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De Houston à Los Angeles en 25 jours: avis sur notre feuille de route English translation pending
by Caussat · 2015-12-13 · 55 replies
Bonjour,

Le contexte et les ébauches successives sont ici.

Seuls les billets d'avions sont pris (août 2016). Voici ce que donnerait l'itinéraire. A vos remarques, avec plaisir ! Pour les hôtels, j'ai déjà noté quelques adresses sur des carnets de voyages, mais si vous avez des bons plans à partager sur cet itinéraire pour des hôtels de chaine 2 à 3 étoiles (genre Days Inn, Super8, Best Western, ...), je suis preneur !

J1 à J9 : Floride J10 Houston : Vol pour Houston dans la journée (pas encore réservé). Arrivée à Houston, visites diverses (Nasa déjà visitée), installation vers Galveston J11 Galveston : Visite J12 Rockport : Route Galveston - Rockport et visite J13 San Antonio : Fin visite Rockport puis route pour San Antonio J14 San Antonio : Visite San Antonio J15 Fredericksburg : Route pour Fredericksburg avec détour par Austin J16 Fredericksburg : Visites J17 Big Bend NP : Route pour le parc. Début de visite J18 Big Bend NP : Suite et fin visite du Parc J19 Carlbad Cavern : Route et visite. Nuit dans les environs J20 Amarillo : Route pour Amarillo, visites en cours de route (Palo Duro Canyon SP) J21 Amarillo : Visite + partie Route 66 J22 Santa Fe : Route pour Santa Fe. Voir les visites en chemin Q1 : une idée ? J23 Santa Fe : Visite Santa Fe et environs J24 Santa Fe : A/R journée Taos (Ce sera un dimanche, assister à un powo ?) J25 Bisti Bad Land : Route pour Bisti Bad Land (éventuel détour par Los Alamos ?) et visite de BBL. Nuit dans les environs. Q2 : Un bon plan d'hôtel dans le coin ? Q3 : Intérêt de Los Alamos ? J26 Carrizozo : Route pour Carrizozo en passant par Albuquerque (2h, le Old Town). Visite Carrizozo. Nuit dans le coin. J27 Carrizozo : Visite de White sand et de Mexican Canyon Trestle. Nuit idem J26 Q4 : Possibilité de dormir sur El Paso. Ca aurait un intérêt ? J28 Bisbee : Route jusque Bisbee ou environ en passant par Portal J29 Tucson : Visite Bisbee. Route vers Tucson via Tombstone avec visite Pima Air and Space Museum et de l’AMARC. Q5 : Je ne me rends pas bien compte, mais j'ai peur que ça fasse un peu lourd comme journée ... A votre avis ? J30 Tucson : Seguaro NP. Soirée Tucson J31 Phoenix : Route Tucson Phoenix avec arrêt à Scottdale et en passant par l'Apache Trail. Visite Phoenix Q6 : Intérêt de rester une journée de plus à Phoenix ? J32 Palm Spring : Route et visite de Jushua Tree. Nuit Palm Spring ou environs J33 LA : Route pour LA et visites en chemin Q7 : Intérêt de visiter le Palm Spring air Museum ? Q8 : Serait-il possible de faire sur une seule journée (dense) Tucson - LA avec seulement la visite de Joshua Tree NP ?) J34 LA : Visite LA (On limite à quelques points, déjà visité 2 fois) J35 LA : Fin des visites jusqu'en début d'apm. Avion retour à 18h15

Il reste 1 jour à caser : quelques idées, comme ça, qu’en pensez-vous ? - Un jour de plus à Phoenix, mais je n’ai rien vu dans les guides qui nous tente plus que ça … - Un détour par Petrified Forest - Tout simplement une journée de plus en Floride - Toute autre idée est la bienvenue !

Je sais que l'idéal aurait été de tourner dans l'autre sens pour déjà absorber 3h de décalage horaire au retour, mais ce n'��tait pas possible 🤪

Merci d'avance, Cordialement. Caussat
Traverser l'Afrique en 4x4 Maroc - Afrique du Sud English translation pending
by Dlorah · 2017-10-22 · 142 replies
Bonjour !

Je me présente rapidement, j'ai 21 ans et pour la fin de mon Master je veux partir en 4x4 traverser l'Afrique du Nord au Sud. Je ferai ça avec un ami mais ce n'est pas encore sur qu'il peuvent.

Donc j'ai plusieurs questions à vous posez et toute réponse est bonne à prendre !

Déjà l'itinéraire... Donc j'ai regardé sur Maps et je pense faire : Maroc - Mauritanie - Mali - Niger - Nigeria - Cameroun - Gabon - Congo - Angola - Zambie - Zimbabwe - Afrique du Sud

Sinon la variante Maroc - Algérie - Niger pour le début je ne sais pas le mieux.

-> Voir Photos 🤪

Que pensez-vous de mon itinéraire ? Sachant que je compte partir en 2019 donc la situation aura peut-être évolué dans certains pays.

Concernant le 4x4, je partais sur un TOY mais bon ils sont super cher par rapport aux autres. Le Pajero 3 à l'air vraiment bien pour le coup mais je ne sais pas si il y a des pièces sur place... Ou alors le Discovery 3 car je pense qu'il y a plus de pièces, qu'en pensez-vous ? Sachant que j'ai 10 000 € de budget pour un 4x4 correct pour l'Afrique.

-> Voir Photos 🙂

Mon trajet sera essentiellement Piste ou Route. Je ne vais pas allez faire joujou dans les dunes ou dans la forêt Congolaise faire du franchissement. Donc je ne pense pas que le snorkel soit utile, fin je suis pas expert. Et puis le par buffle c'est quand même un plus non ? Y'a beaucoup d'animaux sauvages ? J'accorde juste de l'importance à de bonnes suspensions et une bonne monte de pneumatique type BF Goodrich :
http://www.bfgoodrich.fr/fr/gammes/Gamme-4x4/BFGoodrich-All-Terrain-T-A-sup-KO2-sup 😎

Si admettons je pars tout seul, est-ce vraiment "dangereux" ? Car on entendu tout et rien aux médias et je ne suis pas un "stressé de la vie" donc moi ça ne me fait pas peur en tout cas. Mais ça serait plus pour rassurer mes proches (ma mère et ma soeur). 🏴‍☠️

Pour la traversé complète il y a 15 000 kms environ, combien de temps approximativement faudrait-il pour tout traverser ? Je pars sur 3 mois en (fourchette haute) car avec le temps perdu aux frontières, les potentielles galères mécaniques... Pour le retour je compte rentrer en avion et mettre en conteneur le 4x4 pour le Havre, arrivé au Cap.

Concernant les frontières, les douaniers cherchent apparemment de nous soutirer de l'argent en inventant des amendes, donc c'est une bonne idée d'emporte 30 paires de lunettes chinoises a 1.50€ pièce ? 😛

Quels sont les sites incontournables à voir ? Je passe par la Zambie pour voir les chutes Victoria et faire un petit "safari" par exemple. 😇

Pour finir connaissez-vous des associations qui sont en contact avec des écoles ? Car je compte apporter des fournitures scolaires et faire des intervention dans une ou deux écoles ! 😊

Merci si vous avez tout lu ! J'attends vos réponses 😉

P.S : évitez les messages trop pessimistes comme j'ai déjà pu recevoir 🤪
Nourriture dans un bagage en soute pour Cuba? English translation pending
by Christi51 · 2009-04-19 · 28 replies
Bonjour, je prends l'avion(Cuba).Je peux apporter des fruits dans le babage à main et les manger avant de passer aux douanes .Mais dans la sout à bagages, est-ce permis de passer aux douanes avec ou dois-je ouvrir la valise et les manger? 🤪

Bonne journée, bonne lecture!
États-Unis: carnet de route dans l'Ouest English translation pending
by Groucha · 2011-03-01 · 2 replies
U.S.A 2001

CARNET DE ROUTE… 20 Aout / 10 Septembre Californie/Nevada/Utah/Colorado/Arizona.

Lundi 20 Août Nous nous levons à 3h30 🤪 du matin au grand dam de Jérôme qui, lui, n’a pas peur de rater l’avion… ! Décollage de Toulouse-Blaganc à 6h50 avec KLM direction Amsterdam. Dans l’avion, nous découvrons le petit déjeuné Hollandais : sandwich viande & fromage et le pire, sandwich beurre de cacahuette et concombre…dur😕! Après une escale à Amsterdam, nous décollons pour Los Angeles. 10h40 de vol. La fatigue commence à se faire sentir. A bord, nous sommes chouchouté. Nous survolons les glaces du groendland. C’est magnifique. Puis le Canada et ses immenses etendues sans une route. Ensuite les Rocheuses, Las Vegas et enfin LA ou nous atterrissons à 13h30 heure locale. Ensuite, c’est la douane. 3 passages ! on ne rentre pas au USA comme ça. Nous prenons possession de notre Pontiac Gran Dam. Nous découvrons la boite auto et le cruise control : c’est génial, la voiture avance toute seule !. En route pour l’hôtel. L.A. est immense et les autoroute sont des 2X6 voies ! nous nous perdons un moment avant de trouver la bonne route. Jérôme conduit et je joue le co-pilote. On gère ça comme des chefs !!. Nous arrivons enfin à notre hôtel, un Motel6 dans le quartier de Pomona. Nous faisons un plouf dans la piscine et nous allons manger au « Denny’s Dinner ». Découverte de la nourriture américaine : ils servent les pancakes avec une boule de beurre qu’il étale dessus😮. Et comme si ce n’était pas assez lourd, ils recouvrent le tout de sirop d’érable. Même le « pain » est frit à la poêle. Epuisé, nous nous couchons à 10h00 (soit 5h du matin en France après une journée de 26h).

Mardi 21 Août : Décalage horaire oblige, nous nous levons en pleine forme à 5h du matin😉. Impatient de découvrir l’Amérique, nous nous préparons. Petit déjeuné chez Denny’s : café (il nous fera pas mal), jus d’orange et pancake (avec sa boule de beurre bien sur). Des routiers sont là. Ils ont garé leur trucks chromés et clinquant sur le parking pour déjeuner copieusement : viande panée sur un pancake/ketchup et frites arrisé de fromage fondu…burp…mais comment ils font pour manger ça à 6h du mat’. En route ! Nous partons vers le nord et quittons Los Angeles sans encombre. Plus nous avançons et plus les paysages deviennent sauvages. La côte californienne est très découpée. Ce n’est pas l’image que l’on en a. Nous stoppons à San Siméon ou nous visitons Hearst Castle : un magnat de la presse qui a construit un château. C’est le 2d site le plus visité des USA après Disneyworld. An fait, quand on le regarde avec un œil européen, c’est un amas de chefs d’œuvre inestimables qui ne sont pas du tout mis en valeur dans un environnement plus ou moins méditerranéen sur 6000m2 de construction. Les 2 piscines, intérieure et extérieure toutes en mosaïques sont superbes !. Nous continuons notre route vers Monterey ou nous arrivons vers 19h30. Nous mangeons chez…Denny’s. Nous cherchons fébrilement de la verdure dans la carte. Oh joie ! Une salade, un steak, des haricots vert et u peu de purée. Enfin un semblant de nourriture européenne. Déception devant l’assiette : le steak est de la viande agglomérée et panée. Les haricots verts sont arrosés de beurre fondu. Et la purée ne serai pas mauvaise si le tout n’était pas recouvert d’une épaisse couche de…béchamel !!! Ignoble🙁🙁. En mangeant nous voyons passer des camping car (ou plutôt des bus) américain traînant leur voiture à l’arrière.

Mercredi 22 Aout

Re-petit dej chez Denny’s et toujours aussi léger. En route vers San Francisco ou nous arrivons 2h après. Le Spaulding Hôtel est à Downtown à deux pas du Financial District. L’arrivée sur San Francisco est magnifique avec sa vue sur le Bay Bridge et le Financial District. Par contre, c’est galère pour la voiture ! Trouver une place est quasi impossible! Au final, nous en trouvons quand même une près du Fisherman Warf ou nous découvrons une vue splendide sur Alcatraz et le Golden Gate. Alcatraz est tout près de la côte, à seulement 1,5 km, on pourrait presque toucher la prison du doigt. Nous flânons dans le Fisherman Warf et ses magasins à touriste et nous empruntons ensuite le Cable Car : Génial ! accroché à l’extérieur, comme dans les film, nous parcourons les collines de San Francisco…les descentes sont impressionnantes, il faut faire confiance au gros black qui gère le frein! Le soir, nous dinons chez Rémi et Cécile à San José : un pot-au-feu ! Enfin un repas européen ! Un délice ! Nous nous couchons épuisé à 1h du matin.

Jeudi 23 Aout:

Levé 8h. Nous garons la voiture au même endroit que la veille. Nous repassons au Fisherman Warf ou nous achetons quelques souvenirs. A Pier 39, une colonie de Lions de Mer se dore au soleil sur les pontons flottants. Quel Bruit !! Et quelle odeur ! Ca pue le poisson à dix lieux à la ronde! Nous partons ensuite pour north Beach, le quartier Italien et Chinatown. Passé la porte d’entrée du quartier chinois, on rentre dans un autre monde : tout est en chinois, des enseignes de magasin au gens que l’on croise. Nous mangeons un sandwich dans le Financial District et nous partons ensuite pour le Golden Gate. Dommage, il est dans la brume, nous aurions du y aller hier ou tout était dégagé. Mais il est quand même grandiose et la vue sur SF de l’autre coté du pont est splendide. Nous continuons en direction du nord vers Sausalito ou nous découvrons les Home Boat, ces maisons flottantes qui forment une petite ville. Un seul regret : ne pas être aller visiter Alcatraz (visites complète) et ne pas avoir fait la croisière sous le golden Gate (idem).

Vendredi 24 Aout:

Nous partons de San Francisco à 9h30 sans regret car la brume envahie tout, même le haut des gratte ciel. Nous empruntons le Bay Bridge et partons pour Yosemite National Park. Après avoir passé les collines de San Francisco, la brume disparait comme par magie pour laisser place à un grand ciel bleu. Nous croisons un champ d’éoliennes et beaucoup d’arbres fruitiers. Plus nous avançons, plus la densité des sapins et l’altitude augmente. L’arrivée sur Yosemite est impressionnante : de monstrueux bloc de granit entoure la route de part et d’autre de la rivière qui serpente au fond de cette vallée glacière. Notre camping est sympa, à l’image de l’Amérique, rien n’est laissé au hasard : sur chaque emplacements, une table, des bancs, un Barbecue et un « Food Storage » : une grosse boite en fer dans laquelle stocker la nourriture, ours oblige (si!si!). Nous faisons connaissance avec les écureuils « Tic & Tac ». Le tout est au beau milieu des pins. C’est assez sauvage et super agréable…mais il parait qu’il y a des lions sauvage dans ces montagne…Une fois installé nous allons à Bridaveil Falls. Nous grimpons sur les énormes blocs glissant (je me suis ramassé 2 fois) jusqu’au pied de la cascade. Un écureuil intrépide est venu nous quémander un bout de sandwich. Il s’est même risqué à renifler le bout de mes baskets. A près quelques course (100$ quand même !) nous rentrons au camping. La fraîcheur tombe, nous sommes à 2200m et Jérôme s’acharne à allumer un Barbecue pour faire griller un bout de steak. On goute des marshmallows grillé piqué sur un bout de bois Mmmm !!

Samedi 25 Aout:

La nuit à été Gla-cia-le . On a dormi à peu près bien au levé du soleil. Il fait 5c° la nuit Brrrr. De ce fait, on a émergé à 10h30. On a trainé jusqu’a13h et on est parti pour Vernal Falls. Le sentier est raide, bien emménagé mais la fins est terrible : une bonne centaine de volée de marches pour nous achever. Mais le déplacement en vaut la peine : en haut des chutes de Vernal Falls, il y a un lac superbe. Il est alimenté par un cour d’eau qui descend sur ne plaque de granit. Vu qu’au camping y’a pas de douche, le lac nous a servi de baignoire…à 2400m d’altitude! L’eau n’est pas chaude, environ 12c° mais il faut bien se laver !. On a passé l’après midi là tranquillement. De retour au camping, une bande de mexicains nous avait squatté notre emplacement et brulé tout le petit bois que j’avais ramassé. Au menu, Chili et Marshmallows. Pendant le repas, une biche est venue près de noter tente.

Dimanche 26 Aout:

Cette fois ci, on s’est pas fait avoir, on a dormi tout habillé de la tête au pied et la nuit à été meilleure! Aujourd’hui, direction Wawona et plus précisément Mariposa Grove et sa forêt de Séquoias géant. Ils sont immenses ! Les plus impressionnants sont le Grizzly Giant et le Séquoia Tunel ou une voiture peut passer à travers le tronc. Retour au camp vers 17h. On est reparti vers Yosemite Village pour acheter à manger et se laver dans la rivière. Ce soir au menu, Purée, saucisse et yaourt : Jérôme est un vrai Davy Crockett.

Lundi 27 Aout:

Un coyote a hurlé cette nuit à coté de notre tente et m’a fichue une trouille bleue…pas le coyote en lui-même, ça aboie comme un Yorkshire (!) mais l’ours potentiel qui pouvait être la cause de ses aboiement !! A 11h45 on lève camps direction La vallée de la Mort. En descendant de Yosemite on a vu un jeune ours brun, il parait que c’est rare. Après 6 h de route on arrive aux abords de la Death Valley. La température est à peut près aussi fraîche que dans un four ! Je marche quelques minutes pour aller chercher du sable dans les dunes et au retour, je frise le malaise. Jérôme lui, récupère du sel séché au fond de la vallée. Grosse déception, nous arrivons à Zabrisky Point après le couché du soleil et nous manquons ce fantastique spectacle. Je suis déçue car il fait trop noir pour voir les principaux point de la Death Valley : Badwater Point (point le plus bas de l’hémisphère nord : -80m en dessous du niveau de la mer), Artist Pallet, Devil’s Golf Course (Le Terrain de Golf du Diable). Nous nous sommes contenté de faire la traversée en voiture. Cette dernière n’a pas trop souffert d’ailleurs…nous avons bien respecté les consignes de sécurité : rouler sans clim toutes vitres ouvertes pour éviter la surchauffe. Nous continuons vers Las Vegas dont nous distinguons le halo de lumières à plus de 150 km !!! L’arrivée est un choc : Du noir profond et de la solitude du désert de la vallée de la mort, on passe en un claquement de doigt au centaine de milliers d’ampoules et de néons clignotant de la Sin City (ville du péché) qui nous en mettes plein la vue. Les hôtels sont grandioses. Un européen ne peut pas prendre la mesure de ce qu’est Las Vegas sans y être allé…nous n’avons aucun équivalent sur le vieux continent. Après 3 jours en camping, sans électricité, ni eaux et au milieu des ours, ça fait drôle ! Nous logeons à l’Excalibur, hôtel sur le thème du roi Arthur avec ses tours, ses créneaux, ses douves, Arthur et Merlin…merlin que l’on rencontre au beau milieu des machine à sous « Haaa ! Bonnnjourr ! Vous êtes frannncaiis ! Parisss ». Notre chambre de 50m2 est située au 17ème étage d’une tour qui en comporte 38 (!!). 1er geste : La douche ! Et quelle douche ! On peu facilement y tenir à 3 ou 4. Une fois propre comme un sous neuf, en avant sur le strip! Je dilapide les $ que ma mère m’a charger de jouer pour elle au Louxor…le Jackpot n’est pas pour aujourd’hui. Nous remontons le strip : le Luxor, le New York New York, le Monte-Carlo, le Paris ou nous nous arrêtons y boire un verre. Les clichés américains sur Paris nous font sourire : rue pavés, lampadaire, Métropolitain, les publicisée belle époques « Les petites femmes de Paris », le tout sous un ciel artificiel. Ils sont fort ces américains…

Mardi 28 Aout:

La nuit à été bonne (enfin un vrai matelas!). Après avoir pris un petit déjeuné gargantuesque au buffet du Louxor (on mange dans un chantier de fouille reconstitué), on s’est vautré à la piscine de l’hôtel sur des transats. Le cadre est superbe : verdure cascade et toboggan avec vue sur la pyramide du Louxor d’un coté et les tours de New York de l’autre. L’air est chaud et on tien difficilement au soleil hors de l’eau. Après une bonne heure de sieste, on repart sur le strip et on commence la tournée des casinos. LOUXOR : Fantastique décors pharaonique, e suis aux anges. Le sphinx est immense et la pyramide (échelle 1 de celle de Khéops qui contient le casino et l’hôtel) projette un faisceau lumineux à son extrémité…magique ! NEW YORK-NEW YORK : reconstitution de Manhattan, de la statue de la liberté et du Brookling Bridge à l’extérieur. A l’intérieur, on déambule dans les « rue » de NY avec ses boutiques et le casino est au milieu de « Central Park ». MONTE CARLO : superbes statues et fontaines à l’entrée. PARIS : Ambiance toujours aussi française avec ses « Jacques Pot » et ses gardiens de sécurité à habillé mi-gendarme/mi-douanier. BELLAGIO : Fantastique jeux d’eau sur fond de musique classique. CEASAR’S PALACE : Immense! Galerie commerçante de la Rome antique, des statues, des fontaines sous un ciel artificiel. VENETIAN : Mon préféré! Ils ont reconstitué le grand canal de Venise, avec gondoles et Gondoliers, la place St Marc, le pont des soupirs…on s’y croirai! On l’a visité à 11h du soir, il faisait nuit noire à l’extérieur mais une luminosité de 9h du matin sous le ciel artificiel du casino.THE MIRAGE : Superbe volcan devant le casino avec projection de flamme et de « lave ». TREASURE ISLAND : Deux galions se battent l’un contre l’autre à coup de canon, de sabre, de fusils et autres explosifs de chaque coté de l’entrée du casino. Le décor rappelle l’attraction « Pirates des caraïbes » chez Mickey. On se croirait vraiment dans la baie des boucaniers. L’un des galions sombre même à la fin de la bataille. Bien sur dans tous ces casinos il y a des centaines et des centaines de machine à sous. Mais on peut largement passer un séjour à Las Vegas sans jouer, il y a tellement d’attraction autour et dans les casinos que, pour une personne qui n’est pas accro aux jeux, ces derniers peuvent paraîtres secondaires. Mais j’ai quand même joué quelque $ pour le fun ! Le souci quand on rentre dans un casino…c’est dans sortir ! La sortie est quasiment pas indiquée, tout est étudié pour vous faire déambuler dans les dédales de machines à sous, de table de poker et de roulette. Perso, on a eu particulièrement du ml à s’extirper du Venetian et du Caesar. Globalement, Las Vegas est un immense parc d’attraction pour adulte. A n’importe quelle heure du jour et de la nuit, on entend les « Blin-Bling » des machines à sous. Il y a même des écrans de jeux qui sont incrusté dans les comptoirs des bars. Ils n’ont pas (encore) poussé le vice à mettre des machines à sous dans les chambres. Sur le strip, quelques Kékes se baladent en décapotable, musique à fond et bimbos peroxydées à l’arrière. C’est leur Champs Elysée. Je n’ai jamais vu autant de limousine de ma vie! Dans les rues, ils ont même mis des petits micros dans les buisons qui diffusent des « Grigri » de Grillons pour l’ambiance. La bouffe est omniprésente! Y’en a tout les 10 mètres. Enter les Fast Food, les buffets des casinos et les restos, on ne peur pas de faim à Vegas ! Bref, on s’écroule épuisé dans notre château à 1h30 après un péri de 6 km sur le strip.

Mercredi 29 Aout :

Debout à 9h30 après une excellente nuit. On dit bye-bye à note palace et partons pour Bryce Canyon. Le trajet se passe sans problème. Nous arrivons enfin à Bryce Canyon : des centaines de cheminée de fées rouges orangés couvrent les flans en pente douce d’un plateau qui s’est érodé. Déception, aujourd’hui Bryce est couvert de gros nuages. Il fait frais, ça rappelle Yosemite. Les rangers nous ont dit que demain il ferait le même temps. J’ai quelques espoirs de voir Bryce sous le soleil. Ce soir, camping et purée saucisse ! On ne change pas les bonnes habitudes !

Jeudi 30 aout

Le ciel nous a entendus ! Il fait un grand soleil et Bryce est superbe! Nous faisons les différents points de vue avant de s’aventurer dans la forêt d’aguille (les Hoodoos) par un sentier plus que sinueux et escarpé. C’est largement plus beau vu d’en bas ! Les couleurs rouge/rose/jaune et orangé donnent une lumière magique ! La remonté se fait sous une chaleur torride…rude ! Ici les écureuils sont très curieux : on tend un doigt et ils arrivent. Ils mangent même dans la main. Nous prenons ensuite la route en direction de Moab ou nous arrivons dans la soirée. La patronne de l’hôtel, une belge, est super sympa. D’abord, une douche ! et ensuite, Jérôme a entrepris la corvée de lessive. Nous avons mangé au Moab Brewery des Du chili recouverts de nachos le tout arrosé de fromage fondu (et c’était super bon !). Le tout arrosé de la bière maison : La Dead Horse ! En un mot : Fameux !

Vendredi 31 Aout

Réveil à 7h30 (dur, dur) et on fonce chez Tag A Long pour un périple en rafting sur le Colorado. On avale un café et quelques cookies. On se retrouve avec un groupe de français. Les paysages sont grandiose mais les rapides sont décevant : la preuve, on c’est même baigné en passant les rapide. A midi, sandwich et fruit sur une plagette au bord du fleuve. L’après midi, grande bataille entre radeau à coup de seaux d’eau. Le Colorado est boueux, et on cède à la tentation d’une bataille de boue. Autant dire qu’on est ressorti propre ! Retour à 17h au motel ou l’on se pose jusqu’au soir. Nous allons manger dans un resto/bar/karaoké sur les conseils de la patronne. Pour 10$, un steak de 80 Oz avec du chili, des frites et de la salade. La viande est hyper tendre, vives les hormones, mais j’adore! Les américains qui viennent chanter sont des caricatures : Chapeau de cowboys, moustaches gilet, santiag et country music ! Vraiment marrant !

Samedi 1er Septembre :

Levé 10h30. On visite Arches National Park. Superbe ! On comprend pourquoi Hollywood vient y tourner des films. Ce sont des arches de pierre naturelle d’une taille impressionantes.

On va faire quelques courses au City Market, on achète un café, des cookies et au moment de rentrer dans la voiture…Jérôme avait laissé les clefs à l’intérieur. On a appelé un sérurier qui est arrivé immédiatement et nous a gentiment fait un double des clefs. A près cet incident, direction Monument Valley. Nous y arrivons au couché du soleil : époustouflant ! Les butes sont immenses et prennent des couleurs rouge foncé au couché du soleil. Le décor est grandiose et on s’attend à voir débarquer John Wayne. On s’installe au camping ou on a un mal de chien à planter les sardines de la tente : le sol est du vrai béton ! Chouette, y’a une petite piscine ! Et des douches chaudes ! Le luxe ! Et même m’électricité dans les sanitaire…là, c’est Versailles ! Jérôme s’acharne à allumer 3 bout de charbon pour faire griller le steak : on est plus dans la forêt, y’a pas de bois autour…c’est le désert. La lune c’est levée, elle est pleine et on y voit comme en plein jour. Il fait doux et je pense que la nuit ne sera pas froide.

Dimanche 2 septembre :

Réveil 8h00 à cause de la chaleur. La tente est un vrai four ! Nous écrivons les cartes postales, un plouf dans la piscine et nous quittons le camping. Nous allons faire un tour dans les magasins indiens du bord de la route (ou plutôt des taudis), j’achète ma bague et nous allons chez Ed Black pour confirmer noter réservation. On arrive sur un parking poussiéreux…un indien mal réveillé (Jimmy en fait) nous accueille, surpris d’avoir des clients. Je maudis sur 7 générations l’agence de réservation et je garde mon calme. Bref, après moult palabre, l’affaire est arrangée et nous voila parti pour un périple de 24 heures à cheval dans monument Valley. Nous bullons à l’ombre toute l’après midi, le temps que la chaleur soit plus supportable et à 16h, nous voila en selle, guidé par Jimmy et Doggy le chien, Jérôme sur « Magic » et moi sur … »Geronimo » ! Et, à partir de ce moment là, le spectacle commence : on passe devant la butte Mitchell, on longe le plateau des esprits, du dieu de la pluie, de l’oiseau du tonnerre. Nous découvrons la formation rocheuse des 3 sœurs, l’oreille du vent, l’œil du soleil, le grand Hogan, des peinture rupestre dans la lumière fantastique du soleil couchant et dans un cadre grandiose. Notre guide est très sympa mais n’est pas toujours facile à comprendre (l’américain avec l’accent Navarro, ce n’est pas évident !). Nous faisons de grand galop dans la pleine en laissant une grande trainée de poussière derrière nous…mais ou est la cavalerie ? Nous traversons même un troupeau de vache en liberté. Après 3 heures de randonnée nous arrivons au bivouac. Devant nous, s’étend la plaine et, au loin, se dresse Totem Pole, une longue pierre miraculeusement verticale. Note campement se trouve entre 2 parois rocheuse et l’écho est extraordinaire (X3 !!) dans un silence absolu. Marvin, le cuistot, nous a rejoint en 4X4 pour la nuit. Au menu, steak et Navarro Tacos : de la pate frite dans de l’huile sur laquelle on étale des haricots rouges (pour changer !) du fromage râpé, de la salade et quelques olives. C’était simple, mais très bon. Ensuite, au tour du feu, Marvin et Jimmy nous on chaté des chansons indiennes en frappant sur un petit tambour. Quand à nous, on s’est essayé au classique d’Edith Piaf. Mais Jérôme à été la star de la soirée quand il a sorti son stock de blague. A près cette bonne soirée, dodo à 11h à la belle étoile sous le ciel de Monument Valley.

Lundi 3 Septembre

4h30 : j’entends le 4×4 démarrer et partir en trombe dans la nuit. Bon sang, j’ai une trouille bleu : nous sommes en plein milieu du désert du Nevada à 2h de cheval du Visitor Center. Jérôme se rendort en disant qu’on avisera au levé du soleil. Quand à moi, tout cela plus la lumière de la lune m’empêche de me rendormir. 6h : le 4×4 revient. En fait, les chevaux s’étaient échappés en grignotant la corde de l’enclos. Nous assistons à un lever de soleil spectaculaire su totem pole, d’abord le noir, le bleu profond, l’orange et le jaune. Enfin le soleil se lève et éclaire les parois rouges/ocre tout autour de nous. Après un grand café et un petit dej’ préparée sur les braises, en selle! On la les fesses en compote ! Nous quittons le campement au soleil levant à 7h30. Les trots et les galops sont douloureux mais les paysages sont grandioses. Nous arrivons au Coral à 9h30. Nous saluons chaleureusement nos guides et partons pour le Lake Powell. Ce lac à été crée grâce à la construction du Glen Canyon Dam et régule l’alimentation en eau de Las Vegas et Los Angeles. Il fait 400km de long (!!) et est constitué de milliers de canyons inondés et à mis 17 ans à se remplir ! En route, nous stoppons à Navarro National Monument : un village primitif niché au fond d’une cavité rocheuse. Nous arrivons au Lake Powell vers 15h30. Vite ! On a envie d’un un plouf dans les eaux chaudes du lac ! Sur les bons conseils du Routard nous trouvons une petite crique isolée et très jolie : Le plateau de roches orangées s’avance en plaques dans le lac avant de tomber à pic vers les profondeurs du canyon inondé. Après une après midi farniente, on renter au camping et on fait griller du maïs au repas du soir.

Mardi 4 septembre :

Les effets du cheval se font encore sentir ! La chaleur nous réveille à 8h30. On traine un peu au camping et on part à la marina. On voulait louer des canoës pour la demi-journée mais tout était déjà pris…dommage ! Du coup, nous repartons à la crique d’hier ou nous passons une partie de l’après midi. Nous allons ensuite faire un tour à « horse shoe Bend » : une vue plongeante sur un méandre du Colorado. La marche sous le soleil à été éprouvante mais cela valait vraiment le détour. Nous faisons 3 courses et nous rentrons au camping ou nous passons tranquillement la soirée. Dans les arbres, il y a de drôles d’oiseaux que nous avons baptisé des « Glou-Glou » à cause de leurs cris….même aujourd’hui, ces « Glou-Glou » restent un mystère.

Mercredi 5 septembre :

Levé à 9h, toujours à cause de la chaleur. On lève le camp et on va se tremper à Warm Creek Bay, comme les jours précédents. Vers midi, en route pour le Grand Canyon. Après 2 heures de route nous rentrons dans le parc national. Les premiers points de vue sont décevants : Desert View, Grand View, Hipan Point…en fait, c’est tellement immense que l’on a l’impression de voir une vallée au lieu d’un canyon. Nous marchons ensuite ver Yaki Point avant de se rendre à Grand Canyon Village ou nous prenons la West Rim Drive en navette qui nous dépose à Maricopa Pont, Mohave point et Hopi Point d’où nous admirons le couché du soleil. Plus le soleil baisse, plus les couleurs du canyon ressorte, en majorité du rouge et du ocre. Les ombres se détachent, c’est joli mais j’ai été plus impressionné par celle de Monument Valley. La nuit tombe et nous prenons la route de Flagstaff ou nous passerons la nuit. 1h30 plus tard, nous débarquons dans l’hôtel, qui est plutôt une auberge de jeunesse, peuplé de Baba cool. En fait, la ville semble être peuplé de Bab’s. Une bière, une pizza, un lit douillet…ahhhhh…et là, ça a commencé ! Le cauchemar ! Flagstaff est une ville traversé par des convois de train qui traverse l’Amérique d’ouest en est. Vu que ces convois sont démesurés, 3 locomotives, une 100ène de wagon et 1,5 de long, ils ne peuvent pas ralentir pendant la traversé des villes. Faute de frein, y’a le klaxon ! Ils traversent toute sirène hurlante la ville, de jour, comme de nuit. En sachant qu’il y en a 1 toutes les 20 minutes, autant dure que j’ai pas beaucoup dormi ! Curieusement, Jérôme, lui, oui !

Jeudi 6 septembre :

Après cette nuit mémorable, nous partons pour Palm Springs. 6h de route dans le désert, vive la clim’ ! Les étendues sont toujours aussi immenses. On arrive crevé à Palm Springs. Noter hôtel est super, la chambre est aussi grande qu’à l’Excalibur, le lit fait 2m sur 2. La piscine et le jacuzzi sont chauffé (on se demande bien pourquoi !). Le soir on va flâner au centre ville piétonnier ou il y a des marchands de breloque. L’air est tiède et la soirée super agréable.

Vendredi 7 septembre :

Réveil à 8h30 à cause d’un mexicain qui souffle les feuilles devant noter chambre! On part au Castorama local pour acheter une boîte aux lettres américaine. Nous partons ensuite au Joshua tree National Park : un peut décevant par rapport aux autres parcs. On voit une oasis, une forêt de cactus et…des Joshua tree. Retour à Palm Springs, plouf dans la piscine et on va ensuite dans un resto italien (pas terrible du tout d’ailleurs, avec ses pâtes insipides).

Samedi 8 septembre :

Réveil 7h00 et en route pour Los Angeles ! On arrive en fin de matinée devant le Man’s Chinese Theater ou il y a les empreinte des stars. Moment unique je pose mes mains dans les empreintes d’Harrison FORD! L’endroit est sympa mais bourré de touristes !! On se balade en voiture dans Beverly Hills. Derrière les hauts portails, il y a des maisons magnifiques : j’y vivrai bien ! On continue vers Venise Beach. Les rouleaux de l’océan pacifique sont énorme et on se régale en sautant dedans après 3 semaines de désert. On se balade ensuite sur le Sea front Walk. C’est la cour des miracles : des tatoueurs, des masseurs, des vendeurs de tableaux, de breloque et même…même…un diseur de bonne aventure qui prétend être la réincarnation d’un prophète russe !! des virtuose du roller et du skate font des démo sur de la musique funky. Par contre, pas de Paméla siliconé, ni de schwarzy gonflé, mais c’est quand même très sympa !

Dimanche 9 septembre :

Levé 9h. On s’acharne à tout faire rentrer dans les sacs. On quitte le Motel 6 et on va rendre notre chère Pontiac. Nous voila à l’aéroport en train de poireauter. Bref, après un vol sans problème, nous arrivons à Amsterdam après 11h de vol. 4h de retard pour le vol de Toulouse et…enfin, nous posons à nouveau le pied sur le sol français. Même comparé à une bourgade du fin fond de l’Arizona, Toulouse nous semble petite : rocade, maison, route…tout ! Mais quel bonheur de retrouver notre vieille France, avec ses bon petits vin et ses bon petit plats !.

That’s all Folks ! See you soon for an another adventure!
Volontaire deux mois au nord ouest de la Thaïlande English translation pending
by Carmen2709 · 2010-12-17 · 1 reply
VERS CHIANG MAI C'est le Bankok Express , un vieux train des anne'e 30, je suppose, qui m'a deposé un apres midi a' Chiang Mai apres 16 heures de choo choo choo choo apathiques alternants avec des coups de freins intempestifs a' chaque fois qu'une vache decide de traverser les rails ou le conducteur s'est assoupi dans sa locomotive. Pas de vitres mais des persiennes metalliques pour se proteger de la pluie ou du soleil, un ventilateur a' vous decoller le toupet, une banquette en simili vert sapin pour mes fesses, des draps propres, une couverture et un coussin pour la nuit. Les toilettes turques en acier sont a' peu pres propres mais il faut sutout etre acrobate pour pouvoir garder la porte close avec une main et avec l'autre se tenir a' un barreau de la fenetre pour ne pas tomber dans la cuvette lors d'un brusque coup de frein inopine' et s'essuyer les fesses avec...rien! Mon doigt peut-etre mais la question existentielle que je me pose a' ce moment: lacher quelle main? la main droite ou la main gauche? Je m' installe pour la nuit sur la couchette superieur que je prefere car plus intime. Lorsque je me reveille, au fond de mon champs de vision, la silhouette des montagnes enturbanne'e par une brume matinale defilent imperceptiblement. Dans l'accordeon qui relie 2 wagons, je fume une cigarette, moment bruyant mais exaltant de sentir l'air frais du matin. Je vois defiler devant moi des carre's soyeux de rizieres, qq temples en bois plutot rustiques, des maisons sur pilotis au milieu d'un champ, des zebus qui broutent paisiblement. Les rails sillonnent une foret dense, a' la vegetation diverse: par-ci par-la' des palmiers hautains et majestueux, les feuilles grasses de bananiers en bouquet, des parasols de papayers, des bambous denses, des acacias gracieux, des grimpants opportunistes a' fleurs mauve (appele'es "gloire du matin" ) qui ne s'ouvrent que pour qq heures, des lotus erige's vers le soleil baignent dans une mare.

ARRIVEE A MAE HUNG SON6 heures entasse'e a' l'arriere d' un minibus comme une sardine portugaise entre un gros thai ( ce qui est peu commun ) et une femme de la tribue Hmong. J'ai subi les 1684 virages, sur une route sinuante de 240km (6 heures) a' travers une region montagneuse, qui relie Chiang Mai a' cette petite ville du nord de la Thailande situe'e a' 30 km, a' vol d'oiseau, de la frontiee birmane. Une nause'e permanente m'accompagnait tout le long. Qelle joie j'ai resenti lorsque le premier panneau indiquant Mae Hung Son m' est apparut et puis plus loin, une jolie avenue borde'e d'arbres et des parterres fleuris. Je suis depose' par Tong a' mon auberge (guesthouse) . Un jeune homme effemine'e mais plein de sourires se precipite a' ma rencontre pour me montrer ma chambre. 2 matelas comfortables a' mm le sol, un ventilateur silencieux et 1 salle de douche avec eau chaude. C'est le confort. Je deballe mes qq habits, prends une douche et je m'etends pour calmer le haut le coeur qui ne se dissipe pas. MHS est bien loin de la capitale de par sa distance et par sa population. Seulement une petite partie de la population est thai. La majorite' est Shan. Ayant fui leur pays, les Shans sont de fait devenus apatrides, car ils ne sont plus Birmans et la Thailande ne leur accorde pas des papiers d'identite' thailandais. Ils ne peuvent donc pas quitter la province sans permission. En venant ici, nous avons ete' stoppe's 2 fois par l'arme'e qui verifiait s'il y avait des personnes d'une tribue parmi nous dans notre bus. Du fait de leur illegalite' , ils ne peuvent pas acheter un lopin de terre pour y faire de la culture. Mais vite, ils trouvent un bosquet en bordure d'un champ de riz, d'une riviere dans lequel ils montent un abri de fortune pour se proteger de la pluie, du soleil, pour y dormir et caser leur maigres possessions. Et mener discretement leur vie, sans peur de dangers qu'ils ont fui mais la pauvrete' restera colle' a' leur peau. Malgre' les difficulte's a' surmonter, ils choisissent de ne pas vivre dans les camps de refugie'es et preferent s'installer dans des villages autour de MHS et de pourvoir a' leur besoin sans l'aide des organisations internationales. Il existe un reseau d'entre-aide entre les nouveaux refugie's et les anciens qui sont arrive's il y a 20 ans comme mon ami Tong. Les Shans proprietaires de qq petites guesthouses et cafe's engagent d'autres Shans dans leur petit commerce. Outre les Shans, des fonctionnaires gouvernementaux et soldats de la force frontaliere thais, mise en place pour surveiller les routes ( immigrants illegaux et drogue) reliant MHS a' d'autres villes, des commercants chinois et qq touristes aventureux donnent vie a' MHS, appele'e "Ville aux 3 brumes". Depuis que je suis arrive' a' MHS, j'ai comme le sentiment d'avoir quitte'e la Thailande. Je ne retrouve pas ici les elements que j'identifie avec la culture thai que j'ai connu dans l'est du pays comme par example: - la petite maison des esprits des ancetres au devant de chaque habitation - le port du sarong de soie - le calendrier a' l'effigie du roi au dessus de la tv - le wai respectueux a' tout un chacun - la nourriture est plus birmane que thai avec ses curry epais et piquants - le drapeau Thai au-devant de chaque maison - l'hymne national lache' par des haut-parleurs au son gresillant a' travers la ville a' 8 heures du matin et 6 heures du soir - le port de la chemise jaune ( la couleur du roi ) le lundi ( il est ne' un lundi ) - la langue thai n'est pas la langue commune des habitants d'ici - meme les chats ne sont plus siamois mais ....birmans

LE MATIN Le matin, je suis reveille' par le crepitement de grains de riz verse's dans une casserole en alu qui provient de la maison adjacente a' ma chambre, un doux murmure d'une voix d'enfant, un chien aboie et un coq lui repond, des roucoulements de pigeons, une gorge seche racle, une porte claque et le bruit aggressif d'un tuyeau d'echappement et par Kin, le ladyboy qui chante de sa voix d'eunuque le refrain d'une chanson pop thai qui braille de son telephone portable en balaillant allegrement la terrasse. Un apres-midi je l'ai surpris adosse' au petit muret de ma terasse en train de s'epiler les 3 poils qui pendaient de son menton. Il est adorable, gracieux et perpetuellement souriant. En faisant un brin de causette, on observait des missionaires d'une secte obscure ( peut-etre mormons) qui logeaient chez nous. 3 femmes en robes longues, un fichu sur la tete et dans leurs bras des bebe's d’ici. Je trouvais cela' curieux surtout que les bebe's n'etaient evidement pas les leurs d'une part et d' autre part, que les trois femmes addressaient un jeune homme blanc present "daddy ". J'en avais alors deduit qu'il etait polygame et les enfants avaient du etre adopte's ou' emprunte' a' des familles karens pauvres. C'est alors que Kin me raconte avec un rictus que ces “gens” vont dans les villages pauvres, construisent de grandes batisses (eglises) et incitent les meres Hmong ou Karens a' leur laisser leur bebe's en leur promettant de les nourrir, de les soigner etc...Ces familles pauvres recoivent de l'argent si elles viennent a' l'eglise et subissent (mes mots) la conversion vers un christianisme austere et oppose' aux croyances animistes qui persistent a' exister sur les flancs des montagnes ou' je me trouve. Je voyais bien que le timide Kin n'approuve pas ses methodes et la facon dont l'eglise chretienne achete une conversion avec de l'argent ( appele'e ici "rice conversion"). Dans un anglais moins que rudimentaire et avec une grimace qui en disait long, il m'explique que ces chretiens n'ont que le mot "good" pour ce qui est propre a' leur religion et "bad" pour tout ce qui compose les traditions de ces peuples: le culte des ancetres, la croyance aux esprits bienviellants et autres, les rites de la fertilite' et de la mort, les superstitions, l'usage des plantes guerrisseuses sont les elements animistes dont les missionaires protestants veulent faire table rase. Seule la Bible doit servir de reference. Je prends une douche et je traverse la rue encore tranquille pour prendre un petit-dejeuner en face chez Nang qui tient un cafe' ou' je passe souvent faire un brin de causette et embrasser son adorable fille d'1 an Poy avec sa petite bouche en coeur, An la jeune fille Shan qui me sert le petit dejeuner et me confie que Tong est mignon ( lui aussi la trouve adorable), ses 2 chiens biens nourris m'acueillent et je fais un calin au gros matou qui se prelasse sur son coussin prefere'. Je commande mes 2 tartines fait maison et une tasse de the' au jasmin que je deguste tranquillement en discutant avec la proprietaire. Je fais un bisou a' son bebe' endormi dans son hamac et je file retrouver Tong.

Perche sur la montagne qui surplomb la petite ville et son petit lac recouvert de fleurs de lotus, un temple a' la stupa dore'e m'offre la presence reconfortante du Buddha. Le matin, il est a' peine visible, cache' par une brume fine que le soleil dissipera bientot. L”ECOLE DU TEMPLE KAW KAW Pendant 6 semaines je serais la prof d'anglais dans une ecole d'un temple bouddhiste. Je suis un peu anxieuse car il faut que je respecte qq regles: ne pas toucher un moine mm s'il n'a que 10 ans ( lorsque je dois lui donner qq chose, je place l'objet sur la table qu'il reprend ), je dois les saluer respectueusement en faisant le "wai" (mains jointes, doigts touchant le bout du nez et tete baisse), et pas de chansons. A 13 heures, lorsque j'arrive, le son grave d'un gong resonne dans l'espace du temple. Il appelle les bonzes a' la salaa pour chanter en pali les louanges du Buddha en la presence d'un vieil abbe' austere. Les sons graves et peu melodieux dans un rythme monotonique presque hypnotique s'evade de la salaa. Ils resortent a' la queue leu-leu et se dirigent vers les classes. Bon, je me sens prete. Des moinillons boutonneux me regardent les yeux ronds de curiosite' lorsque je rentre dans la classe pour la premiere fois. Ils m'avaient deja' apercu du haut du balcon assis sur la balusrade. Ils n'ont pas l'habitude d'etre en presence de femmes et moins encore d'une "farang" ( une blanche) car peu de volontaires viennent enseigner au temple. Dans les ecoles laiques thais, les eleves se levent des que le prof fait son entre'e mais pas ici. Les moines et mm les novices restent bien assis ou plutot en tailleur sur leur chaises etroites. Je fais mon plus respectueux "wai", me presente en articulant bien. Le prof Karen se tient pres de moi en se tortillant les mains. Il se demande comment cela' va se passer. Il est timide et a peur de faire des fautes en anglais lorsqu'il me parle, souvent a' voix basse. Je dois presque lire sur ses levres ce qu'il me communique. Il enseigne strictement les regles de grammaire mais moi je prefere leur inculquer des mots de vocabulaire en leur faisant la conversation. Il a toujours pose' sur le bureau un verre d'eau fraiche pour mon gosier desseche' apres avoir repete' les mm mots avec lesquels ils ont des difficulte's comme: rice, novice, province, science, river, lips...en fait les sons S et L, R qu'ils invertissent pour une raison mysterieuse. Ils sont tous en robe orange, ceintre' par un sash jaune, une epaule denudée qui souvent laisse apercevoir un petit teton. Sur leurs epaules et leurs bras, d'une encre verte, des mantras bouddhistes et d'amulettes protectrices contre la maladie, la mauvaise fortune sont tatoue's. Les petits bonzes novices sont pour la plupart shans dont les familles ont fui la Birmanie pour se refugier ici a' MHS pour raisons economiques et les persecutions. Les plus demunis sont accueillis dans les temples de la ville et recoivent un habit orange, sont nourris, loge's et scholarise's: une education auquel ils n'ont pas eu acces lorsqu'ils habitaient de l'autre cote'. La-bas, il faut debourser pour apprendre a' lire et a' compter. Les instituteurs mal remunere's exigent de l'argent pour l'usage de l'electricite', de la chaise et de la table, des livres et les cahiers, les feuilles d'examens (et plus si on veut aussi les reponses) qui s'ajoutent aux frais d'inscription (eleve's pour la majorite' des birmans).

J'appercois souvent des bouts de tissus saffran qui depassent d'un mur ou derriere une porte entrebaille'e comme tire' par un fil transparent. Ce sont les petits moinillions qui discretement s'isolent pour reajuster les 3 metres de tissus qui doivent couvrir leur corps comme prescrit. Sans boutons ni epingles c'est un art qui s'acquiert avec les anne'es. Ils deroulent leur robe jusqu'a' la limite de l'exposition et s'enroulent a' nouveau en s'appliquant a' faire 3 jolis plis devant et derriere. Le tout tenu en place avec un bout de tissus jaune canarie ceintre' autour de leur corps fluets. Petites anecdotes: un des moines de 16 ans dit que je suis jolie en thai au prof. un autre, pour me provoquer me dit lorsque je lui demande ce qu'il a dans son sac:"une cigarette" suivi d'un sourir malicieuxils ont adore' lorsque je leur ai demande' qu'elle etait leur equipe de foot prefere'. Ils ont tous crie' en mm temps "Manchester United". La lecon d'anglais n'est pas toujours suivi avec autant d'enthousiasme. Cette exuberance me surprend un peu. entre 2 lessons, j'entends des sons aigus d'une chanteuse thai d'un portable d'un petit bonze , cache' par un petit mur ils recoivent qq fois des sous s'ils se levent tot pour la quete matinale a' 5h du matin ou lors de ceremonies funeraires auxquels ils sont qq fois invite's.Ils aiment les depenser chez un marchand ambulant qui vient tous les apres-midi vers 2h vendre des fruits, des boissons, des gateaux aux couleurs des plus artificiels que les enfants thai adorent. Je les ai surpris qq fois, sous pretexte d'aller faire pipi, devaler les escaliers pour aller acheter une friandise. Ils sont tres malicieux ces petits.Le temple exige des moines novice de suivre 130 et quelques regles qui seront plus nombreuses une fois consacre' moine (227). Une fois, leur education termine', vers l'age de 18 ans, bien souvent ils retournent a' la vie civile. Quelques regles: - ne pas voler - ne pas tuer un etre vivant (mm les moustiques) - ne pas mentir - ne pas dormir sur un matelas comfortable ni s'assoir sur une chaise eleve'e - ne pas avoir de rapports sexuels - ne pas accepter de grosses sommes d'argent - ne pas manger apres midi - ne pas porter de montre, de chapeau ni de chaussures - ne pas se parfumer ni porter des accessoirs pour s'embellir - ne pas boire de boissons alcoolise'es ni de consommer des produits intoxiquants - ne pas chanter, danser ou jouer un instrument de musique

"Cours de conduite pour les novices-moines un peu trop "pink" est le titre d'un article que j'ai lu dans le Bankok Times. La conduite jugée inappropriée de certains moines novices a motivé un moine à mettre en place des cours de bonne conduite. Ce dernier s’inquiète de voir certains moines utiliser des produits cosmétiques, porter des sacs à main rose, réajuster leur robe pour être "à la mode", ou même d’avoir des relations sexuelles dans les dortoirs, ce qui peut leur valoir d’être défroqués. Ce cours devrait enseigner aux novices les comportements adéquats, et pourrait même "prévenir certaines expressions de l’homosexualité". Si ce cours est un succès, il sera introduit dans d’autres temples à travers le royaume.

Apres ma premiere lecon d'anglais, je vais m'assoir sur un banc, face au lac parseme' de fleurs de lotus. J'etais remplie de douces reveries. Le crepuscule couvrait d'or la pagode de style birman de l'autre cote' du lac. Une fine voix melodieuse me parvint. Une certaine tristesse dans les sons d'un instrument que j'entendais pour la premiere fois. Un trio Karen chantait des ballades melancoliques qui rappellent leur terre dont ils sont exile's. Silencieusement, 4 jeunes moines passent derriere moi. Leurs robes saffran gracieusement enroule'es autour de leur corps, les epaules couvertes, le pas regulier, le regard vers le bas, ils se dirigent vers le temple du lac. Malheureusement, ce moment de poesie fut entache' par le bruit d'un monstre aerien qui survole la frontiere comme tous les fins d'apres-midi.

LES REFUGIES Le vrombissement d'un helicoptere de l'armee'e thai me sort de la lethargie d'un apres-midi indolent. Ils surveillent leurs alle'es et venues des milices nationalistes Shans et Karens qui viennent se refugier dans le no-man's land entre les 2 pays lorsque les combats avec l'arme'e birmanaise s'intensifient. Depuis les années 80, ils ont bénéficié d’une politique conciliante de la Thaïlande qui ont laisse’ les rébellions installer leurs bases arrière sur son territoire, fermant les yeux sur leur approvisionnement en armes contre bois de tek, métaux et pierres précieuses. L'économie Karen repose essentiellement sur l'exportation de bois rares (teck, antimoine, étain, jade et rubis). L'exploitation des forêts karens s’est toujours faite dans le souci de préserver le patrimoine écologique: pour chaque arbre coupé, un arbre soit planté. Cette gestion mesurée des ressources forestières a préservé jusqu'alors les montagnes karens de la déforestation. Ces forêts de tecks sont d'ailleurs l'enjeu de combats, les birmans n'hésitant pas à lancer des expéditions qui détruisent les jeunes pousses et pillent les réserves pour asphyxier l'économie Karen. Les insurgés Shan, eux, tirent leurs ressources du trafic de l'opium situé dans le Triangle d'or. Plusieurs milices shans se battent pour proteger cette region du nord qu'ils considerent la leur ( promise par la Grande Bretagne pour leur aide dans les combats contre les Japonais ). A la différence des ethnies du « triangle d’or », les Karens ne tirent aucun profit de la drogue, qu’ils ont toujours refusé de produire, et dont ils punissent très sévèrement la détention. Avec beaucoup de courage, les Karens traversent la foret vierge dense qui recouvre ces massifs montagneux bordant les 2 pays. Hommes, femmes et enfants affrontent la peur pour fuire les moyens repressifs et sanguinaires tels que la birmanisation, l 'emprisonnement arbitraire, la prostitution force'e, les mines dans les champs de riz que les militaires posent pour empêcher les paysans de s'y installer, le viol de leur femmes, la mise a' feu des villages. Ils veulent faire disparaitre ou evacuer de force ces tribues de leur territoire. La junte militaire impose aussi le travail force' et non paye' dans des chantiers de construction telle que la pipe-line Total qui va du nord de la Birmanie jusqu'au sud. On les oblige à construire des routes sans être payés, on leur fait porter des cargaisons de munitions et d’armes et, parfois, on les tue. On ne tente même pas de cacher les massacres au reste de la population : c’est une tactique pour forcer ce peuple à se soumettre ou à courir se réfugier en Thaïlande. Ils sont les victimes d'un nettoyage ethnique en bonne et due forme qui derriere ses hautes montagnes, loin des yeux du monde est en vigueur depuis qq anne'es. Les refugie's civils, qui sont aujourd’hui plus de 1.7 millions vivent le long de la frontière thaïlandaise, distribue’s en 9 camps discrets eparpille's sur les plateaux entre les 2 pays sous les auspices de plusieurs organisations internationales autour de MHS et de Mae Sot, plus au sud. Certains camps se distinguent par leur isolement et par la difficulte' d’accès pour les travailleurs de l’aide humanitaire. Les conditions de vie y sont absolument déplorables car certains sont extrêmement surpeuplés. Les habitations des réfugiés sont construites à flanc de collines escarpées où il existe un véritable danger de glissement de terrain. Le manque d’installations sanitaires et de canalisations d’eau donne lieu à une situation où les risques pour la santé publique sont endémiques. Le HCR a accepté que des réfugiés soient déplacés de ces camps vers le Canada. Parmi les autres pays qui ont répondu à l’appel du HCR de réinstaller des réfugiés birmans, on compte les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Les refugie's qui ont acquis des competences dans le medical, l'administratif ou dans l'education et parlent bien l'anglais sont les premiers a quitter les camps et reconstruire leur vie dans ces pays d'accueil, s'ils le souhaitent. Malheureusement, les camps se voient ainsi drainer de personnes qualifie'es qui contribuent a' sa bonne administration dans divers secteurs. J'ai discute' avec une australienne qui a passe' 6 mois illegalement en sautant une cloture pour atterir dans un camp pres de Mae Sot. . Elle m'a dit que le risque d'epidemies plane dans l'athmosphere des camps. La tuberculose est souvent evoque'e et bien sur le SIDA. Il y a les problemes de la promiscuite' qui est effrayante et l'oisivete’ qui mene beaucoup de jeunes a' commettre des petits crimes et s'adonner a' la drogue. Pourvue par qui? je ne sais pas. Probablement avec l'aide de la police des camps. Elle m'a aussi dit qu'il y a des cas de viol de la part de cette police infame qu'aucune authorite' semble surveiller.Une ecole sur une petite montagne l'a heberge'e ou' elle a enseigne' l'anglais a' des petits karens. La police des camps ne l'a jamais soupconne' d'etre entre'e sans permission. Mais elle a ajoute' qu'elle ne s'aventurait pas beaucoup vers le coeur du camp qu'une police speciale des camps, surveille. Beacoup de refugie's sortent illegalement soit pour travailler dans la petite ville et gagner qq bahts ou pour se distraire sur une console video ou chatter sur internet .En sortant du camp, un chemin terreux vers la droite mene a' un autre camp un peu plus loin tandis que celui sur la gauche mene vers la petite ville.Avec un billet de 500 bahts dans la main d'un garde, un refugie' peut passer "inappercu" devant cette police corrompue jusqu'aux os pour sortir du camp, ce qui est defendu. Le gouvernement thai veut empecher que ces refugie's se deversent dans les environs. Il ne tient pas a' faciliter l'integration de cette masse de main d'oeuvre bon marche' et souvent mieux eduque'e que les habitants thais de la ville proche des camps . En fait, depuis qq temps, le gouvernement thai encourage les refugie's a' rentrer dans leur pays en les assurant (faussement) que les regions d'ou' ils viennent a ete' securise'es et demine'es. Ce qui a ete' dementi par les Karens encore en Birmanie. J’ai aussi appris que depuis 5 ans, la Thailande ne veut plus d'etrangers - volontaires ou pas- dans ces camps car elle a peur des allegations de mauvaise gerance et de corruption qui pourraient se rependre. J'ai ressentie cela' en parlant avec des personnes implique'es directement dans des actions d'aide pour les refugie's. Prudentes de trop devoiler, elles parlent peu et ne donnent jamais leur avis personnel. Le risque est de subir les reprisailles du gouvernement thai qui l'inflige a' ceux qui en disent trop. Comme la jeune volontaire hollandaise qui un jour avait raconte' ce qui se passait dans les camps et fut deporte' illico presto le lendemain vers son pays d'origine. Mais je me pose la question: que savent les institutions internationales qui s'occupent du bien-etre et du respect de chaque refugie' tel que UNHCR, IRS, CICR, IOM etc... Ne remarquent-ils rien ou ont -ils un baillon sur la bouche impose' par le gouvernement thai? Je parcours le net pour en savoir plus sur les ONG qui administrent ces camps mais rien ne transparait. Que des documents officiels qui parlent plus de leurs objectifs que ce qui s'accomplit vraiment.Tout cela' montre bien que tout n'est pas parfait dans ce bas monde et encore moins dans les camps et que les ONG preferent fermer les yeux sur ce qui se passent dans ces camps. J'ai rencontre' une autre australienne Vanessa qui elle aussi enseigne l'anglais mais dans un village tout pres du camp de NaiSoi. Elle etait tres reticente de reveler ou' elle enseignait. En peu de mots, elle me fait comprendre qu'elle avait ete' instruite de ne rien dire. Au fil des rencontres, j'ai appris qu'elle enseignait dans une ecole rudimentaire d' un village a' proximite d'un camp ou' des jeunes de 20 ans sortent illegalement qq heures pour apprendre l'anglais. Mais au fur et a' mesure de nos conversations, j'ai fini par comprendre que son travail comportait aussi la transcriptions en anglais de karens qui retournent clandestinement en Birmanie et rapportent leurs observations a' l'ONG qui les emploie. Je l'ai entendu mentioner discretement le nom de Thai-Burma Border Consortium (TBBC) . A l'origine de ce consortium ( 1985) est un adventiste et aujourd'hui ce sont, pour la plupart des organisations caritatives chretiennes de plusieurs pays europeens et les USA.

VIREE EN MOTO VERS LE CAMP DE REFUGIES DE NAI SOI On decide donc d’aller voir de plus pres ce camp. On me previent que je ne pourrais pas entrer sans la permission d’un organe du gouvernement thai qui s’occupe dela gerance des camps. ( qu’ils appellent “shelter” ce qui veut dire abri dans le sens de protection). Je convainc Tong de nous accompagner mais je sens une petite reticence. Il a peur des check points de l’arme’e qui arretent les vehicules pour verifier les papiers des non-thais comme Tong. Il nous accompagne quand mm car il a peur pour notre securite’. Depuis MHS une route asphalte’ nous mene a’ travers une valle’e verdoyante: beaucoup de bananiers, de palmiers et des petits champs de riz sur les qq m2 de terre au fond des valle'es. Une jungle epaisse sur les flancs des montagnes bordent notre route. On depasse 2 bonzes errants en robes moutarde ( couleur prefere' des bonzes de la foret et ceux qui errent jusqu'a' la saison des pluies), leur crane au crane burine' par le soleil portant pour seule possession au bout de leur bras leur bols et une ombrelle pour se proteger du soleil et de la pluie peinait sur la monte'e. On arrive au village karen de Nai Soi qui est a 5km de la frontiere thai-birmane. Des maisons en bois de teck noircies par le temps bordent la route. On s’arrete pour demander le chemin vers le camps a’ des enfants en velo. Ils ne comprennent pas le thai, ni le shan mais on decide de suivre la route et puis on verra. Sur un monticule, une batisse en dure, peinte en blanc avec sa croix qui perce le ciel nous tombe presque dessus. Elle domine le petit village. Je me sens mal a’ l’aise quand je vois la determination avec laquelle les missions protestantes convertissent ces peuples animistes et bouddhistes ( qui sont plus recalcitrants a' la conversion ). Les missions et certaines sectes comme les mormons et les adventistes sont tres actives dans ces villages pauvres et recule's. A la sortie du village, la route asphalte’ se transforme en poussiere et rocaille. J’ai un peu de mal sur ce terrain poussiereux et pentu car il faut eviter de freiner alors je m’engage prudement sur le versant de la colline que nous devons franchir. Au fond de la valle’e, une clairiere, une barriere et un panneau en travers “no entry” nous accueille. On est arrive’ dans un cul de sac: un poste de garde flanque’ de 2 drapeaux thais et surveille’ par 2 jeunes militaires, une grande pancarte avec le nom du camp et une buvette, tenue par une femme karen. Elle nous vend une bouteille d’eau pour lubrifier nos gosiers desseche’s. Aucune activite’ autour de ce poste si ce n’est un couple de jeunes hommes dont un a la bouche ensanglante’ par le betel qui s’approche du garde en tenue militaire. Il discute et puis fait signe a’ son copain et passe la barriere.Au dela’ de cette barriere 15 000 refugie’s essaient de reconstruire leur vie dans ce camp entoure’ de montagnes et cache’ par la jungle envahissante. A gauche de cette barriere, et faisant partie du camp d'a' cote', s'etend un village de femmes "girafes" que nous refusont de visiter. Les Padaungs Karens dont les femmes sont appele'es femmes "girafes" a' cause de leur tradition qui consiste à allonger le cou des petites filles progressivement avec des anneaux posés chaque année. La raison reste mystérieuse. Pour certains, cela aurait initialement protégé les jeunes filles et les femmes, restées à la maison pendant que les hommes étaient partis à la chasse, contre les attaques des tigres qui s’en prennent en premier lieu au cou de leurs victimes. Pour d’autres, cela aurait été un moyen employé par les Padaungs pour protéger leur or qui, posé sur le cou des femmes, ne pouvait ainsi être volé. Elle pourrait également ecouler d’une superstition et constituerait une protection contre la mauvaise fortune Au fil des ans, de moins en moins de femmes choisissent de subir cette tradition barbare. Cette coutume a été interdite par décret en Birmanie, mais elle est parfaitement tolérée en Thaïlande. Je dirais mm encourage'e. Les femmes "girafes" ont ete' acueillis avec plus d'enthousiasme sur le territoire thailandais que leurs cousines karens car elles representent une manne financiere issue du tourisme pour le gouvernement thai et le KNPP (milice nationaliste karen qui se bat pour l'independance du pays Karen en Birmanie). La Thailande leur a occtroye' des terres pour y installer leur villages. Elles passent leur journe'es assises dans des huttes a' tisser et se faire photographier par les touristes. Elles ne sortent que rarement de leur villages. Les 250 bahts qu'ils percoivent des touristes servent a' payer leur salaire et a' financer le mouvement KNPP.A l'entre'e du village, est affiche'e une carte detaille'e de la Birmanie dont la partie thailandaise est en blanc, vide , comme si elle n'existait pas. Je suis surprise car apres tout ces camps sont bien sur territoire thai! On est un peu penaud car on pensait pouvoir observer des alle’es et venues de l’exterieur. On reprend nos velomoteurs et nous rentrons. Le soleil entre-temps a rougi les champs, une fine brise qui nous depoussette s’est leve’e.

BALADES A MOTO DANS LES ENVIRONS Hmong, Liseu, Karen, Lahu sont les tribues des montagnes que l’on peut rencontrer lors des balades a’ moto ou trecks. Ils ne connaissent pas les fronieres impose'es par les gouvernements.Ils sont semi-nomades et vivent dans des villages eparpille's sur les flancs des massifs montagneux qui s'etendent du Laos jusqu'en Birmanie en passant par la Thailande et le long des rivieres. Ils y cultivent le riz sur ces petits lopins de terre.Lorsque leurs terres peu fertiles ne donnent plus assez pour nourrir la communaute, ils s'installent sur un autre flanc de montagne.Ils cultivent aussi le pavot qui fait partie de leur pharmacope'e traditionnelle. Ils vivent dans des huttes sur pilotis construites en teck et bamboo, des feuilles seche'es forment la toiture, excercice qui doit etre renouvele' tous les ans.Ils ne viennent en ville que pour vendre leur recoltes et leur artisanat ( tissage traditionel sur metier et broderies sur vetements ) que je vois etale' au marche' lors de ma balade nocturne. Un matin, nous sommes partis a' la decouverte de ce qui se cachait derriere la brume matinale en direction de la frontiere thai-birmane. QQ km de routes asphalte'es et puis une route en terre rougeatre et pentu, parseme' de virages nous amenent vers un village Karen pauvre, cache' dans une petite valle'e etroite. Je vois un mahout sur son elephant qui avance lentement le long du flanc de la colline oppose’e. Il se dirige vers l'interieur de la foret. On s’arrete devant une bicoque en bois ou' une femme se laisse bercer dans son hamac. Elle sursaute lorsqu'elle nous appercoit et ne veut pas se laisser photographier car elle ne se trouve pas belle. Elle eclate de rire. Je m'eloigne un peu du groupe qui s'est assemble'e autour de la "star" du village. Un peu plus loin, un chien pose son museau dans une marmite en fonte qui fumait. Il se fait chasser. Du linge suspendu sur un fil entre 2 cocotiers, une machine a' laver sous un toit de canisse. Un fil electrique tendu d'arbres en arbres, une parabole, une antenne et une boite d'emballage LG revele l'existence d'une tele'qui doit surement troner a l'interieure de la structure en bois. Des enfants nous devisagent, etonne's et des vieilles femmes habille’es en pagne tisse’et brode’s s’arretent pour observer les 4 motards sur leur engins bruyants et puants. Elles n’ont pas un regard indulgent envers nos cameras bien que nous leur demandons la permission. On continue notre chemin sous un ciel bleu vif et une chaleur seche qui monte. Personne sur la route qui longe la riviere Pai. On traverse un autre village. D’un petit monastere shan en bois, 3 jeunes bonzes, torses nus (chose rare) me saluent avec un joli sourire. Tristement un vieil homme dont le pied droit n’est qu’un moignon traine sa jambe. Un cas de polio comme on en voit encore par ici. Il fait au moins 30 * mais il porte un bonnet de laine. On traverse a' pieds un long pont etroit en bamboo tremblotant sous nos poids au-dessus de la riviere Pai. Le chemin s'engouffre dans la jungle plein de serpents. Je rebrousse chemin et j'attends mes companions assise a' l'ombre d'un acacia. 3 cerberes pales sortent des buissons mais n'osent pas m'approcher. Ils m'observent, la queue leve', en etat d'alerte. Ils n'ont pas l'habitude de "farangs" ( hommes blancs ) par ici. Je sursaute. A la sortie du virage d'un chemin poussiereux qui serpente vers le bas de la colline, un paysan en habits de camouflage vert m'apparait. Je confond sa scie dans son dos pour un fusil. je suis un peu sur mes nerfs, si pres de la frontiere et seule. On reprend la route pour finir dans un cul de sac. Une clairiere avec des echoppes de nourriture et de boissons. 2 petits garcon et une fille tenant dans la main une lampe torche nous demandent de leur petite voix si on voudrait visiter la grotte un peu plus haut. A' la queue leu leu, on les suit et on monte vers la colline. On arrive a' un petit temple en bois fonce' niche' dans le feuillage de la jungle. C’est un lieu propice pour une retraite ou’ les heures coulent dans la meditation et la reflexion. Ici pas de musique ni de distractions visuelles. Cet endroit plait a’ Tong qui voudrait faire une retraite d’un mois dans un monastere de la foret comme celui-ci. Un jeune bonze solitaire ramasse des feuilles mortes autour du temple ou il vit seul. Il avait le dos et les avant bras tatoue's de signes protecteurs et ecritures bouddhistes, mantras qui est une tradition chez beaucoup de bonzes shans. Tatouages porte’s comme des amulettes ( pour se proteger de la mauvaise fortune, de la maladie et des animaux sauvages) que j'ai aussi appercu sur des villageois shans qui ont traverse’ la jungle pour arriver sain et sauf en Thailande . On salue le bonze et on continue notre monte’e qui mene vers la grotte. A l'entre'e, un ermite en platre de style hindou, occupe les lieux, des bougies, des fleurs, un paquet de cigarette et une bouteille d’eau lui sont offert par les habitants du village. Les enfants penetrent dans la cavite' sombre et humide et nous illuminent le plafond calcaire et une statue de Buddha dans une niche tout au fond. Pour y acceder on doit ramper a' genoux.On redescend vers le village et la clairiere. Je vois une caserne ou plutot une hutte militaire surplombant la place, a’ partir duquel qq soldats surveillent les alle’e et venues des villageois car nous sommes a’ qq metres de la frontiere. Un soldat assis sur la colline m'observe. Son oeil de lynx appercoit ma camera pourtant miniscule et me fait signe de le ranger. Une autre vire'e nous a mene'e vers le nord pour visiter un village chinois. Une route asphalte’e serpente le long des flancs de la montagnes. L’ombre des arbres nous procure de la fraicheur. QQ rizieres desseche’es brunies par le soleil et peu d’habitations. Nos motos ont du mal a’ grimper la cote. Je prends mon temps, je savoure la sensations d’etre loin, tres loin de tout, au bout du monde. Je hume l’air qui m’apporte des odeurs de terre brule’e, une senteur doucatre de frangipani tout le long de notre balade au nord de la Thailande. Vers la descente d’un col, des terrasses parseme’es de buissons ronds recouvrent les flancs des collines. A’ la sortie d’un virage, au fond de la petite valle’e, un joli lac indigo, des maisons en torchis ocre, des lampions rouges suspendues aux tuiles des toits nous apparaissent. On evite de justesse des chevaux libres de circuler dans le village, des chiens dormant sur la chausse’e et on se dirige vers le centre pour deguster le the’. Ban Rak Thai est un village d’immigrants du Younan qui aujourd’hui vit de la culture de the’. Elle a remplace’ celle du pavot. Dans le passe’, ce petit village fut le refuge d’anciens soldats Kuomintang qui se sont battus contre l’Arme’e Rouge de Mao. Je souris a’ une grand-mere chinoise qui porte son petit-fils sur son dos et on file pour voir le paysage par dessus la barriere du poste frontalier thai. Un chemin de terre a' travers une foret de bambous nous mene sur la colline qui surplomb la Birmanie. Un drapeau thai, un panneau en bois "Myamar", des sacs de sables encerclant une hutte d'observation vide, une barriere fait de bambous. On est un peu decu mais excite's quand mm, de se trouver dans un coin perdu au nord de la Thailande. Nous sommes a' la lisiere des 2 pays dans une zone tampon entre plusieurs factions militaires qui se disputent ces terres. A ma droite, vers l’ouest l'arme'e birmane et a' ma gauche l'arme'e UWASA (Chinois) protege son territoire de l’arme’e birmane et des invasions d'autres milices ethniques Shans. Depuis le poste frontalier, mon regard s'etend a' perte de vue sur plusieurs massifs montagneux sous un ciel bleu d'acier. Aucune habitation, aucun village, aucune route, aucune tour de tele'communications, rien que de la vegetation dense dans laquelle qq tigres solitaires trouvent encore un refuge. On pose dans la hutte pour se faire photographier avant qu'un soldat nous deloge de la'. Mais on a ete' repere' du haut d'un autre colline. Un jeune soldat en habits camouflage vert descend et nous sourit. On est soulage'. Il nous invite a' visiter le camp tout en haut de la colline mais nous demande de ne pas prendre de photos. Un jeune chiot nous accueille en fretillant la queue. 1 drapeau thai bien haut pour delimiter le territoire de celui du voisin, 4 huttes en bambous et feuilles seche'es, un rempart de sacs de sable face a' la Birmanie, une radio, un velomoteur, qq utensils de cuisine et c'est tout. Pas de commandos arme'e de AK47, en etat d'alerte permanente, a' l'affut de chaque mouvements dans la jungle sous mes yeux. Pas tout a' fait ce que je m'imaginais comme poste frontalier d’une region ou' les escarmouches entre les differentes factions etaient si frequentes. RENCONTRES Ce que j'apprecie le plus lorsque je depose ma petite valise pour qq semaines dans une ville est ce temps precieux que j'ai pour creer des contacts, nouer des liens avec ceux que je rencontre qui ne sont pas que de passage et les personnes que je cotoie presque tous les jours avec un “sawadee Ka” ou hochement de tete et un sourire: la proprietaire de ma guest house a' qui je dis bonsoir dans mon meilleur thai lorsque je la vois repasser le linge des clients. Je lui fais un clin d’oeil et jette un regarde vers son homme bien installe' devant la tele' - elle rigole car on s’est compris, la dame qui tient une buvette ou' je deguste un the' vert glace' delicieux en fin d'apres-midi qui me dit “reviens demain”, la vendeuse du tissu brode' que j'ai achete' l'autre jour me reconnait et me sourit lorsque je pase devant son magazin pour aller ecrire mes e-mails, la vendeuse de brochettes de poulet a' la sauce de cacahouetes et riz gluant qui m’a reconnu au marche’ et moi pas (J’etais embarasse’e) , la dame qui m’accueille avec bonne humeur et me prepare une delicieuse salade de papaye verte – elle se rappelle de ne pas y mettre de piment, les bonzes au temple qui m’observent du coin de l’oeil et lorsque je leur souris, sont embarrasse’s mais flatte’s et les moinillions qui disparaissent en rigolant quand ils me voient. Je suis comble'e par ce contact humain dans la simplicite' mais avec un coeur sincere. Il y a surtout Tong le coordinateur Shan de 25 ans qui s'occupe de nous: un visage harmonieux, un sourire a' faire fondre tous les glaciers du Groenland, des yeux qui laissent deviner une intelligence pleine de sensibilite' et sa facon d'exprimer des pense'es pures et profondes. Un etre cher dans un bel emballage, un don precieux pour tous ceux qui l'entourent. Il apprecie ma companie et moi la sienne. On se retrouve souvent pour discuter sur ce qui se passe a' cote': la question des mouvements nationalistes des ethnies en Birmanie. Son oncle, avec qui il avait traverse' les montagnes qui bordent les 2 pays, avait ete' enrolle' de force dans la milice du fameux Khun Sa lorsqu'il etait enfant. Cette milice d'enfants avait fait couler beaucoup d'encre a' l'epoque. Khun Sa faisait des razzias dans les villages Shan et "volait" les enfants et sur son parcours, laissait des meres en larmes car elles savaient qu'elles ne reverraient plus leurs fils. Effectivement, ces enfants mourraient lors des combats contre l'arme'e birmane ou succombaient a' la tentation de l'opium que leur procurait Khun Sa. A lui seul, il gerait la production d'heroine dans son fief cache' dans la jungle du triangle d'or ( 3/4 de la production mondiale) et son ecoulement qui finissait dans les veines des GI americains qui venaient se resourcer en Thailande. L'oncle de Tong, jeune combattant de la milice de Khun Sa a fini par mourir du Sida car lui aussi etait devenu accro a' l'heroine. Mon ami Tong avait pris la route de l'exil a' travers ces montagnes hostiles il y a 19 ans, avec son oncle et sa mere pour retrouver son pere. Mais il me dit, si c'etait a' refaire il suivrait un groupe de Shans et aurait ete' pris en charge par une ONG dans un des camps qui borde la frontiere. Il aurait recu alors une education et une preparation plus complete pour pouvoir faire face a' la vie hors du camp dans un pays comme l'Australie, la Nouvelle Zelande, le Canada ou les USA. 500 a' 700 refugie's quittent les camps pour ces pays pour refaire leur vie, loin du climat de guerre dans lequel ils ont vecu. Il pense qq fois de prendre le risque et retourner en Birmanie pour revenir en Thailande en tant que refugie' officiel parce que sa situation de personne sans papiers lui pese. C'est le dilemme de presque tous les réfugiés comme Tong. Apatride, il se heurte à la politique de non intégration du royaumes. Le choix de travail est limite' et lorsqu'il en trouve, il se confond dans la masse d'une main d'oeuvre sous-paye's employe' par des employeurs thais cupides. La plupart travaillent donc clandestinement dans l’agriculture, l’industrie du poisson, le bâtiment, les usines de textiles et les emplois domestiques. Il ne peut ni acquerir un petit commerce ni ouvrir un compte en banque. Ce mois n'a pas ete' un mois tres agreable a' vivre pour Tong. Sa petite amie lui a annonce' que ses parents (chinois) voyaient d'un mauvais oeil cette relation. Ils pensent que Tong n'est pas assez "bon" pour elle pour considerer une liaison de longue dure'e et le mariage. Tong n'etant pas thai et sans papiers, ne pourra donc jamais trouver un travail assez bien paye' pour entretenir leur fille bien-aime'e. Elle est plus age'e que Tong et le temps presse pour elle. Il etait triste certains soirs. Son collegue et ami Ton Yee avec lequel il aimait travailler a soudainement decide' de quitter l'orphelinat et de partir pour Chiang Mai apres une violente dispute avec le pere de Tong. Et puis, il y avait il y a eu la crise du riz.Tong, un matin, nous fait part de son anxiete' et nous demande si nous pouvons l'aider en achetant 3 sacs de riz pour les 50 enfants de l'orphelinat que son pere gere. Ce matin-la', les enfants n'etaient pas alle's a' l'ecole car ils avaient le ventre vide. Plus d'argent pour acheter du riz. On interroge Tong. Mais comment cela? Qu'a-t-il fait avec l'argent du riz qu'un riche anglais lui envoie tous les ans? En entendant cette histoire, on se regarde, les 2 volontaires et moi et decidons d'agir.Le lendemain, on court au marche' pour trouver 45kg x 3 de riz au meilleur prix. Difficile! On rentre dans un magazin tenu par une chinoisse dans la cinquantaine, des cheveux courts brosse’s comme un herisson. Nous demandons le prix d’un sac de 45 kg.. Plusieurs prix et qualite's de riz nous est propose'es. Du cher a' 40 euros qui baisse jusqu’ a' 18 euros les 45 kgs. On negocie vers le bas pour le riz le moins cher. On explique que c'est pour des enfants orphelins ou pauvres de refugie's dans la region. La vieille chinoise nous regarde, un petit sourire hypocrite sur les levres, et nous dit qu'elle ne peut baisser le prix que de 5%. Elle ne peut pas faire plus. Elle le regrette mais ne semble pas sincere. On recommence avec nos supplications mais rien a' faire. La radine reste insensible aux besoins des orphelins. On est degoute'. Entre-temps, je vais vite faire un tour dans le ventre du marche'. Au cas ou' j'en trouverai moins cher. Je me perds dans les dedales sombres du marche' ou' sont entasse's des fruits, des legumes, des sucreries, des biscuits secs, des produits de beaute's, du savon et produits de nettoyage, des piles de toutes les grandeurs, des ventilateurs, des bassines et autres recipients en plastic, des sandales, des t shirts. J’apercois une “femme girafe” qui se faufile entre les etales, habille’e en habit traditionel de pagne tisse’ et ses colliers en laitons qui lui serrent la gorge. Elle s’est peint les levres en rose qui detonne un peu avec le foulard jaune canarie qu’elle porte autour des cheveux releve’s. Je la suis pour pouvoir mieux la regarder mais avec distance et discretion. Elles sont rares celles qui sortent de leur village. Elles sont trop souvent devisage’es par les touristes comme si elles etaient des animaux de zoo. De grosses gouttes de sueur perlent mon front lorsque je tombe sur une vendeuse de riz mais qui s'avere encore plus cher. Penaude, je rebrousse chemin a' travers les couloirs etroits et sombres pour revenir chez la vieille chinoise. On decide d'acheter ces 3 sacs et on appelle le chauffeur du camion qui amene les enfants a' l'ecole. On arrive a' un cul de sac, au bord d'un champ de riz desseche' ou' les plus age's des orphelins nous attendent. On decharge les sacs qu'ils ont mis dans une charrette en metal. On les suit en traversant des champs de culture diverses et un bosquet a travers lequel j'appercois des habitations en bambou et bois mont'es sur pilotis que la pluie de la mousson et le vent auront vite fait de detruire. Tong m'explique que ce sont des refugie's Shan, infiltre's illegalement et qui se sont installe's et vivent ici discretement. Des chiens aboient lorsque notre caravane passe mais ne nous suivent pas. On arrive dans l'enceinte de l'orphelinat ou' nous sommes accueillis par 50 enfants qui nous attendaient. Ils pourront enfin manger un bol de riz et demain aller a' l'ecole jusqu'a' ce que le bienfaiteur anglais de l'orphelinat remplit a' nouveau la tire-lire en janvier, comme tous les ans. CAFE SALWEEN Cafe' convivial, tenue par Nang, une femme shan tres accueillante qui nous prepare des petits-dejeuners copieux et concocte des repas delicieux que ce soit shans, thailandais ou europeens. Son cafe' accueille beaucoup de voyageurs et qq d'employe's dans les ONG qui "travaillent" dans la region. J'y ai rencontre' des jeunes et des moins jeunes aux parcours de vie, convictions et aspirations diverses comme : - Holly, la jeune australienne qui parcourt le Cambodge et la Thailande pour trouver des orphelinats qu’elle voudrait aider en organisant une expo de photos a’ Melbourne. La vente de ces photos est reverse’e integralement aux orphelinats participants a’ ce projet. Elle a un bienfaiteur qui lui a donne’ 500 $, somme qu’elle a utilise’ pour acheter des petits appareils photo et le development des photos faites dans le village par les orphelins. J’ai achete’ une photo noir et blanc prise par Vibol, un jeune cambodgien de 14 ans: orphelin de parents morts du SIDA et lui aussi atteint de cette maladie qui n’en finit pas de faire des ravages parmi les plus demunis. - Un petit bout de femme dans la soixantaine, voyageuse et courageuse. Annick ne parle pas l'anglais et pourtant elle voyage a' travers l'Asie pendant plusieurs mois dans l'anne'e avec sa petite valise dans laquelle elle transporte tout ce qu'elle possede. Elle ne retourne en France qu'en ete' pour visiter ses enfants et ses amis. Elle prefere voyager que payer un loyer et rester en France. Sa petite pension ne lui permet pas les deux. - Un idealiste suedois qui vient plusieurs fois par ans et traverse la frontiere pour aider l'arme'e de liberation shan. Il parle le shan couramment. Ses bras sont tapisse's de tatouages lie's aux mouvements independantistes shan : le drapeau shan et " Union Democratic Front" qui est le nom d'une des milices shans qui se bat contre l'arme'e birmane pour etablir un etat independant shan don’t l'extreme partie a' l'est = le fameux triangle d'or. Il loue un gros tout-terrain pour transporter ce dont la milice a besoin en medicaments, nourriture, materiaux de construction mais doit justifier la raison pour laquelle il veut passer de l'autre cote' et doit demander prealablement la permission a' la prefecture de MHS car n'importe qui ne peut pas traverser la frontiere et entrer dans la zone de combat qui sevit a’ la frontier du nord de la Thailande. - Des curieux comme l'espagnol qui me raconte qu'il est ici pour prospecter la possibilite' de faire un documentaire dans un de ces camps de refugie's. Il est decu car c'est impossible sans la permission d'une agence gouvernementale a' Bankok. Il est evident qu'on ne rentre pas dans un camp de refugie's comme dans un moulin. Il decide alors de prendre sa moto et d'aller localiser par lui-mm ces camps discretement cache's pres de MHS mais loin de la route nationale. Un chemin terreux se presente a' lui et il l'emprunte pour qq km. A la sortie d'un virage, un poste frontalier se dresse devant lui et au loin une pancarte "Thai-Myamar" Border". 2 militaires au regard hargneux, qui de leur main font un geste qui veut dire, sans equivoque "rebroussez chemin, vous n'avez rien a' faire ici". Mon aventurier surpris fait marche arriere et retourne sur la route nationale en laissant un nuage de poussiere derriere lui. - Un couple d’aventureux qui traverse l'Asie en velo depuis la Nouvelle Zelande en passant par l'Australie, l'Indonesie, la Malaisie etc...pour arriver a' Londres a' temps pour les Jeux Olylpiques en 2012 - Un vieux hippy americain aux longs cheveux blancs, ancien veteran de la guerre du Vietnam. Il a decouvert la Thailande lors de ses permissions et est revenu qq anne'es plus tard pour s'y installer. Il semble avoir fume' un peu trop d'opium car il divague souvent, repete les mm histoires lors de ses visites dans notre cafe'. Il aime dispenser des conseils et nous faire savoir qu'il a des contacts importants dans cette ville qui l'aident pour ce qui concerne le renouvellement de ses visas. Il m'explique qu'avec qq milliers de baht tout est possible ici. Il aime raconter, qu'un beau jour il a decide' de quitter la US airforce parcequ'il ne supportait plus de pilonner des villages vietnamiens du haut de son F4 (?).Il nous a dit cela', froidement et sans etat-d'ame evidente. - Un misogyne norvegien marie' a' une thailandaise qui raconte a’ tous ceux qui veulent bien l’ecouter que les thailandaises sont sans vergognes.Avec une forte voix pour que toute l'assistance puisse l'entendre, il disait aussi qu’il n’etait pas dupe des manigances des "thai ladies" des bars de Pattaya experte dans l'art de se faire entretenir. Il ricanait lorsqu'il dit que ces belles prennent les les "hommes blancs" pour des portefeuilles sur pattes. Il se sentait fier d'avoir compris leur jeu de seduction et de flatteries qui vont droit au coeur de ces messieurs en manque d’amour. Elles sont aussi voleuses . Il nous dit avec une certain fierte’ que tous les soirs, il teste sa femme en mettant son porte-feuille bien en evidence sur la commode après avoir compte’ les billets et qu’il verifie des son reveil. D’apres lui, ells sont aussi menteuses et pour illustrer ce point, il nous raconte une anecdote. Un jour, il a entendu une femme, sur le palier de son parloir de massage, dire a’ son interlocuteur au telephone, : “ Hello darling, oui je vais bien, je suis chez ma mere au village, je pense a’ toi , oui je t’aime. Il ricanait. - un illumine' chretien qui cherche a' convertir les jeunes voyageurs dans une secte obscure appele’e Eckankar.

LE TEMPLE DU LAC

Un apres-midi, je me promenais dans le temple Shan qui domine le petit lac de la ville. C'est une batisse toute en bois dont le toit est decore' par de la dentelle en etain argente' qui scintille lorsque le soleil est au zenith. Je me dechausse et monte les marches pour me recueillir devant le Buddha. Un beau plancher de bois de teck fonce' et burine' par les milliers de genoux qui se sont prosterne's, s'etale devant moi. Un moine un peu grassouillet m'acueille avec un sourire edente'. Il se presente : mon nom est Akhram" et me demande le mien. Ma visite au temple lui procure un plaisir evident. Il me montre comment saluer le Buddha. On se met a' genoux tous les deux. On salue le Bouddha avec nos mains jointes en form de lotus. On se prosterne la tete touchant le plancher 3 fois et on se releve. Il me demande si je suis marie'e et je lui reponds que non. Un autre sourire edente' et d'une voix plutot aigue me dit que je devrais devenir nonne. Il me decrit dans son anglais moins que basic la robe que je devrais porter et avec un petit rire malicieux, me dit que je devrais aussi me raser la tete. Pour couronner le tout, il me dit que nous serons alors "frere et soeur". Il me fait visiter le reste du temple et me montre les belles images peintes sur verre qui raconte les moments symboliques de la vie du Buddha. Elles proviennent de la Birmanie. Elles sont arrive'es dans ce temple au debut du siecle passe'. Du coin de l'oeil, etandu sur un tapis bleu, a' gauche du Buddha, j'appercois un chat tigre'. Il dormait paisiblement, a' l'aise au frais comme chez lui…. Les véritables possessions du moine sont très réduites, et il doit considérer tout autre objet comme un prêt que lui fait l’Ordre. Il n’a que huit biens indispensables : - une toge du dessus à double épaisseur, pour la saison froide ou porté lors d’occasions formelles - un vêtement du dessus à simple épaisseur - un vêtement monastique utilisé comme sous-vêtement, enroulé autour de la taille - une ceinture pour le vêtement de dessous - un bol pour recueillir la nourriture - un rasoir - une aiguille (nécessaire à couture) pour réparer ses vêtements - un filtre à eau pour ôter les êtres vivants de son eau afin que ni lui ni eux ne soient blessés. Vers la fin de ma visite, il me passe autour de la poigne'e un bracelet orange tout en ce faisant murmure quelque benediction et me souhaite bonne sante' et bonheur. Je le salue avec un "wai" et un sourire et je me dirige vers le ficus ou' je dois retrouver Tong pour savourer les dernieres minutes dore'es d'un soleil couchant. Tong voudrait faire une retraite solitaire d'un mois dans la foret. Il se nourrira de ce qu'il trouvera ( plantes, racines, fruits, et qq fois de riz que des villageois genereux auraient depose's discretement a' ses pieds. Il n'aura qu'un bol pour mendier (mais qu'il fera rarement car il vivra en solitaire), un drap pour se coucher, un rasoir, une aiguille pour rapecier sa robe et une ombrelle pour la pluie et le soleil. Il devra faire face a' la faim et a' la soif, a' ses peurs des esprits malveillants, des animaux tels que le cobra et l'ours, les tigres ( il en existe encore qq uns ), des moustiques, des scorpions, des araigne'es etc.Il n'aura pas de maitres car il aura deja' acquis par une etude personelle des notions approfondies. Les heures seront consacre'es au recueillement dans le silence et dans la meditation afin d'acquerir une force interieure, developper la patience et travailler sur l'abolition de ses desirs.Il me parle de son desir de retraite en solitaire avant de se marier pour acquerir des merites pour sa mere qu'il aime profondement et qu'il veut heureuse car elle avait beaucoup souffert lors de sa vie commune avec le tyrannique pere de Tong. Maintenant elle vit a' Chiang Mai, marie'e a' un Thai qui la traite avec respect et qui l'aime. A l'occasion de l'anniversaire du roi, une cinquantaine de thailandaises venues specialement de BKK, lui ont dedie' 3 jours de vie monastique dans notre temple. Des banderoles jaunes canari ( la couleur royale ), ainsi que des fanions, des lampions, des pompons et des fleurs de la mm couleur decorent le temple pour l'occasion. Le portrait du roi plus grand que nature trone a' l'entre'e du temple. 4h du matin, un son de cloche, des chiens qui aboient dont un qui hurle. Je sors de ma chambre en robe de nuit, une couverture sur le dos et me dirige vers le lac. Les feux du temple m'offrent une vision feerique a' travers la brume cotonneuse qui l'enveloppe durant la saison fraiche. Une voix grave offre des benedictions, dispense des conseils, rassure, conseille et puis un chant devotionel, une melope'e aux sons repetitifs, presque lugubres en pali vient jusqu'a' moi. 6h du matin. Les prieres, la recitations des mantras, le sermon s'arretent comme par enchantement. Un silence pure s'etale sur l'eau du lac. Les femmes, tout en blanc se tiennent debout devant l'enceinte du temple comme des fantomes. Certains choisissent de se prosterner. Elles se courbent a' l'approche de la file silencieuse des bonzes. Leurs mains tendues font don de leurs offrandes. Les bonzes avancent, lentement, les yeux baisse's et tendent leur bols.

LOY KRATHONG Le premier dimanche que j'ai passe' a' MHS etait la fete de Loy Kaprong, fete d'origine hindoue, dedie'e a' la deese de l'eau durant laquelle les bouddhistes (et moi) allument des nacelles faites avec une rondelle de tronc de bananiers qui flotte, recouvert de ses feuilles et harmonieusement decore'e de fleurs, une bougie et 3 batons d'encens qu'ils lachent sur l'eau en faisant des voeux de bonheur, de bonne sante' et de richesse pour tous ceux qu'ils aiment et souhaitant que tout ce qui est negatif dans leur vie soit emporte' par l'eau. Cela' se passe des que la nuit est tombe'e et tres vite le lac scintille de mille feux. Dans la ferveur du moment, ils ont aussi lache' des lanternes blanches vers une lune perle'e bien pleine, au-dessus du temple. Des petards et un feu d'artifice recouvraient une musique gresillante d'influence chinoise alternant avec des chansons sentimentales thai qui peinait a' se faire entendre.

LE MARCHE DU SOIR Le soir, un fine brise raffraichit l'air. Comme tous les soirs, je jette un regard vers le haut de la montagne, et comme tous les soirs, je suis emerveille'e par les lumieres scintillante de la pagode qui semble suspendue a' la lune par un fil de plomb transparent. Autour du lac, assises en tailleur, a' mm le sol, des femmes Hmung au visage de lune et teint perle' etalent leurs sacs fabrique's a' partir de tissus tisse's sur des metiers en bois traditionels et brode's de fils rouges, jaunes, oranges et pompons pour la touche feminine. J'en voie quelquefois, sous la lumiere blafarde d'un lampadaire enfiler des perles swarowsky ou broder des graines d'un acacia sous lequel elles sont assise avec des doigts de fe'es pour qq bahts. Peu cher paye' ce travail manuel qui fait courber l'echine et rend presque aveugles ces femmes laborieuses et resigne'es. Elles ont souvent leurs enfants avec elles, un be'be' endormi au creux de leurs jambes croise'es ou porte' au sein. Elles sont habille'es traditionellement en pantalon en toile de coton fonce', a' bordure brode'es, franges perle'es et decorations de pieces metalliques sur la jaquette (tribue Hmong) ou un scapulaire de velours bleu fonce' sur une chemise colore'e et pantalon noir aussi en velours (tribue Liseu). Des femmes Karens sont en sarong et haut tisse' blanc pour les jeunes filles et fonce's pour les femmes marie'es. Elles sourient a' mon passage. Elle me reconaissent car je m'arrete souvent pour regarder leurs jolis sacs qui me tentent. Mais que faire? Je ne peux quand mm pas acheter un sac de chaque tribue. J'essaie les qq mots de thai que je connais. Je leur dit que je n'ai pas d'argent sur moi. Avec un sourire charmeur, elles pointent la banque de l'autre cote' de la rue. Je rigole et elles aussi. Des vendeurs de breloques, de Buddhas, de chaussettes, de jouets en plastic, de boites lacque'es de Birmanie, de friandises, de T shirts sont aussi installe's autour du lac. Des jeunes filles de Bankok, par groupes de 4, jean serre' et escarpins fins, deambulent langoureusement en sirotant un cafe' glace'. QQ touristes europeens charme'es par la vue des petites lumieres sur le lac et les lampions dans un ciel d'encre sourient. J'ai un petit creux. Je retrouve Tong, mon ami pour un repas du soir et on se dirige vers le parc ou' sont installe's des marchands ambulants qui concoctent des plats savoureux et surtout pas chers. Entre 30 cts et 2 frs, je me regale de: de soupe aux nouilles, emince's de porc et raviolesdes petits carre's de gateau de riz gluant caramelise's fondantdes crepes fines a' la creme de coco et lait evapore' delicieusesdes curry birmans tres piquants et riz gluant servi dans une feuille de bananierde la salade de papaye et cacahouetes, assaisonne'e de citron vert, sucre et dsauce de poisson que je connais biendu poisson et des cuisses de poulets fritsdes brochettes de bout de poulet a' la sauce de cacahouetesdes friandises a' la graine de sesame et carameldes fruits pele's, finement coupe'e et soigneusement emballe's dans une pochette en ( malheureusement ) plasticde pieds de cochons a' 5 parfums que mes papilles n'ont pas encore teste'.J’appercois un un jeune ladyboy en jeans serre’, taille basse et T shirt avec un coeur en paillettes qui recouvre ses seins a’ peine prononce’s. Il faisait des pirouettes devant son stand de beignets, un eventail a’ la main, ses longs cheveux qui lui couvraient les fesses tournoyaient autour de ses hanches. Il lancait des clins d’oeil coquins a’ un male europeen qui passait. Son spectacle de seducteur termine’, j’ai commande’ mon souper. Ne trouvant plus de place libre a' une petite table sur le gazon, je demande a' Apres mon repas, discretement, je ramasse ce que les autres ont laisse' dans leurs assiettes et je remplis mon sac en plastic d'os de poulet, de restes de poisson, de bout de gras de porc et du riz que je distribue aux chiens couche's sur mon chemin vers ma guesthouse.
Logement à petit prix pour quinze nuits à Fargo, Nord Dakota aux Etats-Unis English translation pending
by Christolive · 2006-02-14 · 23 replies
Urgent Recherche logement pas cher pour 2 personnes à FARGO du 12 au 26 avril 2006 (15 nuits)
Chroniques indiennes English translation pending
by Douya · 2004-05-28 · 78 replies
Si ca vous interesse, je vais vous raconter de temps en temps un peu de l’Inde, pas celle des voyages mais celle que je vis tous les jours, pour vous transporter ailleurs le temps de quelques minutes.

Chapitre 1 : Monsoon wedding (un super film de Mira Nair decouvert en France. J’ai donc achete le DVD ici.. bon malheureusement c’est en hindi sous-titre hindi. Heureusement que sur la pochette il etait precise hindi sous-titre anglais !)

Hier soir j’avais un diner (succulent jugez du peu : spinach shorba, murg tikka, paneer butter masala et roti !) avec mes collegues et leur familles.

Curieuse comme tout (et gaffeuse aussi des fois !), j’ai demande au collegue avec qui je bosse le plus quand et ou il a rencontre sa femme.

« je ne l’ai pas rencontre, je l’ai connue a mon mariage ! »

et oui, le cliche des mariages arranges est encore vrai.

J’ai fait un petit sondage discret : sur environ 20 personnes dans l’equipe, au max 5 sont des mariages d’amour…

Quand le jeune homme atteint 26-28 ans (l’age moyen pour la femme est 23-24 ans), la famille commence a chercher la femme a qui le lier. On fait appel aux connaissances et connaissances de connaissances. Les familles regardent la situation sociale du futur epoux, son metier et surtout les membres de la famille. En effet les 2 familles (parents, grands parents, oncles et toutes les descendances) vont passer beaucoup de temps ensemble, il faut donc des atomes crochus !

Mon chef indien, lui a rencontre sa femme 30 minutes avant le mariage. Ils ont discute de leur vision de la vie a deux, de l’education des enfants et comme ils etaient d’accord, hop, en route pour la ceremonie !

Bref quand je dis que en France les couples restent souvent 2-3 ans ensemble avant de se marier (quand ils se marient), ca les surprend plus qu'un peu !!!

« un couple peut-il vivre sans etre marie ? »

« oui ca arrive, mais il se cache ! » ... !

Les mariages arranges sont donc encore beaucoup a la mode en Inde, un peu moins dans les grandes villes plus « occidentalisees » que dans les campagnes profondes. Souvent aussi, les epoux sont encore plus jeunes quand ils sont maries d’office (j’ai vu dans le journal des epoux de 14-16 ans !)

Un mariage d’amour cette fois ci, un autre collegue. Il est de la caste des brahmanes, sa femme d’une caste inferieure. Il a du batailler 2 ans (!) avant de reussir a convaincre ses parents et avoir l’autorisation de se marier.

Faut savoir etre patient ! Et encore ca ne marche pas a tous les coup. Mais les castes c’est une autre histoire et encore un vaste debat !...

Je comprends donc mieux pourquoi quand on me demande (en VO, c’est plus authentique !):

« are you married ? »

« no »

« how old are you ? »

« 27 »

« what, 27 and not married ! »...

Et la mousson dans tout ca? Ben c’est de pire en pire. Pleut toujours les jours ou j’ai mes tongs et jamais les jours ou j’ai mon kway ! Allez comprendre ! En tout cas, c’est « rigolo » (enfin quand on est au sec) de voir ces rivieres prendre naissance au milieu de la route, tous ces gens avec des sacs plastique en guise de chapeau, les marchandes proteger leurs colliers de fleurs avec un parapluie troue… Bref la mousson, c’est une periode tant attendue, mais aussi un peu cocase a vivre (et je ne parle par des morts a cause des arbres qui s’ecrasent sur les auto-rickshaws, c’est malheureusement encore arrive la semaine derniere…)
État piste No man's land entre Maroc et Mauritanie English translation pending
by Samnotaire · 2013-10-01 · 13 replies
salut tout le monde ...je demande des renseignements sur l'etat actuelle de la no man land maroc mauritanie ..ce petit trajet qui separe les deux frontiere du maroc -mauritanie en faisant ce trajet en 2012 j'ai eu bcp d'ennuies avec ma bagnole resultat 4 ammortizateur casses et des clics clics ...cette piste est elle reparee ou c'est tjrs dans le meme etat ???juste pour me premunire au prochain virage ..!!!!!
Vendre un véhicule dans le no man's land entre le Maroc et la Mauritanie English translation pending
by Mahdifr · 2007-07-01 · 31 replies
Bonjour . J'ai actuelement un Mercedes modele 310d a Marrakech que je pensé revendre. La surprise et que la Douane est de 125000 dirhams. ( trop cher pour la revente) J'ai des amis qui ont revendu leur Merco l'anée derniere dans ce fameux no man's land a un tres bon prix sans dedouané, car sorti du Maroc et pas rentrer en Mauritanie. Je voudrai savoir si il existe toujours, est ce que le trafique y existe encore egalement ;et comment procede t'on ? Actuelement on m'en donne 2500 euros a la ferraille de Sebta, mais mon camion est en tres bon etat. Je prefere obté pour se fameux no man's land si possible.
Trek et plongée pour quatre semaines à Bornéo (côté malaisien) English translation pending
by Costarico32 · 2010-04-09 · 44 replies
Bonjour à tous,

On part 4 semaines en juillet à Bornéo. Nous sommes un jeune couple sportifs et amoureux de la nature ... voici notre idée d'itinéraire :KL-Kuching : Bako, Semengogg (4j)Kuching-Miri : parc de Gunnung Mulu au Sarawak. (3j)Miri-KK :Mont Kinabalu (3j), rafting sur la white river (1j)KK-Sadakan :Kinabangtan et/ou Danum et/ou Labuk Bay (5j)Mabul : (8j), plongée sur Sipadan/Mabul avec BillabongTawau-KL :Visite de KL (2/3j)

Qu'en pensez-vous ? On prend tous les conseils !!! Merci beaucoup !😉
Traverser la frontière entre l'Altaï russe et l'ouest de la Mongolie (Olgii)? English translation pending
by Sofim · 2009-03-26 · 4 replies
J'aimerais avoir des témoignages de personnes qui ont traversé de Russie vers Mongolie et retour, par la frontière la plus à l'ouest, depuis l'Altai russe vers la région de Bayan-Olgii (ou Ulgii) en Mongolie. Je n'ai plus en mémoire les deux noms des villes frontières qui si j'ai bien compris sont séparées par un no man's land d'environ 20 km, mais la dernière ville principale côté russe est Koch Agatch et côté mongol Olgii (ou Ulgii selon comment on l'orthographie). Une agence d'Olgii me propose l'aller-retour à 250 dollars entre ces deux villes, mais je me dis qu'il doit être possible de trouver une solution moins chère localement à condition que la frontière soit bien ouverte aux voyageurs individuels, et que les difficultés côté paperasses ne soient pas insurmontables. Nous pensons n'aller qu'une semaine en Mongolie, donc nous limiter à la région de Bayan Olgii avec l'idée principale de visiter le pays kazakh, puisque cette région est peuplée à 80% de kazakhs. Donc toutes les infos sur cette région m'intéressent également. Sophie
S'installer et travailler au Canada English translation pending
by Oliviou · 2008-08-28 · 13 replies
cherche a prendre contact avec des personnes qui resident au canada et d'autre personne qui compte comme moi s'installer et travailler labas bye et bientot
Se rendre au Sénégal via Dakhla au Maroc et Nouadhibou puis Nouackchott en Mauritanie? English translation pending
by Errecart · 2013-06-23 · 58 replies
Je cherche des infos récentes pour savoir si actuellement ils est possible de se rendre au Sénégal en camping car via Dakhla au Maroc et Nouadhibou puis Nouackchott en Mauritanie. Nous pensons réaliser cette traversée en début janvier 2014; Merci de me répondre El Indio.
Trek de l'Alpamayo et de l'Huascarán (Pérou) English translation pending
by NadineL · 2008-02-20 · 13 replies
Bonjour

j'ai très envie de faire le trek de 17jr de zig zag tour de l'almapayao et huascaran "au pied des geants" mais il y a un hic c'est le passage de 3000 à 4650 du J3 au J4!!!!! carrément affolant!!! soit il y a une erreur dans leur topo soit....bref je ne trouve pas trace sur le net de leur trek. qqn a-t-il fait ce trek? que pouvez vous m'en dire? quel niveau de difficulté? merci d'avance nadine
Népal-Inde sans le sou et tout seul? English translation pending
by Tidenver · 2006-11-15 · 22 replies
salut tout el monde je continue bon petit bonhomme de chemin avec des questions plus précises donc C décidé j' opte pour chine tibet nepal inde et a prèsent j'ai besion de savoir comme ca se passe pour cette frontière précisément, quel sont les endroits simpe et un peu (beaucoup)paumés où on est pas dérangé toutes les 5 minutes par de cras de tourites PS je partirais bien évidament sans guide ni agence et je n'est pas encore acheté de guide papier mais je vais y pensser donc je cherche vraiment les truk pas indiqués et qui serait naturels et pas du tout touristique Merci a tous A+
Facile, Tu Montes Et Tu Descends (Papouasie 2000, Perdus Dans La Jungle) English translation pending
by Naps · 2013-07-13 · 8 replies
Un petit texte, extrait de mon blog...

INTRODUCTION

La Papouasie, ça te dit quelque chose? La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Tu n'as jamais entendu parler de tout ça ? Très bien, voici un petit topo historico-politico-ethnico-socioculturel sur la région, ne me remercie pas, c'est tout naturel. Que ceux que ce genre de paragraphe fatigue me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l'histoire... Irian Jaya est le nom qu’ont donné les colons indonésiens à la partie occidentale de l'île de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui avait été nommée ainsi d'après les colons blancs. Cette île, plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me dis-tu ? Tu as bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, tu vas vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays, pétrole, gaz, étain, nickel, argent, uranium, pour ne citer que quelques-unes des ressources dont l’Indonésie regorge, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J'en vois qui commencent à s'assoupir, passons à l'histoire proprement dite... Tu prends le train en route, car au niveau de la chronologie du blog tu es dans le chapitre VIII, mais c'est pas très difficile à suivre : avec mon pote le Géko on était en Papouasie, et après un petit trip dans l'interieur on avait décidé de se faire un peu de plage afin de tester le corail papou, la baie de l'oiseau de paradis et la réserve marine du même nom, ça faisait rêver...

Premier Tome, Chapitre VIII - FACILE, TU MONTES ET TU DESCENDS... (La Papouasie, ou comment une marche facile de deux heures partie la fleur au fusil s’achève en Bérézina de trois jours)

Le trip de Manokwari jusqu'à Ransiki n'est pas très long, tout juste cinq-six heures, c'est celui qui est relaté au chapitre précédent. On passe de nouveau les rivières à gué et de nouveau on a droit aux memes histoires, oui, en saison des pluies ça doit être chaud pour sûr, vu que oui, y a même eu des fois des pick-up emportés par les flots impétueux. Arrivés à Ransiki on retourne dormir chez notre pote le chef du canton, et le lendemain on va sur la plage chercher s'il y a pas un bateau pour l'île de Rumberpon dans la baie du paradisier. On demande des infos au bureau des gardes de la réserve mais les corrompus de service semblent plus intéressés par nos sous que par autre chose : non non, y a pas de transports locaux, par contre on peut vous dépanner et vous emmener là-bas avec notre bateau si vous payez l'essence (à prix prohibitif bien sûr), qu'ils disent. Pardi ! On allait te le dire, on est venus ici exprès pour vous filer des sous !!! On marche encore un peu et arrive finalement à ce qui tient lieu de port. Pas de bateau, et les quelques pélos qu'il y a ne savent pas s'il va y en avoir un ou pas. Le problème chez les papous, c'est que l'organisation c'est pas leur fort, à tel point qu'à côté d'eux les indos ont l'air bien organisés, ce qui n'est pas peu dire, si, si !! Et c'est d'ailleurs rigolo d'entendre les indos se plaindre des papous et leur reprocher exactement ce que nous on reproche aux indos, mais c'est pas la peine d'en faire une polémique, revenons à nos moutons. Ce que je voulais dire c'est qu'ici en Papoua, et contrairement à la plupart des autres endroits en Indo, y a pas de liaison régulière, faut attendre qu'il y ait un bateau qui passe ou un qui se décide à bouger. Les indos, eux, ils ont toujours une sorte d'horaire, genre tous les jours à 10 heures (même si ça part à 11 ou à 12) et c'est donc plus facile pour s'organiser. Mais en Papoua, néant... C'est pas grave, on attend et hèle quiconque passe par là. Il y en a un qui va un peu plus bas à Wasior, il passe par Rumberpon et pourrait nous y déposer, sauf qu'à la vue des deux blanquets ses yeux se mettent à briller et tout d'un coup lui prend la folie des grandeurs, le voilà qui s’imagine propriétaire d'un paquebot pour croisières de luxes et qui nous annonce un prix pharaonique. Avec le Géko et moi il lui arrivera rien, retourne à ta barque mon gars, tu t'es trompé de clients ! Finalement se pointe un papou qui a du avoir la polio étant petit car ses jambes sont hyper maigres (tellement que les miennes paraissent musclées à côté), ce qui contraste avec son torse et ses bras costauds. Il a un bateau et va à Rumberpon, et il a déjà quelques passagers donc avec nous deux en plus ça fait son affaire, on peut partir tout de suite. Son prix est cinq fois inférieur à celui de l’égyptien de tout à l'heure et on accepte le deal. C'est un swangi, que nous disent les locaux. Un quoi ? Un sorcier, qu’ils répondent. Oui bon nous on s'en fout, l'essentiel est qu'il aille où on veut, et puis si c'est un sorcier au moins on risquera pas de couler ! Une fois dans le bateau j'avise une fuite dans la coque. Je suis habitué à ces bateaux foireux, mais là quand même ça pisse pas mal. Je le dis au sorcier-capitaine et il me répond, en me jetant un gros bol en plastique : ah ouais t'as raison, tiens, écope !! C'est parti, me v'là devenu écopeur et faut pas chômer parce que sinon même toute la magie du gars nous fera pas flotter. Pendant le voyage, qui dure deux heures, on trouve bien sûr moyen de parler avec les autres passagers. Ils nous disent qu'il y a une belle plage de l'autre côté de l'île mais qu'il faut chartériser un bateau pour y aller car il n'y a pas de liaisons régulières. Chartériser c'est pas le genre de la maison, mais c'est faisable à pied facilement d'après eux (vous verrez très bientôt comment ça a été facile, ceci dit pour vous fidéliser mes chers lecteurs). Arrivés au bled-chef-lieu de l'île, Jembekiri, le sorcier-batelier était déjà prêt à nous emmener de l'autre côté de l'île, contre monnaies sonnantes et trébuchantes bien sûr. Reste tranquille Merlin, on va se le faire à pied ! On demande chez qui on peut dormir, on nous indique une case. Les occupants sont un couple adorable, qui nous accueille avec un grand sourire. Ils n’avaient pas d'enfants, et on peut les comprendre après avoir vu tout ce que le bled comptait de minots se précipiter chez eux pour voir les deux curiosités au long nez et à la peau blanche. Il en sortait de partout et même la porte fermée n’avait pas réussi à les contenir, ils étaient rentrés par les fenêtres ! Pas de quoi se formaliser, c'étaient de gentils gosses, mignons comme tout et intéressés de voir ces deux bizarreries venues d’un autre monde, chose ma foi compréhensible. Si seulement ça pouvait faire la même chose avec les filles... Quand on était allés se laver au puits rebelote, mais là on s'était fait mater par tout le village, c'est dur des fois la célébrité... Le soir venu nous donne l'occasion de voir les locaux s'adonner à l'un de leur sports favoris : mâcher du bétel entre voisins et commérer. Nos hôtes s'en étaient fait une orgie, c'est qu'ils en avaient des quantités industrielles car ils étaient les heureux propriétaires de plusieurs arbres à pinang (le nom local de la noix de bétel). Ils faisaient un trafic pas possible avec les autres villageois et il y avait des histoires de crédits pas honorés etc., comme quoi rien de nouveau sous le soleil, on n'a rien inventé. Après une nuit dans un lit papou (c’est à dire par terre sur un sol fait de lattes gondolées, rien de tel pour le dos) on est prêts à partir... On demande le chemin pour passer de l'autre côté de l'île à un papou. Pas de problème, qu'il dit, tu montes jusqu'en haut de la montagne chauve qui est au milieu de l'île et puis tu redescends, c'est facile, y a qu'à suivre le sentier et ça prend deux heures. Vous avez besoin d'un guide ? Non ben écoute si c'est si facile que ça c'est pas la peine, on va se le faire tout seuls comme des grands ! C'est sûr que deux heures pour eux ça en fait quatre pour nous, d'autant plus qu'on a les sacs, mais en partant comme ça tôt le matin on a largement le temps. Mais il y a bien un sentier tout du long ? Oui oui, de sûr ! Bon, « de sûr » ça veut pas dire grand chose dans ce pays, mais ça a l'air faisable. Nous voilà partis, la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait... Après une petite marche on arrive en haut de la montagne chauve, c'est vrai qu'elle est sacrément pelée. De là on rentre dans la forêt et on commence à descendre après avoir passé un petit plateau. On croise un cerf, ou un daim, ou une biche, ou un je sais pas trop c'est quoi que c'est alors on va dire une espèce de cervidé. Le chose ne fait ni une ni deux, il se barre en faisant des bonds prodigieux et en bramant pire qu'un soûlard de chez nous, m'est avis que celui-là il a dû avoir maille à partir avec les flèches des papous... Et soudain, premier couac, plus de chemin ! Il y avait une petite rivière, et il semblait logique de la suivre car comme chacun sait toutes les rivières mènent à la mer. On la suit donc, alternant marche-pataugeage sur les rives et trempette dans la rivière quand c'est plus facile. On voit un serpent énorme, jaune, et de bien trois mètres de long (pas si énorme que ça alors diront certains d'entre vous et j'acquiesce, seulement il faut comprendre que dans un livre on est obligé des fois d'en rajouter un peu, c'est ça qui fait vendre), mais le reptile se carapate dès qu'on s'approche, décidément on n'a pas trop la côte par ici... Au bout d'un certain temps, deuxième couac, v'là t'y pas que la rivière (qui se rétrécissait depuis déjà un moment) a la mauvaise idée de disparaître sous la terre. OK d'accord, on est au milieu de la forêt, plus de sentier, plus de rivière, on est un peu perdus quoi, d'autant plus que ça fait déjà bien plus que deux heures qu'on marche. Notre moral déjà bien effrité s'effondre et le Géko et moi on s'assoit par terre, en pleurs. On est perduuuuuuuus, qu'est ce qu'on va faireeeee, on va mourir ici !!! Meuhhh non je plaisante, ça ne nous est pas venu à l'idée, même pas une seconde, je disais ça juste pour rajouter un peu d'intensité dramatique à la situation... Il fallait qu'on aille vers l'est, et en se repérant par rapport aux rares rayons de soleil qui arrivaient à percer la canopée on arrivait à peu près à se diriger. Allons-y, ça doit plus être bien loin de toute manière. On entendait beaucoup d'oiseaux et soudain, des voix humaines. Hey, y a quelqu'un ? que je crie. On est perdus et ça serait sympa et une bonne occasion d'améliorer les relations franco-papoues si vous aviez l'aimable obligeance de venir nous montrer le chemin ! Pas de réponse. Je recrie la même chose mais toujours pas de réponse, ils sont bouchés ou quoi ? On continue à les entendre parler, c'est étrange quand même... Tout d'un coup la lumière de la compréhension nous envahit de sa clarté : c'étaient des oiseaux ! Ils disaient toujours la même chose, et même si ça ressemblait bel et bien à des voix humaines ce n'étaient que les cris d'une race de volatiles qu'on sait même pas de laquelle il s'agit car on n'est pas ornithologistes et qu'en plus Iwein n'est pas là. Fausse joie donc... On arrive à un marécage, un bon marais bien plein de gadoue bien profonde et bien grasse qui fait plitch plitch quand on marche, dommage qu'il n'y avait pas de sangsues car la fête aurait été complète. Après un laps de temps, impossible à quantifier parce qu'on n'a pas de montre et que même si on en avait eu une on aurait franchement pas eu l’idée de la consulter, voilà une mangrove. C'est bon signe, on se rapproche, qui dit mangrove dit mer pas loin. Pourquoi ? Ben parce que les arbres à mangrove ils poussent dans de l'eau boueuse semi-salée, donc en toute logique ça veut dire que quand mangrove il y a, eau salée il y a, et quand eau salée il y a, mer pas être loin, vous voyez ce que je veux dire ? Bien, alors continuons... Qu'est ce qu'on fait ? Bon, l'île est pas petite mais elle est pas immense non plus, et comme ça fait déjà un brave moment qu'on marche on est bientôt arrivés pour sûr, la mangrove doit pas être trop étendue. Allez, rentrons-y gaiement et d'ici peu on arrivera à la mer qu'on se dit, affichant en cela un bel optimisme digne de la méthode Coué. Ensuite on pourra trouver la plage qui était, je le rappelle pour ceux qui ont manqué le début, le but de cette balade. Ouais ben cette mangrove elle prend bien la tête quand même, y a des racines aériennes de plus d'un mètre de haut qu'il faut escalader pour passer, avec nos sacs sur le dos c'est mariole et c'est pas le top pour se faufiler et se glisser entre les racines et les branches. Mais en plus c'est qu'elle est pas si petite que ça, le jour tire à sa fin et on y est toujours. Il va falloir qu’on dorme là et heureusement qu'on a nos hamacs, parce que dormir par terre dans un tel endroit, oublie. Le mien inclut une moustiquaire et une bâche qui fait office de toit mais celui du Géko n'a rien de tout cela, c'est juste un hamac de base. Pas de pot amigo car y a du moustique (ben oui, c'est ça une mangrove mon gars), et si jamais il pleut ça va être dur. Ça a pas raté, après une demi-heure il se met à pleuvoir, c’était à prévoir remarque. Remarque encore, on avait bien essayé de faire un feu, seulement avec le taux d'humidité aussi bien dans l'air que dans le bois on avait rapidement abandonné, tant pis, on va jeûner, il parait que c'est bon pour la santé. Pendant la nuit (qui a dû sembler longue au pauvre Géko trempé) on entendit des gros ploufs à plusieurs reprises, et sachant qu'il y a des crocos dans le coin c'était pas de très bonne augure mais que faire, pas encore de quatre étoiles dans le coin... Le matin de bonne heure (et de bonne humeur comme dirait un pote) on remballe tout et se met en condition pour la suite des réjouissances. J'avais plus d'eau à boire et y avait pas de rivière, seulement une grosse mare d'eau saumâtre. C'est pas grave, j'ai mes gougouttes exprès pour ça... Beurk, c'est vraiment dégueu, à moitié salé, mais c'est ça ou rien. Allez c'est pas le tout mais faut quand même qu'on y arrive à cette plage à la c..., en avant 'arche !!! Après une bonne session de marche-escalade nous voilà arrêtés par un étang. Peut-être qu'il est pas profond, essayons de le passer. Je pose prudemment un pied, il s'enfonce en moins de deux jusqu'au genou. Des sables mouvants, c'est bien notre veine ! Qu'est ce qu'on fait ? On se le fait à la nage, que je dis ? Non, arrêtons les conneries, qu'il dit le Géko, on va essayer de le contourner et on va bien finir par arriver quelque part. On n'en voyait pas la fin de cet étang de m... et là quand même, à force à force le doute s'installe, et même s'insinue insidieusement, en nous, surtout chez le Géko qui est bien plus rationnel que moi qui suis un abruti jusqu’au-boutiste. Laisse tomber, le mieux est de rebrousser chemin, qu'il dit. Tu crois ? Mais on n'est peut-être plus très loin, non ? que je réponds. Sa réponse fut imparable : peut-être, mais vu qu'on a marché en zigzaguant on sait pas où on va arriver de l'autre côté de l'île, l'endroit où on veut aller pourrait être n'importe où au sud ou au nord, et rien n'indique qu'on soit pas obligés de se retaper la mangrove le long de la côte. De toute façon on saurait même pas vers quelle direction marcher, vu qu'on est quand même un peu paumés ! Imparable sa réponse, et imparée, j'envoie un : ouais c'est vrai le Gégé, t'as raison, allez, on tourne bride, retour à la case départ ! Plus facile à dire qu'à faire, pour commencer il faut repasser cette chère mangrove qui pue le moisi. Pas trop envie mais pas trop le choix non plus, c'est qu'il fallait en sortir de cette saleté. Parce qu'on s'amuse on s'amuse, mais y a quand même des choses plus importantes à faire, sans parler de l'immense perte pour l'humanité que représenterait notre disparition prématurée... Après un petit déj' de nouilles instantanées crues qui restera dans les annales nous voilà repartis en sens inverse, rien de tel qu’une p'tite mangrove dans le bon air frais du matin pour se mettre en jambes ! Après l'avoir franchie sans regrets (ce qui nous prend quand même quelques heures mine de rien, là comme ça raconté en deux lignes ça a pas l’air mais sur place ça avait été une autre histoire) nous voilà de nouveau dans le marais, mais pas dans le même quartier qu'à l'aller, celui-ci est pire. Beaucoup plus de gadoue, des espèces de grosses plantes aux feuilles coupantes qu'il nous faut écarter en nous blessant les mains (on n'avait pas pris de coupe-coupe car on était sensés être partis pour une marche facile de deux heures, pour ceux qui n'auraient pas suivi la progression), et surtout un genre de taon qui fait un mal pas possible quand il pique, un vrai vampire qui n'a rien à envier à nos politiques. On finit par le passer et pousse un soupir de soulagement, hélas prématuré. Et oui, c'est pas fini, maintenant c'est la forêt et ça fait encore un bon bout, surtout sans GPS. Du coup la nuit s'annonce et il faut faire le camp. J'en entends qui disent : petits joueurs ! Ouais, possible, ou disons qu'on n'est pas stakhanovistes au point de marcher la nuit. On s'arrête près d'un petit cours d’eau, au moins on crèvera pas de soif, c'est toujours ça. Allez hop, un paquet de pâtes crues et au pieu, vu qu’on est un peu fatigués quand même on tournera pas longtemps dans les hamacs. Mon caleçon est un peu crado (on le serait à moins), je le rince dans la rivière et le mets à sécher sur une branche. Avant de rentrer dans mon hamac j'aperçois Vénus à travers le feuillage, elle est magnifique comme toujours (saviez-vous que c'est le troisième objet céleste le plus brillant, juste après le soleil et la lune ?) et ça me fait penser qu’il y a des moments qu'on aimerait partager à deux mais bon, va trouver une fille qui voudrait te suivre dans ce genre de trip... Il repleut cette nuit, pauv' Géko !! Le lendemain matin je remets mon caleçon et tout de suite sens des démangeaisons qui deviennent très vite douloureuses sur une partie de mon anatomie dont la pudeur et la décence m'interdisent de dire le nom. Mais c'est que ça fait carrément mal dis, il doit y avoir une saleté d'insecte qui est passé par là cette nuit et y a laissé une substance urticante ! Le rire du Géko quand il me voit me précipiter cul nu dans la rivière ! Aaaaaaaah, ça fait du bien ! Du coup la partie de mon anatomie précédemment citée a doublée de volume, ce qui ne serait pas pour déplaire à certaines tu me diras, sauf qu'hélas il n'y a personne pour en profiter. Malgré cela il faut toujours voir le bon côté des choses, avec mon caleçon mouillé (parce que je l'ai rincé bien sûr, je suis pas aussi stupide que tu le penses) j'aurai pas trop chaud aux fesses. Après la forêt voici maintenant des collines où poussent des fougères qui sont si serrées qu'il est presque impossible de passer à travers. En plus elles sont salement escarpées ces collines, c'est physique je vous assure. On essaye de les contourner mais c’est encore pire, il y a des crevasses très profondes, creusées sûrement par les pluies et subséquemment l'érosion, dont on évalue mal la profondeur, m'ouais, c'est pas le moment de se casser une gambette car le SAMU est plutôt mal organisé par ici... On finit quand même, au prix de quelques litres de sueur, par trouver un passage à travers une petite étendue d'eau pas profonde. Le naps, il commence à avoir soif le pauvre, car tel est son talon d'Achille, il faut qu'il boive beaucoup. Mais alors l'eau elle est vraiment trop pourrie, trouble et pleine de petits vers qui y gigotent allègrement, je suis pas sûr que même mes gouttes puissent y faire quelque chose. Laisse tomber, on verra plus tard... Finalement on retrouve la montagne chauve, signe qu'on est presque arrivés à bon port et prêts à latter ce papou qui nous avait dit : c’est facile, tu montes et tu descends, y en a pour deux heures ! Mais il fait très chaud car il n'y a pas d’ombre et le naps s'affaiblit à vue d'œil, il est à moitié déshydraté peuchère. Va t-il donc finir ses jours ici, misérablement et sans tambours ni trompettes ? Ne connaîtra-t-il jamais ses petits-enfants ? Et bien non, le destin en avait décidé autrement et soudain, une flaque d’eau, chose étrange sur cette montagne pelée exposée aux rayons puissants que darde le soleil de l’équateur... Un mirage ? Non, c'est une vraie de vraie, probablement un reste de la dernière pluie. Elle est pas grosse mais il y a quelques litres, largement assez pour étancher ma soif intense. Ensuite c'est du facile, on descend de l'autre côté de la montagne et on retrouve le village que nous avions quitté trois jours auparavant la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait (pour reprendre une phrase du début de l’histoire et pour voir ceux qui n'ont pas dormi pendant le récit). Nous voilà donc, sales, hirsutes, les mains coupées, et moi avec mon pantalon thaï qui est devenu un short (c'est pas costaud ces futes, ils sont pas chers, mais c'est fait pour se la jouer sur les plages en Thaïlande, c'est pas fait pour monter et descendre en deux heures). Les locaux hallucinent : ah ben ça alors ! Mais vous avez pas eu de problèmes ? Y a plein de crocodiles, et puis y a les swangi et les mauvais esprits ! On n'en a pas rencontré, et c'est tant mieux pour eux parce que je crois bien qu'on les aurait brûlés à petit feu pour se passer les nerfs ! Bon, il est où l’autre ? Ah, te voilà toi !!! Alors comme ça tu montes et tu descends et y en a pour deux heures ? Oui, dit-il, mais il faut prendre à droite de la mangrove jusqu'à la mer, puis faire un feu pour que vienne un bateau qui te fait passer de l'autre côté de la baie, ensuite tu remarches un peu et tu y es... Mais tu avais dit qu'il y avait un chemin ! Ben le chemin a dû disparaître sous la végétation parce que nous on passe rarement par là, on prend le bateau ! T'aurait pu nous expliquer le coup de la mangrove, du feu et tout et tout quand même !!! Le pauvre n'a pas inventé la poudre d'escampette, c'est toujours pareil, qu'est ce que tu veux dire ? Il est pas méchant et ne s’est pas rendu compte... Vous voulez y retourner ? Maintenant vous savez comment on fait ! Non ça va, merci, finalement on va prendre un bateau ! Le mec qui a le bateau s'appelle Martin Luther et quoiqu'il en soit il nous emmène à bon port à bon prix. On passe d'abord par un petit village où les gens ont l'air sympas, et on montre nos faces blanches au chef afin qu'il sache quels invités de marques sont sur sa commune. Puis on repart et après dix minutes nous voilà arrivés. Nos yeux stupéfaits découvrent une superbe plage sauvage, au sable blanc si fin qu'il en est poudreux et à l'eau turquoise transparente, époustouflante de beauté naturelle... Quelques papous y vivent et ils nous laissent une de leurs cabanes. Ils vivent de la récolte des concombres de mer qu'ils font sécher au feu et qu'ils revendent ensuite à bon prix à des chinois pour le marché malaisien, c'est très recherché à ce qu'ils nous disent. Tout cela est intéressant mais nous on est venus pour le corail alors on sort masques et tubas et hop, à la baille ! Et là la déception, avec un grand D, y a rien, et quand je dis rien c'est vraiment rien de rien... L'eau turquoise si belle c'est parce que le fond de la mer est sableux, y a pas un pet de corail les amis. La plage est paradisiaque, certes, mais on s'en fout, nous on voulait du corail. En plus les locaux nous prennent un peu beaucoup pour des dollars sur pattes et on pourrait dire que même si c'était pas un cauchemar c'était pas le rêve non plus. Tout ça pour ça, grrrrrrr !!! Du calme du calme, on va se poser un peu, on n'est pas aux pièces... On profite de l'occasion pour inspecter notre attirail parce que durant notre petite escapade dans la forêt les sacs avaient été bien détrempés par les pluies successives. Chez moi ça va à peu près vu que mes affaires sont toujours enveloppées dans des sacs plastiques, c'est que ça fait déjà un moment que je me promène sous ce climat et j'ai appris à tout protéger de l'eau du ciel. Chez le Géko ça va déjà moins et ça avait même commencé à moisir pour cause qu'il ne connaissait pas encore la combine plastique, c'est le métier qui rentre comme qui dirait, on passe tous par cette étape à un moment ou à un autre... Il y a un grand balèze sourd-muet qui passe des fois dire bonjour et lui n'a rien à voir avec les autres, lui c'est un pur et ça sauve un peu les meubles car on passe des bons moments avec lui à discuter par gestes, il est très fort en mime et la communication passe impeccable. On se repose quelques jours mais ça le fait vraiment pas, lézarder sur une plage, si belle soit-elle, c'est pas notre truc, et puis l'ambiance mercantile devient un peu lourde à force. On part à pied pour le petit village, maintenant il faut qu'on retourne à Jembekiri et ensuite sur le continent, Rumberpon ça va aller. Le prof de religion du coin, qui a un bras atrophié - je suppose - par la polio, essaie de nous embobiner pour qu'on chartérise son bateau. Il est mal tombé, notre patience s'est considérablement amenuisée ces derniers temps et on lui fait remarquer que la religion qu’il enseigne est étrange car elle lui donne le droit de mentir aux gens. On va chez le chef du village tenter notre chance et coup de pot on y rencontre un indo qui a un bateau. Il est en train de vendre au chef sucre, café et autres produits de première nécessité (qui seront ensuite revendus avec un bon bénef' aux administrés) et il nous propose de nous ramener à Jembekiri. On devine à ses yeux qu'il est content de jouer un bon tour aux papous, car grâce à lui on évite de chartériser le bateau du prof... Ils sont quand même bizarres ces papous, ils ont des bateaux, ils sont chez eux, alors pourquoi faut-il que ce soient des indos qui fassent le business ? À croire qu'ils sont pas capables d'aller eux-mêmes sur le continent... Une question de flemme ? Pas tant que ça, d'après les intéressés c'est plutôt le fait qu'ils ont de grandes familles et qu'un commerce ne marcherait pas, entre les crédits pas honorés et les gratuits la banqueroute ne tarderait guère à frapper à leur porte, oui, c'est plausible, le raisonnement se tient... Nous voilà donc de retour au bled de nos potes les mâcheurs de bétel, et maintenant faut trouver quelque chose pour repartir sur le continent fissa car de nouveaux Pelni nous appellent, y en a justement un dans quelques jours... Apparemment y a personne qui y aille et ils commencent à nous fatiguer tous à suggérer lourdinguement qu'on devrait chartériser, c'est que vu la distance c'est pas donné. On en est toujours au même point le soir, quand soudain passe le père de l'indo qui nous a ramenés ce matin. Il part demain après-midi, dit-il, mais pas directement pour la grande terre (c'est comme ça qu'on dit par ici), il va pêcher le requin d'abord. Il installera ses appâts puis campera sur la plage, et le lendemain il relèvera ses prises et ira finalement sur le continent pour vendre ce qu'il aura attrapé. Si ce programme nous convient alors on peut venir... On n'a pas vraiment le choix, et puis ça doit sûrement être intéressant à voir, allez OK, tope-là !! Le lendemain nous voilà partis avec armes et bagages. Pour commencer il faut pêcher le poiscaille qui servira d'appâts. Le benjamin de la famille a l'œil et repère vite des bancs de thons rapport aux mouettes qui tournoient et attrapent les petits poissons qui venaient se réfugier près de la surface les pauvres, chassés qu'ils étaient par lesdits thons un peu plus bas. Sale gosse tiens, du haut de ses dix ans il faut le voir donner des ordres aux deux papous qui sont avec nous, il sait qu'il est le fils du boss et fait preuve d'une arrogance précoce que je sanctionnerais bien d'une calbotte, mais j'ai pas envie de finir comme appât à squales alors je la ferme. Une fois la pêche finie ils nous débarquent sur une île, le petit et moi, avec la mission de préparer le campement pendant qu'ils iront poser la ligne à requin avec les flotteurs. C'est pas de la rigolade, les hameçons sont longs comme une main et larges comme un doigt, je suis curieux de voir ce qu'ils vont attraper... Avec le minot (qui ne fait pas le chaud avec moi, il a dû sentir qu'il faut pas titiller frère aîné naps au niveau de la discipline) on commence à installer la bâche mais tout d'un coup, et comme c'est souvent le cas en ces latitudes, se lève un vent violent et il se met à pleuvoir. On a du mal à tenir la bâche dont la prise au vent fait qu'elle menace à tout instant de s'envoler. Le petit ma foi n'est qu'un petit et n'a pas beaucoup de force hormis celle qu'il tient de son rang, mais celle-ci n'est pas physique et ne nous est donc d'aucune utilité en ce moment critique. On y arrive malgré tout, heureusement que le naps, bien que pas épais, a un peu de force quand même, conséquence et résultante de toutes ces heures pass��es à nager (ceci dit pour mes admiratrices, s'il en reste toujours après toutes les méchancetés que j'écris, et le pire, vous n'avez pas encore tout lu). Mais tout est mouillé, alors tintin pour faire du feu... Les autres rentrent, il fait nuit, et ben on la saute vu qu'on peut pas cuisiner, au dodo tout le monde sur le sable mouillé ! Pendant la nuit il y a des espèces de trucs non identifiés et non identifiables qui nous gnaquent, et aussi des genres de chenilles des sables qui nous prennent pour une autoroute, une nuit délicieuse en quelque sorte, c'est pas toujours romantique une plage... Au lever du soleil debout la compagnie, on va relever les appâts. On arrive à l'endroit où ils ont installé la ligne, c'est signalé par des bouées. Le tractage de la corde commence. Tout d'abord c'est un gros poison que je sais pas comment que ça s'appelle cette créature, pauvre victime de sa voracité. Ensuite ce sont un puis deux requins de corail, un requin léopard (sorte de requin à poids pour qui ne voit pas de quoi il s'agit, il est magnifique soit dit en passant) et finalement un petit requin marteau. Ils sont tous déjà morts, à part le léopard qui a presque réussi, dans un ultime réflexe de défense, à mordre le papou qui le tirait hors de l’eau. Maintenant direction le continent, le boss est content, ce sont de belles prises et il va se faire un gros paquet de fric en vendant les ailerons. Et la viande ? demandons-nous innocemment. Personne ne la mange, le requin c'est pas bon (ah bon ?) et puis beaucoup ont peur, s'ils en consommaient, d'être ensuite pris pour cible quand ils sont dans l'eau parce que les autres requins sentiraient qu'ils ont bouffé un de leurs congénères ! Ça doit être une application de la théorie des champs morphogénétiques cette histoire, mais laissons ça de côté. Par contre vendre les ailerons, pas de problème, je vois le genre... À à peine quelques centaines de mètres du rivage, l'axe de l'hélice casse, c'était trop beau. Heureusement on est presque arrivés et en pagayant on accoste sur la terre ferme, cette terre ferme qu'on avait bien failli ne jamais revoir le Gégé et moi (j’exagère ? Exact, mais comme je te le disais déjà plus haut je suis obligé, c'est ça qui fait vendre). Tchao les gars et merci pour tout, nous on repart sur Manokwari, faut que j'achète un nouveau pantalon ! On saute dans et sur un transport, on fait route vers là où vous savez et tiens, de loin on voit une face blanche qui fait signe à notre pick-up de s'arrêter. Et devinez qui c'est ? Oui, bravo et un bon point, c'est le Iwein, couvert de boue des pieds à la tête, il sort de la jungle mais ça on avait compris. On se raconte nos histoires respectives et il rigole beaucoup en entendant la nôtre (aujourd'hui encore, quand on en reparle il se marre, pourtant ça fait dix ans). Retour au semi-boxon du début de chapitre et ensuite Pelni en direction de Jayapura, il nous refallait un visa et Iwein aussi donc nous fîmes route ensemble. Ce qu'on ne savait pas encore c'est que ça allait être plus coton que la fois précédente... À cette époque il y avait un peu d'instabilité à Jayapura à cause des mouvements indépendantistes (des empêcheurs de coloniser en rond, des ingrats tiens, les indos viennent, coupent leur forêt et prennent leur or et leur pétrole et ces gens sont même pas contents, c’est fou ça !) et l'ambassade de Nouvelle Guinée nous avait dit que la frontière était plus ou moins fermée le jour où on voulait passer. Seulement on était courts en visa et on y était allés quand même, on sait jamais. Las ! Pas un rat au poste à part un douanier qu'on sait pas ce qu'il foutait là, et qui avait pas trop l'air de le savoir non plus. Ce qu'il savait néanmoins c'est qu'il avait refusé de nous tamponner en nous expliquant qu'il fallait qu’on retourne à Jayapura pour cette formalité, et qu'il aurait pas dit « non » non plus à un petit backchiche pour son info. Mais vous savez quoi ? Il a pu se l'accrocher !!!!!!!! Bon, et comment on va rentrer maintenant ? Dans le no man’s land entre les deux pays il y avait un 4/4 et je sais pas ce qu'ils magouillaient les mecs, ils chargeaient des trucs et des machins dans le coffre que ça en avait l'air pas catholique comme aurait dit l'autre maffiosi du vatican. Enfin leurs combines c'était pas notre problème, c'était la seule bagnole dans un rayon de X kilomètres et c'était ça qui comptait. Le Iwein va les voir, sans peur, sans reproches et sans complexes, et leur demande, très poliment comme le lui a appris sa maman, s'il y aurait pas moyen de se faire ramener à Jayapura. Le conducteur ça le mettait pas aux anges, mais un qui avait l'air haut placé nous avait arrangé le coup. Nous voilà donc installées dans la voiture, et c'est tant mieux parce que sinon je sais pas comment on aurait fait... À Jayapura le bureau de l'immigration était fermé (faut pas trop leur en demander bien sûr) et donc il fallait attendre le lendemain pour le tampon. L'emmerdant c'est que c'était le dernier jour de notre visa Géko-naps et qu'on allait se retrouver à dépasser la limite, ce qui coûte 20 dollars par jour et une énorme prise de tête (vous commencez à savoir comment marche ce pays). Pas le choix hélas, le lendemain à la première heure on se présente au bureau, donne le passeport en essayant de réprimer un tremblement nerveux et... ...incroyable, ils ont même pas vu qu’on avait un jour de retard (ils savent pas trop bien compter, tant mieux et Dieu est grand) ! Ce coup-ci on la passe donc cette frontière, et après un deux heures à l'arrière d'un pick-up sur une piste défoncée on arrive à Vanimo. On se trouve une petite chambre (c'est vite fait, y a guère le choix, un seul hôtel en tout et pour tout) et puis on veut aller se sustenter. Oui mais on n'est plus en Asie, on est en Mélanésie et y a pas tous ces petits stands de bouffe ubiquistes, en plus à cinq heures du soir tout est fermé et comme il est déjà six heures c'est mort. Y a bien possibilité de grailler au resto de l'hôtel mais c'est trop cher (ça aussi c'est la Mélanésie, c'est plus la même gamme de prix), tant pis, on oublie, on se rattrapera demain. Le lendemain à l'ambassade indonésienne on va demander notre visa pour retourner dans leur pays (c'est pas un point de passage avec visa à l'arrivée, il faut en demander un au préalable, NDLR) et les employés nous disent que la frontière est fermée. Ah non les gars, vous êtes mal renseignés, on l'a passée hier ! Ah bon ?, qu'ils disent... Une fois le visa en poche on repart en pick-up. Arrivés presque à la frontière le chauffeur s’arrête car, et décidément Dieu est très grand, il avait reconnu (le chauffeur, pas Dieu car lui n'a pas besoin de reconnaître vu qu'il est omniscient, je sais pas si vous me suivez mais c'est pas grave, j'ai l'habitude, je suis un incompris) le douanier qui s'apprêtait à rentrer chez lui, pour cause de pas de clients car c'est bel et bien fermé aujourd’hui. On parlemente, heureusement le gars est sympa et veut bien nous faire passer, et ce sans rien demander (la Papouasie Nouvelle Guinée c’est pas l'Indo, les gens sont honnêtes et la notion de backchiche leur est inconnue, pourvu que ça dure). On marche avec lui le dernier kilomètre jusqu'à la colline-frontière, car la barrière est baissée et le pick-up peut pas passer, on arrive en haut et il nous tamponne. Pour rentrer en Indo il faut sauter la palissade, tout est fermé et y a personne. On rentre donc en clandos et Dieu étant toujours aussi grand y avait même un minibus qui traînait par là, faciiiile !! À Jayapura on va directement au bureau de l'immigration, qui cette fois est encore ouvert, on se fait apposer la précieuse estampille en réussissant à éviter de payer ce que le corrompu de service réclame (faut dire qu'il avait pas été malin, il avait demandé les sous après nous avoir tamponnés) et le tour est joué, mais toute cette affaire a quand même été un peu tendue... Ensuite Iwein est resté sur place, il fallait qu'il reparte dans la forêt voir ses piafs je sais pas quoi, tandis que Gégé et votre serviteur partaient vers Sulawesi, enfin vers l'ouest en tout cas. Une amitié était née avec Iwein car pendant les quelques jours qu'on avait passés ensemble on avait eu le temps de discuter et de faire plus ample connaissance et, même si je ne le savais pas encore à l'époque, on allait se revoir plusieurs fois dans les années suivantes ; et une passion était née de même avec la Papouasie, ça y est, j'étais amoureux... J'y suis retourné à maintes reprise depuis et n'ai jamais été déçu, c'est vraiment la partie de l'Indonésie que je préfère car les moustachus n'ont pas encore tout détruit (bien qu'ils s'y emploient, faites leur confiance pour ça), mais c'est une autre histoire...

(à suivre)
Séquestré entre la frontière péruvienne et équatorienne, le récit English translation pending
by Breakborder · 2011-12-01 · 23 replies
Il y a encore peu de temps, je me targuais de n’avoir pas rencontré le moindre problème lors de mon voyage en Amérique Latine. Je ne me suis même jamais senti menacé, de jours comme de nuits. Pourtant, le 26 novembre 2011, alors que je traversais la frontière péruvienne/équatorienne, ce jour aurait put être le dernier de ma vie…

Observation : le présent témoignage n’a pas pour objectif de terroriser les voyageurs, ni même de discréditer l’un des deux pays. Il vise simplement à renseigner les futurs routards sur les risques et donc de pouvoir les contourner, afin de passer un séjour sans problèmes. Ce récit est tiré de mon blog :
http://breakborder.blogspot.com/. Attention, c'est très long! Encore une fois, je n'écris pas ce message sur le forum pour effrayer les voyageurs, juste pour vous montrer l'erreur commise et comment la contourner.

Il est 8h30 du matin. Mon bus arrive enfin à destination de Tumbes. Je n’ai que très peu dormi depuis que je suis parti de Trujillo au Pérou. En effet, un homme au regard louche était assis à mes côtés dans le véhicule. J’ai donc veillé sur mon sac tout au long de la nuit. Je descends du bus sous une chaleur, déjà accablante.

Un homme, de bonne allure, me demande si je me rends au terminal de bus de CIFA (ndlr : la compagnie qui s’occupe du transfert depuis le Pérou vers l’Equateur). Je lui rétorque : « qui êtes vous ? ». C’est alors qu’il se lance dans une explication des plus synthétiques : « je suis chauffeur de taxis et je m’occupe des transferts vers le terminal de bus CIFA ». Etonné, je lui demande « Depuis quand une compagnie de bus se préoccupe des voyageurs et envoi des chauffeurs de taxis ? ». « Depuis que plusieurs voyageurs soient morts la semaine dernière, attaqués à mains armées, monsieur ».

Mon instinct me dit de ne pas l’écouter et de trouver un chauffeur au hasard dans la rue. Cependant, la fatigue de la nuit diminue considérablement mes capacités à réfléchir correctement. De plus, l’heure avance et je dois coûte que coûte prendre le prochain bus pour arriver à temps en Equateur ou des personnes m’attendent. J’accepte. Nous sortons du premier terminal. Je remarque que son véhicule n’a rien à voir avec ceux des autres locaux. Alors que généralement, les chauffeurs disposent des voitures les moins chères sur le marché, lui se targue d’avoir un modèle sport, neuf avec intérieur tout en cuir. Mes soupçons s’effacent lorsque je vois que plusieurs policiers l’on salué. Grave erreur…

Un deuxième homme monte dans la voiture. Je questionne sur la raison de sa présence. Le chauffeur me répond, que lui aussi va passer la frontière. Le véhicule démarre. Nous passons une rue puis deux. Je savais que le terminal de bus de CIFA n’était pas très loin de mon point d’origine. Je lui fais signe que je souhaite descendre. « Monsieur, la compagnie CIFA m’indique que le bus est en passe d’arriver à la frontière péruvienne. Votre place dans le véhicule est déjà réservée mais la compagnie m’a dit de vous accompagner jusque la frontière Equatorienne. » Me répond sèchement le chauffeur. Je sais que quelque chose de mauvais est en train de passer. Mon sac étant dans le coffre, je ne peux sortir de la voiture à l’arracher. Mon sixième sens est en alerte maximum. Je commence à transpirer. Je me dis que je dois m’échapper, quitte à perdre mon bien le plus précieux : mon sac et donc toutes mes affaires. Au prochaine feu rouge, j’ouvrirai la portière et courrais à toutes jambes. A quelques mètres de la signalisation, je me prépare. C’est le moment ! D’un coup sec je tente d’ouvrir la portière…elle est bien évidemment fermée.

Le chauffeur du taxi s’est rendu compte de ma tentative de fuite futile. C’est alors qu’il commence à me poser des questions. On parle de tout et de rien afin que je ne me préoccupe pas de ce qui est en train de se tramer sous mes yeux. Nous arrivons à la frontière péruvienne. Le chauffeur sort du véhicule avec moi. Il me tient par l’épaule. Je comprends qu’il souhaite que je garde le silence. Il monopolise l’attention des policiers en parlant du beau temps. Je ne cesse de jeter des regards aux policiers pour qu’ils me comprennent. Je montre ma main tremblante. C’est alors que je sens un objet pointu dans mon dos. Est-ce une lame ? Je ne le saurai jamais. Mais cela aura suffit pour me faire fermer ma bouche.

Nous remontons dans le véhicule. Un paysage vide se présente à moi. Je comprends alors ce qu’il va se passer. Nous somme entre les deux frontières. Deux kilomètres qui n’appartiennent à aucun des deux pays et où les autorités ne se rendent pas. Nous sommes seuls. Ils ont pris le passage d’une seconde frontière, celle où personne ne passe. Comme je m’y attendais, le piège se referme sur moi. Le chauffeur arrête la voiture au milieu de la route entre les deux frontières Péruvienne et Equatorienne : « Descends du véhicule ! Me crie-t-il. - Pourquoi faire ? La frontière est en face ! Vous m’avez dit que vous m’emmènerez jusque là » répondis-je en tentant de gagner du temps. - Descends bordel ! dit-il en haussant le ton » Je finis par m’exécuter tout en gardant mon sang froid. A l’extérieur, les deux hommes sortent une arme à feu. L’une est collée sur ma tempe droite et l’autre sur mon front. « Donne nous tout l’argent que tu as sur toi ou nous te tuons. Comme tu le vois, personne ne t’aidera et personne ne saura que tu seras mort avant de longues semaines ». Il avait raison. L’endroit n’est qu’un champ vide de vie. Aucune voiture ne passe par ici. Je suis seul, avec deux pistolets en joue sur ma tête. Je me suis souvent posé la question sur ce que je ferai dans ce cas là. Comment je réagirai. On le voit dans les films Hollywoodiens ou on l’entend parfois en discutant avec des voyageurs, mais jamais on se dit que cela nous arrivera un jour.

Je garde mon calme. Je sors les billets que j’avais sur moi. 120 dollars en tout et pour tout. Je lui tends l’argent. Il m’en demande plus. Je n’ai plus rien… Il s’énerve et presse un peu plus l’arme sur ma tempe. De désespoir, je commence à élever la voix : « Tu vois bien que je n’ai plus rien ! Fouille mes sacs ou tue moi, mais tu vois bien que je n’ai plus rien ! - Tu nous mens, espèce d’enculé ! crie le chauffeur » Ça main tremble. Je ne sais pas s’il va tirer ou non. C’est alors que le deuxième homme, lui ordonne de partir. Je regarde fixement le pistolet pensant à « tirera ou ne tirera pas… »

Il finit par baisser son arme. Les deux ravisseurs prennent même la peine de me remettre les sacs à dos. Je me demande pourquoi, ils n’ont pas volé mes affaires. Peut être qu’ils ont peur d’être repéré au passage de la frontière avec un sac de « gringo » dans leur véhicule.

Quoiqu’il en soit je me retrouve seul, au milieu de ce « No man’s land » (ndlr : terre sans hommes). Je retrouve mes esprits de suite et marche vers la frontière équatorienne. Lorsque j’aperçois les policiers et que et que je tends mon passeport pour recevoir le précieux visa, ma main tremble. Les autorités me demandent ce que j’ai. Je leur explique ce qui vient de se passer et me répondent à l’unanimité « tu as eu beaucoup de chance, jeune homme ». Bien ! Je me contenterai de ces paroles…

On m’offre un passage gratuit jusque Huaquillas, ville frontière de l’Equateur. A la station de bus, j’attends impatiemment mon bus vers Guayaquil. Je veux partir et vite. Tout à coup, un homme m’attrape par le bras. Il me regarde fixement dans les yeux avant de répéter : « Tuer, Tuer, Tuer… ». Je me dis vraiment que c’est la fin du monde. Je ne peux pas être attaqué deux fois dans la même matinée tout de même ?! Visiblement l’homme, est à moitié fou. Raison de plus, pour surveiller ses faits et gestes. « Offre moi 50 dollars ou tuer, tuer, tuer… » Me dit-il. C’est alors que j’explose de colère. Je suis nerveux, prêt à passer à l’action et à régler son compte. Je ne suis plus vraiment moi-même pour tout vous dire. Je jette mes sacs à terre et crie de toutes mes forces « Putain ! On vient de me voler TOUT ce que j’avais ! Tu crois vraiment que c’est le moment de m’attaquer une deuxième fois dans la même journée ! ». Durant 2 à 3 secondes, le temps s’est arrêté dans la station de Huaquillas, pourtant fortement animée. Mon nouveau ravisseur, tout comme la population ont abandonné leur propre conversation pour me regarder aussi fixement qu’ils le pouvaient. J’ai l’impression de lire dans leurs yeux « C’est qui se fou ? ». Le voleur s’en va aussi rapidement qu’il est venu, et la vie reprend dans le terminal de Huaquillas …

A vrai dire, je commence à croire que j’ai eut beaucoup de chance. Mes ravisseurs auraient put me tuer entre la frontière Péruvienne et Equatorienne, sans que mon corps soit découvert pendant plusieurs semaines. Si cette histoire me laisse un goût amère dans la bouche, elle n’a pas entamé ma volonté de terminer mon voyage, ni même de vivre sur le continent Sud-Américain. Bien au contraire ! J'ai fait l'erreur de monter dans une voiture avec une deuxième personne..Une faute grave même après 13 mois de voyages.

Si vous souhaitez plus de renseignement sur ces destinations, je vous invite à consulter mon blog : http://breakborder.blogspot.com/

Bon voyage et prenez soin de vous
Tracasseries à la frontière entre Veun Kham (Cambodge) et Dom Kramlor (Laos)? English translation pending
by Alex50 · 2010-04-01 · 8 replies
Bonjour a tout le monde,

dans quelques jours nous allons franchir la frontiere entre Veun Kham ( cambodge ) et Dom Kramlor ( Laos ) quelles sont les anarques auxquelles on doit s attendre...

merci de vos reponses Alex
Carnet de passage en douane pour la Syrie et la Jordanie en camping-car? English translation pending
by Gerardcc · 2009-02-11 · 17 replies
J'envisage de visiter la Syrie et la jordanie en Camping-car au printemps 2009, le carnet de passage en douane est il obligatoire?
Trajet Marseille-Ouagadougou en voiture English translation pending
by 1pierre1 · 2007-10-29 · 2 replies
je voudrai des infos sur le trajet marseille ouaga en voiture

pierremihalic@hotmail.com
Vendre une voiture en Mauritanie English translation pending
by Sydneyfr · 2015-06-11 · 17 replies
Bonjour à tous!

Je suis un Français actuellement en voyage en Afrique du Nord. Je suis pour le moment au Maroc. Je suis venue avec ma voiture, une très belle Ford Mondéo de 2003 (TDCI et intérieur cuir) mais j'ai presque atteins la limite des 6 mois sur le territoire Marocain.

J'aimerais alors descendre en Mauritanie et en profiter pour la vendre la bas. Je souhaiterais ensuite remonter vers Agadir, j'ai entendus dire que des marocain marchand de légumes font régulièrement la route.

Est ce une bonne idée, auriez-vous quelques conseils pour moi?

Merci pour vos retour :)

Sydney :)
Programme de 3 semaines en Namibie English translation pending
by Oliv2019 · 2015-01-24 · 46 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes en train de finaliser un parcours en Namibie et je souhaiterais avoir vos avis/conseils.

Nous sommes 4 personnes (un couple de 35 ans et mes parents (70 ans)). Ca sera notre premier voyage en Namibie, une destination qui nous fait envie depuis quelques années. Nous souhaiterions un rythme plutôt cool sans faire trop de kilomètres par jour et en profitant des lieux.

Nous avons pris l'option de le faire avec un 4*4 équipé camping et en faisant appel à un TO local pour faciliter les réservations. Nous allons donc mixer Camping et Lodge.

Le voyage se déroulera (à +/- 3 jours) du 25 Avril ou 16 Mai 2015, soit 21 jours.

Merci de votre aide !

1e jour (26/04/2015) : Arrivé tôt le matin à Windhoeck. Route (principalement par les pistes et Dordabis) jusqu'au Kalahari. Nuit au Kalahari Game Ranch Lodge. Questions : - Si nous arrivons le Dimanche, quelles sont les possibilités pour faire des courses (pour les repas du midi des 1e et 2e jour) ? - Quelle activité peut on faire en fin de journée ou le lendemain matin pour découvrir le Kalahari ?

2e jour (27/04/2015) : Direction Sesriem par la C19. Balade sur la Dune Elim pour la fin de journée. Nuit au Sesriem Campsite. Questions : - Peut on rajouter éventuellement une activité sur le trajet ? - Nous passons les étapes à Namib Rand Tok Tokkie Trail et les Tsaris Mountains. Mauvaise idée ?

3e jour (28/04/2015) : Avec la foule , Dune 45 au lever de soleil. Puis direction Sossusvlei et Deadvlei. Retour au camping pour une après-midi tranquille. Visite du Canyon de Sesriem en fin de journée. Nuit au Sesriem Campsite.

4e jour (29/04/2015) : Direction le Blutkuppe en passant par Solitaire, Gaub pass, Kuiseb Pass puis le Namib Naukluft park (permis pris à Sesriem). On passe ensuite à Rock Arch, Scuplture Rock trail. Nuit au campsite de Blutkuppe. Questions : - Par quelle piste est il le plus agréable de passer pour traverser le Namib Naukluft Park en partant de Kuiseb Pass jusqu'à BlutKuppe) - Quel est l'endroit le plus sympa pour camper au Blutjuppe, Nord ou Sud du massif ? - Nous passons les étapes dans le Parc du Naukluft car mes parents ne seraient à mon avis pas capables de faire les Oliv Trail (passage difficile dans le canyon) et le Waterkloff Trail (trop long), et nous passons aussi Rostock Ritz car trop près de Sesriem avec un départ le matin. Mauvaise idée ?

5e jour (30/04/2015) : Welwitschia Drive, Moon Landscape et piquenique à Goanikontes Oasis. Puis direction Swakopmund. Visite de la ville et de Walvis Bay. Nuit à la Pension Rapmund. Question : - Est ce une bonne adresse la Pension Rapmund ?

6e jour (01/05/2015) : Direction Cap Crosse puis route vers Spitzkoppe pat la D1918. Repos au camping de Spitzkoppe. balade en fin de journée au Spitzkoppe (Spitzkoppe Bridge, Bushman's paradise, arche au Nord, Boxing Glove) Nuit au campsite primitif de Spitzkoppe Question : - Y a t il un emplacement à privilégier pour le campsite ?

7e jour (02/05/2015) : Matinée au Spitzkoppe pour une nouvelle balade. Direction Bulls party et les monts Erongo pour une petite balade Nuit au Erongo Wildnerness Lodge Questions : - Nous hésitons entre le Erongo Wilderness Lodge (très beau) et un lodge plus près de Bulls party. A votre avis ? - Une idée de balade dans les monts Erongo (pas trop longue ni trop dure)

8e jour (03/05/2015) : Direction le Brandberg Balade White lady avec un guide. Nuit au camping du Brandberg White Lady lodge Questions : - Que peut on faire d'autres à part la balade de White lady ? - Est il possible de refaire une balade le matin dans les monts Erongo puis faire route vers le Brandberg et dans ce cas là est ce que la balade vers White Lady se fera à la "bonne" heure (pas trop de monde, pas trop chaud...) ?

9e jour (04/05/2015) : Direction Twyfelfontein Départ le matin par la C35 puis la D2612. Peintures rupestres au twyfelfontein avec guide (2 heures). Lion Man's Trail (45 minutes) ou Dancing Kudu's Trail et Lion Man's Trail (1 h 30) Bushman bestiary Organ Pipe Burnt Mountain Nuit au CampKipwe Lodge Questions : - combien de temps faut il pour aller du Brandberg à Twyfelfontein. - quelles sont les options de pistes pour rejoindre Twyfelfontein ? On souhaiterait se donner plusieurs possibilités. - combien de temps faut-il pour faire les visites (White lady + Organ Pipe + Burnt Mountain) ? Faut il mettre la visite de White Lady au lendemain matin ?

10e jour (05/05/2015) : Direction Palmwag Départ le matin si toutes les visites de Twyfelfontein ont été faites la veille, sinon Balade White Lady le matin (2h) Visite de la Palmwag Day visitor Area (4h) Nuit au Camping de Palmwag Lodge Questions : - doit on privilégier la visite de Palmwag Day visitor Area le lendemain matin ? - doit on passer une deuxième nuit à Palmwag et pour y faire quoi ? Quelqu'un a t-il déjà fait la Ballade Nature Drive 4*4 de Palmwag Lodge ? Est ce la même chose que la visite de Palmwag Day Visitor Area ?

11e jour (06/05/2015) : Direction Sesfontein Ongongo Waterfall. Gorge Khowarib Schlucht. Balade dans la rivière Hoanib Nuit au Khowarib Lodge Questions : - quelqu'un a t il déjà fait une balade dans la gorge Khowarib Schlucht ? Qu'en avez vous pensé ?

12e jour (07/05/2015) : Direction Epupa Falls Piste toute la journée. Arrêt à Opuwo. Chutes d'Epupa Falls en fin de journée Nuit au camping Omarunga Camp à Epupa Questions : - Combien de temps faut il pour rejoindre Epupa Falls depuis Sesfontein ? Quel est l'état de la piste ? - Est il préférable de faire une halte pour une nuit à Opuwo ?

13e jour (08/05/2015) : Balade aux Epupa Falls le matin Route Vers Kuene par un retour en arrière puis la D3701, Swartbooisdrift Balade sur la rivière. Nuit au Kuene River Lodge

14e jour (09/05/2015) : En route vers Etosha par l'entrée Nord (5h de route) Ruacana Falls à Ruacana Nuit au Namutoni Rest Camp Dik Dik Drive Questions : - quel est l'intérêt des Ruacana Falls ? - Y a t il des choses à voir sur ce trajet ou vaut il mieux "tracer" vers Etosha ? - Etosha au mois de mai nécessite t il 3 jours entiers ?

15e jour (09/05/2015) : Etosha tour du Fisher's Pan à Namutoni Direction Halali Rest Camp Nuit au Halali Rest Camp

16e jour (10/05/2015) : Etosha Direction Okaukuejo. Camp Nuit au Okaukuejo Rest Camp

17e jour (11/05/2015) :Waterberg Nuit au ??

18e jour (12/05/2015) : Okonjima Lodge Activité autours des félins l'après-midi Nuit au Okonjima Lodge

19e jour (13/05/2015) : Retour Windhoek Activité autours des félins le matin Retour Windhoek pour prendre l'avion

Olivier
Bangkok: le grand nettoyage! English translation pending
by Rely23 · 2010-05-23 · 117 replies
Après le bordel place au nettoyage, tous les habitants, militaires compris s'y sont tout naturellement mis, à aider les agents municipaux pour effacer toute les traces de cette mauvaise passe.





























Projet France-Bénin en camionnette English translation pending
by Freddbox · 2009-12-13 · 21 replies
Tous d'abord c'est mon premier message ici, et je vous remmercie de votre accueil et aide. J'ai trouvé quelques infos sur ce forum mais j'avoue me predre un peuu. C'est pourquoi je me suis inscrit et je vais vous faire part de mon projet.

Par le biais d'association pas tres reche, nous projetons, ma femme et moi, d'ammener du matériel médical à l'hopital de Kandi au Benin. Me femme est déjà allé 2 ois sur place, mais il est difficile d'apporter du gros matériel par avion, limite de poid, taxe etc... De toute façon c'est aussi pour le plaisir que nous voulont faire ce treck.

Pour ce faire, j'ai tracé un itinéraire, (nous souhaitons partir en octobre 2010, il y a un peu de temps) et je recherche toute les suptilités, et points importants pour monter ce projet. Ou prendre de l'essence, ou dormir en toute tranquilité, point de passage intéressant à visiter (dommage de ne pas en profiter), ou trouver les visas, ect...

Mon premier point, l'itiniéraire

Voilà ce que j'ai fais:

France (515 kms)

De Chez moi à Lyon: 35 Kms, Total: 35 kms

De Lyon à Montélimard: 150 Kms, Total: 185 kms

De Montélimard à montpellier: 151 Kms, Total: 336 kms

De montpellier à Perpignan: 150 Kms, Total: 486 kms

De Perpignan à la Frontiere: 29 Kms, Total: 515 kms

Espagne (1301 kms)

De la Frontiere à La jonquera: 7 Kms, Total: 522 kms

De La jonquera à Barcelone: 156 Kms, Total: 678 kms

De Barcelone à Taragone: 84 Kms, Total: 762 kms

De Taragone à Valencia: 251 Kms, Total: 1013 kms

De Valencia à Alicante: 196 Kms, Total: 1209 kms

De Alicante à Granada: 344 Kms, Total: 1553 kms

De Granada à Malaga: 117 Kms, Total: 1670 kms

De Malaga à Algeciras: 139 Kms, Total: 1809 kms

Ensuite :

De Ceuta à la Frontiere: 7 Kms, Total: 1816 kms

Maroc (1454 kms)

De Frontiere à Larach: 130 Kms, Total: 1946 kms

De Larach à Kenitra: 127 Kms, Total: 2073 kms

De Kenitra à Rabat: 46 Kms, Total: 2119 kms

De Rabat à Casablanca: 91 Kms, Total: 2210 kms

De Casablanca à Marrakesh: 242 Kms, Total: 2452 kms

De Marrakesh à Agadir: 247 Kms, Total: 2699 kms

De Agadir à Guelmin: 195 Kms, Total: 2894 kms

De Guelmin à Tan tan: 132 Kms, Total: 3026 kms

De Tan tan à Tarfaya: 213 Kms, Total: 3239 kms

De Tarfaya à la Frontiere: 31 Kms, Total: 3270 kms



Ensuite:

Sahara (893 kms)

De la Frontiere à Laayoune: 92 Kms, Total: 3362 kms

De Laayoune à Cape Bojador: 153 Kms, Total: 3515 kms

De Cape Bojador à Argub: 351 Kms, Total: 3866 kms

De Argub à la Frontiere: 297 Kms, Total: 4163 kms

No man'sland: 3 Kms, Total: 4166 kms

Mauritanie (1403 kms)

De la Frontiere à Nouakchott: 437 Kms, Total: 4603 kms

De Nouakchott à Boutilimit: 160 Kms, Total: 4763 kms

De Boutilimit à Aleg: 108 Kms, Total: 4871 kms

De Aleg à Gérou: 287 Kms, Total: 5158 kms

De Gérou à Kiffa: 57 Kms, Total: 5215 kms

De Kiffa à Tintane: 134 Kms, Total: 5349 kms

De Tintane à Ayoun el atrouss: 77 Kms, Total: 5426 kms

De Ayoun el atrouss à Kubanni: 119 Kms, Total: 5545 km

De Kubanni à la Frontiere: 21 Kms, Total: 5566 kms



Puis:

Mali (1267 kms)

De la Frontiere à Diandoumé: 36 Kms, Total: 5602 kms

De Diandoumé à Diéma: 126 Kms, Total: 5728 kms

De Diéma à Torodo: 41 Kms, Total: 5769 kms

De Torodo à didieni: 110 Kms, Total: 5879 kms

De didieni à kolokani: 72 Kms, Total: 5951 kms

De kolokani à Bamako: 125 Kms, Total: 6076 kms

De Bamako à Tiema: 41 Kms, Total: 6117 kms

De Tiema à Tongole: 48 Kms, Total: 6165 kms

De Tongole à Fana: 38 Kms, Total: 6203 kms

De Fana à Konobougou: 27 Kms, Total: 6230 kms

De Konobougou à Ségou: 85 Kms, Total: 6315 kms

De Ségou à Zinzana: 38 Kms, Total: 6353 kms

De Zinzana à Bla: 41 Kms, Total: 6394 kms

De Bla à Fono: 46 Kms, Total: 6440 kms

De Fono à Diabougou: 37 Kms, Total: 6477 kms

De Diabougou à Karpele: 33 Kms, Total: 6510 kms

De Karpele à Konassédougou: 104 Kms, Total: 6614 kms

De Konassédougou à Somadougou: 60 Kms, Total: 6674 kms

De Somadougou à Ganido: 44 Kms, Total: 6718 kms

De Ganido à Bankass: 32 Kms, Total: 6750 kms

De Bankass à Koro: 52 Kms, Total: 6802 kms

De Koro à la Frontiere: 31 Kms, Total: 6833 kms

Burkina (780 kms)

De la Frontiere à Ouahigouya: 65 Kms, Total: 6898 kms

De Ouahigouya à Yako: 71 Kms, Total: 6969 kms

De Yako à Ouagadougou: 110 Kms, Total: 7079 kms

De Ouagadougou à Koupéla: 140 Kms, Total: 7219 kms

De Koupéla à Fada-Ngourma: 83 Kms, Total: 7302 kms

De Fada-Ngourma à Dalati: 94 Kms, Total: 7396 kms

De Dalati à Diapaga: 89 Kms, Total: 7485 kms

De Diapaga à Kompongou: 61 Kms, Total: 7546 kms

De Kompongou à la Frontiere: 17 Kms, Total: 7563 kms

Benin (121 kms) par le park W

De la Frontiere à Banikoara: 50 Kms, Total: 7613 kms

De Banikoara à Kandi: 71 Kms, Total: 7684 kms

Nord-Ouest de l'Afrique cet hiver 2008 English translation pending
by 6rool · 2008-08-17 · 6 replies
BTS fraîchement acquis, c'est dans une année "saba-sympa-tique" que je me lance 🙂. Un de mes objectifs pour ces vacances prolongées est la visite de l'Afrique de l'Ouest. Le départ est prévus pour Novembre (a pied avec mon petit sac), le retours vers Février (toujours a pied et toujours avec mon petit sac...).

J'ai deja réfléchis a mon trajet idéal:Descendre la France puis l'EspagneRejoindre le Maroc par le detroit de GibraltarLonger la méditerranée (cote marocaine puis algérienne)Plonger plein sud par le sahara pour rejoindre le MaliCouper Ouest pour entrer au sénegalRemonter par la cote atlantique (Mauritanie, Sahara Occidental, Maroc) jusqu'au detroit de GibraltarRentrer a la maison par l'Espagne !

Comme je l'ai dis, ce trajet est idéal. Le morceau "Sahara" est bien sur celui qui me pose le plus de problémes. Mon objectif serai de me joindre a des personnes (guides, voyageurs, groupes, autochtones...) faisant une partie ou le totalité de la travérsée pour aller au Mali ou j'ai un point de chute (à Bamako). De maniére general je compte avancer en me laissant guider par les rencontres et les conceils que je recevrai sur place.

En ce moment meme je recherche des contactes dans les differents pays que je compte travérser (France, Espagne, Maroc, Algerie, Mali, Senegal...) qui pourraient me conseiller, m'éguiller, me rassurer, me faire rire ou m'envoyer chier. Bref des adresses a mettre sur un petit bout de papier pour avoir des points de repére sur un continent qui m'est totalement inconnu (je serai seul et a pied).

(Pour l'instant, pied a terre a Barcelonne et a Bamako, contacts probables au Senegale et en Mauritanie)

Si vous connaissez ces pays, si vous y étes, si vous comptez y partire, si vous voulez un compagnon de route pour une étape ou un cavalier pour une soirée, si j'ai manqué de clarté... laissez un petit message !

A bientot!

6rool.
Aider un jeune péruvien habitant Los Olivos à Lima English translation pending
by Bretagne · 2006-08-23 · 28 replies
salut a tous j aimerai savoir comment peut on faire pour aider un jeune péruvien qui habite a los olivos a lima. y a t il quelqun qui connait ce quartier?peut il me donner des renseignements comment vit on ?est ce un coin sur? etc.....j aimerai lui envoyer un colis est ce possible?
Assurance auto pour se rendre en Mauritanie English translation pending
by Protois · 2005-08-22 · 16 replies
A tous, Bonjour

Je pars prochainement en Mauritanie, offrir un véhicule à un ami Mauritanien.

Concernant l'assurance auto pour descendre, comment fait-on ????

Mon assureur m'informe ce jour, qu'il n'assure seulement les tiers personnes accidentées, sauf les personnes dans mon véhicule, l'auto n'est pas assuré, et pas de possibilité de conduire à 2 chauffeurs!!!!!!!!

Peut-on me renseigner svp, Merci
Un parcours assez classique en Namibie (partie 2) English translation pending
by Isap29 · 2018-02-06 · 5 replies
(obligé de modifier le titre car, soit il est trop long pour l'affichage, soit il a été modifié par les modos, sans prévenir)

Ebauche de parcours (~30j)

Principe du circuit (après modifications) : ONE WAY de Windhoek à Victoria Falls

Part_1 : Namibie ouest (1) Windhoek => Swakopmund (lien) Namib Naukluft (Sesriem sera le plus au sud)

Part_2 : Namibie ouest (2) Swakopmund => Palmwag Skeleton Coast , Damaraland, (Kaokoland ?)

Part_3 : Namibie "centre" Etosha 4 nuits (Olifantsrus, Okaukuejo, Halali, Namutoni)

Part_4 : Namibie est, Bostwana & Zimbabwe Tsodilo Hills Caprivi Chobe Victoria Falls

15 aout : lever soleil 7h15, coucher 18h36 01 sept : lever soleil 7h01, coucher 18h41 15 sept : lever soleil 6h47, coucher 18h45

Les distances et temps de trajets proviennent de Googlemaps et sont UNIQUEMENT des temps de roulage. Mais ces temps ne semblent pas déconnants, même sur pistes ; à titre d'exemple : - Gobabeb (D2186, D1983) => C14/Walvis Bay (GMaps) : 88km, 1h32 - Gobabeb (D2186, D1983) => C14/Walvis Bay (T4A) : 95km, 1h41 10% d'écart mais quid des points exacts de départ/arrivée.

====================================================================== PART 2 Namibie ouest (2) : Swakopmund => Palmwag ======================================================================

J10 : Swakopmund => Henties Bay => Spitzkoppe : 185km, 2h45 (si via B2 => 154km, 1h45)

La carte T4A indique 3 épaves entre Swakopmund et Henties Bay (2 avant Mile 14, une après) ; seule celle du Zeila semble encore visible. Auriez-vous d'autres infos ?

Spitzkoppe camp : choisir les emplacements 8, 9, 10 ou 11 pour le coucher de soleil. Ni eau ni courant.

Bushman paradise : 1/2 h de montée grand maximum.

Prendre un guide pour 120N$ il vous fera faire le tour avec votre voiture en vous expliquant beaucoup de choses et vous emmènera au Golden Snake que vous ne pouvez voir qu’avec un guide (peinture rupestre).

Arche située près du campsite 5.

===========

J11 : Spitzkoppe => Ameib ranch => Brandberg : 81km, 1h15 puis 192km, 3h05 Ameib ranch pour Philips Cave (Bull's party ?) : leur site web indique une fermeture jusqu'à nouvel ordre !

Entrée 50N$/ps du lever au coucher de soleil

UIS : carburant, courses

route vers Brandberg WL Lodge Camping N$130/p plus N$30/vehicle White Lady Lodge - Le camping est sablonneux et un peu éloigné du lodge, mais bien entretenu (douches chaudes avec donkey). On peut profiter des espaces publics du lodge (piscine, jardin) qui sont magnifiques, une vraie oasis de verdure au pied du Brandberg, avec des couchers de soleil incroyables.

Réserver Desert Elephant Drive pour 8h AM. The drive departs at 8am or again at 2pm in wintertime. The cost for the drive is N$450/p and can take between 2 to 3 hours.

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J12 : Brandberg => Twyffelfontein : 120km, 2h

8h : Dessert Elephant Drive 2 to 3 h 11h : White Lady White Lady Painting 2h Sur le Brandt, on peut lire : guided walks to see the painting (1.5h White Lady N$25p/p, 2h highlights N$30, 3h archeology or geology N$35). Pas réussi à trouver sur leur site ; ai-je mal cherché ou bien est-ce supprimé (hormis WL) ?

route vers Twyffelfontein Camping Aabadi N$150/p

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J13 : Twyffelfontein => Omburo Ost : 172km, 2h30

Peintures rupestres avec guide : Dancing Kudu's Trail et Lion Man's Trail (1h30 à 2h) => demander IMPERATIVEMENT à faire les 2. Beaucoup de touristes sur ce site alors c'est à faire tôt le matin. Ouverture à 8h ?

Burnt Mountain et Organ Pipes : semblent être très surfaits.

Petrified Forest : Entrée 40 N$/pers + 10 N$/voiture + guide ? Petrified Forest : nous avons adoré celle de l'Arizona ; est-ce réellement intéressant ?

The Vingerklip : bien éclairé le matin, a priori. Bradt : admission N$5pp. Madikera : Il nous est demandé 10N$/p, soit moins d’un euro. Il offre un beau point de vue et vaut le détour.

La carte T4A indique "fallen" mais trouvé aucune info sur le sujet.

UGAB Terraces à contre-jour le matin.

Omburo Ost Rock Painting tour : duration of the guidance 2h, 150N$/p rock paintings and one petroglyph site

Vérifier si possible milieu PM ?

Chambre : 520N$/p diner : 150N$/p pdej : 70N$/p

===========

J14 : Omburo Ost => Palmwag Lodge : 238km, 3h20

~4h de route, donc partir tôt.

Barrière vétérinaire qq km avant Palmwag : pas de soucis en "montant" a priori.

Palmwag : j'ai un peu l'impression que le tiroir-caisse est grand ouvert ! Entrée : 120N$ + 70 N$/p (day visit) Entrée : 120N$ + 120 N$/p (overnight visit) Game scenic drive : 810N$/p (55€) AM ou PM 3h Nuit au Camping de Palmwag Lodge : 270N$/p (diner : 410N$/p, réserver à l'avance) Emplacement : nous avions trouvé ceux du bout un peu mieux (plus isolés), emplacement 12 ou 13... de mémoire (MAX68).

Game drive PM (quelle heure) ? Vers 15h ?

Nuit sur place

===========

J15 : Palmwag

Départ à 8h pour explorer la concession de Palmwag en self-drive.

Seconde nuit sur place ou sortie par porte nord et camping à Camp Aussicht (131km, 1h53) ou Sesfontein (90km, 1h20).

Carburant à Sesfontein ?

====================================================================== FIN PART 2 ======================================================================

VARIANTE 2

-- EPUPA FALLS

J16 : Palmwag => Opuwo : 233km, 3h36 Matinée à occuper sur Palmwag ou "farniente". Opuwo : carburant IMPERATIF, courses Opuwo Mountain Camp : simpliste !

===========

J17 : Opuwo => Epupa : 179km, 2h48 Arrivée fin AM à Epupa ; départ idem lendemain (24h sur site, pas de visite de village)

===========

J18 : Epupa => Opuwo : 179km, 2h48 Opuwo : re carburant IMPERATIF, courses

Cette variante est importante en temps (3 jours) et en kilomètres (~600) ; la visite des chutes vaut-elle cela ?

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Merci d'avance pour vos remarques/critiques.

Carte du circuit :
Où aller en Afrique sans risque? English translation pending
by Nonorigole · 2016-02-07 · 94 replies
hello amis voyageurs

j'aimerais partir en afrique cette été durant un mois sac a dos avec mon ami (avec possibilité de louer une voiture) Mon but lors de mes voyages s'est d'être au plus près de la population et découvrir leur culture leur façon de vivre loin des endroits touristiques ou la nature est au rendez vous. J'aime découvrir ce qui m'entoure par la marche. qu'est ce que vous me conseillez sens me mettre en danger

merci d'avance Nolwenn
Avis sur circuit dans l'Ouest américain English translation pending
by Mpattingre · 2009-01-18 · 17 replies
Bonjour à toutes et à tous.

Après avoir longuement potassé mon futur itinéraire grâce à ce forum, au routard et à l'incontournable ouestusa.fr, j'aimerais vous le proposer, pour recevoir les critiques qui selon vous sont nécessaires (n'hésitez pas ). Nous partirions courant Juillet 2010 (il est encore trop tôt pour acheter les billets), ma femme, ma fille alors agée de 17 ans et moi même. Ceci sera notre tout premier voyage dans l'ouest donc nous souhaiterions faire une vue d'ensemble pour revenir plus tard sur les endroits qui nous aurons plus.

Je tiens à préciser pour la suite que je suis bon marcheur, mais ma petite famille n'est pas très expérimentée. Ma fille jure vouloir faire de gros efforts étant donné qu'elle est très très emballée de découvrir cette région, mais j'ai bien peur que ses promesses s'envolent sur le terrain. Mon premier doute concerne donc la visite des parcs. Je pense avoir sélectionné quelques randonnées sympathiques et donnant une bonne vue d'ensemble, mais j'aimerais surtout avoir votre avis sur leurs difficultés pour des randonneurs moyens.

Voici donc le détail de notre programme pour 26 jours dans l'ouest :

Jour 1 : Los Angeles Visite de Los Angeles. En début de matinée visite d’Hollywood, Walk Of fame, Man's Chineses theatre. Après midi consacré à Beverly Hills ainsi que Rodéo Drive. Promenade en fin d’après midi sur les plages de Venice et Santa Monica avec couché de soleil sur la plage. Hébergement : Hollywood Celebrity Hotel

Jour 2 : Los Angeles Journée aux Universals Studios. Petite photo souvenirs en dessus du panneau Hollywood avant de monter en fin d’après midi jusqu’au Griffith Observatory pour voir le coucher de Soleil sur Los Angeles. Hébergement : Hollywood Celebrity Hotel

Jour 3 : Los Angeles è Las Vegas (448 kms) Trajet en matinée vers Las Vegas. Arrivée en début ou milieu d’après midi à Vegas. Départ pour le Las Vegas Prenium Outlet jusqu'à la fin d’après midi. Ensuite, à la nuit tombée, promenade sur le Strip pour visiter les casinos, ainsi qu’apprécier certains spectacles comme celui des fontaines du Bellagio ou encore au Treasure Island. Hébergement : The Caesar Palace

Jour 4 : Las Vegas è Red Rock Canyon è Valley Of Fire è Springdale (410 kms) Après s’être reposer un peu, départ pour le Red Rock Canyon. Arrêt points de vue ainsi que la courte ballade de Sandstone Quarry. Départ ensuite pour Valley Of fire, arrêts aux nombreux points de vue et petite ballade de White Domes en fin d’après midi pour la chaleur. Puis départ pour Springdale. Hébergement : The Driftwood Lodge

Jour 5 : Springdale è Zion è Tropic (145 kms) Départ pour Zion NP. Arrêt à tous les points de vues plus quelques ballades : East Mesa Trail, en début d’aprem The Narrows (durée selon nos envies), puis dans l’après midi Canyon Overlook Trail, avant de partir pour Tropic pour la nuit. Hébergement : Bybee Steppingstone Motel

Jour 6 : Bryce Canyon Lever tôt pour admirer le lever de soleil sur Bryce à Sunrise Point. Départ pour Queen’s Garden Trail et Navajo Loop Trail combinés. Points de vue durant l’aprem jusqu’au coucher de soleil à Sunset Point, avant le départ pour Tropic. Hébergement : Bybee Steppingstone Motel

Jour 7 : Tropic è Capitol Reef è Moab (391 kms) Départ de Tropic en matinée et route tranquillement vers Moab, en emprentant la Scenic Byway 12. Arrivée à Capitol Reef et parcourir la Scenic Drive. Puis départ pour Moab par la Scenic Byway 24. Hébergement : Sleep Inn Moab

Jour 8 : Canyonland et Dead Horse State Park Visite de Canyonland et de Dead Horse Point. Commencement par Dead Horse Point en matinée. Ensuite route vers Island Of the Sky, point de vue et quelques randonnées comme White Rim Trail, Murphy Trail avant de finir par Mesa Arch au coucher du soleil. Nuit à Moab. Hébergement : Sleep Inn Moab

Jour 9 : Moab et alentours Réveil tôt le matin pour survoler Canyonlands avec la compagnieSlickrock Air Guides. Départ pour Moab et visite des nombreux trésors alentours, comme une petite randonnée à Mill Creek. Puis nous pousserions jusqu’à Fishers Towers en fin d’après midi. Hébergement : Sleep Inn Moab

Jour 10 : Arches Départ pour Arches National Park. Randonnée sur le sentier de Devil’s garden incluant la Primitve Trail pour le retour. Puis vers 18h départ pour Delicat Arch, pour admirer le coucher du soleil. Hébergement : Sleep Inn Moab

Jour 11 : Moab è Road Canyon Ruins è Goosseneck è Valey Of the Gods è Monument Valley (445kms) Départ de Moab en matinée pour rejoindre Monument Valley. Passage par Road Canyon Ruins, Goosseneck State Park et Valley of the gods, avant d’emprunter vers 18h, la Valley Drive de Monument Valley et de profiter du coucher de soleil. Hébergement : Goulding Lodge

Jour 12 : Monument Valley è Page (218 kms) Trajet au matin entre Monument Valley et Page. Arrivée vers 10h pour la visite de 11h du Upper Antelope Canyon. Puis visite de son voisin le Lower Antelope Canyon.. Départ vers 4/5h pour Horseshoe Bend. Puis départ pour la Wahweap Marina en début de soirée pour un diner à bord du Canyon Princess Dinner Cruise. Hébergement : Day’s Inn

Jour 13 : Page è Cathedral Wash è Grand Canyon South Rim (280 kms) Départ pour Cathedral Wash en passant par le Navajo Bridge. Petite ballade jusqu’au Colorado puis départ vers la rive sud du Grand Canyon. Arrivée en fin d’après midi. Passage à l’hotel avant d’admirer le coucher de soleil sur Hopi Point. Hébergement : Yavapai Lodge

Jour 14 : Grand Canyon Village è Flagstaff (127 kms) Journée consacrée à la visite de GC. Nous débuterons la matinée par la randonnée sur Hermit Rest Route. Retour à Grand Canyon Village par le shuttle. Après midi consacré aux points de vues de Kaibab Trail Route cette fois ci en voiture, pour nous reposer de la longue randonnée du matin. Départ ensuite en fin de journée pour Flagstaff pour une nuit bien méritée. Hébergement : Holiday Inn Express

Jour 15 : Flagstaff è Sedona è Flagstaff (111 kms) Visite des environs de la petite ville de Sedona. Arrivée en fin de matinée et embrayage sur la jolie ballade de Crescent Moon où nous pique niquerons. Ensuite Schnebly Hill Road + Spurs Trails, et si le temps ballade vers Courthouse & Bell rock butte. Coucher de soleil sur Airport Mesa puis retour vers Flagstaff. Hébergement : Holiday Inn Express

Jour 16 : Flagstaff è Las Vegas ( 418 kms) Départ de Flagstaff pour Las Vegas. Passage obligé par l’ancienne route 66 pour rejoindre Vegas, ou nous profiterons de la piscine durant l’après midi. Spectacle du cirque du soleil en soirée. Nuit à Vegas. Hébergement : Bellagio

Jour 17 : Las vegas è Death Valley (212 kms) Début de journée tranquille à Las Vegas, dernier flânage dans la ville et départ pour Death Valley vers 13h30. Arrivée à Death Valley vers 16h et premier arrêt à Dante’s View avant de partir pour l’hotel. Puis départ vers 6h pour une petite visite du sud du parc comme Badwater, Artist Point puis Golden Canyon avant le coucher de soleil avant de rentrer pour Furnace Creek Ranch. Hébergement : Furnace Creek Ranch

Jour 18 : Death Valley è Bodie è Lee Vining (447 kms) Lever de soleil à Zabriskie Point. Nous profiterons de ce paysage paraît il magnifique avant de partir pour Sand Dunes. Ensuite faire la petite randonnées de Mosaïc Canyon. Départ pour Lee Vining vers 10h du matin. Arrivée à Lee Vining, passage à l’hôtel avant de partir pour la visite de Bodie. Nous essayerons de revenir pour le coucher de soleil sur le Mono Lake. Hébergement : Best Western Lake View Lodge

Jour 19 : Lee Vining è Yosemite (117 kms) Arrivée à Yosemite par l’entrée est. Arrêts au points de vue le long de la Tioga Road avant d’arrivée à la Yosemite Valley. Randonnée de Panorama Trail, si nous avons obtenu les billets du shuttle. Puis départ pour Mariposa où nous logerons, avec quelques arrêts point de vue sur la route. Hébergement : Taya Lodge

Jour 20 : Yosemite è San Francisco (310 kms) Matinée passée à randonner dans Mariposa. Puis départ vers 14h pour profiter une dernière fois de la vallée du Yosemite avant de prendre la route pour San Francisco. Hébergement : Nob Hill Motor Inn

Jour 21 : San Francisco Visite du centre ville de San Francisco. Début de la visite par le quartier de Chinatown, puis passage à Union Square, et Fiancial District. Nous prendrons ensuite le cable car pour rejoindre Fisherman’s Wharf et Pier 39 et un petit tour à Lombard Street.. Hébergement : Nob Hill Motor Inn

Jour 22 : San Francisco Visite de la « banlieue » de San Francisco. Montée à Twin Peeks pour la vue sur SF, redescente vers le quartier folklorique de Haight Ashbury, avant de se diriger vers le Golden Gate Park. Nous nous dirigerons ensuite vers le port de SF ou nous ferons un petit tour en bateau pour passer sous le pont. Puis en avant pour la plage Crissy Field pour une petite promenade en fin d’après midi. Hébergement : Nob Hill Motor Inn

Jour 23 : San Francisco Journée vélo à San Francisco. Nous louerions un vélo à Fisherman’s, pour traverser le Golden Gate et partir jusqu'à Sausalito et revenir en ferry sur San Francisco. Tout cela à notre rythme. Hébergement : Nob Hill Motor Inn

Jour 24 : San Francisco è LAX (719 kms) Départ de San francisco vers 10h pour rejoindre Los Angeles. Route jusqu'à LAX par la CA-1. Arrêt au point de vue le long de la route comme à Monterey, Big Sur, Santa Barbara et Malibu avant de rejoindre notre hôtel près de LAX. Hébergement : Quinta Inn & Suites LAX

Merci d’avoir lu jusqu’à la ! J’aimerais donc que vous me soumettiez votre avis sur ce parcours, ainsi comme je l’ai demandé, votre avis sur les randonnées. N’hésitez pas non plus à critiquer les hôtels choisis, car n’ayant encore rien réservé, nous pouvons encore changer.

Merci d’avance pour vos réponses, et bonne journée.

Michel

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