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Annonce américaine: que veut dire "br"? English translation pending
by Zahra5555 · 2009-12-21 · 8 replies
Bonjour tout le monde,

J'ai une question à vous poser que veut dire "br" dans une annonce américaine, par exemple : $540 / 1br - Great Apt. for rent. je ne comprend pas trop en faite....

Merci d'avance,
Faire un tour du monde organisé d'un an ou sans retour? English translation pending
by Yoy · 2009-12-18 · 3 replies
Bonjour à tous,

Je m'appelle Yohann, j'ai 27 ans, et jai attrapé un mechand virus quand je suis partie étudier en Argentine il y a deux ans, ce virus n'est pas le H1N1 mais...le voyage!

Depuis que je suis revenu il y a deux ans de mon periple en Argentine et surtout de mon voyage de 4 mois en Amerique du Sud, j'ai comme projet de repartir le plus rapidement possible. Depuis deux ans, je m'organise pour realiser un tour du monde de 1 an et demi, avec en date de depart le 30 aout 2012, mes 30 ans...

Sauf que depuis 2 mois, en lisant certains d'entre vous, je me demande si je peux attendre et surtout les periples de certains me disent de changer mon programme et de partir des l'annee prochaine sauf que je n'aurai pas de date de retour, mais justement partir avec 10 000 euros et voyager et TRAVAILLER dans certains pays. Apparement cela est possible dans certains pays, quels sont-ils? L'Australie y revient souvent, en Argentine je pourrai egalement. Genre partir en 2010 et rester plus lomgtemps dans les pays et y travailler et garder un peu d'argent pour le decouvrir.

J'ai un master2 Droit européen et science du travail mais avec la crise rien trouver dans ce domaine depuis un an et demi et donc je bosse chez Nespresso en tant que vendeur. J'ai envie de changer d'air, comme si ma ville de Toulouse dont je suis fou amoureux m'ennuyer c'est dire. J'ai envie d'aller a la rencontre des gens, me reveiller à 5h du matin avec un grand sourrir et me dire: Qu'est ce que tu vas apprendre aujourd'hui, que vas tu rencontrer? J'ai l'impression de ne pas pouvoir tenir 2012.

Alors, si certains ont des temoignages de tres long tour du monde, si certains ont des temoignages de boulot dans certains pays cela m'aideraient.

J'ai conscience que l'argent va etre determinant, je suis à 5 000 euros d'economie. Je pense que je ne partirai pas en dessous de 10 000 euros, je commencerai par les USA et descendre vers le Chili...puis Oceanie et Asie....

1 000 merci de m'avoir lu et pour les reponses!! Yohann qui n'a pas la tete dans les etoiles mais sur les cartes mondiales...
Meilleur période pour Luzon Nord: début janvier ou mi-février? English translation pending
by ValeTudo · 2009-12-09 · 2 replies
Je serai au Philippines du 29 décembre au 23 février. Arrivée et départ depuis Manille. Je pensais filer sur le nord de Luzon (Cordillera et Vigan) dès mon arrivée, mais ai des doutes concernant la météo à cette période : vaut-il mieux visiter cette région au début ou à la fin de mon séjour ? Merci pour votre aide.🙂
Reportage d'Envoyé Spécial sur les massages au Wat Po à Bangkok English translation pending
by Matfir · 2009-11-27 · 2 replies
Bonjour, journaliste, je réalise pour le magazine Envoyé Spécial sur France 2 un reportage sur le massage et je souhaite filmer des Français qui suivent ou vont suivre très prochainement des cours de massage au Wat Po à Bangkok. Si cela est votre cas pourriez-vous me contacter au 06 11 68 46 15. merci, Matthieu
Assister à des funérailles dans le pays Toraja en mai/juin? (Sulawesi, Indonésie) English translation pending
by Azeaze · 2009-11-12 · 11 replies
Bonjour,

Je suis sur le point de reserver un vol vers Makassar, mais j'aurais d'abord besoin d'eclaircir un point.

Je souhaite passer 6 jours dans le pays Toraja, fin mai debut juin. Aurais-je la possibilite d'assister a des funerailles a cette periode ? ou tres peu de chance ? ou probablement pas ?...

Merci!
Travailler dans un pays du Moyen-Orient (Syrie): colocation et contacts? English translation pending
by Alihossi · 2009-10-30 · 1 reply
Chers amis d'ici et d'ailleurs,

Je souhaite partir fin janvier 2010 dans un pays du Moyen-Orient (a priori en Syrie, mais cela peut changer), pour apprendre l'arabe, d'abord de façon intensive pendant 3 à 6 mois, puis pour y travailler (pour cela, j'ai des contacts) environ une année.

J'ai conscience que ce sujet a déjà largement été débattu, cependant, j'insiste car j'aimerais obtenir des informations précises! Je précise que je suis diplômée en science po, quasi tout à fait débutant (initiation prévue : 1h/semaine pendant décembre-jenvier...), que j'ai 25 ans, que j'ai déjà travaillé 6 mois en Côte d'Ivoire et 1 an au Sénégal dans la gestion de projet de solidarité internationale. J'ai la tête sur les épaules, une grande motivation, mais aucun contact là-bas (et je ne souhaite pas passer par un intermédiaire du style arabesk)...!

- Me conseillez-vous de suivre des cours à l'Université ou dans un centre (auquel cas, lequel?)? - Est-il possible de se débrouiller (converser, travailler avec des collègues locaux?) après 3 mois de cours? - Par quel biais trouver une colocation avec des Syriennes, pour 3 à 6 mois? - Y aller avec mon passeport français ou suisse? - Aller dans un hôtel les premiers jours pour me situer, puis changer pour une coloc : lequel? - Quel budget (hors cours) prévoir pour le logement (type coloc avec des Syriens), nourriture, transport et sorties?

Je vous remercie tous d'avoir pris le temps de me lire et remercie encore plus chaleureusement ceux qui pourront me donner des détails précis, des sites, des contacts...

Bien à vous,

Alihossi
Installation en Californie: Visa H1B ou obtention d'un fongecif? English translation pending
by Loolipop · 2009-10-29 · 3 replies
Bonjour à tous, mon mari et moi avons le projet de nous installer en Californie avec notre fils de 2 ans. Deux possibilités s'offrent à nous et je voudrais vos conseils concernant les démarches de visas et vos avis sur notre projet. Une amie de la famille propose un travail à mon mari dans son entreprise immobilière à LA, pour cela on va demander un visa H1B dès le 1er avril car je crois qu'on est obligé d'attendre cette date pour déposer le dossier à l'INS. Mon mari a un haut niveau d'étude (master en science politique) et nous espérons que le visa sera accordé. Mais je sais que ce visa est difficile a avoir. Pensez-vous que l'on pourra être sur place avec nos visas en septembre 2010? Peut-on faire la demande avant le 1er avril? Nous serons accueillis les 2 premiers mois pour pouvoir voir venir et faire davantage d'économies pour nous installer.

La deuxième possibilitée est celle pour mon mari d'essayer d'obtenir un fongecif par son entreprise en France pour partir faire un MBA aux USA(en Utah). Quel visa doit-on demander dans ce cas? Peut-on travailler en plus des étude? Est-il plus facile à obtenir qu'un visa H1B? Dans ce cas là, mon mari conserverait son salaire français et des amis nous preterais un logement gratuitement pour la durée des études.

Nous ne savons pas sur quels projet nous définir sachant que nous ne savons pas quel visa s'obtient le plus aisément. Nous voulons vraiment partir, c'est notre rêve depuis notre adolescence! Et partir au plus tôt. Merci de me faire part de vos témoignages. 🙂
Formalités pour créer un centre d'appel en Turquie? English translation pending
by Myriam17 · 2009-09-29 · 9 replies
bonjour j ai envie de vivre en turquie et d y ouvrir un centre d appel j ai deja un centre d appel en france est ce que quelqun c est si les formalités pour creer une entreprise la bas sont compliquées.... se sera pour vendre des produits en france et d autre part je serai a la recherche de televendeuses(eurs) mon mari etant turc cela me facillitera la tache ... les salaires sont interessant les qualités requises : etre motivité, aimé les challenges, avoir le sens du contact, et surtout parlé fancais
Parution du livre "La Seconde Chance" English translation pending
by Lliouba · 2009-09-24 · 4 replies
Bonjour à toutes et tous,

http://www.sulliver.com/...rticle=9782351220573

La seconde chance d’Anne Vernet, nouveau titre de la collection Littératures actuelles des éditions Sulliver, paru le 22 mai dernier.

2168, un historien revient sur le passé du monde, et principalement cette fatidique année 2091, quand après un immense cataclysme écologique et deux guerres révolutionnaires avortées la mondialisation s'est enfin achevée et imposée. Roman d’anticipation, La seconde chance surprend par son récit imaginatif et par son analyse du devenir de notre monde contemporain. Par le biais de la politique-fiction, Anne Vernet aborde les grands thèmes économiques, sociaux et écologiques de notre époque. Mais il ne s’agit pas tant de dénoncer que de réfléchir à l’impact de nos actions présentes sur le futur. Ce n’est donc pas un hasard si le héros du livre est un historien vivant en 2168 qui décrypte les bouleversements survenus en 2091. Entre lyrisme et satire, La seconde chance est un roman d’anticipation servi par une écriture tantôt distanciée et réfléchie, tantôt poétique et sensible. A la suite de ses personnages, l’auteur entraîne le lecteur dans un voyage à travers le temps en quête d’une vérité sur le passé et de raisons de croire, malgré tout, en l’avenir.

 Avec La seconde chance Anne Vernet signe un surprenant premier roman de science-fiction, unique en son genre.

"J’ai essayé, dans La Seconde Chance, d’imaginer une forme de lutte qui, à la faveur précisément de la mondialisation, prendrait le visage d’une forme supérieure de “révolution” qui serait à la fois résistance et transformation, à la fois transgénérationnelle et “éparpillée”, qui ne vise pas la destruction de l’existant mais sa subversion, son retournement, morceau par morceau, pan par pan. Je ne sais pas si l’humanité pourra un jour tenir sur le long terme un tel “projet anthropologique”, j’en doute évidemment, mais on peut rêver, et c’est un roman. Il reste qu’en dernier ressort aucune réponse objective ne peut venir d’aucun concept, ni de constats (d’échecs ou pas) par trop sages et raisonnables. La seule réponse qui vaille, pour moi, est celle qui consiste à maintenir l’inconcevable comme possible – tout simplement parce que si on abandonne l’inconcevable, alors on abandonne non seulement une certaine idée de l’humanité mais avec qu'elle, peut-être l’existence même d’une humanité digne de ce nom. Si on renonce à l’inconcevable, alors il faut renoncer à la philosophie, à la liberté et peut-être jusqu’à l’amour même. "

A lire pour ne pas défaillir !!!!  (Disponible en ligne, FNAC et autres....)
Cherche travail ou bénévolat dans une ONG à Oruro en janvier 2010 (Bolivie) English translation pending
by Arache · 2009-09-18 · 4 replies
Bonjour, je m'appelle Karine, j'ai 27 ans et je souhaite partir m'installer quelques mois à Oruro en Bolivie. Mon copain part y travailler avec une organisation quebecoise le CECI et je souhaite le suivre mais pas sans rien faire.

Je recherche donc un travail au sein d'une ONG idéalement, sinon du bénévolat (le temps d'apprendre mieux l'espagnol). Je suis spécialisé dans la communication et j'ai une maîtrise en science politique mais je suis ouverte à toutes propositions.

Ce serait pour une durée de janvier à octobre 2010 environ. J'ai déjà sélectionné pas mal de site de volontariats trouver dans d'autres discussions mais si quelqu'un à des propositions ou des plans, je suis là! Actuellement je suis à Montréal mais je rentre dans deux mois sur Toulouse!

Merci d'avance!!!🙂

Karine
Sardaigne mi-octobre: météo? English translation pending
by Clarabrux · 2009-09-12 · 2 replies
Bonjour,

Je découvre ce site, qui m'apparait très prometteur en infos de tous genre, et interactivité. C'est mon premier message, bravo aux concepteurs et à tous ceux qui le font vivre.

Mon idée est de partir me reposer sur une plage en Sardaigne à partir du 12 octobre. Est-ce une bonne idée? Pour ceux qui y ont déjà été à cette époque de l'année : est-ce qu'on peut lire et rêver devant les vagues?

Si le climat ne s'y prête pas, une idée de rechange pas aux antipodes?

Merci d'avance, 🙂

Clara Et si oui on peut, alors... "Où" dans cette île? Une suggestion?
Personne très motivée pour l'humanitaire English translation pending
by Flore64 · 2009-09-09 · 7 replies
Bonjour

J'ai 50 ans et après une carrière passée dans le secrétariat je sens de plus en plus que je désire donner un autre sens à ma vie et je me sens très fortement attirée par l'humanitaire. Malheureusement il apparait que si l'on est pas ingénieur ou médecin les portes ne sont pas facilement grand'ouvertes ! Pourtant je sais que je pourrais me rendre utile auprès d'enfants, d'adultes défavorisés... (liste non exhaustive bien sûr) parce que je suis une personne généreuse, responsable, volontaire et dynamique et que j'ai l'habitude de voyager et de m'adapter à un confort minimum. De plus je parle bien l'anglais et l'espagnol. Les pays dans lesquels j'aimerais donner de mon temps sont tous ceux de l'hémisphère sud (afrique, asie, inde, amérique du sud...) Je sais qu'il y a des organisations comme développement sans frontières ou projects abroad qui peuvent proposer des missions mais moyennant une assez conséquente rétribution financière, ce dont je n'ai pas les moyens. Alors sans forcément demandée un salaire, je recherche à effectuer des missions mais sans avoir à payer pour cela (ou tout au moins un minimum !) Donc je demande aux personnes ayant des pistes ou des idées constructives de bien vouloir me faire profiter de leur science et d'avance je les en remercie.

Une citoyenne du monde très très très motivée !
Travail social ou éducation en Inde English translation pending
by Celynne · 2009-08-13 · 1 reply
Bonjour,

J'aurais aimé avoir quelques informations sur le travail social en Inde ou un métier s'y ressemblant. Je suis éducatrice spécialisée en France et je travaille dans le domaine de l'addictologie, j'accompagne principalement des personnes sans domicile fixe ou sortant de prison. J'ai aussi des expériences auprés d'enfants en difficultés sociales et dans le handicap.

Avec mon ami, nous avons pour projet de partir vivre et travailler en Inde. C'est plus simple pour lui de trouver du travail dans son secteur et il a déja travaillé sur New Delhi pendant 5 mois. Il est resté depuis en contact avec son entreprise. Moi je suis partie le rejoindre pendant un mois et dans l'objectif de découvrir une infime partie du pays. Nous avons adoré avec l'envie d'y repartir.

Est que quelqu'un a des infos sur les métiers de l'éducation, voire les formations en Inde? Est ce un secteur difficile a intégrer? Les ONG sont-elles plus simple d'accés que les institutions spécialisées en faveur de l'aide aux personnes?

Pour info, j'ai un diplome d'Etat d'éducatrice spécialisée, une licence science de l'éducation et un master 1 éducation et santé. Aussi, je suis partie a plusieurs reprises au Cameroun dans le cadre de projet d'éducation au développement.

Ce n'est pour l'instant qu'un projet en cours de construction. Il ne fait que commencer.

Merci pour vos infos... 😎
Voitures "made in USA" en location English translation pending
by Jadorry · 2009-08-13 · 118 replies
Bonjour à tous,

Vu la météo du jour... je me suis livré à une mini compilation des voitures de conception US que l'on peut - peut être - trouver en location aux USA et Canada. Prudemment je cite ma source : un grand magazine auto, édition annuelle "toutes les voitures du monde". Ce tableau n'est nullement exhaustif et donc est incomplet ! De plus, la ventilation des catégories tient plus de mon expérience que de la science exacte ou des pratiques de tel ou tel loueur. Vous aurez compris que je prends toutes les précautions possibles pour éviter les critiques😛 Par contre si vous pouvez le compléter "positivement"... ne vous en privez pas 😎😉
Séjour sur l'île de Sao Tomé English translation pending
by Martinenego · 2009-08-09 · 11 replies
qui connait cette ile??????

on y parle le portuguais???la population est elle contente de voir arriver des etrangers ou pas trop?????? quelle est ses distances??? si vous y avez sejourné où vécu???je serai contente de vous lire merci aussi pensez vous qu en decembre soit une bonne epoque pour y aller????????????
Étudier à Édimbourg en 2009-2010 English translation pending
by Desfase · 2009-08-08 · 10 replies
Bonjour! Je pars en septembre avec une amie étudier à Edimbourg. On ne sait plus ou donner de la tête coté préparatifs en ce moment... si vous aviez des conseils niveau logement, job en parallèle ou autre, ils seraient les bienvenus 🤪 Merci d'avance
Traduction du prénom Laurine en chinois (urgent) English translation pending
by Urahara · 2009-08-06 · 3 replies
bonjour, un ami voudrais se faire tatouer le prénom de sa soeur en chinois . Il s'agit du prénom laurine. j'ai effectuer des recherches sur internet mais je ne trouve jamais le meme résultat.Et demain nou savons rdv avec le tatoueur. Si quelqu'un peut me trouver la calligraphie exacte sa serait sympa. merci

julie
Improvisation Nomade (8) Inde du Nord English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-30 · 1 reply
L’or du cordon Delhi.

Meriem m’a écrit une bien triste lettre. Depuis que nous nous sommes quittés à Bangalore, son assurance s’est envolée et aux matins de cauchemars atroces, elle se fait emmerder par des hommes douteux. Elle espère rencontrer d’autres personnes pour continuer la route car elle ne se sent pas la force de continuer dans les bus et les villes toute seule ainsi tourmentée. Pourtant, l’Inde est un pays tout à fait tranquille et il suffit d’un peu de persuasion pour décourager les quelques dragueurs qui y traînent. Une semaine plus tard, je reçois une nouvelle lettre où elle m’explique qu’elle partage depuis peu la vie d’une famille. Accueillie comme une princesse dans leur maison, elle apprend ainsi leurs coutumes de la meilleure façon qu’il soit. Être une femme, ainsi seule en voyage, permet d’être aidée et accueillie avec une confiance et une solidarité que les hommes ne peuvent espérer. De notre côté, nous découvrons la capitale envoûtante où tous les peuples de l’Inde se sont rassemblés, avec chacun leur culture, dans un dédale de quartiers entre moyen âge et science-fiction. Main bazar, dans le vieux quartier de Paharganj où une ruelle sinueuse et sombre mène à notre hôtel, le Barjang. Deux trois étages fermés autour d’une cour intérieure d’où s’élance vers la lumière un figuier mince et stérile. Une terrasse sur le toit où le linge sèche au soleil sur les barres de fer de travaux inachevés et où, la nuit, le personnel joue aux cartes en pariant de l’argent, sur des couvertures en loques, avant de sombrer dans un sommeil fébrile et alcoolique. Un vieux coq grincheux toussote au matin pour donner le signal du départ. Une tourterelle est venue nous dire bonjour à l’intérieur de la chambre. Les heures passent, tranquilles, plongés dans les livres que nous n’aurions jamais lus si nous n’avions eu ce temps, ce temps pour nous, et si nous n’avions pas encore la diarrhée qui nous oblige à rester à l’hôtel. Entre deux maux de ventre, nous courons dans les ambassades et les administrations pour préparer la suite de notre voyage. Trouver un moyen de prolonger notre visa en Inde nécessitera trois déplacements, l’obtention de l’accord français et du visa pakistanais prendra une semaine. Enfin, l’ambassade d’Iran nous refuse catégoriquement l’entrée, de la même manière qu’à Istanbul. Nous aurons notre dernière chance à Islamabad au Pakistan pour l’obtenir, avant de changer d’option.

Pendant ce temps, les quartiers se laissent découvrir un à un selon notre humeur et notre force. D’abord New Delhi, à la mode coloniale, avec ses avenues larges comme des autoroutes entre les palais, les monuments et les ambassades, fermées, barbelées et gardées par des militaires. Ensuite, Road point autour duquel s’élèvent les buildings aux cinquante étages des sièges sociaux des entreprises. Enfin, les vieux quartiers de Old Delhi, les plus pittoresques, où grouille une multitude inimaginable de gens et de choses. Jamais vu un amas semblable. Des bouchons de gens sur des centaines de mètres dans l’avenue principale pourtant large mais encombrée de charrettes tirées par des chevaux et même parfois des bœufs où s’entassent des marchandises venues de l’autre bout du pays. Odeurs des épices, couleurs des étoffes, aliments de toutes sortes, cris des marchands, l’avenue enfin se sépare en une multitude de ruelles qui s’enfoncent dans le cœur de la ville toujours aussi intensément peuplée. Derrière une arcade insignifiante, dans le bordel de la rue, s’ouvre la cour tranquille d’une mosquée magnifique où coulent des fontaines et dorment croyants et pigeons. Un havre de paix inattendu et reposant avant de replonger dans la cohue. Vient l’heure de la prière à la mosquée principale dont la cour intérieure est plus vaste qu’un terrain de football. Puis l’entrée du fort sur l’un des bras du Gange.

Extenués, nous sautons dans un pousse-pousse et nous laissons guider dans la foule. Un moyen de locomotion que nous utilisons peu mais qui, finalement, nous promène plus tranquillement que les rickshaws, ces mobylettes présentes dans l’Asie entière auxquelles on a ajouté une cabine et qui se faufilent facilement dans le bruit des pétarades et la fumée épaisse. Nous donnons quelques roupies au courageux qui pédalait pour nous, avant de traverser la gare principale et ainsi rejoindre notre hôtel de l’autre côté de la voie. Vautré le long d’une grille, gît un petit garçon enroulé de toiles immondes, troué, dévoré, liquéfié par la lèpre jusqu’au bout des doigts, les yeux gonflés et purulents perdus dans sa gamelle vide. Puis la foule nous emporte loin de cette image, partie intégrante de ce petit paradis terrestre qu’est la péninsule. Combien de temps lui reste-t-il à vivre ? Pas assez pour aller plus loin. Pas de maison, en Inde, pour tenir cachés, comme chez nous, les gens âgés, handicapés mentaux, lépreux et autres plaies que nous portons. Les personnes atteintes de sida, de tuberculose et d’innombrables maladies de peaux, se promènent dans la rue, près de nous, dans les transports en commun et les restaurants. Comme les autres, il leur faut travailler pour vivre ou bien mendier. Ils sont nombreux évidemment et font partie de la vie de tous les jours mais ils ne choquent que les occidentaux comme nous qui n’avons pas l’habitude de voir le spectacle d’un unijambiste sur son vélo, d’un cul de jatte sur son skate-board. Et avec le sourire s’il vous plaît !

Dans les rues de Delhi encore en terre battue, comme celles de notre quartier, un amas de boue formé de poussière et de déchets, bouche les quelques égouts qui dégueulent des eaux noires et puantes depuis que la pluie s’est mise à tomber cette nuit. Dans les ruelles de la capitale, où se promènent habituellement les animaux de la campagne, c’est redevenu le Moyen Âge. Le lendemain, il fait beau quand je fais les magasins pour acheter et envoyer souvenirs et cadeaux. Pas aisé de négocier ici, les commerçants veulent que, comme beaucoup d’occidentaux, j’achète en gros pour revendre ensuite dans mon pays. Un peu plus loin dans la rue, un brouhaha se fait entendre. D’un seul coup, mon vendeur panique. Deux policiers arrivent et d’après ce que je crois comprendre, ils ont décidé de remettre main bazar aux normes, au grand désarroi des commerçants qui se sont étalés partout. Ils renversent, balancent, se fâchent, donnent des coups de bâtons. Je n’en reviens pas : deux petits bonshommes en uniforme font la loi, avec seulement un bâton, dans la multitude de badauds, et se font craindre et respecter totalement. Ils iront jusqu’à renverser fours et tables et à couper au couteau un tas de fils électriques, comme une pelote de laine, branchés au poteau par enchantement. Les commerçants, si prompt à rester assis toute la journée en tailleur sur leurs marchandises à attendre les clients, s’agitent d’un coup comme si des géants avaient donné un coup de pied dans une fourmilière. Une demi-heure après, les uniformes s’étant retirés, on replace exactement aux mêmes endroits, fringues, frigos et fritures des gargotes et on fait des nœuds aux câbles électriques, passés parfois avec raccords au-dessus de la foule, avant de les accrocher sur les lignes des poteaux d’où elles venaient d’être retirées.

Un peu plus loin, un jeune homme fier, au regard sérieux, maquillé et vêtu de son plus beau costume, traverse la foule sur un cheval revêtu de parures multicolores. Cachée sous un voile, avec un sari brodé de dentelles blanches, une femme marche derrière. Elle a ses deux mains liées par un cordon doré qui s’étend jusqu’à son nouveau mari. Autour d’eux, dansent femmes et enfants de la fête, dans une musique enivrante et gaie. Des hommes suivent la farandole. Au bout de leurs bras, au-dessus de la foule, ils portent des luminaires géants dont les câbles électriques sont branchés sur un groupe électrogène qui suit derrière sur la remorque d’un vélo. L’hallucination passée, chacun reprend ses occupations. Pour ma part, je sirotais un délicieux banana lassi, tout simplement, un lait caillé à la banane.

Les neiges de l’Himalaya…

Naïnatal, croissant de lac argenté autour duquel le village est construit, au-dessus de la vallée immense du Gange qui s’étend à l’horizon en une plaine fumante. Le gros Bouddha, assis sur son trône dans la position du lotus, garde les yeux contemplatifs et le sourire serein, au fond de son temple derrière des portes closes. Volent au vent, comme une sainte toile d’araignée multicolore, mille farandoles de drapeaux étendues tout autour dans les arbres les plus hauts. L’air est vif et froid. A l’horizon, montent dans les nuages, les chaînes de l’Himalaya. Les gens d’ici ont la peau du visage et les mains brûlés par la rigueur du climat. Ils ont déjà les traits asiatiques du Népal et de la Chine, cachés derrière ces cols pratiquement infranchissables dont les premières griffes acérées et glaciales débutent à Naïnatal. À 2.500 mètres d’altitude, un mètre de neige a recouvert les montagnes où un sommet nous offre un beau panorama. Dire que nous avons en face de nous la plus haute chaîne du monde, que nous pouvons la saisir de nos mains, l’emporter avec nous en images… Malheureusement, pour s’en approcher davantage, il faut compter encore quelques journées de jeep et ce serait bien inutile en plein mois de janvier. Disons donc que nous l’avons aperçue. Il faudrait revenir en été et faire les pèlerinages qui relient les temples entres eux, sur les plateaux à plus de trois mille mètres, sur les steppes où vivent les yacks, dans les gorges profondes où se cachent les ermites, rejoindre la grande vallée de Lhassa, remonter les sentiers abrupts des plateaux du Tibet en direction du nord puis de l’ouest, redescendre dans les plaines de l’Asie centrale, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan avant d’arriver à Samarkand… Ce sera pour un autre voyage. C’est ce qu’inspire l’horizon avec le ciel, si bleu, au-dessus de tout, et l’espace devant soi. Maintenant redescendons sur terre, allons manger de bons beignets de légumes et boire un jus d’orange qui pourrait être délicieux si dans ce village, on n’y rajoutait pas du sel et du poivre. En chemin, nous croisons un petit groupe d’étudiants avec lequel nous faisons une bataille de neige. L’une des filles est pieds nus dans ses claquettes. J’en ai des frissons…

Bénarès

Le nom de la ville est revenu à ses origines : Varanassi. Mais, c’est toujours la même gare dégueulasse où pullulent vaches et mendiants, les mêmes taxis qui essaient de vous gratter de l’argent, les mêmes rues sales et bondées, les mêmes hôtels peu chers avec des lits en cordes, les sharpaïs, dont les draps ne sont jamais lavés, les mêmes chiottes immondes et la douche, un seau d’eau. La ville ne nous apparaît pas extraordinaire au premier coup d’œil. Seulement un dédale de ruelles profondes qui ne voient pas le soleil et où se croisent difficilement deux vaches mais qui s’ouvrent parfois sur des places et des fontaines agréables et silencieuses puisque que les voitures ne peuvent pas circuler dans le vieux centre. C’est sur la terrasse de l’hôtel, dominant ces murs et offrant la lumière et l’espace, qu’on est saisi par la mysticité de cette ville et du Gange, immense et adulé, qui s’étend sur une mer sauvage de brousse rougeâtre et sableuse à l’infini et d’où survient, chaque matin, par enchantement, un soleil apocalyptique. Plus bas, fument et brûlent des cadavres encore humides de leur dernier plongeon sacré. Ils se consument sur un bûcher avant d’être balancés à l’eau avec leurs cendres, et sont remplacés aussitôt par un autre cadavre, arrivé sur les épaules de la famille, sans pleur ni remords. Autour, des prêtres en grande robe psalmodient dans leur barbe, des chèvres frivoles volent les fleurs des défunts et les grignotent fièrement. Enfin, des enfants se chargent de veiller à ce que les corps soient entièrement brûlés. Regarder un tel spectacle est assez suffocant car, en plus de l’odeur particulière, l’air contenu dans la boîte crânienne a tendance à faire éclater les os après que le cerveau s’est écoulé en un jet putride des narines. Les touristes dubitatifs se promènent le long du fleuve sur des barques et s’amusent et crient à voir remonter parfois des membres pas tout à fait consumés et des os dans la lumière trouble des profondeurs du fleuve. Ils prennent des photos des croyants à moitié nus dans l’eau qui les ignorent tant ils sont profondément plongés dans la prière, l’extase ou la méditation. Le fleuve est si sacré qu’on l’adore et l’embrasse, qu’on parcourt des lieux pour y venir mourir et ainsi abréger le cycle de sa renaissance sur notre éprouvante planète. Enfin, après être venus sur les rives de ce fleuve et s’être laisser absorbés par toute la divination de ce spectacle, je pense que chacun voit sa vie autrement. Elle est plus légère à porter peut-être. Elle a goût à la fois d’insignifiance et d’infinité… Ne sommes-nous qu’une poignée d’éléments organiques devenant cendre ou poussière ? Dans le ciel de Bénarès, la danse des pigeons dressés dans les couleurs éternelles du coucher du soleil est un spectacle si joli. Ils s’élancent, se mêlent entre eux par centaines, se divisent sans jamais ni se perdre ni se mélanger, et enfin retombent comme des feuilles d’automne sur le chant de leur maître. Si la vie n’est qu’un instant, ce sera pour moi cet instant, celui de la danse multicolore des oiseaux dans les rayons tièdes d’un azur tropical.

Un peu plus de sable

Orchha. Andhra Pradesh.

Égaré dans la campagne avoisinante, je m’étais endormi à l’ombre d’un roncier, bercé par le ronronnement des abeilles. Quand j’ouvris les yeux, un Indien se tenait assis près de moi sans bruit et fumait un bidi qu’il avait taxé dans mon paquet pendant que je dormais. Puis, se leva et m’invita à le suivre sur ses terres et dans l’enceinte de sa ferme : une misérable cahute de bois sur un talus derrière lequel tombait une cascade. Après une petite heure passée avec sa famille, il m’indiqua le chemin du retour en m’ayant fait promettre de revenir manger le lendemain avec ma femme. Un peu plus loin, la flûte au bec, je sifflotais quand un gamin m’invita à m’asseoir sur son lit de paille surmonté d’un toit de feuilles sans mur mais qui était sa maison, au milieu des arbres et des champs. Grignoté avec lui et son chien quelques fruits amers avant qu’une autre bande de morveux m’en tire et que je les suive à travers les chemins poussiéreux et bordés d’épines en direction du village. Bien avant le dernier ravin, deux gamines prirent le relais en dansant et chantant avant de m’abandonner aux premières maisons. Je rentrai voir ma femme, gai et nonchalant comme un vrai Indien, sans lui dire mot. Le lendemain, elle découvrirait ces chemins, ces prairies qui entourent l’orgueilleuse demeure du prince de ces lieux. Un maharadjah avec son harem, ses paysans, ses dieux, ses soldats que nous pouvons encore admirer car ils sont peints sur les murs, quand l’érosion n’a pas effacé à jamais ces merveilles, vieilles de 500 ans.

Namaste, Inde, le 23 février 2005

Je suis dans un petit village qui borde une rivière. Dans les alentours, sur les collines, s'élèvent des temples où jadis, Rama venait voir son amoureuse. Nous étions sur une de ces collines hier soir, clignant des yeux sur le coucher de soleil. Un coucher tel qu'on ne peut en voir qu'ici : majestueux et béni des dieux. De l'autre côté la Lune, pleine, montait doucement comme pour mieux rassembler les éléments de notre 'honey moon' comme aiment à commenter nos amis villageois. Avec mon châle qui pend comme une cape du Moyen Âge, ma flûte et ma barbe, on me nomme Baba. J'ai à mon bras my wife who seems like the more beautifull indian girl, parée de tous ses bijoux sur sa peau brune et sous son voile transparent, et que tous les Indiens gardent en souvenir de cette nuit divine où tous et moi compris étions en transe, fixant interminablement son sari qui tournait au rythme envoûtant des tablas. Dans la matinée, je me rends sur le marché avec quelques bidies et sweet que je partage. Le temps qui semble arrêté. Surtout ne rien faire, mollement chasser les mouches en rongeant des carottes. Faire de la musique ou plutôt tripoter deux bouts de ferraille qui font glig glig, un bout de bambou et une peau de chèvre qui fait boum boum. Une femme se lève et chante en fermant les yeux. Elle répète inlassablement des lala lalala lala. Puis elle tombe et une autre prend le relais. Comme la vie peut être revenue à sa simplicité originelle. Il semble qu'il n'y ait besoin de rien de plus pour la laisser couler. Khajurâho

Je n’avais pas envie de quitter Orchha mais, à quelques heures de bus de là, se déroulait un autre festival de danse, dans des lieux saints : Khajurâho et les temples aux sculptures très connues du Kama Sutra. Dieu sait pourquoi, il y a mille ans, des hommes ont construit ces temples en pleine brousse, au milieu de nulle part, si ce n’est de l’Inde. L’Inde fut ensuite ravagée par des invasions mais qui épargnèrent cet endroit. Il n’y a rien ici à part le soleil. Et puis, dans le ciel, des avions : Ils déposent et ramènent les touristes. Khajurâho, pauvre village avec des hôtels de luxe. Les quelques Indiens de la région sont obnubilés par l’argent et escroquent les touristes trop crédules. Ils utilisent par exemple le prétexte d’une école qu’ils vous font par ailleurs visiter. En réalité, tout est factice comme dans une pièce de théâtre. Les professeurs, les élèves et surtout les documents qu’ils vous feront signer pour confirmer votre don ! Combien se sont fait avoir ? Il n’y a pas de villageois ici qui ne soit envieux de l’argent provenant des retombés de l’exploitation de ce patrimoine national. Les temples témoignent de l’apogée de l’amour sans tabou, libre mais décent, vulgaire mais d’une grande finesse comme ce pénis sculpté levé et raide le long d’une femme aux formes savoureuses et au regard épanoui, depuis un millénaire. Dans la soirée, nous prenons donc place pour le spectacle. Notre entourage est âgé et aisé, qu’il soit indien ou occidental. La nuit tombe, les musiciens s’accordent, la danseuse apparaît, le silence se fait et le spectacle débute. Il ne faut qu’un instant à la musique pour nous transporter, nous faire ressentir l’essence du peuple qui l’anime. Ainsi, toute l’Inde est dans sa musique. Rien ne sert de visiter les temples, de lire les livres, d’errer dans les montagnes ou les steppes. Elle dessine ses paysages : splendeur, richesse de sa nature, raconte l’histoire de son peuple, le tumulte de leurs passions, leur foi, leurs doutes, leurs joies, leurs souffrances et nous berce dans les délices de la beauté, la sensibilité et la poésie. L’émotion m’envahit progressivement et s’intensifie à mesure que le corps, dans toute sa souplesse et sa dextérité, s’identifie à la subtilité de la mélodie. Les mouvements de la danseuse sont si proches de la musique qu’ils semblent être la forme vivante des notes dans l’espace. Son corps tourne et vole sur la scène, d’une suavité et d’une finesse qui surplombe l’art indien. Enfin, l’orage est tombé sur nous avec, en quelques minutes, une pluie diluvienne. Les gens restaient pourtant figés sur leur tabouret. Les musiciens ne s’arrêtaient pas non plus et la danseuse ouvrait ses bras à la pluie en continuant de tourner dans un délire que le bruit de la foudre rendait plus incroyable. Et puis les gens ont commencé à courir pour se réfugier dans tous les sens comme si le spectacle les avait rendus fous. Mais, la plaine était nue et la boue s’épaississait. Finalement la musique s’étouffa et tout le monde reprit ses esprits ou alors seulement moi qui l’avais perdu. Je me frottai les yeux ruisselant sous les lourdes gouttes d’orage. Nous reprîmes, tremblants, le chemin qui nous avait amenés ici. Je repartais avec, dans le ventre, une sensation, une énergie qui m’avaient tout abasourdi.

Rajasthan

Avec 5 jours de retard sur Daoud et après une longue nuit de bus sans dormir, nous arrivons, Meriem, une amie et moi, à Agra pour y découvrir le Tadj Mahall, chef d’œuvre de l’architecture moghol. Un palais de marbre blanc, incrusté de pierres précieuses, construit en souvenir d’une fiancée défunte dont le mausolée repose à l’intérieur. Une jolie preuve d’amour qui ruina une dynastie mais qui est devenue une des merveilles du monde.

De nouveau sur la route, nous visitons Jaipur, la ville ocre puis Jodhpur la ville bleue qui, du fort surplombant la ville, colore les dunes du désert de Thar. Ce désert qui a abrité durant des siècles des guerriers invincibles et fiers dont les légendes courent encore : les Rajputs dont le visage est enturbanné d’un bandeau de cinq mètres de long au-dessus de leurs yeux clairs comme le sable, et qui arborent à la ceinture un sabre courbé, décoré de diamants. Les descendants de ces guerriers ont gardé les mêmes yeux et le même turban mais ont rangé leur sabre et leur vanité. Comme tous les Indiens de la péninsule, ils sont bruyants et tchacheurs mais toujours gentils, souriants et inoffensifs. Ce qui n’est pas négligeable quand on promène deux demoiselles. En Inde, il faut avoir de l’assurance, rire avec les gens, se moquer d’eux et de soi, élever la voix quand ça ne va pas, ne pas se laisser monter sur les pieds, les envoyer promener avec un shalow shalow quand ils sont trop insistants et tout va bien. Quant à eux, ils ne se fâchent jamais mais gardent toujours l’espoir de vous prendre un peu d’argent. Les négociations sont toujours longues et souvent il faut partir, les faire courir, négocier de nouveau. Il faut avoir la forme puisqu’on a affaire le plus souvent aux commerçants, aux conducteurs de taxis et aux hôteliers qui, tous, sont des rapaces. Difficile de rencontrer des gens qui n’auraient rien à faire de notre argent. Ceux qui gardent leur orgueil, leur suffisance, saupoudrés d’un peu de mépris. Ceux-là, je les estime plus que ceux qui nous flattent. Quelquefois il y en a qui sont prêts à vous aider, vous offrir quelque chose, vous accueillir sans intérêt mais franchement, c’est rare. Route de Khuri

Plus en s’enfonce dans le désert, moins il y a de villages. Les routes sont recouvertes de sable, les visages plus sévères. Les femmes se cachent davantage derrière leur voile et sont moins nombreuses à se montrer dans les rues. Une dernière journée de transport doit s’achever dans un endroit perdu d’où sortent quelques cabanes d’anciens nomades pas encore tout à fait sédentarisés. Ces nomades rejoignaient à dos de chameau le Pakistan de l’autre côté du désert. Les contrebandiers se sont organisés depuis et c’est en camion qu’ils font le trajet de nuit.

Cinquante mâles debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous qui sommes assis par terre au bord de la route. Un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Après quelques secondes de silence, une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs… Je vais au bouiboui boire un tchai. Verrai ce qui se passera avec les filles. De temps en temps, je jette quand même un coup d’œil pour regarder le spectacle : cette bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux occidentales perdues dans le désert. La réputation des occidentales en Inde et dans beaucoup de pays musulmans est très simple : ce sont des salopes. Il arrive qu’une personne avec qui vous avez fait connaissance finisse par vous demander si vous faites des films pornographiques. Surtout pour les filles. Une situation explicable par le fait que le commerce du porno a souvent été réalisé par des occidentaux et avec des femmes blanches. Et comme le porno est une des plus grosses entreprises commerciales à l’échelle mondiale, les petits Indiens et musulmans de tous pays dégottent, à prix bas, les copies de copies de journaux ou vidéos avec les seuls Blancs qu’ils aient jamais aperçus. On comprend pourquoi la civilisation occidentale est considérée comme décadente quand on s’aperçoit que les rares informations qu’ils possèdent sur nous reposent sur ce genre d’activité. Dans des pays, des régions où la condition des femmes et leur émancipation n’a pas changé depuis un millénaire, où le mariage est encore arrangé en famille, où la chasteté est respectée et l’adultère puni de mort, les films pornographiques sont des bombes atomiques… Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront… Voilà, je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : la bande de trous du cul se sauve en courant. Meriem s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux. Elle s’est levée pour le gifler mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire ces nigauds mais restent à distance. Puis, de nouveau, le cercle se reforme. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Elles savent qu’elles ne risquent rien tant qu’elles ne se laissent pas faire. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais, on rit ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. On monte sur le toit. Il démarre. C’est parti ! En route pour Khuri, le village perdu du désert où Daoud a trouvé refuge et nous attend pour un nouveau départ...

Arjun family

Sous un soleil de plomb, dans ce village du désert, seuls passent des dromadaires avec leurs grognements affreux pendant que dorment les ânes, les chiens, les chèvres et les vaches, à l’ombre de quelques arbustes épineux. Dans les maisons de sable et de branches recouvertes de chaume, on tente de garder un peu de fraîcheur de la nuit passée en fermant les portes de bois déteintes et les minuscules fenêtres avec des chiffons mouillés. C’est la sieste. Le silence. Enfin le silence. Intact comme le soleil. Le silence de mort du soleil de midi. Le paysage se défend d’être vu tant il brûle les yeux. Ce blanc que projettent les rayons ardents sur le sable des dunes. De plus haut, tout semble prêt à brûler avec ces ondulations, ces ondes de chaleur que l’on voit au-dessus d’un feu. On pourrait entendre, si on prêtait l’oreille, gémir et craquer ce petit arbuste recroquevillé sur lui-même, tant la chaleur est mauvaise. Ici, tout est couleur de sable, les chemins, les animaux, les enfants, les dunes et les murs des maisons. Tout, sauf ces petites fleurs dont le rouge étincelle. Ces petites fleurs, de ce même petit arbuste brûlé et chétif. Tout est couleur de sable. Tout, sauf ces petites fleurs et les femmes qui ressemblent aux petites fleurs, quand elles vont chercher l’eau des puits, l’eau tiède et gorgée de sable et de larves de moustiques.

Nous prenons la route des dunes au matin sur le dos des dromadaires où s’entassent couvertures, eau et vivres pour le voyage. Sur la route, dans le tintement des cloches, s’écartent les troupeaux avec les enfants qui les gardent, les antilopes et les chiens du désert. Puis, nous voilà sous les étoiles. Des millions d’étoiles, tant le ciel est pur et le noir de la nuit impénétrable. Autour, le silence, profond, infini. Les flammes mouvantes du feu qu’inspirent les rêves. La voix d’un homme. Il chante les chansons d’amour de son peuple éternel avec deux cordes de notre guitare. Nous sommes tous, joints aidant, plongés dans ce désert de dunes et d’épines qui a forgé cette voix. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… comme la première, où c’était ma voix que tu écoutais. Tu l’écoutais danser. Elle ne chante pas ma voix. Elle danse. Elle danse avec les mots. Suffisamment pour que tu viennes danser avec elle, cette nuit-là et toutes les autres jusqu’à aujourd’hui, peut-être demain, quelques heures. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… Un peu plus de sable, sur ces dunes, où notre sablier a choisi de s’achever…
Vancouver en septembre 2009: endroits à visiter, transport... English translation pending
by Juliettemdr · 2009-07-29 · 7 replies
Bonjour à tous les voyageurs et voyageuses !

Je veux partir de Québec pour aller à Vancouver, seule et avec mon sac à dos. Je partirais environ 3 semaines en septembre prochain, et je veux savoir si avez des trucs à me donner, comme des places à visiter absolument, des endroits pas chers pour dormir, moyens de transport dans la ville.... Merci de me donner vos super trucs, c'est très apprécié!

Julie 😉
Visite écolo à Londres? English translation pending
by Aude91 · 2009-07-23 · 5 replies
Bonjour,

Je souhaite partir à Londres avec des amis courant 2010 (je ne connais pas encore la date exacte) et je recherche des idées de visites écolo proche de la station de métro Tower Hill.

Pouvez-vous m'aider car je ne m'en sors pas dans mes recherches 😕, si vous avez des idées n'hésitez pas à me les communiquer ^^.

Merci d'avance
Notre blog sur le Vietnam: on rentre juste English translation pending
by Lnguigui · 2009-07-08 · 13 replies
Bonjour a tous,

Nous venons de rentrer d'un magnifique periple au vietnam (nord : Hanoi, Hue, Hoi An, Sapa, Ha long) et nous avons fait pas mal de photos ainsi qu'un blog au jour le jour. Ca donne une idée du parcours !

Voici l'adresse : lnguigui-vietnam.blogspot.com

ln&guigui
Température et visites pour dix jours sur Phuket fin juin? English translation pending
by Meiji1982 · 2009-06-18 · 8 replies
bonsoir a tous

help me svp

Je pars en thailande le 28 juin à phuket , j'aimerai savoir quel temps j'aurai et surtout QUE VISITER NOUS RESTONS 10 JOURS

merci a vous
Nouvelle vague de chaleur en Algérie (11 au 15 juin 2009) English translation pending
by Sidaho · 2009-06-07 · 1 reply
salut tout le monde! je vous informe qu'on attend des températures encore une fois qui pourront battre des records sur le nord de l'Algérie, cette vague de chaleur pourra durer du jeudi 11/06 jusqu'au lundi 15/06, d'après quelque site spécialisé les températures pourront atteindre 43°c (à l'ombre) et même 47°c (température ressenti) à Alger ! donc prenez vos précaution !! toute fois je rappelle que la meteorologie n'est pas une science exacte !🙂
Concours "Administrateur de la solidarité international" par Bioforce English translation pending
by Ibiscusco · 2009-05-31 · 10 replies
Bonjour à tous,

Je suis à la recherche de personnes qui ont passé le concours BIOFORCE pour la filière administrateur de la solidarité international. je souhaiterai connaitre le contenu des épreuves afin de le préparer au mieux. Pour ceux ou celles qui ont suivi cette formation, comment s'est elle passée, a t elle répondu à vos attentes, avez vous trouvé un départ en mission facilement.

Je vous remercie par avance pour voter aide.

Corinne.
Partir étudier la médecine au Québec English translation pending
by ClaritaCheSi · 2009-05-28 · 7 replies
Bonjour à tous ! Je souhaite partir pour Septembre 2010 m'installer au Quebec afin d'y passer une maitrise de graphisme. Jusque là tout va bien puisque mon actuel école est en relation avec une école de Quebec. Mon problème est que mon conjoint est étudiant en médecine, et d'ici 2010 il sera en 5e année. Il est donc hors de question pour lui de reprendre à zero. Quelqu'un saurait il s'il existe une université au quebec qui admet des étudiants en médecine à ce niveau ? et quelles sont les démarches à suivre ?

merci d'avance !!!
Hammam in Marrakech
by Raosinkatar · 2009-05-24 · 7 replies
Hi everyone, I’m heading to Marrakech next week and staying at an all-inclusive hotel, but it doesn’t have a hammam. I’m looking for one where we can possibly rent a private section for part of the day because I’d like to go with my wife. If anyone knows a place, thanks!
Où partir au soleil? English translation pending
by Zemacfly · 2009-05-19 · 6 replies
coucou tout le monde voilla je compte partir une petite semaine. le seul probleme je ne sais pas ou allez 🙂 tout ce que je veux cest le soleil et sourtout que le soir ca bouge je veux dire boite de nuit puis lapres midi soleil = bronzette je pars avec un ami jai un budget de 400a500euro puis 200a300 euro dargent de poche aiser moi svp
Comment trouver du travail à l'avance au Portugal ou en Angleterre? English translation pending
by Théo38 · 2009-04-26 · 2 replies
Bonjour à tous! Je sais que le sujet a déjà été abordé plusieurs fois, mais j'aurais aimé avoir des conseils sur le fait de faire une année sabbatique après le bac...et surtout sur la manière de la faire! Voilà, je suis en Term ES et ayant un an d'avance, j'aimerais entreprendre une année sabbatique afin de mieux préparer le concours de science po paris, progresser en portugais, etc.. J'étudie le portugais et j'aurais aimé partir travailler 5 mois au Portugal, et 5 mois en Angleterre par exemple.. Mais plusieurs problèmes se posent :je souhaiterais également (si je ne suis pas pris à science po) étudier en classe préparatoire : mais est ce possible après une année sabbatique?Comment trouver du travail dans ces pays à l'avance? Existent-t-ils des organismes, ou des sites internets?Comment me loger, sachant que mes parents ne voudront pas me savoir seul (je n'ai que 16 ans! ), je préfèrerais être en collocation...?

Merci d'avoir pris le temps de lire ce message, et merci d'avance por vos éventuelles réponses!

Théo

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