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Fêter les 30 ans de son ami à Las Vegas English translation pending
by Petiteoliv · 2014-05-27 · 15 replies
Bonjour à tous :-)

En Septembre, avec mon ami, nous prévoyons de partir 5 jours à Las Vegas. Le jour de ses 30 ans tombera au milieu de notre séjour et j'aimerais lui faire quelques petites surprises ;-).

D'habitude il n'aime pas trop fêter ses anniversaires, il n'est pas du genre à faire une super soirée d'anniversaire ou autre. Mais cette année il a 30 ans et je veux qu'il s'en rappelle :-). (Je sais que c'est inoubliable mais le mariage n'est pas à l'ordre du jour :-D )

Nous avons réservé l’hôtel à La Stratosphère donc du coup je pense réserver pour l'occasion un restaurant ailleurs (car j'imagine qu'à peine arrivé il va vouloir monter tout en haut donc bon la surprise d'une superbe vue sur le trip sera ratée 🤪). Je pensais à un restaurant romantique, comme au vénitian peut être. J'ai entendu parler des gondoles; pour ceux qui l'ont fait qu'en pensez vous ?

J'avais également vu le Dinner In the Sky mais en regardant les photos, la vue a l'air complètement superbe mais je ne suis pas sur que cela soit très romantique; qu'en pensez vous ?

Enfin, j'avais pensé au vol d'hélicoptère au dessus du strip (il n'a jamais fait d'hélico) mais j'aimerais beaucoup avoir des avis :-).

Et puis si vous avez quelques idées, pas forcément exorbitantes et farfelues ;-). Parfois les idées les plus simples nous viennent pas à l'esprit et peuvent marquer à vie :-)

Merci beaucoup d'avance !!!

Julie
Las Vegas: se nourrir à petit prix? English translation pending
by Patate3 · 2012-10-08 · 7 replies
Je ferai un séjour d'une semaine à Las Vegas à la fin octobre. Des suggestions pour se nourrir à petit prix ''sur'' ou ''près de'' la Strip?

Merci.
Bons plans pour visiter Las Vegas en deux jours? English translation pending
by CathyCo · 2010-09-29 · 5 replies
Bonjours 🙂🙂

Je vais faire un voyage d'un mois aux USA pour visiter quelques parcs nationaux connus 😛 ( Grand Canyon, Mesa Verde, ... )

J'ai pense faire une boucle commencant et terminant a Las Vegas. Pour le permier jour, je compte partir directement sans visiter car je vais consacrer les 2 derniers jours de mon voyage la-bas ^^

Je voudrais juste savoir ce qu'il faut absolument voir, parce que Las Vegas ca me parait assez impressionnant ( et des conseils pour les hotels, restaurants sympa 😉 )

Merci d'avance tout le monde !!! 😛
Conseils sur itinéraire de quinze jours Los Angeles - parcs américains - Las Vegas? English translation pending
by Chrisoli · 2010-03-06 · 16 replies
Hello,

Nous venons d'organiser notre séjour de 15 jours en amoureux pour fêter nos 40ans à LA, dans les parcs et à Vegas mais nous ne sommes pas surs d'être réalistes. Nous souhaitons louer une voiture chez Alamo. Pouvez-vous nous aider en nous donnant votre avis ? Si vous connaissez des trucs ou avez des astuces (voiture, repas, hôtel, etc.) nous sommes preneurs. Connaissez vous un restaurant typiquement "cow-boy" et bon sur notre itinéraire ? Quels spectacles conseillez vous sur Vegas ?

Notre itinéraire :

1er jour – Mercredi 13 Oct.

Départ Londres – arrivée LA 12:55

Récupérer la voiture : 14h30

S’installer à l’hôtel – ballade dans les alentours

Hôtel : Super 8 – 1341 W Sunset Blvd - $98.74

2e jour – Jeudi 14 Oct.

Los Angeles : visite

Hôtel : Super 8 – 1341 W Sunset Blvd - $98.74

3e jour – Vendredi 15 Oct.

Los Angeles : visite

Hôtel : Super 8 – 1341 W Sunset Blvd - $98.74

4e jour – Samedi 16 Oct.

Départ matin pour Santa Barbara (2h50 de route)

Après-midi visite de Santa Barbara

Hôtel : Super 8 – Super 8 – Santa Barbara Goleta – Hollister Av. - $102.76

5e jour – Dimanche 17 Oct.

Départ matin pour Palm Springs (3h30 de route)

Après-midi : téléphérique, visite et shopping, acheter a manger pour les jours suivants (+ rechaud, casseroles, glaciere…)

Hôtel : Super 8 – Indio - $75

6e jour – Lundi 18 Oct.

Départ matin tôt pour Grand Canyon (7h40 de route)

Voir le coucher de soleil vers 18h30

Hôtel : Bright Lodge - $111

7e jour – Mardi 19 Oct.

Grand Canyon : voir le lever du soleil ? Marche dans le Gd Canyon

Hôtel : Bright Lodge - $111

8e jour – Mercredi 20 Oct.

Départ matin pour Monument Valley (4h33 de route)

Après-midi et soir : visite de Monument Valley

Hôtel : Goulding’s Lodge - $143.26

9e jour – Jeudi 21 Oct.

Départ matin pour Page (3h de route)

Après-midi : visite du Lake Powell, louer un canoë

Hôtel : Super 8 – 649 Sth Lake Powell (Page) - $77.75

10e jour – Vendredi 22 Oct.

Matin : visite d’Antilope Canyon

Vers 13h : route pour Bryce Canyon (3h50 de route)

Hôtel : Rubys Inn – Bryce Canyon City - $101

11e jour – Samedi 23 Oct.

Matin + après-midi : visite de Bryce Canyon

Fin d’après-midi : départ pour Hurricane (2h45 de route)

Soiree a Hurricane

Hôtel : Super 8 – Hurricane - $48

12e jour – Dimanche 24 Oct.

Départ pour Zion Park : 0h30 de route

Visite de Zion Park toute la journée

Hôtel : Super 8 – Hurricane - $48

13e jour – Lundi 25 Oct.

Depart matin pour Las Vegas (2h20 de route)

Apres-midi : ballade dans Vegas

Soir : spectacle ?

Hôtel : Paris - $100

14e jour – Mardi 26 Oct.

Las Vegas

Hôtel : Paris - $100

15e jour – Mercredi 27 Oct.

Départ matin pour Los Angeles (4h20 de route)

Rendre la voiture 17h30

Avion : 21h20

Merci d'avance pour votre aide !

Christelle et Olivier
Meilleur spectacle actuellement à Las Vegas? (fin août 2009) English translation pending
by Calypso112 · 2009-08-27 · 16 replies
Bonjour à tous, Je pars aux Etats Unis en Septembre et je voudrais allé voir des Shows à Las Vegas... Quel est pour vous le meilleure spectacle actuellement à Vegas? J'ai vu la Bande annonce de KA (cirque du soleil) ça m'a l'air vraiment sympa... Quelqu'un l'a déja vu? Je vais voir le Roi lion a paris en Octobre donc je ne souhaite pas le voir a L.V. Je serai avec ma femme et nous avons 30 ans... Merci pour vos réponses...
Où faire ses achats à Los Angeles? English translation pending
by Moana · 2009-07-23 · 20 replies
Hello

Où faire ses achats à LOS ANGELES pour les vêtements , chaussures et autres à des prix raisonnables .... ( adultes et enfants) Merci moana
Stationner son véhicule dans les villes de l'Ouest américain? English translation pending
by Skyzofred · 2009-06-03 · 8 replies
hello ! je serai aux usa d'ici quelques jours , et évidement j'ai loué une voiture pour les déplacements le long de la cote ouest cependant je me rend compte que ne sais pas du tout comment fonctionne le stationnement la bas ? à l'ancienne avec des pièces ? avec des cartes ? il y a des réglementations spéciales ? ect merci d'avance à ceux qui connaissent et qui pourront m'éclairer :)
Hôtel Imperial Palace à Las Vegas English translation pending
by Tilou · 2007-02-23 · 6 replies
j aimerais avoir des info sur l hotel imperial palace a las vegas merci🙂
Que faire autour du port de Falmouth, Jamaïque? English translation pending
by Celinlaf · 2016-08-26 · 8 replies
Quelqu'un peut me renseigner sur les choses à faire près du port de Falmouth en Jamaique. Est-ce facile de s'organiser sans prendre les excursions offertes par le croisiériste. Y a-t-il des plages intéressantes pas trop loin et comment s'y rendre.
Circuit "Rocheuses authentiques" English translation pending
by Patou2 · 2012-07-05 · 20 replies
Bonjour à tous !

Nous avons réservé un voyage organisé chez Kuoni avec Go West qui s'appelle Les Rocheuses authentiques et partons le 21 juillet. N'ayant trouvé aucun avis concernant ce tour, je souhaiterais savoir si quelqu'un parmi vous a déjà fait ce voyage et ce qu'il en a pensé... Durant ce tour, nous arrivons un soir à Las Vegas et le lendemain nous partons pour la Vallée de la Mort mais revenons dormir une deuxième fois à Las Vegas. Je trouve donc que le temps passé sur place à Las Vegas est bien court... Que nous conseillez donc de faire en priorité ?

Merci d'avance pour vos réponses !
Six jours à Las Vegas entre potes English translation pending
by Castel2012 · 2012-01-22 · 11 replies
bonjour a tous,

voila je suis entrain de préparer notre voyage a vegas, nous sommes 2 , la trentaine😎 , en fait moi je vais y feter mes 30 ans😉 j'ai deja réservé les vols et je suis sur le point de choisir l'hotel . pas facile de se décider vu le nombre d'hotels et de possibilités en fait on voudrait un bon rapport entre :

- prix en fait - qualité - vue de la chambre et l'accesibilité aux bonnes boites de nuits etc...

je voudrais un max de conseil de gens qui ont deja été a vegas pour pouvoir établir le meilleur city (bad) trip possible😉

d'avance merci a tous
Voyager à Cancun? English translation pending
by Elgato959 · 2012-01-06 · 5 replies
bonjour tout les monde ! voila alors je pense voyager a cancun en juillet , et je me demendais si ya pas des gens qui habite a cancun , histoire de me dire si c'est bien , les hotel , la nourriture , les evénements , voila voila , si vous pouvez m'aidez merci byyye😎
Parler un anglais sommaire à Las Vegas? English translation pending
by Vegas69 · 2009-09-09 · 15 replies
bonjour, pour mes 40 ans je pars avec mon épouse a las vegas (le 16/09), je voudrais savoir si avec un anglais sommaire on peut qqm se débrouiller dans cette ville. je sais que les avis sont divers et variés sur végas mais pour moi c est un rève qui va se réaliser. si vous avez des bons plans pour ce séjour ils seront les bienvenus. salutations
Mariage à Las Vegas! English translation pending
by Edennaeve · 2009-04-16 · 28 replies
Bonjour

Moi et mon ami nous marions a LV le 15 aout prochain

Le mariage se faisant a 16h30, nous serons sans doute libre a 18h, et comptons bien allez au resto et visiter la ville le soir meme (notre arrivée dans la ville et le mariage se font le meme jour).

Seulement il est inconcevable pour le soir notre mariage de sauter dans un jean apres les noces, c'est pourquoi, je me demandais -pour ceux qui y sont allés- si il est possible de deambuler toute la soirée dans les rues/casinos/resto de Las Vegas en robe de mariée sans passer pour un extra terrestre ou etre le point de mire de tout le monde??

oui c'est une question assez bête mais je suis timide et j'aime passer innapercu, neanmoins je veux profiter de ma soirée de mariage un maximum et pas en jean^^

Est ce frequent? LV, capitale du mariage, tolere t elle cela?? et peu importe le resto/ou casino?

Merci beaucoup beaucoup d'avance a ceux qui prendront le temps de repondre a ce message! La question semble bête mais elle decidera du choix de ma robe et cela compte donc beaucoup pour moi^^ (autant dire que si ca n'est pas frequent, j'aurais plus une robe de soirée simple qu'une robe de mariage sur moi, afin de ne pas choquer ou embeter qui que ce soit, mais ca serait tellement frustrant^^)
Road trip sur la côte ouest américaine, 15 jours en septembre English translation pending
by XxIluvatar · 2015-04-07 · 9 replies
Salut à tous !

Je m'inscris ici car on est en train de faire notre trajet pour notre lune de miel aux USA !

Et j'aimerais des avis sur le parcours que nous avons tracés (rien de définitif encore les hotels n'étant pas encore réservé). Éventuellement des bons plan, hôtel, resto, location de voiture, activité....

Nous avons déjà pris les billets d'avions (nous n'avions pas beaucoup de choix pour les dates, allier les contraintes professionnelle de mon boulot et celle du boulot de ma compagne n'était pas chose aisée).

Nous partirons donc le 11/09/15, 7h10 Toulouse -> Paris, puis Paris -> San Francisco, arrivé le 11 à 13H à SFO !

11: Painted Ladies & Lombard Street 12: Golden Gate Park + Alcatraz + 1H croisiere dans la baie 13: Récupérer la voiture tôt le matin puis direction Lac Tahoe / Apres midi: Visite du lac 14: Matin route vers Yosemite / Apres midi: Visite de Yosemite 15: Journée cool, grasse mat + (A ORGANISER) + route vers Death Valley 16: Journée cool, grasse mat + (A ORGANISER) + route vers VEGAS 17: VEGAS VISITE du strip (Show Magie le soir) 18: VEGAS VISITE VIEUX VEGAS (Show cirque du soleil le soir) 19: Tot le matin faire la route vers Grand canyon / Après midi Visite du Grand canyon 20: "Road Day" --> partir tot direction Los Angeles en passant une partie par la route 66 21: Plage ??? Paramount ranch ??? san diego ??? 22: Universal studio 23: Warner (54$ * 2) + walk of fame + maison de star 24: Plage ??? Visit ?? 25: A ORGANISER, vol de retour à 21h à LAX

Voilou, voilou, j'attends vos retour qui je suis sur seront plein de sagesse !
Places de spectacle à Las Vegas à prix "discount"? English translation pending
by Cupidon2570 · 2011-01-18 · 15 replies
Bonjour,

Nous partons pour Las Vegas début Avril pour une période de 10 jours, j'aimerais savoir si vous connaissiez des sites de ventes de billets de spectacle du Cirque du Soleil à prix "discount", j'ai vu qu'il fallait compter en moyenne entre 80 et + de 100$ pour une place et plus. J'ai cru comprendre qu'il fallait réserver les places quelques mois à l'avance sous peine d'être privé de ses beaux spectacles.

J'ai lu aussi qu'il y avait sur le Strip "une boutique"à coté d'une bouteille de Coca Cola qui vendaient des places invendu à prix vraiment intéressent, mais le Mois d'Avril n'est il pas un mois d'affluence à Vegas ?.

Merci beaucoup pour vos réponses et vos précieux conseils.
Avis sur itinéraire de dix-sept jours sur la côte est américaine? English translation pending
by Croce31 · 2010-01-12 · 4 replies
Bonjour, on prepare un voyage sur la côte Est américaine pour cet été (Juillet-Aout 2010) et j'aimerais avoir votre avis sur cette itinéraire.

J1: Paris-Miami J2: Miami J3: Miami-Key Largo J4: Key Largo - Key West J5: Key West-Naples fl J6: Naples fl -Captiva Island J7: Captiva Island- St Petersburgh fl J8: St Petersburgh fl-Orlando J9: Orlando J10: Orlando - Washington D.C ( Par avion ^^) J11: Washington D.C J12: Washington D.C - Philadelphie J13: Philadelphie - NYC J14: NYC J15: NYC J16: NYC J17: NYC - Paris

Voilà merci de vos avis et de vos conseils :)
Achat de coupon sur Las Vegas Advisor English translation pending
by Niclauz87 · 2009-05-20 · 12 replies
Bonjour,

Voila j'aimerais acheter des coupons sur lasvegasadvisor.com mais il y a deux solutions

Full Membership - $50 per year ou Online Membership - $37 per year

Que choisir ?
L'Ouest américain de Denver à San Francisco English translation pending
by Cocumont · 2020-02-06 · 0 replies
Après élimination de Yellowstone suite aux conseils avisés de membres du forum, voici le récit de notre circuit. Je n'y met pas de photos, il y en a partout et ça ira plus vite. Nous sommes un couple d'environ 65 ans et conduisons à tour de rôle.Circuit réalisé du 13 mai au 4 juin 2019, location de voiture chez Alamo, réservation de tous les hôtels en octobre et novembre 2018 sur Booking. je me débrouille en anglais, mais heureusement que j'avais imprimé toutes les réservations, impossible de les comprendre avec leur accent!!

J1: Paris - Denver, arrivée à 15h15, navette Alamo quai N°4 récupération de la voiture, nuit à l'hôtel Econo Lodge Denver International 82€, facile à trouver près de la 70 Highway.

J2: Courses au Walmart voisin Route Denver - Moab par la 70, puis la superbe 126 durée 6h Coucher de soleil dans Arches à North Window avec vue sur Delicate Arch 4 Nuits à Archview RV Resort & Bungalow Campround en bungalow standard, bien situé près des parc de Arches, Canyonlands et Dead Horses Point et à 9 miles de Moab où nous avons passé nos soirées. Bon bungalow avec une vue superbe sur les montagnes au loin, manque la cafetière. Petit déjeuner sur la table en terrasse, j'avais porté le Ricoré et les gâteaux

J3: Dead Horses Point et Canyonlands

J4: Needles overlook

J5: Arches Park

J6: Moab - Escalante 4h Routes 70, 24 et 12 Arrêt à Capiltol Reef rando Incroyable route 12 qui étire ses virages en crête avec des à-pics de 400m de chaque côté! nuit en cabine à Escalante-Outfitters 56€

J7 : Escalante - Bryce Canyon 1h Arrivée à Bryce Canyon dans le brouillard et la pluie le matin puis éclaircies l'après-midi. Circuit jusqu'au bout du site. 2 nuits à Bryce-Canyon-Resort 177€, bon restaurant à côté. On aurait dû n'y passer qu'une nuit, ça suffisait, on aurait quand même vu le parc sous la neige.

J8: après une nuit de neige, Bryce Canyon sous la neige 😎

J9: Bryce Canyon - Zion 2h30 routes 89 et 9 Arrêt à Canyon Overlook trail, très belle rando à flan de ravin avec à l'arrivée une vue à couper le souffle sur Zion. route jusqu'au parking de la navette (gratuite) puis navette jusqu'au fond de la vallée, magnifique! On aurait bien aimé rester un jour de plus pour faire une rando. Nuit à Springdale au Sprindale-Motel 112€

J10: Sprindale - Page route 9 et 89 avec arrêt à Kanak pour participer à la loterie de The Wave. On était une centaine pour 10 places, il faut remplir une fiche (jusqu'à 6 noms sur la fiche), un numéro est attribué à chaque fiche, puis loterie. Perdu🤪 Balade en bateau sur la lac Powell (cher pour ce qu'on voit) 2 nuits à Page au Best-Western-Plus-At-Lake-Powell 197€ très bien

J11: Hosreshoebend puis barrage sur le Colorado

J12: Upper Antelope Canyon à 8h30 seul créneau libre j'avais réservé au lower Antelope Canyon mais les pluies l'avaient inondé la veille, visite annulée! route Page - Monument Valley 2h Boucle dans Monument Valley l'après-midi Nuit à The View Cabin 227€ , magnifique!!! On voit le coucher et le lever de soleil depuis le lit Cabine bien équipée, on a pique-niqué en terrasse avec vue.

J13: Reboucle MV avec la lumière du matin route pour Bluff , visite du Fort de Bluff Musée sur l'historique de l'arrivée des pionniers avec reconstitution de leurs maisons par leurs descendants. Film de 15 mn en français. très bien Nuit au Mokee-Motel 83€ chambre N° 2 juste en face de l'abreuvoir des colibris🙂

J14: Bluff - Grand Canyon c'est dans ce sens que l'on voit la fameuse ligne droite avec Monument Valley au fond! Arrêt à Goosenecks (2 méandres de la San Juan River), on aurait dû le faire la veille en allant à Bluff. Arrivée au Grand Canyon vers 15h, visite de la Rim à pied, quelques éclaircies dans un temps de giboulées Nuit au Yavapai Lodge 200€

J15: réveil sous la neige encore une fois Navette jusqu'à Hokipoint (grêle!), renavette jusqu'à Hopipoint, re-points de vue sur la Rim. route jusqu'à Williams situé sur la route 66 visite du saloon, de la prison, show de 4 cowboys dans la rue à 19h30 tous les soirs. Nuit à L'American-Best-Value-inn-williams 88€

J16: 9h15 scène de western à la gare Williams - Las Vegas plus de 5h Arrêts à Seligman et Hackberry sur la route 66 Hotel Mardi-Gras-Hotel&Casino 45€ parking gratuit Monorail jusqu'au départ du Strip remonté à pied de jour et redescendu de nuit, remonorail.

J17: Las Vagas - Death Valley 2h Zabriskie Point, Artist Palette, Badwater. Nuit à Beaty à l'Atomic Inn 61€ Pour voir Artist Palette on passe par l'Artist Drive, géniale petite route neuve à sens unique qui serpente entre les rochers.

J18: Death Valley - Olancha 3h30 on a refait l'Artist Drive 😎 Mosaïc Canyon (un bout) Nuit à Olancha-RV-Park-and-Motel 101€ (le tipi que j'avais réservé à 77€ n'a pas plu à mon mari, trop chaud).

J19: Olancha - Sequoïa Park 3h30 Traversée de la Californie et sa riche agriculture: orangers, vigne, ferme au mille vaches... visite du Sequoïa Park, Shermann Tree, Tunel Log ou la voiture passe dans l'arbre couché... Nuit à Lindsay au Super 8 Wynham Lindsay Olive Tree 72€ Grand marché nocturne où on a mangé mexicain, il y a beaucoup de mexicain dans la région.

J20: Lindsay - San Simeon 3h30 Traversée de la Californie et ses immenses champs Nuit au Motel 6 San Simeon 98€

J21: San Simeon - San Francisco sur la californienne 1 plages avec éléphants de mer, bois flottés, beaux points de vue. Voiture rendue à l'aéroport sans problème, bien fléché, très rapide (+250€ one way) Caltrain jusqu'à la station G puis train Bart jusqu'à Powell puis Cable Car Powell Mason jusqu'à l'hôtel San Rémo. Hôtel bien situé, près du port et de Lombard Street, les chambres sont minuscules mais bien agréables. 262€/2 nuits Eviter le restaurant à côté, 2 assiettes de spaghetti + une bière+1 verre de vin blanc: 62€

J22: Lombard Street, Alamo square, Paintid Ladies, balade en bateau sous le Golden Gate, bus jusqu'au Golden Gate, Pier 39...

J23: Taxi pour l'aéroport 34€ San Francisco - Paris

Bilan: 5308 km sans problème, belles routes dans des paysages superbes. nous avons utilisé Maps.Me pour nous diriger, nickel 1 Pass America 80$ par voiture, pour les 8 parcs, très avantageux. 260$ essence 1532$ pour les repas, visites... La nourriture américaine ne nous a pas vraiment plu, c'était souvent salade de tomates. Les jours des plus longues étapes, nous traversions de beaux paysages. Dormir dans Monument Valley et dans le Grand Canyon est un vrai avantage. Nous avons préféré voir Sequoïa Park plutôt que le Yosemite. Arriver en journée et repartir le lendemain permet de visiter les sites avec la lumière de l'après-midi, coucher de soleil et lumière du matin, ex: Arches, Bryce Canyon, Monument Valley, Grand Canyon, Death Valley. Nous avons eu l'impression de prendre notre temps. Ce circuit était presque parfait pour nous, je serais heureuse qu'il vous apporte les renseignements qui vous manquent. En parcourant le forum, je m'étais étonnée de lire que beaucoup d'entre vous ont fait plusieurs voyages aux USA. Hé bien, nous y retournons cette année pour visiter le Yellowstone à partir de Denver encore, vu que c'est l'aéroport le moins cher.

Bons Voyages à tous et merci à tous pour tous vos carnets et conseils. Annette
Las Vegas à Noël avec adolescents English translation pending
by Homaley · 2014-09-22 · 22 replies
Bonjour,

Je désirerai avoir un conseil pour une petite visite à Las Vegas. Nous aurons des adolescent avec nous En effet, pour Noel nous voudrions visiter Los Angeles, San Francisco et aller jusqu'à Las Vegas, le voyage n'est il pas trop long, on dit 3h, peut on faire l'aller/retour. Merci pour vos conseils.
Parcs de l'Ouest américain English translation pending
by Sournoy · 2016-06-06 · 8 replies
Bonjour, Nous projetons de partir à deux pour un road trip de 15 jours dans les parcs de l'ouest américain en faisant une boucle (départ Las Vegas - arrivée Moab - retour Las Vegas). Nous ne souhaitons éviter Las Vegas donc on y fera un bref passage histoire d'atterrir et ré-décoller. Nous nous servirons de base arrière les villes de Williams, Flagstaff, Page et Moab pour les motels. Ce circuit aura pour but de découvrir les parcs suivants : -Grand Canyon -Upper Antelope Canyon -Glen Canyon -Monument valley -Arches -Zion -Bryce Canyon

Est ce que cette boucle est faisable en utilisant ces bases arrières ? Est ce que la boucle de notre feuille de route est cohérente ? Je laisse le plan en pièce jointe. L'idée est de faire cette boucle dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Merci d'avance pour vos précieuses réponses.
Des Empire State Building partout, King Kong ne saurait où grimper, c'est Hong Kong English translation pending
by Simplybrice · 2010-08-05 · 0 replies
Je me souviens que quand j'étais enfant, c'était donc hier, et que je partais en colonie de vacances comme cela arrivait deux à trois fois dans l'année, j'avais très souvent un gros problème dans la corrspondance. Que ce soit à 6 ans, quand on vous mache le travail, à 12 ans, quand on te l'impose pour ne pas être privé de veillée, ou à 16 ans, quand tu te retrouves un peu plus livré à ta plume sans qu'un moniteur vienne à te le rappeler, le plus souvent, mes cartes postales arrivaient bien après mon retour sans que la poste y soit pour grand chose quand elles n'étaient pas tout bonnement perdues sur les routes ensoleillées de la jeunesse insouciante.

Apparement, rien à changer... Vingt ans plus tard, tout pareil. Les boîtes aux lettres débordent de prospectus et j'ai toujours autant de mal à "trouver des timbres"...

Mes parents sont au courant depuis longtemps; toi, tu découvres. C'est dur. Mais parfois, au détour d'un chemin, le miracle arrive. Tu réouvres la valise dont tu ne t'es servie depuis les précédentes vacances et elle est là, perdue au milieu d'une poche vide, la carte postale qui n'est jamais arrivée! Depuis neuf mois!!!

Neuf mois en arrière... La fin du mois de juin dernier...

Je quitte Manille rempli d'appréhension à l'idée d'entamer ce qui promet d'être la plus dure expérience linguistique du voyage, la Chine. D'après ce que j'en entends d'autres voyageurs, la crise de nerfs est derrière chaque porte, chaque pas, chaque raclement de gorge. Finie la vie à ce la couler douce dans les eaux anglophiles des Philippines, retour aux idéogrammes et au mîme dans le meilleur des cas avec un sas de décompression à l'aller puisque Hong-Kong m'attend, moi et mon vol à 30 dollars.

Dans la cabine, je ne dors pas une seconde, je cligne à peine des yeux plongé que je suis dans le LP chinois lourd de plus de mille pages que je viens à peine d'acheter. A la course aux informations, je suis dernier mais compte bien refaire mon retard!

Pour l'instant, le plus urgent, ce sont les fondamentaux. "Bonjour - au revoir - merci", c'est un bon début. Ensuite, ébaucher un itinéraire, bon courage!! Enfin, alors que l'avion entame sa descente, Hong Kong et principalement comment s'y rendre et où y dormir. Le plus simple pour rejoindre le "centre-ville" est de prendre le métro. Sitôt mes sacs sur mes épaules, je m'engouffre. A ma grande surprise, l'anglais est omniprésent, l'équipée rendue facile. Je decends à la recherche de la surface. Un escalator, puis un autre, je me faufile difficilement dans la foule du début de soirée. Un nouvel escalier mécanique, j'atteins la sortie. Halluciné. A mesure que j'approche le bout du tunnel, l'horizon s'ouvre pour la première fois. Tu penses avoir tout vu des villes du monde, think again. En face de moi, des immeubles se dressent dans la nuit. Plus j'avance, plus j'attends d'en voir les sommets. Plus j'avance, plus je me tords le cou. Plus j'avance, plus je suis écrasé de démesure. Il est 21h, le ciel est noir nuit et la chaussée est baignée de lumière comme en plein jour. Tout n'est que verticalité, tu marches sur le trottoir et pourtant tu es pris de vertiges. Tes yeux reviennent à l'horizontale, passe une Ferrari, tiens puis une autre. Tout le monde a l'air de conduire une Batmobile. Ca surprend quand on a encore la tête dans la mangrove!! J'ai l'impression d'avoir débarqué dans le 5ème élément et me surprends de n'y voir aucune voiture volante!!

Le réveil des fondamentaux sonne mon retour sur terre. La GH, où peut-elle bien se cacher dans ce labyrinthe colossal? T'es en Chine au milieu des gratte-ciels et tu vas devoir trouver ton nord de ton sud. C'est là qu'Hong Kong se savoure. Un rapide coup d'oeil permet de se rendre compte que la ville est la capitale mondiale des plaques de rues et en plus dans les deux langues!! Merci les anglais!! Je m'enfonce dans les boulevards jusqu'à faire face à un immeuble d'habitations de plus de vingt étages. Le numéro fait pourtant foi. C'est ici sauf que rien ne l'indique. J'attends quelques secondes en attendant que quelqu'un veuille bien ouvrir la porte. En posant mes sacs à terre au milieu des boutiques clincantes, je suis le clochard de Beverly Hills. Ca ne dure pas. Un jeune couple arrive et eux ne sont pas chinois, c'est sûr, comme le Porc Salut, c'est écrit dessus, ils sont norvégiens. Je me faufile derrière eux et entreprends la conversation au cours de laquelle j'apprends que c'est bien une GH puisque eux y dorment. Ils m'indiquent où trouver la réception qui me donne ma clé d'un dortoir de quatre personnes que je vais partager avec... Les norvégiens!!! C'est une bien belle coïncidence parce qu'ils sont biens sympas et riches d'une belle énergie. Ca fait déjà 24 heures qu'ils sont dans les parrages et peuvent m'enseigner de précieuses leçons, notamment sur le cout de la vie et la viabilité de se restaurer dans les chaines de restauration rapide en général et dans celle qui vend des Double Whopper cheese & bacon en particulier. On célèbre mon apprentissage en s'essuyant le jus de viande de nos comissures de lèvres et en décidant de synchroniser nos montres imaginaires et nos emplois du temps encore plus hypothétiques pour le lendemain et plus si affinités en commençant par la demande d'un visa chinois, ça devrait nous occuper un moment.

Voilà pourquoi le réveil sonne. Pas question d'y passer toute la journée, plus tôt on commence, vous connaissez la suite, sachant qu'il y a en prime une petite trotte les yeux en l'air pour y aller. En chemin, c'est comme la veille, je me sens toujours tout petit, un pou sur la tête de Desireless que, par ailleurs, j'entends de ci de là, merci la chanson française à l'étranger!!!

En bas de l'immeuble accueuillant le bureau des visas, la queue est déjà longue. Avec mes deux compères, on patiente. Une heure. Puis on rentre dans le batiment où à l'entrée, on me confisque mon briquet, merci la confiance!! La porte de l'ascenseur s'ouvre sur une salle immense où les gens en finissent patiemment avec la chaîne bureaucratique. Deux heures de patience au terme desquelles mon passeport noyé des temps laossiens a fait sourcillé mon interlocutrice et son supérieur. Mais ils ont quand même la grace de le prendre. Merci la chaîne bureaucratique!

On sort de la dedans au son du gong quand midi vient fermer la porte sur le nez des retardataires. On est bien entamé et passer du froid climatisé des bureaux polissés à la chaleur des trottoirs n'aide en rien. A Hong Kong, la consommation électrique correspondant à la climatisation équivaudrait avec la consommation électrique du Danmark tout compris même le chauffage. A Hong Kong cependant, quand tu passes ta vie dehors, comme dans le désert, l'hydratation est la clé de la survie. Ayant bien appris notre leçon, on met en pratique jusqu'à réalterner pied gauche et pied droit sur les coups de 14h. Aux grés des circonstances et des instincts on se promène. Puis, lassés, le tramway prend le relai jusqu'au bord du Victoria Harbour, le port d'où part le Star Ferry, bateau traversant la baie qui tient autant du transport en commun que de l'excursion touristique. Le voyage de quelques minutes m'ouvre les yeux sur cette ville dont je n'ai eu pour l'instant qu'un bref aperçu. Les gratte-ciels sont omniprésents. Pas un immeuble de la baie ne regarderait la tour Montparnasse en levant les yeux. C'est une concentration de géants comme nulle part ailleurs qui, alors que le soleil se couche sur l'empire, se pare de mille et une et une et une lumières pour le grand plaisir des passants qui s'ammacent sur les quais comme des papillons de nuit hypnotisés par un lampadaire. A l'issue du retour en bateau, chacun est ravi de sa journée, c'est le retour aux fondamentaux. Les norvégiens, qui l'ont ressacé toute la journée doivent faire une lessive, ni facile ni bon marché dans une ville où les montres en or se vendent en plus grand nombre que les pots de rillettes. Pour rendre la pillule plus digeste, je les convaincs de laver leur linge sale en famille, à la maison, comme des grands. Ne nous manque qu'un seau qu'on pourra surement trouver sous la référence Inisbluk dans l'Ikea voisin de notre hotel.

Nous voilà donc, lessivé d'une journée de marche dans une mégalopole tropicale, à traquer le seau dans un supermarché taillé pour le viking. Saleté de standardisation mais terrain de jeu idéal pour jeunes loins de chez eux. Dès qu'on voit un ballon, une assiette en plastique, un coussin, ça devient autant de parties de foot, de freesbee, de batailles de polochons jusqu'à la sortie au grand amusement de tous les clients dont les sourires se débrident. Chez Ikéa, on est chez nous ou presque. Il n'est seulement pas possible d'utiliser la machine à laver fictive. Dommage... M'y ferais bien enfermer toute la nuit dans le Ikea...

De retour à la chambre déjà en sérieux bordel, surtout du fait de l'espace disponible, chacun vaque à ses affaires jusqu'à ce qu'un fil recouvert de vêtements qui gouttent vienne transformé le plafond en une toile d'araignée hallucinée et le sol en une éponge expiatoire. Règne en ces murs une atmosphère de maison mobile, c'est plaisir et pas seulement pour nous protéger de la pluie qui s'active à tomber en trombes dès le réveil du matin suivant. Tant que ça ne dure pas. De toute façon nous sommes vendredi et on ne peut récupérer notre passeport que le lundi suivant un weekend aussi chaumé en Chine que partout ailleurs, merci pour eux. Aujourd'hui n'est donc pas consacré aux visites. C'est surtout pour mes deux norvégiens l'occasion de revoir une connaissance locale rencontrée en vadrouille quelques mois auparavant. Le monde est petit, je m'en rend compte tous les jours quand je ne prends pas des bus pour des dizaines d'heures.

On appelera le gars "X" non pas pour protéger son anonymat, encore que, mais parce que je ne me souviens plus de son prénom. X est singapourien d'origine mais du haut de ses 25 ans, il a plus ou moins toujours vécu à Hong Kong sauf quand il a dû aller étudier aux Etats-Unis. X est d'une famille de la riche bourgeoisie qui, elle, est retournée vivre à Singapour ce qui implique que, de retour de voyage, il loge temporairement dans une chambre immense avec vue d'un palace de la ville dans laquel il nous propose de le rejoindre. A l'intérieur, une immense fenêtre tient en lieu et place d'un mur, la baignoire est plus grande que ma salle de bain parigote, le minibar "offre" du quinze ans d'age. Et X au milieu, il fait tout petit même si bien à son aise. Il est de retour chez lui après six mois de bourlingue en Asie Centrale et il tient à le faire savoir en nous conviant tous pour une soirée en mode quatre étoiles, les glands dans les petits plats!!

La fin d'après-midi défile comme une matinée de mariage. Chacun se pare de ses plus beaux atouts dans la limite risible du disponible pour moi et dans la limite du sec pour la Norvège. Chacun prend une douche et se déodorise, Jurgen et moi nous rasons de près, c'est trop la fête!! Je sors en prime ma dernière et quasi-seule acquisition futile du voyage, un jean acheté à Cebu tellement large qu'il couvrirait mes pieds chaussés chez Zavatta, qu'il me faut le soulever telle Marie-Antoinette en robe parapluie au moment de gravir des escaliers escarpés, tellement confortable que j'ai l'impression de savoir ce que c'est que de porter une jupe longue, les petits draps dans les grands!!!

On a rendez-vous devant un des plus vieux restaurant de la ville où une table a été réservée pour six. Quand nous l'atteignons après un rapide trajet en métro, les trois autres sont là, il y a X ainsi que deux amis à lui, Y et Z, la vie est bien faite. Comme il pleut toujours, un employé du restaurant les couvre en permanence à l'aide d'un parapluie de la taille d'un parasol. Le temps de nous présenter et un deuxième employé arrive avec un deuxième parasol-parapluie, les clients sont couvés. On nous amène à notre table. X s'occupe de la carte et commande pour tout le monde. X, Y et Z parlent tous un anglais parfait, les sujets de conversation se suivent jusqu'à être coupés par une toute autre farandole, celle des plats. La table rectangulaire n'est pas assez grande, qu'à cela ne tienne, une table d'appoint est apportée. Poissons, crustacés, viandes, légumes et vins s'embouteillent devant l'étonnement non feint des yeux. Il est sous-entendu que X régale, j'espère sincèrement que c'est vrai!!! Et puis, comme de toutes façons, faut pas gacher, chacun saisit ses baguettes et se régale de toutes les saveurs qui se succèdent dans des portions indécentes qui viendront à peine à bout de la moitié du festin proposé. Apparemment, en Chine, pour la nourriture, on ne compte pas... Au moment de l'addition, Jurgen entrevoit le montant par dessus l'épaule de X. La rumeur court depuis sur une somme approchant les mille euros... Mille euros sur lesquels on a peut-être ingéré 600, ça vous donne le "doggy bag" à 400, doggy bag dont il n'a pas fallu se charger. Aux dires de X, "à Hong Kong, les pauvres, ils ont assez à bouffer!" (sic) En tout cas, incroyable premier repas traditionnel comme je n'en aurais certainement plus. Malgré les conneries que X, Y ou Z sortent parfois, X, X, X, hourraaaaaa!!!!

Et ça ne fait que commencer...

Z a sa voiture garée pas loin et comme c'est une énorme voiture allemande avec l'étoile encerclée sur la calandre, il y a en effet de la place pour six. C'est donc l'heure d'un "Hong Kong by night" comme aux plus belles des "Paris by night" d'il y a quelques années comme quand on avait emmené Sully, l'appelé Réunionais en Picardie qui découvre la métropole en hiver, en virée motorisée à travers la ville magnifique. A travers le toit ouvrant ouvert de la berline, les immeubles nous toisent, la brise raffraichit, ça ne change pas de d'habitude; ça sent le cuir vachette, c'est une première!!!

L'équipée motorisée s'arrête dans le parking souterrain d'un centre commercial luxueux. Après une montée d'ascenseur comme on change de planète, les portes s'ouvrent devant un bar duquel une musique enjouée nous parvient. A l'intérieur, le décor est minimaliste et l'ambiance tamisée. Un long bar trone au centre d'une ribambelle de canapés blancs. C'est du meilleur gout même si ce n'est que l'arbre qui cache la forêt. Pandore est ailleurs, disséminée dans la salle. Quand elle te saute aux yeux, telle une sirène, elle ne te lache plus. Machinalement, comme en entrant où que ce soit, je regarde les gens. Seulement, ici, les gens ne sont pas des gens. Tous les êtres humains présents sans même une exception sont d'une beauté renversante. Les gars ont tous la machoire carrée et le muscle pectoral fier. Les filles, euh... Comment dire? C'est à un point tel que tu te demandes ce que tu fais là, sur la même planète, si tes pouces opposables ne sont pas la seule chose que vous ayez en commun. De tous les styles, de toutes les couleurs, neuf mois plus tard, je n'ai pas oublié! Et X, Y et Z semblent connaître tout le monde, les poignées de mains et les bises sont nombreuses et souvent ponctuées de rires automatiques. Puis, comme c'est apparemment la coutume ce soir, on nous convit à rejoindre notre table réservée. Les cartes arrivent. X les intercepte et commande X bouteilles pour tenter de rassasier la dizaine de personnes assises autour de la table. Visiblement, en Chine, pour la boisson comme pour la nourriture, on ne compte pas non plus!!

Posé là, j'ai à ma gauche les norvégiens et à ma droite Z. Après un temps, lui et moi engageons la discussion. Je le questionne gentiment sur lui et il en fait de même avec moi. Puis le grand manitou es-question se met en marche et il raconte un peu plus.

- Comment tu connais X? Vous êtes des potes d'enfance? - Ah ça ouais, ça remonte. On était d'abord à l'école ensemble puis on a été membres du même club avant qu'il ne s'en aille pour les USA. - Et ton tatouage, là, qui dépasse de ton col, c'est quoi? - C'est un dragon, je viens de le finir. Il part de la base de mon pied jusqu'en haut de mon cou ondulant sur tout mon corps.

Il lève le bas de son patalon jusqu'à son genou et me montre. Effectivement.

- Ca a une signification particulière pour toi le dragon? - C'est avant tout une histoire de bandes. - Comme le club avec X? - Ouais si on veut... - Tu fais quoi pour eux? - Ben, plus rien maintenant, mais au départ comme je connaissais pas mal de gosses riches, je tentais de leur vendre de la drogue. - Et ensuite? - Ensuite, j'ai pris du galon, j'ai vendu aux vendeurs. - Et ensuite? - Ensuite j'ai vendu des femmes.

Vendu des femmes???????????? Le gars entre le rhum et le whisky me raconte qu'il vendait des femmes????? Carton rouge, merci bien!!!!! La prochaine fois, la grosse bagnole, ce sera sans moi!!!! Je préfèrais mille fois quand le type n'était qu' "Y", pas un mafieux de la pire espèce en puissance!!! Je retourne vers mon côté gauche pour y rester n'oubliant pas de laisser divaguer mon regard vers ces summums de beauté que sont les femmes en général et ce soir là en particulier. Il est bon de se raffraichir la tête pour oublier cette histoire bien sordide!!

Les verres succèdent aux verres. De A à Z, tout le monde monte en régime pour le club. Car pour aller du boulevard du restaurant à la rue du strip-tease, il faut bien passer par la case avenue de la discothèque et toucher 20.000 francs!!

Toujours un groupe de plus de dix personnes, tout le monde ne peut monter dans la Zmobile, tant mieux, je me dévoue et passe mon tour. Avec la Norvège et X qui décide de nous accompagner, on prend un taxi et on se retrouve là-bas! Tony Montana rincé au whisky pour chauffeur, non merci!!!

Le club est en plein centre-ville et déchire le silence loin aux alentours. Il a beau être près de 1h, les voisins devront encore patienter pour ne pas sentir leur lit bouger au (gros) son des basses. A l'extérieur, le bas peuple attend de voir donner le feu vert pour bouger son corps avec les beautiful people de Hong Kong. Deux cerbères et une femme, gardienne en chef, controlent les allers et venues. Dans la foulée de X, le reste du groupe entre. Pas moi... La physionomiste déteste mon pantalon qu'elle trouve trop large pour sa piste de danse à l'esprit trop étroit. Je suis déchiré et je ne parle pas que du rhum. La femme me fait comprendre que si je change de pantalon, alors plus de problème. Un jean plus passe-partout fera l'affaire. Seulement, et d'une, on habite pas tout près, et de deux,

- Qu'est ce qu'elle vient me prendre la tête avec mon pantalon cette c...e?!? Que je me calme?? D'accord. Bon alors, je fais l'aller-retour?? A tout de suite!!

A toute blinde, je cours trouver un taxi trop heureux de me faire boucler la boucle. En sortant du taxi, je cours. En montant l'escalier, je cours. En enfilant un autre pantalon, je cours. En vingt minutes, je suis de retour pour voir les autres non pas remuer leur derrière à l'intérieur mais assis autour d'une table disposée spécialement à l'extérieur. Finalement, j'aurais pû garder mon pantalon. (sic) Tant pis, je me venge sur la boisson porté par cette ambiance de retrouvailles.

Les heures passent, quatre heures sonnent. Tout le monde est passablement dans un état second. Si ça devait s'arrêter là, ce ne serait que justice. Mais X n'a pas encore rendu les armes. Il est bien décidé à vivre une sixième mi-temps. Au point où on en est, on suit. Deux taxis sont réquisitionnés. X nous fait arrêter devant un immeuble à l'allure anodine. Un code pour rentrer? X passe un coup de fil et l'épreuve du digicode. On est alors six ou sept entre une porte d'ascenseur qui tarde à s'ouvrir et des boites aux lettres. Normal. L'ascenseur arrive, on grimpe les étages les uns après les autres. La porte se réouvre directement sur un appartement. Pas de palier, pas de sonnette, tout de suite dans le vif du sujet.

Dans un coin, un bar sombre. Des chaises sont réparties le long des murs. Et au centre, une danseuse qui peine à éveiller l'intéret des derniers clients présents. Des boîtes de strip-tease, je n'ai pas dû en voir plus que trois mais celle-ci est bizarrement et de loin la plus glauque. Jurgen s'ennuie, sa copine baille, moi aussi, les deux. Après un dernier cocktail, il est dit que la soirée s'achève. La Norvège et la France saluent et remercient Singapour. Je salue rapidement X une dernière fois en sachant que, de quelque manière que ce soit, le gars est une légende, une comète improbable devant qui toutes les portes s'ouvrent, un seigneur de la nuit responsable d'une belle barre de fer plantée dans ma tête qui aurait dû penser à prendre une aspirine avant d'incuber pour la nuit une sacrée gueule de bois.

Pas de réveil. Il nous reste à tous au moins trois jours à Hong Kong donc pas de réveil. Dehors, il pleut toujours, ce n'est pas engageant pour un samedi... Au moins peut-on se réconforter à l'idée qu'une embellie est attendue dès le lendemain... Il sera alors temps de vaquer à l'extérieur. En attendant, on se dégourdit un peu les cartes avant que Jurgen ait l'idée du jour. En face de chez nous est construit un cinéma immense, allons donc nous faire une toile! Une seule rue à traverser, on est tous vite convaincu et vite suffisamment couvert pour affronter ces cordes passagères. Au guichet du cinéma, c'est la tuile artistique, le multiplex n'en est finalement pas un. Il n'y a qu'une seule salle montrant un seul film, la merveille absolue de l'été 2009 avec son scénario écrit sur un timbre poste, ses gentils très très gentils et ses méchants très très méchants, le retour des transformers, Transformers II. Transformers II qui vous apprend que les chinois n'ont pas d'armée, que Petra et Louxor c'est au même endroit, que merci l'Amérique!!! Que merci aussi mon après-midi cinéclub!!! Les norvègiens agés d'une petite vingtaine d'année ont adoré, moi non plus. Vivement la censure, vivement les excursions, vivement le soleil!!!

Au retour du navet, on s'équipe pour manger en chambre et attendre demain de pieds fermes. L'a intérêt à être coopératif!!!

Il l'est, un peu. Il ne pleut plus pour l'instant, c'est l'essentiel. Toujours les fondamentaux. Ca nous donne en tout cas le courage de reprendre notre baton de marcheur, du métro jusqu'à un téléphérique (sic), jusqu'au plus grand "bouddha en bronze assis à l'extérieur" du monde. Pour s'y rendre, le téléphérique est une nouvelle occasion d'apprécier ou de vomir l'architecture locale. Cela permet également d'apprécier qu'à Hong Kong, il y encore de la verdure, des collines entières recouvertes de forêts de la base au sommet entourées d'une mer calme. C'est l'écrin dans lequel repose notre Bouddha géant sur l'île de Lantau qui nous occupe jusqu'au soir entre deux averses soudaines. Comme à l'aller, le retour s'effectue en téléphérique.

En rentrant en ville, on tombe sur un restaurant de sushis à volonté qui a bien fait de se trouver là, patientant longtemps avant notre capitulation.

Une fois à la chambre, le fil sur lequel pendaient les vêtements secs s'est cassé la figure ermportant avec lui son chargement. La piaule ressemble à un champ de bataille. Plus que deux jours. Plus que deux jours avant Pékin. Mardi.

Mais avant, lundi. Lundi, le bureau des visas est censé nous rendre nos passeports. Nous y allons gaiement en fin de matinée sous un soleil qui aura mis quatre jours à percer d'entre les nuages. A l'extérieur, comparée à la dernière fois, la file d'attente est anecdotique par rapport à la dernière fois et par rapport à la foule omniprésente d'une rue moyenne. En quinze minutes, on me reconfisque mon briquet!! Quinze minutes plus tard, mon droit d'entrée dans l'Empire du Milieu en poche, je récupère cette fois mon bien. Depuis le temps que je ne carambouille plus les briquets des autres, ça fait tache quand on me carambouille le mien!!

A l'issue de cette minute paperasserie, la journée nous appartient encore. La norvège quitte également Hong Kong le lendemain pour la Chine intérieure, tachons d'en tirer le meilleur. On se jète alors dans une très longue promenade, passant entre autre par le plus long tapis roulant du monde. (NDLR : ça devient n'importe quoi tous ces "les plus / du monde"!!) Puis, dans un timing parfait, on se retrouve au pied du peaktram un peu avant le coucher du soleil. Le peaktram est une sorte de train qui gravit quasiment à la verticale le long du Victoria Peak jusqu'à un sentier long de trois bornes qui permet de dominer toute la ville qui s'éclaire dans la lumière décroissante quand tu choisis bien ton moment, comme nous on fait!

La gare du bas est encastrée entre les immeubles, immeubles que nous dépassons à un tiers de la montée, puis c'est la forêt, tout de suite, dense, humide, spectaculaire, jusqu'à la gare haute qui abrite, malgré la forêt, un Burger King. De là, on commence donc notre marche à s'étonner des cascades et du nombres d'oiseaux jusqu'à la cerise sur le gateau : tout Hong Kong à nos pieds comme une immense île flottante!! Pharaonique est un adjectif qui ne peut même pas s'appliquer tant c'est gigantesque, la ville verticale. Enfin, comme prévu, le soleil s'est finalement couché, on peut lui faire confiance pour être à l'heure. La lumière venue du sol a progressivement remplacé celle venue du ciel. Feu d'artifice quotidien pour une autre ville lumière.

On achèvera de célébrer ces quatre à cinq jours passés ensemble en buvant quelques bières au lit. Tout est permis. Comme l'idée d'un prochain article.
Bons plans sur Los Angeles? English translation pending
by Csolio · 2006-06-28 · 20 replies
Salut à tous Je suis tout à bord ravie de rejoindre ce Forum 🙂.

J'avais fait un circuit au Usa l'an dernier, j'y retourne cette année plus prescicement à Los Angeles car cette Ville me fascine(Jdr le cette ville, fan de 24h biensur, fan....Je repars donc très bientot, 1semaine à l'hotel Ramada Inn West Hollywood boulevard sante monica.J'ai quelques informations à vous demander avant de partir. Voila je voudrais tout d'abord vous demander si il exisite des coins sympas près de mon lieux de residence soit Ramada Inn dans le Boulevard Sante Monica ?(Tout est n'importe quoi) Après je voulais vous demander si il exsite des Magasin de Plantes Carnivores près de Santa Monica ? car j'adore cela et je sais qu'il a plein d'espece qui vienne de Californie. Puis je souhaiterais également savoir si il y à des Magasin de mode sympas pour mon age (17 ans) ?

Existe t-il un Service de Livraison de Donuts et de Fast Food 😛 ?

Pour finir, je voulez vous demander aussi si il y à l'acces à internet Wifi dans toute la ville ?

Merci d'avance pour vos reponses 😉
Iberostar Varadero 5* English translation pending
by Christiane · 2004-10-26 · 9 replies
Bonjour à vous tous,

Besoin d'info sur l'évolution de la construction du nouvel hôtel Iberostar Varadero ???

Aimerions avoir des photos de la construction.

Espérant que celui-ci soit fini en décembre comme prévu.

Nous prévoyons aller en avril 05.

Merci d'avance de vos nombreuses réponses.
Récit de notre road trip ouest USA 2013 English translation pending
by Zebrasquare · 2013-08-24 · 7 replies
Salut à tous les Voyageforumeurs,

Nous sommes rentré tout juste de notre road trip dans l'ouest, je souhaitais à mon tour faire partager notre expérience aux USA. Je ne rentrerai pas dans les détails, simplement les grandes lignes, conseils et reco de mon avis... En tout cas c'était GENIAL ! Je remercie pour la préparation de ce voyage quelques membres du site: BASTINJ, ITAT, PONG, BIBOUNS51.... avec lesquels nos echanges m'ont permis de paufiner au mieux ce trip. J'ai majoritairement etudié aussi des sites ou blogs extrêmement bien fait qui valent tous les guides papier: ROADTRIPPIN, west-usa-dream-blogspot.fr, sunsetbd.fr ....

Nous sommes partis 25 jours Attérisage à San Francisco et retour de Los Angeles. J'encourage le multi destination que j'utilise presque lors de tous mes voyages car tellement pratique. Location de voiture chez Dollars via locationdevoiture.fr. Parfait rien a dire, superbe SUV Chevrolet Captiva neuve, toit ouvrant etc, le top. J e reviendrai plus tard sur ce débat, SUV ou Simple berline

J1 arrivé à San Francisco vers 19h, passage rapide de la douane, prise des bagages......Efficacité des ricains !!! Vamos chez le loueur, Dollar pour prise de la voiture. Grand classique ils ont essayer de placer leurs propres assurances déclinées simplement par un sourire, puis re décliné par un deuxième et un troisième sourire.... J'aime bien lors des voyages arriver le soir ou en fin d'aprem pour avoir la nuit pour se reposer, arriver le matin meme et embrayer sur la journée de visite je trouve cela creuvant, mais cela rajoute une nuit d'hôtel.... c'est du confort. Nuit au Chelsea Motor Inn sur Lombard Street, tres bien placé, tres propre et possède un parking gratuit.

Je suis pour ma part partisan d'avoir la voiture à SFO, j'irai même dire indispensable, la circulation y est tres fluide et la conduite simplisime, comme dans le reste de notre voyage d'ailleurs (sauf à L.A...) cela permet de se promener ou on veut quand on veut et d'explorer des coins eparpillé dans la ville. Se garer reste possible, il faut peut être parfois tourner un peu mais pas pire qu'a Paris.... Si vous le pouvez prenez votre voiture des l'aéroport de san francisco, c'est un vrai confort et un gain de temps important.

J2: Visite des quartiers de lombard street, Russian hills, nob hills, coit towers, (bien mais un peu cher pour ce que c'est, on peut s'en passer.) Visite de Chinatown, Union Square puis descente sur Fisherman's Warf, visite d'Alcatraz à 17h50

J3: Direction un premier café glané sur la route pour un petit dej puis promenade dans Golden Gate Park, serre tropicale, serre aux papillons, Japanes garden... Quartier de Haigth Hasbury, alamo square, Castro, Mission puis direction les Twin Peaks pour une vue d'ensemble sur la ville....un peu brumeuse ce jour là.

J4: Golden Gate Bridge, il était prévu de le traverser en vélo jusque Sausalit mais trop de vents, il fait froid, de la brume, bref on a annulé et avons d'abord trainé aux alentours du Park Recréation Area pour traverser ensuite le pont jusque Sausalito en voiture ou nous avons déjeuner. Promenade dans Sausalito puis retour par la Gonzelman Road pour les multiples points de vue sur le pont. C'est plus difficile de la faire en vélo car ça grimpe... Retour a sfo et ballade toujours en voiture sur Récreation park pour les autres points de vue sur le ponts, notamment land's end, baker beach.... Très tres beau, j'ai presque preferé ses points de vues là, difficile à voir sans voiture à mon avis.

J5: Départ tôt direction le parc de Yosemite, arrêt sur la route à Oakland pour les achats du voyage au Wallmart, glacière, pare soleil, glace, eau et de quoi manger. Arrivée en début d'apres midi sur Mariposa grove et ballade au mileu des séquoias. Fabuleux Direction le point de vue de Glacier Point Nuit au Cedar Lodge à EL PORTAL. Parfait.

J6: Ballade de Bridalveil falls, Gentillet car début je pense un peu limité en cette saison Rando du Mist trail jusque Vernal Falls, Superbe. Puis baignade dans la rivière pour se délacer avant de prendre la route pour la Tioga Road, arrêt à Olmsted Point, Tenaya Lake, tres beau, Tuolum meadows... bref on pourrait concret plusieurs jours sur cette route et les ballades qu'elle offre. Nuit à Bridgeport.

J7: Visite du village fantôme de Bodies, très bien, à faire des l'ouverture car trop de monde après. Direction Mono lake, puis les lacs avec la boucle de June lake pour un déjeuner au bord de l'eau. En revanche Mammoth lake a été louper par faute de temps et d'organisation. Arrivée en fin d'apres midi sur la Death Valley pour un fabuleux sunset aux Mesquites et Sand dunes... J'ai adoré Nuit à beatty, un peu loin de la vallée à l'ouest mais j'avais rien d'autre et puis il y fait un peu moins chaud. Roulé de nuit sur les routes de cette vallée, c'est sympa, tres belles nuits étoilées.

J8: Lever tôt pour partir découvrir la valley de la mort, Zabriquie pOint, Dantes view, bad water, devil's golf courses, Artist palette, formidables, on a adoré cette vallée. A parcourir le matin tôt est plus confortable car il fait moins chaud et il y a peu de monde. Route ensuite vers Las Vegas ou nous arriverons vers 17h. Profitage de piscine et visite d'une partie du strip Nuit au Bellagio, vue sur les fontaines, face au Paris. génial HOtel très bien situé pour visiter le strip car centrale

J9: Re Profitage d'hotel et de piscine.... Visite des hôtels, venetian, le wynn, le caesar.... Bon ca va bien un peu mais j'y consacrerai pas non plus des heures entières, trop de monde, trop grand, trop de tout... Un peu de boutique Le soir, spectacle "le reve" de franco dragonne, extraordinaire, un des plus beaux shows de ma vie, melange de danse et d'acrobaties avec une scénographie époustouflante... Un vrai show à l'américaine. situé au premier rang en zone splash moins chère, car normalement on prend qq gouttes d'eau ce qui ne fût pas notre cas... Sur le retour nous avons assisté aux spectacle des pirates devant le Treasure Island puis l'allumage du volcan devant le Mirage; Puis diner au Bellagio au restaurant Circo juste devant le show des fontaines. Magique.

Mon amie et moi aimont les bonnes tables, c'est un peu notre plaisir en vacances, de faire de bons restos et y consacrons un budget un peu plus important..... 😄

Demain on file sur Valley of fire......

A suivre
Ouest américain 2009: une boucle (presque) classique (3ème partie) English translation pending
by Jdakota · 2010-01-23 · 20 replies
4 septembre :

J’ai mis le réveil à 5 heures. J'avais raté le lever du soleil l'année dernière. Pas question de me faire avoir cette année encore ! D'ailleurs, j'ai presque choisi de loger au Ruby's Inn rien pour ça.

Je choisis d'aller me poser à Inspiration point. Damned ! Encore une saleté de nuage mal placé ! Ça commence à devenir une sale habitude. Heureusement, celui là n'est pas trop monstrueux et le soleil finit par passer au dessus. Et voilà le résultat : magique, non ?





Je ramène la voiture au motel, j'avale un rapide petit déjeuner dans la chambre, puis je demande à mon père d'aller me déposer au début du Fairyland Loop trail, seul sentier du parc que je n'ai pas encore emprunté.



Il fait grand soleil et le ciel est tout à fait dégagé quand je m'engage sur Fairyland.

Je ne dirais pas que je suis déçu, c'est évidemment magnifique, mais à côté du Peek-a-boo Loop trail effectué l'année dernière qui était carrément sublime, c'est quand même un, voire deux tons en dessous. Bon, reconnaissons que ça vaut tout de même le déplacement.







"The attack of the giant spider"





Je termine le circuit beaucoup plus tôt que prévu. Ça me laisse le temps de naviguer entre Sunset et Bryce point pour tenter quelques clichés à l'UGA (ultra grand angle).





Les autres me rejoignent vers 12h30 pour un pique nique à Sunset point. Puis nous quittons Bryce en début d'après midi pour retourner à Vegas. Nous devons y décoller le lendemain midi pour San Francisco.



La route est longue mais loin d'être dénuée d'intérêt. J'ai même choisi de nous rallonger un peu pour traverser le parc de Zion et ses impressionnantes falaises rouges. La traversée de Springdale me remémore l'agréable séjour que j'y ai fait l'année dernière. Je découvre avec surprise que mon motel, le « El Rio » a été rasé dans l'intervalle.

Nous arrivons à Vegas en fin d'après midi. Nous allons loger au « El Cortez », sur Fremont street. L'ambiance est assez différente de celle de l'Excalibur. On se croirait à Lourdes. Y a des fauteuils roulants plein les allées. La moyenne d'âge des clients n'est pas non plus la même que sur le Strip.





Les chambres sont situées dans un couloir à découvert qui donne sur le dernier étage du parking. Chouette, on va pourvoir surveiller les voitures tout en dormant. On passe la soirée sur Fremont street et le dîner au buffet du Golden Nugget. C'est soirée produits de la mer. Sushis, coquillages et crustacés. Pas vraiment ma tasse de thé. On est tous surpris par l'âge moyen, particulièrement élevé, des serveuses.







On sort profiter de Fremont Street Expérience. Le spectacle a de la gueule. On est tous crevés en fait. Même moi. Ma rando sprintée du matin, ajoutée à la route de l'après midi, m'ont lessivé. Et n'oublions pas que je me suis aussi levé à 5 heures. Du coup, personne n'est tenté par une ballade sur le Strip. Rétrospectivement, je trouve ça dommage, mais la quand la fatigue est là...



5 septembre :



Nous sommes déjà en route pour l'aéroport quand l'un d'entre nous s'aperçoit qu'il a oublié son chapeau récemment acheté dans sa chambre d'hôtel. Je repars à l'hôtel. Heureusement qu'on a de la marge. Le décollage est prévu pour les alentours de 13 heures. Après une demi heure de palabres avec la réception, puis la sécurité, et à nouveau la réception, j'effectue un retour triomphal le couvre chef à la main.



15h : arrivée à San Francisco. Il y a du soleil au dessus de l'aéroport mais plus on s'approche de la ville et plus la brume s'épaissit.



Lorsque nous ressortons du Bart (RER du coin) en plein centre ville, une trouée de ciel bleu permet au soleil de nous accompagner jusqu'à notre hôtel : le Hayes Valley Inn.

Les formalités effectuées, nous entamons une ballade dans le quartier. La brume est revenue et une légère bruine l'accompagne. J'ai jeté un oeil à la météo pour les deux jours suivant et ce n'est guère encourageant : de la brume et encore de la brume.







6 septembre :



Surprise à notre réveil ! Un grand ciel bleu immaculé recouvre la ville. Petit déjeuner à l'hôtel, puis nous allons prendre nos forfaits pour les transports en commun.



C'est le Labor Day (fête du travail) mais tout est ouvert. Vive l'Amérique ! Il y a des amateurs pour un tour de « Cable Car ». Je m'en serais bien passé, mais bon... Il nous faudra une bonne demi-heure d'attente avant de pouvoir enfin monter dans le mythique véhicule. On se laisse emmener au hasard. Je n'ai pas regardé le trajet de la ligne. Ils vont tous vers la côte, de toute façon. Je m’aperçois que nous allons passer au sommet de Lombard Street (le célèbre tronçon vert et tortueux). Et hop, tout le monde descend.



Nous poursuivons à pieds jusqu'au port et entrons sur le pier 39, honni par beaucoup. Un petit tour chez les phoques, puis réservation d'un resto pour le midi qui approche. Et tout ça sous le soleil. Inespéré au vu des prévisions de la veille.





Moi, je me suis rarement autant senti dans la peau d'un guide professionnel depuis le début du voyage. Du coup, je décide de m'accorder une après midi de solitude et j'organise un programme autonome pour mes compagnons de voyage. Ballade sur Pacific Heighs et ses environs pour moi, traversée de Chinatown, montée sur Télégraph Hill et descente par les Filbert Stairs pour eux. Je l'ai fait il y a deux ans et je sais qu'ils vont apprécier. Rendez-vous pour tous à 17h00 au Pier 31, point de départ pour Alcatraz.













La lumière est belle pendant la traversée de la baie. Une nuée de goélands accompagnent le bateau. Un groupe de Français tendance beaufs trouve le moyen de s'installer pour jouer aux cartes sans s'intéresser une seule seconde au paysage qui défile à l'extérieur. Nous accostons du côté caché du « Rock ».











La visite commence par la distribution des écouteurs qui vont permettre à chacun de vivre le récit dans sa propre langue. Gardiens et prisonniers se succèdent à nos oreilles pour nous raconter comment ils passaient leurs jours dans le pénitencier le plus célèbre du 20ème siècle. Ils nous guident d'une cellule, d'un couloir, d'une salle à l'autre au gré de leurs souvenirs. Une chose est sûre : c'était pas le Club Med, ici.







Ils en arrivent à deux tentatives d'évasions qui ont marqué l'histoire du rocher. La première, en 1946, se termina par un bain de sang, la seconde d'une manière tout à fait inversée puisqu'on ne retrouva même pas les corps des évadés. C'est celle de Franck Morris et des frères Anglin en 1963 qui est décrite par le détail dans le beau film de Don Siegel « L'évadé d'Alcatraz » avec Clint Eastwood. On pense qu'ils se sont noyés dans l'eau glacée et que leurs cadavres ont été emportés au large par les forts courants qui traversent la baie. Rien n'empêche cependant de se les imaginer se la coulant douce depuis ce temps sur une plage des caraïbes en buvant des cocktails.

C'est la grande politesse des disparus que de nous laisser l'opportunité de terminer leur histoire de la manière qu'il nous plaira. Et je trouve naturel de leur rendre la pareille en leur imaginant une issue des plus douces.

J'avais choisi la visite du soir pour éventuellement bénéficier d'un beau coucher de soleil sur San Francsico. Je ne suis pas déçu.







Nous reprenons le bateau à la nuit tombée. Tout le monde s'engouffre à l'intérieur et je reste seul sur le pont à regarder s'approcher la ville éclairée de mille feux. Faut dire qu'il fait plutôt frisquet.

7 septembre :

Une fois encore, il fait beau dès le réveil. Très beau même. La côte est complètement dégagée ce que nous laisse l’opportunité d’une virée matinale sur le Golden Gate Bridge.





On se laisse déposer à l’entrée du pont et on s’engage. Je pensais rebrousser chemin à mi-distance mais tout le monde à envie de traverser. C’est ainsi qu’on se retrouve de l’autre côté et que je leur propose d’attraper un bus pour pousser jusqu’à Sausalito.





Il est midi et nous choisissons un restaurant sur pilotis. Le restaurant est assez classe et la vue somptueuse. D'un côté les collines de Sausalito couvertes d'arbres et de maisons de bois, de l'autre la baie de San Francisco et ses immeubles lointains qui dessinent l'horizon. Ce sera le dernier resto du voyage mais pas l'un des moins désagréables...



Nous reprenons le bus en milieu d'après midi. Nous en descendons de l'autre côté du Golden Gate Bridge pour prendre une correspondance vers le quartier de Haight Ashbury. J'adore ce coin. C'est ici qu'est né le mouvement Hippie dans les sixties. Les maisons y sont plus colorées que n'importe où ailleurs.







De là, nous revenons tranquillement en marchand vers notre hôtel en zigzaguant au gré des rues les plus sympathiques, en repassant par Alamo square qui se dévoile sous des abords plus séduisants que lors de notre premier passage, deux jours plus tôt sous la bruine.





8 septembre :

Une dernière promenade dans la Hayes Valley, histoire de faire nos adieux à la ville, puis nous reprenons le Bart pour l'aéroport.







This is the end Et pour revenir à la seconde partie :
http://voyageforum.com/...eme_partie_D3132184/

Et pour voir l'intégralité des photos de mon diaporama (550 clichés, au lieu de seulement 200 sur le post)) en taille normale sur picasaweb :

http://picasaweb.google.fr/...6/DiaporamaFinal2009#
Ouest américain 2009: une boucle (presque) classique (1ère partie) English translation pending
by Jdakota · 2010-01-09 · 20 replies
23 août :

Arrivée à 13h30 à Los Angeles. C’est bien, c’est tôt. Quand on a en plus réservé un hôtel aux alentours de Venice Beach, donc pas trop loin de l’aéroport, on se dit que ça va nous permettre de profiter d’une bonne partie de l’après midi sur la côte.

Sauf que, contrairement à l’année dernière, je ne suis pas seul à passer les formalités. Nous sommes un groupe de neuf et ça change tout. D’abord à la douane, ensuite à l’hôtel, mais surtout pour la prise des véhicules de location. Huit conducteurs potentiels à rentrer sur les contrats, ça prend du temps chez Hertz. Surtout quand l’employé du guichet se trompe et qu’il faut recommencer à zéro.

La première équipe hérite d’un AWD Mazda, la nôtre d’un Ford Expédition. Impressionnant ce truc. Des sièges larges comme des banquettes, un moteur ultra silencieux. Un vrai paquebot ! Dommage que la comparaison vaille également pour la consommation...



Une fois installés à l’hôtel (Jolly Roger Motel, Washington Bd, Marina Del Rey), nous optons pour une promenade à Venice qui se trouve à un petit quart d’heure de marche. Je convaincs mon petit monde de préférer les canaux au front de mer. Et c’est vrai que le lieu ne manque pas de charme. Les maisons de bois colorées rivalisent de charme, la végétation est luxuriante et il y règne un calme bienvenu.







Le soleil est déjà bien bas, dommage pour les photos. Je me promets de revenir le lendemain matin au lever du jour.

24 août :

Comme prévu, je me lève le premier pour faire quelques clichés matinaux des canaux. Ambiance sympa. C’est l’heure des joggeurs et des chiens qu’on vient promener. Sûrement l'un de lieux les plus agréables de toute l'agglomération de Los Angeles.





Je rejoins mon groupe au petit déjeuner à l’hôtel, puis on se décide pour une ballade sur la Marina. Mauvaise inspiration. Pas terrible la Marina, limite concentrationnaire avec ses allées grillagées. Le ciel se couvre à vue d’œil et on met les voiles, direction Santa Monica.



Ballade sur le Pier, trempage des pieds dans le pacifique pour ceux qui ne l’ont jamais approché, quelques pas sur la Third Street promenade. Rien de passionnant, en fait. La matinée se conclut par un repas de crevettes grillées chez Bubba Gump, sur la jetée. On se régale Début d'après midi. Il est temps de gagner Hollywood. On s’engage sur le Santa Monica boulevard qu’on ne quittera qu’à deux encablures de l’hôtel, une heure plus tard. C’est pratique L.A. On peut quasiment traverser la ville sans changer de rue.



Notre hôtel pour les deux jours suivants est le Motel 6. L’enregistrement prend un temps fou et l’après midi est déjà bien entamé quand on se retrouve à l’extérieur. Petite promenade sur Hollywood boulevard. Ca fait partie des figures imposées.



Je décide d’emmener mon groupe passer la soirée au Griffith observatory, juché au sommet des collines d'Hollywood. Le temps est de nouveau dégagé, le panorama somptueux, et nous y passons le reste de la journée à regarder le soleil se coucher sur Los Angeles.







25 août :

Journée aux Studios Universal. Déjà vus pour ma part, mais c'était il y a quinze ans. J'imagine que cela a du sensiblement changer.



On entame les réjouissances avec l'attraction Jurassic Park. Ça mouille beaucoup. Surtout le final, assez inattendu, et qui mérite à lui seul le déplacement. On s'essore rapidement et on enchaine avec le roller-coaster de la Momie.



On s'amuse bien finalement. Seule déception de la journée : Wystéria lane est fermée au public pour cause de tournage. Les Desperates Housewives sont dans la place. Damned, j'aurais bien été claquer la bise à Teri Hatcher, moi !

On termine la journée par une ballade en voiture à travers Beverly Hills, encadrée d'un aller retour sur Sunset boulevard.

26 août :

Petit déjeuner au Croissant Club sur Hollywood bd, comme le jour précédent. Conseillé à juste titre par le routard. Ce sera notre dernier repas à LA. Nous partons aussitôt après pour Las Vegas.



Traversée de l'agglomération, puis du spectaculaire désert de Mojave. Nous arrivons à destination vers 14h. Il nous reste l'après midi pour arpenter le Strip. La chaleur surprend ceux qui découvrent l'endroit (c'est à dire tout le monde, sauf moi). Faut dire qu'on est certainement au delà des 40°. Dans ces conditions, les brumisateurs qui parsèment le boulevard sont vraiment les bienvenus.









Nous arpentons le boulevard de l'Excalibur (notre hôtel) au Venetian, sans oublier d’explorer les intérieurs puis nous revenons sur nos pas en changeant de trottoir, via le Mirage et le Caesar Palace.



















On s'arrête pour admirer le spectacle aquatico-musical du Bellagio. Tout ça représente une belle trotte et la nuit est tombée lorsqu'on retrouve l'Excalibur et son buffet. Tout le monde est fourbu, harassé de fatigue, accablé par la chaleur qui ne s'atténue pas. Nous nous accordons tout de même une dernière sortie autour du carrefour des quatre mastodontes - Luxor, Excalibur, New York et MGM Grand – qui forment le sud du Strip.

27 août :

Journée impatiemment attendue par tous depuis l'atterrissage. Celle-ci va nous conduire sur les rives du mythique Grand Canyon. Le passage au Hoover Dam mérite une courte pause. Le pont en construction qui le domine est lui aussi particulièrement impressionnant.



Deuxième stop à Seligman, petite ville décorée aux couleurs de la route 66 qui la traverse. Quelques superbes automobiles des années 50 attendent en vain qu'on leur offre un dernier ride.





Mather point est le point par lequel les visiteurs arrivés par le sud découvrent le Canyon. Très belle entrée en matière. Les mines s'allongent devant la démesure du site.





Nous prenons nos quartiers au Bright Angel Lodge. Situé à quelques mètres de la rive du Canyon, c'est un endroit assez paradisiaque.

Une fois installés, nous partons pour une longue ballade sur le sentier qui longe la Hermit Rest road. Je l'avais déjà parcouru il y a quinze ans mais sous un ciel chargé. Sous un ciel parfaitement dégagé, ce n'est sans doute pas la meilleure option pour un après-midi car on se retrouve assez vite avec le soleil de face. Impossible de réaliser de bons clichés dans ces conditions. Privilégiez donc plutôt les points de vue de la route qui part vers l'est et réservez celle de l'ouest pour la matinée. Pour ma part, je me promets cette fois encore de me lever le lendemain aux aurores pour y bénéficier de meilleures conditions photographiques.



Nous prenons le repas du soir au restaurant du Bright Angel. Bon et très agréable. Je flâne sur la rive à la nuit tombée. On ne voit plus le gouffre mais on le sent. Juste en face, à quelques 25 kilomêtres de distance, on distingue les lumières de l'unique hôtel de la rive nord du Canyon. Après la frénésie et les extravagances de Vegas, cet endroit dispense une incroyable sensation de calme et de sérénité. On s'y sent complètement à l'écart du monde, mais c'est vrai que c'est un peu le cas. Après tout, Williams, la ville la plus proche, se trouve à presque 1h30 de route.

28 août :



Je me lève alors que le soleil passe tout juste la crête de la rive nord. Je traine un peu aux alentours immédiats de l'hôtel, puis, accompagné de mon père, j'attrape la première navette en partance pour la Hermit Rest road. Le petit déjeuner devra attendre. La vue est dégagée, le ciel immaculé. Avec le soleil dans le dos, les clichés sont bien meilleurs que ceux de la veille.





Nous sommes de retour deux heures plus tard pour le petit déjeuner. Avis aux amateurs : les pancakes sont parmi les meilleures que j'ai mangées. Nous quittons le Bright Angel à 11h et nous partons vers l'est. Navajo point, Lipan point, les points de vue se succèdent, à la fois semblables et différents, toujours ébouriffants.





Desert point, avec sa tour Navajo, aussi factice que criante d'authenticité, n'est pas le moins intéressant. C'est aussi la limite est du parc du Grand Canyon et c'est là que nous le quittons.





Nous filons à présent vers le nord à destination de Page, où nous allons passer la nuit. Page, c'est la ville qui borde le lac Powell. Ses environs regorgent d'inestimables joyaux naturels. Le premier que nous découvrons est le Horseshoes Bend, boucle du Colorado autour d'un gigantesque bloc rocheux.



C'est le cœur de l'après midi et la chaleur est écrasante. Nous ne nous attardons donc pas et gagnons nos logements au Bashful Bob's Motel que les habitués connaissent bien. Il y a un anniversaire à célébrer ce soir là. Après quelques courses au supermarché le plus proche, nous profitons des dernières lueurs du jour sur les rives du lac Powell.



29 août :

7 heures du matin : je tire le rideau avec inquiétude. Soulagement, le soleil est bien là. J'ai prévu la visite d'Antelope Canyon ce matin et un temps gris aurait tout fichu par terre. J'allume la télé pendant le petit déjeuner. Sur la côte est, on est en train d'enterrer Ted Kennedy. L'atmosphère est solennelle en diable. On reconnaît quelques stars qui défilent sous la pluie.

8h30 : Nous passons prendre nos places pour la visite de 11h00 à Upper Antelope Canyon, puis nous filons à Lower, la partie basse du Canyon. On y entre par le haut et on ne cesse de s'enfoncer. Je me laisse distancer par le groupe afin de pouvoir prendre mon temps pour les photos.











Avec les échelles et escaliers qui en rythment la visite, Lower est plus intéressant que je le pensais. Beaucoup plus varié dans ses formes que Upper qui n'est réellement photogénique que dans son premier tiers. D'ailleurs, la plupart des gens de mon groupe le préféreront au final.

Nous sortons ravis et repartons sur le site d'Upper. Un Navajo sympathique et disert (il y en a !) d'une quarantaine d'années m'entreprend pendant que nous attendons l'heure de la visite. C'est le fils de l'exploitant du site. Il travaille à la centrale électrique de Page et habite dans une communauté dans le désert, pas très loin. Nous parlons ensemble pendant une vingtaine de minutes; je lui transmets les questions de mon groupe, essentiellement centrées sur le statut et le style de vie des « natives americans », et leur traduit ensuite ses réponses. C'est la première fois que j'échange aussi longuement et aussi naturellement avec un ressortissant Navajo et ça fait réellement plaisir.

11h00 : nous montons dans les véhicules qui nous emmènent sur site. La conduite est sportive et le terrain accidentée. Tout le monde n'apprécie pas.



Comme précédemment, je me laisse distancer par le groupe pour tenter de réaliser quelques bons clichés. Ce sera difficile car, contrairement à Lower, les groupes s'enchaînent quasiment sans interruption. Ajoutez ceux, aussi nombreux, qui reviennent du fond et que l'on croise, et vous aurez une idée de la cohue qui règne dans ce défilé. On se croirait au supermarché la veille d'un jour férié. Pas évident de faire des photos correctes dans ces conditions. Les bons emplacements donnent lieu à une foire d'empoigne digne de la montée des marches au festival de Cannes.



Comme je connais déjà l'endroit, je me contente de rester dans la zone des rais de lumières, la seule partie intéressante d'Upper.

12h30 : nous sommes de retour au parking et reprenons nos propres véhicules. Approximativement deux heures trente de route plus tard, nous entrons dans Monument Valley.



Pas de groupe de jeunes russes pour gâcher le spectacle comme l'année dernière. Ça repose. C'est mon troisième passage alors j'essaye de faire des clichés un peu différents. Nous effectuons le circuit classique et revenons au visitor center en fin d'après-midi.









J'ai réservé pour la nuit au Mexican Hat Lodge. Les chambres sont très sympas. Nous dinons au Swinging steak, le restaurant maison, célèbre dans tout l'ouest pour l'épaisseur et le prix exorbitant de ses steaks cuits à même la grille, celle-ci se balançant au dessus d'un feu nourri entretenu par un cow-boy plus vrai que nature. Je résiste au réflexe d'aller photographier le taciturne cuisinier. D'autres s'en chargeront.



A suivre... par ici :
http://voyageforum.com/voyage/etats-unis_ouest_americain_2009_une_boucle_presque_classique_2eme_partie_D3132184/
Improvisation Nomade (9) Pakistan English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-30 · 3 replies
Mauvais présage

Une brise légère inclinait les jeunes pousses de blé dans la plaine. Le printemps rendait son vert à la végétation et le soleil resplendissait sur la route que nous parcourions en vélo pour rallier la frontière pakistanaise distante maintenant de quelques kilomètres seulement. Devant les bureaux de la douane, peu de personnes attendaient. Quelques familles, séparées depuis cinquante ans, comme par le mur de Berlin, et qui, depuis peu, avaient le droit de se rendre visite… La région du Pendjab fut partagée en deux pour créer le Pakistan, un nouvel état regroupant les musulmans de l’Inde, lors de l’indépendance en 1947. Cela ne se fit pas tout seul. En effet, sur cette route, dix à quinze millions de réfugiés traversèrent la frontière, juste tracée sur les cartes d’un manuscrit des bureaux de la Royal British Compagnie, en Angleterre, dans les cris d’assassinats et de brûlés vifs. Cinq cent mille morts. Hindous et musulmans. Tous Indiens pourtant mais qui se déchiraient alors entre eux, malgré les discours de réconciliation du Mahatma Gandhi. Dans les bureaux de la douane, le fonctionnaire inspecta nos passeports et nos visas qui prenaient fin le jour même, puis leur donna un coup de tampon avant de nous laisser libres. Mais, en sortant, le vent enragé s’engouffra par la porte ouverte. Dehors, un ciel nébuleux s’écrasait sur l’horizon violet bourdonnant de tension. Un tourbillon de sable et de pluie balayait l’espace et envolait les tôles arrachées aux toits. Le vent pleurait comme un nouveau-né. Nous n’osâmes pas sortir. L’ouragan nous tenait enfermés dans les bâtiments administratifs de la frontière comme un mauvais présage. La nuit avant la nuit, l’impossibilité de sortir, l’atmosphère d’une frontière militaire colorée d’uniformes, les portes qui s’ouvraient toutes seules et laissaient rugir le vent dans le hall, rendaient nos âmes méfiantes quant à l’avenir et répandaient sur nous l’angoisse et la tristesse de partir… Sans doute avions-nous oublié quelque chose. Peut-être de leur dire adieu. Alors adieu, peuple indien, enfant peureux et sage qui nous a toujours respectés, appris, entraînés dans ses rires et ses joies de tous les jours, quelles que soient les circonstances. Nous reviendrons un jour, mais aujourd’hui, malgré la peur, nous ne pouvons pas faire demi-tour. Devant nous, la tempête s’apprête à nous emporter et derrière, la porte s’est refermée... Si ce temps, arrêté ici, nous est alloué pour, une dernière fois, te rendre hommage, je m’assois dans le coin de ce mur, sur mon sac, et, en attendant que la colère du ciel s’estompe, je pense à toi… Combien de fois m’as-tu fait pleurer de rire, au réveil, avec tes enfantillages, ton insouciance et ta simplicité ? Je te revois chaque journée me parler, négocier et mentir toujours sans sérieux, sans gravité, tout en te méprenant et feignant de ne pas t’en rendre compte. Peuple de l’Inde, heureux tous les jours, sous le soleil, sous la pluie, dans l’opulence comme dans la misère, nous t’avons laissé un peu de nous-mêmes, gisant dans la poussière, contre tout ce que tu nous as donné, appris : à savoir qu’on a tout et qu’il ne tient qu’à nous d’être heureux. Encore merci et adieu. Le cœur chargé de ces émotions qui nous ont secoués et marqués à jamais, nous avons repris la route avec Daoud, mon ami, mon frère, mon compagnon. D’un bond, nous avons franchi la porte et couru sous la pluie et le vent, dans la zone de no man’s land avant d’atteindre les bureaux de la douane pakistanaise. Un autre monde se dessinait déjà à travers les visages que nous ne reconnaissions pas. Puis, le compte à rebours s’enclencha de nouveau, au moment ou le tampon d’entrée s’écrasait sur nos passeports. Un bus grillagé nous emmenait déjà autre part pour nous abandonner dans une ville rendue grise et sale par la pluie, sans chaleur, une pluie dans les rues comme dans notre cœur. Pieds nus, courbés sous la capuche de nos sacs, pataugeant dans la boue, on devait trouver un refuge, un lieu où on serait accueilli et où on pourrait reprendre haleine et confiance. Enfin posés et calmes, nous apercevoir que ce n’était pas plus un mauvais présage qu’un orage. Nous étions au Pakistan.

Apprendre de l’infini en accord avec le temps Pendant cinq jours, nous ne sommes pas sortis de l’hôtel. Ou si peu. Nos rapides passages dans les rues nous ont refroidis. En effet, ce n’est pas l’atmosphère bon enfant de l’Inde. Le sourire est remplacé par la grimace sévère et le mépris. Mais j’espère que nous nous trompons. Il faut apprendre ce nouveau pays, cette atmosphère différente avant de s’y sentir bien. Le choc des civilisations est sensible. Tout le monde nous souriait en Inde pour une raison ou une autre. Personne ne sourit ici. Du moins, personne ne m’a encore souri. Pas de flatterie naïve, de politesse anticipée et de phrase puérile, inutile ou intempestive. Nous sommes revenus chez les hommes fiers et durs. La péninsule est si large qu’il est difficile, en Inde, d’imaginer que cette terre rouge puisse cesser quelque part, pour laisser place à d’autres pays. Les principales frontières sont formées par deux océans immenses de chaque côté et l’Himalaya infranchissable au nord. L’Inde est un monde isolé qui se suffit à lui-même. D’ailleurs, il est difficile de discuter avec la plupart des Indiens qui n’ont en général que très peu d’idée de notre civilisation. Les problèmes internationaux leur échappent le plus souvent. De cinématographie ; ils ne connaissent que la leur. Enfin, poser des questions sur leur culture relève du défit tant elle est confuse et incomparable. À l’inverse, les Pakistanais sont sur la même planète que nous, ils s’intéressent aux même choses, ils ont les mêmes préoccupations et une vision sur le monde entier que les Indiens n’ont pas. Ils ont, par ailleurs, des origines perses en plus d’être ouverts au nord sur les peuples d’Asie centrale et de Chine grâces aux anciennes routes commerciales comme celle de la soie. Enfin, les rapports privilégiés qu’ils entretiennent aujourd’hui avec les Américains, les font pénétrer directement dans le champ international, vers la globalisation. Malick Internet Inn

L’hôtel est situé au carrefour de l’avenue Jinnah et du Régal cinéma. Un petit écriteau au-dessus d’une porte située au fond d’une impasse indique son entrée. D’un côté, le parfum des chapatis brûlants du boulanger. De l’autre, un magasin de type occidental où l’on trouve les choses de chez nous que nous n’avions pas vues depuis longtemps, comme la mayonnaise et le chocolat. En face, les excellentes glaces à la fraise attirent toute la ville dans un magasin spacieux mais toujours bondé. Et qui aurait dit qu’au Pakistan, les barbus, avec leurs turbans sur la tête, aiment à se délecter d’un sorbet ? C’est une image qui, pour moi, semblait contradictoire... Enfin, l’escalier de l’hôtel monte au deuxième étage et vous sort de toute cette agitation. Dans cet hôtel, il n’y que des étrangers et des voyageurs. Une vingtaine de lits. C’est le point de rassemblement de Lahore. La journée, chacun vaque à ses occupations, organise la prochaine étape de son voyage et visite la ville. Le soir, ils préparent de quoi manger et souvent restent ensemble pour bavarder, échanger des renseignements et se donner mutuellement des conseils. L’ambiance est sympa. Venus de tous les horizons, voyageurs acharnés, back packers, globe trotters, travellers, appelez-les comme vous voulez, ils ont tous une expérience de voyage au moins comparable à la nôtre. David, un Suisse que nous avions déjà rencontré à Delhi, a été le premier à brandir les drapeaux lors de la manifestation anti-américaine de Quetta dans le Baloutchistan, avant de se dire finalement, sous les regards menaçants de la population, ce n’est peut être pas ma place… Armand, un Français, aussi grand voyageur que fainéant, barbu et chevelu à l’extrême, musicien passionné, cultivé, beau gosse, est sur la route depuis 4 ans. Julie, son amie, le rejoignait au Pakistan quand nous les avons rencontrés… Michel arrive en vélo de Genève… Bénédicte s’est mis dans la tête, en l’écoutant, de traverser le Karakorum - versant nord-ouest de l’Himalaya avec le 2ème sommet le plus haut du monde - en vélo, pour rejoindre la Chine. Je n’ai jamais eu de nouvelles quant à la réussite de son entreprise mais cette petite blonde est partie pour une sacrée aventure, sans avoir jamais fait de vélo de sa vie sur des distances aussi longues que pentues. Voilà pour les francophones. Ensuite, il y a Tess, la jolie Suédoise qui vient de traverser l’Inde en moto, seule, en 2 ans… Chen, dans son business de pierres précieuses avec Taiwan… Siren, une Norvégienne éprise de langues étrangères… Un couple d’architectes sur les traces des plus anciennes civilisations... Un pigiste danois, avec qui je serais bien parti quelques semaines pour me rendre compte de son travail. Il nous explique par ailleurs que ses articles ne se vendent pas bien, si ils ne décrivent pas uniquement la haine, le scandale et la misère ; Cette infime partie de la réalité qui, une fois répandue par les médias, devient une généralité… Enfin, d’autres encore, comme nous, sans véritable but, si ce n’est de parcourir le monde et de glaner, ici et là, les pièces du puzzle universel. Ensemble, nous échangeons nos expériences, nos idées et nos grandes théories dans des discussions parfois animées. Nous croisons les chemins, les aventures, les pays, les cultures et les anecdotes dans une cohabitation fructueuse. Certes, chacun a son point de vue sur toutes les choses du monde, hélas, personne n’a la science infuse. Les voyageurs se la racontent. Le peu de savoir acquis doit être dit plus haut et plus fort que les autres comme une vérité établie… En m’écartant un peu du groupe, en montant sur le muret qui domine la ville et en sentant le brouhaha sourd qui monte jusqu’ici, je me demande quand même ce que, tous, nous faisons au Pakistan à nous imaginer tout savoir parce qu’on a pris un peu la route… La plupart d’entre nous, comme moi, ne savent même pas quel est le régime politique du pays, ni même le nom du président ou militaire dictateur. Le risque est pourtant réel. La population ne soutient pas, en majorité, le gouvernement imposé par l’armée et sous tutelle américaine. Les talibans, dont les responsables sortent d’écoles théologiques pakistanaises, ont déjà su unifier les différentes ethnies sous les drapeaux d’un islam radical dans le pays voisin. Leurs militants, formés par Al Qaïda, s’assemblent toujours dans les zones tribales incontrôlées par l’état, pour préparer la guerre sainte. Avec nos petits sacs de voyage sur le dos, notre idéalisme sous le bras, nous n’avons pas pleinement conscience des dangers qui nous menacent ici. Nous n’avons jamais connu ni la haine, ni la guerre, ni même la misère. Dans une ambiance désinvolte, ce soir, nous préparons des crêpes… Un journaliste anglais d’origine pakistanaise nous donne sa vision des choses quant à l’histoire et la politique pakistanaise actuelles. Cela nous éclaire un peu. Nous l’écoutons tous religieusement mais bientôt les rigolades reprennent. En bons Gaulois qui se retrouvent, les blagues idiotes fusent et me font rire. Je suis bientôt, moi aussi, décontracté, heureux de retrouver l’esprit français, son humour sarcastique et un peu méprisant. Il ne nous arrivera rien, voilà tout. Et ce n’est pas le moment d’y penser. Quand on se retrouve une bonne tablée de franchouillards aussi loin de son pays, il faut se rappeler d’où l’on vient, revenir aux sources, aux bonnes blagues qui ne font rire que nous. Armand prépare les crêpes mais ses souvenirs se sont dissipés car je ne crois pas qu’en France, elles soient si épicées. Il ne manque que l’apéro pour se sentir chez soi mais l’alcool ne se trouve pas dans les épiceries pakistanaises. Alors que le shit, si. Des joints tournent et me tournent la tête, si bien que je n’ai bientôt plus rien à dire. J’écoute ces gens parler, je les regarde s’agiter, se convaincre. Quand j’ai fumé, les mots sont si légers qu’ils n’ont plus de sens et seules les attitudes me fascinent. Marco est le plus drôle, il parle avec les mains, les bras et tout son corps. Il rejoint la réputation de dragueur qu’ont les Italiens et la petite Coréenne devant lui garde les yeux ronds, fait des « Oh ! » et des « Ah ! » à la façon asiatique si singulière et passe de la fascination au désintérêt sans détourner le regard et sans savoir qu’il peut la tenir ainsi toute la nuit. Sten regarde sa guitare comme si elle avait les cheveux longs, et parfois nous joue quelques accords de ses propres chansons. Je m’aperçois alors que je ne comprends rien à l’anglais des Anglais. J’utilise la langue, parle avec tout le monde mais lui, qui utilise beaucoup d’expressions, j’ai des difficultés à le comprendre… Sauf quand il imite les Français avec ses : « Putain, enculé » et son accent de bourgeois pédant. C’est assez difficile mais passionnant de comparer une personnalité, une idée, un état d’esprit par rapport à une origine. Dire par exemple que les Français se retrouvent dans tel comportement, les Anglais dans tel autre. Un ensemble de généralités qui pourrait caractériser un peuple mais je sens que je vais dire des conneries… Un Japonais vient nous rejoindre. Ils sont discrets les Japonais mais dans un village perdu d’Afrique, vous en trouverez toujours un, car ce sont, et de loin, les plus grands voyageurs de notre époque. Celui-ci, avec son air niais, son sourire figé et ses mouvements de tête pour toujours dire oui, nous fait une démonstration de danse entre acrobatie et lévitation qui me laisse sur le cul. Good night petit Japonais. Good night tout le monde.

Dans la rue

Quelques promenades dans la ville me permettent peu à peu de me familiariser avec son ambiance. Après cette sensation de froid et de méfiance, du fait d’un certain honneur qu’il ne faut pas défier, les Pakistanais se comportent à notre égard avec discrétion et respect, avant d’exprimer intérêt et cordialité. Les discussions s’animent rapidement puisqu’ils sont encore plus curieux et plus intéressés que nous-mêmes. Ce que je prenais pour du mépris, le fait de nous ignorer, était en réalité de la considération. Ils ont moins de préjugés sur nous que nous sur eux. Ils ne nous ignorent pas mais nous matent moins que les Indiens. On ne regarde pas les gens comme des bêtes sauvages, ce que faisaient certains Indiens totalement fascinés par notre présence. Contrairement à ce que j’imaginais d’une ville pakistanaise, Lahore est beaucoup plus occidentalisée que tout ce qu’on a pu voir de l’Inde. Pas de vache dans les rues, pas de mendiant, pas de sans abri, pas de manifestation religieuse tous les jours, d’exubérance à tous les coins de rues. La vie y est plus monotone dans les petites voitures japonaises qui mènent au travail dans les industries à la périphérie de la ville. J’ai aussi entendu des jeunes écouter du rap américain, et de la musique occidentale se diffuse dans les rues commerçantes. Les femmes ne portent pas de bourka ici, à Lahore, et pour certaines jeunes, pas même de voile. Elles conduisent, se promènent entre elles, travaillent dans les administrations et nous retrouvent parfois chez le glacier. Je les sens beaucoup plus épanouies, plus vivantes, plus respectées, plus humaines qu’en Inde où le système les avilit dix fois plus encore. Ici, les femmes croisent notre regard. Pas en Inde ! Par contre, les bus, les restaurants, les mosquées, les salles publiques et tout ce que l’on peut imaginer de lieux sont partagés en deux : un côté pour les hommes seuls et l’autre pour les femmes et les familles. Lahore est la ville moderne et culturelle du pays et donc plus libre que les autres villes visitées où les femmes dans la rue sont encore moins nombreuses. Non mais alors ! Dans les villes plus isolées ou conservatrices comme Quetta, il n’y a pratiquement pas de femme visible. Et si elles sortent, personne ne s’adressera à elles dans la rue. Les hommes n’ont pas le droit de parler aux femmes, m’a-t-on dit, si elles ne sont leur mère ou leur sœur. Et les femmes n’adressent pas la parole aux hommes, si ce n’est, avec respect, à leur mari. Tête basse, elles partent au marché, plus discrètes que les chats. Julie, avec ses longs cheveux blonds dont une mèche s’échappe gracieusement du voile, s’est fait siffler par des jeunes dans la rue, à Quetta justement. Une promenade à ses côtés devient plus menaçante. Les hommes la regardent tous, parfois avec dédain, avec mépris et d’autres fois avec fougue. Pour se rassurer, on pense qu’ils respectent d’une autre manière les femmes et qu’ils n’oseront jamais, ni lui parler, ni la toucher. Aller savoir… Au retour, Armand prend l’un d’eux par la chemise et le secoue jusqu’à ce qu’il s’excuse. « Est-ce que je siffle ta femme dans la rue ? » il crie au gars accroché au bout de ses bras…

Au marché de Landa Bazar, spécialisé dans les affaires d’occasion, nous achetons avec Daoud l’équipement traditionnel complet : la shawar kamiz. Une longue chemise unie, ouverte sur un col brodé, qui tombe sur les genoux d’un pantalon très large où on peut tenir à plusieurs dans les plis et qui se referme aux chevilles comme celui des clowns, sans les couleurs. Ainsi vêtus, nous partons à pied vers le centre de la ville. Les ruelles sont en soie entremêlées d’architecture musulmane des siècles passés. Minuscules et sinueuses, elles nous emmènent sous des arcades de voûtes en céramique, dans les cours dissimulées de mosquées calmes et magnifiques, comme celle de Wazir Khan… Enfin, la porte nord de la vieille ville s’ouvre sur l’étendue qu’entoure le fort, de la même couleur de grès rouge que l’immense mosquée Badshahi, en face, l’une des plus grandes du monde. En direction de la gare, le trafic s’intensifie dans la poussière. Les commerces des rues alternent entre roulements à billes, pneus et tout ce que l’on peut imaginer de pièces de camions. En sortant de l’agitation, dans une petite rue, un canal s’est perdu et tari dans l’huile et les ordures ménagères. Un peu plus loin, la place fleurie devant la pelouse verdoyante d’un monument datant de l’ère britannique contraste avec l’ensemble. Enfin, le petit bureau solitaire et sans bousculade de la extension visa registration nous ouvre ses portes et nous délivre sans palabre une prolongation de visa d’un mois. Nous n’aurons pas fait le déplacement pour rien. L’administration pakistanaise est moins pointilleuse que celle des ses voisins indiens qui, pour la même demande, nous a fait revenir trois fois.

Sur le chemin du retour, dans une rue encombrée, un cheval me mord à l’épaule. La surprise est plus grande que le mal. Nombreux au Pakistan, ces pauvres bêtes ne sont pas ménagées. On les fait travailler avec acharnement. Sans prêter le moindre intérêt à eux avant l’incident, je ne pouvais pas les voir, cachés sous leurs œillères, porter de lourds fardeaux sur leur charrette, se frayer un chemin dans les carrefours pollués, se faire klaxonner par les camions, baver dans l’effort et souffrir sous les coups de fouet… Vivement que les Pakistanais se mettent au nucléaire… Ce soir, notre hôte si généreux, dit-il, et prouvant encore sa notoriété, organise un concert sur la terrasse de l’hôtel. Un chanteur pakistanais reconnu, avec son groupe, nous fait l’honneur de sa présence toute la soirée. Les musiciens excellent et nous offrent un grand moment musical bien que je ne puisse malheureusement pas décrire les nombreuses influences que contiennent ces airs. Le pays commence à me plaire, ses coutumes… comme, le moment tant attendu de jeter les billets sur la vedette jusqu’à la recouvrir. Il a été déçu : les voyageurs que nous sommes comptent les sous comme des diamants… Juste le temps d’arriver à l’heure pour mon rendez-vous, dans une petite rue derrière l’hôtel, avec Meriem… sur Internet. Elle me montre sa frimousse dans la webcam et j’ai envie d’embrasser l’écran. C’est terrible les moyens qu’on a aujourd’hui pour se faire mal. Dans ce sous-sol, où ça pue la sueur d’homme qui a passé trop de temps à s’émouvoir devant l’écran, je m’évade à des milliers de kilomètres pour la retrouver dans un petit village… de l’Himalaya. Elle me raconte ses balades avec un certain Dalaï-lama. Elle essaie de me rendre jaloux, sans doute… Mais plus elles sont chiantes, plus on les aime.

Toutes les femmes n’ont pas cette prestance que tu as, même pas les hommes bien sûr. C’est la vie qui nous fait, notre naissance, notre éducation, notre destin. Le tien déjà a été grand, parfois périlleux, incertain et puis heureux finalement. Il t’a fait toi. Meriem. L’aînée, la voyageuse, l’opiniâtre. Toi qui ne te ménages pas, qui n’offres pas la charité de ton âme, pas même à moi. Que dis-je, surtout pas à moi ! Montrer une larme serait un châtiment. Ne serait-ce qu’un sentiment effleurant ton visage et tu serais blessée à mort dans ton orgueil. Pas de sentiment, ni pour toi-même, ni pour les autres. Un exemple pour moi, dont les traits me trahissent chaque fois. Et d’autres exemples encore qui me laissent émerveillés. Tout cet orgueil sans pourtant de mépris, juste un peu d’arrogance, de cynisme mais surtout d’humour pour justifier les défaillances de notre chair faible, à nous les hommes, à nous qui sommes sensibles. Pourquoi m’as-tu choisi moi qui suis le plus faible de tous les hommes ? Un homme fort tu voulais, tu m’as initié à cela. Montré comme on devient un homme. Un homme fier et sûr de lui, de son mérite. Son mérite juste d’être un homme. Un peu honnête, un peu sage. Juste de quoi être respectable, digne d’estime. Quelqu’un qui peut se regarder dans la glace sans baisser les yeux parce qu’il sait qu’il a fait ce qu’il devait faire et ce qu’il a dit, il n’y avait rien d’autre à dire. Quelqu’un qui se respecte, je le répète. Qui ne passe pas son temps à avoir des remords, des regrets de choses du passé auxquelles il pense. C’est fini le passé, il faut regarder l’avenir. Le regarder avec les yeux de celui qui va escalader une montagne et qui va y arriver parce qu’il en a la détermination. Il le sait. Un pas devant l’autre. Tranquillement mais sûrement. C’est bien ça ce que tu m’as dit. Arrête de penser, arrête de creuser, de dépecer, de remémorer les choses faites. Elles sont faites. On ne reviendra plus dessus, jamais. Relève la tête, avance. Sois fier car cela va t’aider. Un homme doit être fort et ensuite fier. Je veux que tu sois cet homme. Merci, Meriem. Merci de ta confiance. On a tous besoin d’être fort pour quelqu’un, et c’est toujours cette personne qui fait qu’on l’est. Qu’on retrouve l’assurance, la sérénité et la confiance en soi ! Le bonheur est dans la certitude. Pourtant, je ne ressemblerai jamais à ton père…

Pour reprendre mes esprits, dans l’agitation et le bruit des pays de l’Orient, j’ai pris l’habitude de me diriger vers les lieux de culte, quels qu’ils soient, et de me poser dans le silence. C’est toujours un moment utile et agréable où je me retrouve, comme si je sortais la tête de l’eau et que les choses m’apparaissaient, pour un instant, sans trouble. Je me dirige donc vers le premier lieu venu. Une église. Je m’en réjouis en pensant qu’au Pakistan, j’allais être le seul à l’intérieur. Mais ma surprise est grande en entrant. L’église, que dis-je, la cathédrale, souvenir de la reine Victoria, est pleine à craquer, et la musique et les chants à la gloire de Jésus, en latin et en ourdou, montent jusqu’au ciel, avec une ferveur que je n’ai jamais trouvée en France, ni même en Europe… En effet, le Pakistan contient une communauté de chrétiens, évangélisés pendant la colonisation britannique. Ils ne se sont pas tous donné rendez-vous aujourd’hui dans cette église, mais sont présents dans tout le Pakistan, en minorité. Pas plus menacés à Lahore que dans d’autres villes, nous trouverons parfois tout un quartier chrétien avec l’église, le plus souvent récente, en son centre. Et puis, au Pakistan, comme vous allez le voir, il y a toute une panoplie de minorités. Et je dirais même plus : le Pakistan est un regroupement de minorités. Festival soufi

Un bus, un rickshaw et nous voilà de l’autre côté de la ville. Une banlieue au bout d’une grande avenue où les maisons commencent à avoir la couleur du sable et où l’électricité fait défaut. Ici, se déroule un festival en souvenir de prestigieux soufis, philosophes mystiques de l’islam, sur leur propre tombe. Musiciens, danseurs et spectateurs se sont installés à travers le cimetière de la ville, sur les dalles et les tombeaux mortuaires, à la clarté sinistre de la pleine lune. Au fond, une fête foraine avec des manèges artisanaux dans lesquels je ne monterais pour rien au monde. Un tonneau de plusieurs mètres de haut, en tôle, renferme une quantité de fausses blondes et de travestis. En avant pour le spectacle qui consiste à admirer une moto tourner et monter avec la force centrifuge, à l’extrémité du tonneau, au-dessus des strip-teaseuses qui n’en sont pas car elles n’enlèvent rien. Ce ne sont que des potiches. Applaudissements avant de continuer la balade dans la foule à travers les feux de joie et les affiches en ourdou que je ne comprends pas. Je m’installe dans un enclos du cimetière, envahi par la foule, devant un spectacle de percussions où les danseurs entrent progressivement en transe. Je suis seul, Daoud doit être quelque part, ici ou ailleurs, nous nous retrouverons demain, mais j’aurais bien voulu qu’il soit avec moi ce soir. Tout le monde ici roule des joints. Ça fume énormément. Les Pakistanais prennent deux cigarettes, les vident, font le mix et les emplissent ensuite avec dextérité. J’ai beau essayer, je n’y arrive pas. Assis par terre, l’homme âgé à mes côtés m’en offre une. Ils en roulent toujours deux en même temps : une pour eux et une pour le voisin... Derrière moi, quelques gros pachas sont installés sur des coussins. En anglais, ils commencent à me poser des questions, puis pleins de questions sans que je puisse moi-même leur demander quoi que ce soit. Qui suis-je, d’où viens-je et pourquoi t’es là ? Finalement ils me proposent des filles... Comme je ne suis pas intéressé, leur propre intérêt s’atténue et j’en profite pour bouger… Inopinément, je retrouve David, le Suisse. Un coup de chance dans cette cohue. Plusieurs milliers de personnes réunies. On ne peut pas le manquer, remarque. Il est bien grand et bien blanc. Une bonne tête d’occidental avec une guirlande de fleurs autour du cou. On sort. À l’écart de la foule, nous pouvons parler. Incroyable de se retrouver ici, dans les chemins de ce cimetière qui s’étant à perte de vue. Partout, ça grouille. De plus en plus de monde. Ça s’agite, ça se bouscule, ça se bat. On avance en essayant de ne pas se perdre. Là, un bon concert. J’aimerais regarder plus longuement et, pour ne pas être emporté par la foule, je m’accroupis et me tiens le long d’un poteau. Vraiment, un bon concert. En levant la tête, je remarque à côté de moi, au bord du flot houleux formé par la foule, le squat de quelques marginaux. Peut-être des soufis. Ils portent des vêtements comparables aux sâdhus indiens mais ont des têtes et des attitudes de Tsiganes. L’un d’entre eux tient un bâton levé et écarte la foule qui menace, en se bousculant, de tomber sur leurs tapis et leur feu. Me voyant là, tout près de lui, tentant d’échapper au mouvement, il m’invite à m’installer derrière le feu avec eux et me trouve une place entre un soufi travesti et une bande de morveux. Ok pour moi. Je suis avec un ami. Le voici. Il prend place, lui aussi, près du feu. Pendant ce temps, la foule s’épaissit encore dans ce couloir qui se rétrécit juste où les musiciens ont choisi de se placer. Trois ou quatre Tsiganes sont debout avec des bâtons pour les écarter. Tous les gens nous regardent en passant puisque nous sommes en vitrine et parfois avec des regards douteux. A ce moment-là, je sens que le travesti derrière moi est bien près. Je ne veux pas être parano mais il me fait les poches. Un regard pour le tenir tranquille. Cet air flegmatique... Si tu crois que je ne t’ai pas vu venir avec tes grosses mains pleines de doigts… Les gens dans la foule nous regardent parfois avec haine. Je n’en ai plus de doute... Aucun contact, du moins oral, avec les Tsiganes. Ils ne sourient pas. Ils semblent nous protéger. Contre quoi ? Contre qui ? Contre eux ! Sans sourire, sans parole échangée, ils nous offrent l’hospitalité. Déjà quelques joints. Et puis, comme David ne fume pas de tabac mais aimerait bien fumer quand même le bon shiras, le shit afghan et pakistanais. L’un d’eux retourne une tasse, met dessus une braise, roule une paille avec un bout de papier. Puis, il place un morceau de shiras pur sur la braise qui se consume comme de l’encens et on fait tourner la paille. Puis voici les chapatis avec les dals (lentilles) et le curry, puis enfin le tchaï, le même qu’en Inde. À côté le concert continue, terrible, à coup de clarinettes, de tablas et de cuivres. Les gens sont agglutinés, bousculés, écrasés à trois pas de nous, derrière les bâtons des Tsiganes pendant que nous sommes vautrés sur des coussins à manger et fumer gratis ! C’est dommage, au lieu d’être apaisé et profiter pleinement, je stresse. Je n’aime pas le regard que portent certaines personnes sur nous, dans la foule. Peut-être n’aiment-ils pas les Tsiganes. Peut-être ne nous aiment-ils pas nous. Peut-être qu’ils ne nous aiment pas en compagnie des soi-disant soufis. En tout cas, je ne me trouve pas bien brave. Alors parfois, je les fixe moi aussi, durement, et ils baissent le regard. Mais quel regard ! Je n’aime pas ce regard. Je le sens, il faut qu’on se casse ! J’ai un moment de panique, le sentiment d’angoisse se diffuse dans mon corps et une sueur froide parcourt mon dos. Qui, des Tsiganes ou de la foule si fervente à ce festival islamique où nous n’avons rien à foutre, sont les plus dangereux pour deux petits Européens naïfs ? Allez, on bouge. Je tape dans le coude de notre ami suisse qui lui, se trouve très bien, évidemment. Sans doute suis-je peureux ? Enfin, une fois dans la foule, je me sens mieux. Le contact des corps qui se bousculent, même si parfois des poings partent, me rassure. Il n’y a ici, que des hommes. QUE DES HOMMES ! Nous refaisons un tour. Ça va vraiment mieux. Bien content de voir ça. Allez, on retourne dans la furie des percussions, des gens en transe qui tournent toujours plus vite, des feux brûlants où sont balancées des idoles, dans tous les chemins bordés de tombes de cet affreux cimetière. Bientôt minuit. Que va-t-il se passer alors ? Rien, la fête continue, les joints scintillent au-dessus des tombeaux. La foule de plus en plus dense est au comble de l’agitation. Les gens sont surexcités. Jamais vu une foule pareille ! Sur une estrade, un jeune garçon bouge son cul dans un jean serré. Il danse en bougeant ses fesses comme seule le ferait une femme, pour vous dans l’intimité, aguichant les hommes qui le sifflent à ne plus pouvoir. L’homosexualité n’est pas un mythe dans les pays de l’islam. Les femmes sont surveillées et les hommes proches. Perso, j’aime pas trop beaucoup ça. Et pendant que David danse comme un forcené, je me dis qu’il serait raisonnable de rentrer. Trop tard, derrière nous, un énorme bonhomme nous prend un bras à chacun. My friend ! Il gueule. Et ne veut plus nous lâcher. Il rentre dans la foule, qu’il pousse de son gros corps, en nous tirant par les bras, nous fait sauter et danser devant les percussions et nous fait crier Pakistan Zindabad ! Longue vie au Pakistan. Putain, on est tombés sur une bande de lourds. Moi qui voulais passer inaperçu et qui serais bien rentré peinard, sans encombre. Nous voilà accompagnés de ce gros lourdaud avec ses potes qui ont des gueules que je n’aime pas. Ils sont surexcités et me pelotent le cul dans la foule. J’aimerais bien me barrer mais David est encore accroché au gros qui lui tient fermement la main. Il ne peut lui échapper et je sens bien que lui aussi s’agace de se faire peloter le cul… Enfin, comme on grogne fort et qu’on veut partir, ces messieurs décident de nous raccompagner. Super. Putain, ce n’est pas que je n’aie pas confiance mais là, vraiment, je n’ai pas confiance ! Retour dans leur voiture pourrie, avec deux hippopotames et trois espèces de Tsiganes édentés. Évidemment, sur la route, ces cons roulent vite et vont bientôt s’emplafonner dans un dos d’âne qu’ils n’avaient pas vu. Ce n’était pas prévu. Ça calme. Ils sont plus dangereux que des mecs bourrés… Assis entre deux des gars, je sens la pression monter. Au moins 25 ans, sans être mariés et donc puceaux, du moins avec les femmes, ils ont envie de baiser. Me le font comprendre en me montrant leur doigt avant de se le mettre dans le cul. Et, bavant et ricanant de façon cynique, ils me demandent si j’aime ça, les doigts dans le cul. Faut voir leur tête. Ces gars-là sont archi frustrés. Ils vont nous attraper ! Quelle galère, putain, je vais me faire enculer par des gros porcs dans ce putain de pays ! Non, il faut trouver une solution… Que faire… Où mène cette route ? Où nous emmènent-ils ? Ça vous dit une glace, j’demande… silence… Eh ! Ça vous dit une glace ?… deux fois… Et puis c’est un oui général ! On va bouffer une glace avant de baiser, ça c’est cool !

Siren

Je ne sais pas comment s’écrit son nom, exactement. C’est la Norvégienne… Nous sommes restés tous les deux après que tout le monde s’est couché. On fume des clopes en discutant. Elle a trente-deux ans, parle français correctement et dit qu’en Norvège, on est plus libre et plus ouvert. C’est vrai, sans doute. Mais là. Elle a surtout envie de moi. Elle se caresse les épaules, ouvre sa chemise chaque fois d’un bouton de plus et me laisse entrevoir ses seins. On est tous les deux bien près. Qu’est-ce que je fais ? C’est incroyable, je n’ai pas envie de la baiser ! Enfin, si, j’ai envie, on pourrait aller là, juste derrière, sur une couverture avec une petite bougie. Je n’ai qu’à me lever, la prendre par les épaules et lui caresser délicatement les seins. Même pas besoin de l’embrasser. Elle est fine, plutôt jolie fille… Hier, les gros porcs m’ont dégoûté. J’aime pas les mecs parfois. J’aime pas leur esprit basique. J’aime pas baiser les filles. J’aime pas. Elle veut. Je pense à toi, Meriem. Je vois ta gueule dans la webcam. Je pense à demain. À chaque fois que je passe la nuit avec des filles, comme ça, vite fait, j’ai des remords. Surtout quand je bois. Je me sens dégueulasse. Pourtant, c’est ce qu’elles veulent. C’est ça, le pire. Une autre clope… de quoi on pourrait parler ? Elle croit que je n’ose pas. Si je reste là. Près d’elle. Elle va me sauter dessus. Je me lève et articule : « Salut, je vais me coucher. Bonne nuit. »

Balade enturbannée Route d’Islamabad

Des choses que je n’explique pas… Sur la belle autoroute, dans le bus, on nous a passé un film indien dans un genre que je n’avais pas encore vu. Et surtout pas en Inde. Ou alors en privé… Le film peut se résumer ainsi : dernière Audi, Porsche, rencontre, plage et baise ! C’est là le hic. Dans le bus, les barbus rouspètent. Alors on a avancé la scène. Mais les barbus n’ont plus regardé le film. Ils ont prié. Qui regardait alors ? Qui sont les barbus plus barbus que les autres ? Qui aime ces films ? Deux mondes… Ceux qui veulent que ça change. Ceux qui ne veulent surtout pas que ça dégénère. Qui gagnera ? Ça va changer ou pas ? À côté de ça, les Pakistanais ont tellement la foi ! Même s’ils ne sont pas tous pratiquants, ils respectent les règles du Coran qui organisent leur vie de tous les jours. À côté, en Afghanistan, il y a les talibans, Au Pakistan, des groupes islamistes puissants, À Lahore, partout, il y a l’Amérique. On aime l’Amérique à Lahore. Alors, ça va changer ou pas ? Moi, perso, on ne me demande pas mon avis. D’ailleurs, je ne suis pas d’ici et pas musulman mais si on me le demandait, je dirais que j’aime bien les barbus. Ils ont raison. Il y a des choses indécentes. Suis-je extrémiste ? Les gens aiment les films de merde. Ils aiment les films de cul. Mais là, il y a des enfants dans le bus. N’y a-t-il pas de compromis possible entre libéralisme et fondamentalisme ? Être libre sans extrême, ça n’existe pas ? Trouver des limites morales à l’indécence… On a besoin d’eux, de leur sagesse, Que nous nous bornons à dissimuler.

Pakistan Zindabad !

Islamabad

Quartier G7. Ciel bleu clair puis teinte orange de la nuit. Lumières blanches des lampadaires. Pas un souffle de vent. Vastes étendues de jeux, saules et peupliers, enchevêtrés. Pieds de cannabis sauvages, poilus comme des orties. Fontaines, ruisseaux, vallées silencieuses. Chemins recouverts de feuilles. Maisons sans étage. Sans fenêtre. Places comme patio, dissimulées entre les murs, autour d’un eucalyptus. Vendeurs ambulants. Glaces à l’eau. Poussettes. Femmes et filles dans les ruelles. Vieillards silencieux, ridés au coin d’un mur. Tout est tranquille. Atmosphère paisible. Il fait doux, de cette douceur d’un soir printanier. Les enfants courent, crient, chahutent. Les hommes, dans la plaine, jouent au criquet. Sueur, cris, formes discordantes de robes blanches. Glissement de babouches. Ombres de la nuit. Sommeil tranquille. Sérénité. Apaisement… Gronde. Vibre. Là-bas. La montagne. Dieu qui rendra fou la terre, tuera, démolira la vie, fera pleurer les hommes sur les corps meurtris de leurs enfants…

Tremblement de terre au Pakistan

De retour en France, j’apprenais les tristes nouvelles du Pakistan. Aux informations, défilaient les images d’Islamabad ravagée avec des blessés encore enfouis sous les décombres et des morts par dizaines de milliers. Il faut les aider. Le Pakistan connaît aujourd’hui une transformation idéologique qui sort le pays de l’arriération sociale et économique et le mène vers des valeurs que nous prônons, celles de la démocratie, de l’éducation, du respect des droits de l’homme et de l’émancipation des femmes. Si nous sommes solidaires aujourd’hui, plutôt nous que certaines institutions mal venues, ils croiront définitivement en notre sollicitude, en nos valeurs, qui sont celles de l’entraide internationale pour un développement économique à l’échelle mondiale. La balance est prête à basculer en notre faveur. À l’inverse, si nous les laissons tomber, ils se tourneront une nouvelle fois vers Dieu, avec les conséquences que cela implique dans le contexte actuel… Islamabad a été construite dans les cinquante dernières années, à partir de la création du nouvel Etat. Elle n’est heureusement pas une ville très peuplée, ni culturelle, ni historique mais une capitale qui n’existait pas et qu’on a placé volontairement au centre du pays. 500 mille habitants vivaient à Islamabad. Rawalpindi, à 20 km seulement, est une mégapole de plusieurs millions d’habitants qui n’a heureusement pas été touchée. Au moment où j’écris ces lignes, je ne peux pas m’empêcher de revoir la vie tranquille qui se déroulait là-bas. Dans un espace compris entre les rivières et les forêts attelées aux montagnes, Islamabad était une bien jolie ville. Calme, moderne, climat agréable, végétation luxuriante, on y trouvait les plus belles voitures du pays et des hommes d’affaires ayant échangé le costume traditionnel contre la chemise et la cravate. Les différentes zones professionnelles et commerciales, les quartiers résidentiels et présidentiels, les grands hôtels internationaux se partageaient les quartiers, séparés par de vastes boulevards fleuris. Islamabad est détruite aujourd’hui. C’est la deuxième catastrophe au Pakistan depuis que j’ai quitté le pays. La première fut une collision de train qui fit plus de cinq cents morts au mois de juillet. Chaque fois, je suis touché bien plus que si je ne m’y étais jamais rendu. J’ai beaucoup aimé ce pays et ses merveilleux habitants. En France, pendant la catastrophe, j’entendais les gens marmonner qu’ils n’enverraient jamais d’argent là-bas malgré leur compassion car ils craignaient qu’il soit détourné et enrichisse le terrorisme. C’est peut-être encore ce que je penserais si je ne m’y étais pas rendu. Heureusement, les terroristes sont bien peu nombreux par rapport à l’ensemble d’une population dénuée d’ambition guerrière, généreuse comme aucune autre et acharnée au travail pour, comme partout dans le monde, donner à ses enfants une vie décente. Tous ces sourires, cette sincérité, cette générosité m’ont, pour toujours, prouvé que les Pakistanais ne méritaient pas leur triste réputation. Bien sûr, il faut les soutenir ; la population est faite d’hommes, de femmes et d’enfants comme nous, et il n’y aura jamais assez d’argent pour tout reconstruire, organiser et multiplier les infrastructures. La pauvreté, la peur et l’ignorance sont les véritables responsables de la haine. Le gouvernement pakistanais est surveillé de près par la communauté internationale, et l’argent de la banque mondiale leur parvient sous certaines conditions, comme notamment : la chasse aux terroristes, poursuivis, dénoncés et arrêtés tous les jours. Le Pakistan n’est pas un pays conquérant mais un pays en voie de développement. Il faut l’aider.

Peshawar

Notre arrivée à la station de bus est fracassante avec nos visages effarés et perdus sous nos gros sacs, au milieu de tous ces pachtounes enturbannés. Un petit groupe se forme bientôt autour de nous, avec sourires de bienvenue, et nous aide en expliquant au conducteur du rickshaw comment nous emmener à l’hôtel où nous avons rendez-vous avec des voyageurs déjà croisés à Lahore. Le rickshaw traverse la ville puis nous dépose dans la rue indiquée. Un chemin, une cour derrière une boulangerie après un étroit passage où des jeunes jouent au criquet. Une arcade sur l’entrée d’un patio fleuri, des jeans et des tee-shirts qui sèchent sur un bout de nylon : c’est bien là. Nos amis sont installés sur une table en bois brut, gravée de noms, de dates et entourée de fauteuils, sous une pergola de vigne, en cette journée ensoleillée du 1er avril. Derrière, une porte à battants ouvre sur un dortoir où s’enfonce une quinzaine de lits dans la fraîcheur et la pénombre, clairsemée de minuscules fenêtres. Le proprio, un vieux monsieur à la barbe blanche, a des yeux de loup qui nous traversent en silence quand il circule en dandinant son corps bien portant, les mains croisées derrière son dos. Cette personne, à l’allure si sage, vend un peu d’opium et d’héroïne. Juste pour arranger. C’est pourquoi, les deux jeunes Danois qui sont là depuis une semaine n’ont pas décollé de leur lit. Ensuite, ils prendront un avion pour se déchirer avec de la coke en Colombie ou avec du crack en Thaïlande. Chacun son voyage. C’est vrai que le prix de l’héroïne incite à consommer, surtout qu’elle est pure. Et je sais bien que c’est bon, cette merde là. Certains diront que c’est dommage, mais je n’en prendrai pas. Quelques pipes d’opium, déjà, me gardent au lit jusqu’à des heures sans nom… Pour me bouger, je dois faire appel à la gourmandise, attisée par le parfum de spécialités délicieuses que je ne sens pourtant pas, mais que j’imagine tant je sais qu’elles m’attendent. Alors, c’est seulement en sortant de la boulangerie, le menton dans la crème, que j’aperçois la rue, la ville et me dis qu’il est temps de faire autre chose que de rêver… Nous sommes à Peshawar. La première ville en venant de Kaboul, en Afghanistan, par le seul passage praticable : la passe de Kyber dans les montagnes de l’Indu Kuch. Tous les envahisseurs, ainsi que les explorateurs, sont venus de par-là, puis par Peshawar. Des choses incroyables se voient encore ici aujourd’hui, dans cet espace multiculturel : fief des Pathans ou Pachtounes qui sont majoritaires dans la région, Peshawar est une ville d’affluence. Des Penjâbis viennent de la vallée de l’Indus, des Sindhis remontent du port de Karachi au sud, sur la côte de l’océan indien et quelques nomades Baloutches descendent des montagnes arides et désertiques de l’ouest, en direction de l’Iran. Voilà pour les Pakistanais. Ensuite, viennent les ethnies afghanes tout aussi nombreuses. On trouve des Tadjiks aux yeux bridés qui descendent des régions proches de la Chine. Des Hazaras, des Nouristanis et des Ismaéliens du Centre et du Nord-Est de l’Afghanistan. Enfin venus des plaines du nord, les Turkmènes, Kirghizes et Ouzbeks se promènent, eux aussi, dans la ville marchande. Des peuples hétérogènes s’organisent donc ici, largement identifiables grâce à leurs traits et leur costume caractéristique mais aussi, quoique de façon moins visible, par leur langue et leur alphabet. L’ourdou est le langage officiel du Pakistan mais les Baloutches et les Afghans, pour ne citer qu’eux, utilisent l’alphabet arabe et écrivent en farsi. Le Pakistan et l’Afghanistan sont peuplés de minorités ethniques et confessionnelles. Leur Etat ne parvient pas à les cimenter en une unité nationale car toutes luttent encore entre elles, soit pour le pouvoir, soit pour l’indépendance ou encore, même, quelquefois pour la simple légitimité d’exister. Et cela contribue, comme on l’a vu, à renforcer les organisations islamiques, puisque l’islam est le seul drapeau qui puisse les rassembler. Le général Mousharaf, maître actuel du pays, s’est lancé, aux côtés des Etats Unis, dans la guerre contre les talibans et Al Qaïda. Son pouvoir est contesté par une partie de la population, ainsi que l’appui des Etats-Unis, mais il est maintenu au pouvoir grâce à une force armée imposante. Cela lui permet de recevoir l’aide de la communauté internationale et ainsi, de persévérer dans la démocratie, la lutte contre le grand banditisme, le terrorisme et la corruption tout en favorisant le développement économique. Le Pakistan a une croissance annuelle d’environ 6%. La France, en comparaison, a aujourd’hui une croissance de 0, 2%, autant dire nulle. L’Afghanistan, quant à lui, a une croissance en augmentation, mais l’argent provient pour un tiers des dérivés du pavot, sans réelle culture de substitution rentable… Les tirs de mitraillettes qu’on entend la nuit ne nous rassurent pas, même si notre hôte reste tranquille et dit qu’il n’y a pas de danger. Forcément, lui se remplit les poches. Dans le journal, assassinats, règlements de comptes et prises d’otages sont quotidiens. Le grand banditisme, comme partout, n’a pas intérêt à ce que le gouvernement s’impose. Il tente de créer la discorde pour continuer tranquillement ses affaires. Aujourd’hui, c’est la grève. Une nouvelle grève pour protester contre des réformes institutionnelles. Nous préférons ne pas sortir. Ambiance décontracte. Pression diffuse. Pakistan, le 02 avril 2005.

Petite promenade ce matin dans le vieux bazar de Peshawar. Il fait chaud, les ruelles étroites s'effilochent comme des brins de soie de toutes les couleurs. Pour passer plus inaperçu, j'ai mis le déguisement complet avec le chapeau pachtoune et je me promène au hasard du centre ville... Je vois les femmes en bourka choisir leurs strings et leurs petites tenues coquines… Elles ne doivent pas avoir grand chose dessous et puis, on ne voit que leurs yeux, mais quels yeux ! Voici, cachée, l'entrée d'un joli jardin qu’entoure un temple chrétien orthodoxe du XIIIème siècle. Je montre mon passeport. La kalache se baisse. Le sourire du gardien : – Christian ? – Yes, I'm French. – Ok come. Me voilà sur les bancs de ce petit temple dans un silence apaisant, avec un garde du corps, kalachnikov en bandoulière. Mais ici, même les magasins sont parfois protégés par des gardes armés. Et non pas seulement les temples. Ce garde règle seulement l’entrée du lieu. Chrétiens, en effet, nous sommes à l’honneur chez les Pakistanais puisque nous sommes des gens du Livre et Jésus est pour eux, lui aussi, un prophète… Cet après-midi, je vais pousser jusqu’au Smuggler Bazar dans la zone tribale, là où se vend, au kilo, le fameux haschich appelé shiras et, là aussi, où se fabriquent les armes. Alors, j’organiserai leur acheminement, par le réseau de contrebande libanaise, jusqu'en France où je ferai, cet été, mon coup d'Etat. Mais en attendant, je m'achète, au kilo, des fraises délicieuses, les trempe dans la crème et après ça les dévore délicatement une à une. Puis, je sirote une tasse de kawa, le thé vert de Chine aromatisé de cardamomes que j’accompagne d’un de leurs petits pétards tout frais qui rendent si léger et gai. Le tout, de la terrasse qui surplombe la petite place de Saddar Bazar. Pour le coup d'Etat, on verra demain...

La zone tribale

À quelques kilomètres de la ville, une semi-frontière indique le passage dans la zone tribale non administrée par le Pakistan. Elle s’étend jusqu’à la véritable frontière, sur la passe de Kyber, où sont regroupés les réfugiés afghans qui ont fui les talibans aussi bien que les bombardements américains. C’est dans cette zone que sont recrutés les terroristes et organisés des camps d’entraînement. C’est là aussi, tout près, qu’on a encore dernièrement bombardé un village, faisant une vingtaine de morts civils, pour atteindre, d’après un communiqué de presse américain, un des organisateurs des attentats du 11 septembre, qui se cachait là. C’est ici enfin, que sont fabriquées les drogues à base d’opium et les armes, dans des entreprises, et c’est le comble, que nous pouvons visiter… Un petit magasin, tout ce qui il y a de commun, avec en rayons, différents produits. Le patron, chauve et rasé, a une tête de Russe ou au moins de Kazakh. Il est habillé à l’occidental et ne quitte pas son téléphone portable. Pour faire le malin, il me met un kilo de haschich dans une main et un autre d’opium dans l’autre, pour que je goûte, avant de me demander, tout sourire, combien de kilos j’en veux. Après avoir choisi quelques grammes de chaque, que je paye une misère, et bien défoncé par tous les joints que ses acolytes roulent là dedans, le gentil monsieur m’annonce de faire extrêmement attention en sortant, et plus encore à la frontière, si je ne veux pas me retrouver en prison. Des policiers du gouvernement, en civil, se promènent partout et évidemment, choisissent les petits rigolos comme moi, pour leur faire cracher des tunes. Merci du conseil, mec, ça me rassure. Et en plus, vu que j’ai fumé, je n’ai pas du tout tendance à être parano... Il aurait mieux valu ne rien me dire et que j’avise, confronté à la situation, plutôt que d’y penser sans cesse et qu’en fait il n’arrive rien. Je sors du magasin par la porte de derrière, comme on m’indique, et je pars tête basse à travers le marché pour arrêter le premier bus en partance. Je ne fais pas le malin, cela va sans dire, mais enfin me voilà dans le bus et bientôt la frontière est passée. Le gars à côté de moi, un jeune aux yeux bleus avec une grande barbe blonde, me fixe depuis un moment entre consternation et émerveillement, pour finalement me marmonner du fond de la gorge : I’am al Qaïda ! Le pauvre gars n’avait certainement jamais vu d’occidentaux et ne s’attendait pas à en trouver un, assis à côté de lui dans ce bus. Il me sourit maintenant qu’il a craché son morceau, bien que d’une façon un peu troublante… Un espion américain en train de se foutre de ma gueule ?! Comme j’essaie d’entamer la discussion, je me rends compte qu’il ne sait rien dire d’autre en anglais. Mais mes questions attirent l’attention d’un autre gars debout qui, lui, parle parfaitement anglais. Je veux qu’il fasse l’interprète, enthousiasmé que je suis de rencontrer un membre supposé de la fameuse organisation, mais ils s’embrouillent très vite et le jeune étudiant debout a bien trop de questions à me poser pour perdre son temps avec l’autre qui paraît finalement peu intéressant. Je ne sais pas, d’ailleurs, s’il m’apprendrait quelque chose que les médias n’aient pas déjà raconté, amplifié. Je ne sais pas si je n’en sais pas sur Al Quaïda plus que lui-même car la presse ne parle que de ça depuis les attentats. Terrorisme par-ci, islam par-là ! Enfin, il n’a pas de haine puisqu’il me regarde avec un sourire ravi, heureux de me rencontrer, comme si nous devions bientôt disputer une partie de criquet et que nous appartenions chacun au camp opposé. Soit il se fout de ma gueule, soit je ne comprends rien et on nous raconte des conneries. Mais je pense surtout que nous prenons ça trop au sérieux. Ce gars-là n’ira pas poser des bombes dans nos pays. La pression monte à force d’en parler tout le temps, la pression monte comme si on voulait d’autres bombes, comme si on cherchait des ennemis pour nous faire la guerre. Oui, c’est exactement ce que nous faisons car, partout dans le monde, on suit les mêmes informations, qui en rajoutent tout le temps, qui montrent le pire et je me demande si ce n’est pas ça qui nous excite tous… Afghan de Kaboul, l’autre jeune ainsi rencontré, étudie l’informatique dans l’université de Peshawar, avec une petite bourse de l’Etat qui lui permet de louer un appartement où il m’emmène boire le thé. Nous passons la soirée à discuter vivement de tout ce que je viens de vous raconter, si bien qu’il veut m’emmener le lendemain dans sa famille à Kaboul, me promettant qu’il n’y a rien à craindre, que son magnifique pays, encore sous perfusion financière internationale, va sortir du sous-développement grâce à la motivation des jeunes universitaires et surtout, s’ils ne sont pas abandonnés aux mains des extrémistes. J’étais d’accord évidemment pour me rendre à Kaboul avec lui, mais nous avons oublié une chose importante : le visa ! Il n’y a pas moyen de passer la frontière en disant simplement, je vais faire un tour et reviens dans quelques jours. Il faut un tas de paperasses, plusieurs jours d’attente et aussi, une bonne vieille prise de sang !? Quelle idée détestable ces frontières politiques qui séparent des peuples communs et réunissent des ennemis irréconciliables…

À Peshawar, comme partout au Pakistan, on ne peut pas demander un renseignement sans être immédiatement conduits où on veut aller, sans être invité à boire le thé et, toujours, sans possibilité aucune de rendre quoi que ce soit. Hospitalité, solidarité, personne ne vous laissera tomber. Au contraire, chacun prendra un peu de son temps pour vous faciliter les choses, vous aider du mieux qu’il peut… Je cherchais un magasin de chapeau. En voulais un pachtoune, depuis que les médias français ont fait des documentaires sur le commandant Massoud - toujours avec son chapeau - que nous avons financé pour la lutte contre les Soviétiques et ensuite contre les talibans, avant qu’il ne se fasse exécuter la veille des attentats du 11 septembre. Il était l’idole de la résistance afghane, candidat de la démocratie et surtout le plus grand opposant aux talibans contre qui il tentait de rassembler une nouvelle fois le peuple. L’attentat qui l’a tué, le 10 septembre 2001, est une coïncidence qui n’en est pas une… Bref, je voulais ce chapeau, que beaucoup portent ici mais je ne trouvais pas, dans les ruelles commerçantes du centre ville, de magasins qui en vendaient. C’est ainsi que nous avons rencontré un grand monsieur, homme de prestance, dignitaire de la région, qui est venu avec nous à travers la ville, s’est engagé dans les négociations sur le prix du chapeau - je ne sais même plus qui, de nous ou de lui, a payé - puis il nous a emmenés dans une tchaïkhane prendre le thé et discuter paisiblement. Enfin, il voulait nous raccompagner jusqu’à notre hôtel en bus, même si, discrètement, il regardait sa montre. Tout ce temps pris pour nous servir, alors qu’il devait avoir tant de choses importantes à faire, montre à quel point les Pakistanais ne sont pas des barbares comme veut bien le dire la presse, et comme ils sont passés maîtres de l’hospitalité. Nous avons eu bien du mal à lui refuser de nous raccompagner et il nous a serré chaleureusement la main avant de disparaître dans la foule. C’est ainsi chaque fois que vous demandez un renseignement et c’est avec un énorme plaisir qu’on vous répond et vous aide. C’est un devoir pour eux de pratiquer l’hospitalité, c’est exact, mais c’est tellement rentré dans les mœurs qu’ils y prennent un plaisir immense et en obtiennent une satisfaction profonde.

Notre temps à Peshawar est écoulé. Demain matin, nous reprenons la route d’Islamabad pendant que d’autres poursuivent leurs démarches pour se rendre en Afghanistan. Un Argentin, notamment, qui profite de l’hospitalité des mosquées où il dort le plus souvent, pour continuer son apprentissage théologique de l’Islam. J’ai beaucoup de regret de ne pas me rendre en Afghanistan après nous être tant attachés aux Pakistanais. Le voyage promettait d’être exceptionnel car les Afghans que nous voyons et que nous rencontrons semblent eux aussi très chaleureux. Enfin, ce sera pour un autre voyage. Nous ne verrons pas Kaboul, non plus Mazâr-E Charif, Kandahar… Mais, nous verrons Quetta, ensuite les villes légendaires de Chiraz, d’Ispahan en Iran, si demain nous avons notre visa. Et puis on ne peut pas tout voir. Apprendre à se satisfaire ! Apprendre à se satisfaire ! Ça ne rentrera pas !

Retour à Islamabad.

Notre passage dans la capitale, à l’aller, a été rapide. Le temps de déposer notre demande de visa à l’ambassade d’Iran et nous repartions sur la route de Peshawar. Une amie d’une amie d’une amie iranienne a proposé de nous donner ses coordonnées à Téhéran. L’ultime chance de rentrer dans ce pays qui n’accepte pas facilement de donner un visa touristique à des occidentaux, tout en promouvant le tourisme dans les pays arabes davantage susceptibles d’apprécier à sa juste valeur l’art perse… Nous verrons bien et sinon, nous trouverons une autre solution... La prise de sang pour l’Afghanistan… Ou bien, le visa de transit qu’on ne peut normalement pas nous refuser une fois arrivés à la frontière iranienne. Mais ce visa ne nous laissera que sept jours pour traverser le pays, ce qui serait regrettable. Le minibus nous dépose à Rawalpindi sur une vaste plaine où les véhicules motorisés ont remplacé définitivement les caravanes de dromadaires qui y ont pourtant séjourné durant des siècles. Les temps changent. Aujourd’hui, ils changent très vite. Ainsi, tous les voyageurs qui sont passés ici ont vécu une histoire différente, bien que cet itinéraire ait été parcouru et raconté des centaines de fois. En voilà une de plus… Visa iranien obtenu. 5 .000 roupies pour un bout de papier collé sur notre passeport. On s’offre le plus prestigieux restaurant de la ville. Arrivés en taxi devant l’hôtel Palace, nous empruntons l’allée illuminée jusqu’à l’entrée du grand hall où une nuée de pétasses nous ouvrent les portes du luxueux salon. Derrière des fontaines et des lumières tamisées, des hommes traitent leurs affaires. Ces barbus en cravate et lunettes teintées me font penser aux mafieux bulgares affichant sans crainte leurs magouilles et leur fortune. Prière de nous asseoir autour d’une table dignement dressée. Le repas est frugal. Une gorgée d’eau avalée est immédiatement remplacée. Dommage qu’ils ne servent pas de vin. 600 roupies chacun, environ 10 euros pour pas grand-chose. Les kilos égarés le long de ce voyage ne seront pas repris ici. Il faudra attendre de rentrer chez maman…

Retour sur mon lit. Tombent en s’émiettant, virevoltant, les morceaux de peinture du plafond, sur mes mains comme des mots. Sur mes yeux fermés. Mes rêves sont agités. Islamabad est un carrefour. Au nord, en s’enfonçant dans les montagnes, on rejoint Gilgit puis la Chine. Deux semaines, tout au moins. Arrêtés parfois par des éboulements. Des ponts écroulés dans l’écume de la fonte des neiges. Par l’armée. La montagne. Le froid et l’hiver. La boue et la misère. Je ne veux pas aller au nord. J’abandonne Daoud et prends la route de l’ouest. Te rejoindre. Nos chemins ne se croiseront pas, m’as-tu écrit. « Je ne t’attendrai pas. Je n’aime pas attendre. Je suis impatiente... » Et moi, tu me saoules. Je ne vais pas te courir après. Je ne vais pas te rejoindre sur un coup de tête. Nous sommes maintenant séparés depuis un mois. Et encore deux mois minimum de terre inconnue restent à franchir pour tes beaux yeux. Des yeux que je verrai dans les céramiques de Mechhed, dans les eaux pures des oasis, dans les mirages du désert. Ça me suffira. Où sont les belles promesses d’une relation qui devait être libre dans l’espace et dans le temps. Nos chemins ne se croiseront pas, alors. Va te faire foutre si tu n’es pas capable de poireauter sur une chaise longue de la Méditerranée, que je te retrouve nue et bronzée un soir de printemps turc ou grec. Va ton chemin et ne m’écris plus pour me dire que tu t’ennuies de moi, que tu te morfonds de solitude, que tu as envie de me voir maintenant et peut-être plus, bientôt. Crois-tu que je serais assez con pour traverser l’Iran, sans la voir, pour une femme qui m’abandonnera dès qu’elle sera lasse... Oui, je suis assez con. Oui, je prends la route de l’ouest. Le train traverse la moitié du pays, les palmeraies des confluents de l’Indus, le blé vert du printemps dans les plaines, les champs de coton de Faisalabad, les marchés de Sukkur, l’entrée dans les roches dorées du Baloutchistan, les précipices de Sibi, les tunnels, les check points, les barbes et les kalachnikovs. Autant de paysages qui défilent comme les sentiments de mon cœur. Rien de meilleur qu’une ouverture dans un compartiment de train pour les jeter un à un dans l’oubli. En arrivant à Quetta. J’ai changé d’avis. Tu feras bien ce que tu veux. Et moi aussi.

Baloutchistan Quetta.

Daoud est finalement resté avec moi. Armand et Julie, partis quelques jours avant nous, nous accueillent à la gare de cette ville qui nous effrayait tant, dans l’ordonnancement de notre voyage. Depuis Istanbul, nous parlions de la ville des talibans au Pakistan. La ville anti-occidentale… Et puis… Nous y sommes. Quelles gueules ils ont, c’est impressionnant ! Ces regards, ces visages, ce style ! Longs turbans qui tombent, barbes superbement taillées, yeux clairs sur peau tannée, cisaillée, couleur de cendres. Dignes comme des boucs, balafrés, sévères… et puis souriants, une paille dans la bouche sirotant un coca cola ! Une image incrustée dans ma mémoire mais que j’aurais bien voulu montrer au monde qui m’entoure. Ces vieux bougres, taillés dans le roc de la montagne, dont les mains sont plus larges que des pelles, la barbe mouillée par des bulles de coca cola ! Il faut traverser des paysages lunaires, des champs de rocs et de sable, des montagnes hirsutes, déchirées sous un ciel bleu piqué de vautours, pour boire ça ! Du coca cola ! Une terre inhospitalière dans un monde séparé du monde à l’infini des montagnes et du désert. Un canal ensablé et vibrant de moustiques, l’ombre de quelques arbres et le terminus d’une gare suffisent, dans ces lieux, pour établir une ville plus légère qu’un songe dans un cirque de montagnes absolument nues et disproportionnées. Une ville éparse, légère, pleine de répit, où d’innombrables pacotilles arrivées là à mesure des années s’accumulent comme dans un grenier poussiéreux. L’échine de la ville, Jinnah Road, l’avenue principale, semble appartenir à un décor de western avec ses bâtiments sans étage et ses vitrines en bois vernis. Des vieillards enturbannés, de grande prestance, flottent sur des vélos silencieux*. De vieilles roulottes en bois, séchées à craquer par le soleil, promènent des épaisseurs de tissus en forme de femmes dont les yeux sont les fenêtres des prisons. Quetta : 1.800 mètres d’altitude, 200.000 âmes, et quelques chameaux. La Perse dort dans son manteau de sable à 800 km à l’ouest d’un désert hostile. Au nord, une petite route militaire traverse la zone des cultures, s’engage dans une plaine aride puis s’élève jusqu’au col de Kodjak et aux massifs de la frontière afghane. Au nord-est, un embranchement de la voie ferrée gagne Fort Sandeman au pied des Monts du Waziristân. Quelques clans Pathans les habitent avec leurs troupeaux de chèvres et de chameaux qui, la transhumance venue, gagnent la passe de Bolan sur la route du sud et descendent dans les prairies douces de l’automne. Voilà pour les points cardinaux. Rien ne pèse sur la ville solitaire, distante de plusieurs centaines de kilomètres de tout autre rassemblement humain*. Elle vit donc à l’écart du monde, dans une échelle de temps étendue comme le désert, et dont la quiétude est seulement bouleversée lors de tremblements de terre…

À l’heure dite, une douzaine de croyants, tout en barbe et en prière, s’agenouillent sur un carré de pelouse, dans la cour de l’hôtel. Le thé servi, on reprendra la discussion où on l’avait laissée. Daoud et Armand chatouillent la guitare dans la chambre et je l’entends rire. Julie s’est attelée aux Cavaliers de Kessel. J’essaie de faire des ronds de fumée, sans pour autant y parvenir, accoudé à la rambarde de l’étage, tantôt plongé dans l’observation de la montagne, derrière lesquelles le soleil disparaît dans les champs de prières, tantôt dans le théâtre de la rue où quelques bergers nomades, droits sur leur monture et suivis de leurs chèvres, défilent en soulevant la poussière. Poussière aussitôt déposée sur les fruits et légumes de l’épicier iranien, aussitôt soufflée par son boy de dix ans qui ressemble à mon petit frère. Quand je descends prendre le thé, il s’assoit en face de moi, tout sourire, pour partager ses bonbons, partager son plaisir… Il me ramène à des milliers de kilomètres, là où j’ai laissé mon enfance, dans cette petite chambre qui n’aura pas changé, loin derrière ces montagnes où, déjà, la nuit est tombée. Alors, je revois la maison, les rivières, les champs, les forêts qui m’ont vu grandir et qu’il me tarde de redécouvrir. Le voyage m’a montré finalement à quoi ressemblait chez moi, de quoi était faite ma vie et quels étaient les gens qui comptaient pour moi. Par comparaison, avec la distance, on s’éloigne seulement pour mieux voir, pour apprécier davantage ce que nous avions trop vu et trop entendu.

Voyager. Être nomade. Chaque semaine entrer dans une nouvelle atmosphère, découvrir un autre monde. Si longtemps. Tant de fois. Perdus dans les paysages, dans les villes. Survoler les hommes, leur environnement, leurs motivations et leurs âmes. Vivre de leurs illusions. Partager leurs univers. Au moins quelques instants. Mais rien de tout cela ne t’appartient. Ce n’est que la vie des autres. La tienne ne peut être faite de tous ces morceaux qui, ensemble, n’ont aucun sens. Tout s’agite et tu restes là, à contempler. Indifférent. Inutile. L’eau reflète sans même se troubler. Miroir, voleur d’images et d’émotions. Le décor te prête un instant ses couleurs…Devenir invisible. S’oublier. Apprendre de l’infini en accord avec le temps. Et puis rentrer. Rentrer avec tout ce désordre. Avec toutes ces idées. Ces rêves qui seront comme ceux d’un autre…Ce n’est pas un retour, seulement un autre lieu du voyage où l’on est déjà passé. La vie est un voyage. Ce n’est pas un retour mais une nouvelle arrivée. La vie, là-bas, aura changé à jamais. Ce qu’on a connu ne se matérialisera plus. Il n’y a plus rien de stable. Rien, depuis si longtemps, à quoi s’accrocher. Tout se ressemble. Rien ne s’assemble. Tout s’est écroulé. Quelque chose renaîtra derrière. Une nouvelle personne est née…

À qui sait attendre.

Les têtes d’agneaux sont entassées sur une table, tirant la langue aux passants, les yeux clos. À côté, quelques marchands de maigres légumes, d’épices essentielles et de vieilles étoffes dans un marché oublié au fond d’un quartier. Puis des armes, lasses de faire la guerre, qui se reposent allongées les unes contre les autres. Nous sommes au marché du quartier des réfugiés afghans qui sont nombreux dans la ville de Quetta proche de celle de Kandahar. Avec ces armes, autres déserteurs d’une guerre qui n’en finit pas : ceintures, casques, chaussures, drapeaux américains. Puis encore, ici et là, babouches retapées, chemises défraîchies, rapiécés et… broderies, dentelles sur étoffes raffinées, mêlées aux chiffons… Mes yeux ne lâchent plus ce bout de tissu camouflé sous les nippes. Je l’en sors, l’admire, telle une fragile princesse oubliée dans un monde de guerriers. Broderies vraiment fines. Long travail sur un tissu de qualité qui, si nous n’étions pas dans ce taudis, passerait aisément pour de la soie. En fouillant bien, nous dégotons quelques robes uniques au monde. Combien pour celle-ci ? Oh, pas grand-chose. Ce bazar ne vend que les biens de démunis qui ne désirent plus que manger. Le commerçant voisin, avisé des singuliers visiteurs, vient dire bonjour. Assis sur les tapis devant la devanture de planches, nous buvons le thé ensemble en bavardant car ici, le commerce est avant tout une relation sociale. Puis, chacun des commerçants vient nous présenter ce qu’il a de plus beau en robes. Souvent, ce qui leur semble beau ne nous plaît pas et ce que nous choisissons leur paraît dénué de valeur. Finalement, nous achetons cinq robes dentelées, brodées et colorées. Les Afghans sont contents, ils ne pensaient jamais les vendre. Aujourd’hui, à Kandahar, on ne porte plus ce style car il laisse la nuque nue... En France, nous n’en sommes pas là. Elles seront portées avec fierté. Leur prix est moins élevé que celui du nettoyage. Au pressing, l’homme nous dévisage de toute sa moustache. Combien pour nettoyer cette robe ? Il déplie, regarde, réfléchit : « 100 roupies. » « Non, non, c’est plus cher que le prix d’achat, nous en avons cinq alors combien pour le lot ? » « 500 roupies. » Le bougre ne veut rien lâcher. Il est froid et intransigeant. Sur son visage semble marqué, si vous n’êtes pas contents, allez voir ailleurs. Il n’y pas d’ailleurs. On essaie de négocier encore mais il n’y a rien à faire. Ok alors, pour 500 roupies. Mais tachez que ce soit bien fait. « Quand pourrons-nous venir les chercher ? » « Demain. » Le lendemain, nous achetons cinq nouvelles robes en retournant au marché afghan. Les marchands nous les avaient mises de côté après les avoir retrouvées dans leur souk. Discussion, thé, nous retournons ensuite à ce que l’on pourrait appeler le pressing. Le monsieur nous reçoit toujours sans sourire. Les robes ne sont pas prêtes. Combien pour les cinq nouvelles ? 500 roupies de plus, il dit comme si on était vraiment des cons. Pas moyen de négocier à nouveau. Heureusement qu’on ne les a pas payées cher. Nous devons revenir le lendemain. Elles seront prêtes. Nous repoussons donc notre départ. Déjà plus d’une semaine que nous sommes dans cette ville. En attendant, les jeunes du café Internet me font écouter de la musique dans la journée et, le soir, on parle ensemble de tout et de rien mais aussi de politique, de religion alors que ces sujets sont assez tabous. Celui qui tient le café a fait ses études à Karachi, la plus grande ville du pays sur la côte de l’océan indien, qu’il compare à une ville américaine. Puis il est revenu dans sa ville natale où il tente aujourd’hui d’organiser de petites manifestations culturelles autres que religieuses. Une nouvelle personne qui aimerait que ça change mais il sait devoir laisser le temps au temps. Les anciens demeurent ceux qu’on doit avant tout respecter. On ne bouscule pas des mœurs millénaires en une journée. À la fin de sa vie, il énumérera les choses qui auront changé. Et lui-même devra alors être à son tour respecté. Ainsi, rien ne doit aller trop vite, plus vite que le cycle des générations… Pourtant, chez nous, les anciens disent souvent être dépassés. Il est minuit passé quand je le quitte. Le lendemain, nous nous rendons au pressing, nous attendant à trouver les mêmes visages fermés et méprisants. Mais c’est tout le contraire qui arrive. Les robes sont prêtes, emballées très proprement. Nous sommes priés de passer derrière le comptoir du magasin. Alors, on nous paie le thé, l’incontournable joint de haschich et on s’ouvre enfin, jusqu’à nous traduire les messages des infos régionales de la télévision qui se divulguent au moment même. Avant de partir, gênés, nous recevons en cadeau deux shawar kamiz neuves qui valent, chacune d’elle, plus que le prix des robes et des nettoyages réunis… Dernier jour à Quetta

À l’étage enfumé d’une tchaïkhane, dans le brouhaha de voix d’hommes, quelques jeunes chrétiens entreprennent de monopoliser notre attention. Rien ne permet de les différencier des autres personnes avec qui nous bavardons car tous portent la barbe. Ce n’est qu’une fois sortis du bar, alors qu’ils insistent pour nous emmener dans leur quartier, qu’ils nous montrent une petite croix sur leur torse, accrochée au bout d’une chaînette. Nous sommes en effet, nous aussi, chrétiens de culture mais rien ne permet d’affirmer que nous le sommes encore aujourd’hui… Ce serait long de leur expliquer. Nous les suivons donc à travers les rues et allons visiter en premier la petite église qui n’est rien d’autre qu’une salle de classe avec un tas d’ornements peints et dessinés par la population jusqu’au tableau de Jésus qui arbore, ce qui est rare, un grand sourire. Dans la rue, nous partageons une partie de baby-foot avec les gamins du quartier. Il est assez rare en Inde et au Pakistan de trouver des adeptes du football. Il y en avait à Goa seulement, sans doute après la longue présence portugaise. Les footballeurs se ressemblent malgré tout de par le monde. Très vite, la partie se transforme en un match capital de world cup entre la France et le Pakistan. Les jeunes supporters sont au comble de l’agitation et une bagarre de petits poings éclate bientôt entre les enfants, nombreux autour du jeu. Les acclamations pour Zidane résonnent mais trop tard. C’est l’échec ; la France perd. Et il n’y aura pas de match retour cette année. Le calme revient et le championnat de rue pakistanais peut reprendre… L’étage d’une maison de la même rue sert de salle de musique. On nous fait visiter puis nous asseoir, avant de nous servir le thé pour patienter, le temps que des enfants courent chercher des musiciens pour improviser un concert. Toute la rue est au courant de notre présence et les enfants, surtout, se montrent derrière la petite fenêtre pour nous regarder. Le concert est vraiment sympathique. Mélange de musique traditionnelle pakistanaise, de chansons d’églises et…la musique du film Titanic. Original. Original aussi de se trouver ici, adoptés, invités à manger, à dormir et à rester indéfiniment. Un autre regard sur la religion chrétienne laissée à l’abandon dans ce coin du monde. Dans la nuit avancée, nous traversons une dernière fois cette ville pour rejoindre l’hôtel. J’ai le sentiment de les avoir abandonnés. En marchant dans la rue, les images de nos journées se superposent à celles de cette nuit. La ville est nue sous les étoiles, les rues balayées par le vent piquant, le quartier chrétien sans les enfants, le marché afghan sans couleur et sans vie, le boulevard des banques et des hôtels sous la lumière fade des néons. Abandonnés à jamais, puisque demain nous partons.

Khuda hafiz Pakistan.

En quittant Quetta en fin d’après-midi, le soleil effleurait déjà l’horizon et rendait aux roches pourpres la couleur des cendres rougeoyantes. La route s’élançait tel un rail de fête foraine entre les crêtes monumentales, s’ouvrant et se refermant, montait aux cols et dévalait les plaines sans fin. Je regrettais déjà de traverser le désert du Baloutchistan de nuit... Que n’avais-je pas vu : assurément montait aux astres, la Lune, d’une rondeur et d’une clarté qui, du fait de notre altitude, m’hypnotisait comme une prodigieuse illusion. J’ai su alors que ma nuit serait blanche. Plaines de sable, de cendres, roches striées, acérées, géantes, villages confondus, troupeaux dispersés, ombres enturbannées, barbes dessinées. Le tout d’un gris léger et doux sous l’œil fascinant de notre corps céleste. Paysages époustouflants ! Notre bus filait à travers les ornières. Les heures s’écoulaient sans qu’un bâillement ne fasse cligner mes paupières. Mes pensées de clair de Lune emplissaient mon esprit d’une sérénité à toute épreuve. Une nuit d’amour ! Le bleu sombre de la nuit s’éclaircissait déjà en rose humide du matin. Les bras écartés au vent, le visage rafraîchi par les ablutions, je n’étais que béatitude et ma prière à moi n’en était que plus profonde. Un matin de voyage où, plus prompt que le soleil lui-même, j’embrassais cette journée née devant moi. Mon désir de la vivre me brûlait plus encore que les premiers rayons aveuglants du soleil blanc des déserts. Nous rentrions triomphants, ivres de nouvelles connaissances, dans cet énigmatique pays qu’est l’Iran ! Rien ne pouvait me rendre plus vivant et plus libre qu’une telle nuit. Un souvenir me revint alors, une question, une seule, qui fit s’effondrer en moi l’espoir, ce jour-là, avec celle que je souffrais d’aimer : Que vas-tu chercher là-bas que tu n’as pas ici ? Sans rien dire, je suis parti. Les mots ne pourront jamais décrire ne serait-ce que le parfum du vent et son corps remplacer les sensations que j’éprouve en voyageant.

* Nicolas Bouvier
A M E R I C A English translation pending
by Titania · 2004-03-08 · 29 replies
Je pensais que la population américaine comptait environ 270 millions de personnes, or, à ma grande surprise, je découvre sur ce site qu'il n'y a qu'un américain, son nom commence par B.

Je me demande ce que cela vous ferez d'aller sur un site de voyage US et y découvrir des messages comme : "je boycotte les voyages en France, je ne mettrai jamais le pied sur le sol français et même y rester une heure me pose un problème de conscience .... les français ce n'est que des .... " vous seriez (à juste titre) outrés. Mais bon, vous réduisez des centaines de millions de personnes à la politique impérialiste d'un gouvernement, et au manque de véritable information d'une certain portion de la population.

Brèf, je vais soigneusement éviter de rentrer dans le débat "débarquement des américains, Gaugaulle, le colonialisme français" etc. qui ont en partie été évoqués par ailleurs. De toute manière si pour un certains nombre de français les américains sont bêtes et envahissant, les allemands carrés, les italiens des "bouffons" etc., les français ouverts et conciliants existent en bon nombre, et les rencontrer est un plaisir non négligeable.
Retour dix-huit jours dans l'Ouest américain (18 septembre-5 octobre 2008) English translation pending
by Monkiwi · 2008-10-29 · 14 replies
Bonjour à tous !

Alors voilà une petite bafouille sur mon voyage de 18 jours dans l'ouest américain., du 18 septembre (San Fancisco) au 5 octobre (Los Angeles). Je précise tout de suite pour éviter tout malentendu : ce sont mes impressions de voyage, je comprends très bien qu'elles ne soient pas partagées par tous alors SVP, évitez de me descendre si vous n'êtes pas d'accord...

Hum, par où commencer… Peut-être par les photos tout simplement ! Suivre ce lien pour voir une sélection de 66 photos, le reste sera mis en ligne plus tard sur mon site… C’est plus confortable à visionner en plein écran (F11)...

Continuons peut-être par la conclusion pour ceux qui sont pressés ! Pour les autres, ceux qui ont un peu de temps et que ça intéresse, je mets un descriptif jour par jour de mon voyage plus bas.

J'ai trouvé les américains très sympas et accueillants 🙂. Oh surprise, on se sent bien et en sécurité même dans les grandes villes, en tout cas dans les quartiers que j’ai parcouru. Sans doute n’en est-il pas de même partout, suivant les heures de sortie et les quartiers. C'est très agréable à vivre comme ambiance : si vous êtes arrêtés avec une carte à la main, on viendra rapidement vous demander si vous avez besoin d’aide ! C’est trop rarement le cas chez nous (mais bon, je ne me suis pas souvent perdu en France !). Comme souvent dit sur ce forum, circuler en auto est aussi un plaisir, le conducteur américain étant la plupart du temps très zen. Les paysages sont immenses bien entendu, à la dimension du pays, et c’est super cette impression d'être en permanence dans un film ! Il nous a été très facile de voir des animaux : plusieurs fois des mouflons (Capitol Reef, Grand Canyon), un coyote (GC), des cervidés (Bryce, GC), des condors (Zion), énormément d'écureuils... On pourrait très facilement s’adapter à cette vie américaine, nous petits français !!!

Mais on est resté quand même un peu sur notre fin en tant que touriste : le mode de vie à l'occidental, quand même proche de ce que l'on connait chez nous, fait que le dépaysement n’a pas ét�� total. Comme en vacances chez nous, on prend la voiture puis le caddy pour aller faire les courses au Walmart du coin (au lieu d’un Carrefour) et on roule en ville sur de grands périphériques, on mange au resto, on va à la laverie pour le linge... Tout est plus gros, plus grand, un peu + fou et les américains se baladent tout le temps avec une boisson à la main (!) mais heureusement que le paysage était là pour me rappeler que j'avais changé de continent. C'est volontairement réducteur mais bon, je n’ai pas attrapé le virus US au point de vouloir y revenir régulièrement pour des vacances ! Il m’a manqué le décalage culturel que l'on peut avoir quand on va en Asie ou en Afrique où on prend une vraie leçon de vie. Cependant, je reviendrai sans doute aux EU dans quelques années pour voir Yellowstone...😉

Les + du voyage : _ l'impression d'être un film _ décontraction et sympathie des américains _ tout semble facile au quotidien _ c'est agréable de rouler en voiture, conduite cool ! _ les parcs et leurs paysages _ la propreté la plupart du temps _ les animaux faciles à voir _ un gâteau au chocolat de 450g en dessert !

Les - du voyage : _ la route est parfois monotone mais la 12 est magnifique ! _ pas de "choc" culturel ni de révolution dans le quotidien du touriste _ peu d'histoire ou de monuments (Madrid, Rome, Paris...). _ Las Vegas : nul, nul et nul. _ Mac Do pas bons (y compris petit-déj), pire qu'en France !

Les lieux visités, en bref :

SF : vraiment très bien, plusieurs jours indispensables. Old Sacramento : ne vaut pas la peine d'y aller spécialement mais détour sympa sur la route du lac Tahoe par exemple. LV : nul, débile. Du bruit, de la foule, des lumières et des gens assis béatement devant leur machine Hollywood Bd : bof. Zion : rando Angel Landing à faire. Joli parc. Bryce : superbe ! Arches NP : notre parc préféré ! Monument Valley : indispensable. Canyonland : Island on the sky. Sans doute The Needles eut été préférable... Grand Canyon : bien et impressionnant. Mais pas à sauter au plafond non plus. Antelope Canyon : magnifique, faire Lower et Upper ! Lake Powell : bateau (Navarro Cruise). Reposant. Palm Spings : arrêt symptahique (téléphérique). Joshua Tree : partie nord originale.

On a malheureusement zappé pas mal de chose : Cedar Canyon, Red Canyon (à côté de Bryce, c'est différent du Red Rock Canyon près de LV), Kodachrome, Goblin Valley… par faute de temps, on s’est attardé sur les « grands parcs ».

Voilà pour la première partie. Maintenant la suite pour les courageux 😏 (c'est déjà pas mal d'être arrivé jusque-là, bravo) :

J1 : arrivée à SF par Air France après une tentative manquée par le pilote : ça nous a permis de rester plus longtemps à observer la zone ! Direction l'hôtel avec une navette. Bagages laissées à l'accueil car ce n'est pas encore l'heure du check-in. Première balade sous un grand ciel bleu : la Marina jusqu'au Palace of Fine Arts Theatre et enfin les premières vues sur le Gloden Gate Bridge (c'est fou comme le Pont du 25 avril de Lisbonne, construit plus tard, lui ressemble) et déjà quelques belles maisons victoriennes dans certaines rues. Première impression surprenante par rapport à ce que l'on pouvait imaginer d'une ville américaine : c'est dans l'ensemble tranquille, calme. La balade est un vrai plaisir !

J2 : vélo sur la Marina et traversée du pont : 64 $ de location pour 2 vélos. A faire. Pas mal de monde sur la piste du pont ! Après midi, on fait chauffer les baskets : Chinatown, Coit Tower et continuation jusqu'au Pier 39 avec ses boutiques, ses restos, ses touristes et ses otaries. A 18h, départ pour Alcatraz avec une arrivée sur l’île de jour et un départ de nuit avec vue sur la ville éclairée. Nouveau passage au Pier 39 pour manger et cable-car pour rentrer !

J3 : petit-déj. au Lori's Dinner : ambiance "Happy days", super ! Le matin, petit tour jusqu'à l'Embarcado et Union Square et on récupère la voiture qui servira très peu dans SF. Après-midi, Alamo Square où on gare la voiture puis à pieds jusqu'au Gloden Gate Park (un bon bout de marche quand même !) qui lui même est immense... Plus de vélo à la location sur la park :-( on poursuit contrant et forcé à pieds. Les baskets ne chauffent plus, elles fondent... Le jardin botanique est à faire. On rentre en bus jusqu'à la voiture que l'on stationne loin de l'hôtel pour éviter de payer les parkings. On avait prévu Muir Woods en fin d'après-midi et un tour de nuit mais on l'oublie, envie de se (re)poser après autant de marche (+ de 5h).

J4 : à nouveau le Lori's Dinner pour le petit-déj. Un peu de marche pour se réveiller et messe Gospel de 11h à 12h30. On récupère les bagages, bus (+ de 30min d'attente !) et voiture direction Sacramento. On zappe Sausalito et on rate la sortie Richmond. Un peu la galère mais on se reprend... un peu par hasard. On tombe sur un péage et bien sûr le guichetier nous indique que l'on s'est planté de file, que ça va pour cette fois mais qu'il faut faire attention... On arrive à notre hôtel dans Old Sacramento en fin d'après-midi. Sympa les maisons avec les trottoirs en bois !

J5 : petit tour dans Old Sacramento puis départ pour l'aéroport pour un vol intérieur sans problème jusqu'à Las Vegas. Puis notre hôtel, le Luxor. On est surclassé ! Du coup, on a le droit à une super suite... Je suis redescendu à l'accueil pour vérifier s'il ne s'agissait pas d'une erreur mais non. On fera avec cet imprévu :-) ! Fin d'après-midi et visite du trip avec les principaux casino : 20h30 c'est l'heure d'admirer les fontaines du Bellagio. Taxi pour aller à Freemont Experience. Quand on se décide d'aller manger au Goldden Nuggets, c'est trop tard : on arrive à 22h08 alors que le restaurant ferme à 22h (ça je ne le savait pas !). On a payé cher pour faire cet AR : 20$ (aller) et 24$ (retour) sans les pourboires... On a détesté LV... Limite du débile. Du bruit, de la foule, des lumières et des gens assis béatement devant leur machine. Qu'en en pense à la quantité d'eau prélevée dans le Colorado et l’électricité nécessaire pour ce « parc d'attraction »... A voir quand même : décos du Venetian, du Paris et du Luxor. Freemont Experience ? Bof... Nous sommes restés une nuit au total (sur 2 prévues) et avons avancé notre départ vers Zion au J6, initialement prévu au J7... Soulagés de partir de LV !

J6 : on récupère la voiture+GPS un peu plus tôt que prévu et, au lieu de visiter les curiosités initialement prévues autour de la ville et de rentrer sur LV, on prend la direction de Zion après avoir fait des courses dans un walmart.

J7 : Zion. Achat du pass à 80$. Angel's Landing : superbe, à faire. 40 min pour arriver au Scout Lookout c'est-à-dire à l'endroit où ça se complique pour ceux qui ont le vertige comme moi ! Je continue un peu sur West Rim au lieu de partir sur la partie vertigineuse. Retour dans la vallée, on fini la boucle du parc en navette et en route vers Bryce où l'on arrive à 18h00. Direction Sunset Point au coucher du soleil pour une première vision de ce qui nous attend le lendemain. Puis on plante la tente au camping et on aperçoit quelques cervidés rôder (idem le lendemain matin).

J8 : visite du parc en enchaînant les 2 balades Queens Garden et Navajo Loop à pieds (SunRise->Sunset->SunRise). Vraiment coloré et surprenant ce parc ! Magnifique. En continue ensuite à faire une partie de la route dans le parc vers des zones plus vertes. Panneau lumineux signalant un incendie, prudence demandée aux automobilistes. Finalement, on ne vas pas jusqu'à la pointe du parc (=Yovimpa Pint) et on sort pour aller à Torrey via la fameuse route 12. Les paysages sont souvent superbes. Petit problème à Torrey : notre chambre n'est pas disponible, la personne n'a pas de trace de notre réservation. Heureusement, j'ai imprimé le courriel de l'hôtel et la personne doit bien se rendre à l'évidence : ils se sont plantés. Du coup, ils appellent les autres hôtel pour nous dénicher, difficilement, un autre hébergement. Ouf... Le soir, on passe à une laverie pour refaire notre stock de linge propre ! Au passage, un petite anecdote : si vous voyez un panneau "Do not pass", même avec des drapeaux rouges dessus, faut pas s'arrêter... ça veut dire "ne pas doubler" et non « ne pas passer ». Nous on a pilé 😊 !

J9 : Direction Fruita puis la route panoramique du Capitol Reef. On prend à bord un couple d'américain pour les déposer un peu plus loin : ils vont faire la rando partant de Cassidy Arch et revenant à l'entrée du parc. Rando sur les hauteurs qui à l'air fort sympathique. De notre côté, on fait "The Narrows" sur le Grand Wash Trail et la balade après Capitol Gorge, vers "The Tanks". On y croisera des mouflons, le ranger indiquant qu'il n'en a pas vu de cet été. Youpi, ils sortent pour nous ! Ensuite, route pour Arches. En arrivant, nous partons direct pour Delicate Arches (17h40 en haut, bonne montée). On assiste au coucher du soleil et on redescend après 19h00. On a bien profité du spectacle !

J10 : journée consacrée à Arches NP que l'on quitte à 17h45, il fait 86 °F. On a fait les arches de Devils Garden sauf Private Arch. On est retourné voir Delicate Arch mais à partir du point de vue Upper Viewpoint cette fois-ci, près de la route. Puis Panorama Point, Double Arch, les Windows + Turret Arch, Balanced Rock, Park Avenue. Bref, on voulait voir Arches NP et on l'a bien vu ! Ce fut notre parc préféré. Nuit au Castle Valley Inn, B&B vraiment très sympa que je recommande ! Nous avons mangé au RedRock Lodge et pour une fois le service est compris dans la note !

J11 : départ tardif car le premier service petit-déjeuner du B&B se fait à 8h00 ! Au programme, Island on the Sky. Grand View Point Overlook, Green River Overlook... Là, un peu déçu : paysages immenses mais pas d'émotion particulière. On regrette du coup de ne pas avoir privilégié The Needles... Mais pour une fois, on arrive très tôt à l'hôtel (16h30 !) et on fait les boutiques de Moab. Le soir, j'ai commandé un gâteau au chocolat... d'une pound soit 450g...Sauvé par les Doggy Bag !

J12 : direction Monument valley ! Passage à Needles Overlook puis Bluff : arrêt à son fort et à la poste juste en face ! Attention : pas de supermarché à Bluff, si besoin il faut s'arrêter à Blanding. Puis détour sympathique par Valley of the Gods avec des paysages sympa, prémices de ce que l'on verra à MV. On monte à Moki Dugway que l’on redescend pour MV ; arrêt à Goosenecks State Park pour voir le méandre de la San Juan River. Puis c'est la fameuse piste De Monument Valley : c'est super de se retrouver dans des décors de westerns... La piste est pas mal défoncée quand même en certains endroits. On va même 2 fois au John Ford's point, la seconde pour y voir le coucher de soleil. Dodo dans une cabine du camping, pas de route à faire !

J13 : debout de bonne heure, et petit-déj pris à Kenyeta. On a "oublié" le musée du Goulding's Lodge juste à côté. Zut ! Faut dire que l'on s'est planté sur les horaires : on part pour Page et on pensait qu'il fallait compter une heure de + pour Page qu'à MV d'où un départ de bonne heure. Mais en fait c'est l'inverse : on récupère une heure... Etant donné que l'on a peu de route, on arrive assez tôt le matin à Page : on va à Glen Canyon Dam, on fait la scenic (?) road et Horseshoe Bend.

On a réservé un tour en bateau sur internet, donc direction la marina pour 3h de bateau (Navajo Tapestry Cruise) sur le lac : on va dans un canyon mais celui-ci devient tellement étroit que le bateau doit reculer (marche arrière !) puis faire demi-tour..

J14 : au programme de la matinée : Lower Canyon et Upper Canyon. C'est cher, c'est cher... On ne paye qu'une fois l'entrée du parking car on enchaîne les 2 sur la journée, c'est toujours ça de gagné. On réserve 2 places pour le départ de 11h15 pour l'upper. Et on débute par le lower à 8h40. C'est vraiment très sympa : pas beaucoup de monde, on n'est pas vraiment gêné pour les photos. Il est très ludique à faire, étroit, des échelles. Des couleurs souvent pastelles très agréables. On en ressort enchanté et direction l'upper où il y a plus de monde...Ce n'est pas la foule que j'ai pu parfois lire sur le forum mais il y a suffisamment de monde pour que prendre des photos s'avère parfois difficile ! Avec un peu de patience, j'y arrive. Notamment pour le rayon quand même présent à cette période de l'année, vers 12h00/12h15. Il est plus spectaculaire que le lower en raison de ce fameux rayon mais nous avons quand même eu un petit coup de coeur pour le lower ! L'après-midi, direction le Grand Canyon. On s'arrête à quelques points de vue, on croise un coyote et on va directement au Mather Campground planter la tente. Puis direction le village pour voir le coucher de soleil sur le canyon. Repas à l'Arizona Room, pas génial bien que le Routard le recommande.

J15 : randonnée Bright Angel jusqu'au deuxième point d'arrêt (Three-Mile Resthouse) où l'on aperçoit l'Indian Garden plus bas. Nous sommes de retour au sommet pour midi, la rando n'est finalement pas très fatigante. Au passage, quelques mouflons et cervidés vus de près durant cette rando. Puis c'est la route vers Lake Havasu en empruntant la route 66 : à part Williams et Selingman, c'est quasiment "mort" jusqu'à Kingman... En arrivant à Lake Havasu, il fait très très chaud : 99°F à 18h00. Peut-être plus mais le compteur de la voiture n'affiche que 2 chiffres ! On retrouve les t° de Las Vegas.

J16 : visite de Joshua Tree. La partie Mojave Desert (nord) est originale avec ses arbres de Josué, pas grand chose côté Colorado Desert (sud) si ce n'est un endroit avec des cactus. On s'arrête à Palm Springs : on emprunte le téléphérique jusqu’à 2600m. Beau point de vue sur la ville et le champ d'éolienne où l'on passe en arrivant en ville.

J17 : direction Long Beach : il y a foule sur les quais !!! Apparemment, une journée particulière car il y a des milliers de personnes, des stands, des navette bus, etc. On n'a pas su le pourquoi de toute cette agitation. On voulait visiter le Queen Mary mais certaines salles n'étaient pas accessibles en raison du tournage d'un film. On se contentera d'admirer le bateau d'en bas, pas la peine de dépenser de l'argent pour une mini-visite. On monte dans le sous-marin le Scorpio et on enchaîne sur l'observation des baleines en mer (whale watching). Le soir, on est un peu bouchonné en direction de Hollywood Bd (19h). Voiture stationnée sur un parking public (8$ jusqu’au lendemain). Bien entendu, on fait le Hollywood Walk of Fame (bof). On a mangé d’excellents burgers au Johnny Rocket.

J18 : un autre petit tour avant de prendre la route pour Griffith Park : on visite le Musée de l'ouest : on n'y trouve pas grand chose sur les indiens ; nous passons voir le manoir qui a servi au tournage de "Charmed" et le "Daily Planet" de Superman ! Puis direction l'aéroport pour rendre la voiture et s'envoler pour Paris. Cet aéroport est bien triste, peu de boutiques. Celui de Sacramento était bien plus sympa ! Décollage à l'heure prévue, 18h30...

The End !!!

Ha si, j’oubliais : total achats vêtements pour 2 personnes : 12$ (un tee-shirt)...

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