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Langkawi ou Perhentian en septembre? English translation pending
Bonjour les globetrotters,
Je prévois un voyage de 15 jours en Malaisi en septembre.Déjà je me demande si c'est la bonne période, on lit tout et son contraire et j'ai conscience que le temps est assez imprévisible dans cette région du monde. Toujours est-il que le soleil est impératif pour moi!!!!!Je veux me détendre!!! Du coup, mon itinéraire prévoit: 1. Kuala-Lumpur 2. Malacca 2. Langkawi ou Pehrentian Et peut être un crochet par Brunei. Dans l'idéal et pour limiter mes déplacements (je n'ai que 15 jours) je préférerais rester dans l'ouest du pays et Langkawi. Mais la météo m'inquiète et nombreux sont les avis qui déconseillent Langkawi à cette période. Pour une météo plus clémente, j'opterai pour Pulau Perhentian même si je ne souhaite pas m'éterniser dans les transports. Merci pour vos avis 🙂
Je prévois un voyage de 15 jours en Malaisi en septembre.Déjà je me demande si c'est la bonne période, on lit tout et son contraire et j'ai conscience que le temps est assez imprévisible dans cette région du monde. Toujours est-il que le soleil est impératif pour moi!!!!!Je veux me détendre!!! Du coup, mon itinéraire prévoit: 1. Kuala-Lumpur 2. Malacca 2. Langkawi ou Pehrentian Et peut être un crochet par Brunei. Dans l'idéal et pour limiter mes déplacements (je n'ai que 15 jours) je préférerais rester dans l'ouest du pays et Langkawi. Mais la météo m'inquiète et nombreux sont les avis qui déconseillent Langkawi à cette période. Pour une météo plus clémente, j'opterai pour Pulau Perhentian même si je ne souhaite pas m'éterniser dans les transports. Merci pour vos avis 🙂
Esquisse d’une ébauche de projet (18 jours au Japon) English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons un premier voyage au Japon à l’automne 2016 (Octobre-Novembre), avec arrivée à Tokyo et départ d’Osaka, en suivant un parcours Tokyo > Hiroshima > Kyoto > Osaka.
Voici la première esquisse du projet:
J1 : arrivée matinale à Tokyo. Installation à l’hôtel et premières découvertes alentour ... J2 à J7 : Tokyo (et environs ?) J8 : activation du JR Pass 7J et trajet Tokyo > Hiroshima J9 & J10 : Hiroshima & Miyajima J11 : trajet Hiroshima > Kyoto. Installation hôtel + visites J12 à J16 : Kyoto et environs (Nara ?) J17 : Kyoto puis départ pour arrivée à Kansai Airport en soirée J18 : embarquement
Au total : 7 nuitées à Tokyo et 6 nuitées à Kyoto. Objectif du voyage : découvrir et être un peu paumés ... Découvrir une autre civilisation, un autre mode de pensée. Principaux centres d’intérêts:
culture : musées (mais pas trop), temples (avec modération), architecture shopping : avec beaucoup de curiosité et autant de modération la vie du pays : la rue et les gens la cuisine au quotidien la photo (sans modération)
Les billets ne sont pas encore achetés, donc il est toujours possible de moduler le planning en rajoutant un ou deux jours si nécessaire.
Merci pour vos commentaires et remarques.
Nous envisageons un premier voyage au Japon à l’automne 2016 (Octobre-Novembre), avec arrivée à Tokyo et départ d’Osaka, en suivant un parcours Tokyo > Hiroshima > Kyoto > Osaka.
Voici la première esquisse du projet:
J1 : arrivée matinale à Tokyo. Installation à l’hôtel et premières découvertes alentour ... J2 à J7 : Tokyo (et environs ?) J8 : activation du JR Pass 7J et trajet Tokyo > Hiroshima J9 & J10 : Hiroshima & Miyajima J11 : trajet Hiroshima > Kyoto. Installation hôtel + visites J12 à J16 : Kyoto et environs (Nara ?) J17 : Kyoto puis départ pour arrivée à Kansai Airport en soirée J18 : embarquement
Au total : 7 nuitées à Tokyo et 6 nuitées à Kyoto. Objectif du voyage : découvrir et être un peu paumés ... Découvrir une autre civilisation, un autre mode de pensée. Principaux centres d’intérêts:
culture : musées (mais pas trop), temples (avec modération), architecture shopping : avec beaucoup de curiosité et autant de modération la vie du pays : la rue et les gens la cuisine au quotidien la photo (sans modération)
Les billets ne sont pas encore achetés, donc il est toujours possible de moduler le planning en rajoutant un ou deux jours si nécessaire.
Merci pour vos commentaires et remarques.
Itinéraire Bali - Lombok, 17 jours en septembre English translation pending
Bourjour à toutes et à tous,
J'ai vraiment besoin d'un coup de main car je suis un peu perdu dans mon itinéraire et surtout quoi faire en priorité....
Pour information, je suis pas du tout fétard mais j'aime plutot la nature les plages le snorkeling les randonnées....
Voilà une ébauche de mon itinéraire sur lequel j'aimerais avoir des conseils. J'ai indiqué en gras les endroits ou je suis un peu pommé....
Jeudi 8 Septembre : Jakarta (Arrivée à 13h35)
Vendredi 9 Septembre : Jakarta/Kuta =>Courte visite la matinée puis vol vers Denpsar avec arrivée 22h25 pour une nuit à Kuta (Une idée d'hotel sympa ?)
Samedi 10 Septembre : Kuta/Ubud => Plage et tentative de Surf ^^ puis direction Ubud en fin de journée
Dimanche 11 Septembre : Ubud (Que me conseillez vous ?)
Lundi 12 Septembre : Ubud
Mardi 13 Septembre : Direction Munduk en passant par Jatiluwih
Mercredi 14 Septembre Munduk (Que me conseillez vous ?)
Jeudi 15 Septembre : Amed snorkelling et visite de la région (Quelles sont les plus beau endroit à faire dans la région selon vous ?)
Vendredi 16 Septembre Amed
Samedi 17 Septembre : Direction Padang Bai puis bateau vers Lombok (Je souhaite enchainer le lendemain avec le Trek de 3 jours mais là je suis aussi perdu à ce niveau….)
Dimanche 18 Septembre : Trek
Lundi 19 septembre : Trek
Mardi 20 Septembre : Trek
Mercredi 21 Septembre : Gili (laquelle pour plage et snorkelling ?)
Jeudi 22 Septembre : Gili
Vendredi 23 Septembre retour vers Denpasar
Samedi 24 Septembre vol pour Jakarta à 08h30 puis vol retour vers Paris à 16h35
Je sais que l'itinéraire et très incompet mais toute aide est la bienvenue....
Merci beaucoup pour vos retours ! =))
J'ai vraiment besoin d'un coup de main car je suis un peu perdu dans mon itinéraire et surtout quoi faire en priorité....
Pour information, je suis pas du tout fétard mais j'aime plutot la nature les plages le snorkeling les randonnées....
Voilà une ébauche de mon itinéraire sur lequel j'aimerais avoir des conseils. J'ai indiqué en gras les endroits ou je suis un peu pommé....
Jeudi 8 Septembre : Jakarta (Arrivée à 13h35)
Vendredi 9 Septembre : Jakarta/Kuta =>Courte visite la matinée puis vol vers Denpsar avec arrivée 22h25 pour une nuit à Kuta (Une idée d'hotel sympa ?)
Samedi 10 Septembre : Kuta/Ubud => Plage et tentative de Surf ^^ puis direction Ubud en fin de journée
Dimanche 11 Septembre : Ubud (Que me conseillez vous ?)
Lundi 12 Septembre : Ubud
Mardi 13 Septembre : Direction Munduk en passant par Jatiluwih
Mercredi 14 Septembre Munduk (Que me conseillez vous ?)
Jeudi 15 Septembre : Amed snorkelling et visite de la région (Quelles sont les plus beau endroit à faire dans la région selon vous ?)
Vendredi 16 Septembre Amed
Samedi 17 Septembre : Direction Padang Bai puis bateau vers Lombok (Je souhaite enchainer le lendemain avec le Trek de 3 jours mais là je suis aussi perdu à ce niveau….)
Dimanche 18 Septembre : Trek
Lundi 19 septembre : Trek
Mardi 20 Septembre : Trek
Mercredi 21 Septembre : Gili (laquelle pour plage et snorkelling ?)
Jeudi 22 Septembre : Gili
Vendredi 23 Septembre retour vers Denpasar
Samedi 24 Septembre vol pour Jakarta à 08h30 puis vol retour vers Paris à 16h35
Je sais que l'itinéraire et très incompet mais toute aide est la bienvenue....
Merci beaucoup pour vos retours ! =))
Costa Rica (Guanacaste et Nicoya) décembre 2015 - janvier 2016 English translation pending
Bonjour, je vous partage mon carnet de mon voyage au Costa Rica à Noël dernier. Ce récit fait état de mes impressions personnelles de ce premier voyage au Costa Rica.
Je pars avec mon conjoint, les seules dates que nous avons en commun tombent pendant Noël (🙁), j'ai organisé ce voyage courant octobre/novembre en essayant de trouver un compromis entre détente et découverte.
L'arrivée Le départ s'effectue de Montréal, escale à Dallas (de nuit), nous arrivons à l'aéroport de Libéria vers 12:00, 15 min plus tard, on est dans le taxi direction l'Hôtel Boyeros qui n'est pas très bien situé (sur une grosse route), on nous demande de payer les deux nuits cash $$ (heureusement que j'avais quelques $US de Dallas) et nous découvrons cet hôtel plutôt vieillot, mais bizarrement très chaleureux! On se repose dans la chambre quelques temps, on profite de la belle piscine, pour passer le temps avant de récupérer la voiture qui nous sera livrée à l'hôtel à 16H par un gars très sympathique ! Le soir nous sommes épuisés, on décide de dîner dans le restaurant de l'hôtel (pour le 24 décembre😏).
Jour mort : noël Le lendemain matin c'est donc le 25 décembre, on se lève assez tôt et on décide d'aller se promener dans le centre ville de Libéria et évidemment TOUT est fermé, il n'y a littéralement personne qui se promène un 25 décembre à 8:00 à Libéria. Cela nous permet de découvrir la ville, de voir de jolies maisons pittoresques et de prendre quelques photos. Nous ne voulons pas re-manger à l'hôtel et n'ayant presque plus de cash $ avec nous, nous décidons de trouver un commerce ouvert ! On trouve alors une genre de place commerciale pas loin de notre hôtel, avec un supermarché Peri et même une Scotia Bank.
Paysages et routes Le 26 décembre, on se lève très tôt, on quitte l'hôtel et prenons la route vers le volcan Ténorio. On découvre de beaux paysages où l'on passe du très sec à la verdure florissante. Notre hébergement se trouve dans le village de Bijagua, on a pas vraiment d'adresse et l'on sait juste qu'il se trouve en face d'un restaurant de poissons ! On peine à trouver mais finalement on aperçoit le panneau "Nacientes Lodge". On est en fait loger dans un bungalow sur le terrain du propriétaire. C'est tout simplement magique, magnifique, propre et pas une seule bébete en vue dans la chambre. On se croit dans la jungle tellement le jardin est vert, et on a la vue sur un volcan (miravalles je pense).
45 min pour faire 10 Km : la route du parc du volcan Tenorio Le lendemain, direction le parc Tenorio, l'entrée se situe à 5min à peine de notre lodge. J'active le mode 4W sur la voiture et c'est parti! J'avais entendu beaucoup de chose sur la route qui mène au parc mais en arrivant je me dis "ah seulement quelques cailloux c'est pas si pire" Vous imaginez la suite... On roule a 15km/h au maximum, les cailloux se transforment en énormes rocher, les pentes et montées deviennent raides, il y a des ponts très étroits sans bordure qu'il faut traverser, bref gros moment d'angoisse et de rigolade. On sait dit que pour une fois, on a littéralement ressentit la nécessité de mettre la ceinture ! Mais que dire du paysage, extra-ordinaire tout simplement, il est très tôt, il n'y a personne sur la route et il y a énormément de brume. On se croit vraiment dans un film fantastique. Finalement, on trouve enfin le centre d'accueil du parc, on paie notre entrée et on se met en marche.
Jungle désertique et Rio Céleste. Evidemment, c'est magnifique, tout est très calme car il est encore tôt. Il n'y a presque aucun touriste bizarrement mais tant mieux pour nous ! 😎 Il ne pleut pas, on découvre la cascade Rio Celeste et sa couleur incroyable, on reste dans le parc environ 5h et on y voit tout ce qu'il y a avoir (la cascade, la laguna azul, le point de rencontre entre les eaux de différentes couleurs, les ponts suspendus, ect). Quand on commence à rebrousser chemin pour quitter le parc, on croise de plus en plus de touristes, qui marchent pieds nus dans la boues dans la forêt! 🤪 On a de la chance car il commence à pleuvoir à torrent lorsqu'on quitte ce beau parc. Bref, pour conclure, c'était vraiment génial !
Route vers la péninsule Nicoya Le lendemain, on prend la route vers Tamarindo, où l'on arrive vers 13h. Ville très sympathique, et bien évidemment très touristique. Il fait extrêmement chaud (35°C), il y a la musique à fond sur la plage et ça donne envie de s'amuser ! Notre auberge de jeunesse (Casa Aura) est paradisiaque, tout est neuf, beau et il y a des hamacs en osier suspendus aux palmiers dans le jardins qui donne directement sur la plage. On aperçois 3 singes dans les arbres. L'après midi, on profite de la plage, de la musique et des commerces.
Playa Conchal : snorkeling dans une eau turquoise Le jour suivant, nous ne souhaitons pas rester à Tamarindo car nous voulons découvrir autre chose, on prend la route vers Playa Conchal assez tôt le matin vers 8h. Etant presque arrivés à destination, le GPS nous mène à une plage qui n'est pas très attirante, mais là on comprend, il faut rouler sur la plage pour se rendre à l'autre plage! 😮😮 Finalement journée très réussie, eau magnifique turquoise, poissons de toutes sortes, étoiles de mer, ect.
Samara : calme et vrai sentiment de vacances On loge dans une "casa", le propriétaire vit aussi avec toute sa famille, ils sont très sympathique et il y a même une petite piscine toute fraiche. On restera 4 jours à Samara. Cette ville, c'est mon gros coup de coeur, il y fait bon vivre ! Par contre le premier jour, il fait une chaleur insupportable, même la mer est brûlante c'est presque irréaliste ! Heureusement il y a la piscine et les pipa fria 😎 Le lendemain, on loue des Kayak et on part sur la mer en direction d'une petite île pour une journée snorkeling. On y voit plein de poissons, même de très gros, une tortue, de nombreuses étoiles de mer, des serpents de mer, anguilles crabes et tant d'autres ! Pique nique sur l'île et quelques petits animaux (ratons laveurs costa ricien ?) nous espionnent ! On profite de différents soda à Samara et on commence à être accro au ceviche et gallo pinto! Le jour suivant, c'est le 31 décembre, il y a de grosses vagues (pour nous) et on décide de tester le surf! On ne prend pas de cours, on loue simplement deux planches pour quelques $ et on essaie tant bien que mal. Pour moi j'ai réussi à "surfer" une toute petite vague seulement, mais on a bien rigolé. Pour le reste on s'amuse avec les grosses vagues. Ce soir là c'est la fiesta, après un bon poisson grillé, on se retrouve sur la plage vers 21h30 et là c'est la fiesta, musique, feux de joie et finalement la soirée se conclut par une explosion de feux d'artifices sur la plage. Tous le monde devient spécialiste pour ce soir là. Une expérience à vivre!
Se perdre, puis trouver la mauvaise cascade ! Le lendemain, on souhaite quitter l'ambiance de la plage. Je trouve sur des forum des "adresses" de deux cascades non loin de Samara. Les indications sont complètement subjectives (du genre "tourner au niveau du champ de maïs et continuer 2km avant d'apercevoir une clairière "). Finalement, on s'engage sur un chemin de terre très étroits pendant au moins 30min, en comprenant qu'on est complètement perdu et on croise quelques personnes assez spéciales sur ce chemin très étrange : - une mère et son enfant seul à pied au milieu de nul part avec des poules - un gars à cheval avec une tronçonneuse !!😐 - un gars à moto avec une tronçonneuse ?? - un homme qui a tout l'aire d'un moine bouddhiste qui nous regarde avec une très forte hostilité (?) Finalement on fait demi-tour et décidons d'aller à l'autre cascade qu'on trouve assez facilement, à côté du bar LAS ROCAS. On passe la demi-journée au bord de la cascade, à se baigner et on est complètement seuls !
Nuit d'enfer et vagues démesurées : Junquillal Les deux prochains jours, nous les passons à Junquillal, il n'y a pas grand chose. Quelques commerces, la plage et rien d'autre. Nous passons la nuit au Guacamaya Lodge, notre "hôtel de luxe" du voyage. L'hôtel est magnifique, vraimement luxueux, les chambres sont dotées d'une cuisine équipée mais l'ambiance est gachée par les clients de l'hôtel qui nous dévisagent...🙁 On profite de la piscine, et avec les quelques provisions achetées on se fait à dîner. Bien que la chambre soit très agréable, la nuit fût horrible. Il devait y avoir un trou car impossible de dormir quand tous les lézards du Costa Rica se donnent rendez-vous dans ma chambre pour le bal de fin d'année! Il y en avait une dizaine, ou peut être plus qui dansaient au plafond. Les lézards j'adore! Mais le bruit qu'ils faisaient ainsi que la peur ridicule qu'ils me tombent sur la tête (ou pire dans la bouche) me tenait éveillée. Mais c'est surtout la possibilité qu'un autre type d'animal passe par le trou qui m'a contenté dans cette peur. Après cette courte nuit, on se décide d'aller à la plage. Et là, c'est un plaisir pour les yeux, elles est complètement déserte, pas du tout aménagée et seuls quelques pêcheurs sont là aussi tôt. Les vagues sont monstrueuses, elles sont hautes mais pas tant que ça, elles sont surtout épaisses et très violentes. Les rouleaux qu'elles produisent me permettent de prendre quelques belles photos. On s'amuse dans ces vagues quelques temps, mais elles deviennent de plus en plus violentes, on décide alors de se bronzer un peu! Quelle force en tout cas !
Playa Ocotal, Playa Del Coco, Playa Hermosa : fuir les méduses Pour notre dernier jour, on décide d'aller à Playa Occotal, cette plage est petite, tranquille et très jolie. Le sable est noir et il est apparemment conseiller d'y faire du snorkeling. On se lance et je regarde très attentivement sous l'eau claire, on y voit beaucoup de poissons mais l'eau parait pourtant sale. Il y a des sortes de petit bouts de feuilles toutes plates transparentes. On dirait exactement des feuilles de chênes transparentes, qui ont perdu leur couleur et sur lesquelles on peut seulement apercevoir le "squelette de la feuille". J'ai de fortes douleurs sous la poitrine et dans le dos. Puis tout d'un coup je comprend : c'est infesté de méduses ! Je n'y crois pas tellement ces méduses paraissent invisible. Finalement on voit des petits vieux rigoler qui s'approche de moi pour m'appliquer du sable sur le dos. Je suis déçue, la dernière journée finit mal! On reprend la voiture et on remonte vers le nord pour fuir les méduses, on s'arrête à Playa del Coco mais pareil, il y en a aussi. On se rend finalement à Playa Hermosa. Ici tout le monde se baigne, c'est parfait. La plage est sympa mais sans plus, l'eau n'est pas très propre et elle est bondée de touriste. Au moins, on a la chance de profiter une dernière fois de la plage!
Le départ ! Retour à Libéria puis direction l'aéroport. Escale de nuit à Miami (soirée de folie) puis arriver à Montréal par -15°C. 🏴☠️
Bilan : Magnifique voyage, je veux y retourner et découvrir le reste du Costa Rica (sud, caraïbes) mais je pense que c'est une bonne entrée en la matière. Noël : étonnamment pas tant de monde que ça, on a souvent été seuls. Pas de pluie, et les méduses le dernier jour! Quelle chance :) Regret : j'aurais aimé en faire plus, moins de plage mais j'ai fait ce compromis avec mon copain qui à la base ne voulait même pas venir au Costa Rica 😛
J'ai résumé ce voyage de façon concise pour vous épargner un roman mais je reste disponible pour des questions !
L'arrivée Le départ s'effectue de Montréal, escale à Dallas (de nuit), nous arrivons à l'aéroport de Libéria vers 12:00, 15 min plus tard, on est dans le taxi direction l'Hôtel Boyeros qui n'est pas très bien situé (sur une grosse route), on nous demande de payer les deux nuits cash $$ (heureusement que j'avais quelques $US de Dallas) et nous découvrons cet hôtel plutôt vieillot, mais bizarrement très chaleureux! On se repose dans la chambre quelques temps, on profite de la belle piscine, pour passer le temps avant de récupérer la voiture qui nous sera livrée à l'hôtel à 16H par un gars très sympathique ! Le soir nous sommes épuisés, on décide de dîner dans le restaurant de l'hôtel (pour le 24 décembre😏).
Jour mort : noël Le lendemain matin c'est donc le 25 décembre, on se lève assez tôt et on décide d'aller se promener dans le centre ville de Libéria et évidemment TOUT est fermé, il n'y a littéralement personne qui se promène un 25 décembre à 8:00 à Libéria. Cela nous permet de découvrir la ville, de voir de jolies maisons pittoresques et de prendre quelques photos. Nous ne voulons pas re-manger à l'hôtel et n'ayant presque plus de cash $ avec nous, nous décidons de trouver un commerce ouvert ! On trouve alors une genre de place commerciale pas loin de notre hôtel, avec un supermarché Peri et même une Scotia Bank.
Paysages et routes Le 26 décembre, on se lève très tôt, on quitte l'hôtel et prenons la route vers le volcan Ténorio. On découvre de beaux paysages où l'on passe du très sec à la verdure florissante. Notre hébergement se trouve dans le village de Bijagua, on a pas vraiment d'adresse et l'on sait juste qu'il se trouve en face d'un restaurant de poissons ! On peine à trouver mais finalement on aperçoit le panneau "Nacientes Lodge". On est en fait loger dans un bungalow sur le terrain du propriétaire. C'est tout simplement magique, magnifique, propre et pas une seule bébete en vue dans la chambre. On se croit dans la jungle tellement le jardin est vert, et on a la vue sur un volcan (miravalles je pense).
45 min pour faire 10 Km : la route du parc du volcan Tenorio Le lendemain, direction le parc Tenorio, l'entrée se situe à 5min à peine de notre lodge. J'active le mode 4W sur la voiture et c'est parti! J'avais entendu beaucoup de chose sur la route qui mène au parc mais en arrivant je me dis "ah seulement quelques cailloux c'est pas si pire" Vous imaginez la suite... On roule a 15km/h au maximum, les cailloux se transforment en énormes rocher, les pentes et montées deviennent raides, il y a des ponts très étroits sans bordure qu'il faut traverser, bref gros moment d'angoisse et de rigolade. On sait dit que pour une fois, on a littéralement ressentit la nécessité de mettre la ceinture ! Mais que dire du paysage, extra-ordinaire tout simplement, il est très tôt, il n'y a personne sur la route et il y a énormément de brume. On se croit vraiment dans un film fantastique. Finalement, on trouve enfin le centre d'accueil du parc, on paie notre entrée et on se met en marche.
Jungle désertique et Rio Céleste. Evidemment, c'est magnifique, tout est très calme car il est encore tôt. Il n'y a presque aucun touriste bizarrement mais tant mieux pour nous ! 😎 Il ne pleut pas, on découvre la cascade Rio Celeste et sa couleur incroyable, on reste dans le parc environ 5h et on y voit tout ce qu'il y a avoir (la cascade, la laguna azul, le point de rencontre entre les eaux de différentes couleurs, les ponts suspendus, ect). Quand on commence à rebrousser chemin pour quitter le parc, on croise de plus en plus de touristes, qui marchent pieds nus dans la boues dans la forêt! 🤪 On a de la chance car il commence à pleuvoir à torrent lorsqu'on quitte ce beau parc. Bref, pour conclure, c'était vraiment génial !
Route vers la péninsule Nicoya Le lendemain, on prend la route vers Tamarindo, où l'on arrive vers 13h. Ville très sympathique, et bien évidemment très touristique. Il fait extrêmement chaud (35°C), il y a la musique à fond sur la plage et ça donne envie de s'amuser ! Notre auberge de jeunesse (Casa Aura) est paradisiaque, tout est neuf, beau et il y a des hamacs en osier suspendus aux palmiers dans le jardins qui donne directement sur la plage. On aperçois 3 singes dans les arbres. L'après midi, on profite de la plage, de la musique et des commerces.
Playa Conchal : snorkeling dans une eau turquoise Le jour suivant, nous ne souhaitons pas rester à Tamarindo car nous voulons découvrir autre chose, on prend la route vers Playa Conchal assez tôt le matin vers 8h. Etant presque arrivés à destination, le GPS nous mène à une plage qui n'est pas très attirante, mais là on comprend, il faut rouler sur la plage pour se rendre à l'autre plage! 😮😮 Finalement journée très réussie, eau magnifique turquoise, poissons de toutes sortes, étoiles de mer, ect.
Samara : calme et vrai sentiment de vacances On loge dans une "casa", le propriétaire vit aussi avec toute sa famille, ils sont très sympathique et il y a même une petite piscine toute fraiche. On restera 4 jours à Samara. Cette ville, c'est mon gros coup de coeur, il y fait bon vivre ! Par contre le premier jour, il fait une chaleur insupportable, même la mer est brûlante c'est presque irréaliste ! Heureusement il y a la piscine et les pipa fria 😎 Le lendemain, on loue des Kayak et on part sur la mer en direction d'une petite île pour une journée snorkeling. On y voit plein de poissons, même de très gros, une tortue, de nombreuses étoiles de mer, des serpents de mer, anguilles crabes et tant d'autres ! Pique nique sur l'île et quelques petits animaux (ratons laveurs costa ricien ?) nous espionnent ! On profite de différents soda à Samara et on commence à être accro au ceviche et gallo pinto! Le jour suivant, c'est le 31 décembre, il y a de grosses vagues (pour nous) et on décide de tester le surf! On ne prend pas de cours, on loue simplement deux planches pour quelques $ et on essaie tant bien que mal. Pour moi j'ai réussi à "surfer" une toute petite vague seulement, mais on a bien rigolé. Pour le reste on s'amuse avec les grosses vagues. Ce soir là c'est la fiesta, après un bon poisson grillé, on se retrouve sur la plage vers 21h30 et là c'est la fiesta, musique, feux de joie et finalement la soirée se conclut par une explosion de feux d'artifices sur la plage. Tous le monde devient spécialiste pour ce soir là. Une expérience à vivre!
Se perdre, puis trouver la mauvaise cascade ! Le lendemain, on souhaite quitter l'ambiance de la plage. Je trouve sur des forum des "adresses" de deux cascades non loin de Samara. Les indications sont complètement subjectives (du genre "tourner au niveau du champ de maïs et continuer 2km avant d'apercevoir une clairière "). Finalement, on s'engage sur un chemin de terre très étroits pendant au moins 30min, en comprenant qu'on est complètement perdu et on croise quelques personnes assez spéciales sur ce chemin très étrange : - une mère et son enfant seul à pied au milieu de nul part avec des poules - un gars à cheval avec une tronçonneuse !!😐 - un gars à moto avec une tronçonneuse ?? - un homme qui a tout l'aire d'un moine bouddhiste qui nous regarde avec une très forte hostilité (?) Finalement on fait demi-tour et décidons d'aller à l'autre cascade qu'on trouve assez facilement, à côté du bar LAS ROCAS. On passe la demi-journée au bord de la cascade, à se baigner et on est complètement seuls !
Nuit d'enfer et vagues démesurées : Junquillal Les deux prochains jours, nous les passons à Junquillal, il n'y a pas grand chose. Quelques commerces, la plage et rien d'autre. Nous passons la nuit au Guacamaya Lodge, notre "hôtel de luxe" du voyage. L'hôtel est magnifique, vraimement luxueux, les chambres sont dotées d'une cuisine équipée mais l'ambiance est gachée par les clients de l'hôtel qui nous dévisagent...🙁 On profite de la piscine, et avec les quelques provisions achetées on se fait à dîner. Bien que la chambre soit très agréable, la nuit fût horrible. Il devait y avoir un trou car impossible de dormir quand tous les lézards du Costa Rica se donnent rendez-vous dans ma chambre pour le bal de fin d'année! Il y en avait une dizaine, ou peut être plus qui dansaient au plafond. Les lézards j'adore! Mais le bruit qu'ils faisaient ainsi que la peur ridicule qu'ils me tombent sur la tête (ou pire dans la bouche) me tenait éveillée. Mais c'est surtout la possibilité qu'un autre type d'animal passe par le trou qui m'a contenté dans cette peur. Après cette courte nuit, on se décide d'aller à la plage. Et là, c'est un plaisir pour les yeux, elles est complètement déserte, pas du tout aménagée et seuls quelques pêcheurs sont là aussi tôt. Les vagues sont monstrueuses, elles sont hautes mais pas tant que ça, elles sont surtout épaisses et très violentes. Les rouleaux qu'elles produisent me permettent de prendre quelques belles photos. On s'amuse dans ces vagues quelques temps, mais elles deviennent de plus en plus violentes, on décide alors de se bronzer un peu! Quelle force en tout cas !
Playa Ocotal, Playa Del Coco, Playa Hermosa : fuir les méduses Pour notre dernier jour, on décide d'aller à Playa Occotal, cette plage est petite, tranquille et très jolie. Le sable est noir et il est apparemment conseiller d'y faire du snorkeling. On se lance et je regarde très attentivement sous l'eau claire, on y voit beaucoup de poissons mais l'eau parait pourtant sale. Il y a des sortes de petit bouts de feuilles toutes plates transparentes. On dirait exactement des feuilles de chênes transparentes, qui ont perdu leur couleur et sur lesquelles on peut seulement apercevoir le "squelette de la feuille". J'ai de fortes douleurs sous la poitrine et dans le dos. Puis tout d'un coup je comprend : c'est infesté de méduses ! Je n'y crois pas tellement ces méduses paraissent invisible. Finalement on voit des petits vieux rigoler qui s'approche de moi pour m'appliquer du sable sur le dos. Je suis déçue, la dernière journée finit mal! On reprend la voiture et on remonte vers le nord pour fuir les méduses, on s'arrête à Playa del Coco mais pareil, il y en a aussi. On se rend finalement à Playa Hermosa. Ici tout le monde se baigne, c'est parfait. La plage est sympa mais sans plus, l'eau n'est pas très propre et elle est bondée de touriste. Au moins, on a la chance de profiter une dernière fois de la plage!
Le départ ! Retour à Libéria puis direction l'aéroport. Escale de nuit à Miami (soirée de folie) puis arriver à Montréal par -15°C. 🏴☠️
Bilan : Magnifique voyage, je veux y retourner et découvrir le reste du Costa Rica (sud, caraïbes) mais je pense que c'est une bonne entrée en la matière. Noël : étonnamment pas tant de monde que ça, on a souvent été seuls. Pas de pluie, et les méduses le dernier jour! Quelle chance :) Regret : j'aurais aimé en faire plus, moins de plage mais j'ai fait ce compromis avec mon copain qui à la base ne voulait même pas venir au Costa Rica 😛
J'ai résumé ce voyage de façon concise pour vous épargner un roman mais je reste disponible pour des questions !
Compagnies aériennes "low cost", vols internes en Indonésie English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars un mois en Indonésie entre septembre et octobre, et pour réaliser l'itinétaire prévu, je souhaite réserve des vols internes. Je sais que casiment toutes les compagnies sont sur la liste noire européenne, mais est ce que quelqu'un pourrait me donner un retour d'expérience concernant Lion Air, citilink, Sriwijaya ? est ce qu'il y en a à éviter d'urgence?
J'ai déjà réserver mon vol Manado Denpasar avec Garuda, et je pense réserver Denpasar Jakarta avec AirAsia que j'ai pris plusieurs fois en Thaïlande, ou Lion Air que je ne connais pas
et surtout, je ne sais pas quelle compagnie prendre pour faire Jakarta Makassar. Sriwijaya, lion air ou citilink?
Merci par avance
Emilie
Je pars un mois en Indonésie entre septembre et octobre, et pour réaliser l'itinétaire prévu, je souhaite réserve des vols internes. Je sais que casiment toutes les compagnies sont sur la liste noire européenne, mais est ce que quelqu'un pourrait me donner un retour d'expérience concernant Lion Air, citilink, Sriwijaya ? est ce qu'il y en a à éviter d'urgence?
J'ai déjà réserver mon vol Manado Denpasar avec Garuda, et je pense réserver Denpasar Jakarta avec AirAsia que j'ai pris plusieurs fois en Thaïlande, ou Lion Air que je ne connais pas
et surtout, je ne sais pas quelle compagnie prendre pour faire Jakarta Makassar. Sriwijaya, lion air ou citilink?
Merci par avance
Emilie
Croisière MSC Fantasia août 2016 English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais faire ma première croisière MSC en aout prochain. Cela sera le MSC Fantasia et nous voyageons avec nos 2 enfants de 10 et 2 ans.
Nos escales seront: barcelone/Palma/Ajaccio/Naples/La spezia/Gênes/Cannes
Quelles excursions sont indispensables ? Quelles excursions doivent être réservées via MSC vu le laps de temps parfois court?
Quelles excursions sont faciles à organiser par soi-mêmes au vu du coût élevé demandé par MSC?
Je vous remercie pour votre aide 🙂
Isabelle
Je vais faire ma première croisière MSC en aout prochain. Cela sera le MSC Fantasia et nous voyageons avec nos 2 enfants de 10 et 2 ans.
Nos escales seront: barcelone/Palma/Ajaccio/Naples/La spezia/Gênes/Cannes
Quelles excursions sont indispensables ? Quelles excursions doivent être réservées via MSC vu le laps de temps parfois court?
Quelles excursions sont faciles à organiser par soi-mêmes au vu du coût élevé demandé par MSC?
Je vous remercie pour votre aide 🙂
Isabelle
Renseignements sur l'Est malgache English translation pending
Bonjour,
je finalise mon voyage à Madagascar (nous partons à deux), mais j'ai encore une flopée de questions pour lesquelles je n'arrive pas à avoir de réponse, concernant l'est du pays. Je me suis dit que je pourrais bénéficier des excellents conseils et de la chaleur du forum :).
Nous allons consacrer une petite quinzaine de jours (ou un peu moins) à l'est (avant de repartir vers l'ouest, mais c'est une autre histoire), dont une partie sera dévouée à Sainte-Marie. Mes questions portent sur des sujets assez divers, afin de m'organiser un peu mieux :
- tout d'abord, le trajet Tana-Tamatave : j'ai lu un peu partout qu'il était déconseillé de voyager de nuit (encore que les avis semblent différer). Arrivant vers 14h à Tana (et repassant quelques jours par la capitale à la fin du séjour), nous n'avons pas forcément envie d'y passer une nuit (et de payer un hôtel). Nous avons vu l'existence d'une compagnie "premium" de TB vers Tamatave (Cotisse). Leurs véhicules semblent secure. Pensez-vous déraisonnable de prendre le TB qui part à 19h (environ), que ce soit pour les dangers de conduite et/ou des dangers liés aux "attaques" ? Et si non, est-il plus raisonnable de réserver ? (j'ai vu que c'était possible par téléphone).
- ensuite, une fois dans l'est (et hors de Sainte-Marie), nous voudrions vraiment faire une des forêts humides en randonnée (ce genre de paysage fait absolument rêver je trouve). Donc il était prévu de remonter, en TB et à pied si nécessaire, vers Mananara (au plus loin, pas le temps d'aller à Maroantsetra et au Masoala, dommage...). La côte a l'air magnifique, et le parc de Mananara nord, accessible depuis Antanambe/Sahasoa, semblait tout indiqué... jusqu'à ce que je lise sur le site du Lonely Planet (ici) que le parc n'était pas intéressant, qu'il ne valait pas le coup d'y aller, etc. Comme ça a l'air d'être un peu l'aventure dans ce coin (difficile d'accès avec les TB, pas sûr de trouver des places pour repartir, 2h de marche pour atteindre le parc, quasiment aucun visiteur, etc.), je voulais juste savoir si vous aviez des retours (ou une exp) sur la qualité du parc. En gros, est-ce que ça "vaut le coup" (désolé pour la trivialité) ?... (Je précise que je parle du parc terrestre, pas du parc marin, qui a vraiment l'air magnifique, mais compliqué à organiser.) En fait, comme on part dans le nord-ouest après, le parc de la montagne d'Ambre semble offrir une biosphère assez équivalente (forêt humide), donc hésitation...
- enfin, dernière question : les bateaux entre Sainte-Marie et Manompana sont-ils à proscrire absolument en cette période ? (Je me doute déjà de la réponse, mais ça éviterait de faire l'aller-retour Soanierana-Sahasoa par la terre.)
Merci beaucoup :).
je finalise mon voyage à Madagascar (nous partons à deux), mais j'ai encore une flopée de questions pour lesquelles je n'arrive pas à avoir de réponse, concernant l'est du pays. Je me suis dit que je pourrais bénéficier des excellents conseils et de la chaleur du forum :).
Nous allons consacrer une petite quinzaine de jours (ou un peu moins) à l'est (avant de repartir vers l'ouest, mais c'est une autre histoire), dont une partie sera dévouée à Sainte-Marie. Mes questions portent sur des sujets assez divers, afin de m'organiser un peu mieux :
- tout d'abord, le trajet Tana-Tamatave : j'ai lu un peu partout qu'il était déconseillé de voyager de nuit (encore que les avis semblent différer). Arrivant vers 14h à Tana (et repassant quelques jours par la capitale à la fin du séjour), nous n'avons pas forcément envie d'y passer une nuit (et de payer un hôtel). Nous avons vu l'existence d'une compagnie "premium" de TB vers Tamatave (Cotisse). Leurs véhicules semblent secure. Pensez-vous déraisonnable de prendre le TB qui part à 19h (environ), que ce soit pour les dangers de conduite et/ou des dangers liés aux "attaques" ? Et si non, est-il plus raisonnable de réserver ? (j'ai vu que c'était possible par téléphone).
- ensuite, une fois dans l'est (et hors de Sainte-Marie), nous voudrions vraiment faire une des forêts humides en randonnée (ce genre de paysage fait absolument rêver je trouve). Donc il était prévu de remonter, en TB et à pied si nécessaire, vers Mananara (au plus loin, pas le temps d'aller à Maroantsetra et au Masoala, dommage...). La côte a l'air magnifique, et le parc de Mananara nord, accessible depuis Antanambe/Sahasoa, semblait tout indiqué... jusqu'à ce que je lise sur le site du Lonely Planet (ici) que le parc n'était pas intéressant, qu'il ne valait pas le coup d'y aller, etc. Comme ça a l'air d'être un peu l'aventure dans ce coin (difficile d'accès avec les TB, pas sûr de trouver des places pour repartir, 2h de marche pour atteindre le parc, quasiment aucun visiteur, etc.), je voulais juste savoir si vous aviez des retours (ou une exp) sur la qualité du parc. En gros, est-ce que ça "vaut le coup" (désolé pour la trivialité) ?... (Je précise que je parle du parc terrestre, pas du parc marin, qui a vraiment l'air magnifique, mais compliqué à organiser.) En fait, comme on part dans le nord-ouest après, le parc de la montagne d'Ambre semble offrir une biosphère assez équivalente (forêt humide), donc hésitation...
- enfin, dernière question : les bateaux entre Sainte-Marie et Manompana sont-ils à proscrire absolument en cette période ? (Je me doute déjà de la réponse, mais ça éviterait de faire l'aller-retour Soanierana-Sahasoa par la terre.)
Merci beaucoup :).
Réserve faunique de Portneuf (Québec) English translation pending
Bonjour.
Nous partons début juillet pour le Québec.
La première semaine nous longeons le St Laurent de Montréal à Grandes Bergeronnes.
La deuxième semaine, nous avons loué un chalet sur le lac Lapeyrere dans la réserve de Portneuf. Nous sommes à 57 km du premier ravitaillement.
Connaissez vous cette région? Nous sommes dans la baie de pasha sur le lac.
Avez vous des conseils pour des provisions à acheter, nous allons passer par Québec juste avant de monter dans la réserve.
Merci d'avance pour vos conseils
Trek en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
je vis en Thaïlande depuis des années et j'aimerais commencer à me mettre au trek. Quelle est la meilleure ville pour en faire ? En évitant les trek pour les touristes svp.
je vis en Thaïlande depuis des années et j'aimerais commencer à me mettre au trek. Quelle est la meilleure ville pour en faire ? En évitant les trek pour les touristes svp.
Alsace avec enfant de 18 mois English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je suis en plein désarroi. Le 2 juillet, je quitte la belgique pour me rendre à Munich pour 3 jours de city trip avec mon épouse et ma petite fille de 1 an et demi.
Après ces 3 jours nous quittons l'allemagne pour l'autriche où nous restons quelques jours en Autriche (tyrol) dans un hôte spa et nature.
Lors de notre retour en belgique (Mons), nous aimerions nous arrêter pour faire plaisir à notre petite fille car jusq'à là, on n'aura pas beaucoup pensé à elle.
Nous pensions à un sejour de 2 jousr une nuit thématique qui pourrait émerveiller notre petite fille de seulemen 18 mois.
J'ai beau chercher sur internet mais je ne trouve rien.
Avez-vous une idée (plutôt un concept découverte à la ferme ou parc pour les enfants de cette age)... enfin ces 2 jours lui seront 100% destiné.
Un tout grand merci pour votre aide!!! Greg
Je suis en plein désarroi. Le 2 juillet, je quitte la belgique pour me rendre à Munich pour 3 jours de city trip avec mon épouse et ma petite fille de 1 an et demi.
Après ces 3 jours nous quittons l'allemagne pour l'autriche où nous restons quelques jours en Autriche (tyrol) dans un hôte spa et nature.
Lors de notre retour en belgique (Mons), nous aimerions nous arrêter pour faire plaisir à notre petite fille car jusq'à là, on n'aura pas beaucoup pensé à elle.
Nous pensions à un sejour de 2 jousr une nuit thématique qui pourrait émerveiller notre petite fille de seulemen 18 mois.
J'ai beau chercher sur internet mais je ne trouve rien.
Avez-vous une idée (plutôt un concept découverte à la ferme ou parc pour les enfants de cette age)... enfin ces 2 jours lui seront 100% destiné.
Un tout grand merci pour votre aide!!! Greg
Quel trajet faire sur 7 jours au Portugal? English translation pending
Bonjour, nous repartons sur les routes d’europe et nous venons de réserver des billets d’avion pour le Portugal.
Ce séjour aura lieu dans trois mois et j’aurais besoin que vous me conseillez des lieux, musées, villes à visiter et résider en sachant qu’on est une famille de 2 adultes et 3 enfants (10,8 et 4 ans) et on est toujours en soif d’apprendre et on aime pas rester à rien faire.
Nous arriverons à Porto où une voiture de location nous y attendra mais après c’est le néant ^^
On souhaite programmer un itinéraire afin de pouvoir réserver les hôtels etc.
Merci d’avance pour vos conseils.
Merci d’avance pour vos conseils.
Trek Chiang Mai ou Chiang Dao English translation pending
bonjour,
nous partons à 2 au mois de novembre et nous aimerions faire un trek de 2 jours avec un guide Francais si possible à chiang mai ou chinag dao. Nous sommes dejà venu à chiang mai il y a 10 ans et nous avons visité le dio sutep, , le camp d'éléphants, la ferme aux orchydées, les artisans locaux, le triangle d'or et un trubut, mais en voiture.
Nous ne cherchons pas spécialement quelque chose de très physique, mais tout en étant touristique, car je sais que ce sera dur de passer à coté, on aimerait quelque chose qui nous fasse connaitre un peu plus la jungle.
Si vous avez des pistes, c'est avec plaisir que je prendrai les infos,
merci
Trajet en 4x4 d'Antanambe à Soanierana English translation pending
Bonsoir je prépare une excursion et je change un peu l'itinéraire. Je souhaiterais savoir si il est possible de faire en 4X4 le trajet antanambe- soanierana, à quelle prix et combien de temps de trajet.
Merci
Merci
Voyage au Costa Rica English translation pending
Nous avons organisé un périple au Costa rica en Aout (16 Jours) en commençant par Totuguero .
A la lecture de certains articles je commence à douter que cela soit la meilleure entrée en matière pour visiter ce pays . Comme mon circuit m'amène ensuite vers Cahuita et on remonte vers la fin pour visiter les volcans puis Samara . Merci a ceux qui ont eu une expérience similaire de me donner un conseil .
A la lecture de certains articles je commence à douter que cela soit la meilleure entrée en matière pour visiter ce pays . Comme mon circuit m'amène ensuite vers Cahuita et on remonte vers la fin pour visiter les volcans puis Samara . Merci a ceux qui ont eu une expérience similaire de me donner un conseil .
Choix d’îles à visiter en Polynésie pour notre premier voyage (plongeurs bouteille) English translation pending
nous sommes en train d'envisager un voyage de trois semaines en Polynésie pour un groupe de neufs personnes pour tout le monde c'est la première fois : quatre couples et une célibataire nous sommes tous plongeurs bouteille sauf deux personnes
Tahiti; Moréa; Bora-Bora; Rangiroa;Fakarava voila le choix des îles pour le moment
nous souhaitons plonger mais également découvrir le pays et ses coutumes
faire un tour en quad en 4x4 puis le tour d'une île en jet
ce choix 😉est il bon ?
faut il rajouter Maupiti
merci de nous donner votre avis avec vos arguments
Voyage en autostop et camping sauvage au Danemark English translation pending
Bonjour à tous !
J'aurais besoin de conseils pour un futur voyage lowcost au Danemark ! Après mon stage, mon copain me rejoint dans le Nord de l'Allemagne et on se prévoit 8-10 jours à partir du 18 juillet pour aller de Brême jusque Skagen, tout au Nord de la partie continentale du pays. On ne prévoit que deux arrêts en Allemagne (Hambourg et peut-être Kiel) puis directement la côte Est du Danemark ! On a bien envie de faire ça en auto-stop, camping sauvage et Couchsurfing en ville. Est-ce que le pays s'y prête bien ? Y a-t-il des coins à conseiller ou déconseiller ? Des adresses (auberges, hôtels) à recommander ? Des alternatives niveau transport au cas où le stop ne fonctionne pas, comme des bus ? Est-ce que ma vie y est si chère qu'on le dit, même pour les voyageurs comme nous ?
Je précise qu'on a déjà voyagé comme ça au Québec et en Italie.
Merci d'avance !
Alexandra
J'aurais besoin de conseils pour un futur voyage lowcost au Danemark ! Après mon stage, mon copain me rejoint dans le Nord de l'Allemagne et on se prévoit 8-10 jours à partir du 18 juillet pour aller de Brême jusque Skagen, tout au Nord de la partie continentale du pays. On ne prévoit que deux arrêts en Allemagne (Hambourg et peut-être Kiel) puis directement la côte Est du Danemark ! On a bien envie de faire ça en auto-stop, camping sauvage et Couchsurfing en ville. Est-ce que le pays s'y prête bien ? Y a-t-il des coins à conseiller ou déconseiller ? Des adresses (auberges, hôtels) à recommander ? Des alternatives niveau transport au cas où le stop ne fonctionne pas, comme des bus ? Est-ce que ma vie y est si chère qu'on le dit, même pour les voyageurs comme nous ?
Je précise qu'on a déjà voyagé comme ça au Québec et en Italie.
Merci d'avance !
Alexandra
Guatemala, lac Atitlan, villages Mayas et fêtes patronales English translation pending
Au cours de nos deux derniers voyages nous avons séjourné dans de bonnes conditions de confort dans une famille Maya à San Juan la Laguna, un village peuplé majoritairement de Mayas, très attachés à leurs traditions et qui organisent des séjours dans les familles et de multiples activités. Nous nous échangeons régulièrement des messages .. Ils signalent que du 23 juin au premier juillet c'est la fiesta patronale avec de nombreuses animations comme des danses ou des concerts traditionnels ou autres , des bals et autres événements.
Pour ceux qui seraient dans le coin ce serait une bonne occasion.
C'est d'autant plus intéressant si vous séjournez dans une famille car les jeunes vous emmènent au bon moment au bon endroit pour ne rien perdre. Ils vous guideront aussi volontiers dans des excursions dans la montagne ou vers d'autres villages autour du lac. Il y a donc de quoi y passer 4 ou 5jours. Je puis donner les coordonnées en message privé.
Si vous envisagez un séjour au mois de janvier prochain ils peuvent vous emmener à la fiesta de San Pablo, le village voisin. Elle a lieu vers le 25 janvier.
Voici quelques vues.
Le Saint Patron du village

Danses traditionnelles

Le village vu depuis une excursion sur la montagne

Tête ancienne dans les plantations de café

Carte touristique du village

N'hésitez pas à me contacter pour des détails pratiques.
Cordialement,
Pour ceux qui seraient dans le coin ce serait une bonne occasion.
C'est d'autant plus intéressant si vous séjournez dans une famille car les jeunes vous emmènent au bon moment au bon endroit pour ne rien perdre. Ils vous guideront aussi volontiers dans des excursions dans la montagne ou vers d'autres villages autour du lac. Il y a donc de quoi y passer 4 ou 5jours. Je puis donner les coordonnées en message privé.
Si vous envisagez un séjour au mois de janvier prochain ils peuvent vous emmener à la fiesta de San Pablo, le village voisin. Elle a lieu vers le 25 janvier.
Voici quelques vues.
Le Saint Patron du village

Danses traditionnelles

Le village vu depuis une excursion sur la montagne

Tête ancienne dans les plantations de café

Carte touristique du village

N'hésitez pas à me contacter pour des détails pratiques.
Cordialement,
Bus entre Bangkok et Phnom Penh direct? English translation pending
Bonjour à tous,
actuellement à Bangkok, je souhaite rejoindre le Cambodge, et plus particulièrement Phnom Penh par la voie terrestre. Je sais qu'il existe un bus entre Bangkok et Siem Reap, mais j'aimerai si possible éviter cette étape puisque je dois de toute façon m'y rendre plus tard. J'espère que quelqu'un pourra me renseigner! Merci d'avance et à bientôt. Alexandra
actuellement à Bangkok, je souhaite rejoindre le Cambodge, et plus particulièrement Phnom Penh par la voie terrestre. Je sais qu'il existe un bus entre Bangkok et Siem Reap, mais j'aimerai si possible éviter cette étape puisque je dois de toute façon m'y rendre plus tard. J'espère que quelqu'un pourra me renseigner! Merci d'avance et à bientôt. Alexandra
Itinéraire de 6 mois en Amérique du Sud English translation pending
Bonjour,
Je pars avec ma copine 6 mois à partir du mois de novembre. Pour l'itinéraire, nous voulions faire dans l'ordre : - Chili et patagonie, ile de pâques - Bolivie, - Brésil, - Pérou - équateur et galapagos, et cotopaxi, chimborazo.
Que pensez vous de cet ordre ? Est ce le plus judicieux vis à vis de la météo ? A bientôt Jacques
Je pars avec ma copine 6 mois à partir du mois de novembre. Pour l'itinéraire, nous voulions faire dans l'ordre : - Chili et patagonie, ile de pâques - Bolivie, - Brésil, - Pérou - équateur et galapagos, et cotopaxi, chimborazo.
Que pensez vous de cet ordre ? Est ce le plus judicieux vis à vis de la météo ? A bientôt Jacques
Voyage à Phuket: bon et mauvais côtés English translation pending
Bonjour, j'ai 20 ans et des projet plein la tete, 🙂 étant nouveau sur ce site je voudrais que des personne ayant été a Phuket me fasse par de leur expérience, car dans les années a venir je projete d'y aller déjà en voyage bien sûr, 😛 donc je viens auprès de vous pour savoir tout les bon et mauvais côté de cet ville qui m'attire. Ne vous moquez pas c'est ma première discussion sur un forum ahaha.
Traduction en tibétain pour tatouage English translation pending
Bonjour à tous,
je souhaite me faire tatouer mi-ange mi-démon en tibétain / sanskrit sur le poignet et j'ai trouvé les 2 choses en photo.
Avec une nette préférence pour le rouge.
Pourriez vous me confirmer que la traduction est la bonne et sinon m'indiquer laquelle est-ce?
D'avance, merci beaucoup.
Vinz67100
je souhaite me faire tatouer mi-ange mi-démon en tibétain / sanskrit sur le poignet et j'ai trouvé les 2 choses en photo.
Avec une nette préférence pour le rouge.
Pourriez vous me confirmer que la traduction est la bonne et sinon m'indiquer laquelle est-ce?
D'avance, merci beaucoup.
Vinz67100
Choses à ne pas rater en Indonésie sur un voyage de 18 jours en été English translation pending
Bonjour,
Ce forum est vraiment une mine d'infos mais difficile de se faire une idee devant... Tant d'informations! Je ne sais pas par ou commencer!
J'envisage un voyage d'environ 18 jours en Indonesie entre la fin juin et fin juillet en 2017. Vu que c'est LE voyage, je m'y prends tot!
Sachant que ce que nous voudrions voir et faire (2 adultes, quarantaine tranquille), par ordre d'importance: Riziere Temple Photographies authentiques sans 50 chinois qui font des duck face :) Les gens Architecture Culturel et artisanat Petit cours de cuisine traditionnelle Une petite session plage tranquille Dragons de Komodo Plongee snorkeling
Ce qu'on ne voudrait pas: Les trucs touristiques genre ballade a dos d'elephant.... Les sites bien amenages pour que le touriste se sente a la maison Les centres urbains occidentalisés Les lieux branchés et trop super a la mode, night club, ibiza like....
Ce a quoi on a pensé : Location voiture avec chauffeur (on oublie le scooter) Guide touristique pour decouvrir des trucs authentiques, pour pas perdre son temps, eviter les plans glauques Des fois chez l'habitant, parfois a l'hotel, pourquoi pas location maison Ramenez des epices, de la vanille, des saveurs ;)
Ca n'est pas forcement une liste pour TOUT faire mais une liste d'interet plutot
À partir de ca, auriez vous l'amabilité de me suggerer des choses a voir, des endroits a visiter, des sites pour prendre des photos inoubliables, bref tout ce qui apporte un interet et faire de ce voyage un truc memorable. En bref, des trucs incontournables pour vous (si vous pouvez specifier pourquoi c'est un incontournable, ca serait encore mieux!)
Merci de preciser sur quelle ile c'est :)
Merci
Fred
Ce forum est vraiment une mine d'infos mais difficile de se faire une idee devant... Tant d'informations! Je ne sais pas par ou commencer!
J'envisage un voyage d'environ 18 jours en Indonesie entre la fin juin et fin juillet en 2017. Vu que c'est LE voyage, je m'y prends tot!
Sachant que ce que nous voudrions voir et faire (2 adultes, quarantaine tranquille), par ordre d'importance: Riziere Temple Photographies authentiques sans 50 chinois qui font des duck face :) Les gens Architecture Culturel et artisanat Petit cours de cuisine traditionnelle Une petite session plage tranquille Dragons de Komodo Plongee snorkeling
Ce qu'on ne voudrait pas: Les trucs touristiques genre ballade a dos d'elephant.... Les sites bien amenages pour que le touriste se sente a la maison Les centres urbains occidentalisés Les lieux branchés et trop super a la mode, night club, ibiza like....
Ce a quoi on a pensé : Location voiture avec chauffeur (on oublie le scooter) Guide touristique pour decouvrir des trucs authentiques, pour pas perdre son temps, eviter les plans glauques Des fois chez l'habitant, parfois a l'hotel, pourquoi pas location maison Ramenez des epices, de la vanille, des saveurs ;)
Ca n'est pas forcement une liste pour TOUT faire mais une liste d'interet plutot
À partir de ca, auriez vous l'amabilité de me suggerer des choses a voir, des endroits a visiter, des sites pour prendre des photos inoubliables, bref tout ce qui apporte un interet et faire de ce voyage un truc memorable. En bref, des trucs incontournables pour vous (si vous pouvez specifier pourquoi c'est un incontournable, ca serait encore mieux!)
Merci de preciser sur quelle ile c'est :)
Merci
Fred
Excursion Costa sur l'île de Nosy Be English translation pending
bonjour je fais une escale sur l'île de nosy bey avec costa je souhaite prendre l'excursion nosy sakatia nature et tradition si quelqu’un à fait cette excursion je souhaiterais avoir des avis sur cette excursion merci
Carnet n° 67: Mayotte / 25 - 29 mars 2016 English translation pending
www.youtube.com/watch?v=qGE9WVIeWJQ
Vendredi 25
J’ai toujours eu envie de revenir à Mayotte. Voire même d’y travailler un jour. Pourtant, je prévois ce voyage à la dernière minute en liant le souhait d'une collègue de visiter l’île au lagon et mon éternel besoin de voler. Dans le contexte actuel d’une départementalisation défaillante sur fond d’immigration galopante, il était bien de venir ici faire un tour avant de décider d’y passer quelques mois. Ce que je ne m'avoue qu'à moitié, c'est qu'il s’agit surtout de mes derniers jours de liberté avant de prendre la relève ; à partir de la fin du mois, ce sera à mon tour de m’occuper de ma fille.
Je quitte donc la Réunion en compagnie d'E. alors qu'au travers du hublot je vois une pluie drue inonder le tarmac de Rolland-Garros. Dehors, il fait chaud et moite, comme pour préfigurer ce qui nous attend là-bas, plus au nord, sur cette terre de France perdue au milieu du canal du Mozambique. A l'intérieur de l'avion, un vieux 737 d'Europe Airpost affrété par Air Austral, j'apprécie une nouvelle fois le luxe d'un voyage aux issues sans voisin, uniquement dérangé par toutes ces questions sans réponse que je me pose au sujet de Mayotte.
Dès l’arrivée, je suis comme happé ; je retrouve l’Afrique. Alors que les uniformes et les panneaux de signalisation propres à la France sont tout de même plus discrets que les femmes en boubou, l’état des infrastructures me rappelle plus le Congo que Neuilly-sur-Seine et la chaleur, insupportable, finit de me rappeler où je suis. En sortant de l'aérogare, nous prenons place à bord d'un taxi collectif conduit par un Mahorais en sueur portant une coiffe traditionnelle et rejoignons en moins de dix minutes l'embarcadère de Dzaoudzi. De là, la traversée vers Mamoudzou dure un bon quart d'heure. Tandis qu'on laisse s'échapper Petite Terre, les reliefs de la Grande apparaissent enfin. Là, entre deux eaux, oscillant entre deux terres, je retrouve au loin les points culminants de Mayotte : au sud, le Choungi, devant moi le Pili Pili et le Bénara et derrière Mamoudzou, le Combani. Ce qui saute aux yeux, pour un Réunionnais, c’est qu’en dehors dela capitale, l’ensemble du littoral est constitué de forêts. Oui, de temps en temps, j’aperçois bien un village ou une plage, mais dans l’ensemble, c’est comme si l’île entière était recouverte d’une épaisse forêt tropicale.
En débarquant, le choc des cultures se vit de manière frontale. Assises à même le sol, les bouénis (1) bariolées vendent leurs fruits et légumes quand les hommes se chargent d'aller à la rencontre du client potentiel en brandissant leurs chinoiseries. Les trottoirs, les bâtiments, tout est crade, usé, rapiécé. À part peut être, à droite, le nouveau marché couvert. Il fait chaud, il fait très chaud, et c'est dans la douleur que nous parcourons les neuf-cent mètres qui nous séparent du loueur de voitures. Un instant, entre deux villes, nous longeons la mangrove qui dévoile à marée basse les affres que lui font subir l'inconséquence des hommes : dans la boue qui se mêle au sable, on devine les papiers et les aluminium, les canettes et autres bidons gras.
Je m’empresse de quitter les lieux en mettant la clim’ à fond dans la voiture. La route n’est pas trop mauvaise, seulement, suivant les caprices du littoral, elle n’est véritablement qu’une succession de virages. La vitesse s’en trouve limitée ; on dépasse rarement les 60. Trente minutes après, nous sommes déjà à Bandrélé. Là, nous déposons en coup de vent nos affaires chez nos hôtes car il s’agit ne n’avoir jamais rien dans son coffre alors que la voiture stationne. Il est même recommandé de ne jamais la verrouiller... On se presse. Je tiens à arriver à N’Gouja, dans le sud- ouest de l’île, au moins une heure avant le coucher du soleil pour pouvoir nager avec les tortues, toujours présentes à cet endroit de l’île.
Ravis, nous arrivons à l’heure prévue.Déçus, ce sera pour constater que la mer est grosse et qu’une honnête drache commence à s’abattre sur la plage. Nous nous consolons avec une glace industrielle au bar du Jardin Maoré avant de rentrer au gîte. Il fait nuit à 18h ; il est trop tard pour profiter de la belle vue depuis la terrasse. En contrebas, le bruit de la mer nous donnerait presque envie de dormir porte et fenêtre ouvertes. Seulement, l’humidité accablante ne se corrige qu’avec la clim’, fenêtre fermée, et si le gros portail à l’entrée du jardin nous sécurise depuis la route, nous savons bien que le voleur rode et arrive de la mer par ce même chemin que nous emprunterons plus tard pour quitter le rivage en kayak. Nous fermons donc aussi la porte. Trois moustiques mutants passent. Nous nous endormons.
Samedi 26
Désormais à l’aise, en voyage, avec l’idée de me laisser porter par le mouvement, j’accepte de partir en mer ce jour plutôt que lundi et grappille au passage une substantielle économie. Nous roulons donc trente minutes de Bandrélé au ponton de Mamoudzou en traversant les villages qui se réveillent doucement. Il est 7h30, le soleil cogne déjà fort ; sans la clim’, je serai déjà trempé de sueur. Au ponton, bercé par la brise de mer, je supporte bien l’attente de notre navire avec quelques dizaines de couillons en partance comme nous qui à la plongée, qui en excursion.
Donatien, capitaine 200, me donne l'idée d'être frais comme au premier jour bien que son métier soit des plus routiniers. Affable, patient et extrêmement sympathique, il envoûte ses clients en leur contant le lagon, ses petits secrets et ses grands mammifères. Il m’apprend même, pauvre de moi, que si le requin est un poisson, le dauphin lui, est un mammifère. Subtil. Aussi, fort de ces explications, je décide de me jeter à l’eau entre la barrière de corail et ces îlots paradisiaques qui font la réputation des cartes postales. Oui, je trouve le courage de me mettre a l'eau en pleine mer, à ceci près que ma main reste solidement attachée à l'échelle du navire. Les autres eux, nagent avec vigueur vers les dauphins et autres raies manta désormais à portée de main. Moi, j’ai bien trop peur de l’eau ; je vivrai l’émerveillement depuis le pont.
A proximité de l’îlot M’Tsamboro, nous buvons un punch coco sur un îlot de sable blanc. L’eau est turquoise, le ciel bleu, nous sommes tous ravis d’échapper à la pluie qui était pourtant prévue. À quelques miles, la terre. Et un radar bien visible. Un des quatre radars affectés à la surveillance des côtes et qui indique chaque nuit aux autorités dépassées la présence de kwassas (2) dans les eaux territoriales. Un moment, je me retrouve seul avec Pascal et Jean-Pierre, deux gendarmes en repos aujourd’hui et qui consentent à me raconter brièvement leur quotidien. Brièvement, ça donne ça :
"Notre boulot revient à vouloir écoper l’océan avec un dé à coudre."
Alors pourquoi ne pas stopper l’immigration à la source ? Pourquoi ne pas patrouiller toutes les nuits dans les eaux internationales, à mi-chemin entre Anjouan et Mayotte ? Ou plutôt, pourquoi n’ont-ils réellement patrouillé qu’au plus fort de l’état d’urgence alors qu’il faudrait le faire chaque nuit ? Je n’obtiens pas de réponse. Juste une sorte de parallèle entre ici et la Guyane, juste une légère comparaison entre les orpailleurs surarmés de la jungle équatoriale et les pauvres bougres en guenilles qui tentent ici le tout pour le tout. Sauf que ces pauvres bougres qui représentent à ce jour 40% de la population de l’île saturent les salles de classe, les centres de rétention et les services de soin jusqu’à la Réunion. Moi, je trouve ça prodigieux que notre gouvernement ne se donne pas les moyens d’œuvrer en amont et laisse à ses ouailles le soin de s’en dépatouiller. Oui, c’est cette même France qui donne des leçons aux autres, qui fait si bien pression sur certains pays et qui inflige des embargos. Cette France là doit bien avoir les moyens de la dissuasion ? Pourquoi est-elle si fébrile à l’idée d’être ferme ? La culpabilité ?
A plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour nager avec masque & tuba dans ce lagon à la nature encore préservée. L’endroit est exceptionnel, l’instant magique. Le soleil qui joue à cache cache avec les nuages illumine comme un stroboscope fonctionnant au ralenti les coraux blanc, violet, rouge et bleu autour desquels tournoient des milliers de poissons multicolores. Devant ces tombants (3) véritablement renversants, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le calme et la beauté du littoral et le drame humain qui se joue à l’intérieur des terres.
Il ne pleuvra guère que lors du retour, bien à l’abri de notre Peugeot 107. Ce soir, nous dînons traditionnel au ZamZam, un restaurant sans prétention pourtant délicieux situé dans le centre Bandrélé, entre la tôle ondulée et les barreaux qui façonnent les habitations et l’Hôtel de ville couleur terre cuite flambant neuf.
Dimanche 27
Quand E. part plonger, je tente sinon le diable, la rapide balade au départ de Tsingoni vers la cascade Soulou. Évoluant pourtant au sein de ma République, j’y vais la peur au ventre, incapable de me défaire de ces histoires de violence et de racket qui ont lieu sur les terrains de randonnée. C’est ainsi. Tout ce qui ne se gère pas en amont se paie toujours au bout du compte. Que ce soit dû à l’immigration ou aux adolescents légaux délaissés. Après une descente glissante derrière les dernières maisons de Tsingoni, je me retrouve bloqué devant un marécage inextricable. Finalement, à défaut de bandits, ce sont les pluies diluviennes de la veille qui stoppent ma progression !
Je rebrousse alors chemin puis fait le taxi pour tuer les quelques heures d’attente. J’avance sans but réel. Je prend, je dépose. Je discute, ou non. J'embarque des Malgaches, des Mahorais mais j'embarque aussi et surtout des Comoriens. Chose curieuse, ce sont ces derniers qui parlent le mieux français ; ce qui permet à Ibrahim de me raconter sa vie :
- "Tu vas aller un jour à Grande-Comore ? C’est un pays magnifique ! - Ah oui ? Si c’est si magnifique, pourquoi tu restes à Mayotte alors ? - Hum... Très bonne question..."
Après quelques instants de réflexion, il m’explique :
- "Oui, ici je n’ai pas de travail. Mais ici il y a de l’eau et de la lumière."
De la lumière ? Je cherche. Je réfléchis... Ah oui ! Jean-Louis Borloo : Energie pour l’Afrique ! Pas d’électricité, pas de lumière. Alors que la lumière, à la nuit tombée, c’est véritablement la tranquillité. Moins de viol, moins de vol, moins de crime, moins de complot. J’explique à mon tour à Ibrahim comment même les Mahorais éprouvent des difficultés à trouver du travail. Et je lui fais un cours express de planning familial. Au final, Ibrahim fera comme tout le monde : il travaillera au noir pour un Mahorais qui, en contrepartie, ne le dénoncera pas. Ce qui ne l’empêchera pas de vivre caché dans les montagnes derrière Mamoudzou, à jouer au chat et la souris quand les gendarmes seront d’humeur...
Je ne comprends vraiment pas le jeu de la France. Si nous sommes véritablement gouvernés par la démagogie, les français eux sont plutôt généreux. Et s’ils ne le sont pas, la morale sociale aura tôt fait de les culpabiliser pour qu’ils rentrent dans le rang. En Métropole, on impose aux citoyens une immigration comprenant une part non négligeable de gens non assimilables pour ensuite clamer haut et fort les vertus du vivre ensemble ! Ici à Mayotte, on laisse s’infiltrer, sans réellement légiférer, une immigration régionale qui à terme fera imploser l’île. En attendant que les Mahorais réalisent qu’ils se sont fait duper par un gouvernement de pacotille, ils font comme la plupart des gens : ils accueillent, ils tolèrent. Si je suis incapable, moi, de refuser une course à un illégal, comment pourrais-je critiquer ceux qui les soignent ?
De retour à Mamoudzou, je me pose près du ponton et sirote une THB au Camion Blanc. Je repense à l’Afrique et à sa logique pourrie. Au-delà de la notion même de contraception, les gens y font des gosses à tour de bras pour assurer leur propre survie. Plus ils ont d’enfants, plus ils s’assurent d’être pris en charge. Et c’est intéressant de constater que plus on grimpe dans l’échelle sociale, moins les gens font d’enfants. En effet, en capitalisant sur deux ou trois enfants, en leur donnant les moyens d’étudier, ils s’assurent tout autant leur survie. Mayotte, c’est la croisée entre deux mondes. Alors que dans les années 80 on enseignait aux Mahoraises la règle du 1, 2, 3 STOP, leurs consœurs comoriennes rattrapent le temps perdu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ça me rappelle vaguement le Kosovo. Oui, si les 25 naissances quotidiennes (4) de l’île assurent aux parents leur survie, elles assurent surtout aux Comores la réappropriation prochaine de leur île dont l’avenir fut scellé en 1841. Ou, pour reprendre le mot de Philippe Boggio : la migration à outrance, comme une forme de revanche historique.
Ici, au Camion Blanc, quelques souvenirs me reviennent alors que je regarde cette clientèle hétéroclite qui s’agite sur des trottoirs cramés entre la mer sale et deux poubelles défoncées. Le jour, on croise plutôt de pauvres hères en quête d’une ivresse passagère. Le soir, les M’zungus viennent dépenser leur majoration de salaire. Le cadre, je vous l’assure, n’a rien de bucolique. Je pense que c’est un art de vivre, ou est-ce simplement le seul endroit où l’on puisse se retrouver ?
Nous retournons ensuite déposer nos affaires à Bandrélé avant de revenir sur nos pas, pour déjeuner à Sakouli, sur l’une des deux plus grandes plages de l’île. Au beau milieu d’un weekend pascal l’établissement est bondé. Tout comme pour N’Gouja, le chemin d’accès à la plage, impraticable, est largement saturé de voitures stationnant en dépit du bon sens. Imaginez ! Deux grandes plages sur une île et pas même une route digne de ce nom avec de quoi garer la centaine de véhicules qui y stationne chaque weekend ! Décidément, je ne comprends pas ce qui pousse les gens à vivre ici. Nous déjeunons au bar, chacune des terrasses situées sous un gros baobab étant prise d’assaut. Quant au kayak, nous n’y pensons même pas ; tous les équipements sont loués pour la journée.
Fort heureusement, nos hôtes à Bandrélé ont la gentillesse de nous prêter les leurs aussi, c’est ravis et pleins d’énergie que nous partons en début d’après-midi à la conquête de l’îlot Bambo situé à quelques quarante minutes de pagaie. Entouré d’un tombant auquel on accède en quelques coups de palmes, cet Îlot sauvage et inhabité peut aussi être contourné à pied en une demi-heure. Pour multiplier les points de vue tantôt vers la terre, tantôt vers le large, je m’amuse à escalader les gros pitons rocheux que vient lécher la marée montante. Parfois, fruit de la paranoïa ambiante, je crois deviner des yeux qui m’observent depuis la haute futaie qui coiffe l’îlot.
Ce soir, au ZamZam, je mange un mataba en dégoulinant littéralement. Pas que ce plat soit épicé, non, mais que l’atmosphère encore plus lourde que la veille soit manifestement saturée d’humidité.
Lundi 28
Pas résignés, nous retournons à N'Gouja avant les heures maudites d’un lundi de Pâques. A cette heure matinale, le chemin est aussi pourri qu’à toute heure de la journée mais il offre au moins l’avantage de pouvoir s’y garer convenablement. Puis c’est véritablement le festival de la tortue de mer ! En nageant quelques dizaines de mètres en direction du large, on survole les herbiers où se nourrissent les tortues. Évoluant par cinq ou six mètres de fond, accompagnées ou non d’un poisson rémora, elles ne dévoilent réellement toute leur grâce que lorsqu’elles remontent à la surface.
Avant de rentrer à Bandrélé, nous entreprenons le tour de la presqu’île de Boueni, l'occasion pour nous de voir ce qui se fait partout sur l'île, à savoir des Hôtels de Ville tout neufs érigés au beau milieu d’un capharnaüm de tôles et de détritus. Mayotte, premier importateur de tôle ondulé au monde ? Quoique. Ah non, c'est l'Afrique. Oui, c'est bien ce que je disais. Ah... Qu’elles sont loin ces belles propriétés canadiennes qui se passent de barrières. Ici, je ne vois pas de pelouse. Je vois de la boue. Je vois des gens qui traînent dehors jusqu'à pas d'heure comme s'ils se réchauffaient au lampadaire du coin. Mais leurs conversations, je n'en doute pas un seul instant, valent cent fois plus que celles de la télévision. Et c'est une bonne chose que cette dernière n'ait pas été ici aussi démocratisée que dans le reste du monde occidental. Ici, les gens se parlent. Et ça c'est chouette.
- Excusez moi, on cherche la Baie des Tortues ! - Ha ? Je ne sais pas. Il faut demander... - Bah, c'est ce qu'on fait, non ?
On a bien ri !
Songeant à rejoindre Mamoudzou, nous quittons un peu un regret L. & Y., un couple charmant qui donne l’impression de vivre en paix sur cette terre controversée. Sur la route, nous prenons en stop quelques uns de ces éternels marcheurs avant que la pluie ne tombe encore. L’image de ces gens qui marchent au bord des routes reste pour moi propre à l’Afrique. Pas assez d’argent pour se véhiculer, pas assez de gens pour organiser des transports en commun fiables et réguliers. Quand je dépose la voiture de location, je m’étonne quand même que personne ne s’arrête pour me prendre en stop sur le kilomètre qui me sépare du ponton... Ça valait bien la peine que je trimballe hier la moitié de l’île pour me retrouver aujourd’hui au bord de la route, cramé par le soleil, contraint de prendre un taxi collectif !
Puis l’après-midi s’enchaîne à merveille : déjeuner au Camion Blanc, traversée en barge vers Petite Terre, installation au Rocher, un hôtel vieillissant mais bien situé et randonnée vers les plages jumelles de Moya. Quand il est l’heure de partir en randonnée, il ne reste qu'un taxi tout pourri qui attend près de la barge. Son conducteur accepte avec joie de nous mener à Labattoir, commune de France, ou plutôt à l’arrière de cette dernière, au point de départ du sentier. Pourtant, aussi trivial que puisse paraitre le nom de ce charmant village, le traverser aura suffi pour convenir qu’il ne porte pas si mal son nom : de part et d’autre des ruelles crades et défoncées, la tôle ondulée brille en plein soleil. Un chien finit de vider ce qui doit être une poubelle. Deux ou trois chèvres traversent sans regarder.
On démarre le chemin menant au Lac Dziani, puis je me laisse porter. Je décide des bifurcations à l’instinct, aidé tout de même par l’omniprésence de la mer encore plus manifeste sur cette petite terre. Signe que le sentier n’est plus entretenu, nous marchons dans les broussailles hautes. Par endroit, nous admirons des vues époustouflantes sur le lagon, la Grande Terre, le lac vert de souffre au sein du cratère et les plages de Moya auxquelles nous accédons par un sentier abrupt. Sous le regard incrédule des roussettes à l’envergure impressionnante, nous y descendons et nous y nageons puis à 17h30, remontant du parking, j'arrête une voiture : Pierre consent à nous ramener vers la ville. Ravis de n’avoir pas à marcher deux bonnes heures sur cette route désastreuse et bénissant son Duster poussiéreux, j’interroge Pierre sur sa vie mahoraise. Employé d’une entreprise du bâtiment de renom, il mène à Mayotte la grande vie d’expat’. Il est souriant, enjoué, il apprendra demain le lieu de sa prochaine expatriation. L., son garçon de trois ans ne comprend pas tout. Il aura toute sa vie pour digérer tous ces voyages et ces déménagements. En tout cas son père est un chic type, il fait un petit détour et nous ramène au Rocher avec un grand sourire. Et c’est alors que la pluie commence à tomber ! Deux minutes après, le ciel nous tombe littéralement sur la terre en faisant ce bruit si particulier du Concorde au décollage.
Le timing est parfait. Seul bémol : pour les tortues, c’est foutu ! Si les plages de Moya sont réputées pour les pontes nocturnes, ce soir, personne ne voudra nous conduire au bout de cette route impossible. Je reste rationnel, on ne peut pas tout obtenir. E., elle, souhaite noyer sa déception dans une pizzéria. A Dzaoudzi. Un lundi soir. Tandis qu’au dehors tout est éteint, j’avise une dame fermant le rideau de ce qui était jusqu’alors notre unique chance. C’est la patronne. Elle ne faisait que passer pour régler des papiers. Elle propose de nous rapprocher de Pamandzi, seul espoir de salut gastronomique. La pizzeria de son mari ne paie pas de mine mais elle fera le job et une fois rassasiés, nous sommes même reconduits à l'hôtel. Je découvre à Mayotte un concept intéressant : si chez nous on passe commande, ici, on apporte les clients !
Mardi 29
Nous quittons. Face à Grande Terre, le grand aérogare tout neuf survit grâce à un ingénieux système de courants d’air. Depuis la salle d’attente au premier étage, devant le spectacle saisissant d’un magnifique arc-en-ciel surplombant l’archipel, je ne m’explique toujours pas cette nostalgie qui m’anime. Nous décollons face au sud et, laissant sous notre aile l’exubérante vie sous-marine de la passe en S, nous saluons d’un dernier regard cette terre au destin aussi compliqué qu’inattendu.
Epilogue
L’archipel des Comores est géographiquement composé de quatre îles principales : Grande- Comore, Mohéli, Anjouan & Mayotte. Si cette dernière est française depuis 1841 (5), les trois autres îles, divisées en royaumes ou sultanats distincts, deviennent en 1886 des protectorats sous l’autorité du gouverneur de Mayotte (colonie). En 1946, séparées administrativement de Madagascar, les quatre îles forment alors un Territoire d’Outre-Mer. C’est la première fois de leur histoire qu’elles existent en tant qu’entité unie et reconnue. Au décours du processus de décolonisation voulu par l’ONU, le référendum de décembre 1974 est sans appel : Mayotte vote pour son maintien dans la République ; les trois autres îles, pour leur indépendance. Seulement, et c’est toute la subtilité, fallait-il considérer le vote île par île ou bien dans son ensemble ?
Les Comores s’appuient sur la résolution 3385 du 12 novembre 1975 qui, en réaffirmant la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel (elle cite les quatre îles), impliquerait tacitement que les Comores ne sauraient être sans Mayotte (6). Cette résolution de l’Assemblée Générale n’a qu’une valeur facultative ; à l’inverse d’une résolution du Conseil de Sécurité, elle n’est pas contraignante.
La France elle, s’appuie sur un second référendum tenu début 1976 qui réaffirme la volonté de Mayotte de rester française. L’ONU n’en conteste pas le caractère démocratique pourtant, elle le déclarera nul et non avenu (7). Que la France ait entendu le message des Mahorais, c’est beau, c’est sport. Mais que la France n’ait pas pris la peine d’imposer a minima que les Mahorais parlent français me pose question. Comment s’affranchir alors de la question du colonialisme ? Où sont les notions de partage, d’entraide ? Comment vivre ensemble si on ne parle pas la même langue ? À Mayotte, à défaut de vivre ensemble, les Blancs tiennent les postes clés avec majoration de salaires quand la plupart des Mahorais vivent avec moins de cent euros par mois.
Après que l’ONU ait réaffirmé ses positions fin décembre 1994 (8), Edouard Balladur met fin à la libre circulation des personnes entre les Comores et Mayotte (9). Depuis cette date, la France considère comme clandestins ceux que les Comores considèrent comme autochtones sillonnant entre îles à l’image de leurs aïeux. Les associations de défense des migrants hurlent au scandale, les Comores parlent d’un mur de division, la France elle, applique son règlement. Chaque nuit en mer entre Anjouan et Mayotte, deux personnes en moyenne meurent noyées.
La raison familiale est souvent invoquée, comme pour mieux cacher les raisons médicales et la raison suprême : accoucher en France. Il est presque plus simple de risquer sa vie sur un kwassa que de se faire soigner aux Comores. Au Centre Hospitalier de Mayotte, où il n’est pas rare de traiter des pathologies ou des situations dignes de la médecine humanitaire, les femmes enceintes deviennent une arme d’immigration massive. Alors que mon pays pratique 230 000 avortements par an, je reste abasourdi devant la condescendance emprunte de repentance avec laquelle la France traite les femmes enceintes Comoriennes. Prises en charge à Mayotte, il suffit d’un rien pour les faire évacuer et hospitaliser à la Réunion aux frais du contribuable. Et si l’on diagnostique un souci majeur chez l’enfant à naître, on ira jusqu’à les transférer à Paris ! Dans les deux cas, à la Réunion ou à Paris, ces femmes sont assignées à l’hôpital ; en situation irrégulière, elles ne peuvent évoluer à l’extérieur. Pendant ce temps, à la Réunion et en Métropole, des dizaines de milliers de personnes qui vivent largement sous le seuil de pauvreté n’ont pas accès aux soins...
Peut-on lier délinquance et clandestinité ou est-il plus juste d’assumer que la jeunesse mahoraise, rebelle et dévoyée, est tout aussi responsable, sinon entièrement, du climat d’insécurité qui règne sur l’île ? Les cambriolages, les vols, les agressions, les chiens torturés à mort en pleine nuit, c’est l’affaire des clandestins ? Avec une telle inégalité sociale, avec autant de promesses non tenues, avec une telle démagogie, sans pour autant l’expliquer, je pourrai presque comprendre cette violence devenue sur l’île de plus en plus palpable. D’un côté, de jeunes Mahorais en colère, de l’autre, de jeunes Comoriens, abandonnés avec raison par leur parents reconduits (10) et qui s’entassent dans des bidonvilles aux abords de Mamoudzou. Et pour gérer tout ça, pour consoler, canaliser, une Aide Sociale à l’Enfance dont les moyens sont complètement sous évalués.
Enfin, ce qui me pose aussi question, c’est l’incroyable rupture entre l’ambition départementale et les moyens mis en oeuvre. Il y a quelque chose de louche. Pourquoi une telle urgence quand bien même la Cour des Comptes relevait dix ans auparavant les difficultés générées par une telle entreprise (11) ? Pourquoi le reste de la République n’a-t-il pas été consulté sur la question ? N’aurait-il pas été judicieux d’entreprendre les réformes de fond avant la départementalisation ? Agencement des rues et numérotation, réforme du droit coutumier, gestion du foncier et du cadastre, alphabétisation des populations pour ne citer que cela. Alors qu’à l’évidence, le pilotage de l’État dans le processus de départementalisation a été bâclé, je sens comme une odeur d’orgueil et de cupidité dans cette décision ; je ne crois pas en l’altruisme de ma République.
S’il apparait à l’issue de cette brève analyse que la présence française à Mayotte n’est pas si contestable, il n’en demeure pas moins que la situation sur l’île est, sinon le laboratoire du manque de courage politique, au bord de la catastrophe. Les autorités se voilent la face ! Si les subventions et autres dotations sont directement liées aux chiffres officiels, elles prennent en compte 200 000 âmes quand il se vend sur l’île l’équivalent en riz de 300 000 bouches ! Les écoles sont saturées d’élèves et désertées des professeurs. Les hôpitaux sont saturés de patients mais désertés des médecins. Et la délinquance, galopante, est aussi peu prévenue que réprimée.
Pour permettre au peuple Mahorais de vivre convenablement, le législateur devra faire voter une loi plus stricte quant au droit du sol (12) pour dissuader enfin l’immigration obstétricale. Et si l’État doit véritablement revoir sa copie en reprenant point par point les éléments en faveur d’une départementalisation réussie, le Département devra lui se donner les moyens d’investir correctement les missions et responsabilités qui lui ont été transférées. Alors alphabétisée et forte de son identité, Mayotte pourra entrer de plain-pied dans la République : à l’égal des autres départements, prenant conscience de ses devoirs elle pourra enfin jouir pleinement de ses droits.
NOTES :
1 Les Bouénis sont à Mayotte les femmes qui ont un certain âge et, pour avoir en général porté de nombreux enfants, en ont conservé une corpulence respectable...
2 Petits canots de pêche rapides de 7 mètres, à fond plat et nantis de deux moteurs qui tanguent énormément (comme les corps en mouvement sur la danse congolaise éponyme).
3 Un tombant est une paroi rocheuse sous-marine très vivante donc riche à explorer.
4 www.clicanoo.re/...mp;id_article=506782
5 Andriantsoly hérite du sultanat en 1832. Conscient des menaces qui pèsent sur son île et souhaitant en préserver l'autonomie île face aux autres souverains comoriens, il se tourne vers les Français qui viennent de s'emparer de Nosy Be (Nord-ouest de Madagascar). Le 25 avril 1841, le sultan vend Mayotte à la France (Louis-Philippe Ier) en échange d’une rente viagère et d’autres avantages. Ce traité est ratifié officiellement par l'État français en 1843.
6 www.un.org/...%28XXX%29&Lang=F
7 www.un.org/.../RES/31/4&Lang=F
8 www.un.org/...RES/49/18&Lang=F
9 Le gouvernement d’Edouard Balladur décide, le 18 janvier 1995, d’instaurer un visa aux conditions draconiennes pour contrôler l’entrée des Comoriens sur le territoire de Mayotte
10 L'article L. 511-48 prévoit qu’un mineur de 18 ans ne peut pas faire l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière.
11 La Cour des comptes rend public, le 13 janvier 2016, un rapport thématique consacré à la départementalisation de Mayotte. Mise en œuvre dans un contexte socio-économique préoccupant, marqué par une forte démographie et une importante immigration irrégulière, cette départementalisation rapide a été mal préparée et mal pilotée. La situation financière du Département et des communes de Mayotte est dégradée. Le manque de clarté des perspectives financières dans lesquelles s’inscrit cette évolution institutionnelle complique encore la situation. Les préalables identifiés dès 2008 dans le « Pacte pour la départementalisation » n’ont pas été remplis en temps voulu : alignement de la réglementation et de la législation applicables, passage à la fiscalité de droit commun, problématiques foncières, notamment. Face à l’urgence de répondre aux besoins d’infrastructures de base (eau, assainissement, habitat, constructions scolaires) et aux problèmes sociaux que connaît l’île (aide sociale à l’enfance, chômage, notamment), le Département et l’État doivent dresser des priorités claires et entreprendre sans délai la mise en œuvre des mesures appropriées : www.ccomptes.fr/...9/2110702/version/1/ file/20160113-rapport-thematique-departementalisation-Mayotte.pdf
12 Pour les enfants nés en France de parents étrangers, c’est le "droit du sol" qui s’applique. L'enfant obtiendra donc la citoyenneté française à 18 ans, sous certaines conditions : posséder un certificat de naissance en France, résider en France et y avoir vécu durant au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. Avant sa majorité, il peut acquérir la nationalité sur demande de ses parents (entre 13 et 16 ans), ou sur demande personnelle (entre 16 et 18 ans), avec des conditions de durée de résidence en France.
J’ai toujours eu envie de revenir à Mayotte. Voire même d’y travailler un jour. Pourtant, je prévois ce voyage à la dernière minute en liant le souhait d'une collègue de visiter l’île au lagon et mon éternel besoin de voler. Dans le contexte actuel d’une départementalisation défaillante sur fond d’immigration galopante, il était bien de venir ici faire un tour avant de décider d’y passer quelques mois. Ce que je ne m'avoue qu'à moitié, c'est qu'il s’agit surtout de mes derniers jours de liberté avant de prendre la relève ; à partir de la fin du mois, ce sera à mon tour de m’occuper de ma fille.
Je quitte donc la Réunion en compagnie d'E. alors qu'au travers du hublot je vois une pluie drue inonder le tarmac de Rolland-Garros. Dehors, il fait chaud et moite, comme pour préfigurer ce qui nous attend là-bas, plus au nord, sur cette terre de France perdue au milieu du canal du Mozambique. A l'intérieur de l'avion, un vieux 737 d'Europe Airpost affrété par Air Austral, j'apprécie une nouvelle fois le luxe d'un voyage aux issues sans voisin, uniquement dérangé par toutes ces questions sans réponse que je me pose au sujet de Mayotte.
Dès l’arrivée, je suis comme happé ; je retrouve l’Afrique. Alors que les uniformes et les panneaux de signalisation propres à la France sont tout de même plus discrets que les femmes en boubou, l’état des infrastructures me rappelle plus le Congo que Neuilly-sur-Seine et la chaleur, insupportable, finit de me rappeler où je suis. En sortant de l'aérogare, nous prenons place à bord d'un taxi collectif conduit par un Mahorais en sueur portant une coiffe traditionnelle et rejoignons en moins de dix minutes l'embarcadère de Dzaoudzi. De là, la traversée vers Mamoudzou dure un bon quart d'heure. Tandis qu'on laisse s'échapper Petite Terre, les reliefs de la Grande apparaissent enfin. Là, entre deux eaux, oscillant entre deux terres, je retrouve au loin les points culminants de Mayotte : au sud, le Choungi, devant moi le Pili Pili et le Bénara et derrière Mamoudzou, le Combani. Ce qui saute aux yeux, pour un Réunionnais, c’est qu’en dehors dela capitale, l’ensemble du littoral est constitué de forêts. Oui, de temps en temps, j’aperçois bien un village ou une plage, mais dans l’ensemble, c’est comme si l’île entière était recouverte d’une épaisse forêt tropicale.
En débarquant, le choc des cultures se vit de manière frontale. Assises à même le sol, les bouénis (1) bariolées vendent leurs fruits et légumes quand les hommes se chargent d'aller à la rencontre du client potentiel en brandissant leurs chinoiseries. Les trottoirs, les bâtiments, tout est crade, usé, rapiécé. À part peut être, à droite, le nouveau marché couvert. Il fait chaud, il fait très chaud, et c'est dans la douleur que nous parcourons les neuf-cent mètres qui nous séparent du loueur de voitures. Un instant, entre deux villes, nous longeons la mangrove qui dévoile à marée basse les affres que lui font subir l'inconséquence des hommes : dans la boue qui se mêle au sable, on devine les papiers et les aluminium, les canettes et autres bidons gras.
Je m’empresse de quitter les lieux en mettant la clim’ à fond dans la voiture. La route n’est pas trop mauvaise, seulement, suivant les caprices du littoral, elle n’est véritablement qu’une succession de virages. La vitesse s’en trouve limitée ; on dépasse rarement les 60. Trente minutes après, nous sommes déjà à Bandrélé. Là, nous déposons en coup de vent nos affaires chez nos hôtes car il s’agit ne n’avoir jamais rien dans son coffre alors que la voiture stationne. Il est même recommandé de ne jamais la verrouiller... On se presse. Je tiens à arriver à N’Gouja, dans le sud- ouest de l’île, au moins une heure avant le coucher du soleil pour pouvoir nager avec les tortues, toujours présentes à cet endroit de l’île.
Ravis, nous arrivons à l’heure prévue.Déçus, ce sera pour constater que la mer est grosse et qu’une honnête drache commence à s’abattre sur la plage. Nous nous consolons avec une glace industrielle au bar du Jardin Maoré avant de rentrer au gîte. Il fait nuit à 18h ; il est trop tard pour profiter de la belle vue depuis la terrasse. En contrebas, le bruit de la mer nous donnerait presque envie de dormir porte et fenêtre ouvertes. Seulement, l’humidité accablante ne se corrige qu’avec la clim’, fenêtre fermée, et si le gros portail à l’entrée du jardin nous sécurise depuis la route, nous savons bien que le voleur rode et arrive de la mer par ce même chemin que nous emprunterons plus tard pour quitter le rivage en kayak. Nous fermons donc aussi la porte. Trois moustiques mutants passent. Nous nous endormons.
Samedi 26
Désormais à l’aise, en voyage, avec l’idée de me laisser porter par le mouvement, j’accepte de partir en mer ce jour plutôt que lundi et grappille au passage une substantielle économie. Nous roulons donc trente minutes de Bandrélé au ponton de Mamoudzou en traversant les villages qui se réveillent doucement. Il est 7h30, le soleil cogne déjà fort ; sans la clim’, je serai déjà trempé de sueur. Au ponton, bercé par la brise de mer, je supporte bien l’attente de notre navire avec quelques dizaines de couillons en partance comme nous qui à la plongée, qui en excursion.
Donatien, capitaine 200, me donne l'idée d'être frais comme au premier jour bien que son métier soit des plus routiniers. Affable, patient et extrêmement sympathique, il envoûte ses clients en leur contant le lagon, ses petits secrets et ses grands mammifères. Il m’apprend même, pauvre de moi, que si le requin est un poisson, le dauphin lui, est un mammifère. Subtil. Aussi, fort de ces explications, je décide de me jeter à l’eau entre la barrière de corail et ces îlots paradisiaques qui font la réputation des cartes postales. Oui, je trouve le courage de me mettre a l'eau en pleine mer, à ceci près que ma main reste solidement attachée à l'échelle du navire. Les autres eux, nagent avec vigueur vers les dauphins et autres raies manta désormais à portée de main. Moi, j’ai bien trop peur de l’eau ; je vivrai l’émerveillement depuis le pont.
A proximité de l’îlot M’Tsamboro, nous buvons un punch coco sur un îlot de sable blanc. L’eau est turquoise, le ciel bleu, nous sommes tous ravis d’échapper à la pluie qui était pourtant prévue. À quelques miles, la terre. Et un radar bien visible. Un des quatre radars affectés à la surveillance des côtes et qui indique chaque nuit aux autorités dépassées la présence de kwassas (2) dans les eaux territoriales. Un moment, je me retrouve seul avec Pascal et Jean-Pierre, deux gendarmes en repos aujourd’hui et qui consentent à me raconter brièvement leur quotidien. Brièvement, ça donne ça :
"Notre boulot revient à vouloir écoper l’océan avec un dé à coudre."
Alors pourquoi ne pas stopper l’immigration à la source ? Pourquoi ne pas patrouiller toutes les nuits dans les eaux internationales, à mi-chemin entre Anjouan et Mayotte ? Ou plutôt, pourquoi n’ont-ils réellement patrouillé qu’au plus fort de l’état d’urgence alors qu’il faudrait le faire chaque nuit ? Je n’obtiens pas de réponse. Juste une sorte de parallèle entre ici et la Guyane, juste une légère comparaison entre les orpailleurs surarmés de la jungle équatoriale et les pauvres bougres en guenilles qui tentent ici le tout pour le tout. Sauf que ces pauvres bougres qui représentent à ce jour 40% de la population de l’île saturent les salles de classe, les centres de rétention et les services de soin jusqu’à la Réunion. Moi, je trouve ça prodigieux que notre gouvernement ne se donne pas les moyens d’œuvrer en amont et laisse à ses ouailles le soin de s’en dépatouiller. Oui, c’est cette même France qui donne des leçons aux autres, qui fait si bien pression sur certains pays et qui inflige des embargos. Cette France là doit bien avoir les moyens de la dissuasion ? Pourquoi est-elle si fébrile à l’idée d’être ferme ? La culpabilité ?
A plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour nager avec masque & tuba dans ce lagon à la nature encore préservée. L’endroit est exceptionnel, l’instant magique. Le soleil qui joue à cache cache avec les nuages illumine comme un stroboscope fonctionnant au ralenti les coraux blanc, violet, rouge et bleu autour desquels tournoient des milliers de poissons multicolores. Devant ces tombants (3) véritablement renversants, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le calme et la beauté du littoral et le drame humain qui se joue à l’intérieur des terres.
Il ne pleuvra guère que lors du retour, bien à l’abri de notre Peugeot 107. Ce soir, nous dînons traditionnel au ZamZam, un restaurant sans prétention pourtant délicieux situé dans le centre Bandrélé, entre la tôle ondulée et les barreaux qui façonnent les habitations et l’Hôtel de ville couleur terre cuite flambant neuf.
Dimanche 27
Quand E. part plonger, je tente sinon le diable, la rapide balade au départ de Tsingoni vers la cascade Soulou. Évoluant pourtant au sein de ma République, j’y vais la peur au ventre, incapable de me défaire de ces histoires de violence et de racket qui ont lieu sur les terrains de randonnée. C’est ainsi. Tout ce qui ne se gère pas en amont se paie toujours au bout du compte. Que ce soit dû à l’immigration ou aux adolescents légaux délaissés. Après une descente glissante derrière les dernières maisons de Tsingoni, je me retrouve bloqué devant un marécage inextricable. Finalement, à défaut de bandits, ce sont les pluies diluviennes de la veille qui stoppent ma progression !
Je rebrousse alors chemin puis fait le taxi pour tuer les quelques heures d’attente. J’avance sans but réel. Je prend, je dépose. Je discute, ou non. J'embarque des Malgaches, des Mahorais mais j'embarque aussi et surtout des Comoriens. Chose curieuse, ce sont ces derniers qui parlent le mieux français ; ce qui permet à Ibrahim de me raconter sa vie :
- "Tu vas aller un jour à Grande-Comore ? C’est un pays magnifique ! - Ah oui ? Si c’est si magnifique, pourquoi tu restes à Mayotte alors ? - Hum... Très bonne question..."
Après quelques instants de réflexion, il m’explique :
- "Oui, ici je n’ai pas de travail. Mais ici il y a de l’eau et de la lumière."
De la lumière ? Je cherche. Je réfléchis... Ah oui ! Jean-Louis Borloo : Energie pour l’Afrique ! Pas d’électricité, pas de lumière. Alors que la lumière, à la nuit tombée, c’est véritablement la tranquillité. Moins de viol, moins de vol, moins de crime, moins de complot. J’explique à mon tour à Ibrahim comment même les Mahorais éprouvent des difficultés à trouver du travail. Et je lui fais un cours express de planning familial. Au final, Ibrahim fera comme tout le monde : il travaillera au noir pour un Mahorais qui, en contrepartie, ne le dénoncera pas. Ce qui ne l’empêchera pas de vivre caché dans les montagnes derrière Mamoudzou, à jouer au chat et la souris quand les gendarmes seront d’humeur...
Je ne comprends vraiment pas le jeu de la France. Si nous sommes véritablement gouvernés par la démagogie, les français eux sont plutôt généreux. Et s’ils ne le sont pas, la morale sociale aura tôt fait de les culpabiliser pour qu’ils rentrent dans le rang. En Métropole, on impose aux citoyens une immigration comprenant une part non négligeable de gens non assimilables pour ensuite clamer haut et fort les vertus du vivre ensemble ! Ici à Mayotte, on laisse s’infiltrer, sans réellement légiférer, une immigration régionale qui à terme fera imploser l’île. En attendant que les Mahorais réalisent qu’ils se sont fait duper par un gouvernement de pacotille, ils font comme la plupart des gens : ils accueillent, ils tolèrent. Si je suis incapable, moi, de refuser une course à un illégal, comment pourrais-je critiquer ceux qui les soignent ?
De retour à Mamoudzou, je me pose près du ponton et sirote une THB au Camion Blanc. Je repense à l’Afrique et à sa logique pourrie. Au-delà de la notion même de contraception, les gens y font des gosses à tour de bras pour assurer leur propre survie. Plus ils ont d’enfants, plus ils s’assurent d’être pris en charge. Et c’est intéressant de constater que plus on grimpe dans l’échelle sociale, moins les gens font d’enfants. En effet, en capitalisant sur deux ou trois enfants, en leur donnant les moyens d’étudier, ils s’assurent tout autant leur survie. Mayotte, c’est la croisée entre deux mondes. Alors que dans les années 80 on enseignait aux Mahoraises la règle du 1, 2, 3 STOP, leurs consœurs comoriennes rattrapent le temps perdu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ça me rappelle vaguement le Kosovo. Oui, si les 25 naissances quotidiennes (4) de l’île assurent aux parents leur survie, elles assurent surtout aux Comores la réappropriation prochaine de leur île dont l’avenir fut scellé en 1841. Ou, pour reprendre le mot de Philippe Boggio : la migration à outrance, comme une forme de revanche historique.
Ici, au Camion Blanc, quelques souvenirs me reviennent alors que je regarde cette clientèle hétéroclite qui s’agite sur des trottoirs cramés entre la mer sale et deux poubelles défoncées. Le jour, on croise plutôt de pauvres hères en quête d’une ivresse passagère. Le soir, les M’zungus viennent dépenser leur majoration de salaire. Le cadre, je vous l’assure, n’a rien de bucolique. Je pense que c’est un art de vivre, ou est-ce simplement le seul endroit où l’on puisse se retrouver ?
Nous retournons ensuite déposer nos affaires à Bandrélé avant de revenir sur nos pas, pour déjeuner à Sakouli, sur l’une des deux plus grandes plages de l’île. Au beau milieu d’un weekend pascal l’établissement est bondé. Tout comme pour N’Gouja, le chemin d’accès à la plage, impraticable, est largement saturé de voitures stationnant en dépit du bon sens. Imaginez ! Deux grandes plages sur une île et pas même une route digne de ce nom avec de quoi garer la centaine de véhicules qui y stationne chaque weekend ! Décidément, je ne comprends pas ce qui pousse les gens à vivre ici. Nous déjeunons au bar, chacune des terrasses situées sous un gros baobab étant prise d’assaut. Quant au kayak, nous n’y pensons même pas ; tous les équipements sont loués pour la journée.
Fort heureusement, nos hôtes à Bandrélé ont la gentillesse de nous prêter les leurs aussi, c’est ravis et pleins d’énergie que nous partons en début d’après-midi à la conquête de l’îlot Bambo situé à quelques quarante minutes de pagaie. Entouré d’un tombant auquel on accède en quelques coups de palmes, cet Îlot sauvage et inhabité peut aussi être contourné à pied en une demi-heure. Pour multiplier les points de vue tantôt vers la terre, tantôt vers le large, je m’amuse à escalader les gros pitons rocheux que vient lécher la marée montante. Parfois, fruit de la paranoïa ambiante, je crois deviner des yeux qui m’observent depuis la haute futaie qui coiffe l’îlot.
Ce soir, au ZamZam, je mange un mataba en dégoulinant littéralement. Pas que ce plat soit épicé, non, mais que l’atmosphère encore plus lourde que la veille soit manifestement saturée d’humidité.
Lundi 28
Pas résignés, nous retournons à N'Gouja avant les heures maudites d’un lundi de Pâques. A cette heure matinale, le chemin est aussi pourri qu’à toute heure de la journée mais il offre au moins l’avantage de pouvoir s’y garer convenablement. Puis c’est véritablement le festival de la tortue de mer ! En nageant quelques dizaines de mètres en direction du large, on survole les herbiers où se nourrissent les tortues. Évoluant par cinq ou six mètres de fond, accompagnées ou non d’un poisson rémora, elles ne dévoilent réellement toute leur grâce que lorsqu’elles remontent à la surface.
Avant de rentrer à Bandrélé, nous entreprenons le tour de la presqu’île de Boueni, l'occasion pour nous de voir ce qui se fait partout sur l'île, à savoir des Hôtels de Ville tout neufs érigés au beau milieu d’un capharnaüm de tôles et de détritus. Mayotte, premier importateur de tôle ondulé au monde ? Quoique. Ah non, c'est l'Afrique. Oui, c'est bien ce que je disais. Ah... Qu’elles sont loin ces belles propriétés canadiennes qui se passent de barrières. Ici, je ne vois pas de pelouse. Je vois de la boue. Je vois des gens qui traînent dehors jusqu'à pas d'heure comme s'ils se réchauffaient au lampadaire du coin. Mais leurs conversations, je n'en doute pas un seul instant, valent cent fois plus que celles de la télévision. Et c'est une bonne chose que cette dernière n'ait pas été ici aussi démocratisée que dans le reste du monde occidental. Ici, les gens se parlent. Et ça c'est chouette.
- Excusez moi, on cherche la Baie des Tortues ! - Ha ? Je ne sais pas. Il faut demander... - Bah, c'est ce qu'on fait, non ?
On a bien ri !
Songeant à rejoindre Mamoudzou, nous quittons un peu un regret L. & Y., un couple charmant qui donne l’impression de vivre en paix sur cette terre controversée. Sur la route, nous prenons en stop quelques uns de ces éternels marcheurs avant que la pluie ne tombe encore. L’image de ces gens qui marchent au bord des routes reste pour moi propre à l’Afrique. Pas assez d’argent pour se véhiculer, pas assez de gens pour organiser des transports en commun fiables et réguliers. Quand je dépose la voiture de location, je m’étonne quand même que personne ne s’arrête pour me prendre en stop sur le kilomètre qui me sépare du ponton... Ça valait bien la peine que je trimballe hier la moitié de l’île pour me retrouver aujourd’hui au bord de la route, cramé par le soleil, contraint de prendre un taxi collectif !
Puis l’après-midi s’enchaîne à merveille : déjeuner au Camion Blanc, traversée en barge vers Petite Terre, installation au Rocher, un hôtel vieillissant mais bien situé et randonnée vers les plages jumelles de Moya. Quand il est l’heure de partir en randonnée, il ne reste qu'un taxi tout pourri qui attend près de la barge. Son conducteur accepte avec joie de nous mener à Labattoir, commune de France, ou plutôt à l’arrière de cette dernière, au point de départ du sentier. Pourtant, aussi trivial que puisse paraitre le nom de ce charmant village, le traverser aura suffi pour convenir qu’il ne porte pas si mal son nom : de part et d’autre des ruelles crades et défoncées, la tôle ondulée brille en plein soleil. Un chien finit de vider ce qui doit être une poubelle. Deux ou trois chèvres traversent sans regarder.
On démarre le chemin menant au Lac Dziani, puis je me laisse porter. Je décide des bifurcations à l’instinct, aidé tout de même par l’omniprésence de la mer encore plus manifeste sur cette petite terre. Signe que le sentier n’est plus entretenu, nous marchons dans les broussailles hautes. Par endroit, nous admirons des vues époustouflantes sur le lagon, la Grande Terre, le lac vert de souffre au sein du cratère et les plages de Moya auxquelles nous accédons par un sentier abrupt. Sous le regard incrédule des roussettes à l’envergure impressionnante, nous y descendons et nous y nageons puis à 17h30, remontant du parking, j'arrête une voiture : Pierre consent à nous ramener vers la ville. Ravis de n’avoir pas à marcher deux bonnes heures sur cette route désastreuse et bénissant son Duster poussiéreux, j’interroge Pierre sur sa vie mahoraise. Employé d’une entreprise du bâtiment de renom, il mène à Mayotte la grande vie d’expat’. Il est souriant, enjoué, il apprendra demain le lieu de sa prochaine expatriation. L., son garçon de trois ans ne comprend pas tout. Il aura toute sa vie pour digérer tous ces voyages et ces déménagements. En tout cas son père est un chic type, il fait un petit détour et nous ramène au Rocher avec un grand sourire. Et c’est alors que la pluie commence à tomber ! Deux minutes après, le ciel nous tombe littéralement sur la terre en faisant ce bruit si particulier du Concorde au décollage.
Le timing est parfait. Seul bémol : pour les tortues, c’est foutu ! Si les plages de Moya sont réputées pour les pontes nocturnes, ce soir, personne ne voudra nous conduire au bout de cette route impossible. Je reste rationnel, on ne peut pas tout obtenir. E., elle, souhaite noyer sa déception dans une pizzéria. A Dzaoudzi. Un lundi soir. Tandis qu’au dehors tout est éteint, j’avise une dame fermant le rideau de ce qui était jusqu’alors notre unique chance. C’est la patronne. Elle ne faisait que passer pour régler des papiers. Elle propose de nous rapprocher de Pamandzi, seul espoir de salut gastronomique. La pizzeria de son mari ne paie pas de mine mais elle fera le job et une fois rassasiés, nous sommes même reconduits à l'hôtel. Je découvre à Mayotte un concept intéressant : si chez nous on passe commande, ici, on apporte les clients !
Mardi 29
Nous quittons. Face à Grande Terre, le grand aérogare tout neuf survit grâce à un ingénieux système de courants d’air. Depuis la salle d’attente au premier étage, devant le spectacle saisissant d’un magnifique arc-en-ciel surplombant l’archipel, je ne m’explique toujours pas cette nostalgie qui m’anime. Nous décollons face au sud et, laissant sous notre aile l’exubérante vie sous-marine de la passe en S, nous saluons d’un dernier regard cette terre au destin aussi compliqué qu’inattendu.
Epilogue
L’archipel des Comores est géographiquement composé de quatre îles principales : Grande- Comore, Mohéli, Anjouan & Mayotte. Si cette dernière est française depuis 1841 (5), les trois autres îles, divisées en royaumes ou sultanats distincts, deviennent en 1886 des protectorats sous l’autorité du gouverneur de Mayotte (colonie). En 1946, séparées administrativement de Madagascar, les quatre îles forment alors un Territoire d’Outre-Mer. C’est la première fois de leur histoire qu’elles existent en tant qu’entité unie et reconnue. Au décours du processus de décolonisation voulu par l’ONU, le référendum de décembre 1974 est sans appel : Mayotte vote pour son maintien dans la République ; les trois autres îles, pour leur indépendance. Seulement, et c’est toute la subtilité, fallait-il considérer le vote île par île ou bien dans son ensemble ?
Les Comores s’appuient sur la résolution 3385 du 12 novembre 1975 qui, en réaffirmant la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel (elle cite les quatre îles), impliquerait tacitement que les Comores ne sauraient être sans Mayotte (6). Cette résolution de l’Assemblée Générale n’a qu’une valeur facultative ; à l’inverse d’une résolution du Conseil de Sécurité, elle n’est pas contraignante.
La France elle, s’appuie sur un second référendum tenu début 1976 qui réaffirme la volonté de Mayotte de rester française. L’ONU n’en conteste pas le caractère démocratique pourtant, elle le déclarera nul et non avenu (7). Que la France ait entendu le message des Mahorais, c’est beau, c’est sport. Mais que la France n’ait pas pris la peine d’imposer a minima que les Mahorais parlent français me pose question. Comment s’affranchir alors de la question du colonialisme ? Où sont les notions de partage, d’entraide ? Comment vivre ensemble si on ne parle pas la même langue ? À Mayotte, à défaut de vivre ensemble, les Blancs tiennent les postes clés avec majoration de salaires quand la plupart des Mahorais vivent avec moins de cent euros par mois.
Après que l’ONU ait réaffirmé ses positions fin décembre 1994 (8), Edouard Balladur met fin à la libre circulation des personnes entre les Comores et Mayotte (9). Depuis cette date, la France considère comme clandestins ceux que les Comores considèrent comme autochtones sillonnant entre îles à l’image de leurs aïeux. Les associations de défense des migrants hurlent au scandale, les Comores parlent d’un mur de division, la France elle, applique son règlement. Chaque nuit en mer entre Anjouan et Mayotte, deux personnes en moyenne meurent noyées.
La raison familiale est souvent invoquée, comme pour mieux cacher les raisons médicales et la raison suprême : accoucher en France. Il est presque plus simple de risquer sa vie sur un kwassa que de se faire soigner aux Comores. Au Centre Hospitalier de Mayotte, où il n’est pas rare de traiter des pathologies ou des situations dignes de la médecine humanitaire, les femmes enceintes deviennent une arme d’immigration massive. Alors que mon pays pratique 230 000 avortements par an, je reste abasourdi devant la condescendance emprunte de repentance avec laquelle la France traite les femmes enceintes Comoriennes. Prises en charge à Mayotte, il suffit d’un rien pour les faire évacuer et hospitaliser à la Réunion aux frais du contribuable. Et si l’on diagnostique un souci majeur chez l’enfant à naître, on ira jusqu’à les transférer à Paris ! Dans les deux cas, à la Réunion ou à Paris, ces femmes sont assignées à l’hôpital ; en situation irrégulière, elles ne peuvent évoluer à l’extérieur. Pendant ce temps, à la Réunion et en Métropole, des dizaines de milliers de personnes qui vivent largement sous le seuil de pauvreté n’ont pas accès aux soins...
Peut-on lier délinquance et clandestinité ou est-il plus juste d’assumer que la jeunesse mahoraise, rebelle et dévoyée, est tout aussi responsable, sinon entièrement, du climat d’insécurité qui règne sur l’île ? Les cambriolages, les vols, les agressions, les chiens torturés à mort en pleine nuit, c’est l’affaire des clandestins ? Avec une telle inégalité sociale, avec autant de promesses non tenues, avec une telle démagogie, sans pour autant l’expliquer, je pourrai presque comprendre cette violence devenue sur l’île de plus en plus palpable. D’un côté, de jeunes Mahorais en colère, de l’autre, de jeunes Comoriens, abandonnés avec raison par leur parents reconduits (10) et qui s’entassent dans des bidonvilles aux abords de Mamoudzou. Et pour gérer tout ça, pour consoler, canaliser, une Aide Sociale à l’Enfance dont les moyens sont complètement sous évalués.
Enfin, ce qui me pose aussi question, c’est l’incroyable rupture entre l’ambition départementale et les moyens mis en oeuvre. Il y a quelque chose de louche. Pourquoi une telle urgence quand bien même la Cour des Comptes relevait dix ans auparavant les difficultés générées par une telle entreprise (11) ? Pourquoi le reste de la République n’a-t-il pas été consulté sur la question ? N’aurait-il pas été judicieux d’entreprendre les réformes de fond avant la départementalisation ? Agencement des rues et numérotation, réforme du droit coutumier, gestion du foncier et du cadastre, alphabétisation des populations pour ne citer que cela. Alors qu’à l’évidence, le pilotage de l’État dans le processus de départementalisation a été bâclé, je sens comme une odeur d’orgueil et de cupidité dans cette décision ; je ne crois pas en l’altruisme de ma République.
S’il apparait à l’issue de cette brève analyse que la présence française à Mayotte n’est pas si contestable, il n’en demeure pas moins que la situation sur l’île est, sinon le laboratoire du manque de courage politique, au bord de la catastrophe. Les autorités se voilent la face ! Si les subventions et autres dotations sont directement liées aux chiffres officiels, elles prennent en compte 200 000 âmes quand il se vend sur l’île l’équivalent en riz de 300 000 bouches ! Les écoles sont saturées d’élèves et désertées des professeurs. Les hôpitaux sont saturés de patients mais désertés des médecins. Et la délinquance, galopante, est aussi peu prévenue que réprimée.
Pour permettre au peuple Mahorais de vivre convenablement, le législateur devra faire voter une loi plus stricte quant au droit du sol (12) pour dissuader enfin l’immigration obstétricale. Et si l’État doit véritablement revoir sa copie en reprenant point par point les éléments en faveur d’une départementalisation réussie, le Département devra lui se donner les moyens d’investir correctement les missions et responsabilités qui lui ont été transférées. Alors alphabétisée et forte de son identité, Mayotte pourra entrer de plain-pied dans la République : à l’égal des autres départements, prenant conscience de ses devoirs elle pourra enfin jouir pleinement de ses droits.
NOTES :
1 Les Bouénis sont à Mayotte les femmes qui ont un certain âge et, pour avoir en général porté de nombreux enfants, en ont conservé une corpulence respectable...
2 Petits canots de pêche rapides de 7 mètres, à fond plat et nantis de deux moteurs qui tanguent énormément (comme les corps en mouvement sur la danse congolaise éponyme).
3 Un tombant est une paroi rocheuse sous-marine très vivante donc riche à explorer.
4 www.clicanoo.re/...mp;id_article=506782
5 Andriantsoly hérite du sultanat en 1832. Conscient des menaces qui pèsent sur son île et souhaitant en préserver l'autonomie île face aux autres souverains comoriens, il se tourne vers les Français qui viennent de s'emparer de Nosy Be (Nord-ouest de Madagascar). Le 25 avril 1841, le sultan vend Mayotte à la France (Louis-Philippe Ier) en échange d’une rente viagère et d’autres avantages. Ce traité est ratifié officiellement par l'État français en 1843.
6 www.un.org/...%28XXX%29&Lang=F
7 www.un.org/.../RES/31/4&Lang=F
8 www.un.org/...RES/49/18&Lang=F
9 Le gouvernement d’Edouard Balladur décide, le 18 janvier 1995, d’instaurer un visa aux conditions draconiennes pour contrôler l’entrée des Comoriens sur le territoire de Mayotte
10 L'article L. 511-48 prévoit qu’un mineur de 18 ans ne peut pas faire l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière.
11 La Cour des comptes rend public, le 13 janvier 2016, un rapport thématique consacré à la départementalisation de Mayotte. Mise en œuvre dans un contexte socio-économique préoccupant, marqué par une forte démographie et une importante immigration irrégulière, cette départementalisation rapide a été mal préparée et mal pilotée. La situation financière du Département et des communes de Mayotte est dégradée. Le manque de clarté des perspectives financières dans lesquelles s’inscrit cette évolution institutionnelle complique encore la situation. Les préalables identifiés dès 2008 dans le « Pacte pour la départementalisation » n’ont pas été remplis en temps voulu : alignement de la réglementation et de la législation applicables, passage à la fiscalité de droit commun, problématiques foncières, notamment. Face à l’urgence de répondre aux besoins d’infrastructures de base (eau, assainissement, habitat, constructions scolaires) et aux problèmes sociaux que connaît l’île (aide sociale à l’enfance, chômage, notamment), le Département et l’État doivent dresser des priorités claires et entreprendre sans délai la mise en œuvre des mesures appropriées : www.ccomptes.fr/...9/2110702/version/1/ file/20160113-rapport-thematique-departementalisation-Mayotte.pdf
12 Pour les enfants nés en France de parents étrangers, c’est le "droit du sol" qui s’applique. L'enfant obtiendra donc la citoyenneté française à 18 ans, sous certaines conditions : posséder un certificat de naissance en France, résider en France et y avoir vécu durant au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. Avant sa majorité, il peut acquérir la nationalité sur demande de ses parents (entre 13 et 16 ans), ou sur demande personnelle (entre 16 et 18 ans), avec des conditions de durée de résidence en France.
Se loger en Toscane English translation pending
Nous partons en mai en Italie nous allons passer 2 nuits(trois jours) en Toscane.
Je cherche ou loger(ville en Toscane)pour être bien situé pour visité la Toscane?
Si vous avez des suggestions je cherche Appart Hôtel???
Villes ou il est intéressant d' y faire un arrêt? J'ai Sienne, San Gimignano, Arezzo en tête....
J'attend vos suggestions... premier voyage en Italie.
J'attend vos suggestions... premier voyage en Italie.
Quels treks au Zanskar et prix? English translation pending
Bonjour,
J'envisage un trek au Zanskar car on m'en a dit le plus grand bien lors d'un trek au Nepal. Je suis un peu perdu par rapport au treks au Zanskar. A par la treversé du Zanskar, quels sont les differents treks proposé et leur niveau de difficulté? Ce que je recherche c'est la beauté des paysages, suivant les différents treks proposé, les paysages sont t'il semblable ou sont t'il assez differents? Quels sont les treks qui propose les plus beaux paysages? Autrement, j'aurais voulu savoir quels sont les tarifs en agence a Leh pour ses différents treks car j'ai du mal a avoir des réponses sur ce sujet. Je suis seul et préfere passer par une agence local et m'intégrer dans un groupe.
Merci beaucoup votre aide.
J'envisage un trek au Zanskar car on m'en a dit le plus grand bien lors d'un trek au Nepal. Je suis un peu perdu par rapport au treks au Zanskar. A par la treversé du Zanskar, quels sont les differents treks proposé et leur niveau de difficulté? Ce que je recherche c'est la beauté des paysages, suivant les différents treks proposé, les paysages sont t'il semblable ou sont t'il assez differents? Quels sont les treks qui propose les plus beaux paysages? Autrement, j'aurais voulu savoir quels sont les tarifs en agence a Leh pour ses différents treks car j'ai du mal a avoir des réponses sur ce sujet. Je suis seul et préfere passer par une agence local et m'intégrer dans un groupe.
Merci beaucoup votre aide.
Transports en commun à Sydney English translation pending
Bonjour,
Je décolle pour Sydney début septembre, et je commence à regarder pour me déplacer, si des personnes pouvaient me conseiller ce serait super !
J'arrive le vendredi 9 tôt le matin et je repars le mardi 13 dans la matinée.
Qu'est ce que vous me conseillerez ? de prendre une carte à la journée ou de prendre une carte Opal ?
Sachant que je prévois d'aller à Bondi bien entendu, mais aussi Manly et si j'ai le temps j'aimerais bien aller à Watsons Bay.
J'en profite pour vous demander également si vous recommanderiez des bons p'tits restos pas trop cher pour le soir.
Merci par avance de votre aide !
Ludivine
J'en profite pour vous demander également si vous recommanderiez des bons p'tits restos pas trop cher pour le soir.
Merci par avance de votre aide !
Ludivine
Route n13 entre Luang Prabang et Van Vieng: dangers? English translation pending
Bonjour la communauté. Nous partons au Laos cet été , nous avons reservé à Luang Prabang puis avons entrepris de rejoindre Vientiane par la route 13 en faisant escale à Van Vieng. Mais je viens de me rendre compte en consultant le site du ministère des affaires étrangères qu'il était fortement déconseillé de prendre cette route
Que faire? Abandonner cette idée? La menace est réelle? Prendre l'avion? Bref tous vos commentaires et vos expériences nous seraient utiles pour trancher sur ce choix. Merci beaucoup
Que faire? Abandonner cette idée? La menace est réelle? Prendre l'avion? Bref tous vos commentaires et vos expériences nous seraient utiles pour trancher sur ce choix. Merci beaucoup
Train de Durango (état du Colorado) English translation pending
je fais une excursion sur le DURANGO train ride au mois de septembre.
Pourriez vous me donner des renseignements sur les différents wagons existants .
Je suis un peu perdu quant aux tarifs
Merci d'avance
D.Q
Pourriez vous me donner des renseignements sur les différents wagons existants .
Je suis un peu perdu quant aux tarifs
Merci d'avance
D.Q
Escale à Naples (journée complète) English translation pending
Pour ceux qui ont déjà "tout vu" à Naples, il existe cette année une nouvelle sortie les dimanches et jours fériés (du 22 mai au 30 octobre) pour aller visiter le site de Cumes (à l'ouest de la ville), en partant en train de Montesanto, le tout pour 6 euros par personne.
Le dimanche, à 11 h 30, il est possible d'avoir en sus, une visite guidée payante (5 euros par personne)
http://www.coopculture.it/events.cfm?id=463
http://multimedia.coopculture.it/pdf/coopculturae_id_evento_463_1940.pdf
Le dimanche, à 11 h 30, il est possible d'avoir en sus, une visite guidée payante (5 euros par personne)
http://www.coopculture.it/events.cfm?id=463
http://multimedia.coopculture.it/pdf/coopculturae_id_evento_463_1940.pdf