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Voyage en Indonésie avant installation définitive English translation pending
by Maxime87 · 2010-03-16 · 10 replies
En effet je voudrais dans un premier temps me rendre en Indonésie, afin de savoir si je peux m'acclimater pour m'installer définitivement. Mais je ne sais absolument rien de ce pays, ses coutumes, ses religions, sa monnaie, peut-on vivre avec l'habitant? je n'ai aucune réponse à ces questions et encore bien d'autres, mais si des personnes sur ce site pouvaient m'aider je les en remercie d'avance. Je ne recherche pas de guide touristiques, vous l'avez bien compris je voudrais à terme faire parti de cette communauté.
Idée d'un cadeau à ramener de Thaïlande pour mon neveu de 12 ans? English translation pending
by Smilingeye · 2010-03-09 · 13 replies
bonjour,

je pars bientôt pour Bangkok

j'aimerais bien ramener un cadeau vraiment très spécial pour mon neveu de 12 ans

Avez vous des idées ?

Peux-t ont trouvé des tuk-tuks miniatures ?

merci
Trek de l'Annapurna: une nouvelle qui change la donne? English translation pending
by Marclamarre · 2009-11-02 · 11 replies
Bonjour!

Je me demandais dans quelle(s) mesure(s) cette manchette/article:

http://www.trekmag.com/News/839-trek-mag-a-teste-le-tour-des-annapurnas-en-4x4.html

influencera ce trek? J'avais déjà vu des véhicules circulés entre Muktinath et Jomosom (environ 4) et me disais qu'on arriverai à cet état de chose un jour ou l'autre, mais...

Marc de Montréal

Photos et vidéos du Népal: http://gallery.me.com/marclamarre
Voyage mère et fille au Québec en octobre English translation pending
by Sherpattmili · 2009-09-09 · 7 replies
Bonjour à tous et toutes,

nous partons au mois d'octobre, du 3 au 25 octobre 2009 au Quebec. Nous avons les 4eme nuits de reserver à Montréal, ensuite 13 jours avec un camping car, et les 4derniers jours à Quebec. J'aimerais avoir votre aide pr se qui concerne notre période en camping car: les coins à ne surtout pas manquer, comment trouver un lieu où poser le camping car et les prix à proximatif, et les lieux à éviter (très touristiques mais pas forcément indispensable à la découverte du pays). J'aimerais aussi rencontrer des quebequois(es) pour apprendre comment vous vivez dans votre pays, et échanger sur nos traditions, coutumes... Pour Montréal et Quebec, je pense que les grands monuments sont a visiter mais peut être y a t il des endroits sympa à voir également. Nous partons avec ma maman pour son anniversaire, c'est le voyage de ses reves, et ça fait 30 ans qu'elle en reve, alors merci de m'aider à ce qu'il soit inoubliable et rempli d'authenticité.😄
Recherche d'une histoire sur le peuple H'mongs du Vietnam English translation pending
by Jacquou226 · 2009-08-22 · 32 replies
bonjour j'ai été fasciné par les monghs. je recherche une histoire ou de la documentation sur ce peuple: origine, histoire, jusque alentours des années 1900/1950. je n'ai rien su trouver à l'école française d'extrème orient. quelqu'un peut il m'aider? MERCI
Projet de partir vivre en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by SofPat · 2009-04-17 · 37 replies
Bonsoir,

nous sommes un couple désireux d'avoir des renseignements sur les diverses formalités nécessaires à prévoir, dans le but de s'installer sur le caillou. Nous souhaitons réellement nous installer activement en NC, tout en respectant les cultures et traditions. L'envie de découvrir un mode de vie tout autre que la France est grande!

Notre projet serai de partir d'ici un an, afin de pouvoir tout préparer au mieux (budjet, déménagement, administratif, etc).

De nombreuses questions nous viennent :

Concernant l'emploi, savez-vous s'il y a du déboucher pour le métier d'infirmière? Pour acheter une voiture, vaut-il mieux passer par des particuliers ou par un garage automobile? Y-a-t'il des complications pour louer un appartement? Savez-vous comment se passe le changement de banque? Peut-on ouvrir un compte facilement en NC? Peut-on avoir rapidement un accès internet (après avoir trouver un logement)? Y-a-t'il de belles plages à proximité de Nouméa? Quel budjet nous conseiller pour partir? Sachant que nous comptons chercher un travail dès notre arrivée.

Merci d'avance pour vos réponses qui nous serons très précieuses!! A bientôt! 🙂
Visiting Sumba in Indonesia
by Sandrami · 2009-02-16 · 50 replies
Hi there! We’re a group of 4 heading to Indonesia in April. We’d like to visit Sumba and could use some info on the island and the connections between Flores and Sumba—either by plane or ferry. Is it easy to find accommodations, and how’s the safety? Does anyone know a good guide?
Fête du roi à Agadir English translation pending
by Christine07 · 2008-07-29 · 8 replies
bonjour, je suis a agadir avec ma fille de 10 mois et je voudrais sortir avec elle pour la fete du roi. je souhaiterais des informations sur les differentes manifestations de la ville. Merci a tous
Durée de trajets dans le nord de la Thaïlande? English translation pending
by Jpetienne · 2008-06-27 · 7 replies
bonjour,

est il facile et long de se déplacer par la route de Chiang mai vers Chiang rai? et de Chiang rai vers Mae hong song?

bref en fait je souhaiterais visiter quelques tribus montagnardes, alors vos conseils sont les bien venus

merci
String sur les plages des hôtels en Tunisie? English translation pending
by Lorolive74 · 2008-01-15 · 41 replies
Bonjour, Ma copine et moi envisageons de partir quinze jours en Tunisie cet été. L'été dernier, nous étions en Grèce et ma copine portait un string à la plage. Nous nous demandions si l'un ou l'une d'entre vous avait quelques infos sur l'ambiance des plages des Hotels tunisiens et si ce n'était pas trop mal vu d'en porter. Merci d'avance !
Apprendre la culture mao'hi en Polynésie-Française English translation pending
by Coeurdametis · 2007-08-13 · 5 replies
Bonjour à tous, Voila j'ai un projet mais très peu d'attaches pour le réaliser, Quelqu'un pourrait-il m'aider? J'aimerais partir en Polynésie française pour en apprendre le plus possible sur la culture mao'hi, j'aurais aimé savoir si quelqu'un pouvait me donner de bonnes adresse pour manger pas trop cher, pour être logé pas trop cher non plus mais surtout, quelqu'un pourrait-il me dire où faudrait t-il que j'aille pour en apprendre beaucoup sur les mao'hi et surtout où les rencontrer.
Trinité-et-Tobago English translation pending
by Miajoyce · 2006-09-30 · 7 replies
bonjour a tous, je reviens du carnaval antillais de Notting hill ou je suis tombée sous le charme des fetes antillaises...depuis mon retour je ne pense qu'a une chose partir pour Trinidad et Tobago fin janvier et pour 2 mois(voir +...)pour en autre faire le carnaval (7 et 8 fevrier)et en prendre plein la vue... donc si vous avez visité ces petites perles je serais ravie que vous me fassiez part de vos témoignages, info sur les logements et tous autres bons plans😉! D'autre part je souhaiterai sous louer mon appartement pour cette période, j'habite à Prades (66)à 40km de perpignan et peu de l'espagne, entre mer et montagne(andorre) au pied du canigou !
Signification du percing sur le nez en Inde? English translation pending
by Delfly · 2006-09-08 · 20 replies
Salut à vous tous,

Je m'interroge sur la signification de l'anneau ou du petit diamant sur le nez des femmes. la signification est-elle différente si elles ont l'anneau sur la narine gauche ou droite ?

et puis, le petit rond rouge qu'elles ont au centre du front signifient qu'elles sont mariées ?😇?? ou bien autre chose ?

@+++
Quartier sympathique à Bangkok? English translation pending
by Tintin05 · 2006-08-05 · 26 replies
salut

Dans quel quartier de bangkok je peux trouver un hotel sympa ou je peux rencontrer d'autres routards?

Merci pour vos précieux renseignements

a bientot
Voyage à Dubai English translation pending
by Medsandi · 2006-08-01 · 18 replies
je compte me rendre à DUBAI dans quelques jours.

Je dois retrouver mon ami mais nous ne sommes pas mariés

est-ce possible aurons nous des problèmes? merci par avance
Une photo, un pays English translation pending
by Ge25 · 2005-12-08 · 129 replies
Si vous aviez à décrire un pays avec seulement une photo... laquelle se serait? Ou quelle photo vous fait pensez à quel pays?

Pour moi, cette photo represente Cuba;petite maison, palmier et vieille voiture.
Nouvel an à Dublin English translation pending
by Jawen · 2005-11-28 · 13 replies
Salut à tous,

voilà, je pars avec ma copine fêter le nouvel an à dublin, ça nous changera de la france et les prix via ryan air étaient très intéressants, ce qui est l'idéal pour des étudiants peu fortunés. je me suis renseigné sur le web, et apparemment, c'est pas un évènement comme en france, bon repas+bonne soirée festive, néanmmoins si quelqu'un a des adresses. car en définitive, je sais pas trop quoi faire, restau + boite? sinon, si des gens veulent nous accompagner, why not? nOUS ARRIVONS LE 31 AU MATIN, on a réservé une auberge de jeunesse et nous restons 4 jours, pour repartir le 3 dec sur paris. sI vous avez des bons plans si possible pas trop cher, restau, soirées merci djoss
L'Algérie, vite! English translation pending
by Loopkin · 2005-09-02 · 24 replies
L’Algérie, vite !

Sommaire

1 Introduction 2 Aspects pratiques. 2.1 Accès 2.2 Formalités 2.3 Argent 2.4 Transports 2.5 Hygiène et santé. 2.6 Voyager seul 2.7 Voyager en couple 2.8 Voyager luxueusement 2.9 Sécurité 2.10 Langues 2.11 Coût de la vie 3 Aspects culturels 3.1 Tradition et Islam 3.2 Nourriture et gastronomie 3.3 Musique 3.4 Littérature 3.5 Une jeunesse avec un avenir difficile 4 Les gens face au tourisme étranger 5 A retenir 5.1 J’ai beaucoup apprécié 5.2 J’ai moins aimé 6 Conclusion 7 Liens internet

1 Introduction

Voici un résumé de mon voyage en Algérie. J’y suis allé du 2 au 27 août 2005, invité par un ami Algérien à son mariage, d’ailleurs membre de ce forum, mais connu avant la naissance d’icelui. La cérémonie la plus importante du mariage a eu lieu le 18 août au soir, sommet de la courbe des festivités. J’y suis parti avec mon amie, en bateau, depuis Marseille. Elle est rentrée le 19 en France, et j’ai continué seul jusqu’à Ghazaouet, d’où j’ai pris le bateau pour Alméria, en Espagne. Avec mon amie, nous avons vu Alger et la côte Kabyle, dont Bejaia, et Zyama-Mansuria. Seul, j’ai vu la côte entre Alger et Oran, Oran, Maghnia et Ghazaouet. Donc, la visite du pays, en ce mois d’août surchauffé, fut exclusivement volontairement restreinte à celle de la côte. Ce mini-guide n’a aucune prétention d’exhaustivité (ni thématique, ni budgétaire, ni culturelle, ni, surtout, géographique), ni, comme tous les guides, d’objectivité. C’est la phot prise à un moment donné, à quelques endroits, par une personne donnée d’un pays en constante évolution. Mais un pays fascinant et formidablement accueillant, comme vous allez le voir.

2 Aspects pratiques

2.1 Accès Par bateau : pour le moment, cette option est la moins chère. Il y a des ferries au départ de Marseille vers Oran ou Alger, de Barcelone et Alicante vers Oran, de Alméria vers Ghazaouet. La traversée Marseille – Alger a coûté 180 euros, tarif haute saison aller simple sans voiture, fauteuil. La traversée fut effectuée dans un pavillon à moitié de complaisance un peu louche, estonien, où tout était écrit en russe, tout était sale, et vieux, loué pour faire face à la surcharge de demande estivale par la SNCM. Nous dormîmes dans un des couloirs, sur la moquette, dans la lumière vive des néons, et les bruits en tout genre. Les toilettes étaient extrêmement sales, et l’eau n’était pas potable (mais aucun panneau pour le préciser, si bien que j’en ai bu). Le ferry a eu cinq heures de retard donc nous sommes arrivés de nuit dans la baie d’Alger, porte de l’Afrique. Afrique, je venais te voir pour la première fois. Je t’ai vu de loin, mais de nuit, t’approcher doucement de moi. Les lumières d’Alger brillaient au loin, et je sentais déjà ton souffle. La traversée a duré 22 heures, plus les 5 heures de retard. Elle s’est néanmoins bien passé, grâce à la gentillesse des passagers. A plus de 95% algériens d’origine rentrant au bled, étonnés et content de voir des touristes français de souche y aller aussi. Les temps changent, mais encore très doucement. A part nous deux, il y avait un ou deux autres groupes, dont un qui n’était pas de touristes, mais de catholiques venus en mission. Bon courage !

Au retour, les conditions furent à peu près aussi difficiles, avec deux heures et demie de retard pour une traversée de sept heures normalement, et toujours aussi sale et vieux, cette fois via Trasmediteranea, une compagnie espagnole. 90 euros la traversée, mais payable uniquement en dinars, eux même obtenus par des euros, sous certificat d’une banque officielle (à un taux affreusement bas) à produire lors de l’achat du billet. Il m’a donc fallu acheter des euros avec mes dinars, préalablement, à un taux affreusement haut, en tout, ça m’a coûté plus de 110 euros.

Par avion : plusieurs compagnies. Air France, dont on peut oublier la possibilité vu leurs habituels tarifs prohibitifs, Alitalia, via un changement long à Milan, en tout sept heures, Aigle Azur et Air Algérie, compagnies algériennes. Compter dans les 400 ou 500 euros si vous vous y prenez à l’avance.

Par voiture : Les frontières sont toutes ouvertes, sauf celle avec le Maroc. Si bien qu’on ne peut passer par Tanger. La frontière est réellement fermée, même aux ressortissants qui ne sont ni marocains, ni algériens, même, et si, mon dieu, même aux français à qui rien, normalement, n’est refusé, n’est-ce pas ? J’ai testé moi-même, en essayant d’aller au Maroc, à la frontière même, en discutant avec les douaniers. Ils étaient sympas, contents d’enfin voir du monde, mais fermes et définitifs : on ne passe pas. Je m’étais alors replié vers Ghazaouet, pour prendre le ferry pour Alméria.

Par avionette : je ne crois pas que ce soit trop possible. Peut être depuis la Libye ou la Tunisie. Pas plus.

Par voilier : je n’en sais rien.

A pieds : en août, je le déconseille ! Surtout si depuis le Niger ou le Mali…

2.2 Formalités Tout est là :
http://www.visas-express.fr/services/obtenir_visa/fiche_pays.md?code_continent=afrique&code_pays=DZ

C’est difficile, il faut une invitation. Ca prend du temps, il faut s’armer de patience, et de sérénité. Zen, rester zen, et surtout, penser que dans l’autre sens, c’est entre deux cents et cinq cents fois plus dur. Le genre de démarches dont on se passerait bien, et qui renforcent la haine de la notion de frontière. Bien penser que les visas se payent en liquide et seulement en liquide, et qu’il faut faire l’appoint exact, c’est vrai. Ne pas avoir de tampon israélien (entrée ou sortie) sur le passeport permet d’entrer en Algérie. Dans le cas contraire, déclarer son passeport en perte, et le refaire avant de demander le visa.

2.3 Argent La monnaie est le dinar algérien (DA). Si on change un euro dans une banque pour des dinars, on en obtiendra environ 90 (août 2005). Si on le change dans un magasin, on en obtiendra 110, voire 112. L’euro ne peut s’acheter qu’au noir, les banques ne le vendent pas. Il coûte 114 à 115 DA. En gros, arrondir à 1 pour 100, c’est plus simple pour les conversions.

Il n’y a pas de distributeurs en Algérie. Prévoir du liquide en quantité. Au mieux, il est possible d’utiliser la CB dans certaines banques, à un guichet, mais l’opération m’a fait ramener le taux à 78.5 DA pour un euro, lors d’un retrait de 6200 DA. Je déconseille fortement, donc. Si vous le faites, gardez absolument le document qui atteste de la transaction.

2.4 Transports En ville : Le taxi ne coûte pas très cher, bien demander de payer au compteur. Les bus coûtent 10, 15 ou 20 DA, mais vont vraiment lentement, sont bondés, sales, et surchauffés. Dur de voyager en bus.

Entre villes : Le réseau de trains relie de nombreuses villes du nord, mais la fréquence est assez faible en comparaison de celle des bus. Ceci dit, le train va, paraît-il, plus vite, est plus sûr, et plus confortable. Le réseau de bus est, comme dans tous les pays pauvres, très bien desservi, mais déréglementé à souhaits, anarchique comme il se doit, et les bus sont évidemment d’un autre age, bondés, sans clim (mais parfois initialement avec clim mais sans clim, et donc sans fenêtres), très sales, et pouvant tomber en panne à n’importe quel moment et n’importe quel endroit. Les lignes aériennes intérieures permettent d’aller loin au sud, là où on ne peut de toute façon aller que par avion ou en camion stop. Mais en août, oublier d’y aller est raisonnable. Le stop marche en kabylie. J’ai peu essayé sur la côte dite « ouest », et le peu que j’ai essayé fut sans succès. Mais j’y crois encore, je n’ai pas eu de chance ce jour là, je pense.

2.5 Hygiène et santé Le constat est sans appels, sans joie, et sans nuances : l’Algérie est très sale. Où que la vue se porte, dès Marseille, que ce soit en ville, sur les plages, à la campagne, à la montagne, dans les maisons, dans les parties publiques des immeubles privés, dans les édifices publiques, dans les bus, les trains et les taxis, dans les restaurants, les cafés, et dans tous les toilettes (quand il y en a), c’est CA-TA-STRO-PHI-QUE. Des décharges derrière chaque cactus. Une honte, une gène permanente, qui agresse la vue et le nez en tout lieu, à tout moment. Des terminaux de bus de villes de la taille d’Aix en Provence n’ont pas de toilettes publiques, et quand il y en a, c’est toute une aventure des sens, non des plus agréables, qu’il faut vivre. Rien de comparable avec ce que j’ai vu dans le Transsibérien ou en Amérique Latine, même dans les coins les plus ignobles du Nicaragua. « La côte est magnifique, les plages sont des plages de rêve ». Cette phrase était valable il y a dix ans. Maintenant, nous écririons « la côté était magnifique, les plages seraient des plages de rêves sans ces décharges ». Pourtant, les municipalités se battent. Partout, des panneaux indiquent que les maladies se prolifèrent trop vite dans ces conditions, de ne pas jeter tout n’importe où pour la santé du pays et de ses habitants, en de nombreux endroits, on voit des panneaux interdit de déposer des ordures ici, disparaissant presque sous les tas… d’ordures. J’ai aussi vu des panneaux comme : « défense de laver sa voiture à côté de cette source, et défense d’y faire la vidange » !!!!! « interdiction de quitter la chambre d’hôtel en laissant le robinet d’eau ouvert » !!!!! Partout, j’ai vu des gens jeter tout partout, devant mes yeux, j’ai vu des gens laver leurs voitures dans une rivière presque immaculée, je n’ai pas vu une seule rivière non polluée. L’eau des villes est peu recommandable, et il est important de se laver les mains souvent.

2.6 Voyager seul Il est possible pour un homme de voyager seul, même si les locaux le déconseillent fortement. Les mêmes locaux invitant en permanence le voyageur solitaire à venir se reposer chez eux un café ou une nuit, on est rarement longtemps seul. Une femme seule ? Je le déconseille, le moment n’est pas venu.

2.7 Voyager en couple Si vous êtes mariés, n’oubliez surtout pas votre livret de famille, il vous sera demandé dans les hôtels si vous souhaitez une chambre commune. Si vous n’êtes pas mariés, c’est la croix et la bannière pour trouver un hôtel qui vous accepte, car c’est interdit par la loi de louer une chambre à un couple non marié. Certains hôtels dérogent à la règle, mais je ne peux malheureusement pas en parler, de peur de leur attirer des ennuis. Il en existe un peu partout, notamment à Bejaia (anciennement Bougie), en Kabylie, très jolie ville, et très jolie région, soit dit en passant. Les couples homosexuels ne seront pas souvent bien vus, et c’est un euphémisme. Je leur souhaite qu’un jour l’Algérie reconnaisse leur existence (d’ailleurs, ce n’est pas ce qui manque sur place, mais ils ne sont pas vraiment reconnus ni appréciés) et s’ouvre à leur venue, pour qu’ils puissent s’y promener en toute légitimité, comme tout être humain normal.

2.8 Voyager luxueusement L’Algérie est un pays root, il est assez difficile de se faire un voyage tout confort dans ce pays. Même en recherchant toujours le meilleur hôtel, les meilleurs restaurants, en se déplaçant en taxi et en avion, nous sommes en Afrique, et les aléas du voyage sont multiples et variés, pouvant surgir n’importe quand, n’importe où. Même les hôtels chers ont leurs toilettes très sales, de toute façon et les coupures d’eau peuvent surgir à tout moment en Algérie, même dans le centre d’Alger.

2.9 Sécurité Désormais, l’Algérie est un pays sécurisé, sauf dans certaines régions montagneuses isolées. Il est toujours prudent d’écouter les conseils de la population, mais bien écouter plusieurs personnes et faire une moyenne, comme en Colombie, comme partout : il y a des gens qui exagèrent, en disant que les terroristes sont très actifs dans telle région depuis quelques jours, d’autres qui imaginent qu’il n’y a absolument plus aucun problèmes avec les terroristes islamistes. La « vérité » se situe entre les deux, dans certaines régions, et dans la seconde assertion dans les autres. Il y a de très nombreux barrages de polices sur les routes. A chaque grand carrefour, à chaque bretelle de rocade, entre les villes, dans les villages, dans les villes, vraiment partout. Quant aux agressions et vols, paraît-il qu’il y en a, mais le vol est un crime très grave dans la culture musulmane, ainsi que dans la culture arabe, ce qui fait que je crois que tous les avis alarmistes de la population elle-même vis à vis du fait que je voyageais seul, avec mon sac à dos, dans des endroits qui, soit disant, craignaient, m’ont paru exagérés. Je fus cependant déjà agressé au Champ de Mars au pied même de la Tour Eiffel, ainsi qu’à Montmartre. Alors, les zones qui craignent, et celles qui ne craignent pas… Ca dépend de trop de paramètres. En gros, toujours faire gaffe, sans tomber dans la paranoïa. Il paraît entre autre qu’Oran est dangereuse. Je m’y sentis en parfaite sécurité. Scène qui m’a marqué : Je descends d’un minibus sur la côte Ouest, entre Tipaza et Tnes dans un village sympathique (et pas trop couvert de décharges). Je demande comment s’appelle la prochaine grande ville sur la côte à un des passagers du bus avec qui j’avais échangé deux mots durant le trajet. Il ne me répond pas. En revanche, je le vois fouiller dans son sac. Il en sort un des gros quotidiens algériens écrits en français, El Watan, et me montre la une. Un truc sur des terroristes situés justement dans la région, reprenant les armes. Il me dit : « crois moi, tu restes ici, tu ne sors pas de ce village, jusqu’à nouvel ordre, ok ? » Il me laisse même le journal en cadeau. Un peu inquiet, je lis les articles qui parlent de ça, puis vais voir un flic. Je lui demande ce qu’il en pense. Il rigole presque, et me dit qu la région est parfaitement calme, tout du moins de jour, et que je peux continuer jusqu’à Chlef, la prochaine grande ville, aujourd’hui même. Je l’ai fait, sans aucun incident, j’ai même fait du camping sauvage sur une des plages sur le chemin, avec tout un groupe de jeunes (armés et faisant des tours de garde la nuit, certes, mais bon, seulement à cause des voleurs de petits chemins…).

2.10Langues Le français est encore très parlé, si bien qu’il est dur de progresser en arabe. Dans les régions reculées, les gens ne parlent presque plus français, à part quelques seniors. Dans les grandes villes, tout est en français, les gens parlent presque tous français, lisent les quotidiens en français, et écoutent des radios en français. Plus le milieu social est élevé, plus les gens parlent français, à tel point que la famille de mon ami utilisait d’abord le français, et parlait très rarement arabe. Même en notre absence. En Kabylie, les gens parlent aussi beaucoup français. Pour résumer : agé + ville + riche + kabyle = langue française assurée.

L’algérien est un dialecte oral, décliné en plusieurs dialectes selon les régions. A l’écrit, s’utilise l’arabe classique.

En Kabylie, on parle kabyle, et au Sahara, touareg. L’alphabet utilisé pour les deux est le tifinagh, très ésotérique.

Quelquefois, des gens m’ont abordé en espagnol, ou en anglais. Ai-je à ce point chopé un air latino en Amérique Latine ?

2.11Coût de la vie Pour le moment, le pays est peu chère. Une nuit d’hôtel coûte environ 1000 DA par personne. Jusqu’à 1500 pour un hôtel correct. Un repas dans un boui-boui coûte 200 à 300 dinars. Dans un restaurant : 600 DA. Trajets en bus interurbains : négligeables, vraiment L’heure d’internet : 60 DA. Les rares musées : que dalle, genre 20 DA. Visa un mois : 33 € L’alcool est cher : une bouteille de Smirnoff : 2500 DA, une canette de bière : 100 DA, un pack de vin : 230 DA, et dur à terminer… Budget quotidien : première partie du voyage : 20 € par personne, car à deux, toujours plus cher. Seconde partie : 10 € par jour.

3 Aspects culturels

3.1 Tradition et Islam L’Islam est omniprésent dans la culture du pays. C’est un pays religieux, et si les évènements qui ont mis l’Algérie à feu et à sang entre 92 et 2002 ont eu lieu, ce n’est pas non plus pour rien. Tout le monde est croyant, absolument tout le monde. La notion d’athéisme n’existe pas. Ils respectent les chrétiens, ou même les juifs, malgré les terribles tensions qui existent entre les deux peuples, mais ne comprendraient pas qu’on ne croit pas en quelque chose. Dès les premières minutes d’une conversation avec de nouvelles personnes, l’Islam arrive sur le tapis, et il est toujours délicat de botter en touche. Ils sont convaincus, pour la plupart, que l’Islam reste la seule religion vraiment bonne, même s’ils respectent les autres religions monothéistes. Toute la vie est régulée par l’Islam. Les cinq prières quotidiennes, les traditions de toutes sortes, les rôles dans la société, surtout, évidemment, celui de la femme. Les habillements, les coutumes alimentaires, les règles de politesse et d’hospitalité, la vision géopolitique et cosmogonique du monde… Le niveau de croyance ici relègue les pays d’Amérique Latine qu rang de pays athées…

Du coup, les règles qu’un étranger doit respecter, par respect pour le pays accueillant sont aussi nombreuses qu’inconnues, au début. On apprend progressivement. Il y a aussi les règles élémentaires, comme ne pas se dénuder trop, surtout pour une femme, aussi occidentale soit-elle, manger de la main droite (moi qui suit agnostique, antidogmatique et gaucher…. Ffffou !!!), enlever ses chaussures avant d’entrer dans une mosquée, etc… Je n’apprends rien à personne, et des tonnes de trucs ont été écrits là-dessus.

Les gens sont doux la plupart du temps, mais gardent le sang chaud (Méditerranée oblige !). Ils sont presque toujours de très bonne humeur, plaisantent sans cesse, et prennent un malin plaisir à se souhaiter des salamalecs à n’en plus finir. La qualité de leur accueil n’est pas juste une légende, c’est une réalité.

3.2 Nourriture et gastronomie Là encore, plein de choses à dire, mais surtout à lire. Je ne suis pas un spécialiste. L’Algérie est un pays avec une gastronomie de qualité, diversifiée et colorée, où on se régale facilement. Des soupes, des galettes, des plats à base de mouton, de légumes, de poissons (espadon, notamment, délicieux), d’épices… C’est une fête des saveurs et des parfums. Au quotidien, c’est moins rose : les boui-bouis proposent souvent les mêmes trucs, toujours très gras, rarement variés, parfois avariés… Les algériens résistent en partie à l’empire, car il n’y a pas de macdos chez eux, mais ils sont cependant envahis par la pizza, plus méditerranéenne. C’est le dernier aliment qui manquerait en cas de pénurie. Boissons : donc, pas trop d’alcools, évidemment (en vente dans des magasins un peu à l’écart, souvent à moitié fermés). Le thé est peu à peu remplacé par l’universel, insipide et impérialiste Lipton Yellow, même ici. Café algérois partout, nommé « press », de « expresso », qu’on peu aussi nommer « kahoua » comme partout dans les pays arabophones. Le lben, lait fermenté, très agréable et nourrissant, des sodas nationaux en tout genre, et l’universel, dégueulasse, et impérialiste Kouka Koula viennent compléter le tableau. Les eaux minérales se trouvent partout et sont relativement assez demandées. Les jus d’orange ne valent pas un clou, et sont aussi nombreux qu’appréciés, forts de milliers d’édulcorants, de conservateurs, de tonnes de sucre, et rien ou presque de fruits naturels. D’une manière générale, le sucre est à la fête en Algérie, et ça se voit à partir de trente ans, surtout chez les femmes, malgré tous les habits qu’elles portent quelque soit la chaleur, même à la plage quand elles se baignent.

3.3 Musique La musique résiste bien à l’envahisseur impérial actuel, et est très influencée par l’ancien (la France). Le Rai et Aznavour se mélangent dans la rue, d’un café à l’autre. La musique nationale est très écoutée, très variée, mais en un mois, je n’ai pas réussi à entrer dedans. Ca prend du temps quand on est néophyte, comme moi.

3.4 Littérature Là encore, je laisse la main aux spécialistes. Ce que je sais, c’est que c’est très riche.

3.5 Une jeunesse avec un avenir difficile Ce qui m’a frappé, et c’est normal, c’est la quantité de jeunes, et très jeunes. Un des pays les plus jeunes du monde : 50% de la population à moins de 19 ans. A mon arrivée à Alméria, en Espagne, pays le plus vieux d’Europe, ça m’a fait drôle ! Le chômage est très marqué chez les jeunes. Ils galèrent, trouvent des petits boulots, et restent longtemps au foyer familial. Il est dur pour un jeune de se trouver une femme s’il n’a pas une situation. Nombreux sont les algériens de 25 ou 30 ans, déjà abîmés par la vie et le tabac, n’ayant rien, pas de travail fixe, pas de maison, et donc, pas de femme. Les algériens adorent les sorties en discothèque, seul moyen actuel de rencontrer leur future femme (il n’est absolument pas question d’avoir un flirt avec une « copine »). Ils se ruent sur les complexes touristiques en béton armé, construits le long de la côte, où ils sont sûrs d’y trouver une vie nocturne.

4 Les gens face au tourisme étranger

Les gens sont fiers de leur pays, ce qui est normal et humain. Ils admirent l’audace des touristes étrangers qui osent enfin revenir, après plus de dix ans de désertion. Ils sont extrêmement accueillants, serviables, drôles, agréables, curieux, posant plein de questions. Ils invitent à tour de bras, c’est un honneur pour eux. De tous les pays visités dans ma vie, ce fut celui où les gens furent, et de loin, malgré les bonnes expériences ailleurs, les plus accueillants et prévenants, ce qui permet de relativiser chaque fois les difficultés inhérentes au pays, les rendant tellement plus faciles à appréhender. A noter : en 25 jours, je n’ai pas vu un seul routard (sauf les rares fois où il y avait une glace et que je regardais), un seul couple de touristes étrangers (français) à Bejaia, et un ou deux couples de touristes étrangers à Sidi Fredj, près d’Alger.

5 A retenir

5.1 J’ai beaucoup apprécié - L’accueil des gens, donc. On ne le répètera jamais assez - La côte, qui reste, malgré les décharges, encore très belle - Le dépaysement - Les moments privilégiés passés ici ou là, invité par des gens exceptionnels pour des moments inoubliables - La résistance culturelle au terrible rouleau compresseur de l’empire

5.2 J’ai moins aimé - Le statut de la femme (bah oui, je sais, on ne doit pas juger, mais je fus heurté) - L’inécologie des habitants (idem, car, pour moi, tout ce qui touche à la nature, est, par définition, universel, il n’y a qu’une Terre) - La saleté en général - Le code de la famille, qui rend la recherche d’un hôtel hasardeuse si on est en couple

6 Conclusion

Même en mettant le budget, l’Algérie est encore bien root, parce qu’il s’agit d’un pays qui n’a pas encore développé d’infrastructures pour le tourisme de masse, lequel serait désastreux, comme on ne sait que trop bien. A nous, VF-autes, d’imposer nos exigences pour limiter les grands complexes touristiques à venir, en venant vite en Algérie faire un tourisme alternatif, profitable au pays, et durable. L’Algérie vite ! L’Algérie a besoin du tourisme, des touristes, de notre argent, oui, mais pas n’importe comment. J’en appelle à la conscience des membres de ce forum.

7 Liens internet

Ferries : http://www.trasmediterranea.es/ http://www.sncm.fr

visa : http://www.visas-express.fr/services/obtenir_visa/fiche_pays.md?code_continent=afrique&code_pays=DZ

infos sur le voyage, sur le meilleur site de voyage de tout l’univers : http://voyageforum.com
une idée de visite.. Huaynamsay, week-end chez les Méos English translation pending
by Praline · 2005-04-25 · 13 replies
Week-end chez les Méos Development Center » de Phitsanuloke. Pour l’instant, l’expédition ressemble fort à un rallye : « prenez le bus pour Nakonthaï en montrant ceci : I WANT TO GO TO NAKONTHAI (c’est écrit aussi en Thaï) ; prenez ensuite un song téo (de couleur rouge, pas orange) pour Phu Hin Long Kla ; montrez ensuite ceci au chauffeur (la destination finale en Thaï) ».

Nous finissons par arriver sans encombre dans le gros village de Huaynamsay peuplé de Hmongs. Ses 1300 habitants vivent principalement du riz, du maïs et du gingembre. Plus personne ici ne cultive l’opium, on nous le jure et nous ne pouvons qu’y croire. Car lutter contre la culture de l’opium est un des buts de l’association qui nous envoie passer le week-end ici. La préservation des (autres) traditions figure également parmi ses préoccupations, ce qui nous vaut de voir des villageois en costume traditionnel, un privilège de plus en plus rare en Thaïlande. Le responsable de l’association nous explique rapidement l’implantation historique des Hmongs (ou Méos), venus du Sud de la Chine et désormais dispersés dans plusieurs pays, y compris au Canada, aux Etats-Unis et en Guyane. On compte environ 130, 000 Hmongs en Thaïlande, répartis dans 13 provinces. Le développement de l’éco-tourisme leur offre une nouvelle opportunité pour préserver leur mode de vie tout en restant dans la légalité.

Le moins qu’on puisse dire est qu’un week-end chez les Méos n’est pas ruineux. Récapitulons : 70 bahts de transport (au départ de Phitsanulok) + 100 bahts par nuit + 50 bahts par repas + 150 bahts pour un guide (facultatif, si un trekking vous tente) + 50 bahts si vous voulez vous faire photographier habillé en Hmong ! L’accueil est extrêmement sympathique et bienveillant, même si le confort laisse à désirer (ce qui n’est pas une surprise). En nous promenant dans le village, nous sommes souvent invités à entrer dans les maisons pour y boire du thé et « discuter » par onomatopées et mimiques avec le grand père ou la grand mère qui en connaissent un rayon sur les farangs ! Bref, nous passons tous (nous sommes quatre) un week-end génial !

Il faut souligner que les initiatives dans ce domaine se multiplient. Ainsi, la commune de Khlong Lan (Kamphaeng Phet) a formé 16 guides pour promouvoir l’éco-tourisme dans 33 villages regroupant 10, 000 personnes. Chaque ethnie est valorisée par ses particularités : fêtes, artisanat ou bons petits plats (on vante ainsi le poisson-chat épicé des Lahus, la som-tam des Lisus, la soupe de poulet aux herbes des Karens, mets à la délicatesse largement méconnue !). Séjourner dans un village offre une occasion unique pour découvrir de l’intérieur des cultures exceptionnellement riches et originales. C’est aussi et surtout un moyen pour soutenir l’initiative des associations qui œuvrent contre la drogue et la prostitution
Voyager hors des circuits touristiques English translation pending
by Rosina · 2005-01-16 · 4 replies
Salut à tous !

J'adore voyager, découvrir de nouvelles cultures et apprendre de nouvelles langues 🙂 J'ai entendu parler d'une nouvelle forme de voyage qui se dévellope en dehors des grands circuits touristiques en respectant les peuples du pays, comme le fait le commerce équitable.

Ca m'intéresserait beaucoup mais je ne sais pas où chercher et trouver des organismes qui soient vraiment sérieux 🤪

Quelqu'un a plus d'infos là-dessus, ou connait des associations qui s'en occupe en France et à l'étranger ?

Merci d'avance 😉 !!!

Rosine
Inde du Sud - 1 English translation pending
by Fabricia · 2004-11-18 · 42 replies
En cette fin d'année 1995, mon père arbore la rosette de la Légion d'Honneur fraîchement épinglée au revers de son costume de fête par un préfet vendéen, pour honorer ce vétéran de la grande guerre. C'est son jour de gloire car il souffle les cent bougies de son gateau d'anniversaire avec l'aide de ses arrières petits-enfants. Ses cinquante descendants se sont réunis pour cet événement exceptionnel... qui précède notre départ vers Bombay.

A bord d'un avion Air-India, on retrouve les saveurs des plats indiens servis à bord par de belles hôtesses en sari. C'est sous un soleil levant voilé de brume jaunâtre que l'avion s'approche de Bombay-Mumbai. On n'en croit pas ses yeux : un gigantesque bidonville déferle tout contre les grillages qui limitent le tarmac. Quelques pilotes de nos amis disent qu'ils ont, à chaque fois, le même choc : ils plongent droit sur les baraques qui entourent la piste où ils posent leurs monstres rugissants... Les malheureux qui survivent dans ces bicoques sont certainement devenus sourds et aveugles pour résister à ces agressions incessantes.

Lourde chaleur humide, plus de 30°, le contraste est violent pour nous qui avons quitté un Paris glacé. Mêmes formalités de douane, police, contrôles de passeports et visas, change de dollars en roupies, et taxi pour l'Hôtel Ritz, point de chute de nos trois premières nuits. La vieille guimbarde saute et bringuebale sur une route poussiéreuse qui traverse le chaos du plus grand bidonville du monde. Douze à quinze millions d'habitants dans la mégapole, qui a rejeté le plus loin possible du centre les sans-ressources agglutinés sur des kilomètres dans cette banlieue pourrie.

Le Ritz est situé près de la gare Churchgate qui dessert principalement les environs de Bombay. Une foule de travailleurs envahit les trottoirs à heures fixes, avec un objectif commun qui s'inverse en fin de journée.

C'est le dernier jour de l'année 1995, comment les Indiens fêtent-ils la nuit de la St-Sylvestre ? Nous aurons la réponse le soir même. Nous partons explorer le coeur de Bombay dès l'aube. Le quartier historique a été édifié par les britanniques à la gloire de leurs souverains. Si l'on en juge le style de construction en briques de la Victoria Station, c'est à leur reine-impératrice des Indes qu'ils ont également dédié les monuments officiels tels que l'Université et la Haute Cour de Justice, pur XIXème siècle rococo-anglais. La célèbre India Gate, sur le front de mer, est un arc de gloire offert au roi George V et à la reine Mary lors de leur visite en 1911.

Face à la mer d'Oman, le plus prestigieux palace de l'Inde, le Taj Mahal Hôtel, se dresse de toute son imposante structure de pierres, surmontée de coupoles qui rappellent vaguement son homonyme d'Agra. Quand on pénètre dans le hall, un immense sapin de Noël paré de boules scintillantes nous indique immédiatement que les riches indiens ont ajouté cette chrétienne tradition à leurs innombrables fêtes locales. Plusieurs grands salons de réception où des fauteuils profonds accueillent les clients fortunés. Ameublement luxueux, lustres monumentaux, miroirs et tableaux ornent les murs de ce temple dédié à la déesse Lakshmi, grande prêtresse du fric dans la mythologie hindoue. Une hôtesse nous guide au dernier étage pour contempler le panorama époustouflant sur la ville et la mer à nos pieds...

Une armée de serviteurs en tenue d'apparat s'affaire autour de nous, souriant sans obséquiosité, prêts à nous aider dans le choix d'un restaurant parmi les quatre du palace. C'est au Sharmiana que nous nous régalons de spécialités, revues et corrigées pour nos palais fragiles par un chef qui a beaucoup voyagé. Comme dans tous les établissements de ce type, la galerie marchande présente les plus beaux objets d'art, des vêtements traditionnels, livres, cartes postales, souvenirs divers dont nous faisons une première moisson. J'admire, une fois de plus, les superbes tapis cachemiris...

Quelques pas dans les jolis jardins suspendus (Hanging Gardens), où les familles promènent leurs enfants qui jouent comme tous les enfants du monde à la balançoire et au toboggan.

Intrigués par de drôles de coutumes, nous espérons apercevoir les fameuses Tours du silence au sommet desquelles les Parsis déposent leurs morts, offerts en pâture à de gras vautours. On a beau écarquiller les yeux, on ne voit strictement rien car de hauts murs dissimulent ces rites étranges aux regards indiscrets.

Dans le Temple Jaïna, par contre, nous sommes autorisés à pénétrer pour assister aux cérémonies de l'après-midi en compagnie d'une foule de fidèles en costumes bariolés, les bras chargés d'offrandes et d'énormes bouquets de fleurs. Tintements de clochettes, chants rituels, trompettes et cymbales rythment les différentes phases de la "messe". Photos autorisées.

Arrive l'heure du souper : à la réception du Ritz, on nous rappelle que c'est le réveillon, ce soir, et qu'un dîner-spectacle va être servi, moyennant supplément. Effectivement, lorsqu'on pénètre dans la salle à manger, revêtus l'un et l'autre de nos plus beaux habits, il y a déjà de nombreux convives indiens, très élégants, assis à table pour fêter l'année nouvelle. Un orchestre joue des airs discos et les plus jeunes dansent joue contre joue ou sautillent en cadence sur la piste, entre les plats du dîner. C'est très long... Nous irions bien dormir, lorsque l'animateur annonce le tirage d'une loterie : il déplie un papier et claironne le nom des gagnants :... oui, on a bien entendu, sous les applaudissements, il nous offre une charmante pendulette qui fera le bonheur, à coup sûr, de nos petits enfants ! Nous sommes émus par la gentillesse de cette joyeuse assemblée. Souvenir touchant, mais encombrant, que nous allons promener durant quatre semaines dans nos bagages, jusqu'à notre retour en France.

L'Ile Elephanta est notre destination en ce premier de l'an 1996. De nombreux bateaux proposent l'excursion. Embarquement sur un vieux rafiot qui en a vu d'autres d'une joyeuse bande d'indiens en goguette qui montent à bord, chantent et chahutent dans un tonitruant charivari. La traversée dure une heure dans la baie peuplée d'énormes navires de tous les pays. Au loin, on distingue une centrale nucléaire édifiée sur un îlot. L'eau est noire et visqueuse et n'incite pas à la baignade. Mais comme toujours, en Inde, la beauté de l'île Elephanta fait oublier la pollution industrielle de l'immense port de commerce.

Les grands arbres exotiques forment une voûte exquise où il fait bon escalader les hautes marches qui mènent aux grottes sculptées entre le Vème et le VIIIème siècles, consacrées au dieu Shiva. La montée est accompagnée par les multiples vendeurs de souvenirs qui interpellent les visiteurs. Certains proposent de jolis colliers de grenat et d'améthyste. Quelques cristaux de quartz feront le bonheur de notre petit fils, grand amateur de minéraux.

Les indiens sont en congé, aujourd'hui, et ils sont venus très nombreux sur l'île, chargés de volumineux paniers de pique-nique. Assis à l'ombre des arbres, c'est un monde haut en couleurs qui a fui la grande ville pour goûter la fraîcheur de ce petit paradis.

Dans les grottes bien trop sombres, les photos sont décevantes, nul éclairage n'a été prévu pour mettre en valeur les splendides statues qu'on devine plus qu'on ne les voit au fond des galeries. Mais il règne une atmosphère étrange, mystérieuse et magique, qui nous enveloppe et nous fascine. Le visage de Shiva, dont les trois faces expriment la complexité du dieu, est si imposant avec ses cinq mètres de hauteur qu'on est écrasé au sol comme une fourmi devant un éléphant ! L'oppression se dissipe quand on retrouve le soleil et les sarabandes de singes qui accourent vers nous, curieux et affamés. Biscuits, bonbons, fruits, ils attrapent tout avec frénésie, se réfugiant dans les arbres pour dévorer ces friandises.

La faim nous tenaille : point de restauration alléchante sur place. Il est temps de rejoindre la terre ferme avant le retour massif des randonneurs. La mer est légèrement houleuse, il fait une chaleur poisseuse et nous accostons devant la porte de l'Inde vers 14 heures. Déjeuner délicieux au "Rangoli", bistro typique dont le buffet regorge de mets irrésistibles.

Notre hôtel est situé dans le quartier le plus touristique de la ville, et dès que nous sortons dans la rue, une nuée de quémandeurs fonce sur nous... Méfiance : la veille, on s'est laissés amadouer par un "étudiant" qui nous a entraînés dans la cour d'une morgue... Pas d'argent pour payer le bois du bûcher... Impossible d'échapper à quelques bonshommes d'apparence religieuse, armés d'un cahier de donations obligatoires. Que cela nous serve de leçon pour la suite du voyage.

Derrière le luxueux Taj Mahal, des ruelles immondes sont envahies d'une foule mêlée de touristes en quête d'émotions fortes. Le sol est jonché de détritus ignobles, des tas d'ordures jamais ramassées sont visités par quelques miséreux qui disputent aux rats les débris encore récupérables. Nausée, dégoût, immense pitié pour les laissés-pour compte qui n'ont plus que ça pour survivre. Au milieu de ce cloaque, quelques vestiges de la splendeur britannique subsistent comme des hâvres de paix au milieu de l'enfer.

Le restaurant "Vintage" surprend par sa relative propreté et la qualité du service à l'anglaise. Ce qu'on y mange n'est pas aussi mauvais qu'on pourrait le craindre. La cuisine grande-bretonne, en général, n'a pas très bonne réputation auprès des frenchies. Nous avions connu bien pire à Londres, il n'y a pas si longtemps !..
Trekking en Thaïlande English translation pending
by JanusBifrons · 2004-05-25 · 2 replies
Bonjour

Je profite de ce site pour partager mon experience de voyage en Thaïlande (4 ans) et passer un message qui me tient à coeur.

Attention aux treks organisés à partir de Chiang Mai, Chiang Rai, Mae Hong Song, Mae sariang, etc...

Quelques recommandations : Ne jamais accepter de fumer de l'opium : l'usage de l'opium chez les minorités ethniques est plus ou moins traditionnel (sauf les Karens). En général, il est réservé aux vieux trop faibles pour travailler ou à un usage médicinal. Pour bcp de voyageurs, ces treks sont l'occasion de se faire une petite experience interdite à moindre frais. Sachez seulement que dans certains villages, des groupes de touristes passent TOUS LES JOURS, ce qui signifie que les villageois qui vous accueillent fumeront de même. A cause du tourisme, il y a de gros problemes de toxicomanie dans les villages. Les jeunes ne comprennent pas pourquoi ils devraient se priver alors que des jeunes occidentaux passent quotidiennement se faire leur petit shoot. Imaginez l'image qu'ils peuvent avoir des farangs (blancs). vous n'êtes pas chez vous : la plupart des guides sont des Thaïs, qui par tradition méprisent les minorités (Miao en thaï, cad "les sauvages"). Ils se comportent souvent en terrain conquis et encouragent les touristes à faire de même. Une nuit dans un village vous est facturée jusqu'à 300 Baths dont à peine le quart est reversé au villageois qui vous accueille. Ceux-ci sont bien content sachant qu'ils n'ont souvent pas d'autres ressources dans leur montagne. Néanmoins, n'oubliez pas d'appliquer les règles élémentaires de la civilité : demander avant de monter dans une maison, ne pas farfouiller partout aussi tentant cela soit-il, demander avant de photographier (ne vous étonnez pas si on vous demande du pognon, la faute aux touristes qui vous ont précédé), venir avec un cadeau de remerciement (oubliez les bonbons, les stylos et la verroterie, la colonisation c'est fini. Par contre, une photo de votre ville natale est toujours appréciée et vous donne de la matière pour communiquer. Sinon, un pull, une couverture, une lampe de poche, un couteau, des trucs utiles. Si vous donnez des T-shirts, ne vous étonnez pas que les enfants ne portent plus le costume traditionnel).

Ne donnez ni argent ni médicaments directement. Si vous voulez faire un don, le transmettre à l'école, l'hopital, si possible en présence de témoins.

Dans n'importe quelle situation, essayez de vous mettre à la place de vos interlocuteurs. Imaginez qu'une troupe de japonais débarque dans votre maison sans crier gare et se mette à fureter partout. Vous feriez la gueule. Pareil pour eux !

Information utile : la main gauche sert à se torcher. Manger avec est une insulte. Chez les Karens, il est impoli de demander le nom d'un adulte en présence de ses enfants. Il est aussi impoli de ne pas finir son assiette. A ne pas faire : monter dans une maison avec ses chaussures, pointer son pied vers quelqu'un, toucher la tête de quelqu'un, etc...

D'une façon générale, quand vous avez peur de commettre un impair, appliquez la politesse française. Ca marche dans 80% des cas. En tous les cas, ne comptez pas sur votre guide pour vous rappeler à l'ordre. Dans 70% des cas, ils connaissent la culture des villages visités autant que vous (c'est à dire que dalle).

Bon voyage
Peut-il y avoir un tourisme « intelligent » dans les pays pauvres? English translation pending
by Anne07 · 2004-02-28 · 49 replies
Beaucoup de touristes donnent des chewing-gums bonbons ou autres sucreries aux enfants or ils n’ont pas de brosse à dents, de plus cela les transforme en mendiants. En mars 2003, lors de ma 2ème mission humanitaire en Mauritanie c’est dans un village sur le passage des touristes se rendant à Tergit que j’ai vu le plus d’enfants avec des caries, 2 à 3 fois plus que dans les oasis isolées ! C’est là aussi qu’on a vu le plus de mains tendues… Personne n’y a voulu de nos cours de jardinage ni de ceux d’hygiène, par contre ils voulaient bien se faire soigner par les 2 dentistes et les 2 infirmières, ou que nous leur donnions de l’argent ce que l’on ne fait JAMAIS.

Autre problème lié aux touristes : les stylos, ce sont des bouts de plastique qui finiront dans le désert ! A la rigueur des crayons à papier ou de couleur (bois= biodégradable), mais remettez les à un enseignant qui les donnera aux élèves les plus nécessiteux, tjs pour ne pas les inciter à mendier.

Donner du savon c’est une bonne idée, mais il faut se limiter au savon type « de Marseille », afin de ne pas créer un besoin inutile avec des savonnettes parfumées… On peut en acheter sur place, et garder la place en fret pour des médicaments... que l’on pourra remettre sur place à un dispensaire.

Pensez-vous qu’un jour nous puissions passer dans des lieux pauvres et touristiques sans être suivi par des enfants répétant « cadeaux, bonbons, stylos » ? Votre expérience m’intéresse.

Anne l’Ardéchoise webmestre de l’association «Liberté par les Chamelles ».
Les tribus d'Amérique du Nord English translation pending
by Kizo · 2002-10-19 · 11 replies
salut à tous,

voilà, je rcherche des témoignages sur ces personnes qui ont essayés de vivre avec ces indiens d'amérique du nord .en fait, ne sachant rien pour l'instant, j'espère seulement que certaines tribues continuent à vivre comme avant.ce message peut paraitre idiot car il faut peut que je me déplace pour voir ce qui s'y passe.Bon enfin, n'hésiter pas trop à donner votre avis ou à nous renseigner tous.que Dieu bénissent ces Indiens! salut, Kizo
Voyage responsable et engagé English translation pending
by MarineFx · 2020-03-12 · 50 replies
Bonjour la communauté ! Je recherche des voyageurs qui aiment ou souhaitent voyager plus responsable pour échanger avec vous sur ce thème. Qu'est-ce que cela vous évoque ? Pourquoi voyagez-vous ou ne voyagez-vous pas de façon responsable et engagé ? Quels sont vos blocages, vos freins, vos peurs ou vos envies ? Que recherchez-vous dans le voyage ? Vaste sujet que je trouve pour ma part très intéressant et important donc n'hésitez pas à me contacter pour qu'on puisse aborder tout ça ensemble ! A très vite :)
Les Ha Nghi à Muòng Tè (photos) English translation pending
by Krit · 2018-06-11 · 16 replies


Les Ha Nghi à Muòng Tè.

Un petit village Ha Nghi est accolé, là-bas dans le Nord, à la petite ville de Muòng Tè. Il surplombe la rivière Nâm Caú. Si de nombreuses femmes adultes conservent le port des vêtements traditionnels, les jeunes ont fait le pas de la modernité. Les ruelles en béton de ce village sont étroites et en forte pente, il est très difficile d'y circuler. Très regroupées, les habitations sont traditionnelles et encore bâties en bois, l'espace entre ces habitations est fortement restreint, c'est une véritable communauté. Les femmes approchées ne désiraient pas être photographiées mais il est possible d'en rencontrer le matin, dans la partie basse de Muòng Tè. La petite ville abrite, au moins, deux hôtels.

Ta Tông se situe à une quarantaine de kilomètres de Muòng Tè. La montée vers ce peu reluisant village Hmong offre une très belle vue sur la vallée, les massifs environnants et de temps à autre sur la Sông Dà ou rivière Noire. Les femmes et enfants revêtent encore les habits traditionnels.

A l'extrême nord, à environ 90 kilomètres de Muòng Tè, les habitants du village de Ka Lang ont abandonné leurs traditions vestimentaires.
Taroof et savoir vivre en Iran English translation pending
by Lumpyoli · 2017-09-27 · 3 replies
Bonjour,

Je suis bientôt sur le départ pour l'Iran. Afin de ne pas commettre d'impairs, je souhaiterais en connaître un peu plus sur les règles du Taroof, mais aussi d'autres règles de savoir vivre propres à l'Iran.

Concernant le Taroof, s'applique-t-il à toutes offres ou proposition qui nous aest faites ? Y-a-t-il un nombre de refus "réglementaire" à appliquer ? Je comprends bien que si un chauffeur de Taxi me propose de m'offrir le trajet, je me dois d'insister jusqu'à ce qu'il accepte. Mais si, par exemple, une famille nous invite à les rejoindre lors d'un pic-nic du dimanche pour le partager avec eux : quid ?

Une autre question que je me pose: je suis barbu, et je crois comprendre qu'il peut s'agir là bas d'un symbole de religiosité. Est-il préférable de me raser la barbe avant de partir afin de favoriser les contacts ?

Je compte prendre le train de nuit entre Tabriz et Téhéran, et apparemment les compartiments couchettes sont mixtes. Y-a-t-il certaines règles particulières à suivre autres celles du respects et du bon sens ?

Merci pour vos retours
Itinéraire pour 15 jours en Équateur? English translation pending
by Florissante · 2016-08-22 · 12 replies
Bonjour, nous allons passer 15jours en Equateur pendant les vacances de Pâques (1-15avril), nous atterrissons à Guayaquil. Que suggérez-vous? Merci pour vos idées :)
Impressions sur Florès et Sulawesi English translation pending
by Bouboupau · 2016-08-14 · 5 replies
Ayant un peu plus de temps je vais compléter les quelques et brèves infos données à notre retour de Florès et Sulawesi, il y un mois : 12 jours pour Florès et 3 semaines pour Sulawesi. Ne me demandez pas laquelle j’ai préféré, elles ont des points communs, et d’autres très différents, si on a peu de temps peut-être Florès, Sulawesi est plus étendue …

Nous avons organisé ce voyage avec une agence locale indonésienne basée à Java, voyage à la carte, concocté avec Surya qui a collé à nos demandes, à notre budget, et nous a proposé un guide sur chaque île, chacun francophone, sérieux, très attentif à nos attentes, passionné par leur pays et ses traditions et ils ont largement contribué à notre enthousiasme !

Florès

que nous avons découverte en avril, très verte car elle sort de la saison des pluies, beau temps, peu touristique, les contacts que nous avons eus, avec locaux ou touristes des quatre coins du monde ont été très agréables. Notre Parcours : Ende, Moni, Kélimutu (volcan incontournable), Riung et son snorkelling aux 17 îles, somptueux, pique nique organisé sur la plage (fameux), le pays Bajawa avec ses villages traditionnels et ses rites religieux Ruteng, son marché Labuan bajo dont nous sommes partis pour passer deux jours sur l’île de Wanaka, ravissante, Réserve de Komodo: 3 jours sur un bateau pêcheur avec un jeune équipage très sérieux malgré sa moyenne d’âge, 18 ans et demi, (bons marins doublés de bons cuisiniers et discrets) pour aller vers Komodo et Rinca voir les fameux varans, aller à la rencontre de la population locale dans les villages pêcheurs bajo, plein de vie, très gaie, toutes générations confondues, snorkelling, beautés des paysages le soir à la tombée de la nuit avec l’envol de milliers de chauve-souris, un site fabuleux aussi l’île de Padar, on grimpe jusqu’au sommet pour découvrir un merveilleux paysage … Nous avons beaucoup aimé Labuan Bajo et sa gaité, ou sa folle ambiance regrettant de n’y passer qu’une soirée, elle valait surement mieux ! L’équipe du guide et chauffeur tout-à-fait adorable, Faldy malgré sa jeunesse et sa gaieté fait preuve de beaucoup de maturité.

La topographie de ces îles est complètement différente, Florès est hérissée d’un bout à l'autre de volcans, peu de plaines, Sulawesi est bâtie sur de grandes et longues plaines bordées de collines, plus riche car beaucoup plus de perspectives pour l’agriculture et l’élevage, notamment de ces fameux buffles destinés aux cérémonies funéraires de ces deux îles. Les routes à Flores trajectent un peu comme en Corse, ça tourne beaucoup !

Sulawesi : incontournable. magique.

Notre Parcours : Senkang, découverte tôt matin du lac Tempe, authentique, merveilleux, la Venise indonésienne. Peut se faire en fin d’après-midi aussi. Le pays Toraja, qui mérite aisément 4 jours, (pour moi à ne pas bâcler) de préférence avec un guide qui va vous intégrer dans une de ces fameuses célébrations d’accompagnement des morts, et leurs rituels animistes, puis visites de nombreux cimetières comme Palawa avec leurs tau-tau, beaucoup de balades à faire dans des villages avec ces maisons traditionnelles si particulières, les Tongonan et leur Alang (greniers) dans des rizières, forêts tropicales époustouflantes … Rantepao et son magnifique marché aux bestiaux, (buffles, cochons, coqs) puis traditionnel avec légumes, poissons, viandes et tous les métiers artisanaux, vannerie, couture, vente de couteaux ... si on est sensible à la découverte des marchés, à ne pas rater.

Nous avons eu la chance de découvrir cette région avec un guide lui-même originaire du pays Toraja, Alang, animé par l'amour pour sa région, féru de botanique, attentionné envers nous, sécurisant.

Puis il nous a fallu deux jours pour remonter par la trans-sulawesienne. Route que des jeunes décident de faire d’une traite, 27 heures pour 350 km, ils arrivent cassés …

Etape à Ampana pour la soirée, tremplin pour filer vers Wakai puis l’île de Una Una, où nous avons passé deux nuits, pour nous une erreur car elle est principalement axée sur la plongée sous-marine, ceci-dit son centre de plongée est réputé, et le jeune directeur de ce resort sait créer un climat sympathique dans son équipe de jeunes, un volcan à découvrir pour les bons marcheurs mais nous n’y sommes pas allés. On est reparti vers les Togian, des petites îles, 7 nuits à Fadilah et 3 à Bolilonga. Alang nous a organisé des balades sur l’île Togian, marche le matin dans une très belle végétation exotique, forêt luxuriante, découverte de la flore et de fruits inconnus et vers midi on se repliait sur notre bateau de pêcheurs qui nous déposait sur de merveilleuses plages avec installation de barbecue à la Robinson indonésien, poissons, octopus sur la plage. L’après-midi, excursions dans des petits villages pêcheurs, fabrique de sucre de palme, forêt de mangroves, lac de méduses …

J’ai essayé de faire un peu le tour de nos aventures et vous faire partager notre enthousiasme, bien-sûr ces îles sont belles et offrent des centres d’intérêt divers, mais je crois que ce qui m’a le plus emballé ce sont les relations de ces indonésiens entre eux, d’une grande tolérance et gentillesse, tolérance religieuse tout d’abord, musulmans et catholiques cohabitent harmonieusement, gens calmes qui ne s’énervent pas, gèrent les problèmes comme ils viennent, je dirai aussi que je les ai trouvés courageux, vaillants, dignes, cherchant à s’en sortir …

Et maintenant je me demande où poursuivre la magie de la découverte de cette Indonésie, peut-être à …Sumatra ?
Itinéraire de 15 jours au Gujarat English translation pending
by Patkat · 2015-01-26 · 10 replies
Bonjour je souhaiterais aller 15 jours au Gujarat vraisemblablement en Mars. Est ce que quelqu'un peut me recommender un itineraire. Nous ne sommes pas routards et généralement voyageons en Inde avec un chauffeur 4X4 ou Toyota Inova Nous aimerions dans ce voyage non seulement visiter les villes mais aussi rencontrer les tribus. Nous avons deja voyagé en Inde du sud( tamil nadu, kerala, karnataka)et du nord (rajasthan , varanasi, orissa) Merci de vos conseils et de partager vos expériences. NB 15J est un ordre de grandeur

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