Results for "Bangalore+et+restaurant+|+7+>+8"
2356 results found.
Trouver une carte géographique de l'Inde? English translation pending
Bonjour!!
Je pars en Inde en septembre pour un mois, je ne connais pas toutes les villes, et impossible de trouver une carte géographique avec les villes, les fleuves, je dois surement etre nulle pour les recherches internet!!! Connaissez vous ou je pourrais trouver une super carte, qui m'aiderait à tracer mon itinéraire? Merci. See you soon!!
Je pars en Inde en septembre pour un mois, je ne connais pas toutes les villes, et impossible de trouver une carte géographique avec les villes, les fleuves, je dois surement etre nulle pour les recherches internet!!! Connaissez vous ou je pourrais trouver une super carte, qui m'aiderait à tracer mon itinéraire? Merci. See you soon!!
Inde du sud? English translation pending
Nous avons gardé du Rajasthan des souvenirs difficiles (mousson, nous avions un peu la dhal, indiens pas toujours si accueillants, fidèle gastro ... ).
Cependant ce pays nous a étonnés et déboussolés. Après un voyage extraordinaire au Népal, nous aimerions découvrir l'Inde du Sud mais nous avons quelques appréhensions. Le voyage en Inde du sud est-il plus "facile" qu'en Inde du nord ? Températures en février ? Guest houses ? Nourriture ? Contacts avec les gens ? Coins incontournables ? ...
Cependant ce pays nous a étonnés et déboussolés. Après un voyage extraordinaire au Népal, nous aimerions découvrir l'Inde du Sud mais nous avons quelques appréhensions. Le voyage en Inde du sud est-il plus "facile" qu'en Inde du nord ? Températures en février ? Guest houses ? Nourriture ? Contacts avec les gens ? Coins incontournables ? ...
Compagnie aérienne Jet Airways pour Chennai English translation pending
La compagnie aérienne Jet Airways, destination Chennai (Madras) est-elle fiable?
Itinéraire de dix-huit jours en Inde à partir du 11 décembre English translation pending
Bonsoir,
Le départ approche, dans moins de 4 semaines nous serons en Inde pour 18 jours pleins. Concernant l'itinéraire, nous comptons aller un peu dans le nord puis repartir vers le sud (en avion)
Itinéraire : J1 Arrivée à Bombay le 11/12 à 15h J2 vol vers Delhi J3-4-5 taj mahal fort rouge + flâner à Delhi J6 Hampi :vol vers bombay puis train vers Hospet ou vol vers Hyderabad puis train vers hospet. Quel est le plus pratique? J7-8-9 Hampi et ses alentours J10-11 Mysore J12-13-14 Cochin/Allepey J15-16-17 Goa J18 retour à Bombay J19 Bombay J20 départ tôt le matin le 30/12
Nous tenons à aller à agra, hampi et cochin/allepey. Cet itinéraire vous parait il -faisable- sachant que 2/3 vols sont "programmés" et que nous prendrons sans doute les trains de nuit
Merci!
Le départ approche, dans moins de 4 semaines nous serons en Inde pour 18 jours pleins. Concernant l'itinéraire, nous comptons aller un peu dans le nord puis repartir vers le sud (en avion)
Itinéraire : J1 Arrivée à Bombay le 11/12 à 15h J2 vol vers Delhi J3-4-5 taj mahal fort rouge + flâner à Delhi J6 Hampi :vol vers bombay puis train vers Hospet ou vol vers Hyderabad puis train vers hospet. Quel est le plus pratique? J7-8-9 Hampi et ses alentours J10-11 Mysore J12-13-14 Cochin/Allepey J15-16-17 Goa J18 retour à Bombay J19 Bombay J20 départ tôt le matin le 30/12
Nous tenons à aller à agra, hampi et cochin/allepey. Cet itinéraire vous parait il -faisable- sachant que 2/3 vols sont "programmés" et que nous prendrons sans doute les trains de nuit
Merci!
Comment rallier Ooty depuis Hampi? English translation pending
Bonsoir,
J'arrive, depuis Mumbai, à Goa mi-juillet. Ce sera la première étape d'un voyage d'un mois en Inde du Sud.
Je souhaite ensuite rejoindre Hampi. Pour l'instant, rien de bien compliqué (enfin j'espère...).
Ma prochaine destination étant Ooty, je souhaiterais connaître l'itinéraire le plus approprié pour s'y rendre. Parce que là, franchement, je m'y perd. J'en viens même à me demander si je n'aurais pas dû choisir de rejoindre directement Hampi depuis Mumbai (le billet de train Mumbai Goa est déjà acheté), puis longer la côte à partir de Goa.
De plus, la distance entre ces deux lieux étant importante, peut-être pourriez-vous, en fonction de l'itinéraire retenu, m'indiquer une étape incontournable?
Merci pour votre aide.
Karim
J'arrive, depuis Mumbai, à Goa mi-juillet. Ce sera la première étape d'un voyage d'un mois en Inde du Sud.
Je souhaite ensuite rejoindre Hampi. Pour l'instant, rien de bien compliqué (enfin j'espère...).
Ma prochaine destination étant Ooty, je souhaiterais connaître l'itinéraire le plus approprié pour s'y rendre. Parce que là, franchement, je m'y perd. J'en viens même à me demander si je n'aurais pas dû choisir de rejoindre directement Hampi depuis Mumbai (le billet de train Mumbai Goa est déjà acheté), puis longer la côte à partir de Goa.
De plus, la distance entre ces deux lieux étant importante, peut-être pourriez-vous, en fonction de l'itinéraire retenu, m'indiquer une étape incontournable?
Merci pour votre aide.
Karim
Trajet en avion du nord vers le sud de l'Inde English translation pending
Bonjour a tous,
Je cherche le trajet le plus economique pour effectuer un vol depuis le Nord de l'Inde vers le Sud vers la seconde quinzaine de Decembre.
Plus precisement au depart de Benares (varanasi) vers la cote Sud-est (Pondicherry, ou Chennai)
Comme le critere principal sera le prix je peux etudier des arrivees vers Bengalore aussi par exemple... ou des depart de Delhi, par exemple aussi.
Merci d avance pour vos suggestions.
Je cherche le trajet le plus economique pour effectuer un vol depuis le Nord de l'Inde vers le Sud vers la seconde quinzaine de Decembre.
Plus precisement au depart de Benares (varanasi) vers la cote Sud-est (Pondicherry, ou Chennai)
Comme le critere principal sera le prix je peux etudier des arrivees vers Bengalore aussi par exemple... ou des depart de Delhi, par exemple aussi.
Merci d avance pour vos suggestions.
Formation de massage en Inde English translation pending
Bonjour à tous!
Je m'apelle lili, je suis une passionnée de massages, j'en ai fais d'ailleurs mon métier depuis presqu'un an. J 'ai eu la chance d'avoir été formé par des personnes qui été egalement passionnés et c'est ce que je rechercherais dans une formation de massage ayurvedique en inde. Voila si vous avez des informations à échanger ou si vous avez deja vecu une experience identique je serais heureuse de la partager avec vous. Un grand merci et à bientot
Je m'apelle lili, je suis une passionnée de massages, j'en ai fais d'ailleurs mon métier depuis presqu'un an. J 'ai eu la chance d'avoir été formé par des personnes qui été egalement passionnés et c'est ce que je rechercherais dans une formation de massage ayurvedique en inde. Voila si vous avez des informations à échanger ou si vous avez deja vecu une experience identique je serais heureuse de la partager avec vous. Un grand merci et à bientot
Billets One World pour un tour du monde? English translation pending
bonjour a vous
c'est la derniere ligne droite avant d'acheter nos billets... on a crée notre itinéraire avec la carte interactive one world donné dans la discusion "retour sur les billets one world" quelques pages plus loin http://www.innovata-llc.com/onw/default.asp?show=MAP...on va appeler american airlines pour essayer de faire un devis au moins pour voir si notre itineraire pourrait etre validé c'est pour ca qu on a besoin de vos avis pour etre sur que notre itineraire marche avec one world.... enfin on espere ne pas avoir de mauvaises surprises on est bien d'accord que maintenant c'est 16 segments en tout, 4 segments par continents, 2 pour le continent de depart, et les segments qui relie les continents aux autres continents compte comme segment a part. ( hors inter continent).du moins on espere...
voila notre itinéraire sa sera plus simple: /VOL AVION //PARCOURS TERRESTRE
LONDRES / BANGALORE segment 1 continent de depart BANGALORE / HONG- KONG segment 2 1 asie HONG- KONG / DENPASAR segment 3 2 asie DENPASAR / SINGAPOUR segment 4 3 asie SINGAPOUR // HONG- KONG segment 5 4 asie terrestre compte pour segment HONK KONG / AUCKLAND segment 6 hors inter continent ? AUCKLAND / MELBOURNE segment 7 1 oceanie MELBOURNE / SYDNEY segment 8 2 oceanie SYDNEY / NOUMÉA segment 9 3 oceanie NOUMÉA // PAPEETE segment 10 4 oceanie vol interne air caledonia PAPEETE / ILE DE PAQUE segment 11 hors inter continent ??? ILE DE PAQUE / SANTIAGO segment 12 1 amér sud SANTIAGO / SANTA CRUZ segment 13 2 amér sud SANTA CRUZ // RIO DE JANEIRO segment 14 3 amer sud ( terrestre ) RIO DE JANEIRO / LONDRES segment 15 vol retour
et la on commence la farandole de questions..
il nous resterai donc un segment on pas utilisé sa nos coutera moins de sous ou c'est dommage car c'est compris dans le forfait 4 continents??
pensez vous que HONK KONG / AUCKLAND et PAPEETE / ILE DE PAQUE sont bien compté comme des vols entre continent en non pas dans les 4 segment prevu par continent????? encore une p'tite question... LES VOLS (BANGALORE - HONG KONG) ET (SYDNEY -NOUMÉA) apparaissent avec un trait gris marron sur la carte interactive appelé " both"et non pas en bleu comme les vols normaux?? ca marche quand meme++??est ce que quelqu'un voit de quoi je parle??? voila cette fois vous savez tout!!!! desolé si c'est pas tres clair et si on a un peu raconté notre vie mais on sait pas du tout a qui poser toutes ces questions au importantes reponses et il y a l'air d'avoir pas mal de personnes qui connaissent bien le sujet!! on espere que quelqu'un va comprendre notre charabia et pourra nous eclairé ......
merci d 'avance!!!!
😉😎
c'est la derniere ligne droite avant d'acheter nos billets... on a crée notre itinéraire avec la carte interactive one world donné dans la discusion "retour sur les billets one world" quelques pages plus loin http://www.innovata-llc.com/onw/default.asp?show=MAP...on va appeler american airlines pour essayer de faire un devis au moins pour voir si notre itineraire pourrait etre validé c'est pour ca qu on a besoin de vos avis pour etre sur que notre itineraire marche avec one world.... enfin on espere ne pas avoir de mauvaises surprises on est bien d'accord que maintenant c'est 16 segments en tout, 4 segments par continents, 2 pour le continent de depart, et les segments qui relie les continents aux autres continents compte comme segment a part. ( hors inter continent).du moins on espere...
voila notre itinéraire sa sera plus simple: /VOL AVION //PARCOURS TERRESTRE
LONDRES / BANGALORE segment 1 continent de depart BANGALORE / HONG- KONG segment 2 1 asie HONG- KONG / DENPASAR segment 3 2 asie DENPASAR / SINGAPOUR segment 4 3 asie SINGAPOUR // HONG- KONG segment 5 4 asie terrestre compte pour segment HONK KONG / AUCKLAND segment 6 hors inter continent ? AUCKLAND / MELBOURNE segment 7 1 oceanie MELBOURNE / SYDNEY segment 8 2 oceanie SYDNEY / NOUMÉA segment 9 3 oceanie NOUMÉA // PAPEETE segment 10 4 oceanie vol interne air caledonia PAPEETE / ILE DE PAQUE segment 11 hors inter continent ??? ILE DE PAQUE / SANTIAGO segment 12 1 amér sud SANTIAGO / SANTA CRUZ segment 13 2 amér sud SANTA CRUZ // RIO DE JANEIRO segment 14 3 amer sud ( terrestre ) RIO DE JANEIRO / LONDRES segment 15 vol retour
et la on commence la farandole de questions..
il nous resterai donc un segment on pas utilisé sa nos coutera moins de sous ou c'est dommage car c'est compris dans le forfait 4 continents??
pensez vous que HONK KONG / AUCKLAND et PAPEETE / ILE DE PAQUE sont bien compté comme des vols entre continent en non pas dans les 4 segment prevu par continent????? encore une p'tite question... LES VOLS (BANGALORE - HONG KONG) ET (SYDNEY -NOUMÉA) apparaissent avec un trait gris marron sur la carte interactive appelé " both"et non pas en bleu comme les vols normaux?? ca marche quand meme++??est ce que quelqu'un voit de quoi je parle??? voila cette fois vous savez tout!!!! desolé si c'est pas tres clair et si on a un peu raconté notre vie mais on sait pas du tout a qui poser toutes ces questions au importantes reponses et il y a l'air d'avoir pas mal de personnes qui connaissent bien le sujet!! on espere que quelqu'un va comprendre notre charabia et pourra nous eclairé ......
merci d 'avance!!!!
😉😎
De Bombay à Mysore en petites étapes English translation pending
Jour 1 (31 janvier 2008) : arrivée à Bombay avec British Airways (Bruxelles-Bombay-Bruxelles 690Euro) vers midi. Bus de l'aéroport pour la gare d'Andheri, 5Rs. Train pour Dadar 6Rs. Train pour Pune 54Rs 3h45 de trajet. Hotel National 572Rs (cher pour ce que c'est et les prix allaient augmenter de 100Rs au 01/02 !)
Jour 2 : train 71Rs pour Solapur 4h20 de trajet. Hotel Vikram Palace 381Rs (mieux que le précédent)
Jour 3 : séjour et visite de Solapur (intéressant hotel de ville et temple au milieu d'un lac; population symphatique; aucun touriste)
Jour 4 : train 19Rs pour Bijapur 2h40 de trajet Sagar Deluxe Hotel 180Rs
Jour 5 : séjour et visite de Bijapur, location vélo 3Rs en face du Bus Stand
Jour 6 : train 35Rs pour Bagalkot 2h de trajet + bus 21Rs pour Badami 1h de trajet Hotel Laxmi Vilas 250Rs
Jour 7 et 8 : séjour et visite de Badami (entrée des grottes 100Rs) + excursion Aihole (entrée site principal 100Rs) bus 20Rs 1h15 de trajet retour en share rickshaw 20Rs jusque Patadakal (entrée du site 250Rs) puis bus 10Rs jusque Badami. Patadakal est "plus riche" que Aihole
Jour 9 : bus 37Rs pour Gadag 1h40 de trajet Shanbhag Lodge 200Rs. A/R Lakkundi 6Rs 30' de trajet (ne vaut pas le détour)
Jour 10 : bus 56Rs pour Hospet 2h30 de trajet; bus 10Rs pour Hampi 30' de trajet Archana Guest House 300Rs.
Jour 11 et 12 séjour Hampi location de vélo 40Rs/jour.
Jour 13 : bus 7Rs pour Hospet 40' de trajet; bus ?Rs pour Chitradurga 3h30 de trajet Upadhya Lodge 300Rs. Visite du Fort (100Rs) site fabuleux, pas de touriste, à découvrir.
Jour 14 : train 24Rs pour Arsikere (trajet normal 4h) mais descendu à Kadur car le train a 1h de retard; bus 21Rs pour Chikmagalur 1h de trajet; bus 7Rs pour Belur 35' de trajet Hotel Sumukha Residency 250Rs
Jour 15 : A/R Helebid 12Rs 30' de trajet. Halebid est "plus riche" que Belur. L'accès aux temples est gratis.
Jour 16 : bus 40Rs pour Chanarayapatna (en fait le bus pour Bangalore via Hassan) 1h45 de trajet bus 7Rs pour Sravanabelagola 30' de trajet Hotel Raghu 200Rs
Jour 17 : séjour à Sravanabelagola location de vélo 4Rs/h. L'accès au temple est gratis.
Jour 18 : bus 43Rs pour Mysore 2h20 de trajet hotel Govardhan 208Rs
Jour 19 et 20 : séjour à Mysore. Visite du Palace (entrée 100Rs) et du Lalitha Mahal Palace Hotel. Location vélo 3Rs/h. Aller Srirangapatnam bus (pour Bangalore) 12Rs 20' et retour bus 8, 50Rs par le chemin des écoliers avec rizières et villages jusqu'au City Bus Stand.
Et demain, le Tamil Nadu.
Sud de l'Inde en moins de quinze jours English translation pending
Hola!
je cherche des conseils pour visiter l inde, voila, je m appelle Anthony, j adore voyager, mon dernier voyage etait en juillet en Iran, je souhaite partir en Inde en avril avec ma petite soeur 20 ans, on aimerai visité le sud de l Inde, je pense atterir a Bombay, puis aller a Goa, Madras, Pondichery, Maduray, Quilon puis rentré sur Bombay tout sa en un peu moins de 15 jours.
Tout les conseils sont les bienvenues merci d avance!!!!!!!!!
je compte sur vous!!!
adios
adios
Premier voyage en Inde: itinéraire de trois semaines au départ de Bombay? English translation pending
Salut
Je pars pour une période de 3 semaines en juillet pour Bombay. Je voulais savoir quel itinéraire suivre à partir de Bombay, sans trop galérer. J'aimerais alterner visites et repos. Existe -til des endroits sympas en bordure de mer ou des îles un peu tranquilles?
Merci
Budget pour deux mois en Inde du Nord English translation pending
Bonjour,
Cette été, de juin à août, je veux aller (en partant de Delhi) aller à l'himachal Pradesh (shimla jusqu'à Dharamsala) et au Rajasthan. Si j'achète le miminum (logé dans des hotels très modestes, nourriture, transport et p-ê quelques activités genre aller dans le désert), combien ça pourrait me couter??? J'aimerais autour de 800$, est-ce que c'est réaliste? Et je veux faire du bénévolat (donc p-e logé un peu moins cher...) Merci! P.S. Hotels a me conseiller? Et si j'amais rendu en Inde je décide de prolonger mon visa, ça peut me coûter combien?
Cette été, de juin à août, je veux aller (en partant de Delhi) aller à l'himachal Pradesh (shimla jusqu'à Dharamsala) et au Rajasthan. Si j'achète le miminum (logé dans des hotels très modestes, nourriture, transport et p-ê quelques activités genre aller dans le désert), combien ça pourrait me couter??? J'aimerais autour de 800$, est-ce que c'est réaliste? Et je veux faire du bénévolat (donc p-e logé un peu moins cher...) Merci! P.S. Hotels a me conseiller? Et si j'amais rendu en Inde je décide de prolonger mon visa, ça peut me coûter combien?
L'Inde surpasse économiquement la France... English translation pending
C'est un évènement que l'on m'avait annoncé en 1995 lors de mon premier voyage vers l'Inde, c'est officialisé...l'année qui vient, 2018, verra l'Inde dépasser la France...Vous qui voyagez constamment depuis des années, quels sont vos vécus, vos impressions, vos regards sur cette évolution des niveaux de vie " sur le terrain"??
Transport Mettupalayam - Trichy avec enfant en bas âge? (Inde) English translation pending
Bonjour,
Quel est la solution la plus simple pour rejoindre trichy ? après avoir quitté le train d'ooty à Mettupalayam .... temps / prix / heures si possible car enfant en bas âge faisant la sieste!!!!!
Que de complications pensez vous.... mais quel plaisir d'imaginer qu'il n'y a plus qu'un mois à attendre!!!!
Bon vent à tous pour 2012, que tous ces voyages nous rapportent la raison!
Que de complications pensez vous.... mais quel plaisir d'imaginer qu'il n'y a plus qu'un mois à attendre!!!!
Bon vent à tous pour 2012, que tous ces voyages nous rapportent la raison!
Cherche hôtel ou guesthouse près du Charminar - Hyderabad English translation pending
Tout est dans le titre 🙂 Quelqu'un connaît-il un endroit correct où loger près du Charminar ? De façon à pouvoir se balader à pied dans le quartier, en particulier le soir, sans avoir besoin d'un véhicule (à la rigueur un auto-rickshaw). MERCI
Itinéraire de vingt jours en Inde au mois de décembre English translation pending
Bonjour!
Je pars en Inde du 10 au 30 décembre avec mon frère en mode sac à dos. C'est notre premier "vrai" voyage.
J'aurai besoin de quelques conseils sur l'itinéraire...je suis un peu perdue, nous avons prévu de faire : Bombay - arrivée à 14h40 Hyberabad Hampi Mysore Allepey Cochin Goa Bombay départ à 6h45
Nous ne sommes pas contre prendre l'avion 2/3 fois, (comme pour faire Cochin-Goa) et train de nuit. Après je n'ai pas trouvé de bus/train entre certaines villes... Pour Noël, quelle ville conseillez-vous?
Merci!
Je pars en Inde du 10 au 30 décembre avec mon frère en mode sac à dos. C'est notre premier "vrai" voyage.
J'aurai besoin de quelques conseils sur l'itinéraire...je suis un peu perdue, nous avons prévu de faire : Bombay - arrivée à 14h40 Hyberabad Hampi Mysore Allepey Cochin Goa Bombay départ à 6h45
Nous ne sommes pas contre prendre l'avion 2/3 fois, (comme pour faire Cochin-Goa) et train de nuit. Après je n'ai pas trouvé de bus/train entre certaines villes... Pour Noël, quelle ville conseillez-vous?
Merci!
Change euros-roupies en Inde? English translation pending
Bonjour
Est-il facile de faire du change en Inde ? Les frais de change varient-ils beaucoup d'un bureau à l'autre ? Y a t-il des endroits à éviter pour faire du change ?
Exemple à l'aéroport de Bengalore, est-il possible de changer des euros ? Circuit approximatif : Bengalore, Hampi, Mysore, Ooti, Kérala, Cochin .
Merci d'avance pour votre aide.
Florence
Est-il facile de faire du change en Inde ? Les frais de change varient-ils beaucoup d'un bureau à l'autre ? Y a t-il des endroits à éviter pour faire du change ?
Exemple à l'aéroport de Bengalore, est-il possible de changer des euros ? Circuit approximatif : Bengalore, Hampi, Mysore, Ooti, Kérala, Cochin .
Merci d'avance pour votre aide.
Florence
Avis sur itinéraire de tour du monde? English translation pending
Bonjour,
Je fais appel à vous tous pour me faire part de vos remarques concernant mon itinéraire de tour du monde.
Canada : octobre
USA : octobre
Brésil : Novembre
Bolivie : Décembre
Argentine : Janvier
Nouvelle Zélande : février
Australie : février mars
Thailande : Avril
Inde : mai (saison des pluies : est-ce quand même gérable?)
Népal : juin (idem?)
Chine :juillet (idem?)
Merci d'avance
Merci d'avance
Bilan sur l'achat de billets oneworld English translation pending
Bonjour,
Voila j'ai écumé les forums pendant 3 mois pour avoir des réponses sur l'achat des billets oneworld, force est de constater qu'il y a pas mal d'idées reçues et de fausses infos parmi également certains post très intéréssants malgrès tout. Maintenant mes billets sont achetés, j'ai passé des heures au tel avec british airways, american airline, travel nation. en gros je suis devenu expert en billets oneworld :p
1 . Son itinéraire Aidez vous du logiciel sur le site oneworld et choisissez plan and book pour ne pas avoir de mauvaises surprises ( en effet lors du booking on se rend compte souvent que certains vols ne font pas parti de l'offre ou n'ont pas réellement de liaison directe). Il faut savoir que les billets oneworld sont soumis au tarif L ( le moins cher, sur certaines liaisons, il n'y a que 2 ou 3 places en tarif L par avion)
2. Avec qui Perso j'ai pris avec american airlines, pour les avoir eu au téléphone pendant des heures, je peux vous certifier qu'ils sont d'une patience extraordinaire ( contrairement à british airways qui m'a envoyé promener à 2 reprises). J'ai lu sur beaucoup de post qu'il etait intéréssant de passer par une agence anglaise, travel nation etant le nom qui revenait le plus souvent. Nos 2 billets chez AA = 4500€, chez travelnation = 6000€...
3. Tarif "brittanique" Comme dit plus haut, inutile de passer par une agence brittanique pour profiter de ce tarif. Innutile également de vous déplacer en angleterre pour acheter les billets ou encore de créer un compte en banque anglais pour les payer. il SUFFIT uniquement lors de la création de votre itinéraire de choisir londres comme départ et arrivée pour profiter de ce tarif. L'économie engendrée est énorme : notr billet en partance de Londres = 2250€, de barcelone = 3300€
4. Réservation/validation Le billet est valable 1 an à partir de la date de DEPART. Si vous changez cette date par la suite il faut savoir qu'ils refont une tarification mais la différence va être de quelques €. Il vous faudra mettre des dates fictives pour demander une tarification mais si vous insistez un peu, il y a moyen de remettre les vols en open lors de la réservation finale.
Voila, si vous avez de questions hésitez pas
Voila j'ai écumé les forums pendant 3 mois pour avoir des réponses sur l'achat des billets oneworld, force est de constater qu'il y a pas mal d'idées reçues et de fausses infos parmi également certains post très intéréssants malgrès tout. Maintenant mes billets sont achetés, j'ai passé des heures au tel avec british airways, american airline, travel nation. en gros je suis devenu expert en billets oneworld :p
1 . Son itinéraire Aidez vous du logiciel sur le site oneworld et choisissez plan and book pour ne pas avoir de mauvaises surprises ( en effet lors du booking on se rend compte souvent que certains vols ne font pas parti de l'offre ou n'ont pas réellement de liaison directe). Il faut savoir que les billets oneworld sont soumis au tarif L ( le moins cher, sur certaines liaisons, il n'y a que 2 ou 3 places en tarif L par avion)
2. Avec qui Perso j'ai pris avec american airlines, pour les avoir eu au téléphone pendant des heures, je peux vous certifier qu'ils sont d'une patience extraordinaire ( contrairement à british airways qui m'a envoyé promener à 2 reprises). J'ai lu sur beaucoup de post qu'il etait intéréssant de passer par une agence anglaise, travel nation etant le nom qui revenait le plus souvent. Nos 2 billets chez AA = 4500€, chez travelnation = 6000€...
3. Tarif "brittanique" Comme dit plus haut, inutile de passer par une agence brittanique pour profiter de ce tarif. Innutile également de vous déplacer en angleterre pour acheter les billets ou encore de créer un compte en banque anglais pour les payer. il SUFFIT uniquement lors de la création de votre itinéraire de choisir londres comme départ et arrivée pour profiter de ce tarif. L'économie engendrée est énorme : notr billet en partance de Londres = 2250€, de barcelone = 3300€
4. Réservation/validation Le billet est valable 1 an à partir de la date de DEPART. Si vous changez cette date par la suite il faut savoir qu'ils refont une tarification mais la différence va être de quelques €. Il vous faudra mettre des dates fictives pour demander une tarification mais si vous insistez un peu, il y a moyen de remettre les vols en open lors de la réservation finale.
Voila, si vous avez de questions hésitez pas
Où partir seule en Asie du Sud-Est ou Inde en août 2009? English translation pending
Salut!
j'aimerais me lancer dans un voyage en solo au mois d'aout!
j'hesite encore entre la thailande, le laos, la cambodge, ou l'inde!!
je sais c'est large!
mais ce qui m'inquiete surtout c'est le climat et la mousson.
de plus partir pour une femme seule, dans quel pays serais-je le plus en securité?!!
merci d'avanve à tous ceux qui pourront m'aider!
Écrans individuels chez Air France? English translation pending
Bonsoir,
Est ce que quelqu'un pourrait me dire si en voyageant avec Air FRance il y a des écrans individuels?
Merci de vos réponses 😉
Inani
Idées de cadeaux pour un moine tibétain English translation pending
Bonsoir à tous.
Le 17 novembre, je pars en Inde du sud rencontrer pour la première fois un jeune moine tibétain (enfin plus tout jeune, moi non plus, le temps passe...) que je parraine depuis bien longtemps mais que je n'ai jamais rencontré encore, bien qu'ayant échangé pas mal de lettres puis de mails. Il vit à Bylakuppe, prés de Mysore, dans le 1er établissement installé en Inde pour les réfugiés tibétains. Fin novembre lui sera remis un diplôme important (Gueshé de je ne sais pas quel niveau) et j'ai été invité à cette occasion.
Bien évidemment, j'aimerais beaucoup lui offrir des cadeaux à l'occasion de cette importante rencontre pour moi..... et là, grand blanc ! Ou plutôt grande confusion ! Des idées, j'en ai mais je ne sais pas ce qui est approprié ou pas, et plus, je ne sais pas de façon évidente ce qui pourrait lui plaire ou lui être utile. J'ai une idée générale du contexte de vie dans ce settlement mais dans les détails, je ne connait pas (encore) la vie de tous les jours.
Je suis à l'écoute des idées et suggestions de tous. Ceux qui aurait une connaissance de la situation de cette population, qui se serrait trouvé devant la mème interrogation et ceux qui aurait simplement envie de donner leurs avis.
Merci de tout ce que vous pourrez me faire partager.
Improvisation Nomade (7) Inde du Sud English translation pending
Six heures du matin. Eau glaciale. Gros rat passe entre mes pattes. 7h00, départ. La route qui descend de Udhagamandalam (Ooty est le nom anglais) pour la vallée de Coimbatore, est vertigineuse. Le brouillard se dissipe juste à temps pour m’offrir le paysage. La musique du bus, la forêt tropicale, les singes, les Indiens nonchalants. Je suis au cœur du voyage. Il n’y a pas de mot pour décrire le sourire qui se dessine sur mes lèvres à chaque virage, à chaque image. J’ai les yeux grands ouverts sur ce monde que je traverse, courant d’air presque invisible et pourtant plus présent que le bus lui-même, tellement la sensation de saisir la vie dans son moment présent m’émerveille. La vie, la vraie vie, telle qu’elle vaut d’être vécue pour moi, passe dans ce bus qui descend dangereusement dans les vallées abruptes, les forêts profondes, les villes inconnues, les imprévus et les embrouilles diverses.
Nous sommes le 23 décembre. Il fait 34 degrés la nuit sous le ventilo. L’hôtel où nous devions nous retrouver avec Daoud est complet et sans lui. La ville est affreuse. Ma famille pense à moi et moi à elle. Seuls, les moustiques m’accueillent chaleureusement. Ce sont les moustiques du Kerala, minuscules et innombrables à cause des marécages. Dans la nuit, ils s’organisent en escadrilles, tentent des percées sous les draps, violent les traités de paix, résistent aux produits que le charlatan de Mysore m’a vendu une fortune, disparaissent dans la lumière, vous dévorent jusqu’aux mains où ils se posent en kamikazes quand vous êtes debout sur le lit en train de les chasser avec vos chaussures. Nuit affreuse où j’ai perdu la bataille et abandonné mes positions. Ils m’auraient tué en me rendant fou. Yeux gonflés et anéanti, je pars chercher une autre chambre avec mon sac sur le dos dans les rues brûlantes.
De la terrasse d’un petit resto, de l’autre côté d’une rue, j’entends bourdonner mon prénom. Avec un grand sourire, devant son petit déjeuner, Daoud m’a retrouvé. « Alors comment tu vas mon Daoud ? » « Bien, il me dit, malgré une partie de la nuit passée à suffoquer sous mon duvet, sur le quai d’une gare vibrante de moustiques, et après neuf heures debout, dans un wagon de train surpeuplé. Je suis parti hier de Mangalore, une grande ville sur la côte comme celle-ci, pour arriver ici cette nuit. » Pas beaucoup de temps en solitaire mais franchement contents de nous retrouver. Surtout pour les fêtes, bien tristes à passer tout seul. Enfin, on a le sourire et on se raconte nos petites aventures ainsi que les mésaventures qui se transforment comme par magie, avec le bonheur d’en parler ensemble, en heureux souvenirs. Daoud a trouvé un hôtel modeste et m’invite à demeurer près de lui. Ce sera une nuit de Noël où nous serons perdus tous les deux au milieu du monde. Épuisés et maigres, tôt dans la soirée, nous allons nous offrir un véritable vegetable fry rice dans un bouiboui crasseux, au coin de rues aux égouts à ciel ouvert, aux énormes cafards qui traversent les trottoirs et craquent sous les pieds, avant de retrouver les inévitables moustiques pour une nuit étouffante et fiévreuse. Arrivent des amis venus de France
Il n’y a que huit heures d’avion, c’est vrai, et le prix du billet même s’il n’est pas dérisoire permet de venir en Inde… Une semaine. L’organisation devra être précise si les loulous veulent repartir en heure et en temps. Attention aux aléas. Et d’aléas, en voici un de taille : il s’agit du tsunami. En vélo sur les chemins de l’île de Cochin, nous voulons rejoindre la plage. Pour cela il nous faut traverser un bras de mer en bateau et nous rendre sur l’île Vypeen. Sur le quai, les Indiens ne comprennent pas : depuis un moment, le courant emmène les bateaux s’écraser sur le bord… Mais les Indiens, comme à leur habitude, s’expriment d’une façon si nonchalante qu’il n’y pas raison de s’inquiéter. On ne peut pas passer ici alors on passera ailleurs. Il suffit de prendre un bus et de faire le tour par les ponts, entre le cœur de la ville et les différentes îles. Une heure après, notre bus s’élance enfin en direction de la plage. C’est déjà la fin d’après-midi et nous perdons encore du temps : un barrage de police empêche de continuer. Les sirènes rugissent, les ambulances déambulent. Impossible de passer le barrage. Un raz de marée a tout emporté. Nous étions donc sur les routes pendant la catastrophe. Nous n’avons rien vu et rien senti mais avons la chance de ne pas nous être trouvés sur la plage, même si, à l’ouest de l’Inde où nous étions, le tsunami n’a pas fait beaucoup de ravages. C’est seulement plusieurs jours plus tard, alors que nos familles s’inquiètent, que nous recevrons d’innombrables messages sur Internet et que nous apprendrons l’étendue de la catastrophe… Car, tôt le lendemain, nous partons dans l’arrière-pays, celui des cultures de thé et des réserves d’éléphants. Dernière ville à l’est du Karnataka dans les montagnes, Munnar n’entendra pas parler du tsunami avant une semaine. Pendant ce temps, nos deux petits touristes français s’adaptent à leur nouvel environnement. À la descente de l’avion, monter dans un rickshaw, les taxis mobylettes, à fond sur les routes surpeuplées, les a tout de suite mis dans l’ambiance. Ensuite un tsunami puis aujourd’hui les montagnes. L’environnement est plus calme mais quand ils ne se font pas agresser par des singes, ils descendent inconscients vers une maman éléphant avec ses petits en pleine nature sauvage. La maman commence à gronder dangereusement et eux continuent de s’approcher pour la photo. Les Indiens généralement indifférents s’agitent et crient pour que les blancs-becs déguerpissent avant de mourir écrasés dans une furie. On n’est pas au zoo. Pour se promener dans les cultures de thé, à travers les chemins de montagne et de jungle, le mieux est de louer des motos. Avec elles, on s’égare au hasard et on rencontre sur nos chemins des femmes, au dos voûté sous des sacs de jute remplis de feuilles de thé, des bouibouis crasseux sans eau courante et électricité où nous prenons nos repas, des lacs idylliques perdus dans des forêts de santals. Fin d’après-midi, le brouillard monte et s’épaissit, il est temps de rentrer car les nuits sont froides. Et puis ce soir, dans notre chambre d’hôtel, nous recevons des amies françaises que nous venons de retrouver après les avoir rencontrées dans la région d’Hampi, deux jours avant que Daoud ne tombe malade. Donc ce soir, c’est soirée avec blagues, musique et apéro à la française... Enfin, la semaine de vacances passe rapidement et nous sommes le jour de la saint Sylvestre. À 16 heures, je frappe à la chambre N°119 de l’hôtel Pathans à Trissur. Nous sommes arrivés dans une Ambassadeur, une vieille voiture de luxe, louée avec chauffeur. La classe non ? Bonjour Meriem… Champagne ! Torses nus sur la terrasse de notre grande chambre d’hôtel qui surplombe la place principale de la ville, nous fêtons dignement la nouvelle année… et les retrouvailles. À sept heures le matin, nos loulous doivent repartir pour la France. La tête qu’ils devaient avoir… Mais aussi les souvenirs de cette petite semaine en Inde leur resteront à jamais gravés. Lundi matin, ils se retrouveront au travail et, devant leur tasse de café, repartiront encore pour des randonnées en moto dans la jungle. Quelques jours pour oublier... N’a-t-on pas déjà entendu ça quelque part ?
Parabikulam. 5h du matin
Mes yeux s’ouvrent. Je sens de douces caresses sur ma nuque. Je me serre contre son corps et blottis ma tête entre ses seins. Nos mains légères sous la couette encore chaude effleurent la peau. Le jour n’est pas levé. Gaspard frappe à la porte. Arriver ici n’a pas été une mince affaire. Aucune route du Kerala n’y mène. Devions aller dans une ville du Tamil Nadu pour changer de bus encore deux fois et être déposés à un carrefour entre deux pistes où une fois par jour, on peut monter au village par derrière les monts Cardamones, dans la fabuleuse réserve naturelle de plusieurs milliers d’hectares de Parabikulam, étendue entre trois immenses lacs dans les montagnes recouvertes de forêts épaisses. Sans compter sur les barrages des gardes frontières et forestiers, trois en tout, qui nous obligent à payer, à signer des papiers et à passer une nuit avec un garde armé, censé nous protéger... 5h30, les affaires de trekking gavées de morpions sur le dos, nous sortons prendre le thé. Les Indiens se lèvent également dans le petit village aux ruelles de terre battue et aux cabanes en terre cuite recouvertes de branches et de feuilles. Comme chaque matin, la musique du temple inonde le village et la forêt alentour puis les femmes nettoient à grande eau devant leur porte avant de réaliser le taman : œuvre mystique de poudre de craie qui les protégera du mauvais sort pour la journée. Une fois le soleil levé, les vaches, cochons et chèvres traînent, étendus à l’ombre, ici ou là. Au centre du village, sur une place où se termine la route, deux trois échoppes vendent des allumettes et du thé. En contrebas, un lac se cache dans les hautes herbes et s’étend sur plusieurs kilomètres de jungle impénétrable entre les montagnes. Dans la nuit, les bruits de la nature sont authentiques tout comme les insectes. Trois gardes en 4 x 4 se promènent toute la journée avec leur fusil et partagent notre maisonnette durant la nuit. Aucun touriste ne s’aventure jusqu’ici. Six heures, nous partons sur les talons de Gaspard. Son vrai nom tamul est Basquar, le guide improvisé du village devenu très vite notre ami. Il essaiera de tromper l’administration pour passer outre les permissions et les comptes rendus des heures durant lesquelles nous sommes autorisés à nous promener dans la jungle avec lui. La marche est rapide. Nous avons peine à le suivre. À notre droite, s’ouvre la première clairière dans la brume. Les arbres s’élancent dans le ciel et atteignent des hauteurs impressionnantes. Leurs feuilles sont grandes comme mes deux mains, chaque racine large comme un tronc. Des animaux invisibles, surpris, disparaissent dans les profondeurs de la végétation. Monter, descendre à vive allure réchauffe. Sept kilomètres plus tard, alors que le soleil pointe à la cime des arbres les plus hauts et sur les montagnes, nous débouchons au-dessus d’une immense prairie au milieu de la forêt. Dans les hautes herbes ruisselantes, les fientes d’éléphants et de buffles fument encore. Un troupeau de bisons apparaît de l’autre côté à la lisière de la forêt. 7h30, fin de permission. Nous devons déjà repartir. Légèrement frustrés d’avoir tant marché pour si peu de temps, nous prenons le chemin du retour que je me promets de ne pas oublier pour revenir ici un autre matin, encore plus tôt. Un groupe de buffles noirs, que nous surprenons, s’enfuit en arrachant tout sur son passage dans un fracas terrible. Gaspard récapitule l’ensemble de nos découvertes. Arbres, fleurs, feuilles, fruits, herbes et graines dont ils se servent dans leur vie quotidienne. Crocodiles, iguanes, bisons, buffles, éléphants, singes, scorpions, cerfs et daims que nous avons eu la chance d’apercevoir en quelques jours. De retour au village, Gaspard nous emmène à l’école pour nous présenter les professeurs et assister à la répétition d’un spectacle dans lequel joue sa petite fille. Dans la salle de cours, trente paires d’yeux loin d’être intimidées par notre présence, sont regroupées devant nous. Pieds nus, en chemise et en cravate, les enfants s’élancent dans la danse avec fierté. Une chorégraphie digne des films bollywoodiens, dans une musique disco des années 80, version indienne… Quel sourire ont les enfants indiens ! Quelle leçon de simplicité et de modestie, nous prenons dans ce village ! Humbles, ceux qui vivent ici sont rarement descendus à la ville. Une télévision, pour tout le village, leur permet de regarder les étrangetés d’un monde qu’ils ne connaissent pas. Ceux qui les imaginent « arriérés » se trompent. Ils savent autant de choses que nous et même davantage. Ceux qui les imaginent malheureux se trompent aussi. Il n’y a qu’à voir leur bouille et leur sourire de tous les jours. Quelques jeunes ont la curiosité de partir pour les études ou un travail à la ville. Souvent, ils ne reviennent pas, happés par les turbulences du monde. Pourtant, le village est un havre de paix qui sort de l’anarchie de la civilisation. Les choses évoluent plus doucement. D’autres n’ont pas besoin de changer. Un travail tranquille au rythme des saisons. Sachant exactement de quoi sont faites leurs terres et leurs forêts pour les utiliser sans les détruire. Tout ce qui est nécessaire pour vivre existe ici et même l’électricité fournie par les barrages. Une oasis où je serais bien resté plus longtemps. Mais pour nous, demeurer dans une réserve a un tarif et nous devrons bientôt nous jeter de nouveau dans le monde réel. Le dernier matin, je décolle à 5 h et m’enfonce seul dans la forêt et la nuit encore noire. Je ne risque pas de me perdre si j’ai bien enregistré les sept kilomètres qui mènent à la clairière magnifique et digne des grands reportages animaliers. Arbres et animaux dorment encore. Les feuilles sèches se froissent bruyamment sous mes pieds et troublent un silence parfait. Quelque deux cents tigres se baladent dans la réserve. Inconscience, folie sans doute, mais irrésistible. Les animaux de toutes sortes ont peur des hommes. Moi aussi car ils sont plus cruels. Loin de faire le malin cependant, j’ai tendance à me retourner souvent. La cadence qui m’emporte est plus soutenue encore qu’avec le guide. Sortant du sous bois dans une légère éclaircie, deux gros buffles noirs lèvent la tête vers moi. Je m’arrête net et recule doucement sans me retourner. Mais ces gros herbivores continuent leur chemin sans s’affoler. J’attends un peu avant de repartir que mon cœur s’apaise. Il me faut arriver avant le lever du jour à la lisière de cette immense clairière. Le soleil n’est pas encore levé mais il fait jour quand j’y arrive. En y allant seul et plus tôt, j’avais plus de chance de voir d’innombrables animaux et ce fut le cas. Me suis calé sur un tronc et suis resté plus de deux heures devant ce spectacle animalier à la taille réelle. Tout en rentrant tranquillement vers le village, j’imprimais dans ma mémoire les images que j’avais eues sous les yeux. Un bruit de moteur me fit me cacher et le 4 x 4 des gardes armés passa en trombe devant moi… Il y a peu de temps, j’ai compris, grâce à un article de presse international, pourquoi quelque chose nous échappait là-bas. L’article dénonce la culture en masse du cannabis dans cette région. Entre les montagnes, la jungle et les parcs nationaux protégés, des zones immenses ont été défrichées pour cette culture. Ce ne sont pas des villageois mais bien des hommes armés et spécialisés qui s’en occupent. Chargées dans des camions puis acheminées jusqu’aux ports du Karnataka dans des paquebots, des dizaines de milliers de tonnes de cannabis sont produites ici tous les ans et vendues en Europe. Ce commerce est protégé par des personnes haut placées puisque le gouvernement et la communauté internationale, hostiles à cette production, ne font rien. Perso, je ne pouvais pas imaginer une telle mafia lors de mon séjour et je n’ai rien vu, rien entendu, alors que nous avons pas mal tourné autour…
Tamil Nadu
Redescendre dans la civilisation et reprendre la route. Bus après bus, ville après ville. Quelle est notre destination ? Pourquoi pas au hasard d’un village ? Les voyageurs peu attentifs que nous sommes ont des difficultés à reconnaître les changements entre chaque étape. Après tout, une ville indienne en vaut une autre. Les traits que nous reconnaissons sont grossiers. Nous ne sommes même pas capables de différencier les langues qui sont pourtant, partout, différentes. C’est le moment de se poser quelque part tranquillement et d’y rester un peu plus longtemps pour découvrir, au rythme voulu, les petites choses qui font la richesse d’une région. Ne vaut-il pas mieux, en effet, se concentrer sur une partie plus petite plutôt que de survoler les régions comme nous le faisons ? Malheureusement, nous ne trouverons pas ce village où nous arrêter. Nous ne nous attacherons pas à une infime partie de la population qui nous ferait pourtant découvrir véritablement des traits de l’Inde tout entière. Nous continuerons d’être emportés par les flots de ce monde si mouvementé et dense, sans nous en approprier la richesse. La réalité imprègne l’esprit de sensations irremplaçables mais une série de documentaires sur ARTE nous en apprendrait davantage d’un point de vue culturel.
À Coimbatore, ville de deux millions d’habitants, nous sommes agressés par le bruit, la densité de la population et la pollution. Nous serions ravis de retourner dans la montagne mais, dans un quartier proche, une fête religieuse a lieu. Nous avons la chance en tant qu’étrangers, rares à s’égarer par ici à cause du manque d’intérêt touristique, d’être les invités d’honneur. Des centaines de femmes, entourées de musiciens, attendent leur tour pour donner leurs offrandes en échange d’une bénédiction qui consiste à saisir entre ses paumes un peu de chaleur et de fumée d’une bougie tenue par un brahmane. La foi est profonde, la musique lancinante, le temple improvisé de lumières et de couleurs, les offrandes de fleurs et de noix de coco s’entassent devant une représentation barbouillée de Visnou. Dans la rue, une purée de riz écrasé et sucré à la cannelle est distribuée gratuitement ainsi que d’autres mets dont je ne saurais dire la substance. Bientôt, les membres d’une famille nous introduisent chez eux pour nous offrir de nouvelles spécialités et boissons. Nous échangeons alors courtoisies et sourires avec les différentes générations. Sur nos genoux, se glisse le dernier-né. Il est déguisé en fille, comme la plupart des petits garçons en bas âge. Cela permettrait de tromper le mauvais œil. Les filles sont tellement peu de chose en ce bas monde. Pourtant si belles et si gracieuses, à ricaner bêtement entre elles en nous mangeant des yeux… Vite, partons avant de nous retrouver la corde au cou.
De retour à Ooty
Je propose à Daoud et Meriem de remonter sur les hauteurs pour trouver un peu de fraîcheur et de tranquillité. La petite station climatique d’Ooty m’a bien plu et une journée passée entre ses murs et ses montagnes est bien trop vite passée. L’hôtel retiré et discret où j’ai passé la nuit n’a pas bougé. L’endroit leur plait. Le lendemain, nous louons des motos pour commencer les balades aux alentours. Foulard noué sur la tête en guise de casque, nous serpentons les routes lacées, entre les lacs, les cascades, les forêts et les paysages gigantesques qui servent de décors aux films de Bollywood et aux photos de jeunes mariés. Vrai que la région n’a rien à envier aux images des films que nous connaissons dans nos pays et qu’elle renferme nombre de sites exceptionnels encore inconnus de nos projecteurs. Le parc botanique possède quant à lui de magnifiques spécimens dont un tronc de plusieurs milliers d’années. D’ailleurs, la balade montre une diversité botanique importante, sans que je n’en retienne malheureusement un seul nom. À pieds, sur le flanc d’une colline, en périphérie de la ville, nous traversons le taudis d’une tribu originaire de ces montagnes. Anciens bûcherons, éleveurs et chasseurs, les pauvres gens n’ont pas les moyens de bien se loger aujourd’hui dans la ville qui est venue se construire chez eux. Sur les pentes ruisselantes, des enfants déguenillés et morveux glissent sur des sacs en plastiques tirés par de gros chiens aux longs poils vermeils couleurs de la terre. Une semaine est passée de nouveau et il nous faut partir. Ce pays est immense et magnifique. Il n’y a qu’à voir notre itinéraire sur la carte depuis deux mois que nous sommes là. Ridicule ! Et pourtant nous avons déjà vu tant de choses différentes : Bombay, les plages de Goa, les sites historiques des civilisations disparues, les mystères de Mysore, les îles de Cochin, les cultures de thé du Karnataka et les forêts tropicales des parcs nationaux. De nouvelles journées de bus, interminables, serrés sur des sièges en bois, entre les villes poussiéreuses du sud de l’Inde, nous attendent encore. Hoggennakkal
La route devient piste et s’enfonce dans les collines arides à la végétation épineuse, avant de descendre dans une vallée verdoyante écartée des axes routiers. Inconnues des occidentaux, les chutes d’Hoggennakkal sont surtout fréquentées par les citadins de Bangalore qui viennent ici en week-end se détendre. La rivière se partage en mille ruisseaux scintillants dans la végétation luxuriante, se repose dans des piscines naturelles de sable et de pierres polies où sont pratiqués des massages corporels, avant de se jeter littéralement en cascades dans une gorge profonde et de se retirer au loin à travers les champs de coquelicots. Nous aussi, trouvons une piscine privée, rien que pour nous, avec deux arrivées en cascades dans l’eau claire et le fond sableux, d’où nous pouvons plonger. Une journée bien agréable. Plus loin les enfants du village, secs comme des allumettes, gagnent un peu de monnaie en impressionnant les touristes indiens avec un saut de l’ange de plus de quinze mètres de haut. D’autres, moins téméraires, se contentent de jeter leurs filets et de vendre leurs poissons grillés, le soir venu, sur le chemin du retour. Même si on se lave et se baigne dans la rivière, le village, comme tous les villages indiens, y déverse ses poubelles. Les femmes lavent le linge sur les pierres et la mousse glisse lentement dans le courant où les enfants jouent. En remontant la rivière, la nature reprend ses droits et offre un refuge exceptionnel pour un nombre considérable d’oiseaux et d’animaux. Sur une coque en feuilles de bananier tressées, au petit matin, nous traversons les eaux et disparaissons dans la nature. Fini de payer des hôtels, on plante la tente et on joue à Robinson. Le site est fabuleux et, pendant trois jours, des oiseaux inconnus et multicolores chantent autour de nous, pendant qu’on pêche, en caleçon dans la rivière, avec un bout de fil et un bout de banane accroché à l’hameçon. Un Indien nous a donné le tuyau et ça marche. Les poissons exotiques se pêchent à la banane. Par contre, ils sont pleins d’arêtes et le soir, à la lumière du feu, le temps passe rien qu’à les extraire pour les manger. Un après-midi, à l’heure de la sieste, une bande de singes curieux et voleurs se sont approchés discrètement et, des arbres où ils se trouvaient, sont descendus nous prendre nos réserves de pain et de bananes. Bien fâchés mais impuissants il nous a fallu rejoindre la civilisation ou mourir de faim. Le vieux rêve de Robinson terminé net avec en souvenir une photo de trois jeunes maigrichons bien bronzés et fiers devant leurs brochettes de poissons grillés sur des branches de saules.
Bangalore.
Mégalopole hyper-dynamique et branchée, Bangalore rassemble universités et entreprises multinationales du secteur informatique. Dans les bazars de la ville, écrans plats et derniers camescopes numériques se négocient 15 à 20 fois moins chers que sur le marché français. Number one de l’informatique dans le monde et dans plusieurs autres secteurs de science moderne, l’Inde a fait naître une nouvelle population jeune et dynamique de classe moyenne qui représente 200 millions de personnes. Capitalistes et matérialistes, ils consomment, achètent les produits que nous utilisons, copient nos modes de vie, activent le marché du tourisme et bientôt arriveront en France pour prendre des photos de la tour Eiffel. Après les Japonais et les Chinois, viendront les Indiens. Cette évolution est peut-être le symbole de déplacements de richesses vers l’est, enfin seulement pour une maigre partie de la population. En attendant, toutes ces entreprises fleurissent à une vitesse incroyable. Alors qu’un développement anarchique et inconsidéré dans ce pays apportera une pollution catastrophique. Mais comment demander à des pays en voie de développement de limiter leur production et de respecter les lois coûteuses du respect de l’environnement alors qu’en Europe, nous commençons juste à les appliquer et qu’aux Etats-Unis, elles ne sont toujours pas d’actualité. Il n’y a déjà aucun respect de l’environnement en Inde, pas de poubelle dans les rues et les villes surpeuplées évacuent leurs déchets dans les rivières et les océans. Espérons qu’ils ne se jetteront pas dans une consommation abusive, comme la nôtre, et ne reproduiront pas les erreurs que nous avons faites, en développant, en plus, le nucléaire ! Dans le train
Les bus en Inde sont pratiques pour relier les villes entre elles, quand elles ne sont pas trop éloignées. En effet, à toute heure du jour et de la nuit, vous pouvez sauter dans les bus locaux qui ne coûtent rien, à la dernière seconde, quitte à monter sur les genoux des gens. Ou bien, ce sont les gens qui monteront sur vos genoux…dans les chemins tortueux, avec des arrêts à tous les villages sans pour autant que le bus ne désemplisse. Comptez trois heures pour faire 100 km. Pour faire 2.700 km, et ainsi remonter au nord du pays, nous ne prendrons pas le bus. L’express Bangalore Delhi ne met que 38 heures. Deux jours et une nuit pour nous retrouver dans la capitale. Un grand changement mais le temps passe, fin janvier, les deux tiers de notre temps en Inde sont écoulés alors nous voulons tenter de prolonger notre visa à Delhi, chose que nous n’avons pas pu faire en province. Plusieurs kilomètres de long, avec des milliers de personnes, la bête glisse hors de la ville et disparaît dans les plaines desséchées du centre de l’Inde. Il n’y a plus qu’à regarder le spectacle : En ville et à la campagne, c’est une tradition de venir faire sa grosse commission le long de la voie entre amis au petit matin et ce sont des rangées de fesses qui nous regardent, sans gêne. Un peu d’eau avec un carré de savon puis on reculotte le tout avant de faire coucou au train... Les vendeurs de thé passent dans l’allée toute la journée en criant d’une voix tout à fait ordinaire. Dommage que vous n’ayez pas le son ! Ils servent un thé noir au lait avec un mélange d’épices appelé massala dans des gobelets de terre cuite laissant aux lèvres un peu de rouge et que nous cassons ensuite en les jetant sur les rails… D’autres font le va et vient toute la journée entre les gares. Ils vendent les spécialités de leur région dans des assiettes en feuilles tressées, elles aussi jetables ou dans de l’alu et du plastique qui passe également par la fenêtre. Des gamins pouilleux montent dans le train sans billet, nettoient avec un torchon encore plus sale qu’eux sous les sièges et dans les allées, avant de mendier quelques roupies qu’ils seront obligés, bien souvent, de remettre aux contrôleurs... À Hyderabad, un groupe de musulmans pieux s’installe dans notre wagon. Quelques heures plus tard, ils ont construit une véritable forteresse, on ne peut plus close, avec de longs draps tenus par des cordes, où les femmes se dévoileront, à l’abri des regards pour le reste du voyage… À côté de moi, une jeune maman est incroyablement belle... La nuit s’écoule tranquillement sur notre couchette dans le bruit lancinant du frottement des wagons, des ronflements et de la prière de cinq heures. De plus en plus loin derrière moi, tu restes seule sans savoir, encore une fois, si nous allons nous revoir…
Petit grain de poivre
Coincé dans ma dent, Tu secrètes ton parfum, Sucré, salé, Ton venin.
Du bout de ma langue, Je t’effleure, Douce, brûlante, Profane saveur.
A ta sauce, Ma salade, J’ai composé,
Avalé, digéré, Je n’ai plus goût à rien,
Seul dans ce palais Sainte demeure De nos baisers
De l’effronté, le destin, Tes papilles ont scellé.
Nous sommes le 23 décembre. Il fait 34 degrés la nuit sous le ventilo. L’hôtel où nous devions nous retrouver avec Daoud est complet et sans lui. La ville est affreuse. Ma famille pense à moi et moi à elle. Seuls, les moustiques m’accueillent chaleureusement. Ce sont les moustiques du Kerala, minuscules et innombrables à cause des marécages. Dans la nuit, ils s’organisent en escadrilles, tentent des percées sous les draps, violent les traités de paix, résistent aux produits que le charlatan de Mysore m’a vendu une fortune, disparaissent dans la lumière, vous dévorent jusqu’aux mains où ils se posent en kamikazes quand vous êtes debout sur le lit en train de les chasser avec vos chaussures. Nuit affreuse où j’ai perdu la bataille et abandonné mes positions. Ils m’auraient tué en me rendant fou. Yeux gonflés et anéanti, je pars chercher une autre chambre avec mon sac sur le dos dans les rues brûlantes.
De la terrasse d’un petit resto, de l’autre côté d’une rue, j’entends bourdonner mon prénom. Avec un grand sourire, devant son petit déjeuner, Daoud m’a retrouvé. « Alors comment tu vas mon Daoud ? » « Bien, il me dit, malgré une partie de la nuit passée à suffoquer sous mon duvet, sur le quai d’une gare vibrante de moustiques, et après neuf heures debout, dans un wagon de train surpeuplé. Je suis parti hier de Mangalore, une grande ville sur la côte comme celle-ci, pour arriver ici cette nuit. » Pas beaucoup de temps en solitaire mais franchement contents de nous retrouver. Surtout pour les fêtes, bien tristes à passer tout seul. Enfin, on a le sourire et on se raconte nos petites aventures ainsi que les mésaventures qui se transforment comme par magie, avec le bonheur d’en parler ensemble, en heureux souvenirs. Daoud a trouvé un hôtel modeste et m’invite à demeurer près de lui. Ce sera une nuit de Noël où nous serons perdus tous les deux au milieu du monde. Épuisés et maigres, tôt dans la soirée, nous allons nous offrir un véritable vegetable fry rice dans un bouiboui crasseux, au coin de rues aux égouts à ciel ouvert, aux énormes cafards qui traversent les trottoirs et craquent sous les pieds, avant de retrouver les inévitables moustiques pour une nuit étouffante et fiévreuse. Arrivent des amis venus de France
Il n’y a que huit heures d’avion, c’est vrai, et le prix du billet même s’il n’est pas dérisoire permet de venir en Inde… Une semaine. L’organisation devra être précise si les loulous veulent repartir en heure et en temps. Attention aux aléas. Et d’aléas, en voici un de taille : il s’agit du tsunami. En vélo sur les chemins de l’île de Cochin, nous voulons rejoindre la plage. Pour cela il nous faut traverser un bras de mer en bateau et nous rendre sur l’île Vypeen. Sur le quai, les Indiens ne comprennent pas : depuis un moment, le courant emmène les bateaux s’écraser sur le bord… Mais les Indiens, comme à leur habitude, s’expriment d’une façon si nonchalante qu’il n’y pas raison de s’inquiéter. On ne peut pas passer ici alors on passera ailleurs. Il suffit de prendre un bus et de faire le tour par les ponts, entre le cœur de la ville et les différentes îles. Une heure après, notre bus s’élance enfin en direction de la plage. C’est déjà la fin d’après-midi et nous perdons encore du temps : un barrage de police empêche de continuer. Les sirènes rugissent, les ambulances déambulent. Impossible de passer le barrage. Un raz de marée a tout emporté. Nous étions donc sur les routes pendant la catastrophe. Nous n’avons rien vu et rien senti mais avons la chance de ne pas nous être trouvés sur la plage, même si, à l’ouest de l’Inde où nous étions, le tsunami n’a pas fait beaucoup de ravages. C’est seulement plusieurs jours plus tard, alors que nos familles s’inquiètent, que nous recevrons d’innombrables messages sur Internet et que nous apprendrons l’étendue de la catastrophe… Car, tôt le lendemain, nous partons dans l’arrière-pays, celui des cultures de thé et des réserves d’éléphants. Dernière ville à l’est du Karnataka dans les montagnes, Munnar n’entendra pas parler du tsunami avant une semaine. Pendant ce temps, nos deux petits touristes français s’adaptent à leur nouvel environnement. À la descente de l’avion, monter dans un rickshaw, les taxis mobylettes, à fond sur les routes surpeuplées, les a tout de suite mis dans l’ambiance. Ensuite un tsunami puis aujourd’hui les montagnes. L’environnement est plus calme mais quand ils ne se font pas agresser par des singes, ils descendent inconscients vers une maman éléphant avec ses petits en pleine nature sauvage. La maman commence à gronder dangereusement et eux continuent de s’approcher pour la photo. Les Indiens généralement indifférents s’agitent et crient pour que les blancs-becs déguerpissent avant de mourir écrasés dans une furie. On n’est pas au zoo. Pour se promener dans les cultures de thé, à travers les chemins de montagne et de jungle, le mieux est de louer des motos. Avec elles, on s’égare au hasard et on rencontre sur nos chemins des femmes, au dos voûté sous des sacs de jute remplis de feuilles de thé, des bouibouis crasseux sans eau courante et électricité où nous prenons nos repas, des lacs idylliques perdus dans des forêts de santals. Fin d’après-midi, le brouillard monte et s’épaissit, il est temps de rentrer car les nuits sont froides. Et puis ce soir, dans notre chambre d’hôtel, nous recevons des amies françaises que nous venons de retrouver après les avoir rencontrées dans la région d’Hampi, deux jours avant que Daoud ne tombe malade. Donc ce soir, c’est soirée avec blagues, musique et apéro à la française... Enfin, la semaine de vacances passe rapidement et nous sommes le jour de la saint Sylvestre. À 16 heures, je frappe à la chambre N°119 de l’hôtel Pathans à Trissur. Nous sommes arrivés dans une Ambassadeur, une vieille voiture de luxe, louée avec chauffeur. La classe non ? Bonjour Meriem… Champagne ! Torses nus sur la terrasse de notre grande chambre d’hôtel qui surplombe la place principale de la ville, nous fêtons dignement la nouvelle année… et les retrouvailles. À sept heures le matin, nos loulous doivent repartir pour la France. La tête qu’ils devaient avoir… Mais aussi les souvenirs de cette petite semaine en Inde leur resteront à jamais gravés. Lundi matin, ils se retrouveront au travail et, devant leur tasse de café, repartiront encore pour des randonnées en moto dans la jungle. Quelques jours pour oublier... N’a-t-on pas déjà entendu ça quelque part ?
Parabikulam. 5h du matin
Mes yeux s’ouvrent. Je sens de douces caresses sur ma nuque. Je me serre contre son corps et blottis ma tête entre ses seins. Nos mains légères sous la couette encore chaude effleurent la peau. Le jour n’est pas levé. Gaspard frappe à la porte. Arriver ici n’a pas été une mince affaire. Aucune route du Kerala n’y mène. Devions aller dans une ville du Tamil Nadu pour changer de bus encore deux fois et être déposés à un carrefour entre deux pistes où une fois par jour, on peut monter au village par derrière les monts Cardamones, dans la fabuleuse réserve naturelle de plusieurs milliers d’hectares de Parabikulam, étendue entre trois immenses lacs dans les montagnes recouvertes de forêts épaisses. Sans compter sur les barrages des gardes frontières et forestiers, trois en tout, qui nous obligent à payer, à signer des papiers et à passer une nuit avec un garde armé, censé nous protéger... 5h30, les affaires de trekking gavées de morpions sur le dos, nous sortons prendre le thé. Les Indiens se lèvent également dans le petit village aux ruelles de terre battue et aux cabanes en terre cuite recouvertes de branches et de feuilles. Comme chaque matin, la musique du temple inonde le village et la forêt alentour puis les femmes nettoient à grande eau devant leur porte avant de réaliser le taman : œuvre mystique de poudre de craie qui les protégera du mauvais sort pour la journée. Une fois le soleil levé, les vaches, cochons et chèvres traînent, étendus à l’ombre, ici ou là. Au centre du village, sur une place où se termine la route, deux trois échoppes vendent des allumettes et du thé. En contrebas, un lac se cache dans les hautes herbes et s’étend sur plusieurs kilomètres de jungle impénétrable entre les montagnes. Dans la nuit, les bruits de la nature sont authentiques tout comme les insectes. Trois gardes en 4 x 4 se promènent toute la journée avec leur fusil et partagent notre maisonnette durant la nuit. Aucun touriste ne s’aventure jusqu’ici. Six heures, nous partons sur les talons de Gaspard. Son vrai nom tamul est Basquar, le guide improvisé du village devenu très vite notre ami. Il essaiera de tromper l’administration pour passer outre les permissions et les comptes rendus des heures durant lesquelles nous sommes autorisés à nous promener dans la jungle avec lui. La marche est rapide. Nous avons peine à le suivre. À notre droite, s’ouvre la première clairière dans la brume. Les arbres s’élancent dans le ciel et atteignent des hauteurs impressionnantes. Leurs feuilles sont grandes comme mes deux mains, chaque racine large comme un tronc. Des animaux invisibles, surpris, disparaissent dans les profondeurs de la végétation. Monter, descendre à vive allure réchauffe. Sept kilomètres plus tard, alors que le soleil pointe à la cime des arbres les plus hauts et sur les montagnes, nous débouchons au-dessus d’une immense prairie au milieu de la forêt. Dans les hautes herbes ruisselantes, les fientes d’éléphants et de buffles fument encore. Un troupeau de bisons apparaît de l’autre côté à la lisière de la forêt. 7h30, fin de permission. Nous devons déjà repartir. Légèrement frustrés d’avoir tant marché pour si peu de temps, nous prenons le chemin du retour que je me promets de ne pas oublier pour revenir ici un autre matin, encore plus tôt. Un groupe de buffles noirs, que nous surprenons, s’enfuit en arrachant tout sur son passage dans un fracas terrible. Gaspard récapitule l’ensemble de nos découvertes. Arbres, fleurs, feuilles, fruits, herbes et graines dont ils se servent dans leur vie quotidienne. Crocodiles, iguanes, bisons, buffles, éléphants, singes, scorpions, cerfs et daims que nous avons eu la chance d’apercevoir en quelques jours. De retour au village, Gaspard nous emmène à l’école pour nous présenter les professeurs et assister à la répétition d’un spectacle dans lequel joue sa petite fille. Dans la salle de cours, trente paires d’yeux loin d’être intimidées par notre présence, sont regroupées devant nous. Pieds nus, en chemise et en cravate, les enfants s’élancent dans la danse avec fierté. Une chorégraphie digne des films bollywoodiens, dans une musique disco des années 80, version indienne… Quel sourire ont les enfants indiens ! Quelle leçon de simplicité et de modestie, nous prenons dans ce village ! Humbles, ceux qui vivent ici sont rarement descendus à la ville. Une télévision, pour tout le village, leur permet de regarder les étrangetés d’un monde qu’ils ne connaissent pas. Ceux qui les imaginent « arriérés » se trompent. Ils savent autant de choses que nous et même davantage. Ceux qui les imaginent malheureux se trompent aussi. Il n’y a qu’à voir leur bouille et leur sourire de tous les jours. Quelques jeunes ont la curiosité de partir pour les études ou un travail à la ville. Souvent, ils ne reviennent pas, happés par les turbulences du monde. Pourtant, le village est un havre de paix qui sort de l’anarchie de la civilisation. Les choses évoluent plus doucement. D’autres n’ont pas besoin de changer. Un travail tranquille au rythme des saisons. Sachant exactement de quoi sont faites leurs terres et leurs forêts pour les utiliser sans les détruire. Tout ce qui est nécessaire pour vivre existe ici et même l’électricité fournie par les barrages. Une oasis où je serais bien resté plus longtemps. Mais pour nous, demeurer dans une réserve a un tarif et nous devrons bientôt nous jeter de nouveau dans le monde réel. Le dernier matin, je décolle à 5 h et m’enfonce seul dans la forêt et la nuit encore noire. Je ne risque pas de me perdre si j’ai bien enregistré les sept kilomètres qui mènent à la clairière magnifique et digne des grands reportages animaliers. Arbres et animaux dorment encore. Les feuilles sèches se froissent bruyamment sous mes pieds et troublent un silence parfait. Quelque deux cents tigres se baladent dans la réserve. Inconscience, folie sans doute, mais irrésistible. Les animaux de toutes sortes ont peur des hommes. Moi aussi car ils sont plus cruels. Loin de faire le malin cependant, j’ai tendance à me retourner souvent. La cadence qui m’emporte est plus soutenue encore qu’avec le guide. Sortant du sous bois dans une légère éclaircie, deux gros buffles noirs lèvent la tête vers moi. Je m’arrête net et recule doucement sans me retourner. Mais ces gros herbivores continuent leur chemin sans s’affoler. J’attends un peu avant de repartir que mon cœur s’apaise. Il me faut arriver avant le lever du jour à la lisière de cette immense clairière. Le soleil n’est pas encore levé mais il fait jour quand j’y arrive. En y allant seul et plus tôt, j’avais plus de chance de voir d’innombrables animaux et ce fut le cas. Me suis calé sur un tronc et suis resté plus de deux heures devant ce spectacle animalier à la taille réelle. Tout en rentrant tranquillement vers le village, j’imprimais dans ma mémoire les images que j’avais eues sous les yeux. Un bruit de moteur me fit me cacher et le 4 x 4 des gardes armés passa en trombe devant moi… Il y a peu de temps, j’ai compris, grâce à un article de presse international, pourquoi quelque chose nous échappait là-bas. L’article dénonce la culture en masse du cannabis dans cette région. Entre les montagnes, la jungle et les parcs nationaux protégés, des zones immenses ont été défrichées pour cette culture. Ce ne sont pas des villageois mais bien des hommes armés et spécialisés qui s’en occupent. Chargées dans des camions puis acheminées jusqu’aux ports du Karnataka dans des paquebots, des dizaines de milliers de tonnes de cannabis sont produites ici tous les ans et vendues en Europe. Ce commerce est protégé par des personnes haut placées puisque le gouvernement et la communauté internationale, hostiles à cette production, ne font rien. Perso, je ne pouvais pas imaginer une telle mafia lors de mon séjour et je n’ai rien vu, rien entendu, alors que nous avons pas mal tourné autour…
Tamil Nadu
Redescendre dans la civilisation et reprendre la route. Bus après bus, ville après ville. Quelle est notre destination ? Pourquoi pas au hasard d’un village ? Les voyageurs peu attentifs que nous sommes ont des difficultés à reconnaître les changements entre chaque étape. Après tout, une ville indienne en vaut une autre. Les traits que nous reconnaissons sont grossiers. Nous ne sommes même pas capables de différencier les langues qui sont pourtant, partout, différentes. C’est le moment de se poser quelque part tranquillement et d’y rester un peu plus longtemps pour découvrir, au rythme voulu, les petites choses qui font la richesse d’une région. Ne vaut-il pas mieux, en effet, se concentrer sur une partie plus petite plutôt que de survoler les régions comme nous le faisons ? Malheureusement, nous ne trouverons pas ce village où nous arrêter. Nous ne nous attacherons pas à une infime partie de la population qui nous ferait pourtant découvrir véritablement des traits de l’Inde tout entière. Nous continuerons d’être emportés par les flots de ce monde si mouvementé et dense, sans nous en approprier la richesse. La réalité imprègne l’esprit de sensations irremplaçables mais une série de documentaires sur ARTE nous en apprendrait davantage d’un point de vue culturel.
À Coimbatore, ville de deux millions d’habitants, nous sommes agressés par le bruit, la densité de la population et la pollution. Nous serions ravis de retourner dans la montagne mais, dans un quartier proche, une fête religieuse a lieu. Nous avons la chance en tant qu’étrangers, rares à s’égarer par ici à cause du manque d’intérêt touristique, d’être les invités d’honneur. Des centaines de femmes, entourées de musiciens, attendent leur tour pour donner leurs offrandes en échange d’une bénédiction qui consiste à saisir entre ses paumes un peu de chaleur et de fumée d’une bougie tenue par un brahmane. La foi est profonde, la musique lancinante, le temple improvisé de lumières et de couleurs, les offrandes de fleurs et de noix de coco s’entassent devant une représentation barbouillée de Visnou. Dans la rue, une purée de riz écrasé et sucré à la cannelle est distribuée gratuitement ainsi que d’autres mets dont je ne saurais dire la substance. Bientôt, les membres d’une famille nous introduisent chez eux pour nous offrir de nouvelles spécialités et boissons. Nous échangeons alors courtoisies et sourires avec les différentes générations. Sur nos genoux, se glisse le dernier-né. Il est déguisé en fille, comme la plupart des petits garçons en bas âge. Cela permettrait de tromper le mauvais œil. Les filles sont tellement peu de chose en ce bas monde. Pourtant si belles et si gracieuses, à ricaner bêtement entre elles en nous mangeant des yeux… Vite, partons avant de nous retrouver la corde au cou.
De retour à Ooty
Je propose à Daoud et Meriem de remonter sur les hauteurs pour trouver un peu de fraîcheur et de tranquillité. La petite station climatique d’Ooty m’a bien plu et une journée passée entre ses murs et ses montagnes est bien trop vite passée. L’hôtel retiré et discret où j’ai passé la nuit n’a pas bougé. L’endroit leur plait. Le lendemain, nous louons des motos pour commencer les balades aux alentours. Foulard noué sur la tête en guise de casque, nous serpentons les routes lacées, entre les lacs, les cascades, les forêts et les paysages gigantesques qui servent de décors aux films de Bollywood et aux photos de jeunes mariés. Vrai que la région n’a rien à envier aux images des films que nous connaissons dans nos pays et qu’elle renferme nombre de sites exceptionnels encore inconnus de nos projecteurs. Le parc botanique possède quant à lui de magnifiques spécimens dont un tronc de plusieurs milliers d’années. D’ailleurs, la balade montre une diversité botanique importante, sans que je n’en retienne malheureusement un seul nom. À pieds, sur le flanc d’une colline, en périphérie de la ville, nous traversons le taudis d’une tribu originaire de ces montagnes. Anciens bûcherons, éleveurs et chasseurs, les pauvres gens n’ont pas les moyens de bien se loger aujourd’hui dans la ville qui est venue se construire chez eux. Sur les pentes ruisselantes, des enfants déguenillés et morveux glissent sur des sacs en plastiques tirés par de gros chiens aux longs poils vermeils couleurs de la terre. Une semaine est passée de nouveau et il nous faut partir. Ce pays est immense et magnifique. Il n’y a qu’à voir notre itinéraire sur la carte depuis deux mois que nous sommes là. Ridicule ! Et pourtant nous avons déjà vu tant de choses différentes : Bombay, les plages de Goa, les sites historiques des civilisations disparues, les mystères de Mysore, les îles de Cochin, les cultures de thé du Karnataka et les forêts tropicales des parcs nationaux. De nouvelles journées de bus, interminables, serrés sur des sièges en bois, entre les villes poussiéreuses du sud de l’Inde, nous attendent encore. Hoggennakkal
La route devient piste et s’enfonce dans les collines arides à la végétation épineuse, avant de descendre dans une vallée verdoyante écartée des axes routiers. Inconnues des occidentaux, les chutes d’Hoggennakkal sont surtout fréquentées par les citadins de Bangalore qui viennent ici en week-end se détendre. La rivière se partage en mille ruisseaux scintillants dans la végétation luxuriante, se repose dans des piscines naturelles de sable et de pierres polies où sont pratiqués des massages corporels, avant de se jeter littéralement en cascades dans une gorge profonde et de se retirer au loin à travers les champs de coquelicots. Nous aussi, trouvons une piscine privée, rien que pour nous, avec deux arrivées en cascades dans l’eau claire et le fond sableux, d’où nous pouvons plonger. Une journée bien agréable. Plus loin les enfants du village, secs comme des allumettes, gagnent un peu de monnaie en impressionnant les touristes indiens avec un saut de l’ange de plus de quinze mètres de haut. D’autres, moins téméraires, se contentent de jeter leurs filets et de vendre leurs poissons grillés, le soir venu, sur le chemin du retour. Même si on se lave et se baigne dans la rivière, le village, comme tous les villages indiens, y déverse ses poubelles. Les femmes lavent le linge sur les pierres et la mousse glisse lentement dans le courant où les enfants jouent. En remontant la rivière, la nature reprend ses droits et offre un refuge exceptionnel pour un nombre considérable d’oiseaux et d’animaux. Sur une coque en feuilles de bananier tressées, au petit matin, nous traversons les eaux et disparaissons dans la nature. Fini de payer des hôtels, on plante la tente et on joue à Robinson. Le site est fabuleux et, pendant trois jours, des oiseaux inconnus et multicolores chantent autour de nous, pendant qu’on pêche, en caleçon dans la rivière, avec un bout de fil et un bout de banane accroché à l’hameçon. Un Indien nous a donné le tuyau et ça marche. Les poissons exotiques se pêchent à la banane. Par contre, ils sont pleins d’arêtes et le soir, à la lumière du feu, le temps passe rien qu’à les extraire pour les manger. Un après-midi, à l’heure de la sieste, une bande de singes curieux et voleurs se sont approchés discrètement et, des arbres où ils se trouvaient, sont descendus nous prendre nos réserves de pain et de bananes. Bien fâchés mais impuissants il nous a fallu rejoindre la civilisation ou mourir de faim. Le vieux rêve de Robinson terminé net avec en souvenir une photo de trois jeunes maigrichons bien bronzés et fiers devant leurs brochettes de poissons grillés sur des branches de saules.
Bangalore.
Mégalopole hyper-dynamique et branchée, Bangalore rassemble universités et entreprises multinationales du secteur informatique. Dans les bazars de la ville, écrans plats et derniers camescopes numériques se négocient 15 à 20 fois moins chers que sur le marché français. Number one de l’informatique dans le monde et dans plusieurs autres secteurs de science moderne, l’Inde a fait naître une nouvelle population jeune et dynamique de classe moyenne qui représente 200 millions de personnes. Capitalistes et matérialistes, ils consomment, achètent les produits que nous utilisons, copient nos modes de vie, activent le marché du tourisme et bientôt arriveront en France pour prendre des photos de la tour Eiffel. Après les Japonais et les Chinois, viendront les Indiens. Cette évolution est peut-être le symbole de déplacements de richesses vers l’est, enfin seulement pour une maigre partie de la population. En attendant, toutes ces entreprises fleurissent à une vitesse incroyable. Alors qu’un développement anarchique et inconsidéré dans ce pays apportera une pollution catastrophique. Mais comment demander à des pays en voie de développement de limiter leur production et de respecter les lois coûteuses du respect de l’environnement alors qu’en Europe, nous commençons juste à les appliquer et qu’aux Etats-Unis, elles ne sont toujours pas d’actualité. Il n’y a déjà aucun respect de l’environnement en Inde, pas de poubelle dans les rues et les villes surpeuplées évacuent leurs déchets dans les rivières et les océans. Espérons qu’ils ne se jetteront pas dans une consommation abusive, comme la nôtre, et ne reproduiront pas les erreurs que nous avons faites, en développant, en plus, le nucléaire ! Dans le train
Les bus en Inde sont pratiques pour relier les villes entre elles, quand elles ne sont pas trop éloignées. En effet, à toute heure du jour et de la nuit, vous pouvez sauter dans les bus locaux qui ne coûtent rien, à la dernière seconde, quitte à monter sur les genoux des gens. Ou bien, ce sont les gens qui monteront sur vos genoux…dans les chemins tortueux, avec des arrêts à tous les villages sans pour autant que le bus ne désemplisse. Comptez trois heures pour faire 100 km. Pour faire 2.700 km, et ainsi remonter au nord du pays, nous ne prendrons pas le bus. L’express Bangalore Delhi ne met que 38 heures. Deux jours et une nuit pour nous retrouver dans la capitale. Un grand changement mais le temps passe, fin janvier, les deux tiers de notre temps en Inde sont écoulés alors nous voulons tenter de prolonger notre visa à Delhi, chose que nous n’avons pas pu faire en province. Plusieurs kilomètres de long, avec des milliers de personnes, la bête glisse hors de la ville et disparaît dans les plaines desséchées du centre de l’Inde. Il n’y a plus qu’à regarder le spectacle : En ville et à la campagne, c’est une tradition de venir faire sa grosse commission le long de la voie entre amis au petit matin et ce sont des rangées de fesses qui nous regardent, sans gêne. Un peu d’eau avec un carré de savon puis on reculotte le tout avant de faire coucou au train... Les vendeurs de thé passent dans l’allée toute la journée en criant d’une voix tout à fait ordinaire. Dommage que vous n’ayez pas le son ! Ils servent un thé noir au lait avec un mélange d’épices appelé massala dans des gobelets de terre cuite laissant aux lèvres un peu de rouge et que nous cassons ensuite en les jetant sur les rails… D’autres font le va et vient toute la journée entre les gares. Ils vendent les spécialités de leur région dans des assiettes en feuilles tressées, elles aussi jetables ou dans de l’alu et du plastique qui passe également par la fenêtre. Des gamins pouilleux montent dans le train sans billet, nettoient avec un torchon encore plus sale qu’eux sous les sièges et dans les allées, avant de mendier quelques roupies qu’ils seront obligés, bien souvent, de remettre aux contrôleurs... À Hyderabad, un groupe de musulmans pieux s’installe dans notre wagon. Quelques heures plus tard, ils ont construit une véritable forteresse, on ne peut plus close, avec de longs draps tenus par des cordes, où les femmes se dévoileront, à l’abri des regards pour le reste du voyage… À côté de moi, une jeune maman est incroyablement belle... La nuit s’écoule tranquillement sur notre couchette dans le bruit lancinant du frottement des wagons, des ronflements et de la prière de cinq heures. De plus en plus loin derrière moi, tu restes seule sans savoir, encore une fois, si nous allons nous revoir…
Petit grain de poivre
Coincé dans ma dent, Tu secrètes ton parfum, Sucré, salé, Ton venin.
Du bout de ma langue, Je t’effleure, Douce, brûlante, Profane saveur.
A ta sauce, Ma salade, J’ai composé,
Avalé, digéré, Je n’ai plus goût à rien,
Seul dans ce palais Sainte demeure De nos baisers
De l’effronté, le destin, Tes papilles ont scellé.
Un avion de la Thai Airways effectue un atterrissage d'urgence English translation pending
Aviation – Un avion de la Thai effectue un atterrissage d’urgence.
Un avion de la Thai Airways en route pour Kuala Lumpur a dû effectuer hier un atterrissage d’urgence dans le sud de la Thaïlande en raison de problèmes techniques. Selon la compagnie nationale thaïlandaise, aucun passager n’aurait été blessé. L’appareil, un Aibus A330, transportait 284 passagers à son bord. Il a atterri à l’aéroport de Hat Yai dans la province de Songkla, deux heures après avoir quitté, tôt dans la matinée, l’aéroport de Bangkok Suvarnabhumi. Le pilote aurait décidé d’effectuer un atterrissage d’urgence selon la procédure prévue après avoir découvert un problème dans le système de pressurisation de l’air de l’espace passagers, selon le responsable de la gestion de crise pour Thai Airways, Suraphon Israngkula Na Ayudhya. La Thai a envoyé un autre avion depuis Bangkok pour récupérer les passagers qui sont finalement arrivés à destination avec 5 heures de retard, selon Suraphon Israngkula Na Ayudhya. Le 16 septembre, 90 personnes dont 9 Français avaient trouvé la mort sur l’aéroport de Phuket lorsqu’un avion de la compagnie low cost One-Two-Go avait manqué son atterrissage en raison semble-t-il d’un phénomène météo. (www.lepetitjournal.com Bangkok avec AFP) mercredi 7 novembre 2007
Réservation de vols intérieurs indiens English translation pending
Celà fait quelques mois que je consulte régulièrement le forum pour préparer mon voyage en Inde du Nord-Ouest cet été. Déjà beaucoup de réponses, merci à tous.
Cependant, je n'ai rien lu sur la réservation en avance de vols intérieurs; plus précisément, comment contourner le fait que la réservation depuis la France est impossible sur le site d'Indian Airlines ?
Jet Airways a bien une adresse à Paris, mais ils sont un peu chers, et surtout ne couvrent pas toutes les destinations qui m'intéressent.
Quelq'un a-t-il une solution ?
Merci à vous
Bangalore en Inde: hôtel, transports et climat en juillet English translation pending
Finalement, j'ai trouvé sur Go voyages vers 19 h un départ de Roissy pour Bangalore le 19 ou 20 juin 2007 . Je souhaiterais connaître un hôtel bien placé dans la ville, agréable dont les chambres ne sont pas très cher et qu'on peut réserver par Internet ? Il s'agirait d'une chambre dans laquelle on peut inclure un extrabed pour mon fils ? D'autre part, nous souhaiterions soit prendre une voiture avec chauffeur, soit prendre le train ? Quelle est la meilleure solution pour vous qui connaissez ce lieu ? Quel est le climat en juillet de cette région d'Inde ? Merci de votre réponse ..
Bangalore (Inde): visa, serpents, moustiquaire, contacts, Internet, banques et tel mobile! English translation pending
Hello les amis !
J'ai donc mes dates, je part de roissy le 4 aout, je revient le 23 janvier :-)
Trois semaines de baroudage en janvier, cooooolllll.
Les questions: qui sera a Bangalore de aout à janvier et qui veut boire une biere avec moi ? quelle est la bonne banque pour deposer tous ses sous ? parait que y a des serpents donc existe il des moustiquaires integrales fermant du sol au plafond ??? j'aime pas les beeeetes ! possible d'avoir internet haut debit chez soi ? possible d'avoir et chez qui pour tel mobile ? est ce possible sur un week end de faire un saut à Pondichery ? Ca prend combien de temps ? je transit à Bombay, c comment l'aeroport la bas ? mon apn est mort, je dois en acheter un autre. Les expat, quel apn solide utilisez vous ?
Merci !
Ed
J'ai donc mes dates, je part de roissy le 4 aout, je revient le 23 janvier :-)
Trois semaines de baroudage en janvier, cooooolllll.
Les questions: qui sera a Bangalore de aout à janvier et qui veut boire une biere avec moi ? quelle est la bonne banque pour deposer tous ses sous ? parait que y a des serpents donc existe il des moustiquaires integrales fermant du sol au plafond ??? j'aime pas les beeeetes ! possible d'avoir internet haut debit chez soi ? possible d'avoir et chez qui pour tel mobile ? est ce possible sur un week end de faire un saut à Pondichery ? Ca prend combien de temps ? je transit à Bombay, c comment l'aeroport la bas ? mon apn est mort, je dois en acheter un autre. Les expat, quel apn solide utilisez vous ?
Merci !
Ed
Hôtel calme et prix raisonnable à Bangalore? English translation pending
nous atterrissons le 1/11 à Bangalore, nous voudrions passer 2 nuits au calme pour nous ressourcer avant notre periple.
qui peut nous renseigner?
merci
Expatriation à Bangalore en famille English translation pending
bonjour à toutes et à tous
nous sommes à la recherche d'éléments qui peuvent nous permettre de bien réussir notre approche de ce continent et plus particulièrement de la ville de bangalore où nous seront mutés de notre choix pour le travail
nos enfants ont trois et six ans, y a t'il de bonnes écoles, mèdecins et hopitaux, des services de garde d'enfants....? un quartier où chercher une maison? les moyens de transports les plus efficaces?
à trés bientôt
Recherche stage à Bangalore (Inde) English translation pending
Bonjour à toutes celles et ceux qui me liront,
Donc... Je suis étudiant en 1ere année d'ecole de commerce à l'ESC Pau et je souhaite vivement faire mon stage de fin d'année à Bangalore. D'une part pour des raisons professionnelles évidentes mais surtout pour me faire une petite approche de ce continent qui m'est totalement inconnu et dont les expériences de mes camarades me font rêver...!
Seul petit probleme, je n'ai aucun contact sur place et il est très difficile de faire aboutir ma recherche de stage. Je suis disponible de debut juin 2006 à fin novembre 2006 avec une expérience d'un minimum de trois mois en entreprise à valider.
Par conséquent si, vous derrière votre clavier, avez des contacts voir même des propositions de stage n'hesitez surtout pas!!!!!!!😉 (on sait jamais un coup d'bol...!!)
Merci d'avance...😄
Donc... Je suis étudiant en 1ere année d'ecole de commerce à l'ESC Pau et je souhaite vivement faire mon stage de fin d'année à Bangalore. D'une part pour des raisons professionnelles évidentes mais surtout pour me faire une petite approche de ce continent qui m'est totalement inconnu et dont les expériences de mes camarades me font rêver...!
Seul petit probleme, je n'ai aucun contact sur place et il est très difficile de faire aboutir ma recherche de stage. Je suis disponible de debut juin 2006 à fin novembre 2006 avec une expérience d'un minimum de trois mois en entreprise à valider.
Par conséquent si, vous derrière votre clavier, avez des contacts voir même des propositions de stage n'hesitez surtout pas!!!!!!!😉 (on sait jamais un coup d'bol...!!)
Merci d'avance...😄