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Itinéraire pour dix nuits en Corse avec deux/trois petites randonnées? English translation pending
Bonjour
Je part en corse début septembre. J'arrive à bastia tôt le matin et repart 12 jours plus tard le soir. J'ai donc 12 jours sur place et 10 nuits. J'ai loué une voiture pour le séjour. Avant de réserver des chambres je voudrais avoir des conseils sur un itinéraire sachant qu'on voudrait faire 2 ou 3 petites randonnées.
Merci d'avance Bernie22
Je part en corse début septembre. J'arrive à bastia tôt le matin et repart 12 jours plus tard le soir. J'ai donc 12 jours sur place et 10 nuits. J'ai loué une voiture pour le séjour. Avant de réserver des chambres je voudrais avoir des conseils sur un itinéraire sachant qu'on voudrait faire 2 ou 3 petites randonnées.
Merci d'avance Bernie22
Canada: que faire à Montréal pendant dix jours? English translation pending
Bonjour ! 🙂
Alors voilà, le 1er Septembre je pars au Canada avec mon copain jusqu'au 11 Sept. Toutefois, même si c'est mon rêve de partir au canada je me demande ce qu'on va faire à Montréal tout ce temps sachant que nous n'avons pas de voiture. On a pensé au Biodome, à l'ecomuseum, faire une balade en calèche et se balader au Mont-Royal. Mais cela se boucle en 3/4 Jrs non? Qu'y-a-il d'autre a visiter? sachant que le fait de marcher 1h ou plus ne ns fait pas peur qu'y-a-t-il dans la periphérie? De plus, j'aimerai pouvoir me balader dans la foret au bord de différents lacs, etre vraiment dans un milieu assez sauvage (comme on peut en voir sur les fonds d'écrans et cartes postales), mais on ne trouve pas ça a montreal n'est-ce pas? Alors j'ai pensé partir une journée à Quebec? On peut trouvé ce genre de paysage là bas non? Nous disposerons chacun de 350€ (donc 700€) pour les différentes activités et nous payé la nourriture est-ce suffisant pour faire tout ce que nous souhaitons?
Merci d'avance pour votre réponse !
Biz' 😛
Alors voilà, le 1er Septembre je pars au Canada avec mon copain jusqu'au 11 Sept. Toutefois, même si c'est mon rêve de partir au canada je me demande ce qu'on va faire à Montréal tout ce temps sachant que nous n'avons pas de voiture. On a pensé au Biodome, à l'ecomuseum, faire une balade en calèche et se balader au Mont-Royal. Mais cela se boucle en 3/4 Jrs non? Qu'y-a-il d'autre a visiter? sachant que le fait de marcher 1h ou plus ne ns fait pas peur qu'y-a-t-il dans la periphérie? De plus, j'aimerai pouvoir me balader dans la foret au bord de différents lacs, etre vraiment dans un milieu assez sauvage (comme on peut en voir sur les fonds d'écrans et cartes postales), mais on ne trouve pas ça a montreal n'est-ce pas? Alors j'ai pensé partir une journée à Quebec? On peut trouvé ce genre de paysage là bas non? Nous disposerons chacun de 350€ (donc 700€) pour les différentes activités et nous payé la nourriture est-ce suffisant pour faire tout ce que nous souhaitons?
Merci d'avance pour votre réponse !
Biz' 😛
Improvisation Nomade (7) Inde du Sud English translation pending
Six heures du matin. Eau glaciale. Gros rat passe entre mes pattes. 7h00, départ. La route qui descend de Udhagamandalam (Ooty est le nom anglais) pour la vallée de Coimbatore, est vertigineuse. Le brouillard se dissipe juste à temps pour m’offrir le paysage. La musique du bus, la forêt tropicale, les singes, les Indiens nonchalants. Je suis au cœur du voyage. Il n’y a pas de mot pour décrire le sourire qui se dessine sur mes lèvres à chaque virage, à chaque image. J’ai les yeux grands ouverts sur ce monde que je traverse, courant d’air presque invisible et pourtant plus présent que le bus lui-même, tellement la sensation de saisir la vie dans son moment présent m’émerveille. La vie, la vraie vie, telle qu’elle vaut d’être vécue pour moi, passe dans ce bus qui descend dangereusement dans les vallées abruptes, les forêts profondes, les villes inconnues, les imprévus et les embrouilles diverses.
Nous sommes le 23 décembre. Il fait 34 degrés la nuit sous le ventilo. L’hôtel où nous devions nous retrouver avec Daoud est complet et sans lui. La ville est affreuse. Ma famille pense à moi et moi à elle. Seuls, les moustiques m’accueillent chaleureusement. Ce sont les moustiques du Kerala, minuscules et innombrables à cause des marécages. Dans la nuit, ils s’organisent en escadrilles, tentent des percées sous les draps, violent les traités de paix, résistent aux produits que le charlatan de Mysore m’a vendu une fortune, disparaissent dans la lumière, vous dévorent jusqu’aux mains où ils se posent en kamikazes quand vous êtes debout sur le lit en train de les chasser avec vos chaussures. Nuit affreuse où j’ai perdu la bataille et abandonné mes positions. Ils m’auraient tué en me rendant fou. Yeux gonflés et anéanti, je pars chercher une autre chambre avec mon sac sur le dos dans les rues brûlantes.
De la terrasse d’un petit resto, de l’autre côté d’une rue, j’entends bourdonner mon prénom. Avec un grand sourire, devant son petit déjeuner, Daoud m’a retrouvé. « Alors comment tu vas mon Daoud ? » « Bien, il me dit, malgré une partie de la nuit passée à suffoquer sous mon duvet, sur le quai d’une gare vibrante de moustiques, et après neuf heures debout, dans un wagon de train surpeuplé. Je suis parti hier de Mangalore, une grande ville sur la côte comme celle-ci, pour arriver ici cette nuit. » Pas beaucoup de temps en solitaire mais franchement contents de nous retrouver. Surtout pour les fêtes, bien tristes à passer tout seul. Enfin, on a le sourire et on se raconte nos petites aventures ainsi que les mésaventures qui se transforment comme par magie, avec le bonheur d’en parler ensemble, en heureux souvenirs. Daoud a trouvé un hôtel modeste et m’invite à demeurer près de lui. Ce sera une nuit de Noël où nous serons perdus tous les deux au milieu du monde. Épuisés et maigres, tôt dans la soirée, nous allons nous offrir un véritable vegetable fry rice dans un bouiboui crasseux, au coin de rues aux égouts à ciel ouvert, aux énormes cafards qui traversent les trottoirs et craquent sous les pieds, avant de retrouver les inévitables moustiques pour une nuit étouffante et fiévreuse. Arrivent des amis venus de France
Il n’y a que huit heures d’avion, c’est vrai, et le prix du billet même s’il n’est pas dérisoire permet de venir en Inde… Une semaine. L’organisation devra être précise si les loulous veulent repartir en heure et en temps. Attention aux aléas. Et d’aléas, en voici un de taille : il s’agit du tsunami. En vélo sur les chemins de l’île de Cochin, nous voulons rejoindre la plage. Pour cela il nous faut traverser un bras de mer en bateau et nous rendre sur l’île Vypeen. Sur le quai, les Indiens ne comprennent pas : depuis un moment, le courant emmène les bateaux s’écraser sur le bord… Mais les Indiens, comme à leur habitude, s’expriment d’une façon si nonchalante qu’il n’y pas raison de s’inquiéter. On ne peut pas passer ici alors on passera ailleurs. Il suffit de prendre un bus et de faire le tour par les ponts, entre le cœur de la ville et les différentes îles. Une heure après, notre bus s’élance enfin en direction de la plage. C’est déjà la fin d’après-midi et nous perdons encore du temps : un barrage de police empêche de continuer. Les sirènes rugissent, les ambulances déambulent. Impossible de passer le barrage. Un raz de marée a tout emporté. Nous étions donc sur les routes pendant la catastrophe. Nous n’avons rien vu et rien senti mais avons la chance de ne pas nous être trouvés sur la plage, même si, à l’ouest de l’Inde où nous étions, le tsunami n’a pas fait beaucoup de ravages. C’est seulement plusieurs jours plus tard, alors que nos familles s’inquiètent, que nous recevrons d’innombrables messages sur Internet et que nous apprendrons l’étendue de la catastrophe… Car, tôt le lendemain, nous partons dans l’arrière-pays, celui des cultures de thé et des réserves d’éléphants. Dernière ville à l’est du Karnataka dans les montagnes, Munnar n’entendra pas parler du tsunami avant une semaine. Pendant ce temps, nos deux petits touristes français s’adaptent à leur nouvel environnement. À la descente de l’avion, monter dans un rickshaw, les taxis mobylettes, à fond sur les routes surpeuplées, les a tout de suite mis dans l’ambiance. Ensuite un tsunami puis aujourd’hui les montagnes. L’environnement est plus calme mais quand ils ne se font pas agresser par des singes, ils descendent inconscients vers une maman éléphant avec ses petits en pleine nature sauvage. La maman commence à gronder dangereusement et eux continuent de s’approcher pour la photo. Les Indiens généralement indifférents s’agitent et crient pour que les blancs-becs déguerpissent avant de mourir écrasés dans une furie. On n’est pas au zoo. Pour se promener dans les cultures de thé, à travers les chemins de montagne et de jungle, le mieux est de louer des motos. Avec elles, on s’égare au hasard et on rencontre sur nos chemins des femmes, au dos voûté sous des sacs de jute remplis de feuilles de thé, des bouibouis crasseux sans eau courante et électricité où nous prenons nos repas, des lacs idylliques perdus dans des forêts de santals. Fin d’après-midi, le brouillard monte et s’épaissit, il est temps de rentrer car les nuits sont froides. Et puis ce soir, dans notre chambre d’hôtel, nous recevons des amies françaises que nous venons de retrouver après les avoir rencontrées dans la région d’Hampi, deux jours avant que Daoud ne tombe malade. Donc ce soir, c’est soirée avec blagues, musique et apéro à la française... Enfin, la semaine de vacances passe rapidement et nous sommes le jour de la saint Sylvestre. À 16 heures, je frappe à la chambre N°119 de l’hôtel Pathans à Trissur. Nous sommes arrivés dans une Ambassadeur, une vieille voiture de luxe, louée avec chauffeur. La classe non ? Bonjour Meriem… Champagne ! Torses nus sur la terrasse de notre grande chambre d’hôtel qui surplombe la place principale de la ville, nous fêtons dignement la nouvelle année… et les retrouvailles. À sept heures le matin, nos loulous doivent repartir pour la France. La tête qu’ils devaient avoir… Mais aussi les souvenirs de cette petite semaine en Inde leur resteront à jamais gravés. Lundi matin, ils se retrouveront au travail et, devant leur tasse de café, repartiront encore pour des randonnées en moto dans la jungle. Quelques jours pour oublier... N’a-t-on pas déjà entendu ça quelque part ?
Parabikulam. 5h du matin
Mes yeux s’ouvrent. Je sens de douces caresses sur ma nuque. Je me serre contre son corps et blottis ma tête entre ses seins. Nos mains légères sous la couette encore chaude effleurent la peau. Le jour n’est pas levé. Gaspard frappe à la porte. Arriver ici n’a pas été une mince affaire. Aucune route du Kerala n’y mène. Devions aller dans une ville du Tamil Nadu pour changer de bus encore deux fois et être déposés à un carrefour entre deux pistes où une fois par jour, on peut monter au village par derrière les monts Cardamones, dans la fabuleuse réserve naturelle de plusieurs milliers d’hectares de Parabikulam, étendue entre trois immenses lacs dans les montagnes recouvertes de forêts épaisses. Sans compter sur les barrages des gardes frontières et forestiers, trois en tout, qui nous obligent à payer, à signer des papiers et à passer une nuit avec un garde armé, censé nous protéger... 5h30, les affaires de trekking gavées de morpions sur le dos, nous sortons prendre le thé. Les Indiens se lèvent également dans le petit village aux ruelles de terre battue et aux cabanes en terre cuite recouvertes de branches et de feuilles. Comme chaque matin, la musique du temple inonde le village et la forêt alentour puis les femmes nettoient à grande eau devant leur porte avant de réaliser le taman : œuvre mystique de poudre de craie qui les protégera du mauvais sort pour la journée. Une fois le soleil levé, les vaches, cochons et chèvres traînent, étendus à l’ombre, ici ou là. Au centre du village, sur une place où se termine la route, deux trois échoppes vendent des allumettes et du thé. En contrebas, un lac se cache dans les hautes herbes et s’étend sur plusieurs kilomètres de jungle impénétrable entre les montagnes. Dans la nuit, les bruits de la nature sont authentiques tout comme les insectes. Trois gardes en 4 x 4 se promènent toute la journée avec leur fusil et partagent notre maisonnette durant la nuit. Aucun touriste ne s’aventure jusqu’ici. Six heures, nous partons sur les talons de Gaspard. Son vrai nom tamul est Basquar, le guide improvisé du village devenu très vite notre ami. Il essaiera de tromper l’administration pour passer outre les permissions et les comptes rendus des heures durant lesquelles nous sommes autorisés à nous promener dans la jungle avec lui. La marche est rapide. Nous avons peine à le suivre. À notre droite, s’ouvre la première clairière dans la brume. Les arbres s’élancent dans le ciel et atteignent des hauteurs impressionnantes. Leurs feuilles sont grandes comme mes deux mains, chaque racine large comme un tronc. Des animaux invisibles, surpris, disparaissent dans les profondeurs de la végétation. Monter, descendre à vive allure réchauffe. Sept kilomètres plus tard, alors que le soleil pointe à la cime des arbres les plus hauts et sur les montagnes, nous débouchons au-dessus d’une immense prairie au milieu de la forêt. Dans les hautes herbes ruisselantes, les fientes d’éléphants et de buffles fument encore. Un troupeau de bisons apparaît de l’autre côté à la lisière de la forêt. 7h30, fin de permission. Nous devons déjà repartir. Légèrement frustrés d’avoir tant marché pour si peu de temps, nous prenons le chemin du retour que je me promets de ne pas oublier pour revenir ici un autre matin, encore plus tôt. Un groupe de buffles noirs, que nous surprenons, s’enfuit en arrachant tout sur son passage dans un fracas terrible. Gaspard récapitule l’ensemble de nos découvertes. Arbres, fleurs, feuilles, fruits, herbes et graines dont ils se servent dans leur vie quotidienne. Crocodiles, iguanes, bisons, buffles, éléphants, singes, scorpions, cerfs et daims que nous avons eu la chance d’apercevoir en quelques jours. De retour au village, Gaspard nous emmène à l’école pour nous présenter les professeurs et assister à la répétition d’un spectacle dans lequel joue sa petite fille. Dans la salle de cours, trente paires d’yeux loin d’être intimidées par notre présence, sont regroupées devant nous. Pieds nus, en chemise et en cravate, les enfants s’élancent dans la danse avec fierté. Une chorégraphie digne des films bollywoodiens, dans une musique disco des années 80, version indienne… Quel sourire ont les enfants indiens ! Quelle leçon de simplicité et de modestie, nous prenons dans ce village ! Humbles, ceux qui vivent ici sont rarement descendus à la ville. Une télévision, pour tout le village, leur permet de regarder les étrangetés d’un monde qu’ils ne connaissent pas. Ceux qui les imaginent « arriérés » se trompent. Ils savent autant de choses que nous et même davantage. Ceux qui les imaginent malheureux se trompent aussi. Il n’y a qu’à voir leur bouille et leur sourire de tous les jours. Quelques jeunes ont la curiosité de partir pour les études ou un travail à la ville. Souvent, ils ne reviennent pas, happés par les turbulences du monde. Pourtant, le village est un havre de paix qui sort de l’anarchie de la civilisation. Les choses évoluent plus doucement. D’autres n’ont pas besoin de changer. Un travail tranquille au rythme des saisons. Sachant exactement de quoi sont faites leurs terres et leurs forêts pour les utiliser sans les détruire. Tout ce qui est nécessaire pour vivre existe ici et même l’électricité fournie par les barrages. Une oasis où je serais bien resté plus longtemps. Mais pour nous, demeurer dans une réserve a un tarif et nous devrons bientôt nous jeter de nouveau dans le monde réel. Le dernier matin, je décolle à 5 h et m’enfonce seul dans la forêt et la nuit encore noire. Je ne risque pas de me perdre si j’ai bien enregistré les sept kilomètres qui mènent à la clairière magnifique et digne des grands reportages animaliers. Arbres et animaux dorment encore. Les feuilles sèches se froissent bruyamment sous mes pieds et troublent un silence parfait. Quelque deux cents tigres se baladent dans la réserve. Inconscience, folie sans doute, mais irrésistible. Les animaux de toutes sortes ont peur des hommes. Moi aussi car ils sont plus cruels. Loin de faire le malin cependant, j’ai tendance à me retourner souvent. La cadence qui m’emporte est plus soutenue encore qu’avec le guide. Sortant du sous bois dans une légère éclaircie, deux gros buffles noirs lèvent la tête vers moi. Je m’arrête net et recule doucement sans me retourner. Mais ces gros herbivores continuent leur chemin sans s’affoler. J’attends un peu avant de repartir que mon cœur s’apaise. Il me faut arriver avant le lever du jour à la lisière de cette immense clairière. Le soleil n’est pas encore levé mais il fait jour quand j’y arrive. En y allant seul et plus tôt, j’avais plus de chance de voir d’innombrables animaux et ce fut le cas. Me suis calé sur un tronc et suis resté plus de deux heures devant ce spectacle animalier à la taille réelle. Tout en rentrant tranquillement vers le village, j’imprimais dans ma mémoire les images que j’avais eues sous les yeux. Un bruit de moteur me fit me cacher et le 4 x 4 des gardes armés passa en trombe devant moi… Il y a peu de temps, j’ai compris, grâce à un article de presse international, pourquoi quelque chose nous échappait là-bas. L’article dénonce la culture en masse du cannabis dans cette région. Entre les montagnes, la jungle et les parcs nationaux protégés, des zones immenses ont été défrichées pour cette culture. Ce ne sont pas des villageois mais bien des hommes armés et spécialisés qui s’en occupent. Chargées dans des camions puis acheminées jusqu’aux ports du Karnataka dans des paquebots, des dizaines de milliers de tonnes de cannabis sont produites ici tous les ans et vendues en Europe. Ce commerce est protégé par des personnes haut placées puisque le gouvernement et la communauté internationale, hostiles à cette production, ne font rien. Perso, je ne pouvais pas imaginer une telle mafia lors de mon séjour et je n’ai rien vu, rien entendu, alors que nous avons pas mal tourné autour…
Tamil Nadu
Redescendre dans la civilisation et reprendre la route. Bus après bus, ville après ville. Quelle est notre destination ? Pourquoi pas au hasard d’un village ? Les voyageurs peu attentifs que nous sommes ont des difficultés à reconnaître les changements entre chaque étape. Après tout, une ville indienne en vaut une autre. Les traits que nous reconnaissons sont grossiers. Nous ne sommes même pas capables de différencier les langues qui sont pourtant, partout, différentes. C’est le moment de se poser quelque part tranquillement et d’y rester un peu plus longtemps pour découvrir, au rythme voulu, les petites choses qui font la richesse d’une région. Ne vaut-il pas mieux, en effet, se concentrer sur une partie plus petite plutôt que de survoler les régions comme nous le faisons ? Malheureusement, nous ne trouverons pas ce village où nous arrêter. Nous ne nous attacherons pas à une infime partie de la population qui nous ferait pourtant découvrir véritablement des traits de l’Inde tout entière. Nous continuerons d’être emportés par les flots de ce monde si mouvementé et dense, sans nous en approprier la richesse. La réalité imprègne l’esprit de sensations irremplaçables mais une série de documentaires sur ARTE nous en apprendrait davantage d’un point de vue culturel.
À Coimbatore, ville de deux millions d’habitants, nous sommes agressés par le bruit, la densité de la population et la pollution. Nous serions ravis de retourner dans la montagne mais, dans un quartier proche, une fête religieuse a lieu. Nous avons la chance en tant qu’étrangers, rares à s’égarer par ici à cause du manque d’intérêt touristique, d’être les invités d’honneur. Des centaines de femmes, entourées de musiciens, attendent leur tour pour donner leurs offrandes en échange d’une bénédiction qui consiste à saisir entre ses paumes un peu de chaleur et de fumée d’une bougie tenue par un brahmane. La foi est profonde, la musique lancinante, le temple improvisé de lumières et de couleurs, les offrandes de fleurs et de noix de coco s’entassent devant une représentation barbouillée de Visnou. Dans la rue, une purée de riz écrasé et sucré à la cannelle est distribuée gratuitement ainsi que d’autres mets dont je ne saurais dire la substance. Bientôt, les membres d’une famille nous introduisent chez eux pour nous offrir de nouvelles spécialités et boissons. Nous échangeons alors courtoisies et sourires avec les différentes générations. Sur nos genoux, se glisse le dernier-né. Il est déguisé en fille, comme la plupart des petits garçons en bas âge. Cela permettrait de tromper le mauvais œil. Les filles sont tellement peu de chose en ce bas monde. Pourtant si belles et si gracieuses, à ricaner bêtement entre elles en nous mangeant des yeux… Vite, partons avant de nous retrouver la corde au cou.
De retour à Ooty
Je propose à Daoud et Meriem de remonter sur les hauteurs pour trouver un peu de fraîcheur et de tranquillité. La petite station climatique d’Ooty m’a bien plu et une journée passée entre ses murs et ses montagnes est bien trop vite passée. L’hôtel retiré et discret où j’ai passé la nuit n’a pas bougé. L’endroit leur plait. Le lendemain, nous louons des motos pour commencer les balades aux alentours. Foulard noué sur la tête en guise de casque, nous serpentons les routes lacées, entre les lacs, les cascades, les forêts et les paysages gigantesques qui servent de décors aux films de Bollywood et aux photos de jeunes mariés. Vrai que la région n’a rien à envier aux images des films que nous connaissons dans nos pays et qu’elle renferme nombre de sites exceptionnels encore inconnus de nos projecteurs. Le parc botanique possède quant à lui de magnifiques spécimens dont un tronc de plusieurs milliers d’années. D’ailleurs, la balade montre une diversité botanique importante, sans que je n’en retienne malheureusement un seul nom. À pieds, sur le flanc d’une colline, en périphérie de la ville, nous traversons le taudis d’une tribu originaire de ces montagnes. Anciens bûcherons, éleveurs et chasseurs, les pauvres gens n’ont pas les moyens de bien se loger aujourd’hui dans la ville qui est venue se construire chez eux. Sur les pentes ruisselantes, des enfants déguenillés et morveux glissent sur des sacs en plastiques tirés par de gros chiens aux longs poils vermeils couleurs de la terre. Une semaine est passée de nouveau et il nous faut partir. Ce pays est immense et magnifique. Il n’y a qu’à voir notre itinéraire sur la carte depuis deux mois que nous sommes là. Ridicule ! Et pourtant nous avons déjà vu tant de choses différentes : Bombay, les plages de Goa, les sites historiques des civilisations disparues, les mystères de Mysore, les îles de Cochin, les cultures de thé du Karnataka et les forêts tropicales des parcs nationaux. De nouvelles journées de bus, interminables, serrés sur des sièges en bois, entre les villes poussiéreuses du sud de l’Inde, nous attendent encore. Hoggennakkal
La route devient piste et s’enfonce dans les collines arides à la végétation épineuse, avant de descendre dans une vallée verdoyante écartée des axes routiers. Inconnues des occidentaux, les chutes d’Hoggennakkal sont surtout fréquentées par les citadins de Bangalore qui viennent ici en week-end se détendre. La rivière se partage en mille ruisseaux scintillants dans la végétation luxuriante, se repose dans des piscines naturelles de sable et de pierres polies où sont pratiqués des massages corporels, avant de se jeter littéralement en cascades dans une gorge profonde et de se retirer au loin à travers les champs de coquelicots. Nous aussi, trouvons une piscine privée, rien que pour nous, avec deux arrivées en cascades dans l’eau claire et le fond sableux, d’où nous pouvons plonger. Une journée bien agréable. Plus loin les enfants du village, secs comme des allumettes, gagnent un peu de monnaie en impressionnant les touristes indiens avec un saut de l’ange de plus de quinze mètres de haut. D’autres, moins téméraires, se contentent de jeter leurs filets et de vendre leurs poissons grillés, le soir venu, sur le chemin du retour. Même si on se lave et se baigne dans la rivière, le village, comme tous les villages indiens, y déverse ses poubelles. Les femmes lavent le linge sur les pierres et la mousse glisse lentement dans le courant où les enfants jouent. En remontant la rivière, la nature reprend ses droits et offre un refuge exceptionnel pour un nombre considérable d’oiseaux et d’animaux. Sur une coque en feuilles de bananier tressées, au petit matin, nous traversons les eaux et disparaissons dans la nature. Fini de payer des hôtels, on plante la tente et on joue à Robinson. Le site est fabuleux et, pendant trois jours, des oiseaux inconnus et multicolores chantent autour de nous, pendant qu’on pêche, en caleçon dans la rivière, avec un bout de fil et un bout de banane accroché à l’hameçon. Un Indien nous a donné le tuyau et ça marche. Les poissons exotiques se pêchent à la banane. Par contre, ils sont pleins d’arêtes et le soir, à la lumière du feu, le temps passe rien qu’à les extraire pour les manger. Un après-midi, à l’heure de la sieste, une bande de singes curieux et voleurs se sont approchés discrètement et, des arbres où ils se trouvaient, sont descendus nous prendre nos réserves de pain et de bananes. Bien fâchés mais impuissants il nous a fallu rejoindre la civilisation ou mourir de faim. Le vieux rêve de Robinson terminé net avec en souvenir une photo de trois jeunes maigrichons bien bronzés et fiers devant leurs brochettes de poissons grillés sur des branches de saules.
Bangalore.
Mégalopole hyper-dynamique et branchée, Bangalore rassemble universités et entreprises multinationales du secteur informatique. Dans les bazars de la ville, écrans plats et derniers camescopes numériques se négocient 15 à 20 fois moins chers que sur le marché français. Number one de l’informatique dans le monde et dans plusieurs autres secteurs de science moderne, l’Inde a fait naître une nouvelle population jeune et dynamique de classe moyenne qui représente 200 millions de personnes. Capitalistes et matérialistes, ils consomment, achètent les produits que nous utilisons, copient nos modes de vie, activent le marché du tourisme et bientôt arriveront en France pour prendre des photos de la tour Eiffel. Après les Japonais et les Chinois, viendront les Indiens. Cette évolution est peut-être le symbole de déplacements de richesses vers l’est, enfin seulement pour une maigre partie de la population. En attendant, toutes ces entreprises fleurissent à une vitesse incroyable. Alors qu’un développement anarchique et inconsidéré dans ce pays apportera une pollution catastrophique. Mais comment demander à des pays en voie de développement de limiter leur production et de respecter les lois coûteuses du respect de l’environnement alors qu’en Europe, nous commençons juste à les appliquer et qu’aux Etats-Unis, elles ne sont toujours pas d’actualité. Il n’y a déjà aucun respect de l’environnement en Inde, pas de poubelle dans les rues et les villes surpeuplées évacuent leurs déchets dans les rivières et les océans. Espérons qu’ils ne se jetteront pas dans une consommation abusive, comme la nôtre, et ne reproduiront pas les erreurs que nous avons faites, en développant, en plus, le nucléaire ! Dans le train
Les bus en Inde sont pratiques pour relier les villes entre elles, quand elles ne sont pas trop éloignées. En effet, à toute heure du jour et de la nuit, vous pouvez sauter dans les bus locaux qui ne coûtent rien, à la dernière seconde, quitte à monter sur les genoux des gens. Ou bien, ce sont les gens qui monteront sur vos genoux…dans les chemins tortueux, avec des arrêts à tous les villages sans pour autant que le bus ne désemplisse. Comptez trois heures pour faire 100 km. Pour faire 2.700 km, et ainsi remonter au nord du pays, nous ne prendrons pas le bus. L’express Bangalore Delhi ne met que 38 heures. Deux jours et une nuit pour nous retrouver dans la capitale. Un grand changement mais le temps passe, fin janvier, les deux tiers de notre temps en Inde sont écoulés alors nous voulons tenter de prolonger notre visa à Delhi, chose que nous n’avons pas pu faire en province. Plusieurs kilomètres de long, avec des milliers de personnes, la bête glisse hors de la ville et disparaît dans les plaines desséchées du centre de l’Inde. Il n’y a plus qu’à regarder le spectacle : En ville et à la campagne, c’est une tradition de venir faire sa grosse commission le long de la voie entre amis au petit matin et ce sont des rangées de fesses qui nous regardent, sans gêne. Un peu d’eau avec un carré de savon puis on reculotte le tout avant de faire coucou au train... Les vendeurs de thé passent dans l’allée toute la journée en criant d’une voix tout à fait ordinaire. Dommage que vous n’ayez pas le son ! Ils servent un thé noir au lait avec un mélange d’épices appelé massala dans des gobelets de terre cuite laissant aux lèvres un peu de rouge et que nous cassons ensuite en les jetant sur les rails… D’autres font le va et vient toute la journée entre les gares. Ils vendent les spécialités de leur région dans des assiettes en feuilles tressées, elles aussi jetables ou dans de l’alu et du plastique qui passe également par la fenêtre. Des gamins pouilleux montent dans le train sans billet, nettoient avec un torchon encore plus sale qu’eux sous les sièges et dans les allées, avant de mendier quelques roupies qu’ils seront obligés, bien souvent, de remettre aux contrôleurs... À Hyderabad, un groupe de musulmans pieux s’installe dans notre wagon. Quelques heures plus tard, ils ont construit une véritable forteresse, on ne peut plus close, avec de longs draps tenus par des cordes, où les femmes se dévoileront, à l’abri des regards pour le reste du voyage… À côté de moi, une jeune maman est incroyablement belle... La nuit s’écoule tranquillement sur notre couchette dans le bruit lancinant du frottement des wagons, des ronflements et de la prière de cinq heures. De plus en plus loin derrière moi, tu restes seule sans savoir, encore une fois, si nous allons nous revoir…
Petit grain de poivre
Coincé dans ma dent, Tu secrètes ton parfum, Sucré, salé, Ton venin.
Du bout de ma langue, Je t’effleure, Douce, brûlante, Profane saveur.
A ta sauce, Ma salade, J’ai composé,
Avalé, digéré, Je n’ai plus goût à rien,
Seul dans ce palais Sainte demeure De nos baisers
De l’effronté, le destin, Tes papilles ont scellé.
Nous sommes le 23 décembre. Il fait 34 degrés la nuit sous le ventilo. L’hôtel où nous devions nous retrouver avec Daoud est complet et sans lui. La ville est affreuse. Ma famille pense à moi et moi à elle. Seuls, les moustiques m’accueillent chaleureusement. Ce sont les moustiques du Kerala, minuscules et innombrables à cause des marécages. Dans la nuit, ils s’organisent en escadrilles, tentent des percées sous les draps, violent les traités de paix, résistent aux produits que le charlatan de Mysore m’a vendu une fortune, disparaissent dans la lumière, vous dévorent jusqu’aux mains où ils se posent en kamikazes quand vous êtes debout sur le lit en train de les chasser avec vos chaussures. Nuit affreuse où j’ai perdu la bataille et abandonné mes positions. Ils m’auraient tué en me rendant fou. Yeux gonflés et anéanti, je pars chercher une autre chambre avec mon sac sur le dos dans les rues brûlantes.
De la terrasse d’un petit resto, de l’autre côté d’une rue, j’entends bourdonner mon prénom. Avec un grand sourire, devant son petit déjeuner, Daoud m’a retrouvé. « Alors comment tu vas mon Daoud ? » « Bien, il me dit, malgré une partie de la nuit passée à suffoquer sous mon duvet, sur le quai d’une gare vibrante de moustiques, et après neuf heures debout, dans un wagon de train surpeuplé. Je suis parti hier de Mangalore, une grande ville sur la côte comme celle-ci, pour arriver ici cette nuit. » Pas beaucoup de temps en solitaire mais franchement contents de nous retrouver. Surtout pour les fêtes, bien tristes à passer tout seul. Enfin, on a le sourire et on se raconte nos petites aventures ainsi que les mésaventures qui se transforment comme par magie, avec le bonheur d’en parler ensemble, en heureux souvenirs. Daoud a trouvé un hôtel modeste et m’invite à demeurer près de lui. Ce sera une nuit de Noël où nous serons perdus tous les deux au milieu du monde. Épuisés et maigres, tôt dans la soirée, nous allons nous offrir un véritable vegetable fry rice dans un bouiboui crasseux, au coin de rues aux égouts à ciel ouvert, aux énormes cafards qui traversent les trottoirs et craquent sous les pieds, avant de retrouver les inévitables moustiques pour une nuit étouffante et fiévreuse. Arrivent des amis venus de France
Il n’y a que huit heures d’avion, c’est vrai, et le prix du billet même s’il n’est pas dérisoire permet de venir en Inde… Une semaine. L’organisation devra être précise si les loulous veulent repartir en heure et en temps. Attention aux aléas. Et d’aléas, en voici un de taille : il s’agit du tsunami. En vélo sur les chemins de l’île de Cochin, nous voulons rejoindre la plage. Pour cela il nous faut traverser un bras de mer en bateau et nous rendre sur l’île Vypeen. Sur le quai, les Indiens ne comprennent pas : depuis un moment, le courant emmène les bateaux s’écraser sur le bord… Mais les Indiens, comme à leur habitude, s’expriment d’une façon si nonchalante qu’il n’y pas raison de s’inquiéter. On ne peut pas passer ici alors on passera ailleurs. Il suffit de prendre un bus et de faire le tour par les ponts, entre le cœur de la ville et les différentes îles. Une heure après, notre bus s’élance enfin en direction de la plage. C’est déjà la fin d’après-midi et nous perdons encore du temps : un barrage de police empêche de continuer. Les sirènes rugissent, les ambulances déambulent. Impossible de passer le barrage. Un raz de marée a tout emporté. Nous étions donc sur les routes pendant la catastrophe. Nous n’avons rien vu et rien senti mais avons la chance de ne pas nous être trouvés sur la plage, même si, à l’ouest de l’Inde où nous étions, le tsunami n’a pas fait beaucoup de ravages. C’est seulement plusieurs jours plus tard, alors que nos familles s’inquiètent, que nous recevrons d’innombrables messages sur Internet et que nous apprendrons l’étendue de la catastrophe… Car, tôt le lendemain, nous partons dans l’arrière-pays, celui des cultures de thé et des réserves d’éléphants. Dernière ville à l’est du Karnataka dans les montagnes, Munnar n’entendra pas parler du tsunami avant une semaine. Pendant ce temps, nos deux petits touristes français s’adaptent à leur nouvel environnement. À la descente de l’avion, monter dans un rickshaw, les taxis mobylettes, à fond sur les routes surpeuplées, les a tout de suite mis dans l’ambiance. Ensuite un tsunami puis aujourd’hui les montagnes. L’environnement est plus calme mais quand ils ne se font pas agresser par des singes, ils descendent inconscients vers une maman éléphant avec ses petits en pleine nature sauvage. La maman commence à gronder dangereusement et eux continuent de s’approcher pour la photo. Les Indiens généralement indifférents s’agitent et crient pour que les blancs-becs déguerpissent avant de mourir écrasés dans une furie. On n’est pas au zoo. Pour se promener dans les cultures de thé, à travers les chemins de montagne et de jungle, le mieux est de louer des motos. Avec elles, on s’égare au hasard et on rencontre sur nos chemins des femmes, au dos voûté sous des sacs de jute remplis de feuilles de thé, des bouibouis crasseux sans eau courante et électricité où nous prenons nos repas, des lacs idylliques perdus dans des forêts de santals. Fin d’après-midi, le brouillard monte et s’épaissit, il est temps de rentrer car les nuits sont froides. Et puis ce soir, dans notre chambre d’hôtel, nous recevons des amies françaises que nous venons de retrouver après les avoir rencontrées dans la région d’Hampi, deux jours avant que Daoud ne tombe malade. Donc ce soir, c’est soirée avec blagues, musique et apéro à la française... Enfin, la semaine de vacances passe rapidement et nous sommes le jour de la saint Sylvestre. À 16 heures, je frappe à la chambre N°119 de l’hôtel Pathans à Trissur. Nous sommes arrivés dans une Ambassadeur, une vieille voiture de luxe, louée avec chauffeur. La classe non ? Bonjour Meriem… Champagne ! Torses nus sur la terrasse de notre grande chambre d’hôtel qui surplombe la place principale de la ville, nous fêtons dignement la nouvelle année… et les retrouvailles. À sept heures le matin, nos loulous doivent repartir pour la France. La tête qu’ils devaient avoir… Mais aussi les souvenirs de cette petite semaine en Inde leur resteront à jamais gravés. Lundi matin, ils se retrouveront au travail et, devant leur tasse de café, repartiront encore pour des randonnées en moto dans la jungle. Quelques jours pour oublier... N’a-t-on pas déjà entendu ça quelque part ?
Parabikulam. 5h du matin
Mes yeux s’ouvrent. Je sens de douces caresses sur ma nuque. Je me serre contre son corps et blottis ma tête entre ses seins. Nos mains légères sous la couette encore chaude effleurent la peau. Le jour n’est pas levé. Gaspard frappe à la porte. Arriver ici n’a pas été une mince affaire. Aucune route du Kerala n’y mène. Devions aller dans une ville du Tamil Nadu pour changer de bus encore deux fois et être déposés à un carrefour entre deux pistes où une fois par jour, on peut monter au village par derrière les monts Cardamones, dans la fabuleuse réserve naturelle de plusieurs milliers d’hectares de Parabikulam, étendue entre trois immenses lacs dans les montagnes recouvertes de forêts épaisses. Sans compter sur les barrages des gardes frontières et forestiers, trois en tout, qui nous obligent à payer, à signer des papiers et à passer une nuit avec un garde armé, censé nous protéger... 5h30, les affaires de trekking gavées de morpions sur le dos, nous sortons prendre le thé. Les Indiens se lèvent également dans le petit village aux ruelles de terre battue et aux cabanes en terre cuite recouvertes de branches et de feuilles. Comme chaque matin, la musique du temple inonde le village et la forêt alentour puis les femmes nettoient à grande eau devant leur porte avant de réaliser le taman : œuvre mystique de poudre de craie qui les protégera du mauvais sort pour la journée. Une fois le soleil levé, les vaches, cochons et chèvres traînent, étendus à l’ombre, ici ou là. Au centre du village, sur une place où se termine la route, deux trois échoppes vendent des allumettes et du thé. En contrebas, un lac se cache dans les hautes herbes et s’étend sur plusieurs kilomètres de jungle impénétrable entre les montagnes. Dans la nuit, les bruits de la nature sont authentiques tout comme les insectes. Trois gardes en 4 x 4 se promènent toute la journée avec leur fusil et partagent notre maisonnette durant la nuit. Aucun touriste ne s’aventure jusqu’ici. Six heures, nous partons sur les talons de Gaspard. Son vrai nom tamul est Basquar, le guide improvisé du village devenu très vite notre ami. Il essaiera de tromper l’administration pour passer outre les permissions et les comptes rendus des heures durant lesquelles nous sommes autorisés à nous promener dans la jungle avec lui. La marche est rapide. Nous avons peine à le suivre. À notre droite, s’ouvre la première clairière dans la brume. Les arbres s’élancent dans le ciel et atteignent des hauteurs impressionnantes. Leurs feuilles sont grandes comme mes deux mains, chaque racine large comme un tronc. Des animaux invisibles, surpris, disparaissent dans les profondeurs de la végétation. Monter, descendre à vive allure réchauffe. Sept kilomètres plus tard, alors que le soleil pointe à la cime des arbres les plus hauts et sur les montagnes, nous débouchons au-dessus d’une immense prairie au milieu de la forêt. Dans les hautes herbes ruisselantes, les fientes d’éléphants et de buffles fument encore. Un troupeau de bisons apparaît de l’autre côté à la lisière de la forêt. 7h30, fin de permission. Nous devons déjà repartir. Légèrement frustrés d’avoir tant marché pour si peu de temps, nous prenons le chemin du retour que je me promets de ne pas oublier pour revenir ici un autre matin, encore plus tôt. Un groupe de buffles noirs, que nous surprenons, s’enfuit en arrachant tout sur son passage dans un fracas terrible. Gaspard récapitule l’ensemble de nos découvertes. Arbres, fleurs, feuilles, fruits, herbes et graines dont ils se servent dans leur vie quotidienne. Crocodiles, iguanes, bisons, buffles, éléphants, singes, scorpions, cerfs et daims que nous avons eu la chance d’apercevoir en quelques jours. De retour au village, Gaspard nous emmène à l’école pour nous présenter les professeurs et assister à la répétition d’un spectacle dans lequel joue sa petite fille. Dans la salle de cours, trente paires d’yeux loin d’être intimidées par notre présence, sont regroupées devant nous. Pieds nus, en chemise et en cravate, les enfants s’élancent dans la danse avec fierté. Une chorégraphie digne des films bollywoodiens, dans une musique disco des années 80, version indienne… Quel sourire ont les enfants indiens ! Quelle leçon de simplicité et de modestie, nous prenons dans ce village ! Humbles, ceux qui vivent ici sont rarement descendus à la ville. Une télévision, pour tout le village, leur permet de regarder les étrangetés d’un monde qu’ils ne connaissent pas. Ceux qui les imaginent « arriérés » se trompent. Ils savent autant de choses que nous et même davantage. Ceux qui les imaginent malheureux se trompent aussi. Il n’y a qu’à voir leur bouille et leur sourire de tous les jours. Quelques jeunes ont la curiosité de partir pour les études ou un travail à la ville. Souvent, ils ne reviennent pas, happés par les turbulences du monde. Pourtant, le village est un havre de paix qui sort de l’anarchie de la civilisation. Les choses évoluent plus doucement. D’autres n’ont pas besoin de changer. Un travail tranquille au rythme des saisons. Sachant exactement de quoi sont faites leurs terres et leurs forêts pour les utiliser sans les détruire. Tout ce qui est nécessaire pour vivre existe ici et même l’électricité fournie par les barrages. Une oasis où je serais bien resté plus longtemps. Mais pour nous, demeurer dans une réserve a un tarif et nous devrons bientôt nous jeter de nouveau dans le monde réel. Le dernier matin, je décolle à 5 h et m’enfonce seul dans la forêt et la nuit encore noire. Je ne risque pas de me perdre si j’ai bien enregistré les sept kilomètres qui mènent à la clairière magnifique et digne des grands reportages animaliers. Arbres et animaux dorment encore. Les feuilles sèches se froissent bruyamment sous mes pieds et troublent un silence parfait. Quelque deux cents tigres se baladent dans la réserve. Inconscience, folie sans doute, mais irrésistible. Les animaux de toutes sortes ont peur des hommes. Moi aussi car ils sont plus cruels. Loin de faire le malin cependant, j’ai tendance à me retourner souvent. La cadence qui m’emporte est plus soutenue encore qu’avec le guide. Sortant du sous bois dans une légère éclaircie, deux gros buffles noirs lèvent la tête vers moi. Je m’arrête net et recule doucement sans me retourner. Mais ces gros herbivores continuent leur chemin sans s’affoler. J’attends un peu avant de repartir que mon cœur s’apaise. Il me faut arriver avant le lever du jour à la lisière de cette immense clairière. Le soleil n’est pas encore levé mais il fait jour quand j’y arrive. En y allant seul et plus tôt, j’avais plus de chance de voir d’innombrables animaux et ce fut le cas. Me suis calé sur un tronc et suis resté plus de deux heures devant ce spectacle animalier à la taille réelle. Tout en rentrant tranquillement vers le village, j’imprimais dans ma mémoire les images que j’avais eues sous les yeux. Un bruit de moteur me fit me cacher et le 4 x 4 des gardes armés passa en trombe devant moi… Il y a peu de temps, j’ai compris, grâce à un article de presse international, pourquoi quelque chose nous échappait là-bas. L’article dénonce la culture en masse du cannabis dans cette région. Entre les montagnes, la jungle et les parcs nationaux protégés, des zones immenses ont été défrichées pour cette culture. Ce ne sont pas des villageois mais bien des hommes armés et spécialisés qui s’en occupent. Chargées dans des camions puis acheminées jusqu’aux ports du Karnataka dans des paquebots, des dizaines de milliers de tonnes de cannabis sont produites ici tous les ans et vendues en Europe. Ce commerce est protégé par des personnes haut placées puisque le gouvernement et la communauté internationale, hostiles à cette production, ne font rien. Perso, je ne pouvais pas imaginer une telle mafia lors de mon séjour et je n’ai rien vu, rien entendu, alors que nous avons pas mal tourné autour…
Tamil Nadu
Redescendre dans la civilisation et reprendre la route. Bus après bus, ville après ville. Quelle est notre destination ? Pourquoi pas au hasard d’un village ? Les voyageurs peu attentifs que nous sommes ont des difficultés à reconnaître les changements entre chaque étape. Après tout, une ville indienne en vaut une autre. Les traits que nous reconnaissons sont grossiers. Nous ne sommes même pas capables de différencier les langues qui sont pourtant, partout, différentes. C’est le moment de se poser quelque part tranquillement et d’y rester un peu plus longtemps pour découvrir, au rythme voulu, les petites choses qui font la richesse d’une région. Ne vaut-il pas mieux, en effet, se concentrer sur une partie plus petite plutôt que de survoler les régions comme nous le faisons ? Malheureusement, nous ne trouverons pas ce village où nous arrêter. Nous ne nous attacherons pas à une infime partie de la population qui nous ferait pourtant découvrir véritablement des traits de l’Inde tout entière. Nous continuerons d’être emportés par les flots de ce monde si mouvementé et dense, sans nous en approprier la richesse. La réalité imprègne l’esprit de sensations irremplaçables mais une série de documentaires sur ARTE nous en apprendrait davantage d’un point de vue culturel.
À Coimbatore, ville de deux millions d’habitants, nous sommes agressés par le bruit, la densité de la population et la pollution. Nous serions ravis de retourner dans la montagne mais, dans un quartier proche, une fête religieuse a lieu. Nous avons la chance en tant qu’étrangers, rares à s’égarer par ici à cause du manque d’intérêt touristique, d’être les invités d’honneur. Des centaines de femmes, entourées de musiciens, attendent leur tour pour donner leurs offrandes en échange d’une bénédiction qui consiste à saisir entre ses paumes un peu de chaleur et de fumée d’une bougie tenue par un brahmane. La foi est profonde, la musique lancinante, le temple improvisé de lumières et de couleurs, les offrandes de fleurs et de noix de coco s’entassent devant une représentation barbouillée de Visnou. Dans la rue, une purée de riz écrasé et sucré à la cannelle est distribuée gratuitement ainsi que d’autres mets dont je ne saurais dire la substance. Bientôt, les membres d’une famille nous introduisent chez eux pour nous offrir de nouvelles spécialités et boissons. Nous échangeons alors courtoisies et sourires avec les différentes générations. Sur nos genoux, se glisse le dernier-né. Il est déguisé en fille, comme la plupart des petits garçons en bas âge. Cela permettrait de tromper le mauvais œil. Les filles sont tellement peu de chose en ce bas monde. Pourtant si belles et si gracieuses, à ricaner bêtement entre elles en nous mangeant des yeux… Vite, partons avant de nous retrouver la corde au cou.
De retour à Ooty
Je propose à Daoud et Meriem de remonter sur les hauteurs pour trouver un peu de fraîcheur et de tranquillité. La petite station climatique d’Ooty m’a bien plu et une journée passée entre ses murs et ses montagnes est bien trop vite passée. L’hôtel retiré et discret où j’ai passé la nuit n’a pas bougé. L’endroit leur plait. Le lendemain, nous louons des motos pour commencer les balades aux alentours. Foulard noué sur la tête en guise de casque, nous serpentons les routes lacées, entre les lacs, les cascades, les forêts et les paysages gigantesques qui servent de décors aux films de Bollywood et aux photos de jeunes mariés. Vrai que la région n’a rien à envier aux images des films que nous connaissons dans nos pays et qu’elle renferme nombre de sites exceptionnels encore inconnus de nos projecteurs. Le parc botanique possède quant à lui de magnifiques spécimens dont un tronc de plusieurs milliers d’années. D’ailleurs, la balade montre une diversité botanique importante, sans que je n’en retienne malheureusement un seul nom. À pieds, sur le flanc d’une colline, en périphérie de la ville, nous traversons le taudis d’une tribu originaire de ces montagnes. Anciens bûcherons, éleveurs et chasseurs, les pauvres gens n’ont pas les moyens de bien se loger aujourd’hui dans la ville qui est venue se construire chez eux. Sur les pentes ruisselantes, des enfants déguenillés et morveux glissent sur des sacs en plastiques tirés par de gros chiens aux longs poils vermeils couleurs de la terre. Une semaine est passée de nouveau et il nous faut partir. Ce pays est immense et magnifique. Il n’y a qu’à voir notre itinéraire sur la carte depuis deux mois que nous sommes là. Ridicule ! Et pourtant nous avons déjà vu tant de choses différentes : Bombay, les plages de Goa, les sites historiques des civilisations disparues, les mystères de Mysore, les îles de Cochin, les cultures de thé du Karnataka et les forêts tropicales des parcs nationaux. De nouvelles journées de bus, interminables, serrés sur des sièges en bois, entre les villes poussiéreuses du sud de l’Inde, nous attendent encore. Hoggennakkal
La route devient piste et s’enfonce dans les collines arides à la végétation épineuse, avant de descendre dans une vallée verdoyante écartée des axes routiers. Inconnues des occidentaux, les chutes d’Hoggennakkal sont surtout fréquentées par les citadins de Bangalore qui viennent ici en week-end se détendre. La rivière se partage en mille ruisseaux scintillants dans la végétation luxuriante, se repose dans des piscines naturelles de sable et de pierres polies où sont pratiqués des massages corporels, avant de se jeter littéralement en cascades dans une gorge profonde et de se retirer au loin à travers les champs de coquelicots. Nous aussi, trouvons une piscine privée, rien que pour nous, avec deux arrivées en cascades dans l’eau claire et le fond sableux, d’où nous pouvons plonger. Une journée bien agréable. Plus loin les enfants du village, secs comme des allumettes, gagnent un peu de monnaie en impressionnant les touristes indiens avec un saut de l’ange de plus de quinze mètres de haut. D’autres, moins téméraires, se contentent de jeter leurs filets et de vendre leurs poissons grillés, le soir venu, sur le chemin du retour. Même si on se lave et se baigne dans la rivière, le village, comme tous les villages indiens, y déverse ses poubelles. Les femmes lavent le linge sur les pierres et la mousse glisse lentement dans le courant où les enfants jouent. En remontant la rivière, la nature reprend ses droits et offre un refuge exceptionnel pour un nombre considérable d’oiseaux et d’animaux. Sur une coque en feuilles de bananier tressées, au petit matin, nous traversons les eaux et disparaissons dans la nature. Fini de payer des hôtels, on plante la tente et on joue à Robinson. Le site est fabuleux et, pendant trois jours, des oiseaux inconnus et multicolores chantent autour de nous, pendant qu’on pêche, en caleçon dans la rivière, avec un bout de fil et un bout de banane accroché à l’hameçon. Un Indien nous a donné le tuyau et ça marche. Les poissons exotiques se pêchent à la banane. Par contre, ils sont pleins d’arêtes et le soir, à la lumière du feu, le temps passe rien qu’à les extraire pour les manger. Un après-midi, à l’heure de la sieste, une bande de singes curieux et voleurs se sont approchés discrètement et, des arbres où ils se trouvaient, sont descendus nous prendre nos réserves de pain et de bananes. Bien fâchés mais impuissants il nous a fallu rejoindre la civilisation ou mourir de faim. Le vieux rêve de Robinson terminé net avec en souvenir une photo de trois jeunes maigrichons bien bronzés et fiers devant leurs brochettes de poissons grillés sur des branches de saules.
Bangalore.
Mégalopole hyper-dynamique et branchée, Bangalore rassemble universités et entreprises multinationales du secteur informatique. Dans les bazars de la ville, écrans plats et derniers camescopes numériques se négocient 15 à 20 fois moins chers que sur le marché français. Number one de l’informatique dans le monde et dans plusieurs autres secteurs de science moderne, l’Inde a fait naître une nouvelle population jeune et dynamique de classe moyenne qui représente 200 millions de personnes. Capitalistes et matérialistes, ils consomment, achètent les produits que nous utilisons, copient nos modes de vie, activent le marché du tourisme et bientôt arriveront en France pour prendre des photos de la tour Eiffel. Après les Japonais et les Chinois, viendront les Indiens. Cette évolution est peut-être le symbole de déplacements de richesses vers l’est, enfin seulement pour une maigre partie de la population. En attendant, toutes ces entreprises fleurissent à une vitesse incroyable. Alors qu’un développement anarchique et inconsidéré dans ce pays apportera une pollution catastrophique. Mais comment demander à des pays en voie de développement de limiter leur production et de respecter les lois coûteuses du respect de l’environnement alors qu’en Europe, nous commençons juste à les appliquer et qu’aux Etats-Unis, elles ne sont toujours pas d’actualité. Il n’y a déjà aucun respect de l’environnement en Inde, pas de poubelle dans les rues et les villes surpeuplées évacuent leurs déchets dans les rivières et les océans. Espérons qu’ils ne se jetteront pas dans une consommation abusive, comme la nôtre, et ne reproduiront pas les erreurs que nous avons faites, en développant, en plus, le nucléaire ! Dans le train
Les bus en Inde sont pratiques pour relier les villes entre elles, quand elles ne sont pas trop éloignées. En effet, à toute heure du jour et de la nuit, vous pouvez sauter dans les bus locaux qui ne coûtent rien, à la dernière seconde, quitte à monter sur les genoux des gens. Ou bien, ce sont les gens qui monteront sur vos genoux…dans les chemins tortueux, avec des arrêts à tous les villages sans pour autant que le bus ne désemplisse. Comptez trois heures pour faire 100 km. Pour faire 2.700 km, et ainsi remonter au nord du pays, nous ne prendrons pas le bus. L’express Bangalore Delhi ne met que 38 heures. Deux jours et une nuit pour nous retrouver dans la capitale. Un grand changement mais le temps passe, fin janvier, les deux tiers de notre temps en Inde sont écoulés alors nous voulons tenter de prolonger notre visa à Delhi, chose que nous n’avons pas pu faire en province. Plusieurs kilomètres de long, avec des milliers de personnes, la bête glisse hors de la ville et disparaît dans les plaines desséchées du centre de l’Inde. Il n’y a plus qu’à regarder le spectacle : En ville et à la campagne, c’est une tradition de venir faire sa grosse commission le long de la voie entre amis au petit matin et ce sont des rangées de fesses qui nous regardent, sans gêne. Un peu d’eau avec un carré de savon puis on reculotte le tout avant de faire coucou au train... Les vendeurs de thé passent dans l’allée toute la journée en criant d’une voix tout à fait ordinaire. Dommage que vous n’ayez pas le son ! Ils servent un thé noir au lait avec un mélange d’épices appelé massala dans des gobelets de terre cuite laissant aux lèvres un peu de rouge et que nous cassons ensuite en les jetant sur les rails… D’autres font le va et vient toute la journée entre les gares. Ils vendent les spécialités de leur région dans des assiettes en feuilles tressées, elles aussi jetables ou dans de l’alu et du plastique qui passe également par la fenêtre. Des gamins pouilleux montent dans le train sans billet, nettoient avec un torchon encore plus sale qu’eux sous les sièges et dans les allées, avant de mendier quelques roupies qu’ils seront obligés, bien souvent, de remettre aux contrôleurs... À Hyderabad, un groupe de musulmans pieux s’installe dans notre wagon. Quelques heures plus tard, ils ont construit une véritable forteresse, on ne peut plus close, avec de longs draps tenus par des cordes, où les femmes se dévoileront, à l’abri des regards pour le reste du voyage… À côté de moi, une jeune maman est incroyablement belle... La nuit s’écoule tranquillement sur notre couchette dans le bruit lancinant du frottement des wagons, des ronflements et de la prière de cinq heures. De plus en plus loin derrière moi, tu restes seule sans savoir, encore une fois, si nous allons nous revoir…
Petit grain de poivre
Coincé dans ma dent, Tu secrètes ton parfum, Sucré, salé, Ton venin.
Du bout de ma langue, Je t’effleure, Douce, brûlante, Profane saveur.
A ta sauce, Ma salade, J’ai composé,
Avalé, digéré, Je n’ai plus goût à rien,
Seul dans ce palais Sainte demeure De nos baisers
De l’effronté, le destin, Tes papilles ont scellé.
Improvisation Nomade (2) (Italie-Slovénie-Hongrie-Slovaquie) English translation pending
Laisser l’hiver dehors.
Au camping municipal d’Aoste en Italie, après quelques jours de repos bien mérités, nous rencontrons Paul et Ève, un couple de Français qui nous emmène sur la côte, près de La Spezia dans le Parc Maritime des Cinque Terre. La Méditerranée baigne ses eaux bleues dans les petits ports colorés : villages accrochés aux corniches et séparés par des criques de sable mêlé de galets. Un paradis terrestre. Comme parfois, on peut y trouver l’enfer ! Mais, jetons ces souvenirs sous l’écume de la mer à jamais. Pendant deux trois jours, nous flânons entre les plages et les villages touristiques. Impossible de quitter la mer des yeux, même la nuit que nous passons sur la plage. Rassasiés pour un certain temps, nous décidons de suivre la côte ouest vers le sud de l’Italie en espérant découvrir une crique sauvage où nous pourrions rester quelques jours… Une voiture s’arrête pour nous prendre en stop, à la tombée de la nuit, après l’immense port de Livorno. Les jeunes nous emmènent d’abord à un festival puis nous déposent au milieu de la nuit et de la route, dans un coin perdu. Derrière la forêt, ils nous promettent l’existence d’une crique sauvage où nous pourrons nous poser et dormir tranquille. Malheureusement, de nuit, le seul endroit que nous trouvons est un vieil entrepôt en béton armé où nous dormirons sur un lit de verre pilé. À croire qu’ils se sont débarrassés de nous. Le lendemain, à travers les falaises et les bois, nous débouchons sur la crique espérée et nous nous posons enfin. Des jeunes viennent pendant la journée alors la plage s’emplit d’éclats de rire et de fumée de pipes à eau. Le soir, ils repartent et nous restons seuls avec Robinson. Robinson est un clochard d’un village proche qui a établi son royaume sur la baie. Cheveux longs et grande barbe, il est sec comme un coup de trique. Il déambule à moitié nu, ici comme sur son île, va chercher du bois qu’il a mis de côté derrière un rocher, récupère l’eau dans une vieille casserole, sous une roche, où coule une source au goutte à goutte, puis se prépare un feu avec lequel il va cuire ses poissons. Nous partageons sa vie quelques jours mais nos rapports, quoique respectueux, sont limités. Et oui ! Parler avec certains sans-abri en France peut s’avérer difficile. En Italien, c’est impossible. Enfin, la crique est merveilleusement belle… dans toutes les langues ! Pise gorgée de touristes, Florence que nous n’apprécierons guère puisque nous ne visitons pas les musées. Sienne, enfin, nous éblouit. Elle est la plus jolie ville de Toscane. Tout en briquettes aux couleurs dégradées du rouge au jaune selon l’ancienneté, rues piétonnes biscornues et vallonnées, gargouilles, portes de bois massif, patios fleuris, palais, cathédrale et l’immense place pavée en éventail qui était utilisée jadis pour les courses de chars. J’adore cette ville, elle m’inspire. En entrant dans la fac de lettres qui se trouve dans un monument historique, je rêve de m’y inscrire un jour et vivre quelque temps entre ses murs pour étudier ! Après un rapide retour sur Gènes puis dans l’arrière-pays piémontais pour accueillir mes parents et passer avec eux quelques jours de vacances, nous filons vers l’est en train de nuit. À deux heures du matin, deux Noirs s’échauffent à propos de football dans un dialecte africain ponctué de français, d’anglais et d’italien. C’est joli mais pourriez parler un peu moins fort ? Finalement, nous discutons avec eux. Ils travaillent en Italie et disent préférer ce pays à la France car ils ont constaté que les Italiens s’ouvrent aujourd’hui autant que les Français se ferment. C’est-à-dire qu’ils ressentent ici moins de racisme. Dans la nuit, un couple de Serbes se joint à nous. Bientôt, nous sommes tous invités à visiter leur pays. Nous arrivons �� Venise. Pagodes à l’ancienne pour le cliché, milliers de touristes dans la ville magasin, allez les moutons, suivez la flèche pour la visite. Moi, ça me gâche le paysage. Pour moi tout seul, les 90 églises sur les lagunes vénitiennes, les opéras, la peinture et la merveilleuse basilique Saint-Marc. Après avoir quitté le bâtiment de croisière, entre Udine et Trieste, nous rencontrons une dame qui refuse de nous laisser continuer en stop et dormir dans la nature. Elle nous embarque chez elle, dans son manoir, et nous fait préparer un repas aux chandelles par sa servante ukrainienne. Le voyage réserve toujours des surprises et celle-ci est assez cocasse. Nous voilà dans une grande maison bourgeoise, serviette de lin au cou et bonnes manières, à nous faire servir alors que nous nous apprêtions à passer la nuit dehors un peu à l’écart d’une route. Sur la route de Budapest.
Le 09 août, nous devons être en Hongrie pour accueillir un ami. Juste le temps de boire un café dans la jolie capitale slovène Ljubljana, puis nous traçons la nuit même en stop dans un poids lourd hongrois qui revient d’Italie. Au début, lorsque qu’il balance nos sacs dans la remorque et qu’il parle de nous dans sa radio, on se demande si nous n’aurions pas mieux fait de prendre le train. Mais avec le temps, le chauffeur nous apparaît sympa. Il passe de la musique traditionnelle et nous paie des bières, tout en nous faisant économiser plus de cinquante euros de train. À la frontière, il nous guide et nous aide, assez fier que nous allions dans son pays. Mais, comme nous savons Zagreb près de nous dans la nuit, nous rêvons des Balkans, des parcs nationaux slovènes à la frontière autrichienne, de Sarajevo un peu plus loin dans les montagnes, de Belgrade en Serbie et de la merveilleuse musique tzigane. Le temps passe trop vite. On est déjà en retard sur notre prétendu programme qui nous emmène au nord et que nous essayons de respecter pour trouver au rendez-vous les gens qui nous attendent et, ainsi, ne pas passer l’hiver dehors. À Budapest, le camion nous laisse dans une station service à la périphérie de la ville, à cinq heures du matin. Devons trouver un petit squat pour passer le reste de la nuit. Dans un buisson poubelle, entre deux grandes routes, le sommeil ne vient pas. Les rats gambadent gaiement. Je rêve d’un manoir avec, dans le flou des bougeoirs, une jolie hôtesse ukrainienne… À l’aube, nous rentrons dans le centre de la capitale hongroise. C’est gris, sale, vieux, la langue est incompréhensible. Nous sommes fatigués et incapables d’être positifs. Un café et une part de leurs gâteaux fondants à la crème nous font du bien, surtout qu’il n’y a plus de quoi se priver tant les prix ont chuté dans la nuit. Bons pour une visite nonchalante de la ville tout en pensant à trouver où dormir. Budapest est une très jolie capitale. Traversées par le Danube, les deux parties de la ville, Buda et Pest, se partagent les incroyables monuments. Ainsi le palais de Buda, sur son promontoire, domine, au-dessus de l’immense fleuve, le gigantesque parlement. Entre les deux, le pont de Chaînes, le pont de la Liberté, et d’autres encore, puis les bains thermaux et tous les palais à l’intérieur de la cité, symboles de la grandeur historique de cette ville. L’université, transformée en auberge de jeunesse pendant l’été, nous offre une chambre étouffante et poussiéreuse qui, de toutes ses baies vitrées, donne plein sud sur la bruyante avenue Petöfi. On devrait se contenter de peu après avoir passé la nuit dernière dans les ordures à écouter courir les rats mais, au contraire, on est plus sensibles au confort et on l’apprécie davantage. Comme tant de choses de la vie dont on prend conscience seulement en s’en séparant. Comme des gens qui n’ont pas encore dépensé tout leur argent mais vont inévitablement y venir. Peut-être que quand ce sera fait, il n’y aura plus de soucis… En attendant, comme les jeunes qui passent l’été entre ces murs et profitent des vacances pour faire la fête, nous ne sommes pas là pour dormir. Première nuit sur l’île d’Obuda où se déroule toute la semaine le grand festival européen : le Sziget. 500 groupes de musique, des centaines de milliers de personnes, des jeunes de tous les pays, autour des bars en plein air et, sur les scènes, des petits concerts tziganes qui me donnent plaisir et larmes. Il y a ici beaucoup de Français et c’est sans fierté qu’on les retrouve derniers, au bout de la nuit, à finir les barriques… La semaine d’après, nous traversons une partie du pays dans un vieux train au fuel qui devait déjà servir lors de la Seconde Guerre mondiale. Pas de porte et une vitesse qui permet d’apprécier le paysage, à travers les barreaux… Des champs et des champs de betteraves avant d’arriver sur le lac Balaton. Petite mer pour ceux qui n’ont pas la chance d’en avoir une vraie, où l’on a nagé avec les cygnes et les touristes allemandes dans la boue. En remontant vers l’Autriche à travers les petites villes, on s’aperçoit que les routes, les façades des maisons, les places et les monuments historiques ont été récemment rénovés. Y a-t-il un rapport avec l’entrée des Hongrois dans l’Union européenne ? Avec la délocalisation de nos entreprises ? Sans doute. Les salaires distribués, même s’ils sont moins importants que les nôtres au début, permettent d’augmenter progressivement le pouvoir d’achat jusqu’à un certain équilibre entre les pays. Toujours en Hongrie, nous descendons d’un train dans un bled paumé pour nous enfoncer dans la nature le temps de passer la nuit. Tente plantée, on attendait un peu pour allumer le feu et faire cuire nos brochettes. Mais des voitures et des lumières se mirent à nous tourner autour. On nous cherchait. Certainement des jeunes du bled. Ca sentait l’embrouille. Et puis, ils nous ont trouvés. C’étaient les flics. On avait été dénoncés par les villageois à qui on avait demandé de l’eau en passant. Ils sont venus nombreux, en pensant qu’on était sans papiers et qu’on s’apprêtait à passer la frontière illégalement, pour l’Autriche. Évidemment, pas un seul des gars ne parlait anglais, ce qui a compliqué nos affaires. Mais avec quelques mots internationaux, de vagues imitations de train, la fouille de nos sacs et surtout nos passeports français, ils nous ont enfin laissés tranquilles mais trop tard pour les brochettes. Le lendemain, nous sommes en Autriche. Vienne est une ville magnifique aussi, un peu plus rupine mais nous n’y passons que quelques heures et, plus à admirer les filles que l’architecture. Elles font partie du patrimoine. Et elles sont si jolies. Dommage que leur gouvernement soit facho. Le soir, nous partons pour la Slovaquie. Trois villes très proches, Vienne, Budapest et Bratislava, sont visitées l’été par des nuées de jeunes Européens. Ils utilisent le train avec un billet Inter-rail qui leur permet ensuite de se rendre en Pologne à Varsovie puis à Prague, la ville incontournable d’aujourd’hui. Mais c’est à Bratislava qu’ils font la fête. Nous rencontrons des Portugais, des Allemandes et, dans une nuit d’ivresse, à l’abandon dans un bar, je rencontre une demoiselle, Esther : ma Loquita espagnole. Elle espère me rejoindre bientôt. En attendant, nous reprenons la route. Toujours vers le nord. Mais, les Slovaques ne veulent pas nous prendre en stop. Quatre heures pour faire trente kilomètres et être déposés sur une bretelle d’autoroute où les voitures ne peuvent en aucun cas s’arrêter. À travers la campagne, nous rodons dans les alentours de Trnava et campons à la belle étoile. Au dîner, une vieille boîte de studentsky goulash qui nous retourne l’estomac. Demain, on prend le train. Il y a 200 km pour traverser la Slovaquie du sud au nord. Nous nous dirigeons à la limite de la frontière polonaise dans la ville de Zilina. Une jolie ville de province pointée d’églises dans une nature sauvage et montagneuse. De longues marches marbrées conduisent à des cavaliers de bronze invincibles dominant l’horizon de Bohême. Sous les arcades pavées de la place, des musiciens jazzent avec leur contrebasse. Ils semblent nous accueillir. Nous avons rencontré, l’année dernière, dans un bar sombre de Poitiers, une Française qui vit ici. À l’adresse convenue, Hélène@hotmail.com apparaît en dansant sur son vélo. En entendant son nom, elle se retourne puis nous sourit. Deux semaines plus tard nous sommes toujours à Zilina… Hélène nous accueille formidablement. Elle nous présente ses amis, notamment ceux de l’association internationale où nous faisons rencontres et soirées multiculturelles. Puis vient avec nous faire des randonnées dans la nature verdoyante, les forêts de hêtres, les falaises et les sentiers abrupts des chaînes du Haut Tatras. Enfin, dans les soirées éthyliques de la vieille ville où les belles étudiantes sur leurs talons, perchées comme des hérons, semblent remuer la vase en dansant pour y trouver un poisson. Esther
Au matin, j’ouvre la tente, il fait soleil. Petit déjeuner sur la couverture, nous sommes bien tous les deux. Nous discutons de tout et surtout de nous. Elle m’écoute, attentive à mes mots, me caresse. Hier, le petit feu sous les étoiles, après la journée de randonnée, l’a renversée. – Dis-moi encore que tu m’aimes, elle me demande. – Bien sûr que je t’aime. – Deux ans, elle dit, et après je ne t’attendrai plus. – Parfait, je dis, deux ans, parfait. Tu me rejoindras dans un mois ou deux en Bulgarie. – T’es sûr que tu le veux ? Elle demande. – Bien sûr que je le veux, enfin aujourd’hui, maintenant oui je le veux. – Hombrecito, moi je n’espère rien de toi, je t’aime, c’est tout, tout me plaît de toi, guapo, tout ce que tu fais, que tu dis, que tu penses. – Moi aussi loquita mia. – Mais pourquoi moi, Nicolacito ? – Parce que tu fais bien l’amour, je réponds. Ma petite folle, qui rit, qui fait des galipettes, qui tombe dans les ruisseaux, embrasse-moi !
Allongé contre mon sac, j’écoute le crépitement du feu dans la nuit fraîche. L’obscurité est totale dans ces montagnes humides. Perdu loin de la civilisation, loin de chez nous, loin de toi, de ce train où les paysages défilaient comme autant d’images de nos journées ensemble. Puis, qui restent comme un rêve qu’on appelle des souvenirs. Puis-je encore sentir tes caresses sur mon corps, nos mains brûlantes s’effleurant, glissant dans la moiteur de l’ivresse amoureuse consommée. Peut-on en rêve sentir ce parfum comme on entend les rires de nos ébats ? C’était bien là que tout devait se passer, juste à ce moment-là, sans contrainte, ni renoncement, sans passé, ni futur, seulement du présent. Assemblés pour un instant dans le tourbillon. Comme nous avons roulé dans l’herbe des jardins, comme nous avons ri très fort de presque rien, comme nous avons tout oublié, toutes nos pensées. De tout l’univers, il ne restait que nous deux…
Comment puis-je être si naïf, comment puis-je être aussi bon acteur ? Me mentirais-je à moi-même ? Comme aux autres ? Comment as-tu pu me croire ! Un objet sexuel, voilà ce que tu as été. Pour un animal en manque de caresses. Qu’espères-tu ? Revenir dans mon lit quand je le voudrais et entre temps me foutre la paix ! Réveille-toi Loquita Mia ! Ouvre les yeux ! Comment peut-on être aussi dégueulasse, je me sens sale, hypocrite comme jamais. Tu me manques, tu es si loin. Reçois dans la nuit toutes ces pensées de misère. Je ne peux m’endormir. Ces flammes qui dansent font tourbillonner mes pensées. Je t’aperçois dans la rue. Je trouve qu’une autre te ressemble. Je parle en espagnol dans mes rêves. M’entends-tu ? Les couchers du soleil sont plus jolis aussi et les femmes moins belles. Mais qu’est-ce qui m’arrive ! Sortir de Slovaquie.
Nous marchons comme des cons dans ces putains de montagnes où on n’y comprend rien. Les sacs sont trop lourds. Nous n’avons pas de carte. Impossible de nous repérer dans ces gorges, ces forêts, ces chemins qui s’évaporent. Je crois que nous ne sommes pas du tout où nous croyons être. Ça fait deux jours que c’est comme ça. On tourne en rond. Épuisés, nous arrivons dans un petit village et trouvons sur la place le bar du bled. Il est 18h, on attaque la slivovicha, un alcool de prune avec, pour faire couler, entre chaque verre, de la bière locale, la pivo. Dans le bar, que des vieux. Il fait sombre. Il n’y a rien. 20h, deux Français foutent le bordel dans un bar paumé au milieu de la Slovaquie. 21h, de nombreux jeunes se joignent à eux, ils chantent à gorge déployée des chansons du répertoire français dont les paroles sont étalées sur les tables et par terre. 22h, le bar ferme mais on emporte sur la terrasse une réserve de slivovicha et de pivo. Ça parle anglais et un peu toutes les langues dans tous les sens. Une fille m’attrape de côté et m’embrasse au milieu des éclats de rire avant de faire la même au voisin. Va-t-elle faire le tour de la table ? Sans doute une coutume ? Minuit, je suis accroché au banc en train de vomir, Daoud conduit la cuvette des chiottes. Après, plus rien… Le chant d’un coq. Mes yeux sont collés. On est habillés dans la toile de tente. Ma tête tourne. L’haleine est fétide. Je sors. On est juste devant le bar sur la place. Mais qui a monté la tente ? Qui a mis nos sacs de côté ? Où sont tous les fantômes de la nuit ? Il faut partir. Un tracteur passe. Nous sautons dans la remorque. L’air nous fait du bien. C’était quoi le nom du village ? Sales d’avoir randonné et bu la veille. Fatigués et malades, nous sommes sur la route à faire du stop. Toujours ça marche. Un livreur de viande nous emmène dans sa tournée. Nous affinons notre odeur fétide en y mêlant celle de charcuterie tout en visitant les banlieues nord du pays et les coins perdus de campagne. C’est dans la prochaine voiture, toujours en stop, que, dans la fin de cet après-midi, je découvre à quel point je pue. Je suis assis derrière à côté d’une dame. Le soleil me tape dessus à travers la vitre. Il n’y a pas d’air, la chaleur est intenable. Je dois garder les bras serrés le long du corps. J’ai honte tellement je pue. Déposés dans la nature avant la nuit, nous partons en campagne pour dormir. Dans la tente, ça pue aussi. Cinq jours sans se laver. Le lendemain, toujours en stop, une partie de la route se fait sur un canapé au fond d’un camion. Puis, au moment de passer la frontière, les douaniers slovaques et hongrois nous demandent, surpris, ce qu’on fout là, sur cette route de campagne, avec nos sacs à dos. Ça les fait rire qu’on soit perdus. Dans l’après midi, nous traversons les plaines monotones de l’est de la Hongrie et enfin, dans la soirée, atteignons notre première ville au nord de la Roumanie. ../..
Au camping municipal d’Aoste en Italie, après quelques jours de repos bien mérités, nous rencontrons Paul et Ève, un couple de Français qui nous emmène sur la côte, près de La Spezia dans le Parc Maritime des Cinque Terre. La Méditerranée baigne ses eaux bleues dans les petits ports colorés : villages accrochés aux corniches et séparés par des criques de sable mêlé de galets. Un paradis terrestre. Comme parfois, on peut y trouver l’enfer ! Mais, jetons ces souvenirs sous l’écume de la mer à jamais. Pendant deux trois jours, nous flânons entre les plages et les villages touristiques. Impossible de quitter la mer des yeux, même la nuit que nous passons sur la plage. Rassasiés pour un certain temps, nous décidons de suivre la côte ouest vers le sud de l’Italie en espérant découvrir une crique sauvage où nous pourrions rester quelques jours… Une voiture s’arrête pour nous prendre en stop, à la tombée de la nuit, après l’immense port de Livorno. Les jeunes nous emmènent d’abord à un festival puis nous déposent au milieu de la nuit et de la route, dans un coin perdu. Derrière la forêt, ils nous promettent l’existence d’une crique sauvage où nous pourrons nous poser et dormir tranquille. Malheureusement, de nuit, le seul endroit que nous trouvons est un vieil entrepôt en béton armé où nous dormirons sur un lit de verre pilé. À croire qu’ils se sont débarrassés de nous. Le lendemain, à travers les falaises et les bois, nous débouchons sur la crique espérée et nous nous posons enfin. Des jeunes viennent pendant la journée alors la plage s’emplit d’éclats de rire et de fumée de pipes à eau. Le soir, ils repartent et nous restons seuls avec Robinson. Robinson est un clochard d’un village proche qui a établi son royaume sur la baie. Cheveux longs et grande barbe, il est sec comme un coup de trique. Il déambule à moitié nu, ici comme sur son île, va chercher du bois qu’il a mis de côté derrière un rocher, récupère l’eau dans une vieille casserole, sous une roche, où coule une source au goutte à goutte, puis se prépare un feu avec lequel il va cuire ses poissons. Nous partageons sa vie quelques jours mais nos rapports, quoique respectueux, sont limités. Et oui ! Parler avec certains sans-abri en France peut s’avérer difficile. En Italien, c’est impossible. Enfin, la crique est merveilleusement belle… dans toutes les langues ! Pise gorgée de touristes, Florence que nous n’apprécierons guère puisque nous ne visitons pas les musées. Sienne, enfin, nous éblouit. Elle est la plus jolie ville de Toscane. Tout en briquettes aux couleurs dégradées du rouge au jaune selon l’ancienneté, rues piétonnes biscornues et vallonnées, gargouilles, portes de bois massif, patios fleuris, palais, cathédrale et l’immense place pavée en éventail qui était utilisée jadis pour les courses de chars. J’adore cette ville, elle m’inspire. En entrant dans la fac de lettres qui se trouve dans un monument historique, je rêve de m’y inscrire un jour et vivre quelque temps entre ses murs pour étudier ! Après un rapide retour sur Gènes puis dans l’arrière-pays piémontais pour accueillir mes parents et passer avec eux quelques jours de vacances, nous filons vers l’est en train de nuit. À deux heures du matin, deux Noirs s’échauffent à propos de football dans un dialecte africain ponctué de français, d’anglais et d’italien. C’est joli mais pourriez parler un peu moins fort ? Finalement, nous discutons avec eux. Ils travaillent en Italie et disent préférer ce pays à la France car ils ont constaté que les Italiens s’ouvrent aujourd’hui autant que les Français se ferment. C’est-à-dire qu’ils ressentent ici moins de racisme. Dans la nuit, un couple de Serbes se joint à nous. Bientôt, nous sommes tous invités à visiter leur pays. Nous arrivons �� Venise. Pagodes à l’ancienne pour le cliché, milliers de touristes dans la ville magasin, allez les moutons, suivez la flèche pour la visite. Moi, ça me gâche le paysage. Pour moi tout seul, les 90 églises sur les lagunes vénitiennes, les opéras, la peinture et la merveilleuse basilique Saint-Marc. Après avoir quitté le bâtiment de croisière, entre Udine et Trieste, nous rencontrons une dame qui refuse de nous laisser continuer en stop et dormir dans la nature. Elle nous embarque chez elle, dans son manoir, et nous fait préparer un repas aux chandelles par sa servante ukrainienne. Le voyage réserve toujours des surprises et celle-ci est assez cocasse. Nous voilà dans une grande maison bourgeoise, serviette de lin au cou et bonnes manières, à nous faire servir alors que nous nous apprêtions à passer la nuit dehors un peu à l’écart d’une route. Sur la route de Budapest.
Le 09 août, nous devons être en Hongrie pour accueillir un ami. Juste le temps de boire un café dans la jolie capitale slovène Ljubljana, puis nous traçons la nuit même en stop dans un poids lourd hongrois qui revient d’Italie. Au début, lorsque qu’il balance nos sacs dans la remorque et qu’il parle de nous dans sa radio, on se demande si nous n’aurions pas mieux fait de prendre le train. Mais avec le temps, le chauffeur nous apparaît sympa. Il passe de la musique traditionnelle et nous paie des bières, tout en nous faisant économiser plus de cinquante euros de train. À la frontière, il nous guide et nous aide, assez fier que nous allions dans son pays. Mais, comme nous savons Zagreb près de nous dans la nuit, nous rêvons des Balkans, des parcs nationaux slovènes à la frontière autrichienne, de Sarajevo un peu plus loin dans les montagnes, de Belgrade en Serbie et de la merveilleuse musique tzigane. Le temps passe trop vite. On est déjà en retard sur notre prétendu programme qui nous emmène au nord et que nous essayons de respecter pour trouver au rendez-vous les gens qui nous attendent et, ainsi, ne pas passer l’hiver dehors. À Budapest, le camion nous laisse dans une station service à la périphérie de la ville, à cinq heures du matin. Devons trouver un petit squat pour passer le reste de la nuit. Dans un buisson poubelle, entre deux grandes routes, le sommeil ne vient pas. Les rats gambadent gaiement. Je rêve d’un manoir avec, dans le flou des bougeoirs, une jolie hôtesse ukrainienne… À l’aube, nous rentrons dans le centre de la capitale hongroise. C’est gris, sale, vieux, la langue est incompréhensible. Nous sommes fatigués et incapables d’être positifs. Un café et une part de leurs gâteaux fondants à la crème nous font du bien, surtout qu’il n’y a plus de quoi se priver tant les prix ont chuté dans la nuit. Bons pour une visite nonchalante de la ville tout en pensant à trouver où dormir. Budapest est une très jolie capitale. Traversées par le Danube, les deux parties de la ville, Buda et Pest, se partagent les incroyables monuments. Ainsi le palais de Buda, sur son promontoire, domine, au-dessus de l’immense fleuve, le gigantesque parlement. Entre les deux, le pont de Chaînes, le pont de la Liberté, et d’autres encore, puis les bains thermaux et tous les palais à l’intérieur de la cité, symboles de la grandeur historique de cette ville. L’université, transformée en auberge de jeunesse pendant l’été, nous offre une chambre étouffante et poussiéreuse qui, de toutes ses baies vitrées, donne plein sud sur la bruyante avenue Petöfi. On devrait se contenter de peu après avoir passé la nuit dernière dans les ordures à écouter courir les rats mais, au contraire, on est plus sensibles au confort et on l’apprécie davantage. Comme tant de choses de la vie dont on prend conscience seulement en s’en séparant. Comme des gens qui n’ont pas encore dépensé tout leur argent mais vont inévitablement y venir. Peut-être que quand ce sera fait, il n’y aura plus de soucis… En attendant, comme les jeunes qui passent l’été entre ces murs et profitent des vacances pour faire la fête, nous ne sommes pas là pour dormir. Première nuit sur l’île d’Obuda où se déroule toute la semaine le grand festival européen : le Sziget. 500 groupes de musique, des centaines de milliers de personnes, des jeunes de tous les pays, autour des bars en plein air et, sur les scènes, des petits concerts tziganes qui me donnent plaisir et larmes. Il y a ici beaucoup de Français et c’est sans fierté qu’on les retrouve derniers, au bout de la nuit, à finir les barriques… La semaine d’après, nous traversons une partie du pays dans un vieux train au fuel qui devait déjà servir lors de la Seconde Guerre mondiale. Pas de porte et une vitesse qui permet d’apprécier le paysage, à travers les barreaux… Des champs et des champs de betteraves avant d’arriver sur le lac Balaton. Petite mer pour ceux qui n’ont pas la chance d’en avoir une vraie, où l’on a nagé avec les cygnes et les touristes allemandes dans la boue. En remontant vers l’Autriche à travers les petites villes, on s’aperçoit que les routes, les façades des maisons, les places et les monuments historiques ont été récemment rénovés. Y a-t-il un rapport avec l’entrée des Hongrois dans l’Union européenne ? Avec la délocalisation de nos entreprises ? Sans doute. Les salaires distribués, même s’ils sont moins importants que les nôtres au début, permettent d’augmenter progressivement le pouvoir d’achat jusqu’à un certain équilibre entre les pays. Toujours en Hongrie, nous descendons d’un train dans un bled paumé pour nous enfoncer dans la nature le temps de passer la nuit. Tente plantée, on attendait un peu pour allumer le feu et faire cuire nos brochettes. Mais des voitures et des lumières se mirent à nous tourner autour. On nous cherchait. Certainement des jeunes du bled. Ca sentait l’embrouille. Et puis, ils nous ont trouvés. C’étaient les flics. On avait été dénoncés par les villageois à qui on avait demandé de l’eau en passant. Ils sont venus nombreux, en pensant qu’on était sans papiers et qu’on s’apprêtait à passer la frontière illégalement, pour l’Autriche. Évidemment, pas un seul des gars ne parlait anglais, ce qui a compliqué nos affaires. Mais avec quelques mots internationaux, de vagues imitations de train, la fouille de nos sacs et surtout nos passeports français, ils nous ont enfin laissés tranquilles mais trop tard pour les brochettes. Le lendemain, nous sommes en Autriche. Vienne est une ville magnifique aussi, un peu plus rupine mais nous n’y passons que quelques heures et, plus à admirer les filles que l’architecture. Elles font partie du patrimoine. Et elles sont si jolies. Dommage que leur gouvernement soit facho. Le soir, nous partons pour la Slovaquie. Trois villes très proches, Vienne, Budapest et Bratislava, sont visitées l’été par des nuées de jeunes Européens. Ils utilisent le train avec un billet Inter-rail qui leur permet ensuite de se rendre en Pologne à Varsovie puis à Prague, la ville incontournable d’aujourd’hui. Mais c’est à Bratislava qu’ils font la fête. Nous rencontrons des Portugais, des Allemandes et, dans une nuit d’ivresse, à l’abandon dans un bar, je rencontre une demoiselle, Esther : ma Loquita espagnole. Elle espère me rejoindre bientôt. En attendant, nous reprenons la route. Toujours vers le nord. Mais, les Slovaques ne veulent pas nous prendre en stop. Quatre heures pour faire trente kilomètres et être déposés sur une bretelle d’autoroute où les voitures ne peuvent en aucun cas s’arrêter. À travers la campagne, nous rodons dans les alentours de Trnava et campons à la belle étoile. Au dîner, une vieille boîte de studentsky goulash qui nous retourne l’estomac. Demain, on prend le train. Il y a 200 km pour traverser la Slovaquie du sud au nord. Nous nous dirigeons à la limite de la frontière polonaise dans la ville de Zilina. Une jolie ville de province pointée d’églises dans une nature sauvage et montagneuse. De longues marches marbrées conduisent à des cavaliers de bronze invincibles dominant l’horizon de Bohême. Sous les arcades pavées de la place, des musiciens jazzent avec leur contrebasse. Ils semblent nous accueillir. Nous avons rencontré, l’année dernière, dans un bar sombre de Poitiers, une Française qui vit ici. À l’adresse convenue, Hélène@hotmail.com apparaît en dansant sur son vélo. En entendant son nom, elle se retourne puis nous sourit. Deux semaines plus tard nous sommes toujours à Zilina… Hélène nous accueille formidablement. Elle nous présente ses amis, notamment ceux de l’association internationale où nous faisons rencontres et soirées multiculturelles. Puis vient avec nous faire des randonnées dans la nature verdoyante, les forêts de hêtres, les falaises et les sentiers abrupts des chaînes du Haut Tatras. Enfin, dans les soirées éthyliques de la vieille ville où les belles étudiantes sur leurs talons, perchées comme des hérons, semblent remuer la vase en dansant pour y trouver un poisson. Esther
Au matin, j’ouvre la tente, il fait soleil. Petit déjeuner sur la couverture, nous sommes bien tous les deux. Nous discutons de tout et surtout de nous. Elle m’écoute, attentive à mes mots, me caresse. Hier, le petit feu sous les étoiles, après la journée de randonnée, l’a renversée. – Dis-moi encore que tu m’aimes, elle me demande. – Bien sûr que je t’aime. – Deux ans, elle dit, et après je ne t’attendrai plus. – Parfait, je dis, deux ans, parfait. Tu me rejoindras dans un mois ou deux en Bulgarie. – T’es sûr que tu le veux ? Elle demande. – Bien sûr que je le veux, enfin aujourd’hui, maintenant oui je le veux. – Hombrecito, moi je n’espère rien de toi, je t’aime, c’est tout, tout me plaît de toi, guapo, tout ce que tu fais, que tu dis, que tu penses. – Moi aussi loquita mia. – Mais pourquoi moi, Nicolacito ? – Parce que tu fais bien l’amour, je réponds. Ma petite folle, qui rit, qui fait des galipettes, qui tombe dans les ruisseaux, embrasse-moi !
Allongé contre mon sac, j’écoute le crépitement du feu dans la nuit fraîche. L’obscurité est totale dans ces montagnes humides. Perdu loin de la civilisation, loin de chez nous, loin de toi, de ce train où les paysages défilaient comme autant d’images de nos journées ensemble. Puis, qui restent comme un rêve qu’on appelle des souvenirs. Puis-je encore sentir tes caresses sur mon corps, nos mains brûlantes s’effleurant, glissant dans la moiteur de l’ivresse amoureuse consommée. Peut-on en rêve sentir ce parfum comme on entend les rires de nos ébats ? C’était bien là que tout devait se passer, juste à ce moment-là, sans contrainte, ni renoncement, sans passé, ni futur, seulement du présent. Assemblés pour un instant dans le tourbillon. Comme nous avons roulé dans l’herbe des jardins, comme nous avons ri très fort de presque rien, comme nous avons tout oublié, toutes nos pensées. De tout l’univers, il ne restait que nous deux…
Comment puis-je être si naïf, comment puis-je être aussi bon acteur ? Me mentirais-je à moi-même ? Comme aux autres ? Comment as-tu pu me croire ! Un objet sexuel, voilà ce que tu as été. Pour un animal en manque de caresses. Qu’espères-tu ? Revenir dans mon lit quand je le voudrais et entre temps me foutre la paix ! Réveille-toi Loquita Mia ! Ouvre les yeux ! Comment peut-on être aussi dégueulasse, je me sens sale, hypocrite comme jamais. Tu me manques, tu es si loin. Reçois dans la nuit toutes ces pensées de misère. Je ne peux m’endormir. Ces flammes qui dansent font tourbillonner mes pensées. Je t’aperçois dans la rue. Je trouve qu’une autre te ressemble. Je parle en espagnol dans mes rêves. M’entends-tu ? Les couchers du soleil sont plus jolis aussi et les femmes moins belles. Mais qu’est-ce qui m’arrive ! Sortir de Slovaquie.
Nous marchons comme des cons dans ces putains de montagnes où on n’y comprend rien. Les sacs sont trop lourds. Nous n’avons pas de carte. Impossible de nous repérer dans ces gorges, ces forêts, ces chemins qui s’évaporent. Je crois que nous ne sommes pas du tout où nous croyons être. Ça fait deux jours que c’est comme ça. On tourne en rond. Épuisés, nous arrivons dans un petit village et trouvons sur la place le bar du bled. Il est 18h, on attaque la slivovicha, un alcool de prune avec, pour faire couler, entre chaque verre, de la bière locale, la pivo. Dans le bar, que des vieux. Il fait sombre. Il n’y a rien. 20h, deux Français foutent le bordel dans un bar paumé au milieu de la Slovaquie. 21h, de nombreux jeunes se joignent à eux, ils chantent à gorge déployée des chansons du répertoire français dont les paroles sont étalées sur les tables et par terre. 22h, le bar ferme mais on emporte sur la terrasse une réserve de slivovicha et de pivo. Ça parle anglais et un peu toutes les langues dans tous les sens. Une fille m’attrape de côté et m’embrasse au milieu des éclats de rire avant de faire la même au voisin. Va-t-elle faire le tour de la table ? Sans doute une coutume ? Minuit, je suis accroché au banc en train de vomir, Daoud conduit la cuvette des chiottes. Après, plus rien… Le chant d’un coq. Mes yeux sont collés. On est habillés dans la toile de tente. Ma tête tourne. L’haleine est fétide. Je sors. On est juste devant le bar sur la place. Mais qui a monté la tente ? Qui a mis nos sacs de côté ? Où sont tous les fantômes de la nuit ? Il faut partir. Un tracteur passe. Nous sautons dans la remorque. L’air nous fait du bien. C’était quoi le nom du village ? Sales d’avoir randonné et bu la veille. Fatigués et malades, nous sommes sur la route à faire du stop. Toujours ça marche. Un livreur de viande nous emmène dans sa tournée. Nous affinons notre odeur fétide en y mêlant celle de charcuterie tout en visitant les banlieues nord du pays et les coins perdus de campagne. C’est dans la prochaine voiture, toujours en stop, que, dans la fin de cet après-midi, je découvre à quel point je pue. Je suis assis derrière à côté d’une dame. Le soleil me tape dessus à travers la vitre. Il n’y a pas d’air, la chaleur est intenable. Je dois garder les bras serrés le long du corps. J’ai honte tellement je pue. Déposés dans la nature avant la nuit, nous partons en campagne pour dormir. Dans la tente, ça pue aussi. Cinq jours sans se laver. Le lendemain, toujours en stop, une partie de la route se fait sur un canapé au fond d’un camion. Puis, au moment de passer la frontière, les douaniers slovaques et hongrois nous demandent, surpris, ce qu’on fout là, sur cette route de campagne, avec nos sacs à dos. Ça les fait rire qu’on soit perdus. Dans l’après midi, nous traversons les plaines monotones de l’est de la Hongrie et enfin, dans la soirée, atteignons notre première ville au nord de la Roumanie. ../..
Bassin d'Arcachon et Bordeaux: quoi voir? English translation pending
Bonjour,
je planifie un voyage pour l'an prochain et la personne avec qui j'y vais est très intéressé à aller voir le Bassin d'Arcachon. Elle voudrait en profiter également pour visiter Bordeaux. Elle avait pensée à 3 jours Bordeaux et 4pour le Bassin d'Arcachon. Je voudrais avoir votre opinion au sujet du Bassin d'Arcachon. Je n'arrive pas à trouver ce qui l'intéresse tant dans cette région. Quoi voir? Est-ce que 4 jours est trop long? Y a-t-il des périodes de l'année à éviter?
Merci beaucoup.
je planifie un voyage pour l'an prochain et la personne avec qui j'y vais est très intéressé à aller voir le Bassin d'Arcachon. Elle voudrait en profiter également pour visiter Bordeaux. Elle avait pensée à 3 jours Bordeaux et 4pour le Bassin d'Arcachon. Je voudrais avoir votre opinion au sujet du Bassin d'Arcachon. Je n'arrive pas à trouver ce qui l'intéresse tant dans cette région. Quoi voir? Est-ce que 4 jours est trop long? Y a-t-il des périodes de l'année à éviter?
Merci beaucoup.
Bons plans pour un circuit de quatre jours en Bretagne? English translation pending
Bonjour,
je souhaiterais fair un circuit Bretagne sur 4 jours et j'aimerais que vous conseilliez des endroits sympa, des monuments inoubliables, des marchés nocturnes immanquanbles ainsi que des hôtel pas chères (-50€).
Et bien, je celui qui me trouve le tout en un, chapeau!!
Merci.
je souhaiterais fair un circuit Bretagne sur 4 jours et j'aimerais que vous conseilliez des endroits sympa, des monuments inoubliables, des marchés nocturnes immanquanbles ainsi que des hôtel pas chères (-50€).
Et bien, je celui qui me trouve le tout en un, chapeau!!
Merci.
Tour à pied des Queyras du 17 au 28 août (France) English translation pending
Bonjour à tous! 🙂
Nous nous préparons pour faire le tour des queyras du 17 au 28 aout et nous avons plusieurs questions.Nous voyageons en autonomie et ferons du bivouac. Si l'occasion et la disponibilité se présente nous dormirons probablement en refuge à l'occasion, mais sans résevation je crois que ce sera impossible.
Nous pensions faire la rando comme dans le topo guide soit de ceillac à ceillac dans le sens anti-horaire. Mais je crois quand cette période de l'année il doit y avoir beaucoup de randonneur d'après ce que j'ai lu. J'aimerais bien que quelqu'un me dise ce que beaucoup de randonneur veux dire. Est-ce un achalandage si élevé que l'on ne peux passer plus de 15 minutes sans être seul ?
Nous aimerions faire le pain de sucre, mais si j'en crois ce que j'ai lu ça ressemble plus à un autoroute qu'a un sentier ? Le faire pour voir le lever ou le coucher du soleil est parait-il très beau...et surement moins achalander?
Est-ce que ça vaut la peine de faire la boucle complète ou certaine partie sont ennuyeuse😕...genre quelques km sur route asphalté🤪 ou parcours en forêt dense sans point de vue sauf des arbres et encore des arbres? (Ça on en à beaucoup au Québec, pas besoin d'aller si loin 😉)
Nous pensions faire la variente vers le mont viso, refuge granero qui semble très bien avec en plus possibilité de voir chamois et bouquetin, qu'en pensez-vous ?
Nous n'avons aucune expérience en alpinisme ou de marche encordée mais est-ce possible de faire le mont viso avec un guide ? En connaissez-vous?
Est-ce moins achalandé de faire le tour du mont viso? Quel est la différence?
Bon assez de question avant de vous faire peu...d'autres suivront surement😉
Au revoir et merci!
Nous nous préparons pour faire le tour des queyras du 17 au 28 aout et nous avons plusieurs questions.Nous voyageons en autonomie et ferons du bivouac. Si l'occasion et la disponibilité se présente nous dormirons probablement en refuge à l'occasion, mais sans résevation je crois que ce sera impossible.
Nous pensions faire la rando comme dans le topo guide soit de ceillac à ceillac dans le sens anti-horaire. Mais je crois quand cette période de l'année il doit y avoir beaucoup de randonneur d'après ce que j'ai lu. J'aimerais bien que quelqu'un me dise ce que beaucoup de randonneur veux dire. Est-ce un achalandage si élevé que l'on ne peux passer plus de 15 minutes sans être seul ?
Nous aimerions faire le pain de sucre, mais si j'en crois ce que j'ai lu ça ressemble plus à un autoroute qu'a un sentier ? Le faire pour voir le lever ou le coucher du soleil est parait-il très beau...et surement moins achalander?
Est-ce que ça vaut la peine de faire la boucle complète ou certaine partie sont ennuyeuse😕...genre quelques km sur route asphalté🤪 ou parcours en forêt dense sans point de vue sauf des arbres et encore des arbres? (Ça on en à beaucoup au Québec, pas besoin d'aller si loin 😉)
Nous pensions faire la variente vers le mont viso, refuge granero qui semble très bien avec en plus possibilité de voir chamois et bouquetin, qu'en pensez-vous ?
Nous n'avons aucune expérience en alpinisme ou de marche encordée mais est-ce possible de faire le mont viso avec un guide ? En connaissez-vous?
Est-ce moins achalandé de faire le tour du mont viso? Quel est la différence?
Bon assez de question avant de vous faire peu...d'autres suivront surement😉
Au revoir et merci!
Itinéraire de quatorze jours en Guadeloupe English translation pending
Bonjour, nous partons 15jours en Guadeloupe.
J'ai préparé un itinéraire. Nous somes en voiture.
Pouvez vous me dire ce qui est faisable (niveau durée pour une journée) et ce qui peut se regrouper car je n'ai pas trop la notion du temps qu'il faut pour chaque déplacement.
De plus vos bon plans resto/VTT mer/snorkelling.. sont les biens venus:
J1 : arrivée. reception voiture + maison st françois+ courses J2 : Plage de Sainte Anne J3 : Pointe des Châteaux et Plage anse à la gourde J4 : Route de la traversée (Saut de la lézarde, cascades aux écrevisses, balade des mamelles) + Bouillante: Source thermale d’eau chaude +Plage de malendure+ Ilet Pigeain (réserve cousteau) J5 : Souffrière: crevasse et fumorolles, Chutes du galion Plage saint françois J6 : Les Saintes J7 : Saint Francois: Canyoning + Ilet petite terre = snorkelling J8 : Pointe noire: Maison du cacao+Parc des orchidées+Plage Anse Caraibe+Saut d’Acomat J9 : Anse de la grande Vigie+ Porte d’enfer+Plage du souffleur J10 : Sainte Marie:Plantation de café Bélair+Temple Changy+St Sauveur: chutes du carbet J11 : Trois rivières: parc archéologique des roches gravées + Casa miel + Maison de la banane + Vieux fort+ Plage grande Anse J12 : Deshaies: Jardin botanique + Sainte Rose: Saut de 3 cornes + Plage de la grande Anse J13: Vieux bourg: mangrove en VTT des mers + Grand cul de sac marin + Petit canal J14: départ.
Merci!!
Chrissand
J1 : arrivée. reception voiture + maison st françois+ courses J2 : Plage de Sainte Anne J3 : Pointe des Châteaux et Plage anse à la gourde J4 : Route de la traversée (Saut de la lézarde, cascades aux écrevisses, balade des mamelles) + Bouillante: Source thermale d’eau chaude +Plage de malendure+ Ilet Pigeain (réserve cousteau) J5 : Souffrière: crevasse et fumorolles, Chutes du galion Plage saint françois J6 : Les Saintes J7 : Saint Francois: Canyoning + Ilet petite terre = snorkelling J8 : Pointe noire: Maison du cacao+Parc des orchidées+Plage Anse Caraibe+Saut d’Acomat J9 : Anse de la grande Vigie+ Porte d’enfer+Plage du souffleur J10 : Sainte Marie:Plantation de café Bélair+Temple Changy+St Sauveur: chutes du carbet J11 : Trois rivières: parc archéologique des roches gravées + Casa miel + Maison de la banane + Vieux fort+ Plage grande Anse J12 : Deshaies: Jardin botanique + Sainte Rose: Saut de 3 cornes + Plage de la grande Anse J13: Vieux bourg: mangrove en VTT des mers + Grand cul de sac marin + Petit canal J14: départ.
Merci!!
Chrissand
Se déplacer sans véhicule en Guyane? English translation pending
bonjour tout le monde,
nous comptons nous rendre en guyane dans le courant du mois de septembre pour une durée de 6 semaines. Nous ne louerons pas de voiture sur place car nous avons un buget limité. Ma question est la suivante:Quelles sont les routes empruntées par les transport en commun, sont ils fillables dans leurs horaires?(a partir de l'aéroport à Cayenne)(tout le littoral en fait)nous souhaitons aller aux chutes voltaires: est ce possible de s'y rendre même si nous n'avons pas de véhicule personnel?est il facile de faire du stop ou est ce peine perdue?pouvez vous me donner un maximum d'infos sur tout les moyens de transport possible afin de pouvoir visiter le plus de sites possible, crique, chute...bref, pour pouvoir nous déplacer...
Merci à tous
Conséquences aux inondations en Martinique? English translation pending
Bonjour à tous
Nous avions prévu de partir en Martinique du 18 au 27 mai. Suite aux derniers événements climatiques nous nous interrogeons: N'est il pas mal venu de se la couler douce en vacances actuellement, alors que les Martiniquais sont dans la mouise? Quel est l'état d'esprit chez vous?
Mickael
Nous avions prévu de partir en Martinique du 18 au 27 mai. Suite aux derniers événements climatiques nous nous interrogeons: N'est il pas mal venu de se la couler douce en vacances actuellement, alors que les Martiniquais sont dans la mouise? Quel est l'état d'esprit chez vous?
Mickael
Voyager en Europe: différences entre les pays? English translation pending
bonjour,
Européens, lorsque vous voyagez en Europe, vous sentez-vous franchement "dépaysés"? Mis à part l'architecture des vieilles villes et certains monuments, voyez-vous encore des différences entre les pays ou pas? Avez-vous l'impression d'appartenir au même peuple? merci
Européens, lorsque vous voyagez en Europe, vous sentez-vous franchement "dépaysés"? Mis à part l'architecture des vieilles villes et certains monuments, voyez-vous encore des différences entre les pays ou pas? Avez-vous l'impression d'appartenir au même peuple? merci
Endroits à ne pas rater en Guadeloupe? English translation pending
😉salut à tous!!!
Voilà après un séjour l'année dernièer en république dominicaine cette année nous partons en guadeloupe mais cette fois pas en club car nous avons de la famille qui réside là-bas depuis peu (septembre 2008) donc nous en profitons pour aller les voir et découvrir cette ile!!!
nous partons 1 semaine et demi (du 28 mars au 15 avril), nous serons à sainte-anne et je voudrais savoir quels sont les endroits qu'il ne faut pas rater...nous aimons beaucoup les superbes plages, apparemment il y a beaucoup de cascades, des promenades dans la foret tropicale et bien d'autres choses encore que faut-il privilégier si vous connaissez les meilleurs sites pas forcément touristiques!!!
nous souhaitons louer une voiture sur place, quelqu'un connait-il un loueur pas trop cher?? quels sont les tarifs de bus ou taxi???
j'ai vu aussi des excursions sur des petites iles alentours en bateau cela vaut-il le coup ou y a-t-il la possibilite d'y aller seul???
je voudrais acheter un appareil photo "jetable" pour prendre des photos sous l'eau est-ce bien???
à cette période dois-je prévoir une bombe antimoustique et des chapeaux???
merci à tout ceux qui me répondront....à bientot!!!
nous partons 1 semaine et demi (du 28 mars au 15 avril), nous serons à sainte-anne et je voudrais savoir quels sont les endroits qu'il ne faut pas rater...nous aimons beaucoup les superbes plages, apparemment il y a beaucoup de cascades, des promenades dans la foret tropicale et bien d'autres choses encore que faut-il privilégier si vous connaissez les meilleurs sites pas forcément touristiques!!!
nous souhaitons louer une voiture sur place, quelqu'un connait-il un loueur pas trop cher?? quels sont les tarifs de bus ou taxi???
j'ai vu aussi des excursions sur des petites iles alentours en bateau cela vaut-il le coup ou y a-t-il la possibilite d'y aller seul???
je voudrais acheter un appareil photo "jetable" pour prendre des photos sous l'eau est-ce bien???
à cette période dois-je prévoir une bombe antimoustique et des chapeaux???
merci à tout ceux qui me répondront....à bientot!!!
Itinéraire pour sept jours en France? English translation pending
Bonjour à Tous !
Je suis une jeune Québécoise qui part pour Paris au moi de Mai 2009, et je voudrais savoir quel serait le meilleur itinéraire à parcourir pour être certaine que je manquerai rien des principaux attraits touristiques !
Merci d'avance !
Je suis une jeune Québécoise qui part pour Paris au moi de Mai 2009, et je voudrais savoir quel serait le meilleur itinéraire à parcourir pour être certaine que je manquerai rien des principaux attraits touristiques !
Merci d'avance !
Il fait "frette" au Québec! (février 2009) English translation pending
Pour lire le carnet avec des photos, c'est par ICI
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Après un premier voyage au Québec en octobre 2006, nous y retournons cette fois-ci en hiver 🙂
En fait non, il ne faisait pas "frette", il faisait seulement froid, voire même doux certains jours (dans les -5°C)... Ca sentait le printemps d'après mes amis Québécois ! Ca ne nous a pas empéché de bien profiter de l'hiver au Québec pendant ces 2 semaines de vacances !
*** Arrivée et départ de Montréal *** (2 jours)
Nous arrivons à Montréal après avoir passé un très bon moment avec Air France ! Direction l’hotel Dynastie Très bien placé, tout pres de BERRI-UQAM. Pierre, le patron de l’hotel, nous reçoit très chaleureusement. Le petit déjeuner (on se sert tout seul dans la cuisine) est parfait. http://www.hoteldynastie.com/ info@hoteldynastie.com
Après avoir posé nos affaires, et avoir soupé dans une petite crêperie, nous passons une bonne nuit pour être en forme pour les vacances ! Creperie "Croissant de Lune" au croisement de la rue Saint Denis et de la rue ontario environ 8$ la crèpe salée
Nous profitons d’être à Montréal pour voir une amie qui y travaille depuis plusieurs années. Nous prenons un brunch avec elle dans un restaurant avec une immense carte pour tous les goûts ! (œufs, bacon et fêves au lard, ou gauffre aux fruits…) Dans la Bouche avenue du Mont Royal environ 12$ le déjeuner
Nous passons ensuite l’après midi sur le Mont Royal. Ce grand parc est magnifique sous la neige ! Attention, le chemin pour atteindre le sommet est gelé, ça glisse ! Du haut du Mont royal, nous avons une vue magnifique sur Montreal.
Après une petite balade sur le Vieux Port pour voir les bateaux pris dans les glaces, nous allons au Centre des Sciences de Montreal. Nous visitons une expositions très interessante sur les technologies du futur, et participons à un jeu pour sauver la planete. Nous allons aussi au cinéma IMAX pour voir un film sur l’océan sauvage, en 3D, très bien fait !
Nous passons aussi pas mal de temps à faire les magasins (librairie Indigo en particulier) et nous en profitons pour aller au cinéma de la banque Scotia (c’est agréable de ne pas être pollué par des sous-titres quand on regarde un film en VO ! )
*** Séjour à Granby *** (9 jours)
Le but de notre voyage : revoir notre nièce de 2 ans qui a bien grandit depuis la dernière fois, et faire la connaissance de son petit frère né en décembre dernier ! Et bien sur passer du temps avec leurs parents ! Ce qui ne nous a pas empéché de découvrir leur région, et de profiter des joies de la neige !
Patin à glace sur le Lac Boivin C’est vraiment agréable de faire du patin à glace en plein air, sur un lac gelé (avec 10 metres d’eau sous nous ! ). Et puis on peut y ammener la poussette, c’est pratique ! Après la séance de patin, nous voici partis pour une séance de luge !
Balade et luge au Parc des Salines à Saint-Hyacinthe Nous profitons d’une autre belle journée pour aller nous promener dans la forêt enneigée du Parc des Salines, à Saint-Hyacinthe. Les paysages sont vraiment très beaux ! Les écureuils sont nombreux et pas farouches du tout, et voir une petite rivière gelée qui serpente entre les arbre, c’est vraiment magnifique ! Et en rantrant le soir, une séance de massothérapie pour remettre mon dos d'aplomb après avoir porté les valises depuis la France, ça fait un bien fou !!!
Ski à Bromont Le temps se gâte, tempête de neige annoncée… Ca n’arrête pas les hommes qui partent faire du ski à Bromont, au risque de se transformer en glaçons ! L'avantage de Bromont, c'est qu'il est possible de skier de nuit, les pistes sont éclairées en soirée ! C'est super joli depuis les fenetres de la maison...
Balade en raquettes au Mont Sutton Après avoir loué des raquettes (magasin "Le Bivouac", rue principale de Granby), nous partons en direction du Mont Sutton pour une grande balade en raquettes qui durera toute l’après-midi. Les paysages, dans les sous-bois enneigés éclairés par les rayons du soleil de fin d’après midi, sont vraiment magnifiques !
Zoo de granby C'est imperssionnant de voir des zèbres et des tigres dans la neige ! Et les "queues de castor", c'est vraiment bon !
2 bons restaurants à Granby Le Grimoire Restaurant Pub Très bonne bière Très bons hamburgers (avec frites et mayonnaise maison) Il se trouve dans la rue principale de Granby, juste en fac du Bivouac
Le Saint Ambroise Spécialités de pates (les fitucini à la saint ambroise et les pates aux fruits de mer sont délicieuses, et ma nièce a adoré le bar à pates !) Il se trouve au niveau des galeries de Granby, pres du Mc Do
*** Escapade dans les environs de Québec *** (2 jours)
Je m'étais auparavent renseigné sur l'état des route en cette saison : http://voyageforum.com/v.f?post=2349450;
C’est marrant et étonnant de revoir des lieux connus sous un aspect totalement différent sous la neige ! La neige donne d’ailleurs un caché au Vieux Québec qu’il n’avait pas la première fois que j’ai visité la ville, c’est agréable.
Nous décidons de dormir au Motel Central à Sainte-Anne de Beaupré, dans lequel nous avons déjà séjourné en octobre 2006 (www.motelcentral.net, 9548 boul. Sainte-Anne, chambre 55$, ou 60$ pour vue sur le fleuve). Toujours le même accueil très chaleureux, malgré le changement de propriétaire. Comme la dernière fois, nous prenons une chambre avec vue sur le fleuve Saint-Laurent, pour admirer le paysage dans les rayons du soleil matinal à notre reveil. C’est magnifique ! Le paysage est completement changé ! Le fleuve est partiellement gelé ! Au lieu des jolies couleurs de l’automne, c’est un blanc immaculé qui s’étend devant nos yeux !
Déjeuner (breakfast) au restaurant le Montagnais, situé tout pret du motel. Grand choix de dejeuner, on y mange très bien. Environ 8$ par personne
Nous allons ensuite au Mont Sainte Anne, et prenons le télécabine pour avoir une belle vue sur la région. C’est impressionnant ! Nous sommes en haut des pistes de ski, entourés de skieurs, avec une sensation d’être au beau milieu des Alpes, et en baissant un peu les yeux, on découvre le Saint Laurent à demi gelé, qui s’écoule lentement !
Après une petite balade sur le Mont Sainte Anne, nous retournons aux Chutes de Montmorency que nous avons vue il y a 2 ans et demi sous le soleil couchant… Encore plus impressionnant ! Au lieu d’un lac devant les chutes, une grande étendue de glace et de neige ! Les chutes elles-mêmes sont partiellement gelées, et permettent de faire de l’escalade de glace. C’est magnifique !
Nous nous rendons ensuite sur l’île d’Orléans, juste à côté de Québec. Tout est blanc, la couche de neige est si épaisse que parfois la voiture roule avec un mur de neige de chaque côté ! Le Saint Laurent est gelé, on peut même marcher dessus ! Par contre on s’enfonce bien tant la couche de neige qui recouvre la glace du fleuve est épaisse !
Diner (lunch) au restaurant l'O2 l'ïle, sur l'ïle d'Orléans Menu du jour avec soupe et plat copieux pour pas trop cher, grande carte, et c'est très bon ! Nous avons mangé pour environ 45$ pour 2
Nous voila prets pour rentrer à Paris… Les valises sont enregistrées… Nous profitons de notre temps libre à l’aéroport pour acheter les derniers souvenirs (et de la tisane inuit !). Le vol du retour se passe très bien (merci Air France), et heureusement que nous avons du sirop d’érable dans la valise pour adoucir le retour et la fin des vacances !
* ******* EDIT : de retour en Estrie en septembre 2010
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Après un premier voyage au Québec en octobre 2006, nous y retournons cette fois-ci en hiver 🙂
En fait non, il ne faisait pas "frette", il faisait seulement froid, voire même doux certains jours (dans les -5°C)... Ca sentait le printemps d'après mes amis Québécois ! Ca ne nous a pas empéché de bien profiter de l'hiver au Québec pendant ces 2 semaines de vacances !
*** Arrivée et départ de Montréal *** (2 jours)
Nous arrivons à Montréal après avoir passé un très bon moment avec Air France ! Direction l’hotel Dynastie Très bien placé, tout pres de BERRI-UQAM. Pierre, le patron de l’hotel, nous reçoit très chaleureusement. Le petit déjeuner (on se sert tout seul dans la cuisine) est parfait. http://www.hoteldynastie.com/ info@hoteldynastie.com
Après avoir posé nos affaires, et avoir soupé dans une petite crêperie, nous passons une bonne nuit pour être en forme pour les vacances ! Creperie "Croissant de Lune" au croisement de la rue Saint Denis et de la rue ontario environ 8$ la crèpe salée
Nous profitons d’être à Montréal pour voir une amie qui y travaille depuis plusieurs années. Nous prenons un brunch avec elle dans un restaurant avec une immense carte pour tous les goûts ! (œufs, bacon et fêves au lard, ou gauffre aux fruits…) Dans la Bouche avenue du Mont Royal environ 12$ le déjeuner
Nous passons ensuite l’après midi sur le Mont Royal. Ce grand parc est magnifique sous la neige ! Attention, le chemin pour atteindre le sommet est gelé, ça glisse ! Du haut du Mont royal, nous avons une vue magnifique sur Montreal.
Après une petite balade sur le Vieux Port pour voir les bateaux pris dans les glaces, nous allons au Centre des Sciences de Montreal. Nous visitons une expositions très interessante sur les technologies du futur, et participons à un jeu pour sauver la planete. Nous allons aussi au cinéma IMAX pour voir un film sur l’océan sauvage, en 3D, très bien fait !
Nous passons aussi pas mal de temps à faire les magasins (librairie Indigo en particulier) et nous en profitons pour aller au cinéma de la banque Scotia (c’est agréable de ne pas être pollué par des sous-titres quand on regarde un film en VO ! )
*** Séjour à Granby *** (9 jours)
Le but de notre voyage : revoir notre nièce de 2 ans qui a bien grandit depuis la dernière fois, et faire la connaissance de son petit frère né en décembre dernier ! Et bien sur passer du temps avec leurs parents ! Ce qui ne nous a pas empéché de découvrir leur région, et de profiter des joies de la neige !
Patin à glace sur le Lac Boivin C’est vraiment agréable de faire du patin à glace en plein air, sur un lac gelé (avec 10 metres d’eau sous nous ! ). Et puis on peut y ammener la poussette, c’est pratique ! Après la séance de patin, nous voici partis pour une séance de luge !
Balade et luge au Parc des Salines à Saint-Hyacinthe Nous profitons d’une autre belle journée pour aller nous promener dans la forêt enneigée du Parc des Salines, à Saint-Hyacinthe. Les paysages sont vraiment très beaux ! Les écureuils sont nombreux et pas farouches du tout, et voir une petite rivière gelée qui serpente entre les arbre, c’est vraiment magnifique ! Et en rantrant le soir, une séance de massothérapie pour remettre mon dos d'aplomb après avoir porté les valises depuis la France, ça fait un bien fou !!!
Ski à Bromont Le temps se gâte, tempête de neige annoncée… Ca n’arrête pas les hommes qui partent faire du ski à Bromont, au risque de se transformer en glaçons ! L'avantage de Bromont, c'est qu'il est possible de skier de nuit, les pistes sont éclairées en soirée ! C'est super joli depuis les fenetres de la maison...
Balade en raquettes au Mont Sutton Après avoir loué des raquettes (magasin "Le Bivouac", rue principale de Granby), nous partons en direction du Mont Sutton pour une grande balade en raquettes qui durera toute l’après-midi. Les paysages, dans les sous-bois enneigés éclairés par les rayons du soleil de fin d’après midi, sont vraiment magnifiques !
Zoo de granby C'est imperssionnant de voir des zèbres et des tigres dans la neige ! Et les "queues de castor", c'est vraiment bon !
2 bons restaurants à Granby Le Grimoire Restaurant Pub Très bonne bière Très bons hamburgers (avec frites et mayonnaise maison) Il se trouve dans la rue principale de Granby, juste en fac du Bivouac
Le Saint Ambroise Spécialités de pates (les fitucini à la saint ambroise et les pates aux fruits de mer sont délicieuses, et ma nièce a adoré le bar à pates !) Il se trouve au niveau des galeries de Granby, pres du Mc Do
*** Escapade dans les environs de Québec *** (2 jours)
Je m'étais auparavent renseigné sur l'état des route en cette saison : http://voyageforum.com/v.f?post=2349450;
C’est marrant et étonnant de revoir des lieux connus sous un aspect totalement différent sous la neige ! La neige donne d’ailleurs un caché au Vieux Québec qu’il n’avait pas la première fois que j’ai visité la ville, c’est agréable.
Nous décidons de dormir au Motel Central à Sainte-Anne de Beaupré, dans lequel nous avons déjà séjourné en octobre 2006 (www.motelcentral.net, 9548 boul. Sainte-Anne, chambre 55$, ou 60$ pour vue sur le fleuve). Toujours le même accueil très chaleureux, malgré le changement de propriétaire. Comme la dernière fois, nous prenons une chambre avec vue sur le fleuve Saint-Laurent, pour admirer le paysage dans les rayons du soleil matinal à notre reveil. C’est magnifique ! Le paysage est completement changé ! Le fleuve est partiellement gelé ! Au lieu des jolies couleurs de l’automne, c’est un blanc immaculé qui s’étend devant nos yeux !
Déjeuner (breakfast) au restaurant le Montagnais, situé tout pret du motel. Grand choix de dejeuner, on y mange très bien. Environ 8$ par personne
Nous allons ensuite au Mont Sainte Anne, et prenons le télécabine pour avoir une belle vue sur la région. C’est impressionnant ! Nous sommes en haut des pistes de ski, entourés de skieurs, avec une sensation d’être au beau milieu des Alpes, et en baissant un peu les yeux, on découvre le Saint Laurent à demi gelé, qui s’écoule lentement !
Après une petite balade sur le Mont Sainte Anne, nous retournons aux Chutes de Montmorency que nous avons vue il y a 2 ans et demi sous le soleil couchant… Encore plus impressionnant ! Au lieu d’un lac devant les chutes, une grande étendue de glace et de neige ! Les chutes elles-mêmes sont partiellement gelées, et permettent de faire de l’escalade de glace. C’est magnifique !
Nous nous rendons ensuite sur l’île d’Orléans, juste à côté de Québec. Tout est blanc, la couche de neige est si épaisse que parfois la voiture roule avec un mur de neige de chaque côté ! Le Saint Laurent est gelé, on peut même marcher dessus ! Par contre on s’enfonce bien tant la couche de neige qui recouvre la glace du fleuve est épaisse !
Diner (lunch) au restaurant l'O2 l'ïle, sur l'ïle d'Orléans Menu du jour avec soupe et plat copieux pour pas trop cher, grande carte, et c'est très bon ! Nous avons mangé pour environ 45$ pour 2
Nous voila prets pour rentrer à Paris… Les valises sont enregistrées… Nous profitons de notre temps libre à l’aéroport pour acheter les derniers souvenirs (et de la tisane inuit !). Le vol du retour se passe très bien (merci Air France), et heureusement que nous avons du sirop d’érable dans la valise pour adoucir le retour et la fin des vacances !
* ******* EDIT : de retour en Estrie en septembre 2010
Itinéraire Région Montréal-Québec- New York quinze jours en avril 2009 en transports en commun English translation pending
Bonjour à tous, voila je m'apprete à partir dans un mois au Québec, mon premier grand voyage et j'aurais besoin de vos conseils concernant l'organisation de mon itinéraire. N'ayant que 19 ans, je ne pourrais donc pas louer de voiture, je me trouve donc bloquée en tant que piétonne (mes déplacements se feront majoritairement avec allostop et les bus), mes choix sont donc restreints. On m'a dit qu'avril n'était pas la meilleure saison pour visiter le Québec alors je vais majoritairement rester dans les grandes agglomérations : Montréal, Québec (+ un séjour de 4 jours à NewYork), mais je souhaiterais tout de même voir un peu de la nature. Pourriez-vous me donner des informations sur de beaux endroits à voir autour de ses agglomérations ( au plus loin à 1h30 de la ville en voiture, sauf grandes exceptions...)? On m'a parlé des chutes de Montmorency, du Parc MontTremblant... Le Lac St Jean m'attire mais j'ai bien peur qu'il soit vraiment très loin de la ville de Québec... De l'autre coté du Saint Laurent, du coté de Sherbrooke, y'a t-il des endroits à voir ? Le parc de Mauricie et la ville des Trois Rivières entrent-ils dans mes catégories? Si vous pouviez me dire quel temps y'a t-il en trajet entre le début du parc et la ville des Trois rivières svp. Etant handicapée par un budget très restreint, je ne pourrais pas loger dans des hotels et je suis donc obligée de trouver des endroits à voir en une journée pour pouvoir être de retour le soir, majoritairement dans les villes de Québec ou Montréal.
Merci beaucoup pour votre aide !
Merci beaucoup pour votre aide !
Bons plans pour faire de la randonnée à VTT au Québec en septembre? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous
Je me prénomme Philippe, j'habite en France et je souhaiterais faire une randonnée à vtt au Canada région Québec au mois de Septembre est ce qu'un, ou une autre passionnée pourrait me renseigner sur des bons plans??
Dans l'attente de vous lire Salutations sportives Philippe
Je me prénomme Philippe, j'habite en France et je souhaiterais faire une randonnée à vtt au Canada région Québec au mois de Septembre est ce qu'un, ou une autre passionnée pourrait me renseigner sur des bons plans??
Dans l'attente de vous lire Salutations sportives Philippe
Trouver un voyage en Guyane? English translation pending
Bonjour a tous
je suis a la rechercher d un voyage en Guyane (pour octobre je sais je mis prend tôt)
mais je ne trouve rien sur le site internet pourquoi ??
connaissez vous des sites de voyage pour la Guyane et si vous déjà aller dite moi ce que vous en pensez
Merci a tous
Trois jours en Italie du Nord: villes à visiter? English translation pending
Bonjour !
Ma copine et moi on va partir 3 jours en Italie du Nord, j'aurais aimé avoir quelques conseils avisés quant aux villes à visiter :)
On arrivera en avion à Venise Jeudi 26 au soir. A priori, on doit prendre un bus pour le retour en France Dimanche soir à Milan (mais peut-être qu'on pourra le prendre d'une autre ville d'Italie du Nord).
L'idée serait de visiter plusieurs endroits en Italie du Nord, et de se déplacer d'un endroit à l'autre en train. On pourrait donc tourner dans le Nord de l'Italie, mais pas en dessous de Florence (trop de déplacements sinon).
On visiterait donc Venise le Vendredi ; auriez vous des idées pour le Samedi et le Dimanche, entre modène, parme, bologne, verone, padova, ou de plus petits villages...
On est pas amateur de musées, on cherche juste des villes (ou villages), petites ou grandes où il est agréable de se promener. Je suis preneur si vous connaissez des coins de campagne très jolis (montagneux de préférence !).
Dans tous les cas, merci d'avance pour vos réponses !
Florent
Ma copine et moi on va partir 3 jours en Italie du Nord, j'aurais aimé avoir quelques conseils avisés quant aux villes à visiter :)
On arrivera en avion à Venise Jeudi 26 au soir. A priori, on doit prendre un bus pour le retour en France Dimanche soir à Milan (mais peut-être qu'on pourra le prendre d'une autre ville d'Italie du Nord).
L'idée serait de visiter plusieurs endroits en Italie du Nord, et de se déplacer d'un endroit à l'autre en train. On pourrait donc tourner dans le Nord de l'Italie, mais pas en dessous de Florence (trop de déplacements sinon).
On visiterait donc Venise le Vendredi ; auriez vous des idées pour le Samedi et le Dimanche, entre modène, parme, bologne, verone, padova, ou de plus petits villages...
On est pas amateur de musées, on cherche juste des villes (ou villages), petites ou grandes où il est agréable de se promener. Je suis preneur si vous connaissez des coins de campagne très jolis (montagneux de préférence !).
Dans tous les cas, merci d'avance pour vos réponses !
Florent
Itinéraire recommandé Espagne-Portugal pour deux semaines English translation pending
Nous allons en Espagne et au Portugal deux semaines en juillet 2009.
Avez-vous un itinéraire génial à nous suggérer pour découvrir ces deux pays? Nous avons deux enfants de 11 et 14 ans.
Puis, nous irons une semaine à Las Palmas de Gran Canaria. Nous aimerions avoir des références pour la location d'une villa ou d'un condo.
Merci,
Avez-vous un itinéraire génial à nous suggérer pour découvrir ces deux pays? Nous avons deux enfants de 11 et 14 ans.
Puis, nous irons une semaine à Las Palmas de Gran Canaria. Nous aimerions avoir des références pour la location d'une villa ou d'un condo.
Merci,
Météo, fruits et légumes en Guadeloupe au mois de décembre? English translation pending
Bonsoir,
Quel temps fait-il au mois de décembre ?
Quels fruits et légumes trouve-t'on au mois de décembre ?
Nous ne connaissons la Guadeloupe qu'au mois de Mai et Juin
Merci
Itinéraire au Guatemala en avril 2009 English translation pending
Bonjour à tous !
Ma femme et moi avons décidés de partir au Guatemala courant avril. Nous venons de prendre nos billets d'avion, arrivée au Guatemala le 8 avril et retour à Paris depuis le Belize le 24 avril.
Nous en sommes en train de préparer nous même notre circuit.
Voici l'itinéraire que nous envisageons pour l'instant d'emprunter, mais nous sommes ouvert à tout commentaire ou suggestion de votre part ! Nous avons encore du mal à évaluer les temps de trajet, l'intérêt ou non de faire un crochet par certains sites... Si certaines étapes vous semblent difficilement réalisables ou que vous pensez que ça ne vaut pas le coup nous sommes à votre écoute !
Je précise aussi que le début de notre séjour a lieu lors de la semaine sainte, d'ou j'imagine la difficulté accrue pour trouver un logement et le besoin de se décider rapidement !
Mercredi 8 avril: Arrivée au Guatemala (la aurora) vers 19h. Nous aimerions partir directement pour Antigua et y dormir. Jeudi 9 avril: visite d'antigua et son marché. Vendredi 10 avril: vendredi saint - nous aimerions profiter des festivités du vendredi saint à Antigua Samedi 11 Avril: Randonnée sur un Volcan en partant le matin même d'Antigua. A priori Pacaya mais peut être avez vous des suggestions? Dimanche 12 Avril: Départ d'Antigua le matin pour faire le marché de Chichicastenago. Départ de Chichi pour la lac Attilan. Je pense que le plus simple est de dormir à Panajachel. Lundi 13 Avril: Visite de Panajachel et des villages autour du lac Attilan. Nuit dans un village autour du lac ou à Panajachel? Mardi 14 Avril: Journée autour du lac Attilan, autres villages, panajachel ou marche... Ou dormir? Mercredi 15 Avril: Voyage de Panajachel a Coban. Jeudi 16 Avril: Excursion à Semuc Champey et grotte (Lanquin?) Vendredi 17 Avril: Voyage de Coban à Flores. Nuit à Flores ou Tikal si possible? Samedi 18 Avril: Visite du site de Tikal et retour à Flores. Dimanche 19 AVril: Départ de Floeres pour le Belize en bus.
Nous réservons la suite du voyage aux plages du Belize et n'avons pas encore défini le parcours sachant que l'on envisage d'y rester du Lundi 20 avril au Vendredi 24 Avril au matin, date de notre vol de retour.
Les autres points sur lesquels nous sommes encore indécis: Nous pensons tout faire nous même. Pensez vous au contraire qu'il vaudrait mieux passer par une agence ? Celà vaudrait il la peine de louer une voiture ? Etant donné que nous allons passer le vendredi saint à Antigua avez vous des adresses à nous suggérer car nous avons peur de voir tous les hotels complets? la nécessité ou non de passer par Coban pour visiter les grottes et les cascades/bassin dans les environs. On se demande si c'est faisable en si peu de temps et s'il ne vaudrait pas mieux prendre directement un vol pour Flores et passer plus de temps autour d'Antigua / Attilan et Flores. Prévoyons nous suffisamment ou trop de temps pour le Belize et le passage de la frontière? Nous avions envie de passer 2/3 jours les pieds dans l'eau !
Merci à tout ceux qui voudront bien nous faire part de leur expérience !!
Ben
Mercredi 8 avril: Arrivée au Guatemala (la aurora) vers 19h. Nous aimerions partir directement pour Antigua et y dormir. Jeudi 9 avril: visite d'antigua et son marché. Vendredi 10 avril: vendredi saint - nous aimerions profiter des festivités du vendredi saint à Antigua Samedi 11 Avril: Randonnée sur un Volcan en partant le matin même d'Antigua. A priori Pacaya mais peut être avez vous des suggestions? Dimanche 12 Avril: Départ d'Antigua le matin pour faire le marché de Chichicastenago. Départ de Chichi pour la lac Attilan. Je pense que le plus simple est de dormir à Panajachel. Lundi 13 Avril: Visite de Panajachel et des villages autour du lac Attilan. Nuit dans un village autour du lac ou à Panajachel? Mardi 14 Avril: Journée autour du lac Attilan, autres villages, panajachel ou marche... Ou dormir? Mercredi 15 Avril: Voyage de Panajachel a Coban. Jeudi 16 Avril: Excursion à Semuc Champey et grotte (Lanquin?) Vendredi 17 Avril: Voyage de Coban à Flores. Nuit à Flores ou Tikal si possible? Samedi 18 Avril: Visite du site de Tikal et retour à Flores. Dimanche 19 AVril: Départ de Floeres pour le Belize en bus.
Nous réservons la suite du voyage aux plages du Belize et n'avons pas encore défini le parcours sachant que l'on envisage d'y rester du Lundi 20 avril au Vendredi 24 Avril au matin, date de notre vol de retour.
Les autres points sur lesquels nous sommes encore indécis: Nous pensons tout faire nous même. Pensez vous au contraire qu'il vaudrait mieux passer par une agence ? Celà vaudrait il la peine de louer une voiture ? Etant donné que nous allons passer le vendredi saint à Antigua avez vous des adresses à nous suggérer car nous avons peur de voir tous les hotels complets? la nécessité ou non de passer par Coban pour visiter les grottes et les cascades/bassin dans les environs. On se demande si c'est faisable en si peu de temps et s'il ne vaudrait pas mieux prendre directement un vol pour Flores et passer plus de temps autour d'Antigua / Attilan et Flores. Prévoyons nous suffisamment ou trop de temps pour le Belize et le passage de la frontière? Nous avions envie de passer 2/3 jours les pieds dans l'eau !
Merci à tout ceux qui voudront bien nous faire part de leur expérience !!
Ben
De Brest à Biarritz à vélo en mai 2009 English translation pending
J'écris pour mon conjoint (c'est lui le randonneur à vélo)
Connaissez-vous un ou des circuits qui vont de Brest à Biarritz. Je ferai le Canal de Nantes à Brest précédemment (360km) en 4 ou 5 jours (décalage horaire oblige).
Connaissez-vous également des endroits pour dormir?
Dernière question: Existe-t-il des associations qui font des circuits sur mesure?
Merci à tous ceux et celles qui répondront à ces questions.
Connaissez-vous un ou des circuits qui vont de Brest à Biarritz. Je ferai le Canal de Nantes à Brest précédemment (360km) en 4 ou 5 jours (décalage horaire oblige).
Connaissez-vous également des endroits pour dormir?
Dernière question: Existe-t-il des associations qui font des circuits sur mesure?
Merci à tous ceux et celles qui répondront à ces questions.
Itinéraire pour visiter la Nouvelle-Zélande en quinze jours? English translation pending
Bonjour
j'ai comme projet de visiter la nouvelle zélande uniquement l'ile du sud du 1 au 16 mars prochain (hors vol). quelqu'un aurait il une idée d'itinéraire a me proposer ? j'aime beaucoup les balades et les paysages
merci de votre aide
j'ai comme projet de visiter la nouvelle zélande uniquement l'ile du sud du 1 au 16 mars prochain (hors vol). quelqu'un aurait il une idée d'itinéraire a me proposer ? j'aime beaucoup les balades et les paysages
merci de votre aide
Itinéraire à vélo Bruxelles - Lyon English translation pending
Salut,
Cet été je compte entreprendre mon premier "grand voyage" en vélo. J'aimerai partir de Bruxelles et rallier Lyon. Je dispose de +/-10 jours et j'aimerai faire des étapes de 100 à 120 km par jour.
J'ai déjà construit mon itinéraire entre Bxl et Charlevilles-Maizière. Pour le reste du trip, je manque un peu d'infos. Ca m'arrangerai d'éviter les axes fort fréquenté par les voitures et longer les canaux ne me dérange pas.
Donc voilà, si vous avez de bons plans pour moi, n'hésitez pas!
Merci à tous!
Cet été je compte entreprendre mon premier "grand voyage" en vélo. J'aimerai partir de Bruxelles et rallier Lyon. Je dispose de +/-10 jours et j'aimerai faire des étapes de 100 à 120 km par jour.
J'ai déjà construit mon itinéraire entre Bxl et Charlevilles-Maizière. Pour le reste du trip, je manque un peu d'infos. Ca m'arrangerai d'éviter les axes fort fréquenté par les voitures et longer les canaux ne me dérange pas.
Donc voilà, si vous avez de bons plans pour moi, n'hésitez pas!
Merci à tous!
Douze jours au Guatemala en bus: sac à dos, hébergement chez l'habitant, temps de trajet? English translation pending
Bonjour tout le monde.
Apres avoir scruter les differents sujets de discussion sur le Guate, je n ai rien trouver sur les bagages. Sachant que je pars avec ma copine au Guate pour les vacances de Noel pour 12j et que l on souhaite se deplacer en bus, on aimerait bien savoir quel type de bagage prendre.... Peut on mettre les bagages sur le toit du bus?? ou bien il serait plus facile de se deplacer avec seulement des sacs a dos de tailles moyennes?
A tant qu a y etre... est ce que quelqu un aurait des tuyaux pour dormir chez l'habitant??
Est-ce que vous connaissez les temps de trajet entre Chichi, Quiche, Coban et flores en bus??
Est il necessaire d'acheter les billets de bus en avance (si on ne prend pas le Chicken) en cette periode?
Merci pour vos conseils precieux
Frio!!!
Apres avoir scruter les differents sujets de discussion sur le Guate, je n ai rien trouver sur les bagages. Sachant que je pars avec ma copine au Guate pour les vacances de Noel pour 12j et que l on souhaite se deplacer en bus, on aimerait bien savoir quel type de bagage prendre.... Peut on mettre les bagages sur le toit du bus?? ou bien il serait plus facile de se deplacer avec seulement des sacs a dos de tailles moyennes?
A tant qu a y etre... est ce que quelqu un aurait des tuyaux pour dormir chez l'habitant??
Est-ce que vous connaissez les temps de trajet entre Chichi, Quiche, Coban et flores en bus??
Est il necessaire d'acheter les billets de bus en avance (si on ne prend pas le Chicken) en cette periode?
Merci pour vos conseils precieux
Frio!!!
Voyage au Pérou durant la semaine sainte English translation pending
Bonjour à tous,
Je planifie partir au Pérou et en Bolivie pour 6 semaines en avril-mai prochain. Une partie de mon périple coincidera donc avec la semaine sainte. Je me demandais si quelqu'un avait déjà voyagé au Pérou-Bolivie durant cette période, plus particulièrement dans les coins de Cusco/Vallée Sacrée/Copacabana, où je me trouverai vraisemblablement durant la semaine sainte. Est-il impératif de réserver bien à l'avance les transports et hébergements durant cette période? Les prix sont-ils gonflés? Merci!
Je planifie partir au Pérou et en Bolivie pour 6 semaines en avril-mai prochain. Une partie de mon périple coincidera donc avec la semaine sainte. Je me demandais si quelqu'un avait déjà voyagé au Pérou-Bolivie durant cette période, plus particulièrement dans les coins de Cusco/Vallée Sacrée/Copacabana, où je me trouverai vraisemblablement durant la semaine sainte. Est-il impératif de réserver bien à l'avance les transports et hébergements durant cette période? Les prix sont-ils gonflés? Merci!
Recherche hôtel à Manille English translation pending
Bonjour,
J'ai parcouru quelques sites de réservations d'hotels à Manille et j'ai été trés surpris par les tarifs... Rien à moins de 50 $...
Je pars là-bas pour noël.
Auriez-vous quelques bonnes adresses d'hotels pas cher, ça me dépannerait beaucoup !!! 😉
Merci !!! 🙂
J'ai parcouru quelques sites de réservations d'hotels à Manille et j'ai été trés surpris par les tarifs... Rien à moins de 50 $...
Je pars là-bas pour noël.
Auriez-vous quelques bonnes adresses d'hotels pas cher, ça me dépannerait beaucoup !!! 😉
Merci !!! 🙂
Plages tropicales à Cuba ou en Guadeloupe? English translation pending
Bonjour à tous,
Je n'ai jamais visité les Antilles mais j'aimerais vraiment y aller l'année prochaine. Jusqu'ici j'ai collecté pas mal d'informations mais j'ai toujours du mal à choisir la destination. Je me suis d'abord intéressé à Cuba et à la Guadeloupe, mais d'après ce que j'ai lu sur ce forum et ailleurs j'y rajouterais la Martinique, Saint-Martin et le Venezuela (je sais, ce n'est pas les Antilles mais il parait qu'il y a aussi des plages magnifiques là-bas).
Je suis un passionné de photo donc ce qui m'intéresse particulièrement pour le moment ce sont les plages tropicales, mais comme j'ai vu des photos magnifiques de toutes les îles/pays que je viens de citer j'ai du mal à choisir en me basant uniquement sur ce critère. Ce que j'aimerais éviter surtout ce sont les "pieges a touristes" et les endroits trop fréquentés. En résumé, j'aimerais trouver un endroit avec des plages magnifiques, pas trop surpeuplées, où on peut se loger décemment et à un prix abordable (disons moins de 100E/jour nourriture comprise) et où il n'y a pas de problèmes de sécurité (en clair où je pourrais me promener avec mon gros appareil photo sans trop de risques de se faire agresser 🏴☠️).
Voilà, si qqn ayant fait l'expérience de plusieurs destinations pouvait me donner son avis ça m'aiderait surement dans ce choix difficile ! D'avance merci ! 😉
Je n'ai jamais visité les Antilles mais j'aimerais vraiment y aller l'année prochaine. Jusqu'ici j'ai collecté pas mal d'informations mais j'ai toujours du mal à choisir la destination. Je me suis d'abord intéressé à Cuba et à la Guadeloupe, mais d'après ce que j'ai lu sur ce forum et ailleurs j'y rajouterais la Martinique, Saint-Martin et le Venezuela (je sais, ce n'est pas les Antilles mais il parait qu'il y a aussi des plages magnifiques là-bas).
Je suis un passionné de photo donc ce qui m'intéresse particulièrement pour le moment ce sont les plages tropicales, mais comme j'ai vu des photos magnifiques de toutes les îles/pays que je viens de citer j'ai du mal à choisir en me basant uniquement sur ce critère. Ce que j'aimerais éviter surtout ce sont les "pieges a touristes" et les endroits trop fréquentés. En résumé, j'aimerais trouver un endroit avec des plages magnifiques, pas trop surpeuplées, où on peut se loger décemment et à un prix abordable (disons moins de 100E/jour nourriture comprise) et où il n'y a pas de problèmes de sécurité (en clair où je pourrais me promener avec mon gros appareil photo sans trop de risques de se faire agresser 🏴☠️).
Voilà, si qqn ayant fait l'expérience de plusieurs destinations pouvait me donner son avis ça m'aiderait surement dans ce choix difficile ! D'avance merci ! 😉
Hébergement pour deux semaines en Casamance? English translation pending
Bonjour,
Je connais déja la "Petite Côte" du coté de Nianing.
Pour janvier prochain, je cherche un hébergement en pour 2 semaine en casamance.
Mon style c'est petites structures - chambres d'hôtes avec en priorité la simplicité et la convivialité.
J'ai vu 2 ou 3 adresses qui paraissent pas mal.
Il y a t-il des avis sur ces adresses ?
Hotel Maya Cap Skirring
Chambre d'hôte Bolong Passion Cap Skirring
Campement Elinkine.
Pour ce dernier, vaut-il mieux atterrir au Cap ou Zig ?
Pour Elinkine est-il aisé de trouver un taxi/guide pour une découverte de la région en se "hatant lentement" ?
Merci de votre aide
Merci de votre aide
Faire construire une jonque au Vietnam English translation pending
bonjour a tous,
nous désirons faire un tour du monde d'ici quelques années, pour cela nous voulons faire construire une jonque au vietnam ( ce qui parait etre la solution la plus économique )
nous cherchons des infos et des contacts pour réaliser ce projet.
que pouvez vous faire pour nous??