Results for "Vang+Vieng+et+hébergement+|+8+>+189"
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One country, 5 snapshots
Hi there,
I suggest we take a little visual trip around the world while we wait to experience some of these destinations on your future travels. 😉
The concept is simple: one country, 5 photos that, for you, capture the essence of that country. The same country can be shared by multiple participants.
Everything goes, and the thread is open to anyone who wants to join—budding photographers, pros, or complete newbies...
Just one rule: no bad vibes! 🙂
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Just one rule: no bad vibes! 🙂
Excursions à partir de Thakek et de Pakse? English translation pending
Bonjour,
Je prépare mon voyage au Laos en février et je calcule mon budget... Auriez-vous une idée des prix pour:
- une journée (tuk-tuk) sur le plateau des Boloven; cascades, un peu de marche... Départ et retour à Pakse. Je précise qu'on ne se sent pas capable de rouler en moto. - l'aller-retour sur le Wat Phou (départ matin et retour début pm à Pakse) - deux jours de treks avec nuit chez l'habitant à partir de Thakek (ou au pire une journée de trek sympa) - une journée Thakek - grottes de Kong Lor - Vientane (pour autant que ce soit possible).
J'ai les prix de l'agence locale Green Discovery, recommandée partout, mais c'est du luxe !!! Ex: deux jours de trek autour de Thakek: $168 par personne (pour un groupe de 2) !!! 1 jour pour les Boloven: $78 pp. Kong Lor: $141 pour un jour !!! Evidemment cela diminue en fonction du nombre de participants mais cela reste démesuré.
Est-il facile de trouver sur place des locaux ou agences locales offrant des prestations quasi similaires pour bien moins cher ?
Par ailleurs, pour gagner du temps, on envisage peut-être de rejoindre Thakek depuis Pakse après avoir visité Wat Phou le matin. Possible en louant une voiture avec chauffeur pour toute la journée ? Avez-vous un ordre de prix ?
J'ai voyagé au Cambodge, en Indonésie, en Thaïlande, en Inde, en Birmanie, au Sri Lanka, en Malaisie mais les prix que je découvre sur le Laos pour les excursions me semblent nettement plus élevés...
Merci à tous !!!
Philippe
Je prépare mon voyage au Laos en février et je calcule mon budget... Auriez-vous une idée des prix pour:
- une journée (tuk-tuk) sur le plateau des Boloven; cascades, un peu de marche... Départ et retour à Pakse. Je précise qu'on ne se sent pas capable de rouler en moto. - l'aller-retour sur le Wat Phou (départ matin et retour début pm à Pakse) - deux jours de treks avec nuit chez l'habitant à partir de Thakek (ou au pire une journée de trek sympa) - une journée Thakek - grottes de Kong Lor - Vientane (pour autant que ce soit possible).
J'ai les prix de l'agence locale Green Discovery, recommandée partout, mais c'est du luxe !!! Ex: deux jours de trek autour de Thakek: $168 par personne (pour un groupe de 2) !!! 1 jour pour les Boloven: $78 pp. Kong Lor: $141 pour un jour !!! Evidemment cela diminue en fonction du nombre de participants mais cela reste démesuré.
Est-il facile de trouver sur place des locaux ou agences locales offrant des prestations quasi similaires pour bien moins cher ?
Par ailleurs, pour gagner du temps, on envisage peut-être de rejoindre Thakek depuis Pakse après avoir visité Wat Phou le matin. Possible en louant une voiture avec chauffeur pour toute la journée ? Avez-vous un ordre de prix ?
J'ai voyagé au Cambodge, en Indonésie, en Thaïlande, en Inde, en Birmanie, au Sri Lanka, en Malaisie mais les prix que je découvre sur le Laos pour les excursions me semblent nettement plus élevés...
Merci à tous !!!
Philippe
Thaïlande en novembre 2012: Bangkok et îles du sud-ouest English translation pending
bonjour a tous
je demarre ce sujet peut etre redondant
je pars en novembre en thailande
4 jours a bangkok et 10 jours dans la region de Phuket
avez vous des suggestions pour le sud , je souhaite faire au moins 4 iles autour de phuket les plus belles , les plus beaux spots de plongee , et si possible les moins "full moonées"
merci de tous conseils
je pars en novembre en thailande
4 jours a bangkok et 10 jours dans la region de Phuket
avez vous des suggestions pour le sud , je souhaite faire au moins 4 iles autour de phuket les plus belles , les plus beaux spots de plongee , et si possible les moins "full moonées"
merci de tous conseils
Retour du Laos (plus Angkor et Bangkok): carnet de vingt-cinq jours au pays du sourire! English translation pending
Sabaidee ! 🙂
Il faut du temps pour se remettre d'un voyage... du temps dans lequel on se replonge dans les souvenirs, les photos, et puis les notes aussi histoire qu'à notre tour on puisse partager ce qu'on a vécu afin d'aider des futurs voyageurs. Un grand merci aux forumeurs qui ont pu nous aider à construire et rêver ce voyage !
Voici donc notre carnet de voyage dans cette magnifique région qu'est l'Asie du sud-est où vous pourrez trouver nos impressions, notre itinéraire, le budget, et quelques photos : --> Quiétude asiatique <--
Extrait, itinéraire et budget:
La fin d’un beau voyage… la fin pour pouvoir, on espère, encore mieux repartir… Le Laos et le Cambodge, 2 magnifiques pays où on se laisse vivre tranquillement, le temps n’a plus bien d’importance, la gentillesse des gens n’est même pas mesurable. Et puis Bangkok qui nous fascine toujours autant mais qui a tellement de facettes: le centre touristique, merveilleux, mais où les chauffeurs de tuks-tuks et les vendeurs ne savent plus dire bonjour, et puis les coins un peu plus à l’écart, comme ces petits khlongs oubliés des touristes et où le temps semble s’être arrêté dans les années 1970, où les gens sont grand sourire quand nous passons à côté d’eux.
Nous rentrons riches de belles rencontres et des images plein les yeux. Paradoxalement, nous avons eu l’impression de nous laisser porter par le temps, pas de planning à respecter, pas d’itinéraire prévu, et à la fois il nous a semblé manquer de temps pour profiter à fond de ces pays. 3 semaines, si long et si court… du temps pour arriver à lâcher le rythme boulot-dodo, du temps pour s’imprégner d’un endroit, et déjà il faut le quitter. Mais en 3 semaines nous avons eu le temps de faire une quantité incroyable de choses, de rencontrer des gens merveilleux, d’en prendre plein les yeux par des paysages extraordinaires, et de régaler nos estomacs par d’incroyables petits plats !!
Itinéraire :
L’itinéraire a été conçu au jour le jour: la seule certitude était nos premiers jours au Cambodge pour Angkor, et le fait qu’il fallait se trouver proche de la frontière thaïlandaise pour les derniers jours. Le reste c’était du feeling, on savait ce qu’il y avait à faire en chemin, et nous avons pris le temps qu’il nous semblait bon pour en profiter.
Jour 1 : Départ de France, nuit imprévue à Amsterdam pour vol annulé Jour 2 : Départ d’Amsterdam Jour 3 : Arrivée à Bangkok. Avion pour Siem Reap. Nous partons dès le soir même acheter les billets pour la visite d’Angkor les jours suivants, et profitons du coucher de soleil sur le Bayon. Jour 4 à 6 : Visite d’Angkor : Jour 4 : Banteay Srei, Kbal Span, Banteay Samre, Mebun oriental et Pre Rup, Prasat Kravan Jour 5 : Visite d’Angkor: lever de soleil sur Angkor Vat, Baphun, terrasse des éléphants eu celle du roi Lépreux, Chau Say Tevoda et Thommanin, Ta Keo, Banteay Kdei, groupe des Ruoulos Jour 6 : Visite d’Angkor le matin avec Ta Prohm, Ta Som, Neak Pean, Preah Khan, après-midi à Siem Reap Jour 7 : Départ matinal pour le Laos. Arrivée en soirée à Don Det, dans la région des 4000 îles Jour 8 et 9 : région des 4000 îles Jour 8 : Don Det et Don Khone en vélo Jour 9 : Don Det et « big waterfall » sur le continent (me rappelle plus du nom…) Jour 10 : Matinée à Don Det et trajet pour Champasak. Après-midi pluvieuse à Champasak Jour 11 : Champasak: Balade en éléphant à Phou Asa. Après-midi à Champasak Jour 12 : Matin à Wat Phu en vélo, puis trajet pour Paksé. Après-midi à Paksé Jour 13 : Journée repos à Paksé Jour 14 et 15 : Location moto pour 2 jours pour aller sur le plateau de Boloven. Jour 14 : Chutes de Pha Suam et de Tad Lo. Nuit à Tad Lo Jour 15 : Village etnique, Paksong, chutes de … , plantations de thé et café. Retour à Paksé Jour 16 : Trajet pour Savannakhet Jour 17 et 18 : 2 jours de treks dans les alentours de Savannakhet. Nuit dans un village Jour 18 : 2nd jour de marche. Visite du stupa de That Ing Ang, et balade autour d’un lac Jour 19 : Journée repos à Savannakhet Jour 20 : Location moto pour la journée pour se rendre au lac des tortues. Départ en soirée pour Mukdahan (frontière) puis pour Bangkok en bus de nuit Jour 21 à jour 24 : Bangkok Jour 24 : Bangkok, avion dans la nuit pour retour en France Jour 25 : Arrivée à Lyon
BudgetBillet d’avion pour le Laos : entre 60à et 700€Billet d’avion Bangkok – Siem Reap : 150€ avec Bangkok AirwaysPossibilité de faire la route en bus, beaucoup plus rentable mais beaucoup plus long. Il y a des bus qui partent directement de l’aéroport international de Bangkok.LOGEMENTS: Siem Reap: Lovely Guesthouse De 6$ (eau froide et ventilateur) à 12$ (eau chaude + climatisation)
Don Det: des dizaines de bungalows à partir de 20 000kips (2€) - Dalom Guest House 30 000 kips pour un bungalows avec salle de bains 50 000 kips pour une vaste chambre
Champasak: - Saythong Guest House: 30 000 kips – Bien situé mais bof, propriétaire gentil mais qui veut nous revendre pleins d’excursion. Lit à la propreté plus que limite. Nous ne resterons qu’une nuit. - Anouxsa GuestHouse: 50 000 kips – Pour 2€ de plus que l’hébergement précédent, de bien meilleures prestations. Chambre très propre, avec bouteilles d’eau, eau chaude, draps, et très bon restaurant. La GH organise également des excursions et les traverséesdu Mékong pour rejoindre la route principale
Paksé: - Sabaidee 2 GuestHouse: 68 000 kips – De très bons commentaires dans les guides. Chambres propres et correctes (pour elles avec SDB privée) mais très mauvaise insonorisation: les murs entre les chambres ne vont pas toujours jusqu’au plafond ! Bonne ambiance routarde mais quand un groupe de français va prendre sa douche à minuit, tout l’hôtel en profite. On ne restera qu’une nuit. - Narine GuestHouse: 70 000 ou 80 000 kips (sans ou avec fenêtre). 2 nuits, la 1ère dans une chambre avec fenêtre sur couloir était très bien: grande et propre, avec TV! Pour la 2ème nuit (non consécutive) on nous propose d’abord une chambre sans fenêtre du tout, toilettes bouchés et évacuation d’eau du robinet sur les pieds. On change pour une chambre avec fenêtre, très bien. –> VISITER LES CHAMBRES ET NE PAS HESITER A CHANGER.
Tad Lo: Tad Lo lodge: 45$ – notre petit coups de coeur et cassage de tirelire pour ce très beau lodge. Les chambres sont simples, salle de bains très belle, terrasse, fauteuils… le tout au bord de la rivière, vue sur la cascade, avec des éléphants qui viennent prendre leur bain pendant votre petit déjeuner. Un vrai régal ! Le propriétaire est français.
Savannakhet: - Saisouk GuestHouse: 50 000 kips – Petite chambre très correcte, surement le logement le moins cher de la ville pour de bonnes prestations - Nathalie’s kitchen: 50 000 kips – C’est un restaurant qui se lance dans les GuestHouses. Chambre à 70 000 avec air conditionné, négocié à 50 000 kips avec ventilo. Passé l’odeur de renfermé de la maison, la chambre est agréable, très propre, avec draps et couette, oreillers, traversins… eau chaude. La proprio parle très bien le français.
Bangkok: - Home GuestHouse: 400bahts. Bien situé car proche de khao san road, mais chambre minuscule !! Mieux vaut se reporter sur un des hôtels de la chaine New Siam - Lebua hotel – State Tower: 100€ – Gros coup de folie pour se très bel hôtel 5 étoiles. En réservant depuis leur site, nous avons été surclassé et 2 cocktails offerts pour le sky-bar au sommet de l’hôtel. Chambre de 66m², service impeccable, piscine extérieur, sauna et hammam, salle de sport. Bien situé au bord de la Chao Praya, qui permet de prendre le bateau pour se rendre dans le centre ville de Bangkok. Tout juste à côté du sky-train également.TRANSPORTS: - Siem Reap – Don Det : 12 à 14h 25$ + 2$ pour le bateau. Vendu 35$ à Siem Reap, et dans le sens inverse vendu pour 18$. - Traversée en bateau pour Don Det: 15 000 kips - Pont Don Det – Don Khone: 20 000 kips. Le billet est valable pour toute la journée. Les chutes de Don Khone sont gratuites. - Excursion Big Waterfall: 2h aller – retour avec le bateau + le taxi-moto + entrée des chutes Négocié à 75 000 kips / personne - Don Det – Champasak: 40 000 kips pour la traversée en bateau + minivan (beaucoup d’agences le proposent à Don Det à 50 000 kips, de rares agences le font à 40 000) - Champasak – Paksé: 1h environ 20 000 kips départ 8h avec transport local (bac + gros touk-touk) 60 000 kips départ 13h avec traversée en petit bateau + mini-van - Tuk-tuk de la station de bus de Paksé à un hôtel au centre ville: 15 000 kips - Paksé – Savannakhet: 4h environ 35 000 kips en bus local (billet acheté directement à la station de bus plutôt qu’en agence –> moins cher) - Tuk-tuk de la station de bus de Savannakhet au centre-ville: 20 000 kips - Savannakhet – Mukdahan (frontière thaïlandaise): 1h30 avec les formalités douanières 14 000 kips - Mukdahan – Bangkok: 9h30 762 bahts – Bus méga VIP ! Départ 20h, arrivée entre 5h et 5h30 D’autres bus en journées locaux et moins chers. - Bangkok centre – aéroport: 300 bahts avec l’autoroute. Trajet réalisé en nuit (pas de corculation), je crois que c’est sinon 400 bahts le prix moyen.VISITES ET COUT DE LA VIE: Temples d’Angkor : – pass de 3 jours : - Tuk-tuk pour les 3 jours : 55 + 5 = 60$ (les 5$ sont pour l’aller – retour la veille du permier jour) Location vélo à la journée : environ 10 000 kips Bouteille de Beer Lao : 10 000 kips Bouteille d’eau : 2 000 kips Balade en éléphant pour Phou Asa : 120 000 kips (pour 2 personnes) Internet : environ 5 000 kips/h Location moto : 70 000 ou 80 000 kips/jour Essence : 20 000 kips le plein (pour environ 120kms) Cascade Tad Yuang : 13 000 kips Trek de 2 jours dans les alentours de Savannakhet : 52$/personne (pour un groupe de 2 personnes) Soupe de nouille dans un restaurant local : 10 000 kips Prix moyen dans un restaurant : entre 15 000 et 50 000 kips/plat
Au final, sur place nous avons dépensé 650€ par personne en dormant dans des petites guesthouses modestes mais en se faisant plaisir dans les excursions et surtout sur les repas !
Il faut du temps pour se remettre d'un voyage... du temps dans lequel on se replonge dans les souvenirs, les photos, et puis les notes aussi histoire qu'à notre tour on puisse partager ce qu'on a vécu afin d'aider des futurs voyageurs. Un grand merci aux forumeurs qui ont pu nous aider à construire et rêver ce voyage !
Voici donc notre carnet de voyage dans cette magnifique région qu'est l'Asie du sud-est où vous pourrez trouver nos impressions, notre itinéraire, le budget, et quelques photos : --> Quiétude asiatique <--
Extrait, itinéraire et budget:
La fin d’un beau voyage… la fin pour pouvoir, on espère, encore mieux repartir… Le Laos et le Cambodge, 2 magnifiques pays où on se laisse vivre tranquillement, le temps n’a plus bien d’importance, la gentillesse des gens n’est même pas mesurable. Et puis Bangkok qui nous fascine toujours autant mais qui a tellement de facettes: le centre touristique, merveilleux, mais où les chauffeurs de tuks-tuks et les vendeurs ne savent plus dire bonjour, et puis les coins un peu plus à l’écart, comme ces petits khlongs oubliés des touristes et où le temps semble s’être arrêté dans les années 1970, où les gens sont grand sourire quand nous passons à côté d’eux.
Nous rentrons riches de belles rencontres et des images plein les yeux. Paradoxalement, nous avons eu l’impression de nous laisser porter par le temps, pas de planning à respecter, pas d’itinéraire prévu, et à la fois il nous a semblé manquer de temps pour profiter à fond de ces pays. 3 semaines, si long et si court… du temps pour arriver à lâcher le rythme boulot-dodo, du temps pour s’imprégner d’un endroit, et déjà il faut le quitter. Mais en 3 semaines nous avons eu le temps de faire une quantité incroyable de choses, de rencontrer des gens merveilleux, d’en prendre plein les yeux par des paysages extraordinaires, et de régaler nos estomacs par d’incroyables petits plats !!
Itinéraire :
L’itinéraire a été conçu au jour le jour: la seule certitude était nos premiers jours au Cambodge pour Angkor, et le fait qu’il fallait se trouver proche de la frontière thaïlandaise pour les derniers jours. Le reste c’était du feeling, on savait ce qu’il y avait à faire en chemin, et nous avons pris le temps qu’il nous semblait bon pour en profiter.
Jour 1 : Départ de France, nuit imprévue à Amsterdam pour vol annulé Jour 2 : Départ d’Amsterdam Jour 3 : Arrivée à Bangkok. Avion pour Siem Reap. Nous partons dès le soir même acheter les billets pour la visite d’Angkor les jours suivants, et profitons du coucher de soleil sur le Bayon. Jour 4 à 6 : Visite d’Angkor : Jour 4 : Banteay Srei, Kbal Span, Banteay Samre, Mebun oriental et Pre Rup, Prasat Kravan Jour 5 : Visite d’Angkor: lever de soleil sur Angkor Vat, Baphun, terrasse des éléphants eu celle du roi Lépreux, Chau Say Tevoda et Thommanin, Ta Keo, Banteay Kdei, groupe des Ruoulos Jour 6 : Visite d’Angkor le matin avec Ta Prohm, Ta Som, Neak Pean, Preah Khan, après-midi à Siem Reap Jour 7 : Départ matinal pour le Laos. Arrivée en soirée à Don Det, dans la région des 4000 îles Jour 8 et 9 : région des 4000 îles Jour 8 : Don Det et Don Khone en vélo Jour 9 : Don Det et « big waterfall » sur le continent (me rappelle plus du nom…) Jour 10 : Matinée à Don Det et trajet pour Champasak. Après-midi pluvieuse à Champasak Jour 11 : Champasak: Balade en éléphant à Phou Asa. Après-midi à Champasak Jour 12 : Matin à Wat Phu en vélo, puis trajet pour Paksé. Après-midi à Paksé Jour 13 : Journée repos à Paksé Jour 14 et 15 : Location moto pour 2 jours pour aller sur le plateau de Boloven. Jour 14 : Chutes de Pha Suam et de Tad Lo. Nuit à Tad Lo Jour 15 : Village etnique, Paksong, chutes de … , plantations de thé et café. Retour à Paksé Jour 16 : Trajet pour Savannakhet Jour 17 et 18 : 2 jours de treks dans les alentours de Savannakhet. Nuit dans un village Jour 18 : 2nd jour de marche. Visite du stupa de That Ing Ang, et balade autour d’un lac Jour 19 : Journée repos à Savannakhet Jour 20 : Location moto pour la journée pour se rendre au lac des tortues. Départ en soirée pour Mukdahan (frontière) puis pour Bangkok en bus de nuit Jour 21 à jour 24 : Bangkok Jour 24 : Bangkok, avion dans la nuit pour retour en France Jour 25 : Arrivée à Lyon
BudgetBillet d’avion pour le Laos : entre 60à et 700€Billet d’avion Bangkok – Siem Reap : 150€ avec Bangkok AirwaysPossibilité de faire la route en bus, beaucoup plus rentable mais beaucoup plus long. Il y a des bus qui partent directement de l’aéroport international de Bangkok.LOGEMENTS: Siem Reap: Lovely Guesthouse De 6$ (eau froide et ventilateur) à 12$ (eau chaude + climatisation)
Don Det: des dizaines de bungalows à partir de 20 000kips (2€) - Dalom Guest House 30 000 kips pour un bungalows avec salle de bains 50 000 kips pour une vaste chambre
Champasak: - Saythong Guest House: 30 000 kips – Bien situé mais bof, propriétaire gentil mais qui veut nous revendre pleins d’excursion. Lit à la propreté plus que limite. Nous ne resterons qu’une nuit. - Anouxsa GuestHouse: 50 000 kips – Pour 2€ de plus que l’hébergement précédent, de bien meilleures prestations. Chambre très propre, avec bouteilles d’eau, eau chaude, draps, et très bon restaurant. La GH organise également des excursions et les traverséesdu Mékong pour rejoindre la route principale
Paksé: - Sabaidee 2 GuestHouse: 68 000 kips – De très bons commentaires dans les guides. Chambres propres et correctes (pour elles avec SDB privée) mais très mauvaise insonorisation: les murs entre les chambres ne vont pas toujours jusqu’au plafond ! Bonne ambiance routarde mais quand un groupe de français va prendre sa douche à minuit, tout l’hôtel en profite. On ne restera qu’une nuit. - Narine GuestHouse: 70 000 ou 80 000 kips (sans ou avec fenêtre). 2 nuits, la 1ère dans une chambre avec fenêtre sur couloir était très bien: grande et propre, avec TV! Pour la 2ème nuit (non consécutive) on nous propose d’abord une chambre sans fenêtre du tout, toilettes bouchés et évacuation d’eau du robinet sur les pieds. On change pour une chambre avec fenêtre, très bien. –> VISITER LES CHAMBRES ET NE PAS HESITER A CHANGER.
Tad Lo: Tad Lo lodge: 45$ – notre petit coups de coeur et cassage de tirelire pour ce très beau lodge. Les chambres sont simples, salle de bains très belle, terrasse, fauteuils… le tout au bord de la rivière, vue sur la cascade, avec des éléphants qui viennent prendre leur bain pendant votre petit déjeuner. Un vrai régal ! Le propriétaire est français.
Savannakhet: - Saisouk GuestHouse: 50 000 kips – Petite chambre très correcte, surement le logement le moins cher de la ville pour de bonnes prestations - Nathalie’s kitchen: 50 000 kips – C’est un restaurant qui se lance dans les GuestHouses. Chambre à 70 000 avec air conditionné, négocié à 50 000 kips avec ventilo. Passé l’odeur de renfermé de la maison, la chambre est agréable, très propre, avec draps et couette, oreillers, traversins… eau chaude. La proprio parle très bien le français.
Bangkok: - Home GuestHouse: 400bahts. Bien situé car proche de khao san road, mais chambre minuscule !! Mieux vaut se reporter sur un des hôtels de la chaine New Siam - Lebua hotel – State Tower: 100€ – Gros coup de folie pour se très bel hôtel 5 étoiles. En réservant depuis leur site, nous avons été surclassé et 2 cocktails offerts pour le sky-bar au sommet de l’hôtel. Chambre de 66m², service impeccable, piscine extérieur, sauna et hammam, salle de sport. Bien situé au bord de la Chao Praya, qui permet de prendre le bateau pour se rendre dans le centre ville de Bangkok. Tout juste à côté du sky-train également.TRANSPORTS: - Siem Reap – Don Det : 12 à 14h 25$ + 2$ pour le bateau. Vendu 35$ à Siem Reap, et dans le sens inverse vendu pour 18$. - Traversée en bateau pour Don Det: 15 000 kips - Pont Don Det – Don Khone: 20 000 kips. Le billet est valable pour toute la journée. Les chutes de Don Khone sont gratuites. - Excursion Big Waterfall: 2h aller – retour avec le bateau + le taxi-moto + entrée des chutes Négocié à 75 000 kips / personne - Don Det – Champasak: 40 000 kips pour la traversée en bateau + minivan (beaucoup d’agences le proposent à Don Det à 50 000 kips, de rares agences le font à 40 000) - Champasak – Paksé: 1h environ 20 000 kips départ 8h avec transport local (bac + gros touk-touk) 60 000 kips départ 13h avec traversée en petit bateau + mini-van - Tuk-tuk de la station de bus de Paksé à un hôtel au centre ville: 15 000 kips - Paksé – Savannakhet: 4h environ 35 000 kips en bus local (billet acheté directement à la station de bus plutôt qu’en agence –> moins cher) - Tuk-tuk de la station de bus de Savannakhet au centre-ville: 20 000 kips - Savannakhet – Mukdahan (frontière thaïlandaise): 1h30 avec les formalités douanières 14 000 kips - Mukdahan – Bangkok: 9h30 762 bahts – Bus méga VIP ! Départ 20h, arrivée entre 5h et 5h30 D’autres bus en journées locaux et moins chers. - Bangkok centre – aéroport: 300 bahts avec l’autoroute. Trajet réalisé en nuit (pas de corculation), je crois que c’est sinon 400 bahts le prix moyen.VISITES ET COUT DE LA VIE: Temples d’Angkor : – pass de 3 jours : - Tuk-tuk pour les 3 jours : 55 + 5 = 60$ (les 5$ sont pour l’aller – retour la veille du permier jour) Location vélo à la journée : environ 10 000 kips Bouteille de Beer Lao : 10 000 kips Bouteille d’eau : 2 000 kips Balade en éléphant pour Phou Asa : 120 000 kips (pour 2 personnes) Internet : environ 5 000 kips/h Location moto : 70 000 ou 80 000 kips/jour Essence : 20 000 kips le plein (pour environ 120kms) Cascade Tad Yuang : 13 000 kips Trek de 2 jours dans les alentours de Savannakhet : 52$/personne (pour un groupe de 2 personnes) Soupe de nouille dans un restaurant local : 10 000 kips Prix moyen dans un restaurant : entre 15 000 et 50 000 kips/plat
Au final, sur place nous avons dépensé 650€ par personne en dormant dans des petites guesthouses modestes mais en se faisant plaisir dans les excursions et surtout sur les repas !
Bienvenue au Pays du sourire, un bout de route qui date: Laos et Cambodge en février 2002 English translation pending
Bienvenue au pays du sourire !
13/01/2002
Ce voyage commence par une étape à Hanoï, d’où part notre correspondance pour Vientiane le lendemain.
Un charmant petit hôtel (d’état) nous accueille, sur la route principale de l’aéroport. Les seuls souvenirs que j’en conserve c’est que les services d’immigration du Viet Nam conservent les passeports des passagers en transit, que cet endroit est le royaume du klaxon, et que je vis mes premiers et habituels soucis gastriques.
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
Que faire à Vientiane et alentours? English translation pending
Voila, je vais passer 4 ou 5 jours a Vientiane en debut aout. Nous aimerions bien combiner quelques visites interessantes et faire la fete, sortir danser le soir (une fois lancee, ma compagne thaie est un phenomene 😎), boire quelques bons verres dans une bonne anbiance etc... J' ai bien compris que les voyageurs qui ont plus de temps a passer au Laos ne voient pas trop d' interet a s' arreter a Vientiane, mais je suis sur qu' il y a quand-meme quelques petites choses ineterssantes et sympathiques a y faire, non? Merci d' avance pour vos conseils 😉.
Voyage au nord de la Thaïlande et au Laos English translation pending
Bonjour,
Je souhaite aller avec mes 4 enfants dans le nord de la Thailande et au Laos à savoir jusqu'à Luang Prabang. Est-ce que quelqu'un a testé les bateaux partant de Chiang Khong et allant à Luang Prabang avec une nuit à Pak Ben (Luang Say cruise p.ex)? N'est-ce pas le piège à touristes?
D'autre part, la nuit précédent l'embarquement, faut-il dormir à Chiang Khong ou Chiang Rai?
Je suis preneuse de toutes info ou bons tuyaux!
Merci!
Emma
Malarone pour 9 jours en août à Luang Prabang et aux alentours? English translation pending
Bonjour,
je vais voyager 9 jours en août 2017 au Laos avec ma famille (dont 3 enfants entre 12 et 6 ans) et je ne sais pas si je dois ou non prendre du Malarone. J'ai pris du Lariam en 2002 lors d'un voyage en Thailande et j'ai eu des effets secondaires (halluciantions, diahrrées). Depuis, je suis partie 6 fois en Thailande et je n'ai plus jamais rien pris. Mais, pour le Laos, j'ai peur et surout pour mes enfants. Nous passons 2 nuits à Luang Prabang puis 3 nuits dans un village à 2 heures de route au nord de LP puis 3 nuits LP. C'est surtout lorsque nous irons dormir chez l'habitant, en plein mois d'août, sans clim qui me fait peur. Que faire? Mon médecin de famille me conseille du Malarone (le top des antipalludéens selon lui) qui n'a pas d'effets secondaires (soi-disant). Je connais les règles: vêtements longs et clairs, chaussures fermées, deet 25 et 50% mais on se fait quand même piquer. Merci beaucoup pour vos réponses. 🙂
je vais voyager 9 jours en août 2017 au Laos avec ma famille (dont 3 enfants entre 12 et 6 ans) et je ne sais pas si je dois ou non prendre du Malarone. J'ai pris du Lariam en 2002 lors d'un voyage en Thailande et j'ai eu des effets secondaires (halluciantions, diahrrées). Depuis, je suis partie 6 fois en Thailande et je n'ai plus jamais rien pris. Mais, pour le Laos, j'ai peur et surout pour mes enfants. Nous passons 2 nuits à Luang Prabang puis 3 nuits dans un village à 2 heures de route au nord de LP puis 3 nuits LP. C'est surtout lorsque nous irons dormir chez l'habitant, en plein mois d'août, sans clim qui me fait peur. Que faire? Mon médecin de famille me conseille du Malarone (le top des antipalludéens selon lui) qui n'a pas d'effets secondaires (soi-disant). Je connais les règles: vêtements longs et clairs, chaussures fermées, deet 25 et 50% mais on se fait quand même piquer. Merci beaucoup pour vos réponses. 🙂
Retour de 5 mois au Cambodge, Laos et Vietnam English translation pending
Bonjour à tous,
Nous venons de rentrer en France après un périple de 5 mois au Cambodge, au Laos et au Vietnam.
Ce qui nous a le plus surpris et ce que nous avons le plus apprécié au cours de notre périple, c’est l’excellent accueil que nous avons rencontré dans ces trois pays. En ville, à la campagne, dans les villages des minorités, …, partout, nous avons toujours eu l’impression d’être non seulement les bienvenus, mais également que les gens que nous croisions (adultes comme enfants) étaient contents de nous rencontrer. Cet extraordinaire accueil est sans doute responsable en grande partie du fait que nous ayons adoré notre voyage.
Avant de partir nous avions vu sur les forums de nombreux retours de personnes faisant état d’un mauvais accueil au Vietnam. Ces personnes font souvent référence aux nombreuses arnaques dont elles auraient fait l’objet dans ce pays. Pour le Vietnam les retours des voyageurs sont même très contrastés : les gens semblent en revenir soit enchantés, soit déçus, voire très déçus. Autant le dire clairement, nous faisons partie de ceux qui rentrent enchantés. Non seulement l’accueil a toujours été formidable, mais nous n’avons jamais eu le sentiment d’être arnaqués. Pas une fois en cinq mois ! Au contraire tous ceux à qui nous avons fait confiance se sont montrés digne de cette confiance. A une exception près, au Laos, avec un français installé dans le pays et travaillant pour une agence touristique !
Même en y réfléchissant, nous n’arrivons pas à comprendre comment certains voyageurs ont pu avoir une perception aussi négative du Vietnam. Ce pays et ses habitants nous semblent si éloignés de ce que nous avons pu lire parfois ! Cela restera pour nous un grand mystère.
Bien évidemment, tous les achats, toutes les prestations doivent être négociés. Il ne faut jamais rien acheter sans en avoir auparavant demandé et négocié le prix. Sinon attendez-vous à payer un prix plus « touristique ». Mais une fois que l’on est d’accord avec le vendeur, il ne reviendra jamais en arrière. Les prestations convenues sont toujours assurées.
Durant ces cinq mois nous n’avons pas eu une seule fois le sentiment d’être en insécurité. Les trois pays que nous avons visités nous semblent bien plus sûrs que de nombreux pays occidentaux et il y a sans doute beaucoup moins de risque à visiter ces pays qu’une ville comme Paris par exemple ! Ceci n’empêche pas de prendre quelques précautions élémentaires : voyager sans bijoux, ne pas se promener (surtout la nuit) dans les quartiers réputés à risques, ne pas faire confiance aveuglément à n’importe qui, ne pas se promener avec un sac ou un appareil photo à l’épaule le long d’une rue (attention tout de même aux vols à la tire dans les grandes villes), …
Question santé, avant notre départ nous avons pris conseils auprès d’un médecin spécialisé dans la médecine des voyages. Etant donné la durée et le mode de notre voyage, nous avons opté pour les vaccinations contre la rage, l’hépatite A et B, l’encéphalite japonaise et un traitement préventif contre le paludisme (doxycycline). Les conditions de chaque voyage étant différentes, il convient bien évidemment de consulter un médecin avant tout départ. Gardez bien en tête que certaines vaccinations nécessitent des rappels et donc de prévoir ces vaccinations suffisamment à l’avance.
Une fois sur place les deux règles les plus importantes à suivre sont de ne jamais boire l’eau du robinet (non potable) et de ne manger les viandes et poissons que bien cuits et encore chauds (vous comprendrez vite pourquoi quand vous verrez les conditions d’hygiène des magasins et des cuisines). Nous avons très vite abandonné toutes précautions relatives aux glaçons et crudités. Concernant les glaçons, il semble que pratiquement partout, de l’eau purifiée est maintenant employée. Peut-être avons-nous eu de la chance, mais en cinq mois nous n’avons jamais eu une seule « tourista ».
Le plus grand danger qui vous guette reste certainement les accidents liés à la circulation … ainsi que les engins non explosés (mines, …) dans certaines zones reculées. Prudence donc !
Parmi nos meilleurs souvenirs figurent les soirées et les nuits passées chez l’habitant à la campagne. Si le confort n’est pas toujours (pas souvent !) au rendez-vous, que dire de la convivialité, si ce n’est que nous en gardons des souvenirs inoubliables. Nous vous conseillons vivement d’essayer !
Pour aider les futurs voyageurs à mettre au point leur circuit, voici le ressenti de nos principales visites.
Nous avons adoré :
* au Cambodge :
- la ville de Phom Penh (notre porte d’entrée en Asie) et ses nombreux marchés - notre séjour sur l’île de Koh Dach, un petit paradis à quelques kilomètres seulement de Phnom Penh - les villages flottants de Kompong Chhnang et Kompong Luong sur le lac Tonlé Sap où nous avons découvert un autre monde - le superbe trajet en bateau entre Battambang et Siem Reap - les temples du Bayon (pour ses visages énigmatiques et ses bas-reliefs extraordinaires), de Beng Mealea (pour jouer à Indiana Jones), de Ta Phrom (même si nous n’y avons pas rencontré Angelina Jolie), de Banteay Srei (pour la finesse de ses sculptures), de Ta Som (pour son célèbre banian) et de Preah Khan (pour son aspect partiellement ruiné et ses arbres qui se marient à merveilles avec les vieilles pierres) - les villages flottants ou sur pilotis de Kompong Phluk, Kompong Khleang et Me Chrey dans les environs de Siem Reap
* au Laos :
- le marché de Muang Sing (notre marché préféré après celui de Can Cau au Vietnam) - nos balades en vélo et notre trek dans les environs de Muang Sing pour découvrir les villages des minorités - le petit village au bout du monde de Muang Ngoi (pas de voitures, pas de téléphones, pas d’internet … le rêve !)
* au Vietnam :
- Ho Chi Minh ville, l’ancienne Saigon, une ville trépidante et pleine de vie - le musée des Souvenirs de Guerre à Ho Chi Minh ville, le musée le plus émouvant que nous ayons jamais visité - les plages paradisiaques de l’île de Phu Quoc et l’immense marché en plein air de sa capitale - la ferveur religieuse que nous avons rencontrée au Mont Sam (une sorte de Lourdes asiatique) près de Chau Doc et le cochon grillé que nous y avons dégusté avec une famille de fidèles - les tours en bateau sur les canaux des environs de Chau Doc et de Vinh Long (delta du Mékong) - nos balades en vélo et en bateau dans la magnifique baie de Ha Long terrestre malgré le mauvais temps omniprésent - la démesure et la ferveur que nous avons ressenties à la pagode de Bai Din (près de Ninh Binh) - notre trek de quatre jours dans les environs de Mai Chau organisé avec Vietnam Original Travel (http://vietnamoriginal.com/) - Hanoi et tout particulièrement la vieille ville - le marché de Sapa (très touristique mais une occasion en or pour découvrir de nombreuses minorités) - notre trek de trois jours au milieu des rizières en terrasses de Sapa (paysages extraordinaires et beaucoup moins de monde que ce que pensions une fois que nous étions sur les chemins de randonnée) - les paysages de l’extrême nord-est (peut-être bien un des plus beaux endroits du monde) - le marché de Can Cau (une autre planète et notre plus beau marché : à ne manquer sous aucun prétexte) - les environs de Bac Ha (paysages, treks et marchés extraordinaires) - notre circuit de treize jours dans le nord-est organisé avec Vietnam Original Travel (http://vietnamoriginal.com/) - la route directe entre Bac Ha et Hoang Su Phi, mais attention : bon 4x4 et conducteur expérimenté obligatoire - la route de Ha Giang à Dong Van (sans doute la plus belle route de notre séjour en Asie) - les environs de Dong Van et le marché de Dong Van - nos croisières sur la baie de Ha Long et la baie de Bai Tu Long (un grand classique, mais immanquable)
Nous avons aimé :
* au Cambodge :
- le musée du crime génocidaire Tuol Sleng à Phnom Penh et le camp d’extermination de Choeung Ek (des témoignages poignants de la folie meurtrière des Khmers Rouges) - les visites dans la campagne environnant Battambang - le marché psar Leu à Siem Reap (et non le marché pour touristes du centre-ville)
* au Laos :
- les cascades de Tad Kuang Si (à faire le matin pour éviter la foule des baigneurs) - le trek dans la jungle de la zone nationale protégée de Nam Ha près de Luang Namtha - la descente de la rivière Nam Ou en bateau (ne pas oublier de s’arrêter quelques jours à Muang Ngoi) - Luang Prabang et ses dizaines de temples (les plus beaux de notre séjour) - les environs de Vang Vieng (balades en scooter vivement recommandées) - les marchés de Vientiane - le centre d’information de la COPE (ONG qui aide les victimes des munitions non explosées) à Vientiane - le festival rock « Vienstock » à Vientiane avec Didier Wampas (égal à lui-même !)
* au Vietnam :
- les marchés flottants de Can Tho et de Cai Be (delta du Mékong) - la ville de Nha Trang même si, soyons honnêtes, ce n’est sans doute pas une ville à visiter lors d’un cours séjour au Vietnam - la vieille ville de Hoi An (même si elle est ultra touristique) et ses environs (on est très vite à la campagne) - la Montagne des Parfums - le marché de Bac Ha (touristique mais pas autant que certains veulent bien le dire) - les chutes de Ban Gioc même si il n’y avait pas beaucoup d’eau à l’époque de notre visite - notre séjour dans les environs du lac Ba Be
Nous avons été déçus par :
* au Cambodge :
- le temple d’Angkor Vat (trop vaste, trop restauré, trop propre, trop bondé)
* au Laos :
- les grottes de Pak Ou que nous n’avons pas trouvées aussi intéressantes que ce qui se dit - la grotte de Kong Lor qui possède un potentiel extraordinaire mais est très mal mise en valeur - Vientiane, la capitale du Laos, que nous n’avons pas trouvé assez « asiatique » à notre goût
* au Vietnam :
- Cholon, le quartier chinois de Ho Chi Minh ville, qui a perdu beaucoup de son authenticité - le marché flottant de Phong Dien près de Can Tho (minuscule et presque plus de touristes que de vietnamiens) - le temple caodaïste de Tay Ninh où la visite est trop « organisée » pour pouvoir être réellement intéressante - les tunnels de Cu Chi où à part un tronçon de quelques dizaines de mètres de longueur, il n’y a pas grand-chose à voir - Da Nang et les Montagnes de Marbre (rien d’extraordinaire) - les ruines Cham de My Son (à part le premier site, il ne reste vraiment pas grand-chose) - la ville de Hué et ses environs : le charme n’a pas vraiment agi sur nous ! - le musée d’ethnographie de Hanoi (bien pâle après tout ce que nous avons vu en parcourant le pays) - le marché de Coc Ly dans les environs de Bac Ha (minuscule et trop touristique) - les environs de Ha Giang où nous n’avons pas trouvé les paysages aussi extraordinaires que ce que nous attendions - la ville de Bao Lac (ennui assuré) et ses environs (le village Lolo Noir que nous avons visité n’est pas, et de loin, le village le plus intéressant que nous ayons vus dans cette région)
Nous n’avons pas aimé (pas grand-chose !) :
* au Cambodge :
- rien
* au Laos :
- l’aumône des moines à Luang Prabang (cet incontournable du Laos est devenu, à cause de l’omniprésence de touristes irrespectueux, un bien triste spectacle) - les chutes de Tad Sae près de Luang Prabang (très touristiques et sans intérêt pendant la période sèche) - la route entre Luang Prabang et Luang Namtha (9h30 éprouvantes de bus) - la petite ville de Muang Khua, sur la rivière Nam Ou, où nous nous sommes ennuyés à mourir un jour de pluie et de brouillard
* au Vietnam :
- le tour organisé d’une journée à la pagode de Tay Phuong et au village de Duong Lam dans les environs de Hanoi (sans intérêt)
Nous avons tout particulièrement apprécié ces hôtels (nous vous les recommandons donc sans aucune retenue) :
* au Cambodge :
- sur l’île de Koh Dach, la Villa Koh Dach (http://villakohdach.free.fr/)
* au Laos :
- à Luang Prabang, la Villa Chitdara 2 guesthouse (http://www.villachitdara2.com/) - à Vientiane, la Dorkket Garden guesthouse (http://dorkketgarden.com/)
* au Vietnam :
- à Ho Chi Minh ville, le Giang Son hôtel (http://www.guesthouse.com.vn/) - à Can Tho, le Kim Lan hotel (http://www.kimlancantho.vn/) - à Hanoi, le Rising Dragon Legend hôtel (http://risingdragonhotel.com/legend-hotel/) - à Bac Ha, le Ngan Bac Ha hôtel (http://nganngabachahotel.com/)
Ces sept adresses se sont révélées être pour nous bien plus que des hôtels. Nous y avons trouvé conseils, attention, amitié, … presque une seconde famille.
Pour ceux que cela intéresse, vous trouverez beaucoup d'autres informations sur notre blog : http://surlarouteasiatique.blogspot.fr/
N'hésitez pas à nous poser des questions.
Jean Michel.
Nous venons de rentrer en France après un périple de 5 mois au Cambodge, au Laos et au Vietnam.
Ce qui nous a le plus surpris et ce que nous avons le plus apprécié au cours de notre périple, c’est l’excellent accueil que nous avons rencontré dans ces trois pays. En ville, à la campagne, dans les villages des minorités, …, partout, nous avons toujours eu l’impression d’être non seulement les bienvenus, mais également que les gens que nous croisions (adultes comme enfants) étaient contents de nous rencontrer. Cet extraordinaire accueil est sans doute responsable en grande partie du fait que nous ayons adoré notre voyage.
Avant de partir nous avions vu sur les forums de nombreux retours de personnes faisant état d’un mauvais accueil au Vietnam. Ces personnes font souvent référence aux nombreuses arnaques dont elles auraient fait l’objet dans ce pays. Pour le Vietnam les retours des voyageurs sont même très contrastés : les gens semblent en revenir soit enchantés, soit déçus, voire très déçus. Autant le dire clairement, nous faisons partie de ceux qui rentrent enchantés. Non seulement l’accueil a toujours été formidable, mais nous n’avons jamais eu le sentiment d’être arnaqués. Pas une fois en cinq mois ! Au contraire tous ceux à qui nous avons fait confiance se sont montrés digne de cette confiance. A une exception près, au Laos, avec un français installé dans le pays et travaillant pour une agence touristique !
Même en y réfléchissant, nous n’arrivons pas à comprendre comment certains voyageurs ont pu avoir une perception aussi négative du Vietnam. Ce pays et ses habitants nous semblent si éloignés de ce que nous avons pu lire parfois ! Cela restera pour nous un grand mystère.
Bien évidemment, tous les achats, toutes les prestations doivent être négociés. Il ne faut jamais rien acheter sans en avoir auparavant demandé et négocié le prix. Sinon attendez-vous à payer un prix plus « touristique ». Mais une fois que l’on est d’accord avec le vendeur, il ne reviendra jamais en arrière. Les prestations convenues sont toujours assurées.
Durant ces cinq mois nous n’avons pas eu une seule fois le sentiment d’être en insécurité. Les trois pays que nous avons visités nous semblent bien plus sûrs que de nombreux pays occidentaux et il y a sans doute beaucoup moins de risque à visiter ces pays qu’une ville comme Paris par exemple ! Ceci n’empêche pas de prendre quelques précautions élémentaires : voyager sans bijoux, ne pas se promener (surtout la nuit) dans les quartiers réputés à risques, ne pas faire confiance aveuglément à n’importe qui, ne pas se promener avec un sac ou un appareil photo à l’épaule le long d’une rue (attention tout de même aux vols à la tire dans les grandes villes), …
Question santé, avant notre départ nous avons pris conseils auprès d’un médecin spécialisé dans la médecine des voyages. Etant donné la durée et le mode de notre voyage, nous avons opté pour les vaccinations contre la rage, l’hépatite A et B, l’encéphalite japonaise et un traitement préventif contre le paludisme (doxycycline). Les conditions de chaque voyage étant différentes, il convient bien évidemment de consulter un médecin avant tout départ. Gardez bien en tête que certaines vaccinations nécessitent des rappels et donc de prévoir ces vaccinations suffisamment à l’avance.
Une fois sur place les deux règles les plus importantes à suivre sont de ne jamais boire l’eau du robinet (non potable) et de ne manger les viandes et poissons que bien cuits et encore chauds (vous comprendrez vite pourquoi quand vous verrez les conditions d’hygiène des magasins et des cuisines). Nous avons très vite abandonné toutes précautions relatives aux glaçons et crudités. Concernant les glaçons, il semble que pratiquement partout, de l’eau purifiée est maintenant employée. Peut-être avons-nous eu de la chance, mais en cinq mois nous n’avons jamais eu une seule « tourista ».
Le plus grand danger qui vous guette reste certainement les accidents liés à la circulation … ainsi que les engins non explosés (mines, …) dans certaines zones reculées. Prudence donc !
Parmi nos meilleurs souvenirs figurent les soirées et les nuits passées chez l’habitant à la campagne. Si le confort n’est pas toujours (pas souvent !) au rendez-vous, que dire de la convivialité, si ce n’est que nous en gardons des souvenirs inoubliables. Nous vous conseillons vivement d’essayer !
Pour aider les futurs voyageurs à mettre au point leur circuit, voici le ressenti de nos principales visites.
Nous avons adoré :
* au Cambodge :
- la ville de Phom Penh (notre porte d’entrée en Asie) et ses nombreux marchés - notre séjour sur l’île de Koh Dach, un petit paradis à quelques kilomètres seulement de Phnom Penh - les villages flottants de Kompong Chhnang et Kompong Luong sur le lac Tonlé Sap où nous avons découvert un autre monde - le superbe trajet en bateau entre Battambang et Siem Reap - les temples du Bayon (pour ses visages énigmatiques et ses bas-reliefs extraordinaires), de Beng Mealea (pour jouer à Indiana Jones), de Ta Phrom (même si nous n’y avons pas rencontré Angelina Jolie), de Banteay Srei (pour la finesse de ses sculptures), de Ta Som (pour son célèbre banian) et de Preah Khan (pour son aspect partiellement ruiné et ses arbres qui se marient à merveilles avec les vieilles pierres) - les villages flottants ou sur pilotis de Kompong Phluk, Kompong Khleang et Me Chrey dans les environs de Siem Reap
* au Laos :
- le marché de Muang Sing (notre marché préféré après celui de Can Cau au Vietnam) - nos balades en vélo et notre trek dans les environs de Muang Sing pour découvrir les villages des minorités - le petit village au bout du monde de Muang Ngoi (pas de voitures, pas de téléphones, pas d’internet … le rêve !)
* au Vietnam :
- Ho Chi Minh ville, l’ancienne Saigon, une ville trépidante et pleine de vie - le musée des Souvenirs de Guerre à Ho Chi Minh ville, le musée le plus émouvant que nous ayons jamais visité - les plages paradisiaques de l’île de Phu Quoc et l’immense marché en plein air de sa capitale - la ferveur religieuse que nous avons rencontrée au Mont Sam (une sorte de Lourdes asiatique) près de Chau Doc et le cochon grillé que nous y avons dégusté avec une famille de fidèles - les tours en bateau sur les canaux des environs de Chau Doc et de Vinh Long (delta du Mékong) - nos balades en vélo et en bateau dans la magnifique baie de Ha Long terrestre malgré le mauvais temps omniprésent - la démesure et la ferveur que nous avons ressenties à la pagode de Bai Din (près de Ninh Binh) - notre trek de quatre jours dans les environs de Mai Chau organisé avec Vietnam Original Travel (http://vietnamoriginal.com/) - Hanoi et tout particulièrement la vieille ville - le marché de Sapa (très touristique mais une occasion en or pour découvrir de nombreuses minorités) - notre trek de trois jours au milieu des rizières en terrasses de Sapa (paysages extraordinaires et beaucoup moins de monde que ce que pensions une fois que nous étions sur les chemins de randonnée) - les paysages de l’extrême nord-est (peut-être bien un des plus beaux endroits du monde) - le marché de Can Cau (une autre planète et notre plus beau marché : à ne manquer sous aucun prétexte) - les environs de Bac Ha (paysages, treks et marchés extraordinaires) - notre circuit de treize jours dans le nord-est organisé avec Vietnam Original Travel (http://vietnamoriginal.com/) - la route directe entre Bac Ha et Hoang Su Phi, mais attention : bon 4x4 et conducteur expérimenté obligatoire - la route de Ha Giang à Dong Van (sans doute la plus belle route de notre séjour en Asie) - les environs de Dong Van et le marché de Dong Van - nos croisières sur la baie de Ha Long et la baie de Bai Tu Long (un grand classique, mais immanquable)
Nous avons aimé :
* au Cambodge :
- le musée du crime génocidaire Tuol Sleng à Phnom Penh et le camp d’extermination de Choeung Ek (des témoignages poignants de la folie meurtrière des Khmers Rouges) - les visites dans la campagne environnant Battambang - le marché psar Leu à Siem Reap (et non le marché pour touristes du centre-ville)
* au Laos :
- les cascades de Tad Kuang Si (à faire le matin pour éviter la foule des baigneurs) - le trek dans la jungle de la zone nationale protégée de Nam Ha près de Luang Namtha - la descente de la rivière Nam Ou en bateau (ne pas oublier de s’arrêter quelques jours à Muang Ngoi) - Luang Prabang et ses dizaines de temples (les plus beaux de notre séjour) - les environs de Vang Vieng (balades en scooter vivement recommandées) - les marchés de Vientiane - le centre d’information de la COPE (ONG qui aide les victimes des munitions non explosées) à Vientiane - le festival rock « Vienstock » à Vientiane avec Didier Wampas (égal à lui-même !)
* au Vietnam :
- les marchés flottants de Can Tho et de Cai Be (delta du Mékong) - la ville de Nha Trang même si, soyons honnêtes, ce n’est sans doute pas une ville à visiter lors d’un cours séjour au Vietnam - la vieille ville de Hoi An (même si elle est ultra touristique) et ses environs (on est très vite à la campagne) - la Montagne des Parfums - le marché de Bac Ha (touristique mais pas autant que certains veulent bien le dire) - les chutes de Ban Gioc même si il n’y avait pas beaucoup d’eau à l’époque de notre visite - notre séjour dans les environs du lac Ba Be
Nous avons été déçus par :
* au Cambodge :
- le temple d’Angkor Vat (trop vaste, trop restauré, trop propre, trop bondé)
* au Laos :
- les grottes de Pak Ou que nous n’avons pas trouvées aussi intéressantes que ce qui se dit - la grotte de Kong Lor qui possède un potentiel extraordinaire mais est très mal mise en valeur - Vientiane, la capitale du Laos, que nous n’avons pas trouvé assez « asiatique » à notre goût
* au Vietnam :
- Cholon, le quartier chinois de Ho Chi Minh ville, qui a perdu beaucoup de son authenticité - le marché flottant de Phong Dien près de Can Tho (minuscule et presque plus de touristes que de vietnamiens) - le temple caodaïste de Tay Ninh où la visite est trop « organisée » pour pouvoir être réellement intéressante - les tunnels de Cu Chi où à part un tronçon de quelques dizaines de mètres de longueur, il n’y a pas grand-chose à voir - Da Nang et les Montagnes de Marbre (rien d’extraordinaire) - les ruines Cham de My Son (à part le premier site, il ne reste vraiment pas grand-chose) - la ville de Hué et ses environs : le charme n’a pas vraiment agi sur nous ! - le musée d’ethnographie de Hanoi (bien pâle après tout ce que nous avons vu en parcourant le pays) - le marché de Coc Ly dans les environs de Bac Ha (minuscule et trop touristique) - les environs de Ha Giang où nous n’avons pas trouvé les paysages aussi extraordinaires que ce que nous attendions - la ville de Bao Lac (ennui assuré) et ses environs (le village Lolo Noir que nous avons visité n’est pas, et de loin, le village le plus intéressant que nous ayons vus dans cette région)
Nous n’avons pas aimé (pas grand-chose !) :
* au Cambodge :
- rien
* au Laos :
- l’aumône des moines à Luang Prabang (cet incontournable du Laos est devenu, à cause de l’omniprésence de touristes irrespectueux, un bien triste spectacle) - les chutes de Tad Sae près de Luang Prabang (très touristiques et sans intérêt pendant la période sèche) - la route entre Luang Prabang et Luang Namtha (9h30 éprouvantes de bus) - la petite ville de Muang Khua, sur la rivière Nam Ou, où nous nous sommes ennuyés à mourir un jour de pluie et de brouillard
* au Vietnam :
- le tour organisé d’une journée à la pagode de Tay Phuong et au village de Duong Lam dans les environs de Hanoi (sans intérêt)
Nous avons tout particulièrement apprécié ces hôtels (nous vous les recommandons donc sans aucune retenue) :
* au Cambodge :
- sur l’île de Koh Dach, la Villa Koh Dach (http://villakohdach.free.fr/)
* au Laos :
- à Luang Prabang, la Villa Chitdara 2 guesthouse (http://www.villachitdara2.com/) - à Vientiane, la Dorkket Garden guesthouse (http://dorkketgarden.com/)
* au Vietnam :
- à Ho Chi Minh ville, le Giang Son hôtel (http://www.guesthouse.com.vn/) - à Can Tho, le Kim Lan hotel (http://www.kimlancantho.vn/) - à Hanoi, le Rising Dragon Legend hôtel (http://risingdragonhotel.com/legend-hotel/) - à Bac Ha, le Ngan Bac Ha hôtel (http://nganngabachahotel.com/)
Ces sept adresses se sont révélées être pour nous bien plus que des hôtels. Nous y avons trouvé conseils, attention, amitié, … presque une seconde famille.
Pour ceux que cela intéresse, vous trouverez beaucoup d'autres informations sur notre blog : http://surlarouteasiatique.blogspot.fr/
N'hésitez pas à nous poser des questions.
Jean Michel.
Sites exceptionnels en Asie du Sud-Est: inédits et peu fréquentés English translation pending
Hello,
Merci d'avance pour votre participation. Je recherche des sites exceptionnels sur le plan géographique, historique, culturel, architecturel...
En clair j'aimerai savoir s'il y a en Asie du sud-est des sites touristiques peu voir jamais fréquentés, qui sont extraordinaires. En attendant vos infos, vos sites, vos photos ! 😛
Pour préciser, je connais bien la Thaïlande, j'ai aussi visité le Laos, le Cambodge, la Malaisie, Singapour, Hong-Kong, Macao. Mais rien ne dit que vous n'allez pas me surprendre.
Bonne soirée
Merci d'avance pour votre participation. Je recherche des sites exceptionnels sur le plan géographique, historique, culturel, architecturel...
En clair j'aimerai savoir s'il y a en Asie du sud-est des sites touristiques peu voir jamais fréquentés, qui sont extraordinaires. En attendant vos infos, vos sites, vos photos ! 😛
Pour préciser, je connais bien la Thaïlande, j'ai aussi visité le Laos, le Cambodge, la Malaisie, Singapour, Hong-Kong, Macao. Mais rien ne dit que vous n'allez pas me surprendre.
Bonne soirée
Itinéraire de dix-huit jours au Cambodge, Laos et Thaïlande English translation pending
Bonjour a tous,
C’est reparti mon Kiki pour de nouvelles vacances pleines de rencontres et de découvertes.
Nous partons a 3 adultes (mon mari, mon BOF et moi) et un ptit panda de 2ans et demi.
Nous aimerions faire le Laos, le Cambodge et repasser par la Thaïlande en fin de séjour pour faire du balnéaire.
Pourriez-vous nous dire si cela vous parrait possible comme itinéraire pour 18 jours. L’avion atterri a BKK.
J1 arrivée a BKK + repos
- J2 direction le Cambodge pour Phnom Penh 2 jours avec les visites suivantes (Palais royal et pagode d’argent, Musée national des beaux arts, Musée du crime génocidaire, Wat Phnom , Promenade sur le Tonlé sap, Le lac bati et Ta Phrom, Marché central et marché russe)
- Direction Siem Reap en avion pour 3 jours avec les visites suivantes (Musée national d’Angkor +Tour en ballon au dessus d’Angkor + 2 jour de temples a Angkor) J’ai peur que le ptit loup ne supporte pas plus de 2 jours de temple.
- C’est partie pour le Laos 2 jours a Vientiane (Wat Sisaket, musée du Wat ho Phrat Keo, Wat That Luang, Wa Ong Teu, Marché de Khua Din
- Au tour de Luang Prabang pour 4 jours (L’aumône des moines, Le Wat Tham Phousi + mont Phou Si, L’ancien palais royal + musée, Wat Xieng Tong, Wat Maï, Wat Xieng Mouane, Excursion vers les grottes de Pak Ou, Cascade de Tad kouang
- Retour sur BKK pour 2 jours
- 3 jours sur Koh Samui a profiter du temps et de la mer
- Puis retour sur BKK avant le départ
Voioa l'idée principale.. si jamais vous avez quelques remarques pour améliorer le voyage je prend bien entendu :p
Tous les trajets se feront en avion afin que le loulou se sente au mieux..
Merci d'avance pour le temps passé a me repondre
Aurélie
C’est reparti mon Kiki pour de nouvelles vacances pleines de rencontres et de découvertes.
Nous partons a 3 adultes (mon mari, mon BOF et moi) et un ptit panda de 2ans et demi.
Nous aimerions faire le Laos, le Cambodge et repasser par la Thaïlande en fin de séjour pour faire du balnéaire.
Pourriez-vous nous dire si cela vous parrait possible comme itinéraire pour 18 jours. L’avion atterri a BKK.
J1 arrivée a BKK + repos
- J2 direction le Cambodge pour Phnom Penh 2 jours avec les visites suivantes (Palais royal et pagode d’argent, Musée national des beaux arts, Musée du crime génocidaire, Wat Phnom , Promenade sur le Tonlé sap, Le lac bati et Ta Phrom, Marché central et marché russe)
- Direction Siem Reap en avion pour 3 jours avec les visites suivantes (Musée national d’Angkor +Tour en ballon au dessus d’Angkor + 2 jour de temples a Angkor) J’ai peur que le ptit loup ne supporte pas plus de 2 jours de temple.
- C’est partie pour le Laos 2 jours a Vientiane (Wat Sisaket, musée du Wat ho Phrat Keo, Wat That Luang, Wa Ong Teu, Marché de Khua Din
- Au tour de Luang Prabang pour 4 jours (L’aumône des moines, Le Wat Tham Phousi + mont Phou Si, L’ancien palais royal + musée, Wat Xieng Tong, Wat Maï, Wat Xieng Mouane, Excursion vers les grottes de Pak Ou, Cascade de Tad kouang
- Retour sur BKK pour 2 jours
- 3 jours sur Koh Samui a profiter du temps et de la mer
- Puis retour sur BKK avant le départ
Voioa l'idée principale.. si jamais vous avez quelques remarques pour améliorer le voyage je prend bien entendu :p
Tous les trajets se feront en avion afin que le loulou se sente au mieux..
Merci d'avance pour le temps passé a me repondre
Aurélie
Circuit sac à dos de trois semaines au Laos et au Cambodge English translation pending
Bonjour à tous,
Mon ami et moi souhaitons partir au mois d'avril faire un circuit sac à dos de 3 semaines au Laos et au Cambodge.
Savez -vous quel serait le meilleur itinéraire en évitant le vol interne (si possible), nous n'avons pas bcp de moyens financiers? Le train peut être une bonne solution mais quelle pourrait être alors la durée du trajet?
Toutes vos expériences et/ou bons plans sont les bienvenus ;-)
Merci!
Mon ami et moi souhaitons partir au mois d'avril faire un circuit sac à dos de 3 semaines au Laos et au Cambodge.
Savez -vous quel serait le meilleur itinéraire en évitant le vol interne (si possible), nous n'avons pas bcp de moyens financiers? Le train peut être une bonne solution mais quelle pourrait être alors la durée du trajet?
Toutes vos expériences et/ou bons plans sont les bienvenus ;-)
Merci!
Retour de six semaines au Vietnam, Cambodge et Laos English translation pending
Re: 6 semaines au vietnam, cambodge et laos
16 septembre 2011 à 18:53

Bonjour à tous, Nous voilà revenus !!!!!!!!!!!!! C'était super, fabuleux, extraordinaire, féérique, etc....................;
Comme je trouve très souvent des renseignements très intéressants sur votre site, à mon tour je voudrais vous faire profiter de l' expérience de notre périple. D'abord pour nous situer et vous signaler nos critères : nous sommes un couple dans la cinquantaine. Nous voyageons à l'aventure avec sac à dos. Nous nous arrêtons plus longtemps lorsque nous avons un coup de coeur. Nos critères pour le choix des hôtels sont les suivants : chambre double avec salle de bain et air co (et si possible wifi) - donc les prix que nous allons vous donner sont pour deux dans ce genre de chambre. Nous aimons être situés près du centre mais au calme donc souvent nous étions dans une ruelle près du centre. Je vous ferai aussi un petit commentaire par rapport à chaque hôtel. Je vous citerai aussi les agences que nous avons utilisées pour certaines excursions.
Voyage du 23 juin au 4 août 2011 23 juin : Bruxelles - moscou - Hanoï 24 juin : arrivée à Hanoï -visite de la ville... hotel Especen (attention, il y en a plusieurs) - 26, ngo huyen str, hanoi. dongnama@yahoo.com.vn - 20 $ la nuit (transfert depuis l'aéroport : 15 $) ruelle au calme en plein centre - correct et pt déj dans la chambre. dans les environs on peut réserver toutes les excursions à des prix très démocratiques 25 juin : visite de la ville - le soir spectacle de marionnettes (10 $) 26 juin : excursion de plusieurs jours organisés par GP TRAVEL. Agence locale à Hanoi, très sérieuse, une responsable parle français. Ils nous ont organisé cela de façon magistrale, en acceptant des changements à plusieurs reprises au fur et à mesure de l'élaboration de notre itinéraire. Ils cherchent à connaître vos centres d'intérêt et ne vous imposent pas un itinéraire déjà établi d'avance. Nous avons aussi eu un guide qui parlait français, par contre le chauffeur ne parlait que vietnamien, mais c'était un véritable as du volant. Il était très très prudent car il savait que leur façon de conduire nous effraient énormément... donc nous vous conseillons cette agence avec un bon rapport qualité/prix. Nous avons commencé par aller à Ninh Binh - promenade en bateau dans la baie d'halong terrestre et avons logé, à notre demande chez Loan, que du positif, c'est une dame charmante, elle parle aussi le français, on y mange divinement bien ( je vous conseille la salade de fleurs de bananes et les crevettes entourées d'une nouille grillée et les bananes flambées et les .... - un vrai délice. Et petit cadeau pour la route ! 27 juin : Ninh Binh - Mai chau - promenade ensuite spectacle de danses folkloriques et nuit chez l'habitant dans une maison sur pilotis. 28 juin : Mai chau - Moc Chau - Son La - arrêts et visite sur la route, puis visite du pénitencier à Son La. hotel Cong Doan (je ne connais pas le prix vu inclus dans le forfait de l'agence mais +/- 15/20 $) 29 juin :Son La - Lai Chau - très long trajet (départ à 08.00 et arrivée à 18.00 (avec bien entendu quelques petites visites ) - difficile pour le chauffeur. Hotel Muong Thanh (prix +/ 15/20$) 30 juin : Lai Chau - Sapa - Nous y sommes restés deux jours pour y faire quelques petits treks. Paysages absolument merveilleux, les rizières en terrasses, les minorités, ... - hotel Fansipan View sapa - 18 $ très très bon restaurant : red daho - 4b thac bac road (24 $ pour un excellent repas pour 2 personnes) 1er juillet : sapa - treks - repas au marché de nuit : fondue vietnamienne - bon (12 $ pour 4 personnes) 2 juillet : sapa - can cau - bac ha : visite du marché de can cau à ne pas rater - puis continuation jusqu'à bac ha - hotel Congfu (15/20$) 3 juillet : bac ha - hanoi - visite du marché de bac ha puis route pour hanoi, arrivée fin d'après midi - adieu au guide et nuit à l'hotel Especen 20 $ 4 juillet : départ pour la baie d'halong pour l'excursion de 2 jours avec nuit sur le bateau. Avec la compagnie " Bhaya", très beau bateau, très bons repas. www.bhayacruises.com (nous n'avions pas choisi ce bateau là, mais celui initialement prévu avait coulé, donc nous avons été surclassé sur celui là, et cela sans regrets. nuit à bord 5 juillet : retour à Hanoi dans l'après midi et transfert directement pour le train de nuit pour Hue. 6 juillet : Hué - visite de la ville et réservation d'une barque privée pour l'excursion sur la rivière des parfums le lendemain (25 $ tout compris, excursion, repas, visites, entrées, motos, ...) nuit à l'hotel hong Thien - hotel avec piscine - 16 $ - très bien 7 juillet : excursion sur la rivière des parfums - même hotel. A hue il faut goûter les spécialités gastronomiques de la ville, c'est très réputé (moi, je n'ai pas tout aimé...) 8 juillet : hué - hoi an - l'hotel de hue nous avait réservé une voiture privée pour ce trajet : 45 $ avec arrêts et visite de tous les points intéressants sur la route. Arrivée à Hoi An vers 15.00. hotel An Hoi -très bien - hotel à 3 minutes à pied du centre et du pont japonais - avec piscsine - 25 $ - visite et réservation excursion à My Son pour le lendemain. 9 juillet : My Son 10 juillet : on a loué une moto et nous avons été aux deux plages près de Hoi An 11 juillet : visites et flâneries 12 juillet : Hoi An - Danang en bus - visite Danang - hotel An Nam - très beau - 25 $ - www.annamdanang.com 13 juillet : Danang - Nha Trang en avion (65 $ par personne chez sinh tourist) - visite et réservation excursion dans les îles pour le lendemain - hotel st paul - 15 $ - pas le plus chouette hotel... 14 juillet : excursion dans les îles. C'est certainement la chose la plus ennuyeuse que nous ayons faite durant nos 6 semaines. Peut être l'agence était-elle mal choisie (via l'hotel) visite d'un aquarium, arrêt en mer pour plonger durant 30 minutes, puis arrêt sur un îlot où il n'y avait rien à faire que se baigner dans un espace de 50 m délimité par des filets ou consommer (souvenirs, boissons, glaces, etc...) Départ le soir en avion pour HCM et arrivée à l'hotel vers 23.30 - hotel orient - 274 de tham, pham ngu lao ward - district 1 - orient-hotel@hcm.vnn.vn - très bien situé en plein dans le centre, mais sans problème de bruit - 25 $. 15 juillet - visite et réservation de 3 excursions pour cu chi et le delta du mékong 3 jours + speed boat pour Pnom Penh (café kim tourist) 145 $ pour tout pour nous deux 16 juillet : les tunnels de cu chi et le temple cao dai 17 juillet : visite de cholon 18 juillet : départ pour le delta du mékong : nuit à Can Tho à l'hotel Huy Hoang (hotel très basic réservé par kim café) 19 juillet : continuation de la visite du delta et nuit à chau doc ( hotel aussi très basic, j'ai oublié le nom) 20 juillet : fin de la visite et départ sur le mékong pour rejoindre pnom penh - 6 h de trajet car niveau d'eau trop bas - à pnom penh visite et hotel lucky star - general@luckystar-hotel.com - 15 $ nous avions prévu de rejoindre siem reap en bateau mais ils ont annulé les départs à cause de ce niveau d'eau nous avons donc réservé ce trajet en avion. Difficile à trouver mais finalement nous avons déniché une super agence : intra co - 2-3 Str 118 pnom penh - account@intracambodia.com - ils sont 1/3 moins cher que d'autres agences, ils sont sérieux, efficaces et très professionnels. prix des vols : 462 $ pour 2 vols pour 2 personnes (pnom penh - siem reap et siem reap - vientiane) 21 juillet : arrivée très tôt le matin à sieam reap. Nous avions trouvé sur internet un hotel qui nous paraissait très intéressant avec un forfait très chouette : chambre avec petit déjeuner, 3 bouteilles d'eau dans la chambre, fruits dans la chambre, serviette glacée et verre d'eau fraîche à chacun de nos retours à l'hotel, tuc tuc et chauffeur à notre disposition du lever au coucher du soleil + 1 h de massage offert à chacun. prix 139 $ pour 4 nuits 5 jours. Ils offrent aussi les transferts aller retour vers l'aéroport. Nom de l'hotel : hotel 89. Il ne faut pas rater ça. Ils parlent anglais, un peu de français et un peu d'espagnol. Le directeur vient en personne vous recevoir. Tous les jours, on vient frapper à votre porte le soir pour savoir si vous avez besoin de quelque chose, on vous offre deux bonbons et une petite histoire à lire. Que du beau. info@hotel89cambodia.com. En plus, notre jeune chauffeur de tuk tuk : Loi était d'une gentillesse incroyable. ce jour là, nous avons visité le village vietnamien flottant ; attention mafia à l'entrée, nous nous sommes fait "voler" de 20 $ par les gardes, qui nous ont conduit au guichet et qui ont augmenté le tarif... et rien à faire.... de toute façon, ça ne vaut pas le coup, rien de bien intéressant à voir et puis à bord du bateau, un jeune y a sauté juste avant le départ et durant deux heures, nous l'avons entendu dire qu'il voulait de l'argent pour pouvoir étudier et que ces études lui coutaient 20 $ par mois etc.... lorsque à la fin, nous lui avons donné 5 $, il n'était même pas content... L'après midi, nous sommes allés voir le village "cambodian cultural village", entrée assez chère : 12 $ par personne si je me souviens bien Près de l'hotel, au coin de la rue, il y a le "jasmine restaurant". On y mange bien, une cuisine simple, bonne et variée pour deux fois rien, deux plats, une bière, une eau pour moins de 5 $. 22 juillet : visite d'angkhor ( ticket d'entrée pour 3 jours de visite : 40 $ par personne) 23 juillet : visite d'angkhor 24 juillet : visite d'angkhor - le soir nous avons été voir le repas spectacle (réservé par l'hotel) pas mal le spectacle et grand buffet. (+/- 10 $) 25 juillet : Loi nous ramène à l'aéroport. vol pour Vientiane - hotel : win hotel - hotel correct sans plus 23 $ - visite de la ville 26 juillet : fin de la visite puis mini bus pour vang vieng (13 $ pour 2 personnes) - hotel ban sabai - 30 $ (notre hotel le plus cher du voyage). hotel bien situé, correct, 27 juillet : promenade et visite 28 juillet : en mini bus direction phonsavan (28 $ pour 2) - hotel anoulak khen lao hotel - bel hotel mais il n'y a qu'une personne qui parle un peu anglais, celui ci n'étant pas là, ils ne comprennent rien du tout. 21 $ - près de l'hotel il y a un bon resto : crater, la cuisine est bonne et variée juste à côté de l'hotel il y a une petite agence de voyage, nous y avons réservé l'excursion à la plaine de jarres et le transfert à luang prabang (50 + 28 $ pour 2) 29 juillet : départ pour la plaine des jarres, retour le soir même hotel !!! ce soir là, nous nous sommes rendu compte qu'un de nos sacs de voyage avait été fouillé et notre téléphone portable avait disparu, nous n'avons pas pu le perdre, il était dans une pochette dans un sac, et on ne le sortait que pour le charger ou pour lire un message. Il a été volé dans un des deux derniers hotels (ban sabai ou anoulak , dommage mais je préfère le signaler !!! 30 juillet : départ en mini bus pour luang prabang à 08.30 et arrivée à 16.30... très long. hotel golden lotus - 18 $ - bien, pas mal situé mais marché matinal devant l'hotel donc du bruit à partir de 5 h du matin. pas de petit déjeuner 31 juillet : visite 1 aoüt : excursion à pak ou et les chutes de kuang si 2 aout : visite et le soir vol pour Hanoi - hotel à côté de l'aéroport : vinhgia - hotel sombre mais facile vu qu'il n'est qu'à 2 km de l'aéroport - 25 $ 3 août : départ 4 août : arrivée à bruxelles
Nous avons fait un voyage magnifique, nous gardons un excellent souvenir de tous ces bons moments, de toutes ces belles rencontres. Que de souvenirs, nous en avons encore pleins les yeux et le coeur. Un grand merci à ceux qui nous avaient aidé à préparer ce circuit. Je suis à votre disposition si vous avez besoin de plus d'info concernant le circuit que nous avons fait. Jasmine
Documentaire sur l'écotourisme au Laos sur Arte le 21 juillet English translation pending
😏 Ne manquez pas un documentaire sur l'ecotourisme au Laos. diffusion sur ARTE le 21 juillet a 20h15. duree: 45mn la serie s'intitule : les nouveaux paradis. elle couvre 10 pays debute le 14 juillet du lundi au vendredi.
voir le site de la chaine: http://www.arte.tv/fr/programmes/242, date=21/07/2008.html
rubriques: la reserve naturelle de Gibbon experience: des cabanes dans les arbres reliees par des tyroliennes a Bokeo d'ou on peut voir et entendre des gibbons.magnifique projet d'un Francais base au Laos. voir son site web: www.gibbonx.org
un trek a dos d'elephant a Hongsa en association avec Elefantasia (une ONG), un trek a pied, la descente du Mekong et de la Nam Ou. un ecolodge a Pak Beng, la grotte de Konglo, la meditation en foret, la ville de Luang Prabang et ses derives (non-respect des touristes lors de la quete matinale des bonzes).
si vous desirez + d'infos
voici mon e.mail: gerbaultd@yahoo.fr
j'ai travaille sur ce tournage.
M6, 20 mai 2012 à 22:45, l'étonnant destin des transsexuels thaïlandais English translation pending
Des fois que tout n'est pas été dit
🙂
La Thaïlande compte 63 millions d'habitants dont 180 000 transsexuels, vingt fois plus qu'en France. Là-bas, on les appelle des « Katoeys », et la plupart semblent bien intégrées dans la société. Certaines sont top model, femmes d'affaires célèbres ou maire de leur village. Comment vivent-elles ? Comment sont-elles acceptées ?
Si les Katoeys ont aujourd'hui toute leur place dans la société thaïlandaise, c'est grâce à la religion bouddhiste, qui considère la transsexualité comme un destin. Un collège du pays a même décidé de construire des structures adaptées aux jeunes Katoeys de l'établissement, de plus en plus nombreux. Mais la tolérance se transforme parfois en phénomène de mode inquiétant : certains adolescents, âgés, d'à peine 13 ans, prennent des traitements hormonaux pour ralentir leur puberté.
L'ultime étape, celle de l'opération qui permet de changer de sexe, peut facilement être envisagée à partir de 18 ans. À Bangkok, le business du changement de sexe est une industrie qui attire des transsexuels du monde entier. Les cliniques chirurgicales s'ouvrent partout, sans réel contrôle et dans des conditions d'hygiène parfois douteuses.
Loin des clichés habituels sur les « ladyboys » des quartiers chauds, découverte de l'univers surprenant de ce « troisième sexe » thaïlandais.
Un document de Stéphane Rodriguez, production Sable rouge
L'émission de Enquête exclusive http://www.m6.fr/emission-enquete_exclusive/20-05-2012-des_quartiers_chauds_aux_quartiers_chics_l_etonnant_destin_des_transsexuels_thailandais-2147496440.html#ixzz1tlrNfkYP
🙂
La Thaïlande compte 63 millions d'habitants dont 180 000 transsexuels, vingt fois plus qu'en France. Là-bas, on les appelle des « Katoeys », et la plupart semblent bien intégrées dans la société. Certaines sont top model, femmes d'affaires célèbres ou maire de leur village. Comment vivent-elles ? Comment sont-elles acceptées ?
Si les Katoeys ont aujourd'hui toute leur place dans la société thaïlandaise, c'est grâce à la religion bouddhiste, qui considère la transsexualité comme un destin. Un collège du pays a même décidé de construire des structures adaptées aux jeunes Katoeys de l'établissement, de plus en plus nombreux. Mais la tolérance se transforme parfois en phénomène de mode inquiétant : certains adolescents, âgés, d'à peine 13 ans, prennent des traitements hormonaux pour ralentir leur puberté.
L'ultime étape, celle de l'opération qui permet de changer de sexe, peut facilement être envisagée à partir de 18 ans. À Bangkok, le business du changement de sexe est une industrie qui attire des transsexuels du monde entier. Les cliniques chirurgicales s'ouvrent partout, sans réel contrôle et dans des conditions d'hygiène parfois douteuses.
Loin des clichés habituels sur les « ladyboys » des quartiers chauds, découverte de l'univers surprenant de ce « troisième sexe » thaïlandais.
Un document de Stéphane Rodriguez, production Sable rouge
L'émission de Enquête exclusive http://www.m6.fr/emission-enquete_exclusive/20-05-2012-des_quartiers_chauds_aux_quartiers_chics_l_etonnant_destin_des_transsexuels_thailandais-2147496440.html#ixzz1tlrNfkYP
Guest houses au Laos? English translation pending
Ventiane, vang viang, luang prabang et plus au nord. y'a t'il des GH où vous êtes allés qui sont de celles dont on garde un souvenir différent, qui à elles seules ont rajouté quelque chose au voyage .... ?
A vot' bon coeur
A vot' bon coeur
Faire du paddle au Laos? English translation pending
Salut,
Avec toutes les activités nautiques à Vang Vieng, je me demandais si on pouvait aussi y faire du paddle?
Et le cas échéant, quelqu'un en a t'il fait sr le Mékong?
Cordialement
Avec toutes les activités nautiques à Vang Vieng, je me demandais si on pouvait aussi y faire du paddle?
Et le cas échéant, quelqu'un en a t'il fait sr le Mékong?
Cordialement
Passer deux jours sur le plateau des Bolovens? (Laos) English translation pending
Nous partons 4 semaines au Laos et au Cambodge cet été.
Nous allons passer 3 nuits à Vang Vieng, 4 à Luang prabang, 3 dans les 4000 îles, 4 à Siem reap + quelques autres ailleurs.
Voici ma question: est ce que ça vaut vraiment le coup de passer 3 nuits à Paksé dont 1 pour passer 2 jours sur le plateau des Boloven, ou bien
je rajoute une nuit à VV, 2 à LP et on file directement dans les 4000 îles sans s'arrêter à Paksé?
Trajet gare des bus - aéroport de Vientiane English translation pending
Bonjour
J'ai cherché.... et je n'ai pas trouvé 😊.
Je voudrais savoir s'il existe des tuk-tuks, taxis etc... qui font le trajet de la gare des bus Nord (on arrivera de Vang Vieng) jusque l'aéroport. Un (trop) rapide regard m'avait fait penser que c'était possible à pied mais en y regardant de plus près, il semble y avoir une trotte.
Merci d'avance pour vos réponses. Muriel
J'ai cherché.... et je n'ai pas trouvé 😊.
Je voudrais savoir s'il existe des tuk-tuks, taxis etc... qui font le trajet de la gare des bus Nord (on arrivera de Vang Vieng) jusque l'aéroport. Un (trop) rapide regard m'avait fait penser que c'était possible à pied mais en y regardant de plus près, il semble y avoir une trotte.
Merci d'avance pour vos réponses. Muriel
Voyage à moto avec chauffeur au Laos English translation pending
Vang Vien Laos
je pars au Laos en novembre , je voyage seule , j' ai dépassé largement la soixantaine mais j' ai l' habitude .
au Cambodge et en Birmanie pour me rendre vers des lieux excentrés je trouvais toujours un chauffeur avec moto pour me conduire vers ces destinations .
est-ce possible au Laos ? et je pense à Vang Vien ( une partie de la boucle proposée par Lonely Planet ) me tenterai bien et à qui puis-je m' adresser , car j' ai lu sur ce site des recommandations dans ce sens mais avec voiture ...pour la voiture je n' ai pas le budget
et une dernière question est-ce que Vang Vien vaut le détour car avec tout ce que je lis !!
merci d' avance
jacky 92
Itinéraire de quatorze jours au nord du Laos English translation pending
Bonjour,
mon ami et moi partons au laos du 18 novembre au 4 décembre. Nous serons 14j sur place. J'ai planifié mes étapes, déjà réservé mes guesthouses, mais je m'interroge encore sur la faisabilité du programme. Si certains d'entre vous pouvaient m'éclairer, j'en serai ravie.
A notre arrivée : 1/2j à Vientiane J2 route pour Vang Vieng J3 alentours de Vang Vieng en vélo. J4 route pour LP J5 LP: grotte de Pak Ou et environs J6 LP: excursion à dos d'éléphant avec chutes de Kwang Si. Un tour operator a conseillé? J7 route pour Nong Khiaw J8 Nong Khiaw J9 route pour Muang Ngoi J10 Muang Ngoi J11 retour LP J12 LP céremonies des moines, tour à vélo de la ville J13 LP et retour sur Vientiane en avion vers 18h J14 Vientiane J15 retour en France dans l'après-midi
La campagne, les payages de Vang Vieng en valent-ils vraiment le coup sachant que nous irons du côté de Muang Ngoi? Ne vaut-il pas mieux aller directement à LP depuis Vientiane et passer 2j suppléméntaires à visiter les environs de LP?
Merci d'avance à tous. Laetitia
mon ami et moi partons au laos du 18 novembre au 4 décembre. Nous serons 14j sur place. J'ai planifié mes étapes, déjà réservé mes guesthouses, mais je m'interroge encore sur la faisabilité du programme. Si certains d'entre vous pouvaient m'éclairer, j'en serai ravie.
A notre arrivée : 1/2j à Vientiane J2 route pour Vang Vieng J3 alentours de Vang Vieng en vélo. J4 route pour LP J5 LP: grotte de Pak Ou et environs J6 LP: excursion à dos d'éléphant avec chutes de Kwang Si. Un tour operator a conseillé? J7 route pour Nong Khiaw J8 Nong Khiaw J9 route pour Muang Ngoi J10 Muang Ngoi J11 retour LP J12 LP céremonies des moines, tour à vélo de la ville J13 LP et retour sur Vientiane en avion vers 18h J14 Vientiane J15 retour en France dans l'après-midi
La campagne, les payages de Vang Vieng en valent-ils vraiment le coup sachant que nous irons du côté de Muang Ngoi? Ne vaut-il pas mieux aller directement à LP depuis Vientiane et passer 2j suppléméntaires à visiter les environs de LP?
Merci d'avance à tous. Laetitia
Bus Bangkok-Laos? English translation pending
Bonjour a toutes et a tous
je suis entrain de peaufiner mon voyage en janvier, j arrive le 5 à bangkok et j aimerai prendre direct a mon arrivée prendre un bus pour le laos, je pense rester au laos quelques jours j aimerai faire les 4000iles, vang vieng, luang parbang c'est possible en quelques jours je ne connais pas le laos contrairement a la thailande. Ou prendre un bus qui m amene au laos j arrive a BKK le soir vers 20h. En bus quel est le prix? et apres c'est facile de voyager au laos sans probleme comme en thailande? Merci a vous tous pour m'aider dans ce parcours!!!
je suis entrain de peaufiner mon voyage en janvier, j arrive le 5 à bangkok et j aimerai prendre direct a mon arrivée prendre un bus pour le laos, je pense rester au laos quelques jours j aimerai faire les 4000iles, vang vieng, luang parbang c'est possible en quelques jours je ne connais pas le laos contrairement a la thailande. Ou prendre un bus qui m amene au laos j arrive a BKK le soir vers 20h. En bus quel est le prix? et apres c'est facile de voyager au laos sans probleme comme en thailande? Merci a vous tous pour m'aider dans ce parcours!!!
Les emplois pérennes au Laos English translation pending
En VTT, j'ai fait l'aller-retour Vang Vieng-Pathang. La route est vraiment en mauvais etat, j'ai meme eu passage style Paris Roubaix un jour de pluie. Vientiane-Vang-Vieng, des que la route commence a monter, ca secoue meme dans le bus.
Mais les cantonniers Laos sont a l'oeuvre ! Ils remplissent les nids de poule avec de...la terre ! Avec un engin mecanique, ils tassent la terre, et ils passent a un autre trou. Comme les orages eclatent regulierement, bon, ben, a demain les gars, on ne risque pas de perdre notre emploi !
Laos: Nouvel An Hmong le 9 décembre English translation pending
Mardi dernier, devant la banque BCEL de Vang Vieng, il y avait un monde fou. J'ai demande d'ou venaient ces gens. On m'a indique que c'etaient des Hmongs. Ils venaient des villages environnants, retirer leur argent pour preparer le nouvel an Hmong qui commence le 9 decembre.
Moukda m'a dit d'aller faire un tour au village de Pha Tua, ou vont se derouler les festivites. J'y ai rencontre un gars qui m'a decrit le deroulement de cette fete, avec chaque jour un theme precis. Et il y aura la journee ou les garcons et les filles mettront leurs plus beaux atours, s'aligneront face a face, et se lanceront une balle...histoire de faire connaissance, une drague bien gentille ( ca m'est arrive, a Muang Sing, de me retrouver dans une ligne d'hommes et de lancer la balle a une jeune Hmong...aaaa 😊) ( d'autres sur le forum ont evoque et participe a cela)
Moukda est une laotienne de 36 ans, marie a un reporter de la television, et s'occupe de la Moukdavanh guest house, en compagnie de sa mere. Dans un jardin, il y a 8 bungalows tres bien concus, avec tout le confort qu'attend un voyageur. C'est situe juste en face d'un temple, dans une ruelle non goudronnee, et a 500 metres du nomans'land touristique. Et si vous tombez dans une fete ou tous leurs amis et voisinnage sont invites, vous ne manquerez pas de l'etre !
Le prix : 50 000 kips. Si vous restez plusieurs jours, vous pourrez l'avoir a 40 !
Vous louez une moto pour 30 000 kips et vous serez a moins de 10 klm de Pha Tua
Des idées d'itinéraire pour un road trip au Laos en août 2012? English translation pending
"bangkok et le lendemain tu peux prendre un train pour chiang mai au nord puis un bus pour la frontière nord ouest laotienne ou alors tu prends un bus direct pour vientiane la capitale mais alors il faut que ton circuit au laos fasse un "huit" pour aller un peu au nord qd mm et au sud..."
Des idées?
Des sites à ne pas louper ?
Nous partons à trois, si ça vous dit de vous joindre à nous ;) http://voyageforum.com/forum/road_trip_au_laos_en_aout_2012_D4648821/
Bonne journée.
Des idées?
Des sites à ne pas louper ?
Nous partons à trois, si ça vous dit de vous joindre à nous ;) http://voyageforum.com/forum/road_trip_au_laos_en_aout_2012_D4648821/
Bonne journée.
Itinéraire de 3 semaines à moto au Laos English translation pending
bonjour,
nous préparons un itinéraire de trois semaines en moto au laos et j'aurais besoin d'un avis sur sa faisabilité :
Arrivée à midi le 11/01 Vientiane > Vang vieng > Luang prabang > Nong khiaw > Muang hiam > Phonsavan > Lak xao > Thakhek > Pakse > Champasak > Don khong > Savannakhet > Vientiane Départ à 21h30 le 31/01
nous cherchons aussi un loueur de confiance pour la moto sur Vientiane. Auriez vous des adresses à nous recommander ?
Merci d'avance
Marine
nous préparons un itinéraire de trois semaines en moto au laos et j'aurais besoin d'un avis sur sa faisabilité :
Arrivée à midi le 11/01 Vientiane > Vang vieng > Luang prabang > Nong khiaw > Muang hiam > Phonsavan > Lak xao > Thakhek > Pakse > Champasak > Don khong > Savannakhet > Vientiane Départ à 21h30 le 31/01
nous cherchons aussi un loueur de confiance pour la moto sur Vientiane. Auriez vous des adresses à nous recommander ?
Merci d'avance
Marine
Ébauche d'itinéraire de 2 semaines dans le nord du Laos English translation pending
Bonjour!
Je pars en Birmanie et au Laos pour 6 semaines en janvier-février prochain et j'en suis à travailler sur la section de l'itinéraire au Laos. Que pensez-vous de cette ébauche? Avez-vous des suggestions d'endroits à ne pas manquer? Je sais que 2 semaines c'est bien peu pour visiter ce pays, mais je considère que c'est un avant-goût car je prévois y retourner éventuellement pour y passer plus de temps.
J1) Vol de Yangon à Luang Prabang J2) LP J3) LP J4) LP J5) Nong Khiaw J6) Muang Ngoi J7) Muang Ngoi J8) Muang Ngoi J9) Retour Luang Prabang J10) Bus pour Vang Vieng (8h) J11) Vang Vieng J12) Vang Vieng J13) Bus pour Vientiane (4h) J14) Vientiane puis départ pour Montréal à minuit
Sinon une autre option serait de remplace Vang Vieng par Luang Namtha et de prendre un avion pour revenir à Vientiane. Le marché de Muang Sing m'intéresse particulièrement, alors je pourrais couper une journée à Muang Ngoi pour en mettre une de plus à cet endroit.
J1) Vol de Yangon à Luang Prabang J2) LP J3) LP J4) LP J5) Nong Khiaw J6) Muang Ngoi J7) Muang Ngoi J8) Retour Luang Prabang J9) Bus pour Luang Namtha J10) Luang Namtha J11) Luang Namtha J12) Luang Namtha J13) Vol pour Vientiane J14) Vientiane puis départ pour Montréal à minuit
Finalement une troisième option m'intéresse aussi, qui serait d'aller plutôt à Phongsali et de redescendre le Nam Ou en bateau. Ça donnerait :
J1) Vol de Yangon à Luang Prabang J2) LP J3) LP J4) LP J5) Bus pour Phongsali J6) Phongsali J7) Phongsali J8) Bateau pour Muang Ngoi via Muang Khua J9) Muang Ngoi J10) Muang Ngoi J11) Nong Khiaw J12) Retour Luang Prabang J13) Vol pour Vientiane J14) Vientiane puis départ pour Montréal à minuit
Mes intérêts sont la culture et la nature, et je ne recherche pas les endroits où faire la fête. Je pense plutôt faire du trekking et du kayak, et tenter de sortir un peu des sentiers battus. Quelles sont vos recommandations? J'ai aussi lu que Vang Vieng n'était plus aussi dépravée qu'elle a pu l'être par le passé et que l'écotourisme a remplacé les jeunes venus y faire la fête. Est-ce bien vrai?
Merci à l'avance de vos commentaires! :)
Je pars en Birmanie et au Laos pour 6 semaines en janvier-février prochain et j'en suis à travailler sur la section de l'itinéraire au Laos. Que pensez-vous de cette ébauche? Avez-vous des suggestions d'endroits à ne pas manquer? Je sais que 2 semaines c'est bien peu pour visiter ce pays, mais je considère que c'est un avant-goût car je prévois y retourner éventuellement pour y passer plus de temps.
J1) Vol de Yangon à Luang Prabang J2) LP J3) LP J4) LP J5) Nong Khiaw J6) Muang Ngoi J7) Muang Ngoi J8) Muang Ngoi J9) Retour Luang Prabang J10) Bus pour Vang Vieng (8h) J11) Vang Vieng J12) Vang Vieng J13) Bus pour Vientiane (4h) J14) Vientiane puis départ pour Montréal à minuit
Sinon une autre option serait de remplace Vang Vieng par Luang Namtha et de prendre un avion pour revenir à Vientiane. Le marché de Muang Sing m'intéresse particulièrement, alors je pourrais couper une journée à Muang Ngoi pour en mettre une de plus à cet endroit.
J1) Vol de Yangon à Luang Prabang J2) LP J3) LP J4) LP J5) Nong Khiaw J6) Muang Ngoi J7) Muang Ngoi J8) Retour Luang Prabang J9) Bus pour Luang Namtha J10) Luang Namtha J11) Luang Namtha J12) Luang Namtha J13) Vol pour Vientiane J14) Vientiane puis départ pour Montréal à minuit
Finalement une troisième option m'intéresse aussi, qui serait d'aller plutôt à Phongsali et de redescendre le Nam Ou en bateau. Ça donnerait :
J1) Vol de Yangon à Luang Prabang J2) LP J3) LP J4) LP J5) Bus pour Phongsali J6) Phongsali J7) Phongsali J8) Bateau pour Muang Ngoi via Muang Khua J9) Muang Ngoi J10) Muang Ngoi J11) Nong Khiaw J12) Retour Luang Prabang J13) Vol pour Vientiane J14) Vientiane puis départ pour Montréal à minuit
Mes intérêts sont la culture et la nature, et je ne recherche pas les endroits où faire la fête. Je pense plutôt faire du trekking et du kayak, et tenter de sortir un peu des sentiers battus. Quelles sont vos recommandations? J'ai aussi lu que Vang Vieng n'était plus aussi dépravée qu'elle a pu l'être par le passé et que l'écotourisme a remplacé les jeunes venus y faire la fête. Est-ce bien vrai?
Merci à l'avance de vos commentaires! :)
Itinéraire Laos-Cambodge-Thaïlande English translation pending
Bonsoir à tous et merci d'avance à ceux qui reussiront à me conseiller !
Je pars en voyage avec mon copain du 29 Décembre au 18 Février (2015-2016) d'une durée de 51 jours en Asie précisémment au Laos au Cambodge et en Thailande mais voilà... je ne sais pas quel itinéraire faire exactement en sachant que je veux absolument terminer par la Thailande.
Pour vous aiguiller un peu plus j'aimerais maximiser l'utilisation de l'avion pour un gain de temps considerable. Voici les endroits que j'aimerais absolument visiter et le temps approximatif ou je voudrais y rester:
Laos (14 jours) : Vientiane, Vang Vieng , Luan Prabang (mais dans quel ordre?) (Utilisation du bus pour traverser ces trois villes)
Cambodge: (6 jours) Angkor Wat (Siem Reap) Phnom Phenh
Thailande : Bangkok 6 jours au total à repartir (ex: Aller Paris-Bangkok (3 jours pour se reposer) Retour (Phuket-Bangkok (3 jours shopping repos) puis bangkok-paris.
Phuket (20 jours) dont Koh Phi Phi et Koh Samui
Avec votre experience j'aimerais donc que vous me donniez le meilleur itineraire et quel transport utiliser et préciser les aéroports. Merci d'avance pour votre temps consacré à vos réponses. Je précise que je refais ce topic car dans les autres il n'est pas question d'utiliser les transports aériens uniquement alors que moi si..
Merci à vous
Je pars en voyage avec mon copain du 29 Décembre au 18 Février (2015-2016) d'une durée de 51 jours en Asie précisémment au Laos au Cambodge et en Thailande mais voilà... je ne sais pas quel itinéraire faire exactement en sachant que je veux absolument terminer par la Thailande.
Pour vous aiguiller un peu plus j'aimerais maximiser l'utilisation de l'avion pour un gain de temps considerable. Voici les endroits que j'aimerais absolument visiter et le temps approximatif ou je voudrais y rester:
Laos (14 jours) : Vientiane, Vang Vieng , Luan Prabang (mais dans quel ordre?) (Utilisation du bus pour traverser ces trois villes)
Cambodge: (6 jours) Angkor Wat (Siem Reap) Phnom Phenh
Thailande : Bangkok 6 jours au total à repartir (ex: Aller Paris-Bangkok (3 jours pour se reposer) Retour (Phuket-Bangkok (3 jours shopping repos) puis bangkok-paris.
Phuket (20 jours) dont Koh Phi Phi et Koh Samui
Avec votre experience j'aimerais donc que vous me donniez le meilleur itineraire et quel transport utiliser et préciser les aéroports. Merci d'avance pour votre temps consacré à vos réponses. Je précise que je refais ce topic car dans les autres il n'est pas question d'utiliser les transports aériens uniquement alors que moi si..
Merci à vous
Avis sur itinéraire Laos 1 mois English translation pending
Bonjour à tous,
Nous nous envolons bientôt pour le Laos arrivée et départ à Vientiane. Nous avons esquissé un itinéraire grossier mais nous souhaiterions avoir votre avis dessus. 1 Arrivé Vientiane 2 Vientiane 3 vang vieng 4 vang vieng 5 Luang prabang 6 Luang prabang 7 Luang prabang 8 Lam Nam tha / Muang sing 9 Muang sing Trek 10 Muang sing Trek 11 Muang sing Trek 12 oudom xai / muang khoua 13 muang khoua Trek 14 muang khoua Trek 15 Nong Khiaw 16 Muang Ngoi 17 Retour Luang Prabang départ vers le sud 18 Thaket 19 Thaket départ pour pakse 20 Pakse 21 Plateau des bolovens Tad lo 22 Champassak 23 Wat Phou 24 Iles 25 Iles 26 Iles 27 Vientiane 28 Vientiane départ 8 h Dans l'attente de vous lire !
Guillaume
Nous nous envolons bientôt pour le Laos arrivée et départ à Vientiane. Nous avons esquissé un itinéraire grossier mais nous souhaiterions avoir votre avis dessus. 1 Arrivé Vientiane 2 Vientiane 3 vang vieng 4 vang vieng 5 Luang prabang 6 Luang prabang 7 Luang prabang 8 Lam Nam tha / Muang sing 9 Muang sing Trek 10 Muang sing Trek 11 Muang sing Trek 12 oudom xai / muang khoua 13 muang khoua Trek 14 muang khoua Trek 15 Nong Khiaw 16 Muang Ngoi 17 Retour Luang Prabang départ vers le sud 18 Thaket 19 Thaket départ pour pakse 20 Pakse 21 Plateau des bolovens Tad lo 22 Champassak 23 Wat Phou 24 Iles 25 Iles 26 Iles 27 Vientiane 28 Vientiane départ 8 h Dans l'attente de vous lire !
Guillaume
Conseils sur itinéraire d'environ vingt-trois jours au Laos? English translation pending
bonjour,
je suis sur de vouloir aller à vientiane2j, vang vieng3j, luang prabong4j, paské2-3j (boloven) et 4000 iles 4j.
après ca je suis pleine d'hésitations. faire des villes au nord si oui lequel??? ou encore Phonsavan ou savankhet
merci de me donner votre avis et conseils d'intinéraire