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Quand le père avec le fils... (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2014-10-22 · 0 replies
"Toumani & Sidiki", une fusion générationnelle et musicale

Deux koras dialoguent, l'une avec l'autre, et les duettistes sont père et fils : le Malien Toumani Diabaté, maestro incontesté et émancipateur magistral de cet instrument depuis deux décennies, et son fils Sidiki, 23 ans. A quatre mains et quarante-deux cordes, les deux musiciens-griots révisent et interprètent un repertoire largement ancestral transcendé par une musicalité immaculée. En fin de compte, ils illustrent à la fois l'extraordinaire richesse culturelle mandingue et la continuité du griotisme (jeliya) en Afrique de l'Ouest, et tout particulièrement au Mali. Un album à considérer comme le plus abouti de Toumani depuis les deux qu'il a enregistrés en studio avec son ami, le grand Ali Farka Touré (aussi bien In the Heart of the Moon qu'Ali and Toumani) ...

Un artiste est le reflet de son époque, de son pays et même de sa famille. Pour les griots, cette influence héréditaire sur la musique se transmet de génération en génération depuis des siècles. Sur le nouvel album de Toumani Diabaté, Toumani & Sidiki, deux griots de la même famille, père et fils, font une déclaration importante à propos du "naturel" et de l'élasticité de la culture.

Les griots sont les archivistes des grands royaumes mandé ayant dominé l'Afrique de l'Ouest avant la colonisation. A une fonction similaire à celle des bardes médiévaux, les griots ont servi dans les courts royales pour composer des chansons qui commémorent les grandes actions du roi et de ses ancêtres. Ils étaient indispensables à la société mandé. Toumani Diabaté, joueur de kora le plus célèbre de la planète, est un héritier de cette longue lignée de griots : il a contribué essentiellement à faire de la kora un instrument soliste à part entière et a augmenté énormément la popularité de son instrument par une série d'albums instrumentaux extraordinaires. Son propre père, Sidiki (1922–1996), pionnier du genre, a été le premier griot à avoir enregistré un album de kora. Et ici, Toumani perpétue ce savoir-faire instrumental avec son fils, le "petit" Sidiki, jeune prodige de 23 ans, en passant producteur de hip-hop et star des scènes rap au Mali. Vraiment un symbole émouvant. Par cet album, les deux koristes témoignent avant tout de l'intemporalité de cette tradition..

Cet album familial est une conversation intime entre père et fils, conduite à travers l'antique kora, pour ainsi dire, à travers la langue de leurs ancêtres. Un album d'une beauté hors pair ! Le duo virtuose de griots est conscient de sa vocation de transmettre les traditions ancestrales du peuple mandingue en nous proposant une réinterprétation instrumentale et acoustique à quatre mains de vieux standards dont certains étaient en train de disparaître du répertoire moderne qui nous accompagnent à travers l'imaginaire mandingue.. Chacun des dix morceaux est rebaptisé en honorant un personnage, un lieu, un événement, etc. pour montrer le côté positif du Mali. Les femmes, les légendes, les bienfaiteurs, les parents, les migrants africains perdus en mer, même une entreprise agricole malienne, tous sont honorés de cette façon et rassemblés dans un album où "le passé rencontre le présent pour construire l'avenir" (Toumani Diabaté) : le morceau "Tijaniya" est dédié à l'ordre soufi, pluriséculaire et très populaire en Afrique de l'Ouest. Cet ordre mystique enseigne que la musique n'est pas une diversion dangereuse (comme le prétendent les islamistes) mais plutôt un moyen de l'exploration spirituelle. Même si l'album a de profondes racines dans le passé du Mali, il y a pourtant beaucoup de références à l'histoire récente du pays : "ACI 2000 Diaby" se réfère à un secteur moderne dans la capitale malienne, "Dr Cheickh Modibo Diarra" honore l'astrophysicien malien qui était premier ministre par intérim après le coup d'Etat militaire en 2012. Et le seul non-classique mandingue de l'album, une nouvelle composition dite "Lampedusa" est un autre favori (et le mien de toutes façons), son titre une référence à l'île italienne où un naufrage a tué plus de 350 migrants africains à la recherche d'une meilleure vie l'année dernière. Une musique émouvante dont la mélodie érige le morceau en un requiem en larmes. "Le titre 'Lampedusa' évoque l’injustice des relations Nord-Sud, et au-delà de cette île où échouent des clandestins venus d’Afrique, je pense à ceux qui meurent en mer et à tous les artistes dont les tournées sont annulées à cause des visas. Aujourd’hui en Occident, un papier est plus important que la vie humaine" se déclare Toumani (rfimusique, 07/05/2014).

L'album Toumani & Sidiki n'est ni une réinvention ni un isolement de la tradition griotique mais plutôt un statement pour l'importance et la durabilité de la tradition. Une tradition qui a été menacée récemment (et qui l'est encore), par des islamistes, des soldats-pistoleros loufoques mais aussi par un Etat affaibli de plus en plus y compris une "élite" politique cupide, de mauvaise gouvernance, de désintégration des forces de sécurité, tout ce qui a, avec un effet durable, basculé le Mali depuis janvier 2012 dans une crise multidimensionnelle à la fois sociopolitique, sécuritaire et humanitaire sans précédent. Cet album illustre les racines profondes de la culture mandé, et continue des traditions et pratiques qui contrastent avec un dur intégrisme que veulent imposer certains au Mali. La lutte persistante pour le futur "visage" du Mali souligne une autre "paradoxie" (apparente) mais qui définit le conflit essentiel dans de nombreuses sociétés où l'islam a été incorporé dans la tradition locale pendant des siècles : le split entre traditionnalistes et intégristes. Et c'est dans le contexte de ce conflit que cet enregistrement-ci peut servir à inspirer ...

A LIRE :
http://www.rfimusique.com/actu-musique/musique-africaine/album/20140507-toumani-sidiki-diabate

ALBUM : Toumani & Sidiki Diabaté (2014). Toumani & Sidiki. World Circuit.

Hery

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PHOTOS :

1) le nouvel album "Toumani & Sidiki" (2014) :



2) Toumani (à gauche) & Sidiki Diabaté (à droite), virtuoses de kora. (photo prise du web) :



3) les Diabaté, dynastie griots au Mali et en Afrique de l'Ouest : en arrière à droite, en boubou blanc, c'est Toumani ; à l'avant au centre, le vieil homme, c'est Sidiki sen., le père de Toumani ; à l'avant entre son grand-père et la dame en robe bleue, déjà une petite kora (avec le sigle SD) en mains, c'est Sidiki jun., le fils de Toumani ...



VIDEOS :

1) Toumani & Sidiki Diabaté live au Festival de Glastonbury, en 2014 :

http://www.youtube.com/watch?v=K8nyjsDj-Is

2) Toumani & Sidiki Diabaté live au Royal Festival Hall/Londres :

http://www.theguardian.com/music/video/2014/mar/17/toumani-diabate-sidiki-master-apprentice-video

3) Toumani & Sidiki Diabaté présentent Rachid Ouiguini, un des morceaux les plus connus au répertoire des griots mandé, morceau remontant jusqu'à l'Empire du Wagadu (Ghana) et basé sur l'histoire du Mininyanba ("grand python") :

http://www.youtube.com/watch?v=Jt2u7C-CnCM
Retour d'Iran English translation pending
by Papijaki · 2014-10-21 · 3 replies
Bonjour,

De retour d’un voyage de 16 jours en Iran : Téhéran, Shiraz, Kerman, Yazd, Ispahan, Kashan Ayant eu de très nombreuses fois recours à la rubrique « IRAN » pour préparer notre voyage je me sens obligé de faire part de nos observations qui pourront peut-être décider certains hésitants à entreprendre ce beau voyage. Voyage « à la carte » ( 7 personnes) organisé par « Clé 2 Perse, Pars Tourist Agency » , responsable du département français : Mme Afrooz Hassan Abadi . Organisation irréprochable, contact efficace au moindre problème (guide , véhicule , chauffeur, demi- pension, hôtel) Inutile de décrire les merveilles de Persépolis, Ispahan. Découverte de Yazd, Kachan, etc… Nous confirmons les écrits des nombreux intervenants de cette rubrique. Inutile aussi de revenir sur l’hospitalité des Iraniens, nous aurions beaucoup à apprendre d’eux dans ce domaine. Une seule déception : à Ispahan le fleuve est complètement à sec depuis 10 ans (suite à la construction d’un barrage pour conserver les nappes phréatiques). Donc le magnifique pont Khâdju ou le pont aux 33 arches enjambent le sable et les pédalos ont l’air bien tristes. Le voile ? C’est bien sûr une contrainte mais c’est l’accepter ou … rester chez soi. L’immense majorité des Iraniens semblent supporter plus que difficilement l’emprise religieuse et on peut vite constater que (mis à part à Qom) lors des offices, les mosquées sont loin de faire le plein, que l’appel du muezzin glisse sans aucun effet sur la population … comme le voile des élégantes sur l’extrémité de leur chignon ! Le changement, c’est peut-être pour bientôt ! La sécurité ? Surement meilleure que dans beaucoup de nos villes. Aucun sentiment d’insécurité, y compris la nuit dans les ruelles des bazars. Pas de forces de police visibles, même à l’est de Kerman (Rayan, Mahan). Mais de nombreux contrôles de vitesse. Les préventions du Ministère semblent surtout faites pour justifier une ligne politique il faut noter que d’autres pays européens n’ont pas la même attitude et les touristes Italiens, Allemands, Belges, Autrichiens viennent en nombre. Peut-être qu’une attitude plus réaliste favoriserait notre commerce extérieur, le marché iranien (mises à part les 405 Peugeot) étant capté par les seules firmes italiennes. Un refus d’aller en Iran pourrait se justifier par la limitation des droits de l’homme. Si on constate quelques évolutions positives, il y reste beaucoup à faire et l’éternel débat « faut-il y aller ou en y allant cautionne-t-on ? » ne semble pas faire de question pour les Iraniens, tant ils semblent apprécier notre venue (que de « Welcome in Iran »entendus chaque jour !). Je me tiens à la disposition de qui voudra profiter de notre modeste expérience.
119 tentatives d'attentats avortées au Maroc English translation pending
by Noel49 · 2014-10-03 · 33 replies
information venant d'un journal marocain

http://www.aufait.ma/2014/10/02/119-attentats-dejoues-au-maroc_630610

perso, j'en déduis :

1- contrairement aux infos données par les résidents, le risque est bien réel et que les résidents ne sont pas objectifs ou ne savent pas grand chose sur la réalité.

2- si la police a déjoué 119 attentats, çà veut dire qu'elle est efficace (pour l'instant) et c'est un point super positif.

3- çà veut dire aussi qu'il y a un paquet de "fous de dieu" en liberté.
Voyage en Birmanie en février 2014 English translation pending
by Aurelienlvi · 2014-09-23 · 1 reply
Il paraît que la Birmanie est à la mode cette année. Je n'y ai pas croisé Brad Pitt ou Johnny Depp, pourtant - peut-être l'année prochaine. Et certes la Birmanie est à un moment charnière de son contact avec l'Occident: jusqu'à l'an dernier personne ou presque ne songeait à y aller, et l'an prochain la thaïlandisation sera en marche. C'est mécanique: en Thaïlande plages et pagodes sont assaillies; de l'autre côté de la frontière, en Birmanie, les mêmes plages et pagodes sont encore (presque) vierges…

Voici quelques conseils pratiques tirés de mon voyage en Birmanie en février-mars dernier (ça a pu changer un peu depuis, vu la vitesse à laquelle la situation évolue). En résumé, tout s'est passé de manière beaucoup plus facile que je ne l'attendais, ce qui me conduit à vous conseiller de vous dépêcher de visiter rapidement ce pays magnifique et très accueillant!

Visa et formalités Rien de plus simple. Pour le visa il faut s'enregistrer en ligne au moins une semaine avant le départ (pas de déplacement à l'ambassade); le visa est délivré à l'arrivée à l'aéroport (paiement en euros ou dollars). J'ai trouvé peu d'informations sur la procédure à l'époque (février 2014) mais par mail le consulat a répondu rapidement à toutes mes questions.

Le visa dure 28 jours et est valide dans la plus grande partie du pays (dont les principaux sites touristiques). Pour faire simple, la Birmanie est une grande plaine cernée de montagnes recouvertes de jungle; les plaines sont accessibles en totalité, mais les régions frontalières montagneuses, souvent contrôlées par les "rebelles", ne sont pas toujours accessibles. Ca dépend des ethnies et des moments: la zone est accessible dès lors que l'ethnie qui la contrôle a signé un cessez-le-feu ou qu'elle a été massacrée. Les grands sites (pagodes de Bagan, lac Inle et alentours, Mandalay, Moulmein) sont accessibles sans aucun problème; mais pour certaines régions il vaut mieux s'informer: Mrauk-U dans l'Arakan (Sud-Ouest), Pyin-U-Lwin au Nord-Est de Mandalay… Certaines zones nécessitent un permis (pointe Nord de la Birmanie en particulier).

Plusieurs points de passage terrestre ont ouvert avec la Thaïlande; en revanche pour venir de la Chine il faut un permis et la frontière terrestre avec l'Inde est fermée.

Il est en général interdit de dormir chez l'habitant sans un guide, mais je pense que cette interdiction s'applique principalement aux zones touristiques et leurs alentours (Mandalay, Rangoun, Bagan).

Sécurité L'avantage dans une dictature qui veut se refaire une image internationale, c'est que tout est assez safe (avec un caveat bien sûr: rester dans les régions contrôlées par le gouvernement central et éviter celles en guerre civile).

Zéro problème pour voyager seul(e), hors zones frontalières of course.

Cela dit, la question se pose du soutien implicite au gouvernement: tout étranger importe des devises qui permettent à la junte de se maintenir. Les opposants au gouvernements encouragent cependant les étrangers à visiter la Birmanie et on peut faire en sorte de minimiser l'argent que recevra le gouvernement tout en maximisant les dépenses qui bénéficient à l'économie locale. Je dirais donc: allez-y et témoignez de la situation...

Climat et période idéale En été il fait (très) chaud et humide (je déteste...); vers octobre-novembre la température devient plus agréable et la saison sèche commence; en décembre-janvier c'est la haute saison touristique (et le climat le plus agréable); puis la température remonte progressivement; en avril il fait extrêmement chaud et sec; la mousson éclate vers mai.

Pour ma part, j'y suis allé fin février - début mars; il faisait très chaud (particulièrement quand on est forcés de sortir en milieu de journée); en pratique je me levais très tôt pour profiter de la fraîcheur, je faisais une pause entre midi et 16h; et je ressortais en fin d'après-midi. La chaleur est sèche à cette période donc tant qu'on est à l'ombre il n'y a rien de désagréable.

Argent Ne pas se faire de bile: il y a des distributeurs automatiques dans tous les grands lieux touristiques. Mieux vaut prévoir quelques centaines de dollars ou d'euros en liquide en cas de problème.

En ce qui concerne le coût total du voyage (hors billet d'avion depuis la France), j'ai dépensé 500-600€ (hors souvenirs) pour

Santé Certaines régions de Birmanie sont en zone 3 pour le paludisme (la zone la plus dangereuse), mais il n'est nécessaire de se protéger que durant la période humide (hormis dans certaines zones forestières). Les derniers moustiques succombent en novembre, pour ne réapparaître qu'en mai.

Transports Pour les grands trajets il y a deux options: l'avion et le bus. L'avantage de l'avion, c'est qu'il fait gagner environ une journée à chaque trajet (les principaux lieux touristiques et grandes villes sont connectés quotidiennement); le désavantage, c'est qu'il s'écrase parfois et que, dans tous les cas, il contribue à financer la junte. Les bus entre grandes villes sont tout à fait confortables, et c'est l'option que j'ai choisie.

Ce choix sera sûrement déterminé par la durée de votre voyage: si vous n'avez que dix jours sur place, vous aurez intérêt à faire quelques trajets en avion; si vous avez deux semaines ou plus, je vous conseille clairement le bus.

Hébergement Je mets le logement lâchement en dernier, car c'est le point le moins sympathique du lot. La Birmanie est en sous-capacité hôtelière, ce qui fait que les prix sont sensiblement plus hauts que dans les pays voisins pour une qualité de service moindre (compter 25$ pour une chambre dans un lieu touristique, 10$ ailleurs). Les hôtels sont souvent pleins et il n'est pas toujours possible de réserver.

Ne dramatisons pas, cependant, je ne me suis jamais retrouvé sur le carreau et j'ai toujours trouvé une chambre correcte en cherchant un peu.

Pour plus de détails (et de jolies images :) ), tous mes articles de blog sur la Birmanie:
http://www.levoyageinacheve.com/categorie/birmanie
Mais que fait la police en Inde? English translation pending
by Jerome72 · 2014-09-13 · 9 replies
Bonjour,

Apres avoir discuter avec quelques personnes de mon futur voyage en inde, 2 d'etre m'on dit de me mefier de la police indienne. Visiblement il y aurait des agents qui cherche beaucoup de problemes aux touristes. Qu'en est t'il sur ce sujet?

Merci pour vos infos
Retour de Cracovie English translation pending
by Pepita65 · 2014-09-10 · 11 replies
Bonjour à tous

Une envie de découvrir une ville polonaise en quelques jours ? ce fut Cracovie pour nous (couple d'âge "mur"). A savoir d'abord, changer le minimum d'euros à l'aéroport, car le taux y est moins avantageux que dans les "kantor" de la vieille ville. Mais ce taux fluctue tous les jours (en ce moment 1 € = 4.25 zloties), ne pas hésiter à en voir plusieurs.

Pour rejoindre la ville en 35 mn environ, un bus suffit, le 208 ou le 292, direction la gare centrale, Dworzec Glowny Wschod. Comme en changeant des euros à l'aéroport, on ne donne pas de monnaie, ben, on ne paie pas le bus... car le trajet se paie dans les machines automatiques installées dans les bus.

Savoir quelques mots de base est très apprécié, bonjour (dzien dobry), au revoir (do widzenia), s'il vous plait (proscze) , merci (dziekuje).

Se déplacer dans Cracovie ? le plus simple, à pied et en tram.

Les incontournables : - le Rynek (la grand place) avec la halle aux draps (et sa galerie d'échoppes en tout genre), l'église Ste Marie, magnifique, le collège Maius (visites guidées, obligatoires, en français), - au bout de la rue Florian, les remparts, la Barbacane (avant poste de défense), - le Planty (zone verte qui ceinture la ville), - la colline Wawel dont la cathédrale et le château royal (compter 3 h de visite en tout), visite guidée obligatoire pour les appartements royaux, possibles en français), un audioguide pour les appartements d'état. - Kazimierz, quartier juif, ses synagogues, le musée juif de Galicie, la place Nowy, très vivante le soir, dans ses bars et petits restaurants pas chers du tout. Nous logions à Kazimierz, très satisfaits de l'hôtel. - en traversant la Vistule, à pied, Podgorze, et au 4 Lipowa, le musée de Cracovie pendant l'occupation sur le site de l'ancienne usine Schindler (d'où le film), - Wieliczka et sa mine de sel, à 1/2 heure en bus. Pas d'obligation d'aller chercher un bus à la gare routière, il a un arrêt, rue Starowislna, un peu avant le pont sur la Vistule, pour un minibus tout blanc, où juste est indiqué Wieliczka devant le chauffeur, 3.80 zloties à l'aller, il a l'avantage d'être confortable. La visite de la mine, en français, se fait à 12h05 (valable du moins en septembre). Compter moins de 3 h en tout, visite guidée en français très intéressante. A la caisse, penser à demander l'option photo (petit supplément).

Restaus appréciés : à Kazimierz : pour les pierogi (raviolis fourrés), rue Bozego Ciala chez Vincent, plus raffiné et yddish: Klezmer Hois au son de violons pas toujours larmoyants et très agréables. plus dans le centre, rue Agnieski, Chlopskie Jadlo, genre auberge de montagne. On mange vraiment pour pas cher. Pour midi, et en attendant un repas plus consistant, un kapiekanka suffit (sandwich chaud fourré de champignon et viande, très bon, pour 4 à 6 zloties). Le chou est le légume de base.

Cracovie est une ville universitaire, donc très jeune, mais l'atmosphère y est paisible. La vieille ville est piétonne et on s'y promène sans souci. Aucun site n'a une traduction papier en français. Les Polonais ne parlent pas tous anglais, s'adresser plutôt aux jeunes pour un renseignement.

Des questions ? Cordialement.
Séjour en Israël English translation pending
by Madonna57 · 2014-09-06 · 23 replies
Bonjour, je voyage prochainement toute seule en Israel.... je cherche quelques infos pratiques comme par exemple: -faut t il mieux changer son argent en Israel ou en France? -quel souvenir et cadeau ramener d'Israel?

encore merci.
Porte bagage avant sur fourche hydrolique et disque English translation pending
by Jouky · 2014-09-03 · 11 replies
Bonjour,

Je souhaite faire l’acquisition d'un porte bagage avant à installer sur une fourche VTT FOX.
http://photo.velo101.fr/2009/grande/test_fourche_fox_2009.jpg

Je me suis renseigné avant de poster, j'ai lu des commentaires sur le fait qu'il ne fallait pas utiliser le ZEFAL RAIDER FRONT avec les doubles colliers. Effectivement, j'ai peur que ça glisse avec le choc d'une racine. Est-ce que l'un d'entre vous, utilise ce genre de système avec ce type de fourche ?

Le Axiom Journey Suspension and Disc Lowrider Front est ce qu'il me faut, mais comment se le procurer en france ?

Si vous avez d'autres exemples pour ce type de fourche, je suis preneur.

Cordialement, Maxime
Itinéraire Gabon - Cameroun English translation pending
by Claire0097 · 2014-09-02 · 20 replies
bonsoir a tous je fais du tourisme, j'aimerai quitter du Gabon pour le Cameroun par route.

quelle est l'itenaire leplus rapideet le plus securisant? pourrais je avoir l'itineraire point par point, ville ou prendre le bus ou car ou taxi.

merci beaucoup pour vos reponses.
Australie: snorkeling au calme sur la barrière de corail en novembre English translation pending
by XelNaga · 2014-08-24 · 8 replies
Bonjour à tous,

Mon amie et moi partons pour 3 semaines et demi (de fin octobre à mi n-novembre) pour parcourir une partie de l'est australien. Nous avons pas mal avancé sur notre itinéraire mais il y a un lieu qui nous interroge encore : la grande barrière de corail.

Nous atterrirons à Cairns à la toute fin octobre et prévoyons de passer 4-5 jours pour voir la grande barrière de corail et les richesses environnantes. Nous aurons un véhicule pour nous rendre à nos points d'intérêts. Nous recherchons un lieu assez sauvage pour faire du snorkeling dans le calme (en evitant au maximum la foule et les touristes).

En parcourant les différents posts de ce forum, j'ai pu voir que les coins les plus chouettes se trouvaient près de Cap Tribulation. Cependant, les excursions ne dépassent pas la demi-journée.

Nous aimerions donc aller directement sur une ile (j'ai pu lire quelques posts intéressants sur Lady Elliot et Fitzroy) pour profiter de magnifiques plages, de couchés de soleil somptueux et de plus beaux récifs mais la multitudes d'offres rend notre choix final impossible.

Je profite donc de l'expérience de certains d'entre vous pour nous conseiller le lieu parfait et le prestataire idéal combinant nos souhaits suivants : - passage ou nuit sur une ile de préférence avec plages de rêve - beau spot de snorkeling - lieu assez sauvage et calme (pas trop de touristes) - excursion d'une journée complète avec déjeuner dans les 150$ max par pers

Merci d'avance pour vos conseils !
Retour de 3 semaines et demie de Thaïlande - Escale à Dubaï English translation pending
by Popinette89 · 2014-08-22 · 14 replies
Bonjour,

Ce forum m'a apportée aide et réponses quand j'organisait notre voyage en Thaïlande (merci à vous!), voici nos impressions sur la Thaïlande et notre itinéraire.

21.07 départ de Lyon avec Emirates via Dubaï

22.07 arrivée tardive à Bangkok, taxi vers l'hôtel que j'avais réservé avant de partir : Lamphu tree hotel (très bien)

23.07 : Bangkok on est parti à pied de l'hôtel direction le Grand Palais (entrée 500 baths contrairement à ce qui était mis dans mon guide), puis pause dans un parc à côté et rencontre avec les premiers varans, bienvenue en Thaïlande !! Ensuite visite du Wat Pho, puis on est passé au marché aux fleurs mais nous avons raté la grande partie du marché. Bonne journée, les visites s'enchaînent bien.

24.07 : Chiang Mai Vol Air Asia pour Chiang Mai, réservé à l'avance environ 50 euros pour deux. Taxi pour l'hôtel : Thapae Garden GH, super guest house située à l'est de la vieille ville entre la porte et le night bazar. L'après-midi visite de la ville, temples etc

25.07 : Chiang Mai Doi Suthep, magnifique en redescendant on s'est arreté à une cascade, celle qui est près du zoo je ne me rappelle plus du nom, après-midi ballade dans la villeLe soir à Chiang Mai on allait souvent au Night Bazar se promener, et manger au food court.

26.07 : Chiang Mai Excursion d'une journée au Doi Inthanon

27.07 : Chiang Mai Demie journée de cours de cuisine chez Asiascénic (super!!), puis l'après-midi Bo Sang où j'ai pu acheter une ombrelle. Le soir Sunday walking street

28.07 : Sukhothai Départ tôt pour la gare routière et bus vers Sukhothai. L'après-midi visite des temples à vélo, nuit au Vitoon GH, située juste en face des temples pratique!.

29.07 : Ayutthaya Bus vers Ayutthaya, l'après-midi nous sommes allés au marché flottant (pas d'animation), on a vu les premiers éléphants et 6 ou 7 tigres dans une cage petite avec du béton au sol... Nuit au Chantana GH (très bien)

30.07 : Ayutthaya Location de scooter et visite des temples. Très sympa le matin, mais l'après midi on a voulu aller dans un temple éloigné et il y avait beaucoup de circulation, on s'est perdu et on a crevé.. Bon ça nous a permis de voir que les thaïs ne vous laissent pas tous seuls pauvres touristes au bord de la route. Une personne a appelé le loueur pour nous, et comme on fait bien les choses on a crevé en face d'un garage !

31.07 : Kanchanaburi Bus pour le Kanchanaburi. Nuit au Noble Night (très bien)

01.07 : Kanchanaburi Excursion d'une journée pour voir des sources d'eau chaudes, le train de la mort, une cascade etc. Bien mais il a fait un temps pourri du coup on a pas trop profité.. Mais le train "de la mort" c'était chouette.

02.07 : Kanchanaburi Départ avec le bus de 8h pour Erawan (bus qui roule la porte ouverte à 80km-h hihi). Beaucoup de monde tout de même ! Lieu sacré pour les thaïs où l'on voit des touristes à moitié à poil qui crient en pataugeant dans l'eau. La palme revient à un Mr en slip de bain, tongs et appareil photo autour du cou qui se balade ... Désolant ! Pensez à prendre de bonnes chaussures, les rochers glissent et ça monte sec pour les derniers niveaux! On a vu des singes dans le parc.

03.07 : Bangkok Bus pour Bangkok, puis Chattuchak market, nuit à Amari hôtel

04.07-10.07 : Koh Phagnan Vol très tôt avec Air Asia, suivi d'un bus et d'un bateau puis d'un taxi pour Blue Ocean Hotel (bien). Les trois premiers jours temps moyen, couvert le matin et pluie l'après-midi. Les trois derniers jours beaucoup mieux, on a loué une moto les derniers jours pour visiter l'île. Temple chinois et les plages du Nord et de l'Est. On n'a pas aimé l'Est de l'île. Chaloklum était pour nous la plus belle plage (surtout pour la couleur de l'eau !!). Snorkelling. Détente. Farniente. On a pas osé allé voir le sud de l'île, à l'approche de la Full Moon haha, mais on nous a dit que c'était comme à St Trop mais en pire! On partait à 7h-8h le matin pendant que les touristes dormaient 😎

11.07 : Bangkok Retour sur Bangkok. Hansaah GH, bien, mais après avoir tué deux cafards la deuxième nuit on est parti je pouvait pas, dans la chambre c'est au-dessus de mes forces.

12.07 : Bangkok Maison de Jim Thompson, MBK, Parc Lumpini et les gros varans (cf photo). Nuit au Ibis Sathorn dégoté dans la même rue à 22H

13.07 : Bangkok Chinatown, Mont doré, Paragorn et magasins (oui beaucoup de centres commerciaux l'après-midi il faisait très très chaud!!)

14.07 : Bangkok Wat Arun, marché des amulettes, MBK et départ !

15.07 : Dubaï Arrivée très tôt le matin à 6h on était dans le centre de la ville. Faites attention on s'est fait avoir avec les taxis, en sortant de l'aéroport on s'est rendu compte qu'on était dans un taxi luxe plus cher. On était pas réveillé du tout... 🤪 On vu la Burj Khalifa, on est rentré à Jameira, Burj el Arab, et Mall of Emirates à 11h direction l'aéroport en taxi. C'était vendredi matin pas de métro. En tout cas sortez tôt il fait trop trop trop chaud (à partir de 8h on cuit !). NB : les arrêts de bus sont climatisés.

N'hésitez pas à me poser des questions pour plus de détails !!

Ce qu'on aurait changé : faire deux nuits à Sukothai et une seule à Ayuttaya qu'on a pas aimé.

Les - : Les chiens errants, j'ai peur des chiens alors j'ai été servie !! Surtout à Ayuttaya ils sont mauvais et laids.. Il y a des chiens partout partout ! Les touristes qui ne respectent pas du tout les thaïs, pieds vers Buddha, se baladent à moitié nus... Les constructions sur Koh Phagnan, ils construisent un truc pour la jungle party (où je ne sais quoi), adieu la forêt et les arbres... Les milles pattes et les cafards (mais bon il faut les affronter pour visiter ce genre de pays et ça vaut la peine!!)

Les + : Les thaïs très accueillants, souriants, c'est pas une légende. Les marchés, les odeurs, les temples, les parcs, la couleur de l'eau enfin tout le reste quoi! Les transports locaux aussi : tuk tuk, taxi, bus, moto, bus vip, bus sans porte, tuk tuk de kanchanaburi (on est sur le côté)

Sinon : On avait réservé que les deux premières nuits et sur Koh Phagnan, c'était très bien comme ça, on trouve facilement même très facilement. Le temps dans l'ensemble ça allait, il pleuvait le soir, sauf sur l'île où on a eu trois aprèm pluvieuse, et une journée à Kanchanaburi où il a énormément plu. En tout cas, il fait chaudn mais n'oubliez pas votre petite polaire pour les bus ou taxi frigos.

Enfin bref, c'était super, faut pas hésiter et y aller !!!

A bientôt,
Question pratique - bagages - ascension du mont Fuji English translation pending
by Flo1985 · 2014-08-11 · 4 replies
Bonjour à tous,

Départ pour le Japon le 15 août pour un premier voyage! Je suis vraiment impatiente! Nous avons prévu de faire l'ascension de nuit du Mont Fuji, seulement voilà, j'ai besoin de vos conseils pratiques. Je m'explique, nous arriverons directement de Tokyo le 20 août au soir, ascension dans la nuit, puis nous dormons à Kawaguchiko le 21.

J'ai envisagé trois options: - Prendre le bus directement pour la 5ème station, où nous laisserions nos bagages dans un locker. Ca serait le plus simple, mais je crains que les lockers ne soient pleins. Pensez-vous qu'il y a un vrai risque que ça nous arrive ? Je m'imagine ne pas pouvoir faire l'ascension faute d'endroit où stocker mes bagages, je n'ai pas envie de prendre le risque! - Option 2, passer par Kawaguchiko où les casiers ont l'air d'être plus nombreux, ça nous ferait perdre du temps, mais si ça sécurise je me dis que pourquoi pas! cependant, j'ai l'impression que les bus ne sont pas si nombreux entre Kawaguchiko et la 5ème station. Et qu'on ne peut pas les réserver à l'avance. Donc si je fais le détour pour me retrouver coincée ça n'est pas une solution non plus ! - Option 3: je crois qu'il est possible de faire envoyer nos bagages directement à Kawaguchiko, mais ça implique de s'équiper dès tokyo... donc d'être un peu plus chargés pour l'ascension. Si l'une des deux autres options fonctionne, ça serait peut-être plus pratique.

Si vous avez fait l'ascension à la même période, je suis vraiment preneuse de vos conseils! peut-être que je me stresse pour rien, mais nous avons tellement rêvé de cette ascension que je veux mettre toutes les chances de mon côté pour la vivre dans de bonnes conditions!

Merci beaucoup de vos conseils! Florence
Le temps des diligences à Madagascar! English translation pending
by Zano2 · 2014-08-10 · 69 replies
"Braquage sur la RN4: 1 milliard et 3 millions envolés Samedi, 09 Août 2014 07:37 La RN4 a été la scène d’acte de banditisme dans la soirée de jeudi. En effet, il était à peine 22h quand une voiture reliant Antananarivo à Mahajanga fut victime d’un barrage de pierres et de tronc d’arbre entre Manerinerina et Ankazobe. Prise au piège, la voiture a été prise d’assaut par 5 bandits ont surgi d’un point inconnu et ont dépouillé les voyageurs. 1 milliard et 3 millions, c’est la somme qu’ils ont réussi à dérober aux passagers. A l’arrivée d’une autre voiture, les malfaiteurs ont pris la fuite. En cette période de vacances scolaires, ce genre d’attaque risque fort de se multiplier d’ici les jours à venir, les voyageurs sont priés de faire preuve de prudence et d’éviter d’emmener de l’argent liquide pendant les voyages. Quant aux taxi-brousse, il est fortement conseillé de rouler en caravanes afin d’éviter de telles attaques." NO COMMENT !
Comment choisir une selle pour des journées de 150 à 200 kilomètres? English translation pending
by Langenscheid · 2014-08-06 · 11 replies
Bonjour

J'ai utilisé cette selle ce week-end pour une balade d'à peine 100km... .. mais dès 70km, je commençais à avoir mal aux fesses (ischium?) et à un muscle à l'intérieur de la cuisse (douleur quand mon pied gauche était en position haute sur la pédale).

En cherchant des infos sur le ouèb, je suis tombé notamment sur cet article intitulé "The Four and a Half Rules of Road Saddles" qui donne les conseils suivants pour choisir une selle:

1. Wide enough 2. Flat enough 3. Firm enough 4. Maybe a cutout 4.5 T or pear shaped

L'objectif est de trouver une selle qui me permette d'effectuer des journées de 150-200km sans avoir mal, sur un vélo à position intermédiaire (ni fortement penché en avant comme sur un course, ni droit comme sur un vélo de ville). Si c'est une bonne idée, je suis prêt à installer un cintre permettant de varier les positions (butterfly, bullhorn, etc.)

Comme il existe des centaines de selles, je ne sais pas comment procéder pour faire un tri. Quelqu'un aurait-il des conseils?

Merci.
Traversée Peshawar (Pakistan) - Mazari Sharif (Afganistan) septembre 2014 English translation pending
by Geysir111 · 2014-07-27 · 9 replies
Salut à tous!

Voila, de retour de l'Inde, je compte faire Inde - Pakistan - Afghanistan - Uzbekistan (avec passable optionnel par le Turkmenistan) - Kazakhstan - Russie avant de rentrer en Europe.

J'aurais aimé avoir des infos sur comment s'organiser en terme de sécurité pour passer de Peshawar jusqu'a Torkham et de Torkham jusqu'a Kabul et Mazari Sharif.

Il me semble que du coté Pakistanais, une escorte est organisée dans les FATA jusqu'a la frontière, mais pas en Afghanistan. La solution la plus sécurisée sans payer trop cher me semble de prendre un taxi et un garde, mais ou trouver cela, a la frontière? N'est ce pas risquer? Demander aux militaires et ou policiers sur place? Ou bien faire confiance au pashtunwali et demander a un pashtun de nous accompagner, en lui payant le bus ou autre.

Je n'ai aps trouvé de nouvelles recentes qui me decourageaient de faire cette route, qui me semble, si pas la plus sur, bien moins risquée qu'il y a un an ou deux. De plus, les bombardements américains sont en pause au pakistan.

Si quelqun peut m'aiguiller dans mes recherches, je serais très reconnaissant.
Choix roues de vélo pour voyage (26", 27,5" ou 29") English translation pending
by Sbb62 · 2014-07-21 · 8 replies
Bonjour,

J'envisage l'achat d'un nouveau vtt avec lequel je pourrais aussi voyager sur route ou piste en europe ou à l'autre bout du monde... Le choix le plus judicieux semblait être un 26 pouces il y a 2 ans encore par rapport au 29" (robustesse, et facilité pour trouver des pièces de rechanges...) mais il tend maintenant à disparaître et ne sont disponibles qu'en bas de gamme... Le 29" serais maintenant un compromis pour trouver des pneus par exemples (équivalent au 700..), mais question robustesse le 27,5" serait plus judicieux... Qu'en pensez-vous? Les roues de 29" (ou 700...) serait elles beaucoup moins solides que les 27,5 ou 26 pour les pistes?

Seb
5 jours au parc Kruger août 2015 English translation pending
by Docchickly · 2014-07-20 · 15 replies
Nous sommes 2 adultes avec notre fille de 10 ans. Nous comptons passer 4 semaines en aout 2015 en Afrique du sud et Victoria falls et envisageons 5 nuits au Kruger. Nous pensons passer avant 2 jours dans la reserve de Sabi sand (Elephant plains) et auront été à Hluhluwe reserve auparavant. Il semble logique d'entrer dans le Kruger par Orpen gate en arrivant de Elephant plains. En partant , nous verrons le Blyde river canyon et Pilgrim rest avant l'aeroport de Johannesburg et Victoria falls. Quel itineraire, quels lodges et combien de nuits pour voir les 3 parties du parc ( je pense qu'on a le temps) sans se disperser en aller retours? Est ce que çà vaut la peine d'aller 2 jours en reserve privée avant, (Pas donné quand méme!) ou vaut il mieux rester plus dans le Kruger (ou autre idée)? Est ce que le cote plus confortable de la reserve privée ne vas pas faire paraitre le Kruger trop spartiate et est ce donc une bonne idee de commencer par elle? Nous pensons louer une voiture.Quel type d'hebergement choisir (on aime bien notre petit confort, nous sommes assez gourmands mais pas fan du luxe et on prefere privilegier le cote nature et vue des animaux. Merci d'avance pours vos conseils!
De mai à octobre 2015, nouvelle liaison aérienne hebdomadaire Intersky Sion - Palma de Majorque English translation pending
by Mguibentif · 2014-07-14 · 2 replies
Tribune de Genève du 14 juillet 2014 :

La compagnie aérienne autrichienne InterSky assurera de mai à octobre 2015 une liaison hebdomadaire entre Sion et Palma de Majorque, en Espagne. Une bonne nouvelle pour l'aéroport de la capitale valaisanne qui doit se développer et se diversifier pour pallier le départ prévu de l'armée. Les vols auront lieu tous les dimanches du 10 mai au 18 octobre 2015, a indiqué lundi à la presse Jean-Albert Buchard. Patron d'une entreprise familiale éponyme spécialisée dans les voyages en car, le Valaisan est à l'origine du lancement de cette nouvelle liaison. Buchard Voyages organise depuis quelques années déjà des transferts en avion au départ de Genève vers l'île de Majorque. Depuis Sion, en partenariat avec la compagnie régionale autrichienne InterSky, le voyagiste espère transporter quelque 1400 passagers sur la saison. «Vous allez voir, ça va marcher», s'est enthousiasmé Jean-Albert Buchard, convaincu de pouvoir remplir les avions grâce à la clientèle valaisanne, vaudoise et fribourgeoise que son entreprise compte déjà et qu'il saura compléter. Les vols seront assurés par un appareil de 70 places adapté aux contraintes topographiques de l'aéroport valaisan. Loin à la ronde Avec cette nouvelle destination, l'aéroport de Sion est sur la bonne voie, a estimé le président de la ville de Sion Marcel Maurer. Pour faire face au départ prévu de l'armée, l'aéroport doit, selon lui, jouer la carte de la diversité en misant sur les liaisons aériennes, mais aussi sur la formation et la maintenance. L'annonce des forces aériennes de leur intention de quitter le tarmac sédunois a été entendue loin à la ronde par des partenaires intéressés a développer des activités à l'aéroport de Sion, a indiqué Marcel Maurer. Depuis, des contacts ont été noués, mais le président de la ville ne peut pas en parler. Contacts avec Londres Pour l'aéroport de Sion, la nouvelle liaison avec Palma de Majorque est une très bonne chose en termes d'image. Elle permet de renouer avec une destination et une clientèle estivales. En ce qui concerne l'hiver, la liaison régulière entre Sion et Londres a été interrompue en 2012 et n'a pas repris depuis. Mais elle pourrait bien être réactivée. «Je pars demain à Londres. Deux compagnies et des tour-opérateurs sont intéressés», a annoncé Bernard Karrer, directeur de l'aéroport de Sion. Le problème réside dans la disponibilité de l'avion. Approche satellitaire La mise en fonction d'un système d'approche satellitaire par GPS devrait intervenir d'ici à l'an prochain à l'aéroport de Sion. Ce dernier deviendra ainsi le second aéroport d'Europe à être équipé d'un tel système après Innsbruck, en Autriche. Cela lui ouvrira de nouvelles perspectives. En effet, l'aviation commerciale pourrait alors compléter l'offre de l'aéroport de Sion, pour l'heure principalement axée sur l'aviation d'affaires.(ats/Newsnet) Créé: 14.07.2014, 13h19
Itinéraire USA fin août/début septembre 2014 English translation pending
by Leolio22 · 2014-07-11 · 11 replies
Bonjour tout le monde, me revoilà, (je suis la petite dame qui part pour la 3e fois aux USA et cette année nous faisons Yellowstone sans réservation...) J'aimerai vous soumettre notre itineraire pour cet été. En gros ça serait: J 1: Arrivée Denver 18h30 ( de Paris via Minnéapolis ) Nuit à l'hôtel près de l'aéroport ça c'est réservé😉... J 2: Denver au Mont Rushmore- Nuit on ne sait pas.....Keystone ou Deadwood ? J 3: Keystone ou Deadwood à Devil's Tower puis route jusqu'à Sheridan et si mon mari ( qui conduit ) n'est pas trop fatigué il voudrait continuer sur Cody, moi je pense que c'est trop de route.... Bien sur, sans savoir où l'on va dormir!!! J 4: Cody: visite du musée et et route Yellowstone entrée Est Fishing Bridge ( pour le Visitor Center ), Mud Volcano puis Canyon Lodge( voir si place dispo à l'hotel) puis Tower Junction pour aller sur Gardiner ( car je pense que l'on ne trouvera pas à dormir dans le Park) J 5: Gardiner?????? Mammoth Hot le matin puis route pour West Yellowstone (chercher hôtel ) J5 bis: Retour à YP et faire Norris puis retour à WY pour la nuit J6 : WY / Old Faithfull la journée J 7: Y on ne sait pas trop J8: Y ( idem à J7) visiter le maximum de chose que l'on va manquer les 1ers jours à cause de la recherche de l'hotel??? J9 : Départ de Yellowstone. Nous comptions passer par Gd Teton jusq'à Jackson, puis aller à Idaho Falls. Plan B: repartir de West Yell pour Idaho Falls Nuit à IF J 10: IF à Shoshone Falls puis route jusqu'à Ely ( NV ) par la US 93 Nuit à Ely J 11 à J 16 : Las Vegas J 17: Départ LV pour Paris via SLC Voilà notre projet , j'ai calculé tous les KM sur Google Map , mais qqefois entre la réalité des distances et les imprévus de la route, je préfère avoir votre avis, vous qui connaissez les lieux. Merci d'avance pour vos réponses. Bonne journée à tous Brigitte
Voyage en Israël, départ ce vendredi 11 juillet 2014: doit-on annuler? English translation pending
by Raphio42 · 2014-07-07 · 53 replies
Bonjour à tous,

Je pars pour un voyage en israel ce vendredi 11 juillet 2014 avec ma compagne (billet réservé depuis longtemps) et compte tenu des récents affrontements et de l'actualité, nous nous demandons si il ne serait pas plus sage d'annuler ce voyage (tant attendu), ou si nous devons le réaliser et si oui, que doit-on savoir avant de partir..?

Je vous demande donc, de me faire partager des avis ou des informations qui m'aideraient à prendre une décision.

Merci à tous sincèrement.
Quelle fourche rigide pour VTT English translation pending
by Freemaxxx · 2014-07-06 · 28 replies
Bonjour a toutes et a tous ! Je suis un peu perdu , je souhaite changer la fourche de mon VTT Rockrider 5.3 de chez décathlon (Fourche Rockrider XCR 100mm Lockout by SR Suntour : fourche Fourche à cartouche hydraulique légère et solide. Réglage de pré-contrainte et blocage. 100mm de débattement, ) par une fourche rigide en vue d'y mettre un porte bagage, et de l’alléger un peu . Hors je suis perdu vu le nombre de modèles, référence and Co que l'on peu trouver 🤪 J'ai vu qu'il faut du 26 pouce ainsi que du 1 1/8... après je n'en sais pas plus quant a la longueur qu'il faut pour ne pas changer la géométrie du cadre etc.. étant un peu loin de toute villes et n'ayant pas de voiture pouvez vous m'indiquer des sites web où je pourrais trouver mon bonheur... Je vous remercie d'avance pour vos conseils. Max
Femme voyageant en solo pour un an, 6 mois déjà... Allez quelques extraits! English translation pending
by Benetravel · 2014-06-22 · 22 replies
Je suis partie depuis le 9 janvier, j'ai commencé par le Guatemala qui m'a marquée à vie, pays magnifique et magique, des gens hors du commun, alors si ça vous dit, je vous raconte l'une de mes expériences les plus troublantes extraites de mon blog de voyageuse (http://www.benetravel.com), et si vous me dites que ça vous plait, je continuerai à en poster sur cette discussion!: Mes 24 heures chez les guérisseuses mayas.

Je suis arrivée à l'heure du déjeuner, chez Doña T. et sa fille Doña S (par respect pour elles je ne donnerais pas leur nom entier), toutes deux guérisseuses spirituelles depuis de nombreuses générations, on peut également les appeler chamanes, L'endroit est situé à même la route cabossée à la sortie de la ville de Chichicastenango. En bordure de cette route, une petite bicoque servant de boutique d'appoint sert de point de repère avec à sa droite un petit chemin de terre et quelques cahuttes qui sont, je le découvre avec surprise, le fief de ces 2 femmes et du reste de leur famille. À ce moment, j'avoue que je me suis dis rapidement: "Mon dieu!, je vais rester dans cet endroit pendant 24h?" Des poules décharnées passent entre mes jambes, des gamins insouciants jouent face à ce que l'on me dit être le potager. Doña S, qui deviendra rapidement mon amie, me montre l'autel où elles reçoivent les patients et où nous pouvons prier si nous le souhaitons, et c'est là qu'elle me demande de poser mon gros bardas et que nous allons déjeuner ensuite, juste elle et moi avec le menu habituel: des haricots noirs (frijoles), quelques légumes, le tout accompagné de leur fameuse tortilla de maïs dont je commence à ne plus supporter le goût... Enfin, elle m'offre un délicieux jus de papaye pour se désaltérer, car, comme elle me le dit si simplement, "nous sommes pauvres mais souhaitons manger sainement, et vivre proprement". Pendant l'après-midi, je me fais toute petite et contemple avec curiosité la vie quotidienne de ces 2 femmes, de nombreuses personnes venant de tout le pays viennent les consulter, la mère ayant reçu il y a une quinzaine d'année le prix du "héroe anónimo", qui veut dire le héros anonyme, et qui est remis par le gouvernement guatémaltèque en association avec de grandes entités internationales. Nous attrapons ensuite un bus, ou plutôt une fourgonnette qui nous mène jusqu'en ville car nous allons faire les achats nécessaires pour la cérémonie du feu qui aura lieu le lendemain matin à 6:00! Je suis impatiente!! Elles insistent pour me payer mon trajet, d'ailleurs, pendant ces 2 jours je n'aurais, une fois de plus, pas le droit de sortir mon argent, et cela me bouleverse... Car au début de mon séjour, mes premiers amis avaient de bons revenus, mais là, leur habitat et leurs habits montrent clairement à quel point cette grande famille est démunie! La nuit arrive vite, et le froid avec elle (et oui, nous sommes à 2000 mètres d'altitude!), ma nouvelle amie me montre l'endroit pour faire le Temascal: pour faire simple, c'est l'ancêtre du sauna, mais dans une sorte d'igloo en pierre, où toute la famille est réunie, à poil bien sûre! Me déshabiller dehors entre le vieux papa de 90 ans et le reste des enfants le regardant avec curiosité est au-dessus de mes forces, même si l'expérience me tente, je décline finalement l'offre et opte pour rester sale pour cette nuit! J'assume! Après un dîner simple mais bon, fait de fromage frais et d'avocat, le tout accompagné de l'invariable tortilla de maïs, je parle longuement avec Doña S et, à ma grande surprise, je découvre une femme qui s'est longtemps cherché et a senti de l'amertume, une femme qui a beaucoup souffert, avec des phases d'égarement et de dépression... Elle a bientôt 50 ans et me dit que cela fait seulement quelques années qu'elle a trouvé la paix en elle. Moi qui pensais que guérisseuse était synonyme d'harmonie, moi qui imaginais ces êtres d'exception comme des personnes au-dessus du commun des mortels! Et bien non, elles souffrent et ont un chemin de vie difficile, et pourtant, ce sont de grandes guides spirituelles recherchées et reconnues dans tout le pays et à l'étranger aussi... On me réveille à 5:55 pour participer à la cérémonie du feu, une activité presque quotidienne, que les locaux comme les étrangers prisent beaucoup. Pendant 2h30, tous assis autour d'un feu sacré dans la petite cour centrale de la maisonnée, nous demandons protection pour les nôtres, amis, famille, mais aussi, pays, nation... Pour les énergies de la terre, l'eau, l'air, les relations humaines, l'amour etc... Nous brûlons des cierges, des feuilles ayant toutes une signification particulière, la chamane et ses filles chantent et disent des prières, entendent des voix, ont des visions... C'est un moment intense et troublant où je ne fais qu'un avec le groupe, mais également avec les éléments de la nature. Quand la cérémonie se termine, nous avons un peu l'impression d'avoir fait évoluer le monde! Le tout, sans prendre aucune drogue :-). Après un petit déjeuner fait de thé au maïs! Et d'un morceau de pain doux, je vais avec Doña S, voir le fameux marché traditionnel de Chichicastenango, qui a lieu 2 fois par semaine, le jeudi ou dimanche, il est immense et coloré, des petits stands de tissus, sacs, bijoux se succèdent les uns derrière les autres dans un labyrinthe d'allées toutes plus animées les unes que les autres. Quand nous arrivons aux stands des fruits, j'insiste pour acheter quelques melons et papayes pour les partager avec sa famille au déjeuner, elle accepte enfin que je paie quelque chose, mais je vois bien dans son regard que c'est uniquement pour me faire plaisir afin que je sois bien avec ma conscience! De retour, juste après le déjeuner, Doña S. me propose de me faire mon analyse "nahuale", une sorte d'astrologie maya, à partir de ma date de naissance. Ce qu'elle me dit est troublant car je me reconnais complètement dans sa description, elle parle de mon caractère, mes vertus et obstacles, mes forces et faiblesses et surtout des 3 phases de la vie: la jeunesse, l'âge adulte, et le reste de la vie qui commence à 42 ans. Pas de lecture du futur, juste comment je me sentirais, mon harmonie avec la vie, avec ma vie. Merci doña S. pour le temps passé avec moi comme deux amies intimes, ce n'était que 24h mais je me souviendrais longtemps de cette rencontre avec ces 2 femmes remarquables et généreuses...
Médecine douce traditionnelle chinoise à Bangkok, Phuket et Krabi English translation pending
by Mohz38 · 2014-06-22 · 14 replies
Bonjour, Je dois me en rendre à Bangkok, krabi et phucket au mois d'aout, je suis à la recherche dans l'une de ces 3 villes d un bon praticien de la medecine chinoise, car depuis 6 ans mon etat ne fais que de se dégrader au niveau de mes cervicales(2 hernies) la médecine moderne n'a rien pu faire pour moi en dehors d'une opération dont les résultats ne sont pas garantie... Si quelqu'un peut m'aider à solutionner ce problème en trouvant un connaisseur des plantes et d'acupuncture... Un grand merci d'avance😊
Recherche hôtel accessible à Phnom Penh English translation pending
by Joce52 · 2014-06-17 · 4 replies
Bonjour tout le monde,

Je recherche un hotel accessible a handicapé en fauteuil avec climatisation , c'est très important, nous sommes 2 handicapés , nous sommes allés au Cambodge en fevrier dernier et voulons y retourner en janv 2015 et recherchons impérativement un hotel accessible a Phnom penh .C'est pas facile, je me demande s'il en existe .J'attends de vos nouvelles.Grand merci.
Les touristes appelés à éviter le Kenya English translation pending
by VoyageForum · 2014-06-16 · 36 replies
Les extrémistes somaliens shebab qui ont revendiqué l'attentat qui vient de faire 49 morts près de l'archipel de Lamu au Kenya ont appelé les touristes à éviter le pays qu'ils considèrent comme "zone de guerre". Lire la suite...
Conservations, bonnes et mauvaises nouvelles English translation pending
by Nammanu · 2014-06-16 · 63 replies
Hello,

pour vous donner un peu des nouvelles du front.

Rhinos que des mauvaises nouvelles.

Au moins 6 rhinos tués (poaching) en Namibie depuis le début de l'année. Alors que la Namibie était épargnée jusque la. La technique qui consistait a teinter les cornes des rhinos en injectant de la peinture sous pression pour les rendre inutilisable est un echec. En effet la teinture reste dans les environs immediats du trou fait dans la corne et ne se répend pas laissant l'utilisation possible d'une trop grande partie de la corne. Les quelques essais effectués ne donneront sans doute pas suite.

Kenya, Satao, qui était un éléphant emblématique de Tsavo au Kenya, un des derniers "big tuskers", officiellement confirmé tué par les braconniers, son cadavrage mutilé des défenses a été retrouvé.

Image Tsavo Trust

Emmanuel
Première randonnée à vélo le long de la Loire English translation pending
by Delahayed · 2014-06-15 · 10 replies
Bonjour à tous . Voilà je compte faire une randonnée d'une semaine a velo le long de la Loire . C'est pour moi ma première randonné , je fais le tour des forum , des discussion , mais il y en a tellement que j'ai du mal à faire le tri . Alors voilà ma question en espérant que vous pouvez m'éclairer .

Je viens d'acheter un btwin riverside 3 ( je fais selon mes moyens ) et je voudrai savoir s'il est nécessaire que j'installe un porte baguage avant en plus de celui a l'ariére pour y m'être des sacoche . Je dois vous préciser que je compte camper donc tante , duvet , .....obligatoire . Si oui pourriez vous l'orienter sur un modèle .

Merci pour vos réponses
Trek du Makalu: De Num au Camp d'East Pass (5473m) English translation pending
by Gazipach9 · 2014-06-10 · 13 replies
Trek du Makalu De Num au Camp du Col Du 7 au 26 Mai 2014

Les photos se trouve sur mon blog www.jeanfrancoisdeleval.comTrajets GE sur demande Objectifs : Après l’arrêt forcé à Kongma en avril 2013, du fait des chutes de neige tardives ayant bloqué l’accès à la Shipton la, j’organise une nouvelle virée vers le Makalu, 5ème sommet du monde trônant à 8434m. L’objectif est de le contourner jusqu’à la "East Pass" 6150m, point final du projet, pour l’avoir bien en face, juste 2300m en dessous. En marge de la rencontre de nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda, il s’agit d’une ballade en 17 jours sur un dénivelé total de 5400m, sur une distance de 130km aller retour

Résumé et Introduction: Les vallées et crêtes menant aux monstres de hautes montagnes du massif du Makalu ne démentent pas leur réputation : le ciel sera fort encombré jusqu’au Camp de Base du Makalu (MBC). La pluie sera de la partie parfois dés la fin de matinée. En montant, le temps s’éclaircit pour laisser place à un ciel parfaitement limpide pendant mes quatre jours et trois nuits d’isolement après MBC. Ce répit inespéré m’est laissé pour me fondre dans un univers fabuleux, qui marquera mes rêves autant que mes tibias : la virée est dangereuse sur une grande partie du parcours, sans chemin, dans les éboulis de roches de parfois plusieurs centaines de kilos en équilibre instable. Je n’irai pas jusque East Pass, but ultime de ce trek car l’énorme et incontournable glacier le précédant ne porte aucune trace de passage. Les risques sont trop grands. Je la contemplerai de mon belvédère improvisé et point culminant à 5850m, joli lot de consolation… Avec trois marcheurs étrangers croisés en trois semaines, on peut dire que le parcours est confidentiel. Cette région Sherpa vaudrait pourtant d’être mieux connue, tellement chaleureuse qu’il n’est pas besoin de savoir parler leur langue pour échanger et passer des soirées longues et inoubliables en partageant sans modération rocksi (arak en Sherpa : alcool de millet distillé une fois), sucuti (viande de yak séchée recuite au feu de bois) et l’immuable dalbath. Il est précieux de découvrir leur culture mélée de jovialité, de candeur et de franchise. En espérant qu’elle reste longtemps accrochée aux versants sublimes de leurs montagnes sacrées.

Préparation : Le trajet est les étapes sont positionnés avec l’aide de Google Earth (GE) et les points entrés dans le GPS Garmin. 5 Jours d’autonomie sont prévus (2.6kg de nourriture + tente). Le poids total emporté s’élève à 18kg, inclus, l’eau, l’essence et le sac photo. Sacs à dos : Gregory Wander 70 Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places Réchaud : MSR XGK EX avec 400ml (100ml suffiront) d’essence achetée à une station service de Kathmandu matelas: Thermarest Néoair XLIT Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary Voyage accompagné de mes amis de Friends of Nature jusque Tashigaon puis solitaire jusqu’au belvédère d’East Pass.

Situation et parcours: Accés : Turkish Airlines, meilleure compagnie européenne, ne démentira pas non plus sa récente réputation. Pour 584€, c’est l’accés le plus direct à KTM. Les billets KTM Tumlingtar ont été achetés par internet, c’est une nouveauté appréciable. De Tumlingtar à Num, les jeeps partent lorsqu’elles sont pleines (14 passagers : 150Rs jusque Khandbari (une petite heure) puis 600Rs jusque Num (4-5 heures) Une route est en construction pour continuer, dit-on jusque Tashigaon (pas trop vite !)

Budget : Vols international : 584€ , vol KTM Tumlingtar : 184€, visa, droit d’entrée dans le parc, hébergements et repas KTM et trek : 420€, soit au total moins de 1188€

Agenda : Le trek au jour le jour Mercredi 07-mai de Num à Seduwa



Dénivelé 49m 6km en 4 h30 altitude le soir 1572m Il faut reprendre les bonnes habitudes après 3 heures d’attente. Il a fallu payer la dernière place qui restait désespérément vide pour pouvoir enfin partir. 4 heures de jeep enfin entre Khandbari et Num sur une piste chaotique ouverte il y a cinq ans. Nous avons de la chance cette fois-ci car la pluie ne tombe pas.

La marche ne commence que vers 13heures après l’incontournable dalbath à Num, sensé donner des forces pour le parcours. Il faut s’habituer au sac, bien lours qui me déséquilibre à chaque faux pas. La desccente de Num est vertigineuse. Elle évite une véritable falaise qui tombe dans le lit du Barun. J’ai beaucoup de mal à suivre Sanjaya, habitué au chemin. Nous arrivons peu avant la tombée de la nuit à Seduwa. Nos amis nous y attendent et les retrouvailles se fêteront à la Tomba locale (bière de millet qui continue de fermenter avec les ajouts successifs d’eau chaude dans le mélange.

Jeudi 08- et vendredi 09-mai. Interruption du trek. Séjour à la Ferme de Friends Of Nature entre Chyaksa Tashigaon C’est une occasion idéale pour entrer dans les maisons Sherpa et partager leur vie quotidienne. Mes amis traduisent mais pas besoin de mots pour apprécier le tchang prépa ré par la maîtresse de maison devant nous. Le principe est de ne pas laisser les verres se vider. Il faut qu’ils soient toujours pleins. Nous assistons aussi à la distillation de ce breuvage qui donnera de Rocksi au Arack ou encore Local. La source froide se situe dans la marmite supérieure et doit être changée régulièrement pour permettre la condensation du distillat. A la ferme de Friends of Nature, nous tuerons aussi le poulet qui améliorera considérablement le dalbath. Sur ces terres, l’expérimentation de la culture du kiwi a débuté au printemps. Ce sera bientôt une source de vitamines pour toutes les populations de la vallée (envrion 4000 personnes)

samedi 10-mai jusqu’à Tashigaon, Dénivelé 628m 8.45km à partir de Seduwa. altitude le soir :2200m Nous continuons à marcher dans les rizières et je découvre mes premières sangsues. Elles s’accrochent aux semelles ou aux vêtements lorsqu’on les frôle. Elles s’infiltrent ensuite sous les vêtements pour boire le sang en toute tranquillité. Elles sont nombreuses entre Seduwa et Tashigaon mais je n’en verrai plus par la suite. Pour les éviter, il faut marcher au maximum sur les pierres et éviter les bords des chemins. La campagne reste paisible et chaude. Le temps couvert ne permet pas de distinguer les montagnes environnantes. A Tashigaon, nous fêtons mon départ en solo le lendemain avec force bières. Le manager du parc me met en garde sur les difficultés du parcours et me fait comprendre qu’il peut être sage de ne pas aller jusqu’au Camp de Base. J’en prends acte mais je brûle d’impatience de me coltiner enfin aux vraies difficultés du parcours.

Dimanche 11-mai : de Tashigaon à Kongma Dénivelé : 1429m en 6.45km, altitude à l’arrivée : 3629m Lever à 5 :20, départ à 6 :20. Arrivée à 13 :45

La montée de Tashigaon à Kongma est pratiquement continue, dans la forêt. On profite pour la dernière journée de l’ambiance tropicale. Les oiseaux se répondent à l’infini. Les derniers rhododendrons illuminent d’éclats rouges le chemin. La montée est un obstacle. Il ne faut pas chercher à laller plus vite que de raison. L’air ne manque pas encore mais le chemin se dilue déjà en volées d’escaliers disjointes sur lesquels les pieds cherchent encore, malhabiles, un appui souvent incertain. La montée est longue. Il faut être patient. C’est le prix à payer pour échapper, peut-être, à la brume qui entoure toute chose dés que le soleil commence à donner. Il y a peu d’habitations sur le chemin, quelques fermes dont une permet le ravitaillement et même un déjeuner lorsqu’elle est ouverte WP342.

Un sherpa que je croise dégage une haleine fortement alcoolisée. J’apprendrai par la suite qu’ils y trouvent l’énergie pour porter leurs lourdes charges avec moindre peine.

Je retrouve Kongma sans l’écrin de neige que nous avions laissé, il y a un peu plus d’un an. Les murs presque verticaux que je franchis aujourd’hui étaient alors couverts de neige. Je suis plus à l’aise.

Lundi 12-mai à Kongma journée d’acclimatation J’hésite à rester mais je veux être raisonnable. Le beau temps m’invite pourtant à partir. J’ai rencontré la veille mon premier trekkeur. Il redescend du Makalu et m’indique une belle antenne à partir de Shersong : une arrête à prendre en restant sur la gauche pour surplomber le camp de base à 5300m voire plus en direction du peak 3 par temps clair. En s’installant là haut on peut découvrir simultanément le Makalu, l’Everest, le Lhotse et le Kanchenjunga. Je n’irais pas cette fois-ci si je peux aller vers l’east Pass qui reste mon projet.

La journée est longue à Kongma. J’en profite pour faire ma première lessive et une toilette un peu moins superficielle. Il faut reconnaître que ce n’est pas facile de rester un peu propre sur ce parcours. A partir de Tashigaon, il n’existe pas de point d’eau un peu isolé sauf les éventuelles toilettes…

Je commande des chapatis pour le petit déjeuner. Mauvaise idée car la propriétaire comprend chiapati. Elle commence à me préparer du thé tibétain. Jene confondrai plus « chiapati » thé tibétain et « tchapati »

Mardi 13-mai De Kongma à Dobaté Lever à 5 :30, 4°C dans la chambre. Départ à 6 :40 Arrivée à 14 :00. WP405 290m de dénivelé en 7.53km altitude à l’arrivée :3900m

S’il n’y avait que les quatre cols (Kongma, …, Shipton, Keke) pour arriver à Dobaté avec le Shipton la culminant à 4234m, l’épreuve serait presque une formalité. Mais la neige est toujours au rendez-vous avec plus d’un mètre d’épaisseur à certains endroits. Elle se répand sur la plus grande partie du parcours. Le chemin reste souvent bien indiqué mais s’enfoncer jusqu’aux cuisses sans fin est épuisant. Le temps se couvre rapidement et le brouillard remplit tout l’espace. Un court instant, irréel, les peaks 6 et 7 se découvrent . Je me rapproche de la haute montagne ! Je croise trois yacks seuls redescendant en direction de Kongma. Lorsqu’il faudra suivre le même chemin, chacun de leurs pas formant une colonne de vide dans la neige jusqu’au sol sera un piège ralentissant encore ma progression. De vrais murs de aux parois glacées doivent être franchis avec l’aide des mains pour atteindre le troisième col. Le chemin a disparu sous la neige et le trek s’apparente à de l’escalade. Je comprends mieux les paroles peu engageantes du directeur du parc à Tashigaon. Le lac précédant la Keke la est partiellement recouvert de neige et de glace. Je dois le froler de trop prés et j’y enfonce mon pied. La chaussure se remplit d’eau. Je me dépêche de la défaire pour la vider mais le mal est fait. La descente vers Dobate où m’attend le mari de la propriétaire du lodge de Kongma, Pemba Sherpa, est plus sereine : la neige a presque disparu et les rhododendrons rouges et jaunes alternent. J’y passerai une bonne soirée. Son anglais nous permet d’échanger sur sa vie et sur mon projet. J’ai du mal à comprendre qu’il puisse vivre aussi isolé et loin de sa famille. Visiblement, sa situation lui convient très bien. Beaucoup de familles sont ainsi séparées pendant les saisons de printemps et d’automne entre Tashigaon et la vallée de hauts alpages conduisant à MBC. Je sèche mes chaussures et mon pantalon au plus prés du feu en buvant du thé sans compter.

Mercredi 14-mai de Dobaté à Yangle kharka dénivelé -256m en 9.6km Altitude à l’arrivée 3644m Lever à 6 :05 0°C dans la chambre départ à 7:20 arrivée 14 :15 sous la pluie.

Il fait beau au petit matin et les montagnes se découvrent un peu, pour peu de temps… Pendant le petit déjeuner copieux composé de pancake et de thé, Pemba me prévient que des éboulements ont emporté une partie de la piste qui mène à Yangle Kharka, seul lieu ouvert avant MBC et donc arrêt obligé. IL me prépare deux pancakes supplémentaires qui composeront mon repas de midi. Je trouve une chute d’eau peu après Dobaté et je profite d’un rayon de soleil bienfaiteur pour faire une toilette complète. Je change mon premier jeu de pile pour le GPS. La descente vers la vallée du Barun se complique et je crois me trouver dans les éboulements décrits par Pemba car j’empreinte un canal parfois presque vertical qui doit être le lit d’un torrent quand il pleut. Il n’en est rien et ce n’est qu’une promenade apéritive comparée au bon kilomètre de roches instables qui m’attend le long du Barun. A partir de midi, la pluie commence à tomber., d’abord insignifiante puis prenant de l’ampleur. Après la forêt, les pâtures apparaissent et le chemin devient plus praticable. J’arrive à Yangle Kharka au bon moment car la pluie redouble d’intensité et je ne serais pas resté au sec bien longtemps dans ces conditions. Yangle Kharka me paraît bien rustre pour un hameau à basse altitude. Je suis tellement loin des Annapurna ! Triste et long après midi à tenter de me réchauffer prés du feu où sera préparé mon dalbath du soir. Cette simple pensée me coupe l’appétit. Tout est sale et sympathique ici et la pluie empêche toute vision sereine de l’avenir immédiat.

Jeudi 15-mai de Yangle Kharka à Shersong dénivelé : 1071m en 12.91km Altitude à l’arrivée :4715m Lever 5 :08 3°C Départ 6 :10 arrivée 14 :46 Départ après un petit déjeuner de pancakes et thé. Je m’abonne aux pancakes car c’est une spécialité de la région apparemment. J’en commande pour mon repas de midi pour économiser mes provisions. Et c’est tellement fameux après les sempiternels dalbaths… Le prochain hébergement se situe à MBC et nécessite un dénivelé de 1200m. Tous les autres lodges sont fermés entre deux. Il y a un risque réel de mal des montagnes. On sait comment ça commence avec une bonne migraine et des nausées. On ne sait jamais comment ça finit. A ma descente, mes amis me diront qu’ils étaient très inquiet car ils avaient entendu, de source sûre, qu’un français était décédé à MBC pendant son sommeil. Ils pensaient que c’était moi… Grâce à mon équipement, je prévois de m’arrêter à Shershong (aucun abris couvert). Je n’y ferai pas ma seconde journée d’acclimatation comme prévu car elle sera faite à MBC à deux heures et 200m de dénivelé de là. La vallée doit être superbe quand le temps est dégagé. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le soleil reste caché très souvent et d’épaisses couches de brouillard s’accrochent aux arbres de la vallée et des versants abrupts des montagnes. Dommage. Normalement, le temps devrait s’améliorer avec l’altitude. J'ai atteint le nombre limite de photos : rdv sur mon blog

A Yak Kharka comme à Langmale, les bâtisses sont effectivement fermées au cadenas. Il es t possible cependant possible de s’y réfugier dans un abris couvert attenant en cas de besoin. Un gamin silencieux me suit pendant plusieurs dizaines de minutes. Je vais pourtant très lentement pour lui. Il sera rejoint par son père, porteur et ses frères. Ils se rendent au second camp de base où, paraît-il, plus de 200 personnes préparent des expéditions pour vaincre le sommet du Makalu. J’imagine, dans ma longue marche solitaire, les genres d’embouteillages qui doivent y régner. Je n’ai jamais compris ce paradoxe : tant d’effort personnel pour se retrouver finalement en totale promiscuité dans des lieux aussi vides, minéraux et majestueux. A chacun sa tasse de thé ! DSCF1602 1606 1610 L’air commence à manquer et il me faut gérer les battements de mon cœur qui s’emballe maintenant au moindre effort. Les arrêts se font de plus en plus rapprochés. Peu importe car j’ai du temps.

J’arrive sous la neige à Shershong et je trouve un point d’eau à 150m du camp. Je monte pour la première fois et sans problème la tente. Le temps s’éclaircit dans l’après-midi, assez pour que les peaks 6 et 7 se découvrent dans un environnement d’autant plus surnaturel qu’inattendu. Ces énormes falaises, si proches, donnent le ton de ce que sera mon environnement dorénavant.

Ma première soirée autonome dans ces conditions me procure un bonheur compensateur des efforts passés et une forte motivation pour continuer vers le glacier du Barun… J’ai quand même du faire passer une grosse migraine avec de l’ibuprofène et j’ai l’impression que mon cœur va s’arrêter tant il bat lentement. Ces presque 1100m de dénivelé à cette altitude sont trop importants. La nuit sera difficile et longue avec de nombreux réveils à cause de ma difficulté à respirer : je suis monté trop vite. DSCF1613 1618 1623

Vendredi 16-mai de Shershong au Camp de Base du Makalu DSCF1625 Shersong MBC Dénivelé 126m en 3.57km T intérieure 0°C T extérieure -7°C Lever 5 :10 Départ 8 :07 arrivée 10 :00 altitude à l’arrivée 4841m WP412

C’est l’anniversaire de Sylvie qui me manque.Je lui souhaite Bon Anniversaire par la pensée. Je repère, à la sortie de Shershong, l’arrête qui conduit aux hauts pâturages au dessus de de MBC, décrite par Philippe à Kongma. Si je n’arrive pas à progresser vers l’East Pass après MBC, je monterai pour y découvrir toute la chaîne de l’Everest au Kanchenjunga… Je me prépare tout doucement car la route sera courte aujourd’hui.

Le temps se découvre un peu sur la route . C’est de bon augure. Pour la première fois le Makalu, majestueux et panaché d’une volute de nuages, se présente à moi. On ne se quittera plus pendant 5 jours. DSCF1632 1634 1636 Je profite du soleil bienfaiteur pour faire une toilette un peu moins sommaire que d’habitude et une lessive sous l’œil attentif de Pasang, la propriétaire de mon lodge. Je sèche aussi tente et duvet humides de la nuit à Shershong. Je pars en reconnaissance du chemin longeant le Barun dans l’après midi. Il est exceptionnellement bien tracé les kilomètres que je parcours (point final WP413). Je franchis en pleine forme mes premiers 5000m au cours de cette exploration.

Le lodge est fort sommaire mais l’ambiance y est amicale.. Des porteurs viennent y passer la nuit et nous y partageons notre diner. Il y a fait -1°C vers 16 heures et je m’inquiète un peu des températures à supporter plus haut, quand je serai seul. DSCF1758 1640

samedi 17-mai de MBC à Sandy camp DSCF1641 MBC Sandy Camp dénivelé 359m 5.16km altitude à l’arrivée : 5200m Levé 5 :08 Départ 6 :08 arrivée 12 :20 Je m’arrête à 7 :30 pour me protéger avec de la crème solaire : le soleil est de la partie et brûle dés qu’il donne à ces altitudes. Le temps restera totalement clair pendant mon séjour au dessus de MBC. Ce répit est une grande chance qui me permettra de bénéficier pleinement des spectacles extraordinaires et toujours renouvelés. DSCF1644 1649pan1 ou 1658 Il faut que je quitte le chemin qui mène au second camp de base car je dois me diriger vers la gauche pour rejoindre Sandy Camp. Ce camp hypothétique ne se situe sur aucune carte et a été repéré sur GE. Je quitte le chemin principal quand il oblique vers la droite et devient de plus en plus chaotique, sur le dos du glacier (WP416). DSCF1652 1654 1656 Je progresse maintenant dans les rochers instables et je rejoins la ligne de rupture entre le glacier et le versant de la rive droite du glacier. Ce n’est pas la meilleure solution car c’est une zone d’éboulis où la progression est difficile et dangereuse. Je pense continuellement qu’une jambe cassée signifie la mort maintenant. Rien de bien réjouissant. Je reconnais enfin l’emplacement de Sandy Camp en surplomb d’une petite centaine de mètres. Je savais qu’y monter ne serait pas simple et j’avais prévu d’accéder à cette sorte de plate forme en formant des zig-zags sur la pente. Ce n’est pas aussi simple car les rochers, quelques soient leurs tailles se décrochent et glissent en entraînant d’autres avec eux. Rien ne tient. Je choisis de me hisser par le lit d’une cascade en pensant que les pierres formeront un ensemble plus cohérent grâce à l’écoulement de l’eau. Rien n’y change. Au contraire, le simple fait de poser mon pied sur une pierre dévie le courant parfois vers moi. Je ne suis pas fier lorsque j’arrive, trempé au faîte de la cascade. L’expérience n’est pas à renouveler ! Il y a autant d’éboulement s ici qu’il y avait d’avalanches dans la vallée encerclant le Dhaulagiri. Il faut s’habituer à ces nouveaux chants de la montagne. DSCF1668 1669 1671 Sandy Camp est une superbe terrasse de sable fin et blanc, un vrai paradis pour un bain de soleil dans un environnement de pics enneigés, au son cristallin du torrent qui s’écoule à côté et face à l’immuable Makalu. L’après midi s’écoule ainsi à jouir du plaisir simple de la vue imprenable et de la douceur apparente du soleil. DSCF1673 1677 Mon cœur bat maintenant trop vite sans effectuer aucun effort. Tout rentrera dans l’ordre dans la soirée et la migraine n’est pas au rendez-vous. Il fait 15°C dans la tente à 17heures. Ma hantise des basses températures à haute altitude n’était pas fondée.

Dimanche 18-mai De Sandy Camp au Camp du Col DSCF1677 Sandy Camp Camp du Col Dénivelé 273m pour 2.99km Altitude à l’arrivée : 5473m Lever à 4 :56 T=2°C intérieur -5°C extérieur Départ 6 :55 arrivée à 14 :30

Le temps de préparation est maintenant bien plus important qu’en lodge car il me faut démonter et ranger tout l’équipement et préparer le petit déjeuner (muesli + lait 100g et cappuccino avec palets bretons) DSCF1681 1678 1685 Le temps est au beau fixe et j’emprunte la route prévue dans mon GPS en m’élevant tout en restant sur la plate forme qui longe le Glacier du Barun. J’ai vu des dizaines de fois le profil de cette montagne que j’ai l’impression de connaître par cœur. Je retrouve des cairns parfois. Il doit réellement s’agir d’un chemin emprunté autrefois. L’état ancien des détritus du Sandy Camp me fait penser qu’il n’a pas été utilisé depuis plusieurs années. DSCF1694,1695,1696 La première partie se fait sans trop de difficulté. La descente vers le glacier et la moraine des glaciers conduisant vers l’East pass est beaucoup moins aisée car la pente est trop importante pour tenter une descente directe. Essayer de rejoindre le glacier en restant sur une ligne à peu prés horizontale n’est pas davantage possible car la paroi du versant devient de plus en plus verticale. Je tombe une fois, emporté par le poids du sac à dos. Arrivé sur la moraine, je continue à suivre mes points GPS mais le sol est toujours aussi instable. Après une tentative infructueuse de progression vers le pied du glacier dévalant d’East Pass, Je décide de m’arrêter sur un emplacement sableux qui fut un campement, autrefois, et que je baptise Camp du Col, faute de mieux. L’emplacement est idéal pour planter la tente, toujours face au Makalu, mais de plus en plus haut par rapport à lui. DSCF1697.1698.1701 Je sature des repas au saucisson et au couscous sans saveur. Il faudra varier les menus la prochaine fois. Je rêve d’une soupe à la tomate… C’est quand même le record de ma nuit terrestre la plus haute, à 5473m… Et tout va bien. DSCf1703.1706.1709

lundi 19-mai du Camp du Col au Belvédère d’East pass DSCF1709 Camp du Col Belvédère altitude finale 5850m dénivelé 377m en 1.8km Levé 5 :08 Départ vers 8 heures. Arrivée à 10 :00 T=-1°C intérieur T= -10°C extérieur Ce n’est qu’après avoir démonté et rangé mon barda que mon regard est attiré par la pente qui fait face à mon campement dans la direction d’East pass. Il me semble évident que de cette hauteur, j’aurai un bon point de vue me permettant de décider de la voie à suivre. J’ai un choix à faire : soit redescendre vers le MBC pour rejoindre les hauteurs au dessus de Shersong, antenne conseillée par Philippe à Kongma, soit pousser aujourd’hui vers East pass si je trouve un passage à peu près sûr. Une demi-heure doit suffire. Je ne prends même pas d’eau. Dscf1711 1712 1714 Sans sac, la montée me paraît une douce escapade. Une crête en cache une autre qu’il faut grimper pour espérer avoir une vue enfin dégagée. Il me faut 2 heures pour voir enfin apparaître le cirque de montagnes encadrant East pass. Le glacier est énorme, incontournable et immaculé. Le franchir seul et sans équipement approprié me paraît totalement irresponsable. La cloche du retour vient de sonner. Je suis à 5855m. Un hélicoptère me sort brutalement de mes contemplations. C’est le premier contact depuis trois jours. Il se rendait au second camp de base du Makalu lorsqu’il m’a vu au milieu de nulle part. Il vient vers moi et je lui fait signe que tout va bien. Tout va très bien même car je goûte au succès de mon entreprise comme un gourmet aux différents petits plats aux saveurs exquises. DSCF1725 :1726 :1730 1731 1734 Ce que je ne sais pas encore, c’est que je suis juste à mi distance entre mon camp et un sommet s’élevant à 6072m, facilement accessible et à partir duquel le Baruntse est pleinement visible. Ce sera pour une prochaine fois… Je replante ma tente sur le même emplacement… Ca manque un peu d’anticipation. On fera mieux la prochaine fois. Le temps se couvre un peu en fin d’après midi, suffisamment pour m’inquiéter un peu.

mardi 20-mai Retour au Camp de Base du Makalu dénivelé :-632m en 7.28km Altitude à l’arrivée 4841m lever 4 :48 T=-1°C intérieur -10°C extérieur. Je m’enfile mon quatrième petit déjeuner extraordinaire. La route sera longue et difficile aujourd’hui pour rejoindre MBC. Départ 7 :25. Arrivée 17 :45 Il y a deux difficultés importantes à surmonter car je ne veux pas essayer la voie basse par le point de rencontre du glacier latéral où je me trouve avec celui du Barun. Je remonte sur le plateau qui conduit à Sandy Camp sans retrouver mon chemin à l’aller. Le GPS me rend un fier service. La marche sur le plateau est par contre beaucoup plus aisée. Je descends du plateau vers le glacier du Barun en préférant glisser sur un glacis de gravillons et de sable. Tout part avec moi mais l’avantage est d’avoir une vitesse à peu prés égale qui permet de prévoir et d’éviter les plus gros cailloux. DSCF 1745 ou 1742pan3 Je préfère cette fois éviter les éboulis de l’aller en progressant sur une ligne incertaine sur le dos du glacier en direction du chemin du camp avancé du Makalu. J’évite autant que je peux autant que les creux et les bosses formés au cours des siècles par la lente avancée du glacier. DSCF1750,1752,1751,1755 Mon jean ne s’en sortira pas entier, déchiré aux jambes et aux fesses et mes doigts de la main gauche seront superficiellement coupés à force de frotter sur les rochers de granit. J’arrive vraiment épuisé mais heureux de revoir des humains à MBC après plus de 10 heures de marche. Excellente soirée où je fête ma victoire à la vodka locale.

Mercredi 21-mai de MBC à Yangle kharka Dénivelé -1197m en 16.43km Altitude à l’arrivée : 3644m Départ 7 :20 arrivée 15 :15. A midi, la bruine s’est mise de la partie. Le retour aux basses altitudes est synonyme de temps couvert apparemment. Mais rien ne pourra plus entamer mon moral.

Mes étapes sont trop longues. L’idéal est bien de marcher 7 heures dans la journée. Mais les Sherpa font en une journée ce que je parcours en trois. Difficile dans ces conditions de trouver des lieux d’étapes coordonnés. Ils vont de MBC à Tashigaon en deux seules journées…

J’ai quand même vu un berger installé à Shershong sous un toit de bâches récemment installé. La ferme de Langmale était aussi ouverte et il aurait probablement été possible d’y prendre un repas ou au moins du thé. Je croise mon seul groupe de porteurs de la journée. Vu leur état d’ébriété, je ne dois plus être loin de Yangle Kharka… DSCF1759 1763 1765 Ce n’est pas non plus en la descendant que je j’ai pu admirer cette magnifique vallée. Je passe une excellente soirée avec mes nouveaux amis. Ici les mots ne sont pas nécessaires pour se sentir intégré dans la famille en partageant le repas ensemble. Quelques mots comme lasso (merci) ou salti(ni) (ami(e)) provoquent des rires francs et la convivialité est bien là.

Jeudi 22-mai de Yangle Kharka à Dobaté Dénivelé 256m en 9.9 km Alttude à l’arrivée : 3900m Lever 5 :45 départ 7 :20 arrivée 15 :00 Le temps est comme hier et à l’aller couvert. La montée vers Dobaté est terrible bien que mon sac ait perdu plus de 2 kilos. DSCF1773 1782 1787 La soirée avec Pemba et des porteurs sera une grande récompense des efforts de la journée. J’y découvre le sucutti traditionnel, viande séchée de yak, attendrie à la flamme du feu de bois que je déguste et partage sans modération avec l’arack local. La vie sociale, dans son sens primitif dont je raffole est là. C’est un tissu ourdi jour après jour par la tradition. Chacun y prend sa place au chaud après les efforts de la journée. J’y suis inclus ces quelques instants précieux. On ne se pose pas de question, on jouit simplement de l’instant présent, ensemble. DSCF1793 1795

Vendredi 23-mai de Dobaté à Kongma Dénivelé -271m en 8.73km altitude à l’arrivée : 3629m Lever 5 :35 départ 7 :12 après passage en revue de mon « exploit » en regardant les photos avec Pemba. Il m’avait bien dit en analysant les dessins de cuisson sur mes pancakes que mon trek serait un succès. Son grand-père lui a appris à lire l’avenir de cette manière. Arrivée 14 :45 C’est la journée des quatre cols. On m’a bien dit que la neige a fondu depuis mon premier passage. Il est vrai que le chemin est un peu plus visible. Il faudra quand même lutter pas à pas pour avancer dans la neige molle et épaisse sur plusieurs kilomètres, dans la bruine et le brouillard parfois. Je recherche le crampon perdu à l’aller sans le retrouver. DSCF1801,1804,1814 Je retrouve l’ambiance chaleureuse de Kongma où je passerai une nouvelle soirée exceptionnelle. Un convive me montre son précieux butin : il a dans sa poche trois yarsagumba, récolté dans la région de Yangle Kharka. Il s’agit de chenilles infectées par un champignon qui finit pas les tuer. Cet ensemble mi plante mi insecte est un médicament aux vertus nombreuses notamment l’augmentation des capacités sexuelles, que les riches chinois s’arrachent à prix d’or, jusqu’à 5000€/kg. DSCF1820,1823

samedi 24-mai de Kongma à Tashigaon dénivelé -1429m en 5.7km Altitude à l’arrivée : 2200m lever 5 :15 départ à 7 :30 arrivée 13:30 Je pars rasé mais toujours aussi sale. J’attendrai de trouver une cascade pour prendre une douche bienfaitrice sur le chemin alors que la température a sensiblement remonté. Des porteurs surpris par le spectacle feront mine de ne pas trop me regarder en passant. Toute trace de pudeur a vécu quand il est question d’un bonheur aussi primitif que complet. DSCF1836,1838,1844 A Tashigaon, le guesthouse de l’aller est malheureusement fermé car sa propriétaire est partie en hélicoptère à Kathmandu. Je suis déçu et je me replis sur la guesthouse où nous avions séjourné en mars 2013. l’ambiance est plus guindée et les échanges plus limités bien que cordiaux. Tans pis, je sirote seul mon Arack avec le dalbath.

Dimanche 25-mai deTashigaon à Seduwa Dénivelé : -628 en 8.7km altitude à l’arrivée : 1572m Je ne trouve plus de sangsues sur le chemin. Je retoruve Dawa dans son école de Chyaksa danda où il a pris la place de Principal pendant mon abscence. C’est une excellente nouvelle que nous fêterons en famille le soir même en coupant le cou d’un de ses poulets à Seduwa. DSCF1873,1875,1879,1882

lundi 26-mai de Seduwa à Num dénivelé : -49m en 4.8km Altitude à l’arrivée : 1523m lever : 6 :55 ! départ 7 :45 arrivée : 12 :30 On ne dira jamais assez que ce précipice à franchir entre Seduwa et Num est un supplice car on croit déjà l’épreuve achevée qu’il faut finir par une montée abrupte de plus de 700m, dans la torpeur tropicale. DSCF1904 1906 1920 J’arrive alors qu’une jeep s’en va pour Khandbari… Il me faudra attendre patiemment qu’une autre se remplisse, pendant trois longues heures. J’aurais préféré les passer encompagnie de mes amis à Khandbari. Nous avons tant de choses à nous dire…

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