une tragédie.

Le 1er acte est marqué par l’attente de la bête. C’est l’acte de loin le plus long et le préféré des saumons qui bullent tranquillement en remontant le courant et des moustiques qui profitent de notre inactivité.



Pour les enfants et ceux qui ne sont pas totalement dans l’ambiance de la traque, c’est un peu long (mais il faut éviter de le dire !). On trouve à cet endroit des passionnés des ours et même des photographes pros aux objectifs qui ressemblent à des télescopes.



Acte 2 : un gros paquet de poils mouillés arrive gaillardement en remontant le courant et s’ébat dans les flots pour tenter d’attraper ses jouets préférés. Les appareils photo crépitent. La star en rajoute pour bien montrer que l’eau est bonne. Mon œil !







Acte 3 : un des saumons malchanceux est sorti de son élément sans ménagement entre les crocs du fauve et l’ours met sa serviette et déguste.





Les cartes mémoire sont vite pleines. Après le départ du gourmet, chacun tri ses photos ou compare ses clichés avec ceux du voisin, raconte sa difficulté de saisir le drame bouleversant auquel nous avons assisté impuissants. Ce jour là en tout cas, l’ordinaire des ours a bien failli être complété par de la viande made in china en provenance d’un car arrêté pour voir la scène de pêche hors de la passerelle. Heureusement que les rangers étaient là. Quel orgueil, il faut savoir parfois refuser le rôle principal …

Un jeune grizzly vient tenter sa chance à son tour!

Si l’entrée en Alaska, zone détaxée, est une formalité, le retour au Canada reste sous surveillance de la douane.

Le lendemain, nous retraversons Hyder et nous dirigeons vers le Salmon Glacier. La montée est rude pour le moteur.



Bientôt, à partir de la route, la vue sur un gigantesque « torrent » de glace est de toute beauté.







Le ciel azur et une température de fin de printemps nous permettront de savourer un des plus beaux glaciers que nous ayons vu sur notre globe.





Comme on ne s’en lasse pas, nous continuons la piste après le point culminant pour explorer une des langues de glace qui beigne dans un lac.







Le long de la route se trouvent des entrées d’anciennes mines que nous ne visiterons pas par sécurité. Un tour à pied entre des petits torrents pour arriver au lac bleu profond complètera notre visite enchanteresse.



Nous trouvons facilement des minerais de métal par terre. Pas étonnant qu’il y ait eu des mines par ici. Alors que nous rêvassons au soleil, une explosion terrible nous fait sursauter. Un gros bloc de glace flotte maintenant dans l’eau, résultat de cette déflagration. Quelle taille avait-il pour provoquer une détonation pareille ?

Trouvez le glaçon😉

Alors que nous repartons en voiture de notre balade plutôt tranquille, nous croisons un 4X4 qui nous annonce fièrement avoir vu des grizzlys en chasse à quelques centaines de mètres plus haut. Bigre, on les avait oublié ceux là. C’est que les grizzlys ne sont pas nos nounours (déjà un peu dangereux) du bord des routes du Canada.

Un bon kilomètre après notre rencontre, bien en contrebas de la route, trois gros ours hirsutes gambadent entre les rochers et les trous pour chercher de la nourriture.



Des marmottes sifflent pour signaler le danger ce qui a tendance à les exciter.



A pied le long de la route ils sont impossibles à suivre. Ils ont l’air lent, mais un ours atteint quand même les 60 km/h à la course. Carl Lewis peu toujours s’accrocher.

La fin de la journée fut marquée par une visite à notre passerelle à ours et un peu de shopping à Hyder. Pas de berceuse ce soir là pour s’endormir.

Stewart - 24 ème journée de périple : Quatre hommes (dont trois apprentis) et une Grisemote se lèvent résolument pour affronter les ours sur un chemin de randonnée chaudement recommandé par notre hôtelier (décidemment charmant). Il nous prête au passage très gentiment une bombe à ours. Le hic c’est que le plafond nuageux est bas. Les gouttelettes de pluies se transforment en grosses gouttes bien nourries qui n’engagent pas à l’aventure. Un grand tour à notre passerelle à ours pour attendre la fin des hostilités ne suffira pas. Le ciel semble s’être percé définitivement pour la journée. Shopping. Par désœuvrement devant les pleurs célestes intarissables, nous prenons une bière dans un saloon typique dont les murs étaient recouverts de billets de 1 $ et de casques de mineurs (autorisé en pleine journée pour les enfants).





Là nous rencontrons des anciens mineurs nostalgiques, en pèlerinage, avec lesquels nous discutons en Français (ahhh ça fait du bien). Ils nous expliquent que ce genre de journée « humide » et « vivifiante» n’a rien d’exceptionnel, que les mines contenaient de l’or, du fer et du cuivre (on aurait du y entrer !), que la vie en Alaska n’était pas un bagne, bien au contraire, à condition d’aimer un certain isolement l’hiver, et pour finir, que parler Français avec des Français est exotique. Idem pour nous par rapport à l’accent Canadien. Avant de partir une nouvelle fois aux ours, nous immortalisons notre passage dans ce très sympathique Saloon par un billet de 1$ à notre nom collé sur le mur ! Avec toute l’eau tombée dans la journée, il nous a paru logique de manger un repas de « halibut »(flétan typique du coin à chair très fine) tout frais pêché, acheté dans un ancien bus reconverti en petit restau au fin fond d’une ruelle d’Hyder - le meilleur du coin d’après nos mineurs.



Le lendemain de cette journée lascive, dernière en ces lieux, Grisemote insatiable vis-à-vis des ours pêcheurs, se lève à cinq heures pour prendre ses derniers clichés(il faut dire que lors de nos passages précédents les saumons n’étaient pas encore arrivés massivement et par voie de conséquence les ours non plus !)









Ça roupille sec dans les rangs de ceux qui sont restés au lit, et, vers onze heures, lorsque tout le monde est levé, nous n’avons toujours pas de traces de Grisemote. Aurait-elle imité les chinois avec moins de chance ? C’est d’autant plus fâcheux que c’est elle qui maîtrise la fin du voyage et qui a la voiture. Vers 11h30, notre exploratrice préférée pointe ce qui lui reste de nez. Certes, après trois heures trente d’attente sous des trombes, elle a vu un grizzly prendre son petit déjeuner quasiment à sa table, elle a pu discuter avec des sommités de la photo animalière, mais dans l’action elle n’a pas appréhendé un mal mesquin qui la rongeait lentement mais sûrement : les moustiques. Globalement néanmoins il était possible de la reconnaître…











« Bon, c’est pas tout cela, mais ce soir nous devons dormir à Prince Rupert – 463 km vers le sud ». Go ! Après midi voiture, sous un ciel variable. Au revoir l’Alaska – coup de cœur du voyage.

Partout dans la région, le saumon est roi!

Les kilomètres s’enchaînent avec du beau et du plus monotone. Nous passons sur la route à Kitwanga et Kitwancool, hauts lieux de villages indiens.









Prince Rupert est une belle ville, vivante, avec un port vif en couleurs, entouré d’un relief prononcé de collines arrondies et de lacs. A noter près du port, un nombre considérable d'aigles pêcheurs. Comme le lever du lendemain est programmé à 4h30, inutile de dire que la soirée fut vite écourtée.



Le lendemain, nous partons pour Port Hardy sur l’île de Vancouver, par le ferry : Inside passage, seize heures de traversée au milieu de fjords paraît-il fabuleux. Cette journée, nous l’attendions avec impatience. Une promenade en mer au milieu des montagnes arrondies. Un régal pour les yeux d’après les témoignages de ceux qui l’on fait … par beau temps.



L’ïle de Vancouver : la forêt pluviale aux 30 000 ours

Dringgg ! « Déjà ! On vient de s’endormir ». Le soleil est encore loin d’être levé lorsque nous émergeons pour prendre un petit déjeuner lapidaire avant de nous diriger vers le port. Pour nous cela commence plutôt par la fête à la grenouille, à attendre l’embarquement dans la voiture, sous une pluie battante, une heure durant. Ambiance morose des jours pesants ou le ciel, la mer et la terre se ressemblent : des nuances de gris.



La visite des différents ponts du ferry, dès l’arrivée, est toujours un moment de découverte agréable sur l’immeuble flottant que constitue ce gros tas de ferraille (très bien construit au demeurant). Grace à Archimède, cela flotte pour notre plus grand plaisir et c’est tant mieux.







Il serait injuste de dire qu’il a plu tout le temps. 50 à 60 % semblerait être le bon chiffre, mais cela ne fait pas grande différence puisque des montagnes nous n’avons jamais vu plus que quelques centaines de mètres. D’un autre côté, le retour à la photo noir et blanc a un petit côté rétro pas désagréable.



Le paysage qui défile devant nos yeux change à chaque détour de fjord. Les monts jouent à cache-cache avec les nuages dans des dégradés gris qui se superposent. Tout cela rend le voyage mystérieux et fait travailler l’imagination (faut bien positiver !).



Le tout fut entrecoupé de repas pris sur le bateau, à des prix tout à fait abordables pour une bonne qualité. Bon, ce n’est bien entendu pas la balade enchanteresse dont nous rêvions, mais boire un irish coffee sur le pont, le nez au vent, sous une pluie battante dans cet univers aux formes imprécises et fantasmagoriques, a quelque chose de jubilatoire.





Enfin, disons que c’est mon avis, car celui de Grisemote pourrait se résumer à : « casser sa tirelire de presque 700€ pour ne rien voir de la journée sur l’un des points forts du voyage, c’est nul, nul, nul ! ». Ceci dit, sans le ferry, le passage par la route nécessite un détour de 2000 kilomètres. Cela fait aussi réfléchir !

L’arrivée à Port Hardy, sur l’ïle de Vancouver, à 23H00, marque une nouvelle phase dans ce voyage. La découverte de la forêt pluviale( rain forest) et le contact permanent avec la mer. Hôtel – lavage de dent – ZZZ zzz ZZZ



Jeudi 31 juillet 09 – il fait gris avec des pluies intermittentes. La route pour Telegraph Cove Resort, réputé pour ses safaris photographiques d’orques, est essentiellement forestière.









A l’arrivée, le petit port est charmant, coloré et nettoyé à fond par la pluie. Notre safari ayant été programmé l’après-midi, nous profitons d’une accalmie pour nous installer au camping à quelques tours de roue de là .Le camping est en pleine forêt pluviale, qui porte très bien son nom. Les arbres sont gigantesques, moussus et magnifiques.





Rayon de soleil extrêmement fugace.

Nous montons les tentes et les protégeons par de grandes bâches tendues par des cordes, des sangles et des mousquetons (très utiles). Vue la quantité d’eau qui tombe, ce n’est vraiment pas du luxe. Faire du feu relèvera certainement d'un exploit !

Les joies du camping, pas toujours facile!



En route pour la visite des orques, moment tant attendu du périple ! Équipés d’imperméables et de fourrures polaires, nous nous entassons dans une petite vedette avec une bonne vingtaine de personnes. Pas simple de s’asseoir dans tout cela.



Sans la pluie, on peut imaginer que tout ce petit monde se serait réparti sur le pont supérieur ou inférieur. Une scientifique de l’aquarium de Vancouver est notre accompagnatrice. Elle nous explique, en français et en langue de Shakespeare, que les orques étaient là hier, mais qu’elles sont parties chercher du saumon au large depuis le matin. Il y a donc une probabilité non négligeable que nous n’en voyons pas. Gloups, bon début ! Elle nous rassure néanmoins sur la présence quasi certaine de baleines et autres cétacés pour lesquels elle a fixé un rancard qui devrait être honoré. Tant mieux, nous sommes là pour cela.





Au bout d’un petit quart d’heure de moteur, nous atteignons le terrain de jeu, au milieu d’îles totalement recouvertes de végétation dense. L’eau est plate comme un lac. Une baleine (humback whale) pointe bientôt son nez, signalée comme il se doit par une pulvérisation nasale puis replonge en faisant un petit signe de sa queue. Un classique du genre, mais en vécu.



Ceci se reproduit à plusieurs reprises, majestueusement, mais toujours pas d’orques. Des dauphins puis ensuite des marsouins accompagnent le bateau lorsqu’il se déplace.



Très joueurs et très photogéniques comme animaux.







Tout cela serait super plaisant s’il ne pleuvait pas des cordes et si le ciel ne se confondait pas avec la mer. Encore un univers en nuances de gris. Même nos impers très efficaces finissent par ne plus être étanches. Prendre des photos sans mouiller l’appareil devient un vrai casse tête… et toujours pas d’orques au bout de trois heures (pourtant, d’après les organisateurs, la probabilité d’en voir est de 90 %). Du coup notre GO se résout à nous faire écouter leurs chants au magnéto et non comme prévu à partir des micros sous marins dont le bateau est équipé. C’est intéressant, surtout avec les explications, mais comment dire … Deux grosses déceptions en deux jours, surtout pour Grisemote qui a les larmes aux yeux et peine à s’en remettre, nous amènerons à acheter une bonne côte de bœuf, des pavés de saumon et un petit vin canadien à l’arrivée pour oublier. Comme la pluie redouble toute la soirée, le feu finit par s’allumer sous la bâche. L’aventure a parfois ses moments de morosité. Pas pour tout le monde car les enfants bricolent un barrage sur le ruisseau formé par la pluie et qui jouxte les tentes. La pluie finira bien par s’arrêter un jour …

Et ce jour viendra, sûrement, … mais plus tard. La « rain forest » qu’ils appellent ça ici, on se demande vraiment pourquoi. Le matin suivant nous remballons sous la pluie et partons pour 450 kilomètres de forêts, de collines et de pluie en direction du sud pour le camping de Greenpoint situé au cœur du parc de Pacific Rim.

Petit arrêt à Campbell River où nous déjeunerons au restaurant flottant de"Patti Finn"





Nous nous arrêtons à une attraction qui vaut l’arrêt impératif même sous une pluie battante : « Cathedral Grove » : une cathédrale de verdure dont les piliers ne sont rien d’autre que des conifères démesurément grands et puissants. Les fougères et autres feuilles au pied sont du même calibre. Bienvenue dans le monde des lilliputiens. Côté photo, vue la tristesse du ciel, même à 800 iso sans pied c’est juste.









Et la clémence des cieux vint sur la fin du parcours, lui-même très agréable et plutôt montagneux avec une route toute de courbes vêtue.





L’emplacement du camping est aussi superbe que le précédent au milieu de la forêt pluviale mais avec l’option soleil en plus.











En quelques minutes, tentes montées (les tentes 2 secondes de qui vous savez sont vraiment très bien adaptées), nous nous retrouvons sur la plage pour admirer l’immensité de l’océan et reprendre des couleurs après tous ses jours sans voir le soleil.

Grillades du soir accompagnées de chamallows grillés en guise de dessert sous un ciel étoilé, que demander de plus sinon que cela continue dans la même veine …

Samedi 2 août jusqu’au 4 aout : Pacific Rim





Forcement, avec le soleil, le moral revient vite au galop et tout devient attractif. Nous parcourons la réserve naturelle de Pacific Rim en tout sens. Ce fut un réel plaisir.



Pour ces quelques jours, nous avions envisagé un tour en bateau pour voir soit les ours depuis la mer, soit les baleines. Mais des ours nous n’en avons pas manqué et les baleines….c’est parfois décevant de ne voir qu’un bout de dos par ci par là. Nous resterons raisonnables. Nous avions aussi pensé aller en bateau taxi à l’île de Meares qui semblait vraiment attirante selon les dires. Mais le prix de la traversée nous a rapidement fait capituler : faut pas exagérer vu la distance minimale !

Finalement, les randos, c’est sain et c’est à la portée de toutes les bourses. Nous en userons sur tous types de terrain : - sentiers au sein de l’exubérance générale de la rain forest, une merveille !















- tourbière où nous marchons sur une passerelle qui repose uniquement sur de la mousse. Nous y découvrons des arbres « bonzaïs », tordus par la difficulté de croître dans ce milieu acide et mal drainé. Certains de ces arbres, de plus de trois cents ans, ne mesurent que quelques mètres ! Chaque petite plante a dû se battre avec ardeur pour mériter sa place ici ! Nous y croisons aussi les droseras, célèbres plantes carnivores (de quelques centimètres) !



Un chou puant!

Les droseras.

- plages : Ici ce n’est pas ce qui manque.



Près du camping la mer est magnifique et déroule de gros rouleaux de mousse blanche sur un sable fin. Un paradis pour le surfeur (en combinaison chaude quand même).







Le bord des plages est le siège d’un enchevêtrement de troncs dont certains font plusieurs dizaines de mètres. Les pièces de bois plus petites sont usées comme des galets.



Dans les zones rocheuses pullule une faune dense d’étoiles de mer aux multiples couleurs et d’anémones.



Un régal ! Très visiblement ce coin de l’océan regorge de vie.





Nous découvrons « long beach » et ses différentes anses : Willowbrae, anse Schooner et la baie Florencia, Nuu-chah-nulth, Franck Island où nous nous ferons surprendre par la marée, Uclulet





et son « Wild pacific trail »,





Les arbres torturés par le vent sur le "Wild Pacific trail"



Tofino et ses environs.



A noter que l’on ne trouve pas que des produits de la mer sur la plage. A Wickaninnish, nous avons dérangé un ours décidé à parfaire son bronzage, à une cinquantaine de mètres de nous. Cerné entre notre famille qui arrivait sur le chemin longeant la plage et un autre groupe de touristes, le fauve inquiet se met à foncer dans notre direction. Bien entendu, grâce aux consignes rabâchées de Grisemote pendant des mois, nous savions ce qu’il ne fallait pas faire : courir et fuir. C’est donc sans aucune hésitation que … nous avons tous déguerpi sans laisser notre reste. Tous ? Non ! Grisemote en total self control a reculé de plusieurs pas fermes pour laisser une échappatoire à ce brave ours qui ne demandait visiblement qu’à retrouver sa solitude. C’était aussi notre intention, mais nous, quand c’est décidé, on y va tout de suite et on ne traînasse pas comme certaine … évident !





Côté faune : pour les oiseaux dans la forêt pluviale, ce n’est pas la bousculade, mais peut-être faut il savoir les trouver. Bien entendu, avec 30 000 ours répartis sur toute l’île de Vancouver, il n’est pas rare d’apercevoir des truffes le long des routes.



Côté villages : ils sont colorés, avec des maisons basses, assez touristiques mais tellement agréables … Un grand coup de chapeau à l’aquarium « tactile » de Tofino qui nous avait été recommandé par un ranger. Petit mais tenu par des jeunes passionnés qui rendent la visite inoubliable. Tous les pensionnaires viennent des fonds avoisinants et sont remis à l’eau l’été fini !



C’est quoi un aquarium tactile ? M’enfin ! C’est un aquarium où il est possible de toucher presque toutes les bestioles, vivantes bien entendu, exposées : étoiles de mer, anémones, oursins, sunflower star (étoile de mer aux bras multiples qui sprinte jusqu’à trois mètres par minute !).

La fameuse "sunflower star", rencontrée sur la plage.

Nous y apprendrons quelques farces que Dame nature a réalisées pour pimenter les visites des aquariums : Qu’y a-t-il de plus placide qu’une « swimming scallop » (pétoncle) ? Un rocher, et encore. Un des animateurs nous a montré qu’il n’en est rien. Toute « swimming scallop » plongée dans un aquarium où dort une fameuse sunflower star, perçoit immédiatement le danger et parcours l’aquarium en tous sens en ouvrant et refermant ses valves. Gare à ne pas le faire trop souvent pour éviter la crise cardiaque du coquillage. « Oh qu’elle est mignonne cette petite pieuvre ». Yes, sauf que ce bébé de trois cœurs (comme les PC) deviendra grand et pourra atteindre jusqu’à 9 mètres. La pieuvre montre un bel exemple de sacrifice des parents pour leurs enfants, car une fois les bébés mis au monde, ils meurent et servent de nourriture à leurs chérubins!



Bref, visite passionnante pour les grands et les petits.

Petites particularités locales : - jusqu’à onze heures voire midi, nous sommes dans la brume et le soleil suivant le bon vouloir de la brise.



Etonnant d’être sur la plage en pleine brume le matin, avec la sensation du soleil qui chauffe derrière cet écran blanc.





- par beau temps, les couchers de soleil sur les immenses plages ne laissent pas indifférents





- des panneaux de tsunami indiquent les zones de replis au cas où ! Rassurant.



- Le bois au camping : décidemment au même prix d’ailleurs

Grosse particularité culinaire nationale : Le Canada est le pays des 3 C : Cheddar, Crackers et Cannelle. On en trouve partout, sur tout et dans tout. Allez, soyons honnête, on n’en pouvait plus, surtout du cheddar. Des origines anglaises dans l’ouest canadien ? Vous croyez ?





Vancouver : La montagne à la mer

La distance de Tofino vers Nanaimo (200 km) pour prendre le ferry vers la ville de Vancouver fut une formalité, avec un nouveau passage à « Cathedral grove » mais cette fois sous le soleil. Sublime ! La traversée n’est pas longue (1h 30). Sous un grand soleil nous distinguons le mont Mont Baker au-dessus de l’eau brumeuse, avant de découvrir Vancouver.





Avec ses grands ponts, ses bâtiments d’une architecture qui semble de loin homogène et le cadre montagneux du plus bel effet, on comprend que la ville ait pu être choisie pour les futurs jeux olympiques d’hiver (2010). Comme d’hab, difficile de se perdre dans ce type de ville avec ses streets et ses avenues – pourtant nous avons eu du mal à trouver notre Hôtel. Il faut dire qu’avec les Jeux, les travaux de préparation sont partout. Vancouver est une ville très cosmopolite, franchement plaisante, mais pas vraiment belle de l’intérieure (jugement personnel uniquement) précisément par rapport à ces fameux bâtiments type années soixante-dix qui semblaient si harmonieux de loin. La circulation n’y était pas intense (mois d’août) ce qui ne gâche rien. Notre hôtel, le Plaza, est bien placé avec une vue sur la ville imprenable.

Côté activité, la ville ne manque pas d’attraits :

- visite du lighthouse park, assez en dehors de la ville et qui permet de voir un panoramique sur la ville et une belle forêt (mais quand on vient de Pacific Rim, c’est un peu urbain comme forêt) - le pont suspendu de Capilano, aussi impressionnant qu’il est cher, et il est, parait-il, très impressionnant (nous ferons l’impasse). - Stanley parc que nous avons parcouru en vélo : très agréable circuit qui permet une belle vue sur le port et la ville dans un beau cadre











- la plage (c’est pas le top du sable et de l’eau mais c’est une halte avec les vélos qui fut appréciée) - le shopping vers Gastown et Chinatown (bon, ce n’est pas New York ou San Francisco non plus !),



- Grandville Island avec son marché (dont celui des enfants), ses artistes et ses maisons flottantes



- les restaus de tous les pays. Idéale pour voyager assis. Nous avons testé un restaurant mongolien où on compose son plat soit même, cuit sur une grande plaque métallique. c’est très dépaysant.

Juchés en haut de la terrasse de notre hôtel comme dans un nid d’aigle, nous admirons pour notre dernier soir les lumières de la ville qui s’endort progressivement. Nous goûtons nos derniers instants canadiens dans un air tiède et calme. Le lendemain nous repartons vers notre quotidien et nos habitudes. Heureusement que l’aventure est tapie dans toute chose et toute situation, n’est-il pas ?



Epilogue

Ainsi s’achève notre grand périple dans l’ouest Canadien. Nous en avons pris plein les yeux, avons vécu le chaud, le froid, le soleil et aussi pas mal de pluie. Nous repartons très en forme après des dizaines de kilomètres à crapahuter sur les rochers. Nos « copains » les ours se sont généreusement montrés sans jamais nous inquiéter (ce qui était une crainte en venant). Partout nous avons été bien reçus. En dehors des sublimes points de vue de notre période montagne, nous avons eu un gros coup de cœur pour l’ambiance sauvage et bout du monde de l’Alaska, ainsi que pour la forêt pluviale et les plages de Pacific Rim. Côté camping, les emplacements au cœur de la forêt primitive de Greenpoint et de Telegraph cove sont inoubliables. Au chapitre des points perfectibles, il y aurait bien la hauteur des montagnes qui nous a obligé à puiser dans nos réserves physiques, ces $* # de moustiques et l’impression globale parfois d’un côté un poil mercantile (si ça se trouve c’est un peu à cause du bois). Encore un immense merci à Grisemote qui une fois de plus a imaginé, conçu et construit étape par étape l’ensemble de cette aventure, avec l’aide incontournable du forum et de ses membres actifs. Ses longues recherches l’on souvent amené à être en décalage horaire bien avant l’heure. Merci également à nos pitchouns (ils grandissent et doivent commencer à assez peu apprécier cette appellation) qui ont été coolissime pour accepter sans (trop) râler les kilomètres à pieds, les heures de voitures, les repas sautés ou pris en dehors des normes, le rythme des 3 C (voir plus haut) et les arrêts toutes les minutes pour prendre des photos. Le monde est vaste et il reste tant de chose à voir … ça au moins, c’est fait !

Gilles, 28 mai 2009 2 heures du mat

Pour finir, quelques données purement pratiques (auxquelles il faudra rajouter les courses et restaus à votre convenance):

Avion : 4872, 35€ (4 adultes , 1 enfant au départ de Paris) Voiture (Alamo avec assurance Gold) : 1923€ Ferry inside passage : 694, 81€ Ferry île de Vancouver – Vancouver (nanaimo – horseshoe bay) : 73, 97€

Activités :

Stampede : spectacle du soir 169, 89€ (246, 75 CAD) + rodéo de l’après-midi 97, 88€ (142, 34CAD) Orques à Telegraph Cove : 467, 25 CAD (299, 03€) Entrée parcs Canada famille : 136, 40 CAD (87, 06€) Cheval Waterton : 250CAD (159, 59€) + pourboire Rando sur glacier : 185 CAD (119, 41€) Canoé lac Maligne : 100CAD (64, 62€) (pour 2 heures) Aquarium Uclulet : 16 CAD Location de vélos à Vancouver : 107, 10CAD (67, 93€) Spectacle danses K’san: 35CAD (10 par adulte, 5 par enfant) Visite guidée du village de K’san : 34, 97CAD (22, 95€) (tarif famille) Randonnée Dinosaur Park : 25 CAD Passage douane américaine : 30 $ (5X6 US$) Entrée parc des glaciers : 25 US$ Bateau Waterton Crypt Lake : 40, 97€ (16 par adulte, 8 par enfant)

Campings :

- Dinosaur : 20$ - Ste Mary (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Fish Creek (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Many glacier: 40$ (2 nuits) - Lacs Waterton : 65, 60 CAD (2 nuits) (41, 86 €) - Greenpoint à Pacific Rim : 100, 80 CAD (4 nuits) (69, 53 €) ( achat du bois : 6 CAD) - Wapiti (Jasper) : 93$ (3 nuits) ( 59, 49€) - Lac Louise (Banff) : 120, 40$ (4 nuits) (78, 16€) - K’san : 17$ - Ruisseau Wilcox (Athabasca) : 15, 70CAD (27, 50 avec permis de feu) - Beaumont Provincial Park : 15 CAD - Meziadin lake : 15 CAD - Telegraph Cove Resort : 24, 15 CAD (16, 15€)

TOTAL CAMPINGS : 377€ (avec les différents permis bois)

Hotels/Motels :

Hotel Calgary : 342, 93€ Hotel Vancouver : 466, 11€ Chambre Motel Glacier Park (Many glacier) : 84, 19€ + 8€(charges) 122$+12, 2$(taxes) (4 personnes) Stewart Mountain Lodge (Granduc room triple) : 268, 94 CAD (2 nuits) (172, 18€) Motel Prince Rupert Pacific Inn : 132, 25CAD (84, 85€) Motel North Shore Inn (Port Hardy):138 CAD (88, 45€)

TOTAL ESSENCE : 475, 06€ (pour 4600 kilomètres)

Pour retourner à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939 Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D2595664/
Un avion d'Air France disparait au large du Brésil (1er juin 2009) English translation pending
by Kamon · 2009-06-01 · 2 replies
Pris sur: www.cyberpresse.ca

Un Airbus A330-200 d'Air France reliant Rio de Janeiro à Paris avec 228 personnes à bord a disparu lundi matin au large des côtes brésiliennes, a-t-on appris auprès de la compagnie aérienne française et l'armée de l'Air brésilienne.

Air France précise que le vol AF447, qui avait quitté Rio lundi à 19h locales (22h GMT) devait atterrir ce lundi à 11h15 (9h15 GMT) sur l'aéroport parisien de Roissy-Charles de Gaulle, avait à son bord 216 passagers et 12 membres d'équipage. On n'est sans nouvelles de ce vol depuis 4h20 lundi matin, heure de Paris, selon le secrétariat d'Etat aux Transports. Une mission de recherche est en cours aux abords de l'archipel brésilien de Fernando de Noronha, a indiqué à TV Globo le lieutenant-colonel Henry Wilson Munhoz Wender de l'armée de l'Air brésilienne. Cette dernière précise que l'Airbus a disparu à environ 300km au nord-est de la ville de Natal. Exprimant sa «très vive inquiétude», le président Nicolas Sarkozy a indiqué avoir demandé au ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et au secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau de se rendre à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle «pour suivre au plus près l'évolution de la situation». Il a également demandé «au gouvernement et aux administrations concernées de tout mettre en oeuvre pour retrouver la trace de l'avion et faire au plus vite la lumière sur les circonstances de sa disparition», selon un communiqué transmis par l'Elysée. «Pour l'instant, Air France a le regret d'annoncer être sans nouvelles du vol AF447 effectuant la liaison Rio-Paris», a déclaré à l'Associated Press Brigitte Barrand, porte-parole de la compagnie aérienne. «Le vol avait 216 passengers à bord et 12 membres d'équipage. Air France partage l'émotion et l'inquiétude des familles concernées et a mis en place un accueil spécial pour ces familles» dans l'aérogare 2 de CDG. Air France a mis en place un numéro vert: 0-800-800-812 (00/33-1-57-02-10-55 pour l'étranger).
Rencontre VF à deux mille mètres d'altitude, dans un refuge des Alpes, près de Grenoble les 19 et 20 septembre 2009 English translation pending
by Lolodesiles · 2009-05-30 · 408 replies
bonjour VF

Que diriez vous d'une rencontre de VF-istes à 2100m d'altitude, au refuge de la Pra, les 19 et 20 septembre?

photo
http://www.altituderando.com

Ce refuge a de multiples avantages pour une rencontre: on peut soit camper, soit dormir au refuge il est facile d'accès, proche de Grenoble 2h30 de montée depuis Freydière, refuge facile à trouver donc on n'est pas obligés d'y aller en "troupeau", les retardataires peuvent nous rejoindre...

-- AU PROGRAMME

Montée au refuge le samedi, ceux qui seront montés au refuge le matin auront tout l'après-midi pour causer voyages ou profiter d'être "à la montagne" pour aller voir les lacs autour, y'en a un paquet: http://www.refuge-pra.com/taxonomy/term/30

Repas du samedi soir tous ensemble au refuge (qu'on soit sous tente ou en refuge) - ATTENTION TOUT LE MONDE DOIT ETRE ARRIVE POUR 18h30 MAXI - dans un refuge les repas sont servis tôt, ce n'est pas un resto !!

Idem dimanche, avec pour ceux qui veulent montée à la Grande Lance de Domène (alt. 2800m)

2 FORMULES DE PARTICIPATION - TENTE OU REFUGE

Soit vous venez avec votre tente, l'aire de camping étant dans une prairie en contrebas du refuge. Prévoir 15€ pour le repas du soir au refuge. Soit vous préférez un hébergement dans le refuge, ça coûte 41, 30€ (comprenant nuitée + repas du soir + petit déjeuner), auquel cas il faut réserver auprès des gardiens du refuge 04 76 89 94 60 / 06 16 59 33 86 (il faudra alors keur envoyer un acompte de 10€ par personne - coordonnées http://www.refuge-pra.com/taxonomy/term/22)

Dans les 2 cas, prévoir des pique-nique pour le midi (+ petit dej pour les campeurs).

POUR S'INSCRIRE

Les personnes en formule hébergement refuge s'inscrivent aussi dans le discussion, mais après avoir réservé AU NOM DU GROUPE VOYAGEFORUM auprès des gardiens. Il est bien entendu conseillé de ne pas s'y prendre à la dernière minute. (La réservation du refuge est à faire vous-même, je ne veux plus m'occuper des réservations de groupe comme par le passé, afin d'éviter d'avoir à gérer les désistements, c'est pas bon pour mes p'tits nerfs )

Les campeurs s'inscrivent en répondant tout simplement dans le fil de la discussion, date limite 10 septembre, ce qui me permettra de communiquer au gardien le nombre de repas à préparer (sachant que les ingrédients sont montés quelques jours avant à dos d'homme par le gardien, là aussi les désistements de dernière minute ça fout les boules ).

NB: pour faciliter les covoiturages, bien me préciser (quand vous le saurez) à combien vous venez, votre moyen de locomotion (si vous avez des places à proposer ou si au contraire vous recherchez un moyen de locomotion), et d'où vous venez.

Réservez votre week end... et vos billets de train... 19-20 septembre prochains !

PS: et le restant de l'année ça se passe sur Randos-Alpes

Le lac Claret devant le refuge de La Pra et La Grande Lauzière (http://montagne.plisson.org)
En cavale... English translation pending
by Registoubkal · 2009-05-30 · 115 replies
Bonjour,

Je suis chauffeur-livreur. Chaque jour, je voyage en roulant, en sillonnant la campagne. Elle est belle avec ses forêts, ses montagnes, ses vallées, ses petits villages... Parfois, je dois livrer une prison. Lors de ces livraisons, je dois rentrer avec ma camionnette dans l'établissement. Contrôle des gardiens, sas d'entrée, etc... Je me retrouve, ensuite, bien enfermé à l'intérieur ! Et, je livre la marchandise. Des détenus aident au déchargement... Un jour, un prisonnier me demande : "Tu m'emmènes ?!?" J'étais très surpris ! C'était sur le ton de la plaisanterie, mais je sentais qu'il aurait aimé fortement que je l'embarque (planqué derrière une palette, ou sous l'essieu, c'est assez facile...). Et, comme le contrôle à la sortie reste sommaire...

Cette petite anecdote me dit que j'aurais pu lui offrir son plus beau voyage, goûter à la liberté... En cavale ! Libre comme l'air à travers la campagne !
Acheter et vivre sur un voilier pour un couple débutant English translation pending
by Voyageurs91 · 2009-05-29 · 48 replies
bonjour à tous,

On est un couple de 21 et 24 ans, on ne connait vraiment pas grand chose à la navigation mais on a soif d'apprendre. Partir sur son voilier faire le tour du monde, c'est le reve de mon copain. Je suis prete à le suivre et même l'aider pour realiser ce reve. On commencerait evidemment par naviguer avec des personnes ayant de l'experience... afin d'apprendre et tout simplement de voir si ça nous convient (après tout on ne sais jamais). Ceci dit je me pose beaucoup plus de questions que lui Comment acheter ce voilier ? Comment vivre sur le voilier ? Il nous faudra bien de l'argent pour manger et payer ce qu'il y a, à payer ! Trouve t on facilement du travail lors des escales ? Et puis j' aurais certainement d'autres questions encore Pouvez vous me dire comment avez vous reussit a avoir votre premier voilier et le debut de votre reve ? Merci et désolé de poser autant de questions
Bora Bora: hôtel sur un motu ou sur l'île principale? English translation pending
by Delofredi · 2009-05-26 · 6 replies
bonjour, est-il préférable de choisir un hotel sur un motu ou sur l'île principale à bora bora ? MERCI
Croisière "Grandes civilisations antiques" sur le Costa Mediterranea du 22 septembre au 2 octobre 2009 English translation pending
by Alcati · 2009-05-25 · 472 replies
😉Bonjour à vous tous,

Après avoir été satisfait lors de ma croisière en septembre 2008, sur le Costa Victoria, dont le thème était : "Ballade en mer Noire" du 14 au 28 septembre 2008, j'ai donc réservé à nouveau pour un autre circuit, sur un autre paquebot pour l'année 2009.

Certains le connaissent déjà car j'ai pu me constituer, grâce à leurs photos, un bel album.

L'itinéraire choisi est donc : "les Grandes Civilisations antiques" sur le Costa Méditerrannéa.

Le circuit sera le suivant :

Départ de Savone pour Naples, puis Messine, Alexandrie, Limassol, Marmaris; Santorin, Katakolon et retour à Savone.

Cette croisière dure 10 jours et nous avons réservé une cabine avec balcon au pont n° 8.

Par le biais de ce départ, je propose à ceux qui n'ont jamais fait de croisière ou qui vont en faire une bientôt, un exemple des actions que j'ai effectué et qui sont encore à réaliser avant le départ.

Ce cheminement va vous rendre un grand service pour la suite.

Tout d'abord, je vous informe que pour la réservation, je suis encore passé par le net car j'avais gardé le nom et le numéro de l'hôtesse qui m'avait bien guidée, l'année dernière. J'ai donc effectué les formalités administratives de réservation par le net puis j'ai rapidement confirmé celle-ci ensuite. Comme, j'aime m'organiser à l'avance, j'ai réservé en août 2008 pour un départ en septembre 2009. J'ai eu le choix de la cabine et du niveau de pont. Lors de l'entretien, j'ai souhaité également être placé au premier service et fait savoir que je me rendais sur place avec mon véhicule.

* Je mettrais ensuite en ligne les dispositions de réservation pour le parking à Savone.

Lors de la réservation, un action importante, celle de demander son numéro secret d'accès au site de costa.fr. Celui-ci vous permet d'accéder à des services spéciaux comme les excursions, les boissons et autres. De ce fait, tout ce qui a été retenu sera ensuite mis en présentation sur votre lit en cabine accompagné du "TO DAY". Pour certains services, cela permet de gagner du temps et d'éviter de faire ensuite la queue à bord.

Exemple :

Si vous avez déjà réservé votre croisière, n’attendez pas le départ : Personnalisez votre croisière ! Vous pouvez réserver vos excursions directement en ligne, jusqu'à 5 jours avant la date de départ du port principal de la croisière. (attention : la date de départ du port principal de la croisière peut être différent du port d'embarquement du passager). Si vous êtes déjà inscrit sur ce site, insérez votre identifiant et votre mot de passe (en haut de page), cliquez sur « Login » puis sur « My Costa » (onglet bleu en haut de page). Vous avez aussi la possibilité de passer directement par l'assistante virtuelle qui vous guidera dans vos démarches, en allant dans la rubrique "Avez-vous déjà réservé" sur la page d'accueil. En revanche, si vous n'êtes pas encore inscrit, inscrivez-vous dès maintenant en indiquant les mêmes informations (nom, prénom et date de naissance) que celles que vous nous avez communiquées lors de l’achat de votre croisière. Souvenez-vous que les excursions réservées en ligne seront réglées à bord du bateau, en fin de croisière.

Vous trouverez aussi votre première ou nouvelle carte d'accés à bord. En fonction d nombre de points acquis, vous pouvez trouver soit le niveau : AQUAMARINE ou CORAIL et enfin PEARL. Chaque niveau vous permet d'obtenir un pourcentage pour vos achat à bord et bien entendu pour votre prochaine croisière. Elles sont valable 03 ans.

Pour infos concernant les cartes voir ce site :

www.costacroisieres.fr/B2C/F/CostaClub/costaclubcard/costaclubcard.htm

Attention : je vous recommande d'en utiliser une à chaque fois lors de vos achat car il n'y a pas de cumul de points acquis par la suite.

Voici une information concernant le carnet de voyage, qui en principe, arrive à votre domicile entre 3 voir 2 semaines avant l'embarquement . Voici ce qu'il peut comprendre :

Documents de voyage

Vous recevrez pour votre croisière les documents de voyage suivants: • Billet de croisière • Formulaire d’embarquement • Étiquettes pour les bagages • Billets aériens (le cas échéant) • récapitulatif des services achetés. Cette documentation comprend également des informations sur les documents d’identité et les visas, comment rejoindre le port d’embarquement, les numéros d’urgence. Votre agence de voyages vous enverra vos documents de voyage après s’être assurée que votre réservation a bien été soldée et, environ, trois semaines avant votre départ. Pour plus d’informations sur les modalités et dates d’envoi de votre documentation de voyage, nous vous invitons à vous adresser à votre agence de voyages. Vous avez la possibilité d’accéder au site www.costacroisieres.fr et de saisir vos coordonnées personnelles (prénom, nom et numéro de réservation) ; vous trouverez alors dans votre espace réservé : • le mémento de votre réservation et de tous les services que vous avez achetés ; • les conditions générales de vente ; • les conditions d’assurances (le cas échéant) ; • les services que vous avez réservés en ligne ; • le formulaire de réservation de vos excursions (à remplir uniquement si vous ne les réservez pas en ligne) ; • le formulaire d’autorisation de prélèvement sur carte de crédit pour vos dépenses à bord ; • des informations pour rejoindre le port d’embarquement ; • des informations sur les parkings du port ou de l’aéroport ; • d’autres informations utiles.

Lors de mon prochain post, je vous parlerais du choix de mes excursions afin de vous faire partager les possibilités de visite de ces endroits. Je vous promet un reportage photos sur chacune d'elles par la suite.

J'en profite pour remercier très sincèrement tout ceux qui sont venus visiter ou qui ont pris part aux discussions sur :

ALBUM DE PAQUEBOTS DE CROISIÈRE, ALBUM DE PHOTOS DE CABINE ou ALBUM DE PHOTOS D'ESCALE;

Bien à vous

Amicalement

Jean-Claude
Tour du monde à pied English translation pending
by Sam44600 · 2009-05-25 · 10 replies
bonjours a tous, je souhaiterais partir dans 4ans faire une parti du tour du monde a pied! je sais je m'y prend a l'avance mais étant encore étudiant et voulant travailler au moins pendant 2ans avant pour mettre de l'argent de coté, je me dit autant commencer son rêve maintenant! je connais déjà plus ou moins le trajet que je voudrais effectuer. je souhaiterai partir de France pour rejoindre l'Australie en passant par les pays de l'Est, contourner la mer Caspienne par le haut ( histoire d'éviter certains pays), redescendre pas la Chine, le Tibet, le Nepal ( problème pour le traverser, je ne suis pas alpiniste), rejoindre l'Inde, bingladesh, birmanie, tahilande, malaisie et enfin australie. pour le retour je pensais prendre un bateau pour madagascar, en essayant de trouver une traversée a moindre cout en proposant d'aider a bord, et remonter en france par la cote ouest de l'afrique qui il me semble est moin dangereuse. si des personnes on déjà fait certains de ces pays et on des petits conseils a donner je ne serais pas contre! merci d'avance a tous, et bonne journée!
Vieilles images d'Afrique... English translation pending
by Registoubkal · 2009-05-23 · 76 replies
Bonjour,

Ce matin, en prenant mon p'tit déj (un bon munster fermier), je repense au temps passé... A cette époque, il y avait sur la table la fameuse boîte en carton "Ya bon Banania"... Elle était belle, cette boîte ! Son illustration rétro, ses couleurs chaudes... Je m'imaginais un peu l'Afrique, des espaces exotiques, comme lorsque je prenais un "Tintin au Congo" ! J'étais petit et je voyageais déjà dans ma tête !

Récemment, "Ya bon Banania" a fait scandale car son image véhiculerait du racisme ou une apologie du colonialisme. Pour "Tintin au Congo", c'est la même chose !

Pourtant, ces images (d'Afrique) sont gravées dans nos mémoires, je dirais qu'elles font partie du patrimoine "artistique". Et, elles risquent d'être interdites !

Je crains finalement que cette future censure soit le début du politiquement correct, la régression vers une société de plus en plus lisse. Peut-être, des mots ou expressions de la vie quotidienne (humour noir, tête de nègre, p'tit noir, etc...) risquent de disparaître aussi.
Circuit islandais de trois semaines en préparation English translation pending
by Tripusa · 2009-05-23 · 12 replies
Chers amis,

J'épluche depuis quelques moi déjà les informations et forums que j'ai trouvé afin de préparer mon voyage.

Ce voyage est clairement orienté photographie ma passion, mais surtout, au retour, écriture d'un carnet de voyage en mots et images.

Les utilisateurs de VF intéressés par les USA ont peut-être vu passer le lien vers mon carnet de voyage relatant mon dernier voyage (vous trouverez le lien sur mon site
http://www.typolover.com/) et je souhaite réaliser le même style de journal sur mon périple islandais.

Mais pour cela j'ai besoin de l'aide des experts du pays des elfes !!

En effet, j'ai pour l'instant réuni des informations sur des lieux à voir pour diverses raisons, et j'ai, au fur et à mesure dressé ma carte, et donc un parcours.

Oui mais voilà, ce parcours est un peu tortueux, je ne sais s'il est optimisé, et je ne sais absolument pas comment le découper en jour par jour...

Vous pourrez le voir ici : http://www.typolover.com/_travel/iceland_2009/intro.htm

Il est donc grand tant que je vous demande quelques conseils, et, pour les photographes parmi vous, je suis preneur de tout tuyau concernant la bonne heure pour la bonne lumière suivant les lieux...

BASE DU ROADTRIP : Il se déroule du 2 au 25 août au soir (1 heure du mat). Nuit du 2 à Reyk puis départ le 3. Nous serons deux (ma grilfriend assistante et moi). Nous avons loué un gros 4x4 à partir du 3 au matin qui devrait nous permettre d'aller où l'on veut et dormir dedans si necessaire. Je désire faire le parcours en sens inverse des aiguilles d'une montre. Nous avons une bonne tente et pourrons éventuellement faire quelques nuits dans la voiture. Je n'ai réservé aucun logement, si ce n'est l'hôtel à Reyk.

Nous avons donc 22 jours pour faire ce tour, ma première question est donc, au vu de mon parcours, est-ce réalisable ? Et si oui, comment le découper (grosso-modo) ?

Merci 1000 fois, la réussite de ces roadtrip sont très dépendants d'une bonne préparation, et donc de bons conseils !

Et désolé d'être un peu long.

Michael.

PS : permettez que je poste ceci sur les quelques forums que j'ai consulté afin de ne rater personne.
Achat d'un téléphone cellulaire pour Cuba? English translation pending
by Kira39 · 2009-05-22 · 54 replies
Bon, j'ai lu qu'il fallait acheter un cellulaire quadribandre 900 mhz pour qu'il fonctionne à Cuba...mon copain veut s'en procurer un à Cuba pour que ça me coûte moins cher de frais interurbains. Pour ce qui est de mon cellulaire à moi ici au Québec, dois-je changer de fournisseur si je suis avec Bell. Dois-je en acheter un de 900 mhz également?
ABC - Annapurna Base Camp - la descente English translation pending
by Simplybrice · 2009-05-21 · 0 replies
La montée n'a pas eu raison de moi, Pas plus que le froid au repos ou le chaud en action, Il est temps maintenant de profiter du point de vue, T'as quand même pas cru qu'on marchait pour le simple plaisir d'en baver...

Au matin du 7ème jour, Dieu a presque fini son travail et moi aussi. On est avec Sudip au camp de base du Machhapuchhare et il ne nous reste que deux heures d'ascension pour pouvoir enfin se positionner les doigts de pieds en éventail aux pieds de ce cirque monumental que forment les Annapurnas. Il y a en effet plus d'une demi-douzaine d'Annapurna dont le plus haut, Annapurna I, culmine au dessus des 8000m. On aperçoit déjà et pour la première fois du trek ce magnifique sommet depuis là où nous avons dormi. Depuis la veille, l'incendie s'est tû, la voie est libre. On a dormi plus que de raison c'est à dire jusqu'à 9h, je pourrais crapahuter pendant des heures si besoin était. Mais j'ai même pas besoin!!! Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, je consens à changer de sous-vêtements et c'est pas du luxe. La couleur blanche de mes chaussettes s'est transformée en un délicieux camaïeu de marron et mon caleçon tient debout tout seul, comme un grand. Une fois le transfert effectué, c'est tout l'argumentaire du vendeur de lessive qui prend tout son sens, c'est doux, ça sent bon, je ne fais plus office de bouillon de culture.

On part à 10h tapante à nouveau les derniers. Et à mesure qu'on double les plus matinaux, le spectacle se déroule devant mes yeux écarquillés. Jusqu'à présent, nous avions soit marché avec les montagnes derrière un flot de collines, soit marché engoncés au fond d'une vallée étroite sans vue sur rien. Et bien, à chaque minute, quasiment à chaque pas, c'est le rideau qui s'ouvre sur la scène. Décompression de l'appareil, armement des toboggans, attention à l'ouverture des portes. Je me sens perdu devant tant de démesure!! Chaque perspective donne lieu à une évaluation des distances qui se révèle impossible devant l'ampleur des évènements.

A l'arrivée au camp de base de l'Annapurna, on est entouré par 7 sommets entre 6000 et 8000m. Vertige quand tu nous tiens... Petite ombre au tableau, les nuages commencent à s'ammonceler sur Annapurna I et il va leur falloir bien du courage pour pouvoir se décrocher de cette bite d'amarrage géante. Pour nous, ça n'est encore pas trop un souci, c'est plutot pour ceux qui arrivent le lendemain que ça risque de poser problème. Encore de la chance pour le Braïce. Et comme on est finalement arrivé, je donne quartier libre à Sudip qui en a besoin tant il prend son travail et le fait de me materner au sérieux. Je peux enfin marcher dans cette amas de pierres sans avoir à sentir que quelqu'un marche à quelques centimètres de moi. Avec d'autres randonneurs, on choisit de grimper encore un peu et d'aller voir un petit lac qui doit se situer quelques centaines de mètres au dessus du camp. Cette dernière ascension est hardue et non récompensé. Il y avait bien un lac voilà quelques semaines mais le lac est mort, terrassé lui aussi par une avalanche. Ce glissement de terrain a été si puissant qu'il ne reste plus aucune trace du lac. Tout son lit a été recouvert par une mer de roches allant de la taille d'un gravier à celui d'un immeuble. J'en frissonne.

Ne reste plus alors qu'à redescendre bredouille de notre lac et à explorer les environs immédiats. J'écris immédiat car plus loin ce n'est plus que précipices, glaciers et à-pics. Derrière le camp de base gisent les restes d'une langue de glace jadis longue de plusieurs kilomètres. Maintenant, ce n'est plus qu'une tranchée géante de laquelle nous proviennent en permanence le son de rochers qui s'écroulent sur tout son long. Tout ce qui est à proximité est à la merci des humeurs de la crevasse qui va, in fine, tout dévorer quand la faim lui en dira.

Le soir, alors que les nuages finissent de s'occuper à remplir tout l'espace, la soirée va bon train. Tout le monde, népalais, grimpeurs, est content d'en être arrivé ici. Autour de la table, 2 guides dont tout laisse à penser qu'ils sont les meilleurs amis du monde s'étreignent comme des amoureux. Et alors que chacun est de très bonne humeur, je lance un peu à l'emporte-pièce la réflexion suivante : "est-ce que vous voulez ma chambre ou est-ce que ça va bien comme ça?" En deux secondes, je me remémore le conseil de Sudip avant de partir sur le sens de l'humour des guides locaux. Durant le même lapse de temps, il prend à un des 2 amis aimants de vouloir en venir aux mains et de me casser la gueule!!! Qu'est ce que j'avais pas dit! Et dire que ça partait d'un bon sentiment!!!! La prochaine fois, je me garderais bien de faire des blagues à connotation homosexuelle en direction des népalais. Le moins qu'on puisse dire c'est que ça leur reste en travers de la gorge. Je ferais donc tout pour ne pas recroiser mon nouvel ami jusqu'au lendemain matin.

Le lendemain matin, donc, c'est le 8ème jour (20 décembre). A compter de ce jour, je ne résonne plus en terme de jour de la semaine mais en date, ma montre n'indiquant que la date. Je suis complètement déphasé, qu'on soit lundi, jeudi ou dimanche, c'est la même chanson. Ce jour, j'ai une patate de tous les diables. On a beau s'être réveillés pour voir le lever de soleil sous la brume, je ne ressens plus la fatigue. C'est sans doute aussi grace au fait que, comme on repart du sommet de notre trek, la journée ne devrait se dérouler qu'en redescendant la pente, c'est une douce perspective!

Seul petit désagrément, il fait un froid de congélateur et chose étrange, ça ne fait pas de vapeur quand je respire. Peut-être est-ce dû à l'altitude, à l'air sec, mais toujours est-il qu'à Kathmandou, dans ma chambre non chauffée dans laquelle il fait environ 12-14°, je vaporise à chaque expiration alors qu'ici c'est le désert. La seule chose que je sais, c'est qu'il fait largement plus froid ici aux pieds des géants. J'ai au moins Bangkok en tête pour me réchauffer, du moins en rêve...

La meilleure chose à faire contre le froid, c'est de redescendre. De toute façon, le ciel est en partie bouché, ça ne sert plus à rien de faire patienter les heures de descente. On se remet sur le chemin peu après 8h, sans réellement savoir jusqu'où on ira. Ca dépendra en grande partie de mon courage et de mon endurance. Sur les coups de 13h, on s'arrête déjeuner déjà en pole position. On a fait quasiment que marcher et courir quand ça s'y prétait. J'ai du feu dans les jambes et ça fait marrer les oiseaux qui s'envolent comme dirait Cabrel. On décide finalement que le mieux serait de terminer la journée à Chomrong, dont je vous rappelle en passant que c'est la capitale de l'escalier. D'ailleurs, autour de la table déjeunent d'autres marcheurs et le moins qu'on puisse dire c'est que ça les fait bien rire de savoir qu'on va jusqu'à Chomrong!!! Aucune chance d'après eux... Il n'en fallait pas plus pour me donner la rage d'aller plus loin que tous ces types qui ne portent pas leur sac et que je laisse tous les jours derrière moi depuis près d'une semaine. Si on y parvient, il va donc s'agir de faire dans l'autre sens tout ce qu'on a gravi les 3 derniers jours, voilà pour le programme.

Pas de suspense à faire valoir, compte tenu de tout ce que je viens de dire, on a couru jusqu'en bas des escaliers, que de la descente. Ca va vite, parfois on se fait peur à voir ses chevilles vriller sur une pierre pas très stable mais on domine. Le sentiment perdure jusqu'à ce que le mur se dresse devant moi. Comme maintenant je compte en tour Eiffel, je peux te dire que la montée de Chomrong, c'est presque deux fois la tour Eiffel. Et sans la buvette du 1er ET du 2ème étage. Il me faut près d'une heure pour arriver au bout de mon calvaire. C'est un peu plus long que prévu mais on a été retenu dans la montée par 3 buffles qui ne voulaient pas nous céder le passage. Sachant qu'une de ces bestioles fait environ 5 fois mon poids, on ne va pas en venir aux mains et on préfère attendre le bon moment pour les doubler. En tout cas, sur le moment, je les remercie car c'est l'occasion de faire une bonne vieille pause. Je ruissèle, la mode n'est plus à la course, tout juste à la marche, et c'est déjà beaucoup. On retourne avec Sudip dans le même lodge qu'à l'aller c'est à dire dans celui qui jouit de la meilleure vue pour la simple et bonne et inhumaine raison que c'est le plus haut sur la montagne. Ca ne m'avait pas touché dans l'autre sens mais là ça me brise. J'arrive à l'hotel sur les chevilles à 16h, je suis aussi plat que l'oeuf que j'ai l'habitude de manger au petit dej'... Heureusement pour me remettre de mes émotions, on achète une bouteille de rhum local qui aura le mérite, à défaut de me réparer les jambes, de me redonner un certain coup de fouet.

Aucun autre touriste du camp de base de la veille n'est venu jusqu'ici, c'est pas mes chevilles qui enflent, c'est mes cuisses!!

Le 9ème jour, j'ai troqué mes jambes de champions contre des jambes de bois. Je crois qu'on a poussé un peu trop fort la veille, dès que je pose le pied par terre, ça me lance, et pas dans une danse endiablée. Il va s'agir d'y aller doucement et pour une fois, de respecter les durées indiquées sur les panneaux d'information. Pas trop dur de se la couler douce mais ici, on est pas encore au bout, la paresse je la laisse au placart. On a 5-6h à faire aujourd'hui, c'est l'ascenseur en folie, tantot en descente et tantot en montée. Du fait de mes courbatures, je suis perdu dans mon appréciation du terrain, je n'arrive plus à savoir si je préfère les montées ou les descentes. Partout j'ai mal aux jambes d'avoir gambadé au lieu de marcher normalement. Fauché en plein vol.

Une chose vient tout de même me remonter temporairement. Après la première heure de marche et comme c'est programmé ici depuis le départ, on passe par un endroit d'où jaillissent de nouvelles sources chaudes. Elles se trouvent tout en bas d'une vallée, le long d'un torrent. On peut profiter des installations à loisir, douche chaude, bain chaud, savonnage, délassement, étirement. Une nouvel tranche de joie!!! La seule chose, c'est qu'après être descendu ici, il faut remonter rejoindre le sentier principal et qu'une fois atteint, tous les bienfaits du bain chaud ont déjà foutu le camp, je transpire à nouveau à grosses gouttes et il n'y a rien à faire pour que cela ne cesse. Heureusement, depuis le départ du camp de base, le temps est couvert et c'est une bonne chose pour une fois.

Nouvelle parenthèse pour te décrire que lorsqu'il fait beau et que tu es au soleil, le thermomètre indique facilement les 20°. Mais dès que ce gros feignant de soleil se couche, on perd en une seconde une dizaine de degrés. Le seul inconvénient est maintenant pour les gens qui arrivent au camp de base et qui ne vont voir que des nuages. Ca doit être un peu les boules de faire tout ce chemin et de ne pouvoir en profiter que pour se regarder le bout des chaussures puisque tout le reste est dans les nuages.

Le soir, on n'est plus qu'à quelques heures de la route et de l'urbanisme. Notre lodge abrite même en son sein des toilettes version-trône. Ca sent le retour au bercail!!!

Le 10ème et dernier jour, je suis encore un peu endolori mais ça passe, c'est le dernier jour. Dernière montée, dernière descente, pour un peu, j'aurais presque la larme à l'oeil, mais non, je suis trop content de laisser ça derrière moi pour quelques temps. On rejoint le taxi qui nous attend. On se paye même le luxe d'être en retard après avoir été en avance sur tout le trek! En moins de 30 minutes, on fait les 20km qui nous séparent de Pokhara. Si on avait été à Chomrong, il nous aurait fallut quinze jours, ça fait bizarre...

De retour dans un vrai hotel. La chambre de Sudip est au premier, la mienne au second. En plus, il y a pas d'ascenseur!!!!!! A partir de maintenant, dès que je monterais des marches, elles auront une toute autre saveur, c'est moi qui vous le dit!!!

A Pokhara, je retrouve Ursula avec qui j'avais sauté à l'elastique. Les anecdotes défilent au rythme du tilleul. Le jour suivant, mon dernier à Pokhara avant le retour à Kathmandou, on décide, accompagné de Sudip, de faire une tour en barque sur le lac jusqu'à la pagode de la Paix qui se trouve, je vous le donne en mille, en haut d'un "escalier" de plusieurs centaines de marches. Et cette fois c'est la dernière fois. Normalement de là-haut, on peut voir très distinctement toutes les montagnes des environs mais pas cette fois, le temps est toujours couvert. Pas de quoi en faire un fromage cependant, juste un gros steack pour compenser ces 10 derniers jours sans viande!!

Le chemin du retour vers Kathmandou passe à la vitesse d'une sieste bien méritée. Aussi mérité que le droit à une douche chaude et au changement complet de mes vêtements. Ca faisait bien longtemps, vous ne trouvez pas?

Maintenant que je suis propre, je vous embrasse envous disant "attention à la marche"!!!!
Programme de visites à Rome English translation pending
by Matbrun1 · 2009-05-20 · 19 replies
Bonsoir,

Je pars à rome en juin 2009 et j'ai beaucoup de mal à faire un programme de visite. On y va à 2 et nous sommes étudiant.

Je vais vous donner le programme que j'ai commencé à faire et dites moi ce que vous en pensez.

JEU 18 JUIN : Matin : place Navone, Fontaine de Trévi, panthéon, place d'espagne, AM : Trastevere : basilique et place santa maria + tour en bus dans rome

VEN 19 JUIN : Vatican : Basilique St Pierre, place St Pierre, musée du vatican, quartier de borgo, chateau St Ange

SAM 20 JUIN Matin : Colisée et forum romain + pique-nique sur le palatin AM : Palatin, capitole, Santa Maria aracoeli, palce venise (Monument à emmanuel II), forum imperiaux

DIM 21 JUIN Matin : ??? AM : Pique dans les jardins de la Villa borghese (exterieur + tour en barque), jardins, villa médicis

LUNDI 22 JUIN Matin : Therme de Caracalla, circus maximus AM : Catacombes de San Castillo

MARDI 23 JUIN Matin : (Ostia antica???) AM : Shopping

Donc, il y a des trous... Pourriez-vous me dire si ce programme est pertinent et me proposer des modifications... ça serait très simpa. A+
Changement d'hôtel tous les soirs en Amérique du Nord: quels sont vos trucs et astuces? English translation pending
by Virginath · 2009-05-19 · 194 replies
Bonsoir à tous,

Il y a quelque temps, j'ai beaucoup apprécié de découvrir les petites astuces de chacun pour le roadbook. Je me demandais si vous aviez des tuyaux pour faciliter la vie en circuit, notamment quand on change d'hôtel (presque) tous les soirs. J'avais déjà quelques idées, par exemple avoir 2 sacs : un de linge propre pour le lendemain, un de linge sale où mettre les vêtements du jour. Envoyer mon mari faire le check-out pendant que je fais la valise...😎 et... c'est tout. Je sais que certains s'organisent pour les glaçons, les courses etc.

Enfin bref, je suis preneuse de toutes vos astuces pratiques.

🙂
Aller au Mexique avec une voiture louée aux Etats-Unis? English translation pending
by Mlefevre · 2009-05-19 · 30 replies
Bonjour, Est-il possible de louer une voiture aux USA (Los Angeles par exemple) et d'aller avec au Mexique? J'ai cru comprendre que les loueurs étaient réticents. certains d'entre-vous l'ont-ils fait? Avec quelle Cie de location? Merci! Marie
Quartier du Wat Arun à Bangkok: coin agréable English translation pending
by Jeansellier · 2009-05-18 · 10 replies
Je n etais jamais alle voir de pres le Wat Arun jusqu a present malgre de nombreux passages a Bangkok . Ce matin apres mes soucis de metro je suis alle trainer du cote du fleuve et en remontant ver le wat Pho j ai effectue la traversee... ruineuse en bac du fleuve ( 3 baths !! ) Et bien il me plait bien ce Wat Arun, il s en degage un certain charme en le contemplant avec un peu de recul. Et si vous explorez ses arrieres vous tomber sur un quartier bien entretenu, avec maisons thaies en bois et rue refaite avec des dallages au sol . Vous y croiserez officiers de marine et Marinettes = les femmes engagees dans la marine comme on les appelle a Brest dans les petites gargottes aux alentours. J ai suivi une artere remontant vers le nord et passant au dessus du khlong Mon > Juste avant ce pont sur la gauche une petite ruelle (soi) fleurie partait au milieu des habitations bordant le Khlong. Intrigue je suis parti a sa decouverte Et la on tombe sur un autre Bangkok, une vie totalement differente des quartiers ou se concentrent les touristes . Les maisons bordant le soi sont sur pilotis> J ai suivi ce soi, bien accueilli par les gens que je croisais . De temps en temps une ruelle perpendiculaire debouche sur le khlong ou se trouve de petits embarcaderes. Pas mal de pirogues longues queues avec touristes a bord le sillonnent . Occasion de discuter avec une couturiere et ses voisines que ne troublent pas le vacarme des moteurs. J ai continue ma route jusqu a arrive a un cul de sac et suis revenu en arriere pour aller trainer vers l autre khlong le Bangkok yai Par contre je n ai pas apercu les bateaux de transport public desservant ces khlongs. un thai me disait qu il ne restait plus que les bateaux loues par les touristes ?? Bizarre ! demain si je suis courageux et s i le ciel est clement je vais y retourner pour explorer le secteur et vous tiendrait au courant de mes eventuelles decouvertes.

cdlt jean
Ordinateur portable et voyages à vélo English translation pending
by Bikepunk2 · 2009-05-18 · 262 replies
bonjour,

je suis en train de considerer tres serieusement l'aquisition d'un mini PC pour m'accompagner au cours de mes voyages. Il semblerait que les series eee PC de chez assus soient assez adaptees au cycliste nomade, mais depuis que la concurence s'y est mise, je m'y pers un peu. que choisir ? Asus eee PC, peut etre, mais quel modele ? MSI wind ? autre chose ?

a priori il faut privilegier la memoire flash au HD qui resiste moins aux chocs. je suis radicalement anti-windows.

merci de partager votre experience (j'imagine qu'il y a ici quelques personnes qui voyagent avec un PC dans les saccoches)
Passeport en garantie sur la location de moto en Thaïlande? English translation pending
by Vison · 2009-05-16 · 16 replies
Bonjour

J'aimerais savoir si vous avez donnez votre passeport en guarantie pour louer une moto???J'aime pas trop l'idée on nous dit de jamais le laisser mais si c'est monnaie courante et necessaire.Pensez-vous qu'une photocopie ferait l'affaire??Merci a l'avance!J'ai besoin de me faire rassurer a ce sujet. Vison-
Parcourir l'Espagne en camping-car? English translation pending
by Seb3f33 · 2009-05-16 · 23 replies
bonjour a tous Nous aimerions partir cet été vias l'andalousie en partant de bordeaux . Des campings-caristes ayant fait ce voyage pourraient ils me donner leurs avis, parcours et etapes, tout conseils bienvenu

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