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Népal: armée et "dommages collatéraux", histoire d'un massacre English translation pending
by Kerouac · 2005-12-18 · 6 replies
14 decembre dans un village pres de Nagarkot, a 15km de Kathmandu voici mon recit, j'espere des reactions !

Parti en excursion a Nagarkot, rapidement fuit les hotels-resorts luxueux, je me retrouve invite a assister a une fete hindu dan sun village voisin.

Toute l’apres midi, un helicoptere circule dans les airs au dessus de la colline, s’entrainant au tir, et je sursaute a chaque detonation. Entrainement normal, presque quotidien… A cote de Nagarkot, deux collines sont occupees par les militaires, points strategiques controlant la vallee de Kathmandu, en siege depuis des annes, sans savoir si c'es par les maoistes ou par l'armee. Plus loin, a Changu Narayan, un autre camp militaire. Entre les deux, un hameau et un temple : A 19 heures, Suresh, 13 ans, nous emmene au temple de Kalidevi Mandir Ganesh, chacun tenant un baton d’encens, chantant des mantras en riant. Le temple est bati au sommet de la colline, autour de deux arbres percant le toit. Simple muret de brique construit en carre, les statues des divinites au centre, enterrees sous des fleurs. Couleurs jaune, orange, rouge. Chacun arbore la tika sur le front. Pour la puja, chaque famille a dispose pres des statues de petits paniers remplis d’offrandes : riz, mais, fleurs de patchouli, quelques piecettes, et une lampe a huile. De l’encens brule de partout, repandant une douce odeur. 12 flambeaux brulent en permanence devant les statues. De temps a autre tombe une pluie de grain de riz jetes pour les statues. A l’exterieur du temple, c’est kermesse ! Des stands de fruits, de momo, de the bien sur, de roxi et de chang, un haut-parleur diffuse de la musique branchouille d’Inde. 3 feux de bois crepitent sous les etoiles. 4 generations sont reunies pouir la celebration. Tout respire la Foi, millenaire, mais aussi simplement la Joie et la Vie. Les gens sont venus de tous les villages alentours, il y a foule. Vieux en kurta traditionnelle, femmes en saree indien, djeunes a la mode bad boy. Au milieu trainent une poignee de militaires en treillis et armes. Une bagarre eclate a cote, rapidement terminee. Un jeune de Bhaktapur me met en garde contre les debordements eventuels si jamais ca picolait trop. Apres quantite de the, de discussion, et des images joyeuses plein la tete, nous rentrons de nuit vers 23 heures. Le paysage est baignee de la lumiere bleutee de la Lune. En regardant par la fenetre, on dirait qu’il a neige ! Un petit feu, un enieme the, une cigarette et au lit. 10 minutes plus tard, nous entendons des detonations. Pas franchement inquiets, surtout avec les bruits d’entrainement militaire de la journee, nous restons couches. Peu apres les gens redescentent du temple. Melange de rire et d’interjections, pas precipites et tension. Notre logeur pase nous voir : « stay inside close the door, no problem ! ». pas le moment de poser des questions. Avant de m’endormir, j’entends les cris et les pleurs d’une femme que l’on raccompagne chez elle, notre voisine. Qu’a t’il bien pu se passer ? ! ? j’imagine un scenario banal : alcool + fete + soldat = pan pan et je me figure un soldat qui tire en l’air, emeche, fier de son pouvoir viril. Au pire un soldat ayant flingue un autre, comme un chasseur ! Reveil avec le coq et les gamins. Tout semble normal sauf que le petit Suresh n’est pas venu nous reveiller en criant : « good morning nepaaaaaal ! ! » comme de coutume. Sentiment bizarre, les yeux sont rouges d’avoir trop pleure. En discutant avec les gamins, puis les adultes, en anglo-nepali, et enfin avec les journalistes, nous reconstituons la scene. Une bagarre entre un soldat et des villageois, car le militos a brutalise un vieillard sans raison (peut-etre avec un couteau). Le troufion retourne a son camp pour en revenir deux heures plus tard avec 8 copains, et avec son fusil charge. Sans avertissement, il tire sur la foule a l’endroit de la precedente altercation, en aveugle, sur tout se qui passe, femme enfant. Ses collegues avaient juste eu le temps d’avertir rapidement : « couchez-vous il va tirer ! » (donc ils auraient pu l’en empecher, que je me dis, mais c’est vrai que ce ne sont que des bidasses…). Selon les sources, il y a entre 12 et 16 morts et une vingtaine de blesses parques a l’hopital. Le mari de la voisine y est reste. Et tout le village a assiste impuissant au massacre a avant de prendre la fuite. Les gamins, temoins de la fusillade, du sang, de la debandade, plaisantaient le lendemain en mimant les pan-pan, pour quelles consequence psychologiques ? Au matin, des journalistes ont fait la queue devant le maison de la veuve eploree pour quelques cliches. Journaux, TV, interview des etrangers au passage en bonus, mais decus parce que nous ne sommes ni blesses ni morts je suppose car ils decampent rapidement. Et nous apprenons de leur bouche que le gouvernement essaye de faire passer la version selon laquelle lors d’une emeute contre les forces royales, des soldats ont abattus des terroristes…….. Les corps sont rstes jusqu’au matin, evacues par les soldats ou les villageois, selon les sources. Ce qui est sur c’est que les militaires ont essayes de gommer les plus grosses traces du masacre avant l’arrivee des journalistes et autres representants des ong droitdelhommistes. Bien commode, le meurtrier est ausi mort, sans que j’ai parvenu a savoir vraiment comment. Heureusement, la rue n’a pas gobe, et un semblant de verite voit le jour, en attendant de savoir reellement ce qui s’est passe. Une enquete est menee… par d’autres militaires du gouvernement royal ! Il faut savoir que ce n’est pas la premiere histoire de ce genre dans le coin. « Ca arrive » disent pasivement les gens de la region tout en maudissant les militaires implantes de partout et qui sortent trop souvent de leurs casernes pour s’occuper, d’ou la terreur voire la haine, bien comprehensible, de la population a leur egard. En gros voici les donnes du probleme : Le gouvernement a besoin de soldats en masse pour contrer la rebellion maoiste, situee dans les montagnes. Mais comme les contingents sont trop faibles pour s’aventurer dans les regions sensibles combattre les mao qui leurs mettraient une sacree raclee sur leur teritoire, ils sont parques dans les zones urbaines. C’est cense donner une impression de securite la population, qui ne s’y trompe pas. Multiplication des checkpoints qui paralisent l’economie fragile du pays et le mouvement des populations. Mais de l’autre cote, les mao sont trop faiblement armes pour renverser le pouvoir en place. Ils attendent que le regime se casse la gueule de lui-meme, par la rue ou les partis politiques d’opposition qui militent toujours continuellement pour l’etablissement de la democracie et la tenue d’elections. Il y a donc statu quo entre les deux factions, treve unilaterale et pas de combats. Par consequent, l’armee est inutile, desoeuvree, et donc dangeureuse car incontrolable. N’importe qui devient bidasse, car c’est une bonne planque, payee le double du salaire moyen. Soldats sans experience, stupides et tout-puissants. En general, ces crimes restent toujours impunis, comme par exemple ces deux occidentales disparues. Deux cas distincts pour une meme histoire : femme jeune et plutot jolie, disparue a proximite d’un camp militaire (vetements retrouves par la suite) alors que les soldats avaient quartier libre… evidemment la police freine des quatres fers, et esquive. L’enquete ne sera jamais terminee. La version internationale de ce conflit veut que, les maoistes etant consideres comme des terroristes, il faille soutenir le regime du roi, malgre l’autocratisme, le despotisme voire la dictature de ce regime. Classique simplification manicheenne bien-mal a la Bush. Ainsi nombre de pays fournissent de l’armement au Nepal pour l’aider a mater la rebellion, ce qui n’est pas pour demain, incluant l’Inde, la Chine, les USA, et sans doute la France parce qu’on est tres fort pour ce genre de business. Le peuple en a marre et le dit, les rues ont grondes pendant deux jours, paralysant les principales villes du pays. Grosses banda, certaines violentes, qui se sont soldees par d’autres altercations entre police et etudiants, arrestations, blesses en masse, allongeant la liste des victimes. Ainsi le peuple est pris entre le marteau et l’enclume, en etau entre les mao et les forces gouvernementales. Comme le Nepal est franchement primitif au niveau politique, les gens ne sont pas conscient qu’il suffirait de 10 jours pour mettre a bas ce regime, en 10 jours de bordel generalise, en revolution éclair comme c’est la mode ces temps-ci (Ukraine, Georgie, Liban). Avec une population majoritairement rurale, completement coupee de Kathmandu et des tribulations politiques, principalement concerne par la survie au quotidien, deja ecrasse par ses problemes, cette revolution facile n’est pas prete d’arriver. Pas d’unite car peu de communication et de media dignes de ce nom. Fatalisme culturel, de style karmique, plus que politique. Les gens prient, mais ne font pas grand chose. Et ces villageois restent sans recours, et moi je suis impuissant, alors que ce peuple si joyeux et tellement pacifique, fait toujours les frais et en prend plein la tronche. Le gouvernement annonce une indemnite de 2000euros par famille. Mais qui remplacera le pere, le frere, le fils ? ici, pas de pension de veuvage, pas de retraite. Si pas de fils pour trimer et payer une retraite a ses vieux parents, l’avenir est difficile a envisager sereinement… 15 morts, a 200metres de la ou je buvais mon the du soir. 15 morts gratuitement, pour rien. C’est aussi ca le Nepal, mais les agences de trekking ne le diront pas. Les ministeres des affaires etrangeres continueront de pointer les maoistes pour designer la provenance du danger. Le roi vit sa vie de despote. Le peuple ramasse. Et les montagnes sont si belles !
l'Inde en août avec 4 enfants: état des routes? English translation pending
by Vigognes · 2005-11-16 · 8 replies
Nous revenons d'un voyage de 5 mois en Amérique du sud avec nos 4 enfants, http://cyclauvergnats.free.fr nous cherchons une destination en Inde sur de la route, en août 2006. Nous sommes en autonomie et partons avec nos propres vélos, dont un tandem. y a-il des régions où la population est plus accueillante? Les routes sont-elles facilement praticables? Même si la circulation est dense, peut-on circuler à vélo en toute sécurité avec des enfants? On recherche un climat sec, donc quelle est la meilleure région en août? Trouve-t-on facilement des petits hôtels? Merci pour nous faire partager vos expériences et vos conseils.
conseil itinéraire Inde du Nord, Rajasthan et Ladakh English translation pending
by Allie74 · 2005-05-08 · 7 replies
Namaste,

je pars vendredi 13 mai pour mon premier voyage en Inde mais vais rejoindre ma meilleure amie qui se promène dans se merveilleux pays depuis dejas 5 mois.

Je sais que le sujet a déja été abordé mais souhaiterai vos conseil précis! J'atteris a Delhi et nous souhaitons aller a Agra, dans le Rajastan, a Benares ainsi que dans le Nord, le Ladak, Manali, Rishikesh, Dharamsala...

Nous n'avons pas de dates encore bien defini pour le retour mais pensons rester au moins jusqu'a fin juin (c'est a dire 1 mois et demi). Nous allons voyager en train et bus, a moins que l'avion soit vraiment bon marché! Delhi (j'ai entendu parler qu'en plus il fallait reserver lgtps a l'avance.) Delhi-Leh par ex quel prix?

Que pensez vous de toutes ces destinations en un mois et demi? dans quel ordre le faire? je pense que ca dependra de la chaleur et de la mousson... Il est clair que si la chaleur est insuportable nous passerons plus de temps dans les montagnes... mais faut il mieux y aller en premier ou a la fin?

Si vous etes dans le coin peut etre qu'on se croisera sinon j'attend vos conseil, experiences et illuminations!
Ballade et découverte anthropologique an Népal... English translation pending
by Pramod · 2005-04-14 · 5 replies
Bonjour à tous, D'origine népalaise, j'étudie actuellement l'anthropologie à Paris. J'envisage de passer un an, voir plus longtemps, au sein de différents groups ethniques au Népal. Je vais aller plus particulièrement chez les Tamang, Danuwar, Magar, Newar, les communautés de castes (brahmanes, chhetriyas, Damin, Kami et sarki). L'objectif de mon séjour est, dans le premier temps, de comprendre les relations entre les différents groupes. Ensuite, je souhaiterais approfondir les sujets, tels que l'influence de la mondialisation sur ces groupes, leur adaptation dans le nouvel environnement (politique, économqiue, social et écologique), la possiblités d'accès pour ces populations à la nouvelle médecine, à la novelle économie et au nouveau monde de communication. Ce sont quelques unes des idées qui seont en train de mûrir...

Si certains parmi vous, curieux ou passionnés d'anthropologie, souhaitez vous rendre au Népal, passer quelque jours auprès de ces communautés ou participer à des recherches, je vous serais très reconnaissant de discuter avec vous et/ou de vous recevoir sur le terrain.

Bien à vous Pramod PS : pour titre d'information, outre le népalais et le hindi, je peux communiquer en français, en anglais, ne espagnol et en italien.
Delhi, varanasi,sikkim,Daramsala English translation pending
by Initiatique · 2005-04-13 · 8 replies
salut, 🤪Je pars dans 2 semaines pour Dehli. j'arrive là-bas à 6h..du mat. ensuite je remonte sur Agra puis le même jour voyage de nuit pour Varanasi. Combien de jour pour visiter ce lieu (varanasi) ? quelqu'un peut-il me donner des idées de ce qu'il ne faut pas manquer de voir.

ensuite je veux me rendre au Sikkim. 1 semaine suffit ou non.

après j'aimerai aller sur le Népal. la situation est-elle trop tendu🏴‍☠️? combien faut-il compter de jour depuis le sikkim au népal?

ensuite je reviens sur Dehli pour directement aller du côté de Daramsala. à nouveau combien de temps faut-il compter pour arriver sur ce lieu et as-tu des propositions de visites à ne pas manquer? mon voyage dure 5 semaines. mon projet est-il trop chargé? As-tu quelques conseils. combien faut-il prévoir d'argent juste pour les trajets internes. 😉 Merci pour toutes les propositions suggestions et à plus
Népal: trek de Jomson novembre English translation pending
by Ziator · 2004-08-10 · 4 replies
Nous sommes 6 personnes a partir debut novembre faire le trek de Jomson.

J'ai entendu dire qu'il était possible de le faire sans guide mais je ne sais pas si c'est raisonnable avec les problemes de securite, et surtout est ce qu'il n'est pas preferable de prendre un guide local pour avoir des places dans les etapes le soir?

Novembre étant une bonne période, qu'est ce qu'il est necessaire de prendre comme vetement et materiel ( tente, sac de couchage etc...)

Merci pour vos reponses
Asthme et Népal? English translation pending
by Lyonvoyages · 2004-02-25 · 6 replies
Bijour a tous et à toutes

Besoin d'aide...

Une amie souhaite se rendre au Népal en avril/ mai

Elle part a haute altitude entre 2000 et 4800 m pdt 12 jrs au milieu de la nature et que le manque d'oxygne risque de ce sentir il est fort possible que des crises se fassent sentir.

Elle est asthmatique par le stress lie a une grosse fatigue physique et pas ses allergies et la pollution

Nous souhaitons donc avoir un avis sur le sujet a savoir si elle doit se faire prescrire quelque chose comme de la cortisone histoire de lui "sauver la vie " en cas de problème

Elle est actuellement en chine et ne trouve pas de réponse.

Merci par avance de votre aide !!!

Enormes bises à tous et toutes
Retour du trek du Mardi Himal Base Camp (MHBC pour les initiés) English translation pending
by Raju · 2020-01-10 · 3 replies
Bonjour, un petit retour en forme de guide de voyage sur le trek du camp de base du Mardi Himal effectué du 15 au 21 novembre. Il vous faudra une petite semaine pour monter à 4500m d’altitude en partant de Pokhara et y revenir.

Jour 1 : De Pokhara lake side, direction Baglung bus station (400rps en taxi ou 1h30 de marche ou bus local). Demandez le bus pour Phedi, c’est le départ du trek. 1h de bus, 100rps. Vous pouvez avec le même bus continuer 1 heure de plus pour aller à Kande (départ alternatif du trek). Si vous voulez alléger un peu l’énorme liasse de roupies qui constitue votre budget pour une semaine de trek, vous pouvez prendre un taxi jusqu’à Phedi pour 1200 roupies (à peu près, cela dépendra de votre aptitude à la négociation tarifaire).

Phedi (1130m) – (upper)Dampus (1650). C’est court mais intense. Vous descendez du bus, traversez la route et commencez directement à monter des marches d’escalier. Courage, cela prendra 1h30 pour venir à bout des 3650 marches restantes. Je vais vous épargner les détails, mais je m’arrête à Dampus une semaine. D’abord car je vais chez des amis et puis la vue est pas mal du tout ! Libre à vous de continuer vers Pothana (1 petite heure), voir Deurali (encore 1 heure supplémentaire).

Jour 2 : Dampus – Pothana – Deurali (2100) – Forest Camp (2540) En sortant de Dampus, il faut stopper au bureau de l’ACAP pour présenter ses papiers en règle, à savoir le TIMS et le droit d’entrée ACAP. Attention, le droit d’entrée ACAP se paie 2000 roupies à Katmandu ou Pokhara. Ici, c’est 6000 rps…véritable insulte aux têtes de linotte et autres procrastinateurs. En sortant de ce bureau, digne truchement de la corruption ambiante de ce beau pays montagneux, ne manquez pas l’occasion de vous procurer dans le dernier magasin de Dampus, un magnifique bâton de marche taillé dans du véritable bois d’arbre, pour la modique somme de 100 roupies. Ensuite, entamez votre montée vers Pothana, charmant village aux doux airs alpins puis suivez la crête encore 1 heure en montant vers Deurali, à 2100m. C’est un ensemble de 3 ou 4 guest house qui constitue une halte agréable avec une superbe vue sur les collines invitant à la méditation. A la sortie de Deurali, le sentier à gauche descend vers Landruk et le trek de l’abc. Si vous n’avez pas changé d’avis sur votre choix de trek, il serait judicieux d’emprunter le sentier sur votre droite. Vous allez alors pénétrer dans une forêt dense pour y passer les 4 prochaines heures. Oubliez les récits de touristes esseulés croqués par des léopards, et autres bûcherons solitaires morcelés par des ours, et continuez d’avancer sur ce sentier peu emprunté. Vous allez penser que l’investissement de 100 roupies pour acheter un bâton n’était décidément pas une fantaisie. Vous serez toutefois seul face à vous-même jusqu’au moment d’apercevoir entre les arbres et les fougères une modeste bâche qui abrite un autochtone entretenant un feu et ravi de vous proposer une tasse de café. Puis les arbres s’espacent enfin et laissent passer la lumière crue du jour qui illumine le panneau « Welcome to Forest Camp ». C’est un ensemble de 4 ou 5 guest house. Après un rapide tour d’horizon, Je sélectionne le « Jungle embassy Hotel » qui affiche fièrement ses 5 étoiles au-dessus de l’entrée du dining hall. Le jeune propriétaire de l’hôtel étale son ambition en proposant 2 salles de bain commune. C’est du jamais vu dans le secteur. Et en plus, il y a de l’eau chaude. La literie est neuve et confortable. Le cuistot me prépare des succulents spaghettis. L’endroit mérite décidément ses 5 étoiles.

Sympa la vue de Dampus? Je vous l'avais dit...

Pothana, un ptit air de ricolaaaa!!

Merci Bim pour les spaghettis, tu gères !

A suivre
Ces panneaux de signalisation atypiques English translation pending
by Hannahannah · 2019-07-06 · 223 replies
Bonjour à tous ,

Tout au long de vos voyages vous avez peut être vu ces panneaux atypiques , pour ma part j’aime bien les collectionner . Je vous en propose trois qui concernent la protection animale , peut être en avez vous de toutes sortes sur différents sujets , partageons nos panneaux 😉. .

1 - Espagne , province d’ Albacete , vers la naissance du rio Mundo .



2- Espagne , province d’ Albacete , après une réintroduction du lynx .



3- Espagne , province de Murcia , Sierra Espuna .

Independent trek in Lower Dolpo + looking for a trekking partner, details to be decided
by Olivierfree · 2019-04-05 · 34 replies
Hi there,

I’m heading to Nepal for two months in October/November, including a 20-day trek that I’m planning in Dolpo this time (after the Dhaulagiri Circuit and the Three Passes trek in the Khumbu region in previous years).

1/ Is it possible to organize a trek in Dolpo solo—that is, without going through an agency? (I know permits are mandatory, but I’ve heard conflicting info about whether a guide is required.)

I’m considering one of these two routes: - Lower Dolpo loop + variations - Dunai to Lo Manthang traverse (I’d love any tips if someone’s done this route, especially about resupply points)

2/ If it’s not allowed, are there guides or agencies in Dunai that might offer services? I’d appreciate any local contacts.

3/ Lastly, I’m looking for 1–3 trekking partners. Dates and route to be decided together. Experience with high-altitude trekking would be a plus, but simplicity, a thirst for adventure, and a good sense of humor are non-negotiable. Also, up for a self-sufficient experience (no guide or porters), depending on the answers to the points above.

Thanks in advance for your replies!

Olivier
Trekking sans guide mais nuits en lodge au Népal English translation pending
by Oiho · 2017-01-12 · 29 replies
Bonjour à tous!

Ayant un projet de voyage au Népal pour fin septembre (on partirai 1 mois et demi), j'aurais voulu avoir quelques recommandations sur les différents trek possibles sans guide mais avec possibilité de logement. je sais qu'il y a le tour des Annapurnas et le Everest BC mais si vous en connaissez d'autres qui soient moins fréquentés et qui vaillent le coup (même si tout doit être magnifique)... On part à deux et nous sommes de bons marcheurs. On a lu quelques articles sur les différents endroits où aller mais c'est difficile de faire un choix car pas non plus trop d'info... je vous remercie d'avance pour vos bons conseils! A très bientôt j'espère!
Trek camp de base de l'Everest - avril 2015 English translation pending
by Tranbouille · 2014-12-11 · 15 replies
Hello,

J'aimerais faire en Avril 2015 le trek du camp de base de l'Everest, en passant par les lacs Gokyo, le Gokyo Peak, Chola La, et Kala Patar.

Je serais bien parti avec l'UCPA, mais malheureusement ils ne proposent plus ce trek dans leur catalogue. Donc j'ai regardé d'autres agences en France, mais la moyenne d'âge semble bien plus élevée (40-60 voire plus).

Avec quelle agence faut-il partir pour être dans un groupe pas trop agé (20-30-40)? Est-ce qu'il y a des personnes de cette tranche d'âge qui ont prévu de faire ce trek en même temps que moi, et si oui avec quelle organisme en France (j'ai pas envie de partir trop à l'aventure en réservant sur place)?

Merci
Itinéraire 14 semaines en Asie du Sud English translation pending
by Placebo57 · 2014-09-23 · 16 replies
Bonjour

Je prépare mon tour du monde pour 2015 et je compte démarrer par 14 semaines (de mi février à fin mai) en Asie du Sud est (c'est mon premier voyage dans cette région à part 2 semaines aux Philippines l'année dernière)

L'idée est de commencer par 11 semaines en Thailande / Laos / Cambodge / Vietnam / Birmanie puis de terminer par 3 semaines au Népal (question climat pour espérer faire un trek).

Mes interrogations sont les suivantes : - est ce trop ambitieux de faire ces 5 pays en 11 semaines (Thailande, Laos, Cambodge, Vietnam et Birmanie) ? - si oui, quel serait votre conseil pour "concentrer" cette partie du voyage ? Sachant que je veux absolument faire la Birmanie. Pouvez vous me conseiller un itinéraire ou les choses que vous pensez être les incontournables ?

Concernant le Népal, quels sont les treks que vous avez préférés ?

Merci d'avance pour le temps que vous me consacrez

Laurent
Concours photo septembre 2014:" Il était 3 fois..." English translation pending
by KaniBé · 2014-08-31 · 236 replies
« Il était TROIS fois….. »

Le 51è concours-photos de VF de septembre 2014 a pour thème : Le nombre 3

3 mâts (fameux ou non), 3 personnes (3 frères ou sœurs, hommes ou femmes, enfants, donc pas les Mousquetaires…), 3 lettres (ou chiffres, ou petites notes de musique, ou autres caractères..), 3 taxis (ou autres moyens de locomotion), 3 petits cochons (ou autres animaux, en liberté ou non), 3 maisons (ou toute autre habitation), 3 couleurs, 3 montagnes, 3 p’tits tours, etc….. Comme les 3 places sur le podium SEULEMENT.😛

Toutes les photos illustrant un trio, un triumvirat, une triplette, une triade, une trinité, de la même unité (personnes, animaux, objets, nature, .....) seront dans le thème.

Elles devront toutefois fortement inciter au voyage.

La qualité technique, l’originalité, ou l’insolite seront des critères de choix déterminants.

Bonnes recherches, à votre imagination photographique, et bonne chance à tous les participants.

Pas de changementdans le règlement du concours (rappel): Chaque participant peut envoyer 3 photos maximum (tiens, tiens !!!!), dans un message différent. Pensez à numéroter les photos (1, 2, 3 !!!) un commentaire d’accompagnement serait le bienvenu, surtout si les 3 unités ne sont pas très explicites, l’auteur pourra préciser la nature du trio !

Publications des images jusqu’au lundi 22 septembre 2014 à 00h00.

Les votes, ouverts à tous, auront lieu du 23/09/2014 à 00h01 au 28 septembre 2014 00h00. Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt La photo gagnante sera celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’avantage d'organiser le concours du mois d’octobre 2014. En cas d'égalité de points, le vainqueursera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places. En cas de désistement du gagnant, lenuméro 2 pourra mener le concours suivant. (Et ainsi de suite…).

La discussion, échanges, polémiques ou autres autour du thème, c’est ici :
http://voyageforum.com/...ait-3-fois-d6688541/ Le diaporama d’Hériklès, INDISPENSABLE pour voter : https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink

En tant qu’ « organisateur », je ne posterai pas de photos dans le concours mais dans le fil discussion sûrement. Voici 3 😛) photos :

3 kayaks sur l'îlot de sable blanc (Mayotte)

3 enfants à la fenêtre à St Georges sur Oyapock (Guyane)

3 fenêtres du Pais Municipal de Volterra (Toscane)
Voyage à 2 femmes en Inde pour 1 mois et demi à partir d'octobre English translation pending
by FloOoorence · 2014-06-12 · 12 replies
Bonsoir à tous,

Je désire partir en Inde avec une amie (aux environs du 18 octobre jusqu'au 6 décembre)

*Pour le moment nous hésitons encore, nous voulions faire 10jours au Nepal, de la faire un arrêt de plusieurs jour à Benares/Varanasi puis partir pour le sud. Le gros des trajets en avion. Après réflexion( et surtout après avoir vu les prix des billets d'avion) nous allons devoir faire des choix pour la première partie du voyage:

1) Nous allons au Nepal 10 jours et de la nous irions directement dans le Kerala, -10jours au Nepal sont-ils suffisants ou pensez-vous qu'il est préférable de se concentrer sur l'Inde?

2)Nous allons à Varanasi pour plusieurs jours puis nous allons dans le sud -Nous aimerions y rester au moins jusqu'au 23 octobre pour pouvoir participer à Divali , la fête des lumières car nous avons lu que c'était la (et à Bombay) que la fête était des plus impressionnante..est-ce que ça vaut le coup de rester à Varanasi ou la fête bat-elle son plein dans tout le pays?

Pour la seconde partie dans le sud: -Nous aimerions rester environ 15jrs dans le kerala puis 15jours autour de Goa(d'ou nous prendrions l'avion retour) -EN 15 jours ou 3semaines est-il possible de faire aussi quelques villes dans le Tamil Nadu ou c'est beaucoup trop court?

Nous prévoyons 600euros de budget hors billets d'avion, cela vous parait-il suffisant? La vie est-elle beaucoup plus cher dans le Sud, qui est plus touristique? Nous cherchons éventuellement à faire sur place une cure ayurvédique, des cours de yoga et rester dans un ashram, si quelqu'un à de bonnes adresses à nous conseiller...

Sans être dans une psychose totale, nous avons un peu peur, déjà parce que nous sommes 2 filles mais aussi parce que nous avons lu beaucoup de choses concernant les vols.Prendre un appareil photo reflex est-il "risqué" ?(j'entends par la risque d’agression, vol à l'arraché)

Cela fait beaucoup de questions, j'espère que j'ai été clair et que vous pourrez nous aiguiller Merci beaucoup

Florence et Rose
Trek Naar-Phu et Mesokanto La (Népal) English translation pending
by Citipati · 2014-02-19 · 16 replies
Hello.

Après mon hésitation entre Dolpo et Naar-Phu, j'ai opté pour le seconde. Déjà pour la facilité de mise en oeuvre, la limitation minimale à 2 personnes (4 pour le Dolpo) et le prix modique (par rapport au Dolpo, toujours).

Bref, j'ai établi un parcours assez rapide, j'aimerais savoir ce que vous en pensez (en terme de faisabilité).

1. KTM - Besi Sahar - Dharapani (microbus/jeep) 2. Dharapani - Koto (lodge) 3. Koto - Meta (lodge) 4. Meta - Phu (lodge) 5. Phu (lodge) 6. Phu - Naar (lodge) 7. Naar - Ngawal (via Kang La) (lodge) (7bis. Arrêt à Kang La Phedi et nuit sous tente, donc +1 jour si option) 8. Ngawal - Manang (lodge) 9. Manang - Khangsar (lodge) 10. Khangsar - Tilicho BC (lodge ou tente) 11. Tilicho BC - Tilicho Lake Northern Camp Site (tente) 12. Tilicho Lake - Nam Phu Kharka (via Mesokanto La) (tente) 13. Nam Phu Kharka - Jomosom (lodge) 14. Jomosom - Pokhara (avion)

A priori, d'après les 2/3 agences que j'ai contacté, les nuits en lodge sont tout à fait possibles. N'ayant pas eu d'infos fraîches depuis un bout de temps sur cette possibilité sur la liaison Naar-Phu, c'est une information intéressante.

Il y a la possibilité également d'engager des porteurs/cuistot sur une portion unique du parcours, donc soit à partir de Naar, soit à partir de Manang/Khangsar.

Bref, ça se prépare doucement.

Avez-vous des avis ou autres informations à ce propos ? Le parcours, bien que difficile et avec de longues étapes (8 à 10h pour le passage du Kang La, si départ de Naar par exemple), me semble faisable. D'autant plus avec un porteur.

Merci d'avance.

PS : J'ai posté une demande de compagnon pour ce trek, si certains sont intéressés, n'hésitez pas à me contacter. Départ : 21 ou 22 septembre. 😉
De retour de l'Inde du Nord et de Varanasi en 15 jours English translation pending
by Barbara06 · 2013-11-22 · 6 replies
Bonjour, Nous avons atterrit il y a 2 jours en France. Je voulais faire mûrir un peu toutes mes réflexions, prendre du recul quant a notre voyage avant de poster mais il me semble intéressant d'avoir un premier avis a chaud et puis au fil du post, si il se charge d'échanges, peut être aurai-je une autre vision. La première chose que je voudrais dire c'est faire une mise en garde sérieuse qui va vous sembler mal placée ici, mais j'en ai fait un peu les frais, si je peux l'éviter a un grand nombre, surtout aux nouveaux qui vont découvrir ce vaste pays pour la première fois. Ne passez pas votre temps a lire le forum, les avis des uns et des autres, prenez juste vos infos principales et faites vous votre propre idée. Je m'explique : Nous sommes partis il y a 4 ans au rajasthan par un to basé a Delhi et tenu par une française associée a un indien. Un voyage magique de A à Z, aucune fausse note, ni ds le trajet, ni le chauffeur, ni le choix hôtelier. En fait j'avais soif de découvrir et a part regarder avant le départ quelques infos pratiques, nous sommes partis heureux et confiants et revenus piqués par le virus Inde. Cette année, nous avons voulu repartir par la même agence. Au départ ça devait être le sud mais voulant absolument passer par elle, et comme elle ne faisait pas le sud, nous lui avons demandé de nous préparer un circuit un peu différent ds le nord et aller jusqu'à Varanasi. Elle nous a présenté un circuit dont le thème était les religions et les villes sacrées. Faisant énormément de photos, je me suis dit que j'allais me régaler. J'ai passé presque deux mois a écumer le forum sur les différents sujets, lieux, récits... Et a la fin et bien prèsqu'une petite angoisse de partir "et si ça n'allait pas nous plaire comme un tel? Ou si cette ville pourtant si particulière qui ne peut laisser personne indifférent, allait m'indiferer comme une telle? Et si le golden temple d'amritsar ne m'emeuvait pas au point que tel voyageur l'a dit? Et je suis partie avec tous ces aprioris, ces craintes, cette pression, ces attentes... Et pourtant c'est moi qui ai poussé pour y repartir (vous me direz, sinon c'était les philippines ... On a sans doute évité le drame!). Aujourd'hui, mon constat est plutôt mitigé... Je me sens triste, je sens que je suis passée a coté de quelque chose d'important durant ce voyage. Il y a sans doute cette pression de la photo que je me suis mise toute seule. Il y a 4 ans simple photographe amateur, avec un petit reflex, j'ai fait des photos qui ont fini a ma grande surprise en expo (suivez mes liens en cliquant sur mon nom et en fouillant un peu les blogs). En 4 ans je me suis perfectionn��e, acquis du matériel de pro (j'avais au moins 7kg de matériel tous les jours sur le dos). Et me suis dit je vais faire de belles photos, pas possible autrement et j'ai donc vu ces 15 jours a travers une petite lucarne de 2 cm2! 3200 photos plus tard, je ne retrouve pas la magie de notre premier voyage où tout nous avait semblé si incroyable, extraordinaire, sublime. Je voulais y voir de la magie et je suis restée clouée au terre a terre, toujours sur l'attente de LA photo... Alors bien sur, il n'y a pas que ça, c'est le cumul de tout un tas de petits détails qui a fait que ce voyage tant attendu n'a pas été vécu de mon côté comme le premier. J'ai ce petit goût amer, de trop peu, de manque... Du côté de mon mari c'est tout autre, lui ne lit pas les forums, les guides, veut découvrir sur place quitte a lire le guide sur place après avoir visité la ville, le temple...pour mieux comprendre après coup. Et les seules quelques images ou films qu'il s'octroie viennent de son smart phone ou d'un petit compact qu'il n'a jamais chargé, pour dire ce qu'il s'en est servi! Lui son ressenti a été presque meilleur, il s'est senti plus proche des gens, plus dans le truc que la première fois. Je veux aussi ajouter la difficulté des routes. Là où nous tenions une moyenne de 50 km/h au rajasthan, nous étions plus autour des 30 dans ces routes de montagne, comme celles pour arriver à dharamsala, ou dans la vallée de Kangra. J'ai énormément souffert du dos a cause de ces très longs trajets et de leurs conditions. Le 3ème jour, mon estomac m'a demandé 24h de mise a la diète pour s'acclimater a cette nouvelle nourriture. Pour finir, nous avons pris l'avions le mercredi a 2h du mat et depuis le mardi après-midi, je ne quittais plus ma boîte d'immidium, mes spasfons. Les 4h dans l'aéroport sont un souvenir vaseux. Ceux qui m'y ont croisé, marchant comme une petite vieille (j'ai 43 ans) emmitouflée dans mon châle, ont du me prendre pour une junkie. La fièvre m'a assommée. Près de 40 en arrivant chez nous, une véritable loque. Est ce tout ça qui fait que ce matin, encore dans le décalage horaire, je me demande ce que je dois penser de ces 15 jours? De ma faute? De ce que j'ai trop lu? De mon appareil? De mes désagréments intestinaux? De notre chauffeur (dont je parlerai plus tard)? Pourtant chaque chose m'a plu... Amritsar et son golden temple au matin puis a la nuit tombée, la frontière avec le Pakistan et son simulacre.... Dharamsala/Mac Léo ganje : très chouette endroit, plutôt calme. Bien aimé cet esprit tibétain. Haridwar et sa puja sur l'har ki pauri, richikesh et son côté baba peace AND love. Et puis varanasi et ses ghats, son ambiance, sa lumière, sa fête des lumières...

Bon j'ai tenu un journal. Je reviendrai sans doute ici ou sur mon blog avec un récit imagé et illustré mais voilà, je voulais donner ma première impression a chaud. Je culpabilise presque ce ressenti si mitigé que j'essaye d'y trouver des raisons...

Je crois aussi qu'il y a le fait d'avoir découvert il y a 4 ans, et là de me sentir directement dans le bain puisque je connaissais déjà et donc de ne plus être surprise, découvrir ce pays de l'intérieur et non comme la première fois, en le découvrant.

Peut être me donnerez vous votre avis sur tout ça, je crois que j'en ai besoin.

Bonne journée Barbara
Sur la route de l'Inde en camping-car English translation pending
by Hipoanatole · 2013-03-17 · 105 replies
Bonjour,

Nous allons partir en direction de l'Inde en septembre 2013 en camping car (Fiat Ducato aménagé) et j'aurai quelques questions concernant la taxe sur le diesel demandée au poste frontière Turquie Iran:Quel serait le poste frontière le plus recommandé afin d'éviter de payer cette taxe, où tout du moins en payer le moins possible ?Comment est calculé cette taxe et quels justificatifs nous donnent on ?Peut on la marchander ?Peut on l'éviter, et alors qu'elles en seraient les conséquences pour acheter du diesel dans les stations iraniennes ?Questions identiques pour le retour Pakistan Iran ?Si quelques routards ont eu des expériences récentes dans ce domaine, merci de nous répondre.
Tour des Annapurnas en avril 2012 (deux semaines), partie 2 English translation pending
by Vdnt92 · 2013-01-17 · 1 reply
1ERE PARTIE ICI ==> http://voyageforum.com/...s_partie_1_D5761714/

· J8 Comme pressenti hier avant de se coucher, le ciel est à nouveau dégagé. Il fait assez froid, et il règne une véritable ambiance de sport d’hiver : montagne, neige, froid, nez qui coule… Depuis notre lodge, on ne se rend pas encore compte à quel point la neige a transformé le paysage. On remballe nos affaires, puis on prend un ptit dej bien chaud pour nous réchauffer. On discute à nouveau avec nos amis suisses. Ils persistent dans leur intention à aller vers le Tilicho, persuadé que le pire est passé et que la neige va fondre… Je suis bien tenté de les croire, mais je reste sur ma position plus prudente… Nos chemins se séparent donc ici à Manang, car c’est juste après le village que le sentier du Tilicho et celui du Thorung la se séparent. On décide de partir assez tôt. En effet, à partir de Manang, les villages d’étape se raréfient et les lodges aussi, mais pas le nombre de randonneurs. Si sur toute la 1ère partie du parcours nous avons pu passer des heures sans croiser personne, on sent clairement qu’à partir de Manang, les chemins et distances se resserrent, et nous ne sommes plus seuls...tout proportion gardée bien évidemment ! On quitte donc Manang vers 7h, une fois passé le village, le chemin s’élève un peu, et s’est alors que l’on prend conscience à quel point le paysage s’est modifié. Un véritable manteau a recouvert la vallée en entier, créant une unité blanche, du fond de la vallée à 3500m jusqu’aux sommets à 8000m, imaginez… ! Tout semble immaculé ! C’est l’avantage que donne ce manteau neigeux, celui de travers des territoires vierges. Cependant, à partir de 8h, le soleil commence à illuminer toute la vallée, rendant les contrastes éblouissants, mais avec une température qui monte aussi. On passe de 0° à 10° en à peine 1h. On sent bien qu’avec cette température, le manteau neigeux va fondre : bonne chose en vue de la suite, mais du coup j’ai encore un doute quant à notre abandon du Tilicho Lake…Surtout qu’au loin, on aperçoit (enfin on suppose que c’était eux…) les suisses qui partent dans cette direction ! Trop tard désormais pour changer d’avis ! Nous sommes partis tôt, mais nous ne sommes pas les premiers ! A partir de Manang, et étant donné l’altitude, les étapes se raccourcissent. Aujourd’hui, nous devons atteindre Yak Kharta à ~4000m. 30mn après Manang, la vallée se scinde en 2 : la vallée qui monte au Tilicho, et celle qui monte au col de Thorung. Nous empruntons donc la 2ème vallée qui bifurque nord-nord-ouest. A mesure que l’on progresse dans cette vallée, celle-ci se fait plus encaissée, les cimes paraissent plus à portée de main. Mais les paysages restent immaculés, et grâce à notre rythme bon train, nous sommes rapidement les premiers devant, nous avons donc cette impression d’explorer des territoires inconnus (qui de notre point de vue le sont…). On se retournent de temps à autre pour admirer le massif du Gangapurna et son glacier imposant qui domine au-dessus de la vallée du Tilicho. Vers 10h, on atteint le village de Yak Kharta, nous aurons donc mis à peine 3h sur les 4/5h prévues.. On ne fait pas un concours, mais c’est un indicateur de bonne forme, et ça nous assure surtout une chambre pas trop pourri, étant donné la présence de quelques groupes (notamment de français mais j’y reviendrai…) avec guide que nous avons dépassé. Car si l’on pouvait ne pas être regardant sur les conditions d’hébergement jusqu’ici, avec une température qui désormais sera négative dans la nuit, et sans chauffage, il vaut mieux avoir le choix et bien le faire ! On arrive donc assez tôt à notre étape (ça change des premiers jours !!) et la journée s’annonce un peu longue, car peu de choses à faire sur place, même pas de petite rando d’acclimatation. Heureusement, à notre arrivée, le soleil brille dure, et il fait une t° assez douce. On pose donc nos affaire dans notre chambre (qui possède une vue directe sur le Gangapurna, s’il vous plait !!) , et on part se mettre dans une chaise avec un livre au soleil ! Ahhh ! Le bonheur ! Avec l’heure du déjeuner arrive aussi celle des nuages : la journée va suivre le même schéma que celui de la veille : en à peine 2h, on passe d’une ciel resplendissant, au ciel couvert…et vers 15h, rebelote, il neige !! Et si à Manang se trouvait dans une large vallée, Yak Kharta est lui dans une vallée encaissée, et cette tempête de neige plonge le village dans une certaine claustrophobie. D’autant qu’il n’est que 15h, et que le reste de la journée va être vraiment longue ! L’endroit le plus chaud n’est pas notre chambre (loin de là !) mais la salle commune où un poêle à charbon est présent. Du coup, tout le monde s’y entasse, et nous aussi ! On passe le reste de l’ap midi à lire notre livre et boire du thé chaud (avec l’altitude, on tâche de s’hydrater abondamment !). On dine assez tôt à partir de 18h. La spécialité du coin est le steak de Yak, servi du grill de fonte fumant, ou en hamburger, ça fait un bel effet bœuf (rhorhorho) ! Malheureusement, notre contrainte de budget est toujours la même qu’au départ (mais elle s’avèrera tout de même trop prudente !) et on se contente de plats plus classiques mais non moins consistants ! On reste dans la salle commune jusque 19h30, puis on retourne à notre chambre. Le lavage de dents est un calvaire tant l’eau est glaciale ! On se couche vers 20h, bien emmitouflé dans nos sacs et polaire ! J’ai un peu de mal à m’endormir, non à cause du MAM (à ce niveau pour l’instant RAS), mais un peu d’angoisse à cause de toute cette neige qui tombe et aussi par manque d’épuisement : si les précédentes journées étaient tellement chargées que je tombais de sommeil le soir, cette journée a été relativement calme, et j’ai dépensé peu d’énergie… Le marchand de sable (ou plutôt de neige !) finira qd même par passer !

· J9 Réveil à 6h ! Et devinez quel temps il fait !! ahaha ! Toujours pareil ! Beau temps ! On repart donc sur le même schéma qu’hier, on espère par contre que ce ne sera pas le cas pour la dégradation dans l’ap midi ! La destination du jour est le camp de Thorung Pedhi à 4540m que l’on devrait atteindre en +- 3h, mais une fois arrivée, nous pourrons faire un side trip pour nous occuper le reste de la journée (si le temps le permet…). Si Yak Kharta possédait une petite dizaine de lodge, Thorung Pedhi n’en possède que 2 : 1 convenable…et 1 pourri. Il peut donc a priori y avoir embouteillage pour les chambres, et les 1er arrivés seront les mieux servis. On part donc à 7h pétante, si nous ne sommes pas les 1er, on dépasse assez rapidement tout le monde, et encore une fois on se retrouve à fouler des chemins dont on a l’impression que la civilisation a oublié… En chemin, pas de réelle difficulté techniques, on doit tout de même grimper 500m de dénivelé, mais la pente est assez régulière, l’effort est donc assez bien reparti. Et de tout façon, difficile de ressentir l’effort tant on est absorbé par le plénitude et la splendeur qui nous entoure. On passe également quelques ponts suspendus magnifiques. Comme attendu, on arrive à Thorung Pedhi vers 10h. Sans vraiment s’en rendre compte, nous sommes désormais à plus de 4500m, et même si nos organismes ne souffrent pas trop, on sent clairement le manque d’oxygène, nos pas sont plus lents et nos souffles un peu plus difficiles (on s’en rend compte en regardant les vidéos). Mais comme la montée depuis 1 semaine a été progressive, le manque d’oxygène l’a été aussi, et on s’y est habitué progressivement, et de ce fait, psychologiquement, on a l’impression que ce manque est quasi normal. On choisit donc une chambre du lodge plus convenable. On installe nos affaires, et on se pose devant la chambre, au soleil, après le froid de la nuit ! ça fait vraiment du bien au moral ! On fait ensuite la connaissance de 3 filles (1 américaine et 2 néerlandaises) qui nous expliquent ne pas avoir commencé la rando ensemble, puisqu’elle ne se connaissait pas, mais voyagent désormais en groupe. On sociabilise un peu, ça change un peu, puisque depuis Manang, on a eu tendance à ne parler à personne… Pour l’anecdote, nous sommes le 25 avril, et on essaye d’avoir le résultat des élections présidentielles française depuis 3 jours. Et juste la veille du 22 avril, il y a eu une coupure des réseaux satelites dans la vallée, isolant un peu tout le monde en terme de communication. Nous n’aurons le résultat définitif que le lendemain soir, quand une fois passé le col, et redescendu à Muktinah, nous avons pu joindre la France. Entre temps les rumeurs vont bons trains : des anglais nous annoncent que Hollande a failli gagner dès le 1er tour avec 49% des voix, un canadien nous dit que Hollande a eu 36% et Le Pen 2e derrière… On doute fortement de la valeur de ces infos, mais en politophile (çà se dit ??) que je suis, je bouillonne ! Bref. Vers 11h30 on part se mettre un dej dans l’estomac avant notre activité de l’ap midi, qui va consister à aller s’acclimater avant l’étape du lendemain, au Thorung High Camp, 400m plus haut, à 4900m. Il s’agit en fait d’effectuer la 1ère partie de la montée au col, mais de s’arrêter au camp de base du col. On effectuera la montée sans notre sac de 17kg. Le groupe de filles rencontré plus tôt décide elle aussi de faire la montée, et parmi elles, Anna l’américaine est un peu plus warrior que ses amies (mais que nous aussi) puisqu’elle décide de monter avec la charge qu’elle aura le lendemain. Je vois l’objectif, mais je doute fort de la pertinence, mais bon, après tout… Nous faisons la montée assez facilement et nous arrivons au High Camp en 1h. En cours d’ap midi, comme les jours précédents, des nuages voilent le ciel, mais sans que cela devienne menaçant. A noter que dans la montée au High Camp, nous avons dépassé l’altitude tant symbolique du Mont Blanc à 4816m. Mine de rien, c’est tellement une référence symbolique pour nous, d’autant que nous sommes Français, que ça nous fait bizarre de passer ce cap. Arrivé au High Camp, avant de s’arrêter pour rendre un thé au chaud, on décide de pousser un peu plus pour gravir un éperon rocheux sui surplombe de 600m le Thorung Pedhi et sa vallée. On espère dépasser les 5000m, mais sur le plus haut caillou du plus haut rocher, nous n’atteignons que…499..5m ! J’ai beau sauté çà ne passe pas ! Les 5000m seront pour demain ! Sur l’éperon rocheux, la vue est impressionnante et vertigineuse, on aperçoit au loin le massif du Gangapurna et le Tilicho Peak. En redescendant, on fait donc une pause thé, histoire aussi de rester un peu plus longtemps à cette altitude. On va s’entasser dans la salle commune bondée, et on sympathise avec une famille de québécois (1 couple et leur fille de notre âge), avec qui on discute pendant près d’1h. Vers 15h, on repart. Même si le temps est resté stable, on ne préfère pas prendre le risque de finir dans la brouillard et la neige si le temps finit par tourner (ce qu’il ne fera pas…). Certaines personnes restent ici la nuit pour économiser 400m le lendemain. C’est assez risqué, car dormir à 5000m, c’est 50% de risque de souffrir du MAM durant la nuit, à moins d’avoir perdu plusieurs jour à préparer son corps à cette altitude. D’ailleurs, sans avoir une réelle gêne, je sens moi-même petit de mal de tête qui pointe son nez, rien de grave, mais la redescente va faire du bien ! J’espère juste que ce ne soit pas mauvais signe pour le lendemain. Je n’en ai jamais parlé, mais depuis que nous avons passé les 3000m, nous prenons régulièrement du Diamox et de l’aspirine en prévention du MAM. Jusqu’ici, cela a plutôt bien marcher (sans savoir si ça aurait aussi été le cas si nous n’avions rien pris… ?) . A 15h30, nous sommes de retour au Pedhi, et on profite des derniers rayons de soleil sur la vallée avant que la t° ne chute. On dine assez tôt, en même temps que le groupe de filles, avec qui nous continuons de faire connaissance. Petit aparté ici concernant les randonneurs français. Il est vrai que nous sommes la nationalité la plus représentée, juste derrière les Indiens (mais là çà compte pas…c’est comme si on disait que les français étaient les 1er touristes en Belgique) et avant les Israéliens qui sont très nombreux également. Mais à la différence des Israéliens qui sont plutôt jeunes et voyages en individuels sans guide (même si on remarquera leur tendance à former des groupes), les français voyagent principalement en groupe de 10/15 personnes, sont plutôt dans la tranche 45/50 ans. Jusqu’ici rien de gênant…mais sont particulièrement bruyant et ont un peu tendance à être des « poussez-vous de là, j’avais réservé la table ! ». Très tête à claques quoi. Désolé pour ceux qui se sentent visés, mais c’est ainsi. Anecdote pour illustrer : le soir, nous sommes à l’accueil pour préparer notre petit dej du lendemain matin, et un français arrive (visiblement il avait un peu bu..), ne demande même pas pardon ou quoi que ce soit et s’adresse au gérant népalais « Euuuh, c’est où les toilettes ?? » en français dans le texte. Sans parler de l’interjection un peu mal polie, quelle est la probabilité qu’un Népalais qui tiens un camp de base à 4500m au fin fond de l’Himalaya parles français ?? Je veux bien croire qu’il n’est pas bilingue, mais y’a quand même plus compliqué que çà. Et ce n’est pas fini ! Le fameux népalais, qui comprend tout de même « toilette » lui indique qu’il y en a dehors. Quelques secondes plus tard, nous rejoignons notre chambre, et qui croisons nous devant les toilettes…notre français, mais qui pisse...sur le muret devant les toilettes là où les gens viennent se laver les dents…bref ! Je referme la page sur le cas des français particulièrement irritant ! Nous partons donc nous coucher.

· J10 Le grand jour ! L’objectif de tout ce voyage est à quelques heures de nous ! Le col de Thorung La à 5416m, un des plus hauts cols pédestres du monde ! Je suis réveillé assez tôt. La plupart des gens partent vers 3/4h du matin, et font une partie de la montée de nuit. C’est ce qui est conseillé en effet. Pour notre part, on table plutôt sur une nuit prolongée, et un montée avec la lumière du jour. D’autant plus que nous savons notre rythme plus rapide que les autres. Ce choix s’avèrera payant puisque pas mal de nuages était présent jusqu’à 7h, obligeant les randonneurs à être dans le brouillard au-dessus de 5000m, mais brouillard qui s’est dissipé juste avant notre passage (coïncidence ou… :p). Nous sommes les derniers à prendre notre petit dej, et on a la réelle impression de passer après l’orage, tant il y a de bols, d’assiettes, de verres, de miettes etc..mais nous sommes les seuls ! En partant de Pedhi, on a aussi l’impression de fermer le lodge derrière nous ! Comme hier, nous faisons la montée au High Camp à 4900m assez facilement, et nous y sommes rendu en 45/50 mn. Pour l’instant RAS niveau symptômes MAM. On croise les doigts. Petite pause de 5mn pour reposer les épaules, et on repart. Le chemin repart de plus belle pour une montée en lacets bien soutenus jusqu’à un 1er faux col à 5200m.Avant d’y arriver, on passe le fameux pallier des 5000m, là aussi ça fait bizarre, je prends en photo mon altimètre La difficulté du col de Thorung, outre son altitude, est la difficulté psychologique qui existe car plusieurs cols existent avant celui à 5416m, et on peut plusieurs fois avoir l’impression d’arriver, alors que pas du tout ! çà peut vraiment casser ! Heureusement, un bon altimètre m’aide à bien juger cette situation ! A 5200m, un Népalais a installé une échoppe et vend qques sucreries et des boissons chaudes. On y retrouve les 3 filles que nous avions rattrapé juste avant d’y arriver. Elles nous offrent un peu de thé grâce à leur thermos, qu’on accepte bien volontiers, mais que je regretterai toute la journée. En effet, même si je ne suis pas sûr des causes, et l’altitude en a sûrement été la principale, à l’approche du col, j’ai été pris du crise hoquet qui ne me quittera pas durant quasiment toute la descente, me créant des crispations d’estomac assez violentes, qui m’ont un petit peu gâché le plaisir. Et je suis persuadé que le thé très chaud en est une des causes. Mais bon, je ne suis pas médecin ! Avant que cette crise ne commence, on repart donc pour la dernière étape et les 250m de montée pour atteindre le col à 5416m ! Même si aucune gêne majeure n’apparait (mise à part les hoquets qui arriveront vers 5300m), les effets de l’altitude se font sentir de façon exponentielle, à partir de 5000m, chaque pallier de 50m de dénivelé est 2x plus difficile que le pallier précédent. Chaque pas devient un effort en soit. C’est d’ailleurs dans cette zone que la plupart des symptômes du MAM se déclenchent vigoureusement, et on voit plusieurs personnes obligées de redescendre pour faire cesser les symptômes. Finalement, au bout de 3h de montée (sur les 5h recommandées !) nous touchons au graal et atteignons le col ! C’est tout simplement merveilleux. Le panorama, le lieu, le symbole, des pics à 7000m nous dominent mais on a l’impression de pouvoir les toucher du bout des doigts. Des doigts justement qui sont gelés, car arrivés au col, un vent glacial souffle faisant chuter la t° ressentie à -15/20°. Et même si nous avons des gants, ils ne sont pas prévus pour ces t°. D’ailleurs, notre crainte des jours précédents avec les chute de neige de ne s’est pas confirmé puisque, même si la neige était présente sur le sentier, rien d’extrêmement contraignant ou nécessitant les crampons. Comme tout le monde, on essaye de faire la photo souvenir devant le panneau du col qui félicite les randonneurs de l’avoir atteint. Là aussi, des Français squatte le lieu, et chacun prenant des photos de lui seul, de lui avec le groupe, de lui avec le guide, de tout le groupe avec le guide…et ! pour couronner de lui avec…son drapeau d’entreprise ! Bon après ce défilé on fait nos photos en 30 secondes et on libère l’endroit. Cela fait à peine 10mn que nous sommes arrivés, et nos corps se refroidissent considérablement. Mon hoquet quant à lui commence à s’installer ! Même si nous aurions aimé rester plus longtemps, le froid et la présence de ces groupes bruyants nous pousse à repartir. D’autant que 4h marche pour 1600m de descente nous attend pour atteindre Muktinah à 3800m. On craint vraiment cette partie, car elle peut réellement bousiller des genoux. C’est une très longue descente dans des pierriers difficiles parfois à gérer, même si sans réelle difficulté technique. Dans la descente mon hoquet va de plus belle, j’arrive à le faire passer de temps en temps en buvant des rations d’eau (à défaut de trouver un troll pour me faire peur !). Cà fait bien rire Thomas, mais çà me tire vraiment sur l’estomac, et çà gêne ma respiration ! On rejoint Muktinah en un peu plus de 3h. Le changement de décor est radical, si la vallée de la Marsanyagdi était couvert de neige et très minérale, le haut de la vallée de Kali Gandaki, qui constitue la 2éme partie du trek des Annapurnas, est beaucoup plus arride. On est ici dans la mythique région du Mustang. Muktinah est une ville très importante d’un point de vue spirituel, à la fois pour les bouddhistes que les hindouistes, c’est leur Lourdes. Beaucoup y effectue un pèlerinage. Malheureusement, la ville en elle-même ne revêt pas vraiment ce caractère spirituel et on la trouve plutôt moche. Mise à part le temple, et les milliers de drapeaux à prière qui jalonnent le flanc de la montagne, rien ne pourrait laisser penser qu’il s’agit d’une destination spirituelle. Cependant, nous ne sommes pas mécontents de nous arrêter dans un village qui possède des lodges plus confortables que nos précédentes. La journée a été éprouvante tout de même. On choisit un des lodges conseillés dans mon book. On se prend un bon dej, et cette fois ci, on se fait plaisir avec des hamburgers de yak ! C’est jouissif !! Et surtout, enfin depuis plus de 3 jours, on prend une douche chaude !! (je vous rassure nous avions de moyens alternatifs pour nous laver !). Rien que çà…çà revigore ! Après le dej, on se repose en se baladant dans la ville, ou lisant au soleil. On observe les groupes de randonneurs qui arrivent au fur et à mesure, parfois 2, 3, 4, et même 5h après nous, notamment notre groupe de filles, mais qui je crois ont dû s’arrêter en route pour déjeuner ! On croise également la famille de québécois avec qui on discute un peu, et qui nous fait remarquer que si certains sont longs à descendre, c’est peut-être à cause de la marijuana semi sauvage qui pousse dans la descente…ah bon ??? En fin d’ap midi, je suis également un groupe de moines bouddhistes qui se rend au temple. Le groupe de filles s’installent dans le même lodge que nous, et du coup on dine avec elles, ce qui fait passer un moment assez sympa. On fait une petite séance de photos souvenirs avec les filles avant d’aller se coucher, car nos chemins se sépareront le lendemain, elles prenant un peu plus leur temps en restant à Muktinah et dans la vallée, et pour notre part ce sera une longue journée où nous devrons alterner les jeep et bus pour rejoindre Tatopani, 2600m plus bas ! Le trek complet de l’Annapurnas a en effet une 2e partie, entre Tatopani et Muktinah. Une partie très différente de la 1ère mais tout aussi belle. Mais celle-ci a pas mal perdu de son intérêt en termes de randonnées, dû à la présence depuis quelques années d’une sentier carrossable qui enlève une partie de plaisir du randonneur. Pour cette raison, mais surtout parce que nous n’avions pas le temps (il faut prévoir 4 à 6 jours en plus), et que nous préférions garder nos 3 dernières jours pour effectuer la célèbre étape de Poon Hill à partir de Tatopani. Meme si ces routes sont un bienfait pour la population locale, certains y perdent quand même au jeu, à cause de la baisse de la fréquentation touristique dans certains villages. L’équilibre entre développement et préservation de l’autenticité est parfois difficile à trouver. D’ailleurs le même projet existe dans la 1ere partie, notamment une sentier carrossable entre Besi Sahar et Manang, qui existe déjà jusque Syange. Mais l’impact est encore très relatif, et cela devrait prendre encore quelques années, vu les moyens engagés.

· J10 Quelle bonne nuit réparatrice ! On se lève bien reposer, mais un peu anxieux de la journée qui nous attends, car j’avais vraiment peu d’infos sur la logistique de cette journée. Normalement, nous devions prendre une jeep de Muktinah à Jomsom, puis un bus de Jomsom à Tatopani. Mais ce sera un peu plus compliqué ce çà ! On se rend tout d’abord à l’office central (enfin il s’agira d’un simple guéridon !) qui gère les jeep pour Jomsom. Le prix est +/- celui attendu. Mais on se retrouve entassé comme des sardines dans une des jeep. La paysage entre Muktinah et Jomsom semble splendide, mais on a du mal à l’apprécier à cause du peu de visibilité que nous avons à l’arrière de la jeep. Après 1h30 de route qui remet en place un système digestif, on rejoint Jomsom, capitale administrative de la vallée, mais elle aussi pas très esthétique. Il faut maintenant que nous trouvions un bus pour Tatopani, et c’est là que c’est devenu sport ! La station de bus est un vrai bordel et on ne comprend rien à leur organisation. Ils sont incapables de nous dire où vont les bus et à quelle heure ils partent. Mais on prend notre mal en patience. Avec nous pas mal d’Israéliens, qu’on avait à plusieurs reprises croisé depuis 4 jours, qui prennent les choses en main et négocient quelque chose. On se méfie un peu, car c’est à l’un d’entre eux que l’on doit donner l’argent, sans garantie…On fait qd même confiance. A défaut d’un bus pour Tatopani, celui-ci nous mènera jusque Ghasa (bizare pour une destination négocié par un Israélien…orrrrhhh !!) où nous devrons prendre un autre bus pour Tatopani. Après 2,5h d’attente à Jomsom, on repart donc avec ce bus qui n’est pas un Deluxe, mais on a connu pire. Au moins on voit un peu mieux le paysage. La vallée est vraiment superbe, et les paysages que l’on voit défilés à grande vitesse sont très diverses. On regrette un peu de ne pas pouvoir en profiter d’avantage…On arrive à Ghasa après 2,5h de route, parfois très serrée, et on se demande comment il peut n’y avoir que si peu d’accidents (ou alors ils n’en parlent pas…). A Ghasa, rebelote, on y comprend rien à ce qu’il passe, et on reste avec nos Israéliens qui semblent avoir la situation en main. Il faut d’ailleurs reconnaitre leur sens aigu pour la tchatche et la négo ! On reprend un autre bus qui nous mène à notre destination finale, Tatopani ! On est content d’arriver, et nos riens aussi ! Mais le village possède un atout majeur après une telle journée, des sources d’eau chaudes !! On se presse donc de rejoindre le lodge que nous voulions, et on file se détendre aux sources. C’est pas très glamour niveau fréquentation, mais après tout on s’en fout, on se prend un Coca bien frais dans l’eau bouillante, c’est le pied total !! Le ciel est voilé, mais le temps ne tourne pas à l’orage. Le soir, on se fait un bon gueuleton au resto du lodge ! Cà remplit l’’estomac, et le moral ! L’étape de demain s’annonce assez compliquée avec la montée à Ghorepani à 2900m, soit 1700m de déniv +, ce qui en fait la plus grosse montée du trek. Qui plus est, nous sommes revenu dans un milieu moins montagnard, et la journée peut d’avérer potentiellement chaude, et ce sera la cas !

· J11 Départ à 8h. Il fait très beau, et on sent tout de suite la différence de t° avec les jours précédents, il fait déjà ~15°. On prend le max d’eau avec nous. Alors que lors des derniers jours, nos sacs s’étaient allégés, car plus de couches d’habits sur nous, et avec moins d’eau à porter (puisque l’on pouvait très facilement recharger avec la présence de cours d’eau pure) nous avons à nouveau des sacs chargés avec des vêtement très légers sur nous. La montée commence assez rude. A 10h, il fait déjà 23°. A 11h, 28°. On est en nage totale. On s’arrête à mi-parcours. On est bien crevé, la difficulté de l’étape et le poids de jours précédents se font bien ressentir. On s’arrête dans un lodge assez sympa vers Chitre, qui bénéficie d’un très beau point de vue. Le lodge est assez grand, même si légèrement casernier, mais nous sommes les seuls clients. Cette étape est d’ailleurs bien moins fréquentée, et on retrouve la solitude des premiers jours. On repart après cette pause déjeuner roboratif, où l’on s’est laissé tenter par des « Belgian Waffles » pas très belges… Il nous reste à effectuer le derniers tiers de la montée, et celle-ci est plus facile car le chemin est souvent à l’ombre de rhododendrons. On arrive à Ghorepani vers 15h. On s’installe dans le lodge le plus en amont du village, sur le chemin de Poon Hill. On se repose le reste de l’ap midi. On retrouve 2 Israéliens du groupe de la veille. On dine face au versant sud de l’Annapurna I (8091m) qui est dans les nuages, mais qui fait une gracieuse apparition au crépuscule. On va se coucher tôt car la nuit va être courte.

· J12 Levé à 4h ! On prend les frontales pour emprunter le sentier menant à Poon Hill, 300m plus haut à 3210m. Alors que la veille était calme niveau fréquentation, là on est limite sur une autoroute. 3 treks amènent à Ghorepani, et cette étape est réalisable en 2 jours depuis Pokhara, ce qui en fait un itinéraire très populaire, et on le voit. Le but de tout ce monde est d’arrivé au sommet à Poon Hill pour le lever du soleil sur le versant sud du massif de l’Annapurnas. Certains ont ramené leur réchau pour se faire un café, on se croirait au Camping Plage, l’ambiance est loin d’être à la plénitude. On comprend malheureusement assez vite que le spectacle ne sera pas celui attendu, la faute à une masse nuageuse qui cache une partie de massif, même si le spectacle vaut tout de même sa pépite de cacahuète ! On a notamment de jolies vue sur le Dhaulagiri, 8167m, et 7e sommet au monde. Par ailleurs, alors qu’il est recommandé au lever du soleil, je me demande si ce n’est pas mieux au coucher, car le matin, le soleil arrive par derrière le massif, qui est donc en contrejour total, mais le soir est lui souvent plus risqué en terme de météo. On passe quand même un très bon moment. Et on part un peu avant tout le monde, pour ne pas être pris dans l’embouteillage. On recupère nos sacs au lodge et on part pour notre toute dernière étape du séjour qui doit nous mener à Naya Pul, 1900m de dénivelé plus bas. Après un sentier régulier pendant 2h, la descente se fait plus technique avec 400m de denivelé sec sur des escaliers assez vertigineux, et qui surtout cassent bien les genoux comme il faut ! Anecdote fun : depuis notre départ de Ghorepani après Poon Hill, un chien nous suit…Il s’arrête dès que l’on s’arrête, il s’assoit même à côté de nous ? Pourquoi ? Ce fut une énigme ! Il nous suivra quasiment jusque l’arrivée où un groupe de chiens l’a importuné et a perdu nos traces. On se demandait jusqu’où il allait nous suivre, mais c’est presque un peu triste qu’on le semmera… Après la descente vertigineuse d’escalier, on rejoint le fond de la vallée vers 1400m. On est clairement revenu en milieu subtropical (c’est fou cette diversité en qques jours quand on y pense !). Les paysages sont idylliques, on traverse des torrents, des villages pittoresques, malheureusement, le temps est menaçant, et on craint l’orage ! On se dépêche donc pour arriver avant que çà ne tombe, même si on croise de nombreuses piscines naturelles qui donnent bien envie ! On poursuit jusque Birethanti, à 30mn de l'arrivée à Naya Pul, et l'on s’y arrête pour déjeuner. A peine s'est on installé dans un ptit resto que l'orage arrive. Une fois notre dej terminé, on repart sous la pluie, on sort les protections que nous sortons pour la 1ere fois! Au moins on rentabilise le poids du sac! Après 30mn de marche au bout desquelles nous arrivons tremper à Naya Pul, et c'est ainsi que se termine nos 10 jours de randonnée autour de l'Annapurnas!

Nous prenons ensuite un bus qui nous ramène à Pokhara où nous passerons la fin de journée et la journée suivante, durant lesquels nous avons pu décompresser et faire quelques ballades locales. Le dernier jour, nous prendrons l'avion au petit matin à Pokhara pour rejoindre Kathmandou où nous prendrons ensuite notre correspondance pour la France!

THAT'S ALL FOLK!!😉😉😉
Concours photo de décembre 2012: "Le sport dans le monde" English translation pending
by Jpromain · 2012-11-30 · 173 replies
Route du Karakorum (KKH) à vélo, frontières ouvertes? (Chine vers Pakistan) English translation pending
by Crowscaperas · 2012-07-28 · 19 replies
Bonjour amis voyageurs.

Avez vous des news pour passé la frontière en vélo de la chine au pakistan par la route KKH?(vu que ca change constament).

Et quelle est la route la plus sécurisé pour passé vers la frontière pakistan-inde.🙂

Je remercie d'avance ceux qui vont répondre.

>Pierre.
Traversée de l'Afghanistan et du Pakistan en camping-car? English translation pending
by Guieli · 2012-04-09 · 48 replies
Bonjour à tous!

Nous sommes en train d'organiser notre voyage en camion jusqu'en Inde avec notre camion, départ au mois d'octobre...

Etant donné qu'il nous sera très difficile de passer par la Chine, quelqu'un est-il récemment passé par l'Afghanistan et le Pakistan??

Je sais que le visa pakistanais se procure en france, que des escortes se font pour les voyageurs,

quelqu'un a t-il plus d'info à ce sujet??Les risques (ou pas..), les tarifs etc..!

Merci à vous et vive la route!!
Inde: gros dilemme... English translation pending
by Parvat · 2011-06-14 · 23 replies
C'est décidé à 99%, je repars en Inde cet été. (pas le choix de l'époque) Trajet? Presque comme l'année passée: Delhi Varanasi Puri Koraput (sud Orissa) ensuite Tamil Nadu. (et avion retour delhi)

Mon petit problème: Comment faire en 6 ou 7 semaines, pour visiter le TN en ne restant pas bloqué 1: à Varanasi que j'adore, 2: à Puri la pèpère, et 3: Près de Koraput dans une région de toute beauté??? Tel que je me connais, jamais je n'arriverai au TN...😏
Impressions sur l'Inde et le Népal English translation pending
by Lucq · 2011-04-20 · 32 replies
afficher les détails 20:14 (Il y a 0 minutes)

Impressions générales sur l'Inde et le Népal.

En ce moment, je n'ai pas une trop bonne impression sur l’Inde et le Népal... Après le Pakistan, il est vien vrai que tout paraît fade... dans des pays où tout semble fait pour (plumer.. ???) le touriste. Bien-sûr il y a une indéniable continuité culturelle et linguistique entre ces trois pays, surtout entre l’Inde et le Pakistan, mais la situation politique et surtout le tourisme font toute la différence : cela est surtout valable pour le Népal qu'on pourrait comparer à un gigantesque hotel doublé d’une plaine de jeu géante pour trekkers du dimanche... A la gentillesse et l’hospitalité désintéressée (ce qui n’empêche pas les discussions politiques et religieuses passionnées) des Pakistanais on pourrait opposer le mercantilisme des indiens et des népalais (dans les zones touristiques du moins..) J’entends déjà certains me dire qu’il s’agit des zones touristiques et que si on s’aventure hors des sentiers battus, la musique est différente. Oui, mais... Il s’agit d’une impression générale, d’un sentiment que pas mal de « touristes » et aussi voyageurs éprouvent. Cela est accentué par le fait que le « tout au tourisme » est clairement la nouvelle politique des gouvernements Indiens et Népalais. Au Népal, 2011 est appellée « l’année du tourisme » et cela s’est traduit tout simplement par une hausse de tous les prix (certains ont tout simplement doublés, surtout les prix des permis de trekking) Alors comment expliquer que dans des pays comme le Pakistan ou l’Iran, le sentiment général du voyageur est différent, quasiment toujours positif ?

Plusieurs causes: La politique gouvernementale, certes influente la donne (clairement, les gouvernements de l’Iran, du Pakistan, ou même de l’Afghanistan ne poussent pas au tousisme de masse) et la réputation du pays via les médias fait toute la différence: des pays dits dangereux n’attireront pas (ou un très faible pourcentage de voyageurs chevronnés) quand des pays dits faciles et accueillants seront littéralement pris d’assaut, quelle que soit la réalité locale, ou mieux, en dépit de celle-ci. L’état d'esprit des populations locales fait toute la différence... On peut reporter le comportement national au comportement individuel : si une personne se sent pauvre dans sa tête, elle agira comme un pauvre, si ce sentiment de pauvreté lui est inconnu, elle agira différemment, quel que soit le niveau de ses finances. C'est l’état d’esprit qui compte et qui fait toute la différence. Si l'on considère que le Népal est « ouvert » au tourisme depuis plus de 60 ans et les sommes astronomiques demandées pour les visas, permis de trekkings etc, le nombre toujours croissant de touristes venant chaque année, on a toutes les raisons de se demander comment une telle situation, une telle différence entre "étrangers et locaux " est-elle encore possible en 2011 ?

Deux explications : La politique gouvernementale et la corruption qui comptent sur « l’argent du tourisme » pour vivre, et bien vivre, à moindre coût et l‘attitude complaisante de certains (tous ?) touristes et ONG qui entretiennent soigneusement cette dépendance. Maintenant que les maux ont étes pointés du doigt, quelle est la solution, si solution il y-a? Pas facile de répondre... seul le temps mettra de l’ordre dans la confusion actuelle... Est il possible de transformer Katmandu en Singapour, uniquement avec l’argent du tourisme ??? Pour moi la réponse est non car il s’agit d’une confusion à la base... Singapour est devenue une destination touristique, justement à cause de sa réussite économique et financière...Le but principal des Singapouriens est d’afficher leur réussite... et d’attirer des visiteurs afin de leur monter alors que le but principal du Népal, est d’attirer des visiteurs en insistant sur la pauvreté et le sous-développement... Seul le temps et un changement d’état d’esprit progressif des nouvelles générations pourront changer les choses, mais en attendant les dégats sont énormes.

Le Népal et les touristes: Le sentiment général autour de certains touristes « new hippies » ou «pseudo-alternatifs » n’est pas des plus positif... Ils viennent au Népal pour trouver une « société alternative », ils squattent dans des guest houses comme ils squattent des apparts à Paris, ils traînent et dealent de la ganja comme à Paris... mais ils oublient qu’ils ne sont pas à Paris et que la façon dont ils sont perçus ici n’est pas du tout la même qu'en Europe. Alors qu'en Europe, leurs revendications et leur « alternativité entendue » les rend part de la société, ici au Népal ils ne font que dégrader encore plus l’image des touristes étrangers dans un pays qui fait face à des changements énormes, comparables à ceux qui ont suivi la révolution industrielle en Europe au XIXème siècle. S’en rendent-t-ils seulement compte ? Difficille à dire. Bien-sûr, il faudrait développer, les interroger, mener une enquête... mais comme ils semblent être ici pour fuir une certaine réalité, obtenir une réponse n’est jamais façile... J’en ai rencontré quelques uns à Pokhara et ici à Katmandu, mais les contacts sont limités et les réponses toujours les mêmes : « oui, mais ne faut pas généraliser, "shanti shanti" , aahh la société du fric... » Le pire dans tout cela, c’est que leur discours est souvent juste, mais ce genre de discours n’est pas à sa place. Il le serait en Europe, et encore, dans un salon parisien, pour être tout à fait précis, mais ici... Que dire : ce qu’ils pensent est est à mille lieux de la réalité népalaise, des aspiration et des modèles des népalais. La société alternative à la française, ils n’en ont cure, ce qui les intéresse ce sont les modèles économiques et sociaux des Petits et Grands Dragons comme Singapour, la Malaisie, Taiwan, Bangkok et bien sur la Chine et le Japon. Voilà tout le malentendu...

Le Népal et son gouvernement: Hier, j’ai discuté avec le garçon de la réception de l’hôtel du centre de Katmandu, où je réside en ce moment, de la situation politique et économique du Népal. Le gros problème, me dit-il, est l’absence d’un gouvernement bien défini : ni le nouveau président ni le premier ministre n’ont de réels pouvoirs. Depuis la révolution maoïste, tout semble aller plus mal : pouvoir et partis politiques sont divisés et morcelés, l’inflation et la corruption vont en grandissant. Il semble que le coeur du problème se trouve dans l’absence de leaders légitimes qui rassembleraient la population autour de lui : en gros ils attendent l’homme providentiel, le Napoléon népalais...!

Après 40 jours au Népal...: 40 jours sur place et mon impression générale quant au pays reste plus ou moins la même qu’à mon arrivée. Le Népal est cher: la vie quotidienne n’est pas plus chère qu'au Pakistan (les denrées importées sont un peu moins chères et plus abondantes) si on ne compte pas les 13% de taxes +10% de services imposés par le gouvernement... et c’est là tout le problème, cela fait du Népal le pays le plus cher d’Asie et... c’est aussi le plus pauvre ! Car tout est à l’avenant ici: prix des visas, des permis de treks, des entrées de sites et de musées. Le visa coûte 25 $ pour 15 jours et une prolongation 30 $ pour 15 jours plus 2 $ par jour... Le visa business est aussi ridiculement cher : ils demandent un investissement de plus de 100.000$. D’une façon plus abordable (et encore), les prix d’entrée sur les sites sont faramineux: Baktapur Durbar Square: 15 $ (1000 rs). Katmandu Durbar Square: 300 roupies. Annapurna conservation area: 2000 roupies. Everest/Lantang: 1000 roupies. A ces deux parcs, il faut bien-sûr y rajouter les permis de treks : 20 $ Le record étant détenu par le Mustang et le Dolpo : 50 $ par jour avec un minimun de 10 jours, soit 500$ plus les frais d’agence et de porteurs.... Sans évoquer, bien-sûr, les royalties prélevées pour les ascensions de l’Everest ou autres qui vont de 10 à 20.000$. Tout cela dans un pays où la population ne gagne pas 500 dollars en 3 mois... Cela laisse rêveur. Non, le Népal c’est vraiment Lidl au prix de Fauchon.
Élection du meilleur cliché des mois de septembre/octobre 2010 en photos sur le thème "Une prière" English translation pending
by Ragamuffin · 2010-09-13 · 121 replies
... ou la ferveur religieuse.

Un thème humain, donc, mais qui peut inclure également la statuaire.

Règles :

- 2 photos avec un très court libellé et indication du lieu de prise de vue + date si possible - les votes pour 2 photos - la photo choisie en première position reçoit 2 points, la seconde, 1 point - sont ouverts à tous - participants ou pas - et débuteront le lundi 25 octobre 2010 à 0h01 et seront clôturés le samedi 30 octobre 2010 à 23h59. Résultats dans la journée du dimanche 31 octobre 2010.

Voici mes 2 photos

1. temple de Kuan Yin Teng à Georgetown (Penang - Malaisie) le 5 octobre 2009 2. temple à Ubud (Bali - Indonésie) le 1er juin 2008
Trek: tour du Manaslu ou camp de base de l'Everest en novembre? English translation pending
by Cécilette74 · 2010-09-08 · 10 replies
Bonjour !

Je souhaite partir (repartir !) au Népal en novembre et j'hésite entre deux treks qui me tentent beaucoup : le tour du Manaslu ou les lacs Gokyo et montée au camp de base de l'Everest. Quelqu'un peut-il m'aider à orienter ma décision sachant que j'ai déjà fait une partie du tour des Annapurnas et que, même si j'apprécie l'ambiance "haute montagne" j'aime aussi traverser des villages et rencontrer leurs habitants... Tous vos conseils, remarques et suggestions sont les bienvenus !!! Merci d'avance !
Tarif d'un guide au Népal? English translation pending
by Richard41800 · 2010-07-22 · 14 replies
Bonjour. Quelqu'un peut-il me renseigner sur le salaire moyen journalier d'un guide au Népal ? Je parle d'un vrai guide, avec tous les "sacrements" et non d'un supposé guide recruté au hasard du chemin. Merci. Je pose cette question parce-que j'organise à l'horizon février 2011 un long trek dans ce pays.Annonce à ce sujet consultable dans la rubrique recherche compagnon.

Cordialement à toutes et à tous.

Richard
Quel trek faire en autonome au Népal mi-novembre? English translation pending
by P0uLeT · 2010-06-09 · 14 replies
Bonjour à tous

Je pars au népal du 9 octobre au 9 decembre, rejoindre sur place un groupe de quelques personnes dans le but de faire un circuit de 30 jours entre khumbu et ralwalling, avec 1 ou 2 sommets à la clef. Ce grand trek est organisé avec une agence locale et toute la logistique qui convient.

Après ces 30 jours, je repasserai probablement par KTM et j'aimerai faire un trek en autonome (j'aurai l'acclimatation nécessaire et la forme physique), non pas pour des raisons financières mais par simple envie de me balader un peu "seul". Le coté financier compte quand même un peu car je ne souhaite pas engager une équipe entière pour me rendre dans des contrées isolées (kangchengunga etc...)

Je recherche donc un trek qui répondrait aux critères suivants:

15-20 jours ( je serai libre du 15 nov au 5 decembre environ) Infrastructures permettant l'autonomie ( lodges, ravitaillement tous les jours) Moyenne et haute montagne ( vue sur les sommets)

N'ayant jamais fais le tour des annapurnas ( j'avais fait jiri kalapatar par gokyo en 2008), je m'orientai vers ce dernier, car je n'ai jamais visité cette région.

Je recherche néanmoins d'autres itinéraires, car il parait que la piste à pas mal défiguré le trek... Je n'ai cependant rien contre la fréquentation des treks, cela me permettra au contraire de rencontrer d'autres personnes, c'est toujours enrichissant.

Des suggestions?

Merci d'avance😛
Tour des Annapurnas, route de l'Everest ou tour du Manaslu? English translation pending
by Kervin · 2010-05-27 · 19 replies
Bonjour

Je souhaite faire un trek en fin d’année au Népal. Ce sera mon premier treck dans cette région, et après avoir pas mal fouillé dans divers documents, post sur ce forum, et autres guides, j’hésite encore entre trois alternatives :

Tour des Annapurna (TDA) : treck « touristiques » mais simple d’organisation

Route de l’Everest (RDE) : idem supra.

Tour du Manaslu (TDM) : moins fréquenté, mais obligation de passer par une agence.

J’avais initialement décidé de ne pas aller sur les deux premiers, précisément à cause de leur fréquentation, mais j’ai cru lire que pour un premier trek au Népal, ça restait quand même pas mal du tout ! Afin de me faire mon opinion, voici donc quelques questions sur ces différentes alternatives

1. TDA et RDE : sur les mois d’octobre / novembre, quelle est la période la moins fréquentée (je crois avoir lu que c’était plus calme les 3 dernières semaines de novembre ?)

2. TDA et RDE : peut-on camper facilement tout au long de ces deux itinéraires ? Si oui, cela permet-il d’être un peu plus « au calme » ?

3. Question en liaison avec la précédente : peut-on facilement manger/boire tout au long de ces parcours, sans pour autant dormir dans les lodges ?

4. TDA et RDE : J’ai cru lire qu’il y avait des constructions de routes qui dévisageaient le paysage. Lequel de ces deux treks est le moins touché ?

5. TDM : Peut-on faire appel aux services d’agence en étant seul, ou faut-il être plusieurs ?

6. TDM : A la lecture des différents post que j’ai pu voir, privilégier une agence locale semble le plus intéressant. Concrètement (désolé si la question est un peu stupide), où est-ce que ces agences se trouvent (début du trek ? Katmandu ?)

7. TDA, RDE et TDM : dans lequel de ces 3 treks traverserai-je le plus de paysages de haute montagne (glacier, lac, paysages minéraux, etc.) ?

Merci beaucoup par avance !

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