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AirAsia: enregistrement? English translation pending
Salut à tous
Petite question bête avec air asia (entre autre) quand on prend le checkin via web (le checkin comptoir est payant) On dépose ou et comment ces bagages? quelqu'un peut il m'aider?
Merci d'avance
Petite question bête avec air asia (entre autre) quand on prend le checkin via web (le checkin comptoir est payant) On dépose ou et comment ces bagages? quelqu'un peut il m'aider?
Merci d'avance
Voyage dans le sud de la France, parcours entre Nice et Bordeaux English translation pending
Bonjour
J'aurais de l'aide des internautes car je dois construire un parcours entre Nice et Bordeaux et ses vignobles sur une durée de 8 jours , est ce faisable? sachant que je dois inclure le Lubéron.
Nous resterons pour commencer à Nice 2 jours.
Merci de vos conseils
Circuit Bernini en Italie: vos avis? English translation pending
Est-ce que quelqu'un peut me donner des commentaires (positifs ou négatifs) sur le Circuit Bernini de Vacances Transat. Nous prévoyons y aller en septembre mais nous aimerions avoir des infos
Merci
Infos sur Chicoutimi English translation pending
Bonjour à vous !
Nous sommes 4 étudiants qui vont venir faire une année d'étude à l'uqac à la rentrée prochaine. Nous aimerions avoir des renseignements concernant la vie sur place et les activités. Nous venons du Sud de la France. Alors nous nous posions des questions sur plusieurs thème.
Météo : Le froid est-il dur à vivre pour nous sudiste ? On avait donc l'intention d'acheter nos vêtements là bas, pouvez-vous nous donner une ordre de prix (manteau, chaussures...) ? Nous indiquer le nom de boutique pour trouver leur site internet et regarder nous même.
Activités : Quels sont les lieux/activités à faire été comme hiver ? Le prix d'une activité ski et randonnée (raquette l'hiver et été basket) est-il abordable ? Quelles sont les stations proches de chicoutimi qui sont sympa ? ou même un peu plus loin avec des week-ends ?
Sorties Il est venu à nos oreilles une information capitale : le ratio 10/1 est-il tjrs d'actualité ? La ville bouge pour les jeunes ? On est sudiste... Concert, ciné, spectacle...? Divers La location de voiture : quel est le prix (assurances, essence etc) ? Si nous logeons dans un appartement avec les charges non-comprises, quel est le prix des charges ?
Merci de vos réponses !
Nous sommes 4 étudiants qui vont venir faire une année d'étude à l'uqac à la rentrée prochaine. Nous aimerions avoir des renseignements concernant la vie sur place et les activités. Nous venons du Sud de la France. Alors nous nous posions des questions sur plusieurs thème.
Météo : Le froid est-il dur à vivre pour nous sudiste ? On avait donc l'intention d'acheter nos vêtements là bas, pouvez-vous nous donner une ordre de prix (manteau, chaussures...) ? Nous indiquer le nom de boutique pour trouver leur site internet et regarder nous même.
Activités : Quels sont les lieux/activités à faire été comme hiver ? Le prix d'une activité ski et randonnée (raquette l'hiver et été basket) est-il abordable ? Quelles sont les stations proches de chicoutimi qui sont sympa ? ou même un peu plus loin avec des week-ends ?
Sorties Il est venu à nos oreilles une information capitale : le ratio 10/1 est-il tjrs d'actualité ? La ville bouge pour les jeunes ? On est sudiste... Concert, ciné, spectacle...? Divers La location de voiture : quel est le prix (assurances, essence etc) ? Si nous logeons dans un appartement avec les charges non-comprises, quel est le prix des charges ?
Merci de vos réponses !
Votre avis sur notre itinéraire en Norvège en mai 2013 English translation pending
Salut amis VForumistes !
Nous prévoyons avec ma femme 2 semaines (+ ou -... non, pas - en fait...) en Norvège. Nous décollerons de Copenhague le 17 ou 18 Mai et le retour se fera vers Amsterdam (on habite aux Pays-Bas) vers le 1er Juin.
Nous ne connaissons pas du tout ce pays, mais ça a l'air magnifique. Avec un budget serré (environ 2000 euros tout compris), nous recherchons surtout le contact avec la nature, dans un mix entre paysages grandioses (mais forcément chargés de touristes) et moments de solitude, en rando, en kayak ou autres...
D'après mes premières recherches, voici une première ébauche d'itinéraire. Vos avis sont les bienvenus !
- Aller en avion Copenhague-Bergen (+ loc voiture ?)1 jour - Tour dans les fjords (+train/bus/bateau ?) retour voiture Trondheim7 jours - Train Trondheim - Bodo1 jour - Lofoten et soleil de minuit3 jours - Retour en avionBodo-Oslo-Amsterdam1 jour
Pour limiter la l'usage (et le coût) de la voiture, il semblerait que l'on puisse faire une partie des fjords en prenant bus/trains/bateaux... Ce serait vraiment chouette de varier les modes de transport, mais j'ai une interrogation : doit-on alors forcément revenir à Bergen pour louer une voiture ou peut-on trouver ça dans les petits villages en bord de fjords ? En gros, est-ce que l'on peut louer un véhicule quelque part entre Bergen et Trondheim ?
Sinon, voici des noms griffonnés à la hâte et qui pourraient faire partie de notre tour dans les Fjords : - Lysefjord (preikestolen) - Train Flam-Myrdal (ou vélo ou les deux) - Geiranger - Jotunheimen NP - Voss - Naeroyfjord - Eidfjord/Hardangerfjord
Connaissez-vous des fjords moins courus dans lesquels nous pourrions plus profiter d'un paysage sans paquebots ?!
Niveau budget, on dormirait sous la tente la majeure partie du temps et pour la bouffe, ce sera au moins cher (ma femme n'aimant pas le poisson... pas de regrets !)
Budget estimatif :
Avion aller : 82euros / pers = 164 euros Location voiture 7 jours = 400 euros Essence (1000km) / péages / ferry = 200 euros Train trondheim-bodo = 30 euros / pers = 60 euros Bateau Bodo-Lofoten = 22 euros / pers = 88 euros Avion retour : 195 euros / pers (sauf si escale Tallinn...) = 390 euros
Total transport = 1302 euros
Locations (vélos, canoes) = 100 euros Campings = 150 euros Hotels Lofoten = 150 euros Bouffe = 200 euros Extras (bateau, restau...) = 100 euros
Grand total : 2000 euros
Toutes suggestions sont les bienvenues !
Nous prévoyons avec ma femme 2 semaines (+ ou -... non, pas - en fait...) en Norvège. Nous décollerons de Copenhague le 17 ou 18 Mai et le retour se fera vers Amsterdam (on habite aux Pays-Bas) vers le 1er Juin.
Nous ne connaissons pas du tout ce pays, mais ça a l'air magnifique. Avec un budget serré (environ 2000 euros tout compris), nous recherchons surtout le contact avec la nature, dans un mix entre paysages grandioses (mais forcément chargés de touristes) et moments de solitude, en rando, en kayak ou autres...
D'après mes premières recherches, voici une première ébauche d'itinéraire. Vos avis sont les bienvenus !
- Aller en avion Copenhague-Bergen (+ loc voiture ?)1 jour - Tour dans les fjords (+train/bus/bateau ?) retour voiture Trondheim7 jours - Train Trondheim - Bodo1 jour - Lofoten et soleil de minuit3 jours - Retour en avionBodo-Oslo-Amsterdam1 jour
Pour limiter la l'usage (et le coût) de la voiture, il semblerait que l'on puisse faire une partie des fjords en prenant bus/trains/bateaux... Ce serait vraiment chouette de varier les modes de transport, mais j'ai une interrogation : doit-on alors forcément revenir à Bergen pour louer une voiture ou peut-on trouver ça dans les petits villages en bord de fjords ? En gros, est-ce que l'on peut louer un véhicule quelque part entre Bergen et Trondheim ?
Sinon, voici des noms griffonnés à la hâte et qui pourraient faire partie de notre tour dans les Fjords : - Lysefjord (preikestolen) - Train Flam-Myrdal (ou vélo ou les deux) - Geiranger - Jotunheimen NP - Voss - Naeroyfjord - Eidfjord/Hardangerfjord
Connaissez-vous des fjords moins courus dans lesquels nous pourrions plus profiter d'un paysage sans paquebots ?!
Niveau budget, on dormirait sous la tente la majeure partie du temps et pour la bouffe, ce sera au moins cher (ma femme n'aimant pas le poisson... pas de regrets !)
Budget estimatif :
Avion aller : 82euros / pers = 164 euros Location voiture 7 jours = 400 euros Essence (1000km) / péages / ferry = 200 euros Train trondheim-bodo = 30 euros / pers = 60 euros Bateau Bodo-Lofoten = 22 euros / pers = 88 euros Avion retour : 195 euros / pers (sauf si escale Tallinn...) = 390 euros
Total transport = 1302 euros
Locations (vélos, canoes) = 100 euros Campings = 150 euros Hotels Lofoten = 150 euros Bouffe = 200 euros Extras (bateau, restau...) = 100 euros
Grand total : 2000 euros
Toutes suggestions sont les bienvenues !
Lisbonne ou Barcelone pour sept jours? (visite à pied ou en train) English translation pending
Bonjour,
J'ai envie de partir d'ici quelques jours et j'ai le choix entre Lisbonne et Barcelone. Je ne connais ni l'une ni l'autre. J'aime les villes portuaires et pouvant rester une semaine je ne veux pas m'ennuyer et pouvoir bouger facilement (à pied ou en train) dans les alentours de ces 2 villes.
J'attends vos conseils!
Bonne journée
J'ai envie de partir d'ici quelques jours et j'ai le choix entre Lisbonne et Barcelone. Je ne connais ni l'une ni l'autre. J'aime les villes portuaires et pouvant rester une semaine je ne veux pas m'ennuyer et pouvoir bouger facilement (à pied ou en train) dans les alentours de ces 2 villes.
J'attends vos conseils!
Bonne journée
Tour des Balkans en 4x4, quel pays choisir? English translation pending
Bonjour a tous
Je voudrais faire cet été un tour des balkan en 4x4 en un mois voir 5,6 semaines. est ce que c'est possible de voir ces 10 pays: Slovenie, Croatie, Bosnie, Serbia, Montenegro, Albanie, Macedonie, Bulgarie, Roemenie et Hongrie. si non quels pays enlever? Qui a visiter ces pays et qui pourait me dire quel pays en vaut la peine?
Merci d'avance Rayan
Je voudrais faire cet été un tour des balkan en 4x4 en un mois voir 5,6 semaines. est ce que c'est possible de voir ces 10 pays: Slovenie, Croatie, Bosnie, Serbia, Montenegro, Albanie, Macedonie, Bulgarie, Roemenie et Hongrie. si non quels pays enlever? Qui a visiter ces pays et qui pourait me dire quel pays en vaut la peine?
Merci d'avance Rayan
AirAsia: nombre et poids de bagage par personne? English translation pending
Bonjour, je prévois de me rendre à Bali en famille(adultes) au mois de mai avec AIRASIA sur le trajet SINGAPOUR/BALI, je bloque sur le nombre et poids de bagage autorisés par personne, y-ta-il quelqu’un qui aurait effectué récemment ce voyage, qui peut me donner ces précisions. Merci par avance.
Slts
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 2ème partie (Transat de Saint-Nazaire à Fort de France) English translation pending
DEPART DE SAINT-NAZAIRE
Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée
08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.
15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.
16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.
Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.
17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…
18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…
Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.
Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…
Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.
A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.
L'ATLANTIQUE
Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée
Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.
A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.
A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…
08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.
L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.
Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.
En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.
Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.
J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.
Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.
DES BOÎTES, DES BOÎTES…
Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée
Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.
Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.
Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..
Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.
Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.
Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.
Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !
Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.
Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !
Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.
DÉJÀ LES AÇORES !
Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.
Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.
Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.
11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.
13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.
16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.
L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.
QUE FAIRE A BORD ?
Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée
Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.
Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.
La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.
Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?
Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !
Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.
L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.
Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.
Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.
Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).
LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)
Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée
00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.
Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.
Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.
En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…
Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.
Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.
19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !
Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.
Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !
Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !
SOUS LE TROPIQUE
Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée
00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.
Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.
Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.
De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).
Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.
17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.
DE L'AUTRE CÔTÉ
Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée
Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.
Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.
Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.
C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.
Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !
Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.
J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…
De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !
LA GUADELOUPE
Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !
04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.
Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !
Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).
Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.
Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !
Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.
Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.
Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.
Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !
FORT DE FRANCE
Mercredi 05 Décembre 2012
Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !
Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.
Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.
06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !
La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.
En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…
1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée
08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.
15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.
16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.
Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.
17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…
18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…
Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.
Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…
Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.
A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.
L'ATLANTIQUE
Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée
Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.
A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.
A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…
08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.
L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.
Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.
En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.
Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.
J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.
Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.
DES BOÎTES, DES BOÎTES…
Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée
Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.
Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.
Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..
Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.
Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.
Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.
Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !
Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.
Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !
Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.
DÉJÀ LES AÇORES !
Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.
Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.
Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.
11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.
13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.
16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.
L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.
QUE FAIRE A BORD ?
Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée
Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.
Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.
La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.
Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?
Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !
Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.
L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.
Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.
Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.
Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).
LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)
Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée
00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.
Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.
Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.
En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…
Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.
Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.
19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !
Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.
Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !
Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !
SOUS LE TROPIQUE
Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée
00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.
Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.
Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.
De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).
Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.
17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.
DE L'AUTRE CÔTÉ
Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée
Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.
Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.
Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.
C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.
Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !
Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.
J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…
De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !
LA GUADELOUPE
Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !
04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.
Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !
Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).
Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.
Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !
Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.
Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.
Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.
Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !
FORT DE FRANCE
Mercredi 05 Décembre 2012
Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !
Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.
Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.
06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !
La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.
En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…
1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
S'installer six mois en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous !
Nous sommes un jeune couple dans la vingtaine vivant en Chine depuis bientôt 2 ans. Travaillant dans le domaine du web, nous avons l'opportunité de venir nous installer 6 mois en Thaïlande à partir du 7 avril et avons du mal à nous arrêter sur un choix. En effet après ces longs mois à supporter la pollution chinoise et la surpopulation, un peu d'air frais ne serait pas de refus Pour l'heure donc nous serions davantage tentés par le Sud et ses plages même si le Nord est moins cher et les gens y sont plus accueillants...
Concernant le logement, notre budget s'articule autour de 10 000 Bahts par mois hors charges, mais peut être étendu à 12 000 s'il s'agit vraiment d'un coup de cœur. Habitués aux petits espaces, nous n'avons pas de grandes exigences hormis une cuisine équipée et la possibilité de disposer d'une bonne connexion Internet pour le travail.
Pour le moment nous hésitons entre ces différentes possibilités :
1/ Koh Phangan : que des avis positifs sur cette île / possibilité de trouver des coins calmes malgré les soirées mondialement connues / moins urbanisée que Koh Samui
2/ Koh Lanta : grande île magnifique et encore préservée / commence à se développer / possibilité d'y vivre ?
3/ Krabi (Railay ou Ao Nang) : idéalement situé près des îles / bien développé / cher ?
4/ Ko Chang : magnifique mais pas beaucoup d'avis sur la possibilité d'y vivre
5/ Koh Tao : plus petite que Koh Phangan / plus tranquille ?
6/ Chiang Mai : extrêmement appréciée des expats apparemment / au Nord donc moins cher / pas la mer :(
Nous recherchons avant tout la tranquillité tout en découvrant les coutumes de ce fabuleux pays, c'est pourquoi nous avons décidé de fuir Phuket !
Étant donné que nous arrivons en saison creuse, certains nous ont dit que nous n'aurons pas trop de mal à trouver un appart ou une maison d'une chambre mais les avis semblent diverger.
Quel serait le choix le plus judicieux selon vos expériences personnelles et nos critères précédemment établis ?
Merci pour vos réponses !
Nous sommes un jeune couple dans la vingtaine vivant en Chine depuis bientôt 2 ans. Travaillant dans le domaine du web, nous avons l'opportunité de venir nous installer 6 mois en Thaïlande à partir du 7 avril et avons du mal à nous arrêter sur un choix. En effet après ces longs mois à supporter la pollution chinoise et la surpopulation, un peu d'air frais ne serait pas de refus Pour l'heure donc nous serions davantage tentés par le Sud et ses plages même si le Nord est moins cher et les gens y sont plus accueillants...
Concernant le logement, notre budget s'articule autour de 10 000 Bahts par mois hors charges, mais peut être étendu à 12 000 s'il s'agit vraiment d'un coup de cœur. Habitués aux petits espaces, nous n'avons pas de grandes exigences hormis une cuisine équipée et la possibilité de disposer d'une bonne connexion Internet pour le travail.
Pour le moment nous hésitons entre ces différentes possibilités :
1/ Koh Phangan : que des avis positifs sur cette île / possibilité de trouver des coins calmes malgré les soirées mondialement connues / moins urbanisée que Koh Samui
2/ Koh Lanta : grande île magnifique et encore préservée / commence à se développer / possibilité d'y vivre ?
3/ Krabi (Railay ou Ao Nang) : idéalement situé près des îles / bien développé / cher ?
4/ Ko Chang : magnifique mais pas beaucoup d'avis sur la possibilité d'y vivre
5/ Koh Tao : plus petite que Koh Phangan / plus tranquille ?
6/ Chiang Mai : extrêmement appréciée des expats apparemment / au Nord donc moins cher / pas la mer :(
Nous recherchons avant tout la tranquillité tout en découvrant les coutumes de ce fabuleux pays, c'est pourquoi nous avons décidé de fuir Phuket !
Étant donné que nous arrivons en saison creuse, certains nous ont dit que nous n'aurons pas trop de mal à trouver un appart ou une maison d'une chambre mais les avis semblent diverger.
Quel serait le choix le plus judicieux selon vos expériences personnelles et nos critères précédemment établis ?
Merci pour vos réponses !
Ouvrir un gîte dans le sud de la France? English translation pending
Salut,
Je voudrais ouvrir un gîte ou/et chambres d'hôtes .
Je désirais savoir quelles sont les formalités à remplir et si les revenus du gîte ou des chambres d'hôtes sont taxés ?
Evidemment, tous les conseils sont les biens venus .
Merci d'avance
bye bye.
Salaire suffisant pour un jeune couple à Papeete? English translation pending
Bonjour,
Je me permet d'ouvrir à nouveau un sujet abordé 15'000 fois, mais certains dates de plusieurs années et les choses ont peut être quelque peu changés.
Voila ma situation, nous sommes un jeune couple de 24 ans et nous avons tout deux trouvé un travail, tout deux rémunéré autour des 200'000 CFP (donc pour un budget commun de 400'000). En fouillant dans les sujets je n'arrive pas à savoir si les gens (principalement Bobcat et EricMoorea) parlent en budget commun ou individuel.
Nous souhaitons nous installer aux alentours proches de Papeete, je ne tiens pas à me taper les embouteillage tous les jours 😎
Nous aimons bien sortir, avoir quelques activités etc. Je souhaiterais acquerir un scooter (bref une vie normal sans trop de prétention).
Notre budget vous paraît il raisonnable? Sachant que nous arriverons avec des économies pour nous aider à nous installer.
Je ne tiens à venir m'établir en Polynésie, quand bien même je l'adore, si c'est pour me serrer la ceinture.
Autre question, qu'en est-il des assurances maladies, des charges & cotisations etc. ?
Merci d'avance pour réponses.
Voila ma situation, nous sommes un jeune couple de 24 ans et nous avons tout deux trouvé un travail, tout deux rémunéré autour des 200'000 CFP (donc pour un budget commun de 400'000). En fouillant dans les sujets je n'arrive pas à savoir si les gens (principalement Bobcat et EricMoorea) parlent en budget commun ou individuel.
Nous souhaitons nous installer aux alentours proches de Papeete, je ne tiens pas à me taper les embouteillage tous les jours 😎
Nous aimons bien sortir, avoir quelques activités etc. Je souhaiterais acquerir un scooter (bref une vie normal sans trop de prétention).
Notre budget vous paraît il raisonnable? Sachant que nous arriverons avec des économies pour nous aider à nous installer.
Je ne tiens à venir m'établir en Polynésie, quand bien même je l'adore, si c'est pour me serrer la ceinture.
Autre question, qu'en est-il des assurances maladies, des charges & cotisations etc. ?
Merci d'avance pour réponses.
Voyage à cheval en Asie English translation pending
Bonjour à tous,
je commence mes préparatifs pour une traversée d'Asie (une boucle en réalité), traversée que j'aimerais faire à moto et/ou à cheval ; le départ est alors prévu pour fin 2014...
le binz pour l'instant c'est que mes connaissance en chevaux sont assez limitées, surtout en ce qui concerne la robustesse des animaux : existerait-il une (ou plusieurs) espèce(s) assez robuste pour parcourir une telle distance et faire face à des conditions (météo par ex) difficiles ? Je pense partir avec deux animaux (un pour moi, l'autre pour les charges).
Je suis preneur de tous conseil ! Surtout sur le type d'alimentation, l'endurance/les distances moyennes pouvant être parcourue au quotidien, les possibilités de l'animal et les limites à ne pas franchir, ... les histoires de VISA (j'ai entendu que dans les pays du Moyen-Orient, les chevaux étaient soumis à une période quarantaine avant de pouvoir entrer dans le pays!) ...
Si certains ont déjà fait ce type de parcours, j'aimerais vraiment avoir leurs impressions !
Merci bien !
je commence mes préparatifs pour une traversée d'Asie (une boucle en réalité), traversée que j'aimerais faire à moto et/ou à cheval ; le départ est alors prévu pour fin 2014...
le binz pour l'instant c'est que mes connaissance en chevaux sont assez limitées, surtout en ce qui concerne la robustesse des animaux : existerait-il une (ou plusieurs) espèce(s) assez robuste pour parcourir une telle distance et faire face à des conditions (météo par ex) difficiles ? Je pense partir avec deux animaux (un pour moi, l'autre pour les charges).
Je suis preneur de tous conseil ! Surtout sur le type d'alimentation, l'endurance/les distances moyennes pouvant être parcourue au quotidien, les possibilités de l'animal et les limites à ne pas franchir, ... les histoires de VISA (j'ai entendu que dans les pays du Moyen-Orient, les chevaux étaient soumis à une période quarantaine avant de pouvoir entrer dans le pays!) ...
Si certains ont déjà fait ce type de parcours, j'aimerais vraiment avoir leurs impressions !
Merci bien !
Coût de la vie, budget pour un mois à Safi? (Maroc) English translation pending
Bonsoir à vous, les voyageurs et voyageuses !
Savez-vous le coût de la vie à Safi ? J'aimerais en effet savoir à combien me reviendrait de me rendre à Safi (en louant un appart) pour mon séjour d'un mois + nourriture.
Quel budget vous me conseillez de prévoir ? Je voyage seul.
Je vous remercie par avance, Cordialement, Benjamin
Savez-vous le coût de la vie à Safi ? J'aimerais en effet savoir à combien me reviendrait de me rendre à Safi (en louant un appart) pour mon séjour d'un mois + nourriture.
Quel budget vous me conseillez de prévoir ? Je voyage seul.
Je vous remercie par avance, Cordialement, Benjamin
Séjour de rêve pour première rencontre amoureuse? English translation pending
Bonjour à tous,
je suis nouvelle sur ce forum et apres avoir parcouru certains topic c'est ici que j'ai voulu poser ma question...
Voila un an que je suis en "relation" avec un homme que j'ai rencontré sur un site de rencontre. Apres plusieurs echanges nous sommes passes au mails, puis aux sms, puis au telephone, skype, etc. Nous ne nous sommes jamais 'vu' si ce n'est par video tchat... C'est une relation a distance. Mais ce n'est pas le topic, et je ne souhaite pas d'avis/jugement la dessus.
En fait, nous souhaitons nous rencontrer mais avec nos emplois du temps tres charges ce sera possible qu'a partir septembre 2013...
Il vit en Israel et moi a Paris. Enfin, pour etre plus precise je vis entre Londres et Paris.
Pour notre premiere rencontre nous voulons que tout soit PARFAIT. Nous souhaitons nous retrouver une semaine dans un cadre idyllique...
Nous ne voulons pas qu'il vienne me rencontrer en Europe, ni que j'aile chez lui en Israel. (pour le moment !).
Nous pensons que notre histoire merite une belle premiere rencontre; un beau premier baiser, une inoubliable premiere fois...
La relation a distance est assez complexe, nous avons tendance a 'idealiser' l'autre. Nous en sommes conscient et c'est bien pour ca que nous souhaitons une belle rencontre dans un contexte romantique, une ile paradisiaque, que tout soit reunis pour que nous passions d'agreables moments.
Je dois trouver la destination... Et c'est pas gagné ! J'ai rarement mis les pieds hors Europe, et ne m'y connait pas en organisation de voyage !!! Nous allons nous partager les frais de ce voyage et nous n'avons pas de budget fixe... Je dirais que le voyage qui comprendrait billets d avions hotels activites devrait etre en dessous de 10 000 euros. L'idee est de passer un sejour de rêve, dans le plus grand luxe. Pour une duree de quatre jours minimum à dix jours grand maximum.
Alors voici mes questions:
Quelles îles ou endroits sur terre depaysant, romantique, et luxueux existent ils ? Je pensais aux Seychelles... Comment organiser un sejour en amoureux ? J'aimerais avoir des temoignages de personnes qui se sont deja rendus dans ce genre d'endroits ? Quels sont les prix d'un tel voyage, les conditions, les arnaques à eviter...? Combien de temps a l'avance s'y prendre pour reserver un tel voyage ?
Vous l'aurez compris, un tas de questions se bousculent dans ma tete... J'aimerais pouvoir me rendre dans une agence de voyage specialisees sur Paris, mais comment en trouver ?
Merci d'avoir tout lu ;-) Et merci d'avance pour vos reponses.
A bientot.
je suis nouvelle sur ce forum et apres avoir parcouru certains topic c'est ici que j'ai voulu poser ma question...
Voila un an que je suis en "relation" avec un homme que j'ai rencontré sur un site de rencontre. Apres plusieurs echanges nous sommes passes au mails, puis aux sms, puis au telephone, skype, etc. Nous ne nous sommes jamais 'vu' si ce n'est par video tchat... C'est une relation a distance. Mais ce n'est pas le topic, et je ne souhaite pas d'avis/jugement la dessus.
En fait, nous souhaitons nous rencontrer mais avec nos emplois du temps tres charges ce sera possible qu'a partir septembre 2013...
Il vit en Israel et moi a Paris. Enfin, pour etre plus precise je vis entre Londres et Paris.
Pour notre premiere rencontre nous voulons que tout soit PARFAIT. Nous souhaitons nous retrouver une semaine dans un cadre idyllique...
Nous ne voulons pas qu'il vienne me rencontrer en Europe, ni que j'aile chez lui en Israel. (pour le moment !).
Nous pensons que notre histoire merite une belle premiere rencontre; un beau premier baiser, une inoubliable premiere fois...
La relation a distance est assez complexe, nous avons tendance a 'idealiser' l'autre. Nous en sommes conscient et c'est bien pour ca que nous souhaitons une belle rencontre dans un contexte romantique, une ile paradisiaque, que tout soit reunis pour que nous passions d'agreables moments.
Je dois trouver la destination... Et c'est pas gagné ! J'ai rarement mis les pieds hors Europe, et ne m'y connait pas en organisation de voyage !!! Nous allons nous partager les frais de ce voyage et nous n'avons pas de budget fixe... Je dirais que le voyage qui comprendrait billets d avions hotels activites devrait etre en dessous de 10 000 euros. L'idee est de passer un sejour de rêve, dans le plus grand luxe. Pour une duree de quatre jours minimum à dix jours grand maximum.
Alors voici mes questions:
Quelles îles ou endroits sur terre depaysant, romantique, et luxueux existent ils ? Je pensais aux Seychelles... Comment organiser un sejour en amoureux ? J'aimerais avoir des temoignages de personnes qui se sont deja rendus dans ce genre d'endroits ? Quels sont les prix d'un tel voyage, les conditions, les arnaques à eviter...? Combien de temps a l'avance s'y prendre pour reserver un tel voyage ?
Vous l'aurez compris, un tas de questions se bousculent dans ma tete... J'aimerais pouvoir me rendre dans une agence de voyage specialisees sur Paris, mais comment en trouver ?
Merci d'avoir tout lu ;-) Et merci d'avance pour vos reponses.
A bientot.
Rhodes en été: trop de monde ou faisable? English translation pending
Nous planifions de passer quelques semaines en Grèce cet été dans le Dodécanèse. Devant les nombreux articles sur Rhodes et la pression touristique, nous hésitons à y rester plus de 2-3 jours alors que j'ai cru comprendre que l'île était tellement belle qu'on peut y rester 1 semaine facilement. Quelqu'un peut il me conseiller pour savoir si au mois d'août, cela reste faisable et sans trop de monde ou s'il vaut mieux y rester le moins possible ?...
Randonnée Mare e Mare Sud English translation pending
bonjour , nous envisageons de faire une randonnée corse fin septembre nous avions comme 1ere intention de faire le mare el mare sud car le gr 20 sud nous avait plu mais le sentier nord semble avoir plus de partisans j'aimerais avoir quelques conseils de randonneurs avertis et la periode de fin septembre est elle judicieuse par rapport aux orages ? quelle est la difference avec le mare el monti merci de votre aide
Frais CB de change sur Cuba? English translation pending
Bonjour a tous :)
Voila, je sais que ma question a été plus ou moins posée pas mal de fois mais sans vraiment de vrai retour "avisé" de vrai routard :)
Nous partons fin de semaine a Cuba 😎 et nous avons hâte !
Le grosse question: L'argent !
J'ai donc lu de tout, mais aucune reelle reponse.
Voici mes parametres: Dans le cas d'une visa francaise, en lieu de change en Cadeca (pas au distributeur) et en mettant de coté les post frais coté banque français (2,5% + 2,5€ fixe), quels sont les frais pour changer 100€ en CUC que ce soit en CB OU en espèce ?
Car je lis 10%, pas 10%, 5% sur d'autres sites, rien encore sur d'autre quand le change directement au guichet .... Je n'arrive pas a lire un avis clair de 2013 😉.
Si un vrai baroudeur passe dans le coin, je suis preneur :)
Grand merci d'avance :)
Voila, je sais que ma question a été plus ou moins posée pas mal de fois mais sans vraiment de vrai retour "avisé" de vrai routard :)
Nous partons fin de semaine a Cuba 😎 et nous avons hâte !
Le grosse question: L'argent !
J'ai donc lu de tout, mais aucune reelle reponse.
Voici mes parametres: Dans le cas d'une visa francaise, en lieu de change en Cadeca (pas au distributeur) et en mettant de coté les post frais coté banque français (2,5% + 2,5€ fixe), quels sont les frais pour changer 100€ en CUC que ce soit en CB OU en espèce ?
Car je lis 10%, pas 10%, 5% sur d'autres sites, rien encore sur d'autre quand le change directement au guichet .... Je n'arrive pas a lire un avis clair de 2013 😉.
Si un vrai baroudeur passe dans le coin, je suis preneur :)
Grand merci d'avance :)
Expatriation à Londres English translation pending
Bonjour, Nous sommes une famille de 4 (avec 2 enfants de 8 et 5 ans) et nous souhaiterions déménager à Londres, plus précisément à Chiswick, pensez vous qu'avec un revenu d'à peu près 3000£ c'est possible pour une famille de vivre à Londres ?
D'avance merci pour vos témoignages 

Au Mali se joue aussi une guerre culturelle English translation pending
Craignant les effets des combats, des frappes aériennes et des pillages, Irina Bokova, directrice générale de l'Unesco, a adressé mardi 15 janvier une lettre aux autorités françaises et locales engagées dans les opérations militaires au Mali. Elle leur demande de "tout mettre en oeuvre pour protéger le patrimoine culturel du pays, déjà gravement endommagé", avec carte détaillée des sites d'importance à l'appui. Lire la suite...
Salaire net à Montréal English translation pending
Bonjour
Dois commencer un nouveau job a Montréal et je voulais avoir une idée sur combieseraitbmon salaire si le brut annuel est de 68000.
Merci de votre réponse
Mettre un vélo dans un bus en Turquie? English translation pending
Bonjour,
Savez vous si il est possible de mettre un velo de voyage plus des sacoches dans les bus en Turquie?
Je pense effectuer Istanbul Antalya en bus avec la compagnie Metro
Si c'est possible, savez vous a peu pres de combien est le supplement, ce nest pas indique sur leur site internet...
Merci
Merci
Emploi et salaire à Bâle? English translation pending
Bonsoir Bonsoir tout le monde,
Toute nouvelle sur le forum, j'aimerai vous poser une petite question
Voilà je vais passer un entretien à Bâle prochainement pour une entreprise spécialisée en études statistiques & data mining
Ne connaissant absolument pas le marché de l'emploi dans ce domaine là
J'aimerai savoir si vous pourriez m'indiquer une fourchette de salaire qui convient pour un data miner
Je précise que j'ai une licence pro (bac+3) statistique & informatique décisionnelle spécialité marketing effectuiée en alternance donc que j'ai une année d’expérience.
En vous souhaitent de bonnes fêtes de fin d'année 😊
Air Berlin, attention English translation pending
nous avons pris air berlin le 22 decembre abu dhabi phuket pour nous pas de probleme arrivee 10 mn a lavance vol pas trop mal ecran individuel nourriture correcte. par contre il faut signaler des retards certains jour consequent sur la liaison abu dhabi vol 7424 et le retour 7425 regulierement. souvent probleme technique . et des gros retards certai
ns jours plus de 2 h . nous sommes iNscrits a flight stats et on estavise. donc on a eu un coup de bol a laller. nous verrons au retour! sinon il y a eu un incdent majeur le 20 decembre (tapez dans google incident air berlin phuket) et les passagers ont eu chaud!! lisez larticle. bref heureusement la plupart du temps c des gros retard donc attention aux connexions en c periodes de vols charges pour ceux qui ont une reservation ou si kelqun envisagez de reserver ce genre de vol (surtout au depart de marseille on nous propose ca avec etihad avant ce vol .. et bien a vous de choisir !! nous on verra au retour . encore uNe fois ils ont des pb recurrents sur leur airbus . la tout de meme ca aurait pu faire bcp de victimes .....
Traversée de la Russie et de la Mongolie en 4x4 English translation pending
Bonjour,
Nous partons le 1er juin 2013 pour une expédition de 3 mois qui nous fera traverser la Russie et la Mongolie pour réaliser des opérations solidaires auprès des populations.
Le convoi est composé de 6 voitures dont trois avec remorques militaires et 3 petits camions
La plus part des véhicules sont équipés de kits HHO (hydrogène) permettant de réduire fortement la consommation de Gasoil et rendant le véhicule totalement propre en sortie de pot d'échappement.
http://www.voyage-aventure-mongolie.fr/expedition-euro4x4parts-com-voyageurs-du-coeur-mongolie-2013/
Dans les remorques du matériel pour poser ces kits HHO sur des groupes électrogènes en Mongolie pour des orpailleurs...
Pour la traversée de la Russie y'a t'il des choses particulières à prévoir pour entrer avec des remorques? Quelle agence me recommandez vous sachant que j'en connais une sur Paris mais on ne sait jamais?
Merci pour votre aide
Cordialement
Eric voyageursducoeur.org aventuriersducoeur.org
Nous partons le 1er juin 2013 pour une expédition de 3 mois qui nous fera traverser la Russie et la Mongolie pour réaliser des opérations solidaires auprès des populations.
Le convoi est composé de 6 voitures dont trois avec remorques militaires et 3 petits camions
La plus part des véhicules sont équipés de kits HHO (hydrogène) permettant de réduire fortement la consommation de Gasoil et rendant le véhicule totalement propre en sortie de pot d'échappement.
http://www.voyage-aventure-mongolie.fr/expedition-euro4x4parts-com-voyageurs-du-coeur-mongolie-2013/
Dans les remorques du matériel pour poser ces kits HHO sur des groupes électrogènes en Mongolie pour des orpailleurs...
Pour la traversée de la Russie y'a t'il des choses particulières à prévoir pour entrer avec des remorques? Quelle agence me recommandez vous sachant que j'en connais une sur Paris mais on ne sait jamais?
Merci pour votre aide
Cordialement
Eric voyageursducoeur.org aventuriersducoeur.org
Plage et bungalow en couple pour dix jours en mars en Asie du Sud-Est English translation pending
Hello 🙂En couplePlage de rêve (translucide, snorkeling bord de l'eau)Bungalow sur la plage ... au bord de l'eauPas trop touristiqueUn peu d'ambiance qd même, boire un verrePkoi pas des îles totalement "Robinson Crusoe" accessibles à côté en bateau pour la journéeQuelques balades dans les environsDébut marsPour une dizaine de joursC'est ou ?
Merci 🤪
Nouvelle loi pour les sociétés qui proposent des randonnées et des circuits touristiques au Maroc English translation pending
La nouvelle loi publiée dans le bulletin officiel du ministère de tourisme vient mettre fin à toutes ces sociétés qui poussent par tout au Maroc. Désormais elles sont réservées uniquement aux guides agréés par le ministère de tourisme.Loi 05-12.
Article 13 : Les guides de tourisme dûment agréés peuvent constituer entre eux des sociétés de personnes.
Ces sociétés doivent, sous peine de nullité :
· être de droit marocain ;
· avoir pour objet exclusif l’exercice des activités directement liées à la profession du guide de tourisme ;
· justifier que l’intégralité des parts sociales est détenue exclusivement soit par des guides des villes et des circuits touristiques dûment agréés soit par des guides des espaces naturels dûment agréés ;
· désigner son gérant ou fondé de pouvoir parmi les associés.
Article 14 : L’exercice de l’activité de guide de tourisme par les sociétés est subordonné à l’obtention d’un agrément délivré par l’administration sur la base d’un cahier des charges définissant notamment : - les informations et documents devant être communiqués annuellement à l’administration ; - les livres et documents de la société devant être tenus à la disposition des agents de l’administration habiletés à les consultés ; - les conditions d’accueil des touristes ; - le niveau de formation du personnel devant être recruté par la société conformément à la législation et à la réglementation du travail ; - les installations et équipements devant être mis à la disposition des touristes.
Les modalités de délivrance dudit agrément sont fixées par voie réglementaire.
Tout refus de délivrance de l’agrément doit être motivé.
Article 15 : Les parts sociales ne peuvent être cédées qu’à une ou plusieurs personnes remplissant les conditions pour être associées dans une société de guides et qu’avec le consentement de tous les associés.
En cas du décès d’un associé, les ayants droit n’acquièrent pas la qualité d’associé, sauf s’ils remplissent les conditions pour être associé dans une société de guide, et doivent céder les parts de leur défunt dans un délai de 6 mois à compter du décès soit à un ou plusieurs associés soit à une ou plusieurs tierces personnes remplissant les conditions pour être associées dans une société de guides à condition que le projet de cession soit acquiescé par tous les associés. Au cas où, à l’expiration de ce délai il n’y aurait pas d’acheteur, la société est tenue de se porter acquéreur des parts sociales à un prix fixé à l’amiable ou par voie de justice.
Article 16 : La dissolution de la société n’est pas encourue en cas de décès, d\'absence déclarée, d\'interdiction, de déclaration de faillite ou de retrait d’agrément d’un ou de plusieurs associés. La société continue entre ceux qui restent, sauf stipulation contraire dans les statuts.
Chapitre V Du régime de représentation
Article 17 : Il sera créé, conformément aux dispositions du dahir n° 1-58-376 du 3 Joumada I 1378 (15 novembre 1958) réglementant le droit d’association, dans chacune des régions du Royaume une association professionnelle regroupant les guides exerçant à titre indépendant, les guides exerçant à titre de salarié ainsi que les sociétés de guides.
Ces associations auront pour objet de garantir l’exercice légal de la profession de guides, la défense de leurs intérêts légitimes et leur représentation auprès des services déconcentrés relevant de l’administration et des différentes autorités au niveau local.
Il ne peut être constitué qu’une seule association dans chaque région.
Les statuts de ces associations sont notifiés à l’administration qui s’assure de leur conformité avec les dispositions de la présente loi.
Article 14 : L’exercice de l’activité de guide de tourisme par les sociétés est subordonné à l’obtention d’un agrément délivré par l’administration sur la base d’un cahier des charges définissant notamment : - les informations et documents devant être communiqués annuellement à l’administration ; - les livres et documents de la société devant être tenus à la disposition des agents de l’administration habiletés à les consultés ; - les conditions d’accueil des touristes ; - le niveau de formation du personnel devant être recruté par la société conformément à la législation et à la réglementation du travail ; - les installations et équipements devant être mis à la disposition des touristes.
Les modalités de délivrance dudit agrément sont fixées par voie réglementaire.
Tout refus de délivrance de l’agrément doit être motivé.
Article 15 : Les parts sociales ne peuvent être cédées qu’à une ou plusieurs personnes remplissant les conditions pour être associées dans une société de guides et qu’avec le consentement de tous les associés.
En cas du décès d’un associé, les ayants droit n’acquièrent pas la qualité d’associé, sauf s’ils remplissent les conditions pour être associé dans une société de guide, et doivent céder les parts de leur défunt dans un délai de 6 mois à compter du décès soit à un ou plusieurs associés soit à une ou plusieurs tierces personnes remplissant les conditions pour être associées dans une société de guides à condition que le projet de cession soit acquiescé par tous les associés. Au cas où, à l’expiration de ce délai il n’y aurait pas d’acheteur, la société est tenue de se porter acquéreur des parts sociales à un prix fixé à l’amiable ou par voie de justice.
Article 16 : La dissolution de la société n’est pas encourue en cas de décès, d\'absence déclarée, d\'interdiction, de déclaration de faillite ou de retrait d’agrément d’un ou de plusieurs associés. La société continue entre ceux qui restent, sauf stipulation contraire dans les statuts.
Chapitre V Du régime de représentation
Article 17 : Il sera créé, conformément aux dispositions du dahir n° 1-58-376 du 3 Joumada I 1378 (15 novembre 1958) réglementant le droit d’association, dans chacune des régions du Royaume une association professionnelle regroupant les guides exerçant à titre indépendant, les guides exerçant à titre de salarié ainsi que les sociétés de guides.
Ces associations auront pour objet de garantir l’exercice légal de la profession de guides, la défense de leurs intérêts légitimes et leur représentation auprès des services déconcentrés relevant de l’administration et des différentes autorités au niveau local.
Il ne peut être constitué qu’une seule association dans chaque région.
Les statuts de ces associations sont notifiés à l’administration qui s’assure de leur conformité avec les dispositions de la présente loi.
Croisière sur le Norwegian Epic au départ de Marseille le 26 juillet 2013 English translation pending
nous avons réservé une croisère sur l'Epic de Norvégian Cruise au départ de Marseille le 26 juillet, Palma, Barcelone, Naples, Rome, toscane
Qui connaît cette compagnie ? ce bateau ? nous avons peur qu'il n'y ai pas trop de français à bord car nous partons avec un ado de 16 ans
première croisère, nous épèrons ne pas être déçus
Circuit en Cappadoce à vélo English translation pending
Bonsoir à tous, 😊
Voici que l'hiver a peine installé viens réveiller nos envies d'escapades pour le printemps, le crayon et la carte en main, c'est partie vers de nouvelles aventures. La Cappadoce serait notre prochaine destination pour une dizaine de jours en tandem mi avril 2013 😎
Nous n'avons jamais posé le pied en Turquie, vos expériences et aventures nous seraient précieuses.
Merci d'avance
Voici que l'hiver a peine installé viens réveiller nos envies d'escapades pour le printemps, le crayon et la carte en main, c'est partie vers de nouvelles aventures. La Cappadoce serait notre prochaine destination pour une dizaine de jours en tandem mi avril 2013 😎
Nous n'avons jamais posé le pied en Turquie, vos expériences et aventures nous seraient précieuses.
Merci d'avance
Emission "Faut pas rêver": Equateur ce soir sur France3 English translation pending
Thème
" Synopsis : A cheval sur la ligne qui lui a donné son nom, l'Equateur offre une grande variété de paysages. A l'ouest, la côte pacifique a conservé son aspect sauvage. Au centre, le pays vit au rythme des humeurs de 80 volcans, dont plus d'une dizaine sont encore en activité. Des rues bruyantes de Quito, la capitale perchée à 3000 mètres d'altitude, aux villages indiens et à leurs marchés bariolés, en passant par les profondeurs de l'Amazonie, Tania Young découvre les différentes facettes de ce pays si attachant. Au sommaire : *Vulcania en Equateur* *Le chercheur de glace* *L'autre pays des roses* *La vallée des immortels* *Los Chagras, cow-boys des Andes* *A la recherche du dernier Inca* "
" Synopsis : A cheval sur la ligne qui lui a donné son nom, l'Equateur offre une grande variété de paysages. A l'ouest, la côte pacifique a conservé son aspect sauvage. Au centre, le pays vit au rythme des humeurs de 80 volcans, dont plus d'une dizaine sont encore en activité. Des rues bruyantes de Quito, la capitale perchée à 3000 mètres d'altitude, aux villages indiens et à leurs marchés bariolés, en passant par les profondeurs de l'Amazonie, Tania Young découvre les différentes facettes de ce pays si attachant. Au sommaire : *Vulcania en Equateur* *Le chercheur de glace* *L'autre pays des roses* *La vallée des immortels* *Los Chagras, cow-boys des Andes* *A la recherche du dernier Inca* "