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Le canal du Midi à vélo English translation pending
by DansAfrik · 2010-08-20 · 8 replies
Nous sommes parties le 3/08 à 15h. Lieu de rendez-vous pour le départ pont des Demoiselles avec une amie et son fils de 1 an (il les a fêté le 08/08 sur le parcours) installé dans une carriole à l'arrière du vélo de celle-ci . Nous étions chargé comme il se doit (matériel de tente, un peu d'affaire, un petit butagaz, de quoi dormir, les affaires du petit, la carriole...) enfin bref même en prenant le minimum et le plus léger c'était "chaud" ! Surtout que pour ma part il s'agissait de mon premier périple à vélo.

On est donc parti sur les routes et notre premier arrêt fût : Villefranche de Lauragais à l'écluse du gardouch. La route était goudronnée mais avec les vélos chargés c'était un peu dur mais ça allait encore ! Donc nous avons campé à cette écluse. Nous avons croisé beaucoup de voyageurs comme nous ou des gens de passage qui sont venus nous voir et avons eu la visite d'un chien qui est resté près de nous jusqu'au lendemain matin comme "un ange gardien". A cette écluse nous avions toilettes et point d'eau donc un peu de confort même si vous vous en doutez, en dehors du petit, personne ne s'est lavée (trop de passages) à part les dents. Le lendemain après le chien qui a veillé sur nous nous avons eu la surprise d'avoir une oie à côté de notre tente qui montait la garde en nous regardant et en s'étirant. Le problème avec ces bestioles c'est qu'apparemment lorsque l'on s'approche trop prêt elle nous pince de son bec (heureusement là elle est restée tranquille !).

Départ pour une deuxième journée sur les routes. Le temps était un peu maussade et frais (ce qui est une bonne chose quand on fait du vélo) et là après quelques kilomètres, la route s'est transformée en chemin de terre pas trop praticable avec une carriole. On a donc pris une départementale espérant trouver mieux plus loin mais les voitures vont très vite et cela ne nous pas rassuré du tout ! On a suivi cette route jusqu'à Castelnaudary et avons décidé, après un arrêt, de reprendre le bord du canal. La route était infecte : racines d'arbre, cailloux, trous, passage avec de l'eau, barrières (pour éviter que les voitures passent), petits chemins... la pauvre carriole en a vu des vertes et des pas mûres mais surtout ma copine n’en pouvait plus car c'était lourd, dur, elle n'avançait pas (son vélo n'était pas forcément adéquat pour ce genre de randonnée) bref la galère !! On a fini par arriver à 19h à un point d'eau et un endroit pour camper : écluse de villesèqueland, lieu d'amarrage pour bateau, c'est même le capitaine de l'un d'entre eux qui nous a invité à venir à cet endroit. Vu l'heure on n’a pas réfléchi : il y avait des tables, un point d'eau mais pas de toilette. Donc campement rustique, terre dur, ce qui en a plié les sardines, et la nuit on a eu droit à une tempête avec vent violent (la tente a quand même tenue !).

Le matin vent, froid, pas l'idéal surtout pour faire chauffer le petit déj et le biberon. Le pire c'est que les gens des bateaux nous regardaient comme des bêtes curieuses (presque ils auraient lancé des cacahuètes s'ils avaient pu), ils n'ont même pas proposé de venir faire chauffer les choses dans leur bateau ou demandé si on avait besoin d'aide (alors qu'avec le vent et le temps ils voyaient que c'était difficile pour nous) non ils nous regardaient c'est tout. Une seule personne nous a demandé si on avait besoin de quelque chose mais elle venait de l'extérieur et on avait déjà tout fini, on était prête pour le départ.

Au moment, justement, du départ, ma copine se rend compte que son vélo est à plat devant, pas de bol ! Sa pompe elle ne sait pas s'en servir (soit dit en passant je n'ai pas réussi non plus) et la mienne ne s'adapte pas à son vélo ! Il nous a fallu demander (car là non plus personne n'est venu) à quelqu'un qui était dehors, manque de chance un espagnol ne parlant pas français ! Heureusement on s'est compris et il nous a passé sa pompe et nous l'a même donné (enfin quelqu'un de sympa). Le vélo n'étant pas crevé on est reparti sur les routes difficiles avec obstacles. Par contre le paysage était très beau et on a rencontré plein de gens à vélo comme nous avec qui on a pu partager notre expérience.

Notre prochain arrêt a été Carcassonne heureusement qu'à 15 km de là où était. Là on s'est posé la journée dans un camping pour en profiter un peu : cité de Carcassonne, balade et on y a retrouvé un couple et une famille, qui voyageait elle aussi avec une carriole et une petite de 6 ans sur son propre vélo, et qu'on avait croisé auparavant sur la route et avec qui on a partagé nos expériences et le parcours que chacun allait faire. Et le soir je suis allée à un concert seule voir Charlie Winston : génial !

Reparti le lendemain direction port de la robine zone de jonction du canal (nous on allait à port la nouvelle). Encore chemins difficiles mon amie pétait les plonds elle n'en pouvait plus. Son ami nous a rejoint pour le WE, il devait justement arriver ce jour là. On l'a donc rejoint vers Paraza un petit village près du somail. On a campé au bord du canal sur un terrain rugueux avec des herbes piquantes sans toilette ni eau (bien sûr nous avions fait des réserves de bouteilles pour cuisiner, laver le petit, boire...). Très rustique comme campement mais le ciel était magnifique ce soir là ! C’était la nuit des étoiles !

Encore de la route le lendemain direction port la nouvelle. En passant, on a visité le somail, sallélès d’aude, et un peu plus loin, vu l’heure tardive, on a essayé de trouver un camping, seulement il était à 5 km. Là où nous étions le terrain était à peu près correct mais vu que nous nous approchions des étangs il était infesté de moustiques donc on a pris la décision de continuer jusqu’à port la nouvelle mais c’était dur il restait du chemin ! Par contre les paysages magnifiques avec les étangs la nature les odeurs de la mer ou de pin… Le problème est qu’on est arrivé à port la nouvelle à 21h30 et que les hôtels étaient complets. Seule solution le camping malheureusement ils n’acceptaient les gens que jusqu’à 21h !! Heureusement après moult discussions ils ont accepté de nous laissé rentrer ! Heureusement car je ne sais pas où on aurait été !

Le lendemain direction la plage !! Avec restau et baignade et le soir le copain de mon ami est parti : il retravaillait le lendemain. Et nous, on est allé faire des courses pour le soir seul problème, c’était fermé : on était dimanche eh oui !! Donc on a refait un restau le soir puisqu’on avait rien prévu à manger. Ce restau, d’ailleurs il était trop chouette ils nous ont laissé rentrer avec les vélos, la carriole, on a accueilli comme des princesses et le fils de ma copine comme un prince ! en plus c’était bon ! Très sympa !

Le lendemain départ pour la Franqui ce qui était le but final de notre voyage. Nous n’avons pas appelé les campings pensant bêtement qu’il restait toujours des places pour une tente. Arrivées là bas après 1h30 de vélo sous la chaleur : pas de chance campings pleins, les boules !! Mais bon on a fait un petit stop pour montrer à mon ami le coin (plage, mer, chevaux…) et on est reparti avec un vent violent que l’on avait de face, avec les vélos c’était cool ! Direction port la nouvelle dans le camping où on était précédemment : avec des usines à côté et marqué sur un panneau : risque industriel veuillez lire la procédure d’évacuation...Mais bon on a fini nos vacances là bas sans trop de problème entre balades : île ste lucie, musée de la baleine… et plage mais bon pas très beau temps, vent bref pas génial !

Jour du départ après un tour à la mer, on avait tout prévu : arrivée 45 mn à l’avance à la gare renseignement sur le train pour savoir si c’était un train récent (car les anciens ont des marches et des petites portes, grosse galère avec nos vélos et chargement) donc c’était cool. Au moment de le prendre on n’a pas pu monter : le train était bondé aucune place nulle part ! Ma copine devait absolument rentrer le soir même sur Toulouse ! Les solutions que l’on a trouvé étaient trop onéreuse, on ne savait pas comment faire avec nos bagages et finalement on a tenté un train qui partait vers 14h jusqu’à Narbonne et on a réservé le train suivant pour être sur d’avoir de la place avec les vélos mais ce sont des anciens trains et en plus, en arrivant à Narbonne, on s’est aperçu qu’il fallait changer de quai la galère ! Encore de la chance un train récent arrivait une heure avant et sur le quai où on était on s’est arrangé et on l’a pris et ouf on est arrivé à Toulouse le 12/08 vers 18h !!

Voilà ma première expérience du voyage en vélo entre bons moments et moins bons mais bon une bonne expérience quand même !
Les Vosges en 50cc? English translation pending
by Revespoirs · 2009-12-19 · 7 replies
Bonjour à vous tous,

Alors voile le Topo, nous vivons à Pont-à-Mousson , entre Nancy et Metz pour ceux qui ne connaissent pas… Je n’ai encore jamais vu les Vosges, et j’aimerais bien y partir cette été. Au début je me disais bon on prend le train avec le chien, affaires et vélo équipés… J’ai d’ailleurs commencé de belles choses dans mon projet… Ce qu’il nous faut: plusieurs jours au même endroits pour tout voir et souffler aussi quand même… Ben oui si je le fait conduire tout les jours il ne va pas aimer, et puis bon, le chien non plus... Et le repos n'est pas désagréable de temps à autre.

Nous avons Un scooter ( débridé...) Ovetto, un de ceux sans permis. Un 50 centimètre cube quoi. Mon conjoint l’a acheté il y a de ça deux ans en septembre. Peu cher a devoir crécher dehors depuis août, il s’est faire dépouiller, pauvre Scrootinou… Mais on va avoir un garage ! Juste pour le confort de la bête. Nous allons donc le restaurer, ou le changer qui sait (un deux roues 50cc...) Et donc j’aimerais partir a l’aventure avec.

Vous pensez que ça serait possible ? Pas charger de trop bien sûr. Je sais que l'on ne va pas forcement pouvoir aller très haut selon la raideur de la monter...Et surtout avec le chien, qu'il est hors de question de laisser derrière nous, chez quelqu'un. Il sera le seul "superflu". Après tout il réchauffera les duvets avant le coucher.
Jour de l'An sur la côte Ligure English translation pending
by Imothep341 · 2020-01-05 · 26 replies
Depuis trois années, j'ai décidé de ne plus fêter le Nouvel An en France. Pour quelle raison ? Bof... En fait, autant profiter pour voir autre chose.

Aprés Imperia et Albissola Marine, je jette mon dévolu sur Rapallo. Une charmante cité située après Gênes. J'avais donc la crainte de la traversée de la ville à cause du pont impraticable, mais tout s'est bien passé. Il suffit d'avoir un GPS à jour et de bien écouter les indications. Waze est là pour vous aider.

La réservation pour 5 nuitées est bookée pour deux personnes (of course) sur l'Hotel Astoria en front de mer, qui présente l'avantage non négligeable de posséder son propre parking. Pour 15 euros par jour cela va de soi.

Il nous faudra partir vers 9 heures de notre résidence à l'Ouest de Montpellier un dimanche matin pour relier l'Italie. Ce qui fut fait. Valise et sacs chargés et roule ma poule !

Autoroute bien sur, calme et sans trop de traffic. Un arrêt sandwich rapide sur l'aire de repos de Beausoleil, café et poursuite de la conduite par les tunnels d'Italie.

Cette traversée de Gênes m'inquiétait un peu à vrai dire. Donc Waze est là. Un péage et nous voici en ville. Très rapidement traversée, peut être que le Dimanche est favorable, et retour à nouveau sur l'autoroute. Entre le péage de Vintimille et celui de Rapallo, il m'en coûtera 22 euros pour 192 kilomètres.

Arrivée à l'Hôtel, excellent accueil, prise en charge de votre automobile, les bagages sont montés par un personnel, visite et explication de la chambre supérieure avec vue sur la mer... Tutto Perfetto. Le temps de ranger un peu et nous voici partis à la découverte de la cité.

Tout est ouvert. Beaucoup de monde. Nous débutons les repérages pour l'apéro du soir.

NB : Toutes les photos de ce carnet sont passées à la moulinette de Lightroom. Cela évite de me les faire piquer.









Découvrir l'incroyable face cachée de Calcutta English translation pending
by TheWildTrip · 2019-07-09 · 7 replies


DÉCOUVRIR L’INCROYABLE FACE CACHÉE DE CALCUTTA

Calcutta est une très grande ville centrée sur l’importation et l’exportation de marchandises. Une petite visite de la ville vous le prouvera rapidement, de partout vous pourrez voir des locaux porter de lourdes charges sur leur tête ou à vélo, et ça partout dans la ville.

Forcement on se dit que ce n’est pas une ville qui vaut le détour et il est vrai qu’elle n’est pas souvent citée comme une très belle ville. Et pourtant la ville regorge de petites pépites très peu connu qui rendront votre séjour là bas inoubliable.

Le marché des fleurs

Bon ça c’est assez connu, mais pas assez à mon goût, le marché s’appelle « Mullick Ghat Flower Market ».

Celui-ci se tient à coté du pont Howrath, c’est un marché où les locaux viennent acheter des fleurs par centaines à des fins religieuse et ça tout les jours, on peut en voir beaucoup les transportant autour du cou à travers le marché, c’est très beau et très coloré.

Le marché n’est pas très grand mais 100% atypique et authentique, ne vous attendez pas à croiser une boutique souvenir ou même une autre tête blanche. Personnellement j’étais le seul, d’ailleurs vous pouvez vous aussi le faire seul, les locaux sont très gentils et avenants, ils ne tentent même pas de vous harceler avec leurs produits.

Petite astuce : Si vous vous mettez sur le pont, vous aurez de belles photos du marché en dessous.











Mais c’est aussi une grande source de déchet, tout les déchets du marché sont jetés juste à coté à même pas 5 m, c’est comme ça, l’écologie n’est pas encore rentrée dans les mœurs



Le Pont Howrath

Le pont juste à coté est aussi très intéressant, autant au dessus, qu’en dessous, mais commençons par le dessous :

Le dessous est une sorte de hangar constamment utilisé par les locaux pour traverser la rue ou pour travailler, c’est ici que sont chargés des sacs entiers de 20-30kg de farine par exemple sur de très vieux et très colorés camions. Les locaux qui transportent la farine utilise une serpe pour la tenir sur leur tête et sont couvert de celle-ci de haut en bas.



C’est aussi l’occasion de faire des rencontres



Ou d’acheter des épices locales, des petits bouis-bouis aux extrémités du marché vendent un peu de tout



Tandis que le dessus est une passerelle très utilisée par les locaux qui transportent les marchandises, que ce soit à pied, à vélo ou en camion tout ça au milieu des dizaines de taxis jaunes. Il est dont très intéressant à visiter, d’autant plus qu’il offre une jolie vue sur la rivière et la vie qui y règne.













Le Silver Market et petites ruelles

Alors là c’est un inconnu complet, impossible de le retrouver sur internet, ni même de savoir où il est, mais c’est peut être quelque chose qui vous motivera à prendre les petites ruelles de Calcutta.

En fait je l’ai trouvé totalement au hasard en me baladant dans les petites ruelles près du pont Howrath, d’ailleurs ce n’est pas une activité risquée comme on pourrait le penser, il y a toujours du monde et les locaux sont incroyables.

Bref me voilà face à cette ruelle qui vend plein d’articles en fers dans des sacs à patates IMMENSES, les sacs prennent toute la largeur de la rue, c’est compliqué d’avancer et la rue est couverte de bâche laissant une fine brèche de lumière au milieux de l’allée, c’était incroyable.

Les locaux me regardent bizarrement et les seuls qui parlent anglais (souvent le patron), m’abordent et me posent plein de question, c’était vraiment une expérience magique, l’ambiance est irréelle et les locaux sont si gentils, probablement très heureux de voir un touriste dans leur petite rue.







Ceci est un extrait rapide de l'article complet : the-wild-trip.fr/...e-cache-de-calcutta/
Croisière sur le Costa Serena en avril 2013 English translation pending
by Spadananou · 2013-01-15 · 10 replies
😉 Bonjour, Nous partirons avec le Serena le 20 Avril 2013 de Marseille Depart de lyon en train arrivé gare st charle à marseille. avec excursions Nice Savone, Rome , Palerme, palma de Majorque , Valence, J'aimerais savoir si PORTOFINO peut être fait seul , nous pensons prendre Rome en liberté avec costa Les autres escursions nous étudions encore si vous avez des infos sympa pour nous aider à réaliser notre voyage de famille c'est bienvenue mille merci. Nous sommes une famille de 14 personnes 10 adultes et 4 enfants.
Avis sur séjour en Thaïlande du 20 avril au 4 mai 2012? English translation pending
by Kirk · 2011-12-28 · 11 replies
Bonjour à tous. Voila je part en thailande du 20 avril au 4 mai 2012. J'ai fait mon itinéraire car je ne veut pas partir en voyage organisé. Pouvez vous me dire ce que vous en pensez ? Pouvez vous me dire aussi si j'ai juste au niveau des prix ? Merci d'avance.

20 Avril : Départ Charle de Gaulle à 11h20 escale à Abou Dhabi puis départ vers Bangkok à 21h40.

Prix du billet aller retour : 555 € par personnes.

21 Avril : Arrivé à Bangkok à 07H20 (Heure locale). Bus pour le centre Ville (Kao San Road) 3€.

Déjeuner ± 5€

Visite du Grand Palais : 7€

Diner + Nuit ± 10€

22 Avril : Visite du Wat Pho : 1€

Dejeuner ± 5€

Balade sur les Khlong 5€

Diner + Nuit ± 10€

23 Avril : Départ pour Kanchanaburi (3h de bus) ± 3€

Visite du pont de la rivière Kwaï

Dejeuner ± 5€

Depart pour les Erawan Waterfalls 8€ l'entrée

Diner + Nuit sur place ± 10€

24 Avril : Départ pour Ayuthaya via Suphanburi (3h de bus)

Visite d'Ayuthaya : Wat phra Sri Sanphet 1€

Dejeuner ± 5€

Balade à dos d'éléphant 8€

Diner + Nuit sur place ± 10€

25 Avril : Retour à Bangkok puis avion pour Chiang Rai

Dejeuner ± 5€

Découverte de la ville

Diner + Nuit sur place ± 10€

26 Avril : Découverte de la région du triangle d'or.

Location de voiture 10€ par personne de 8h à 18h

Dejeuner ± 5€

Sop Ruak

Retour à Chiang rai puis Diner + Nuit sur place ± 10€

27 Avril : Départ pour chiang Mai en bus.

Dejeuner ± 5€

Visite rapide de la ville

Diner ± 5€

Départ pour phuket en Avion ± 30€ (départ 22h45 – arrivé 00h50)

Nuit pas trop loin de l'aéroport ± 5€. 230

28 29 30 Avril : Installation dans un hôtel puis visite de l'ile.

1 et 2 Mai Hotel + nourriture 60€ par jour soit 300€

3 Mai : Départ pour Bangkok en Avion : 14h30 – 15h50 - 30 €

Départ le 04 Mai à 02h55 pour Paris via Abou Dhabi. Arrivé à Paris le 05 Mai à 07h35
Transport de vélos dans le bateau MS Lofoten (Express côtier Hurtigruten) English translation pending
by Picea73 · 2020-01-16 · 6 replies
Bonjour,

Nous programmons avec ma femme un voyage en cyclotourisme en Norvège durant l'été 2020 (Nordkapp -> Kristiansand par la côte).

Pour l'aller, nous devrions faire le trajet Tromso -> Honningsvag avec l'express côtier. Le bateau programmé sur le jour nous intéressant est le "MS Lofoten" et je vous sollicite afin de savoir si ce navire accepte les vélos (il n'a pas de pont pour les voitures). J'ai écrit à la compagnie pour avoir des précisions mais... pas de réponse jusqu'à présent.

Merci par avance de votre aide à venir et bonne journée 🙂

François
Notre voyage à Bali English translation pending
by Danouck · 2018-06-21 · 16 replies
Voilà un petit résumé de nos 18 jours sur place.

Arrivée à Denpasar. Il faisait 30 degrés. Chaleur humide.Etouffant.

Taxi pour Sanur.Hôtel, autour de 10€.

Installation pour 2 nuits à l'hôtel Swastika, jolis bungalows traditionnels au milieu d'un jardin exotique avec 2 piscines .

Et puis on quitte Sanur et on prend un bémo, style tuk-tuk, pour rejoindre Bali beach où on embarque pour l'île de Nusa Lambogan, île connue pour la culture des algues. 1h30 de traversée.

Installation à l'hôtel 7, juste sur la plage, les pieds dans l'eau. 

Après midi consacré à la visite de la mangrove en bateau. Le faire à marée haute, sinon parfois, il est difficile de passer.

Et le soir depuis notre terrasse, on assiste au retour des bateaux chargés d'algues.Beau spectacle.

Le lendemain, on va à Muschroom Bay au sud de l'île .Les dauphins se promènent au large. 

Le surlendemain, on se lève tôt, vers 6h, pour pouvoir voir le mont Agung, avant l'arrivée des nuages. Et puis on part à pied vers l'île de Céningan. Il y a un pont entre les 2 îles. Et Céningan est en Océanie. ..Il fait super chaud. A pied, c'est difficile avec cette chaleur. Mais on se baigne. C'est superbe. Au retour, on prend un pick-up , cheveux au vent à l'arrière. 

Après 3 nuits à Nusa Lembogan, on retourne à Sanur. On y est pour 9h et on prend un transport pour UBUD.

Installation à l'hôtel Ubud terrasse bungalows avec piscine. Piscine indispensable compte tenu de la chaleur. Baignade, shopping et réservation d'un taxi pour le lendemain. 

A 8h 45, le lendemain, le chauffeur nous attend pour nous conduire au lac Batur , avec plusieurs visites prévues en cours de route:

1er arrêt, Goa Gadja, la grotte de l'éléphant. Sarong obligatoire fourni avec le ticket d'entrée si tu n'en as pas.Site superbe. Bassin contenant une eau censée conserver la jeunesse...

2ème arrêt, Tirta Empul, la source sacrée. Les Balinais s'y baignent habillés. 

3ème arrêt, temple de Gunnung Kawi où les falaises sont sculptées en l'honneur du roi. Autour des rizières magnifiques. 

4ème arrêt, visite d'un jardin fruitier, caféiers, cacaoyers. ..

5e arrêt, le lac Batur, le mont Batur dans les nuages. 

6ème arrêt, Tegallalang, extraordinairement beau. Rizières exceptionnelles.

7ème arrêt, galeries de peinture, atelier de sculptures de bois, fabrique de bijoux. 

Retour à l'hôtel vers 18h30.

Le lendemain, visite du musée Antonio Blanco, peintre espagnol installé à Bali. Inspiration Dali. 

A midi, déjeuner au restaurant Ibu Oka pour manger le fameux cochon farci aux épices. 

Et depuis la terrasse du restau, on assiste à la préparation d'une crémation. 

Le jour suivant après avoir profité de la piscine et du petit déjeuner, on part avec notre chauffeur pour le temple de Besakih. Et là encore on traverse des superbes rizières et on fait plusieurs arrêts. 

1er arrêt, Klunkung, ancien palais royal. Visite aussi du palais de justice. Super bien. 

2ème arrêt, Besakih, site extraordinaire. On y était pour une cérémonie funéraire. Magnifiques tenues .Offrandes nombreuses. Le tout au son du gamelan. 

3ème arrêt, sur la route du retour, le marché de Gianyar, produits locaux, petits restaurants de rue, marchands d'offrandes. 

Le lendemain, notre chauffeur nous conduit à notre prochaine étape AMED. Installation à l'hôtel Sunshine bungalow sur la plage avec piscine. Baignade et snorkelling. Les coraux sont magnifiques et les poissons multicolores. Massages balinais à ne pas manquer. 

Le lendemain, au réveil, on assiste au retour des bateaux de pêche depuis notre balcon. Super joli. 

Et on se promène le long de la plage, parmi  les gens qui récoltent le sel dans les troncs de cocotiers creusés. 

Jour suivant, départ pour Lovina Beach. Une étape qu'on a moins aimée. Plages sales. Hôtel sans piscine. 

Puis retour sur KUTA. Avec un arrêt au lac Bratan, très joli temple construit dans l'eau. 

Installation à l'hôtel Sorga. Shopping. Coucher de soleil sur la mer. 

Et le lendemain matin, un taxi nous emmène voir le Tanaloth, très beau temple qui a les pieds dans la mer. 

Le jour suivant, grande excursion vers le sud.

1er arrêt Padang Padang, superbe petite plage avec des pêcheurs, des baigneurs, des surfeurs. 

2ème arrêt, spot de surf de Dreamland, vagues énormes, site magnifique. 

3ème arrêt, Uluwatu, à la pointe de la presqu'île de Bukit, c'est envahi par les singes. 

4ème arrêt, Jimbaran, ville de pêcheurs. Repas de kings prawns sur la plage. Marché aux poissons. 

Retour vers 17h à Kuta, .

Et voilà, ça se termine. 

J'espère ne pas avoir été trop bavarde. J'ai revécu mon voyage en relisant mes notes. C'était bien agréable.  Si vous voulez des précisions, n'hésitez pas.
Formalités frontière Jordanie - Palestine English translation pending
by Bibouel · 2017-09-13 · 4 replies
Bonjour,

Je compte me rendre en Jordanie en novembre. Je souhaiterais combiner avec 2-3 jours en Palestine où j'ai déjà passé une journée en juin 2016 depuis Israël. J'aimerais donc savoir si la frontière sur le pont d'Allenby (ou une autre) est traversable facilement : quelles sont les formalités, les difficultés à prévoir ? Les frontières étant contrôlées par Israël, est-ce que les formalités sont les mêmes que pour l'entrée en avion via Tel Aviv, ou est-ce qu'il y a des choses particulières à prévoir ?

Par ailleurs, j'étais en Iran en novembre 2016, est-ce que ça peut me poser un problème vis-à-vis des autorités Israéliennes ?

Merci d'avance pour les réponses que vous pourrez m'apporter !
Quel itinéraire pour les Cévennes à vélo avec remorques enfants? English translation pending
by Vir001 · 2017-04-02 · 3 replies
Salut,

On part 10 jour en juillet dans les Cevennes (Départ Anduze). A velo, sur route, et je tire mes 2 enfants dans le chariot derrière moi.

Je voudrais des conseils sur les routes à prendre absolument parce que "trop belles" ! Ou les routes à éviter absolument à cause de la circulation.

Mon objectif premier est de privilégier les routes avec le moins de circulation possible ! Question de sécurité pour les loupiots derrière.

Aujourd'hui mon itinéraire est très très flou. Voici l'idée : Itinéraire 1, par le sud : Anduze - Valflaunès - Saint Jean de Bueges - Salagou - Lodève - Millau - Dourbie - Aigoual - St Jean du Gard - Anduze Itinéraire 2, par le centre : Anduze - Lasalle - Aigoual - Dourbie - Millau - Gorges Tarn - Corniche - ... - Anduze

Merci de vos conseils.

Virginie
Hors trottoirs au grand prismatic à Yellowstone English translation pending
by Andarelli · 2016-05-19 · 62 replies
Si je comprends un peu ce qui suit on ne peut plus voir le prismatic du haut de la colline? On Monday May 16th, we became aware of individuals who walked off trail at Grand Prismatic Spring. That same day, U.S. Park Rangers obtained arrest warrants for three of the four suspects who were walking off the boardwalks. Charges on a fourth individual are pending confirmation of his identity. Park scientists are assessing damages to Grand Prismatic Spring and adjoining geothermal resources as part of this ongoing investigation. Additional charges may be filed by U.S. Park Rangers.

Each of the three individuals are charged with the following: 36 C.F.R. § 7.13 (j) Yellowstone National Park: Travel on Trails; foot travel in all thermal areas and within the Yellowstone Canyon between the Upper Falls and Inspiration Point must be confined to boardwalks or trails that are maintained for such travel and are marked by official signs 36 C.F.R. § 2.34(a)(4)Creates or maintains a hazardous or physically offensive condition. Information and tips provided by the public and media have been invaluable. We want to thank everyone for their passion and for helping protect geothermal resources in the park.
Les bisses helvétiques English translation pending
by Padre25 · 2016-04-18 · 7 replies
Bonjour ,

j'ai entendu parler récemment - en bien- des bisses qui semblent être l'équivalent helvétique des levadas de Madère . Pourriez-vous me faire part de votre (vos) expérience(s) à ce sujet et m'indiquer celles qui semblent les plus agréables et visuelles à randonner pour un pont de printemps de qqs jours . Dans cette optique quel serait le lieu pour se poser de façon fixe (nous voyageons en caravane) et à partir duquel on pourrait rayonner pour en faire un maximum durant ce laps de temps .

merci de vos infos , conseils et bons plans
Comment travailler sur un bateau de croisière? English translation pending
by Conseiller1 · 2015-10-13 · 1 reply
Bonjour, je suis native de la rive-Sud de Montréal et j'aimerais savoir si quelqu'un sait comment s'y prendre pour travailler sur un bateau de croisière. Je connais le Royal Caribbean où je peux postuler sur le net mais je me demandais si vous avez d'autres trucs ou d'autres compagnies où je peux appliquer (outre le Club Med).

Je n'ai aucun casier judiciaire, mon passeport est valide pour plusieurs années encore et je suis ouverte à tous types de postes, entretien, cuisine, accueil et service à la clientèle, etc. Je me débrouille bien en anglais. Je ne sais pas s'il y a des responsables du recrutement ici, à Montréal que l'on peut contacter ou quelque chose...

De ce que j'ai lu en général, les contrats vont de 6 mois à 1 an...Est-ce vrai? Bref, je suis ouverte à toute information me permettant d'aller plus loin dans ce projet.

Merci!! :)

Cordialement, Marie-Élaine
Découvrez la Côte d'Ivoire dans toute sa splendeur English translation pending
by Assou212 · 2015-09-12 · 6 replies
Bonjour, je vois de plus en plus de personnes sur ce forum qui demande quelles sont les différente place touristiques à visiter en Côte d'ivoire je vais vous donner quelques destination à visiter. La Côte d’Ivoire fait partie des plus beau pays d’Afrique de l’Ouest. C’est en outre le seul pays africain qui détient plus de 300 000 hectares de coin d’eau. Elle dispose de nombreux atouts naturels. Parcourir tout le pays nous à permis de découvrir des endroits magnifiques que vous rêveriez sûrement de visiter. Il y a de tellement de place à visiter, de nombreuses choses à decouvrir, que je ne pourrai tous les énumérés.

Grand bassam:architecture colonial, premiere capitale de la côte d'ivoire. -(cathédrale du sacré coeur, la baie des sirènes et ses nombreuses plage etc...) Presqu'île : Assinie Mafia, Jacqueville, Et leurs nombreuses , belles et differente plage.

Man: la région des montagnes -La grande cascade -le pont de liane -La forêt sacré de gbeipleu -la petite cascade et ses nombreuses plage etc.. Tai: -le parc national de Tai etc...

Abidjan: -Île boulet (île au serpent, le cimetière des bateaux, baie des milliardaire ) -Cathédrale saint Paul -le Zoo -Musée de civilisation -musée Charle alphonse (bingerville) -la forêt du banco -la rue princesse et ses nombreuses bar, maquis et boite de nuit etc... -Zone 4 et ses nombreuses bar à streap tease etc... Yamoussokro: -La plus grande basilique au mode -le lac au caïmans etc... San pedro , sassandra, et leurs nombreuses plage et place à découvrir etc... etc... La liste est très long...
Itinéraire de Millau au Larzac à vélo English translation pending
by Yfe · 2015-08-27 · 2 replies
Bonsoir,

Nous envisageons une balade itinérante sur plusieurs jours de Millau à la Méditerranée par le Larzac; la trame serait: montée sur le Larzac, la Couvertoirade, Le Caylar, Arboras, vallée de l'Hérault jusqu'à l'embouchure à Agde ou moins loin (Pézenas/Gignac) puis vers l'étang de Thau.

Pour la montée sur le Larzac, en évitant de prendre la D809, ex N9 le plus possible, nous avons 3 possibilités d'après les cartes en ligne, pour rejoindre la "montée royale": -chemin de la Coste vers la D809 – avenue du Languedoc; -la rue/chemin qui démarre sur la D809 après le pont sur le Tarn, au rond-point près du célèbre MacDo et qui rejoint la montée Royale - chemin de Boultou qui démarre au rond-point sur la D41 après le pont sur le Tarn,

Ces chemins sont-ils effectivement accessibles (non privés)? à vélo sans devoir porter les vélos chargés? (pousser est acceptable)

Merci,
Aéroport Lisbonne: sortir vers le sud à vélo English translation pending
by Vivlevelo · 2013-11-30 · 9 replies
Suis en recherche d'une solution pour quitter l'aéroport et traverser le Tage vers le sud J'imagine qu'on ne peut pas pédaler sur le pont du 25 avril Peut on espèrer trouver un train à la gare Oriente vers Evora et si oui accepte t il les vélos? Sinon connaissez vous les possibilités de prendre un bateau pour traverser le Tage et quels sont les points de départ et d'arriver. Bref comment faites vous? Amis cyclovoyageurs, amis Portuguais merci d'avance pour vos réponses. Jean
Où laisser la voiture à Avignon? English translation pending
by Enjalbert · 2013-05-02 · 4 replies
bonjour, Nous venons visiter votre région au mois de mai en tandem. Nous allons faire la liaison jusqu'à Avignon(84) en voiture. Nous cherchons quelqu'un qui aurait la gentillesse de Parker notre voiture pendant 10 jours. Merci de votre réponse et à bientôt
Piste vélo EV 6: pavée/macamadée entre Tours et Nantes? English translation pending
by Jcottawa · 2013-04-29 · 1 reply
Je vais rouler de Tours à Nantes avec un vélo qui tolère mal les pistes "molles" (sable, gravier...). La piste EV 6 est-elle pavée/macamadée entre Tours et Nantes? En particulier, l'est-elle entre Champtoceaux et Nantes? Merci jcottawa
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 2ème partie (Transat de Saint-Nazaire à Fort de France) English translation pending
by Jjmmsa · 2013-03-01 · 7 replies
DEPART DE SAINT-NAZAIRE

Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée

08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.

15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.

16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.

Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.

17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…

18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…

Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.

Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…

Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.

A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.

L'ATLANTIQUE

Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée

Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.

A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.

A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…

08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.

L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.

Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.

En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.

Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.

J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.

Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.

DES BOÎTES, DES BOÎTES…

Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée

Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.

Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.

Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..

Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.

Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.

Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.

Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !

Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.

Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !

Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.

DÉJÀ LES AÇORES !

Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée

Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.

Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.

Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.

Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.

11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.

13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.

16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.

L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.

QUE FAIRE A BORD ?

Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée

Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.

Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.

La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.

Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?

Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !

Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.

L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.

Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.

Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.

Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).

LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)

Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée

00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.

Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.

Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.

En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…

Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.

Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.

19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !

Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.

Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !

Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !

SOUS LE TROPIQUE

Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée

00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.

Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.

Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.

De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).

Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.

17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.

DE L'AUTRE CÔTÉ

Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée

Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.

Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.

Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.

C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.

Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !

Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.

J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…

De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !

LA GUADELOUPE

Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée

Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !

04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.

Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !

Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).

Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.

Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !

Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.

Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.

Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.

Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !

FORT DE FRANCE

Mercredi 05 Décembre 2012

Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !

Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.

Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.

06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !

La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.

En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…

1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Au royaume du prêtre Jean - Carnet d'Ethiopie (2ème partie) English translation pending
by Marmotte54 · 2012-12-03 · 4 replies
Pour ceux qui auraient manqué les premiers épisodes... Récit au jour le jour d'un périple de deux semaines dans le nord de l'Ethiopie, en février dernier (http://voyageforum.com/...ere_partie_D5652492/).

Dimanche 19 février. Bahar Dar – Gondar (180 km)

Avant de quitter Bahar Dar, Miki nous emmène sur un pont enjambant le Nil Bleu, un endroit où, paraît-il, des hippopotames ont l'habitude de se baigner. Les rues sont déjà animées, des foules drapées dans leurs chammas , sortent des églises. Au bord de l'eau, on se lave, on fait sa lessive... mais pas d'hippo en vue. Une seconde tentative, cette fois à l'extérieur de la ville, ne donne pas davantage de résultat, les hippopotames restant aux abonnés absents. Tant pis, il est temps de partir pour Gondar !



La route traverse d'abord un vaste plateau agricole avant de franchir quelques montagnes, les paysages sont très beaux. A chaque arrêt, même dans les endroits en apparence les plus déserts, nous sommes « assaillis » (gentiment s'entend), par une troupe d'enfants surgis de nulle part, certains accourant même de loin, à toute vitesse. Bonbons, cahiers, stylos... Il faut organiser la distribution.

Nous arrivons à Gondar vers midi ; installation et déjeuner au Kino Hotel, un établissement tout neuf situé à l'entrée de la ville.

Au début du 17è siècle, l'Ethiopie connaît une période troublée : son roi, influencé par des jésuites (présents dans le pays depuis plusieurs décennies), s'est converti au catholicisme, déclenchant de fait une guerre civile. En 1632, son propre fils, Fasilades, le chasse du pouvoir, rétablit la tradition orthodoxe et installe sa capitale à Gondar – la ville gardera ce statut pendant plus de trois siècles. De cette époque datent plusieurs châteaux et églises, que nous visitons en compagnie d'un guide local.



La cité impériale, protégée par une enceinte, regroupe divers châteaux et bâtiments officiels élevés par Fasilades et ses successeurs dans un style plutôt inhabituel pour le pays – en pierre et mortier, technique introduite par les Portugais au 16è siècle.



Après deux bonnes heures sur le site, nous reprenons la voiture pour gagner l'église Debré Birhan Sélassié (la Trinité sur le Mont de Lumière...), bâtie dans les toutes premières années du 19è siècle.



Il faut se déchausser, ici, avant d'entrer dans les églises... Celle-ci offre un décor particulièrement riche, murs peints et plafond de bois orné de dizaines de têtes d'anges protecteurs.



L'heure tourne, le prêtre commence à fermer les portes, on se dépêche de partir. La journée n'est pourtant pas terminée, il reste à visiter les bains de Fasilades.



Lieu de cérémonie, ou de détente pour les souverains de Gondar ? La fonction première de ce vaste bassin, profond de plusieurs mètres, demeure mystérieuse.



Le vent souffle en tempête, ce soir, sur Gondar... Nous ne dînons pas à l'hôtel mais au centre-ville, au restaurant de l'hôtel Quara ; le service y est encore plus lent et inefficace que d'habitude (ce qui n'est pas peu dire !), à tel point que si Miki n'avait pas « harcelé » le personnel, nous n'aurions probablement jamais mangé !!

Lundi 20 février. Gondar – Debark

Seule une centaine de kilomètres sépare Gondar de Debark, petite ville située à l'orée du parc national du Simien, mais désormais la piste remplace la route goudronnée. Creux, bosses, cahots et poussière, à travers un beau paysage de montagnes.



En cette heure matinale les paysans vont au marché, accompagnés de leurs ânes lourdement chargés. Des écoliers surgissent de partout ; les écoles sont d'ailleurs nombreuses, un ou deux bâtiments très simples, souvent à l'extérieur des villages.

Dans ces derniers, les maisons, pour la plupart en bois et pisé, sont parfois recouvertes d'un enduit éclatant, bleu, rose, vert vif. Une grosse balance posée devant la porte signale la présence d'une échoppe – une simple pièce dans laquelle sont entassés de gros sacs – céréales, café, que sais-je encore...

En milieu de matinée nous arrivons à Debark, à près de trois mille mètres d'altitude. Quelle foule dans la rue principale !





Miki nous arrête au Landscape Hotel, un café-restaurant doté de quelques chambres. Le confort est sommaire et les sanitaires, « à peu près » propres.... De toute façon on ne s'y attarde pas, l'entrée du parc national du Simien se trouvant encore à une heure de piste de Debark. Une jeune guide nous accompagne, de même qu'un « ranger » (dont l'utilité reste encore à démontrer !).

Après déjeuner, nous partons pour une petite marche dans le parc. Le sentier suit le bord de la falaise ; à nos pieds, un vaste paysage de montagnes tourmentées entre lesquelles se devinent canyons et failles.



En chemin, nous croisons une colonie de babouins gelada (une espèce endémique du pays), fort occupée à gratouiller la terre pour y trouver un peu de nourriture.



Des enfants nous attendent de loin en loin pour nous proposer leur marchandise, petits paniers en osier et autres bricoles.





Pour dix-sept heures nous sommes de retour à Debark. Nous partons alors nous promener dans la rue principale dont nous devenons vite (bien malgré nous !), l'attraction numéro un ; une petite troupe de gamins nous escorte tout du long, les questions et les demandes fusent de toutes parts. Une fillette nous montre même son manuel d'anglais... fourni par le gouvernement américain !



Nous dînons au restaurant de l'hôtel, rustique et chichement éclairé. Le Carême ayant commencé ce matin, il est impossible de commander le moindre plat de viande ! Peu importe, soupes et pâtes aux légumes font parfaitement l'affaire.

Mardi 21 février. Debark – Axoum (250 km)

Une fois n'est pas coutume, Miki nous rejoint pour le petit-déjeuner... mais si lui commande une grosse assiette d'injera, nous préférons nous en tenir au pain et à la confiture !

Nous partons dès sept heures et demie, la piste est longue jusqu'à Axoum.



La route, toute en lacets, escalade montagne après montagne. De longs tronçons sont en travaux, le 4x4 se fraie péniblement un chemin entre les engins, dans les ornières et la poussière. A un moment, un tractopelle doit même nous ouvrir la voie, qu'encombrent de gros blocs de pierre ! Toutes ces opérations sont financées par des pays étrangers, la Chine notamment.



Nous faisons halte dans deux villages, où nous ne passons pas inaperçus !





Vendeurs de mangues. On achète aussi des papayes et des « lady's fingers » - des petites bananes.



En fin de matinée, nous franchissons la « frontière » entre pays amhara et Tigré – une corde symboliquement tendue en travers de la route. Désormais, les maisons ne sont plus en bois ou en pisé, mais en belle pierre ocre.

Quelques kilomètres plus loin, la piste s'engage dans les gorges du Tekeze, sauvages et minérales. Brusquement, au beau milieu de la remontée, le 4x4 s'arrête... c'est la panne !! On descend, Miki essaie de réparer ; une heure s'écoule, l'affaire semble sérieuse. Il décide finalement d'appeler un réparateur et de nous évacuer vers le village le plus proche, via un véhicule de l'ONU (!) passant par là .

Bref ! Le fonctionnaire onusien nous dépose au beau milieu du village, nous laissant à la curiosité de ses habitants. On nous fait de la place à l'ombre, devant le débit de boissons ; à nos pieds, une marmaille piaillant et quémandant, à côté les adultes qui commentent... On attend.

Enfin, vers 17 heures, un camion dépose Miki, avec nos bagages, mais sans la voiture, irréparable sur place. Qu'à cela ne tienne, il affrète un minibus local et nous conduit à Shire, la ville la plus proche, à une heure de piste. On emmène Daniel, un jeune d'une quinzaine d'années avec lequel on a bien discuté ; son anglais est mille fois meilleur que le mien !

Une fois en ville, Miki nous installe au Gebar Shire Hotel, puis repart au chevet du 4x4. Tout au long de la soirée, les coupures d'électricité se succèdent, on sort les torches et les frontales !

Mercredi 22 février. Axoum

Miki arrive alors que nous terminons de petit-déjeuner. Les nouvelles sont mauvaises, c'est la courroie de distribution qui est cassée ! L'agence envoie un nouveau véhicule, mais nous allons devoir changer de chauffeur.

En attendant, nous partons pour Axoum, toujours en minibus local. Au bord de la route, les dromadaires se mêlent désormais aux ânes, l'un comme l'autre lourdement bâtés.

A l'arrivée, Miki nous confie à un guide local, qui nous accompagnera toute la journée, puis repart vers son 4x4. On apprendra plus tard qu'il a dû passer plus d'une semaine à Axoum, pour attendre la fin des réparations... Pas de chance !

Dans une rue d'Axoum, un écrivain public...



Selon la légende, Axoum fut la capitale du royaume de la reine de Saba, vers l'an mille avant notre ère ; en fait, il faut attendre un peu plus longtemps pour voir apparaître les premières mentions « sérieuses » du royaume d'Axoum, vers le Ier siècle après JC. A son apogée, l'aire d'influence de cet Etat s'étend du Yemen au Soudan ; il commerce avec l'Egypte, les pays du bassin méditerranéen et jusqu'en Inde. Sa puissance décline toutefois à partir du VIIè siècle, du fait notamment de l'expansion de l'islam.



Ces hautes stèles monolithes constituent les vestiges les plus emblématiques du royaume d'Axoum.On en compte environ trois cents autour de la ville, de taille et de forme variées, plus ou moins décorées.



Nous visitons ensuite le petit musée contigu au champ de stèles, modeste mais très intéressant ; puis quelques autres vestiges de la civilisation axoumite, les tombes souterraines de deux rois du VIè siècle, les ruines du palais de Dongour, de la même époque, sans oublier la pierre d'Ezana, dont le texte gravé raconte comment le christianisme se diffusa dans le royaume, à partir des années 330.

Après le déjeuner, le guide nous emmène à Sainte-Marie-de-Sion, la principale église d'Axoum. Carême oblige, un office est en cours ; la foule se presse dans le jardin entourant le sanctuaire, des femmes pour la plupart, qui attendent la fin de la cérémonie.



A côté de la cathédrale, de construction récente, s'élèvent l'ancienne église du 17è siècle (dont l'accès est réservé aux hommes, pfff !), une chapelle censée abriter l'Arche d'Alliance (que, bien évidemment, personne n'a jamais vue!), et un petit musée présentant le désormais habituel – mais toujours très beau – trésor de croix, couronnes et vêtements liturgiques.

La messe étant dite, une petite procession déambule autour de la cathédrale en chantant.





Nous traversons ensuite la route pour jeter un oeil à la petite église d'Arbatu Ensessa, ornée de peintures récentes mais plutôt réussies – la Bible en bande dessinée. Puis nous rentrons à pied à l'hôtel ; Axoum possède de larges avenues très calmes, bordées de bougainvilliers et de flamboyants, le long desquelles il fait bon marcher. Une fois arrivés, il nous faut honorer la promesse faite ce matin aux petits cireurs de chaussures, et faire nettoyer nos baskets !

Plus tard, alors que nous dînons à l'hôtel, nous avons la surprise de voir arriver notre nouveau chauffeur, Achou, parti ce matin de Lalibela. L'agence, semble-t-il, a quelque peu négligé de l'informer de notre programme, ce qui ne manquera pas de créer quelques quiproquos au cours des jours suivants ; sans conséquence, sa débrouillardise a chaque fois « sauvé la mise » !

Jeudi 23 février. Axoum – Hausien (200 km env.)

Nous quittons Axoum vers huit heures et roulons toute la matinée en direction d'Adigrat, via les montagnes d'Adwa. La route (toute neuve et bien goudronnée !) offre une succession de vues grandioses sur un relief aux formes variées, montagnes en dôme, pointues ou tabulaires. Des terrasses épousent les flancs arrondis des collines, partout de belles fermes de pierre, abritées derrière leur enclos... C'est superbe – sans doute la plus belle route que nous ayons empruntée.





Pause-déjeuner à Adigrat, puis nous repartons pour une bonne heure de route. Les trajets sont parfois un peu longs, d'autant que nous n'avons aucun point de repère – pas de carte routière, ni même de panneaux indicateurs.

Enfin nous arrivons au pied de Tsaeda Imba (la Montagne Blanche), où nous allons pouvoir visiter trois églises. Le paysage est ici particulièrement sec et pierreux ; aloès et cactus candélabres bordent la piste, tandis que les fermes sont entourées d'euphorbes et de figuiers de Barbarie.



Petros et Paulos, mi-troglodyte, mi-bâtie, se niche dans une anfractuosité de la falaise. Des échelles en bois permettent d'y grimper sans trop de difficulté.



Peintures de la minuscule salle précédant le Saint des Saints.



Deuxième étape un peu plus loin, pour découvrir Mikael Melhaizengi, entièrement creusée dans un rocher isolé, sans autre décor qu'une très belle voûte sculptée.



Toutes ces visites s'effectuent en bonne compagnie : un gamin s'improvise guide, un autre gardien de nos chaussures, un troisième insiste pour nous aider à gravir le sentier, pourtant facile... Cette petite « cour », qui bien évidemment attend son pourboire, est un peu pesante à la longue !

Nous terminons par Medhane Alem Addi Qesho, sans doute la plus ancienne des trois (Xè ? XIè siècle ? Aucune église n'est datée avec certitude). Une obscurité quasi totale règne à l'intérieur, si bien que nous ne verrons pas grand-chose du décor sculpté.





Nous gagnons ensuite la petite ville de Hausien, pas très éloignée. Logement au Adoulis Hotel, simple mais quasi-neuf et impeccable, une bonne surprise !

Ecolières sur le chemin du retour...



Plus tard, nous allons dîner au Gheralta Lodge, à quelques kilomètres de Hausien, un établissement créé par un couple d'Italiens.Cadre raffiné et repas délicieux, nous y passons une très agréable soirée !

Vendredi 24 février. Hausien – Mekele (100 kms env)

Antennes haut perchées au-dessus des toits de la ville...



Un rude (!) programme nous attend ce matin : grimper à l'église d'Abuna Yemata, creusée dans un piton rocheux dominant le petit village de Güh, pas très loin de Hausien.

Les montagnes de Gheralta



Le sentier traverse d'abord la plaine...



...avant de grimper à flanc de montagne. Avant d'entreprendre l'ascension, bref arrêt sous l'arbre où attend le préposé aux billets d'entrée, dûment muni de son carnet à souche.

Au bout d'une heure de marche, nous nous retrouvons au pied du mur : une paroi rocheuse de dix ou quinze mètres de haut, à escalader pieds nus ! Quelques villageois sont venus nous prêter main forte et, tant bien que mal, on grimpe... Enfin nous débouchons sur une corniche surplombant le vide, la vue est grandiose !



L'église passe pour avoir été fondée par Yemata, l'un des neuf saints qui, au VIè siècle, évangélisèrent l'Ethiopie. Les peintures, sans conteste les plus raffinées que nous ayons vues, une vraie merveille, dateraient de la seconde moitié du XVè siècle.



La coupole des Apôtres





Les livres sacrés – des manuscrits d'un âge vénérable – reposent à même le sol, à côté des bâtons de prière. Ils sont écrits en guèze, la langue liturgique.



Nous restons un long moment dans cette église si particulière, après quoi il faut songer à redescendre. L'opération s'avère plus délicate que la montée – je ne suis pas fâchée d'arriver au pied de la falaise !

Un peu plus tard, Achou nous arrête à proximité d'une des nombreuses fermes de pierre qui ponctuent la plaine, véritables petites forteresses au toit plat, dépourvues de fenêtres. Ses habitants, qui ont manifestement l'habitude d'accueillir les touristes, nous font visiter les différentes pièces, réparties autour d'une cour intérieure ; la maîtresse de maison nous montre comment cuire les injera, sa fille prépare du café, à partir de grains qu'elle grille et pile... Un vrai petit écomusée de la vie rurale au Tigré, au demeurant pas inintéressant.



Nous reprenons ensuite la piste. Conduire ici n'est pas une mince affaire, avec tous les animaux (moutons, ânes etc...) qui, sans prévenir, s'arrêtent, changent de direction ou traversent devant la voiture.

Dernier arrêt pour visiter l'église d'Abreha et Atsbeha, qui s'élève sur une petite butte, non loin de la route.Un office est en cours, on attend un moment puis on entre alors que les derniers chants se terminent. L'assistance – les hommes d'un côté, les femmes de l'autre – est réduite et plutôt âgée.



Pour les amateurs, cette église est de type « semi-monolithique », c'est-à-dire partiellement dégagée de la roche dans laquelle elle a été creusée.



Nous arrivons à Mekele, la capitale du Tigré, en fin d'après-midi. Petit tour au marché – sans grand intérêt – et soirée à l'hôtel Hill Top, à l'entrée de la ville.

A suivre... Là !! http://voyageforum.com/forum/au_royaume_pretre_jean_carnet_ethiopie_3eme_derniere_partie_D5710953/
Croisière sur le Costa Luminosa du 20 avril 2013 English translation pending
by Anouchka74 · 2012-08-25 · 5 replies
Coucou à tous ! 🙂

Étant très, très déprimée 😕 depuis notre retour sur le Solstice, je viens de reprendre du poil de la bête ! 😎 Ce sera donc la transat sur le Luminosa ! Si petit "bon Dieu" veut bien... Verdict lundi soir ! Puisque mon agence de voyage ne travaille pas le samedi... Bon, y a plus de grandes suites, mais il reste des suites de disponible. Merci de croiser les doigts pour nous, de faire une prière et d'aller brûler un cierge pour que notre rêve se transforme en réalité ! 😇 Gentils que vous êtes, tous, ça ne peut que fonctionner ! 😉

Avec mes remerciements anticipés pour vos incantations ! 😉

Anne.
Recherche orphelinats en Afrique pour bénévolat English translation pending
by Manilie · 2012-03-20 · 10 replies
Bonjour chers voyageurs, Je suis à la recherche d'un orphelinat en Afrique, sans préférence de pays, qui accueille et loge des bénévoles. Je suis une maman de 37 ans qui enseigne au préscolaire, au Québec. Connaissez-vous des endroits fiables? Je préfère avoir le moins d'intermédiaire possible (à qui il faut débourser une somme considérable pour faire le pont entre nous). Je souhaite parler avec des gens qui ont vécu l'expérience et qui peuvent m'en dire plus sur le quotidien: l'accueil, les responsabilités, l'horaire, l'encadrement et l'hébergement du bénévole dans l'établissement proposé. Merci beaucoup !
Manaslu / Tsum / Annapurna par Tilicho et Mesokhanto La English translation pending
by Johansalomon · 2011-12-20 · 2 replies
Bonjour à tous,

Je viens de rentrer d'un magnifique trek, le tour du Manaslu, avec une petite incursion dans la Tsum valley, puis le Tour de l'Annapurna par le lac Tilicho et le Mesokhanto La.

Vous pouvez avoir un aperçu du trek :
http://aufildesandes.over-blog.net/

Sur le tour du Manaslu, on a commencé à Arughat. Certains vantent de commencer par Gorkha. D'Arughat à Lapubesi, il y a désormais une route. Le trek reste intéressant.

Après pour le Tour de l'Annapurna, il commence à être intéressant à partir de Chame, il y a un balisage rouge et blanc pour les alternatives. Upper Pisang, Gyaru, Ngawal, Bragha restent magnifiques.

A la sortie de Manang, il y a un balisage bleu/blanc pour indiquer le route vers le Tilicho. (pas balisé longtemps). J'ai été surpris de constater, la construction d'une route en direction de Khangsar, il manque plus qu'un pont.... A noter des lodges après Khangsar, à Sheree Khola, en gros à 1h de Khangsar si vous êtes chargés. Attention, lodges chères. A Sheree Khola, vous saurez si le Tilicho Base Camp et le Tea Shop du Tilicho (et oui il y a un tea shop au lac maintenant) sont ouverts. Le Tilicho Base Camp, bien que fermé est facilement pénétrable, il est possible de dormir à l'intérieur. Le Tea Shop, c'est vraiment impossible, fermé par des toles clouées.

De notre côté, on a bivouaqué au Tilicho Khola Base Camp, où de gros rochers nous ont mis à l'abri du vent. Après, il faut contourner par le Eastern Pass, parfois un peu raide, et pas évident en cas de neige (prévoir crampon). Ensuite c'est tout droit, et pour le Mesokhanto La, à un moment donné on arrive à un carrefour, soit on redescend au Tilicho, soit on va tout droit pour une succession de petits cols. On arrive au col principal qui redescend sur Jomosom. Il y a pas mal de panneau qui indique la direction. Attention à la descente, en cas de neige, c'est raide, crampons recommandés. On était en mode light, c'est passé, pas un brun de neige, un peu glacé par endroit, 200 de D- pas évident à négocier si gelé....

Du Tilicho à Jomosom, une grosse journée, on a préféré calmé la descente. Les points d'eau ne sont pas nombreux, bien remplir poche à eau et thermos quand vous en voyez...

A bientot

Johan http://aufildesandes.ober-blog.net
Quel type de croisiériste êtes-vous? English translation pending
by PAP86 · 2011-06-03 · 240 replies
Nous n'attendons pas tous la même chose des croisières... Chacun de nous a un cahier des charges bien précis de la croisière, en fonction duquel il ne choisira pas forcément les mêmes compagnies, les mêmes itinéraires... C'est d'ailleurs ce qui participe à la diversité des comptes-rendus où pour la même croisière certains seront satisfaits, d'autres moins...

En première intention, on peut classer les croiséristes avec la découpe "tourisme et découverte - repos et bien être" qui peut se classer en 5 grands groupes

100% + 0% : le "baroudeur" : tout pour la découverte... le bateau ? ça peut être un cargo, ou n'importe quel radeau... 80% + 20% : le "découvreur" : un max de découverte, terres nouvelles le plus souvent possibles 50% + 50% : le "visiteur" : il aime les excursions, mais part en croisière également pour se reposer, et aime "son confort" 20% + 80% : le "vacancier" : certes, il ira voir les choses les plus "représentatives", mais profitera aussi des escales pour apprécier un bateau moins rempli 0% + 100% : le "curiste" : il ne quitte pas le bateau, la vue depuis le bateau lui suffit, et il profite de tout sur le bateau..

Bien sûr tous les intermédiaires peuvent se voir, et la présence d'enfants complique forcément cette classification... 😛 et puis 'autres classifications sont peut-être possibles...

Moi, je me classerais bien (et Mme PAP aussi) dans la catégorie "visiteur". et ce n'est pas une question d'âge, à 20 ans, j'étais déjà comme ça... j'attends de la croisière confort, farniente, relations sociales (tant avec l'équipage qu'avec des passagers de rencontre), et une certaine prise en charge au niveau des visites et des excursions, ce qui me fait préférer, en dehors de tout élément financier, le "tout cuit" proposé par les armateurs, même si je sais que ce n'est pas l'optimal en termes de découverte... Mais ça a le bon côté qu'on peut revenir plusieurs fois au même endroit et avoir encore quelque chose de nouveau à voir...

et vous ?
Traversée des Pyrénées espagnoles à vélo fin août English translation pending
by Thilyon · 2010-05-06 · 2 replies
Bonjour,

Nous envisageons d'effectuer la traversée Ouest/Est des Pyrénées coté Espagne, d'Hendaye à Cadaquès, fin aout.

J'ai une idée de notre itinéraire mais j'ai quelques questions:

- est-ce que l'un(e) de vous a effectué cette traversée. - des idées d'itinéraires. Nous envisageons des étapes de 60/80KM. - nous sommes deux, peu chargés ± 10 kg car hébergements en gites ... - est il aisé de trouver des hébergements dans les villages - la traversée de San Sebastian est elle compliquée ?

Merci
Retour de la croisière Buenos Aires - Savone sur le Costa Victoria English translation pending
by Jancha · 2010-04-11 · 9 replies
Bonsoir,

De retour de la croisière Buenos Aires-Savona sur le Costa Victoria, je voudrais vous faire part des désillusions provoquées par cette croisière, mais avant de me plaindre, je souhaite attirer votre attention sur la qualité exceptionnelle des serveurs au restaurant et des personnels chargés des cabines, toujours serviables et souriants.

Ce bateau qui fut très beau, à la décoration sans tapage, qui peut paraître un peu austère à certains, est maintenant dans un état de décrépitude avancée, beaucoup de choses ne marchent pas, l'hôtellerie n'est pas à la hauteur des nouveaux bateaux et il y a d'autres désordres plus graves jamais vus chez Costa après plus de 20 ans de croisières sur les bateaux de cette compagnie que je ne peux pas détailler ici.

En ce qui concerne cette croisière que je qualifierai "d'ethnique", la présence de Sud-Américains très mal élevés et 10 fois plus bruyants que les Italiens a été quasi insupportable durant toute cette croisière, entre les gens qui hurlent d'une table à l'autre, au restaurant, et ceux qui entrent dans l'ascenseur avant que vous n'ayez pu en descendre, sans compter toutes ces bonnes femmes et ces bonshommes ventripotents scotchés sur les chaises longues qui hurlent avec les autres qui sont dans la piscine du SPA ....

Je voulais attirer l'attention de ceux qui veulent partir sur ce bateau qui est devenu très vieux.
Remplacer les freins V-Brake par des Magura à patin? English translation pending
by Chrisputeaux · 2009-03-19 · 21 replies
salut à tous,

ma nana et moi partons pendant 4 semaines, de cahors à st brieuc. les giant CRS chargés de 4 sacoches + 2 portes bagages chacun.

es-ce que certain d'entre vous ont rencontrés des problèmes de freinages, en pleine charge dans une grosse descente ?

c'est un peu hors budget, mais si c'est vraiement mieux, je mettrais peut-etre des freins hydrauliques à patin magura sur nos roues avant. modèle HS 11 ou HS 33.

j'attends vos conseils,

a+ chris
Croisière sur le Norwegian Jade du 16 janvier 2009: francophones à bord? English translation pending
by VO11 · 2008-12-24 · 44 replies
Bonjour, Je pars sur le norwegian jade le 16 janvier de Barcelone. Il y a t'il des francophones qui font cette croisiere a cette date sur ce bateau. Il parait que sur NCL il n'y a pas beaucoup de français Merci par avance
Offrir Venise à ma femme pour son anniversaire English translation pending
by Bayeux · 2008-11-05 · 8 replies
Chers amis de VF, Décembre arrive à grands pas et ...l'anniversaire de ma femme également !

J'ai choisi de lui offrir ...VENISE !!!

Merci à tous ceux qui ont été charmés par cette ville de bien vouloir me faire partager vos plus grands souvenirs. Dévoilez-moi votre Venise Gourmand, Venise Insolite, Venise Incontournable, Venise Romantique et ...surtout votre Venise Coquin 😊 !

En vous remerciant d'avance...

Mick.
Croisière sur le Carnival Triumph: service à la chambre? English translation pending
by Jojochris · 2008-10-21 · 4 replies
Salut,

Je pars en croisière sur le Carnival Triumph le 11 janvier prochain (😠 encore 82 jours à attendre). Je ferai Miami, En mer, Ocho Rios, Grand Cayman, En mer, Cozumel, En mer, Miami.

Je me posais une question et je ne trouve pas la réponse. J'aimerais savoir si nous pouvons commander le déjeuner à notre chambre pour qu'on puisse profiter un peu du balcon (surtout les journées que nous sommes en mer). Si oui, est-ce qu'il y a des frais ou si c'est inclus dans le prix de notre croisière?

Tout détails concerant la façon de procéder sur ce bateau est apprécié car c'est mon premier voyage donc ma première croisière. Je suis toute énervée.

Merci à l'avance de vos commentaires. Josée

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