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La pêche au cyanure: une pratique facile mais destructrice English translation pending
by Vivlavie · 2009-07-06 · 3 replies
Un copain m'avait glissé un mot sur le sujet pendant mon séjour en Thailande, depuis qques jours je mange plus souvent du poissons, et ce fait mes revenu en mémoire, bien que plusieurs ici connaisse surement le problème, je post ce texte que j'ai trouvé sur Panda pour ceux qui ignore cette pratique;

En utilisant du cyanure, pêcher du poisson vivant devient presque un jeu d'enfant. Il suffit d'introduire quelques comprimés de cyanure de sodium dans une poire en caoutchouc remplie d'eau, de plonger vers un récif corallien à la recherche d’un poisson que vous avez envie d’attraper, et d'envoyer une giclée du liquide toxique dans sa direction. Le poisson sera étourdi et pourra être capturé sans difficulté au moyen d'un filet ou même à la main. La pêche au cyanure a débuté dans les années 1960 dans les Philippines, et était destinée à alimenter le commerce international des poissons d'aquarium. Cependant, depuis le début des années 1980, un marché beaucoup plus juteux a vu le jour : l'approvisionnement en poissons vivants des restaurants de Singapour, de Hong Kong et, de plus en plus, du reste de la Chine. Ainsi, près de 20, 000 tonnes de ces poissons sont consommés, chaque année, dans les restaurants de Hong Kong. Les clients huppés sont prêts à y dépenser un paquet de dollars pour choisir un gros mérou dans le bassin piscicole, et se le faire cuisiner. Pour beaucoup d’amoureux de la bonne cuisine à Hong Kong, les poissons pêchés dans les eaux philippines ont un meilleur goût. Dans l'archipel, ce type de commerce connaît donc un véritable boom. Un pêcheur philippin peut gagner entre 300 et 1100 pesos (l’équivalent de $US22) pour une truite corallienne de première qualité, pêchée vivante. C'est cinq fois plus que pour un poisson mort, de quoi opter sans hésiter pour ce genre de pêche. Le problème, cependant, est que cette dernière repose en grande partie sur le recours au cyanure. Avec un hameçon et une ligne, cela peut prendre une journée entière pour attraper deux poissons de taille respectable, alors qu’avec du cyanure, on en prend une douzaine dans le même temps. Selon certaines estimations, plus de mille tonnes de cyanure auraient déjà été déversées dans les eaux des Philippines par les pêcheurs, avec des conséquences catastrophiques. Le cyanure détruit les algues et les polypes coralliens, transformant ainsi de nombreux récifs, ces forêts tropicales des océans, en déserts marins. "Pour chaque poisson pêché vivant à l’aide du cyanure, un mètre carré de récif est détruit, " explique le biologiste Sam Mamauag de l’Alliance Internationale pour la vie marine (IMA), aux Philippines. En outre, l’utilisation du cyanure accroît de manière considérable le nombre de poissons capturés. Avec, pour résultat, une surpêche chronique qui sape les moyens de subsistance des Philippins. “Par exemple, les zones dans lesquelles la capture des poissons vivants dans les récifs coralliens a commencé il y a une décennie sont aujourd'hui épuisées, " se désole Joe Padilla, du WWF-Philippines. “Les commerçants et les pêcheurs itinérants ont tout pris avant d'aller voir ailleurs.” “Nos stocks halieutiques ont été réduits de 90 pour cent au cours des 50 dernières années, ” explique Lory Tan, président du WWF-Philippines. “Que ferons-nous dans 30 ans lorsque nous n’aurons plus de poisson, et que notre population aura dépassé les 100 millions d’habitants?” Les îles Calamianes, dans les Phillipines occidentales, sont actuellement le théâtre d’intenses activités de pêche aux poissons vivants. A en croire Joe Padilla, les eaux de ce secteur fournissent les deux tiers des exportations nationales de poissons pêchés vivants. Elles constituent l’une des principales sources d’approvisionnement du marché international. Chaque jour, les avions-cargos embarquent près d’une tonne de poissons de ces îles. Bien que la pêche au cyanure soit interdite dans les Philippines, il semblerait que cette substance toxique soit frauduleusement introduite par ces mêmes avions privés qui décollent chaque matin avec des caisses de poissons pêchés vivants. A Hong Kong, Frazer McGilvray, de l’IMA, m’a laissé entendre que le cyanure est de plus en plus utilisé dans la région de Coron où, selon lui, on peut s’en procurer clandestinement moyennant quelque rétribution.” Aucun contrôle n’est fait pour déterminer la présence de cyanure dans l'organisme des poissons avant leur exportation vers Hong Kong. De plus, l’application des lois dans les zones marines n’est qu’une vue de l’esprit. “Il n’y a pratiquement pas de sanction contre la pêche illicite. Quelques procès verbaux sont bien dressés, mais très peu de condamnations sont prononcées, " précise Dante Dalabajan, un juriste du Groupe d’assistance légale en matière d’environnement. En l'occurrence, seules six condamnations ont été recensées au cours des six dernières années. Un garde-côte local affirme quant à lui "qu’il n’a pas connaissance d’une quelconque poursuite ou condamnation prononcée pour pratique de la pêche au cyanure" et précise "qu'il n’est pas facile d'arrêter les contrevenants.” La solution au problème ne va sans doute pas venir de l'autre bout de la chaîne. M. Lee, restaurateur à Hong Kong, importe chaque jour une tonne de mérous pêchés vivants dans les eaux philippines. Il dit ne pas se sentir concerné par la pêche au cyanure puisqu'il a demandé à ses partenaires commerciaux de ne pas acheter du poisson pêché de cette manière. "Il n'y a aucun risque pour mes clients, ” assure-t-il. La vérité est que les poissons excrètent rapidement le cyanure, et qu'il n’est guère possible d’en déceler la présence. La suite est aisément prévisible: les stocks halieutiques des îles Calamianes vont s'effondrer, les prises sont déjà en chute libre, et la taille moyenne des poissons pêchés ne fait que diminuer. "Un signe classique de la surpêche, " ajoute Sam Mamauag. Pour compliquer le problème, à Hong Kong, les consommateurs de poissons préfèrent manger du poisson ayant la même taille que les assiettes qui les contiennent. Or, les mérous n’atteignent leur taille normale qu'à l'approche de la maturité sexuelle. Nombre d'entre eux finissent ainsi dans la marmite avant même d'avoir pu exercer leur fonction de reproducteurs. Devrait-on alors purement et simplement interdire la pêche aux poissons vivants des récifs philippins? C’est la question à laquelle tente de répondre un projet original du WWF qui se propose d'évaluer la durabilité des ressources. Et dont la conclusion n'est pas aussi négative que prévue. "Si on interdisait le commerce du poisson pêché vivant dans les récifs coralliens, cela conduirait tout d’abord les pêcheurs à se tourner vers le commerce du poisson mort, " explique Nilo Brucal, responsable de la politique dans le projet du WWF. "Cependant, Le poisson mort ne se vend, tout au plus, qu’à un cinquième du prix d’achat du poisson pêché vivant. Cela veut dire que les pêcheurs devraient attraper cinq fois autant de poisson en mer, et utiliseraient probablement beaucoup plus de cyanure. De plus, comme il importerait peu de savoir si le poisson doit être pêché vivant ou mort, il y aurait sans doute une intensification de la pêche à l’explosif." A cela s'ajoute le problème de l'application d'une telle interdiction. “Cela ne ferait que pousser dans la clandestinité toute la filière, ” poursuit Nilo Brucal. “Le poisson serait embarqué dans des vedettes par les trafiquants et acheminé directement à Hong Kong. Il nous serait encore plus difficile de surveiller la filière." L'étude du WWF se propose de passer en revue tout ce qui est envisageable sur le quadruple plan politique, social, économique et environnemental. L’idée est d'aller au-delà de la simple enquête environnementale, des limites des études d'impact sur l'environnement, et d’examiner de manière plus approfondie les questions sociales et de développement. Cela contribuera de manière significative à proposer une série d’options possibles au lieu d’assener une réponse “scientifique” sur ce qui doit être fait. Cette étude sur la durabilité devrait également amener d'autres sujets de débat. Par exemple, il serait peut-être intéressant de confisquer entièrement le rôle de supervision des récifs aux structures étatiques, et de le confier aux communautés locales. Elles savent mieux que quiconque ce qui se passe dans leurs terroirs. Leur donner le pouvoir de tenir à l’écart les intrus accroîtrait sans doute leur intérêt pour la protection à long terme de leurs propres ressources naturelles. Cependant, une étude sur la durabilité ne peut pas donner une réponse toute faite. Les poissons, par exemple, ne connaissent pas les frontières qui existent entre les différentes communautés. Qui accepterait, par exemple, de déclarer sa zone de pêche "zone interdite à la pêche" afin de permettre la reconstitution des stocks de poisson des autres communautés? En dépit de tout cela, le WWF pense que les études sur la durabilité constituent un important outil qui permet d’identifier les mesures appropriées et efficaces à prendre pour protéger les ressources naturelles mondiales au profit des générations futures. D’aucuns pensent que ces recherches remplaceront à terme les études d’impact sur l'environnemental, souvent mal utilisées et qui ne prennent pas toujours en considération les aspirations ou l’avenir à long terme des populations concernées. "Nous espérons que les gouvernements finiront par adopter les études sur la durabilité comme un outil à utiliser aussi bien dans la planification économique que dans les négociations commerciales, dans le cadre de l’OMC par exemple, “ déclare Joe Padilla. Joselito Bernardo, de l’Agence nationale philippine pour l’économie et le développement, émet pour sa part le vœu que "les gouvernements utilisent les études sur la durabilité pour déterminer des politiques générales comme celles relatives au commerce, et évaluer des projets spécifiques." Et d'assurer: "Je crois qu’elles sont bien meilleures que les études d'impact sur l'environnement.” Qu’adviendra-t-il du commerce des poissons vivants? Des progrès sont en passe d‘être accomplis. Le WWF vient de présenter aux pouvoirs publics locaux, aux pêcheurs, aux commerçants des Iles Calamianes ainsi qu’au Conseil de Palawan pour le Développement Durable, les résultats de son étude sur la durabilité. Dans la foulée, un forum sur les poissons pêchés vivants sera organisé dans quelques semaines pour ébaucher les grandes lignes de la gestion de cette filière. On ne peut que souhaiter que les pêcheurs et les commerçants, les politiciens et les forces de l’ordre, les maires et les biologistes marins, les gérants d’aquariums, et même les consommateurs de poisson de Hong Kong, puissent trouver un terrain d’entente, qu’ils reconnaissent les dilemmes qui se posent à eux, et qu'ils fassent les choix nécessaires, même difficiles. * Fred Pearce est un rédacteur indépendant Renseignement complémentaire : Commerce des poissons de récifs pêchés vivants: l'action du WWF L’objectif du WWF est de s’assurer que le commerce des poissons de récifs ne nuit pas à l’environnement. Outre les études sur la durabilité, le WWF voudrait aboutir à la réglementation du commerce international, afin de le rendre durable. Au cours de la dernière réunion de la CITES (Convention internationale sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction), en novembre 2002, le WWF a demandé à ce que le labre à tête bossue, qui est l’espèce de poisson des récifs la plus recherchée pour le commerce des poissons pêchés vivants, soit inscrit dans l’annexe II de la CITES. Une telle inscription aurait permis de s’assurer que son commerce au plan international est soutenable, et aurait pu venir en complément aux études sur la durabilité. Bien que la proposition ait été rejetée de justesse, la majorité des membres la CITES sont tombés d’accord sur le fait qu’elle peut bénéficier du listing et de la réglementation de la CITES. Le WWF-Hong Kong a publié un certain nombre de rapports relatifs au commerce des poissons pêchés vivants dans les récifs. Ces rapports font une analyse non seulement du commerce en lui-même mais aussi de l’attitude des consommateurs. L’organisation travaille également sur la sensibilisation des consommateurs de manière à ce qu’ils puissent éviter les espèces dites vulnérables telles que le labre bossu et le mérou géant, ainsi que celles qui n’ont pas encore atteint leur maturité sexuelle, et préférer les poissons de récifs élevés dans des fermes piscicoles, ou tout simplement les poissons d’eau douce. Outre le projet d’étude sur la durabilité, le WWF-Philippines a également un programme en cours pour faire respecter les textes en la matière. Dénommé Bantay Dagat, le programme forme les membres de la communauté locale, en particulier les pêcheurs, et les mandate à aider les pouvoirs publiques locaux et les autres organisations à patrouiller dans les zones de pêche, et à interpeller les pêcheurs hors-la-loi. Etudes sur la durabilité: le travail du WWF Le projet du WWF relatif à l’évaluation de la durabilité des ressources (études sur la durabilité) a démarré en janvier 2001 et prendra fin en décembre 2003. Exécuté en partenariat avec plusieurs organisations dans le monde, le projet a des activités aux Philippines, au Brésil, aux Etats-Unis, en Norvège, en Amérique Latine, et dans l’Union Européenne. Il est financé par dix pays européens et une fondation américaine. La vision globale de ce projet est de réformer les processus décisionnels et leurs résultats en matière de commerce, pour tendre vers un développement équitable et durable.

http://www.panda.org/
Budget et itinéraire pour un voyage art et découverte en Australie? English translation pending
by Austraceci · 2009-06-26 · 16 replies
Bonjour, Je relance un message si vous avez des idées, et des conseils! Je souhaite savoir toujours avec mon projet de voyager et créer en Australie, si vous pouvez m'aider à budgéter un voyage de 2 mois dans le pays avec l'aller/retour... Pour ceux qui sont déjà partis , qui ont effectué un itinéraire qui leur on plû! Je monte un projet pour trouver des aides subventions culturelles et j'ai besoin de rédiger un plan clair du voyage avec le coût ( vie sur place : transports, logements, loisirs sportifs et culturels, je compte aussi transporter des oeuvres pour exposer sur place, et acheter du matériel pour peindre) Je cherche aussi des contacts de galeries (peinture figurative actuelle) et des contacts de résidences d'artistes au cas où vous en connaissez... Quels visas me conseillez vous? ( moins de 30 ans je peux demander le visa travail/vacances pour m'aider à financer si les aides ne sont pas suffisantes, mais j'aimerais pouvoir axer le temps sur la création allier à la découverte du pays... du coup un visa touriste? ou autre : professionnel?

Merci beaucoup d'avance ! CM

...se nourrir de nouvelles expériences, de découvertes, de voyages, de rencontres et les faire partager avec sa vision au travers la création...
Bonnes adresses de guest houses sur Koh Samui? English translation pending
by Kalimero123 · 2009-06-08 · 7 replies
Bonjour ,

Nous sommes un couple lyonnais et partons sur Koh Samui du 10 au 21 juillet 2009

Nous partons avec un billet sec ( comme bcq de monde ) et sommes donc à la recherche de bons plans de guest house bon marché sur Koh Samui ( lamai ou chaweng )

bon marché = bon rapport qualité prix .... on souhaite un minimum de confort et de propreté ...bref une bonne adresse qui ne soit pas une arnaque ..

merci par avance de vos précieuses réponses

Cat & Th .
Khao Yai National Park (Thaïlande) - la loi de la jungle English translation pending
by Simplybrice · 2009-06-02 · 4 replies
Ca fait maintenant 3 jours et demi que je suis à Bangkok. Comme un chien qui essaye d'attraper sa queue, je commence vraiment à tourner en rond. En plus, cette fois, plus personne ne me retiens ici, Sylke, Steeve et Andy sont partis, Anna et Charlie sont toujours à Ko chang. Ne me reste donc plus qu'à me tenir au programme, à me réveiller comme une fleur et partir en foret, Bangkok loin derrière dans le brouillard.

Comme la veille, le réveil est multiple jusqu'à 11h30. Seulement cette fois-ci, rien ne m'arrête. Je file à la gare routière et enfin ça ressemble à la Thaïlande comme je me l'imagine. Je suis le seul farang (occidental) sur les lieux, ça sent la nourriture à tous les étages, c'est un gentil bordel. Dans la gare routière, dans toutes les officines, tout est écrit en thaï, bonjour pour se repérer et trouver ma destination!! Heureusement pour moi, alors que la gare dessert des grandes villes comme Chang Maï, un seul stand affiche un nom avec l'alphabet que nous connaissons : Pak Chong. Ca tombe bien, c'est ma destination!! Je m'acquitte donc de mon billet et attend mon bus. Pendant ce temps, j'ai l'impression que tous les thaïs qui connaissent un peu d'anglais viennent me parler. C'est courtois, intéressé dans le bon sens du terme, plaisant. Je rencontre notamment une professeure, deux étudiants, un marchand, un couple de retraités, tout ce que le pays offre de diversité.

Une heure après, mon bus me prend, je suis à nouveau le seul touriste, grand bol d'air. En trois heures de route, on atteint Pak Chong. La petite ville par sa population est très étendue et il semblerait que tous les hotels du coin se situent au pourtour de la ville, ça va pas être évident de trouver lit à mon cul (comme chaussure à mon pied mais version litterie). Dans le LP qui n'est pas très locace sur les lieux, ils n'indiquent qu'un seul endroit que je m'empresse d'appeler d'une cabine téléphonique. Mais manque de bol, "vous n'avez pas de réservation, réessayez demain". Entre alors dans l'arène une petite bonne femme toute modeste derrière son stand de brochettes à 3 francs 6 sous. Elle est la représentante officielle d'un lodge situé sur la route du parc national de Khao Yai, ma destination finale pour les prochains jours. Sur ses "bons conseils", j'accepte le deal et une voiture vient me prendre. Je ne suis pas perdu, c'est bien là l'essentiel. J'arrive au "Khao Yai garden lodge" juste avant la nuit, juste trop tard pour pouvoir changer d'endroit. Le prix de ma chambre est clairement surévalué, le restaurant est à quelques mètres de la route nationale et un client gueule à la réception qu'il veut son argent sur le champ, ça promet! En tout cas, je ne compte rester qu'une nuit, je réserve un tour d'une journée dans le parc pour le lendemain dans l'optique d'y camper ensuite. Un seul hic, la nuit est tombée maintenant sur les environs et la température peine à accrocher la barre symbolique des 10°. Vous avez dit pays tropical? Heureusement que le népal est passé par là et que j'ai pû m'endurcir la couenne. Heureusement aussi que de ce fait, j'ai tous mes vêtements d'hiver avec moi à la différence des autres touristes de l'hotel qui se demandent s'ils ne sont pas à Paris Plage en janvier...

Je pars donc dans le parc bien équipé le lendemain matin à 8h sonnantes et trébuchantes. On est installé à l'arrière d'un pick-up, le vent souffle, les dents claquent. A 8h30, on entre dans le parc et après quelques centaines de mètres de routes à l'intérieur, un panneau le long de la route attire tous les regards : "attention, passage de cobras"!! Le ton est donné!!! Un autre viendra peu de temps après : "attention, passage d'éléphants". Y'a de la vie derrière les buissons, c'est certain.

On avance lentement à l'intérieur du parc, toujours en voiture sur une route à faire palir d'envie les népalais, à l'affut du moindre son, du moindre indice de passage d'un éléphant sauvage. A un moment, au milieu de la route, tronent quatre belles boulettes encore chaude aux dires du guide, ce sont des crottes, et vue la taille, pas de doutes, c'est pas un nain qui a pondu ça!!! On part donc à la recherche de l'éléphant responsable de cette souillure. Et à pieds cette fois!! Tant mieux parce que la voiture dans un parc naturel, ça me hérisse le poil! On marche donc avec la dizaine de personnes qui ont réservés le tour à travers la forêt. Pas de sentier ici, le jeu consiste à se frayer un chemin à travers les arbres, les lianes et tout ce qui compose ce foutoir végétal qu'est la forêt ici. Rien à voir avec Fontainebleau, je vous assure!! Sur le chemin, d'autres crottes, l'animal est en forme. Le guide nous prévient cependant et c'est à n'y rien comprendre quand on cherche un éléphant, que si on le trouve, il va falloir courir dans l'autre sens car ces bestiaux peuvent se montrer particulièrements agressifs. Et quand un éléphant est agressif, il ne s'embarrasse pas de suivre un chemin, il fonce tête baissée à travers la végétation, plus court moyen pour vous piétiner de plus belle. Et bien , malgré nos efforts, nos oreilles tendues, notre odorat de fin limier, on est revenu bredouille de notre quête du pachiderme. Pas moyen de mettre la main sur cet animal qu'il est bien difficile pourtant de dissimuler, eu égard à un postérieur gros comme le Loir-et-Cher. On retourne donc à la route et à la voiture...

En retrouvant l'asphalte et en attendant notre véhicule, les oiseaux virevoltent tout près. Un oiseau que je remarque en une fraction de seconde alors qu'il passe à moins d'un mètre de moi, fait un drole de bruit alors qu'il devrait être déjà loin. Une sorte de "pouf". L'oiseau en question, une petite chouette, s'est pris le pare-brise d'une voiture qui passait à côté de nous. Bien joué chauffeur!!!! L'animal est seulement amoché. Plus de peur que de mal sauf pour le guide qui l'a pris dans sa main et qui s'est fait picorer les doigts pendant un long moment le temps que tout le monde puisse prendre une photo. La bestiole a ensuite été relachée suffisament en état pour pouvoir voleter jusqu'à une branche j'imagine pour reprendre ses esprits après un choc qui m'aurait surement laissé sur le carreau.

Pendant ce lapse de temps, notre voiture nous a rejoint, on repart. Le long de la route, on croise des dizaines de singes qui préfèrent passer leur journée ici, plutôt qu'à se balancer de branches en branches. C'est à n'y rien comprendre mais c'est comme ça...

On redescend de la voiture après quelques kilomètres pour entamer une vrai marche dans la forêt en suivant un sentier dont je me demande si ça en mérite le nom tant celui-ci est jonché d'arbres couchés, déracinés dont il faut parfois plusieurs dizaines de mètres pour en faire le tour. Au détour du chemin noyé de verdure, on s'arrête aux pieds d'un ficus. Le même que celui qui se trouve peut-être dans votre appartement sauf que celui-ci est là depuis plus de 500 ans. L'arbre est colossale, venu d'un autre temps. Il ne possède non pas un tronc mais des dizaines qui s'entremellent, et dont il faudrait peut-être trente personnes pour en faire le tour en se donnant la main. L'arbre est tellement alambiqué qu'il est possible de le grimper sur au moins 15 mètres (5 étages) pour redescendre à l'intérieur du tronc formé de dizaines de branches. C'est surnaturel comme cet arbre est un authentique labyrinthe et son escalade est un défi autant qu'un authentique plaisir. Il faut se contortionner autant que lui pour en venir à bout.

La marche au total prend 3 heures de temps dont 30 minutes auprès de l'élégant multi-centenaire. Le chant des oiseaux nous entoure comme les papillons qui virevoltent par dizaines. Parfois un singe se laisse surprendre en haut d'un arbre mais il faut bien dire qu'il est beaucoup plus simple de les observer le long de la route (sic).

A 13h, le chemin sort de la foret jusqu'à un parking qui jouxte un restaurant, le contraste est saisissant et peu reluisant, sauf que j'ai faim alors quelque part, ça tombe bien!! La nourriture est abondante et s'absorbe d'autant mieux qu'elle n'est pas faîte que de piments rouges! A quelques minutes à pieds de là se déverse une cascade bien connue des fans de cinéma grand public. C'est là qu'à été tournée une scène de "La Plage" avec Léo Di Caprio, Guillaume Canet et notre Virginie Ledoyen nationale (rrrhhhh). Dans le film, les trois héros se jettent du haut de la chute d'eau. Je gard cette image en tête depuis un bon moment, me disant que cela serait sans doute possible pour moi aussi. Seulement, il y a deux hics. D'une part, il est interdit de nager autour de la cascade. Mon maillot de bain restera au sec. D'autre part, les rochers affleurent à la surface en contrebas de la chute. Impossible de sauter même si on échappe au vertige, c'est du suicide. Ils sont fortiches ces ricains... Cette petite déception passée, il faut quand même dire que la cascade est assez jolie puisque cinégénique. L'eau tombe à pic sur près de 20 mètres et atterrit dans un grand bassin entouré de gros rochers. Y'a pas à dire, ça a de la gueule.

Cette petite pause passée, il est temps de remonter en voiture et de consacrer à nouveau la fin de journée à la recherche des éléphants. Même scénario que ce matin de bout en bout. Les crottes sont là mais pas leur "géniteur". J'ai l'impression de chasser le dahut et que les employés du parc s'évertuent à lacher des crottes sur la route pour entretenir le suspense. On aura beau se donner à fond, pas d'éléphant à se mettre sous l'objectif. Tant pis, ce sera pour plus tard, j'espère... Mon séjour dans le parc ne s'arrête pas là.

En effet, sur les coups de 18h, le 4X4 s'arrête sur une aire de camping, c'est là que le groupe se divise en deux catégories : ceux qui ont un emploi du temps chargé, et ceux qui butinent jusqu'au printemps. Dans cette dernière catégorie, nous ne sommes que deux, Rachel, une américaine de 23 ans enseignant l'anglais à Bangkok depuis 7 mois et temporairement en week-end et moi. Par mesure d'économie, on partagera donc une tente, quelques repas, de belles ballades et rien de plus...

En parlant de repas, ce sera sans doute pour le lendemain car il est 18h30 quand on finit d'installer la tente et le restaurant du camping a déjà fini de servir les estomacs affamés (sic). Pour ce soir, on devra donc se rabattre sur de pauvres paquets de chips et sur des bouteilles d'eau en duc de guise de repas. Et là vous me dîtes : "de l'eau, il est malade c'est pas possible". C'est ce que je croyais moi aussi... Mais alors qu'on retourne à la tente avec nos courses pour le dîner, Rachel croise un type qui s'attarde sur sa veste. Elle arbore l'écusson de son université : "La Crosse". C'est une université minuscule comparée à d'autres universités américaines et le type en question en est lui aussi issu. Coïncidence!! Le type est en week-end lui aussi avec 5 autres jeunes américains tous enseignant l'anglais autour de Bangkok. On est invité à les rejoindre à leur tente et à partager leur trésor de guerre : Moultes bouteilles de whisky. Et bien, c'est pas tombé dans la glotte d'un sobre. La soirée est donc rieuse au possible et on conviendra de passer la journée suivante ensemble si on a pas gelé d'ici là! En effet, il fait 8° dans le parc et comme au Népal, je dors habillé dans mon sac de couchage. J'ai l'habitude, tout roule. Par contre, je n'ai pas l'habitude de dormir à même le sol, ça vous brise un Braïce! Avant ça, au cours de la soirée, je ne compte même plus les visites de biches qui passent de tentes en tentes pour guetter s'il n'y a pas de la nourriture à dérober. Et à chaque fois, la magie opère, je nage dans un bonheur nommé Mère Nature.

Samedi 17, le réveil est matinal. Dès que quelqu'un est réveillé dans le camping tout le monde est réveillé. Les campeurs sont à 95% thaïlandais et ils font ronronner le moteur de leur voiture dès le réveil, sans doute pour se réchauffer. Ca vous sort de l'hibernation aussi sec! Un avantage quand même à se lever tôt, on va enfin pouvoir manger. On file avec Rachel au restaucamp et on commande la seule nourriture disponible : du riz mixé avec de l'omelette, des légumes... Et des épices au kilo!!!! Je n'ai que très rarement mangé quelque chose d'aussi fort. Pour tout dire, je n'ai que très peu mangé tout court. C'est immangeable malgré la faim pour mon palais délicat plus habitué au nutella qu'au chocolat noir à 95% de cacao. Heureusement ou pas, on peut encore acheter des chips...

Au cours de ce bref petit encas, le reste des américains nous rejoignent, il est 9h quand on se met en route. Le but est de retrouver un sentier et de s'y ballader à la rencontre de tout ce qui voudra bien se présenter à nous. Le seul problème, c'est que le sentier est à plusieurs kilomètres, qu'on est huit et que pour faire du stop, ça va pas être pratique... Cela dit, tous les thaïs ou presque présents dans le parc conduisent de gros pick-up. C'est donc finalement sans trop de difficultés qu'on arrive à se faire prendre, tous ensemble à l'arrière d'une de ces énormes voitures.

On commence la randonnée. Le rythme est rapide et le moral est bon. Ca sent bon l'aventure. D'ailleurs, chaque fois qu'on en a l'occasion, on préfère suivre la rivière en sautant de rocher en rocher plutôt que de suivre le sentier. C'est en plus de l'aventure, le meilleur moyen de ne pas rater les cascades qui s'égrènent tout le long du cours d'eau. C'est aussi le meilleur moyen d'apercevoir un crocodile se dorant au soleil sur l'autre rive. Frissons garantis, et si il avait été de notre côté? En tout cas, maintenant c'est sûr, je ne suis pas prêt de me baigner dans cette eau pourtant accueuillante vue la chaleur qui croit au rythme du soleil qui monte dans le ciel. A un autre moment, on aperçoit un gros lézard à l'estomac gonflé. Sans doute n'a-t-il pas mangé au restaurant du camping... Il fait plus d'un mètre de long et pareil que pour le crocodile, ça ne donne pas envie de s'adonner à la brasse coulée.

Après 4 heures de marche, les moins vaillants en ont pleins les pattes alors que notre chemin débouche sur le même restaurant que celui où on a mangé la veille pour le déjeuner. C'est le moment de se repaître!!!! Et comme la cascade dîte de "La Plage" est toujours là, on en profîte pour s'y reposer un moment.

C'est là que le groupe du jour se disloque. Les loques retournent au camping pour une sieste. Les autres dont Rachel et moi faisons partie décident de longer la rivière en aval de la chute d'eau. On est repartie pour l'aventure. Tant qu'on peut avancer, on poursuit. Et si on est bloqué, on rebrousse chemin. Les paysages sublimes se succèdent, on ne croisera personne tout le long du cours d'eau. On est les seuls humains à avoir choisi cette option, et on s'en félicite! Je dis humain car on recroisera d'autres animaux comme des singes, papillons, oiseaux, araignées et un autre gros lézard. Vu que celui-ci est comme celui du matin en position sommeil au soleil, j'essaye de m'en approcher le plus possible pour avoir le bon cliché. Dix mètres, cinq mètres, trois mètres... (c'est très proche, mesurez!!) Et tout à coup, le lézard se réveille et dans la seconde se met à courir littéralement dans ma direction. Il est pas content le pépère et il le fait savoir. C'est que ça court vite ces bestiaux là!!!! Pas aussi vite que moi quand même; pris de panique autant que de surprise, je me lance dans un sprint qui ne laisse, tant mieux pour mes mollets, aucune chance à mon agresseur de saurien. Mais la vache, WHAOUUUU, le palpitant qui palpite c'est pour bibi!!!! J'ai quand même eu ma photo, c'est l'essentiel. Pas moyen que je me rapproche une autre fois de la bête qui s'est bien faite comprendre dans l'opération.

On parviendra malgré l'embuscade à poursuivre notre chemin tortueux sur plusieurs centaines de mètres de défiance aux lois de la gravité jusqu'au moment fatidique où on ne peut plus avancer à moins de se mouiller les pieds. Et vu le bestiaire local, il est pas né celui dans le groupe qui tentera l'affaire!!! On aura quand même vu quelques cascades dans l'opération et je ne parle pas du lézard de mauvais poil.

De retour sur nos pas, on retrouve le restaurant et son parking. Un auto-stop plus tard, il est 17h lorsqu'on rejoint notre camping qui s'est bien garni depuis le matin. Il faut dire qu'on est samedi et que tout le monde est au moins en week-end. La veille, on avait pu jouer au frisbee sur des mètres et des mètres. Aujourd'hui, même les biches ne se montrent plus. Il semblerait que l'amicale des campeurs thaïlandais se soit donner le mot pour tous venir à Khao Yai ce week-end. Cela dit, pas plus d'inconvénients que ça, ils sont tous étonnés de notre présence quand on leur dit qu'on a marché toute la journée et se montrent particulièrement charmants et accueillants. Il faut dire que même dans un parc comme celui-ci, les thaïlandais ne sont pas adeptes de la marche et préfèrent visiter le parc en voiture. Je comprends mieux le fait qu'il y ait plus de routes que de sentiers maintenant!

Encore par rapport à la veille, il est 17h15 quand on se présente pour le dîner, c'est un peu tôt j'en conviens, mais si tu veux être sûr de manger... On a vu précédemment... Cette fois, il y a du choix et je ne suis pas obligé d'appeler les pompiers à la rescousse pour me sortir d'un piège culinaire à la façon pimentée! Le repas englouti, riche mais fatigué de 7 heures de marche, je dis à Rachel que je vais me poser sur les coups de 18h. Et bien, ça durera jusqu'au matin. Treize heures de sommeil, qui dit mieux?

Au réveil du dimanche, il est temps de penser à remballer les affaires, Rachel travaille le lendemain et rentre sur Bangkok dans la journée. Je l'accompagne jusqu'à l'entrée du parc où je trouve un chauffeur pour me déposer à l'hotel où je dois prendre le reste de mes affaires restées sur place. Je pourrais aussi bien rentrer à Bangkok aujourd'hui mais j'ai pas envie. Sale gosse... Au contraire, à Pak Chong, la localité près du parc, un train vers Bangkok passe à peu près toutes les heures et s'arrête à Ayuthaya, l'ancienne capitale Thaï du XIVème au XVIIIème siècle. Ca promet question temple et question gastronomie!! C'est donc mon programme pour les deux jours qui viennent, c'est à dire jusqu'à mardi où une fête monumentale est prévue à Bangkok puisque c'est le dernier soir pour Charlie et Anna qui sont dans le pays depuis maintenant deux mois et qui n'ont d'autre choix que d'aller travailler en Australie. Et y'a pas à tortiller, j'en suis!!!!

Voilà voilà... Pour ceux qui était déçu de ne plus rien recevoir comme nouvelles fraiches, pour ceux qui trouvaient que mon voyage ralentissait un peu trop, j'espère que vous êtes réconciliés avec mon histoire.

En tout cas pour moi, les semaines ont beau passer à une vitesse supersonique, j'ai beau avoir du mal à savoir quel jour on est la plupart du temps, c'est toujours l'heure de vous dire que vous me manquez et que je suis désolé du décallage temporel.

Je vous embrasse aussi fort que le lézard voulait m'attraper les chevilles. Et c'est pas du cinéma.
Hôtels Sol Cayo Largo? English translation pending
by Calinda41 · 2009-05-11 · 19 replies
Bonjour

Ma question est pour ceux qui sont deja allé à Cayo LArgo.

Est-ce que l'on peut aller au SOl Cayo Largo si on a réserver au SOl Pélicano ?

exemple: aller prendre un verre le soir ou aller diner le jour en promenade sur la plage ????

merci pour les infos je suis déja aller à Cayo LArgo mais à l'ancien Barcelo il y a 2 ans

merci Calinda
Comment se passe la mousson en Inde du Sud de mi-juillet à mi-août? English translation pending
by Beatrixce · 2009-05-06 · 5 replies
Bonjour ! 🙂

Je comte séjourner en inde du sud du 14 juillet au 15 aout entre le Karnataka, le Kerala, et le Tamil Nadu... pour une première fois. Je sais c'est grand pour un séjour si court... mais j'ai encore le temps de me concocter un itinéraire peut être plus réaliste et puis ca se fera aussi sur place, en fonction du temps (justement), du sens du vent... et de celui des moussons (justement bis)... J'aurais aimé savoir à quoi ressemble la mousson dans ces territoires à cette époque de l'année... Je me pose plein de questions très naïves et toutes plus saugrenues les unes que les autres... et aussi d'autres plus praticopratiques... Je m'excuse donc à l'avance si j'écris de grosses bêtises... 🤪 Dessine moi une mousson... C'est genre grosses averses ou il flotte tout le temps ??? Des flaques d'eau ? 30 cm ? 1m de flotte dans les rues ? Chaussures de rafting ? tennis ? bottes ??? sandales plastic ? savates ? Ca se gère comment dans les villes ? les villages ? Les habitants vivent ils bien pendant ces moments là ??? N'est ce pas propice à des épidémies ? je me posais cette question car je viens de lire un article sur les hepatite et, la E s'attrape pas mal pdt les moussons... en inde... 🤪 a cause des problèmes de gestions des eaux, et de leur évacuation. Et les moustiques ??? ca pullule pas trop ? Et le meilleur moyen de se protéger, c'est la cape de pluie, l'imper, le Kway ??? tout simplement le parapluie ? La mousson tourne t elle à cet endroit en 5 semaines ? peut on l'éviter en suivant un parcours particulier ?.. Y a t il autre chose que je doive savoir concernant la mousson ???

Et quel vêtements porter à cette époque ? il doit faire dans les 20°C non ???

Au plaisir de vous lire et merci beaucoup pour toutes les réponses et informations que vous voudrez bien me donner.
Mon voyage en Inde English translation pending
by Renaud38 · 2009-05-03 · 12 replies
salut à tous, j'avais posté il ya quelques mois partant en inde pour le mariage d'un ami....

désormais de retour depuis trop longtemps j'ai eu le temps d'écrire un petit carnet de voyage sur l'inde comme je l'ai vu...

Je crois que tout à commencé le jour où j’ai pris l’avion, arrivée à heathrow…direction le terminal.....là tu comprends que tu vas ailleurs…j’avais pu lire sur mon billet « se présenter au comptoir d’enregistrement 3h avant le vol » j’ai pu constater que ce n’était pas de trop…. la communauté indienne du UK était visiblement plus nombreuse que ce que je pensais et avec ma seule valise rempli de 23kg de chocolat je faisais petit voyageur au milieu des centaines de personnes…et des milliers de valises…ou devrais je dire..colis…tonneaux…carto ns et caisses.. Plus le vol avancait, plus je me demandais si je faisais bien d’y aller…en attendant dans la salle d’embarquement j’avais vu pu apercevoir le pilote se rendre dans l’avion...vous savez le mec la quarantaine juste passée..en costard avec les 4 barrettes…cheveux légèrement grisonnant...teint mate dû à ses nombreuses escales au soleil…et qui doit logiquement être suivi d’une troupe d’hôtesses de l’air toutes plus belle les unes que les autres... surprise surprise…il marchait seul J et la limite d’âge avait l’air largement dépassée..je me rassurais en me disant que ce n’était pas plus mal il devait être un pilote plein d’expérience…mes idées les plus loufoques m’amenaient à penser que le commandant de bord était tombé malade et qu’Air India l’avait remplacé à la dernière minute par un indien pilote retraité habitant sur Londres… La suite c’est le guide du routard qui s’est occupé de me mettre les chocottes…première page....parmi les 3 régions déconseillées aux touristes en Inde figurait ma destination… Après avoir goûté aux joies épicées du repas indien pendant le vol…j’arrivais à Mumbai après 8H30 de vol ….les 5 visages pales que j’avais comptés dans l’avion descendaient tous…comme l’équipage…je restais assis patiemment en essayant de tuer tous les moustiques volant autour de moi..pendant les 3h d’escale les portes du 747 400 étaient ouvertes ce qui permettait à la chaleur de rentrer mais aussi aux moskitos…pif paf pic pic…je l’ai loupé le moustique me pic…là tu pries très fort pour que le traitement anti palu que tu as commencé à prendre la veille marche sur toi !! Changement de crew…l’équipage est encore plus âgé que le précédent…le guide du routard…ma bouche en feu…les moustiques…tout ca commence à me travailler…lorsque l’avion décolle pour Ahmedabad et qu’une partie du plafond s’écroule tu commences à regretter… 2H50 tarmac de l’aéroport d’Ahmedabad, j’y suis !! il fait 20° ! exit mon sweat à capuche...yahooooooo..à moi l’Inde et la découverte… 2H51 tarmac de l’aéroport d’Ahmedabad, je remets mon sweat à capuche cette dernière bien vissé sur ma tête…j’avais oublié les moustiques l’espace d’un instant… Arrivée à la douane…le seul blanc…le seul blanc parmi toutes les files d’attentes…la sensation que tout le monde t’observe…de la tête aux pieds…tous avec de grands yeux d’un air de dire « qu’est ce que cette grand tige fait ici ? » il faut dire que mes gesticulations incessantes pour éloigner les moustiques ne jouaient pas en ma faveur…les indiens restaient impassibles aux attaques des moskitos…surement parce que depuis le temps ils devaient être immunisés.. Après une longue négociation à la douane pour cause de « damaged passport » et après avoir juré, craché, promis de changer mon passeport dès mon retour en France, j’ai le droit d’enfin rentrer sur le territoire indien et d’aller chercher ma valise… « Welcome in india » me dit un indien à côté de moi puis me fait signe de regarder devant….sur le coup je n’ai pas compris…mais quand j’ai vu la file d’attente...et les gens qui criaient pour récupérer leurs valises j’ai compris que c’était le pays de la folie…d’abord il faut te frayer un chemin…puis pour garder ta place tu joues des coudes...sans cesse bousculer...tu essaies coute que coute de tenir ta place...tu regardes tous les tapis crachant les valises..la moitié tombant du tapis roulant dès leurs apparitions…poussé dans le dos…les dames d’à côté me disent « help me help me it’s my luggage » tu te contorsionnes pour attraper la valise…première tentative ratée…le tapis va trop vite…et dans la cohue impossible de ramener la valise vers moi…deuxième passage…je m’aperçois que la valise est surement plus lourde que moi…je tire de toutes mes forces pour la faire tomber sur les pieds de mes voisins...qui ne semblaient pas vouloir m’excuser malgré mon grand sourire… Coup de téléphone de mon pote Bounty (le marié)… « Pour le vin qui est dans ta valise, prépares quelques billets dans tes poches et si on te demande ce n’est pas pour nous mais pour toi...comme tu es français tu apportes tes bouteilles pour boire en vacances »… 04H30 ma valise arrive !!!! yesssssssssss !!! C’est magique cette sensation de délivrance, parce que pendant l’attente tu te dis toujours... « put…ils m’ont perdu ma valise » Finalement je passe le contrôle des bagages sans soucis…je sors de l’aéroport…je me retrouve nez à nez avec 5 mecs devant moi....bandana blanc sur le bas du visage...lunettes noirs (bizarre au milieu de la nuit)…un flash me vient au cerveau…nous sommes à côté du Pakistan…les talibans sont là pour kidnapper le seul blanc de l’aéroport…je serre les fesses et commence à courir avec ma valise…yesss !! je vois Bounty ...je me jette sur lui et le presse de monter dans sa voiture…il m’explique que les 5 mecs ont des problèmes de peau ou de maladies et qu’en inde tu ne le montres pas…c’est dingue comme les informations de la télé et l’ignorance peuvent te faire penser à n’importe quoi !! Quand même, des talibans venus me kidnapper !!!! c’était surement les 10h de vol qui me tapaient sur la tête….

5H30 arrivée, chez Bounty…on enjambe les gens qui dorment par terre dans le salon pour rejoindre une chambre…ses parents nous ont laissé leur lit...nous nous endormons son cousin, lui et moi….

Jeudi 10h je suis réveillé par les enfants qui me touche les mains et tire mes joues…Bounty me précise que je suis le premier blanc qu’il voit… Ce qui est bien avec les enfants...c’est que le langage est universel...tu essaies de les attraper...tu cours derrière eux…tu pousses des cris et tu simules l’envie de les manger...et tout de suite tu t’entends bien avec eux… Cours d’indi par les enfants.….tintan, katic et vindy me montre des animaux en photo, prononcent leurs noms en indi...et j’imite l’animal... « chien = doggi » « singe = bandane » c’est à peu près les 2 seuls animaux que j’ai réussi à imiter...avec plus de faciliter pour le singe que pour le chien J… Bounty m’emmène à l’épicerie...à 2 sur la moto sans casque…je suis assis derrière en amazone...le côté gauche des motos et scooter dispose d’un super repose pied dont ils se servent pour mettre des sacs ou les pieds du passager…il fait bon ... 25° …. Cheveux au vent…l’épicerie n’est pas très loin de la maison…elle sera la mienne pour ces 4 prochains jours…Bounty m’indique le prix de la bouteille d’eau 20 roupies (=30cts d’euros)… et me présente au proprio…j’ai pour consigne de ne jamais donné plus...les prix en inde sont généralement à la tête du client…et ma bouille d’européen a le don de multiplier les prix affichés par 2 ou 3…

Je découvre petit à petit son sector...son village dans la ville…Gandhinagar, la ville où j’habite est divisé en plusieurs sector. Les maisons, le sol, me font penser au bled, au sol c’est un mélange de sable et de poussière, les maisons sont rectangulaires en béton…toutes comportent 3 terrasses, une au première étage, une autre au second et une dernière sur le toit. Chaque pas agite le sable, et les rayons du soleil mettent en avant toutes les particules de poussière…je m’éloigne à chaque balade de quelques mètres de plus…et joins mes 2 mains en prononçant nasmaté aux voisins...voilà comment on dit bonjour là bas.. L’après midi, courses pour le mariage...il fallait me trouver une robe assez longue pour la première nuit du mariage, le vendredi soir, dans le village de Bounty.…direction Ahmedabad 5 millions d’habitants et tout ce qu’il faut …la circulation n’est pas du tout la même qu’à 5h du matin quand nous avons quitté l’aéroport… Concert de klaxon, défilé de scooter nous passant tous plus près les uns que les autres...3 étant le nombre de personnes minimum sur un scooter...bus plein à craquer…no rules no regulations comme ils disent là bas…tu klaxonnes et tu fais ton propre code de la route…tu doubles à 3 sur une file…puis tu enchaines les coups de klaxonne jusqu’au dernier moment et que le camion d’en face s’écarte à la dernière seconde…ton cœur se soulève toute les 10secondes..et tu as la désagréable sensation que tu peux mourir à chaque instant...heureusement certaines choses me font oublier mon stress...comme les singes sur le bord de la route…les chameaux tirant des charrettes pleine de marchandises…les hommes sur les éléphants à contre sens sur la voie rapide…tout y est très folklorique… Tout comme les moto/scooter régulièrement à contre sens… La circulation c’est un brouhaha qui n’en fini jamais…presque 24H/24H…tout y est si différent de nous que souvent je m’asseyais sur le toit de la maison...jus de mangue à la main et je pouvais contempler pendant de longues minutes le balais des voitures ou autres camions et tracteurs chargeant le plus de personnes possibles…et je ne vous parle pas des rickshaw…ces mobylettes à trois roues...permettant de prendre 3 personnes derrière le chauffeur…mais en inde chaque place permet d’y mettre le double..il n’est donc pas rare de trouver 6 personnes dans une rickshaw…à chaque rond point il faut se cramponner…les bagages ou sacs d’écoliers sont accrocher à l’extérieur…eux n’y prete aucune attention….mais ton manque de confiance d’occidentaux t’amène chaque seconde à regarder si ton sac n’est pas tombé… Jeudi soir, ma première partie de cricket…sport national par excellence...ils y jouent dans la rue comme nous on joue au foot...surement même plus…les gamins du villages me proposent de jouer avec eux…partie de rigolade pour eux…puisqu’à chaque lancé je n’ai jamais réussi à frapper la balle...par contre question balling…(lancé)...je me suis pas mal débrouillé…j’ai pas trop compris les « out » et tutti quanti...mais je suis rest�� bien longtemps à lancer pendant que les batteurs tournés…j’en déduis que je me suis pas si mal débrouillé.. Un truc sympa avec les indiens, c’est que tant que ton assiette est vide, ils te resservent ! Forcément pour moi c’était un peu comme le restaurant, tout est réunit dans un plateau où les différentes sauces sont versées pour accompagner le riz et avec des chapati (presque comme des « nan ») ou encore des puli (petits pains ronds et baignés dans l’huile) tu prends le riz et son accompagnement pour faire des mini bouchées..un petit de blat salé..puis un croc dans un mini gateau sucré..à nouveau salé..puis jus de mangue..puis bouillon…bref tout ca pour dire que forcément je raclé mon plateau jusqu’à la dernière épices…et à chaque fois on te ressert…j’ai compris en regardant mes voisins ..que lorsque tu veux dire stop…tu laisses un peu dans ton plateau… Après le repas…thé inévitable…boisson magique et nationale…principalement du lait avec un peu d’eau…et ce petit supplément de sucre qui te donne envie d’en boire des litres….

Vendredi matin...tout le monde me demande à chaque fois que je croise des gens de la famille de Bounty, si je me suis lavé….la réponse est bien évidemment oui…simple mais efficace…deux robinets un pour l’eau chaude l’autre pour l’eau froide…le tout dans un sot que tu te verses sur la tête…j’ai retrouvé les joies d’une douche de 30secondes…depuis à grenoble j’essaies de rester le moins longtemps possible sous le jet d’eau…Là bas 1min c’était le pied….pourquoi je resterai 15min ici à mettre l’eau à fond ? (j’espère que mes résolutions dureront plus d’une semaine)… Intrigué par autant de fois la même question, je me remets un peu de Stick mennen anti transpiration 96H garantie J je vais voir Bounty et lui demande si je sens mauvais…il m’explique juste que pour eux …les blancs ne se lavent pas car ils n’ont pas le temps, dodo-travail-dodo et comme il y a beaucoup moins de pollution…nous n’avons pas le besoin de se laver…. Du coup je suis allé mettre du gel, c’est marrant comme ils en raffolent, pour bien montrer que j’étais tout propre...aussi les indiens ont un vice...celui du peigne...à chaque fois que je me coiffais on m’en proposait un…et pour eux c’est simple…du gel à fond et pleins de coups de peigne pour de beaux cheveux bien coiffés…l’inverse de nous..on la joue plutôt « déstructuré » D’ailleurs tout est l’inverse de chez nous….c’est une des choses que j’ai retenu…comme on me demande en quoi c’était différent….je répond TOUT.…(eux se maquillent pour être blanc, nous nous essayons d’avoir la peau mate, eux vivent toute leurs vies avec leurs parents…quand je leurs racontais que je vivais dans mon propre appartement ils avaient du mal à le croire...qui plus est avec une fille et pas marié !) Allez faut que je me dépêche un peu, déjà 4 pages word et seulement début du deuxième jour… La matinée du vendredi fut essentiellement pour moi l’occasion de me frotter aux premiers pas de danse indienne….après avoir traversé le sector pour rejoindre une autre maison et prendre des pots en terre orné de symbole et de peintures....le retour s’est fait en chantant et en dansant…l’après midi..première cérémonie religieuse…devant un gunpati (le dieu au visage d’éléphant) peint sur le mur du salon le prêtre de la famille a un débit de folie...il parle plus que moi pendant les matches de foot…je comprends uniquement les noms des dieux que les enfants m’ont appris…Krishna…Vishnu et Gunpati….cela s’apparentait un peu à : « blablablablababla krishna….blablablablabla Bounty…blablablablabla vishnu..etc.. » Biensur le texte que je viens d’écrire parait assez réducteur...mais il faut essayer d’imaginer ca avec tous les gestes qui s’accompagnent…morceau de terre séché qui brulent…peintures sur le corps…chaque membre de la famille qui prend un ingrédient donné par le prêtre pour le mettre au feu…puis toujours cette croix….celle qui ressemble à la croix gammée…mais qui si l’on y fait mieux attention n’est pas du tout dans le même sens…elle s’appelle svastika…et elle est à l’entrée des maisons…sur certains murs…sur certaine décorations du mariage..c’est un signe de bon augure... Le vendredi après midi, j’ai laissé mon appareil photo pour visiter un « temple », oui un temple...mais je trouve ca plus sympa de dire « temple » ca me rappelle quand je me baladais en voiture et les indiens avec qui j’étais me montrer à chaque fois les temples en pointant du doigt et en criant « temple temple !!! ». Direction le temple d’akshardam…Méhul l’ami de Bounty qui m’emmène sur sa moto me promet que c’est magnifique… J’en prends bien évidemment plein la vue rien que pendant le trajet…plus toujours cette sensation d’être regardé…les voitures/moto qui te doublent...les gens qui attendent à l’arrêt de bus...tous tournet le visage pour te suivre du regard…alors je leur lançais plein de « nasmaté…nasmaté » et c’est marrant comme tu vois leurs visages s’ouvrirent…c’est d’ailleurs ce que je disais aux indiens...souvent ils me demandaient comment je trouvais l’inde...comment je trouvais les gens...je leurs répondais qu’au début c’était dur car l’indien n’est pas très expressif...ni souriant...ni pas souriant…juste entre les deux…impossible de savoir ce qu’il ressent...comme pour les courses du mariage…achat de chaussures...le frere de Bounty fait non avec la tête..je repose les chaussures...mais ca voulait dire oui ! bon bref revenons à Akshardam... MAGIQUE...INCROYABLE...INIMAGIBABLE...INOUBLIABLE…les superlatifs ne sont pas assez nombreux...Et l’interdiction d’emmener téléphone portable ou appareils photos (tout y est déposé à l’entrée) confère à ce lieu quelque chose d’encore plus intense...comme quelque chose qui restera toujours au fond de ton cœur….à peine passer les grilles que tu n’entends plus le bruit de la circulation… le parc est immense..les fleurs toutes plus belles les unes que les autres…de la verdure….des arbres...de longues allées...et au bout le temple...un palais oui ! tout en marbre …du sol au plafond…l’intérieur abrite une statue en or de « suamani » (je vous l’écris de ce que j’ai à peu près compris à l’ouïe !) un autre dieu indu ... (une autre chose frappante…dans leur religions il y a une multitude dieu...un pour le bonheur...un pour l’amour...Etc...) Vous trouverez une super photo sur www.indiastudychannel.com/gallery/15714-Aksha... J’en veux presque à ce site internet d’avoir mis une photo en ligne…pas que je ne veuille pas partager...mais il faut y aller…vraiment… J’ai demandé à Méhul pourquoi le tajmal était souvent pris en photo et pas le temple d’akshardam...et bien figurez vous que parce que le TAJ MAHAL est un monument pas un temple ! et les pour les « temple » c’est « no photo ».

Vendredi soir, Guerba Dance…je portais fièrement la robe que j’avais choisi pendant le shopping à Ahmedabad…j’en étais bien content...vu ma taille (comparée aux indiens, j’avais eu du mal à en trouver une qui tombait après les genoux). J’avais appris le nom de la robe en indien…Shirouani..et celui de ma longue écharpe une Dupata…Je disais donc à qui voulait l’entendre… « nice shirouani, nice dupata !!» Une grande bâche posée au sol… 200 personnes...un enclot formé par des murs de draps…une scène…des musiciens...et le tour est joué…la première nuit pouvait être lancée…tous en farandole…d’ailleurs bien pratique pour observer les pas de danse…malgré cela…je voyais mon voisin de devant qui rigolais à chaque danse que j’essayais d’interpréter…et celui de derrière qui parfois me tenait le bassin pour me diriger...en me disant « one two three…… » au milieu de la nuit je commençais enfin à maitriser certains pas et chorégraphie..que je pouvais faire en harmonie avec les autres...Et croyez moi 50 personnes qui interprètent tous la même danse...ca claque !! Bon parfois Bounty me demander du sortir du rond…quand c’était vraiment trop compliqué..faut dire que parfois...je mixais entre ce que j’avais appris de la choré de rabbi jaccob et ce que je pouvais voir sur place….

Nuit chez les voisins…trop de monde chez Bounty….on a donc dormi à trois dans le lit double de leurs fils...en partance avec sa femme durant le weekend pour un autre mariage…

Samedi mariage chez Nikita (la mariée) Si le vendredi nous avions fait la fête dans le village de Bounty avec uniquement sa famille, ses amis et tout le village….le samedi nous nous retrouvions tous dans une autre ville ou plutôt un autre village...la wedding place de Nikita était là où son grand père avait grandit…

Bounty avait loué 2 cars qui nous ont déposé à 2 km de la wedding place…descente du car…sono ambulante à fond avec ses musiciens...nous étions sur une 2 fois 2 voies…et nous occupions une voie de notre côté…pour cela c’est très simple...reprendre le système de la farandole...mettre 2, 3 hommes à la fin du cortège pour dire aux camions de ralentir et yop lala…c’est partie…musique...chorégraphie et pétard pendant 2h le temps d’arriver au rendez vous…et de s’arrêter aussi se rafraichir..j’ai testé l’eau en sachet...comme quand on transporte un poisson rouge...mais en sachet fermé...c’et sympa...mais faut tout boire...puisque ca ne se pose pas et ca ne se ferme pas…tu arraches un bout du plastique avec les dents...et après le plastique par terre...et oui ! par terre ! Je n’ai pas vu de poubelles…dehors tu balances par terre ! Pas la peine de demander à la sœur de Bounty où il y a une poubelle dans le coin...elle fera comme les autres...un signe pour te montrer de jeter par terre les emballages…De tout mon voyage je crois que je n’ai pas croisé une seule poubelle, ni une seule fourchette….(on mange tous avec les doigts)

Arrivée à la wedding place de Nikita...tout le monde forme une haie d’honneur…..Bounty sort de la voiture et sa future femme doit l’attraper avec un collier de fleurs…

La réception se décompose en 2 parties…une maison des mariées où ils siègent sur leurs wedding chairs…assis à leurs pieds le prêtre de la famille de Nikita….et derrière sur la pelouse tous les buffets avec des plats colorés et parfumés comme jamais je n’en avais goutés… C’est comme dans les maisons…tu manges debout avec ton plateau...ou assis par terre en tailleur… La mariée arrive porté par tous les hommes sur un trône…mais pas un simple trône…genre l’enfant au tibet…une maison que l’on porte…orné de rose, de pierres scintillantes et de fleurs…

Cérémonie religieuse l’après midi, avec défilé des amis et de la famille, mais plus de la famille de la mariée…l’après midi est coupée par une pause...dans un grand hall...plusieurs paillasses sont posées et tout le monde fait sa petite sieste…la suite c’est les adieux...Nikita comme le veut la religion/tradition…va quitter ses parents pour aller vivre avec son mari et les parents de celui-ci…le mariage est beau mais la fin est difficile...son frère…sa mère…ses cousins...tout le monde pleure…la gorge me serre c’est dur de passer de la joie à la « peine » en si peu de temps… Bounty et Nikita son conduit dans un temple, je les y rejoins avec la sœur de Bounty et son mari…qui à chaque fois que j’attrape ma ceinture pour la mettre me fais signe que ce n’est pas la peine….nous doublons en mordant sur le côté…je finis heureusement par m’endormir..ca m’évite d’avoir peur pendant le trajet… Samedi soir, Nikita est dans la maison de Bounty, seule la famille de Bounty est là…les 2 familles seront à nouveaux réunis le lendemain.

Un truc sensationnel au mariage, c’est l’effet de mimétisme…je me déplaçais aux différents buffets..je prenais des plats..une fois sur 3 Bounty demandait au serveur de ne pas me mettre tel ou tel plat car trop épicé pour mon grand corps frêle d’occidentaux…, don pour revenir à l’effet de mimétisme…sérieusement ils étaient tous à me regarder ..à chaque première bouchée… du coup je goute et avec un grand sourire je me retourne pour leur faire un signe au niveau de ma bouche..pincant mon pouce et index…puis relâchant les 2..histoire de faire un truc à l’italienne..genre « mamamia c’est délicieux » et du coups les 500personnes qui me regardaient faisait le meme geste que moi pour me dire qu’ils avaient bien compris… Faites avec moi : index et pouce collés, avec un « mmmm » bouche fermé..et imaginez 500perosnnes vous répondant avec le même geste et le même son…

Le samedi soir, ce fameux samedi soir….à la fin de la fête dans la maison de Bounty…pour amuser la galerie…j’ai mangé un piment…ils ont tous applaudit..le lendemain c’était mes fesses qui faisaient bravo…et quand tu te lèves le dimanche et que tu leurs racontes..ca a le don de les faire encore plus rire les indiens… Je vous la fait courte…nuit tranquille..j’ai d’ailleurs dormi pour la première fois tout seul…je me lève normal…et je me dis.. « hé bien finalement le piment m’a fait chauffé la bouche..la gorge..les oreilles…mais sur le coup …après c’est tranquil ! » J’en file mon pantalon..et là « boup boup boup » dans mon ventre…genre des bouillonnements intérieurs…tu te plies en deux dû à la chaleur dans ton ventre….et en même temps tu serres les fesses très fort…même du plus fort que tu peux…et après tu descends avec des pas de 2cm par 2cm pour garder les fesses serrées jusqu’à la salle de bains..c’est la que le jet d’eau des wc te calme sérieux…tu pousses des petits cris de femme à chaque jet..enfin les premières fois..après j’étais comme eux..je trouvais ca plus propre que le papier….d’ailleurs Bounty à Paris s’est fait installer un petit jet dans ses toilettes.. 13h, wedding place de Bounty…rien n’est prêt...décor...scène...mais sa famille me dit de ne pas m’affoler tout sera prêt en temps et en heure..pour le soir 18H..ce sont des « hard workers » comme ils disent… Un dimanche après midi comme je les aime…je mangeais de tout (car si je tombais malade ce serait le lendemain soit le dernier jour de mon voyage…ou juste après, pour mon retour en France..donc tant que tout s’était bien passé pour le mariage c’était le principal)..je pouvais payer une glace à tous les bambins..faut dire que ca m’a couté 3eur les 20 glaces donc c’était pas tellement excessif J.. Puis il faut dire que meme si je ne leur avais rien donné depuis le début..les enfants m’appelaient SANTA CLAUSS..comme c’était le seul blanc qu’ils connaissaient..donc je me devais de ne pas faillir à ma réputation !! J Une chose frappante aussi, certains enfants me parlaient en indien…comme s’ils n’avaient pas compris que je ne parlais pas leur langue…. Fin d’après midi Pintu, un autre ami de Bounty m’a emmené visité Gandhinagar..pauvre pintu..je l’ai appelé pingu tout le mariage…un programme tout comme j’aime…moto..air chaud…pas de casque…et visites…son école…statue de Gandhiji (Gandhi)…grands jardins où les gens se réunissent en groupe le soir…slum….bref la ville...la vie…

Le soir, réception wedding place de Bounty…là j’observe que se sœurs, ses beaux frères, son encore mieux habillés que la vieille…. « normal » me dit-il, là c’est chez lui, c’est eux qui doivent être sur leur 31… Dès mon arrivée à la réception, je repère les pots de MANGO PULP…désormais ma boisson favorite que j’ai découvert la veille…jus de mangue, crème, et au fond noix de cajou et morceaux d’ananas...j’indique à Méhul que je veux battre le record de la veille… 6 verres ... Toutes les 10 min de feux d’artifices me font sursauter..les même que pour le 14 juillet..mais tirés par nous-mêmes…et non par des artificiers…certains explosent à seulement 5mètres du sol..là encore no rules...no regulations…qui veut tire le feu d’artifices… C’est la famille de Bounty qui est sur la scène…la veille la famille de Nikita était en avant…là pour la réception à la wedding place de Bounty c’est sa famille qui prend la pose pour les photos etc… Les mariés sont toujours couverts de fleurs et de colliers de rose…..renseignements pris..les colliers de rose et jasmin leurs ont couté 2 euros…j’ai compté il y avait plus de 50 roses et moitié de jasmin…

Le lundi ce fut intense..comme chaque jour de départ…toutes les émotions du voyage remontent..tu essaies de passer chez tout le monde pour dire au revoir…chaque famille du village te propose de voire quelque chose chez eux..mais tu peux simplement t’asseoir et ne rien boire car surtout ne pas prendre l’eau du robinet…alors tu fais des mimes…tu mimes le mec qui meurt si il est piqué par des moustiques ou si il boit leur eau..pour qu’ils comprennent en rigolant..

Le dernier jour c’est l’occasion d’aller encore plus loin tout seul dans la ville..d’aller seule au marché…de te dire..tiens si je restais un peu plus longtemps je pourrais allé par ici..par là… Tu refais une dernière partie de cricket…tu prends le plus d’adresses possibles..tu promets d’envoyer les photos à chacun…tu montes sur le toit une dernière fois...LASSI à la main…le lassi c’est un yaourt brassé sucré avec des noix de cajou et à certains endroit un mix entre de la confiture de fruits rouges et du sirop de grenadine…pour mon dernier jour j’en ai bu 1 litre en un après midi…comme le MANGO PLEASURE…qui est un lassi à la mangue… Sur le toit, tu écoutes la route…tu écoutes les enfants..tu écoutes les marchands..tu écoutes l’inde….et tu te dis que c’est un pays où t’as envie d’emmener tes amis…

Je retiens plusieurs choses : En inde tu as cette impression permanente que ca ne va jamais passer, mais ca passe toujours….toujours sur le fil du rasoir… Tout y est coloré et parfumé, la nourriture, les gens...jamais je n’ai vu autant de couleurs...même lorsqu’ils portent du blanc ils donnent une impression de coloré… Tu dors par terre, tu manges par terre…mais tu vis ensemble… Les indiens sont d’une gentillesse extrême et d’une hospitalité comme j’en ai rarement vu…fière de partager avec toi ou de te montrer leur chez eux….qui même si c’est peu….te donnent l’impression que c’est grand… L’inde c’est un peu comme sa boisson nationale, le thé, sucré, typique, délicieux et on en reprendrais bien une deuxième fois !

Aux Etats-Unis j’en avais pris plein les yeux...En Inde j’en ai pris plein le cœur…
Adaptateur ou convertisseur à l'hôtel Sirenis la Salina? English translation pending
by Trippeur · 2009-03-24 · 7 replies
bonjour a vous tous aimerait savoir si sa prend un convertiseur ou adapteur pour bloguer ma bouilloire cafetiere car ou je vais au sirenis la salina pas de bouilloire dans les chambres moi j apporte la mienne pour ca veut savoir si allez aileurs a cuba et dans cerctain hotel il fournisse la cafetiere alors pas besoin de rien mais la pas pareille je sait par contre que les prise on 2 ti trou rond pour bloguer pour ca que j aimerais savoir koi que ca me prend pour bloguer mes affires merci :)
Trouver un emploi d'éducatrice spécialisée, professeur des écoles/de français au Maroc? English translation pending
by Stedela · 2009-02-05 · 12 replies
salut à tous

je suis française et avec mon ami qui est éducateur spécialisé, comme moi, nous aimerions partir pour le maroc pour y vivre qqs années... nous aimerions savoir si au niveau des diplomes, nous pourrions être professeurs des écoles tous les 2 ??? voir exercer en tant qu'éducateur spécialisé mais nous ne savons pas du tout vers quelle institution nous diriger.. nous emmenons avec nous ma petite fille et donc j'aimerai savoir si les collèges sont du meme niveau que la france sinon comment faire ?? merci par avance de votre soutient stéphanie
Accident d'un A320 dans la rivière Hudson: Airbus envoie des enquêteurs à New York English translation pending
by GilesB · 2009-01-16 · 2 replies
J'ai cherché si le sujet avait été lancé. Ne l'ayant pas trouvé, je le lance. Si je me suis trompé, je m'en excuse.

NEW YORK (AFP) — L'avionneur européen Airbus a décidé d'envoyer ses enquêteurs à New York pour tenter d'élucider les origines de l'accident d'un A320 qui s'est abîmé jeudi dans l'Hudson, se refusant toutefois pour l'instant à une "quelconque spéculation sur les causes de l'accident".

"Airbus a le regret de confirmer qu'un Airbus A320, opérant pour le compte de la compagnie US Airways, s'est trouvé impliqué dans un accident (jeudi, ndlr) peu après 15h30 heures locales", indique vendredi Airbus dans un communiqué.

La compagnie aérienne va dépêcher sur place une de ses équipes techniques de spécialistes ("Go-team of flight safety investigators") chargée d'apporter son assistance aux enquêteurs américains, ainsi que des membres de son Bureau Enquête et Accident, précise le communiqué.

"L'enquête relève de l'entière responsabilité des autorités compétentes et il serait inapproprié pour Airbus d'entrer dans une quelconque forme de spéculation sur les causes de l'accident" à l'heure actuelle, est-il ajouté.

Airbus précise par ailleurs que l'avion impliqué dans l'accident était enr gistré sous le numéro N106US (numéro de série du fabricant 1044) et avait été livré à US Airways le 2 août 1999. Un Airbus A320 de la compagnie aérienne US Airways avec 155 personnes à bord s'est abîmé jeudi peu après son décollage de l'aéroport La Guardia à destination de Charlotte (Caroline du Nord) dans le fleuve Hudson à New York. Tous les occupants de l'avion ont survécu au crash et ont pu être évacués à la suite d'un spectaculaire sauvetage par bateaux et hélicoptères.

Les télévisions américaines ont diffusé des images spectaculaires des passagers attendant sur l'aile de l'appareil d'embarquer à bord de bateaux venus à leur secours. Le visage marqué, une femme munie d'un gilet de sauvetage jaune montait dans un des bateaux, cheveux et vêtements dégoulinant d'eau. Jeudi, la température de l'air était de -7 degrés et celle de l'eau, de seulement 6 degrés. L'accident s'est produit à 15h03 locales (20h03 GMT), peu après le décollage de l'avion de l'aéroport new-yorkais de LaGuardia. Les passagers ont été transportés par bateaux sur les quais de New York, où fourmillaient pompiers, policiers et journalistes. "Nous ne pensons pas qu'il y ait aucun blessé grave. Quelques personnes ont été emmenées à l'hôpital. Ils sont dans un état stable", a indiqué le maire de New York Michael Bloomberg lors d'une conférence de presse. A la tombée de la nuit, l'avion avait été remorqué jusqu'à un quai de l'Hudson et arrimé par des câbles. L'image de l'Airbus dans le fleuve, au pied des gratte-ciels illuminés de l'ouest de Manhattan, offrait une vision saisissante.

Selon l'Administration de l'avion civile américaine (FAA), l'accident a sans doute été provoqué par une collision avec des oiseaux. La FAA a indiqué que des enquêteurs allaient se rendre sur place pour tenter de comprendre le déroulement des faits. Et d'expliquer comment le pilote avait réussi à maîtriser l'avion en détresse, parvenant à se frayer un chemin dans le ciel de New York, pour descendre jusqu'au fleuve et éviter une catastrophe en pleine ville.

La photo du pilote, Chesley Sullenberger, âgé de 67 ans, était diffusée en boucle sur les chaînes de télévision américaines, et le maire de New York a salué son héroïsme et son professionnalisme. "On dirait que le pilote a effectué un coup de maître en posant l'avion sur le fleuve, et en s'assurant ensuite que tout le monde était sorti", a-t-il affirmé. "J'ai parlé longuement avec le pilote. Il a parcouru l'avion à deux reprises après que tout le monde était sorti. Il a vérifié que personne ne restait à bord", a ajouté M. Bloomberg. Selon le New York Daily News, qui titrait "Le héros de l'Hudson" sur son site internet, l'homme est un vétéran de l'US Air Force.

Un témoin de l'accident a raconté sur CNN que l'avion avait effectué une descente très progressive avant de toucher le fleuve, laissant penser que le pilote était effectivement parvenu à maîtriser l'appareil jusqu'au bout. "Je l'ai vu toucher l'eau. Cela a fait une grande gerbe d'eau", a-t-il dit, précisant que la descente de l'avion avait été très graduelle", a expliqué ce témoin, Ben Vonklemperer.

Revenant sur le récit de l'accident, l'un des passagers, Alberto Panero, a déclaré sur CNN avoir entendu un "bang" juste après le décollage de l'appareil. "Soudain, le pilote a dit +préparez-vous au choc+ et c'est là que nous avons compris qu'on allait toucher l'eau", a-t-il dit.

Moscou: trajet entre les aéroports internationaux Sheremetyevo et Domodedovo? English translation pending
by Dumnorix · 2009-01-14 · 12 replies
Bonjours, ma copine et moi nous retrouvons a Moscou dans deux jours. Seulement nous n'arrivons pas dans le meme aeroport (nous venons de pays differents).😕 Elle arrive a Sheremetyevo Intl et moi a Domodedovo plusieurs heures apres. Quelqu'un connait-il un moyen, simple et economique si possible, pour aller de Sheremetyevo a Domodedovo? Il y a surement des navettes entre les deux, ou des metros? Quel est le meilleurs moyens selon vous de faire le trajet? Avez-Vous une idée des prix? Merci d'avance!🙂
Femme voyageant seule à Madagascar English translation pending
by Vanavana · 2008-12-27 · 22 replies
Bonsoir à tous,

Je suis une jeune fille de 23 ans et je dois partir au mois de février à Madagascar.

Je pars seule, je ne suis pas de nature craintive mais étant originaire de là-bas, j'ai pu avoir l'occasion d'avoir de nombreux récits de membres de ma famille n'étant absolument pas rassurés sur mon départ.

Je serais sur Tana pendant une dizaine de jours avec des membres de la famille. Pensez-vous que des sorties seules peuvent se faire en journée, en soirée sur la capitale ?

De plus pendant 5 jours, je dois me rendre à Diego et là je serais vraiment seule ! Croyez-vous que se soit "dangereux" ? Quelles sont les choses à faire, et à ne pas faire ???

Merci d'avance pour vos renseignement.
Type de prises électriques en Thaïlande? English translation pending
by Capucineblan · 2008-11-16 · 25 replies
Quelle sorte de prise électrique retrouve -t-on en Thailande .Es-ce la meme chose qu'en France .Je suis canadien
Cherche photos de nous lors d'un tour en gondole près du Pont des Soupirs à Venise le 5 octobre 2008 English translation pending
by Pixelline · 2008-10-16 · 12 replies
Bonjour, je reviens tout juste d'un voyage en Italie et les îles Grecques et Rome. Le 5 octobre, je me fiançais à Venise sous le Pont des Soupirs. Je prends la chance de demander à certains membres du forum si quelqu'un n'aurait pas ...par un heureux hasard...pris en photo de nous i.e. un couple près du pont des soupirs vers 11.45 a.m. Je portais un emsemble Burberry Pantalon et veston noir Burberry. Mon conjoint portait à ce moment la barbe (car nous venions nous rejoindre tout juste après son retour de Compostelle ) ... Nous avons été photographiés par quelques touristes à ce moment. Nous avons en effet des photographies prises par le gondolier mais si quelqu'un en aurait une encore meilleure, ce serait un ajout à notre bonheur ! Merci !

Pîxelline
Voyage en Inde du Sud: poussière sur les routes et devises? English translation pending
by Bigoodi · 2008-10-01 · 8 replies
Hello !

Encore 2 petites questions... Voyages en voiture : comment sont les routes au niveau poussière ? est il recommandé d'emporter de gros sacs poubelles pour proteger les sacs dans le coffre (cf afrique) ou la plupart des routes sont elles goudronnées ??? Et je n'ai pas eu de vraie réponse à cette question... Avis a ceux qui sont sur place en ce moment : quelle est la différence de cours entre le cash et les travelers en euros (s'il y en a une). Autrement dit, le meme jour au meme endroit combien vous donne t'on contre 100 euros cash et 100 euros travelers ?

Merci d'avance !!!!!!!!!!!!!
A la rencontre des Rickshaw Wallahs English translation pending
by Jl73 · 2008-09-28 · 17 replies
Dans quelques jours, départ pour Dhaka pour un voyage de 6 à 7 mois, à la rencontre des Rickshaw Wallahs au Bangladesh et en Inde ...

Tchao bye bye le Temps. Alors comm’ça tu vois, ds huit jours, .tes heures ne seront plus des heures, tes minutes ne seront plus des minutes, tes secondes ne seront plus des secondes. Explosé tout ça. Tu n’t’y retrouveras plus. J’embarque un réveil, histoire de t’rassurer, ou plutôt, histoire de te narguer. Parce que je n’sais trop au fond à quoi il t’servira, si ce n’est qu’à te rendre compte que tu n’auras plus d’emprise sur mon rythme de vie. Je te ferai "élastic". De tes secondes, j’en ferai des heures quand il sera le Temps de regarder la Pluie, de regarder la Lune, le Temps de rencontrer des Hommes des Femmes, des Enfants aussi, quand il sera le temps pour des parfums et des couleurs sucrés, pour des lumières étincelantes. Il y aura des couchés de soleil, des soirées autour du feu, des silences. De tes heures, j’en ferai des secondes quand il sera le Temps de la fatigue, de la fatigue physique, de la fatigue mentale aussi, quand il sera le Temps de voir les scènes noires, quand il sera le temps de se battre contre les bestioles, que ce soit moustique, virus ou parasite !.

Et ma mémoire « on failing disk » remettra à l’inconscient ce dont elle ne veut pas, ou ne peut pas se souvenir. Et tu te dissoudras alors. Tout ça ne sera pas de ton registre, de tes repères à toi le Temps. T’y mettras pas ta griffe. C’est comme ça dit-on le Voyage. Je ne te laisserai pas de prise. Alors, Tchao bye bye le Temps, Tchao bye bye...

Budhbar, le rickshaw avec lequel j'ai pu m'entrainer pour préparer ce périple, avait un peu le blues le jour de sa dernière sortie : « Tu leur diras comme elle était belle cette journée. Tu leur diras comme le soleil est bon ici. Comme cet apm. Rien à voir avec cette chaleur parfois humide et étouffante que je connaissais là bas…et que d’ici peu tu vas rencontrer…. ! Accha…. ! Tu t’y feras. T’inquiètes pas. Parce que tu devras t’y faire. Ils s’y font bien les rickshaw wallahs de Dhaka ou Delhi. Tu n’avais qu’un 26-28° au mieux cet apm. Ils signeraient pour ça, tu sais…

Tu leur diras comme je prends plaisir à découvrir cette région. Comme il était chouette le Mont Blanc cet apm. Il resplendissait. Lumineux. Il semblait si proche.. A portée de rickshaw. Peut-être qu’un jour on ira le voir de plus près n’est ce pas. Allez dis moi..

Tu leur diras aussi comme je prends plaisir d’être l’attention de tous ces regards. Comme cet apm. C’est bien loin de ces coups de bâtons reçus parfois dans les rues de Dhaka pour avoir obstrué je n’sais quel passage. Rien de tout ça ici. Non, des gens attentionnés, interpellé par l’exotisme, par l’ailleurs, par « l’autre » peut-être. Et je t’écoute leur raconter ton projet. C’est magique.. Ils te suivront disent-ils. Combien tu vas en emmener dis moi sur ta banquette. Et toi, tu me laisses là…

T’aurais pu prendre des photos cet apm de cette sortie en «condition voyage » . Vu que t’as passé « ta journée » à finaliser différents angles de vues. T’as rien pris. Tu leur montreras nos autres sorties alors n’est-ce pas ?. Tu sais, à propos, pour les images, ça « sautera » sans doute davantage las bas. Les routes, las bas, c’est nids de poules sur nid de poules. Ou bien alors, c’est piste. Enfin, tu verras….

T’as aussi un peu « galéré » aujourd’hui avec le vent n’est ce pas. Ca « soufflait ». Ok la capote était en position ouverture maxi. Merci, du reste, je suis si ravissant ainsi me dit-on. Prise de vent maxi. Comme ça, ça t’entraîne. Après tout, t’as plus qu’un mois pour ça. A peine plus. Profites en donc de « galérer » ainsi… »

Je poserai ici de temps en temps mes billets d'humeur, histoire de partager, histoire peut être d'en "embarquer" quelques uns ou quelques une sur la banquette de mon rickshaw...

Jlouis
De retour d'un séjour de 24 jours dans l'ouest des Etats-Unis English translation pending
by Cast · 2008-09-24 · 17 replies
De retour d’un séjour de 24 jours dans l’ouest des USA je suis près à partager notre expérience pour ceux qui le souhaitent. N’hésitez pas à me contacter.

Notre parcours :

San Francisco Monterey / Carmel Oakhusrt (Yosemite) Bodie / Death valley (passage uniquement) Las Vegas Bryce canyon Moab Monument valley (passage uniquement) Page Grand canyon Los Angeles (essentiellement Anaheim et la côte sud)

Les hôtels dans lesquels j’ai logé étaient dans la majorité très bien, peut être à l’exception de deux :

- Bryce view lodge (Très Bien placé par rapport à Bryce canyon, mais pitoyable ! Baignoire en plastique bouchée et l’impression de passer à travers à chaque douche, chambre limite au niveau de la propreté 🤪)

- Apache motel (Motel tranquille mais aussi vieillot que sa propriétaire 😉… La ville de Moab regorge de motels et hôtel, il y a l’embarra du choix !)

Je conseille les hôtels suivants :

Tiburon : the lodge at Tiburon Hôtel situé à 20 mn de san Francisco et un peu cher, mais très agréable. Piscine chauffée très appreciable, ville de Tiburon très calme et agréable ! Nous avons adoré !😎

Une très belle vue depuis Tiburon sur san Francisco, Le soleil était toujours présent alors même que San Francisco était sous le brouillard…

Monterey : clarion Hôtel La majorité des motels sont situés dans la même rue. Facile de faire le tour. Motel Modeste mais très bien pour une nuit ou deux – Piscine couverte et chauffée ! Perso, je ne recommande ni Monterey, ni Carmel. Ce sont des villes attrape touriste où il n’y a pas grand chose ni à voir, ni à faire… Nous n'avons pas trop aimé.

Je décerne le trophée d’Or de l’arnaque à touriste à la société « whales watching ». On vous promet pour 40$ de croiser le chemin des baleines……… Quelle naïf suis-je !…. Bien entendu, pas de remboursement (ce qui est à la limite logique puisque le bateau a tout de même tourné plus d’une heure) Le gros problème, c’est que les américains arrivaient en discutant à se faire rembourser, pour les autres ils faisaient mine de ne pas comprendre. UNE ARNAQUE A TOURISTE A FUIR ABSOLUMENT !!! Gardez votre argents !

Oakhusrt : Best western Yosemite gateway inn Motel parfait ! tout à proximité en terme de restauration, deux piscines… Seul petit inconvénient, une bonne heure de route pour se rendre à Yosemite village. Mais les hôtels dans yosemite village sont très très chers !!! Yosemite est notre coup de coeur du voyage !... Nous y retournerons et y resterons plus longtemps c'est certain.

Las Vegas : New York New York Nous avons testé deux chambres. Une chambre standard (Très spacieuse, au 42 ème étage avec vue sur le Strip pour 55 € sans réservation), une chambre avec Jacuzzi (Sympa, mais presque moins bien que la chambre standard pour 110 € la nuit environ avec réservation à l'avance).

Hôtel super ! très belles chambres garanties. Je déconseille de réserver à l’avance (Si vous réservez votre chambre directement à l’hôtel, il est plus facile de négocier directement une belle chambre)

Je conseille l’excalibur pour ses buffets extra pour 12 $ au petit déjeuner.

Page : Lake powell resort Idéalement situé dans le parc du Lake Powell. Piscine superbe, vue idéale, Activités directement au départ de l’hôtel (bateau, jet ski…). Seul bémol, peut être un peu cher malgré tout pour un motel… Restauration très chère et assez loin de la ville de Page où la restauration est plus abordable.

Coup de cœur pour Horseshoe bend (superbe !) Allez y tôt. Sinon, il y a beaucoup de monde.

Coup de gueule contre les indiens navarro et leur Antelope Canyon tour ! et notamment contre la société par laquelle j’ai réservé mon passage :
http://www.antelopecanyon.com/ C’est une usine à touriste. Vous n’êtes que des billets et rien d’autre. Ils se sont montré très peux agréables mais totalement commerçants. Attendez vous à vous faire traîner comme des bestiaux dans une voiture très limites en terme de sécurité. Ensuite, vous découvrirez Antelope canyon en même temps que des dizaine d’autre touristes. Impossible de se frayer un chemin ou de prendre une photo correcte. Vous êtes pressé par votre guide pour ne pas traîner et on vous fait poiroter en plein soleil de l’autre côté du canyon pendant ¼ d’heure sans vous expliquer pourquoi. Vous n’avez donc en tout et pour tout que 15 à 20 minutes dans le canyon, poussé par ceux qui arrivent derrière vous et bloqué par ceux qui sont devant. Le guide vous fait une brève démonstration photographique avec les appareils des touristes. Au final nous sommes ressorti déçus et avons presque trouvé que les photos sur Internet sont plus belles que le canyon lui même. Si je n’avais qu’un conseil à donner à tout le monde c’est de boycotter ces canyon tour navarro jusqu’à ce que les indiens cessent de traiter les touristes comme des animaux ou des liasses de billets.

Grand Canyon : Best western Très bien, comme tous les best western dans lesquels nous avons eu l’occasion de dormir. Le grand canyon est toujours aussi beau ! Les tours en hélico sont sympa. N’hésitez pas à regarder dans les magazines et prospectus pour obtenir des réductions.

Barstow : Motel Days inn pour une nuit de passage. Très bien pour 36€ la nuit pour un peu de repos. J’ai été triste de découvrir que le « El Rancho », célèbre Motel restaurant de Barstow a été repeint en Blanc ! (quel gâchis !). Il semblerait qu’il y ait eu un incendie il y a quelques années et que le restaurant ait été racheté. Voilà comment détruire les vestiges de la Route 66…

Anaheim : Portofino inn & suites Nous avons décroché une chambre pour 5 nuits à Anaheim pour 38€ la nuit TTC ! Hôtel très bien, parking gratuit, à 10 mn à pied de Disneyland.

Los Angeles marque par son niveau de pollution ! En arrivant sur L.A., la visibilité est presque nulle tant le ciel est gris. Impressionnant. Je déconseille cette destination aux amoureux de la nature.

Globalement, un voyage superbe avec des rencontres, des merveilles, pressés d’y retourner très vite !…

Coup de coeur de la rtestauration rapide et sympa, notamment pour les breakfast, je conseille les « Denny’s » qui proposent un « Grand Slam » pour 6$ tout au long de l’itinéraire (sauf L.A.) http://www.dennys.com

Les américains sont toujours aussi accueillants et respectueux. Les Natives américans devraient revoir leurs prestations touristiques et leurs tarifs de vente déraisonables...
Réservation d'un appartement au Patong Tower à Phuket? English translation pending
by Mafra64 · 2008-09-06 · 18 replies
Bonjour à toutes et à tous!

Voilà, j'ai besoin de votre aide.Je pars à Patong en famille et je souhaite réserver un appartement au PATONG TOWER CONDOMINIUM par le biais du site 2KR locations.Qui connait et qui est déjà parti par ce biais?Ils demandent d'avance 30% d'acompte...est-ce fiable?

Merci à tous pour vos réponses

Mafra
De la Saône à la mer Noire à vélo English translation pending
by McComber · 2008-09-06 · 10 replies
Bonjour, Je suis un écrivain québécois cyclonomade qui tourne en France depuis bientôt un an. Arrivé au bout de mes premiers projets, je suis en train de me laisser tenter par la route du Danube. Certains ici ont-ils fait l'expérience de cette Eurovéloroute 6 ? Existe-t-elle ailleurs que dans les rêves des promoteurs ? Des astuces, des avertissements, des interjections ? Est-il possible de se connecter à Internet sur une base régulière (mon gagne-pain) ?

Je suis tout équipé pour camper quand c'est possible. Je voyage très chargé et me sens plus ludique que sportif. Je préfère le vin au gatorade. Je ne suis vraiment pas riche. Qu'en disent les voyageurs ?

Cordialement, &.
Voir les baleines à bosse à Samana en décembre? English translation pending
by Leschoux · 2008-09-04 · 13 replies
Bonjour à tous,

Voilà, je pars en RD pour la 1ère fois du 28/11/08 au 10/12/08.

Je souhaiterais aller voir les baleines à bosses à samana et en profiter pour y effectuer diverses excursions par la même occasion. Mon soucis c'est que lorsque je cherche des excursions pour les baleine elles démarrent toutes en janvier. Est-il possibles d'eefectuer cette excursion durant mon séjour? Pouvez-vous m'aider et me renseigner?

Merci😏 bàv
Vacanciers britanniques: champions de l'incivilité? English translation pending
by Toukoul · 2008-08-14 · 7 replies
Un rapport alarmant pointe les excès des sujets de Sa Majesté à l'étranger. Le pays le plus touché serait l'Espagne.

Ils représentent le cauchemar des sites touristiques du monde entier. Arrivant en nombre, souvent très jeunes, des groupes de touristes britanniques débarquent dans les lieux réputés des fêtards. Se dirigeant directement vers les bars et les discothèques, ivres morts après quelques heures, ils terminent généralement dans les hôpitaux et les commissariats de police locaux.

Cette image ne relève pas du cliché. Le Foreign Office vient de publier d'impressionnantes statistiques concernant ses citoyens à l'étranger. L'an dernier, 4 600 Britanniques ont été arrêtés hors du Royaume-Uni, une hausse de 15 % par rapport à l'année précédente. De l'aveu même du gouvernement britannique, l'alcool est l'une des principales causes du problème. «La boisson joue un rôle dans ces comportements, reconnaît Meg Munn, secrétaire d'État aux Affaires Étrangères. Dans de nombreux cas, il s'agit de personnes qui vont en vacances sans leurs parents pour la première fois.» Les Britanniques ont notamment développé une spécialité pour les enterrements de vie de célibataire à l'étranger, grâce au développement des billets d'avion à bas prix.

Le pays le plus touché est l'Espagne, avec ses 17 millions de touristes britanniques par an. L'an dernier s'y sont déroulées plus de 2 000 arrestations (+ 33 %), 695 hospitalisations et 29 viols. En France, le nombre d'arrestation a également fait un bond de 42 %, même si le niveau reste beaucoup plus limité, à 153 seulement. Campagnes de sensibilisation

En proportion du nombre de touristes, l'Indonésie est le pays où les Britanniques ont le plus souvent besoin d'aide, et la Thaïlande celui où ils sont le plus souvent hospitalisés (principalement en raison d'accidents de moto).

Face à ce phénomène, certains lieux de villégiature ne supportent plus l'attitude des jeunes Britanniques. Dionisis Komiotis, le maire de Laganas, une station balnéaire située sur une île grecque, a récemment décidé d'alerter les médias. «Nous ne voulons plus de jeunes personnes marchant nues dans la rue, posant des problèmes et cassant du matériel. Nous ne voulons plus qu'ils ennuient le reste des touristes, tout en mettant leur vie en danger.»

Le Foreign Office a répondu en mettant en place des campagnes de sensibilisation, affichant des posters recommandant de connaître ses limites et de ne pas faire confiance au premier venu. «Cela a permis de diminuer le nombre de viols», affirme Meg Munn. Pas suffisamment, au goût de nombreuses plages méditerranéennes.

http://www.lefigaro.fr/international/2008/08/14/01003-20080814ARTFIG00012-les-vacanciers-britanniques-champions-de-l-incivilite-.php
Notre séjour en Inde du Nord (partie 1) English translation pending
by Larri · 2008-08-14 · 9 replies
Séjour du 22 juillet au 12 aout

Voyage sur Finnair (Paris Helsinski Dehli). L’aéroport d’Helsinki est petit moderne et très propre. La Compagnie Finnair est sérieuse, sans fioriture. Les avions à l’aller sont pleins ; il faut dire que faire l’aller retour pour 440 euros c’est presque donné. On profite du temps dont nous disposons pour se faire faire une carte provisoire de fidélité à One World : on ne sait jamais ! L’avenir nous donnera raison. Notre séjour en Inde a été préparé à l’aide d’un TO local (Monuments India Tours) qui s’avèrera très professionnel, pas cher et de bon conseil. 21 jours en hôtel moyen et/ou haut de gamme, une voiture, un chauffeur, les hôtels, les guides francophones à presque toutes les étapes, (et quelques plus : Camel safari, 2 promenades en bateau sur le Gange et canotage sur le lac Pichola à Udaipur la montée en éléphant au fort d’Amber, et 2 vols intérieur Khajurâho-Vârânasî et Vârânasî-Dehli) et mise à disposition d’un téléphone portable pour passer quelques appels en France (sans exagération). Le tout pour 3x740 euros par personne pour 3 adultes. Difficile de faire mieux pour un service d’aussi bonne qualité et avec de telles prestations !! Au total nous sommes plus que satisfaits des services de ce TO (Manu Gaur). A l’arrivée à Delhi à 23h 40, le 22 juillet, nous sommes attendus par Manu Gaur et son chauffeur qui nous conduisent (en ambassador) à l’hôtel Amarya Havelli où nous séjournerons deux jours : havre de paix dans Dehli. Nous y sommes très bien reçus par le couple de propriétaires et un personnel dévoué et aux petits soins. La chambre est jolie et très propre (beaux meubles, décoration soignée), les petits déjeuners copieux (adresse recommandable) et le bruit de la ville est bien loin. 23/07/08 : Un chauffeur et un guide francophone (jeune étudiant qui refusera le pourboire qu’on voulait lui donner et ce sera le seul qui aura un tel comportement durant tout notre séjour) nous font visiter la ville : le Qutub Minar, Dehli Gate, le mausolée de Gandhi, la mosquée Jama Masjid, le parlement et le palais présidentiel. Nous avons un premier aperçu de la circulation et de la conduite en Inde et ce ne sera pas le pire ! Dehli est en plein travaux : aéroport international, métro en vue des jeux du Commonwealth prévus en 2010. Nous changeons 500 euros au tau de 66.5 rs. En raison de la chaleur et de la fatigue du voyage, nous renonçons au fort Rouge (sachant que nous visiterons celui d’Agra).

23/07/08 : départ pour MANDAWA. Le chauffeur s’extirpe de la circulation de Delhi, s’engage sur une autoroute avant de prendre une route « normale » pour ici ! Des ornières, des crevasses (jusqu’à 2 m), nos premières vaches, chiens et cochons qu’il faut éviter et la conduite démentielle de tout ce qui roule (le pire étant les autocars surchargés qui s’octroient tous les droits). Les klaxons hurlent pour se frayer un passage et les piétons restent impassibles, sans aucun mouvement de mauvaise humeur, presque fatalistes. On comprend pourquoi un parcours se mesure en heures et non en kms. La saleté est omniprésente, ce n’est même pas imaginable, les animaux se disputent les ordures. Arrivée à l’hôtel Heritage Mandawa, sorte de haveli (peintures récentes), le personnel est accueillant et aimable. Chambre propre et très correcte, diner (assez bon) et PDJ dans l’hôtel. On visite les anciens Haveli de la ville qui nous déçoivent du fait du manque d’entretien ; dommage cela a du être très beau. Un petit tour dans la rue principale où on découvre la vie dans une petite ville de province, le nombre incroyable d’échoppes. Notre chauffeur constate qu’à la station où il s’est ravitaillé on lui a refilé de l’essence frelatée ou sale ; il est contraint de rentrer à Jaipur et dans la nuit notre TO nous dépêche un nouveau chauffeur et une nouvelle voiture ; ce sera une tata indigo plus neuve mais sans beaucoup de reprise. Le chauffeur est jeune, il conduit très bien, est très poli et toujours ponctuel. Cependant, on constatera à la longue qu’il est bien moins expérimenté que le précédent (recherche de route, des localisations de certains hôtels et il découvrira les villes que nous visiterons dans les trois derniers jours Agra, Gwalior, Khajurâho). De plus son anglais est difficilement compréhensible mais on arrivera toujours à nous comprendre.

24/07/08 : en route pour BIKANER. Au passage on fait un détour vers Fatehpur pour visiter un haveli entièrement restauré par Nadine Le Prince (artiste française -peinture et sculpture- vivant entre la France et Fatehpur). C’est beaucoup plus joli que ceux vu à Mandawa et il s’avère que cette bourgade compte de nombreux havelis peints qui mériteraient un meilleur sort. La route s’avèrera « bonne » jusqu’à Jaisalmer. La verdure disparaît au profit d’un paysage qui hésite entre désert et maigre pâturage sans jamais vouloir choisir. Partout des troupeaux de chèvres gardées par des enfants ou des femmes dont on se demande où ils vivent. Ces femmes étonnent par leur beaux et chatoyants saris (par quel miracle sont-ils toujours propres et aussi seyants). La chaleur devient accablante. Arrivée à Bîkaner, ville sans dessus dessous où pas une rue n’est intacte ; en effet une personnalité est attendue courant août et on refait une beauté à la ville : les routes sont toutes en cours de réfection mais aucune n’est finie ! Comme partout en Inde, les travaux semblent faits de façon anarchique et on commence tout sans rien finir (on aura beaucoup d’autres occasions de le constater) et ce qui devait arrivait arrive, on crève et on change une roue sous 40°C. Un guide francophone nous attend pour une visite de la ville : le Junagart Fort (beau et très intéressant), d’un premier beau temple Jain et une ballade dans la vieille ville et de ses « souks » (épices, légumes variés) en rickshaw avec au passage la découverte des Havelis sculptés qui sont bien conservés. Diner (bon et pas cher) sur la terrasse et nuit au Harasar Haveli. Les chambres sont propres et honnêtes sans plus. En résumé cette ville vaut la visite.

25/07/08 : départ pour JAISALMER. Même type de route que précedement (bonne) et même paysage. On renonce à visiter le temple des rats à Desnoke, on fait un petit détour vers Ramdeora qui possède un temple réputé ; on tombe en plein marché très couleur locale et authentique car le coin n’est pas touristique. Arrivée à Jaisalmer, la ville dorée. Choc visuel que cette ville fortifiée de toute beauté. On sera logé au Killa Bhawan, hôtel situé dans quatre tours de la citadelle en surplomb de l’entrée de la forteresse et qui sera notre coup de cœur du séjour (petite chambre très confortable, vue magnifique sur le fort et la ville, personnel au petit soin, petit déjeuner top pris sur la terrasse, bref que du bonheur). On dinera en ville et au little Tibet dans la forteresse (pas top).

Un guide nous montre des havelis sculptés somptueux, on découvre le Gadi Sagar tank (lac artificiel presque vide plein de poissons chats et d’oiseaux) puis nous assistons au coucher du soleil près des cénotaphes de Bada Bagh. Le second jour nous visiterons la citadelle, ses vieilles rues et ses temples jains ; les Indiens francophones la compare à Carcassonne ! C’est beaucoup plus grand (99 tours) mais moins bien conservé. Dans l’après midi une petite escapade vers Amar Sagar (décevant) et Lodruva où l’on trouve un joli temple Jain. Départ le soir pour un Camel safari. On trouve la première dune à plus de 40 kms de la ville, des chameaux conduits par des enfants nous y mênent. Malheureusement le sable n’est pas beau comme dans le sud Marocain et l’on se retrouve au sommet avec environ 200 personnes, 100 chameaux et les vendeurs qui nous attendent. Seul le soleil n’est pas vraiment au rendez vous. Bref un attrape touriste ! Retour vers le village où nous assistons à des danses folkloriques, spectacle agréable et au moment où on commence à nous servir le repas les premières gouttes de pluie (le guide m’avait, peu de temps auparavant, affirmé qu’il n’avait pas plu depuis 12 mois !) ; C’est un comble ! On doit évacuer dans la bonne humeur sous un préau. Cela ne dure pas et on peut regagner la cour et finir notre repas. Au retour vers la ville on constate que d’autres endroits ont été bien arrosés. On n’y prête pas plus d’attention, mais nous avons tort car cela marque le signe d’un changement de temps qui nous accompagnera jusqu’à la fin de notre séjour.
Nom exact des superbes et proches voisines de The Wave sur cette photo? (Arizona, États-Unis) English translation pending
by Laurence49b · 2008-08-07 · 12 replies
Bonsoir,

Qui peut me donner le nom exact des superbes et proches voisines de THE WAVE sur cette photo Merci de votre aide et bonne nuit Laurence
Randonnée(s) pour douze jours au Kirghizistan? English translation pending
by Lucat · 2008-08-01 · 5 replies
Bonjour à tous,

on doit partir mardi pour le Kirghizistan et on hésite encore sur notre parcours. 12 jours c'est court... On aimerait quand même faire 1 ou 2 treks. Que nous conseillez-vous? Plutôt Song Kol ou Karakol? Est-ce qu'il est raisonnable de faire les deux? Merci de vos conseils.
Budget pour un voyage de vingt-quatre jours en Australie? English translation pending
by Sudiste13 · 2008-07-02 · 8 replies
Bonjour à tous,

On part avec ma compagne en Australie, on restera sur place 24 jours.

Les hôtel sont réservés et payés, ainsi que les principales excursions.

Reste à payer sur place : les repas, les boissons, les entrées des visites dans les villes qu'on visite seuls (Sydney, Melbourne, Cairns ... ) et les souvenirs !

A votre avis, quel budget faut-il prévoir ?

Merci beaucoup pour vos conseils
Projet "Princess Kaguya" 25000 pax English translation pending
by Navigatormc · 2008-06-23 · 5 replies
Princess Kaguya : un projet délirant 2, 5 fois plus grand que Queen Mary 2 Si Princess Kaguya voit le jour, les Freedom of the Seas, Queen Mary 2 ou autre Genesis n’auront qu’à remiser au placard des titres éphémères leur position de plus grand navire du Monde. En effet Princess Kaguya pourra accueillera 8.400 passagers et 4.000 membres d’équipages ! 500 mètres de long, 20 ponts, trois hôtels de 1200 chambres chacun, 45 restaurants, un centre commercial, un centre de conférence de 6000 m2 et la possibilité d'accueillir 10.000 visiteurs lors des escales, voilà quelques données vertigineuses qui pourrait bien voir le jour avec le projet Princess Kaguya.

Délirant ? Pas tant que ça. Les chantiers Aker Yards ont en effet planché très sérieusement sur ce projet pharaonique à la demande d'une société japonnaise, la société Network Inc connue pour avoir réalisé dans les années 70, trois parcours de Golf et en 1990 un circuit de Formule 1.

Partant d'un principe, qu'il existe une place pour une superstructure, capable de se déplacer et d'accueillir lors d'évènements sportifs, ou de grandes manifestations, une population de masse, Ko Nemeto, l'un des directeurs des Chantiers Akers Yard à déclaré « que ce qui fait la différence avec un projet conventionnel de navire de croisière, est la capacité de pouvoir accueillir 10.000 visiteurs supplémentaires lorsque que le navire est à quai ».

Le projet financier est maintenant analysé et devrait se confirmer pour la fin de l'année. Il faudrait trois années pour construire alors ce colosse pour une livraison à la fin 2011, début 2012.

Déjà plusieurs ports européens figurent au programme des premiers déplacements de Princess Kaguya avec Barcelonne, Venise, Marseille et Le Havre.

Jean-François GOURDON

Après le Genesis de Royal Carribean Cruise Line et ses 220.000 tonneaux, on pensait la course au gigantisme stoppée pour un temps dans le monde de la croisière. Il n'en serait finalement rien, si l'on en croit le projet dévoilé vendredi par un groupe japonais. Japan Contents Network (JCN) souhaite réaliser un paquebot géant de 370.000 tonneaux, soit plus deux fois et demi la jauge du Queen Mary 2 (145.000 tonneaux). JCN n'est pas un armement mais un groupe dirigé par le milliardaire nippon Hajime Tanaka, qui s'est notamment illustré dans son pays en réalisant un circuit de Formule 1. Le Princess Kaguya disposerait de 20 ponts et pourrait transporter quelques 8400 passagers pour 3600 cabines. Ce navire est imaginé comme une véritable ville flottante, avec trois hôtels indépendants de 1200 chambres chacun et un gigantesque hall d'accueil de 6000 m². On trouverait également, à bord, une véritable galerie commerciale, longue de 300 mètres, et quelques 55 restaurants. Salles de spectacles, centre de congrès, salons, piscines, salles de fitness, terrains de sport et autres jardins viendraient compléter les équipements. Vingt restaurants seraient réservés aux passagers, 15 seraient logés au sein de chaque hôtel et 20 autres seraient destinés aux visiteurs. Avec Princess Kaguya, qui réaliserait de longues traversées notamment en Asie, JCN s'adresse également aux habitants et touristes des ports d'escale.

25.000 personnes à bord

Le projet prévoit que le navire soit capable d'accueillir quelques 10.000 visiteurs pendant ses relâches. Avec l'équipage et les passagers, les capacités seraient donc de l'ordre de 25.000 personnes à bord. Une pure folie, diront certains, d'autant que le monstre devra également se frayer un passage dans les ports, avec ses 500 mètres de long, 55 mètres de large, 65 mètres de tirant d'air et 9.5 mètres de tirant d'eau ! Ces dimensions posent, d'ailleurs, des problèmes pour les constructeurs. Même le groupe Aker Yards, qui aurait été approché, ne dispose d'aucune cale aussi grande, la plus importante, celle de Saint-Nazaire, ne mesurant que 450 mètres de long. Côté propulsion, quatre pods sont prévus et une puissance électrique totale de 68 MW pour atteindre la vitesse de 22 noeuds. Avant d'être lancé, le bouclage financier du projet reste à obtenir. Aucun prix n'est pour le moment avancé mais, avec un coût de 900 millions d'euros pour le Genesis de RCCL, on peut facilement imaginer que Princess Kaguya atteindrait, au moins, les 1.5 milliards d'euros. JCN prévoit de vendre une partie des cabines pour un usage résidentiel. MERETMARINE

http://www.princesskaguya.com/ DECOUVRIR LE CONCEPT..............
Hôtel Melia Las Dunas à Santa Maria English translation pending
by Manongig · 2008-05-25 · 5 replies
bonjour je pars le 22 juin pour cet hotel as-t on besoin d apdateur ? a quel aeroport arrivons nous ? l echange d argent est a combien? connaissez-vous leur email? as-t il des moustiquessss

merci de me repondre manon
Petit tour chez les berbères... (Maroc) English translation pending
by Hialle · 2008-05-19 · 21 replies
Ce voyage au Maroc s’est décidé en quelques minutes. L’envie de partir est pressante, pas trop loin car peu de jours de libre, et surtout, l’envie d’emmener encore une fois Jacotte, ma p’tite mère de 75 ans, qui bien qu’encore en forme, compte sans doute les voyages qui lui restent à faire sur les doigts de la main contrairement à nous autres voyageurs. A nos âges, on n’a que l’embarras du choix, on sent qu’on a encore toute la vie pour en profiter. Qu’en sera-t-il dans quelques décennies ? Chaque voyage ne risquera t’il pas d’être le dernier ? La soif de découvertes grandit certainement avec les années. Jacotte est insatiable et intarissable. Tout l’intéresse.

En février, juste une question : « que fais-tu à Pâques, rien ? On part au Maroc ? ». Dans la seconde qui suivait, c’était un grand « Ok ». Alors en quelques heures, je regarde un itinéraire faisable en 10 jours, réserve les billets et les nuits pour être sûre de ne pas la faire coucher dehors … et on n’en a plus reparlé.

Le temps est passé vite, très vite, et on s’est retrouvé un beau matin à l’aéroport de Toulouse à l’enregistrement. J’adore ces moments là. C’est seulement à cet instant que je sais qu’on va partir, même si l’avion a du retard. Maman est heureuse, elle adore partir, aller à la rencontre de l’inconnu même si le Maroc reste une destination sans trop de surprises.

Juste 2h30 de vol. Un dernier regard sur nos Pyrénées, sieste au dessus de l’Espagne pour se réveiller à l’approche du Maroc. Survol du Moyen Atlas, aperçu de quelques parcelles d’une agriculture relativement intensive … et voilà Marrakech. Ville faite de bâtiments très bas, tous ocre, entourée de grandes étendues qui semblent très sèches et poussiéreuses, et de quelques palmeraies. Au loin, les montagnes du Haut Atlas couronnées d’encore un peu de neige.



L’arrivée dans une ville comme Marrakech procure toujours une émotion intense, celle de « l’ailleurs ». En quelques heures, les repères ont changé. Les parfums très forts, les femmes drapées de leur voile, les rues avec leur circulation intense, le bruit assourdissant des klaxonnes, les trottoirs défoncés ou inexistants, les petits restos en bordure de rues où les brochettes cuisent sous les yeux, les vendeurs de tout et de rien, les ruelles où aucune voiture ne peut s’infiltrer, les mendiants au regard souvent vide … et des hordes de touristes déambulant bruyamment et court vêtus.

J’avais découvert cette ville il y a 20 ans, et plus récemment il y a 10 ans. Marrakech a peu vieilli depuis. Sauf le nombre de touristes qui semble avoir considérablement augmenté, le nombre de marocains marchant le portable collé à l’oreille … et le nombre impressionnant de paraboles sur les toits.

Autre chose quand même qui a aussi changé, c'est l'ambiance assez sereine qui règne malgré l’activité intense. Les gamins ne nous suivent plus sans cesse pour servir de guide dans les dédales de la médina, ou qui veulent à tout prix 1 dirham et nous ont à l’usure. Mais la Koutoubia est toujours bien à sa place, le souk dans la médina est toujours aussi animé, les charmeurs de serpents avec leurs joues gonflées à bloc attendent toujours le touriste sur Jamee El Fna.





Le soir venu, se frayer un passage au milieu de la foule est un pari difficile. Tout le monde veut profiter de la tiédeur venue et on ne sait plus où se situe la limite entre la rue les trottoirs et la place avec les vélos, les voitures et les scooters qui envahissent à leur tour l’espace.

Cette immersion dès le premier jour dans la vie marocaine fait un bien fou … mais très vite, on ressent le besoin de quitter cette ville et de partir plus au sud, là où la vie est plus calme.
Deux semaines dans le sud de l'Espagne English translation pending
by Lalydove · 2008-04-22 · 2 replies
bonjour a tous, j'ai 2 semaines à prendre en août (du 9 au 24), et j'aimerais visiter l'Espagne en voiture, surtout le sud pour sentir le dépaysement. nous partirions de Rennes pour y revenir ensuite. un arrêt d'une journée ou 2(max.) à Barcelone pour voir les oeuvres de Gaudi, et une journée à Valence pour visiter l'aquarium. ensuite nous aimerions filer directement dans le sud, principalement pour voir des paysages divers et des plages (fuir les grandes villes) nous n'aimons pas faire du sur-place, on campe, on profite, on campe, on bouge.... le camping est il possible sans réservation? et le camping sauvage est il interdit en Espagne? comment se nomme la ville ou toutes les maisons sont blanches (style Grèce)? pouvez vous nous indiquer quelques villages authentiques, plages en pleine nature, cotes, plaines, déserts...? merci beaucoup.
Carnet de route au Rajasthan (Inde) English translation pending
by Bibouns51 · 2008-03-06 · 26 replies
Nous, Sandrine et Franck, avons réalisé un voyage en Inde de deux semaines en mars 2007... Comme introduction à cet immense pays, la région du Rajashtan semblait parfaite. Vous trouverez ainsi ci-dessous notre modeste carnet de route en espérant qu'il permettra de vous replonger dans cette ambiance si particulière ou de vous donner envie, à vous aussi, d'aller y faire un petit tour...

Mercredi 21 mars 2007 Pendant le vol à destination de Delhi, nous avons droit à notre premier repas indien et à la diffusion d’un bollywood ; film typique de l’industrie du cinéma indien. Sur un fond d’histoire à l’eau de rose, un jeune homme, Krish, et de jeunes demoiselles s’adonnent en musique à des déhanchements qui frôlent le ridicule. Je crois qu’il est temps de m’assoupir… Il est presque minuit lorsque notre avion touche le sol indien et il fait encore environ 24°C ! Après avoir passé les formalités douanières qui s’avèrent moins éprouvantes que prévues, nous changeons quelques euros contre les roupies nationales. Le cours y est très intéressant et sans commission. Il est alors temps de retrouver notre guide qui va nous accompagner tout au long de notre périple. Il s’appelle Mishra et parle un français correct bien que teinté d’un fort accent. Le trajet vers l’hôtel Ashok Country Resort, en périphérie de Delhi, nous plonge immédiatement dans l’ambiance. Il fait nuit noire mais il nous est possible de distinguer quelques bidonvilles, quelques vaches errant dans les rues et, plus nombreux que les vaches sacrées, les rickshaws ! Ces petits véhicules, appelés Tuk Tuk dans d’autres pays, servent de moyens de transport aux indiens et quelques touristes le jour et de chambres à leurs propriétaires la nuit.



Notre guide nous annonce un temps de transport de 15 minutes jusqu’à notre hôtel. La circulation, encore à cette heure, fera que cela se transformera en 45 minutes. On est de toute manière prévenu : Ici, il ne faut pas s’impatienter sur la route… Après une courte nuit (6 heures de sommeil) et un bon petit déjeuner, nous découvrons la vie grouillante typique de l’Inde et encaissons le brouhaha des klaxons, des cris et bien sûr les odeurs… Il faut dire que la première chose que nous constatons après quelques kilomètres, ce sont les ordures disséminées un peu partout. Nous étions au courant mais cela surprend tout de même un peu ! Et sur la route, c’est l’anarchie ! Se côtoient pêle-mêle vaches, piétons (même sur l’autoroute), cyclistes, rickshaws, attelages de toutes sortes et divers engins motorisés. A noter que sur une trois voies, personne ici ne s’offusque de rouler à cinq ou six voitures de front… Autre chose m’ayant interpellé : Il s’agit des travaux dans les périphéries de la ville. Les ouvriers dorment à priori sur place dans des bric-à-brac où nous n’oserions même pas y parquer des poules ! Notre premier déplacement riche en couleurs nous emmène à la Jama Masjid, plus grande mosquée de l‘Inde (jusqu’à 25000 fidèles) située en plein cœur d’Old Delhi, anciennement connu sous le nom de Shajahanamabad. Petite précision, la mosquée est tournée vers l’ouest (vers la Mecque), à la différence des autres pays musulmans que nous avons déjà visités.



Après nous être affranchi des droits photos (200 rps) et avoir ôté nos chaussures, nous pénétrons dans cette immense enceinte constituée en majeure partie de grès rouge. L’impressionnante mosquée surmontée de coupoles surplombe une cour où est situé un bassin aux ablutions. Des gamins s’amusent à faire s’envoler les pigeons… Quant à nous, en chaussettes, nous tentons d’éviter leurs déjections… Le premier réel contact que nous avons avec les indiens est une demande de photo d’un groupe de gosses. S’ensuit bien évidemment une demande de récompense que nous nous refuser d’attribuer. Des gamins indiens seraient littéralement jetés à la rue par des bandes organisées afin de quémander de l’argent. Et en donnant, on encouragerait cette pratique. Ce n’est toutefois pas le cas de tous et il ne faut bien évidemment pas tomber dans la psychose, sachant que ce point de vue n’engage que nous… Au final, pour une première approche, la visite de la mosquée fut sympa mais le spectacle offert ne vaut bien évidemment pas les mosquées visitées à Istanbul ! Après ça, direction le marché Chandni Chowk que nous parcourons à pied, tout proche de la mosquée. En chemin, nous croisons un cortège mortuaire. Le mort, recouvert d’un drap et de fleurs, est transporté à bout de bras sur une civière par quatre indiens traversant le quartier. Drôle de rencontre… Le marché est un véritable capharnaüm ! On lutte pour se frayer un passage parmi les chèvres, les vaches, les rickshaws, les charrettes, … Cela sent mauvais… En suivant les mouches, on comprend pourquoi en voyant la boucherie.



Enfin, ce qu'ils appellent la boucherie ! Les maisons sont délabrées, des centaines de câbles électriques surplombent la rue, les hommes tapent sur des bouts de ferraille à même le sol, des mendiants nous accostent, des pièces de voitures jonchent le sol, … Du grand n’importe quoi ! Mais j’adore ces moments où on va à la rencontre d’une population, voir réellement comment les gens vivent au jour le jour ; et ce, loin des endroits touristiques…

Des centaines de câbles électriques surplombent la rue...



Sur la route du restaurant, nous passons devant la porte de l’Inde et la résidence du président. Rien de spécial à y voir… Sinon, au menu de ce midi, poulet curry et agneau épicé ; le tout bien évidemment accompagné de riz. Je goûte également à la bière locale : King Fisher, légère et correcte… A la sortie du restaurant, anecdote révélatrice de l’état d’esprit local : une femme emmène des briques sur sa tête jusqu’en haut d’un immeuble : Cinq hommes sont là pour « superviser » son travail ! Nous reprenons ensuite la route vers la tombe d’Humayun. Erigé en 1565 sur ordre de la veuve de l’empereur Moghol pour son mari défunt, le mausolée a certainement inspiré la construction du célébrissime Taj Mahal que nous visiterons en fin de circuit.



Tout autour, agréables jardins avec bassins où Sandrine s’est d’ailleurs installée pour dessiner un autre mausolée : celui d’Isa Khan, nabab fidèle à l’empereur Sher Sha. Le site est vraiment magnifique… Quel plaisir de flâner dans ce havre de verdure et de calme accompagnés de mainates et de petits écureuils, loin du fracas de la ville ! Même les indiens et indiennes viennent ici pour passer un moment au calme…

Après avoir effectué le tour de cet admirable édifice de grès rouge, retour au bus pour nous rendre au Qutb Minar. En route, toujours ce spectacle dépaysant : Vaches mangeant les ordures, barbiers exerçant dans la rue, femmes lépreuses, jeunes enfants nus et crasseux… Et ces femmes habillées de magnifiques saris aux couleurs éclatantes… Comment font-elles pour évoluer dans tant de saleté ? Après avoir essuyé une petite averse sur la route, nous arrivons donc sur le site du Qutb Minar, minaret haut de 72 mètres édifié par les musulmans en 1199 comme une tour de victoire. La tour est richement sculptée d’inscriptions coraniques mais on ne peut plus y monter depuis qu’une bousculade a fait une quarantaine de morts en 1981 (source : Guide du Routard). Après cette visite, retour à l’hôtel pour un copieux repas : Dal épicé (lentilles en sauce), poulet, bananes caramélisées, … Un vrai festin ! Prions pour que l’estomac tienne le choc ! Seul bémol, je me suis essayé au vin indien. Cela ressemblait plutôt à du jus de raisin mélangé à de la terre. On ne m’y reprendra pas !

Jeudi 22 mars 2007 Après un petit déjeuner américain pris à notre hôtel, nous reprenons la route pour quitter Delhi, la capitale, pour nous rendre à la campagne, dans la région du Shekawati. Cette région semi désertique située à environ 250 km à l’ouest de Delhi est surtout célèbre pour ses havelis, demeures d’anciens riches marchands de l’époque de la route de la soie et des épices dont la particularité est d’être entièrement couvertes de fresques peintes à la main. Mais pour y parvenir nous attendent plusieurs heures de route à travers les états de l’Haryana et du Rajasthan. Avant de nous lancer, nous nous arrêtons quelques minutes en périphérie de Delhi pour prendre en photo une énorme statue de cuivre du dieu Shiva… Je suis juste à côté, tout petit... Après ça, la route est à nous ! Enfin, presque, car il y a, comme on pourrait dire, un petit peu de circulation ! On compte même jusqu’à dix files de voitures roulant côte à côte ! Sinon, comment qualifier ce trajet ?... Un véritable émerveillement que ces routes indiennes ! On nous avait dit que les meilleurs moments d’un circuit en Inde étaient les déplacements ; et bien je commence sincèrement à le croire. Chaque regard fournit un moment d’étonnement, de ravissement, de surprise ou d’effroi (avec le style de conduite des indiens). Cela ne dérange par exemple personne de doubler un troupeau de chèvre accompagné de son berger sur l’autoroute ! Il nous faut également nous acquitter de péages pour emprunter une route défoncée ! Tout ceci ne correspondant pas à notre perception des déplacements sur route, le dépaysement n’en est que plus grand ! En chemin, nous traversons de petits villages de campagne où il nous est possible de voir des scènes de la vie indienne. Un barbier s’occupe de ses clients dans la rue ; un dentiste en fait de même, … Et plus on avance, plus la végétation s’éclaircit. On commence d’ailleurs à doubler de plus en plus de charrettes tirées par des dromadaires. Le désert ne doit pas être très loin ! Dans les champs, beaucoup de femmes en saris sont à l’ouvrage. On en croise d’ailleurs un grand nombre portant de gros ballots de fourrage sur la tête. Mais que font les hommes ?? A noter qu’ici, toutes les tâches agricoles s’effectuent à la main. Quant aux enfants, ils arborent tous de larges sourires et nous saluent de la main à notre passage. J’en viens donc à penser que les gens paraissent ici moins exposés et intéressés par le tourisme qu’à Delhi. Après le repas pris en plein air dans un restaurant « à touristes », je m’évade pour aller m’approcher d’un groupe de jeunes indiennes travaillant dans les champs. Elles portent de magnifiques saris multicolores sous un soleil de plomb. J’essaie d’engager la conversation mais elles ne parlent ni le français, ni l’anglais. Tant pis, la photo prise à ce moment me permettra tout de même de conserver ce souvenir… La route est longue et il fait très chaud… Sandrine dort… Arrivés au Shekawati vers 16 heures, notre première visite nous emmène dans le village de Nawalgarh. Abstraction faite de l’extrême ruralité de la ville et de la poussière qui vole, les quelques demeures qui nous sont présentées arborent fragilement de nombreuses fresques murales représentant des scènes religieuses ou de la vie quotidienne réalisées entre le 17 et 20ème siècle. Le but de ces ornements était de mettre en évidence la puissance de leurs propriétaires enrichis grâce aux taxes de passage des caravanes en provenance de l’Asie centrale. Malheureusement, la construction du chemin de fer par les anglais et donc la disparition des caravanes fit tomber en désuétude ces villes de transit. De ce fait, les havelis, très peu entretenus ne sont plus en très bon état. Les pouvoirs publics et l’Unesco ne peuvent malheureusement pas intervenir dans la mesure où ces trésors sont la propriété de particuliers. C’est vraiment dommage, on risque de voir disparaître ce patrimoine progressivement si rien n’est entrepris très rapidement. Pendant tout le temps de la visite, nous sommes entourés de jeunes indiens tentant de nous vendre cartes postales et autres babioles. Ils insistent tellement qu’on en entend même plus les explications de notre guide… L’étape suivante nous emmène à quelques kilomètres dans le village de Mandawa. Au programme, visite d’havelis qui se sont avérés être, à mon avis, en meilleur état de conservation. Malheureusement, la nuit commence déjà à tomber (vers 19 heures) et nous ne pouvons profiter pleinement de la visite qui aurait mérité un peu plus de temps. Il est temps pour nous de gagner notre hôtel, le Desert Resort Mandawa fabriqué en terre selon l’architecture locale. Et quelle surprise lorsque s’est ouverte la porte de notre suite ? Un immense bungalow recouvert de roseaux et de bambous au milieu duquel se trouve un arbre ! Et oui, le tronc d’un arbre est en plein milieu de la pièce et traverse le toit de notre chambre : le grand luxe qui contraste vraiment avec la pauvreté extérieure… En guise de repas, nous avons droit à un buffet en plein air de spécialités indiennes agrémenté d’un spectacle de marionnettes du cru, de musique et de danses râjasthânis. Un bon moment avant une bonne nuit de sommeil. Toutes ces heures de bus et le décalage horaire se font en effet rapidement sentir… Vendredi 23 mars 2007 Le réveil sonne. Il est 5h45. Il nous faut partir tôt pour rallier la région de Bikaner, ville du nord du Rajasthan, plantée au cœur du désert du Thar. La ville, de 600 000 habitant est fortifiée et protégée par une énorme forteresse. Mais avant de la découvrir, nous prenons notre petit déjeuner et profitons encore un peu de notre hôtel qui nous offre une magnifique vue sur la campagne semi désertique des alentours. La route est très difficile puisque très chaotique. Notre guide en profite pour nous expliquer le système des castes en Inde. Officiellement, les castes sont interdites. Mais officieusement, le système est toujours en place, surtout à la campagne. Comme nous l’avons déjà dit, l’Inde est le pays des contrastes et des paradoxes… Et bien figurez-vous que l’état ne veut plus entendre parler de castes mais qu’une aide sociale n’est attribuée qu’aux personnes affichant leur appartenance à une caste inférieure. Et ici, cela se matérialise avec l’identité. En effet, l’identité d’une personne est composée d’un prénom, d’un nom et de la caste. Par exemple, notre guide nous a dit qu’il s’appelait Mishra… Et bien cela correspond à une sous caste des brahmanes, la caste la plus élevée hiérarchiquement en Inde ! En fait, il existe quatre grandes catégories de castes : les brahmanes, les rajpoutes, les commerçants et les intouchables… sachant qu’il y a une multitude de sous castes. Pendant ce temps, nous traversons le désert du Thar parsemé d’une multitude d’arbres : des pizras qui ressemblent aux arbres du parc de Joshua Tree aux Etats-Unis. Le paysage est sympathique… Ce désert a beau être celui ayant la plus forte densité humaine au monde, on ne croise désormais quasiment personne… Avant d’arriver à Bikaner, nous faisons une halte dans la petite ville de Desnoke surtout réputée pour la visite de son temple Karni Mata plus communément appelé « Temple des rats ». Ici, les habitants vénèrent les rats présents dans ce temple dans la mesure où ils croient qu’ils sont la réincarnation des enfants de la région qui sont décédés… Des indiens passent leurs journées entières dans ce temple… L’ambiance dans ce temple est vraiment étrange, mystique, … Les fidèles font la queue pour donner des sucreries, des graines et autres fruits aux petites bestioles qui courent et se faufilent parmi les pieds nus des visiteurs ; le tout, agrémenté d’une forte odeur d’encens sur ton de prière. En contournant le temple, nous y avons même vu des personnes en train d’embrasser le mur du temple. Bien qu’intéressant, je m’attendais à y voir plus de rats sachant que je n’y ai bien évidemment pas vu de rat blanc. La légende précise que si on entrevoit un rat blanc dans ce temple, cela nous portera bonheur. A l’extérieur du temple, il y a comme une fête locale où beaucoup de stands vendent des aliments à donner aux petites bestioles. Pour l’occasion, même les enfants sont parés de vêtements multicolores et de maquillage… Il nous reste désormais une quarantaine de kilomètres pour rejoindre Bikaner, c’est-à-dire environ une heure de route : c’est la moyenne ! Mais avant cela, nous prenons notre déjeuner dans un ancien palais de maharadjas reconverti en restaurant végétarien. Une fois repartis, nous sommes désormais bloqués quelques minutes sur la route par une vache sacrée sacrément têtue. Personne n’ose la faire bouger. Après quelques coups de klaxon, c’est bon, madame daigne quitter les lieux ! Arrivés en périphérie de la ville, nous visitons les cénotaphes des maharadjas de Bikaner, c’est-à-dire le lieu où sont dressés plusieurs mausolées mortuaires en l’honneur des souverains de la région. Les cénotaphes sont toujours situés à l’endroit où la dépouille a été brûlée. Le site est agréable et les cénotaphes tout de marbre blanc sont magnifiques. Nous y rencontrons sur place deux jeunes indiens tout mignons qui, pour une fois, ne nous demandent rien. J’essaie d’entamer la conversation avec Dactes et Devila mais ils ne parlent pas un mot d’anglais. Après une photo prise en leur compagnie, nous leur offrons de petits flacons de gel douche ramassés dans nos différents hôtels. La traversée de la ville de Bikaner ne vaut pas le détour dans la mesure où nous y longeons des canaux d’eau croupie couverte de détritus dans laquelle se jettent les égouts de la ville. L’assainissement est à revoir… Imaginez les odeurs…Par contre, à la vue de la forteresse, nous ne regrettons pas cette étape. Les imposantes murailles de grès rouge du fort de Junagarh construit au 15ème siècle sont en effet magnifiques. En fait, ce fort est constitué de plusieurs palais construits successivement par les différents maharadjas de Bikaner. Plusieurs styles se côtoient ; et ce, dans une parfaite harmonie. La visite effectuée par notre guide est intéressante. Les cours richement travaillées s’enchaînent les unes derrière les autres. On en prend plein les yeux ! Après ça est prévu la visite d’une ferme à dromadaires de Bikaner. Pas grand’chose à en dire, la visite s’avérant sans intérêt : Des dromadaires, et encore des dromadaires, dans des enclos, sans explication ni information… La journée avançant, nous consacrons la fin d’après-midi à une promenade dans le marché local de la ville, haut en couleur et typiquement indien. Etant pratiquement les seuls touristes, nous nous faisons régulièrement accoster par des indiens curieux de nous voir ainsi déambuler parmi les étales de fruits et de légumes. J’essaie d’ailleurs d’entamer une conversation avec un jeune indien, mais son anglais encore plus approximatif que le mien et le tabac qu’il est en train de chiquer font qu’on ne comprend pas un mot du message qu’il essaie de me faire passer ; tout cela se passant dans une ambiance bon enfant ! Après ça, direction notre hôtel situé à Gajner : le Gajner Palace, un ancien palais de maharadjas reconverti en hôtel de luxe. Après un apéritif pris en cours de route et offert par notre guide, nous arrivons dans cet établissement très luxueux. Imaginez un magnifique palais au milieu d’un jardin verdoyant au bord d’un lac en plein désert ! Quant à la soirée, elle est magique. Après un très bon repas (dal, riz, agneau relevé, …), nous assistons dans les jardins du palais à un spectacle de danses et de chants du Rajasthan, le tout agrémenté d’un très bon tchaï, thé traditionnel de l’Inde. Que rêver de mieux… Peut-être une bonne nuit dans notre lit XXL… Demain, ce sera Jaisalmer ! Samedi 24 mars 2007 Ce matin, nous faisons une grasse matinée : Levés à 8 heures car le guide a prévu de prendre la route pour Jaisalmer en début d’après-midi. Pour passer la matinée, nous faisons donc un « safari » photo en jeep 4x4 dans le désert avoisinant. En tout cas, toujours pas de tourista à l’horizon ! Tant mieux, pourvu que ça dure ! Il est vrai que nous prenons toutes les précautions possibles : Nous ne buvons pas l’eau du robinet, nous nous brossons les dents avec de l’eau minérale et nous essayons de ne pas manger trop épicé… Après le petit déjeuner, nous montons donc dans notre 4x4 pour aller nous promener dans le désert. Il est vrai que ce safari n’a safari que le nom. Pas de tigre ou d’éléphant en vue. Dans la région, il n’est possible d’apercevoir que des phacochères, des gazelles, antilopes ou autres chacals… Mais bon, la promenade est tout de même sympa… Le chauffeur du véhicule, quant à lui, l’est un peu moins : Tous les 100 mètres, il nous demande un pourboire ! Il attrape une pauvre petite chèvre pour nous la montrer : Pourboire ! Il aperçoit en premier un chacal sous les arbres : Pourboire ! Il est vrai que ce rapport constant avec l’argent est un peu pesant. Au final, il n’aura que les 50 roupies que nous avions prévu de lui donner. Le désert du Thar dans lequel nous nous trouvons ne ressemble en aucun cas (au moins pour l’instant) au Sahara. Ici, il y a tout de même un peu de végétation… Cela ressemble d’ailleurs un peu plus à la steppe… Mais bon, le paysage reste tout de même agréable… De retour à notre hôtel, nous préparons nos valises pour le départ qui se rapproche. Et avant le déjeuner, nous nous installons dans le grand parc arboré situé sur les bords du lac afin de profiter de quelques instants de calme. Sandrine en profite pour dessiner la façade de notre hôtel. Quant à moi, je commence à écrire le carnet de route de cette journée… Le repas, très bon et très copieux, a lieu dans la grande salle à manger où trônent des trophées de chasse : tigres, têtes d’éléphants, … le tout dans une ambiance très coloniale. Après cela, c’est le départ pour 7 heures de route à travers le désert où les véhicules se font de plus en plus rares… En route, notre guide nous explique les différentes influences religieuses du pays. Bien qu’intéressant, je ne peux résister à l’appel de la sieste post repas. Je suis réveillé par notre quotidienne escale « toilettes » bizarrement toujours situés près d’une boutique pratiquant des prix prohibitifs… Cela n’empêche toutefois pas les quelques européens présents d’acheter et de tomber dans le panneau. Les prix pratiqués dans ces boutiques « à touristes » sont en effet deux à trois fois plus élevés que dans les bazars et autres échoppes des villes où nous nous sommes pour l’instant arrêté ! En plus, ici, la marge de négociation est très faible… Quelques kilomètres plus tard, notre guide nous arrête en plein désert afin d’aller à la rencontre de nomades du désert. Cette étape nous fait prendre conscience de notre chance d’être européens. Ces gens vivent en effet dans le dénuement le plus total. Leur habitation n’est qu’un tas de branches et de tôles rouillées, leurs vêtements sont déchirés, … Une femme pleure… Notre guide entame une conversation avec elle. Apparemment, elle est malade… Toutefois, ces personnes n’ont pas l’air malheureuses. Notre guide nous affirme d’ailleurs que ces gens ne sont pas pauvres ; cela correspond tout simplement à leur mode de vie. A y regarder de plus près, j’en doute un peu… Nous leur offrons ainsi quelques plaquettes de médicaments que nous avons sur nous (en espérant que nous n’en aurons pas besoin…), ainsi que quelques friandises… Les enfants sont aux anges ! En quittant les lieux, nous nous apercevons que la femme qui sanglotait nous regarde partir en rigolant. Comment devons-nous interpréter ceci ? La route nous amenant à Jaisalmer nous rapproche également du Pakistan. C’est pour cette raison que nous croisons de plus en plus de véhicules militaires ; les relations entre les deux pays n’ayant jamais été très cordiales. Notre route traverse d’ailleurs la petite ville de Pokaran où les indiens ont expérimenté l’arme nucléaire. Le dernier essai datant de 1998, nous ne nous attardons pas trop longtemps ici ! Et finalement, alors que le jour commence tout doucement à tomber, nous apercevons enfin la forteresse au bout de l’interminable ligne droite nous menant à La Carcassonne du désert. Telle un mirage posé sur le désert, la ville jaune est enfin à notre portée. Avant de prendre possession de notre chambre d’hôtel, nous faisons halte quelques minutes en périphérie de ville pour visiter une fabrique de bijoux en argent. A peine un pied posé dans la rue et nous nous faisons alpaguer par les enfants mendiants. Quelques stylos et savons distribués déclenchent alors une bousculade générale. Stop ! Nous n’avons plus rien ! En ce qui concerne la visite, les bijoux restent malgré la pauvreté des lieux très chers et fantaisistes. Nous ne ferons donc aucun achat. Arrivés au Gorbandh Palace, nous passons à nouveau la frontière entre la pauvreté des rues et l’opulence des hôtels. Mais malgré la richesse des lieux, quelle est notre surprise d’apercevoir pendant le repas un rat se promener sur la corniche du mur du restaurant de notre hôtel. Bizarrement, celui-ci n’a pas l’air affamé… La fin de soirée, nous la passons au bar de l’hôtel à siroter lentement un cocktail. Demain, Jaisalmer sera à nous… Dimanche 25 mars 2007 Le réveil à 7 heures est très difficile. Certainement à cause de la fatigue mais également parce que nous détectons l’un est l’autre un début de tourista. Rien de grave pour l’instant mais après avoir pris un médicament, nous espérons que nos intestins tiendront le coup ! Après un petit déjeuner très très light, nous nous rendons au lac Godisar, immense bassin à proximité de la ville où il est possible de voir des indiens s’y laver ou des bergers faisant boire leurs troupeaux de chèvres. Cette première visite s’avère être vraiment sympathique… Un homme jette du pain dans le lac où d’énormes silures apparaissent en surface. Des gamins, en voyant que nous sommes français nous chantent « Frères Jacques », ce qui nous rappelle notre journée à Assouan, en Egypte. Un vieux bonhomme joue de la cithare sur les berges du lac… Tout ceci au petit matin sur fond de cénotaphes et autres temples de couleur ocre. Il règne ici une ambiance vraiment agréable… Après ceci, nous nous rendons enfin à la fabuleuse forteresse de Jaisalmer ; ce pourquoi il me tardait de venir au Rajasthan. Ce fort se dresse fièrement au cœur du désert du Thar. Bâti à l’âge d’or des caravanes au XIIème siècle, la citadelle dorée n’a rien perdu de sa splendeur. Passés les remparts et leurs portes successives, on peut lire toute la richesse d’antan de la cité sur les façades ocres des havelis et temples la composant. La « Carcassonne du désert » vaut largement sa réputation ! Au début, on se fait un peu harceler par les pseudo guides et marchands en tout genre, mais après s’être habitué à ces nuisances, on peut dire que l’endroit est réellement magique. Pour ma part, un véritable coup de cœur… Nous ne savons où donner de la tête, chaque coin de rue valant le coup d’œil et sa photo. Tout en nous promenant, nous nous dirigeons vers les temples jaïns de Rhishabder. Les jaïns appartiennent à une secte ultra orthodoxe de l’hindouisme qui a pour particularité d’avoir un respect quasi maladif pour toute forme de vie. C’est pourquoi nous sommes accueillis dans un des temples par un prêtre dont la bouche est couverte par un linge au cas où il avalerait par mégarde un insecte. Les jaïns balaient également devant eux afin d’éviter d’écraser toute forme de vie… Concernant les temples, ils sont richement travaillés et ornés de nombreuses sculptures représentant les multiples prophètes de la secte (24) ; le tout dans la pierre jaune typique de la région de Jaisalmer… En sortant et après quelques négociations, nous faisons l’acquisition d’un album photo en cuir à l’effigie du dieu Ganesh. Notre carnet de route vient de se trouver un support… Après ça, nous redescendons trop rapidement à notre goût vers la sortie, notre guide ne cessant de nous presser. A-t-il une idée derrière la tête ? Nous en profitons toutefois pour contempler l’inextricable dédale de ruelles habitées par des vaches sacrées errant parmi les enfants à pieds nus… Direction la ville basse et ses havelis… Sur le chemin, nous croisons un homme ayant plus d’un mètres d’envergure au niveau de ses moustaches : photo souvenir ! Contrairement aux havelis peints du Shekawati, ceux-ci sont finement sculptés dans le grès jaune local. Le travail accompli est inimaginable. Du haut du Patwa haveli, le panorama sur le fort est magnifique : A ne pas manquer ! Mais une fois de plus, nous sommes pressés par le guide. Arrivés au rez-de-chaussée, nous comprenons pourquoi… Il veut nous faire acheter des pashminas et autres patchworks hors de prix sur lesquels il doit toucher une juteuse commission ! Rien à faire, nous ne cédons pas et je profite même d’un instant d’inattention pour me glisser dans l’escalier afin de retourner quelques minutes sur la terrasse ; et ce, afin d’y contempler à nouveau le panorama. De retour à l’hôtel, nous prenons un repas très light, les maux de ventre, bien que supportables, n’étant pas disparus. Et comme le guide nous laisse le début de l’après-midi, nous en profitons pour aller nous rafraîchir au bord de la piscine de notre hôtel. Température extérieure, 40° à l’ombre, eau à 28°… on la trouve même un peu fraîche en y entrant ! Cela nous coûtera toutefois un petit pourboire pour le jeune indien qui accourut dès notre arrivée pour nous placer notre parasol ! Pourboire pour les porteurs, les danseurs, les chauffeurs, les photos, les musiciens, … Ici, c’est une institution ! Comme il nous reste du temps, nous décidons de retourner à la citadelle qui mérite, il est vrai, plus de temps de découverte. Pour y aller, ne voyant pas de rickshaw, je fais un petit signe à un paysan au volant de son petit camion-benne. Celui-ci s’arrête aussitôt et nous propose le transport pour 10 roupies par personne (15 centimes d’euro). A ce prix-là, même pas la peine de négocier ! Quant à cette promenade en solo dans la vieille ville, un régal ! Nous parcourons à notre rythme les petites rues à la rencontre d’endroits insolites et de personnes sympathiques. Il ne nous faut en fait que quelques minutes pour entamer une conversation avec une femme et ses enfants… Les prenant en photo, la mère nous demande même de noter son adresse afin de lui envoyer les clichés. J’offre à sa petite fille des flacons de gel douche récupérés à l’hôtel et lui mime le geste « chut ». Celle-ci adorable, grand sourire m’imite aussitôt… Un moment vraiment à retenir ! Nous profitons également de ce temps libre pour acheter un chemin de table façon patchwork, spécialité de la ville. Nous téléphonons en France afin d’avoir des nouvelles de notre petite grenouille Anna qui vient d’avoir 9 mois et qui nous manque beaucoup. On apprend par ma mère qu’une deuxième dent vient de faire son apparition. On a hâte de voir ça ! Concernant le retour à l’hôtel, cela restera également comme un grand moment de ce voyage. Nous prenons un rickshaw motorisé… Après quelques minutes, le chauffeur me laisse le guidon et c’est moi qui ai ramené tout le monde à l’hôtel… Il est en effet temps de rejoindre le guide pour aller aux dunes de Sam afin d’assister là-bas au coucher du soleil. En route, nous nous arrêtons au temple jaïn d’Amarsagar situé à 8 km de Jaisalmer. Nous le trouvons moins beau que ceux visités ce matin. Sandrine s’y est toutefois fait apposer de l’huile de bois de santal sur le front par le prêtre, signe de bienvenue. Ensuite, après quelques kilomètres de route à travers le désert, nous nous arrêtons et rencontrons un groupe de chameliers. Nous allons en effet nous rendre aux dunes de Sam à dos de dromadaires. Sandrine et moi sommes sur le dos de Mickaël Jackson ! Il fait chaud mais l’air est respirable… Arrivés sur place, en attendant le coucher du soleil, j’en profite pour galoper un peu et écoutons ensuite quelques groupes de musique et de danse locale, moyennant bien sûr quelques roupies ! Sandrine me demande ensuite de photographier une jeune indienne et son bébé (encore un pourboire). J’en profite pour lui montrer une photo de notre petite Anna que nous avons continuellement sur nous. Le soleil est maintenant couché. Il est temps de remonter sur nos dromadaires pour regagner la route (et encore un pourboire pour le chamelier). Bien que rôdée et hyper touristique, cette balade fut bien sympathique. A l’hôtel, encore un repas léger… Sur ce, je pose ma plume pour tenter de me reposer un peu… Lundi 26 mars 2007 Au programme de la matinée, route, route et route. L’objectif est la ville de Jodhpur, surnommée la ville bleue. Les photos du bleu de la ville que j’ai vues avant le départ étaient saisissantes. J’ai hâte de voir ça sur place... Plus on s’approche de Jodhpur, plus on rencontre de personnes et de vie sur le bord des routes. Nous nous éloignons petit à petit de la zone désertique et arrivons dans une zone un peu plus vallonnée. Juste avant la ville, nous traversons d’ailleurs sur des dizaines de kilomètres des carrières de pierres aux dimensions impressionnantes… A ce rythme-là, il n’y aura bientôt plus de montagne à cet endroit… L’heure du déjeuner approche, plus de tourista en vue… Tout va bien, sauf que je commence un peu à me lasser de la nourriture indienne. Tout est très bon mais les senteurs et les goûts sont souvent les mêmes : notre bon vieux steak frites mayonnaise me manquerait-il ? Arrêtons de nous plaindre : Nous sommes en Inde et il faut profiter de chaque instant ! Nous nous arrêtons pour le déjeuner dans un palais de maharadjah où il est possible de manger dans les jardins, ou… dans les anciennes écuries transformées en salle de restaurant. Après s’être bien rassasié (je n’énumère pas ce qu’on a mangé, c’est souvent la même chose), une petite sieste s’impose près de la piscine du palais. Après ça, plus que quelques kilomètres à parcourir avant d’arriver à Jodhpur la bleue. Sur place, la ville paraît immense, très polluée et comme d’habitude, la circulation semble être anarchique… Mais bon, j’essaie à chaque coin de rue d’entrevoir le fort Mehrangarh, objet de notre visite du jour… Et là, je ne suis pas déçu. Ce fort, construit en haut d’un haut promontoire au centre de la ville paraît tout droit sorti de Tolkien. La hauteur des murs de l’enceinte est impressionnante. Après s’être doté d’audio guides en français (vraiment très bien fait), nous débutons la visite. Pour commencer, il faut arpenter les quelques rues menant à l’entrée du fort. Beaucoup d’indiens et d’indiennes en saris multicolores se promènent. C’est cool de pouvoir se promener à notre rythme avec ces audio guides. Cela nous change des visites effectuées avec notre guide qui ne raconte pas toujours des choses très intéressantes… Comme dans les autres forts déjà visités, nous voyons des trônes, des palanquins, une salle d’armes, … Mais le plus intéressant (enfin, en ce qui me concerne), c’est que nous avons vue sur la ville bleue en contrebas du fort. Les maisons sont belles et bien bleues. Il ne s’agit pas là d’une légère teinte bleutée ; cette perspective est vraiment originale… Il paraît que les habitants peignent leurs maisons en bleu car cette couleur repousse les moskitos du coin. Je reste à long moment à contempler la ville, m’évadant dans mes pensées… En tout cas, j’espère que ces quelques lignes et mes photos retranscrirons cette vue irréaliste… Après cette visite, notre guide insiste pour nous faire visiter une manufacture de miniatures. Il s’agit là de la spécialité de la ville de Jodhpur. Ce sont des peintures effectuées à l’aide de pinceaux très fins afin d’effectuer des fresques très détaillées. Un rapide tour pour s’apercevoir que notre guide nous a à nouveau emmené dans un attrape touriste. Les dessins sont certes magnifiques (bien qu’un peu kitch à mon goût) mais les prix y sont exorbitants. Et toujours les traditionnels : « C’est ici qu’on trouve la meilleur qualité ; n’achetez pas les dessins des vendeurs dans la rue ; etc »… Nous allons ensuite nous promener dans le quartier commerçant nommé Sardar Bazar. Nous revoilà dans l’Inde grouillante des grandes villes… Dans ce quartier on peut voir plein d’échoppes vendant des saris, des miniatures, … des roulements, des pièces usagées de moteurs, … ici, rien ne se perd. Quant à la propreté dans certaines « boulangeries », cela laisse à désirer… Chaque objet y trouve une nouvelle vie. Par contre, les odeurs sont très fortes, la ville est très polluée, les ordures jonchent les trottoirs : Les éboueurs sont-ils en grève ? Les vaches sacrées y fouinent pour trouver à manger : une chaussure usagée, des papiers gras, … En plus, le climat n’arrange rien. Il fait très lourd et très humide… L’air devient irrespirable… Certains touristes se promènent même en mettant un mouchoir sur leur bouche… Arrive alors un enfant mendiant dans la rue, habillé de guenilles. Il me tient par la main afin de me soutirer quelques roupies. Celui-ci a toutefois du mal à marcher et à me suivre. Que lui arrive-t-il ? Après un rapide regard, je m’aperçois qu’il a le pied droit rongé par la lèpre : Que faire pour l’aider ?... la vie n’est vraiment pas rose pour tout le monde. Après cette vision de la réalité, il nous faut gagner notre hôtel Rohetgarh établi en pleine campagne dans un ancien palais de maharadjahs. Après avoir côtoyé la misère et la maladie la journée, j’ai un peu honte de décrire l’hôtel luxueux dans lequel nous avons mangé et passé la nuit… Mardi 27 mars 2007 Le réveil sonne à 6h30 dan la mesure où nous avons beaucoup de choses de prévues pour aujourd’hui. Après un petit déjeuner qui ne restera pas comme étant le meilleur du séjour, nous partons en 4x4 visiter les tribus bishnoïs. Les bishnoïs sont une ethnie du Rajasthan accordant une importance primordiale à l’environnement. En effet, isolés de tout, cette communauté strictement végétarienne applique une non violence totale envers tous les êtres vivants, y compris les végétaux. Ainsi, un village entier a été rayé de la carte pour s’être opposé à l’abattage de quelques arbres par les hommes du maharadjah de Jodhpur. Les femmes, quant à elles, recueillent même les faons orphelins afin de les nourrir au sein… Sur la piste nous y conduisant, nous apercevons gazelles et autres antilopes qu’il nous est possible d’approcher. Arrivés au village, nous sommes accueillis par son chef ; vieil homme d’environ 80 ans, enturbanné, tout de blanc vêtu. Mal à l’aise au premier abord dans la mesure où nous débarquons dans une communauté sans connaître leur possible réaction, nous sommes rapidement rassurés par l’atmosphère hyper « zen » régnant dans le village. Ils vivent de façon très rudimentaire dans des huttes construites en bois et bouses de vaches séchées. Et contrairement à ce que nous avons pu voir jusqu’à présent en Inde, ici, tout est très propre ! Au détour d’une petite habitation, nous apercevons une mère et son bébé ne devant pas être plus âgé que 3 mois. Sandrine, toujours nostalgique de notre petite Anna, lui demande alors s’il lui est possible d’entrer pour lui montrer quelques photos de notre grenouille. Echanges de grands sourires et quelques photos immortalisent ce moment… Dans un autre village moins authentique, nous sommes accueillis par un geste d’hospitalité : l’offrande de l’opium ! Ici, les hommes ont pour coutume de consommer cette drogue et d’en faire profiter les visiteurs. La potion consiste à mélanger du sucre, de l’eau et de l’opium. Après avoir filtré le tout, le chef du village en fait couler dans le creux de sa main qu’il convient de humer pour profiter du breuvage… Rassurez-vous, cela n’a eu aucun effet dans la mesure où je n’en ai que très peu consommé ; juste un petit goût âcre dans la bouche… Sandrine, quant à elle, n’a pas voulu tenter l’expérience… De retour à l’hôtel de Rohetgarh, nous reprenons notre bus pour 4 heures de route à destination de Ranakpur ; non sans avoir versé le traditionnel pourboire au chauffeur de 4x4. La route traverse l’immense plaine du Rajasthan. Le spectacle proposé étant un peu monotone et la fatigue aidant, une petite sieste s’impose… En me réveillant, j’ai la surprise de me retrouver en basse montagne. Le paysage est ici très boisé et très vert, totalement différent de ce que nous avons pu voir jusqu’à présent… Le désert paraît bien loin… A notre arrivée à Ranakpur, nous faisons une première halte au Maharani Bag Orchad Retreat, restaurant sous forme de buffet où nous avons à nouveau pu manger des spécialités locales dans un magnifique jardin verdoyant au son relaxant d’une cithare. Quelle chaleur ! Il me semble qu’aujourd’hui est la journée la plus chaude depuis notre arrivée : environ 40° à l’ombre… Ensuite, direction le temple jaïn qui constitue pour moi une grande attente dans ce voyage. Le temple d’Adineth tient ses promesses. Magnifique vue sur l’architecture extérieure présentant des similitudes avec les temples khmère d’Angkor… L’intérieur est une véritable forêt de marbre incroyablement ciselé… En entrant, on prend une claque ! Bien que vu en photo, mon impression dépasse mes espérances. C’est littéralement une forêt de piliers dressés selon un plan assez complexe supportant des coupoles, le tout finement ouvragé et recouvert de motifs floraux et géométriques, des personnages, des animaux, des dieux, des démons, … C’est hallucinant car l’ensemble est sculpté dans du marbre blanc ! Je déambule ainsi parmi ces « tronc pétrifiés » au nombre de 1444 ! Je ne sais plus où donner de la tête… Avant le départ, nous sortons du temple pour profiter de la vue extérieure. En nous éloignant un peu, nous profitons également du spectacle des singes accrochés aux branches des arbres environnants. Nous parvenons même à nous en approcher de très près pour les photographier… Nous restons cependant prudent, un touriste aurait été dévoré par un tigre, ici, il y a quelques années… Nous empruntons ensuite un chemin montant vers un petit sanctuaire d’où la vue doit valoir le coup. Effectivement, la vue sur le temple est superbe ; le blanc de ses murs contrastant avec les collines des alentours. Telle une cathédrale en pleine nature, le temple se dresse en effet au milieu des collines boisées. Cette situation exceptionnelle ajoute à la grandeur du monument. J’ai vraiment eu, comme vous l’avez certainement compris, un coup de cœur pour cette visite, bien trop courte à mon goût… Et oui, il faut déjà reprendre la route pour Deogarh. Sur la route, nous traversons le marché de Ranakpur où de nombreuses femmes en saris multicolores paradent… Nous faisons également un petit arrêt en cours de chemin en pleine campagne. Comme à l’accoutumée, plusieurs gosses apparaissent comme par miracle d’on ne sait où… Plus étonnant encore, un marchand de glaces mobile est là, au milieu de nulle part. Je m’essaie alors à un petit pot de crème glacée à l’aspect douteux… La glace, achetée 3 roupies (5 centimes d’euro), est plutôt bonne mais je ne garantis pas le résultat intestinal de demain… On verra bien… Ce qui m’a interpellé, c’est une fois que le pot fut terminé, je rendis le pot vide au marchand, n’ayant pas de poubelle sous la main. Celui-ci s’empressa de le jeter à terre… Toute une éducation à refaire ! J’ai donc ramassé le pot vide en attendant de trouver une poubelle : tâche très difficile en Inde ! Arrivés à Deogarh, nous prenons possession de nos appartements dans le palace du maharadjah du coin ; le Deogarh Mahal, magnifique bâtisse de couleur jaune où notre chambre est digne des 1001 nuits… Quant au repas, nous l’avons pris sur le toit terrasse de l’hôtel avec une vue magnifique sur le palais… Que de luxe dans ce pays si pauvre. L’inde est vraiment le pays des paradoxes… Mercredi 28 mars 2007 Nous nous réveillons assez tôt, comme d’habitude et avalons notre petit déjeuner dans la grande salle à manger de l’hôtel. Au programme de cette matinée, beaucoup de route pour rejoindre Pushkar… D’ailleurs, après quelques kilomètres, je ne peux céder à l’appel de la fatigue qui commence à s’accumuler. Avant d’arriver sur le site, notre guide commence à nous évoquer des histoires de faux prêtres basés à Pushkar. Ceux-ci, dans le but d’arnaquer les touristes, obligent ceux-ci à suivre un rituel permettant l’accès au lac sacré. Bien évidemment, ce rituel est payant. La question est de savoir ce qu’il se passe si on refuse de payer ce charlatan. L’histoire dit que le faux prêtre peut par exemple attraper votre appareil photo et le jeter dans le lac… Mais que fait la police ? Notre guide, qui visiblement n’a pas l’air à l’aise sur le sujet nous conseille tout simplement de payer. Soit, je le soupçonne surtout ne pas vouloir avoir d’ennui avec ces prétendus prêtres… Sinon, la ville en elle-même est un lieu sacré de l’hindouisme. La légende dit que le dieu Brahma laissa tomber une fleur de lotus, qui, lorsqu’elle toucha le sol, se transforma en lac autour duquel fut construit Pushkar. Arrivés sur place, nous visitons donc le temple dédié au fameux Brahmâ qui est le seul temple du pays lui étant consacré. A l’entrée, nous apercevons un sâdhu lisant les lignes d’un livre sacré. Celui-ci paraît de type européen… Notre guide nous expliquera un peu plus tard que ce sâdhu est à cet endroit depuis neuf ans et qu’il lit toujours ce même livre à voix haute… Ah, quand on a la foie… Le temple par lui-même est très kitch ! C’est en effet le premier temple multicolore que nous visitons. Par contre, il y règne vraiment une ambiance spéciale. Les hindous sont massés devant une statuette à l’effigie du dieu barbu à trois têtes et il est difficile de s’en approcher… De plus, comme celui-ci est en plein soleil, qu’il y règne une température avoisinant les 50°C au soleil et que l’on ne peut marcher sur les dallages qu’à pieds nus… et bien ça brûle ! Nous dirigeant ensuite vers le lac sacré, arriva ce qui dû arriver : Nous sommes interceptés par un homme se disant prêtre et désirant nous conduire au lac. Notre guide prend alors la parole et commence à négocier pour nous ce que nous allons devoir lui donner ! Mais où sommes-nous ? Finalement, nous devons nous acquitter de 50 roupies (environ 1 euro) si nous ne voulons pas avoir d’ennuis (termes employé par notre guide). Il est vrai que la somme est dérisoire mais sur le principe, je ne cautionne bien évidemment pas ce principe. Après ça, la mascarade commence : Faux sermons, jet bidon d’une fleur dans le lac pour avoir la bénédiction du prêtre. Je n’ai d’ailleurs pas encore parlé de sa tenue ! Jean, chemise Lacoste et montre en or : Ca rapporte d’être prêtre à Pushkar !!! Il nous laisse enfin seul profiter du lac (on a tout de même perdu une heure !). Le lac est entouré de ghâts, ces escaliers permettant d’accéder à l’eau. Des indiens et indiennes sont là, effectuant leurs ablutions. Et surprise, il me semble voir un groupe d’indienne aux seins nus effectuant leurs ablutions. Je ne m’attendais pas du tout à assister à une telle scène ; les indiennes paraissant jusqu’à présent très réservées et pudiques… Un autre groupe d’indiens se jette littéralement dans l’eau afin d’y faire quelques brasses… Personnellement, malgré la chaleur, l’eau ne me donne pas du tout envie… Avant, les morts était brûlés sur les ghâts et étaient jetés dans les eaux du lac, comme c’est encore le cas à Bénarès dans le Gange. Mais ici, c’est terminé ; et ce, pour des raisons sanitaires évidentes, l’eau étant stagnante… La ville, quant à elle, est propice à la promenade dans une ambiance « hippie ». De petites boutiques, quelques sâdhus et… des vaches à 5 pattes, emblème de Brahmâ ! On y voit également quelques dromadaires… Il faut savoir qu’au mois de novembre se tient ici la plus grande foire aux chameaux du monde… La suite de la journée, nous la passons en partie à nouveau sur la route en direction de Jaipur la rose. En effet, après Jodhpur la bleue, voici Jaipur la rose… Après avoir laissé traverser une vache sacrée sur l’autoroute, nous arrivons donc dans cette grande ville de plus de quatre millions d’habitants connue pour ses multiples forts et palais. Nos bagages déposés à l’hôtel, à nous Jaipur, à pied ! De premier abord, les rues sont larges et rectilignes. Il faut dire que la ville et relativement récente (18ème siècle). Les bâtiments sont bel et bien peint en rose ; et ce, depuis la venue du Prince de Galles au début du 19ème siècle. Nous commençons par arpenter la rue principale, rue où se trouve le Hawa Mahal, c’est-à-dire le palais des vents. Nous en profitons également pour faire quelques emplettes dans la mesure où nous n’en avons pas encore eu beaucoup le temps. Des négociations s’ensuivent pour des sacs de tissus brodés, des saris, … Après avoir conclu notre deal, nous entamons une conversation avec le vendeur qui nous demande de le prendre en photo avec nous et de lui transmettre ensuite le cliché. Pour cela, il nous donne sa carte où figure son adresse. Les gens ont vraiment l’air très sympa par ici ! Notre soirée, nous avons prévu de la passer au cinéma « Raj Mandir ». En effet, le cinéma de Jaipur est réputé pour sa beauté et sa taille. De plus, voir un bollywood en Inde constitue une expérience vraiment à part. Nous ne voulons donc surtout pas manquer ça. Avant cela, un petit détour dans le McDo du coin. Certains d’entre vous vont peut-être crier au scandale mais je voulais voir ce qu’ils proposaient comme sandwichs en Inde : que des hamburger au poulet ou totalement végétariens. Le film, quant à lui, s’appelle Viva ; et comme tout bollywood qui se respecte, il y a des chants, de la danse, de l’amour, … mais jamais de bisou ! Et les gens regardent ça par 10°C (la clim tourne à fond !) en mangeant, en discutant d’affaires et autres avec leur voisin, … Mais bon, trois heures et demi pour un film en indien, c’est un peu long… Et puis finalement, je m’attendais à beaucoup plus d’ambiance que ça… Toutefois, en sortant, quel contraste avec ce que nous avons vu dans le film ! C’est vraiment une autre Inde que nous avons devant nous… Nous regagnons donc notre hôtel en rickshaw… C’était sans compter sur notre chauffeur qui ne connaissait visiblement pas notre hôtel… ni Jaipur ! Bref, après un petit détour et de multiples arrêts pour demander sa route, il nous a déposé devant notre Holiday Inn où nous avons passé une bonne nuit… Jeudi 29 mars 2007 Encore une journée bien remplie que ce jeudi 29 mars. Après un déjeuner agrémenté de bonnes pâtisseries, nous débutons la visite de Jaipur en nous rendant à la forteresse d’Amber située à quelques huit kilomètres de la ville accessible via une petite route à lacets traversant une forêt. Au détour d’un virage, nous avons enfin vue sur cette impressionnante forteresse se dressant fièrement sur une crête surplombant un lac. Au dessus, plus haut dans les montagnes, on aperçoit le fort de Jaigarh que nous ne visiterons pas. Pour monter au fort, il est possible d’emprunter des jeeps ou de se laisser porter par un éléphant. Nous choisissons la seconde solution, plus exotique, bien que devant attendre notre tour pendant une demie heure en plein soleil. Il n’est en effet que 9 heures mais il commence déjà à faire très chaud. Dans la queue, beaucoup de vendeurs à la sauvette tentent de nous vendre chapeaux et autres babioles. Après une longue négociation, nous achetons un chapeau « d’aventurier » qui me permettra de me protéger du soleil pendant l’attente. On est passé de 200 roupies à 50. Plus tard, en ville, je m’apercevrai que j’aurais pu l’avoir encore moins cher… La montée est agréable bien que très chaotique ; plusieurs photographes nous prennent en photo sur le dos de notre pachyderme décoré et peint. Et pendant la montée, nous croisons d’autres éléphants descendant la colline afin d’aller chercher d’autres touristes. Nous visitons le fort et sa monumentale porte couverte de fresques, le palais des miroirs, la salle des audiences, le quartier des femmes (beaucoup plus triste et sinistre que le quartier des hommes…) et montons sur la terrasse en haut de laquelle nous avons une magnifique vue sur la vallée. Sandrine choisit alors ce lieu pour s’installer et commencer à dessiner… En redescendant à pied, nous en profitons pour acheter la photo de nous sur notre éléphant… Sur le chemin du retour à Jaipur, nous faisons un bref arrêt photos devant le Jal Mahal, palais abandonné au beau milieu d’un lac… à sec. Et ensuite, même rituel avec notre guide qui nous emmène dans une fabrique de tapis. C’en est trop et nous décidons de le laisser faire la visite sans nous et allons nous promener dans les rues de Jaipur. Là, nous achetons quelques poteries à une femme en bord de route… qui s’avèreront très fragiles puisque aucune n’a survécu ! Après le repas du midi, nous allons visiter le City Palace, lieu où habite encore l’actuel maharadjah de Jaipur. Seule une petite partie du bâtiment n’est donc accessible. Après avoir passé quelques instants à contempler un charmeur de serpents, nous passons la porte d’entrée et débouchons sur une immense cour. En son centre, un petit bâtiment abrite deux énormes jarres en argents gardées par des hommes en tenue traditionnelle. Ces jarres sont les plus grosses pièces du monde dans ce métal. Elles auraient servi en 1902 à transporter l’eau sacrée du Gange en Angleterre pour que le maharadjah de l’époque puisse effectuer ses ablutions (9000 litres)… Seul inconvénient, aussitôt que nous prenons une photo de ces jarres, nous sommes alpagués par les gardes nous réclamant quelques roupies. Ils se font leur petit business en plus de leur salaire ! C’est pour cette raison qu’ils n’auront rien de ma part ! Finalement, bien qu’intéressante, cette visite ne constituera pas le meilleur souvenir de mon voyage… Après la visite de l’observatoire astrologique « Jantar Mantar » qui ne présente à mon avis que très peu d’intérêt, nous parcourons la ville de Jaipur durant une heure à bord d’un rickshaw vélo. Le jeune indien qui nous transporte à coups de pédales est en sueur au bout de quelques minutes. Et lorsqu’il s’arrête quelques instants, c’est pour courir aller nous acheter un collier de fleurs qu’il nous passe autour du cou. Il est vrai que hier, nous avions remarqué beaucoup de vendeurs de colliers faits de fleurs fraîches dans les rues de Jaipur... La journée nous offrant encore quelques heures de lumière, nous en profitons pour désormais arpenter les rues de la ville à pied. Cela nous permet d’observer cette cohue, d’écouter ce vacarme, … Dans les rues de cette mégalopole, on peut y voir des éléphants, des dromadaires, des vaches, … des singes… Mieux qu’au zoo ! On y croise également quelques sâdhus arborant de beaux costumes et de belles peintures sur le visage… En soirée, nous rejoignons notre guide qui nous offre l’apéritif et s’ensuit une interminable discussion sur différents points ; nous abordons par exemple la croissance de l’homosexualité en Inde due à une grande proportion d’hommes par rapport aux femmes ; sujet de diverses émissions diffusées récemment en France. Pour résumer, selon notre guide, les émissions diffusées sur nos chaînes en France ne sont que des mensonges… Nous n’en saurons pas plus avant d’aller nous coucher… Vendredi 30 mars 2007 Ce matin, réveil aux aurores car c’est un programme des plus chargés qui nous attend aujourd’hui. En fait, beaucoup de route de prévue…Nous prenons donc notre petit déjeuner (bof) et repartons sur les routes de l’Inde… Les paysages désertiques sont désormais très loin, remplacés par des cultures. Beaucoup d’indiens dans les champs, … surtout des femmes qui accomplissent toutes leurs tâches à la main. En effet, ici, rares sont les machines agricoles. D’après le guide, ce n’est pas par manque de moyens mais simplement pour employer le plus de monde possible ! J’en doute tout de même… Travailler en plein soleil dans ces conditions, ce ne doit pas être la fête tous les jours… Le trajet est long et pénible jusqu’à Fathepur Sikri. Avant de nous rendre sur le site, nous faisons une pause afin de prendre notre déjeuner. Et aux alentours de 14 heures, nous voyons se dresser à l’horizon, les murs de grès rouge de la « ville de la victoire », construite par l’empereur Akbar en l’honneur de la naissance de son fils, le futur Jahengir. En fait, ne parvenant pas à avoir de descendance, il alla consulter un saint soufi qui lui prédit la naissance d’un fils s’il construisait un palais à cet endroit. Aussitôt dit, aussitôt fait… et la prédiction se réalisa. Akbar prit alors la décision de s’installer définitivement ici et déplaça ainsi la capitale. Toutefois, la ville ne fut réellement habitée que pendant 16 ans. En effet, le nombre d’habitants grandissant, ils rencontrèrent des difficultés pour alimenter la ville en eau… Une épidémie de peste au 17ème siècle finit de vider la place de ses derniers habitants… En descendant du bus sur le site de Fathepur Sikri, nous sommes écrasés par une chaleur étouffante… Je crois que plus on avance dans notre séjour, plus il fait chaud ! Mais bon, se promener dans cette cité fantôme (désormais occupée par les touristes) qui n’a pas bougé depuis 400 ans vaut tout de même quelques efforts et un peu de sueur ! En entrant dans la ville, nous sommes interpellés par un indien au bord de l’ancien bassin d’eau potable, désormais verte et croupie… Celui-ci y exécute un plongeon d’une quinzaine de mètres de haut… Tout ça pour un pourboire qu’il n’aura pas… ; nous ne lui avions rien demandé ! La visite est une découverte de palais, de cours et autres édifices tout de grès rouge, aux façades ornées de motifs géométriques taillés dans la pierre. Mais bon, bien qu’intéressante, je ne trouve pas le site exceptionnel en comparaison des autres lieux déjà visiter. Je m’attendais à beaucoup mieux, surtout suite à la lecture de la description qu’en faisait le Guide du Routard ! Mais bon, peut-être qu’en début de séjour, Fathepur Sikri nous aurait parue grandiose ! En plus, durant une partie de la visite un pseudo étudiant-guide « admiratif de la culture française » me colle aux baskets et tente dans un français très approximatif de me faire faire une visite guidée. Il aura fallu dix minutes d’ignorance totale pour qu’il daigne enfin me laisser tranquille… Après cela, un peu de fraîcheur climatisée… et remise en marche vers Agra, ville essentiellement connue pour le Taj Mahal, où nous arrivons vers 16h30 ! Ici encore, beaucoup de pauvreté et de saleté. De premier abord, la ville n’est pas très belle. Arrivés sur place, nous slalomons entre les racoleurs en tout genre pour accéder à l’entrée du Fort Rouge, autre merveille d’Agra qui fut longtemps la capitale de l’empire moghol. Bâti le long de la rivière Yamuna dont le niveau est très bas, il est une succession de palais de marbre, de mosquées et de jardins somptueux. Et en approchant du point le plus élevé du fort, sur la terrasse supérieure, … ça y est, nous apercevons enfin le fameux Taj Mahal ! Sur fond de brume (il commence à être tard), le monument trône sur les bords de la rivière Yamuna. Vivement la visite de demain ! En attendant, nous faisons des photos de familles indiennes venues ici pour poser devant la vue imprenable qu’offre cette terrasse… Les autochtones viennent ensuite voir les photos sur l’écran de l’appareil et visiblement, ils y prennent du plaisir ! Sur cette même terrasse, deux singes se promènent en toute liberté… Essayant d’en prendre un des deux en photo de tout près, l’autre en profite pour me chercher des noises en me montrant ses dents… Ne faisant pas le fier, je m’éloigne… Nous nous attardons également quelques minutes à la prison de Sha Jahan, enfermé dans l’enceinte du Fort Rouge par son fils Arangzeb avec vue sur le mausolée de sa femme, le Taj Mahal. Pas très sympa le fiston, mais la vue aurait pu être pire ! La prison aussi, d’ailleurs : cellule de plus de 100 m², murs en marbre blanc, terrasse, … Le fameux Arangzeb, avide de pouvoir, tua ses trois frères aînés et emprisonna son père afin de pouvoir monter sur le trône… On peut dire qu’il n’avait pas le sens de la famille… La nuit commence désormais à tomber. Il nous faut maintenant rejoindre notre hôtel situé en ville. Là, nous nous reposons après avoir pris notre repas « à l’européenne », c’est-à-dire que je ne mange plus les plats me paraissant épicés. Mon corps est en effet en train de m’indiquer qu’il sature ! Sur ce, une bonne petite nuit va nous faire le plus grand bien en attendant le clou de ce voyage : la visite du Taj Mahal que nous allons entreprendre dès demain matin, aux premières heures du jour… Samedi 31 mars 2007 Afin d’éviter l’a forte affluence des touristes, nous nous rendons aux portes de l’entrée du Taj Mahal assez tôt, vers 8h… Les voitures n’ayant pas la possibilité de s’approcher du monument pour cause de pollution, nous nous y rendons en transport écologique : en bus électrique. Le mausolée est encore nappé d’une légère brume. Toutefois, le ciel est vierge de nuage, les photos devraient être sympas ! Après une fouille sommaire, je passe la porte et… ça y est, le Taj Mahal est devant moi. Je reste béatement en haut des escaliers qui permettent l’accès à l’allée principale menant au mausolée. J’essaie d’en profiter au maximum ! C’est parti, je veux le contempler sous toutes les coutures : du côté droit, vue de dessous, de derrière, vue de la gauche, … Sandrine n’arrive plus à me suivre et me laisse déambuler dans le parc, les yeux toujours rivés sur cette « nouvelle merveille du monde ». L’appareil photo est en surchauffe… Plus je m’approche du monument, plus je suis impressionné par le travail du marbre et des pierres semi précieuses incrustées dans les murs. Quelque soit l’angle sous lequel je le visualise, c’est un véritable joyau. Nous visitons l’intérieur qui me paraît très sobre comparé à l’architecture extérieure du bâtiment. Deux tombeaux y sont installés ; celui de Shah Jahan, et celui de son épouse, Mumtaz Mahal pour qui l’empereur a fait construire ce mausolée à sa mort. Sandrine me demande si j’en ferais autant pour elle… Il faut savoir que l’empereur a commandé un mausolée pour sa défunte épouse à son meilleur architecte ; et ce, à la hauteur de l’amour qu’il lui vouait. Après quelques mois de travaux, non satisfait de la tournure des événements, l’empereur fit assassiner la femme de l’architecte pour qu’il comprenne combien il était triste et ce qu’il voulait lui faire accomplir. On ne plaisante pas avec un empereur triste ! En tout cas, cela a fonctionné. Le résultat est magnifique ! Comme pour toute visite de monuments mondialement connus et reconnus, je craignais un peu d’être déçu… mais ce ne fut pas le cas ! Après ça, je retrouve Sandrine tranquillement installée sur un banc, crayon à la main, esquissant les formes arrondies et harmonieuses de l’édifice se dressant face à nous. Quelques minutes passent et je m’aperçois que plusieurs indiens sont derrière notre bancs en train de regarder le croquis que Sandrine est en train de réaliser… Moment sympa… Puis, il faut bien se résigner à partir. Un dernier regard et hop, c’est reparti pour la visite d’Agra. De retour en ville, nous faisons une visite d’un atelier de travail du marbre, spécialité de la région. Les incrustations de pierres dans le marbre sont magnifiques mais comme d’habitude, nous n’imaginons pas ça du tout chez nous. De plus, les prix sont exorbitants ! La journée avance très vite et il faut se rendre à l’évidence, notre voyage touche à sa fin… Un repas rapide pris à notre hôtel, une dernière douche et c’est reparti pour quelques heures de route pour rejoindre Delhi. Après quelques dizaines de kilomètres, nous faisons toutefois halte au site de Sikandra afin d’y visiter le mausolée d’Akbar. Le site est sympathique et trône au milieu d’un immense parc où se promènent de nombreux chevreuils. J’avais lu que le parc était également peuplé de nombreux singes mais rien à l’horizon : il fait peut-être trop chaud ! Dans le mausolée, après s’être déchaussé, nous parcourons un long couloir dans le noir pour parvenir au tombeau. Là, un vieil indien nous tend une fleur afin de la déposer sur le marbre du tombeau. Certainement encore un qui en veut à notre porte monnaie… Après ça, il se met à crier le nom d’Akbar pour nous faire entendre la résonance du lieu. Tous les moyens sont bons pour récolter quelques roupies… Il est mal tombé avec nous… La route qui permet de rejoindre Delhi est longue (environ 5 heures) et il fait déjà noir lorsque nous parvenons dans la capitale indienne. Avant d’aller à l’aéroport, nous prenons notre dernier repas indien, un poulet tandoori qui ne restera pas comme le meilleur des repas ingurgités en Inde. Nous disons adieu à notre guide Mishra qui, lui non plus, ne restera pas comme ayant été un guide exceptionnel. Et malgré un pourboire plus que généreux (2500 roupies), il ne nous remerciera même pas ! Soit, le voyage a été magnifique. Il nous en restera des souvenirs à jamais gravés : des rencontres improbables, de merveilleux sites visités, une population souriantes, des odeurs (pas toutes très bonnes), des couleurs, … et l’envie de revenir dans ce pays pour y voir et y visiter d’autres contrées (le sud, Bénarès, …). Pour conclure… Par quoi commencer… Avant de partir, quelques personnes nous avaient demandé pourquoi nous voulions aller dans ce pays et y voir la misère. La misère, c’est vrai, il y en a. Mais les indiens la côtoient quotidiennement et vivent avec, presque indifféremment ; et après quelques jours, nous y étions également habitués. De là à y être indifférent, je n’irai pas jusque là. Mais nous n’allions pas là-bas pour y voir la pauvreté : plutôt y trouver d’importantes richesses, tant au niveau humain qu’en terme de dépaysement ! Et de ce point de vue, nous n’avons pas été déçu ! Ce qu’on a adoré : Franck : Jaisalmer, le temple jaïn de Ranakpur, le Taj Mahal, … Sandrine : Jaisalmer, le fort Mehrangarh… Ce qu’on a moins aimé : Le Shekawati, les boutiques à touristes

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