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Découverte de Madagascar sur trois semaines en mai 2009 English translation pending
Bonjour, nous sommes nouveaux sur le forum "Mada" et commençons à nous informer pour notre futur séjour.
Nous serons logés à Antananarivo pour 3 semaines en Mai 2009. Nous voulons découvrir ce pays que ne connaissons pas du tout.
Pour préparer nos visites, nous avons acheté le guide du routard et compulsons ce forum, mais nous avons du mal à "degrossir" ce qu'il est possible de faire en 3 semaines..
Est-il raisonnable de vouloir faire un trip vers le nord-est, un vers l'est, et un vers le sud (Tulear) en réservant le temps à Antananarivo ?
Merci d'avance, d'autres questions viendront avec l'étude en détail.
Nouvel hôtel Riu Marco Polo (4 étoiles) à Hammamet-Yasmine English translation pending
Bonjour à tous,
voila le nouveau catalogue été 2009 disponible, nous nous laisserions bien tenter par le nouveau RIU Marco Polo de Hammamet. L'hôtel existait déjà mais ne faisait pas partie de la chaine RIU. Il ouvre normalement pour Pâques 2009. Si vous avez serjounez cet été à Hammamet Yasmine vous ètes peut etre passé devant l'hôtel en rénovation, qui peut me dire à quoi ressemble l'hôtel ? Ou peut etre avez vous sejourné dans l'ancien Marco Polo ?
Si vous avez des infos, nous sommes preneur.....
@+
voila le nouveau catalogue été 2009 disponible, nous nous laisserions bien tenter par le nouveau RIU Marco Polo de Hammamet. L'hôtel existait déjà mais ne faisait pas partie de la chaine RIU. Il ouvre normalement pour Pâques 2009. Si vous avez serjounez cet été à Hammamet Yasmine vous ètes peut etre passé devant l'hôtel en rénovation, qui peut me dire à quoi ressemble l'hôtel ? Ou peut etre avez vous sejourné dans l'ancien Marco Polo ?
Si vous avez des infos, nous sommes preneur.....
@+
A la rencontre des Rickshaw Wallahs English translation pending
Dans quelques jours, départ pour Dhaka pour un voyage de 6 à 7 mois, à la rencontre des Rickshaw Wallahs au Bangladesh et en Inde ...
Tchao bye bye le Temps. Alors comm’ça tu vois, ds huit jours, .tes heures ne seront plus des heures, tes minutes ne seront plus des minutes, tes secondes ne seront plus des secondes. Explosé tout ça. Tu n’t’y retrouveras plus. J’embarque un réveil, histoire de t’rassurer, ou plutôt, histoire de te narguer. Parce que je n’sais trop au fond à quoi il t’servira, si ce n’est qu’à te rendre compte que tu n’auras plus d’emprise sur mon rythme de vie. Je te ferai "élastic". De tes secondes, j’en ferai des heures quand il sera le Temps de regarder la Pluie, de regarder la Lune, le Temps de rencontrer des Hommes des Femmes, des Enfants aussi, quand il sera le temps pour des parfums et des couleurs sucrés, pour des lumières étincelantes. Il y aura des couchés de soleil, des soirées autour du feu, des silences. De tes heures, j’en ferai des secondes quand il sera le Temps de la fatigue, de la fatigue physique, de la fatigue mentale aussi, quand il sera le Temps de voir les scènes noires, quand il sera le temps de se battre contre les bestioles, que ce soit moustique, virus ou parasite !.
Et ma mémoire « on failing disk » remettra à l’inconscient ce dont elle ne veut pas, ou ne peut pas se souvenir. Et tu te dissoudras alors. Tout ça ne sera pas de ton registre, de tes repères à toi le Temps. T’y mettras pas ta griffe. C’est comme ça dit-on le Voyage. Je ne te laisserai pas de prise. Alors, Tchao bye bye le Temps, Tchao bye bye...
Budhbar, le rickshaw avec lequel j'ai pu m'entrainer pour préparer ce périple, avait un peu le blues le jour de sa dernière sortie : « Tu leur diras comme elle était belle cette journée. Tu leur diras comme le soleil est bon ici. Comme cet apm. Rien à voir avec cette chaleur parfois humide et étouffante que je connaissais là bas…et que d’ici peu tu vas rencontrer…. ! Accha…. ! Tu t’y feras. T’inquiètes pas. Parce que tu devras t’y faire. Ils s’y font bien les rickshaw wallahs de Dhaka ou Delhi. Tu n’avais qu’un 26-28° au mieux cet apm. Ils signeraient pour ça, tu sais…
Tu leur diras comme je prends plaisir à découvrir cette région. Comme il était chouette le Mont Blanc cet apm. Il resplendissait. Lumineux. Il semblait si proche.. A portée de rickshaw. Peut-être qu’un jour on ira le voir de plus près n’est ce pas. Allez dis moi..
Tu leur diras aussi comme je prends plaisir d’être l’attention de tous ces regards. Comme cet apm. C’est bien loin de ces coups de bâtons reçus parfois dans les rues de Dhaka pour avoir obstrué je n’sais quel passage. Rien de tout ça ici. Non, des gens attentionnés, interpellé par l’exotisme, par l’ailleurs, par « l’autre » peut-être. Et je t’écoute leur raconter ton projet. C’est magique.. Ils te suivront disent-ils. Combien tu vas en emmener dis moi sur ta banquette. Et toi, tu me laisses là…
T’aurais pu prendre des photos cet apm de cette sortie en «condition voyage » . Vu que t’as passé « ta journée » à finaliser différents angles de vues. T’as rien pris. Tu leur montreras nos autres sorties alors n’est-ce pas ?. Tu sais, à propos, pour les images, ça « sautera » sans doute davantage las bas. Les routes, las bas, c’est nids de poules sur nid de poules. Ou bien alors, c’est piste. Enfin, tu verras….
T’as aussi un peu « galéré » aujourd’hui avec le vent n’est ce pas. Ca « soufflait ». Ok la capote était en position ouverture maxi. Merci, du reste, je suis si ravissant ainsi me dit-on. Prise de vent maxi. Comme ça, ça t’entraîne. Après tout, t’as plus qu’un mois pour ça. A peine plus. Profites en donc de « galérer » ainsi… »
Je poserai ici de temps en temps mes billets d'humeur, histoire de partager, histoire peut être d'en "embarquer" quelques uns ou quelques une sur la banquette de mon rickshaw...
Jlouis
Tchao bye bye le Temps. Alors comm’ça tu vois, ds huit jours, .tes heures ne seront plus des heures, tes minutes ne seront plus des minutes, tes secondes ne seront plus des secondes. Explosé tout ça. Tu n’t’y retrouveras plus. J’embarque un réveil, histoire de t’rassurer, ou plutôt, histoire de te narguer. Parce que je n’sais trop au fond à quoi il t’servira, si ce n’est qu’à te rendre compte que tu n’auras plus d’emprise sur mon rythme de vie. Je te ferai "élastic". De tes secondes, j’en ferai des heures quand il sera le Temps de regarder la Pluie, de regarder la Lune, le Temps de rencontrer des Hommes des Femmes, des Enfants aussi, quand il sera le temps pour des parfums et des couleurs sucrés, pour des lumières étincelantes. Il y aura des couchés de soleil, des soirées autour du feu, des silences. De tes heures, j’en ferai des secondes quand il sera le Temps de la fatigue, de la fatigue physique, de la fatigue mentale aussi, quand il sera le Temps de voir les scènes noires, quand il sera le temps de se battre contre les bestioles, que ce soit moustique, virus ou parasite !.
Et ma mémoire « on failing disk » remettra à l’inconscient ce dont elle ne veut pas, ou ne peut pas se souvenir. Et tu te dissoudras alors. Tout ça ne sera pas de ton registre, de tes repères à toi le Temps. T’y mettras pas ta griffe. C’est comme ça dit-on le Voyage. Je ne te laisserai pas de prise. Alors, Tchao bye bye le Temps, Tchao bye bye...
Budhbar, le rickshaw avec lequel j'ai pu m'entrainer pour préparer ce périple, avait un peu le blues le jour de sa dernière sortie : « Tu leur diras comme elle était belle cette journée. Tu leur diras comme le soleil est bon ici. Comme cet apm. Rien à voir avec cette chaleur parfois humide et étouffante que je connaissais là bas…et que d’ici peu tu vas rencontrer…. ! Accha…. ! Tu t’y feras. T’inquiètes pas. Parce que tu devras t’y faire. Ils s’y font bien les rickshaw wallahs de Dhaka ou Delhi. Tu n’avais qu’un 26-28° au mieux cet apm. Ils signeraient pour ça, tu sais…
Tu leur diras comme je prends plaisir à découvrir cette région. Comme il était chouette le Mont Blanc cet apm. Il resplendissait. Lumineux. Il semblait si proche.. A portée de rickshaw. Peut-être qu’un jour on ira le voir de plus près n’est ce pas. Allez dis moi..
Tu leur diras aussi comme je prends plaisir d’être l’attention de tous ces regards. Comme cet apm. C’est bien loin de ces coups de bâtons reçus parfois dans les rues de Dhaka pour avoir obstrué je n’sais quel passage. Rien de tout ça ici. Non, des gens attentionnés, interpellé par l’exotisme, par l’ailleurs, par « l’autre » peut-être. Et je t’écoute leur raconter ton projet. C’est magique.. Ils te suivront disent-ils. Combien tu vas en emmener dis moi sur ta banquette. Et toi, tu me laisses là…
T’aurais pu prendre des photos cet apm de cette sortie en «condition voyage » . Vu que t’as passé « ta journée » à finaliser différents angles de vues. T’as rien pris. Tu leur montreras nos autres sorties alors n’est-ce pas ?. Tu sais, à propos, pour les images, ça « sautera » sans doute davantage las bas. Les routes, las bas, c’est nids de poules sur nid de poules. Ou bien alors, c’est piste. Enfin, tu verras….
T’as aussi un peu « galéré » aujourd’hui avec le vent n’est ce pas. Ca « soufflait ». Ok la capote était en position ouverture maxi. Merci, du reste, je suis si ravissant ainsi me dit-on. Prise de vent maxi. Comme ça, ça t’entraîne. Après tout, t’as plus qu’un mois pour ça. A peine plus. Profites en donc de « galérer » ainsi… »
Je poserai ici de temps en temps mes billets d'humeur, histoire de partager, histoire peut être d'en "embarquer" quelques uns ou quelques une sur la banquette de mon rickshaw...
Jlouis
Aux amoureux de Madagascar et de l'Afrique... rencontre à Pâques 2009 (11-12-13 avril) en Vendée English translation pending
Amoureux de Mada...et de l'Afrique...Bonjour...😉
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Un mois à Madagascar en octobre: Diego, Majunga, Tananarive, Ste Marie, Tamatave English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons à Madagascar dans 2 semaines et avons prévu le trajet suivant : vol st denis (RUN) - diego le 6 oct. vol tana - Ste Marie le 28 oct. vol Tamatave - St denis le 5 nov.
Nous n'avons aucun autre impératif que ces dates d'avion et le voyage se définira au gré des rencontres. On aimerait vraiment profiter de notre séjour sans être speed, prendre le temps de regarder, d'apprendre et échanger, bref profite des vacances
J'ai plusieurs questions : On n'a réservé aucun hôtel chambre etc., pensez-vous qu'il est préférable de le faire avant de partir ou peut-on, comme nous l'espérons, décider au jour le jour ?
Avez-vous des adresses ou des "bons plans" (pour dormir, manger, sortir, visiter) dans les villes que nous traverserons (cf titre)
En 3 semaines, pensez vous qu'on puisse passer par Mahjunga avant de rejoindre tana de Diego. Il paraît que Mahjunga vaut vraiment le détour. Je crois que la route mahjunga Tana est bonne et se fait en 1 journée mais j'aimerais des avis d'experts !
avez-vous des conseils à nous prodiguer, sécurité, argent, taxis brousse, guides éventuels (on n'en a pas prévu. En a-t-on besoin pour visiter la Montagne d'Ambre ?)
On a prévu d'apporter des vêtements, médicaments à donner, vaut-il mieux les donner à un dispensaire, orphelinat (les medicaments c sur) ou dans les villages. Que peut-on apporter pour les enfants? des stylos ?
Merci d'avance pour vos réponses.
A très bientôt peut-être. 🙂
Carole
Nous partons à Madagascar dans 2 semaines et avons prévu le trajet suivant : vol st denis (RUN) - diego le 6 oct. vol tana - Ste Marie le 28 oct. vol Tamatave - St denis le 5 nov.
Nous n'avons aucun autre impératif que ces dates d'avion et le voyage se définira au gré des rencontres. On aimerait vraiment profiter de notre séjour sans être speed, prendre le temps de regarder, d'apprendre et échanger, bref profite des vacances
J'ai plusieurs questions : On n'a réservé aucun hôtel chambre etc., pensez-vous qu'il est préférable de le faire avant de partir ou peut-on, comme nous l'espérons, décider au jour le jour ?
Avez-vous des adresses ou des "bons plans" (pour dormir, manger, sortir, visiter) dans les villes que nous traverserons (cf titre)
En 3 semaines, pensez vous qu'on puisse passer par Mahjunga avant de rejoindre tana de Diego. Il paraît que Mahjunga vaut vraiment le détour. Je crois que la route mahjunga Tana est bonne et se fait en 1 journée mais j'aimerais des avis d'experts !
avez-vous des conseils à nous prodiguer, sécurité, argent, taxis brousse, guides éventuels (on n'en a pas prévu. En a-t-on besoin pour visiter la Montagne d'Ambre ?)
On a prévu d'apporter des vêtements, médicaments à donner, vaut-il mieux les donner à un dispensaire, orphelinat (les medicaments c sur) ou dans les villages. Que peut-on apporter pour les enfants? des stylos ?
Merci d'avance pour vos réponses.
A très bientôt peut-être. 🙂
Carole
Découverte de Madagascar en prévision d'y vivre English translation pending
Bonjour à tous,
J'espère que vous pourrez m'aider car je sais bien que mes questions sont un peu vagues.
Nous sommes 4 amis (avec 2 bébés) et nous souhaitons changer radicalement de mode de vie. Sur les 4 personnes 2 connaissent deja plutot bien Mada. et puis y'a moi et mon homme, on ne connait pas du tout donc on va partir fin octobre à debut novembre pour decouvrir cette ile. Nous voulions nous installer vers Majunga. Dans un premier temps nous voulions rester sur Tana afin de s'impregner de la culture Malgache et decouvrir en grand la vie la bas. Après nous voulions allez du coté de Majunga pour approfondir un peu nos recherches. En fait je recherche des infos pour vivre au mieu notre sejour et decouvrir un max la vie malgache, car de ce voyage dependra notre projet, nous saurons si oui ou non nous voulons nous y installer. cela peut paraitre utopique de croire que l'on decouvre un pays en 15 jours mais faute de temps nous ne faisons pas toujours comme on veut mais plutot comme on peut, et il nous restera à decouvrir plein de choses si on s'y installe...
Merci d'avance pour vos reponses
à bientot
Amélie
J'espère que vous pourrez m'aider car je sais bien que mes questions sont un peu vagues.
Nous sommes 4 amis (avec 2 bébés) et nous souhaitons changer radicalement de mode de vie. Sur les 4 personnes 2 connaissent deja plutot bien Mada. et puis y'a moi et mon homme, on ne connait pas du tout donc on va partir fin octobre à debut novembre pour decouvrir cette ile. Nous voulions nous installer vers Majunga. Dans un premier temps nous voulions rester sur Tana afin de s'impregner de la culture Malgache et decouvrir en grand la vie la bas. Après nous voulions allez du coté de Majunga pour approfondir un peu nos recherches. En fait je recherche des infos pour vivre au mieu notre sejour et decouvrir un max la vie malgache, car de ce voyage dependra notre projet, nous saurons si oui ou non nous voulons nous y installer. cela peut paraitre utopique de croire que l'on decouvre un pays en 15 jours mais faute de temps nous ne faisons pas toujours comme on veut mais plutot comme on peut, et il nous restera à decouvrir plein de choses si on s'y installe...
Merci d'avance pour vos reponses
à bientot
Amélie
Architectures et habitations du monde English translation pending
Bonjours !!!😉!!!
Un des aspects auquels nous sommes tous sensibles au travers de la découverte d'un pays, c'est bien sûr l'une de ses particularité à la fois sociale, culturelle et emblématique, sans doute la première qui saute aux yeux dès qu'on pose le pied sur le sol d'une région voisine comme d'une contrée lointaine..., j'ai nommé l'architecture des habitations voir des monuments.





......etc
🙂Matériaux utilisés
🤪Modes de construction
😊Modes de chauffage et d'isolations
😇Modes de vie sociale
😏Et pourquoi pas, coût de la réalisation pour tous ceux qui rêvent d'une résidence lointaine...
Les portes de la discution sont ouvertes à tous....😉....
See you la Terre
Un des aspects auquels nous sommes tous sensibles au travers de la découverte d'un pays, c'est bien sûr l'une de ses particularité à la fois sociale, culturelle et emblématique, sans doute la première qui saute aux yeux dès qu'on pose le pied sur le sol d'une région voisine comme d'une contrée lointaine..., j'ai nommé l'architecture des habitations voir des monuments.





......etc🙂Matériaux utilisés
🤪Modes de construction
😊Modes de chauffage et d'isolations
😇Modes de vie sociale
😏Et pourquoi pas, coût de la réalisation pour tous ceux qui rêvent d'une résidence lointaine...
Les portes de la discution sont ouvertes à tous....😉....
See you la Terre
Vêtements sur mesure à Hue et Hoi An? English translation pending
Bonjour,
Je pars dans environ 1 mois au Vietnam avec organisme pour un séjour organisé. Je sais que Hoi An est LA ville pour se faire faire des vêtements sur mesure mais je n'y resterais à peine que 24h00. Est ce suffisant pour se faire quelques vêtements? SI oui auriez vous des adresses? Est il possible de se faire "livrer" ses vêtements directement à l'hotel assez tôt?
Par contre je vais rester 48h à Hue. Y est il possible de s'y faire du sur mesure? SI oui auriez vous des bonnes adresses pour se faire faire des costumes sur mesure a Hue? Combien de temps et d'argent cela necessite t il en general ?
Par avance, merci pour vos reponses
Au plaisir de vous lire
Je pars dans environ 1 mois au Vietnam avec organisme pour un séjour organisé. Je sais que Hoi An est LA ville pour se faire faire des vêtements sur mesure mais je n'y resterais à peine que 24h00. Est ce suffisant pour se faire quelques vêtements? SI oui auriez vous des adresses? Est il possible de se faire "livrer" ses vêtements directement à l'hotel assez tôt?
Par contre je vais rester 48h à Hue. Y est il possible de s'y faire du sur mesure? SI oui auriez vous des bonnes adresses pour se faire faire des costumes sur mesure a Hue? Combien de temps et d'argent cela necessite t il en general ?
Par avance, merci pour vos reponses
Au plaisir de vous lire
Maroantsetra - Mananara...à pieds? (Madagascar) English translation pending
Bonjour à tous!
Une petite question que je me pose: vu l'état des routes entre Maroantsetra et Mananara nord, serait-il envisageable de faire cette route à pieds, ou complétement idiot? (en sachant que nous emportons notre matériel de camping et tout le nécessaire qui va avec). Si cela s'avère possible, savez-vous combien de kilomètres séparent ces deux villes, et combien de temps cela nous prendrait? (temps que je multiplierais par 4 vu que nous passons 3h à photographier chaque petite bête!😉)
Merci beaucoup!
Une petite question que je me pose: vu l'état des routes entre Maroantsetra et Mananara nord, serait-il envisageable de faire cette route à pieds, ou complétement idiot? (en sachant que nous emportons notre matériel de camping et tout le nécessaire qui va avec). Si cela s'avère possible, savez-vous combien de kilomètres séparent ces deux villes, et combien de temps cela nous prendrait? (temps que je multiplierais par 4 vu que nous passons 3h à photographier chaque petite bête!😉)
Merci beaucoup!
Malaisie, une certaine déception English translation pending
Bonjour,
je rentre d'un voyage de 3 semaines en Malaisie + Singapour et, au retour, je ne peux cacher une certaine deception quant aux attentes que j'avais sur ce pays qui me faisait certainement un peu trop réver.
J'ai atteri à Singapour- 2 jours- puis Kuching-9 jours- Kuala lumpur-2 jours- ile Perenthian-3 jours- ile Redang-3 jours- plus 2 ou 3 jours de transit et pour finir retour à Singapour.
Ma principale deception concerne l'aspect "culturel" de ce voyage que ce soit au niveau des sites à visiter qu'au niveau de la population, un certain manque d'authenticité.
Je m'explique, la Malaisie, de ce que j'en ai vu, ne possede pas une grande civilisation, il n'y a pas de passé archeologique, pas de grands sites à visiter comme par exemple la Thailande, seul autre pays d'Asie que j'ai visité. La Malaisie ne possede que quelques temples chinois hindous ou boudhistes assez recents et "importés" et même l'aspect islam du voyage m'a laissé sur ma faim. Singapour et Kuala Lumpur sont des villes tres modernes et principalement interessées par les shopping center de luxe.
Concernant la population autochtone, pour prendre un exemple, je suis allé visiter une tribu iban au fond de la jungle à Borneo aprés 5 heures de bus et 1 heure 1/2 de pirogue, l'accueil a été plus que quelconque, alors que j'avais déjà payé cher l'excursion, sur place il a fallu payer pour rentrer dans la longhouse, payer la taxe du chef, payer pour boire du vin de riz et encore payer pour visiter des pieces interieures. C'est peut-être une vision un peu de "touriste occidental" mais je n'ai jamais fait d'excursion de ce type nulle part dans le monde et j'en ai fait des "visites touristiques".
J'ai trouvé la population malaise tres froide et uniquement interessée par mon portefeuille, je ne compte pas les accrochages avec les taxis, sous pretexte que nous étions 4 avec 3 valises, le service dans les hotels et restaurants en dessous de la moyenne et la comparaison avec la Thailande est vraiment tres en defaveur pour la Malaisie. L'hotellerie est en dessous des standards internationaux même dans des hotels de chaine internationale que ce soit au niveau des chambres qu'au niveau de la restauration.
Pour terminer sur les iles qui sont certes des endroits à visiter mais qui n'ont rien de plus que tant d'iles dans le monde et les paysages dans l'ensemble ne m'ont pas transportés.
Je dirai, pour conclure, que j'ai quand même apprecié mon voyage pendant lequel il n'y a pas eu de problemes particuliers, que dans la durée j'ai vu beaucoup de choses mais que par rapport à l'investissement personnel et l'investissement financier, j'aurai peut être du choisir une autre destination et autant j'avais adoré la Thailande pour rester en Asie autant j'ai été déçu de la Malaisie.
Il va y avoir certainement des personnes qui vont me tomber dessus mais ceci est mon resseti general qui se base sur des experiences personnelles sur place et la comparaison avec de nombreux autres voyages dans le monde.
Pat.
Le Laos: allez-y! English translation pending
Salut tout le monde !
Je reviens d’un voyage en Asie (Laos, Cambodge et Vietnam) voici qq conseils et mes impressions de voyage sur le Laos (les photos viendront par la suite) :
Transport : Route 10 bon état général: route très agréable bordé de rizières. Très peu d’habitation le long de la route mais qq villages tous les 5kms ... Vers la fin de la route avant l’embranchement sur la 13 petit resto et guesthouse (mais la c’est vraiment pommé de chez pommé) au bord du mekong pour une halte déjeuner...Carte à base de poissons. Beaucoup d’Hello de gamins sur cette route ! Route 13 de Vientiane en allant vers Vang Vieg : bon état au début puis vraiment défoncé 60km avant Vang Vieg ... route moins plaisante que la 10 ...
Avion : J’ai pris 4 vols avec Lao Ailines : aucun problème, pas de retard, sortie de l’avion très rapide, bagages livrés rapidement. Hôtesse cordiale. ATR sans problème. J’ai pris aussi un avion chinois MI6 (copie de l’ATR) et rien à signaler, le vol était tout aussi agréable ... Plateau repas et boissons sur chaque vol : même à 16h de l’après midi !
=> Pour acheter vos billets pour le Laos depuis la Thaïlande : Je vous conseil d’aller sur Silom road car Lao airline a une petite agence (ressemble à une petite agence de voyage Thaï). Ils ont aussi un guichet à l’aéroport mais vous paierez plus cher les billets (c’est la nana de ce guichet qui me l’a dit). L’agence sur silom se trouve dans un genre d’immeuble en U avec une allée centrale et des bancs au milieu : le nom du bâtiment est Silom Plaza. En venant de la gare ferroviaire le bâtiment est sur la droite ...disons entre 800 et 1km après l’hôtel Holiday Sun... demander au gens du coin Silom Plaza si vous ne trouvez pas ... Le mec qui s’occupe des réservations dans l’agence (un laotien) est très gentil et vous donnera tout ce qui est nécessaire pour votre arrivé au Laos : demande de visa on arrival, plan de villes ... attention pas d’appareil Visa/Mastercard donc prévoir le budget sur les retraits si vous êtes limité par semaine ... distributeur de billets pas loin de l’agence ... Remarque cette agence ne vend que des vols au départ de la Thaïlande.
=> Pour acheter ses billets à Vientiane : L’agence se trouve au début de la rue Pangkham en partant des quais (rue en face du marchand de moto viet PVO). Aucun problème, staffs pro vous proposant même les promotions du mois ! Paiement par CB possible.
TukTuk : à utiliser très peu car les prix sont prohibitifs ! la course est à 40000 Kips sur leur sois disants papier officiel ... mais n’oubliez pas de négocier !
Moto : très pratique ! Les laotiens ont une bonne conduite, si l’on compare aux autres pays d’Asie ... Dans Vientiane (la capitale) aucun problème de trafics ...
Maintenant passons à MES impressions du Laos :
Pays très beau. Les villes ressemblent un peu au nord de la Thaïlande ... surtout la capitale Vientiane très calme et paisible... Les gens sont adorables, gentils et honnêtes. Toujours le sourire même lorsque l’on ne se comprend pas ... Globalement les vendeurs ne sont pas agressifs et ont de la patience avec le client ... Sur les marchés les prix touristes sont corrects ... Au restaurant service en général débutant et hésitant ... mais toujours avec le sourire et dans le but de bien faire. Nourriture excellente surtout les plats à base de citronnelles ... Par contre attention à ceux qui n’aime pas la menthe comme moi : bien demandé without mint ! car il yen a partout !
Vientiane : La ville de Vientiane se visite rapidement en une ou deux journée. Le soir flâner et dîner sur les quais avec toutes les gargotes proposant des plats sur le principe du barbecue le long du Mekong ... Essayer le poisson grillé c’est délicieux ! Ses nombreux temples et les anciennes maisons coloniales sont à voir ... Monter en haut du Patuxai pour une vue imprenable sur la ville et la palais présidentiel. La place de la fontaine Nam Phou se voit rapidement. Le plus intéressant est la campagne autour de Vientiane : waterfalls, balade en vélo ou moto ...
Vang Vieg : la ville est immonde, sans charme et sale. Des le départ vous avez un aperçu de la ville en passant sur la piste d’aéroport complètement défoncée et bourrée de détritus ... Les restaurants sont pitoyables sans aucune gastronomie ... Aucun restaurant spécialisé : au menu de presque chaque restaus : pizzas, cuisine lao, hamburgers ... tout et n’importe quoi ... c’est l’empire de la carte qui plait à tout le monde mais au final nourriture de cantine ... Les fameux restaurants où les gens sont couchés tout en mangeant en regardant Friends n’est pas un mythe ... c’est pitoyable ! Ce qui est magnifique à Vang Vieg par contre c’est la campagne autour ! Niveau hotel je conseil le jardin organique bungalows et Ban Sabai Bungalows pour le cadre et les chambres propres.
Luang Prabang : ville agréable, propre, verte et fleuries ! Très beau marché de nuit : très propre, bien rangé, coloré et super bien éclairé le soir. Le passage des bonzes pour l’aumône très tôt le matin(plutot 6 :00 que 6 :30) est magique à condition d’éviter les jours où des cars de touristes photographes débarquent ! Flânez aussi tôt le matin dans le marché (plutôt alimentaire) et s’accrocher au niveau des odeurs mais cela fait parti aussi du voyage ! Les waterfalls génials et la balade vers la grotte de Pak Ou ! De nombreux treks (à pied ou dos d’éléphant) au départ de Luang pour ceux qui ont plus de temps.
Restaurant : le chedi à la fin de la rue principale et couleur café un peu moins bien ...
LE LAOS ALLEZ Y ! ALLEZ Y ! ALLEZ Y !
Transport : Route 10 bon état général: route très agréable bordé de rizières. Très peu d’habitation le long de la route mais qq villages tous les 5kms ... Vers la fin de la route avant l’embranchement sur la 13 petit resto et guesthouse (mais la c’est vraiment pommé de chez pommé) au bord du mekong pour une halte déjeuner...Carte à base de poissons. Beaucoup d’Hello de gamins sur cette route ! Route 13 de Vientiane en allant vers Vang Vieg : bon état au début puis vraiment défoncé 60km avant Vang Vieg ... route moins plaisante que la 10 ...
Avion : J’ai pris 4 vols avec Lao Ailines : aucun problème, pas de retard, sortie de l’avion très rapide, bagages livrés rapidement. Hôtesse cordiale. ATR sans problème. J’ai pris aussi un avion chinois MI6 (copie de l’ATR) et rien à signaler, le vol était tout aussi agréable ... Plateau repas et boissons sur chaque vol : même à 16h de l’après midi !
=> Pour acheter vos billets pour le Laos depuis la Thaïlande : Je vous conseil d’aller sur Silom road car Lao airline a une petite agence (ressemble à une petite agence de voyage Thaï). Ils ont aussi un guichet à l’aéroport mais vous paierez plus cher les billets (c’est la nana de ce guichet qui me l’a dit). L’agence sur silom se trouve dans un genre d’immeuble en U avec une allée centrale et des bancs au milieu : le nom du bâtiment est Silom Plaza. En venant de la gare ferroviaire le bâtiment est sur la droite ...disons entre 800 et 1km après l’hôtel Holiday Sun... demander au gens du coin Silom Plaza si vous ne trouvez pas ... Le mec qui s’occupe des réservations dans l’agence (un laotien) est très gentil et vous donnera tout ce qui est nécessaire pour votre arrivé au Laos : demande de visa on arrival, plan de villes ... attention pas d’appareil Visa/Mastercard donc prévoir le budget sur les retraits si vous êtes limité par semaine ... distributeur de billets pas loin de l’agence ... Remarque cette agence ne vend que des vols au départ de la Thaïlande.
=> Pour acheter ses billets à Vientiane : L’agence se trouve au début de la rue Pangkham en partant des quais (rue en face du marchand de moto viet PVO). Aucun problème, staffs pro vous proposant même les promotions du mois ! Paiement par CB possible.
TukTuk : à utiliser très peu car les prix sont prohibitifs ! la course est à 40000 Kips sur leur sois disants papier officiel ... mais n’oubliez pas de négocier !
Moto : très pratique ! Les laotiens ont une bonne conduite, si l’on compare aux autres pays d’Asie ... Dans Vientiane (la capitale) aucun problème de trafics ...
Maintenant passons à MES impressions du Laos :
Pays très beau. Les villes ressemblent un peu au nord de la Thaïlande ... surtout la capitale Vientiane très calme et paisible... Les gens sont adorables, gentils et honnêtes. Toujours le sourire même lorsque l’on ne se comprend pas ... Globalement les vendeurs ne sont pas agressifs et ont de la patience avec le client ... Sur les marchés les prix touristes sont corrects ... Au restaurant service en général débutant et hésitant ... mais toujours avec le sourire et dans le but de bien faire. Nourriture excellente surtout les plats à base de citronnelles ... Par contre attention à ceux qui n’aime pas la menthe comme moi : bien demandé without mint ! car il yen a partout !
Vientiane : La ville de Vientiane se visite rapidement en une ou deux journée. Le soir flâner et dîner sur les quais avec toutes les gargotes proposant des plats sur le principe du barbecue le long du Mekong ... Essayer le poisson grillé c’est délicieux ! Ses nombreux temples et les anciennes maisons coloniales sont à voir ... Monter en haut du Patuxai pour une vue imprenable sur la ville et la palais présidentiel. La place de la fontaine Nam Phou se voit rapidement. Le plus intéressant est la campagne autour de Vientiane : waterfalls, balade en vélo ou moto ...
Vang Vieg : la ville est immonde, sans charme et sale. Des le départ vous avez un aperçu de la ville en passant sur la piste d’aéroport complètement défoncée et bourrée de détritus ... Les restaurants sont pitoyables sans aucune gastronomie ... Aucun restaurant spécialisé : au menu de presque chaque restaus : pizzas, cuisine lao, hamburgers ... tout et n’importe quoi ... c’est l’empire de la carte qui plait à tout le monde mais au final nourriture de cantine ... Les fameux restaurants où les gens sont couchés tout en mangeant en regardant Friends n’est pas un mythe ... c’est pitoyable ! Ce qui est magnifique à Vang Vieg par contre c’est la campagne autour ! Niveau hotel je conseil le jardin organique bungalows et Ban Sabai Bungalows pour le cadre et les chambres propres.
Luang Prabang : ville agréable, propre, verte et fleuries ! Très beau marché de nuit : très propre, bien rangé, coloré et super bien éclairé le soir. Le passage des bonzes pour l’aumône très tôt le matin(plutot 6 :00 que 6 :30) est magique à condition d’éviter les jours où des cars de touristes photographes débarquent ! Flânez aussi tôt le matin dans le marché (plutôt alimentaire) et s’accrocher au niveau des odeurs mais cela fait parti aussi du voyage ! Les waterfalls génials et la balade vers la grotte de Pak Ou ! De nombreux treks (à pied ou dos d’éléphant) au départ de Luang pour ceux qui ont plus de temps.
Restaurant : le chedi à la fin de la rue principale et couleur café un peu moins bien ...
LE LAOS ALLEZ Y ! ALLEZ Y ! ALLEZ Y !
Rencontre à Chulichan, Ladakh English translation pending
Parvat nous en avait parlé, l’association "T'aiDer pour l'Asie du Sud Est" a voulu y aller.
Chulichan, une nonnerie nichée dans une petite forêt sur une route minuscule un peu perdue au milieu du Ladakh, au milieu des montagnes.

Ce qu’on savait, c’est qu’une trentaine de gamines vivaient dans ce petit monastère et qu’elles manquaient de beaucoup de choses. Il était difficile d’évaluer les besoins exacts, mais ce qui était sûr, c’est que notre route passant par là, on pouvait y faire quelque chose pour améliorer un peu l’ordinaire. Les trajets étant assez compliqués sur ces routes, on ne pouvait pas faire plusieurs allers-retours. Ne restait plus qu’à essayer d’évaluer les besoins et viser au plus juste.
Après concertation avec le bureau de l'association, et compte tenu de cette "première", j'avais carte blanche pour faire ce qui nous semblait le mieux.
Inutile de penser à un investissement important type matériel de cuisine ou équipement lourd, on risquait trop de tomber à côté. Le plus évident était du matériel scolaire. Stylos, crayons noirs et gommes, crayons de couleurs, cahiers, cahiers de géographie indiens, des livres pédagogiques. Un peu de lecture aussi avec des romans. Nourrir l’esprit, d’accord, mais on pouvait aussi améliorer la nourriture du corps avec ce que leur potager n’amène pas encore en fruits et légumes.
Et puis on pensait que quelques jeux seraient aussi bien appréciés, on a donc jugé que des jeux de cartes et des jeux de badminton serait un achat opportun. Sans oublier l’encens qui est un produit hautement consommé dans les monastères.
Faire ces courses dans les boutiques de Leh, la ville la plus proche, fut un bon moment rien qu’en imaginant leur tête et choisir au mieux les livres, cahiers, et tout le reste. La première boutique fut pour l’encens. Longue discussion avec le vendeur pour savoir ce qui serait le mieux, choisir parmi les dizaines de catégories … et demander une facture. Juste un petit bout de papier, le prix en roupies et une petite signature. Le vendeur joue le jeu avec un grand sourire, il est peu habitué à ce genre de chose. Une deuxième boutique pour de l’alimentaire. Même discussion, même demande.
La troisième boutique, on l’avait déjà repérée depuis quelques temps. C’est fou ce qu’on peut ensiler de choses dans un volume aussi petit. Le moindre centimètre au sol ou en hauteur est utilisé. Les murs sont tapissés de jouets, de matériel d’école et on allait y trouver notre bonheur. On se sentait comme de vrais gosses à choisir des cahiers solides mais sympas parmi d’innombrables piles, des stylos qui dureraient, des livres attrayants. Beaucoup de jouets nous tentaient, mais on voulait trouver des jeux collectifs.

Le marchand nous regardait d’un air interloqué faire nos emplettes en s’interrogeant sur la destination de tous ces achats, et il s’appliqua à mettre sur la facture chaque type d’article et son prix avec le soin d’un écolier. Jamais personne ne lui avait fait une si grosse commande. On laissa les paquets dans un coin de sa boutique et il était convenu qu’on repasserait le lendemain récupérer l’ensemble avant de partir, démarche peu courante dans ce type d’endroit, mais qui ne posa pas de problème.
Le lendemain, à 9 heures comme prévu, on récupère le tout, le mettons dans le coffre de la voiture, et direction Alchi, avant de se rendre à Chulichan. L’impatience d’y être monte.
Le jour J arrive et on fait les dernières courses en produits frais pour la nonnerie. Tomates et melons au menu. Pesés, emballés, payés … et notre petite facture toujours avec le même étonnement du vendeur. Curieux d’ailleurs, comme un petit marchand de fruits et légumes avait une vraie « Bill Form » pour faire ses factures.

On se dirige enfin vers Chulichan. Quelques dizaines de kilomètres plus tard, on quitte la route principale pour en prendre une plus petite qui grimpe en serpentant dans la montagne. Un vieil homme fait du stop tout en filant la laine de Yack, il monte dans la voiture et on continue la montée dans le fond de la vallée.

Une petite forêt, un grand potager en contrebas, des gamines dans leurs habits rouges, un panneau Chulichan … on y est.


Emus, on descend de voiture.
Chulichan, une nonnerie nichée dans une petite forêt sur une route minuscule un peu perdue au milieu du Ladakh, au milieu des montagnes.

Ce qu’on savait, c’est qu’une trentaine de gamines vivaient dans ce petit monastère et qu’elles manquaient de beaucoup de choses. Il était difficile d’évaluer les besoins exacts, mais ce qui était sûr, c’est que notre route passant par là, on pouvait y faire quelque chose pour améliorer un peu l’ordinaire. Les trajets étant assez compliqués sur ces routes, on ne pouvait pas faire plusieurs allers-retours. Ne restait plus qu’à essayer d’évaluer les besoins et viser au plus juste.
Après concertation avec le bureau de l'association, et compte tenu de cette "première", j'avais carte blanche pour faire ce qui nous semblait le mieux.
Inutile de penser à un investissement important type matériel de cuisine ou équipement lourd, on risquait trop de tomber à côté. Le plus évident était du matériel scolaire. Stylos, crayons noirs et gommes, crayons de couleurs, cahiers, cahiers de géographie indiens, des livres pédagogiques. Un peu de lecture aussi avec des romans. Nourrir l’esprit, d’accord, mais on pouvait aussi améliorer la nourriture du corps avec ce que leur potager n’amène pas encore en fruits et légumes.
Et puis on pensait que quelques jeux seraient aussi bien appréciés, on a donc jugé que des jeux de cartes et des jeux de badminton serait un achat opportun. Sans oublier l’encens qui est un produit hautement consommé dans les monastères.
Faire ces courses dans les boutiques de Leh, la ville la plus proche, fut un bon moment rien qu’en imaginant leur tête et choisir au mieux les livres, cahiers, et tout le reste. La première boutique fut pour l’encens. Longue discussion avec le vendeur pour savoir ce qui serait le mieux, choisir parmi les dizaines de catégories … et demander une facture. Juste un petit bout de papier, le prix en roupies et une petite signature. Le vendeur joue le jeu avec un grand sourire, il est peu habitué à ce genre de chose. Une deuxième boutique pour de l’alimentaire. Même discussion, même demande.
La troisième boutique, on l’avait déjà repérée depuis quelques temps. C’est fou ce qu’on peut ensiler de choses dans un volume aussi petit. Le moindre centimètre au sol ou en hauteur est utilisé. Les murs sont tapissés de jouets, de matériel d’école et on allait y trouver notre bonheur. On se sentait comme de vrais gosses à choisir des cahiers solides mais sympas parmi d’innombrables piles, des stylos qui dureraient, des livres attrayants. Beaucoup de jouets nous tentaient, mais on voulait trouver des jeux collectifs.


Le marchand nous regardait d’un air interloqué faire nos emplettes en s’interrogeant sur la destination de tous ces achats, et il s’appliqua à mettre sur la facture chaque type d’article et son prix avec le soin d’un écolier. Jamais personne ne lui avait fait une si grosse commande. On laissa les paquets dans un coin de sa boutique et il était convenu qu’on repasserait le lendemain récupérer l’ensemble avant de partir, démarche peu courante dans ce type d’endroit, mais qui ne posa pas de problème.
Le lendemain, à 9 heures comme prévu, on récupère le tout, le mettons dans le coffre de la voiture, et direction Alchi, avant de se rendre à Chulichan. L’impatience d’y être monte.
Le jour J arrive et on fait les dernières courses en produits frais pour la nonnerie. Tomates et melons au menu. Pesés, emballés, payés … et notre petite facture toujours avec le même étonnement du vendeur. Curieux d’ailleurs, comme un petit marchand de fruits et légumes avait une vraie « Bill Form » pour faire ses factures.


On se dirige enfin vers Chulichan. Quelques dizaines de kilomètres plus tard, on quitte la route principale pour en prendre une plus petite qui grimpe en serpentant dans la montagne. Un vieil homme fait du stop tout en filant la laine de Yack, il monte dans la voiture et on continue la montée dans le fond de la vallée.


Une petite forêt, un grand potager en contrebas, des gamines dans leurs habits rouges, un panneau Chulichan … on y est.


Emus, on descend de voiture.
Faisabilité d'un itinéraire à Madagascar (côte Est) English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars avec une amie sur Mada du 23 sept au 13 octobre.
Ce sera sac à dos et taxi brousse...
La plus grande partie de notre itinéraire est prêt (Tana-Antsirabe-Fiana-Manajary-Tamatave-St Marie) mais je me pose la question sur la faisablilité de la partie:
Mananjary - Tamatave en taxi brousse le long de la côte.
Avez vous pris cette route, quel est son etat? et combien de temps/jours faut il prévoir pour faire cela ?
Merci par avance à tous ceux qui auront des conseils.
Charlotte
Je pars avec une amie sur Mada du 23 sept au 13 octobre.
Ce sera sac à dos et taxi brousse...
La plus grande partie de notre itinéraire est prêt (Tana-Antsirabe-Fiana-Manajary-Tamatave-St Marie) mais je me pose la question sur la faisablilité de la partie:
Mananjary - Tamatave en taxi brousse le long de la côte.
Avez vous pris cette route, quel est son etat? et combien de temps/jours faut il prévoir pour faire cela ?
Merci par avance à tous ceux qui auront des conseils.
Charlotte
Adresses authentiques au Machu Picchu/Titicaca English translation pending
Bonjour !
On est actuellement au Perou apres avoir passe 2 semaines geniales en Equateur ou, grace aux conseils avises dalbert, on a pu aller a la rencontre des communautes et faire du tourisme "authentique".
On a eu pas mal d echos negatifs sur l´aspect disneyland du machu pichu et du lac titicaca (mises en scene, manque dautenticité) et on aimerait vraiment avoir vos adresses ou vos bons plans pour profiter de ces merveilles sans avoir limpression detre dans un parc dattraction !
Merci beaucoup de votre aide!!
Melanie et Marie
On est actuellement au Perou apres avoir passe 2 semaines geniales en Equateur ou, grace aux conseils avises dalbert, on a pu aller a la rencontre des communautes et faire du tourisme "authentique".
On a eu pas mal d echos negatifs sur l´aspect disneyland du machu pichu et du lac titicaca (mises en scene, manque dautenticité) et on aimerait vraiment avoir vos adresses ou vos bons plans pour profiter de ces merveilles sans avoir limpression detre dans un parc dattraction !
Merci beaucoup de votre aide!!
Melanie et Marie
Une semaine en Tunisie début octobre: circuit, hôtels... English translation pending
Bonjour, ma copine et moi prévoyons de partir pour une semaine en Tunisie 😎la deuxième semaine d'octobre et nous aimerions avoir des avis concernant plusieurs questions : Nous partirions sans réservation pour nous organiser un petit circuit sur place. On épluche actuellement le routard, mais auriez vous des itinéraires à nous conseiller, avec arrivée et départ de Tunis et serait-il envisageable de pousser le circuit jusqu'à Tozeur selon vous ? Nous partons sans réservation d'hôtel donc, aurons nous des difficultés pour trouver un endroit pour dormir sur place de cette façon ? Et enfin, nous n'avons pas encore commandé nos billets d'avions, pensez vous qu'il vaut mieux attendre la dernière minute pour cette période pour avoir les meilleurs tarifs, ou vaut-il mieux commander dès maintenant, sachant que nous avons trouvé au moins cher un billet A/R à environ 250€ par personne.
Voilà, un grand merci d'avance à ceux qui voudront bien éclairer nos lanternes !😉
Voilà, un grand merci d'avance à ceux qui voudront bien éclairer nos lanternes !😉
Trajet Bangkok - Koh Samui English translation pending
Bonjour,
Je prépare mon voyage en Thaïlande avec ma copine et après avoir parcouru le forum de long en large, il me reste encore un point à éclaircir. On souhaite se rendre à Ko Samui depuis Bangkok, 3 solutions : Avec Lomprayah via Chumphon, billet combiné Bus + Bateaux (j'ai pu lire dans différents posts que le bus n'était pas top niveau confort) --> Environ 2000 THB/pers/AR L'avion avec Bangkok Airway, plus rapide, mais plus cher aussi --> Environ 6800 THB/pers/AR En train (couchette) jusqu'a Surat Thani (ou Chumphon) puis en bateaux. Existe t il des billets combinés ? Connaissez-vous les prix ? La durée du voyage ? (je ne trouve pas d'info sur le site de la SRT!)
Merci d’avance
Je prépare mon voyage en Thaïlande avec ma copine et après avoir parcouru le forum de long en large, il me reste encore un point à éclaircir. On souhaite se rendre à Ko Samui depuis Bangkok, 3 solutions : Avec Lomprayah via Chumphon, billet combiné Bus + Bateaux (j'ai pu lire dans différents posts que le bus n'était pas top niveau confort) --> Environ 2000 THB/pers/AR L'avion avec Bangkok Airway, plus rapide, mais plus cher aussi --> Environ 6800 THB/pers/AR En train (couchette) jusqu'a Surat Thani (ou Chumphon) puis en bateaux. Existe t il des billets combinés ? Connaissez-vous les prix ? La durée du voyage ? (je ne trouve pas d'info sur le site de la SRT!)
Merci d’avance
"Road book" malgache, vingt et un jours dans l'île rouge English translation pending
Ier novembre 2006 : Paris-Tana 8450 kms J + 1 : Paris-Tana 8450 kms
L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.
La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.
L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.
Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.
Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.
Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.
Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…
J + 2: TANA toujours :
J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…
Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.
Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?
Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.
J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS
Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.
Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.
Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.
C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…
Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…
Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.
De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.
Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.
J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :
Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.
Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.
Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.
Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.
Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.
Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…
J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :
On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.
Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.
Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.
Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)
Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.
Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...
J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :
Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.
Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.
En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.
Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.
Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.
Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.
Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?
J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :
Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.
Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.
STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.
On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?
J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :
Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.
Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…
La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.
Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.
Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?
J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :
L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.
Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.
Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.
Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.
La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.
J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :
4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.
Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.
Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.
Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.
Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.
Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.
J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :
En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.
60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.
Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.
Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.
J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :
Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.
Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?
En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.
Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?
Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.
J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :
5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.
J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.
Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.
Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.
Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.
Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.
Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.
Chic, mon portable capte à nouveau.
J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?
J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.
Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.
La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.
Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.
J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?
A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)
Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.
Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.
Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.
J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:
Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:
C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:
"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."
Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:
"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."
Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.
J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:
A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...
Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.
Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....
J + 18 : BLUES TROPICAL:
aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.
Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.
Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.
Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.
J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.
Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.
J + 19 :
Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..
Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...
Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...
J + 20
AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)
17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...
14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)
En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)
je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.
J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:
Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.
Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.
Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.
La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.
L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.
Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.
Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.
Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.
Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…
J + 2: TANA toujours :
J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…
Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.
Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?
Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.
J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS
Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.
Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.
Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.
C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…
Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…
Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.
De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.
Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.
J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :
Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.
Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.
Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.
Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.
Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.
Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…
J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :
On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.
Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.
Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.
Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)
Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.
Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...
J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :
Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.
Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.
En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.
Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.
Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.
Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.
Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?
J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :
Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.
Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.
STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.
On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?
J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :
Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.
Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…
La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.
Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.
Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?
J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :
L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.
Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.
Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.
Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.
La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.
J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :
4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.
Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.
Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.
Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.
Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.
Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.
J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :
En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.
60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.
Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.
Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.
J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :
Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.
Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?
En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.
Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?
Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.
J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :
5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.
J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.
Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.
Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.
Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.
Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.
Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.
Chic, mon portable capte à nouveau.
J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?
J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.
Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.
La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.
Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.
J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?
A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)
Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.
Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.
Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.
J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:
Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:
C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:
"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."
Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:
"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."
Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.
J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:
A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...
Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.
Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....
J + 18 : BLUES TROPICAL:
aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.
Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.
Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.
Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.
J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.
Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.
J + 19 :
Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..
Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...
Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...
J + 20
AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)
17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...
14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)
En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)
je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.
J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:
Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.
Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.
Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
Escale à Tunis: visiter soi-même ou passer par Costa? English translation pending
Bonjour je m'interroge sur l'escale que nous allons avoir à Tunis. Est-il simple de s'organiser seuls là-bas pour visiter ou vaut-il mieux passer par Costa.
Notre escale durera 10 heures.
On voudrait au moins aller visiter Carthage mais après, je ne sais même pas trop ce qui est considéré d'incontournable.
Merci par avance pour votre aide et vos conseils.
Excellente fin de journée sub sole
Notre escale durera 10 heures.
On voudrait au moins aller visiter Carthage mais après, je ne sais même pas trop ce qui est considéré d'incontournable.
Merci par avance pour votre aide et vos conseils.
Excellente fin de journée sub sole
Madagascar: avis sur programme vers l'Est English translation pending
Bonjour,
Le 7 juillet j'arrive à Mada pour 7 semaines.
Je voudrais des avis sur le début de mon programme :
A priori, après l'aéroport (j'arrive à midi de l'Ile Maurice), je vais direct à la station de taxi-brousse pour Moramanga (distance, prix du taxi ?)
A Moramanga achat d'une moustiquaire (c'est possible ?) et visite des environs (?) ou direct pour Andasibe
Quelques jours après : Tamatave, Canal des panganales (?), montée vers le nord : Foulpointe, Mahambo, Ile Ste Marie, jusqu'à Moroantsetra et la péninsule de Masaola.
Questions :
dois-je prendre un petit duvet (genre sac à viande en polaire, je veux voyager léger) ?
Les bons plans entre Tamatave et Moroantsetra ?
Que faire après : continuer vers le nord, prendre l'avion, redescendre par un autre chemin 😇 ?
Le temps : d'après météo France entre juillet et août, c'est kif-kif niveau pluie : vos impressions, serait-il préférable d'aller dans l'est en août et faire autre chose avant ?
J'ai hâte
Luc
Analalava pour découvrir un endroit super à Madagascar English translation pending
Bonjour à tous!!!
Cette année, j'ai eu la chance de découvrir un endroit magnifique à Mada parmis tant d'autres mais peu de gens s'y arrêtent et cela est bien dommage!!!!
C'est le village côtier de ANALALAVA à côté de Antsohihy, il faut à la sortie de la N6 prendre la droite la piste assez difficile pour y aller, elle fait 62 kms et il faut compter 5 à 6 heures de galère mais que le coucher de soleil sur ce site est magnifique!!!!! Je vous conseille aussi de passer une journée en mer pour aller à Nosy Lava et déguster si possible le poisson fraichement pêcher par notre ami Jean-pierre, un métis très sympathique et dont vous n'oublierer jamais sa façon de parler, pour ceux qui sont arrivés en taxi brousse ou en 4X4 en le louant pour la journée à Ansohihy, je vous recommande le retour par la vedette malgache et cela dur 5 à 6 heures aussi!!! Mais franchement cela est aussi une aventure formidable!!!
Amicalement😉
Cette année, j'ai eu la chance de découvrir un endroit magnifique à Mada parmis tant d'autres mais peu de gens s'y arrêtent et cela est bien dommage!!!!
C'est le village côtier de ANALALAVA à côté de Antsohihy, il faut à la sortie de la N6 prendre la droite la piste assez difficile pour y aller, elle fait 62 kms et il faut compter 5 à 6 heures de galère mais que le coucher de soleil sur ce site est magnifique!!!!! Je vous conseille aussi de passer une journée en mer pour aller à Nosy Lava et déguster si possible le poisson fraichement pêcher par notre ami Jean-pierre, un métis très sympathique et dont vous n'oublierer jamais sa façon de parler, pour ceux qui sont arrivés en taxi brousse ou en 4X4 en le louant pour la journée à Ansohihy, je vous recommande le retour par la vedette malgache et cela dur 5 à 6 heures aussi!!! Mais franchement cela est aussi une aventure formidable!!!
Amicalement😉
Phuket: qu'en pensez-vous? English translation pending
Phuket, "la perle de l'asie du sud-est" comme l'appelle les asiatiques, connait un developpement touristique et economique surprenant.
Pour certains, ce developpement economique est la consequence du pouvoir de l'argent, pour d'autre c'est le paradis des touristes ou de nombreux retraites europeens qui y sejournent tout l'hiver voire a l'annee.
Si vous avez visite Phuket, quelle a ete votre reaction ?
Merci de me donner votre appreciation la plus objective.
Meilleurs sentiments.
Jacques
Loueur de voiture à bas prix à Hammamet English translation pending
Bonjour, âgé de 23ans et titulaire du permis depuis 5ans depuis avril je pars a Hammamet du 8juin au 15juin avec ma chérie.
Je souhaiterais louer une voiture qui roule (avec un minimum d'entretient pas un voiture ou je fais 20km et elle tombe en rade)du 9juin au 14.
Mon souci est que pour tous mes voyages j'ai toujours trouvé des prix plus que correct grâce à des connaissances, mais c'est à croire qu'en Tunisie on nous prend vraiment tous pour des allemands (désolé pour les allemand mais ils comprendront mon expression). J'en ai pour 299€ de voyage et 250€ de location de voiture..... cela se passe de commentaire..
Voila donc si qqn à une adresse un lien, n'importe quoi d'un petit loueur qui n'est pas un escroc voici mon adresse mail : coolyo06nice@hotmail.com
Merci à tous pour vos réponses. Cordialement Yoann
Mon souci est que pour tous mes voyages j'ai toujours trouvé des prix plus que correct grâce à des connaissances, mais c'est à croire qu'en Tunisie on nous prend vraiment tous pour des allemands (désolé pour les allemand mais ils comprendront mon expression). J'en ai pour 299€ de voyage et 250€ de location de voiture..... cela se passe de commentaire..
Voila donc si qqn à une adresse un lien, n'importe quoi d'un petit loueur qui n'est pas un escroc voici mon adresse mail : coolyo06nice@hotmail.com
Merci à tous pour vos réponses. Cordialement Yoann
Madagascar: trajet Tananarive - Sainte-Marie sans prendre l'avion? English translation pending
Bonjour! je vais partir à mada fin juillet pour 1 mois et je serais d'abord à Tana.
Il y a surement eu déjà des discussions à ce sujet mais tout n'est pas très clair pour moi
Je voudrais donc faire Tana-ste marie sans prendre l'avion faute de budget...à ce que j'ai compris c'est 300 euros aller retour est ce que je me trompe? sinon rectifiez moi
Ayant déjà payé 1500 euros le billet paris-tana aller retour je voudrais éviter de dépenser encore pour l'avion ...(et oui dur dur la vie d'étudiant lol)
J'ai visité le site http://cap-sainte-marie.com/ mais n'étant pas du tout malgache j'ai un peu du mal (avec les villes notamment car elles n'y sont pas toutes sur les cartes que jpeux trouver) et les tarifs ne sont pas clairs pour moi en gros à combien ca me vaudrait de faire Tana-ste marie en navette-taxi brousse-bus (je ne connais pas bien les différences...) + bateau? (prix + durée)
est ce que prendre le bateau ça ne craint pas trop ?
Merci de me répondre! s'il vous plaît !!
Ayant déjà payé 1500 euros le billet paris-tana aller retour je voudrais éviter de dépenser encore pour l'avion ...(et oui dur dur la vie d'étudiant lol)
J'ai visité le site http://cap-sainte-marie.com/ mais n'étant pas du tout malgache j'ai un peu du mal (avec les villes notamment car elles n'y sont pas toutes sur les cartes que jpeux trouver) et les tarifs ne sont pas clairs pour moi en gros à combien ca me vaudrait de faire Tana-ste marie en navette-taxi brousse-bus (je ne connais pas bien les différences...) + bateau? (prix + durée)
est ce que prendre le bateau ça ne craint pas trop ?
Merci de me répondre! s'il vous plaît !!
Descente du canal des Pangalanes (Madagascar) English translation pending
Bonjour à tous,
Je compte faire la descente du canal des pangalanes de Tamatave à Manakara entre juillet et aout prochain. J'aimerais faire çà tranquilement en pirogues ou chaland, en tous cas pas en bateau pour un circuit touristique. Si quelqu'un a cette expérience derrière lui (voire une partie du tajet seulement), je serai vivement intéressé par ses impressions, avis, conseils, etc. Je cherche à savoir quel temps il faut pour faire cette descente, la possibilité de faire des sauts de puces pour pouvoir s'arreter un peu en cours de route et continuer avec une autre pirogue, la possibilité de trouver de la nourriture en route, de dormir dans certains villages, s'il y a moyen de mixer avec des morceaux en mer par boutre, ou de mixer avec des morceaux par la route qui semble etre "parallèle" au canal... Je lis ici ou là que le canal est très peu courru, qu'un à deux "bateaux" font le trajet dans la semaine donc je me demande combien de temps ca peut prendre en m'arrêtant en cours de route. Je n'ai que 4 semaines sur place et compte repartir en avion sur Tamatave depuis le sud de l'ile.
Merci à vous tous pour vos commentaires éclairés sur ce pays,
Je compte faire la descente du canal des pangalanes de Tamatave à Manakara entre juillet et aout prochain. J'aimerais faire çà tranquilement en pirogues ou chaland, en tous cas pas en bateau pour un circuit touristique. Si quelqu'un a cette expérience derrière lui (voire une partie du tajet seulement), je serai vivement intéressé par ses impressions, avis, conseils, etc. Je cherche à savoir quel temps il faut pour faire cette descente, la possibilité de faire des sauts de puces pour pouvoir s'arreter un peu en cours de route et continuer avec une autre pirogue, la possibilité de trouver de la nourriture en route, de dormir dans certains villages, s'il y a moyen de mixer avec des morceaux en mer par boutre, ou de mixer avec des morceaux par la route qui semble etre "parallèle" au canal... Je lis ici ou là que le canal est très peu courru, qu'un à deux "bateaux" font le trajet dans la semaine donc je me demande combien de temps ca peut prendre en m'arrêtant en cours de route. Je n'ai que 4 semaines sur place et compte repartir en avion sur Tamatave depuis le sud de l'ile.
Merci à vous tous pour vos commentaires éclairés sur ce pays,
Madagascar: circuit Tananarive - Sainte-Marie et location de voiture English translation pending
Bonjour à tous,
Entre mi-août et mi-septembre, nous nous rendons (3 adultes et 2 enfants) à Madagascar, et nous souhaiterions découvrir la partie Est du pays...Pour cela nous prévoyons un circuit d'environ 15 jours (sans doute un peu plus) entre Tana et Sainte-Marie. Je me pose donc les questions suivantes : Avez-vous des idées d'itinéraire(s) intéressant(s) partant de Tana et arrivant à Sainte-Marie (sans faire des centaines de kilométres de détour bien sûr 🙂). Quelles sont les choses à ne surtout pas rater ? 3 ou 4 jours à Sainte-Marie, est-ce que c'est suffisant pour voir les principales beautés ? Quelles sont-elles d'ailleurs ? En ce qui concerne la location d'une voiture, nous recherchons une 7 places avec chauffeur, avez-vous une idée de ce que cal peut coûter par jour ?
Je sais ca fait pas mal de questions, mais je n'ai pas envie de passer à côté de quelque chose de chouette 😎
En vous remerciant d'avance pour vos réponses !
Mike
Entre mi-août et mi-septembre, nous nous rendons (3 adultes et 2 enfants) à Madagascar, et nous souhaiterions découvrir la partie Est du pays...Pour cela nous prévoyons un circuit d'environ 15 jours (sans doute un peu plus) entre Tana et Sainte-Marie. Je me pose donc les questions suivantes : Avez-vous des idées d'itinéraire(s) intéressant(s) partant de Tana et arrivant à Sainte-Marie (sans faire des centaines de kilométres de détour bien sûr 🙂). Quelles sont les choses à ne surtout pas rater ? 3 ou 4 jours à Sainte-Marie, est-ce que c'est suffisant pour voir les principales beautés ? Quelles sont-elles d'ailleurs ? En ce qui concerne la location d'une voiture, nous recherchons une 7 places avec chauffeur, avez-vous une idée de ce que cal peut coûter par jour ?
Je sais ca fait pas mal de questions, mais je n'ai pas envie de passer à côté de quelque chose de chouette 😎
En vous remerciant d'avance pour vos réponses !
Mike
Voyage au Cambodge en blog English translation pending
je viens de mettre en ligne blog sur voyages au cambodge . il y a 4 pages, j'espere que vous trouverez ordre chronologique
http://cambodgeblog.aliceblogs.fr/blog
Quoi apporter aux habitants du Pérou et de la Bolivie? English translation pending
Re-bonjour,
Que peut-on apporter pour les habitants du Pérou et de la Bolivie. Soit pour une association (en donnant au guide) soit aux personnes que l'on croisent sur le circuit ?😇
Pour le Mexique, Guatemala, Cuba et autres... nous avons apporté des produits hygiéniques (brosses à dents, dentifrice, savonnettes etc.) et matériel papeterie (stylos, crayons, papier etc.).
Merci pour vos réponses, 😄
Dapalu
Que peut-on apporter pour les habitants du Pérou et de la Bolivie. Soit pour une association (en donnant au guide) soit aux personnes que l'on croisent sur le circuit ?😇
Pour le Mexique, Guatemala, Cuba et autres... nous avons apporté des produits hygiéniques (brosses à dents, dentifrice, savonnettes etc.) et matériel papeterie (stylos, crayons, papier etc.).
Merci pour vos réponses, 😄
Dapalu
Avis sur itinéraire d'un mois en Ecosse en été 2008 English translation pending
Bonjour les Voyageurs,
ça fait deux mois que je vous lis pour avoir des renseignements sur l'Ecosse ...
et j'en ai profité pour dresser un itinéraire "idéal" pour mon voyage d'un mois en Ecosse lors de l'été 2008, et puis, ben, maintenant, je viens vous demander des petits conseils, car je suis sûr que vous adorez en donner.
Cliquez dessus pour l'avoir en plus grand !
Alors, avant de commencer à poser des questions, voici comment on va aller là bas, on est en Jumpy, on arrive par le Ferry Ouistreham-Porthsmouth, et on traverse l'Angleterre. On est un jeune couple (22-24 ans), et on dort dans la camionnette, en essayant toujours d'aller dans des campings, sauf quand on ne peut pas. On aime les paysages, et se ballader en vélo, notamment pour visiter des villes. Les musées, ça ne nous attire pas spécialement, les chateaux, vus de l'extérieur, ça nous suffit ... et pour le whisky, on n'est pas buveur, donc boaf pour les distilleries ..
Pour commencer les questions : île de Mull ou île de Lewis ? l'île de Mull me semble plus facile à visiter en une journée ... a quel endroit l'intérieur des Highlands est le plus intéressant ? quelles sont les petites villes à ne surtout pas louper ? quels sont les endroits que je loupe sur mon itinéraire à priori ? ceux que je ne dois pas louper ?
enfin, toute sorte de réaction est bienvenue m'ci bien sam
Cliquez dessus pour l'avoir en plus grand !Alors, avant de commencer à poser des questions, voici comment on va aller là bas, on est en Jumpy, on arrive par le Ferry Ouistreham-Porthsmouth, et on traverse l'Angleterre. On est un jeune couple (22-24 ans), et on dort dans la camionnette, en essayant toujours d'aller dans des campings, sauf quand on ne peut pas. On aime les paysages, et se ballader en vélo, notamment pour visiter des villes. Les musées, ça ne nous attire pas spécialement, les chateaux, vus de l'extérieur, ça nous suffit ... et pour le whisky, on n'est pas buveur, donc boaf pour les distilleries ..
Pour commencer les questions : île de Mull ou île de Lewis ? l'île de Mull me semble plus facile à visiter en une journée ... a quel endroit l'intérieur des Highlands est le plus intéressant ? quelles sont les petites villes à ne surtout pas louper ? quels sont les endroits que je loupe sur mon itinéraire à priori ? ceux que je ne dois pas louper ?
enfin, toute sorte de réaction est bienvenue m'ci bien sam
Préparatifs pour Madagascar English translation pending
Bonjour,
Je me rend à Mada le 18 mai durand un mois avec ma copine. Et il me manque encore pas mal d'infos, j'espere que vous pourrez m'aider.
On se rend sur l'ile sainte en passant par le parc national d'Andasibe (?) durand la première quinzaine, ensuite on se rend à Miandrivazo pour descendre le Tsiri en pirogue. Un petit tour de charrette pour rejoindre Belo et 4x4 pour rejoindre les tsingy.
Je compte faire pas mal de camping ainsi que du trek, il me manque encore beaucoup d'équipement, j'ai besoin d'acheter une tente pour deux, un sac de couchage, un sac de randonnée de bonne qualité (type Quechua), un réchaud, les gamelles, gourde, jumelles, boussole, carte, tenue de pluies éfficaces, produits anti-moustique...
Je ne sais pas si tout est facilement trouvables à Tana et si c'est le cas est-ce moins cher sur l'ile qu'en France????
Je devrais arriver sur l'ile sainte vers le 25 mai, si qlq sait si il pleut souvent à cette période?
Sinon, je ne sais pas comment rentré des Tsingy à Tana, si quelqu'un connait les tarifs des avions car si je reviens par Belo je vais metttre au point 3 jours pour rentré, pareil pour le retour de l'Ile sainte, je ne sais pas encore comment faire.
Je préfère découvrir de nouvelles personnes ou rester plus longtemps avec certaine que de refaire un trajet dans l'autre sens pendant deux ou trois jours
Voila j'espère que vous pourrez m'aider .
On se rend sur l'ile sainte en passant par le parc national d'Andasibe (?) durand la première quinzaine, ensuite on se rend à Miandrivazo pour descendre le Tsiri en pirogue. Un petit tour de charrette pour rejoindre Belo et 4x4 pour rejoindre les tsingy.
Je compte faire pas mal de camping ainsi que du trek, il me manque encore beaucoup d'équipement, j'ai besoin d'acheter une tente pour deux, un sac de couchage, un sac de randonnée de bonne qualité (type Quechua), un réchaud, les gamelles, gourde, jumelles, boussole, carte, tenue de pluies éfficaces, produits anti-moustique...
Je ne sais pas si tout est facilement trouvables à Tana et si c'est le cas est-ce moins cher sur l'ile qu'en France????
Je devrais arriver sur l'ile sainte vers le 25 mai, si qlq sait si il pleut souvent à cette période?
Sinon, je ne sais pas comment rentré des Tsingy à Tana, si quelqu'un connait les tarifs des avions car si je reviens par Belo je vais metttre au point 3 jours pour rentré, pareil pour le retour de l'Ile sainte, je ne sais pas encore comment faire.
Je préfère découvrir de nouvelles personnes ou rester plus longtemps avec certaine que de refaire un trajet dans l'autre sens pendant deux ou trois jours
Voila j'espère que vous pourrez m'aider .
Retour de dix-sept jours en Inde du Sud English translation pending
Bonjour à tous,
De retour du Kerala et du Tamil Nadu, je voulais partager mes bons plans. Déjà le voyage fut court (17 jours) mais vraiment sympa. Paysages magnifiques, gens accueillants, choc culturel, festival de couleurs... Le programme était le suivant (rien que du très classique) : Kochi-Allepey-Varkala-Madurai-Munnar-Kochi. En 17 jours, on a eu le temps de se poser un peu (si, si) et on a evité de speeder. Pour avoir voyagé dans des pays réputés moins faciles pour les backpackers (Kirghizistan et Madagascar notamment), je confirme qu'en Inde, il est vraiment aisé de se déplacer, de se faire comprendre et d'éviter les imprévus des transports. Points négatifs du séjour : la saleté (et les odeurs qui vont avec), aussi bien dans les villes (surtout) que dans les sites naturels, et le bruit (surtout à Madurai). Pour les hébergements et restos, nous avons suivi les conseils du Routard et du Lonely, dans les catégories Bon marché et prix moyens. Des établissements en général sympas mais sans surprise...
À retenir : à Allepey: Gowri residence (dans le Lonely). 600 Rps le bungalow (propre). Ce qui fait la différence ici, c'est l'ambiance jeune et décontractée insufflée par un staff de jeunes Indiens occidentalisés. On y discute, on boit de la bière, on y mange (pas mal) et on y prépare sa prochaine étape. Vraiment sympa. Je précise qu'on est passé par eux pour les backwaters (un bateau pour 2 pendant 22 h, prix : 4500 Rps). Franchement, si les paysages sont superbes et le staff attentionné (excellent cuisinier), l'expérience ne nous a pas transcendés : un peu l'impression d'être au zoo en observant, numérique en main, les gens qui vivent sur les rives... De plus, les canaux, en raison du nombre de bateaux, donnent parfois l'impression d'être des autoroutes fluviales... A faire à mon avis : trouver un petit bateau, sans moteur, et explorer les petits canaux... à Kochi : plan donné par un généreux Internaute. Sithara Homestay est une guesthouse (2 chambres) située à Fort Kochi. La maison est belle et le propriétaire attentionné. Prix d'une double sans AC : 700 Rps. Ce qui fait la différence, ce sont les merveilleux dîners préparés par madame, pris à la fraîche dans le jardin (curry de thon, riz aux légumes et noix de cajou, grosses crevettes sautées, soupe au crabe et gingembre...). Ils ne sont pas donnés (env. 400-500 Rps, bière incluse), mais valent franchement un petit effort financier. Les contacter : mail@sitharahomestay.com. à Munnar : juste un petit coup de cœur perso. Zina Cottage semble être le chouchou du Lonely. Bon, c'est assez sympa, le vieux monsieur est très gentil... mais assez business. Ex. : il ne refuse jamais une reservation, mais quand vous arrivez et que c'est plein, il vous envoie chez un collègue (en prenant une commission au passage). C'est comme ça qu'on s'est retrouvé chez Serene Family Inn, juste en contrebas. C'est une affaire lancée depuis peu par Johnny et sa femme, un jeune couple. Si la maison n'a rien d'exceptionnel, les chambres sont grandes et propres... bien qu'un peu défraîchies... (mais ils repeignaient pendant qu'on était là). Le cadre est sympa, car vous êtes à la lisière de la ville, déjà dans les plantations de thé. Bref, ne pas s'attendre à du grand luxe, loin de là, mais ce qui nous a plus, c'est la grande gentillesse et la chaleur de ce jeune couple. Prix : 700 Rps (mais la négociation est possible). Pour y aller : après la ville, sur la route de Kochi, prendre le chemin à dr. à hauteur du Hillview, un très moche complexe rouge. En rickshaw préciser que c'est à côté du Tea Tasting House.
C'est tout pour aujourd'hui et bon voyage à ceux qui s'apprêtent à décoller. Luc
De retour du Kerala et du Tamil Nadu, je voulais partager mes bons plans. Déjà le voyage fut court (17 jours) mais vraiment sympa. Paysages magnifiques, gens accueillants, choc culturel, festival de couleurs... Le programme était le suivant (rien que du très classique) : Kochi-Allepey-Varkala-Madurai-Munnar-Kochi. En 17 jours, on a eu le temps de se poser un peu (si, si) et on a evité de speeder. Pour avoir voyagé dans des pays réputés moins faciles pour les backpackers (Kirghizistan et Madagascar notamment), je confirme qu'en Inde, il est vraiment aisé de se déplacer, de se faire comprendre et d'éviter les imprévus des transports. Points négatifs du séjour : la saleté (et les odeurs qui vont avec), aussi bien dans les villes (surtout) que dans les sites naturels, et le bruit (surtout à Madurai). Pour les hébergements et restos, nous avons suivi les conseils du Routard et du Lonely, dans les catégories Bon marché et prix moyens. Des établissements en général sympas mais sans surprise...
À retenir : à Allepey: Gowri residence (dans le Lonely). 600 Rps le bungalow (propre). Ce qui fait la différence ici, c'est l'ambiance jeune et décontractée insufflée par un staff de jeunes Indiens occidentalisés. On y discute, on boit de la bière, on y mange (pas mal) et on y prépare sa prochaine étape. Vraiment sympa. Je précise qu'on est passé par eux pour les backwaters (un bateau pour 2 pendant 22 h, prix : 4500 Rps). Franchement, si les paysages sont superbes et le staff attentionné (excellent cuisinier), l'expérience ne nous a pas transcendés : un peu l'impression d'être au zoo en observant, numérique en main, les gens qui vivent sur les rives... De plus, les canaux, en raison du nombre de bateaux, donnent parfois l'impression d'être des autoroutes fluviales... A faire à mon avis : trouver un petit bateau, sans moteur, et explorer les petits canaux... à Kochi : plan donné par un généreux Internaute. Sithara Homestay est une guesthouse (2 chambres) située à Fort Kochi. La maison est belle et le propriétaire attentionné. Prix d'une double sans AC : 700 Rps. Ce qui fait la différence, ce sont les merveilleux dîners préparés par madame, pris à la fraîche dans le jardin (curry de thon, riz aux légumes et noix de cajou, grosses crevettes sautées, soupe au crabe et gingembre...). Ils ne sont pas donnés (env. 400-500 Rps, bière incluse), mais valent franchement un petit effort financier. Les contacter : mail@sitharahomestay.com. à Munnar : juste un petit coup de cœur perso. Zina Cottage semble être le chouchou du Lonely. Bon, c'est assez sympa, le vieux monsieur est très gentil... mais assez business. Ex. : il ne refuse jamais une reservation, mais quand vous arrivez et que c'est plein, il vous envoie chez un collègue (en prenant une commission au passage). C'est comme ça qu'on s'est retrouvé chez Serene Family Inn, juste en contrebas. C'est une affaire lancée depuis peu par Johnny et sa femme, un jeune couple. Si la maison n'a rien d'exceptionnel, les chambres sont grandes et propres... bien qu'un peu défraîchies... (mais ils repeignaient pendant qu'on était là). Le cadre est sympa, car vous êtes à la lisière de la ville, déjà dans les plantations de thé. Bref, ne pas s'attendre à du grand luxe, loin de là, mais ce qui nous a plus, c'est la grande gentillesse et la chaleur de ce jeune couple. Prix : 700 Rps (mais la négociation est possible). Pour y aller : après la ville, sur la route de Kochi, prendre le chemin à dr. à hauteur du Hillview, un très moche complexe rouge. En rickshaw préciser que c'est à côté du Tea Tasting House.
C'est tout pour aujourd'hui et bon voyage à ceux qui s'apprêtent à décoller. Luc