Results for "Zagora+et+restaurant+|+1+>+66"
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Faire un tour au Maroc avec un petit budget English translation pending
😇Salut je suis samir agé de 22ans
J'aimerai savoir si il y a qu'elle qu'un qui veux fair un voyage au sud du maroc en passent par merlift; guelmime le porte de sahara; marrakech; puix ouarzazate zagora; boumalne; er-rachidia; fes; chawane; et tange.
Mon plans c'est de voyagé avec un grand nomdre des jeunes entre 18 et 26ans de tous pays pour avoir un échanges du culture. Qu'est ce que vous en pensez svp?J'ai besion de vous idées svpmerçi- 😉
J'aimerai savoir si il y a qu'elle qu'un qui veux fair un voyage au sud du maroc en passent par merlift; guelmime le porte de sahara; marrakech; puix ouarzazate zagora; boumalne; er-rachidia; fes; chawane; et tange.
Mon plans c'est de voyagé avec un grand nomdre des jeunes entre 18 et 26ans de tous pays pour avoir un échanges du culture. Qu'est ce que vous en pensez svp?J'ai besion de vous idées svpmerçi- 😉
Pistes du Maroc à moto de Msemrir à Midelt English translation pending
😉Bonjour à tous
je recherche des renseignements pour aller (moto en duo et chargée)de msemrir à agoudal puis imilchil
(je tourne un peu avant)direction tagoudit-cirque de jaffar -midelt periode début mai.
je précise que j'ai déja experience pistes maroc.
Merci de vos conseils, et de vos réponses..
Aide sur l'organisation des vacances au Maroc (urgent) English translation pending
On devait partir à deux couples pour les vacances au Maroc, et puis nos copains nous laissent tomber. Le problème c'est que c'est eux qui se chargeaient de tout, pour l'organisation, et ils n'ont pas fait grand chose, et puis de toute façon à deux on ne voyage pas pareil.
Bref, on a les billets, on arrive à Ouarzazte le 27, et on repart le 4 janvier.
Qu'est ce que vous pouvez nous conseiller ? On a envie d'un réveillon sympa mais pas beauf, et puis découvrir le pays, c'est la première fois qu'on y va. Eventuellement un peu de marche dans le désert, mais surtout faire des choses variées.
J'ai vu qu'il y avait des grands spécialistes alors aidez nous à sauver nos vacances !
Merci d'avance
Qu'est ce que vous pouvez nous conseiller ? On a envie d'un réveillon sympa mais pas beauf, et puis découvrir le pays, c'est la première fois qu'on y va. Eventuellement un peu de marche dans le désert, mais surtout faire des choses variées.
J'ai vu qu'il y avait des grands spécialistes alors aidez nous à sauver nos vacances !
Merci d'avance
Hôtel "les jardins de Ouarzazate" English translation pending
🙂 Bonsoir!
Qui a déjà séjourné dans "les Jardins de Ouarzazate"? le descriptif semble pas mal, et nous aimerions y passer une nuit ou deux en février?
Merci par avance, pour toutes les réponses!
Nekob ou Tazzarine? (Maroc) English translation pending
Coucou,
encore un dernier petit post pour demander conseil avant notre départ jeudi soir (oui oui oui !!!). On se fait une petite boucle dans le sud et on comptait remonter de zagora à merzouga avec un arret à Nekob ou Tazzarine. Quelle sont les choses à voir dans ces 2 villes, aparremment le village de nekob est très joli mais tazzarine permet des ballades sympas. Ah oui je dois préciser que nous ne sommes pas véhiculés et q dc on fera les trajets en grand taxi ou bus donc dur dur de s'arreter partout. Voila.
Merci de votre aide toujours aussi utile.
encore un dernier petit post pour demander conseil avant notre départ jeudi soir (oui oui oui !!!). On se fait une petite boucle dans le sud et on comptait remonter de zagora à merzouga avec un arret à Nekob ou Tazzarine. Quelle sont les choses à voir dans ces 2 villes, aparremment le village de nekob est très joli mais tazzarine permet des ballades sympas. Ah oui je dois préciser que nous ne sommes pas véhiculés et q dc on fera les trajets en grand taxi ou bus donc dur dur de s'arreter partout. Voila.
Merci de votre aide toujours aussi utile.
Traverser le maroc en famille: circuit, logement English translation pending
bonjour, a tous
j'organise ce qui j'espere va etre nos plus belle vacances .le tour du maroc en 3 semaine .nous serons 4 adultes et 5 enfants. je refuse de passer par un organisme de voyage je suis au debut des recherche. pour l'instant on a descider de venir en ferry sete/ nador .De descendre jusqu'a zagora via taza, fes, meknes. puis de remonter sur marrakech ensuite direction la cote en passant par agadir essafaoui et remonter jusqu'a tanger en passant par un maximum d'endroit qui merite le detour nous serons en voiture et j'espere recolter un maximun d'info sur ou aller, ou dormir etc ....
j'organise ce qui j'espere va etre nos plus belle vacances .le tour du maroc en 3 semaine .nous serons 4 adultes et 5 enfants. je refuse de passer par un organisme de voyage je suis au debut des recherche. pour l'instant on a descider de venir en ferry sete/ nador .De descendre jusqu'a zagora via taza, fes, meknes. puis de remonter sur marrakech ensuite direction la cote en passant par agadir essafaoui et remonter jusqu'a tanger en passant par un maximum d'endroit qui merite le detour nous serons en voiture et j'espere recolter un maximun d'info sur ou aller, ou dormir etc ....
Mahmid-dunes de Chigaga (Maroc) English translation pending
Bonjour
Quelqu'un pourrait il me dire combien peut coûter d'aller de Mahmid aux dunes de Chigaga avec dromadaires et retour en 4/4. nous sommes quatre adultes. cela se passerait mi-novembre
Merci d'avance
Trek de deux jours Agouti - Amezri en novembre (Maroc) English translation pending
😏Bonjour
je pars le 8 novembre pour une douzaine de jours à Marrakech avec mon mari et deux amies. Nous envisageons de faire une partie de la traversée du M'goun à pied. Agouti - Amezri sur deux jours. Quel temps fait-il à cette période, risquons nous d'avoir dela neige ; est ce difficile ?
nous pensons ensuite descendre sur Mahmid et aller dans le désert. avez vous des infos ? en fait c'est la première fois que je voyage.
Merci d'avance
Circuit dans le Sud marocain English translation pending
bonjour, nous sommes 4 femmes (tous la quarantaine) et désirons partir pour la première fois au Maroc début octobre, nous hésitons entre deux séjours, soit louer un hotel à Marrackech et découvrir par nous même la ville en y incluant quelques excursions, soit faire le sud-marocain en circuit organisé. J'ai reperé des tarifs, ( chez op**o et ex***ia) (nous comptions mettre environ 500 €) merci de me donner vos avis et conseils. 🙂
merci L'annuaire
merci L'annuaire
Méharée (sud du Maroc) English translation pending
Ce n'est que quelques mois plus tard que les mots ont vraiment trouvé leur place. La voilà. Après des jours de marche entre Tagounite et Chigaga, en passant par Foum La'lag, Iriki, Erg Yehoudi, etc... Bonne lecture, hum... Bon courage plutôt. C'est un peu long. El baraka Allah ou fikoum. 😎
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ERG YEHOUDI
I
De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.
II
Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.
III
Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.
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MEHAREE
I
Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.
II
Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.
III
Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.
IV
Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.
V
La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.
VI
Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.
VII
Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.
VIII
Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.
IX
La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.
X
Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.
XI
La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.
XII
Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.
XIII
La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.
XIV
Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.
XV
Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.
XVI
Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.
XVII
Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.
XVIII
Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.
XIX
Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.
XX
Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil
XXI
Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches
XXII
L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.
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ERG YEHOUDI
I
De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.
II
Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.
III
Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.
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MEHAREE
I
Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.
II
Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.
III
Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.
IV
Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.
V
La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.
VI
Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.
VII
Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.
VIII
Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.
IX
La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.
X
Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.
XI
La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.
XII
Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.
XIII
La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.
XIV
Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.
XV
Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.
XVI
Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.
XVII
Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.
XVIII
Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.
XIX
Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.
XX
Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil
XXI
Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches
XXII
L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.
* *******************
Visites sur le trajet Tanger-Fes-Marrakech? English translation pending
Sur cet itinéraire, quels villes, musées, cadres naturels, villages, randonnées, excursions... me conseillez vous de faire et de voir? Sur une durée indéfini encore.
Trek dans le désert marocain English translation pending
Bonjour
Pour un trek dans le désert, il y a tellement d'offres plus ou moins sérieuses qu'il est difficile de choisir devant son écran...
Alors, une question... Est il possible d'arriver à Zagora ou à M'hamid (je privilégie ce coin plutôt que Merzouga) sans avoir rien "réservé", et de trouver sur place, au feeling un guide ou une "organisation" qui vous emmène 3, 4 ou 5 jours dans le désert, et ce quelque soit le jour de votre arrivée?...
Quelqu'un a t il une telle expérience?
Alors, merci de la partager...
Voyage au Maroc en camping-car English translation pending
BONJOUR JE RECHERCHE UN ITINERAIRE POUR LE MAROC JE SUIS DE LYON ET NOTRE VOYAGE EST PREVUE POUR LE MOIS D'AOUT JE VOUDRAIS SAVOIR LES TARIFS LES PLUS AVANTAGEUX POUR NOUS ON MA PROPOSER DE PASSER L'ESPAGNE DESCENDRE JUSQUA TARIFA ET PRENDRE LE FERRY POUR TRAVERSER JUSQUA TANGER LE CAMPING CAR 2 PERSONNES PRIX 240 EUROS LES CHIENS NE PAYENT PAS QUE PENSEZ VOUS DU PRIX DITE MOI S'IL Y A MOIN CHER EN SACHANT QUE LE PRIX EST ALLER ET RETOUR MERCI ENCORE DE VOS RENSEIGNEMENTS😎
Itinéraire pour quatre jours au Maroc English translation pending
bonjour,
je pars au maroc en avril (pour la 5eme fois, dont 4 fois en meme pas deux ans...:) ) et j'aimerais avoir des avis ainsi que des conseils sur des itineraires à faire en 4jours environ (car j'aimerais rester 3 jours sur marrakech).
pour cela nous louerons une voiture à marrakech (car vol paris-marrakech) et partirons après avoir dormis une nuit dans un riad sur place (donc le lendemain de notre arrivée).
nous connaissons déjà la vallée du draa (qui est vraiment splendide), car nous avions fait l'année passée le "circuit" partant de marrakech, passant par ouarzazate, zagora, jusqu'aux portes du desert.
donc, auriez-vous d'autres suggestions d'itineraires (pas trop long >> en 4jours max) à faire dans ce fabuleux pays?
merci d'avance ;)
Carte du Maroc avec les villes English translation pending
bonjour
une personne avait donné un lien ou une adresse qui donné une carte du maroc avec le nom des villes et le temps qu il fallait pour y accéder je ne retrouve pas le message ou il se trouvé donc une personne pourrait-elle me redonner ce lien ou cette adresse
merci beaucoup
une personne avait donné un lien ou une adresse qui donné une carte du maroc avec le nom des villes et le temps qu il fallait pour y accéder je ne retrouve pas le message ou il se trouvé donc une personne pourrait-elle me redonner ce lien ou cette adresse
merci beaucoup
Quelques jours dans le désert avec des enfants English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de passer quelques jours dans le désert avec nos enfants (3 et 6 ans). Nous ne sommes pas fixés sur un pays particulier mais comme nous connaissons (un peu) la Tunisie, l'Egypte, nous verrons bien Lybie ou Mauritanie ou encore le Maroc (que seule ma femme connait).
Nous aimons tout sauf les voyages organisés, et l'idéal serait un partage entre désert quelques jours et bord d'océan le reste surtout pour les enfants qui je pensent aimerons voir la mer ... Départ autour de fin Mars pour environ 10/15 jours. Hotel ou encore mieux, chez l'habitant. Pour le budget, ben nous ne sommes pas bien riches surtout à 4! et je dois encore regarder les prix des vols depuis Lyon ou Genève (nous habitons entre les deux).
Merci pour vos réponses, conseils, aides etc....
Serge
Nous envisageons de passer quelques jours dans le désert avec nos enfants (3 et 6 ans). Nous ne sommes pas fixés sur un pays particulier mais comme nous connaissons (un peu) la Tunisie, l'Egypte, nous verrons bien Lybie ou Mauritanie ou encore le Maroc (que seule ma femme connait).
Nous aimons tout sauf les voyages organisés, et l'idéal serait un partage entre désert quelques jours et bord d'océan le reste surtout pour les enfants qui je pensent aimerons voir la mer ... Départ autour de fin Mars pour environ 10/15 jours. Hotel ou encore mieux, chez l'habitant. Pour le budget, ben nous ne sommes pas bien riches surtout à 4! et je dois encore regarder les prix des vols depuis Lyon ou Genève (nous habitons entre les deux).
Merci pour vos réponses, conseils, aides etc....
Serge
Prix des excursions en 4x4 au Maroc? English translation pending
Bonjour,
j'ai encore une demande pour vous. Je me suis mise en contact avec une agence de Ouarzazate, conseillé per la guide Routard, pour demander le programme et le prix pour une excursion de Ouarzazate à Zagora en 4x4. Leur proposition est: une journée A/R avec dejeuner, 92 euros par personne. Pour deux jours, avec bivouac à Mhamid, le tarif sarait presque de 300 euros par personne...Il me semble trop cher, mais je ne connais pas la situation des prix pour ce genre de prestations. Qu'est-ce-que vous en dites?
Merci à tous
Kit
Kit
Voyage au Maroc d'une semaine English translation pending
Bonjour,
Nous partons à 3 en Mars au Maroc. Arrivée prévue à Marrakech et ensuite nous comptons bouger.
Seulement avec 1 semaine, je cherche ce qui est faisable.
Le plus pratique pour aller dans le désert selon vous : prendre une formule tt compris depuis marrakech ou ouarzazatte pour 2 nuits ou se rendre aux portes du désert M'Hamid ou Merzouga?
Quid des liaisons Fès - désert?
Certains ont ils testés le bus de nuits? pour des filles à éviter?
Enfin les villes qui vous paraisent les mieux à visiter? essaouira, casablanca, fès, meknès, ouarzazatte?
merci
Nous partons à 3 en Mars au Maroc. Arrivée prévue à Marrakech et ensuite nous comptons bouger.
Seulement avec 1 semaine, je cherche ce qui est faisable.
Le plus pratique pour aller dans le désert selon vous : prendre une formule tt compris depuis marrakech ou ouarzazatte pour 2 nuits ou se rendre aux portes du désert M'Hamid ou Merzouga?
Quid des liaisons Fès - désert?
Certains ont ils testés le bus de nuits? pour des filles à éviter?
Enfin les villes qui vous paraisent les mieux à visiter? essaouira, casablanca, fès, meknès, ouarzazatte?
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Gorges de Dadès ou Todra dans le sud marocain English translation pending
Bonjour à tous,
Je ferai un circuit en voiture de location dans le sud marocain sur une semaine à fin avril et je voulais savoir si les gorges du Dadès et de Todra se ressemblent, si les deux itinéraires sont à faire ou si l'une est plus recommandée que l'autre. Notre temps est compté (les baby-sitters à la maison ne sont pas éternels...) et nous ne voulons absolument pas manquer Merzouga. J'hésite aussi au retour des dunes de pousser jusqu'à Mhamid.
Quelques avis ?
Merci d'avance
Je ferai un circuit en voiture de location dans le sud marocain sur une semaine à fin avril et je voulais savoir si les gorges du Dadès et de Todra se ressemblent, si les deux itinéraires sont à faire ou si l'une est plus recommandée que l'autre. Notre temps est compté (les baby-sitters à la maison ne sont pas éternels...) et nous ne voulons absolument pas manquer Merzouga. J'hésite aussi au retour des dunes de pousser jusqu'à Mhamid.
Quelques avis ?
Merci d'avance
Conseil sur mon circuit dans le sud marocain English translation pending
Bonjour,
Je pars en couple au maroc la semaine prochaine, je compte faire un circuit dans le sud du maroc et me j'ai quelques questions sur ce circuit (5j et 4 nuits).
Guide du routard et carte michelin : cela suffit ?
Je voudrais louer une voiture : Quel catégorie (avec clim je pense) et à quel prix ? A priori Medloc semble bien comme agence ? Route facile et sans danger ?
Quel est le temps de trajet de mes différentes étapes (trop long ??), bon plan pour dormir et manger ?
J1 : Marrakech - Ouarzazate - Ait benhaddou J2 : Ouarzazate - Vallée du draa - Zagora : peut-être nuit en bivouac à m'hamid J3 : Zagora - nekob - Alnif - Rissani - Merzouga : peut-être nuit en bivouac, quel est le mieux (dunes de chicaga ou erg chebbi) J4 : Merzouga - Erfoud - Tineghir - Gorges du todgha J5 : Gorges du dades - vallée du dades - Marrakech
Merci d'avance pour tous vos conseils, tonin
Je pars en couple au maroc la semaine prochaine, je compte faire un circuit dans le sud du maroc et me j'ai quelques questions sur ce circuit (5j et 4 nuits).
Guide du routard et carte michelin : cela suffit ?
Je voudrais louer une voiture : Quel catégorie (avec clim je pense) et à quel prix ? A priori Medloc semble bien comme agence ? Route facile et sans danger ?
Quel est le temps de trajet de mes différentes étapes (trop long ??), bon plan pour dormir et manger ?
J1 : Marrakech - Ouarzazate - Ait benhaddou J2 : Ouarzazate - Vallée du draa - Zagora : peut-être nuit en bivouac à m'hamid J3 : Zagora - nekob - Alnif - Rissani - Merzouga : peut-être nuit en bivouac, quel est le mieux (dunes de chicaga ou erg chebbi) J4 : Merzouga - Erfoud - Tineghir - Gorges du todgha J5 : Gorges du dades - vallée du dades - Marrakech
Merci d'avance pour tous vos conseils, tonin
Bivouac en dromadaire dans le désert marocain English translation pending
je projete de partir a 2 au maroc 3semaine en aout en voiture. je souhaiterai faire un bivouak dans le desert à dos de dromadaire 2, 3 jours. j'aimerai avoir quelk infos sur tarifs et lieu je ne sais pas entre zagora, mhamid, merzouga. Bien sûr la beauté du lieu compte mais la tranquilité aussi. nous navons pas envie de nous retrouver à la queue leuleu dans la desert. merci à tous
Balade en chameau dans le désert marocain English translation pending
En partant de Ouarzazate quelqu'un connait-il un bon plan (pas cher)pour faire l'indispensable ballade en chameau, et passer une nuit dans le désert si possible. Faut-il s'adresser à des particuliers et négocier un prix ou passer par une organisation?
Itinéraire de 15 jours au Maroc English translation pending
Bonjour ...
Je vais bientôt partir pour 2 semaines au Maroc (arrivée et départ par Casablanca).
En quelques mots, quelqu'un aurait-il une idée d'un itinéraire sympa faisable en 2 semaines ?
Merci !
Je vais bientôt partir pour 2 semaines au Maroc (arrivée et départ par Casablanca).
En quelques mots, quelqu'un aurait-il une idée d'un itinéraire sympa faisable en 2 semaines ?
Merci !
Durées des trajets en camping-car au Maroc English translation pending
Bonjour,
Je souhaite me rendre cet été au Maroc en Camping Car. Pouvez-vous me donner des indications sur les temps de trajet entre les destinations suivantes : Chefchaouen - Fès Meknès - les cascades d'Ouzoud Zagora - Taliouline Taroudant Essaouira
Merci. 😎
Je souhaite me rendre cet été au Maroc en Camping Car. Pouvez-vous me donner des indications sur les temps de trajet entre les destinations suivantes : Chefchaouen - Fès Meknès - les cascades d'Ouzoud Zagora - Taliouline Taroudant Essaouira
Merci. 😎
Hôtel sur les dunes de Tinfou au Maroc English translation pending
Bonsoir!
J'essaie de trouver le telephone de l'auberge "Repos des sables" situé à coté des dunes de Tinfou, pres de Zagora au sud du Maroc je ne le trouve pas.
Quelqu'un pourait me le faciliter?
Merci!
Merci!
Voyage au Maroc à vélo English translation pending
je pars un mois au maroc demain mais je vérifierai mes mails en cours de route.
parcours : Agadir Marrakech Ouarzazate Tinerhir (avec gorge dades et todra) Rissani Zagora Tafraoute
qlq questions : Avez vous des infos sur la rotue gorges dades - Agoudal - gorge todra Que pensez vous dee ce parcours ?
pour les nouvelles inscrivez vous sur mon blog : http://visiontourdeterre.over-blog.com/ à plus seb
qlq questions : Avez vous des infos sur la rotue gorges dades - Agoudal - gorge todra Que pensez vous dee ce parcours ?
pour les nouvelles inscrivez vous sur mon blog : http://visiontourdeterre.over-blog.com/ à plus seb
Recherche de guide pour le sud du Maroc English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons faire un petit trek d'une semaine dans le desert marocain en fevrier/mars. Nous sommmes 4 personnes et nous sommes à la recherche d'un guide pour nous accompagner. est ce que quelqu'un aurait un contact à nous donner?
Est il possible d'en trouver directement sur place en arrivant à Marrackech, ou est il plus prudent de réserver?
Quel budget faut il compter pour 4/5 jours de marche?
Merci d'avance pour vos renseignements.. a bientôt
aurélie
Nous souhaitons faire un petit trek d'une semaine dans le desert marocain en fevrier/mars. Nous sommmes 4 personnes et nous sommes à la recherche d'un guide pour nous accompagner. est ce que quelqu'un aurait un contact à nous donner?
Est il possible d'en trouver directement sur place en arrivant à Marrackech, ou est il plus prudent de réserver?
Quel budget faut il compter pour 4/5 jours de marche?
Merci d'avance pour vos renseignements.. a bientôt
aurélie
Le sud du Maroc en février English translation pending
Bonjour à tous !
Nous partons en famille, avec notre véhicule personnel, pendant les vaca, ces scolaires d'hiver. Circuit envisagé :
Marrakech / Tizi n tichka (ss réserve de non ennneigement)/ ait benhaddou/Ouarzazate/Vallée du Draa/Zagora/Mhamid puis retour Si qqn a des tuyaux (bonnes ou mauvaises adresses) des visites à nous conseiller en famille (enfants de 3 et 6 ans... Cet itinéraire se ferait en 10 jours environ : pas trop de route ? on ne va pas là bas pour "bouffer du gasoil"... Nous avons besoin aussi de conseils pour la traversée de la méditerrannée (algeciras ceuta? ou tanger?) En tant qu'enseignant, j'aimerais pouvoir rencontrer un enseignant sur place pour faire correspondre ma classe avec une classe marocaine. Quels sont les fournitures scolaires dont ils ont le plus besoin (manuels, cahiers, stylos?) Et enfin, pour des enfants habitués à la montagne pyrénéenne en hiver, il fait vraiment si froid que ça en février??
merci pour vos réponses !
Nécessaire de réserver des hôtels au Maroc? English translation pending
Bonjour a tous
nous partons avec ma femme au maroc a la mi-fevrier : tour depuis Marrakech vers Ouarzazate, Merzouga, Zagora.
Je m'interroge sur la necessite de reserver des hotels depuis la France, en passant eventuellement par une agence.
Celle que j'ai ete voir me propose des hotels type club ou nous ne passerons que une a deux nuits (tarif moyen : 35 eruo par personne, ptt dej et diner nclus). est ce exagére ? peux t on trouver pour moins cher et en faisant plus tourner l'economie locale sans pour autant aller dans des hotels miteux ou cradingues est ce necessaire de reserver ou bien on trouve toujours
sinon, sui preneur de toute info que vous jugerez utile ?
thanks
Tonio
nous partons avec ma femme au maroc a la mi-fevrier : tour depuis Marrakech vers Ouarzazate, Merzouga, Zagora.
Je m'interroge sur la necessite de reserver des hotels depuis la France, en passant eventuellement par une agence.
Celle que j'ai ete voir me propose des hotels type club ou nous ne passerons que une a deux nuits (tarif moyen : 35 eruo par personne, ptt dej et diner nclus). est ce exagére ? peux t on trouver pour moins cher et en faisant plus tourner l'economie locale sans pour autant aller dans des hotels miteux ou cradingues est ce necessaire de reserver ou bien on trouve toujours
sinon, sui preneur de toute info que vous jugerez utile ?
thanks
Tonio
Hôtel à Tazenakht ou Tamegroute (Maroc) English translation pending
Bonjour, je cherche un hôtel à Tazenakht ou Tamegroute au Maroc, je pars fin octobre et sur internet pas trop d'infos. Est-ce que quelqu'un a une adresse sympa dans le coin ? Merci et à plus😮