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Mahalo Nui Loa, Hawaï 4 semaines, 4 îles English translation pending
by Sissi57 · 2015-10-26 · 57 replies
Alors, cet été, la destination choisie et longuement préparée, ce sera Hawaii... Des semaines passées à écumer le net, VF en tête, et à lire les guides, à comparer, à établir des projets d'itinéraires... on ne va pas se mentir c'est déjà un des plaisirs du voyage. Au point que l'on est presque étonné de se retrouver au pied de la passerelle. Alors, on y va?

On y va avec Air Canada, qui au moment de la réservation des billets proposait les tarifs les moins exorbitants. Le 1er août nous abandonnons la mère patrie le jour de la Fête Nationale pour nous envoler vers Montreal. Nous avons une escale d'une après midi et d'une nuit à Montreal et j'ai envisagé de pouvoir profiter de jeter un rapide coup d'oeil à la ville....mais une des valises manque à l'appel à l'arrivée et en compagnie d'une vingtaine d'autres passagers de notre vol, nous allons (commencer à) nous familiariser avec les procédures en matière de litige bagage.Vu l'affluence brutale au bureau litiges cela prend un peu de temps. Finalement un sympathique collaborateur d'AC prend note, nous attribue un N°, nous remet la pochette de secours du parfait naufragé des airs (il y a même un spray pour les mauvaises odeurs des habits!!!).Vu le temps écoulé toute velléité de tourisme montréalais nous a abandonné et nous prenons la navette pour notre hôtel pour quelques heures de sommeil, non sans avoir réglé le réveil sur 4h30 du matin, histoire de ne pas manquer la suite du voyage. La suite du voyage c'est Montreal-Vancouver. On tâche de se renseigner sur les errances de la valise.. peine perdue. A Vancouver, outre un beau soleil, une bonne nouvelle au bureau des litiges bagages, la fuyarde est repérée et remise sur le droit chemin, elle devrait nous suivre à Honolulu.Longue escale, on épuise un peu les distractions possibles de l'aéroport et c'est avec plaisir que nous voyons arriver le dernier vol à destination d'Honolulu..... non sans avoir passé les services de l'immigration et douanes US à qui il faut justifier que nous n'avons qu'une valise, mais que , youpiii , une deuxième va nous rejoindre à Hawaii.Il faut produire tous les papiers fournis par Air Canada pour convaincre ces aimables fonctionnaires. Arrivée à Honolulu vers 21h locales et on se réjouit de retrouver la valise.....joie de courte durée, car la deuxième valise, elle, est toute cassée......une grand fente de 15cm dans sa coque soi-disant à toute épreuve.Alors que fait on??? on retrouve le litige bagage Air Canada.... et on refait un dossier......pour valise cassée cette fois ci, ça change un peu, les formulaires sont différents... J'avais réservé un service de navette pour rejoindre l'hôtel, celui ci n'en proposant pas. Cela revient nettement moins cher que le taxi, surtout si on prend l'aller retour. Nous avons été très satisfait de la formule proposée par VIP Transportation. C'est donc de nuit que nous arrivons à l'hôtel réservé pour 3 nuits à Waikiki, le Aqua Aloha Surf, situé près du canal, mais à peu de distance de la plage de Waikiki. La chambre est spacieuse, le petit déjeuner inclus, le rapport qualité prix très satisfaisant. Demain, à nous, enfin, Hawaii mais en attendant, quelques vues que nous allons découvrir les jours suivant:





Retour de 15 jours en Crète English translation pending
by Billy0013 · 2015-07-22 · 9 replies
Bonsoir,

Déjà avant toute chose, ce n'est pas Athènes, vous n'aurez pas de manifestation (j'ai lu que c'était dangereux d'aller en Grèce). La seule chose que vous pouvez voir c'est la queue dans certaines banques (surtout dans les grandes villes et encore...). Donc aucun risque pour les touristes (pas de limitation d'argent pour les touristes).

Après Santorin, l'an dernier, à l'automne dernier Athènes, je suis parti avec ma compagne en Crète au départ de Marseille - Heraklion (vol direct : 2h45) pour environ 300 euros aller / retour pour 2 du 28 juin au 12 juillet 2015.

Pour la Crète, on a ADORE !! A part les russes 😉 (c'est l'île aux russes). Non sans rire, c'est magnifique, les gens là-bas sont très gentil. Les plages, les sites touristiques (les palais, les églises, les monastères...) sont extras. Bref, j'ai mis beaucoup de suggestions (visites et restaurants, JE N'AI BIEN ÉVIDEMMENT PAS PU TOUT FAIRE ET TOUT TESTE (j'y ai droit à chaque fois en commentaire...des ab..tis qui ne savent pas quoi mettre comme commentaire alors ils critiquent 🤪)...forcement en 15 jours, mais ça me donnera l'occasion d'y retourner très certainement) et à la fin, j'ai mis mon programme par jour et le principal ...les photos (des images valent parfois mieux qu'un discours). J'ai logé 7 nuits dans un hotel à l'ouest (Agia Marina), 3 nuits à l'Est entre Agios Nikolaos et Sitia et 4 nuit au centre proche d'Heraklion. Le tout en voiture de location !

Décalage horaire Il y a un décalage horaire d’une heure entre la France et la Grèce. Quand il est 13 h 00 en France, il est 14 h 00 en Grèce.

Téléphone - Pour téléphoner en Grèce depuis la France, il faut composer le 00 30 suivi du numéro du correspondant. - Pour téléphoner depuis la Grèce vers la France, il faut composer le 00 33 suivi du numéro du correspondant (sans le premier chiffre 0).

Location de voitures
http://www.europeocars.com/ http://www.autoway.gr/ http://www.rentalcars.com http://www.gorentacar.gr/en/ http://www.justrentals.gr http://www.economycarrentals.com (retenu). 400 euros pour Toyota Yaris 14 jours (assurance et franchise comprise).

Hôtels Ouest : du 28 juin au 5 juillet 2015 (7 nuits)

Iolida Star (Amoma) Agia Marina Chania 73014 Tél : +30 2821 083618

Est : du 5 juillet au 8 juillet 2015 (3 nuits)

Cressa Ghitonia Village (voyages privés) Sfaka, Sfáka, 72057 Tél : +30 2843 029040

Centre : du 8 juillet au 12 juillet 2015 (4 nuits)

CHC Sea Side Resort & Spa (voyages-sncf) en all inclusive Mononaftis Area Agia Pelagia Malevizi 71500 Tél : +30 281 081 1000

Ouest de l’île Curiosités et plages

- Ville et plage de Rethymnon : Citadelle Fortetza (payant : 4 euros par adulte, ouvert l’été jusqu’à 20h), Port vénitien, Place et église des 4 martyrs, Fontaine Rimondi, Lotzia (Au coin des rues d'Arkadiou et de Palaiologou), Église San Fransisco, Mosquée Neratze, Mosquée Kara Moussa Passa (Au bout de la rue d'Arkadiou), Mosquée Veli Passa, Porta Guora (Grande Porte Au début de la rue d’ Ethnikis Antistaseos), le jardin municipal (rue de Kountourioti), la loggia. - Plage de Skinaria Beach à Plakias (Cordonnées GPS : 35.188628 / 24.398178) - Moni Piso Preveli (monastère) (Cordonnées GPS : 35.158078 / 24.456966). Entrée : 2,50 euros (robe prêtée à l’entrée pour les femmes). Attention aux horaires (on est arrivé à 13 h, le monastère réouvrait à 15 h). - Plage de Palm beach et la forêt de palmiers entrée gratuite mais parking payant (Cordonnées GPS : 35.154007 / 24.470354) - Lac naturel deKournas (Cordonnées GPS : 35.332923 / 24.280402) - Plage de Georgioupolis et l’église St Nicolas (Cordonnées GPS : 35.364156 / 24.261664) - Plage Sweetwater (sauvage : 20 minutes à pied) (Cordonnées GPS : 35.201869 / 24.117533) - Plage de Marathi et baie de Souda (Cordonnées GPS : 35.505741 / 24.175753) - Plage de Seitan Limania (Cordonnées GPS : 35.551336 / 24.192442) - La ville de Chania (se prononce « Hania » La Canée) : le port et phare vénitiens, fortifications vénitiennes, arsenaux vénitiens, casa Delphino, Basilique San Fracisco, Eglise vénitienne Saint-Marc, fontaines, parc municipal, tombes minoennes. Pour info : gare routière à l’angle de la rue Kidonias et la rue Kelaidi http://bus-service-crete.com/ et les cartes http://bus-service-crete.com/maps3han.html#HAN1 - Gorges de Samaria (entrée du parc de 13 km : 5 euros) : départ à partir d’Omalos : Agia Roumeli - Sougia en bâteau 8,50 euros tarif groupe) et Sougia - Chania en bus Ferries : http://www.anendyk.gr/pages/en/company.php?lang=EN 13 km de parc et 3 km de la fin du parc au bâteau Agia Roumeli (possibilité de prendre une navette à 1,5 euros pour les 3 km restants) Récupéré à l’hôtel le matin à 5 h 45 et reposé à l’hotel le soir 19 h 30 : http://www.viator.com/tours/Heraklion/Full-Day-Tour-to-Samaria-Gorge/d961-2462SAMA - Arbre de Vouves et son musée à 6 km de Kamisiana (Cordonnées GPS : 35.486812 / 23.786799) dit arbre olympique, olivier de 3000 ans - Village et port de Kissamos - Plage de Phalasarna (Falassarna) (Cordonnées GPS : 35.495032 / 23.582019) - Lagon de Balos (7 km de piste et 2,2 km à pied ou à dos d’âne). 2 euros pour une voiture et deux personnes. (Cordonnées GPS : 35.586183 / 23.598668) et l’île de Gramvoussa depuis Kissamos avec la compagnie « Balos Cruises ». - Elafonissi (très belle plage type caribéenne) en bateau à partir de Paleochora (Cordonnées GPS : 35.272022 / 23.542339)

Restaurants

Castelo, Rethymno 27, Arabatzoglou str., Rethymnon Tel : +30 28310 50567

Zefyros Family Fish Taverna (poissons), Nearchou 41 (Old Harbour), Réthymnon Tel : +30 2831 028206

MeNou & Krasi, Akti Papanikoli Haou, La Canée Tel : +30 2821 090144

Tavern Strata, ortou 54 | Old Venetian Harbor, La Canée Tel : +30 2821 093830

To Stachi, 5 Defkalionos St | 73134, La Canée Tel : +30 2821 042589

Akrogiali Taverna, Akti Papanikoli 19, La Canée Tel : +30 2821 073110

To Maridaki (poissons), Daskaloyannis 33 & Kallinikou Sarpaki | Splantzia, La Canée Tel : +30 2821 008880

Tavern Strata (moussaka), Portou 54 | Old Venetian Harbor, La Canée Tel : +30 2821 093830

To XANI, Parodos Kondilaki Street | Old Venetian Port, La Canée Tel : +30 2821 075795

Chrisostomos, Defkalionos & Ikarou, La Canée Tel : +30 2821 057035

Christianna Estiatorio, Akti Miaouli 14 | Koum-Kapi, La Canée Tel : +30 697 598 3575

Raeti Taverna Restaurant, Agia Marina 127, Agia Marina Tel : +30 2821 068212

Manolis Taverna-Restaurant, Upper Agia Marina, Old Village Square, Agia Marina Tel : +30 697 481 4737

Ear Restaurant Caffee, PEO Kissamou Chanion, Agia Marina Tel : +30 2821 060440

Mitsos Restaurant, Agia Marina, Chania | Crete, Agia Marina Tel : +30 2821 068494

Nymfi Restaurant, Agia marina, Agia Marina Tel : +30 694 498 1312

Horiatiko, Agia Marina, Chania | Chania, Agia Marina Tel : +30 2821 068653

Lottos Restaurant (pizza), Agia Marina Tel : +30 28210 60212

Nostos Restaurant, Agia Marina, Agia Marina Tel : +30 694 635 4068

Agia Marina Restaurant, The Center, Agia Marina Tel : +30 2821 060714

Stelios & Katina, Mavros Molos Beach | Agamemnonos 47, Kissamos Tel : +30 2822 023166 En route pour Balos : Gramboussa, Gramboussa Kissamou, Kaliviani, Kissamos Tel : +30 2822 022707

Plage de Phalasarna : Vassilis Taverna - Cafe Bar, Akti Platanou, Falassarna Tel : +30 28220 41529

Tavern Spilios, Falassarna Tel : +30 2822 041010

Desserts - Giaourti Greek Frozen Yogurt Bar, 2 Karaoli & Dimitriou St., La Canée - Delizia Gelato Italiano, Chalidon 13, La Canée - A La Crepe Chania, 14 Old Port | Eleftheriou Venizelou Square 14, La Canée - Frozen Yogurt To Pagotaki, Sarpidonos 10, La Canée - Yogurtlandia Chania, Daskalogianni 35 & Sarpaki | Old Town Chania, La Canée - Pasteleria de Dana, Isodion st. Old harbour, La Canée - Kormoranos Bakery Cafe, Theotokopoulou 46, La Canée

Est de l’île Curiosités et plages

- Site archéologique : Palais de Malia (Cordonnées GPS : 35.293402 / 25.491945) - Ile de Spinalonga et sa forteresse Entrée : 2 euros. En bâteau depuis Plaka (8 euros aller / retour, le moins cher et le plus proche. Rotation toutes les 30 minutes), Elounda ou Agions Nikolaos (Cordonnées GPS : 35.297894 / 25.737727) - Agios Nikolaos - Eglise byzantine de Panagia Kera (Cordonnées GPS : 35.156772 / 25.655162). Entrée : 2 euros. Attention elle ferme à 15 h et après faudra revenir le jour suivant ! - Plateau du Lassithi (La vallée des 1000 moulins) avec les villes Pinakiano, Tzermiado, Marmaketo, Konstantinos, AG. Georgios, Avrakontes, Kainaki, Ag. Charalampos. Moulins du musée homo sapiens (Cordonnées GPS : 35.215551 / 25.460714) - Grotte de Psychro où naquit Zeus (Cordonnées GPS : 35.16495 / 25.450881) - Plage de Paralia Voulisma à proximité d’Istro (Cordonnées GPS : 35.125314 / 25.742759) - Ile de Chrissi (sud-est de la Crète) avec la golden beach (coquillages roses) ou en cas de vent, des petites criques vers l’est de Ierapetra. Départ en bateau depuis la ville de Ierapetra Le capitaine Kostas Tel : 003069 4279 1474 (45 euros par adulte la journée, boisson et nourriture comprise) http://bateaucrete.canalblog.com/archives/2008/03/17/10329747.html - Ville de Sitia et son port - Monastère de Toplou (Cordonnées GPS : 35.221542 / 26.215969). Entrée : 3 euros (pour les femmes, une robe ou serviette est prêtée pour couvrir les jambes) - Village de Palékastro - Plage de Vaï (bordée d’une palmeraie). Parking : 2,5 euros. 2 Transats + parasol à 9 euros. Moins cher après 16 h. Possibilité de prendre des transats sans parasol et se mettre à l’ombre de palmiers (Cordonnées GPS : 35.252887 / 26.264832) - Gorges de Hohlakiès (proche de Kamara) et plage de Karoumes au bout. - Palais de Zakros (Cordonnées GPS : 35.097896 / 26.262925) - Plage d’Ambelos (une des plus belle plage) (Cordonnées GPS : 35.036443 / 26.219395)

Restaurants

Eva Taverna, Emm. Tsagkaraki St. | Malia Port Area, Malia Tel : +30 28970 31817

The House - Steak House Restaurant, Mathaiou Zaxariadi 53 | Malia Tel : +30 697 271 4515

Milos, G. Lapidis 9 | Old Town, Malia Tel : +30 28970 33150

Taverna Cafe Kronio, Tzermadio Tel : +30 2844 02237

Ferryman Taverna, Akti, Elounda Tel : + 30 28410 41230

Lotus Eaters, Seafront | 250meters From Main Square, Keeping the Sea to Your Left, Elounda Tel : +30 28410 41538

Ergospasio restaurant, 5, Oloundos street, Elounda Tel : +30 2841 042082

Babel, Akti Vritomartidos, Elounda Tel : +30 2841 042336

The Hope, 72053 Elounda Tel : +30 697 229 5150

Taverna Paliria, Main Road-Plaka, Plaka, Elounda, Tel : +30 28410 42120

Piato (poissons), Minoos 5 - Ammoudi Beach (At the End of ''Akti Koundourou''), Agios Nikolaos Tel : +30 2841 023173

Patriko (poissons), Minoos 11 Anoudi Beach | Anoudi Beach, Agios Nikolaos Tel : +30 2841 021284

Amalthea Restaurant, Akti Pagalou 17, Kitroplatia, Agios Nikolaos Tel : +30 28410 21801

Avra Restaurant, Ammoudi Beach, Agios Nikolaos Tel : +30 28410 22530

Chrisofyllis (poissons scropion fish), Akti Pagalou, Kitroplatia, Agios Nikolaos Tel : +30 28410 22705

Cafe Dimitris, Bord de Mer, Mochlos Tel : +30 3069 45367035 The Balcony, 19, Fountalidou St., Siteia Tel : +30 697 300 2281

Vai Restaurant Palm Beach, Vai Crete Tel : +30 2843 061129

Zorbas, Markopoulou 55, Ierapetra Tel : +30 2842 028542

Restaurant Giorgos Fish Tavern, Kriti, Kalamaki, Ierapetra Tel : +30 2892 045311

Desserts - Gelato.It, Akti Stilianou Koundourou 12, Agios Nikolaos - To kafedaki (donuts), Konstantinou Karamanli 43, Agios Nikolaos - O Krepas - The Crepe Man, 20 Akti Stilianoy Koundourou, Agios Nikolaos

Centre de l’île Curiosités et plages

- Heraklion : le port et la forteresse (en travaux actuellement) et les remparts vénitiens, arsenaux, la Plateia Venizelou et sa fontaine Morosini (fontaine des lions), la fontaine Bembo en travaux actuellement (Plateia Kornarou), les 4 portes : Malus dans le port, Porte St Georges, Pantocrator et Jésus, le musée archéologique avec son entrée à 6 euros (possibilité de combiner le ticket avec le palais Knossos), l’hôtel de ville : la loggia, église Saint-Marc, Platia Eleftherias, cathédrale Agios Minas) - Site archéologique Palais de Knossos (Cordonnées GPS : 35.298267 / 25.161317). Entrée : 6 euros et guide en français : 10 euros (par personne) que l'on a pris pour les explications (très intéressantes). Possibilité d’un guide privé pour la modique somme de 80 euros 😛 - Monastère Moni Savvathianon (Cordonnées GPS : 35.374175 / 25.003852). Entrée gratuite (une vieille dame qui tenait la boutique nous a offert des loukoums) - Plage Ligaria (Cordonnées GPS : 35.399248 / 25.026088) - Eglise de Panagia (église byzantine) (Cordonnées GPS : 35.385779 / 24.951914). Entrée gratuite malgré la présence d’une personne à l’entrée (demandez-lui comment était l’église quand on l’a découvert, elle a des photos d’époque). - Monastère médiéval d’Agarathos (le plus ancien de Crète : Moni Agarathou) (Cordonnées GPS : 35.227256 / 25.249664) - 2 petits ports Panormos et Bali - Plage de Karavostasi (proche de Bali) (Cordonnées GPS : 35.417045 / 24.785078) - Monastère d’Arkadi (moni Arkadiou) Entrée à 2,50 euros (Cordonnées GPS : 35.310214 / 24.629095) - Grotte de l’Ida (Ideon Antron) (Cordonnées GPS : 35.205630 / 24.824574) - Site archéologique Palais de Festos (disque de Phaïstos). Entrée à 6 euros (Cordonnées GPS : 35.051704 / 24.811925) - Ville de Matala et la plage (grottes à 3 euros) et Red Beach - Kommos (site antique non accessible au public, ses œufs de tortues sur la plage) (Cordonnées GPS : 35.013461 / 24.760756) - Village de Lentas - Plage d'Agios Pavlos (Cordonnées GPS : 35.103128 / 24.563649) - Gorges d'Agio Farango, pour déboucher sur une belle plage

Restaurants

Ippokambos, Sofokli Venizelou 3, Héraklion Tel : +30 2810 280240

Peskesi, Kapetan Haralampi 6-8, Héraklion Tel : +30 2810 288887

Kastella, Sofokli Venizelou 7 | Venetian Harbor, Héraklion Tel : +30 2810 300779

Hovoli, Platia Daskalogianni 3, Héraklion Tel : +30 2810 220320

Paralia Seaside, Sofokli Venizelou 5 | Venetian Harbor, Héraklion Tel : +30 2810 282475

Kritiki Spiti (moussaka), Andrea Papandreou, Amoudara Tel : +30 2810 314233

Taverna Edem (poissons), Agia Pelagia Beach, Agia Pelagia Tel : +30 281 081 1247

El Greco, Agia Pelagia Tel : +30 2810 812080

Mouragio Restaurant, Agias Pelagias, Agia Pelagia Tel : +30 2810 811070

The Home Agia Pelagia, The Beach, Agia Pelagia

Scala Fish Tavern, End of the cove of Matala, Matala Tel : +30 2892 45489

Taverna Sunset Matala, Matala Tel : +30 694 003 3019

G & G Corner (crêperie / fast food), Matala Tel : +30 2892 045566

Hakuna Matata, Malala Beach | Cove of Matala, Matala Desserts - Chill Box Frozen Yogurt, Agias Paraskevis 21, Chersonisos - Crepe4u, Beach Road | Agiou Ioannou 103, Stalis - Veranda All Day Cafe & Restaurant, Plateia Liontarion, Héraklion - Spyridon Patisserie, Town Center, Kokkini Han

NOTRE PROGRAMME :

JOUR 1 : - Visite de Rethymnon - Repas à NYN à Rethymnon (mix de nourriture traditionnelle grecque, pas mauvais pour 15 euros pour 2 mais rien d'extra).

JOUR 2 : - Lagon de Balos (voiture + à pied) - Repas à Kissamos à Stelios & Katina (parking juste en face de la taverne), Agamemnonos 47, Kissamos. Cuisine familiale très bonne. Dessert et Raki offert. - Plage de Falassarna

JOUR 3 : - Gorges de Samaria (sandwichs achetés la veille / durant la randonnée, de nombreuses sources pour remplir sa bouteille)

JOUR 4 : - Plage de Elafonissi - Repas à Aqua café bar à Kissamos

JOUR 5 : - Visite de Chania - Repas à Tamam, Zampeliou 49, Chania (dessert et raki offert) - Piscine de l'hôtel

JOUR 6 : - Olivier de Vouves et le musée - Crique de Seitan-Limania - Repas à Veranda, Marathi beach (bon restau mais sans plus) - Plage de Marathi

JOUR 7 : - Georgioupolis et l’église St Nicolas - Palm Beach et la forêt de palmiers - Monastère Kato Preveli - Repas à Gefyra taverna cafe-Preveli (pas loin de Moni Kato Preveli). Cuisine familiale très bonne. Dessert et raki offert. Bonne adresse. - Moni Piso Preveli - Lac naturelle de Kournas

JOUR 8 : - Palais de Knossos - Eglise byzantine Panagia Kera - Repas à La Casa (autour du lac), 28th October 31, Agios Nikolaos - Agios Nikolaos - Yaourt glacé Gelato, Akti Stilianou Koundourou 12, Agios Nikolaos

JOUR 9 : - Moni Toplou - Port de Sitia - Plage de Palmiers à Vaï (sandwichs achetés sur place) - Plage d'Ambelos

JOUR 10 : - A Plaka, embarquement pour l'île et la forteresse de Spinalonga - Plage de Vulisma - Repas au snack de la plage Vulisma

JOUR 11 : - Excursion en bateau à 10 h jusqu'à 17 h au départ d’Ierapetra (vers l'Est à 20 km environ) dans des criques, avec repas dans une crique et masque à l'argile. - Agios Nikolaos, le port - Yaourt glacé Gelato, Akti Stilianou Koundourou 12, Agios Nikolaos

JOUR 12 : - Visite d'Heraklion, du musée archéologique - Plage de Ligaria - Repas au Blue Café Restaurant, Ligarias Beach

JOUR 13 : - Palais de Festos - Matala visite de la ville et des grottes - Repas à Hakuna Matata, Malala Beach (poisson très frais et serveur qui parle français puisqu'il a vécu 18 ans en Belgique). Très bonne adresse. - Plage de Komos

JOUR 14 : - Monastère Moni Savathianon - Eglise de Panagia - Monastère d'Arkadi - Visite de Bali et de son port - Repas sur le port de Bali à Panorama Taverna (vue superbe sur le port et plages de Bali / un serveur parle français) - Plage de Karavostasi

Les photos : https://plus.google.com/photos/114309247784934720795/albums/6173846645286908961?authkey=CKOy7r78oPLiVg
Un an et demi de libre.. Les Etats Unis comme deuxième destination English translation pending
by Triade78 · 2015-07-22 · 26 replies
Suite de la virée au Canada qui se termine pour passer sur le territoire américain : 2 mai 2015

Il est temps de partir et de se diriger vers la frontière avc les USA. La tension monte d’un cran alors que le douanier nous reçoit tout sourire. Il nous demande si nous possédons des fruits dans la voiture et nous demande si nous avons des « citrons ». Cette blague nous fige sur place et c’est en hallucinant que nous garons la voiture pour effectuer les démarches administratives. Un autre douanier nous accueille et nous donne une fiche à remplir pendant qu’il fouille le van. Il revient et l’interrogatoire commence. Nous sommes sous tension mais après de nombreuses questions, l’ambiance se détend. Nous donnons nos empreintes et le douanier nous fait le compte à rebours en français.

Les passeports OK, la voiture OK, le paiement des 6$ chacun effectué, nous partons libre de voyager et de découvrir les états unis pour 90 jours. Nous relâchons la pression accumulée et sommes soulagés de démarrer une nouvelle aventure. Nous profitons du reste de la journée pour atteindre notre point de chute : Helena dans le Montana. En route, nous apercevons des panneaux indiquant 35 , 45 ..Finalement nous comprenons et nous rappelons que ce n’est plus des Km/H mais des Miles par H. Nous effectuons un petit point d’arrêt dans une station service, premier changement notable. Le prix de l’essence ne se fait plus en Litres mais en gallons. L’essence est très intéressante.

Arrivée à destination, nous en profitons pour découvrir le magasin. Finalement, nous nous laissons tenter et cherchons à faire des économies sur le long terme. C’est pourquoi nous achetons une brique de mozzarella ( chez nous c'est du Babybel) ( 2 kilos pour 20 dollars toutes taxes comprises), du jambon blanc ( 800 grammes pour 10 dollars). A l’heure où nous écrivons, nous vous informons que nous les avons encore et qu’il nous tienne au corps :D ! La nuit arrive vite, pas de souci pour dormir, demain nous arrivons à Yellowstone où même la caissière de Helena nous en dit du bien

Retour 15 jours Tanzanie, compte rendu détaillé English translation pending
by Ric0000 · 2015-07-05 · 30 replies
De retour d'un voyage de 15 jours en Tanzanie (1ère quinzaine Juin) je me suis juré d'écrire un compte rendu avec pleins de petits détails pour plusieurs raisons : 1- Tellement je manquais de certaines précisions pendant les préparatifs de mon voyage malgré les guides papiers, forums et autre (en espérant que ces détails soient utiles pour d'autres) 2- En témoignage d'un Pays merveilleux (ne le sont ils pas tous ?) pas seulement pour ses animaux mais sa culture. 3- Partager certaines émotions et conseils (peut-être) utiles.

Style de voyageurs: - Axés sur la découverte culturelle. - Photographes : initiation à la photo animalière. - Sac à dos, aventure, bien étudier la question (offres, endroits à voir, conseils...etc) mais tout réserver sur place (sauf : vols + hotel zanzibar)

Je suis en cours d'écriture de mon compte rendu, il sera dispo d’ici peu, A plus !



Pourquoi aimez-vous l'Inde (ou pas)? English translation pending
by Kamye76 · 2015-06-23 · 292 replies
Bonjour à tous ,

Je voyage actuellement en Inde et je suis surprise de voir le nombre de français qui y vivent ou voyagent (il paraitrait que 50% des voaygeurs en Inde sont français).

Lors de mes recherches sur le net , c'est très partagé et d'ailleurs beaucoup de blog ou commentaires sont consacrés à la haine de ce pays car sale, pauvre, comportements étranges ....

Il n'empeche que au final je vois toujours beacoup de français (largement plus qu eles autres nationalités). Pouvez vous peut etre me donner une raison qui expliquerai selon vous que les francais aiment particulierement l'inde. Est ce votre avis?? (evitez les classiques vetements colorés, senteurs d'épices et Taj Mahal svp.... je pense que derrière tout ca il y a une autre raison ... que je n'arrive pas à expliquer moi même).

Merci de votre aide et à ien Inde , peu être.
Retour de 15 jours à Sao Tomé en mars 2015 English translation pending
by Anacrouse · 2015-05-20 · 142 replies
Pour m'être largement aidée des témoignages que j'ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes-nous ? La bonne cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et apprécions un confort de bon aloi. Pour ce séjour de 2 semaines nous avons contacté Adilson, guide très largement recommandé sur ce forum. C’est mérité et ça nous a bien facilité la vie.

- JOUR 1 - Samedi:

Arrivée de l’avion TAP à Sao Tome à 17H, un peu en avance. La sortie de l'aéroport est rapide, Adilson nous attend.

- JOUR 2 - Dimanche:

Départ par la route de Guadalupe explorer les exploitations de cacao et la côte nord. 1er arrêt à la roça Bela Vista avec la découverte des installations de production: gigantesques fours de séchage alimentés au bois jour et nuit et plateaux de séchage à l'air libre sur lesquelles les fèves étalées sont ratissées pour faciliter l'évaporation de l'eau. Le fait d'être accompagnés par notre guide nous permet de faire le tour des habitations. C'est un choc. Les cases construites par les colons n’ont connu aucune amélioration, les habitants vivent dans une très grande précarité, sans eau courante ni aucune installation sanitaire, même rudimentaire.

Nous poursuivons notre route avec un arrêt à la roça Agostinho Netto, à l’abandon, les constructions tombent en ruine. C'est la vision effarante de ce pays où la population manque de logements mais à qui le gouvernement interdit l'occupation des bâtiments coloniaux, excepté les cases d'esclaves.

Passé Guadalupe, nous bifurquons vers Morro Peixe, petit village de pêcheurs au bord de la plage, lieu d'installation du poste de sauvegarde des tortues marines. Hipolito est l'aimable personnage qui voue sa vie à la protection des tortues et fait un travail remarquable.

Poursuite par la praia Tamarinos. C'est dimanche, jour de pique nique sur la plage, avec musique à fond, chacun la sienne...avant un déjeuner copieux et délicieux au resto Celvas, à Guadalupe.

On continue notre périple en passant par praia das conchas puis on file vers praia Lagoa Azul, sa petite plage dans une petite crique et ses gros baobabs.

- JOUR 3 - Lundi

En route vers Ponta Figo et Manuel Morales par la route de Guadalupe pour faire la balade des tunnels. La route coupe le Rio Provaz. Les draps qui sèchent sur les berges caillouteuses de la rivière constituent un magnifique tableau de grands aplats colorés.

A 20 minutes de voiture de Ponta Figo sur un chemin montagneux, c'est le départ pour la balade vers la plus haute chute de l'ile. Le chemin traverse des champs de légumes, des cacaoyers et une foret secondaire, puis suit le petit canal d’alimentation du barrage.

Dans la foret, des tas de grosses coquilles jonchent le sol: les escargots locaux sont géants !Une fontaine improvisée en bambou permet de se rafraichir avant de franchir le premier tunnel. Le canal en pierre passe sous une voute de 200 mètres de long. Courage! L'eau fraiche et arrive au genou. Au bout du tunnel, une belle cascade....et un 2eme tunnel, il y en a ainsi 5 autres à franchir pour atteindre la grande cascade. On décide de s'arrêter là, il faut refaire le chemin inverse, jouer les taupes sous terre avec au bout du tunnel une petite halte de nettoyage à la fontaine. On retrouve la voiture, l'expédition nous a pris 2 heures, aller-retour.

Pour nous remettre, déjeuner à Neves au Santola, l'endroit le plus improbable qui soit pour déjeuner L'auberge ne paye vraiment pas de mine et pourtant c'est là qu'on mange le plus délicieux des crabes, avec une belle chair ferme et gouteuse, servis sur une planche en bois avec un marteau, plaf! Un grand coup sur les pinces, un régal.

Nous poussons ensuite la découverte de la cote ouest jusqu'à Sainte Catherine et le Rio Binda, qui signe la fin de la route. Après c'est une piste impraticable. La route qui longe la cote au plus près est magnifique, sauvage, avec des petites cascades qui arrachent la route par endroits.

- JOUR 4 - Mardi:

Départ pour jardin botanique à Bom Sucesso, point de départ de la randonnée au lac Amalia à 1 465 m d'altitude, 4H1/4 de marche Aller-retour. Pour y accéder, il faut pénétrer dans l'enceinte du parc OBO. Le chemin n'est pas tracé, c’est physique, parfois escarpé, constamment glissant du fait des pluies quotidiennes, avec des racines et des embuches partout, c'est la jungle!

Le lac se dévoile enfin, étendue verte bordée par des pétunias géants fleuris à plus de 2 mètres haut! A nous l'expérience du sol mou: ancien cratère, le lac s'est rempli d'une couche végétale spongieuse, irrégulière et très épaisse qui affleure la surface de l'eau... C'est pas des sables mouvants, quoique...

Retour à Sao Tome en passant par la cascade Nicolau.

- JOUR 5 - Mercredi:

Le temps est couvert, il a plu l’après-midi, alors shopping et visites à la capitale. Le temps d’une éclaircie, déjeuner à la roça Bombaim en passant par la cascade Bombaim. Le trajet est absolument magnifique, la route serpente à flan de coteaux dans les plantations de cacaoyers.

Puis visite de l'atelier de Claudio Corallo, pour une leçon de chocolat. C'est la première fois que je vois une visite d'atelier payante! et en plus c'est pas donné, 100 000 dobras par visiteur, 25 visiteurs en troupeau, ça fait quand même 100 euros de recette quand il paye ses salariés moins de 50 euros par mois.

Je pensais qu'à ce prix on verrait des fèves, des machines, du chocolat partout et sous toutes ses formes, mais que nenni! Rien à regarder, rien à toucher, c'est modeste et aseptisé. L'atelier ne fonctionne pas, Claudio Corallo se met en scène, comme au théâtre, dans un speech à sa gloire. Tout n'est pas faux heureusement, mais pour goutter 3 microscopiques bouts de chocolat, autant acheter directement le produit au super marché juste en face, c’est moins cher ! Il faut prendre l'argent là où il est, certes, mais dans ce cas c'est vraiment sans vergogne.

- JOUR 6 - Jeudi:

Aujourd’hui descente de la cote est jusqu'à Sao Joao de Angolares, avec visite de la roça Agua Ize encore en activité. Dans d'immenses hangars, des fours cylindriques en acier gros comme des wagons SNCF s'alignent... Un peu plus loin, une odeur de vinaigre pique le nez: nous arrivons dans les immenses cases de fermentation pour les fèves fraiches. Remuées à la pelle de case en case pendant 8 jours, elles sont prêtes pour le séchage, puis la mise en sac et enfin l'exportation.

En haut de la roça, le petit hôpital est une charmante maison en pierre avec rotonde et escalier à double révolution, en ruine... En bas de la roça, dans le jardin de l'habitation des maitres abandonnée, on devine le vestige de ce qui a été une petite piscine d'eau douce....

Un peu plus loin nous arrivons à la "bouche d'enfer", un curieux phénomène de reflux de la mer dans une coulée volcanique qui offre un beau spectacle d'eau. Nous poursuivons en direction de praia Micondo, une jolie plage, assez longue, accessible par un chemin le long d'une petite rivière.

Dans un virage, un sculpteur expose sur un mur, à l'air libre, des œuvres en bois vraiment belles...Personne pour les garder, ni pour les vendre. Le sculpteur a du vaquer à d'autres occupations. Nous arrivons à Sao Jao dos Angolares pour déjeuner à la roça San Joao, une magnifique maison d'hôtes propriété du peintre Carlos Silva. Un personnage! Ce passionné de cuisine tient les casseroles et les farandoles de saveurs se bousculent dans les assiettes.

Au retour, nouvel essai pour le mur des sculptures. Pas mieux!

JOUR 7 - Vendredi:

En route en direction des plages du sud jusqu'à Porto Alegre (3 heures de route) pour un tour de pirogue dans la mangrove. Une famille singe passe d'arbres en arbres, hop hop hop, pendus par la queue.

Nous poursuivons vers praia piscina, une curiosité basaltique: la mer passe dans une première "piscine" pour remplir une autre, plus petite et sableuse. Le cadre est beau, mais la baignade nous tente peu: sentier glissant, vagues, oursins, quelques déchets coupants ou métalliques sur la plage.

Déjeuner au jale éco-lodge à Porto Alegre. Pour l'observation de la ponte des tortues, c'est l'endroit au top, on ne peut faire mieux. Manuel le restaurateur, vraiment un chic type, pratique la pêche sous marine pour fournir le déjeuner du jour!

En fin d’après-midi, bateau navette de l’ile Rolas pour une traversée de 20 minutes. Nous abandonnons Adilson.

- JOURS 8 à 11- Ila Rolas, samedi à mardi

Pour déjeuner correctement sur l’ile sans se ruiner, il faut s'adresser à Rinaldo, un habitant débrouillard qui a parfaitement compris que la nourriture épouvantable du Pestana peut lui fournir une petite clientèle à la recherche de poisson frais grillé, servi sur la plage.

Faire le tour de l'ile à pieds demande 2 heures environ, avec des curiosités géologiques spectaculaires et des plages paradisiaques, sable fin et blanc, eau turquoise. Au retour nous récupérons une voiture en fin d’après-midi, pour rejoindre Santana.

JOURS 12 et 13 - Club Santana, mercredi et jeudi

La voiture nous permet une liberté de déplacement appréciable, même si nous prenons le rythme local « leve-leve », c’est-à-dire tranquille tranquille….

- JOUR 14 - Vendredi:

Nous quittons le Santana à regrets pour rejoindre Mucumbli, sur la côte ouest. Puisqu'on passe devant, une petite visite au CKado nous permet de faire une ample provision de chocolat Claudio Corallo. Puis on file à Mucumbli. Cet hébergement est notre coup de cœur du séjour.

- JOUR 15 - samedi

Dernier jour, le paiement de la taxe de sortie est rapide, l'entrée dans l'aéroport l'est moins: le contrôle sécurité des bagages est manuel et c'est seulement après qu'on entre et qu'on peut accéder aux guichets. Reste plus qu’à attendre l’embarquement.

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir : - Adilson, un guide qui mérite largement sa bonne réputation - notre séjour à Santana

Ce que nous regrettons : - 4 jours à Ila Rolas, c'est LA journée de trop! - ne pas avoir commencé le séjour par Mucumbli, un hébergement d'un charme infini, idéalement situé pour l'exploration de la cote ouest et la randonnée au lac Amalia.

Ce qui peut se discuter: - ne pas avoir été à Principe, découvrir ses plages et ses perroquets

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, le scan de mon guide, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre RÉPONSE votre ADRESSE EMAIL, mais pas Free qui n’accepte pas les gros envois !

Je vous adresserai en retour le fichier qui fait 20 pages.

Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
Compte rendu Transat 2015 du groupe VF sur MSC Musica départ des caraïbes English translation pending
by Rcoucou · 2015-05-02 · 218 replies
bonjour

à tous ceux qui nous ont suivi pour les préparatifs de cette transat et à ceux qui ont eu l'opportunité de nous accompagner sur le Musica

en ce qui nous concerne, une excellente croisière dans la bonne humeur et sans souci

je laisse le soin à tous ceux qui nous ont côtoyés d'exprimer ici leurs impressions et même si nous avons des avis différents sur certaines choses de rester courtois dans nos propos

les anecdotes sont les bienvenues pour égayer ce fil, même si sur le moment ce n'est pas très risible

Messieurs Dames à vos plumes ...🙂
Road Trip côte Ouest août-septembre 2014 / (Ou comment nous sommes devenus "US Obsessed") English translation pending
by SixthPage · 2015-04-08 · 104 replies
Bonjour à toutes et à tous!

Voilà presque un an que le virus du Road Tripper US nous a été inoculé. Au départ, tout est parti (comme souvent), d'une simple conversation autour d'un café, par une froide journée de Janvier. De fil en aiguille, le projet s'est concrétisé, et nous sommes partis pour une première découverte de l'Ouest Américain l'été dernier, du 26 Août au 7 Septembre 2014. Nous sommes partis à 3; moi (24 ans), mon fiancé (28 ans), et un ami (32 ans).

Initialement, la durée prévue du Road Trip était de plus de deux semaines, mais à cause d'un imprévu de dernière minute, nous avons dû le raccourcir à 12 jours. Nous avons acheté les billets d'avion 3 semaines avant, et donc également réservé les motels et la location de la voiture à ce moment là. A cette époque, mes connaissances sur la façon d'organiser un tel voyage étaient au stade 0. Je crois que je n'ai même pas paniqué de tout organiser autant à la dernière minute, alors que maintenant cela me semble impensable!

Je me souviens que nous avions juste noté quelques points d'intérêt ensemble. Par la suite, j'ai un peu tâtonné et j'ai fini par mettre au point un parcours plus ou moins pertinent. J'avais été sur des dizaines de blogs traitant du sujet, en ayant l'impression d'avoir fait le tour de la problématique, mais les informations sont très éclatées. Avec du recul je me rends compte que certaines choses auraient pu être bien mieux préparées (notamment le programme de visite dans chaque parc). Cependant, je ne regrette rien, car une grosse part de spontanéité / surprise / découverte a ainsi été préservée.

C'est seulement au retour de ce voyage, en commençant à réfléchir au prochain parcours (qui aura bien sûr lieu dans l'Ouest Américain 😉) que j'ai pu découvrir VoyageForum, et la mine d'informations que ce site représente, grâce à sa communauté passionnée. A force de lire les carnets de voyage, j'ai réalisé que nous n'étions pas les seuls à aimer à la folie ces endroits des Etats-Unis, et que finalement ce n'est peut être pas si inquiétant d'imaginer des parcours de road trip qui rempliraient aisément nos 15 prochaines années...

Je me lance donc dans l'écriture de notre carnet de voyage 2014, en espérant que vous aurez plaisir à le lire!

Mais d'abord, quelques informations pour que vous compreniez qui nous sommes / pourquoi le parcours a été fait de cette manière;

-Avant de partir, et encore plus aujourd'hui, nous avons un fort attrait pour le kitsch américain / la démesure / voir meme le glauque / sinistre. Nous voulions du motel pourri, de la route interminable au milieu du désert monotone par 50°C, de la ville fantôme décrépie, du Texan avec un colt à la ceinture, du glamour gangsta, du Hippie de Sedona, et du Wilderness teinté de poussière ocre ... Les Etats-Unis c'est évidemment bien plus que ça, mais tous ces mythes ont bercé nos enfances et adolescences, et nous attirent malgré nous.

-A côté de cela, j'aime à penser que nous sommes tout de même (un peu) des adultes éduqués et équilibrés, et nous attendions de ce road trip également; beaucoup de nature et peu de ville / un mix d'océan - désert - forêt - canyons, comme seule l'Amérique du Nord ou presque sait le faire / pas trop de rando car ce n'est pas notre grande spécialité / maximum 4/5 heures de voiture par jour / des motels pas trop chers / des paysages à couper le souffle / pas trop de foule car habitant à Paris nous en avons notre dose toute l'année.

-Comme je l'expliquais plus haut, nous avions initialement prévu un parcours, et par la suite avons été obligé de réduire le nombre de jours sur place, ce qui fait que nous avons pris la décision de supprimer juste quelques étapes, quite à survoler certains endroits. Je sais que ce n'est pas raisonnable et dommage pour certains, mais nous voulions voir le maximum en un minimum de temps, et ce n'est pas la sagesse qui a parlé à ce moment là. Au final on a toujours tout fait à notre rythme et n'avons pas eu la sensation de courir.

-Toutes les photos ont été prises avec soit un smartphone / soit la camera Legria Mini, d'où le fait que certaines photos soient de mauvaise qualité. Par ailleurs nous avons eu un souci sur place et quasiment toutes nos photos de Arches NP ont été supprimées...

Au final on y est plutôt bien arrivés, en faisant le parcours suivant (Boucle par SF en 12 jours):

-Jour 1: Mardi 26 Août : Arrivée SF (vers 15h environ) -Jour 2: Yosemite NP, nuit à Bishop -Jour 3: Death Valley, nuit à Las Vegas -Jour 4: Zion NP, nuit à Page -Jour 5: Horseshoe Bend, Lake Powell, Monument Valley, nuit à Monticello -Jour 6: Matinée à Canyonlands (The Needles) / Après midi à Arches (Delicate Arch) / Nuit à Salina -Jour 7: Bryce Canyon, nuit à Kanab -Jour 8: Valley of Fire, nuit à Las Vegas -Jour 9: Route le long de la "Zone 51", nuit à Mammoth Lakes -Jour 10: Bodie, Mono Lake, nuit à Mariposa -Jour 11: Un bout de Highway 1 jusqu'à Santa Cruz, nuit à San Mateo (notre ami avait un avion de SF à NYC le lendemain) -Jour 12: Petite visite de SF (surtout Castro), nuit et soirée à San Jose -Jour 13: Départ SF-Paris

Merci pour votre patience face à ce premier pavé, je promets de faire des efforts pour synthétiser au mieux la suite!

JOUR 1 : Paris - Seattle / Seattle - SF

Voyage sans encombre. Nous trépignons d'impatience. A vrai dire on tournait déjà comme des lions en cage depuis l'achat des billets d'avion, 3 semaines avant le départ.



Nous sortons de l'aéroport, il fait beau, il fait chaud, ça sent bon la Californie.

Mais comme un bonheur n'arrive jamais seul nous avons notre premier petit souci de voyage: AVIS ne veut pas nous laisser notre SUV. Nous avions prépayé la location sur internet (pour un excellent tarif d'ailleurs : 300 euros au total pour les 12 jours), mais nous nous retrouvons face à un jeune qui nous semble nouveau et très ambitieux, il nous embobine sur les assurances, nous refusons, mais il tente tout de même de faire passer notre carte bancaire pour prélever une caution dont nous n'étions même pas au courant initialement. Il se trouve que nous avions sans le savoir dépassé les plafonds hebdomadaires de nos cartes bancaires, elles ne passaient pas, et impossible d'appeler nos banques car en France il était trop tard. Nous essayons de négocier comme on peut mais la fatigue n'aidant pas, nous finissons pas abandonner et décidons de revenir à la première heure le lendemain en attendant de réfléchir à une solution.

A la sortie de l'aéroport, heureux mais tout de même inquiets pour la suite du voyage que nous imaginons déjà en catastrophe sans voiture, nous croisons un monsieur américain de 50 ans environ, il fume une cigarette. Nous lui demandons où nous pouvons prendre le taxi ou le métro pour rejoindre notre motel. C'est à ce moment là que nous allons avoir notre première expérience de la légendaire gentillesse et générosité des Américains. Le monsieur nous propose de nous accompagner en train jusqu'à chez lui, et à partir de là il nous amènera en voiture jusqu'à notre motel. Nous ne pouvons pas nous empêcher d'être méfiants au début, mais après tout, pourquoi pas lui faire confiance? Le trajet en train se passe très bien, on arrive chez lui, il habite avec son compagnon dans une sublime maison victorienne (il nous la fait visiter, moment unique). Nous prenons la voiture, il nous fait même faire un tour de la ville.



Il nous ramène jusqu'à notre motel. Nous nous quittons, il nous laisse son numéro, et nous demande de l'appeler si jamais nous avons un problème le lendemain, avec la voiture. Nous sommes épuisés mais heureux, légèrement inquiets pour le lendemain, mais savourons tout de même notre première Bud au Java Beach, en nous disant que dans la vie "Things happen for a reason".



Nous dormons au Robert's at the Beach Motel (2828 Sloat Bvd), pour environ 130$ la nuit pour 3 (chambre double avec deux lits queen size). Le motel n'est pas très propre mais le couple Indien qui le tient est d'une extrême gentillesse, ils cuisinent des burritos et nous en proposent au passage 🙂

La cuisine bio / végétarienne du Java Beach est excellente également.

Demain, nous allons nous lever très tôt pour aller enfin récupérer notre véhicule à l'aéroport de SF et entamer véritablement le road trip en prenant la route vers notre première destination: Yosemite NP.
22 jours en mars 2015 entre Naples et Brindisi avec la visite de la Campanie, la Basilicate et les Pouilles English translation pending
by Jacou0109 · 2015-04-03 · 9 replies
Compte rendu d’un voyage de 22 jours en mars 2015 entre Naples et Brindisi, visitant la Campanie, la Basilicate et les Pouilles.

Budget total pour 2 personnes (8 au 29 mars) : 2560 € Avion (Easyjet) : Bâle/Mulhouse-Naples retour Brindisi Bâle/Mulhouse : 80 € Location auto 22 jours+ essence /parking : 620 € Hôtels/gîtes : 1265 € soit (60 € par nuit) Nourriture/restaurants : 432 € Visites : 63 €

Carnet de voyage 08/03 Décollage dans un Airbus A 320 plein et à l'heure pour 1h30 de vol en survolant les Alpes, la côte méditerranéenne et Rome avant d'atterrir à Naples, belle vue sur la baie. En sortant de l'aéroport de Napoli Capodichina nous prenons la navette qui nous emmène gratuitement vers les parkings des agences de location de voitures. Nous récupérons notre Panda toute neuve chez Smile et partons vers Naples à la recherche de la route du Vésuve. Même avec le GPS ce n'est pas évident du tout. Finalement nous trouvons une pancarte indiquant la direction du parc du Vésuve et nous voilà parti sur une petite route de montagne qui mène à une impasse fermée par un panneau « pas d'accès » ! Nous rebroussons chemin et demandons notre route à un napolitain qui nous envoie en direction d'Ercolano d'où nous trouvons une autre route indiquant Vesuvio ! Espérons que ce sera la bonne ! Apparemment oui car nous grimpons par une petite route sinueuse qui nous emmène de plus en plus haut. Malheureusement au dernier parking un panneau nous indique que l'accès au cratère est fermé ! Nous sortons pour voir la vue un peu embrumée sur Naples et sur la côte mais nous ne traînons pas car il un souffle un vent froid très désagréable. Nous redescendons par la même route, écœurés par les immondices qui marquent le bord de la route sur toute la descente. Nous reprenons la route vers Sorrento et, après quelques désagréments liés à un tunnel fermé nous arrivons à Sant'Agata. Après avoir un peu tourné et s'être renseignés nous trouvons la petite route qui mène à notre agriturismo « La Grottelle ». Il est près de 17h et le parking est plein de gens endimanchés qui déjeunent à l'intérieur pendant que les enfants se défoulent bruyamment dehors dans le jardin accolé à la maison. Très vite une jeune femme souriante, Maria, nous accueille et nous montre notre chambre située à l'étage au dessus de la salle du restaurant. La chambre est sobre et classique avec une belle sdb, une porte fenêtre donne sur un balcon qui domine la baie de Sorrento avec le Vésuve et Naples au loin : c'est superbe. En fait le restaurant accueille toute une famille, au sens large, donc au moins 30 personnes pour des Italiens du sud, qui fêtent un baptême. Il y a même un homme orchestre avec synthé, saxo et accordéon. C'est une belle occasion de voir des napolitains faire la fête avec toujours des enfants qui crient et jouent avec des ballons de baudruche, les hommes qui vont fumer une cigarette dehors et les femmes sur leur « 31 » quasiment toujours de couleur noire : on se faisait la réflexion que cette mode du noir est déjà ancienne en Italie, ayant des souvenirs de femmes qui toutes avaient le même manteau matelassé en noir ou brun foncé et ce il y a plus de 15 ans et ça dure toujours ! Excellent dîner avec des entrées variées (légumes braisés, brocolis sautés à l’huile d’olive, fromages et charcuterie) et un plat de pâtes. 09/03 Petit déjeuner à l’italienne avec de gros croissants fourrés, du pain, beurre et confiture, café et jus d'orange frais de l'exploitation. Vers 9h 30 nous prenons la voiture en direction de Sant'Agata puis vers Nerano où nous nous garons. De là un très beau sentier bien indiqué descend vers la mer en longeant de beaux jardins essentiellement des oliveraies bien entretenues avec leurs filets noirs pendus aux arbres. Au bout de 30mn nous arrivons à l'embranchement qui mène soit à la vieille tour, soit à la petite plage de Jeranto. Monique va m'attendre là pendant que je descends les quelques 300 marches qui mènent à l'ancienne exploitation minière de calcaire située en face de la petite plage. Les points de vue sur les fariglioni (pitons rocheux émergeant de la mer) de Capri sont magnifiques. Je remonte vers l'embranchement et pars en direction de la vieille tour d'où la vue sur le versant de Positano cette fois est également superbe. Il y a plein de fleurs jaunes et mauves dans les prés et sous les oliviers. De plus avec ce beau temps c'est un vrai régal. Retour à la voiture nous descendons la route jusqu'au terminus au bord de la mer à Marina Cantone, hameau où se pressent hôtels et restaurants, sûrement bondés à la belle saison. Nous reprenons la route en direction de Sant'Agata puis descendons vers Sorrento 10 km plus bas. Les routes ici sont très sinueuses et la conduite des autochtones est conforme à leur réputation : ils doublent n'importe où, n'importe comment, s'arrêtent sans clignotant, ouvrent grand leur porte sans se soucier des autres etc. A Sorrento nous arrivons par chance à nous garer dans le centre ville. Bien qu'étant hors saison, on remarque vite que nous avons affaire à une ville très touristique : le centre ville est squatté par les restaurants, magasins de souvenirs (et quels souvenirs!) et autres magasins de fringues.Il y a peu à voir en dehors du beau monastère de l'église San Francesco , depuis le jardin qui jouxte le couvent belle vue sur la mer, le Vésuve et Naples. Nous reprenons la voiture et avons la mauvaise idée de nous fier à notre GPS qui va par deux fois vouloir nous faire rentrer dans une impasse ou dans une propriété privée sans accès. Finalement nous reviendrons sur Sorrento et reprendrons la route de l'aller. Le soir, dîner chez nos hôtes : un plat de pâtes aux cèpes, délicieux et une ribambelle d'antipasti : charcutailles, légumes frits, fromages locaux, toasts à la tomate, fromage enrobé de feuilles de citrons. Nous quittons la table plus que rassasiés. 10/03 Toujours du ciel bleu même s'il est un peu voilé par une fine couche de nuages. Après le petit-déjeuner nous partons en direction de Termini pour faire la rando de la Punta Campanella. Nous nous garons dans le bas du village au départ de la balade qui est indiquée et fléchée. En fait nous allons cheminer sur une petite route durant près de 15 mn longeant des propriétés agricoles, surtout des vergers d'agrumes et des oliveraies. Le chemin ensuite plus étroit et empierré descend en pente douce vers la mer, la vue sur Capri est superbe. Au bout d'une heure nous arrivons au bout de la promenade marquée par une balise et une vieille tour. Le soleil tape fort et les mouettes virevoltent près des falaises. Après une pause nous remontons par le même chemin et il nous faudra une bonne heure pour retrouver la voiture. Nous reprenons notre tour de la péninsule de Sorrento et faisons un arrêt à Capo di Sorrento d'où un chemin encadré de hauts murs descend vers la mer offrant de beaux points de vue sur la baie de Naples. Nous continuons vers Sorrento dans l'intention de monter en voiture jusqu'au Monte Faito, sommet culminant des monts Lattari. Nous suivons une première indication qui au bout de 10 km mène à une route fermée par des travaux que rien n'indiquait jusque là. Nous décidons alors de tenter notre chance par Vico Equenze, mais à cause de l'imprécision des cartes ajoutée aux indications fantaisistes des panneaux indicateurs nous nous retrouvons à rouler dans des tunnels sans fin et à suivre des voies rapides sans aucune possibilité d'en sortir. Finalement nous décidons de rentrer à Sant'Agata d'autant que le temps s'est couvert et que la vue depuis là-haut risque de ne plus être aussi belle. 11/03 Nous quittons Sant'Agata sous un beau soleil mais le fond de l'air reste encore très frais. Nous montons jusqu'au couvent du « Deserto » pour profiter de la belle vue sur Sorrento et la baie de Naples. Nous redescendons pour prendre la route de Positano où nous arrivons 40 mn plus tard. Nous arrivons �� nous garer sur la route pas trop loin du centre ville, sauf que le centre ville est à 300 marches plus bas! On remarque tout de suite le fort potentiel touristique de la ville avec tous ces hôtels, B&B, restaurants, magasins de souvenirs et de fringues. Les travaux vont bon train et un peu partout des ouvriers gâchent le plâtre, découpent du carrelage, peignent, etc. La circulation sur ces ruelles étroites est acrobatique mais les Italiens sont les rois de la conduite ! À voir les carrosseries rayées et cabossées, certains jours ça casse plutôt que ça ne passe ! Nous voilà maintenant tout en bas sur la plage en face de l'église, des groupes de jeunes s'amusent et se baignent dans la mer qui doit être assez fraîche à cette époque de l'année. Nous prenons le soleil adossés à une barque. Puis c'est la remontée, pénible vers la route du haut où nous attend notre Panda. Nous continuons notre route pour Praiano où nous arrivons 15 mn plus tard. Pour une fois le GPS nous a amenés à bon port Via Umberto I. Notre logeuse Lucia, que nous avions prévenue, nous ouvre la porte de notre appartement et nous fait visiter. Même si le mobilier est un peu vieillot, il y a tout le confort, une cuisine complète, une belle sdb neuve et une pièce à vivre agréable. Elle nous invite ensuite à prendre un café chez elle et va nous raconter sa vie, celle de son mari puis celle de son gendre. Elle parle très bien le français ayant travaillé à Paris pendant une dizaine d'années. Nous la quittons pour rejoindre notre appartement à l'étage du dessus. 12/03 Pour la 1ère fois depuis le départ il pleut et un vent violent souffle de la mer vers la côte : en même temps le soleil n'est pas très loin et vers 10h il fait une belle apparition qui nous encourage à descendre au village de Praiano visiter et faire quelques courses alimentaires : dans tous ces petits villages il y a plusieurs épiceries où l'on trouve un peu de tout mais dans un espace minimaliste où tout est compté. Nous nous arrêtons prendre le soleil sur un banc en face de l'église dont la coupole joliment vernissée brille de toutes les couleurs de ses tuiles colorées. Nous allons visiter l'office du tourisme en face de l'église et l'employée qui parle un français parfait nous donne toutes les explications utiles pour faire « le sentier des dieux ». Nous retournons à l'appartement en empruntant la via Umberto qui domine la ville et la mer. Le temps a bien changé : vent violent, pluie en rafales, on est mieux à l'abri que dehors. 13/03 Beau temps comme prévu par l'employée de l'office du tourisme. Petit-déjeuner à l'intérieur, il fait quand même frais sur la terrasse ! Je programme mon GPS comme convenu (piazza Paolo Capasso) et c'est parti pour 25 km mais au moins 45 mn d'une route sinueuse et étroite qui tutoie le vide à chaque virage. On reste admiratif devant le travail abattu pour tracer toutes ces routes qui sillonnent cette région montagneuse où l'on monte de 500 m de dénivelé en moins d'un km à vol d'oiseau depuis la côte. A 9h30 nous sommes rendus à Agerola et nous nous garons sur le parking gratuit situé tout près du départ du sentier très bien indiqué. Très vite le sentier se faufile entre les falaises et le vide, le moindre espace est colonisé par des terrasses vertigineuses qui dégringolent depuis le plus haut de la montagne jusqu'en bas quand c'est possible. Les terrasses supportent essentiellement des cultures viticoles caractérisées par des structures en bois assez massives destinées à supporter la vigne. Des paysans travaillent dans ces parcelles inaccessibles par la route. Le panorama s'étend très loin vers Salerne dans un premier temps puis après le col Serra vers la Punta Campanella et les Faraglioni de Capri. Le sentier chemine entre 500 et 600 mètres d'altitude et offre à certains endroits des vues vertigineuses vers la mer située juste en bas du chemin 500 m plus bas ! Impressionnant. Au bout de 1h45, à la hauteur de la balise n° 5 nous rebroussons chemin, on voit très bien le village de Nocelle, arrivée du sentier des Dieux avant qu'il ne descende vers Positano. Nous croiserons quelques randonneurs sur le chemin. Le temps se voile un peu et quand le vent souffle il fait bien frais. Une table de pique-nique nous tend les bras, un rayon de soleil nous réchauffe et nous croquons à belles dents dans nos paninis maison. Retour à Bomerano vers 13h30, courses alimentaires dans une épicerie et retour à Praiano. 14/03 Beau soleil et ciel bleu. Nous partons vers 10h en direction d'Amalfi tout proche à vol d'oiseau mais bien plus long par cette route toute en épingles à cheveux ! Le parking des bus est déjà bien plein et nous allons nous garer au bout du port dans un parking payant (1€ l'heure). Les Japonais se sont donnés rendez-vous ici, il y en a partout, reconnaissables à leurs couvre-chefs souvent ridicules, à leurs démarches chaloupées et à l'appareil photo prêt à mitrailler tout et n'importe quoi. La petite placette en face du Duomo et la rue principale sont squattées par des touristes de toute nationalité. Les magasins de souvenirs se succèdent proposant tous les mêmes produits touristiques standardisés : produits à base de citrons, pâtes de toutes les formes et de toutes les couleurs, charcuteries locales, fromages etc. Nous commençons par la visite du très original cloître du XII me siècle d'influence arabe avec ses minuscules colonnettes géminées. Des restes de fresques sont encore visibles avec leurs inscriptions grecques et on reconnaît le style du Christ Pantocrator. Nous passons ensuite à l'ancienne église romane transformée en musée avec de beaux objets du haut moyen-âge et de l'orfèvrerie. La crypte et la cathédrale baroques représentent moins d'intérêt pour nous. Nous allons ensuite faire quelques courses pour ne pas être pris en défaut pour le week-end qui s'annonce. Toujours de minuscules épiceries où l'on a du mal à tenir à plus de 4 ou 5 clients tellement c'est étroit, mais l'ambiance y est toujours chaleureuse et conviviale. Retour à la voiture et à Praiano, je pars faire quelques photos depuis la route du haut : très bel éclairage sur la mer à cette heure où le soleil va se coucher derrière l'île de Capri. Retour au studio et dîner aux chandelles (il y a eu une longue panne de courant électrique, mais heureusement le courant a été rétabli pour nous permettre de réchauffer notre pizza.) 15/03 Comme annoncée par l'employée de l'OT il pleut et il fait gris. Vers 11h le temps se lève un peu et nous descendons jusqu'au village pour une petite balade apéritive. Je descends par la via Masa jusque vers la minuscule plage de la Gavitella, située près d'une tour de garde : je ne compte plus les escaliers qui montent et descendent pour arriver jusqu'à la mer ! Dans ce pays les espaces plats sont très rares et les escaliers la seule façon de les relier les uns aux autres. 16/03 Temps toujours un peu gris mais pas trop ! Nous partons pour Ravello tout proche. Nous dépassons Amalfi et grimpons pendant 5 km . Nous nous arrêtons dans la montée pour acheter du limoncello dans une fabrique artisanale. Nous commençons par visiter le Duomo remarquable pour son ambon et sa chaire en marbre revêtus de mosaïques de style byzantin. L'influence orientale est ici manifeste comme elle l'était déjà à Amalfi et à Sorrento. Nous visitons ensuite la Villa Ruffolo : c'est un ensemble de monuments anciens (cloître, tour, réfectoire) et de jardins qui dominent la côte. La vue est magnifique. Le village de Ravello est groupé autour de son église et les maisons sont desservies par des venelles étroites et recouvertes d'arches. Retour à Praiano avec un arrêt photos le long de la côte au lieu dit Furore où un fjord étroit abrite un minuscule port de pêche et quelques maisons accrochées au rocher.

17/03 Départ vers Salerno et le site de Paestum. Nous allons faire nos adieux à Lucia qui en profite pour nous offrir un café et discuter un peu avec nous. Temps moyen, en arrivant à Salerne il pleut, nous retrouvons la grande ville avec ses embarras de circulation, nous arrivons à nous garer tout près du Duomo. Visite de l'intérieur , remarquable par ses deux ambons en mosaïques byzantines, il y a également de beaux sarcophages en pierre calcaire sculptée et des fresques anciennes. Un très beau cloître donne sur la cathédrale. Retour à la voiture et direction Paestum pour une fois la montagne ne longe pas la côte et les nombreuses plages se succèdent ainsi que les hôtels et les campings. Il y a également beaucoup de femmes très court vêtues, qui font le trottoir, téléphone en main droite et parapluie en main gauche ! Nous arrivons à Paestum vers 15h, le temps est toujours gris mais il ne pleut pas. Nous achetons nos billets (10€ pp) et allons visiter d'abord le site qui est immense mais qui est surtout remarquable par ses trois temples, celui d'Athena, celui de Neptune et celui d'Hera. Entre ces trois temples s'étend un forum, un théâtre et un ensemble urbain un peu confus. Nous visitons ensuite le musée : il présente une remarquable frise sculptée représentant les récits mythologiques de la Grèce ancienne ( les travaux d’Hercule) qui décorait les métopes du temple. Il possède également de superbes fresques qui ornaient l'intérieur de nombreux sarcophages du IV et du III siècle avant JC. Nous partons ensuite nous installer dans notre agriturismo Casale Giancesare. C'est une très belle maison de maître qui surplombe la plaine de Paestum et qui est entourée d'oliviers, de vignes. Une grande piscine occupe l'espace central devant la maison. Nous logeons, quant à nous dans une petite dépendance juste à côté de la piscine, c'est l'endroit le plus calme compte tenu des travaux de réhabilitation qui ont été entrepris cet hiver et qui vont déborder un peu sur le printemps. Accueil chaleureux par le fils des propriétaires. Dans la soirée nous allons dîner dans le vieux village de Capacio à 5 mn de voiture de l'agriturismo. Petite trattoria sympathique avec un beau four à pizza et un chef qui officie juste devant ! Pour nous ce sera en antipasti des calamars frits à la chapelure et au citron, des légumes frits pour Monique, ensuite des spaghettis aux fruits de mer et des raviolis à la ricotta di mozzarella, avec du vin, deux desserts on s'en sort à 35€. Retour à l'agriturismo, il fait nuit noire et nous avons un peu de mal à retrouver le chemin qui doit nous mener à bon port. 18/03 Excellent petit-déjeuner dans la belle salle à manger. Nous partons, après avoir fait quelques photos du superbe jardin, en direction du Sud. Nous nous arrêtons d'abord au Caseifico Barlotti, recommandé par notre hôte. C'est une fromagerie adossée à une exploitation d'environs 300 bufflonnes. Nous ferons la visite en même temps qu'un groupe scolaire d'adolescents français. Les conditions d'hygiène sont très strictes pour obtenir une mozzarella de bufflonne de qualité : nous goûterons à la glace au lait de bufflonne au citron et à la noisette : délicieux ! Nous reprenons la route pour nous arrêter un peu plu loin visiter le très beau village d'Agropoli situé à 10 km de Paestum. C'est un village perché regroupé autour de son château et qui domine la mer et la ville basse portuaire. Très beau quartier ancien typique avec églises et vieux palais décatis comme souvent en Italie. Nous reprenons la route et faisons un autre arrêt à Castellabate, autre beau village perché. La route sinueuse continue vers le sud et nous nous arrêterons à Acquafredda di Maratea dans l'après-midi. Installation au B&B Garden house où nous attend Mario le super sympa proprio de ce gîte tout neuf et tout confort. Le fond de l'air est frais mais le soleil perce quand même les nuages. Ce soir nous allons dîner chez Da Pepe, ristorante conseillé par notre hôte : après les bruschetti nous prenons une variété d'antipasti et des fritures de poissons avec des frites et des brocolis. 19/03 Départ vers la ville de Maratea 10 km plus au sud et son fameux Christ style Corcovado qui domine la côte tout en haut du cap, perché à 300 m au dessus de la mer : route impressionnante, un peu de brume mais la vue de là haut est vraiment belle (l'accès au Christ est en travaux comme beaucoup de sites en ce moment). Nous continuons cette fois en direction du Nord vers Padula et sa fameuse chartreuse, la plus grande d'Italie. C'est un immense quadrilatère occupé par plusieurs églises, cloîtres et dépendances diverses. L'église d'un baroque triomphant est typique du style avec ses colonnes blanches torsadées avec fruits et angelots, ses plafonds peints et dorés. Le reste est assez froid et d'une rigueur toute militaire. Nous reprenons par une bonne route en direction de Potenza puis descendons vers le sud dans la vallée avant de monter par une route sinueuse jusqu'à Castelmezzano, village situé à plus de 1000 mètres en position d'abri sous les grandes falaises des Dolomites lucaniennes. Nous avons un peu de mal à trouver notre BB « le balcone degli Dolomiti » mais après nous être renseignés nous le trouvons juste à la sortie du tunnel à gauche. C'est une grande maison en travaux (encore !) qui domine le village. L'appartement est tout neuf, de style montagnard avec tout le confort, il y fait bien chaud ce qui est important vu que le fond de l'air est plutôt froid. Après nous être un peu baladés dans ce village authentique nous allons nous reposer à l'hôtel avant de redescendre pour dîner : entreprise plus difficile qu'il n'y paraît car les deux seuls restaurants répertoriés sont fermés, heureusement il reste un traiteur qui fait et vend des pizzas à consommer sur place sur un tabouret entre le comptoir et la porte d'entrée ! Quand on a faim tout fait profit... la vision nocturne du village éclairé que l'on a en arrivant du haut est magique : avec ses petites lumières on croirait une maquette éclairée ou une crèche au temps de Noël. 20/03 Petit déjeuner campagnard avec œufs et charcuterie, ça nous change des petits-déjeuners sucrés habituels. Nous descendons vers le village en voiture et prenons tout en bas la route qui mène à Pietrapertosa. Belle route sinueuse qui en 12 km nous amène au deuxième village perché du coin. Même configuration en position d'abri sous les falaises dolomitiques. Village tout aussi typique que Castelmezzano mais plus animé et plus grand. Balade tout autour du village puis nous repartons en direction de Matera distant de 80 km à peu près par une belle route à 4 voies. À midi nous voilà à Matera, nous trouvons facilement l'hôtel del Campo (****) que nous avons réservé à prix doux (65€ la nuit avec petit déjeuner)) il y a quelque temps. Vers 14h nous reprenons la voiture jusqu'en ville et allons découvrir les « Sassi » les fameuses habitations troglodytiques de la vieille ville. Nous allons ainsi nous promener depuis la piazza Pascoli jusqu'au Duomo en empruntant la via panoramica qui offre de très belles vues sur le quartier des sassi. Nous visiterons également deux églises troglodytiques recouvertes de fresques du XII au XVI ème siècle (Madonna de Idris et San Lucia alle Malve) dans un style très byzantin qui nous rappelle les églises vues en Turquie (Cappadoce) à Chypre ou en Grèce. Dîner au ristorante Il terrazzino indiqué dans un guide : bonne adresse, à 20h le restaurant est quasiment complet, bonne cuisine traditionnelle : nous goûterons aux orechiette al tegamino et à des plats d'agneau. Le tout arrosé par un vin local de l'Aglianico. 21/03 Après un très bon petit déjeuner complet (avec jambon et fromage) nous partons en voiture et nous nous garons près du centre ville de là nous allons d'abord visiter la fameuse citerne Palombaro Lungo creusée dans le tuf dès le 10 e siècle puis régulièrement agrandie jusqu'au 19 e siècle, oubliée et redécouverte au milieu du 20 e siècle. La visite vaut la peine et on descend par des escaliers métalliques jusqu'au fond de la citerne qui a été chaulée et revêtue pour l'imperméabiliser. Nous nous promenons ensuite dans les sassi et allons visiter notre troisième église rupestre San Petro Barisano : elle est assez grande avec plusieurs nefs, quelques fresques mais surtout une crypte sur plusieurs niveaux et avec de nombreuses niches où l'on installait les cadavres des moines pour qu'ils y « dégouttent » avant de les enterrer ! Balade dans les sassi et déjeuner à l'Osteria Malatesta via San Biagio, c'est une petite trattoria à prix très doux où la plupart des plats sont à base de légumes avec peu de produits carnés : c'était excellent et pas cher (22,50 € pour les deux avec trois plats et ½ litre de vin). 22/03 Temps gris, fortes bourrasques de vent la journée s'annonce désagréable. En quittant l'hôtel je prends la route vers Laterza sachant qu'à une bifurcation sur la droite une route en cul de sac permet de voir Matera à partir d'un mirador de l'autre côté du Sasso Caveoso. Nous la trouvons sans problème et allons faire quelques photos malgré un vent violent, dommage qu'il n'y ait pas de soleil ! Nous reprenons la route vers Altamura où nous nous arrêtons pour voir la cathédrale : il commence à pleuvoir belle église tout en pierres blanches : très beau porche entièrement sculpté dans une belle teinte ocre, belle rosace, grands écussons à l'espagnole. Nous visitons rapidement l'intérieur, c'est l'heure de la messe dominicale, intérieur baroque classique. Nous continuons vers Ruvo di Puglia longeant des champs de céréales et beaucoup d'oliveraies et de vignes. Les champs sont bien entretenus et entourés de beaux murs de pierres sèches. On voit près de Puglia nos premiers trullis. Arrivée à Ruvo di Puglia nous nous installons dans notre B&B Casa Dolce, c'est un superbe B&B tout neuf installé dans une maison récente avec un beau jardin, notre chambre et notre sdb sont propres et fonctionnelles et nous avons accès à une pièce commune avec coin cuisine et boissons chaudes à disposition, les hôtes sont très agréables et de bon conseil. Malgré le temps incertain nous partons visiter le château de Castel del Monte, œuvre ésotérique et symbolique de Frédéric II, construction octogonale basée sur la répétition du chiffre 8 à de nombreuses reprises : le château occupe une éminence d'où la vue sur les environs, par temps clair, doit être belle ce qui n'est vraiment pas le cas aujourd'hui. À l'intérieur du château les huit pièces du rez-de-chaussée ainsi que celle à l'étage sont toutes identiques et reliées les unes aux autres de la même façon. Nous continuons notre route vers Barletta. Nous nous rapprochons d'un ciel noir et la pluie redouble de violence. Je fais le tour de la cathédrale pour constater qu'elle est fermée. Comme elle risque de n'ouvrir que dans 2 heures et qu'il pleut à verse, nous décidons de rentrée à Puglia. Nous ressortons un peu plus tard découvrir la ville et surtout la cathédrale de style roman apulien comme la plupart des églises du coin. Belle pierre blanche, beau portail et un toit avec deux pentes symétriques assez raides. À l'intérieur il y a beaucoup de monde, on dirait qu'ils fêtent les communions privées, à voir les enfants avec leurs surplis blancs. Retour au B&B. Nous ressortons vers 20h pour dîner à la Tabernetta, restaurant conseillé par nos hôtes. Belle salle voûtée, beau choix, prix très doux : en entrée nous aurons de la focaccia, des orrecchiete alle cime di rape (navets) des raviolis triangulaires à la mozzarella, deux brochettes de saucisses, des patates, des légumes grillés, des brocolis recouverts de purée de fèves, ½ litre devin, 1 bouteille d'eau, le tout pour 35 €. Comme il pleut fortement nos hôtes viennent nous chercher en voiture au restaurant, service VIP ! 23/03 Excellent petit-déjeuner (salé et sucré), dehors malheureusement il pleut. Nous quittons la Casa Dolce, la bien nommée avec leurs sympathiques propriétaires pour essayer d'aller visiter quelques églises romanes du circuit initié hier. Premier arrêt à Trani, c'est toujours un peu compliqué pour se garer en voiture dans ces vieilles villes aux rues étroites, aux places limitées et aux emplacements de parking pas toujours clairs entre les bandes jaunes, bleues, les places réservées aux résidents etc. Finalement nous nous garons tout prêt de la cathédrale qui se dresse face à la mer elle est d'une belle couleur ivoire construite avec la belle pierre de la région. Le porche très sculpté est magnifique et la crypte principale ressemble à une forêt de colonnes. La nef supérieure est très claire et dépouillée ce qui frappe dans une Italie qui aime bien la profusion baroque avec ses débordements et ses couleurs. La pluie a cessé et nous permet de visiter sans être trempés jusqu'aux os. Nous repartons en direction de Molfetta, autre ville réputée pour sa cathédrale, elle aussi difficile à trouver mais en demandant on y arrive, elle est située en bord de mer comme celle de Trani et se dresse fièrement face aux flots. Pour terminer nous nous arrêtons à Bitonto, toujours pour voir une cathédrale, cachée elle aussi dans la vieille ville : elle est fermée, il pleut mais l'extérieur vaut quand même la peine d'être vu, une belle loggia sculptée se déploie en hauteur sous le toit. Vers 15h nous arrivons à Fasano et trouvons rapidement Il Nido, notre hébergement situé entre Fasano et Locorotondo. Les propriétaires qui nous attendaient nous font visiter ce bel appartement en forme de trullo dans la belle campagne de ce coin des Pouilles. 24/03 Petit-déjeuner dans notre cuisine, le ciel bien que gris n'est pas menaçant, il ne pleut pas. Nous partons vers 9h en direction d'Alberobello, la fameuse ville aux trulli : ce sont ces fameuses constructions aux toits coniques réalisés en pierre sèche blanche calcaire de la région. Nous en avions vu quelques uns éparpillés dans la campagne hier en arrivant. Alberobello en compte plus d'un millier qui pour certains datent de plusieurs siècles. Si certains ont été transformés en attraction touristique (magasins de souvenirs, restaurants, studios à louer) d'autres sont toujours habités par les gens du crû. Nous allons arpenter ainsi les différentes quartiers de la ville des plus authentiques au plus touristiques. Nous continuons notre route vers la mer et la ville de Polignano al Mare, petit port situé sur une falaise creusée par des belles grottes battues par les vagues d'un bleu profond. On accède au vieux quartier par une unique porte massive ouverte dans la muraille du XIV e siècle. Les rues du vieux port sont toutes en damier et les maisons à deux étages similaires les unes aux autres, construites toutes dans cette fameuse pierre blanche. Retour par la belle campagne vers Fasano et notre trullo. 25/03 Bourrasques de vent et de pluie une bonne partie de la nuit, le vent souffle et siffle sur notre trullo ! Nous partons au moment d’une accalmie en direction de Martina Franca en traversant cette superbe campagne où les oliveraies succèdent aux trulli, les uns plus beaux que les autres. A Martina Franca nous nous garons près du centre ville. Visite sous un ciel gris mais sans pluie : – du Palazzo Ducale, bâtiment massif et carré typiquement italien, – de la vieille ville avec quelques beaux palais baroques certains un peu défraîchis, – De la très belle place de l'Immacolata en demi-cercle. – De la très belle basilique San Martino remarquable par sa façade baroque et son portail sculpté où apparaît la scène du manteau que St-Martin offre à un indigent. Nous, nous nous offrons une pause café et pâtisseries au caffé Tripoli, réputé pour ses gâteaux. Puis nous reprenons la voiture vers la ville d'Ostuni toute proche et profitons de la belle route pour faire quelques photos de superbes trulli isolés dans les champs et les vergers. Visite d'Ostuni, ville blanche très andalouse avec ses ruelles sinueuses qui montent et descendent. Très belle cathédrale de style gothique tardif avec une magnifique rosace sculptée dans un style proche du style manuélin. Première rencontre de touristes français qui visitent en camping-car l'Italie. Retour au trullo en passant par Fasano. 26/03 Départ vers 10h de Locorotondo, temps mitigé mais il ne pleut pas, premier arrêt non prévu pour réparer un pneu qui perdait de l'air depuis deux jours à cause d'un clou ! 10 mn plus tard et avec 10 € de moins dans le porte-monnaie, nous partons vers Massafra notre prochain arrêt pour visiter une... église bien évidemment mais accrochée au bord de la gravina (ravin) et réputée pour sa crypte rupestre primitive recouverte de fresques du XII e siècle et à côté une grotte préhistorique datée du V e millénaire avant JC. Par chance nous avons pu tout visiter, un guide volontaire et passionné nous ayant proposé de rejoindre le couple avec qui il avait commencé la visite. Nous sommes repartis en direction de Taranto puis de Lecce où nous attendait notre hôte pour nous guider jusqu'à notre chalet perdu dans la nature près de Torre Chianca, petite station balnéaire au bord de l'Adriatique. Notre chalet tout en bois est construit dans un bosquet près de la mer : malgré sa petite taille on y trouve tout : cuisine tout confort, sdb, 2 chambres à coucher, le tout est très propre et de très bon goût, nous bénéficions d'une terrasse, d'un barbecue et d'un bout de jardin : super ! De plus nos hôtes nous on réservé une surprise en nous offrant quasiment le déjeuner en garnissant notre table de victuailles : olives, petits oignons à l'huile, fromages, pains, une bouteille de vin, un plateau de mandarines et de petits œufs de pâques ! 27/03 Il a plu une bonne partie de la nuit et ça continue de plus belle durant notre petit-déjeuner. Nous attendons un peu, histoire de voir comment ça va évoluer puis décidons malgré tout de bouger. Nous prenons la route en direction de Lecce distant de 6 km. Avec la pluie qui tombe tout le monde se déplace en voiture et c'est le bordel : voitures garées en double file, manœuvres douteuses, places de parking prises d'assaut, finalement nous en trouvons une par chance près du château. Il est midi, toutes les églises sont fermées, nous allons par acquis de conscience nous promener, sous la pluie, autour de la place Sant'Oronzo avec son amphithéâtre romain et sa belle colonne. Nous continuons vers la piazza Duomo, visitant au passage l'église ouverte de Sant'Irene avec ses autels baroques quasiment roccoco. Mais la visite sous une pluie battante perd très vite de son charme : plan de la ville trempé et illisible, objectif de l'appareil photo mouillé qui fait se « dégouliner » les palais et les églises, lunettes trempées, les pieds aussi car les gouttières se vident sur les trottoirs qui sont bien incapables d'absorber ce trop plein d'eau qui ne sait où s'écouler. Retour à la casetta , dehors il pleut sans arrêt. 28/03 Ce matin le vent souffle mais a éloigné les plus gros nuages, il fait gris clair ce qui est une amélioration réelle ! Nous partons en voiture faire le tour du talon de la botte italienne. Nous commençons par rejoindre la mer à la hauteur de Frigole près de notre casetta et descendons vers le sud avec un premier arrêt à Otrante. Belle ville fortifiée en bord de mer. Sa cathédrale est remarquable pour trois raisons : une superbe mosaïque du XI e siècle de 25 x 54 mètres couvre le sol et évoque des scènes bibliques et les signes du zodiaque. Un superbe plafond à caissons dorés recouvre la nef centrale, enfin au sous-sol une magnifique crypte soutenue par plus de 50 colonnes de marbre de couleur différente. Il y règne une atmosphère de recueillement due entre autres à l'éclairage discret qui a été installé sur chaque colonne. Nous continuons la visite de la ville où nous retrouvons le même type de palais et d'églises baroques qu'à Lecce, d’une belle pierre de couleur ocre jaune voire orange suivant l'éclairage du soleil. Puis nous longeons la mer Adriatique depuis Otrante jusqu'au bout de la péninsule à Santa Maria de Leuca. La route domine par endroits la mer et offre de beaux points de vue sur la côte. On pourrait se croire en Corse, dans le sud de l'Espagne où en Grèce, comme quoi il y a vraiment une identité méditerranéenne qui dépasse les frontières nationales. Arrivés au bout du bout de la botte nous laissons notre regard se perdre vers le Sud en direction de la Grèce ou de la Libye. Nous remontons du côté cette fois de la mer Ionienne. Dans les champs on trouve des espèces de trulli tronqués, sans toit mais construits de la même façon avec des pierres sèches et de forme circulaire. Beaucoup d'oliveraies et d'autres cultures. Nous visitons ensuite la ville de Gallipoli, d'origine grecque (Kale poli) et cela se voit en se promenant dans la vieille ville. Une fois de plus, nous ne pourrons visiter l'intérieur des églises, on se contentera de l'extérieur et la cathédrale Sant'Agata dispose de beaux atouts extérieurs : belle rosace, façade sculptée. La vieille ville occupe en fait une île reliée au continent par un pont. Comme d'habitude, vieux palais aux façades plus ou moins défraîchies, petites ruelles étroites et sinueuses dans lesquelles on se perd facilement. Retour à Lecce dans notre casetta. 29/03 Dernière journée ! Enfin un soleil franc et massif ! Nous allons revisiter la ville de Lecce. Il y a du monde en ville, c’est le dimanche des Rameaux et il fait beau. Sur la place Sant’Oronzo des manifestants protestent contre l’éventualité de l’arrachage des oliviers malades d’une bactérie par leur remplacement par des oliviers transgéniques de Monsanto. Dans les églises les fidèles portent tous des rameaux d’olivier que des vendeurs ambulants proposent devant les églises. C’est jour de fête, les bars sont pleins et les enfants s’amusent dans la rue. Nous profitons du peu de temps qu’il nous reste pour visiter quelques églises avant qu’elles ne ferment à midi. La basilique Santa Croce, œuvre en partie du célèbre artiste Francesco Zimbalo, est l’une des plus belles : le baroque le plus pur s’y déploie dans toute son exubérance, tant sur la façade qu’à l’intérieur. Je profite du soleil revenu pour faire les photos que je n’ai pu faire il y a quelques jours effectivement avec l’éclairage du soleil les façades des palais et des églises prennent une teinte jaune ocre du plus bel effet. Vers 14h nous allons déjeuner dans une trattoria sans prétention près de l’Arco di Prato (menu complet à 16 €). Puis c’est le retour vers la casetta pour y récupérer nos valises et le départ pour l’aéroport de Brindisi tout proche (40 km). Décollage dans les temps (19h30) pour 2h de vol sans histoires jusqu’à Mulhouse/Bâle.

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Impression générale La Campanie, la Basilicate et les Pouilles sont de belles régions authentiques et peu visitées: si certaines portions du littoral ont été inévitablement bétonnées, mais on est loin des excès de la côte méditerranéenne espagnole, le reste de ces régions à l’exception de la côte amalfitaine, peine à exploiter un potentiel touristique pourtant riche et original (Matera, vallée des trulli, Dolomites lucaniennes). Autant dire qu’au mois de mars nous étions souvent seuls tant dans les gîtes que pour visiter les villes. Ces régions du sud sont essentiellement rurales, dominées par les cultures arboricoles : oliviers, fruitiers, vigne et les cultures vivrières (artichauts, fenouils, fèves en cette saison, céréales, ), peu d'industrie sauf dans les grandes villes (Tarento, Salerno, Brindisi, Bari). On se sent évidemment pleinement en Italie, mais en même temps ce n’est pas l’Italie que l’on connait traditionnellement à l’image de Rome, Florence, Venise, etc., et cela donne à ces régions du sud un cachet tout particulier que nous avons bien apprécié.

Nos contacts avec les locaux, nos hôtes ou les commerçants que nous avons côtoyés, ont toujours été très enrichissants et très agréables : nos hôtes ont tous été d’une gentillesse touchante, nous rendant service dès que possible, faisant tout pour nous rendre le séjour agréable, loin de toute considération commerciale. Les petits gestes gratuits, comme offrir des fruits, vous faire goûter aux spécialités locales ont été nombreux.

Autres impressions Dans les hôtels et les appartements : Les locations et hôtels réservés sont neufs ou on été récemment réhabilités Je ne sais si le nombre des interrupteurs électriques est un élément de prestige social, mais l'inflation de ces blocs d'interrupteurs souvent mal placés fait que l'on ne sait jamais lequel utiliser pour éteindre ou allumer les nombreuses lumières, ainsi à Castelmezzano il n'y avait pas moins de 4 à 5 blocs (de plus de couleur noire difficile à repérer) dans une même pièce mais qui servaient aussi pour l’éclairage des pièces adjacentes ! Le bidet reste une institution sûre dans les sdb italiennes. Toutes les sdb que nous avons utilisées avaient été refaites à neuf avec douches et même baignoire à multi-jet pulsé ! Toutes d’une propreté irréprochable . Le petit-déjeuner reste invariablement sucré avec les incontournables « cornettos »(croissants) Sur la route : La conduite des sudistes est un sujet sans fin : ils ne respectent ni les limitations de vitesse ni les simples ou doubles lignes d’interdiction de dépasser bien au contraire…il faut dire qu’à leur décharge les lignes sont souvent continues et les possibilités de dépasser, sans enfreindre le code de la route, sont limitées. Ils se garent n'importe où, n'importe comment, sans clignotant (ils ne connaissent pas les clignotants). Ils sont seuls au monde et peuvent ouvrir leur porte sans regarder, s’engager sans hésiter dans une rue où ils n’ont pas la priorité, etc. Un certain nombre de routes sont en très mauvais état avec nids de poules, ornières diverses, revêtements qui se déforment... Les panneaux d'indication sont souvent mal placés, ou alors il y en a tellement comme dans certaines villes qu'il faudrait s'arrêter 3 mn pour tout lire ! Je me pose des questions sur le sérieux des mises à jour et des saisies des routes italiennes sur mon GPS. Soit il veut me faire traverser une voie ferrée continue, soit il me fait tourner dans une rue qui n'existe pas ou bien elle est à sens unique, etc. Une autre fois il me propose un chemin empierré même pas carrossable ! Enfin sur un trajet avéré de 90 km réels, il me calcule un itinéraire de 150 km ! Le triporteur (Vespa ou Piaggio) ou la mini-camionnette restent des valeurs sûres sur les petites routes du sud, où dans les ruelles étroites des villes. Chaque espace, soit pour se garer, soit pour admirer un point de vue, aussi petit soit-il est systématiquement transformé en décharge sauvags et le vent s’en donne à cœur joie pour étaler ces immondices un peu partout. Dans les villes beaucoup de façades de vieux palais sont plus que défraîchies, l'extérieur apparemment compte moins que l'intérieur.

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Retour de mon séjour en Martinique English translation pending
by Phramon · 2015-03-24 · 25 replies
Bonjour à tous

Avant de vous faire part de mon carnet de voyage en Martinique, je voulais remercier Madikera et Lapinous pour leur aide précieuse dans la réalisation de mon séjour ainsi que le récit récent de Lescaribous.

Voici donc le récit de ce séjour du 11 au 21 mars, où nous partions en couple pour la première fois depuis bien longtemps (pour des raisons diverses, nos enfants ne pouvaient pas nous accompagner).

Pas du style à passer la journée allongés sur la plage, nous avons privilégié les randonnées et les découvertes de cette île.

Mercredi J1 : Arrivée de nuit à l'aéroport Aimé Césaire à cause d'un retard de 2 heures au départ d'Orly (la découverte des paysages sera donc pour le lendemain). Location sans problème de la voiture via Europcar avec une belle surprise J'attendais une Captur et ce sera ma première BMW. L'arrivée à l'hôtel (Corail résidence à Sainte Luce) est donc un peu tardive mais super accueil et, après installation, repas au restaurant de l'hôtel (Le Mabouya) : Tartare de thon, excellent, accompagné de ma première Lorraine ; plus classique pour madame avec une salade césar poulet, également très bonne. En dessert, j'attaque le rhum avec une cassolette de banane et ananas flambé au vieux rhum, accompagné d'un sorbet mangue : bon mais un peu trop sucré à mon goût.Puis dodo, rassuré par le fait de l'absence de moustiques, dixit le gérant de l'hôtel. Effectivement, pas le moindre bourdonnement durant notre passage à Sainte Luce.

Jeudi J2 : Réveil assez tôt qui permet de voir le lever de soleil sur le Morne Larcher et le rocher Diamant. Après le petit déj à l'hôtel (tout à fait convenable et varié pour 10€), départ pour Sainte Anne : première et dernière averse du séjour pendant 15 min. On s'abrite dans l'église de Sainte Anne puis on attaque la montée du chemin de croix. Après un passage au marché et les premiers achats, direction notre première rando : Anse Caritan- Anse des Grandes Salines. Départ de la randonnée à 10 heures - Repas dans un snack de plage à Grandes Salines (acras + lorraine / brochette de crevettes-frites + didier : correct sans plus pour 20€, mais les moins bons acras du séjour) Retour de la randonnée à 14 heures. Très belle randonnée avec promenade en bord de plage les pieds dans l'eau très agréable, quelques naturistes à l'anse Meunier et à la Petite anse des Salines. Personnellement, nous avons plus apprécié la plage de l'anse Meunier que celle des Grandes Salines (pas pour les "culs nus"). Le fait qu'elle soit nettement moins fréquentée a probablement joué dans cette appréciation.



Au retour de cette randonnée, arrêt à la Pointe Borgnèse avec baignade et snorkeling. Petite plage très sympa, peu fréquentée et pas mal de poissons visibles à faible profondeur et non loin de la plage. Passage ensuite à la rhumerie Trois-Rivieres et ses boutiques : pas de dégustation et pas d'achat (on commence de façon raisonnable mais surtout rupture de stock pour la cuvée triple millésime dont j'avais envisagé l'achat). Après quelques courses au carrefour market de Sainte Luce, retour hôtel pour repas en chambre (kitchenette disponible), après le premier ti-punch du séjour (au rhum blanc HSE 55° pour les connaisseurs).
Petit tour au sud du Costa Rica (Caraïbes et Corcovado) English translation pending
by Max68 · 2015-03-15 · 48 replies
Les apprentis voyageurs sont repartis ... Version avec photos

Préambule

Nous voulions un voyage familial, tous les 4, pas simple ...

Quand ? Avec de grands enfants et leurs contraintes les plages disponibles sont peu nombreuses. Le seul moment qui s'est avéré possible en 2015 est février lors de la "pause" entre les deux semestres de Léonie. Nous partirons donc du 21 février au 6 mars 2015.

Où ? Février impose plus ou moins une destination dans l'hémisphère sud ou au climat tropical si on veut un peu de chaleur et de soleil. Pour Léonie il faut des animaux, Pour Théo une ambiance "fun" Pour les deux un rythme "cool". Et pour les parents un budget réaliste, donc exit Hawaï ou les Galápagos. Au vu de ces critères le Costa Rica s'est imposé, avec sa faune riche, sa flore exubérante, ses plages magnifiques propices au surf et son ambiance "détendue", particulièrement côté Caraïbes.

L'itinéraire: Le Costa Rica est touristique et pas mal américanisé, du moins dans la partie nord, que cela se tienne nous irons au sud. Ca tombe bien car le parc qui nous attirait le plus est au Sud (Corcovado) et la côte Caraïbes également. Comme on voulait un voyage "cool", on s'en tiendra là!. 1 nuit à San José à notre arrivée au Tacacori Lodge 3 nuits sur la côte Caraïbes à Puerto Viejo à la Casa Moabi 1 nuit dans les montagnes entre les Caraïbes et le Pacifique à San Gerardo De Dota au Paraiso Quetzal Lodge 3 nuits à Drake Bay au Las Caletas Lodge 2 nuits DANS le parc du Corcovado en expédition 2 nuits à Ojochal (côte pacifique sud) 1 nuit à San José à nouveau au Tacacori Lodge.

Au début j'avais contacté des agences qui auraient pu prendre en charge "l'intendance" du voyage, mais au final j'ai tout réservé moi-même (ça revient moins cher et s'est plus souple) avec l'aide de Patrick du Tacacori qui s'est occupé de nous trouver un loueur de voiture fiable et qui nous a cherché à l'aéroport. Pour le reste c'est un pays "simple" on peut très bien tout faire par email.

Au niveau vol, à l'aller nous ferons escale à Houston et au retour à New York. Pour l'aller je nous ai gâtés puisque nous emprunterons un Airbus A380.
Guadeloupe en mars, 2 enfants English translation pending
by VoyageLent · 2015-02-02 · 26 replies
Bonjour a tous,

nous (un couple avec deux enfants) partons a Guadeloupe en mars, et nous l'attendons tres impatiemment :) Alors, j'ai quelques questions concernant l'’île et les environs.

1) Transport Comme nous avons assez du temps entre l’'arrivée et le départ, nous avons pense de visiter Dominique pour quelques jours aussi. Et nous voudrions y aller en bateau - quels sont les options pour le faire autre que l'Express des Îles? Ce dernier est assez cher et je crois qu'on passe la croisiere a l'’intérieur de bateau, n'est-ce pas? Nous préférerions de passer la croisiere sur le pont... Et quels villes en Dominique sont desservis par autres options, s'il y a quelconques?

Concernant Guadeloupe meme, j'ai essayé de trouver l'information sur le transport en commun, mais ce n’était pas facile. J'ai lu des opinions qu'il est impossible de se déplacer dans l'’île sans voiture. Mais sachant que j'ai toujours vu et écouté les memes opinions sur déplacement en France, aussi en ce forum, et pendant nos voyages en France nous n'avons jamais eu besoin d'une voiture, j’'espere que a Guadeloupe peut-etre il y a au moins quelques endroits ou on peut aller en bus sans grandes problemes :) Si quelqu'un des locaux pourrait donner son avis sur se sujet, je serais tres reconnaissant! Il était écrit dans quelques sites qu'il n'y pas d'horaires - ca veut dire qu'un bus depart quand il est plein ou quoi? Et toujours au sujet du transport - est-il possible de faire l'autostop? :) Et peut-etre le bateau-stop, retournant a mon question précédente? Pour quatre personnes, deux garçons de 3 et 4,5 ans inclus?

2) Grande-Terre ou Basse-Terre, ou les deux? Nous n'avons pas encore décidé ou nous voudrions etre hébergés. Notre préférence - ville ou village pas trop grande, pas trop touristique - ça veut dire sans grand "resorts", mais avec les choses comme simple commerce et naturellement avec situation agréable. Nous avons pense de partager notre séjour entre Grande-Terre et Basse-Terre. En Grande-Terre, notre but principal sont les jolies plages avec palmiers - St François? En Basse-Terre nous voudrions faire beaucoup de randos dans le foret tropical, voir les chutes d'eau, peut-etre essayer de monter la Soufriere (nos enfants sont bon marcheurs). Deshaies a l'air d'un village de beauté exceptionnel, mais pour les randos les villes du cote sud ne sont-elles mieux situées? Peut-etre il serait mieux de rester en Basse-Terre tout le temps, qu'est-ce que vous pensez? Il y a des jolies plages et la possibilité de randos la-bas... Mais nous avons aussi pense d'aller a La Desirade ou Petite-Terre, et pour ça c'est mieux d’'etre hébergé a Grande-Terre, ou peut-etre il y a des bons adresses a Desirade aussi et on peut s'’héberger la-bas? Il y a tellement des chose a voir en Guadeloupe!

3) Randonnées J'utilise un tres bon site
http://zoom-guadeloupe.fr/randonnees pour faire les projets des randos, surtout en Basse-Terre, mais si quelqu'un a des idees d'un joli rando pas trop difficile, je suis ouvert a tous les idees! Comme j'ai ecrit, les enfants sont bon marcheurs, en Madere nous avons fait quelques randos le long de levadas sans problemes et c'était en 2013 alors ils ont grandis :) Pour toute la journee, jusqu'a 10 km est possible, avec plus de dénivellation moins bien sur. Les chutes d'eau accessibles avec ces conditions?

Je sais qu'il y a beaucoup des questions dans mon poste, mais j’'espere que dans une communauté comme VF il n'est pas difficile de trouver les gens qui sait tout sur Gwada :)

Merci d'avance!

Michal
8 mois, seul, en Afrique de l'Ouest, histoire et photo English translation pending
by QuébecAfriqu · 2015-02-02 · 80 replies
voilà le résumé de mon épopée dans l'Afrique de l'ouest, avec quelque photo, bien plus si vous aimez.

le 24 janvier, une proportion de près du 3/4 de mon sablier interne va s’être écoulé en atteignent 8 mois sur 12 d’aventure, en ayant dans le crâne les souvenirs de la magie de chaque grain tombé tel un flocon de neige si gentiment déposé sur le nez rougis de ta tendre moitié en une douce journée de décembre sur l’anneau de glace du quartier ( ouf j’ai été la chercher loin celle là ) Voilà que je me suis baladé en duo, en trio, en solo, avec de meilleurs amis, avec des connaissances, avec des pocailles, à dos de moto, de voitures, de trois roues, de train, de métro, de bus, de bus surabondé, de dromadaire, d’avion, de vélo, à pied, en pirogue, en bateau, avec l’âne, à travers vents et marrées, en Europe et en Afrique, Amsterdam, Allemagne, Espagne, République islamique de la Mauritanie, Sénégal, Bénin, Burkina Faso, fait Noël, Tabaski, Halloween, la St-Jean et fait le ramadan, j’ai été super gourment, manger 5-6 repas par jour et manger uniquement orange et biscuit sablé pendant 2 jours, vu chutes, cascades, bassins d’eaux, lacs, fleuves, rivières, océans, criques à mardes, oasis, vu montagnes, plaines, vallées, marigots, terres apocalyptiques, terres bouetteuses, terres rouges, brunes, jaunes, blanches, dorés, bu de la bière local, du thé, du jus d’orange/ d’ananas / mangue fraîchement pressé sous mes yeux, bu jus de maïs, de patate, jus de fruits que je ne savais même pas l’existence, juste de noix de coco, lait caillé, alcool de canne à sucre alcoolisé et moins alcoolisé, alcool de renier alcoolisé et moins alcoolisé, alcool de mil, alcool de fruits que je ne savais même pas qu’il pouvait donner de l’alcool, vu des ruines anciennes, des dunes, des villages dans l’eau, des villages de 20 personnes, des villages de pigmé, des villages de nomades et de touareg, des villes de millions d’habitants, dépensé moins de 3 dollars logé/nourrit/bordé par jour et claquer 100 piaces pour une soirée, eu des amis qui avait la table de couture en guise de lit et d’autres ayant de la difficulté a choisir dans quel chambres poser sa tête, dormit à l’ hôtel, à l’auberge, à l’auberge jeunesse, dans des des chambres de passe, chez des amis, dans notre appartement, chez des inconnus, à même le sol, sur une natte, dans le désert, sur le divan, sur banc de bois, sur plage, dans la forêt, avec lit simple, double , triple, avec douche froide ou très froide, avec paumeau et surtout avec sceaux, ou parfois pas de douche du tout, goûter épices, soupe de tête de coq, boyaux de coq, boyaux de bœuf, salade de chenille, cerveau de mouton, vu toréador, vu sacrifice de poules et de chèvre, vu homme frapper âne, homme frappé homme, homme frappé enfant pour un oui ou pour un non ou pour avoir répondu 5 à la question 2x2, j’ai vu femme se promener sein nue et des femmes voilées/semi voilées/pleinement voilées, des églises et des mosqués tellement pleines que les gens prient jusqu’à deux rues plus loin, vu des femmes pleurer parce que devaient montrer ses oreilles pour photo d’identité, gars chier en pleine rue no stress, l’autobus arrêter 3-4 fois pendant la ride, parce que le chauffeur était piss minutes, vu taxi arrêter pour aller prier même si on était pressé, je me suis fait appeler Alibaba, Benladen, Terroriste, Bocoaram, Jésus, Moïse, Père Noël, Chinois, Russe, Allemand, Espagnol, Michel, Toubab, Yovo, Nassara, Toubabou, la blanche, le blanc, mon ami, mon frère, patron, chef, j’ai parler Arab, wolof, diola, morré, fon, je me suis fait arnaquer et arnaquer les arnaqueurs, donner des pots de vin à des policiers pour me sortir de certaines situations, entendu l’expression ‘’mamamilla’’ dans une vrai conversation ou encore ‘’Jésus Christ de Nazareth’’ pour exprimer de l’étonnement, vu plantation de canne a sucre, de coton, d’acajous, de noix de Karité, de mangue, d’olive, de dattes, j’ai senti des odeurs qui peuvent faire rêver les plus grand parfumiers, et d’autre à mettre un arrière goût dans yeul pour toute une journée, je me suis fait invité à manger par des inconnus sur le côté de la route, partager un bout de pain en 4 pour que tout le monde puisse manger, manger 8 autour d’un bol à même la main, même si c’est du spaghattie ou des patates piller, je me suis fait inviter à dormir chez quelqu’un rencontré dans le bus, partagé des vrais amitié grâce à ma barbe, fait un documentaire sur la barbe, fait pleurer nombres d’enfant grâces à ma barbe, fait rigoler nombre d’enfant, porter le même habit pendant 1 semaine et me faire donner 1 habit à tout les jours, j’ai été plus marocain que les marocain, plus sénégalais que les sénégalais, plus béninois que les béninois, mais certainement pas plus Mauritanien que les Mauritanien, j’ai vu des couchés de soleil embrassant la mer plus que le client en demande, vu le levé du soleil ( … peut-être deux fois . ), vu des orages époustouflante et des canicule étouffantes, des 50 degrés à l’ombre, vu des pluies qui se faisait attendre depuis 2 ans, une tempête de sable, écouté tamtam, djembé, balafon, guitare et autres que je ne sais même pas le nom, eu des amis fervent chrétien, fervent islamique, fervent animiste, fervent athée, lu le coran et crier Jésus, pleurer de joie, de colère et de tristesse, rit au éclat et lâcher une coupe d’osti d’criss de tabarnak, vécu des hospitalité légendaire et des douces hostilité sur la couleur de ma peau, haaaa le voyage Ps : j’ai taquiner les douanier en mettant la robe marocaine et le foulard arabe rouge haha Ps 2 : en sandale pi en robe à -20 c’est frette en Jésus-Christ de Nazareth.

et bien plus si vous aimez !! ( oublie pas de regarder les images héhé )
Retour d'une semaine en Martinique English translation pending
by Lescaribous · 2015-01-03 · 113 replies
Voilà après une semaine (du 25 Décembre au 01 Janvier) sous le soleil de la Martinique, nous voici de retour sous la neige montréalaise!! J'avais promis la réalisation d'un carnet de voyage à mon retour alors chose promise, chose due le voici!! C'est pour moi une grande première alors soyez indulgents 😊

Avant de commencer je voudrais remercier Madikera pour son aide précieuse quand à la réussite de cette semaine de vacances....Merci à toi Madikera😉

Jeudi 25 Décembre (Jour 1) : Montréal-Fort de France

Il est 03h00, le réveil nous rappelle que c'est aujourd'hui que nous filons vers le Sud (comme bien des québécois à cette période!). Le réveil est un peu dur mais la motivation de quitter Montréal et de découvrir la Martinique prend rapidement le dessus!! A 4h30 nous fermons la maison et filons vers l'aéroport. Il pleut et le thermomètre indique +7 degrés...Plutôt exceptionnel un 25 Décembre...L'avion décolle à l'heure et après 5 heures de vol nous ''débarquons'' à Fort de France où la température est de +27 degrés 😎. Dans le Hall ''Arrivée'' un martiniquais très sympa nous attend pour nous emmener à quelques km de l'aéroport pour récupérer notre voiture de location (Doudou Location Martinique gérée par Annie). Annie nous reçoit comme des amis, les formalités ''administratives'' se font dans une ambiance très décontractée, les conseils avisés d'Annie sont notés..bref un ''bon plan'' pour louer une voiture en Martinique! Nous voici donc aux ''commandes'' de notre titinne pour une semaine.

Il est temps de rejoindre le gîte que nous avons loué aux Anses d'Arlet. Après une trentaine de mn de route nous arrivons devant notre gîte. Les propriétaires nous attendent avec un petit pot de bienvenue (Punch, patés antillais maison, boudin créole...), bref un accueil parfait 😉

Nous nous installons tranquillement, profitons de la vue depuis la terrasse puis décidons de descendre pour voir un peu la plage.

L e soleil se couche lorsque nous remontons au gîte, et la fatigue du voyage prend rapidement le dessus...ce soir nous dormirons sous la chaleur des tropiques 😇
De Tananarive à Manakara English translation pending
by Michel92 · 2014-12-07 · 10 replies
Bonjour, nous souhaitons nous rendre de Tana à Manakara en voiture pour la fin de l' année.

Mon idée était de passer par Antsirabe, Ambositra puis route vers Manakara.(en deux étapes)

Est ce possible? Comment est la route? Combien de temps de conduite?

Avez vous des adresses d' hotels sympas à Manakara. (impératif: il faut un endroit sécurisé pour la voiture)

Avec mes remerciements.
De la sierra à la selva English translation pending
by Mjp · 2014-11-12 · 0 replies
Voici le récit d'un voyage 23 jours en Equateur. Les photos sont visibles sur le site: http://mjpgouret.free.fr/equateur/equateur.html

2/09/2014: après 11h de vol l'avion contourne Quito, capitale cernée par les pentes raides de montagnes entrecoupées de ravins encaissés sur lesquels s'accrochent des constructions multicolores. Le soleil s'infiltre au milieu de la couche nuageuse pour teinter de couleurs chaudes les multiples collines sur lesquelles se déploie la ville entre 2300 et 2800m. Après un rapide passage aux formalités de police nous retrouvons notre chauffeur. Une nouvelle autoroute à peine achevée rejoint l'aéroport flambant neuf. Nous sommes un peu surpris de découvrir une végétation de pays sec avec des pelouses rousses d'où émergent quelques cactus. La route louvoie entre de profondes ravines et en 1 h nous rejoignons l'Auberge Inn, dont les chambres sont situées autour d'un agréable patio au calme. Un peu sonnés par le décalage horaire et l'altitude nous ne nous éternisons pas après le diner...

3/09: le réveil est très matinal car nous n'avons pas encore bien intégré l'heure équatorienne. Une rapide sortie nous permet de trouver une petite épicerie tout près de l'hôtel et d'acheter un ravitaillement minimum. Un taxi nous emmène en 20 minutes chez Avis auprès de qui nous avons réservé une voiture. L'accueil y est très attentionné et l'employé nous explique avec un schéma précis et détaillé comment rejoindre la route en direction d'Otavalo. La sortie de la zone urbaine semble interminable malgré une circulation fluide car, sans arrêt, nous traversons de nouvelles zones urbanisées avant de filer sur la Panaméricaine. Par une succession de montées et de descentes souvent soutenues la route dévoile en toile de fond, de tous côtés, des sommets fréquemment encapuchonnées de cumulus. Le soleil est cependant bien présent et, à cette altitude, il est ardent. Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route à Cayambe. Peu avant Otavalo, dans une large dépression apparaît le lac San Pablo surveillé par le volcan Imbabura. Nous quittons la Panaméricaine pour rentrer dans Otavalo, ville aux rues parfaitement quadrillées, où nous avons repéré un hôtel sur notre guide. Après quelques tours autour des carrés de maison nous trouvons l'hébergement envisagé, mais la ville ne nous semble pas très attrayante et nous décidons de rejoindre Peguche, petit village proche qui devrait être plus calme. Après quelques hésitations dues à notre carte sommaire nous trouvons la direction de Peguche. Une route pavée y mène et après quelques nouvelles recherches dénichons l'hôtel Aya Huma curieusement installé en bordure immédiate d'une voie ferrée tout juste rénovée. Après avoir déposé nos bagages nous partons à pied au beau milieu du ballast transformé en voie piétonne très fréquentée par les habitants et rejoignons la cascade de Peguche. Installée au cœur d'une forêt embaumant l'eucalyptus elle jaillit d'une vingtaine de mètres dans un violent fracas. Au retour nous traversons le village dont le calme n'est troublé que par le cliquetis permanent de métiers à tisser industriels. Quelques belles fresques colorées décorent les murs de constructions basses fréquemment inachevées. Pour le dîner, c'est très simple, il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre le restaurant situé juste en face de l'hôtel...

4/09: aujourd'hui nous décidons de partir faire une première randonnée d'acclimatation vers la laguna de Cuicocha. Quelques kilomètres sur la Panaméricaine, élargie et refaite à neuf, avant de tourner vers Cotacachi sur une route également rénovée qui se prolonge jusqu'à l'entrée du parc. Au centre des visiteurs un garde dont c'est le premier jour d'activité nous accueille fort aimablement. Comme il ignore encore tout des itinéraires de randonnée il se déplace à l'entrée du parc pour chercher sa collègue qui fait tout son possible pour nous renseigner. Nous décidons de partir pour le tour du lac. La chaleur devient plus intense malgré les nombreux cumulus qui parsèment le ciel et cachent à la vue les plus hauts sommets. Mais le vent vient rafraîchir les ardeurs du soleil et la température est très agréable. La lumière est superbe et le lac au bleu d'azur contraste avec les pentes escarpées et sombres de la caldeira tandis que, sur le plateau, les prés dorés accrochent les rayons du soleil. Le sentier large et bien aménagé remonte d'abord vers une reconstitution de vestiges incas: calendrier solaire, calendrier lunaire, lieu d'offrandes et de purification. Quelques passages raides sont aménagés au moyen de marches. Le panorama est vaste aussi bien sur le lac que sur la région agricole d'Otavalo, dominée par l'imposant volcan d'Imbabura. De tous côtés des chaînes de montagne émergent. Des fleurs aux couleurs variées bordent le chemin tandis que les herbes dorées du paramo rayonnent même quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Lorsque les bords de la caldeira sont trop escarpés le sentier s'éloigne un peu pour contourner l'obstacle mais, bien vite, revient surplomber le lac. A peu près à mi parcours, un ravin encaissé interrompt la ligne de crête nous imposant une nouvelle grimpette d'une centaine de mètres que nous franchissons tranquillement. Craignant de souffrir un peu de l'altitude nous avons mesuré nos efforts et n'avons pas ressenti d'effet désagréable d'essoufflement. A la fin du sentier nous retrouvons une large route goudronnée qu'il faut suivre sur environ 4 kilomètres. Comme elle est peu fréquentée, ce passage est « avalé » sans ennui car la vue panoramique occupe en permanence le regard. Au niveau du restaurant du mirador, nous abandonnons cette route pour emprunter à gauche un large chemin qui redescend directement à l'entrée du parc. Après une rapide visite du centre des visiteurs nous descendons vers Cotacachi, paisible ville où il semble faire bon vivre. Les rues et la grande place sont bordées de bancs protégés de la pluie ou du soleil, c'est selon, par des auvents. En cette fin d'après-midi les habitants y papotent paisiblement. Une céramique géante de Pavel Eguëz rappelle à notre mémoire que la vie n'est pas toujours aussi tranquille pour les populations indigènes d'Amérique du Sud.

5/09: pour poursuivre notre acclimatation nous passons une nouvelle journée en altitude autour de la laguna Mojanda (3730m). Depuis Otavalo jusqu'au bord de la lagune 18 kms de route aux pavés irréguliers avec de nombreux trous nous gratifient d'une longue séance de massages vibrants. Peu avant l'arrivée à la lagune la silhouette élancée du Fuya Fuya nous domine. Quand nous quittons la voiture le ciel est gris et la surface de l'eau ne reflète qu'une terne couleur métallique. Un large chemin facile en pente douce mène au lac suivant. Par moments de violentes bourrasques de vent soulèvent une poussière pulvérulente qui envahit le chemin. Sans vraiment ressentir les effets de l'altitude nous réalisons cependant qu'il nous est interdit de marcher trop vite. Nous prenons donc notre temps pour rejoindre la laguna Chiquita. De là, le schéma prêté par notre hôtelier nous indique une boucle autour du Cerro Negro. Hésitants, curieux de découvrir ce qui se cache derrière les sommets nous avons très envie de partir sur cet itinéraire. Mais une observation du terrain ainsi que les indications fournies par le GPS nous dissuadent de nous engager dans cette boucle qui risque d'être longue et nous n'avons pas de vivres, si ce n'est quelques biscuits. Nous faisons donc 'sagement' demi-tour. Au retour, une halte nous permet de découvrir Otavalo, célèbre pour ses marchés quotidiens. Le marché artisanal nous paraît assez triste, sans âme et entièrement consacré aux souvenirs touristiques. Il n'est visiblement pas fréquenté par les populations locales. C'est une ville aux bâtiments récents qui ne retiennent pas vraiment l'attention. Seul le Parque Simon Bolivar, cœur central de la ville, dégage une atmosphère de tranquille animation caractéristique des villes sud-américaines.

06/09: en début de matinée un ciel sans nuage permet de découvrir les volcans Cotacachi, Imbabura et Fuya Fuya qui dominent la région d'Otavalo. Le sommet acéré du Cotacachi est encore enneigé. C'est samedi, jour du marché aux animaux parfaitement organisé: un secteur pour les vaches, un pour les porcs, les moutons, la volaille et autres cochons d'Inde. A côté, quelques vendeurs de cordes colorées et aussi quelques cantines où on fait cuire la soupe et griller des abats pas spécialement appétissants. De nombreux habitants y portent le costume traditionnel. Le marché est animé mais sans bousculade et, bien qu'il ne soit que 9 h du matin, il nous semble que le gros de l'activité soit déjà passé. Nous reprenons ensuite la route vers Quito; la lumière est limpide et les prés dorés flamboient tandis que les volcans se dressent fièrement à l'horizon. La calotte glaciaire scintillante du volcan Cayambe domine de toute sa hauteur les hauts plateaux sur lesquels se déploie un patchwork de champs cultivés et de serres. La petite route menant aux pyramides pré inca de Cochasqui est particulièrement inconfortable avec son revêtement de pierres irrégulières et nous secoue en tous sens. Mais le site est situé sur une pente offrant un vaste panorama sur la région de Quito et l'avenue des volcans. Le cône lumineux du Cotopaxi pointe dans le lointain. Nous visitons le site accompagnés par une guide qui pratique un espagnol facilement compréhensible. Les pyramides sont toutes recouvertes de terre et seul un lieu de fouille permet d'en voir la structure. La promenade autour des pyramides est plaisante avec de nombreux lamas qui se délectent avec gourmandise d'herbe rase et sèche. Nous reprenons ensuite la route vers Quito. Aux abords de la ville la circulation se densifie mais nous retrouvons facilement notre chemin pour rejoindre l'agence Avis. Le personnel y est à nouveau très accueillant et se démène pour nous trouver un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Nous y retrouvons une famille avec ses 3 enfants (« notre tribu sur terre ») qui démarre son tour du monde et en profitons pour échanger quelques souvenirs de voyage.

07/09: nous partons pour six jours avec Rodrigo, notre guide de l'agence Equateur Voyages Passion qui a organisé parfaitement ces journées de randonnée. Notre premier objectif est l'ascension du volcan Guagua Pichincha (4784m) qui domine Quito. C'est d'abord une longue traversée des faubourgs de cette capitale qui permet d'apercevoir les maisons et immeubles colorés accrochés sur les pentes raides qui dévalent vers la ville. Ensuite, la route serpente au milieu des zones de cultures. Le patchwork lumineux et coloré des champs s'étale sur les flancs des montagnes jusqu'à une altitude élevée. Une longue piste poussiéreuse mène ensuite vers le refuge situé sous le sommet. Nous quittons la voiture vers 4400m. Le vent balaye vigoureusement les nombreux nuages mais le soleil perce quand même et illumine le paramo. Les premiers pas sont assez difficiles: il faut avancer lentement pour éviter de s'essouffler et nous sommes à l'écoute des réactions de notre organisme. Petit à petit nous trouvons un rythme régulier qui nous permet d'avancer sans essoufflement. Après une courte halte au refuge une traversée ascendante mène vers le bord du cratère. Le vent y est violent et les nuages partent à l'assaut des crêtes déchiquetées. Heureusement, une trace légèrement en contre-bas permet de rejoindre le sommet sans être bousculés. Louvoyant entre les blocs noirâtres nous prenons lentement de l'altitude sans véritable difficulté. En contrebas la bouche du volcan émet quelques fumeroles. Les pentes sombres aux roches déchiquetées composent un tableau sauvage. Nous retournons ensuite vers Quito où la traversée de la ville est toujours aussi longue puis empruntons la Panaméricaine, large route à 2 fois 3 voies récemment rénovée. Au passage le Cotopaxi nous offre la vision sublime de son cône immaculé perçant brièvement les nuages. A Latacunga nous quittons la Panaméricaine pour emprunter une route nouvellement aménagée en direction des plateaux andins. En fin de journée, les champs prennent une chatoyante couleur ocre et les nuages, que nous survolons, s'effilochent en rougeoyant au couchant. Après un passage vers 4000m la route plonge dans un vaste paysage de hauts plateaux vallonnés Nous faisons halte à la Posada de Tigua, belle hacienda blottie au creux d'un bosquet d'arbres autour desquels paissent côte à côte lamas, moutons et vaches. À l'intérieur, un poêle diffuse sa douce chaleur tandis qu'une fraîche bise secoue les arbres.

08/09: le vent a soufflé toute la nuit; il semble ne jamais cesser dans cette région. Au réveil, une somptueuse lumière éclaire les hauts plateaux tandis que rapidement quelques cumulus font leur apparition. Des gouttes de pluie transportées par le vent allument un arc en ciel insolite au milieu d'un ciel d'azur. Nous partons accompagnés d'un guide local, Jorge, habillé de manière traditionnelle avec son poncho et son chapeau. L'air matinal est vif et le vent permanent mais le spectacle des champs irisés de soleil est ravissant. Par une large piste nous parcourons ces vallonnements au milieu d'espaces sans fin. De temps à autre notre guide rythme la marche des airs enjoués de sa flûte. Des habitations isolées apparaissent au milieu des champs cultivés: fèves, oignons, pommes de terre sont les cultures principales de la région. En traversant une hacienda des enfants vêtus de leur uniforme d'écolier tentent d'attirer notre attention par des pitreries et des cris. Le chemin longe ensuite un abrupt ravin en formation aux curieuses formes colorées et tourmentées. Puis, après une brève remontée, un raide chemin sablonneux et poussiéreux s'insinue entre d'étroites parois jusqu'au fond d'un profond canyon aux falaises délitées. Là, paissent quelques chevaux tandis que les femmes de Quilotoa, village situé à 2 heures de marche, lavent leur lessive dans le ruisseau. Après la pause pique-nique nous entamons la remontée sur un sentier escarpé où le sable instable nous oblige à accélérer le pas sous peine de glisser en arrière. À cette altitude de plus de 3000m il faut prendre garde à ne pas s'essouffler, d'autant plus qu'il y a environ 250 m de dénivellation à gravir. Finalement, sans courir, mais avec un pas régulier nous rejoignons le vaste plateau dominé par les pentes du volcan Quilotoa. Une assez longue progression en pente douce permet de gravir ce plateau panoramique et, enfin, en suivant le fond toujours sablonneux d'un nouveau canyon nous atteignons le rebord du cratère. Du mirador la vue sur la caldeira circulaire est spectaculaire avec le lac aux reflets d'azur qui en occupe tout le fond. Le vent permanent nous a bousculé toute la journée et c'est avec grand plaisir que nous rejoignons tout à côté l'hôtel Churikawa où Rodrigo est arrivé avec nos bagages. L'atmosphère de la chambre est glaciale et son équipement spartiate sans chaise ni table mais avec un poêle à bois. Après la douche nous nous réchauffons d'un un potage, plat traditionnel en Equateur. Nous sommes à 3900m et, dès que le soleil disparaît, les rafales de vent incessantes refroidissent brutalement l'atmosphère et nous nous réfugions près du poêle de la salle à manger en attendant le dîner. Après celui-ci l'hôtelier vient allumer le poêle de notre chambre qui diffuse rapidement une douce chaleur. Malheureusement, celle-ci s'évanouit rapidement dès que la provision de bois est consommée.

09/09: des rafales ont tambouriné sur le toit avec des grains de sable sans interruption durant la nuit et, au lever du jour, le froid est vif. Pas suffisant, toutefois, pour interdire une rapide sortie matinale afin d'admirer le soleil frappant la lagune irisée qui prend des teintes changeantes selon l'avancée des nuages. Bien emmitouflés nous longeons le rebord aérien de la caldeira où les violentes bourrasques de vent nous bousculent parfois brutalement. Mais le paysage est magnifique et des tâches de lumière parsèment l'eau agitée par le vent. Notre itinéraire quitte ensuite le bord du cratère pour rejoindre des zones de culture par de raides chemins sablonneux. Le paysage est chaotique et de nombreux ravins rognent les pentes escarpées sur lesquelles les champs cultivés remontent jusqu'aux crêtes. De ci de là nous apercevons les femmes qui cultivent les champs, battent les céréales ou accompagnent leurs troupeaux. Après avoir traversé le village de Guayama San Pedro, établi sur un vaste plateau, le sentier plonge à nouveau dans un profond ravin par un chemin escarpé et sablonneux où nos pas soulèvent un nuage pulvérulent. Une passerelle artisanale construite avec des troncs en équilibre permet de traverser le ruisseau, heureusement peu large à cet endroit. Ensuite, le chemin remonte une courte pente instable et sablonneuse avant de s'assagir pour gravir les ressauts plus doux qui permettent de rejoindre Chugchilan. Les enfants en uniformes rouges ou gris sortent tout juste de l'école et animent le village tandis qu'ils prennent d'assaut les camions utilisés pour le ramassage scolaire. Tout près du centre du village se trouve l'hôtel Mama Hilda, joliment décoré avec des chambres plaisantes qui nous permettent de nous reposer durant l'après midi sans être frigorifiés comme la veille. L'altitude moins élevée, à 3200m, explique aussi la température plus confortable.

10/09: nous quittons Chugchilan par la petite route qui surplombe le profond ravin traversé la veille. Aujourd'hui, nous pouvons marcher en T-shirt car il n'y a pas de vent. La région est toujours très agricole et nous croisons régulièrement des paysans qui gardent leurs troupeaux ou cultivent leurs champs. Le chemin descend ensuite rapidement vers le fond du ravin au milieu d'un dédale de falaises plus ou moins écroulées. En suivant le cours de la rivière nous arrivons dans un village aux quelques maisons regroupées autour d'une petite église et d'une école où un groupe d'élèves est en train de s'aligner pour rentrer en classe. Divers modèles de ponts ont été installés pour traverser la rivière: simples avec des empilements aléatoires de planches ou plus élaborés tels qu'une passerelle suspendue avec rambarde. Notre chemin, quant à lui, emprunte un énorme tronc raboté installé 2 mètres au dessus de l'eau et dont la rambarde est particulièrement instable: nous traversons donc avec précaution. Jorge continue de jouer régulièrement de la flûte, notamment à l'approche des fermes pour tenter d'amadouer quelques chiens à l'allure agressive. Les villageois rencontrés semblent aussi bien apprécier ces claires notes de musique qui s'élèvent du chemin. C'est par un vallon étroit qui s'insinue entre des parois ravinées que nous remontons sur le plateau. Le sentier se poursuit ensuite en contournant plusieurs vallonnements où sont disséminées de petites fermes. A l'approche de Isinvili nous croisons à nouveau les enfants rejoignant leurs maisons isolées après l'école et nous retrouvons Rodrigo qui nous attend avec la voiture et nos bagages. Une longue piste remonte vers des hauts plateaux où la vue s'élargit à l'infini sur de vastes pentes et atteint près de 4000 m avant de redescendre sur le plateau central. Devant nous les sommets des Ilinizas et du Cotopaxi sont malheureusement couverts de nuage ne laissant apparaître que la base de leurs cônes. Quelques kilomètres avant de retrouver la Panaméricaine nous faisons étape à l'hosteria Quinta Colorada aux façades décorées de fresques représentant des volcans enneigés. Un grand salon avec de larges fauteuils nous permet de lire et de consulter internet confortablement installés.

11/09: au réveil, le ciel est complètement gris et un léger brouillard a effacé tous les reliefs. Nous partons de bonne heure pour visiter le marché de Saquisili. C'est un des plus importants d'Equateur et on y vient de loin pour acheter ou vendre toutes sortes de marchandises. Au marché des animaux organisé en fonction des espèces on trouve vaches, cochons, moutons et lamas et tout ce qu'il faut pour emmener la bête achetée depuis le cordage jusqu'au fourrage. La foule se presse dans une ambiance bon enfant et les négociations vont bon train entre vendeurs et acheteurs habillés de leur costume traditionnel. Dans le centre ville on trouve répartis sur différentes places et dans les rues les marchés aux fruits et légumes largement approvisionnés et rutilants de couleurs variées, les étals de viandes et de poissons pas vraiment appétissants et tout ce qui peut être utile dans la vie quotidienne depuis les vêtements jusqu'aux bassines en pneus recyclés en passant par le mobilier d'aspect généralement assez kitsch. En fin de matinée nous prenons la route vers le parc de Cotopaxi. Le temps reste morose malgré quelques brèves éclaircies. Le paysage de hauts plateaux recouvert d'herbe rase dorée ou de lichens gris est vaste mais les sommets se dissimulent dans les nuages. Par moments, l'extrémité des langues glaciaires du Cotopaxi darde sous les nuages. Nous partons pour le tour facile de la laguna Limpiopungo. Malgré le ciel bas, quand la lumière perce entre les nuages le spectacle des masses nuageuses boursouflées au dessus de cet océan de paramo est saisissant. Nous rejoignons ensuite rapidement l'hostal Tambopaxi dont la situation privilégiée offre une vision panoramique sur le Cotopaxi. Une violente averse vient saluer notre installation et, un peu inquiets, nous regardons l'eau dégouliner le long de la large baie vitrée de notre chambre qui devrait nous offrir le Cotopaxi sur écran large. Puis, brutalement, les nuées commencent à se déchirer et les pentes glacées se dévoilent petit à petit derrière les interstices nuageux tandis que le plateau humide brille sous les éclats du soleil. Nous sortons rapidement pour entamer une série de photos en nous promenant sur le plateau. Spectacle formidable de ce cône quasi parfait qui surgit de la pampa dorée jusqu'aux glaces étincelantes. Mais l'éclaircie n'aura duré qu'une heure, car en fin d'après-midi le brouillard vient effacer le paysage. Cependant, nous constatons une nouvelle fois qu'en Equateur le temps est changeant car, dès le début de la nuit, un ciel étoilé de mille feux nous surprend. Le poêle installé dans la chambre diffuse une agréable chaleur qui nous évite d'être trop frigorifié en ce début de soirée.

12/09: la pluie est tombée une partie de la nuit et un voile uniforme de nuages se déploie sur les sommets au-dessus de 5000 m. La base du Cotopaxi est poudrée d'une fine pellicule de neige. Le ciel d��sespérément gris et les menaces de pluie nous incitent à modifier nos plans. Au lieu d'escalader le Ruminahui au risque de nous retrouver dans les nuages Rodrigo nous propose une petite randonnée sur le plateau en direction du site inca de Pucara Salitré. Malgré le ciel bouché la traversée à pied de ces hauts plateaux est vraiment plaisante, seuls au milieu de ces vastes espaces qui paraissent sans fin mais jamais monotones. Les espaces d'herbe rase ou de lichen sont entrecoupés de ravins aux rives abruptes dans lesquels les laves d'anciennes éruptions ont tracé leur chemin abandonnant au passage des roches déchiquetées. Quelques troupeaux de chevaux sauvages ou de vaches et de rares oiseaux apportent la vie dans cet univers isolé. Le site inca est établi sur une éminence offrant un large panorama qui permettait de surveiller aisément les environs. Il en subsiste seulement une enceinte en massives pierres jointives et, tout à côté, des cônes volcaniques utilisés pour des sacrifices rituels. De retour à Tambopaxi nous reprenons la voiture et retournons vers l'entrée du parc par une piste en tôle ondulée. Nous roulons dans la ouate car le brouillard a envahi tout l'espace. Une fois rejointe la Panaméricaine nous prenons la direction de Quito. Brèves éclaircies et averses alternent tout au long de la route. Nous retrouvons notre chambre à l'Auberge Inn et faisons nos adieux à Rodrigo qui reprend la route vers Banos.

13/09: nous partons à pied visiter la ville coloniale de Quito. L'ancienne ville occupe une surface relativement réduite mais vallonnée. Elle est quadrillée de rues perpendiculaires qui montent à l'assaut de raides collines. On y observe un étonnant mélange de constructions anciennes colorées et ornées de motifs architecturaux côtoyant des immeubles modernes sans charme. Dans le prolongement des rues apparaissent les constructions bigarrées qui s'étagent sur les nombreuses collines de la ville. Il règne une grande animation autour des principales places, notamment sur la plaza de la Independencia. Mais, le plus surprenant reste la richesse invraisemblable des décors des églises, en particulier la compania de Jesus, dont toutes les fioritures du sol au plafond semblent n'être qu'une immense feuille d'or. Nous déambulons dans ces rues une partie de la journée puis revenons vers le parc El Ejido, lieu de promenade très fréquenté en ce samedi après-midi. Pour terminer la journée nous observons, en bordure du parc, les nombreuses productions des peintres locaux qui exposent leurs tableaux dans l'espoir de trouver acheteur.

14/09: nous quittons l'hôtel pour rejoindre l'agence AVIS où nous avons réservé une voiture pour la fin du séjour. Le loueur nous propose de changer de modèle pour une Fiat UNO car le modèle réservé n'est pas en état (pneus lisses, comprenons nous???). Il s'avère que le coffre de cette voiture est trop petit pour nos 2 bagages et nous insistons pour avoir le modèle réservé. Finalement, par on ne sait quel miracle, une Chevrolet Aveo est bien disponible et nous pouvons prendre la route. Une nouvelle fois nous empruntons la direction de l'aéroport et l'orientation nouis paraît désormais simple. Nous nous dirigeons ensuite vers Papallacta par une route large et récemment bitumée qui remonte une large vallée pour atteindre un col vers 4000m. Quelques zones de travaux subsistent sans revêtement. La pente est soutenue et la voiture «peine» un peu dans cette longue côte. Nous trouvons le brouillard sous le col puis dans la descente sur le versant est une pluie continue nous accueille. La végétation change d'aspect: de nombreux arbres et arbustes verdoyants couvrent les raides pentes du Bosque Nublado. L'ambiance verdoyante et humide de l'Amazonie n'est plus très loin. L'ambiance est très particulière nous rappelant notre trajet sur la Carretera Austral il y a quelques années. Entre Baeza et Tena le soleil refait son apparition et les contreforts des Andes brillent d'un éclat particulier comme lavés par la pluie récente tandis que de gros nuages bourgeonnants grignotent le ciel. Nous traversons quelques villages à l'aspect plutôt triste. Les rivières commencent à devenir moins squelettiques et bouillonnent dans les rapides. A Tena, après quelques difficultés d'interprétation de la signalisation, nous trouvons la route de Puerto Misahualli qui s'enfonce dans la forêt à proximité du rio Napo. Juste à l'entrée du village nous faisons halte à la maison d'hôtes France America dont les cabanes en bois agréablement dispersées au milieu des arbres nous ont paru attrayantes. Sans être vraiment immergés au cœur de la forêt amazonienne nous en ressentons cependant rapidement l'ambiance. Moiteur de l'air, densité de la végétation et surtout les bruits divers et variés permanents: ça crisse, ça grésille, ça grince, ça siffle avec en bruit de fond les remous permanents de la rivière juste à côté. Une courte promenade nous fait découvrir le village modestement établi autour de sa petite place principale. Il y règne une ambiance assez nonchalante et détendue alors que les enfants gambadent autour des singes qui cabriolent sur les arbres. Tandis que les familles se baignent juste à côté de la plage sablonneuse des pirogues motorisées promènent les touristes sur le rio Napo et transportent aussi les habitants avec leurs bagages vers les villages accessibles uniquement par le fleuve.

15/09: à peine rentrés du dîner la pluie s'est mise à tomber et toute la nuit les averses de plus en plus fortes se sont succédées. Au réveil, nous sentons une brumisation nous rafraîchir le visage au travers de la moustiquaire. Tout baigne dans l'humidité, les brumes s'accrochent au faîte des arbres et le rio Napo dont le débit est devenu violent a pris une couleur marron. Nous tentons d'aller voir « el arbol gigante » tout près du village mais la pluie intense nous dissuade de quitter la voiture. Après avoir traversé le pont suspendu qui enjambe le rio Napo nous poursuivons vers la Punta. Au long de la route quelques glissements de terrain ont déposé leur couche ocre sur le bitume. À proximité du nouvel aéroport « international » une superbe route à 2 larges voies séparées vient d'être créée. Il faudra certainement attendre quelques années avant qu'elle ne soit saturée... Peu après la route bute sur le rio: quelques maisons colorées abritent les chauffeurs qui attendent le bac pour traverser vers Ahuano dans une ambiance de bout du monde sous la grisaille humide et tiède. Nous revenons ensuite vers Puerto Misahualli pour faire quelques courses à l'épicerie pompeusement appelée supermarché où l'équipement informatique récent avec lecteur de code barre fait regretter la traditionnelle calculette beaucoup plus rapide. La pluie ayant cessé nous en profitons pour faire quelques photos de ce village beaucoup moins animé que la veille. L'ambiance est surprenante avec ses maisons colorées qui se mirent dans les flaques des rues défoncées. Nous prenons ensuite la direction de Puyo par une belle route sinueuse au milieu de la forêt luxuriante dont les arbres lessivés brillent abondamment sous les premiers rayons du soleil. À Puyo, nous trouvons une chambre à l'hôtel Las Palmas, dans un bâtiment orné d'un beau balcon en bois dominant un jardin abondamment fleuri. Une fois les bagages déposés nous allons visiter le centre de réadaptation de la faune Yana Cocha (lagune noire en quechua) où quelques animaux de la forêt amazonienne peuvent être observés. De nombreuses fleurs aux couleurs vives illuminent la végétation des lieux. Alors que je m'approchais sur un sentier pour photographier de près quelques fleurs j'entends le bruit d'un plongeon soudain: quelle surprise d'apercevoir à quelques mètres un caïman apparemment dérangé par ma présence. Une belle frayeur rétrospective... En fin de journée, un petit tour dans les rues animées de Puyo nous mène vers la pizzeria.

16/09: nous quittons Puyo pour rejoindre la cordillère. La route parcourt une belle vallée encaissée dont les pentes raides sont couvertes d'une végétation serrée qui rappelle celle d'îles volcaniques telles que la Réunion. A rio Verde nous avons quelques difficultés à trouver le sentier qui permet de descendre à la cascade Palion del Diablo car celui-ci débute sous un porche en bois au milieu de boutiques de souvenirs. Il est large et bien aménagé avec quelques marches pour rejoindre environ 120 m plus bas un restaurant, porte d'entrée où il faut s'acquitter du péage pour accéder aux belvédères. À l'approche de celui situé à proximité de la cascade nous commençons à être largement aspergés par les embruns. Un petit passage sous les rochers permet au prix d'une quasi reptation de rejoindre les passerelles suspendues qui surplombent l'impressionnante et bruyante cascade. Après une rapide remontée nous reprenons la route bordée de nombreuses cascades. Des « tarabita », nacclles légères de téléphériques traversent fréquemment la rivière à belle hauteur. Utilisées pour transporter les marchandises d'une rive à l'autre elles sont devenues une attraction touristique prisée. Nous rejoignons ensuite Banos, petite cité touristique implantée sur un replat dominant une gorge profonde et trouvons facilement une chambre à l'hôtel Donde Ivan. La chambre est aménagée simplement, très propre et donne sur un patio joliment décoré. En fin d'après-midi, profitant de larges éclaircies la vision du volcan Tungurahua nous incite à remonter au delà du pont San Francisco traversant le ravin pour essayer de découvrir un point de vue dégagé sur le volcan. Nous remontons environ 200m de dénivellation mais la vue reste limitée par les arbres au travers desquels nous pouvons quand même apercevoir le sommet sur lequel s'accrochent encore les nuages.

17/09: le soleil est bien présent dès le matin. Après un tour dans la ville et quelques emplettes au supermarché nous décidons de partir découvrir les villages de Patate et Salasaca en empruntant une petite route qui remonte à travers la montagne juste au dessus de Banos. Cette route excellemment pavée est raide avec de nombreux virages serrés mais assez large. Petit à petit le paysage se dévoile avec la ville de Banos implantée sur le rebord abrupt du rio Pastaza et surplombée par le Tungurahua décoré d'une corolle de nuages. Malheureusement, après le site des antennes les pavés laissent place à une large piste empierrée mais dont nous ne sommes pas certains de la viabilité avec un véhicule standard. Nous préférons donc faire demi-tour et rejoindre Patate par la route classique goudronnée. Juste à la sortie de Banos nous découvrons un panneau indiquant la direction de Patate par une route étroite qui semble suivre le fond de la vallée. Mais, rapidement, des glissements de terrain ont détérioré le goudron et un panneau précisant que la route était dangereuse nous dissuade de continuer. Nouveau demi-tour et cette fois nous empruntons la route principale. La route s'élève petit à petit au dessus d'une profonde vallée sur les pentes desquelles s'accrochent des cultures et de multiples serres. Patate est une petite bourgade blottie au creux des montagnes avec des rues rectilignes à angle droit semblables à de nombreux villages traversés durant notre séjour en Equateur. Nous reprenons ensuite la route vers Salasaca, réputée pour ses tapis de laine. Au passage à Pelileo, tout au long de la rue principale s'étalent de nombreuses boutiques de pantalons et de jeans, autre spécialité locale. À Salasaca, quelques boutiques sur la place ne présentent que des objets vus et revus sur tous les marchés et le magasin tout neuf d'artisanat local ne nous inspire guère avec ses femmes habillées comme au spectacle qui attendent les touristes à sa porte. Notre essai de découverte hors des sentiers battus a tourné court ce jour. Nous retournons donc à Banos puis nous baladons au hasard des rues. Quadrillée de rues bordées de bâtiments modernes aux façades multicolores on y trouve pléthore d'hôtels, restaurants, agences proposant des activités de plein air et autres boutiques de souvenirs. Seuls, les vendeurs de melcocha, friandise à base de jus de canne, perpétuent une tradition artisanale traditionnelle. Au pied de la cascade de la Vierge les piscines thermales aux eaux de couleur jaunâtre et à la décoration plutôt vieillotte accueillent les amateurs de bains. En fin d'après-midi, le volcan semblant vouloir évacuer les nuages qui l'entourent nous décidons de remonter vers le mirador Ojos del Volcan. Une petite couronne de nuages laisse émerger tout le sommet d'où s'élève une colonne de fumée. Puis, la chance nous sourit quand, tout à coup, un nuage noir et épais surgit du cratère, début d'un spectacle fascinant qui durera pendant au moins 45 minutes. Une succession d'explosions va déployer dans le ciel ses champignons de fumée et de cendres qui se noient dans les nuages teintés par la merveilleuse lumière du soleil couchant.

18/09: nous quittons Banos vers Riobamba, mais ne trouvant pas la route directe (peut être coupée selon le propriétaire de l'hôtel) nous gagnons Ambato pour rejoindre la Panaméricaine. En chemin nous profitons du spectacle du Tungurahua qui fume toujours et dont le versant ouest apparaît particulièrement haut et impressionnant. Puis le Chimborazo dévoile à nos yeux sa couronne de glace dégoulinante de cascades gelées. Sa silhouette massive se détache au dessus du haut plateau andin et nous profitons à nouveau de ce spectacle à plusieurs reprises sur la route qui se déroule entre 3000 et 3500m. Après Riobamba la route serpente dans une large vallée ondoyante dont les flancs sont recouverts de champs cultivés et parfois de bosquets de pins. La voie ferrée croise la route à plusieurs reprises. Puis la Panaméricaine plonge fortement à proximité d'Alausi alors que les vallées se creusent en de profonds canyons. Après Alausi nous traversons une longue zone sauvage au cœur d'un massif peu habité où la végétation devient plus rare et sèche. Une alternance de longues montées et descentes raides ponctue l'itinéraire. Le ciel est devenu menaçant et de gros nuages noirs boursouflés éclatent en brèves averses. à Zhud, une végétation plus verdoyante refait son apparition et les habitations deviennent plus nombreuses. La route est toujours aussi sinueuse et accidentée et nous rattrapons fréquemment des camions poussifs qui nous contraignent à la patience. Aux abords de Cuenca les montagnes s'amollissent (tout est relatif quand même) et la ville apparaît encadrée par un environnement de sommets élevés. Avec quelques difficultés d'orientation nous arrivons dans le centre historique pour rechercher un hôtel. Après un premier échec, nous trouvons une chambre agréable, bien éclairée mais sans lumière du jour à l'hostal Calle Angosta qui se trouve au calme à une dizaine de minutes à pied du centre ville. Une rapide promenade pour trouver un restaurant nous permet de découvrir des rues plaisantes avec des arcades à l'ambiance agréable.

19/09: nous passons la journée à la découverte du centre historique de Cuenca. Comme dans beaucoup de villes les rues sont quadrillées à angle droit et il est très facile de s'y repérer. De nombreuses maisons colorées avec des balcons côtoient des églises blanches ou en brique. Dans les rues les habitants vaquent à leurs courses dans une ambiance tranquille et bon enfant et la circulation des voitures se fait sans énervement. Les coupoles de la cathédrale s'atteignent par un escalier en colimaçon régulier où il ne faut pas oublier que la ville est quand même à 2500m d'altitude, faute de quoi l'essoufflement est garanti à l'arrivée. De là haut, on profite d'une vue à 360° sur la ville et les montagnes qui l'entourent. Il règne dans les marchés une joyeuse animation et on aperçoit régulièrement des femmes dans leur costume traditionnel toujours très coloré. Enfin, il ne faut pas oublier quelques boutiques proposant le célèbre Panama. En effet, c'est dans la région de Cuenca qu'est fabriqué ce célèbre couvre-chef. La tradition du tissage est séculaire et la réalisation peut être très complexe en fonction des motifs d'ornement.

20/09: le grand soleil du réveil nous incite à prolonger notre séjour à Cuenca pour aller randonner dans le parc Cajas. La traversée des faubourgs de Cuenca est rapide et une fois la ville quittée la route remonte le long d'une longue vallée bordée de pentes verdoyantes. C'est samedi et de nombreux cyclistes et coureurs à pied entraînent leur souffle en pédalant ou courant gaillardement dans ces montées longues et soutenues au delà de 3000m d'altitude. Dès l'entrée du parc la vallée s'élargit et nous découvrons un vaste panorama de crêtes et de mamelons rocheux recouverts de paramo entre lesquels se niche une multitude de lacs. Malheureusement un voile nuageux filtre la lumière. Nous tentons quand même quelques arrêts photo au bord de la route mais les gardes du parc nous imposent de repartir car la route est, selon eux, « muy perigrosa ». Nous poursuivons donc jusqu'au centre d'information situé près de la laguna Toreadora. Il faut s'inscrire au bureau avant de partir pour randonner. Nous décidons de découvrir le circuit N°1 qui semble intéressant car il passe auprès de plusieurs lagunes. L'itinéraire commence par contourner la laguna Toreadora puis longe ensuite la base du cerro San Luis avant de traverser un bois de polylepis, arbre à l'écorce lisse et rouge, le seul poussant à cette altitude de près de 4000m. Le sous-bois est touffu et il faut louvoyer entre les arbres et les blocs rocheux sur un chemin de tourbe souvent glissant. Le sentier redescend ensuite vers la laguna Unidas. Malgré l'absence de soleil, les couleurs sont surprenantes avec les herbes dorées recouvrant un dédale de monticules. A proximité de la lagune, le terrain devient tellement spongieux et humide que nous hésitons à continuer. Après avoir cherché un passage plus au sec nous renonçons et faisons demi-tour. Des échappées de ciel bleu commencent à apparaître et pendant une courte pause au bord du lac Toreadoro des filaments de lumière viennent miraculeusement éclairer les rives du lac et les touffes d'herbe captent immédiatement cette lumière. En reprenant la voiture nous poursuivons jusqu'au col situé à 4200m près des Tres Cruces, belvédère panoramique sur les massifs. Quelques petits maux de tête, certainement liés à l'effort en altitude, nous incitent à redescendre et nous regagnons Cuenca dans l'après-midi.

21/09: comme la veille, nous sommes réveillés par le carillon cristallin d'une église voisine. Le ciel est à nouveau gris, ce qui semble assez fréquent dans cette région. Nous reprenons la Panaméricaine en direction du nord pour rejoindre la petite ville de Canar à proximité de laquelle s'engage une route toute neuve vers Ingapirca. En cette journée de dimanche le site Inca est fréquenté par de nombreux visiteurs équatoriens. Il est situé dans une position dominante sur un amphithéâtre établi sur les pentes d'une quebrada. La visite permet de découvrir des vestiges de murs, de temples, de canalisations et même d'une voie inca pavée qui joignait le site au chemin de l'Inca voisin de quelques kilomètres. La visite guidée en espagnol est complétée par des panneaux explicatifs en anglais. Nous rejoignons ensuite la Panaméricaine sur laquelle nous trouvons le mauvais temps: pluie et brouillard compliquent la conduite d'autant que nombre de conducteurs équatoriens oublient d'allumer leurs phares même dans un brouillard épais. A nouveau, nous n'aurons rien vu du paysage autour d'Alausi noyé dans les brumes qui se précipitent sur les pentes des montagnes. Nous poursuivons jusqu'à Guamote, petit bourg situé sur le plateau andin et prenons une chambre à l'auberge Inti Sisa dépendant d'un organisme communautaire d'éducation. Nous terminons l'après-midi en parcourant les rues pavées du village aux nombreuses constructions inachevées lui donnant un air de far west avec sa voie ferrée traversant le bourg. On rêverait d'entendre le train siffler.

22/09: après le petit déjeuner nous visitons les espaces de formation et de fabrication de l'association Inti Sisa: salle informatique, classe maternelle et atelier de confection. La route, en partie non goudronnée, vers les lagunes Ozogoche nous semblant un peu aléatoire avec notre véhicule « standard » nous décidons de partir à la découverte des lagunes Atillo accessibles par une bonne route récente. La route remonte une longue et large vallée entourés de pentes tantôt verdoyantes, tantôt plus arides. Les espaces cultivés avec des champs en damiers alternent avec des zones de reboisement et des grandes étendues de paramo qui peinent à exprimer leurs couleurs faute de lumière suffisante. De nombreuses maisons isolées parsèment cette vallée et les habitants sont nombreux au bord de la route toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Quelques grains de pluie et des bancs de brume nous accueillent à l'arrivée aux lagunes. Plusieurs lacs se blottissent entre une multitude de mamelons herbeux. L'endroit est sauvage, peu fréquenté et nous décidons de patienter en espérant qu'une éclaircie voudra bien faire exploser les couleurs. Mais nous n'avons pas de chance et en début d'après-midi, sous la pluie et sans espoir véritable d'amélioration, nous sommes contraints de repartir. Nous nous dirigeons vers Riobamba et le ciel reste couvert tout au long du chemin. Nous trouvons une chambre à l'hôtel Tren Dorado. Des patios apportent une note de calme à cet hôtel situé en plein centre ville à côté de la gare.

23/09: le temps est variable au lever du jour avec suffisamment d'éclaircies pour nous inciter à faire le tour du Chimborazo par la route des hauts plateaux à l'ouest. Après avoir traversé quelques villages situés sur les contreforts de la montagne la route passe au milieu de zones désertiques où de rares touffes d'herbe se mêlent aux cailloux sombres. Vers 4000m nous rentrons dans un brouillard épais qui nous fait douter. Puis, au bout de quelques kilomètres des déchirures apparaissent découvrant un immense plateau désertique où gambadent des vigognes craintives et curieuses. Une courte fenêtre permet même d'apercevoir le versant glacé du Chimborazo. La route se rapproche de la base de la montagne et les dieux de la météo sont avec nous puisque de larges éclaircies nous offrent la vision majestueuse du sommet. Sur le versant nord ouest dès que la route redescend en dessous de 4000m le désert cède la place à de grandes étendues agricoles et de petits villages s'éparpillent sur l'altiplano. À une telle altitude les conditions de vie doivent être bien rudes. Une longue descente au milieu des champs accrochés sur les pentes les plus raides mène vers Ambato. Un peu fatigués nous décidons d'y faire étape même si la ville ne présente pas un grand intérêt. L'hôtel Roka Plaza déploie ses chambres autour d'un agréable patio, très calme en plein cœur de la ville. Le prix de la chambre nous paraît cependant surévalué.

24/09: nous rejoignons la Panaméricaine jusque Quito. Nous retrouvons une circulation plus importante sur une route très large qui traverse le plateau andin bordé par les volcans emblèmes de l'Equateur. La plupart restent cachés dans les nuages mais nous profitons quand même d'une belle vue sur le Cotopaxi blanchi. À Latagunca c'est la fête de la Mama Negra et il y règne une joyeuse animation dans les rues où défilent fanfares, cavaliers et personnages costumés aux couleurs vives. C'est ensuite le retour sur Quito où nous sommes toujours impressionnés par l'étendue de la ville qui s'étale au milieu d'innombrables vallons et collines. Nous quittons la voiture de location et rejoignons l'Auberge Inn comme les fois précédentes. En fin d'après-midi, un petit tour vers le quartier de Mariscal nous dégourdit les jambes après ces journées de voiture.

25/09: le ciel est intensément bleu ce matin et particulièrement limpide. Nous décidons d'aller visiter la capilla del Hombre et la maison de Guayasamin, peintre équatorien, situé sur les hauteurs du quartier de Bellavista. Malgré la distance, environ 5 kms, nous décidons de partir à pied au long du Quito moderne ce qui nous permet de découvrir les styles architecturaux très variés qui se côtoient. Maisons basses d'allure coloniale sous l'œil de buildings de verre ou de briques, larges avenues bruyantes contigües avec des ruelles calmes, petites boutiques fourre-tout adossées à des halls commerciaux clinquants. Partout, des immeubles en construction semblent témoigner du grand dynamisme et de l'évolution de la ville. Pour atteindre le musée il faut quitter les grandes avenues par de petites rues escarpées qui permettent de dominer la ville et, ce matin, d'avoir une vue panoramique dégagée sur le volcan Pichincha. Implantée en position dominante à la limite de la zone urbanisée la capilla del Hombre présente de manière très sobre une partie des œuvres du peintre. Nombre de peintures sont consacrées à la ville de Quito et aussi à la représentation de la douleur et de l'exploitation des hommes liées à la guerre ou au travail. Dans un style parfois inspiré de Picasso ses évocations sont extrêmement vivantes et, dans un style dépouillé, traduisent parfaitement le dure situation des peuples sud américains. Tout à côté, son ancienne demeure, vaste et luxueuse maison blanche, présente une collection d'objets d'art impressionnante. En redescendant nous faisons un tour vers le grand parc Carolina entouré d'immeubles récents. Nous en profitons pour nous reposer un peu au calme: jeux d'enfants, pistes cyclables, stade de course à pied, vaste pelouse où s'entraînent des joueurs de football, aires de gymnastique, pédalos, il y a là de quoi satisfaire les besoins de loisirs de la population quitenos aisée. Toujours à pied, nous rentrons en longeant l'avenue Amazonas, très fréquentée, bordée de centres commerciaux et où une piste cyclable a été aménagée. Le plus souvent partagée avec les piétons une certaine vigilance s'impose pour se protéger des cyclistes intrépides et pressés.

En résumé, un pays aux paysages spectaculaires et variés avec une population particulièrement accueillante et souriante.
Découvrir la Roumanie et la Bulgarie en été 2015 English translation pending
by Annachris · 2014-09-13 · 32 replies
Bonjour,

Nous avons décidé de partir en Roumanie l'été prochain avec nos 2 enfants qui auront 8 et 11 ans. Nous en sommes au tout début de notre projet. Nous avons 2 semaines pour vadrouiller en Roumanie soit en transports locaux, soit en voiture de location si nécessaire. Je pense plutôt orienter notre voyage sur la Translvanie et le Delta du Danube. Nous recherchons le dépaysement, le contact avec les roumains, la découverte de la nature et de la faune, des activités sportives. Je souhaite notamment contacter Carpathian Nature Tours pour pouvoir observer les ours et séjourner dans leur guesthouse. Avez-vous des retours sur cette agence qui figure dans le Lonely ?

Là où notre itinéraire se complique, c'est que nous aimerions coupler la Roumanie avec un autre pays où nous pourrions profiter des plaisirs balnéaires pendant quelques jours 🙂 Et après la lecture du Lonely, j'ai pensé à la Bulgarie où nous pourrions peut-être aller à partir de Vama veche ? Sozopol m'attire particulièrement ... Mais comment est l'ambiance ? J'imagine qu'il y a beaucoup de monde mais si l'ambiance est bon enfant, cela ne nous dérange pas trop. J'ai un peu tout lu sur le web : certains regrettent d'y être allé après la Roumanie, Dans le doute, nous retournerions bien en Turquie à partir de Bucarest, pays que nous apprécions beaucoup ...

Bref, si vous pouviez me donner des conseils pour découvrir la Roumanie avec des enfants (coins sauvages et sympas, activités) et me dire ce que vous pensez de la suite de notre itinéraire en Bulgarie .... Cela nous aiderait à cibler aussi nos aéroports d'arrivée et de départ car pour l'instant, je suis perdue ! 🏴‍☠️

Merci par avance !
Voyage Réunion - Maurice en novembre 2014 English translation pending
by Merlot · 2014-07-06 · 33 replies
Bonjour à tous je compte me rendre à l'Île Maurice en novembre 2014 et aussi visiter l'Île de la Réunion. J'aimerais connaître les destinations qu'ils seraient intéressantes à visiter ou à faire durant mon séjour de 21 jours sur l'île. Pour l'instant je regarde du côté de Flic- en- Flac pour mon hébergement en appartement. Je voudrais bien tout voir et si possible revenir chez moi dans mon appartement chaque soir pour y prendre un bon repas et une bonne bouteille. Selon certain il serait mieux que je réserve sur place un forfait de 3 jours 2 nuit pour la Réunion. Je suis à votre écoute voyageurs expérimentés afin que je puisse revenir avec de magnifiques photos, Merci
Compte rendu Canaries 2014: Tenerife, Lanzarote, Fuerteventura English translation pending
by Jacou0109 · 2014-06-10 · 5 replies
Compte rendu Canaries 2014 : Tenerife, Lanzarote, Fuerteventura

Budget : pour deux personnes et 15 jours Avion Bâle-Tenerife et Fuerteventura –Bâle (Easyjet) : 350€ Transport sur place (voitures de location, avion Tenerife- Lanzarote, ferry) : 355 € Hébergement : 325 € (uniquement durant 7 nuits) Nourriture : 630 € Total : 1660 € 22/4 On sent qu’on est en période de vacances scolaires, l’aéroport de Bâle-Mulhouse est en effervescence et les files s’allongent devant les « destinations-soleil ». Nous décollons à l’heure dans un avion bien plein. Au bout de 4h nous apercevons le sommet caractéristique du Teide qui émerge au-dessus de la couronne de nuages. Récupération de la voiture de location et en route pour rejoindre notre appartement à Los Gigantes, arrêt dans un supermarché pour remplir le frigidaire. De l’appartement nous avons d’un côté une belle vue sur les falaises vers le Nord et de l’autre côté la terrasse donne sur la mer vers le Sud. 23/4 Petit-déjeuner sur la terrasse encore à l’ombre, mais il ne fait pas froid. Départ pour notre 1ère balade ( la n° 26 du guide Rother) celle du sentier de Guergues qui part peu après le mirador de Masca. Le chemin est bien tracé et grimpe le long d’une arête ménageant de beaux points de vue sur le massif de Masca et sur la côte Sud, balade bien fléchée avec pas mal de dénivelés et de beaux panoramas. 24/4 Balade en voiture dans la région comprise entre Garachico et Santiago del Teide près de Ruigomez. Dès que l’on descend vers la côte de Garachico, la brume et des nuages bas font leur apparition rafraichissant l’atmosphère. L’après-midi nous partons en voiture en direction du Teide, nous laissons Gilles à la hauteur de la Montaña Blanca, c’est là que part le chemin qui monte au refuge du Teide. Quant à nous, sous un bel éclairage de fin d’après-midi, nous faisons la belle ballade des Roques de Garcia qui fait le tour de l’ensemble des pitons et des champs de laves. 25/4 Beau temps comme toujours de ce côté de Tenerife, nous allons retrouver Gilles vers midi après sa montée au Teide ce matin tôt. Après-midi farniente et balade entre Los Gigantes et Puerto de Santiago. Tout est bétonné ici, du bas jusque tout en haut des falaises. La quasi-totalité des enseignes et des panneaux informatifs sont en anglais, quelque fois en allemand mais rarement en espagnol. Les employés des magasins pour touristes sont rarement hispanophones ! En fait nous sommes ici dans une enclave anglaise qui permet à ses ressortissants de se croire en G.B. avec le soleil et la chaleur en plus et on ne se mélange pas !nombreux sont les panneaux « private, cameras operational »! Quant au style architectural, c’est ce que l’on peut trouver dans n’importe quel pays « sea, sex & sun » de la planète. 26/4 Direction le Nord de l’île et le massif de Las Mercedes. Nous prenons le chemin qui part du mirador Pico del Inglès et descendons en direction du Sud par le Valle Seco et le Barrio Alegría; très belle balade en descente jusqu’à la hauteur du hameau de Los Catalanes avec de magnifiques vues sur la ville de Santa Cruz et l’océan. De là nous remontons par un autre chemin pour nous retrouver au point de départ de la balade. Retour par Santa Cruz de Tenerife et arrêt pour admirer l’auditorium réalisé par Santiago Calatrava dans le style qu’on lui connait (voir ses réalisations à Valencia). 27/4 Nous avons rendez-vous à Tamaïmo avec nos amis Pierre-Paul et Patricia pour faire ensemble la balade de Las Cañadas. Pour cela nous laissons la voiture sur la route qui mène de Vilaflor au Teide et montons directement vers la crête, d’abord par un vague sentier qui serpente sous une forêt de pins puis au petit bonheur la chance en contournant les éboulis dès que l’on s’approche de la crête qui domine toute la caldeira du Teide : superbe panorama ! Après ces efforts, le réconfort !nous allons déjeuner chez Antonio à Chirche, restaurant populaire où on mange des plats canariens délicieux pour un prix imbattable. 28/4 Nouvelle journée balade à six, toujours sous un chaud soleil cette fois pour descendre les gorges depuis le village de Masca jusqu’à l’océan. Pour ne pas dépendre des taxis, nous organisons le co-voiturage en laissant une voiture à Los Gigantes. Nous prenons ensuite la route étroite et sinueuse qui mène de Santiago del Teide à Masca. Par chance nous prenons les dernières places de parking disponibles et commençons notre descente vers le fond de la gorge par de luxuriants jardins. Nous ne sommes pas seuls, plusieurs groupes de marcheurs se suivent sur l’étroit sentier qui se faufile dans le fond tortueux de la gorge et certains passages, obstrués par des blocs de rocher, ne sont pas toujours faciles à négocier. Le paysage est impressionnant avec ces falaises verticales de plusieurs centaines de mètres. Le contraste est frappant entre les parois verticales dénuées de toute végétation et la profusion des plantes qui profitent de l’eau qui coule sporadiquement au fond. Au bout de quelques heures (entre 3 et 4) nous débouchons sur la petite plage de galets et de sable noir. Baignade bienvenue après avoir beaucoup transpiré. Retour dans la barque que nous avions réservée jusqu’au port de Los Gigantes, puis récupération des voitures à Masca. 29/4 Nous quittons Los Gigantes et nos amis Gilles et Michèle qui rentrent en France. Quant à nous nous allons prendre l’avion pour Lanzarote à l’aéroport de Tenerife Norte. Nous prenons la voiture jusqu’à Puerto de la Cruz où nous nous arrêtons pour visiter le très beau jardin botanique. Nous reprenons la route en direction de La Laguna ville agréable avec de belles rues et de vieilles maison coloniales qui lui donnent un cachet latino-américain. Déjeuner gastronomique à la Tasca de Cristian, resto typique installé dans une vieille maison canarienne, accueil sympathique, cuisine à la fois traditionnelle et innovante. On s’est régalé ! Décollage de Tenerife Norte (Cie Binter Canarias) pour Lanzarote en fin d’après-midi. Après avoir récupéré notre voiture à l’aéroport nous partons pour Punta Mujeres au N-E de l’île, notre studio est idéalement situé au bord de l’océan dans ce petit village de pêcheurs. Deux supérettes permettent d’acheter des provisions. Le vent souffle fort et il fait gris. 30/4 Ce matin nous allons voir le « Jameos del Agua » tout proche. C’est un site naturel composé d’une grotte qui communique avec deux bassins et entièrement réaménagé par l’artiste César Manrique. C’est très beau et très original avec une mise en scène épurée dans les tons de noir, couleur de lave et blanc. L’ambiance musicale de style new age participe à la magie du lieu. On peut aussi y voir ces fameux petits crabes blancs et aveugles, espèce endémique, unique. Nous continuons notre découverte de l’île jusqu’à Orzola tout au Nord pour monter ensuite jusqu’au mirador del Río lui aussi réalisé par Manrique. La vue sur l’île de la Graciosa et la plage de Famara est magnifique depuis ce point haut. Nous ne sommes pas seuls ! Les quelques sites touristiques ne sont pas si nombreux que cela et en conséquence tout le monde se retrouve à visiter les mêmes curiosités. L’île est truffée de commerces qui vendent et vantent les mérites de l’aloé véra : j’ai l’impression que c’est un business rentable à voir le nombre de bus et d’acheteurs qui se précipitent pour acheter très cher des cosmétiques dont la composition en aloé vera est souvent infime ! Retour à Punta Mujeres, et balade le long du front de mer comme il n’y a pas de plages de sable, pour permettre de se baigner, il y a des piscines sommairement aménagées avec des blocs de lave tout au long des rives. C’est ce qui explique que ce village est resté un village traditionnel de pêcheurs, sans constructions touristiques majeures. Par contre pour la baignade, il faudra repasser : un vent violent rend la mer agitée et ça ne donne pas envie de renter dans l’eau. 1/5 Le vent est toujours présent mais la couverture nuageuse est plus fine. Nous partons en direction de Teguise, village touristique au centre de l’île. C’est un beau village avec des maisons en cube toutes blanches, mais c’est également un village très touristique avec les bars, les restaurants et les magasins de souvenirs qui vont avec. Nous montons au château d’où la vue sur la ville et les environs est belle. On se croirait une fois de plus en Afrique du Nord avec ce mélange de maisons blanches et de palmiers. Nous continuons vers la plage de Famara où les vagues dues à des vents soutenus font la joie ders surfeurs et des kite-surfeurs. Le paysage est très sauvage avec cette grande plage en arc de cercle et les reliefs volcaniques tout proches. Pour terminer la journée nous allons visiter la Cueva de los Verdes, long tunnel formé par la lave en se refroidissant, d’une longueur de plusieurs km reliant le volcan Corona à l’océan, c’est impressionnant. 2/5 Visite de la petite ville de San Bartolomé située au centre de l’île et réputée pour ses quelques vieilles maisons coloniales et son église toute blanche. Un peu plus loin commence la fameuse vallée viticole de la Geria. Toute cette vallée noire de scories et de lave volcanique est dédiée à une forme de culture très particulière de la vigne : les ceps de vigne sont plantés dans des cuvettes relativement profondes (+/- 1m) protégées par un muret en croissant de lune, pour éviter les vents desséchants dans un climat quasi-désertique. Cette viticulture donne à ce paysage lunaire un parfum d’étrangeté. Arrêt au monument de Manrique « Monumento al campesino ». Déjeuner dans une gargote populaire à Yaiza en compagnie des gens du crû. Visite ensuite, organisée du parc de Timanfaya : il s’agit d’un parc naturel qui comprend une zone volcanique ayant subi une intense activité vers 1730. Un bus nous emmène pour faire un parcours d’une quinzaine de km dans cet univers minéral ponctué de cônes volcaniques. 3/5 Nous quittons notre studio de Punta Mujeres et partons en direction du Sud. Nous repassons par San Bartolome et la vallée de la Geria et bifurquons après Yaiza en direction d’El Golfo au bord de mer. Il y a là une belle lagune d’une belle couleur verte qui tranche sur un environnement minéral ocre et rouge. Un peu plus loin nous nous arrêtons à Los Hervideros, une grotte sous marine dans laquelle les vagues bouillonnent, ( pas vraiment beaucoup d’intérêt), par contre les salines de Janubio sont belles avec leurs nuances de couleur en fonction de l’éclairage du soleil. A l’heure du déjeuner nous choisissons un petit restaurant situé en position de balcon dominant la côte sud et Playa Blanca dans le village de Femes. Repas de poissons et de crustacés délicieux, copieux, prix imbattables, avec en plus une vue splendide sur les alentours. Nous descendons à Playa Blanca prendre le ferry pour Fuerteventura qui nous mènera en 40 mn à Corralejo, le port d’arrivée. Avant de rejoindre notre nouveau logement nous allons faire quelques courses alimentaires à Corralejo puis nous nous rendons au village de Lajares où nous attend notre logeuse Camille. « La Casita » est une dépendance d’une belle maison située très au calme dans les environs proches de Lajares. 4/5 L’île de Fuerteventura est connue pour ses vents, effectivement ce matin le vent souffle fort. Première visite au village de La Oliva tout proche : pas grand-chose à voir, une église et la Casa de los Coronales qui est fermée. Nous continuons vers Betancuria à travers un paysage désertique de couleur ocre et rouge assez désolé. Du Mirador de Morro Velosa, lui aussi fermé, on peut voir cette étendue désertique avec des reliefs volcaniques pas très haut. Les hameaux traversés sont assez quelconques et l’on se demande de quoi vivent les gens ici car la campagne aride n’est pratiquement pas cultivée, seuls les chèvres paraissent adaptés à ce climat. Betancuria par contre est un beau village qui possède quelques beaux monuments : une vieille église de style gothico-normand et sa superbe sacristie avec un plafond à caissons mudéjar, l’ermitage de San Diego. 5/5 Ce matin nous partons voir le parc des dunes de Corralejo, une des curiosités de l’île et sûrement aussi celle qui lui permet d’attirer des touristes grâce a ses immenses plages de sable blanc. Effectivement l’immense plage de sable est très belle, dommage qu’elle soit défigurée par deux hôtels monstrueux qui gâchent inévitablement le tableau. Même avec du soleil, l’air reste frais à cause du vent et l’eau paraît froide, d’ailleurs on peut compter les baigneurs sur les 10 doigts de la main. Nous continuons notre périple vers l’Ouest et nous nous arrêtons à Pajara. Dans la belle église de ce village est vénéré N.S. de Regla, la sainte patronne de l’île. 6/5 Dernier jour à Fuerteventura, nous allons nous promener le long de l’océan à partir du village El Cotillo jusqu’au phare que l’on voit un peu plus au nord. De nombreux surfeurs profitent du vent fort qui souffle ici continuellement. Pour la baignade il faudra repasser… départ pour l’aéroport de Fuerteventura d’où nous devons rejoindre l’Europe. Enervement à l’aéroport où nous ne trouvons pas l’agence (Goldcar) censée récupérer notre voiture. Après avoir téléphoné nous apprenons qu’elle est à plusieurs km de l’aéroport, heureusement que nous avions de la marge. Conclusion toute personnelle L’île de Tenerife avec ses diversités climatiques et ses paysages variés offre des possibilités de balades et de visites très diverses. On peut y passer des semaines sans s’ennuyer, à condition de quitter les enclaves touristiques du sud. L’île de Lanzarote est très originale. Entre les créations de Manrique, les paysages volcaniques avec la vallée viticole de la Geria et quelques villes intéressantes il y a de quoi faire. Pour les balades le paysage me semble plus monotone que celui de Tenerife. L’île de Fuerteventura nous est apparue d’un intérêt plus limité : la plus grande partie de l’île se réduit à un paysage moyennement montagneux, volcanique, aride et desséché. A part quelques églises et moulins il n’y a pas grand-chose à voir. Les plus belles plages sont naturellement colonisées par des hôtels et des lotissements d’appartements touristiques ce qui gâche le paysage. En dehors de ces plages, les côtes sont souvent rocheuses et peu propices à la baignade. Pour voir les photos de ce voyage cliquez sur le lien suivant :
https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/Canaries201415JoursATenerifeLanzaroteEtFuerteventura?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMnoyZ2Usr_nlAE&feat=directlink
Topos de randos en Martinique English translation pending
by Lapinous · 2014-06-06 · 64 replies
Un petit post pour partager une nouvelle section sur le blog : Randos en Martinique

Ça fait maintenant plus d'un an que l'on court les sentiers de la Martinique, à un rythme quasiment hebdomadaire pour découvrir de nouveaux itinéraires, points d'intérêt et autres panoramas sur l'île. Du coup on s'est décidés à mettre en ligne des topos synthétisant un peu nos randos aux quatre coins de l'île.

La particularité étant qu'en ayant expérimenté la plupart de ces randos avec notre ti moun sur le dos (1 an pour les premières... 2 ans et quelques kilos de plus maintenant) on peut donner un avis sur la faisabilité avec le porte-bébé.

Pour essayer de donner un aperçu le plus indicatif possible, outre les infos habituelles comme la distance, le dénivelé (on a ajouté les profils et les tracés de parcours sur une carte IGN, issus de notre GPS) on a essayé de catégoriser le niveau de difficulté tel qu'on l'a ressenti, et la durée de marche approximative que l'on a mise du départ à l'arrivée. On est bons marcheurs mais on n'a pas le culte de la performance et les durées indiquées sont tout ce qu'il y a de plus raisonnable !

Le tableau récapitulatif avec une dizaine de randos qui sont d'ores et déjà consultables, sachant que l'on en a une bonne vingtaine de plus en stock qui viendront s'y ajouter progressivement :



À venir ensuite en ordre dispersé :

Morne Genty Anse Lévrier - Anse à Voile La Caravelle Baie Gros Raisin Îlet Chevalier Montagne du Vauclin par le quartier Ensfelder Montagne du Vauclin par le quartier Coq Piton Crève-Coeur Montagne Pelée par Grande Savane Morne Larcher Circuit de Rabuchon...

Femme seule au Pérou: arnaques et dangers? English translation pending
by Jmanuéla · 2014-04-17 · 25 replies
Bonjour,

Je pars en voyage, seule au Pérou, et j'aimerai avoir quelques informations sur les arnaques les plus courantes voir ce qu'il faut éviter au Pérou ?

Est-ce un pays assez facile à visiter pour une femme seule ?

A bientôt pour plus d'échanges.

Belle journée à vous.

Jma
Meilleur spot snorkeling aux Philippines English translation pending
by Anhthy · 2014-03-18 · 21 replies
Bonjour, nous partons une dizaine de jours à fin mars pour les Philippines et nous souhaitons pouvoir faire du snorkeling..et snorkeling de la plage encore mieux..sachant qu'on voudrait profiter de l'occasion pour essayer de voir des baleines et des tortues. El nido est il vraiment incontournable pour le snork? 10 jours à vadrouiller aux Visayas serait elle la meilleure option? Et où exactement? Merci pour votre contribution à notre voyage 😎
50 jours à pied dans L'Intérieur de la Papouasie, 1ère Partie English translation pending
by Naps · 2013-12-20 · 52 replies
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE

La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.

- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -

Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ​? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ​? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
Récit de notre voyage en famille de 5: Arizona, Utah, Nevada et Californie English translation pending
by Saintvit · 2013-11-28 · 186 replies
Bonjour à tous,

Nous voilà rentrés depuis plus de 3 mois déjà et après bien des hésitations sur l'intérêt de mon récit, le tri des photos, je me lance. Après tout, si personne ne le lit, peu importe. Mais à cette époque l'an dernier, j'étais en pleine préparation de ce périple, et je recherchais sur ce forum toutes les informations, et les récits de voyageurs, des conseils pratiques. Ce forum m'a été particulièrement utile, une mine d'informations pour tous et un grand merci à tous les passionnés de ce forum, qui répondent inlassablement à tous les forumeurs avec patience, compétence... Merci donc à Pong, Itat, Bastinj, veileen, Paj59, Cendryon, Sedonax et ceux que j'oublie, merci à toutes les personnes qui ont publié leur récit quand j'étais en plein élaboration (lucie 23, Taq...) et désolé à ceux que j'oublie... je me répète...

Nous sommes une famille de 5, papa et maman (moi) et nos 3 enfants : 18, presque 13 (dans l'avion du retour) et 7 1/2. Nous avions décidé depuis longtemps que les vacances de 2013 seraient l'ouest des Etats Unis, nous étions allés quelques jours à New York en 2009. Et on s'y est tenu.

Dès l'automne 2012, soit près d'un an avant, nous avons commencé à préparer... Tous d'abord le circuit : j'ai commencé à acheter un guide papier assez petit pour voir l'essentiel, je me suis procurée le GEO voyage de juin 2012, consacré à l'Ouest et bien illustré, commandé photographing the southwest, et en avant la lecture de forums... on me prête des cartes, google maps est désormais mon ami... J'ai demandé à mon mari les incontournables pour lui, il a fait sa liste, on a regardé les dates de vacances (moins de 3 semaines, en plein dans les vacances scolaires), et on essaie de faire rentrer les souhaits de chacun dans le délai. Mon mari aime beaucoup la photo, la conquête spatiale...

Impossible de tout mettre, on doit faire des choix... on prévoit : beaucoup de parcs nationaux (je ne m'en lasse pas), dont la forêt pétrifiée, incontournable après les photos de GEO, mais aussi Las vegas, San Francisco, Los Angeles, mais pas Yosemite, ni sequoia, ni le canyon de Chelly, ni Mesa Verde. Allez, on se lance ! Je prends connaissance des idées de circuits dans ce forum, et nous décidons aussi de prendre un vol intérieur sur les conseils de ce forum... Je m'inquiète pas mal pour la plus jeune ; elle a l'habitude de marcher, elle n'est pas "si" petite, elle est assez curieuse de tout, mais elle souffre en général de la chaleur, du soleil ; mais bon, pas le choix des dates, et je me voie pas partir sans elle. Alors, on y va ! je vois que beaucoup y sont allés avec des enfants nettement plus jeunes...

Voilà le résultat de nos cogitations : 27/07 : arrivée Phoenix 28/07 : départ pour petrified forest et visite, nuit à Holbrook 29/07 : meteor crater, flagstaff et route pour Le grand canyon 30/07 : Grand canyon suite, et l'après-midi, route pour Page 31/07 : Page, Antelope Canyon, horse shoe bend et route pour monument Valley 01/08 : Monument valley et route pour Moab 02/08 : Dead horse point et canyonland 03/08 : Arches 04/08 : Route pour Bryce, par Capitol Reef 05/08 : visite de Bryce, puis route vers Zion 06/08 : trop court passage à Zion puis route vers las Vegas, personne n'a voulu s'arrêter à Valley of Fire (snif) 07/08 : Las Vegas, puis route pour Death Valley, coucher de soleil 08/08 : visite de Death Valley tôt le matin, puis route vers l'aéroport de las Vegas pour un vol vers San Francisco 09, 10 et 11/08 : San Francisco 11/08 : descente de la route 1, nuit à San Simeon 12/08 : hearst castle puis route vers Los Angeles 13, 14 et 15/08 : Los Angeles puis départ dans l'après-midi

Bref du classique... the wave, havasupai, pas possible ces merveilles, Yellowstone, trop loin, on y retournera dans 3 ou 4 ans...

Nous avons choisi de dormir dans ou au plus près des parcs, nous avons souvent réussi dormir à 5 dans une chambre, avec un rollaway bed ou un sofa. ça dépendait du prix des chambres en fait, soit une, soit 2... Nous avons loué, par Airbnb, un appart pour les 3 jours à san francisco et à Los Angeles

Voilà pour "l'avant". Reste quand même à voir d'où nous partons, nous en sommes dans l'Est, pas d'aéroport très proche, alors je regarde Paris, Lyon, Geneve, Zurich, Francfort et même Milan ; Milan est intéressant pour le prix mais quand même loin, l'aller et le retour dans des aéroports différents, et je tombe un beau jour sur un tarif correct depuis Genève, sachant que j'ai peur de l'avion, que l'A380 nous tentait bien, bingo, avion réservé le 21 novembre 2012, il y a un an ! Air France... Le vol est un sacré budget à 5, c'est d'une banalité affligeante ce que je dis, mais quand même...

Anne
Séjour de 18 jours en Thaïlande English translation pending
by Yass1510 · 2013-11-14 · 27 replies
Bonjour a tous,

j'aurais besoin de votre aide pour mon séjour en Thaïlande, a la base on devait partir au brésil avec ma copine mais a force de lire les forum spécialisé sur la sécurité ca nous a refroidit du coup on s'est dit pourquoi pas la Thaïlande.

j'ai bcp cherché sur internet les bon plan pas dans le sens prix mais vraiment dans le sens activité amusement mais je n'ai rien trouver malheureusement car sur internet c'est ou on va la bas pour faire des body massage - sexe ou se retrouver isoler sur une ile dans un village de pécheur qui me donne pas trop envie du coup je suis parti voir l'agent de voyage de ma famille et il ma fait un circuit assez sympa donc on est libre et en même temps des excursions un mélange de deux et j'aurais voulu avoir votre avis si c'était un bon programme ou pas svp

en sachant nous parlons le fr-de-ar-it mais vraiment tres tres peu l'anglais

a noté que j'ai demandé a l'agent de voyage de m'enlever 1 jour sur koh lanta et ajouter 1 jour sur bkk

voici le programme :

Jour 1 [23 déc. 2013]: Phuket Arrival (No meal) Arrivée à l'aéroport de Phu Ket et transfert à votre hôtel. (Aucun repas inclus)

Jours 2 - 3 [24 – 25 déc. 2013]: Phuket Journées libres pour votre relaxation sur la plage de Patong. (Petit-déjeuner inclus)

Jour 4 [26 déc. 2013]: Phuket – Excursion en bateau vers l’île de Koh Phi Phi Accueil : 7H30 – 8H00 Votre voyage s’effectuera dans un véhicule climatisé après votre petit-déjeuner à l’hôtel en direction du Lagon Marina où votre bateau vous attendra. Sur place, on vous remettra des masques et des tubas prêts pour faire du snorkelling. Un thé de bienvenu vous sera servi avant de prendre votre bateau vers 10h00. Le bateau prendra la direction de Phi Phi Ley, en s’arrêtant de temps à autre pour vous permettre de prendre des photos des singes de la plage, appelés ainsi pour les milliers de singes qui peuplent l’île. Vous reprendrez ensuite le bateau pour vous diriger vers la charmante Phi Phi Ley et particulièrement la Baie Maya où le film The Beach a été tourné. Choisi pour une bonne raison, cette baie est tout simplement à couper le souffle avec un sable blanc et une eau claire parfaite pour la baignade et pour le snorkelling avec une abondance de poissons colorés. Le prochain arrêt se fera à la baie Lho Sa Mah et Pi Leh, deux spots de baignade et de snorkelling parfaits pour passer du temps tranquillement avant de prendre le déjeuner sur la plage. Le bateau s’arrêtera à la grotte Viking. Le repas sera servi à la plage Laemtong et à la plage Phi Phi Erawan Palm Resort suivi par beaucoup de temps libre pour vous promener sur la plage de sable blanc avant de vous diriger vers un autre spot de plongée tout aussi magnifique. Pour ceux qui souhaitent se baigner tranquillement, l’île Bambou est parfaite pour eux. Après une heure de relaxation, le bateau vous conduira vers un dernier spot idyllique appelé île de Kai Nai pour profiter de la fin de journée avant de rentrer à l’hôtel vers 17h30. Note: c'est un tour en partage avec un guide anglophone. (Petit-déjeuner et déjeuner inclus) Jour 5 [27 déc. 2013]: Phuket - Koh Lanta Journée à votre disposition jusqu'au transfert à Koh Lanta (en voiture et en ferry local). Installation dans votre hôtel et reste libre. (Petit-déjeuner inclus)

Jours 6 – 8 [28 – 30 déc. 2013]: Koh Lanta Journées libres à votre entière disposition. (Petit-déjeuner inclus)

Jour 9 [31 déc. 2013]: Koh Lanta - Krabi Transfert en navette commune à la jetée de Saladan (arrangé par l'hôtel) et puis vous prendrez le ferry local vers Krabi. Accueil par notre véhicule et puis transfert à votre hôtel. Dîner du Réveillon est bien inclus à votre hôtel. (Petit-déjeuner et dîner inclus)

Jours 10 - 12 [1 – 2 janv. 2014]: Krabi Journées libres pour votre relaxation sur l'île paradis Krabi. (Petit-déjeuner inclus)

Jour 13 [4 janv. 2014]: Krabi – Vol à Bangkok – Chiang Mai Journée à disposition jusqu'au transfert à l'aéroport de Krabi. Envol à destination de Chiang Mai avec une escale à Bangkok. (Petit-déjeuner inclus)

Jour 14 [5 janv. 2014]: Chiang Mai - Lampang – Centre Thaïlandais de Conservation des éléphants Après le petit-déjeuner, votre guide vous conduira à Lampang et au Centre Thaïlandais de Conservation des Eléphants (TECC). Vous y verrez les éléphants peindre et jouer de la musique pour les touristes. Ensuite, on vous expliquera le comportement des éléphants et vous apprendrez les commandes de base que vous utiliserez en tant que futur cornac. Après le déjeuner, vous rencontrez vos géants compagnons et votre instructeur cornac. Vous apprendrez à vous asseoir sur le cou de l'éléphant et à le diriger à gauche et à droite en utilisant vos genoux. Menez votre éléphant à travers la forêt avant de retour à votre hôtel à Chiang Mai. (Petit-déjeuner inclus) Jour 15 [6 janv. 2014]: Chiang Mai – Camp d’éléphant Mae Taman Vous sortirez de Chiang Mai en direction du district de Mae Taman au camp d’éléphant où vous passerez la journée en compagnie d’éléphants. La journée commencera par un spectacle avant de monter sur un éléphant pour un trek dans la jungle avec le mahous à travers une flore luxuriante et quelques singes se déplaçant d’arbre en arbre. Vous prendrez une charrette pour faire un petit tour avant de prendre un repas thaï sur le camp. L’après-midi, vous serez conduits à la rivière Mae Taman. Vous prendrez un canoë en bambou pour descendre le long de la rivière. Après une journée relaxante, vous retournerez au camp pour attendre la voiture qui vous conduira à votre hôtel en passant par une ferme d’orchidées. Merci de noter que le rafting ne sera pas possible si le niveau de l’eau est élevé à cause de la pluie. (Petit-déjeuner et déjeuner inclus)

Jour 16 [7 janv. 2014]: Chiang Mai – Vol à Bangkok Transfert à l'aéroport en fonction du vol de retour à Bangkok. Installation dans votre hôtel et puis reste libre. (Petit-déjeuner inclus)

Jour 17 [8 janv. 2014]: Bangkok Journée libre pour vos visites personnelles à Bangkok. (Petit-déjeuner inclus)

Jour 18 [9 janv. 2014]: Bangkok – Départ Journée à disposition jusqu'au transfert à l'aéroport international de Bangkok. Vous prendrez votre vol international ensuite. (Petit-déjeuner inclus)

Coût total du voyage CHF 4'996.- /personne

Liste d’hôtel :

Ville Hôtel Type de chambre Site internet Phuket Burasari Resort – 4**** Elite Pool Access www.burasari.com Koh Lanta Crown Lanta Resort & Spa – 4**** HoliJour Deluxe www.crownlanta.com Krabi Amari Vogue Krabi – 5***** Deluxe www.amari.com Chiang Mai The Rim Resort – 4**** Deluxe , Superior www.therimchiangmai.com Bangkok Siam@Siam Design Hotel & Spa – 4**** Leisure Class www.siamatsiam.com LE PRIX DU CIRCUIT INCLUT :

• Le logement sur base de double dans les hôtels sélectionnés ci-dessus avec petit déjeuner compris. Heure d’enregistrement dans les hôtels : 14h. Heure de départ des hôtels : 12h. L’enregistrement avant et le départ après les horaires indiqués seront possibles selon les disponibilités et moyennant un coût supplémentaire. • Les repas comme mentionnés dans l’itinéraire • Des guides locaux francophones pendant les visites guidées sauf pour l’excursion en bateau vers Phi Phi • Les visites et transferts comme mentionnés en véhicule privé climatisé • La croisière comme mentionnée dans l’itinéraire • Les frais d’entrées et autorisations lors des visites guidées • Les billets d’avion Internationaux avec Emirates (avec une nuitée à Dubaï à l’aller), en M classe sur Thai Airways : Krabi – Bangkok, Bangkok – Chiang Mai – Bangkok

Merci d'avance de votre avis ! et une bonne soirée
Rando à Madère: avis sur un itinéraire d'une semaine English translation pending
by Nonel · 2013-10-27 · 10 replies
Bonjour à tous,

Je suis en train de me concocter un petit trek à Madère le mois prochain, et voici l'itinéraire auquel j'ai pensé en trifouillant sur le net:

J1. Arrivée à Madère, nuit à Machico J2. Machico-Porto da Cruz en passant par Sao Lourenço J3. Porto da Cruz - Caldeirao Verde - Caldeirao do Inferno - Nuit je sais pas où (Santana? Ilha? Porto da Cruz?) J4. Pico do Areiro – Piro Ruivo – Encumeada

J5. Encumeada - Pico grande - Encumeada

J6. Encumeada - Paul da Sera – Porto Moniz

J7. Retour à Funchal J.8. Départ pour Paris

D'habitude je ne suis pas aussi tarée de l'organisation, mais là comme il y a un camping et demi à Madère et que je n'aime pas bivouaquer seule, je vais être obligée de réserver des hôtels à l'avance, il faut donc que mon planning soit bien calibré...

Qu'en pensez-vous? Est-ce trop? (sachant que je marche 9-10h par jour sans problème) Est-ce réaliste? Pas du tout?

Bref, si vous avez des conseils je suis preneuse!

Merci!!!

Mélanie
18 jours en Californie entre montagnes et océan English translation pending
by Kha · 2013-10-24 · 28 replies
Ayant eu de l'aide pour la préparation de mon voyage de votre part je me dis qu'il serait bon de vous faire partager le déroulement de celui-ci. Ça me permettra de me remémorer aussi ce voyage encore très frais. Bon face à tous les comptes rendus de voyage dans l'ouest je doute que celui-ci ait un intérêt phénoménal mais il aura peut être la seule originalité de ne se concentrer que sur la Californie pour un premier voyage dans cette partie des États-Unis.

Le but était de profiter de la côte, des parcs californiens, de découvrir un peu des endroits au calme et de finir tranquillement à San Francisco. Voici le programme prévu avant de partir :

Journée 0 Atterrissage à SF, SF -> Inverness Journée 1 Point Reyes : Rando Tomales Point at Point Reyes National Seashore 16km (dans le meilleur des cas 09h-13h) Point Reyes -> Little River Journée 2 Mendocino -> Humboldt Redwoods SP Petits trails : Homestead Big Tree Loop, Big Tree Area, Rockfeller Loop Nuit en camping Albee Campground ou un Environmental Camp Journée 3 Encore quelques petits trails (1, 2 miles) pas le temps pour une grande rando. Avenue of The Giants. Humboldt Redwoods SP -> Sonoma Journée 4 Sonoma -> Yosemite Valley Petits trails dans la vallée Nuit au backpackers camp Journée 5 Rando : montée du Panorama trail, Glacier Point, Sentinel Dome, Taft Point (~16km) Bivouac aux alentours de Taft Point Journée 6 Descendre par Pohono Trail jusqu'à Tunnel View (~14km) Vallée -> Porcupine Flat Campground Journée 7 Rando : Cathedral lakes (~12km) Cathedral Lakes -> Bodie Visite Bodie Bodie -> Mono Lake Mono Lake -> Alentours de Mammoth Lakes Journée 8 Rando : un bout de Little Lake Valley Rock Creek Lake -> Big Pine Ancient Bristlecone Pine Forest Big Pine -> Death Valley par Death Valley Rd, Eureka Dunes Eureka Dunes Nuit à Eureka Dunes Dry Camp Journée 9 Eureka Dunes -> Ubehebe Crater Ubehebe Crater -> Badwater Scotty's Castle, Badwater, Artist Drive, Devil Gulf Course, Golden Canyon, Zabriskie Point, Dantes View ? Salt Creek ? Nuit à Furnace Creek Journée 10 Des choses pas vues la veille Alabama Hills Furnace Creek -> Mojave Petites balades à Red Rock Canyon SP Journée 11 Mojave -> Sequoia NP Big Trees Trail enchaîné du Wolverton Cutoff Loop (~15km). Camping à Grant Grove Journée 12 Petit tour à Kings Canyon Zumwalt Meadow, un bout du Copper Creek Trail Kings Canyon -> San Simeon Journée 13 San Siemon -> Monterey Journée 14 Monterey -> SF Drop off de la voiture Journée 15, 16, 17 SF Départ le J18 à 15h

Nous sommes partis du 25 Septembre au 14 Octobre en couple et voici le récit de notre voyage :

Jour 1 (25/09/13)

Atterrissage à San Francisco à 13h après un vol sans problème. Ici commence la partie la moins fun du voyage, mais bon elle se place juste au début c'est un moindre mal. Près d'une heure de queue pour l'immigration, une queue énorme pour récupérer la voiture chez Dollar, bon au final environ une heure également.

15h on décolle avec notre Jeep Liberty toute blanche. Passage à San Bruno pour aller au Sears et faire quelques achats, glacière, oreillers... On décide de s'arrêter à Twin Peaks dès à présent pour avoir un aperçu de SF. C'est plutôt mignon, on n'est pas tout seul tout seul et il y a pas mal de vent mais c'est un premier coup d'oeil agréable. Il fait beau.





Direction Point Reyes, on traverse SF pour prendre le pont, là c'est moins rigolo, ça bouchonne sévèrement après le pont. Je me disais qu'on aurait pu faire un stop dans le Golden Gate National Recreation Area mais j'ai aucune idée de comment y aller et on perd déjà beaucoup de temps dans les bouchons donc on va aller directement à Inverness.

On bifurque donc sur la 1, les paysages sont sympas, il n'y a personne sur la route, ce n'est pas désagréable comme arrivée en Californie. La route nous prend pas mal de temps et il n'est pas tôt mais ça nous permet d'observer le coucher de soleil sur l'océan.



Ce qui est très agréable mais par contre ça veut dire qu'il va faire nuit dans peu de temps, ce qui induit deux choses : 1. le paysage on ne le verra plus et 2. il sera plus complexe de rallier notre destination perdue dans les hauteurs du petit village d'Inverness. Et en effet on est à l'affut du moindre panneau de nom de rue mais ça ne s'avère pas si compliqué, on arrive donc dans une petite rue perdue dans la forêt, l'éclairage public est quasi inexistant. Nous sommes accueilli par un couple de séniors, Mary et Jim qui nous font nous sentir comme chez nos grands parents. "Vous devez avoir faim, venez à table" à peine arrivé. Nous goûtons le vin que Jim produit lui même, il n'a pas de vignobles mais se fournit dans la région. Premier contact avec le vin californien, ce n'est pas si mal. Ce sont réellement des gens très sympathiques et très chaleureux. Le passage est rapide, le dodo pas très tard nous devons repartir le lendemain pour se balader à Tomales Point. Un diner, des conversations sympas, un petit déjeuner voila ce que nous avons partagé avec nos hôtes qui nous disent encore que nous pouvons repasser après notre balade, nous faire un sandwich ou autre. Des gens gentils avant tout.

Jour 2 (26/09/13)

Bizarrement on ne se lève pas tôt, le décalage a l'air d'être assimilé dès la première nuit. Bon c'est peut être parce qu'on s'est réveillé au milieu de la nuit à cause de Merckx l'un des deux gros chiens qui s'est dit qu'il était grand temps d'aboyer à la mort. Allez savoir. Toujours est-il que je m'attendais à commencer mes journées bien plus tôt, bon pas grave j'ai bien dormi. Après une douche, un petit déjeuner et nos adieux à nos hôtes direction la pointe nord ouest de Point Reyes. Au passage on croise des ranchs historiques et plein de grosses vaches. Les paysages qui nous entourent sont très secs, végétation brûlée, un dégradé de jaune et de marron. C'est nouveau pour nous et plutôt joli. Rien comparé à ce qui nous attendra plus tard.

10h on se gare au parking en face du Pierce Point Ranch, il n'y a pas grand monde, une ou deux voitures. C'est parti pour 8km pour aller jusqu'à la pointe sur un terrain relativement plat, aucune difficultés donc. La première partie du chemin suit bien la côte, on voit la plage en contrebas. Après environ deux kilomètres première rencontre avec les elks, les cervidés qui se rapprochent un peu des rennes, on est content, ils sont quatre et peureux. Mais en fait on va en croiser des dizaines un peu partout et moins peureux, c'était prévu puisqu'ils ne bougent pas de cet endroit mais bon on ne sait jamais. Ils sont donc bien là, en effet.



La balade est agréable mais pas non plus inoubliable, de jolis cyprès vers la moitié de la randonnée. Le bon point est que l'on ne croise personne, une personne à vrai dire.



On arrive au bout de la rando en à peu près une heure et demie et là et bien c'est la fin de la terre, falaises, oiseaux, c'est mignon.





On en profite une demie heure et on repart en sens inverse pour 8km. Cette fois-ci on croise pas mal de monde, étonnement. Des randonneurs, jeunes et vieux, des joggeurs par petite dizaine. Bizarrement en général les randos où il faut se retaper le même chemin au retour sont un peu monotone en sens inverse, là j'apprécie encore plus le décor. C'est une autre vision de la même randonnée, donc plutôt sympa. On s'arrête au Pierce Point Ranch pour regarder un peu les vieilles bâtisses et on prend la direction de Point Reyes Station pour faire quelques courses et pique niquer sur place. On ne voit pas grand chose de ce petit village mais c'est agréable de le traverser rapidement néanmoins.



Il doit être pas loin de 15h lorsque l'on reprend la route. Au programme remontée de la côte jusqu'à Little River. Il va sans dire que l'on n'a pas le temps de faire de longs arrêts dans un state park ou autres sur la route, la nuit arrivera vite. Mais on a tout de même le temps de profiter de ce paysage côtier merveilleux, de faire quelques petits arrêts contemplatifs ainsi que photographiques. C'est venteux, l'océan est puissant, la côte écharpée, ça monte, ça descends, pas grand monde sur la route, pas de villes sur la route. Simplement une très belle route.





On a encore droit à un coucher de soleil sur l'océan et on arrive vers 19h30 dans le noir le plus complet dans le fin fond de Little River.



Pas facile de trouver le bon numéro sans éclairage public et avec ces chiffres à rallonge... "Ah c'était là", "Là ici celui que l'on vient de passer ?", "Oui". On se fait klaxonner, la voiture se met à nos côtés, on baisse la fenêtre, "Vous êtes les couchsurfers de Paris ?" "C'est ici". Cool, c'est bien là. On se gare et notre jeune hôte nous accueille avec un gros hug. Il nous fait faire un petit tour de la propriété, du potager avec énormément de légumes. Nous voila dans un endroit totalement déconcertant tout en restant plus qu'agréable parmi des gens que certains pourraient qualifier de hippies (un peu mais pas trop), ici vit une petite communauté de 6-7 personnes dans 3 bâtiments différents mais chacun vaque à ses occupations. En tous les cas le rapport à la terre et à la nature est très fort d'après les échanges que nous avons avec Carson notre hôte. Il nous explique que bon ils vivent un peu à leur rythme, qu'il s'est retrouvé ici via un site de mise en relation d'"organic farmers" (ça doit être WWOOF). La petite maison est juste fantastique, une belle pièce à vivre, comprenant une grande cuisine salle à manger, un salon avec tonnes d'instruments de musique, très chaleureux comme ambiance.

Le début de soirée servira à faire connaissance autour d'un bon repas organique, à part le riz tout provient du jardin, le tout accompagné de bonne musique. Un moment sympa en somme, ces gens sont très ouvert malgré un mode de vie totalement différent du notre. Steven, le propriétaire de la maison arrive vers la fin du repas, il mange à son tour, on discute de chose et d'autres. De la Californie, de notre voyage, de sa maison... Au cours de cette discussion il en vient à nous conseiller de ne pas tirer jusqu'à Humboldt mais plutôt d'aller à Montgomery Woods ce qui nous fera gagner pas mal de temps si notre but n'était que de voir des arbres. Il nous vend l'endroit comme pas mal reclus, agréable à visiter pas comme les parcs plus au nord. Je me dis que ce n'est peut être pas une mauvaise idée, il faut juste changer un peu le programme mais en soit c'est une idée à prendre en compte. J'envoie donc un message aux personnes chez qui nous devions rester à Sonoma pour voir si nous pouvons venir un jour en avance.

Après diner nous regardons tous ensemble un documentaire un peu perché sur télescope Hubble, Steven et Carson se crame un joint, probablement organique. On va au lit content de ces rencontres.
Suggestions pour 2 semaines en Ethiopie: Nord ou Sud? English translation pending
by Jfourment · 2013-10-10 · 16 replies
Bonjour à tous,

Nous pensons partir à 2 pendant 2 semaines en Ethiopie début fin décembre/ début Janvier. Faute de pouvoir allouer plus de temps nous allons devoir faire des choix! Et surement prendre qques vols internes pour gagner du temps.

Que suggérez vous pour un premier voyage en Ethopie? Le Nord ou le Sud?

Au nord: je pensais à Lalibella, un trek de 2/3j dans le Simiens. Quid du Danakil? Au Sud: la vallée du rift? combien de temps faut il y consacrer?

Je continue d'éplucher les forums :-)

merci! Ju
Sumatra: région de Padang ou région de Medan English translation pending
by Leportail · 2013-09-26 · 30 replies
Bonjour, Nous serons pendant environ 18 jours à Sumatra l'an prochain.Nous sommes deux adultes et deux enfants de 10 et 12 ans habitués des voyages, adeptes du voyage lent. Nous souhaitons allier rencontres des populations, randonnées nature et 2 jours de trek dans la jungle, volcan, découverte de nouvelles cultures, quelques jours de repos sur une belle île avec plage propre où nous pouvons être en maillot de bain, le tout sans faire 20 heures de bus sur 2 jours. D'où notre décision de privilégier une région plutôt qu'une autre. Je suis plutôt partie pour la région de Medan avec trek à Ketambe (Jhony Jungle), Toba, Bukit Lawang, Banyak islands, mais peut-être que la région de Padang est plus belle avec Maninjau, Haurau et les îles au large de Padang. Merci de me donner votre ressenti. Cordialement
Machu Picchu: prix English translation pending
by Pivoine51 · 2013-08-17 · 28 replies
Bonsoir, Je cherche des infos pour les Machu Picchu. Nous souhaitons nous rendre à Cuzco et delà visiter ce site OK Mais..il faut réserver ses billets combien de temps à l'avance ? Mais où ? Nous souhaitons utiliser le bus puis le train mais pas le PéruRail ....qui est très cher Merci de vos réponses et cordialement.

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