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Obtention du visa Pakistanais à la frontière Chine-Pakistan? (urgent) English translation pending
Peut-on obtenir un visa de tourisme ou de transit pakistanais a la frontiere Chine-Pakistan a Khyber Pass ?
Merci pour vos reponses
Joindre la Chine ou l'Ouzbékistan au départ de Bichkek? English translation pending
Bonjour,
Je me rends prochainement au Kirghizistan pour un mois. J'aimerais prolonger mon voyage en allant dans l'un des pays limitrophes.. A priori, ce sera l'Ousbékistan, mais rien n'est certain et j'aurais voulu savoir si quelques uns d'entre vous s'étaient rendus du côté de Urümqi en Chine et si cela avait un intérêt. De même s'il est trop difficile de se rendre en Chine (obtention du visa, transport etc.) ça serait gentil de me prévenir... Merci beaucoup et bonne journée, Céline.
Je me rends prochainement au Kirghizistan pour un mois. J'aimerais prolonger mon voyage en allant dans l'un des pays limitrophes.. A priori, ce sera l'Ousbékistan, mais rien n'est certain et j'aurais voulu savoir si quelques uns d'entre vous s'étaient rendus du côté de Urümqi en Chine et si cela avait un intérêt. De même s'il est trop difficile de se rendre en Chine (obtention du visa, transport etc.) ça serait gentil de me prévenir... Merci beaucoup et bonne journée, Céline.
Frontière Kazakhstan-Chine par transport terrestre English translation pending
salut!
je souhaite passer la frontiere du kazakhstan a la chine, quelle est le meilleure passage en cette saison, sachant que j ai deja mon visa pour la chine et surtout y a t il moyen en train ou en bus de rejoindre Xian le plus directement possible ? merci
Rejoindre Kashgar en Chine par le Tibet ou par le Nord? English translation pending
Salut.
L'idee me vient dans la tete de tracer vers l'Est de la Chine puis de rejoindre Kashgar.
A priori y'a deux possibilites, ou passer par le Nord; genre Urumqi, pis redescendre. Y'a des trains et tout c'est facile et potentiellement rapide en evntant les arrets. Si quelqun l'a fait, c'est comment?
Ou passer par le Tibet, ou je pourrais rentrer par l'Est ou par Xining, et la je me demande: c'est faisable facilement - et rapidement - de rejoindre kashgar depuis Lhasa, en stop, bus etc?
Voili si l'un de vous connait un de ces chemins, hesitez pas a me balancer des infos...
L'idee me vient dans la tete de tracer vers l'Est de la Chine puis de rejoindre Kashgar.
A priori y'a deux possibilites, ou passer par le Nord; genre Urumqi, pis redescendre. Y'a des trains et tout c'est facile et potentiellement rapide en evntant les arrets. Si quelqun l'a fait, c'est comment?
Ou passer par le Tibet, ou je pourrais rentrer par l'Est ou par Xining, et la je me demande: c'est faisable facilement - et rapidement - de rejoindre kashgar depuis Lhasa, en stop, bus etc?
Voili si l'un de vous connait un de ces chemins, hesitez pas a me balancer des infos...
Avion Islamabad-Gilgit (Pakistan) et bus Gilgit-Tashkurgan-Kashgart en Chine English translation pending
Bonjour,
nous devons prendre avec mon copain (début septembre) l'avion de Islamabad à Gilgit, avant de prendre un bus jusqu'à Tashkurgan pour nous diriger vers Kashgar, puis la route de la soie au Nord du Taklamakan jusqu'à Urumqi. J'aimerais savoir si l'un d'entre vous aurait déjà pris l'avion Islamabad-Gilgit, afin de connaitre plus ou moins les probabilités de départ en cette saison...et d'avoir vos avis sur le bus Gilgit-Tashkurgan-Kashgar...est-ce dangereux??? Tout le monde me dit que la route est dangereuse, ainsi que la conduite...bon, de toutes façons nous sommes décidés à partir et les avis des gens qui n'y sont jamais allés ne m'intéressent pas vraiment, par contre je suis curieuse de connaitre les votres si vous en avez déjà fait l'expérience...
Merci beaucoup!🙂
Visa kirghiz à partir de la Chine? English translation pending
Bonjour,
Je prevois de traverser la Chine en fourgon à partir du Nepal, traverser le Tibet jusqu'à Golmud et piquer plein ouest vers le Kirghizistan (donc sans passer par Pekin). Y a t il moyen d'obtenir des visas à la frontiere Chine/Kirghizistan ou peut on se les procurer à Urumqi (en chine)?
Si vous avez des info sur ce point je suis tres preneur
D'avance merci
Vincent
Itinéraire pour un mois dans le Gansu et le Xinjiang (Nord-Ouest de la Chine) English translation pending
Salut
Je prevoit un mois de voyage en aout dans le nord ouest de la chine.
Genre depart dans le gansu (Arrivee Xiahe ou autre), remontee de cette region, petit croche en mongolie interieur, nord de gansu, passage dans le xinjiang puis visite de cette region jusqu a urumqi, eventuellement aller plus loin, retour vol interieur urumqi.
Bon c`est dit vite fait et j`ai pas beaucoup d`idees sur les coins sympa a voir.
En gros j`aimerais voir une diversite de paysage et de population et j`aime bien les randonnees et les vieux villages.
Pouvez vous me donnez quelques idees d`itineraires, des coins bien sympas que vous ayez aime et des rando memorables...
Merci
Bon voyage
Je prevoit un mois de voyage en aout dans le nord ouest de la chine.
Genre depart dans le gansu (Arrivee Xiahe ou autre), remontee de cette region, petit croche en mongolie interieur, nord de gansu, passage dans le xinjiang puis visite de cette region jusqu a urumqi, eventuellement aller plus loin, retour vol interieur urumqi.
Bon c`est dit vite fait et j`ai pas beaucoup d`idees sur les coins sympa a voir.
En gros j`aimerais voir une diversite de paysage et de population et j`aime bien les randonnees et les vieux villages.
Pouvez vous me donnez quelques idees d`itineraires, des coins bien sympas que vous ayez aime et des rando memorables...
Merci
Bon voyage
Vos avis sur mon itinéraire de l'Inde au Kirghizistan en automne? English translation pending
bonjour a tous
j ai parcouru un peu les discutions et voudrais vos avis sur mon prochain voyage.
* paris dehli depart vers le 10 sept * zanskar et ladak (jusqu a fin sept soit 3 semaines)) * nepal (3 semaines donc oct) * tibet 1 mois nov * lhasa/urumqi ou plus direct pour rejoindre le kirgiztan * kirgistan en dec ( 3 petites semaines) * retour paris pour noel
un gros doute sur la meteo en dec au kirgiztan!!! vaut il mieux faire le circuit en sens inverse ou zapper le kirqistan ou ....c est une grosse ebauche.
merci de votre experience. leti
* paris dehli depart vers le 10 sept * zanskar et ladak (jusqu a fin sept soit 3 semaines)) * nepal (3 semaines donc oct) * tibet 1 mois nov * lhasa/urumqi ou plus direct pour rejoindre le kirgiztan * kirgistan en dec ( 3 petites semaines) * retour paris pour noel
un gros doute sur la meteo en dec au kirgiztan!!! vaut il mieux faire le circuit en sens inverse ou zapper le kirqistan ou ....c est une grosse ebauche.
merci de votre experience. leti
Nord Xinjiang: frontière mongole English translation pending
Bonjour;
je voudrais aller 15 jours trainer vers la frontiere mongole côté chinois .
Quelqu'un connaît il ?
Paysages = Steppes ou Alpin ?
Ethnies = Khazaks, Tuva ?
Accueil chez l'habitant ?
Y aller au départ d'Urumqi ?
Merci pour qui peut m'aider. Al
Merci pour qui peut m'aider. Al
Passage des frontières en Asie Centrale English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Asie Centrale en Juillet. Nous avons plusieurs itineraires en tete:Tashkent, Dushanbe, Och, Kashi, Islamabad, retour à Taskent en avionUrumqi, Kashi, Islamabad, vol pour Dushanbe, Och, Bishkek, Almaty, UrumqyUrumqi, Almaty, vol pour Dushanbe, Osh, Kashi, Islamabad, retour a Urumqi
Mais de nombreuses questions subsistent : Comment se passent les frontières entre la chine et le Kirghizistan (dans les 2 sens) ?Comment faire pour aller d’Islamabad a Dushanbe en avion ?Comment se passe le passage de frontière entre Samarcande et Dushanbe ?Combien coûte le km sur la route du Pamir pour une location de voiture ? Doit-on déclarer à l’avance, de façon précise, l’itinéraire dans le Gorno Bagdashan ? Nous avons tout lu et son contraire.
Merci beaucoup,
Nil et Ben
Mais de nombreuses questions subsistent : Comment se passent les frontières entre la chine et le Kirghizistan (dans les 2 sens) ?Comment faire pour aller d’Islamabad a Dushanbe en avion ?Comment se passe le passage de frontière entre Samarcande et Dushanbe ?Combien coûte le km sur la route du Pamir pour une location de voiture ? Doit-on déclarer à l’avance, de façon précise, l’itinéraire dans le Gorno Bagdashan ? Nous avons tout lu et son contraire.
Merci beaucoup,
Nil et Ben
Train entre Kashgar et Xian' en Chine English translation pending
Bonjour à tous
Est-ce qu'il existe une liaison de train entre Kashgar et Xian' en Chine. je crois que oui mais je n'arrive pas à retrouver l'info. Ou alors il faut faire Urumqi - Xian'?
Merci
Tcho
Cromagnon
Est-ce qu'il existe une liaison de train entre Kashgar et Xian' en Chine. je crois que oui mais je n'arrive pas à retrouver l'info. Ou alors il faut faire Urumqi - Xian'?
Merci
Tcho
Cromagnon
Route de Karakoram en Chine English translation pending
Bonjour,
Je rouvre une discussion, puisque petit à petit, l'oiseau fait son...chemin ! Donc, j'en suis à une traversée au mois de Mai de Urumqi à Islamabad. QQ peut il me dire si la saison est OK. Dans quel sens est ce le plus envisageable ? Si dans un mois, j'ai le temps pour prévoir 4 jours de rando au Nord d'Urumtsi, 5 jours de rando vers le lac Karakul. Et pourquoi pas 2 ou 3 jours vers Aksou ? Si des randos peuvent se faire en espérant trouver du monde chez qui dormir dans les alpages... Ou si tout simplement je n'ai pas intérêt à faire un AR urumqi ? et faire l'impasse sur le pkstn ?
BREF : je suis preneur de toute information. Merci à tous Aldaus
Je rouvre une discussion, puisque petit à petit, l'oiseau fait son...chemin ! Donc, j'en suis à une traversée au mois de Mai de Urumqi à Islamabad. QQ peut il me dire si la saison est OK. Dans quel sens est ce le plus envisageable ? Si dans un mois, j'ai le temps pour prévoir 4 jours de rando au Nord d'Urumtsi, 5 jours de rando vers le lac Karakul. Et pourquoi pas 2 ou 3 jours vers Aksou ? Si des randos peuvent se faire en espérant trouver du monde chez qui dormir dans les alpages... Ou si tout simplement je n'ai pas intérêt à faire un AR urumqi ? et faire l'impasse sur le pkstn ?
BREF : je suis preneur de toute information. Merci à tous Aldaus
Les trains en Chine English translation pending
j'aimerais visiter kashgar pendant mon voyage en chine. comme c'est un peu paume la bas tout au fond et que les guides parlent seulement d'acces en avion et en bus, je commence a me demander si c'est possible d'y aller en train. depuis urumqi ca serait parfait puisque le chemin de fer va en tout cas jusque la bas.
quelqu'un qui connait la region pourrait-il m'eclairer? ou sinon, si vous avez l'adresse d'un site avec des cartes de la chine precises avec les trace des trains (pas trop locaux si possible, il devrait quand meme y avoir une liaison directe non?)
merci beaucoup
quelqu'un qui connait la region pourrait-il m'eclairer? ou sinon, si vous avez l'adresse d'un site avec des cartes de la chine precises avec les trace des trains (pas trop locaux si possible, il devrait quand meme y avoir une liaison directe non?)
merci beaucoup
Visa pour le Kirghizistan et le Kazakhstan en Chine English translation pending
desolee, peut etre que la question a été posée 10 000 fois mais :
combien de temps faut il pour obtenir un visa kirghiz a urumqi ? et un visa kazak ?
question subsidiaire : c'est toujours pas possible de faire ca a kashgar ?
merci beaucoup 🙂
merci beaucoup 🙂
Prolongation du visa chinois sur place? English translation pending
bonjour,
j'ai un visa pour la chine valable un mois. pourrai-je le prolonger sans problème une fois sur place, en sachant que j'éviterai au maximum les grandes villes (à part chengdu). à urumqi par exemple ca serait parfait. si oui pour combien de temps et à quel cout ?
merci beaucoup si vous avez des infos là-dessus !
Chine: achat billet d'avion vols intérieurs English translation pending
Ets-ce que quelqu'un peut me dire si pour acheter un billet d'avion en Chine, c'est comme pour les trains, on est obligé de l'acheter dans la gare du départ.Par exemple, est-ce qu'on peut à Urumqi acheter un billet Dunhuang-Xian?
Merci à l'avance
Laura
Merci à l'avance
Laura
Qui connait la région de Xinjiang en Chine? English translation pending
Qui connaît cette région de la Chine je suis preneur de toute information sur les transports entre les villes, les étapes à ne pas manquer à part les classiques Kasghar, Turfan, Urumqi et sur les passages de frontière Kirghize et/ou Kazakh (dans les deux sens ).
Merci Maurice
Merci Maurice
Visa et passages des frontières au Népal -> Tibet -> Chine -> Kazakhstan English translation pending
Salut, je pars en avril (pour 1 mois et demi oui je sais c'est très très court), et je pense attérir à kathmandou, puis passer au tibet, remonter dans le nord est de la chine et décoller pour Paris de Urumqi ou Almaty (kazakhstan), comment ce passe les passages de fontières, ou faut il prendre les visas, combien de temps ca prend? merci d'avance😉
Crossing the border by road from Kyrgyzstan to Kashgar in China
Hi,
Does anyone know if it's possible to cross the border by road from Kyrgyzstan to Kashgar in China? If so, is it possible to get a Chinese visa at the border, or do I need to arrange it in advance from France? Any info is welcome, THANKS! :)
Does anyone know if it's possible to cross the border by road from Kyrgyzstan to Kashgar in China? If so, is it possible to get a Chinese visa at the border, or do I need to arrange it in advance from France? Any info is welcome, THANKS! :)
De retour du Xinjiang English translation pending
Bonjour à tous
Voici le récit d'un voyage de 15 jours au Xinjiang, une région très particulière en raison de la très forte pression mise depuis quelques années par le pouvoir chinois sur la population locale ouïghoure, et la très forte présence policière qui l'accompagne. J'avais trouvé assez peu d'informations sur cette région au moment de préparer mon voyage. Il me semble donc intéressant de raconter ce que moi j'en ai vu, et ce que j'y ai ressenti.
J'avais fait le choix d'arriver à Urumqi en avion depuis le Kazakhstan, où je me trouvais. L'idée consistait à éviter les contrôles poussées aux frontières terrestres avec le Xinjiang. Pendant un certain temps, les policiers chinois installaient des logiciels espions sur les téléphones des voyageurs qui s'y présentaient... Je ne sais donc pas ce qu'aurait donné un passage à la frontière terrestre Kazakhstan-Chine. En revanche, à l'aéroport, tout s'est super bien passé, et très vite : j'ai passé à peine 5mn à la douane, où je n'ai eu besoin que de montrer ma réservation d'hôtel et de répondre à une ou deux questions basiques. Outre que les douaniers n'ont probablement pas le temps de passer une demi-heure par étranger à l'aéroport, le fait qu'il ne s'agissait pas de mon premier voyage en Chine a peut-être joué. Le douanier m'a bien posé la question "how long do you plan to stay this time ?". Je suppose que si, pour un premier voyage en Chine, vous choisissez le Xinjiang, ils seront un peu plus suspicieux. Quoiqu'il en soit, c'est donc allé vite, et j'ai ensuite rejoint mon hôtel en taxi (pour 38 yuans) : le Bestay Hotel Express (149 yuans). Très peu d'hôtels acceptent les étrangers à Urumqi, et je n'avais pas trop le choix si je ne voulais pas dépenser beaucoup d'argent. J'étais un peu méfiant en arrivant, craignant le truc vraiment pourri, mais en fait pas du tout : ce n'était évidemment pas du grand luxe, mais c'était tout à fait acceptable, suffisamment propre et très bien situé. Si vous voulez éviter les hôtels à 400 yuans la nuit, je recommande.
J'étais déjà venu à Urumqi il y a 6 ans, à une époque où on pouvait se balader partout tranquillement. On peut encore se balader partout, mais les contrôles sont très nombreux (à l'entrée des parcs, des centres commerciaux, des gares, du bazar...) et les policiers très présents. Parfaite introduction pour le reste du Xinjiang. Je suis allé me balader dans les quartiers ouïghours du sud-ouest : si le bazar est toujours là, il est évidemment très surveillé, et les quartiers alentours sont en voie de disparition. Des tours d'habitation "à la chinoise" (c'est-à-dire immenses) prennent peu à peu la place des quartiers plus traditionnels. Urumqi était déjà une ville han depuis très longtemps, et cela se renforce.
D'Urumqi, je me suis rendu à Turpan en train. Attention, il y a deux gares à Urumqi et deux à Turpan. A Urumqi, il y a la gare sud (urumqinan) et la gare plus moderne, simplement appelée Urumqi. A Turpan, il y a la gare moderne (turpanbei pour Turpan north) et une autre très lointain, à des dizaines de kilomètres. Il ne faut donc surtout pas se tromper et prendre un billet pour Turpan north. A mon arrivée, j'ai eu droit à ma première interception par la police locale.C'est une chose commune à toutes les gares du Xinjiang : des policiers scrutent les passagers qui arrivent et en arrêtent quelques-uns pour des vérifications. Si vous êtes étranger, il n'y a aucune chance que vous y échappiez. En l'occurrence, le policier était tout jeune et bredouillait à peine quelques mots d'anglais. C'est passé en 5mn. De la gare à mon hostel, j'ai pris le taxi (pour environ 30 yuans je crois). La gare est au milieu de nulle part, il n'y a donc pas d'autre option (peut-être un bus, mais je n'ai pas cherché). J'ai logé au Dap Youth Hostel, qui est très bien, dans une jolie chambre bien décorée avec matelas posé au sol (façon Asie centrale). Turpan est certainement l'une des rares possibilités de rencontrer d'autres voyageurs au Xinjiang dans un cadre agréable. Il n'y avait pas pléthore d'étrangers, mais suffisamment pour organiser des visites groupées en taxi.
Le premier jour je suis allé seul aux ruines de Jiahoé, un site très intéressant. J'ai d'abord tenté le coup en bus avec le 101, mais après plus de 40mn à l'attendre, j'ai arrêté un taxi (pour une trentaine de yuans). Le site est très exposé au soleil et il n'y a pas quasiment pas un coin à l'ombre. Prenez donc de l'eau, beaucoup d'eau, surtout si vous aimez vous balader et prendre votre temps. N'oubliez jamais qu'avec les Chinois, même s'ils sont nombreux à l'entrée, vous en verrez de moins en moins à mesure que vous vous éloignerez dans les ruines. Pour rentrer, comme j'en avais marre de toujours payer (le taxi, l'entrée, la petite voiture pour arriver aux ruines, etc.), j'ai d'abord commencé à pied pour profiter des alentours, puis j'ai commencé le stop. Un premier tuk-tuk (ou l'équivalent) s'arrêta, m'amena sur quelques kilomètres, pareil avec un second... qui m'arrêta juste devant le fameux bus 101, qui existe donc bel et bien !
Le second jour, avec d'autres étrangers de l'hostel, on a organisé un taxi (100 euros par tête pour la journée) pour un tour des environs, avec notamment les grottes de Bezeklik et les ruines de Gaochang. L'intérêt est inégal, à chacun de se faire son idée.
Entre Urumqi et Turpan, même si les contrôles sont assez fréquents et la police bien visible, ça reste supportable. La suite s'annonçait plus corsée puisque mon plan consistait à traverser le Xinjiang vers le sud jusqu'à la frontière avec le Tadjikistan.
Mon arrêt suivant était Korla. Je n'avais aucune idée de ce que je pouvais y trouver, mon intention consistait simplement à y dormir une nuit pour casser le trajet vers Kuqa. Comme attendu, les contrôles ont été plus longs. J'avais sympathisé avec un Chinois dans le train. Je me demande ce qu'il a pensé lorsqu'il a vu un policier me demander de le suivre à l'arrivée en gare... J'avais essayé de lui expliquer que les contrôles étaient longs pour les étrangers au Xinjiang, mais je ne suis pas sûr qu'il s'attendait à ça ! Bref, je me suis retrouvé avec 7 ou 8 policiers dans une petite salle, dont aucun qui parlait vraiment anglais. Heureusement que le chef est arrivé avec son appli de traduction. Après 15mn j'ai pu sortir de la gare et rejoindre mon hôtel : le Korla Xin Lv Super 8, pour 148 yuans (chambre sans fenêtre). L'une des membres du staff parlait un peu anglais, ce qui a facilité les échanges. Il n'y a pas grand chose à faire en une soirée à Korla. Je suis allé déambuler dans la partie animée de la ville, autour de Renmin dong lu (accessible par le bus 9 depuis mon hôtel) et sur les rives du fleuve Kongque. La présence policière n'était pas particulièrement pesante. Le lendemain, après avoir récupéré mon billet de train en 5mn chrono, je partais pour Kuqa, qui s'annonçait un peu plus délicat... et je n'ai pas été déçu.
Pourtant, le premier contact avec la police à la descente du train s'est très bien passé, mais je me doutais que ce n'était pas terminé. Un autre contrôle m'attendait, un peu plus long car le responsable n'était pas là (preuve que les informations ne circulent pas entre les polices des différentes villes). J'ai donc patienté dans le cagibi qui sert à la fois de point de contrôle et de chambre aux policiers : un petit réduit pour deux de peut-être 5 mètres carrés, avec des lits hors d'âge superposés, des cendriers pleins à ras bord... et la clim' ! Les policiers étaient très sympas, le chef (car il parlait quelques mots d'anglais) encore plus, et en quelques minutes c'était plié, je pouvais me lancer.
N'ayant rien pu réserver par avance (ni sur Booking, ni sur Trip), je suis allé au Kuche Binguan, sur Jiefang North Roard. J'ai eu une superbe chambre pour 230 yuans, avec salle de bains et petit déjeuner (100% chinois évidemment). Je n'ai pas cherché à négocier, mais il y a certainement moyen d'obtenir moins cher. L'hôtel est très bien entretenu (malgré la façade qui n'inspire pas confiance) et très bien situé, car il faut savoir que Kuqa est une ville assez étendue, en tout cas plus que je ne l'imaginais. Du Kuche Binguan, il est possible d'aller à pied vers la ville ancienne (= ouïghoure) comme vers la ville nouvelle (= han), qui mort de plus en plus sur les quartiers ouïghours.
Comme attendu, la police était omniprésente, bien plus que dans mes étapes précédentes : à chaque carrefour, devant chaque hôtel, chaque centre commercial, chaque station service, chaque bâtiment officiel, en voiture ou à deux sur une moto. J'ai même vu des femmes avec casques, boucliers... et d'immenses battes de baseball (!).
Le premier soir, je me suis rendu au marché ouïghour, à l'angle de tianshan zhong lu et de youyi lu : c'est une cage. On y entre par des portiques de sécurité et on y déambule entouré de barrières et de caméras. Il faut le voir pour le croire. Malgré cela, il y a du monde, et les étals donnent envie. Il suffit juste de se lancer. J'ai opté pour des brochettes avec du pain cuit sur les braises : excellent ! Pour la première fois depuis mon arrivée au Xinjiang, j'ai été accosté par un type, ouïghour parlant un peu anglais. On n'est évidemment resté très superficiels dans nos échanges, d'une part en raison de la barrière de la langue, d'autre part en raison de la barrière mentale : je ne serais jamais le premier à aborder des sujets politiques là-bas.
Après ce bon repas, je me suis décidé à marcher un peu en direction de la vieille ville ouïghoure (ou ce qu'il en reste), qui s'étend au nord de renmin lu, puis au-delà de la rivière qui traverse la ville. La vieille ville est évidemment quadrillée par la police. Je suis entré en passant un petit barrage où le policier de faction ne m'a rien demandé et avait l'air de s'ennuyer profondément. J'ai ensuite déambulé tranquillement, pris quelques photos et été suivi par des enfants, puis en arrivant vers la sortie j'ai aperçu une mosquée assez ancienne. Je m'en suis approché, ai sorti mon téléphone... ERREUR FATALE !! Un type circulant à moto m'a fait signe que c'était interdit. J'ai donc rangé mon téléphone et me suis tourné vers la sortie toute proche... où un groupe de policiers marchait déjà dans ma direction. C'était parti pour le premier contrôle. Passeport, hôtel, téléphone. Ils ont effacé toutes les photos que j'avais faites de la vieille ville. J'ai tout de même demandé au chef "mosque photo no ?" Il m'a montré fermement la sortie et je n'ai pas insisté. Chose amusante (ou pas) : sur toute la route jusqu'à mon hôtel, que j'ai faite à pied, j'ai été suivi par une voiture de police.
Le lendemain matin, retour dans la vieille ville ouïghoure, cette fois pour visiter la mosquée, censée être la plus importante du Xinjiang après l'Id Kah de Kasghar. Il n'est pas interdit de s'y rendre. Par contre, quel choc : cette mosquée est totalement vide, elle ressemble maintenant à un hangar désaffecté. Il n'y a plus de musée, plus de tapis de prière, plus rien. Une famille gère les entrées, qui se résument à des touristes hans venus faire des selfies. Cette négation de l'histoire par les autorités chinoises est absolument scandaleuse. Cette mosquée, et le quartier qui l'entoure, finira probablement comme le quartier qui entourait jadis le marché ouïghour : rasée pour laisser place à des tours de 50 étages. A noter que je ne suis pas non plus reparti de la mosquée seul puisqu'un faux touriste han me suivait à mesure que je me baladais dans la vieille ville. Je me demande ce qu'il faisait là : il y a tellement de policiers dans les parages que je n'allais pas me risquer à une photo interdite. Conseil d'ami : si vous voulez un café et ce qui ressemble le plus à une pâtisserie à Kuqa, fuyez le Xintian Coffee, mentionné par le LP, car le service y est déplorable. Allez plutôt chez Aili, juste en face. Sur le chemin du retour vers mon hôtel, voyant un carrefour assez marrant avec un monument très étrange au milieu, je me décide à le prendre en photo... SECONDE ERREUR FATALE !! 2 mn plus tard, alors que je ne me doutais de rien, une voiture de police m'a fait signe de m'arrêter et m'a conduit au poste le plus proche pour de nouvelles vérifications. Passeport, hôtel, téléphone. Ouf, ils n'ont rien effacé, même pas la photo du fameux carrefour (que j'ai effacée moi-même tellement elle n'avait aucun intérêt).
J'ai passé l'après-midi aux grottes de Kizil (250 yuans en taxi depuis mon hôtel). Très peu de grottes sont ouvertes, mais la visite reste intéressante. Dommage que les informations données en anglais soient si sommaires, mais je n'avais qu'à me documenter moi-même avant d'y aller. En tout cas, la route qui mène au site est magnifique (et bien évidemment parsemée de checkpoints).
Un long trajet en train plus tard (avec une bonne heure de retard, comme quasiment chacun de mes trajets en train au Xinjiang), j'arrivais à Kashgar, une ville que je connaissais pour m'y être déjà arrêté en 2013. La ville est évidemment quadrillée par la police, mais moins que ce que j'attendais. La vieille ville a gagné en propreté (ce qu'elle a perdu en authenticité ? à chacun de juger). La mosquée Id Kah ressemble davantage à un jardin qu'on visite qu'à un lieu de prières, même si elle est théoriquement encore en activité. Un pakistanais rencontré un peu plus tard m'a affirmé qu'on lui avait interdit l'accès à l'Id Kah au motif qu'il est... musulman.
A Kashgar, j'ai séjourné au Lihao, qui est très bien situé, pour environ 210 yuans par nuit. C'était tout juste passable, mais une réceptionniste parlait un excellent anglais et m'a été d'une grande aide pour organiser la suite de mon voyage, notamment en appelant des hôtels à Hotan. Si je conseille cet hôtel, c'est vraiment juste pour ça, et certainement pas pour le rat que j'ai vu gentiment gambader à mon étage le soir de mon arrivée. De plus, comme partout ailleurs au Xinjiang, peu d'hôtels acceptent les étrangers à Kashgar. Pour rejoindre le Lihao depuis la gare, c'est 20 yuans en taxi, et les taxis remplissent leurs voitures avant de partir. J'ai vérifié : tout le monde a bien payé 20 yuans dans mon taxi. J'ai fait le trajet ville-gare un autre jour en pleine journée, ça m'a coûté 19 yuans au compteur, donc les 20 yuans sont corrects. Détail amusant : l'arrivée en gare de Kasghar a été très rapide : un simple contrôle de mon passeport, pas de questions en plus et pas de détour par le poste le plus proche pour des vérifications supplémentaires.
Je me suis pas mal baladé dans la ville. En fin de journée il faut aller au parc renmin (derrière la statue de Mao) pour admirer les danses ouïghoures. Evidemment le parc est grillagé et l'accès contrôlé, ce qui n'était pas le cas il y a 6 ans. Le marché de nuit dans la vieille ville est une bonne occasion de tester plein de choses (après avoir là aussi passé les barrages). A propos de nourriture, j'ai essayé le Altun Orda, mis en avant dans mon vieux LP. C'est à fuir !! Je n'ai pas trouvé la nourriture excellente, mais on ne peut pas juger un restaurant sur un repas. En revanche, l'attitude du personnel justifie à elle seule de ne pas y aller : service minable, dédain prononcé... Si j'étais dans la restauration, j'aurais vraiment honte pour eux.
Après Kashgar, qui malgré les patrouilles bruyantes du soir ne s'est pas révélé si horrible d'un point de vue sécuritaire, Hotan promettait d'être différente. J'ai longuement hésité avant d'y aller, ne sachant pas si les étrangers étaient autorisés, et j'ai même demandé à une réceptionniste de mon hôtel de Kashgar d'appeler quelques hôtels à Hotan pour savoir s'ils m'accepteraient. Avec deux noms en poche, je pouvais y aller. A ma descente du train, j'ai évidemment été intercepté par la police, qui m'a amené vers son poste de garde. Après une demi-heure d'attente à l'extérieur et sans qu'aucune question ne me soit posée, j'étais autorisé à me rendre en ville. J'ai logé au Xi Ju pour 230 yuans la nuit avec petit déjeuner (chinois). Il existe au moins une autre solution pour les étrangers : le Muztag Hôtel.
Certes, j'ai été assez surpris qu'on me demande mon passeport le premier soir quand je suis allé au... restaurant, mais à part ça la pression sécuritaire n'a pas été très intense à Hotan, et tant mieux. J'ai pu me balader tranquillement dans le très moderne (donc très chinois) centre-ville, ainsi que dans les quartiers ouïghours périphériques, probablement promis à une démolition imminente. Une partie de la vieille ville a déjà été reconstruite, avec devant chaque bâtiment une photo de ce qu'il était avant et de ce qu'il est maintenant, histoire de convaincre tout le monde du bienfait de ces démolitions. Je ne peux pas dire que le résultat soit déplaisant, mais quel est l'avis de la population locale ? Sont-ils ravis que l'on puisse à présent manger un burger et des frites dans leur quartier historique ? En parlant de manger, le marché de nuit est une expérience sympa, même s'il a pour lieu un hangar surcontrôlé et qu'il n'a franchement plus grand chose de ouïghour. Pour finir avec Hotan, je n'ai pas essayé de me rendre au mausolée d'Imam Asim. Je n'étais pas très motivé pour me retrouver une nouvelle fois fois confronté à la police, et de toute manière ce mausolée a été grandement détruit.
Après un bref passage par Kashgar et un long trajet en bus, j'arrivais à Tashkurgan, dernière étape de mon voyage au Xinjiang. Je suis allé au K2 Youth International Hostel (198 yuans la double), principalement dans l'espoir de trouver d'autres voyageurs pour franchir la frontière Chine/Tadjikistan avec moi. L'endroit est pas mal, notamment le super lobby avec une table de billard, mais alors le staff... Le gars qui tenait l'accueil quand je suis arrivé m'a d'abord affirmé que tout était plein, jusqu'à ce que je lui mette sous le nez l'état des réservations sur Trip.com. Il a alors consenti à nous filer une double (j'étais avec un pakistanais rencontré dans le bus). Peut-être qu'il n'avait pas envie de se taper la paperasse qui accompagne l'hébergement d'étrangers... Je suis resté 2 nuits sur place, le temps de faire une lessive, de me poser un peu et de faire le tour de la très sympathique ville de Tashkurgan, seul endroit où quelqu'un d'une ethnie « minoritaire » s'est ouvert à moi des restrictions qu'il subit...
Il était ensuite temps de quitter la Chine pour rejoindre le Tadjikistan. De Tashkurgan, j'ai pris le bus de 10h pour Kashgar... qui est parti à 11h15. Même si je descendais 1h30 plus loin au poste frontière, j'ai dû payer plein pot (65 yuans je crois). Le poste frontière est extrêmement moderne côté chinois, et grand. Sauf que personne n'y passe. Quand je m'y suis présenté, j'avais donc tous les policiers pour moi ! Concrètement, j'ai d'abord passé un premier contrôle assez sommaire de mes bagages, puis un second plus poussé, agrémenté d'un contrôle de chacun de mes appareils électroniques : toutes les photos ont été vérifiées (aucune n'a été effacée, j'avais pris mes précautions) et tous mes films aussi (heureusement que je n'avais rien de trop embarrassant !!). J'ai également eu droit à un petit entretien privé avec une policière : où êtes-vous allé, pourquoi, blabla... Tout ça m'a bien pris 45mn. Les policiers m'ont ensuite invité à patienter dans un petit local... dans l'attente qu'un poids lourd passe la frontière pour m'installer dedans ! En effet, la frontière proprement dit est située 10km plus loin, en haut d'un col d'où la vue sur le Muztag Ata est absolument sublime, et il est interdit de les parcourir à pied ou en vélo. C'est poids lourd obligatoire pour tout le monde ! Une fois arrivés en haut du col, il a fallu attendre que les douaniers chinois finissent leur pause déjeuner. Après une ultime vérification de leur part, je m'avançais vers le poste tadjik, beaucoup plus modeste et beaucoup plus détendu également !
En synthèse, je ne regrette absolument pas ces 2 semaines au Xinjiang, où j'ai vu que ce que je voulais voir. La police chinoise a toujours été très aimable, même si je les ai vus beaucoup plus que ce que j'aurais aimé. En revanche, s'il y a des gens que je n'ai pas vus, ce sont bien les Ouïghours : alors qu'il y a 6 ans, il n'était pas rare que des gens viennent me parler, y compris de politique, cette fois-ci ce fût le néant total. Les gens ne me retournaient même pas mes regards ou mes tentatives de sourire. On a vraiment l'impression qu'une chape de plomb règne sur cette région. Est-ce durable ? Peut-être. Qu'en pense la majorité de la population ? Je n'en ai strictement aucune idée, et c'est bien dommage.
Voici le récit d'un voyage de 15 jours au Xinjiang, une région très particulière en raison de la très forte pression mise depuis quelques années par le pouvoir chinois sur la population locale ouïghoure, et la très forte présence policière qui l'accompagne. J'avais trouvé assez peu d'informations sur cette région au moment de préparer mon voyage. Il me semble donc intéressant de raconter ce que moi j'en ai vu, et ce que j'y ai ressenti.
J'avais fait le choix d'arriver à Urumqi en avion depuis le Kazakhstan, où je me trouvais. L'idée consistait à éviter les contrôles poussées aux frontières terrestres avec le Xinjiang. Pendant un certain temps, les policiers chinois installaient des logiciels espions sur les téléphones des voyageurs qui s'y présentaient... Je ne sais donc pas ce qu'aurait donné un passage à la frontière terrestre Kazakhstan-Chine. En revanche, à l'aéroport, tout s'est super bien passé, et très vite : j'ai passé à peine 5mn à la douane, où je n'ai eu besoin que de montrer ma réservation d'hôtel et de répondre à une ou deux questions basiques. Outre que les douaniers n'ont probablement pas le temps de passer une demi-heure par étranger à l'aéroport, le fait qu'il ne s'agissait pas de mon premier voyage en Chine a peut-être joué. Le douanier m'a bien posé la question "how long do you plan to stay this time ?". Je suppose que si, pour un premier voyage en Chine, vous choisissez le Xinjiang, ils seront un peu plus suspicieux. Quoiqu'il en soit, c'est donc allé vite, et j'ai ensuite rejoint mon hôtel en taxi (pour 38 yuans) : le Bestay Hotel Express (149 yuans). Très peu d'hôtels acceptent les étrangers à Urumqi, et je n'avais pas trop le choix si je ne voulais pas dépenser beaucoup d'argent. J'étais un peu méfiant en arrivant, craignant le truc vraiment pourri, mais en fait pas du tout : ce n'était évidemment pas du grand luxe, mais c'était tout à fait acceptable, suffisamment propre et très bien situé. Si vous voulez éviter les hôtels à 400 yuans la nuit, je recommande.
J'étais déjà venu à Urumqi il y a 6 ans, à une époque où on pouvait se balader partout tranquillement. On peut encore se balader partout, mais les contrôles sont très nombreux (à l'entrée des parcs, des centres commerciaux, des gares, du bazar...) et les policiers très présents. Parfaite introduction pour le reste du Xinjiang. Je suis allé me balader dans les quartiers ouïghours du sud-ouest : si le bazar est toujours là, il est évidemment très surveillé, et les quartiers alentours sont en voie de disparition. Des tours d'habitation "à la chinoise" (c'est-à-dire immenses) prennent peu à peu la place des quartiers plus traditionnels. Urumqi était déjà une ville han depuis très longtemps, et cela se renforce.
D'Urumqi, je me suis rendu à Turpan en train. Attention, il y a deux gares à Urumqi et deux à Turpan. A Urumqi, il y a la gare sud (urumqinan) et la gare plus moderne, simplement appelée Urumqi. A Turpan, il y a la gare moderne (turpanbei pour Turpan north) et une autre très lointain, à des dizaines de kilomètres. Il ne faut donc surtout pas se tromper et prendre un billet pour Turpan north. A mon arrivée, j'ai eu droit à ma première interception par la police locale.C'est une chose commune à toutes les gares du Xinjiang : des policiers scrutent les passagers qui arrivent et en arrêtent quelques-uns pour des vérifications. Si vous êtes étranger, il n'y a aucune chance que vous y échappiez. En l'occurrence, le policier était tout jeune et bredouillait à peine quelques mots d'anglais. C'est passé en 5mn. De la gare à mon hostel, j'ai pris le taxi (pour environ 30 yuans je crois). La gare est au milieu de nulle part, il n'y a donc pas d'autre option (peut-être un bus, mais je n'ai pas cherché). J'ai logé au Dap Youth Hostel, qui est très bien, dans une jolie chambre bien décorée avec matelas posé au sol (façon Asie centrale). Turpan est certainement l'une des rares possibilités de rencontrer d'autres voyageurs au Xinjiang dans un cadre agréable. Il n'y avait pas pléthore d'étrangers, mais suffisamment pour organiser des visites groupées en taxi.
Le premier jour je suis allé seul aux ruines de Jiahoé, un site très intéressant. J'ai d'abord tenté le coup en bus avec le 101, mais après plus de 40mn à l'attendre, j'ai arrêté un taxi (pour une trentaine de yuans). Le site est très exposé au soleil et il n'y a pas quasiment pas un coin à l'ombre. Prenez donc de l'eau, beaucoup d'eau, surtout si vous aimez vous balader et prendre votre temps. N'oubliez jamais qu'avec les Chinois, même s'ils sont nombreux à l'entrée, vous en verrez de moins en moins à mesure que vous vous éloignerez dans les ruines. Pour rentrer, comme j'en avais marre de toujours payer (le taxi, l'entrée, la petite voiture pour arriver aux ruines, etc.), j'ai d'abord commencé à pied pour profiter des alentours, puis j'ai commencé le stop. Un premier tuk-tuk (ou l'équivalent) s'arrêta, m'amena sur quelques kilomètres, pareil avec un second... qui m'arrêta juste devant le fameux bus 101, qui existe donc bel et bien !
Le second jour, avec d'autres étrangers de l'hostel, on a organisé un taxi (100 euros par tête pour la journée) pour un tour des environs, avec notamment les grottes de Bezeklik et les ruines de Gaochang. L'intérêt est inégal, à chacun de se faire son idée.
Entre Urumqi et Turpan, même si les contrôles sont assez fréquents et la police bien visible, ça reste supportable. La suite s'annonçait plus corsée puisque mon plan consistait à traverser le Xinjiang vers le sud jusqu'à la frontière avec le Tadjikistan.
Mon arrêt suivant était Korla. Je n'avais aucune idée de ce que je pouvais y trouver, mon intention consistait simplement à y dormir une nuit pour casser le trajet vers Kuqa. Comme attendu, les contrôles ont été plus longs. J'avais sympathisé avec un Chinois dans le train. Je me demande ce qu'il a pensé lorsqu'il a vu un policier me demander de le suivre à l'arrivée en gare... J'avais essayé de lui expliquer que les contrôles étaient longs pour les étrangers au Xinjiang, mais je ne suis pas sûr qu'il s'attendait à ça ! Bref, je me suis retrouvé avec 7 ou 8 policiers dans une petite salle, dont aucun qui parlait vraiment anglais. Heureusement que le chef est arrivé avec son appli de traduction. Après 15mn j'ai pu sortir de la gare et rejoindre mon hôtel : le Korla Xin Lv Super 8, pour 148 yuans (chambre sans fenêtre). L'une des membres du staff parlait un peu anglais, ce qui a facilité les échanges. Il n'y a pas grand chose à faire en une soirée à Korla. Je suis allé déambuler dans la partie animée de la ville, autour de Renmin dong lu (accessible par le bus 9 depuis mon hôtel) et sur les rives du fleuve Kongque. La présence policière n'était pas particulièrement pesante. Le lendemain, après avoir récupéré mon billet de train en 5mn chrono, je partais pour Kuqa, qui s'annonçait un peu plus délicat... et je n'ai pas été déçu.
Pourtant, le premier contact avec la police à la descente du train s'est très bien passé, mais je me doutais que ce n'était pas terminé. Un autre contrôle m'attendait, un peu plus long car le responsable n'était pas là (preuve que les informations ne circulent pas entre les polices des différentes villes). J'ai donc patienté dans le cagibi qui sert à la fois de point de contrôle et de chambre aux policiers : un petit réduit pour deux de peut-être 5 mètres carrés, avec des lits hors d'âge superposés, des cendriers pleins à ras bord... et la clim' ! Les policiers étaient très sympas, le chef (car il parlait quelques mots d'anglais) encore plus, et en quelques minutes c'était plié, je pouvais me lancer.
N'ayant rien pu réserver par avance (ni sur Booking, ni sur Trip), je suis allé au Kuche Binguan, sur Jiefang North Roard. J'ai eu une superbe chambre pour 230 yuans, avec salle de bains et petit déjeuner (100% chinois évidemment). Je n'ai pas cherché à négocier, mais il y a certainement moyen d'obtenir moins cher. L'hôtel est très bien entretenu (malgré la façade qui n'inspire pas confiance) et très bien situé, car il faut savoir que Kuqa est une ville assez étendue, en tout cas plus que je ne l'imaginais. Du Kuche Binguan, il est possible d'aller à pied vers la ville ancienne (= ouïghoure) comme vers la ville nouvelle (= han), qui mort de plus en plus sur les quartiers ouïghours.
Comme attendu, la police était omniprésente, bien plus que dans mes étapes précédentes : à chaque carrefour, devant chaque hôtel, chaque centre commercial, chaque station service, chaque bâtiment officiel, en voiture ou à deux sur une moto. J'ai même vu des femmes avec casques, boucliers... et d'immenses battes de baseball (!).
Le premier soir, je me suis rendu au marché ouïghour, à l'angle de tianshan zhong lu et de youyi lu : c'est une cage. On y entre par des portiques de sécurité et on y déambule entouré de barrières et de caméras. Il faut le voir pour le croire. Malgré cela, il y a du monde, et les étals donnent envie. Il suffit juste de se lancer. J'ai opté pour des brochettes avec du pain cuit sur les braises : excellent ! Pour la première fois depuis mon arrivée au Xinjiang, j'ai été accosté par un type, ouïghour parlant un peu anglais. On n'est évidemment resté très superficiels dans nos échanges, d'une part en raison de la barrière de la langue, d'autre part en raison de la barrière mentale : je ne serais jamais le premier à aborder des sujets politiques là-bas.
Après ce bon repas, je me suis décidé à marcher un peu en direction de la vieille ville ouïghoure (ou ce qu'il en reste), qui s'étend au nord de renmin lu, puis au-delà de la rivière qui traverse la ville. La vieille ville est évidemment quadrillée par la police. Je suis entré en passant un petit barrage où le policier de faction ne m'a rien demandé et avait l'air de s'ennuyer profondément. J'ai ensuite déambulé tranquillement, pris quelques photos et été suivi par des enfants, puis en arrivant vers la sortie j'ai aperçu une mosquée assez ancienne. Je m'en suis approché, ai sorti mon téléphone... ERREUR FATALE !! Un type circulant à moto m'a fait signe que c'était interdit. J'ai donc rangé mon téléphone et me suis tourné vers la sortie toute proche... où un groupe de policiers marchait déjà dans ma direction. C'était parti pour le premier contrôle. Passeport, hôtel, téléphone. Ils ont effacé toutes les photos que j'avais faites de la vieille ville. J'ai tout de même demandé au chef "mosque photo no ?" Il m'a montré fermement la sortie et je n'ai pas insisté. Chose amusante (ou pas) : sur toute la route jusqu'à mon hôtel, que j'ai faite à pied, j'ai été suivi par une voiture de police.
Le lendemain matin, retour dans la vieille ville ouïghoure, cette fois pour visiter la mosquée, censée être la plus importante du Xinjiang après l'Id Kah de Kasghar. Il n'est pas interdit de s'y rendre. Par contre, quel choc : cette mosquée est totalement vide, elle ressemble maintenant à un hangar désaffecté. Il n'y a plus de musée, plus de tapis de prière, plus rien. Une famille gère les entrées, qui se résument à des touristes hans venus faire des selfies. Cette négation de l'histoire par les autorités chinoises est absolument scandaleuse. Cette mosquée, et le quartier qui l'entoure, finira probablement comme le quartier qui entourait jadis le marché ouïghour : rasée pour laisser place à des tours de 50 étages. A noter que je ne suis pas non plus reparti de la mosquée seul puisqu'un faux touriste han me suivait à mesure que je me baladais dans la vieille ville. Je me demande ce qu'il faisait là : il y a tellement de policiers dans les parages que je n'allais pas me risquer à une photo interdite. Conseil d'ami : si vous voulez un café et ce qui ressemble le plus à une pâtisserie à Kuqa, fuyez le Xintian Coffee, mentionné par le LP, car le service y est déplorable. Allez plutôt chez Aili, juste en face. Sur le chemin du retour vers mon hôtel, voyant un carrefour assez marrant avec un monument très étrange au milieu, je me décide à le prendre en photo... SECONDE ERREUR FATALE !! 2 mn plus tard, alors que je ne me doutais de rien, une voiture de police m'a fait signe de m'arrêter et m'a conduit au poste le plus proche pour de nouvelles vérifications. Passeport, hôtel, téléphone. Ouf, ils n'ont rien effacé, même pas la photo du fameux carrefour (que j'ai effacée moi-même tellement elle n'avait aucun intérêt).
J'ai passé l'après-midi aux grottes de Kizil (250 yuans en taxi depuis mon hôtel). Très peu de grottes sont ouvertes, mais la visite reste intéressante. Dommage que les informations données en anglais soient si sommaires, mais je n'avais qu'à me documenter moi-même avant d'y aller. En tout cas, la route qui mène au site est magnifique (et bien évidemment parsemée de checkpoints).
Un long trajet en train plus tard (avec une bonne heure de retard, comme quasiment chacun de mes trajets en train au Xinjiang), j'arrivais à Kashgar, une ville que je connaissais pour m'y être déjà arrêté en 2013. La ville est évidemment quadrillée par la police, mais moins que ce que j'attendais. La vieille ville a gagné en propreté (ce qu'elle a perdu en authenticité ? à chacun de juger). La mosquée Id Kah ressemble davantage à un jardin qu'on visite qu'à un lieu de prières, même si elle est théoriquement encore en activité. Un pakistanais rencontré un peu plus tard m'a affirmé qu'on lui avait interdit l'accès à l'Id Kah au motif qu'il est... musulman.
A Kashgar, j'ai séjourné au Lihao, qui est très bien situé, pour environ 210 yuans par nuit. C'était tout juste passable, mais une réceptionniste parlait un excellent anglais et m'a été d'une grande aide pour organiser la suite de mon voyage, notamment en appelant des hôtels à Hotan. Si je conseille cet hôtel, c'est vraiment juste pour ça, et certainement pas pour le rat que j'ai vu gentiment gambader à mon étage le soir de mon arrivée. De plus, comme partout ailleurs au Xinjiang, peu d'hôtels acceptent les étrangers à Kashgar. Pour rejoindre le Lihao depuis la gare, c'est 20 yuans en taxi, et les taxis remplissent leurs voitures avant de partir. J'ai vérifié : tout le monde a bien payé 20 yuans dans mon taxi. J'ai fait le trajet ville-gare un autre jour en pleine journée, ça m'a coûté 19 yuans au compteur, donc les 20 yuans sont corrects. Détail amusant : l'arrivée en gare de Kasghar a été très rapide : un simple contrôle de mon passeport, pas de questions en plus et pas de détour par le poste le plus proche pour des vérifications supplémentaires.
Je me suis pas mal baladé dans la ville. En fin de journée il faut aller au parc renmin (derrière la statue de Mao) pour admirer les danses ouïghoures. Evidemment le parc est grillagé et l'accès contrôlé, ce qui n'était pas le cas il y a 6 ans. Le marché de nuit dans la vieille ville est une bonne occasion de tester plein de choses (après avoir là aussi passé les barrages). A propos de nourriture, j'ai essayé le Altun Orda, mis en avant dans mon vieux LP. C'est à fuir !! Je n'ai pas trouvé la nourriture excellente, mais on ne peut pas juger un restaurant sur un repas. En revanche, l'attitude du personnel justifie à elle seule de ne pas y aller : service minable, dédain prononcé... Si j'étais dans la restauration, j'aurais vraiment honte pour eux.
Après Kashgar, qui malgré les patrouilles bruyantes du soir ne s'est pas révélé si horrible d'un point de vue sécuritaire, Hotan promettait d'être différente. J'ai longuement hésité avant d'y aller, ne sachant pas si les étrangers étaient autorisés, et j'ai même demandé à une réceptionniste de mon hôtel de Kashgar d'appeler quelques hôtels à Hotan pour savoir s'ils m'accepteraient. Avec deux noms en poche, je pouvais y aller. A ma descente du train, j'ai évidemment été intercepté par la police, qui m'a amené vers son poste de garde. Après une demi-heure d'attente à l'extérieur et sans qu'aucune question ne me soit posée, j'étais autorisé à me rendre en ville. J'ai logé au Xi Ju pour 230 yuans la nuit avec petit déjeuner (chinois). Il existe au moins une autre solution pour les étrangers : le Muztag Hôtel.
Certes, j'ai été assez surpris qu'on me demande mon passeport le premier soir quand je suis allé au... restaurant, mais à part ça la pression sécuritaire n'a pas été très intense à Hotan, et tant mieux. J'ai pu me balader tranquillement dans le très moderne (donc très chinois) centre-ville, ainsi que dans les quartiers ouïghours périphériques, probablement promis à une démolition imminente. Une partie de la vieille ville a déjà été reconstruite, avec devant chaque bâtiment une photo de ce qu'il était avant et de ce qu'il est maintenant, histoire de convaincre tout le monde du bienfait de ces démolitions. Je ne peux pas dire que le résultat soit déplaisant, mais quel est l'avis de la population locale ? Sont-ils ravis que l'on puisse à présent manger un burger et des frites dans leur quartier historique ? En parlant de manger, le marché de nuit est une expérience sympa, même s'il a pour lieu un hangar surcontrôlé et qu'il n'a franchement plus grand chose de ouïghour. Pour finir avec Hotan, je n'ai pas essayé de me rendre au mausolée d'Imam Asim. Je n'étais pas très motivé pour me retrouver une nouvelle fois fois confronté à la police, et de toute manière ce mausolée a été grandement détruit.
Après un bref passage par Kashgar et un long trajet en bus, j'arrivais à Tashkurgan, dernière étape de mon voyage au Xinjiang. Je suis allé au K2 Youth International Hostel (198 yuans la double), principalement dans l'espoir de trouver d'autres voyageurs pour franchir la frontière Chine/Tadjikistan avec moi. L'endroit est pas mal, notamment le super lobby avec une table de billard, mais alors le staff... Le gars qui tenait l'accueil quand je suis arrivé m'a d'abord affirmé que tout était plein, jusqu'à ce que je lui mette sous le nez l'état des réservations sur Trip.com. Il a alors consenti à nous filer une double (j'étais avec un pakistanais rencontré dans le bus). Peut-être qu'il n'avait pas envie de se taper la paperasse qui accompagne l'hébergement d'étrangers... Je suis resté 2 nuits sur place, le temps de faire une lessive, de me poser un peu et de faire le tour de la très sympathique ville de Tashkurgan, seul endroit où quelqu'un d'une ethnie « minoritaire » s'est ouvert à moi des restrictions qu'il subit...
Il était ensuite temps de quitter la Chine pour rejoindre le Tadjikistan. De Tashkurgan, j'ai pris le bus de 10h pour Kashgar... qui est parti à 11h15. Même si je descendais 1h30 plus loin au poste frontière, j'ai dû payer plein pot (65 yuans je crois). Le poste frontière est extrêmement moderne côté chinois, et grand. Sauf que personne n'y passe. Quand je m'y suis présenté, j'avais donc tous les policiers pour moi ! Concrètement, j'ai d'abord passé un premier contrôle assez sommaire de mes bagages, puis un second plus poussé, agrémenté d'un contrôle de chacun de mes appareils électroniques : toutes les photos ont été vérifiées (aucune n'a été effacée, j'avais pris mes précautions) et tous mes films aussi (heureusement que je n'avais rien de trop embarrassant !!). J'ai également eu droit à un petit entretien privé avec une policière : où êtes-vous allé, pourquoi, blabla... Tout ça m'a bien pris 45mn. Les policiers m'ont ensuite invité à patienter dans un petit local... dans l'attente qu'un poids lourd passe la frontière pour m'installer dedans ! En effet, la frontière proprement dit est située 10km plus loin, en haut d'un col d'où la vue sur le Muztag Ata est absolument sublime, et il est interdit de les parcourir à pied ou en vélo. C'est poids lourd obligatoire pour tout le monde ! Une fois arrivés en haut du col, il a fallu attendre que les douaniers chinois finissent leur pause déjeuner. Après une ultime vérification de leur part, je m'avançais vers le poste tadjik, beaucoup plus modeste et beaucoup plus détendu également !
En synthèse, je ne regrette absolument pas ces 2 semaines au Xinjiang, où j'ai vu que ce que je voulais voir. La police chinoise a toujours été très aimable, même si je les ai vus beaucoup plus que ce que j'aurais aimé. En revanche, s'il y a des gens que je n'ai pas vus, ce sont bien les Ouïghours : alors qu'il y a 6 ans, il n'était pas rare que des gens viennent me parler, y compris de politique, cette fois-ci ce fût le néant total. Les gens ne me retournaient même pas mes regards ou mes tentatives de sourire. On a vraiment l'impression qu'une chape de plomb règne sur cette région. Est-ce durable ? Peut-être. Qu'en pense la majorité de la population ? Je n'en ai strictement aucune idée, et c'est bien dommage.
Un mois sur la route de la soie en Chine (2018) English translation pending
Du 28 août au 27 septembre 2018, j'ai pu approcher bien des hauts-lieux de la Route de la Soie dans sa partie chinoise, depuis le Pamir chinois jusqu'à Xi'an, traversant les provinces suivantes :
- Xinjiang,
- Gansu,
- Qinghai,
- Ningxia,
- Shaanxi.
Comme Marco Polo, je suis entré en Chine par le Pamir (col de Koulma, Marco Polo serait entré par le Wakhan), et j'ai voyagé de l'Ouest vers l'Est. Un choix volontaire pour découvrir progressivement la culture chinoise à l'occasion de ce tout premier voyage dans l'Empire du Milieu.
Ci-après : - l'itinéraire suivi, - les transports longue-distance utilisés (dont de nombreux trains de nuit), - les principales visites et mes appréciations, - les hébergements utilisés.
Fabrice
Comme Marco Polo, je suis entré en Chine par le Pamir (col de Koulma, Marco Polo serait entré par le Wakhan), et j'ai voyagé de l'Ouest vers l'Est. Un choix volontaire pour découvrir progressivement la culture chinoise à l'occasion de ce tout premier voyage dans l'Empire du Milieu.
Ci-après : - l'itinéraire suivi, - les transports longue-distance utilisés (dont de nombreux trains de nuit), - les principales visites et mes appréciations, - les hébergements utilisés.
Fabrice
Xinjiang? English translation pending
Bonjour à tous
J'hésite furieusement sur ma destination pour cet été, et le Xinjiang est revenu à la surface, notamment suite à un livre magnifique que je viens de terminer (La croisière jaune, je vous le conseille). Mais voilà, je sais que la situation y est un peu particulière. Du coup, y aurait-il quelques personnes qui sont allées sur place récemment (disons depuis 2/3 ans) et qui pourraient me faire un petit état des lieux ?
Mon idée, non encore creusée véritablement, serait de faire une boucle à partir d'Urumqi autour du Taklamakan. Je précise que je connais bien la Chine et un peu le Xinjiang (mais ça remonte). Mais si c'est pour être refoulé de ville en ville ou contrôlé tous les 100 mètres...
Merci d'avance !
J'hésite furieusement sur ma destination pour cet été, et le Xinjiang est revenu à la surface, notamment suite à un livre magnifique que je viens de terminer (La croisière jaune, je vous le conseille). Mais voilà, je sais que la situation y est un peu particulière. Du coup, y aurait-il quelques personnes qui sont allées sur place récemment (disons depuis 2/3 ans) et qui pourraient me faire un petit état des lieux ?
Mon idée, non encore creusée véritablement, serait de faire une boucle à partir d'Urumqi autour du Taklamakan. Je précise que je connais bien la Chine et un peu le Xinjiang (mais ça remonte). Mais si c'est pour être refoulé de ville en ville ou contrôlé tous les 100 mètres...
Merci d'avance !
Itinéraires des trains en Chine English translation pending
Hellou !
Est-il possible de trouver un train (avec ou sans correspondances) qui pourrait me mener de la ville de Lijiang (Sud du pays), vers la ville de Laksou, ou Kachgar (ou dans les environs) plus au nord à l'ouest, afin que je puisse passer la frontière du Khirgistan ?
Je vais voyager à pied, mais n'ayant pas les pieds bioniques et un visa de 1 mois, je dois prendre les transports. Je me demande simplement si de Lijiang ou les environs, il est possible de se rendre dans l'ouest. De tous les posts que j'ai trouvés, et sur les sites, j'ai l'impression que les lignes de train ne correspondent pas à ce que je recherche.
Après, je suis prête à prendre le bus, si quelqu'un sait me renseigner, MERCI ! 🙂
Est-il possible de trouver un train (avec ou sans correspondances) qui pourrait me mener de la ville de Lijiang (Sud du pays), vers la ville de Laksou, ou Kachgar (ou dans les environs) plus au nord à l'ouest, afin que je puisse passer la frontière du Khirgistan ?
Je vais voyager à pied, mais n'ayant pas les pieds bioniques et un visa de 1 mois, je dois prendre les transports. Je me demande simplement si de Lijiang ou les environs, il est possible de se rendre dans l'ouest. De tous les posts que j'ai trouvés, et sur les sites, j'ai l'impression que les lignes de train ne correspondent pas à ce que je recherche.
Après, je suis prête à prendre le bus, si quelqu'un sait me renseigner, MERCI ! 🙂
Aller en Inde sans prendre l'avion English translation pending
Bonjour,
Je dois aller a dehradune en Inde et je désire m'y rendre autrement qu'en avion. Est-ce qu'une personne a déjà été en Inde sans prendre l'avion? si oui de quelle façon? covoiturage, train, porte des étoiles, soucoupe volante?
Donc, pourriez-vous me dire ce qu'il est possible de faire?? Bateau cargo ?
Merci
Comment rejoindre Kachgar depuis le Tadjikistan? English translation pending
bonjour,
comment rejoindre kashgar depuis le pamir /tadjiskistan ? y a t il un point de passage au tadjikistan ou la seule solution est elle de passer par le kirgizistan ? est ce faisable en transport public /partagé ?
merci. wegman
Passage de la frontière chinoise à vélo depuis l'ouest (Kirghizistan, Kazakhstan, Russie, Mongolie) English translation pending
Bonjour à tous,
Membre de l'organisation d'un rallye en vélo solaire, nous essayons de trouver des informations sur le passage de la frontière chinoise en vélo depuis l'ouest. C'est à dire soit du Kirghizistan vers la Chine, soit du Kazakhstan vers la Chine , soit de la Russie vers la Chine et éventuellement de la Mongolie vers la Chine. Il semblerait qu'il y a quelques année certaine frontière étaient fermée pour les vélos, notamment celle de Khorgos. Les vélos ne seront pas groupés ou encadré par notre organisation. Chacun arrivera individuellement, étalé dans le temps selon leur rythme, entant que voyageur seul. Avez vous des informations mises à jours à ce sujet. Bien à vous.
Thomas pour The Sun Trip: thesuntrip.com

Membre de l'organisation d'un rallye en vélo solaire, nous essayons de trouver des informations sur le passage de la frontière chinoise en vélo depuis l'ouest. C'est à dire soit du Kirghizistan vers la Chine, soit du Kazakhstan vers la Chine , soit de la Russie vers la Chine et éventuellement de la Mongolie vers la Chine. Il semblerait qu'il y a quelques année certaine frontière étaient fermée pour les vélos, notamment celle de Khorgos. Les vélos ne seront pas groupés ou encadré par notre organisation. Chacun arrivera individuellement, étalé dans le temps selon leur rythme, entant que voyageur seul. Avez vous des informations mises à jours à ce sujet. Bien à vous.
Thomas pour The Sun Trip: thesuntrip.com

Rapporter un couteau du Xinjiang? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai lu que les Ouïghours fabriquent de très jolis couteaux, vendus un peu partout au Xinjiang. J'aimerais beaucoup en rapporter un, mais il semble que ce ne soit pas facile vu la situation tendue au Xinjiang. Il semblerait qu'avoir un couteau dans ses bagages est interdit dans les trains, et que certaines personnes se soient même vues confisquer leurs couteaux dans leurs bagages en soute.
Quelqu'un ici a-t-il déjà essayé de ramener un tel couteau? Comment? Mon trajet au Xinjiang: Dunhuang, Turpan, Urumqi puis vol jusqu'à Xi'an.
Merci, Florence
J'ai lu que les Ouïghours fabriquent de très jolis couteaux, vendus un peu partout au Xinjiang. J'aimerais beaucoup en rapporter un, mais il semble que ce ne soit pas facile vu la situation tendue au Xinjiang. Il semblerait qu'avoir un couteau dans ses bagages est interdit dans les trains, et que certaines personnes se soient même vues confisquer leurs couteaux dans leurs bagages en soute.
Quelqu'un ici a-t-il déjà essayé de ramener un tel couteau? Comment? Mon trajet au Xinjiang: Dunhuang, Turpan, Urumqi puis vol jusqu'à Xi'an.
Merci, Florence
Idées d'itinéraire Lanzhou - Chengdu puis Sichuan et Yunnan English translation pending
Bonjour,
En voyage à vélo, nous venons d'entrer en Chine, à Kashgar. On pense prendre un train jusqu'à Lanzhou avant de continuer à vélo notre route jusqu'à Chengdu, puis dans la partie tibétaine du Sichuan pour finir au Yunnan. Comme le passage par la Chine n'était pas initialement prévu dans notre projet, nous n'avons que peu d'idées sur les belles routes à suivre dans cet immense pays... Est-ce que vous auriez des routes/villes à nous conseiller entre Lanzhou et Chengdu ? Des recommandations dans le Sichuan et le Yunnan ? Nous pédalerons en Octobre et Novembre dans ces régions.
Merci pour les conseils !
Alice https://entransat.wordpress.com
En voyage à vélo, nous venons d'entrer en Chine, à Kashgar. On pense prendre un train jusqu'à Lanzhou avant de continuer à vélo notre route jusqu'à Chengdu, puis dans la partie tibétaine du Sichuan pour finir au Yunnan. Comme le passage par la Chine n'était pas initialement prévu dans notre projet, nous n'avons que peu d'idées sur les belles routes à suivre dans cet immense pays... Est-ce que vous auriez des routes/villes à nous conseiller entre Lanzhou et Chengdu ? Des recommandations dans le Sichuan et le Yunnan ? Nous pédalerons en Octobre et Novembre dans ces régions.
Merci pour les conseils !
Alice https://entransat.wordpress.com
Où aller en Chine à vélo? English translation pending
Salut a tous.
Avec ma copine on devrait arriver en Chine d'ici un mois ou un mois et demi environ. On rentrera dans le pays par le kazaksthan, au niveau du poste frontière de korghas port. Nous avons obtenu 3 mois de visa assez facilement lorsque nous étions a Teheran. Nous avons de la chance d'avoir ces 3 mois et comptons les mettre a profit pour découvrir au maximum cette immense pays. Cependant notre plan de route est encore très flou... nous n'avons pas de carte de la Chine pour le moment et sur maps.me et google map, il n y a que de gros axes, ce que nous détestons et faisons tout pour éviter.
Dans un premier temps, après avoir passé la frontière l'idée est de rejoindre ürumqi. Connaissez vous cette partie du nord ouest de la Chine? Pensez vous qu'il est intéressant d'aller parcourir le nord de cette zone , l'Altaï chinois? Cette partie n'est elle pas désertique? Bref , passer un mois est il intéressant ? Ya t'il des petites routes?
Après ürumqi, on envisage de prendre le bus pour Chengdu et de faire la route 318 qui va vers l est, en direction du Tibet.
Enfin, nous rejoindrons Kunming pour faire le visa vietnamien et prendre la route d'Hanoï.
Qu'en pensez vous? Avez vous des suggestions? Sachant que nous détestons les grands axes, que nous aimons particulièrement les grands cols non asphaltés et que les nous ne sommes pas fan des désert.
Nous pouvons prendre des trains et aller dans différentes zones. Voilà, si vous avez des conseils info plan ou autres je suis preneur!
Merci beaucoup!
Avec ma copine on devrait arriver en Chine d'ici un mois ou un mois et demi environ. On rentrera dans le pays par le kazaksthan, au niveau du poste frontière de korghas port. Nous avons obtenu 3 mois de visa assez facilement lorsque nous étions a Teheran. Nous avons de la chance d'avoir ces 3 mois et comptons les mettre a profit pour découvrir au maximum cette immense pays. Cependant notre plan de route est encore très flou... nous n'avons pas de carte de la Chine pour le moment et sur maps.me et google map, il n y a que de gros axes, ce que nous détestons et faisons tout pour éviter.
Dans un premier temps, après avoir passé la frontière l'idée est de rejoindre ürumqi. Connaissez vous cette partie du nord ouest de la Chine? Pensez vous qu'il est intéressant d'aller parcourir le nord de cette zone , l'Altaï chinois? Cette partie n'est elle pas désertique? Bref , passer un mois est il intéressant ? Ya t'il des petites routes?
Après ürumqi, on envisage de prendre le bus pour Chengdu et de faire la route 318 qui va vers l est, en direction du Tibet.
Enfin, nous rejoindrons Kunming pour faire le visa vietnamien et prendre la route d'Hanoï.
Qu'en pensez vous? Avez vous des suggestions? Sachant que nous détestons les grands axes, que nous aimons particulièrement les grands cols non asphaltés et que les nous ne sommes pas fan des désert.
Nous pouvons prendre des trains et aller dans différentes zones. Voilà, si vous avez des conseils info plan ou autres je suis preneur!
Merci beaucoup!
Entrée en Chine directement par le Xinjiang English translation pending
Salut à tous!
je ne pense pas qu'il y ait de contrôles particuliers à la frontière, lorsqu'on se présente depuis le Kazakhstan. Mais , un homme prévenu en vaut deux, et donc si certains ont eu des expériences spécifiques à cette frontière et/ou à l'enregistrement ultérieur dans les localités chinoises, ce serait de la plus grande utilité. Voici:je songe à être au Kazakhstan fin décembre/début janvier. Je connais déjà Almaty mais n'ai jamais été en Chine. Cette fois-ci je voudrais jeter un oeil en Xinjiang. Depuis Almaty des autobus font le trajet jusqu'à Xorgas puis Ürümqi. Des trains mènent d'Almaty près de la frontière, et de là des bus pour la passer, et je vois qu'ensuite débute le réseau ferré chinois avec des trains pour Ürümqi notamment. Mais pour le passage de la frontière elle-même, par voie de surface, il n'y a que l'autobus (ou la voiture ou à pied).je vais demander un visa chinois touristique type L, et j'ai bien sûr lu attentivement les informations fournies sur les sites consulaires chinois ( par exemple en français fr.china-embassy.org/...sb/qzyw/t1090864.htm ). Selon ces instructions, pour la délivrance de visa L est mentionné: "La réservation de billet d'avion aller-retour et d'hôtel, la lettre d'invitation d'une unité ou d'un particulier en Chine."
("mon" consulat chinois, en Norvège, ne mets que de l'anglais: www.chinese-embassy.no/...fwss/qz/t1071446.htm avec ceci: "L Visa Documents showing the itinerary including air ticket booking record (round trip) and proof of a hotel reservation, etc. or an invitation letter issued by a relevant entity or individual in China.")
J'ai appellé le consulat chinois pour plus amples renseignements. L'agent consulaire m'a dit que: -> les billets de train aussi sont acceptés, mais pas des billets de bus. -> que pour le Xinjiang une invitation est requise. ====
Le gars ne causait pas norvégien, mais anglais, et ayant préliminairement précisé que je suis résident norvégien mais en passeport français, je lui ai demandé "invitation or hotel reservation?" à quoi il me répète "for Xinjiang an invitation is needed". Je n'ai pas insisté mais j'ai trouvé étrange qu'il parle d'invitation, alors que selon les instructions en ligne, il s'agit de réservations hôtelière OU de lettre d'invitation (pour le visa L). Alternativement, bien que je lui mentionnais vouloir demander le visa L, il a peut-etre distraitement cru qu'il s'agissait d'un visa M, pour affaires, ou là une lettre d'invitation est requise. Cependant c'est pourtant parce que je lui ai dit "I will travel from Almaty to Ürümqi by bus" qu'il me dit "for Xinjiang, you need an invitation", il a insisté sur Xinjiang. J'ai appellé le consulat chinois de Paris avec l'idée de poser la question en français, mais il n'y a qu'un répondeur qui renseigne de contacter un centre de visa. Bon je ne vais pas m'emmerder plus avec ça. Ma conclusion est que l'agent consulaire d'Oslo chinoise un peu trop, et pour faire simple, comme par ailleur je suis en visa russe annuel multi-entrées, je vais:
--> acheter un billet de train A/R Oussouriisk-Suifenhe càd. ~ 100 kms sur la ligne Vladivostok-Chine, comme billet A/R pour la demande de visa. --> réserver un hôtel quelconque, à Suifenhe par exemple. Annuler la réservation dès que j'ai le visa chinois (une semaine disent-ils au consulat d'Oslo) --> me pointer à la frontière kazakho-chinoise de Xorgas
La question est: aux postes frontaliers d'entrée en Chine par le Xinjiang, y-a-t'il vérification d'une lettre d'invitation, et de même lors de l'enregistrement auprès de la police des localités où on séjourne?
je ne pense pas qu'il y ait de contrôles particuliers à la frontière, lorsqu'on se présente depuis le Kazakhstan. Mais , un homme prévenu en vaut deux, et donc si certains ont eu des expériences spécifiques à cette frontière et/ou à l'enregistrement ultérieur dans les localités chinoises, ce serait de la plus grande utilité. Voici:je songe à être au Kazakhstan fin décembre/début janvier. Je connais déjà Almaty mais n'ai jamais été en Chine. Cette fois-ci je voudrais jeter un oeil en Xinjiang. Depuis Almaty des autobus font le trajet jusqu'à Xorgas puis Ürümqi. Des trains mènent d'Almaty près de la frontière, et de là des bus pour la passer, et je vois qu'ensuite débute le réseau ferré chinois avec des trains pour Ürümqi notamment. Mais pour le passage de la frontière elle-même, par voie de surface, il n'y a que l'autobus (ou la voiture ou à pied).je vais demander un visa chinois touristique type L, et j'ai bien sûr lu attentivement les informations fournies sur les sites consulaires chinois ( par exemple en français fr.china-embassy.org/...sb/qzyw/t1090864.htm ). Selon ces instructions, pour la délivrance de visa L est mentionné: "La réservation de billet d'avion aller-retour et d'hôtel, la lettre d'invitation d'une unité ou d'un particulier en Chine."
("mon" consulat chinois, en Norvège, ne mets que de l'anglais: www.chinese-embassy.no/...fwss/qz/t1071446.htm avec ceci: "L Visa Documents showing the itinerary including air ticket booking record (round trip) and proof of a hotel reservation, etc. or an invitation letter issued by a relevant entity or individual in China.")
J'ai appellé le consulat chinois pour plus amples renseignements. L'agent consulaire m'a dit que: -> les billets de train aussi sont acceptés, mais pas des billets de bus. -> que pour le Xinjiang une invitation est requise. ====
Le gars ne causait pas norvégien, mais anglais, et ayant préliminairement précisé que je suis résident norvégien mais en passeport français, je lui ai demandé "invitation or hotel reservation?" à quoi il me répète "for Xinjiang an invitation is needed". Je n'ai pas insisté mais j'ai trouvé étrange qu'il parle d'invitation, alors que selon les instructions en ligne, il s'agit de réservations hôtelière OU de lettre d'invitation (pour le visa L). Alternativement, bien que je lui mentionnais vouloir demander le visa L, il a peut-etre distraitement cru qu'il s'agissait d'un visa M, pour affaires, ou là une lettre d'invitation est requise. Cependant c'est pourtant parce que je lui ai dit "I will travel from Almaty to Ürümqi by bus" qu'il me dit "for Xinjiang, you need an invitation", il a insisté sur Xinjiang. J'ai appellé le consulat chinois de Paris avec l'idée de poser la question en français, mais il n'y a qu'un répondeur qui renseigne de contacter un centre de visa. Bon je ne vais pas m'emmerder plus avec ça. Ma conclusion est que l'agent consulaire d'Oslo chinoise un peu trop, et pour faire simple, comme par ailleur je suis en visa russe annuel multi-entrées, je vais:
--> acheter un billet de train A/R Oussouriisk-Suifenhe càd. ~ 100 kms sur la ligne Vladivostok-Chine, comme billet A/R pour la demande de visa. --> réserver un hôtel quelconque, à Suifenhe par exemple. Annuler la réservation dès que j'ai le visa chinois (une semaine disent-ils au consulat d'Oslo) --> me pointer à la frontière kazakho-chinoise de Xorgas
La question est: aux postes frontaliers d'entrée en Chine par le Xinjiang, y-a-t'il vérification d'une lettre d'invitation, et de même lors de l'enregistrement auprès de la police des localités où on séjourne?