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Arnaque des pierres précieuses à Bangkok English translation pending
by Créaglobe · 2006-01-29 · 70 replies
Salut à tous, juste quelques mots pour en remettre une couche sur un sujet certainement déjà évoqué ici ! Les arnaques de touristes mal informés avec la vente de pierres précieuses... je précise que j'ai pour habitude de super bien préparer les voyages et d'éviter ce genre de plans, mais y'a 2 ans, je suis tombée dans le panneau avec mon ami : un frauçais rencontré à Bangkok nous a raconté comment il faisait fortune à chacun de ses voyages depuis la France en achetant pour 4000 € de bijoux et en les revendant le double en France. D'abord pas intéressés, on a fini par écouter ce qu'il racontait tellement ça avait l'air facile, il avait les factures à nous montrer, etc. Du coup, quand qqs heures + tard un tchouk tchouk nous a proposés de nous amener à cette fameuse semaine de détaxe dont on nous avait parlé, on s'est dit qu'on pouvait tenter une visite. Résultat on est repartis avec une bague à 900 €, espérant la revendre le double à paris (adresse donnée par le français rencontré le jour-même). Bah j'peux vous dire qu'on pleure encore, car cette adresse n'existe pas, que la bague vaut en fait 550 € (pas zéro, c'est déjà ça !) et qu'on arrive pas à la revendre...car pas de réseau en bijouterie. Voilà, donc je me suis dit que ça pourrait être utile à certains, surtout que j'insiste : nous ne sommes pas les gogos par excellence ! J'ai déjà voyagé en solitaire dans des pays bien moins touristiques, mais c'est bangkok qui aura eu raison de ma méfiance.. L'explication est que je n'avais pas acheté de routard ni rien sur la thailande car c'était juste un transit pour aller au Vietnam..ben je l'ai payée cher l'économie du guide ! A part ça il parait que c'est top la thailande, donc je ne dénigre rien d'autres que ce *** de français et son réseau qui nous ont fait perdre une somme très importante qui nous manque aujourd'hui...
Egyptair English translation pending
by Maguth · 2006-01-28 · 67 replies
Bonjour,

Je dois me rendre en Egypte très prochainement et je dois emprunter un vol a/r Egyptair.Cette compagnie offre-elle toutes les garanties de sécurité?Merci.
Egypt Air et l'agence "un monde Égypte" English translation pending
by Typh · 2006-01-27 · 20 replies
J'ai trouvé une formule de voyage avec l'agence "un monde Egypte", qui me propose visite d'Alexandrie, Caire + croisière sur le Nil. Cela m'interresse seulement, je ne connais pas cette agence. Pourriez vous me renseigner sur la fiabilité de cette agence de voyage? De plus, il y aura 2 vols intérieurs avec la compagnie Egypte air. Celle-ci est-elle fiable? (j'ai appris qu'il n'y avait que les compagnies aériennes égyptiennes qui effectuées les vols intérieurs). Merci de vos réponses Typh😕
Hôtel petit budget et location de voiture à Nosy Be (Madagascar) English translation pending
by Beezeebee · 2006-01-26 · 5 replies
Quelqu'un connait-il un hotel sobre, propre petit budjet à Noy be? Quel budjet dois-je prévoir pour un séjour de 1 mois dans la région Nosy be, Ambanja, Diego Suarez. Je voudrai aussi louer une voiture avec chauffeur. Avez vous des exriences dans cette région?
Antony and the Johnsons English translation pending
by Laetic · 2006-01-04 · 21 replies
je viens de découvrir et j'adore, surtt "You are my sister"... si il y a des adeptes........
Argentine: vols intérieurs bloqués! English translation pending
by Herge · 2005-11-27 · 18 replies
Bonjour a vous tous,

Comme je le dis souvent, difficile de planifier et de faire du TT (Tourisme-Timing) en Argentine, en effet depuis jeudi dernier 17h, il y a un mouvemant de protestation de la part des employes de Aerolineas Argentinas, qui se traduit en l annulation de 75 % des vols interieurs argentins ( meme les vols aerolineas internationaux ont des problemes ).

Nous sommes bientot en periode de grandes vacances ( debut le 20 dec ) et les syndicats mettent la pression, cependant la direction de Aerolineas refuse encore tout compromis, donc l ambiance n'est pas au beau fixe. Les techniciens demandent une augmentation de 70 % ( rien que ca ! ) et les pilotes de 45 % .....et la direction est ok pour 4 % ...........euhhh c'est pour ca que ca bloque !

Pour l instant ( dimanche ) deja 22.000 passagers ont ete "punis" d avion ....

Donc pour les voyageurs qui debarquent cette semaine a Bsas, je recommande la patience et le bus !

Ezeiza samedi apres midi, tout le monde attend !

Pour les hispanophiles allez lire l'article :
http://www.clarin.com/diario/2005/11/27/sociedad/s-04601.htm

Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, hier apres midi a 14h40 ( samedi ) l avion d'Aerolineas qui s envolait d Ezeiza en direction de El Calafate ( vol AR 2892 ) a fait eclater un pneu au decollage .......l avion a donc volé en rond au dessus de Bsas pendant 2 heures avec une tres bonne ambiance a bord pour perdre un maximum de combustible ...a 16h30 la tour d Ezeiza lui donne l autorisation d aterrir de nouveau ( avec un pneu en moins ) ....et il s est pose sans trop de dommage .

Bien sur les syndicats ont nié que cet incident avait un quelconque rapport avec la greve qui touche tout le personnel depuis jeudi, et que la qualite de la maintenance n etait pas affecte par leur mouvement.

En tout cas, les passagers ont ete evacué de maniere a n'avoir aucun contact avec la presse a la sortie de l'aeroport ( ca fait quand meme assez tache pour le secretariat au tourisme ).

Voici quand meme quelques extraits de declaration de passagers qui se souviendraiont de cette journee ou ils avaient deja du ( avant leurs tours de manege dans les airs ) patienter des heures avant de se faire confirmer leur vol dans la pagaille de la greve .

Patricio Rodríguez 31 ans, chilien

"Llegamos el viernes por la mañana desde Nueva York para hacer una escala y seguir camino a Santiago. Pero ya llevamos más de un día en Ezeiza y nunca en mi vida pensé que iba a estar tanto tiempo en un aeropuerto. Creo que la Argentina deja una muy mala imagen con este tipo de actitudes, porque parece que siempre están de protesta en protesta. Así no te dan ganas de venir."

Andrés Camargo 61 ans, espagnol

"Estoy de vacaciones y, si bien no tengo apuros, esto no me gusta nada. Tenemos un paquete de visitas que pagamos y no sé si la agencia contratada nos devolverá el dinero."

Raúl Muñoz 26 ans, chilien

"Cómo puede ser que la empresa primero te diga que vas a viajar a las 12, por ejemplo, y cuando llega la hora señalada, todo se cancela. Ya nos pasó tres veces lo mismo y hace más de un día que estamos en Buenos Aires dando vueltas por el aeropuerto. Nosotros nos tuvimos que pagar un hotel, que no era bueno, pero no había otras opciones. En Aerolíneas nos aseguraron que nos reintegrarán el dinero, pero eso no es lo que más nos importa. Queremos irnos ya de acá. Creo que esta situación no se ve muy a menudo en otros países donde se respeta más a los pasajeros."

Extrait de l'article de la Nacion du 27/11/05, article entier : http://www.lanacion.com.ar/informaciongeneral/nota.asp?nota_id=759969

A Bientot !

Herge !
Achat d'un camping-car en Allemagne English translation pending
by Yopi78 · 2005-10-24 · 38 replies
Bonsoir,

Je viens d'acquérir un camping car FRANKIA A570 de 92 en allemagne, quelqu'un sais il si il faut obligatoirement demander une réception a tite isolé aupres de la DRIRE ? Une personne de la DRIRE m'as dis que c etais complique d immatricule un camping car.
Carnet de voyage aux Lofoten (Norvège) English translation pending
by Jemaflor · 2005-10-16 · 5 replies
Les Îles Lofoten, couleurs et lumières du Nord

Au-delà du Cercle Polaire Arctique, au pays des pêcheurs de morue, le dépaysement enchante les voyageurs : fjords, pics montagneux et surprenantes plages de sable blanc bordées d'eaux turquoises ... sans oublier la luminosité magique du soleil de minuit en été.

Impressions de voyage, descriptions, moments vécus illustrés de plus de 200 photos ... alors parcourez virtuellement les plus belles îles de Norvège. L'archipel des lofoten
Thaïlande: recherche magasins de figurines manga English translation pending
by Olivier74 · 2005-09-27 · 10 replies
Bonjour 🙂 Je collectionne les figurine de style manga / anime, j'en achète parfois sur E-bay, et beaucoup sont expédiée de Thailande, j'aimerais profiter de mon séjour là bas en novembre pour en acheter quelques-unes en évitant les frais de ports, connaissez-vous des magasins spécialisés ?
Passeport, visites et climat en Tunisie fin octobre? English translation pending
by Cocotte14 · 2005-09-19 · 28 replies
Bonjour à toutes et à tous! voila en fait je pars en tunisie fin octobre et je voulais savoir le temps qu'il fait à cette période? a t on besoin d'un passeport? ou simplement d'une carte d'identité à jour? faut il etre vacciné? aussi c'est la 1ere fois que je voyage donc si vous avez des tuyau des info sur ce pays se serait sympas de les com :) merci par avance de vos réponses :)
Rappel de ce qu'est Tuol Sleng ou Musée S21 (Cambodge)... English translation pending
by Alan · 2005-08-18 · 4 replies
Le Cambodge est l'un des pays au monde dont l'histoire est une des plus difficiles. Apres avoir été colonisé par les français, bombardé par les américains, gouvernés par une dictature militaire, les cambodgiens se relèvent à peine de presque 4 ans d'horreur Khmer rouge suivie de 10 ans d'occupation vietnamienne ! La période Khmer rouge, à l'instar de l'époque nazi, est l'une des pires de l'histoire de l'humanité. La prison de Tuol Sleng, ou S-21 (Security Office 21), à Phnom Penh est un exemple effrayant de l'horreur quotidienne perpetrée par Pol Pot et sa clique. Cette prison était un des organes du regime Khmer Rouge des plus secrets. En 1976, les Khmers rouges posèrent des palissades de taules, doublées de fils barbelés électrifiés autour de cette ancienne école. Dans un premier temps, se furent les maisons situées autour de l'établissement qui servaient de bureau, de salles d'interrogatoires et de tortures. Puis pour un contrôle plus efficace, certaines salles de classes furent amenagées à cet effet... Les autres salles de classes restèrent des cellules. Celles du premier et du second étage étaient divisées en de minuscules cellules de briques ou de bois, de 0.8 à 2 mètres, destinées à 1 prisonnier, parfois 2 ! Les deux étages suivant étaient réservés aux cellules collectives, tous les prisonniers étant attachés par les chevilles, face au mur. Un de ces étages était réservé aux femmes. Les prisonniers attendaient là le moment, "leur moment", celui où ils allaient se faire torturer dans des conditions particulièrement inhumaines et dans l'implacable totalité des cas, à mort... De nationalités diverses, ils étaient là parce qu'ils étaient soupconnés ou accusés d'avoir été infidèles envers l'Angkar (entité directrice secrète, limite mystique, composée par les dirigeants Khmers Rouges). Tous le monde pouvait l'être. Toute la famille proche du prisonnier, enfants, femme, étaient emmenés aussi, pour y être exterminés. La prison S-21 fit ainsi 10499 victimes, sans compter les enfants au nombre de 2000. En 1980, cette prison fut transformée en un musée qui retrace la terrible histoire de ce "centre". La prison est restée en l'état, terrifiante de simplicité, avec ses lits rouillés posés au milieu d'une salle, et ses minuscules cages construites à la" va vite". Avant d'être placés en cellule, les prisonniers étaient photographiés. Les murs du musée sont recouverts de ces photos. On peut aussi y lire les règles qui régissaient la prison. En voici quelques unes :

Vous devez répondre à mes questions. N'essayez pas de les détourner.

Ne cherchez pas d'excuses. Il vous est strictement interdit de me contester.

N'oubliez jamais que vous êtes un traître.

Vous devez répondre à mes questions sans prendre le temps de réflechir.

ne me parlez pas de vos actes immoraux.

Lorsque vous recevez des coups de fouet ou des décharges électriques, ne criez pas trop fort. Le musée Tuol Sleng vous plonge dans l'ambiance de l'époque. Dans cette ambiance où la torture physique et psychologique étaient poussées à leur paroxisme. Cet émouvant musée nous permet de ne pas oublier les atrocités dont sont capables les humains, mais il devrait nous permettre surtout de lutter contre ce genre de pratiques. malheureusement n'y a t'il pas quelques endroits dans le monde où de tels crimes se perpétuent encore ?
Itinéraire d'une semaine à Madère English translation pending
by Kob · 2005-07-21 · 1 reply
salut a tous je reste une semaine a madere, et je voudrais avoir des idées d'itineraires. bye
Massage en Malaisie English translation pending
by Sylvertwist · 2005-05-20 · 18 replies
Est ce qu'il est possible de faire des massages en Malaisie, et si oui, ou sont les meilleurs endroits ???

Il parait que les massages en Asie sont un regal, pour mon premier voyage sur ce continent, j'aimerais bien essayer.

Pour info, simple massage.

Merci d'avance 😏
Hôtel club garden beach 3* à Monastir English translation pending
by Thierry54000 · 2005-05-19 · 3 replies
salut à tous,

je risque de partir à l'hotel club garden beach à monastir et j'aimerais avoir des infos de personnes qui y sont allées récemment. comment est l'hotel? la nourriture? les animations???
Vos plus beaux couchers de soleil! English translation pending
by Tilde · 2005-05-17 · 694 replies
Bonjour à tous !

Je suis sûre que vous avez de superbes photos de coucher de soleil à partager avec nous 😉 !! Rien que quand je vois celles prises par Spot dans le bush australien (http://voyageforum.com/v.f?post=134558) ... aie aie aie 😮 !

Je ne suis vraiment pas une pro de la photo, et c'était mon premier voyage avec mon appareil numérique... mais je me lance pour marquer le départ de cette nouvelle discussion 🙂.

Coucher de soleil en avril dans le nord-est du Québec (Saint Augustin, Basse Côte Nord).

A vous 😉.

Tilde.
plages thailande ou cambodge? Ko Kut? English translation pending
by Mawine · 2005-04-19 · 16 replies
on m a dit que les plages du sud du cambodge etaient aussi magnifiques que celles du sud thailande...? des avis ?

savez vous si on peut aller du cambodge aux iles Ko Kut (valent le coup ?) pour rejoindre la thailande ? merci !
bali trop de touristes? English translation pending
by Estellou · 2005-04-08 · 25 replies
Je pars à Bali 1 mois cet été et j'ai vraiment besoin de conseils (logement pas très cher, endroits sympas, déplacements, cout de la vie...), car j'ai entendu des trucs de fous du genre on essaie de t'arnaquer tout le temps, les mecs t'arrêtent avec ta voiture de loc pour te bébrancher qq chose et tu tombes en rade, dur de se loger en haute saison, déferlante de vendeurs en tout genre sur les plages....qu'en est-il de cette ile paradisiaque et de l'acueil des balinais?
San francicsco en Septembre English translation pending
by Spoon · 2005-03-28 · 24 replies
Bonjour à tous!

J'envisage un trip dans l'ouest américain en Septembre.

2 possiblités: 1 séjour de 10 jours à San Francisco. 1 circuit qui emgloberait San Francisco, LA et las vegas.

Mes doutes: Est qu'il y a suffisamment de choses à faire en 10 jours a San Francisco? Risque pas de m'ennuyer? Est ce que ça vaut le coup de me faire autant de bornes par jour pour voir L.A et Las Vegas?

Mes questions: Quels sont les incontournables à faire à San Francisco? Les coins ou loger (ou ne pas loger)? Connaissez vous le quartier Japonnais? Si on loue une voiture, qu'est ce qu'il y a à voir aux alentours? Quel temps fait il en septembre la bas?

J'aimerai avoir les témoignages de personnes qui y ont déjà été et connaitre leurs impressions de voyages, les bonnes et les mauvaises expériences....

Merci d'avance et à très bientôt!!

Spoon.
Directive CE 261/2004: vos expériences. English translation pending
by Barzaz · 2005-03-23 · 11 replies
Bonjour à tous.

Cette directive est en application depuis le 17 février. Il est probable que certains d'entre nous ont été victimes de surbooking ou de retards importants depuis cette date.

Quelle a été la réaction de la compagnie qui s'est retrouvée à l'origine de cette situation ? Le texte précité a-t-il été respecté ?

A vous lire.

Barzaz
Canada 2002 English translation pending
by Dimitri75 · 2005-03-22 · 6 replies
JOUR 1. SAMEDI 31 AOUT 2002.

Nous arrivons à Orly Sud à 10 heures 30. Le vol CRL 900 pour Montréal Mirabel est annoncé à l’heure pour 13 heures 45. Nous nous rendons à l’enregistrement des bagages, en évitant la file d’attente, grâce aux guichets réservés classe “grand large”. Toutefois les passagers en partance pour Montréal sont facilement reconnaissables, ils n’ont pas de cartons emballés à la va-vite, ni d’excédents de bagages, comme aux files d’à côté : Fort de France à droite, Pointe à Pitre à gauche ! Cette fois ci, ce n’est pas pour nous. Enregistrement très rapide des deux valises à roulettes et du sac à dos. On nous remet nos cartes d’embarquement : Sièges 70 K et 70 H comme prévu, rendez vous pour 12 heures 15 à la porte F34. Après quelques prises de vue de la terrasse, nous prenons un petit déjeuner : chocolat liégeois pour l’un, thé pour l’autre. A 11 heures 30, l’ A330-200 immatriculé F-HCAT de la compagnie Corsair se présente sur le tarmac. Il s’agit de l’un des deux Airbus détenus par Corsair, celui-ci étant le plus récent, sa livraison et sa mise en exploitation datant de 2000. C’est un biréacteur pouvant contenir 355 passagers, dont 18 en classe grand large, il a une autonomie de 13 heures et 10800 kilomètres : c’est le bimoteur au plus grand rayon d’action au monde. Nous avons hâte d’être à bord ! Après un dernier coup de fil à la famille depuis la salle d’embarquement, nous embarquons à 13 heures. Nous nous installons, l’accueil et le confort sont exceptionnels. Une coupe de champagne nous est offerte en guise de bienvenue. Retard de 30 minutes au décollage pour l’attente de quarante passagers ayant rencontré des problèmes aux formalités de police. Le décollage se déroule sans incidents, vers l’ouest. Nous apercevons Paris et la Tour Eiffel sur notre droite. L’apéritif ( jus de tomate/jus d’orange ) avec amuse-gueule nous est servi à 14 heures 30. Nous survolons Calais, puis Londres par un ciel totalement dégagé. Le déjeuner, avec lotte, saumon, riz et légumes est servi avec salade et vin blanc. Le plateau fromage et dessert est distinct. L’A330 offre un téléviseur numérique individuel à chaque siège, permettant de visionner un film au choix parmi quatre, d’accéder à la “géovision” (position de l’avion dans le ciel, altitude, température et distance restant à parcourir), ainsi qu’à différents jeux ( solitaire...). Nous suivons “Spiderman” sorti récemment en salles, après avoir survolé l‘Irlande. Apercevant le Groenland et quelques icebergs, nous “mettons le cap” sur Terre Neuve. Un en-cas nous est proposé : jus d’orange, vin blanc, foie gras, mini-sandwich, tartelettes et thé à la menthe. Nous survolons à présent le Saint Laurent. Il est 14 heures, 20 heures à Paris. L’atterrissage à lieu à 15 heures 40 sur les pistes de Mirabel International . Il fait beau, pas un nuage, et 23 degrés. Récupération très rapide des bagages, puis passage à la douane. Nous devons certifier n’importer aucune denrée alimentaire, les autorités canadiennes jugeant que les produits laitiers européens ne répondent pas à leurs règles sanitaires. Nous nous rendons aussitôt au stand Avis, où nous prenons possession des clés d’une Chevrolet “Malibu” verte. Une fois le chargement des bagages effectué, nous écoutons les conseils du préposé d’Avis pour le fonctionnement de la boite de vitesse automatique. Nous empruntons ensuite l’Autoroute 50, vers Montréal, puis la numéro 15 sud nommée “autoroute Décarie”. Une erreur d’interprétation de signalisation nous retarde, mais nous regagnons finalement l’avenue Atwater puis le Boulevard René Levesque Ouest. L‘hôtel y est situé au numéro 50. Nous l’atteignons à 17 heures 30. Un accueil moyen de la part du réceptionniste, anglophone de surcroît, qui nous informe que le parking de l’hôtel est complet. Nous devons donc stationner la voiture sur un parking privé typiquement nord-américain, à l’angle du boulevard Saint-Laurent. Cela nous en coûte 15 $ canadiens ( 1 dollar canadien = 0.66 E = 4.33 FRF ). L’hôtel est situé en plein quartier chinois, mais surtout en plein centre ville, proche de tout. La chambre n° 728 au 7ème étage est petite mais confortable, bien équipée et propre. Nous nous installons rapidement, puis sortons pour une première ballade nocturne dans Montréal. Petit tour du quartier chinois par les rues Clark et de la Gauchetière, puis nous atteignons la rue Sainte Catherine. Il y a un concert en plein air à l’occasion du festival du film du monde à la place des Arts. Mais nous sommes très fatigués : nous sommes éveillés depuis plus de vingt heures. Après avoir difficilement trouvé un accès à la Ville Souterraine ( les stations de métro sont moins bien signalées qu’à Paris ), nous traversons le “Complexe Desjardins”, une infime partie de l’immense centre commercial que promet d’être cette ville souterraine. Nous regagnons rapidement l’hôtel, nous endormons, puis sommes réveillés en pleine nuit ( 4 heures 30) à cause du décalage horaire. Nous devons nous lever bientôt, et n’étant plus fatigués, nous levons.

JOUR 2. DIMANCHE 1 SEPTEMBRE 2002.

Nous sommes prêts à 7 heures. Nous regagnons le véhicule puis tentons de sortir de Montréal. C’est en fait très simple, l’autoroute “Ville Marie”, véritable tranchée couverte urbaine de deux fois cinq voies nous mène sur l’autoroute n° 20 en direction de l’Aéroport de Dorval et de Toronto. Au programme aujourd’hui : rejoindre Gananoque, en s’arrêtant visiter en cours de route “Upper Canada Village” et de se reposer le temps d’une croisière sur le Saint-Laurent dans la région des Mille Iles. Nous quittons le Québec et franchissons la -future- frontière avec l’Ontario (Qui sait ? Le premier ministre a promis un référendum sur l’indépendance dans 1000 jours ) à 8 heures. Nous marquons une courte pause sur une aire d’autoroute, ou nous avalons notre premier petit déjeuner “made in America” : oeufs brouillés, saucisses, toasts, chocolat chaud et jus de pomme. Nous arrivons à 9 heures 30 à Upper Canada Village, pour l’ouverture. Ce village reconstitué c’est un peu l’ancien temps en temps réel. Des personnages pittoresques en costume d’époque redonnent la vie à des activités domestiques et agricoles, à l’éducation et aux techniques d’une collectivité rurale du milieu du XIX ° siècle. Nous réglons nos entrées à 30 $, puis débutons par un tour du village en calèche. Ensuite, nous visitons la boulangerie, la fromagerie ( le fromage y est d’ailleurs toujours fabriqué et est vendu aux visiteurs dans la boutique ), une taverne, l’imprimerie, ainsi que le moulin, des ateliers, l’école... Un fantastique travail de reconstitution. A 11 heures nous faisons un tour à la boutique, où nous relevons plusieurs idées de cadeaux. Nous reprenons l’autoroute 401 ( pardon, la “highway” 401 west). Nous arrivons à 13 heures à Gananoque que nous traversons par King Street East. Nous nous rendons à l’embarcadère pour les “Mille Iles“ où nous nous procurons deux billets pour 35 $. Nous naviguerons à bord d’un navire de la Ganaoque Boat Line, pour un circuit de trois heures. Nous prenons place à l’avant du bateau, au pont inférieur du “Gananoque Thousand Islands 2“, et après avoir dégusté un hot dog accompagné de son Pepsi, nous mettons le cap sur la rive américaine du Saint Laurent. En remontant la voie maritime, nous passons sous les portées américaine et canadienne du pont international des Mille Iles. Au bout de 2 heures de navigation nous contournons le château de Boldt, bâtisse réalisée par un richissime expatrié allemand en 1904. Construit sur une île dans les eaux territoriales américaines, nous ne pouvons accoster, faute de visa. Il existe en réalité plus de 1600 îlots, compte tenu qu’il suffit d’un arbre sur six pieds carrés de terre pour faire une île. Certaines maisons sont plus grandes que l’île elle même. Nous sommes de retour sur la terre ferme à 17 heures, et regagnons la voiture, stationnée en plein soleil. Heureusement, la climatisation fonctionne vite et bien, et malgré les 30 degrés, nous nous mettons à la recherche de l’hôtel. Celui-ci est situé au 780 King Street West. Après s’être installés dans la chambre 38 du “Colonial Resort”, où nous constatons une amélioration par rapport à l’hôtel de la veille, avec toutefois une décoration vieillotte, très années trente... Un court moment de repos nous redonne le courage d’aller visiter le centre ville, où nous retirons 500 $ au guichet automatique de la banque Canada Trust. Nous prenons notre dîner chez Kentucky Fried Chicken. Un petit tour de “Gananoque by night” en voiture et nous sommes de retour à l’hôtel. Nous nous endormons vers 21 heures. Nous avons cette fois digéré le décalage horaire.

JOUR 3. LUNDI 2 SEPTEMBRE 2002.

Le petit déjeuner nous est aujourd’hui offert à l’hôtel. Simple ( Muffins et Thé ) mais sucré et moins lourd qu’hier. Nous quittons Gananoque à 8 heures pour Kingston. Nous traversons cette ville qui fut capitale du Canada de 1841 à 1844 et qui abrite l’ Old Fort Henry, un bastion britannique, restauré en musée militaire. Nous ne le visitons pas, et nous quittons rapidement Kingston, surtout célèbre aujourd’hui pour ses pénitenciers. Les portes en étant bien refermées, nous reprenons la highway 401 en direction de Toronto. Nous marquons une pause à Newcastle peu avant Oshawa pour un plein d’essence chez Esso, le litre de sans plomb coûte 0.70 $ ( soit 3 FRF le litre !!!), la facture s’élève à 30 $. Le déjeuner est pris chez Wendy’s, une chaîne de fast-food encore inconnue en France. La traversée de Toronto est longue et embouteillée, nous avions le choix entre un boulevard parsemé de feux tricolores et la seule autoroute à péage du pays. Si notre choix se révèle économique il est loin d’être le plus rapide. Nous apercevons enfin la CN Tower, la “tour Eiffel” de Toronto et le lac Ontario. Il est 11 H. Une fois sur la Queen Elisabeth Way ( l’autoroute qui relie Toronto aux Etats Unis via les chutes du Niagara ), nous filons vers Hamilton et Niagara on the lake. Sortis de l’autoroute à Ste Catharines, nous sommes immobilisés vingt minutes pour laisser passer un bateau sous un pont levant aux écluses du canal Welland. Niagara on the lake est une petite ville très cosy, très “british”, très touristique aussi, style village “Disneyland“. Nous ne faisons que passer car tout ou presque y est fermé pour cause de fête du travail. Nous empruntons à présent la Niagara Parkway, route touristique surplombant la rivière. Il est 13 heures lorsque nous apercevons enfin les fameuses chutes. Malgré les innombrables parkings, tous complets, et très onéreux de surcroît, nous devons nous résigner à aller stationner à l’hôtel en premier. Le “Ramada Coral Inn” est un hôtel de luxe, situé 7429 lundy’s lane, face à un immense centre commercial, style magasins d’usine. Les prix y sont très intéressants : 80 $ la paire de baskets Nike, c’est moitié moins cher qu’en France. Mais les jours fériés, les boutiques ferment tôt, et il faut faire un choix entre les chutes et les boutiques. La question ne se posant en réalité même pas, nous nous installons dans notre chambre, très spacieuse, avec deux lits doubles. A la réception, nous achetons deux billets de bus (une navette reliant les hôtels aux chutes). La direction des bus n’étant pas indiquée, et notre anglais laissant à désirer, il est aisé d’en déduire que nous nous égarons, et perdons une heure de notre précieux temps. Retrouvant à présent sous une chaleur étouffante notre chemin, nous réglons 25 $ de billets pour le “Maid of the Mist”. C’est une croisière de trente minutes, une véritable séance de brumisateur, à bord d’un bateau équipé de moteurs surpuissants permettant d’approcher au plus près des chutes. Les traditionnels imperméables bleus en PVC nous sont remis, et nous voilà partis pour en prendre plein la vue. C’est tout simplement éblouissant, entre la puissance de l’eau, et la douceur des arcs en ciel, nos émotions nous serrent le ventre. N’étant pas sûrs de la réussite des photos et de la vidéo, nous achetons le très commercial et très touristique guide de Niagara Falls, édition française, pour 10 $. Nous décidons ensuite de prendre un peu de hauteur, depuis la Skylon Tower, tour d’observation en béton armé aussi haute que la tour Montparnasse : 236 mètres. Le prix est raisonnable : 20 $. Les ascenseurs jaunes situés à l’extérieur ne sont pas très rapides et ne procurent aucune sensation. Rien d’impressionnant, donc. Mais cependant, un très bon point de vue du haut de la tour sur les deux chutes, le “fer à cheval” -côté canadien- et le “pipi de chat” américain. Une fois à terre de nouveau, nous traversons le parc Queen Victoria, bordant l’allée - promenade des chutes ; très fleuri, des pelouses d’un vert resplendissant, le plaisir des yeux est à la fête aujourd’hui. Mais peu après, nous arrivons sur Clifton Hill. Une rue à flanc de coteau, bordée de commerces inutiles, d’enseignes tapageuses, de salles de jeux ringardes... Nous ne sommes pas intéressés par la vue de la femme aux quatre seins, ni par l’homme à la tête de gorille ; les boutiques de souvenirs attrape-touristes non plus, et aucun restaurant digne de ce nom à vingt cinq kilomètres à la ronde. Nous nous résignons à dîner chez Burger King (Mc Do en pire... si, si, c’est possible !). Une longue marche s’en suivra pour trouver l’arrêt de la navette bus... et pour digérer ! Nous sommes de retour à l’hôtel à 20 heures.   JOUR 4. MARDI 3 SEPTEMBRE 2002.

Dès 8 heures, nous sommes debout afin de retourner à Niagara on the lake pour y voir ce que nous n’avions pas pu la veille. Nous optons pour un petit déjeuner dans une ambiance très cosy et servi à la table : pankakes et sirop d’érable ( maple syrup ), accompagnés de chocolat chaud. Le tout pour 15 $, car contrairement aux fast food, le service n’est pas compris. Il faut systématiquement ajouter 15 % à la note. Avec les taxes ( fédérales et provinciales ) de 15 % elles aussi, et ce sur tous les produits -l’équivalent de notre TVA-, le prix affiché en vitrine grimpe aussitôt d’un tiers. C’est un réflexe à prendre... Nous rejoignons donc l’autoroute QEW, et arrivons à 11 heures 30 dans la métropole canadienne. Nous tentons de stationner au parking situé sous la CN Tower afin d’en faire l’ascension, mais les tarifs prohibitifs dudit parking nous incitent à faire marche arrière, et ce avec la complicité du sympathique gardien -antillais- du parc de stationnement. Nous atteignons sans mal l’hôtel “Quality” situé 111 Lombard street, en plein centre ville, perpendiculaire à Yonge street, l’artère principale de Toronto. Nous nous y installons après avoir réglé 30 $ de frais de parking pour 48 heures. La chambre, n° 510 est très classe, le niveau de qualité s’améliore de jour en jour ! Nous repartons aussitôt pour le quartier du port, où nous visitons la gare, jetons un oeil sur le royal York hôtel, un de ces palaces construits au début du siècle par la compagnie ferroviaire Canadian National ( CN ) à l’image du château Laurier d’Ottawa et du Frontenac à Québec. Nous voici à présent au pied de la CN Tower, la plus haute structure autoportante du monde : 553 mètres d’altitude, érigée en 1970. Les billets ; comprenant l’ascension en ascenseur panoramique, l’accès au plancher de verre, et au “Skypod”, le point d’observation le plus haut du monde, situé à 447 mètres, l’équivalent de près de 150 étages ; nous reviennent à 50 $. Après un passage sous des portique de détection de métaux et une désinfection en règle, on nous invite à une prise de vue très commerciale. Nous n’achèterons pas la photo. L’ascenseur n°3 nous mène en quelques secondes à l’étage du plancher de verre (346 m), sur lequel peu de visiteurs osent s’aventurer ! Effectivement, il ne faut pas avoir le vertige ! Du Skypod, nous apercevons toute l’immensité de Toronto, du lac Ontario, véritable mer intérieure... et les piétons, de la taille d’une fourmi. Faisant confiance au guide “Voir”, nous suivons à présent leur itinéraire de découverte de Toronto “pas à pas”: le Skydôme, sorte de Palais Omnisports de Bercy à la sauce nord-américaine, puis le port. Nous prenons le Tramway, mais pour une seule station seulement, car contrairement à Paris, on ne peut acheter au Canada des titres de transport qu’en fournissant l’appoint ! Aucun rendu de monnaie n’est effectué par le personnel, dont la priorité est le respect des règles de circulation routière, donc la sécurité. N’ayant pas les 4.50 $ réclamés, le traminot nous invite à redescendre. Nous nous dirigeons donc vers le centre ville, à pied. Mais la chaleur et le lointain petit déjeuner réveillent notre soif et notre faim, et nous mettent à espérer rencontrer un Mc Do le plus vite possible ! Quelques minutes plus tard, face à l’Art Gallery of Ontario que nous avons prévu de visiter ensuite, un centre commercial nous ouvre ses portes. A l’intérieur, le système “américain”, pour une fois très sympa : toutes les enseignes de restauration rapide ( du traiteur chinois au Mc do en passant par la pizzeria ) autour d’une place où est aménagée la salle de repas. Chacun peut donc manger différemment et selon ses goûts, mais à la même table ! Assoiffés et déshydratés ( presque !) nous avalons un triple menu big mac avec son litre de coca, puis visitons ensuite l’AGO. Ce musée possède une collection très riche, notamment de sculptures ( une salle entière est dédiée à Henry Moore ), mais aussi, et cela fut une révélation, une impressionnante collection d’art canadien, dont le Groupe des Sept -Tom Thomson et Lawren Harris entre autres- traduisant à merveille des scènes de paysages canadiens. L’art inuit y est également présent, à travers des objets symbolisant la vie quotidienne, et un étage est consacré à l’art européen, essentiellement contemporain, avec une exposition temporaire sur Duchamp, et le courant “dada”. Une fois la visite à notre rythme terminée, nous nous rendons à la librairie du musée, avec l’espoir -vain- de trouver un ouvrage sur la collection permanente. Nous nous promenons ensuite à Nathan Philip Square et descendons visiter une station de métro. Le métro de Toronto ressemble à celui de New York, mais ce qui nous frappe le plus, c’est la discipline des usagers. Taux de fraude zéro, mendicité zéro, les gens font même la queue pour accéder chacun son tour aux quais : pas de bousculades ; très propre également, on croit rêver ! Aucun de doute, nous ne sommes pas à Barbès. Dehors, nous apercevons l’hôtel de ville, datant des années 1960, mais au style architectural tellement précurseur, qu’il semble aujourd’hui encore, neuf. Il est composé de deux tours curvilignes, mélanges de béton et de verre. Face à lui, son prédécesseur, édifié au XIX ° siècle. La fin de journée approchant, nous nous rendons à Eaton Center, un des plus grands centres commerciaux du monde ! Boutiques, grands magasins, restaurants et services à profusion. Un dîner allégé chez Mc Do, puis nous sommes de retour à l’hôtel, fatigués, mais devant reprendre des forces pour le lendemain!

JOUR 5. MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2002.

Nous prenons notre petit déjeuner très copieux dans la salle de restauration de l’hôtel, puis à 9 heures, regagnons la station de métro Queen Street où nous achetons deux passes à la journée pour 15 $. A Toronto, pour éviter une trop grande affluence aux heures de pointe, les titres “touristiques” ( 1 jour ou 3 jours ) ne sont utilisables qu’à partir de 9h30. Très bonne idée là encore, mais qui nous oblige à rejoindre Queen’s Park à pied. Situé derrière le parlement d’Ontario, masse de grès rose datant de 1893 qui symbolise l’importance de la province au sein de l’empire britannique. Une imposante statue d’Edouard VII trône dans le parc, où de charmants petits écureuils se promènent en toute quiétude. A 10 heures précises, nous sommes présents pour l’ouverture du ROM, le Royal Ontario Museum, le “Louvre” canadien, démesurément grand, et pour lequel un mois jour et nuit, ne suffirait sans doute pas pour tout voir consciencieusement. Les deux entrées nous reviennent à 35 $. Au deuxième étage, figurent des oeuvres d’art européennes, ainsi que les salles d’expositions temporaires. Une gigantesque galerie nous fait découvrir les sciences de la vie au premier étage, avec l’imposante galerie des dinosaures et une grotte de chauves souris. Les techniques d’animations utilisées sont telles que l’on se croirait à Jurassic Park ! De nombreuses salles d’art asiatique jalonnent le rez-de-chaussée avec une cour dédiée aux sculptures chinoises. Après 3 heures de visite, estimant avoir vu ce qui nous intéressait, nous sortons pour aller au Bata Shoe Museum. Ce musée de la chaussure renferme une extraordinaire variété de modèles. Outre les chaussures -uniques- réalisées à la demande de Marylin ou d’Elton John, on se rend surtout compte de l’influence des inuits et des amérindiens dans le travail du cuir... Peu après, repas au Mc Do de Bloor street, puis nous prenons le métro jusqu’à la station Pape, où nous empruntons la ligne de bus n° 25 pour nous rendre à l’Ontario Science Center. Pour 25 $ nous avons droit à la copie conforme ( à moins que ce ne soit la France qui ait copié !) de la cité de sciences de la Villette. Les mêmes expériences interactives sur la terre, l’espace, le corps et les lois physiques, cependant très bien conçu. Bref un savant mélange de palais de la découverte et de la Villette. Nous en profitons pour nous amuser un peu, en voyant ces enfants les cheveux dressés sur la tête grâce à l’accélérateur de Graaff. Une fois de retour au centre ville, nous repartons à pied, tramway et métro à la découverte des quartiers inexplorés de la ville. Le quartier chinois, tout d’abord, véritable ville dans la ville, une Chinatown de 250000 habitants, 6 % de la population. Nous avons momentanément quitté le Canada pour Hong Kong, nous cherchons la star !!! Le quartier jouxte celui de Kensington Market, le Barbès de Toronto, cosmopolite et plein d’activité. Les boutiques de vêtements d’occasion côtoient l’épicier pakistanais. Les odeurs y sont fortes, celles de poisson pourri et de fruits exotiques trop mûrs chatouillent nos fragiles estomacs. Nous retournons donc finir la journée dans Eaton Center, car la ballade initialement prévue à Ontario Place est impossible, c’est fermé pour cause de rentrée scolaire ! Suit le dîner chez KFC où nous dégustons enfin quelque chose d’original : un Twister Combo, plat Tex - Mex arrangé à la sauce fast-food. Nous allons nous coucher pour notre deuxième nuit à l’hôtel Quality.

JOUR 6. JEUDI 5 SEPTEMBRE 2002.

Comme hier, le petit déjeuner est offert par l’hôtel. Jus de pomme et d’Orange, muffins, toasts beurrés et confiture, banane, c’est copieux et cela nous permettra de tenir avant le repas de midi. Quelques embouteillages à la sortie de Toronto ne nous empêcherons pas de regagner la highway 401 puis d’arriver aux portes du Zoo pour 9 heures. Effectivement, nous y serons les premiers ( à 8 h 50 ), et, de ce fait les péagers du parking n’étant pas encore à leur poste, nous économiserons les frais de stationnement. Une fois s’étant acquittés des droits d’entrée au zoo à 35 $, nous sommes accueillis par un bénévole du parc qui nous félicite d’être si matinaux pour venir visiter un zoo. Il nous invite à nous rendre tout d’abord voir les koalas, éveillés seulement 3 heures par jour, et en l’occurrence, en ce moment. Ce zoo est immense, magnifique, et les superlatifs ne manqueraient pas pour le qualifier. Il est organisé en quatre grandes sections, dont la visite de chacune dure environ 2 heures. La faune eurasienne tout d’abord ou nous remarquerons des kangourous, des chameaux et des tigres en quantités impressionnantes, mais surtout bénéficiant d’un espace remarquable. La seconde partie est consacrée aux Amériques, où les bisons côtoient les ours, et les lamas. Une excursion dans la forêt canadienne ensuite, qui nous permettra de voir des loups blancs comme jamais nous n’en avions vu. Puis, la savane africaine, véritable invitation au safari, mise en scène dans un décor époustouflant, où lions, éléphants, gorilles, zèbres et rhinocéros s’épanouissent en toute quiétude, tant les moyens dont disposent le zoo leur permettent de vivre comme dans leur milieu original. Le zoo de Toronto est sans aucun doute l’un des plus grands et des plus beaux du monde. Nous en terminerons la visite enchantés vers 13 heures, en espérant pouvoir y revenir un jour, tant ce zoo surclasse tout ce que nous avions pu voir se réclamant de zoo, tel celui de Vincennes, dont nous invitons les dirigeants à se rendre à Toronto, pour prendre conscience de la souffrance qu’il font endurer à leurs animaux en parquant par exemple un éléphant dans un enclos de 100m ! Nous regagnons à présent la voiture puis l’autoroute nous fait à nouveau traverser les régions et paysages découverts le deuxième jour de notre périple, et aux alentours de Kingston, nous nous arrêtons pour déjeuner chez Wendy’s. Le repas -doit-on préciser qu’il s’agit d’un énième fast-food ?- nous revient à 15 $, et le plein d’essence dans la Chevrolet à 30 $ chez Esso. Nous mettons désormais le cap sur Ottawa, la capitale fédérale. La highway 416 nous mène en plein centre ville, et nous atteignons l’hôtel “Capital hill”, à 17 heures 30. C’est un hôtel de luxe, un quatre étoiles à deux pas de la colline du parlement, et une suite (un véritable appartement, avec chambre, séjour, cuisine, salle de bains et toilettes ), la n° 702 nous est proposée. C’est sans conteste la meilleure chambre depuis le début. Une fois rafraîchis, nous sortons faire un tour de ville à pied, voir notamment le Canal rideau, voie d’eau artificielle qui rejoint le Saint Laurent à Kigston à la rivière des Outaouais ( Ottawa river ), en traversant la dite Capitale. Un grand centre commercial le longe et porte son nom ( rideau center ), et de part et d’autre de la rue rideau, le quartier très animé de Byward Market. Un peu d’histoire, Ottawa, s’appelait autrefois Bytown, du nom du colonel By, chargé de la construction du canal en 1826. C’est seulement en 1855 que la ville changera définitivement de nom. Byward Market, tirant son nom du même colonel By, est en fait le centre névralgique de la ville. Bureaux et commerces, marché et restaurants, où une foule cosmopolite et multi-culturelle se côtoient. C’est surtout à cet instant que nous nous sommes retrouvés “en France” ! Enfin, en territoire francophone. Tout est inscrit en deux langues. Partout. Pour les noms de rues, cela donne notamment “Rue Rideau Street”. Nous continuons notre ballade jusqu’au pont Alexandra, qui franchit Ottawa river, et en fait relie l’Ontario au Québec. De là, superbe vue sur les édifices du parlement d’un côté et sur Hull et son musée des civilisations de l’autre. De magnifiques pistes cyclables jalonnent les rues, les bâtiments officiels ( musées, ambassades ) sont tous de splendides réalisations architecturales ; bref, Ottawa est une ville qui nous plaît. Décidant de faire confiance au “guide du routard”, nous dînons au restaurant “Mama Grizzis”, restaurant italien situé dans une cour intérieure au cadre raffiné et à l’ambiance détendue en plein coeur de Byward Market. Le repas est néanmoins très moyen, pour une facture est de 30 $, taxes et service compris. Nous nous offrons une petite glace en cornet chez un glacier fabricant, puis nous regagnons l’hôtel, car il fait soudain très froid. Plus de 25° la journée, moins de 10° en soirée, bonjour l’amplitude thermique !

JOUR 7. VENDREDI 6 SEPTEMBRE 2002.

Levés à 7 heures, nous partons pour la colline du parlement. Mais il fait décidément trop froid, et nous faisons demi-tour vers l’hôtel pour s’habiller plus chaudement. Nous profitons de ce contre-temps pour retirer de nouveau 500 $ au guichet automatique de Canada Trust. C’est donc munis de pulls que nous visitons le Parlement, et plus particulièrement le Sénat. Malheureusement, les visites sont guidées, et nous nous retrouvons au sein d’un groupe de Français dont les états d’âme de certaines sur les coiffes de la Reine d’Angleterre, et les conversations philosophiques de certains sur l’ordre dans lequel sont votées les lois ( Sénat avant Chambre des députés ), nous exaspèrent, et nous confortent dans notre choix d’avoir évité le “tour organisé en autocar” ! Nous apercevons cependant brièvement le trône d’Elisabeth II, ainsi qu’une mini exposition sur la bibliothèque du parlement. La visite était gratuite et en Français, on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. Ne nous plaignons pas. Une courte pause le long des écluses du Canal Rideau, et nous mettons le cap sur le musée des beaux arts du Canada, LE musée d’Ottawa. Nous y déjeunons à la cafétéria puis entamons la visite. Il s’agit d’un musée national, donc la visite des collections permanentes est gratuite. Nous débutons par le deuxième étage, entièrement dédié à l’art contemporain. Nous y découvrons notamment les oeuvres de Claude Tousignant, les couleurs et le style de Mondrian, mais avec des cercles. Le premier étage, présente la plus importante collection d’art canadien au monde, avec entre autres plusieurs salles pour le fameux Groupe des Sept découvert à Toronto, et le célèbre tableau de Tom Thomson, “le Pin de Banks”. Nous traversons rapidement ensuite les fastidieuses salles sur l’art européen du moyen-âge et de la renaissance -ce n’est pas notre tasse de thé- pour nous rendre au sous-sol, réservé à l’art inuit. Leurs sculptures représentant des scènes de pêche, de chasse et des animaux sont pures et traduisent à merveille leur vie quotidienne. Réellement enthousiasmés par cette visite, nous achetons le guide du musée. De retour dans Byward Market, nous retournons rendre visite au glacier. Ayant fait le tour des découvertes au centre ville, nous préférons aller nous reposer un peu, tant nos jambes commencent à souffrir. Nous annulons la visite initialement prévue au musée des sciences & technologies, de crainte de retrouver les expositions présentées à l’Ontario Science Center et de fait... à la Villette ! A 16 heures, bien reposés, nous voilà partis -à pied- pour Hull, de l’autre côté de la rivière, afin de visiter cette ville qui abrite, outre le musée canadien des civilisations, l’université du Québec. Hull sera pour nous une grosse déception. Trois pauvres bars sur une misérable place bordée d’immeubles en brique rouge pour seul véritable intérêt. Cette place s’appelle la “place Aubry“, aucun rapport avec notre Martine nationale, si ce n’est la beauté des lieux, comparable aux faubourgs de sa cité Nordique ! Nous y verrons également des prostituées, des maisons construites à la va-vite dans le style “ruée vers l’or” de Lucky Luke... Il ne manque plus que les Dalton ! Non, franchement, pas de quoi y consacrer du temps, nous revenons sur nos pas. Nous terminerons la journée dans Rideau Center, où nous achetons quelques pellicules et autres gourmandises chez “Drug Mart”. Le dîner s’effectue ce soir chez Burger King, leurs “Whooper” sont toujours aussi infects. Seconde nuit à l’hôtel Capital Hill.

JOUR 8. SAMEDI 7 SEPTEMBRE 2002.

Levés à 8 heures, nous procédons à l’habituel “check out”, ce qui signifie rendre les clefs de la chambre et régler les “extra” ( téléphone, parking) -et traduit en Français à la sauce Québec “avez vous checké ?”-! ; réglons donc les 25 $ de frais de stationnement pour les deux jours, et partons pour le Québec. Le musée des civilisations au programme aujourd’hui n’ouvrant ses portes qu’à 10 heures, nous nous rendons au Casino de Hull, où nous prenons notre petit déjeuner. Il nous en coûte 10 $, puis partons à la découverte de l’immense salle des machines à sous, surplombant le lac Leamy. Le casino, récemment ouvert à proximité d’un hôtel Hilton, est une véritable invitation au jeu... Nous retournons à présent au Musée Canadien des Civilisations, première “attraction culturelle du pays” selon la formule consacrée. Les deux entrées nous reviennent à 15 $. Nous débutons par la Grande Galerie, ornée de totems amérindiens, et donnant accès à la visite de plusieurs reconstitutions d’habitations amérindiennes et inuits. Une exposition d’art inuit nous permet d’approfondir nos découvertes d’hier. Au premier étage, le musée est divisé en plusieurs univers : il abrite tout d’abord le musée de la Poste Canadienne, laissant une large part à l’histoire de la Vente par correspondance ; et exposant la totalité des timbres canadiens depuis l’origine de la confédération. Plus loin, c’est le monde des enfants, car nous pénétrons dans l’antre du “musée des Enfants”, dans lequel les parents en visite peuvent laisser leurs bambins s’instruire et se divertir sous la surveillance d’animatrices. Cela nous fait -encore ?- penser à la cité des enfants de... la Villette ! Trois expositions temporaires se partagent le reste de la surface : une sur les Vikings, premiers explorateurs du Canada, une autre sur l’art islamique à travers le monde, puis une dernière sur le rayonnement de la musique francophone, laissant toutefois une large part aux musiques franco-africaines. Le clou de la visite se situe au deuxième étage du bâtiment : la salle du Canada. Une journée de visite à elle seule, toute l’histoire du Canada expliquée, décortiquée, montrée à travers expositions, documentation et reconstitutions... Les caméras vidéo n’y étant pas interdites, nous en garderons des images sur bande. Nous achetons ensuite le guide du musée et déjeunons à la cafétéria. Nous prenons désormais la route pour Trois Rivières, capitale de la région touristique de Mauricie non sans avoir réglé 10 $ pour le parking sous le musée. Pas d’autoroute aujourd’hui, mais les routes 148, 158 et 138, ce qui nous permet de contourner Montréal, et de traverser de somptueux paysages. C’est après un nouveau plein de carburant chez Esso pour 40 $ que nous arrivons à 17 heures 30 à l’hôtel Gouverneur de Trois Rivières. Une fois installés, nous partons pour un tour de ville à pied, où nous découvrons le port et la jetée le long du Saint Laurent, la vieille ville et les rues commerçantes très animées en ce samedi soir. A la recherche d’un restaurant, nous nous arrêtons chez Subway, qui propose d’étranges “Sous-Marins” ( traduisez des sandwiches ), proposés en deux tailles (6 et 12 pouces ), et agrémentés de sauce “dijonnaise” ( de la simple moutarde !). Repas original qui nous satisfait tant cela change des McDo... De retour à l’hôtel, nous ne pourrons goûter aux joies de la piscine, celle-ci étant fermée car non chauffée. Courte nuit de repos. Demain, il faut se lever tôt !

JOUR 9. DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 2002.

Exceptionnellement, nous nous levons à 5 heures 30. Ayant “checké” à l’hôtel, nous empruntons l’autoroute 55 qui se transforme plus loin en route 155. Nous nous arrêtons déjeuner chez... Mc Do, à Chambord. Cette route est splendide : une succession de rivières, de lacs et de forêts où nous admirons enfin ce fameux “été indien”. Des étendues d’arbres à perte de vue offrant toute la palette de jaunes, d’oranges, de rouges et de verts possibles et inimaginables. Du grand spectacle ! Du grand désert aussi, plus de 130 kilomètres sans le moindre village, sans la moindre habitation : des forêts, de l’eau, et des animaux sauvages. La nature dans toute sa splendeur ! Nous arrivons à Val Jalbert à 10 heures. Il s’agit d’un village fantôme, car déserté en 1927. En effet, situé près de la chute Ouiatchouane qui alimentait une usine de fabrication de pâte à papier ( une pulperie ), le village n’était habité que par les familles des employés de la compagnie. Celle-ci, concurrencée par l’arrivée de pâtes à papier chimiques provenant d’Allemagne sur le marché, elle périclita et fit faillite en 1927. Tout le personnel dût alors quitter les lieux pour aller trouver du travail ailleurs. Restauré progressivement depuis quelques années, le village se visite, soit à pied soit avec un petit bus, et nous permet de voir l’école, les maisons, les magasins, et l’usine. Une partie d’entre eux sont reconstitués, une autre laissée en l’état de quartiers-fantômes. Derrière les bâtiments de la pulperie, un téléphérique permet l’ascension au dessus de la chute, d’où un belvédère offre un panorama exceptionnel. Nous redescendons à pied les innombrables marches puis nous dirigeons vers Roberval. Installés à l’hôtel “Château” ( qui n’a rien d’un château mais offrant néanmoins un accueil, un confort, et une piscine intérieure remarquables ) à midi, nous déjeunons chez PFK. Eh oui, au Québec, on ne parle pas Anglais. Pas un mot ! La chaîne de fast-food KFC (pour “Kentucky Fried Chicken”) pourtant présente en France sous ce nom, à du se plier aux exigences de Québec et... se nommer PFK (pour “ Poulet Frit à la Kentucky”). Si, si ! Après ce repas, où nous constatons à quel point l’obésité fait des ravages dans ce pays... nous nous dirigeons vers Saint Félicien, pour la visite du Zoo Sauvage. Pour 35 $, c’est un concept inédit de visite d’un zoo. Pour une fois, les animaux sont en liberté et les humains en cage. Thoiry, mais sans le côté “réserve Africaine”. Seuls les animaux composant la faune canadienne se retrouvent dans ce zoo. La visite, intitulée “les sentiers de la nature”, s’effectue en petit train, grillagé, avec lequel on part pour 1 heure 30 de safari canadien. Seul hic, il se met à pleuvoir, nos premières gouttes du voyage. La visite, commentée, est passionnante, jamais nous n’aurons côtoyé des Ours, des Orignaux, des Caribous, des Bisons et des Chiens de prairie d’aussi près. Jamais nous n’en avions vu autant ! Les animaux sont en réelle liberté, seules des zones de non-prédation ont été aménagées afin d’éviter que ces chers animaux ne se mangent entre eux. Mais pendant ce temps, l’orage redouble d’intensité, et une fois le circuit en train terminé, nous courons trouver refuge au restaurant pour une pause “séchage des vêtements” dans les toilettes... Nous profitons d’une petite accalmie pour poursuivre la visite à pied, puis retournons à la voiture à 16 heures. Nous nous dirigeons donc vers Mashteuiatsh, village où vit une communauté amérindienne, (des Montagnais) et abritant un musée. Le retour sur Roberval a été contrarié par une longue attente à un passage à niveau, passage sur lequel le convoi a déraillé lors de son passage. Du jamais vu ! S’agissant d’un train de marchandises, et au vu de sa longueur, les opérations de levage, et de déblaiement ne pouvant intervenir que le lendemain, nous avons du faire demi-tour. C’est après des tours et des détours par des chemins et des routes caillouteuses que nous avons retrouvé notre hôtel. Un supermarché, IGA, ouvert 7 jours sur 7, jouxtant l’hôtel, nous y avons fit quelques emplettes. Après une baignade dans la piscine et le bain tourbillonnant, nous avons dîné chez Mc Do, une fois de plus.

JOUR 10. LUNDI 9 SEPTEMBRE 2002.

Nous nous levons à 7 heures, et partons pour Chicoutimi, la métropole de la région Saguenay / Lac St Jean. La route 169, longe le Lac Saint Jean, une mer intérieure dont on ne voit pas l’autre rive... A Chicoutimi, ville qui compte soi-disant 60 % de femmes - dont une grosse part est inévitablement célibataire !-, nous visitons le vieux port et le marché des halles. Nous nous rendons au point “infotouriste“, où l’on nous remet un plan de la ville, puis nous entamons un ballade matinale rue Racine, la rue commerçante et vivante de la ville. Un petit déjeuner sucré chez Subway, puis nous reprenons la route, la 172, sur l’autre rive. Nous longeons à présent le fjord du Saguenay, où nous admirons de nouveau des paysages se fondant dans un décor magnifique. Un plein d’essence à 20 $ avant une nouvelle traversée de désert ( 100 kilomètres sans la moindre activité ), puis nous effectuons un petit détour pour traverser Ste Rose du Nord. C’est un petit village de pêcheurs, tout à fait dans le style “breton”. Nous arrivons à Tadoussac à midi. Nous nous installons chez Georges, (c’est le nom du motel ) où l’accueil est irréprochable. Nicole, l’hôtesse, nous propose de réserver pour nous, et sans frais, notre croisière aux baleines de l’après-midi. Pour 120 $, nous allons approcher les baleines à bord d’un zodiac. Rendez vous est donné à la marina pour la préparation à 13 heures 30 chez AML croisières. On nous prête deux combinaisons de survie, ainsi que deux pantalons imperméables, que nous enfilons avant d’embarquer sur notre zodiac jaune, petit bateau pneumatique sur lequel peuvent monter une vingtaine de personnes. Nous sommes pourtant chaudement couverts, mais le brouillard sur le fjord et le grand froid au large ( les baleines se plaisent dans une eau entre 0° et 5° ) commencent à nous geler... Dans l’ordre, Rorquals, Bélugas et quelques Phoques se succèdent à l’horizon. Les téléobjectifs sont braqués sur l’eau, et les caméras vidéo attendent l’instant T pour immortaliser les sorties hors de l’eau des plus gros mammifères au monde. C’est la “séquence émotion” du voyage ! Le clou du circuit. Trois heures de pur plaisir ( malgré le grand froid et les besoins naturels insatisfaits ). Une fois revenus sur la terre ferme, nous approfondissons nos connaissances du monde marin, en visitant le CIMM (Centre d’Interprétation des Mammifères Marins ). Nous poursuivons notre ballade dans Tadoussac, paisible bourgade de 750 habitants, en découvrant tour à tour la maison Chauvin, qui fut le premier poste de traite des fourrures au Canada - datant du 17ème siècle- ; et la “chapelle des indiens”, petite église en bois, qui fut, elle aussi la première chapelle chrétienne en Amérique, symbole du “travail” effectué par ces religieux colons... De retour à l’hôtel, après un bref repos devant le journal télévisé de Daniel Bilalian grâce à TV5, nous soupons au restaurant du motel... Escargots, Crevettes, Homards et Noix de pétoncles, le tout, agrémenté de vin blanc et de desserts. Enfin de la grande cuisine... mais elle a un prix ! 65 $, service inclus. Nous nous endormons ensuite pour notre première nuit avec du chauffage dans la chambre.

JOUR 11. MARDI 10 SEPTEMBRE 2002.

Le départ d’aujourd’hui ne se fera pas par la route, mais en bateau. En effet, à Tadoussac, la route 138 s’arrête sur un embarcadère, où les voitures montent à bord d’un bac. Le fameux “traversier”, bateau passeur de son état, gratuit, et qui relie la rive nord du Saguenay à la rive sud, à Baie Sainte Catherine. Vingt minutes, embarquement et débarquement inclus, et nous voici enfin dans la fameuse région touristique de Charlevoix, où la 138 offre un panorama format cinémascope derrière le pare-brise. Après un petit déjeuner chez Subway à La Malbaie, nous effectuons un détour par la route 362 et “les éboulements” pour longer de plus près le Saint Laurent. Nous arrivons à un rythme de croisière à Baie Saint Paul, puis nous dirigeons vers Beaupré. Sainte Anne de Beaupré est la plus importante cathédrale d’Amérique du Nord, lieu de pèlerinage de tous les catholiques d’outre Atlantique, c’est le Lourdes local, avec béquilles et autres fauteuils roulants laissés pour preuve de guérison ! Nous repartons par la route dite de la “nouvelle France”, la Voie Royale, empruntée par les Français au seizième siècle. Celle-ci nous conduit au parc de la chute Montmorency. Moins impressionnante que Niagara, elle est toutefois plus haute, et surtout mise en valeur dans un cadre et un décor “protégés”, loin de toute animation festive. Après avoir photographié et filmé ce qui nous impressionnait depuis notamment le pont suspendu, nous terminons cette visite par une ballade dans le parc. N’ayant pas trouvé la route 369 censée nous conduire à Wendake, nous nous retrouvons en plein centre de Québec. Nous décidons d’aller nous installer préalablement à l’hôtel, situé rue St Vallier Ouest. Certes dans Québec, mais à 20mn en bus du centre historique, et de plus dans un quartier populaire et peu engageant. Néanmoins, le parking est gratuit, et surtout, l’accueil est irréprochable. La réceptionniste nous a formidablement reçus, puis elle s’est momentanément transformée en guide touristique, sortant de son bureau plans, cartes et guides, afin de nous expliquer que voir, que faire, et comment le faire ! Après installation dans une chambre dont l’état et le confort ne resteront pas gravés dans nos souvenirs, nous partons pour Wendake en suivant ses conseils. Wendake est une réserve Amérindienne où vivent des Hurons Wendat, communauté vivant à l’origine dans la région des grands lacs, mais chassés par les Anglais, et confinés là par les jésuites Français. Leur village ressemble à tout autre, avec pour seul signe distinctif les panneaux de nom de rues en bois. Wendake (prononcer wen‘-da-ki), abrite surtout un site traditionnel huron, avec restaurant et boutiques. L’entrée est à 20 $ pour deux, et le repas, copieux et composé de soupe, de viande de bison et brochettes de caribou, accompagné de maïs et d’un succulent dessert arrosé de crème d’érable, nous revient à 40 $. C’est sans doute le repas qui nous aura le plus plu de ce voyage. Un guide -huron- nous a été ensuite attribué afin de suivre la visite du site, passionnante où nous avons appris les modes de vie ancestraux et l’histoire des premières Nations, racontés par des autochtones. Nous avons ensuite procédé à de nombreux achats dans leur boutique, l’argent revenant intégralement à la communauté, les objets étant fabriqués sur place, et le tout hors taxes, les “autochtones” n’étant pas soumis à l’impôt. Une fois de retour à l’hôtel, nous sommes allés acheter quatre tickets de bus à l’épicerie et avons pris le bus n°1, le seul desservant ce quartier au rythme d’un par heure ! C’est sous la pluie que nous découvrons le vieux Québec, et la météo en annonce aussi pour demain. Aïe ! Une fois nos repères pris pour la “vraie” visite prévue demain, nous allons retirer nos derniers 500 $ à la banque Desjardins, puis allons dîner chez Subway. De nouveau une ballade de Québec “by night” dont nous profitons car la pluie s’est arrêtée. Nous restons sans voix devant l’imposant château Frontenac, illuminé. C’est avec nos têtes remplies de ces images que nous retournons à l’hôtel.

JOUR 12. MERCREDI 11 SEPTEMBRE 2002.

Le réveil ce matin se fait d’une part en écoutant la pluie fouetter la fenêtre, et d’autre part en regardant à la télévision des images déjà diffusée en boucle un an plus tôt. Nous quittons donc la chambre vers 8 heures 30 pour aller prendre le petit-déjeuner. Celui-ci sera “familial” dirons nous tant le manque de professionnalisme des patrons se fait sentir. Toasts beurrés, beurre d’arachide et jus d’orange très moyens, comme l’hôtel d’ailleurs. Nous retournons à l’épicerie acheter de nouveau 4 tickets de bus, puis attendons le bus n°1, sous une pluie battante. Imperméables et parapluies sont de rigueur. Arrivés quelques minutes en avance devant le Musée de la Civilisation, nous attendons patiemment l’ouverture à 10 heures en compagnie de nombreux touristes pour qui le musée sera le refuge d’une journée pluvieuse. Les deux entrées nous reviennent à 25 $. Le musée est constitué d’expositions temporaires, et, c’est là tout son intérêt, on peut en faire la visite chaque année, on ne reverra jamais la même chose. Chaque exposition est très riche, et la plus importante en cette fin d’été, est consacrée aux Cow-Boys. Leur histoire, leur mode de vie, le cheval, les selles, les vaches, les cow-boys au cinéma et en bande dessinée ; tout y est. Ensuite, nous ne faisons que passer dans une salle dédiée à la chasse et la pêche au Canada, véritables sports nationaux. A l’étage supérieur, nous découvrons un projet sur le satellite du futur, sorte de message laissé par les humains du XXI ème siècle à nos éventuels survivants dans 50000 ans. Ce satellite reviendra donc sur terre en 52002 ! Plus tard, nous visitons “Mémoires”, espace représentant le souvenir au Québec. Qui sommes nous? D’où venons nous? Quelle est notre histoire? Nous apprendrons ainsi que la devise figurant sur toutes les plaques d’immatriculation des voitures “Je me souviens”, correspond à ce devoir de mémoire historique inculqué à chaque Québécois. Nous terminons notre visite par deux expositions plus courtes, la première, sur le droit à la différence des handicapés. Il faut reconnaître qu’à leur sujet, la Canada a une longueur d’avance sur les pays européens. Dans chaque lieu public, des rampes pour fauteuils, des ascenseurs, des aires de repos... Nous nous dirigeons enfin vers l’ultime salle, celle sur l’histoire des premières nations, Amérindiens et Inuits, où nous ne nous attarderons pas, ayant déjà beaucoup appris à Hull et à Wendake. Désirant manger sur place à la cafétéria, nous aurons la désagréable surprise de constater après avoir fait la queue, qu’ils n’ont plus de plats chauds à servir... Déçus, nous quittons ces lieux, affamés ! Nous repartons à pied et toujours sous la pluie en direction de la ville haute à la recherche d’un restaurant. Nous trouverons “Mikes”, sorte d’Hippopotamus local, dans lequel outre un plat copieux et appétissant à base de boeuf, nous ingurgitons avec gourmandise de savoureux desserts glacés. La note, de 40 $ se révèlera correcte. De 15 heures à 17 heures, nous effectuons de nouveau un tour de ville pédestre où nous tentons de photographier et de filmer ce qui peut l’être à travers les gouttes. La citadelle, le Château Frontenac, les remparts, la promenade des gouverneurs, la terrasse Dufferin (les “planches” de Québec ), le quartier du petit Champlain, la basilique Notre Dame, sans oublier la place Royale et une ascension en funiculaire. Le tout, très “vieille France”, trop (?) propre, et éminemment touristique ! La place du tertre à Montmartre en plus classe... cela donne une idée. Nous sommes de retour à l’hôtel à 18 heures, achetons de quoi dîner dans la chambre à l’épicerie, puis débutons une soirée télé au lit... Mais vers 20 heures, la pluie ayant cessé, et un splendide coucher de soleil faisant son apparition, nous décidons de retourner, en voiture cette fois, s’offrir un dernier tour de Québec la nuit. Nous alimentons la Malibu de 20 $ de carburant, trouvons une place de stationnement gratuite sur le vieux port, puis tentons quelques prises de vue de nuit dans la vieille ville. Heureux de cette ultime sortie, nous allons cette fois dormir, pour de bon.

JOUR 13. JEUDI 12 SEPTEMBRE 2002.

Cet “hôtel du Nord” est vraiment bas de gamme et familial. On se demande comment ils ont obtenu leurs 3 étoiles... Enfin, nous quittons les lieux peu après 7 heures pour rejoindre Montréal. L’autoroute 40 ouest, est le chemin le plus rapide pour y parvenir, 3 heures non-stop rythmées par un “zapping” radio où l’on aura eu droit à l’intégrale Céline Dion ! Nous arrivons à 11 heures boulevard René Levèsque, où nous nous faisons poliment éconduire de l’hôtel Travelodge car nous arrivons trop tôt. Nous sommes quittes pour payer un parcmètre Bd St Laurent jusqu’à midi. Nous effectuons un petit tour du vieux Montréal. Après un court repas chez Mc Do pour 15 $, nous découvrons la basilique Notre Dame, l’Hôtel de Ville et le Château Ramezay. A midi, nous prenons enfin possession d’une place de parking souterrain et de notre chambre, toujours au 7ème étage, et toujours aussi petite. Nous repartons illico pour le musée des beaux arts, avec un détour par la gare centrale, une incursion dans la “ville souterraine”, et un arrêt chez Nouvelles Frontières afin de re-confirmer le vol retour. Le vol Corsair 901 sera assuré par un Boeing 747-300 et décollera à 17 heures 50. L’agent de NF nous invite à nous présenter 3 heures à l’avance à Mirabel. Nous déambulons à présent rue sainte Catherine, rue Créscent et rue Sherbrooke. Ce sont des rues commerçantes, très animées, bordées de nombreux bars, restaurants et boutiques. L’entrée au Musée des Beaux Arts est gratuite, et nous visitons l’intégralité des salles exposant les collections permanentes. Art contemporain et Art européen sont les principaux attraits de ce musée, affilié à la réunion des musées Nationaux Français. Il est composé de deux bâtiments se faisant face reliés entre eux par un passage souterrain agrémenté par la présentation d’objets d’arts décoratifs. Nous nous rendons ensuite à la bibliothèque, très riche, où nous achetons de nombreux ouvrages. Nous nous offrons ensuite un long périple dans la Ville Souterraine et notamment la place Montréal Trust, le métro Peel, le centre Eaton, la place Ville Marie et la place Bonnaventure. Un dédale de galeries commerciales sur 5 niveaux de sous-sol. C’est la visite à ne pas manquer pour les inconditionnels du Forum des Halles. En mieux, bien évidemment, car là comme à Toronto, aucune délinquance, aucun phénomène de bandes ; on s’y sent en totale sécurité. Nous repérons les boutiques où l’on pourra venir faire quelques emplettes le lendemain, puis retournons à l’hôtel, plus que fatigués vers 17 heures. Quelque peu reposés, nous ressortons une heure plus tard pour une nouvelle ballade, à notre rythme dans le Vieux Montréal et sur le Vieux Port. Nous dînons rue Clark à deux pas de notre hôtel en plein quartier Chinois, où nous nous offrons un menu pour deux plus que copieux (décidément, ces Canadiens, ils doivent avoir peur de mourir de faim ), pour 25 $. C’est non seulement copieux, mais c’est aussi et surtout très, très bon. De retour dans notre chambre, nous nous “habillons” quelque peu afin de sortir ce soir. Nous nous lançons à la recherche d’un lieu où l’on pourrait danser, boire et écouter de la musique live, et pour cela, nous promenons rue Saint Denis, dans le quartier Berri-UQAM (Université du Québec à Montréal), rue de l’Ontario, Place des Arts et rue Ste Catherine, où nous serons témoins du seul acte de délinquance criminelle de notre voyage, une tentative de meurtre par balles en pleine rue ( règlement de comptes à première vue ). Nous aurons pu constater la façon dont les secours sont bien organisés dans ce pays, en moins de cinq minutes, plusieurs véhicules de police, de pompiers et d’ambulances seront sur place, la rue bouclée et les badauds virés par les forces de l’ordre. Le jeune homme visé s’en sortira finalement avec la vie sauve. Ayant dû faire demi-tour car la rue étant fermée, nous passons devant un club Cubain, où nous osons nous aventurer. Ce que nous n’avons pas regretté tant cette fin de soirée se sera bien passée (cocktails, salsa et bonne ambiance ).

JOUR 14. VENDREDI 13 SEPTEMBRE 2002.

C’est au réveil que nous avons décidé de chambouler le programme initial des deux derniers jours, et de les “mixer”. Nous partons donc pour le Parc Olympique, après avoir acheté un titre de transport journalier à la station de métro Saint Laurent. Nous empruntons la “ligne verte” jusqu’à la station Pie IX, à bord d’une rame de type métro parisien, sur pneus, compte tenu que la RATP a réalisé les études d’ingénierie du métro de Montréal dans les années 60. Elle y a donc exporté son savoir “fer (!)” Arrivés sur place, nous nous dirigeons vers le Jardin botanique où nous nous procurons des entrées combinées où pour 45 $ à deux, nous pouvons accéder au Jardin botanique, à l’insectarium, à la Tour olympique et au Biôdome. Nous effectuons une rapide visite du jardin, mais toutefois plus axé sur les arbres que sur les fleurs ; un tour du parc en petit train ; puis de l’insectarium, petit espace consacré aux papillons, aux abeilles, et autres insectes en tous genres. N’ayant pas -ni l’un ni l’autre- de fibre “écolo-biologique” ultra développée, nous nous rendons faire l’ascension de la Tour de Montréal, érigée pour les Jeux de 1976, et qui a la particularité d’être la plus haute tour inclinée du monde. L’ascension s’effectue en funiculaire, très lent et n’offrant qu’une visibilité limitée, ce qui n’a rien de très impressionnant. Une fois au sommet, le poste d’observation offre un joli point de vue sur le Parc, les ex-installations sportives et sur le fleuve St Laurent, mais nous sommes quelque peu déçus car la tour ne se situant pas en centre ville, elle souffre de la comparaison avec la CN Tower de Toronto. Arrivés au Biodôme, nous avalons un petit déjeuner -tardif- salé, puis entamons la visite. Et là, c’est une très bonne surprise. Car ne sachant pas trop à quoi nous attendre, ce lieu (ex-vélodrome olympique réaménagé ) est d’un dépaysement le plus total. Moitié zoo, moitié serre, c’est en fait la reconstitution sous bulle des quatre écosystèmes américains : la forêt tropicale, la forêt des Laurentides, le St Laurent aquatique et le milieu polaire. La faune et la flore y sont à chaque fois présents. Le clou de la visite est évidemment la rencontre avec les pingouins jouant à plonger de leur banquise reconstituée. Pour retourner au centre ville. Nous empruntons cette fois le métro de la station Viau à la station Place des Arts, où nous sortons afin de visiter le Musée d’Art Contemporain. Pour 15 $, la visite se révèle très courte compte tenu du peu de “matière” à admirer. Seules de nouvelles oeuvres de C. Tousignant et une étonnante réalisation constituée d’entrelacements de magnétophones des années 60 trouveront grâce à nos yeux. Nous retournons à l’hôtel déposer nos affaires, appareil photo et caméra vidéo notamment, qui ne nous avaient pas quitté depuis le début ; afin de terminer notre journée ( et par là même ) notre séjour, dans la Ville Souterraine. S’en suit un repas chez PFK, où nous découvrons les frites “Poutine”, c’est à dire agrémentées d’une sauce chaude et de fromage fondu. Nous effectuons à présent une ultime promenade dans Montréal, puisque nous crapahutons jusqu’au Mont Royal ( qui a donné son nom à la Ville ), immense parc urbain surplombant tout le centre ville. Le plateau Mont Royal, à proximité, est lui un quartier à la fois résidentiel et cosmopolite sur lequel la nuit tombe pour (en ce qui nous concerne ) la dernière fois... Sans trop de nostalgie, nous décidons de passer la soirée au Casino de l’Île Sainte Hélène. Pour cela, nous empruntons les lignes orange et jaune du métro, et débouchons dans le Parc Jean Drapeau, du nom de l’ancien maire de Montréal, décédé en 1999, et surtout grand instigateur du métro. L’île sur laquelle a été construit le Casino est un îlot artificiel sorti de terre grâce au déblais du métro, pour l’expo’67. Nous jouons et perdons 10 $ dans ce Casino, encore plus grand et plus beau que tous ceux que nous avions vu auparavant. Nous assistons -sans jouer- à quelques parties de black jack, de roulette, ou d’autres vices de “tapis vert” ; puis regagnons en métro la place d’Armes. Nous dînons pour la dernière fois chez Mc Donald’s, puis allons nous coucher.

JOUR 15. SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2002.

Levés à 9 heures, nous préparons les bagages, réorganisons et équilibrons valises et sacs, afin de n’avoir que les deux valises et le sac de voyage à enregistrer. Nous restituons les clés, chargeons la voiture et réglons les frais de parking : 25 $. C’est enfin le départ de Montréal pour Laval, en banlieue Nord, par l’Autoroute 15, en direction de l’Aéroport. Compte tenu de l’heure ( il n’est que 11 heures ), nous décidons de sortir dans un centre commercial afin de magasiner ( terme québécois de “shopping” ) une dernière fois. Nous nous rendons chez Wal Mart, équivalent et néanmoins concurrent américain de Carrefour. Au vu du prix des travaux photos ( développement et tirage en double pour 7 $ la pellicule ), et ce, en une heure, nous retournons à la voiture chercher les 7 pellicules de 25 poses réalisées pendant ces quinze jours. Nous les déposons en attendant 13 heures pour les récupérer. Pendant ce temps, nous allons déjeuner dans un restaurant nous proposant un repas de “smoked meat”, spécialité Montréalaise de viande fumée, style palette à la diable. Ce bon repas nous revient à 15 $. Nous quittons, après avoir récupéré nos photos, ravis, Wal Mart en direction de Mirabel. Nous arrivons à 14 heures à l’Aéroport, stationnons notre Chevrolet Malibu à la place 27 de l’aire réservée aux véhicules Avis, puis nous dirigeons vers la zone d’enregistrement. La disposition des sièges en cabine Grand Large à bord d’un 747 étant différente de celle d’un A330, nous n’obtenons pas les places initialement attribuées. Nous serons aux sièges A et C de la rangée 73 ( au pont supérieur ). Faisant part de ses doléances à la responsable locale de la compagnie Corsair, celle-ci lui répond que le 747 assurera les rotations Paris - Montréal pour la saison hivernale, et ce à partir du 14 Septembre... Nous nous dirigeons à présent vers le stand Avis, où l’on nous facture, outre le dernier plein d’essence -ce qui était prévu-, des taxes sur l’air conditionné et la climatisation du véhicule, taxes votées dans un souci de préservation de l’environnement : 60 $. Cet aéroport est désespérément désert, car seuls Corsair et Air Transat exploitent encore des vols dans cette aérogare, condamnée à fermer son activité passagers à la fin de l’année 2002, au profit de l’aéroport de Dorval, plus proche du centre ville. Cette tentative -ratée- d’éloignement des terminaux aéroportuaires devraient faire réfléchir nos éminences Françaises quant à l’ineptie d’un “troisième aéroport” parisien... Bref, afin de contribuer à l’amélioration des aéroports canadiens, nous réglons 30 $ de taxes supplémentaires, et obligatoires, avant de franchir les formalités douanières et de police. Nous effectuons quelques achats en “duty-free” ( hors taxes ) dans la salle d’embarquement en “vidant” nos poches, et en ne conservant qu’un exemplaire de chaque pièce en souvenir ( du 0.01 $ aux 2 $ ). A 15 heures 30, le 747 immatriculé F-GSUN ( les trois 747-300 de Corsair se nommant respectivement -et humoristiquement- F-GSEA, F-GSEX et F-GSUN ), arrive en provenance de Paris. Nous embarquerons à l’heure, à 17 heures précises, en empruntant un curieux véhicule monté sur vérins hydrauliques permettant l’accès direct à bord des passagers. Nous sommes accueillis par un personnel de nouveau très courtois, et nous invitant à rejoindre le pont supérieur de l ‘appareil. Les fauteuils sont quasi - similaires à ceux du vol aller, avec toutefois moins de place aux jambes. Le chef de cabine a réussi le tour de force de faire rire et de se faire applaudir par tous les passagers tant son humour était le bienvenu. Tout au long du vol, il saura agrémenter les messages de sécurité de pointes d’humour très agréables, et qui ont eu le mérite de rendre les voyageurs attentifs... Trois coupes de Champagne plus tard, il est 18 heures, soit minuit à Paris, nous sommes donc déjà demain !

JOUR 16. DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2002.

Le décollage s’étant effectué à l’heure, le commandant de bord nous annonce une arrivée prévue à Paris / Orly Sud à 6 heures 10. Le personnel de bord -des hôtesses cette fois, contrairement aux stewards de l’aller- est toutefois plus guindé, mais nous sert avec professionnalisme nos dîners, au choix entre poisson et Boeuf Bourguignon. Le plateau de Fromages et de Desserts est moins appétissant qu’à l’aller, mais nous mangeons de la cuisine Française, cela suffit à notre bonheur. Une fois la nuit perceptible des hublots, nous regardons le film “Le Boulet”, succès comique sorti en salles au printemps. Film loin d’être transcendant mais qui nous offre cependant quelques franches rigolades. Nous survolons à présent l’Irlande, il est 4 heures 45. Les villes de Shannon et de Galway, repérées par le système de géovision sont illuminées. Le petit déjeuner nous est servi alors que nous n’avons pas vraiment faim, tout en traversant la manche entre Portsmouth et Deauville. Pains au chocolat, croissants, Boissons chaudes et froides à volonté, pas de doute, nous sommes en France ! Après un survol des Yvelines et de l’Essonne, notre paquebot de l’air se pose sur les pistes d’Orly Sud à 6 heures 10, comme prévu. L’aéroport ouvrant au public à 6 heures, notre appareil est le premier à s’y poser en ce 15 Septembre. Après un débarquement rapide et un passage aux formalités de police rapides, nous récupérons, en priorité nos bagages. Ensuite, c’est le retour dans l’univers RATP : Orlybus, RER, et Métro.
Karthago el ksar (Sousse) English translation pending
by Catherinesen · 2005-01-24 · 53 replies
karthago el ksar QUELQU'UN CONNAIT CET HOTEL ? je ne trouve aucune infos prière de me renseigner SVP !!!
Taux de change euro/dollar? English translation pending
by Magaudf · 2004-11-03 · 27 replies
Je pars mi novembre à punta cana et j'aurais voulue savoir le taux de change entre l'euro et le dollar. Faut-il faire le change en france ou sur place ? Merci de me repondre. Flo
Croisière sur le Nil: notre bilan English translation pending
by Kjcom · 2004-08-31 · 25 replies
Croisière sur le Nil : Louxor, Edfou, Kom Ombo, Assouan.

Quelques mots en guise de bilan de notre croisière du 14 au 21 août 2004, qui pourront aussi servir de conseils en pêle-mêle.

Cette croisière est proposée tout au long de l’année par la plupart des tours-opérateurs du Net (les prix sont quasi-identiques pour les mêmes dates), mais souvent déclinée en quatre formules vol A/R Paris-Louxor + croisière + pension complète : 4* sans visite (la moins chère), 4* avec visites, 5* sans visite et 5* avec visites (la plus chère). Nous avons choisi la première formule, nous ne regrettons pas ce choix et tout ce que nous allons écrire ici tendra à expliquer pourquoi.

La différence entre la croisière 4* et la croisière 5* est ainsi présentée sur les sites des TO : « dans les navires 5*, le personnel offre un service plus attentionné »… Ce n’est bien sûr pas forcément toujours la seule différence dans les formules proposées, mais dans notre cas, c’était une véritable tromperie pour ceux qui avaient payé un supplément pour un peu plus d’attention à leur égard. À l’aéroport, deux groupes ont été constitués, selon les étoiles : les « Papyrus » (4*) et les « Famille Royale » – sic – (5*). Les deux groupes sont montés dans deux cars différents mais équivalents et on s’est tous retrouvés dans le même hall d’accueil du bateau. Il y avait un guide pour chaque groupe, mais les plannings de visites étaient les mêmes (avec parfois un décalage de trente minutes sur les départs, mais pour les mêmes destinations). Nous mangions dans le même restaurant (mais attention ! pas aux mêmes tables…) et nous servions aux mêmes buffets. Le même personnel s’est occupé des personnes des deux groupes à bord tout au long de cette semaine et je n’ai bien sûr pas senti une baisse d’attention particulière de sa part quand il s’agissait de servir un 4* (le savait-il seulement ?). Au retour pour l’aéroport, il n’était plus question de nous répartir dans les cars selon notre groupe, ce qui attestait encore de la fumisterie dont les 5* avaient fait l’objet.

Attention, tout n’est pas forcément du même acabit dans les croisières sur le Nil : d’autres croisières 5* sont proposées par les TO et correspondent à des bateaux différents, vraiment plus luxueux. Il y en avait de nombreux amarrés aux ports de Louxor et d’Assouan et bien souvent, pour sortir de notre bateau pour rejoindre la rive, il fallait traverser les halls des bateaux accostés les uns près des autres : c’était l’occasion de découvrir d’autres niveaux de prestation (le seul niveau de clim’ dans le hall d’entrée est assez révélateur…). On a pu apercevoir par exemple de « vraies » piscines, voire des jacuzzi sur les ponts supérieurs de nos voisins, alors que l’eau de notre pataugeoire noircissait de jour en jour (elle a été changée une fois pendant la semaine). À part ça, le confort de notre bateau 4/5* était correct, mais l’hygiène de la chambre et de la salle de bain laissait un peu à désirer. Le ménage était fait plusieurs fois par jour, mais les serviettes et les draps n’étaient pas d’une extrême fraîcheur une fois remplacés. Je pense que c’est plus un défaut de lessive que de nettoyage. Dans certaines cabines (pas dans la nôtre, ouf !), on a quand même trouvé des cafards… Les figures poétiques (chameau, singe, fleur, etc.) dessinées ou « sculptées » avec les linges à notre retour en cabine étaient toujours surprenantes et agréables.

Au restaurant du navire, nous n’avons pas été déçus : la nourriture était correcte et nous n’avons pas connu les affres de la tourista, même après avoir tenté le diable (à partir du troisième jour, histoire de ne pas se jeter à l’eau les premiers) des glaçons, fruits et crudités. Les plats étaient assez variés, sauf peut-être pour les desserts (des fruits la plupart du temps), mais la cuisine dépend largement de l’équipage du bateau. C’était une croisière pension complète ; comme souvent dans cette formule, les boissons ne sont pas comprises : comptez 7 Livres Égyptiennes (LE) à bord pour une bouteille d’eau de source glacée, 7 LE pour un soda ou un jus de fruit, 18 LE pour une bière locale de 50 cl et… 80 LE pour une bouteille de vin rouge ou blanc ! L’Obelisk n’est certes pas mauvais, mais si on en prend tous les jours, on paye largement sa pension. Le premier soir, tout le monde prend du vin et dès le deuxième jour, les bouteilles de Baraka, l’eau de source locale, trônent sur toutes les tables !… Les gérants usent alors de stratagèmes pour pousser à la consommation : on vous demande une heure avant le repas si vous préférez en général le vin frais ou à température et vous vous retrouvez avec une bouteille ouverte dans un seau à glace sur votre table, repas aux chandelles, sur le pont, etc. histoire de créer un mini-événement qui vous décidera à ouvrir une bouteille. Un désagrément lié à l’organisation : les places occupées dans le restaurant devaient rester les mêmes pendant toute la semaine… Soi-disant pour optimiser le service (pour repérer les buveurs de vin à 80 balles, surtout), mais c’est au final un gros handicap pour la convivialité : mieux vaut être en bonne compagnie le premier jour, et même si c’est le cas, les nouvelles rencontres ne sont pas favorisées, certains groupes se formant très vite et se refermant aussi très vite sur eux-mêmes… Mais ce sont là des inconvénients propres aux voyages organisés, on n’est donc pas tombé des nues.

Justement, notre deuxième choix, c’était de ne pas prendre le « kit visites accompagnées ». Avant de développer les deux avantages qui sautent aux yeux (le prix et la liberté), il faut citer une gène du style de celle dont on vient juste de parler. Elle est tout à fait relative, mais pour certains, elle peut gâcher une partie du séjour, c’est que justement, étant probablement minoritaire à ne pas choisir le parcours guidé, on se marginalise du groupe de vacanciers et on risque de passer de longues après-midi (quand il fait trop chaud pour sortir ou quand on passe d’une ville à l’autre) un peu isolé sur le pont… Si c’est ce que vous recherchez, pas de problème ! Si vous êtes seul, en couple et que vous souhaitiez vous faire de nouveaux amis, ça peut être difficile… Surtout quand vous leur expliquez que le forfait visites qu’ils ont choisi est dix à quinze fois plus cher que le parcours libre que vous avez choisi ! Vous vous ferez mal voir de l’organisateur, beaucoup vous snoberont par dépit et les autres seront dégoûtés « à cause de vous » de comprendre qu’ils ont été les dindons de la farce…

Les deux avantages du parcours libre sont liés, ça va de soi, au fait qu’il soit libre (vous n’êtes pas obligé de suivre le groupe entier dans une fabrique de papyrus, de bijoux ou de vases d’albâtre, soi-disant toujours intéressante, mais en réalité hors de prix car alimentée en clients fortunés par les guides soudoyés) et bien sûr, aux prix.

Pour voir ça en détails, voici un comparatif des prix proposés par les organisateurs et les prix pratiqués sur place (incluant le transport A/R et les entrées de sites payants, par personne ; pour info ou rappel, 1 LE = 0, 13 €) :

* Visite des temples de Karnak et de Louxor : les guides des TO font payer 64 € le transport et leurs commentaires, que j’imagine très « riches » à ce prix-là, car le trajet ne se paye pas plus de 10 LE (en taxi ou calèche) pour les deux temples (en fonction de l’emplacement de votre bateau, vous pourrez certainement rejoindre un des deux temples à pied, les deux sont distants de trois km seulement), et l’entrée de chacun est à 20 LE, soit un total de 30 LE/pers, l’équivalent d’à peine 4 €. Si vous en avez la possibilité, préférez une visite du temple de Louxor en soirée, à la tombée de la nuit, car les lumières sont très belles. Le temple de Karnak ferme quant à lui beaucoup plus tôt, vers 18h.

* Visite de la Nécropole Thébaine (colosses de Memnon, vallée des Rois, vallée des Reines, Temple d’Hatchepsout) : le TO vend le circuit à 74 €, alors qu’il y en a à tout casser pour 40 LE de taxi (qui vous accompagne toute la matinée) et 56 LE d’accès aux sites (30 pour les tombes des Rois, 12 pour celles des Reines, et 12 pour le temple ; comptez 2 LE pour prendre les deux petits trains qui vous rapprochent des entrées des sites après avoir pris votre ticket ; les colosses sont près de la route et donc accessibles à tous gratuitement). Si vous n’êtes pas dans un groupe, vous pouvez vous payer en plus le luxe de visiter les tombes de Toutankhamon et de Nefertari (respectivement 40 LE et 100 LE), si toutefois cette dernière est ouverte – elle l’est rarement. Faîtes vos comptes : on en est au grand maximum à 236 LE, soit 30 €, avec deux visites exceptionnelles en plus.

* Visite du temple d’Edfou dédié à Horus : facturé 20 € par le TO, il revient en tout et pour tout à 5 LE de calèche (et encore, on peut y aller à pied) et 10 LE d’entrée… C’est un temple beaucoup plus récent (3ème siècle avant JC), dont l’architecture et la conservation sont très différents des autres vus à Louxor.

* Visite du temple ptolémaïque de Kom Ombo : 20 € pour l’opérateur, mais 10 LE, soit 1, 3 € pour le visiteur libre : le temple est sur le bord du Nil (splendide à son approche à bord du bateau) et ne nécessite aucun moyen de transport. Sur le chemin qui y mène, vous trouverez peut-être un charmeur de cobra : pas évident de s’attarder auprès de lui si vous êtes dans le groupe qui suit le guide… Ne manquez pas le coucher de soleil sur le Nil si vous êtes dans le temple vers 19h !

* Visite du Haut Barrage et du Temple de Philae : 64 € avec le guide, mais 80 LE tout compris pour le routard : 40 LE pour le taxi, 20 LE pour le bateau qui mène à l’île où se trouve le temple et 20 LE pour l’entrée. Personnellement, puisque chaque déplacement sur le temple, qui est assez excentré par rapport au centre d’Assouan, est soumis aux frais de taxi et de bateau, j’ai préféré à la visite le spectacle son et lumières (voir ci-dessous), vraiment splendide et suffisant pour tout voir du temple.

* Promenade en felouque autour de l’île Éléphantine : 64 € pour le TO, mais une cinquantaine de LE (à négocier en fonction du temps passé sur la felouque : 15 LE/h/pers., temps d’arrêt à vous attendre entre deux visites inclus).

Cet ensemble de visites pouvait être acheté dans le cadre d’un forfait à 130 € : bel effort, mais on est encore loin du compte.

Quelques « options », non incluses dans le forfait, que donc presque personne dans les groupes du bateau n’a fait :

* Son & lumières de Karnak : 28 €/pers. pour le TO, mais 45 LE l’entrée et 10 LE pour y aller et en revenir en taxi ou en calèche. La séance en français est tardive (23h45), mieux ne pas être trop fatigué sinon vous terminerez le show vous-même dans vos rêves… Ce spectacle n’est à mon avis pas indispensable si on a bien visité le temple dans la journée. Les éclairages de l’incroyable hypostyle de 134 colonnes sont impressionnants, mais c’est à peu près tout ; les commentaires sont assez « éparpillés » et se perdent dans la dernière demi-heure dans une longue narration de toute l’histoire de la vallée du Nil : à ce moment-là, nos regards se sont perdus dans le lac artificiel qui nous faisait face car les éclairages n’avaient plus aucun rapport avec le texte. Le temple de Karnak est si vaste et regorge de tant de recoins surprenants qu’il nécessite à mon avis une visite intégrale pour être réellement découvert : au cours du son et lumières, on se promène dans le temple selon un parcours prédéfini, mais on ne voit qu’une partie du temple – mais reconnaissons que c’est la plus importante.

* Son & lumières de Philae : 31 €/pers., contre 55 LE l’entrée quand on se présente au guichet (comptez davantage pour vous y rendre, voir ci-dessus). Vraiment très réussi, les effets d’éclairage sont magnifiques et mettent en lumière (c’est le cas de le dire) des détails des bas-reliefs invisibles lors d’une visite diurne. Même l’approche par bateau du temple illuminé est splendide. Pour les commentaires et dialogues fictifs, la diction de Suzanne Frot est autrement plus appropriée que le ton grandiloquent adopté à Karnak.

* Visite d'Abou Simbel : le clou du spectacle, à tout point de vue ! L’ambiance s’étant quelque peu décrispée à bord, on nous a demandé si nous avions apprécié notre visite et si « ça valait le coup ». Six heures de route A/R, départ à 4h du mat’… il fallait le désirer très fort, effectivement. À 76 € par personne demandés par le TO, difficile même de dire si ça vaut la dépense, sachant qu’on reste juste deux heures sur place. Mais le « vrai » tarif est tout autre et rend l’occasion réellement immanquable : 70 LE par personne A/R pour le trajet, plus 30 LE pour l’entrée… Rien à voir pour le prix et tout à voir une fois sur place car le prix d’entrée inclut le commentaire d’un guide. L’idéal est de se présenter à la réception d’un hôtel sur le bord du Nil à Assouan, en tout petit groupe, car les organisateurs des hôtels préfèrent ne pas se fâcher avec les TO en leur faisant une concurrence directe et presque… déloyale (même si dans ce cas, il faut bien admettre que la loyauté n’est pas dans le camp des TO). Les conditions du transport étaient tout à fait correctes : mini-bus climatisé, dont le confort des sièges n’avait rien à envier à ceux des gros cars.

Tous ces tarifs ne sont pas vraiment négociables (pour une fois) ou disons plutôt qu’ils ont déjà été âprement négociés pour la partie des transports. Sachez tout de même que des tarifs encore plus avantageux sont proposés aux titulaires d’une carte internationale d’étudiant, pour les transports et pour les entrées. Pour Abou Simbel, on nous a pris pour un couple d’étudiants et nous avons eu l’A/R à 50 LE (on ne nous l’a dit qu’après). Les tarifs d’entrée pour les différents sites ne sont pas négociables (au moins, vous êtes sûr de payer le juste prix, c’est imprimé sur le ticket), mais on peut toujours trouver quelqu’un qui revend des entrées sous le manteau, surtout pour les spectacles son et lumières.

À titre indicatif, voici quelques prix « égyptiens » (par opposition aux prix touristiques) courants :

1 bouteille d’eau de source glacée d’1, 5 l : 2 LE

1 soda glacé de 33 cl : 3 LE

1 bière glacée de 50 cl : 4 LE

1 repas simple : 10 LE

1 petit sachet d’épices : 2 à 5 LE

1 bracelet « scarabée » : 1 LE

1 djellaba de faible qualité : 5 LE

1 djellaba de bonne qualité : 30 LE

1 turban (« cheich ») : 5 LE

1 tenue complète de danseuse du ventre : pas moins de 150 LE si la qualité est bonne (pour cet article, consultez une boutique en ville plutôt qu’un « souk pour touristes » en bordure d’un temple)

1 vase en albâtre (non manufacturé) : 10 LE

1 petit vase en albâtre fait main : 50 LE (ça dépend de la taille du vase, bien sûr)

1 rababa (sorte de violon typique à deux cordes) : 20 LE maximum pour un modèle solide et décoré

1 req (tambourin) : 10 à 20 LE selon la taille

1 tatouage nubien, fait dans de bonnes conditions par un(e) nubien(ne) : 20 LE

1 tatouage nubien, fait à la va-vite sur une peau non nettoyée : refusez !

1 promenade en dromadaire d’une petite demi-heure : 20 LE par personne

1 papyrus peint de la taille d’une feuille A4 : 5 LE s’il est vendu « à la sauvette », 30 LE si sa fabrication artisanale est authentifiée

1 trajet (aller simple par personne) par taxi ou calèche à l’intérieur d’une ville : 5 LE

1 trajet en felouque : 15 LE/heure/personne

Pour les trajets en taxi ou en felouque qui s’écoulent sur une demi-journée ou sur une journée, le principe est de payer pour le temps total passé avec le chauffeur, même s’il passe deux heures à vous attendre pendant que vous visitez – c’est normal, pendant ce temps-là, il ne prend pas d’autre clients (enfin, le plus souvent). Dans certains cas, il peut être plus avantageux de ne prendre qu’un aller simple si vous comptez rester longtemps et prendre une autre personne pour revenir ; insistez pour cette solution si elle vous arrange car elle n’arrange pas les égyptiens : la concurrence est si rude qu’ils préfèrent de loin suivre un client plusieurs heures qu’en suivre deux ou trois pour de petits trajets sur le même temps.

Attention : le simple fait de connaître ces tarifs et donc de se les voir appliqués n’est pas automatique. Si vous avez « une bonne tête de touriste », on ne vous fera pas de cadeau, même si vous dîtes connaître les « vrais prix », il faudra pas mal insister. Il n’est pas question ici de grappiller la moindre piastre au détriment du commerçant (la pauvreté apparente de la plupart des égyptiens devrait normalement vous en dissuader), mais de payer le « juste prix ». Ce qui ne doit pas empêcher, au contraire, d’avoir un geste de reconnaissance pour avoir été ainsi traité (si vous y êtes parvenus) « comme un égyptien ». Pensez au stylos, ils font toujours plaisir, surtout les petits Bic à l’encre colorée et parfumée pour les enfants. Acceptez de temps à autre de changer les pièces d’Euros (que les autochtones auront collectées en pourboires) en LE, ou en billets d’Euros si vous en avez : ça ne coûte rien (si vous vérifiez le taux de change : 1 € = 7, 75 LE) et ça leur rend bien service.

Quelques derniers petits trucs pour la route : pensez à un chapeau qui couvre bien la tête et la nuque, c’est très efficace contre la chaleur, un petit éventail dans les petites salles non ventilées des temples où il est impossible de tenir plus de quelques minutes s’il y a du monde (et c’est bien dommage – les plus belles mais aussi les plus pénibles sur ce plan sont les salles latérales des temples d’Abou Simbel) et un sac thermos qui peut tenir une bouteille d’1, 5 l en bandoulière, vous apprécierez d’en avoir toujours une avec vous, puisqu’on peut aussi en acheter presque partout. Et… chose appréciable : les prises et puissances de courant sont les mêmes qu’en France, aucun problème donc pour brancher votre chargeur de mobile, d’appareil photos, votre rasoir ou votre sèche-cheveux.

Bon, tout ça fait un peu inventaire d’infos et de souvenirs froids… Il nous faut donc préciser, si ça n’était pas assez clair, qu’on a vraiment adoré notre séjour, qu’en une semaine, on a vécu cent mille choses différentes, qu’on a autant été éblouis par les sites grandioses qu’on y a découvert qu’on a été marqués par les formidables rencontres qu’on y a faites ! Nous rentrons le cœur léger, avec la certitude d’y retourner un jour, car désormais, des images et des hommes de la belle Égypte habitent notre esprit. C’est sûr, la vie d’ici nous rattrapera… Nous relirons alors ce texte avec plaisir.

Bonnes vacances, bons rêves !!
Article sur le pseudo humanitaire English translation pending
by Philobate · 2004-08-10 · 222 replies
Bonjour

Ce poste va déranger, j'en suis sûr ... Je ne suis pas le créateur de l'article et je l'ai trouvé sur un autre site internet de voyage (ouais, je sais, j'ai fait une infidélité à VF)...

Un article du journal "La Croix":

"La truelle et le crayon" par Odon Vallet

Avec l’été voici le retour des voyages humanitaires, versions ethnologiques des safaris photos. En un mois, des jeunes croient pouvoir découvrir et secourir des populations inconnues et des civilisations ignorées. Ils vont aider des gens dont ils ne parlent pas la langue et méconnaissent les mœurs. Les résultats sont consternants. Tel groupe d’étudiants construit une école au Vietnam alors que pas un ne sait manier la truelle : les murs ne tiennent pas debout. Tel autre va lutter contre le sida en Afrique avec des affichettes représentant des phallus géants : il scandalise la population. Tel autre encore fait du soutien scolaire au Togo pendant les vacances d’été : les lycéens togolais étant aux champs pour gagner un peu d’argent, les tuteurs français ne soutiennent pas grand monde. Et avec le prix d’un seul billet d’avion aller retour Paris – Lomé, on peut faire vivre quatre élèves africains pendant un an. Certains de ces jeunes amènent du matériel scolaire inutile ou mal adapté qu’il aurait été moins coûteux d’acheter sur place. D’autres offrent des cédéroms à des écoles qui n’ont même pas l’électricité. Voici trente ans, un ministre français voulait sauver l’Afrique en parachutant des ordinateurs dans la brousse. Mais des petits écoliers africains n’ont toujours pas de quoi acheter des cahiers et des crayons au bazar du coin. Les organismes sérieux, comme la Délégation catholique à la coopération, se méfient de cette charité estivale et proposent aux jeunes de vraies missions d’un ou deux ans précédés d’une solide formation. Nombre de congrégations religieuses assaillies de demandes aussi brouillonnes que généreuses, ne savent plus quoi répondre. Il serait dommage de décevoir l’altruisme des jeunes, mais il serait tout aussi regrettable de gaspiller leurs ardeurs par des efforts inutiles et de dilapider leur enthousiasme par des gestes inefficaces. Il faudra donc inventer de nouvelles formes de solidarité conciliant spiritualité, générosité, efficacité. Ce sera long et difficile si l’on en juge par le déclin de la persévérance et la montée de l’éphémère. Il y a cent ans, un missionnaire partait pour sa vie entière dans une contrée où l’attendait sa tombe. Il y a vingt ans, un coopérant partait vers un pays où il enseignait durant deux années scolaires. Aujourd’hui des étudiants partent pour un mois, soit la moitié de leurs vacances. Il faudra renverser la vapeur en se souvenant qu’un mois, c’était la durée d’un Paris – Saigon à l’époque des steamers et d’un Paris – Dakar au temps des marines à voiles."

Inutile de vous dire que je suis d'accord avec l'article ...

Philo
Espagne - Costa Brava - Loret de Mar - Hotel Gran Garbi English translation pending
by Nattacha · 2004-07-29 · 6 replies
Bonjour à tous,

Nous venons de confirmer une réservation, mon amie et moi, pour un départ à lloret le 13 pour 10 jours.

On a réservé (sur conseils de qqes amis) au Gran GARBI***

On a, toutes les 2 ans un enfant qui nous accompagne (4/5 ans). Je voulais notamment avoir vos avis sur l'endroit (lloret) notamment en ce qui concerne : la plage (propreté...), population touristique, ambiance, acceuil espagnol...

SI qqun connait l'Hôtel : est-il sûre? la bouffe est comment? activités prévues pour les mômes ??

l'accès à la plage (à pied possible sans trop se fatiguer av les mômes ???, l'accès à la ville (pareil : à pied possible?...)

Et le soir? les discothèques c cher ?

C cool si vous pourriez me renseigner, c'est la première fois que je bouge en Espagne, j'appréhende un petit peu, surtout avec des enfants !!

Merci bcp !

nat'
Conseils sur choix de vélo English translation pending
by Crevoise · 2004-05-21 · 7 replies
je prevois de partir faire un trip pendant un an en velo

je sais pas quelles caracteristiques principales dois avoir mon velo, niveau du cadre, surtout.

la plupart des velos sont en aluminium, mais j'ai entendu dire que ct vraiment pas confortable; donc pour plusieurs mois de trip, c'etait pas le top

vous en pensez quoi?

et si vous avez des avis sur une roulotte ou des sacoches( sachant que je naurais aucun camp de base fixe), suis preneur aussi

merci d'avance

a plus dans le bus
Climat aux îles Perhentian en Malaisie en janvier? English translation pending
by Fannocheu2 · 2004-05-10 · 2 replies
Bonjour a tous,

je debute mon tour du monde par Singapour et Malaisie en janvier prochain. D'apres vous tous, les iles Perhentian sont a ne pas manquer en Malaisie. Or, d'apres tous les guides climatiques, la cote est est vraiment a eviter en janvier car elle est arrosée de pluies diluviennes. J'avais mis de cote la cote Est alors. Vous pouvez me confirmer cela? ou je dois insister pour aller voir ces merveilles, meme pendant la "mauvaise saison" ?

Merci d'avance pour vos messages

fan
Randonner en voyage organisé English translation pending
by Tyrolienne · 2004-05-04 · 4 replies
Bonjour tout le monde,

Voilà, j'ai envie de partir une semaine en rando fin mai - Corse, Turquie, Baléares peut-être - et pense éventuellement le faire en voyage organisé. Est-ce que quelqu'un a de l'expérience, bonne ou mauvaise, avec des voyagistes spécialisés en rando, genre (là va falloir que je cite des noms) Terdav, Balagueres, Atalante ?

Merci de vos conseils !
What if your next travel agent was an artificial intelligence?
by Jojoone1 · 2025-04-14 · 25 replies
The chosen title was easy to find: it's from today's French daily newspaper "Le Figaro" (front page, right side, in the "Le Flash actualité" section at 10:31 AM). Link: https://www.lefigaro.fr/voyages/et-si-votre-prochain-agent-de-voyage-etait-une-intelligence-artificielle-20250414

As some participants had mentioned, a simple query could sometimes yield very satisfying results, even if the initial comments from readers of this article don’t necessarily agree.

Instead of presenting our request in writing, I assume we’ll soon be able to speak to AI orally or even have a conversation with it. Refining our searches to perfection would then be a breeze.

But then, what about travel agencies and travel forums? Will Vfistes, in a twilight atmosphere, keep talking in a closed circle, fewer and fewer of them, until the last one is left monologuing? Will a side effect be that we start addressing our fellow humans in the same cold, dry way we talk to the Machine? Well, some of us have already gotten into that habit... With over 30% of current jobs set to disappear because of AI, will it become possible to quickly and perfectly plan trips we can no longer afford financially? What a paradox!

I admit I haven’t looked into this yet, and one of these days I’ll probably end up talking to the Machine, but for now, I prefer to keep laboriously and methodically planning my upcoming trips, telling myself that at least I’m still good for something...
Reviews for GSA Voyages in Tunisia
by Théodormonod · 2024-11-23 · 3 replies
Hi there, we found a local Tunisian agency for our 4x4 tours in southern Tunisia. This local agency in Djerba has great reviews online, and we’d like to confirm that it’s a top choice. So if anyone has already traveled with GSA-VOYAGES, we’d love to hear about your experiences. Thanks. Théodormonod

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