Search VoyageForum
FR
Retour de onze jours en Birmanie English translation pending
by Domalong · 2011-03-26 · 13 replies
Voilà déjà 2 semaines que je suis rentrée de Birmanie et j'ai encore du mal à redescendre sur terre ! J'ai donc passé 11 jours sur place avec un coéquipier rencontré sur ce forum. Voyage extraordinaire, hors du temps, pas seulement pour les quelques magnifiques "monuments" que nous avons vus (pagode Shwedagon, Rocher d'or, colline des pagodes à Mawlamyine) mais surtout pour les rencontres et contacts le plus souvent éphémères mais tellement chaleureux, spontanés avec les adultes de tous ages et les enfants.

Nous sommes restés 1 journée à Rangoon, histoire de s'imprégner de l'atmosphère birmane et de visiter la pagode Shwedagon en fin de journée, moments sublimes de beauté, avant de prendre le bus le lendemain matin direction Mawlamyine. Environ 6h30 de trajet (exceptionnellement rapide semble-t-il !), avec clim glaciale, son de la télé à fond (les boules quiès auraient eu leur utilité !), arrêts casse-croûte... Logement à la Breeze Guest House, où Antony nous a proposé ses services de guide pour passer une journée sur l'île Bilu. Toute une expédition : transport en pirogue à moteur, carriole à cheval, bus antique (en fait un vieux camion avec des bancs à l'arrière), bateau, moto. Journée formidable à découvrir les villages, visiter les fabriques d'ardoises scolaires, d'élastiques, de cannes, déjeuner d'un excellent curry birman, et toujours des sourires, des hellos, "mingalabar". Pour le retour, le bateau s'avérant trop petit (nous y étions entassés au milieu des paquets, les femmes au fond, les hommes sur le toit avec les motos !) et peut-être à cause de notre présence, tout le monde a été transféré sur un bateau un peu plus grand. Tout celà dans le calme et les rires. Fin du parcours à 3 sur une moto, sans casque, sur une route défoncée!

Le lendemain visite à moto du plus grand bouddha couché du monde, impressionnant, paysages superbes, autre pagode, puis une pause forcée d'1 heure sous un abri pendant un gros orage, autre occasion de rencontres très sympathiques.

Le voyage en bateau jusqu'à Hpa An (départ le vendredi vers midi) est un enchantement pendant 4 heures. Le rythme lent et paisible du ferry nous permet d'admirer les paysages le long du fleuve, d'observer les pêcheurs, et d'assister au débarquement et embarquement des passagers au cours des escales dans les villages, à l'aide d'une planche bien étroite simplement posée entre le bateau et la berge boueuse.

A Hpa An, logement au Parami Hotel, très bien, très sympathique. Le Soe Brothers GH est semble-t-il débordé par l'afflux des touristes à l'arrivée du bateau et ne tient pas compte des réservations effectuées depuis le Breeze GH. Très chouette journée en trishaw à moteur le lendemain dans la région : grotte de Sadar, sublime, surtout à la sortie de l'autre côté (pensez à garder vos chaussures avec vous pour traverser la grotte car le sol est glissant, et prenez une lampe) , monastère, pagodes et toujours ces paysages extraordinaires et cette gentillesse partout présente.

L'étape suivante était le Rocher d'or (Kyaitiyo). La aussi c'est une expédition qui nécessite patience et endurance si on veut y aller par ses propres moyens. Mais ça mérite largement les efforts physiques et financiers (dormir à l'hotel Mountain Top). Ce lieu de pélerinage est tout à fait exceptionnel par ce fameux Rocher d'or mais surtout par l'ambiance qui y règne : une foule joyeuse, bon enfant, très pieuse, curieuse, tous âges réunis. Nous n'avons jamais été autant photographiés en compagnie de familles, de jeunes, de moines qu'à cet endroit. Un petit tour dans le village birman des pélerins est très intéressant et encore source de rencontres fort sympathiques et de dégustations locales. Le lever du jour vers 5h30 est un autre moment magique quand les pélerins commencent à repartir et que la lumière du jour éclaire petit à petit le rocher.

Dernière étape à Bago, au San Francisco Motel, accueil très sympa des 2 soeurs, chambres très simples mais propres. Bago est le seul endroit où nous avons été assaillis à l'arrivée du bus par des chauffeurs de trishaw et taxis qui voulaient nous imposer leur hotel.Mais 100m plus loin pas de problème ! Visite à moto avec comme seule demande de ne pas visiter temples et pagodes ! On commençait à saturer! On nous a donc conduits dans une fabrique de cheerots (petits cigares birmans), où travaillent femmes et enfants de familles pauvres. Sujet intéressant sur le travail des enfants ! (c'était les vacances scolaires, mais .....)On a pu se balader librement dans la fabrique, et tout le monde rigolait tout en parlant (de nous probablement !) et sans ralentir le rythme. Visite à des ateliers de tissage. Visite du monastère du serpent . Ce python d'environ 5m est très impressionnant, mais il dormait (ouf!)

De retour à Rangoon, nous sommes allés à Twante, petite expédition en ferry + taxi collectif + moto pour voir les ateliers de poteries. Ce village avait été très endommagé par le cyclone Nargis en mai 2008. Il est en partie reconstruit, et même si nous avons pu visiter les ateliers des potiers, ceux-ci nous ont semblés résignés, méfiants. C'est le seul endroit où nous nous sommes sentis mal à l'aise en tant qu'étrangers.

La visite de la verrerie de Na Gar nous a également laissé une impression étrange. Elle a été détruite par le cyclone, et n'a pas été reconstruite. On se promène donc dans des petites allées au milieu d'amoncellements de verres brisés, plus ou moins entassés par catégories. Les fours ne fonctionnent plus (faute de gaz) et les ouvriers sont partis après le cyclone. La propriétaire nous a parlé de tout celà avec une certaine résignation. Ils n'ont jamais reçu aucune aide, et essaient de vivre de la vente de quelques pièces ayant échappé au désastre.

Aprés ce court séjour en Birmanie, je n'ai qu'une hâte : y retourner, ce que je vais faire dès cet été, en profitant cette fois des 28 jours de mon visa, et direction le Nord et peut-être l'Est si la région de Kengtung est accessible après ce séisme de jeudi dernier. Je vous encourage à y aller, et à voyager par vos propres moyens le plus souvent possible , même si c'est parfois long et compliqué, les Birmans sont des gens adorables, mais il ne faut pas oublier dans quelles conditions ils vivent, et ce qu'ils subissent, même si ce n'est pas forcément visible. Merci pour tous les tuyaux que j'ai piochés chez vous tous, amoureux de la Birmanie!

Dominique
Douze jours en Inde avec deux enfants (8 et 11 ans): Tamil Nadu et un peu de Kerala English translation pending
by Annekham29 · 2011-03-20 · 22 replies
Bonjour Petit à petit se dessine un voyage de 12 jours en Inde du Sud avec 2 enfants qui auront 8 et 11 ans. Arrivée à Chennai, puis direction Pondichery pour au moins 4 à 5 jours. Nous comptons rayonner à partir de ce point de chute. Puis, nous envisageons de nous poser au moins 2 nuits à Madurai, ensuite direction le Kerala pour terminer ce bref séjour (la région de Cochin) et départ de Cochin pour la France. Notre but est de visiter un petit peu de ces 2 régions qui semblent bien différentes (sans nous presser), quitte bien sûr à y retourner ultérieurement. Est ce faisable ? ou faut il vraiment se cantonner à une seule région qui serait alors pour commencer le Tamil Nadu ? Merci pour vos avis et retours d'expériences ! Anne
Problème de siège auto pour enfant/bébé au Costa Rica English translation pending
by Timo1 · 2011-03-17 · 6 replies
Bonjour

J'ai un gros dileme... (attention, ca va avoir lair compliqué de voyager avec 3 jeunes enfants!!)

nous allons passer 4 semaines au costa rica, avec nos 3 enfants qui, ici au quebec, doivent etre doté de sieges d'enfants. Ma plus grande est sur le point de pouvoir etre assise sur un 'booster', un petit banc qui n'a pas de dossier.

Notre probleme est que 3 banc d'enfants sur une banquette arriere, c'est serré et ca ne rentre pas tout le temps. Nous ne voulons pas prendre une mini van (7 passagers) trop gros, trop cher de gaz et TROP CHER a la location.

Voici nos options:

A: acheter des bancs au quebec avant de partir qui sont réputés pour entrer 3 sur une banquette arriere d'une petite voiture (genre honda civic). ces bancs coute par contre tres cher: 250$ chacun (on en avait avant pour que ca rentre les 3 sur notre banquette de westfalia). donc 750$ + location de voiture normal 4x4 qui revient a env. 1300. total: 2050$. par contre on peut vendre nos anciens bancs (env. 200$)... donc total env. 1850$

B: louer une voiture avec les 3 bancs de fournis, ca ne sera pas en dessous de 2000$ pour une voiture plus grosse, coute plus cher de gaz. et a date, aucun fournisseur ont pu nous dire si oui ou non, les 3 sieges d'enfants entrent sur la banquette arriere...

C: acheter que 2 sieges au quebec avant de partir et un petit booster a ma plus grande (meme si elle a pas officiellement le poids necessaire... ca prend habituellement 40 lb et elle pese 36... elle est faite tres petite!). Ca couterait au total 1700$...

on a deja evalué a plusieurs reprise pour prendre le bus, ca ne nous conviendra pas selon notre itineraire, etc. de plus, si nous devions prendre le taxi, ca prendre alors parfois 2 taxis

Ca serait moins compliqué de louer les bancs sur place, mais nous avons peur que rendu sur place, nous ayons la surprise que les 3 sieges nentrent pas sur la banquette et que nous soyons obligé de louer une mini van...

et dapporte les 3 sieges, ca fait ben du bagages!

Bref gros dileme...

ceux qui habitent au costa rica, savez vous si les standars pour les sieges d'auto sont les mems qu'au quebec? peut-etre que notre grande ne serait pas obligé d'avoir de siege?

Sinon, a votre avis, quel est la meilleure solution?

P.S.: la solution 'ne pas partir en voyage' n'est pas envisageable... et 'partir sans enfant' non plus!

merci de m'éclairer... on est a 2 semaines du depart et jaimerais bien regler cela avant de partir...
Espace disponible pour bagages dans un van de quinze places loué aux États-Unis? English translation pending
by Alainsim · 2011-03-17 · 8 replies
Bonjour,

Nous avons loué en Avril un Van 15 places à Las Vegas pour un périple de 8 jours. Nous sommes 8 adultes et 2 enfants. Savez-vous quelle place est disponible pour les bagages, sachant que la dernière banquette de 4 places, même si on ne l'utilise pas , ne peut s'enlever ? Merci pour vos réponses 😊
Mariage avec un Indien English translation pending
by GSkejaan · 2011-03-15 · 29 replies
Bonsoir,

Alors voilà, mon ami et moi voudrions nous marier l'an prochain. Il est indien, il vit dans l'Uttar Pradesh, et moi française. Donc je suppose qu'il fait parti de l'ambassade-consulat de Delhi. J'ai parcouru a peu près tous les topic sur le mariage avec une personne de nationalité indienne sur ce forum, mais j'ai un peu de mal à comprendre par où commencer. Devons nous nous marier en premier, ensuite publier les bans, et enfin faire transcrire l'acte de mariage en français? ou alors doit-on publier les bans, puis je vais en Inde pour le mariage, ensuite on va à l'ambassade pour la transcription, et on a le livret de famille? Mais le problème c'est que je ne pourrai pas rester très longtemps en Inde, 15 jours seraient-ils suffisants pour accomplir toutes les tâches administratives?

Je vous remercie d'avance pour vos réponses :)
Combien de temps pour faire reconnaitre un mariage à Las Vegas? English translation pending
by Samsam76 · 2011-03-14 · 11 replies
Bonjour, je souhaiterais connaitre le délai pour faire reconnaitre en France un mariage célébré à Las Vegas.

Une fois mariés la-bas, devons-nous faire le nécessaire aussitôt ou peut-on attendre quelques mois avant de le faire reconnaitre?

J'ai cherché un peu partout sur internet mais je ne trouve pas la réponse à ma question...

Merci d'avance
Cinq jours et trois nuits à New York: votre avis? English translation pending
by Isa0203 · 2011-03-13 · 6 replies
Bonjour, Mon fiancé et moi-même partons découvrir New York dans moins de deux mois avec un agence de voyages. Celles-ci propose des visites le matin et nous laisse organiser librement celles de l'après-midi. Je suis donc actuellement en train de plancher sur notre programme mais j'ai besoin pour cela de recuellir l'avis de voyageurs plus expérimentés. Je vous remercie par avance pour votre aide 🙂

JEUDI 5 MAI

Soir :

- Transfert de l’aéroport vers l’hôtel par un représentant de l’agence

- Arrivée à notre hôtel au plus tard à 21h00 : Holiday Inn situé Water Street dans Lower Manhattan

- Marche à pied jusqu’au Printing House Square en achetant un sandwich sur le trajet

- Promenade « partielle » sur le pont de Brooklyn et prise de photos du pont et de Manhattan.

- Retour vers l’hôtel à pied avec un arrêt au niveau du pier 17 pour photographier le Brooklyn Bridge sous un autre angle de vue

VENDREDI 6 MAI

Matin :

- Départ de l’hôtel avec le guide francophone

- New York Stock Exchange

- Chinatown

- Little Italy

- Flatiron Building

- Grand Terminal Central

- Saint Patrick’s Cathedral

- Rockefeller Center (sans la montée)

- Times Square

- Empire State Building (sans la montée)

- On quitte le groupe soit sur place soit lors du retour à l’hôtel

Après-midi :

- Nous choisirons de rester sur place

- Déjeuner à Macy’s

- Madison Square Garden

- New York Times

- Bank of America tower

- Metlife Building

- Chrystler Building

- Siège de l’ONU

- Radio City Music Hall + Top of the Rock

- Broadway Theater

- Museum Of Modern Art

- Carnegie Hall

- Central Park : location de vélo pendant 1 h (entrée par Columbus Circle)

- Dîner à Times Square

- Empire State Building : montée de nuit

- Retour à l’hôtel par nos propres moyens (bus/métro/pieds)

[] SAMEDI 7 MAI (matin)

Matin :

- Départ de l’hôtel avec le guide francophone

- Battery Park (passage rapide)

- Statue de la Liberté

- Ellis Island

- Retour à l’hôtel avec le groupe

Après-midi :

- Trinity Church

- Déjeuner au Burger King de Liberty Street

- Vue sur Ground Zero (Word Trade center) depuis le fast food

- Saint Paul’s Chapel

- Pont de brooklyn de jour

- New York City Hall

- Manhattan municipal building

- New York fire museum

- Washington Square Park

- Retour à l’hôtel par nos propres moyens (bus/métro/pieds)

DIMANCHE 8 MAI (matin))

Matin :

- Départ de l’hôtel avec le guide francophone

- Visite de Harlem :Théâtre Apollo, la 125ème rue, l’ancien quartier bourgeois de Strivers Row et messe gospel

- Visite Cathédrale St John the divine (si pas visitée avec le groupe)

- Brunch pour le repas du midi

- Retour à l’hôtel ?

- Transfert du groupe à l’aéroport

Nous ne sommes pas fans de shopping, ni de « bons » restaurants, ni de musées. Nous préférons vivre à fond ces 3 jours en étant le moins possible enfermés dans des bâtiments. Nous voulons juste en prendre plein les yeux et surtout ramener de magnifiques photos (de Manhattan surtout). Nous aurions aimé voir une comédie musicale à Broadway et visiter le Musée d’histoire naturelle mais nous ne savons si nous aurons le temps. Que doit-on supprimer pour avoir le temps justement ?
Où voir des requins dans une cage sur Pattaya et Phuket? English translation pending
by Mecraquant · 2011-03-02 · 28 replies
Bonjour tout le monde je compte allez en tailande samedi et j aimerai voir des requin dans une cage je serai a pattaya et phuket donc dite moi ou je pourrai realiser ce reve et pas trop chere merci je sais j en demande trop ...😉
Côte Est américaine English translation pending
by Ducono · 2011-02-23 · 1 reply
j ai 3 jours pour faire bar harbor (j aurais visiter l acadia national park) new york (soit 800 km)

passage obligé à portland et boston ???????

où y a t il autre chose plus naturel et moins betonné à visiter en chemin ?

meci !
Siem Reap - Battambang en bateau? English translation pending
by Essuorbal · 2011-02-22 · 2 replies
Bonjour,

Je pars au Cambodge dimanche prochain. Qui peut me donner des infos sur la liaison Siem Reap - Battambang en bateau ? J' ai lu qu' à cette époque de l' année, fin de la saison seche, il etait difficile de faire cette traversée? Merci pour vos reponses
ATM en Thaïlande: retrait maximum, frais, commission...? English translation pending
by Romain2706 · 2011-02-22 · 20 replies
Salut à tous J'ai voulu retirer de l'argent today (Visa Premier) et surprise je n'ai pu retirer que 10.000B avec une commission de 150B soit 10150B >> 240€ + 7,5€

Ou peut on retirer plus ? au moins 20.000B !! Y a t il dans chaque banque une commission de 150B à chaque fois ??

Merci d'avance 🙂
Trek de Gran Vilaya au Pérou du Nord English translation pending
by Paucar · 2011-02-20 · 4 replies
Bonjour,

Nous souhaiterions faire le trek de Gran Vilaya. Nous aimerions le faire en autonomie. Ou est-il possible d'acheter une carte ? Est-il possible de louer une tente à Chachapoyas ? Y a t-il des campements, des villages à traverser. Bref, je ne connais pas grand chose sur ce trek donc je serais tres heureuse d'avoir des informations.

Merci beaucoup,

Paucar
Voyage en juin 2011 au Pérou et en Bolivie: budget? English translation pending
by Max1030 · 2011-02-20 · 12 replies
bonjour a tous,

je pars pour trois mois avec mon ami et nos sacs a dos faire un voyage au pérou, en bolivie et peut etre un bref passage au chili pour remonter au perou,

je sais qu'il ya beaucoup de sujet qui ont déja traiter de ca, mais comme les tarifs change d'une année a l'autre, j'aimerai savoir si quelqu'un peut m'aider sur le budget a prevoir (hors billet d'avion) pour un mois au perou et un mois en bolivie (budget recent :) ) sachant que nous ne voulons pas de confort particulier.

un grand merci a vous d'avance !!!! 😎

sophie
Carte Visa Electron à Buenos Aires: impossible de retirer English translation pending
by JuliaMoore · 2011-02-18 · 4 replies
Bonjour à tous,

Veuillez m'excuser si ce sujet a déjà été abordé, j'ai pourtant bien cherché sur le Forum 😉. Voilà mon problème: étudiante de 22 ans, j'habite depuis un mois à Buenos Aires. Je n'ai jamais eu de problèmes pour retirer de l'argent avec ma Carte bleue Visa Senseo Electron, si ce n'est la fameuse limitation à 300 pesos dont il a déjà été question, à laquelle je me suis habituée en retirant "par tranche de".

Seulement depuis trois jours j'essaie de retirer de l'argent dans plusieurs banques (principalement celles de l'avenue Corrientes: City Bank, Coop, Banco Francès..), et à chaque fois la machine affiche un message comme quoi elle ne peut pas accéder à ma demande. Je précise que j'ai assez d'argent sur mon compte, que j'ai dépensé bien moins que le montant autorisé en une semaine (plafond à 800 euros/semaine) et qu'il n'y a donc aucune raison pour laquelle je ne pourrais pas retirer de l'argent.

Je me trouve vraiment embêtée car je dois payer mon loyer et plus gênant encore, je n'ai pas d'argent pour manger!

J'aimerais pouvoir contacter le service Visa mais impossible de trouver leur numéro sur Internet.

J'espère sincérement être stupide et être passée à côté de quelque chose d'important... Sinon ca va devenir compliqué😕

Merci d'avance pour votre aide, et bon week-end à tous!
Retirer de l'argent en Thaïlande sans frais: quelles banques? English translation pending
by Alisandro · 2011-02-18 · 51 replies
Salut à tous

Sur le site de la BNP il est indiqué qu'avec une carte Premier "les retraits sont sans frais dans les banques partenaires"

Je fais appel aux spécialistes pour savoir quelles banques thailandaise sont concernées

Je voyage toujours avec du liquide, mais sait on jamais, à la fin du séjour si l'argent commence à manquer on a pas le choix.

Merci à vous
Voyage Équateur-Pérou toute seule English translation pending
by Makarencita · 2011-02-15 · 13 replies
Bonjour à tous et d'avance merci pour votre aide 😉 Voila j'ai l'intention d'aller toute seule en Amérique latine Equateur Pérou genre sac à dos, voyage terrestre et m arreter 2 jours quand ca me plait et je suis fatiguée donc assez active sans se mettre la pression quoi 🙂 Pas de pb d info sur les sites à visite. Je vous iondique juste le trajet bien sur que mon intention est de rayonner autour ...mais pour les personnes qui connaissent déjà je voudrais savoir si 2 semaines voire 2 semaines et demie suffisent pour l'Equateur pour aller de quito-otavalo-cotopaxi-banos-rioramba-alausi-ingapirca-cuenca-loja ( pas l intention d aler aux galapagos) puis passer au perou ou je compte faire pedant 3semaines ou 3 semaines et demi tumbes-piura-chiclayo-trujillo-chimbote-lima-pisco-ica-nazca-arequipa-puno-cusco-machu picchu...ouf !!! Merci et j'accepte vos conseils en tout genre 😛
Résumé de deux semaines à l'hôtel Club Amigo Atlantico Holguin English translation pending
by Mariedani · 2011-02-15 · 10 replies
Résumé d'un premier voyage à Cuba, de 2 semaines en Bungalow Caméléon, nous étions un groupe de 6 personnes, on fait de la plage qui est très belle et avons visité Holguin une fois avec un guide qui se nomme Luis, on le trouve à la section des calèches, et une fois en Buick 1954, on a visité également Santiago avec lui, on a fait Banes aussi, ce fut un plaisir de rencontrer les Cubains toujours souriants et chaleureux, et voir la campagne cubaine. On a fait cadeaux de de vêtements, savon, crayons, souvent acheter au Dolorama, ils sont très pauvres mais voir un sourrire d'un enfant, ce fut un cadeau pour moi également. Mon mari a fait une excusion de pêche en haute mer mais pas très fructueux, il aurait aimé pêcher le petit poisson à la ligne mais à la petite marina au Brisas, il a trouvé personne. La température a été chaude sauf le soir, un petit laine était de mise. La nourriture a été très bonne même au buffet, on a eu du Bacon, filet mignon, cochon cuit sur la braise et de bon poissons, il en a pour tous les gouts, il faut simplement pas manger tout le premier soir car sa se répète, les restaurants à la carte sont bien dans l'ensemble mais j'ai pas aimé Le Benny, la langouste trop cuite malheureusement, mais on s'est repris au petit restaurant privé en haut de la côte, un peu cher $21 CUC pour 1/2 langouste et crevettes, incluant petit entrée de tomates et concombres, dessert crème glacée et café. Près du restaurant Benny, vous avez vin et fromage, le fromage est gratuit mais le vin il faut le payer, ce qui est peu, vous avez une personne là à tous les jours à partir de 4 heures. Le vin maison est pas très bon mais vous pouvez acheter du meilleur pour $5 à $10 CUC la bouteille au petit magasin près de la réception. Notre chambre faisait face à la rue, un peu bruyant le matin mais nous on se lève-tôt, très propre, un peu vieux, attention à la petite dénivélation avec la salle de bain, une de notre groupe s'est frappé sa grosse orteil, devenue toute noire. La porte patio ne se barre pas comme il faut et le pommeau dela douche frise partout mais vous en parler et il vienne toute de suite faire la réparation. Mon mari a étécloué au lit 2 jours avec de la fièvre intense il a fallu faire venir le médecin à notre chambre, infection à la gorge, ça pris 10 minutes et il était là avec l'infirmière et la pharmacienne, une piqure et des médicaments et le lendemain il était debout, de très bon soins médicaux de la clinique internationale sur les lieux 24 heures, ça couté $79CUC. Egalement vous avez une clinique dentaire, un nettoyage de dent $30 CUC ça pris 10 minutes c'est pas au Québec mais c'est très bien, impeccable et très propre. Dans la section Bungalow, de l'animation à tous les soirs mais 11:00 pm c'est fini. La section villa est beaucoup plus tranquille pour ceux qui n'aime pas le bruit. Bonne vacances à ceux se prètent à partir.🙂
Où acheter un billet d'avion à Bangkok? English translation pending
by Cyannure · 2011-02-12 · 24 replies
Bonjour,

Étant à Bangkok, je voudrais savoir qu'est-ce qui est le mieux pour acheter un billet d'avion, aéroport? Internet?

Merci.
Traversée du Pérou à vélo (octobre 2010) English translation pending
by Lucbertrand · 2011-02-11 · 3 replies
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.

Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.

J33 dimanche 19 septembre

Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie

Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.

Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.

Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.

Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.

J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste

Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.

Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!

La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?

Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.

J 35 mardi 21 septembre

San Ignacio Jaen 112 km

La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.

Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.

Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.

Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!

Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.

Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.

À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.

L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.

J36 mercredi 22 septembre

Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30

Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.

Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.

Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.

J 37 jeudi 23 septembre

Trujillo

Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.

Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.

J 38 vendredi 24 septembre

Toujours Trujillo

Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.

J39 samedi 25 septembre

Trujillo Viru 58 km

Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.

J40 samedi 26 septembre

Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste

Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.

Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.

J41 dimanche 27 septembre

Chuquicara Huallanca 69 km de piste

Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.

Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.

Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !

À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.

J42 lundi 28 septembre

Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste

L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.

Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.

L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.

L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.

Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.

J43 mardi 29 septembre

Première partie du trek

5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.

J44 mercredi 30 septembre

Deuxième partie du trek

Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.

Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.

Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.

Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.

J45 vendredi 1 octobre

Caraz

La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.

Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.

SUITE A VENIR
Ouvrir un compte en Thaïlande en tant que touriste? English translation pending
by Breizhtois · 2011-02-08 · 12 replies
Bonjour,

J'ai une question surement pas tres originale car elle doit revenir souvent sur le forum mais en consultant la recherche j'ai vu des reponses differentes 😕

Je vais souvent en Thailande et j'y suis actuellement la et je voudrais ouvrir un compte bancaire ici. Est-ce possible et sous quelles conditions ? Un simple touriste peut il le faire ? j'ai lu que ca change de banque en banque.

Si oui, avez vous des adresses sur BKK ou mieux, sur Hua Hin ?

Cordialement
Que faire une journée à Brisbane? English translation pending
by Masaleen · 2011-02-06 · 8 replies
Bonjour à tous , Nous décolons de Los Angeles Lundi et arrivons mercredi matin à 8h à Brisbane pour redécoler à 17h30 , je sais qu'il y a eu des innondations et un ouragan dans le Nord Est Australien, donc pensez qu'il nous serait kan même possible de passer le journée dehors à Brisbane ( plage peut être pour se reposer de la nuit dans l'avion ) si oui qu'elle plage ou quel endroit à visiter me proposeriez vous ? je précise que nous avons 3 enfants dont 2 de 2 et 1 an . merci de vos propositions Sabine
Bureau de change à l'aéroport d'Haneda? (Tokyo) English translation pending
by Patetgil · 2011-02-03 · 4 replies
Bonjour ,

J'arriverai , le 15 juillet à l'aéroport d'Haneda , par le vol JL 42 qui arrive de CDG à 5h 45 du matin , puis je repartirai directement le même jour pour Sapporo à 7 h 30 . Dans les discussions , j'ai lu que pour le change euro - yen, les aéroports de Tokyo étaient intéressants . Existe-t-il un bureau de change ouvert à ces heures dans l'aéroport d'Haneda et à quel endroit ?

merci pour vos réponses
Casa particulares à Guardalavaca? (Cuba) English translation pending
by Maudace · 2011-01-30 · 5 replies
bonjour je part pour guardalavaca a cuba j'aimerais savoir si il y a des casa particular bien dans ce coin et tout les conseil pertinent concernant cette region ?? merci bcp
Trajet d'El Nido vers Port Barton puis Borocay? (Philippines) English translation pending
by Lious · 2011-01-20 · 13 replies
Bonjour Nous serons a Palawan le 05/03/11 (Puerto Princesa en fin de matinée) pour une semaine. Le trajet Puerto /El Nido durant donc au moins 6 heures, je suis à la recherche d'un hôtel qui proposerait de nous prendre à l'aéroport pour plus de facilité car nous voyageons à 4 dont 2 enfants et qui organiserait des excursions, visites en banka. Je recherche également des avis sur le trajet El Nido /Port Barton en banka et une idée de tarifs. Certains d'entre vous pourront peut-être me renseigner sur les hébergements Qlodge, Surfer home et Trafalgar cottage à Borocay et me préciser la durée du trajet en bateau Borocay/Catlican. Enfin, je suis preneur également d'avis concernant la visite de l'île de Carabao. D'avance merci pour votre aide.
Deux semaines et demie à petit budget en Equateur English translation pending
by Djedjerie · 2011-01-18 · 14 replies
Bonjour à tous,

Je voyagerai en Equateur avec ma copine du 6 au 24 février prochain. Pour préparer ces deux semaines et demie, nous consultons le guide Lonely Planet et passons plusieurs heures sur des sites à la recherche de l'itinéraire idéal (pour nous). Problème: les endroits incontournables à visiter sont nombreux et nous avons de la peine à faire des choix. Ce forum étant rempli d'experts titulaires d'une licence ès Equateur, nous avons décidé de nous fier à vos conseils.

Notre budget ne nous permet malheureusement pas de faire un détour par les Galápagos. Nous nous sommes donc fixés comme axes principaux de notre visite Quito (notre lieu d'arrivée), Otavalo, la vallée des volcans, un bref tour en Amazonie (bref compte tenu de notre temps limité), Cuenca, la isla de la Plata et le parc de Machalilla, Guayaquil (notre lieu de départ).

Durant notre traversée de la vallée des volcans, nous aurions bien aimé nous balader près du Cotopaxi ou du Chimborazo, sans pour autant les escalader ou faire des journées de marche. Un tour dans la réserve du Cotopaxi nous suffirait, mais après avoir retourné le problème dans tous les sens, nous avons pu remarquer qu'il n'était pas aisé de s'y rendre par nos propres moyens (sans passer par un tour-opérateur, notamment de Quito). Connaissez-vous néanmoins des parades?

Par ailleurs, nous avons quelques désirs particuliers. Nous aimerions par exemple effectuer une virée à cheval. Pour des débutants comme nous, quel est l'endroit idéal? Baños? Nous voulons aussi monter dans le train de la Nariz del diablo. Nous avons lu qu'il serait à nouveau en service début février, est-ce vrai? Autre souhait: assister à un match de football. Peut-on obtenir facilement des billets? Comment?

Plus généralement, y aurait-il un expert qui puisse définir le timing idéal des étapes de notre voyage? Passons-nous à côté de joyaux incontournables? Si oui, lesquels et comment s'y rendre? Pour des jeunes (22 et 27 ans), quels sont les activités ou endroits particuliers qui nécessitent le détour?

Merci de nous venir en aide!

Bien à vous.

Jérôme
Adresse courriel de l'hôtel Club Amigo Holguin à Cuba? English translation pending
by Satin · 2011-01-17 · 7 replies
Bonjour,

Quelqu'un a le courriel du nouveau gérant de l'hôtel Club Amigo Holguin à Cuba ?

Merci
Taux de change à Las Vegas identique au taux de change en France? English translation pending
by Virgio79 · 2011-01-17 · 1 reply
Bonjour, j habite en France et e vais a las Vegas au moi de mai. J aurai voulus savoir si le taux de change a las Vegas et le meme que en France . ou est ce plus avantage de faire le change? Merci et a bientôt
Expatriation en Turquie English translation pending
by Pipimimi1 · 2011-01-14 · 31 replies
bonjour je sohaite avoir les démarches a suivre pour un projet d'expatriation en turquie;actuellement en couple avec un homme turc nous projetons de nous marier cette année et avons décidé que je viendrai vivre en turquie; faut il que je me renseigne avant le mariage?Ou dois je me renseigner, consulat?ambassade?Est ce que ça prend du temps et est ce difficile pour une française de s'installer la bas???Si quelqu'un pouvait m'éclairer a ce sujet ça serait sympa, merci d'avance
Envoi d'argent en Birmanie (urgent) English translation pending
by Minacupenda · 2011-01-13 · 17 replies
Bonjour,

Je suis actuellement a Rangoon pour 3 semaines, seul hic et pas des moindre, j'ai oublier mon porte feuille a l'aeroport de Bangkok (heureusement retrouve par la douane, je le recupere dans 3 semaines) je suis donc sans argent dans un pays ou il est impossible d'utiliser des cartes banquaires... Je sais aussi qu'il est impossible pour ma famille de m'envoyer de l'argent par Western Union (inexistant ici) ! J'ai entendu qu'il est possible de transferer de l'argent par Singapore Overseas Bank vers la Myanma Foreign Trade Bank, qlq un a-t-il deja fait ce genre de transfert ??? Quelle est la commission de la banque ?

Je cherche une solution pour obtenir le + rapidement possible des euro ou des US$...

HELPPPPPP !!!!

John.
Change à l'aéroport de Dehli: DAB? Paiement par carte bancaire? English translation pending
by Lisapaname · 2011-01-10 · 6 replies
Bonjour j'ai un transit de 6h à l'aéroport de Dehli international. Je me demande s'il y a possibilité de retirer directement à un DAB à l'aéroport (dans la zone de transit, sans passer la douane). Ou s'il y a des bureaux de change à cet endroit ? ou si je pourrais régler directement en roupies avec ma CB (et dans ce cas là est-ce qu'il y aurait un prélèvement forfaitaire comme pour un retrait dans un dab ? carte premier LCL). Merci d'avance si vous avez des infos sur la question :)

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display