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Deux Marseillais à Rio English translation pending
by Stef2Mars · 2009-01-17 · 41 replies
« Deux Marseillais à Rio »

Dimanche 26 octobre Galeão, 5h30 du mat. Les bagages récupérés, nous cherchons la sortie. A l’extérieur, il fait lourd. Nous ne supportons plus nos vestes. Le soleil n’a pas encore fait son apparition, mais la température dépasse déjà les 20° ! Nous voilà dans le bain. Impossible d’échapper aux sollicitations des taxis à l’affût de potentiels clients. Nous repoussons poliment leurs avances, préférant aux voitures jaunes l’autocar, plus économique. Vingt minutes plus tard, la navette de la compagnie Real pointe son nez. Santa Clara, Copacabana. C’est ce que je me contente de glisser au chauffeur qui hoche la tête. En espérant qu’il ait compris, je viens m’asseoir à côté d’Anne. Derrière les vitres défile la proche banlieue de la « cidade ». Et pour le moment, elle n’a vraiment rien de « maravilhosa » avec ses favelas où s’étale la misère. Cramponnés à nos fauteuils, nous faisons connaissance avec la conduite à la brésilienne. Je me souviens avoir évoqué les automobilistes italiens sur Voyage Forum. Un post qui m’avait d’ailleurs attiré les foudres d’un membre sans doute originaire de la botte et visiblement froissé par mes propos. Ce dernier louait mon culot, soulignant qu’un Marseillais été bien mal placé pour critiquer la façon de conduire des transalpins. Et bien, qu’il soit rassuré ! Car si Naples et Rome sont cauchemardesques pour les piétons, ce n’est rien en comparaison de Rio ! Dépassements dangereux, vitesse excessive, feux rouges grillés… Je vous en passe et des meilleures. Ayrton Senna a visiblement fait des émules dans son pays, et pas seulement sur les circuits de F1. Moins d’une heure de trajet et l’on nous dépose sains et saufs sur l’Avenida Atlantica. Nos sacs sur le dos, nous pénétrons dans Santa Clara. J’ai mon plan du quartier dans les mains mais je n’hésite pas toutefois pas à demander mon chemin. Un marchand de journaux nous explique clairement où trouver la rua Lacerda Coutinho. Au numéro 45, le Bamboo Rio Hostel, une adresse discrète adossée au pied d’une colline. Nous sommes bien en avance sur l’horaire prévu. A la réception, un imbroglio administratif nous attend… Un bug a semble-t-il perturbé notre réservation en ligne. Résultat des courses, la première nuit a été enregistrée mais pas les deux suivantes. Idem pour la seconde partie du séjour à Rio prévue ici même. Dans un anglais qu’elle manie difficilement, la réceptionniste nous invite à laisser nos bagages dans le hall, d’aller faire un tour et de revenir d’ici deux heures afin qu’elle puisse trouver une solution avec le gérant. Vu les options qui nous sont offertes, nous nous exécutons. A deux pas du Bamboo, découverte de l’Apolo, une sorte de boulangerie où nous prenons place pour un petit déj qui commençait à se faire désirer. Café pour Anne, chocolat chaud pour moi, et gâteaux pour tout le monde. C’est acté, ce sera notre squat pour les matinées à venir. Rassasiés, nous ne pouvons pas faire autrement que de prendre la direction de la plage. Ciel bleu et soleil sont présents. Peaux blanches et jeans baskets, on ne passe pas inaperçus. Autant déambuler avec une pancarte « TOURISTE » autour du cou. Les vendeurs à la sauvette se succèdent tous les 50 mètres, arborant bracelets, t-shirts, casquettes et bibelots en tous genres. L’un d’eux, moyennant 15R$, réussi à me refourguer un paréo aux couleurs de la « bandeira brasileira ». Une courte pause sur un banc ne tarde pas à se transformer en petite sieste pour Anne qui essaye de terminer sa nuit. Au terme de Copa, nous tournons les talons et rentrons à l’hôtel. Nous avons enfin une chambre, du moins pour la nuit à venir. Nous installons donc nos quartiers dans une pièce exiguë occupée par deux lits superposés et une salle d’eau. Nous y déballons le minimum car il faudra déménager dès le lendemain matin. De toute façon, nous disposons de si peu d’espace que le problème ne se pose même pas. Une douche salvatrice pour nous requinquer et nous quittons nos pénates. Il est 14h passé, nos estomacs se manifestent. A l’angle de l’Avenida Atlantica et de Santa Clara, un resto au nom bien franchouillard : « la Maison ». Pour pas cher, nous mangeons si copieusement que nous ne viendrons jamais à bout de nos assiettes. En guise de digestion, une balade s’impose. Anne et moi optons pour traîner sur Copacabana le restant de la journée. Pas très rassuré jusqu’à lors par tout ce que j’avais pu lire sur la dangerosité de Rio, j’hésite encore à sortir mon numérique. Mais l’envie l’emportant sur la précaution, je me décide à réaliser mes premiers clichés. J’entame une longue série de photos par des sculptures de sable. Anne ne tient plus le coup, elle souhaite rentrer pour se reposer. Je l’accompagne jusqu’à Santa Clara puis guide mes pas vers le Othon Palace, un établissement de luxe planté au milieu de l’Avenida Atlantica. Un ascenseur me hisse au dernier étage qui héberge un bar et une piscine. Mais c’est surtout un point de vue imprenable sur la plus célèbre plage du monde que je découvre. Vagues de mosaïques, palmiers, parasols multicolores, écume de l’océan… Rien n’échappe à mon appareil. Le soleil disparaît lentement. Je m’en vais rejoindre Anne. Elle a un peu dormi, mais pas suffisamment pour reprendre des forces, et ne trouve pas le courage de sortir à nouveau. Je me charge donc d’aller acheter de quoi grignoter dans le quartier. Ainsi prend fin notre première soirée à Rio. Nous avons vraiment besoin de repos. Demain, nous attaquons les visites…

Lundi 27 octobre La nuit a été des plus bénéfiques. La chambre jouxtant la forêt, le chant des oiseaux nous tire doucement des bras de Morphée. Une douche rapide et nous filons à l’Apolo. Le planning de la journée n’est pas encore établi. Mais d’ores et déjà, Corcovado et Pain de Sucre sont à exclure, car le ciel laiteux qui plane sur nos têtes ne s’y prête guère. Ce sera donc le Jardin Botanique. Je consulte la liste des lignes d’autobus que j’ai déniché sur le web avant le départ. Mon papier m’indique le 572, mais outre le numéro, je ne dispose pas davantage d’indices. Et trouver le bon transport se révèle être un sacré casse-tête. Les principales lignes sont circulaires, il y a plusieurs abribus sur une même rue et certains n’affichent aucune information ! On se fait indiquer par des passants l’arrêt correspondant sur Barata Ribeiro, une quatre voies à sens unique comme la majorité des artères de Copa. La circulation automobile y est dense, composée en grande partie de taxis et de bus. Le notre ne tarde pas. Cela devient une habitude, je demande confirmation de la destination auprès du chauffeur, sait-on jamais. Un receveur encaisse nos piécettes et nous fait passer par un tourniquet. Original. Un petit quart d’heure de route et l’on nous fait signe de descendre. Nous y voilà. 4R$ chacun pour entrer, c’est cadeau. Cet espace de verdure, deux fois centenaire, s’étend sur plus de 130 hectares entièrement dédiés à la flore mondiale. On ne peut être qu’impressionné par les allées de palmiers impériaux, dont la cime semble tutoyer les cieux. Des héliconias écarlates font briller les yeux d’Anne, fervente amatrice de fleurs tropicales. Cet endroit respire le calme. Seuls le crissement des bambous géants caressés par le vent et des mélodies d’oiseaux parviennent à troubler cette quiétude. La minuscule silhouette du Cristo Redentor peine à se détacher d’un ciel qui tend désormais vers le gris. Soudain, au détour d’un chemin, sous le regard amusé de privilégiés, deux puis trois singes « macaco-prego » descendent des branches les plus hautes en quête de nourriture. Ils viennent chiper un morceau des énormes fruits jaunâtres du jacquier, un arbre tropical qui prolifère dans le parc. Un peu plus loin, ce sont deux ouistitis qui cherchent de quoi se ravitailler près d’un banc abandonné par des enfants. Le Jardin Botanique est tout proche de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. Approcher aussi facilement des singes en liberté n’est donc pas si surprenant. Nous sortons du jardin pour nous rendre au Lagoa Rodrigo de Freitas, une immense étendue d’eau située à quelques minutes de marche. Mais il nous faut traverser une route pour y accéder. Etre un piéton, c’est pourtant si simple partout ailleurs. Oui, partout, sauf à Rio. Sûrement le troisième sport national après le foot et le volley… Sans avoir manqué de laisser nos vies sur le bitume, l’obstacle est victorieusement franchi. Les ventres commencent à gargouiller, il est temps pour nous de les remplir. Un resto snack en bordure du lac fera l’affaire. Nous tombons par hasard sur le siège du Clube de Regatas do Flamengo. Créé à l’origine pour la pratique de l’aviron, ce club a vu sa section football devenir au fil des décennies l’une des plus titrées du Brésil. Anne et moi entrons pour jeter un œil. Piscines, terrains d’entraînement et courts de tennis agrémentent ce joli complexe sportif. Dans la salle des trophées s’alignent les coupes et les récompenses glanées dans chaque discipline. Le rayon foot n’est pas en reste avec notamment la prestigieuse Coupe Intercontinentale remportée en 1981 par la bande à Zico face aux Anglais de Liverpool. Notre itinéraire se poursuit naturellement jusqu’à Ipanema, l’autre fameuse plage de Rio. Les fesses incrustées dans le sable fin, le Morro Dois Irmãos pour décor, nous prenons la pose à tour de rôle pour une petite séance photo. Puis on s’attable un instant sur le front de mer pavé de mosaïques pour plonger une paille dans une coco bien fraîche. Un artiste expose ici diverses peintures inspirées des beautés de Rio. L’une de ses œuvres attise notre envie, mais le prix nous refroidi un peu. Entre hésitations et marchandages, nous repartons finalement avec la toile qui trouvera sa place dans notre salon. Nous atteignons tranquillement la Pedra do Arpoador, belvédère naturel séparant Copacabana et Ipanema. En contrebas, les surfeurs défient les vagues de l’océan qui s’échouent sur la Praia do Diabo. Arpoador semble être le coin romantique par excellence. Le coucher de soleil depuis ce promontoire rocheux est réputé magnifique, mais nous n’aurons hélas pas le loisir de le vérifier. Les nuages qui tapissent l’horizon empêchent l’astre du jour de nous offrir ses plus belles couleurs. Deux ou trois clichés tout de même, mais on ne campe pas bien longtemps. Le spectacle ne sera pas pour ce soir. On reviendra si l’occasion se présente et à condition que le ciel veuille bien y mettre un peu du sien. Ce soir, pas de prise de tête pour le dîner. Nous échouons dans un fast food. Dernier petit détour par l’Othon afin d’admirer la vue panoramique, avec Anne cette fois-ci. La nuit est tombée sur la ville. Parasols et paréos ont déserté le sable refroidi. Eclairés par les lampadaires de l’Avenida Atlantica, quelques gamins courent après un ballon. Jusqu’à quelle heure vont-il encore taper le cuir ? Pour nous en revanche, la journée s’achève…

Mardi 28 octobre Petit flash-back. Fin septembre, rivé sur mon ordi, je navigue sur le web. Je suis en pleine préparation du voyage. Mais j’ai un peu de mal à dénicher des infos très précises sur le football brésilien. Google me renvoie vers le blog d’un dénommé Sergio. C’est un passionné de football qui vit à Rio et qui supporte Flamengo. Il propose ses services en qualité de guide pour assister à un match ou tout simplement pour répondre aux questions des internautes. Je crois que j’ai trouvé la bonne personne. Je lui envoie un mail afin qu’il m’aide dans mes investigations. Il me répond très gentiment et, dans un français remarquable, m’explique précisément à quelles rencontres je peux assister lors de mon séjour, où et comment me procurer les billets, les tarifs, etc… Retour à Rio, un mois plus tard. En ce mardi matin, je reçois un mail signé Sergio. Il m’informe de l’ouverture officielle de la billetterie pour Flamengo-Portuguesa, match du championnat brésilien qui doit se tenir dans quatre jours. Ce qui tombe bien, car la visite du Maracanã étant au menu du jour, autant faire d’une pierre deux coups. Si le bus est de loin la meilleure option pour accéder aux principales attractions touristiques de la ville, le métro s’avère en revanche plus approprié pour rallier des points plus éloignés tel que le stade. A la station Siqueira Campos, la plus proche du Bamboo, nous empruntons pour la première fois les couloirs souterrains de Rio. Achats de cartes magnétiques que la machine avale dès la première validation. Les rames sont très spacieuses, rien à voir avec les wagons étriqués des métros européens. Changement à Estacio, unique carrefour des deux lignes que compte la ville. Le stade est cerné par les bidonvilles. Il y en aurait plus de 700 dans la seule ville de Rio ! Des agences de voyage proposent même à leurs clients des excursions dans Rocinha, la plus grande favela d’Amérique du Sud. Un peu trop malsain pour nous, on se contentera des classiques. Nous voici donc devant les grilles de l’Estadio Jornalista Mario Filho, mondialement connu sous le nom de Maracanã. Depuis le temps que j’en rêvais ! Mais je ne m’extasie pas bien longtemps. Ma bien-aimée est là pour me rappeler que la priorité du moment, ce sont les billets pour la rencontre de samedi. Les infos de Sergio sous le nez, Anne me suit à la recherche des précieux sésames. Ne me demandez pas comment on s’y est pris, mais une heure et deux tours de stade plus tard (et croyez-moi qu’il est grand !), nous n’avions toujours pas trouvé le guichet en question. Finalement, c’est chose faite grâce aux indications des supporters présents autour des grilles, et auprès desquels nous avons parlementé dans un spanglish approximatif. Le fameux guichet 8, ce sont en fait deux petits fenestrons creusés dans un mur (à l’époque médiévale, on aurait appelé ça des meurtrières…) par lesquels des employés cachés délivrent les tickets. Cela nous revient à 30R$ par personne, soit une dizaine d’euros. Le « futbol » est un sport grandement populaire au Brésil, et assister à un match ne coûte pas bien cher. Nos poches sont désormais vides. Nous visitons le quartier voisin dans l’espoir d’y trouver une banque. Nous questionnons une passante qui nous renvoie à une autre. Cette dernière habite ici et parle un peu français. Quelle chance ! Elle pourrait se contenter de nous indiquer où retirer de l’argent, mais elle nous prend en main et se propose de nous accompagner. Nous suivons donc Marisa - c’est son prénom - dans la première agence bancaire qui se présente. Elle se renseigne auprès d’un employé pour savoir si nos cartes de retrait peuvent y être utilisées. Raté ! Deuxième essai un peu plus loin. Idem. Nous poussons alors la porte d’une station service dans laquelle se trouve un distributeur « 24 Horas ». Le sigle Visa est apposé sur la machine, c’est bon signe. Nous tirons de quoi tenir plusieurs jours. Sourires aux lèvres, nous rejoignons Marisa qui faisait le guet à l’entrée. Nous redescendons la rue pour revenir là où nous l’avions rencontré. Nous l’embrassons et la couvrons de remerciements. Sans son aide, je pense qu’on aurait pu galérer bien longtemps. Nous pouvons maintenant partir à l’assaut du stade. Mon numérique s’attarde sur les plaques du « Hall of Fame » qui fleurissent à l’entrée. Garrincha, Romario, Ronaldo... Les plus grands joueurs de la Seleção ont laissé ici leurs empreintes de pieds. La visite débute par la présentation de Flamengo, Fluminense, Botafogo et Vasco. L’histoire et les principaux faits d’armes des quatre grands clubs cariocas sont retracés via une expo photo. Sur un mur voisin, une énorme plaque rend hommage à l’équipe nationale qui remporta la Coupe du Monde en 1958, la toute première pour le Brésil et pour un gamin de 18 ans, un certain Pelé. Après avoir découvert les vestiaires et la salle d’échauffement, nous abordons un couloir décoré des portraits géants des idoles de tout un pays. Anne me mitraille alors que je pose aux côtés de Ronaldinho et de Kaka. Au bout du tunnel, l’arène nous attend. C’est étrange, mais du bord de la pelouse, ce colosse de béton n’en n’impose pas tant que ça. Bâti pour la Coupe du Monde de 1950 que le Brésil perdit face à l’Uruguay (un véritable drame national !), il pouvait alors contenir jusqu’à 200.000 personnes ! Mais après des années de travaux et de mises aux normes, sa capacité fut réduite à 95.000 places. De nouveaux chantiers sont prévus très bientôt car le Brésil organisera la Coupe du Monde de 2014. Mais pour l’heure, le Maracanã accueille certains matchs de la Seleção, mais surtout les rencontres des meilleurs ennemis de Rio, Flamengo et Fluminense. D’ailleurs, les derbies entre ces deux équipes, les « Fla-Flu » comme on les surnomme ici, déclenchent la passion de toute une ville ! Anne et moi posons pour une photo souvenir. Il nous faut grimper dans les tribunes pour mieux apprécier l’immensité de l’enceinte. En temps normal, nous devrions pouvoir admirer le Cristo Redentor, mais le sommet du Corcovado est noyé sous d’épais nuages… Le soleil n’est encore pas de la partie aujourd’hui. Nous ne tardons pas à déserter les abords du stade. Non sans avoir au passage relevé dans le hall d’entrée une citation de Mario Filho. Le journaliste y a résumé avec humour l’engouement que le football peut susciter auprès du peuple brésilien : « E mais dificil deixar de amar um clube do que uma mulher ». Traduisez par : « Il est plus difficile d’arrêter d’aimer un club qu’une femme ». La gente féminine appréciera… Un rapide trajet en métro jusqu’à la station Carioca. Il est presque 14h30. Nous déjeunons dans un Bob’s, le Mc Do local. Bon, c’est vrai, de la malbouffe à la sauce carioca, ça reste de la malbouffe ! Sur mon plan, j’ai repéré deux ou trois curiosités à voir dans le coin. Autant vous le dire tout de suite, le Centro n’est pas le quartier le plus touristique de la ville, loin s’en faut. Nous improvisons une balade qui nous amène pour commencer à la Nossa Senhora de la Candelaria. Nous y entrons brièvement pour l’admirer. Nous arrivons ensuite devant une autre église, celle attenante au Monastère de São Bento. Mais l’intérieur est si sombre que même avec mon flash je ne réussis pas à capturer d’images potables. Ce qui m’amuse davantage, c’est ce que nous apercevons de l’autre côté de la rue. Un terrain de football sur le toit d’un parking ! J’adore ! Je shoote sans retenue. L’insolite, nous le rencontrons également un peu plus tard lorsqu’un groupe de jeunes, armés de palangrottes artisanales, s’amuse à ramener d’énormes poissons des eaux de Guanabara. On s’en voit même proposer… Euh, sans façon non ! Notre vadrouille s’achève sur la Praça XV, en référence au 15 novembre 1889, date de la proclamation de la République. On y trouve le modeste Paço Imperial, ancien palais reconverti en musée, ainsi que la statue équestre un peu altérée du Général Osorio, un politique brésilien. La station Carioca est toute proche, la boucle est bouclée. Nous tirons jusqu’à la route menant à Lapa. Derrière l’immense cube de métal qui abrite le siège de la Petrobras, la Catedral Metropolitana nous dévoile sa surprenante structure conique. Le cœur de cet édifice est illuminé par quatre vitraux vertigineux qui s’élancent jusqu’au sommet, un immense cercle serti d’une croix translucide. Anne et moi continuons sur l’Avenida Republica do Paraguai d’où nous apercevons les Arcos de Lapa, un ancien aqueduc sur lequel circule désormais le vieux tramway de Santa Teresa. Justement, nous décidons de finir la journée par une virée en tram. Nous sommes parmi les premiers à monter à bord de cette machine d’un autre temps. Et nous faisons bien, car le wagonnet jaune se rempli rapidement de nouveaux passagers. Les plus chanceux se serrent sur les banquettes de bois, les retardataires devant se contenter du marchepied. Après une longue attente, le « bondinho » se réveille brutalement. Le franchissement périlleux des Arcos de Lapa marque le début d’un circuit d’une heure à travers les rues sinueuses de Santa Teresa. Nous en revenons enchantés, tant et si bien que nous convenons de renouveler l’expérience au retour d’Iguaçu. Il est 19h30. L’obscurité s’est emparée de la ville. Un copieux dîner dans un resto de Santa Clara conclura parfaitement une journée riche en émotions...

Mercredi 29 octobre Depuis notre arrivée à Rio, nous cherchons de quelle manière rallier l’aéroport en autocar. En vain. Sur Copa, nous en avons vu passer plusieurs, mais impossible de savoir d’où ils viennent et surtout où ils s’arrêtent. Nous ne prendrons pas de risques, c’est un taxi qui nous amènera à Galeão. Ce matin, on s’est levé plus tôt que d’habitude. Nos bagages bouclés depuis la veille, nous faisons une halte à l’Apolo avant d’attraper un taxi sur Santa Clara. Il nous demande 40R$. C’est ce que nous avions prévu, nous embarquons. La circulation est fluide, l’aéroport est bientôt en vue. L’enregistrement des bagages vite expédié, nous nous accordons une séance de lèche-vitrine avant le décollage. A 10h20 et des poussières, l’appareil s’élance, cap à l’ouest. Pour tuer le temps, on s’adonne au rituel des cartes postales. Au terme de trois heures de vol, ponctuées d’une escale à Curitiba, l’avion atterrit sur le tarmac détrempé du champêtre aéroport de Foz do Iguaçu. Il tombe des cordes. Décidément, la météo est bien cruelle avec nous. Nos sacs sur les épaules, Anne et moi nous dirigeons vers la sortie. Le guide de l’agence Brésil Découverte nous guette, nos noms inscrits sur un panneau. Il se présente à nous dans un français hésitant, et sur le ton de la plaisanterie : « Je m’appelle Edio, attention pas idiot !». Sur ce coup-là, il aura perdu l’occasion de se taire… A l’extérieur, un van nous récupère. Edio ne m’a pas encore réclamé les vouchers, ce qui m’étonne un peu. Mais bon, je me dis qu’il doit avoir l’habitude, ça ne m’inquiète pas davantage. Le chauffeur décharge tout son petit monde devant les portes du San Martin Hotel. Edio nous abandonne aussi vite. Il nous récupèrera dans une petite heure pour nous emmener au Parc des Oiseaux Tropicaux. Nous voilà seuls à nous débrouiller avec le réceptionniste. Mais le type à beau feuilleter à plusieurs reprises les pages de son registre, nos noms ne figurent nulle part ! Troublé, je sors mes papiers. Nous ne sommes pas au bon endroit. Pas de panique. Nous stockons les bagages dans le hall et, affamés, nous prenons une table au restaurant de l’hôtel pour déguster un repas chaud. Edio se pointe avec un léger retard. Nous lui expliquons son erreur. Les sacs à dos réintègrent le coffre du van. Un court trajet et on nous dépose sur le parking du site. La pluie est plus que jamais présente. Et nous n’avons pas l’ombre d’un parapluie ! Edio, en bon guide qu’il est, nous achète nos billets et nous lâche à l’entrée. Colibris, ibis rouges, toucans, perroquets et aras multicolores cohabitent au cœur de cette réserve tropicale. Tropical l’est tout autant le déluge qui s’abat sur nos têtes, nous empêchant de profiter pleinement de la visite. Des rares photos que je tente de faire, le résultat s’avèrera désastreux. Nous retrouvons Edio dans une boutique après une bonne heure et demie sous la flotte. Trempés jusqu’aux os, le van nous rapatrie jusqu’au bon logement cette fois-ci. L’Iguassu Charm Suites est une belle pousada proche du centre ville de Foz do Iguaçu. La chambre est spacieuse, elle nous convient parfaitement. Premier réflexe en arrivant, nous débarrasser de nos vêtements humides. Nous tentons de les faire sécher avec les moyens dont nous disposons, c'est-à-dire pas grand-chose. Pendant que certaines fringues pendent sur des cintres, je m’attaque au jean gorgé d’eau de ma chère Anne avec un sèche-cheveux branché sur du 110 ! Au bout d’une demi-heure, le résultat n’est guère encourageant, je stoppe mes efforts. Des habits secs sur le dos, nous partons dîner dans le centre. Nous trouvons facilement un restaurant. Nous y mangeons abondamment et ce à un prix raisonnable. Le repas terminé, on se contente d’une petite flânerie dans le supermarché local, plus par curiosité que par nécessité. D’ailleurs, nous en ressortons les bras vides. Cette soirée aurait dû s’achever de la sorte, mais c’était sans compter sur un évènement inattendu. Figurez-vous qu’on ne trouva plus notre chemin ! A l’aller, encore éclairés par un soleil couchant, nous avions dévalé avec insouciance une longue avenue menant au centre ville. Mais la nuit est apparue et nous voilà bêtement piégés par l’obscurité. Au bout d’une bonne demi-heure de déambulations et d’inquiétude, nous décidons de frapper à la porte d’une maison. Par chance, j’avais gardé dans la poche de ma veste un papier avec les coordonnées de notre hôte, informations qu’Anne aussi bien que moi n’avions même pas pensé à retenir. Une femme se présente à nous et nous indique la direction à suivre. Nous n’étions en réalité pas si perdus que ça, encore fallait-il connaître les lieux. Encore une péripétie à classer au rayon des anecdotes. Remis de nos frayeurs, nous ne tarderons pas à nous endormir…

Jeudi 30 octobre La nuit s’est très bien passée. Dans la salle à manger, une multitude de gâteaux, pains et fruits sont dispersés sur une grande table. Il n’y a que l’embarras du choix. Alors que je me restreins au classique cacao et tartines de confiture, Anne ne peut s’empêcher de goûter à toutes les sortes de pâtisseries qui sont à sa portée. Le ventre plein, nous rejoignons le van stationné devant la pousada. La pluie de la veille a cessé, mais les nuages eux, n’ont pas disparu. Une petite demi-heure de route est nécessaire pour atteindre le Parc National d’Iguazu. Le passage de la frontière brésilo-argentine se fait sans aucun souci. A l’entrée du site, je me procure un plan, histoire de suivre le déroulement de la journée. Edio nous amène jusqu’à une petite gare. Il nous faut en effet emprunter un train puis marcher un petit kilomètre pour approcher l’une des principales attractions, la Garganta del Diablo (Gorge du Diable). Depuis le belvédère stratégiquement placé, Anne et moi sommes émerveillés par cette cascade de 90 mètres, la plus haute du parc. Ces tonnes d’eau qui se déversent forment des embruns, rendant la prise de photos délicate. De petits malins exploitent à merveille la situation en faisant commerce de cirés et de parapluies ! Après être revenus sur nos pas, la visite se poursuit par le circuit inférieur qui permet d’explorer les chutes d’en bas. Nous y croisons de nombreuses personnes avec un maillot de bain comme unique vêtement. Et pour cause, ils vont se placer au plus près des torrents pour une douche 100% naturelle. L’expérience est tentante, mais nous n’avons pas l’équipement pour les imiter. 11h50. Après avoir conversé avec un employé posté à un guichet, Edio nous remet les tickets pour la balade en bateau. Comme à son habitude, il ne nous donne aucune explication, si ce n’est qu’il nous attendra au terme de notre parcours d’environ une heure trente. Il aurait pu par exemple nous dire que notre embarcation partait à 12h ! Nous descendons prudemment la petite voie pentue menant à la rivière, et alors que nous nous apprêtons à intégrer le zodiac, on se fait gentiment refouler. Je suis furieux lorsque je comprends que la navette de midi vient de nous passer sous le nez ! Maudissant Edio pour cette nouvelle bourde, je suis Anne dans la remontée du sentier jusqu’au guichet. Là, l’employé nous confirme qu’il nous faudra patienter une petite heure pour le prochain départ. C’est parfait, ça me laisse assez de temps pour me calmer. 13h. Cette fois-ci, c’est la bonne. Nous ôtons chaussures, chaussettes, et retroussons les pantalons dans le but de limiter les dégâts. Quelle naïveté de notre part ! Nos effets à l’abri dans des pochettes étanches, nous sommes prêts pour le moment fort de la journée. Le zodiac démarre bientôt, garni d’une trentaine de passagers, et s’approche doucement des torrents. En quelques secondes, la foule se retrouve noyée sous des trombes d’eau. Le pilote prend plaisir à zigzaguer d’une cascade à l’autre avant de ramener une deuxième puis une troisième fois son embarcation sous une nouvelle rincée. Nous voilà trempés comme si on avait plongé dans l’eau tout habillés. A peine les pieds posés sur la terre ferme, nous enchaînons par une traversée de la forêt à bord d’un camion. Afin de savoir dans quelle langue elle va s’exprimer, la guide qui nous accueille questionne les participants sur leur nationalité. Et elle ne va pas être déçue. Français, Italiens, Espagnols, Britanniques, Argentins, etc… Bon, alors ce sera anglais pour tout le monde. Tandis que le véhicule s’enfonce dans l’épaisse jungle, elle délivre à son auditoire diverses explications sur les espèces végétales qui peuplent cet espace naturel préservé. En mauvais élève, je n’écoute que d’une demi oreille son discours et concentre mon attention sur ce qui nous entoure. 14h30. Le camion stoppe sa course. Evidement, Edio n’est pas un brin surpris de nous voir réapparaître avec une bonne heure de retard. Mais le meilleur reste à venir… Alors que nous manifestons auprès de lui une faim insistante, nous le suivons vers un établissement qu’il nous dit connaître à deux pas de là. Il va enfin nous être utile ! Je ravale vite mes pensées. Il nous fait sortir puis semble aussi surpris que nous de ne trouver trace d’un quelconque restaurant. Là, il ose nous proposer de rentrer à notre hébergement pour y déjeuner. Mais lorsque ma chère et tendre le questionne sur le programme de l’après-midi, il ne se démonte pas en lui répondant que les visites de la journée s’arrêtent là. Pour Anne, qui a fait preuve jusqu’à présent d’un sang-froid admirable, c’est la goûte d’eau qui fait déborder le vase. Elle me prend le plan des mains pour le coller sous le nez d’Edio et lui fait remarquer preuve à l’appui qu’il a omis l’un des itinéraires. Gêné, il nous fait donc réintégrer le parc pour trouver un snack. Anne donne sèchement congé à notre guide afin que nous puissions manger en paix. Enervée, elle grommelle que s’il avait l’intention de profiter du restant de l’après-midi en nous lâchant à Foz, il a eu tout faux. Et elle a bien l’intention de squatter les lieux pour en découvrir les moindres recoins. Le repas achevé, Edio nous conduit jusqu’au petit sentier où débute le parcours supérieur des chutes. Il se propose de patienter là et de nous laisser continuer seuls. Nous le plantons, soulagés de nous débarrasser pour un temps d’un guide plus encombrant qu’autre chose. Et le temps, nous le prenons ! Suivant une passerelle qui domine et enjambe les cascades, nous pouvons les admirer sous un angle nouveau mais tout aussi merveilleux. Mon numérique est en pleine effervescence devant l’impressionnant mur d’eau formé par le Salto San Martin. Une fois n’est pas coutume, les nuages gris en suspension au-dessus des torrents se fondent bien dans ce décor sauvage. Papillons aux couleurs éclatantes posent également devant mon objectif. Edio nous aura attendu 90 bonnes minutes au final. Mais avant de partir, passage obligé par les boutiques de souvenirs. Le hic, c’est que nous nous trouvons en territoire argentin. Certes, nous pouvons régler en réals brésiliens, mais c’est en pesos que la monnaie nous est rendue… S’ensuit alors pour Anne et moi une séance de calcul mental à vous filer une migraine. Mais je perds vite patience à jongler entre les devises et tente de convaincre Anne de freiner sa fièvre acheteuse. Il est 17h30 environ quand nous retrouvons le proche Brésil. De retour à la pousada, nous convenons avec Edio d’un horaire pour le lendemain. Nous partons ensuite en direction du centre. Pour éviter de nous paumer une nouvelle fois, nous prenons un ou deux repères. Nos pas nous mènent un peu plus loin que la veille, en chasse d’une curiosité à se mettre sous les yeux. Mais Foz n’est définitivement pas d’un grand intérêt touristique. Principalement dédiée à l’hôtellerie, elle ne semble exister que par la présence des Cataratas voisines. En cette douce soirée, nous nous contenterons seulement d’un dîner en terrasse. Nous faisons ainsi nos adieux à cette ville, sans vraiment de regrets…

Vendredi 31 octobre Le soleil daigne enfin se montrer. Ca tombe bien, nous repartons cet après-midi ! Notre hôte nous fait part de l’existence d’une boutique de souvenirs à la sortie de la ville. Frustrés du peu d’emplettes que nous avons eu le loisir d’effectuer jusqu’ici, l’info est la bienvenue. Nous demandons à Edio d’y faire une halte avant de nous rendre aux chutes. Le magasin en question, au nom évocateur de « Tres Fronteiras », est en fait un véritable hypermarché. Du calendrier illustré des « Cataratas » aux toucans de bois, en passant par les produits artisanaux sud-américains, il y a ici de quoi ravir le plus exigeant des touristes. On nous laisse quartier libre une petite demi-heure, plus qu’il n’en faut pour faire marcher la carte bancaire. L’exploration du côté brésilien est assez courte. 90 minutes nous suffisent pour sillonner le chemin balisé qui fait face à l’Argentine. Ce sont des vues inédites qui se dévoilent devant nous. Aidé par un soleil radieux, je parviens à réaliser de superbes images, agrémentées pour la plupart d’arcs-en-ciel féeriques ! Je capture également une petite dizaine de séquences vidéo de la grandeur du spectacle dont nous sommes les témoins. Une passerelle de bois et de métal permet au visiteur d’accéder au cœur de la rivière. Cernés de part et d’autre par des torrents assourdissants, Anne et moi nous y aventurons pour un ultime frisson. A l’extrémité du promontoire, on peine à distinguer la Garganta del Diablo derrière un rideau de vapeur d’eau. Les photos y sont très difficiles à faire. Alors on se contente d’admirer la puissance de la nature. Les yeux écarquillés par tant de beauté, nous prenons congé des merveilles d’Iguaçu pour rejoindre l’aéroport. Nous disons au revoir à Edio, sans regrets et sans pourboire. Le vol est prévu pour 14h, nous avons le temps de prendre un repas avant d’embarquer. Nous nous installons dans une cafétéria pour reprendre des forces avant les trois heures de voyage qui nous attendent. Avec un peu de retard sur l’horaire, nous finissons par décoller. Derrière le hublot, la nature nous offre un dernier récital. Un fleuve couleur ocre serpente à travers une verte et dense jungle, ce qui est du plus bel effet. 17h30. L’appareil effleure les toits des favelas avant de se poser sur la piste de Galeão. Pour rallier Santa Clara, nous attrapons un autocar Real qui se retrouve bientôt piégé dans les embouteillages. La soirée sera des plus calmes. Dans notre fast food préféré de Copa, nous faisons un passage éclair pour un dernier casse-croûte avant de rentrer. Quelques mails vers la France, puis nous allons dormir. Demain, c’est une grande journée qui s’annonce…

Samedi 1er novembre En préparant le voyage, j’ai découvert l’existence d’une curiosité située non loin du Centro. En cette grise matinée, Lapa est donc notre première destination. Aux pieds des Arcos, nous questionnons les passants. Le coin n’est pas très fréquentable, nous y croisons un groupe de toxicos défoncés. Une habitante du quartier semble avoir deviné le but de notre visite. Elle nous indique une ruelle escarpée qu’Anne et moi gravissons sous une pluie fine. Puis, sur notre gauche, se déroule un escalier… Nous y sommes ! L’Escadaria Manuel Carneiro, rebaptisé Selaron par l’artiste qui l’a métamorphosé en œuvre d’art. Il est chilien et son look soigneusement travaillé n’est pas sans rappeler un certain Dali. Son travail a vu le jour en 1990. Il a commencé par décorer les marches de mosaïques bleues, vertes et jaunes, aux couleurs du Brésil. Et depuis, il n’a cessé de transformer son œuvre, grâce notamment aux petits carreaux que les visiteurs lui apportent des quatre coins de la planète. Une œuvre qu’il qualifie lui-même de « rêve unique et fou qui ne prendra fin que le jour de sa mort ». Le résultat est spectaculaire. Dans un troquet tout proche, nous demandons si quelqu’un sait où vit l’auteur de cet ouvrage. Un jeune se lève. Il nous demande de patienter avant d’avaler une bonne dizaine de marches. Posté devant une fenêtre, il se met à hurler « Selaron ! Selaron ! ». L’épaisse moustache de notre artiste fait son apparition. Il nous convie dans une minuscule pièce qui lui sert d’atelier. De nombreuses peintures recouvrent les murs et le sol. Autoportraits, femmes enceintes et vues de Rio constituent ses principales sources d’inspiration. Nous lui remettons un carreau déniché à Marseille, illustré du Vieux Port et de la Bonne Mère. Pour nous remercier, il nous fait cadeau de jolies cartes postales, puis nous présente fièrement les nombreuses photos et articles de presse relatant son histoire et son travail. On y apprend que les escaliers ont servi de décor pour des séries télévisées et même pour des clips de U2 ou de Snoop Dogg. Nous le suivons ensuite à l’extérieur où il s’improvise en guide pour nous expliquer la provenance de ses plus beaux carreaux, dont certains sont rares et précieux. Il y en a du monde entier. La France y est bien sûr représentée. Notre surprise est totale lorsqu’on tombe nez à nez avec deux tuiles estampillées « MARSEILLE » qui se mélangent aux centaines de mosaïques. Je multiplie les clichés avant que nous posions avec Selaron devant les marches colorées. Nous le quittons bientôt, satisfait de notre rencontre avec ce drôle de personnage. La Confeitaria Colombo est l’étape suivante. Ce somptueux salon de thé situé dans une ruelle du Centro arbore marbres et vitraux. Pendant que je m’attarde pour une poignée de photos, Anne s’en va acheter des pâtisseries qui lui font de l’œil. Le tram n’est pas très loin, autant refaire un tour de Santa Teresa. Dans la file d’attente, les pasteis de chez Colombo nous aident à patienter. Ces petits flans sont délicieux, mais rien à voir avec ceux de Belém que nous avions goûté à Lisbonne lors de notre escapade portugaise. A bord du tram, nous nous rappelons des sensations ressenties quatre jours auparavant. Le chauffeur se plait à divertir ses passagers, bringuebalant son jouet dans les virages les plus serrés. La bruyante carcasse peine à avaler les pentes du quartier perché entre les favelas. Elle souffle un court instant devant un Corcovado toujours embrumé. Tout au long du trajet, des jeunes s’amusent à attraper le véhicule en marche. Folklorique au possible ! Lorsque la virée prend fin, on s’engouffre dans le métro pour en ressortir à Copa. On y avale un bon repas avant de retrouver le Bamboo. Nous avons rendez-vous avec Sergio à 16h30. A Siqueira Campos, les couleurs rouges et noires commencent à fourmiller. Station après station, ils sont de plus en plus nombreux. Le temple du football brésilien se dessine bientôt derrière les vitres de notre rame. Drapeaux et maillots contrefaits s’étalent autour de l’enceinte. Parmi les supporters agglutinés devant le socle de la statue de Bellini, je reconnais facilement Sergio. Il parle aussi bien le français qu’il ne l’écrit. Il nous présente un couple de touristes finlandais qui, comme nous, viennent pour la première fois voir un match dans ce stade mythique. Nous suivons Sergio jusqu’à l’entrée. En habitué des lieux, il nous place au cœur de l’ « arquibancada verde », un peu à l’écart des supporters les plus chauds. Près de l’ambiance mais loin des embrouilles. C’est parfait ! En l’espace d’un an et demi, je réalise mes deux plus grands rêves footballistiques. Après avoir vu jouer le Barça au Nou Camp, me voici donc dans les gradins du Maracanã. Je suis comme un gosse ! Le coup d’envoi est donné à 18h30. Les « Mengão » ouvrent rapidement le score. Un but superbe qui fait s’enflammer le stade. Dans la tribune que nous occupons, c’est du délire ! Les supporters « Rubro Negra » font le show. J’immortalise l’instant par quelques photos et vidéos. Après ça, Flamengo joue moins bien et la rencontre perd de son intensité. A la mi-temps, les deux équipes se séparent sur ce score de 1-0 en faveur des locaux. Sur l’un des écrans géants s’affiche le nombre de spectateurs. Il dépasse à peine les 44.000. C’est peu, moins de la moitié des places ont trouvé preneur. Dès le retour des vestiaires, le match prend une autre tournure. Portuguesa fait parler son réalisme et inscrit deux buts en moins de cinq minutes. C’est la douche froide pour Sergio. Les supporters commencent à siffler leurs joueurs. A cinq minutes du coup de sifflet final, Flamengo égalise pour le plus grand bonheur des torcidas. Malgré ce sursaut d’orgueil, ce résultat nul n’est pas une bonne opération pour le club carioca. Le titre de champion semble s’éloigner… Alors que le stade se vide, Sergio nous propose de terminer la soirée avec lui. Nous acceptons bien volontiers. Il est tellement sympa que c’est un plaisir d’être en sa compagnie. Il dépose les deux finlandais devant leur hôtel et trace en direction d’Ipanema. Dans le resto où il nous entraîne, nous faisons connaissance avec ses amis, Jean-Michel et Caro. Ce couple de français n’en est pas à sa première expérience en terre brésilienne. Ils nous racontent de petites anecdotes de leurs nombreux voyages à travers le pays. D’ailleurs, leur prochaine destination s’appelle… Iguaçu ! Comme nous, ils ont acheté un pack auprès de l’agence Brésil Découverte. Nous leur relatons les exploits de notre fameux guide, leur souhaitant de ne pas tomber sur le même. Aux dernières infos de Sergio, ils y auront échappé… Le repas terminé, Sergio nous dépose à Santa Clara. Nous le remercions pour cette soirée inoubliable, la plus belle de notre séjour dans la Cidade Maravilhosa…

Dimanche 2 novembre Nous entamons la journée par une image insolite. Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons au ballet d’une petite dizaine de ouistitis débarqués des branches. Des pensionnaires du Bamboo prennent leur petit dej en terrasse et les singes de la forêt voisine s’y sont invités. Le soleil brille enfin ! Il faut en profiter, on ne sait pas trop si ça va durer. Un petit tour à l’Apolo comme tous les matins, puis nous attrapons le 511 qui trace vers Urca. Même pas besoin de demander au chauffeur si c’est la bonne ligne. On constate rapidement qu’il n’y a que des touristes à bord. Le trajet n’est pas très long. Le bus décharge tous ses occupants près de la Praia Vermelha. Le téléphérique du Pain de Sucre apparaît bientôt. Il n’y a pas encore foule. La première cabine qui se présente à nous est la bonne. En quelques minutes, nous voilà à mi-chemin du sommet. La vue y est splendide mais nous ferons des photos plus tard. Pour l’heure, c’est l’un des grands moments du voyage qui nous attend. C’est ici que se trouve l’un des héliports destiné aux touristes. Auprès du stand qui gère les vols, nous choisissons un circuit parmi ceux qui nous sont proposés. Le notre durera 11 à 12 minutes pour la modique somme de… 120€ par personne ! Je vous l’accorde, c’est pas donné. Avant de quitter la France, j’étais très hésitant quant à l’utilité d’une telle dépense. J’avais d’ailleurs questionné des membres de VF qui, avant moi, avaient déboursé une petite fortune pour découvrir Rio depuis le ciel. Est-ce que ça valait le coup de sortir tant d’argent pour une visite aussi courte ? Tous m’avaient répondu de manière positive. Et bien, je peux maintenant confirmer leurs propos. Oui, il faut le faire ! Notre hélicoptère se pose, mais il ne stationne guère longtemps. Nous prenons place, Anne derrière, moi aux côtés du pilote, prêt à filmer. Nous décollons dans la foulée. Première étape du circuit, le stade. Après une longue ligne droite, l’appareil fait un lent virage au-dessus d’un Maracanã plus impressionnant que jamais ! Puis il prend la direction du Corcovado. Anne et moi sommes subjugués par l’image de carte postale que nous découvrons. Arrivant derrière le Cristo Redentor, la baie de Rio s’offre à nos yeux émerveillés. Une rotation autour de la statue colossale, puis nous traçons vers l’océan. Nos regards sont braqués sur Ipanema et Copa, dont on peut mesurer toute la beauté. Magique ! De retour sur Terre, Anne et moi échangeons nos premières impressions. Tous deux sommes d’accord, c’était fantastique. On se remet doucement de nos émotions pour continuer la visite des lieux. Dans une petite salle de projection, un film passe en boucle. Il raconte l’histoire du téléphérique et de sa construction. Un projet qui a semble-t-il suscité beaucoup de doutes et d’interrogations lors de son lancement au début des années 1900. D’après les interviews et les archives, l’idée même qu’on puisse relier le sommet du pic rocheux par des cabines semblait relever de la pure folie. Près d’un siècle plus tard, à en juger par l’affluence touristique présente sur le site, force est de constater que les précurseurs avaient vu juste. On a jamais été aussi proches du Pain de Sucre. Avant que nous empruntions le second tronçon, je shoote ce symbole de la ville, encore et encore. La cabine nous dépose bientôt au sommet. Nous dominons les plages et les îles qui baignent dans la baie. Anne et moi posons devant ces jolis décors. Nous errons là près d’une heure, à la recherche de vues toujours plus belles. Revenus 400 mètres plus bas, nous battons le pavé de l’Avenida Pasteur. Dans une station service, on se pose le temps d’avaler un morceau et de décider de la suite des opérations. Le ciel est avec nous aujourd’hui, nous n’hésitons pas longtemps. Le Corcovado n’attend que nous. Botafogo est toute proche. De nombreux bateaux sont amarrés dans cette paisible plage sur laquelle semble veiller le Pain de Sucre. Je jette un œil sur mon papelard. Le hasard faisant bien les choses, le bus dont nous avons besoin passe par là. Mais le problème est toujours le même. On a le numéro mais pas l’arrêt. Nous sollicitons à nouveau la gentillesse des cariocas. Mais ils semblent aussi pommés que nous. C’est finalement escortés par un flic bien sympa que nous débusquons le bon abribus. Le 583 nous ouvre bientôt ses portes. Un bus qui se videra presque entièrement devant la gare de Cosme Velho, point de départ du train à crémaillère. Le wagon rouge transperce la dense forêt de Tijuca pour nous emmener au sommet du Corcovado. Le trajet compte quelques étapes, où passagers entrent et sortent. Les « Bom de Samba » s’invitent bientôt à bord. C’est un groupe de musiciens qui, plusieurs fois par jour, vient égayer le court voyage des visiteurs contre quelques réals. La vidéo est à faire. Je filme Anne pendant qu’elle s’essaye à la pratique du ganza, un instrument à percussion que l’un des musiciens lui a prêté. Mais bon, n’est pas « sambista » qui veut… « Bem-vindo ao Cristo Redentor ». C’est ce qu’indique un écriteau. On emprunte un escalier pour accéder au sommet. Au fur et à mesure des marches, le panorama se dévoile. L’hippodrome, proche du Jardin Botanique, est le premier à se mettre en évidence. La statue, de dos, se dresse droit devant. Nous sommes bientôt à ses pieds. Nous pouvons alors contempler la Cidade. Sur notre droite, le Lagoa Rodrigo de Freitas dont les eaux verdâtres contrastent avec le bleu de l’Atlantique. La plage se cache derrière les immeubles d’Ipanema. Nous découvrons aussi le Morro dos Cabritos, l’énorme colline boisée au flanc de laquelle se trouve le Bamboo. A notre gauche, le paysage est moins glamour. Des favelas qui s’entassent ici et là, triste écrin pour l’ovoïde Maracanã facilement repérable. Le Christ Rédempteur ouvre ses bras face à la baie, comme pour protéger la cité carioca. Anne s’impatiente pendant que je fais tourner mon numérique à plein régime, capturant des clichés de l’imposante statue sous tous les angles. En vrai gosse, je demande à Anne de me tirer le portrait les bras en croix devant le colosse. Ça fait touriste de base mais j’assume ! D’ailleurs, je me demande encore comment j’ai convaincu Anne d’en faire autant. Non, en réalité, elle faisait des essais de pose pour moi quand je l’ai shootée à son insu… En éternel insatisfait de mes photos, je propose à ma chère et tendre de revenir ici même le lendemain matin pour de nouveaux clichés. En effet, j’ai le soleil en pleine poire et le rendu des images n’est pas à la hauteur de mes espérances. De toute façon, le programme du séjour est bouclé, autant continuer en roue libre jusqu’au départ. Avant de retrouver le train, courte halte par le socle, occupé par une petite chapelle. Bus et métro pour Copa. Sur un marché nocturne face à la plage, nous achetons deux ou trois souvenirs avant d’aller dîner. On dînera asiatique ce soir. Aussitôt quitté le resto, il commence à pleuvoir. C’est bientôt un déluge qui s’abat sur nos têtes. C’est ça les averses tropicales, il tombe des cordes, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Je ne me doutais pas à quel point le ciel pouvait être capricieux. Sitôt passée cette rincée, nous regagnons notre chambre…

Lundi 3 novembre Nous commençons la journée par… une grasse matinée. Nous n’émergeons réellement qu’attablés à l’Apolo pour un petit dej un peu tardif. Puis, comme convenu, nous retrouvons les sentiers menant au Corcovado pour un pèlerinage photographique. Nous aurons finalement dû attendre les ultimes jours pour bénéficier d’un soleil brésilien digne de ce nom. Aux pieds du Cristo, je m’attarde pour des photos. Comme la veille, Anne est presque déçue par la taille de la statue. A l’été 2007, nous avions visité le Cristo Rei à Lisbonne, une statue inspirée de celle de Rio, deux mètres plus petite. Ce qui explique qu’elle s’attendait à une œuvre plus impressionnante. L’heure passe, il fait faim. Nous déjeunons sur place. Dans le train qui nous rapatrie vers Cosme Velho, nous tombons par hasard sur le couple de Finlandais rencontré lors du match. Ils ne sont toujours pas très causants… Les « Bom de Samba » sont de retour. Cette fois, je me porte volontaire pour faire vibrer le ganza. Anne se saisit du numérique pour immortaliser la scène. L’après-midi est déjà bien entamé. Et nous n’avons pas encore en notre possession tous les souvenirs que nous comptons ramener à nos proches et… à nous-mêmes. C’est à Copa que nous trouvons de quoi étancher notre soif d’achats. Les échoppes se suivent et se ressemblent, mais chaque fois que nous entrons dans une boutique, nous trouvons quelque chose que la précédente n’avait pas. La carte bleue chauffe, le porte-monnaie se vide. Drapeaux, bracelets, posters, magnets… Nous trouvons presque tout ce que nous cherchons, voire même ce que nous ne cherchons pas. Pour nous remettre de cette séance de shopping intensive, nous nous asseyons pour siroter nos premiers « sucos ». Du coup, on enrage de ne pas avoir testé avant ces délicieux jus de fruits qu’il est possible de déguster à chaque coin de rue. La soirée s’achève comme souvent sur la plage. Dans le marché nocturne de l’Avenida Atlantica, les dernières emplettes finissent de nous plumer. Nous squattons Santa Clara pour le dîner avant de rentrer. Demain soir, l’aventure brésilienne prendra fin…

Mardi 4 novembre Nous terminons notre séjour comme il avait commencé, sur la plage de Copa. Le soleil brille, la balade est plaisante. Le thermomètre affiche 27°. De courageux joggers brûlent leurs calories sur l’Avenida Atlantica. Les inflexibles marchands ambulants ont bien du mal à écouler leurs stocks de paréos. Anne et moi errons en suivant le dessin du littoral pour rejoindre Ipanema. Nous n’avons encore jamais pris de bain depuis notre arrivée au Brésil. Anne avait bien approché les eaux de l’océan le premier jour, tentative avortée par un orteil trop frileux. Cette fois-ci, c’est moi qui m’y colle. Anne s’est calée à l’ombre d’un palmier. J’hésite un peu avant de me jeter dans les rouleaux. Je la trouve à mon goût, si bien que ma chère et tendre ne me reverra réapparaître qu’une bonne demi-heure plus tard ! Ici, les ballons roulent et volent à longueur de journée. Après la baignade, j’aimerai bien taquiner le cuir comme le font les cariocas. On stagne un moment devant une partie de foot-volley prenante. Têtes, ailes de pigeon, amortis poitrine… C’est un vrai récital de gestes techniques ! Cela à l’air si facile. A l’air seulement… Je ne me démonte pas. Aussitôt la partie terminée, je demande la permission de prendre part à la suivante. Ni une, ni deux, me voilà tout fier, planté dans le sable d’Ipanema. Je rattrape ou tente de rattraper ce que je peux, conseillé que je suis par une équipière désabusée mais compréhensive. Malgré quelques rares ballons bien négociés, mon niveau me trahit rapidement et cause l’inéluctable défaite du binôme improvisé. Je remercie les jeunes pour la leçon, et c’est encore essoufflé que je suis Anne dans le quartier jouxtant la plage pour y casser la croûte. Nous ne ferons pas grand-chose du restant de la journée. Nous errons dans les rues jusqu’à remonter à l’hôtel. Sur le trajet, nous nous délectons d’un dernier jus de mangue « do Brasil ». En passant devant Arpoador, nous distinguons le Morro Dois Irmãos perdu dans la brume. Nous faisons ainsi le deuil d’un beau coucher de soleil. Nous quittons définitivement Santa Clara à bord d’un taxi. Galeão est atteint dans la nuit tombante. Dans le hall, des fresques représentant le Corcovado, le Pain de Sucre et le Maracanã nous font prendre conscience de ce que nous laissons dans notre sillage. En 1999, l’aéroport a été rebaptisé Antonio Carlos Jobim, en mémoire d’un grand compositeur brésilien. Mon dernier cliché est destiné à une plaque qui lui rend hommage, et sur laquelle on peut lire les paroles de sa chanson « Samba do Avião » : « Minha alma canta Vejo o Rio de Janeiro Estou morrendo de saudade Rio, teu mar, praias sem fim Rio, você foi feito pra mim ».

« Mon âme chante Je vois Rio de Janeiro Je me meurs de mélancolie Rio, ta mer, tes plages sans fin Rio, tu a été faite pour moi ».

Tout est dit…

* * * * *
Visites incontournables pour sept jours en Floride? English translation pending
by Cossey · 2009-01-14 · 9 replies
Bonjour a tous,

Je me rend a Miami en mai Prochain, j'y resterais plus ou moins 7 ou 8 jours.

Quels sont les incontournables en sachant que je serais intéressé par le Discovery cove, le parc disney et les Keys...

Bien entendu, je ne logerais pas 7 jours à Miami, je dois opter pour une boucle, mais je n'ai vraiment aucune idée.

D'avance merci
Budget et itinéraire pour trois semaines en Chine à l'été 2009 avec des enfants? English translation pending
by Geraldine26 · 2009-01-02 · 15 replies
Bonjour à tous,

voilà nous aimerions partir cet été 3 semaines, en chine, arrivée : Pékin. Nous habitons en Italie : 150 kms de Milan (ville de départ)

nous sommes une famille composée de 2 adultes (30-32ans) et deux filles 3ans1/2 et 1an1/2. Nous aimerions avoir des conseils sur un itinéraire adapté aux enfants (donc pas trop chargé) et une idée de budget. J'ai regardé sur le forum et je suis partie sur : Hôtel : +/- 30€ / nuit pour toute la famille ou par personne ??? vol: +/- 700 €

merci à tous pour vos réponses
Une journée à Paris: quoi faire pour rester au chaud? English translation pending
by Matnurse · 2009-01-01 · 21 replies
Bonjour!

Ma question peut paraitre un peu bete mais je travail pres de Paris pendant 4 semaines. J'ai droit a une journee de congee par semaine et je suis logee chez mon employeur alors il faut que je sorte!!

Je me suis fache avec Paris il y a plus de 15 ans (pour des raisons perso que je ne veux pas expliquer), je suis maintenant de retour pour y remedier un peu! Ayant deja fait du tourisme classique, style Tour Eiffel, Le Louvre, Mont Martre etc je suis un peu perdu de savoir quoi faire une journee d'hiver sans etre obligee de rester dehors dans le froid! J'aime me promener mais pas toute la journee de 8h00 a 20h00. Je tourne en rond avec les sites internet qui propose tellement de choses a voir et a faire mais ca oblige a rester dehors la plupart du temps et je suis frilleuse!

Appel a tous les parisiennes qui pourraient me dire ou aller seule pou m'amuser un peu, etre tranquille mais aussi pour ne pas avoir froid!!!

Merci a toutes.
Quatorze jours à Bali: les îles Gili sont elles indispensables, avis sur notre circuit? English translation pending
by Cocalidou · 2008-12-30 · 28 replies
Coucou à tous Et merci d'avance pour vos réponses ce forum fait vraiment avancer...

Alors voici notre idée de circuit:

J1 Arrivée et nuit à Seminiak J 2 Ubud : boutiques / artisans aux alentours / Rizières J 3 Ubud: monkey forest et ...? J4 Ubud: ascension du volcan Batur J 5 Munduk: les lacs; les rizières alentour nuit à Munduk J 6 Munduk idem nuit à Ubud J 7 route vers Amed / ballades nuit à Amed J 8 Amed ballades et plages nuit à Sanur J 9 Départ en avion de Denpasar pour les iles gilli J 10 Iles Gilli J11 Iles Gilli J 12 Retour en avion nuit à Sanur J 13 SANUR J14 Départ

Alors voici mes multiples questions: 1°) On désirait faire ce circuit en moto pour plus de facilité ...est ce faisable ou est-il préférable de prendre d'autres moyens de transport? Où louer cette moto et que faire de nos bagages pendant le circuit ? 2°) 3 jours sont ils suffisants pour Ubud ? Comment organiser la journée vers le volcan Batur ? Je ne suis pas trop sportive pour l'ascension que proposez-vous? 3°) Combien de temps faut il en moto pour se rendre à Amed à partir de Ubud? et de Amed à Sanur ? 4°) On voudrait avoir quelques moments de farniente (plage/massages) on opte pour les îles Gilli est-ce intéressant ou vaut-il mieux rester à un endroit sur Bali ? A entendre, les plages sont magnifiques mais y'a-t-il d'aussi belles plages à Bali qui nous éviteraient de reprendre l'avion etc...surtout qu'il apparaît difficile de profiter de Lombok (Rinjani et kuta) en si peu de temps? 5°) Notre circuit semble-t-il réalisable ou faut-il oublier Gilli et passer plus de temps aux endroits cités avant? car nous n'avons pas envie de courir non plus!!!🤪

Grand merci pour toutes vos réponses...😛
Train entre Barcelone et Collioure? English translation pending
by Gernigouène · 2008-12-15 · 4 replies
Bonjour, je suis à préparer, pour août prochain, un périple vélo dans les pyrénées avec Vélorizons. Comme le départ de la traversée se fait à Collioure et que je viens de Montréal, je pensais me rendre à Barcelone pour y passer quelques jours avant et après le périple. Je me demande comment est le service de train à partir de Barcelone pour se rendre à Collioure (est-ce qu'ils acceptent les vélos, y a-t-il destransferts, ... ?).

Merci à l'avance. Richard
Partir vivre et travailler en Martinique ou en Guadeloupe English translation pending
by Jessicanenad · 2008-12-01 · 25 replies
Bonjour à tous,

Avec mon copain, nous aimerions partir travailler quelques année en Martinique ou en Guadeloupe. J'ai un bac+3 en marketing/communication et lui un bac + 2 en comptabilité.

Si quelqu'un est partir vivre là-bas, savez vous s'il est difficile de trouver un emploi depuis la métropole? Est-il préférable de se déplacer? Nous souhaiterions trouver un emploi dans nos domaines respectifs mais nous accepterions aussi des boulots n'ayant rien à voir! J'ai entendu dire que les employeurs préféraient embaucher des gens originaires de la bas,

pouvez-vous me faire partager vos expériences?

MERCI
D'autres photos à découvrir English translation pending
by Chinois · 2008-11-26 · 481 replies
la question sera donc :

qui est ce ?.

😛
Itinéraire pour atteindre le sommet du volcan Tunupa en Bolivie? English translation pending
by Simon · 2008-11-16 · 22 replies
Salut,

Je cherche l'itinéraire pour atteindre le sommet du volcan Tunupa à 5420m au départ de Jiria et qui domine le salar de Uyuni.

De ce que j'ai pu lire, ce n'est pas le sommet que l'on atteint, mais un belvédère à 4700m (au bout de 4h de marche ) car après cela l’ascension devient trop dangereuse avec le passage de barres rocheuses.

J'ai joint un fichier GoogleEarth à mon message, si une âme charitable pouvait me mettre dessus les camps et l'itinéraire 🙂

Merci,
Transcription de mariage à Nantes English translation pending
by News · 2008-10-05 · 97 replies
Bonjour a tous je suis nouvelle ici et je recherche de l aide.Je me suis mariee recemment a Bejaia sans ccm.j ai envoye mon dossier pour la transcription a Nante le probleme c ke je n est pas garder mes billets d avion sur mon passeport on ne vopit pas la date sur les cachets et la mairie de Bejaia dit a mon marie kil ne peuve pas lui faire la photocopie du registre de mariage ki m est demander par nantes.Je ne c plus coment faire pour prouver ke j etait presente le jour de mon mariage Auriez vous une solution car la je suis desesperee.Je vous remercie tous et toutes d avance domi
Itinéraire de trois semaines au Pérou et en Bolivie English translation pending
by Tethys34 · 2008-08-19 · 41 replies
Bonjour,

Nous projetons de partir 3 semaines en pérou/bolivie en juin 2009. Voici l'itinéraire que nous avons conçu avec une agence locale arrivée de lima et départ de la paz Qu'en pensez vous? Merci d'avance!

Jour 1: LIMA Accueil à l'aéroport de Lima. Transfert vers l’hôtel Buena Vista dans le quartier de Miraflores. Soirée libre à Lima et nuit à l’hôtel.

Jour 2: LIMA - PARACAS Visite de Lima. La découverte de la ville commence par une visite de la place des armes où se trouvent la cathédrale, la mairie et le palais présidentiel. Vous visitez ensuite l'église San Francisco, l'une des plus ancienne de la ville, et ses catacombes. Vous reprenez le véhicule et allez à Miraflores, le quartier moderne de Lima situé au bord de l’océan pacifique. Vers midi, départ pour Paracasen bus de catégorie supérieure. Arrivée à Paracasen fin d'après-midi. Transfert à l'hôtel Mirador, à quelques pas de l’océan.

Jour 3: PARACAS – ICA - NASCA Le matin, transfert au port de Paracas, d'où vous embarquez pour les îles Ballestas. En chemin, vous ferez un arrêt devant la mystérieuse figure du candélabre, sculptée dans la dune et d'origine inconnue, puis visitez les îles Ballestas, reliefs tourmentés de falaises, grottes et arches, qui abritent une population de plusieurs milliers d'otaries et quantité d'oiseaux marins (pélicans, fous, sternes, pingouins de Humboldt, ...). Vous êtes de retour au port vers 10 heures et demi du matin d'où vous partez en bus touristique de catégorie supérieure vers Nasca. En chemin, le bus fera des arrêts pour visiter la laguna de Huacachina, oasis de carte postale au milieu des dunes de sable fin du désert d'Ica, ainsi qu’une « bodega » où l'on distille le pisco, l'alcool national. Un excellent prétexte pour le goûter. Si le temps le permet, vous visiterez également le musée régional d'Ica qui abrite quelques beaux exemplaires de momies. Arrivée à Nasca en fin d'après-midi et transfert à l'hôtel Oro Viejo, bel établissement avec jardin et piscine.

Jour 4: NASCA - AREQUIPA En option : Le matin, transfert vers l'aérodrome pour le survol des mystérieuses lignes de Nasca (35 minutes). Ensuite, visite du cimetière précolombien de Chauchillas et ses momies de plus de 1000 ans, dans le désert au sud de Nasca. Retour à Nasca dans l'après-midi pour un arrêt à l'atelier d'un artisan potier qui fabrique de magnifiques pièces selon la technique ancestrale de la culture Nasca. Juste à côté, un atelier d'extraction artisanale de l'or vous permet de voir le difficile travail de ces mineurs indépendants encore nombreux dans la région. Retour à l'hôtel et transfert au terminal des bus pour un départ vers Arequipa en bus de catégorie supérieure. Arrivée à Arequipa tard le soir et transfert à l'hôtel La Casa de Tintin, situé au bord de la rivière.

Jour 5: AREQUIPA Option 1, visite de la ville: Entourée de ses trois volcans et construite en pierre volcanique claire, la « ville blanche » d'Arequipa possède une architecture coloniale unique, qui lui vaut d'être classée patrimoine mondial par l'Unesco. Le matin, visite du pittoresque quartier de Yanahuara et de sa place, ainsi que du belvédère de Carmen Alto, et de son magnifique point de vue sur la vallée d’Arequipa et les volcans environnants. Vous visitez ensuite le centre colonial, les cloîtres de la Compagnie et le monastère Santa Catalina, l'un des plus beaux monastères coloniaux d'Amérique du sud. Après-midi libre et nuit à la Casa de Tintín. Option 2, rafting: Vers 9 heures du matin, départ de l’hôtel en véhicule vers le Río Chili en amont d'Arequipa. Le moniteur professionnel de rafting vous explique les différentes manoeuvres et mesures de sécurité, et vous partez pour 2 heures sur la rivière, à travers de jolis paysages. Les passages mouvementés (niveau 3 à 4) ajouteront quelques émotions à la balade. Retour à l’hôtel vers 13.00 et après-midi libre à Arequipa. Nuit à l’hôtel.

▲ Merci de nous préciser l’option choisie.

Jour 6: AREQUIPA-COLCA Le matin, départ en minibus pour le canyon du Colca. Montée sur l'altiplano, à plus de 4000 mètres d'altitude et passage par la réserve d'Aguada Blanca, où nous pouvons observer la faune locale: vigognes, lamas, alpagas, viscachas... Après le passage d'un col à 4900 mètres, vous descendez dans la vallée du Colca où vous déjeunez dans le village de Chivay (3500 m). L'après-midi, petite randonnée d'acclimatation à l'altitude dans les environs de Chivay au cours de laquelle vous pourrez aller vous baigner dans les piscines thermales, à près de 40º C (optionnel, entrée non comprise). Nuit à l'hôtel Pozo del Cielo.

Jour 7: COLCA-AREQUIPA Petit déjeuner vers 6 heures du matin. Le minibus vous emm��ne à travers la vallée du Colca jusqu'au mirador de la Cruz del Cóndor, d'où l’on jouit d'une incroyable vue sur le canyon, la rivière plus de 1000 mètres en contrebas et les falaises de près de 2500 mètres en face. C'est également ici que l’on peut observer le vol majestueux des condors qui passent parfois à dix mètres à peine. Retour ensuite dans la partie plus ouverte et cultivée de la vallée pour quelques arrêts dans des villages et au pied de tombes préhispaniques suspendues dans des falaises. Après le déjeuner à Chivay, vous retraversez l'altiplano et êtes de retour à votre hôtel à Arequipa vers 17 heures. Nuit à la Casa de Tintin. Jour 8: AREQUIPA - CUSCO Le matin, transfert vers l’aéroport d’Arequipa pour votre vol vers Cusco. Arrivée à Cusco et transfert vers l’hôtel Amaru. Fin de journée libre et nuit à l’hôtel. Jour 9: CUSCO

Option 1, visite classique des principales ruines incas de Cusco (1/2 journée, véhicule privé, guide en français): Le matin, départ en véhicule privé vers les sites archéologiques incas de Tambomachay, Puka Pukara, Kenko et la forteresse inca de Sacsayhuaman, qui protégeait Cusco, faite d'énormes blocs de pierre agencés avec une précision inouïe. D'en haut, nous avons une vue imprenable sur Cusco, son centre inca et colonial mais aussi ses quartiers pauvres à flanc de montagne. Nous redescendons au centre ville pour visiter le temple du Soleil, centre politique et religieux de l'empire inca, ainsi que le marché central de Cusco, lieu hautement coloré de la vie actuelle de la ville. Après-midi libre et nuit à l'hôtel.

Option 2, visite à pied des principales ruines incas de Cusco (trek privé d’1 journée, guide en anglais/espagnol): Départ le matin en véhicule jusqu’à Santutis, d’où vous commencez la balade à pied. Vous passerez tout d’abord par la communauté paysanne de Pumamarka avant de découvrir un groupe de sites archéologiques très peu fréquentés tels que Rumiwasi et Jorococha. Vous passez ensuite au site de Laq’o, aussi connu comme temple de la lune. Après un déjeuner pique-nique, vous poursuivez la randonnée qui vous mènera à travers les sites plus connus de Puka Pukara, Tambomachay, Kenko, et finalement le Sacsayhuamán. Vous redescendez à pied et arrivez à Cusco par les ruelles de San Blas. Nuit à l’hôtel. ▲ Merci de nous préciser l’option choisie.

Jour 10: VALLÉE SACRÉE: PISAQ - OLLANTAYTAMBO - MORAY - MARAS Après le petit déjeuner, départ en véhicule privé pour la vallée sacrée des Incas. Nous visitons tout d'abord la cité inca de Pisac, l'une des plus importantes et spectaculaires de la vallée. Nous redescendons ensuite au village actuel de Pisac où se trouve l'un des meilleurs marchés artisanaux du Pérou. Nous continuons à descendre dans la vallée jusqu'au village inca d'Ollantaytambo et sa forteresse accrochée à la montagne que nous visitons. L'après-midi, nous partons pour le cirque de Moray, d'étonnantes terrasses incas concentriques parfaitement circulaires. Nous emprunterons ensuite le chemin vers les salines de Maras, pour découvrir le spectacle coloré de ces milliers de bassins salins exploités artisanalement depuis les temps préhispaniques jusqu'à nos jours. Retour en fin d'après-midi et nuit à l'hôtel.

Jour 11: CUSCO - AGUAS CALIENTES Vers 6.30, transfert à la gare d’où le train part à 7.00 vers Aguas Calientes, village situé au pied du Machu Picchu. Arrivée à 11.00 et transfert à l’hôtel. Vous pouvez profiter du reste de la journée pour vous promener librement dans cet environnement de forêt tropicale et aller vous baigner aux sources thermales. Nuit à Aguas Calientes à l'hôtel Presidente, au bord de la rivière.

Jour 12: MACHU PICCHU - CUSCO Tôt le matin, départ en bus avec le guide vers le Machu Picchu. La cité perdue des Incas, redécouverte il y a moins d'un siècle, fascine tous les voyageurs, tant par les mystères qui l'entourent, que par l'incroyable beauté du site et des paysages environnants. Vous profitez d’une visite guidée de 2 heures dans une relative tranquillité, avant que n'arrive le flot des touristes par le train de Cusco. Vous avez encore ensuite toute une partie de la journée pour découvrir librement tous les recoins du Machu Picchu. Retour à Aguas Calientes en bus dans l'après-midi pour prendre le train de 17.00 vers Cusco, où vous arrivez en soirée. Transfert et nuit à l'hôtel Amaru. Jour 13: CUSCO - PUNO Le matin, départ vers Puno dans un confortable bus touristique qui nous offrira plusieurs arrêts sur la route. Nous visiterons en particulier le village d'Andahuaylillas, où se trouve la « chapelle sixtine » des Andes, le temple inca de Viracocha et le site archéologique de Pukara, où nous découvrirons les restes d'une des premières civilisations de l'altiplano, bien antérieure aux Incas. Nous nous arrêterons également vers midi pour un déjeuner buffet dans un agréable restaurant. Arrivée à Puno sur les rives du lac Titicaca en fin d’après-midi et transfert à l’hôtel Helena Inn. Nuit à l’hôtel.

Jour 14: LAC TITICACA : ILES UROS ET TAQUILE

Le matin, transfert au port de Puno, d'où vous partez en bateau sur le lac Titicaca. Vous arrivez aux îles Uros, îles flottantes faites en roseau et qui s'enfoncent légèrement sous vos pas. C'est sur ces îles que les indiens Uros ont vécu pendant des siècles. Vous continuez votre croisière sur le lac jusqu'à l'île de Taquile, où la population locale vit encore selon des coutumes et lois communautaires ancestrales. Vous montez à pied au village, situé au sommet de l'île, d'où vous pouvez admirer le splendide panorama sur le lac Titicaca et sur la cordillère royale en Bolivie. Après le déjeuner, vous redescendez les 500 marches jusqu'au port et retraversez le lac jusqu'à Puno, où vous arrivez dans l'après-midi. Transfert et nuit à l’hôtel.

Jour 15: PUNO – LA PAZ

Le matin, départ en bus pour La Paz. Arrivée dans la capitale la plus haute du monde dans l’après-midi et transfert à l’hôtel Naira dans le centre historique. Fin de journée libre et nuit à l’hôtel.

Jour 16: LA PAZ : TIWANAKU

Le matin, départ en minibus pour un trajet d’environ 1 heure et demie vers le site de Tiwanaku, centre politique et spirituel d’une civilisation qui précéda les incas et recèle bien des mystères. Nous visitons les ruines millénaires et énigmatiques que sont La Porte du Soleil, le Temple de Kalasasaya, puis un autre, plus petit et semi-souterrain avec les statues « Monolitos » et autres vestiges religieux, ainsi que le musées du site. Nous sommes de retour à La Paz dans l’après-midi. Le soir, départ en bus de nuit de catégorie supérieure vers Uyuni.

Jour 17: UYUNI

Arrivée à Uyuni le matin et petit déjeuner. Puis, départ en véhicule 4×4 en direction du Salar, le plus grand du monde. Nous passons d’abord par le village de Colchani où on exploite le sel selon des méthodes traditionnelles. Ensuite, nous poursuivrons notre chemin jusqu’à l'hôtel de sel, en traversant le Salar et ses contrastes de couleurs stupéfiants. En fin de matinée, nous arrivons à l'Isla del Pescado, d’où nous profiterons d’une vue extraordinaire sur le salar et le volcan Thunupa, au milieu de cactus géants. Vous y rencontrerez peut être un "viscacha" (lapin andin) ou de beaux oiseaux locaux. Nous reprenons ensuite le véhicule en direction du village de San Juan, où nous dînerons et dormirons chez l’habitant (confort sommaire).

Jour 18: SUD LIPEZ

Petit déjeuner tôt le matin pour un départ en direction des belles lagunes de Cañapa, Hedionda, Chiarcota, Honda, Ramadita, où vous pourrez admirer des flamands roses de trois types différents. Ensuite, nous traversons le désert de Siloli avec un arrêt à l’impressionnant « Arbre de Pierre » et nous déjeunons en route. En début d’après-midi, nous arrivons à la Laguna Colorada (entrée au Parc National Eduardo Avaroa) et ferons une petite promenade autour de la lagune où se concentrent des milliers de flamands roses d'espèces différentes. Nuit et dîner dans un refuge (confort sommaire).

Jour 19: SUD LIPEZ

Très tôt le matin, nous commençons la journée par une visite aux « Geysers du Soleil du Matin », magnifique spectacle naturel à 4000 mètres d’altitude. Nous nous dirigeons ensuite aux thermes de Polques où nous pourrons nous baigner dans des piscines thermales. Nous poursuivrons notre chemin vers la Laguna Verde et la Laguna Blanca, avec une vue impressionnante sur le volcan Licancabur. Nous traversons ensuite le désert de Dali, impressionnant pour sa ressemblance avec des tableaux célèbres de Salvador Dalí, où nous pourrons observer les grandes roches équivalentes à trois ou quatre étages de hauteurs entourées de volcans de différentes couleurs, le vert du cuivre, le jaune du soufre. Paysages d'une autre planète... Nous poursuivons notre voyage par la Vallée des Roches où vous apprécierez les gigantesques roches avec des formes fantastiques. Nous arrivons à Uyuni en fin d’après-midi, d’où nous prenons le bus de nuit de catégorie supérieure vers La Paz.

Jour 20: LA PAZ

Arrivée le matin, transfert à l’hôtel Naira et matinée libre pour vous reposer du voyage de nuit. L’après-midi, rendez-vous avec votre guide pour une visite en véhicule privé de la Paz et la Vallée de La Lune. Nous commençons par la visite de la zone résidentielle de la ville et une promenade de à la Vallée de la Lune, canyon dont les eaux ont érodé la roche très friable en centaines de cheminées de fées et pitons filiformes. Après une visite des beaux quartiers de « San Miguel », nous retournons au centre historique de la ville et passons par le quartier de "Miraflores" avec la visite de la place du "Monolito", copie en plein air d'un temple de Tiwanaku. Ensuite, nous arrivons au belvédère appelé « Killi-Killi » d’où l’on profite d’une magnifique vue panoramique sur la ville. Puis, nous redescendons vers la « Plaza Murillo » où se trouve le Palais Présidentiel, le Parlement et d’autres édifices de l’époque coloniale. Nous poursuivons notre trajet jusqu’aux quartiers populaires où se trouve le marché des sorcières « Las Brujas ». Nuit à l’hôtel.

Jour 21: LA PAZ - RETOUR Transfert à l’aéroport pour prendre votre vol internationnal. Fin de nos services.
Vacances 2008: vos cinq meilleures photos English translation pending
by Christiang · 2008-08-09 · 340 replies
Le nouveau système de mise en ligne des photos sur VF (super, surtout la navigation avec les flèches du clavier ! 🙂) m'inspire et je lance un petit concours photo de rentrée de vacances (comme d'habitude sans classement des candidats, et juste pour "le plaisir des yeux")

Règles du jeu : Sélectionner vos cinq meilleures photos de vacances (Cinq est un maximum obligatoire mais on peut se contenter d'une ou deux !) Thème : le voyage bien entendu... mais le voyage peut être à la porte de chez soi... donc aucun pays n'est exclu Associer un petit commentaire aux photos pour en faciliter la compréhension

Je commence donc avec ma contribution sur la base d'un court séjour dans l'Utah (USA) début août

J'adore les parcs nationaux Américains (Rocheuses USA et Canada particulièrement) mais j'avoue qu'ils ne m'ont jamais vraiment inspiré photographiquement au moins pour trois raisons : 1 / Je ne suis pas très doué en photographie de paysages (je préfère les personnages) 2 / La luminosité dans l'Ouest américain en été est très violente et il est quasiment impossible de faire des photos "acceptables" entre 10 heures du matin et 5 heures de l'après-midi, même avec un filtre polarisant. 3 / Face à ces beautés naturelles, on a tendance à "pondre" sans modération de la "carte postale" banale, identique à des milliers de clichés que l'on peut trouver partout sur Internet... ceci à moins d'être un résident de l'Ouest américain et de pouvoir profiter des meilleures conditions climatiques pour saisir l'instant idéal (voir en particulier les superbes photos d'Ansel Adams et Tom Till sur le sujet 🙂🙂)

J'ai donc essayé de sortir des sentiers battus (A l'instar de "SOS, femmes battues" on devrait créer en photographie "SOS, sentiers battus" !😉) en jouant essentiellement sur les belles lumières naturelles, et je vous soumets les cinq photos ci-dessous : Photo 1 : Lever de soleil sur Salt Lake City Photo 2 : Nuit à Moab Photo 3 : Ciel d'orage sur Arches National Park Photo 4 : Coucher de soleil sur Arches National Park Photo 5 : Ciel d'orage sur Capitol Reef National Park

On attend vos contributions 🙂🙂🙂
Ouest américain, entre geysers, forêts et canyons (2 et fin) English translation pending
by Krikri6792 · 2008-08-07 · 37 replies
Voici la suite de notre voyage nature de 40 jours à travers le Wyoming, l'Utah, le Colorado et l'Arizona au départ de Salt Lake City.

Ci-dessous le récit accompagné de quelques photos.

Pour une version avec davantage de photos, allez directement là :

sites.google.com/.../fabuleuxvoyagesusa/



========================================================================= La première partie du récit sur VF est... là

Du canyon de Chelly à Navajo NM

J22 (23/06) : Bluff – Canyon de Chelly

Adieu Bluff, bonjour le Canyon de Chelly ! Afin de ne rien louper des deux rives du canyon, nous bifurquons via Lukachukaï pour arriver par la North Rim Drive et jouir de ses 4 points de vue. Dès le premier coup d’œil, nous sommes agréablement surpris : cette vue nous donne une grande impression de calme et de sérénité ! Nous apprécions !

Nous poursuivons jusqu’à notre hôtel, l’Holiday Inn que nous atteignons à midi. Trop tôt pour s’installer, mais le restaurant de l’hôtel (intérieur chaleureux) nous séduit. Cela tombe bien, nous n’avons pas encore fait de ravitaillement. Finalement nous sommes très déçus par son salad bar, très peu garni et assez cher !

Après le check-in, courses et repos avant de poursuivre la découverte de Chelly.

Le seul sentier autorisé est celui de White House, alors forcément c’est celui que nous prenons en cette fin d’après-midi. Il y a un peu de monde, mais ce n’est tout de même pas la procession. Les paysages le long du sentier font penser aux Coyotes Buttes, non ?

Au fond, le canyon est beaucoup moins beau que d’en haut : de nombreuses souches d’arbres calcinées lui donnent par endroits un aspect désolé ! Heureusement qu’il y a les belles ruines de White House qui compensent cette note négative !

Il nous reste à présent à aller jusqu’au bout de la South Rim Drive pour voir LE symbole du Canyon de Chelly : Spider Rock.

Eh, bien, voilà, nous avons fait le tour ! Ce soir dînette dans notre chambre. Un orage gronde tout près, mais rien sur Chelly.

J23 (24/06) : Canyon de Chelly – Page.

Nous ne voulons pas quitter le Canyon de Chelly sans une petite incursion en son sein….et pourquoi pas à cheval ? Oh, on n’ira pas très loin en 2h…. jusqu’à First Ruin mais ça change un peu des randonnées pédestres et c’est cool !

Ma monture est d’une docilité exemplaire, mais la jument d’Hervé ne fait que ce qui lui plaît, aussi rebelle que son cavalier ! Elle hennit à qui mieux mieux (en fait, elle a laissé au ranch son petit poulain !!!) et n’a qu’une idée en tête : faire demi-tour. La monter n’est pas une mince affaire.

Notre impression sur le canyon va se confirmer : très beau d’en haut, beaucoup moins d’en bas. En fait, au début, le canyon est très large et surtout, il y a de la circulation ! Eh ! oui, habitants, touristes en 4x4, …c’est fou ce qu’il y a comme trafic !

La balade se termine peu avant midi. Direction Page mais avec un arrêt au Navajo National Monument. Comme nous ne trouvons pas de coin pique-nique en route, celui du Monument est le bienvenu : il est déjà 14H.

Il fait bon, voire frais, j’ai presque la chair de poule. Ici on est en altitude, plus de 2200m.

Après manger, allons découvrir plus avant ce petit parc en enchaînant deux petites randonnées :

- Le Sandal Trail nous amène en 1 mile A/R à un point de vue permettant d’apercevoir les ruines indiennes de Betatakin.

- L’Aspen Trail qui, avec ses 100m de dénivelé, nous permet d’apercevoir une ancienne forêt de bouleaux.

C’est aussi l’endroit que nous choisissons pour une petite sieste au frais avant d’affronter la chaleur de Page.

Nous continuons notre route vers Page en passant par Kaïbito et par des paysages qui nous évoquent Red & White Canyon, mais je crains fort qu’aucun des connaisseurs de ce canyon secret ne veuille nous confirmer nos hypothèses ! Alors, il faudra peut-être un jour revenir explorer les alentours pour en avoir le cœur net !

A Page, nous nous installons pour trois nuits au Motel6, correct et prix très sage !

C’est notre deuxième séjour dans cette ville et nous y avons déjà nos habitudes, du moins pour la restauration : ce sera Ken’s Old West. On n'est pas le week-end, donc pas d’orchestre, mais une surprise : entre deux services, la barmaid prend sa guitare et chante quelques airs à la Joan Baez ! Sympa !

Spider Rock

Autour de Page : canyons et hoodoos

J24 (25/06) : Page

Séjourner à Page sans aller voir Antelope Canyon ? Impensable deux années de suite …alors cette fois-ci, nous nous sommes laissés convaincre, laissant au placard nos à-prioris négatifs (foule +++ sur un canyon d’à peine 200m !!!). Mieux encore, nous sommes allés visiter les deux : Lower et Upper.

Dès 8h du matin nous attendons devant la porte du Lower, les Navajos n’ouvriront finalement que vers 8H20 et pour la visite de 8H30 (à visiter très tôt le matin en raison de la lumière) nous sommes 4 + le guide. Chouette, cela se présente bien !

Grâce à un système d’échelles, nous descendons palier par palier dans le fond du canyon et nous sommes conquis. Oui, Antelope Canyon est vraiment une merveille !

Pour l’Upper, c’est une autre histoire. Il y a d’abord le parcours en 4X4 navajo : très fun et secousses garanties !

A l’entrée du canyon, une bonne dizaine de ces 4X4 sont déjà garés, à raison de 10 touristes par camion, le compte est vite fait : près d’une centaine de personnes à l’intérieur !

On avance à la queue leu leu…quand il n’y a pas encombrement.

Sur les photos, on pourrait croire qu’il n’y a que nous !

La réalité, c’est ça !

Mais au final, on n’a pas regretté car c’est vraiment très beau ô ô ô

Après tant de beautés, mieux vaut faire un petit break. Il fait une chaleur torride alors la fraîcheur de notre chambre est la bienvenue jusqu’en milieu d’après-midi.

Mais d’autres merveilles nous attendent, alors c’est reparti vers Lee’s Ferry et Cathedral Wash (4 miles, 2h). Il fait encore beaucoup trop chaud quand nous arrivons au trailhead. Alors avant d’entamer la randonnée, nous trempons les pieds dans le Colorado à Lee’s Ferry : ça fait un bien !

Ragaillardis nous allons randonner une heure plus tard et entre temps le soleil a baissé un peu, c’est mieux ! En fait, la balade suit un wash mais il faut parfois chercher sa route et les cairns, s’aider de ses mains.

Le wash débouche sur le Colorado !

A nouveau quel plaisir de faire trempette ! Même si l’eau est vraiment glacée.

Dommage qu’il soit déjà tard, on y resterait bien encore un peu. Il fait presque nuit quand nous rentrons à notre hôtel où nous trouvons un message. Philippe (Sedonax) nous attend à la pizzeria Stromboli : bien sûr notre voyage et nos premières impressions sont au cœur de la conversation toute la soirée.

J25 (26/06) : Page (suite).

Décidément à Page et dans ses environs, il y a plein de choses à faire ! Ce matin, nous partons pour voir des hoodoos ou cheminées de fées.

D’abord les White Rocks.

L’année dernière, nous avions déjà voulu voir ce site mais un wash très boueux nous avait fait renoncer. Aujourd’hui aucun souci, la piste est sèche, archi-sèche !

Voilà les cheminées de fées !

Certaines sont très curieuses : il y en a de toutes les tailles !

Dans le même secteur se trouvent aussi les Toadstool Hoodoos : ils sont accessibles à partir de l’US 89 après une courte randonnée (1h A/R). Contrairement aux précédents, ils se déclinent dans des couleurs caramel. Malheureusement notre appareil-photo tombe en panne sèche de batterie et l’appareil de secours est resté à l’hôtel : pas de chance ! Pas de photo !

Cela nous donne une excuse pour retourner à Page, nous reposer jusqu’en soirée avant de nous aventurer vers Alstrom Point, le meilleur point de vue sur le lac Powell, d’après les connaisseurs.

Après quelques interrogations au départ (sommes-nous bien sur la bonne route ?), nous voilà lancés sur la Smoky Mountain Road qui porte bien son nom !

Au bout de quelques miles nous rattrapons un autre baroudeur : il s’agit de Philippe. Il veut comme nous rallier Alstrom Point après un détour par Kelly Grade Overlook. Nous ne l’accompagnons pas pour ce détour, car Hervé vient de s’apercevoir que l’essence risque d’être juste (j’ai conduit toute la journée jusque là sans faire attention à la jauge).

Nous poursuivons seuls vers Alstrom Point : la piste se dégrade de plus en plus au fur et à mesure de notre progression. Quand notre GPS nous indique que le point de vue est à 2 kms nous continuons à pied (à cause de l’état de la piste, mais surtout pour économiser de l’essence pour le retour !)

La vue sur le lac Powell est déjà pas mal !

2kms plus loin, persuadés d’être arrivés, nous explorons un peu les alentours, à l’écart de la piste. Philippe ne devrait plus tarder à nous rejoindre. Au loin, nous apercevons son véhicule laissant un panache de poussière.

Une autre vue sur le lac !

A l’issue de notre petit écart, en revenant sur la piste, nous nous rendons compte que Philippe, toujours en 4X4, vient de nous dépasser et continue encore et encore sur la piste de plus en plus défoncée. Le GPS nous a berné, Alstrom Point était donc plus loin.

Dépités, nous le suivons avec nos jumelles : avons-nous le temps de le suivre à pieds et d’arriver avant le coucher su soleil ? Hésitations….Nous le voyons s’arrêter, descendre de sa voiture, regarder en dessous (eh oui ! le bas de caisse a dû racler !!!) puis disparaître au bord de la falaise !

A force d’hésiter, il est trop tard maintenant…Le soleil se couche et nous pensons avec regrets aux beaux panoramas qu’on a dû rater.

Mais l’aventure est devant nous. Le challenge : revenir sur l’US 89 de nuit et sans tomber en panne d’essence. L’aiguille est dans le rouge depuis belle lurette, alors on échafaude un plan au cas où : la tente est dans la voiture, nous avons de l’eau ainsi que quelques en-cas, très bien ça pourrait nous servir !

Le trajet est interminable et on se demande par quel miracle la voiture roule toujours quand nous débouchons sur la route 89. Enfin la pompe de Big Water est en vue et dieu merci elle fonctionne ! Nous mettons 19, 98 gallons (sur20) dans le réservoir ! Ouf, on a eu chaud ! Dorénavant, la consigne sera de refaire le plein dès la moitié du réservoir !

Petite dînette dans la chambre, nous sommes vannés !

Lake Powell depuis Alstrom Point

Coyote Buttes South

J26 (27/06) : Page – Coyote Buttes South

Une nouvelle aventure nous attend aujourd’hui pour laquelle il est plus prudent d’avoir toutes nos affaires avec nous (tente, ravitaillement, eau +++) en cas de pépin. Nous avons en effet des permis pour Coyote Buttes South et en période sèche, le risque d’ensablement est élevé.

C’est parti sur la House Valley Road que nous connaissons déjà pour l’avoir pratiquée 2 fois l’an passé, notamment pour aller à la Wave. A Lone Tree nous bifurquons à gauche vers Paw Hole. Effectivement le sable est mou, très mou mais notre Nissan se révèle très efficace et arrive à destination sans encombre. Ce n’est pas le cas du couple de Texans que nous rencontrons en chemin et qui a dû laisser le 4X4 au parking de Lone Tree.

De là l’exploration peut commencer, au gré des teepees et de notre inspiration !

Pique-nique à l’ombre d’un genévrier puis suite de l’aventure. Nous voulons maintenant rejoindre l’autre partie de CBS : Cottonwood Cove. Pour cela il est recommandé de faire un grand détour par le sud pour limiter le risque d’ensablement. Zones de sable mou et zones de roches alternent mais une nouvelle fois, notre 4X4 négocie à merveille les difficultés.

Nous arrivons enfin sur place où une seule autre voiture est garée et une tente plantée. Mais où sont les 10 personnes ayant toutes obtenu un permis ?

Afin de mieux en profiter, nous avons prévu de camper. Nous choisissons notre emplacement le long de la piste gérée par le BLM, sous un genévrier, montons la tente (en 2 secondes, merci la marque française ). Nous nous installons tranquillement puis en milieu d’après-midi allons à la découverte de ces buttes jusqu’au coucher du soleil.

C’est un endroit fascinant !!!

Des formes très travaillées voire torturées !

Celle-ci très évocatrice !

Que dire de cette mini-arche : tout simplement unique !

Et ces couleurs !

On ne se lasse pas de toutes ces formations rocheuses, d’ailleurs l’après-midi y passe et quand on rejoint notre campement, le soleil est bien couché, on a juste le temps de dîner avant la nuit !

Ce soir, il fait bon : on devrait bien dormir !

Coyote Buttes South

Par la Cottonwood Road jusqu'à Escalante

J27 (28/06) : CBS – Kodachrome Basin.

La butte aux coyotes porte bien son nom et cette nuit nous les avons entendus hurler à plusieurs reprises, mais la nuit a été excellente, de quoi nous réconcilier avec le camping !

Lever de très bonne heure (avant 5h), petit déjeuner et en avant pour une nouvelle exploration du site jusqu’à 7h.

Coyotes Buttes peu après le lever du soleil !

Nos ombres entre deux teepees !

A 7h nous levons le camp, ça tombe bien, en même temps que nos voisins de campement. A deux véhicules, c’est plus rassurant ! Mais très vite, on ne les voit plus dans notre rétroviseur : ils ont dû prendre le raccourci par Paw Hole !

Nous, on n’a pas osé alors on a sagement fait le grand tour par le sud. Sur le parking de Wire Pass, on les retrouve, ils nous ont devancés de quelques minutes. Finalement le raccourci fait gagner un peu de temps !

Avant de rejoindre la Cottonwood Road, un petit détour par Old Paria. Certes le décor de cinéma est parti en flammes, mais dans les badlands en arrière-plan on trouve toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Sur la Cottonwood Road (dont nous avions déjà parcouru une partie l’an passé), nous nous arrêtons au pied du trailhead vers Yellow Rock avec l’intention de faire cette randonnée, une fois notre pique-nique terminé. Mais la chaleur de midi a eu raison de nous et une nouvelle fois, nous renonçons au rocher jaune. Il faut bien en laisser pour la prochaine fois !

Alors nous continuons vers Cannonville sur cette route distillant quelques paysages hauts en couleurs !

Grosvenor Arch est notre étape suivante : très belle arche triple !

L’étape finale, c’est Kodachrome Basin SP, parc dans lequel nous envisageons de louer une petite cabine. Aucun problème, toutes sont libres et seule la nôtre sera occupée. Dire que nous craignions ne pas trouver de place un samedi !

En fin d’après-midi, bravant la chaleur, nous voulons voir à quoi ressemble ce petit state park. Il ne ressemble à aucun autre parc avec ses drôles de pitons rocheux qui ressemblent à des pains de pâte à modeler !

Formes érectiles, vestiges d’anciens geysers ! Sans commentaire !

Après cette première balade dans le parc, nous passons la soirée dans notre cabine dans un décor kodachrome !

J28 ( 29/06) : Kodachrome Basin SP – Escalante

Le début de la randonnée de ce matin n’est qu’à quelques pas de notre cabine. Un gros gain de temps et la possibilité de marcher tant qu’il ne fait pas encore trop chaud sont vraiment appréciables.

Pour avoir une vue d’ensemble du parc, nous enchaînons Panorama Trail + Big Geyser Trail (6miles, 3H30) pour une randonnée facile dans la partie ouest, la plus sauvage de Kodachrome.

Au retour, nous profitons encore un peu de notre cabine pour déjeuner au frais puis direction Willis Creek dont le trailhead se situe sur la Skutumpah Road.

C’est un slot canyon. Il y fait très bon bien qu’on soit en tout début d’après-midi, un mince filet d’eau y coule au fond .

Impression de fraicheur encore, grâce à ces jolies cascades !

Nous avançons dans les gorges jusqu’à la jonction avec Averett Canyon (3 miles A/R)

Au retour, des nuages annonciateurs d’orage commencent à se former au loin. Mais notre souci premier est de toute autre nature : nos provisions sont à sec, il faut absolument refaire le stock de nourriture. Je suis quasiment sûre qu’à Escalante nous ne trouverons pas d’épicerie ouverte le jour du seigneur, mais du côté de Bryce nous devrions avoir plus de chance.

Cap sur Bryce et stop à Tropic, puisque nous y trouvons toutes les commodités : petit supermarché, laverie juste à côté (et hop, la lessive aussi). Dommage le candy-shop est fermé !

Pendant ce temps, l’orage a progressé.

Alors si nous avons un moment pensé poursuivre jusqu’à Bryce Canyon, histoire de revoir le magnifique amphithéâtre sous les couleurs du soir, cela n’est plus d’actualité avec l’orage.

Nous rejoignons immédiatement Escalante et prenons une chambre au Prospector Inn, motel de base correct. Il n’a certes rien à voir avec le charme du B&B de Catherine l’année dernière, mais offre un avantage, celui de pouvoir partir très tôt le matin et, demain matin, le programme exige un départ matinal !

Pour le dîner, nous voulons vérifier que les pizzas sont toujours aussi bonnes chez Outfitters : elles le sont ! Et que dire du Brownie Sandwich : tout simplement divin !

Cottonwood Road

Neon Canyon : Golden Cathedral

J29 (30/06) : Escalante – Hole in the Rock Road – Escalante

Lever très, très tôt (5h). Départ 6h. Arrivée au parking d’Egypt Trailhead à 7H30. Objectif : Neon Canyon et Golden Cathedral (10 miles = 8, 5h prévues). L’hôtelière nous annonce des risques d’orages en milieu d’après-midi. Nous en tiendrons compte.

Deux itinéraires sont possibles pour cette randonnée : - Soit tracer directement à travers la mesa en direction de Neon Canyon. - Soit passer par Fence Canyon, une variante un peu plus longue mais plus scénique dixit « Photographing… »

Bien, on préfère voir du paysage, alors va pour Fence Canyon. Comme d’habitude, c’est de la descente pour commencer, d’abord sur du rocher puis du sable, mais elle se fait très progressivement, tout en douceur.

Le fond du canyon est en vue !

Tout se passe pour le mieux, rien à voir avec la difficulté de la randonnée d’Owl Creek. Mais nous n’avons encore aucune idée de l’enfer qui nous attend au fond !!!

En effet, dès que nous pénétrons dans la jungle du wash, une armée de taons s’abat sur nous !! Nous tentons de nous défendre comme des diables : nos chapeaux ne nous servent plus de couvre-chefs mais de tapettes à mouches ! C’est l’horreur et ça dure…….J’en pleurerai. Les Deer Fly, ou Horse Fly, ne nous lâchent pas !

Heureusement il y a plusieurs passages de rivière pendant lesquels nous avons quelques minutes de répit. De surcroît, l’eau est claire et bonne, j’y barboterai bien.

Enfin nous pénétrons dans Neon Canyon et les bestioles abandonnent la partie. Ouf, car je suis au bord de la crise de nerfs. Là nous profitons de la fraîcheur et surtout de l’extraordinaire couleur du Neon.

Un dernier effort et au bout de 3h30, nous y voilà, nous sommes aux pieds de la Cathédrale d’Or.

La pause tombe à pic pour nous sustenter un peu et nous remettre de nos émotions. C’est aussi le moment de réfléchir à un plan bis, car il est hors de question de retraverser cette zone infestée. On décide de prendre la variante pour le retour, c.à.d. au bout de Neon Canyon traverser l’Escalante River, monter sur la mesa et une fois arrivés sur le plateau, tout droit jusqu’au point de départ. Encore faut-il trouver la trace ?

Ce qui est dit est fait et par chance, Hervé trouve directement la trace (au milieu d’une végétation dense) une fois la rivière traversée. La montée sur la mesa se fait à vitesse grand V (malgré le sable mou et la chaleur), car quelques taons nous poursuivent malgré tout, heureusement très peu de temps.

En prime, voilà les nuages qui comme prévus commencent à se rapprocher. Il ne faut pas s’attarder. A 14h30 nous sommes de retour à la voiture après avoir tracé à travers le plateau et finalement cette variante nous a fait gagner une heure. Merci au GPS.

Neon Canyon et Golden Cathedral sont deux endroits magiques qui méritent largement qu’on souffre un peu pour les atteindre ! Cette randonnée fera partie des musts de notre séjour.

Pas d’autres balades pour aujourd’hui : le temps se couvre, l’orage gronde mais donne à peine quelques gouttes de pluie.

En soirée, nous nous rendons à une autre adresse déjà expérimentée l’an passé : Cow Boy Blues Restaurant puis passons notre deuxième nuit au Prospector.

Golden Cathedral

En passant par la Scenic Road 12

J30 ( 01/07) : Escalante – Boulder

Aujourd’hui une toute petite étape nous attend : Escalante – Boulder. Mais depuis deux jours des orages se développent à partir du début d’après-midi, alors une balade de matinée suffira : c’est la randonnée vers Escalante Natural Bridge. Après, on rompt avec le programme, car on a envie de se mettre au frais. Une idée : prendre la Hells Backbone Road à Boulder !

Mais d’abord direction le pont au-dessus de l’Escalante sur la très belle route 12, où chaque virage dévoile un nouveau point de vue. C’est là que démarre le sentier vers l’autre pont, naturel celui-là.

Après l’expérience « deer flies », le pantalon long est de rigueur cette fois-ci.

L’idéal serait de porter des chaussures d’eau. Nous n’en avons pas alors ce sera corvée déchaussage et re-chaussage et ce, 5 fois à l’aller et autant au retour ! De quoi faire râler Hervé !

Au bout de 2 miles, la « Natural Bridge » se dresse devant nous !

Il est bientôt midi et l’aire de pique-nique de Calf Creek n’est pas loin : c’est le lieu idéal pour manger au frais. Comme les jours précédents, la chaleur est au rendez-vous et le ciel devient plus orageux.

Sur la route 12 !

Avec de telles températures s’éloigner un peu du désert et rejoindre les Boulder Mountains devrait être une bonne option. La Hell’s Backbone Road nous amène jusqu’à 2700m : vive la fraîcheur, quelques gouttes de pluie, des bouleaux, des lupins…C’est bon !

Ensuite nous continuons jusqu’à la Hell’s Backbone Bridge qui surplombe Box Death Hollow. Vues époustouflantes sur le canyon !

Au retour un ranch retient notre attention, le Boulder Mountain Ranch (à ne pas confondre avec le Lodge du même nom). C’est ici que nous choisissons de passer la nuit : par chance une chambre est disponible, « a bunk room » mais elle fait très bien l’affaire (l’Indépendance Day approche) !

Une petite balade s’improvise, vers des cascades sur le domaine du ranch.

Nous sommes si bien que nous n’avons pas envie de bouger pour aller dîner. Nos hôtes nous proposent de nous confectionner des buritos maison avec des produits bio. Correct mais un peu cher pour ce que c’est. Pas de dessert ni même de fruit. Manger en ville aurait été un meilleur choix.

Dernière promenade dans la propriété au coucher du soleil ! Nous apprécions la fraîcheur du soir à 2000m d’altitude…..et les couleurs du ciel.

J31(02/07) : Boulder – Torrey

Pas moyen de « décoller » de bonne heure ce matin : nous nous attardons un peu sur la terrasse du ranch à la fraîche. Enfin, tout est relatif nous partons à 9h ce qui n’est finalement pas si tard !

Il y a tout de même plus d’une heure de route par le Burr Trail jusqu’à la bifurcation vers Strike Valley. Nous nous engageons sur le début de la piste mais stop ! elle est vraiment très mauvaise après le premier parking et suit un wash particulièrement boueux après les orages d’hier soir ! Nous jouons la carte de la prudence et préférons faire marche arrière jusqu’au parking. Bon, avec ça la randonnée de Upper Muley Twist Canyon est compromise car impossible d’enchaîner 3 miles de piste + 5 miles de sentier, le tout multiplié par deux, soit 16 miles, vu l’heure (10H30).

Alors, très modestement, nous nous contentons des 6 miles/ 2h 30 A/R (tout de même) pour contempler la vue au Strike Valley Overlook.

Nous suivons la fameuse piste, partagés entre le regret de n’avoir pas continué en voiture et la raison qui nous a fait rester prudents.

Du bord du chemin, vue sur deux arches.

Encore une troisième arche ? Oui, C’est Peek-a-boo Arch !

Après 2, 4 miles de piste, il reste à gravir la colline pour avoir LA vue sur le Waterpocket Fold, Strike Valley, la Notom Bullfrog Road et les Henry Mountains.

La fin de la randonnée sonne déjà l’heure du pique-nique. Reste à trouver une aire sympa. La carte nous en indique une tout juste avant les lacets du Burr Trail. C’est parfait : il reste à tirer la table à l’ombre et c’est avec une vue 4* que nous mangeons notre salade composée.

Les lacets du Burr Trail se négocient sans problème et nous voilà sur la Notom Bullfrog Road en direction de Torrey.

Une route au moins aussi belle que la Cottonwood Road !

Arrivés sur la Hwy24, je propose de jeter un coup d’œil au gué sur la Fremont. C’est là que devrait se terminer après demain notre périple à Cathedral Valley. Le panneau « River Ford » nous indique que c’est bien là….Hervé s’engage sur le chemin d’accès. Bouh, c’est humide… ! Après quelques glissades incontrôlables, je le supplie d’évacuer la première à droite pour nous sortir de là…Ouf, nous retrouvons la route principale, sans avoir été jusqu’à la rivière et très sceptiques quant à la possibilité d’emprunter cet itinéraire dans 2 jours. A suivre…

Dans l’immédiat nous poursuivons jusqu’à Torrey dans un but bien précis : randonner, me diriez-vous ? Eh bien, non, pour aller déguster des chocolats chez Cafe & Candy à Torrey (adresse déjà expérimentée l’an passé). On en rêve depuis des jours. Quelles douceurs !

Après cette pause gourmandise, il faut aller à la recherche d’une chambre. Austin’s Chuck Wagon Inn nous avait donné toute satisfaction en 2007, alors une possibilité chez eux serait top ! En cette veille de week-end férié, l’hôtelière nous propose soit une suite-famille soit la petite chambre derrière l’épicerie, sans climatisation ! La suite, non, et la chambre, faut voir ! Aussitôt vue, aussitôt prise : il fait très bon dans cette chambre (d’ailleurs dans toute la propriété en raison de la présence de grands arbres et de l’altitude, 2085m) et le prix très doux en fait une excellente affaire.

Après-midi piscine, dîner chez Capitol Reef Inn (toujours aussi bon)….ce sont les vacances, quoi !

Nottom Bullfrog Road

Cathedral Valley

J32 (03/07) : Torrey – Cathedral Valley via Loa et Fishlake

Qui l’eût cru ! Ce matin à Torrey il faut « déterrer » les polaires enfouis au fond de la valise pour prendre notre petit déjeuner sur la table installée devant notre chambre. Il ne fait pas plus de 10°, mais cela se réchauffera vite.

Aujourd’hui nous avons prévu : - Randonnée à Hickman Bridge dans Capitol Reef - Si possible Cathedral Valley avec nuit sur place.

Alors le plein de courses et d’eau (chez Austin’s y a tout ce qu’il faut) et en route vers Capitol Reef NP. D’abord l’arrêt « règlementaire » au Visitor Center pour un avis sur Cathedral Valley. Nous exposons notre projet :

- Rejoindre la vallée des Cathédrales non par l’un des 2 accès sur la 24, mais par Loa avec un détour dans la région de Fishlake (brièvement traversée en 2007) pour profiter de la fraîcheur de ces sites avant le désert.

Le ranger trouve notre projet très intéressant et ne tarit pas de renseignements. Nous ressortons avec dessin à main levée du meilleur itinéraire et plan pré-imprimé du passage à gué de la Frémont River. Il nous confirme les bonnes conditions météo : au moins 3 jours de beau temps devant nous ! Alors c’est le moment ou jamais !

Dans l’immédiat nous prenons le sentier vers Hickman Natural Bridge (2, 8miles-3hA/R)

Avant d’y arriver une autre bridge très mignonne : Nels Johnson Bridge

Voilà le pont naturel en question qui ressemble beaucoup à ceux de Natural Bridges NM !

Au retour nous jouissons d’une belle vue sur deux « highlights » du parc.

Capitol Dome, avec en avant-plan les fameux "boulders".

Pectol Pyramid !

L’arrêt de la mi-journée se fait dans l’oasis de Fruita, sur une belle pelouse peuplée de daims pour un repas tiré du sac !

Une nouvelle visite chez Cafe & Candy (on devient accros !) et c’est parti vers Cathedral Valley via Loa et la Fishlake National Forest !

Quelques pas autour du lac (Fishlake), bordé d’une belle forêt de bouleaux ! Qu’il fait bon !

Puis une petite pause devant le Johnson Lake, un peu trop fréquenté en cette veille de jour férié, alors nous fuyons sur les hauteurs au lieu-dit « Ridley Springs » pour une randonnée jusqu’à Pole Canyon (8kms A/R) sur un bout du Great Western Trail

Ici la tranquillité est assurée dans un paysage très vert !

C’est déjà la fin de l’après-midi et le moment de rejoindre la vallée des cathédrales par la Thousand Lake Mountain Road. Bien qu’étant en territoire connu (sommes passés par là en 2007), nous ne reconnaissons pas l’endroit où nous avons failli nous enliser ! A cette saison la piste est bien sèche, un peu rugueuse tout de même !

Destination atteinte : nous plantons la tente dans le camping de Cathedral Valley où il n’y a pas un chat ! Dans les toilettes, il ya bien un avertissement sur la présence possible d’un couguar, mais comme cette affiche date de deux ans (n’est-ce-pas Marie ?), cela ne nous alarme pas plus que ça !

Un coup d’œil sur la vallée. Les cathédrales sont majestueuses !

Puis un petit tour au pied des monolithes !

Profitons des couleurs chaudes de la soirée !

Retour au campement : après le dîner, assis sur une pierre au bord de la falaise, nous dissertons sur notre solitude et notre chance d’être dans ce décor unique tout en regardant le soleil se coucher.

Une petite flambée de pommes de pin (ramassage de bois interdit)….pas pour se réchauffer (la température est très agréable) mais pour l’ambiance….Et de l’ambiance il ne va pas tarder à y en avoir !!!

Une « visite » d’abord : celle d’un drôle de petit rongeur bondissant. Hervé brandit l’appareil-photo et moi, la lampe-torche. Mais tout à son excitation, le photographe oublie d’ôter le capuchon de l’appareil et s’énerve de ne pas arriver à déclencher. L’animal se sauve sous la voiture et nous ne le reverrons plus. Donc pas d’image de ce que notre documentation ultérieure révélera être un rat-kangourou ! Si vous voulez voir à quoi il ressemble, voilà un lien vers ce rongeur.

La nuit est maintenant tombée et voilà qu’on entend…. cela

D’abord à distance puis plus rapprochés, les rugissements finissent par se produire certainement à moins d’une centaine de mètres.

Nous bondissons dans la voiture et réfléchissons à la conduite à adopter. Convaincus que nous ne dormirions pas tranquilles dans la tente, nous décidons d’y faire « dormir » nos bagages pendant que nous, nous resterions à l’abri dans le 4X4. En deux temps trois mouvements, les valises sont transférées et les couchages installés dans le véhicule. Nous pouvons maintenant dormir sur nos deux oreilles. Le ou les couguars de l’affiche ne sont donc pas une légende !

J33 (04/07) : Cathedral Valley – Hanksville

J’ai passé une bonne nuit dans la voiture, Hervé pas vraiment car il n’a pas pu s’étendre suffisamment ! Réveillés par les premières lueurs du jour, nous prêtons l’oreille. Non seulement on entend le puma pousser son cri au loin, mais on a nettement l’impression qu’un autre lui répond : peut-être un couple ?

Comme il fait jour, nous craignons moins son apparition mais restons malgré tout vigilants tout en petit déjeunant puis en repliant nos affaires.

N’ayant pas véritablement envie de nous attarder ici, nous sommes sur le départ avant 7h.

Une fois dans la voiture, si le lion des montagnes voulait bien se montrer pour un petit cliché, ce serait vraiment sympa. Mais pas de chance, il restera caché !

Notre plan pour la matinée consiste à rejoindre la Hwy24 par Hartnett Road (Caineville Wash Road avait été empruntée en 2007) pour un passage du gué en fin de matinée.

Ça roule ! Mais avec de nombreux stops pour voir les différents points de vue et attractions le long de cette piste.

- Upper Cathedral Valley Overlook

- Upper South Desert Overlook

- Vue sur Temple of the Sun et Temple of the Moon depuis un col qu’on atteint après 2 miles de marche A/R.

- Lower South Desert Overlook

- Bentonite Hills

- Vestige d'un passé révolu !

Les 28 miles de piste nous amènent à la Hwy24 comme prévu vers 11H. La Fremont River est devant nous, il faut la passer. Je serre un peu les fesses, mais ça passe les doigts dans le nez et nous prenons la direction d’Hanksville (glissades évitées !).

Trois quarts d’heure plus tard nous nous attablons au Red Rock Restaurant (ça change du pique-nique quotidien). Nous avons une bonne idée car ce soir, il sera fermé pour cause d’Independance Day. Bonnes grillades et glaces.

La chaleur suffocante à Hanksville invite au repos en arrivant au Whispering Sand, motel de base avec frigo et micro-ondes pour un prix très sage ! Même un week-end férié ici ce n’est pas la foule !

Quand nous sortons en fin d’après-midi la chaleur est toujours torride ! Plutôt que d’aller visiter Little Egypt, pourquoi ne pas aller jusqu’aux Henry Mountains, destination probablement plus fraîche.

La décision est prise. Mais nous n’arriverons jamais au pied des dites montagnes, car au bout de quelques miles le voyant lumineux de la pression des pneus clignote : un pneu crevé !

Il faut alors trouver la « tige » qui permet de faire descendre la roue de secours, le crique.. . tout cela bien caché et pas tout au même endroit. Cela nous vaut quelques suées et quelques mots de travers ! Mais pas le choix, il faut y arriver. Un seul véhicule nous croise et sa conductrice ne daigne même pas nous jeter un coup d’œil. Finalement c’est fait …mais adieu doux climat des Henry Mountains. Il ne reste plus qu’à retourner à Hanksville pour réparer. N’oublions pas que nous sommes le 4 juillet.

Et bien même un jour férié, nous avons trouvé une station-service où le patron nous a fait la réparation illico ! Pour à peine 26$ !

Soirée dans la chambre : internet, visionnage des photos, et plateau -télé….pépère, quoi !

Cathedral Valley

De Green River à Park City

J34(05/07) : Hanksville – Green River.

Malgré notre crevaison, une nouvelle piste est à l’ordre du jour, celle amenant dans la partie excentrée de Canyonlands, Horseshoe Canyon pour une randonnée qui allie nature et culture, en direction de la Great Gallery et trois autres sites de pétroglyphes.

Le départ est matinal en raison du trajet : 30 miles dont 19 sur de la piste ! Et si on ne veut pas randonner sous le cagnard….Mais le ciel est couvert ce matin, alors… ?

Bon, rendons nous sur place, nous aviserons après. Nous traversons ces paysages de dunes sous de gros nuages !

A 8h30, nous y sommes mais il nous faudra une heure pour nous décider ! Que faire ? Quelques gouttes de pluie, des coups de vents, toujours des nuages, les nombreux avertissements sur les dangers et les désagréments du canyon (flash flood, éclairs, taons…), sur les difficultés de la randonnée (chaleur, dénivelé, déshydratation) n’aident pas à prendre une décision.

Après avoir tourné en rond, nous décidons finalement d’y aller mais de rebrousser chemin au moindre petit changement de temps et en ayant bien pris soin de mettre un pantalon (présence de taons indiquée !). Durée prévue dans la documentation du parc : 6, 5 miles/ 3 à 8h / dénivelé 250m.

Le temps imprévisible nous fait accélérer la cadence : on ne court pas, mais presque, dans la descente et aussi dans le fond du canyon. De toute façon, la présence de moustiques et moucherons ne nous engagent guère à flâner !

Les pétroglyphes sont superbes !

Ici Alcove Springs Gallery

Là dans Great Gallery

Nous faisons une courte pause près de la dernière galerie pour nous restaurer un peu puis reprenons aussitôt le chemin du retour tant que le temps se maintient.

Finalement ce temps couvert aura été un atout, car nous n’avons pas eu à souffrir de la chaleur, notamment à la montée finale. A 13h, nous sommes de retour au parking nettement en avance par rapport à nos prévisions.

Un peu de pluie et surtout un ciel désespérément gris nous incite à zapper Goblin Valley et à rejoindre immédiatement notre prochaine destination, Green River (la ville).

Au Comfort Inn nous restons dans notre chambre tout l’après-midi puis nous décidons tout de même d’aller voir Crystal Geyser en soirée sous un ciel d’orage

Détails…

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le photographe n’est pas tout seul. Il y a foule près du geyser (qui doit être en fin d’éruption car l’eau ruisselle encore sur les concrétions calcaires) : rafteurs, campeurs, pique-niqueurs, promeneurs, baigneurs….

Retour à Green River pour un dîner au Tamarisk Restaurant attablés derrière de grandes baies vitrées qui donnent sur le fleuve du même nom, sympa pour le coucher du soleil. Cuisine correcte.

J35 (06/07) : Green River – Park City

Nous voici à trois jours de la fin de notre voyage ! Suite aux différentes modifications faites en cours de route, nous bénéficions toujours de deux jours d’avance alors nous choisissons de les passer dans les montagnes de Salt Lake City . La station de sports d’hiver ayant accueilli des épreuves des Jeux Olympiques de 2002, Park City, est retenue. Altitude 2070m : hum, il doit y faire très bon !

Alors ce matin, le désert, c’est fini ! En route pour la montagne !

Green River…Price….Provo….la route est très belle et la ville de Provo surprenante avec ses belles maisons bourgeoises….Heber City où nous prenons le meilleur expresso de tout le Southwest (la patronne est flattée !)….et arrivée à Park City en tout début d’après-midi.

J’avais repéré sur internet un studio très mignon mais en arrivant sur place, la résidence est complète. Où trouver ? A l’accueil, le gars nous dit « Peut-être au Marr… ? » Sans vraiment comprendre la fin de sa réponse, nous faisons le tour du pâté de maisons espérant trouver un hébergement dans la résidence voisine. Au moment de pénétrer dans la dite résidence, je m’aperçois que nous sommes au Marriott Hotel. Bah, demandons tout de même les prix !

Finalement, l’hôtel n’est pas plus cher que celui que nous avions pris à Gardiner, Grand Teton ou Flaming Gorge….alors un petit plaisir pour la fin du voyage n’est pas de refus.

Nous nous installons pour les trois dernières nuits au Marriott Hotel. Ah, ça change des motels de base !

Une petit tour au Visitor Center, histoire de nous documenter sur la station… et puisque ce dernier se trouve à proximité des fameux outlets de Park City, nous nous octroyons une après-midi shopping.

Ici, aux Tanger Outlets, 50 magasins d’usine (Levi’s, Nike, Reebok, Gap, Calvin Klein, Ralph Lauren..) permettent de renouveler sa garde-robe à moindres frais. Oh, on n’a pas fait de folies…. juste renouvelé nos shorts usés jusqu’à la trame sur le slickrock du Southwest plus quelques tee-shirts et polos pour nous et pour nos enfants (gare au surpoids des valises ! ).

Tout l’après-midi y passe …et c’est presque aussi fatigant qu’une randonnée…alors quelques brasses dans la piscine du Marriott sont bienvenues.

Pour le dîner, tout juste deux étages à descendre ! Ce soir, on essaie le restaurant de l’hôtel (Park City Grill) qui nous offre une remise le premier soir (autant en profiter !). Les crevettes sautées sont excellentes avec un bon verre de Cabernet blanc californien !

Pétroglyphes de Great Gallery

Park City et environs J36 (07/07) : Park City

Aujourd’hui allons voir de plus près à quoi ressemblent les montagnes de Park City !

Nous nous rendons jusqu’à Silver Lake Village en voiture. Au Visitor Center, on nous avait indiqué qu’à partir de là nous pouvions prendre un télésiège jusqu’au sommet puis redescendre à pied.

Mais franchement il y a à peine 250 m de dénivelé, une bagatelle après tout ce qu’on a fait depuis 5 semaines…alors la montée à pied s’impose. Aller par Silver Lake Trail (2 miles), retour par Ontario Trail (2, 5 miles).

Le chemin croise à plusieurs reprises des télésièges.

Vue plongeante sur Jordanelle Reservoir dans la vallée.

Encore des névés présents près du chemin et pas plus de 10° à l’ombre (à l’arrêt, polaire bienvenue) mais chaud au soleil !

Le sentier traverse des bosquets de bouleaux !

L’après-midi se finit à la piscine de l’hôtel : après quelques longueurs, un peu de lecture sur les transats…tranquilles !

Ce soir, nous rejoignons le centre ville de Park City. Nous déambulons dans Main Street, très animée, afin de choisir un restaurant. Un trottoir puis l’autre….Il y a de nombreux restaurants, plutôt chers dans l’ensemble, à l’image de cette station assez huppée !

Notre choix se porte sur Zoom, un restaurant appartenant à l’acteur Robert Redford (ça, nous l’apprenons sur place ). D’abord attablés à l’extérieur, nous migrons vite vers l’intérieur car avec la nuit qui tombe, les températures se rafraîchissent sérieusement ! On est à la montagne ici !

« Roasted Half Chicken with an Orange-Sesame Glaze, Jasmine Rice and Ponzou Stir » pour moi et pour Hervé…. « Herb and Asiàgo Crusted Alaskan Halibut with a Red Pepper Vinaigrette, Seared Spinach and Grilled Asparagus » De quoi vous mettre l’eau à la bouche !

En sortant, on prend une petite glace chez Chocolate Factory. Oui, vous l’avez compris, nous sommes très gourmands !

J37 (08/07) : Park City – Mirror Lake Road – Park City.

C’est notre dernière journée complète ! A cette occasion nous décidons de parcourir une Scenic Byway, la Mirror Lake Road qui relie Kamas (UT) à Evanston (WY). Nous n’irons pas jusqu’au bout mais jusqu'au Mirror Lake, ce qui fait environ 50 miles l’aller.

La route grimpe doucement dans les Uintas Mountains. Qui voudrait camper sur cette route aurait l’embarras du choix, on trouve ici une multitude de campings !

Notre premier arrêt se fait aux Provo River Falls, de jolies cascades encadrées d’une très belle forêt de conifères.

La route au col de Bald Mountain passe à plus de 3500m, puis plonge vers le Mirror Lake, pas si miroir que cela malgré tout !

Nous mettons 6$ dans un enveloppe car on est ici dans une Recreation Area dès qu’on s’arrête ! L’aire de pique-nique est sympathique mais infestée de moustiques, nous finissons notre sandwich dans la voiture.

On risque tout de même le tour du lac après manger, mais on est quitte pour quelques piqûres. Familles et pêcheurs fréquentent les abords en grand nombre, ce qui fait que l’on ne s’attarde pas davantage, préférant poursuivre en voiture jusqu’au parking vers Ruth Lake.

Un sentier (1, 5 miles A/R) mène jusqu’à ce lac, beaucoup moins fréquenté et plus sauvage que le précédent.

De retour à l’hôtel en milieu d’après-midi, il est temps de préparer les valises. Pour le dîner nous liquidons notre ravitaillement….Demain c’est le grand retour !

Mirror Lake

La fin du voyage

J38 (09/07) : Park City – Salt Lake City – Paris

Ce matin il faut rejoindre Salt Lake City et pour en profiter jusqu’au bout nous quittons l’hôtel à 8H.

Nous voilà avant 9h dans le centre de la Capitale des Mormons.

Une petite visite de Temple Square s’impose ! Nous déclinons la visite guidée et préférons tout juste jeter un rapide coup d’œil aux différents bâtiments.

Impressionnants, d’ailleurs !!!

Salt Lake Temple

En une demi-heure, c’est fait ! Puis direction Museum of Fine Arts dans le Campus Universitaire.

C’est l’exposition temporaire « Monet to Picasso » qui a motivé notre visite. En attendant qu’elle ouvre, nous parcourons rapidement le premier étage et ses salles permanentes.

Une pièce du musée !

Puis nous passons le reste de la matinée à admirer les tableaux des peintres européens les plus célèbres : Renoir, Degas, Monet, Van Gogh, Dali, Picasso, Matisse et encore d’autres.

Les photos sont interdites, mais voici un lien vers les « highlights » de l’exposition.

Après cette parenthèse culturelle, revenons à des considérations plus matérielles : il est midi, où aller manger ? Nous nous rapprochons de Main Street et après avoir consulté notre guide, nous retenons « Lamb’s Grill Cafe », l’un des plus vieux restaurant d’Utah. Malgré son nom, il ne propose pas que de l’agneau mais une cuisine américaine variée. D’ailleurs je choisis du poisson et Hervé une bonne grillade.

Pour l’expresso il faut aller au Starbucks voisin et sur la place se produit un orchestre country. Dommage que l’on ne puisse pas s’attarder. Non, décidément, c’est l’heure, il est bientôt 14H….début de l’enregistrement.

Un dernier hoodoo qui trône en plein cœur de Salt Lake City !!!

A l’aéroport, après avoir rendu la voiture, nous nous présentons au comptoir d’enregistrement. L’employé après avoir ouvert mon passeport, me montre son badge : il porte le même patronyme que moi. Ravi, il me fait le check-in dans la langue de Goethe (manifestement sa langue maternelle !) et du même coup, ferme les yeux sur les 25 kg (au lieu des 23 règlementaires) que pèse une de nos valises !

Passage des contrôles, attente….l’avion décolle à 17h !

J39 (10/07) : Paris – retour maison.

11H15 : l’avion se pose à Paris-Roissy. Il faut maintenant affronter le RER avec tous nos bagages…pas une mince affaire, quand il faut passer les tourniquets avec sur le dos une tente 2 secondes (une tortue Ninja dans le métro) ! Une dizaine de stations et nous voilà à destination.

Les meilleures choses ont une fin alors....

It's really .............. the End !

Hoodoo en plein coeur de Salt Lake City

Le mot de la fin

Un voyage exceptionnel !

Plus de 7000 kms parcourus en voiture dont pas mal sur des pistes mais surtout, beaucoup, beaucoup de kms parcourus à pied !

Le fait de n’avoir réservé aucun hébergement d’avance nous a donné une grande liberté et nous a permis d’adapter le programme à la météo, surtout au début à Yellowstone où le temps était capricieux ! Cela était d’autant plus facile que nous étions en juin.

Autres avantages du mois de juin :

- Une fréquentation touristique modérée, essentiellement des Américains, quelques Européens, très peu de Français !

- Un temps sec (à partir de Moab), ce qui nous a permis de mieux pouvoir gérer les excursions sur les pistes et les sentiers de randonnée. Moins de risques de flash-flood et d’orages. Un circuit tel que le nôtre est difficile à tenir en août où les orages sont quotidiens.

- Des journées longues !

- Une flore très riche dans les déserts (non visible l'été)

Inconvénient :

- La présence +++ de moustiques et dans le fond de certains canyons de taons : prévoir pantalons et répulsifs.

Nos coups de cœur !

On a tout aimé ….le classement est difficile..

Disons que, malgré quelques aventures, ce sont des lieux où l’on a campé (car immergés dans le wilderness) dont nous gardons les souvenirs les plus forts : Dinosaur, Canyonlands, CBS, Cathedral Valley.

Sinon beaucoup d’autres sites nous ont permis des randonnées remarquables, voire exceptionnelles : ruines indiennes de Mule Canyon, Road Canyon et Moon House… Golden Cathedral…les pétroglyphes de Cedar Mesa et Horseshoe Canyon…. Arches….Natural Bridges.. Colorado NM…des lieux où nous étions toujours seuls ou presque !

Appréciant particulièrement les grands espaces vierges et la solitude qui les accompagnent, nous avons été comblés par le sud ouest américain.

Nous avons apprécié Yellowstone davantage pour sa faune que pour ses phénomènes volcaniques, mais le temps ne s’y prêtait pas.

Ce sont les endroits en général mythiques ou classiques (comme Monument Valley par exemple ) pour lesquels nous avons été le moins enthousiastes.

Bibliographie

- « Photographing the Southwest » volumes Utah et Arizona (Laurent Martres), guides auxquels Philippe (Sedonax) a beaucoup contribué.

- « Yellowtone & Grand Teton NP /Must-do hikes for everyone » (Andrew Dean Nystrom) pour la description de randonnées dans ces 2 parcs.

Routard et Lonely Planet Ouest Américain (ont seulement servis pour trouver hôtels et/ou restaurants)

Le site www.ouestusa.fr de Thierry (Wavemaster) et Philippe (Sedonax) déjà cité en introduction : incontournable pour la description de beaucoup de sites et de randonnées.

- Le site de photos de Philippe (Sedonax) www.phschuler.com.....pour vous donner envie !

Pour compléter la documentation précédente, quelques sites internet qui m'ont été particulièrement utiles pour la préparation de certaines randonnées :

- Fort Bottom J12 www.utahtrails.com/FortBottom.html - Moses & Zeus J12 www.utahtrails.com/Moses.html - Tower Arch J14 climb-utah.com/Moab/tower.htm - Confluence Overlook J16www.utahtrails.com/Confluence.html - Mule Canyon J18 climb-utah.com/CM/mule.htm - Owl Creek to Nevilles Arch J19 www.localhikes.com/...s/Owl_Creek_0000.asp - Golden Cathedral J29 www.dankat.com/swhikes/maps/neoncn.htm

Début 2009, le virus de l'Ouest Américain nous a repris et nous sommes allés découvrir l'Arizona et le Nouveau-Mexique au printemps. C'est ici.



Transcription de l'acte de mariage d'une Française à Nantes English translation pending
by Nadibouh · 2008-07-17 · 560 replies
bonjour; je suis une française d'origine algérienne mariée en aout2006 en ALGERIE. je n'ai pas encore fait mon inscription de mariage vu que on m'a retourner 2fois le dossier afin de solliciter de nouveaux documents en+. mon dernier envoi du dossier de demande de transcription date il y a une semaine à Nantes. ma question est: dois je partir en France pour poursuivre mes démarches de transcription afin de faire avancée les choses. ou non🤪. je trouve que sa prend beaucoup de temps.😕 peux être en partant en France sa va être plus vite. vos conseils sont les biens venu. merci d'avance.🙂
Retour de cinq semaines au Pérou, en Bolivie et au Chili English translation pending
by Lalydove · 2008-07-15 · 30 replies
bonsoir, Je me suis lancé dans l'écriture de mon carnet de voyage et j'aimerais le partager avec vous. Nous sommes 4, un frère et une soeur, et un couple, agés de 24 à 29ans.(Steeve, Milène, Johan et Coralie) Nous avons partagé un rêve ensemble, voir l'Amérique du Sud et plus précisément, le sud du Pérou, l'ouest de la Bolivie et le nord du Chili. Ce voyage a été magnifique de part ces paysages mais également par les rencontres que nous avons faite. j'espère que vous appréciez notre histoire et la façon de vous la conter.
Espagne: pourquoi est-on si mal reçu? English translation pending
by Nicci · 2008-07-15 · 31 replies
Je devrais peut être préciser que je parle du nord de l'Espagne et surtout le Pays Basque espagnol. Je rentre à peine de 3 jours en Espagne où l'on s'est arrêté entre autres, à San Sébastien, Bilbao, Mundaka, Bermeo, ... et dans tous les cas la même impression: on est pas les bienvenus!!! Avoir des plaques d'immatriculation françaises est leur premier indice: ils lèvent la tête et du regard on comprend qu'ils viennent de trouver une proie. Effectivement, laisser la voiture sans surveillance, cela veut dire qu'il y a de grandes chances de la retrouver rayée, heureusement qu'on avait rien laissé de visible à l'intérieur sinon les vitres y seraient passées très certainement... Quand ce n'est pas la population locale, ce sont les autorités qui s'y mêlent! Il est impossible de se garer à San Sébastien, mais lorsque l'on y arrive attention aux places choisies: Pour 3 heures non payées, c'est la fourrière automatiquement et à coup de 115 euros et lorsqu'on est étudiant, ça fait mal !!! Ce qui est drôle quand même c'est que la fourrière est un lieu de réunion pour les français... En effet, le grand jeux des autorités c'est de prendre les voitures immatriculées en France, je ne pense pas qu'on sache moins bien se garer que les espagnols, mais à l'évidence ça a l'air de bien plus amuser les gens de la fourrière de prendre des français!!! Pour preuve allez faire un tour dans le parking de la grosse tour grise où l'on récupère les voitures prises : QUE DES FRANÇAIS!!! Quant à l'hospitalité: hahaha!!! encore une fois ils nous font comprendre que l'on doit retourner chez nous et au plus vite surtout dans les petits villages ou petites villes!!! les restaurants, si on parle pas espagnol ou basque, ce n'est même pas la peine de tenter d'y aller: on nous a refusé plusieurs fois l'entrée sous prétexte que c'est complet (ce qui était faux) ou qu'il ne servent pas de repas alors que bien entendu, tous ceux à côté de nous, étaient en train de manger, ce qui provoque l'amusement général des espagnols qui eux ont le droit de manger! Heureusement on a réussi à en trouver: rations bien faible comparé à nos voisins pour les même plats, expédiés, pas le droit d'avoir du pain, les serveuses qui font mines de pas nous voir ou entendre, des desserts à goût de poisson, ... Il y en aurait tellement à dire encore et seulement en 3 jours, non même pas, en 2 jours car on a préféré retourner du côté français à tel point on a été mal reçu! Quel plaisir de retourner dans ce petit restaurant sur Hendaye, où la patronne revenait nous demander si l'on voulait un peu plus de frittes, plus de pain, ...🙂

Ma question: Pourquoi est on si mal reçu au pays basque espagnol? Quant à nous, nous n'y retournerons plus, il y a tellement d'autres pays bien plus accueillant, Je déconseille donc très fortement le pays basque espagnol, ils ne méritent pas notre argent (du tourisme) d'autant plus qu'il n'y a pas tant à voir, mais ça il suffit de lire un guide touristique!!!
Coupeurs de route sur la route Cotonou-Niamey? English translation pending
by Azth · 2008-06-06 · 42 replies
Salut, je pars pour Cotonou dans quelques jours, j'y passe 2 semaines et puis je voudrais aller sur Niamey. Je pensais prendre la route, j'ai appris dans ce forum même qu'il y a des bus qui font ce trajet, notamment la SNTV. Mais comme le voyage a lieu la nuit et qu'il est assez long, des amis me l'ont déconseillés en disant qu'il ya des brigands sur le chemin. Est-ce vrai?
Croisière "Le meilleur de l'Égypte" English translation pending
by Eve38 · 2008-05-20 · 34 replies
Je cherche des personnes qui auraient déjà participé à la croisière LE MEILLEUR DE L'EGYPTE, de REV vacances. Je n'ai encore lu aucun post à ce sujet et sachant que je pars seule, je dois avouer que quelques détails auraient été les bienvenus. Donc, si vous avez des infos sur la croisière et sur le bateau ( l'Armada ), je suis preneuse.
Coût d'un long voyage en Chine? English translation pending
by Costelot · 2008-05-12 · 68 replies
Donc j'ai prevu de faire un long voyage j'aimerai avoir votre avis : Je comte faire Guilin, Yangshuo, un coup de Yunnan, apres Sichuan, ensuite Chengdu apres Xi'an apres Beijin, apres Shanghai et apres retour sur Shenzhen combien pensez vous que cela pourrais coûter si je fais tout en train ou bus et cela est il un trajet logique pour vous. merci d'avance?
Meilleur GPS pour rouler à vélo? English translation pending
by Amgoun2 · 2008-05-11 · 45 replies
Ma recherche n'aboutissant pas, qui peut me parler de G.P.S. pour vélo ? Merci d'avance .
Questionnaire sur Lijiang en Chine English translation pending
by Littlepengui · 2008-05-10 · 8 replies
Bonjour à tous, amis voyageurs Mon mémoire d'étude porte sur la ville de Lijiang et plus précisément sur la relation entre le développement touristique et la conservation de l'architecture traditionnelle.

J'ai besoin d'avis, toutes les opinions sont les bienvenues, de même pour les remarques. Vous pouvez répondre directement ou m'envoyer les réponses en message privé. Merci de votre coopération.Voici les questions.

1.Etes -vous un touriste ?

1.Est-ce que c'est votre premier voyage dans le pays ?dans la province ?dans cette ville ?

1.Quelles ont été vos motivations pour venir ?ce qui vous as attiré.

1.Quelles sont les choses que vous avez particulièrement apprécie ? Ou qui vous ont déplu ?

1. Trouvez vous la ville bien aménagée pour les touristes ? Pourquoi ?

1.Comment trouvez vous les bâtiments, l'architecture ?

1.Trouvez vous que le patrimoine bâti (les bâtiments) est mis en valeur ? Pourquoi ?

1.Voudriez vous y revenir ?

Sexe : Age 10-18 19-25 26-40 41-55 56-70 71 et plus Situation : Célibataire En couple, marié, pacsé, union libre Divorcé Veuf

Profession :
Voyage de route au Texas, en Louisiane et au Tennessee English translation pending
by Happydays · 2008-05-04 · 7 replies
Bonjour à tous

Apres la californie, j'ai envie d'attaquer d'autres états : arriver au texas et faire un road trip en remontant le mississipi passer par la louisiane, le mississipi, et finir dans le tennesse

je vais commencer a préparer ce voyage j'aimerais savoir quelle est la meilleur période pour partir ( quel mois) je compte partir 10/11 jours maxi et faire ce parcours moitié voiture moitié vol interieur qu'en pensez vous ? qui a deja fait ce parcours? -qu'en pensez vous ? quel état faut-il faire si je dois en choisir 3

Merci d'avance
Impossible d'entrer en Chine par les frontières terrestres depuis le 15 avril 2008? English translation pending
by Lula · 2008-05-01 · 38 replies
Bonjour, Je viens de lire sur ce forum qu'il n'était plus possible de rentrer en Chine par voie terrestre depuis le 15 Avril. Cela voudrait dire, plus de passage depuis le Laos, Hong-Kong, la Thailande, Almaty (ce qui m'intéresse en particulier) et j'en passe bien-sûr. Quelqu'un pourrait-il confirmer ou infirmer? Merci à tous.
Avis sur itinéraire de trois semaines au Pérou-Bolivie English translation pending
by Petitgnou · 2008-04-16 · 17 replies
Bonjour Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs les VFistes😉, Je livre à vos commentaires et remarques (im)pertinentes le voyage que je projette d’effectuer avec ma future épouse en octobre-novembre 2008. J’ai composé un itinéraire classique (pour ne pas dire d’une banalité affligeante😊) et pourtant quelques questions restent en suspens…alors j’ose ici effleurer l’espoir de pouvoir trouver d’hypothétiques réponses à mes interrogations…

Tout d’abord voici l’itinéraire prévu : J1 Dim Vol Paris-Lima-Puerto Maldonado J2 Lun Arrivée Puerto Maldonado (12H) J3 Mar Selva J4 Mer Selva J5 Jeu Selva J6 Ven Puerto Maldonado-Cuzco J7 Sam Cuzco - TAMBOMACHAY + PUKAPUKARA / QENKO + SACSAYHUAMAN J8 Dim Cuzco-PISAC-Yucai– OLLANTAYTAMBO-Agua calientes J9 Lun Agua Calientes - Machu Pichu - OLLANTAYTAMBO - J10 Mar OLLANTAYTAMBO - Moray-Maras-Chinchero-Cuzco J11 Mer Cuzco (journée tampon) J12 Jeu Cuzco-Puno Titicaca J13 Ven Excursions sur les îles du Lac Titicaca : Amantani J14 Sam Excursions sur les îles du Lac Titicaca : Amantani J15 Dim Puno - La Paz J16 Lun La Paz-Uyuni J17 Mar Salar J1 J18 Mer Salar J2 J19 Jeu Salar J3 J20 Ven Salar J4 J21 Sam Uyuni-Potosi J22 Dim Potosi-Sucre J23 Lun Vol Sucre-La Paz J24 Mar Vol La Paz-Paris J25 Mer Arrivée Paris (9H00)

Question 1 : Pour la Selva je sais que nous n’échapperons pas au vaccin contre la fièvre jaune (aïe, aïe, ouïlle🤪) mais le traitement antipalu (malarone ou lariam) est-il vraiment indispensable ?

Question 2 : Le programme du J8 n’est-il pas trop chargé ? Et, si on prend le train de 21H pour aller de OLLANTAYTAMBO à Agua calientes, trouverons nous facilement à nous loger à notre d’arrivée vers 22H ?

Question 3 : Qu’y a-t-il d’intéressant à faire à Puno à part trouver un TO pour passer les 2 jours sur les îles (et d’ailleurs faut-il faire appel à un TO sur place ?).

Question 4 : Connaissez vous des endroits sympas où passer la nuit à : - Cuzco ; - Puno ; - La Paz ; - Uyuni ; - et Sucre.

Voilà c’est tout pour le moment, tous commentaires/remarques sur l’itinéraire étant bien sûr les biens venus, j’accepte même les insultes/quolibets à condition que cela soit constructif !!!

Grosses léchouille.😛
Visa chinois depuis Hong Kong, changement des règles? English translation pending
by Jardineur · 2008-04-15 · 12 replies
Salut, un info circule comme quoi il serait maintenant impossible de faire son visa pour la Chine (entrée simple) depuis HK. En effet, depuis hier, le gouvernement chinois encouragerait les ressortissants étrangers à demander leur visa depuis leur pays ? Avez vous eu des infos la dessus ? je pars le 3 mai... :( d'autre part, pour ceux qui sont partis sans avoir réserver d'hotel sur toute la durée de leur séjour, comment ont-ils fait pour avoir le visa ? est ce qu'un réservation pour la première nuit suffit ? merci d'avance pour la rapidité de votre réponse MiK
Meilleur endroit pour atterrir en Chine? English translation pending
by Newtonxx · 2008-03-15 · 23 replies
Bonjour, je prévois un voyage en chine de 20 jrs et j'aimerais savoir ou est-ce le mieux d'atterir et le moins cher. Une idée d'itinéraire serait bienvenue... Xian est pour moi un incontournable, j aimerais voir des temples aussi, p-etre la cité interdite. Je connais peu la chine alors j ai besoin d aide. Départ du Québec, Canada!
Lhassa au Tibet dans un bain de sang (mars 2008) English translation pending
by Accolade · 2008-03-14 · 40 replies
Agence France-Presse Pékin Des violences opposant des manifestants tibétains hostiles à la présence chinoise aux forces de l'ordre ont fait des morts et de nombreux blessés vendredi dans le centre historique de Lhassa, la capitale du Tibet. Google A cinq mois des Jeux Olympiques de Pékin, alors que la campagne de contestation tibétaine va grandissant contre le pouvoir chinois, il s'agit des plus importantes manifestations depuis un soulèvement de Tibétains en mars 1989.

Ces violences ont embrasé la vieille ville de Lhassa, en particulier autour du célèbre monastère du Jokhang, un haut-lieu touristique, après plusieurs jours de manifestations de moines bouddhistes. Elles ont suscité de nombreux appels à la retenue des capitales étrangères, tout comme du dalaï lama, le chef religieux en exil des bouddhistes tibétains, qui a demandé à la Chine de «renoncer à l'usage de la force» au Tibet.

«Bien sûr qu'il y a des morts», a déclaré à l'AFP une employée au centre des urgences médicales, jointe par téléphone. «Nous sommes très occupés avec les blessés, il y a en beaucoup ici», a-t-elle ajouté, sans préciser si les victimes étaient des moines.

Radio Free Asia (RFA), citant des témoins à Lhassa, a fait état d'au moins deux morts. Les manifestants «ont saccagé les magasins chinois et la police a tiré à balles réelles sur la foule. Personne n'a le droit de se déplacer dans Lhassa maintenant», a indiqué une source tibétaine à la radio basée aux États-Unis.

Citant des témoignages directs de citoyens américains, l'ambassade des États-Unis à Pékin a aussi fait état de coups de feu. Une information confirmée par une touriste étrangère contactée par l'AFP. «Nous avons entendu des coups de feu», a dit cette femme, en précisant qu'elle demeurait dans un hôtel assez central.

Selon une infirmière d'un hôpital de Lhassa, jointe par l'AFP, au moins une douzaine de personnes ont été blessées et hospitalisées.

«Il y a des patients, au moins une douzaine, qui sont soignés par les médecins et certains ont été hospitalisés», a-t-elle indiqué.

L'agence officielle Chine Nouvelle, uniquement dans son service en anglais, a confirmé que des incendies volontaires avaient été provoqués par des violences vendredi à Lhassa, faisant des blessés. Depuis lundi, des moines bouddhistes manifestent au Tibet et dans les régions avoisinantes, où vivent des minorités tibétaines, à l'occasion du 49e anniversaire du soulèvement de Lhassa qui avait abouti à l'exil du dalaï lama.

Vendredi, les violences ont surtout éclaté dans le quartier du Barkhor près du monastère du Jokhang, selon des témoins. Des magasins ont été incendiés.

«On était sur la place vers 13H00 (1 h HAE), on voyait des drapeaux blancs de manifestants dans la foule, quand les policiers sont arrivés en force et ont fait évacuer», a expliqué un touriste français, joint par téléphone.

D'autres touristes étrangers ont décrit par téléphone à l'AFP une ville bouclée par les militaires et les forces de l'ordre. Eux-mêmes restaient calfeutrés dans leurs hôtels.

«Il y a beaucoup de soldats et de policiers dans le centre de Lhassa (...) On nous a dit de rester à l'hôtel, car il y avait des problèmes dans le centre», a témoigné un touriste allemand. Tous les restaurants et les bars ont été fermés, a-t-il ajouté.

«Nous n'avons plus d'électricité», a indiqué une Tibétaine jointe dans un petit hôtel près du Jokhang. Une manifestation a également eu lieu vendredi dans une région avoisinante, où vit une minorité tibétaine, dans la ville de Xiahe (nord-ouest de la Chine), siège du plus grand monastère du bouddhisme tibétain en dehors du Tibet.

Environ 200 personnes emmenées par des moines bouddhistes ont protesté dans cette ville de la province du Gansu, a constaté un photographe de l'AFP.

Ces incidents interviennent à la veille d'un important rendez-vous politique à Pékin, où le Parlement doit confirmer un nouveau mandat de président pour Hu Jintao. Ce dernier était à la tête du Tibet en 1989, lors des précédentes grandes manifestations.

Jeudi, Pékin a accusé le dalaï lama d'organiser ces manifestations.

La campagne de contestation tibétaine contre le pouvoir chinois va grandissant à mesure qu'approchent les Jeux Olympiques de Pékin en août.

Lundi, devant ses partisans réunis dans son lieu d'exil à Dharamsala dans le nord de l'Inde, le dalaï lama avait violemment dénoncé la répression chinoise au Tibet, dans une déclaration inhabituellement sévère exprimée pour le 49e anniversaire de son exil en Inde.

Vendredi soir, il a demandé à la Chine de «renoncer à l'usage de la force», tandis que tour à tour la Grande-Bretagne, les États-Unis et les dirigeants européens faisaient aussi part de leur préoccupation, appelant la Chine à la retenue et au respect de la culture tibétaine.
Espagne ou Italie pour un voyage de type sac à dos? English translation pending
by Vichy · 2008-03-08 · 31 replies
Bonjour, j'aimerais partir en Espagne ou L'Italie au mois d'août 2008 pour 2 semaines. J'aimerais un voyage de type sac à dos mais je ne sais pas quel endroit et le mieux pour ce type de voyage. J'attend vos commentaires. Merciiiii😏

Vicky
Quinze jours en Floride au mois de juillet avec deux enfants de 10 ans English translation pending
by Jfl19 · 2008-03-02 · 24 replies
Bonjour, je suis à la recherche d'infos pour préparer mon voyage de 15 jours en Floride en juillet avec 2 enfants de 10 ans:

Départ de Bordeaux: compagnie: Ibéria

Idées de circuit? Bonnes adresses: Hotels, Visites, Restos, Parcs..... Loc voiture?

Merci.
Retour de l'hôtel Iberostar Hacienda Dominicus (7-21 février 2008) English translation pending
by NicoleC · 2008-03-02 · 39 replies
Voici le compte-rendu de mon dernier voyage. Espérant que ce sera utile à certains d’entre vous et que vous pendrez plaisir à le lire.

Hôtel: Iberostar Hacienda Dominicus, Bayahibe
http://www.iberostar.com/FR/Hotels-Bayahibe/Iberostar-Hacienda-Dominicus_3_73.html Date: 7 au 21 février 2008 Grossiste: Vacances Signature Compagnie aérienne: Skyservice

VOL Nous partons à l’heure (08:00 heures). Nous avons droit au confort minimal mais nous avons la chance d’avoir des places dans une rangée où il y a plus d’espace pour les jambes. Comme prévu suivant les changements à l’horaire, nous faisons une escale à Cayo Coco (Cuba) durant environ 45 minutes. Nous pouvons au moins descendre de l’avion et circuler un peu. Cette escale à Cuba nous met déjà dans l’atmosphère des vacances. Nous arrivons à La Romana vers 15:30 heures. Seulement une vingtaine de passagers vont jusqu’à la Romana. Ce que je trouve vraiment incroyable c’est que l’avion est à moitié vide bien qu’il desserve 2 destinations, ce qui est vraiment anormal à cette période de l’année.

L’AÉROPORT DE LA ROMANA Arrivés à l’aéroport, tout se déroule assez rapidement. Nous obtenons nos bagages, passons l’immigration et repérons le représentant de Vacances Signature qui nous remet notre enveloppe et nous dirige vers l’autobus qui nous conduira à l’hôtel. Tous les passagers se rendent au même hôtel, soit l’IHD. Il fait super beau et chaud et une douce brise nous caresse tout en faisant valser les branches des palmiers au dessus de nos têtes. Le trajet entre l’aéroport et l’hôtel dure environ 25minutes. L’autobus est confortable, avec air climatisé.

L’ENREGISTREMENT Tout se fait très rapidement car nous ne sommes pas nombreux. On nous remet les clés notre chambre et les cartes pour les serviettes. Nous arrivons rapidement à notre chambre avec le maletero qui apporte nos bagages.

LA CHAMBRE Nous n’avons pas la chambre prévue lorsque nous avions téléphoné. Mais nous décidons de la garder car elle est magnifique. Elle est située dans le bloc 2, au rez-de-chaussée, dans un angle du bâtiment ce qui fait que nous avons un mur avec la porte patio et un autre où il y a une immense baie vitrée. La porte patio donne sur un balcon qui a vue sur de magnifiques jardins très bien aménagés. La baie vitrée donne au loin sur la piscine.

Elle est décorée dans les tons de jaune et bleue. Assez spacieuse, on y trouve 2 grands lits séparés par une table de chevet, un fauteuil, une petite table, un bureau, un divan et une salle de bain complète (sans bidet) assez grande. L’espace de rangement est suffisant. La climatisation fonctionne très bien de même que la plomberie, ce qui est plutôt rare dans les Caraïbes. Eau toujours très chaude et excellente pression de la douche. Un petit frigo était rempli aux 2 jours (coca, 7up, eau, bière). On trouve aussi dans la chambre une table et un fer à repasser, un séchoir à cheveux et un coffret de sûreté disponible pour 2$US par jour. Le balcon est vraiment très très grand puisqu’il longe les 2 façades de la chambre. On y trouve 2 chaises et une petite table sur chacune des façades. Il y a aussi un petit séchoir à vêtements fixé sur un mur, ce qui est très pratique. Le ménage est très bien fait tous les jours. Les serviettes sont changées aussi souvent qu’on le désire. Les employés nous font des motifs avec les serviettes et des fleurs tous les jours.



Pour ceux qui voudraient y aller, il semble y avoir 2 types de chambres. Les chambres à deux lits ont une armoire de plus au lieu d’un divan et une grande douche seulement. Les chambres à un grand lit on un divan et une baignoire avec douche. Le commis de la réception nous a dit que notre chambre était la seule à voir 2 lits, un divan et une baignoire.

BOUFFE Nous avons toujours très bien mangé. La nourriture y est excellente partout. Le service est aussi excellent partout. Les employés sont toujours souriants et très accueillants.

Il y a donc 2 restaurants de type buffet et 4 restaurants à la carte. Pour les restaurants à la carte, il faut réserver au service à la clientèle entre 08:00 heures et 14:00 heures. Nous n’avons jamais eu à faire la queue pour réserver. Nous pouvons réserver pour 3 restaurants à la carte par semaine à la fois. Mais si nous retournons le lendemain nous pouvons réserver pour un 4e. Nous avons réussi à aller dans un restaurant à la carte 9 soirs sur 14.

Le port du pantalon long et des chaussures fermées pour les hommes est exigé dans tous les restaurants à la carte le soir mais cela est loin d’être respecté, ce qui nous a déçu. Parfois des gens arrivaient habillées comme s’ils allaient pique-niquer sur la plage. Interdiction de fumer dans tous les restaurants à la carte. Au buffet il y a des sections pour fumeurs et non fumeurs.

Restaurant El Engenio Ce restaurant de type buffet est ouvert pour les trois repas. La nourriture y est très bonne et très variée. Les comptoirs de nourriture sont regroupés dans une pièce centrale fermée et les tables sont situées autour de cette pièce ce qui fait qu’on ne voit pas les gens circuler aux comptoirs de notre table.



Restaurant La Goleta Cet autre restaurant de type buffet est ouvert le midi et tout l’après-midi. Il est plus près de la plage et il n’y a pas de code vestimentaire si ce n’est qu’on ne peut y aller en maillot de bain ou pieds nus. Il est complètement ouvert. La bouffe y est encore excellente. Le seul reproche est que puisqu’il est ouvert, de nombreux oiseaux volent au dessus de nous avec les conséquences qu’on peut supposer…



Le restaurant mexicain La Hacienda On y trouve un buffet d’entrées et de desserts. Le reste est servi aux tables. Excellent pour ceux qui aiment ce genre de cuisine.



Le restaurant japonais La Geisha Le repas est préparé devant nous sur 2 immenses plaques chauffantes autour desquelles une douzaine de clients sont assis. De très bons sushis sont servis en entrée. Nous y avons eu bien du plaisir avec les gens rencontrés lors de ces repas. Les crevettes et le poulet étaient exquis!!!



Restaurant français Le Colonial (Gourmet) Le meilleur des restaurants à la carte. Nous y sommes allés 3 fois. Décoration magnifique avec atmosphère feutrée. On ne se croirait plus dans les Caraïbes!!! Excellente langouste au menu sans payer d’extra.



Restaurant Steak House la Goleta Une section du buffet La Goleta se transforme le soir en Steak House. Buffet d’entrés encore une fois. Le filet mignon que nous avons pris était vraiment exquis et à la cuisson désirée. Excellent service encore une fois.

Le Beach Grill Directement sur la plage, aux deux jours, on peut manger au beach grill. On y sert de la paella et un buffet de salades et hors-d’œuvre. A l’occasion la préparation de la paella se fait sur un feu de bois devant les clients sur la plage et cela devient une véritable activité avec de l’animation et de la musique. C’est assez spectaculaire de les voir préparer cette paella qui est succulente.





Donc en ce qui concerne la bouffe, on y mange vraiment très bien. Le service des buffets et restaurants est très courtois. Le vin est de qualité très acceptable. Je dois préciser que mon appréciation de la bouffe est une question bien personnelle mais je n’ai jamais aussi bien mangé dans les Caraïbes et je n’en suis pas à mon premier voyage !

La seule chose que je déplore c’est qu’il n’y ait pas d’endroit où l’on peut manger et voir la mer en même temps sauf le beach grill un jour sur deux. Il n’y a pas non plus de musiciens dans les restaurants et buffets comme on trouve partout à Cuba et que je trouve bien agréable.

BARS Ils sont nombreux (7) et on y trouve une très bonne variété de boissons internationales. Le service y est encore une fois excellent.

Le Beach Bar, le fameux phare de la plage Dominicus est très agréable et très fréquenté!!!!



Le lobby bar El Trapiche est ouvert de 11:00 heures à 01:00 heure. Le service aux tables est excellent. Il y a à l’occasion un pianiste en soirée.



On trouve aussi le bar-salon Los Arcos ouvert en soirée près de la salle de spectacles.



La discothèque Capitan Nemo est ouverte de 23:00 heures à 02:00 heures.

Le bar de la piscine comporte aussi un wet-bar qui est bien agréable.



TEMPÉRATURE Beau et très chaud durant les deux semaines!!! Quelques averses la nuit où pendant que nous étions dans notre chambre avant le souper. Vraiment la température idéale!!! Pas besoin de veste le soir.

MOUSTIQUES Très peu de moustiques. Nous avions apporté de la crème insecticide mais ne l’avons pas utilisée.

LE SITE ET LA VÉGÉTATION Alors là c’est vraiment extraordinaire. Le site est très vaste. La végétation y est très mature. On y voit beaucoup de fleurs, d’arbustes, de palmiers de toutes sortes, d’orchidées. On a parfois l’impression d’être dans un véritable jardin botanique. Les jardiniers entretiennent très bien le site. Près du buffet principal, il y a aussi un magnifique jardin d’eau aménagé. On y trouve des canards, des oiseaux, des flamands roses et des cygnes.











Partout sur le site on trouve des plans d’eau, des fontaines. L’architecture des bâtiments est aussi exceptionnelle. Le style est colonial. Chacun des 7 bâtiments de chambres comporte une cour intérieure aménagée autour de laquelle sont situées les chambres sur 2 ou 3 étages. Les cours sont toutes aménagées différemment. Ça vaut vraiment la peine de les visiter car certaines sont tout simplement magnifiques.













De plus, il est possible de passer d’un bâtiment à l’autre et de se rendre à la réception ou aux divers restaurants sans se faire mouiller s’il pleut. Il suffit alors de suivre les corridors et de toujours traverser les cours en diagonale pour reprendre le corridor couvert. La conception de ce complexe est vraiment digne de mention. Tout y a été bien pensé.



Je me dois aussi de mentionner l’extrême propreté de tous les endroits publics, toilettes, corridors, etc… Les employés sont toujours à nettoyer et ce, de façon très discrète, sans nous incommoder.











SPECTACLES ET ANIMATION Il y a des spectacles tous les soirs et ils sont annoncés à l’entrée du buffet principal et au comptoir de serviettes de plage. En ayant déjà vu beaucoup par le passé, nous n’y sommes pas allés. Je ne peux donc pas me prononcer sur leur qualité.

Pour ce qui est de l’animation de jour, encore une fois je ne peux vraiment me prononcer car nous ne participons pas aux activités de groupe offertes. Nous faisons surtout de la plage le jour et aimons la tranquillité et relaxer.



PISCINES Il y a trois piscines très bien entretenues : piscine pour enfants, piscine pour activités et la piscine principale. Cette dernière est entourée de nombreux palapas et chaises avec coussins. Encore une fois des poubelles et cendriers très nombreux assurent la propreté du site.





PLAGE Elle est très belle! Le sable est fin et blanc. L’eau est turquoise. Il y a suffisamment de chaises et de parasols pour tout le monde, peu importe l’heure à laquelle on y arrive. La mer est toujours très calme. A noter que les transats sont en tissu ce qui est plus confortable. Certains secteurs sont très achalandés mais nous trouvions toujours un endroit plus tranquille et où les gens ne sont pas côte à côte. La plage est très propre. Beaucoup de poubelles, cendriers. Du personnel ramasse régulièrement les verres, pailles et vident les poubelles et cendriers. On ne retrouve donc pas ou peu de verres de plastiques, mégots de cigarettes, pailles sur la plage. On a droit au service aux chaises pour le bar ce qui est bien agréable. On peut y faire de longues promenades car à la suite de la plage des hôtels se trouve la longue plage sauvage du Parque del Este.







SPORTS NAUTIQUES Les sports disponibles sont le kayac, la planche à voile, le petit catamaran et petit voilier. Le personnel du club nautique est très gentil. On y prête aussi masques, palmes et tubas pour faire de l’apnée.

AUTRES SERVICES OFFERTS PAR L’HÔTEL On trouve sur place un service de location de voitures, une bijouterie, un magasin de cigares et de rhum et quelques autres boutiques de souvenirs et d’articles de toilette. On offre aussi un service de blanchisserie et de nettoyage à sec. Un coin Internet est aménagé avec plusieurs postes pour les clients, moyennant un supplément. Mini-club disponible pour les enfants de 4 à 12 ans. Un spa avec massages ($), un fitness center et des courts de tennis sont disponibles de même qu’un salon de coiffure et d’esthétique et un centre de plongée (Dressel center).

PLAN DE L’HÔTEL



RESTAURANT Pour ceux qui voudraient manger à l’extérieur de l’hôtel, je ne peux que recommander d’aller à Bayahibe, au Cafecito de la Cubana. Restaurant directement sur le port avec magnifique vue. Délicieuses langoustes à 600 pesos. Nous y étions allés l’an dernier. Ce fut une très belle soirée avec un accueil très chaleureux.

SHOPPING Sur la rue piétonnière de Dominicus on trouve de tout. Pour les cigares et le rhum, on trouve la plus grande variété au Bayahibe Fine Cigars Shop. On y montre comment sont faits les cigares et on peut aussi y déguster du rhum et des boissons à base de rhum.

Pour l’ambre et le larimar, c’est à la boutique qui s'appelle Image'in qu’il faut aller. C’est tenu par une Française, Nadine, qui est fort sympathique. Sa bijouterie est tout près du Dominicus Palace. Ses prix sont très raisonnables (beaucoup moins cher qu’à l’hôtel, Altos de Chavon ou Santo Domingo) et elle nous explique comment reconnaître le vrai du faux, etc. Fermé le dimanche. Tout est vendu accompagné d’un certificat d’authenticité.

Sur cette rue on trouve aussi une série de vendeurs de peintures et de souvenirs de toutes sortes. Il faut négocier beaucoup avec les Dominicains. On nous a conseillé de commencer au 2/3 du prix demandé.

EXCURSIONS Nous avons déjà visité Santo Domingo, Altos de Chavon et fait le Outback Safari, Saona et Catalina ); cette année avons décidé de ne pas faire d'excursions car nous n'avions pas vraiment le goût de nous retrouver en groupes dans une excursion. Nous sommes donc allés nous balader seuls au village de Bayahibe (40 pesos par personne aller/retour) et à la Romana (70 pesos par personne aller/retour) .



DEVELOPPEMENT DE BAYAHIBE/DOMINICUS J’ai été surprise de voir à quel point le petit village de Bayahibe s’est développé. Beaucoup de construction d’appartements quand on s’éloigne de la plage dans le Nuevo Bayahibe.

De plus, sur la plage de Dominicus, on trouve 2 complexes en construction.

Entre les hôtels Catalonia Dominicus et Oasis Canoa on trouve le complexe Ventaclub Rosa de Bayahibe constitué d’un hôtel et d’appartements à vendre dont les propriétaires auront accès à tous les privilèges de l’hôtel. http://www.ventagliorealestate.com/cgi-bin/cgi2nova.exe?SN_ADDRESS=vreportal&SN_METHOD=M_show&Haz=07&Hbt=02&Hpg=02



Après l’Oasis Canoa, juste avant l’entrée au Parque del Este, on trouve le complexe Cadaques Caribe. Le modèle architectural de Cadaques Caribe recrée une ville méditerranéenne au 18ème siècle avec l'influence italienne et espagnole : rues étroites s'ouvrant progressivement sur les petites places qui mènent à la place principale faisant face à la mer des Caraïbes. À partir là, une promenade conduira jusqu'aux eaux cristallines de la mer des Caraïbes. La ville de Cadaques aura des bâtiments de trois étages adaptant leurs formes à l'architecture irrégulière d'un vieux village. Les magasins, les services et des appartements se partageront le rez-de-chaussée. Le premier et deuxième étage ont été conçus juste pour l'usage résidentiel. Les terrasses et les balcons dans les appartements permettront d'apprécier la brise et la vue des Caraïbes. Les toits inclinés de style espagnol décoratif reproduiront l'évolution d'une vieille ville qui s'était développée au fil des ans. Les places de Cadaques sont consacrées au célèbre peintre Salvador Dali qui a vécu à Cadaques (Espagne) et a fait de cette ville espagnole un icône de la beauté et de la paix. Le concept de Cadaques Caribe vise à créer une atmosphère paisible, exempte de la contamination et entièrement intégrée avec l'environnement.

La plupart des appartements au nombre de 130 de la phase I sont déjà vendus, la majorité à des Italiens encore une fois. http://www.cadaquescaribe.com/homeingles.htm



Le Casino Dominicus est aussi maintenant ouvert. Nous y sommes allés un soir. Il y a un bar, une discothèque, une salle de spectacles et un magnifique restaurant, le Vesuvio . Des navettes gratuites transportent les clients aller/retour des hôtels au Casino toute la soirée. Ce que je trouve déplorable c’est qu’on y voit beaucoup de Dominicains tenter leur chance. On sait bien qu’il y a plus de perdants que de gagnants dans les casinos. Eux qui ont déjà si peu ne peuvent se permettre de perdre quoi que ce soit… http://www.casinodominicus.com/

RETOUR L’avion a décollé avec 15 minutes d’avance, encore une fois à moitié vide. Nous avons pu garder notre chambre jusqu’à 14:00 heures, sans payer supplément. Vol sans problème.

Nous avons vraiment adoré notre séjour et avons profité de chaque instant. L’hôtel était vraiment exceptionnel. On ne peut demander mieux. Clientèle internationale : beaucoup de Français, des Allemands, des Espagnols, des Italiens, des Anglais et des Québécois.

Vue que j'avais en m'ouvrant les yeux sous le palapa.



Si vous avez des questions, ne vous gênez surtout pas, j’essaierai d’y répondre.

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