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Où dormez-vous lors de vos voyages à vélo en France? English translation pending
by Loic4459 · 2009-12-09 · 24 replies
Bonjour! J'envisage un voyage a vélo de 2 semaines en début d'année prochaine, d'Angers jusqu'a la frontière Suisse. Pour les questions sur le matériel, j'ai pu trouver toutes mes réponses sur le forum, merci dailleurs. Mais il y a une question qui me reste... Ou dormez-vous lors de vos voyages a vélo... En france, le problème me parait moins compliqué car on peut noter sur une carte les campings ou auberges avant le départ... Mais lors des voyages en autonomie en France ou a l'étranger (en Asie par ex) ou autre région du monde, VOUS DORMEZ OU ???Et la Toilette??? Vous campez "sauvage" sur le bord de la route? En France, ca me parait faisable mais pour l'étranger...

Ma question sera peut-être bête mais je vous la pose!!! Merci

"Le plus stupide est celui qui fait semblant de savoir"
Planning a bike trip?
by Janodou · 2009-11-29 · 721 replies
Who are you? Where are you from? Where are you going?

Like last year at this time, a post about bike travel ideas.

How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.

What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?

May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) English translation pending
by Tomas3 · 2009-11-06 · 241 replies
MARRAKECH, délices et délires de la Ville Rouge(1)

Toussaint à Paris, Bleu à Marrakech…La recette est à trois heures de Lyon( décalage horaire compris)… Vous quittez Lyon sous les brumes d’Automne avec un petit 10° et, trois heures après, vous débarquez au pays des mille et une nuits avec un 21° à 11 heures du soir…

Dommage que des milliers d’européens aient eu la même idée qu’Ulysse…du type de ces petits vieux distingués, pull bleu pâle pour lui, cachemire rose fushia pour elle, qui pestent contre la bureaucratie policière tatillonne et exemplaire, tout en grignotant insensiblement ma place dans la file d’attente…

Cà y est : il va pouvoir récupérer ses valises avant qu’on ne lui les vole…il marcherait presque sur Berthe, qu’il oublie au contrôle de police et qui crie : « Jean, Jean !! » attends moi »

Ulysse mentalement fait le calcul : la queue policière d’une demi-heure est l’équivalent de quatre cents kilomètres du Boeing 737-80 dont il vient de débarquer : péril de cette très belle et très fragile société de consommation où Berthe et Jean, pétris de certitudes et d’argent, viennent partager le soleil des marrakchi…

Heureusement, Ulysse a hâte de replonger dans cette ville où jusqu’à lors, il n’a fait que transiter : il choisira le plus pauvre des taxis, la voiture la plus brinquebalante dont les vitres n’ont plus d’usage, il ne négociera même pas le prix de nuit : touriste de base, il est, émerveillé de quitter ses petites misères européennes et de respirer si vite cette odeur d’Afrique qu’il n’a jamais quittée.

Rentrer dans Marrakech de nuit est un plaisir à nul autre pareil : Ulysse ouvre grand les yeux et respire une odeur d’Atlas, de désert et de fuel mélangés…
Petites évasions éphémères en France: conseils? English translation pending
by Suite01 · 2009-10-23 · 50 replies
Bonjour. Le titre n'est pas très clair, mais il représente bien ce que je veux dire. Je m'explique de suite. Voilà, ça fait des années que j'ai envie de voyager SEULE (c'est important pour moi, bien que j'apprécie aussi les voyages avec d'autres, mais c'est pas la même démarche, le même état d'esprit, etc.), seulement, je ne fais que planifier des choses, en me disant que je les concrétiserai quand j'aurai les moyens. Etant étudiante depuis 2 ans et certainement encore pendant 3 ou 4 ans, je risque pas de les concrétiser de si tôt, ce qui m'a amené à tristement effacer mes projets de voyage. Depuis quelques temps, j'y repense et j'ai de grosses envies de me couper un peu de mon quotidien. Je suppose que c'est pour cette raison que la plupart des gens voyagent. Mais voilà, j'ai une amie , étudiante aussi , qui m'a fait part de ce qu'elle fait de temps en temps, et je trouve l'idée géniale. L'idée est de passer un week end, une fois de temps en temps, dans une ville inconnue, histoire de découvrir, profiter, et oublier tout ce qui est chez nous pendant quelques jours. Etant étudiante avec beaaauuuuucoup de temps libre (8h de cours par semaine), j'ai vraiment envie de me faire des excursions de quelques jours dans des villes françaises, ce qui me reviendrait à pas trop cher pour le train et 1 ou 2 nuits d'hébergements, et je sais que l'idée de me couper de tout et me préoccuper de rien pendant un moment, ça me ferait un bien énorme.

Donc j'en viens à mes petits projets, et je fais appel à vous et vos avis pour, tout simplement, me dire les villes que vous pensez les plus chouettes à visiter. Je pensais passer un moment à Bordeaux pour visiter la ville et le parc des landes de Gascognes qui m'attire pas mal, mais plutôt vers la fin de l'année, pour profiter des journées plus longues. Je vous dis d'avance ce que vous allez me demander, :P ce que je recherche dans une ville , ben pour ma part c'est l'esthétique. Donc j'aime bien les endroits où on peut facilement rejoindre un endroit beau et paumé (d'où Bordeaux), et qui ait aussi des choses à voir en lui même, avec une certaine ambiance, etc.

Voilà sinon pour info je viens d'emménager à Paris mais j'ai vécu 18 ans en Normandie, donc je connais déjà parfaitement la région ;)

J'attends de vos conseils de voyageurs amateurs et expérimentés, ayant déjà parcouru les plus belles villes et régions françaises à votre gout pour me donner vos avis sur ce que vous préférez chez chacune.

Je vous remercie !
Séjour sur la Côte amalfitaine: Praiano ou Positano? (Italie) English translation pending
by Daphnia · 2009-10-06 · 18 replies
Devant choisir un hébergement pour notre séjour d'avril 2010 , nous sommes très embarrassés car nous ne connaissons pas du tout les lieux. Nous faisons donc appel à ceux qui connaissent bien Praiano et Positano. Comme nous n'aurons pas de voiture et que nous comptons avoir recours soit aux taxis ou aux transports en commun , y compris le bateau pour nous rendre à Capri, nous avons peur de mal choisir et de nous retrouver loin de tout... Nous hésitons entre un hébergement dans le centre de Positano , avec les avantages et les inconvénients que cela comporte , un autre près de la plage de Fornillo , et puis un 3ème ( en fait , notre favori , dans l'"absolu" ) dans les collines au-dessus de Praiano , près de ce que l'on appelle "le sentier des dieux" , je crois , mais peut-être alors aurons-nous des difficultés pour les transports...Ce n'est pas le prix qui peut nous aider à trancher car , dans les trois propositions , il est équivalent. Si vous pouvez nous aider à résoudre notre problème, nous vous remercions par avance. Un détail qui a son importance : mon mari et moi frisons la soixantaine , mais nous sommes de bons marcheurs. Cordialement.
Jeu des photos (2e épisode) English translation pending
by MengWan · 2009-08-16 · 478 replies
Bon, on en était à une souche "dans le désert" ...

Le désert de Tabernas, où ont été tournés les westerns spaghetti ?

😛
Un peu d'Eire! English translation pending
by Alexvanille · 2009-08-09 · 53 replies
Voici le récit de notre séjour dans l' ouest de l' Irlande du 02 au 07 juillet 2009 , une "échappée" de quelques jours entre petites villes et Nature à la découverte d' un pays Adorable !!! Je rentre peut-être un peu trop dans les détails mais cela nous permet de conserver nos souvenirs intacts 😊... Peut-être pourra t 'il également aider certaines personnes à préparer leur périple là bas .... J' ai essayé de donner à cette intention, pas mal d' infos sur la préparation du parcours avant de rentrer dans les détails de nos visites jour par jour ...

TOUT COMMENCE PAR UN CADEAU D ANNIVERSAIRE :

Début mai 2009 , l' anniv de Ced approche et je n' ai toujours pas trouvé de cadeau 😕 ... Quelques semaines de vacances déja plannifiées en Bretagne pour cet été , mais une bonne petite envie d 'évasion qui me trotte dans la tête mine de rien ...J 'essayerai bien de plannifier une petite échappée à deux pendant ces congés là ...Je farfouille sur le net histoire de me donner des idées ... Juillet est déja pas mal chargé partout ! Jersey : ouais ...bof ...pas bien folichon tout ça ...il appréciera pas spécialement et moi non plus.... Tiens !!! Ryanair propose des vols au départ de Nantes pour l' Irlande !!!! Nantes-Shannon : pile de bons tarifs du 02 au 07 juillet!!! Ok c' est court mais ça permettra de passer quand meme pas mal de temps sur Erdeven après !!!

C' est décidé je lui fais la surprise de l 'emmener au "Pays des Moutons" (tout en me faisant plaisir à moi aussi ) 😎😎!!! Je réserve juste les billets pour le moment et nous deciderons du parcours ensemble plus tard . J' ai également repris contact avec une vieille copine irlandaise que je n' ai pas revu depuis presque 10 ans et on a plannifié de se voir à Galway .Tout s' annonce très bien !

Je trépignais d'impatience de lui offrir son cadeau et lui de le recevoir car il me posait pas mal de questions ! J ai du pourtant lui mettre la puce a l' oreille en lui faisant comprendre qu' on ne passerait pas completement toutes nos vacances en Bretagne mais c'est tout ...

"Ah je te vois venir, me dit-il , tu sais si c'est pour conduire à gauche je peux le faire 😉 !!!" "et un petit we à Jersey je dis pourquoi pas !" (Quoi ????!!! mais comment a t' il su ça 🤪🤪🤪!!!!?? j 'ai pourtant bien pris soin d' effacer tout l' historique de mes recherches sur internet et de n' en parler à personne !!! Mais tu te plantes un chouilla mon grand hi hi hi 😏...) Gênée je lui répond que "euh.. non désolée mais j' ai pas trop les moyens en ce moment et que ben ...non c 'est pas du tout ça" ... Mais je jubile intérieurement sur le fait qu 'il soit persuadé que ce soit Jersey ...

Et je l 'ai laissé croire ça jusqu'au 16 mai , jour de son anniv où je lui ai offert une petite carte couverte de trèfles , "fabriquée maison" sous forme de petit jeu avec des images clichés de l' Irlande à décacheter pour découvrir la destination au fur et à mesure de la lecture . C'était plutot sympa de voir son sourire s 'éclairer lorsqu il découvrait un mouton ou un Leprechaun par-ci par-là !! Très surpris et super content , nous nous mettons déja à rêver sur le pays ...

LA PREPARATION DU PARCOURS ET QUELQUES ADRESSES QUI NOUS ONT ETE UTILES:



La préparation n' a pas été franchement évidente , j' avoue qu' il est assez difficile de plannifier un parcours là bas surtout sur si peu de temps ... Nous nous sommes rendus à la "Maison de l' Irlande", 33 rue de Miromesnil 75008 PARIS pour y prendre plein d' infos. Une personne très sympa nous a reçu et nous a fourni pas mal de brochures , de cartes , et un guide complet des B&B.

Dur de s' y retrouver entre tout ça même après la lecture de quelques carnets de voyages en ligne et recherches sur certains sites (www.sejour-en-irlande.com ou www.terresceltes.net ou encore www.guide-irlande.com).

Entre cette personne de la "Maison de l' Irlande" qui nous affirme que l'on roule parfois en moyenne a 25km/h sur certaines routes, et Googlemaps qui nous indique finalement des temps de trajets assez court et bien ...on nage 🤪!!!...

Et on en a mis du temps a trouver "THE parcours" et c'est grace notamment aux intervenants de www.Voyageforum.com ( Jalan22, Boumbastic, Lilie82 ..) et ceux du forum IRISH PUB du site www.guide-irlande.com ( Celtic Girl, Phil1908, Pitchoune et Caro ) que l'on a reussi à trouver enfin notre bonheur !! Un grand merci à vous tous si vous avez l'ocasion de me lire 😉!!!

Inutile de vouloir trop en faire mais il vaut mieux se concenter sur une région en particulier . Notre arrivée sur Shannon nous a permis de profiter des verts paysages typiques de l' Irlande nous ne souhaitions pas voir Dublin de toutes façons. Voici la carte du parcours effectué (détaillé jour par jour plus tard ):



Vol aller Nantes le 02/07/2009 decollage a 09h30 arrivée Shannon a 10h10

1 Nuit à Clifden 2 nuits à Galway 2 nuits à Killarney

Vol retour Shannon le 07/07/2009 decollage a 15h45 arrivée Nantes a 18h20

Au compteur à l 'arrivée 1300 kms, pas mal de route finalement !!! Tout ça sous un soleil de plomb ... non je déconne évidemment 😛😛😛!!! Un temps plutôt maussade mais de belles éclaircies durant nos balades , ambiance un coup chaleur et un coup fraîcheur constamment .

LE CHOIX DES HEBERGEMENTS :

Non, là j' avoue le camping sous un risque de pluie ça nous attire pas trop 🤪...les hotels proposent des tarifs exhorbitants et les Auberges de Jeunesse sont majoritairement complètes en chambres privées à nos dates et dormir dans un dortoir de 30 personnes séparé de mon homme pour un voyage en amoureux et ben c' est pas mon truc non plus 🤪....

Le B&B , tarif petit dèj inclus à prix très raisonnables souvent ( en moyenne 35 a 45 euros /personne /nuit) est parfait !!!

Nous avons décidé de réserver des B&B en centre ville ou du moins proches, car comme on allait faire pas mal de voiture , la laisser le soir et se balader à pieds nous semblait idéal . Les B&B ont été reservés sur internet à l' avance pour juillet c'est ce que l'on nous avait conseillé de faire . Pas mal d' entres eux affichaient cependant des panneaux "vacancies" une fois sur place mais on ne voulait pas se risquer à ne pas réserver sur si peu de temps ...

Voici les sites de reservations utilisés (pratique si comme moi vous n' aimez pas trop donner votre CB par téléphone ou sur un simple mail non sécurisé) : www.goireland.com et www.Hostelworld.com entre autres . On y paye une garantie d'environ 10% et le reste est a payer sur place .

LES B&B CHOISIS :

CLIFDEN: le KINGSTOWN HOUSE : (www.kingstownhouse.com) Hotel très bien situé au centre ville de Clifden calme et simple, une dizaine de chambres décorées à "l'anglaise", tout le confort nécessaire , chambre somme toute assez petite mais très correcte. Hotes acceuillants , excellent petit dèj pas mal de choix ( pancakes , irish breakfast , assiette de fromages, fruits et céréales ..etc... ). parking gratuit entre 18h00 et 11h30 dans la rue où se situe l hotel sinon parking payant un peu plus haut .

GALWAY: le RONCALLI HOUSE ( www.roncallihouse.com) Situé à 10 /15 minutes a pieds du centre ville . Proche du bord de mer et très au calme . Chambre sympa vue partielle sur la mer . On a apprécié la bouilloire /thé et café dans la chambre . Hotel tenu par un couple de personnes assez agées et charmants . Petit dej avec pas mal de choix également, j' ai juste moyennement apprécié qu' on nous demande la veille quel petit déj on souhaitait pour le lendemain matin ça donne presque l impression de devoir "se presser" et du coup tant pis si on change d' avis le fameux matin ...mais je pense que c'était pour bien faire ! chambre très bien mais salle de bain minuscule ... accueil sympa et parking privé . Très bonne impression générale .

KILLARNEY : le SUNNYBANK B&B (
http://www.sunnybankbb.com/) Situé à peine à 3 minutes à pieds du plein centre de Killarney , B&B très propre , chambres spacieuses et modernes .. très bonne salle de bains avec enfin une pomme de douche qui a un bon débit !! Peu de choix au niveau du petit dèj cependant : soit Irish breakfast soit céreales et toasts . Accueil extrêmement chaleureux de Brendan le propriétaire ( on a meme eu le droit a la bise en partant)! mais sa femme reste très en retrait et est très "froide" ( pas un seul bonjour, ni merci ni au revoir, je me demande ce qu'elle fiche ici d' ailleurs...) une dizaine de chambres , hotel calme et moderne . Voie de chemin de fer a coté mais pas gênante du tout .

LA VOITURE :

Je savais qu' il était inutile de louer un 4x4 en Irlande surtout pour une première expérience de conduite à gauche alors on a opté pour une petite voiture un peu en Kit 😉 ( boite à gants qui se décrochait , 1 enjoliveur manquant et les 3 autres "rafistolés maison" et de belles rayures sur le coté ) : la Nissan Micra ! Parfaite pour rouler sur les petites routes et se ranger sur le bas côté pour laisser passer les "gros" . Coffre minuscule mais ok pour 2 petites valises . Bref on a eu un bon prix alors on peut pas se plaindre 😏 ! Voiture réservée auprès de Holidays Autos , récupérée au comptoir de Budget à l'aéroport de Shannon louée de 12h00 à 12h00 malgré nos horaires pour éviter une journée de location en plus .. et bien... on a bien poireauté à l' aller avant de la récuperer ayant attérri a 10h10 et comme on l' a rendu a 12h00 au retour aussi on a re-poireauté jusque 15h00 pour l' embarquement 🤪... Bref on connait par coeur l'aéroport de Shannon maintenant 😉 !!



NOTRE AVIS SUR RYANAIR :

Très bonne compagnie mine de rien, qui n' a pas pourtant forcément très bonne réputation, mais bonne surprise ! Aucun retard sur le vol. Bon accueil . Seule compagnie que je connaisse qui ne donne pas de numéro de sièges attribués et où l'on se place où l' on veut , où les hotesses ne cessent de passer dans la rangée pour vendre des pizzas , hot dogs , le nouveau parfum de Jennifer Lopez et des cartes à gratter pour jouer à la Lotterie de Ryanair !!! Le plus marrant c' est qu' à chaque attérrissage retentit un fulgurant bruit de trompette "TaTa TaTa TaTa !!!!!!!!!!" et là tout le monde applaudit .. Nous, tout ce petit "cirque" nous a fait marrer 😏😏😏!!



LE GUIDE DE VOYAGE :

J' avais acheté le Guide du Routard Irlande 2009 pour l'offrir à Ced en meme temps que ma petite carte d' anniv.. Et bien on l' a trouvé hyper mal foutu ... je ne saurais pas trop quel guide papier conseiller du coup mais pas le GDR 😠🏴‍☠️!!

Celui pour notre dernier voyage pour l' ouest des USA était précis et bien fait , pas pour tout bien sur, mais a été utile au moins!!! Alors que là .... rien de bien impressionnant , des descriptifs très succincts voire presques érronés par endroits sur les lieux interressants ( exemple la randonnée que nous avons fait au parc national du Connémara est décrite comme se faisant en 2h et assez facile: resultat 3 heures de marche aller retour et ce n' est pas une promenade du dimanche :toute en escaliers de pierres ! ) , des adresses de restos qui sentent un peu l' arnaque et qui ne valent pas le coup ... bref je le déconseille complètement ...

LE PARCOURS JOUR PAR JOUR :

Jeudi 02/07/2009 :

Ouh la la le réveil est dur ce matin , il est 05h00 du mat , on a à peine dormi 4h ayant trainé tard en famille la veille, mais on préfère "partir large" pour l' aéroport quitte à devoir patienter sur place . On arrive à Nantes Atlantique vers 07h00 seulement du coup on prendra un petit café-croissant avec mes parents qui nous ont gentiment emmené ce matin.

Le décollage a lieu à l' heure et on attérri à Shannon à 10h10 sous un temps aussi pluvieux qu' à Nantes , il fait un peu plus frais tout de meme... reste à récuperer les bagages et la voiture .. On poireautera 2 heures dans l'aéroport pour pouvoir la récuperer au centre Budget .

Midi arrive (enfin !) et on découvre notre petite voiture. On bourre tant bien que mal nos 2 valises dans le mini-coffre , quelques bonnes secondes de réaction avant de s'appercevoir qu' on est chacun plantés du mauvais coté pour rentrer dans la voiture ( volant à droite oblige ça perturbe beaucoup au debut 😛!!) , on échange les places conducteur/passager (d'ailleurs on reproduira cette petite danse autour de la voiture de nombreuses fois durant le séjour lors de nos arrêts , se trompant très souvent de côté !) , on branche le GPS en priant pour qu'il fonctionne , on respire bien fort et "Zzzzouuuu Vogue la Galère", direction le Connemara et Clifden 😎!!

Ca fait tout bizarre d 'emprunter notre premier rond-point à l'envers , l' adrénaline monte un peu quand on se retrouve sur quelques "grandes" routes en quittant l 'aéroport , on reste sur la file complètement à gauche qui d'après ce qu'on arrive à assimiler est la voie pour les véhicule plus lents , tout à l'inverse de nous quoi .... En tant que co-pilote je rectifie le tir quand Ced roule trop à gauche et rase de trop près les murets exterieurs.. difficile pour lui d' évaluer la largeur de la voiture de mon coté mais il s'habitue assez vite .. moi j'aurais été morte de trouille de conduire à sa place mais il m' avait bien dit que conduire à gauche ne l' embetait pas !!! 😉

Nous faisons route vers Clifden en passant par Galway , la traversée se fait sans encombres . On décide de s' arreter aux alentours du Lac Corrib un peu avant Oughterard pour aller visiter le "Aughnanure Castle" , toujours sous un temps partiellement humide mais avec de jolies éclaircies . Arrivés au parking du chateau nous sommes accueillis par un chien ma foi fort sympatique qui nous escorte jusqu' à l'entrée du site .





Aughnanure est un vieux chateau du 16ème siècle assez bien conservé qui a gardé pas mal de cachet . L entrée est de 2 ou 3 euros . Nous grimpons dans les étages de la vieille tour , pas grand chose à voir dedans mais ce sont surtout les exterieurs qui sont sympas .

Nous reprenons la route vers Leenane sous une pluie toujours aussi désespérante, mais les paysages parsemés de lacs et peuplés de moutons sont somptueux, les orages grondent au loin et les nuages s'accrochent aux versants des montagnes vertes . Partout des petits torrents s'écoulent en cascades vers la vallée.





Nous arrivons à Leenane , un charmant petit bourg tout coloré aux pied du seul Fjord irlandais que nous avions envie de voir mais le temps n' étant pas avec nous on décide d'aller se mettre à l'abri dans un pub pour déguster notre toute première GUINNESS 🙂!!!

Sous le porche deux petits vieux irlandais édentés rigolent de nous voir arriver trempés et nous saluent au passage . Ils avaient des "trombines" bien typiques et j'aurais bien voulu les photographier mais je n' ai pas osé .. Nous nous installons au comptoir observant le barman tirer notre GUINNESS en plusieures fois . Elle est plutot agréable à boire et nous cale bien l 'estomac . Nous faisons un brin de causette avec un Ecossais de passage ici , attablé à coté de nous .



(On reprend la route toujours sous la pluie en passant près de Letterfarck et l ' Abbaye de Kylemore que l' on apperçoit du bord de le route devant son lac, mais il fait trop sombre pour la photographier et nous y reviendrons demain de toutes façons! )

Sur la route vers Clifden ...

Nous arrivons à Clifden vers 18h30 et prenons possession de notre chambre au Kingstown House en plein centre . On crève de faim et on est explosés ( levés depuis 5h du mat ) . Une bonne douche et on décide de sortir se balader dans cette petite ville très colorée et mignonne . Il y a beaucoup de restaurants et de pubs sur place mais on décide de suivre les conseils de la proprio du B&B qui nous a conseillé le "GUY' S BAR" pour diner .



Tout le monde mange tot vers 18h00 en Irlande et la plupart des restaus ne servent plus après 21h .. On se reboit une petite mousse en terrasse et on profite un peu du soleil qui a décidé de revenir avant d 'entrer déguster un très bon Fish and Chips à l 'interieur . Assez écoeurant sur la fin j'avoue mais le poisson est très frais , ça fait du bien ... On rentre vers 21h à l'hotel et on tombe comme des mouches...

Vendredi 03/07/2009 :

Reveil tranquile vers 08h00 on descend prendre notre excellent petit dèj .. Mon estomac n' apprecie pas trop le sâlé dès le matin , et meme si j'aimerai bien tester l 'Irish Breakfast ( saucisse , lard , oeufs brouillés et beans ) je me régale de délicieux pancakes au sirop d'érable et Ced d' une assiette de fromages. Nous quittons nos hôtes vers 09h00. Au programme ce matin, randonnée dans le Parc National du Connémara ! On a de la chance, le temps est à peu près avec nous , du moins il ne pleut pas c' est l' essentiel 😉!!!

Nous arrivons au parking du NP et enfilons nos chaussures de randos pour entamer l'ascenscion du Diamond Hill . Plusieures pistes s'offrent à nous classées par difficulté/temps de parcours. On a réellement envie d 'aller jusqu'en haut alors on suit la piste rouge . Comme je l' ai dit plus haut le Guide du Routard raconte un peu n' importe quoi . La jaune est effectivement extrêmement facile mais n' apporte pas grand chose , la bleue est moyenne, sympa mais ne va pas très haut et la rouge est assez difficile et le tour complet se fait en 3 heures .



Diamond Hill

C' est superbe nous croisons quelques chevaux au début, et au fur et a mesure de la montée les paysages sont à couper le souffle ( la marche aussi !! 😛 ) avec un panorama sublime sur la vallée , jusqu' à la mer ... De longs pontons en bois ont été aménagés pour passer a travers les zones marécageuses . Par moment nous avons le droit à quelques superbes faisceaux de lumière traversant les nuages pour venir éclairer la lande , ça donne presque une ambiance "religieuse" aux lieux....





Nous sommes suivis par une famille et nous nous faisons vite rattraper par leurs enfants agés à peine d' une dizaine d' années .. mais c' est qu'ils grimpent vite eux!!! Et ils ont la patate dis donc !!!! je sais pas comment ils font car on a déja un peu beaucoup de mal 🤪.... Ils nous abandonnent au début de la piste rouge (ouf l'honneur est sauf !!😛) ... et on continue à grimper vers le sommet malgré le vent qui vient de se lever et le tonnerre qui gronde un peu au loin 🤪...



Je suis ereintée à force de monter ces milliers de marches de pierres , en arrivant au sommet Cedric est assez loin devant et je ne le vois plus , le vent souffle tellement fort que j'arrive meme plus à avancer et il commence à pleuvoir à grosses gouttes...

J' appelle Ced dans un petit élan de panique et entre les rafales de vent il ne peut meme pas m 'entendre , j' arrive au sommet le retrouvant à terre il venait de glisser sur un rocher... Merde ...C'est pas le moment de se blesser 🤪... Et on doit tout redescendre ... On se pose quelques minutes histoire de récuperer un peu , ça va mieux , finalement rien de grave ..On prends quelques clichés d' en haut entre 2 éclaircies avec vue sur la Kylemore Abbey minuscule tout en bas mais le vent nous gifle tellement fort qu' on attend pas plus longtemps pour redescendre de l' autre coté .



Il faut également un assez bon jeu de jambes pour la descente et le vent se calme enfin à mi-parcours . Nous observons le soleil qui glisse et ondule doucement à travers les nuages caressant les vertes prairies dans un mouvement très doux ....Nous regagnons la sortie du parc à travers les marécages où poussent des fleurs appelées "bog cotton" en appercevant quelques moutons perchés tout en equilibre au sommet du mont Diamond.

Un petit arrêt a Letterfrack, "une barre de céréales, une petite GUINNESS et ça repart" 😎!!!

Nous reprenons la route vers Kylemore Abbey , que nous ne visiterons pas mais que l' on peut facilement photographier de la route ou bien en allant se garer au parking un peu plus loin . On attend patiemment les éclaircies avant de shooter mais elles se font très timides 😕...





On se perd un peu sur la péninsule de Renvyle avant de tomber sur une plage magnifique digne des Caraïbes , avec une eau bleu turquoise transparente et du sable très blanc...sublime et étonnante , on ne pensait pas à en trouver de si belles en Irlande !



Nous décidons de reprendre la route vers Galway en passant par la Inagh Valley , superbes lacs, très beaux paysages de collines verdoyantes et à nouveau des moutons partout au milieu des tourbières ...





Nous arrivons à Galway vers 17h00, on trouve le Roncalli House très facilement , contents d 'être aussi bien accueillis, la chambre est très sympa avec vue sur la mer . Un article de journal affiché dans l 'entrée nous apprend que Chelsea Clinton a séjourné là il y a quelques temps et les proprios en sont super fiers!

Hop une bonne petite douche et on part se balader à pieds dans Galway . La ville est sympa , c 'est a priori la 3ème plus grande ville d ' Irlande . On passe à travers une des rues principales "Quay Street" , blindée de Pubs et de monde , ça et là des musiciens font la manche , les rues sont très animées .

Nous ne savons pas trop où diner , il y a tellement de choix !!! On jette quand meme un oeil dans le guide du routard qui parle en bien d' un petit restau appelé le "Fennigans" .. va pour un Irish Stew , le plat typique que l' on avait envie de tester .. Sorte de ragoût de mouton accompagné de pommes de terre , carottes et poireaux, sauce "gravy" ... très lourd à digerer, un bon plat d' hiver qui tient bien au corps quoi !! mais on aura testé au moins 😛!!

Nous rentrons à l'hotel en longeant les quais et observons des pêcheurs à la mouche dans la Corrib River. L' hotel n' est qu 'a 10 /15 minutes à pieds du centre et la balade nous a fait digérer ...

Samedi 04/07/2009 :

Départ vers 09h30 de l' hotel Roncalli après quelques bons pancakes (qui ressemblaient plus à des crêpes d' ailleurs!😛) pour remonter à nouveau vers Clifden et faire un tour sur la fameuse "Sky Road".

Il fait assez beau aujourd 'hui . Le début de la route est très joli , avec de belles petites maisons colorées et fleuries entourées de murets de pierres ou de haies de Fuschias . Nous nous arrêtons pour admirer en contrebas un très beau chateau en ruines ( le Clifden Castle) , et de beaux panoramas sur le bras de mer au loin .



Arrive une bifurcation : upper Sky Road et lower Sky road .. On opte à tort pour lower n' ayant pas assez lu d' infos sur le net dessus avant de partir... Et encore une fois le GDR en parle très peu mis à part dire qu 'elle est très belle , il ne mentionne pas cette bifurcation 😠... Il aurait fallu selon ce que j' ai lu au retour la prendre par en haut 😕!! ... On se retrouve dans des coins assez "crados" sur la fin ...des rochers souillés par les algues avec des vieilles machines d' ostreîculture toutes rouillées ... c 'est moche et tellement décevant.... mais je suis sure que par en haut les paysages sont différents ... à vérifier donc ...

On se paume sur la fin de la route et notre GPS aussi ( on avait oublié de l' actualiser avant le départ 🤪....) On continue de longer la côte pour un arrêt a Roundstone , un petit port de pêche tout tranquile . Un petit snack où l' on poireautera bien 1 heure avant d' être servis alors qu' il n'y avait que 2 autres clients attablés à côté de nous, les serveuses ont l' air débordées et viennent à 3 servir le plat de ces clients sans venir vers nous 😐 😐... mais bon il fait un beau soleil et on se sent bien , assis là en terrasse ...

On reprend la route toujours en longeant la côte , c' est mignon , plein de maisons par-ci par -là , des paysages un peu "lunaires" jonchés de petits rochers au milieu de la verdure et remplis de moutons ...

Nous traversons le parc du chateau de Ballinahinch (sans s' y arrêter vraiment car on ne voulait pas trop trainer on avait RDV avec ma vieille copine irlandaise à Galway ce soir là!) . A la sortie des jardins du chateau nous tombons sur une jolie rivière avec 3 pêcheurs à la mouche , l' ambiance est si paisible... On entend l 'eau couler doucement et se mêler au bruit de la ligne que les pêcheurs font virevolter autour d'eux ...et nous restons là à les observer un petit moment en silence... Cela m'a fait penser au très beau film "2 jours à tuer" de Jean Becker avec Albert Dupontel , il a été tourné en partie dans le Connémara mais je ne sais pas où exactement ...



Des moutons qui surgissent de nulle part juste à côté de nous nous font sortir de notre rêverie et nous reprenons la route vers Galway .



"Ced !!!!!!!!!!!!!!!!!!" "Quoi ??????????????!!!!!!" " Mais tu roules à DROOOOOOOOOITE !!!!!!" " Ah !!!! M... Désolé !!!!" et on reprend vite fait bien fait la voie de gauche ...ouf.....juste à temps ....un conducteur en face de nous nous fait un appel de phares et arrivé à notre hauteur nous fait un signe de la main genre "complètement tarés ceux là" !!!!! Bon ben ça va ..on a pas fait exprès 😊😊😊 ....

On du mal également sur toutes ces petites routes, à comprendre comment on peut atteindre la vitesse maximum autorisée presque partout de 100km/h alors qu 'on arrive à peine à rouler à 60kms/h 😐...

Arrivés à l 'hotel on saute dans la douche et on se prépare pour sortir . Nous avons rendez vous avec Tracy à 19h00 au SKEFF' Bar situé sur la place de Eyesquare . On l' attend en terrasse , je suis un peu anxieuse ... est ce qu 'on va se reconnaitre au bout de presque 10 ans ???... A t 'elle changé ??? J 'observe une fille qui lui ressemble vaguement et qui me regarde bizzarement aussi... mais non ce n 'est pas elle , elle me regarde tout simplement car je dois la regarder avec insistance 😛!!!

On passe le temps à observer la "Faune" d 'un samedi soir à Galway autour de Eyesquare : entre les petits "djeunes" dont le seul membre majeur du groupe a pu aller acheter un pack de bières au supermarché du coin , la fille très rondouillette et déja complètement bourrée qui agiche tout le monde assise sur un banc , maquillée à outrance et vétue d ' une archi-mini-robe rose fluo "à ras du bonbon" et d 'un manteau en fourrure sans manche et qui nous fait bien marrer 😏....et entre toutes ces filles qui sont super pomponnées , tous ces enterrements de vies de jeunes filles au même endroit, on a pas de quoi s'ennuyer !!! On a pas pensé à emmener une tenue de gala dans nos valises, alors habillés très simples on passe bien pour des touristes au final 😏!!

Tracy arrive enfin , toute belle et également bien pomponnée au bras de son ami Steven , on se reconnait aussitôt finalement , grandes ambrassades et on fait les présentations de nos moitiés respectives. On passe une excellente soirée à rigoler et à se raconter nos vieux souvenirs lorsqu' on etait colocataires pendant 4 mois en été 2000 .... Et on enchaîne les pintes de bière chacun payant sa tournée ... On se retrouve vite avec 2 pintes chacun remplies devant nous avant d' avoir pu en finir une seule ...Misère la soirée va être dure 🤪😉...



Mais comment font ils pour boire tout ça et tenir le coup 😮😮😮??? Au bout de 3 pintes on est déja bien guillerets mais ça réenchaine sur de nouvelles tournées 🤪😏 !!! L'ambiance est super sympa on rigole bien, le Pub est rempli et se transforme doucement en boite de nuit. Des amis à eux nous rejoignent et un nouveau tour de table s 'annonce !!! Ouh là là doucement je vois plus très clair moi 😛... Ils décident alors de faire la tournée des Pubs . Il est déja tard , on est claqués et j' avoue que je marchais plus bien droit 😊...en plus on doit se lever tôt demain pour rejoindre Killarney ... On les accompagne jusqu' à Quays Street et puis on se dit au revoir désolés de pas pouvoir tenir la route en promettant de ne surtout pas attendre 10 ans pour se revoir cette fois !!! J ' hallucine encore aujourd'hui sur leur bonne descente !!! On retrouve tous les deux un peu émèchés le chemin de l 'hotel tout de meme et on s' endort très facilement à "Guinness grand G" ..euh ...je veux dire à "Vitesse grand V" 😉!!!

Dimanche 05/07/2009:

Aujourd'hui au planning : Aspirine +++ 😉 et traversée du comté de Clare pour rejoindre le Kerry à travers les paysages typiques du Burren et ses champs de pierres. On s' arrête quelques minutes pour aller visiter les restes d' une vieille chapelle en ruines au bord de la route entourée de pierres tombales et de croix celtes :



Puis nous nous rendons aux "Cliffs of Moher", ces fameuses falaises plutôt impressionnantes qui méritent le détour mais qui sont blindées de monde.... les touristes y affluent par bus entiers .



Nous y passerons une petite heure avant de reprendre la route et s' arreter dans un Pub non loin dans une petite ville sympa que Tracy et Steven nous avaient conseillé : Lehinch . C ' est une petite ville ambiance " balnéaire" avec une grande plage remplie de surfeurs et d' écoles de voile .

Nous reprenons la route pour Killimer afin d 'emprunter le bac , 20 minutes de traversée pour rejoindre Tarbert (bien pratique car cela évite un détour de plus de 2 heures de route !) Ce gain de temps et de Kms mérite bien les 18 euros versés pour monter sur le bac: www.shannonferries.com/timetable/ . Les paysages ne sont pas terribles pendant la traversée , loin de là , mais on a trouvé ce petit phare mignon tout perdu au milieu des usines :



Nous poussons jusqu' à Dingle via un superbe col de montagne appelé "Connor Pass" , superbe de ce que l' on a réussi tout juste à en appercevoir car nous y passons au milieu des nuages et sous des trombes d 'eau 🏴‍☠️🏴‍☠️😕.. La route était cerclée de rochers et de cascades . C 'est dommage ça avait l' air sublime ... Arrivés en bas , le temps se calme enfin et nous nous arrêtons en bord de route pour aller câliner 2 superbes poneys :



Nous arrivons à Dingle vers 16h30 , la ville est très mignonne et donne envie de rester à y flâner . Le centre ville est très coloré , rempli de petites boutiques , un petit port de pêche agréable et un arbre sculpté juste à coté de l'église qui attire notre attention : le Trinity Tree .





Tout comme le monstre du Loch Ness en Ecosse , Dingle possède aussi sa petite attraction locale : "Fungie le Dauphin" qui vit là parait-il depuis quelques années . Apres quelques petits achats , un petit arrêt au Murphy's Pub nous reprenons la route vers Killarney .

On trouve sans problème le Sunnybank B&B et nous sommes accueillis chaleureusement par un bon gros pataud de labrador, et Brendan le propriétaire nous ouvre la porte de son très bel hotel avec un grand sourire et nous accueille comme si nous étions des amis de longue date . Ca fait vraiment plaisir et se sent tout de suite comme à la maison 🙂!

Une bonne douche et nos estomacs criants famine on part crapahuter dans Killarney à la recherche d' un petit resto. Le plein centre est à peine a 3 minutes à pieds de l' hôtel . Killarney est une ville qui fait assez "bourgeoise" avec de nombreux hotels de luxe proche des jardins du parc , animée ce soir là on tombe en pleine "foire d'été" , manèges et spectacles de rue un peu partout.

On a du mal à trouver un resto qui nous branche... Brendan nous a conseillé tout simplement le Murphy's pub mais on a envie de changer des pubs un peu ce soir . On trouve un resto qui a l' air pas trop mal le " O' Donoghue's Public House" en fait c' est finalement assez "graillon" . Un groupe de 4 chanteurs s ' installent pendant que nous finissons de diner , et nous embarquent dans une ambiance "chants de marins" irlandais franchement sympa ! Nous restons un petit moment à les écouter puis nous rentrons tranquilement à l 'hotel .

Lundi 06/07/2009:

Nous quittons le Sunnybank ce matin là vers 09h30 pour rejoindre la péninsule de Beara juste au dessous de celle du Kerry , ce fut notre choix de ne pas visiter cette dernière lors de ce ce premier voyage ...

Nous traversons le Parc National de Killarney, et de très beaux paysages s' offrent à nous , remplis de sous bois mousseux arrosés de soleil qui prennent alors une couleur verte presque fluo, quelques petits ruisseaux viennent alimenter de petites casacades .

Un premier arrêt au bord de la route devant un petit chateau en ruines posé là au milieu de nulle part étouffé un peu par de vielles racines, puis ârret au fameux point de vue de "Ladies View", sublime... On attend le soleil quelques minutes en observant de jolis petits rouges-gorges qui viennent nous quémander un peu de nourriture avec insistance et qui n'ont pas froid aux yeux , limite prêts à embarquer dans les voitures garées là !!! Ced leur donne des petits bouts de gateaux lorsque je m' écrie tout à coup : "une éclaircie !! le soleil arrive !!! Sors ton appareil photo !!!" ... tout ça pour un résultat assez sombre ... mais c' est quoi ce pays où il pleut tout le temps 😏😛??? Tant pis pour la photo , mais la vue est superbe et mérite de le voir de ses propres yeux ...





Nous reprenons la route entre Kenmare et Glengariff , celle ci est très belle , remplies de petits lacs entre les montagnes . Continuation de la route vers Adrigole puis nous empruntons un col montagneux qui porte le nom de "Healy Pass" jusque Lauragh. Le paysage est somptueux , c' est une petite route sinueuse toute en lacets et evidemment encore une fois peuplée de moutons !!! Certains sont colorés en bleu rouge ou vert , probablement pour signifier leur appartenance... je sais pas trop (???)... On se fait escorter doucement par toute une famille : le père la mère et le bébé , puis les oncles et tantes qui se rajoutent au groupe et qui bêlent à qui mieux mieux ....

Healy Pass



Nous poursuivons la route vers Castletownbere un peu plus au sud pour aller jeter un coup d' oeil sur les ruines du Dunboy Castle et du Puxley Manor . Pas facile à trouver , c' est super mal indiqué , on apperçoit juste une petite route sur notre gauche avec une entrée qui ressemble un peu à celle d ' une vieille forteresse ... On tente ... On s' attend rééllement à un chateau en ruines mais il est complètement refait à neuf et encore en travaux , en train d' être transformé en hotel de luxe .. On hallucine à nouveau sur les conseils du "super GDR Irlande" (soit disant de 2009 , d ' une précision étonnante 🤪!!!) et qui nous parle d ' un chateau en ruines ....En effet il y a les vieilles ruines de la bâtisse de Dunboy quelques centaines de mètres plus loin mais ça ne ressemble en rien à un chateau mais tout juste 4 murs...en ruines certes ... le Manoir de Puxley s' il était resté en l 'état aurait eu un cachet fou...mais le GDR ne précise pas tout ça ...J ' ai filmé le futur hotel de luxe mais on a meme pas pris la peine de le prendre en photo , on était déçus ...Juste en face subsiste les restes d' une vieille épave de bateau .



Il est 14h00 ... on se tâte .. je meurs d 'envie d' aller voir les ruines du château de Ballycarbery mais c 'est au bout du Ring of Kerry et ça ne semble pas raisonnable du tout de tenter autant de route juste pour ça... Tant pis on fera la péninsule de Kerry en entier le jour où on reviendra en Irlande !!!

A la place nous nous arrêtons dans un petit pub à Kenmare après être repassé par par le "Healy Pass" juste par pur plaisir et décidons d' aller se balader ensuite dans le Parc National de Killarney . Une petite balade ça nous fera du bien ! Mine de rien on a fait pas mal de voiture ce jour encore !

On s 'arrete aux abords du National Parc direction les "Torc Waterfalls", une rando balisée comme pour le Connémara de couleurs jaune, bleue ou rouge en rapport avec la durée et difficulté du parcours . On se contentera de la jaune car il fait presque froid , la rouge est partiellement fermée de toutes façons ... Le sentier est très joli , petite balade très agréable et tranquile en fôret, on atteint vite la cascade assez impressionnante puis on grimpe jusqu' en haut du parc pour la contourner avant de redesendre vers la voiture tout en observant la flore tout autour de nous .





Nous continuons pour rentrer dans le parc côté jardins vers la Muckross House, grosse attraction touristique blindée de monde . C' est certes un très joli parc bien entretenu où passent souvent des calèches ...mais... nos petits moutons et les paysages naturels nous manquent déja....



On termine la journée sur Ross Castle qui est en train de fermer ses portes , on en fait juste le tour vite fait , il fait très gris et le vent est glacial .



Dernière soirée en Irlande , une dernière petite Guinness au Murphy's Bar et nous dînons dans un super petit resto juste en face de celui ci: le CRONIN' S RESTAURANT . Très bon accueil , super bon , on se régale d' un superbe "Seafood Chowder" ( sorte de soupe de poisson mais à base de crème fraîche , de vrais morceaux de poissons et crustacés ...) exquis ! suivi pour moi de cotelettes d 'agneau grillées délicieuses ( et Ced , qui me culpabilise à mort en imittant le bêlement du mouton me voyant me régaler nous qui en avions vu partout auparavant ... mais j' ai craqué 😊😊😊....) . Pour lui ce sera un succulent poisson grillé . Vraiment on se régale et ce n' est franchement pas trop cher .

Mardi 07/07/2009:

Jour du départ 😕 .... On quitte l' hotel vers 09h00 non sans une bise de Brendan, qui m' a tout d' abord surprise mais j' ai trouvé ça rigolo et hyper sympa de sa part, "çai keume ça cuon féai en Fwrance ness pâ 😉 ???" me lance t' il avec une grosse poignée de main chaleureuse pour Ced !

La route est assez monotone jusque Shannon .. On passe à travers Limerick , un mélange entre le style anglais et le type de bâtiments que l' on voit à Roubaix dans le Nord ... Un ville toute en briques rouges....tout bof... On arrive vers 11h30 à l' aéroport pour rendre notre petite voiture et on erre dans les couloirs de Shannon Airport jusqu' au décollage de 15h45 ....Arrivés vers 18h30 à Nantes on retrouve un temps malheureusement tout aussi maussade ...mais on rentre avec plein de belles images en tête , on a vu l 'Irlande tout comme on se l 'imaginait , c' est un pays magnifique et je suis sure qu' on y reviendra !!!

Et cette nuit là devinez évidemment de quoi j' ai rêvé 🙂?????? J' ai rêvé que j' avais adopté un bébé mouton dont je ne n' arrivais absolument pas à retrouver le nom et ça me perturbait beaucoup..... peut être l' avais-je tout simplement appelé "Guinness" qui sait ??? 😛...

Alex et Ced
Validation d'un itinéraire en Andalousie? English translation pending
by Lylou2201 · 2009-08-02 · 52 replies
Bonjour !

Nous préparons votre voyage en andalousie pour début septembre ( départ le 2, retour le 15), nous avons très hate mais aussi besoin d'être conseillés pour l'itinéraire, car première fois que nous allons en andalousie mon ami et moi. Voici un itinéraire auquel j'ai un peu reflechis, j'aimerais vos avis... Autre chose à savoir : nous partons de toulouse et n'utiliserons que notre propre voiture donc les 14 jours de voyages comprennent forcement les grands trajets

jour 1 TOULOUSE => BURGOS (escale pour dormir à burgos histoire de couper la route en 2...) jour 2 BURGOS=> CORDOUE arrivee vers 17h, et nuit à cordoue jour 3 visite de CORDOUE et nuit à cordoue jour 4 CORDOUE =>SEVILLE (en s'arretant à carmona le matin pour visite) arrivée 13h, nuit à seville jour 5 visite de SEVILLE et nuit à seville jour 6 visite de SEVILLE et nuit à seville jour 7 SEVILLE =>CADIX et visite de Cadix dans la journée, nuit à Cadix jour 8 CADIX=> VEJER de la frontera le matin, visite de VEJER; puis reprise de la route jusqu'à TARIFA (petite escale juste pour manger le midi et voir les plages) , l'après midi : route les villages blancs avec visite de CASARES, GAUCIN, et BENALAURIA. Arrivée le soir 19h à RONDA pour y passer la nuit. jour 9 visite de RONDA , et de GRAZALEMA, nuit à RONDA jour 10 RONDA =>MALAGA, visite de malaga le reste de la journée, et nuit à malaga jour 11 MALAGA => NERJA le matin, visite de nerja; fin d'après midi : NERJA=> GRENADE, nuit à grenade jour 12 visite de GRENADE, et nuit à grenade jour 13 visite de GRENADE, et nuit à grenade jour 14 GRENADE => TOULOUSE, d'une traite (et oui le budget hotel est explosé 🤪!)

Je m'interroge sur le jour 8, qui parait chargé comme ça, je n'arrive pas trop à estimer le temps de visite des villages blancs... vaut il mieux n'en faire que 2 de façon plus approndies, et lesquels? oubien les 3 sont visitables en une après midi Nous tenons vraiment à les voir, mais d'un autre coté nous n'avons pas beaucoup de temps et nous tenons aussi à toutes les autres villes du parcours!

Voilà... je fais appel aux amoureux de l'andalousie, toujours présents sur ce forum pour répondre aux doutes des nouveaux voyageurs! 🙂 merci à vous

Lisa
Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac English translation pending
by Tomas3 · 2009-07-15 · 82 replies
A Soupente, dans les Montagnes bleues, la canicule frappait fort...Pénélope continuait de filer le lin de sa boutique, tandis qu'Ulysse préparait activement sa traversée de juillet...

Son sac le démangeait...il l'avait fait et refait plusieurs fois...(symptôme déclencheur chez le marcheur au long cours...)

L'horizon des Montagnes bleues le narguait chaque matin et bien qu'il ait épuisé les sentiers de moyenne altitude environnants, il sentait son addiction le démanger: il fallait qu'il reprenne la route.

Le compostelle passait à huit kilomètres de soupente, il eût été facile de remettre ses pas dans ses traces, mais il n'avait pas l'habitude de répéter deux fois le même itinéraire...

D'autres arguments le faisaient réfléchir: Juillet-Août est l'époque où les sentiers sont surpeuplés: il lui fallait dénicher un GR suffisamment austère et rébarbatif pour éloigner le vacancier, suffisamment désertique et "grands espaces" pour lui rappeler l'Afrique et ses paysages désolés, suffisamment de moyenne altitude pour que la canicule ne l'atteigne pas...

Il profitait de la fraîcheur des matinées pour parcourir son kilomètre de bassins et entretenir ses muscles longs...mais il fallait toute la fraîcheur enfouie derrière les volets clos pour supporter les 34 degrés de ce juillet torride.

Grand Tour du Mercantour ou Grand Tour du Larzac ? il avait encore deux jours pour mûrir sa décision, la liste des refuges et des gîtes d'étape était prête, il fallait qu'il décide de l'orientation de ses réservations. Autant il craignait le surbooking dans le Champsaur, autant il semblait rassuré de rêver de La Couvertoirade et de la Cavalerie...
Toulon du 18 au 26 juillet: période chargée au niveau touristique? English translation pending
by Folofolo · 2009-06-19 · 21 replies
Bonjour,

Je me rend à Toulon du 18 au 26 juillet 😎. Je sais que c'est une période chargée au niveau touristique sur la côte d'azur mais je ne peux pas y aller à un autre moment hélas 🤪. Premièrement est-que c'est vraiment ce qu'on dit : des embouteillages, des plages bondées de monde et des bouchons sur les sentiers de rando ?

Dans ce cas pourriez-vous me conseiller (si il en existe encore !) des endroits à l'écart de l'agitation touristique dans les environs ? J'aime faire de la randonnée (au calme), du vélo, faire de la plongée (avec palmes et tuba !), découvrir des petites îles et des criques sauvages (accessibles uniquement à pied par exemple).

Merci d'avance pour les tuyaux que vous pourrez me donner !

Ciao ciao A+
Budget pour un voyage de deux mois en France? English translation pending
by Marie2320 · 2009-06-05 · 21 replies
Budget pour 1mois et demi en France = 2500£ et 2 semaines et demi en Allemagne

Hébergement : 682.51£ Fixe -Déjà réservé- Activité : 630£ (10x Jours) Nourriture : 945£ (15x J ours) Transport : 90£ (10x Semaines) Train entre les villes sont déjà payé et non compris dans le 90

Croyez vous que cela suffis si mon trajet est : Paris, Toulouse, Carcassonne, Nîmes, Avignon, Nice, Menton, Grenoble, Annecy, Chamonix, Lyon, Strasbourg, Berlin

Je suis capable de me contenté de peu... Mais est-ce que c'est réaliste. Il faut prendre en compte que je ne ferai pas toujours 1 activitée par jour.
Réservation des campings nécessaire en Australie? English translation pending
by ArwenMel · 2009-05-25 · 20 replies
Bonjour!

Est-il nécessaire de réserver pour les camping en Australie (nous serions probablement en camping-car), pour la période début septembre?
Récit de notre tour d'Irlande avec deux jeunes enfants English translation pending
by Sebangel · 2009-05-12 · 10 replies
Bonjour, je vous fais part de notre séjour effectuée avec mon épouse et nos deux jeunes enfants de 4 et 2 ans en Irlande pour 15 jours. Objectif de ce périple, se faire plaisir et prendre le temps au rythme des petits. Nous avions décidé de privilégier l'auberge de jeunesse pour son rapport qualité/prix et pouvoir vivre à notre rythme notamment pour la préparation et prise des repas. Breakfast et dîner sur place, pique-nique le midi. Heureusement nous avons été gâtés par le temps, car seulement 2 jours de pluie sur les 2 semaines. Vous trouverez ci-dessous quelques informations sur les hébergements, les activités, les prix pratiqués qui pourront être utile notamment pour les familles souhaitant se faire plaisir et voyager comme nous dans ce pays très accueillant. A votre disposition pour des informations complémentaires ou photos de ce voyage. Bonne lecture

17 AVRIL – J.1 Direction Le Havre pour prendre le ferry de la compagnie LD LINES Arrivée au check-point à 18h40, embarquement à 19h30. Départ pile à l'heure 20h00. Facilité d'accès pour les familles, c'est à dire 1er véhicule à rentrer et parking près de l'ascenseur. Cabine avec hublot très sympa et propre, coin douche et serviettes fournies. Repas au self moyen et assez cher, ne pas hésitez à embarquer avec sa glacière. Prix en livre sterling, paiement en euro sur demande.

18 AVRIL – J.2 Arrivée au port de Rosslare à 13h30 heure locale (pas de retard), passage très rapide au check-point et en route pour Killarney. Mais avant nous faisons une petite halte au supermarché local (Supervalu) à droite en sortant du port pour acheter un adaptateur électrique (2, 99 euros). Bien moins cher qu'en france ou au magasin du ferry. 1er contact avec les routes Irlandaises « très touristiques » ou le temps de conduite est plus important qu'en France. Il faut multiplier par 1, 5 voir 2 le temps de conduite par rapport à la distance à parcourir. Rosslare Harbour – Killarney par la N72 : 280 km en 4 h 15 en comptant les arrêts 18h00 arrivée à notre auberge de jeunesse (Killarney International Hostel) située à l'extérieur de la ville, au porte du ring of Kerry et du Gap of Dunloe. Accueil charmant du personnel, perception des draps (comme à l'armée) et installation dans notre « chambre famille » pour 4 nuits. Lavabo dans la chambre, pas de serviettes, douches dans le couloir. Visite en soirée de la ville, dîner chez Mac's sur main Street (bien sans plus) rapport qualité/prix pas terrible. Coca : 2.45 euros Caesar Salad : 8.50 euros Pasta cheese : 6.95 euros

19 AVRIL – J.3 Petit-déjeuner continental copieux (5 euros/résident) avant une partie de la matinée consacrée à l'achat de l'alimentation pour les prochains repas pris au sein de l'auberge. Un LIDL à 1 km permet de faire le ravitaillement, magasin ouvert tous les jours même le dimanche (ouf....) jusqu'à 19 heures. Lait (2 litres) : 1.65 euros Pain de mie : 0.60 euros Thé Earl Grey : 0.99 euros Cheddar : 1.59 euros Jambon : 2.09 euros Après-midi balade vers Ross Castle et le parc de muckross-house, très chouette pour les enfants surtout s'il y a du beau temps. Attention de ne pas prendre les parkings situés sur le bord de route car assez éloigné du parc, à moins de prendre une calèche mais assez cher.

Retour dans le centre de Killarney en fin de journée pour un peu de shopping mais hélas fermeture des boutiques à 18 heures.

20 AVRIL – J.4 Journée Ring of Kerry.....MAGNIFIQUE !!!!! Balade très facile, il suffit de suivre les panneaux « Ring ok Kerry » Un arrêt en fin de journée par Lady's View (très beau paysage) 200 kilomètres dans la journée.

21 AVRIL – J.5 Début de matinée direction Gap of Dunloe pour une petite balade en calèche (les enfants ont adoré). Prévoir 30, 00 euros pour la promenade, possible en voiture mais attendre la fin de journée. Puis direction la péninsule de Dingle et la Slea Head Drive (bien fléchée). Belle balade en bord de mer, plages magnifiques avec soleil et ciel bleu. 1er plein à faire pour la voiture (0, 979 le litre de gasoil).

22 AVRIL – J.6 Départ en fin de matinée pour Galway, direction notre auberge de jeunesse « Sleepzone ». Grande ville, forte circulation, quelques difficultés pour retrouver le bon quartier. Accueil très sympathique, chambre famille très propre, super literie (oreillers, couette, bon matelas). Auberge très bien sécurisée, salle et cuisine fonctionnelle mais un peu bruyante malgré tout lors de la prise des repas (forte musique, groupes de résidents bruyants). Jeunes enfants en toute sécurité au sein de cet établissement. Parking un peu éloigné et peu sécurisant même si pour ma part il n'y a pas eu de soucis pendant notre séjour. Tarif parking payant 08h30 à 18h30 : 5, 00 euros OU amende 80, 00 euros + un sabot Wifi gratuit dans la grande salle mais ne fonctionnant pas très bien. Très bien situé, tout près du centre ville et des pubs. Balade dans le centre ville, attention fermeture de l'office de tourisme à 17h45

23 AVRIL – J.7 Nous prenons la direction des falaises de Moher pour une jolie balade, puis la région du Burren. Retour à Galway en fin de journée pour dîner en ville mais avant une halte bien mérité dans un pub. Ce soir la notre choix s'est arrêté sur « The Front Door », pub situé près de la rue piétonne. Ambiance très sympa, enfants bien accueillis, joli pub. Pour une small Guinness prévoir 2, 50 euros et 2, 80 euros pour un coca 25cl. Puis direction un restaurant de fruits de mer, le Mc Donagh's Seefood house, malheureusement pour nous pas de places faute de réservation. Nous partons alors côté snack pour un traditionnel fish & chips (toujours dans le même bâtiment car même propriétaire).

24 AVRIL – J.8 Nous quittons Galway pour retrouver une autre adresse Sleepzone cette fois ci dans le Connemara. Mais avant direction Clifden et sa fameuse Sky Road puis un arrêt à l'abbaye de Kylemore. Nous arrivons à l'auberge située près de Leenane en fin d'après-midi. Accueil très courtois, visite des lieux avec la responsable (française) avant la prise en compte de notre chambre famille. Hébergement propre, literie parfaite avec couette et oreillers (serviettes non fournies). Ambiance très calme, cuisine propre et fonctionnelle, belle collection de DVD. Petit-déjeuner léger offert (pain mie, beurre, confiture, thé, café et lait) Problème d'eau chaude lors de notre séjour, obligation de prendre les douches dans le bâtiment annexe. Accès wifi mais très lent, possibilité d'une connexion gratuite sur l'ordinateur de l'accueil (merci Farida). Endroit vraiment très reposant, magnifique vue du Fjord de Killary, point de départ idéal pour une découverte de la région. Pub très sympa dans la soirée à Leenane (Gaynor's The Field Bar)

25 AVRIL – J.9 Balade autour du Fjord en matinée puis direction Cong l'après-midi pour une visite du village et de son abbaye près un joli parc. Pour un super gouter avec les enfants je conseil de s'arrêter au Hungry Monk café charmant salon de thé situé près de l'office de tourisme et proposant de délicieux desserts chocolats chauds maison. Petite halte par Ashford castle situé à 500 m du village pour y découvrir un superbe hôtel de luxe au milieu d'un terrain de golf et d'une jolie rivière.

26 AVRIL – J.10 Départ pour l'Irlande du Nord, 1ère étape Derry dans une pension de famille située face près du centre historique, le Iona Inn Accueil quelque peu timide, accès à la chambre très rapide. Hébergement propre, au calme avec vue sur l'arrière cours du pub situé à côté du B&B (même propriétaire). Bonne literie, bonne douche, serviettes et savon à disposition + thé et café avec bouilloire. Bon irish breakfast compris dans le prix de la chambre, très copieux et servi dans une salle joliment décoré au rez de chaussé avec un service très sympathique et aux petits soins. Hébergement idéal pour une courte étape car bien situé par rapport au centre ville, pas de parking privé à disposition. Véhicule garé dans une rue derrière l'hôtel sans soucis pendant 2 nuits. Wifi gratuit apparemment disponible dans l'hôtel mais l'hôtesse n' a pas été en mesure de m'indiquer la marche à suivre pour obtenir une connexion (mot de passe). Cependant sécurité de l'établissement à revoir car durant notre séjour la chambre à côté de la notre a été forcée et vandalisée en pleine journée..... Attention lors de votre arrivée si personne à l'accueil ou porte fermée, ne pas hésiter à demander les clés au pub d'à côté car ce sont les propriétaires. Je recommande mais avec une certaine réserve au niveau de la sécurité qui devrait être à revoir. Belle balade sur les remparts entourant la vielle ville avec panorama sur le Bogside.

27 AVRIL – J.11 Nous prenons la route pour une balade vers la Chaussée des Géants, très bien indiquée par les panneaux « Giant's Causeway ». Arrêt à Dunluce Castle puis direction Carrick-a-Rede (îlot relié à la côte par pont de corde). Parking gratuit, accès au chemin pour emprunter le pont de corde : 4 livres par personne, gratuit pour nos enfants. Les enfants ont adoré, belle balade avec de superbes vues. Nons continuons ensuite par la Chaussée des Géants, parking payant (6 livres) avant d'entamer la descente (chemin goudronné) vers le site. Vraiment très impressionnant, c'est un endroit à découvrir. Une halte par la distillerie de Bushmills avant de rejoindre Derry.

28 AVRIL – J.12 Départ pour Belfast, arrivée en début d'après-midi au Holiday Inn Express. Accueil coincé et peu souriant, accès rapide à la chambre, parking privé et sécurisé derrière l'hôtel. Chambre spacieuse, lit d'appoint 2 places pour les enfants, grande douche agréable avec savon et serviette à disposition. thé, café avec bouilloire très agréable. Hôtel calme situé dans une rue avec peu de circulation à proximité d'une rue très commerçante. Petit-déjeuner compris dans le prix de la chambre sous la forme d'un buffet très copieux, personnel de service peu avenant. Wifi gratuit dans le hall de l'hôtel et payant dans la chambre (3 livres sterling), bonne connexion très rapide. Hôtel situé près du centre ville, très accessible même avec de jeunes enfants. Visite de la ville mais avant arrêt au « Crown Liquor Saloon » magnifique pub du centre ville avec ses nombreux petits box à l'intérieur (enfants acceptés) idéal pour une pause « goûter ».

29 AVRIL – J.13 Départ pour la dernière étape de notre périple : DUBLIN Mais avant dernière visite de ville notamment West Belfast et ses nombreuses fresques ainsi que la Peace Line, véritable mur de Berlin. Arrivée en milieu d'après-midi à l'hôtel IBIS de Dublin Accueil limite plus intéressé à me "vendre" la carte de fidélité ACCOR que de répondre à mes questions. Accès rapide à la chambre, très spacieuse avec canapé transformé en lit 2 places pour les enfants. Télé écran plat, thé et café avec bouilloire à disposition. Belle salle de bain mais ventilation assez bruyante dès que la lumière s'allume, savon et serviettes fournies. Hall très accueillant et moderne, wifi dans tout l'établissement assez cher via Bitbuzz. Quelques personnels sont français tout à fait serviable et courtois. Hôtel situé à 500 mètres du LUAS (tramway) et accès au centre ville rapide (20 minutes). Aller et retour 1 adulte : 4, 00 euros – 1 enfants (à partir de 4 ans) : 1, 50 euros Chambre calme malgré que l'hôtel soit situé près de l'autoroute, grand parking à disposition. Attention, lors de mon séjour mon véhicule a été "visité" la première nuit (vitre conducteur cassé) mais pas de vols malgré une surveillance vidéo du parking. Ne surtout pas laisser d'objets de valeurs et essayer de positionner le véhicule face au concierge de l'hôtel (en fin de journée et sur demande). Très bon breakfast sous forme de buffet (croissants excellents), beau mobilier très moderne. Séjour agréable dans établissement confortable, dommage pour la sécurité du parking. une solution devrait être envisagée pour éviter cela (événement courant au dire d'un personnel de l'hôtel) Très bien situé pour accéder au centre ville, idéal pour quelques jours de tourisme. Petite balade dans Dublin, de belles et grandes avenues et pas mal de monde. Nous passons tout d'abord par l'office de tourisme puis continuons sur le quartier de Temple Bar, attention de nombreux pubs n'acceptent pas les enfants notamment pour certains en journée.

30 AVRIL – J.14 Dernière journée, nous décidons de profiter à fond de notre fin de séjour et prenons la route de bonne heure pour visiter la ville.

1èr arrêt au Saint Michan's Church, la plus vielle église de la ville avec visite guidée des catacombes et ses momies.....brrrrrr ! Visite intéressante, guide très original qui accentue vraiment le côte lugubre de la visite. La visite a bien fait rire les enfant. Entrée 4, 00 euros par adulte, gratuit pour les jeunes enfants

Pause déjeuner au O'Neills, pub situé face à l'office de tourisme principal. Très bon accueil pour les enfants, salle spacieuse, superbe 1er étage, les toilettes méritent un détour. Pour un sandwich avec assiette garnie : 4, 25 euros – orange juice : 2, 95 euros

Nous prenons ensuite la direction de Trinity College avec visite de la vielle bibliothèque (The Old Library). Ouah comme Harry Potter !!! dira ma fille. Entrée 8, 00 euros / adulte, gratuit pour les jeunes enfants, attention pas d'ascenseur pour accéder à la bibliothèque. Pour finir balade dans les rues commerçantes avant d'atteindre la cathédrale St Patrick. Malheureusement pour nous visite impossible pour cause de « service ».

1ER MAI – J.15 Retour sur Rosslare Harbour, embarquement dans la soirée avec la compagnie Irish Ferries pour prendre la direction de Cherbourg et clore ainsi l'aventure Irlandaise. Superbe navire (le Oscar Wilde), cabine 5* spacieuse (petit plaisir de fin de séjour) et confortable avec accès très facile pour les enfants. Nombreux restaurants et divertissements pour les petits.

BILAN : 2 semaines fantastiques, les enfants ont adoré et nous aussi bien sûr.

Budget carburant : 149, 00 euros pour 2600 kilomètres effectués

Budget nourriture (supermarchés, restaurants, pub) : 550, 00 euros

Budget hébergements (auberges, pension, hôtels) : 770, 00 euros

Budget traversée (aller : LDLINES cabine avec hublot et retour : cabine 5* IRISH FERRIES) : 675, 00 euros
Aude: séjour en yourte au camping Bout du Monde avec trois enfants English translation pending
by Papoumpapoum · 2009-04-27 · 13 replies
Bonjour,

Je m'apprête à passer un séjour en yourte au camping yelloh village "le bout du monde" dans l'aude. J'ai trois enfants 14 6 et 5 ans, et les activités enfants me semblent un peu "basiques" quand à mon ado, je ne vois pas ce qu'elle va y faire car elle n'est pas très branchée "nature" et encore moins rando.

J'ai pourtant envie de passer ces vacances en contraste avec notre vie stressante. Mais je ne voudrais pas que les enfants s'ennuient.

Quelqu'un connait il ce camping, ou les environs, je crois que c'est à 15 km de castelnaudary et environ 30 km de toulouse.
Rencontre VF à Annecy pour l'Ascension 2009 (21-24 mai 2009) English translation pending
by Wapiti74 · 2009-04-27 · 89 replies
Hola les Annéciens, Savoyards et autres régionaux !

Y'a longtemps qu'on ne s'est pas croisés au bord d'un lac, vous ne trouvez pas ? 😛

Je vous propose durant le long week-end de l'Ascension (21-24 mai 2009) :

- a minima un nouveau pique-nique au bord du lac d'Annecy --> midi ? soir ? jeudi ? vendredi ? samedi ? dimanche ?

- éventuellement de partager quelques balades, culturelles ou sportives, pour celles et ceux qui seraient tenter de prolonger le temps passé ensemble durant ce même week-end...

Et comme nous ne sommes pas sectaires, bien sûr, tous les autres véfistes, même non régionaux seront les bienvenus ! 😛 (quelques ares de wap'terrain pourront accueillir d'éventuelles tentes, et je tiens à disposition diverses adresses d'hébergement dans le coin)

Les habitués, vous serez là ? Songhaï73, Daniel74, Kris74, JL73... ? Et des petits nouveaux peut-être ?
Seule sur le Chemin de Compostelle: angoissée ou excitée? English translation pending
by Josee1218 · 2009-04-26 · 15 replies
Femme seule prévoit faire le chemin de Compostelle. Est-ce sécuritaire pour la période du printemps? Auriez-vous un itinéraire à me proposer? Avez-vous déjà eu une bonne ou mauvaise expérience? Puis-je entrer en contact avec notre famille si je n'ai pas de portable? Il y a-t-il des téléphone dans les gîtes? Lors du couché faut-il fermé qu'un seul oeil? Que faire avec nos effets personnelles? Faut-il les transporter partout ex:resto ou cela est assez sécuritaire pour les laisser au gîte? merci
Avis sur itinéraire de huit jours en Écosse du 18 au 26 août 2009 English translation pending
by Guy78 · 2009-04-16 · 14 replies
Bonjour,

Que c'est difficile !!!. Au vu de forums et des superbes endroits à visiter en Ecosse, 8 jours est malheureusement insuffisant. Ci-dessous l'tineraire prevu pour un sejour du 18 au 26 aout 09. Arrivée Edimbourg - location d'une voiture - logement en B&B

Je suis essentiellement interessé par les highlands, le nord ouest et les iles. Amateur de Whisky, ma preference va pour l'ile d'Islay au lieu de la Speyside

- mar-18-août Trajet: Edimbourg (arrivée 22h20) - Nuit à Edimbourg mer-19-août Trajet: Edimbourg- Inverness - Nuit à Inverness jeu-20-août Trajet: Inverness -coldbackie - Durness - ullapool. Nuit à Ullapool ven-21-août Trajet: Ullapool - Ile de Skye. Nuit à Ile de Skye sam-22-août Trajet: Ile de Skye. Nuit à: Ile de Skye dim-23-août Trajet: Portree-Oban. Nuit à Oban lun-24-août Trajet: Oban - Islay (Port Askaig) - Ferry 13h00. Nuit à Port Ellen mar-25-août Trajet: Islay (Port Ellen) - Edimbourg - Ferry à 09h45. Nuit: Edimbourg mer-26-août Edimbourg (départ vers 19h00) Certaines etapes ne sont elles pas trop longues (Exemple: jour 3 et 4) ? N'est il pas preferable de supprimer 1 etape pour reduire les distances ?

Merci pour votre retour

Cordialement

Guy
Escale à Cannes avec le Celebrity Summit English translation pending
by Loustg · 2009-04-14 · 35 replies
Bonjour,

Mon mari et moi partons le 30 avril de Barcelone à bord du Celebrity Summit pour 10 jours. Nos escales sont:Cannes, Livorno, Civitavecchia, Naples, Palermo, Tunis et Mallorca). J'ai lu beaucoup de commentaires concernant les différentes excursions (que nous voulons faire par nous même car hors de prix avec la Co. de croisière)lors des escales mais je n'ai encore rien trouvé pour une escale à Cannes. De plus, est-il possible de faire une excursion à Capri à partir de Livorno? Je n'ai lu aucun commentaire concernant cette croisière avec Celebrity. Est-ce que quelqu'un l'a déjà fait ou la fera?? Merci à ceux et celles qui prennent le temps d'aider les autres. Je trouve ce site très utile!! Loustg
De Arles à Rome par la Via Aurelia English translation pending
by Tomas3 · 2009-04-09 · 64 replies
Arles-Nice à pieds par la voie aurelia, première marche de printemps

Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...

31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:

« préambule d'une longue marche de printemps »

Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.

A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...

Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.

La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).

Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)

le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.

J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »

ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...

J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.

La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...

Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..

2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »

Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...

L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.

Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..

3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet

La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.

L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)

ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...

Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...

3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »

je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...

il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.

J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)

4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:

on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...

Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...

5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »

je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...

Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...

Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)

FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?

Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...

Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.

Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.

Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...

6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »

si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.

Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».

Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...

Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.

Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.

L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.

7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne

Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...

I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...

Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?

Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.

La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Canal de Nantes à Brest à vélo: dans quel sens le prendre? English translation pending
by Bikos · 2009-03-28 · 20 replies
Bonjour à toutes et tous😉

L'été prochain, ma petite famille et moi repartons pour notre deuxième voyage à vélo. Nous comptons reprendre la Loire à vélo, là où on l'ai laissé à Tours, puis arriver à st Nazaire... Nous voulons ensuite faire le canal de Nantes à Brest, mais je ne sais pas dans quel sens le prendre ! Quels sont les trucs à ne pas manquer ? Faut-il faire des escapades et quitter par moment le canal ? Ravitos et campings ?

Pour l'info mes gamins ont 9 et 12 ans ...

Merci 😄😄😛
Vélo au pays de la Loire: restaurants, châteaux, villages... English translation pending
by Rosalie22 · 2009-03-10 · 36 replies
Bonjour, En Septembre, je ferai un bout de la Loire à vélo.(et oui, je me suis décidée😉) Je passerai par Blois, Amboise, Tours, Azay le Rideau, Chinon, Saumur et Anger.. Je traverserai donc 2 régions (Centre et Pays de la Loire) et 3 départements (Loir-et-Cher, Touraine, Anjou). Si vous avez des coups de coeur pour ces régions, comme vos restaurants préférés, chateaux, villages, vignobles, pâtisseries ca m'aiderait sur ma route.... Merci bien! Cordiallement
En quête de précisions sur les chemins de Compostelle espagnols... English translation pending
by Sunnyday · 2009-03-09 · 5 replies
Bonjour à tous, J'ai réservé un billet d'avion et arrive à Pau le 16 avril pour en repartir le 2 mai. Mon objectif est d'aller à St Jacques mais je reste indécise sur le chemin à prendre, même si j'ai une petite préférence pour celui "del norte". Toute précision de la part de ceux qui en ont tenté plusieurs m'intéresse. ( panorama, difficulté, flèchage, type de chemin, fréquentation en avril, lieux d'hébergement etc.) De même quel chemin privilégier pour traverser les Pyrénées? A ma connaissance, deux sont principalement pratiqués. J'imagine pouvoir faire à peu près 300-350 km alors il est évident qu'il me faudra faire une partie du trajet en bus ou en train si je veux atteindre St Jacques... ( à moins que j'y prenne goût et y revienne, ce qui semble fréquent! 🙂) Auriez-vous des conseils ou des suggestions à ce sujet? J'ai cru comprendre qu'un sac de couchage est nécessaire en Espagne... J'en ai un petit que je compte compléter d'un sac à viande en soie, mais je suis frileuse. Y a-t-il moyen d'obtenir une couverture supplémentaire dans les gîtes ou auberges? Combien faut-il compter pour dormir chez l'habitant? (pour une personne) Quelle quantité d'eau transporter avec soi? Est-il utile d'acheter une gourde améliorée avec un tuyau? La "Credential" (document laïque) est-elle nécessaire? Enfin, pour retourner à Pau, quel est le moyen de transport le plus efficace? Bus ou train? (Le train pour la frontière du côté de la côte prend la journée: départ vers 9h00 et arrivée vers 20h00...)

Bon, désolée, ça fait beaucoup de questions tout ça! Et j'en ai encore un rayon en stock 😕 Si vous n'avez ne serait-ce qu'un petit élément de réponse, cela me sera bien utile!

Merci d'avance et à bientôt, Céline.
Visiter Paris - Mont Saint-Michel - Saint-Malo avec un enfant de 5 ans à l'été 2009 English translation pending
by Simonhoude · 2009-02-15 · 21 replies
Bonjour à qui voudra bien répondre et nous conseiller!

Avec un petit bonhomme de 5 ans, nous songeons aller visiter Paris quelques jours vers le 26 juillet 09 et filer vers l'ouest.... et terminer vers Mont St-Michel / St-Malo ... Des suggestions de choses à visiter, un itinéraire intéressant, des choses à ne pas manquer, des suggestions de moyen de transport (location de voiture, train...?), des suggestions de gîtes? Nous avons un peu plus de 2 semaines, est-ce réaliste? Un gros merci d'avance pour les conseils.

Simon, Gaspésie, Québec
Voyager seul en camping-car English translation pending
by Bobe2506 · 2009-02-07 · 490 replies
Bonjour, Mon épouse est décédé il y a 3 mois, nous avions commencé à sortir début 2008 (en tout 3 sorties). J’aimerais continuer (surtout qu’elle le souhaitait). Partir seul, ou partir avec un couple d’amis je me pose la question. Car il est évident que je ne serais lors de sortie je ne serais pas si disponible en étant seul que mes amis qui sont en couple. En couple les taches se répartissent à deux alors que seul il y a tout à faire. Si vous pouviez me renseigner sur la solution préférable si vous l’avez vécu ou côtoyé, et me donner des astuces. D’avance merci
Les photos ça n'arrête pas English translation pending
by Chinois · 2009-02-04 · 499 replies
on en est là : c'est où ?
Jolies villes à visiter en France à partir de Paris? English translation pending
by Akiraleshiba · 2009-01-25 · 22 replies
Bonjour à tous,

Je suis présentement en vacances scolaires et je n'ai malheureusement (ou heureusement 🙂) pas le droit de quitter le pays. Ainsi pour occuper un peu mon temps j'aimerais visiter quelques villes françaises en voyageant principalement par le réseau ferroviaire. Idéalement, j'aimerais pouvoir quitter tôt le matin et retourner à Paris en soirée mais je serais prête à coucher une nuit si la ville possède beaucoup d'attraits. J'aime beaucoup les musées, surtout ceux concernant l'histoire, j'aime aussi les églises, les remparts et les châteaux.

Qu'est ce que vous auriez à me suggérer sachant que j'ai déjà visité:MontpellierStrasbrougDieppeAigues-MortesNîmesAvignonReimsCoullioureLa Haute SavoieAinsi qu'une foule de villes se trouvant autour de ses villes. Je pars mardi pour Troyes après en avoir trouvé l'idée dans le magazine Histoire.

Alors j'attends vos suggestions et merci à l'avance.
Itinéraire La Rochelle-Royan à vélo? English translation pending
by Venusbouba · 2009-01-17 · 17 replies
bonjour a tous je recherche pour mon periple a velo l itineraire le mieux adapté pour rejoindre la rochelle a royan (pour prendre le bac )sachant que j ai une remorque et prefere les routes sympas ( de preference pistes si il y a )merci de vos reponses pour info sur les cartes ign au 1 250000 je n ai rien vu ( pas assez detaillées ?? )
Voyage au coeur de cette France qui dépayse English translation pending
by Colorianne · 2009-01-17 · 17 replies
Photos en fin de texte

Nul besoin d'aller très loin pour voyager.

Voyager sur la Terre, et voyager dans le temps.

Il était une fois… à deux heures et demie de route de chez nous, un petit fief bourguignon niché au creux d'une jolie campagne vallonnée, comme retranché du monde, où les habitants sont aussi nombreux que les têtes de bétail, comme on dit, et où le temps semble s'être arrêté il y a un siècle. Ou quasi.

Pour y parvenir, mieux vaut avoir fait le plein d'essence et connaître son itinéraire, car les petites routes sinueuses cheminant à travers bois, prés et champs et se rétrécissant au fur et à mesure que l'on s'éloigne de Dijon (à tel point que l'étroite ligne pointillée centrale prend des airs d'ineptie, à moins qu'elle n'ait été pensée pour les mobylettes, peut-être plus nombreuses à circuler ici que les voitures…), n'ont pas leur pareil pour mener… ailleurs… ou nulle part. Tout dépend du point de vue. Car se perdre, certains vous le confirmeront, peut être un pur moment de bonheur et de griserie, sans lequel le voyage perdrait un peu de sa saveur.

Mais tout le monde n'aime pas.

Perdus ou pas, nous voilà sur la route – enfin, sur une route, dont nous croyons nous souvenir que c'est la bonne, c'est-à-dire celle sensée nous mener où nous sommes sensés arriver, et sensés être attendus - et le paysage défile, admirable. Forêts denses, pâturages d'herbe grasse d'un vert profond, ceints d'antiques barrières de bois ou de murets moussus irreguliers, fossés pleins d'une eau courante et transparente charriant des feuilles mortes, ligne d'horizon douce et sinueuse irradiée de lumière révélant à perte de vue un espace d'une ruralité vertigineuse, palette d'ombres et de reflets dorés, silhouettes sur fond de ciel bigarré, éclaboussé et lavé des couleurs du couchant.

Le calme. La paix. Rien que l'abîme entre le ciel et la terre, qui vous happe et vous digère.

A lire les récits de voyage, j'ai constaté que la route crée souvent cet effet là : une ivresse, une griserie, une absence au goût de rêve dans laquelle il est bon de se laisser glisser, emporter, sans un mot. Et c'est pour mieux en profiter, que je me dispense de conduire chaque fois que je le peux !

Certes, nous sommes en France, tout près de chez nous… mais tellement ailleurs, déjà, car hors de portée. Evadés. Enfin !

Enfin… C'est bien beau, tout ça, mais les purs et durs esprits civilisés, indifférents aux subtilités évanescentes de la route et préférant à la mélopée des muses du voyage les instructions susurrées par la voix sensuelle de la dame du GPS, risquent quelques angoisses majeures à la vue de l'étroitesse inouïe et l'irrégularité du revêtement "de ce qu'ils osent appeler une route", la taille dérisoire, le calme et l'apparence austère des quelques hameaux nichés au creux des vallons ou à flanc de coteaux, l'absence total de tout commerce sur le trajet, la lenteur des troupeaux impavides qui rentrent placidement à l'étable, déféquant avec nonchalance et pissant de grands flots fumants sur la chaussée qu'ils encombrent sans aucun état d'âme, les caprices du gibier déboulant régulièrement des fossés, la mine revêche et méfiante des quelques vieux au regard farouche qui, assis sur des bancs de pierre devant leurs maisons d'un autre âge, vous fixent à travers la vitre de la voiture, histoire de se gausser plus ou moins ostensiblement de l'agacement délectable du rat des villes qui s'est égaré, avec sa belle berline ou son 4x4 métallisé rutilant au pare-buffle chromé, au milieu de ce trou-du-cul du monde, comme ils disent, où même le téléphone portable a renoncé à toute incursion.

Longtemps, très longtemps après avoir quitté la ville (le temps ralentit au fur et à mesure que l'on avance, tout comme la vitesse de la voiture d'ailleurs, comme à l'approche du néant…), après avoir enchaîné les virages et contemplé, en plissant les yeux, les crépitements stroboscopiques du soleil jouant à cache-cache à travers les arbres, après avoir goûté à l'ombre épaisse des forêts et bu la lumière mordorée inondant la plaine, après avoir croisé les nombreuses croix en pierre, en métal ou en bois postées en retrait de la route ou trônant à quelques carrefours, après avoir admiré quelques domaines et corps de ferme imposants, hélas abâtardis à cette époque par des luminions de Noël kitsch à souhaits, après avoir aperçu quelques pancartes indiquant des noms bien ruraux et inhabituels, comme Villeneuve-les-Convers, Lucenay-le-Duc, Bussy-Rabutin, Thenissey, Beigneux-les-juifs, Blaisy-haut et Blaisy-bas, Darcey, Venaray-les-Laumes…, après avoir fait la course avec les trains le long de la voie ferrée et s'être fait dédaigneusement doublés par le TGV, alors, seulement… (déjà)… se profile la silhouette de l'énorme silo à grains couleur d'azur, avertissant aux initiés que nous sommes, que nous n'en avons plus que pour quelques coups de volant…

"Encore combien de villages ?", demandent les enfants, pour la dernière fois…

La pancarte d'entrée à peine passée, nous voilà, d'emblée, au "centre ville", sur la minuscule placette où siègent dignement la petite église, le cimetière clos, le monument aux morts et la jolie fontaine, tous de la même couleur pierre. Y a-t-il une mairie ? Si oui, rien ne la distingue des autres bâtisses, par ailleurs toutes similaires - mais pas sans caractère, loin s'en faut.

Souvent, lorsque nous arrivons, il fait nuit. Ou vraiment pas loin.

Nous redécouvrons donc les lieux à la lueur des réverbères et des fenêtres éclairées. Les cheminées fument, seuls quelques chats rodent dans la rue et leurs yeux jettent des éclairs dans la lumière des phares. Le calme règne et tout semble au repos. Le village est tout entier bâti de pierre : chaque maison, chaque mur, chaque monument, les ponts, jusqu'aux auges, jardinières et autres bacs à fleurs… Et est-ce pour cela, ou parce que nous sommes un peu saouls de tous ces virages et de tout cet espace vertigineux bu à grands traits : ici, tout semble figé, statufié, pétrifié, comme sur une image d'archive. Ici, le temps semble n'avoir plus cours et on est presque surpris que la vie ne se déroule en noir en blanc, de croiser des voitures au lieu de carrioles, de voir des ampoules électrique briller à travers les vitres des fenêtres plutôt que la flamme tremblotante des bougies, de découvrir, sur un pan de mur fissuré, un très flashy "Bonnes fêtes" clignotant, au lieu de quelques branches de gui enrubannées, ou une énorme moissonneuse-batteuse ultramoderne au détour d'une grange délabrée…

Moins d'une centaine d'âmes, 2 rues perpendiculaires, la place et ses monuments, quelques fermes, un vieux moulin à l'écart, une rivière paisible, un ruisseau nerveux : voilà tout ce qui fait ce hameau. C'est si petit, ici, qu'on pourrait presque le traverser sans s'en rendre compte.

Quelques mètres après la place, juste avant de sortir du village, nous prenons à droite, entre l'atelier à bois et l'atelier fer, et entrons dans la cours de "chez la Mamie", qui nous attend, forcément, en guettant par la fenêtre, en cuisinant ou faisant sa vaisselle. A moins qu'elle ne soit encore à la messe, à cette heure. Sa maison est une grosse bâtisse où la partie habitable fut aménagée et agrandie en plusieurs étapes, grignotant progressivement sur les étables, greniers et autres dépendances concomitantes, pour loger les membres de la famille au fil des naissances. Et quelle famille ! La Mamie a eu un paquet d'enfants, et ce à partir de 19 ans. Mariée au premier parti venu : le frère du mari de sa sœur, un charretier devenu garagiste par la force du progrès, gros fumeur et gros buveur, emporté il y a environ quinze ans par un cancer ("Tu vois, la vie ne fait pas si mal les choses", m'a-t-elle dit, un jour), elle n'a pas eu une vie facile et ne tient plus à l'existence que par la religion et les antidépresseurs qu'elle prend depuis plus de trente ans. Très pieuse, la pauvre a vu, désolée et impuissante, quasi tous ses enfants briser les liens sacrés du mariage, et une de ses petites-filles se convertir à l'Islam… Mais chut, la voilà, alors que nous venons à peine d'émerger de la voiture. Elle sort en chaussons et en tablier, dans le froid glacial, pour nous embrasser avec effusion et s'extasier de comme les enfants ont grandi, avec cet accent rugueux inimitable typique de la Bourgogne profonde qui, hélas, s'éteint progressivement avec les anciens et ne tardera pas à disparaître du paysage…

Nous entrons sur ses talons. Chez elle, ça sent comme avant, chez ma grand-mère à moi. Une odeur de soupe maison, de vieux bibelots et de cadres poussiéreux, de détergeant à l'huile de lin, de cageots de pommes entreposés et de désodorisant pour toilettes. Peut-être un peu la vieillerie, aussi. Les revêtements de murs ont été refaits récemment, de même qu'on été posés des volets roulants aux fenêtres. Dans la cuisine trône une cuisinière à gaz toute neuve. Pour un peu, on se croirait dans une maison moderne, si ce n'étaient les murs qui mesurent bien 50 ou 60 cm d'épaisseur, les fenêtres ruisselant de condensation qui laissent un peu passer les courants d'air, la vieille baignoire carrée écaillée dans la buanderie, les vieux WC planqués entre trois bouts de contreplaqués peints d'une horrible couleur rose-saumon, les chambres, froides et pleines de lits aux matelas creux et aux couvertures élimées, toutes à l'étage, accessibles par le traditionnel escalier de bois caché derrière sa porte d'accès, les couvercles de boîtes à chocolat ou les bondieuseries variées qui constituent la déco murale, etc. La chaudière ronfle par intermittence. Dans la cuisine, sur le gaz, mijotent dans une vielle poêle toute noire et cabossée, des pommes de terre toutes rondes baignant dans un bain crépitant de saindoux et une grosse cocotte-minute qui sifflote.

Chez la Mamie, on ne plaisante pas avec la nourriture. A 18h30 le couvert est mis d'office, et la bienséance impose de faire honneur au repas, quelle qu'ait été l'heure et le contenu du goûter des enfants. Repas toujours rustique, aussi copieux que délicieux. Elle nous régale (et nous gave) de "tout maison" : conserves de légumes et de fruits du jardin, liqueur de cassis (simple sirop pour les enfants), crème et lait de ferme produits par son fils, fromage blanc maison à tomber par terre agrémenté de confitures, clafoutis de fruits de saison, biscuits, gâteaux moelleux à souhaits… Et pas question d'en laisser dans l'assiette !! Le gaspillage, ça la rend malade. D'ailleurs, je suis toujours fascinée de la voir, à la fin de chaque repas, humecter son doigt pour happer consciencieusement les dernières miettes égarées sur la nappe… Un réflexe qui me fait mesurer toute la distance qui nous sépare, moi qui suis d'une génération qui n'a jamais connu ni guerre ni restrictions, de ces femme qui, comme elle, connaissent la valeur des choses essentielles : manger à sa faim, se chauffer, avoir son homme à la maison et pas au front ni dans un camp de prisonnier… de ces choses qu'on considère comme normales et évidentes, en nantis inconscients que nous sommes.

Bien souvent, notre visite a pour but une fête familiale, laquelle regroupe environ quatre-vingt personnes dans la petite salle des fêtes jouxtant l'église. Chacun ramène un plat, un dessert, du vin, de quoi festoyer dignement. Passée l'effervescence un peu fouillis des arrivées, des préparatifs, des retrouvailles et des salutations, les affinités font leur œuvre et les groupes d'âge se reforment naturellement parmi la multitude de cousins, cousines, oncles, tantes, neveux, petits-enfants, arrière-petits-enfants, mamies, papis et autres aïeux…

Les discussions de ma génération m'ennuient, la plupart du temps. Tout a déjà été dit et rabâché. Du coup, je laisse trainer mes oreilles près du groupe des anciens. J'aime à écouter, discrètement, ce que se racontent nos aînés, ceux qui trônent tout en haut de leur pyramide familiale, en toute discrétion. Dans le groupe, ce sont toujours les mêmes qui parlent. Souvent les femmes, d'ailleurs, sauf celles qui, parce qu'elles sont complètement sourdes, et donc larguées, se contentent d'opiner régulièrement et obligeamment du chef. Les hommes écoutent, placent un bon mot de temps à autre, et certains finissent par disparaître sans qu'on sache trop comment, ni où. Peut-être ont-il des vaches à rentrer et à traire ? Une sieste ou une balade à faire ? Ou, tout simplement, assez du bruit ambiant et besoin de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?

Dans le groupe, personne ne s'émeut de ces absences, ni même ne semble les remarquer. Les langues vont bon train. On parle des prochaines célébrations, des pèlerinages, des sorties organisées par les amis de Ste Reine. Et puis on se donne des nouvelles, on se raconte ses maux divers en grimaçant et on rapporte, commente ou critique ce qu'en disent les médecins. On parle beaucoup, avec lenteur, d'un air compatissant et triste, presque à mi-voix, des maladies des autres. Et puis, sans broncher, on évoque les derniers morts et enterrés, et ceux qui n'en ont plus pour très longtemps... On parle aussi de ses enfants, petits-enfants, des mariages, des naissances, des divorces et des séparations, beaucoup. Et je suis, alors, toujours profondément surprise d'entendre ces femmes se remonter les unes les autres pour charger avec animosité leurs semblables, d'autres femmes donc, qu'elles sont promptes à faire immanquablement porter le chapeau de la rupture des couples : ou d'avoir été trop fades et insipides, ou trop légères et libérées, ou trop austères et rigides, ou trop laxistes, ou trop autoritaires... Peut-on remettre en cause toute une existence et quatre, cinq ou six dizaines d'années dédiées à un seul homme, auquel on n'a jamais imaginé pouvoir se soustraire ?

Dans ce domaine, il y a incompréhension inter-générationnelle, c'est indéniable : Les femmes d'aujourd'hui, quel drôle de genre, tout de même, à divorcer dès qu'on leur fout une beigne ou soi-disant parce que le mari déserte un peu trop le lit conjugal, à vouloir à tout prix leur autonomie, à travailler autant voire plus (et gagner autant, voire plus) que leurs hommes, à décider du bon moment d'avoir un enfant, à laisser leurs gamins en garde, à cuisiner du surgelé vite-fait, à sortir et voyager… Et ces jeunes, mal élevés par des mères absentes et des pères démissionnaires étouffés sous les tâches ménagères négligées par leur épouse, qui ne vont plus ni au cathé, ni à la messe, et n'ont plus pour leurs ainés le moindre respect. La faute à qui, hein ? Mais où va le monde !!

J'écoute.

Peu à peu, les phrases pâlissent et leurs sens, au milieu des mots qui roulent sous l'accent comme les cailloux dans le ruisseau et des expressions de patois, s'efface peu à peu. Ne reste qu'un doux murmure, un brouhaha informe assourdi par les rires et les cris des autres, les jeux des enfants, les va-et-vient de tous. Noyée dans ce flot, l'attention déconnectée, je réalise que tout cela pourrait tout aussi bien se passer ailleurs, dans un autre pays, et dans une autre langue, langue que je ne comprendrais alors qu'à peu près, grâce aux intonations de voix, aux mimiques des visages et aux gestes des mains. Cela ne ferait pas une grosse différence. Oui, peut-être que cette scène, ailleurs, se déroulerait exactement de la même manière. Peut-être s'y déroule-t-elle déjà, même.

Lorsque je les observe, ces anciens d'ici, une impression puissante me gagne toujours. De leurs attitudes, de leur présence, de leurs façons de se parler sans pratiquement se regarder, parce qu'ils se connaissent par cœur, de leur façon de rire et de soupirer, émane quelque chose que je n'ai ressenti, pour l'instant, de façon aussi tangible, qu'ici. Quelque chose qui m'évoque (mais est-ce vraiment cela ?) : la fraternité. Cette solidarité, puissante, indéfectible, qui lie les gens du village entre eux, et surtout les vieux, issus pour la plupart de trois ou quatre familles majoritaires ayant toujours vécues ici. Eux tous, et quelques-uns de leurs enfants et petits-enfants, n'ont rien connu d'autre que ce coin, ou sont arrivés d'un village voisin au moment de leur mariage. Le seul voyage de la plupart d'entre eux : un pèlerinage à Lourdes, le plus souvent organisé par la paroisse. Leur patelin, c'est leur vie, d’un bout à l'autre. Pendant leur enfance, ils ont joué dans le petit ruisseau limpide qui traverse le village de part en part et longe le cimetière, ont fréquenté l'école communale à l'instituteur unique. Ils se sont mariés à l'église, ont enterré nombre des leurs dans le petit cimetière. Ils aiment leurs collines arrondies et leur vieux petit château à moitié déglingué, leurs fermes boueuses, leurs champs caillouteux, leurs croix austères, leurs chapelles de pierre et leurs troupeaux débonnaires.

Cet attachement à un lieu, à une terre, m'a fait comprendre, un jour, à moi qui suis d'une génération de feignants et de lâches, d'où les combattant des deux guerres, ces soldats au patriotisme viscéral, tiraient cet amour de la France qui les menaient souvent à la mort, fiers de verser leur sang en servant leur pays… Nous, les jeunes, n'avons plus de racines, et même nos familles ne sont plus cet ancrage d'antan. Nous sommes si blasés, si indifférents et nombrilistes : au nom de quoi nous battrions-nous ? Même l'insoutenable qui nous entoure ne nous fait plus réagir. Ou si peu… juste à grands coups de mots vides et de dédouanements empressés.

Avec les vieux disparait l'âme de la France courageuse et patriote… Et je ne sais pas trop qu'en penser.

Ici, l'histoire a renforcé les liens déjà forts de l'attachement commun à la terre : en 44, une rafle a envoyé une bonne partie des habitants en camp de concentration, et peu en sont revenus. "La Mamie" (que tout le monde appelle par son surnom, tout comme la plupart des gens ici…) était une toute jeune fille à cette époque, et, ce jour-là, elle était – à pieds bien sûr - sur la route à quelques bornes de là, de retour de chez une tante je crois. En rentrant au village, elle a trouvé les maisons désertes et, avertie du drame, en gagnant la gare la plus proche, put entrevoir sa sœur et sa mère monter dans un wagon. Sa mère qui succomba sur le chemin du retour, peu après la libération, et qu'elle ne reverra pas. Sa grande sœur, par contre, la célèbre "marraine", est revenue, elle. Et toute sa vie fut auréolée de cette expérience douloureuse. "La marraine", avec son regard d'enfant et ses manières un peu désuètes de bourgeoise de campagne, offusquée du peu de cas que font les jeunes d'aujourd'hui de cette période de l'histoire et qui, soucieuse de participer à la transmission de la mémoire, fit retranscrire ses souvenirs de déportation dans un petit livret qui fut distribué à toute la famille et aux amis. Pour avoir été chargée de le relire pour en corriger les fautes et l'avoir donc ausculté sous toutes les coutures, je le connais bien, ce récit poussif et scolaire, où la maladresse du style perturbe un peu la lecture mais ne parvient pas, malgré tout, à altérer le caractère dramatique du vécu, qui se suffit de toutes façons à lui seul.

Oui, ici, l'histoire a laissé des traces, et si ce n'est sur la terre, au moins dans le cœur des hommes. Et pas que les guerres. Chaque chemin, chaque colline, chaque champ, même, a ses propres drames à raconter. Là, untel s'est fait écraser en se retournant avec son tracteur. Là, un jeune s'est tué à mobylette. Là, le père de la Mamie fut retrouvé mort… Dans cette maison, une femme s'est suicidée. Sur le bord des routes, comme partout, fleurissent des bouquets de fleurs suspendus à des croix.

On a aussi vu débarquer le progrès et ses coups-bas : l'énorme silo du village voisin fut implanté aux limites de la commune, les lignes à haute tension ont poussé comme de gigantesques champignons d'acier sur les collines et leurs câbles on traversé le ciel. Le TGV a tracé sa route dans la vallée sans que personne n'aie son mot à dire… Et ce vécu commun, faisant fi des inévitables chamailleries humaines, toutes ces saisons, ces événements partagés, ces paysages mille fois arpentés et connus par cœur, l'angélus familier rappelant invariablement les travailleurs au foyer, les nuits paisibles ponctuées par le tintement régulier des cloches de l'église et l'écho du passage des trains, etc., façonnent les visages et semblent donner le même regard aux gens.

J'aime les écouter parler, mais j'ai mes limites, et le bruit des discussions, des rires et des cris qui résonnent dans la petite salle, dépasse assez vite le seuil critique annonciateur de migraine... Les repas à rallonge qui s'éternisent jusqu'au milieu de l'après-midi, ça n'a jamais été mon truc. Je ne tarde donc pas à filer à l'anglaise, avant le dessert souvent, appareil photo en bandoulière, et je pars retrouver les sentiers familiers, les barrières affaissées, les murets éboulés, les ruisseaux qui descendent des collines et les rivières qui serpentent dans le bocage, les buses qui volent en cercles au dessus des prés. La moitié du village étant de la fête, je ne croise personne, ou quasi, et la paix règne aux alentours : une volupté à peine troublée par les quelques passages du TGV.

En grimpant sur la route qui mène à Hauteroche, je m'offre une vue plongeante sur l'architecture en croix monochrome du village. Les cheminées fument tranquillement, l'air est limpide et glacé comme de l'eau, le ciel est blanc de lumière hivernale et le sol de givre. Dans le ruisseau trempent et oscillent des glaçons aux formes tourmentées, suspendus aux feuillages et aux brindilles.

De là-haut, je le sais, on aperçoit, par delà la forêt, au sommet d'un versant éloigné, la stature imposante de l'abbaye de Flavigny (connue pour ses délicieux petits bonbons tous ronds et blancs à l'anis), silhouette sombre et trapue se détachant sur le fond clair du ciel. Et, un peu plus loin, l'entrée d'Hauteroche est dominée par des falaises abruptes perforées de deux énormes trous, semblant veiller sur les habitants d'un regard aux orbites vides. A leurs pieds, en cherchant un peu, on trouve quantités de fossiles.

Hauteroche, c'est, au delà du nom aussi poétique qu'évocateur, à nouveau, un dépaysement. Une ambiance bien plus montagneuse, des pierres plus grises, des rochers fascinants piquetés de trous où la joubarbe se plait à pousser, dont les gens ornent la devanture de leur maison ou avec lesquels ils entourent leur jardin, construisent des murets ou des monticules servant de chapelles. J'aime ce village, toujours venteux. Il nous arrive – privilège de famille nombreuse et donc encombrante, qu'on ne sait jamais où caser - de loger dans le gîte rural, cette charmante maisonnette au grenier reconverti en chambres d'hôtes, avec ses lits grinçants et ses poutres imposantes, dont les fenêtres dominent les toits d'un côté et la cour d'une antique maison de maître de l'autre. Des prospectus y traînent, vantant l'intérêt des visites touristiques locales, dont le fameux site très controversé d'Alesia, évidemment. A cela, je préfère remonter le long de la Douix, jusqu'à la grotte d'où jaillit sa source, vaquer à travers prés en cherchant dans les fossés ces petites étoiles fossilisées qui font l'émerveillement des enfants, ou encore passer voir l'un des fils de La Mamie, dans sa ferme, pour y boire un verre de lait chaud tout juste sorti du pis de ses vaches, parler (l'été) des derniers vêlages et caresser les veaux nouveau-nés, dans la chaleur moite de la laiterie et la saine odeur du foin…

Les enfants ne s'y trompent pas : ici, les vacances durent plus longtemps, et on adopte tout naturellement un autre rythme. On se détend, on se ressource, on se laisser aller à la quiétude et à la tranquillité ambiantes. Il y a toujours un coin inexploré à découvrir, un chemin à arpenter, un barrage à agencer dans le ruisseau, des bouts de bois pour bricoler dans l'atelier, des fleurs des champs à cueillir, des détours à découvrir, des photos à prendre, des chevaux, des vaches, des oiseaux, des poissons à observer, un train à attendre, soit du haut du pont, pour qu'il nous salue d'un joyeux coup de klaxon lorsqu'on lui fera coucou, soit caché dans le tunnel qui passe sous les voies, où la terre tremblera alors dans un bruit de tonnerre.

Ici, c'est la France profonde, la belle France, celle qui se respire, se goûte, s'écoute, se sent, s'admire. Celle qui ressource. Qui dépayse, pour peu qu'on vienne de n'importe où ailleurs.

Cette France que, pour un peu, on croirait éternelle…

Celle qui, quand je la quitte, peut-être du fait de la succession de virages et des ondulations incessantes de la route qui nous entraîne vers Chaumont, de la lourdeur de la cuisine de la Mamie ou de l'excès de sociabilité, me laisse immanquablement barbouillée, le cœur au bord des lèvres et la mélancolie latente, comme au sortir d'un rêve, dans lequel je serais volontiers restée.
Début d'année 2009 en Irlande, Connemara English translation pending
by Endrick · 2009-01-06 · 5 replies
Hi !!

Voici le récit de notre dernier (trop) court voyage dans l'ouest de l'Irlande. Je sais pas vous, mais moi j'ai déjà envie d'y retourner...

Jour 1 - 31/12/2008 : Paris-Galway Réveil 4h30, direction l'aéroport Paris CdG par un froid de canard, puis vol matinal pour Dublin, et enfin, 3h30 de bus direction Galway pour enfin arriver vers 13h30 heure locale (on perd une heure là-bas). Programme de l'après-midi : découvrir la ville et surtout chercher un endroit ou dormir pour ce 31 décembre 2009 (plus rien à des prix corrects sur internet).

Après s'être rassasier dans un petit gourbi sympathique (Home Plate : beaucoup et bon à manger pour vraiment pas cher, top pour le midi), on se rend vite compte que la mission « ou dormir » va s'avérer plus difficile que prévue... Plus de places nulle part : Hostels (AJ) complets, Hôtels complets, B&B complets... C'est finalement à l'office du tourisme que l'on trouve enfin chaussure à notre pied (pas vraiment de choix en fait). Mais pourquoi on n'a pas commencé par là ?! Je vous passe la recherche laborieuse de l'adresse indiquée... Une croix mal placée sur le plan (bien 600m d'écart), la découverte que les n° n'ont pas d'ordre logique (oubliez les paires d'un côté et impaires de l'autre, oubliez l'ordre croissant...) et que les noms de rues ne sont pas toujours là où on les attends (quand ils existent), bref, un sacré bordel que même les passant qui ont essayé de nous aider n'ont pas réussit à résoudre. Nous établissons donc nos quartiers dans une agréable Guest House (Inishmore Guest House), chambre « en suite », pour quand même 100€ la nuit pour deux petit dèj compris. M'enfin comparé aux prix trouvés sur le net, ça reste une « bonne affaire ».

Notre installation terminée et le programme des jours suivants un peu étudié, nous sommes partis en ville pour diner puis découvrir l'ambiance de Galway un soir de réveillon. 18h, il fait déjà nuit (nuit noire dès 17h à cette époque). Nous re-découvrons le centre ville, mais cette fois-ci avec ses illuminations de Noël : magnifique. Montant puis redescendant la longue rue piétonne (Quay Street) à la recherche du pub qui semble le mieux nous convenir, nous faisons une halte au King's Head, l'un de ceux avec la plus belle façade extérieure. Pas de regrets : intérieur chaleureux à l'irlandaise, tout en bois, musique sympa, mais étonnamment pas grand monde. Et tout naturellement, première Guiness : « Two Pints » !!! Servie en deux fois, comme il se doit, elle est belle, brune, fraiche, onctueuse... Va pour une deuxième !!! Pendant la dégustation de ces deux verres, la fête du réveillon ou « New Year Eve Party» se préparait et le pub commençait à se remplir. On a eu droit à un vrai défilé de la jeunesse irlandaise sur son 31.

Nous sommes ensuite partis manger au Mac Swiggan's : superbe restaurant à l'irlandaise, avec des salles dans tous les coins, de mezzanines en mezzanines. Nourriture délicieuse, et nouvelle interrogation : comment font-ils pour finir leurs assiettes ?!

Le ventre plein, il n'est que 22h30 en sortant du restaurant. La ville grouille de monde, surtout des jeunes. Souvent en manche courte pour les garçons, mini jupes sans collants et talons impressionnants pour les filles... Il fait quand même autour de 0°, et nous supportons bien le manteau doublé polaire et les gants ! Les bouteilles qu'ils ont tous à la main y sont surement pour quelque chose (beaucoup de petites épiceries sont encore ouvertes). Bref, sacrée ambiance dans la rue. Même trop pour nous deux, exténués par le voyage. D'autant que tous les pubs sont maintenant archi-pleins à tels points que les vigiles font office de portiers refusent pas mal de monde. Même le « racolage » pour nous tamponner une entrée en boite à tarif réduit n'a aucun effet sur nous (étonnant ces « tamponneurs » que l'on croise partout dans la rue). 23h : Nouvelle année en France, mais pas encore ici, on ne tiendra pas une heure de plus dans le froid... Le « Happy New Year » se fera sans nous...

Jour 2 - 01/01/2009 : Clifden-Kylemore Bon, la déception de ne pas avoir réveillonné à plein est compensée par notre fraicheur au réveil dès 7h30. Petit dèj traditionnel pour affronter le froid (nous étions les premiers), et c'est partir, sacs à dos, direction l'aéroport de Galway pour récupérer notre voiture de location. J'ai surement été trop optimiste quant à ces 8km à pieds... (Plutôt 12km d'ailleurs). Arrivé à mi-chemin, alors que la seule route pour accéder à l'aéroport est la voie express, nous renonçons et topons le providentiel taxi qui passait par là. Très sympa, il va quand même nous prendre 12€ (à prévoir pour ceux qui arrivent à l'aéroport de Galway : il est vraiment loin du centre, et mal desservi).

Bonne surprise, au lieu de la petite voiture de base que j'avais réservé, on nous confie pour le même prix une grosse Toyota Avensis, en boite auto s'il vous plait. Ça tombe bien, déjà que le volant est à droite, ça fera un problème de moins (j'appréhendais un peu le passage de vitesse avec le bras gauche).

Après tout çà il est déjà 11h, départ pour le Connemara : Clifden en passant par les Twelves Bens. Passé Ouhgterard, cette route offre un défilé de paysages plus superbes les uns que les autres. En plus, le soleil est de la partie, rendant les couleurs encore plus belles : du vert éclatant des praires de moutons à l'orange vif des tourbières balayées par le vent, tout çà parsemé de lacs et de montagnes... C'est beau.

Arrivé à Cliffden, nous attaquons la si réputée Sky-Road. Et c'est vrai que ça vaut le coup d'œil. Nous avançons par sauts de puce : quelques kilomètres en voiture puis petite balade à pied pour profiter de l'endroit. C'est la meilleure solution pour voir tout ce que nous souhaitons voir en si peu de temps. C'est parfois dommage de ne pas profiter plus longtemps d'un endroit en particulier, mais nous reviendrons c'est sûr, et de toutes façons, le vent est glacial.

Notre cheminement direction Leenane nous amène naturellement devant la superbe Abbaye de Kylemore. Les jardins sont fermés, mais c'est quand même l'occasion d'une agréable promenade dans les parages, d'autant qu'à cette époque, si le vent est fort et froid, il a au moins le mérite de décourager les touristes, et nous laisse comme partout ou nous sommes allé quasiment seuls.

Il n'est que 15h30, mais déjà le soleil commence à disparaître. Nous faisons demi-tour direction le Parc National du Connemara (ouvert gratuitement en cette saison) pour une petite balade facile permettant d'appréhender un peu toutes les facettes de la région, tout ça avec le soleil couchant. Nous sommes un peu trop tard pour effectuer le grand tour qui grimpe à 400m de haut.

La route du retour nous mène jusqu'à Cong ou nous nous arrêtons dans un Pub pour reprendre des forces (une pinte de Guiness quoi). Enfin, retour à Galway pour prendre notre chambre d'hôtel (Travelodge), sans charme mais propre, grande, et peu chère.

Pour finir la journée, retour au centre-ville, moins chargé que la veille (dans tous les sens du terme) mais quand même bien animé, pour manger chez Martine's, un petit restau ancien plein de charme et très bon. Pas le courage d'aller visiter un nouveau pub ce soir, retour au bercaille.

Jour 3 – 02/01/2009 : Ballywaugan-Lisdoonvarna puis Cong A 8h nous sommes les premiers au petit-dèj, voulant profiter au maximum des journées déjà courtes en hiver. Direction le Burren ce matin, et découverte de nouveaux paysages. Une des principales choses que je retiendrais de l'Irlande, c'est cette succession de paysages toujours différents, parfois radicalement différents, mais tous aussi beaux les uns que les autres. Cette fois aux environs de Kinvara, c'est d'abord de magnifiques praires d'un vert incroyable, parcourues d'innombrables et parfois improbables murs de pierre, tout çà près du Golf de Galway. Puis passé Kinvara, le paysage devient de plus en plus désertique et montagneux. Les photos valent mieux qu'on long discours (d'autant que mes talents d'auteur sont assez limités).

Nous décidons d'entamer une marche à partir du hameau de Muroogh. La marche est dans le guide du Routard, et elle vaut vraiment le coup. En plus, encore une fois, nous étions vraiment seuls (hormis les habitants, je ne sais pas si cela aurait été le cas en été). On a noté que dans ce coin du Burren, les moutons ont laissé leur place aux vaches, et parfois même à une espèce de lamas. On se demande parfois comment une vache a pu arriver là (pas sur que celle de chez nous soient si cascadeuses).

Vers 14h, Après avoir fait le plein de Guiness dans un Pub archi typique à Lisdoonvarna, nous avons hésité entre pousser jusqu'au Cliff of Moher, ou remonter dans le Connemara pour une petite rando dans la région des lacs. C'est la deuxième option qui a été retenue. En fait, on ne s'est pas vraiment rendu compte des distances, mais c'était en fait assez loin, et arrivé à destination (Clonbourg) il était déjà 16h... Je me réconforte en me disant que même en voiture on en profite, que c'est un peu l'aventure et en tous cas que c'est très dépaysant (conduite à gauche, route étroite et sinueuses, traversées de moutons et même de vaches, ...)

En tous cas, le résultat en valait la peine, car arrivé sur place, l'ascension du mont xxx était vraiment superbe. Bonne grimpette quand même, hors des sentiers battus avec un sol humide et glissant (la fameuse éponge qui recouvre le Connemara) et en pleine nature (toujours seuls), mais la vue offerte sur les lacs arrivé en haut est magnifique.

Retour à l'hôtel, puis nous rendons la voiture en centre ville (déjà), affublée de plus de 550km supplémentaires au compteur (ah oui, quand même...). Le reste se fera à pied ou ne se fera pas. Diner au Flannering : bon, copieux et vraiment pas cher (« Traditionnal Irish Stew » pour moi) avant d'entamer le retour à l'hôtel situé quand même à un peu plus d'1km du centre.

Jour 4 - 03/01/2009: Ben Lettery Aujourd'hui nous avons décidé de faire une journée de rando. Tout allait dépendre des horaires de bus. Après renseignements, nous irons grimper le Ben Lettery (le plus au sud des Twelves bens). Dommage, le temps de prendre les renseignements nous avons raté le meilleur bus de peu, nous n'arriverons pas sur place avant 13h. Nous avons cependant effectué une « escale » forcée d'une heure à Mamm Cross, ou il n'y a rien d'autre qu'un hotel (fermé ce matin là) et une petite station essence. Heureusement, il fait beau, mais malheureusement il fait froid, et pas vraiment d'endroits pour se balader vu qu'ici tout est clôturé.

Finalement, nous sommes largués au pied du mont Ben Lettery (~650m) au niveau de l'auberge de jeunesse. Nous étions seuls dans le bus, et bien nous sommes maintenant seuls au bord de la route. L'ascension est vraiment agréable, mais plus coriace que celle de la veille. Cette fois c'est plus une petite montagne qu'une grande colline. Presque en haut : quelle vue...

Cependant, un dilemme se pose. Soit redescendre prendre le bus de 15h30, mais cela écourte la journée déjà courte, soit randonner vers l'ouest en direction d'un hypothétique élevage de poneys vaguement repéré du bus un peu plus tôt, puis récupérer le bus suivant qui ne sera qu'à 18h30. Il est difficile d'appréhender les distances du fait du relief et de la nature du sol (parfois de réelles tourbières), et il ne s'agit pas de se retrouver au milieu de nulle part en pleine nuit... C'est la deuxième solution qui a été retenue. Que du bonheur. Ma meilleure marche jusqu'alors. Cette indescriptible sensation d'être seuls au monde au milieu de grands espaces vierges. Seuls les moutons peinturlurés et quelques clôtures nous rappellent que nous ne sommes pas complètement perdus. Les photos parlent d'elles même (bien qu'elles ne transmettront jamais les impressions que l'on a sur place).

Comme récompense, derrière la dernière colline, c'est bien l'élevage de poneys, et pas n'importe lequel en plus ! Après avoir discuté avec lui (Aurélie lui expliquant qu'elle possède une ponnette Connemara), le propriétaire nous laisse voir ses 6 poulains de l'année, vraiment accueillants.

La suite est un peu moins rose, puisque nous arrivons à l'arrêt de bus (pas d'arrêt en fait, c'est juste un carrefour) de Canal Bridge à 17h, avec la nuit... soit 1h30 avant l'arrivée du bus... Plutôt que de geler sur place, nous sommes partis à pied vers le village suivant (Recess) le long la route. Heureusement que nous avions prévu une lampe torche car les voitures roulent vites sur ce tronçon et les bas côtés sont limite. En tous cas, 7-8km plus tard, rincés, voilà Recess, et encore 30min à attendre le bus...

Malgré la fatigue, nous souhaitons quand même profiter de notre dernier soir en Irlande, donc encore 1km de l'hotel au centre ville (j'en ai encore mal aux pattes), un bon restau, puis un pub... fabuleux !!! Il s'agit de The Quays. D'extérieur sympathique mais pas extraordinaire (la preuve on lui avait préféré le King's Head le premier jour), mais l'intérieur est grandiose. A lui tout seul il mérite presque le voyage !!! Dommage, pas de photos, mais de toutes façons je ne suis pas sur qu'elles rendent tout ce que dégage cet endroit : des recoins dans tous les sens, une pièce centrale énorme tout en bois, style chapelle, une ambiance du tonnerre... En plus avec les décos de Noël, ça lui donne un genre terrible. Bref, il faut y aller, c'est vraiment incroyable tant on ne peu pas soupçonner une telle surface de l'extérieur.

Jour 5 – 04/01/2009 : Dublin - Paris...........Oups............ Fausse manip avec le réveil, il est déjà 9h et le bus pour Dublin est à 9h30 !!! Qu'à cela ne tienne, sacs faits, toilette vite fait, clefs rendues et 1km à pieds au pas de course, le tout en moins de 30min chrono, et le tour est joué. Record battu !!! Arrivé 3h30 plus tard à l'aéroport de Dublin, nous allons passer 1h en centre ville pour avoir un aperçu (très bref) de la capitale. Pas grand chose à dire, c'est passé trop vite. Nous avons malgré tout pris le temps de boire une dernière Guiness au Temple Bar du quartier du « Temple Bar ». Là encore, Pub vraiment sympa avec des coins dans tous les sens, j'adore. M'enfn à part ça, nous avons passé plus de temps en bus et à craindre de rater notre vol (les bus à Dublin, c'est pas si simple que ça) qu'autre chose. L'avion part vers 17h45, nous arrivons chez nous vers 4h du matin (vol + RER + voiture pour la Bretagne), exténués mais heureux.

Conclusion L'Irlande est pays sublime, on s'en doutait, mais il faut vraiment l'avoir vu. Les endroits où nous sommes allés (Connemara et un peu du Buren) sont encore très sauvage et en tous cas authentiques. Pour revenir sur la période, nous n'avions pas vraiment le choix de partir en plein hiver, mais je ne regrette pas du tout, surtout que miracle ou pas, nous n'avons pas vu une seule goutte d'eau en 4 jours ! A cette époque, il y a peu de touriste et les prix sont quand même beaucoup plus intéressant qu'en pleine saison. Bon, la contrepartie, c'est que les journées sont courtes, et qu'il y a moins de bus. Bah, en s'organisant bien, on arrive à bien profiter quand même. Reste que 4 jours c'est vraiment trop court, mais çà, on le savait avant de partir...

On reviendra. Happy New Year !

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