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Transafricaine en 2013? English translation pending
by Paupiou · 2013-05-29 · 19 replies
Bonjour En furetant sur internet, je viens de trouver un blog d'une famille de français (un couple et leurs 5 enfants...) qui ont terminé un "tour du monde" en land rover en finissant apparemment en mai 2012 par une remontée sud nord de l afrique par le cote est. Land mis en conteneur a Alexandrie et rapatrié en France. Je vais relire plus en détail leur blogs mais il semble qu'ils n'étaient pas les seuls sur la route. Quelqu un aurait il fait la route récemment ? Je pensais cette route rendue impossible ou risquée pour la partie Egypte, Soudan. En consultant le site des affaires étrangères, je vois que finalement les zones en rouge sont uniquement certains bouts de frontières. Cela ne parait pas si fou que ça. Je ne veux pas relancer l éternel debat sur la prise de risque inconsidérée ou pas, j'aimerai bien avoir un avis de qui s'y serait risqué récemment... En tout cas chapeau à la petite famille qui ont eu ensemble une magnifique aventure. J attends avec impatience une (des) reponse ! Merci (faut pas oublier de dire merci....)
Retour d'expérience de trois semaines en Inde du Nord English translation pending
by CéK · 2013-05-12 · 4 replies
Bonjour, Mon mari et moi avons passé 3 semaines en Inde du Nord (Rajasthan + Agra + Delhi) en février 2013. Nos centres d’intérêt étaient la culture et la nature. Ayant beaucoup bénéficié des conseils trouvés sur les forums, voici notre retour d’expérience suivi de notre itinéraire : · Voyage avec Air India, très bien sans aucun retard. · Sur place, parcours en location de voiture avec chauffeur (Agence ShaluTour, chauffeur Ashok Sharma) o Voiture = Tata Indica, climatisée (mais pas besoin à cette période de l’année !) peut sembler petite mais nous étions très à l’aise, et la galerie porte-bagages sur le toit permet d’envisager facilement d’utiliser ce type de véhicule à 3 adultes voire 2 adultes et 2 enfants en étant un peu tassé à l’arrière. La propreté du véhicule et son confort ont été appréciables pour les longs trajets. Ashok change régulièrement de voiture (tous les 4 ans environ), donc aucun problème de sécurité ou d’entretien. Enfin le choix d’un véhicule avec une bonne puissance moteur s’est révélé très appréciable pour pouvoir doubler les camions sans prendre de risque, enfin pour l’Inde. o Nous avons apprécié sa gentillesse, son humour, sa disponibilité, son excellente conduite (très souple bien que sportive, mais c’est vraiment nécessaire pour survivre dans ce pays où le permis s’achète… et où le code de la route est inexistant). Ashok parle plutôt bien anglais (niveau oral bien meilleur que le niveau écrit), et a pu partager avec nous des légendes et anecdotes locales. Il connaît également beaucoup de mots en français, le comprend « à 50% » mais le parle peu. Sa longue expérience en tant que chauffeur lui a permis de nous faire découvrir des lieux un peu écartés des lieux touristiques traditionnels (ou réservés au tourisme local), comme un impressionnant puits à étages à Abhaneri. o Enfin, et c’est un gros point fort pour nous qui souhaitions profiter un peu de la vie sauvage, Ashok connaît des coins nature très intéressants (je pense notamment à un lac pr��s de Ranakpur, doté de crocodiles et d’un très grand nombre d’espèces d’oiseaux) et a un regard de lynx qui lui permet de détecter des bestioles à grande distance ; les longues étapes ont ainsi été rythmées de nombreux arrêts pour observer gazelles, vautours, nilgauts, singes de plusieurs espèces, daims, chauves-souris, mangoustes, entelles et macaques, et d’innombrables espèces d’oiseaux. Nous avions prévu de passer deux journées « nature » à Ranthambore et Keoladeo, mais nous avons finalement vu des espèces intéressantes tous les jours de notre séjour grâce à lui ! o Côté pratique, Ashok nous a demandé 30€ par jour (ce qui comprenait son salaire, son hébergement et ses repas, l’essence, les taxes et péages). Nous avons choisi également de nous remettre à lui pour le choix des hôtels, moyennant 350 euros par personne pour 21 nuits avec petit déjeuner, un « safari chameau » dans le désert près de Jaisalmer et une balade à dos d’éléphant pour monter au fort d’Amber. o Lorsque vous choisissez une agence, je vous recommande de vérifier la disponibilité du chauffeur. Une agence me proposait en effet un chauffeur juste pour le transfert d’une ville à l’autre or les distances peuvent être grandes entre l’hôtel, le restaurant, les monuments, et se débrouiller en rickshaw n’est pas évident (arnaques courantes, danger la nuit). · Coté hôtels, le choix était globalement correct, nous avons regretté à deux ou trois reprises qu’Ashok ne nous ait pas proposé un forfait légèrement plus cher pour éviter certaines adresses. Dans certains villages, il n’y a en effet rien en catégorie intermédiaire, on passe de l’hôtel « routard pas trop regardant » au palace… Certaines adresses ont été très très bien (hôtel Mandawa Heritage pour ses décorations, mais surtout l’excellent et très confortable Sunder Palace à Jaipur). A noter tout de même que nous avons quasiment tout le temps eu de l’eau chaude (pas évident en Inde), évidemment pas pendant des heures mais c’est déjà ça. La cuisine de la majorité de ces adresses était également bonne. Par contre, il ne faut pas du tout s’attendre à des catégories de confort équivalentes à ce que l’on peut trouver en Indonésie par exemple pour le même genre de prix, au risque de très grosses déceptions. Il ne faut pas hésiter à réclamer très vigoureusement des draps (les Indiens n’en utilisent pas), ainsi que du PQ. Nous avions dans nos valises des draps de soie mais n’avons eu à les utiliser qu’une seule fois, à Bundi. Et comme plusieurs voyageurs l’ont déjà écrit, mieux vaut fermer sa porte à clé quand on est dans la chambre, les garçons d’étage ne frappent pas toujours avant d’entrer. Enfin notre chauffeur montait vérifier avec nous la qualité et la propreté de la chambre au moment de l’arrivée dans l’hôtel, et s’est révélé d’une précieuse aide. · La paire de boules quies est ZE accessoire indispensable pour espérer fermer l’œil. Un masque pour les yeux du type de celui qui est distribué dans les avions est également appréciable. · Il faut savoir que, quelle que soit la catégorie de confort, l’entretien laisse franchement à désirer une chambre peut être équipée d’une TV écran plat géante et d’un lit king size tout confort, mais avoir des fenêtres aux vitres fêlées, des tâches de peinture partout sur le sol, des moisissures sur les murs… Cela ne dépend absolument pas du standing de l’hôtel ou du restaurant, nous en avons fait la triste expérience dans un palace 5* d’Udhaipur où les nappes du restaurant étaient très tâchées. Là encore le Sunder Palace de Jaipur est une exception très agréable. A noter toutefois que même si la propreté pouvait être améliorée, nous n’avons jamais trouvé de cafards ou d’autres insectes dans les hôtels où nous sommes allés. · Côté restaurants, il était rare de trouver des nappes et serviettes propres, et les verres et couverts étaient souvent tâchés et/ou gras. Ne pas hésiter à relaver avec de l’eau minérale, c’est notre guide qui nous l’a lui-même suggéré. Très peu d’adresses en dehors des villes disposent de toilettes, celles qui en ont sont souvent de gigantesques restaurants pour cars de touristes. Par deux/trois fois nous avons préféré un restaurant plus « populaire », et nous l’avons amèrement regretté, pas pour le goût (mais alors vraiment pas) mais pour l’hygiène : cafards, rats, … Ne pas hésiter à demander à manger dehors, les Indiens préfèrent les intérieurs mais des tables sont souvent prévues pour les touristes dans le jardin. Il a été très difficile d’obtenir un plat non épicé, malgré notre demande pressante. La nourriture végétarienne est bonne mais très grasse… les légumes baignent dans l’huile. Tout est « très » dans la cuisine indienne, un plat épicé est très épicé, un dessert forcément très sucré, un plat salé très salé… Le service est souvent très lent. Si vous ne faites pas l’appoint, le serveur peut ne pas vous ramener la monnaie, faisant semblant de considérer que le reste constitue son pourboire… même si la somme constitue 50% du prix du repas ! · La mendicité est omniprésente, et très agaçante. Certains mendiants nous ont accompagnés pendant 30 minutes sans se décourager. Les arnaques à la monnaie rendue sont courantes, et ce quelle que soit la somme considérée. Félicitations au gardien de chaussures du temple Lakshmi Narayan de Jaipur pour sa très grande honnêteté (il a tenu à nous rendre la monnaie sur 5 roupies !), et honte au « gardien des toilettes » des tombeaux d’Humayun de Delhi, qui refusait de me laisser entrer si je ne multipliais pas le prix affiché (5 roupies) par 20 ( !) il a fallu que des touristes indiens à proximité interviennent… Et bravo à la poste centrale d’Agra qui m’a vendu un timbre fiscal pour oblitérer mes lettres ! et qui m’a indiqué un mauvais tarif (les cartes doivent être affranchies à 15 roupies, les lettres à 25…). Ne parlons pas non plus de certains gardiens vénaux de monuments, certaines portes se fermaient à notre arrivée pour ne se rouvrir que contre 50 à 100 roupies supplémentaires. Dans les plus gros palais, il suffisait d’attendre l’arrivée d’un groupe de touristes indiens pour que par magie ces « péages » disparaissent, mais dans les coins les plus reculés, il fallait bien céder. Franchement au bout de 3 semaines, c’est vraiment très fatigant. Nous avions le sentiment de ne plus pouvoir faire confiance à qui que ce soit. · En ce qui concerne l’artisanat local, nous avons trouvé que globalement les prix étaient très similaires aux prix européens… après marchandage ! et exorbitants avant. Exemple après marchandage une écharpe en cachemire à 30€, un dessus de lit à 50€ pour les premiers prix, un tabouret avec ornementations en pierre à 250€ ! Mais il faut reconnaître que nous n’aimons pas beaucoup cette pratique, et avons souvent préféré ne rien acheter. · Dans les magasins, ne pas espérer faire un achat rapide : il faut s’asseoir, accepter une tasse de thé, et surtout endurer le déballage commercial des « plus belles » pièces du magasin avant de pouvoir commencer à regarder ce qui nous intéresse vraiment. Les argumentaires des vendeurs sont toujours les mêmes, et franchement on se pose vite des questions sur leur véracité. Bref pas moyen de s’en sortir à moins d’une demi-heure de palabres, ce qui amène à acheter pour rentabiliser l’investissement en temps… ou à supprimer toutes les haltes shopping du parcours pour ne justement pas perdre de temps ! · Les routes sont plutôt de très bonne qualité (quelques ornières à proximité de Mandawa et de Bundi) mais le non respect du code de la route par leurs usagers fait qu’il est difficile d’y rouler très vite. Au maximum nous sommes allés à 90 km/h. La signalisation est presque uniquement en hindi… Il est difficile de prévoir un temps de parcours entre deux villes, le moindre aléa (accident par exemple et ils sont fréquents) peut provoquer de grands bouchons et immobiliser complètement le trafic pendant plusieurs dizaines de minutes à plusieurs heures. A part sur Delhi, pas de bouchons dus aux heures de pointe, nous avons été surpris de la fluidité du trafic même dans les grandes villes (Jaïpur, Jodhpur…) · Côté pourboires, il faut compter 5 roupies pour des toilettes (sauf lorsque le prix est affiché), 10 roupies pour le gardiennage de 2 paires de chaussures, 10 roupies par bagage dans les hôtels (dans les grandes villes ils demandent plus), 50 à 100 roupies pour un guide improvisé (ou 10% de la somme pour les grands parcs), 50 roupies ou 10% au restaurant… Dans certains hôtels des boîtes à pourboire sont laissées à la réception, et cela évite bien des dérives et permet un partage plus équitable entre l’ensemble des membres du personnel. Les offrandes dans les temples ne sont pas obligatoires, dans les temples sans droit d’entrée nous avons laissé 10 roupies lorsqu’il n’y avait pas de visite guidée. · Il est très difficile d’obtenir de petites coupures, c’est incroyable le nombre d’indiens qui n’ont plus de monnaie lorsqu’on leur tend un billet de 50 ou 100 roupies. On m’a même dit que les billets de 5 roupies n’existaient plus, ainsi que les pièces. C’est faux. Amis collectionneurs de pièces de monnaie, bon courage ! Notre guide avait prévu le coup et nous en avait mis de côté (lui n’avait curieusement aucune difficulté à en obtenir -) ). · Pour les vêtements, les épaules, les jambes et le haut des bras doivent être couverts. Certains temples demandent à ce que le bas des bras soit également couvert mais c’est rare (entre parenthèses ce sont souvent les temples qui sont couverts de fresques érotiques… allez comprendre !). Pour les femmes, il faut que le T-shirt couvre bien les fesses, et qu’il soit suffisamment ample pour cacher les formes de la poitrine (ne parlons même pas des décolletés). Gestes et regards déplacés sont très courants. En février, un pull se porte bien dès le coucher du soleil, et dans les intérieurs. Si vous prévoyez une visite matinale à Ranthambore, le bonnet, l’écharpe et les gants ne sont pas de trop… même si beaucoup d’hôtels prêtent des couvertures pour se protéger dans la jeep.
Retour de balade autour de Ouarzazate English translation pending
by Bert071 · 2013-05-09 · 3 replies
Bonjour à tous Un petit compte-rendu rapide d'une ballade d'une dizaine de jours autour de Ouarzazate pour ceux qui prévoient d'y partir. En suivant des conseils trouvés sur le Forum, nous avons loué une voiture chez Medloc à notre arrivée à Marrakech : voiture impeccable, personnel super pro et serviable, un bonheur ! merci du tuyau, je confirme que c'est un très bon plan. J 1 : De Marrakech, nous avons franchi le col du Tichka puis, quelques kms plus loin, nous avons pris, sur la gauche, une petite piste direction Telouet : pas évident quand on n'a pas pu s'offrir un 4x4 (27 euros/jour pour une voiture normale, bien plus du double pour un 4x4 🙁) mais très faisable en roulant doucement, ce que je recommande car les paysages sont absolument magnifiques ! Arrêt déjeuner à Telouet et tagine mémorable sur la terrasse du Lion d'Or, juste à côté de la Kasbah, avec une jolie vue sur la campagne. Reprise de la route jusqu'à Ait Ben Haddou avec un arrêt à la mine de sel où les couleurs des collines environnantes sont fantastiques. Pour ceux qui connaissent, ça m'a fait penser aux paysages du côté de Salta dans la Cordillère des Andes en Argentine. Visite du ksar de Ait Ben Haddou en fin de journée, pratiquement pas de touristes et lumière magique. Nous avons dormi pour 500 DH en 1/2 pension à la Kasbah du Jardin : pas mal, bien situé à l'entrée du nouveau village avec vue sur les champs et le Ksar. Mais si j'y retourne, je choisirai plutôt la Maison d'hôtes Noufla qui se trouve à la sortie du village, qui doit avoir une vue imprenable sur le ksar et qui semble plus récente. J 2 : visite des studios de cinéma avant d'arriver à Ouarzazate ( pause café très agréable autour de la magnifique piscine de l'hôtel Oscar qui se trouve dans l'enceinte des studios) puis du musée du cinéma, qui se trouve en face de la Kasbah Taourirt à la sortie de Ouarzazate sur la route de Skoura. Départ pour la palmeraie de Skoura, déjeuner à la kasbah Ait Ben Morro (bof, un peu surfait...) et, gros regret du voyage, ne pas avoir prévu de déjeuner ou de dormir à la Kasbah historique Amridil qui a été joliment restaurée par les propriétaires, le père et le fils qui ont ouvert un petit resto et des chambres d'hôtes à 500 DH en 1/2 pension à l'intérieur même de la kasbah : non seulement ils sont très sympas mais, en plus, on aurait bien aimé pouvoir contribuer à la restauration de leur lieu extraordinaire. Pour ceux que ça intéresserait : www.espaceamridil.com Visite d'une petite distillerie d'eau de roses à l'entrée de Keela M'Gouna et route sur 10kms dans la vallée des roses jusqu'à la kashab Agoulzi et ses deux grandes terrasses surplombant sur l'oued avec vue sur la montagne. Accueil très sympa d'Arlette et de son équipe qui a improvisé un super concert après le couscous du soir ! www.kasbahagoulzi.com J 3 : alors que nous attendions voir des champs de roses à perte vue, nous apprenons qu'en fait les rosiers servent seulement de haies dans les vergers et que les fleurs sont cueillies très tôt le matin; mais la jolie route qui serpente dans la montagne jusqu'à Bou Tharar et au-delà dans de petites gorges nous fait vite oublier cette déconvenue. Retour sur Keela M'Gouna avec une pause déjeuner à la Kasbah Itrane qui offre un très beau point de vue sur la ville et ses environs, où nous avons été très gentiment accueillis mais où les chambres nous ont semblées sombres et vieillottes; suite de la ballade vers Boulmane Dadés et visite de la vallée du Dadès : nous avons trouvé que la campagne dans la partie de la vallée des roses autour de Bou Tharar avait infiniment plus de charme mais nous avons été impressionnés par les "doigts de singe" à Tamlalte et par la route en lacets qui grimpe ensuite dans les montagnes. Route vers Tinghir, arrêt pour la nuit juste avant les gorges du Todra dans un hôtel qui ne paye pas de mine vu de l'extérieur mais qui est très bien situé; le jardin ainsi que la piscine qui donnent sur la rivière et les montagnes sont très agréables, on y mange bien et le personnel est accueillant ( 600 DH/nuit en 1/2 pension) : www.lamazir.com J 4 : les gorges du Todra sont impressionnantes mais l'effet est un peu gâché par les cars de touristes et l'hôtel qui se trouvent à l'intérieur...par contre, après les gorges, la route qui va jusqu'à Tamtattouchte est absolument incroyable ! à faire absolument. En arrivant au village, prenez le temps de prendre un café ou de déjeuner à l'auberge Tafouyt et de discuter avec Moha, le patron, qui vous parlera de la vie, plutôt rude, dans les montagnes. J5 : départ pour Erfoud arrêt à l'entrée de la ville pour visiter Manar Marble et voir comment ils taillent les pierres contenant des fossiles, puis continuation sur Rissani et Merzouga. Nous trouvons un hôtel avec piscine situé au pied des dunes et d'où la vue sur les dunes est absolument extraordinaire car l'hôtel n'est pas entouré d'un haut mur de pisé, contrairement à la plupart des établissements du coin. Nous partons marcher dans les dunes puis nous regardons le coucher du soleil en sirotant un thé à la menthe. Il y a un point d'eau devant l'hôtel où se retrouvent tous les chameliers et d'où partent les caravanes qui se rendent dans les dunes, on ne bougerait plus de la terrasse de l'hôtel tellement c'est super ! Seul bémol, le personnel n'est pas très sympa, dommage car, sans cela, le lieu serait paradisiaque - www.kanzerremal.com J 6 : route jusqu'à Taouz où nous finissons (heureusement parce que c'était super et qu'on n'aurait jamais trouvé les pistes tous seuls !) par accepter la proposition d'un villageois de nous guider jusqu'à des tumulus et gravures du néolithique puis dans une mine, le tout dans un paysage désertique qui prend aux tripes - au retour, arrêt déjeuner chez Nora (super resto au milieu de nulle part) puis détente au bord de la piscine de l'hôtel et ballade à pied dans les dunes, fascinés par l'environnement du désert et les allers-retours des chameaux. J 7 : départ matinal pour la vallée du Drâa; pause café à Alnif et visite du magasin de Mohamed qui nous a un peu saoulés avec la vie des fossiles de trilobites; du coup, on a filé tout droit vers N'Koob où on s'est arrêtés déjeuner dans une kasbah magnifiquement restaurée avec un très joli jardin et d'où la vue sur les autres kasbahs était superbe. www.kasbahabaha.com Route à nouveau jusqu'à Tamnoulgate, un peu avant Agdz, où nous sommes arrivés juste à temps pour aller faire un tour dans la palmeraie et les vergers au coucher du soleil. Mention spéciale pour notre hôtel, la kasbah Itrane, dont la terrasse qui borde la grande piscine est littéralement dans la palmeraie et bénéficie d'une vue imprenable sur le ksar de Tamnoulgate et le fort. En plus, le personnel est très accueillant et les chambres confortables. Mention spéciale surtout pour le village de Tamnoulgate qui est un havre de paix dans un cadre magnifique et pour la petite ville d'Agdz et les cafés restaurants de la place principale où on peut choisir sa viande chez le boucher avant de la faire griller, tout en observant l'animation qui règne autour sur le marché. www.kasbahitranetamnoulgate.com Nous avons été déçus par la kasbah Caid Ali mais nous avons repéré une chambre d'hôtes qui est également dans la palmeraie et qui doit être bien agréable : le chant des palmiers.

De façon générale, attention sur les routes : elles sont très bonnes mais la police ne rigole pas sur les limitations de vitesse ( 60 et 80 kms/h en général) et ils ont des caméras; pour info, l'amende coûte 500 DH, on a même un copain qui a payé 700 DH car le passager à l'arrière n'avait pas sa ceinture... L'essence est assez chère ( plus de 10DH/litre) donc prévoir ça dans votre budget vu le nombre de kms de cette boucle autour de Ouarzazate. Quant aux repas, ils sont un peu monotones pour les 1/2 pensions : couscous ou tagines mais on a découvert (malheureusement trop tard) que la pratique du boucher/restaurateur était assez répandue, ce qui doit permettre de varier les plaisirs !

En espérant que ce compte-rendu vous sera utile, encore un grand merci à tous les forumistes qui nous ont aidé à préparer notre voyage 🙂🙂 Cordialement Bert

Une semaine entre Essaouira et Casablanca English translation pending
by Viléna · 2013-05-08 · 36 replies
Bonjour,

J'envisage, avec une amie, une ballade côtière entre Souira et Casablanca.

Je pensais faire étape aux environs de Safi, Oualidia, et El Jadida.

La petite route côtière ( P2204, P2314, 2303, 2301,3407, 3417, 3423) est-elle praticable sur toute cette longueur en voiture de tourisme?

Des hébergements propres, sympa, près de l'océan, avec sdb dans la chambre, en chambre double (2 lits) à 150/200 dhs la demi-pension par personne...?

Merci d'avance.🙂
Compte rendu de croisière sur le MSC Orchestra au départ de Gênes le 19 avril 2013 English translation pending
by Hydromelle · 2013-05-04 · 15 replies
Bonjour, Nous revenons de croisière du MSC ORCHESTRA, mis à part le problème des bus j'ai ouvert un post à ce sujet) Donc arrivé à Gênes nous découvrons le bateau, encore plus grand que ce que nous pensions, l'embarquement se fait très rapidement, nos étions arrivés les derniers avec la navette donc hop on nous a donné notre carte de croisière et hop nous voilà dans le bateau, un moment magique avec nos yeux ébahis nous découvrons le hall..puis notre cabine pont 12 chambre 188 nous découvrons le daily programme qui nous indique tout ce dont nous avons besoin pour le lendemain (tenue vestimentaire, météo, les iles ou détroits que nous allons voir et à quelle heure nous passerons devant, spectacles ect...), magnifique rien à redire, petit balcon, bref c'est le paradis ! On va sur le pont 14 puis 15 boire le cocktail du jour une pina colada (le cocktail du jour est à 5.70 euros ne pas oublier de rajouter les fameux 15%) et nous voilà parti ! nous allons manger au buffet car lors du transfert à l'heure de midi nos n'avions pas pu manger , nous découvrons alors les pizzas, saucisses, hamburgers, salade de fruits tajines, gâteaux bref incroyable ! Concernant le buffet et boisson, nous avions hésité à prendre des forfaits, heureusement nous avions rien pris c'est de l'arnaque à notre sens au pont 13 au buffet il y a café jus d'orange et thé à volonté de 6H du matin à 2H30 du matin ! nous avions hésité à prendre le forfait café nous ne savions pas qu'il y en avait à volonté sur le bateau (le forfait c'est des expresso meilleur mais bon si on peut économiser..) pareil si on prend le cocktail du jour il est à 5.70 euros le grand cocktail alors que dans les forfaits il y a 12 cocktails à 67 ou 69 euros mais ce sont des petits donc au final pas rentable en plus cela nous oblige à les utiliser alors que certains jours comme quand nous étions à ibiza il y a de la sangria moins chère je crois que c'est dans les 4 euros) nous faisons une ballade digestive un peu partout pour prendre connaissance du bateau et prendre nos marques ce qui a été vite fait, c'est très facile à se repérer !
Retour des E.A.U / Émirats Arabes Unis sur le Costa Classica en mars 2013 de Dubaï à Marseille (vingt-deux jours) English translation pending
by Frandelasne · 2013-04-20 · 88 replies
Voila le compte rendu est lancé! Je commence par situer le contexte:l'année passée nous avions fait la transat retour des Caraîbes en mars avec une joyeuse équipe rencontrée "d'abord" sur VF et ensuite" à bord"(n'est ce pas roucoucou et Cie) La même équipe, plus des adeptes rajoutés , avait réservé le retour du Brésil pour cette année, nous l'avions déjà fait en 2011 et avions envie de découvrir les Emirats.D'autant plus que mon mari qui adore faire des surprises avait décidé d'en faire une à Patjojo, rencontré avec son épouse lors de la précédente équipée! Nous voilà à Charles de Gaulle occupés à guetter l'arrivée de nos copains. Sacrée surprise pour eux , d'autant plus que mon mari leur avait envoyé des souhaits de bonnes vacances alors qu'ils étaient dans le Thallys direction Paris. Bref, un super début. Voyage en avion Air France très agréable et descente vers Dubaï 6h plus tard dans le soleil couchant. Ceux qui le peuvent coincent leur nez contre le hublot et essayent de deviner les tours qui s'illuminent et la fameuse île en forme de palmier... Spectaculaire! Nous voilà dirigés par les premiers hommes en blanc vers les files de l'immigration et comme d'habitude au supermarché, nous tombons dans la meilleure, celle ou( à gauche et à droite )on est dépassés par des chanceux qui avancent eux!! C'est mon tour et le préposé ( qui louche)après avoir compulsé mon passeport dans tous les sens, m'ordonne de regarder vers un objectif de caméra: ne souriez pas vous êtes filmés. Enfin le sésame , on peut récupérer ses valises de 23 kg et se diriger vers l'autocar. Il est 10h du soir et il fait 25° cela change du matin ou on avait 4° tout rond!!! Arrivée au pied de ce "vieux Classica" comité d'accueil habituel:on donne son passeport, on pose échevelé devant les paparazis qui insistent et nous voilà presqu'à bord. J'oublie nous avons fait connaissance du seul Hollandais de l'équipe d'animation: Pepijn (en français Pépin comme le mérovingien bien connu) le roi des danses de salon, maladroit mais tellement impliqué dans son rôle.Je crois qu'il vient de commencer son job.
Trois semaines au Rajasthan en novembre 2013 English translation pending
by Fleischwurst · 2013-04-01 · 16 replies
Bonjour, bonjour ! 🙂

Au mois de novembre, je pars avec une amie pour 3 semaines en Inde du Nord. Dans un premier temps, nous voulions tout faire en train/bus... mais après avoir écumé le forum, je comprends que cela va être un peu juste et très fatiguant car beaucoup de temps passé dans les transports. Sans compter que de visiter le Rajasthan avec un chauffeur offre une plus grande liberté et permet de peut-être aller dans des coins inaccessibles en train/bus et surtout de voir plus de choses ? Du coup, je me suis renseigné pour faire une partie avec un chauffeur mais nous tenons absolument à faire l'expérience d'un voyage en train. Nous arrivons et repartons de l'aéroport de Dehli.

Voilà l'itinéraire proposé par le chauffeur :

- Delhi - Agra - Jaipur - Pushkar - Bîkaner - Jaisalmer - Jodhpur - Ranakpur - Udaipur - Bundi - Orchha - Khajurâho - Vârânasî Puis, de Vârânasî, nous prendrions le train pour rejoindre Dehli.

Bien sûr, nous pouvons modifier cet itinéraire... ajouter, supprimer ou modifier certaines étapes ! Nous tenons absolument à voir Vârânasî et Agra, Jodhpur, Udaipur, Jaipur, Jaisalmer, Dehli... (nous avions limité les étapes puisque nous comptions prendre le train !) Les autres étapes (Pushkar, Bikaner, Ranakpur, Bundi, Orchha, Khajurâho) c'est une proposition du chauffeur... Nous avions également pensé à Fatehpur Sikri ? Et si vous avez des endroits moins touristiques à nous conseiller mais qui valent pourtant le détour ? Tous vos conseils sont bons à prendre.

Cela fait quelques jours que je suis dans les recherches d'infos pour ce voyage et j'ai déjà l'impression de voyager un peu à travers ce forum ! 😉

Bonne journée à vous.
Souvenirs du Gansu et de l'Amdo, été 2012 (Chine, Tibet) English translation pending
by Pasqualina · 2013-03-21 · 34 replies
D'abord un petit préambule : J'ai commencé ce post comme une réponse à Etathome qui projette un voyage l'été prochain dans cette région, mais le titre du fil parlait d'un petit site du Gansu (Danxia de Zhangye) donc je pense que ce sera plus clair pour les autres forumeurs que je l'écrive sous forme de carnet de voyage. Moi et ma soeur voyageons individuellement et à prix moyens, nous avons déjà un certain âge (61 et 56 ans), nous ne pouvons plus faire de vélo ni voyager trop à la dure, nos intestins fatigués par de trop nombreux voyages exotiques nous interdisent les chambres sans salle de bains privées, l'arthrose et l'embonpoint nous empêchent de grimper jusqu'aux couchettes supérieures des dortoirs, bref nous économisons toute l'année pour un long voyage bien préparé en été, c'est notre choix, inutile de nous envoyer des posts incendiaires parce que l'on peut voyager autrement et à meilleur marché (C'est ce qui m'était arrivé lors de mon compte-rendu sur l'Ouzbékistan, cela m'avait découragée d'écrire d'autres récits de voyage). Je le sais et n'ai aucun jugement de valeur sur telle ou telle manière de voyager, chacun fait comme il peut et comme il veut, respectons-nous les uns les autres, l'amour du voyage nous unit. De même sur le but essentiel du voyage, certains privilégient la rencontre de l'autre : à mon avis plus difficile en Chine que dans d'autres pays, en majeure partie pour la barrière de la langue. Mais il semble que la pensée (unique ?) dominante sur ce forum est que si on vise la connaissance de l'histoire ou des sites du pays, on est coupable de je ne sais quelle mysanthropie. J'avoue que mon principal intérêt pour la Chine est son merveilleux patrimoine naturel, artistique et historique, je ne me lasse pas de le découvrir, cela fait déjà trois longs voyages de 6 à 7 semaines chacun et j'en redemande, j'y retourne cet été. Si lors de la découverte de ce patrimoine, j'ai la chance de faire des rencontres, j'en suis enchantée, mais c'est bien plus aléatoire que la visite d'un site, qui est là où on l'attend et qui en Chine ne déçoit jamais. Ceci étant dit, voici le début de mon récit sur notre visite du Gansu en juillet-août dernier

Cher Etathome, Nous avons fait l'été denier une partie du trajet que tu projettes, mais dans le sens ouest --> est, car nous avons commencé par 2 semaines dans le Xinjiang. L'étape la plus orientale du Xinjiang n'est qu'à une nuit de train de Dunhuang, elle s'appelle Turfan et est vraiment vraiment bien, elle vaut un arrêt d'au moins 2 jours, vois si tu peux rajouter 3 jours à ton circuit.

En ce qui concerne Dunhuang, booking.com (tu écris sur un autre post que tu utilises ce site comme elong.net) n'a presque pas d'hôtels ni d'ailleurs sur le reste du Gansu, nous avions pris celui de booking.com qui avait une piscine, c'était un mauvais choix. Nous voulions avoir une piscine une fois dans notre voyage, pour nous reposer un peu après la traversée de zones brûlantes comme le Taklamakan et la cuvette de Turfan. Mais si la piscine de l'hôtel était effectivement très grande et bien organisée (on peut y venir sans être à l'hôtel en payant) avec peu de baigneurs, tout le reste de l'hôtel nous a déçu : cher, loin de la ville (plus de 10 km), staff ne parlant pas un mot d'anglais et ne faisant pas beaucoup d'efforts pour nous comprendre, restaurant idem, soit on ne nous servait pas, soit avec l'aide d'une cliente chinoise, ils nous ont servi un plat atrocement pimenté alors que nous avions bien indiqué que nous ne voulions pas de piment. Donc aucune aide non plus pour organiser les sorties car tout ce qui se visite est plus ou moins hors de la ville. Bref sans le John's Café de l'hôtel Feitian Binguan (les deux sont répertoriés dans LP), notre séjour aurait été un désastre et nous ne rentrions que la nuit pour dormir après avoir mangé en ville chez John's. Il s'est occupé de nous trouver un taxi pour les grottes de Mogao et pour la journée vers les ruines Han (2000 ans) et le parc géologique du Yadan. Les prix étaient raisonnables, pour toute précision demande-moi, mais il faudra que je contacte ma soeur qui notait sur un carnet adresses et comptabilité, elle vit à Paris et moi à Madrid.

Sur les grottes de Mogao qui seront l'un des grands moments de ton voyage, elles sont hors de prix. Le LP écrit 160 yuans mais il me semble que c'était plus (180 yuans ? le triple de la Cité Interdite), et ça peut avoir encore augmenté, c'était l'entrée la plus chère de tout notre voyage. C'était 20 yuans de plus pour les étrangers pour la visite guidée, en général en anglais. C'est obligatoirement un groupe guidé, c'est le guide qui a les clés pour ouvrir les grottes mais le groupe était petit, moins de 10 personnes dans mon souvenir. La visite a duré un peu plus d'une heure, peut-être 1 h 30 au maximum et on a dû voir une dizaine de grottes, la guide faisant un effort pour ne pas aller trop vite, à notre demande. Mais il y avait des tas de groupes chinois plus grands voulant entrer aussi et donc nous ne pouvions pas rester autant que nous l'aurions désiré. Il faut dire qu'on était fin juillet début août, donc il y avait beaucoup de touristes (surtout chinois, comme partout en Chine). Les commentaires sur Mogao sont divers, beaucoup sont rebutés par le prix et la foule, mais je vais te donner des conseils pour ne pas être déçu. Personnellement j'ai déjà vu les autres grands sites de grottes bouddhiques de Chine : en 2004 les grottes de Yungang près de Datong (Shanxi) et les grottes de Longmen près de Luoyang (Henan), en 2006 les grottes de Dazu près de Chongqing, toutes valent le détour et je pourrais y retourner avec plaisir. J'ai peut-être un faible pour celles de Longmen à cause de leur situation si bucolique au bord d'une rivière, avec le son des cloches d'un temple bouddhique situé sur l'autre rive. Mais en ce qui concerne la qualité des peintures et des statues peintes, Mogao est la plus riche, sans aucune contestation.

Comme nous voulions rester plus longtemps et en voir plus, la guide nous a suggéré de ne pas ressortir avec elle, mais de nous "coller" avec l'un ou l'autre des innombrables groupes chinois. Cela nous a permis de voir une dizaine d'autres grottes de plus, nous changions de groupes à chaque fois, mais sans indications sur la période, etc... puisque nous ne comprenions pas les explications en chinois. Nous avons notamment revu la grotte du merveilleux bouddha couché (le grand amour de Ragamuffin qui a payé deux fois l'entrée pour le revoir si je me souviens bien de ses posts) et nous sommes restées longtemps, collées dans un angle sans déranger les flots de touristes chinois, au grand dam du garde choqué par notre singularité et qui nous intimait l'ordre de circuler, mais nous avons fait un temps la sourde oreille. Il y a aussi à l'intérieur de la zone payante, tout à fait à droite quand on regarde les grottes (donc à l'opposé du bouddha couché) un petit musée très intéressant, vu trop vite avec la guide, que nous avons revu tranquillement seules (en louvoyant entre les groupes nombreux et pressés) en une heure et qui contient des copies très bien faites de toutes les peintures emportées au cours des siècles par les archéologues-aventuriers de diverses nationalités (certains originaux sont en France) et aussi des photos et panneaux explicatifs sur les expéditions de ces différents personnages, très instructif. La vie de ces aventuriers est fascinante mais ils sont clairement vus comme des voleurs par les Chinois.

En fait nous aurions pu rester des heures, mais il était déjà 16 heures et nous n'avions rien mangé depuis le petit déjeuner et nous tournions de l'oeuil. Comme nous avions tout laissé au vestiaire où ils vous prennent l'appareil photo et tout objet volumineux, nous n'avions rien qu'un peu de liquide, déjà terminé, et nous avons dû ressortir, épuisées par la chaleur, la faim, la fatigue et l'émerveillement. Donc aucune photo n'est possible à l'intérieur de la zone payante.

Nous avions vu avant le très très intéressant musée gratuit de Mogao qui est tout près de la zone payante, en face des guichets, et qui prend au moins 2 heures pour la visite et où on peut faire des photos. Ce musée très moderne et bien fait contient des explications sur les matériaux, les modes de construction et de fabrication des statues, les techniques de restauration, avec des explications très bien faites et plein de photos. En plus une dizaine de grottes, très célèbres et précieuses et qui ne se visitent plus pour les protéger, ont été reconstituées dans le musée de façon très scientifique et artistique, et on peut en faire des photos sans flash et les regarder le temps qu'on veut, sans être chassées par le groupe suivant (à ceux que ça choque, pensez à la grotte de Lascaux en France). A l'étage il y a une exposition où ne peut pas faire de photos, l'été dernier c'était sur des statues tibétaines en bronze, très belle exposition. Tout ça gratuit, comme tous les musées de Chine. A la limite, des voyageurs sans argent pourraient ne visiter que le musée gratuit et avoir quand même une très bonne idée de ce que sont les grottes de Mogao. C'est mieux de les voir en vrai bien sûr mais en été les conditions sont difficiles à cause du monde et du prix, donc si on n'est pas un fanatique de l'histoire et de l'art ancien, le musée est quand même extrèment instructif et montre des choses qu'on ne peut voir nulle part ailleurs, en Chine ou à l'étranger.

Le jour de notre départ pour Jiayuguan, nous avions une demi-journée car notre bus était à 16 heures, nous somme retournées 2 autres heures dans le musée et il ne nous restait plus que moins d'une heure pour retourner dans les grottes elles-mêmes, ça ne valait pas le prix. Donc mon conseil pour ceux qui adorent l'art bouddhique et qui veulent rester le plus longtemps possible à l'intérieur de la zone payante, c'est de ne pas voir à fond le musée avant (juste un peu les explications sur les techniques), de bien manger avant, d'emporter à boire suffisamment à l'intérieur, surtout si c'est l'été. Et après la visite guidée ils pourront rester plusieurs heures, en étant discrets. A la sortie, s'ils ont encore des forces, ils peuvent voir le musée (2 à 3 heures en voyant tout, en prenant des photos et en prenant son temps pour tout lire), ou sinon de voir le musée un autre jour. Il y a une cafeteria sur le site mais hors de la zone payante et je ne crois pas qu’on puisse rentrer à nouveau avec le même ticket puisqu’on est censé entrer en groupe avec un guide. Par contre on peut le faire entre la visite des grottes et celle du musée, nous nous avions des sandwichs préparés le matin. Donc prévoir une journée entière pour Mogao, ou même une journée et demi pour voir le musée à part et voir les choses plus calmement et de façon moins fatigantes.

Sur les autres choses visitables à et autour de Dunhuang : - le musée de la ville, pas vu - les grottes de l'ouest, pas vues (parait-il moins fréquentées que Mogao mais moins belles) - le mont des sables chantants et le lac du croissant de lune (Mingsha Shan): nous sommes allées jusqu'à la porte et nous avons renoncé à entrer quand nous avons vu le prix (120 yuans, le double de la Cité Interdite) et le cirque que c'est devenu : un Disneyland avec des tas d'activités pseudo-sportives proposées et une multitude de groupes chinois, notamment d'adolescents et d'écoliers. Comme nous arrivions du Xinjiang où nous avions vu le Taklamakan sans personne, ça ne valait pas la peine. Toute la dune et le temple (qui est invisible depuis l'entrée car derrière la dune) est entourée de hauts murs couverts de panneaux publicitaires, impossible d'y accéder à pied sans payer. J'ai lu sur ce forum qu'on peu aller voir d'autres dunes en vélo, c'est certainement la meilleure option, mais mes 61 ans et mon arthrose aux genoux m'interdit le vélo. - le parc géologique de Yadan, visite mitigée, très beau site, mais visite organisée à la chinoise, ils réussissent en ce bout du monde désertique et loin de tout, à entasser les touristes, tous chinois sauf nous, dans de grands bus et la visite est super encadrée, même si nous nous somme échappées quand même : j'en parle dans le post sur Danxia-Zhangye d'hier 19 ou 20 mars 2013 - les restes archéologiques Han, à visiter sur le trajet du parc géologique (le LP en parle rapidement), certains sont peu impressionants visuellement mais font rêver et sont très intéressants historiquement car ils montrent que les chinois Han essayaient de conquérir l'Ouest jusqu'aux portes du Xinjiang depuis un ou deux siècles avant Jésus Christ. Il y a trois restes et un petit musée minuscule (où on trouve surtout des toilettes ! et des boissons fraiches) : 1. la porte de Jade (Yumen Guan), une masse un peu informe mais impressionante dominant une belle vallée, 2. des restes de la muraille han dans une zone venteuse et désolée, il en reste bien peu mais on voit bien le mode de construction et on imagine les soldats Han si loin de leurs bases ... 3. Enfin, magnifique, surtout en fin de journée avec le soleil déclinant, les restes de la forteresse de Hecang Chen en terre crue, les restes sont encore hauts et bien formés, très intéressants surtout pour ceux qui n'ont pas vu leurs équivalents au Xinjiang (la torride Gaochang et surtout la superbe Jiaohé).

Nous avions prévu au départ trois jours qui se sont transformés en à peine un peu plus de deux jours parce que le train qui allait de Turfan à la gare située à une heure ou plus de Dunhuang (la gare proche ne fonctionnait pas l’été) est arrivé avec 6 ou 7 heures de retard. Je vais fermer là ce post et t'en enverrai d'autres sur Jiayuguan, Lanzhou et les sites tibétains de l'Amdo que j'ai vus.
Quoi visiter à Capetown et Johannesburg? English translation pending
by Hallières · 2013-03-15 · 13 replies
Bonjour

Après un séjour de 15 jours en Tanzanie et Zanzibar (safari) et avoir fait tout ce trajet, nous voudrions tant qu'à y être, visiter aussi un peu l'Afrique du Sud pour un autre 10 à 15 jours selon ce qu'il y a à visiter. Nous aimons beaucoup les paysages, les circuits de ville et tout ce qui est différent à voir ou qui nous permettrait de mieux connaitre en si peu de temps cette partie du monde.

Pour économiser du temps, nous débuterions par Cape Town et ensuite prendrions l'avion pour Johannesburg car c'est de là que se fera notre retour à Montréal.

Comme il est fort peu probable que nous revenions dans ce coin de pays un jour, auriez vous des endroits à nous conseiller et à ne pas manquer dans ces villes ou une ville aux alentours.

D'après vous, combien de temps devrions nous consacrer pour chacune des 2 villes et leurs environs.

Toute suggestion est la bienvenue. Merci à l'avance!
Votre avis sur mon itinéraire au Maroc et conseil pour les enfants English translation pending
by Yves67 · 2013-03-07 · 4 replies
Bonjour,

Avec mon épouse et nos jumeaux (garçons de 8 ans), nous partons au mois d'avril 2013 pour 13 jours au Maroc en voyage itinérant à bord de notre T4 multivan aménagé pour l'aventure. Le circuit dans les grandes lignes passe au départ de Tanger, part Essaouira, Marrakech, Cascade d'ouzoud, Gorges du Dades, Merzouga, Errachidia, Fez et retour Tanger. Je connais un peu le Maroc pour y avoir fait 2 raids VTT avec des copains et j'ai l'envie maintenant de montrer ce coin de la planète à ma famille. Il y a en revanche une interrogation pour laquelle j'ai du mal à prendre un décision. Alors je me suis dit que le meilleur moyen et de vous posez la question qui fera office de sondage et la majorité l'emportera. QUESTION : Dans quel sens feriez vous cette boucle et pourquoi ?

En même temps si vous avez des suggestions sur des choses à ne pas rater, à faire absolument avec des enfants, je suis évidemment preneur. Barouder c'est bien mais des garçons de 8 ans faut aussi leur trouver des activités en accord avec leurs centres d'intérêts.

Merci d'avance pour votre aide.
Activités sur Dubaï avec enfants (information) English translation pending
by Gabyali · 2013-03-03 · 5 replies
Bonjour à tous et à toutes, Je viens de recevoir chez moi un petit livret du département du tourisme de Dubai intitulé "Les activités, Dubai destination famille" sur lequel sont répertoriées par théme les activités à faire sur Dubai. J'aimerais vous mettre à contribution et que vous me disiez ce que vous pensez de ces activités (appréciation générale), la durée et s'il est nécessaire de réserver à l'avance (comme par exemple la montée à Burj Khalifa). Seules les personnes ayant expérimentées ces activités peuvent s'exprimer. 1- Le paradis des petits et des grands : *Kid Zania à Dubai Mall *Children's city à Bur Dubai *Magic planet à Deira *Global village à Dubailand *Wonderland à Bur Dubai *Al Nasr Leisurland à Bur Dubai *Al boom tourist village à Bur Dubai *Encounter zone à Deira avec Lunarland's et Galactica *Sega republic à Dubai Mall 2- Dubai ludique et éducatif : *Café céramique à Jumeirah *Dubai summer surprises *Centre culturel Sheikh Mohammed à Bur Dubai 3- Unique au monde : *Ski Dubai et ski nautique à Jumeirah 4- Aqua'fun : *Cap'tain Jack à Dubai Marina *Dubai dolphinarium à Bur Dubai *Aquarium de Dubai à Dubai Mall *Aquaventure à l'Atlantis *Wild Wadi à Jumeirah *Plongée sous marine à Jumeirah 5- Vacances sportives : *Ifly à Mirdiff *Escalade indoor à Bur Dubai *Dubai Autodrome à Dubailand 6- Visites incontournables : *Wonderbus Tours à Bur Dubai *Dhow cruises à Deira *Big Bus tours 7- Faune et flore : *Spectacles de rapaces à Mirdiff *Musée de Meydan à Meydan city *Ferme de chameaux *Dubai zoo à Mirdiff
Chauffeur pour tour du Rajasthan English translation pending
by ChebbI04 · 2013-02-18 · 7 replies
Bonjour à tous, 😄Notre prochain voyage à destination du Rajasthan débute le 4 mars, arrivée à DELHI pour 15 jours. Comme la période est trop courte pour voyager en train et bus, nous voudrions trouver une voiture avec chauffeur. Quelqu'un connait il une personne à nous conseiller sur place ? Nous sommes 3 adultes. En novembre dernier, nous étions dans l'Orissa et le Chattisgarh, et nous avons apprécié les services de l'agence GRASS ROUTES pour une partie de notre voyage. Quel est le prix approximatif par jour ? Merci de vos réponses😏
Un mois en Inde en octobre English translation pending
by Lifelike · 2013-02-02 · 28 replies
Bonjour à tous,

Nous cherchons un itinéraire pour l'Inde au mois d'Octobre. D'après nos recherches, il est préférable de se rendre au Rajasthan, puis éventuellement dans le sud par la suite.

Depuis New Delhi, quel est le meilleur moyen de se rendre au Rajasthan, en privilégiant la sécurité ? Voiture ? Train ? Même question pour rejoindre le sud de l'Inde ? Avez-vous une idée du lieu que nous devrions privilégier dans la région sud ? Nous recherchons principalement la nature, les paysages hors du commun, la sécurité, la culture, et la mer pour le sud.

Merci pour votre aide.
Agence chauffeur en Inde English translation pending
by Pcmjb · 2013-01-28 · 8 replies
Bonjour Qui a voyage avec l agence "chauffeur en Inde" dernièrement ....si c est le cas, comment cela c est passé ? Car nous souhaitons partir en Inde et je voudrais avoir un peut infos sur cette agence Merci
Avis sur les voyagistes locaux pour le Rajasthan? English translation pending
by Transit54 · 2013-01-12 · 9 replies
Bonjour, C'est la première fois que je vais visiter l'Inde. Et c'est aussi la première fois que je compte voyager en solo. Donc avec la réservation de l'avion, je cherche une compagnie pour l'organisation de mon voyage de 17 jours au Rajasthan en mai 2013. Je sais qu'il fera chaud, mais je n'ai pas d'autre période. Qui connait Indian Travel Service ? Avez-vous déjà eu relation avec ce voyagiste et quels ont été votre expérience. Merci de me guider un peu pour ce premier voyage en ce pays.
Température au lac Khovsgol fin septembre/début octobre? (Mongolie) English translation pending
by BrunoIX · 2012-12-27 · 2 replies
Bonjour,

avec mon amie nous voulions aller en Mongolie vers le 15 Septembre et y rester jusqu'au 10 octobre. Nous pensions aller vers le Nord autour du lac Khovsgol et y faire une randonnée à cheval de 10 à 15 jours si possible. Est-ce que cela est possible à cette époque de l'année?

Comme je me suis principalement intéressé à cette partie de la Mongolie je ne sais pas trop si c'est possible de faire des randonnées à cheval/chameau dans le désert de Gobi par exemple? est-ce que niveau température ça sera plus faisable?

merci pour votre aide 🙂

Bruno
Bons baisers d'Abyssinie English translation pending
by Ilivic · 2012-12-13 · 20 replies
Il faut d'abord savoir que l'Ethiopie est grande comme deux fois la France, et possede la deuxieme population du continent. C'est pour ces deux raisons que j'ai choisi d'y voyager: une telle taille et une telle population assuraient assez de diversite pour trois mois de voyage (decembre, janvier, fevrier) sans sortir des frontieres, comme par hasard la duree du visa accorde. Apres une dizaine de jours de baroude, il est temps de tirer quelques conclusions. Je rappelle avant tout mon mode de voyage: aucun vehicule personnel, aucun guide humain, aucun guide bouquin, aucune montre. 1Eur = 25Birrs

Climat Malgre quelques mises en garde contre l'altitude des hauts plateaux, une intuition m'a decide a ne rien emporter de plus lourd que deux chemises. Pari gagnant, meme la nuit! Contrairement a la plupart des regions tropicales et equatoriales l'air est assez sec (en decembre, le mois le plus froid de l'annee), ce qui n'oblige pas a se doucher deux ou trois fois par jour comme aux Indes. Les hauts plateaux se situent dans un grand cercle autour de la capitale, et s'aplatissent en deserts des que les frontieres approchent (Soudan, Kenya, Somalie) pour ressembler a l'Afrique telle que l'on se l'imagine (savanes de safaris).

Gastronomie Excellente. L'une des meilleures cuisines du monde. Nourriture Le plat-roi: l'injeera, a la fois assiette et aliment. Sorte d'immense galette de tef (variete de mil, cereale) elle se presente sous forme spongieuse et permet d'attraper les accompagnements sans presque se salir les doigts, un peu comme les chapatis indiens. Le gout est un peu amer lors des premieres fois mais excellent ensuite qui se mange sans faim, et on s'apercoit que le gout de l'injeera se marie bien avec les differents aliments, legumes le plus souvent (haricots, lentilles, patates, tomates) poses en petites piles sur la galette etalee. Quelques tout petits stands de viande se tiennent dans les rues, le plus souvent accoles a leur restaurant ou la viande est alors servie sur cette meme injeera, en morceaux predecoupes. De facon generale on n'utilise que les doigts de la main droite (a rincer avant et apres) et jamais de couverts, sauf pour les pates (heritage italien) qui viennent parfois, sans gout, accompagnees d'une sorte de sauce tomate tres epicee. L'injeera se mange dans un seul grand plat, soit seul soit en groupe; plus il y a de convives plus le plat sera grand. On peut parfois porter une bouchee a vos levres en signe d'amitie, ce qui surprend les premieres fois puis fait saisir notre rapport occidental (voire meme typiquement francais) different a l'acte de nourriture (ceremoniel dans l'ensemble, couverts, tables). Si vous etes curieux de la decouvrir sans prendre un vol pour Addis, mon ami Etienne me l'a fait decouvrir au Godjo (pres du Pantheon, a Paris) (20Eur le menu soit...500B) Injeera vegetarienne (fasting food) = 10-15B Injeera carnivore = 30-35B 'Spaghetti-beurk' = 10-15B Aussi quelques boulangeries proposant des 'pain au ble' sympa pour le petit-dej, et des patisseries proposant quelques sucreries pas mauvaises mais un peu epaisses et pas donnees (8-10B la part de simili-quatre-quarts) Boissons Le cafe. Je n'en bois jamais en France, mais celui d'Ethiopie est si bon que je le pense l'un des meilleurs du monde. Dans le moindre village il y aura un ou plusieurs 'stands' de tasses alignees et de cafetieres assises juste derriere, et d'instruments de cuisson en terre qui servent a secher les grains au feu, les torrefier et donnent evidemment un gout incomparable a la tasse de cafe servi donc extremement pur, qui n'a meme pas d'effets 'enervants'! 2-3B la tasse, et 5B la version 'deluxe' macchiato dans les villes. Le the. Pas mauvais, dispo aux memes stand que les cafes, produit localement, encore moins cher que le cafe, bonne option pour une boisson de soiree apres le diner. 1B le verre. Le jus de fruits: une institution. Plusieurs fruits disponibles: avocat, mangue, kiwi, orange... On peut choisir un seul de ces fruits ou un panache, et la consistance est si epaisse que cela forme des 'etages' a deguster a la cuiller! 7-15B le verre a biere. Bieres: je ne suis pas fan, mais ca se boit bien, souvent et frais pour 10B. Rien de plus fort.

Culture Autour de la capitale Addis et dans la region d'Oromia, signes visibles de culture distinctive (par rapport a l'Occident) presque inexistants en-dehors de la gastronomie. C'est du systeme D pour survivre, voire meme Z. Les villes se presentent en tres longues rues, souvent sans reel centre ou marche comme le monde de l'islam en a le secret. Les maisons de bitume precaire remplacent de plus en plus le pise et la terre. Le sexe masculin porte presque toujours jean-ticheurte, tandis que les femmes continuent en majorite a enrouler une grande jupe autour de leurs jambes (pour combien de temps encore?). Constat a moderer peut-etre apres la visite d'autres regions, notamment les tribus du Sud (Mursis, Hamer, Omo) et les eglises rupestres du Nord. Cela a ete toute une histoire d'arriver a Shek Husen, lieu de pelerinage musulman, mais c'etait sympa: le lieu se visite nu-pieds sur un terrain de pierraille, dont les croyants du lieu avalent poussiere et graviers en signe de devotion. En periode de pelerinage ce doit etre encore mieux a vivre, mais attention ce n'est qu'un hameau, pas meme d'hotel. (l'habitant vous depannera certainement en attendant le prochain bus)

Religion 50% de la population est chretienne, 30% musulmane (surtout vers l'Est et la Somalie) et 20% 'autre chose'. A premiere vue assez peu de signes visibles de religion dans les rues, et en dehors de la croix de bois nue, simple emouvante que la presque-totalite des chretiens porte a son cou (le pays a ete le premier du monde a embrasser la religion chretienne). Eglises sises en hangars, mosquees baties en toles d'aluminium. Le Noel et le Nouvel An orthodoxe se situent mi-janvier, j'essaierai d'attraper les festivites dans une petite ville hors de la 'route historique' du Nord.

Relations humaines Pour le moins decomplexees, presqu'enfantines. Du rire, du rire, encore du rire et toujours du rire: c'est une vraie cure de rire, pour tout et n'importe quoi. Les salutations se font souvent en se serrant la main et en se choquant l'un l'autre l'epaule droite. Se preparer a etre la star a tout moment, l'equivalent d'un Brad Pitt ou Angelina Jolie. Chaque regard de chaque seconde de la journee est le prelude a une nouvelle interaction. Sous peine de partir en vrille il faut donc savoir faire le tri: ne repondre aux poignees de main que des personnes du meme age et plus agees, se composer un masque dur et s'eloigner immediatement lorsqu'un attroupement se forme immanquablement autour de soi. De facon generale montrer une attitude ferme et decidee. Anglais tres peu parle, souvent de facon tres basique. Les conversations se composent beaucoup de signes, de noms de ville, tournent autour du cafe ou de l'injeera. Contrairement a l'Asie, les incomprehensions frequentes ne font perdre la face a personne et l'Africain continuera toujours de nourrir la conversation jusqu'a la separation (presque toujours provoquee par le farenji). Les Ethiopiens sont tres fiers de leur pays et ne manqueront pas de vous rappeler qu'il est le seul du continent a n'avoir jamais ete colonise. Hospitalite possible: souvent lorsqu'il s'agit d'offrir un cafe ou de parteger une injeera avec un groupe, un peu plus rares mais reelles des qu'il s'agit d'heberger. J'ai dormi trois fois chez l'habitant en trois nuits, attention car cela s'accompagne souvent de demande d'argent, de facon faible et reelle, ce qui mene au chapitre suivant:

Le sexe et l'argent Indissociables de tout voyage en Afrique. Apres un seul coup d'oeil neutre, une jeune femme m'a propose d'aller tout de suite dans ma chambre d'hotel, 'for free'. Apres un seul sourire, une fillette de six ou sept ans m'a repondu d'un regard aguicheur en faisant les signes 'dormir' et 'argent'. Les hommes me designent souvent les femmes d'un air coquin. Le sexe semble tres libre dans cette region, et dans tout le continent de ce que j'ai lu (hors islam). Mes conversations 'entre hommes' ont toujours eu leur partie 'bordel', que chaque localite semble posseder et que je n'ai pas encore eu la curiosite (chance?) de visiter. A un moment de la plupart des rencontres prolongees, la question de l'argent se montrera toujours, souvent debutee par un 'I am poor (...)' et formulee de facon faible mais explicite. J'ai resolu la question en gardant la regle de fer que je me suis donnee depuis le debut de mes voyages: je n'ai jamais rien donne, ne donne jamais et ne donnerai jamais rien pour rien. Au besoin pretexter ne pas comprendre par un 'I speak bad English'. Cela arrive souvent que l'on m'offre un cafe, un repas ou un lit, dans ce cas je rends l'invitation la fois suivante (s'il y en a), dans un principe de reciprocite, mais si l'on commence a donner sans aucun service rendu cela mene au fameux cercle vicieux et l'alimente. Il est clair que ce n'est pas une destination a recommander aux voyageurs debutants, qui se feraient probablement plumer constamment. La 'double-tarification double' envers le farenji reste une legende pour le moment: je verifie tres souvent aupres des locaux, et regle toujours le prix 'habesha', ethiopien; une tenanciere m'a meme fait une reduction 'farenji' de moitie par rapport au prix habesha! Le secret reste bien sur de rester a l'ecart des autoroutes touristiques, d'eviter les activites personnelles et particulieres (nature, rando, safaris humains), et de consommer les memes services que la population locale (hotels, nourriture, bus), et le prix 'normal' sera toujours demande. C'est la consequence logique d'une certaine forme de voyage qui n'est pas la mienne.

Hotels Ou pensions. Autre nom: Hoteela. S'annoncent toujours en pancartes d'alphabet romain, donc aucun souci pour les localiser (malgre le quasi-monopole par ailleurs de l'alphabet amharic (tres particulier, descendant des langues mesopotamiennes)). Veritables institutions et lieux de rencontre des localites, sans doute parce qu'ils offrent souvent aussi restaurant et cafe. Une nuit en chambre simple avec salle de bains commune revient autour de 100B a Addis, 70B dans la peripherie, et de 30 a 50B dans le reste du pays. La literie est, etonnamment, presqu'irreprochable (le matelas, un drap propre, un autre drap propre, une couverture et un pardessus de lit), mais les sanitaires sont souvent une horreur sans nom: a la turque, une corbeille, aucun papier ni broc d'eau propre a portee de main: c'est une expedition. Meme topo pour les douches, souvent bouchees, mais dont l'eau reste heureusement tiede sans aucun chauffage grace au climat equatorial tres clement. Hors d'Addis point de pressing; possible de donner une ou deux pieces d'habits a laver au tenancier de l'hotel, souvent sans surcout.

Transports La campagne est etonnamment populeuse, ce qui assure des bus assez frequents, qui se rarefient toutefois apres le dejeuner. Pas necessaire donc de se lever systematiquement avant le soleil. Meme dans les villages recules il y aura au moins un bus dans les deux sens, on ne reste donc jamais bloque tres longtemps. Tarifs de l'ordre de 50B les 100km. Le farenji aura souvent d'office sa place reservee au meilleur endroit, pres du chauffeur face au grand pare-brise. Tres bons endroits pour sympathiser, voire meme souvent offrir un point de chute a l'arrivee. Les Ethiopiens ont aussi l'habitude d'accomplir de longs trajets au sein de leur pays en changeant de bus deux ou trois fois par jour, et en cas de trajet complique quelqu'un suivra souvent la meme route que vous qui servira de compagnon tout au long du voyage.

Divers Presque tout le monde a un tel portable (pour le meilleur et pour le pire), il est donc facile de garder contact avec les gens. Cafes Internet jusque dans les petites villes, factures a la minute (0.10B a Addis, jusqu'a 0.40B ailleurs).

Voila, en esperant avoir donne envie a quelques-uns! Je me dirige maintenant vers les tribus du Sud (Omo, Hamer, Mursis) par les chemins detournes (en descendant depuis Mizan Teferi), dans le but d'aller vivre parmi eux sans aucun guide et en influant le moins possible sur leurs coutumes.

Bonnes ethiopiques a tous!
Que faire en Tunisie en décembre? (logement à Hammamet) English translation pending
by Karouch · 2012-12-03 · 8 replies
Bonjour,

Je pars dans 2 semaines en tunisie avec ma meilleure amie, mon copain et son meilleur ami... Nous y sommes déja aller mais n'avions pas fait grand chose. Là, j'aimerai vraiment découvrir la tunisie que me conseillez vous? Nous logeons à Hammamet mais nous serons véhiculés donc bouger n'est pas un problème. J'aimerai vivement que vous me conseilliez des endroits clés (avec détails + prix approximatifs si possible) , j'aimerai savoir si les thalasso/piscines ds hotels sont accessibles à des gens qui ne sont pas de l'hôtel ? Et enfin j'aimerai savoir ce que vous me conseillez de faire pour le reveillon du 31 décembre et quelles choses sympa peux on faire en couple ? Choses originales ? Je compte sur vous!!!!

PS : quel temps fait il ? je prend mon maillot ???
Lanzarote, la perle noire... English translation pending
by Santéa · 2012-11-25 · 12 replies
Il y a deux ans, nous cherchions une destination pas trop cher, pour passer une semaine sur la plage et sous le soleil avant de reprendre le travail. Cette fin d’été, nous l’avons passée sur l’île de Lanzarote, la plus orientale des îles Canaries, une île volcanique aux nombreuses facettes … (Vous pouvez également suivre ce carnet de voyage sur mon blog : samiharrat.wordpress.com )

Episode 0 : Itinéraires et Préparatifs

Lorsque l’on décide de voyager aux Canaries, il faut d’abord choisir quelle île rejoindre. La plus connue et la plus grande est Ténérife, avec son volcan le Teïde de plus de 3000 mètres de haut, elle est le point culminant d’Espagne. Cette île rassemble de nombreux atouts mais, une grande partie de sa côte à été bétonnée et envahie par des hordes de touristes. Juste à côté, sa petite soeur Gran Canaria, (la Grande Canarie) est considérée comme un continent en miniature ; rassemblant beaucoup de paysages différents sur un très petit espace. Elle accueille la capitale et plus grande ville de l’archipel : Las Palmas. Comme sa voisine, le problème majeur de Gran Canaria est sa surpopulation en période estivale et son littoral largement défiguré (excepté à l’extrème sud dans les dunes de Maspalomas). Plus à l’est se trouvent deux autres îles où le tourisme est bien développé : Fuerteventura, plate, ventée et pleine de sable et bien-sûr Lanzarote, volcanique et île la mieux préservée du tourisme de masse. C’est pour cette raison que notre choix c’est porté sur cette dernière. La deuxième chose à choisir lors d’un voyage aux Canaries c’est la manière de voyager. 90% des gens réservent une formule tout compris comprenant vol et hôtel en tout inclus. La plupart des gens ne sort pas de leurs hôtels et passent une semaine au bord de la piscine. Préférant garder une liberté d’action et cherchant également à faire quelques économies substantielles, nous avons préféré réservé notre voyage différemment. D’un côté un vol sur Transavia (filiale d’Air France-KLM) et de l’autre un hôtel de la chaîne Iberostar en bord de mer et en demi pension à Playa Blanca. Nous avons également pris une voiture de location depuis la France pour tous nos déplacements à travers l’île durant cette semaine canarienne. Une fois sur place, nous avons essayé de découvrir le plus de facettes possible de cette île aux paysages lunaires en bougant au moins une fois par jour. Cette dernière est d’une taille propice à la découverte (environ 60km de long) qui permet d’en faire le tour sans problème dans la journée. Le choix de la ville de Playa Blanca pour séjourner s’explique par la proximité des plus belles plages, du parc national de Timanfaya tout en étant éloigné des grands centres urbains : Arrecife et Puerto del Carmen. Voici ci-dessous les différentes excursions que nous avons fait au cours de notre semaine à Lanzarote.

Etapes : - 20 août 2010 : 1. Aéroport d’Arrecife ; 2. Lagune d’El Golfo ; 3. Salinas de Janubio ; 4. Playa Blanca - 21 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Playa de Papagayo - 22 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Marché de Teguise et Castillo de Santa Barbara ; 3. Jameos del Agua ; 4. Jardin de Cactus ; 5. Playa de Famara ; 6. Timanfaya - 23 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Playa de Papagayo - 24 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Playa Quemada ; 3. Playa de Papagayo - 25 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Timanfaya - 26 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Mirador del Rio ; 3. Playa de Orzola - 27 août 2010 : 1. Playa Blanca ; 2. Aéroport d’Arrecife

Lors d’un voyage à Lanzarote, il y a certains incontournables. Parmi eux, les réalisations de l’artiste canarien César Manrique doivent être en tête de liste. Cet amoureux de Lanzarote, artiste peintre, sculpteur et architecte à, toute sa vie durant, bataillé pour la préservation de son île. Il a fait en sorte que les paysages soient respectés tout comme l’architecture traditionnelle de l’île. C’est pourquoi on ne trouve pas d’immeubles sur Lanzarote, seulement des constructions de faible hauteur rappelant les anciennes maisons de pêcheur.

Cesar Manrique a bâti plusieurs réalisations sur Lanzarote dont les plus connues sont les Jameos del Agua, une piscine artificielle et son jardin bâtis dans une dépression volcanique, le Mirador del Rio : un observatoire caché au sommet d’une colline. le Jardin de Cactus : un jardin rassemblant des variétés de Cactus venant du monde entier, l’une des seule flore s’accommodant de l’absence de pluviométrie sur l’île et enfin le restaurant El Diablo d’où partent les excursions dans le parc national de Timanfaya.

Enfin, la plage de Papagayo près de Playa Blanca, la plus belle de l’île est elle aussi à ne pas manquer.
Excursion dans le désert algérien English translation pending
by Mehdiben69 · 2012-11-22 · 25 replies
Bonjour à tous,

Je vais partir en Algerie pour les vacances de décembre (du 22 décembre 2012 au 5 janvier 2013) avec un ami. Nous allons traverser les villes de ghardaia, in Salah, Tamanrasset, Djanet etc...

Pour le logement, il y a des hotels pas trop cher à Ghardaia (un en particulier à hauteur de 900 dinars pour deux personnes soit 4 euro la nuit). Nous comptons aussi sur les auberges de jeunesse.

Pour les transports : car = tarifs dérisoires etc...

Enfin, les excursions : pour tamanrasset, etc, les tarifs sont plutot élevés dans le cas ou on passe par les "grands organisateurs". Je souhaite passer par un réseau plus ou moins "underground", plus authentique et moins honéreux :-)

Quels sont vos conseils utiles ? avez vous des contacts ? Quels sont les villes, les endroits à surtout visiter, les mises en garde etc...

Je compte sur vous pour tous vos conseils précieux. Merci d'avance.

Mehdi
Dakhla: logements et sites à voir? (Sahara occidental, Maroc) English translation pending
by Jaaforino · 2012-11-21 · 30 replies
Bonjour

Voila je prévois d'aller a Dakhla en Mars 2013 aves des amis voila on a réserver des billets d'avion pour 50 euros ( ce qui est super attractive avec easy jet lyon - casablanca ) on a une dizaire de jours pour notre voyage si vous savez des informations sur dakhla -tan tan-layounn ? logements ? sites a voir ? n'hésitez pas merci d'avance
Mongolie - juillet 2012 English translation pending
by ARD07 · 2012-11-01 · 4 replies
Ce carnet est réalisé par copie des articles de notre blog (fait pour notre famille et nos amis); ce n'est donc pas un vrai carnet comme certains rédigent. Il peut cependant donner une idée de parcours dans ce superbe pays.

Nous sommes partis le 11 juin 2012 à trois 4x4 et pour atteindre la Mongolie, nous sommes passés par la Suisse, l'Autriche, la Hongrie, l'Ukraine et la Russie. Pour le retour, nous sommes passés par la Russie (lac Baïkal et anneau d'or), l'Estonie, la Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Allemagne soit 12 pays traversés et 23 000 km parcourus.

Jeudi 28 Juin Départ 7h30 après une bonne nuit dans la voiture (très confortable), nous roulons vers l’est, face au soleil levant. La bonne qualité de la route d’hier, qui se poursuit ce matin, nous permet d’être à notre étape à 13h30. Nous allons directement à la concession Toyota de Novosibirsk pour faire faire les vidanges des voitures avant d’aborder les pistes de Mongolie. Un petit mot sur la cuisine russe qui nous est proposé dans les petits restaurants, motels ou cafet’ au bord de la route : beaucoup de beignets fourrés de confiture ou compote, viande hachée, voire semblant de fromage. Les plats garnis sont tous servis après avoir été réchauffés au micro-ondes, la viande est détaillée en petits morceaux et, si les légumes sont parfois présents sur la carte, ils se résument à pâtes, riz et pommes de terre.

Vendredi 29 juin 4 A 11h45, nous atteignons Bijsk, qui est notre étape de ce soir. Nous avons donc une demi-journée d’avance malgré la demi-journée d’attente chez Toyota. Notre objectif est maintenant d’atteindre Tashanta, la ville frontière, afin d’entrer en Mongolie samedi soir. En effet, d’après nos informations, ce poste frontière serait fermé le dimanche et nous n’avons AUCUNE ENVIE de « poireauter » en Russie, surtout dans un endroit aussi perdu !!!! En début d’après-midi, nous abordons le massif de l’Altaï. Fini l’enfer de la Russie, ses routes défoncées et ses camions rugissants. La route est bonne, très peu de camions, ça ressemble beaucoup à nos Alpes, nous longeons la rivière Katun. Nous passons deux cols et après celui à 1600 mètres, le paysage change, la végétation est beaucoup rare, le relief s’adoucit. Très belle route à partir de Tukta, nombreux troupeaux vaches et leurs veaux ainsi que des hordes de chevaux en liberté, la plupart des maisons ont en annexe, une yourte en bois. Nous croisons un mariage qui faisait des photos sur un chantier routier, l’un des participants connaissait Chambéry !!!!! Nous voyons deux autres mariages. Le vendredi est-il le jour des mariages en Russie ? Nous recherchons un hypothétique hôtel pour Alain, que nous trouvons assez tard : style « chez l’habitant », les deux autres voitures bivouaquent dans l’enclos de l’hôtel, premières brochettes d’agneau pour les carnivores, pâtes pour la végétarienne de service.

Samedi 30 Juin Nous avons 220 km à parcourir pour atteindre la ville frontière de Tashanta que nous atteignons vers 11h45. Nombreux troupeaux de moutons, chèvres, vaches et chevaux en liberté, y compris sur la route. Les gardiens de troupeaux sont à cheval. Au détour d’un virage, des sommets enneigés apparaissent. 5 Nous faisons le plein des véhicules et des bidons : en effet, en Russie le gasoil coûte environ 0,70 € alors qu’en Mongolie il devrait coûter environ 1,10 €. Puis nous prenons place dans la file d’attente pour la frontière russe (fermée de 12 à 14 h) et pique-niquons en attendant. Il nous faut 2 heures pour traverser la frontière russe. Nous traversons le « no man’s land » puis abordons la frontière mongole. Deux heures nous sont nécessaires pour faire passer les 3 véhicules : nous suivons docilement et patiemment le circuit des guichets sans chercher à comprendre. A 18 heures, NOUS SOMMES EN MONGOLIE !!!! Comme par magie, passé la frontière, les paysages sont comme nous les avions rêvés !!!! Nous voyons nos premières yourtes !!!!! Nous roulons une dizaine de kilomètres et décidons de bivouaquer dans une étendue plate. De gros nuages noirs menacent, il pleut au loin. Lorsque René débouche la bouteille de champagne, il commence à pleuvoir et nous finissons nos verres dans les voitures et nous dinons dans les voitures pendant qu’il pleut et tonne. Enfin une bonne nuit réparatrice sans réveil aux aurores pour reprendre la route.

Dimanche 1er Juillet - Olgly Nous arrivons à Olgly en fin de matinée. Les rues sont assez délabrées, les familles vivent dans un carré clos par un mur, avec une petite maisonnette en pisé et la yourte installée à côté. Des français rencontrés à la frontière nous ont indiqué un bon « camping » avec eau chaude… théoriquement… et wifi. Nous rencontrons un couple de voyageurs ardéchois en route depuis le mois de Mars et le couple écossais/tasmanien déjà rencontré à la frontière. Les ardéchois conduisent tout le monde à un restaurant turc. L’après-midi, chacun vaque à ses occupations. La monnaie est le tugrik. Il en faut 1600 pour faire un euro. Le soir, apéro en commun et festival de chapeaux.

Lundi 2 Juillet – Parc Tavan Bogd Nous quittons le camping pour le parc Tavan Bogd. Lors de nos démarches d’avant départ (courses, gasoil, banque et distributeur) nous apprenons que nous devons obtenir une autorisation pour circuler dans ce parc très proche de la frontière chinoise. On nous la promet pour 14 heures, puis pour 15 heures (10 000 tugriks par personne.. En attendant nous sortons un peu de la ville et partons hors piste pour profiter des paysages. 2 Nous prenons ensuite la piste, très beaux paysages, et nous arrêtons pour un bivouac froid et venté, nous montons la « base » (sorte de tente annexe sans tapis de sol de 2 m x 2 m x1,90m de haut qui permet de se mettre à l’abri des intempéries). En route nous observons des marmottes miniatures (longueur 20 à 25 cm queue comprise) qui courent en tous sens et posent pour la photo !!!!

Lundi 3 Juillet Nous partons vers le lac. Le pont est fermé et comme René a perdu le contact pour son GPS, nous continuons la piste… qui se terminera pas un cul de sac. Nous découvrons en route plusieurs sites funéraires : tas de pierre en guise de tombe, ou tombe avec tombeau en rondins de bois, petits cimetières. Nous observons aussi des alignements de pierres dont nous recherchons la signification. Notons que cette région de la Mongolie est musulmane car habitée essentiellement par des Kazakhs. 3 Après un demi-tour, nous retournons au pont qui était fermé. Il est maintenant ouvert et constitue l’entrée dans le parc. La gardienne examine en détail notre laisser-passer. Nous nous remettons en route et nous arrêtons pour un pique-nique TRES venté. Bernard doit changer une roue dégonflée en plein vent glacial. Nous trouvons ensuite un bivouac au bord du lac, avec des tapis d’edelweiss, face aux sommets enneigés, et aux glaciers (4000 m environ). Nous montons la base pour la seconde fois. Bernard, avec un méchant rhume débutant, regonfle tous ses pneus et répare la roue crevée avec une mèche. Les gars à la mécanique avec Bernard, les filles montent les bases et font la cuisine. Malheureusement, la visite de ce parc se fait un temps couvert, où le ciel bleu promis dans la formule « La Mongolie, le pays du ciel bleu » ???? 4

Mercredi 4 Juillet - Parc Tavan Bogd Nous faisons le tour du lac et passons un pont. Des militaires nous rattrapent en moto pour vérifier notre laisser-passer. Nous profitons d’une bonne piste puis d’un passage difficile avec passage de gué pour faire une initiation de Marianne à la conduite du 4x4. Après un premier quart d’heure de stress, ça roule !!!! Bernard estime qu’il pourra bientôt faire la sieste !!!! 5 Nous revenons à Olgly et passons la nuit au Wolf Camp. Nous rencontrons un Français qui n’a pas vu de Français depuis un mois. Il est venu de Marseille en Mongolie à moto. Pour être complet sur ce voyageur, il est marié à une Espagnole et vit en Afrique du Sud.

Jeudi 5 Juillet - Khovd Nous prenons la route pour Khovd et nous profitons de belles portions de route. En effet, un grand axe routier est en construction pour relier l’ouest à Ulan Battor. Tantôt nous roulons sur l’ancienne piste, tantôt nous roulons sur la route en construction qui constitue une belle piste. Parfois même, nous avons l’heureuse surprise de portions goudronnées !!!! A un col, nous nous arrêtons : un groupe de personnes endimanchées est là, près d’un « ovoo ». Un « ovoo » est un monticule chamanique de pierres, bois et autres offrandes aux dieux et aux esprits, placé en principe, aux endroits élevés. De nombreux rubans, en principe de couleur bleue, flottent au vent. C’est l’équivalent des cairns que l’on rencontre fréquemment dans les montagnes. 6

Vendredi 6 Juillet – près de Manhan Journée sans étape, chaque équipage décide de son plan. En ce qui nous concerne, nous choisissons d’aller à une grotte avec des gravures rupestres indiquées sur Lonely Planet. Nous faisons la route « au GPS » qui nous indique bien la direction, mais nous avons tout de même quelques difficultés à trouver la piste qui va contourner les montagnes. Un autochtone au volant d’une camionnette pleine de tontes de moutons nous met sur la bonne piste. Nous arrivons à un petit campement en fin d’après-midi et négocions le prix de la nuit dans la yourte de 40 000 à 25 000 tugriks (16 €). Nous commandons la douche chaude pour notre retour ainsi que notre repas du soir : une soupe de légumes avec viande et une sans viande. Les sanitaires sont sommaires mais propres. Une stagiaire parlant un peu l’anglais nous aide beaucoup. Nous allons visiter la grotte au soleil couchant selon les conseils du guide, en effet elle est plus éclairée à ce moment de la journée. La visite est assez acrobatique et décevante, seulement quelques gravures. Au retour, une grosse fumée blanche s’élève au-dessus des sanitaires, le feu a été fait pour chauffer l’eau de la douche que nous prenons avec délectation !!!!! 7

Samedi 7 Juillet - Darvi Beau réveil sous la yourte. Nous nous gavons de crêpes chaudes avec beurre et confiture !!!!! Après 12 km de pistes à travers la montagne, nous rejoignons une portion de route goudronnée, assez courte… suivie d’une piste. Au début de la route goudronnée, une grande antenne de télécom, Marianne envoie un sms à Marie-Charlotte pour son anniversaire. Le temps menaçant nous incite à rejoindre Darvi où nous avons rendez-vous avec nos coéquipiers entre 17 et 18 heures. Nous arrivons vers 15 heures et déjeunons dans un petit restaurant : 4,50 € pour deux, pas la peine de faire la cuisine !!!! Nous découvrons l’astucieux système d’eau courante… A partir de 17 heures, nous nous plaçons au meilleur endroit près des pompes à essence et en face de la rue principale pour attendre nos coéquipiers. Un gros orage avec grêle éclate. A 20 heures, toujours pas de coéquipiers. Nous envoyons des sms qui ne sont pas transmis, nous allons bivouaquer à quelques kilomètres avec l’intention de revenir au point de rendez-vous le lendemain matin. 8

Dimanche 8Juillet - Altay Nous nous réveillons et plions tranquillement pour retourner au lieu de rendez-vous à Darvi. Au moment de monter dans la voiture, nous apercevons nos coéquipiers sur la piste, qui nous observent !!!! Nous apprenons alors qu’ils ont été bloqués en route, par une coulée de boue lors d’un orage. Un camion porteur d’une grue est bloqué dans un gué et les ouvriers du chantier de la route leur disent qu’il faudra attendre 24 heures pour pouvoir passer. Eux aussi ont envoyé des sms, n’ont pas reçu les nôtres. Nous recevrons l’un de leurs sms le soir en arrivant à Altay. En ce qui concerne le temps, nous observons qu’en général il fait beau le matin avec un ciel limpide. A la mi-journée, le ciel se charge ensuite de gros nuages blancs, très beaux pour les photos, mais prometteurs de perturbations. En fin d’après-midi, c’est l’orage !!!! Depuis quelques jours, nous avons un orage journalier, assez violent, avec grêle fréquente et vent, pendant une à deux heures.

Lundi 9 Juillet - Altay Retrait et change à la banque, puis garage pour Alain dont le pot d’échappement doit être réparé. A Altay, c’est le 2e jour du Nadaam : fête nationale qui se déroule entre le 10 et le 14 juillet selon les endroits, dure deux jours au cours desquels se déroulent des courses de chevaux, des compétitions de tir à l’arc et de lutte. Nous allons au stade voir les lutteurs, de « beaux bébés », bottés, et habillés d’un slip et une mini-veste avec manches (voir photos). La coupe de cette veste a été conçue pour empêcher les femmes de participer à la compétition !!!!! Beaucoup de personnes, à l’occasion du Nadaam, sont habillées en costume traditionnel : un grand manteau ceinturé, des bottes et un petit chapeau avec une pointe. 2 Autour du stade, se tient un marché d’objets en tous genres d’origine principalement chinoise. Egalement, quelques stands proposent des crêpes et chaussons fourrés à la viande, spécialités mongoles. Bernard et nos coéquipiers se régalent… la vie est dure en Mongolie pour les végétariens !!!!! Vers 11 heures nous quittons Altay pour notre étape intermédiaire, car nous voulons arriver à Bayankhongor le 10 au soir car, selon nos informations, le Nadaam s’y déroulera les 11 et 12 Juillet.

Mardi 10 Juillet - Bayankhongor Nous arrivons à Bayankhongor en milieu d’après-midi et apprenons que le Nadaam est commencé depuis la veille et se termine ce soir. Nous trouvons rapidement un hôtel et courons au stade où se déroule le Nadaam. Nous assistons à la finale de la lutte et un défilé de cavaliers qui ont couru le matin, tous très jeunes et qui montent à cru. 3 Après la douche brûlante… car elle n’est alimentée que par l’eau du ballon d’eau chaude, donc aucune possibilité de régler la température, nous décidons de nous retrouver au restaurant de l’hôtel… il ferme et nous apprenons qu’il est 21 heures… encore une heure de décalage supplémentaire. Nous sommes donc à +6 heures. Avant de partir au restaurant, nous récupérons le linge donné à laver en arrivant, il est encore un peu humide. Nous dinons dans un petit restaurant karaoké, activité très prisée en Mongolie. Etant donné que nous avons rendez-vous avec Tuul, notre guide, le 13 Juillet ici à Bayankhongor, nous décidons de nous retrouver le 13 à midi devant cet hôtel, et d’ici-là chaque équipage est libre de son programme.

Mercredi 11 Juillet- Shargalguut sources d'eau chaude La voiture est couverte de boue et de poussière, nous allons la faire laver. Nous faisons des courses pour une escapade de deux jours. Comme dans toutes les villes, les supérettes sont côte à côte dans la rue principale. On y trouve : beaucoup de sucreries, quelques conserves de viande (yak) et poisson, du pain industriel très « étouffe-chrétien », rarement des légumes et des fruits. En matière de légumes, il y a des pommes de terre, des carottes et des choux !!!! Quelquefois des tomates… Les fruits sont encore plus rares : des pommes, des bananes… de l’Equateur, quelques imitations de nectarines. Il y a également des yaourts vraisemblablement longue conservation sans réfrigérateur, valables jusqu’en octobre ou décembre. Nous partons « au GPS » à des sources froides et chaudes situées à Shargalguut, à environ 60 km de Bayankhongor. Après quelques difficultés pour trouver le départ de la bonne piste, nous parcourons les 60 km sur une piste un peu difficile avec des ponts et des passages qui ne doivent pas être faciles lors de l’orage journalier. 4 Nous nous arrêtons près d’une yourte qui fait sécher des fromages sur le toit ; nous en achetons et sommes heureux de goûter ce fromage un peu aigrelet, c’est le premier depuis notre départ. Il s’agit ici de fromage de chèvre. Nous traversons le village des sources qui comportent un hôtel et une « station thermale » et trouvons un lieu idéal de bivouac quelques kilomètres plus loin. Nous sommes un peu surélevés par rapport à la rivière… en prévision des orages… face à une yourte et entourés de troupeaux : chevaux, chèvres et yaks. Nous avons juste le temps de nous installer avant notre orage quotidien de 18 à 20 heures. Bien installés dans notre « ‘base », après un petit apéritif, nous dinons au sec. Nous regardons par la fenêtre et voyons passer le troupeau de yaks à quelques mètres de nous, sous les éclairs, le tonnerre et le vent. 5 A 20 heures, l’orage cesse, nous allons nous coucher avec la couette car il fait assez frais…

Jeudi 12 Juillet Réveil avec le soleil et toujours cette vue magnifique sur les montagnes, les yourtes et les animaux en liberté. Nous décidons de faire une journée sans voiture consacrée au rangement du matériel et à une rando dans les environs. Dans la matinée, nous donnons des gâteaux à des jeunes gardiens de troupeaux. Quelques minutes plus tard, deux petits enfants arrivent de la yourte en face, avec une bouteille de lait à la main. Nous leur faisons visiter notre « ger », notre yourte à nous, ils veulent tout voir et se disputent pour s’assoir sur un fauteuil. Nous leur donnons quelques gâteaux et goûtons le lait : c’est du lait de jument fermenté dit « aïrag ». Nous mettons la bouteille au frigo pour faire goûter à nos coéquipiers demain. Puis nous partons en rando. Marianne étrenne ses nouveaux bâtons de marche et remet ses chaussures de rando pour la première fois depuis le fatidique 30 janvier. Elle a des ailes et escalade les rochers. 6 Nous explorons les environs sous un temps menaçant, nous prenons le chemin du retour un peu prématurément à notre goût et nous terminons les derniers 500 mètres sous la pluie. Nous nous réfugions sous notre yourte occidentale, au bout d’une heure l’orage cesse, nous accédons à la voiture pour déjeuner (il est 15 heures…). Dans un des replis de la base, Bernard découvre des petits grêlons, Marianne est contente car elle va ainsi pouvoir décoller un chewing-gum de son pantacourt tout neuf !!!! Nous passons la fin de l’après-midi sous notre base à mettre à jour le récit de notre voyage pour le blog. Vers 17 heures, le soleil est de retour. Nous repartons donc pour une balade au milieu des troupeaux et en direction de la yourte d’où sont venus les enfants. Nous rencontrons en route le propriétaire de la yourte qui mène un troupeau à cheval. Nous lui offrons une chemise que Bernard ne met plus et il nous invite dans sa yourte. Selon la tradition, il nous offre du lait de jument fermenté et des fromages de yak. Nous pouvons faire des photos de son intérieur, malheureusement la communication est très limitée. Nous quittons la yourte et il nous conduit à son troupeau de chevaux. Les poulains sont attachés très court toute la journée pour qu’ils ne tètent pas leur mère ; en effet, les juments sont traites toutes les 2 heures pour fabriquer le lait de jument fermenté. Nos impressions gustatives : le lait de jument fermenté picote légèrement et n’a pas un goût très prononcé de lait. Nous apprendrons ultérieurement qu’il est fabriqué l’été et 7 se conserve jusqu’au printemps suivant. C’est LA BOISSON courante et journalière des mongols. Quant aux fromages, de chèvre ou de yak, ils ressemblent à de l’édam mais blanc/crème, coupé en morceaux irréguliers, avec un goût un peu aigrelet au début puis un goût prononcé de fromage. Nous en avons mis dans un risotto et cela était tout à fait honnête comme résultat. Nous le consommons également en cubes dans notre salade du midi et là, cela n’a rien à envier à la féta.

Vendredi 13 Juillet - Bogd - en piste pour le Gobi Nous quittons à grand regret notre campement idyllique. Nous sommes à Bayankhongor en fin de matinée pour courses et connexion internet… recevoir et donner des nouvelles et mettre à jour notre blog. A 12 heures, Tuul, notre guide avec qui nous avons rendez-vous pour 8 jours de circuit ensemble, arrive avec un équipage français. Nous partons pour Bogd où nous arrivons en fin d’après-midi. Samedi 14 Juillet - dans le Gobi Alain nous fait un défilé… c’est le jour où jamais !!!! C’est notre premier jour dans le désert de Gobi et avec Tuul notre guide. Enfin les réponses à tant de questions… Nous voyons beaucoup de troupeaux de chameaux (2 bosses) et, oh déception ! ils n’ont pas leurs « cheveux » longs (comme ceux du film « L’histoire du chameau qui pleure » que certains ont peut-être vu). En effet, ils sont tondus au début du printemps (avril-mai) car la laine est utilisée (cordages entre autres) et ils commencent à avoir à nouveau le poil long fin septembre. Nous nous arrêtons dans une yourte pour que Tuul puisse se faire confirmer la piste et la propriétaire nous y invite. Elle nous sert du thé au lait (beaucoup plus de lait que de thé, légèrement salé et qui peut, dans certains cas, être « assaisonné » de beurre de yak, ce qui n’était pas le cas ce jour là). Elle nous offre de la vodka artisanale (distillée dans la yourte, elle est d’ailleurs en train de mettre en route une distillation). 8 Entendez par vodka, une « eau de vie » faite à partir de lait fermenté, distillée dans une « installation maison », sur un poêle alimenté avec de la bouse sèche. Les bouses sont ramassées dans les champs, séchées, et mises en tas près des yourtes (voir photos). Elle nous propose également du fromage accompagné de crème (de chèvre, c’est l’animal qu’elle élève). Nous installons notre bivouac en fin d’après-midi dans un paysage désert à 360°. Il y a seulement quelques arbres du désert de Gobi appelés « saxauls » (phonétiquement). Apéritif au champagne apporté de Chambéry… c’est l’anniversaire de Marianne. Nous dégustons la fin de la 2e bouteille avec une boîte de foie gras (merci Nicole et Jean-Jacques), suivi d’un saumon sur lit de lentilles, préparé par Bernard. Yaourts en dessert pour finir en beauté !!!!

Dimanche 15 Juillet - Khongoryn Els - les dunes A 9 heures, il fait déjà 30°, dans l’après-midi le thermomètre atteint les 36°. Nous roulons vers les plus grandes dunes du Gobi : Khongoryn Els, non sans nous tromper plusieurs fois de piste. Nous arrivons vers 15 heures après un arrêt dans un puits pour nous approvisionner en eau pour toilette et vaisselle. Nous sommes à 9 1384 mètres d’altitude, au milieu des chevaux sauvages. Ce cordon de dunes fait 100 km de long et 12 de largeur. Nous tentons une escapade en 4x4 dans les dunes, mais sans dégonfler les pneus… les spécialistes comprendront que nous n’allons pas très loin dans ces conditions. Nous n’insistons pas. Nous nous promettons d’aller au sommet des dunes, à pieds, le lendemain matin.

Lundi 16 Juillet - Khongoryn Els Au petit matin, un cheval sauvage bouscule l’échelle de notre tente et casse un des crochets d’attache. Heureusement que nos coéquipiers étaient là pour nous permettre de descendre de notre tente !!! Après le petit déjeuner, vers 9 heures, nous partons vers le sommet de la dune (300 mètres) que nous atteignons en un peu plus d’une heure. Les 15 derniers mètres sont épuisants, nous faisons un pas et reculons des ¾, mais nous y voilà !!!! La vue est grandiose, nous sommes récompensés de notre effort. Quatre alpinistes italiens (qui ont fait 2 sommets supérieurs à 4000 m dans l’ouest) nous prennent en photo. Nous redescendons « sur les fesses » pour faire chanter la dune, puis nous continuons à enjambées de géant. Après une douche bien méritée, nous déjeunons et partons en début d’après-midi car nos coéquipiers préfèrent avancer sur le planning. Nous longeons les dunes sur une piste dure sur 50 km en direction de Bayanzag, et bivouaquons dans un terrain caillouteux. Nous avons la visite du voisin… de la yourte proche qui vient rentrer son troupeau. Il arrive à moto avec son jeune garçon. Ils sont très intéressés de découvrir nos tentes et installations. Alain donne un jouet au gamin qui repart avec des étoiles dans les yeux. Mardi 17 Juillet - Yollin Am - la glace Nous reprenons la piste et nous arrêtons près d’un groupe de mongols qui dressent des chevaux sauvages et les montent pour la première fois, c’est du rodéo. Ils nous font signe de nous approcher, nous faisons des photos et ils nous invitent dans la yourte. Ils sont en fête pour le 2e jour avec des amis pour ce dressage. 2 Ils nous servent d’abord des gâteaux, la viande des joues d’un mouton accompagnée de gras. Les bols de lait de jument fermenté et de vodka (vraie vodka et non pas la vodka familiale évoquée précédemment) circulent de main en main. L’ambiance est chaleureuse et les mongols apprécient notre présence. Nous apprenons à saluer les esprits avant de boire en faisant gicler quelques gouttes de vokda vers le ciel avec l’annulaire droit. 3 Nous sommes obligés de les quitter pour reprendre la route, ils nous laissent leur adresse postale pour leur envoyer des photos. Nous passons tout d’abord par les gorges de Dugany Am, juste assez larges pour permettre à un 4x4 de passer. Nous y pique-niquons. Puis nous poursuivons jusqu’à l’entrée du canyon Yollyn Am (bouche du vautour). Ce canyon très étroit et très abrité du soleil conserve encore à la mi-juillet de la glace veinée de bleue. Notre guide y est passée début juillet ; à cette date, la glace bouchait le canyon. En hiver, la glace mesure plus de 10 mètres d’épaisseur et s’étend sur plus de 10 km. Nous bivouaquons à la sortie du parc national où se trouve ce canyon, à 2050 mètres. Les soirées et matinées sont fraîches, heureusement notre « base » nous permet d’avoir un certain confort.

Mercredi 18 Juillet - Bayanzad - falaises de feu Nous quittons ce bivouac de carte postale pour Dalandzadgad, capitale de la province du Gobi du sud. 4 A notre arrivée, comme chaque fois dans un village ou ville, nous faisons les courses habituelles : nous prenons de l’eau (non buvable pour nous) au puits ou à la « maison de l’eau », puis nous achetons de l’eau minérale, du gasoil, fruits et légumes dans la limite de ce que nous trouvons…, pain et internet si cela existe. Nous allumons nos portables car ce n’est que dans les villages ou villes que nous avons du réseau, de plus cela dépend des opérateurs. Nous roulons dans de la steppe à perte de vue, comme cela existe dans l’est de la Mongolie sur des centaines de kilomètres. Aucun touriste ne visite l’est du pays. Nous roulons en direction de Bayanzad et nous arrêtons aux falaises appelées « falaises de feu » : paysage fait de rocs et sable rouges et de quelques buissons. Après une promenade à pied dans ce site, nous bivouaquons au pied de ces falaises. Au moment où nous sortons la base pour l’installer, un vent violent s’abat sur notre campement, le sable nous cingle le visage, la base s’aplatit puis se redresse… nous décidons de la monter de l’autre côté de la voiture, à l’abri du vent. Nous dinons tranquillement et nous couchons. Dans la nuit, ce vent de folie se lève à nouveau, accompagné de pluie, nous passons une partie de la nuit à surveiller notre installation qui « ne bronche pas ». Notre guide n’a pas vu de pluie à cet endroit depuis 8 ans. Ce site est un important site de recherche sur les dinosaures. Il y a 400 sites avec des traces de dinosaures dans le monde, 70 % se situent en Mongolie. Le musée d’histoire naturelle d’Ulan Bator est réputé pour ses collections de vestiges de dinosaures. 5 Jeudi 19 Juillet - Ongiin Khiid - monastère Nous prenons la piste pour Mandal Ovo, mais après la pluie de la nuit, la piste est assez glissante. Bernard, en tête, choisit la mauvaise option et reste planté dans une profonde ornière de glaise. René a pu passer sur le côté et tire le 4x4 de Bernard de ce mauvais pas. Nous poursuivons et avant d’arriver à Mandal Ovo, nous assistons à une course de chevaux du Nadaam qui se déroule ce jour-là dans ce petit village. Nous voyons le départ et l’arrivée de cette course de 15 km réservée aux chevaux de 2 ans montés –à cru- par des enfants. 6 A Mandal Ovo, nous allons à la laiterie qui prépare des spécialités à base de lait de chamelle : yaourts, glaces. Apprécié par certains et pas par d’autres… Nous pique-niquons à l’ombre des arbres qui ont poussé près du puits, pas très loin d'une "cacatière" (terme savoyard), avec ses petites cheminées d’aération !!!!! Nous reprenons la route : une zone désertique caillouteuse plate puis de la steppe. Nous allons jusqu’aux ruines du monastère Ongiin Khiid. A cet endroit, s’élèvent les vestiges de deux monastères détruits à l’époque de la domination soviétique en 1937. Nous bivouaquons près de la rivière, entre deux montagnes, sur un terrain recouvert de pelouse naturelle. Magique !!!!

Vendredi 20 Juillet - Arvaïker Nous quittons la province du Gobi du milieu pour Arvaïkheer. Nous nous dirigeons vers les régions boisées et vertes du Kangay. Nous y arrivons vers 15 heures, nous devons quitter notre guide Tuul ici, nous nous dirigeons immédiatement vers le marché afin qu’elle puisse trouver un covoiturage pour Ulan Bator. Après son départ, nous déambulons dans ce marché aux containeurs (chaque échoppe est installée dans un containeur), achetons du yaourt de chèvre et du fromage au marché au fromage et visitons le marché de la viande… on comprend pourquoi toutes les viandes sont servies très cuites, le plus souvent bouillies. 7 La ville d’Airvaïkheer tient son nom d’un cheval qui est revenu à cette ville après avoir été livré à la Russie, comme beaucoup d’autres chevaux, en tant que contribution mongole à l’effort de guerre de la Russie en 39-45. Vers 17 heures nous trouvons un cyber café, pas très rapide… et l’orage éclate pendant que nous travaillons à notre blog, un déluge de pluie s’abat sur la ville et nous décidons de nous réfugier à l’hôtel. 8

Samedi 21 Juillet - Kharkhorin L’hôtel ne propose pas de petit déjeuner qui nous convient. Nous prenons… une route goudronnée… et nous arrêtons pour un petit déjeuner à notre goût. Après 40 km nous quittons le goudron pour une piste en direction de Hujirt, cette piste est une vraie savonnette (embardée d’Alain et René). Après Hujirt, de nouveau une belle route goudronnée toute neuve, puis une route goudronnée à trous !!!! Nous nous arrêtons à environ 26 km avant Kharkhorin, au monastère Shankh Khiid, créé en 1648 et également en grande partie détruit en 1937 (temples brûlés et moines déportés en Sibérie). Subsiste un temple dans lequel avait lieu le repas des moines et moinillons au moment de notre visite. A l’entrée de Kharkhorin, nous nous arrêtons au site du « rocher phallique » puis au célèbre temple Erdene Zuu Khiid. Ce dernier a été relativement épargné par les purges staliniennes de 1937. Il fut le premier monastère bouddhique de Mongolie au 16e siècle et demeure le plus important du pays. L’ensemble monastique est entouré d’immenses murailles : 108 stupas (108 est un nombre sacré dans la religion bouddhiste) sont répartis tout le long de l’enceinte, tous les 15 mètres. Les 3 temples qui ne furent pas détruits en 1937 sont dédiés aux trois étapes de la vie du Bouddha : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. 9 Demain étant un jour de repos, chacun est libre de faire ce qu’il souhaite et nous choisissons de passer la nuit dans un camp de yourtes pour touristes (Munkh Tenger recommandé par Tuul).

Dimanche 22 Juillet - Mongol Els Grasse matinée dans la yourte, récupération de nos deux sacs de linge lavé et séché (la blanchisserie nous coûte aussi cher que la nuit sous la yourte…), visite de la ville, connexion internet pour mettre à jour le blog et déjeuner dans un petit restau tenu par un Français qui organise aussi des treks à cheval. Nous rejoignons nos coéquipiers au temple où nous allons jusqu’à une tortue de pierre qui est symbole de longévité. 10 Nous retrouvons nos coéquipiers à 16 heures pour partir bivouaquer sur la route d’Ulan Bator. Après une heure de route, nous bivouaquons dans les Mongol Els (dunes mongoles) qui sont la continuation du Gobi qui apparaît encore presque au nord de la Mongolie. Très beau bivouac, nous arpentons les sommets des dunes alentour avant de diner.

Lundi 23 Juillet - Ulan Bator Nous arrivons à Ulan Bator en début d’après-midi et nous rendons directement au service de l’immigration près de l’aéroport. En une heure la prolongation de notre visa est faite. Nous rejoignons le centre ville ; à l’office de tourisme, séparation avec nos coéquipiers pour les deux jours prévus à U.B. Nous cherchons un hôtel proche du centre ville et optons pour Ganah’s guest house, près du monastère Gandan. Il propose des chambres et des yourtes sur le toit et a l’avantage d’avoir une possibilité de garer le véhicule en sécurité. Après visite de la yourte étouffante, nous optons pour une chambre très fraîche et nous découvrirons à l’usage qu’elle est TRES humide… Un couple de jeunes français venu par le transsibérien nous indique un petit restau mongol mais nous dinons dans un restau coréen, très bien. A U.B., 40 % de la population vit dans des quartiers de yourtes, très souvent très pauvres. Et pour la première fois, nous voyons des panneaux indicateurs… en cyrillique !!!!

Mardi 24 Juillet A 10 heures nous partons pour l’ancien magasin d’état, sorte de Galeries Lafayettes. Marianne fait une halte chez le coiffeur, Bernard déambule dans les rayons et repère l’étage des souvenirs. Nous déjeunons finalement au petit restau indiqué par le couple français : restau typique, atmosphère très locale, difficulté pour se faire servir un plat sans viande qui arrivera finalement avec deux saucisses. Les mongols entrent, déjeunent rapidement et sortent. L’après-midi, nous allons à la place du parlement où il y a les statues de Gengis Khan (photo de gauche) et ses descendants, ainsi que le héro du XXe siècle de l’histoire mongole Sükhbaatar (photo de droite). Nous visitons ensuite le musée de l’histoire mongole qui nous donne un bon aperçu de l’histoire de ce petit pays qui a dominé aux XII-XIIIe siècles une bonne partie de l’Asie et de l’Europe de l’Est. 2 Puis, en plein centre de ville coincé entre des immeubles de verre, le petit temple de Choïjin Lama Khiid abrite quelques curiosités : la statue du Lama Chiïjin réalisée avec ses cendres et de la terre, des dessins très figuratifs de l’enfer froid et l’enfer chaud, et au plafond, des dessins de « mauvaises femmes » dansant nues. On peut également y admirer des tangkas (tentures murales peintes sur tissu) et des masques (tsam) dont un est constitué de 6000 perles de corail. Après une petite bière en fin d’après-midi au Grand Khaan Irish Pub, nous dinons dans un restau végétarien… OUI !!!! ça existe à U.B. !!!!! (le Luna Blanca, très bonne adresse). Retour à pied (20 mn de marche), notre choix de logement est judicieux mais nous sommes tout de même fourbus.

Mercredi 25 Juillet A 9h30 à la poste centrale, nous retrouvons Tuul, notre guide. Nous nous rendons en taxi à Cashmere Works : ancienne usine russe maintenant mongole, c’est la plus importante des 5 usines de cashmere d’U.B. : 800 salariés, 240 000 pulls par an et 300 à 400 000 écharpes. Nous visitons les ateliers où se déroulent les étapes successives de fabrication : séparation du « duvet de cashmere » et des poils restants (perte de seulement 10 % du poids car les nomades ont déjà effectué un premier tri pour vendre leur production au meilleur prix), teinture (avec des produits naturels), séchage, filage (pour obtenir un fil plus fin qu’un cheveux humain ce qui constitue une qualité supérieure, notamment par rapport à la production chinoise), tricotage et assemblage des différentes pièces composant le vêtement (une couturière à un poste d’assemblage assemble 5 pièces par jour), différentes étapes de contrôle tout au long du processus, et enfin étiquetage et emballage où nous rencontrons un anglais de Manchester qui vient contrôler ses commandes. 3 La visite se termine par celle du magasin où chacun « craque » pour une petite folie : Marianne un gilet en cashmere et Bernard un gilet sans manche en cuir doublé de poil de chameau. Tout à côté, nous visitons le palais d’hiver du Bogd Khan, le 8e bouddha vivant et dernier roi de Mongolie. Nous y découvrons des statues réalisées par Zanabazar, des tenues d’apparat en fil d’or, une collection impressionnante d’animaux empaillés, un bol d’une capacité de plusieurs litres que le Bogd Khan servait aux personnes qui arrivaient en retard. L’après-midi, Bernard se rend au garage Toyota avec Tull car il a constaté quelques problèmes de puissance et d’accélération. Pendant ce temps, Marianne visite le musée d’histoire naturelle qui comporte quelques salles consacrées aux dinosaures : squelettes de dinosaures, oeufs, fossiles. Pendant la visite, l’orage éclate et après une heure de pluie battante arrive une accalmie de pluie mais les rues sont inondées : retour à pieds secs impossible, il faut traverser d’immenses flaques d’une vingtaine de centimètres de profondeur, ou faire de l’équilibre sur les bordures de trottoirs et surtout, éviter de se faire asperger !!!! Nous nous retrouvons à l’hôtel pour une mauvaise nouvelle : l’embrayage est TRES fatigué malgré un kilométrage de 59 000 km, plus question de faire de la piste, il est peut-être possible de faire encore 1000 ou 1500 km. Le garage Toyota, encore en cours de construction, demande 15 jours pour faire venir les pièces du Japon. Nous partons en compagnie de Tuul à la recherche des pièces dans des magasins spécialisés au nord de la ville… un immeuble entier d’échoppes présentant un bric à brac impressionnant de pièces de toutes marques… malheureusement, le modèle est trop récent pour trouver les pièces ici. Nous rentrons à l’hôtel plus que dépités… la meilleure solution semble de quitter la Mongolie pour Irkurtz en Russie où se trouve un concessionnaire Toyota

Jeudi 26 Juillet Nous changeons de chambre pour une chambre plus grande et surtout moins humide. Matinée internet puis shopping : pour la petite histoire, achat de Fervex dans une pharmacie pour 10 % du prix français. A 14 heures nous retrouvons Tuul pour un dernier espoir de garage… en vain, puis nous visitons le monastère Gandan, tout près de notre hôtel. Ce monastère a été relativement épargné lors des purges staliniennes de 1937, donc quelques temples anciens sont encore présents. On peut notamment y voir 3 styles de temples : mongol (ressemblant à une yourte), chinois et tibétain (avec un haut soubassement blanc en dur). Par chance, nous visitons ce monastère un jour spécial du calendrier lunaire et assistons à des prières d’une grande ferveur. Dans un temple, les gens font la queue pour choisir sur une liste et acheter le voeu de leur choix ; après passage à la caisse, ils remettent ce voeu aux moines en prières et font des offrandes dans le temple. Dans un des temples du monastère, s’élève la statue d’un bouddha, d’une hauteur de 26 mètres, en cuivre recouvert d’or. Elle avait été enlevée par les soviétiques pour fabriquer des munitions ; une copie, financée par les fidèles, a été consacrée après 1990 lorsque la pratique religieuse est redevenue possible après la fin de l’emprise soviétique. 5 Nous faisons quelques emplettes au marché en prévision de notre départ du lendemain : tomates, fruits et… DE LA SALADE !!! pour la première fois depuis que nous sommes en Mongolie. Nous assistons ensuite à un spectacle recommandé par Tuul, qui nous permet d’avoir un aperçu des arts traditionnels mongols : musique, danse et chants dont le très étonnant chant diphonique, pour finir par un numéro de contorsion, spécialité mongole et chinoise.

Vendredi 27 Juillet - Dahran en route pour la frontière Bernard a finalisé sa décision de tenter de se rendre à Irkurtz. Nos coéquipiers vont continuer leur périple sans nous et ne se soucient guère de notre sort (ils ne passeront même pas nous voir !!!). Nous prenons la route pour le nord de la Mongolie. Le coeur n’y est pas, nous ne visiterons pas le Kansay. 6 Dès la sortie d’U.B., la voiture peine de plus en plus. La route n’est pas favorable à la situation : c’est une succession de descentes et de montées, progressivement, les côtes que nous montions en 3e doivent être montées en 2e… Chaque côte est plus angoissante que la précédente… allons-nous arriver en haut ??? Nous croisons à plusieurs reprises la voie de chemin de fer du transsibérien, rejoignant U.B. depuis Moscou : nous avons d’ailleurs rencontré plusieurs voyageurs ayant emprunté ce train. Nous avons la surprise de voir quelques parcelles cultivées de colza : de belles taches jaunes dans le paysage vert. Une pancarte indique une mine d’or : une grande piste la dessert et nous apercevons les collines de déchets. Après Bayangol, le relief semble s’adoucir, encore quelques côtes, moins raides mais plus longues… puis le paysage s’aplatit progressivement. Nous pique niquons au bord d’un lac salé après Darhan. Nous bivouaquons dans un champ de fleurs, derrière des sapins, sur une piste très près de la route afin d’économiser les forces de notre véhicule. Une voiture locale passe et nous confirme que nous pouvons dormir à cet endroit sans problème.

Samedi 28 Juillet - Kyakhta 5 km en Russie Nous parcourons nos derniers 40 kilomètres en Mongolie. Quelques parties boisées apparaissent dans le paysage : essentiellement des conifères et des bouleaux. Les yourtes se font de plus en plus rares. Nous atteignons difficilement la frontière à Altanbulag à 9h45. Les formalités sont terminées au bout d’une heure après un va-et-vient incohérent d’un guichet à l’autre et de multiples coups de tampons sur d’innombrables papiers. Tout à coup, panne d’électricité !!!! Heureusement, cela n’empêche pas les agents d’inscrire 7 consciencieusement toutes les informations sur des cahiers longuement feuilletés avant d’écrire… le contrôle des passeports se fait par l’informatique alimenté par un groupe de secours. Normalement tout est terminé, la grille de sortie du territoire reste fermée pendant 3 heures alors que les camionnettes et camions passent à côté de nous et avance pour le poste frontière russe. A 13h30, ENFIN !!! la grille s’ouvre pour nous… l’accès au poste frontière russe est en côte… encore une !!!! Une heure plus tard nous entrons en Russie et quelques kilomètres plus loin atteignons la ville de Kyakhta. Nous souhaitons atteindre la ville d’Ulan Ude à 225 km, mais la première côte nous en dissuade et nous revenons dans la ville. A 15h30 nous appelons l’assistance de l’assurance. Au début, tout semble aller bien, on doit nous rappeler dans la demi-heure qui suit… nous appelons et rappelons plusieurs fois malgré les promesses, en fin d’après-midi nous apprenons que le dépanneur ne sera là que demain matin à 9 heures. Faute d’hôtel, nous demandons au poste de police si nous pouvons dormir sur leur parking et ils acceptent bien volontiers de nous laisser dormir sur leur parking ultra sécurisé. Nous apprenons incidemment qu’il est une heure plus tard que ce que nous croyions : nous avons donc 7 heures d’avance sur la France. Nous dormons dans le 4x4.

Dimanche 29 Juillet - Kyakhta A 8h30 nous sommes devant « l’église au toit bleu » pour l’arrivée du dépanneur à 9 heures annoncée par l’assistance… Nous petit déjeunons dans la rue et assistons au défilé des fidèles qui se rendent à l’office. Après quelques coups de fils avec l’assistance, nous apprenons que le dépanneur n’arrivera que vers 13 heures. Nous partons donc faire quelques courses et chercher une connexion internet… que nous trouvons au sous-sol d’un immeuble, au fond d’un couloir… mais ça marche très bien. Retour à la voiture pour une salade et un appel à l’assistance : l’arrivée du dépanneur est reportée à 14h30… nous y croyons toujours. 8 Le dépanneur n’étant pas là à 16 heures, nous rappelons… et apprenons qu’il va encore falloir attendre jusqu’à 23 heures !!!!! Alors que nous sommes là depuis 24 heures déjà !!!!! Nous allons donc passer une seconde nuit sur place, peut-être chez le « pop » qui habite à côté de l’église… peut-être partirons-nous demain matin ??? En attendant, nous retournons au cyber café et rencontrons un jeune couple français eux aussi en panne de voiture depuis un mois, mais ils n'ont pas d'assistance... Ils nous indiquent un hôtel à côté de l'église où nous trouvons une chambre spartiate qui ressemble, a priori, à une suite.... en fait le salon fait office de salle de repassage commune et la salle de bains est également commune à plusieurs chambres...!!! Que de désillusions dans cette ville !!!! le dépanneur promis qui n’arrive pas, la suite qui n’en est pas une… !!!
Couchsurfing en Inde et Népal English translation pending
by Beavergui · 2012-11-01 · 22 replies
Bonjour

J'ai recement voyagé a travers le Nepal et l'inde. Lors de mes voyages j'utilise couchsurfing. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'un site permettant de rencontrer des gens en ligne via des demandes d'hebergement. C'est un super moyen pour ne pas payer d hotel et etre plongeé directement dans la vraie vie des autochtones. J'ai utilisé ce procédé en Russie Mongolie Lettonie Chine, ... c'etait super, des gens formidables que j hebergerai volontier a mon tour (meme si ce n est pas une obligation).

Tout cela est formidable mais si je poste cette discussion ce n'est pas pour faire de la pub au site mais pour mettre en garde les voyageurs qui voudraient utiliser couchsurfing en Inde et au Nepal. NE LE FAITES PAS!!!

L'Inde et le Nepal sont des mondes a part. Les gens la bas ne pensent qu à l'argent et l'obtiennent par tous les moyens, dont couchsurfing. Si vous faites une demande vous recevrez des tas de belles invitations du genre: bienvennue en Inde (ou Nepal) mon ami, tu es le bien venu chez moi et ma famille pour decouvrir THE REAL INDIA, blablabla... Vous tomberez alors sur des gens d'une incroyable gentillesse, sauf qu'ils ont soit un hotel soit une agence et ils ferront tout pour vous persuader de passer par leurs services comme mentir ouvertement ( exemple: si si, tu as besoin d un guide (bien cher) pour aller la bas, ...FAUX).

Je ne dis pas que tous les couchsurfeurs Indien et Nepalais sont comme ca mais, et ce confirmé par des indiens, on parle d'un gros 90 pourcent! Les quelques personnes honnêtes rencontrées en Inde et Nepal nous ont elles meme fortement deconseillé d'utiliser couchsurfing dans ces deux pays.

Si quelqu'un a eu des experiences semblables, je serais ravi de les entendre.
Agences locales sur Tamanrasset? English translation pending
by Aalmarita · 2012-10-09 · 44 replies
Bonjour, Nous sommes un couple à la recherche d'une bonne adresse sur Tamanrasset, pour un séjour de 7/10 jours courant dec/janvier. nous cherchons qlq chose d'authentique ( maison traditionnels , kheima...), avec des sorties pas trop épuisantes .

j'ai parcouru tout le forum, j'ai relevé une adresse "akar akar" mais celle ci n'est pas une agence locale. sinon tous les autres membres se passent les infos par iMp...mais comme je n'ai pas le droit pour le moment d'envoyer des MP, je n'ai pas pu contacter ces membres .

j'ai eu une propositiin ode mzabtous ( caravaneserail) pour 50000 DA/personne . qu'en pensez vous de l'agence ? ( voir le circuit ci dessous )

autre chose : mon mari est français, il aura un visa touriste avec une attestation d’hébergement de ma famille dans le nord du pays, pourra t il quand même partir dans le sud avec une une agence ?

merci d'avance

circuit Mzab tours :

Circuit Spéciale Tamanrasset – Assekrem par illamane 07 jrs Ref/05/012 01 - : Arrivée par à Tamanrasset préfecture du Hoggar, 45000 ha. Altitude : 1450M, transfert et installation au Caravansérail. Centre d'hébergement saharien. centre ville de Tamanrasset 02 - : Matinée petit tour de la ville de Tamanrasset. Départ en voitures tout terrain vers l’Assekrem, par la piste ouest de Tamakrest. arrivée a la cascades de Tamakrest nous installerons notre campement nuitée en bivouac 03 - : Après le petit déjeuner, départ en direction du campement touaerzg IZARNENE par l’oued INDALAG arrivée. déjeuner au campement rencontre avec les chameliers. après midi ballade a dos de chameaux nuitée au campement. 04- : Nous reprenons la piste pour gagne de l’altitude. Les gueltas d’afillale, Tidiamaine, le Tirdent. Tezouiag ; aux bosses jumelles, Assouinan 2700 M. Arrivée a l’assekrem installation au refuge visite de la chapelle du pére DeFaucoult. Assister à l’un des plus beau coucher de soleil au monde du sommet de l’Assekrem. Repas du soir et nuitée au refuge. 05- : Lever de soleil au sommet de l’Assekrem : 2706 M, Ermitage du père deFoucault 30 minutes de montée à pieds. Vue sur le Tahat 3004 M. continuation sur Tamanrasset, par la piste d’Illamane. déjeuner pique-nique. Passage par le campement de Tirhananete (point d’eau) nuitée en bivouac. 06 - : Continuation vers Tamanrasset en passant par les gravures de T’agmarte. Après midi visite de la ville et du marché, les artisans. Dîner nuitée au Caravansérail. 07 - : départ vers Abalessa visite du tombeau de la reine touareg Tinhinane et retour en fin d’après midi. Visite de la chapelle du père DeFoucault et le musée. Dîner et transfert vers l’aéroport.
Onze jours en Inde: une idée de circuit? English translation pending
by Titpaul · 2012-10-03 · 5 replies
Bonjour à tous !

Je m'apprête à organiser un voyage en Inde avec ma fiancée dans les conditions non-modifiables suivantes : - période : fin Juin / début Juillet - durée : 11 jours complets sur place (13 jours en rajouter les voyages A/R)

J'ai lu beaucoup de poste sur ce forum de gens qui indiquaient leur circuit en demandant un avis. J'ai préféré prendre ici le problème dans l'autre sens : avec cette durée là dans cette période, que me conseilleriez-vous du haut de votre expérience "terrain" ?

J'étais plutôt parti sur un circuit avec chauffeur dans le Rajasthan, mais est-ce la meilleur option ? Si oui, quel circuit est faisable sans que ça vire au marathon ? Si non, que me conseilleriez vous à la place ?

Pour info, j'ai déjà été deux fois en Inde pour raison professionnelle : à Chennai, Pondichery, et au pas de course Mumbai et Goa. Ma fiancée, elle, n'a jamais mis les pieds dans ce fascinant pays.

Merci d'avance pour vos précieux conseils !
Hôtel bon marché au Caire et séjour dans le Désert blanc English translation pending
by Val100 · 2012-09-30 · 2 replies
Bonjour,

J 'arrive au Caire le 24/10/2012 avec mon fils de 9 ans. Je vais y rester seulement 4 jours pour repartir sur Amman le 29/10. Je suis preneuse de toutes informations qui pourraient m'aider dans la préparation de mon voyage : - Hotel bon marché au Caire - Organisation pour visiter les pyramides - Organisation pour passer 2 jours et 2 nuits dans le désert blanc.

Merci à tous pour votre aide.
Projet de voyage en 4x4 en Namibie en août 2013 English translation pending
by Xfg59 · 2012-09-13 · 251 replies
Bonjour à tous,

Voilà, je me lance dans ce nouveau post pour préparer un fabuleux voyage en Namibie en août 2013. Une discussion a été entamée dans le carnet de Max68, mais pour plus de clarté et ne pas polluer son excellente rédaction et ses magnifiques photos je préfère poursuivre ici.

J'ai déjà lu, depuis plusieurs années, vos différents récits de voyage et la destination me tentait irrésistiblement. Nous n'avons jamais mis un pied en Afrique, je débarque donc avec candeur et innocence d'une autre section et d'autres cieux beaucoup plus familiers pour moi. Le continent africain, pour qui ne le connait pas, fascine, attire, aimante tout autant qu'il effraie, véhiculant fantasmes et peurs tout à la fois... Je vous demanderai donc d'être indulgents pour les âneries que je vous servirai peut-être 🤪...

Qui sommes-nous ? Un couple voyageant avec ses 3 garçons de 5, 11 et 12 ans au moment du voyage. Les enfants sont habitués à bouger, voyager, randonner, faire de longs trajets en voiture... Nous adorons ces moments d'exception où nous nous retrouvons ensemble au bout du monde, à nous forger une mémoire collective et partager nos émotions.

Itinéraire : Pour le moment, je n'ai pas encore établi d'itinéraire, je vais m'y atteler au fur et à mesure de vos interventions, conseils et critiques.

Souhaits et remarques : - Un circuit en 4x4, avec un maximum de nuits en camping (tentes sur le toit). - Des étapes de longueurs raisonnables. Le rythme suivi par Marie et sa famille nous semble adapté. - Marcher, même si je sais déjà que la destination n'est pas nécessairement la plus appropriée pour cela - Voir des animaux dans les parcs, bien sûr ! (Ne riez pas, nous nous sommes lancés dans le "game drive" à Yellowstone chaque soir au crépuscule, ce fut un grand succès, les enfants en redemandaient !) Mais aussi rencontrer les Himbas, se perdre dans le Sossusvlei et les paysages du Namib, du Naukluft ou du Brandberg, voir les éléphants du désert dans le Damaraland et j'en oublie... - Faut-il inclure une incursion au Bostwana ? - Ce sera notre premier voyage en Afrique australe. J'ai lu (et on m'a écrit) quasi unanimement que la région a un goût de "reviens-y". Nous n'excluons pas d'y retourner par la suite en cas de coup de coeur... Donc, si nécessaire, nous pouvons faire quelques impasses.

Merci d'avance pour vos réponses,

Xavier
Vol Lyon - Agadir à 600 euros? English translation pending
by Liliprof69 · 2012-09-01 · 27 replies
Bonjour à tous, Ca y est, nous avons achevé la réservation de nos vacances... pour avril 2013 !!! J'ai donc une vraie question pour ceux qui ont l'habitude de voyager en achetant eux-mêmes leurs billets : la Royal air Maroc a ouvert les réservations pour la période qui nous intéresse: aller le 20 avril pour un Lyon - Agadir; retour le 29 ( Agadir - Lyon). En raison de nos jobs, nous ne pouvons décaler le retour. Sauf l'aller pourrait être modifié au vendredi après-midi, ou soir. N'y connaissant rien, j'ai fait une simulation : nous voyageons à 4 ( 2 adultes, 2 enfants) et je tombe sur un montant de 600e par personne, et 7 heures pour un vol avec escale. Quand easy jet ouvre-t-il les réservations? POur l'instant, c'est bloqué au 23 mars. Pourrais-je trouver des prix moins chers, même si je sais que nous sommes en période de vacances scolaires? Avec de tels prix, on explose le budget que nous nous étions fixés... Please, help me...
Voyage dans les pays du Golfe (Qatar, Emirat, Koweit)? English translation pending
by Voyageor · 2012-08-11 · 11 replies
Bonjour,

Je suis nouveau sur le forum et j'espère trouver de bons conseils! Je souhaite avoir des info sur un eventuel voyage au pays du Golf (Qatar, Emirat, Kowait). Queql'un a déjà fait ce voyage? Quel est le moyen le plus simple et moins cher de faire ce voyage le moins cher possible? Peut-on circuler en voiture d'un pays à l'autre (ex. du qatar au Koweit, ou des Emirats au Qatar)? A-t-on besoin du visa à l'avance ou on pourra le procurer sur place? Est-ce faisable de faire ce voyage en 2 semaines? Le meilleur moment de la faire?

Merci pour vos réponses.
Voyager en train/bus au Rajasthan sans guide ni chauffeur English translation pending
by Foxykhouky · 2012-08-06 · 36 replies
Bonjour,

Je pars en Inde dans 2 semaines. Avec mon compagnon nous avons décidé de visiter le Rajasthan en "sac à dos". J'ai lu de nombreux carnets de voyages et discussions sur le site et j'ai relevé que tous ceux qui étaient partis en Inde avaient pris une voiture avec chauffeur/guide tout au long de leur séjour. Nous nous préfèrerions nous déplacer en train et bus mais je commence à douter.

Est-ce possible de visiter le Rajasthan (ou autre destination indienne) en se passant de voiture avec chauffeur/guide ?

Merci pour vos réponses et conseils !

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