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Itinéraire de trois semaines en Chine English translation pending
by Charles345 · 2013-06-03 · 43 replies
Bonjour à tous,

Je pars cet été en Chine pour la première fois avec ma copine et je voulais avoir des avis sur l'itinéraire auquel on a pensé.

Pékin : 6 jours dont la visite de la muraille Puis prendre un vol vers Shanghai Shanghai : 5 jours Suzhou : 2 jours (via un bus ou train) Hangzhou : 2 jours (via un bus ou train)

Je pense que je peux rajouter encore 4 jours de visite car il faut compter les voyages très long pour arriver en Chine!

Qu'en pensez-vous? Je pense qu'il y a encore beaucoup de choses à voir dans les alentours mais je ne veux pas non plus passer les journées dans les transports. Par contre, j'aimerai (je sais c'est cliché!) voir des pandas, faire un tour de pousse-pousse, voir un spectacle de Kung Fu et faire une promenade sur un lac.

Si vous avez d'autres idées insolites!!!

Je compte sur vos avis pour m'aider à me décider.

Merci d'avance à tous!
Avis sur mon itinéraire en Amérique Centrale? English translation pending
by Mike9966 · 2013-05-15 · 9 replies
Bonjour, j'aimerais avoir votre avis sur l'itinéraire que j'ai planifié pour mon prochain voyage cet été en amérique du Sud. Merci de votre aide et vos coseils.

Panama : 3 semaines

24-25-26 juin : Panama Ciudad (Province de Panama)

Hébergement : Luna’s Castel Hostel dans le quartier Casco Viejo à 13 $ par nuit (www.lunascastlehostel.com)

Visites et activités : Architecture de San Felipe, ambiance de Casco Viejo (Cafés terrasses, boutiques d’artisanat), l’Avenida Central (commerces et ambiance) Marbella (restaurants et discothèques), Amador (Causeway, promenade, marina, Canal, Zona Rumba, discothèques), Centre historique Panama la Vieja , Promenade et sport de la Cinta Costera, Le Mercados de Marisco, Ruines, Sommet du Cerro Ancon, Virées en bus diablos rojos, Parc Naturel métropolitain, Le canal, L’îles Toboga, Communauté embrera du Rio Chagres, Château Castillo, La Cathédrale, Visite guidée gratuite, Malls, Canal du Panama

Tours : Toni Bike Rental pour louer un vélo, Panama Exotic Adventure pour excursion dans la jungle, trekking en forêt, villages indigènes, descente de rivières, kayak avec dauphins, etc. (www.panamadarien.com).

* Décider selon les prix de faire un tour Darien avec San Blas ou faire les îles San Blas.

26-27-28-29-30-1er-2 juillet : San Blas (Province de San-Blas)

Hébergement : À Carti ou au Captain Jack à Portobelo (www.hostelportobelo.com) et dans des lodges au jour le jour ou avec une agence en expédition ou croisière

Visite et activités : Culture peuple Kuna Yala, artisanat, promenade en mer, visite des îles de l’archipel, snorkeling, pêche, Kite surfing, Croisière jusqu’à Cartagena, Croisière de Carti à La Miel, Croisières dans l’archipel des îles

Tour : Voir à Porvenir plusieurs choix. Croisière en Catamaran dans les îles (www.sanblassailing.com), Pour visiter les îles San Blas et la Colombie (www.captainjackvoyages.com), Excursion dans les îles jusqu’à La Miel (www.thedariengapster.com)

2-3-4-5-6-7-8 juillet : Santa Catalina et environs (Province de Veraguas et Cocles)

Hébergement : Oasis surf camp à 11 $ la nuit (www.oasissurfcamp.com)

Visite et activités : Possibilité d’un arrêt à Sona (Prison Break), Chute d’eau de Las Palmas, Santa Catalina, Île Coïbas, snorkeling, plongée, surf, Arrêt à Sona (Prison Break)

8-9-10 juillet : Boquete et environ (Province de Chiriqui

Hébergement : Hostel Mamallena à (www.mamallenaboquete.com)

Visite et activités : Sources d’eau chaude de Caldera, Ascension du Volcan Baru, Tree trek, Chiriqui river rafting, sentiers en forêt

10-11-12-13-14-15-16 juillet : L’archipel de Bocas del Toro (Province de Bocas del Toro)

Hébergement : Mundo Taitu à 10 $ la nuit (www.mondotaitu.com)

Visite et activités : Surf, plongée, snorkeling, Canopy tour, kayak, plage, communauté indigène, excursions nocturnes, visite des différentes îles

Costa Rica : 1 semaine

16-17-18 juillet : Puerto Viejo et environs (Province de Limon)

Hébergement : Rocking J’s Hostel à 10 $ la nuit (www.rockingjs.com)

Visite et activités : Parc Cahuita, Playa Cocles, Bribri, Playa Manzanillo, Surf, plongée, snorkeling, Hiking, Rafting, (www.exploradoresoutdoors.com)

18-19-20 juillet: Monteverde (Province du Nord-Ouest)

Hébergement : Monteverde bacpackers à 10 $ la nuit (www.monteverdebackpackers.com)

Au besoin à San José : Hostel Pangea à 10 $ la nuit (www.hostelpangea.com)

Visite et activités : Canopy tour, Bunjee, Montagne de nuage, Hiking

Nicaragua : 2 semaines

20-21-22-23 juillet : Masaya, Granada et Lac Nicaragua (Province du Lac Nicaragua)

Hébergement : Oasis Hostalà 9 $ la nuit(www.nicaraguahostel.com)

Visite et activités : Parc National du Volcan Masaya (ascension, cratère de Santiago, visite des grottes et cavernes), Laguna de Apoyo, Parc Colon de la place centrale, Dona Elba Cigar, R.serve naturelle du Volcan Mombacho (Sentiers, cratères, Canopy Tour, Panorama), Isla Zapatera, Las Isletas, L’ile d’Ometepe (Volcans Concepcion et Maderas, Piscine Naturelle El Ojo de Agua, Cascade de San Ramon, Lagune Charco Verde, Playa Santo Domingo)

Tour : Nicaragua Adventure

23-24-25-26-27-28-29 juillet : San Juan Del Sur (Province du Sud-Ouest)

Hébergement : Casa Oro à 8 $ la nuit (www.casaeloro.com)

Visite et activités : Tortues géantes, surf, party, plages du nord (Plage sauvage Marsella le week-end) et du Sud(Plage El Coco eau calme)

29-30-31-1er juillet : Leon et sa côte Pacifique (Province de Leon et le Nord-Ouest)

Hébergement : Bigfoot Hostel à 6 $ la nuit (www.bigfoothostel.com)

Visite et activités : Promenadedans la ville, la Cathédrale, marché central, Rivière souterraine Hervideros de San Jacinto, Surf de cendres du Volcan Cerro Negro, Ascension du Volcan Momotombo, Distillerie de rhum Flor de Cana, Poneloya (belle plage) Las Penitas (Soirées, surf, baignade), Isla Juan Venado (tortues, circuit)

1er - 2 août : Managua (Province de Managua)

Hébergement : Managua Backpackers Inn (www.managuahostel.com)

Visite et activités : Huellas de Acahualinca, Le malecon, Zona Metrocentro
Croisière sur le Liberty of the Seas - Royal Caribbean le 25 avril 2013 English translation pending
by Laurentsan · 2013-05-12 · 22 replies
Je reviens d'une croisière sur le Liberty of the Seas de 6jours 5 nuits au départ de Barcelone. Le circuit comprenait des escales à Villefranche, Rome, Livourne et une journée en mer. Nous sommes partis de Barcelone le 25 avril sous une pluie battante et malheureusement la pluie ne nous a pas quittés du séjour. L'embarquement fut long et fastidieux et après 01:20h d'attente nous avions enfin nos cartes pour accéder à bord Nous étions 3, mes parents et moi. Nous avions une cabine famille (family oceanview stateroom). La cabine était située au pont 9 sous la timonerie. Très spacieuse, la cabine offrait un coin nuit séparé (semblable à un coin montagne), un salon, un grand lit, un deuxième petit salon sous les hublots et une salle de bain. La décoration était simple et un peu triste mais la cabine était fonctionnelle, silencieuse, parfaite pour s'isoler les uns des autres. Le panorama sur la proue du navire était magnifique. Le reste du bateau était différent de la cabine. Moderne et innovant. La promenade offrait un grand espace dans le bateau, tel un centre commercial ou une rue piétonne, avec ses bars, cafés et boutiques. À chaque extrémité se trouvaient deux immenses atriums avec des ascenseurs de verre. Contre toute idée reçue, nous n'attendions presque jamais pour un ascenseur. La circulation dans le bateau était toujours facile et aisée sauf lors de la soirée du commandant mais cela était compréhensible! Nous avons peu profité des bars et des boutiques de la promenade. Ils étaient peu attrayants et plutôt quelconques. Les enfants et les adultes apprécieront les parades animées des personnages de Dreamwork (Schrek, Fiona, Alex...) sur la prom certains soirs ou après-midi. Nous prenions généralement le petit déjeuner à la cafétéria ou dans la cabine les matins d'escale. La cafétéria (Windjamer) était vite saturée. Elle était de qualité moyenne et offrait peu d'endroit ou s'isoler. Bien que située à la poupe du navire, il n'y avait aucun espace extérieur. Il était fort regrettable de devoir toujours être enfermé dans le bruit et le monde. Aussi, dès que nous pouvions, nous prenions nos repas dans la salle à manger. Le midi un service brasserie était offert dans la salle à manger au pont 3. Rapide, bon et silencieux dans un cadre très classe. Le soir nous avions opté pour la formule My Time qui permet de dîner à l'heure que l'on souhaite. RCI recommandait de réserver mais nous ne le faisions jamais. Nous nous présentions quand bon nous semblait et n'attendions que très rarement. Les repas était copieux, de bonne qualité hormis les desserts souvent décevants. Un service toujours impeccable et presque toujours en français. À ce sujet, il était toujours facile de trouver quelqu'un au restaurant ou à la réception parlant français. Les menus, le journal et le programme d'escale étaient disponibles en français. Venons-en aux spectacles : superbes, professionnels dynamiques et jeunes. Oubliez les ténors ennuyeux, les spectacles bidons de magiciens et les chorégraphies approximatives de la concurrence. Place au spectacle de trapézistes, au patinage artistique et à la comédie musicale Saturday Night Fever. Ok ce n'était ni le Cirque du Soleil, ni Broadway, mais après avoir vu 4 spectacles du Cirque du Soleil et 10 comédies musicales, j'ai salué les prouesses des artistes de RCI considérant qu'ils étaient à bord d'un paquebot. Il y avait aussi des séances de cinéma 3D gratuits. Le bateau était orienté pour les sportifs avec salle de gym bien équipée, studio de Yoga et de pilates (payant), ring de boxe, mur d'escalade et simulateur de surf(flow rider). Je suis allé à la gym tous les jours profitant d'une vue magnifique et une fois au mur d'escalade. Ce dernier fermait à la première pluie car il devenait glissant. J'ai voulu essayer le flow rider mais l'eau n'était pas chauffée et il faisait trop froid. Je me suis contenté d'admirer les 10 téméraires surfer la vague mécanique. Dommage! À ce propos les piscines n'étaient pas chauffées. Seuls les jacuzzis l'étaient, au nombre total de 7, dont 2 immenses surplombant les ponts piscines. Impressionnants mais vite pleins sauf pendant les escales. Ce qui nous mène à Civitavecchia. J'avais acheté les billets à l'avance sur internet afin d'éviter les queues interminables de la gare. Je le recommande vivement. Le bureau juste avant la gare vendait également les billets de Trenitalia, excellente alternative au personnel dépassé de la gare. Rome était saturée de monde mais nous avons pu nous échapper en visitant la villa Medici. Très belle collection et jardins splendides. À Livourne, nous sommes descendus dès 7:30 pour nous rendre en taxi jusqu'à la gare (25€). De là un train direct (18€ A/R sur internet) nous a conduit à Florence en 1:20. Florence était malheureusement elle aussi saturée. Impossible de visiter la galerie de l'académie ou le palais ufizzi. Les queues dépassaient 1h d'attente. Peut être aurait-il fallu acheter les billets sur internet là aussi? La prochaine fois! De retour à Livourne, moins pressés par le temps, nous n'avons pas pris le taxi mais le bus de la gare au centre. Le tout pour 1€20 par personne(le tabac de la gare vendait les billets). ensuite nous avons pris la navette du bateau. Apparemment il fallait payer 5€ pour rentrer au bateau mais personne ne nous a rien demandé. Toujours ça de gagné. L'avantage avec RCI ( et pratiquement de toutes les compagnies américaines) était l'absence d'escale de demi-journée. Le bateau arrivait tôt pour repartir vers 19:00. C'était moins frustrant et cela permettait de faire les visites par soi-même. Voilà je tenais à vous faire partager notre belle expérience sur le Liberty of the Seas. Vos commentaires sont les bienvenus et j'espère que cela permettra de convaincre ceux qui hésitent à partir sur un navire américain.
Compte rendu de la transat Brésil Europe en mars 2013 du Costa Fortuna English translation pending
by Rcoucou · 2013-04-13 · 90 replies
bonjour à tous

ci dessous mon compte rendu sur cette très bonne croisière de 20 jours passée avec mes amis et une sympathique équipe de membres de VF 😉

le mercredi 13/03/2013

Transfert à la gare de Lille avec 1H d'avance suite aux intempéries de la veille, la Sncf nous recommandait d'anticiper notre départ, ce que nous avons fait en prenant le TGV précédant, qui était en retard de 20mn, et ce qui nous a permis de rejoindre l'aéroport ChDG à temps pour le Vol sur la compagnie brésilienne TAM. (avec cependant un supplèment de 77€ par personne pour emprunter cette compagnie, que Costa nous a facturé 1 semaine avant le départ)🤪😠🏴‍☠️ (Ceci fera l'objet d'un autre post bientôt )

Nous étions déjà une douzaine à nous retrouver en pays de connaissance pour un enregistrement sans problème avec au préalable la pose des étiquettes Costa sur les bagages de soute.

Une valise de 23kg chacun maximum , quoique nous pouvions en avoir deux sur ce vol de ligne, ce qui aurait posé problème avec les vols intérieurs au retour qui n'autorisent qu'une valise en soute. Avec en plus une valise cabine (attention dimensions réglementées) poids maxi de 5KG avec les objets précieux et électroniques et un sac à mains ou sacoche d'ordinateur portable.

Un vol sans problème car nous avions pu réserver nos places au 42A & C avant le départ dans l'airbus A330 , un 1er repas nous a été servi à bord accompagné de vin blanc ou rouge , que j'ai terminé par un copieux Whisky glace, notre charmante hotesse n'ayant pas pu nous fournir notre 1ère Capairinhia.😉😛

Mon séjour californien au jour le jour English translation pending
by Elyzabeth · 2013-04-03 · 207 replies
Bonjour,

Comme promis, et dans la mesure où j'ai une connexion WI-FI, voici mon petit journal quotidien.

JOUR 1- MARDI 2 AVRIL 2013

Voilà, c'est parti. Après une nuit blanche à passer en revue si je n'ai rien oublié. La navette pour l'aéroport vient me prendre chez moi vers 4 heures du matin et j'arrive pour 6 h à ROISSY T2 E.

Cette fois, j'embarque à la porte M, et il faut encore que je prenne le train automatique.

Pour le voyage, on m'a offert un surclassement en classe affaire. Alors je profite de tous les avantages que cela procure, comme l'accès au salon privé où je peux savourer un petit déjeuner buffet.

Voyage sans problème : à l'embarquement, on m'offre un verre de champagne, après quoi je prends mon petit calmant (car je suis toujours très nerveuse en avion). Après déjeuner, j'allonge mon fauteuil et je me réveille 8 heures plus tard.

A l'aéroport de San Francisco, c'est le gros bazar : je mets plus d'une heure pour passer la douane et pour sortir de l'aéroport. J'attends un peu ma navette. Bref, j'arrive à l'hôtel vers 16 heures.

L'hôtel : THE GOLDEN GATE HOTEL, 775 Bush street. Super trop bien situé, à une rue de Powel street pour les cable cars, et pour le Lorie's dinner qui fait le coin avec Sutter street. De plus, juste en face de l'hôtel il y a un parking public où vous pouvez garer la voiture pour 28 dollars.

A l'hôtel, je suis accueillie par le responsable qui parle français, mais surtout par Pip, le chat de race Mansk . Tous deux m'accompagnent jusqu'à la chambre.

Après avoir déposé mon sac et m'être changée, je pars en exploration dans le quartier. Je fais 3 bonnes heures de marche et de grimpette, car oui, SF , c'est raide ! De quoi passer une nuit tranquille dans ma petite chambre douillette.

Voilà pour cette première journée : demain le véritable séjour commence. Au programme : visite de Chinatown et des alentour. Et puis achat du pass pour les transports....

A suivre ...
Notre itinéraire d'une dizaine de jours en Jordanie English translation pending
by Persephonae · 2013-03-28 · 17 replies
Bonjour😎,

nous partons dans 10 jours pour une dizaine de jours en jordanie... Après de nombreux voyages en Asie, nous nous réjouissons de découvrir le Moyen-Orient que nous ne connaissons pas du tout.

S'il y avait parmi vous des voyageurs qui seraient d'accord de commenter l'itinéraire que nous avons prévu en se renseignant principalement sur le net... nous avons les oreilles grandes ouvertes! N'hésitez pas à nous faire part de vos coups de coeur!!! Ce qui m'intéresse surtout c'est la faisabilité en tenant compte des conditions de route que nous ne connaissons pas... Est-ce que tel trajet est trop ambitieux, est-ce que deux jours dans tel endroits ne valent pas le coup, est-ce que cette étape devrait être remplacée par une autre plus sympa, etc... Ceci est une trame, car nous aimons nous laisser surprendre et évitons de prévoir les visites heures par heures. Nous allons donc juste réserver les nuitées être tranquille. On pense louer une voiture et conduire nous-même dès le jour 2.

J1 Arrivée à Amman à minuit, nuit à Amman dans un B&B. J2 visite d'Amman. Nuit à Amman J3 Trajet jusqu'à la mer morte, se "baigner", marcher? profiter d'un spa? Visite dans le coin? Nuit mer morte J4 Départ mer morte, Wadi Siq dans wadi mujib et route des rois en s'arrêtant (où?)... jusqu'à Wadi Musa. Nuit à Wadi Musa (ou pourquoi pas plus près de Wadi Rum si qqn a une idée sympa...) J5 Wadi Rum avec un bédouin, nuit dans le désert J6 Wadi Rum puis retour à Petra. Nuit à Petra J7 Visite Petra. Nuit Petra J8 Visite Petra. Nuit à Petra J9 Départ pour Dana. Visite du village? Trek dans la réserve? Nuit au feynan Ecolodge J10 Marche dans la réserve de Dana puis dans l'après-midi, départ pour Main Hot Springs Evason... ou autre sur la route d'Amman (notre petite tradition... terminer chaque voyage par un bel hotel confortable 😇) J11 Larver... profiter de l'hotel, puis retour vers Amman. Rendre la voiture, dernier repas (peut-être en ville?) Puis aéroport , vol à 2h du matin.

Est-ce que cela vous parait tenir la route? Avons nous oublié qqch d'indispensable?

Merci d'avance pour votre aide, n'hésitez pas à nous faire partager ce que vous avez aimé dans ce pays... Nous n'avons pas de standards. Camping ou 5 étoiles, la plupart du temps entre deux... on s'adapte à tout, tant qu'il y a une jolie rencontre, un beau paysage ou une découverte à la clef.

Belle journée!
Itinéraire d'un mois au Vietnam English translation pending
by 123benoit · 2013-03-08 · 27 replies
Bonjour,

J'aimerais avoir des avis sur une partie de mon itinéraire que je peaufine, j'hésite pas mal.

Désolé pour la longueur, merci à ceux qui auront le courage de lire en entier.. ;)

C'est surtout la partie de l'itinéraire pour Cat Ba (à partir du 8 avril) qui me fait hésiter... Ça en vaut la peine ? Où est ce qu'il vaut mieux visiter la baie d'halong en une journée d'Hanoi et consacrer plus de temps à Sapa ? (Même si j'ai pas envie de partir en treck par ex) Je sais que je consacre beaucoup de jours à Hoi An par ex, mais j'en ai envie là ;) ça permet de souffler, et puis avec des journée consacrer entièrement à faire du vélo, faut bien ça pour Hoi An et Hue

Donc du 22 mars au 19 avril, sans rentrer dans les détails ça donnerait :

22 mars : arrivée à Saigon 23 mars : visite/ballade 24 mars : visite/ballade 25 mars : départ pour Dalat en avion, visite l'après midi 26 mars : visite/ballade 27 mars : départ en bus pour Nha Trang, vélo et plage 28 mars : vélo et plage, le soir train de nuit pour DaNang 29 mars : arrivée à Hoi An 30 mars : visite de la ville tranquillement 31 mars : vélo pour visiter les villages alentours 01 avril : Visite de My Son, repos (plage...)

02 avril : départ pour Hue, visite/ballade 03 avril : vélo pour voir les tombeaux 04 avril : visite puis retour le soir sur Da Nang

05 avril : Vol vers Hanoi à midi, Vietnam airlines ayant changé mon vol (aeroport Hue fermé), visite/ballade 06 avril : visite 07 avril : visite

08 avril : départ pour Cat Ba 09 avril : ballade dans la baie, si possible en petit bateau style bateau pêcheur en individuel seulement avec le batelier (?? Est-ce possible ??) j'ai vu ça sur ce blog 10 avril : journée en Kayak 11 avril : retour sur Hanoi, Train de nuit pour Sapa (via Lao Cai)

12 avril : Sapa, visite de la ville 13 avril : samedi, donc ballade au marché de Sapa et départ pour la nuit à Bac Ha 14 avril : Bac Ha, le marché du dimanche très tôt et retour l'après midi pour Lao Cai, train de nuit. 15 avril : arrivée à Hanoi, et départ pour Tam Coc (via Ninh Binh), ballade en Barque 16 avril : Tam Coc journée en vélo 17 avril : retour vers Hanoi et avion vers Saigon 18 avril : Saigon, peut être Cu Chi , shopping 19 avril : départ

MERCI
Compte rendu d'une croisière Bahamas - îles Vierges américaines sur l'Oasis of the Seas English translation pending
by Thibault7761 · 2013-01-23 · 22 replies
Voici le compte rendu de ma croisière sur l'oasis of the seas du 1er au 8 Décembre 2012.

Voyage:

J'ai voyagé de Paris à Fort Lauderdale via Philadelphie avec la compagnie US Airways. Le vol US Airways part du Terminal1 de l'aéroport Roissy CDG et il est effectué A330-300.



Après avoir embarqué à bord de l'avion je fut assez surpris par la propreté et l'aménagement de la cabine



Nous avons décollés avec 1h15 de retard dû au brouillard très épais a CDG ce jour la, mais le retard fut rattrapé durant le vol... Nous avons eu des conditions favorables...



A mon arrivée a Philadelphie, j'avais environ 3h d'attente avant d'embarquer sur le vol pour Fort Lauderdale. Croyez moi 3h c'est très bien, car l'aéroport est gigantesque et les arrivées internationales sont à l'opposé des vols intérieurs...



A mon arrivée à FLL, j'avais reservé la nuit avant l'embarquement à l'hôtel HYATT HOUSE. Un très bon hôtel avec une navette gratuite depuis l'aéroport, et ils organisent également une navette pour les différents terminaux de croisières.. Un très bon point! J'ai pris le taxi pour me rendre au port (20$). En cas d'arrivée tardive l'hôtel d'en face propose de la restauration 24/24 à prix assez raisonnable.



La croisière:

Après environ 15min de taxi, je suis arrivé à Port Everglades. Beaucoup de navires étaient présent ce jour là...

Un mois dans l'Ouest Américain - En route vers Yellowstone! Partie 1 English translation pending
by Oliv2019 · 2013-01-11 · 44 replies
Bonjour à tous,

Je suis un amoureux de l’Ouest Américain, de ses contrées désertiques et grandioses, de cette ambiance si particulière mêlée d’aventure et de découverte. J’adore aussi la gentillesse des américains, leur disponibilité et leur serviabilité. Pour tout dire, il m’est difficile de me dire qu’il existe un pays aussi beau et où il est aussi facile d’organiser son voyage. Alors après 3 précédents voyages (2007, 2008 et 2009), il m’était tout naturel de proposer à ma chérie de découvrir l’Ouest Américain avec moi. Je lui ai dit que « Ça serait notre plus beau voyage ! » et elle a répondu positivement à ma prétention bien placée !

Nous avons donc organisé un voyage d’un mois en insistant principalement sur 4 endroits : Page, Escalante, Moab et Yellowstone. L’objectif était de faire des endroits que je n’avais jamais faits (la liste commence sérieusement à se raccourcir) tout en restant exceptionnels. Voyageforum est pour cela une vraie mine d’or ! Alors merci à tous ceux qui réalisent des carnets sur ce site qui sont une vraie source d’inspiration !

Le voyage s’est fait à 2 pendant près de 3 semaines puis mes parents (qui visitaient la Californie) nous ont rejoints pour les 10 derniers jours afin de faire ensemble Yellowstone et Dinosaure NP.

Enfin dernière petite chose, j’ai écrit la première partie de ce carnet et ma chérie a écrit la seconde (je précise avant que l’on ne croit que je suis schyso ;-) )

Quelques chiffres pour commencer : Durée : 30 jours Distance parcourue en voiture : 11 000 km Distance parcourue à pied : environ 300 km Préparation : 1 mois et demi avant de partir. Réservation auprès du NPS pour Grand Canyon Camping du Phantom Ranch (permis nécessaire), Canyonlands White Rim Road (permis nécessaire), Dinosaur NM Echo Park Camping. Réservation pour Camping Supaï. Quelques réservations d’Hôtel surtout près des parcs nationaux (Canyonlands, Yellowstone).

J’ai fait une liste des endroits que nous avons faits en y rajoutant mes propres commentaires et une notation, bien sûr très personnelle et subjective J Je serais heureux d’en débattre avec les amateurs de l’Ouest Américain ;)

· * On aurait pu s’en passer. · ** Sympa mais pas inoubliable · *** Bien, nous avons beaucoup apprécié · **** Très bien, à faire absolument · ***** Enormes surprises ou incontournables · ****** Exceptionnel, unique au monde (Grand Canyon, Havasupaï Falls, CBS Cottonwood, White Pocket, Grand Prismatic)

La carte du parcours :



Las Vegas

Las Vegas/Strip/Vieux Las Vegas (Ballade) : ** (incontournable mais comment faire autrement ?) Red Rock canyon (Randonnée, point de vue) : ** (la ballade dans les Calico Hills est agréable, un peu de monde à cause de la proximité de Las Vegas, on peut se passer de la ballade de red Spring, 2.3 km)

Grand Canyon

Grand Canyon – South Kaibab Trail (randonnée) : ****** (des points de vue à couper le souffle, un sentier magnifique, la descente se fait par là ! 12.6 km) Grand Canyon – Bright Angel (randonnée) : ***** (la fin est terrible avec un gros sac à dos, des points d’eau aux bons endroits, la remontée se fait par là ! 16.8 km) Havasupai Falls (randonnée, baignade) : ****** (le paradis sur terre ! Le prix d’accès est scandaleux…33km)

Page

HorseShoe Bend (point de vue, ballade) : **** (Incontournable, un méandre parfait du Colorado, des falaises impressionnantes, 4km) Smockey Mountain Road/Kelly Grade (piste) : **** (l’impression d’être sur la Lune, jamais vu un contraste de couleur pareil le jour où nous y étions) Cobra Arch (randonnée) : ** (un peu déçu par l’arche qui est finalement petite, par contre il n’y a personne ! 10 km) Coyote Butte South - Cottonwood section (piste, randonnée) : ****** (la nature est capable de choses incroyables, vaut largement The Wave, 5.7 km) White Pocket (pise, ballade) : ****** (une autre planète ! 2.5 km)

Kanab

Townsite Johnson Canyon Road (visite) : ** (petite ville du far West qui a servi de décor, sympa) Willis Creek (randonnée) : *** (ballade dans un canyon traversé par une rivière. Rafraîchissant et agréable 4.6 km)

Escalante

Kodachrome State Park/Panorama Trail (randonnée) : ***** (Belle surprise que ce parc, un Must, 10 km) The Vulcano/Escalante NP (randonnée) : **** (Partir avec les coordonnées GPS ! 12.7 km) Escalante River/Escalante NP (randonnée) : ** (mérite sûrement mieux mais nous nous sommes trompés de chemin ! 11.4 km) Zebra Slot Canyon/Tunnel Slot/ Escalante NP (randonnée) : **** (très photogénique, les alentours méritent aussi le déplacement 11.7 km) Aetchi Baetchi Tower (piste, randonnée) : *** (inconnu et totalement en dehors des sentiers battus 5.7 km) Coyote Gulch (randonnée) : ***** (la plus belle randonnée de l’Ouest Américain pour certains, 24.5 km) Chimney Rock (piste, point de vue) : * (a faire si dans les environs)

Capitol Reef

Gooseneck Overlook et Sunset Overlook (ballade, point de vue, ): * (A faire si on est dans le coin, 1 km) Hickman Bridge (ballade) : *** (Arche grandiose, environnement magnifique, 3.2 km)

Hanksville

Dirty Devil Overlook (piste, point de vue) : **** (un des plus beaux points de vue de l’Ouest Américain) Leprechaun Canyon (randonnée) : **** (ludique, photogénique, surprenant 3.2 km) Hite Overlook (point de vue) : ** (à voir si on passe à côté) Road Canyon Ruins (randonnée) : **** (très belles ruines, jolies couleurs 7.2 km) Mule Canyon/House on Fire (randonnée) : **** (l’intérêt principal est photogénique 3.4 km)

Moab

Druid Arch/Chesler Park (randonnée) : ***** (Arche grandiose dans le plus beau parc pour marcher 21 km) Anticline Overlook (piste, point de vue) : **** (mérite les 100 km de détour !) Mesa Arch/ Island in the Sky (ballade) : ***** (un must 1.6 km) Whale Rock Trail/Island in the sky (ballade) : * (intérêt limité à part monter sur un rocher qui ressemble à une baleine ! 1.6 km) Upheaval Overlook/Island in the Sky (point de vue) : **** (cratère de météorite, couleurs et forme impressionnantes 1.6 km) Green River Overlook/Island in the Sky (point de vue) : **** (splendide) Aztec Bute Trail/Island in the Sky (ballade) : ** (l’accès à la 2e butte était interdit, mérite surement mieux, 1 km) False Kiva Trail/Island in the Sky (ballade, point de vue) : *** (photogénique, un petit côté mystique, 3.5 km) Shaffer Trail/Potash Road/Island in the Sky (piste) : *** (descente impressionnante, très cassante) White Rim Trail Road/Island in the Sky (piste) : ***** (une piste de 160 km, mythique, inoubliable) Zeus & Moses Trail (ballade) : ** (pour se dégourdir les jambes lorsqu’on fait la piste de White Rim Trail Road, 4 kme) Dead Horse Point (point de vue) : ***** (Grandiose) Long Canyon Road (piste) : *** (un passage légèrement technique, beaux points de vue) Corona Arch (ballade) : **** (majestueuse, nécessite peu d’effort pour y aller, 4 km) Dinosaur Track/Petroglyphes/Colorado River/Moab (ballade) : ** (à voir si on passe à côté) Hurrah Pass (Piste) : *** (bien) Mill Creek (ballade) : *** (rafraîchissant, 3 km) Survol canyonlands (Vol) : **** (Au départ de l’aéroport de Moab, inoubliable) Onion Creek/La Sal Mountains Loop/Castle Valley (Piste) : **** (des paysages très différents, un MUST. Attention une des pistes les cassantes que j’ai faite) Fisher Towers (Ballade) : *** (A faire en fin de journée, parait-il les falaises les plus rouge de l’Ouest Américain 2.7 km) Negro Bill Canyon/Morning Glory Bridge (Randonnée) : *** (facile, sympa, le pont naturel est dur à photographier, 7 km) Crystal Geyser (Visite) : **** (des couleurs magnifiques, surprenant) Buckhorn Wash Road & petroglyphs (piste) : *** (très jolis petroglyphs) Little Grand Canyon Overlook (Point de vue) : *** (le détour en vaut la peine !)

Yellowstone

Grand Teton National Park/Scenic Road (Points de vue) : **** (Chaîne de montagne majestueuse) Kepler Cascades (Point de vue) : ** (A côté de la route (entrée Sud), quel débit !) Old Faithful/Morning Glory Pool/Yellowstone (Ballade) : **** (site principal du parc, éruptions courantes, un peu trop “organisé” à notre gout, 5 km) Black Sand Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (pools avec des très jolies couleurs, 1 km) Biscuit Basin/Yellowstone (Ballade) : ***** (Magnifique, 1 km) Midway Geyser Basin/Grand Prismatic Spring/Yellowstone (Ballade) : ****** (s’il faut n’en voir qu’un ! Surtout depuis la colline en face ! 4 km) Lower Geyser Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (un décor de fin (ou de début) du monde, 0.7 km) Terrace Spring/Yellowstone (Ballade) : ** (pas essentiel, 0.2 km) Gibbon Falls/Yellowstone (Point de vue) : ** (Sur la route, à voir) Monument Geyser Basin/Yellowstone (Randonnée) : *** (je ne sais pas si cela vaut le temps passé vu toutes les autres merveilles du Parc, 4 km) Artist Paint Pot/Yellowstone (Ballade) : *** (très varié, 2 km) Norris Geyser Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (steamboat geyser est très actif, 4 km) Mammoth Hot Spring/Yellowstone (Ballade) : ***** (une des 3 choses à voir absolument avec grand prismatic et le canyon de Yellowstone, 3 km) Upper Terrace Drive/Yellowstone (Route) : **** (très intéressant) Roaring Mountain/Yellowstone (Point de vue) : * (Mouais, si on veut se dégourdir les jambes 2 min) Canyon de Yellowstone (Lower Falls, Grand View, Upper Falls, Uncle Tom trail (le début), Artist Point) /Yellowstone (Points de vue, Ballades) : **** (le canyon a des couleurs à tomber, des chutes d’eau impressionnantes, 3 km) Sulfur Calderon/Yellowstone (Point de vue) : ** (pas essentiel) Mud Vulcano/Yellowstone (Ballade) : ** (bien, 1.2 km) Strom Point trail/Yellowstone (randonnée) : *** (sympa, calme, plein de marmottes ! 3.5 km) West Thumb/Yellowstone : **** (A voir absolument, 1.5 km)

Dinosaur national Monument

Island Park Road (Piste) : *** (Piste facile, presque personne) Petroglyphes de McKee Spring (Ballade) : **** (ceux-ci et ceux d’en face sont splendides !) Island Park Overlook (Point de vue) : *** (joli point de vue mais trop « européen » pour ma part) Jone Holes trail (Randonnée) : *** (très agréable, attention aux serpents (on en a rencontré 3) 12 km) Fossiles du Quarry Exhibit : *** (impressionnant mais organisé) Sounds of Silence trail (Ballade) : *** (ballade sympa, 5km) Split Mountain Overlook (Point de vue) ** (sur la route) Josie’s Cabin (Visite) : ** (intéressant, un autre monde) Pétroglyphes (lézards) (Ballade) : *** (unique) Escalante Overlook, Canyon Overlook, Island park Overlook, Iron Spring Bench Overlook, Echo park Overlook (Points de vue) : *** (à faire) Pétroglyphes horizontaux (Ballade) : *** (surprenant) Harpers Corner trail (Ballade) : **** (très sympa et point de vue grandiose, 3.5 km) Echo Park Road (Historic Chew ranch, Pool Creek petroglyphs, Whispering Cave, Picasso Face) (Piste) : *** (sympa) Steamboat Rock Trail & Overlook (Ballade, Point de vue) : **** (Magnifique, 5 km) YampaBench Road (Castle Park, Harding Hole and Wagon Wheel Point Overlooks) (Piste) : *** (Intéressant mais un peu long)

Samedi 21 Avril

Après un vol pour Los Angeles sans encombre, nous nous empressons d’aller au loueur de voiture avec la ferme intention de trouver le véhicule adapté à notre programme. Bon, dès le début, l’hôtesse nous la fait à l’envers en nous disant qu’ils n’ont pas de 4*4 en full size mais uniquement des SUV routiers…elle nous propose de payer un supplément pour avoir un 4*4 dans la taille supérieure. De nature confiante (quoi que..) on va voir… et là ils nous sortent un veau version XXXXXL et en 4WD en plus ! Ca sent l’arnaque à plein nez : le véhicule ne doit pas appartenir à l’agence de Los Angeles et ils cherchent un pigeon pour le ramener à sa véritable agence, en plus à nos frais ! Bref, je prends les choses en main et farfouille dans l’allée. C’est vrai, il n’y a pas grand-chose, mais un écusson « trail rated » sur une Jeep Liberty avec une vrai roue de secours, 4*4 manuel et pont court, finit par me convaincre que nous avons trouvé notre monture pour le mois. Seul petit bémol, les pneus ne semblent pas être de la première jeunesse. Pas grave, nous prévoyons de faire un saut à l’agence de Las Vegas pour voir s’il y a mieux. Mais pour l’instant, nous devons décoller de Los Angeles pour rejoindre Las Vegas. Le temps a quand même tourné et nous avons de la route à faire !

A mesure que nous sortons de Los Angeles, le temps s’éclaircit. Ce n’est pas qu’il fait mauvais à Los Angeles mais la pollution créé un nuage qui oblitère en partie le soleil. Les automatismes reviennent vite : doubler par la droite, rouler 7mph au-dessus de la vitesse indiquée. Le plaisir de conduire sans stress revient tout aussi vite. La température monte progressivement et il fait 104°F à Las Vegas. Quoi ! 30°C de différence avec Paris que nous avons quitté 24H plus tôt. Humm trop bon !

L’entrée par le Strip est toujours un moment où l’on hésite entre fascination et kitsch… ah ces américains, tout dans la démesure et le superficiel…



La chambre prise (Riveria Hotel : bon rapport qualité/prix), nous filons vers Fremont Street pour aller voir le « Vieux » Vegas. Enfin vieux, c’est tout relatif car nous sommes accueillis par un spectacle son et lumière à décoiffer un chauve ! Quelle débauche de Watts !

Nous déambulons pendant 1H au milieu de personnages allant de Disney au travesti SM. Tous les goûts sont dans la nature paraît-il alors nous dirons simplement que tout participe à la fête. Ah oui, ça avait l’air aussi sympa la tyrolienne installée sur la longueur de Fremont Street. Dommage qu’il y avait autant de monde à faire la queue sinon ça nous aurait bien dit de jouer à Tarzan !









Buffet à volonté (très moyen), quelques dollars rapidement dépensés au bandit manchot et la fatigue commence à se faire sentir. Il faut dire que l’on a déjà fait le tour du cadran depuis le départ… donc nous décidons de retourner au Strip par le Bus. Ce fut interminable : 1H pour rejoindre Treasure Island ! Nous étions à deux doigts de faire notre nuit dans ce bus. Heureusement des américains excessivement bruyants nous en ont empêchés (involontairement). Nous profitons des quelques spectacles du Strip jusqu’au Bellagio et décidons d’aller rejoindre Morphée à l’Hôtel, fatigués mais heureux d’être là. Vraiment heureux !





Dimanche 22 Avril

Malgré une nuit très courte, décalage horaire et excitation nous font décoller tôt. Petit déjeuner au Deny’s … humm les pancakes et le chocolat avec crème, quel régal !

Nous filons maintenant à l’aéroport de Las Vegas pour dénicher un meilleur véhicule (ou au moins avec de meilleurs pneus). Pas de chance, le choix est aussi limité qu’à Los Angeles. Il y a bien une jolie Jeep Wrangler avec des pneus impressionnants mais le toit est en toile. Ce n’est vraiment pas l’idéal pour laisser une voiture plusieurs jours en plein désert… Pas de doute maintenant, il va falloir rouler doucement sur les pistes avec la Liberty ! Comme nous avons quelques backpacking et des nuits sous la tente, nous devons faire quelques courses (bombonnes de gaz, glacière, réchaud…). Nous trouvons un très bon magasin (Bass Pro Shops Outdoor World), un peu cher mais avec beaucoup de choix.

En prévision de la descente du Grand Canyon de demain, nous allons maintenant nous dérouiller un peu les jambes au petit parc de Red Rock Canyon situé à quelques km à l’Ouest de Las Vegas.



Premier arrêt à calico Basin pour une rapide ballade (20 min) qui consiste à aller voir une source et profiter des paysages de la partie Est du red Rock. La chaleur est déjà difficilement soutenable car il n’est pas loin de midi et la région connait des records de température.





Nous repartons vers l’entrée du parc. C’est Dimanche et il y a quand même pas mal de visiteurs qui espèrent surement échapper aux températures caniculaires (le parc est à 1 200 m d’altitude). Nous faisons la ballade qui longe les Calico Hills en regardant de temps en temps quelques personnes faire de l’escalade. Les roches « Atztec sandstone » rouges orangées tranchent magnifiquement avec les autres roches blanches et grises.

Parcours de la petite ballade

Avec le profil suivant





De retour à la voiture, nous voyons que nous n’avons plus vraiment le temps de découvrir ce parc et nous parcourons le reste de la route en voiture. En effet, nous devons rejoindre Tusayan d’ici ce soir.



La route est longue et monotone mis à part les kilomètres aux alentours du Lac Mead. Tiens il y a un nouveau pont au-dessus du barrage Hoover ! Il n’y a plus les traditionnels embouteillages lorsqu’il fallait passer sur le barrage.

Au loin, nous apercevons une fumée se dégager. Est-ce un incendie, une tornade de poussière. En s’approchant de plus près on se rend compte que c’est un incendie qui vient de la route. En effet, un camion vient juste de prendre feu et sa cargaison est en train de partir en fumée. Nous ne savons pas ce que c’est mais il y a par moment des explosions. Tous les véhicules sont arrêtés car il est impossible de passer. Au bout de 5 min, un premier 4*4 escalade le talus pour prendre l’autre voie à contre sens. A son passage une explosion plus violente se fait entendre mais ça va il passe sans problème. Puis d’autres décident de suivre son exemple. Comme nous ne sommes pas vraiment en avance nous faisons la même chose et puis c’est le premier test de franchissement pour notre véhicule. Test réussi et haut la main ! De l’autre côté, nous voyons le chauffeur qui est indemne et qui attend les pompiers.

Après plusieurs heures de route, nous arrivons à Tusayan. Nous sommes tellement fatigués que nous n’avons même pas la force de manger ! Direct au lit !

Au fait, pourquoi faisons nous Las Vegas -> Grand Canyon -> Havasupaï ? Alors que la logique aurat voulu que l’on fasse Havasupaï avant Grand Canyon… Tout simplement parce que je m’y suis pris comme un manche au moment de la réservation et que j’ai inversé les dates ! Ma petite étourderie nous aura coûté au moins 6 à 8H de route ! Je vous l’ai dit : J’ADORE conduire aux Etats Unis ! ;)

Lundi 23 Avril

Aujourd’hui c’est la descente du Grand Canyon qui nous attend ! Nous avons choisi l’option de faire la rando sur 2 jours afin de profiter un maximum de l’endroit. La rando en 1 jour est surement faisable mais cela nécessite de partir très tôt, probablement aux alentours de 4H du matin. Nous préparons les sacs en essayant de limiter au maximum le poids mais avec la tente, 4,5L d’eau chacun, la bombonne de gaz, le réchaud, sac de couchage, la nourriture pour 2 jours, les vêtements, le matériel de photo …le sac s’alourdit considérablement : entre 15 et 17 kg pour le mien ! Il faut dire aussi que nous avions mal lu les conditions d’accès à l’eau et pensions qu’il n’y avait pas d’eau au camping du phantom ranch ! D’où les 9L d’eau à 2…. Bref passons cette épisode peu glorieux de la préparation (encore un…) et attaquons nous aux 1 400 m de dénivelé négatif !

Tout d’abord, nous allons prendre des forces avec un petit déjeuner à la Cafétéria du Lodge du Grand Canyon. Puis nous prenons la navette qui nous amène au début du South Kaibab Trail. Nous démarrons doucement la marche car il nous faut nous habituer à la lourdeur des sacs et puis nous ne sommes aux Etats Unis que depuis 2 jours (pas très sérieux de faire cela si tôt après un long vol mais bon..). Cela nous laisse au moins le temps de profiter de la beauté du paysage ! Il est 9H du matin et il fait déjà chaud. Le temps est magnifique !

La carte du parcours

Profil de la descente

Profil de la remontée





Plus nous descendons et moins il y a du monde. C’est le chemin que la plupart des randonneurs prenne pour aller dormir en bas du grand Canyon car il n’y a pas d’eau sur le South Kaibab Trail, au contraire du Bright Angel qui est pris pour la remontée. Nous doublons quelques personnes qui nous font vraiment envie car elles portent un petit sac. Elles ont eu la chance de pouvoir réserver une chambre dans le Phantom Ranch, hummm. Il faut savoir que les réservations se font généralement 1 an et demi avant ! Avec notre mois et demi de préparation, nous avons même eu de la chance d’avoir déjà une place au camping du Phantom Ranch ! Le chemin offre des vues plongeantes et spectaculaires et le Colorado se dévoile de temps en temps lorsque le plateau se rapproche de la falaise.

















Nous arrivons au bord du Colorado vers 14H après avoir traversé le Dark Bridge. C’est l’occasion de faire une pause bien méritée. Quel plaisir de déposer le sac à dos et d’enlever les chaussures :-) Nous ne résistons pas à l’envie de tremper nos pieds dans l’eau très très rafraichissante du Colorado. Vu d’ici le grand Canyon ressemble à un canyon normal car il est impossible d’apercevoir les rim Sud et Nord, situés 1400 m plus haut.





Après avoir monté la tente (emplacement de camping nickel), nous allons nous désaltérer, on dira plutôt se réhydrater, avec des litres de citronnade au Bar du Ranch. Tiens que m’arrive-t-il ? Je ne suis pas capable de lever le verre…en fait, j’ai tellement mal aux trapèzes à cause du sac que je suis incapable de lever les bras ! Quand on vous dit qu’on manquait de préparations ! En revenant à la tente, le « ranger » arrive et nous prend à parti pendant 30 minutes pour nous expliquer les règles d’usage du camp. On écoute sagement mais on rigole quand même intérieurement quand il nous explique que si l’on laisse un morceau de plastique à l’intérieur de la tente, on risque de se faire attaquer pendant la nuit par une horde d’animaux sauvages qui voudrait dévorer le plastique :-)

Après un succulent repas à base de nouilles déshydratées, nous allons voir le coucher de soleil sur les falaises bordant le Colorado. Quel calme ! On a surtout le sentiment d’être dans un endroit unique et reculé.





A 19H, nous nous endormons, fatigués, en espérant qu’une bande d’écureuils ne nous agresse pas pendant la nuit !

Mardi 24 Avril

Finalement et malgré les dangereux animaux rodant surement toute la nuit, notre tente est intacte et nous avons passé une superbe nuit, aidés il est vrai par une superbe fatigue ! Nous nous levons aux premiers rayons du soleil vers 5H30. Il nous faudra 1 petite heure pour tout ranger et prendre le petit déjeuner. Au moins déjà la moitié des randonneurs est déjà partie. Il faut en effet éviter la forte chaleur durant la remontée, surtout qu’il y a des records de température en ce moment (34° hier au bord du Colorado !).

Nous quittons Bright Angel Creek puis nous traversons le Silver Bridge, pont suspendu qui enjambe le Colorado. Le temps s’annonce radieux !









Le chemin longe tranquillement le Colorado (quelques montées et descentes quand même) jusqu’au début de la montée allant à Indian Garden qui s’effectue dans l’ombre (en partant tôt bien sûr) puis sous les arbres.







Il n’y a pas du tout les mêmes vues plongeantes que lors de la descente du South Kaibab Trail mais le chemin est très agréable et pas trop pentue pour l’instant. En plus, il n’y a pas grand monde ce qui est normal. Nous croisons quand même certains randonneurs partis à 4H du matin de la haut (dont un qui le faisait en courant) !





A partir d’Indian Garden les choses se compliquent et la montée devient bien plus raide. Nos pas ralentissent au fur et à mesure que nous nous rapprochons du bord du Grand Canyon et « bizarrement » le poids du sac à dos se fait de plus en plus sentir ! Heureusement, les rangers ont mis en place 3 points d’eau tous les 1.5 miles afin d’éviter de porter trop d’eau. Un système de pompe fait remonter l’eau depuis Indian Garden jusqu’aux 2 autres points d’eau situés plus haut. Les derniers lacets sont interminables mais beaucoup de touristes nous encouragent en nous voyant souffrir. C’est sympa !



A 14H30, nous effectuons nos derniers pas dans le Grand Canyon et une fois le panneau franchi nous tombons dans les bras l’un de l’autre. Nous sommes fiers de l’avoir fait. We did it ! Quel soulagement d’enlever le sac à dos en attendant le bus :-) Nous sommes quand même exténués…

La climatisation à fond dans le bus additionnée à la fatigue a raison de mes dernières forces et j’en profite pour choper la crève ! Il faut dire aussi que 45 min pour rejoindre le visitor center…c’est pas très rapide. Bref, nous récupérons la voiture qui n’a pas explosé malgré les bonbonnes de gaz qu’elle contient..oui c’était notre crainte depuis la veille d’avoir laissé la voiture au soleil avec 3 bonbonnes de gaz à l’intérieur ;) Heureusement, il fait quand même bien plus frais là-haut qu’au bord du Colorado. Nous allons étancher notre soif à la cafeteria. Humm trop bon ! Malheureusement, nous n’avons pas trop le temps de traîner car nous devons rejoindre Peach Springs ce soir.

Retour donc vers l’Ouest en profitant cette fois-ci du paysage de la route que nous avions fait de nuit 2 jours plus tôt. Nous avons choisi le motel le plus près du site de Havasupaï mais il faut avouer que ce n’est pas vraiment cela : il est cher pour la prestation offerte et en plus nous sommes seuls. Ça fait un peu comme dans les films où un jeune couple disparait dans des conditions étranges lors de son séjour dans un Motel paumé au milieu de nulle part. Un peu glauque à vrai dire…

2e inquiétude et pas des moindres : le temps annoncé pour demain n’est pas terrible et pour le surlendemain carrément abominable ! De violents orages sont annoncés d’ici 24H et nous avons prévu de faire Havasupai en 2 jours… Nous contactons le prestataire qui organise des vols en hélicoptère afin de gagner 1 journée de randonnée mais aucun vol n’est effectué demain ! Nous n’avons donc pas le choix, il va falloir effectuer la randonnée sur 1 journée, soit 35 km avec 800m de dénivelé positif et négatif ! Sur ce bonne nuit !

Mercredi 25 Avril

On se lève vers 3H30 du mat et après avoir checké une dernière fois la météo nous décidons de mettre notre plan à exécution. Nous partons du Motel à 4H et prenons la route qui mène tout droit à Hilltop. Enfin tout droit c’est vite dit car à cette heure avancée de la nuit c’est toute la famille Lapinou qui a décidé de traverser la route et de jouer à cache-cache avec les roues de la voiture ! C’est con quand même un lapin dès fois…surtout quand il a des envies de suicide !

Nous arrivons pile au moment où le jour commence à se lever vers 5H30. Le parking est plein de randonneurs ayant passé la nuit à Supai. Il y a un gardien à Hilltop pour surveiller les voitures. Nous nous équipons rapidement et partons de suite.

Une petite carte de l’itinéraire

Ce qui donne le dénivelé suivant

Le temps est très couvert mais on ne dirait pas qu’il va pleuvoir. Le canyon d’Havasu s’ouvre devant nous. Je le trouve assez majestueux avec ses hautes falaises régulières aux couleurs rougeâtres.



On distingue le labyrinthe formé par le 2e petit canyon situé à l’intérieur et qui mène au village de Supaï. Tout est là pour une journée mémorable !

Nous entamons la descente en courant car la météo annonce de possibles averses dès 9H du matin. Passés les switchbacks une longue pente conduit à l’entrée du sous canyon creusé par la rivière qui est maintenant totalement à sec. Nous marchons d’un pas très rapide et commençons à croiser les premiers randonneurs remontant dans l’autre sens. Ils nous demandent d’ailleurs s’il pleut là-haut ! Nous additionnons les kilomètres et finissons par atteindre la rivière Havasu.

L’eau est d’une limpidité incroyable, sa couleur bleu turquoise invite à la baignade ! Après 2H20 d’une marche très active nous atteignons les premières maisons du village et nous sommes au visitor center à 8H. 2H30 pour faire 13 Km, ça fait une bonne moyenne !



Nous payons les droits d’entrée : 88$ pour 2 simplement pour rentrer, sans autre prestation et pour quelques heures…on trouve cela tout simplement scandaleux ! Le paradis a un prix parait-il, les indiens l’ont bien compris !

Nous contournons le village par la droite (chemin imposé, pas le droit de traverser le village..) et arrivons aux premières chutes : Navajo Falls. Elles sont très larges et doubles. Elles ressemblent aux chutes que l’on voit dans les tableaux lumineux des restos chinois (je sais c’est une super référence !). Il y a beaucoup de végétation sur les parois des chutes formant un mur végétal à travers lequel coule l’eau.





La chute d’après est me semble-t-il nouvelle et a été créée lors de la dernière inondation. Elle est assez classique mais de toute beauté. A sa droite la rivière s’écoule à travers de larges bassins.









Nous reprenons le chemin, ce qui laissera à nos appareils photo le temps de se reposer un peu !





Au bout de 1 à 2 km un bruit assourdissant se fait entendre. Rien qu’à ce bruit nous savons que nous allons découvrir quelque chose d’exceptionnelle :-) La première vue sur Havasu fall est mémorable. Plus que la chute d’eau, c’est tout l’environnement qui donne l’impression d’arriver dans un coin du paradis : un large bassin rempli d’une eau d’une couleur irréelle qui se termine par un bassin plus petit formant une sorte de jacuzzi, une large chute tombant au milieu de coulées de roche.

A la vue de ce merveilleux spectacle nous courons littéralement. En quelques secondes nous sommes en maillot de bain et en plus l’eau est agréable ! We like it !



Nous y restons près d’une heure mais le temps nous étant compté aujourd’hui, nous décidons à regret de partir en direction de la 3e chute. Nous traversons le camping. Il y a quelques personnes mais il n’est pas vraiment plein. Les gens ne semblent pas vraiment s’inquiéter des orages qui s’annoncent (ou peut-être ne sont-ils pas au courant..).

Après 1.4 km un nouveau grondement sourd se fait entendre et nous découvrons d’en haut Mooney Fall, beaucoup plus haute que les chutes précédentes. Son mugissement est impressionnant. Nous entamons la descente en nous aidant des chaînes mais nous nous rendons compte que nous avons dépassé le temps que nous nous étions fixés pour notre départ. Il est 12H15 et nous devons en effet repartir afin d’éviter les fortes pluies orageuses annoncées pour la fin de la journée.





La remontée s’annonce dure car nous avons déjà fait 17 Km et bizarrement, à l’aller, le chemin ne nous avait pas semblé aussi pentu…

Après un petit verre rafraîchissant à Supaï nous entamons la remontée. Pour tout dire, elle me semblera interminable, surtout la partie dans le sous canyon. Et puis, nous croisons d’incessantes colonnes de mules déversant des tonnes de crottin sur tout le trajet. Ca gâche un peu la beauté du parcours, renifler toutes les 30 secondes une odeur de merde, y a quand même plus agréable !

Le temps couvert a l’avantage de nous protéger de la chaleur pendant la remontée. 20km, 25km, 30km…les muscles deviennent douloureux et il est de plus en plus difficile de marcher (du moins pour ma part). Le rythme ralentit et nous commençons à entamer nos réserves. A la sortie du sous canyon, les 2.5 derniers km de la montée finale nous attendent et je m’aide d’un bâton afin de soulager l’arrière de ma cuisse droite qui me tire à chaque appui. A la limite de mes forces, 17H25, je jette mon bâton en l’air. We did it ! 35 km, 800m de dénivelé positif et négatif. Ce fut notre Havasu marathon !

Pas le temps de traîner, nous rejoignons Flagstaff, fatigués mais heureux d’avoir vécu une superbe journée. Inoubliable !

Jeudi 26 Avril

Nous nous levons à 7H30 pour une journée de transition nous menant à Page. Le temps est vraiment mauvais, pluie et orages. On se dit qu’on a bien fait de faire havasu Falls en une seule journée. La route vers Page s’effectue pratiquement intégralement sous la pluie.

Arrivés à Page, nous prenons possession de la chambre au Motel 6 : piscine fermée, machine à glaçons en panne, lit défoncé, isolation totalement inefficace…à éviter mais on n’a pas le choix.. on a réservé 3 nuits ici !

Il est 15H et nous remarquons que les éclaircies reviennent. Nous décidons d’aller à Horseshoe bend que je connais bien (3e fois pour moi) mais c’est un peu incontournable ! Et puis nous avons l’intention de nous balader dans la partie Nord Est du site (après avoir fait la partie Sud-Ouest il y a 3 ans).

La vue sur ce méandre parfait du Colorado est toujours aussi impressionnante et les couleurs toujours aussi remarquables ! Nous nous baladons ensuite au milieu des tepees, formes tabulaires, buttes striées et en profitant toujours de vue impressionnantes. Nous effectuons une boucle qui nous reconduit à la voiture. Ce fut une ballade super agréable qui permet de s’éloigner du monde.











Le temps reste quand même menaçant mais nous décidons d’effectuer le début de la piste de Smokey Mountain Road, notamment la montée de Kelly Grade qui est la partie la plus spectaculaire de la piste et qui offre des points de vue magnifiques sur le lac Powell.











Vendredi 27 Avril

Ce matin, nous partons à 7H ! Pourquoi ? Parce que le tirage au sort pour Coyote Bute North et Coyote Bute South se situe maintenant à Kanab et non plus à la Paria Ranger Station à coté de Page. Heureusement que nous l’avons lu sur Internet pendant le voyage ! Il nous faudra quand même 1h20 pour atteindre Kanab. Bizarre d’avoir déplacé le tirage au sort la bas… Comme nous ne sommes que 6 à vouloir faire CBS il n’y a pas de tirage au sort et nous repartons avec les permis pour le lendemain.

Pour aujourd’hui, nous avons prévu de faire Cobra Arch située non loin de la Paria Ranger Station sur le plateau au-dessus de Buckskin Gulch. La piste qui mène au début du TrailHead longe Long canyon puis s’aventure au milieu d’un plateau sablonneux.

A la fin de la piste, une dame qui lit un livre sur un transat ( !) nous indique que le début de la rando est bien ici et que le chemin n’est pas évident à suivre. Nous avons un GPS de rando et une carte donc pas de soucis pour nous, ça devrait aller !



Il est 11H15 lorsque nous empruntons le chemin non balisé. La marche s’effectue principalement dans du sable mou ou du sandstone cassant et très fin. Elle ne présente pas d’intérêt particulier et est plutôt fatigante avec un enchaînement de montées et de descentes. Nous faisons un petit détour pour voir Buckskin Gulch d’en haut, mais nous n’arrivons pas à voir le fond du Canyon.

Finalement c’est très simple d’arriver à Cobra Arch qui se découvre qu’au dernier moment. Notre première réaction est de nous dire qu’elle est beaucoup plus petite que ce nous pensions. De plus elle est très peu décollée de la falaise, ce qui rend peu aisée la prise de photo. Par contre, il est vrai qu’elle ressemble à un cobra sous un certain angle.



Pas très loin au-dessus se trouve un énorme Tepee très photogénique. C’est une mise en bouche de ce qui nous attend demain à CBS.





Sur le chemin du retour nous croisons 4 magnifiques Bighorns. Je n’en avais jamais vu lors de mes 3 voyages précédents ! Ils nous observent depuis leur promontoire. Ensuite, nous filons tout droit vers la voiture que nous atteignons à 16H15.







Que dire de cette ballade ? Elle ne nous a pas semblé essentielle et il y a surement bien mieux à faire dans la région avant de faire celle-ci. Par contre, on a bien bronzé (ou cramé plutôt car il n’y a pas une seule zone d’ombre !)

Sur le retour vers Page, nous faisons un petit arrêt à la Marina pour se tremper les pieds et faisons la route longeant le lac afin de constater que le niveau du lac a bien baissé ces dernières années …



Samedi 28 Avril

Le permis pour CBS en poche, la journée s’annonce succulente ! Nous partons de Page vers 7H30 avec une petite appréhension quand même : nous avons tellement lu de commentaires sur la possibilité de s’ensabler sur les pistes du plateau des Vermillon Cliffs que nous avons choisi le chemin le plus facile et le moins sablonneux, c’est-à-dire en faisant le grand tour par le Sud.

Nous arrivons vers 10H30 à CBS (ça fait quand même 3H de route/piste…) et sans encombre. Les passages de sable mou étaient plutôt faciles. Il y a déjà 2 autres véhicules présents sur le site et un Outfitter arrive avec 2 clients américains en même temps que nous. Ils ne nous lâcheront pas de la journée (ou l’inverse) !!

Le sentier commence par une petite marche dans du sable mou jusqu’à un petit plateau avec un rocher ressemblant à un Rubik’s cube avec plein de couleurs différentes.



Nous enchainons ensuite en passant à travers des teepees aux formes extravagantes, des vagues aux striures surprenantes, des « cornets de glace ». Le site est immense et recèle d’innombrables curiosités.











A chaque fois nous pensons être arrivés au bout et on aperçoit finalement un autre ensemble de formations, ce qui nous incite à continuer l’exploration. Il faudrait bien 2 jours pour profiter pleinement du lieu surtout si on a la passion de la photographie. Il n’y a peut-être pas la finesse de The Wave mais les formes et les couleurs sont beaucoup plus diversifiées. Nous resterons au total près de 4 heures sur place avant de nous restaurer de retour à la voiture.

Encore quelques photos de cet endroit surprenant :























Nous reprenons la piste par le chemin le plus direct pour White Pocket que nous atteignons vers 15H40. La piste est légèrement cassante dans la descente avec des grosses ornières dans le sable mou. Il faut de bons amortisseurs !

L’arrivée est assez surprenante car au « parking » nous ne voyons absolument rien. Il faut franchir les dunes de sable sur une centaine de mètre pour découvrir un décor irréel. L’impression d’arriver sur une autre planète est très forte : des brain rocks blancs mélangés à des coulées de roche rouges et des vagues colorées. J’avoue n’avoir pas pu décoller mon doigt de la gâchette : près de 200 photos en 2H ! Un vrai killer !



























De retour à la voiture, nous décidons de prendre la piste du Sud qui est la plus facile et permet de ressortir vers Marble Canyon. Au final et malgré nos craintes, la piste n’a pas été aussi dure que ce que nous pensions (les sac de couchages et les provisions pour 3 jours que nous avions pris au cas où ne nous ont pas servi !)

Nous retournons à Page pour la nuit.

Dimanche 29 Avril

Nous quittons la région de Page que nous avons beaucoup apprécié. Il y a tellement de choses à découvrir ici ! Nous nous levons à 6 heures et prenons la direction de Kanab. Notre projet initial était de faire la smokey Mountain Road mais nous avons finalement changé d’avis. L’arrivée dans l’Utah se fera donc par la Johnson Canyon Road !

Après quelques miles nous faisons un petit arrêt au Townsite de la Johnson Canyon Road. Cette ville fantôme est un ancien décor de cinéma. Il y a pas mal de bâtiments qui sont à terre mais tout y est : le saloon, l’église, l’épicerie, la potence… un vrai parfum de Farwest. Très sympa !









La route de la Johnson Canyon Road se termine et nous prenons à droite la piste de la Skutumpah Road. Elle est très roulante et passe au milieu de vallées de l’Escalante National Monument. Les vues sont plaisantes et reposantes même s’il n’y a rien de spectaculaire.

Nous passons devant Lick Wash que nous ne pouvons pas faire faute de temps et allons directement à Willis Creek. Il y a une dizaine de voitures sur le parking dont un énorme 4*4 (type camion du Paris Dakar) qui appartient à des allemands qui font un tour du monde. Impressionnant ! Il est vrai que nous sommes Dimanche et qu’avec la chaleur la ballade dans l’eau est très rafraîchissante.

Nous mettrons 1h30 pour faire la petite marche qui suit la rivière avec des passages au milieu de canyons étroits très photogéniques (trépied obligatoire). Nous croisons quelques groupes de jeunes et même des groupes à cheval. Le temps est très agréable aujourd’hui et c’est un vrai plaisir de profiter des passages ombragés. Nous allons jusqu’à la confluence avec un canyon de même taille venant de la gauche, pensant que les passages les plus intéressants étaient faits.



















Nous reprenons la voiture pour terminer la piste et allons à Kodachrome State Park.



Au loin, Powell Point qui permet d’admirer tous les environs (fait en 2009)



Il y a très peu de personnes, pour ne pas dire personne. A noter que la Cottonwood Road est fermée en ce moment pour cause de dégradation de la piste.

En route vers Kodachrome

Nous entamons Panorama trail vers 15H30. La ballade est facile et magnifique. Nous passons près de grands Hoodoos très spectaculaires. Le chemin est super bien indiqué et permet de faire le grand tour en passant par quelques passages « secrets » et surprenants. On a adoré cette ballade. Le sentier est bien sûr défini mais il y a quand même un sentiment de liberté et de découverte, les ingrédients indispensables pour une bonne ballade. Nous ne croiserons que 4 personnes sur tout le chemin (près de 10 km). Il y a de très jolies couleurs. Le vert des arbres tranche avec le rouge et le blanc des roches.















Après un peu plus d’1h30, nous sommes de retour au parking. Nous quittons Kodachrome pour rejoindre Escalante où nous logeons au Circle D Motel. Nous prenons des pizzas à l’Escalante Outfitters (beaucoup d’attente malheureusement).

Lundi 30 Avril

Il y a 1H de plus en Utah donc 1H de moins à dormir. Ceci explique que le réveil est assez dur ce matin. De plus, le petit déjeuner prendra plus d’une heure au Circle D ! Nous finissons quand même par décoller et prendre la direction de « The Vulcano ». Nous avions étudié les différents itinéraires et nous avons finalement décidé de passer par la piste du Nord (Spencer Flat Road).

Nous commençons à 10H en rentrant les coordonnées GPS de The Vulcano et heureusement car nous ne comprendrons pas grand-chose de la carte que nous avions récupéré sur Internet ! Au bout de quelques dizaines de minutes nous nous retrouvons en effet trop à gauche et nous rectifions le tir en suivant le cap sur le GPS. Il y a plein de moqui marbles sur le chemin (petits concrétions d’oxyde de fer qui forment des toupies ou des grosses billes. Elles proviennent du Navajo Sandstone).



Le temps est agréable avec un léger vent. Après 1H45, nous atteignons The Vulcano qui est bien plus grand que ce que nous imaginions ! Par contre, à cette heure de la journée, une grande partie du sable qui compose le fond du « cratère » est dans l’ombre.

Arrivée à Vulcano





Nous décidons donc de manger et d’enchainer avec une petite sieste au soleil :-) Puis après avoir fait le tour pour profiter du lieu depuis tous les angles, nous repartons vers 13H30 en essayant de faire au plus court cette fois-ci, ce qui nous obligera à marcher une grande partie sur des plans inclinés. On mettra 1H30 pour retourner à la voiture et finir les 12.9 km.

Comme nous avons encore une petite faim, nous terminons les pizzas d’hier soir que nous avions emporté avec nous. Il est 15H15 et il nous reste encore pas mal de temps. Nous choisissons sur notre livre une petite ballade pour aller voir l’Escalante Natural Bridge.

Arrivés au parking, n’ayant pas de carte, nous demandons à 2 randonneurs le chemin à suivre pour aller voir le pont naturel (en gros faut-il descendre ou remonter la rivière ?). Suivant leurs conseils nous descendons donc la rivière… grosse erreur mais nous ne le savons pas encore ! Le sentier suit tout d’abord la rivière puis remonte un canyon sur la droite. Au bout de 1H45, nous ne trouvons toujours rien. Nous sommes pratiquement remontés jusqu’à la sortie du Canyon et pas de pont naturel en vue. Nous croisons un randonneur qui baroude sur plusieurs jours dans la région. Il nous dit qu’il a vu un pont naturel en haut d’une colline et nous montre sa photo…rien à voir avec le pont que nous cherchons ! Nous n’avons pas le choix, nous décidons de rebrousser chemin. Mais mis à part le fait de ne pas avoir trouvé le pont naturel, la ballade est très sympa en elle-même avec des passages dans la rivière, en sous-bois et dans des canyons aux falaises de sandstone. Nous sommes de retour au parking après 3H de ballade et un total de près de 12 km.



Ce n’est que de retour à l’hôtel que nous saurons qu’il fallait remonter la rivière plutôt que de la descendre ! Bref, pas une grande réussite au niveau de l’orientation !

Mardi 1 Mai

Nous nous levons à 6H45 pour prendre le petit déjeuner avec des énormes pancakes au Prospector Inn :-)

Nous prenons ce matin la piste de Hole in the Rock jusqu’au départ du sentier menant à Zebra Slot Canyon. Il est 9H15 et il y a beaucoup de vent. Le temps se dégage progressivement. Comme souvent nous ne croisons personne sur le chemin aller. La marche suit un petit wash pour arriver enfin à l’entrée du Slot Canyon. Celui-ci est très photogénique mais pas très long. Il ne faut surtout pas être trop gros !









Nous ressortons du canyon et prenons le Canyon qui monte tout de suite à gauche (barbelés à franchir) avant de redescendre dans un canyon qui rejoint l’arrière de Tunnel slot. Nous rencontrons à ce moment-là 3 américains mouillés jusqu’à la taille. Ils nous expliquent que Tunnel Slot est noyé par 1m30 d’eau croupie. Et en effet, en nous approchant, de l’entrée de Tunnel Slot nous voyons qu’il est inondé par une eau marron qui ne donne vraiment pas envie.



Nous décidons donc de ne pas traverser Tunnel Slot et de faire demi-tour en traversant le plateau pour rejoindre le sentier. Le retour se fait par le même chemin qu’à l’aller. Nous sommes de retour à 13H (environ 12km).







Nous faisons une petite pause déjeuné à la voiture et partons pour Aetschi Baetchi. Nous avons imprimé des copies d’écran depuis Google Earth pour ne pas se tromper dans les pistes à prendre. Il n’y a pas de sentier menant à la tour mais celle-ci est tellement imposante (peut-être 40 m) qu’elle se voit de très loin. Une grande partie de la marche se fait dans un wash qui slalome dans la vallée. Nous sommes vraiment impressionnés par ce hoodoo isolé au fond d’une vallée.









Les environs donnent envie d’explorer l’endroit mais nous sommes un peu fatigués aujourd’hui. Nous ferons un simple détour dans la « vallée rouge » où se trouvent quelques formes étranges dans le style de Goblin Valley.





Nous mettrons 2H pour faire les 6km de cette petite ballade hors des sentiers battus. Ce fut une bonne découverte que cet endroit. Nous retournons à Escalante pour préparer les valises et faire quelques courses.

Mercredi 2 Mai

Notre expérience avec les gros sacs à dos lors de la descente du Grand Canyon nous a un peu refroidis et on se dit que faire Coyote Gulch en 1 journée est largement faisable, il suffit de partir tôt !

Nous nous levons à 3H45 du matin sachant qu’il y a quand même 2H45 de route pour aller au trailhead depuis Escalante. A 4H15, nous démarrons sur la piste de Hole in the Rock, de nuit c’est encore plus monotone que de jour ! Finalement nous ne mettrons que 2H15 pour faire le trajet (dur dur de rester éveillé à cette heure !). Nous sommes les premiers sur place. Il y a 3 voitures de personnes qui ont passé la nuit dans le Canyon. Bientôt, un groupe de 6 septuagénaires de Los Alamos arrivent, motivés comme jamais ! On aimerait bien avoir la même pêche qu’eux dans 30 ans !

Après une petite sieste dans la voiture, nous nous motivons pour partir vers 7H. Le temps est très couvert, ça ne va pas être l’idéal pour les photos mais au moins nous n’aurons pas trop chaud. Nous essaierons en vain d’attendre une éclaircie sur Steven Arch et l’escalante River, juste avant la descente par Crack in the Wall. Après 45 min, nous abandonnons ! C’est parti donc pour le Canyon avec tout d’abord une descente amusante dans Crack in the Wall (il ne faut vraiment pas être large)





Puis la dune permet d’arriver rapidement à la petite rivière qui traverse Coyote Gulch. La randonnée maintenant est une ballade tranquille où nous alternons marche dans l’eau (excellente de surcroît) et le long du chemin. Les falaises de Sandstone sont particulièrement impressionnantes et le contraste des couleurs ocres et oranges des falaises tranchent avec le vert de la végétation.



La rivière enchaine les méandres et il faut franchir quelques cascades.









Nous passons voir Black Lagoon (pas grand intérêt selon nous), découvrons de splendides pétroglyphes et voyons Cliff Arch qui est peu décollé de la falaise mais reste quand même impressionnante.





Nous poursuivons jusqu’au pont naturel qui est très plaisant avec la rivière coulant tranquillement en dessous.



Le temps commence vraiment à s’améliorer et le soleil perce de temps en temps. A 13H50, nous arrivons au bout de notre remontée de Coyote Gulch : Jacob Hamblin Arch.



Là, les choses sérieuses commencent ! Les 6 personnes de Los Alamos sont déjà en train de faire l’ascension. Nous observons un moment leur montée et décidons de commencer aussi la nôtre. Il faut avouer que la montée est bien plus pentue que ce que nous pensions. Nous utilisons la corde de 30 mètres que nous avons avec nous afin de nous assurer. 10 min plus tard nous sommes la haut. Les américains n’ont pas beaucoup avancé mais ils avancent quand même.





La voiture se trouve à 3.4 km d’après le GPS et nous traçons tout droit à travers les buttes et les petits ravins. Le sable et le slickrock s’alternent et à 16H nous sommes de retour à la voiture, après 25km. Une bonne journée ! Maintenant, c’est 2H20 de voiture sur piste pour rentrer à Escalante. Nous faisons un petit détour à Chimney Rock sur le chemin et atterrissons au Motel Cowboy Inn. La décoration Far West est marrante et le lit est gigantesque ! C’est une bonne adresse.

Chimney Rock

La suite ci-dessous:

La partie 2 :
http://voyageforum.com/...e_partie_2_D5756534/

La partie 3 : http://voyageforum.com/...e_partie_3_D5756556/
Boucle Denver - Rushmore - Yellowstone - Moab - Denver English translation pending
by Bibouns51 · 2013-01-08 · 19 replies
Allez, je me lance ! Après vous avoir sollicité pour des points précis de mon itinéraire, je vous le livre afin de recevoir vos avis. Pour info, nous aurons 20 jours sur place et serons à 4 (deux adultes et deux enfants de 4 et 7 ans). Nous allons louer un suv midsize et ferons tout notre circuit en camping (sauf la première nuit à Denver).

25 juillet : Arrivée à Denver - Nuit à Denver 26 juillet : Frontier days de Cheyenne - Nuit à Cheyenne (pas trouvé de camping qui daigne me répondre...) 27 juillet : Frontier days puis un bout de route en fin d'AM - Nuit à Guernsey State Park (est-ce que quelqu'un connait ?) 28 juillet : Custer State Park et Mont Rushmore - Nuit à Keystone 29 juillet : Badlands NP et Wall - Nuit à Keystone 30 juillet : Deadwood et Devils Tower - Nuit à Buffalo 31 juillet : Bighorn canyon et Cody (là, je manque d'infos sur Bighorn canyon : Que voir, que faire, ... ?) - Nuit à Cody (quel camping ?) 1er août : Yellowstone - Nuit à Canyon Village 2 août : Yellowstone - Nuit à Canyon Village 3 août : Yellowstone - Nuit à Grant Village 4 août : Yellowstone - Nuit à Grant Village 5 août : Grand Teton et Jackson Hole - Nuit à Jackson Hole ou à Teton (quel camping) 6 août : Route et Flaming Gorge - Nuit au Canyon Rim campground de Flaming Gorge 7 août : Route, arrêt au Quarry à Vernal et Goblin Valley SP - Nuit au camping de Goblin Valley 8 août : Little Wild Horse canyon, Little Egypt, Natural Bridge NM et Valley of the Gods - Nuit au camping primitif de Gooseneck SP 9 août : Mule canyon, Moki Dugway, Muley Point, Gooseneck SP, Monument Valley - Nuit au Goulding'campground à Monument Valley 10 août : Wilson Arch, Dead Horse SP - Nuit au Dead Horse point campground 11 août : Canyonland, Shafer trail - Nuit à Moab ou au camping d'Arches NP 12 août : Arches NP 13 août : Fisher Tower, route 128 et Colorado NM - Nuit au Saddlehorn campground près de Fruita 14 août : Route et petit tour dans Denver - Avion en soirée.

Merci d'avance ! A noter que si vous avez des infos sur des lieux typiques western sur mon parcours, je suis preneur. Coups de coeur restos, campings, conseils, ...
Ethiopie: quel budget prévoir? - Quelques chiffres English translation pending
by Kris63 · 2013-01-04 · 12 replies
De retour d’un voyage de 4 semaines en Ethiopie (Déc. 2012), voici quelques chiffres sur les prix des entrées, hôtels, transports, etc., utiles pour estimer au mieux le budget nécessaire à un voyage dans un cadre non organisé en Ethiopie.

Tout d’abord, pour vous donner une échelle de valeur, sachez que le salaire moyen d’un salarié éthiopien tourne autour de 1000 birr par mois. Un manœuvre ou un serveur dans un petit restaurant gagne (seulement) environ 30 birrs par jour travaillé ( !). A l’inverse, un guide gagne environ 180 à 400 birrs par jour (voire plus). NB : ces chiffres ne pas ‘officiels’ mais m’ont été donnés par des éthiopiens rencontrés sur place. En décembre 2012, 1 euro = 23.5 birrs.

Mes 4 semaines de voyage m’ont coutées environ 950 euros, visa inclus, hors billet d’avion. J’ai dormi dans des hôtels de 2nde classe, voyagé principalement en transport public local, et ai mangé dans des petits restaurants. Ces frais de vie et de transport ont représenté environ 60% de mes dépenses. Le reste correspond aux frais liés aux visites (entrées, guides, location d’un véhicule pour le Tigray, pourboires).

Voici donc en résumé quelques chiffres moyens qui vous aideront à prévoir votre budget.

- Visa : 17 euro, pour 30 jours. Acheté à l’aéroport d’Addis en quelques minutes. NB : pour un visa + long, il faut le demander avant de partir auprès de l’ambassade d’Ethiopie, à Paris. - Transport local dans les grandes villes : 3 birrs par trajet en minibus, 30 à 150 birrs par trajet en taxi, 10 à 30 birrs pour les tuktuk (il n’y en a pas dans Addis, mais il y en a dans les grandes villes de province).

- Transport local routier entre les grandes villes : dépend bien sûr des distances et du type de transport. Compter 70 birrs pour 100km en moyenne en minibus. Plusieurs minibus par jour en général (sauf de Lalibela : 2/j ! Réserver la veille !). Compter 50 birrs pour 100km en moyenne en bus, mais il n’y a pas de bus partout.

- Transport privé : en général, 4x4 avec chauffeur : environ 100 euro/j. A diviser entre les personnes (4 maxi). Minibus avec chauffeur : environ 80 euro/j. A diviser entre les personnes (7 maxi). Pour le Tigray, j’ai pu louer un minibus 1150 birrs par jour avec chauffeur (c’était 1500 pour un 4x4, mais ce n’était pas nécessaire). - Cas particulier : si vous allez à Dallol (dépression du Danakil), prévoyez 700$ par personne, pour 4 jours, pour une réservation auprès d’un tour operator à Mekele. Si vous réservez d’Addis, ce sera encore plus cher. Ca inclus le transport (4x4), le chauffeur, le guide, l’essence, les autorisations diverses, le logement, la nourriture.

- Transport national aérien : 800 à 1300 birrs par vol. Plusieurs vols par jour en général, entre les principales grandes villes du pays. Pour plus de détails, aller sur le site de Ethiopian Airlines.

- Hotels : pour une chambre simple avec sdb, miser sur 200 birrs en moyenne. C’est le même prix pour une chambre double… 65 à 80 birrs par nuit par personne pour les lodges dans les parcs.

- Boissons et repas: prévoir 150 birrs par jour. Des ex. : café, thé (5 birrs), boissons gazeuses sucrées (12 birrs), jus de fruits et bières (15 birrs), pdj (35 birrs), repas (plat + boisson : 50 birrs).

- Entrée des musées : 50 birrs.

- Entrée des églises et sites touristiques à visiter: 50 birrs à Addis, 150 birrs par église dans le Tigray, 100 birrs par église au Lac Tana (Bahir dar), 50 birrs pour les stèles à Axum, 100 birrs pour les palais de Gonder. Le plus gros budget est et sera celui de Lalibela : en décembre 2012, l’entrée pour le site (11 églises) était de 350 birrs (valable 4 jours). Les prêtres veulent le faire passer début 2013 à 1'000 birrs !!! L’office du tourisme local essaie de les en dissuader car la fréquentation risquerait de diminuer un peu, ce qui toucherait les hôtels et restaurants.

- Entrée des parcs nationaux : ca varie par exemple de 40 birrs l’entrée (Dodola) à 90 birrs par jour (Simiens).

- Guides pour les sites touristiques (parcs, églises, chateaux…): vérifier qu’ils soient officiels (demander à voir leur carte). Pas de prix fixe, à négocier. En moyenne, de 100 à 350 birrs. A diviser entre les personnes. Jusqu’à 6 personnes maxi en général.

- Scouts (=gardes armés) : au Simiens, obligatoire : 75 birrs/j. A diviser entre les personnes. Par contre le guide n’y est pas obligatoire (et pas réellement nécessaire, le scout faisant office de guide. Seul problème : il ne parle qu’Amharique en général…). Ailleurs pas obligatoire, mais des personnes, ‘armées’ parfois juste d’un couteau à la ceinture ou non, se proposeront de vous accompagner lors de vos balades (par exemple dans le Tigray ou autour de Lalibela dans mon cas). Vous avez beau leur faire comprendre que vous ne le souhaitez pas, ils vous suivent. A la fin de la balade, ils attendent de vous un ‘salaire’ bien entendu. Au pire, ils vous auront fait un compagnon de voyage silencieux et discret, au mieux ils vous auront évité de vous perdre. Prévoir 20 à 40 birrs de ‘salaire’ imprévu.

- Mules et muletiers : 60 birrs/j pour 1 mule (40kg de bagage maxi ou 1 personne) et 75 birrs/j pour le muletier. 1 muletier pour 2 mules. A diviser entre les personnes.

- Cas particulier : si vous êtes pressés (et que vous avez l’argent…), vous pouvez visiter le parc Simiens en 3 jours au départ de Gonder, avec transport en 4x4, déposés au cœur du parc. Il vous en coutera alors 400$. Ca inclus le logement sous tente, la nourriture, un cuisinier et le transport retour à Gonder. Si vous très très très pressé, vous pouvez même aller vous y balader 1 seule journée. 120$ au départ de Gonder, avec transport en 4x4… Si vous avez le temps (comme moi) : moins de 80 euros pour 6 jours (j’ai voyagé avec 1 autre personne, donc le coût des mule, muletier, scout était divisé par 2. Minibus Gonder-Debark : 50 birrs).

- Les pourboires. A ne pas oublier dans votre budget ! Pas habituels pour les restaurants (perso : de 0 à 10 %, selon satisfaction), mais habituels pour les guides et chauffeurs (de 0 à 30% du salaire, selon satisfaction).

Pour d’autres infos sur les transports, communication, sécurité, santé… : voir la discussion ‘Ethiopie : infos diverses pour mieux préparer son voyage’. Pour un ex. de tour non organisé, voir la discussion ‘Voyage seule : 4 semaines en Ethiopie, Déc. 2012’
Boucle Vietnam - Laos de trente-quatre jours début 2013 English translation pending
by Tartocitron · 2012-11-23 · 268 replies
Bonjour à tous

Nous sommes un couple parisien de 36 et 38 ans, et nous partons pour un périple Vietnam-Laos en Janvier Février 2013. Nous avons réservé nos billets d'avion, arrivée le 21 Janvier au matin à Ho Chi Minh Ville, départ pour Paris le 23 Février en fin de matinée, soit 34 jours. (Pour info : compagnie aéroflot, vol Paris - Moscou, escale 1h30, et vol Moscou - HCM. Prix total pour 2, taxes comprises :1350 Euros).

Après lecture des discussions sur le forum, et échange avec quelques-uns d'entre vous, en particulier Abalone, voici notre projet d'itinéraire.

Nous tenons compte de la saison, et privilégions le Delta du Mékong et les plateaux du centre. Nous passons la période du Têt au Laos. Parmi les impératifs, nous irons à Muong Lai, dans le Nord, la ville d'origine de la famille maternelle de ma compagne.

voici donc le programme prévisionnel : Jour 01 - 21 janvier : arrivée à 9h30 à Ho Chi Minh-Ville, découverte de la ville Jour 02 - 22 janvier : Ho Chi Minh-Ville, puis trajet vers My Tho en taxi, arrivée à My Tho en fin d'après midi, nuit à My Tho Jour 03 - 23 janvier : My Tho, puis trajet vers Chau Doc, nuit à Chau Doc Jour 04 - 24 janvier : Chau Doc et environs, nuit à Chau Doc Jour 05 - 25 janvier : Trajet vers Can Tho, visite Can Tho, nuit à Can THo Jour 06 - 26 janvier : Can Tho et environs, nuit à Can Tho Jour 07 - 27 janvier : Can Tho, trajet vers Ho Chi Minh-Ville en bus, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 08 - 28 janvier : Trajet vers DaNang (avion), Hoi An, nuit à Hoi An Jour 09 - 29 janvier : Découverte Hoi An, puis trajet vers Hué, nuit à Hué Jour 10 - 30 janvier : Hué, nuit à Hué Jour 11 - 31 janvier : Hué, nuit dans le train entre Hué et Hanoï Jour 12 - 1e février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 13 - 02 février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 14 - 03 février : Trajet vers Ha long en Bus, début de croisière sur la baie d'Halong Jour 15 - 04 février : Croisière Baie d'Halong, nuit sur une jonque Jour 16 - 05 février : Fin de croisière, retour à Ha long, Trajet vers Muong Lai en bus, nuit à Muong Lai Jour 17 - 06 février : Muong Lai, puis trajet vers Hanoï, nuit à Hanoï Jour 18 - 07 février : Trajet vers Luang Prabang (avion), arrivée à Luang Prabang, Laos, nuit à Luang Prabang Jour 19 - 08 février : Luang Prabang, nuit à Luang Prabang Jour 20 - 09 février : Trajet vers Vientiane en bus, nuit à Vientiane Jour 21 - 10 février : Vientiane, nuit à Vientiane Jour 22 - 11 février : Trajet vers Savannakhet en bus, nuit à Savannakhet Jour 23 - 12 février : Savannakhet en environs, nuit à Savannakhet Jour 24 - 13 février : Trajet vers Paksé en bus, nuit à Paksé Jour 25 - 14 février : Paksé, nuit à Paksé Jour 26 - 15 février : Trajet vers KonTum en bus, retour au Vietnam, nuit à Kontum Jour 27 - 16 février : KonTum, nuit à Kontum Jour 28 - 17 février : Trajet vers Buon Ma Thuot en bus, nuit à Buon Ma Thuot Jour 29 - 18 février : Buon Ma Thuot et environs, nuit à Buon Ma Thuot Jour 30 - 19 février : Trajet vers DaLat en bus, nuit à DaLat Jour 31 - 20 février : DatLat et environs, nuit à DaLat Jour 32 - 21 février : Trajet vers Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 33 - 22 février : Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 34 - 23 février : Départ pour la France à 11H.

Voilà... Je suis en attente de vos commentaires, conseils, bon plans, questions éventuelles, pour affiner tout cela. Notamment : Quelles compagnies de bus choisir? Quelles bonnes adresses pour hébergement, repas? Vos avis si vous estimez que j'oublie des endroits ou que je passe trop de temps à d'autres, ou pas assez? Visite d'endroits sur mon parcours qui ne sont pas dans les guides lonely ou routard? ...

Bonne(s) Route(s) à tous,

Matthieu
Le SouthWest avant l’Hiver English translation pending
by Itat · 2012-11-17 · 234 replies
Après un voyage dans le Grand Nord Américain cet été, l’appel des déserts du Southwest était fort ! Il faut dire que c’est une région qui en a envoûté et qui en envoûtera encore beaucoup !

Après avoir lu différents carnets (ils se reconnaîtront ;)), il s’est avéré que la période octobre/novembre pouvait être excellente pour ces contrées. Bingo, c’était décidé, mi-août je réservais tout. : vols moins chers qu’en été, hôtels moins chers, déjà ça commençait bien.

Sur place, moins de monde dans les parcs, sur les routes en général (sauf à Los Angeles où l’on a eu beaucoup plus de bouchons que d’habitude), et du beau temps du début à la fin, un temps très doux, largement ensoleillé, juste quelques nuages de temps en temps pour ne pas faire trop envier ceux restés dans l’Hexagone. Et surtout pas un brin de vent, ce vent que je redoutais tant, plus que le froid en fait, ce vent désagréable qui a bien gêné Ninou lors de son roadtrip de 2011, mais c’était eu printemps.

Autre point positif, les lumières que j’ai trouvé plus belles plus longtemps qu’en été. Petit point négatif, les jours forcément plus courts, il faut donc prévoir un planning en conséquence, pas trop chargé. Mais nous aurons été gênés par cela qu’une seule journée, en fait où j’ai été trop gourmand, ou c’est que nous avons été trop flemmards ?

Je me lance donc dans ce récit de 2 semaines dont 11 jours pleins sur place.

J1 - Samedi 27 Octobre : Objectif rallier Paris en TGV

Pourquoi je relate cela ici ? Parce qu’une grève était annoncée depuis quelques jours. Bon, elle devait se terminer la veille normalement mais j’avais quand même quelques appréhensions.

Finalement tout s’est bien passé, train avec un léger retard mais nous avions une nuit prévue du côté de l’aéroport comme je fais d’habitude. Ainsi moins de stress à savoir si notre train sera à l’heure ou pas.

Arrivée à Paris, ouchhh un temps à ne pas mettre un frileux dehors ! Gris et surtout froid, un froid glacial comme j’ai rarement connu en octobre ! Et par-dessus le marché du vent… Autant dire que les quelques visites effectuées à Paris ne seront pas une partie de plaisir pour moi… A ce moment-là je regarde la météo annoncée les jours suivant dans les lieux que nous traverserons et je croise les doigts pour qu’ils ne se trompent pas : que du soleil et des températures très agréables de l’ordre de 25° en journée. Fingers crossed !

J2 – Dimanche 28 Octobre : Objectif rallier Los Angeles sans encombres

Pourquoi cet objectif ? Parce qu’une grève était annoncée à Air France là aussi depuis quelques jours. J’avais cependant lu des propos rassurants, il ne s’agissait que des personnels au sol, et ils ne prévoyaient pas beaucoup de perturbations, juste quelques retards.

Finalement, nous décollerons bien à l’heure sous la grisaille et dans l’A380. Places choisies toujours côté hublot, pour moi le voyage commence vraiment à travers la petite fenêtre de l’avion.

L’inconvénient, dans la plupart des vols Air France je pense, c’est cette configuration 3 places du côté du hublot. Quand on a une envie pressante et que la personne côté couloir dort la plupart du temps, ce n’est pas génial…

Bref, décollage réussi, la grisaille va nous suivre jusqu’à ce que l’on survole le Groenland. Je me dis qu’en France ils n’en ont pas fini avec le mauvais temps ces prochains jours… Survol du Groenland qui me fascine toujours autant :



Puis de nouveau la grisaille au-dessus du Canada. Les films de l’écran individuel permettent de passer le temps.

Cela commence à sentir bon, nous survolons les Black Hills, toujours de la grisaille. Puis la banlieue de Salt Lake City, ça y-est le soleil est là !



Les terres rouges commencent à se dévoiler. Puis voilà Las Vegas qui parait minuscule ! Nous survolons le Strip et ses hôtels bien connus, qui saura les reconnaître sur la photo ?

L’avion entame déjà sa descente au-dessus de zones totalement désertiques. On devine déjà l’immensité de l’Ouest américain, ces paysages à l’infini sans âme qui vive que j’aime tant.



Vient enfin Los Angeles et son interminable banlieue.



Puis après près de 11h30 de vol, nous touchons la piste ! USA nous revoilà ! Mais d’abord trois étapes pas toujours très agréables à passer : l’immigration puis la douane et enfin la location de voiture.

Une heure d’attente environ à l’immigration, mais le passage devant l’officier va très vite à ma grande surprise ! « Vacations ? », « Yes », tampon ok passez ! Même pas d’empreintes ni de photos !

Les valises sont déjà arrivées. La douane, encore 30 minutes d’attente. Là aussi le passage devant le douanier est rapide. « Food ? », « No », ok passez.

Navette pour la location de voiture, nous avions réservé auprès de DriveFTI, la navette est pleine mais tous les gens vont à National. Nous sommes les seuls chez Alamo, on passe donc instantanément. Encore à ma grande surprise, aucune pression pour prendre d’autres assurances ou pour accepter un « upgrade » de notre véhicule. En 5 minutes c’est réglé !

Nous avons le choix entre plusieurs véhicules de la catégorie Midsize SUV, beaucoup de Jeep que je sais assez gourmandes, une Nissan et une Hyundai Tucson. Notre choix se portera sur cette dernière, les pneus ont l’air ok, elle a 17 000 miles au compteur mais elle a l’air nickel. Elle s’avèrera nickel tout le long du circuit.

Voilà les vraies vacances peuvent commencer !

Voulant faire le parc Disney Anaheim ainsi que Universal lors de la soirée d’Halloween (Halloween Horror Night), j’avais réservé un hôtel à peu près à mi-chemin entre ces deux parcs, plus précisément à Downey.

Ce choix s’avèrera pas mal pour Disney, mais pour se rendre dans le secteur d’Hollywood ou de Santa Monica, nous aurons pratiquement à chaque fois à faire à de sérieux bouchons… Repas rapide dans le quartier de l’hôtel puis dodo dès 19h30, on ne fait jamais long feu lors de notre arrivée sur le sol américain.

Lundi 29 Octobre – Journée à Disney

Réveil très matinal, 4h, comme d’habitude le premier jour. Nous devons patienter un petit peu avant de prendre le petit déjeuner de l’hôtel à 6h.

Ensuite direction Disney, à 20 minutes de là, sans bouchons. Mais en cette heure matinale il y a déjà de forts ralentissements.

Finalement, arrivée à Disney, on se parque puis c’est parti pour une journée que je prévois harassante.

Eh bien, finalement, pas tant que redouté ! Moins de monde que la dernière fois que nous étions allés au mois de juin 2011. Cela se voit que dans de nombreux états américains, ce n’est pas la période des vacances scolaires. Les pires queues : 30 minutes. C’est déjà beaucoup mais je m’attendais à des 45 minutes voire 1 heure comme il y a un an et demi.

Ce que j’ai beaucoup aimé :

· La nouvelle attraction de Cars dans Radiator Canyon. Toute une partie du parc a été reconstruite sur le thème de Cars, route 66 et roches rouges. C’est nouveau, nous y sommes allés dès l’ouverture, déjà 3O minutes d’attente.



· Le simulateur 3D qui nous fait survoler les paysages de la Californie : San Francisco, Yosemite, Le Lake Tahoe, les Sequoias, la côte autour de Big Sur, Los Angeles bien sûr… C’est très bien fait, les odeurs en prime.

· Les rapides sur des bouées de Grizzly River, ça mouille, heureusement qu’il fait chaud ! · L’attraction du Pirate des Caraïbes que je trouve bien mieux qu’à Paris.

Petite déception pour l’attraction d’Indiana Jones qui est fermée pour travaux jusqu’en décembre.

Voici quelques photos prises dans le parc à l'aide d'un téléphone portable:

Buena Vista Street le matin personne!



Quelques affiches sur Paradise Pier:





La maison hantée aux couleurs d'Halloween



Le soir nous assistons au spectacle « World Of Color », plus impressionnant que les Fontaines du Bellagio. Un son et lumières saisissant.



C’est bien sûr exténués que nous rejoignons notre hôtel à Downey et nous ne faisons pas long feu.

Mardi 30 Octobre : Hollywood et plages et… bouchons !

Ce matin nous voulions faire un tour aux Studios Fox situés sur Pico Boulevard à Los Angeles.

http://www.foxstudios.com/

Nous mettrons un temps infini pour y parvenir… Freeways bloquées, artères principales bloquées et des feux non synchronisés.

Par-dessus le marché, arrivés aux Studios, pas de visites, pas d’endroits aisés pour se garer à proximité, on sait qu’il y a un « shop » mais le gars à l’entrée ne semble pas connaître ou n’a pas compris notre demande… Bref après plusieurs tours du pâté de maisons (un pâté de maison = 1 ville en France LOL) nous décidons de renoncer. Une matinée presque perdue…

Nous nous dirigeons alors vers une valeur sûre, Hollywood en passant par Beverly Hills où nous ne nous arrêterons pas cette fois-ci. Circulation encore très dense.

Nous mangeons un bout sur Sunset puis nous décidons d’arpenter la Mullholland Drive.

Nous nous arrêtons à Runyon Canyon pour parcourir les sentiers qui redescendent jusque dans le quartier d’Hollywood.

Nous voyons les fameuses lettres d’Hollywood qui sont en pleine réfection.



Et la vue sur Los Angeles est sublime, malgré la pollution dont on mesure ici toute l’ampleur.





De nombreux joggeurs arpentent ces sentiers. Je trouve toujours bizarre et agréable d’être dans la Nature aussi rapidement dans une aussi grande ville. Celle-ci s’étale, immense, à nos pieds et l’on entend seulement de temps en temps la sirène d’une ambulance ou de la police locale. A part ça, le silence.

La végétation est hyper sèche. J’imagine aisément la violence des incendies par ici lorsqu’un feu se déclare malheureusement dans ces collines.

Après quelques kilomètres à travers ces sentiers à forts dénivelés, nous décidons d’aller terminer l’après-midi à Venice Beach. A priori en 25 à 30 minutes on devrait être rendus, nous mettrons plus de 45 minutes pour parvenir à cette plage mythique.

Toujours une ambiance particulière ici, entre vendeurs « docteurs » en cannabis, artistes déjantés, bodybuilders et autres skateurs baba cool.



Moi le calme de la plage, et le soleil qui se couche sur le Pacifique suffit à mon bonheur.



A noter que par rapport à Hollywood où il faisait assez chaud, assez en tout cas pour nous faire suer sur les sentiers de Runyon Canyon, autant ici en bord de mer on supporte une petite veste. D’autant plus que le soir tombe très rapidement !

Mercredi 31 Octobre : Halloween !

Une fois n’est pas coutume, en cette journée d’Halloween nous avons décidé de faire les Studio Universal qui ouvrent spécialement pour l’occasion pour la soirée et la nuit jusqu’à 2h du matin pour les « Halloween Horror Night ».

Le ticket n’est pas le même que celui que l’on achète si on veut passer la journée dans le parc. Pour un Front Of Line Pass, nous avons payé 89$ TTC par personne.

Toutes les attractions ne sont pas ouvertes pour l’occasion. Pas de King Kong 3D, pas de Waterworld, pas de Schrek. Mais à la place plusieurs « maisons de l’horreur », des décors et des comédiens jouant à nous faire peur dans tout le parc. Bref, une bien belle soirée d’Halloween mais j’y reviendrai plus bas.

Pour passer la journée j’avais prévu le « trail » qui mène au Mount Lee afin de voir le Hollywood Sign de derrière.

Nous accédons en voiture au Hollywood Ranch puis nous commençons l’ascension. Problème, au niveau d’une bifurcation il est noté que le trail est fermé et que tout contrevenant sera poursuivi… Gloups… Déception.

Mais nous décidons d’attendre pour voir si des locaux outrepassent cette interdiction. Quelques minutes après un gars bien du coin avec son chien nous dit qu’il n’y a pas de problèmes, que l’on peut y aller… Comme d’habitude très sympa, il nous demande d’où on vient, ce qu’on a prévu de faire et nous montre 2 ou 3 coins qui ont servi aux tournages de films, notamment à un vieux Batman. Il nous chante même le générique pour nous aider à nous souvenir du titre !

http://www.youtube.com/watch?v=Sg5yRDeGw2A

Bon, le truc c’est que lui redescend et qu’on a quand même les chocottes de nous retrouver au poste pour la nuit. Drôle de soirée d’Halloween !

On y va quand même, sur nos gardes. Des personnes redescendent. On leur demande. Elles nous confirment que c’est ok, mais comme ils sont en train de repeindre le Hollywood Sign, nous ne pourrons pas monter jusqu’en haut, mais par contre nous aurons une très belle vue de face en prenant la route vers le bas.

Oui mais la vue de face on connait déjà… Tant pis, on se résigne, la vue de derrière ça sera pour une autre fois, je n’ai pas vraiment envie de jouer au français naïf qui n’avait rien compris des panneaux d’interdiction…

Nous allons donc admirer ses lettres de face, on se retrouve en fait à l’endroit même où nous étions allés en voiture pour les admirer pour la première fois en 2009 !



On se dit un peu « tout ça pour ça » mais tant pis, cela nous aura permis au moins de marcher dans ces belles collines et d’éliminer les quelques burgers que nous avions mangé jusqu’ici LOL.

Nous redescendons pour manger au Denny’s sur Sunset. Toujours pas de déception pour cette chaîne. Ce n’est pas gastronomique mais le rapport qualité prix est bon, j’avais en plus un bon de 20% imprimé avant le départ sur internet. De toute façon nous ne sommes pas venus pour faire un circuit basé sur la grande gastronomie.

Pour l’après-midi nous décidons de retourner en bord de mer, assez agréable à cette époque (loin du brouillard toujours assez présent en été), santa Monica cette fois-ci. Nous mettrons encore plus de temps que prévu par le GPS pour y parvenir.

Au moment de nous garer au parking situé à proximité du « Pier » un américain vient taper à notre fenêtre : il nous donne son ticket qui est encore valable pour près de 2h ! Super sympa !





Nous ne ferons pas un tour sur la grande roue car ce soir nous aurons notre dose d’attractions. Ambiance toujours sympa au bord de mer et où la petite laine est de rigueur.



17h, je me dis qu’il est grand temps de rejoindre Universal qui ouvre ses portes à 19h pour le Hollywood Horror Night. D’autant plus que l’on veut manger avant afin d’éviter les prix pas très doux des restaurants situés à l’intérieur du Parc ou sur City Walk.

Bien nous en a pris de partir tôt ! Car nous mettrons 1h15 pour faire 10km ! Les habitants de Los Angeles sont de sortie en cette soirée d’Halloween ! Mais restons zen, comme tous les autres dans leur voiture. En France, on aurait déjà eu droit à des quolibets et autres noms d’oiseaux… Ce qui ne fait pas avancer plus vite, soit dit en passant ! D’ailleurs, j’adore rouler aux Etats-Unis en fait, alors que je déteste ça en France… Bref…

Nous nous arrêtons chez Arby’s pour manger puis nous arrivons, après encore quelques bouchons au parking d’Universal à 19h15, le parc est déjà ouvert… Tant pis, nous avons de toute façon le Front Of Line Pass. Et heureusement, quel monde !

La palme : 1h15 d’attente à Transformers et 2h d’attente à une maison de l’horreur dont je ne sais plus le nom… Nous passerons à chaque attraction en moins de 5 minutes. Ce qui fait que nous sommes très relax !

En tout cas une ambiance de fou ! Plein de figurants jouant à vous faire peur dans tout le parc, avec des tronçonneuses, des maquillages horribles. Pour ceux qui ont déjà fait « Horror House » à Universal, il y en a des tas comme ça pour l’occasion mais puissance 10 ! Une vraie réussite, nous ne regrettons absolument pas.

A la place du tour des Studios, ils ont mis en place le « Terror Tram » qui nous amène dans la forêt. De là, une marche de quelques centaines de mètres dans la pénombre la plus totale. On marche également devant Bates Motel et Psycho House, à travers les décors de la Guerre des Mondes. Evidemment dans tous les recoins il y a des monstres pour vous faire peur.

Pas de photos, celles prises avec le téléphone ne sont pas terribles (de nuit c'est compliqué) et je n'avais pas pris mon appareil photos.

A 23h et sans nous presser, nous avons fini. Finalement nous rentrons plus tôt que prévus à l’hôtel, d’autant plus que la circulation est maintenant fluide. Cela tombe bien, demain c’est le vrai début du Roadtrip avec le départ pour Lone Pine et ses Alabama Hills au pied du Mount Whitney.

Jeudi 1er Novembre : Alabama Hills

Départ sous le soleil et bizarrement pas de ralentissements pour sortir de Los Angeles malgré une circulation toujours très dense. Puis les maisons se font de plus en plus rares, les 2 fois 6 voies laissent placent à une « modeste » deux fois deux voies. Je retrouve les grands espaces que j’affectionne tant !

Nous traversons les beaux paysages de Red Canyon State Park, mais nous ne nous arrêterons pas. Je veux avoir assez de temps dans les Black Hills et je sais qu’à 17h il commence déjà à faire nuit. Et accessoirement je n’ai pas envie de payer l’accès à un State Park pour y rester finalement que 10 minutes… Une prochaine fois là aussi car vu de la route ça a l’air sympa.

A l’arrivée à Lone Pine le ciel est voilé voire fortement nuageux plus au Nord et vers les sommets. Nous sommes agréablement surpris par l’ambiance qui se dégage de cette petite bourgade coincée entre la Vallée de la Mort et les sommets culminant à plus de 4000m de la Sierra Nevada.

Après le check-in tôt à l’hôtel, mais possible, nous prenons sans tarder la direction des proches Alabama Hills via la Whitney Portal Road. Je suis tout de suite charmé malgré le manque de soleil qui aurait dû illuminer un peu plus les paysages, notamment le Mount Whitney majestueux en arrière-plan mais qui bizarrement ne nous donne pas l’impression d’être si haut.



Nous bifurquons sur Movie Road qui est non goudronnée, mais qui est une piste en très bon état. Par contre à partir de là et jusqu’à la fin de notre voyage, notre voiture blanche ne sera plus très propre…





Et voilà le fameux Mount Whitney, plus haut sommet des USA, hors Alaska.



Nous nous arrêtons fréquemment en bord de piste et marchons au hasard entre les cailloux voire même escaladons les cailloux. En effet, pas d’indication ici. Il y a bien un plan facilement trouvable sur internet avec notamment les diverses arches que l’on peut trouver ici, mais une fois sur place c’est entièrement de la débrouille ou alors il faut avoir un GPS…

Mais nous aimons bien la découverte au petit bonheur la chance.



Le fait de ne pas forcément voir les coins les plus photographiés notamment Moebius Arch (que l’on n’aura pas trouvé mais que l’on n’aura pas forcément cherché LOL) ne me pose pas vraiment problème. Nous sommes contents des sites que l’on découvre.

Les couleurs de l’automne sont bien présentes sur les rares arbres que l’on croise. Et dire que je m'attendais (préparais) à une ambiance hivernale pour ce circuit! Finalement les grosses estes ne servirons jamais.



Finalement pas de coucher du soleil puisque le ciel s’obscurcit de plus en plus mais il ne pleuvra finalement pas.

Superbe journée, seuls ou presque, à arpenter ces Alabama Hills qui sont très spéciales. Bien sûr en plein été et en pleine journée, l’intérêt de doit pas être le même. Nous finirons la journée au Pizza Factory du coin.

Vendredi 2 Novembre : Death Valley puis Sin City

Notre chambre du Comfort Inn de Lone Pine donne sur le Mount Whitney, nous assistons donc au lever du soleil depuis notre fenêtre.



Puis c’est parti pour Death Valley, un court passage est prévu avec la visite de quelques points stratégiques. Dès que nous quittons Lone Pine, nous circulons à travers des paysages incroyables, c’est le désert mais un « beau désert ».

Ensuite, avant de pénétrer dans le Parc de Death Valley il faut franchir plusieurs cols, la température a nettement fraîchi mais nous sortons quand même admirer les points de vue.



S’ensuit la route en montagnes russes, très amusante pour le conducteur voulant faire quelques sensations à son passager. Enfin, nous arrivons au fond de la vallée proprement dit au niveau de Stovepipe Wells où l’on avait dormi 2 nuits en juin 2011.

Je vais acheter mon pass des parcs nationaux puis on part pour Mosaic Canyon non loin de là. Avant notre arrivée, des crues avaient défoncé plusieurs pistes de la Death Valley. Eh bien visiblement une piste réputée facile en porte encore les stigmates ! J’aurai quelques sueurs froides à la parcourir : de beaux trous mais surtout une myriade de cailloux bien pointus la parsème. Je n’irai pas plus vite que 10 miles à l’heure… Heureusement elle est assez courte, nous sommes vite rendus à la sortie du canyon.

Vue côté vallée :

Pour photographier le canyon, ce n’est pas vraiment la meilleure heure mais il fait très bon et nous nous régalerons à parcourir ce canyon pratiquement seuls une fois de plus.

D’abord large, il se rétrécit très franchement ensuite puis redevient large par la suite.





Nous continuons encore un peu puis rebroussons chemin. Au retour sur la piste nous croiserons un camping-car ! Je devrai me garer pour le laisser passer. Il y a vraiment des aventureux… (Pour ne pas dire fous LOL).

Non loin de là nous nous arrêtons pour gambader un peu dans les dunes de Mesquite. Ici beaucoup plus de monde, mais ça reste largement acceptable.





Nous marcherons quelque peu dans les dunes mais le soleil commence à taper fond, il n’est pas loin de midi. Nous reprenons notre chemin en direction de Furnace Creek.

Arrêt rapide à Zabriski Point que j’aime toujours autant. Il est possible de ne pas se contenter seulement du point de vue mais de marcher dans les Badlands. Au lever ou coucher du soleil cela doit être une bien belle expérience.



Pour finir notre petite excursion dans la vallée, nous prenons la longue route vers Dante’s View. Celle-ci ne monte franchement que vers la fin. Longue route mais qui vaut vraiment le coup car le point de vue est sublime, il fait assez frais, eh oui nous sommes bien montés en altitude.

Ne pas se contenter du point de vue directement sur le parking mais se diriger vers la gauche et le point de vue accessible après quelques centaines de mètres.





Après ce saisissant point de vue, nous prenons la direction de Las Vegas via Pahrump. Où nous ferons notre plein d’essence. Après le gallon à plus de 4$ en Californie voire 4$50 suivant les quartiers de L.A., nous trouvons ici une station dont le gallon est à 3.49. Nous ne trouverons pas moins cher du séjour jusqu’à Phœnix où nous croiserons une station où le prix était de 3.45$. D’une manière générale le prix du gallon variera entre 3.60 et 3.75 dans les coins où nous mettrons nos pieds ces jours prochains.

Après avoir pris un rafraîchissement dans cette charmante ville de Pahrump avec ses non moins charmants habitants où je ne passerai pas mes vacances nous partons pour Las Vegas. Bon, après réflexion, ceci mérite une explication… J’avais une envie pressante, à l’endroit où nous nous étions arrêtés pour nous désaltérer je pousse la porte des toilettes, et qu’elle ne fut pas ma surprise de voir quelqu’un sur le trône me laissant un regard de tueur et me rugissant à la figure « vous auriez pu frapper ». Oui mais je n’étais pas sensé savoir que les toilettes ne fermaient pas ou que cette personne n’avait pas verrouillé la porte… Et il s’avérait que cette personne était un serveur du restaurant… Bref ça m’a fait passer l’envie, je me soulagerai à Vegas…

Arrivée à Vegas, nous retrouvons la circulation dense. Notre hôtel, le Stratosphere, excentré mais dans le prix de la chambre était compris l’ascension de la Tour (chère sinon, 15 ou 20$ par personne sinon) que je voulais refaire et un buffet offert pour un buffet acheté (ce qui fait que le buffet nous reviendra à 10$ par personne ce soir-là). En plus nous sommes vendredi soir et les prix des hôtels n’étaient pas doux.

Je ne regrette pas. Nous avions une chambre « remodeled » donnant sur le derrière et Red Rock Canyon. Le buffet était sympa, sauf les desserts. La montée à la Tour est toujours aussi impressionnante.



Nous irons ensuite nous garer au Bellagio, assisterons au spectacle des Fontaines





Puis nous remonterons tout le Strip à pieds jusqu’au New York. A noter que l’Imperial Palace est en travaux, qu’ils ne vont pas tarder à démolir le Sahara et que j’ai l’impression qu’il y a de nouvelles passerelles et que l’on ne traverse plus les rues autant de fois qu’avant. Cela doit être bien pour la circulation, mais en tant que piéton c’est crevant, d’autant plus que cela nous oblige à rentrer dans les hôtels où l’on n’avait pas prévu d’aller.

Nous allons à la boutique Coca Cola afin de goûter aux Coca Cola du monde, chose que nous n'avions jamais faite après plusieurs passages à Vegas.



Eh bien, c'est bien déguelasse, à deux nous n'arriverons pas à boire la moitié de ce qu'on nous avait servi. Mention spécial à la mixture italienne... Mais le reste n'est pas top non plus. En tout cas mon palais n'est pas fan.

Coucher exténué. Vegas ça crève toujours, heureusement demain on repart pour les parcs !
Itinéraire en Australie en juillet-août English translation pending
by Levect · 2012-11-10 · 113 replies
Bonjour tous le monde,

Voilà, comme chaque année ma copine et moi partons environ 1 mois dans des destinations différentes durant les vacances d'été (juillet-août). Nous avons pris maintenant l'habitude depuis plusieurs années de venir sur ce forum s'informer sur les bons plans, les itinéraires des autres inscrits pour se faire une idée, ce qui nous a permis d'avoir fait un super voyage sur la côte ouest US, ou encore la tanzanie et Zanzibar cet été.

Maintenant, nous voulons nous attaquer à la mythique Australie. En effet, cette destination est dans le coeur de ma copine depuis maintenant bien longtemps, de voir ses koala, kangarou, cette rouge etc....

Sachant que l'Australie est souvent mise de côté car pas la bonne saison en été etc... je me suis quand même mis à faire des recherches sur ce lieu, et ai essayé de faire un itinéraire qui tienne en compte de la saison et de nos envies, car en fin de compte l'été chez nous, n'est enfaites pas une si mauvaise saison (à moi que je me trompe ?)

Sachant qu'à chacun de nos voyages, notre but est toujours le même, découvrir de nouvelle culture, paysage, vivre de nouvelles expérience et aventure tout en se faisant quelques jours de plages.

Aller on attaque le vif du sujet, voici l'itinéraire que j'ai pensé d'effectuer :3 jours à SydneyEnsuite vol pour le centre rouge où nous effectuerons 4 jours en camping avec un petit groupe, guide et dodo à la belle étoileVol d'alice Springs à Darwin pour 6jours dans le top end en camping van, nous pensions les repartis ainsi : 2 jours kakadu, 1 litchfield, 1 katherin, 1 darwin, et le dernier jour je sais pas j'ai vu peut-être trop large vous en pensez quoi?Vol de Darwin jusqu'à Cairns, vu qu'on arrive le soir nous dormirons 1 jour à cairns et le lendemain nous prendrions un 4x4 pour partir à cap tribulation (2 nuits au mungumby), et pour le retour 1 nuits à port douglasEt ensuite nous ferons la côte Est, ou j'avoue avoir quelques doutes sur les stops à faire. 11 jours sont prévus pour faire de Cairns à Brisbane. Nous pension un stop à airley beach pour partir en croisière de 2 jours sur les whitesundays ( ou 3 jours mais est-ce nécessaire?). Et ensuite 2 nuits à Hervey beach, 1 pour l'arrivée, pour le lendemain partir sur frazer ou je pensais louer un 4x4 et dormir en camping sur l'île, ou si c'est trop cher faire une excursion d'un jour, à voir aussi selon vos conseils.Ensuite nous avons quelques bug sur les différents stop qui nous manquerai, et qui sont incontournables, nous pensions peut-être s'arrêter à anathem, et pour le reste je ne sais pas trop, peut-être noosa, townsville etc.... Dites moi ce que vous en pensez vraiment, n'ayez pas peur nous acceptons toute critique sans se fâcher. Et surtout conseiller nous sur les divers stop intéressant à faire sur la côte est qui m'aurai échappé.

Merci infiniment de contribuer à notre premier voyage en australie qui l'espérons sera mémorable
L'Altiplano en liberté English translation pending
by Beregond · 2012-10-16 · 95 replies
Bonjour,

Voici le compte rendu que j'avais fait à Krikri, donc ne vous étonnez pas du style narratif...

Deux jours d'acclimatation à La Paz puis 21 jours en 4x4, 3800 km parcourus.

Un petit mot sur Aldo et ses Rolls Royce :
http://www.rentacarpetita.com/INICIOFREN.htm Suisse installé en Bolivie depuis près de trente ans, très gentil, très serviable, ses 4x4 sont vraiment bien préparés et dignes de confiance, c'est de l'horlogerie suisse (ok ok elle était facile !) Aldo fournit des cartes détaillées, points GPS, une fois le briefing fait, vos éventuels doutes et angoisses s'évanouissent, la Bolivie c'est un peu l'autoroute A6 sans les bouchons en fait ! N'hésitez pas à lui poser des questions lors de la préparation de votre voyage, il a l'air un peu rustre comme ça mais en fait il vous répondra avec plaisir ! Aldo loue un grand appart douillet au dessus du garage, certes c'est plus cher qu'un hôtel local mais bien pratique pour charger la voiture etc... Il envisage une retraite bien méritée dans 3 à 5 ans, donc n'hésitez pas et foncez, c'est une occasion unique de visiter l'altiplano par ses propres moyens ! Voilà, la page pub est terminée, place au récit en images.

Bon allez, je vais faire un effort mais c'est vraiment parce que c'est toi !

Je commente pas les photos que tu reconnaitras, je mettrais un petit mot pour ce que tu connais pas uniquement

Mercredi 8 aout

Rouen- Paris Saint Lazare - Roissy - Miami 8 ou 10 heures (je sais même plus tellement je veux l'effacer de ma mémoire !) d'escale interminable, entre les 30°C extérieur et l'aéroport trop climatisé, avec des polaires sur le dos plus nos blousons de ski (plus de place dans les sacs à dos pour cause de couette volumineuse...)

Jeudi 9 aout

Arrivée à La Paz vers 6 heures du matin, il fait encore nuit, taxi pour le garage d'Aldo. On avait loué son appart au dessus (bien pratique !), on déballe notre bordel, douche, café... Le matin briefing avec Aldo, puis l'après midi casa de cambio, petite ballade puis supermarché pour les courses. Le soir on est morts, couchés super tôt.

Vendredi 10 aout

Journée dans La Paz. Apéro avec Aldo et un couple de belges qui partent le lendemain en même temps que nous.

Pas de photos de La Paz, j'ai préféré ne pas me balader avec mon sac photo, on s'est contenté d'un jetable argentique pas encore développé.

Samedi 11 aout

On a fixé le départ à 7 heures, les belges sont ponctuels, on démarre El Coche et c'est parti pour une grosse demie heure de stress, entre la prise en main du véhicule, la sortie de La Paz puis la traversée d'El Alto avec une circulation qui commence à se densifier, j'en menais pas large ! On fait le plein (du bas uniquement, pas le toit) à Patacamaya, on bifurque vers Sajama, très vite, ca fleure bon la nature et les grands espaces !

lever de soleil, on claque la bise à Aldo, à nous l'aventure !









on s'installe au bord de lagune Huana Cota (un peu après Tomarapi, où on retournera le lendemain matin pour acheter du pain) pour notre première nuit



Ça te convient comme compte rendu ?

à suivre !

hop, la suite !

Dimanche 12 aout :

Premier petit dèj, nuit impeccable, pas froid du tout bien au contraire, très confortable. Je ne regrette pas la couette, plus grande que le matelas, elle nous recouvre entièrement et apporte une bonne sensation de confort et de douillet. D'ailleurs je ne me suis même pas mis dans le duvet, que j'ai laissé grand ouvert au dessus de moi comme une couverture (j'aime pas être engoncé dans un duvet !) Par contre, moi qui vais systématiquement pisser la nuit...faut de la volonté pour se sortir du lit ! Du gel sur les vitres intérieures, rien sur les vitres extérieures, air sec oblige. On comprend vite qu'il faudra oublier les départs matinaux, on ouvre le capot pour réchauffer le moteur, on est face au soleil par hasard mais dorénavant, on réfléchira systématiquement à notre orientation en s'installant le soir. Quand El Coche veut bien démarrer, retour à Tomarapi, on achète du pain à l'hôtel, photos de l'église, puis direction les bains. On est seuls, on remplit le registre, la veille il y avait eu foule, au bas mot 25 personnes. On commence par la grande piscine à côté des habitations, puis on migre vers la petite piscine où vous vous étiez baigné. On repart, tjs les seuls touristes, direction la foret de quenuas, où l'on pique nique du midi. Puis traversée de Sajama direction la vallée des geysers. On s'installe pas sur le parking, j'aime pas ça, ça fait pas assez "nature", on s'installe un peu plus loin en quittant la piste (y'a des traces un peu en "hors piste", j'ai moins de scrupules à rouler n'importe où) On profite tranquillement des geysers, repas, nuit.

















Lundi 13 aout :

Reveil, petit dèj, réchauffage moteur, village de Sajama, paiement du parc en sortant, direction Tambo Quemado. Plein du bas, formalités côté bolivien, on comprend tant bien que mal où et comment faire pour le fameux numero de memorizacion... Puis côté chilien, on poirote une bonne heure et demie au même guichet que les camions, et grosso modo ca nous aura mis 3 bonnes heures tout inclus pour passer les deux frontières. Il est 13 heures bien tassé, arret pique nique au bord du lac Chungara, en contrebas de la route, là où il y a une espèce de jetée. Là gros regret, je vois bien une piste qui s'éloigne de la route mais je me dis qu'on pourra la rejoindre plus tard, et plus tard, je ne vois plus rien, on n'aura qu'une vue éloignée des lagunes de cotaconi, qu'on aurait pu je pense atteindre en prenant cette piste. Sur l'espèce de parking où on voit les lagunes de cotaconi, deux mecs de la dde locale qui nous disent qu'il y a 4 jours de festivités religieuses à Putre, 15 aout oblige. On tourne vers le village de Parinacota, et on se pose à l'entrée du village au bord du bofedale sur le petit bout de piste qui rejoint le bitume vers Putre. Nos premières viscaches qu'on continue à regarder depuis notre lit, on est en bord de piste au pied du bofedale d'un côté, des rochers de l'autre.

















Ça sera tout pour aujourd'hui, la suite demain avec de l'inconnu pour toi, une petite boucle vers le nord avec redescente par ma fameuse quebrada de Allane !

Lundi 13 aout :

On quitte Parinacota par le nord, en laissant la route de Putre dans notre dos. C'est Aldo qui nous dit qu'on pourrait faire cette boucle (bien qu'il ne l'ait jamais faite) quand je lui fait part de mon intention d'aller voir la quebrada au nord de Putre (qu'il ne connait pas non plus), pour ma part, au vu de mes cartes mapsource et de google earth, je pensais que c'était de la petite piste de montagne bien galère, il n'en sera rien. Très vite après Parinacota, on grimpe les montagnes derrière le village pour se retrouver sur un haut plateau.

sur notre droite Parinacota et Pomerape (puis Sajama quand il ne sera plus masqué)

sur notre gauche des montagnes colorées (le site de Suriplaza dont je t'avais parlé) et un bofedale qui vient égayer la plaine aride.

La piste est très bonne, large, visiblement entretenue récemment. Au bout d'une quarantaine de kilomètres, oh surprise, on rejoint du bitume et des travailleurs, ils sont visiblement en cours de bitumage jusqu'à Parinacota, d'où la qualité de la piste précédemment.

on descend en pente douce du plateau pour se retrouver le long d'un long canyon

un petit village dont j'ai oublié le nom, et son église

Une quarantaine de kilomètres plus au nord, on arrive à la ville de Visviri (que l'on ne croise pas, on prend la piste vers l'ouest quand le bitume tourne vers l'est vers la ville, frontalière avec la Bolivie, route + poste frontière, et aussi quasiment frontière avec le Pérou mais pas de route vers le Pérou par contre) Donc le bitume est là pour "désenclaver" cette ville paumée, tout de même relativement importante, pas loin d'être aussi grand que Putre. On tourne donc sur la piste vers l'ouest, en traversant une voie ferrée. Piste nettement plus "intime" mais qui reste roulante pour l'instant.

derrière les montagnes c'est le Pérou, je me demande si il y a un tunnel ou si la voie ferrée escalade... certainement qu'elle va vers Cuzco ?

un bofedale sur fond de montagnes colorées, sous la glace, on voit des petits poissons !

le volcan Tacora

Fini le terrain plat, on commence de la grimpette assez ardue, pendant une dizaine de kilomètres, on est perchés assez haut

on va déjeuner au bord de ce mélange lagune/salar, en passant à côté de la ville plus ou moins abandonnée de General Lagos.

des flamands pas très roses

visiblement, je reste contemplatif devant les lieux !

et en repartant on s'aperçoit qu'on était passé au Pérou sans s'en rendre compte cap plein sud maintenant

à la sortie du mini village de Villa Industrial, le pont existant est détruit, une minibifurcation vers un gué où on préfère être prudents, c'est Véronique qui est de corvée de traversée à pieds, et qui se nettoie les pieds !

c'est fissuré quasiment à perte de vue

nous y voilà à ma quebrada !

descente en serpentant à flanc de montagne, tout à fait dans le style de l'arrivée sur Tupiza (ou le départ pour vous !)

nous vlà au fond

la remontée de l'autre côté du canyon est moins spectaculaire, en plus soleil de face quand on se tourne vers le canyon

Comme je le pensais, c'est un endroit parfait pour camper, on peut s'éloigner un peu de la piste (même si y'a pas un chat...) et aller se poser en bordure de rivière le long des petits méandres. Mais la pensée de la douche chaude qui nous attend à Putre l'emporte !

arrivée sur Putre, le Terrace Lodge est plein, on se trouve un petit hotel sans charme mais propre et eau chaude + parking privé, en plein centre ville à moins de 100 mètres de la place du village. En effet, c'est la fête au village, les processions religieuses avec fanfare s'enchainent, en partant de l'église qui est sur la place du village. Pas de photos, prises avec le jetable pas encore développé. Resto, après coup on hallucinera entre le prix de la vie au Chili, qui plus est dans des endroits touristiques comme Putre ou San Pedro, et en Bolivie. Au lit !

Au final belle boucle sympa, on a vraiment apprécié, ça méritait une nuit au bord de la rivière ! J'ai détaillé mais n'y prend pas gout, ça ne sera pas toujours comme ça !

Mercredi 15 aout :

J'achète 20 litres d'essence en bidon, bonne idée, ca aurait été certainement trop juste pour rejoindre Pisiga le lendemain. On prend la petite piste vers le site de El Chaco, et on la poursuit vers les hauteurs, le Cerro Milagro dont on avait parlé. Un minimini lit de ruisseau pas asséché mais encore gelé, des collines/montagnes dénudées très chouettes. Retour sur la route pour prendre la piste vers Surire juste après. Plein de curiosités géologiques mais un camion en sens inverse toutes les 5 minutes environ ! Petit dèj à Guallatire, arrivée au salar, on ne suit pas la piste vers (je ne sais pas ce qu'il y a en fait : une usine/mine/carrière ?) mais on tourne à gauche, pour longer le bord nord du salar en direction de l'est, puis le bord est en direction du sud. Dans le coin sud est du salar, on arrive aux thermes de Polloquere, où on se pose pour la nuit. Trois militaires (il y a une petite caserne au nord du salar, juste après que l'on ait bifurqué à gauche) arrivent en voiture, en fait ils jouent eux aussi aux touristes, se prennent en photo à tour de rôle devant la piscine. Peut être viennent ils d'une autre partie du Chili et sont ils affectés içi pour quelques mois ? Mon espagnol n'est pas assez bon pour communiquer de manière compréhensible avec eux, par contre ils nous disent qu'on peut se baigner, que l'eau est chaude, on le savait déjà, c'est un peu pourquoi on est venus se poser içi ! Ils s'en vont, à nous la piscine. Baignade, gradient de température important qui va du trop chaud au limite frais, et fond qui va du petit gravier au vaseux. Le petit mur protège un peu du vent mais il fait pas bien chaud qd même...

Vous y étiez allé à ces thermes ? Je n'ai pas vu de photos me semble t'il ?

































Jeudi 16 aout :

Réveil à l'ombre, chouette ambiance entre vapeur d'eau et reflets. Direction Colchane dans un premier temps pour le retour en Bolivie. Cette portion Surire-Colchane est l'une de celles que j'ai préféré, rien de spectaculaire mais une sensation de sauvage et d'espace, une chaine enneigée avec un volcan fumant en point de mire (l'Ollague ?), de nombreux bofedales plus ou moins gelés...j'ai vraiment adoré ce passage. Arrivée à la frontière, c'est un peu le bordel, on sait pas trop où aller, si il y a un peu de passage dans le sens Bolivie => Chili, personne dans le sens Chili => Bolivie. Une bonne heure pour faire la paperasse (et oui qd même...), deux trois courses dans Pisiga, puis station essence, avec une 8aine de militaires armés qui surveillent. Le pompiste refuse catégoriquement de remplir le réservoir du haut, je lui montre l'autorisation spéciale qu'Aldo nous a dit de présenter, il s'en moque complètement, ce sera niet ! C'est pas trop grave, il y a une station essence à Salinas de Garcia Mendoza. Environ 80 kilomètres de bitume en longeant le salar de Coïpasa, avant de bifurquer sur une piste vers le sud, village d'Escara puis on entre doucement sur le territoire Chipaya, espèce de no man's land désertique peuplé de "huttes" en adobe un peu partout. A la sortie du village de Chipaya en lui même, ça se complique, mini pistes qui partent un peu partout vers les huttes alentours, on sait pas où aller... On fait machine arrière et on demande à qq'un dans le village, qui nous dit qu'il faut tourner à droite vers le centre du village, et non pas continuer tout droit comme on l'a fait. On tourne donc, et trois gués un peu inquiétants coup sur coup, dont l'un avec un trou ou on trempe tout de même le bas du capot. A l'un des gués, un mec en vélo rigole doucement en voyant Véro traverser à pied ! La piste se poursuit, quand trois mecs sortis de nulle part nous abordent, à un endroit ou des rochers bloquent la piste. Ils nous demandent 20 bolivianos (taxe de passage pr traverser le territoire chipaya) et nous disent que la bonne piste, c'est à droite, d'où le blocage de ce qui nous semblait la piste principale. On est pas super rassurés, un peu suspicieux tout de même, on trouve ça bizarre de quitter la bonne piste et de se retrouver de nouveau à moitié paumés sur des petites pistes un peu partout... On poursuit tant bien que mal, avec moult demis tours et tours de cons, et on finit par tomber sur ce qui semble être la piste principale, le gps indique Conception de Belen à une dizaine de kilomètres, ça a l'air bon. Ah on s'en souviendra de cette traversée du territoire Chipaya ! Conception de Belen, qui semble abandonné, mais non, après la partie abandonnée du village, une partie encore habitée. Plein sud, on rejoint après une quinzaine de kilomètres la vraie grosse piste qui mène à Salinas de Garcia Mendoza. Nous voilà aux abords du salar d'Uyuni, pas encore bien blanc, avec la presqu'ile dominée par le volcan Tunupa. La nuit tombe, je suis littéralement lessivé par cette grosse journée de route et ces problèmes de navigation, on opte pour un hôtel ! Pas de bol, l'eau est coupée 22 heures sur 24, le propriétaire de l'hôtel, guide touristique qui parle anglais, nous explique qu'à cette époque, l'eau est réservée à l'agriculture locale. Ce village s'ouvre doucement au tourisme, 2-3 hôtels, mais pas encore de restos à touristes, on mange avec les gens du village dans une petite gargotte sympa, menu unique : bouillon de légumes, poulet-riz-patates. Nuit douillette.



















aux abords du salar de Coïpasa







l'église de Conception de Belen



Vendredi 17 aout :

Toujours pas d'eau le matin, tant pis, on saute un tour pour la douche chaude... On fait le plein, la station service nous autorise enfin à remplir le toit. Direction la presqu'ile et les villages de Jirira puis Coquesa. Après la longue journée d'hier, aujourd'hui ça va être tranquille vu qu'on a prévu de dormir sur le salar. Cap au sud ouest, vers une ile à 25 km environ de l'ile "habitée". Un 4x4 sur place, qui part une petite heure plus tard, le chauffeur vient nous dire un petit mot, on le recroisera deux jours plus tard à la laguna Verde. On déjeune, puis petit coup de ménage dans El Coche, puis je me rase ! Après midi tranquille, pas de vent de midi à 14 heures grosso modo puis le vent se lève doucement pour s'accentuer au fil du temps.



dans le village de Coquesa





la rampe d'accès de Coquesa



















Tu le dis si t'en as marre hein !

Samedi 18 aout :

On reprend la direction sud est jusqu'à l'île "habitée", puis au gps on se dirige vers la rampe de sortie de Colcha K que l'on atteint sans problème. On a pas croisé d'endroits avec de beaux polygones sur le salar, je suis assez déçu. La piste est bien pourrie, jamais vu pareille tôle ondulée... On finit par atteindre San Juan non sans quelques égarements (on a voulu prendre des pistes "latérales" pour éviter cette tôle ondulée...). On cherche du pain, quelques épiceries mais pas de pain le matin on nous dit... On poursuit vers San Augustin, assez gros village niché au bord d'un rio dans un petit canyon, et on remonte ce rio, chouette paysage jusqu'à Villa Alota. De nouveau, recherche de pain, de nouveau, on ne trouve pas de pain. Pique nique du midi (il est plutôt 14 heures, ça sent déjà la grosse journée...) dans la vallée de las rocas puis on quitte le bitume en direction des lagunes qui s'enchainent (Honda etc...) On aurait peut être du prendre la seconde option, c'est à dire continuer le bitume vers la frontière et bifurquer sud sur une autre piste, car c'est bien merdique, grosse caillasse... Première lagune isolée puis on atteint la laguna Honda et celles qui suivent. Il doit être dans les 16 heures, il y a un hôtel au bord de je ne sais plus quelle lagune, on se tâte, on décide de continuer (je me dis qu'on va passer à l'arbre de pierre à une bonne heure pour la luminosité, puis qu'on va arriver à colorada pour le soleil couchant, je me trompe...) J'ai adoré ce passage, les lagunes puis le désert de Siloli, je regrette d'avoir du speeder comme on l'a fait, même si je me suis accordé tout de même de nombreux arrêts photos, le fait de passer par là en fin d'après midi donne une superbe lumière. Le soleil est de plus en plus bas, il touche bientôt le haut des montagnes que l'on longe...c'est le drame, on arrive aux amas rocheux de l'arbol de piedra alors que le soleil s'est caché depuis 5 minutes. On descend sur la laguna colorada, on va se poser au parking prêt du "mirador"(la maison en fait, qui surplombe la lagune). La nuit tombe, on voit les lumières du refuge à deux kilomètres de là. Cuisine et bouffe rapide, de l'eau dans la vaisselle sale, que l'on laisse dehors, ce sera un bon plan : l'eau gelée va "emprisonner" la sauce tomate et bien décaper la vaisselle ! Ce sera notre seconde et dernière journée "de merde" trop longue en route, j'avais carrément mal évalué le temps de parcours, en partie à cause de nos errements du matin (et de nos très nombreux arrêts photos mais ça c'est habituel et prévisible !).











le pittoresque cimetière du village de San Juan

la descente sur San Augustin

entre San Augustin et Villa Alota









la laguna Honda









Dimanche 19 aout :

Petite balade côté mirador, paiement de l'entrée de la réserve, achat de pain, arrêt flamands. Direction la douane d'Apacheta, le douanier, sympa, parle anglais, et nous explique le pourquoi de cette douane à 80 km de la frontière. Il nous demande où on va et s'assure alors qu'on a bien compris qu'il faudrait repasser içi quand on reviendra de San Pedro, oui oui, on a bien compris ! Sol de manana, on a adoré, on a vu les principaux grands sites géothermiques de la planète (Yellowstone en été et en hiver, Nouvelle Zélande, Islande), mais c'est la première fois qu'on voit une telle variété de couleurs dans des mudpools, que l'on a presque toujours vus grises. Par contre, vent + altitude = frisquet ! Descente sur le salar de Chalviri et les thermes de Polques, baignade paradisiaque ! Je tente un peu de hors piste vers le désert de Dali mais le sable est assez mou, on patauge un peu, j'irais pas jusqu'aux rochers. En route vers la laguna Verde, on bifurque de suite vers la laguna Verde et la piste qui suit en surplomb le bord nord, et on va se poser sur la "plage" au coin nord ouest de la laguna. Un petit peu déçu par sa couleur, je l'attendait plus "flashy", pourtant, le vent est bien là, pas de doute !



































Lundi 20 aout :

Reveil, petit dèj, réchauffage moteur...on passe entre les deux lagunes, poste frontière, direction le Cerro Toco. Début de la grimpette, on sent bien l'altitude ! Le vent remonte la pente, on l'a dans le dos, c'est pas plus mal ! On voit deux personnes déchausser leurs crampons, que l'on croise ensuite: deux chiliens qui nous disent que pour le "vrai" sommet, il faut remonter la cuvette neigeuse et que sans crampons ca craint car plaques de glace. On continue en longeant cette cuvette de neige, et on voit bien les plaques de glace, on ne va pas tenter le diable et on continue la grimpette légerement sur la droite sur la zone caillouteuse denneigée. On reussit quand même à atteindre un point où la vue bascule au nord côté bolivien, mais le Licancabur et la laguna blanca sont cachés. Ca nous va bien qd même, vue magnifique, superbes couleurs, et cratère soufré à proximité. Redescente vent dans le nez, il fait vraiment très froid. Descente sur SPA, douane et immigration, hôtel en centre ville, on a bien du gagner 25 degrés, ca fait bizarre de se retrouver en T shirt !































Mardi 21 aout :

En matinée, vallée de la mort et gorge du diable (nom approximatif ? je ne me souviens plus trop...). On cale dans la montée sableuse de la vallée de la mort, comme vous non ? Dans le labyrinthe de la gorge du diable, on s'enfonce, sans carte du coin et au bout de 3/4 d'heure on commence à se demander si on en ressortira un jour, on décide de revenir sur nos pas car on veux pas y passer la journée et c'est tout de même assez monotone comme paysage. Retour à SPA, petit resto, départ pour El Tatio. Au bout d'une trentaine de km, sans le savoir, on poursuit sur la piste non bitumée, plus proche des montagnes que la route bitumée, que l'on prendra au retour. Aucun soucis avec les gardes pour le fait de dormir sur place. Direction la piscine, assez spéciale : par moments, il y a des remontées d'eau très chaude du fond, qui brule presque, tout du moins trop chaud pour être supportable, par des petits trous, il faut rester sur ses gardes pour être pret à bouger ! Le site est splendide sous la lumière de fin d'après midi, et totalement désert.











tu connais le nom de ce volcan sur la route d'El Tatio, avec son cratère jaune qui fumaille ?











Mercredi 22 aout :

On est réveillé à l'aube par les premieres voitures de tours operators. En effet, ca fume bcp plus qu'hier après midi, mais sans le soleil, c'est un peu fade. Puis le soleil se lève, et la foule repart petit à petit passé 9 heures. On repart vers SPA, un renard vient nous dire aurevoir ! Petit resto à SPA, puis on part pour les lagunes Miscanti et Miniques. Arrivés là bas, c'est le drame, les gardes de l'entrée du parc nous disent qu'on n'a pas le droit de dormir sur place, qu'on risque de mourir de froid...! C'est vrai qu'il y a beaucoup de vent et qu'il fait pas chaud, mais on en a vu d'autres. J'essaye tant bien que mal de parlementer mais c'est niet, ils veulent que l'on sorte de l'enceinte du parc pour la nuit. Super déçus car ces deux lagunes sont vraiment magnifiques et j'aurais aimé admirer les montagnes en toile de fond s'éteindre au coucher de soleil. En fin d'après midi, on redescend donc et on s'installe en vrac en bord de piste pour la nuit. Y'a pire comme paysage, mais ca vaut pas les lagunes !















la grande lagune Miscanti

et la petite lagune Miniques qui la jouxte



Jeudi 23 aout :

Lever, ptit dèj, retour à Spa. En milieu d'après midi, direction la vallée de la Lune, avec une vue en surplomb avant de descendre dedans. Vallée de la Lune, coucher de soleil, resto, hôtel, nuit !



















Vendredi 24 aout :

Double plein d'essence, douane + immigration à SPA, nous voilà repartis vers la Bolivie. On doit remonter à la douane d'Apacheta, on refait donc la route en sens inverse : laguna Verde => désert de Dali => thermes de Polques => sol de manana =>douane...super pratique leur truc ! On redescend à Polques pour une baignade toujours aussi agréable, puis on prend la piste vers l'est juste au nord de Polques, à travers le salar de Chalviri. Première petite lagune exploitée, puis la laguna Hedionda sur fond d'Uturuncu, où on s'arrpete pour la nuit.











samedi 25 aout :

Reveil bien frais, sans aucun doute notre nuit la plus froide, toute l'eau est gelée, y compris le bidon de dix litres encore plein d'Aldo. On déjeune tranquille, oh surprise, un 4x4 qui arrive en face, et qui vient s'arreter à dix mètres de nous ! La piste longe la lagune sur 500 mètres mais y'a pas assez de place, c'est à dix mètres de nous qu'il s'arrète... Deux autres suivront, et rebelote deux fois : ils s'arretent juste à côté de nous ! Bref... On prend la piste, rapidement la descente dans le canyon qui précède les deux villages de Quetena. Vraiment splendide ce coin, un autre de mes (nombreux !) coups de coeur. On longe ensuite le canyon, tu sais, celui dont on avait parlé avec la photo sur le site du TO (ce qu'il appelait le canyon du Belvédère). En fait je pense que la photo est prise le long du canyon post-bifurcation de Barrancas, en allant à pied au bord. Les coordonnées gps vues sur Google Earth, à l'ouest du canyon, sont en fait celles de la bifurcation vers Barrancas. On descend dans le canyon direction Barrancas, le gué qui me fait penser à vous, et le village blotti au fond de son canyon. Encore un coup de coeur, j'ai adoré l'ambiance western qui en ressort ! On traverse les deux Quetena, puis la sortie de la réserve nationale Avaroa, personne dans la maison, tant pis, de toute façon pas de soucis, on avait payé une seconde entrée à la laguna Verde, vu que notre première entrée à la laguna Colorada, valable 4 jours, était périmée. Peu après, nous voilà au croisement pour la laguna Celeste. C'est parti pour 26 kilomètres d'enfer, très vite, la piste se détériore et c'est la plupart du temps sur un champs de caillasse qu'il faut monter, des grosses caillasses plates qui craquent sous les roues...on va mettre 1 heure 45 pour faire ces 26 kilomètres, mais le jeu en valait la chandelle, on finit par arriver en vue de la laguna Celeste, superbe, couleur laiteuse, quelques flamands roses, l'Uturuncu en toile de fond, et personne d'autre que nous. Ballade le long de la lagune, où le côté sous le vent voit s'ammonceler tous les morceaux de glace.































Dimanche 26 aout :

On pensait avoir une nuit glaciale mais non, réveil relativement "doux", dû à la légère couche nuageuse. C'est reparti pour la descente infernale, au bout d'une dizaine de kilomètres, un mec sur une petite moto arrive en face : un garde de la réserve Avaroa, qui nous demande si on est passé hier à la maison des gardes et qui nous demande notre ticket du parc. Retour sur la piste principale, on poursuit vers San Pablo de Lipez, piste assez "cabossée" qui ne fait que monter/descendre en restant plus ou moins à flanc de montagne entre 4000 et 5000. On pique nique au bord d'un petit rio qui va se jeter dans une lagune toute proche. Longue journée, on arrive sur San Pablo assez tardivement et du coup, un peu fainéants, on se dit qu'on pourrait aller voir l'hôtel Tayka. On se garde devant l'hotel, aucune voiture, porte d'entrée fermée. On fait le tour de l'hotel et on finit par voir la famille bolivienne à l'intérieur, papa + maman + grand mère + enfants, qui manifestement vivent comme des coqs en pate ! Le prix est assez exorbitant, 115 US dollars la nuit, tant pis, on va se retrancher dans notre carosse...mais la femme discute avec son mari et ils nous proposent un petit arrangement entre amis, nuit + repas pour 500 bolivianos, sans inscription dans le registre, en dessous de table en gros... Marché conclus ! La meilleure douche chaude de toute notre vie ! La gentille femme nous concocte un repas de rêve, copieux et varié, ca nous change de nos spaghettis + meatballs habituelles ! Par contre pas de chauffage dans l'hotel (il y a bien des radiateurs mais peut etre qu'ils ne les allument que qd il y a du monde ? ), un gros poêle à bois dans la salle à manger mais il restera éteint. Demain on arrivera à Tupiza, ca veut dire que notre nuit précédente à la laguna Celeste était la dernière que l'on passait dans notre carosse.

















Lundi 26 aout :

Petit dèj de luxe à l'hôtel puis départ. Un peu avant San Vicente, gros doute, on ne sait pas trop par où aller. Aldo nous a donné une feuille écrite en espagnol avec des points gps qui détaillent ce passage, mais les points gps ne semblent pas bons du tout, plus de 3 minutes par rapport à notre position. Je m'aperçois en plus que j'ai merdé dans ma cartographie, je n'ai pas mis San Vicente dans le gps. Pas mal de petits allers retours, on finit par se décider et on suit une petite piste qui est régulièrement entrecoupée de petits ravins dus au ruissellement des petits rios qui descendent de la montagne... Puis un effondrement qui coupe totalement la piste, on cherche un peu à pieds, on finit par voir que les traces vont dans le lit de la rivière que l'on longe plus ou moins. On finit par arriver sur un de mes points gps, tant pis pour San Vicente et l'hypothétique tombe de Butch Cassidy. Pique nique au bord d'une rivière, puis fin de la route vers Tupiza. Dans la descente finale vers Tupiza, un accident : un 4x4 dont la bache qui etait sur le toit semble s'etre détachée et prise dans les roues, le 4x4 est en vrac mais dans son malheur, il est allé se planter côté montagne plutôt que dans le précipice ! On s’arrête, l'un des deux mecs nous demande si on peut lui prêter la clé de notre voiture. Je ne comprend pas bien ce qu'il veut en faire, il a un Toyota, nous un Nissan, et forcément, quand il essaye de démarrer sa voiture, ca ne marche pas... Ils nous demandent si on peut emmener l'un des deux à Tupiza : pas de soucis mais "mucho photographico", je préfère les prévenir que ca va pas être le Paris-Dakar ! On finit la splendide descente sur Tupiza et on dépose le mec en ville : "cuanto cuesta" qu'il me dit, "nada" que je lui répond !

Bref, un peu de péripéties mais on arrive à bon port. Je me doutais que l'arrivée sur Tupiza vaudrait son pesant de cacahouètes, on a pas été déçus, vraiment splendide et spectaculaire ! On va au plus simple à l'hôtel Mitru, possibilité de garer sa voiture dedans, c'est donc parfait !

















mardi 27 aout :

Journée autour de Tupiza et balade dans les différents canyons, quebradas etc...



















Mercredi 29 aout :

En route pour Potosi, ca a beau être goudronné, pas loin de 5 heures de route qd même. La traversée de Potosi...humm...content qd j'ai garé la voiture ! On vise un hôtel que deux francais croisés hier nous ont conseillé. L'hôtel n'a pas de parking mais juste à côté, un autre avec parking. Ca se révèle assez glauque, bien que propre, par contre prix défiant toute concurrence : 25 bol par tête ! (sans pti dèj)



















Jeudi 30 aout :

L’hôtel miteux qui file le bourdon + l'envie de couper le trajet en deux (les 5 heures pour à peine 300 km entre Tupiza et Potosi nous ont calmé !) + le fait qu'on a eu le temps de pas mal tourner hier après midi dans Potosi + pas de visite de mines car Véronique = claustro : on décide de ne pas rester une seconde journée, de profiter de la matinée à Potosi puis de partir sur Oruro. On cherche désespérément un café, car sans mon café du matin je suis grognon ! mais on trouve rien, les adresses du guide sont soit fermées soit inexistantes (vive les guides qui ressortent soit disant tous les ans mais qui n'ont pas été réactualisées depuis un bail !). Du maté de coca oui, du café non...un jus d'orange pressé fera l'affaire. On part pour Oruro en milieu de matinée, on s'y trouve un bon hôtel avec parking privé. Ambiance vraiment différente de Potosi, ville plus "moderne" mais pas super exaltante. Un marché géant vraiment pittoresque. Super pizza le soir, et défilé avec tambours et trompettes de classes d'écoles. Pas de photos j'ai fait ma feignasse !

Vendredi 31 aout : Direction La Paz, pas de problèmes, El Coche retrouve son bercail entier ! On range notre bordel, apéro au garage puis resto avec Aldo le soir.

Samedi + dimanche : Réveil à 3 heures du matin, direction l'aéroport, La Paz - Santa Cruz -Miami - Paris - Rouen !

Le mot de la fin en images !







Voilà, fini les petits épisodes matinaux ;)
De Guilin à Guiyang? (Chine) English translation pending
by JessMnanto · 2012-10-11 · 20 replies
Bonjour, nous souhaitons avoir des infos, des bons plans ou des conseils pour effectuer le trajet Guilin-Guiyang prochainement (nous sommes un couple). - Y'a t-il un train direct? De nuit? Un bus? Nuit aussi? - Ou y'a t-il des étapes intéressantes voir incontournables à faire sur le trajet? Histoire peut-être de combiner visites et transports? Nou disposons en fait de 20 jours pour effectuer l'itinéraire Hong-Kong (2 jours) - Yangshuo 5 jours (bus direct depuis Shenzhen à ce qu'on a compris...?) - Guilin - Guiyang (3 jours) - Kunming - Dali - Lijiang - Leshan - Chengdu. Merci! 🙂
Floride/Bahamas: 3 semaines au paradis! (Miami & Florida Keys, Exumas, New Providence & Eleuthera) English translation pending
by Santéa · 2012-09-18 · 47 replies


Cet été nous sommes partis aux Bahamas et en Floride, 3 semaines pendant lesquelles nous avons découvert des paysages magnifiques et des plages paradisiaques. Je suis en pleine rédaction de ce carnet de voyage que je poste également sur mon blog avec moultes photos :
http://samiharrat.wordpress.com Merci d'avance à ceux qui prendront le temps de parcourir ce compte rendu.

Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs



Les Bahamas, première terre découverte par Colomb au XVème siècle, repaire de pirate au XVIIème, refuge pour les loyalistes anglais au XVIIIème, paradis terrestre pour vacanciers au XXIème. Depuis longtemps, ces eaux limpides et ces paysages idylliques m’ont donné envie de les découvrir. Voilà désormais plusieurs mois que l’on prépare ce voyage …

Au Bahamas, il y a 700 îles et îlots dont seulement une vingtaine sont habitées. Les deux plus peuplées New Providence et Freeport sont des escales de croisières, recouvertes de luxueux resorts et prises d’assaut par les touristes américains. Les autres sont appelées Out Islands (les Îles Extérieures). Peu peuplées, elles sont préservées du tourisme de masse et conservent toute leur authenticité. C’est ces îles là que l’on veut découvrir en priorité.

Les Bahamas ne sont pas une destination très prisée des touristes français. Très peu de tours opérators y proposent des voyages. Là bas le touriste américain et le billet vert y règnent en maître. Il y a très peu de voyages organisés qui permettent de découvrir les Out Islands, et aucun ne nous convenait réellement.

Pour préparer ce voyage, j’utilise Internet bien entendu (VoyageForum.com et Trip Advisor pour les avis de voyageurs et Kayak pour trouver les vols au meilleur prix) et des guides de voyage papier. Des guides francophones sur les Bahamas, il n’y en a en fait qu’un seul ! Le Petit Futé Bahamas. Ne voulant pas rester sur un seul avis et n’étant pas totalement convaincu par ce guide, j’achète également le Lonely Planet Bahamas en anglais

Première difficulté, il n’y a pas de vols directs depuis la France pour se rendre à Nassau, la capitale bahaméenne. Une escale à Miami en Floride est indispensable. Histoire de ne pas faire de détour pour rien, très vite on prend la décision de garder quelques jours pour découvrir la Floride.

Deuxième dfficulté, il n’y a pas de vols directs entre les Out Islands, il faut obligatoirement repasser par Nassau la capitale. Comme pour Miami, on en profitera pour s’arrêter à Nassau et pour découvrir les îles de New Providence et Paradise Island.

Après moultes hésitations et simulations je m’arrête finalement sur cet itinéraire qui s’étalera sur une période de 3 semaines.



Nous arriverons à Miami le 11 juillet et nous rendrons directement en direction des Florida Keys. Nous passerons notre première nuit à Key Largo (1). Le lendemain nous continuerons notre route au beau milieu de la mer des Caraïbes en direction de la très branchée Key West (2) ou nous resterons deux nuits. Puis nous reprendrons la direction de Miami (3) où nous passerons une nuit avant notre départ pour les Bahamas le 15 juillet. Ce jour là, nous partirons en direction de l’archipel des Exumas (4) un chapelet de 360 îles situées au sud de Nassau. Nous y resterons pour 6 jours avec au programme, plongée, farniente et découverte des îles principales de Great Exuma et Little Exuma. Le 21, nous décollerons pour Nassau (5) où nous resterons deux nuits, nous en profiterons pour aller visiter le célèbre hotel Atlantis et son parc aquatique. Le 23 juillet, on prendra la route de l’île d’Eleuthera. Là-bas 2 jours sont prévus pour découvrir Harbour Island (6), l’île de la jet-set et 5 autres pour partir à l’assaut des plages de la grande île d’Eleuthera (7). Enfin nous terminerons notre boucle par 2 dernières nuits à Miami Beach (8).

En tout nous prendrons 6 fois l’avion, dormirons dans 8 hôtels différents, louerons 2 voitures et découvrirons des dizaines d’îles disséminées dans 2 pays différents …

Episode 1 : Premier coucher de soleil à Key Largo



Ca y est, le jour du départ tant attendu est enfin arrivé. Direction Orly pour prendre notre vol Ibéria en direction de Miami (avec escale à Madrid). C’est vers 15h30 que nous foulons le sol américain pour la deuxième fois de l’année.

Jour 1 (11 juillet 2012) : Miami International Airport – Key Largo

1. Miami International Airport ; 2. Hilton Key Largo

Après avoir récupéré notre voiture de location (une Nissan Altima comme 2 mois auparavant) chez Dollar Rent-a-Car, nous prennons de suite la direction des Florida Keys et de la première d’entre elles : Key Largo. On emprunte pour celà le Flordia Turnpike autoroute à péage sans guichets.

Des caméras suspendues au dessus de la route prennent les plaques d’immatriculation en photos. Si vous avez souscrit à leur abonnement (le SunPass), RAS. Sinon, le paiement s’effectue directement par débit sur votre compte bancaire !

Après une traversée furtive des Everglades (à l’aide d’une ligne droite de 30 kilomètres!) on arrive à Key Largo.



Un rapide dîner chez Wendy’s et on s’installe à notre hôtel pour la nuit. On en profite pour faire notre premier bain des vacances et pour observer ce premier coucher de soleil floridien.





Episode 2 : Sur les traces d'Ernest Hemingway



Nous quittons Key Largo et reprenons la route des keys direction Key West, la ville la plus méridionale des USA l’un des lieux de villégiature d’Ernest Hemingway. C’est près de 2 heures de route entre ciel et mer qui nous attendent avec pour point d’intérêt le Seven Miles Bridge et le parc de Bahia Honda.

Jour 2 (12 juillet 2012) – Key Largo – Bahia Honda Key – Key West

D. Key Largo ; 1. Bahia Honda State Park ; A. Key West

Avant de prendre la route en direction de Key West, on décide de profiter cette fois ci de jour de notre hôtel de Key Largo. Une baignade rapide dans cette eau verte bordée de palétuviers et nous voilà partis sur la US Road n°1.



Premier arrêt à Islamorada dans un Burger King pour manger et on reprend la route pour franchir le Seven Miles Bridge, parmi les plus longs ponts du monde lors de sa construction en 1982 (près de 11km).



De l’autre côté du pont on arrive dans les Lower Keys et on en profite pour s’arrêter sur Bahia Honda Key (8 $ l’entrée) dont le parc national est réputé pour avoir l’une des plus belle plage des Keys.

Belle plage ? C’est vite dit, on fait les deux plages les plus à l’est (sur 3 dans le park) et les 2 sont recouvertes d’algues noires. La couleur de l’eau elle aussi est décevante et tire plus sur le jaune que sur le bleu turquoise. On se demande comment sont les autres si cette plage fait partie des 10 plus belles des USA comme la présente de nombreux guides !



On reprend la route vers Key West à travers les Lower Keys mais ne croisons pas de “Key Deer”, le cerf des Keys, espèce en voie de disparition. On arrive enfin sur Key West, la dernière île habitée des Keys, le bout de la route. On s’installe dans notre Guest House sur Eaton Street, une maison victorienne du XIXème siècle, toute proche de Duval Street, l’artère principale et la plus animée de la ville.





Mais le soleil déclinant on en profite pour se rendre sur Mallory Square pour assister au coucher du soleil, réputé comme l’un des plus beau du monde.





Heureusement, la journée de demain nous permettra de découvrir plus en profondeur cette ville de Key West.

Episode 3 : Key West, the Southernmost City



Cette journée au coeur de Key West s’annonce sous les meilleurs auspices, au programme : shopping sur Duval Street, visite du Conservatoire aux papillons, de la maison d’Hemingway et de la borne marquant le point le plus au sud du pays …

D. Départ ; 1. Key West Butterfly Conservatory ; 2. Southernmost Point ; 3. Hemingway’s House

Key West est une ville floridienne très célèbre. Célèbre pour avoir accueilli deux écrivains américains de grand talent : Ernest Hemingway et Tennessee Williams. Cette ville à l’atmosphère surannée et aux vieilles bâtisses victoriennes ne manque pas de charme. La Old Town qui s’étend à l’ouest de l’île est le quartier le plus intéressant de la ville et celui dans lequel nous nous baladons aujourd’hui, Duval Street en est la rue principale.

Après un petit déjeuner dans le jardin de notre guesthouse construite entre 1890 et 1898 on descend Duval Street avant que la chaleur de l’été ne devienne insupportable.



On en profite pour flâner dans quelques boutiques avec comme objectif le Key West Butterfly Conservatory. Dans ce conservatoire, une serre rassemble de nombreuses espèces de lépidoptères venant des 4 coins de la planète. Ceux-ci volent au milieu des visiteurs et des fleurs tropicales.





Puis, on se dirige à un block de là vers la borne représentant le point le plus au sud des USA. Théoriquement, celui ci ne se trouve pas à cet endroit mais sur un terrain militaire dont l’entrée est intedite au public. Mais bon … Tout le monde joue quand même le jeu.

Une foule de touriste américain attends là sous un soleil de plomb pour se faire photographier à côté de leur “petite Tour Eiffel”. Nous, pas fous, on attend juste un instant de répis (un changement entre 2 touriste entre 2 poses) pour prendre notre photo de la borne, et on se passera de la photo souvenir.



On préfère se rendre sur la plage juste à côté pour manger avant de continuer notre visite de la ville.

Et là, en plein milieu de notre cheesebaconburger, une averse tropicale arrive depuis l’océan et s’abat sur l’île pendant deux bonnes heures.



On en profite pour commander un dessert, il pleut toujours. Vers 15h30, l’orage laisse place au ciel bleu et on remonte Duval Street en pataugeant dans les étangs (vu leur taille, le mot flaque est un peu réducteur …). On remonte jusqu’à hauteur de Truman Avenue en regardant les boutiques puis on rejoint Whitehead Street dans laquelle se trouve la maison de Heminghway.

C’est dans cette maison qu’Hemingway a écrit la plupart de ces romans pendant les années 1930 (comme “Les neiges du Kilimandjaro” ou “Pour qui sonne le glas”). Cette maison fut offerte à l’écrivain en tant que cadeau pour son mariage avec Pauline Pfeiffer. Il y vivra jusqu’à son divorce en 1940, date à laquelle il déménagera pour la Havane. Le prix de 13 $ la visite pour quelques pièces nous décourage, on immortalisera la maison seulement depuis l’extérieur.



Fatigué par la chaleur et alléché par l’Happy Hour offert par notre hébergement. On rentre se prélasser dans la piscine. On aura même pas le courage de ressortir. Surtout que demain, il faut retourner sur Miami !

Namibie en novembre? English translation pending
by Krikri6792 · 2012-09-18 · 170 replies
Bonjour à tous,

A force de voir défiler des carnets de voyage de Namibie, on vient d'évoquer cette destination ce matin au petit déjeuner... pour novembre prochain (oui, oui, 2012, dans 6 semaines !😉). Je n'en suis donc qu'à ma toute, toute première réflexion.

Je viens de jeter un oeil dans le guide "Saisons et climats" et viens de voir que ce n'était pas forcément la meilleure saison 🤪et que certains parcs (Etosha) pouvaient être fermés entre novembre et mars. Vrai ou faux ? (car l'ouvrage date un peu !)

Admettons que ça soit faux et qu'on puisse envisager le voyage : ce serait pour une durée de 15 jours à 3 semaines (vol compris) à partir de début novembre et à prioiri en boucle.

Pour le circuit, je me suis pour l'instant basée sur une idée de Pierre77 évoquée dans cette discussion : "En 15 jours, tu peux faire quelque chose comme Windhoek / Mariental / Sesriem / Naukluft / Swakopmund (ou Walvis Bay) / Spitzkoppe / Brandberg / Twyfelfontein / Kamanjab / Etosha / Waterberg / Windhoek… Déjà une très belle dose de Namibie sans excès de kms ! "

Je me suis contentée pour l'instant de poser ces destinations sur une carte et ça me semble déjà un circuit assez conséquent (nous aimons bien nous poser parfois et ne pas avoir à rouler plusieurs centaines de km tous les jours)

Cela vous semble-t-il pertinent... à la période évoquée ou bien, en raison du climat, faut-il privilégier une autre région (Sud ?) ?

Si je pouvais également avoir quelques témoignages de personnes étant parties en novembre...

Je suis sûre que vous aurez plein d'idées ! 😉

A+

Christine
Oisans sauvage, passion d'une vie English translation pending
by Lucbertrand · 2012-09-10 · 5 replies
Oisans Sauvage Passion d’une vie

Le massif de l’Oisans restera pour moi cette région montagneuse privilégiée, que j’ai appris à connaître dès mon plus jeune âge, grâce à mon père, qui nourrissait une passion pour cette terre sauvage du Haut Dauphiné. Cependant, cette préférence ne tient pas à cette précocité de ma découverte, mais bien aux caractéristiques extraordinaires de ce territoire. Sans vouloir les énumérer, je me contenterai de laisser courir l’écriture au fil des émotions, que fait naître cette région chez l’amoureux de la nature, de la montagne et des grands espaces.

Sa diversité liée à son immensité, en fait un massif aux multiples visages, du nord au sud, forts différents. Pour s’en convaincre deux points d’observation, l’un au nord le plateau d’Emparis, et l’autre au sud à partir de Champoléon, vous révèlent deux aspects opposés. Du premier endroit, le regard embrasse les extraordinaires faces nord de la Meije et du Râteau, parois sombres, auréolées de neige même au cœur de l’été, s’élevant majestueusement par delà de vastes glaciers chaotiques, bardés d’impressionnantes crevasses. Du sud, au contraire vous découvrez une immense vallée sèche qui vient buter sur le Sirac et son interminable crête en dents de scie qui approche les 3500 mètres d’altitude. Là, au cœur de l’été tout n’est que roches arides, écrasées de chaleur. On pourrait s’imaginer dans un désert, bien loin de nos régions tempérées. Ces deux caractères d’une même région m’ont toujours fasciné. Le long de la Durance qui borde ces montagnes à l’est on est déjà dans le midi, presque en Provence. Le thym et d’autres herbes aromatiques embaument les chemins et les pierriers. Par contre, lorsque vous descendez du col du Lautaret, les prairies et les austères parois vous rappellent que vous êtes dans les Alpes du nord, où règne une climatologie différente. Pourtant, il s’agit d’une même et unique région montagneuse, le massif des Ecrins ou de l’Oisans. Deux noms pour un même espace. Les Ecrins, car il s’agit du sommet culminant, et qui de plus dépasse les 4000 mètres. On l’appelait aussi, il y a fort longtemps le massif du Pelvoux, à l’époque on pensait, à tort, que ce sommet plus visible que les Ecrins était le point culminant. L’origine du nom Oisans, quant à lui, se réfère à la peuplade qui vivait dans ces contrées avant la conquête romaine. Deux dénominations pour une même région aux deux visages, rien de plus naturel !

Après avoir regardé ces montagnes de leur périphérie, rentrons en leur cœur. Deux vallées grandioses nous conduisent au centre de ce sanctuaire. D’un côté la vallée de la Bérarde et de l’autre celle de Vallouise. Tout en cheminant le long de chacune de ces routes remontant ces vallées, lentement les points de vue s’affinent et les grands sommets deviennent toujours plus imposants. Pêle-mêle, apparaissent la Meije, la Barre des Ecrins, l’Ailefroide, le Pelvoux, et de nombreuses autres éminences rocheuses ou neigeuses. Ces deux axes d’entrée sont en été très fréquentés. Mais, dès que vous vous éloignez des routes, des chemins et des rares escalades à la mode vous vous retrouvez seuls ou presque face à ces immensités de roche et de glace.

En matière d’escalade les usages et les pratiques ont évolué. Avec le développement d’une multitude de voies de varappe à proximité des routes en fond de vallée aussi bien à la Bérarde qu’à Vallouise, les grimpeurs désertent les grandes voies d’alpinisme. En effet, le jeu n’est pas le même. D’un côté un excellent rocher avec de très courtes marches d’approche, de l’autre de grandes parois austères aux approches interminables, souvent défendues par des glaciers particulièrement hostiles en été, lorsque la glace dure et dénudée de toute trace de neige barre l’accès au rocher. Pour se confronter aux premières, un lever tardif suffit, par contre pour aller à la rencontre des secondes, un réveil très matinal s’impose, suivi d’une gigantesque marche que l’on commence de nuit dans la caillasse. Ce départ aux aurores constitue un préalable indispensable, car l’expédition sera longue. Dans le premier cas, on est plus à la recherche du joli parcours technique, et dans le second plus à la quête d’une confrontation à la nature sauvage, par définition hostile à l’homme. Là, un jugement sûr et le sens de la lecture du rocher sont indispensables, afin de mettre de son côté de bonnes chances de réussite. Mais, il n’est pas question de juger une pratique à l’aune de l’autre. Cela me rappelle un débat sur le classement des sociétés humaines. La grand question étant : y-a-t-il des sociétés supérieures à d’autres ? Par définition la question est stupide, car chaque société se juge, et par conséquent classe les autres, en fonction de ses propres critères. On se mord très vite la queue dans ce genre de débat. Bien évidemment, la confrontation entre les sociétés et leurs modes de vie différents crée des mésententes voire des ruptures, mais je ne vais pas aborder ce sujet qui nous emmènerait très loin des montagnes.

Je reviens au cœur du massif de l’Oisans et tout particulièrement vers un groupe de montagnes que j’ai regardé depuis ma plus tendre enfance et dont je n’avais gravi jusqu’à ce jour aucun des sommets. Il s’agit de cette immense arête qui s’étire sur plusieurs kilomètres, dont les pointements frisent les 4000 mètres sans toutefois les atteindre. Tout au long de cette dentelle de pierre, on égrène des noms qui font rêver : Pelvoux avec ses deux cimes, Puiseux et Durand, le Pic Sans Nom (qui a quand même un nom !), le Coup de Sabre et la longue arête des Ailfroides avec leur terrible et sombre face nord-ouest, qui s’élève d’un jet sur 1,2 kilomètre de roche à pic. Cette immense vague de pierre domine le glacier noir, ainsi nommé car en été il est entièrement recouvert de débris morainiques, qui lui donnent cette couleur noire. Je l’ai à plusieurs reprises remonté les yeux levés vers ces pics acérés, presque inaccessibles, en songeant aux récits épiques des alpinistes qui les premiers se sont lancés à l’assaut de ces faces.

Sur l’autre bord de ce glacier j’avais, il a déjà longtemps, gravi deux montagnes célèbres, tout d’abord le pilier sud des Ecrins, jaillissement de pierre de plus de mille mètres de haut culminant à 4102 mètres, et le Pic Coolidge plus modeste avec ses 3775 mètres, mais qui constitue un belvédère de tout premier plan pour admirer les grands sommets qui l’entourent. Cela m’avait laissé, au cours de longues marches, tout le loisir de contempler ce décor extraordinaire.

Cet été, Christophe me propose d’aller escalader la face sud du pic du Coup de Sabre. Cela fait déjà très longtemps que je n’ai pas fait une voie de cette ampleur en haute montagne. Certes, au cours de ces dernières années nous avons gravi ensemble des voies techniquement aussi difficiles, mais qui ne nécessitaient pas une telle marche d’approche de plus de 1700 mètres et qui atteignaient une altitude plus modeste. Je me suis empressé d’accepter la proposition, et voilà comment nous nous retrouvons au village d’Ailefroide en partance pour le refuge du Sélé, lieu d’où nous partirons demain matin pour notre ascension.

Tout au long de ce parcours sur sentier en ce début d’après-midi de chaleur, des souvenirs anciens me reviennent en mémoire au fur et à mesure de notre progression. Je me souviens d’une magnifique course à ski de randonnée en direction de la pointe des Bœufs Rouges, par des conditions de neige fabuleuses, qui nous permettaient une progression rapide. Je me remémore aussi l’ascension du très étroit couloir du Pelas-Vernet, qui se cache au fond d’une faille profonde. Tout cela remonte à plus de trente ans, cependant les souvenirs sont très présents et précis. Certaines expériences vous marquent de façon indélébile au-delà des jours qui s’écoulent. Une vie est balisée un peu à la manière d’une côte dans le brouillard, ponctuée de phares afin de permettre la poursuite de sa route vers un futur peuplé d’incertitudes. Le temps passe vite !

Voilà aussi ce que je viens chercher en acceptant la proposition de mon guide. Je suis à la recherche du souvenir, faisant revivre des sensations fortes éprouvées dans ce massif montagneux, il y a déjà bien longtemps. Tout à ma réflexion, nous avançons rapidement et en deux heures et demie nous atteignons le refuge du Sélé. C’est la première fois que je m’y rends. Ces dernières années, je ne fréquentais plus trop les refuges, de peur de la surpopulation, entraînant des nuits très inconfortables, dans la chaleur des dortoirs et dans le bruit des ronfleurs. Mais les modifications des habitudes des randonneurs et des grimpeurs, ainsi que des conditions d’enneigement ont amené à une fréquentation beaucoup moins importante de nombre de refuges de haute montagne. Cela n’est pas pour me déplaire, bien que ce soit fort triste pour les gardiens de ces refuges, qui exercent ce métier avec conviction, un peu à la manière d’un sacerdoce.

Ce soir, nous sommes une petite dizaine, ce qui est très peu en pleine saison estivale. Une cordée part pour la traversée du col du Sélé. Etant donné le faible enneigement et la longue distance sur glace vive cette randonnée représente à mon sens un véritable calvaire. Très logiquement les candidats ne se bousculent pas. Deux grimpeurs envisagent une escalade dans la face sud de Sialouze, réputée pour son rocher de grande qualité, ce qui est tout à fait remarquable pour l’Oisans, dont la réputation est plutôt liée au rocher incertain. Un guide et son client ont jeté leur dévolu sur la voie normale d’Ailefroide. Avec ces derniers, à cinq heures du matin nous partirons ensemble, nos chemins étant communs les premières heures. Cela ne fait pas grand monde pour cette bâtisse à large capacité. Demain soir, au grand désespoir du gardien, ils ne seront que trois, alors que nous sommes presque au week-end du 15 août, traditionnellement l’un des plus fréquentés.

Le repas du soir sera animé, discussion intéressante sur la montagne et autres sujets à connotation plus professionnelle. Nous aurons droit à du chamois en sauce, je ne sais pas s’il a été braconné dans le coin ? A la fin du repas le gardien, fort sympathique, nous fera un sérieux appel pour nous offrir un génépi maison. Mais nous résisterons et ignorerons son invitation. En effet, il détient une fameuse réputation, dont certains grimpeurs ne se sont pas relevés, étant redescendus du refuge avec une sérieuse gueule de bois, en oubliant jusqu’à la paroi pour laquelle ils étaient venus !

4heures30 lever, petit déjeuner sans entrain avec du pain pour le moins plus très frais, agrémenté d’un peu de beurre et d’une minuscule portion de confiture. A ces moments très matinaux, la faim n’est pour le moins pas très forte. Je me force donc à engloutir quelques tranches de pain. Dans le refuge nous nous équipons de nos baudriers dans un léger cliquetis métallique, dû aux mousquetons qui s’entrechoquent.

Nous attaquons la marche d’approche de nuit. Très vite le chemin conduit dans de petites barres rocheuses. Seul le halo de la lampe frontale permet de discerner les quelques mètres qui nous entourent. Ces marches sur terrain raide de nuit, alors que l’on vient juste de se réveiller, que les muscles sont encore froids et les mouvements mal assurés, sont impressionnantes et pas toujours très agréables. Dans une nuit opaque on s’imagine se promener au-dessus de vides abyssaux, toujours un peu tendu à l’idée de faire un faux pas, qui vous précipiterait vers une mort probable. Il n’en faut pas plus pour que le cerveau se réveille franchement et que la vigilance devienne extrême, à la recherche de prises de pied et de main au milieu des ténèbres. Cependant ces marches de nuit, un peu à tâtons, entouré d’immenses parois dont on ne distingue que les gigantesques silhouettes noir d’encre, qui se dessinent sur les étoiles, font partie intégrante des émotions que l’on vient chercher dans ces quêtes de sommets de haute montagne. On avance dans sa minuscule bulle de lumière, un peu à l’aveugle au milieu de ce décor d’immenses parois peuplées d’à-pics que l’on côtoie, à la manière d’un funambule qui ne distinguerait pas toujours très bien le filin sur lequel il est en équilibre. Ces absences de références précises, au milieu d’ombres qui migrent et se modifient au fil de vos pas font naître des illusions qui peuvent procurer de vrais vertiges, les informations fournies par les yeux et celles fournies par l’oreille interne pouvant différer. Voilà ce que représentent pour moi ces départs nocturnes, sur ce qui n’est plus des chemins et pas encore de l’escalade à proprement parler.

Heureusement, le jour ne tarde pas à se lever et cela rend la progression plus agréable. Les montagnes révèlent enfin leurs formes véritables. Éperons, faces et étendues glaciaires se différencient lentement dans une pénombre de moins en moins intense. Le ciel passe du noir profond au bleu, et enfin une teinte rouge sombre prend le dessus. Ce rouge devient de plus en plus vif, et cède à son tour devant le jaune, annonce imminente de l’apparition du soleil. Les faces rocheuses, par leurs teintes, en commençant par le sommet et avec un certain décalage dans le temps, suivent l’éclairement amorcé dans le ciel. De noires, elles virent au gris puis le rouge à son tour passe par tous les dégradés, pour enfin déboucher sur la véritable couleur de ce gneiss de l’Oisans, qui révèle une multitude de couleurs de l’ocre au vert pâle dû à certains lichens, sans oublier le rouge couleur rouille généré par certains oxydes de fer. Les glaciers dévoilent leurs véritables conditions. Ayant pris de l’altitude nous pouvons les observer du haut. Très nettement les parties de glace vive tranchent par leur froide couleur métallique bleutée sur les parties enneigées, plus blanches, quoique saupoudrées de débris de poussière dus à l’érosion très active dans ces zones de fortes amplitudes thermiques.

Après avoir contourné un vaste éperon, nous dépassons l’ancien refuge. Cette apparition d’une époque révolue nous plonge une centaine d’années dans le passé. Nous nous attendrions presque à voir sortir quelques alpinistes à chapeau, chaussés de chaussures à clous et portant des cordes en chanvre. Mais non, rien ne bouge, seuls peut-être les esprits des premiers ascensionnistes de ces cimes de l’Oisans se cachent encore parmi ce décor fantastique ? Un vaste vallon se découvre, et devant nous se dressent l’Ailefroide, le Coup de Sabre, le Pic sans Nom et son avant-poste l’aiguille de Sialouze. Le lieu est étrangement calme, Alors que 1500 mètres plus bas la vallée grouille de touristes, nous sommes seuls à contempler ce spectacle de la montagne qu’incendie le soleil. Il fait bon, pas un brin d’air. D’un pas alerte nous franchissons les quelques centaines de mètres qui nous séparent du glacier. Lorsque nous l’atteignons, nous chaussons les crampons pour parcourir une glace dure mais heureusement peu raide. Rapidement elle cède la place à la neige, ce qui rend notre progression plus confortable. Plus nous approchons du pied de la paroi, plus elle nous semble immense du haut de ses 400 mètres. La neige se redresse en finale, alors que nous touchons au rocher.

Le départ de notre escalade n’est pas évident à trouver. En effet, on recherche toujours le premier piton qui indique le démarrage. Dans le cas présent il se situe à une quinzaine de mètres du sol et ne se distingue pas très bien. Christophe l’identifie cependant assez rapidement, après quelques tâtonnements dans une pente de neige raide. Nous soufflons, car le gardien nous a dit que la veille une cordée d’Anglais n’avait pas réussi à localiser le départ.

Nous enlevons nos crampons et nos chaussures de montagne, et enfilons nos chaussons d’escalade L’opération est assez aisée, car la neige fait un replat juste avant le rocher. Ce n’est pas toujours le cas, et parfois il faut faire tout un tas d’acrobaties dans une pente raide, en faisant attention de ne pas tomber et de ne pas laisser filer crampons ou chaussures dans la pente ou pire dans une crevasse. Rien de tel aujourd’hui, et c’est sans stress particulier que je me prépare.

Christophe attaque la première longueur et arrive à bout de corde sans avoir trouvé de vrai relais pour me faire venir. Assuré sur un seul piton il me demande de démarrer. Dans cette première longueur le rocher est constitué d’un granit sans grain assez glissant. La sensation est désagréable aux pieds, car justement ces derniers manquent d’adhérence. Mais l’escalade n’est pas trop difficile et le passage n’oppose pas de vraies difficultés. Après une vingtaine de mètres, je marque l’arrêt à mon tour, pour que Christophe reprenne sa progression à la recherche d’un véritable relais. Après une longue dalle à faible inclinaison, il trouve enfin ce qu’il cherche. Et tout au long de notre escalade, nous n’aurons plus de mauvaise surprise et les points d’arrêts sécurisés par au moins deux pitons se succéderont régulièrement. Après les cent premiers mètres, le granit glissant laisse soudainement la place à un joli gneiss coloré, au gros grain sur lequel les chaussons d’escalade font merveille.

La paroi est toujours très raide, pas très loin de la verticale, même par petites sections surplombante. L’itinéraire reste bien balisé par les pitons en place. Cependant ce rocher demande de la recherche dans le positionnement, car les prises bien souvent ne sont pas directes. Il faut alors recourir à des tractions en opposition sur des fissures que l’on prend latéralement ou par en dessous. Cela demande des efforts importants dans les doigts et les avant-bras. Pour moi qui n’ai pas un gros entraînement cela va virer dans la onzième et dernière longueur à la « bagarre de rue» et c’est à la limite des crampes dans les doigts que je vais me hisser sur ce sommet qui frôle les 3700 mètres d’altitude à un mètre près.

La vue y est saisissante de toutes parts. Là-bas au nord dans le lointain le Mont Blanc affiche sa silhouette, toute de blancheur, si caractéristique. Juste à nos pieds l’immense glacier noir déroule sa surface de cailloux. Juste en face la gigantesque face sud des Ecrins nous domine de plus de 400 mètres. Nous sommes encadrés le long de notre arête, d’un côté par le Pic sans Nom et de l’autre par l’Ailefroide. Loin au sud, le Sirac déploie sa grande crête, telle un râteau aux dents émoussées, si particulière. Je suis tout content de me trouver perché en ce lieu aérien. La fatigue fait son effet. J’ai du mal à m’alimenter. Cependant, je dois me forcer à ingurgiter quelques aliments énergétiques, comme des fruits secs, car une longue descente en rappel nous attend. Bien souvent, les accidents arrivent au cours de ces manœuvres du fait du relâchement de la vigilance due à la fatigue.

Christophe se lance dans le premier rappel, puis vient mon tour. Un dernier regard circulaire du haut de ce pic et je me laisse glisser le long de la corde. Ces opérations de descente sur un vide de plusieurs centaines de mètres sont toujours impressionnantes, bien que généralement techniquement faciles. D’où l’importance de ne pas se laisser gagner par la routine qui peut conduire à l’erreur, que l’on croirait impossible, et qui malheureusement se produit, même au détriment des plus forts. Et c’est ainsi que l’on se retrouve précipité dans le vide pour un dernier grand vol. Nos onze rappels se passent sans incident, si ce n’est une corde bloquée au cours du premier, et une petite manœuvre à quinze mètres du glacier, du fait de notre corde trop courte de cinquante centimètres pour rejoindre le dernier piton, ce qui a impliqué un petit pas d’équilibriste sans assurance.

Enfin nous voilà de retour sur la neige. Durant notre escalade la glace sous-jacente a bougé, et l’une de mes chaussures posée à même le sol s’est déplacée, enfoncée dans une petite dépression. Il n’aurait pas fallu grand-chose pour qu’elle soit précipitée dans la rimaye, profonde crevasse à la séparation de la glace et du rocher. Je n’ose imaginer comment j’aurais pu redescendre ce glacier avec une seule chaussure de montagne, les chaussons d’escalade, n’étant pas du tout, mais alors pas du tout prévus à cet effet. Mais la montagne s’est montrée encore une fois clémente à mon égard.

Il ne nous reste plus qu’à nous lancer dans une immense descente de 1700 mètres de dénivelé, en passant par le refuge, afin de retrouver la voiture tout en bas dans la vallée. A 19 heures nous atteignons le refuge. Plus que 1000mètres de dénivelé à descendre. Ils vont me sembler très longs. La montagne a été désertée par les randonneurs, montés pour la journée au refuge. Les chamois ont repris possession des lieux et ils ne sont pas farouches du tout. Nous les approchons à quelques dizaines de mètres et ils continuent sans trop d’inquiétude à brouter herbe et feuillage. Une mère et son petit, juchés sur une légère crête juste au-dessus du chemin nous regardent passer avec curiosité. La nuit nous surprend dans la descente, que nous finissons par trouver interminable. Dans les passages en forêt, la pénombre se fait bien réelle. Enfin, entre les troncs d’arbres, nous voyons apparaître les lumières du camping. Ça y est nous en avons fini, la voiture nous attend bien sagement. Il est 21heure30. Depuis cinq heures du matin, nous ne nous sommes pratiquement pas arrêtés et c’est avec plaisir que je m’assois dans mon véhicule. Il ne nous reste plus qu’à retourner à Gap qui est distante de 80 kilomètres. La nuit est particulièrement limpide et nous sommes le 11 août, période des pluies d’étoiles filantes. J’en vois une belle zébrer le ciel au-dessus du lac de Serre-Ponçon, alors que je conduis. Dernier petit clin d’œil de la nature au cours de cette journée bien remplie.

Je suis rentré chez moi depuis deux jours, je prends le (vieux) guide du massif des Ecrins de Lucien Devies et Maurice Laloue. Pour moi ce livre de couleur rouge, édité en 1946, représente une véritable bible du massif. A le lire, c’est toute l’histoire de la découverte de ces montagnes que l’on suit. Les dessins des parois à l’encre sont très précis. Page 61, sur une demi-feuille le Pic Sans Nom, entouré de la Pointe Puiseux et du Pic du Coup de Sabre, affiche sa grandiose face nord. Le Pic du Coup de Sabre est dénommé Petit Pic Sans Nom. Une correction à l’encre bleue rectifie cette erreur d’appellation. Je reconnais cette écriture, c’est celle de mon père qui avait acheté ce livre en 1956. Je sais que son esprit est encore là-haut. Il m’avait demandé d’aller répandre ses cendres sur un sommet de la région. Il avait finalement changé d’avis, de peur que je prenne des risques en accomplissant ses dernières volontés. Cette rectification à l’encre bleue, d’une écriture ferme et droite, est la preuve, qu’au cours de cette plongée de ces deux derniers jours au cœur de ce sanctuaire qu’il aimait tant, il était là, et qu’il participait à mon plaisir, bien que ma pratique de l’escalade difficile ait toujours provoqué chez lui une certaine crainte pour mon intégrité physique.
Le camping-car au Québec en octobre: possible ou pas possible? English translation pending
by Bouchonpb · 2012-08-15 · 16 replies
Bonjour a tous,

Ma femme et moi sommes partis vadrouiller en Colombie-Britannique en CC l'année dernière en Octobre et on s'est régalés. Du coup on compte faire le même chose cette année, toujours en Octobre, mais au Quebec. Itinéraire prévu : départ de Montréal pour le lac St Jean mais en passant par l'est (Senneterre/Chibougamau..) puis de Chicoutimi rejoindre la Gaspésie, en faire le tour et revenir à Montréal. Le tout sur 3 semaines couvrant donc quasiment tout le mois d'octobre. Or je me rends compte que beaucoup de choses ferment dès Septembre. Si ce n'est pas très gênant pour nous en ce qui concerne les attractions, ça l'est plus pour les campings (privés ou gérés par la Sepaq).

Ma question est donc : est-ce possible à cette période de l'année de faire du CC ? Où peut on stationner ? Où peut on se brancher (eau/électricité) et vidanger (même si c'est que tous les 3/4 jours)?

Merci pour vos réponses
Venise - Thonon-les-Bains à vélo juin 2012 English translation pending
by Lucbertrand · 2012-07-16 · 4 replies
Encore un périple à vélo, avec l’habitude les voyages finissent par se ressembler, c’est tout du moins la première impression. On part, on pédale, tendu vers le but à atteindre, déjà rompu à la manœuvre par l’habitude de milliers de kilomètres parcourus à deux roues. Mais en fait, il n’en est rien, l’aventure est à chaque fois différente pour de multiples raisons. Je n’en citerai que quelques unes, des plus évidentes: la météorologie, variable majeure, déterminant le niveau de plaisir ou de souffrance, les compagnons qui sont différents d’une fois à l’autre d’où entente ou non, la forme physique du moment qui conditionne totalement l’expérience, les pays traversés qui par leur diversité impriment chacun une trace particulière sur le voyage.

Rentrant tout juste des Pyrénées où nous avons effectué une merveilleuse chevauchée à huit sur un certain nombre de cols mythiques comme le Tourmalet, l’Aubisque, l'Aspin, Marie Blanque et bien d’autres me voilà de retour à Lyon pour un bref repos de deux jours. Gérard me rejoint et nous préparons nos vélos pour un embarquement très matinal en direction de Venise, point de départ de ce nouveau circuit à deux roues à travers les montagnes alpines. Emballer son vélo, dans un carton aux dimensions réglementaires, semble au premier coup d’œil mission impossible. Mais pas de panique, une fois les roues démontées, la selle baissée, le guidon desserré, le porte-bagages avant retiré, car inutile cette fois en Europe, eh bien le miracle s’accomplit et tout rentre, et le carton se ferme sans difficulté. Il suffit de le renforcer avec la quantité de scotch de déménagement qui convient et le tour est joué. Mon nouveau camarade je l’ai connu via internet et le site voyage forum. En effet, lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette traversée afin de terminer le parcours entrepris l’année précédente de Thonon à Nice, ma compagne outre le fait de me voir partir, appréhendait que je me lance seul dans l’aventure. J’ai donc mis une petite annonce sur ce fameux site de voyage, VF, et j’ai eu deux réponses. Le premier candidat ne convenait pas, car il s’agissait d’un cycliste avec vélo de course qui comptait parcourir cet itinéraire sans bagages en effectuant des étapes très longues. Je m’inscris dans une démarche de cyclotourisme, roulant assez lentement, avec sacoches relativement lourdes, ce qui procure une capacité d’autonomie permettant le camping et le bivouac. Cyclistes de route et cyclotouristes n’ont pas la même philosophie du voyage, d’où généralement difficulté d’harmonisation. Par contre mon deuxième contact, Gérard, s’inscrivait tout à fait dans l’esprit de l’errance à vélo en toute liberté. Après quelques échanges écrits puis téléphoniques, nous permettant d’envisager avec succès un voyage en commun, un rendez-vous physique est pris. Nous nous retrouvons un soir dans un restaurant du Jura et faisons plus ample connaissance. Tout se passe pour le mieux et nous voilà deux mois plus tard à boucler nos cartons en vue de prendre l’avion demain matin à 6 heures à l’aéroport de Saint-Exupéry à Lyon. Internet a révolutionné beaucoup de domaines de nos vies professionnelles, affectives et de loisir. En effet, pour des grandes balades de ce type à vélo, les candidats prêts à partir ne sont pas nombreux et de plus à une date donnée, cela devient la quadrature du cercle. Mais voilà, le petit message lancé dans le virtuel se concrétise par un compagnon en chair et en os avec lequel je vais vivre une magnifique aventure de 11 jours. N’oublions pas, qu’internet c’est aussi les amis fictifs que l’on a jamais vus et que l’on verra probablement jamais mais que l’on comptabilise dans une liste d’amis qui parfois est pléthorique ! Ne jugeons pas, le net, chacun en fait l’emploi qui lui convient, ou semble lui convenir, mais nous en sommes tous, ou presque, fortement tributaires. Nous n’échappons pas aux évolutions de notre monde ! 9 juin, 3h30 du matin, ça fait tôt ! Debout, on enfourne les cartons contenant nos vélos et nos bagages dans ma voiture, un vrai petit camion ! Mon neveu nous accompagne à l'aéroport afin de ramener le véhicule. Nous avons décidé de procéder de la sorte, afin de ne pas être prisonniers de réservation d’avion pour le retour. En effet, ce dernier se fera à vélo jusqu’à Thonon-les-Bains et de là nous rentrerons à Lyon par l’un des nombreux TER qui relient les deux villes. Les formalités d’embarquement vélos et sacoches sont effectuées sans difficulté, ce qui nous enlève un poids. Tous ceux qui ont voyagé en avion avec leur vélo connaissent les tracasseries de dernier moment, qui généralement ne manquent pas de faire monter le rythme cardiaque et demandent des réponses rapides et efficaces. Mais aujourd’hui, rien de tout cela et tranquillement nous rejoignons la zone de transit. Notre avion décolle avec une demi-heure de retard, mais fait surprenant sur un si petit trajet, il arrivera à remonter ce handicap et se posera à l’heure. Bien entendu, l’arrivée à l’aéroport de Venise est un spectacle à ne pas manquer. L’avion en approche survole la lagune et on cherche du regard cette ville incroyable, unique au monde construite réellement au beau milieu de l’eau. Tant que l’on ne l’a pas vue du ciel, on a du mal à imaginer cette cité au beau milieu de sa lagune, époustouflant ! Il y a six mois j’y ai séjourné quelques jours. Mon plus grand plaisir avait consisté à passer mes journées à bord des bateaux transports en commun, dénommés « vaporetto », à circuler d’île en île, ou le long des canaux de Venise à contempler les innombrables palais. Aujourd’hui alors que l’avion est en approche finale, je vois défiler le palais des Doges, la place Saint Marc, et en arrière fond je distingue l’île du Lido où nous avions passé quelques nuits dans un hôtel superbe, et incroyable mais vrai, aux prix doux ! Les roues touchent, le poser se fait sans heurt. Arrêtons de rêver de vaporetto, de palais des Doges et autres douceurs de ce lieu unique, car nous sommes là, paradoxalement, pour nous en éloigner le plus rapidement possible afin de rejoindre les montagnes et les nombreux cols qui s’égrènent le long des mille kilomètres qui nous séparent du lac Léman. Toujours une petite angoisse en récupérant les vélos, y-a-t-il de la casse ? Une détérioration devient rapidement un handicap nécessitant réparation, qu’il s’agisse d’un rayon cassé, d’un porte-bagages tordu, d’une poignée de frein déformée, sans parler du gros pépin, du cadre déformé car il a été percuté par un corps étranger de forte masse. Jean, mon mentor en cyclorando, m’a plusieurs fois relaté cet exemple de cadre définitivement tordu empêchant toute utilisation du vélo ! Nous récupérons nos cartons dans un lieu approprié aux bagages encombrants et nous installons dans un recoin calme de l’aéroport en vue de remonter nos vélos. A la première inspection des emballages tout semble normal, le remontage nous le confirmera. Gérard a vite fait de mettre sa monture en ordre de marche. En ce qui me concerne, ayant dû procéder à un démontage plus important, il me faut logiquement plus de temps afin d’être prêt. En finale, je dois batailler avec les patins de freins qui refusent de se mettre dans leur position avant démontage, un frottement important sur les jantes persistant. Donc, je commence à modifier les serrages des câbles, et après quelques ajustements, mon vélo est opérationnel. Il est 9h30. Nous voilà à l’air libre. Nous identifions rapidement la route à prendre, en direction de Trieste dans un premier temps. Le ciel semble clément bien que gris. Les prévisions météorologiques consultées la veille se présentaient sous de bons augures. Les premiers kilomètres sont parcourus le long d’un axe à forte densité. La chaussée n’est pas toujours très large, pas d’espace de protection pour les vélos. Heureusement, un léger vent favorable nous accompagne, ce qui nous permet de rouler à vive allure. Cependant les camions et les caravanes nous frôlent parfois dangereusement. Les propriétaires de ces dernières ne semblent pas toujours avoir le gabarit de leur maison sur roues dans l’œil. La voiture étant passée, l’engin tracté ne peut que passer lui aussi ! Gérard étant devant moi, je vois une voiture le doubler en dehors de toutes les règles de sécurité, et la caravane, au gabarit légèrement plus important, j’ai vraiment l’impression qu’elle va le renverser. Il s’en est fallu de quelques centimètres. Mon compagnon n’a pas vraiment réalisé, mais en ce qui me concerne mon rythme cardiaque a fait un bond. Pourvu que ce calvaire ne dure pas trop longtemps. De plus, pour ne rien arranger, le temps devient menaçant et une petite bruine intermittente s’invite. Durant les premiers kilomètres d’un voyage, où l‘on sait que l’on va affronter des difficultés conséquentes, se retrouver confronté à des conditions météorologiques et de circulation relativement hostiles, fait clairement prendre conscience des risques d’échec, au cas où la situation évoluerait défavorablement. Comme toujours à vélo on se sent très dépendant des intempéries, on prie pour que le mauvais temps et la pluie, voire la neige, ne s’acharnent pas trop sur nous. Dans ces moments de doute et de concentration pour combattre l’adversité, on se sent vivre et en communication avec les éléments et notre corps. Pour le moment le ciel se contente de rester menaçant et d’humidifier la route. Après trente kilomètres, nous atteignons la petite ville de San Dona de Piave, et comme par miracle la circulation devient bien moins dense, moins inquiétante. Nous faisons quelques courses dans un super marché, prenons du jambon cru, particulièrement savoureux pour un prix défiant toute concurrence. De vastes plaines s'étirent en direction du nord, et les premières silhouettes de relief se lèvent devant nous. N’oublions pas que nous sommes venus traverser les Alpes par une longue succession de cols, des fois que ces premières étendues plates nous le fassent oublier. Vers midi, la pluie s’intensifie, nous nous abritons dans une allée couverte au centre d’un village et tranquillement nous savourons notre sublime jambon italien. Un petit café juste à côté, nous y prenons notre premier expresso. Par chance les précipitations s’arrêtent et nous voilà de nouveau en route. La cadence est bonne. Une petite ville est atteinte, un passage à niveau est fermé. Des trombes d’eau, un véritable déluge s’abat sans prévenir. Vite, une fois encore un petit porche nous abrite. La barrière reste fermée, bien que le train soit passé, mais vu le temps nous ne sommes pas pressés de repartir. L’ondée, phénomène par définition éphémère, se calme, mais la barrière du passage à niveau ne se lève pas. Cela doit bien faire un quart d’heure que la route est coupée. Les gens semblent y être habitués car aucune voiture ne reste, les rares qui arrivent font immédiatement demi-tour. Bizarre, bizarre ! On décide de passer sous l’obstacle et de franchir les voies ferrées. Mais à ce moment le chemin se libère et nous n’aurons pas à commettre cette infraction, qui est à la source de nombreux accidents mortels de par le monde. Nous reprenons notre itinéraire le long d’une vallée qui longe les montagnes. La nature très verte est la preuve des journées pluvieuses qui viennent de s’écouler. En début d’après-midi, les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions, rien de tel pour nous donner un moral d’acier. Vers 18 heures après 113 kilomètres, certes avec très peu de côtes nous arrivons dans la charmante ville de Maniago. Sur la place centrale de belle taille, une jolie auberge « Albergo Montenegro » nous offrira le gîte et le couvert pour un prix comparable à ce que l’on trouve en France. Nous aurons droit à une magnifique platée de pâtes bien dans la tradition italienne. Nous nous régalons. La serveuse est fort sympathique et nous parle de son pays la Roumanie. Pour une première journée nous sommes satisfaits, car levés depuis 3 heures du matin, après un trajet en avion, nous nous attendions à une petite forme. Eh bien ! Rien du tout ce fut la grande forme.

Deuxième jour 76 km Maniago Sauris de Sopra 1500 m de dénivelé Le temps en ce début de matinée semble correct mais les prévisions sont pessimistes et les dernières pluies datent de peu de temps, le sol étant détrempé. Nous allons attaquer notre premier col « Passo Rest ». Il n’est pas très élevé, 1052 mètres mais nous partons de 300 mètres et la route est vallonnée avant d’arriver au pied de l’obstacle. La circulation a complètement disparu et ce début de deuxième étape est particulièrement agréable, en direction d’une montagne qui se fait de plus en plus présente. Ce col est magnifique, la route est étroite et s’élève à travers une forêt dense et profonde, dominée de grandes falaises. La pente est raide, je me traîne à cinq à l’heure, Gérard plus rapide me distance sans attendre et je le vois disparaître, comme ce sera généralement le cas à chaque longue côte de notre périple. Autant je roule bien sur le plat, autant dès que des pentes se présentent, j’ai l’impression d’être cloué sur place. Cela est sans doute dû à ma quasi absence d’entraînement au cours de l’année. En effet, je n’arrive pas à me motiver pour des sorties à vélo de la journée. Il me faut absolument cette notion d’errance sans savoir où je vais dormir le soir pour que ce sport revête de l’intérêt. Mais bien que je monte à faible vitesse, je suis en mesure de tenir des heures, donc armé de patience je m’attaque à ce premier col d’une longue série. Une succession de virages en épingle à cheveux escalade une pente raide. Le ciel s’assombrit, la pluie commence à tomber et quelques kilomètres avant le col, des trombes s’abattent et ne semblent pas vouloir cesser. Je passe le point le plus haut complètement trempé. Aucun abri en vue, Gérard a donc, de toute évidence, décidé de continuer. Je me lance dans la descente. Rapidement je suis transi, les freins n’ont pratiquement plus aucune efficacité. D’après la carte la descente s’étire sur une dizaine de kilomètres jusqu’à la prochaine ville. Je rêve de trouver un bar où m’abriter de ce froid qui me transperce. Le nez sur la route, le visage baissé au maximum pour éviter les piqures des gouttes énormes qui me cinglent la peau, mon champ de vision est réduit au minimum dans cette ambiance brouillardeuse et hostile. Un virage, une voix m’interpelle, je lève la tête. J’aperçois un terre-plein, sur lequel un panneau supportant une carte de la région, le tout surmonté par un minuscule haut-vent de trente centimètres. Gérard s’est littéralement collé contre la carte et essaie de se protéger des intempéries. Il me propose de le rejoindre et d’en faire de même de l’autre côté. Nous nous retrouvons donc collés chacun d’un côté d’un grand panneau de bois, cherchant un abri incertain sous nos avant-toits de faible dimension. Le lieu n’est pas idéal pour le repas de midi, tant pis. Nous nous passons la nourriture de la main à la main sans nous voir chacun caché de son côté. Dans ces moments on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qui se passerait si le col au lieu de culminer à 1052 mètres, dépassait les 2500. Je préfère prendre ce gros mauvais temps maintenant que plus tard. Mais l’un n’excluant pas l’autre, il ne nous reste qu’à souhaiter avoir de la chance lors des grandes montées à venir. Le temps de manger notre charcuterie italienne, en évitant les gouttières qui nous dégoulinent sur la tête et les épaules, la pluie faiblit. On reprend notre chemin dans des conditions plus favorables. Mais la descente s’arrête vite et nous voilà dans des côtes sévères, étonnant pour une descente de col. Mais le soleil pointe à travers de gros nuages et une atmosphère chaude nous enveloppe. Que cela est bon, lorsqu’on est trempé et que l’on grelotte. En levant les yeux, on réalise que de toute évidence cette accalmie ne sera pas de longue durée, vu la couleur du ciel en général. Enfin, nous plongeons vers la vallée et rejoignons la ville d’Ampezzo. Ce nom chantant nous avertit que nous rentrons dans ce fabuleux massif des Dolomites, qui recèle nombre de montagnes connues universellement dans le monde de l’escalade : Tre Cime, Marmolada, Civetta, Catinaccio, Tofana di Rozes et bien d’autres. Que de souvenirs d’ascensions époustouflantes me reviennent en mémoire. Je pense entre autre à la voie Cassin à la Cima ovest di Lavaredo toute en surplomb, ou au Spigolo Gialo doigt de 300 ou 400 mètres qui défie presque la gravité. Mais pour pouvoir profiter des panoramas grandioses qui nous attendent, le beau temps serait indispensable. Hélas, ce ne sera pas le cas, car les deux jours à venir vont être les plus éprouvants de notre traversée lors du passage de cols à plus de 2000 mètres. D’Ampezzo après avoir bu un capuccino, nous attaquons la longue pente qui conduit au Passo d. Mauria, quelques 800 mètres plus haut. Le temps n’est pas beau, mais que la montagne est impressionnante lorsque les nuages et les grandes parois s’associent pour la beauté de la nature. Quelques tunnels, malgré mes appréhensions, ils sont les bienvenus, car il n’y pleut pas et de plus l’éclairage est important, ce qui limite le danger. Au village de Sauris de Sopra la fatigue commence à se faire sentir et il ne faut pas s’attendre à rencontrer d’hébergement en direction du col. Une auberge agréable tenue par un Français nous offre un confort appréciable à un prix correct. Seul petit inconvénient, il n’y a pas de chauffage, donc pas question de faire sécher nos affaires. En ce qui me concerne j’ai des rechanges, bien isolées dans des sacs de congélation, mais il est toujours agréable de reprendre la route au matin avec l’ensemble de ses habits secs. En effet, des vêtements restant mouillés plusieurs jours finissent par moisir. Dans ce village on est en pays germanique. Tout y fait penser, l’architecture, la représentation des légendes germaniques lutins, gnomes et autre Nibelungen. Et pour renforcer cette impression, la plupart des gens parlent allemand ou un dialecte approchant. Donc aucun problème de communication. Il y a une dizaine d’années j’avais de bonnes bases en italien, mais le manque depratique me rend toute conversation dans cette langue très difficile. Je me suis aperçu que souvent les Italiens parlent français ou anglais, et dans cette région l’allemand, donc tous les problèmes de compréhension sont aplanis. De plus, lorsque j’essaie de leur parler italien, très vite je m’exprime en espagnol et ils comprennent toujours ! Mais je mets un point d’honneur à utiliser les formules de politesse italiennes, même si plus souvent que je ne le voudrais cela dérape vers des ‘por favor’ ou autre gracias !

Troisième jour Sauris de Sopra au Passo Falzarego 87 km 1600m de dénivelé Ce matin après un petit déjeuner sympathique en présence de l’hôtelier et son épouse, nous reprenons notre traversée dans une ambiance blafarde et brouillardeuse qui ne n’est pas de très bon augure. En effet, quelques kilomètres plus loin, la pluie se met de la partie et elle nous gratifiera de sa présence généreuse toute la journée. Le premier col, Passo d. Mauria (1298 m) est atteint. Nous ne traînons pas, les nuages accrochent tous les reliefs. Heureusement qu’il ne fait pas trop froid, car c’est la neige que nous pourrions avoir. Vu les conditions météorologiques exécrables, il est impératif de modifier notre itinéraire, optant pour la route passant le plus bas. Bien évidemment il s’agit d’une route à grande circulation qui va nous conduire à Cortina d’Ampezzo. La ronde des camions commence. En temps normal ce n’est pas très plaisant d’être frôlé par ces monstres hurlants, mais sous la pluie cela devient un véritable calvaire. Une côte raide sur une quatre voies, je reste cloué, Gérard disparait. La route s’engouffre dans un tunnel étroit au trafic intense, l’horreur. Sur plus d’un kilomètre je vais vraiment avoir peur, le vélo n’a absolument pas sa place dans ces antres de Lucifer. Sitôt sorti, je constate qu’un second se présente, heureusement plus court. Un embranchement à droite, direction de Cortina, le trafic se réduit, le gros du flot descendant vers Belluno. Au passage d’un village Gérard m’appelle, il a repéré la piste cyclable que l’hôtelier lui a indiquée, et qui doit nous conduire jusqu’à Cortina. Je n’avais rien vu et sans son intervention j’aurais continué sans jamais voir cette vélo-route qui restera un peu au-dessus de l’itinéraire automobile. Ne plus devoir être soumis au stress de la circulation est psychiquement reposant ; cependant la pluie est toujours très présente. Les sommets sont accrochés et les beaux pics de calcaire qui s’élancent dans le ciel restent désespérément cachés. Cette piste cyclable emprunte une ancienne voie ferrée datant du début du XX siècle. Nous passons de charmants tunnels aux petites dimensions. On pourrait se croire sur une voie ferrée pour train miniature. Nous profitons de l’un de ses tunnels pour effectuer notre pause casse-croûte bien à l’abri de la pluie. Depuis trois jours elle nous accompagne, nous commençons à nous poser des questions. Le moral reste bon, car malgré les conditions hostiles nous avançons. Sur cette piste de nombreux vélos de location circulent, la pluie ne rebute pas les amateurs. Cela me rappelle les Allemands sur le bord du Danube, que rien n’arrête. Un léger répit dans les précipitations nous permet de reprendre goût à l’effort du pédalage. Cortina d’Ampezzo est atteinte. Quel dommage que la vue soit si restreinte. Les journées sont logues en juin et il n’est pas très tard. Nous faisons une halte réparatrice dans un bar au pied du col de Fazarego, qui culmine quelques 900 mètres plus haut. Plus rien ne semble nous arrêter. Nous sommes trempés mais nous avançons. Vers les 2000 mètres d’altitude le froid devient plus vif et la pluie redouble d’intensité, comme pour nous empêcher d’atteindre ce col à 2117 mètres. Malgré les éléments adverses, nous y arrivons. Nous trouvons refuge dans une petite chapelle aux quatre vents, juste le temps de retirer nos vêtements trempés avant d’entamer la descente. Les nuages se déchirent et quelques grandes parois verticales se laissent admirer. Les Dolomites, paysage montagnard unique ! Nous faisons quelques kilomètres et sur le bord de la route un hôtel au look de château de la Belle au Bois Dormant nous invite à l’arrêt. Encore une journée riche en efforts et coups de pluie.

Quatrième jour Passo Falzarego à Castelrotto 63km 1100 m de dénivelé Ce matin les conditions météo sont déplorables et les prévisions détestables. Il tombe des cordes. Avec une certaine impatience, nous attendons dans le garage de l’hôtel, prêts à démarrer, en regardant rebondir la pluie sur la route. Elle est si intense, que sur le goudron une pellicule d’eau ruisselle en vagues plus ou moins épaisses. Nous n’allons pas partir sous ce déluge, nous sommes indécis, mais l’immobilité n’est jamais très bonne pour le moral. Après une dizaine de minutes d’attente, nous décidons de nous lancer et de parcourir la distance que l’on pourra. C’est la première fois que je démarre sous des trombes. Nous commençons à vraiment nous interroger. Cela fait déjà une belle distance dans ces conditions difficiles. Serions-nous lancés dans la première traversée des Alpes à vélo en intégrale par mauvais temps ? En cinq minutes je suis trempé. Une fois que c’est fait, on ne craint plus de l’être. Mais la déperdition de chaleur, poursuit son action sur l’organisme. A froid en descente cela ne traîne pas pour se mettre à grelotter. La couche nuageuse est si épaisse qu’on ressent une impression de nuit tombant. Cependant, il faut bien reconnaître que dans ces conditions la nature est de toute beauté. De grands bancs de brumes traînent le long des pentes abruptes de la vallée. Le vert des prés et des sapins prend une teinte sombre, presque épaisse, qui tranche sur le blanc cotonneux des bancs de brume. Les intempéries donnent toujours un air mystérieux à la montagne. Nous atteignons le village de Pieve de Livinallongo, qui se situe au pied du col à venir, le Passo Campolongo, qui culmine à 1875 mètres. Le dénivelé n’est pas très important de l’ordre de 400 mètres. Une fois de plus la montée se fera sous une pluie battante. En côte même trempé on se réchauffe en appuyant sur les pédales, mais dans la descente à venir, je sais d’expérience qu’une fois de plus le froid va sévir. Comme prévu, c’est transi que j’atteins le village de Corvara. Autant une belle descente à vélo par temps sec procure un immense plaisir, autant le même exercice sous une pluie glacée est un véritable calvaire sous les aiguilles des gouttes et les morsures du froid, sans oublier les freins qui ne répondent quasiment plus sur un vélo chargé. Mais voilà cela fait partie des plaisirs de ce mode de voyage, où les caprices de la Terre revêtent toute leur signification. Se soumettre aux aléas du temps est un luxe, auquel on est de plus en plus réticent à s’exposer, recherche inconditionnelle du confort oblige. Il faut rester philosophe malgré les conditions adverses. Une fois au bas du col, je n’arrive plus à réprimer les tremblements de mon corps, Gérard a l’air en meilleur état. Ses habits semblent plus efficaces que les miens. J’opterais pour me lancer directement dans l’ascension du col suivant le Passo Gardena, à 2121 mètres, de peur de n’avoir pas le courage de repartir après une halte. Mais Gérard s’y refuse, nous nous abritons dans un café. Cette halte est en fait la bienvenue, cela me permet de me réchauffer. Une heure plus tard nous reprenons la route en direction du Passo Gardena. Nous sommes au cœur du massif des Dolomites. Une multitude de grandes parois nous cerne de tous côtés. Les une après les autres, elles se dévoilent par intermittence parmi les brumes, tels d’immenses spectres aux dimensions gigantesques. Je reconnais des montagnes que j’ai gravies il y plus de trente ans. Malgré les années ces souvenirs forts sont toujours très présents dans ma mémoire. Une accalmie rend une partie de cette montée agréable, le soleil pointe par moments quelques rayons timides. Le paysage est grandiose. Mais hélas, l’embellie sera de courte durée et c’est sous de véritables bourrasques que j’atteins le col. Tout autour, ce ne sont que gigantesques masses rocheuses fantomatiques qui jouent à cache-cache avec les nuées poussées par le vent. Malgré l’inconfort de la situation je ne puis m’empêcher de marquer l’arrêt afin de m’imprégner de ces panoramas dantesques, et de les immortaliser par quelques photos. Gérard m’attend un peu plus bas, vaguement abrité. Nous ne traînons pas et entamons la descente vers la belle vallée du val Gardena. Les freins à disques de mon compagnon manifestent de sérieux signes de fin de vie. Il n’est pas content, car ils avaient été contrôlés avant le départ de cette balade que l’on imaginait très exigeante pour les mâchoires de freins. Mais la chance nous sourit à Santa Cristina, un préparateur va lui changer les pièces défectueuses. Nous voilà repartis dans une longue descente.L’altitude diminuant, la température augmente et le froid devient plus supportable. Mes tremblements incoercibles s’arrêtent d’eux-mêmes et je me sens beaucoup mieux. La crispation, contre laquelle je lutte accroché à mon guidon, disparait elle aussi. Arrivés à Ortisei ou St Ulrich nous prenons une petite route à gauche en direction de Castelrotto ou Kästelruth. Dans ces régions tous les lieux ont leur dénomination italienne et germanique. Pour ajouter au très net caractère allemand, les constructions sont vraiment de tradition germanique ou autrichienne, grands bâtiments peints de couleurs claires, avec de magnifiques fresques. Cette petite route que nous amorçons, nous surprend d’entrée de jeu par sa raideur. Certains passages dépassent allégrement les 15%. Après une journée déjà éprouvante, c’est le coup de grâce. Nous constatons que nous n’avons pas mangé à midi et il est 17 heures. En pleine côte un arrêt s’impose car l’hypoglycémie guette. Après nous être sustentés les forces reviennent et nous atteignons notre troisième col de la journée, le Passo Pinei à 1437 mètres. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner vers le magnifique village de Castelrotto alors qu’en cette fin d’après-midi le calme météorologique est revenu et que le soleil fait de grandes apparitions qui nous apportent chaleur et route sèche. Ce petit village est adorable, il me fait penser en miniature à la ville de Königsberg au bord du Danube. Partout ce ne sont que splendides maisons aux décorations aux couleurs vives et de bon goût, remarquablement entretenues. Notre hôtel est une merveille, l’accueil y est de premier ordre. L’endroit est touristique. Un groupe d’Américains se fait particulièrement remarquer par leur accent auquel j’ai du mal à m’habituer. Je ne sais pas si cela est dû à notre heure d’arrivée tardive, plus de 18 heures, mais j’ai droit à une superbe suite avec petit déjeuner gargantuesque pour la modique somme de 44 euros. Nous partons nous promener à travers les ruelles et les petites places de ce village de contes de fées. Le temps semble vouloir évoluer enfin vers le beau. Mieux vaut tard que jamais. Nous n’aurons pas vu grand chose des Dolomites que nous quitterons définitivement demain matin. Cela nous donnera un motif pour y revenir. D’ailleurs il n’est pas impossible que nous revenions pour un tour beaucoup plus approfondi de cette région par la multitude de ses cols haut perchés.

Cinquième jour Castelrotto à Prato allo Stelvio 113 km 600 m de dénivelé Après un magnifique petit déjeuner au cours duquel j’engloutis pain, croissants, fromages frais dur et blanc, œufs à la coque, jambon, saucisson, et autres gâteaux couverts de confiture et de beurre, le tout noyé dans un déluge de jus d’orange de café et de thé, je me sens d’attaque pour une nouvelle journée, prêt à affronter sans mollir les imprévus de la route. Nous en avons perdu l’habitude mais le soleil a repris possession du ciel. Nous effectuons nos derniers tours de roue dans les Dolomites, avant de plonger vers la ville de Bolzano. Nous quittons définitivement le Haut Adige. J’ai du mal à pédaler, la tête levée, le regard scrutant à la recherche d’itinéraires d’escalade au milieu de ces immenses à-pics qui nous dominent. Je me projette déjà dans mes prochains desseins, une semaine d’escalade à mon retour de ce périple. Mais une chose après l’autre ! Carpe diem, oui profitons de l’instant présent. Après quelques petites côtes en début de parcours, juste pour nous échauffer, une magnifique route sinueuse en encorbellement dans une falaise très raide nous conduit par une superbe descente jusqu’à l’entrée de Bolzano. Par moments, quelques centaines de mètres plus bas nous pouvons discerner une véritable procession de camions à touche-touche sur la grande route de fond de vallée, que nous allons nécessairement rejoindre. Cela ne manque pas de nous inquiéter. Va-t-on devoir emprunter une route très passante sur une longue distance, au milieu du bruit et de la pollution ? Eh bien non ! Avec joie nous allons découvrir au peu avant la grande ville de Bolzano une magnifique piste cyclable qui va nous conduire une centaine de kilomètres plus loin au pied de ce col mythique, le Stlevio, qui avec ses 2758 mètres est un concurrent sérieux à l’Iseran pour le titre de plus haut col d’Europe. Certains connaisseurs pourraient me rétorquer, que le plus haut c’est Restefond la Bonette. Eh bien pas exact ! La route de Restefond la Bonette, qui fait le tour d’un pic, est la plus haute d’Europe, mais le col de la Bonette qui donne accès aux deux versants de cette montagne culmine juste au-dessus de 2700mètres. Nous voilà sur cette piste cyclable incroyable, qui bien séparée du trafic important de cette vallée passante, nous fait franchir routes et autoroute par des ouvrages successifs, en longeant une rivière au courant rapide, qui donne l’occasion de très jolis coup d’œil. La traversée de Bolzano est un peu brouillonne, bien que constamment sur piste cyclable. A plusieurs reprises nous demandons notre chemin au croisement de plusieurs pistes, fréquentées par de nombreux cyclistes. Si certains voient que nous sommes français et nous répondent dans notre langue, la majorité semble préférer l’allemand à l’italien. Une fois sortis de la ville, nous remontons à vive allure en direction de Merano. Les cols des derniers jours nous ont donné une belle forme et nous pédalons de bon cœur sur cette vélo route presque plate, du moins pour le moment. Une heure et quelques minutes nous suffisent pour atteindre la ville de Merano à une trentaine de kilomètres au nord de Bolzano. Nombreux sont les cyclistes que nous croisons et c’est la première fois que je vois une telle concentration de voyageurs avec sacoches. Sont-ils tous sur un même itinéraire, ou cette piste est-elle le passage commun d’une multitude d’itinéraires ? Je ne pense pas que toutes ces personnes soient lancées dans la traversée des Alpes en sens inverse du nôtre. Alors que nous avions des appréhensions concernant cette étape de liaison en fond de vallée, nous effectuons un trajet superbe, bien conçu pour le vélo. À partir de Merano, de temps en temps quelques petits raidillons nous font prendre par paliers les 600 mètres de dénivelé qui séparent Bolzano de notre point d’arrivée au pied du Stelvio. Nous rencontrons un Allemand lancé dans une traversée de longuehaleine du sud de l’Italie jusqu’en Hollande. Nous faisons quelques kilomètres en sa compagnie, jusqu’à Prato, terme de notre étape du jour. Lui est un pur, il va camper, nous un peu plus embourgeoisés nous optons pour l’hôtel, avec comme alibi, l’étape difficile et mythique du Stelvio programmée le lendemain.

Sixième jour Prato allo Stelvio à Valdidentro 58 km 2300 m de dénivelé Ce matin encore le temps est au beau fixe. Hier matin nous avions eu l’information, que le col du Stelvio était fermé à la circulation du fait des très mauvaises conditions météorologiques de cette dernière semaine. Mais notre moral était gonflé à bloc, et devoir pousser ou porter nos vélos quelques centaines de mètres dans la neige, ne représentait pas à nos yeux une raison pour renoncer. Mais bonne nouvelle, ce matin le col est de nouveau ouvert. La montée se déroule le long de 25 kilomètres et quelques 1800 mètres de dénivelé. Nous attaquons alors qu’il fait encore frais. Le premier tiers suit un fond de vallée au milieu d’une forêt. Nous apercevons les hauts sommets qui nous dominent, la perspective plongeante ne nous permettant pas de saisir toute l’ampleur de ces vastes domaines glaciaires. La circulation de motos et de voitures de sport des plus luxueuses est intense. Par moments, on se croirait vraiment au milieu d’une compétition tellement les machines surpuissantes en pleine action sont présentes en grand nombre. Quelques cyclistes avec vélo de route nous doublent. Nous rejoignons un cyclotouriste tchèque qui effectue la dernière étape de son voyage au départ de son pays. Devant nous un immense pan de montagne apparait en bout de vallée, une incroyable succession d’épingles à cheveux en zèbre toute la pente. C’est bien par là que nous allons monter ? Pas de doute ! Virage après virage le champ de vision s’élargit, de vastes zones enneigées striées de grandes crevasses et bornées d’immenses séracs se dévoilent au fur et à mesure. Le spectacle est si captivant que je ne vois pas les kilomètres défiler, le regard perdu un peu partout là-haut. Je dépasse une cycliste allemande de Cologne, très sympathique. Nous échangeons quelques mots, lorsque les vrombissements des motos nous laissent quelques instants de répit. Je n’ai jamais vu un tel trafic de « gros cubes » de tous genres, Harley et autres customs, grandes routières, sportives, roadsters … Cette montée est un vrai régal et une pensée très machiste me fait rire. Un très bon camarade m’avait dit un jour, je te propose de créer un club : le MMPG. De quoi s’agit-il ? Sigle très explicite pour : Montagne, Moto, Pinard, Gonzesse !! Pas très futé, j’en conviens ! Mais dans cette montée trois des éléments, avec ma charmante cycliste de Cologne, sont réunis. Mais il est vrai que le quatrième, le Pinard, ne serait peut-être pas le bien venu dans cette rampe de longue haleine ! Les virages et enparticulier ceux que je viens de franchir accaparent de nouveau mon esprit. La perspective en contrebas est franchement époustouflante. Par endroits, on ne voit que superposition de tronçons de route parallèles. Une route comme celle-là, je n’en avais jamais imaginé. Dans les quelques derniers kilomètres, la neige est présente sur le bord de la route. Des inscriptions au sol, 1000, puis 500, puis 200 et enfin 100. Ça y est, le sommet arrive. Incroyable, une foule immense, principalement des motards. Cela me replonge une quarantaine d’années dans le passé, à l’époque des grands concentrations, en particulier je pense à celle dénommée le Chamois qui se déroulait vers le 14 juillet à Val d’Isère. Il fait bon, nous savourons notre plaisir au point culminant de notre traversée. Tout bon moment n’ayant pas vocation d’éternité, nous entreprenons la descente sur le versant opposé avec l’intention de profiter de l’occasion afin de se faire un gros plaisir à fond de train. Je ne serai pas déçu. La couche de neige est plus importante de ce côté de la montagne que de celui de la montée, sans doute question d’orientation et de pente. Les vélos de course et les motos sont nombreux. L’état de la route permet de belles prises de vitesse, je frôle fréquemment les 70 à l’heure. Vers le milieu de la descente, un groupe d’une dizaine de cyclistes se trouve à une centaine de mètres devant moi. Un groupe de 8 motos me double et les rattrape. Le revêtement devenant de moindre qualité, les pneus de course demandent des précautions, les cyclistes freinent, les deux groupes de vélos et motos se mélangent. Mes pneus schwalbe extrême, beaucoup plus robustes, ne nécessitent pas tant de précautions. J’appuie à fond sur les pédales, grand développement. À gauche de la chaussée un espace reste libre, je m’y engouffre, compteur presque à 70. Quelques dizaines de mètres plus loin, une suite de courbes pas très prononcées, ça doit passer sans freiner, mais impérativement les doubler tous, vélos et motos, avant la première courbe. Une moto fait mine de déboîter, mais elle s’abstient, m’a-telle vu dans son rétro ? Ça y est, je suis devant. Pas un coup de frein, j’enchaîne les courbes. Derrière j’entends hurler les moteurs de motos. Quel bordel ça doit être ? Pas le temps de me retourner, juste regarder la route un peu cahoteuse et négocier au mieux les virages. Le vrombissement me rejoint. Grand courbe à droite, je suis au milieu des motos. L’une d’entre elles, exactement à ma hauteur sur l’extérieur, prend la courbe à ma vitesse. On a la même inclinaison. Grosse jouissance. Le passager hilare, me regarde le pouce en l’air. Pas le temps de répondre, gaffe, je n’ai pas des freins de moto, ne pas en percuter une. Suit un virage à gauche, je me retrouve en extérieur entre la rambarde de sécurité et la moto. Cette dernière se laisse quelques instants embarquer. Aïe, je vois mon espace vital virer au néant ! Le pilote réagit et penche brutalement à gauche, ce qui me libère un passage. Suivent deux épingles à cheveux. Je coupe dans la première, tandis que les motos élargissent le virage. La seconde on la passe de façon un peu brouillonne des motos un peu partout. Eh voilà, ça va être fini pour moi, une grande ligne droite suit. Les monstres vont me foudroyer sur place. Mais non, gentiment ils se rangent tous en bordure de route pour se regrouper. Je les double et à mon tour quelques centaines de mètres plus loin je m’arrête afin d’attendre Gérard. Dans un premier temps les motos passent à faible vitesse et me font de petits signes amicaux auxquels je réponds avec le sourire. Ensuite arrive Gérard, qui me dit « tu as loupé l’embranchement que nous devons prendre en direction du Passo Foscagno ». Tout accaparé de joie au milieu de ma horde sauvage, je n’avais même pas vu qu’il y avait un croisement ! Tout plaisir a son prix, en l’occurrence il s’agira d’un kilomètre de remontée en plus. D’un coup la fatigue me tombe dessus. Il fait très chaud et on vient de monter le Stelvio à bon train, et de plus de le descendre comme des furieux ! De plus à part quelques barres de mars et autre pâte d’amande, nous n’avons rien à manger. Après quelques kilomètres de montée, sur la gauche un village est indiqué. Il y a un restaurant. Mais il faut descendre une belle côte, ce qui impliquera logiquement de la remonter. Tant pis, on y va. Le restaurant est fermé, ainsi que l’épicerie se situant à côté. Nous nous contentons de nos quelques sucreries. Cependant une fontaine nous permet de nous ravitailler en eau fraîche. Après une halte salvatrice, nous repartons dans une pente raide sous un soleil de plomb pour une dizaine de kilomètres. Tout ce que nous ferons aujourd’hui nous n’aurons pas à le faire demain. Même si ce raisonnement a quelques raisons de nous motiver, au village de Valdidentro nous nous arrêtons dans une auberge à l’aspect patibulaire, mais qui se révélera très bonne et pas chère.

Septième jour Valdidentro Chiavenna 119 km 2000 m de dénivelé Ce matin le temps est encore une fois magnifique. Nous démarrons directement en côte. Je ressens la fatigue des jours précédents et cette première montée de près de 800 mètres pour 15 kilomètres, je la trouve longue. De plus le trafic de camions est relativement intense, ce qui n’est jamais agréable. Le panorama par contre, se révèle magnifique, en particulier vers la Cima de Piazzi qui nous domine du haut de ses 3439 mètres, et qui étale ses grandes masses glacières au soleil éclatant. Le col de Foscagno est enfin atteint après une longue rampe finale. Il culmine tout de même à2291mètres. De là, nous apercevons le suivant à quelques kilomètres, le Passo Eira qui s’élève à 2208 mètres. Après une belle descente et une courte remontée de quelques deux cents mètres, mais forts pentus, nous empochons notre deuxième col de la journée. Une belle descente nous conduit dans le village de Livigno, à la configuration étrange, tout en longueur. Un peu au-dessus nous effectuons un agréable pique-nique dans l’herbe, au milieu des vaches. La montagne par beau temps, on l’apprécie franchement après quatre jours de pluie. Nous voilà partis pour la troisième ascension de la journée. Il s’agit de rejoindre la Forcala di Livigno, située à 14 kilomètres du village et 500 mètres plus haut à 2315 mètres. Le vent nous est défavorable, ce qui rend la montée d’autant plus difficile. Une immense vallée se présente devant nous. On peut voir pratiquement le col à une dizaine de kilomètres, ce qui donne une idée claire de la vitesse de fourmi à laquelle nous montons. Le vélo tourisme est avant tout une école de patience. Ne pas chercher à se presser, en profiter pour regarder ce qui nous entoure et s’imprégner de cette nature que nous traversons à la force de nos cuisses. Je suis toujours étonné de constater, qu’au cours de ces longs voyages, le long de côtes infinies, alors que l’on en bave du matin au soir, sous le joug du froid ou de la chaleur, du trafic, du vent, de la fatigue et de la soif, les journées passent à une vitesse affolante. Je ne suis jamais blasé de ces périples de forçats, toujours curieux de découvrir ce qui se cache derrière le prochain virage, ou la prochaine montagne. L’immense rampe finale me rappelle le col de la Colombière dont nous ne voyions pas la fin avec Evelyne, lors de notre parcours de la Route des Grandes Alpes de Thonon-les-Bains à Nice, l’année dernière. Enfin le col est atteint. La vue y est magnifique sur le massif de la Bernina, l’un des sommets de plus de 4000 mètres des Alpes. D’ailleurs le col du même nom sera le quatrième de la journée avant de plonger sur Saint Moritz et la Suisse aux prix prohibitifs. Nous passons la frontière italienne sans contrôle et plongeons dans un vallon de toute beauté, aux flancs arides aux grandes pentes minérales, où la végétation est totalement absente. Quatre kilomètre d’une superbe descente, puis le poste frontière suisse, lui aussi non gardé, et en quatre kilomètres d’une route acrobatique nous rejoignons le Passo Bernina à 2330 mètres d’altitude. Les montagnes qui nous entourent nous écrasent du haut de leurs quatre mille mètres. Une longue descente nous conduit à Saint Moritz. Nous dépassons la ville dans l’espoir de trouver un logement à prix acceptable. La moindre chambre d’hôtel est à deux cents euros, et encore après remise. On nous propose une chambre chez l’habitant pour cent soixante euros avec WC sur le palier. J’ai vraiment l’impression qu’on nous prend pour des pigeons. La Suisse ce n’est pas la même Europe que la nôtre, celle qui est en faillite. Après hésitation, sur le fait de faire demi-tour et retourner dans un camping, je propose à Gérard de tenter de rejoindre la ville italienne de Chiavenna qui est à 40 kilomètres, alors qu’il est déjà six heures du soir. Mais la route devrait descendre pratiquement tout letemps de 1800 mètres à 333 mètres. Effectivement, après quelques kilomètres de plat à lutter contre un fort vent de face, nous abordons une immense descente, où nous voyons les épingles à cheveux s’empiler presque jusqu’à l’infini. Nous avons bon espoir de rejoindre Chiavenna en un peu plus d’une heure. Cette immense descente est un vrai plaisir, j’en profite pour doubler toute une file de voitures ralentie par un car qui négocient les virages difficiles à faible allure. Le dépassement du bus en coupant dans une épingle se fait rapidement. La route est toute à moi pour plusieurs kilomètres et je dépasse allégrement les 70km/h. Les cent kilomètres sont atteints, et c’est avec près de 120 au compteur que nous rentrons dans cette petite ville italienne perdue au milieu d’un océan de gigantesques montagnes, ce qui lui donne un charme saisissant. Les derniers kilomètres parcourus le long d’une étroite ruelle aux murs multi centenaires sont une pure merveille. On pourrait presque se croire dans une vallée reculée perdu quelque part au pied de l’Annapurna. Je ressens la même émotion devant ces terres qui s’envolent vers d’inaccessibles altitudes tout autour. Nous éprouvons quelques difficultés à trouver une place dans un hôtel à cette heure tardive de 19 heures. Finalement, tout s’arrange et pour un prix fort acceptable nous obtenons une chambre confortable, équipée d’un petit balcon, duquel la vue est magnifique sur les environs, en particulier sur la vieille église qui se situe juste en face. Nous partons dîner dans les rues étroites de la vieille ville, qui ont un charme fou. La soirée est très agréable, parmi des Italiens et Italiennes pleins de joie de vivre. Souvent, on m’a dit que les Italiens représentaient le peuple le plus joyeux de la terre, je le crois volontiers. Nous nous louons d’avoir osé faire ces quarante kilomètres et de nous être échappés de cette Suisse et de ses prix déments.

Huitième jour Chiavenna Bivouac 30km avant Lugano 100 km 2550 m de dénivelé L’étape du jour risque d’être difficile, voire la plus longue de notre périple en matière de dénivelé. Nous comptons passer deux cols, dans un premier temps le Passo Spluga (2113 m) et ses 1780 mètres de dénivelé et ensuite le Passo San Bernadino (2066m) avec 600 mètres de dénivelé. Cela signifie, que s’il n’y avait aucune descente au cours de la montée de ces deux cols nous serions déjà à 2400 mètres de dénivelé. Nous verrons bien. Nous décidons cependant de partir relativement tôt, vers les 8h15. D’entrée la pente est très soutenue, sans replat pour souffler. De plus à ces basses altitudes la température, dès le matin, est importante, et c’est dans une atmosphère étouffante que nous entamons notre longue étape. Comme toujours je me cale sur mon petit plateau à 22 dents et mon plus grand pignon et je mouline en attendant que les kilomètres défilent et l’altitude augmente. Après une dizaine de kilomètres nous faisons une halte dans un petit village et achetons les ingrédients pour notre repas de midi. Nous avons très nettement un faible pour la charcuterie italienne. Ma botte secrète une grosse bouteille de deux litres d’un « banga » bien sucré, qui me permettra de palier les coups de fringale, qui risquent de se manifester dans la journée, ici ou là. A la sortie du village, une grande descente vient casser le rythme. En effet, ce sera une centaine de mètres supplémentaires à ajouter à la longue liste de la journée. Nous abordons l’un des passages les plus extraordinaires de notre traversée. La route s’engage en lacets dans une véritable paroi. Une succession d’épingles serrées ponctuées de tunnels s’élève de façon vertigineuse. Malgré la raideur, l’enthousiasme est tel que je pédale sans aucune fatigue, trop impatient de découvrir le point de vue du prochain virage ou de la sortie du prochain tunnel. Les virages sont si serrés que cette portion de route est interdite à tous véhicule plus volumineux qu’une voiture. Les motos sont nombreuses à emprunter cet itinéraire qui monte dans le ciel. Après cette partie particulièrement spectaculaire, la route traverse de grandes prairies avant de rejoindre un vaste replat occupé par un lac. Vient en bouquet terminal un dernier raidillon qui conduit au col qui culmine à 2113. Bien que cette altitude ne soit pas très élevée, cette montée représente l’une des plus longues et des plus extraordinaires que j’ai accomplies. Bien installés, nous faisons notre pause casse-croûte en regardant les nombreux deux roues, à moteur ou non, qui passent. Nous reprenons notre route avec la ferme intention de passer le col suivant le Grand S. Bernardino. La descente que nous effectuons est très belle. La route une fois de plus offre des perspectives stupéfiantes sur ses séries de lacets. Une fois au pied, nous nous arrêtons prendre une consommation dans un café bien agréable. Pas de doute nous sommes bien revenus en Suisse, un capuccino et un coca pour la modique somme de 8,28 euros. Il faut dire que le franc suisse a quasiment la valeur de l’euro. Ne nous laissons pas polluer par des pensées négatives. Nous remontons une longue vallée par une piste cyclable bucolique à travers forêt, mais la pente par endroits demande de ne pas relâcher la pression sur les pédales ! Nous arrivons au pied du col. Un panneau annonce : 8 km et 450 m de dénivelé. Le tracé de la route est optimal pour les vélos. Une succession d’épingles entrecoupées de longues lignes droites à la pente modérée. Cela nous permet de prendre un bon rythme et de le maintenir sans avoir à développer des efforts surhumains. Les deux derniers kilomètres sont exposés à un vent défavorable. Cela nous ralentit à peine. L’arrivée au col est de toute beauté. Le soleil commence à baisser sur ce décor de grandes montagnes, ce qui donne des teintes douces qui tirent vers le rose. Un lac de belles dimensions occupe le replat au niveau du col. Des pêcheurs en barque rentrent, mais ils cachent bien leurs prises, donc le mystère restera sur le succès de leur pêche. Il est déjà tard. La carte indique un camping au village de San Bernardino. Ce dernier se trouve quelques kilomètres sous le col. Si nous devons camper, je préfère perdre de l’altitude et aller dormir beaucoup plus bas, ce qui devrait être plus confortable en matière de température. Toute envie de nous arrêter nous est immédiatement ôtée, lorsque nous voyons le camping en question. Entassement de maisonnettes aux teintes sombres, qui font plus penser à un camp au mieux de rétention qu’à un lieu de villégiature. Le suivant se situe à une trentaine de kilomètres dans le val Mesolcina à Roveredo. Cela ne devrait pas nous poser de problème de le rejoindre ce soir, car la route ne fait que descendre. Cependant, en ce dimanche soir nous n’avons rien à manger, et pas question de trouver une épicerie ouverte. Nous décidons de nous arrêter au premier restaurant rencontré, de commencer par nous sustenter, puis de rejoindre le camping. Dans un premier temps nous nous arrêtons dans un motel à l’aspect glauque. Ils ne font pas à manger le soir. Par curiosité nous leur demandons le prix d’une chambre à deux lits. La réponse ne nous étonne plus : 102 francs suisses ou 97 euros. On me proposerait la nuit gratuitement, je ne sais pas si j’accepterais, il est des lieux qui n’inspirent vraiment pas ! Un peu plus loin à la sortie d’un village, un restaurant, tout ce qu’il y a de plus simple. Pour un repas modeste, quelques branches de céleri, une assiette de pâtes deux boules de glace, un coca, un verre de vin et une camomille, cela nous revient à 68 euros à deux. Décidément la Suisse ce n’est pas un pays pour le reste des Européens. Demain nous allons manger à peu près la même chose en Italie et cela nous coûtera 21 euros ! Outre la douloureuse, la serveuse nous apporte la bonne nouvelle que le camping que nous comptons rejoindre n’existe plus. Donc, nous n’avons plus le choix, ce soir ce sera camping sauvage. Il ne nous reste plus qu’à trouver un coin tranquille. Nous nous éloignons de la route principale, en longeant un chemin de terre qui suit la rivière, puis après quelques hésitations nous trouvons un emplacement convenable en bordure de piste. Au loin, il y a bien quelques chiens qui aboient, sentant notre présence, mais rapidement ils nous intègrent dans leur environnement. La nuit sera calme.

Neuvième jour environs de Roveredo à Varzo 90km 1000 m de dénivelé C’est un peu collants que nous nous réveillons, la nuit a été particulièrement chaude, et l’absence de douche après les gros efforts de la veille n’a pas été très agréable. Nous faisons un brin de toilette à la rivière et reprenons notre chemin. Au premier village, nous déjeunons dans un bistrot. Nous nous attendons une fois de plus au coup de bambou. Il n’en n’est rien, le prix payé est raisonnable pour ce que nous avons bu et mangé. Une trentaine de kilomètres plus loin, nous rentrons dans Locarno. Nous prenons le temps de descendre au bord du lac, qui est de belles dimensions. Puis avant de continuer notre avancée vers l’ouest nous effectuons un tour au centre ville. Une grande place entourée de maisons multicolores, aux teintes pastel est du plus bel effet. A la sortie d la ville nous nous dirigeons vers Losone. Pour quelques kilomètres nous nous retrouvons sur l’autoroute, ce qui est franchement désagréable. Heureusement cela ne dure pas. Nous prenons alors la direction d’Intragna. L’arrivée dans ce village se fait par une petite route en côte très raide. Nous l’estimons au moins à 15%. Encore une dizaine de kilomètres puis nous franchissons la frontière une fois de plus et nous retrouvons en Italie. Une route, qui sans avoir l’air, monte sur une vingtaine de kilomètres. La chaleur est accablante. Tout au long de ce parcours la vue sur la rivière que nous dominons est superbe. D’ailleurs vu le nombre de motos, on comprend que l’on est encore sur un tronçon très touristique. Enfin, une longue descente nous conduit au pied du col du Simplon. Un long tunnel tout en descente, et bien éclairé. Je prends une belle vitesse, mon compteur indique 76km/h. J’ai une très vive sensation de vitesse. Plus aucune voiture ne me double, il me semble que la vitesse est limitée à 70. Vais-je prendre un PV pour excès de vitesse ? De celui-là je pourrais être fier ! Nous voilà à Crevoladossola, démarrage pour le Simplon, dernier grand col de 1800 mètres de dénivelé. Nous en faisons les 8 premiers kilomètres ce soir, ce sera toujours cela de moins demain. C’est fatigués par la forte chaleur que nous arrivons au village de Varzo. Nous rentrons dans ce bourg par un petit chemin, tellement raide que c’est à pied que je termine. Cela ne m’était jamais arrivé. Nous trouvons un logement chez l’habitant au prix très modéré pour une belle prestation dans une maison au jardin de toute beauté.

Dixième jour Varzo à Sion 109 km, 1500 m de dénivelé L’étape de ce jour peut être qualifiée de plus pénible de notre traversée. Large route qui donne l’illusion de pente modérée, alors que je me traîne à six ou sept à l’heure. Cette lenteur, alors que l’on n’a pas une impression de raideur, est démoralisante. Je mets cela sur le compte de la méforme. Mais si je prends la peine de me retourner, je constate que la vallée se creuse réellement. La circulation est assez importante, ce col étant un lieu de passage fréquenté entre Italie et Suisse. Une partie du trafic est absorbé par le tunnel ferroviaire, mais tous les camions n’utilisent pas le rail. En matière de tunnels la route de ce col est aussi bien fournie. Certains sont très longs, plusieurs kilomètres. Le bruit des moteurs résonne. On ne perçoit pas dans quel sens les véhicules viennent. Le grondement s’amplifie, et lorsqu’un camion me rattrape, la dernière phase de rapprochement est un vrai calvaire. Je me pose toujours la question de savoir s’il peut m’accrocher. Puis dans un bruit infernal il me dépasse souvent dans un nuage de fumée, car en montée il doit développer une grande puissance. Non, franchement, cette montée du Simplon ne me restera pas comme un joli moment de plaisir, mais plutôt comme quelques heures pénibles passées sur une route hostile. Tout a une fin, même les expériences désagréables, le sommet est atteint. Une longue descente nous conduit dans la vallée du Rhône à Brig. Nous y trouvons une piste cyclable. Son tracé n’est pas très cohérent, il traverse la vallée, pourtant large, dans tous les sens. Nous avons vraiment l’impression de faire des tours et des détours sans toujours beaucoup avancer vers l’ouest. Nous aurons même la surprise de nous retrouver à escalader un vignoble abrupt en nous éloignant franchement du fleuve. Cette erreur nous conduit à une impasse. Soit faire un immense détour pour rejoindre le fond de la vallée, ou alors couper directement à travers vignobles et buissons en retenant nos vélos dans des pentes de terre très raides, et même les porter en traversant des bois d’acacias, dont les épines sont particulièrement redoutables. Nous optons pour la seconde option. Tout n’est pas à critiquer dans ce tronçon de la vallée du Rhône. Par moments de beaux passages pas toujours goudronnés nous permettent de suivre le Rhône qui est presque un torrent de montagne, à l’abri des frondaisons. Camping les citronniers à Sion, l’accueil est particulièrement bon, nous le conseillons vivement.

Onzième jour Sion Thonon 119 km 900m de dénivelé Aujourd’hui nous abordons la dernière étape de notre traversée. Je suis toujours surpris de constater que l’on rentre vite dans le voyage à vélo, et que l’on n’a pas toujours envie d’en sortir. Je me verrais bien continuer vers Nice ou vers Vienne en Autriche. Mais voilà, lorsqu’on a fixé des dates il faut s’y tenir, car la famille vit souvent ces absences avec une forme de souffrance. Nous reprenons dans un premier temps la piste cyclable du Rhône. Ce matin la vallée nous apparait beaucoup plus riante et la cycloroute plus agréable. Après une soixantaine de kilomètres nous atteignons la ville de Monthey. De là il reste à franchir le dernier col de notre périple, le Pas de Morgins. Certes comparé au Stelvio, un dénivelé de 800 mètres représente une difficulté modérée. Mais nous avons déjà plus de soixante kilomètres dans les jambes depuis le départ de l’étape, d’autre part c’est le onzième jour que nous roulons sans repos et nous allons franchir l’obstacle aux heures les plus chaudes, entre midi et deux heures de l’après-midi. La pente s’avère très soutenue, particulièrement dans les premiers kilomètres. Vers quatorze heures, je franchis ce col à l’altitude modérée, 1369 mètres. Gérard est déjà passé depuis un bon moment. Il m’attend à la terrasse d’un café au premier village rencontré dans la descente. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser emporter par la pente en direction de la gare de Thonon. Quelques petites pluies irrégulières nous apportent rafraîchissement sans désagrément. Mauvaise surprise à 17 kilomètres de notre but, la route est totalement coupée. Cela nous force à un détour qui commence par six kilomètres de montée. Nous rejoignons par la suite une magnifique petite route toute en virages dans une pente raide qui nous conduit à Thonon. Nous traversons rapidement les bouchons de cette petite ville et notre aventure prend fin devant la gare, là où elle avait commencé en septembre dernier en direction de Nice.
Maroc: vacances réussies! Merci au forum! English translation pending
by Flo450 · 2012-06-10 · 510 replies
Arrivée à Marrakech sous le soleil!Dépaysement total dès la sortie de l'aéroport. La place Djemma El F Na dès le 1er soir:étourdis par les bruits, les odeurs, le monde entier qui va et qui vient parmi les Marocains.Quelle ambiance! Nuit à l'hôtel Toulousain, accueil et services très gentils, chambres propres et petit déjeuner copieux servi sous l'oranger du patio. Le lendemain, visite des souks, promenade dans la médina, visite de la médersa(magnifique), la place des ferblantiers avec ses cigognes et retour à l'hôtel, épuisés mais tellement contents! Une bonne nuit et on réceptionne la voiture(logan de chez Medloc)et direction les cascades d'Ouzoud.Impressionnantes cascades vues d'en haut et vues d'en bas.Traversée en empruntant le petit bac pittoresque, décoré à la marocaine.Très sympa! Puis en route pour Imi N Ifri, étonnante arche naturelle au-dessus de l'oued.Nuit au gite d'étape Thami.Bien accueillis, bien nourris et bien reposés, on repart le lendemain matin pour la vallée de la Tessaout en direction de Skoura.Sublimes paysages de montagnes.Aucune circulation.Mais des petits écureuils qui traversent la route de temps en temps.Arrivés à Skoura en fin d'après-midi et installation au gite-kasbah LA PALMERAIE.Accueil chaleureux de toute la famille dans cette grande maison en bordure de la palmeraie.Dès le lendemain, après un super petit déjeuner pris sur la terrasse où on a mangé nos premiers baghirs(crêpes 1000 trous), on s'en va avec Mohamed, notre hôte, pour une promenade-découverte de la palmeraie, des différentes kasbahs(berbères, juives, arabes), Mohamed nous explique le partage de l'eau si précieuse ici, les cultures, la vie dans une palmeraie.On visite même une vieille kasbah encore occupée par une famille, on y découvre le caravansérail, les logements, la partie réservée aux animaux, les outils...Une vraie découverte pour nous!A midi, repas au jardin;tajine aux amandes et aux pruneaux, délicieux!L'après-midi, on va voir le village d'Afra et ses jardins(très intéressants) et au retour on s'arrête chez Mohamed le potier de la palmeraie, tout en sourire et en gentillesse lui aussi.Il fait des merveilles(cheminées par exemple)avec trois fois rien.Dîner sur la terrase de la kasbah, Ghislane a préparé des pizzas berbères.Le lendemain, direction la vallée des amandiers après le petit déjeuner(crêpes messemens).En chemin, on visite la mine de sel, des conditions de travail qu'on n' imagine pas...Arrêts-photos nombreux:villages de terre, oueds géants, ruchers collectifs, scènes de vie...Pique-nique au bord de l'eau, sandwich au fromage de Skoura... Randonnée à pied à travers les jardins et les ruisseaux.Super!Au retour, on se régale d'un délicieux couscous, et on découvre la technique des boulettes de semoule de couscous!Mais trop compliqué pour nous!ça demande un peu d'entraînement!Le lendemain, Mohamed propose de nous emmener dans la vallée des roses et d'aller rendre une visite aux bergers-nomades.On y sera très gentiment accueillis.C'est un peu délicat, on ne veut pas imposer notre présence et déranger mais on nous offre le thé, le pain et l'huile et les enfants sont heureux de nous montrer leurs animaux.On leur laisse un peu d'argent pour les remercier.A notre départ, ils s'en vont avec les ânes pour la corvée d'eau.Leur vie n'est pas facile et c'est peu de le dire!L'hiver doit être compliqué!Le soir, on ne couche à l'Hôtel Awayou, bien au calme, on est les seuls ce soir-là. A Bientôt pour la suite...Je suis trop bavarde...
De Las Vegas à Las Vegas (Utah, Arizona, Californie, Nevada - mars 2012) English translation pending
by DamianBlacks · 2012-05-11 · 44 replies
Maintenant que j'ai terminé de trier et traiter mes photos, je peux publier le carnet de nos 3 semaines passées dans l'Ouest des USA au mois de mars. C'est la 3ème fois en 4 ans que nous allons passer quelques semaines dans cette région. Et nous avons essayer de visiter des sites que nous ne connaissions pas ou qui méritaient une deuxième visite. Encore une fois, je tiens à remercier en particulier Marie Lefevre (mlefevre), Philippe Schuler (Sedonax) et Thierry Lagarde (wavemaster), et toutes les membres du forum. Vos récits, vos sites m'ont une nouvelle fois été précieux pour préparer ce voyage dans l'ouest américain.

samedi 10 mars: D’un continent à un autre

Très grosse journée du samedi afin de rejoindre notre premier hôtel à Cedar City, Utah. Nous sommes parti à 10h de gare du Nord (Paris, France) pour aller prendre notre avion à Heathrow (Angleterre) à 15h40. C’est parti pour 10h de vol … Arrivée sans problème à Vegas (Nevada, USA) à 18h45 et direction l’immigration. Il semblerait que nous soyons le seul vol, donc passage assez rapide pour une fois. Étape suivant: aller récupérer la voiture de location. Comme d’habitude, je suis passé par locationdevoiture.com. J’ai réservé un Jeep Liberty pour 3 semaines pour 540€. Évidemment, Alamo n’a pas ce véhicule. Dans la meme categorie, nous pouvons avoir un Toyota Rav4, qui n’est pas, d'après le loueur, un 4 roues motrices (4wd), et qui n’est pas très grand. Hors nous en aurons peut-être besoin pour la suite du voyage. Pour avoir un 4wd, le vendeur nous propose de prendre la catégorie au-dessus. Hésitations car c’est 550$ de plus. Le vendeur vérifie quand même si il a un 4wd dans cette catégorie. Pas de bol, il n’en a pas. Le seul véhicule 4 roues motrices de disponible, c’est 2 catégories au-dessus, et donc 1800$ en plus. Mais il nous propose ce modèle pour les 550$ de supplément du modèle inférieur. Nous n’avons pas vraiment le choix, on prend. On se retrouve donc avec un Chevrolet Traverse dans lequel on pourrait voyager à 6 … Il est 20h heure locale, et nous avons maintenant au moins 3h de route pour Cedar City (Utah, USA). Fatigué, nous arrivons enfin à l’hôtel, mais avec 2h de plus: 1h de decallage horaire entre le Nevada et l’Utah, et 1h supplémentaire car c’est ce dimanche que nos amis américains passent à l’heure d’été. Nous nous couchons donc à 2h du matin, éclatés.

dimanche 11 mars: Cedar Breaks, Kodachrome, Red Canyon

Les choses sérieuses commencent aujourd’hui. Nous avons rendez-vous avec Bryce Canyon et ses environs pour les 2 journées qui viennent. Levé 8h, nous avons donc eu droit à 6h de repos qui se sont traduites par 3 ou 4h de sommeil. Après le petit-déjeuner simple mais efficace du Best Western de Cedar City, nous partons au Wallmart faire quelques courses. 2h plus tard et 200$ en moins, nous partons serein en direction de Bryce: nous avons suffisamment de nourriture dans le coffre pour parer à toute éventualité. Comme je l’avais prévu, nous prenons la route qui passe par Brian Heads et Cedar Breaks. Nous découvrons avec surprise que Brian Heads est une petite station de ski qui a l’air très sympa. Je commence à me demander si nous n’aurions pas dû poser 2 ou 3 jours de plus histoire de skier un peu … Ensuite, nous nous arrêtons au point de vue Nord de Cedar Breaks, petit Bryce couvert de neige. D’ailleurs la route qui permet de visiter ce parc à la belle saison, est fermée, recouverte d’une épaisse couche de neige d’environ 1m50 … Il est plus de 15h lorsque nous arrivons enfin au Rubys Inn de Bryce Canyon, après une courte pause photos à Red Canyon. Nous posons nos affaires, nous nous préparons un petit sandwich et nous repartons, direction un autre parc: Kodachrome Basin. Nous n’avions jamais visité ce petit parc à l’est de Bryce, et nous allons y passer la fin d’après-midi. Nous choisissons de faire Panorama trail, histoire de nous dégourdir les jambes. Il est temps de nous habituer à marcher en moyenne altitude. Les principales attractions de ce parc, ce sont les cheminées calcaires, probablement signes de la présence de geysers, il y a bien longtemps. Nous faisons donc 2h de randonnée avec quelques arrêts photo, et vers 19h30, nous attendons le coucher de soleil qui ne donnera pas grand chose. Dommage. Il est temps de rentrer se reposer.





lundi 12 mars: Bryce Canyon

La journée commence très tôt pour moi, car je me lève à 5h30 pour retourner voir le lever de soleil à Bryce Point comme il y a 3 ans. Camille ne m’accompagne pas afin de se reposer. Evidemment, en me levant si tôt, j’arrive le premier sur le site. Le ciel est couvert et cela ne donne pas un grand lever de soleil, mais cela ne m’empêche de rester une bonne heure sur ce site magnifique. Sur le chemin du retour, je m’arrête à Inspiration Point, que je ne connais pas. J’en profite pour faire quelques photos supplémentaires … Je rentre vers 9h pour prendre une bonne douche chaude et un bon petit-déjeuner préparé par Camille. Un peu plus tard, nous repartons ensemble vers le Canyon. Nous avons décidé de refaire Fairyland Loop trail: c’est une très belle randonnée qui permet de prendre conscience de l’immensité et de la diversité des formations rocheuses de Bryce. Nous gardons un excellent souvenir de cette randonnée que nous avions faîte en environ 5h, il y a 3 ans. Nous allons cette fois la découvrir sous la neige. Voir Bryce Canyon sous la neige, c’est assez magique. Le blanc de la neige s'oppose au rouge, orange et jaune de la roche. En revanche, cette neige ne va absolument pas faciliter notre randonnée. En effet, le chemin va osciller entre neige et boue, rendant notre progression beaucoup plus lente. Résultat, 6h30 de rando … De plus, au lieu d’aller récupérer la voiture à Sunrise Point, nous poussons jusqu’à Sunset Point. Camille m’attend ici, et je repars chercher la voiture. Je me dépêche car je veux justement prendre quelques photos à Sunset Point. Malheureusement, je vais arriver trop tard. Dommage. Nous rentrons à l’hôtel exténué. Et dire que j’ai prévu de nous lever très tôt demain matin … je crois qu’on va se lever plus tard finalement.





mardi 13 mars: Escalante – Capitol Reef

Comme je le supposais hier soir, nous avons quitté le Ruby’s Inn plus tard que lors de mes prévisions initiales. Je pensais aller profiter du lever de soleil à Devil’s Garden, près d’Escalante (Utah, USA), mais nous nous contenterons de la lumière du matin. À Escalante, nous faisons un arrêt au Visitor Center pour vérifier l’état de la Hole-In-The-Rock Road et afin d’avoir quelques informations concernant l’accès à Zebra Slot. Aucun problème. Premier arrêt: Devil’s Garden. Ce site porte bien son nom tellement on a l’impression que des doigts sortent de terre. De plus, d’ici, la vue sur le Staircase est fascinante. Deuxième arrêt: Zebra Slot. Cette fois, il y a un peu de marche avant d’atteindre le site: 5 miles aller-retour. La petite rando est agréable et le paysage est splendide. Arrivé à Zebra Slot, ça se complique un peu. C’est très étroit et il faut adopter la marche à “l’égyptienne”, i.e. de profil … Un obstacle supplémentaire apparaît sous la forme d’une grosse pierre coincée à environ 1m. Je vais réussir à me hisser sur la pierre, non sans m’être explosé le tibia gauche dessus: ma souplesse légendaire! Camille me passe mon grand angle et mon trépied et décide de m’attendre ici avec les affaires. Une fois cet obstacle effacé, le reste du chemin est plus simple. Zebra Slot porte aussi bien son nom. C’est comme Antelope Canyon mais avec les parois zébrées et ondulées. Magnifique. Nous reprenons ensuite la Scenic Byway 12. Nous traversons successivement des paysages extrêmement variés: des zones arides, des montagnes enneigées, des forêts denses. C’est vraiment impressionnant. Nous arrivons en fin d’après-midi au Capitol Reef National Park et nous découvrons ses grandes parois rocheuses rouges. Nous n’allons passer malheureusement qu’une journée et demi ici, et comme 1 journée entière sera consacrée à Cathedral Valley, si c’est possible, nous ne devons pas trainer pour avoir un aperçu du parc. Nous partons directement faire la courte randonnée de Hickman Bridge afin de profiter d’une lumière plus chaude sur la Pectol Pyramid et sur Capitol Dome. Ensuite, nous nous arrêtons sur le site où d’anciens pétroglyphes ornent la paroi rocheuse. Puis, nous enchainons avec la Guilford Fam House. Et enfin, nous allons voir le coucher de soleil à Panorama Point. Je vous l’ai dit, la fin de journée était dense, et en plus, c’est le seul endroit où je n’ai pas réservé d’hôtel. Mais, à cette période de l’année, ce n’est pas le plus dur à trouver.









mercredi 14 mars: Cathedral Valley

Pour une fois, nous pouvons un peu dormir ce matin. Ce n’est pas la peine de nous presser car j’ai prévu de partir vers Cathedral Valley vers midi. Mais avant de tenter notre chance, nous passons par le visitor center de Fruita pour prendre connaissance de l’état de la route et du niveau de la Fremont River. En effet, pour atteindre la Hartnet Road que nous allons emprunter aujourd’hui, nous devons traverser une petite rivière avec notre super 4wd. La personne au visitor center nous informe que la route est praticable et que nous devrions facilement traverser la rivière au niveau du guet. Donc, c’est parti. Une fois arrivé au guet, j’avoue avoir un peu d’appréhension. Ce n’est pas comme si je traversais une petite rivière en voiture tous les jours. Nous suivons les conseils reçus au visitor center: rentrer dans la rivière, coller la rive droite et ensuite tourner à 90° vers l’autre rive. Tout se passe très bien, nous sommes de l’autre côté et nous allons commencer notre balade de 58 miles dans Cathedral Valley. Même si j’avais repéré les principaux sites sur le GPS, nous suivons le guide acheté au visitor center pour 2$. Nous passons par les multicolores bentonites hills. Nous nous arrêtons ensuite déjeuner au Lower South Desert Overlook. Nous profitons du silence et de la vue sur le monolithe Jailhouse Rock. Notre étape suivante est la randonnée qui va nous mener à un point de vue sur la Lower Cathedral Valley, et donc sur d’autres monolithes appelés Temple of the Sun et Temple of the Moon. Nous terminons notre journée en profitant du coucher de soleil sur Upper Cathedral Valley … enfin presque, étant donné que le soleil sera voilé par un énorme nuage. Et c’est aussi presque la fin de notre journée, car nous allons ensuite continuer notre route pendant 15 miles jusqu’aux fameux Temples. Nous allons dormir ici, juste en dehors du parc. Oui, nous allons dormir en plein milieu de nulle part, dans la voiture. Le Chevrolet Traverse s’avère être d’une taille parfaite pour deux adultes, nos 2 sacs de voyage et les courses qu’il nous reste. Nous rabattons les deux rangées de sièges arrière et nous nous installons pour dormir dans les 2/3 de l’espace dégagé.





jeudi 15 mars: En route pour Moab

Nous nous levons de bonne heure pour voir le lever du soleil sur les Temples, après une bonne nuit dans la voiture. Nous arrivons aux pieds du Temple of the Sun et nous avons la chance de voir le soleil rougir les 2 monolithes. Après quelques photos sur ce site pendant que Camille range la voiture, nous avançons vers le deuxième monolithe: Temple of the Moon. En dehors de quelques stratocumulus, le temps est une nouvelle fois magnifique. Il est temps de reprendre notre route en direction de la Highway 24. Nous faisons encore quelques arrêts pour prendre quelques photos. Cathedral Valley est un site magnifique, immense et d’une grande quiétude. J’avais des doutes quant à la faisabilité de cette étape au mois de mars, mais finalement, cela s’est très bien passé, et nous avons vraiment apprécié ce site. Sortis de Cathedral Valley, nous prenons la route vers Moab (Utah, USA) et décidons de faire escale à Goblin Valley. Nous n’y arrivons pas forcément au meilleur moment de la journée, d’un point de vue lumière évidemment, mais il est difficile de ne faire que des levers et des couchers de soleil. Protégés par de hautes parois, plusieurs champs de formations rocheuses en forme de champignons sortent de terre. Nous décidons de faire l’une des trois randonnées proposées et à notre grande surprise, elle nous conduit à l’extérieur de la zone “intéressante”, celle avec les grands champignons. La randonnée n’est pas inintéressante, mais je pense que dans ce parc, il est plus amusant de se balader au milieu de ce champ de champignons. C’est un parc très ludique, surtout pour les enfants. La rando terminée, nous descendons dans la vallée de Gobelins pour voir ces drôles de gnomes, de champignons de plus prêt. Nous reprenons ensuite la route vers Moab. Avant de trouver notre hôtel, nous prévoyons une petite rando mystérieuse dans Canyonland afin de trouver False Kiva. Le fameux site “confidentiel”. La randonnée nous conduit dans une zone boisée magnifique et aux odeurs agréables. Après quelques, enfin plusieurs, hésitations, nous rejoignons à priori le bon chemin. A moins d’1km de l’objectif, nous vérifions l’heure afin de ne pas effectuer le chemin retour, non balisé, dans le noir. Il est, semble-t-il, 18:30 et nous décidons de faire demi-tour afin de regagner la voiture et pouvoir assister au coucher du soleil depuis un autre point. Le chemin trouvé pour la Kiva, nous saurons le retrouver demain. Arrivé à la voiture, l’horloge indique 17:50 … nous n’avions pas changé nos montres depuis Vegas et nous nous sommes plantés! Nous sommes des boulets! Tant pis, nous verrons demain. Nous saisissons cette malchance pour repasser à Mesa Arch, Green River Overlook et Grand View Point: un peu de repérage pour l’expédition matinale de demain. Arrivés à l’hôtel, c’est la course à la douche! Nous en avions bien besoin … Pour notre retour à la civilisation, nous décidons d’aller diner dehors pour une fois. Nous hésitons entre la brewery et le resto italien. Nous avions essayé les 2 il y a 3 ans. Notre choix se porte sur le resto italien, dont j’ai un excellent souvenir de leur pizza. Ce sera une pizza pour moi, des linguini à tomber pour Camille, et évidemment une bonne pinte de bière locale pour faire passer tout ça! Après cette belle journée, nous pouvons aller nous coucher, surtout que je vais me lever très tôt demain matin.





vendredi 16 mars: Canyonland / Arches

C’est reparti pour un lever de soleil, cette fois à Mesa Arch: un classique. Debout 5h45 et départ 6h afin d’être sur le site à 7h. Il y a souvent du monde sur ce site pour le lever de soleil et les places sont chères pour poser son trépied. Je laisse Camille dormir. Lorsque je j’arrive sur le site, en m’éclairant de ma lampe torche, afin d’éviter de me casser la gueule, il y a déjà une personne. C’est un Californien et c’est sa « première fois », comme moi. Petit à petit, le site se peuple. Et effectivement, 10 mn avant le lever, il y a une rangée de trépieds en face de Mesa Arch. Il y a également une deuxième rangée de personnes sans trépied. Le soleil se lève et c’est parti pour le crépitement des appareils photos. Tout l’intérêt du site réside dans le fait que le dessous de l’arche rougisse en voyant apparaître le soleil: c’est mignon! Je continue ensuite mon périple photos matinales dans Canyonland par Grand View Point et Green River Overlook. Il n’y a quasiment personne sur les sites à cette heure-ci. Je repars vers Moab aux environs de 9h30 et j’arrive comme prévu vers 10h15 afin de me doucher et d’aider Camille à ranger les affaires dans la voiture. Depuis hier, le tendon d’Achille de ma cheville gauche commence à me faire mal. Il semblerait que mes chaussures de rando, que je n’ai pas mise depuis 9 ans, me mâche la cheville. Et en plus, je les porte constamment (sauf pour dormir, pour les petits malins) depuis le début du voyage. Les clés de la chambre rendues, nous repartons vers Canyonland pour essayer d’atteindre aujourd’hui cette fameuse Kiva. Arrivés au départ du trail, je remets mes chaussures de rando que j’avais quitté hier soir car ma cheville commençait à tirer. Ce n’est pas brillant: j’ai du mal à marcher avec … que faire … je ne vais pas continuer à m’abimer la cheville alors qu’il reste plus de 2 semaines de voyage et de nombreuses randos. Nous prenons la décision de ne pas faire cette rando, ni celle menant à Delicate Arch (rando que Camille n’aime pas trop de toute manière). Un peu déçu, nous quittons Canyonland pour basculer dans le parc des Arches. Nous déjeunons en face de Balanced Rock avec en arrière plan les montagnes La Sal enneigées. Le vent commence à vraiment se lever et je dois constamment faire attention à mon trépied … Nous faisons l’autre rando vers Delicate Arch. Cette randonnée ne nous amènera pas au pied de l’arche comme il y a 3 ans, mais en revanche, elle nous permettra de voir l’arche de derrière. D’ailleurs, à cette période de l’année, je ne pense pas que le côté « classique » de l’arche bénéficie d’un bon ensoleillement, alors que sa face arrière est bien éclairée. Ca change de la dernière fois, et c’est moins dur! Un dernier arrêt photo pour recapturer les pétroglyphes de Wolfe Ranch. Mes photos d’il y a 3 ans de ces pétroglyphes ne sont pas nettes, et tant que je suis là, autant en refaire de bien nettes. Nous quittons le parc des Arches, après cette rapide incursion. Retour vers Moab. Il est évident que je ne vais pas pouvoir continuer le voyage en utilisant mes chaussures de rando actuelles. Donc on va essayer de me trouver des chaussures de trail, style Salomon XT Wings, comme celle que j’ai déjà, et qui sont restées à Paris. De toute manière, je dois les changer. Vous pensez que cela va être simple, surtout dans une ville comme Moab, pas si petite et où le sport (VTT, Trail, …) est omniprésent. Et bien détrompez vous, c’est la galère. Nous faisons 3 magasins avant que Camille en trouve un qui vende des Salomon. Pas de XT Wings mais des X Ultra, très confortables, dont je vais me contenter. Nous pouvons continuer un peu plus rassurés pour les randos à venir. Nous prenons la route vers Blanding (Utah, USA) pour y passer la nuit.







samedi 17 mars: De Blanding à Page

Il est 6h et il est temps de se lever, car encore une fois, une grosse journée nous attend. J'ai l'impression de répéter cette phrase tous les jours depuis que nous sommes arrivés ... Heureusement que ce sont les vacances! Notre première étape est Road Canyon où une randonnée doit nous emmener vers Fallen Roof Ruin, ancienne habitation indienne. Nous engageons le 4wd sur la piste qui mène au début du chemin de randonnée. Entre la neige glacée, la boue et le sable, on repeint un peu (trop) le véhicule … enfin, nous signons le registre, nous nous acquittons des droits d’entrée (2$ par personne) et nous commençons la rando. Encore une fois, le chemin n’est pas très clair et nous montons trop haut: il faut éviter de suivre bêtement les cairns. Nous redescendons et nous finissons par trouver l’habitation en question. C’est tellement petit, que je me demande si nous n'avons pas trouvé le village des Schtroumpfs! Sur le chemin du retour toujours un peu enneigé, nous nous pressons un peu plus, le ciel devenant de plus en plus menaçant. Je ne tiens pas à vérifier si ce qu’il y a d’écrit sur le panneau passé à l’entrée indiquant “chemin mouillé impraticable ” est vrai. Finalement, nous rattrapons la route principale sans problème et nous nous arrêtons prendre un petit thé chaud afin de nous remettre (quel achat judicieux ce thermos!). Nous repartons en arrière sur la route afin d’aller cette fois faire la rando dans Mule Canyon. Vous me direz, pourquoi ne pas l'avoir faite à l'aller: pour des raisons de lumière et donc de photo! Cette rando nous mène vers House on Fire, encore des habitations indiennes. Merci "Photographing the Southwest". Nous reprenons la route dans le sens inverse, i.e. nous repartons vers Road Canyon. Ca donne le mal de mer, non? Direction Valley of the Gods. La route s’arrête d’un coup pour devenir une piste en zigzag descendant le canyon, c’est Mokey Dugway. De là haut, nous voyons l’immensité du territoire et peut être même Monument Valley. Dans Valley of the Gods, qui ressemble à Monument Valley en moins impressionnant, nous circulons sur un chemin de terre une bonne heure. Le ciel est très nuageux, et cela écrase un peu l’horizon. Donc, nous ne sortons pas vraiment emballé de ce site. Ensuite c’est direction le Gooseneck de San Juan. Pour ceux qui connaissent Horseshoe Bend, c’est dans le même style, mais un peu moins photogénique pour moi. Mais, je ne suis peut-être pas bon juge tellement j’aime Horseshoe Bend. Nous restons juste le temps de faire quelques photos pendant que Camille fait une sieste réparatrice. Nous continuons notre chemin en passant à côté de Monument Valley. Nous nous arrêtons juste le temps de prendre un cliché très classique. Le vent souffle fort entraînant derrière lui ces amas de brindilles que l’on voit souvent dans les westerns. Puis nous arrivons à Page (Arizona, USA) où nous retrouvons nos petites habitudes.







dimanche 18 mars: The Wave

Aujourd’hui, nous sommes le Dimanche 18 Mars. Vous allez me dire: « Oui, et alors? ». Je vais vous répondre simplement que nos 3 semaines de vacances dans l’Ouest des USA sont construites autour de ce jour ô combien important. En effet, c’est aujourd’hui que nous devons aller voir le fabuleux site de the Wave! J’ai eu la chance d’être tiré au sort en participant à la loterie sur internet, et nous avons donc cette fois 2 permis. Camille, qui avait obtenu un seul permis sur place il y a 2 ans, et qui me l'avait donné, va enfin pouvoir admirer ce site avec moi. En théorie, c’est simple. Dans la pratique, c’est plus compliqué. En effet, depuis plusieurs jours, je regarde les prévisions météo dans la région de Page et Kanab (Utah, USA), et elles ne sont pas vraiment bonnes pour Dimanche et Lundi. Pas de chance. Et ce matin, les prévisions se confirment: il neige à Page. Oui, oui, il neige, et la neige tombe fort. Nous essayons d’appeler les centres BLM notés sur notre permis mais personne ne répond. Hors de question de se laisser abattre: commençons par un bon petit déjeuner hivernal avec du bacon, des ��ufs brouillés et des toasts. L’estomac calé, nous prenons la route pour voir si l’un des bureaux des rangers est ouvert. Nous voulons savoir dans quel état est la route pour accéder au début du Wire Pass Trailhead. Mieux vaut être prudent. Premier stop à Big Water, fermé. Deuxième stop à la petite Paria Station sans trop y croire: bingo, elle est ouverte! La jeune ranger adorable nous confirme que nous pouvons y aller, et, en revanche, de faire attention au verglas qui pourrait vite arriver. Tranquillisés, nous reprenons la voiture, excités de pouvoir y aller et un peu nerveux pour la route. Nous arrivons au parking sans problème, notons notre passage sur le registre et partons vers le site mythique: il est environ midi. Il semblerait que nous ayons une fenêtre de tir car le ciel se veut un peu plus clément pour l’instant. Donc, nous ne trainons pas en route et nous nous dirigeons directement vers The Wave, sans passer par la case Lace Rocks comme je l’avais fait il y a 2 ans. 1h30 plus tard nous y sommes. Le chemin n’est pas vraiment balisé mais le feuillet des rangers est assez précis. La randonnée est relativement accessible mais la dune de sable à la fin est un peu raide. Et après… oh merveilleuse nature, les stries de couleurs dans la roche sont magnifiques, le site spectaculaire! Nous y restons un peu plus d’une heure et demie avant de partir vers la deuxième Wave. Là, le vent se lève vraiment. On commence à prendre conscience de ce que “rafales à 60 km/h” signifie! Le ciel s’obscurcie aussi très rapidement … Il est temps d’accélérer le mouvement, et de repartir à la voiture. Nous ne serons restés que 2 heures sur le site, et je n’aurai pas pu, encore une fois, grimper sur Top Rock. Mais, il me semble que ce n’est pas le moment de prendre des risques: nous avons vu l’attraction majeure. Nous reprenons notre chemin et à environ 30mn de la voiture, la neige arrive rendant notre visibilité et notre avancée plus difficiles. Arrivé à la voiture, nous reprenons la House Rock Valley Road, et je ne traine pas en route. Pas le temps de fignoler. La neige tombe de plus en plus fort et je ne tiens pas à rester bloqué sur la route, même si nous avons les duvets, les matelas, de la nourriture et de l’eau dans le coffre. Enfin, nous arrivons sur la route goudronnée, rassurés! Nous repartons vers Page et, en chemin, nous faisons un petit arrêt photo près de Lake Powell. Nous rentrons nous réchauffer avec un thé et des cookies. À la vue des prévisions météo pour demain, qui ne sont pas très bonne encore, nous décalons notre excursion à Coyote Buttes South à mardi. En effet, j’ai 2 permis, un pour lundi et un pour mardi, et le temps devrait être plus clément mardi. Pour bien finir cette soirée et vu que demain c’est relâche, nous allons au cinéma à Page. Nous avions trouvé cela sympa, il y a 2 ans, et cela l’est encore. Nous allons voir « John Carter », du roman d’Edgar Rice Burrough, qui a été en grande parti tournée dans la région, à la Paria Movie Set et au Lake Powell. C’est assez sympa de voir ces superbes paysages dans le film. Un bon moment! Demain, c’est repos. Donc, à priori, pas de photo, car nous allons glander, faire de la lessive, glander, et enfin … glander! Les vacances!







mardi 20 mars: White Pocket / Coyote Butte South

Après une journée de repos bien méritée, nous allons avoir aujourd’hui une journée bien chargée: White Pocket, Cottonwood Cove et Paw Hole. N’ayant pas pu utiliser notre permis pour Coyote Butte South hier, nous allons utiliser notre deuxième permis aujourd’hui. J’ai bien fait d’en prendre 2 … Nous avons rendez-vous avec Steve et Susan du Paria Outpost & Outfitter à 8h30, heure de l’Utah, i.e. 7h30 heure de l’Arizona, notre référence actuelle. Nous allons donc nous lever une fois de plus à 6h! Depuis plusieurs semaines, je suis en contact avec Kurt, qui nous avait servi de guide la dernière fois et qui travaille avec Steve et Susan, pour préparer cette journée. Malheureusement, étant donné que nous avons dû décaler cette excursion, nous ne verrons pas Kurt aujourd’hui. Nous partons avec Steve aux environs de 8h30 comme prévu. La tempête de neige est passée, il fait un temps magnifique! Comme Dimanche, nous reprenons la House Rock Valley Road, mais avec le 4wd de Steve. Rien avec voir avec notre voiture, et heureusement! Je n’ai pas dû le préciser, mais la House Rock Valley Road est un chemin non goudronné, quelque peu cabossé à certain endroit, mais sur lequel une voiture « normale » peut rouler. En revanche, pour aller à White Pocket, notre premier arrêt de la journée, nous empruntons une piste. Je vais faire la différence entre chemin et piste. Ici, la piste, c’est du sable, des gros cailloux, des zones rocheuses, du sable, des gros cailloux, … Vous m’avez compris, je suis bien content de ne pas avoir à prendre notre voiture de location pour rouler là-dessus, et je suis encore plus content que ce soit Steve qui conduise! Nous arrivons à White Pocket aux environs de 10h. Il n’est pas nécessaire, à l’heure actuelle, d’avoir un permis pour visiter cette zone. Il faut juste un bon 4wd et surtout savoir le conduire. White Pocket est surement l’un des endroits préféré de Camille, qu’elle appelle le grand cerveau. Comme le laisse entendre son nom, ce site est majoritairement blanc. En fait, sous la première couche de roche blanche se cachent d’autres couches de couleurs: rouge, orange, jaune. La roche semble avoir été torturée: elle fait des vagues, des boucles. Nous passons 3h sur ce site et nous n’avons vraiment pas vu le temps passer. Nous partons ensuite en direction de Cottonwood Cove, qui est à 45 mn de voiture. Après une courte pause pour déjeuner, nous attaquons la visite de Cottonwood Cove. Cette fois, pas de première couche blanche, nous avons immédiatement droit aux couleurs: jaune, orange, rouge, violet, rose … Des drapés violets viennent couvrir la roche orange. C’est de toute beauté, et étant donné qu’il est environ 16h, le soleil commence à réchauffer ces couleurs: c’est encore mieux ! Encore une fois, nous passons quasiment 3h dans cespaysages extraordinaires. Il est temps de filer vers notre dernière étape: Paw Hole. Nous n’allons pas explorer en profondeur ce site, mais nous allons nous en approcher un peu plus que la dernière fois. Paw Hole, c’est un ensemble de cônes ou teepees, d’un orange tirant sur le rouge. Et avec le soleil qui se couche, les teepees sont de plus en plus rouge. Cette journée nous donne un aperçu complémentaire de celle que nous avions eu il y a 2 ans. Et je vous garantis que si vous passez dans la région, c’est une journée à planifier … et dans ce cas, n’hésitez pas à passer par le Paria Outpost & Outfitter, vous passerez une excellente journée en leur compagnie!







mercredi 21 mars: Coal Mine Canyon / Horseshoe Bend

Je ne sais pas si c’est la journée d’hier, mais ce matin, c’est vraiment difficile. Nous prenons notre temps, et décidons d’aller faire un tour jusqu’à Coal Mine Canyon, à côté de Tuba City (Arizona, USA), en début d’après-midi. Nous partons donc aux environs de 12h30 et nous arrivons 2h plus tard. Les zones habitées que nous avons passées nous rappellent que notre mode de vie et notre environnement est bien différent des indiens vivants dans la réserve. En suivant les indications que j’ai trouvées sur différents sites, nous trouvons l’entrée de Coal Mine Canyon. Nous nous garons et marchons un peu autour du canyon. Nous ne pouvons y descendre, du moins depuis là, et puis, je crois qu’il faut un permis. Je ne sais pas si nous sommes à l’endroit le plus photogénique du canyon mais les couches colorées sont assez impressionnantes: blanc, noir intense, orange, rouge puis marron. Après une courte balade nous reprenons la voiture pour essayer d’aller vers un autre point de vue, là où les zigzags colorés sont plus visibles. Nous voilà partis sur une piste qui n’a pas dû voir de véhicule depuis bien longtemps! Du coup, étant donné que la route est un enchainement de boue et de sable, il est assez difficile de conduire dessus, voir peu prudent par moment. Après 500 mètres, nous décidons de rebrousser chemin, la piste devenant de plus en plus imprévisible. Il serait dommage de rester coincés ici, surtout que cela nous couterait cher pour nous sortir de ce pétrin! Nous rebroussons donc chemin vers la vraie route. Là, nous essayons de trouver une autre entrée: sans succès. Nous décidons donc de revenir vers Page et de nous arrêter à Horseshoe Bend. Il y a beaucoup plus de monde que les années précédentes, et pourtant nous sommes au mois de mars. Je n’ose imaginer ce que cela doit être pendant la haute saison. Peut-être le panneau indiquant le lieu sur la route principale et les quelques aménagements faits sur le site y sont pour quelque chose. Nous y restons quelques heures, histoire de profiter du lieu et de faire quelques photos au coucher du soleil. C’est agréable mais je regrette le coucher de soleil de la veille, beaucoup plus impressionnant, grâce aux nuages. Comme le dit Camille, nous devons nous réjouir de ce que nous avons pu voir et c’est vrai que nous avons de la chance, le soleil était au rendez-vous aujourd’hui et le lieu est magnifique.



jeudi 22 mars: Antelope Canyons

Ce matin c’est un peu grasse mat: nous avons réservé le Photography Tour pour Upper Antelope à 10h30. Le tour se fait avec un des opérateurs Navajo opérant depuis Page. Nous sommes chargés à l’arrière du pick-up avec 6 autres personnes. Un petit mot sur notre moyen de transport: il est 10h30 précises et on se rend compte qu’un des pick-up ne démarre pas. Les autres groupes prennent la route et là, on se dit “tu vas voir avec notre chance, il est pour nous celui-là!”. Le conducteur de l’engin en panne passe un coup de fil et un gros 4wd arrive. Rassurés? Pas du tout! Ils sortent les pinces et font démarrer l’engin qui lâche un nuage noir épais! Bon là, on se dit que c’est bon mais non, il part faire de l’essence … Patience. La route vers Upper Antelope assez rapide: environ 15mn avec 3 miles dans le sable à fond les ballons durant lesquels il vaut mieux fermer la bouche et les yeux! On arrive enfin à l’entrée où il y a déjà pas mal d’autres 4wd : même au mois de Mars, il y a du monde. Nous avions déjà visité Lower Antelope Canyon mais c’est notre première fois ici. A notre arrivée le canyon est très sombre. Nous sommes venus pour les célèbres rayons de lumière donc on espère en avoir un ou deux. Nous passons les autres groupes pour avancer plus profondément dans le Slot. La lumière est toujours très faible et on oublie vite les 22 degrés qu’il fait dehors … petit à petit on revient en arrière et voilà, nous avons notre premier rayon de lumière. Bon, il y a du monde alors c’est un peu la course dans le canyon. On aura de la chance avec deux rayons supplémentaires. Et dire que ce n’est pas la haute saison. Ça m’impressionne. De retour à Page, nous récupérons la voiture et nous repartons vers Lower Antelope. Nous en gardons un très bon souvenir. Lorsque nous arrivons, il n’y a que quelques voitures. Et nous allons avoir la chance de nous balader pendant 2h dans le canyon, sans guide, et en ne croisant quasiment personne. Franchement c’est très agréable. Globalement, nous préférons ce Canyon. Ensuite c’est retour au motel, déjeuné dans le jardin, discussions avec le gérant et direction Wahweap Marina au bord du lac Powell. L’entrée payante est inclue dans le National Park Pass donc nous en profitons. Depuis la route, nous longeons le lac vers la marina. C’est assez joli et Camille se demande encore comment c’était avant, avant que l’eau envahisse la zone. Nous avons l’impression que le niveau de l’eau a encore baissé, ce qui nous amène à réfléchir à l’utilisation par notre société de l’or bleu … surtout Las Vegas! A la marina nous prenons deux bonnes glaces, que, pour une raison inconnue, la serveuse nous offre (non, elles ne sont pas périmées). Nous nous installons sur les transats, au bord de la piscine avec vu sur le lac. Le soleil étant de la partie, nous passons une fin d’après-midi des plus agréables! Le soleil couché, nous repartons vers Page où nous allons essayer le Fiesta Mexicana, histoire de vérifier si les commentaires postés sur Trip Advisor sont corrects.





vendredi 23 mars: Edmaier’s Secret

Nous arrivons presque à la fin de notre séjour à Page, déjà! Ce matin, levé raisonnable à 8h. J’essaie de nettoyer mon capteur après avoir changé d’objectif à l’intérieur d’Antelope Canyon hier… et oui, je sais, ce n’était pas à faire avec toute cette poussière! Pour la troisième fois, nous reprenons la House Rock Valley Road. Nous allons cette fois nous promener à un endroit appelé Edmaier’s Secret, site que j'ai évidemment découvert sur ce fantastique forum. Nous nous garons au départ de la randonnée pour Buckskin Gulch. Le permis s’achète sur place pour $6 par personne. La rando commence doucement, 4 miles essentiellement dans le lit d’une rivière, avec pas mal de sable, c’est un peu meuble mais on avance. Ensuite, c’est un peu plus l’aventure, car j’ai récupéré quelques informations sur Internet, mais est-ce que cela sera suffisant? Nous quittons la rando qui mène à Buckskin et nous nous dirigeons vers les Brain Rocks. L’un des objectifs du jour, c’est de trouver des Lace Rocks car je n’ai pas pu montrer à Camille ceux que j’avais vu sur le chemin menant à The Wave. D'après le GPS, les points que nous recherchons semblent être plus haut alors c’est parti, nous commençons à monter, puis à escalader. Nous faisons une pause une fois arrivée au-dessus des Brain Rocks. De là, nous pouvons voir que certaines portions du paysage ressemble très fortement à White Pocket. Nous continuons notre montée. La vue est vraiment magnifique: on retrouve maintenant certains paysages de Coyotte Buttes South, de vrais similarités au moins. Nous trouvons ensuite quelques Lace Rocks (YES!!!) et des stries colorées dans la roche faisant penser à The Wave. Le site tient bien ses promesses, c’est superbe! Nous repartons vers 15h, un peu fatigués des montés et descentes nécessaires sur ce site. Une fois descendus, on se rend bien compte qu’en prenant à gauche de la formation centrale, l’ascension est BEAUCOUP plus simple …C’était pour le fun et parce que Camille adore tellement les pentes raides! Retour vers 16h à notre véhicule, on traîne un peu sur la route pour prendre encore quelques photos de ces couleurs si fascinantes que prend la roche. Une fois à Page, après une bonne douche, une bonne session lessive pour Camille et rangement des sacs pour moi, nous dînons et nous partons au cinéma local (et oui, encore) pour aller voir the Hunger Games. Et voilà, c’est notre dernière journée à Page, demain on reprend la route vers de nouveaux horizons, avec un peu de tristesse pour ma part, car j'aime beaucoup cette petite ville et son environnement …





samedi 24 mars: Grand Canyon

Nous partons vers 9h de notre motel. Nous faisons un stop au Safeway pour acheter un peu de nourriture pour nos sandwichs, et nous nous prenons 2 boissons au Starbucks pour déjeuner! Avant de quitter définitivement Page, nous faisons un dernier arrêt à Horseshoe Bend pour que je puisse prendre encore quelques photos. On ne devrait pas revenir de si tôt à Page, donc j’en profite! Depuis Page, nous mettons environs 2h30 pour rejoindre le Parc National du Grand Canyon. Je ne me souvenais pas que la végétation fût aussi présente sur cette rive aussi. La ranger qui nous accueille à l’entrée du parc est très sympa: en montrant mon passeport, elle essaie de nous parler en français. Elle nous explique qu’elle essaie d’apprendre le français toute seule et Camille lui montre son petit bouquin pour apprendre l’allemand. C’était assez rigolo comme situation. Vu que nous sommes entrés par le côté est du parc, notre premier arrêt est à Desert View. C’est la journée de l’archéologie aujourd’hui dans le parc, donc de petites randonnées sont organisées avec des rangers, des chercheurs et des universitaires. Camille demande donc les dispo au premier visitor center: sans succès. Nous trainons un peu autour de la Watchtower. Je trouve le point de vue que je recherche mais le ciel nuageux donne un aspect voilé et je décide de prendre des photos plus tard dans l’après midi. Nous partons donc vers notre hôtel. Pas de chance, la chambre n’est pas prête, il faudra revenir à partir de 16h. Nous grignotons un morceau en attendant, vérifions les prévisions météo et repartons en direction de Desert View afin de nous arrêter aux différents points de vue. Le canyon est très impressionnant, ses proportions sont au-delà de ce que nous pouvons voir. Nous devinons les quelques rapides de la Colorado River, rien d’impressionnant depuis ici … sauf que l’une des pancartes stipule qu’il peut y avoir des creux jusqu’à 3m! Nous retournons donc à la Watchtower pour faire les photos que je n’ai pas pu faire un peu plus tôt. Et ensuite, nous repartons à l’hôtel, récupérer notre chambre et déposer nos affaires, avant de nous diriger vers Hopi Point pour le coucher de soleil. Nous utilisons la navette pour nous y rendre. Très pratique ce système de navettes au sein du parc, un peu comme à Zion. Pas de chance, le coucher n’est pas fantastique, il y a trop de nuage épais! On ne peut pas dire que je sois très chanceux avec mes couchers de soleil pour l’instant. Bon, ça ira pour aujourd’hui, nous posons nos affaires et nous décidons d’aller faire un tour au resto, histoire de changer de notre ordinaire. Direction le Arizona Room: ils font des steaks et je crois que nous commençons à développer une petite carence en viande. Je prends un énorme steak et Camille, qui n’aime pas trop la viande, fait de même: c’est pour dire! Au passage, la viande est excellente!





dimanche 25 mars: Road 66

Ce matin, nous allons continuer un peu notre visite « touristique » de la rive sud du Grand Canyon. Nous quittons l’hôtel vers 9h, et après avoir pris un thé à emporter à la cafétéria, nous nous dirigeons vers Yavapai Point. Nous allons faire la petite balade qui va de Yavapai à Mather Point. Cela me permet de prendre d’autres points de vue du Canyon. A Mather Point, nous prenons le navette, ligne orange, pour aller bien plus loin: Yaki Point. Globalement, nous passons 2 bonnes heures à nous promener le long du Canyon. Il commence à y avoir du monde, mais ce n’est pas encore insupportable. Ça doit quand même être l’usine pendant la haute saison. Lorsque j’ai planifié le voyage, j’avais prévu de faire le premier tronçon de la South Kaibab Trail, qui n’est pas trop long. Mais depuis hier, Camille se ressent d’une cuisse (contracture ?), et vu que nos deux journées suivantes vont être un peu plus sportive, nous abandonnons l’idée de faire cette rando. Nous partons désormais en direction de notre étape intermédiaire: Seligman (Arizona, USA). Pourquoi étape intermédiaire? Tout simplement, car demain matin, nous devons aller à Supai, village indien au fond du Canyon. Il y a environ 3 ou 4 heures de descente, et l’idéal est de partir tôt pour profiter de l’après-midi sur place. Le rapport avec mon étape intermédiaire? Seligman est la ville la plus proche (enfin presque) avant de rejoindre le départ de la rando pour Supai. Pour ceux qui connaissent le film d’animation de Pixar, Cars, Seligman n’est rien d’autre que l’inspiration de la ville de Radiator Springs! C’est donc une étape folklorique intéressante. Et, en effet, même si la ville semble un peu à l’abandon, nous passons une bonne après-midi au milieu des anciennes voitures américaines qui, pour certaines, apparaissent dans Cars. Je vais aussi, pour une fois (et peut-être pas la dernière) mettre un petit mot sur notre chambre d’hôtel. Nous avons réservé au Canyon Lodge. Lorsque Camille va faire le check-in, elle se rend compte que l’un des managers de l’hôtel, n’est pas américain … plutôt allemand. Evidemment, elle continue la conversation dans la langue de Goethe … enfin, presque. Nous avons la chambre Harley-Davidson (chaque chambre a un thème). Et bien, franchement, c’est l’une des plus jolies (décorée avec goût) et plus propre chambre de motel que nous ayons eu. C’est une excellente surprise, et si vous devez dormir dans le coin, n’hésitez pas. Rapport qualité/prix imbattable! Enfin, en discutant avec le manager, nous apprenons que la route qui mène au Hualapai Hilltop (départ de la rando pour Supai) est désormais entièrement goudronnée et qu’il nous faudra environ 1h30 pour y aller depuis Seligman. J’avais prévu 2h30: c’est 1h de sommeil en plus!





lundi 26 mars: Supai

Debout aux environs de 6h30, car nous allons essayer de partir avant 8h. Cela nous laisse le temps de prendre notre petit-déjeuner (inclus) au motel pour une fois. Maintenant, je vais vous reparler météo … Comme d’habitude, je regarde la météo tous les jours. Et comme la semaine dernière, depuis 3 jours, le National Weather Service annonce pour ce lundi matin, 30% de chance de pluie, neige et vent. Super pour faire la descente de 13km vers Supai. Et bien, ce matin, nous sommes dans les 70% de beau temps, et vraiment, ça tombe bien. Nous partons donc rassurés. Nous faisons un peu d’essence et en route pour le village de Supai (Arizona, USA). Ce village se trouve en bas d’un canyon et abrite environ 650 personnes qui vivent essentiellement du tourisme. Tourisme rendu possible grâce à leurs joyaux: de magnifiques chutes d’eau. Il est possible d’accéder au village à pied, ce que nous allons faire, à dos de mulets, attention aux fessiers fragiles, ou par hélicoptère, attention au porte-monnaie sensible. Nous mettons 3h pour descendre … sans traîner: Camille adore le rythme effréné! La rando commence par une succession de lacets, avec pas mal de cailloux et de gravillons, le long de la falaise, ce qui doit nous permettre de descendre les 2/3 du dénivelé sur une très courte distance. Ca va être sympa à remonter. Il y a un peu d’ombre par endroit, de la verdure et vers la fin du chemin, nous longeons la petite rivière qui alimente les chutes. Nous arrivons au village que nous reconnaissons grâce l’odeur des animaux (chevaux, mules et ânes) et le désordre environnant. Nous prenons notre clé au Lodge, grignotons un morceau au frais et partons avec nos sacs à dos, enfin allégés, vers les chutes. Les chutes sont assez loin du village, à environ 3 et 4 km. La première chute que nous voyons, Lower Navajo Falls, est surprenante par sa végétation et son enchaînement de petites chutes: le lieu est extrêmement reposant! Nous continuons notre descente pour rejoindre Havasu Falls, la chute la plus connue avec ses bassins turquoises. Même modifiée par les dernières inondations, la chute reste superbe! Mais il est regrettable que les abords ne soient pas mieux entretenus. Enfin nous traversons le camping pour atteindre Mooney Falls: des trois, c’est la plus impressionnante par sa hauteur mais c’est aussi peut être la plus difficile à saisir. Après avoir passé du temps à prendre des photos des 3 chutes, nous repartons vers le village. Ne chercher pas à acheter quelque chose après 18h, tout est fermé! Heureusement nous avions de quoi manger et boire alors ça ira pour ce soir. Fatigués, nous retrouvons le Lodge pour une bonne douche. Attardons nous un peu sur la chambre maintenant … Nous avons réservé cette chambre longtemps à l’avance, et elle coûte la bagatelle de $145, sachant qu’il n’y pas de tv, pas de micro-onde, pas de frigo. Mais, tout cela, on s’en passe facilement, même si à ce prix, on s’attend à un certain confort. Ce qui est plus embêtant, c’est que la chambre n’est pas vraiment propre. Les draps sont propres, pas de problème. Mais c’est à peu près tout. Encore une fois, c’est très très cher pour la prestation. Maintenant, l’apothéose! Après dîner, je m’assois sur le lit et je soigne ma cheville en me passant de l’arnica. Je remets mes chaussettes, car il ne fait pas très chaud (pas de chauffage). Je m’apprête à me relever, et là, je vois un truc me passer entre les jambes. Stupeur, c’est un scorpion! Oui, un vrai scorpion, tout mignon avec sa queue en l’air, dans notre chambre, sortant de derrière notre lit! Ça calme un peu. Le scorpion est allé se poser au pied du deuxième lit. Le temps de reprendre mon souffle, d’enfiler mes chaussures, et le scorpion est mort. J’ai quand même dû m’y reprendre à plusieurs reprises pour l’achever. Je ne sais pas si la piqûre de ce scorpion était dangereuse, mais je ne tenais pas à le savoir! Du coup, alors que nous tombions de sommeil à 20h45, plus personne n’a envie de dormir. Nous allons passer une longue nuit, une très longue nuit … très très très longue nuit: interminable. Décision unanime: nous partirons tôt demain matin.







mardi 27 mars: De Supai à Moapa

Après cette longue nuit de sommeil, très réparatrice, nous sommes prêts pour à quitter les lieux vers 7h15. Départ à la fraiche pour remonter à la civilisation. Comme je vous l’ai dit lors du post précédent, nous avons mis 3h pour descendre, sur un rythme assez soutenu. Je ne sais pas combien de temps nous allons mettre pour remonter, mais avec nos sacs à dos bien chargés, je pense que ça va être difficile. Finalement, nous arrivons au sommet après 3h45 de marche et de nombreuses pauses. Je ne pensais vraiment pas que nous mettrions moins de 4h. Tant mieux, nous aurons plus de temps pour nous reposer ce soir. A noter, quand même, que sur la fin de la rando, nous avons fait la course pour ne pas être doublés par les mulets chargés de valises. Un peu de fierté quand même! Il est temps de reprendre la route vers Moapa Valley (Nevada, USA), en passant par Hoover Dam. C’est un petit bout de chemin qui va nous faire quitter l’Arizona pour retourner dans le Nevada. Premier arrêt en route pour un gros burger avec des curly fries (frites enroulées), dans un « Jack in the Box » (fastfood que l’on trouve sur la côte ouest des USA … il ne me semble pas en avoir vu du côté de NYC ou de Boston). Camille avait mis cette étape « curly fries » sur sa to-do liste. Ca fait du bien et nous en avons un peu marre des sandwichs. Deuxième arrêt au Hoover Dam. Nous sommes impressionnés par la capacité des américains à transformer n’importe quoi en une attraction. Car ce barrage est devenu une vraie attraction avec parking payant, visite guidée payante, souvenir, resto, … Énormes les Ricains! Le barrage est quoi qu’il en soit un beau et impressionnant monument, avec une architecture art-déco. Notre petite visite, gratuite, réalisée, nous partons vers Moapa Valley où nous allons passer 2 nuits. Nous passons prêt de Las Vegas (notre dernière destination) et longeons le lac Mead pour rejoindre Moapa Valley. Encore une fois le pass pour les parcs nationaux nous rend service, car il nous permet de rentrer dans la zone du lac Mead sans payer! La région est beaucoup plus verte que nous ne l’aurions pensé. Nous arrivons à l’hôtel, bien plus tôt que prévu, et pouvons nous installer pour deux nuits. Demain: Valley of Fire.

mercredi 28 mars: Valley of Fire

J’ai découvert ce State Park (non inclus dans le pass des national parks, mais qui coute $10 pour la journée) en lisant les récits d’autres voyageurs sur ce forum, alors merci à eux. Et bien, je vous conseille VIVEMENT ce parc. Mais revenons au récit de la journée. J’ai planifié cette journée extrêmement précisément. Encore plus que d’habitude, et ceux qui me connaissent bien savent ce que cela signifie. Et pour planifier la journée aussi précisément, j’ai utilisé le guide de Steffen Synnatschke, qui n'est pas très cher, qui est très précis et qui est illustré par de magnifiques photos. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous décrire dans le détail ce que nous avons fait, ce serait long et fastidieux. Nous avons commencé cette journée à 8h et nous l’avons terminée à 19h30, après le coucher du soleil. Les choses importantes à savoir sont les suivantes:Il y a un grand nombre d’arches. Cela ne remplace pas Arches National Park, mais si vous n’avez pas le temps d’aller jusqu’à Moab, c’est quand même un excellent lot de consolation.Il y a des zones (à trouver) où la forme et la couleur des roches m’ont vraiment fait penser à Coyote Butte South. Bon, encore une fois, pour ceux qui n’iront pas jusqu’à Page ou qui ne peuvent se payer les services d’un outfitter, ce parc est encore un joli lot de consolation.Enfin, il y a une Wave. Alors, évidemment, ce n’est pas The Wave (Coyote Butte North), mais cette wave s’appelle Fire Wave, et elle est vraiment magnifique, surtout au coucher du soleil.Je n’ai pas d’action dans le parc, je ne suis pas payé par l’état du Nevada, mais, il serait vraiment dommage de passer à Vegas, et de louper ce parc. Vous l’avez compris, nous avons adoré ce parc!







jeudi 29 mars: Death Valley

Après la journée d’hier bien chargée, nous partons maintenant faire un petit, tout petit, tour en Californie. Tout de suite vous pensez: Los Angeles, plage, soleil. Et bien, nous allons garder soleil et chaleur, car nous partons passer une courte journée dans la Vallée de la Mort! Personnellement, ce n’est pas un site où je passerai plusieurs jours, mais lorsque j’ai planifié le voyage, je trouvais que cela valait le coup d’y passer, car ce n’est pas très loin de Las Vegas. De plus, Camille ne connaissait pas et moi, j’y étais passé assez rapidement, il y a 12 ans. Arrivé dans le parc, nous nous arrêtons à Zabriskie Point, histoire de faire du repérage pour ma cession lever de soleil de demain matin. Et oui, je vais me lever de bonne heure demain matin. Ensuite, nous allons voir si notre « cabine » est prête au Furnace Creek Ranch. Avant d’aller directement au Furnace Creek Ranch, nous nous arrêtons au Furnace Creek Inn. Je ne me souvenais plus ce que j’avais réservé. Camille descend et va faire le check-in. Et puis au bout d’un moment, alors que je l’attends dans la voiture, je commence à me souvenir que ce n’est pas là que j’ai réservé. Le Inn, c’est la version « luxe », alors que le Ranch, c’est la version « abordable ». Lorsque je vois Camille revenir, avec une petite moue, j’éclate de rire, car je suis maintenant sûr de ne pas l’avoir envoyé au bon endroit. Après cette courte pause rigolade, nous partons pour le Ranch et posons nos affaire dans la cabine, qui est un sorte de petit chalet avec une chambre et une douche. C’est très bien fait et très confortable. Le site est très sympa. Nous continuons notre visite en allant jusqu’à Badwater, point le plus bas d’Amérique du Nord, en dessous du niveau de la mer (-86m). Ensuite, nous empruntons la route en sens unique Artist Drive. Comme de nombreuses fois, nous découvrons des roches multicolores, avec en plus, cette fois, des teintes vertes et violettes. Je ne cesse d’être émerveillé par les différentes couleurs de roche de puis le début du voyage, et je ne m’en lasse pas … C’est la dernière étape pour Camille, qui est crevée. Je la dépose au Ranch, et je poursuis la découverte de Death Valley, en allant profiter du coucher du soleil au milieu des dunes de sable de Mesquite. Tout d’abord, je ne pensais vraiment pas que ce serait aussi fréquenté: ce sont les Champs-Elysées sur sable! Il y a du monde partout, et c’est la galère pour trouver des dunes vierges de tout pas. Après m’être éloigné un peu, j’arrive à trouver de petites dunes un peu moins peuplées. Encore une fois, le coucher de soleil n’est pas « inoubliable ». Tant pis. Je ne m’attarde pas trop longtemps, car il faut ensuite que je retourne à la voiture. Et marcher dans les dunes de sable, ce n’est pas ma tasse de thé. Je rentre au Ranch, retrouver Camille qui nous a préparé à manger. Normalement, il faudrait que je me couche assez tôt, en prévision du lever de soleil de demain, mais finalement, ce sera 23h30. Ça va être très dur demain matin.





vendredi 30 mars: Las Vegas

Deuxième petite demi-journée à Death Valley. Comme je vous l’ai dit, je commence de bonne heure pour aller profiter du lever de soleil à Zabriskie Point: un classique. Je me lève donc à 5h30 pour être sur place à 6h. Je laisse dormir Camille qui en a besoin. J’ai vraiment eu du mal à décoller ce matin, me demandant même si je n’allais pas rester au lit. Et à force de me poser des questions, je me suis réveillé. Donc, à 6h, j’étais à Zabriskie Point, seul. Petit à petit, quelques trépieds sont arrivés, et au final, nous étions moins d’une dizaine à venir immortaliser ce moment. Je comprends désormais pourquoi ce site est prisé pour ses levers de soleil. La montagne qui s’illumine petit à petit, la roche jaune et marron que le soleil rasant vient réchauffer: c’est splendide! Ensuite, vers 8h, je décide de retourner à Badwater, histoire d’avoir des photos plus acceptables. Lorsque j’arrive, le soleil, bloqué par la montagne, n’a pas encore illuminé la couche de sel qui recouvre le sol. J’ai le temps de me préparer et de faire quelques photos avant de rentrer, aux environs de 9h15. Cela nous laisse le temps de nous préparer tranquillement pour notre dernière destination de ces vacances: Las Vegas! Nous décollons un peu avant 11h pour la cité du jeu. Nous allons cette fois passer par le sud de Vegas, ce qui nous permettra de faire un arrêt « fastfood » à Parhump. Arrivé à Death Valley Junction, i.e. après environ 30km de route, je suis tellement fatigué que je m’arrête pour laisser le volant à Camille. C’est tellement rare, qu’elle en est surprise. En fait, étant donné que je ne conduis pas le reste de l’année, j’aime bien conduire pendant les vacances, surtout sur les routes « tranquilles » américaines. Camille va conduire pendant 1h jusqu’à Parhump, et moi, je vais dormir. Oui, je vais vraiment dormir, car à un moment, après un cauchemar, je me suis même réveillé en sursaut dans la voiture, effrayant Camille, ce qui aurait pu être dangereux. Terrible cauchemar, car je me voyais en train de conduire, m’endormir au volant et perdre le contrôle du véhicule. Vraiment réaliste … Après notre pause déjeuné à Parhump, et un peu plus reposé, je reprends le volant. Notre objectif suivant est logistique. Avec les chaussures que j’ai dû acheter, et la suite du shopping que nous prévoyons, il est évident que nous allons avoir un problème de valise. Mon vieux trolley que j’ai depuis plus de 13 ans commence à se décomposer, et nous avions prévu de le changer avant de partir en congés. Nous allons donc le changer aujourd’hui. Depuis plusieurs jours, nous regardons sur internet où nous allons trouver des valises à Vegas. Pas si évident. Nous terminons dans un Target (type Gifi pour ceux qui connaissent). Nous trouvons une grosse valise pour environ $90 et nous gardons pour l’instant l’ancienne, histoire de pouvoir monter dans notre futur hôtel à Vegas sans passer pour des clodos avec tous nos sacs plastiques. Et oui, car nous allons passer notre dernière nuit dans l’un des grands hôtels casinos de Vegas. L’un des plus récents aussi. Le Cosmopolitan. C’est également l’un des seuls hôtels avec terrasse. Il est idéalement placé, car au milieu du Strip (Las Vegas Boulevard), juste à côté du Bellagio et quasiment en face du Paris. Comme nous avons pris une chambre avec vue sur le Bellagio, nous allons profiter du spectacle des fontaines depuis notre chambre. Et la vue est grandiose. C’est un très bel hôtel, moderne et très bien décoré. Nous adorons. Pendant que je prends des photos depuis la terrasse, Camille vient de lancer l’opération « Tornade sur les valises ». Elle les a vidées et elle commence à les réorganiser. Au final, il ne peut rester que 2 valises. Une fois la nuit tombée, nous partons dîner. Nous allons tester l’un des nombreux buffets de Vegas. Après une petite recherche sur le web, il semblerait que le buffet de notre hôtel soit bien noté: le Wicked Spoon. Pour $37 par personne, nous avons droit à un magnifique buffet All You Can Eat. Je vous passe les détails, mais nous n’avions pas mangé comme ça depuis un bon moment. Digne d’un réveillon. Nous sommes ressortis avec le ventre au-dessus de la ceinture … Quelle élégance! Ensuite, nous sommes allés faire un petit tour dans la ville du jeu et de la débauche. D’ailleurs, c’est Spring Break en ce moment, et pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont les vacances « débauches » de la jeunesse puritaine américaine. C’est à vivre mais pas trop longtemps quand même. Notre balade sur le Strip nous mène jusqu’au fameux signe Fabulous Las Vegas. Ce n’est pas la porte à côté à pied. Nous prenons un bus pour nous ramener vers notre hôtel. Camille part se coucher et je continue un peu pour aller prendre des photos du côté du Venice, du Caesar Palace et du Bellagio. Il est 3h du matin lorsque je rentre. Un peu éclaté, je l’admets, la journée ayant commencé il y a presque 24h pour moi.









samedi 31 mars: Las Vegas … La fin

Dernier jour de nos 3 semaines de balade. Ca passe à une vitesse … Nous allons essayer de bien profiter de cette dernière journée, sachant que nous ne décollons qu’à 20h45. Tout d’abord, nous allons profiter des avantages de notre magnifique chambre: prendre un bain avec vue sur Las Vegas. Le luxe! La journée s’annonce encore belle et chaude. Tant mieux. Nous devons quitter la chambre à 11h, cela nous laisse 45mn pour finir l’opération « Tornade sur les valises ». Opération réussie évidemment, mais maintenant nous nous posons des questions sur le poids des valises, qui, à mon avis, a bien augmenté. Nous verrons bien à l’aéroport. Après avoir chargé les valises dans la voiture, nous partons nous promener sur le Strip, histoire de rentrer dans certains Casinos, ce que nous n’avons pas eu le temps de faire hier soir. En attendant, la voiture reste au parking de l’hôtel, qui est gratuit. Nous allons enchaîner 3 casinos: le Bellagio, le Caesar Palace et le Paris. Nous faisons juste de rapides incursions dans les casinos, mais cela permet d’avoir une impression. De tous ces casinos, le Bellagio a notre préférence grâce à sa luminosité. De plus, pour le printemps, la décoration est axée sur les fleurs. C’est magnifique. Nous partons récupérer la voiture, car nous devons à présent attaquer la dernière étape cruciale de ce voyage: le shopping. Nous partons tout d’abord au Las Vegas South Outlet … il y a un outlet Coach pour les spécialistes en beaux sac-à-mains … Une fois que Camille a trouvé son bonheur, nous partons cette fois dans un mall que nous connaissons déjà: Town Square. C’est un mall en plein air où nous nous étions arrêtés il y a 3 ans. C’est vraiment sympa, et nous y passons 3 heures, entre déjeuner et shopping. La carte bleue ayant bien chauffé, il est temps de rentre notre voiture de location (au passage, il semblerait que nous ayons fait 3200 km … pas mal), et de partir à l’aéroport. Evidemment, au moment d'enregistrer les bagages, nous découvrons que nous avons explosés les limites. Rien d’extraordinaire, mais il faut réorganiser les valises, et chausser nos grosses chaussures de rando pour voyager. Encore plusieurs heures de vol vers Londres et quelques heures de train vers Paris. Voyage terminé!



HôtelsCedar City (1 nuit): Best Western El Rey Inn & Suites - Bryce (2 nuits): Best Western Plus Ruby's InnTorrey (1 nuit): Howard JohnsonMoab (1 nuit): Inca Inn Blanding (1 nuit): Super 8Page (7 nuits): Debbie’s Hide A WayGrand Canyon (1 nuit): Maswik LodgeSeligman (1 nuit): Canyon LodgeSupai (1 nuit): LodgeMoapa Valley (2 nuits): North Shore InnDeath Valley (1 nuit): The Ranch at Furnace CreekLas Vegas (1 nuit): CosmopolitanLa palme du meilleur rapport qualité/prix est attribué au Canyon Lodge de Seligman. La palme du pire rapport qualité/prix est attribué sans surprise au Lodge de Supai (la prestation scorpion laisse à désirer ... 😉) Tous les autres hôtels sont très bien, voir fantastique pour le Cosmopolitan. D'ailleurs, si vous allez à Vegas et que vous voulez faire des photos, le Cosmopolitan, c'est l'idéal ... un peu cher peut-être (plus de $400 la nuit).
Retour de Géorgie: quelques prix et adresses English translation pending
by Klopik · 2012-04-19 · 33 replies
Bonjour, bonjour,

De retour de Géorgie, voici quelques infos qui pourraient intéresser les futurs visiteurs de ce magnifique pays. Pas de scoops, juste quelques adresses qui nous ont plu, quelques prix et infos à jour (04.2012). Je vais juste tenter de reprendre les questions pratiques que nous nous étions posées nous-même avant de partir.

Nous avons voyagé essentiellement avec l aide du Petit Futé. Il est très complet et, en avril 2012, les prix sont relativement à jour.

Tout d'abord, le choix du moyen de transport :

Location de voiture : à mon avis, tout a fait faisable en dehors de Tbilissi. A oublier dans la capitale. Assez cher.

Marshroutkis (microbus qui vont partout) : ils vont en effet partout, très fréquemment et pour quasi rien. Nous n'avons jamais du attendre plus d'une demi heure. Les destinations son indiquées en géorgien uniquement mais il se trouve toujours quelqu’un pour vous amener a la porte du bon bus, dès que vous dites le nom de votre destination.

Taxis : très bon marchés. Une bonne solution pour les excursions/circuits à la journée. Ils s'arrêtent ou vous voulez et vous attendent. Et à eux au moins, vous pouvez demander de rouler moins vite.... J

Dans Tbilissi, compter 3-4 GEL pour un trajet dans le centre et 7-10 GEL pour un trajet de banlieue a centre ou banlieue a banlieue. Aéroport -Tbilissi : 25-30 GEL a toute heure.

TBILISSI

Mérite vraiment 3 a 4 jours de visite.

LOGEMENTS

Hotel KOPALA sur la colline en face de la vieille ville.

Rue Tchekhov 8/10 info@kopala.ge. Cher. Quand même 80 € la chambre la moins chère.

N'en vaut pas la peine du tout malgré la vue sur la vieille ville car très bruyant vu sa situation au-dessus d'un grand boulevard.

Par contre, idéal pour un diner en terrasse avec coucher de soleil sur la vieille ville. Pas donné.

Notre coup de coeur à Tblilissi :

sur la rive gauche, dans le quartier populaire de Marjanishvili, moins artificiel et moins touristique que la 'vieille ville' :

Guesthouse MARINA RCHEUSHILI

Rue Tchoubinashivili 20

Tel (995)(362) 295 29 59 Mob : 592 920769 rcheulihouse@gmail.com

Une grande maison géorgienne typique avec une cour intérieure et de grands balcons bleus, très aérés. Les chambres mériteraient un lifting mais sont très grandes, hautes, aérées et joliment décorées. Très calme. Marina est quelqu’ un d'adorable, qui se coupe en 4 pour ses locataires. Elle est vraiment de bon conseil quant aux trajets, déplacements, visites en Géorgie etc....

Elle parle anglais et comprend quelques mots de français. Et ses déjeuners sont les meilleurs, tous les jours différents. Elle a l eau chaude et le wifi. Vraiment notre meilleure adresse durant ce voyage. 30 GEL/personne

RESTAURANTS :

Bon marché et populaires: (30 GEL pour deux en mangeant et buvant bcp)

DZVELI SARDAPHI

Rive gauche

63 rue Aghnachenebeli

En sous-sol. mieux vaut savoir parler géorgien ou russe. Très bon et sympa

SAKHINKLE VELIAMINOV

Rive droite, près de la place de la liberté, derrière hôtel de ville,

Rue Dadiani 8

Très populaire et très bon

Prix moyens (50 GEL pour deux)

2 restos du même nom, très populaires parmi les géorgiens avec leurs grandes salles voutées, leur longue carte

CHENOIKHEDE GUENASKHALE

Rive droite, vieille ville : Rue Pouchkine, 5 . Avec orchestre et chants polyphoniques. Très sympa

Rive gauche, rue Marjanishvili 2, au coin. On a moins aimé car très bruyant.

Cher :

Terrasse de l'hotel Koppala. ...pour le coucher de soleil sur la vieille ville

SPECTACLE

On a adoré le spectacle de 'marionnettes', très poétique du théâtre Rezo. .... . Inutile de prendre les places les plus chères , on voit très bien de partout. 5 GEL

MARCHE AUX PUCES DU PONT SEC

Agréable mais on a trouvé les prix très prohibitifs. Surtout pour les articles 'artisanaux' que l on retrouve ailleurs, bien moins cher.

BAINS

J' ai essayé les bains « numéros 5 » sur la place Abano. Entrée 2 laris. Nettoyage de peau : 10 laris. Massage : 10 laris. Attention : bien définir à l’avance la durée du massage. Je ne l’ai pas fait et ai eu juste droit à 3 petites tapes en guise de massage.

EXCURSIONS/CIRCUITS AU DEPART DE TBILISSI

DAVID GAREDJA

Nous avons pris un taxi à 9.30. Arrivée à 11.30. Visite des lieux magnifiques. Retour à Tbilissi à 15.30

Prix taxi pour la journée : 80 GEL

MTSKHETA

Nous avons pris une marshroutka à la gare de Didoube. Prix : 1 GEL/pers. Durée : 15 min

Taxis pour le monastère de Djvari : 10 GEL

Nous avons mangé au sympathique et populaire restaurant recommandé par le Futé : SALOBIE .

Spécialité de Lobie (fayots en sauce)

Attention : il est situé à 4 km de Mtskheta. A pied sous le soleil…ça fait loin.

Taxi de retour vers Tbilissi : 3 GEL

LA KAKHETIE

Je ne sais plus pourquoi nous avons choisi le taxi (70 GEL) pour rejoindre Sighnaghi mais il est aussi rapide (1h30) et beaucoup moins cher (6 GEL) de prendre une marshroutka (metro Isani).

Sur place, nous avons pris un taxi qui nous a compté 90 GEL pour la journée pour le circuit suivant :

Khvelatsminda, Tsinandali, Telavi, Ikalto, Alaverdi, Gremi, Nekressi

Nous avions pensé aller à Lagodeghi mais pas de marshroutkis en avril. Taxi : 40 GEL pour l’aller

LOGEMENT A SIGHNAGHI :

NANA’S GUESTHOUSE

Saradjishvili street 2 (quand on descend du bus, monter vers le haut du village en restant toujours sur la gauche. Quand on arrive au 1er petit square, c’est au coin, à gauche, au-dessus d’une boutique de souvenirs)

(995) 99 79 50 93

kkshvl@yahoo.com

Très chouette guesthouse avec grandes chambres propres , très calmes, avec terrasse, jolie vue, salle de bain. Nana est très sympathique. Elle et sa fille parlent anglais. Wi fi. 30 GEL/pers

RESTAURANT A SIGNAGHI : GADASAKHEDI - Au pied de la tour la plus basse des remparts. Vue magnifique sur la chaîne de montagnes. Les familles géorgiennes y sont nombreuses à fêter anniversaires, mariages etc… (45 GEL pour 2 en buvant et mangeant bcp)

VARDZIA (avec arrêt/nuit à Akhaltsikhe à l’aller et à Borjomi au retour)

Marshroutka à la gare de Didoube à 12.00 pour Akhaltsikhe. Prix 12 GEL. Durée 2h45 – 3h.

Taxi vers Vardzia : 60 GEL pour la journée. Durée : 1h30

Marshroutka de Akhaltsikhe vers Borjomi, toutes les heures. 4 GEL – Durée : 1heure

La ville de AKHALTSIKHE est en gros travaux donc, actuellement, difficile de visiter la forteresse et le vieux quartier (en pleine démolition malheureusement)

Logement : pour le fun, essayez l’ancien hôtel soviétique MESKHETI …tout à fait sinistre et lugubre mais correct, propre et avec eau chaude….et bon marché : 15 GEL/personne. Les petites babouchkis de l’accueil sont très gentilles.

Pour manger, quelques snacks/restaurants au-dessus de la première place que l’on rencontre après avoir traversé le pont allant vers le centre.

BORJOMI :

HOTEL SAODZAKO

Rue Kostava 2 - Tel : (995) 267 20 780

(à partir de la gare des bus, prenez le pont suspendu à 200 m, traversez le et c’est le premier bâtiment de la rue, à gauche, près de la gare et du petit parc. Entrée au bout du bâtiment)

Une très bonne surprise : chambres ravissantes, propres, fraîches, calmes avec un petit balcon donnant sur la rivière. 30 GEL/pers

Pour manger, en saison, il doit y avoir de nombreuses aubettes ouvertes dans le parc mais en avril, juste quelques petits restaurants dans la rue Robakidze en face de l’hôtel (donc à droite après avoir traversé le pont suspendu). Celui à droite, à l’étage est très agréable, avec vue sur l’eau et musique. (Ania ?)

N’hésitez pas à me contacter pour d’autres infos. Bon voyage
Dix jours en Jordanie en famille - avril 2011 English translation pending
by LaLee · 2012-04-14 · 3 replies
Voici le résumé de notre voyage + prix des entrées en avril 2011 (les prix indiqués sont par pers., gratuit pour les moins de 14 ans) + appréciations des hôtels + qques remarques et conseils. J’espère que ça peut aider ceux qui préparent leur voyage. 

Nous rêvions de Petra depuis quelques temps mais c'est tout notre séjour en Jordanie qui fut un vrai rêve!  Notre petit groupe de 7 : 2 couples, nos 2 ados de 16 et 13 ans et une petite de 4 ans.  Quand : vacances de Pâques 2011  Durée : 10 jours complets sur place  Déplacements : avec différents minivans avec chauffeur selon notre propre itinéraire et nos envies.  Nos superstars: la petite de 4 ans blondes aux yeux bleus, ma fille de 16 ans très jolie et mon fils de 13 qui ressemble un peu à Justin Bieber. Voilà qui ouvre bien des coeurs et des portes! Le nombre de Jordaniens qui nous accostent et veulent être photographié avec nos "stars"! Vraiment comique!  Notre voyage:  J0 : départ de Zaventem en début de soirée, escale à Istanboul  J1 : arrivée à Amman à 2h du matin. Visa 20 Jod. Taxi vers Mariam hotel à Madaba. Dodo quelques heures. Trés bon petit-dej . On commande un minivan avec chauffeur ( très sympa) à la réception du Mariam et nous voilà partis pour notre première journée de visite. Mosaïques de Umm Ar Rasas (Unesco) ( gratuit) pas mal mais pas super non plus. Mount Nebo (1 Jod) on y passe pour voir le panorama et jeter un oeil aux mozaïques. La mer morte, Amman Beach, voilà, ça c'est vraiment sympa et rigolo, on s'amuse bien. Pleins de photos et bain de boue. Entrée assez chère quand même 15 Jod. Retour sur Madaba au soleil couchant, joli paysage. Repas au restaurant Balawit (en face de l'église) super bon! Pour 11 Jod on reçoit soft drinks à volonté, 6 sortes de tapas et salades avec du pain et un mixed grill délicieux ( 1 shish kebab, 1 brochette de poulet et 1 de mouton) dans une bonne sorte de crèpe avec tomate et oignons grillés. On se régale. Dodo au Mariam 60 Jod chambre 4 lits avec petit-dej).  J2 : même chauffeur, même minivan. On apprécie de se faire conduire et puis notre chauffeur fait un peu le guide et nous raconte sa vie et la vie des Jordaniens au quotidien ce qui est très intéressant. Visite de Jerash (8 Jod) en matinée, très joli site romain bien conservé et intéressant. Après midi aux sources d'eau chaudes de Hammamat Ma'in. L'entrée est chère (15 Jod) mais couleur locale et franchement assez gai à faire. La cascade est vraiment forte et chaude, une expérience en soi. La grotte juste au dessus est un véritable bain de vapeur. On est les seuls touristes. Les femmes Jordaniennes sont habillées dans l'eau avec des trainings, des vestes, des casquettes, ...mais personne ne nous regarde de travers avec nos maillots. Joli paysage, bel endroit. Retour sur Madaba et soirée idem Balawit et Mariam.  J3 : nouveau chauffeur, nouveau minivan, nous quittons Madaba et roulons par la King's highway vers Karak. Stop dans la vallée du Mujib pour le panorama. Arrêt au Grand Canyon rest&coffee shop où nous faisons connaissance de Sami, un Jordanien très attachant, à l'accent américain, le coeur sur la main, qui nous fait visiter son "domaine" et sa famille (2 chiens et 2 tortues), nous invite pour le thé, m'offre des boucles d'oreilles et nous raconte un peu sa vie. Une très belle rencontre émouvante et vraie. N'hésitez pas à vous y arrêter!!  Route vers le Wadi bin Hammad (5Jod) Une après midi fantastique dans ce jardin d'Eden. On est tous enchanté par ce superbe canyon, sa végétation et son eau chaude. Un gros coup de coeur!  On loge à Karak dans un hôtel très nul ( ne pas y aller) Cairwan hotel. Mais finalement on rigole toute la soirée tellement cet hôtel est absurde et en ruine où plus rien ne fonctionne et avec au sous sol, des restes de sa grandeur passée: sa salle de banquet de mariage impeccable où nous prenons notre petit dej le lendemain.  J4 : visite du château de Karak (1 Jod). Route vers Petra. On visite Little Petra (gratuit), vraiment à faire! Très beau coin, chouette balade, nombreuse possibilité de grimper au dessus des rochers et dans les tombes. Beau panorama après la grimpette en fin de balade. Vaut vraiment le coup (compter 2h de visite).La route scénique pour rejoindre Wadi Musa au soleil couchant est superbe. Nous logeons au Sharah Mountains (30 Jod la double avec petit-dej). Hôtel basic mais propre, petit-dej correct, bon pic nic (pour les visites de Petra) pour (4 jod) pain, oeuf, concombre, tomate, pomme, orange, brique de jus, fromage vache qui rit. Enfin, c'est pratique. Shuttle gratuit jusqu'à l'entrée de Petra. Le patron Mahmoud est super sympa et vous conduit et ramène à votre bonne convenance. On lui téléphonait lorsqu'on voulait rentrer après la visite et en 5 min il était là.  J 5: Petra, la toute belle!!! Sublime! On y passe absolument toute la journée, on marche des kms sans se lasser de tant de beauté et de variétés. On va jusqu'au Monastère, magnifique balade a ec 800 marches et au view point encore plus haut. Repas du soir au Al-Arabi, juste à côté de l'hôtel, on conseille : hummus, falafel et Arabic Shawerma. Nuit au Sharah. Entrée Petra pour 2 jours: 55 Jod.  J6 : Petra, toujours merveilleuse. On monte au High Place of Sacrifice, superbe! Et on visite le reste de ce qu'on a pas fait la veille. Un groupe de jeunes filles de 17 ans veux se faire photographier avec mon fils because he is so cute!! Al-Arabi et nuit au Sharah.  J7 : en route vers le Wadi Rum où nous avons rendez-vous avec Saleem de Jordan Tracks à 9:30. Visite des highlights en 4x4, parfois un peu trop de touristes dans nos pieds mais c'est beau et c'est super gai ce grand bac à sable! Escalade de la grande arche. Couché de soleil du haut d'un rocher. Soirée au camp, repas bedouin délicieux, thé, feu de camp et musique. Puis dodo dans des petites huttes sympa. N'oubliez pas la lampe de poche!  J8 : Wadi Rum, ce désert est magnifique, on en tombe amoureux. Les couleurs qui changent selon la lumière, le silence, le calme, les panoramas à perte de vue. Un rêve! C'est magique. Aujourd'hui on est seul dans le désert, aucun touriste en vue, juste notre guide, notre 4x4 , nos grimpettes et nos balades, rien que pour nous. Le pied! Retour au camp à pied. Thé avec Saleem, super sympa qui nous parle du désert et des bédouins, de leur vie ici et de ce qu'ils font quand les touristes ne viennent pas, comme chasser la gazelle p.ex ou passer 7 jours entre copains dans la montagne. Repas sous la tente. Nuit au camp.  J9: balade à dos de chameau pour aller de notre camp au village de Rum. Agréable, superbe ce désert. Saleem nous attend pour faire les adieux. Nous recommandons vivement Jordan Tracks, impec et super sympa! Taxi vers Aqaba. On loge au Bedouin Garden Village (55 Jod chambre 4 lits), sympa, piscine, nombreux endroits ombragés avec chaises et coussins pour se détendre, ambiance propisce à discuter avec d'autres touristes des 4 coins du monde. Beau snorkeling juste à la plage à 200m de l'hôtel. Restaurant de l'hôtel pas mal du tout, prix ok. Soirée à Aqaba centre. Faut prendre un taxi pour y arriver (5jod). Repas à Ali Baba ( bof). On rentre dans une boulangerie pour des baklavas et le patron qui tombe pour le charme de la petite, nous fait visiter toute la boulangerie en la portant dans les bras, on filme la confection des pittas et les enfants roulent des biscuits. Bref, on s'amuse et puis on achète des tas de douceurs locales.  J10: petit-dej au Bedouin est médiocre mais on mange nos pâtisseries achetées la veille. Miam! Dernière journée de vacances : plage, chouette snorkeling, piscine, lecture. Retour vers Amman, on quite Aqaba à 20:30, arrivée à l'aéroport 4 h plus tard.  J11 : Vol du retour à 3:15 avec escale à Istanboul. Zaventem 10:15. 

Notre top 3: Petra - Wadi Rum- Wadi bin Hammad  à ne pas manquer : Dead Sea, Jerash, Little Petra  Conclusion: Les Jordaniens sont gentils, serviables, honnêtes, accueillants et le pays magnifique. On a ADORÉ. 

Dans vos valises, je conseille :  Sandales d'eau ( le sel et les coraux ça coupe)  Lampe de poche et piles de réserve  Taies d'oreiller et 1 serviette si vous campez dans le desert  1 gros pull, gilet ou veste (soirées très fraîches dans le Wadi Rum)  Un baume pour les lèvres avec protection solaire  Boules Quiès (prières matinales, traffic, pas mal de bruits la nuit sauf au Wadi Rum)  1 couteau de cuisine (pratique pour peler les fruits et légumes en picnic)  Pot de choco si vous en avez marre de manger 1 oeuf dur et de la confiture de fraise tous les matins.  Une dose d'humour si vous logez dans des hôtels basics (nous on a bien aimé ce contact plus vrai avec le pays) ou un portefeuille bien rempli pour les hotels avec plus de confort et de luxe.  Ce même portefeuille pour payer les entrées car tout a fortement augmenté depuis début 2011, même les Jordaniens trouvent ça exagéré. 

Bon voyage à tous, la Jordanie est extra !
Tour du Monde à pied English translation pending
by ToLiveTravel · 2012-04-06 · 20 replies
Bonjour(s),

Nous avons tout les deux 20 ans et avons élaborer un Tour du Monde à pied de façon organisé et réfléchi pendant un ans. Le but de notre voyage étant la découverte du monde et de ces richesses. Nous sommes plus que motivés, nous sommes déterminés, notre équipements est au complet et nous avons réuni la somme de 7000 euros qui sera le challenge de se voyage.

Nous ne prenons aucun train, aucun avion, nos pieds seront le seul moyen de transport y compris le stop (voitures, bateaux..). Nos intentions sont de traverser tout les continents, tout les climats, tout les reliefs et toutes les cultures. Nous fixons la date de départ le 18 Juillet 2012 et n'avons pas de date de retours. Nous partons de Tours en France jusqu'à Natal au Brésil.

Liste des pays à traverser :

- France - Suisse - Allemagne - Belgique - Pays-Bas - Danemark - Suède - Norvège - Finlande - Russie - Estonie - Lettonie - Lituanie - Biélorussie - Ukraine - Kazakhstan - Mongolie - Chine - Tibet - Inde - Bangladesh - Birmanie - Thaïlande - Vietnam - etc.. La suite vous sera transmit prochainement.

Nous sommes actuellement en pleine création du blog et nous vous le ferons découvrir bientôt pour plus d'information sur notre voyage.

Nous voulons avoir vos avis sur ce projet, toutes suggestions, informations, questions et critiques sont à prendre.

A bientôt !
Hésitation entre deux itinéraires pour l'est du Canada English translation pending
by Drazen · 2012-03-11 · 11 replies
Bonjour à tous, J'avais déjà ouvert un post sur notre projet de voyage dans l'Est du Canada mais de nouveaux éléments sont apparus. C'est pourquoi dorénavant nous hésitons entre 2 itinéraires, assez différents l'un de l'autre. Pour l'instant nous n'avons encore rien réservé, si ce n'est les billets d'avions. Ainsi, nos seuls impératifs sont: arrivée à Toronto le samedi 25 aout à 15H et départ de Montréal le dimanche 16 septembre à 19H. Nous voyageons à 2 et avons l'habitude de voyager par étapes et à titre de comparaison, dans le cadre d'un voyage dans l'Ouest des USA, nous avons parcouru 3000 kms en 17 jours sans avoir la sensation de "bouffer de l'asphalte". Voici le 1er itinéraire, qui inclus un tour en Gaspésie:

J1, samedi 25/08: Bruxelles-Toronto. Arrivée à Toronto à 15H.

J2, dimanche 26/08: Journée sur Toronto

J3, lundi 27/08: Journée sur Toronto.

J4, mardi 28/08: Chutes du Niagara en début de matinée pour "éviter" la cohue, puis route vers les 1000 îles. (Nuit à Kingston ou Gananoque) (380 kms, 4H30)

J5, mercredi 29/08: Randonnée et visite en bateau des Mille-Iles.

J6, jeudi 30/08: Route 1000 iles vers Quebec (540 kms, 6H)

J7, vendredi 31/08: Quebec

J8, samedi 01/09: Quebec

J9, dimanche 02/09: Quebec-Charlevoix (120 kms, 2H)

J10, lundi 03/09: Charlevoix-Parc des Haute-Gorges(Nuit dans le parc) 2H

J11, mardi 04/09: Parc des Hautes-Gorges puis route dans l'a.m vers l'Anse St Jean(Nuit Anse St Jean) 2H10

J12, mercredi 05/09 : Tour du Saguenay (par la rive Nord) Nuit à Tadoussac 2h15

J13, jeudi 06/09 : Croisière aux Baleines en matinée -30 mns- l’après midi Traversier Les Escoumins-Trois Pistoles. Visite Pointe-au-père.3H30 (Nuit à Amqui)

J14, vendredi 07/09: Amqui puis Route 132 direction La vallée de la Matapédia, puis la Baie des Chaleurs : 3H30 Nuit à Bonaventure. J15, samedi 08/09: : Canoé-Kayak sur la rivière Bonaventure. Nuit à Bonaventure.

J16, dimanche 09/09: Route vers Percé : 2H. Journée et nuit à Percé (Ile de Bonaventure) J17, lundi 10/09: Parc Forillon. Nuit à Gaspé (ou Anse au Griffon)

J18, mardi 11/09: Route Gaspé-Sainte Anne des Monts : 3H - Parc de la Gaspésie

J19, mercredi 12/09: Sainte-Anne-des-Monts vers Parc du Bic :3H(Nuit au Bic)

J120, jeudi 13/09: Bic vers Montréal :6H

J21, vendredi 14/09:Journée sur Montréal J22, samedi 15/09 : Journée sur Montréal J23, dimanche 16/09 : Journée sur Montréal

Ce parcours nous pose principalement 3 problèmes:

- pas de visite d'Ottawa - une journée complète de route pour aller des 1000 iles vers Quebec - une autre journée de route pour revenir à Montréal depuis le Bic

Ainsi, j'aimerai avoir des conseils pour optimiser cet itinéraire. Que peut-on enlever de non-indispensable?

Après, nous avons pensé à une second itinéraire, plus "classique" celui-là:

J1, samedi 25/08: Bruxelles-Toronto. Arrivée à Toronto à 15H.

J2, dimanche 26/08: Journée sur Toronto

J3, lundi 27/08: Journée sur Toronto.

J4, mardi 28/08: Chutes du Niagara en début de matinée pour "éviter" la cohue, puis route vers les 1000 îles. (Nuit à Kingston ou Gananoque) (380 kms, 4H30)

J5, mercredi 29/08: Randonnée et visite en bateau des Mille-Iles.

J6, jeudi 30/08: Route 1000 iles vers Ottawa (200 kms, 2H20)

J7, vendredi 31/08: Ottawa

J8, samedi 01/09: Ottawa vers Mont-Tremblant (160 kms, 2H30), avec passage au parc oméga.

J9, dimanche 02/09: Parc du Mont Tremblant

J10, lundi 03/09: Mont-Tremblant vers Parc de la Mauricie (270 kms, 4H30)

J11, mardi 04/09: Parc de la Mauricie- Quebec (170 kms, 2H30)

J12, mercredi 05/09 : Quebec

J13, jeudi 06/09 : Quebec

J14, vendredi 07/09: Quebec- L'Anse St-Jean (250 kms, 4H) J15, samedi 08/09: : Parc du Saguenay

J16, dimanche 09/09: Baleines à Tadoussac puis route Tadoussac-Parc des Hautes Gorges (102 kms, 2H30)

J17, lundi 10/09: Parc des Hautes-Gorges

J18, mardi 11/09: Région de Charlevoix

J19, mercredi 12/09: Région de Charlevoix

J120, jeudi 13/09: Charlevoix vers Montréal(400 kms, 5H)

J21, vendredi 14/09:Journée sur Montréal J22, samedi 15/09 : Journée sur Montréal J23, dimanche 16/09 : Journée sur Montréal
Quelques questions sur Celebrity English translation pending
by Sylviannefd · 2012-01-26 · 69 replies
Bonjour, Suite à nos déboires avec Costa, nous avons annulé nos réservations et déjà réservé 2 croisières chez celebrity. La première en aout sur le celebrity Solstice en Méditerranée, 12 jours Barcelone Barcelone, et nous nous posons quelques questions après une première visite sur leur site, donc j'en appelle aux spécialistes de la compagnie.à propos des packages: faut-il en acheter avant le départ, que proposent ils le site n'est pas très clair, vaut il mieux attendre d'être à bord?Il est indiqué que l'on peut apporter 2 bouteilles à bord🙂 peut on arriver avec 2 bouteilles de Champagne à consommer dans sa cabine?d'après ce que j'ai vu les excursions si on en réserve doivent être payées immédiatement. Vaut il mieux réserver et payer à l'avance ou réserver à bord?Comment fonctionne le programme de fidélité? uniquement les nuits à bord ou également les dépenses comme Costa? ils parlent de points bonus à partir de la concierge class, à quoi cela correspond-t_il?Merci d'avance
Croisière Perles des Antilles le 13 janvier 2012 Costa Luminosa English translation pending
by IsaSylv · 2012-01-04 · 183 replies
Bonjour. Nous sommes nouveaux sur le forum. Nous partons la semaine prochaine (le 13/01/2012) en voyage de noces. Nous avons choisit la croisière Perles des Antilles sur le Costa Luminosa. Ce sera notre tout premier voyage et par conséquent notre toute première croisière. Du coup, on est un peu perdu pour les escales et les excursions. J'ai regardé ce que propose Costa mais c'est super cher !!! N'y a-t-il pas d'autres moyens? Certains d'entre vous partent-ils en même temps que nous? Avez-vous déjà des idées d'excursions? Bref, pouvez-vous nous aider à rendre notre voyage de noces inoubliable ? Merci d'avance de vos réponse. A bientôt. Isabelle et Sylvère
Valley of Fire et Zion dans la même journée English translation pending
by Ceciloo84 · 2011-11-21 · 27 replies
J'organise mon premier roadtrip pour Août prochain et suis donc complétement novice en la matière mais j'y travaille ! Après le sujet de Jonaclem sur VoF j'ai un peu rallongé notre visite du site mais du coup j'ai quelques questions sur la poursuite de la journée.

Sachant que nous venons de LV, je prévois un départ vers 7h30/8h pour Vof, visite pendant 2 à 3h (white domes trail, fire wave 😛, atlal rock et rainbow vista principalement) puis nous devons rallier Zion en fin de matinée/début d'aprem. Si mes calculs sont bons, on devrait pouvoir y être pour 14/15h (+1h puisqu'on passe en Utah si j'ai tout bien compris)

Nous ne sommes pas des pros de la rando donc j'avais initialement envisagé de faire Emerald pools trail, Weeping Rock et Riverside walk. De ce que je lis sur le forum, cette dernière ne semble pas apporter grand chose et risque d'être saturé de monde en plein mois d'Août du coup je me demande si je ne vais pas la retirer du programme... Je me pose aussi la question de faire Canyon overlook trail qui permettrait d'avoir un point de vue sur le canyon sans le vertige d'angel's landing, est ce que certains l'ont testé ?

Voilà, en gros ma question principale est de savoir si ça vous semble jouable dans la même journée ou est ce qu'il vaut mieux supprimer certaines randonnées trop chronophages. Et si éventuellement vous avez d'autres idées de trail sympas qui sortent un peu des sentiers battus (et donc des hordes de touristes) ?

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