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Proposition pour 3 jours de randonnée en juin dans la réserve d'Aiguestortes (Pyrenées) English translation pending
by Rvleroutard · 2017-04-22 · 14 replies
bonsoir a tous, nous sommes un couple de 50 ans +, nous programmons dans le cadre d'un voyage en Europe, 3 jours de trek dans la reserve d'Aiguestortes dans les pyrenees Catalanes du 7 au 9 Juin 2017. Et ce quelqu'un peut nous recommander une bonne rando., nous avons pensé plus ou moin comme suit: jour 1: entrer par Espot, aller jusqu'au refuge d'Estany Llong et retour au refuge d'Ernest Mallafre on l'on y passerait la nuit jour 2: du refuge d'Ernest Mallafre au refuge J.M. Blanc jour 3: une promenade de J.M. Blanc puis retour a Espot.

est une bonne idée? y a -t-ils de meilleurs itineraires? nous sommes de bon marcheurs mais nous n'aimons pas marcher vite, on veut apprecier la reserve sans courir meme si on ne fait pas tout. Nous preferons aussi les paysages verdoyants aux paysages rockailleux et arides. Il y a aussi le probleme de la saison, les refuges ci dessus seront ouverts mais il peut y avour de la neige en altitude, nous avons télephoné au centre d'aceuil de la reserve, ils nous ont recommandé de prendre des crampons. nous n'en avons pas, est ce indispensable? nous avons de bonnes chaussures et des batons.
3 semaines au paradis - Hawaï - avril 2017 English translation pending
by Smartrippers · 2017-04-22 · 212 replies
Nous sommes tout juste rentrés d'Hawaii, voici seulement quelques heures que nous avons retrouvé notre maison et pourtant cette fois ci nous sommes nostalgiques... encore sous le charme des îles d'Hawaii. Pendant 3 semaines nous avons parcouru l'archipel, découvert une variété incroyable de paysages, nous avons vécu des expériences hors du commun et nous avons été bercé par l'esprit Aloha qui règne dans les îles.



J'ouvre donc ce carnet de voyage que nous avons écrit à 2. Jour après jour nous avons filmé chacune de nos sorties et expériences pour retracer le plus fidèlement possible notre voyage sous la forme d'un Vlog quotidien.

Vous pouvez aussi consulter cet article où nous faisons le bilan de ces 3 semaines à Hawaii. smartrippers.com/...-3-semaines-a-hawaii

-- Edit du 8/12 --

8 mois après nous sommes toujours sous le charme d'Hawaii, on en rêve, comme si on avait l'impression d'y être encore. Alors pour conclure et achever ce voyage, nous avons réalisé une dernière vidéo, un best of de tous nos vlogs avec nos meilleurs moments.

Tout ça finalement pour vous donner envie de découvrir Hawaii à votre tour :)

youtu.be/2XLPoOv1-UQ

Beau voyage à tous les prochains!! 😎
Redécouverte et itinéraire en Thaïlande English translation pending
by Julhervouet · 2017-04-20 · 9 replies
bonjour à tous

je suis allé en thailande il y a 10 ans pendant 1 mois en mode disons routard. j'avais fait bangkok (les classiques, street food, palais royal, marché de chatuchak...) puis kanchanaburi (train, chutes d'erawan), puis retour à bangkok, train de nuit pour chiang mai (night market, temps, découverte des environs en scooter) puis retour encore en train à bangkok, vol pour phuket et bateau direct de phuket pour ko lanta, retour ensuite en van jusqu'à krabi et vol krabi-bangkok. c'est vite résumé mais c'est pour vous donner un peu une idée.

ma mère souhaite pour son anniversaire (60 ans) aller en thailande pour 15 jours en fin d'année et que je l'accompagne (je voyage pas mal en routard, tour du monde etc...) pour la rassurer, que ça soit au niveau de l'anglais ou en cas de pépin.

sur 15 jours, pensez vous qu'il est possible de faire nord et sud ? je précise que ma mère est en bonne santé et encore sportive !

j'avais pensé à faire bangkok rapidement (temple royale, marché sur l'eau dans la campagne de bangkok pour éviter l'attrape touriste) puis direction kanchanaburi pour l'emmener aux chutes d'erawane et faire le train de la mort (j'avais à l'époque adoré le paysage), continuer à chiang mai puis prendre l'avion pour quelques jours dans le sud pour qu'elle se pose sur une belle plage.

merci d'avance pour votre retour, vos idées et vos critiques d'un tel parcours. amicalement, julien

ps : j'ai trouvé un vol pour la période de fin novembre sur qatar airways en A380 (pour le confort de ma maman qui ne prend jamais l'avion) à 500€ ça me semble correct et vous ?
Russie en camping-car + Transsibérien jusqu'à Pékin English translation pending
by Marinovince · 2017-03-19 · 29 replies
Bonsoir à tous, nous envisageons de faire mon épouse et moi même, avec l'agence italienne SAN PIETRO BURGO le voyage qu'elle organise :Transsibérien + camping-car 29 jours (‘’Super Tour’’) jusqu'à Pékin, au mois d'août prochain.

Avant de nous engager avec l'agence, j'aimerais échanger avec des campings caristes qui ont fait ce voyage, sur l'intérêt du programme, l'organisation, la logistique personnelle à prévoir, la sécurité et les coûts!

Espérant votre contact rapide.

Très cordialement.

Vincent
Carnet de voyage au sud du Maroc English translation pending
by Daming · 2017-02-23 · 161 replies
Bonjour,

Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.

Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.

Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.

Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka

Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.

Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.

Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.

Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.

Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.

On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages. Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor. Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.



La vue depuis le col est grandiose.

De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes. La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route. Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.

Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.

A suivre...
Découverte de Pétra English translation pending
by Macripa13 · 2017-01-31 · 38 replies
Petra 8/11 1er jour

6 h du matin ....réveillée par l'air glacé sur le visage et par le lever du soleil , je me lève ds l'espoir d'une douche chaude prise avant l'arrivée du gros de la troupe ... Je ne suis pas la première et ...l'eau est presqu'aussi froide que la veille ... Courage ...la journée est sérieuse ... Huit heures , départ ... Nous arrivons sur le site ...des touristes mais pas trop ... Un petit tour au musée , histoire de nous situer .... Petra ( roche en grec ) capitale du royaume des nabatéens , ancêtres des tribus arabes , origine du NO de la péninsule arabique ...avant d'arriver ds le sud de la Jordanie , ils s'y étaient en partie sédentarisés et étaient devenus des commerçants avisés ( ou plutôt des pilleurs de caravanes !!!! ) du fait de leur situation sur la route des caravanes entre l'orient ( Chine et Indes ) et les ports de la côte méditerranéenne . Ils ont étendus cette activité au sud de la Jordanie et sont devenus les maîtres des routes commerciales de la région .Ils se sont enrichis en prélevant des péages ( déjà !!!) et en protégeant les caravanes qui transportaient la soie , l'encens , les épices , l'ivoire ..... Les nabatéens furent à leur apogée durant 200 ans ( UN siècle av JC et UN siècle après ) ....avant d'être annexés à l'empire romain en 106 après JC sous Trajan .

Petra est l'une des sept nouvelles merveilles du monde et un site archéologique exceptionnel qui allie un emplacement naturel d'une beauté époustouflante à l'ingéniosité architecturale humaine et réalisée avec un talent hors du commun . Ils eurent l'intelligence d'associer les arts grec , romain , égyptien , byzantin , mésopotamien ....à leur propre art indigène et le résultat est unique au monde et la richesse culturelle est remarquable .

Puis Petra a été progressivement abandonnée et est tombée ds l'oubli jusqu' à sa découverte en 1812 par un explorateur orientaliste suisse , Johan Ludwig Burkhardt , curieux et informé , habillé en bédouin et parlant parfaitement l'arabe . Elle était alors habitée par des tribus bédouines qui vivaient ds les maisons troglodytes. Le gouvernement a favorisé leur sédentarisation en construisant des village en dur et maintenant , grâce à leur reconversion ds le tourisme ( ventes de souvenirs , âniers , chameliers , conducteurs de calèches ...) ils ont un revenu supérieur à la moyenne nationale . Nous pénétrons ds le site proprement et devant nous , se déroule un large chemin de terre d'un km et demi , encaissé entre deux vallées et qui longe le cours d'un ruisseau souvent asséché mais qui peut se transformer en un torrent impétueux , le Wadi Musa . Le long du chemin , nous commençons à voir les premières tombes rupestres puis sur la droite , trois sortes de cubes , les blocs ou cubes de Djinn hauts de 6 à 9 m et qui , selon les bédouins , abritaient des esprits malins ( d'où leur nom Djinn ) .Sans décoration mais creuses à certains endroits , l'hypothèse de tombes paraît être la plus vraisemblable .

Un peu plus loin , une structure double dont la partie supérieure doit son nom à la présence de quatre obélisques d'inspiration égyptienne et creusée de niches funéraires ( quatre plus une ) le tombeau des Obélisques et dont la niche centrale entre les obélisques est , elle , d'influence greco romaine . En dessous , un peu décalé , se situe le Bab al siq ( la porte du Siq ) triclinium ( triclinaire trois bancs sur les côtés des parois ) vraisemblablement une salle de banquet , où se déroulaient les fêtes honorants les défunts .Sur le dessus , deux demi frontons de style corinthien .

Un pont , avant de s'enfoncer entre les rochers , le canyon proprement dit , le Siq interne , véritable tunnel long de 1,5 kms et dont les parois peuvent atteindre 180 m de hauteur et peuvent se resserrer jusqu' à moins de 2 m. Impressionnant , qd je pense que non otre explorateur s'y est engagé sans savoir sur quoi il allait déboucher... Ce n'était pas l'entrée principale mais un passage sacré , pavé , descendant jusqu'à la partie religieuse de la cité . On peut y voir les traces d'un arc qui devait être fermé par une porte . Certains pavages sont d'origine et on peut , comme à Jerash , y distinguer les traces des roues des chars .Maintenant ce sont des calèches qui emmènent les touristes sur les chemins de Petra . Nous nous engageons ds le défilé où l'ombre et la fraîcheur surprennent ... À partir de maintenant , à Petra et dans le wadi rum , les couleurs chatoyantes ds tous les tons de rose , ocre , crème , orangée variant en fonction de l'heure et donc de la position du soleil , ne vont plus nous quitter et nous émerveillerons tout au long de notre chemin.... J'ai passé quatre jours à ressentir et à m'imprégner de toute cette beauté et à chaque instant , ces simples mots " que c'est beau "me viennent aux lèvres et ont du mal à exprimer mon émerveillement devant tant de magnificence . Peu après l'entrée, des canaux taillés ds la roche ainsi que des traces de canalisations amenant l'eau à Petra . Tout au long du siq , on voit des "wadi "fermés par des digues . Quelques arbustes parviennent à se frayer un chemin entre les rochers .

Le découpage artistique naturel des roches fait travailler notre imagination et ça et là nous voyons , qui un poisson qui , un éléphant ...je crois que tout le bestiaire a du y passer !!!!

Tout le long , des niches votives contenant des " betyles ", pierre symbolisant le dieu nabatéen Dushara . Un peu plus loin à gauche , sculptés à même la paroi , les pieds d'un marchand et de son chameau indiquant qu'il y avait de l'eau . Et ....l'Apparition ...magique dans le soleil entre les parois du canyon....le trésor du pharaon ou Khazneh Firaoun....une grande émotion m'envahit à la découverte de cette merveille sculptée à même le grès rose de la montagne .

40 m de hauteur , 28 m de large , deux niveaux . A la partie inférieure , six colonnes à chapiteau corinthien soutiennent un portique à fronton . De chaque côté on devine Castor et Pollux , assez abîmés par l'œuvre destructrice des iconoclastes qui , au VIII e siècle , reçurent l'ordre de détruire toute représentation humaine sur les terres de l'Islam . Au dessus de la colonnade , une frise de volutes et de grappes de raisin .De chaque côté du chapiteau , deux lions . Au centre du fronton des symboles rappelant la déesse égyptienne , Isis . La partie supérieure est composée de trois éléments ....au centre , un temple rond ou tholos avec un toit comique et un chapiteau corinthien sur lequel repose une urne , endommagée par les balles des bédouins pensant qu'elle contenait un trésor ... Le tholos est encadré de deux panneaux latéraux avec colonnes et demi- frontons . Les sculptures sont en partie effacées ... Sur les côtés du trésor sont creusés des canaux pour évacuer l'eau pouvant endommager le monument ...mais les Nabatéens n'avaient pas prévu l'érosion due au vent et au sable . Huit marches à la partie inférieure permettent d'accéder à l'intérieur.

Diverses fouilles ont permis de compris endre qu'il s'agissait là d'un temple funéraire consacré au culte et à la mémoire d'Aretas IV . Il a été terminé entre 40 et 60 après JC.

Une petite contrariété a un peu gâché cette découverte...j'ai cru mon appareil photo cassé....à Petra en plus , quel gâchis !!!! Préoccupée , je n'ai pas vu le groupe repartir ..Après quelques errements pendant une dizaine de minutes, j'ai fini par les retrouver ...j'ai vertement tancé Wallid en lui demandant s'il avait pour habitude de ne pas compter ses ouailles !!!! Un peu désagréable, d'autant plus que je ne me souvenais plus du nom du camps !!!!

Nous longeons sur la gauche Le Siq extérieur élargi et la rue des façades avec de chaque côté ses rangées de tombeaux nabatéens, pour arriver à un théâtre de style romain presqu'entièrement taillé dans le roc au premier siècle après JC par les Nabatéens sous Aretas IV .Dans un premier temps , il pouvait contenir entre 3000 et 4000 spectateurs. Lors de l'annexion de Petra par les romains en 106 , il fut agrandi jusqu'à pouvoir contenir jusqu'à 8000 spectateurs.

Nous continuons notre périple ...Face au théâtre , sur les hauteurs , un groupe de tombeaux royaux , impressionnants par leur taille ...Le Tombeau de l'urne , Le plus grand , Le Tombeau de la soie , Le Tombeau corinthien, Le Tombeau du palais et Le Tombeau de Sextus Florentinus ..

Sur la voie , nous visitons des cavernes creusées dans le rocher avec une exceptionnelle palette de nuances , blanc , rose , orange , dont les stries se mêlent et se démêlent à la façon d'un écheveau .

En empruntant la rue des colonnades , nous nous dirigeons sur la droite vers les vestiges de l'église byzantine construite sur l'emplacement d'un édifice ( probablement un temple ) démoli .

Avant la bifurcation , Nymphaeum , vestiges d'une fontaine dont il ne reste plus rien mais où s'épanouit un pistachier vieux de 450 ans .

A droit donc , l'église ou ce qu'il en reste ...de superbes céramiques , personnages , animaux ( lapins , sangliers cerfs , coqs ..) , trois vestiges de chapiteaux dans la cour . A droite , en contrebas , les ruines du Temple des lions ailés ( nom provenant des sculptures des chapiteaux )

Nous redescendons pour reprendre la voie des colonnades qui se termine par un vaste portail, , la porte du Temenos , gardée par deux gardiens en tenue " comme à l'époque !!!!! Ce portail donnait accès à la partie sacrée , Le Temenos ( grande salle pavée ) du QASR el Bint , principal temple Nabatéen de la capitale et seul survivant des tremblements de terre et inondations. L'édifice culmine à une vingtaine de mètres . Une grande salle pavée dominée par le temple lui même et son autel. Sur la droite , des vestiges de ce qui paraît être un "hamman " .

C'est à l'ombre de ces murs que nous mangeons nos sandwichs "bédouins " avant de repartir .

Cette fois ci , c'est sérieux , nous devons grimper jusqu'au monastère , Le Deir , 2,5 km dans la montagne , quelques centaines de marches taillées à même le roc et inégales ....la montée est rude ...le monastère se mérite !!!!! Mais le coup d'œil en vaut la peine ...

Un petit bar à ses pieds et nous dégustons notre café sucré à la cardamome avec délectation ....nous zapons la montée " pour la vue " !!!!! Un plateau montagneux où, dans un de ses flancs , a été creusée la façade du monastère . Monument à peu près carré ( 50 m de large 45 m de haut ) , deux niveaux , un inférieur avec demi colonnes à chapiteaux nabatéens, deux niches à tympan recourbé . Un portique de huit mètres de haut ceint de deux demi colonnes . Le deuxi��me étage , très en relief , comporte deux avant corps surmontés de deux demi frontons et un tholos central dont le chapiteau nabatéen supporte une urne (9 m à elle seule ) . La façade se découpe de la montagne , très en relief et je suis frappée par la sobriété du monument, comme s'il ne voulait pas voler la vedette au paysage environnant . Imposant , majestueux tout en étant sobre , voilà le Deir , bâti au I ou II eme siècle avant JC , ce serait un temple dédié à la pratique d'un culte en l'honneur d'un roi...Obodas I et peut être aussi le Dieu Dushara ....

Ce n'est pas tout , la journée n'est pas finie ....nous devons rentrer au camp ...à pieds !!! Quelques km de plus ....nous ne sommes pas à cela près !!!!!

Nous partons en longeant des corniches dont le vide à nos pieds est impressionnant...les couleurs changent , les vallées se creusent , les sommets s'éloignent et de temps en temps nous rencontrons une plaque de "gazon " tellement vert qu'on le croirait faux ....

Nous sommes accueillis par un thé chaud bien mérité mais qui ne s'ensuivra pas d'une bonne douche " chaude " qui , pourtant , aurait été la bienvenue .

Le repas du soir composé de légumes délicieux , de grillades au feu de bois et de discussions animées , terminera cette journée de façon conviviale et c'est avec bonheur que nous retrouvons nos duvets dans nos tentes bédouines .
Du nord au sud du Vietnam en décembre 2016 English translation pending
by Goudette · 2017-01-18 · 7 replies
Vietnam 2016 (de Hanoï à Saïgon)

Jeudi 15 décembre : départ de Genval-Gare

Les photos du 1er jour

A 14h20, les valises sont prêtes et embarquées dans la Peugeot. Direction la gare de Genval. Enfin nous allons tester la ligne SNCB entre Schuman et l'aéroport. On se souvient qu'en juin, ils étaient en grève lors de notre départ vers Porto.

A l'aéroport, le contrôle douanier est maintenant complètement automatique : lecture électronique du passeport et ouverture du portique. Au contrôle de sécurité, mon sac à dos est embarqué sur une voie de garage : ouverture du sac et de la pochette des médocs : bon, je pensais la laisser dans la valise et j'ai oublié que mon canif qui m'accompagne partout depuis le Népal (en 1985 !!!) est dans cette trousse ! Rien n'y fait, le canif termine à la poubelle. On ne va pas se laisser abattre pour autant.

Le vol vers Istanbul est à l'heure. Ouf car nous n'avons qu'une heure pour le transfert dans l'immense aéroport Ataturc. Il y a bien de la place pour les jambes. On affiche enfin la gate B08. C'est à l'étage du dessous : un peu de pagaille pour prendre le bus, sous la pluie. Pour ce long vol de nuit, nous avons des places hublot à deux. Nous ne serons pas dérangés et nous pourrons nous lever à notre guise. J'allais m'endormir avec coussin, couverture, foulard, quand on nous sert encore un souper. Il est 3h du matin à Bruxelles. Enfin les lumières s'estompent et nous essayons de dormir. C'est moins confortable que le premier vol ! On nous réveille à 14h, heure de Hanoï pour un petit déj peu appétissant.

Vendredi 16 décembre : découverte de Hanoï

Après un atterrissage sans encombre, nous passons l'immigration en 15 minutes chrono. Attente des valises. Une famille vietnamienne avec 3 jeunes enfants réceptionne entre 10 et 15 bagages de toutes tailles ! Il doit s'agir d'un déménagement.

A la sortie, nous voyons tout de suite notre guide, TRUNG (prononcer Tchoung). La voiture de Mac (prononcer Maï) arrive et nous voilà dans la circulation. Dès l'entrée en ville, nous sommes assaillis de scooters de tous côtés. Le piéton n'est pas roi ici. Le guide est sympa. Il nous explique le change : 1 euro = 25000 dongs. Nous serons donc millionnaires 😏

Les maisons sont très étroites, une seule pièce, et hautes, tout en profondeur. L'hôtel est en plein centre ville. Sympa. Notre chambre est au 6e. C'est un peu vieillot, mais charmant, et beaucoup mieux que ce que j'attendais. Il fait bon, ni trop chaud, ni froid, bien que tous les locaux sont en anorak d'hiver bien fermé. Pour moi le t-shirt est parfait.

A 19h, souper à l'hôtel. Nous nous laissons conseiller par le serveur et c'est très bon, en particulier les nems.

Petit tour dans le quartier. Frayeur pour traverser la rue au milieu des scooters, voitures et klaxons. Un gentil monsieur me prend par le bras pour m'amener de l'autre côté, car Daniel est passé sans se soucier de moi ! Ceci dit, on s'habitue vite et la technique n'est finalement pas si compliquée.

Samedi 17 décembre : Journée libre à Hanoï

Après une excellente nuit, nous avons une journée entière libre pour découvrir la ville. Nous quittons l'hôtel vers 9h30. Il fait bon. Direction le km zéro et un circuit préparé par Daniel pour découvrir les plus belles rues de la vieille ville : le quartier des corporations : 36 quartiers dont la rue des bijoutiers, celle des lampions avec les très kitch décos de Noël et Nouvel An, la rue du poisson, celle des casseroles,

Nous prenons un verre à la rue des voiles où un liégeois nous annonce des inondations importantes dans la région du centre, où nous serons dans quatre jours.

Au grand carrefour du km zéro, à Hoan Kiem Lake, si encombré hier, près du lac de ‘Epée Restituée', des enfants jouent et roulent avec de petites voitures électriques, de petits go-karts très bas avec 2 manettes. C'est très agréable. Nous décidons que nous viendrons dîner au Avalon Lunch Café. L'après-midi, nous longeons le lac avec photos du stupa de la tortue Thap Rua. Visite de Bach Ma, le plus ancien temple de la ville. Nous sommes très contents de cette première journée, surtout de la visite du musée de la Femme Vietnamienne. Nous y avons découvert les rites de mariages dans plusieurs ethnies, l'histoire des femmes révolutionnaires, la déesse mère, les techniques pour moudre, la palanche, le film témoignage de femmes vendeuses de fruits ou autres marchandises dans la rue à Hanoï pour nourrir (difficilement) leur famille, les femmes héroïnes de la guerre et décorées suite à la perte de plusieurs de leur fils. Tout cela me touche énormément.

Passage dans la cathédrale Saint-Joseph. Des femmes y serinent des incantations lancinantes et ininterrompues.

Il nous reste juste une heure de repos avant le rdv avec notre guide et notre compagnon de voyage, Stéphane, genevois de 42 ans que nous connaitrons mieux dans les prochains jours.

Le repas dans un restaurant proche est excellent. Ensuite nous faisons le tour du lac de l'épée restituée au milieu d'une foule incroyable : danseurs de tango, mazurka, … Cela nous amuse un moment, puis retour à l'hôtel.

Première journée très remplie. Hanoï nous a déjà conquis.

Les photos du 3e jour

Dimanche 18 décembre : Hanoï avec le guide

Les photos du 4e jour

A 8h le guide nous attend. Un mariage se prépare dans la maison en face de l'hôtel. Notre minibus va nous mener au Temple de la Littérature, la 1e université du Vietnam, qui date de 1070, mais n'est pas reconnue par l'Unesco en tant qu'université. Des groupes d'enfants, les meilleurs écoliers du pays nous saluent, et font des selfies avec moi. Je n'ai jamais eu autant de succès avec ma peau si blanche ! Le lieu était consacré à la formation des mandarins, les hauts fonctionnaires de 1442 à 1779. Des stèles, portées par une tortue, aujourd'hui protégées par l'UNESCO honorent les dits mandarins. Il n'en reste aujourd'hui que 82 sur 116, suite aux bombardements de 1954. Le Yin et le Yang sont figurés partout : carré = terre, rond = ciel, tortue = terre, oiseau = ciel, tambour en bois – cloche ou gong en métal, homme - femme, bien - mal, montagne - eau, …

Nous admirons les colonnes en bois de fer souvent laquées en rouge, avec des idéogrammes très beaux.

Important à ne pas confondre : Un temple honore une ou des personnalités. La pagode honore toujours le Boudha.

Les offrandes peuvent être de la nourriture ou de l'argent. On donne aussi de faux billets pour les brûler pour garantir aux ancêtres qu'ils ne manquent pas d'argent dans leur nouvelle vie.

Ensuite se pose la question de la file d'attente d'une heure pour voir la dépouille d'Ho Chi Minh. Je ne suis pas vraiment prenante, mais nous n'y échappons pas. La file est sous haute surveillance, sans appareil-photo, pour juste passer davant le tombeau et voir la tête et les mains cirées du héros national. Puis nous visitons le parc, les maisons, dont celle sur pilotis, la Pagode au pilier unique, en forme de lotus, et les voitures de Ho Chi Minh, et nous nous arrêtons devant le palais présidentiel où sont reçus les visiteurs de marque étrangers.

Trung ne peut s'empêcher de nous raconter tous les détails des guerres gagnées par les Vietnamiens : l'indépendance contre les Français en 1954, les Américains en 1975, les Chinois.

Le dîner est moins apprécié que les précédents, le chauffeur s'étant fait arrêter par la police, suite à un feu soi-disant non respecté. Devant le restaurant, nous assistons à une scène violente d'une personne en crise complète : épilepsie ? drogue ?

Ensuite nous visitons la pagode sur le lac de l'épée restituée, via le pont rouge, déjà photographié à de multiples reprises.

La visite se poursuit avec le musée d'ethnographie. Les maisons des différentes ethnies minoritaires du pays sont présentées. La visite est très agréable. Il y a peu de monde et les constructions se visitent facilement, parfois à condition de se déchausser.

A l'entrée du soir nous allons au spectacle de marionnettes sur l'eau, typique du Vietnam. Plusieurs scénettes typiques sont représentées : des travaux des champs aux combats de dragons, de l'épopée de l'épée restituée aux différents instruments de musique.

Ensuite nous attend le cyclo-pousse qui nous fait visiter les rues animées aux lumières du soir et repassent dans des rues que nous avons découvertes hier. On se sent comme chez nous, à l'aise. Ce voyage nous plait de plus en plus.

Le repas dans un resto chic est vraiment délicieux, exceptionnel et le service est vraiment gentil : on se sent extrèmement bienvenu ici. Ce soir nous n'irons pas trainer autour du lac -) car demain il s'agit de se lever très tôt.

Les photos du 4e jour

Lundi 19 décembre : en route vers Ninh Binh

Les photos du 5e jour

Réveil à 5h45, plus tôt encore que pour aller au boulot !! Et après une mauvaise nuit, trop de bruit et de longues heures sans retrouver le sommeil.

Nous partons sans petit déjeuner pour la leçon de taï chi, en face du mausolée Ho Chi Minh, où des personnes âgées sont des habitués de l'exercice de cet art martial asiatique très matinal. Un professeur charmant, de +- 70 ans nous initie à quelques positions et mouvements lents de taï chi. C'est assez difficile de contrôler les jambes, les bras, les mains et sa position sur 2 axes. Mais on s'en sort pas trop mal. Dommage qu'à la fin des exercices, les habitués sont tous partis. Je comptais sur une démo de pros et quelques photos des positions les plus typiques.

Retour à l'hôtel pour le petit déjeuner et la valise plus le check-out. Stéphane est en retard et a du mal à boucler sa valise. Il pleuvine. Un petit crachin qui ne durera pas, et des files et des foules de scooters, de voitures, des bus, tout le monde est soudain dans les rues. C'est lundi.

Première visite à un atelier de laque. Après une seconde arrestation par la police, comme hier. Trung est scandalisé par les ‘voleurs', les fonctionnaires qui essaient de se faire un supplément avant les fêtes de fin d'année. Explications sur les techniques de peinture laquée : à la coquille d'oeuf (de canne), à la feuille d'or ou d'argent, avec des grains de coquillages, … Un travail d'équipe, et de bénédictin ! Puis nous visitons la boutique. Notre choix se porte sur un vase bien coloré, moderne, genre Picasso, avec d'un côté la représentation des quatre saisons et de l'autre, des instruments de musique. 70 euros quand même. Et je m'inquiète de la valise, déjà trop remplie.

Route vers la province du Ninh Binh, baie d'Halong terrestre. Les hommes se préparent pour une ballade à vélo avec le guide. Très peu pour moi. Je reste avec le chauffeur et on attend les bikers à 2 ou 3 endroits. Je fais ouvrir la valise de Daniel pour sortir les jumelles. C'est vrai que le long de l'eau, sur les rizières, il y a des oiseaux, et des personnes au travail, un peu éloignées. Les voilà partis. A la halte suivante, je les attends trop longtemps : il y a un problème. Ben oui, les jumelles sont perdues ! C'était bien la peine !

Le repas de midi se passe dans une famille, nombreuse ! Le monsieur a trois filles et une ribambelle de petites-filles. C'est charmant. Ils nous servent une dizaine de plats. Dur de faire honneur à tout ! Tout est délicieux, sauf les nems, curieusement. Avec les conseils de Tchung, on s'en sort honorablement pour le pourboire. Le guide nous explique que la famille élève des chiens pour les restaurants. C'est vrai que plusieurs chiens se baladent autour de nous, dont une femelle et de magnifiques chiots très attachants. Dommage que leur sort soit de finir à la casserole ! Quelle horreur !

Après quelques kilomètres de route, sans crier gare, nous voilà installés dans de minuscules barques très plates. Notre rameur connait quelques mots de français. La promenade se fait dans un calme parfait, contraste après l'effervescence de Hanoï et ses klaxons incessants.

Nous en profitons à fond. Le soleil apparaît timidement derrière le brouillard mystérieux. Nous passons dans une grotte à chauve-souris, brr ! Belle expérience, à placer dans notre top 5. A notre retour à l'embarcadère, deux couples de mariés posent pour leur photos de mariage dans ce décor magnifique.

Nous voilà repartis pour la dernière visite de la journée : le site de l'ancienne capitale de Hoa Lu. Deux temples du 17e siècle célèbrent le Vietnam indépendant des 9e et 10e siècles (du temps des croisades). Le temple de Dinh Tien Hong est le plus beau : le portique est remarquable avec une clotûre décorée de céramiques vertes. Drapeau du Vietnam ancestral et du moderne cohexistent bizarrement pour honorer une dynastie royale en pays communiste. Le temple de LiDai Hanh, successeur du précédent et second mari d'une veuve devenue célèbre.

Nous quittons ce site remarquable après une tentative ratée de visiter un cimetière bien gardé par des chiens turbulents. Dans la rizière voisine, nous remarquons un homme et son buffle. Des haut-parleurs diffusent le journal officiel de manière à ce que la population ne puisse en aucun cas échapper au message venu d'en haut.

Nous poursuivons notre route pour Ninh Bin où nous passerons la nuit dans un hôtel chic. Le repas servi assez pompeusement se termine par un yaourt proposé directement dans son pot, assez drôle.

Tout le monde n'est pas pauvre dans ce pays : un château privé ressemblant à l'église de Koekelberg est en construction en face de l'hôtel.

Les photos du 5e jour Mardi 20 décembre : Vers la baie de Halong

Les photos du 6e jour

Longue route vers la baie d'Halong en passant près de la ville portuaire de Haï Phong. Gros trafic de camions sur cette route parsemée de postes de police. Nous traversons plusieurs villages. Nouvelle interpellation par la police pour passage d'une ligne blanche imaginaire. Mais le chauffeur se défend bien et ne paie pas, avec ou sans bakshich, on ne saura jamais.

Tout le reste du trajet, lui et Tchung continuent à traiter les policiers de voleurs. C'est vrai que cela devient excessif !

Nous observons durant le trajet, à la fois l'activité rurale dans les rizières et la vie dans les petites villes, avec l'artisanat et le commerce local. Tchung prend plaisir à nous montrer les restaurants proposant du chien ou du chat, repas de fête pour les habitants du Nord.

Du côté de HaïPhong, nous traversons un village le long d'un fleuve avec des fours de fabrication de ciment, très pollué : tout est blanc. Nous passons trop vite, sans pouvoir faire de photos.

Vers 11h, nous arrivons à la baie d'Halong et nous faisons encore un arrêt dans un élévage d'huîtres perlières. Nous avons droit à une explication de tout le processus, dont la démonstration de l'opération pratiquée pour implanter et extraire une perle d'une huître porteuse.

La boutique offre un choix énorme de bijoux un peu trop kitsch et trop cher pour les perles. Je trouve de belles boucles d'oreilles modernes en nacre pour les filles : cadeau de Noël tout trouvé.

Dans le port de la baie d'Halong, le guide nous laisse aux mains d'un de ses collègues. Nous embarquons vers midi sur un bateau d'une vingtaine de cabines, de la compagnie Mirage. Notre cabine est confortable avec douche, petit salon avec porte sur un mini balcon, très agréable, très privé. La porte en face de notre cabine donne sur la soute : les machines et le logement du personnel, beaucoup moins bien logés que nous !

L'accueil par notre guide et le personnel du bateau est très sympa. Le jeune capitaine parle anglais, avec un humour et une efficacité désarmantes. On est très bien tombés. Nous avons l'occasion de faire connaissance avec d'autres francophones : un couple d'anversois bien sympas, actifs dans le textile pour les couturiers, des français du sud. Nous avons droit à une bouteille de vin blanc lors du premier repas. Pas terrible ce vin local, nous nous en tiendrons donc à l'eau et à la bière pour le reste du voyage.

La vue est splendide dès le départ de la croisière. Malgré le temps brumeux, nous nous rendons compte que cet endroit est l'un des plus beaux du monde et nous en profitons bien, du pont inférieur, au supérieur, à notre cabine. Il fait plus chaud qu'à Hanoï et je sors mon top préféré en espérant bronzer un peu. Des excursions sont prévues pour visiter des îles et nous avons le choix de partir en kayak ou en bateau en bambou. Je suis un peu inquiète de ce qui nous attend. Mais tout se passe bien. Nous embarquons sur les petits bateaux tirés derrière le Pelican 2, qui nous déposent à un embarcadère où nous attendent les barques en bambou. Nous empruntons un petit passage sous les rochers vers un lac intérieur où les rochers sont colonisés par des macaques dont les sauts et les grimaces amusent les touristes. Ensuite nous attend la surprise : c'est le nom d'une grotte vraiment magnifique dont plusieurs concrétions font penser qui à des amoureux, qui au ‘doigt de Dieu', hum ! Tchung avait essayé de me convaincre de ne pas participer à l'excursion à cause des marches et du dénivelé. Heureusement que je ne l'ai pas écouté ! Premier arrêt photo avec un panorama époustouflant. Pour faire un portrait il faut utiliser le flash, ce qui n'est pas évident pour tout le monde et finit par occasionner quelques disputes de couples car on ne repassera pas à cet endroit en fin de visite, Tchung me l'a bien expliqué. Nous nous en sortons très bien. De retour sur le bateau, nous profitons de la fin de la Happy Hour pour déguster une margarita en compagnie de nos amis flamands. Pendant le repas du soir, le capitaine met à l'honneur quelques personnes : anniversaires et anniversaires de mariage. C'est sympa. On nous propose le film Indochine, en français. Malheureusement nous sommes bien trop fatigués. Nous allons plutôt dormir pour espérer voir le lever du soleil à partir de notre lit demain matin. Nous passons une bonne nuit dans notre super cabine, entourés d'un nombre d'autres bateaux pareils au nôtre et de quelques barques et un grand bateau de croisière visible au loin.

Les photos du 6e jour

Mercredi 21 décembre : Baie de Halong

Les photos du 7e jour

Réveil matinal sur le bateau pour observer le lever du soleil. Malheureusement, la brume a bien du mal à se lever, elle. Le spectacle est quand même inoubliable. L'atmosphère est propice à une forme de nostalgie et à un grand calme intérieur. Au programme, la visite de l'île de Titop, astronaute russe qui a visité le Vietnam et qui est le seul étranger à avoir donné son nom à une île de la baie. La montée compte 425 marches, mais Tchung m'a appris qu'ici je peux faire demi-tour quand je veux si la montée est trop difficile. De toute façon, monter des marches, je sais faire ! Je remarque qu'exceptionnellement nous prenons du retard sur l'horaire annoncé. Et à notre arrivée sur l'île, il y a une file. Pas normal ici, tout est si bien organisé d'habitude. La raison de ce couac ? La dame qui a fermé le site hier soir a, par mégarde, emporté la clé ! Un bateau officiel arrive à toute vitesse et débarque une véritable armée de fonctionnaires. La porte s'ouvre et la file se résorbe immédiatement. Daniel veut monter vite pour ne pas être gèné par ceux qui descendent et prendre des photos à son aise. De mon côté, c'est un peu l'inverse, je préfère être dans une file pour pouvoir m'arrêter de temps en temps sans être celle qui freine tout le monde. Tout se passe bien. Il y a régulièrement des paliers avec une vue magnifique. En haut on a droit à un panorama à 360°. C'est juste grandiose. Aucun regret pour l'effort fourni. Après cela on aurait pu se baigner ou se promener sur la plage, mais c'est décidément pas mon truc, et nous attendons sagement au pied de l'immense statue de TiTov.

De retour sur le bateau, nous avons droit à un brunch à 10 h du matin ! Pas vraiment faim, mais comme nous ignorons la suite exacte du programme, nous en profitons quand même. A cette heure-là je choisis les plats froids qui me plaisent vraiment bien. Il faut déjà refaire les valises. Heureusement nous n'avions que notre sac à dos et nous sommes vite prêts. Sur le pont nous faisons encore quelques dernières photos, le soleil arrivant enfin, et chauffant vite l'atmosphère.

Notre guide et notre chauffeur nous attendent. Premier déchirement. C'est ‘le plus beau d'not'voyage' qui se termine déjà, j'ai un goût de trop peu !

Nous voilà en route vers l'aéroport de Hanoï. Nous allons également quitter notre guide, si drôle et attachant ! Snif !

Nous traversons une région de charbonnages, que nous ne verrons pas, mais l'état de l'environnement ne laisse pas de doutes. Petite pause dans un grand centre commercial qui vend de grandes statues pour l'extérieur. A l'intérieur, un atelier de brodeuses et des salles d'exposition et de vente de tous les produits vietnamiens : bijoux, objets laqués, gastronomie, soie, … l'usine à touristes.

A l'aéroport de Hanoï, tout est bien organisé. Tchung nous accompagne pour l'enregistrement des valises. Curieusement nous avons un léger dépassement du poids autorisé, mais finalement ça passe sans encombre. Nous échangeons nos coordonnées avec Tchung et nous nous assurons que tout est ok pour les pourboires.

Une heure trente plus tard nous débarquons à l'aéroport international de Danang, au coeur des souvenirs des combats de 1968, dans un aéroport qui a servi aux américains pour perpétrer leurs pires méfaits dans le pays, à savoir la guerre chimique avec le ‘composant orange' de Monsanto qui recyclait ici son herbicide que le monde entier ne voulait plus acheter à cause de la dioxine.

Notre nouveau guide, Lam, nous l'explique dans la voiture. Les inondations récentes qui ont causé plusieurs morts il y a 5 jours à Hoï An en sont une des conséquences liées au déboisement de cette région proche du 17e parallèle qui était la frontière Nord-Sud après la défaite des Français en 1954. Le guide nous conduit pour le souper sur une plage de Danang en bord de mer. On voit à seulement quelques mètres les grosses vagues prisées aujourd'hui des surfeurs américains qui ont remplacé les GI's.

Nous sommes fatigués et le chauffeur très prudent nous conduit à Hoï An, dans un hôtel à l'écart de la ville. Il pleut et cela n'augure rien de bon pour demain. Mais nous sommes vraiment trop épuisés pour y penser.

Les photos du 7e jour

Jeudi 22 décembre à Hoï An

Les photos du 8e jour

Nous nous réveillons de bonne heure, comme d'habitude, et selon les désirs de notre guide. Nous entendons la pluie qui tambourine à tout berzingue sur le toit. L'hôtel est un ensemble de chambres qui donnent directement sur l'extérieur. Je me dis que dans ces conditions, je ne me lève pas. Hors de question de visiter la ville en barque comme les touristes de la semaine dernière ! Finalement cela se calme et nous nous levons quand même. La salle du petit déjeuner est le long de la rivière, et il faut traverser le jardin pour y accéder. Des personnes s'activent autour d'un ponton et autour d'un petit bateau sur la rivière. C'est agréable et très calme.

Départ avec notre guide pour découvrir la plus belle ville du pays. Ville très commerçante qui vient donc d'être inondée. On voit les traces d'humidité à 1m50 sur les murs. Les habitants ont rapidement nettoyé et tout remis en ordre après la décrue de la rivière. En Belgique, pareille inondation aurait été traitée de catastrophe naturelle majeure et le roi aurait certainement enfilé ses bottes pour venir consoler les victimes. Ici on prend cela avec philosophie malgré que la saison des typhons devrait être terminée depuis la mi-novembre.

Notre visite commence par un arrêt dans un cimetière au milieu des rizières. Le guide nous explique la signification des pierres tombales qui indiquent à côté du nom du défunt, le nom de tous les donateurs de la famille qui ont financé la sépulture, ainsi que la liste des descendants du défunt. Selon le rite local boudhiste, la tête du mort est toujours orientée côté montagne et les pieds en direction de l'eau, toujours à cause du Yin et du Yang, et dans un esprit de Feng-Shui. Daniel remarque la tombe d'un jeune soldat, ou officier de l'armée sud-vietnamienne vaincue.

Quelques buffles au repos et des femmes au travail dans les rizières. On est en période de labour en vue de la transplantation des pousses de riz. Le lizeron d'eau est présent et cultivé. Nous en mangerons dans les prochains jours. Nous visitons ensuite à pied les quelques rues commerçantes de Hoï An. Premier arrêt pour visiter une fabrique de soie, doublée d'un atelier de confection express. La visite commence par des explications en français sur la culture du ver à soie, puis l'extraction des fils de soie.

Puis à l'étage, nous découvrons les tenues qu'on propose de confectionner pour nous sur mesure, dans le tissu que nous choisissons. Malgré la chaleur difficilement supportable, surtout pour prendre des mesures, j'ai tellement envie de la tenue traditionnelle qui rend les vietnamiennes si belles et élégantes, je finis par accepter et Daniel commande à son tour une belle chemise noire. La prise de mesures est comique : photos de dos, de devant, … et dictée d'un tas de chiffres. On nous promet la confection et la livraison pour 18h à l'hôtel avec essayage et retouches éventuelles pour le soir même. Dans une autre boutique, nous découvrons la fabrication des lampions et de la marquetterie.

Le guide nous explique les particularités architecturales des maisons anciennes de la vieille ville, piétonière en-dehors des heures de pointe. La visite est très agréable. Plusieurs maisons se visitent. Nous apprenons les styles chinois, vietnamien et colonial. Nous visitons un petit temple dédié à la dame maritime qui a protégé les premiers migrants venus de Chine par la mer. Puis le pont couvert japonais, avec un petit temple intégré en son centre. Des animaux protègent l'entrée et la sortie du temple. La visite se poursuit par le marché local, où j'achète du thé au gingembre pour Damien. La suite va se faire à vélo, pour le guide et pour les hommes. Moi j'ai droit au cyclo-pousse. Daniel prend le guidon du cyclo-pousse pour la photo qui fera le plaisir de mes collègues comme carte de voeux pour 2017.

Belle ballade de quelques km pour se rendre à travers les rizières et les champs inondés, couverts de lizeron. Nous arrivons à l'heure du repas dans un petit village de maraichers où nous aurons droit à une visite guidée des plantations d'herbes aromatiques et légumes divers par le fils de la maison, bien sympathique et très didactique. Il nous apprend à arroser les lopins de terre avec 2 arrosoirs et une palanche : sportif ! Tout est net, propre, sans la moindre mauvaise herbe. Daniel est scotché. Je retiens que les hommes travaillent sur la plantation, pendant que les femmes vont au marché et reviennent à la maison avec l'argent, ce qui les rend très importantes. Avant de manger, nous avons droit à un cours de cuisine pour préparer des crèpes de riz aux crevettes et à la viande. La recette est soigneusement notée. Nous comptons bien réaliser la recette à la maison. Nous sommes affamés, mais un massage des pieds va encore nous permettre de nous détendre avant de passer à table. C'est très agréable, et cela ne se limite pas aux pieds : les épaules, la nuque, le cuir chevelu, le visage, et cela semble très amusant à nos hôtesses. Elles doivent bien se moquer de nous. Le guide fait quelques photos bien chouettes à notre insu. Enfin le dîner est servi et c'est une fois de plus absolument divin. Un plat en particulier est très personnel : le riz donne lieu à une présentation artistique de ce que nous inspirons à la cuisinière : pour moi ce sera une tortue. Je ne sais pas pourquoi ! Daniel a une sorte d'araignée, et pour Stéphane, c'est un homme bien en forme, hoho.

Avant de quitter cette maison, et cette famille super attachante, nous avons encore une démonstration de calligraphie. Le professeur (un véritable chinois) dessine à l'encre de Chine des dessins figuratifs, puis des versions de plus en plus abstraites pour nous montrer comment on en est arrivé aux idéogrammes représentant le bonheur, la prospérité et la longévité. Je retiens que le soleil + la lune sont utilisés pour figurer la lumière : logique.

En chemin pour retrouver notre minibus, le guide nous montre encore la végétation locale en bord de rivière, et l'escargot rouge qui s'attaque aux plants de riz et qu'il faut combattre au moyen de produits chimiques. La voiture nous attend un peu plus loin. Nous voyons un troupeau de buffles que leur propriétaire ramène pour la soirée, et qui traverse la route sans ralentir malgré le flot ininterrompu de voitures et de scooters, impressionnant.

La nuit tombe et nous rentrons à l'hôtel. A 18h pile, on nous appelle de la réception pour la livraison des vêtements sur mesure. Je m'attendais à ce qu'une femme m'aide à décider si cela convient bien. Mais non, le livreur attendra sagement à la réception. Je dois retrouver le bon de commande dans mon sac. Panique, j'ai complètement perdu de vue ce papier dont je n'ai pas compris l'importance ce matin. L'essayage est ok. Nous sommes ravis et nous envoyons directement les photos sur What's app. Les filles n'en reviennent pas que nous ayons osé nous lancer dans cette aventure typique.

La soirée est libre. Nous allons retourner en ville pour souper dans un restaurant conseillé par le guide. Je demande à la jeune réceptionniste de réserver une table pour nous. Elle semble étonnée que nous choisissions ce restaurant et veut nous envoyer ailleurs. Tant pis. La navette pour HoÏ An arrive et nous voilà partis avec des français bruyants qui se prennent pour le centre du monde. Mauvaise surprise au restaurant : l'entrée choisie par Daniel est tellement piquante qu'il ne peut pas la manger et l'empêche même d'apprécier le plat suivant. Après une ballade dans la rue aux lampions, très animée, nous achetons une bougie à une veille dame qui nous montre qu'on pose ce lampion sur la rivière et qu'il emporte notre voeu. C'est romantique. Subitement à 21h30, un rapide message dans les hauts-parleurs annonce la fin de la période de rue piétonne. A l'instant des vélomoteurs déboulent de toute part. Il faut donc rentrer. Un jeune homme nous propose un taxi. Nous annonçons le nom de l'hôtel, je m'arrange pour le prix de la course et nous voilà partis. A un moment, il klaxonne comme un fou, et m'explique que sa sister habite là. Il veut juste lui faire un petit bonsoir. On ne se complique pas la vie, ici, c'est trop cool.

Les photos du 8e jour

Vendredi 23 décembre : Danang : le musée Cham et la route du Col des Nuages vers Hué

Les photos du 9e jour

Nous devons à nouveau partir tôt, car nous devons déposer Stéphane à temps à l'aéroport de Danang. De là il va rejoindre sa famille au Myanmar pour fêter Noël avec eux. Avant cela nous allons visiter le musée Cham. A l'hôtel je fais mes adieux à la charmante réceptionniste, Tho. Elle me laisse une carte avec son nom et ‘Your Daughter'. Je suis sous le charme.

Nous longeons la côte et les voies de chemin de fer en direction de Danang et de ses grands hôtels-resorts qui attirent beaucoup de riches touristes américains et russes. D'anciennes bases militaires avec leurs bunkers intéressent Daniel et le guide. Nous arrivons près de l'immense pont en forme de dragon que nous voyons enfin de jour, après notre passage de nuit dimanche soir. Danang, 3e ville du Vietnam (avec 1 million d'habitants) s'appelait Tourane pendant la colonisation française. Proche du 17e parallèle, les GI's américains y ont localisé leurs principales bases aéro-navales, point de départ des bombardements les plus horribles. Abandon de la base un mois avant la chute de Saïgon en mars 1975.

Nous visitons le musée des sculptures, qui abrite depuis sa création en 1915-1919 par Henri Parmentier, des sculptures en grès datant du Ve au XVe s. Les Chams sont venus d'Indonésie avec leur culture hindouiste. Représentations de Brahma, Shiva, qui mêle le corps d'un lion (force) et d'un éléphant (intelligence), statues de Ganesh, le dieu éléphant.

A l'entrée du musée une carte du Vietnam permet de resituer le Champa au Vietnam ainsi que les hauts-lieux de la culture Cham, notamment le site de My Son détruit en grande partie par les bombardements américains mais dont Parmentier avait établi des relevés topographiques et des plans et des maquettes exposés dans le musée.

A la sortie du musée, une exposition de belles photos sur la vie quotidienne au Vietnam ainsi que des lieux les plus remarquables du pays retient notre attention.

A l'aéroport nous rachetons les dongs qui restaient à Stéphane avant de le laisser continuer son voyage.

Et nous voilà sur la route à travers la montagne : la route du Col des Nuages : il y a du brouillard et nous ne faisons qu'un arrêt. Parfois une trouée nous permet de voir les belles plages en bas. Il n'y a pas tellement de monde sur cette route, un tunnel permettant d'éviter le col est emprunté par les camions. Il n'y a plus que les touristes qui veulent passer le col. Ce n'est pas la saison idéale mais nous apprécions quand même la route et la vue. Ce col est la barrière climatique entre le Nord et le Sud du pays. Au pied de la montagne, la route croise le chemin de fer qui traverse tout le pays de Hanoï à Saïgon, en passant par Hué. Un village de pêcheurs offre un panorama de carte postale, comme dit Lam.

Le long de la route nous remarquons des échoppes qui vendent de petites bouteilles jaunes. C'est de l'huile d'eucalyptus. A la halte suivante, nous en achetons un flacon. C'est bon pour traiter les courbatures et les piqures de moustiques.

Arrivée dans la ville de Hué (350.000 habitants) vers midi. Après le dîner, nous visitons la cité impériale, avec la citadelle au premier plan, face à la rivières des parfums. Ancienne capitale du Vietnam, de 1802 à 1954. Hué est classée au Patrimoine mondial de l'Unesco.

Le roi Gia Long construisit cette citadelle de 1805 à 1832. Il s'agit du fondateur de la dynastie des Nguyen. L'ensemble a un périmètre de 10 km. Je suis accueillie par trois magnifiques jeunes filles pour une intervieuw dans le cadre de leurs études. Elles m'interrogent sur les sports que je pratique, hihi, très drôle ! Le temps est menaçant, avec de la bruine par moments.

Lors de la guerre du Vietnam, les troupes Vietcong s'y regroupaient et les américains ont donc allègrement bombardé ce joyau du 19e siècle, détruisant une grande partie des bâtiments. Mais grâce à l'Unesco la reconstruction des bâtiments les plus emblématiques peut se poursuivre.

Trois enceintes composent la citadelle en s'inspirant de l'architecture des Cités impériales chinoises.

A l'entrée de la Cité impériale, deux rangées de canons nous accueillent. Il y en a 9, chiffre symbolique, dont 5 pour les 5 éléments : eau, bois, métal, feu et terre, et de l'autre côté, les 4 saisons. L'entrée principale, ou Porte de Midi est percée de cinq portes, l'entrée pour les mandarins d'un côté, pour les militaires de l'autre. Ici les poètes et les militaires ont une importance égale. Après les grands bassins d'eau, une allée mène au Palais du Trône.

Des sculptures d'animaux se retrouvent un peu partout à chacun de ces animaux est attaché une symbolique particulière : les dragons qui surveillent les visiteurs du haut des toits ou dans les escaliers représentent la sagesse et la puissance le griffon apporte bonheur et protection royale, le phoenix la vertu et la tortue est porteuse de longévité.

80 colonnes en bois de fer ont résisté aux bombardements mais pas aux termites.

Entrée dans la Cité Interdite : Il ne reste que des ruines excepté 2 galleries : le pavillon de lecture et un théâtre dans lequel on peut poser avec des costumes fastueux, comme celui du mandarin.

Nous visitons deux temples : le temple du Culte des empereurs Nguyen avec 9 urnes dynastiques puis nous visitons le jardin et nous sortons dans la Cité habitée par ????

Au soir du 23 décembre, nous soupons dans une magnifique maison, ancienne demeure d'un mandarin.

Les photos du 9e jour

Samedi 24 décembre : Seconde journée à Hué.

Les photos du 10e jour

Les cyclo-pousses couverts nous attendent devant l'hôtel. Nous démarrons immédiatement vers la Pagode de la Dame Céleste en bordure de la rivière des Parfums. Nous traversons les rues animées de la cité impériale ainsi que le pont Eiffel sur la rivière. Je surprends Daniel à boire sa bouteille d'eau offerte comme chaque jour par le guide, alors que son conducteur transpire dans les côtes et sur les pavés inégaux. Moi, au moins j'ai la présence d'esprit de proposer la mienne à mon conducteur.

Nous laissons le cyclo-pousse au pied de la pagode de Thien Mu, en face de l'embarcadère sur la rivière. Là, une scène que nous avons vue à de multiples reprises se déroule sur les escaliers au pied de la pagode : une jeune femme dans une tenue magnifique, un ao daï d'un bleu profond, pose pour un photographe professionnel. La scène dure un moment sans le moindre mouvement, ni même des yeux ou des cils. J'en profite pour photographier la belle, seule et avec Daniel. Puis le guide fait la photo à trois. Beau souvenir.

La pagode de Thien Mu se caractérise par une tour de 7 étages qui donne sur le fleuve : 7 étages comme les 7 réincarnations de Budha. Divers symboles ornent la tour : fleurs de lotus et svastiska rappelant une croix gammée à l'envers. A droite une tortue géante avec une stèle et à gauche, une cloche.

Dans le temple les trois boudhas représentant le passé, le présent et le futur. Joli jardin avec des bonzaïs et relique de l'Austin bleue utilisée par Tich Quang Due qui s'est immolé par le feu en 1963 à Saïgon pour protester contre le pouvoir anti-boudhiste de Diem, pro-catholique. Son coeur serait resté intact malgré la température très élevée de l'immolation. A l'arrière, nous découvrons les locaux du monastère où les bonzes arrivent par un long couloir pour aller dans les réfectoires où le repas les attend, avec des cadeaux que les visiteurs leur ont apportés : cannettes de coca entre autres.

Malheureusement, le temps se gâte : il va pleuvoir sans discontinuer le reste de la journée.

Nous visitons la maison typique de la famille d'un mandarin, où on nous sert le thé et des friandises au gimgembre. L'autel des ancêtres est bien fourni en nourriture par les deux soeurs âgées et célibataires qui vivent là.

Les petits hôtels à l'extérieur des maisons sont destinés à accueillir les âmes errantes et les esprits qui circulent la nuit autour des maisons.

Le dîner se passe dans une maison-jardin, un endroit magnifique avec des nénuphars et des fleurs de lotus.

L'après-midi est consacrée à la visite de deux tombeaux des rois de la dynastie Nguyen.

Selon les croyances, la vraie vie est dans l'au-delà et les morts continuent leur chemin avec les mêmes besoins que les vivants : manger, dormir, acheter des choses, … Le tombeau impérial sert aussi de résidence à la campagne. La construction répond à des critères de géomancie particuliers entre montagne et eau (du fleuve ou du lac artificiel). Lorsqu'un élément manque, on l'ajoute de façon artificielle. Il y a toujours un paravent avant l'élément principal de la construction.

Une vaste esplanade regroupe les statues de mandarins et leurs montures : éléphants et chevaux, un pavillon avec une stèle narrant la biographie du personnage, un temple, puis le site funéraire à proprement parler. Dans le parc nous reconnaissons de beaux arbres : frangipaniers, jacquiers, longanier, litchi. Nous visitons d'abord le tombeau de Tu Duc, qui a règné de 1848 à 1883, ou palais de la modestie, pas du tout modeste. Il a nécessité 3 ans de construction de 1864 à 1867 et a englouti des sommes faramineuses. Petites statues de mandarins, le roi lui-même étant petit. Le dais au-dessus du tombeau est en béton mais si bien fait qu'on dirait un rideau qui bouge. Impressionnant.

Le second tombeau, celui de Khai Dinh, dernier de la dynastie, est bien différent, en béton au lieu de la pierre. Il mélange les références traditionnelles et européennes : fleurs de lys. Le style est très kitsch. L'homme était complètement mégalo. La construction a pris 11 ans de 1920 à 1931. Des ardoises d'Anger, des fresques avec des bouteilles, du verres, des cuillères à soupe, des morceaux d'assiettes pour représenter moultes scènes de la vie, des animaux, des fleurs aux quatre saisons. Une pièce annexe regroupe des cadeaux reçus de son vivant des princes et rois occidentaux.

La dernière visite est bien différente, dans un monastère d'eunnuques impériaux. C'est l'heure de la prière et un jeune bonze psalmodie en frappant un gong pour envoyer ses prières vers le ciel. Un petit cimetière annexe comporte quelques tombes de bonzes. A côté on entend le chant d'une pagode de bonzesses.

Arrêt dans une fabrique de chapeaux vietnamiens traditionnels et de bâtons d'encens. L'agence de voyage nous offre un beau chapeau aux poèmes : dans lequel on voit des scènes typiques par transparence lorsque le chapeau est soumis à la lumière : magnifique. Encombrant aussi, mais Lam assure que Turkish Airlines acceptera sans problème un sac supplémentaire avec nos chapeaus et quelques bottes de bâtons d'encens très parfumés.

Ce soir, c'est le réveillon de Noël. Des bandes de jeunes vietnamiens se rassemblent dans le centre de la ville. Nous allons souper dans un magnifique restaurant jardin. Nous nous sommes mis sur notre 31 : Daniel porte sa nouvelle chemise sur mesure et j'ai mis ma longue jupe et de belles chaussures : un petit risque après une journée entière de pluie ! Nous commandons un cocktail. Malgré le niveau de standing du restaurant, le premier plat du menu est servi avant notre apéritif. Je me permets de demander à la charmante serveuse de reprendre la soupe et d'attendre un peu. Après le repas, il est encore temps de passer au 12e étage de notre hôtel où une boisson nous attend dans une ambiance musicale : deux jeunes musiciens jouent des airs connus pendant qu'un groupe de chinois émèchés renverse de la bière partout. Bon, nous allons dormir car la fatigue de cette longue journée a raison de notre envie de fêter Noël.

Les photos du 10e jour

Dimanche 25 décembre Jour de Noël : Saïgon – Ho Chi Minh Ville.

Les photos du 11e jour

Départ de bon matin : déjeuner à 5h45, avant même l'ouverture officielle du restaurant : nous sommes les premiers à nous restaurer, et nos valises sont déjà prêtes devant la porte de la chambre, et tout cela un jour de Noël ! La voiture nous attend pour le trajet vers l'aéroport de Hué et le transfert vers Saïgon. Petit aéroport et enregistrement rapide : notre guide et notre chauffeur vont pouvoir rentrer vite chez eux, l'un à Hoï An et l'autre à Danang. Lam nous apprend qu'on annonce à nouveau un typhon sur la région du centre, que nous quittons juste à temps. Il y aura de nouveau des inondations, et des morts. Il a l'air assez déprimé.

Dans le bus de transfert de l'aérogare vers l'avion, Daniel donne sa place assise à une jeune vietnamienne et son bébé qui pousse de petits cris de plaisir à mes grimaces. J'échange quelques mots avec la maman qui rentre chez elle après une visite à sa famille. Ca fait du bien, la chaleur humaine ! Dans l'avion des bonzes en tenue marron (grand véhicule) voyagent à nos côtés. Le vol ne dure qu'une heure et nous voilà à Ho Chi Minh Ville. Choc de chaleur à l'arrivée ! genre 32°. Nous sommes pris en charge par notre nouveau guide : Tien, une dame de mon âge. J'apprécie énormément cette diversité de guides qui nous font connaître les multiples facettes et visions de ce pays magique. Quelle chance nous avons ! Le chauffeur Hung, nous conduit directement dans le quartier de Cholon qui est un grand marché chinois : une enclave de 500.000 sino-vietnamiens (Hoa) à proximité du coeur de Saïgon. Saïgon a été rebaptisée par les communistes en 1975 en Ho Chi Minh City. Seul le quartier n°1 du centre-ville conserve la dénomination de Saïgon.

Avec 8 millions d'habitants, c'est la ville la plus importante du pays, Hanoï en comptant 3,1 millions et Hué 350.000. Danang compte 1 million d'habitants et Hoï An 120.000. La rivière Saïgon la traverse et est le siège d'une activité portuaire fortement développée avec la présence de l'armée américaine durant la guerre à partir de 1962 (plus de 100.000 civils et militaires américains à la ‘belle' époque !! Après la prise de Saïgon le 30 avril 1975, près de 1,5 millions d'habitants ont fuit de Saïgon et du Delta du Mekong avec les ‘boat people'. A mettre en perspective avec l'exode syrien de 2015-2016 ! Beau sujet de réflexion pour un jour de Noël !!

Dés le 1er mai 1975, Saïgon vivra dans la répression et les anciens militaires et fonctionnaires du régime déchu seront envoyés dans des camps de rééducation dans le Nord profond. Ce fut le cas d'une partie de la famille de notre guide dont le père, ancien colonel passera 10 ans dans un de ces camps. Notre guide et sa soeur, qui sortaient de l'adolescence ont aussi été envoyées en camp de travail et se sont vues mises à la rue comme nombre de sud-vietnamiens. Des traces profondes subsistent malgré les mesures de libéralisation prises par le régime à partir de 1987. Durant ces 12 ans de répression, l'économie de la région a régressé de 40 ans, mais actuellement les investisseurs reviennent. Le trafic des scooters est impressionnant mais un peu plus discipliné qu'à Hanoï quand même.

Visite du marché chinois : beaucoup de brol en plastique, surtout car le nouvel an approche et les gens achètent des cadeaux de toutes sortes. Petit cours linguistique de notre guide, cela semble être son dada : chaque lettre peut s'écrire avec toutes sortes d'accents qui vont en modifier la prononciation et le sens. Explications sur les plantes médicinales achat de champignons. Le marché chinois couvert est actuellement en cours de rénovation, et il est donc fermé.

Visite d'un temple chinois : Thieu Hau ou temple de la Dame Céleste, déesse protectrice des navigateurs. Des négociants originaires de Canton en assurent l'entretien et ont mis en place un système d'assistance financière mutuelle. La guide nous montre dans les personnages représentés dans la frise les deux seuls européens qui seraient … le capitaine Haddock d'un côté, … et Tintin de l'autre côté !

Repas dans un bon restaurant. Le proprio est particulièrement fier de sa moto Honda gros cylindre qui trône à la réception du restaurant. Dans la rue, nous remarquons à nouveau le réseau de fils téléphoniques enchevêtrés, une réparation étant justement en cours par la société locale de télécom.

Visite du quartier du centre-ville à pied : cela se limite à deux boulevards : l'avenue Nguyen Hué : l'avenue des champs-élysées de Saïgon : 750 m de long et 70 m de large, qui relie l'Hôtel de Ville à la rivière et est coupée par les travaux du metro. Le long de cette avenue, plusieurs centres commerciaux luxueux et de grands hôtels comme l'Hôtel Rex, et le centre commercial Union Square près de l'hôtel de ville. Devant l'hôtel de ville de style colonial qui a fait l'objet de travaux d'agrandissement récents, une grande statue de Ha Chi Minh. Nous passons devant le Théâtre Municipal et à l'extrémité de l'autre avenue importante (rue Dong Khai) la cathédrale Notre-Dame et la poste centrale en vis-à-vis. Jour de Noël et office en cours : la visite est impossible.Visite rapide de la Poste Centrale supportée par une charpente Gustave Eiffel et explication sur les plans de Saïgon datant de 1892 et 1936. La rue Dong Khai ou rue du soulèvement populaire est la seconde artère de la ville et est bordée également de grands hôtels dont le Caravelle, le Majestic et le Continental. Nous tenons encore à visiter le musée de la guerre. Les fameuses ‘cages à tigres' du Bagne de Poulo Condor ainsi que divers objets abandonnés par l'armée américaine nous impressionnent fortement. Dans le musée nous remarquons aussi l'exposition sur l'utilisation des défoliants (agent orange) et les suites causées sur la santé des habitants. On y voit entre autres la célèbre photo du massacre de My Lai en mai 1968 et la photo de la fille au napalm brûlée à l'âge de 9 ans, suite au largage de bombes. Dur, dur !

Egalement une salle sur les armes US utilisées dont le fameux Phal de la Fabrique Nationale d'Armes de Herstal.

Retour à l'hôtel et prise de possession de notre chambre. Ce n'est pas le meilleur hôtel de notre voyage, mais il est idéalement situé en plein centre-ville tout près de la nouvelle tour Bitexco.

Puis encore un merveilleux dîner sur le fleuve, sur un bateau-restaurant qui navigue pendant le repas. Superbes vues sur les tours illuminées de la ville et concert et danses pendant le trajet. Romantique au possible. Le service par une très jeune fille qui ne connait pas la Belgique, mais va regarder sur Google après son service : touchant !

Les photos du 11e jour

Lundi 26 décembre : Route vers Caber et croisière sur le Bassac

Les photos du 12e jour

La nuit a été difficile pour Daniel. La clim fonctionnant trop bien, et la couette étant trop étroite, Daniel dort tout habillé en grelottant. Aujourd'hui nous n'avons plus de guide. Nous laissons les valises à la réception et partons avec notre sac à dos avec le chauffeur pour 3 heures de route vers le port de Caber sur le delta du Mekong. Le produit anti-moustique et la crème solaire sont bien calés dans mon sac avec tout le reste. La Toyota Innovation roule très bien. La sortie de Saïgon en ce lundi matin n'est pas trop encombrée. Les feux sont synchro. Après la ville, nous découvrons les rizières, qui sont plantées dans cette région plus chaude. Dans le sud, il y a 3 récoltes par an, de 3 mois et 10 jours par récolte, au lieu de deux seulement dans le nord. Il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Des soldats ? nous l'ignorons. A certains carrefours, la police de la route est à l'oeuvre. Ici ils n'arrêtent pas les touristes mais certains véhicules plus ou moins trafiqués. Nous dépassons des véhicules en tous genres : les scooters avec 1, 2, 3 ou 4 personnes avec ou sans casque, chargés de sacs, de caisses, de barres de fer, de tout ce qu'on peut imaginer.

Dans une ville, la situation se corse. Il y a 3 bandes de circulation : à droite pour les scooters qui se doublent entre eux. Un camion en panne les oblige à mordre sur la 2e bande, la nôtre. Et à gauche, les camions, bus et autres véhicules plus lents mordent parfois la ligne de ce côté. Ca fait peur, il ne faudrait pas regarder ! On dirait bien qu'on arrive car la route devient étroite et cahoteuse. Nous stoppons devant un temple roccoco avec un signe distinctif : un oeil. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit d'un temple Cao Daï, modèle de religion synchrétiste qui associe Victor Hugo, Lao Tseu et Lénine avec les courants boudhistes et chinois.

Il fait chaud et je profite qu'une vendeuse me propose des chapeaux à 2 dollars pour m'en offrir un qui devrait bien me servir sur le bateau, pendant que Daniel s'apprête à changer des dongs pour 10 euros, alors que nous avons compté hier soir que nous aurions besoin de tout les dongs restants. Bizarre. Nous faisons plein de photos du temple sans savoir de quoi il s'agit, le chauffeur ne parlant ni Anglais ni Français. Le jardin attenant au temple est constitué de vasques avec des lotus dont les fleurs s'ouvrent : magnifique. C'est la première fois que nous observons des boutons et des fleurs dans toutes les phases de l'éclosion. Très chouette comme arrêt imprévu.

Nous sommes vraiment très proches de l'embarcadère où nous attend la guide de cette dernière étape de notre fabuleux voyage : encore une femme, plus jeune que la Saïgonnaise, également prénommée Tien. Je m'enduis de crème solaire. C'est un four ici. Un ‘petit' bateau vient nous chercher pour nous amener sur le Bassac II, bateau de croisière de taille modeste, avec ses 10 cabines. Je photographie tout. C'est magique. Nous sommes les premiers ‘invités' sur le Bassac II. Le personnel nous accueille comme des rois. Ils sont super gentils. Il y aura 14 personnes au total. Nous sommes les seuls francophones, avec un couple de suisses allemands, un couple de britanniques gays et une famille anglophone. C'est vraiment familial. Notre cabine est sur le pont supérieur, pas bien grande, mais il y a tout le comfort, la clim, la douche, et le lit. C'est l'étage de la capitainerie et de la salle de restaurant. Le dîner est à nouveau excellent avec en entrée de grosses crevettes à tremper dans le sel et à arroser de jus de citron. Mmmh !

Après le repas, les autres font tous la sieste, mais pas nous bien sûr ! Il y a tant de choses à voir sur les berges et sur le fleuve : les barges qui transportent la terre draguée par des grues dans la rivière, de petites embarcations guidées par des femmes à chapeaux coniques, des bateaux de touristes, … Nous traversons des villages où nous entendons les karaokés, où un bac amène les scooters d'une rive à l'autre. Nous passons sous quelques grands ponts, nous croisons des chantiers navals, des fours à briques, des raffineries, des usines de transformation du riz, … Cela grouille de vie.

A 16 h, nous embarquons sur un petit bateau pour nous rendre dans un de ces villages. La guide nous montre et nous laisse sentir les feuilles aromatiques et fruitières : le pamplemousse, la noix de coco, le bananier, le jaquier, …

Dans les plantations de riz, la culture a environ un mois. Ce sera mûr dans deux mois. Elle nous montre les oeufs d'escargot, qui font mourir le plant, qu'il faut donc arroser de pesticides. Ici aussi il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Ce sont les tombes des ancêtres de la famille qui voulaient rester sur leurs terres. A présent ces pratiques sont interdites car les parcelles seraient bientôt complètement occupées par les tombes ! Nous sommes accueillis dans la cour d'une maison avec des plats de fruits à déguster : pamplemousse, ananas, mandarines, banane, mangue et fruit du jacquier. La dame fabrique de petits animaux en feuilles tressées : une sauterelle et un oiseau. Nous avons vraiment apprécié cette visite, les fruits, les explications, l'accueil et tout.

De retour sur le bateau nous avons encore droit à un souper de rois. Les gambas sont à nouveau extra bonnes. Je sympathise avec le jeune couple suisse et nous avons une conversation en allemand sur les médicaments orphelins et la position spécifique de la Belgique en la matière. Fou, non ? Je prends aussi plaisir à discuter en anglais avec le monsieur un peu plus âgé que nous, qui est retraité depuis peu et aime les mêmes pays que nous, ainsi que son ami, un peu enrobé, qui a les mêmes problèmes que moi dès qu'il fait un peu plus chaud. Il agite son petit éventail à manche et je me sens moins seule à souffrir de la chaleur ambiante. Eux termineront leurs vacances sur l'île paradisiaque de Phu Quoc alors que les suisses vont passer le nouvel an à Hong Kong. Il fait noir. La navigation ne s'arrête pas. Les bateaux nous croisent pratiquement sans éclairage. Incroyable !

Les photos du 12e jour

Mardi 27 décembre : Fin de la croisière et de Cantho à Saïgon

Les photos du 13e jour

Lorsque le bateau lève l'ancre à 6h, il y a un peu de brume. Nous sommes les premiers sur le pont. A cette heure matinale, il fait bon. Petit déjeuner continental, délicieux.

A 8h30, les bagages bouclés, nous quittons le Bassac II pour un petit bateau et la visite du marché flottant de Phong Dien.

C'est un marché de gros. Un bateau est rempli d'ananas par exemple, un autre de noix de coco, un autre de patates douces. Les commerçants viennent s'approvisionner tôt le matin avant d'aller à leur tour vendre les produits sur leur marché local. Ensuite nous visitons une fabrique de nouilles, la dernière fabrique artisanale. Il y a donc beaucoup de touristes.

A 10h30, nous débarquons à Cantho, ville de 1,3 millions d'habitants. Hung, notre chauffeur nous attend. Petit stress, la Toyota Innova ne démarre pas. Hung jette un petit coup d'oeil sous le capot et ça repart. La route sera plus longue qu'à l'aller. Je veux absolument une photo d'un caphe-hamac, lieu où les conducteurs de scooter peuvent se reposer quelques minutes ou quelques heures au milieu de la longue route entre Saïgon et Cantho. C'est difficile car nous roulons vite. Il y a plus de trafic et de bosses qu'à l'aller. Hung accepte de faire un arrêt, mais notre caphe n'est pas très grand et personne ne s'y repose. Tant pis, je crois que je me souviendrai quand même toujours de cette spécificité du Vietnam.

A 12h30, nous faisons halte au Mekong Rest Place. Un endroit magnifique avec des arbres en fleur, des étangs, des nénuphars, des petits ponts, plusieurs salles de restaurant et à nouveau une table isolée, très bien située pour nous. Le repas démarre très bien avec les crevettes au pamplemousse. Les plats suivants sont moins à notre goût et il nous prend une subite envie de steak ! Ce doit être psychologique, car cette fois la fin des vacances est très proche.

La seconde moitié du trajet passe très vite. L'entrée en ville se passe sans problème et nous voilà de retour à l'hôtel ‘Au Lac II'. Nos valises nous attendent à la réception et nous prenons un moment pour nous rafraichir, nous reposer et écrire quelques cartes. Il est temps !

Nous sortons vers 17h. Objectif n° 1 : poster nos cartes à la grande poste, prendre un verre et marcher un peu dans le quartier de l'hôtel de ville, de la cathédrale et enfin choisir un resto pour notre dernier souper.

Près de la poste, nous découvrons une rue sympa, piétonne, consacrée aux librairies et aux bouquinistes. A la poste, Daniel photographie un bureau complètement désordonné juste à côté de la boîte aux lettres où je laisse mes cartes. Heureusement, je ne l'ai pas remarqué car je discute avec une dame japonaise, ancienne professeur d'Anglais, ravie de parler à des européens et qui m'a montré la boîte pour le moins pas typique et invisible pour moi. Avant de nous restaurer, petite halte dans le bistrot du Sheraton où le café glacé est délicieux mais hyper cher. Enfin bon, une fois n'est pas coutume !

Nous optons pour un restaurant italien, car les steaks du Steak House sont aussi hors de prix. Après la pizza de Daniel et mes linguine vongole, une glace achève ce repas purement européen.

Les photos du 13e jour

Mercredi 28 décembre : dernier jour à Saïgon

Les photos du 14e jour

Déjà notre dernier jour au Vietnam. Aujourd'hui nous prenons un peu plus de temps pour nous préparer et nous mettre en route. D'abord boucler la valise pour la dernière fois. La réception nous autorise à garder la chambre jusque 13h et le chauffeur viendra nous chercher à 16h.

Après un copieux petit déjeuner, nous partons à pied pour le Palais de la Réunification que notre guide n'a pas jugé opportun de nous montrer dimanche. Comme à Hanoï, les habitants mangent dans la rue leur soupe matinale, le phö. Nous passons près du temple hindou de Mariamman qui est le dernier de Saïgon et semble encore fréquenté. Un jeune couple hindou est venu présenter leur fils de 21 jours aux dieux. Divers autels avec des offrandes, une vache sacrée sur roues, typiques de ce genre de temples donnent à l'endroit un aspect rococco. Le temple dédié à la déesse Mariamman construit par des négociants tamouls a été fermé après la chute de Saïgon et réouvert en 1993. Hélas, nous n'avons pas regardé au-dessus du toit, la tour de 10m entourée de sculptures colorées. Vraiment notre guide aurait pu nous montrer ou du moins nous parler de bien des sites intéressants très proches de l'hôtel.

Nous poursuivons notre route via la rue Pasteur, une des rares rues à avoir conservé sa dénomination française, avant d'arriver à proximité du Palais de la Réunification. Auparavant nous faisons mine de vouloir entrer dans une propriété adjacente avec un beau bâtiment colonial gardé par des policiers et des militaires qui nous empêchent d'entrer. Bon, ce n'est pas la bonne entrée, ou pas le bon site. Nous poursuivons jusqu'au bout de la rue et nous arrivons devant une entrée qui est ouverte d'où on aperçoit le palais, siège du pouvoir sud-vietnamien de 1966 au 30 avril 1975 lorsque 2 chars nord vietnamiens de construction chinoise brisèrent la clotûre d'entrée. Construit entre 1962 et 1966 par le président Diem selon les plans d'un architecte sud-vietnamien qui s'est inspiré d'un idéogramme chinois, signifiant chance, prospérité et richesse pour le pays. Le palais a été conservé comme monument historique depuis 1975 et seulement ouvert au public depuis 1990. Le bâtiment reste meublé comme à l'époque et est construit dans un style moderne assez fonctionnel et emprunt d'une grande symbolique.

Nous entrons dans le parc en même temps qu'une troupe de jeunes filles en ao daï rouge et blanc. Plus tard nous verrons des répétitions de la troupe sur la pelouse devant le palais.

Au premier étage du palais se trouvent les salles de réception et du Conseil des Ministres. Au second étage, le bureau du président Thieu et divers salons, au troisième étage, des salles de réception et de loisirs dont un cinéma, au quatrième, les terrasses avec l'hélicoptère présidentiel, une salle de danse, … Au sous-sol on visite les cuisines et le garage avec la vieille Mercedes présidentielle.

Dans le parc on voit les 2 chars qui ont pris le palais en 1975 ainsi que l'avion du pilote sud-vietnamien qui a trompé la défense aérienne pour bombarder le Palais. Cette visite en valait vraiment la peine et on s'étonne qu'elle ne soit pas prévue au programme du catalogue. A proximité du palais se trouve le musée de Ho Chi Minh Ville mais nous n'avons plus assez de temps pour le visiter. Nous rentrons à l'hôtel pour une dernière douche et pour libérer la chambre. Daniel a repéré un restaurant français tout près de l'hôtel, au pied de la tour Bitexco : La Niçoise. Le patron français nous accueille chaleureusement et à la table voisine, deux belges sont attablés, dont un baroudeur pensionné domicilié à La Hulpe. Peut-être le reverrons nous un de ces jour à La Mazerine ? Pour ce dernier repas nous voulons manger autre chose que du riz et nous dégustons du poisson dont la recette mèle les aromates vietnamiens et provençaux. Avant de retourner à l'hôtel pour notre rdv avec le chauffeur, nous allons nous balader le long du fleuve Saïgon où on nous propose un tour en bateau. Dommage, il est trop tard pour nous. Un coup de blues m'envahit. Ce voyage était vraiment trop bien et se termine trop vite.

Nous rejoignons l'hôtel en traversant la tour Bitexco, la plus haute du Vietnam avec ses 262 m et ses 68 étages, construite en 2010. La vue panoramique y est payante et il ne nous reste que quelques dongs.

Le chauffeur est ponctuel à notre rdv pour le départ vers l'aéroport. Dernier trajet au milieu des embouteillages de scooters, avec un pincement de coeur. A l'aéroport j'achète encore 2 statues de dames vietnamiennes qui trouveront une belle place sur le meuble du bureau.

Le voyage de nuit sera pénible. Nous sommes tombés sur les pires voisins aux sièges devant nous. Un couple de russes, qui prennent leurs aises en baissant leur siège au maximum pendant le voyage entier. A Istanbul, il y a quatre heures d'attente. Il y a une tempête, des trombes d'eau, et il fait 7 degrés. Je remets mon pantalon et mes baskets en lieu et place du confortable pantacourt et des sandales. Les vacances sont bel et bien terminées.

A Bruxelles, tout se passe au mieux et dans un temps record. Damien est là et nous ramène de suite à Rixensart avec -2° au thermomètre : glagla !

Reste juste à digérer la fatigue, faire les lessives, les courses, regarder et sélectionner les photos pour créer ce petit reportage et le mettre en ligne au plus vite.

Vietnam, tu es dans notre coeur pour toujours.

Un mois au Laos avec "Les Gros Sacs"! C'est reparti pour un tour! English translation pending
by Lesgrossacs · 2016-12-15 · 41 replies
Hello les voyageurs :)

Les Gros Sacs sont de retour, accrochez vos ceintures 😛

Après notre carnet de voyage "3 semaines au Myanmar avec Les Gros Sacs", nous remettons le couvert avec le Laos cette fois-ci.

Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos donc, et nous sommes actuellement au Cambodge

Le contexte : - Du 4 novembre au 3 décembre 2016 - En couple - 4ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂 - Notre blog si par hasard notre style vous plait : www.lesgrossacs.com - Et si vous aimez les photos, notre instagram : @lesgrossacs - Et tant qu'on y est, si vous voulez rigolez un peu tous les jours, notre page Facebook

Sommaire du carnet : - Descendre le Mékong depuis la frontière Thaïlande/Laos jusqu'à Luang Prabang - Luang Prabang - La Plaine des Jarres (Phonsavan) - Vientiane (pendant le festival That Luang) - Vang Vieng - La boucle de Thakhek en scooter - Le plateau des Bolovens en scooter - Les 4000 îles (Don Khone pour nous) - Traverser la frontière entre Laos et Cambodge (sans payer de bakchich !) - Le bilan (en chiffre et en lettres) - La vidéo - Vos critiques et insultes 😉

Allez c'est parti :)
Vietnam du 15 octobre au 11 novembre 2016 English translation pending
by Pascal44220 · 2016-11-13 · 24 replies
Notre voyage au Vietnam se déroule du 15 octobre au 11 novembre 2016. La saison nous conduit à choisir un sens de visite du Nord au Sud. Il doit faire beau sur Along, le centre doit être sous forte pluie, et le sud est toujours égal. Globalement, le circuit : Ho Chi Minh - Hanoi - Sapa - Along - Minh Binh - Hue - Hoi An - Delta Mekong - Long Hai. Deux agences nous aident à organiser nos circuits : Ethnic Travel et Hué Tourist. Entre la France et le Vietnam, 6 heures de décalage horaire: quand il est midi à Nantes, il est 18 heures à Ho Chi Minh. Nous partons en famille :

Clo et moi même Sylvie, la soeur de Clo et son mari Bruno Valérie, la cousine de Clo et sa fille Alice

Valérie et Alice restent 2 semaines, et rentrent après la Baie Along terrestre, et nous quasi 4 semaines.

J 00 Vietnam - le départ Samedi 15 octobre Le départ de Couëron, le 15 octobre, se fait à pied, après un réveil à 7h30: Bus, Tram, TGV Paris, bus aéroport CDG, et montée a bord de l'A380 Qatar Airlines à 15h30. Nous avons retrouvé Valérie et Alice à l'aéroport. L'enregistrement des billets sur le smartphone va nous faire gagner une longue file d'attente pour déposer nos bagages. L'A380 est imposant avec son escalier central et ses 10 sieges par rangée. Décollage à 16h10, dîner , films, en-cas, boissons a volonté. Escale à la luxueuse Doha. Repartis à 2h15 à bord d'un A330, brunch et atterrissage à 16h50 à Ho Chi Minh Ville. Nous venons d'avancer nos montres de 6h. Bienvenue au Vietnam et son climat.

J 01 HCMV l'arrivée Dimanche 16 octobre Atterrissage à 16h50 heure locale à Ho Chi Minh comme prévu. Tout le monde a son bagage ! Valérie et Alice recherchent des cartes SIM. Et la sortie de l'aéroport annonce la couleur : la chaleur humide nous saisit. Bienvenue au Vietnam. On trouve facilement le bus 152, négocié à 5000 dongs, soit 20 cts par personne. Le bus ne démarre pas tout de suite, la chaleur est forte, et la clim se met en marche avec le bus. Ouf ! Ensuite c'est l'organisation vietnamienne qui opère. Je demande au policier, au chauffeur, a un passager a quelle station il faut descendre ... et je retourne rejoindre le groupe avec un gros doute ... et le chauffeur n'a pas oublié , il nous fait signe au bon moment. Le bus nous dépose dans notre quartier à touristes à 30 minutes de l'hôtel . L'orage a grondé et la pluie a commencé à tomber pendant le trajet, les piétons et scooters sont a l'abri sous les capes de pluie, nous arrivons a l'hôtel 'Madame CUC 184' trempés. Accueil sympathique, déchaussage et repartition dans les chambres des 3,4 et 5ème étage. Nous ressortons gambader sous la pluie pour trouver le restaurant conseillé par l'hôtel. On ne le trouvera pas et fatigués, on s'installe en balcon au 2ème étage d'un resto avec vue sur la ville bruyante, ses grapppes de fils électriques. Retour à l'hôtel après bières, excellente soupe ou fricassée de riz. La bar avait une sono vraiment très présente. Nuit après avoir mis vêtements à sécher et tenté de sauver la carte SD photo.

J 02 HCMV la visite Lundi 17 octobre Un réveil plus tardif permet de prendre un petit déjeuner dans l'entrée de l'hôtel. Le café et la margarine font l'unanimité contre eux, quoique Sylvie s'y résout. Je conserve le café malgré tout et me régale avec l'omelette. Notre hôte nous fait découvrir le fruit du dragon, fruit rouge avec des piquants, et une chaire blanche et un peu citronnée. Merci internet. Une journée de visite débute avec un départ sur un trip proposé par lonelyP. ... Mais nous le modifions pour un circuit imaginé par le groupe. Nous reportons le marché Ben Than au profit du musée de la guerre qui nous a tous un peu ou beaucoup impressionné; c'est un immense reportage photo ... sans concession. La cathédrale Notre-Dame de la fin XVIII ème nous laissera sans doute peu de souvenirs, tandis que la poste, signée Eiffel, nous a charmés.





L'envie de visiter la Pagode de Jade, nous oblige à prendre un taxi qui nous allège au passage de 800000 ds ! Mais la Pagode nous fait à nouveau sourire. Nous avons aussi du sauver Alice d'un coup de fatigue par un arrêt au restaurant chic et pas cher. Nous ratons le spectacle de marionnettes, cause fermeture le lundi, et une touriste qui nous proposait une autre spectacle n'a pas su nous convaincre; nous cherchions une épicerie pour quelques ravitaillements. Un peu de fatigue, et un vietnamien me regardant chercher sur une carte de transport un hypothétique moyen de rentrer rapidement en bus nous conseille de prendre le 52; il arrête en même temps un autre numéro, je ne sais plus, et brieffe le chauffeur, qui se fait klaxonner car il laisse les touristes monter lentement, et il nous interpelle plus tard pour nous inviter à descendre à la station la plus proche de l'hôtel : on croit rêver. Le marché Ben Than sera pour une autre fois. Nous avons aussi pris des précautions au vu des précipitations de la veille en fin d'après midi : l'achat de capes de pluie, qui nous a bien faire rire, essayage et mise en pratique. Mise en pratique d'ailleurs un peu prématurée : un groupe de touristes en cape, mais pas les vietnamiens ni une goutte de pluie, ça vaut son pesant !



Une séance de massage pour tout le groupe : une moitié au bar (si, si) en sirotant une bière, l'autre moitié dans un institut par des masseurs malvoyants. C'est la séquence relaxation de la journée. Un temps technique pour intendance et suite : booking du vol HCMV Hanoi, douche, résas hôtels, navette aéroport. Prêts à aller dans un restaurant qui ressemble à une cantine et qui prépare des Pho (ne pas oublier cette soupe Pho Hung) appréciées ici. Le personnel est rapide, précis, et nous a appris à préparer les sauces, et ajouter les herbes aromatiques : cool ! Et toujours avec des prix sympa. Aller et retour enfin sous la pluie.

J 03 HCMV HANOI la liaison Mardi 18 octobre Réveil matinal pour prendre l'avion Vietjet et rejoindre Hanoi Une navette nous emmène directement depuis l'hôtel, elle est seulement un peu petite. A l'aéroport, grand moment : Valérie a juste pris sans faire attention des billets skyBOSS, avec tout ce qui va avec : guichet fleuri, minibus Mercèdes pour rejoindre l'avion, montėe à bord en premier. ... Décollage à 10h25 comme prévu. L'arrivée à Hanoi est sans ennui. Nous avons tous nos bagages, et décidons après moultes explications, et après l'expérience du 152 à Ho Chi Minh de prendre un minibus navette qui nous déposera à notre hôtel pour moins de 4 euros de supplément pour nous 6, par rapport au bus de ville. L'accueil au 'Little Hanoi Hostel' se fait devant un thé. Distribution des chambres et Sylvie et Bruno se voient attribuer provisoirement une chambre au 4eme étage... qu'ils garderont finalement. Huong, une amie vietnamienne rencontrée en France il y a 4 ans, nous rejoint vers 15h, comme convenu, et c'est Alice qui la reconnaîtra à son entrée à l'hôtel. Après les retrouvailles, embrassades, et présentations, Huong nous promène à pied au bord du lac Hoan Kiem.



Tour du lac et visite du temple de l' Épée restituée, accessible par le pont rouge.



Huong nous laisse ensuite aux mains de trois pilotes de vélo -pousse qui nous feront traverser le vieux Hanoi dans tous les sens, avec la rue des fleuristes, des cafés, des couturiers, ... Dépôt à l'hôtel. Clo et Valérie vont faire faire un joli bouquet pour Huong et sa famille. Dîner chez Huong. Nous prenons un taxi qui doit nous conduire chez Huong, dans les nouveaux quartiers d'Hanoi. Le malheureux chauffeur devra demander plusieurs fois son chemin pour trouver ce nouvel immeuble dont l'adresse ne doit pas encore être très connue. Truong, le mari de Huong, viens nous accueillir. L'immeuble est neuf, l'entrée luxueuse avec un gardien. L'appartement, dans lequel on entre déchaussé, est spacieux, et la nappe à même le sol. Dans un coin du séjour, un petit hôtel pour la prière, qui se fait tout les jours quand on emménage, puis toutes les semaines. Clo avait apporté de France saucisson et gâteaux secs. Le bouquet est apprécié : il y en a beaucoup en préparation chez les fleuristes car nous sommes à deux jours du jour de la femme. Le fils de Huong gambadera toute la soirée avec ses jouets et sans quasiment manger. La belle mère et la cousine sont venues prêter main forte pour preparer le dîner. Comment dire ? Dîner de gala ? Impossible de froisser nos hôtes en mangeant tout !



Nous comprenons également vite que Truong remplit les verres dès qu'on commence à boire. Il faut boire la bière doucement.



Huong est notre interprète pour toute la famille.

J 04 Hanoi la visite Mercredi 19 octobre Huong nous retrouve vers 9h30. Elle nous concocte un super tour d'Hanoi. Le Temple de la littérature : mémoire d'une université millénaire. Poursuite par un passage dans le marché couvert. Les sandwiches de brochettes de porc sont servies au bord du marché. Huong nous emmène ensuite chez un glacier : le dessert aux noms exotiques est un régal.



Poursuite par la visite du musée des minorités ethniques : la décoration du musée intérieur et la reconstruction des différentes maisons des ethnies en extérieur est époustouflante. Le barbecue qui suit est sympa, même si on a failli frire Valérie au passage.



Fin de soirée près du lac Hoan Kiem pour un spectacle de Marionnettes sur l'eau. Les musiciens et chanteuses - à la voie haut perchée - sont à gauche de l'estrade en surplomb, les marionnettistes sont dans l'eau jusqu'à la taille derrière un rideau : spectacle de scènes courtes de la vie quotidienne ou de légende très amusant.



Retour à pied au Little Hanoi Hostel.

J 05 Hanoi et départ Sapa Jeudi 20 octobre Nous devons quitter l'hôtel à 10h et préparons les sacs : quoi garder, laisser pour 3 jours à Sapa ? Les gros sacs restent à l'hôtel et ne partirons qu'avec le sac léger. Huong nous rejoint pour nous accompagner dans cette dernière journée. Visite du musée Ho Chi Minh : magnifique exposition d'où nous sommes contraints de partir à 12h, fermeture oblige.





A la sortie ... vente de chaussures en véritable pneu. Valérie s'équipe. ... Et je propose que l'on ouvre un import-export de chaussures en pneu, et on distribue les fonctions dans le taxi ... Nous prenons le taxi tout le long de la journée. Déjeuner au bord du lac Hoan Kiem, dans un petit retaurant qui n'a pas de rabatteur.



Poursuite pas le palais présidentiel, à l'entrée duquel je laisserai encore mon couteau au passage du portique.



Nous voulons tous faire des emplettes, direction Marché couvert. Huong est notre négociatrice. Retour à l'hôtel préparer le départ et on retrouve Ethnic Travel. Dîner à 'The King Cafe ' : très bon souvenir, nous y reviendrons. Transfert à la gare de Hanoi pour un départ à 22h. Embarquement à 21 heures.

J 06 Sapa - Giang Ta Chai Vendredi 21 octobre La nuit de transfert Ha Noi - Sapa se passe dans le train, plutôt confortable avec ses cabines à 4 couchettes 'molles'.



Valérie et Alice occupent la cabine voisine avec Dominique et Simon, qui nous accompagneront pendant 2 jours. Nostalgie déjà ? Clo et Val courent après une vendeuse pour revenir avec une bouteille de rouge Sirah et des bières pour Bruno et moi. Rien de tel pour une bonne nuit. Arrivée vers 7h à Lao CaÏ et nous sommes pris en charge par Ethnic Travel et transférés à Sapa par minibus.



Rencontre d'un touriste nous indiquant qu'il est déçu, le riz était coupé. ... ah mince, les vietnamiens ne l'avaient pas attendu :-) Accueil par Nhu, (se prononce New) guide anglophone, à notre grande surprise ... et déception. Nous tentons de contacter Thu. ... Nous comprenons rapidement que l'agence privilégie l'emploi local, et l'expérience montrera que nous ne le regretterons pas. Nhu est originaire de l'ethnie Mong noirs, son visage est buriné et sa tenue traditionnelle. La première marche, que nous avons choisie 'hard', commencera par une descente vers Y Linh Ho, qui nous rendra humble quant à nos capacités physiques.



Curieusement, nous avons 6 mini-guides qui ont su se rappeler à notre souvenir arrivés au village. Nous passons près de Cat Cat, village originaire de Nhu. La marche se poursuit vers Lao Chai, pour le déjeuner. Reprise après repas vietnamien ou noddle frites, pour aller à Ta Van, puis Giang Ta Chai, notre homestay. Nous sommes chez les Mongs Noirs.



Il me semble que c'est lors de cette descente que nous avons rencontré une femme âgée qui explique à Nhu qu'elle cherchait des lunettes pour pouvoir continuer à coudre; Clo donne ses lunettes de lecture à la dame qui regarde aussitôt sa manche pour voir si elle voit bien les détails de broderie. Grand sourire ... Et elle dit qu'elle n'a pas d'argent. Au homestay, notre chambre possède 8 grands lits avec moustiquaires, au rez-de-chaussée. Il faut quitter les chaussures pour prendre les sandales. ... trop petites pour moi ... des tongs feront l'affaire.



Accueil avec le thé. La douche est unique et il faut remettre en état 11 touristes ! Trois autres marcheurs sont arrivés. Les rouleaux de printemps sont préparés collectivement. Dîner vietnamien de riz, nems, chou, poulet oignon. Une belote plus tard, vers 20h (!), et une 'prend ca dans ta gueule', nous nous couchons sans regret. La journée a été sèche, et sur ce terrain argileux, nous ne sommes pas fâchés même si la température avoisine les 30 degrés. La météo prévoit de la pluie pour le lendemain, je n'ai ni cape ni kway, tout le monde est équipé.. .. suite dans autre message ... J 07 Giang Ta Chai - Ban Ho J 08 Ban Ho - Nam Toong - Sapa J 09 Hanoi - Baie Along J 10 Baie Along - Baie Tu Long J 11 Baie Tu Long - retour J 12 Tam Coc J13 Tam Coc J 14 Hué J 15 Hoi An J 16 Hoi An J 17 Hoi An - Ho Chi Minh J 18 Ho Chi J 19 Mekong - Ben Tre J 20 Mekong - Can Tho J 21 Mekong - Can Tho - HCMV J 22 Cu Chi - temple Caodai J 23 Vung Tau - Long Hai J 24 Long Hai J 25 Long Hai - Ho Chi J 26 Ho Chi Minh - retour J 27 HCMV DOHA PARIS COUERON Un mot sur la circulation
7 semaines de rêve dans l’Ouest US sans randonner (ou si peu) fin mai-début juillet 2016 English translation pending
by Mimimicha · 2016-10-01 · 693 replies
Bonjour à tous! Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois. Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....

Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:

Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :

- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,

- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).

Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.

Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.

Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.

Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.

Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.

Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.

Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.

Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,

sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.

Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.

(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).

Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !

Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.

Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.



J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.

1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.



Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide. Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛. Les repas sont tout à fait corrects : Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert Champagne en apéritif. Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.

Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !

Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines. L’arrivée à LA est abracadabrantesque. Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.

L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.

Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.

On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Alaska juillet 2016 English translation pending
by Framboise95 · 2016-09-01 · 74 replies
"Ah ! Vous allez en Alaska pour vos vacances d'été ??? Il y a encore de la neige ? Vous n'avez pas peur d'avoir froid ?"

Voilà les réactions de nos amis lorsqu'on leur donnait notre destination de vacances. Pour nous un rêve , pour eux une bien drôle d'idée !

Cette année nous sommes donc partis tous les deux (mon mari et moi) contrairement à l’année dernière où nous avions emporté notre traducteur dans l’Ouest canadien …pardon notre benjamine qui est bilingue…pratique pour nous qui n’avions pas pratiqué l’anglais depuis……très longtemps

Nous préparons ce voyage depuis l’automne 2015 et conséquence du paragraphe précédent : j’ai assisté à des cours d’anglais toute l’année… avec un bon dictionnaire on espère pouvoir s’en sortir.

Après avoir lu bon nombre de récits (Merci Trois14) posé mille questions sur VF (merci Trois14, Etrefal, Durandale2, Cheechako et bien sûr Calisson94 avec qui j’ai beaucoup correspondu !) le parcours s’est affiné. Peu habitués à voyager et pas aventuriers comme Calisson94 nous avons choisi l’option location de voiture et hébergement en hôtel. Le parcours alternera voiture, hydravion, excursions en bateau et possibles survols.

J’ai donc épluché les guides et le Milepost pour bâtir les différentes étapes. Même si on ne prévoit pas d’activités extérieures la question de la météo se pose. Comme l’a dit Laure l’Alaska c’est « Weather permitting ». Donc quand il a fallu faire les sacs on a prévu des vêtements multicouches des moustiquaires, polaires, impers, capes de pluie et chaussures de marche étanches mais pas de crème solaire.

Notre parcours : J1 : Paris - Keflavik - Anchorage . Arrivée à Anchorage (nuit Anchorage : Susitna Place B&B) J2 : Route vers Homer et mini croisière sur Portage lake (nuit à Homer, Hotel Ocean Store ) J3 : Hydravion vers Katmaï . Bear viewing à Brooks Falls (nuit à Homer) J4 : Bateau au départ d’Homer : Gull Island et Seldovia (nuit à Homer) J5 : Route vers Seward. Ninilchick, Kenaï, Exit Glacier (nuit à Seward : Exit Glacier Lodge) J6 : Croisière Kenaï Fjord (nuit à Seward) J7 : Route vers Valdez en repassant par Anchorage et par la Glenn Highway : longue étape (nuit à Valdez : Best Western) J8 : Croisière au Meares Glacier (nuit à Valdez) J9 : Route vers Chitina, Thompson Pass, Worthington Glacier (nuit à Chitina Gilpatrick Hotel ) J10 : Minibus vers Mac Carthy / Survol de Wrangell / Mine de Kennicott (nuit Chitina) J11 : Route vers Fairbanks. Passage à Summit Lake. Arrivée de la pluie en soirée (nuit à Fairbanks : Bridgewater Hotel) J12 : Route vers Denali …sous la pluie (nuit sur la Georges Park Hwy : Denali Bluffs Hotel) J13 : Denali Eielson Center, mini trail ( Maintained trail) , pluie pluie pluie (nuit sur la Georges Park Hwy : Denali Bluffs Hotel) J14 : Route vers Palmer, nuit près de la Knik River ( Knik River Lodge) J15 : Route vers Anchorage, Independance Mine, grosse pluie et Hatcher Pass dans le brouillard ( nuit à Anchorage : Susitna place B&B) J16 Retour en France avec escale à Keflavik

Boucle San Francisco / San Francisco, mars 2016 English translation pending
by Bastinou13 · 2016-08-23 · 79 replies
Bonjour à tous,

Allez je me lance pour mon 3eme carnet US, mais plus bas dans l'ouest cette fois-ci ! Oui nous sommes descendus d'un cran 😛 (pour ceux qui ont suivi nos précédents carnets)... Nous avons vécu un super voyage grâce à toutes les infos glanées et celles gentiment données par certains forumeurs ! Un grand merci à vous 😉

Nous sommes partis au mois de Mars car nous avons des jobs saisonniers, ma femme bosse dans un office de tourisme (beaucoup de taf à la belle saison et peu l'hiver) et moi ouvrier viticole j'ai un peu plus le choix mais je me cale au calendrier de ma chère et tendre.

Voici notre parcours:

J1: Arrivé SFO (12h45) direction Las vegas avec stop à Los banos (184 km)

J2: Los banos vers Las vegas (724 km)

J3: Las Vega vers Valley of fire puis retour Vegas (170km)

J4: Las Vegas - Red rock canyon - Pahrump (102 km)

J5: Pahrump - death valley - lone pine (270 km)

J6: Lone pine - cambria (491 km)

J7: Cambria - Monterey (163km)

J8: Monterey - Big basin redwoods- SFO (251 km)

J9: SFO

J10: Napa et Sonoma valley

J11: SFO

J12: SFO

J13: Départ France



Allez, let's go guy's !!
Que rapportez-vous comme souvenirs de l'étranger? English translation pending
by AlyssaM · 2016-06-25 · 144 replies
Bonjour

A chaque pays avez-vous que rapportez-vous comme souvenirs ?

Pour ma part je collectionne les mug Dans chaque pays que je visite j'achète toujours un mug à l'effigie du pays

Et vous ? 🙂
Séjour de 2 semaines Kruger - Richards Bay - Drakensberg - Cape Town English translation pending
by Tsicafrou · 2016-06-16 · 29 replies
Bonjour à tous,

De manière très peu originale, je sollicite la sagesse collaborative du forum pour avoir votre avis sur une idée de séjour en Afrique du Sud fin octobre - début novembre pendant 2 grosses semaines.

Les grandes idées derrière l'itinéraire : - Incontournable : voir des animaux :), ce sera le 1er safari pour nous - Envie de faire Cape Town et sa région - Le SE autour de Richards Bay / Sainte Lucie a l'air top : crocos, hippos, snorkeling, etc - Nous sommes aussi amateurs de rando, du coup le Drakensberg a l'air assez sympa - Pas envie de perdre trop de temps sur la route, du coup j'ai parfois privilégié l'avion sur la voiture, et parfois éliminé certaines destinations un peu compliquées pour s'y rendre (le budget n'est pas forcément la contrainte n°1)

Du coup ça donne quelque chose comme ça : J1 : arrivée à Johannesburg et vol dans la foulée pour Hoedspruit + location de voiture J2 : Journée excursion à Blyde Canyon J3 : Entrée dans le Kruger - 1ère journée J4 : 2ème journée Kruger J5 : 3ème journée Kruger (les 3 nuits dans 2-3 camps différents) J6 : Abandon voiture loc à Hoedspruit et vol pour Richards Bay + location de voiture J7 : Journée excursion parc Isimangaliso J8 : 2ème journée autour de Sainte Lucie (boat cruise Lake St Lucia snorkeling @ Cape Vidal, observation baleines, ...) OU parc Hluhluwe-Umfolozi ? J9 : Route vers Drakensberg J10 : Journée excursion Drakensberg J11 : Journée excursion Drakensberg J12 : Route vers Durban, abandon voiture de loc + vol pour Cape Town & location voiture J13-14-15-16 : Cape Town & environs (plages, cap de Bonne Espérance, vignobles, ville Cape Town, observation baleines, cage requins blancs, ...) J17 : retour Paris !

Qu'en pensez-vous ? Est-ce qu'on passe trop vite dans certains coins ? Est-ce que ça vaut le coup de supprimer carrément une étape (ex : Drakensberg) pour passer plus de temps quelque part (ex : autour de Sainte Lucie) ? Est-ce qu'il y a des astuces logistiques que je n'aurais pas vu pour être plus efficace dans les déplacements ?

Merci d'avance pour vos retours précieux :) !

Matthieu.
Belles couleurs du Québec/Pow wow en Ontario/septembre-octobre 2014 English translation pending
by Mimimicha · 2016-03-02 · 233 replies
Bonjour à tous ! C'est avec beaucoup de retard que je commence ce carnet (automne 2014 quand même !). Je ne saurais citer tous ceux qui m'ont aidée à construire ce beau voyage, car j'aurais peur d'en oublier. Vous vous reconnaîtrez si vous me lisez.... Merci à vous tous ! Cette fois, c'est à quatre que nous voyagerons, puisqu'une de mes amies rêvait de découvrir le Québec, mais n'osait s'aventurer en "free lance". Et c'est ainsi que nous avons embarqué nos amis pour un magnifique road trip de 28 jours. - Ce voyage s'est articulé autour de 3 impératifs : 1) Les Belles Couleurs d'automne au Québec (et plus particulièrement en Gaspésie), 2) Un pow wow en Ontario, 3) Les Chutes du Niagara. Pari gagné, puisque tout était au rendez-vous... Encore que, les Chutes, elles ne risquaient pas de manquer le rendez-vous !😉 - Avion. La traversée de l'Atlantique s'est faite sur Air Canada, qui présentait à l'époque le meilleur tarif, et nous avons pu vérifier que leur classement de "Meilleure Compagnie d'Amérique" l'année précédente n'était pas usurpé. - Logement. Le choix de l'hébergement s'est porté essentiellement sur des B&B.... Nous dirons ici "Couette et Café" pour rester dans l'ambiance. J'adore cette expression : pas vous ? -Voiture. Il nous fallait une grande voiture pour tous nos bagages : ce sera une Town and Country flambant neuf louée via Authentic Canada (prix très intéressant) pour le compte de l’agence Avis.

Je vous aurais bien donné le chiffrage du voyage, mais nous avons été cambriolés cet automne… 🤪 Envolés les 2 ordis! Avec toutes mes données de voyage. 🙁 Pour les photos, heureusement qu’elles étaient sur un autre disque dur, sauf que…. en version brute uniquement, et je dois refaire tout le tri. Bref, des mois de préparation plus tard, de la version 1 à la version "x" (des tas😉), après avoir rajouté, supprimé, rajouté et supprimé encore, etc. etc., le programme s'est enfin imposé. En attendant le détail journalier, voici comment il s'est organisé : - Ontario (9 jours) - Chemin du Roy et Route du Fleuve (3 jours) - Gaspésie (9 jours) - Bas Saint-Laurent (2 jours 1/2) - Québec et Montréal (5 jours) Les étape journalières ont été modérées, la plus longue ne dépassant pas 350 km environ.
Compte rendu de 20 jours au Costa Rica fin janvier / début février English translation pending
by AnOneYme · 2016-02-26 · 4 replies
Voici le compte rendu de mon voyage effectué au Costa Rica début 2016.

Pour ceux qui ont la fleme de tout lire, ou qui veulent compléter mon récit par des images, voici le "petit" montage que j'ai réalisé avec nos vidéos et photos souvenirs :
https://youtu.be/LbNfJ2gsTIs

Billet d'avion : Réservés en mai 2015 sur le site d'Air France. Départ le 21/02/16, retour le 08/02/16 (arrivée le 09/02) avec escales A/R au Panama : 1390,82€ pour deux, sans les assurances. Préparation du voyage : J'ai été aidé de l'expérience de mes parents qui y ont passé 13 jours il y a deux ans. J'avais également acheté le Lonely Planette et surtout, j'ai parcouru des dizaines de récits de voyage sur le forum de Tout Costa Rica !! Voiture et routes: Location d'un Daihatsu Bego, en passant par Tout Costa Rica. Prix imbattable de 1,010$. Par contre, j'avais une assurance avec ma carte bleu qu'ils n'ont pas voulu retirer de leur prix lorsqu'on a récupéré la voiture. La voiture a fait le job, ce n'était pas un véhicule grand luxe, mais elle est passée par les pires routes sans flancher ! Seule la climatisation était un peu juste, je leur ai signalé lorsque nous l'avons rendue. Pour ce qui est des routes, j'avais lu énormément de commentaires sur les nids de poules et j'avoue que j'ai presque été déçue de ne pas en croiser ! Ils font énormément de travaux sur les routes, donc je pense que les nids de poule ne seront bientôt plus qu'une légende. Mais ça n'est valable QUE pour les routes principales. Le 4x4 reste indispensable si vous souhaitez réellement pouvoir vous balader partout. Deux ou trois de nos hôtels étaient inaccessibles sans 4x4, n'espérez pas traverser des cours d'eau ou des rivières avec une voiture classique, ni prendre des petits chemins perdus pour vous rendre sur des plages. Je le recommande chaudement !! Les limitations de vitesses sont basses, mais les locaux roulent vite. Ils sont cependant assez respectueux, et les coups de klaxonne que l'on entend régulièrement ne sont bien souvent que des "saluts" à des amis ou à vous même. Nous n'avons croisé qu'un seul radar mobile du côté de San José, indiqué bien avant par les Wazzeurs. Hôtels : J'avais réservé toutes les nuits d'hôtel avant le départ. En passant par leur site à chaque fois. Je donnerais mes impressions pour chaque hôtel au fur et à mesure de mon récit. Par contre, je tiens à mentionner mon coup de cœur : Le Coyaba Tropical ! Il se trouve à Quepos, il y a peu de chambres, l'hôtel n'est pas grand, mais c'est un vrai petit coin de paradis, je n'avais plus envie de le quitter !! Devises : Avant de partir, nous avions retirés 4000€ en liquide et fait du change sur 500$ directement à notre banque. Nous avions ainsi un peu de sous pour commencer le voyage. Au final, ce n'était pas nécessaire de prévoir autant, 100$ auraient suffit car nous avons pu nous rendre à la banque dès le premier jour. Nous avons pris des dollars pour payer les hôtels et le reste en colonnes pour la vie courante. Et avec le recul je ne sais pas pourquoi tout le monde parle de dollars, car même si le change en colonne nous fait avoir une épaisse couche de billets, c'est tout de même la monnaie locale et elle est acceptée partout, même dans les hôtels dont les prix sont affichés en dollars. Par contre on s'est débrouillés pour ne rentrer qu'avec des dollars car on pense retourner plus vite aux Etats-Unis qu'au Costa Rica. Téléphone / Internet : Pour le téléphone, on a acheté une puce Movistar qui nous offrait pour ¢2500 (ou ¢3500) 1GB de "paquetes de 4G", 1h30 d'appel et les SMS illimités). Rechargée de ¢1000 une semaine plus tard, ça a suffit pour le GPS le reste de la semaine. Il y a du wifi quasiment partout (hôtels, restaurants, sodas...) même si ça n'est pas indiqué, il faut demander. Langue : Bien évidemment, tout le monde parle espagnol ! Mais dans les lieux touristiques, l'anglais est aussi très bien maîtrisé, donc pas de panique si comme moi vous ne parlez pas bien espagnol. Même si à certains endroits nous avons été obligés d'utiliser les talents en espagnol de mon conjoint, moi j'ai réussi à tout faire en anglais. Faune et flore : Voila mon coup de gueule contre vous, voyageurs ! Déjà, tous les animaux que vous trouverez au Costa Rica (qui ne soient pas des chiens ou des chats) sont sauvages ! Le détention d'animaux sauvages (même les oiseaux) y est interdite. Donc s'il vous plait, ne les nourrissez pas !! Ce comportement est dangereux pour eux, ils s'habituent à venir réclamer, peuvent passer sous des voitures, mangez des aliments qu'ils ne trouveraient jamais dans la nature (type chips ou pain), qui ne sont pas saints pour eux et qui peuvent leur apporter des maladies via votre main. Donc NE NOURRISSEZ PAS LES ANIMAUX. Ensuite, plusieurs locaux m'ont fait part de personnes mécontentes de croiser peu d'animaux. Vous n'allez pas visiter le zoo de Vincennes !! Les animaux ne sont pas sur le bord de la route à vous attendre. Vous vous promenez, vous en voyez ou non, ce n'est pas systématique et il faut garder les yeux ouverts, l'oreille attentive et rester discret sinon ils s'en vont ou ne se montrent pas. Soyez heureux de voir ceux que vous verrez et ne vous attendez pas à tomber sur des tigres, des éléphants ou des hippopotames. Pour ce qui est de la flore, c'était juste incroyable. Chaque région a ses particularités, ce qui me marque le plus c'est la grandeur ! Que ce soit des arbres, des feuille, des lianes, des vallées, tout est immense et très vert.

Maintenant passons aux choses sérieuse ! Pour ce résumé, j'ai envoyé chaque jour des e-mails à nos familles, afin de me simplifier la tâche en rentrant. Et c'était une bonne idée ! J'ai bien sûr remis tout ça en forme :)

Jeudi 21 février : Petit stress car notre premier vol est parti avec 1h de retard (donc arrivés avec 1h de retard aussi...). Des gens ont enregistrés leurs bagages et ont finalement décidé de ne pas partir !! Donc ils ont du fouiller les soutes pour retrouver leurs valises, le bordel... Mais l'avion était récent donc très bien, grosses turbulences en début de vol, je ne jouais pas la maligne... Mais le reste se déroule sans problème. Pas de soucis au Panama, l'aéroport n'est pas grand, on a vite trouvé la salle d'embarquement et on a pas eu besoin de passer des douanes ou autres donc c'était rapide. Par contre on a eu énormément de chance car notre chauffeur nous a apprit à notre arrivée à San José que les bagages se perdaient très très souvent au Panama. Et effectivement, il devait prendre un groupe de 4 autres personnes en même temps que nous mais ils sont restés coincés car il leur manquait une valise ! Bref, grosse chance pour tout, croisons les doigts pour que ça dur ! (Et on a apprit plus tard que ce n'était pas mieux de faire une escale à Miami, car souvent il y avait du retard et les gens rataient leur correspondance. En plus, l'importation de comestibles étant interdites aux Etats-Unis, si c'est aussi votre escale au retour, n'espérez pas ramener de fruits à la maison). Déposés à l'hôtel, on s'endort sans encombre.

Hôtel : Casa Tago (Pierre ville) Nous sommes arrivés tard (23h) et fatigués du voyage, donc nous y avons très bien dormi ! C'est proche de l'hôtel, bien surveillé, un petit Soda juste à côté pour le premier midi. Les lits sont bons, la douche est chaude même si elle n'est pas très puissante et le petit déjeuner très bon !

Vendredi 22 février : ~ Puerto Viejo 1 ~ Ce matin levés 6h45. Super petit déjeuner avec fruits, omelette, riz, chocolat au lait, pain, beurre, confiture et un verre d'un jus couleur "lait et eau mélangés" dont on a pas su déterminer l'origine (probablement du lait de coco). Puis le briefing par l'équipe de "Tout Costa Rica" qui a bien duré 2h mais comme le loueur de voiture est arrivé en plein milieu on a pu faire les deux en même temps. Nous avons pris la carte routière (que je recommande !!!), ainsi que la carte de réduction, dont nous nous sommes au final peu servis (ou qu'on a oublié lorsqu'on aurait pu s'en servir). Puis 1h d'attente à la banque nationale (BN) pour faire du change, un repas dans le soda en face de l'hôtel (très bon !) et à 13h30 on prenait la route de Puerto Viejo fiers de nous ! Sauf qu'ils ont décidés de faire des travaux sur cette route... En coupant par l'intérieur d'un petit bled on a réussi à éviter le premier bouchon, mais pour le deuxième c'était impossible. Les locaux passent par la bande d'arrêt d'urgence ou par la voie de gauche pour doubler donc ne nous aident pas à avancer. Bref, on a bien perdus 2h dans l'histoire et alors que les mecs du briefing le matin nous avertissaient sur le danger de conduire de nuit et bien on a rapidement baptisé ça !! 1h de nuit jusqu'à l'hôtel. Pas de soucis, juste une route où les crabes tenaient vraiment à traverser (tous dans le même sens, c'était marrant) et j'en ai évité deux de justesse. Les autres étaient déjà morts...

Hôtel : Casita Moabi 3 nuits passées dans cet hôtel tenu par des français très sympas. Même si le beau temps n'était pas au rendez-vous nous avons beaucoup apprécié l'endroit et notre chambre tout en bois. Coin cuisine, grande chambre, petite terrasse avec hamac, le tout au milieu de la forêt. Les gérants très sympa, très bons petits déjeuner pour 5$, il vaut mieux avoir un 4x4 pour y accéder. Mention spéciale à Pupuce le "petit" chien :)

Samedi 23 février : ~ Puerto Viejo 2 ~ Premier jour plein à Puerto Viejo ! Vers 5h le soleil se lève et là, grosse teuf chez les singes !! Ils se réveillent et partent du principe qu'ils doivent réveiller la terre entière au passage. Ça hurle un petit quart d'heure et je me rendors. Puis 7h debout et petit déjeuner, encore une fois très copieux (lait ou café, pancake, pain perdu, tartine, œuf au plat, bacon et fruits). Puis on met un petit peu de temps à décoller mais direction Puerto Viejo (notre hôtel est à 10 min de la ville) où on trouve d'abord une boutique qui nous fait des photocopies des passeports avec le visa d'entrée et des permis de conduire, le tout bien plastifié. Ha oui, un taux d'humidité comme je n'ai jamais eu, tout est humide, même ce qu'il y a dans les valises ! Donc pour que ça tienne dans le temps, les plastifier n'était pas une bête idée (qui vient de la gérante de l'hôtel) et comme ça on peut laisser les originaux dans le coffre de la chambre d'hôtel. Puis direction le marché du village, qui consiste en un tout petit hall avec une quinzaine de vendeurs max. On trouve du pain pour la gérante de l'hôtel mais pas grand chose pour nous. Ensuite on trouve une boutique pour une puce de téléphone et on repart avec une puce Costa ricienne et de l'internet avec. Passage par l'hôtel pour mettre les maillots de bain et direction Manzanillo. On trouve un Soda, plus cher qu'à San José mais très bon quand même. Puis on remonte le chemin qui longe la plage. Il y a de très grosses vagues et on a eu des avertissements très sérieux sur le courant très dangereux en ce moment donc on se baigne pas plus loin qu'à 2 mètres du bord et même là ça remue beaucoup. Les locaux se sont installés pour la journée, équipés de bières et viandes qui cuisent au barbecue, je crois qu'ils passent leurs week-end à manger au bord de la plage :) Petites courses avant de rentrer à l'hôtel et de se faire un petit apero sur notre terrasse. Repas du soir dans Puerto Viejo. Nous avons eu une journée très chaude et ensoleillée, mais le soir il tombe de grosses averses. Pas trop de moustiques pour le moment donc c'est plutôt cool.

Dimanche 24 janvier : ~ Puerto Viejo 3 ~ Il a plu toute la nuit et toute la journée ! Pas de chants des singes le matin qui devaient faire la gueule... Du coup programme du jour avorté ! De toute façon on avait légèrement oublié qu'on était dimanche et le dimanche ici comme en France, beaucoup de lieux sont fermés. On a facilement perdu 10 degrés par rapport à la veille donc pantalons et pulls sur le dos, nous sommes allés faire une balade dans Puerto Viejo ce matin. Puis sieste et glandage jusqu'au soir à l'hôtel. Nous sommes retournés à Puerto Viejo pour manger le soir, et nous avons trouvé un restau tenu par des Australiens qui avait une décoration super originale et où on a super trop bien mangé !! Le Outback Jack's, sur un air de country joué en live, c'était top !

Lundi 25 janvier : ~ Sarapiqui ~ Après notre super repas de la veille, la nuit fut difficile ! Nos ventres n'étaient pas trop contents de nous, la pluie ne s'est pas arrêtée et les singes ont décidés de manifester leur mécontentement vers 4h du matin. Il y avait un tel bruit permanent que mon cerveau a complètement intégré la sonnerie du réveil a tout ça. Heureusement nos voisins ont fait un peu plus de bruit lors de leur départ et j'ai pu me rendre compte qu'on était censés être debout depuis 30min. Petit déjeuner puis départ à pied pour le centre de réhabilitation pour animaux appelé "Jaguar Center" a quelques centaines de mètres de notre hôtel. Heureusement il ne pleut plus à ce moment là. Super visite, un bénévole nous explique l'histoire du centre, puis pour chaque animaux que nous croisons comment ils sont arrivés ici et s'ils pourront ou non retrouver la liberté. Un très chouette moment ! Puis retour à l'hôtel où la voiture est déjà chargée, remerciements à la gérante qui était top et on prend la route pour la vallée de Sarapiqui. Petite pause repas en bord de route et la pluie nous rattrape bien vite !! On se fait plus de la moitié du trajet sous l'eau et on arrive à notre hôtel dans la nuit et sous des trombes d'eau (j'ai littéralement prit une douche juste en essayant d'ouvrir le portail !). Difficile d'apprécier le décors pour le moment et on nous déconseille la visite de nuit avec le guide, qui ne risque pas de trouver beaucoup de petites bêtes à nous montrer. On se console au bar de l'hôtel :)

Hôtel : Selva Verde Lodge Cet hôtel m'avait été chaudement recommandés par mes parents. Pas de bol, avec le temps qu'il a fait nous n'avons pas pu en profiter pleinement, les animaux n'était pas vraiment au rendez-vous... Mais je pense qu'avec du beau temps ce doit être un très bel endroit ! Par contre je recommande vivement de prendre les bungalows, plus chers mais dans une deuxième partie de l'hôtel. Espacés des autres, dans un parc fleuri que l'on peut visiter, gardien, et éloigné de la route donc pas de bruit. Même si la qualité des équipements laissait un peu à désirer...

Mardi 26 janvier : ~ El Castillo 1 ~ Ce matin on se réveille..... sous la pluie !!! Encore.... Là par contre on est pas de bonne humeur ! Cet hôtel on l'attendait, on voulait en profiter et on est bien énervés ! Du coup on dort plus que prévu et on se rend au petit déjeuner en se demandant si on allait pas annuler la visite dans la forêt que nous avions réservé la veille. Finalement le temps se calme, le ciel se découvre même un peu et on visite le jardin en attendant 9h. Puis notre guide arrive et nous voilà partis pour une balade de 2h (qui finalement en durera 3 !) dans la forêt derrière l'hôtel (qui leur appartient) et qui est complètement protégée. Notre guide est super, il nous parle des arbres, des plantes, trouve des singes, des grenouilles, des chauves-souris blanches qui dorment sous une feuille, des écureuils et un toucan. C'est bien boueux, ça monte et ça descend mais on est super super contents à la fin de la visite ! :) Par contre on termine en sueur, et il est l'heure de rendre la chambre. On négocie 30min de plus, le temps de prendre une douche et de ranger les affaires. On est déçus de ne pas pouvoir profiter plus des jardins de l'hôtel qui sont splendides, mais il se remet à pleuvoir donc on prend la route vers le volcan Arenal. Le trajet est superbe, les vues magnifiques, le temps se découvre et la clim' de la voiture ne suffit presque pas à nous rafraîchir. Notre hôtel se situe à El Castillo, de l'autre côté du volcan et il faut faire quasiment 30min de piste bien pourrie pour y accéder. On est très contents d'avoir le 4x4 car ça secoue bien comme il faut !! En tout cas on est sûr d'une chose : cette route nous ne la ferons pas 4 fois par jour ! Donc une fois arrivés à l'hôtel (il s'est remis à pleuvoir) on prend possession des lieux et on se contentera du petit soda en ville le soir. J'ai testé un cordon bleu ! Le plat fait un peu peur visuellement mais je crois bien que je n'en ai jamais mangé un aussi bon !!

Hôtel : Essence Arenal Au milieu de la nature, avec une magnifique vue sur le volcan Arenal. Très bien tenu, très bon accueil. Bons petits déjeuners même s'il manquait un verre de jus de fruits. Lessive possible. Sandwichs à emporter très pratique ! Par contre l'isolation dans les chambres en dur n'est pas parfaite. L'eau chaude est très légère.

Mercredi 27 janvier: ~ El Castillo 2 ~ Debout 7h, petit dej (3 pan cakes !! :) ) puis départ pour l'entrée du parc d'Arenal la plus proche de l'hôtel. A cette entrée nous avons le choix entre deux randonnées : - La première d'une heure aller/retour qui amène à une cascade - La deuxième (Cerro Chato) était annoncée entre 5 et 6h a/r, difficile d'après ce qu'on avait vu sur Internet et qui donnait sur un lac et vue sur le volcan. Comme on devait payer 10$ le parking on s'est dit qu'il valait mieux se lancer sur la grande rando, quitte à faire demi-tour en cours de route. Mais on voulait éviter d'avoir à aller dans un autre endroit ensuite (probablement encore payant) pour finir la journée si on ne faisait que la petite. Nous voilà donc partis très optimistes, le monsieur à l'entrée nous avait donné une carte des sentier et nous parcourons en une heure la moitié du chemin sans problème. On rigole, on se moque un peu des commentaires qu'on avait vu sur Internet. Sauf que les choses se corsent ! De la boue, des montées à pic où il faut s'accrocher aux arbres, mettre les mains par terre et surtout prier pour ne rien se casser car au milieu de la forêt personne ne viendra nous chercher. On avance, on se dit qu'on est bientôt arrivés et la route se complique encore ! On ne veut pas abandonner, on veut vraiment voir ce qu'il y a au bout ! 3h après notre départ, on fini par redescendre une piste qui nous dépose pile devant le lac. Pas de plage, pas de banc, rien du tout. On passe de la gadoue à 30 cm d'eau. On trouve un arbre qui fait un petit pont au bord de l'eau et on s'installe comme on peu là dessus en essayant de ne pas tomber. Pas de vue sur le volcan, le lac est mignon mais super froid. On est un peu dégoûtés... L'intégralité du trajet s'est fait dans la forêt, en regardant obligatoirement nos pieds pour trouver nos appuis donc on a pas vraiment profité de la beauté des lieux. Retour sur le même chemin, la même galère mais en descendant (et en remontant car il y a les deux) et encore 3h plus tard on arrive enfin à la voiture. Mon conjoint a failli faire 2 arrêts cardiaque, moi j'ai un genou qui a décidé de rendre l'âme en court de route. On est mort et on a plus d'eau ! Le gardien nous explique alors que c'est la deuxième rando la plus compliquée du Costa Rica. On a fait un truc de professionnels... Donc même si on sait qu'on va le payer pendant quelques jours, on est quand même assez fiers de nous !! Puis passage à l'hôtel, douche et direction "Le Baldi Resort" pour le repas du soir (énorme buffet, fontaine de chocolat...) et profiter de leurs bains de sources chaudes naturelles. C'était le paradis !! Je pense que ça a bien aidé à détendre les muscles, on allait déjà mieux en sortant. Nous y sommes restés jusqu'à la fermeture (22h) mais s'ils avaient fermés à 3h du matin on y serait restés !! Voilà, super journée surtout qu'en rentrant la lune était à côté du volcan et nous l'avons vu pour la première fois complètement dégagé, avec un peu de vapeur qui sortait du cratère. Trop joli, même de nuit !!

Jeudi 28 janvier : ~ Canas ~ Dernier réveil au bord du volcan Arenal ce matin et il nous fait très plaisir car il est quasiment complètement dégagé ! Il fait beau, il fait chaud, on est content même si on a un peu mal partout :) Direction Las Cañas ! Techniquement ce n'est pas très loin d'où nous sommes, mais nous ne souhaitons pas passer par la grande route qui passe au dessus du lac. Nous prenons la piste qui passe en dessous. J'avais lu sur Internet que c'était très joli et effectivement nous ne le regretterons pas !! Ça rallonge le temps de parcours mais c'était calculé et on longe le lac tout du long. On croise peu d'habitations, beaucoup de chevaux en liberté, quelques hommes à cheval (je ne pensais pas qu'ils les utilisaient autant !), on traverse des courants d'eau et même une rivière (vive le 4×4 !!), on a de magnifiques vues sur le lac, de magnifiques couleurs, c'est super chouette, une très belle route. On arrive un peu trop tôt à notre hôtel donc on va manger en ville en attendant. Puis on se fait un peu avoir par le temps (la nuit tombe vraiment trop vite, à 17h30 la journée est finie) et on se rend un peu tard à notre deuxième point du jour : les chutes de Llano Cortes. On y passe une heure, l'eau est franchement très fraîche même si ça ne semble pas poser problème à d'autres personnes. L'avantage d'y être arrivé tard c'est que la foule est partie et qu'on arrive à prendre des photos de la cascade sans personne dessous ! C'était très joli :) Puis fin de la journée tranquille à l'hôtel, histoire de faire le point sur la suite du programme. Très honnêtement cette étape n'était pas obligatoire mais notre chambre d'hôtel est la plus confortable qu'on ait eu jusqu'à présent, une petite terrasse qui donne sur un très joli jardin (on y croisera d'ailleurs des biches).

Hôtel : Hacienda La Pacifica Chambre confortable au milieu d'un jardin très sympa dans lequel on peut croiser des biches et autres petits animaux. Petit déjeuner peu varié. Lits très confortables, climatisation bruyante mais agréable. Lors de notre passage la piscine n'était pas très propre ni chaude donc nous n'y sommes pas allé.

Vendredi 29 janvier : ~ Quepos 1 ~ Direction le Pacifique!! Ça nous aura prit une bonne partie de la journée, la route n'est pas forcément des plus jolies et on a eu pas mal de bouchons à cause des travaux. Nous sommes arrivés à l'hôtel vers 16h30, du coup programme réduit aujourd'hui. On a profité de la piscine pendant que la nuit tombait (pas de vue sur le couché de soleil...) puis direction le marché de nuit de Quepos et repas en ville avant de rentrer à l'hôtel. En tout cas il fait chaud et pas de pluie !!

Hôtel : Coyaba Tropical Sans aucun doute mon hôtel coup de cœur de ce voyage !! Pas évident à trouver car de la route on ne voit qu'une porte fermée, mais une fois à l'intérieur vous entrer dans un petit havre de paix !! Seul petit bémol : la route juste à côté très passante. Mais il y a des bouchons d'oreilles offerts et nous avons très bien dormi avec. Cet hôtel est tellement agréable, peu de chambres, on se sent vite chez soit. Le gérant et son bras droit sont adorables, les deux petits chiens très mignons et nous avons même eu la visite de singes lors de notre premier petit déjeuner (les meilleurs qu'on ait eu au CR). Je le recommande vivement, moi je ne voulais plus partir !

Samedi 30 janvier : ~ Quepos 2 ~ Ce matin nous avons un peu de temps devant nous car nous avons réservé pour faire un saut en parachute ! Nous avons rdv à 13h30 et d'après nos calculs, nous n'avons pas vraiment le temps de faire grand chose avant. Donc on prend un long petit déjeuner au bord de la piscine (accueillis par des singes au réveil, bien surveillés par les deux chiens de la propriété pour ne pas venir nous voler notre petit déjeuner) et on profite de la piscine avant de partir. Mais pas de bol, on nous appelle pour nous dire que ce n'est pas possible aujourd'hui. Ils nous proposent de le faire le lendemain, on refuse sur le coup car on souhaitait se rendre dans le parc de Manuel Antonio qui est fermé le lundi. On leur propose d'y aller le lundi matin avant de quitter Quepos, mais nous n'avons pas de réponse tout de suite. Entre temps mon conjoint a regardé les commentaires sur le parc de Manuel Antonio et ça nous a un peu dissuadé... Tout le monde s'accorde à dire qu'il faut y arriver pour l'ouverture (7h) car après 9h les cars de touristes arrivent, les animaux se planquent et les 3 ou 4 plages sont littéralement envahies, surtout le week-end. Le petit déjeuner de notre hôtel n'étant pas servi avant 7h nous allons finalement oublier ce parc, je pense qu'il vaut mieux ça que d'être déçus... Du coup nous sommes allés à la plage, mais il y a des panneaux "attention aux vagues" partout et on nous a avertis plusieurs fois sur les dangers du courant dans cette région. Et effectivement ça se confirme une fois dans l'eau ! On doit pas mal avancer pour avoir de l'eau jusqu'aux genoux, mais quelques mètres plus loin les vagues font facilement 2 mètres lorsqu'elles se cassent. On est parfois déjà bien tirés vers le large ou poussés vers la plage. Pas de palmes et tuba, la plage est immense, l'eau n'est pas transparente, pas de rochers pour les poissons MAIS... elle ne doit pas être loin des 30 degrés :) Puis nous voulions aller dans un restau/bar dont l'attraction principale est un énorme avion au milieu du restaurant. Et effectivement c'est impressionnant. Nous voulions nous y rendre car en hauteur dans les terres avec une superbe vue sur l'océan pour les couchés de soleil. Sauf que là encore pas de bol, nous ne voulions pas y manger (très cher), juste y boire un verre, sauf que les tables avec vues étaient réservées aux repas et non aux consommations de boissons. Finalement nous avons trouvé un autre restaurant acceptant uniquement de nous servir à boire mais la vue n'était pas du tout la même, avec un palmier devant le soleil... Journée un peu loupée mais on commence à prendre des couleurs !

Dimanche 31 janvier : ~ Quepos 3 ~ Réponse pour le saut en parachute le matin : l'un des deux instructeurs s'est cassé un orteil la veille de notre saut donc ils ont annulé tout le monde. On est bien déçus car l'expérience aurait été géniale mais d'un autre côté on a l'impression de faire des économies ! Quelque part ça tombait bien car mon conjoint n'était pas bien du tout ce matin. Donc après le petit déjeuner il s'est rendormi et moi j'ai pu profiter de la piscine de l'hôtel. Puis nous sommes allés faire une balade en tyroliennes dans la canope via Titi Canopy Tour. On a eu un tour privé pour le prix d'un tour en groupe puisque nous étions les seuls à l'heure du repas ! C'était assez marrant. Une fois le parcours terminé nous avons pu voir beaucoup de petits singes trop mignons qui sautaient dans les arbres. Un repas étant compris dans le prix nous avons pu en profiter au bord d'une piscine avant de repartir. Direction la plage ! Nous visons la première juste en dessous de Manuel Antonio. Donc on met le GPS et après nous avoir demandé de quitter la route principale, il nous fait traverser un "champ" de palmiers, puis on se retrouve sur un chemin tout petit (juste la place d'une voiture) et tout cabossé. C'est moi qui conduis et je m'éclate ! :) On avance là dessus pendant 10 bonnes minutes, le GPS se perd avec nous et au moment où on décide de trouver un endroit pour faire demi tour, pensant que nous étions définitivement au milieu de nul part, une plage apparaît après un virage. On voit des gens, une petite place pour s'arrêter juste devant la plage (on aurait même pu se garer directement sur le sable sans problème), on s'arrête là et on descend. Les quelques personnes qui sont là ne doivent pas habiter très loin car elles repartent à vélo quelque temps après notre arrivée et nous avons la plage pour nous tout seul ! Comme la veille, on ne peut pas vraiment se baigner à cause des vagues et de toute façon on ne voit pas ce qu'il y a dans l'eau donc je ne suis pas rassurée (on a longé une rivière pour arriver, il peut y avoir des crocodiles dans les rivières et ils peuvent de ce fait se rendre dans la mer). Mais le moment est magique. On reste jusqu'au couché du soleil et nous repartons sur notre petit chemin, bien contents d'avoir un 4x4 (vraiment indispensable dans ce pays !!). Repas en ville le soir.

Lundi 1er février : ~ Uvita 1 ~ Ce matin nous n'avons pas envie de quitter notre hôtel donc nous y restons jusqu'à la dernière minute ! Le nouveau n'étant pas très loin, la veille on se demandait ce qu'on allait bien pouvoir faire avant que notre chambre soit disponible. On prévoit de passer à la banque, mais on ne sait pas trop comment on va gérer le temps ensuite. C'était sans compter que la banque allait être une activité en soit ! Lorsque j'y entre (mon conjoint surveille la voiture qui est chargée), je prends le ticket numéro 47 et l'affichage indique qu'ils en sont au 60. C'est blindé de monde mais il n'y a pas non plus 80 personnes donc je suis optimiste, surtout que les numéros 80 arrivent vite dans un premier temps. Mais ensuite ça se corse. Sur les 4 employés présents, l'un est réservé aux personnes âgées, handicapés ou enceinte (je comprendrais avec le temps que ça s'étend aussi aux mamans avec des bébés). Un autre est réservé à des gens qui font je ne sais pas quoi, mais ils ne restent pas moins de 20min au guichet. Les deux qui restent se relayent ensuite pour aller manger. Il n'en reste donc qu'un. Puis je finis par comprendre que les gens entrent à la banque, prennent un ticket, regardent un peu comment ça évolue et repartent. Puis ils reviennent, toujours avec leur ticket mais bien plus tard. Pas bête ! Sauf qu'à ce jeu là, parfois ils sont deux à avoir le même chiffre. L'un des deux gagne, l'autre est prié d'attendre le tour suivant (donc re 100 personnes). Bref, 2h00 plus tard mon conjoint a trop chaud dehors et moi trop froid dedans donc on échange. Encore 30min il sort et ouf, pas de duel avec un autre (on avait en fait le 447 mais je ne savais pas s'ils en étaient dans la série des 300 ou 400). Du coup la question ne se pose plus pour notre chambre mais on a faim ! Pause repas sur la route et direction le nouvel hôtel. Encore une fois, vive le 4x4 !!! L'accès à l'hôtel est sur une pente raide, jonchée de cailloux et de trous ! On s'est même demandés si notre bolide de 85ch à tout casser allait y arriver. Oui, elle l'a fait ! Nous déposons les affaires puis on court à la plage avant que le soleil ne tombe. La plage est belle mais la mer ressemble à celles des jours précédents. Il y a du monde sur la plage. Enfin... Quelques personnes ;) Ceux qui ont des planches s'amusent les autres restent où il y a pied. Le couché de soleil est joli, des couleurs un petit peu plus pastelles. Comme notre chambre a une cuisine (et qu'il n'y a pas grand chose dans ce village) on se rend au supermarché du coin pour acheter de quoi manger les deux soirs et se faire des sandwichs pour le lendemain midi. L'idée était bonne ! On a même très bien mangé, par contre on ne s'est pas fait agresser par les moustiques mais par des papillons de nuits, des espèces de libellules, pleins de trucs qui volent et qui nous foncent dessus ! On a aussi repéré des énormes trucs genre cafards sur le hamac, une grosse araignée a traversée la terrasse et un lézard bien balaise était sur le bois du toit de la terrasse. Donc on a mangé dehors en ayant l'impression de faire Koh-Lanta et on est rentrés se planquer !! J'espère que les animaux de jour seront plus accueillants :) En tout cas le cadre est très chouette, je voulais de la faune et de la flore, je suis servie ! :)

Hôtel : Las Terrazas de Ballena Nous avons séjourné deux nuits dans cet hôtel, nous avions la chambre la plus haut perchée. 4x4 OBLIGATOIRE pour accéder à l'hôtel, et prévoyez de faire un peu de sport si vous devez monter vos valises dans cette chambre, mais ça vaut le coup ! La vue est sublime, la chambre au milieu de la foret, vous n’embêterez personne si vous faites une petite fête le soir. La cuisine extérieure très pratique, les seuls soirs du voyage où nous avons cuisinés nous même. Par contre il ne faut pas avoir peur des insectes avec la lumière le soir :)

Mardi 2 février : ~ Uvita 2 ~ Réveil tranquille ce matin puisque le petit déjeuner n'est qu'à 8h. La nana qui tient l'hôtel n'est pas des plus bavarde ni ouverte qu'on ait eu, le petit dej n'est pas incroyable non plus mais il suffit. Puis préparation des sandwichs et nous voilà partis pour la réserve de Marino Ballena. On se rend directement sur la queue de la "baleine" et c'est super marrant d'avoir de chaque côté de nous des vagues qui se rentrent dedans. Nous sommes arrivés à marrée haute, nous avions de l'eau jusqu'aux genoux. C'est le seul endroit où nous avons pu nous baigner dans une eau calme et transparente. Puis pique-nique à l'ombre sous les cocotiers et on tente de retourner se baigner sur une des plages principales, mais nous avons le même problème que sur les autres plages, trop de courant, et de grosses vagues qui font une barrière. Avant cette barrière l'eau est envahie de sable qui se balade, ce n'est pas très agréable. On est déjà bien rouges lorsqu'on prend le chemin du retour. Cette réserve même si elle n'a pas de gros attraits, était vraiment très sympathique et l'avantage d'être peu fréquentée des touristes donc quasiment vide. Puis passage rapide par notre chambre pour me changer et mon conjoint me dépose au Rancho La Merced, pour une balade équestre sur la plage au couché du soleil. J'avais réservé une promenade collective mais grande chance, je suis seule ! Mon petit cheval me regarde d'un mauvais œil, mais une fois dessus il fini par comprendre que je ne suis pas une débutante pénible et il se détend. La balade dure 2h, on ne fait que du pas sur les trajets aller et retour de la plage mais on fera de jolis galops dans l'eau ! Mon guide est génial, on passe les 2h à discuter de pleins de trucs différents avec nos anglais approximatifs et je pense que lui a aussi apprécié cet instant qui devait le changer des groupes d'américains (ils n'aiment pas trop les américains qui envahissent un peu trop le pays). J'ai droit à un magnifique couché de soleil avant de rentrer. Le soir, nouveau repas en mode Koh-Lanta.

Mercredi 3 février : ~ Puerto Jimenez 1 ~ La veille nous avions déposé du linge à faire nettoyer, que nous pouvions récupérer ce matin à 11h. Nous quittons donc notre hôtel un peu avant et on passe prendre nos affaires toutes propres. Puis nous prenons la route, direction Puerto Jimenez, dans la péninsule d'Osa. Le trajet est très chouette, on sent qu'on s'éloigne des foules de touristes car la route est déserte. Beaucoup beaucoup de vert, de grands arbres, des forêts et parfois un peu d'océan. Ça tourne, ça monte et ça descend mais sur quasiment tout le trajet le bitume est neuf. Puerto Jimenez n'est pas très grand, une rue principale et notre hôtel est au tout début donc on le trouve rapidement. Après notre installation nous partons à la recherche d'une plage et on en trouve une, encore déserte! L'eau est toujours aussi chaude, et les vagues sont moins impressionnantes que sur les autres plages donc on décide de s'aventurer un peu plus loin. C'est là que ma blonditude entre en action ! Déjà que j'avais oublié de prendre les lunettes de soleil et que nous avons dû en acheter à l'aéroport, là je décide de me baigner avec. Ça allait tant que l'eau ne touchait pas ma tête, seulement le niveau monte aussi vite qu'il descend et une vague pas prévue me les arrache de la tête. Le sable étant en mouvement partout dans l'eau, impossible de distinguer quoi que ce soit. Et pourtant miracle, mon conjoint les retrouve en tâtonnant au sol !! Il me propose de les ramener sur la plage, je refuse, les serrant bien dans ma main. Autre vague, encore plus forte... Re disparition des lunettes. On cherche jusqu'à ce que le soleil se couche mais cette fois l'océan décide de les garder... Donc plus de lunettes. C'est dommage, elles étaient vraiment très bien :( Pendant que mon conjoint cherche, moi je cherche aussi hein, mais j'ai la chance de voir une première raie surfer sur une vague. Puis 3 autres passer à un mètre de moi. Trop mignon ! Puis passage au supermarché pour s'acheter de quoi petit déjeuner car notre hôtel ne les propose pas. Ils avaient des lunettes, normes CE, mais quand ils m'annoncent un prix à 4$ j'ai franchement le doute que cette norme soit vraie. Je préfère ne pas les acheter plutôt que de me cramer les yeux... (donc n'oubliez pas vos lunettes et ne vous baignez pas avec!).

Hôtel : Cabinas Jimenez Nous avons passés trois nuits dans la Cabinas N°15. La chambre était très sympa, vue sur la mer (et le levé de soleil), climatisation, cuisine, terrasse, télé et wifi. Pas de repas possible dans l'hôtel mais plein de restaux et sodas aux alentours. Ils proposent énormément d'activités, que nous n'avons pas testé car nous avions déjà des visites de réservés avant d'arriver. La gérante était très sympa. La ville des haras, écoutez les hurler, levez la tête, ils arrivent :) Par contre la plage en face de l'hôtel n'est pas vraiment praticable, très vaseuse.

Jeudi 4 février : ~ Puerto Jimenez 2 ~ Debout à 6h, nous avons rdv avec un français installé sur place, qui va nous faire visiter un petit morceau de la forêt du Corcovado (pas celle qui est classée, car seuls des guides locaux ont le droit d'y entrer avec du public). Une fois avec notre guide (Tico), nous prenons la route. Enfin... La piste ! Encore une fois, vive le 4x4 !!! Au cours de la journée on ne croisera pas une route normale, on traversera des cours d'eau, des gros trous, bref, de la piste ! Puis après quasiment une heure de route, nous voilà partis pour une marche de 3 ou 4h. Nous sommes les seuls à profiter de ce lieu et même si on ne croise pas énormément d'animaux, on aura quand même la chance de voir plusieurs lézards, une grenouille d'abord blanche qui changera ensuite de couleur pour se fondre dans l'environnement, des singes, des oiseaux, des agoutis, et j'en oublie déjà sûrement. Mais aussi énormément de fourmis, d'arbres énormes, d'arbres tueur d'autres arbres, des fleurs qui sentent l'ail, des arbres qui sont tombés, des lianes et le tout à des hauteurs incroyables. Puis on récupère la voiture pour pique niquer à côté d'un mirador. Magnifique vue sur la forêt et la plage en arrière plan. Après manger, il nous amène sur des rochers de gray gris, face à la mer. Il y a du vent, les vagues sont énormes et viennent s'écraser contre les rochers, déclenchant de véritables feux d'artifices d'écume. C'est splendide et vraiment impressionnant ! Fin de la journée avec Tico, c'était trop chouette!

Vendredi 5 février : ~ Puerto Jimenez 3 ~ Levés à 5h45 ce matin et nous avons la chance de pouvoir voir le levé du soleil sur la terrasse de la chambre (on ne pensait pas du tout que ça arriverait ça...). Trop joli ! Puis Tico nous rejoint à 7h et à pieds nous rejoignons le petit embarcadère situé tout prêt de notre hôtel où un petit bateaux de pêcheur et son propriétaire nous attendent. Surprise, nous ne sommes pas les seuls. Deux autres français (on le sait vite car l'un d'eux porte le maillot du PSG) qui ont négociés la balade avec le pêcheur la veille. Pas très causants globalement et en plus ils nous ont énervés car ils commençaient à peine leur voyage alors que le notre se rapprochait dangereusement de la fin :( Petite balade en mer où nous aurons la chance de voir énormément de dauphins, des mouettes locales (dont j'ai complètement oublié le nom), et de faire une pause snorkelling où une raie énorme restera sagement enfouie dans le sable pendant que nous la contemplons. C'était franchement chouette, mais un peu cher pour une balade d'une demie-journée (100$/personne). Puis retour à l'hôtel, repas en ville avant de prendre la direction de la plage. En essayant de suivre les instructions de Tico on se perd et on se retrouve dans un petit chemin dans un premier temps, qui se transforme en un chemin pour moto, au milieu d'une végétation danse, impossible de faire demi tour ! On se retrouve alors au milieu d'une propriété qui fini par donner sur une plage. Comme Tico nous a expliqué qu'aucune plage ne peut être privée on s'arrête là. Encore une fois, la plage est belle, mais les vagues sont énormes !! Mon conjoint osera y aller, moi non. J'en profite pour le prendre en photos et vidéo dans des rouleaux plus grands que lui et m'assurer qu'il s'en sorte à chaque fois. Puis le ciel se couvre rapidement, de son point de vu de grosses trombes d'eau nous arrivent dessus. Donc on remonte rapidement dans la voiture pour ne pas se retrouver embourbés dans notre petit chemin, surtout qu'on ne sait pas vraiment où on est. Et on a bien fait car sur le retour, même si nous ne nous prenons pas la grosse averse (juste quelques gouttes), on pourra s'arrêter juste à côté de singes qui sont en train de chercher à manger. On a le temps de prendre pleins de photos et de vidéos, ils sont trop mignons. Puis petite balade autour de l'hôtel et recherches des cadeaux souvenirs. Nous avons terminé la journée en commandant des pizzas chez « Pura vida », elles étaient super bonnes, même si moi je n'ai pas vraiment supporté l'eau dans cette région et que bien malade, je ne l'ai pas terminée...

Samedi 6 février : ~ San Gerardo de Rivas ~ Ce matin debout pas si tôt que ça (8h) et on remballe tout pour notre départ. La route va être longue, on a un peu les boules de quitter la mer donc sur le trajet on essaye plusieurs fois de trouver une plage, mais décidément, même si elles sont toutes très jolies, elles ne sont vraiment pas propices à la baignade ! Donc on perd un peu de temps pour rien mais on aura quand même vu de jolis coins. Je pensais qu'on allait entrer dans les terres rapidement et remonter par la route inter-america mais le GPS nous fait comprendre que ça va nous prendre le double de temps et il préfère nous faire remonter en passant par Uvita avant d'entrer ensuite dans les terres. Rapidement on prend de l'altitude et on se retrouve aux milieu des nuages, avec des vallées plongeantes sur le bord de la route qui donnent le vertige ! Ce pays est vraiment magnifique. Après nous avoir amené pas du tout au bon droit en nous faisant encore user du 4x4 sur des pistes pourries, on fait demi-tour, demandons notre chemin et finissons par le trouver. Nous déchargeons les bagages 30min avant le coucher du soleil donc pas le temps de voir grand chose... Les températures redescendent sévèrement le soir. Il faut le dire, ça caille, on est en montagne... J'avais réservé le repas du soir en même temps que la chambre, c'était de la cuisine uniquement bio et on se serait cru dans un 4*.

Hotêl : Rio Chirripo Une nuit passée dans une chambre au deuxième étage (qui est en fait au rez-de-chaussé pour y accéder, il faut descendre pour allez aux autres étages). Vue sur le balcon incroyable, chambre très propre, j'ai adoré le carrelage de la salle de bain, le savon proposé, le bois utilisé pour le balcon. C'est très calme, une super piscine (non chauffée donc un peu froide), mais un jacuzzi chauffé que nous n'avons malheureusement pas eu le temps de tester. Lit très agréable, personnel super. Très chouette hôtel !

Dimanche 7 février : ~ Alajuela ~ Après le petit déjeuner, sur les conseils de la gérante de l'hôtel nous avons fait un peu de voiture pour nous rendre dans une petite réserve avec différents sentiers menant à des cascades. On commençait à être un peu justes dans nos finances et l'entrée du parc était gratuit mais était gardé par une femme, avec un panneau indiquant que nous pouvions faire une donation pour le préserver. Il proposait 3000 colonnes par personnes, soit 6$. J'ai complètement mélangé les deux et je lui ai donné 12000 colonnes. La balade était super chouette, de jolies cascades même si par manque de temps nous n'avons pas pu aller très loin. Puis nous sommes repassés chercher nos affaires à l'hôtel et avons pris la route pour retourner sur la capitale. Nous étions alors dans un petit village avec tout se qu'il faut pour manger et mettre de l'essence et malgré que mon conjoint ait proposé de tout faire ici, je me suis dis qu'on trouverait bien tout ça sur la route. Sauf que le trajet n'était pas vraiment ce à quoi je m'attendais... On est monté à 2600 mètres d'altitude, nous étions à la moitié du plein d'essence en partant et au bout d'une heure (sur les 3h30 annoncées par le GPS) nous en avions déjà utilisé la moitié. Rien du tout sur la route, on a un peu commencé à paniquer en se disant qu'on allait tomber en panne d'essence au milieu de nul part. On avait faim, mais pas assez de sous pour manger et mettre de l'essence. Donc malgré que nous ayons croisé plusieurs Soda, priorité à l'essence. Heureusement, on fini par croiser un panneau indiquant une station essence 25 km plus loin. Ça caille sévère, les gens ont des manteaux et des bonnets. On fait le plein, et on est rassurés mais toujours le ventre vide. On croise quelques Soda, il nous reste un peu de sous pour grignoter mais hors de question de sortir de la voiture en short et tee-shirt alors que nous avons le chauffage dans la voiture. Donc on roule jusqu'à redescendre et croiser miraculeusement un centre commercial avec une banque ouverte ! On fait donc le change sur 200€ et il y a un MC do juste en face donc on peu également manger. Ça va mieux :) Puis nous arrivons à notre hôtel à la tombée de la nuit. J'ai droit au debriefing de notre séjour avec une personne de Tout Costa Rica, repas dans un soda et dodo !

Hôtel : La Rosa de America (Pierre Tropical) Ce n'est pas le plus beau qu'on est fait, les chambres sont les une sur les autres, le petit déjeuner avait été dévalisé à notre arrivée, la piscine agréable mais froide, mais en même temps on était sur le départ donc mon humeur n'était aussi peut-être pas très optimiste ! Mais grâce aux chaînes américaines nous avons pu voir une partie de la finale du Super Ball :) Par contre nous leur avions confié des cartes postales timbrées, qui à ce jour ne sont toujours pas arrivées...

Lundi 8 février : ~ Départ ~ J'aurais aimé aller voir le Volcan Poas ce matin là, mais devant quitter l'hôtel à 13h pour aller à l'aéroport on avait vraiment peur d'être trop justes. Donc on profité du temps qu'il nous restait pour faire laver la voiture (pleine de poussière et il fallait qu'elle soit propre pour que le loueur puisse constater les non-dégâts) et acheter les fruits et derniers bidules que nous voulions ramener en France. Retour à l'aéroport sans encombre, pas de soucis lors de la restitution de la voiture et la taxe de sortie du CR était déjà comprise dans le prix de nos billets. Arrivés au Panama avec du retard, nous avions malgré tout le temps de trouver notre hall d'embarquement et même de refaire un achat. Et petite surprise : nous avions été surclassé donc super bien installés pour le vol jusqu'à Charles de Gaulle :)

Pour résumer, c'était un voyage génial, un pays incroyable de verdure, des gens adorables, des souvenirs plein la tête et une bonne déprime en rentrant ! Même si c'est plus cher que d'autres pays d'amérique du sud ou que l'Asie, ce n'est pas comparable. Je ne regrette en aucun cas ce voyage et je serais tout à fait partante pour y retourner dans quelques années ! :) Je vais essayer dans les semaines qui viennent, de faire un petit montage vidéo de ce que nous avons capturé là-bas, je rajouterai le lien lorsqu'il sera fait ;)
Du KTP à Cape Town English translation pending
by Rjulie95 · 2016-02-08 · 119 replies
Bonjour,

Je suis en train de préparer une partie de mon voyage pour août 2017, oui je sais ça laisse de la marge 😉

Je cale un peut sur la suite du voyage après le Namaqua.

Pour le moment ça donne ça :

J1 - Arrivé à Upington en fin de journée par avion logement sur place J2 - Course et direction le KTP J3 - KTP J4 - KTP J5 - KTP - Depart Augrabies Falls J6 - Augrabies Falls J7 - Aubrabies Falls - Namaqua J8 - Namaqua

Et après descente sur Cape Town, dans mon idée la descente devrais ce faire sur J9/J10/J11 arrivé à Cape Town on peut si il le faut rajouter un J12 mais pas plus

Une fois a Cape Town après avoir changé de voiture, j'irais à Hermanus 2 jours et si il me reste du temps à Cape Town pour se balader dans les environs

Donc si quelqu'un a des idées d'itinéraire je suis preneur 😛
Shanti, Shanti? English translation pending
by Parvat · 2016-02-07 · 150 replies
3/11/2015, Visakhapatnam, 07h du mat’. Après deux escales à Zurich et Delhi, je me suis offert un hôtel tout confort à 2000 roupies la chambre ! Pour moi c’est énorme. L’hôtel est nickel, rien à redire. On m’a accueilli d’un joli « Namasté ». 🙂 Conseillé par Léon, mon ami qui tient une magnifique guest house dans le sud Orissa, je lui téléphone pour lui signalé mon arrivée. Il doit venir à Visak demain… J’aimerais faire une petite sieste mais la faim me tenaille, alors tant pis la sieste, je vais au buffet de l’hôtel... Yeah !!! Idli et chutney à la noix de coco… (Les idli sont des sortes de petits pains de riz et de lentilles blanches) Comme boisson je prends un café noir, un jus de concombre et un jus de pastèque ! Rolalaaaa….. C’est bon, mais c’est bon à hurler des waouh et des Youpiiie ! Yeah ! Je suis en Inde, bien confortable. C’est que je vais avoir 50 ans, je fête ca avec un budget légèrement supérieur (même beaucoup plus élevé comparé à mon premier voyage (97) ou j’avais un budget de cent ( !) roupies par jour). Un demi- siècle… Purée… Moi qui étais persuadée, il y a 20 ans, que je ne passerais jamais le cap des 40 ans, ma précieuse intuition m’a pour une fois trompée. Et c’est tant mieux ! On ne sait jamais ce que la vie réserve comme moments de bonheur :)

Dans la rue je hèle un rickshaw, je veux aller au big bazaar, nom d’une chaîne de magasins que j’apprécie, m’acheter une shalwar kemiz (Ou panjabi dress). Le premier qui vient ne me demande pas de prix et me fait signe de monter. J’adore ce moyen de locomotion, même si je préfère les cyclos, plus écolo. J’aime assez bien cette ville d’un peu moins d’un million d’habitants. Ses rues sont larges sans embouteillages, bordée par le golfe du Bengale c’est une bourgade qui respire. Cinq minutes plus tard je descends, donne trente roupies au rickshaw wallah et pénètre dans l’échoppe après m’être fait fouiller mon sac grossièrement. Inutile de dire que dans cette belle boutique, je m’y donne à cœur joie… Je rentre à pied, m’arrête dans une gargote pour un chai, mais il n’est pas terrible. Par contre les pakoras (beignets de légumes frits) aux choux fleurs… Ils fondent en bouche, et ont un gout divin. :D 4/11 : Je dors comme une marmotte… Après le p’tit dej’ et la douche, on toque à la porte… J’ouvre. Léon ! Que c’est gai de se retrouver !!! Comme il doit faire plein de courses, je l’accompagne, on partira au village demain. 5/11 : Nous nous levons au lever du soleil, (il règle toute la note en me souhaitant un happy birthday !) et prenons la route pour Kakiriguma. En chemin je m'arrête de tempsà autre pour une photo, les paysages sont de toutes beautés... Les rivières se sont transformées en rizières, les différents tons de verts, le bleu du ciel, les champs de moutarde en fleurs... Ce n'est pas pour rien que je viens dans cette région d'Inde pour la cinquième fois, je m'émerveille à chaque fois...





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Un nouveau séjour d'un mois au Guatemala English translation pending
by Ponor · 2016-02-07 · 31 replies
Carnet de voyage au Guatemala

En résumé : un nouveau voyage de un mois du 2 janvier au 2 fèvrier 2016 avec des séjours dans différentes zones. Par rapport au premier voyage : le trajet est différent, nous avons visité de nouveaux endroits et utilisé parfois d'autres hôtels. Notre expérience précédente nous a permis aussi de vivre à meilleur compte et de visiter à des moments plus favorables. Ce récit reprend donc en partie des éléments du précédent et en ajoute des nouveaux.

Intérêt des différentes zones :

El Remate , Tikal et Yaxha(région du Petén) : beau lac naturel avec nombreuses observations d'oiseaux, flore, papillons, excursions en forêt vierge dans une réserve naturelle , visite de l'exceptionnel site de Tikal avec son ensemble de temples très spectaculaire au milieu de la forêt et l'observation de la faune et de la végétation tropicale, visite des temples de Yaxha , moins connus mais presque aussi spectaculaires et avec une vie sauvage plus présente encore

Rio Dulce et Livingston (côte Caraïbe) : excursions sur le Rio Dulce, dans la mangrove, dans la forêt vierge et sur la côte caraïbe avec observation de la flore et de la faune abondantes et spectaculaires

Quetzaltenango et hautes terres occidentales= : départ d'excursions, monuments et ville ancienne, volcans, phénomènes volcanique, villages typiques des hauts plateaux

San Juan de la Laguna et lac Atitlan : cadre naturel spectaculaire, excursions en montagne , visite des villages autour du lac, vie traditionnelle Maya

Antigua : très jolie ville historique très homogène, monuments extraordinaires, culture, paysages, volcans, environs intéressants

Nous avons organisé tout nous-mêmes en nous basant sur les guides , les avis des internautes sur les différents forums de voyage ou des sites de réservation d'hôtels et l'expérience de notre séjour de l'année passée.

Nous avons réservé les premiers hôtels à distance mais les deux derniers sur place directement. Nous avons ainsi observé qu'il y avait des chambres disponibles même si sur les sites de réservation elles semblaient épuisées .

Nous avons pris la précaution d'apprendre les termes et expressions usuels en espagnol et cela a été utile . C'est assez facile pour des francophones.

Budget : nous avons eu la mauvaise surprise de constater une baisse des cours de l'euro de 25 % par rapport à l'année passée mais en profitant de notre expérience qui nous a permis de faire les mêmes choses pour moins cher nous nous en sommes tirés avec le même budget de 35€ par personne et par jour incluant les transports, logement, nourriture et excursions Taux de change au moment du voyage : 1€= 8,25 Quetzals S'y ajoute le vol Bruxelles-Madrid-Guatemala City : 1100€ par personne (IBERIA

Matériel photo :

-1 Lumix LF1 compact avec viseur plus discret pour les photos de rue et dans les monuments -1 Lumix FZ200 pour les photos nature, apprécié pour sa légèreté, sa robustesse et sa polyvalence

Quelques conseils :

Emporter deux cartes de crédit différentes. Nous avions mastercard et visa. Les systèmes et l'acceptation sont différents ce qui peut poser problème dans certains cas. Visa est mieux accepté au Guatemala mais la limite de dépense était plus basse. De plus de cette façon on dispose de deux provisions ce qui peut être utile en cas de problème. Attention au dimanche : les transactions n'ont pu se faire avec Mastercard ce jour là. Il semble que le système était dépassé par l'affluence. Certains ATM peuvent être en panne ou vides donc essayez d'avoir des alternatives quand vous devez retirer de l'argent .

A votre arrivée faites placer une puce Claro dans un GSM. Cela ne vous coûtera que 27Q avec un crédit de 10Q, ce qui est beaucoup moins cher que le roaming à 3,90€ la minute.

Ne jamais monter dans un taxi ou un tuk tuk avant d'avoir convenu le prix. Demander préalablement aux locaux le prix normal pour le trajte. Sinon vous risquez de vous faire taxer.

N'oubliez pas du répulsif anti-moustique en quantité suffisante. C'est assez utile en zone tropicale. Dans les hautes terres le problème n'existe pas.

Emportez des gelules pour reconstituer la flore intestinale. Dés le premier signe de dérangement prenez en et vous éviterez que cela dégénère.

Quand vous êtes dans les zones tropicales n'espèrez pas faire une lessive car rien ne sèche si ce n'est le linge exposé en plein soleil aux heures de midi.

Si voir des animaux, oiseaux ou insectes vous intéresse, visitez tôt le matin. Vous verrez nettement plus. Il faut cependant marcher en silence et bien observer : les animaux peuvent être assez farouches.

Question sécurité : renseignez vous sur les problèmes éventuels du lieu. Evitez de circuler seuls dans des endroits problématiques. Attention aux sacs à dos dans les foules : des voleurs découpent parfois l'arrière avec une lame de rasoir. N'exhibez pas inutilement des appareils coûteux comme laptops ou gros appareils photos. Personnellement je transporte mon appareil photo dans une besace et ne le sort que lorsqu'il y a des choses intéressantes et j'utilise un compact en ville. Ne prenez que l'argent dont vous avez besoin et une carte de crédit seulement si vous devez l'utiliser et laissez votre passeport et le reste à l'hôtel dans un bagage fermé. Nous ne nous sommes jamais senti en danger. Par ailleurs la police est assez présente et cela a certainement un effet dissuasif.

Nous n'avons pas eu de désagréments sérieux. Les gens ont toujours été très corrects, aimables, patients et serviables, toujours prêts à nous diriger ou à nous donner un renseignement. N'hésitez pas à leur demander des indications sur les moyens de transport, les prix , les choses intéressantes à voir.

Le courage de cette population qui se donne beaucoup de mal pour gagner peu d'argent est impressionant.Le salaire moyen est de 300€ par mois mais beaucoup de gens travaillent pour moins que cela. Un journalier dans la campagne se verra payer 50Q la journée. N'hésitez pas à avoir une petite attention de temps en temps au chauffeur de shuttle qui vous a conduit en shuttle pendant des heures sur des routes difficiles ou à la dame qui pendant des jours a entretenu votre chambre de façon impeccable et vous verrez leur visage s'illuminer.

La nourriture est bonne et bien équilibrée et les portions plus raisonnables qu'en Europe. Cela permet de perdre quelques kilos. Les fruits sont abondants et délicieux. Les jus de fruit frais coûtent la moitié de la bière. Le vin est cher et pas bon. On mange surtout du poulet (pollo) mais à Xela c'est plus varié . N'hésitez pas à vous éloigner un peu des endroits touristiques et à manger dans des petits restaurants locaux. Vous aurez un repas pas cher et savoureux : de 15 à 20 Q pour un déjeuner , boisson comprise (refresco) et de 15 à 20Q pour un petit déjeuner complet . Nous avons remarqué que dans le genre fast food à gros débit comme on le trouve près des endroits très fréquentés le pollo (poulet) est devenu vraiment mauvais : pas tendre, fibreux et sans goût. Sans doute du poulet chloré surgelé d'importation. D'ailleurs on voit trainer de gros sachets de cuisses près des établissements. Nous avons ainsi mal mangé à un stand du marché d'Antigua ainsi que près de la gare des bus de Guatemala City.

Le mois de janvier est favorable : il y a relativement peu de touristes et les températures sont agréables. Aucune pluie. Quelques moustiques en région tropicale mais nous avions mis du répulsif.

Il faut prévoir un peu de marge sur l'heure des shuttle : cela peut varier de 15 min avant s'il n'ont personne d'autre à 1/2h après s'ils ont beaucoup de passagers à prendre à différents endroits. Ils vous prennent toujours à votre hôtel mais ne vous déposent pas toujours exactement à l'endroit souhaité mais dans ce cas ce sera à proximité quand même. On a eu un cas où le shuttle faisait aussi bus local et alors il était bien rempli à certains moments. Même chose pour les lanchas : ils ne se déplacent pas que pour vous mais aussi pour faire des courses ou pour d'autres passagers. Soyez compréhensifs pour leurs contraintes : vous n'êtes pas pressés. Vous êtes en vacances.

On a beaucoup exagéré sur l'inconfort des chicken bus . Sur les grandes distances si vous êtes au départ vous avez une bonne place et vous la gardez. Sur les petites distances pareil. Par contre si vous devez monter au milieu du parcours vous risquez d'être un peu serré ou debout.

Les bus pullmann sont très confortables et comportent des toilettes. Les chicken bus pour les longues distances ne s'arrêtent pas . Il faut avoir une bonne vessie mais il y a toujours des servicios sanitarios à l'arrivée.

Les hôtels coûtent en moyenne 200 Q par nuit en chambre double. A Xela (Quetzaltenango) nous avons payé 150Q.

Je suivrai avec les détails par zone et les photos Carte générale

Volcans du Guatemala: le Fuego est assez actif, le Santiaguito est très actif, le Pacaya un peu (en brun sur l'image)
De retour: renseignements sur les escales de croisière dans les Caraïbes English translation pending
by Spoutnikette · 2015-12-16 · 139 replies
🙂 bonjour tout le monde,

de retour depuis dimanche soir de cette merveilleuse transat sur le MSC Orchestra, Gênes - Fort de France. désolée pour le retard, j'ai eu quelques soucis avec mon ordi et j'ai du faire intervenir un informaticien pour le débloquer. de plus, j'ai 7000 photos à trier 😎 et j'ai paré au plus pressé, sachant que certains d'entre vous partent le 19 et attendaient des nouvelles de nos excursions avec des agences locales 🙂

donc je ferai un CR complet plus tard, je me concentre ici sur les 5 escales des Caraïbes.

St Martin, Philipsburg :

excursion avec
http://www.bernardstours.com/ , le tour numéro 2.

nous avions rendez-vous à 8h30 pour un départ à 9h. agence réservée depuis la Suisse, avant le départ. prix : 45 Dollars US par personne, dont 5 dollars US à verser comme acompte par paypal, le reste au début du tour. il n'y a pas de repas inclus, mais possibilité de manger à nos frais lors de l'arrêt à la plage. les boissons sont fournies durant toute l'excursion. prévoir linge, crème solaire, chapeau, lunettes de soleil, maillot de bain sous les habits.

nous amarrons à quelques minutes à pied du lieu de rendez-vous. en descendant la passerelle de l'Orchestra, photo 1, suivre la jetée le long des gros blocs de cailloux , voir la photo 2 annexée. il suffit de suivre le flot des croisiéristes, il n'y a pas d'autre chemin. nous avons rendez-vous au bâtiment de réception de l'entrée du port, on y arrive tout droit. il y a une statue de Claude Wathey sur un socle devant le bâtiment, la contourner, et derrière elle, il y a un passage qui mène à la zone des magasins hors taxes, elle est indiquée, suivre cette zone jusqu'au rond-point coloré, voir la photo 3 annexe.

ils sont à gauche du rond-point , le parking est appelé " the sand ", ils sont là- ils portent tous un tee-shirt avec le logo Bernard's Tour , les véhicules attendent sur le parking. on paie les 40 dollars restants, et ils nous amènent au véhicule. pour nous, un minibus climatisé de 12 personnes, confortable et propre , et un chauffeur parlant français.

nous partons à l'heure- on passe la frontière entre côté français et côté Néerlandais , sans contrôle, c'est juste 2 drapeaux et une pancarte .

- 1er arrêt à Oyster Pond, superbe, avec vue sur l'île de St Barth. photos 4-5-6 un monsieur du pays est au bord de l'eau et prend dans l'eau à quelques mètres du bord, une petite étoile de mer, un énorme escargot de mer , deux oursins différents, tous sont bien vivants et on peut les voir de près et même les prendre délicatement dans la main, avant qu'il les remette dans l'eau. je n'en avais jamais vu de près. il nous exlique plein de choses sur ces animaux marins, c'est très intéressant. là aussi, chacun lui donne un petit quelque chose selon sa conscience 🙂.... ou pas....😠 on reste environ 20 mn à ce très beau point de vue.

- 2ème arrêt à l'étang aux poissons, il y a 2 messieurs qui attirent les iguanes en liberté en leur donnant à manger pour qu'on puisse les voir. il y en a des dizaines, partout, de toutes les dimensions, de toutes sortes de couleurs, il y en a même plein les branches des arbres de la rive. il y a une grosse boîte en plastique posée par terre, et on met ce que l'on veut pour remercier ces deux personnes. photos 7-8-9- arrêt de 15 mn environ-

-à 10h, on arrive à la magnifique plage d'Orient Bay, un rêve de plage !!!! eau turquoise transparente, quelques montagnes vertes au fond, ciel bleu, quelques nuages blancs, eau à 28 °, sable claire, et des belles vagues, un vrai bonheur !!!! on peut louer transat et parasol pour 10 dollars, sans doute moins cher plus loin, mais nous, on n'a pas fait les difficiles , trop pressés de goûter à cette superbe eau !!!! photos 10-11-12 nous avons 1h30 disponible sur place. on n'a pas cherché à aller manger, trop occupés à profiter de cette superbe baignade 😎

il y a des douches et des wc gratuits .

le chauffeur nous attend sur le parking, il nous distribue des morceaux de noix de coco fraîche et des boissons . une dame vend de jolies choses pour 5 ou 10 dollars sur le parking, bien moins cher qu'ailleurs , nous sommes plusieurs à a lui avoir pris des paréos, de jolis sacs en tissu ou des tee-shirts forts jolis.

nous repartons en direction de Marigot. nous avons 1h à disposition pour parcourir le marché très coloré, et y faire des achats si envie. la vue depuis le parking est très jolie. nous irons nous balader autour du marché pendant 15-20 mn , dans les petites rues adjacentes, très sympas. désolée, je n'ai pas encore retrouvé mes photos du marché, seulement celles de la vue depuis le parking-
Notre voyage familial de rêve en Afrique du Sud English translation pending
by Lolottecrea · 2015-11-26 · 16 replies
Ca y est.... Nous avons atterri physiquement mardi 3 novembre, mais personnellement je rechigne à atterrir complètement, mes souvenirs m'entraînent là-bas en permanence. J'ai dû être envoûtée et j'en suis ravie. Notre première pensée a été d'y retourner le plus vite possible.

Pour mes 40 ans, nos amis m'avaient préparé une boîte cadeau pour participer à mon voyage de rêve. Après de multiples hésitations et des événements étrangers hors de notre volonté (politiques, maladies, etc....), notre choix s'est arrêté sur l'Afrique du Sud. Préparer ce voyage a été une joie et m'a permis de commencer psychologiquement notre périple. Nous avons prévu de commencer du côté du Kruger, de traverser le Swaziland et de descendre toute la côte de Santa Lucia au Cap, le tout sur 20 jours. J'aime l'organisation et tout était bouclé presque un an avant, restait à bouquiner, fouiner sur les forums, etc.... Que du bonheur!!

Nous sommes partis tous les 4, mon mari Grégory, nos enfants Teiva 15 ans et Naé 11 ans et moi-même le mercredi 14 octobre au soir avec la compagnie Swiss de Roissy Charles de Gaulle. Après une escale à Zurich et une nuit à bord, nous sommes arrivés au petit matin à Johannesburg pour y récupérer notre SUV chez le loueur vers 9h30 et partir directement vers le nord est, aux frontières du Parc Kruger.

La sortie de la ville se passe sans encombre et l'autoroute est très agréable. Mon mari se fait rapidement à la conduite à gauche. Nous nous arrêtons pour déjeuner dans une station essence avec restaurant et nous émerveillons devant les deux autruches, le buffle et les 3 impalas qui sont attachés derrière le bâtiment..... Honte à nous mais nous venons d'arriver et ne savons pas encore ce qui nous attend dans le reste du pays.

Les problèmes commencent lorsque nous sortons de l'autoroute du côté de Belfast. Oui oui, je vous assure que nous ne nous sommes pas trompés de route, nous sommes bien en Afrique du Sud, la température en atteste!!!! Nous nous extasions devant les paysages de montagnes et les champs de vaches rousses (ça nous change, nous sommes normands.....). Les arbres ont des fleurs violettes et nous nous félicitons d'être venus au printemps pour en profiter. Très vite, nous faisons la connaissance des potholes..... Mais qu'est-ce donc????? Eh bien, ce sont d'énormes trous sur la route, non signalés individuellement bien sûr, sinon pas drôle!!! Et là, nous commençons à craindre pour nos roues et regardons moins le paysage, les yeux attachés au bitume. Le principe est simple : il y a des potholes et des tas d'enrobés avec pelle sur le côté de la route. Si l'envie vous prend ou si vous n'avez rien d'autres à faire, vous pouvez combler ces potholes.....

Une fois acclimatés à la "non DDE" de là-bas, nous avons poursuivi notre route en maintenant la vigilance. Nous sommes alors tombés sur une route en travaux = pas de déviations, pas d'annonce de la zone de travaux et de la longueur de celle-ci, juste une route de terre et de cailloux (aïe aïe aïe les pneus) sur laquelle il était délicat de dépasser le 25 km/h. Les 450 km nous séparant de notre point de chute commençaient à nous paraître un peu longs..... Nous avons sillonné entre quelques petits townships en serrant les dents pour ne pas crever à cet endroit, avons traversé des creux de route remplis d'eau en priant de ne pas noyer le moteur. Avec des enfants, on montre moins la panique qui commence à gagner mais l'ambiance dans la voiture s'en ressent! Lorsque nous sommes enfin sortis de cette zone de travaux interminable pour nous, nous avons retrouvé gaiement nos potholes qui finalement nous ont paru sympathiques après ce que nous venions de traverser. Une angoisse est apparue : pourvu que le réseau routier d'Afrique du Sud ne soit pas partout comme ça!!!!

Nous avons continué notre petit bonhomme de chemin découvrant des babouins dans les champs fraîchement coupés, des antilopes (race encore inconnue), c'était splendide!!

Le temps s'éternisait et la nuit tombée rapidement, ne nous a pas aidés à trouver notre route facilement. Après une longue portion non éclairée, entre deux grillages servant à protéger la route des traversées d'animaux, mon mari les yeux rivés sur l'aiguille de la jauge d'essence et sans possibilité de bifurcation, nous avons ENFIN débouché sur la route menant de Mica à Hoedspruit, route de laquelle nous devions tourner pour atteindre notre lodge. Il est 18h30....

Après avoir demandé notre route à la première station essence trouvée (et acheté deux paquets de chips pour le dîner), et trois allers retours sur la même route pour trouver l'embranchement, nous parvenons au chemin de terre qui nous mènera à notre lit..... Il est 20h00.... Le Bushriver Lodge est un endroit magique au bord de la rivière Olifants. La responsable qui nous accueille est charmante et notre lodge familial est top. Nous prenons nos boissons et allons nous détendre sur la grande terrasse au coin du feu que la responsable a allumé pour nous, puisque nous sommes les seuls! Nous sommes épuisés, mais regagnons en énergie lorsqu'un crocodile vient nous narguer sous la terrasse et qu'une maman hippopotame et son petit traverse la rivière sous le feu des projecteurs, nous faisant bien vite oublier les déboires de notre première journée.... Epuisés, nous nous endormons bien vite en rêvant du parc Kruger dans lequel nous pénètrerons le lendemain....
GR20 sud de Conca à Vizzavona English translation pending
by Jenny13 · 2015-09-08 · 0 replies
Bonjour à tous,

Il y a déjà beaucoup de posts sur le GR20, mais parfois on aimerait bien savoir comment cela se passe lorsqu'on y ait. Voici un petit compte rendu de mon parcours de Conca à Vizzavona en 7 étapes. C'est un demi-GR20 donc. Nous étions deux personnes avec le matériel de camping et de la nourriture pour toutes les étapes. Mon coéquipier est un super costaud, il faisait un peu office de mule (il avait la tente quoi !). Le prix des refuges PNRC (Parc Naturel Régional Corse) est de 6 euros si on le prend sur internet en avance, sinon ce sera 7 euros sans réservation sur place.Vendredi 7 août 2015: - 6h00 du matin :on laisse la voiture au parking Mayol (face au port) au niveau 3 spécial longues durées. Il faut aller voir le gardien (il y a quelqu'un 24h/24h) et lui demander de faire les formalités longues durées. Pour 11 jours, j'ai payé 75 euros (c'est cher, mais je n'ai pas trouvé d'autre solution sécurisée). Puis on rejoint le port à pied et avec nos sacs à dos. Traversée avec Corsica Ferry, départ 7h30 et arrivée à Ajaccio à 14h30. Cela a couté 59.46 euros par personne (piéton) en ayant acheté le billet 4 mois avant. Lorsque nous arrivons, nous avons un mini-bus qui part à 16h30 pour Porto-Vecchio (20 euros par personne) en passant par la montagne (chouette, on aperçoit les montagnes que nous allons parcourir). Une demi-heure avant d'arriver à Porto-Vecchio nous téléphonons (06 10 56 92 88) au camping-gîte de Conca pour demander un transport en navette. C'est 15 euros par personne si il y a 2 passagers; puis le tarif devient dégressif en fonction du nombre de passager. On arrive assez tard à Conca (plus de 20h). Pas grave, nous avons prévu large (nous n'étions pas sur d'avoir un bus le jour de l'arrivée du bateau) et on démarrera le trek que le surlendemain. Le bivouac coûte 6 euros par personne et par jour. Samedi 8 août 2015 : Conca et Sainte Lucie. On profite. En plus il y a des douches chaudes. Cela ne va pas durer.Dimanche 9 août 2015 : parce qu'on est un peu fou et parce que nous avons vu qu'il faisait très chaud la veille, nous nous levons à 3h45 afin de partir à la fraîche et de marcher le plus possible avant la grosse chaleur. Le temps de déjeuner, de ranger la tente, de fermer les sacs, il est presque 5h. On part bien sûr dans le noir avec la lampe frontale. Pas terrible pour commencer un trek. Le jour se lève tôt et nous profitons rapidement des magnifiques paysages du sud de la Corse : brèche d'Usciolu, vasques et ruisseaux, forêts de pins lariccio.. Il y a une source prés des ruines d'une bergerie. Attention pas sur le GR20, mais sur un sentier balisé en jaune qu'il faut parcourir durant 10 mn. Il y avait de l'eau lors de notre passage. Seule source (sans compter celle du départ) sur cette étape. Nous avons eu vraiment très chaud sur l'étape. Je pense même que c'est ici que nous avons le plus souffert de la chaleur. Je ne suis pas une sportive et je marche à mon rythme (pas vite donc). Nous sommes arrivés vers 14h au refuge d'I Paliri. L'aire de bivouac coûte 6 euros par personne. La douche est folkorique : il faut prendre un sentier dans les pins, marcher au moins 5 mn avant de trouver une cabane avec un côté douche et un côté évier (laver le linge). Une seule douche alors qu'il y a une aire de bivouac + un refuge plein. On voit la queue se former rapidement. La douche est froide et donc rapide. J'avais pris un gant de toilette pour être plus efficace car avec un filet d'eau froide qui coule, ce n'est pas très commode de se laver. Je n'ai vu qu'un seul WC (turc et très propre) proche des tentes. Près des tentes, il y a aussi des tables avec bancs et un coin cuisine équipé de réchauds à gaz. Pratique pour faire sa popote. Avec 950 m de dénivelé positif et 160 m en négatif dans les pattes, on ne tarde pas pour aller au fond du sac de couchage. Lundi 10 août 2015 : on se lève à nouveau à 3h45 (dingue) pour partir dès 5h00. Et en plus il faut remplir les poches à eau sur le chemin à 500 m de l'aire de bivouac. Le terrain est très accidenté et la progression de nuit est assez pénible. Le début est en dénivelé positif puis lorsque le jour est levé, nous entamons une descente vers le col de Bavella. On s'arrête au bistrot du coin et on en profite pour acheter un fromage (pour améliorer l'ordinaire). Le gardien du refuge d'I Paliri a déconseillé à tous de prendre la variante Alpine qui démarre ici. Un orage est annoncé pour 11 h. On prend la route la plus longue et la plus facile aussi. A savoir, sur le GR20, il y a plusieurs fois des variantes ou des options possibles. Elles ne sont pas balisées en blanc et rouge, mais en jaune. Après Bavella, c'est un parcours en forêt sur un terrain relativement régulier. Mais lorsque nous arrivons à la rivière pour la traverser, nous découvrons que le refuge est en altitude, il faut monter. Arrivée à 16h00 à Asineau crevée. On monte vite la tente car le ciel est menaçant. Pas la peine de faire une petite lessive ce soir. Il pleut. Ici, je crois qu'il y avait 2 douches (pas certaines). Par contre, il y avait au moins 4 WC (toilettes sèches). Le terrain de bivouac est assez chaotique. Pas facile de planter sa tente entre les blocs et les dénivelés. C'est aussi un refuge tenu par le PNRC, tarif idem : 6 euros par personne pour le bivouac.Mardi 11 août 2015 : puisqu'on a pris l'habitude, on se lève encore à 3h45. Mais là il faut monter une montagne avec des blocs énormes...ne pas se perdre, trouver les balises...le sentier est multiple et plein de pièges. Il nous faudra 3 heures pour arriver au sommet. C'est 600 m de dénivelé positif très éprouvant. Arrivés en haut, le brouillard masque tout. Ici, on a le choix entre 2 possibilités : le nouveau tracé GR20 qui passe par Matalza ou l'ancien tracé (balisé en jaune) qui part à droite et qui va directement à Usciolu. Nous avons choisi de rester sur le GR20 et donc de faire une étape de plus car ce nouveau tracé est long. On descend par la gauche avec un paysage totalement différent. Nous voyons ici les premières vaches, les premiers cochons...le tout en liberté totale. Nous avons 3 possibilités d'hébergements dans l'ordre géographique : la bergerie d'I Croci (06 75 49 60 59), puis le gîte de Matalza (06 89 30 90 43) et enfin la bergerie de Bassetta (06 27 25 95 33). Nous avons choisi de nous rapprocher le plus possible de la prochaine étape et notre choix a été Bassetta. A remarquer, les pozines avec des fleurs. Bonne adresse, la douche était chaude et coulait normalement. Ici, nous avons fait un break dans notre régime alimentaire : on s'est offert le repas à la bergerie. Rencontre avec Alice, une jeune femme seule sur le parcours. Mercredi 12 août 2015 : c'est grasse matinée avec un réveil à 4h45. Et on prend son temps pour un départ vers 6h30. Le parcours est au début en forêt, puis nous arrivons sur une crête et nous devons faire quelques pas d'escalade afin de franchir d'un côté puis de l'autre la paroi rocheuse. Attention de ne pas se tromper de sentier, car parfois le balisage est un peu bizarre. Nous sommes arrivés à 12h45 à Usciolu (on fait des pauses bien sûr et je ne marche pas vite). Ce refuge est super, c'est aussi un refuge du PNRC (6 euros par personne pour le bivouac). Il y a 2 douches. Celle du bas est presque chaude car l'eau chemine dans un gros tuyau noir. Avec le soleil l'eau est tiède. Il y a aussi 2 WC. Grand luxe. On a bien sûr un coin cuisine vraiment bien équipé : des réchauds avec du gaz, 2 éviers pour la lessive ou la vaisselle. Pour l'eau, la source est en haut de l'aire de bivouac. Nous retrouvons Alice et d'autres personnes que nous croisons régulièrement à chaque étapes. Dans chaque refuge, il y a une épicerie pour dépanner ceux qui ont besoin. Celle d'Usiolu est très fournie. Il y a même des chaussures de randonnée. Le gardien a des mules pour aller se ravitailler. Elles se promènent le soir entre les tentes. Il fait beau, nous en profitons pour laver nos fringues (un pantalon et un tee-shirt de rechange seulement). Mais c'est ici que j'aurai un peu froid durant la nuit (nous sommes à 1750 m). Pourtant, nous sommes sur un versant plein sud. Jeudi 13 août 2015 : on se lève à 5h car je ne veux plus marcher de nuit et on démarre à 6h40. C'est magnifique de voir les paysages de montagne avec le soleil levant. Etape très longue et la seule source du parcours est tarie. Il y a pas mal de passages techniques, un peu dangereux comme un énorme éboulis de gros cailloux qu'il faut sauter un à un. Lorsqu'on voit enfin le refuge de Prati, on n'imagine pas qu'il reste un sacré bout de chemin à faire. Le refuge est là, mais sur le versant d'une autre montagne...on a encore une bonne heure de marche. Il sera 16h lorsque nous arriverons à Prati. C'est un refuge du PNRC (6 euros). Il y a une seule douche qui ne coule que lorsque le réservoir est rempli. Il a fallu attendre 1 heure avant de pouvoir en profiter. Un seul WC (turc). C'est bien insuffisant pour l'aire. A moins qu'il y avait des sanitaires ailleurs ? Je ne suis pas toujours certaine d'avoir tout vu. On arrive fatigué et on ne cherche pas à explorer les environs. Ici aussi, il y a des mules pour le ravitaillement du refuge. Il fait un peu froid et pas de soleil pour nous réchauffer. vendredi 14 août 2015 : on se lève à 4h15 pour partir à 5h45 de Prati. On commence par une petite ascension puis c'est la descente vers la forêt. Il y a ici aussi une variante Alpine, mais on n'a pas vu où ??? Nous sommes restés sur le GR20 avec un parcours assez facile. Peu de dénivelé sauf avant d'arriver à E Capannelle vers 14h30. Nous avons pris une aire de bivouac à Fugonu (4 euros par personne pour le bivouac). Ici, douche chaude et WC "normal". 3 lavabos à disposition. Un réchaud à gaz + 2 grandes tables permettant de prendre les repas avec les autres randonneurs. Vraiment bien pour le prix.Samedi 15 août 2015 : dernière étape, on se lève à 5h30 pour partir à 7h00. C'est une étape très facile avec peu de dénivelé (325 m en positif). Parcours en forêt. Nous arrivons à Vizzavona sous la pluie (mais nous ne nous sommes mouillés que 20mn) vers 13h00. On se réfugie aussitôt dans un restaurant. Pas d'autre choix car le train pour Ajaccio est parti depuis peu. Jour férié et donc moins de trains. Il nous faudra attendre 17h50 pour monter dans le prochain. 7 euros par personne. Arrivés à Ajaccio, nous allons à pied (on a l'habitude) au camping les Mimosas. Pas de réservation, c'est complet. Mais la personne trouve toujours une place pour les voyageurs à pied. Tarif 15 euros pour 2 personnes.Dimanche 16 août 2015 : on profite de la journée off pour mettre à la machine à laver tout le linge. On pue vraiment après ce trek. Tout est imprégné de transpiration malgré les lessives dans les refuges.Lundi 17 août 2015 : c'est le retour vers Toulon en ferry. Toujours avec Corsica Ferry et pour 43.38 euros par personne sur le départ de 15h30. Arrivée à 22h00 à Toulon. Fin du voyage.Bibliographie :Frédéric Humbert, Le guide du GR20 de Conca à Caleneana (oui il part du sud vers le nord)topo guides, à travers la montagne corse - parc naturel régional de Corse (mais c'est du nord vers le sud) carte Corse le GR20, éditions Didier RichardAlice si tu lis ce post, sache que j'ai perdu le papier sur lequel j'avais tes coordonnées. J'ai des photos à te faire parvenir.
Croisière "Iles Ensoleillées du vendredi 16 octobre English translation pending
by Veline13 · 2015-09-06 · 10 replies
Nous venons de reserver une croisière sur le costa magica au depart de Marseille le vendredi 16 octobre 2015 pour les îles canaries, madere et l espagne et arrivée a savone. Est ce que quelqu un part a la meme date ? Nous avons 2 enfants : 17 et 13 ans. Est ce que quelqu'un a déjà fait cette croisière ?
Pourquoi aimez-vous l'Inde (ou pas)? English translation pending
by Kamye76 · 2015-06-23 · 292 replies
Bonjour à tous ,

Je voyage actuellement en Inde et je suis surprise de voir le nombre de français qui y vivent ou voyagent (il paraitrait que 50% des voaygeurs en Inde sont français).

Lors de mes recherches sur le net , c'est très partagé et d'ailleurs beaucoup de blog ou commentaires sont consacrés à la haine de ce pays car sale, pauvre, comportements étranges ....

Il n'empeche que au final je vois toujours beacoup de français (largement plus qu eles autres nationalités). Pouvez vous peut etre me donner une raison qui expliquerai selon vous que les francais aiment particulierement l'inde. Est ce votre avis?? (evitez les classiques vetements colorés, senteurs d'épices et Taj Mahal svp.... je pense que derrière tout ca il y a une autre raison ... que je n'arrive pas à expliquer moi même).

Merci de votre aide et à ien Inde , peu être.
Retour Maroc English translation pending
by Lesneophytes · 2015-06-11 · 20 replies
Bonjour a tous,

Nous voici de retour du Maroc. Une fois de plus, ce voyage nous a ravis. Les Marocains sont toujours aussi amicaux et curieux de bavarder avec les etrangers. Les paysages sont incroyablement varies et epoustouflants de beaute.

Nous tenons a remercier ici les membres de VF qui nous ont aides a preparer notre itineraire, en particulier Trostang qui a bien voulu repondre a toutes nos questions et aussi ceux qui ne savent pas qu’ils nous ont aides car nous nous sommes contentes de “piocher” des informations dans leurs posts.



1) Anergui Le village d'Anergui se situe a 1400m d'altitude, en pays berbère. Les habitants sont aimables et pas stresses. Les montagnes environnantes sont majestueuses. L’hiver dernier a ete particulierement froid et le village est devenu inaccessible a 2 reprises en raison de la neige. Nous sommes tres bien accueillis au gite d’Hammou Chrifi et Hadda prepare de delicieux repas. Nous decidons de suivre une partie du chemin des gorges. Avant de partir, Hammou nous donne des oranges, des dattes et des figues sechees. Les gorges nous font grande impression. Quelques ponts precaires enjambent la riviere. Le lendemain, Hammou nous conduit tout en haut d’un petit village par des routes etroites et tortueuses et si pentues par endroits que le chauffeur est oblige de manoeuvrer dans les virages. Les paysages sont si beaux que nous ne trouvons pas de mots pour les decrire. Le jeudi, c’est le jour du souk aux animaux a Anergui, Les acheteurs examinent les bêtes. Vendeurs et acheteurs palabrent longuement avant de se mettre d’accord. A un endroit, on abat quelques moutons, puis quelqu'un les porte a la boucherie qui les debite en morceaux. Le fait qu’Anergui soit a l’ecart des grandes voies touristiques permet des contacts plus aises et authentiques avec les habitants.



2) Imilchil La route pour Imilchil traverse d'immenses vallées. Les paysages presentent beaucoup plus de pierres que de paturages. La vie est rude. Nous voyons des hommes travailler la terre avec des outils rudimentaires et des femmes laver le linge a la rivière ou transporter les récoltes a dos d’âne. Leur travail force le respect. Imilchil est a 2200m d’altitude et la fraicheur se fait bien sentir des que le soleil est couche. Le gite de Zaid Ouchaoua est bien indique. Zaid est un guide de montagne experimente. Des photographies sur les murs de son gite montrent les endroits ou il a emmene des touristes. Personnes sujettes au vertige, s’abstenir ! Nous nous contentons de marcher pres du lac d’Isli et de monter vers les bergeries. La vue est belle et les couleurs du lac changent constamment en fonction de la lumiere. Le soir, nous degustons un excellent repas compose d’une soupe marocaine, un tajine aux legumes et poulet, suivi d’un dessert de fruits avec du yaourt, tout cela prepare par la maitresse de maison. La famille de Zaid veille a offrir a ses hotes des mets savoureux et varies. Le lendemain, nous allons visiter le grand souk du samedi. En passant, nous photographions une cigogne qui a elu domicile sur le toit de la mosquee. Le marche aux animaux est en pleine effervescence. Les moutons sont regroupes par lots, tete beche Le marchandage ressemble a une activite sociale. Lorsque la vente est conclue, vendeurs et acheteurs se tapent dans la main en signe d’accord. Nous retournons au gite pour prendre conge de Zaid et de sa famille. Nous nous sommes sentis bienvenus chez lui.



3) gorges de Todghra et du Dades Nous passons par Tinerhir et Agoudal. Les paysages sont magnifiques, mineraux et, a l’inverse, verdoyants dans les oasis. Nous traversons des gues peu profonds causes par les recentes pluies. Apres Tamtattouchte, la route passe a travers des gorges splendides. En approchant des gorges de Todghra, nous croisons des grimpeurs qui escaladent les falaises. A l’arrivee, nous sommes horrifies par le nombre incroyable de visiteurs et de vehicules qui circulent et stationnent a cet endroit. Nous sommes le 1er mai et des Marocains venant de toutes les grandes villes du pays profitent de ce long week-end. Nous nous installons a l’hotel et attendons que les cars quittent l’endroit pour y retourner et admirer les gorges qui ne sont plus saturees de visiteurs. L’hotel qui se trouvait dans les gorges a ete ferme il y a quelque mois car un enorme rocher est tombe sur l’etablissement, heureusement inoccupe. Apres Boulmane du Dades, nous prenons la direction des gorges du Dades. Passe les premiers villages, la route comporte de nombreux lacets tres serres par endroits et nous observons le cours du Dades dans des gorges vraiment encaissees. Nous faisons demi tour peu après .



4) la vallee des roses Des membres de VF nous avaient prevenus que l’on ne voit pas de roses au bord de la route de la vallee des roses. Et c’est vrai. Nous nous arretons a Bouthaghar et demandons a l’hotelier de nous montrer ou se trouvent les roses. Sa fille Mariam nous conduit sur de petits sentiers. Les rosiers sont dissemines un peu partout dans les jardins. Il n’y a qu’une seule variete de roses et elles sont incroyablement parfumees. Apres recolte, les femmes sechent les fleurs sur leur terrasse pendant environ 5 jours. Puis elles les vendent aux usines de Kelaa M’Gouna ou les roses seront transformees en savons, crèmes ou autres produits de beaute. Le lendemain, nous faisons l’excursion des gorges d’Agouti. Nous devons longer les gorges vers l’aval. En chemin, nous croisons des villageois qui chevauchent des anes ou se deplacent simplement a pied. Cette promenade nous permet d’observer la vie des Berberes du coin qui cultivent leur jardin ou vaquent a leurs occupations. Ensuite, le sentier traverse des villages puis descend vers une grande Kasbah. La route est tout pres et c’est sur le goudron que nous rejoignons Bouthaghar. Le soir, nous goutons un delicieux tajine a la viande de chevre sur la terrasse de l’hotel Awayou. La viande est tres bonne car les chevres cavalent beaucoup pour trouver leur nourriture. Le gout des legumes est auhentique. Le productivisme n’a heureusement pas encore passé par la. Pour le dessert, on nous sert des tranches de melon rafraichissantes. Nous aimons profiter de la fraicheur sur la terrasse et decidons que ces instants meritent a eux seuls un deplacement au Maroc.



5) Zagora, Foum Zguid, Tata, Ingherm Nous avions passé par ces agglomerations lors de notre derniere visite. A cette epoque, la route entre Zagora et Foum Zguid etait en construction. Nous avions rencontre plusieurs bergers qui gardaient leurs troupeaux qui nous demandaient de l’eau. Aujourd’hui, tout est different. La route est entierement goudronnee et les nomades se deplacent en camionnette ou en voiture. Les bergers partent a la recherche de leurs dromadaires a moto. Apres Tata, les paysages sont sauvages et arides. Les oueds sont a sec. Nous arrivons a Ingherm et le seul hotel restaurant du village est plein a craquer car ce soir il y a les demi finales de football a la television. Le restaurant possede un ecran plat et a installe des chaises pour les nombreux aficionados. Nous constatons une fois de plus a quel point les Marocains sont fans de football.

6) Tafraoute Nous partons tot pour Tafraoute. Les roches rouges sculptees par le vent sont d’une beaute a couper le souffle. Des paysannes cueillent des epis qu’elles emportent sur leur dos. Des bergers gardent leurs troupeaux. Nous decidons de nous rendre aux gorges d’Ait Mansour. La route est goudronnee, mais tres etroite et en lacets. Les gorges sont bordees de palmiers de chaque cote de la route si bien qu’il est difficile de prendre un cliché permettant de voir a la fois les gorges et la palmeraie. Nous retournons a Tafraoute par un autre chemin. La route a du etre goudronnee un jour, mais les intemperies et les chutes de pierres l’ont bien abimee. La partie la plus difficile est le passage des oueds car la, il n’y a plus de route du tout, mais seulement un amoncellement de cailloux de tailles et de formes plus ou moins regulieres.

7) Sidi Ifni Nous aimons beaucoup Sidi Ifni. Son architecture hispanique, ses jardins, ses terrasses surplombant la mer, son batiment en forme de navire; tout cela contribue a son charme. Nous prenons vite l’habitude de flaner, bavarder, nous promener sur la plage ou deguster des sardines grillees au marche, une sorte de douceur de vivre hispano-marocaine.. La ville a ete victime de graves inondations l’an dernier et les degats sont encore bien visibles. Le patron de l’hotel Ait Baamrane nous montre une photo de son etablissement entoure d’eau, comme si c’etait une ile. Impressionnant ! Nous faisons une petite visite a la plage de Legzira et sa grande arche. Le brouillard cotier dure assez longtemps car les journees sont tres chaudes. C’est ce brouillard qui rend la temperature diurne supportable.



8) Agadir Une vague de chaleur caniculaire deferle sur Agadir (plus de 50degC) et nous sommes tres heureux de frequenter la plage. La promenade est bordee de nombreux hotels et va jusqu’a la marina. Tout le bord de mer est accessible a tous et les Marocains s’y rendent en famille. Les enfants font trempette sous la surveillance de leurs parents pendant que les jeunes jouent au ballon. Nous nous rendons au souk qui est tres etendu et achetons des fruits, des amandes, du miel ainsi que quelques souvenirs. Le jour suivant, nous prenons la route pour les cascades d’Immouzer via la vallee du Paradis, l’une des plus importantes chutes d’eau d’apres notre guide de voyage. Cette vallee au nord d’Agadir est bordee de lauriers roses. Il reste un peu d’eau dans la riviere et, par endroits, les villageois installent des tables, chaises et parasols dans l’oued. Le lieu est agreable et reposant. Nous poursuivons jusqu’aux cascades, malheureusement il n’y a plus de chute d’eau du tout. Un peu decus, nous savourons un the a la menthe dans un cafe et retournons a Agadir par un autre itineraire.



9) Taroudant

Ce qui nous plait a Taroudant, en plus des magnifiques remparts qui entourent la ville, c’est le grand souk du dimanche matin. Les chevres et les moutons du marche aux animaux sont entraves par 3 pattes, donc ils ne peuvent se deplacer. Un marchand de bourricots grimpe sur ses anes et les fait avancer sans doute pour prouver qu’ils sont bien vaillants, exactement comme on pourrait essayer une voiture avant de l’acheter. Un peu plus loin, nous observons des vendeurs derriere leurs montagnes de fruits et legumes artistiquement disposes. Nous photographions sans que les commercants ne montrent de desapprobation, au contraire, certains prennent la pose. Sur la place centrale a l’interieur des remparts, des musiciens Chleuhs jouent d’un instrument a une corde accompagnes par des tambourins. Ils content une histoire que nous ne comprenons pas, mais qui passionne manifestement l’assistance. Nous observons aussi des montreurs de serpents, des bonimenteurs de toutes sortes et des joueurs d’un genre de bonneteau.







10) Lac de barrage de Ouirgane - Marrakech Nous prenons le chemin du retour via le Tizi n Test. Nous admirons le decor grandiose de ce col repute. Des apiculteurs ont installe des ruchers. Un nombre important d’arganiers a ete plante. Les arbres semblent “tenir” la montagne.

Nous faisons un arret pour visiter la mosquee de Tinmel qui date de l’epoque des Almohades. La mosquee, richement decoree, est classee monument historique. Sa renovation est en cours, notamment le toit qui doit etre entierement refait en bois de cedre.



Nous ne souhaitons pas aller jusqu’a Marrakech aujourd’hui et nous arretons dans un hotel tout pres du lac de barrage de Ouirgane. Nous voulons encore profiter de la serenite et de la disposition a la bonne humeur marocaines avant d’arriver a Marrakech. L’hotelier nous reserve un tres bon accueil. Le repas du soir est delicieux et servi sur la terrasse. Un soin tout particulier est apporte a la presentation : table basse, coussins pour etre confortablement installes, fleurs et petales de fleurs decorent notre assiette. Nous remercions notre hote pour ses efforts. Le lendemain, nous partons pour Marrakech, la commerciale, la frenetique avec sa circulation chahotique et stressante. Marrakech est le lieu d’arrivee des compagnies aeriennes low cost. Nous preferons de loin le Maroc convivial et bon enfant que nous avons cotoye tout au long de ce voyage

Compte rendu d'un voyage seule de près d'un mois en Inde (Rajasthan - Uttar Pradesh - Darjeeling) English translation pending
by Celine1348 · 2015-05-28 · 8 replies
Bonjour à tous,

Après avoir profité de bons conseils et de messages du forum, je me permets de faire ma petite contribution (déjà bien tardive, je me rends compte que j'ai déjà oublié beaucoup de choses).

Il s'agissait de mon premier voyage seule, autant dire que la destination en a fait flipper plus d'un dans mon entourage. Dans l'ensemble, il s'est plutôt bien passé.

J'aimerais retourner en Inde à l'avenir, mais je pense que pour le Rajasthan et l'Utta Pradesh, j'aimerais y retourner accompagnée. En dehors d'une très mauvaise expérience à Jaipur, la raison pour laquelle j'aurais aimé de temps à autres être accompagnée, c'est surtout que je pense m'être mise moi même énormément de barrières dans le contact avec les indiens (en dehors des hôtels/resto). Il m'est arrivé à plusieurs reprises de refuser par exemple des invitations à manger dans la famille de personnes croisées en rue, et je pense qu'à plusieurs, j'aurais pu prendre le risque. Dans le train également, le sentiment de ne jamais être totalement à l'aise (même dans les classes élevées), est épuisant pour de longs trajets.

Mes ambitions pour ce voyage: me vider la tête, m'autoriser à voyager seule, suivre des cours de cuisine, découvrir.

Mon budget, assez souple, même si je ne cherchais pas le confort, deux limites: me sentir bien et ne pas prendre de risques, ce voyage est supposé me recharger les batteries, je ne peux pas me permettre de revenir totalement détruite/fatiguée/malade...

J'avais prévu un itinéraire A, mais des plans B, en fonction de comment je sentais les endroits dans lesquels j'étais. J'ai le souvenir d'un voyage où le fait d'avoir trop planifié, m'avait forcé à quitter Huaraz beaucoup trop tôt lors d'un voyage au Pérou. Je voulais donc rester flexible, mais étant seule je souhaitais aussi toujours avoir un plan certain.

Départ le 23/12 et retour le 19 janvier.

Première étape: Udaipur Il s'agissait d'un choix, je ne souhaitais pas commencer mon voyage par Delhi histoire de m'habituer doucement au pays. J'avais donc prévu un vol (spicejet) entre Delhi et Udaipur quelques heures après mon arrivée. Je suis arrivée à Delhi avec une heure et demi de retard, le prochain bus pour le terminal où je prendrai mon vol spicejet étant 50 minutes plus tard, je décide de prendre un taxi prépaid par confort et sécurité (220rps). Le passage de la sécurité est super lourd et long, surtout parce qu'il n'y a qu'une ligne d'ouverte pour les femmes. Après avoir laissé passer une femme devant moi qui avait son vol 5 minutes après, j'ai vite compris que je n'avais pas intérêt à le faire, puisque 10 autres m'ont demandé puis engueulé quand j'ai refusé. Passage un peu rude comme entrée en matière, mais 10 minutes de discussion avec une femme de Delhi et c'est vite oublié. Après ce passage pénible, me voila devant l'avion (à moitié vide, donc full confort), le genre d'avion dont l'escalier est juste la porte de fermeture, càd, tout petit. Malheureusement il a eu plus de 5 heures de retard à cause des conditions climatiques (mais ce n'était pas lié à la compagnie). Mais comme on est déjà bien installé, je n'ai pas vu passer ces 5 heures tellement j'étais crevée. Direction Udaipur depuis l'aéroport (650 rps). Arrivée à la guesthouse, ma chambre réservée à l'avance, ne semble pas avoir été réservée, cela dit, ils en ont des disponibles qui correspondent à ce que je cherche. Je prends donc une chambre triple (parce que il n'y avait pas de simple) avec salle de bain privée et wifi à 800 rps. Ils ont des chambres moins cher, mais cela rentrait dans mon budget. Il s'agit de la guesthouse Nukkad, chez Raju. L'eau est chaude et la chambre est extrêmement propre. L'ensemble est un peu bruyant si les autres habitants le sont, les portes ferment à 11h, ce qui ne m'a pas vraiment posé problème... Comme dénoncé sur tripadvisor, j'ai vu une petite souris au rez, rien de grave à mon sens. Rooftop agréable et petite nourriture sympa, rien d'exceptionnel, mais un chouette coin pour déjeûner/se reposer.

L'arrivée à Udaipur fut un véritable bonheur, ville à taille humaine, rassurante, apaisante, charmante, je ne regrette en rien d'avoir commencé mon voyage là-bas. Assez absurdement comparé à plein de touristes, j'ai évité le City Palace, étant dans la période de vacances indiennes, après avoir zoné un peu dans les jardins, le monde à l'entrée du bâtiment m'a dirigé vers un lassi frais à l'ombre, à observer la vie autour de moi, mais pas de trop près ;)

Quelques expériences en vrac:Pour un vrai café/un truc à grignoter: La Jheel guest House, très petite terrasse où je me suis posée quelques fois pour me détendre, excellent café et thé froid, vue magnifique sur le lac. Un tour en bateau, ça donne une autre perspective sur la ville et le coucher de soleil est magnifique (300 rps) Fête de Noël à la Guesthouse Dreamheaven (600rps plus 200 rps la bière), invitée par deux australiennes rencontrées sur la terrasse précitée ;) Cela comprend le buffet, des feux d'artifices et de la danse... Une soirée assez particulière d'animation de touristes, bonne bouffe cela dit, mais je ne me suis pas éternisée. Millets of Mewar, gros gros coup de cœur. Tant pour la nourriture ultra saine et originale, que pour les cours de cuisine, une super expérience (même si on était bien trop nombreux à mon avis)Little prince restaurant, juste à côté du jasmine, j'ai choisi celui)ci car c'est le seul où il restait une place ombragée où je me sens toujours mieux: on peut observer des habitants de laver en toute simplicité, une belle scène de vieMassage à l'Ayurvedic Body Care (850 rps, plus cher que dans le lonely), très mauvaise idée, les mains très sèches dela masseuse et ma peau sensible m'ont fait passer un très mauvais moment, je me suis retrouvée irritée de partout.Shashi cooking class: chouette cours de cuisine, extrêmement enrichissant, mais très/trop préparé pour des groupes, ça file dans tous les sens, du coup on perd un peu le plaisir...Départ le 28/12 pour Pushkar où j'avais prévu de ne rester que 2 jours... Pour rejoindre Pushkar, je me suis rendue en train d'Udaipur à Ajmer, puis en Tuktuk jusqu'à ma guesthouse. Ici aussi ma réservation est passée à la trappe, mais j'ai eu une chambre double à 450 rps la nuit si mes souvenirs sont bons. Propre aussi, même si la salle de bain n'était pas très engageante et qu'il ne faisait pas très chaud la nuit. Par contre, Pappu est adorable et peut vraiment aider à s"organiser et être flexible.
http://www.atithiguesthouse.com/ Chouette petite carte, meilleur Ginger Lemon Honey, parfait pour me retaper. J'avais prévu de faire le nouvel an à Jaipur, mais je suis restée bien plus longtemps à Pushkar que prévu. Je me sentais aussi extrêmement bien dans cette petite ville remplie de bobo européens venus acheter de quoi remplir leurs étales de marchés ;) J'y ai fait mes achats du voyage, car j'ai rencontré une canadienne qui y vit depuis 15 ans et j'ai donc eu l'occasion d'avoir des prix un peu plus corrects sans devoir négocier des heures, car elle m'accompagnait.

Quelques expériences en vrac:Le Laura's café et sa terrasse, paisible, nourriture excellente et personnel agréable, vue imprenable sur les singes présents sur le toit et sur le lacAprès avoir lu partout les arnaques sur les rituels dans le lac, je ne pensais pas que ça marchait toujours, mais j'ai bien rencontré des touristes qui s'étaient fait prendre. Soyez vigilants donc.. De mon côté, on me l'a proposé plusieurs fois, la seule fois où on a vraiment essayé de me fourrer des fleurs dans la main, ils se sont éloignés dès que j'ai mentionné la police..Se poser sur les bords de lac, c'est apaisant parfois, mais ça peut vite devenir pénible. Si la plupart des touristes se faisaient interpellés par des indiens pour faire des photos, je crois que ma peau blanche et mes cheveux roux me donnaient un attrait particulier. Drôle au début, pénible après une dizaine de fois... Surtout que contrairement à ce qu'on pourrait imagine, la seule question qui accompagne la photo, c'est en général le pays d'où on vient. Pas le temps de poser quelques questions, que les flasheurs en série sont déjà partis...Je remarque que je n'ai eu le temps que de décrire 5 jours de mon voyage, mais rassurez vous, pour la suite, j'ai retenu moins de détails ;)... Je vais essayer de poursuivre ce week-end, ça prend juste beaucoup plus de temps que prévu ;)
Discussion autour du concours de mars 2015: Textures du monde entier English translation pending
by Masterpo · 2015-03-01 · 414 replies
Bonsoir,

Un nouveau concours photo vient d'être lancé sur le forum Photographie et vidéo en voyage. Il s'intitule "Textures du monde entier" et se trouve ici.

Seules les photos doivent y être postées et à compter du 24 mars 2015, seulement les votes. Ce fil recevra tous les autres messages.

Le diaporama des photos proposées se trouve là.
Compte rendu d'un voyage de 40 jours en Thaïlande du 8 novembre au 17 décembre English translation pending
by Jacou0109 · 2014-12-27 · 9 replies
Compte rendu d'un voyage de 40 jours en Thaïlande du 8/11 au 17/12

Itinéraire : Bangkok, Ayutthaya, parc de Khao Yai, Phimaï, Nong Khai, Sangkhom, Chiang Khan, Sukhotthai, Lamphang, Chiang Mai, Paï, Soppong, Mae Hong Son, Mae Sariang, Krabi, parc de Khao Sok, îles de Koh Lanta, de Ko Yao Noi, de Ko Muk, Trang, Bangkok.

L'esprit du voyage

Après une éclipse de 36 années et après avoir visité tous les autres pays limitrophes du sud-est asiatique, nous voulions retourner voir ce pays. Mais nous avions aussi quelque appréhension à y retourner, nous doutant bien que les scènes authentiques vues au marché flottant de Damnoen Saduak, ou les tribus (Karen, Black Lahus) visitées dans le triangle d'or en 1978 faisaient partie d'un passé révolu. Partant avec des amis qui ne connaissaient ni l’Asie ni à fortiori la Thaïlande, nous voulions leur montrer la Thaïlande classique avec ses sites (naturels ou culturels) inévitables et néanmoins éviter les zones par trop touristiques, d'où cet itinéraire qui mélangent un peu les deux.

Les photos de ce voyage sont visibles en cliquant sur ce lien :
https://plus.google.com/...hkey=CLnctdS5-7_S3wE

Budget : pour 2 personnes : 3890 € avion : vol Bâle-Bangkok AR (AF-KLM) 1267 € transports : 672 € (dont 2 vols sur place) hôtels : 840 € nourriture : 836 € visite : 189 € divers : 86 €

Quelques prix en bahts Café/thé : 25 à 50 Bière (60 cl) : 70 à 100 Pad thaï : 45 à 130 Plat avec viande : 60 à 150 (30 B. en plus pour du poisson/fruits de mer) Petit-déjeuner complet : 100 à 170

8/11 Atterrissage à Bangkok à 10h12 heure locale après 10h ¼ de vol depuis Amsterdam. Une fois de plus la moiteur nous surprend au sortir de l'aéroport. Après les formalités d'usage (visa + change minimal) nous allons prendre le Rail Train jusqu'au terminus de Phayathaï. Là en bas une employée note notre destination et appelle un taximètre. Au bout de 10 mn un taxi nous prend en charge tous les 4 et nous emmène vers notre hôtel peu avant d'arriver, il trafique son compteur (qui indiquait 72b) se disant désolé et le met à 0 nous arrivons 5mn plus tard et il compte bien nous escroquer d'une somme supérieur à la course ! C'est mal nous connaître, nous lui donnons 80 b et partons joindre l'hôtel à 2 mn de là. L'hôtel Lamphutree GH est bien situé le long de la rivière Lamphu bien au calme. Les chambres lambrissées de bois bruns sont agréables avec tout le confort (sdb privée, AC). Nous posons nos affaires et allons à la découverte de Bangkok en commençant par le quartier « routard » de Khao San tout proche. Ca correspond bien à ce que décrivent les guides à savoir une enclave routarde avec salons de massage, de tatouage, restaurants « bouisbouis », mini agences de voyage, et toute une faune de tous âges et de tous continents. Le soir c'est particulièrement animé et bruyant, entre les sonos, karaokés, taxis et tuktukklaxonnant. Nous quittons Khao San en direction du Palais royal où nous hésitons sur la suite de notre programme : un Thaï nous suggère de louer un tuktuk, de faire 2 ou 3 monuments puisque le palais est fermé (mon œil) et de passer par une agence de voyage pour y acheter un tour. Comme par hasard un tuktuk s'arrête et il nous le négocie pour (4x10 b) jusqu’à 17h. Sur le coup nous n'étions pas trop méfiant et vu le prix ça valait la peine de faire ce tour n'ayant pas envie de visiter ce gros site qu'est le palais royal. Nous voilà parti visiter le grand bouddha debout (intérêt moyen) puis le Wat Saket beaucoup plus intéressant avec la vue qu'il offre sur toute la ville de Bangkok. Nous retrouvons avec plaisir tout ce qui gravite autour des temples bouddhistes c'est à dire les marchands du temple : gargotes, attractions, vendeurs de bondieuseries, charlatans de toutes sortes, et bien sûr les fidèles venus pour prier, méditer, brûler de l’encens, faire sonner les gongs, etc. La visite éclair à l'agence de voyage n'a pas laissé une bonne impression au chauffeur de tuktuk puisque nous n'avons évidemment rien acheté ! Il nous emmène de mauvaise grâce au Wat Phu, dernière étape de notre tournée, qui est ouvert contrairement à ce qu'il annonçait ! Très belle visite à cette heure crépusculaire, peu de monde et des couleurs changeantes. On termine la visite à l'éclairage artificiel. Le grand bouddha couché tout en or est superbe. Retour à l'hôtel en tuktuk (100b) et dîner à l'hôtel. Nuit bienvenue après une très longue journée.

9/11 L'hôtel est très calme, la climatisation silencieuse et efficace. Je sors vers 6h pour découvrir les lieux proches, visiter un grand temple pas très loin et parcourir les ruelles d'un tout petit marché installé entre un pont et un passage couvert près de la rivière. Petit-déjeuner excellent, copieux (buffet) et varié (thaï et continental). Le soleil tape déjà fort et nous partons à pied vers le palais royal : horreur c'est dimanche et on a l'impression que tous les touristes de Thaïlande et d’ailleurs se sont donnés rendez-vous ici. Nous rebroussons chemin et nous nous dirigeons vers le marché du quartier chinois qui bien que l'on soit dimanche est actif et bien fréquenté. On y retrouve les scènes habituelles, petites cantines, vendeurs ambulants, bazar où on vend de tout et de n'importe quoi ! Nous repartons vers Memorial bridge où nous empruntons un ferry jusqu'à Tha Tien. De là nous traversons le fleuve (3b) pour aller visiter le Wat Arun qui est en face : très beau temple du chedi principal accessible par un escalier très raide on jouit d'une belle vue sur Bangkok. Nous retraversons la rivière Phraya et allons nous payer une petite promenade sur les klongs de Bangkok, (1600 b pour 35 mn) ce n'est pas donné mais la balade était agréable et donnait une bonne idée de la vie dans cette Venise asiatique. Retour vers l'hôtel par la rivière Phraya jusqu'au quai Phra Arthit. Bon dîner au Pannee restaurant dans Khao San.

10/11 A 8h nous sommes prêts pour aller visiter le Wat Phra Kéo que nous atteignons 5mn avant l'ouverture des grilles, peu de monde heureusement mais ça ne va pas durer. Nous pourrons voir le Wat Phra Kéo dans de bonnes conditions. Au bout d'un moment ce déferlement d'or, de miroirs brillants et de peintures vives finit par lasser. C'est le moment de contempler les belles peintures qui revêtent le mur qui encercle le Wat Phrakéo et qui sont un peu à l'ombre d'un soleil sans pitié. La rage du « selfi » et de la photo en général sont communs aux peuples asiatiques (et pas seulement !) qui visitent les sites et les poses les plus ridicules ne les gênent aucunement. Nous terminons par la visite essentiellement extérieure du palais royal qui n'a qu'un intérêt limité. Nous sortons du palais et passons par le petit marché aux amulettes situé un peu plus loin. Nous remontons ensuite le fleuve vers le Nord jusqu'à quai Tha Thewet dans l'intention de visiter le Vimanmek, c'est une longue approche à pied sous un chaud soleil mais qui ne sera pas couronnée de succès car c'est fermé le lundi, et m...Crevant de soif, nous forçons un timide barrage policier pour aller étancher notre soif dans une cantine tout proche réservée à la police. Retour toujours à pied au Lamphu GH et dîner au Pannee restaurant.

11:11 Départ pour la gare de Hualamphung toujours en taxi, nouvelle technique : le compteur a été mis et la prise en charge indique 25b mais il ne bougera pas jusqu'à la gare, là le chauffeur réclame un prix exorbitant que nous n'acceptons pas, de rage il jette les 40 baths et son téléphone par terre pendant que nous partons tranquillement à pied vers la gare toute proche. Nous prenons des billets 3° classe pour Ayutthaya (15b pp) et devons un peu attendre : ce n'est vraiment pas un express car au bout d'une heure ¼ nous atteignons à peine l'aéroport domestique de Bangkok. En fait il nous faudra plus de 2h30 pour atteindre Ayutthaya mais dans d’excellentes conditions de transport. Arrivés à destination nous franchissons la rivière avec le bac (5b pp) et allons nous installer juste à côté au Baan Kum Pra GH, très belle situation au bord de la rivière Pa Sak, chambre ancienne au charme rétro avec des objets bric à brac poussiéreux, peu d'espace et sdb commune. En attendant que les chambres soient prêtes nous allons nous désaltérer sur la sympathique terrasse qui donne sur la rivière et regardons les convois de péniches qui descendent vers Bangkok. Il fait bien chaud et les moustiques font partie de la fête. Nous allons ensuite louer des vélos, tout prêt du débarcadère (40b) et partons visiter le wat Mahathat qui est remarquable avec sa tête de bouddha enserrée dans les racines d'un banian, attraction touristique appréciée des touristes. Nous reprenons les vélos et pédalons dans la chaleur moite et avons un peu de mal à trouver le Wat suivant, il faut dire que les plans dont nous disposons sont faux ! Nous trouvons finalement le wat Ratchaburana en fin de journée puis le Wat Phra Sri Sanphet, magnifique perspective avec ses trois chedi alignés dans la lumière de la fin de l'après-midi. Pour rentrer à l'hôtel nous empruntons la route circulaire qui contourne le centre d’Ayutthaya en passant par le marché. Fatigués et assoiffés nous nous installons sur la terrasse de l'hôtel pour nous reposer en regardant le fleuve et la circulation des bateaux.

12/11 Pour notre 2me journée à Ayutthaya nous décidons d'aller voir le palais de Bang Pa In. Nous prenons le premier train pour Bang Pa In et 20 mn plus tard nous y sommes. Là un songthaew nous propose (20 b pp) de nous emmener jusqu'au palais distant de 2 à 3 km. Nous payons l'entrée et c'est vraiment un dépaysement complet : nous passons de la vie brouillonne agitée et bordélique de la vie thaïe à l'espace propret et aseptisé du parc où des voiturettes électriques sillonnent silencieusement le parc. Cela tient du parc d'attraction pour touristes aisés et la diversité des styles des bâtiment nuisent finalement à l'harmonie de l'ensemble. Nous reprenons le même tuktuk pour retourner à la gare d'où nous repartons pour Ayutthaya. Daniel et moi relouons deux vélos pour aller voir les quelques temples qui manquent encore à notre palmarès. Nous commençons par le « floating market » qui se révèle nullissime comme prévu : espace artificiel disneylandisé où tout est faux et reconstruit suivant les schémas des attractions commerciales. Nous fuyons et allons visiter le beau temple Wat Yaï Chai Mongkhon remarquable par ses nombreuses statues de bouddhas habillées de tissu safran. Je termine cet itinéraire par la visite du Wat Chai Watthanaram : superbe construction de style angkorien resplendissante au soleil couchant. De plus la rivière qui le côtoie rajoute une touche bucolique à l'ensemble. Retour vers l'hôtel par des petites routes campagnardes.

13/11 Départ pour la gare, nous repassons le bac, cette fois c'est payant (5b) contrairement à hier où il n'y avait personne, aller comprendre ! Nous prenons l'expresse pour Pak Chong (172b pp) : Le prix est près de 10 fois celui payé (175b) pour venir de Bangkok jusqu'à Ayutthaya alors que la distante est presque la même, pourtant nous sommes toujours en 3° classe mais c'est vrai que nous pris un express ! Serait-ce l'explication ? Je n'en vois pas d'autres. Vers 12H nous arrivons à Pak Chong où nous attendrons assez longtemps la voiture de la Greenleaf GH censé nous amener sur place. Après quelques péripéties et coups de fil, un tuktuk arrive et nous emmène en 15 mn jusqu'à la GH. Ambiance sympa, toute la famille s'active autour d'une cuisine-débarras bordélique. Le jeune patron nous montre nos chambres à l'arrière de la route : chambre standard avec ventilo et sdb (eau froide) privée. Aucun mobilier comme d'habitude, par contre la surface de la chambre est grande. La douche est froide mais ça ne pose pas vraiment de problèmes. Nous déjeunons d'un excellent pad thaï (45b) et reprenons vers 15h le songthaew pour aller faire notre première ½ journée dans la nature avec un guide sympathique et parfaitement anglophone.

Nous commençons par une baignade dans une piscine naturelle aménagée au sortir d'une source naturelle il y a également des thaïs et des occidentaux. Le guide commence déjà par nous montrer quelques spécimens de la faune locale : petit serpent ivoire, araignées de toutes tailles. Après la baignade dans une eau fraîche, il nous emmène en voiture jusqu'à une grotte aménagée : nous descendons par un escalier pour atteindre d'abord une salle souterraine dans laquelle trône des bouddhas puis nous progressons dans des boyaux étroits pour aller voir des chauves-souris, une scolopendre, une grenouille etc. Nous ressortons pour aller voir ensuite la fameuse sortie de millions de chauves-souris au coucher du soleil. Pour cela nous nous postons au crépuscule à la base d'une colline d'où débouche l'entrée de la grotte et à 18h pile un long nuage en forme de ruban de quelques mètres de diamètre sort de la grotte et s'élève dans le ciel. On entend le bruissement des milliers d'ailes ainsi que les petits cris des chauves-souris. Au bout de 15 mn nous quittons l'endroit alors que les chauves-souris continuent de sortir de la grotte.

14/11 La Greenleaf GH est située au bord de la grande route qui mène au parc et dès le matin tôt la circulation est dense, heureusement nos chambres sont situées dans le jardin à l'arrière de la GH. Petit déjeuner sur la terrasse avec d'autres touristes ayant choisi le même tour que nous. À 8h nous partons en songthaew en direction du parc. Nous récupérons un couple de français dans une autre GH et partons en direction du parc. Premier arrêt où nous partons à la découverte des singes, nos guides ont de bons yeux et nous ne verrions rien s'ils ne nous les montraient d'abord avec leur longue vue. Si les macaques souvent à terre sont faciles à voir il n'en est pas de même des gibbons perchés tout en haut des arbres et quasi toujours cachés par l'épais feuillages des arbres de la forêt. Nos guides nous emmènent ensuite voir une belle chute d'eau puis nous montrent une belle petite vipère toute verte endormie sur une tige de la même couleur d'où un mimétisme parfait qui la rend invisible à nos yeux. La balade en forêt nous permettra de voir de belles plantes, des fleurs et des arbres majestueux d'une hauteur impressionnante. La fin de la journée sera consacrée à la recherche des éléphants mais malgré les km parcourus à petite vitesse sur les principales routes du parc nous ne les verrons pas. Retour à la GH où nous dînons avec le couple de Français qui a partagé notre journée. La nuit sera accompagnée par les échanges bruyants et réguliers des crapauds des réservoirs tout proches.

15/11 Départ de la Greenleaf après le petit-déjeuner vers 9h. Intense activité ce matin où 3 songthaew chargés de touristes occidentaux partent visiter le parc. Déposés à la station de bus de Pak Chom nous attendons très peu avant de repartir vers le Nord. Un petit scorpion essaiera en vain de se faufiler entre nos pieds ! Le bus confortable va nous emmener jusqu'à la ville de Khorat. De là un autre bus nous emmène jusqu'à la petite ville de Phimai, notre étape de ce jour. Nous trouvons rapidement la GH réservée par téléphone la veille à 3 mn de l'arrêt de bus. C'est correct, sdb privée et clim mais l'espace est compté, pas de table ni chaise ni armoire, juste un lit et un étendoir pour faire sécher les serviettes, ce modèle minimaliste de chambre est assez répandu ici en Thaïlande. Vu que c'est l'heure du déjeuner et que nous avons de plus très soif, nous nous installons au restaurant de la GH dans la petite cour pour un repas correct. Nous allons ensuite visiter le fameux temple de style angkorien qui a fait la réputation de la ville et c'est vrai qu'on se croirait sur le site d'Angkor Vat : même entrée avec ses longs serpents en guise de balustrade qui encadrent l'accès au temple, même structure carrée avec un prang central. On retrouve également les balustres en pierre qui imitent le travail du bois, des apsaras sur les linteaux ou les colonnes d'accès au cœur du temple, des barais (lacs artificiels) qui permettaient l'approvisionnement en eau du site. Nous ressortons du temple et allons nous promener au milieu du marché qui se tient juste à côté. Marché très animé et agréable où les paysans offrent leurs produits : légumes, herbes, viandes (grenouilles, rats ?) poissons, crabes, crevettes, produits cuisinés etc. Nous continuons notre chemin vers le fameux banian géant, autre curiosité locale : en réalité c'est toute une forêt qui s'est formée à partir d'un unique arbre il y a plus de 350 ans autour d'un vaste marécage. Retour en ville et dîner dans un restaurant en forme de ranch au coin de notre rue.

16/11 Nous prenons le petit-déjeuner à l'hôtel Khru Pom et allons nous poster à l'endroit indiqué par la patronne pour récupérer le bus qui va à Khorat. 10 mn plus tard le bus est là et nous laisse au bout de 10 km sur l'autoroute qui mène à Udon Thani. Nous traversons l'autoroute et allons à l'arrêt de bus où nous achetons nos billets pour Udon Thani. Le montant annoncé ne correspondant pas au prix indiqué sur le ticket nous le faisons remarquer à l'employé qui nous rembourse (720b au lieu de 900 b) avec une mine contrite ! Le bus va remonter vers le nord à bonne vitesse par cette autoroute à 4 voies. Les paysages industriels et agricoles se succèdent tout le long de la route, Udon Thani apparaît comme une ville moderne avec ses buildings en verre, ses centres commerciaux et ses publicités numériques qui défilent sur de grands panneaux lumineux. Nous changeons de bus à Udon Thani et repartons immédiatement dans un autre bus pour Nong Khai où nous arrivons au bout d'une heure il est 14h et nous voyageons depuis 8h du matin soit 6h de bus mais dans de bonnes conditions. De la station de bus nous partons à pied en direction de l'hôtel réservé la veille à Phimai. Il fait très chaud et nous y sommes rendus après 20 mn de marche : c'est le Ruanthai GH, correct sans plus, accueil distant. Nous allons nous balader sur la promenade qui longe le Mékong, fleuve que nous retrouvons avec plaisir et allons déjeuner au fameux restaurant vietnamien « Doeng Namnoen ». Une armada de jeunes filles en uniforme officient et le service est rapide et efficace, les plats sont goûteux et à prix doux, nous en profitons pour prendre des « rouleaux de printemps » (spring-rolls en langage thaï international) frais et frits : délicieux ! Nous continuons notre balade le long du Mékong jusqu'au bout de la promenade à l'Est où des travaux d'embellissement sont en cours. Retour à l'hôtel en passant par le marché couvert où la plupart des boutiques sont dédiées au tourisme. En fin d'après-midi re-balade en ville et le long du Mékong. Dîner, toujours chez le vietnamien mais cette fois d'échine de porc et de salade très épicée de saucisses vietnamiennes.

17/11 Les patrons de l'hôtel ne sont pas des lève-tôt, nous allons de ce fait prendre notre petit déjeuner au Mutmee GH. Service indolent mais beau jardin donnant sur le Mékong. Les bicyclettes sont en sale état, nous allons en chercher ailleurs, mais ce n'est pas si évident que ça : après plusieurs demandes nous trouvons juste ce qu'il nous faut (3 vélos) chez Limanee (de 50 à 80 b le vélo pour la journée). Muni d'un plan photographié chez Mutmee GH nous partons en direction de l'Est (route 3040 qui longe le Mékong), très vite le plan utilisé montre ses limites et ses erreurs. Après de nombreux tâtonnements (ça fait toujours des km en plus!) qui nous permettent de découvrir la vie aux champs, la récolte et le séchage du riz, nous arrivons vers le village de Ban Lao et trouvons quelques km plus loin les fameux carrelets qui servent à pêcher dans les bras marécageux du Mékong. Il n'y a pas de pêcheurs à l'œuvre et il fait très chaud, nous prenons quelques photos et reprenons la route 3012 vers Niang Khai. Arrêt au fameux temple Sala Keao Ku qui regroupe les sculptures fantaisistes d'un moine, on hésite entre des décors de cinéma fantastique, des sculptures de style « rococco gaudiesque » ou un parc d'attractions type Disney. Original en tous les cas et photogénique. Retour en ville et repos bien mérité après ces quelques 45 km de vélo sous un très chaud soleil. Dîner chez Potacha Thai Thai, autre restaurant « moderne » avec une flopée de jeunes serveuses efficaces et habillées pareillement : beaucoup de choix sur la carte (pas loin de 100 propositions !) même si on décline souvent le même plat mais avec des variations d'ingrédients bonne adresse au final.

18/11 petit-déjeuner au Mutmee GH sur la terrasse a écouter les aventures que Serge, un vieux routard français raconte avec un accent anglais inimitable à Julian le patron du GH. A cette heure le Mékong est légèrement embrumé et le soleil ne darde pas encore ses rayons qui seront « mortels » d'ici quelques heures. Nous quittons notre GH et allons à la station prendre le « petit bus vert » qui doit nous amener à Sangkhom. Le précédent bus étant parti à 9h nous devons attendre 11h pour prendre le suivant. Il démarre à 11h et nous emmène brinquebalant vers le Mékong, mais il nous faudra attendre 2h30 avant de le voir par intermittence mais c'est surtout peu avant Sangkhom que nous pourrons l'admirer. Ceci dit, la route est agréable et les plantations se suivent montrant une nature riche et variée. Vers 14h30 nous arrivons à Sangkhom, le bus nous laisse devant la Bouy GH où nous prenons ce qui reste, à savoir une chambre (250b) avec fan et sdb commune et un bungalow (400 b) avec AC et sdb privative. Nous louons un taxi (500b) pour nous emmener au Wat Tak à 19 km d'où la vue sur le Mékong est superbe. Retour au village et balade au marché et le long du fleuve. Excellent dîner au Bouy GH où je goûte un Tom Yang gung aux crevettes. Même si les chambres sont très spartiates et à la propreté plus que douteuse, il y a du wifi et la patronne est très sympathique et serviable.

19/11 Nuit calme, seuls les coqs vers 5h du matin ont troublé notre sommeil. Nous nous renseignons pour l'horaire des bus pour Chiang Khan mais les avis divergent et varient entre 9h et 11h30 ! Nous nous pointons au bord de la route vers 10h, à midi toujours rien ! finalement nous décidons de noliser le pick-up du frère de la patronne du Bouy qui pour 1200 b accepte de nous emmener jusqu'à Chiang Khan en suivant la route qui longe le Mékong (durée 1h40). Deux allemandes profitent également du taxi, Daniel et moi nous nous installons dans la benne et les 4 filles dans la voiture. Très belle route qui cette fois suit bien le cours du fleuve au plus près alors que de Nong Khai à Sangkhom seuls les dix derniers km longeaient le fleuve. A Chiang Khan nous nous installons au Huean Yai Babpa GH, vieille maison tout en bois au bord du Mékong. C'est nettement plus luxueux mais le prix demandé (1500b avec pd) n'est pas justifié. Il est 14h et nous allons à la découverte de la ville : la rue qui longe le Mékong est très touristique avec ses maisons de bois brun typiques de la région elles sont toutes tournées vers le tourisme : hôtels, restaurants, magasins de souvenirs etc. on imagine ce que ça doit donner en fin de semaine quand des hordes de touristes thaïs déboulent dans cette rue. La promenade piétonne sur le Mékong est en réfection et sera entièrement pavée sur plusieurs km. Malgré cette nouvelle vocation touristique, les commerçants qui parlent et comprennent l’anglais sont rares et nous avons quelques difficultés à nous faire expliquer les menus dans les restaurants ! Les prix sont aussi un peu plus élevés qu'ailleurs. Quant au service il est original : les plats arrivent au compte-goutte les uns après les autres sans que l'on sache à qui les attribuer ! Promenade au bord du Mékong au moment du coucher du soleil : bel éclairage, les pêcheurs retournent à terre, de grands oiseaux blancs survolent le fleuve et s'en retournent nicher pour la nuit.

20/11 Levé à 6h pour assister à l'offrande pour les bonzes. C'est beaucoup plus calme qu'à Luang Prabang et les moines sont rarement plus de deux ou trois. Quant au Mékong il est à peine visible et les brumes vont l'envahir petit à petit jusqu'à 9h. Nous louons ensuite des bicyclettes (50b) et partons en suivant le Mékong vers l'Est. Nous croisons de multiples ateliers de préparation et de confiserie de noix de coco. La noix est coupée en deux, le coprah en est extrait avec un couteau incurvé, puis coupé en lamelles et mis à confire dans de grands woks puis mis en sachets et proposés aux clients de passage qui doivent être nombreux compte tenu des dizaines de confiseurs qui se succèdent au bord de la route. Il faut dire que nous sommes sur la route qui mène aux rapides du Mékong. Sur ce terreplein panoramique des dizaines de restaurants, de confiseurs et de magasins attendent le chaland. Retour en ville et repos, je repars en vélo cette fois en suivant le Mékong vers l'Ouest. Retour sur la promenade de la berge pour admirer le coucher de soleil et voir passer les colonies d'oiseaux blancs. Dîner de pad thaï (40 pp mais petite portion et de qualité moyenne) dans une gargote recommandée par la patronne sur la rue principale de Chiang Khan.

21/11 Un tuktuk (20b pp) nous emmène à la gare routière (2km) d'où un bus qui part à 7h15 nous emmène jusqu'à Loei. Attente de 3h que nous trompons en jouant aux cartes, avant de reprendre au autre bus pour Phitsanulok. De là un minibus nous reprend après une autre heure d'attente et nous emmène à Sukhothai où nous arrivons au début de la nuit à 18h. Nous téléphonons au Lotus village pour qu'ils viennent nous chercher : ça aurait dû être fait après 20 mn d'attente, mais à cause d'un quiproquo incompréhensible nous attendrons plus d'une heure pour finalement négocier nous-mêmes un tuktuk (120b) pour rejoindre l'hôtel. Contrarié par ce quiproquo, Michel le patron pour s'excuser nous offre un pastis de bienvenue que nous ferons suivre, après une journée de diète forcée, par des salades niçoises pas vraiment thaïes ! Les chambres qui donnent sur le jardin sont très propres et disposent de tout le confort.

22/11 Nous partons à 8h avec notre chauffeur de tuktuk Dodo dont nous avons négocié la course la veille (500b la ½ journée) pour le site de la vieille ville de Sukhothai distante de 14 km. C'est dans le Vieux Sukhothai que se trouve l'ensemble des temples les plus vieux et les plus beaux de Thaïlande, un petit Angkor en quelque sorte mais mieux entretenu et nettement plus petit. Nous y sommes arrivés le matin vers 8h30 quand le soleil encore bas sur l'horizon colore d'une belle teinte ces vieilles pierres, et éclaire les bouddhas d'une indéfinissable langueur. Nous y sommes restés plus de 4h. Le soir nous y sommes retournés pour y contempler le coucher de soleil et revoir les temples mais cette fois en nocturne avec les éclairages artificiels, c’est toujours aussi magique mais avec une autre atmosphère que celle du matin. Même les nombreux touristes déambulaient en silence touchés par la grâce du moment et du lieu. Retour en tuktuk, toujours avec notre sympathique « Dodo » jusqu'à notre restaurant attitré, le Poo tenu par un Belge !

23/11 On aurait pu aller visiter un autre site comparable à celui de Sukhothai, celui de Satchanarai distant de 50 km vers le N-E, en empruntant tuktuk, bus et vélo mais une journée de repos dans le beau cadre du Lotus village me tentait plus que de voir un autre site, sachant que le lendemain à Lamphang nous verrions encore des wat et à Chiang Mai également. Journée à se reposer, faire du courrier, consulter internet, se balader en ville, aller boire une bière chez le Belge...y déjeuner d'un pad thaï (50b) ou d'autres spécialités comme l'excellente Sukhothai noodle soup.

24/11 Ce matin nous avons fait téléphoner depuis la réception pour confirmer notre arrivée au Riverside GH à Lamphang en fin de matinée. Départ du Lotus village à 9h en tuktuk vers la station de bus pour aller prendre celui qui part à 9h30 en direction de Lamphang (178 b). Surprise dans le bus il y a bien une vingtaine d'occidentaux soit pas loin de la moitié des passagers ! Serions-nous en route vers une destination hyper-touristique ? Même si beaucoup de touristes débarqueront à Lamphang nous n'y verrons que très peu de « farangs ». En arrivant à Lamphang après 3h ½ de voyage en bus, nous prenons un songthaew (20b pp) qui va nous faire 3x le tour de la ville avant de nous laisser devant le Riverside GH. Bel emplacement au bord du fleuve Wang, très belle décoration dans les espaces communs : terrasse, bar, escaliers menant à l'étage, etc. Les chambres simples (avec ventilateur) et sdb privée sont tout en bois avec quelques objets décoratifs dans le ton, les prix sont doux (400b). Munis d'un bon plan et d'indications données par la patronne, nous partons à pied à la découverte des richesses de la ville : Wat Phra That Lamphang Luang qui nous rappelle ceux vus en Birmanie, d’autres Wat également très harmonieux et équilibré, le Wat Phra Kéo Don avec ses moinillons très jeunes au comportement de collégiens facétieux ! Retour en ville, Daniel et moi nous nous buvons une bonne Chang bien fraîche à l’Aroi one baht restaurant : c'est un restaurant très connu avec plusieurs terrasses, une carte très fournie et un service efficace. A cette heure (il est 17h) c'est encore calme et nous profitons bien de l'endroit. Vers 18h30 retour à l’Aroi One baht restaurant, où les places pourtant nombreuses sont devenues plus rares. On nous indique la terrasse à l'étage où nous nous installons pour faire un excellent dîner (470 b à 4). Lamphang est une ville très agréable à dimension humaine et qui recèle de belles choses à voir : de très beaux temples d'influence birmane entre autres, de belles maisons en bois, témoignages de l'ancienne époque florissante du commerce du bois.

25/11 Excellente nuit bercée par les coassements des grenouilles de la rivière toute proche. Nous allons faire un tour au ceramic market à 15 mn à pied à l'est de l'hôtel : une dizaine de petites boutiques vendent des objets divers en céramique, rien d'extraordinaire vraiment. Retour à l'hôtel et départ en songthaew (4x20b) pour la gare routière d'où un vieux bus vert nous emmène à 11h15 en direction de Chiang Mai que nous atteindrons vers 13h. Nous rallions notre hôtel « Rendez-vous GH » en songthaew (4x 50b) : les chambres sont assez grandes relativement propres dans un environnement calme au fond d'un soi, par contre l'accueil est très froid, voire désagréable. Nous partons visiter quelques Wat, ça nous change ! Nos premières impressions sont mitigées, il y a énormément de farangs de tous âges et toutes conditions sans compter les touristes asiatiques : inévitablement cette affluence touristique contribue à modifier et transformer certains quartiers qui se banalisent en un style international et globalisé avec ses MacDo, Starbucks et Hard Rock café, où les agences de voyage succèdent aux bars et bistrots qui eux-mêmes font suite à des magasins de souvenirs, salons de massage, etc. La musique qu'on y entend est en général états-unienne « country, reggae ou seventies » rarement thaïe, dans les menus on trouve de la cuisine italienne (pizzas , lasagnes...) des bars à smoothies ainsi que des « coffe-shop ». La langue parlée et écrite est l'anglais de communication internationale. La ville abrite, comme partout en Thaïlande, un nombre impressionnant de wats, dont certains très beaux comme le Wat Chedi Luang et le Wat Phra Singh. Le soir nous trouvons à dîner au Safe House tout près de notre GH. Excellente cuisine à prix correct.

26/11 Nous partons à la découverte du marché Warrorot dans le quartier chinois, quartier très animé, très beau marché aux fleurs avec une quantité impressionnante d'orchidées.

27/11 Départ pour Pai : nous quittons l'hôtel et hélons un songthaew sur l'avenue qui nous amène à Arcade bus station pour 40b x 4. Là nous prenons un mini van à destination de Pai, départ 9h30. Il nous faudra un peu plus de 3 heures pour faire les 782 virages qui séparent Chiang Mai de Pai. La route est très belle et longe une belle nature tropicale entrecoupée par des exploitations agricoles : bananiers, caféiers, tecks et cultures vivrières, tout paraît propret. Arrivés à Pai nous téléphonons à l’ Orange Grove resort pour qu'ils viennent nous chercher. Le resort est installé à 15 mn du centre de Pai sur la route de Soppong dans un beau verger. Les bungalows sont construits en bordure du verger et disposent de tout le confort. Après nous être reposés nous partons découvrir le village qui répond à l'image que nous nous en faisions d'après la description donnée dans les guides. Les deux rues principales sont dédiées au commerce globalisé international déjà vu à Chiang Mai : un flot de touristes occidentaux très peu vêtus flânent de boutiques en salons de massage et de tatouage et de bars en agences de voyages. Le long de la rivière des touristes en perruques multicolores braillent et s'éclatent en faisant du tubing (= descente de rivière sur une chambre à air de camion). En dehors de ça il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est se balader dans la campagne où l'on retrouve les scènes de la vie rurale traditionnelle du sud-est asiatique. Dîner d'une spécialité locale le laab kua de la viande hachée (crue ou cuite) avec des herbes épicées locales. Les nuits sont fraîches ce qui nous change de la moiteur ambiante dans laquelle nous baignions jusqu'à présent.

28/11 Petit déjeuner complet à 8h (compris dans le prix) puis vers 10h30 le minibus de l'hôtel nous amène à la station de bus où nous attendrons en vain le bus de 11h. Après nous être renseignés à des sources plus fiables que les renseignements donnés par la fille de la billetterie, nous prenons un minivan pour Soppong (100b pp) où nous arrivons vers 13h. Après quelques minutes d'attente et de pourparlers, un homme nous prend dans son pick up (300baths) pour nous emmener au Cave Lodge à 8 km. C'est un très bel endroit situé sur le bord de la rivière, les bungalows s'étagent sur la croupe boisée qui domine la rivière. Nous avons choisi des « nice bungalows » à 700 b et ils sont effectivement très bien : propres, avec une sdb moderne, une petite terrasse qui donne sur la jungle et la rivière tout en bas. Nous demandons au gérant une balade à faire dans l'après-midi et il nous propose celle qui mène à l'entrée d'une grande grotte. L'intérêt c'est que nous pourrons y voir le ballet des martinets qui au coucher du soleil se précipitent dans la grotte après avoir effectué une ronde dans le ciel puis à l'entrée de la grotte. Retour le long de la rivière jusqu'au lodge, excellent dîner et au lit ! Nuit plus que fraîche, glaciale car très humide malgré les couvertures et pulls...

29/11 Bon petit-déjeuner sur place sous la grande charpente principale. Nous sollicitons notre hôte pour une balade de quelques heures, il nous en propose une de trois heures que nous décidons de faire. Nous partons muni du plan sommaire de la balade en montant en direction du nord du village puis nous bifurquons vers l'est en prenant une route non revêtue qui grimpe sec puis redescend et remonte jusqu'à un pont qui franchit une rivière là il nous faut suivre un sentier qui serpente des deux côtés de la rivière et donc se déchausser et franchir la rivière avec de l'eau jusqu'aux genoux. Le chemin ensuite remonte le cours de la rivière cheminant dans la jungle. Arrivés au confluent d'une autre rivière, la situation se complique car nous ne trouvons pas le chemin qui doit nous ramener vers le lodge. La balade telle qu'elle était présentée par l'employé du lodge était décrite comme facile et d'environ 3h !!! Après de multiples hésitations nous tombons par chance sur un guide et son groupe qui justement se dirigent vers notre destination. Nous joignons le groupe et franchissons encore trois fois le cours d'eau avant d'arriver au lodge vers 16h soit 6 heures après notre départ ! Un arrêt prolongé au bar du GH et un peu de repos nous feront beaucoup de bien.

30/11 C'est l'anniversaire de Daniel aujourd'hui. Petit déjeuner normal au lodge puis départ (300b) en voiture jusqu'à Soppong. Là un minibus nous prend jusqu'à Mae Hong Son (100b pp) en 1h15mn. Il est 11h30 et nous descendons à l'hôtel que nous avions réservé, le Romethaï GH situé près du lac en face d'un Wat. Les bungalows sont très corrects et bien répartis dans un très beau jardin avec mare aux lotus, le prix n'est pas donné (1000 b sans pd). Ayant repéré un bon restaurant (le Fern restaurant), nous décidons d'aller y fêter l'anniversaire de Daniel : nous commençons par des cocktails (150b l'un) puis des spécialités du nord de la Thaïlande. Excellent repas pour un prix somme toute raisonnable (1570b). Nous ressortons en fin de journée et allons faire le tour du lac où se sont installés les vendeurs du marché de nuit. C'est très sympathique, de nombreux stands (tissus et vêtements tribaux) sont tenus pas les minorités ethniques de la région. Les chalands sont autant sinon plus des Thaïs que des occidentaux. Il y a bien évidemment des petites cantines comme partout, très appétissantes. Nous préférons pour ce soir prendre des glaces au Fern restaurant.

01/12 Nuit fraîche mais moins humide qu'à Soppong. Les animaux ont « animés » de leurs cris une bonne partie de la nuit : coqs, chats et chiens entre autres. Très bon petit-déjeuner au Salween restaurant près du lac. Nous allons faire un tour au marché local au Nord de la ville, très caractéristique avec la présence de stands tenus par les minorités ethniques, Shan, Karen, Lahus etc. Nous en profitons pour visiter le beau Wat situé juste à côté. Retour à l'hôtel, nous en ressortons vers 15h et Daniel et moi partons à l'assaut des quelques 300 marches qui mène au Wat perché sur la colline heureusement la montée se fait à l'ombre et nous voilà en 15 mn tout en haut : belle vue sur la ville et la campagne, le Wat de style birman est très beau et des moinillons préparent des guirlandes signes d'une fête prochaine. Re-descente et bière bienvenue en ville à observer le ballet des deux roues sur la rue principale. Dîner au Salween restaurant (copieux, bon et pas cher), retour en flânant le long du sympathique marché de nuit du bord du lac.

02/12 Partons à pied jusqu'au terminal de bus assez éloigné du centre, les brumes matinales se sont effilochées vers 9h et le soleil est déjà bien chaud. Le bus local (avec AC) demarre à 10h30 pile et c'est parti pour 4h de route sinueuse mais en bon état à travers la montagne qui sépare la Thaïlande du Myanmar. Vers 14h30 nous voilà à Mae Sariang , la station de bus est tout près de notre hôtel (Riverside hôtel) bel hôtel tout en teck installé au bord de la rivière. Petite balade en ville, visite des deux Wat, achat des billets de bus pour le lendemain (200 x 4) et repos à l'hôtel. Nous ressortons un peu plus tard pour nous promener vers la rivière. Bon dîner à l'hôtel.

03/12 La meilleure literie du séjour !!! Dommage que les coqs toujours très matinaux aient un peu troublés le calme absolu du coin. Petit-déjeuner complet compris, visite rapide du marché du matin pas très animé à 9h30 ! Ça n'empêche pas les vendeuses d'être de très bonne humeur, riant aux éclats devant notre curiosité à l'égard des produits locaux. Départ à 11h en mini-van pour Chiang Mai (200 b pp), chauffeur fangio qui coupera tous les virages avec ou sans visibilité ! Taxi rouge (160 b) pour l'hôtel Baan Kaew GH situé près du night bazar dans un quartier très calme près de l'Alliance française. Repos dans le jardin, excellent dîner au Lemongrass restaurant près du night bazar, puis déambulation parmi les centaines d'échoppes qui proposent toutes à peu près la même camelote : tee shirts, cuirs, lanternes, textiles de soie ou pashmina, et beaucoup d'articles de grande série industrielle d'origine chinoise ou thaïe de mauvaise qualité. Ce marché est immense et occupe plusieurs rues, des places etc. 04/12 Excellente nuit (bonne literie, clim discrète, pas de coqs !) petit-déjeuner dans le jardin, matinée calme à lire, écrire, etc. Nous prenons ensuite un songthaew pour l'aéroport (150 b pour 4). Décollage du vol d'Air Asia ( 4900b pp) à 17h30 pour 1h50 mn de vol, atterrissage à 19h20 à Krabi. Là nous prenons la navette aussi chère qu'un taxi (360 b pour 4) qui nous amène à la station de bus de Krabi d'où un minibus nous amènera (compris dans le prix du billet) devant l'hôtel réservé le NK Hometel. Belle chambre, marbre au sol, mais le ménage a été fait au lance-pierres ! Vu l'heure on ne va pas secouer tout le personnel mais... Bonne nuit, clim discrète, bonne literie...

05/12 Remise des pendules à l'heure chez le personnel de l'hôtel … petit-déjeuner à l'hôtel APO tout proche, puis nous nous approchons du quai de Chaofa pour négocier un trajet vers Railay beach. Comme prévu le coût est de 150 b pp, s'il y a au moins 8 passagers. Par chance des touristes attendent déjà et nous voilà bientôt plus de 10 à attendre de prendre le longtail pour Railay. Quelque 10 mn plus tard nous quittons Chaofa Pier pour 35 mn de navigation jusqu'à Railay East, la destination du longtail. Très belle traversée avec à l'horizon les pitons karstiques caractéristiques de la baie de Pha Nga. La baie de Railay est entourée par de hauts pitons karstiques qui lui donnent cette aspect si particulier et si apprécié. Nous ne sommes pas seuls, ni sur les sentiers ni sur la plage ni dans l'eau. Nous commençons par une promenade qui relie les différentes parties de Railay en longeant la base des falaises de très près. Nous nous baignons sur la plage de Railay ouest, l'eau est très chaude et assez rapidement nous n’avons plus pied, c'est agréable. Nous continuons à nous promener longeant les resorts de luxe qui ont squatté la moindre parcelle de terrain. Nous nous arrêtons pour nous désaltérer (à des prix européens évidemment, 500 b les 4 boissons). Nous continuons notre balade et découvrons la troisième plage, celle de Railay ouest un peu plus au nord, bien abritée sous un piton calcaire. Malheureusement c'est marée basse, et on a pied sur plus de 100 m ce qui est un peu galère quand on veut nager ! De plus la perspective est un peu gâchée avec cette grande étendue sablonneuse. Retour à Railay Est, Daniel et moi prenons le sentier qui mène à la baie de Tonsay en traversant la forêt nous apercevons même un groupe de singes, mais une attaque de moustiques particulièrement voraces nous oblige à rebrousser chemin. Le ciel se couvre de gros nuages et une grosse averse inonde tout. Nous sommes plusieurs dizaines de passagers à attendre que le temps s'améliore pour prendre la mer vers Krabi. Finalement l'embarquement se fait sous une pluie fine, les chaussures embourbées dans la vase, puis complètement dans l'eau pour monter dans le longtail. 30 mn de trajet dans les embruns et nous voilà à Krabi. Nous rentrons à l'hôtel nous doucher et reprendre une allure présentable ! Dîner à l'excellent restaurant Kotung, il a quand même fallu attendre près d'une heure pour apprécier les plats !

06/12 Temps gris, nous prenons un mini-van à destination du parc de Khao Sok (350 b pp) départ à 11h30, rempli d'allemands et d'anglais. Au bout de 2h15mn nous arrivons à Khao Sok, après avoir traversé de très beaux paysages ponctués de pitons calcaires. Un songthaew (payé par les GH) nous emmène jusqu'au Smiley GH que nous avions réservé (500 b p nuit) : nous avions choisi les stone bungalows sur pilotis qui font face à de beaux pitons calcaires. Après avoir pris une boisson nous partons à pied jusqu'à l'entrée du parc (10mn) où nous décidons de faire une marche de 3h en direction de la rivière Sok et de quelques cascades à voir. C'est un beau chemin large qui serpente entre de magnifiques bois de bambou. Le chant des oiseaux et surtout le bruit des insectes est assourdissant tout au long du chemin. Des sentiers partent du chemin principal et mènent à des points de vue aménagés sur la rivière et de petites cascades sans intérêt particulier. De retour nous verrons au loin un groupe de singes batifolant dans les arbres. Dîner à la GH. Le problème dans les parcs est que l'accès à certaines curiosités est réservé aux visiteurs accompagnés d'un guide ce qui limite beaucoup les possibilités de balades que l'on pourrait faire en solo ou sans guide. Nous avons longtemps hésité avant de choisir un tour organisé comme celui proposé par la GH, nous avions peur d'être regroupés avec des dizaines d'autres touristes pour faire un tour classique. Mais en discutant avec une des filles du GH, nous comprenons qu'elle va organiser un tour seulement pour nous quatre, sans personne d'autres. Nous décidons de faire ce « jungle lake tour » le lendemain. 07/12 Levé vers 6h30 je profite du lever de soleil bien qu'il soit caché par la brume matinale, mais l'effet sur les pitons rocheux est magnifique. Les oiseaux et les insectes se régalent ! Petit-déjeuner à 8H et départ en minibus (1h) jusqu'à la digue d'où s'embarque la majorité des touristes. Il y a une belle activité sur les quais mais effectivement, nous sommes seuls sur la pirogue à moteur avec notre guide Kaï. Nous allons traverser une grande partie du lac durant plus d'une heure contemplant le magnifique décor qui s'offre à nos yeux : pitons rocheux, falaises de calcaire blanc, forêt vierge verte qui s'accroche sur ces pentes verticales : c'est vraiment très beau et l'éclairage du matin rajoute du charme à cette traversée. Nous appontons devant les bungalows sur pilotis installés sur le lac par la Smiley GH. Baignade dans une eau chaude et agréable, nous sommes tous seuls ! Puis on nous prépare un délicieux repas que nous prenons sur la terrasse qui domine le lac. Au bout de 30 mn Daniel et moi repartons avec le guide en pirogue pour faire le jungle trek qui doit nous permettre de parcourir un itinéraire souterrain de 700 m dans la grotte de Nam Talu. Nous repartons en pirogue pour encore 30 mn jusqu'à l'embarcadère (en fait le débouché d'un sentier) d'où part la piste qui en 2,7 km va nous amener jusqu'à l'entrée de la grotte. C'est de nouveau l'occasion de marcher dans la jungle, traverser à de nombreuses reprises de petits cours d'eau, entendre les cris des oiseaux et des insectes, et admirer les arbres magnifiques dont deux banians exceptionnels plus que millénaires ! Nous sommes toujours seuls croisant de temps en temps des touristes. À l'entrée de la grotte, nous nous débarrassons de nos appareils photos que le guide va sécuriser dans un sac étanche et nous nous équipons de nos lampes frontales. La progression se fera soit les pieds dans l'eau de la rivière souterraine soit sur les dalles calcaires ou les cailloux qui bordent la rivière. Le guide nous montre différents animaux croisés durant notre progression : serpents, araignées, chauve-souris. Certains passages étroits sont plus acrobatiques parce que le cours de la rivière en se concentrant est beaucoup plus rapide et tempétueux et les courants sont plus forts. A certains endroits l'eau nous arrive au-dessus de la poitrine mais nous aurons pied tout le temps. A la fin du parcours souterrain nous tombons sur un groupe assez nombreux de touristes. Heureusement que le parcours était quasiment terminé, ça nous aurait embêté d'être obligé de le faire encadré par des groupes nombreux. Durant le retour en pirogue, nous verrons un groupe de macaques batifoler sur un arbre au bord du lac. Petit arrêt baignade aux bungalows du lac et retour en une heure jusqu'à la digue puis 50 mn de voiture jusqu'à la GH.

08/12 Petit-déjeuner vers 7h45 puis on nous emmène en pick up jusqu'à la route principale où nous attendrons à peine 10 mn avant qu'un grand bus ne nous amène à Phuket, en fait plus précisément à Thanang. De là nous reprenons un Songthaew (6km) pour le carrefour au monument d'où part la route qui mène à Bang Rong Pier (10 km). Après 20 mn d'attente nous négocions un prix (300 b) avec une « airport limousine » qui nous mène à bon port (c'est le cas de le dire) à Bang Rong Pier. C'est en fait un tout petit port où sont amarrés les bateaux qui font la navette avec l'île de Ko Yao Yai et Noi. Il est 14h et nous allons attendre une 1/2h avant d'embarquer dans un express boat qui en 30 mn va nous mener à bon port. Mais ce n'est pas encore fini avec les transferts puisqu'il nous faut maintenant rallier notre GH, ce sera fait par un songthaew attendant les passagers à l'arrivée des bateaux, 100b pp quand même pour faire +/- 10 km. Le Ko Yao Noi Seaview GH est situé en bord de mer le long d'une plage à 10 mn à pied du port de Tha Khao. Une partie du site est encore en construction, et les abords des bungalows ne sont pas encore paysagés. Les bungalows, récents sont tout confort tout en teck, bel espace, grande sdb. Les propriétaires sont adorables et malgré quelques difficultés nous arrivons à nous faire comprendre, de plus la cuisine est excellente et à prix très correct. La mer s'est retirée et il a un grand espace vide sablonneux ou vaseux entre la limite de la marée haute et la limite de la marée basse. A l'horizon on peut voir les magnifiques pitons rocheux de la baie de Phang Nga. C'est vraiment un bel endroit très calme. Balade le long de l'estran à marée basse, excellent dîner à la GH. 09/12 Réveil un peu tardif vers 6h45, le soleil a déjà pointé son nez rouge ! Il n'empêche les couleurs sont magnifiques. Petit-déjeuner, baignade à partir de 10h30 dans une eau chaude qui fait 1m30 de profondeur et plus mais beaucoup plus loin. Farniente pour la première fois depuis longtemps. Sieste, re-baignade, pause bière, balade le long de la plage, rami, dîner et repos. Nos hôtes sont vraiment charmants, offrant en guise de dessert deux assiettes de fruits frais, nous prêtant un portant pour faire sécher le linge, etc. 10/12 Nos hôtes nous amènent au port de Tha Khao (situé à 10 mn à pied) en mobylettes, le papy se chargeant de nos bagages sur un motobike aménagé. À 9h30 le longtail en bois (200b pp) nous emmène jusqu'au port de Tha Lane près de Krabi en une ½ heure. Encore une occasion de traverser cette magnifique baie de Phang Nga avec ses pitons karstiques. Du port de Tha Lane un songthaew (100b pp) nous ramène en une ½ h à la gare de bus de Krabi où nous attendons un mini-van pour Koh Lanta (200b pp) qui partira à 11h20. 80 km et deux bacs plus tard, à 120 km à l'heure et après avoir franchi systématiquement les lignes jaunes notre chauffeur « Fan Gio bis » nous laisse à Ban Saladan, il est 14h40. Le pick up service du Banana vient nous chercher suite à notre coup de téléphone. Installation dans des bungalows alignés les uns à côté des autres comme dans un camping : ils disposent de tout le confort (clim et sdb privée) mais c'est un peu normal compte tenu du prix (1700 b). Balade et baignade sur la belle plage de Klong Dao puis coucher de soleil sur la mer d'Andaman. La plage de Klong Dao s'inscrit en un arc de cercle dans la partie N-W de l'île près de la ville de Ban Saladan. C'est une grande plage de sable blanc très fin qui descend tout doucement vers la mer : à marée basse on peut marcher un bon bout de temps avant de perdre pied. Il n'y a pas beaucoup de monde, ni dans l'eau ni sur la plage. Tout au long de la plage se succèdent bars, restaurants, salons de massage resorts et bungalows. La clientèle est occidentale exclusivement et surtout suédoise ! Une ambiance familiale et bon enfant règne ici. Quant au dîner nous le prendrons dans un restaurant suédois tenu par une couple mixte, la cuisinière heureusement est thaïlandaise et les plats délicieux. 11/12 Je me suis levé vers 6h30 pour me balader sur la plage et capter les premiers rayons du soleil : bel éclairage sur les barques de pêcheurs au sud de la plage de Klong Dao. Balade ensuite vers la ville de Ban Saladan, le marché est quasi désert, on trouve beaucoup d'agences de voyages. Pause bière vers 12h et discussion pour décider des derniers jours de libre avant Bangkok : snorkeling ? où ? : Ko Ngai ? Ko Muk ? quel hébergement , A quel prix ? Et l'avion depuis Trang ou Krabi ? En attendant une décision, la mer chaude nous tend ses bras ! Profitons-en. Un peu plus tard je repars me balader vers le nord de la plage. Daniel et moi partons faire les agences de voyages pour obtenir des infos sur la suite de notre périple : nous achetons nos billets de bateaux pour Koh Muk (600b pp), l'hébergement au Garden resort de Koh Mook (600 b par bungalow) ainsi que le billet d'avion de Trang à Bangkok par Nok air (1900 b pp). Retour sur la plage pour le coucher de soleil, superbe, puis dîner chez May's restaurant comme hier, toujours aussi bon ! 12/12 Après le petit-déjeuner, un tuktuk vient nous chercher pour nous emmener au bateau que nous avons réservé la veille pour aller à Koh Muk. Après plusieurs détours pour récupérer des touristes nous arrivons à l'embarcadère où plusieurs groupes sont formés et embarquent dans plusieurs bateaux pour aller sur différentes îles. Nous levons l'ancre vers 9h45 et allons une fois de plus traverser cette belle mer d'Andaman pour aborder d'abord Koh Ngai puis Koh Kradan et enfin Koh Muk. Comme il n'y a pas de jetée à cet endroit (devant le Charlie's resort) nous passons du bateau à un longtail boat qui nous approche de la plage mais nous oblige à descendre dans l'eau à 10 m de la plage. Là deux tuktuk locaux nous emmènent gratuitement jusqu'à notre Koh Muk Garden Resort qui est situé à l'autre bout de l'île à plusieurs km du Charlie's resort. On a vraiment l'impression d'être au bout du bout du monde trimballés sur des pistes improbables qui traversent la jungle et longent de petits hameaux. Enfin nous voilà arrivés, la piste s'arrête nous descendons nos bagages du tuktuk et sommes accueillis aimablement par la patronne qui nous offre d'emblée un verre de lait de coco. Les chambres sont simples, sans décorum : 2 lits, une table, un coin douche à l’eau froide, wc (sans chasse d'eau mais avec un broc et un seau) et une belle terrasse qui donne sur le jardin avec un peu plus bas la mer. Après avoir déposé nos affaires nous partons vers la belle plage au sud où se trouve le Sivalai resort : belle plage de type « maldivienne » avec sable blanc et cocotiers élancés. Mais avant d'y arriver on longe un village de pêcheurs tout à fait authentique aux maisons de bois sur pilotis. Nous nous baignons devant le Sivalai puis retournons au Garden pour déjeuner sur la terrasse (pad thai aux crevettes avec une large « schang beer ». Re-balade au moment du coucher du soleil vers le village. Dîner de poissons et calamars au Dada restaurant. 13/12 Lever de soleil sur le village de pêcheurs, belles couleurs. J'aime bien assister au réveil d'un village tôt le matin, quand les habitants se lèvent et s'adonnent à leurs premières activités matinales : bailler aux corneilles, s'étirer, contempler la mer sans rien faire, préparer le bateau pour la pêche, discuter avec les voisins, brûler des déchets. Les animaux aussi vaquent à leurs occupations, les chiens se poursuivent sur la plage, les coqs chantent, les poules cherchent de quoi picorer, les chèvres quelque chose à brouter, etc. Au petit port convergent des motocyclistes venus de toute l'île et qui se préparent à une nouvelle journée de travail en mer. Vers 10h nous partons nous baigner vers le Sivalai resort mais la mer est encore bien basse et des nuages noirs s'accumulent au-dessus de nos têtes ! Retour au Garden où la pluie commence à tomber. Notre programme de snorkeling est bien compromis. Balade dans l'île, dîner au Garden 14/12 Toujours des nuages, la grosse dépression venue des Philippines affecte tout le sud de la Thaïlande. Même temps qu'hier donc pas vraiment de raisons de prolonger notre séjour sur cette île. Nous allons nous promener vers le village qui est situé sur la route qui mène à Farang beach, village authentique dont les maisons s'échelonnent le long de la rivière tout en méandres qui se jette dans la mer ce sont essentiellement des pêcheurs qui ont leur barques amarrées sur la rivière, ils remaillent les filets pendant que les femmes s'adonnent aux tâches quotidiennes dont le balayage dans et devant la maison est une activité primordiale par contre les tas de détritus qui ponctuent les proches environs de leurs maisons ne les gênent pas. À 13h30 nous embarquons dans une pirogue qui nous amène sur le continent en face (½ h). En remontant une rivière il nous débarque sur un quai d'où un minibus nous emmène à Trang en 45 mn. Installation à l'hôtel Usa buy (550 b). Temps toujours incertain nous allons nous promener en ville. Bien que l'on soit dimanche il y a quand même un peu d'activités près de la gare de chemin de fer. Le soir nous allons dîner dans un restaurant thaï et chinois près de la gare : nous prenons des spécialités à base de canard pour changer. Nous terminons la soirée en nous promenant sur le marché de nuit très animé qui se tient lui aussi près de la gare : innombrables stands dédiés à la nourriture sous toutes ces formes : fritures, plats cuisinés, mets sucrés, fruits, poissons ou viandes, etc. 15/12 Après avoir pris le petit-déjeuner, nous arpentons les allées du marché central très animées et très intéressantes : nous découvrons de nouveaux légumes, de nouvelles plantes inconnues, des vendeurs de tortues, de petits poissons d'aquarium, etc. Les tuktuk très particuliers d'ici ressemblent aux voiturettes Messerchmidt d'après-guerre dont la partie avant était faite de nez d'avions ! Il règne aux abords du marché une activité intense due aux deux et quatre roues qui chargent et déchargent des tonnes de marchandise. Il y a aussi une forte communauté chinoise, tant dans les marchés que dans les commerces de la ville. Finalement Trang, ville décrétée sans intérêt n'est pas aussi inintéressante que ça. Vers midi nous allons déjeuner dans un restaurant indien près de la gare : excellente cuisine raffinée (chicken korma). Vers 15h 30 le tuktuk réservé le matin nous emmène (pour 150 b) à l'aéroport d'où nous décollerons dans un avion de la Nok Air (1900 b) pour l’aéroport domestique de Bangkok Don Mueng. Là nous prenons le bus A1 puis le bus n° 3 qui nous laissera à Khao San. De là en 15 mn nous sommes rendus à l'hôtel. Dîner sur place (780 b). 16/12 Heureux de retrouver le petit-déjeuner buffet de l'hôtel ! Nous partons sous un chaud soleil vers le quai Bann Krua Nua d'où part un bateau vers la maison de Jim Thompson. Étonnant trajet avec un bateau dont le toit amovible se rabat quand on passe sous des ponts dont la hauteur est trop limite. Ça vaut bien une balade dans les khlongs et c'est nettement moins cher (10 b pp) : on longe des quartiers très populaires dont les maisonnettes plutôt bordéliques et rustiques donnent sur le canal ! Pour trouver la maison de Jim Thompson nous déambulons le long du canal dans ces venelles bordées de petites masures. La maison de Jim Thompson (100b pp) tout en teck est située au bord du canal dans un superbe jardin tropical bien entretenu. La visite des lieux faite en français par une guide à l'accent inimitable est très intéressante et permet de voir de magnifiques pièces antiques : bouddhas de pierre, porcelaines, sculptures en bois, dessins et peintures, meubles, etc. Retour en ville avec le bus 47 ce qui nous a permis d'apprécier la conduite sportive pratiquée en ville par un chauffeur pressé et impatient ! Après quelques difficultés pour trouver le musée national, le bus nous ayant laissés devant le musée du Siam à plus d'1 km du musée national, nous le trouvons fermé car on est mardi ! Et m....c'est la deuxième fois que l'on se fait avoir par des musées fermés. Retour à l'hôtel et dernier dîner thaï avec pad thai, tom yam etc. Dernier tour nocturne à Khao San toujours aussi déjanté, bruit, musique à fond, concours à qui terminera le premier son scorpion frit, beuveries, commerce à tous les étages...les uns boivent, chantent, rigolent, les autres, les locaux essaient difficilement de gagner quelques bahts pour se mettre quelque chose sous la dent ! En rentrant vers 21h on voit aussi ceux qui campent et dorment sur des cartons devant les vitrines fermées des magasins ou dans les parcs publics. 17/12 Le taxi réservé la veille (500b) nous amène à l'aéroport en 45 mn. Puis il nous faut bien 1h30 pour passer le guichet d'Air France puis les contrôles de sécurité et d'immigration et nous embarquons dans la foulée. Décollage à 10h50 dans un Boeing 777-300 pour 12h30 de vol à destination de Paris CDG. Fin du voyage.

Conclusion : Nous avons trouvé un pays très développé en comparaison de ce que nous avions vu au Cambodge, Laos et Myanmar. L'excellent état des routes et des autoroutes, le nombre d'aéroports nous ont surpris ainsi que les infrastructures commerciales et industrielles aperçues au cours du voyage. Le nombre important de gros 4x4 qui sillonnent villes et campagnes est impressionnant. La généralisation des ATM (distributeurs de billets) est étonnante, même dans des coins retirés vous pouvez retirer de l'argent, idem pour le wifi présent partout même dans de petites îles. Pourtant dès que l'on sort des grands axes touristiques, on retrouve une Thaïlande rurale ou urbaine, assez pauvre qui semble vivre hors du temps et de l'agitation moderne et qui ressemble à ce que l'on a pu voir dans les pays limitrophes.

Ce que nous avons bien aimé

Le sourire des Thaïs en général : si vous ébauchez un sourire on vous le rend immédiatement et il illumine !

le site de Sukhothai au coucher du soleil en éclairage naturel puis artificiel la nuit tombée,

le lever de soleil sur le Mékong depuis la Bouy GH à Sangkhom,

le coucher du soleil sur le Mékong depuis la promenade à Chiang Khan quand des colonies d'oiseaux blancs remontent le fleuve en planant,

le site du Cave Lodge à Soppong avec ses bungalows éparpillés dans la forêt qui descend en pente vers la rivière,

Mae Hong Son, la ville, le marché, le temple au bord du lac,

la baie de Railay ainsi que le trajet en longtail pour y accéder depuis Krabi,

le parc de Khao Sok, la balade dans la forêt et la traversée du lac en pirogue,

les îles de Ko Yao Noï et de Koh Muk. Le petit village de pêcheurs à côté de notre GH à Koh Muk. La gentillesse des familles locales qui gèrent les GH où nous avons séjourné : Greenleaf GH à Khao Yai, Smiley GH à Khao Sok, Garden resort à Kho Muk.

La cuisine thaïe avec ses parfums et ses épices variées : galanga, curry, lait de coco, citronnelle, lime, basilique, coriandre, etc.

Ce que nous avons moins aimé :

- Le parc de Bang Pa In : si le parc est agréable avec l'élément liquide, ça ressemble quand même à un parc d'attractions avec cette superposition de bâtiments de styles très différents dans un même lieu.

- Chiang Mai : une grande ville semblable à beaucoup d'autres villes thaïlandaises mais où l'influence prépondérante du tourisme de masse l'a transformée en ville internationale moins authentiquement thaïe.

- Pai : le style nous rappelle Vang Vien au Laos, Siem Reap au Cambodge : là aussi tout tourne autour du bizness déclenché par l'arrivée des « babacools » occidentaux : presque plus facile de manger du kebab, falafel ou burger que du pad thaï ! Des apéros aussi asiatiques que du mojito et de la pina colada peuvent être bus à prix cassés durant l'happy hour ! Dans la rue on entend plus souvent parler anglais, allemand, scandinave, italien, français, que thaï !

- Les chauffeurs de taxi à Bangkok avec leurs techniques pour arrondir la course : trafiquer le compteur et le remettre à zéro avant la fin de la course et réclamer un max. Bloquer le compteur qui ne dépassera pas la prise en charge (27 b) et s'énerver en jetant son téléphone mobile par terre ainsi que les billets qu'on estimait lui devoir !

- En général le marchandage continuel pour tout ce qui touche aux transports urbains, hormis les transports publics ou privés dont les prix sont fixes.

- L'éloignement systématique des stations de bus par rapport au centre des villes ce qui rend obligatoire d'emprunter un taxi ou un tuktuk pour aller au centre ville (voir plus haut).

- les prix des chambres d'hôtels avec un rapport qualité/prix souvent très variable et qui dépend plus de la situation géographique et touristique que du confort offert ! : 1300 b pour une chambre correcte sans plus à Chiang Khan et 550 b la même à Trang !

- L'absence totale de mobilier pour poser les affaires dans les chambres ou pour suspendre les vêtements. La douche non séparée dans l'espace sdb-wc qui fait que tout est toujours trempé, la cuvette des wc comme le papier toilette et les serviettes si on les y laisse !

Les scènes typiques

- le déchaussage devant les temples mais aussi devant des magasins, des banques, des hôtels, etc.

- dans les villes, la recréation de « jardins miniatures » en pots devant les maisons sur la rue.

- Les nombreuses mini-cantines qui squattent tout l'espace disponible dans chaque ville ou village et la variété des mets qui y sont proposés : fritures de toutes sortes (fruits, légumes, poissons, viande) crêpes, omelettes diverses, gâteaux, etc.

- les activités dans les villages : les femmes vaquent à leurs activités domestiques : s'occuper des jeunes enfants, faire la lessive, à manger, balayer devant la maison. Les hommes bricolent, réparent les filets de pêche, discutent entre eux. Les enfants jouent aux billes, s'amusent avec les chatons, interpellent les touristes avec deux phrases types : hello, where are you going ? What's your name. les adolescents quant à eux friment en mobylette.

- Les 4/4 (souvent en version pick up) de gros calibre si possible ont envahi la Thaïlande, en réalité plutôt les trottoirs et l'espace public en général et sont beaucoup plus voraces en espace que les motos et les mobylettes. Ils se posent là pour témoigner de la réussite sociale de leurs occupants (comme chez nous !).

– Les commerçants chinois indolents, souvent somnolents assis devant leur commerce, attendant le client, assis parmi un fatras impressionnant d'articles de toutes sortes stockés du sol au plafond alors que dans le fond du magasin un autel brillamment illuminé vénère l'esprit des ancêtres.

- le déferlement totalement extravagant et fatigant à la longue des portraits (photos et peintures de toutes tailles) du roi et de sa famille placardés partout et dans tous les endroits publics, les arcs de triomphe, la presse, etc., on se croirait presque en Corée du Nord !

- la quantité impressionnante de temples bouddhistes dans les villes, leurs grandes superficies dues à de nombreux bâtiments (temples, prang, chedi, stupa, bâtiments monastiques, etc.) qui témoignent d'une richesse certaine.

Les photos de ce voyage sont visibles en cliquant sur ce lien : https://plus.google.com/...hkey=CLnctdS5-7_S3wE
Compte rendu d’un séjour de 24 jours entre la Turquie (Cesme, Éphèse, Pergame et l'île Chios) et Samos, septembre 2014 English translation pending
by Jacou0109 · 2014-12-18 · 2 replies
Compte rendu d’un séjour de 24 jours entre Turquie (Cesme, Ephèse, Pergame) et les îles de Chios et Samos ( septembre 2014) Budget pour deux : 2996 € Avion Bâle-Izmir avec Sunexpress : 436 € AR pour deux Location de voitures + essence (10j + 8j) : 394 € Autres transports : 165 € Hôtels et studios pour 23 nuits : 860 € Nourriture et restaurants : 927 € Divers : 214 €

Carnet de route 06/09 2h50 de vol sans histoire entre Bâle et Izmir sous un beau soleil. La valise de nos amis ayant été « explosée» par une manutention musclée, nous avons dû patienter un peu pour régler ce problème avec une employée plutôt revêche. Nous allons ensuite attendre le bus Havas qui doit nous emmener directement à Cesme. Il arrive à 15h30 comme prévu et file par l’autoroute en 1h15 sur Cesme. Arrivés à Cesme nous quittons l’otogar et allons rejoindre l’hôtel (10 mn à pied) que nous avions réservé et dont l’emplacement entre l’otogar et le port nous convenait bien. Il fait bien chaud et nous abandonnons nos vêtements chauds pour adopter une tenue plus adaptée au climat méditerranéen. N’ayant gardé aucun souvenir marquant de notre précédent séjour à Cesme il y a 32ans nous partons sans apriori à la découverte de la ville. Comme souvent le long d’une côte touristique la ville présente deux aspects : l’un destiné aux touristes, ici à Cesme il s’agit d’une promenade le long de la marina avec les mêmes enseignes internationales, rue consacrée au dieu commerce et finalement sans intérêt pour qui vient pour être un peu dépaysé. Par contre dès que l’on sort de cette allée piétonne, la vraie Turquie réapparaît avec ses petits débits de thé et leurs terrasses en plein air, les pâtisseries avec leurs baklavas et loukoums, etc. Nous allons acheter nos billets de bateau pour demain pour l’île de Chios puis prenons un thé dans un caybahcesi à deux pas du port sur une terrasse en compagnie de turcs venus aussi se reposer et se désaltérer. L’odeur caractéristique du thé turc nous replonge instantanément dans nos souvenirs de Turquie, comme celle de la madeleine pour Proust ! Nous continuons note promenade dans le vieux Cesme, et admirons au passage un beau caravansérail transformé en hôtel. A l’heure du dîner nous allons au « Imré restaurant », conseillé par notre vendeur de billets de bateau : l’heureuse tradition, qui consiste à vous montrer les casseroles pour pouvoir choisir vos plats, perdure encore ici au contraire de la Grèce où cette tradition se perd, dommage. Nous nous laissons tenter par des feuilles de vigne farcies, des fleurs de courges farcies etc. Excellent repas à prix doux avec une addition d’environ 50 € pour quatre avec les boissons (bière et raki). Balade digestive en grimpant jusqu’à la citadelle qui domine la ville et offre un beau point de vue sur la mer. 07/09 Après un bon petit déjeuner complet à la turque nous allons à pied jusqu’au port (10mn) pour nous embarquer sur un bateau à destination de l’île de Chios. Beaucoup de touristes turcs profitent de ce dimanche pour aller passer la journée à Chios donc en Grèce ! Une grosse averse nous accueille à Chios ! Nous allons récupérer notre voiture de location dans une agence située sur le port et partons, toujours sous la pluie en direction du village de Mesta où nous avions réservé des studios. Ayant prévenu par sms notre logeuse, elle nous attend et nous emmène voir nos studios en plein dans le centre de ce village fortifié tout à fait original. Les deux studios situés en face à face donnent sur une terrasse semi-couverte commune très agréable. Le village de Mesta est entièrement ceinturé d’une muraille et seules 3 portes étroites donnent accès à l’intérieur du village qui a été entièrement restauré dans le style traditionnel médiéval avec pierres apparentes la plupart des ruelles sont couvertes par des arches, en effet au niveau du 1er étage, les maisons recouvrent les rues les transformant en tunnel. Tout ceci donne au village une atmosphère très particulière. On peut ainsi tourner dans des ruelles toutes semblables au tracé labyrinthique et se heurter à une impasse sans trouver la sortie du village ! C’est l’heure du déjeuner et nous allons nous sustenter d’un repas grec gouteux sur la belle place du village ombragée par de beaux platanes 08/09 Beau temps, ciel bleu, idéal pour entreprendre la balade qui mène de Mesta au village d’Olymbi. Le chemin bien tracé et signalisé monte de Mesta à travers des vergers, des oliveraies en direction d’une chapelle située, comme d’habitude, sur la crête qui sépare les deux villages. Par chance en arrivant vers la crête nous entendons des paysans parler qui sont entrain de récolter le fameux mastic qui a fait et fait encore la réputation de l’île. Nous avions remarqué que, sous une certaine variété d’arbres que nous n’avions pas identifiée, il y avait une poudre blanche répandue sur le sol sous ces arbres. En fait il s’agit d’une mince couche de craie qui permet de récolter plus facilement les gouttes de mastic et pour éviter qu’elles ne s’enfoncent dans le sol . C’est un travail ingrat et pour ramasser les gouttes il faut gratter la couche de craie de ce fait on ramasse de la craie, des feuilles et brindilles et quelques gouttes de mastic qu’il faudra par après séparé par tamisage. Pour l’instant ces paysans qui ne sont pas de première jeunesse sont courbés jusqu’au sol, équipés de genouillères et ratissent le mastic qui suinte des troncs scarifiés. Nous goutons quelques gouttes de mastic à la consistance de chewing-gum mais dont le goût de résine un peu amer s’affadit assez vite. Après avoir passé quelques temps avec ces ramasseurs en essayant d’échanger malgré les difficultés de langue, nous reprenons notre chemin qui descend en pente douce vers le village d’Olymbi, qui ressemble en plus petit et moins bien réhabilité à celui de Mesta. Quelques maisons sont décorées, nous faisons une petite pause rafraichissante sur la place ombragée centrale du village. Retour par le même chemin d’où la vue sur la campagne environnante est superbe, au loin les ruines de quatre moulins se détachent sur le ciel bleu, plus loin la mer scintille au soleil. Le chemin longe des oliveraies avec des oliviers centenaires aux troncs majestueux. Déjeuner sur notre terrasse (Tiropita, olives, fromages, pain et ouzo). Vers le milieu de l’après-midi nous prenons la voiture en direction de la mer et du port de Mesta , Limenas, sans intérêt avec cette immense jetée neuve et déserte destinée sûrement à accueillir dans le futur de gros bateaux. Nous allons nous baigner dans l’une des deux petites criques appelées Didymes situées quelques km après le village de Limenas. Nous sommes seuls et la mer est très bonne. Pour clore cette superbe journée nous allons dîner à Ag. Irini, dans la seule psarotaverna de ce port minuscule situé à quelques km plus au nord de la crique Didymes. Excellent diner à base de poulpe, de calamars et de farcies sous la lumière irisée d’un coucher de soleil. Visite rapide d’Elata, autre village du mastic sans intérêt particulier et retour à Mesta. 09/09 Toujours du beau temps. Départ pour Pyrghi et Emborios : Emborios est une toute petite station balnéaire avec quelques bâtiments, deux restaurants et de superbes plages. Nous nous garons près de la plage de Mavra Volia et allons randonner en direction du sud où un chemin devrait nous permettre d’atteindre la mer tout au bout d’une péninsule. Malheureusement le chemin n’existe plus, nous l’avons cherché tant et plus s’égratignant dans le maquis, puis de guerre lasse revenons vers la plage et allons nous baigner sur cette plage de galets tout noir bordée par une falaise assez impressionnante. En revenant sur nos pas nous allons nous laisser tenter par une nouvelle psarotaverna (To Ifaistio) superbement installée au bord de la mer et aux plats de poissons tout aussi gouteux qu’hier. Nous reprenons ensuite la voiture pour aller découvrir par la route la belle crique de Vrouladia près de la tour génoise de Dotia que nous aurions dû atteindre par le chemin si nous l’avions trouvé. la route se termine par un parking qui surplombe la crique à laquelle on accède par un escalier assez raide la petite plage est superbement isolée au bout de la péninsule au pied d’une falaise, quelques baigneurs sont sur la plage ou dans l’eau, nous ne résistons pas à une 2me baignade dans une eau toujours aussi chaude et transparente. Retour vers le village de Pyrghi, réputé pour ces maisons décorées. La plupart des maisons et des églises de ce village du mastic ont des façades décorées de motifs géométriques grisés sur fond blanc : c’est très original ! Le centre du village est occupé par une grosse tour ronde sans issue destinée à protéger les habitants en cas d’attaque de pirates ou d’ennemis. Retour à Mesta 10/09 Retour à Pyrghi que nous avons visité un peu rapidement hier et dont nous n’avons pas pu voir la belle église. En arrivant nous avons la chance de voir dans une ruelle une vieille paysanne en train de tamiser des sacs remplis de mastic et de déchets divers, sa fille présente nous donne des explications sur la récolte et la transformation du mastic. Tout cela représente beaucoup de travail pour un prix de revient du mastic autour de 100 € le kg, ce qui ne me semble pas cher payé vu le boulot ! Nous allons ensuite visiter la petite église Sts Pierre et Paul du XIIIème s. dont l’entrée est coincée au bout d’un passage voûté étroit et sombre. A l’intérieur elle est entièrement recouverte de superbes fresques du XVIème siècle, certaines malheureusement ont souffert du temps. Nous reprenons la voiture pour la ville d’Armolia (peu d’intérêt) toujours dans la région du Mastic où nous partons faire la balade qui mène en ¾ d’heure au château qui surplombe la vallée : Beaux paysages mais le feu a fait des ravages ici en 2012 et il ne reste que des arbres calcinés sur la dernière partie du parcours. Nous continuons notre route pour aller à la découverte de la côte Est vers Kalamoti par de petites routes sinueuses offrant de beaux panoramas sur la mer au loin. Arrêt baignade sur une plage de sable fin vers Komi puis arrêt déjeuner à Emporios dans la même psarotaverna qu’hier. Sieste et baignade sur la plage de Mavro Volia. Retour à Mesta. 11/09 Départ pour aller visiter le village de Vessa et le monastère de Néa moni. L’unique taverne occupe une place de choix sur la place ombragée du village. Le village de Vessa est tout petit et ici aussi on rénove des vieilles maisons dans un but touristique. Nous continuons notre route en direction de la montagne et la route s’élève bientôt en lacets vers un col puis c’est la descente vers le versant Est de la montagne et le monastère de Néa Moni. Ici aussi les feux de 2012 ont fait des dégâts importants. Nous visitons le monastère qui a été très endommagé lors de l’attaque turque de 1821 qui s’est soldée par près de 3000 victimes assassinées. Beaucoup de bâtiments sont ruinés seule l’église a gardé quelques belles mosaïques byzantines dorées. Après la visite nous empruntons le chemin qui en grimpant mène au monastère voisin de Pateres le paysage est désolé et sec, tout a brûlé de plus il fait très chaud (normal il est 13h). Retour à Mesta pour notre dernière nuit dans la région du mastic. 12/09 Départ en direction du Nord vers le village d’Avgonyma tout en pierre grise et qui domine la mer du haut de la montagne. Beaucoup de maisons, surtout celles dont les terrasses donnent sur la mer, ont été ou sont en train d’être rénovées dans le style local pour être transformées en meublés touristiques. Bon déjeuner dans un des restaurants dont la terrasse donne sur la mer. Nous continuons notre route vers Anavatos, village martyr que les turcs ont incendiés et rasés en 1822 après avoir décimés toute la population lors de la guerre d’indépendance de la Grèce. Le village est accroché sur les versants très pentus d’un piton rocheux et on a du mal au début à distinguer les ruines des maisons de la roche de la montagne de la même couleur. Etrange impression à déambuler dans ces ruines surtout quand on en connait l’histoire dramatique. La baignade du jour se fera dans la superbe baie de Tigani qui succède un peu plus au Nord à celle d’Elunda. Nous dénicherons même quelques vieilles chaises de jardin en plastique et en bon état pour nous reposer sous l’ombrage des pins. En fin d’après-midi nous reprenons la très belle route de la côte avec ses points de vue en direction de Volissos notre prochaine étape. Les studios réservés sont situés au peu au-dessus de la plage de Volissos : de la terrasse la vue sur le port de Limnia et la plage de Limnos est sympa. Le patron Yannis est très accueillant et les studios sont très bien équipés. Dîner de poissons sur la plage de Limnos. 13/09 Visite de Volissos et courses alimentaires. Le village est divisé en plusieurs petits quartiers éparpillés sur la colline qui domine la mer certains quartiers semblent abandonnés avec leurs maisons éventrées qui tombent en ruine. En fin de matinée nous allons nous baigner sur la belle plage de Limnos puis allons déjeuner sur notre terrasse. Un peu plus tard nous prenons la voiture pour aller explorer la route qui continue après la plage de Limnos et mène à d’autres petites plages tout aussi sympa et isolée plus au Nord. La route s’arrête à la hauteur du monastère d’Agh. Markellas. Dîner sur la plage de Limnos à l’excellent restaurant Akrogiali. 14/09 Voulant profiter d’un bel éclairage matinal nous nous sommes levés un peu plus tôt pour faire la balade répertoriée sur le dépliant Walker et qui doit de Volissos nous mener jusqu’à l’église Panagia Neromylon en 2h en passant par la vallée de Malgkiotis. Malgré quelques imprécisions, à savoir fléchage absent, surtout sur le retour nous avons pu faire cette balade agréable qui longe des vergers, d’anciens moulins à eau et quelques chapelles. La boucle nous aura pris environ 3h50. Baignade à Limnos et déjeuner au studio. Vers 17h nous partons en voiture en direction du Nord vers le village d’Aghia Gala : route superbe avec des points du vue merveilleux sur la côte et la mer certaines traversées de village sont délicates tellement la route se rétrécit ou fait des angles droits sans aucune visibilité ! Visite d’Aghia Gala : impression de bout du monde, le village parait presque mort et abandonné, on ne croise ici que des vieux et des chats. On se demande de quoi vivent les gens ici et si les services publics arrivent jusqu’ici ? Dîner toujours au même restaurant à Limnos. 15/09 Nous retournons vers le Nord en voiture en direction de Kalavassi, Kipouries jusqu’à Kambia, village d’où part une autre balade repérée sur le dépliant touristique walker. En fait c’est un chemin qui descend depuis le village de Kambia jusqu’à la mer tout en bas, avec un retour par le même chemin. Il fait beau et si la première partie en descente raide se fait à l’ombre (ouf !) la suite du chemin dans le vallon sera plus exposée : la campagne est très belle avec de magnifiques chênes, des oliviers, des pins, des figuiers, etc. Un moment on suivra les traces d’un ancien canal d’irrigation peu avant d’arriver à la mer. Retour par le même chemin (2h45mn en tout). Retour à Volissos 16/09 Nous quittons Volissos et partons en direction de la ville de Chios par la route la plus directe en descendant vers le versant Est de Chios, le paysage se transforme : il est désolé et désertique, quasiment plus de vert, tout est gris comme la roche. Descente en lacets serrés sur la ville de Chios. Nous nous arrêtons pour visiter un peu la ville, il n’y a rien de particulier à voir, nous faisons un peu de shopping dans la principale rue commerçante at allons déjeuner sur le port, rien d’extraordinaire. Nous partons ensuite à la recherche de notre dernière étape à Chios, une pension dans le Kambos. Après avoir un peu tourné nous la trouvons enfin, un peu plus loin qu’indiqué sur le plan de situation du site de la pension. C’est une belle maison traditionnelle de propriétaires terriens en pierre ocre de Thymiana, attenante à une exploitation agricole, ici des vergers d’agrumes essentiellement. Les chambres sont spacieuses et offrent tout le confort, les draps par contre n’ont pas été changés ! Oubli vite réparé heureusement. Nous ressortons en fin de journée nous balader à Chios ville le long du port entre autres. 17/09 Le matin nous conduisons nos amis au port où ils vont reprendre l’avion à Izmir. Du port nous allons ensuite en voiture aller photographier les fameux moulins du bord de mer à Vrontados. Bel éclairage du matin, à cette heure matinale il n’y a personne. Nous continuons vers le Nord en direction de la petite ville de Langkada. C’est une petite station balnéaire qui a gardé son charme d’antan, sans béton avec ses maisons et son petit port de pêcheurs. Aujourd’hui c’est la Ste Sophie et comme le village a une chapelle dédiée à la sainte c’est la fête. Tous les habitants endimanchés se pressent, autour de la chapelle (pour les hommes), et dans la chapelle pour les femmes. Des tables ont été dressées et des femmes apportent des plats et des gâteaux pour les garnir. A la fin de la cérémonie religieuse, les convives se précipitent autour des tables, les hommes se libèrent les mains de leur komboloî, et se dirigent plutôt vers le salé, les femmes vers le sucré. C’est toujours agréable de se mêler ainsi à une fête villageoise et on nous convie de plus à partager ces agapes. Retour dans le Kambos à l’hôtel et balade en voiture puis à pied dans la petite station balnéaire d’Aghia Ermoni puis dans la ville de Thymiane où nous faisons un excellent dîner au restaurant Russiko. 18/09 Petit-déjeuner matinal car nous devons ramener la voiture chez Thrifty à 7h30 puis prendre le bateau pour Cesme à 8h30. Au départ la solution la plus logique et simple consistait à prendre le ferry grec de la NEL qui de Chios va à Samos, malheureusement pour des raisons politiques et financières la NEL a décidé brutalement d’arrêter cette liaison n’étant plus subventionnée par le gouvernement grec. De ce fait la seule solution de remplacement était toute trouvée, repasser en Turquie jusqu’à Izmir, longer la côte pour revenir à Samos par Kusadasi étonnant pied de nez pour des grecs obligés de passer par l’ennemi de toujours pour transiter d’une île grecque à l’autre ! A Chios ville personne pour réceptionner la voiture ni à 7h30, ni à 8h, tant pis nous garons la voiture près de l’agence, laissons les clés devant la porte avec un mot et partons à pied vers l’embarcadère. Le ferry quitte le port à 8h30 pile et nous emmène à Cesme d’où nous prenons le bus Havas pour l’aéroport d’Izmir (1h05). De là un autre bus nous emmène à Kusadasi en 1h. En ville nous achetons nos billets AR pour Samos et il nous reste du temps pour déjeuner et visiter la ville. On voit tout de suite que Kusadasi s’est entièrement dédié au tourisme, tant dans le grand bazar couvert que dans les rues commerçantes on n’y trouve que magasins de souvenirs offrant, tapis, luminaires, bijoux, cuirs etc. De grands bateaux de croisières déversent leurs milliers de touristes qui vont aller faire chauffer leurs cartes bancaires. En réalité il n’y a pas grand-chose à voir et nous sommes contents de quitter Kusadasi à 17h. la traversée est un peu houleuse et nous débarquons à Samos 1h1/2 plus tard. Nous récupérons notre voiture de location sur le port et partons en direction de Manolates où nous logerons plusieurs jours. C’est un petit village perché dans la montagne et qui domine superbement la mer. C’est un village touristique dont les maisons ont été restaurées, les rues refaites mais en respectant l’architecture locale. On y trouve plusieurs restaurants, des boutiques d’artisanat et peu de logements touristiques. De ce fait après 18h il n’y a quasiment plus de touristes dans le village. Notre studio près de l’église bénéficie d’une vue magnifique sur la côte et la mer 500m plus bas. 19/09 Nous partons en voiture pour aller faire des courses dans la ville de Karlovassi, il est vrai qu’il y a peu de choix à Manolates. Karlovassi ne nous a pas laissé une grande impression, nous dépassons la ville en direction du sud pour aller faire la petite balade de la chute de Potami. N’étant pas équipés pour faire la balade complète (il faut s’immerger jusqu’à la taille et suivre le lit de la rivière) nous nous arrêtons à la hauteur d’un restaurant perché dans sur la colline. Sur le chemin du retour nous nous arrêtons pour visiter la plus vieille chapelle de l’île elle est située dans une très beau cadre entourée d’oliviers et d’arbres. Cette balade est très populaire et nous n’arrêtons pas de croiser des groupes d’Allemands, d’Anglais, de Hollandais etc. La route qui continue vers le Sud offre de belles vues sur la côte et la mer. 20/09 Ce matin nous partons à pied faire la balade qui va de Manolates à Vourliotes un autre village perché distant de quelques km d’ici. Il y a plein de balades à faire dans le coin et les différents itinéraires sont bien fléchés, ils permettent de joindre les villages environnants. Nous sommes également surpris par la vitalité de la végétation ici à Samos, tout est vert, il y a des forêts, des vergers, de la vigne, ça nous change de Chios où il n’y avait que pierraille et forêts calcinées. Notre chemin indiqué M2 serpente entre les oliveraies, la vigne et des bosquets et descend au fond d’un vallon avant de remonter vers les hauteurs pour atteindre le village de Vourliotes où nous arrivons au bout de 2h. c’est un sympathique village avec sa place ombragée et ses tavernes dont les tables occupent l’espace central. Nous nous octroyons une pause, en même temps que les hommes du village qui discutent autour de l’inusable café frappé. Retour par le même chemin. 21/09 Nous partons aujourd’hui visiter la partie Sud-ouest de l’île. Premier arrêt à Platanos beau village admirablement situé sur une montagne qui domine toute la côte. Belle place centrale avec ses tavernes, ses tables et ses chaises éparpillées sur la place. Le village est entouré de vignes qui produisent le fameux vin de Samos. Nous descendons ensuite nous baigner sur la longue plage de sable de Marathokampos. Nous ne sommes pas seuls mais on est pas les uns sur les autres. N’ayant pas trouvé de tavernes ouvertes à Marthokampos nous retournons déjeuner à Platanos. 22/09 Nous quittons Manolates pour découvrir la côte Nord et allons nous baigner sur la belle plage de Tsamadou avant d’arriver à Kokkari. Si le front de mer est complètement squatté par des dizaines de restaurants pour touristes, le vieux village sur sa butte est encore assez authentique. Nous continuons en direction de Pythagorion notre prochaine étape. Nous avons là aussi un très beau studio perché sur la falaise qui domine le port et la plage, de la terrasse la vue sur la ville et la mer est magnifique. 23/09 Visite du site de l’Heraion, site antique majeure de l’île à 6 km de la ville. Ce site correspond à l’un des plus grands et plus anciens temple dédié à Héra, le site s’étend sur un grand espace mais il est peu parlant dans le mesure où les ruines ne sont pas très lisibles. Grâce aux nombreux panneaux informatifs la visite n’en est pas moins intéressante. Nous quittons le site pour aller visiter l’église Panagia Megali dans la montagne remarquable par une superbe iconostase en bois doré, de vieilles fresques quelques fois effacées qui tapissent tous les murs et plafonds de la chapelle. 24/09 Nous partons à la découverte de la plage de Possidonio vers le N-E de Pythagorion c’est une belle plage abritée du vent violent qui souffle aujourd’hui mais elle est squattée par de nombreux transats. Nous préférons aller voir un km plus loin la plage de Klima qui nous parait plus agréable : elle est plus grande, bien abritée aussi et il y a peu de transats. 25/09 Dernier jour à Pythagorion, nous allons tester la plage de Kervéli, toujours dans le même secteur un peu plus au nord. Il est 10h et il n’y a personne, la plage est toute petite bordée par une rangée d’arbres, les quelques baigneurs arriveront plus tard. Vers 13h nous prendrons un très bon déjeuner sur la terrasse de l’unique taverne ouverte sur la plage. Nous reprenons la route en direction du monastère de Zoologos. Bien que le monastère soit fermé à cette heure, nous ne regrettons pas le déplacement, la vue sur la côte depuis ce nid d’aigle est splendide, de même la route qui y conduit. Nous continuons vers Samos, dernière balade dans le vieux Samos, nous laissons la voiture sur le port comme convenu et prenons le bateau pour Kusadasi. Traversée mouvementée, le vent violent de ces derniers jours à creuser la mer de belle façon, et l’amarrage à Kusadasi sera chaotique. En quittant le port nous prenons un dolmus qui nous laisse à la station des dolmus pour Selçuk notre prochaine étape. Installation à l’hôtel Ave Maria (fallait le faire en Turquie !) 26/09 De l’hôtel nous allons à pied (15 mn) jusqu’à la station des dolmus pour Ephèse. Nous pénétrons dans le site par le bas, nous sommes seuls à visiter le magnifique théâtre mais en approchant de la bibliothèque de Celsius nous voyons une foule immense descendre la voie et envahir le site de tous les côtés. La beauté du site et l’éclairage du matin nous ferons oublier ce désagrément. Retour à Selçuk et déjeuner de kebap dans une des nombreuses cantines pas chères situées près du marché. L’après-midi sera consacré à la visite de la Basilique Saint-Jean (très ruinée) et de la vieille mosquée Isa Bey. 27/09 Retour à la station des bus et dolmus d’où nous partons en minibus pour Izmir (durée 1h). De la station Konak d’Izmir nous prenons dans la foulée un autre minibus pour Pergame où nous arrivons 2h plus tard. Temps gris et un peu froid à cause du vent qui souffle fort. Nous logeons dans une vieille maison située dans le vieux quartier de Pergame au pied de l’acropole. Les propriétaires sont très gentils et serviables, notre chambre est assez kitch et vieillotte (peut-être à cause de l’odeur tenace de naphtaline) mais confortable. Nous allons déjeuner dans un petit restaurant local sans prétention aux prix sages et à la bonne cuisine (restaurant Sarmatic). Nous allons faire le tour de l’imposante basilique rouge avec ces énormes murs de brique rouge, puis faisons un tour dans la vieille ville. Nous avons l’impression ici, contrairement à Selçuk où le modernisme a triomphé, que la vieille ville est resté identique à l’image que nous nous faisions de ces villes turques vue il y a 35 ans. Dans les petites ruelles tortueuses sont installés les commerces traditionnels : vendeurs de pastèques, coiffeurs avec leurs vieux fauteuils avachis, petits restaurants, épiceries où l’on vend de tout, etc. Aucun magasin de souvenir à l’exception d’un brocanteur antiquaire, vendeur de tapis installé en face de la basilique rouge. 28/09 Après le somptueux petit déjeuner (qui ne fut pas petit, bien au contraire) nous montons à pied jusqu’au téléphérique qui permet d’accéder à l’entrée du site antique. Peu de monde comparé à Ephèse, en résumé beaucoup de ruines pas toujours parlantes à l’exception du grand temple de Trajan et de l’extraordinaire théâtre suspendu dans le vide dans la pente la plus raide de l’acropole. De là haut la vue sur les alentours et Pergame est superbe. Nous quitterons le site en empruntant un chemin qui descend en direction de la ville, l’employé chargé de surveiller les mosaïques nous indiquera par où passer et où franchir la grille qui permet de sortir du site. 29/09 Le soleil est revenu, et c’est le départ pour Izmir en minibus jusqu’à la station Konak, de là un autre minibus est censé nous amener à l’aéroport, mais en réalité il nous laisse au bord de l’autoroute où des taxis attendent le client pour les amener à l’aéroport après avoir râlé nous négocions le taxi à 5tl et nous voilà à l’aéroport, attente, contrôle puis embarquement et décollage à l’huer 2h50 de vol sans histoire jusqu’à Bâle.

En guise de conclusion Chios : C’est une île très originale avec la région du mastic, ses villages fortifiés, ses maisons décorées (Pyrghi) , une nature austère et sèche, montagneuse (centre et Nord) avec de superbes plages (galets ou sable) peu fréquentées. L’influence turque se ressent partout. Samos : île très verte et montagneuse avec de nombreux ruisseaux, traversée de nombreux chemins balisés, très touristique avec une prédominance de nordiques (scandinaves, hollandais, allemands, anglais) qui arrivent par avions entiers de chez eux directement à l’aéroport. En septembre heureusement la grande vague touristique est passée. Turquie Cesme : agréable petite station balnéaire à la mode mais avec encore un quartier authentiquement turc. Kusadasi : grosse station sans intérêt desservie par les grands paquebots de croisière qui déversent leurs flots de touristes avides d’acheter tout et n’importe quoi dans un bazar tourné vers le tourisme de masse. Selçuk : petite ville agréable accolée au site d’Ephèse avec son quartier touristique mais aussi la ville turque authentique. Pergame (Bergama) : ville accolée au superbe site antique de Pergame, composée d’une ville moderne distante de la vieille ville située près de l’acropole. Les photos de ce voyage peuvent être visionnées ici :
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