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Projet itinéraire Myanmar 14 jours English translation pending
Bonjour,
J'ai le projet de partir au Myanmar en mars 2015. J'ai fait l'erreur d'acheter le Lonely Planet dématérialisé pour ma liseuse électronique, et, je ne m'en sors pas. On ne s'y retrouve pas, pour les plans ce n'est même pas la peine d'y penser.
En fouillant sur le net et en me servant du guide dématérialisé, j'ai élaboré cet itinéraire pour une première approche du Myanmar. Pourriez vous me donner votre avis, j'ai beaucoup de mal avec les moyens de transport entre les différentes étapes. J'ai du mal à savoir si l'itinéraire ci-dessous est faisable. A l'avance merci à vous.
1) Bangkok - Mandalay
2) Mandalay : pagodes - couché de soleil sur la colline...
3) Extérieur de Mandalay : Sagaing et sa colline puis petite traversée en bateau pour Inwa : tour en calèche puis Amarapura et son célèbre pont en teck, U Bein...
4) Embarcadère où un bateau pour Mingun nous attend sur le fleuve Ayeyarwady
Voir si possibilité de prendre le bus pour Bagan à 16H30 ou possibilité de prendre l'avion pour Nyaung U (30 minutes 40 $).
5) Bagan/Nyaung
- Le marché ;
- Visite des temples et villages à l'intérieur du site ;
6) Bagan : louer un vélo : le levé du soleil ;
Bus de nuit pour Inle (Taunggyi)
7) Lac Inle louer les services d'un batelier : visite des villages flottants, les pêcheurs, le marché des 5 jours (tous les 5 jours), Le village d’Ithein et ses milliers de stupas, etc.
Séjourner à Nyaungshwe
8) Promenade dans la région Inde (louer les services d'un taxi) ;
Bus de nuit pour pour Bago/Rangoum ;
9) Bago (arrivée à 4 H du matin) Bago puis bus pour Kinpun
10) Hpa An
11) Visite les grottes de la région de Hpa An et bus de nuit pour Rangou (Rangoo) - Départ à 19 H (8 heures de bus).
12) Rangoun (Yangoun) visiter la paya Shwedagon le soir - la journée promenade à pied dans le centre ville, aller au marché Bogyoke Aung San
13) Rangoun (Yangon)
14) Rangoun - Bangkok
Itinéraire Malaisie et Borneo English translation pending
Bonjour à tous !
Après avoir fait un bon tour du forum et farfouillé dans mon Lonely Planet fraichement acheté, je souhaiterai avoir un avis sur l’itinéraire que je viens de concocter. 🙂 Je pars avec mon ami le 20 avril en Malaisie, et j’ai un peu peur de m’y prendre tard pour certaines réservations ! Je sais que ce n’est pas le genre de voyage qui plait à tout le monde mais nous avons 17 jours sur place et souhaitons visiter un maximum de choses … Nous ne partons pas dans l’optique « repos » ! Nous n’aimons pas trop les villes, et souhaitons privilégier la nature. Je suis plutôt « baroudeuse », mon ami quant à lui est un peu plus « luxe ». Je ne sais pas si nous arriverons à combiner les deux, mais si vous avez de bons hôtels à recommander, je suis plus que preneuse ! Pareil, je me demande à quels endroits il vaut mieux louer une voiture, et à quel moment prendre le bus est idéal ?
Je vous remercie d’avance pour tous les bons conseils ou tous les bons contacts que vous voudrez bien me donner sur cet itinéraire
21/04 : arrivée l’après-midi et visite de Kuala Lumpur
22/04 : Grottes de Batu le matin, et Kuala Lumpur l’après midi.
Question : comment faire pour visiter les Petronas Tower ? J’ai entendu qu’il y avait des tickets limités, est-ce difficile de les avoir ? peut-on ensuite visiter à l’heure que l’on veut ? Vaut-il mieux les visiter le matin ou le soir ?
23/04 : Cameron Highlands + vol le soir pour Tawau Est-ce possible de faire l’aller-retour en une journée à Cameron Highlands depuis Kuala Lumpur ? Je souhaiterai dégager du temps pour avoir une journée de plus à Cameron Highlands mais je ne sais pas vraiment quoi faire « sauter » dans mon itinéraire déjà chargé !
24/04 : Transfert de Tawau à Sipadan. Comment s’effectue ce transfert ? Question : je n’ai pas encore réservé d’hotel, je plonge (un peu, j’ai mon niveau 1), mon ami est tenté par la plongée mais n’a pas son PADI. Je ne sais vraiment pas comment m’organiser pour Sipadan, ni que réserver. Comme cela a l’air plutôt cher, et que nous avons peu de temps de visite, nous ne voulions pas y rester plus de 2 jours… des conseils ? 🙂
25/04 : Sipadan
26/04 : Location de voiture et séjour au fleuve Kinabatang
27/04 : Fleuve Kinabatang
28/04 : voiture jusqu’à Sepilok : centre de rehabilitation des orangs outang + grottes de Gomatong. Voiture jusqu’au mont Kota Kinabalu, le soir même, ou alors le lendemain tôt.
29/04 : Mont Kota Kinabalu : Gloups … entre le prix de 250€ et le fait de s’y prendre tard, je pense que nous allons dire adieu à la montée de deux jours (à moins que nous réussissions à négocier sur place comme certains arrivent à le faire … est-ce commun ?). Nous pensons la jouer « rapia » et visiter le Mont Kota Kinabalu en 1 jour, en faisant l’ascension jusqu’au Mesilau Trail par exemple. Dommage de louper l’ascension, mais bon, entre la plongée à Sipadan et le Mont, il fallait choisir !
30/04 : Vol matinal de Kota Kinabalu jusqu’à Kuching. 3 jours à Kuching pour faire le parc Bako, les long houses, des caves, ou le parc Gunung Gading
01/05 : 3 jours à Kuching pour faire le parc Bako, les long houses, des caves, ou le parc Gunung Gading
02/05 : 3 jours à Kuching pour faire le parc Bako, les long houses, des caves, ou le parc Gunung Gading.
Le soir, avion pour Johor Batu ou Singapour. Nuit à Singapour ou Johor Batu
03/05 : Location d’une voiture jusqu’à Mersing + Pulau Tioman A Pulau Tioman privilégiez-vous une ile en particulier ? J’ai entendu dire que « Rawa » était très sympa.
04/05 : Repos à Pulau Tioman
05/05 : Repos à Pulau Tioman
06/05 : MALACCA (peut-on se baigner à Malacca ?)
07/05 : départ en fin de journée de Malacca pour Kuala Lumpur (avion à 23H)
Merci d’avance à vous tous !
Sophie
Après avoir fait un bon tour du forum et farfouillé dans mon Lonely Planet fraichement acheté, je souhaiterai avoir un avis sur l’itinéraire que je viens de concocter. 🙂 Je pars avec mon ami le 20 avril en Malaisie, et j’ai un peu peur de m’y prendre tard pour certaines réservations ! Je sais que ce n’est pas le genre de voyage qui plait à tout le monde mais nous avons 17 jours sur place et souhaitons visiter un maximum de choses … Nous ne partons pas dans l’optique « repos » ! Nous n’aimons pas trop les villes, et souhaitons privilégier la nature. Je suis plutôt « baroudeuse », mon ami quant à lui est un peu plus « luxe ». Je ne sais pas si nous arriverons à combiner les deux, mais si vous avez de bons hôtels à recommander, je suis plus que preneuse ! Pareil, je me demande à quels endroits il vaut mieux louer une voiture, et à quel moment prendre le bus est idéal ?
Je vous remercie d’avance pour tous les bons conseils ou tous les bons contacts que vous voudrez bien me donner sur cet itinéraire
21/04 : arrivée l’après-midi et visite de Kuala Lumpur
22/04 : Grottes de Batu le matin, et Kuala Lumpur l’après midi.
Question : comment faire pour visiter les Petronas Tower ? J’ai entendu qu’il y avait des tickets limités, est-ce difficile de les avoir ? peut-on ensuite visiter à l’heure que l’on veut ? Vaut-il mieux les visiter le matin ou le soir ?
23/04 : Cameron Highlands + vol le soir pour Tawau Est-ce possible de faire l’aller-retour en une journée à Cameron Highlands depuis Kuala Lumpur ? Je souhaiterai dégager du temps pour avoir une journée de plus à Cameron Highlands mais je ne sais pas vraiment quoi faire « sauter » dans mon itinéraire déjà chargé !
24/04 : Transfert de Tawau à Sipadan. Comment s’effectue ce transfert ? Question : je n’ai pas encore réservé d’hotel, je plonge (un peu, j’ai mon niveau 1), mon ami est tenté par la plongée mais n’a pas son PADI. Je ne sais vraiment pas comment m’organiser pour Sipadan, ni que réserver. Comme cela a l’air plutôt cher, et que nous avons peu de temps de visite, nous ne voulions pas y rester plus de 2 jours… des conseils ? 🙂
25/04 : Sipadan
26/04 : Location de voiture et séjour au fleuve Kinabatang
27/04 : Fleuve Kinabatang
28/04 : voiture jusqu’à Sepilok : centre de rehabilitation des orangs outang + grottes de Gomatong. Voiture jusqu’au mont Kota Kinabalu, le soir même, ou alors le lendemain tôt.
29/04 : Mont Kota Kinabalu : Gloups … entre le prix de 250€ et le fait de s’y prendre tard, je pense que nous allons dire adieu à la montée de deux jours (à moins que nous réussissions à négocier sur place comme certains arrivent à le faire … est-ce commun ?). Nous pensons la jouer « rapia » et visiter le Mont Kota Kinabalu en 1 jour, en faisant l’ascension jusqu’au Mesilau Trail par exemple. Dommage de louper l’ascension, mais bon, entre la plongée à Sipadan et le Mont, il fallait choisir !
30/04 : Vol matinal de Kota Kinabalu jusqu’à Kuching. 3 jours à Kuching pour faire le parc Bako, les long houses, des caves, ou le parc Gunung Gading
01/05 : 3 jours à Kuching pour faire le parc Bako, les long houses, des caves, ou le parc Gunung Gading
02/05 : 3 jours à Kuching pour faire le parc Bako, les long houses, des caves, ou le parc Gunung Gading.
Le soir, avion pour Johor Batu ou Singapour. Nuit à Singapour ou Johor Batu
03/05 : Location d’une voiture jusqu’à Mersing + Pulau Tioman A Pulau Tioman privilégiez-vous une ile en particulier ? J’ai entendu dire que « Rawa » était très sympa.
04/05 : Repos à Pulau Tioman
05/05 : Repos à Pulau Tioman
06/05 : MALACCA (peut-on se baigner à Malacca ?)
07/05 : départ en fin de journée de Malacca pour Kuala Lumpur (avion à 23H)
Merci d’avance à vous tous !
Sophie
Séjour dans l'Ouest américain en juillet 2014 (2 parents et 3 grands enfants) English translation pending
Bonsoir, après quelques semaines de lecture (comme LOL64 j'ai commencé par des guides papiers: guide bleu, Lonely Planet, puis je suis venue voir sur VF , j'ai découvert alors ses très bons "informateurs", ses excellents carnets de voyage, et enfin toutes ces lectures m'ont entraînée vers de nombreux sites etc..) donc après quelques semaines je peux enfin soumettre un programme, assez classique mais qui, me semble t'il, donnera un bon aperçu de l'Ouest aux garçons (des grands en âge et en taille: 24,18,16 ans) qui pourront un jour y retourner sans nous s'ils en ont envie!
NB: En septembre 1986, étudiants alors, nous avons fait avec mon mari: LA/ la côte vers SFO / SFO/ Yosemite/ DV/ LV /LA , (Nous avions vu aussi NY/Boston/ le Maine) donc cet été nous ne retournerons pas à LA (sans intérêt pour ce voyage), nous irons vite à Yosemite.
Le but premier de ce séjour est "un voyage en famille" ensuite la découverte de lieux magnifiques, je n'ai pas voulu faire un programme "serré" mais il l'est un peu quand même, le voici: j1: Toulouse/ ?/ San Francisco j2: SFO j3: SFO j4: Yosemite nuit Yosemite j5: Yosemite/ Sequoia park nuit Sequoia park j6: Sequoia/ Las Vegas nuit à LV j7: Las Vegas j8: Las Vegas/ Valley of Fire?/ Zion/ Bryce nuit à Bryce j9: Bryce/Torrey nuit à Torrey j10: Torrey/ Moab NuitS à Moab j11: Moab j12: Moab j13: Moab j14: Moab/ Monument valley nuit à MV j15: MV/Page nuit à Page j16: Page/ Grand Canyon nuit à GC j17: Grand Canyon j18: Grand Canyon/ Sedona ou Williams intérêt ??? j19: Phoenix/New York j20: NY j21: NY j22: NY j23: NY j24: NY/Paris/ TOULOUSE
J'ai besoin de savoir si en nombre de jours cela se tient car je vais devoir réserver les billets d'avion!! Si vous avez des conseils, remarques, etc. n'hésitez pas. Merci d'avance.
Cinq personnes/ avec location de voiture
Le but premier de ce séjour est "un voyage en famille" ensuite la découverte de lieux magnifiques, je n'ai pas voulu faire un programme "serré" mais il l'est un peu quand même, le voici: j1: Toulouse/ ?/ San Francisco j2: SFO j3: SFO j4: Yosemite nuit Yosemite j5: Yosemite/ Sequoia park nuit Sequoia park j6: Sequoia/ Las Vegas nuit à LV j7: Las Vegas j8: Las Vegas/ Valley of Fire?/ Zion/ Bryce nuit à Bryce j9: Bryce/Torrey nuit à Torrey j10: Torrey/ Moab NuitS à Moab j11: Moab j12: Moab j13: Moab j14: Moab/ Monument valley nuit à MV j15: MV/Page nuit à Page j16: Page/ Grand Canyon nuit à GC j17: Grand Canyon j18: Grand Canyon/ Sedona ou Williams intérêt ??? j19: Phoenix/New York j20: NY j21: NY j22: NY j23: NY j24: NY/Paris/ TOULOUSE
J'ai besoin de savoir si en nombre de jours cela se tient car je vais devoir réserver les billets d'avion!! Si vous avez des conseils, remarques, etc. n'hésitez pas. Merci d'avance.
Cinq personnes/ avec location de voiture
Action geckos à Caminguin English translation pending
Hello les voyageurs,
Pour ceux qui, comme moi de temps en temps, se fient au lonely planet pour leur logement, je tiens à préciser que la gérance du gecko de Caminguin à changer depuis la parution du bouquin.
L endroit garde le même charme mais l accueil et les prestations (et évidement les prix) ne sont plus vraiment à conseiller...
Voir qqn profiter de la sorte de la notoriété de son prédécesseur me met un peu en rogne, raison de ce post.
A dispo pour plus de précisions si besoin.
Sécurité à Colon English translation pending
Le trajet en train entre Panama City et Colon est, selon les guides Petit Futé et Lonely Planet, fortement conseillé. Mais ces mêmes guides disent aussi que Colon est une ville trés dangereuse pour les touristes et qu'il faut prendre un taxi même pour faire 100 mètres...
Alors que faire à Colon la journée sachant que le train y arrive vers 8h15 et qu'il en repart pour Panama City à 17h15, sans se faire détrousser ??
Je suis preneur de toute idée, basée sur l'expérience, pour m'aider à répondre à cette question.
Merci d'avance.
Je suis preneur de toute idée, basée sur l'expérience, pour m'aider à répondre à cette question.
Merci d'avance.
Visa de tourisme pour les Philippines, 90 jours English translation pending
Bonjour,
Je prépare mon séjour aux Philippines à partir du 14 Octobre 2013. Pour info, je dois récupérer mon guide Lonely Planet bientôt, mais je ne peux pas le consulter actuellement ( dans quelques jours ).
Je sais qu'il existe pour les Philippines un visa de tourisme valable trois mois mais je n'ai pas compris si les 90 jours sont décomptés à partir du jour d'entrée sur le territoire ( ce qui serait logique, en principe ) ou à partir du jour de délivrance du visa au consulat ( Bangkok ) où je n'ai pas encore mis les pieds ... vu que je n'ai pas encore acheté mon billet d'avion aller retour. Évidemment, ça pourrait faire une différence de plusieurs semaines sur la durée de mon séjour.
Merci d'avance pour cette précision.
Vagabond
Je prépare mon séjour aux Philippines à partir du 14 Octobre 2013. Pour info, je dois récupérer mon guide Lonely Planet bientôt, mais je ne peux pas le consulter actuellement ( dans quelques jours ).
Je sais qu'il existe pour les Philippines un visa de tourisme valable trois mois mais je n'ai pas compris si les 90 jours sont décomptés à partir du jour d'entrée sur le territoire ( ce qui serait logique, en principe ) ou à partir du jour de délivrance du visa au consulat ( Bangkok ) où je n'ai pas encore mis les pieds ... vu que je n'ai pas encore acheté mon billet d'avion aller retour. Évidemment, ça pourrait faire une différence de plusieurs semaines sur la durée de mon séjour.
Merci d'avance pour cette précision.
Vagabond
Permis conduire international en Birmanie English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Birmanie au mois de novembre de cette année. Pour organiser notre voyage aucune indication (lonely planet, forum de discussion, etc.) n'est donnée sur la nécessité d'obtenir (avant d'arriver) un permis de conduire international (que l'on fait en mairie ou auprès de la préfecture). En effet, nous voulons soit louer une voiture sans chauffeur soit une mobylette...Peut on conduire sans permis de conduire international? Si vous avez une info, cela serait génial. Merci
Nous partons en Birmanie au mois de novembre de cette année. Pour organiser notre voyage aucune indication (lonely planet, forum de discussion, etc.) n'est donnée sur la nécessité d'obtenir (avant d'arriver) un permis de conduire international (que l'on fait en mairie ou auprès de la préfecture). En effet, nous voulons soit louer une voiture sans chauffeur soit une mobylette...Peut on conduire sans permis de conduire international? Si vous avez une info, cela serait génial. Merci
Bus Katmandou - l'Annapurna English translation pending
Je voudrais savoir de katmandou a l' annapurna combien de temps en bus? Mon lonely planet ne me le dit pas
Bateau de Padangbai à Gili Trawangan (Indonésie) English translation pending
Salut à tous.
Nous allons à Gili T durant la deuxème quinzaine de juillet 2013. Dans le guide Lonely Planet il est écrit qu'il faut impérativement réserver à l'avance les fast boat lorsqu'on part en juillet-août. En même temps, certaines personnes disent que ce n'est pas nécessaire mais elles ne sont pas parties durant la haute saison. Qu'en est-il réellement? Est-on assuré d'avoir une place de libre si on réserve à Bali quelques jours avant?
Merci d'avance de partager votre expérience!
Nous allons à Gili T durant la deuxème quinzaine de juillet 2013. Dans le guide Lonely Planet il est écrit qu'il faut impérativement réserver à l'avance les fast boat lorsqu'on part en juillet-août. En même temps, certaines personnes disent que ce n'est pas nécessaire mais elles ne sont pas parties durant la haute saison. Qu'en est-il réellement? Est-on assuré d'avoir une place de libre si on réserve à Bali quelques jours avant?
Merci d'avance de partager votre expérience!
Birmanie: dans quels endroits être accompagné d'un guide? English translation pending
Bonjour,
Je pars en Birmanie au mois d'octobre pendant 28 jours avec mon mari, mon sac à dos et le Lonely Planet. Je passe par Mandalay, Monywa, Bagan, Inle, Kengtung, Yangon, Moulmein et Hpa An. En dehors de Kengtung où un guide est nécessaire, je me demandais si trouver quelqu'un pour nous guider de ci de là était intéressant, et dans quels endroits? Avez-vous des contacts de guides qui vous ont particulièrement marqués? D'avance merci pour vos retours,
Milou.
Je pars en Birmanie au mois d'octobre pendant 28 jours avec mon mari, mon sac à dos et le Lonely Planet. Je passe par Mandalay, Monywa, Bagan, Inle, Kengtung, Yangon, Moulmein et Hpa An. En dehors de Kengtung où un guide est nécessaire, je me demandais si trouver quelqu'un pour nous guider de ci de là était intéressant, et dans quels endroits? Avez-vous des contacts de guides qui vous ont particulièrement marqués? D'avance merci pour vos retours,
Milou.
Bus de nuit sécuritaire au Pérou? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir si les trajets de nuit en bus au pérou sont sécuritaires... Le lonely Planet le déconseille... Par exemple, je pensais prendre le bus de nuit de Lima vers Trujillo en aller-retour. Merci de m'aider!🙂
J'aimerais savoir si les trajets de nuit en bus au pérou sont sécuritaires... Le lonely Planet le déconseille... Par exemple, je pensais prendre le bus de nuit de Lima vers Trujillo en aller-retour. Merci de m'aider!🙂
Itinéraire de Panzhihua au Hunan ou au Fujiang English translation pending
Bonjour,
J'essaye de faire un itinéraire et j'ai beaucoup de difficulté ayant oublié mes cartes. Celles du Lonely Planet sont d'un usage difficile car elles ne comportent aucune indication autre que celles de la province concernée.
1 - du lac Lugu, je pense que le plus simple est de se rendre à Panzhihua (grand noeud ferroviaire, à ma connaissance.
2 - de Panzhihua je voudrais soit aller au Hunan : Hongjiang + Dehong + Wuligyan + Changsha
3 - ou de Panzhihua aller au Fujiang : Yongding / Longyan (tulous) + Chongwu
4 - je poursuis par le Huangshan...
Question subsidiaire : Changsha : bonne pioche pour obtenir une extension de visa ou autres propositions au Hunan ou Fujiang
Merci de me donner vos bons conseils, ils me seront bien utiles
J'essaye de faire un itinéraire et j'ai beaucoup de difficulté ayant oublié mes cartes. Celles du Lonely Planet sont d'un usage difficile car elles ne comportent aucune indication autre que celles de la province concernée.
1 - du lac Lugu, je pense que le plus simple est de se rendre à Panzhihua (grand noeud ferroviaire, à ma connaissance.
2 - de Panzhihua je voudrais soit aller au Hunan : Hongjiang + Dehong + Wuligyan + Changsha
3 - ou de Panzhihua aller au Fujiang : Yongding / Longyan (tulous) + Chongwu
4 - je poursuis par le Huangshan...
Question subsidiaire : Changsha : bonne pioche pour obtenir une extension de visa ou autres propositions au Hunan ou Fujiang
Merci de me donner vos bons conseils, ils me seront bien utiles
Madagascar: budget, transport et formalités pour un trip de quatre semaines? English translation pending
Bonjour à tous.
Après avoir choisi notre destination pour cette été, et acheté le guide Lonely Planet pour se faire une première approche de ce qu'il y a a voir la bas. Mes premières interrogations se tourne vers tout ce qui concerne le budget et le transport dans ce pays. Pour le reste, population locale, paysages, nature, je suis certain que nous y trouverons notre compte. 🙂
Nous sommes un jeune couple de routard à petit budget, avide d'aventure et nous prévoyons d'y passer 4 semaines de mi-Juillet à mi-Aout. Nous ne passerons donc pas par une agence, nous prévoyons juste un itinéraire provisoire pour se faire une idée, sans rien réservé, et achetons les billets d'avions pour ensuite, se débrouiller sur place.
Pour le déplacement : J'ai cru comprendre que les transports en communs étaient déconseillés. Le problème étant que les taxi-brousse semblent cher ( sans doute justifi�� ) pour notre budget. Voila pourquoi nous aurions préféré prendre les transports en commun, cela permet en plus de mieux se rapprocher de la vie local. C'est une question de confort, ou de sécurité ? Ayant fait Sumatra en Indonésie l'année dernière, nous avons vu le meilleur comme le pire comme transports, et cela n'a absolument pas gâcher l'aventure. D'après ce que j'ai pu lire sur ce forum et sur le LP, il semblerait que le moindre trajet en taxi ou en 4*4 reviennent à minimum 60€ pour une petite journée de route, ce qui semble bien au dessus de notre budget, si nous voulons bouger plusieurs fois. On compte rester 3/4 jours à chaque endroit en moyenne.
Deuxième inquiétude : le budget global.
Je sais que c'est ultra approximatif, et que tout dépend de la façon dont on voyage, de chose que l'on veut voir, mais à combien pourrai s'élever le montant d'un voyage comme celui-ci, en faisant plusieurs endroits clé, quelques sorties guidés, parcs nationaux, îles etc. Le guide Lonely Planet ( à défaut d'avoir une source d'information plus fiable ), parle d'environ 25 à 50€ par jour selon le confort (modeste tout de même ), ce que j'ai vraiment du mal à croire. A titre de comparaison, la Malaisie ou encore Sumatra, nous revenais à 20/30€ par jour/personne environ, mais Madagascar semble bien plus cher.
3ième inquiètude : Les activités.
Nous voudrions faire plein de randonnées, de snorkeling, peut être même de la plongée, des visites guidés, des tours en bateau. Les activités sont-elle cher sur place ? Est-il nécessaire d'avoir un guide pour chaque excursion ?
C'est tout pour le moment, j'espère avoir été assez clair, j'aurai probablement d'autres interrogations à l'avenir, mais pour le moment, c'est déjà pas mal.
Cordialement Fred.
Après avoir choisi notre destination pour cette été, et acheté le guide Lonely Planet pour se faire une première approche de ce qu'il y a a voir la bas. Mes premières interrogations se tourne vers tout ce qui concerne le budget et le transport dans ce pays. Pour le reste, population locale, paysages, nature, je suis certain que nous y trouverons notre compte. 🙂
Nous sommes un jeune couple de routard à petit budget, avide d'aventure et nous prévoyons d'y passer 4 semaines de mi-Juillet à mi-Aout. Nous ne passerons donc pas par une agence, nous prévoyons juste un itinéraire provisoire pour se faire une idée, sans rien réservé, et achetons les billets d'avions pour ensuite, se débrouiller sur place.
Pour le déplacement : J'ai cru comprendre que les transports en communs étaient déconseillés. Le problème étant que les taxi-brousse semblent cher ( sans doute justifi�� ) pour notre budget. Voila pourquoi nous aurions préféré prendre les transports en commun, cela permet en plus de mieux se rapprocher de la vie local. C'est une question de confort, ou de sécurité ? Ayant fait Sumatra en Indonésie l'année dernière, nous avons vu le meilleur comme le pire comme transports, et cela n'a absolument pas gâcher l'aventure. D'après ce que j'ai pu lire sur ce forum et sur le LP, il semblerait que le moindre trajet en taxi ou en 4*4 reviennent à minimum 60€ pour une petite journée de route, ce qui semble bien au dessus de notre budget, si nous voulons bouger plusieurs fois. On compte rester 3/4 jours à chaque endroit en moyenne.
Deuxième inquiétude : le budget global.
Je sais que c'est ultra approximatif, et que tout dépend de la façon dont on voyage, de chose que l'on veut voir, mais à combien pourrai s'élever le montant d'un voyage comme celui-ci, en faisant plusieurs endroits clé, quelques sorties guidés, parcs nationaux, îles etc. Le guide Lonely Planet ( à défaut d'avoir une source d'information plus fiable ), parle d'environ 25 à 50€ par jour selon le confort (modeste tout de même ), ce que j'ai vraiment du mal à croire. A titre de comparaison, la Malaisie ou encore Sumatra, nous revenais à 20/30€ par jour/personne environ, mais Madagascar semble bien plus cher.
3ième inquiètude : Les activités.
Nous voudrions faire plein de randonnées, de snorkeling, peut être même de la plongée, des visites guidés, des tours en bateau. Les activités sont-elle cher sur place ? Est-il nécessaire d'avoir un guide pour chaque excursion ?
C'est tout pour le moment, j'espère avoir été assez clair, j'aurai probablement d'autres interrogations à l'avenir, mais pour le moment, c'est déjà pas mal.
Cordialement Fred.
Des bonnes adresses en Colombie? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en Colombie dans 3 semaines pendant 2 semaines et demi. Après avoir lu Lonely planet et le petit futé sur la Colombie. J aurais aimé avoir des bonnes adresses pour manger, pour dormir. Si vous connaissez des petit hôtels typiques ( maison coloniales ) et pas trop cher non plus. C est toujours bien quand des voyageurs y sont aller. Mon voyage commence par Bogota, San Augustin, Cali, Medellin, Cartagene. Merci d'avance pour vos réponses.
Je pars en Colombie dans 3 semaines pendant 2 semaines et demi. Après avoir lu Lonely planet et le petit futé sur la Colombie. J aurais aimé avoir des bonnes adresses pour manger, pour dormir. Si vous connaissez des petit hôtels typiques ( maison coloniales ) et pas trop cher non plus. C est toujours bien quand des voyageurs y sont aller. Mon voyage commence par Bogota, San Augustin, Cali, Medellin, Cartagene. Merci d'avance pour vos réponses.
La Belle Séraphina (Seychelles) English translation pending
alors cette Belle Seraphina qui amène de Mahé à la Digue, elle existe encore ou pas ?
Elle est annoncée sur le lonely planet 2012 et je ne sais pas très bien ce qui se passe actuellement
Il n'y aurait donc pas d'autre moyen pour rejoindre Praslin ou la Digue que de payer 90 euro aller et retour !?! est-ce qu'il y a un moyen d'avoir des prix ?!?
Est-ce que des pêcheurs font se trajet ?
On part en famille cet été et on se réjouis mais notre budget est un peu serré. Je comptais sur la Belle Seraphina
merci pour vos réponses
Il n'y aurait donc pas d'autre moyen pour rejoindre Praslin ou la Digue que de payer 90 euro aller et retour !?! est-ce qu'il y a un moyen d'avoir des prix ?!?
Est-ce que des pêcheurs font se trajet ?
On part en famille cet été et on se réjouis mais notre budget est un peu serré. Je comptais sur la Belle Seraphina
merci pour vos réponses
Trek en Thaïlande avec une agence et logement English translation pending
je vous avoir vos avis sur l'agence de treck rose garden tour ?
J'ai vu sur le guide lonely planet qu'ils parlent francais, pouvez vous me le confirmer ?
Sinon avec vous des conseils logement .. dans la region ?
Choses a voir ?
Ou autres agence de treck ?
Merci :D
Merci :D
Trek de la Vallée de Milam, octobre 2012 English translation pending
Trek de la vallée de Milam - Sur la piste du Nanda Devi
octobre 2012


Lonely Planet affirme que ce trek est difficile. Lorsqu'on étudie les cartes et la topographie, on peut s'en étonner: les dénivelés moyens sont peu importants ainsi que l'altitude maximum (4000m environ). En effet, beaucoup de ballades en montagne nous amènent à des altitudes supérieures à 5000m. Comme nous le verrons, LP ne se trompe pourtant pas. Ce trek de six jours au minimum et auquel nous avons consacré le double de temps devient parfois un véritable enfer: pistes effondrées et déviées, roches en équilibre instable et tapis de pierres disjointes auxquelles on essaie de préférer les bas côtés, lorsqu’il y en a, pour éviter de se tordre les chevilles...

Notre objectif: Il est d'approcher au plus près ce monstre qu'est le Nanda Devi, montagne sacrée de 7811 m en rejoignant un de ses camps de base à l'est de son sommet. Un objectif annexe est de traverser le glacier de Milam par sa rive gauche avant de retourner dans la basse vallée.
Contexte: Voyager léger pour être flexible est notre devise pour ce type de voyage. Eviter le poids de bagages excessifs tout en assurant un minimum d'autonomie pour être en plein au centre des évènements, quitte à prendre des risques. La période privilégiée est l'automne suivant la mousson d'été particulièrement longue et abondante cette année 2012 (on faisait état de glissements de terrains dus aux inondations dans la plaine à la mi septembre). Le mois d'octobre est aussi le mois des migrations des habitants de la haute vallée. Comme plus aucune activité pastorale n'est alors possible et puisque la route commerciale passant par Milam a été abandonnée en 1962, la haute vallée se vide de ses habitants pour les six mois d'hiver. Beaucoup de villages sont ainsi temporairement totalement abandonnés.
Préparation: ce trek est dans nos têtes depuis plusieurs années car la plage de temps où il est rendu possible avec un temps suffisamment dégagé est très étroite, de fin septembre à fin octobre. Nous avons utilisé Google Earth, Lonely Planet et le forum de Lonely Planet, très utile. Nous n’avons pas trouvé de carte valable sur Paris car cette région est pratiquement inconnue. La précision des photos satellite nous a paru suffisante pour créer un itinéraire balisé à l’aide du GPS. Comme nous le verrons, cette préparation s'est avérée incertaine du fait d'éboulements récents ayant modifié les implantations du chemin sur parfois plusieurs kilomètres. Il faut enregistrer chaque jour le trajet afin de conserver les distances journalières parcourues. Cela n’a pas été fait cette fois-ci. Cette année, nous n'avons pas accompli de préparation physique particulière en dehors du jogging, de la marche et de la natation. Nous sommes en bonne condition physique avant de partir. Sylvie est un peu fatiguée.
Sac à dos: les poids initiaux sont de 16 et 14 kg comprenant en particulier une tente 2 place de 1.5kg, deux sacs de couchage -9°C soi disant "confort" de 1.5kg chacun et des vivres pour 5 jours au moins incluant jambon séché, semoule, saucisson, comté, chocolat, café soluble, fruits séchés pour 4 kg.
Ils sont trop lourds. Il nous faudra réduire leurs poids pour les prochaines expéditions.
Accès à la Vallée de Milam: La première partie à a été effectuée avec Air India de Paris à Delhi 22:30 - 9:30. Les vols avec cette compagnie sont toujours agréables et ponctuels pour l'instant, avec des tarifs compétitifs. Que demander de plus? Le train au départ de Old Delhi à 16 :00 est une bonne alternative pour éviter le bus de nuit partant de Ghaziabad le soir vers 22 :30. Arrêt après 7h de trajet à Haldwani où se trouve la gare de bus et de jeeps. Les jeeps sont un mode assez flexible pour se rendre à Munsyari à partir de Haldwani. Il ne semble pas possible de s’y rendre directement. Un ou deux changements sur la route sont sûrement nécessaires. Sans perdre beaucoup de temps, nous avons mis 38h pour atteindre Munsyari à partir de Paris.
Le voyage et le trek au jour le jourLe 6 octobre:Nous avons beau avoir l'habitude de circuler dans cette mégapole, nous nous faisons toujours dépasser par les évènements. Ainsi, c'est dans la bouche d'accès au nouveau métro que nous apprenons qu'il est fermé pour maintenance. Il le sera aussi à notre retour, plus de 2 semaines après. C'est étonnant de voir un si récent ouvrage paralysé de cette manière. Nous arrivons à New Delhi Railway Station vers 11h pour acheter des billets de train ND - Haldwani. En effet, il existe un bureau spécial à NDRS pour les touristes et des billets sont délivrés sur des quotas spécifiques. Nous savons qu'un train part à 16:00 mais la réservation en France sur le site internet est rendue impossible du fait qu'il faut donner un n° de téléphone indien! En arrivant, on nous dit que le bureau a été déplacé sur Connaught Square et nous le croyons bêtement. Il faut dire que nous essuyons la fatigue d'une nuit blanche. En réalité nous sommes emmenés dans une agence de tourisme. L'heure perdue nous empêchera de réserver nos places car le délai minimum est de 4 heures avant le départ du train. Il est bon par ailleurs de prévoir une attente d'au moins une heure car la file d'attente est longue. Nous changeons des euros dans Main Bazar Street afin de ne pas être coincé dans les villages de montagne où nos monnaies occidentales doivent faire l'effet de billets de Monopoly.
Sauf si cela est vraiment nécessaire, il ne faut jamais changer à l'aéroport car le change vous fera perdre 6% de la valeur.
Nous filons à Old Delhi Railway Station en pensant prendre un bus de nuit (Ghaziabad) si nous n'arrivons pas à réserver directement nos places sur place. Là, nous achetons nos billets pour 136Rs/billet soit moins de 2€ pour 7 heures de train. Il y a un McDo à ODRS. Ce n'est pas que j'aime ce type de restau habituellement mais nous sommes trop heureux d'éviter la nourriture très épicée à laquelle il sera bien temps de s'y habituer par la suite.
Le train part à l'heure et nous sommes montés dans une voiture au hasard. Les contrôleurs sont bienveillants et nous laissent nous asseoir à des places numérotées auxquelles nous n'avions pas droit. Mais comment savoir où aller quand rien n'est indiqué? Heureusement, pour une fois le train n'est pas bondé. Nous devons quand même laisser 6 fois nos places
à des voyageurs en règle.
La nuit est tombée depuis longtemps sur la campagne chaude et humide. J'ai acheté un coca frais que nous mélangeons discrètement au Ballantine acheté au duty free pour arroser notre pique nique dînatoire.
Nous ne sentons plus la fatigue du voyage. Nous sentons seulement que notre nouvelle aventure commence bien... Nous arrivons à Haldwani à 22:30 comme prévu.
Nous sommes à la frontière de la plaine et des premières collines, contrefort des Himalaya. C'est probablement pourquoi la ligne de chemin de fer ne va pas plus loin.
Le taxi nous conduit en quelques minutes à la gare des bus et des jeeps. Malgré l'heure tardive, nous sommes tout de suite abordés par des rabatteurs.
L'un d'eux nous conduit vers le chauffeur d'une jeep qui part juste pour Munsyari. Des clients attendent déjà. Ils sont heureux de voir de nouveaux passagers car ils ne partiront que lorsque la voiture sera pleine. Nous ne tardons pas et nous nous engageons dans les premiers lacets sans voir grand chose.
Serrés à quatre sur une des 2 banquettes arrière il nous sera impossible de dormir lors de cette seconde nuit du voyage.
le 7 octobre:Nous sommes toujours en forme et de bonne humeur lorsque le soleil se lève et rosit la campagne tropicale que nous traversons. Nous nous sommes arrêtés plusieurs pour prendre un tchai réconfortant dans une échoppe au bord de la route. Nous somnolons lorsque la jeep s'arrête vers 8:30. Sommes nous déjà à Munsyari?
Le chauffeur nous détrompe. Nous sommes à Thal à 70km de Munsyari. Pourtant, il n'ira pas plus loin. Il nous invite à monter dans une nouvelle jeep dont le chauffeur nous dit qu'elle part à 10h pour notre destination finale. Il nous fait payer sa part, 650Rs sur les 900 qu'il demandait au départ. A 10:00 aucun nouveau client ne s'est présenté.
Je sens mal la situation. Nous avons vraiment besoin de nous poser. Je négocie avec lui le prix d'un départ immédiat. 1200Rs. Quel luxe! Nous voilà repartis, chacun couché sur sa banquette.
Nous ne tardons pas à nous endormir, non sans mauvaise conscience en voyant les trois passagers entassés à côté du chauffeur...


L'air devient plus frais et nous voyons apparaître les premiers pics enneigés. Nous arrivons vers 13:00. Nous cherchons un hôtel en arpentant le gros village qu’est Munsyari. C’est pourtant à côté de la gare que nous trouverons le meilleur (350Rs) le Pandet Lodge avec une vue splendide sur le massif du Panchachuli de la grande baie vitrée de la chambre.


Le patron nous apprend qu’il n’y a plus de demande de permis à effectuer à la gendarmerie. Une simple déclaration doit être faite. Nous l’effectuons à la caserne qui se situe à peu de centaines de mètres de l’hôtel après un déjeuner d’omelette de riz de coca et de thé en 5 minutes. Nous sommes pourtant un dimanche !Le 8 octobre : 1er jour altitude de départ 2157 m, altitude à l’arrivée 1634m
Le soleil se lève vers 6 :30 sur les massifs vierges de nuages. Une légère brume couvre les vallées et marque les premiers rayons du soleil.
Nous avons préparé un paquetage d’affaires inutiles pour le trek que nous laisserons à l’hôtel pour ne pas alourdir inutilement nos sacs à dos.
Après un petit déjeuner copieux nous partons à 8:00. Nous en profitons pour acheter une lampe de poche (80rs) car j’ai cassé la mienne pendant le voyage.
Nous avons décidé de partir à pied de Munsyari car il n’y a que 4.5km jusqu’à l’entrée du chemin. Une petite marche supplémentaire
pour éviter la recherche d’un transport et des attentes non maîtrisées… Les points sont scrupuleusement consignés dans le GPS
et nous suivons notre itinéraire sans difficulté. Le chemin en descente croise souvent la route bitumée en lacet.
Une femme nous arrête en nous disant que le chemin de Milam n’est pas dans la direction que nous prenons et qu’il est en surplomb.
Nous ne la croyons pas car le GPS est formel dans ses indications. Ce doit être une conspiration pour nous faire prendre un guide!


Vers 13:00, je pars explorer les pentes en hauteurs car le chemin s’est réduit et ne se distingue que par intermittence. Nous sommes inquiets. Je ne trouve rien et je reviens fatigué. Après un pique nique rapide, je tombe, emporté par le poids du sac auquel je ne suis pas encore habitué. Je m’en sors avec un œil au beurre noir qui ne me quittera pas du voyage. Le poignet gauche est aussi un peu douloureux mais rien n’est cassé. Nous continuons jusqu’à nous heurter à un énorme cône d’éboulis sous lequel disparaît le chemin. Les blocs de pierres sont instables et trouvent leur source à des centaines de mètres au dessus de nous. Nous choisissons d’explorer la zone sans le sac car nous nous voyons mal rebrousser chemin. Rien n’indique un chemin en surplomb. La journée serait pratiquement perdue. La progression, même sans le sac, est mal aisée. J’ai laissé Sylvie et je me retrouve face à une paroi verticale de la montagne dans laquelle je retrouve le chemin creusé en galerie. De l’autre côté, un nouveau cône d’éboulis nous attend.


A mon retour nous décidons cependant de tenter notre chance. L’avance est lente et précautionneuse. Chaque pierre peut être un piège. Nous retrouvons le chemin vers 16h à deux km de Lilam, bordé de quelques maisons habitées. Ce hameau est devenu un cul de sac et les habitants nous regardent, étonnés et compatissants. Les montées sont de plus en plus raides mais nous sommes rassurés. Nous n’arrivons qu’à 17:30, épuisés et incapables même de pénétrer dans le village, nous nous installons dans la première auberge qui borde le chemin. L’eau coule à profusion du rocher et nos toilettes à l’eau glacée nous procurent un bien être réparateur. A noter que Sylvie sera victime d’une sangsue gourmande.
Notre mésaventure est une sérieuse mise en garde : la préparation à distance, aussi précise soit elle ne peut pas remplacer la recherche d’informations locales avant de partir.
Le propriétaire de l’auberge nous fait un bon diner de chapatis omelette et tchai arrosé d’un peu d’alcool local. Nous nous couchons vers 19h. Nous calerons nos rythmes de vie dorénavant sur le lever et le coucher du soleil car il n’y a pas grand-chose à faire dans le noir et il faut profiter des premières heures du jour, toujours plus limpides. L’usage de sacs et tapis de couchage est pratiquement indispensable car le lit est un ensemble de planches. Nous dormons profondément.Le 9 octobre 2ème jour altitude à l’arrivée 2322m

Après pratiquement 13 heures de sommeil, nos corps n’ont pas oublié les efforts insensés de la veille. Lorsque nous voulons nous lever, nos jambes refusent tout effort et nous titubons pendant plusieurs minutes avant de pouvoir nous déplacer et sortir de notre gourbi de chambre. Il faudra 2 jours encore à nos corps avant qu’ils ne s’habituent aux exigences du trek. Il est 8 :00. Le ciel est bleu, parsemé de nuages. Nous ne partons que vers 10 :00 après un petit déjeuner (tchai, omelette et chapatis) . Nous doublons le village de Milam assez rapidement. Si le GPS nous indique une petite promenade de 12 km, la vraie vie nous apprendra que le double environ doit être réellement effectué, dans des conditions difficiles. En effet, les éboulements fréquents dus au grand encaissement de la vallée continuent de détruire de grandes portions du chemin. Ils sont le plus souvent déviés par des montées et descentes brutales et grossières passant sur les parties encore stable de la montagne.


La notion de kilomètre d’oiseau voit ainsi le jour. Et nous voudrions être des oiseaux pour éviter les ascensions inutiles nécessitant parfois l’usage de nos mains pour nous hisser ! Le départ tardif et les déviations nous empêchent d’arriver avant la nuit à Boudiyar. La pluie menace et nous nous arrêtons en surplomb de la Gori Ganga dans un lieu un peu abrité du vent qui s’est levé et nous refroidit. Les premières gouttes font leur apparition quand nous avons fini de monter la tente dans une cavité de la paroi. J’ai juste le temps de descendre chercher 2 litres d’eau dans le torrent, nécessaires au repas et à un semblant de toilette.


Le bois n’a pas manqué pour le feu. La pluie a redoublé pendant le repas (semoule de saucisson et sucreries). Nous nous apercevons en nous couchant que les coutures de la tente ne sont plus étanches. L’eau perle à l’intérieur et le pantalon de Sylvie s’est transformé en serpillère. Les sacs et les chaussures sont protégés par leurs bâches à l’extérieur. La pluie, heureusement s’arrête vers 22h. Les boules Quies viennent à bout du grondement du torrent, du tonnerre et du clapotis de la pluie sur la tente.Le 10 octobre 3ème jour, altitude à l’arrivée : 2450mOn se lève à 8 :00. Le ciel s’est lavé de tous ses nuages pendant la nuit. Ce sera une journée de repos car nous sommes proches de Boudiyar. Nous prenons le temps de sécher les affaires au soleil et profiter du paysage.

Nous arrivons au village après une heure de marche. Nous allons directement à la caserne positionnée à son entrée. Nous sommes bien accueillis car on nous offre des sièges et de l’eau. La procédure semble peu mise en œuvre ou très récente car les militaires sont hésitants. Il faut dire aussi qu’il y a si peu d’étrangers sur le chemin : je relève sur le registre un passage par jour sur les dernières semaines. Nous sommes loin en tous cas des enregistrements obligatoires avec photocopie de passeports et confiscation annoncée des appareils photos (j’avais pris un appareil photo supplémentaire pour le cas où…)
Il faudra enquêter pour savoir si les assouplissements réglementant le trekking touchent aussi le Sikkim car cette région nous est fermée aux dernières nouvelles (obligation de passer par une agence officielle, guide obligatoire donc nombreux porteurs etc.)
Il n’y a qu’un hôtel ouvert à Boudiyar, rustique et cher (285Rs) mais le responsable du restau est très sympa. Nous passons l’après midi à nous dorer au soleil sur la pelouse. Nous faisons notre première lessive à l’eau du torrent.


La soirée est exquise avec les muletiers qui tentent de nous souler à l’alcool local. Je vide le fond de leur jerrican crasseux en fumant un divin bidi : il n’y aura pas de cuite mais une sacrée migraine dans la nuit ! (mon cœur bat très lentement bizarrement à 50 - 60)
Le 11 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivée : 3128mLe réveil nous sort du lit à 6 :30. Cela fait bien longtemps que le trafic bruyant des muletiers a commencé sur le chemin séparant l’hôtel du restau.
Nous laissons 4 kg de bagages à l’utilité limitée dont 500g de semoule et les livres. Nous espérons ainsi être un peu plus à l’aise dans les prochaines montées. Le gardien nous demande 300rs que nous négocions à 100Rs. Nous avons encore 5 jours d’autonomie, ce qui est plus que suffisant.
IL est impératif pour gagner du poids d’être plus précis dans la confection des menus pour nos prochaines expéditions.
Les muletiers nous proposent par l’intermédiaire du responsable du restau de prendre nos sacs pour les laisser à Rilkot pour 300Rs. Nous refusons. Nous verrons bien jusqu’où nous pouvons aller par nos propres moyens ! Il fait très beau temps et nous marchons beaucoup mieux. Nous ouvrons religieusement le jambon de Bayonne et le comté pour le déjeuner dans une auberge où nous commandons du tchai. Ils seront dégustés avec les 5 chapatis emportés de Boudiyar.

Nous passons par des gorges extraordinaires laissant place à un emplacement idéal pour camper (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E). Nous nous y arrêterons pour la nuit au retour si cela est possible.


L’environnement a changé, passant des de la végétation tropicale aux conifères et aux pâturages lorsque nous arrivons à Railkot vers 16h.

Railkot est abandonnée de la plupart de ses habitants, définitivement ou pour la période hivernale. Deux familles sur trois sont déjà descendues. Nous avons la chance de trouver une maison pour nous nourrir (riz dal légumes) et nous héberger dans le grenier avec un vieil indien et quelques grosses souris qui s’en prennent à nos sacs à dos. Coucher à 19h 19:30.
Le 12 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivé : 3416m 

Nous nous réveillons naturellement à 5 :30. Nous sommes maintenant bien en phase avec le soleil. On ne veut pas trop nous servir de chapatis pour le petit déjeuner. Ce sera donc du Maggi. Il faut être adaptatifs ! On part à 7 :15 sans avoir pu faire un brin de toilette : il n’y a pas d’eau. Nous croisons une des nombreuses familles qui vont s���établir dans la basse vallée pendant l’hiver. Qui restera-t-il quand nous arriverons en haut ?


Le chemin est devenu excellent car la vallée s’élargie mais le ciel nous inquiète. Les nuages s’amoncèlent rapidement sur les massifs au nord. Nous croisons même un bulldozer ! C’est surprenant et il faut croire que les autorités locales veulent transformer la piste muletière en route carrossable ?


Le soleil ne suffit plus à nous réchauffer lorsque nous sommes à l’arrêt. Au niveau de Burphu vers 10 :30 nous déjeunons dans une petite auberge sympathique. C’est notre dernier point civilisé car nous allons nous séparer de la route principale passant sur la rive gauche de la Gori Ganga en restant sur sa rive droite pour rejoindre la vallée du glacier de Pachhu.


En partant, l’aubergiste nous poursuit car il a peur que nous nous soyons trompés !


On se perd un peu dans les champs mais nous arrivons à Ganghar face à Pachhu vers 15h après avoir traversé deux villages abandonnés aux maisons murées. Le mauvais temps sévit dans la basse vallée et le vent glacé nous transperce. Le village est totalement abandonné de ses habitants comme nous l‘avions prévu. Nous nous installons dans ce qui peut être qualifié de place centrale (30°24'2.38"N - 80° 9'15.00"E). L’eau coule d’un robinet dans une petite fontaine. C’est bien pratique.

Nous cherchons du bois pour le feu et nous installons le foyer dans un petit bâtiment de pierre pour nous abriter du vent. Le bois ne manque pas. Les charpentes écroulées nous fournissent des branches de bouleau bien sèches.


Nous partons ensuite en exploration pour trouver l’entrée du chemin qui doit nous conduire demain au camp de base du Nanda Devi. Nous le trouvons sans difficulté derrière un petit temple. C’est un soulagement car nous n’en avions trouvé aucun signe sur la photo satellite de Google Earth. Il neigeote quand nous allumons le feu vers 16h. Nous préparons un thé pour nous réchauffer.

La nuit sera froide et longue à n’en plus finir. Les deux sacs de couchages ont été liés ensemble. Mais le froid nous réveille régulièrement.Le 13 octobre 5ème jour, altitude à l’arrivée :3954m
Le soleil se lève vers 5 :30. Les parois de la tente sont tapissées d’une bonne couche de glace provenant de nos respirations.
Il en tombe de fines particules que nous sentons sur nos visages. Le ciel est complètement dégagé et nous pouvons maintenant apercevoir un dôme du Nanda Devi se dressant comme une invitation.
Je gratte la glace pour éviter qu’elle ne fonde bientôt avec la chaleur du soleil. Nous rallumons le feu pour le petit déjeuner (muesli et capuccino à gogo)


Nous ne partons qu’à 8 :25 car le rangement du paquetage a pris du temps. Le chemin de la rive droite que nous pouvions aussi théoriquement emprunter est plus direct mais nous semble plus dangereux à distance en passant dans des éboulis instables. Les montées de notre chemin sont fort raides mais bien marquées. Nous ne regrettons pas notre choix.


La neige apparaît sur le sentier. Les traces très précises d’un plantigrade y sont inscrites. Elles sont aussi larges que mon empreinte de chaussure et deux fois moins longues. Sylvie a peur et veut déjà redescendre. Nous avons un sentiment de fort isolement ici. Dans la bibliographie de la région, je n’ai retenu que la présence de léopards des neiges, peu visibles et en voie de disparition. Il semble que ce soit un bipède. Il ne devrait pas s’agir d’un ours car on ne voit pas de trace de griffes. Il s’agirait donc d’un enfant yéti ? Sylvie n’est pas plus rassurée mais nous continuons .


Pendant ce temps, les nuages s’agglutinent sur le massif du Nanda Devi. Nous arrivons à 12 :15 sur le plateau qui domine le glacier du Nanda Devi.

A sa limite, une traînée d’avalanche a creusé de profonds sillons difficilement franchissables avec nos sacs à dos. Nous décidons de ne pas aller plus loin. Nous sommes à 1 km d’oiseau du camp de base.



Nous installons la tente dans les derniers bosquets de rhododendron (30°23'28.78"N- 80° 7'1.81"E). Ce doit être magnifique au printemps. Le bois mort est abondant et nous n’avons pas de difficulté à en amasser suffisamment pour nous protéger du froid et pour la cuisine. Nous récupérons la neige à la cuillère pour la faire fondre car il n’y a pas de sources à cet endroit. La nuit sera difficile avec un équipement trop peu adapté au froid. J’ai 6 couches de vêtements superposées. Nous tentons de nous protéger avec les couvertures de survie mais rien n’y fait, nous frissonnerons toute la nuit !Le 14 octobre 6ème jour altitude à l’arrivée : 3186mLe réveil vers 5:30 nous récompense de nos efforts : le Nanda Devi se découvre à nous dans un ciel pur au jour naissant. Il surgit d’abord par nuances de gris et de bleus foncés Puis ses dômes se dorent aux premiers rayons du soleil. Enfin les masses resplendissent dans des contrastes de blancs, ors, bleus et noirs. Nous restons médusés devant ce spectacle tant attendu. Le petit déjeuner attendra ! Nous sommes récompensés au centuple des efforts des jours et des nuits précédentes.




Nous partons à 9h vers Ganghar. Nous avons décidé de ne pas continuer vers Pachhu puis le glacier de Milam car nous estimons avoir trop souffert du froid. Nous avons rempli pleinement notre objectif en campant au pied du Nanda devi. Nous aspirons à un minimum de confort pour nous remettre de l’épreuve. Nous ratons une étape d’aventure sur des pistes peut être effacées, la traversée du glacier peut-être impossible et de nouveaux spectacles certainement incomparables. C’est certainement ce que l’on appelle la sagesse. La révision de notre agenda nous permet une journée de repos à Almora.
L’équipement est essentiel pour avancer correctement à haute altitude. Nous le réviserons sans concession avant le prochain trek, probablement pour le camp de base du Makalu. Il faudra résoudre le paradoxe opposant le poids à la qualité.
La vue est beaucoup plus dégagée que la veille et le Nanda Devis nous accompagne longtemps dans la descente.


L’arrivée vers 11 :25 nous permet de nous laver sur le site de l’ancien campement et de déjeuner tranquillement. Il nous reste toujours les précieux jambon de Bayonne, Comté et chocolat noir Aldi. Nous manquons un peu de pain. C’est une impression bizarre de se retrouver seuls au cœur de ce village abandonné, d’en être pour quelques heures les seuls habitants.
Nous choisissons la voie basse plutôt que la voie haute où nous nous étions un peu égarés à l’aller. Le chemin est clairement barré de quelques pierres qui nous indiquent une voie sans issue.
Nous espérons pouvoir surmonter les difficultés car nous sommes plus légers que les convois de mulets. Tout va bien jusqu’au moment où la piste disparaît dans le vide.
Nous décidons, malgré tout, de passer en défaisant nos sacs et en nous collant à la paroi. L’exercice est relativement périlleux : Sylvie s’engage mal à un certain moment et peine à faire machine arrière.



La corde est un élément très utile dans ce trek ! Nous arrivons à Burphu qui nous semble ville morte. Un camion s’est bizarrement écrasé dans le ravin alors qu’il ne semble pas y avoir de route… Les militaires ont bien l’intention d’en faire une mais pour aller où ? Il n’y a plus rien de stratégique dans la région, à moins de rouvrir la frontière avec le Tibet et la Chine colonisatrice, ennemie irréductible, semble-t-il, des indiens.




Mais nous sommes vite pris en main par un des rares habitants qui nous conduit dans sa maison et son échoppe. Il nous propose une chambre très propre à 100Rs dans sa maison traditionnelle. Lila, son épouse est une fine cuisinière et tous les deux sont vraiment très accueillants. Ils compteront sur nous pour leur faire de la publicité, ce que nous ne manqueront pas de faire !
(leurs coordonnées : 30°22'2.29"N - 80°11'1.72"E ) Attention : comme dans de nombreuses guesthouses, il n’y a pas de blanquette, il est important de voyager avec un bon sac de couchage même sans l’intention de camper.
Ils descendent à Munsyari pour les 6 mois d’hiver, le 10 novembre. Ils remonteront à Burphu en avril. C’est donc dans le courant de ce mois que l’on peut organiser un trek, bien avant les premières pluies de mousson. C’est bon à savoir !
Le 15 octobre 7ème jour, altitude à l’arrivée : 2653m


Nous partons à 8 :15 après un petit déjeuner de roti (chapatis beurré) bien arrosés de tchai. Lila nous a préparé 4 chapattis pour le déjeuner sans qu’on lui demande. Nous rejoignons le torrent à l’extérieur du village pour faire notre toilette car l’eau est apportée par jerricans dans les maisons. La route redevient plus difficile à cause des montées et descentes intempestives contournant les fréquents éboulements par les hauteurs dans la vallée à nouveau très encaissée. En fait le chemin devient de plus en plus long et difficile avec le temps. Le chemin commercial multimillénaire de Milam se dégrade au fil du temps. Si la route militaire se construit, il n’y aura plus de problème mais la raison d’être du trek disparaîtra en même temps !




Nous déjeunons en finissant le jambon et le comté.

Le temps reste beau jusque 15 – 16h puis quelques gouttes de pluie annoncent le mauvais temps. La fatigue se fait bien sentir quand nous arrivons au Lieu Merveilleux. Sylvie veut continuer en arguant qu’elle se rappelle un gourbi à peu de distance. Je la suis à contre cœur. Nous y arrivons effectivement rapidement mais je ne trouve pas le lieu très agréable : il y a des rats, de nombreuses bouteilles d’alcool vides et une grosse hache posée par terre. Nous déposons nos sacs et Sylvie commence à installer les matelas sur les planches disjointes. J’arrive avec difficulté à la convaincre qu’il faut retourner à l’emplacement de rêve repéré à l’aller pour notre dernière nuit sous la tente. (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E) Mais la nuit tombe vite et nous plantons la tente dans la pénombre. Je trouve du bois en abondance charrié par la Gori Ganga. Je construis le foyer dans un recoin pour ne pas être trop visibles car nous sommes fort à découvert et la hache m’a impressionné.

Il fait bien 10°c de plus qu’à Burphu ici. Si nous n’avons pas vraiment chaud, la chaleur du feu nous pénètre suffisamment pour un diner confortable. Nous nous couchons à 19 :30, écrasés et fascinés par la verticalité du lieu.Le 16 octobre 8ème jour, altitude à l’arrivée : 2450m

Je me réveille avec le lever du jour mais j’attends longtemps dans mon duvet en espérant l’arrivée du soleil car il souffle un vent froid dehors. Il semble qu’il ne parviendra jamais au lieu du campement. Je sors pour allumer le feu et préparer le petit déjeuner. Je vais chercher l’eau dans la Gori Ganga.

J’y fais ma toilette. L’eau est vraiment glacée. Heureusement le soleil est de la partie et je me sèche avec volupté sur le sable fin déjà chaud.
Nous profitons du spectacle extraordinaire de ces montagnes gigantesques léchées par le soleil, de ces couloirs creusés par la main de l’homme en des temps immémoriaux.
Tout semble en même temps gigantesque et domestiqué ici. Nous trouvons ça et là des framboises délicieuses qui nous apportent les vitamines dont nous manquions depuis plusieurs jours.
Nous ne partons que vers 10:40 notre record. Nous sommes proches de Boudiyar où nous nous arrêterons pour la prochaine nuit.
Nous marchons d’un pas plus léger et nous sautons de pierre en pierre plutôt que de buter dessus.
Est-ce l’habitude prise des chemins chaotiques ou le poids des sacs déchargés au fur et à mesure des leurs réserves de nourriture ?

Nous parvenons à Boudiyar en parcourant 3 km en une heure (TGV= Trekkeur Grande Vitesse). Quelques gouttes d’une pluie naissante commencent à tomber quand nous retrouvons notre restau préféré. Nous retrouvons aussi notre sac. Nous laisserons une bonne part de la nourriture sur place car il est inutile de redescendre ces provisions à Munsyari et plus encore en France ! Sylvie invente le Rumikub de poche le plus petit du monde en découpant des carrés de papiers de son carnet. Nous passerons de très bonnes fins d’après midi avec ce jeu !



Nous rejoignons la cuisine rapidement après deux parties de Rumi pour nous réchauffer au coin de feu. Nous ne sommes pas les premiers. Nous passons une très bonne soirée avec les muletiers devant un repas de riz, de légumes (sibzi sûrement du turc sebze !) et de dal arrosé d’alcool local bu avec relative parcimonie pour éviter le mal de crâne. L’ambiance est feutrée. Nous sommes bercés par les douces et joyeuses conversations dont nous ne comprenons pas un mot. Quand je me lève, je titube et, cette fois, les marches forcées de notre périple n’y sont pour rien.Le 17 octobre 9ème jour, altitude à l’arrivée : 1699m
Le réveil sonne à 6 :00 mais cela fait bien une demi heure que les muletiers nous ont réveillés en commandant bruyamment leurs bêtes. Nous partons vers 8h sous un ciel parfaitement bleu mais il faudra attendre longtemps avant d’être réchauffés par les premiers rayons du soleil.


Sylvie tombe à la troisième heure de marche. Fatiguée, elle n’a pas vu qu’il n’y a que le vide bordant le chemin, surplombant le sol de plus d’un mètre. Elle tombe dans la terre meuble et se fait plus peur que mal. Elle aurait pu se tuer. C’est la seconde chute du trek.

Nous voyons peu de temps après de beaux singes gris blanc accrochés à la paroi montagneuse. Ce n’est pas un mirage, nous avons bien rejoins la zone tropicale.
Nous décidons de nous arrêter déjeuner en leur compagnie, à proximité d’une auberge où un garçon, peu aimable, nous sert du tchai en maugréant.
Nous croisons les seconds touristes du voyage, trois femmes anglo-saxonnes accompagnées de leur guide. Nous verrons leurs porteurs suivre avec une lourde caravane de mulets.
Nous avions aussi rencontré à l’aller un couple voyageant à notre manière à hauteur de Martoli.

Nous sommes bien loin de la vallée du Kumbu et ses embouteillages de trekkeurs ! Nous arrivons vers 15 :30 à Milam où le guesthouse gouvernemental est déjà fermé pour l’hiver. Un habitant nous récupère pour nous proposer une belle chambre (285Rs) et le couvert. Nous dormons bien mais nous sommes réveillés par des coups répétés et inquiétants dans la porte. Pas de voix. Ai-je rêvé ? j’imagine un brigand tentant de rentrer dans notre chambre. Puis des bruits de pas se propagent sur le toit. Il s’agit sûrement d’un singe ou d’un (très) gros rongeur. Sylvie, courageuse, envoie finalement un furieux coup de bâton dans le plafond. L’individu se sauve sans demander son reste.Le 18 octobre 10ème jour, altitude à l’arrivée : 2157mLe petit déjeuner se compose de pommes de terre délicieuses un peu frites, des chapattis et du tchai national. Il nous en coûte 250Rs pour le diner et le petit déjeuner.


La dernière partie de notre marche se compose comme d’habitude de montées et descentes abruptes qui font pester Sylvie. Nous interrogeons les personnes que nous croisons à proximité du pont à partir duquel nous pensons que démarre la déviation allant vers Darkot. Tous nous indiquent un chemin étroit, infranchissable par les mulets. Il faut pour nous hisser à certains endroits défaire les sacs et user de nos mains. Nous ne comprendrons jamais où commence et finit officiellement le chemin de Milam ! Nous nous faisons doubler par un groupe d’hommes. Ceux-ci semblent nous attendre sur un surplomb. Nous imaginons qu’il va falloir toute la journée pour rejoindre Munsyari car nous ne voyons pas le bout de ce chemin escarpé. Nous ne nous dirigeons pas vers Darkot selon le GPS qui ne sait pas se tromper. Le groupe ne nous attend pas. Il attend un véhicule. Nous débouchons sur une piste grossière. Nous pensons que nous sommes peut-être arrivés à un endroit où passent des jeeps. Une vieille dame avec sa fille semblent attendre également. Nous nous asseyons peu de temps avant de voir arriver une jeep chargée de colis nombreux et d’une chaise à porteur en fer forgé sur la galerie de toit.




Les hommes la descendent ainsi que les colis. Parmi eux, je vois des bouteilles de whisky. Les soirées sont longues en hiver. Nous imaginons que la chaise à porteur va servir à descendre la vieille femme. Cela nous arrangerait bien car tout le monde ne pourrait pas monter ! Les hommes semblent rejeter l’option de la chaise à porteur pour se mettre à lier des morceaux de bambou. La grand-mère descendra sur des bambous ! Nous attendons sagement. Le chauffeur nous fait comprendre qu’il va nous emmener à Munsyari. Nous chargeons les sacs sur la galerie après que la chaise à porteur y a été réinstallée. Les hommes descendent un dernier colis très lourd qu’ils installent avec difficulté sur les bambous. Il s’agit d’un « mantar ». Nous comprenons que c’est une pierre votive qu’ils vont descendre dans la vallée. La grand-mère n’aura que ses deux pieds pour les suivre ! Nous n’avons pas le temps malheureusement de voir notre équipage partir car le chauffeur a d’autres courses en perspective. Ici s’achève pour nous le trek de la vallée de Milam. Nous écumons la campagne pour prendre des voyageurs avant de rejoindre Munsyari.

Munsyari paraît bien bruyante après le calme de la montagne. Après un déjeuner à notre hôtel Pandey Lodge, nous recherchons les moyens de rejoindre le lendemain Almora, petite ville de villégiature renommée dans les collines en contreforts des Himalaya. Le fils du patron nous trouvera une jeep (350Rs*2) dans la soirée. L’hôtel n’est pas chauffé et nous prenons notre diner dans le froid, en condamnant la porte d’entrée pour qu’elle ne s’ouvre pas avec les courants d’air glacés provoqués par le vent. Le Chicken curry nous réchauffe.Le 19 octobreLe réveil sonne à 5 :30. Nos sacs sont déjà prêts. Nous prenons notre petit déjeuner à 5 :50, se résumant du fait de l’heure matinale à des toasts et du tchai. Le taxi nous prend vers 6:20. Nous voyageons avec un jeune couple d’indiens en vacances. Ils sont éditeurs à Bombay et ont abandonné leur travail pour visiter l’Inde tant qu’ils ont des ressources. Voilà la classe moyenne émergeante indienne.

Il n’y a pas grand monde sur la route et le chauffeur doit s’arrêter à mi chemin pour nous transvaser sur un autre taxi. Cela devient une habitude ! Nous avons le temps et nous goûtons pleinement au repos imposé par le trajet dans des décors magnifiques, de plus en plus bucoliques. Tout est calme et charmant après les immensités minérales du Nanda Devi. Il nous suit toujours, majestueux, dans notre descente. Nous arrivons vers 15h à Almora. La jeep nous dépose car elle continue plus loin, probablement vers Haldwani. Nous payons les 700Rs convenus avec le premier chauffeur.
Nous partons vers la ville haute comme on nous a conseillé pour trouver un hôtel. Nous en trouvons un très sympa dans le Lala Bazar (Hôtel Ban Sal 500Rs 29°35'56.36"N - 79°39'34.80"E). Dans le quartier les mondes de l’ islamisme et et de l’hindouisme se cotoient. Le mariage est plus de raison que d’amour apparemment : quand je salue dans sa mosquée un imam en joignant mes mains sur la poitrine comme il est d’usage en Inde, Il me reprend sur un ton très sec. Nous domestiquons la ville en trouvant un débit de boissons. Il est bien caché dans une rue parallèle. Seuls les hommes se promènent dans ces endroits et le patron de l’hôtel m’a demandé de m’y rendre seul. C’est mal connaître Sylvie ! (375ml d’un McDowell indien à 220Rs, très agréable, un peu plus sucré que le whisky écossais)Le 20 octobreNous faisons rapidement une dernière lessive que nous accrocherons sur la terrasse. Nous nous dirigeons avec le GPS vers le Nanda Devi caché par la colline qui surplombe la ville. Nous aimerions le saluer avant de rejoindre la morne plaine. Nous empruntons des routes qui nous conduisent directement dans un parc où il se découvre dans son massif au travers de la pinède. Il nous faut franchir une clôture de fils barbelés entourant un terrain militaire pour nous élever suffisamment. (29°37'13.85"N - 79°40'39.80"E). Sur ce promontoire, la vue est superbe. C’est un hommage comme il se doit à cette montagne qui nous a fait tant souffrir et rêver.


Après un déjeuner de momos, nous nous rendons à la gare, heureusement proche de l’hôtel. Un bus part pour Delhi tous les jours à 7:00. Nous sommes heureux de pouvoir faire le trajet d’un coup.



Nous visitons cette ville très agréable et colorée où les singes ont pris leurs quartiers. On achète deux tenues indiennes pour Sylvie, une tablette à chapattis (90Rs) pour les repas exotique de Thimécourt ainsi qu’une paire de baskets pas chère (200Rs) mais les deux pieds sont identiques !Le 21 octobreLe réveil sonne à 5 :30 et le patron nous apporte le petit déjeuner dans notre chambre à 5 :50. Quelle amabilité ! Quand nous arrivons au bus stand à 6 :20 le bus n’est pas encore arrivé. En voilà un qui arrive à 6 :30 et je demande au chauffeur s’il va à Delhi. Il me regarde comme ci j’étais un martien et m’indique l’écriteau en hindi « Evidemment qu’il va à Dehli ! » Le trajet (331Rs*2) est très long, surtout sur la première partie du trajet. Le reste de la route indiqué par le GPS sont aussi des km d’oiseau mais cette fois non pas à cause des nombreuses déviations et lacets mais à cause des embouteillages. Le bus cotoie les voitures à bras aussi bien que les ânes et les piétons. Nous mettrons juste 12 heures pour parcourir 330km jusqu’à la gare de Ghaziabad. Le train ne va pas beaucoup plus vite mais c’est une bien meilleure façon de voyager tant qu’il n’est pas bondé. Le métro nous permettrait de nous rendre à Pahar Ganj mais nous lui préférons un ricksaw (200Rs) pour prendre un peu l’air. Un rabatteur nous amène dans un hôtel convenable à 600Rs. Nous retrouvons les kingfisher et les frites dans les bars de Main Bazar. La civilisation a du bon.
Dans Main Bazar, rentrer dans le premier bar à partir de NDRS sur la gauche plutôt que dans le second un peu plus loin sur la droite. Le personnel y est plus sympa, la nourriture meilleure et la bière moins chère !Le 22 octobre

Cette fois, nous sommes réveillés vers 5h par des incantations et des tintements de cloches émanant d’un temple hindouiste voisin. Les religions sont un vrai bonheur dans l’expression de leurs rites ! L’hindouisme bat l’islamisme par leurs durées ! Nous cherchons vers 8h un restau pour prendre le petit déjeuner. C’est peine perdue. Le quartier dort encore, comme s’il avait la gueule de bois. Nous sommes moins des montagnes où la vie commence avec et même avant le lever du soleil. Nous nous rabattons dans une petite gargote à deux pas de l’hôtel. Le patron est très accueillant. Il travaille avec son père et avec son fils. 4 toasts beurrés pour 20Rs et tchai à 7Rs.

Sylvie ne veut plus retourner à la Cuma camii car elle a reçu une pierre la dernière fois. On l’oblige aussi à s’accoutrer dans une sorte de djellabah étouffante en tissu synthétique. Mais la mosquée du vendredi est la plus belle du monde avec ses marbres blancs et ses grés rouges. La luminosité est aussi bien meilleure en cette fin de mois d’octobre. Je propose cependant à Sylvie de nous organiser une autre visite pour remplir notre dernière journée en Inde. Un musée ? Un autre monument ? Elle ne trouve pas et nous voici repartis pour ce sanctuaire au ticket d’entrée prohibitif (300Rs aujourd’hui, 100Rs il y a encore un an. Mais quand on aime on ne compte pas). Pour finir et habillée en indienne, on la laissera passer sans déguisement ! Nous allons ensuite faire des emplettes : une bague en argent avec une belle améthyste pour Sylvie, un jean et un tea shirt pour moi. Nous retrouvons mon vendeur de patchouli à qui nous commandons le plus gros flacon possible (400Rs) Nous prenons un butter chicken extraordinaire au diner (premier bar) arrosé à la bière.


Lonely Planet affirme que ce trek est difficile. Lorsqu'on étudie les cartes et la topographie, on peut s'en étonner: les dénivelés moyens sont peu importants ainsi que l'altitude maximum (4000m environ). En effet, beaucoup de ballades en montagne nous amènent à des altitudes supérieures à 5000m. Comme nous le verrons, LP ne se trompe pourtant pas. Ce trek de six jours au minimum et auquel nous avons consacré le double de temps devient parfois un véritable enfer: pistes effondrées et déviées, roches en équilibre instable et tapis de pierres disjointes auxquelles on essaie de préférer les bas côtés, lorsqu’il y en a, pour éviter de se tordre les chevilles...

Notre objectif: Il est d'approcher au plus près ce monstre qu'est le Nanda Devi, montagne sacrée de 7811 m en rejoignant un de ses camps de base à l'est de son sommet. Un objectif annexe est de traverser le glacier de Milam par sa rive gauche avant de retourner dans la basse vallée.
Contexte: Voyager léger pour être flexible est notre devise pour ce type de voyage. Eviter le poids de bagages excessifs tout en assurant un minimum d'autonomie pour être en plein au centre des évènements, quitte à prendre des risques. La période privilégiée est l'automne suivant la mousson d'été particulièrement longue et abondante cette année 2012 (on faisait état de glissements de terrains dus aux inondations dans la plaine à la mi septembre). Le mois d'octobre est aussi le mois des migrations des habitants de la haute vallée. Comme plus aucune activité pastorale n'est alors possible et puisque la route commerciale passant par Milam a été abandonnée en 1962, la haute vallée se vide de ses habitants pour les six mois d'hiver. Beaucoup de villages sont ainsi temporairement totalement abandonnés.
Préparation: ce trek est dans nos têtes depuis plusieurs années car la plage de temps où il est rendu possible avec un temps suffisamment dégagé est très étroite, de fin septembre à fin octobre. Nous avons utilisé Google Earth, Lonely Planet et le forum de Lonely Planet, très utile. Nous n’avons pas trouvé de carte valable sur Paris car cette région est pratiquement inconnue. La précision des photos satellite nous a paru suffisante pour créer un itinéraire balisé à l’aide du GPS. Comme nous le verrons, cette préparation s'est avérée incertaine du fait d'éboulements récents ayant modifié les implantations du chemin sur parfois plusieurs kilomètres. Il faut enregistrer chaque jour le trajet afin de conserver les distances journalières parcourues. Cela n’a pas été fait cette fois-ci. Cette année, nous n'avons pas accompli de préparation physique particulière en dehors du jogging, de la marche et de la natation. Nous sommes en bonne condition physique avant de partir. Sylvie est un peu fatiguée.
Sac à dos: les poids initiaux sont de 16 et 14 kg comprenant en particulier une tente 2 place de 1.5kg, deux sacs de couchage -9°C soi disant "confort" de 1.5kg chacun et des vivres pour 5 jours au moins incluant jambon séché, semoule, saucisson, comté, chocolat, café soluble, fruits séchés pour 4 kg.
Ils sont trop lourds. Il nous faudra réduire leurs poids pour les prochaines expéditions.
Accès à la Vallée de Milam: La première partie à a été effectuée avec Air India de Paris à Delhi 22:30 - 9:30. Les vols avec cette compagnie sont toujours agréables et ponctuels pour l'instant, avec des tarifs compétitifs. Que demander de plus? Le train au départ de Old Delhi à 16 :00 est une bonne alternative pour éviter le bus de nuit partant de Ghaziabad le soir vers 22 :30. Arrêt après 7h de trajet à Haldwani où se trouve la gare de bus et de jeeps. Les jeeps sont un mode assez flexible pour se rendre à Munsyari à partir de Haldwani. Il ne semble pas possible de s’y rendre directement. Un ou deux changements sur la route sont sûrement nécessaires. Sans perdre beaucoup de temps, nous avons mis 38h pour atteindre Munsyari à partir de Paris.
Le voyage et le trek au jour le jourLe 6 octobre:Nous avons beau avoir l'habitude de circuler dans cette mégapole, nous nous faisons toujours dépasser par les évènements. Ainsi, c'est dans la bouche d'accès au nouveau métro que nous apprenons qu'il est fermé pour maintenance. Il le sera aussi à notre retour, plus de 2 semaines après. C'est étonnant de voir un si récent ouvrage paralysé de cette manière. Nous arrivons à New Delhi Railway Station vers 11h pour acheter des billets de train ND - Haldwani. En effet, il existe un bureau spécial à NDRS pour les touristes et des billets sont délivrés sur des quotas spécifiques. Nous savons qu'un train part à 16:00 mais la réservation en France sur le site internet est rendue impossible du fait qu'il faut donner un n° de téléphone indien! En arrivant, on nous dit que le bureau a été déplacé sur Connaught Square et nous le croyons bêtement. Il faut dire que nous essuyons la fatigue d'une nuit blanche. En réalité nous sommes emmenés dans une agence de tourisme. L'heure perdue nous empêchera de réserver nos places car le délai minimum est de 4 heures avant le départ du train. Il est bon par ailleurs de prévoir une attente d'au moins une heure car la file d'attente est longue. Nous changeons des euros dans Main Bazar Street afin de ne pas être coincé dans les villages de montagne où nos monnaies occidentales doivent faire l'effet de billets de Monopoly.
Sauf si cela est vraiment nécessaire, il ne faut jamais changer à l'aéroport car le change vous fera perdre 6% de la valeur.
Nous filons à Old Delhi Railway Station en pensant prendre un bus de nuit (Ghaziabad) si nous n'arrivons pas à réserver directement nos places sur place. Là, nous achetons nos billets pour 136Rs/billet soit moins de 2€ pour 7 heures de train. Il y a un McDo à ODRS. Ce n'est pas que j'aime ce type de restau habituellement mais nous sommes trop heureux d'éviter la nourriture très épicée à laquelle il sera bien temps de s'y habituer par la suite.
Le train part à l'heure et nous sommes montés dans une voiture au hasard. Les contrôleurs sont bienveillants et nous laissent nous asseoir à des places numérotées auxquelles nous n'avions pas droit. Mais comment savoir où aller quand rien n'est indiqué? Heureusement, pour une fois le train n'est pas bondé. Nous devons quand même laisser 6 fois nos places
à des voyageurs en règle.
La nuit est tombée depuis longtemps sur la campagne chaude et humide. J'ai acheté un coca frais que nous mélangeons discrètement au Ballantine acheté au duty free pour arroser notre pique nique dînatoire.
Nous ne sentons plus la fatigue du voyage. Nous sentons seulement que notre nouvelle aventure commence bien... Nous arrivons à Haldwani à 22:30 comme prévu.
Nous sommes à la frontière de la plaine et des premières collines, contrefort des Himalaya. C'est probablement pourquoi la ligne de chemin de fer ne va pas plus loin.
Le taxi nous conduit en quelques minutes à la gare des bus et des jeeps. Malgré l'heure tardive, nous sommes tout de suite abordés par des rabatteurs.
L'un d'eux nous conduit vers le chauffeur d'une jeep qui part juste pour Munsyari. Des clients attendent déjà. Ils sont heureux de voir de nouveaux passagers car ils ne partiront que lorsque la voiture sera pleine. Nous ne tardons pas et nous nous engageons dans les premiers lacets sans voir grand chose.
Serrés à quatre sur une des 2 banquettes arrière il nous sera impossible de dormir lors de cette seconde nuit du voyage.
le 7 octobre:Nous sommes toujours en forme et de bonne humeur lorsque le soleil se lève et rosit la campagne tropicale que nous traversons. Nous nous sommes arrêtés plusieurs pour prendre un tchai réconfortant dans une échoppe au bord de la route. Nous somnolons lorsque la jeep s'arrête vers 8:30. Sommes nous déjà à Munsyari?
Le chauffeur nous détrompe. Nous sommes à Thal à 70km de Munsyari. Pourtant, il n'ira pas plus loin. Il nous invite à monter dans une nouvelle jeep dont le chauffeur nous dit qu'elle part à 10h pour notre destination finale. Il nous fait payer sa part, 650Rs sur les 900 qu'il demandait au départ. A 10:00 aucun nouveau client ne s'est présenté.
Je sens mal la situation. Nous avons vraiment besoin de nous poser. Je négocie avec lui le prix d'un départ immédiat. 1200Rs. Quel luxe! Nous voilà repartis, chacun couché sur sa banquette.
Nous ne tardons pas à nous endormir, non sans mauvaise conscience en voyant les trois passagers entassés à côté du chauffeur...

L'air devient plus frais et nous voyons apparaître les premiers pics enneigés. Nous arrivons vers 13:00. Nous cherchons un hôtel en arpentant le gros village qu’est Munsyari. C’est pourtant à côté de la gare que nous trouverons le meilleur (350Rs) le Pandet Lodge avec une vue splendide sur le massif du Panchachuli de la grande baie vitrée de la chambre.


Le patron nous apprend qu’il n’y a plus de demande de permis à effectuer à la gendarmerie. Une simple déclaration doit être faite. Nous l’effectuons à la caserne qui se situe à peu de centaines de mètres de l’hôtel après un déjeuner d’omelette de riz de coca et de thé en 5 minutes. Nous sommes pourtant un dimanche !Le 8 octobre : 1er jour altitude de départ 2157 m, altitude à l’arrivée 1634m
Le soleil se lève vers 6 :30 sur les massifs vierges de nuages. Une légère brume couvre les vallées et marque les premiers rayons du soleil.
Nous avons préparé un paquetage d’affaires inutiles pour le trek que nous laisserons à l’hôtel pour ne pas alourdir inutilement nos sacs à dos.
Après un petit déjeuner copieux nous partons à 8:00. Nous en profitons pour acheter une lampe de poche (80rs) car j’ai cassé la mienne pendant le voyage.
Nous avons décidé de partir à pied de Munsyari car il n’y a que 4.5km jusqu’à l’entrée du chemin. Une petite marche supplémentaire
pour éviter la recherche d’un transport et des attentes non maîtrisées… Les points sont scrupuleusement consignés dans le GPS
et nous suivons notre itinéraire sans difficulté. Le chemin en descente croise souvent la route bitumée en lacet.
Une femme nous arrête en nous disant que le chemin de Milam n’est pas dans la direction que nous prenons et qu’il est en surplomb.
Nous ne la croyons pas car le GPS est formel dans ses indications. Ce doit être une conspiration pour nous faire prendre un guide!

Vers 13:00, je pars explorer les pentes en hauteurs car le chemin s’est réduit et ne se distingue que par intermittence. Nous sommes inquiets. Je ne trouve rien et je reviens fatigué. Après un pique nique rapide, je tombe, emporté par le poids du sac auquel je ne suis pas encore habitué. Je m’en sors avec un œil au beurre noir qui ne me quittera pas du voyage. Le poignet gauche est aussi un peu douloureux mais rien n’est cassé. Nous continuons jusqu’à nous heurter à un énorme cône d’éboulis sous lequel disparaît le chemin. Les blocs de pierres sont instables et trouvent leur source à des centaines de mètres au dessus de nous. Nous choisissons d’explorer la zone sans le sac car nous nous voyons mal rebrousser chemin. Rien n’indique un chemin en surplomb. La journée serait pratiquement perdue. La progression, même sans le sac, est mal aisée. J’ai laissé Sylvie et je me retrouve face à une paroi verticale de la montagne dans laquelle je retrouve le chemin creusé en galerie. De l’autre côté, un nouveau cône d’éboulis nous attend.


A mon retour nous décidons cependant de tenter notre chance. L’avance est lente et précautionneuse. Chaque pierre peut être un piège. Nous retrouvons le chemin vers 16h à deux km de Lilam, bordé de quelques maisons habitées. Ce hameau est devenu un cul de sac et les habitants nous regardent, étonnés et compatissants. Les montées sont de plus en plus raides mais nous sommes rassurés. Nous n’arrivons qu’à 17:30, épuisés et incapables même de pénétrer dans le village, nous nous installons dans la première auberge qui borde le chemin. L’eau coule à profusion du rocher et nos toilettes à l’eau glacée nous procurent un bien être réparateur. A noter que Sylvie sera victime d’une sangsue gourmande.
Notre mésaventure est une sérieuse mise en garde : la préparation à distance, aussi précise soit elle ne peut pas remplacer la recherche d’informations locales avant de partir.
Le propriétaire de l’auberge nous fait un bon diner de chapatis omelette et tchai arrosé d’un peu d’alcool local. Nous nous couchons vers 19h. Nous calerons nos rythmes de vie dorénavant sur le lever et le coucher du soleil car il n’y a pas grand-chose à faire dans le noir et il faut profiter des premières heures du jour, toujours plus limpides. L’usage de sacs et tapis de couchage est pratiquement indispensable car le lit est un ensemble de planches. Nous dormons profondément.Le 9 octobre 2ème jour altitude à l’arrivée 2322m


Après pratiquement 13 heures de sommeil, nos corps n’ont pas oublié les efforts insensés de la veille. Lorsque nous voulons nous lever, nos jambes refusent tout effort et nous titubons pendant plusieurs minutes avant de pouvoir nous déplacer et sortir de notre gourbi de chambre. Il faudra 2 jours encore à nos corps avant qu’ils ne s’habituent aux exigences du trek. Il est 8 :00. Le ciel est bleu, parsemé de nuages. Nous ne partons que vers 10 :00 après un petit déjeuner (tchai, omelette et chapatis) . Nous doublons le village de Milam assez rapidement. Si le GPS nous indique une petite promenade de 12 km, la vraie vie nous apprendra que le double environ doit être réellement effectué, dans des conditions difficiles. En effet, les éboulements fréquents dus au grand encaissement de la vallée continuent de détruire de grandes portions du chemin. Ils sont le plus souvent déviés par des montées et descentes brutales et grossières passant sur les parties encore stable de la montagne.


La notion de kilomètre d’oiseau voit ainsi le jour. Et nous voudrions être des oiseaux pour éviter les ascensions inutiles nécessitant parfois l’usage de nos mains pour nous hisser ! Le départ tardif et les déviations nous empêchent d’arriver avant la nuit à Boudiyar. La pluie menace et nous nous arrêtons en surplomb de la Gori Ganga dans un lieu un peu abrité du vent qui s’est levé et nous refroidit. Les premières gouttes font leur apparition quand nous avons fini de monter la tente dans une cavité de la paroi. J’ai juste le temps de descendre chercher 2 litres d’eau dans le torrent, nécessaires au repas et à un semblant de toilette.


Le bois n’a pas manqué pour le feu. La pluie a redoublé pendant le repas (semoule de saucisson et sucreries). Nous nous apercevons en nous couchant que les coutures de la tente ne sont plus étanches. L’eau perle à l’intérieur et le pantalon de Sylvie s’est transformé en serpillère. Les sacs et les chaussures sont protégés par leurs bâches à l’extérieur. La pluie, heureusement s’arrête vers 22h. Les boules Quies viennent à bout du grondement du torrent, du tonnerre et du clapotis de la pluie sur la tente.Le 10 octobre 3ème jour, altitude à l’arrivée : 2450mOn se lève à 8 :00. Le ciel s’est lavé de tous ses nuages pendant la nuit. Ce sera une journée de repos car nous sommes proches de Boudiyar. Nous prenons le temps de sécher les affaires au soleil et profiter du paysage.

Nous arrivons au village après une heure de marche. Nous allons directement à la caserne positionnée à son entrée. Nous sommes bien accueillis car on nous offre des sièges et de l’eau. La procédure semble peu mise en œuvre ou très récente car les militaires sont hésitants. Il faut dire aussi qu’il y a si peu d’étrangers sur le chemin : je relève sur le registre un passage par jour sur les dernières semaines. Nous sommes loin en tous cas des enregistrements obligatoires avec photocopie de passeports et confiscation annoncée des appareils photos (j’avais pris un appareil photo supplémentaire pour le cas où…)
Il faudra enquêter pour savoir si les assouplissements réglementant le trekking touchent aussi le Sikkim car cette région nous est fermée aux dernières nouvelles (obligation de passer par une agence officielle, guide obligatoire donc nombreux porteurs etc.)
Il n’y a qu’un hôtel ouvert à Boudiyar, rustique et cher (285Rs) mais le responsable du restau est très sympa. Nous passons l’après midi à nous dorer au soleil sur la pelouse. Nous faisons notre première lessive à l’eau du torrent.


La soirée est exquise avec les muletiers qui tentent de nous souler à l’alcool local. Je vide le fond de leur jerrican crasseux en fumant un divin bidi : il n’y aura pas de cuite mais une sacrée migraine dans la nuit ! (mon cœur bat très lentement bizarrement à 50 - 60)
Le 11 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivée : 3128mLe réveil nous sort du lit à 6 :30. Cela fait bien longtemps que le trafic bruyant des muletiers a commencé sur le chemin séparant l’hôtel du restau.
Nous laissons 4 kg de bagages à l’utilité limitée dont 500g de semoule et les livres. Nous espérons ainsi être un peu plus à l’aise dans les prochaines montées. Le gardien nous demande 300rs que nous négocions à 100Rs. Nous avons encore 5 jours d’autonomie, ce qui est plus que suffisant.IL est impératif pour gagner du poids d’être plus précis dans la confection des menus pour nos prochaines expéditions.
Les muletiers nous proposent par l’intermédiaire du responsable du restau de prendre nos sacs pour les laisser à Rilkot pour 300Rs. Nous refusons. Nous verrons bien jusqu’où nous pouvons aller par nos propres moyens ! Il fait très beau temps et nous marchons beaucoup mieux. Nous ouvrons religieusement le jambon de Bayonne et le comté pour le déjeuner dans une auberge où nous commandons du tchai. Ils seront dégustés avec les 5 chapatis emportés de Boudiyar.

Nous passons par des gorges extraordinaires laissant place à un emplacement idéal pour camper (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E). Nous nous y arrêterons pour la nuit au retour si cela est possible.


L’environnement a changé, passant des de la végétation tropicale aux conifères et aux pâturages lorsque nous arrivons à Railkot vers 16h.


Railkot est abandonnée de la plupart de ses habitants, définitivement ou pour la période hivernale. Deux familles sur trois sont déjà descendues. Nous avons la chance de trouver une maison pour nous nourrir (riz dal légumes) et nous héberger dans le grenier avec un vieil indien et quelques grosses souris qui s’en prennent à nos sacs à dos. Coucher à 19h 19:30.
Le 12 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivé : 3416m 

Nous nous réveillons naturellement à 5 :30. Nous sommes maintenant bien en phase avec le soleil. On ne veut pas trop nous servir de chapatis pour le petit déjeuner. Ce sera donc du Maggi. Il faut être adaptatifs ! On part à 7 :15 sans avoir pu faire un brin de toilette : il n’y a pas d’eau. Nous croisons une des nombreuses familles qui vont s���établir dans la basse vallée pendant l’hiver. Qui restera-t-il quand nous arriverons en haut ?


Le chemin est devenu excellent car la vallée s’élargie mais le ciel nous inquiète. Les nuages s’amoncèlent rapidement sur les massifs au nord. Nous croisons même un bulldozer ! C’est surprenant et il faut croire que les autorités locales veulent transformer la piste muletière en route carrossable ?


Le soleil ne suffit plus à nous réchauffer lorsque nous sommes à l’arrêt. Au niveau de Burphu vers 10 :30 nous déjeunons dans une petite auberge sympathique. C’est notre dernier point civilisé car nous allons nous séparer de la route principale passant sur la rive gauche de la Gori Ganga en restant sur sa rive droite pour rejoindre la vallée du glacier de Pachhu.


En partant, l’aubergiste nous poursuit car il a peur que nous nous soyons trompés !


On se perd un peu dans les champs mais nous arrivons à Ganghar face à Pachhu vers 15h après avoir traversé deux villages abandonnés aux maisons murées. Le mauvais temps sévit dans la basse vallée et le vent glacé nous transperce. Le village est totalement abandonné de ses habitants comme nous l‘avions prévu. Nous nous installons dans ce qui peut être qualifié de place centrale (30°24'2.38"N - 80° 9'15.00"E). L’eau coule d’un robinet dans une petite fontaine. C’est bien pratique.

Nous cherchons du bois pour le feu et nous installons le foyer dans un petit bâtiment de pierre pour nous abriter du vent. Le bois ne manque pas. Les charpentes écroulées nous fournissent des branches de bouleau bien sèches.


Nous partons ensuite en exploration pour trouver l’entrée du chemin qui doit nous conduire demain au camp de base du Nanda Devi. Nous le trouvons sans difficulté derrière un petit temple. C’est un soulagement car nous n’en avions trouvé aucun signe sur la photo satellite de Google Earth. Il neigeote quand nous allumons le feu vers 16h. Nous préparons un thé pour nous réchauffer.

La nuit sera froide et longue à n’en plus finir. Les deux sacs de couchages ont été liés ensemble. Mais le froid nous réveille régulièrement.Le 13 octobre 5ème jour, altitude à l’arrivée :3954m
Le soleil se lève vers 5 :30. Les parois de la tente sont tapissées d’une bonne couche de glace provenant de nos respirations.
Il en tombe de fines particules que nous sentons sur nos visages. Le ciel est complètement dégagé et nous pouvons maintenant apercevoir un dôme du Nanda Devi se dressant comme une invitation.
Je gratte la glace pour éviter qu’elle ne fonde bientôt avec la chaleur du soleil. Nous rallumons le feu pour le petit déjeuner (muesli et capuccino à gogo)

Nous ne partons qu’à 8 :25 car le rangement du paquetage a pris du temps. Le chemin de la rive droite que nous pouvions aussi théoriquement emprunter est plus direct mais nous semble plus dangereux à distance en passant dans des éboulis instables. Les montées de notre chemin sont fort raides mais bien marquées. Nous ne regrettons pas notre choix.


La neige apparaît sur le sentier. Les traces très précises d’un plantigrade y sont inscrites. Elles sont aussi larges que mon empreinte de chaussure et deux fois moins longues. Sylvie a peur et veut déjà redescendre. Nous avons un sentiment de fort isolement ici. Dans la bibliographie de la région, je n’ai retenu que la présence de léopards des neiges, peu visibles et en voie de disparition. Il semble que ce soit un bipède. Il ne devrait pas s’agir d’un ours car on ne voit pas de trace de griffes. Il s’agirait donc d’un enfant yéti ? Sylvie n’est pas plus rassurée mais nous continuons .


Pendant ce temps, les nuages s’agglutinent sur le massif du Nanda Devi. Nous arrivons à 12 :15 sur le plateau qui domine le glacier du Nanda Devi.

A sa limite, une traînée d’avalanche a creusé de profonds sillons difficilement franchissables avec nos sacs à dos. Nous décidons de ne pas aller plus loin. Nous sommes à 1 km d’oiseau du camp de base.



Nous installons la tente dans les derniers bosquets de rhododendron (30°23'28.78"N- 80° 7'1.81"E). Ce doit être magnifique au printemps. Le bois mort est abondant et nous n’avons pas de difficulté à en amasser suffisamment pour nous protéger du froid et pour la cuisine. Nous récupérons la neige à la cuillère pour la faire fondre car il n’y a pas de sources à cet endroit. La nuit sera difficile avec un équipement trop peu adapté au froid. J’ai 6 couches de vêtements superposées. Nous tentons de nous protéger avec les couvertures de survie mais rien n’y fait, nous frissonnerons toute la nuit !Le 14 octobre 6ème jour altitude à l’arrivée : 3186mLe réveil vers 5:30 nous récompense de nos efforts : le Nanda Devi se découvre à nous dans un ciel pur au jour naissant. Il surgit d’abord par nuances de gris et de bleus foncés Puis ses dômes se dorent aux premiers rayons du soleil. Enfin les masses resplendissent dans des contrastes de blancs, ors, bleus et noirs. Nous restons médusés devant ce spectacle tant attendu. Le petit déjeuner attendra ! Nous sommes récompensés au centuple des efforts des jours et des nuits précédentes.




Nous partons à 9h vers Ganghar. Nous avons décidé de ne pas continuer vers Pachhu puis le glacier de Milam car nous estimons avoir trop souffert du froid. Nous avons rempli pleinement notre objectif en campant au pied du Nanda devi. Nous aspirons à un minimum de confort pour nous remettre de l’épreuve. Nous ratons une étape d’aventure sur des pistes peut être effacées, la traversée du glacier peut-être impossible et de nouveaux spectacles certainement incomparables. C’est certainement ce que l’on appelle la sagesse. La révision de notre agenda nous permet une journée de repos à Almora.
L’équipement est essentiel pour avancer correctement à haute altitude. Nous le réviserons sans concession avant le prochain trek, probablement pour le camp de base du Makalu. Il faudra résoudre le paradoxe opposant le poids à la qualité.
La vue est beaucoup plus dégagée que la veille et le Nanda Devis nous accompagne longtemps dans la descente.


L’arrivée vers 11 :25 nous permet de nous laver sur le site de l’ancien campement et de déjeuner tranquillement. Il nous reste toujours les précieux jambon de Bayonne, Comté et chocolat noir Aldi. Nous manquons un peu de pain. C’est une impression bizarre de se retrouver seuls au cœur de ce village abandonné, d’en être pour quelques heures les seuls habitants.
Nous choisissons la voie basse plutôt que la voie haute où nous nous étions un peu égarés à l’aller. Le chemin est clairement barré de quelques pierres qui nous indiquent une voie sans issue.
Nous espérons pouvoir surmonter les difficultés car nous sommes plus légers que les convois de mulets. Tout va bien jusqu’au moment où la piste disparaît dans le vide.
Nous décidons, malgré tout, de passer en défaisant nos sacs et en nous collant à la paroi. L’exercice est relativement périlleux : Sylvie s’engage mal à un certain moment et peine à faire machine arrière.


La corde est un élément très utile dans ce trek ! Nous arrivons à Burphu qui nous semble ville morte. Un camion s’est bizarrement écrasé dans le ravin alors qu’il ne semble pas y avoir de route… Les militaires ont bien l’intention d’en faire une mais pour aller où ? Il n’y a plus rien de stratégique dans la région, à moins de rouvrir la frontière avec le Tibet et la Chine colonisatrice, ennemie irréductible, semble-t-il, des indiens.




Mais nous sommes vite pris en main par un des rares habitants qui nous conduit dans sa maison et son échoppe. Il nous propose une chambre très propre à 100Rs dans sa maison traditionnelle. Lila, son épouse est une fine cuisinière et tous les deux sont vraiment très accueillants. Ils compteront sur nous pour leur faire de la publicité, ce que nous ne manqueront pas de faire !
(leurs coordonnées : 30°22'2.29"N - 80°11'1.72"E ) Attention : comme dans de nombreuses guesthouses, il n’y a pas de blanquette, il est important de voyager avec un bon sac de couchage même sans l’intention de camper.
Ils descendent à Munsyari pour les 6 mois d’hiver, le 10 novembre. Ils remonteront à Burphu en avril. C’est donc dans le courant de ce mois que l’on peut organiser un trek, bien avant les premières pluies de mousson. C’est bon à savoir !
Le 15 octobre 7ème jour, altitude à l’arrivée : 2653m


Nous partons à 8 :15 après un petit déjeuner de roti (chapatis beurré) bien arrosés de tchai. Lila nous a préparé 4 chapattis pour le déjeuner sans qu’on lui demande. Nous rejoignons le torrent à l’extérieur du village pour faire notre toilette car l’eau est apportée par jerricans dans les maisons. La route redevient plus difficile à cause des montées et descentes intempestives contournant les fréquents éboulements par les hauteurs dans la vallée à nouveau très encaissée. En fait le chemin devient de plus en plus long et difficile avec le temps. Le chemin commercial multimillénaire de Milam se dégrade au fil du temps. Si la route militaire se construit, il n’y aura plus de problème mais la raison d’être du trek disparaîtra en même temps !




Nous déjeunons en finissant le jambon et le comté.

Le temps reste beau jusque 15 – 16h puis quelques gouttes de pluie annoncent le mauvais temps. La fatigue se fait bien sentir quand nous arrivons au Lieu Merveilleux. Sylvie veut continuer en arguant qu’elle se rappelle un gourbi à peu de distance. Je la suis à contre cœur. Nous y arrivons effectivement rapidement mais je ne trouve pas le lieu très agréable : il y a des rats, de nombreuses bouteilles d’alcool vides et une grosse hache posée par terre. Nous déposons nos sacs et Sylvie commence à installer les matelas sur les planches disjointes. J’arrive avec difficulté à la convaincre qu’il faut retourner à l’emplacement de rêve repéré à l’aller pour notre dernière nuit sous la tente. (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E) Mais la nuit tombe vite et nous plantons la tente dans la pénombre. Je trouve du bois en abondance charrié par la Gori Ganga. Je construis le foyer dans un recoin pour ne pas être trop visibles car nous sommes fort à découvert et la hache m’a impressionné.

Il fait bien 10°c de plus qu’à Burphu ici. Si nous n’avons pas vraiment chaud, la chaleur du feu nous pénètre suffisamment pour un diner confortable. Nous nous couchons à 19 :30, écrasés et fascinés par la verticalité du lieu.Le 16 octobre 8ème jour, altitude à l’arrivée : 2450m


Je me réveille avec le lever du jour mais j’attends longtemps dans mon duvet en espérant l’arrivée du soleil car il souffle un vent froid dehors. Il semble qu’il ne parviendra jamais au lieu du campement. Je sors pour allumer le feu et préparer le petit déjeuner. Je vais chercher l’eau dans la Gori Ganga.

J’y fais ma toilette. L’eau est vraiment glacée. Heureusement le soleil est de la partie et je me sèche avec volupté sur le sable fin déjà chaud.
Nous profitons du spectacle extraordinaire de ces montagnes gigantesques léchées par le soleil, de ces couloirs creusés par la main de l’homme en des temps immémoriaux.
Tout semble en même temps gigantesque et domestiqué ici. Nous trouvons ça et là des framboises délicieuses qui nous apportent les vitamines dont nous manquions depuis plusieurs jours.
Nous ne partons que vers 10:40 notre record. Nous sommes proches de Boudiyar où nous nous arrêterons pour la prochaine nuit.
Nous marchons d’un pas plus léger et nous sautons de pierre en pierre plutôt que de buter dessus.
Est-ce l’habitude prise des chemins chaotiques ou le poids des sacs déchargés au fur et à mesure des leurs réserves de nourriture ?
Nous parvenons à Boudiyar en parcourant 3 km en une heure (TGV= Trekkeur Grande Vitesse). Quelques gouttes d’une pluie naissante commencent à tomber quand nous retrouvons notre restau préféré. Nous retrouvons aussi notre sac. Nous laisserons une bonne part de la nourriture sur place car il est inutile de redescendre ces provisions à Munsyari et plus encore en France ! Sylvie invente le Rumikub de poche le plus petit du monde en découpant des carrés de papiers de son carnet. Nous passerons de très bonnes fins d’après midi avec ce jeu !



Nous rejoignons la cuisine rapidement après deux parties de Rumi pour nous réchauffer au coin de feu. Nous ne sommes pas les premiers. Nous passons une très bonne soirée avec les muletiers devant un repas de riz, de légumes (sibzi sûrement du turc sebze !) et de dal arrosé d’alcool local bu avec relative parcimonie pour éviter le mal de crâne. L’ambiance est feutrée. Nous sommes bercés par les douces et joyeuses conversations dont nous ne comprenons pas un mot. Quand je me lève, je titube et, cette fois, les marches forcées de notre périple n’y sont pour rien.Le 17 octobre 9ème jour, altitude à l’arrivée : 1699m

Le réveil sonne à 6 :00 mais cela fait bien une demi heure que les muletiers nous ont réveillés en commandant bruyamment leurs bêtes. Nous partons vers 8h sous un ciel parfaitement bleu mais il faudra attendre longtemps avant d’être réchauffés par les premiers rayons du soleil.


Sylvie tombe à la troisième heure de marche. Fatiguée, elle n’a pas vu qu’il n’y a que le vide bordant le chemin, surplombant le sol de plus d’un mètre. Elle tombe dans la terre meuble et se fait plus peur que mal. Elle aurait pu se tuer. C’est la seconde chute du trek.

Nous voyons peu de temps après de beaux singes gris blanc accrochés à la paroi montagneuse. Ce n’est pas un mirage, nous avons bien rejoins la zone tropicale.
Nous décidons de nous arrêter déjeuner en leur compagnie, à proximité d’une auberge où un garçon, peu aimable, nous sert du tchai en maugréant.
Nous croisons les seconds touristes du voyage, trois femmes anglo-saxonnes accompagnées de leur guide. Nous verrons leurs porteurs suivre avec une lourde caravane de mulets.
Nous avions aussi rencontré à l’aller un couple voyageant à notre manière à hauteur de Martoli.
Nous sommes bien loin de la vallée du Kumbu et ses embouteillages de trekkeurs ! Nous arrivons vers 15 :30 à Milam où le guesthouse gouvernemental est déjà fermé pour l’hiver. Un habitant nous récupère pour nous proposer une belle chambre (285Rs) et le couvert. Nous dormons bien mais nous sommes réveillés par des coups répétés et inquiétants dans la porte. Pas de voix. Ai-je rêvé ? j’imagine un brigand tentant de rentrer dans notre chambre. Puis des bruits de pas se propagent sur le toit. Il s’agit sûrement d’un singe ou d’un (très) gros rongeur. Sylvie, courageuse, envoie finalement un furieux coup de bâton dans le plafond. L’individu se sauve sans demander son reste.Le 18 octobre 10ème jour, altitude à l’arrivée : 2157mLe petit déjeuner se compose de pommes de terre délicieuses un peu frites, des chapattis et du tchai national. Il nous en coûte 250Rs pour le diner et le petit déjeuner.


La dernière partie de notre marche se compose comme d’habitude de montées et descentes abruptes qui font pester Sylvie. Nous interrogeons les personnes que nous croisons à proximité du pont à partir duquel nous pensons que démarre la déviation allant vers Darkot. Tous nous indiquent un chemin étroit, infranchissable par les mulets. Il faut pour nous hisser à certains endroits défaire les sacs et user de nos mains. Nous ne comprendrons jamais où commence et finit officiellement le chemin de Milam ! Nous nous faisons doubler par un groupe d’hommes. Ceux-ci semblent nous attendre sur un surplomb. Nous imaginons qu’il va falloir toute la journée pour rejoindre Munsyari car nous ne voyons pas le bout de ce chemin escarpé. Nous ne nous dirigeons pas vers Darkot selon le GPS qui ne sait pas se tromper. Le groupe ne nous attend pas. Il attend un véhicule. Nous débouchons sur une piste grossière. Nous pensons que nous sommes peut-être arrivés à un endroit où passent des jeeps. Une vieille dame avec sa fille semblent attendre également. Nous nous asseyons peu de temps avant de voir arriver une jeep chargée de colis nombreux et d’une chaise à porteur en fer forgé sur la galerie de toit.




Les hommes la descendent ainsi que les colis. Parmi eux, je vois des bouteilles de whisky. Les soirées sont longues en hiver. Nous imaginons que la chaise à porteur va servir à descendre la vieille femme. Cela nous arrangerait bien car tout le monde ne pourrait pas monter ! Les hommes semblent rejeter l’option de la chaise à porteur pour se mettre à lier des morceaux de bambou. La grand-mère descendra sur des bambous ! Nous attendons sagement. Le chauffeur nous fait comprendre qu’il va nous emmener à Munsyari. Nous chargeons les sacs sur la galerie après que la chaise à porteur y a été réinstallée. Les hommes descendent un dernier colis très lourd qu’ils installent avec difficulté sur les bambous. Il s’agit d’un « mantar ». Nous comprenons que c’est une pierre votive qu’ils vont descendre dans la vallée. La grand-mère n’aura que ses deux pieds pour les suivre ! Nous n’avons pas le temps malheureusement de voir notre équipage partir car le chauffeur a d’autres courses en perspective. Ici s’achève pour nous le trek de la vallée de Milam. Nous écumons la campagne pour prendre des voyageurs avant de rejoindre Munsyari.

Munsyari paraît bien bruyante après le calme de la montagne. Après un déjeuner à notre hôtel Pandey Lodge, nous recherchons les moyens de rejoindre le lendemain Almora, petite ville de villégiature renommée dans les collines en contreforts des Himalaya. Le fils du patron nous trouvera une jeep (350Rs*2) dans la soirée. L’hôtel n’est pas chauffé et nous prenons notre diner dans le froid, en condamnant la porte d’entrée pour qu’elle ne s’ouvre pas avec les courants d’air glacés provoqués par le vent. Le Chicken curry nous réchauffe.Le 19 octobreLe réveil sonne à 5 :30. Nos sacs sont déjà prêts. Nous prenons notre petit déjeuner à 5 :50, se résumant du fait de l’heure matinale à des toasts et du tchai. Le taxi nous prend vers 6:20. Nous voyageons avec un jeune couple d’indiens en vacances. Ils sont éditeurs à Bombay et ont abandonné leur travail pour visiter l’Inde tant qu’ils ont des ressources. Voilà la classe moyenne émergeante indienne.

Il n’y a pas grand monde sur la route et le chauffeur doit s’arrêter à mi chemin pour nous transvaser sur un autre taxi. Cela devient une habitude ! Nous avons le temps et nous goûtons pleinement au repos imposé par le trajet dans des décors magnifiques, de plus en plus bucoliques. Tout est calme et charmant après les immensités minérales du Nanda Devi. Il nous suit toujours, majestueux, dans notre descente. Nous arrivons vers 15h à Almora. La jeep nous dépose car elle continue plus loin, probablement vers Haldwani. Nous payons les 700Rs convenus avec le premier chauffeur.
Nous partons vers la ville haute comme on nous a conseillé pour trouver un hôtel. Nous en trouvons un très sympa dans le Lala Bazar (Hôtel Ban Sal 500Rs 29°35'56.36"N - 79°39'34.80"E). Dans le quartier les mondes de l’ islamisme et et de l’hindouisme se cotoient. Le mariage est plus de raison que d’amour apparemment : quand je salue dans sa mosquée un imam en joignant mes mains sur la poitrine comme il est d’usage en Inde, Il me reprend sur un ton très sec. Nous domestiquons la ville en trouvant un débit de boissons. Il est bien caché dans une rue parallèle. Seuls les hommes se promènent dans ces endroits et le patron de l’hôtel m’a demandé de m’y rendre seul. C’est mal connaître Sylvie ! (375ml d’un McDowell indien à 220Rs, très agréable, un peu plus sucré que le whisky écossais)Le 20 octobreNous faisons rapidement une dernière lessive que nous accrocherons sur la terrasse. Nous nous dirigeons avec le GPS vers le Nanda Devi caché par la colline qui surplombe la ville. Nous aimerions le saluer avant de rejoindre la morne plaine. Nous empruntons des routes qui nous conduisent directement dans un parc où il se découvre dans son massif au travers de la pinède. Il nous faut franchir une clôture de fils barbelés entourant un terrain militaire pour nous élever suffisamment. (29°37'13.85"N - 79°40'39.80"E). Sur ce promontoire, la vue est superbe. C’est un hommage comme il se doit à cette montagne qui nous a fait tant souffrir et rêver.


Après un déjeuner de momos, nous nous rendons à la gare, heureusement proche de l’hôtel. Un bus part pour Delhi tous les jours à 7:00. Nous sommes heureux de pouvoir faire le trajet d’un coup.



Nous visitons cette ville très agréable et colorée où les singes ont pris leurs quartiers. On achète deux tenues indiennes pour Sylvie, une tablette à chapattis (90Rs) pour les repas exotique de Thimécourt ainsi qu’une paire de baskets pas chère (200Rs) mais les deux pieds sont identiques !Le 21 octobreLe réveil sonne à 5 :30 et le patron nous apporte le petit déjeuner dans notre chambre à 5 :50. Quelle amabilité ! Quand nous arrivons au bus stand à 6 :20 le bus n’est pas encore arrivé. En voilà un qui arrive à 6 :30 et je demande au chauffeur s’il va à Delhi. Il me regarde comme ci j’étais un martien et m’indique l’écriteau en hindi « Evidemment qu’il va à Dehli ! » Le trajet (331Rs*2) est très long, surtout sur la première partie du trajet. Le reste de la route indiqué par le GPS sont aussi des km d’oiseau mais cette fois non pas à cause des nombreuses déviations et lacets mais à cause des embouteillages. Le bus cotoie les voitures à bras aussi bien que les ânes et les piétons. Nous mettrons juste 12 heures pour parcourir 330km jusqu’à la gare de Ghaziabad. Le train ne va pas beaucoup plus vite mais c’est une bien meilleure façon de voyager tant qu’il n’est pas bondé. Le métro nous permettrait de nous rendre à Pahar Ganj mais nous lui préférons un ricksaw (200Rs) pour prendre un peu l’air. Un rabatteur nous amène dans un hôtel convenable à 600Rs. Nous retrouvons les kingfisher et les frites dans les bars de Main Bazar. La civilisation a du bon.
Dans Main Bazar, rentrer dans le premier bar à partir de NDRS sur la gauche plutôt que dans le second un peu plus loin sur la droite. Le personnel y est plus sympa, la nourriture meilleure et la bière moins chère !Le 22 octobre


Cette fois, nous sommes réveillés vers 5h par des incantations et des tintements de cloches émanant d’un temple hindouiste voisin. Les religions sont un vrai bonheur dans l’expression de leurs rites ! L’hindouisme bat l’islamisme par leurs durées ! Nous cherchons vers 8h un restau pour prendre le petit déjeuner. C’est peine perdue. Le quartier dort encore, comme s’il avait la gueule de bois. Nous sommes moins des montagnes où la vie commence avec et même avant le lever du soleil. Nous nous rabattons dans une petite gargote à deux pas de l’hôtel. Le patron est très accueillant. Il travaille avec son père et avec son fils. 4 toasts beurrés pour 20Rs et tchai à 7Rs.

Sylvie ne veut plus retourner à la Cuma camii car elle a reçu une pierre la dernière fois. On l’oblige aussi à s’accoutrer dans une sorte de djellabah étouffante en tissu synthétique. Mais la mosquée du vendredi est la plus belle du monde avec ses marbres blancs et ses grés rouges. La luminosité est aussi bien meilleure en cette fin de mois d’octobre. Je propose cependant à Sylvie de nous organiser une autre visite pour remplir notre dernière journée en Inde. Un musée ? Un autre monument ? Elle ne trouve pas et nous voici repartis pour ce sanctuaire au ticket d’entrée prohibitif (300Rs aujourd’hui, 100Rs il y a encore un an. Mais quand on aime on ne compte pas). Pour finir et habillée en indienne, on la laissera passer sans déguisement ! Nous allons ensuite faire des emplettes : une bague en argent avec une belle améthyste pour Sylvie, un jean et un tea shirt pour moi. Nous retrouvons mon vendeur de patchouli à qui nous commandons le plus gros flacon possible (400Rs) Nous prenons un butter chicken extraordinaire au diner (premier bar) arrosé à la bière.
Etat de Sabah English translation pending
Bonjour,
nous partons en Malaisie dans une quinzaine de jours, et en feuilletant le lonely planet, j'ai constaté qu'il pouvait être difficile d'accéder à l'état de Sabah, surtout pour obtenir des permis de plongée quelqu'un aurait il des infos sur ce point et sur les éventuelles difficultés que l'on pourrait rencontrer. En fait j'hésite à me rendre sur place car notre périple ne dure que 15 j et j'ai peur que ca fasse trop court avec la péninsule.
nous partons en Malaisie dans une quinzaine de jours, et en feuilletant le lonely planet, j'ai constaté qu'il pouvait être difficile d'accéder à l'état de Sabah, surtout pour obtenir des permis de plongée quelqu'un aurait il des infos sur ce point et sur les éventuelles difficultés que l'on pourrait rencontrer. En fait j'hésite à me rendre sur place car notre périple ne dure que 15 j et j'ai peur que ca fasse trop court avec la péninsule.
Le Pérou en vingt jours English translation pending
Bonjour,
Mon ami et moi souhaitons partir au mois de juin faire le tour du Pérou.
Le Lonely Planet, nous propose un parcours intéressant faisable en seulement 2 semaines, mais même en 3 semaines je suis sceptique. J'ai peur de ne pas tout voir et louper quelque-chose en voulant aller trop vite...
D'après le guide, nous souhaiterions parcourir les sites suivants :
- Lima
- Cuzco :
+ Vallée sacrée
+ Machu Picchu
- Puno :
+ Lac Titicaca
+ Cutimbo
+ Sillustani
- Arequipa :
+ Canon del colca OU Canon del Cotahuasi (quel est le mieux ?)
- Nazca (ne pas survoler les lignes de Nazca me décevrait vraiment 🙁
- Hacachina
- Ica
- Islas Ballestas
- Pico et Paracas
D'après vous, est-ce que cela est jouable ?
À votre avis, quel budget prévoir sur place ? Est-ce que 100 à 150 euros par jour pour 2 est suffisant ? Comment faire pour dormir chez l'habitant ? Doit-on passer par une agence dans la région ? Nous baragouinons l'espagnol et l'anglais, cela ne sera pas trop handicapant ? J'ai l'impression qu'il ne faut pas quitter notre sac des yeux... mais si nous envisagions de faire du surf des sables, du kayak ou une excursion en 4x4... peut-on faire confiance à l'agence organisatrice de l'activité ?
Merci pour vos réponses qui me seront très précieuses 😉
D'après vous, est-ce que cela est jouable ?
À votre avis, quel budget prévoir sur place ? Est-ce que 100 à 150 euros par jour pour 2 est suffisant ? Comment faire pour dormir chez l'habitant ? Doit-on passer par une agence dans la région ? Nous baragouinons l'espagnol et l'anglais, cela ne sera pas trop handicapant ? J'ai l'impression qu'il ne faut pas quitter notre sac des yeux... mais si nous envisagions de faire du surf des sables, du kayak ou une excursion en 4x4... peut-on faire confiance à l'agence organisatrice de l'activité ?
Merci pour vos réponses qui me seront très précieuses 😉
Avis sur itinéraire de quinze jours en Thaïlande fin février-début mars? English translation pending
Bonjour !!!
Après mille hésitations quant aux destinations à choisir, des itinéraires différents, des heures à vous lire et à éplucher le lonely planet, des conversations via skype avec Christian de Chang Mai que je salue et qui m'a été grandement utile sur mon choix final, je me suis arrété sur cet itinéraire, qu'en pensez vous ?
Nous voyageons à 03, mon épouse, mon jeune fils de 07 ans et votre obligé.
Pour les gens qui seraient intéressé par le prix des liaisons aériennes, ces prix sont calculés pour nous 3 et nous voyagerons essentiellement avec Air Asia.
DEPART LE 23/02/13 à 21H00 de ROISSY
ARRIVEE LE 24/02/13 18H47 à BANGKOK
DEPART LE 24/02/2013 à 20H35 de BANGKOK
ARRIVEE LE 24/02/2013 à 21H50 à CHANG MAI
cout : 130 euro air asia
5 nuits au all in one à Chang Mai : 118 euro
DEPART LE 01/03/13 à 08H20 de CHANG MAI
ARRIVEE LE 01/03/13 à 09H35 à BANGKOK
cout : 118 euro air asia
DEPART LE 01/03/13 à 14H00 de BANGKOK
ARRIVEE LE 01/03 à 15H20 à KRABI
cout : 93 euros air asia
5 nuits : KRABI, KOH LANTA
DEPART LE 06/03/13 à 19H55 de KRABI
ARRIVEE LE 06/03/13 à 21H10 à BANGKOK
cout : 122 euros air asia
02 NUITS A BANGKOK
DEPART LE 09/03 à 01H00 DE BANGKOK POUR ROISSY.'snif.)
Petites questions :
1. Je pense réserver mes billets d'avion très prochainement, est ce une bonne idée ou faut il attendre ?
2. Quelqun connait il la procédure de réservation ?
3. Quelle est l'affluence touristique à AO NANG et Kho Lanta début mars ?
Après mille hésitations quant aux destinations à choisir, des itinéraires différents, des heures à vous lire et à éplucher le lonely planet, des conversations via skype avec Christian de Chang Mai que je salue et qui m'a été grandement utile sur mon choix final, je me suis arrété sur cet itinéraire, qu'en pensez vous ?
Nous voyageons à 03, mon épouse, mon jeune fils de 07 ans et votre obligé.
Pour les gens qui seraient intéressé par le prix des liaisons aériennes, ces prix sont calculés pour nous 3 et nous voyagerons essentiellement avec Air Asia.
DEPART LE 23/02/13 à 21H00 de ROISSY
ARRIVEE LE 24/02/13 18H47 à BANGKOK
DEPART LE 24/02/2013 à 20H35 de BANGKOK
ARRIVEE LE 24/02/2013 à 21H50 à CHANG MAI
cout : 130 euro air asia
5 nuits au all in one à Chang Mai : 118 euro
DEPART LE 01/03/13 à 08H20 de CHANG MAI
ARRIVEE LE 01/03/13 à 09H35 à BANGKOK
cout : 118 euro air asia
DEPART LE 01/03/13 à 14H00 de BANGKOK
ARRIVEE LE 01/03 à 15H20 à KRABI
cout : 93 euros air asia
5 nuits : KRABI, KOH LANTA
DEPART LE 06/03/13 à 19H55 de KRABI
ARRIVEE LE 06/03/13 à 21H10 à BANGKOK
cout : 122 euros air asia
02 NUITS A BANGKOK
DEPART LE 09/03 à 01H00 DE BANGKOK POUR ROISSY.'snif.)
Petites questions :
1. Je pense réserver mes billets d'avion très prochainement, est ce une bonne idée ou faut il attendre ?
2. Quelqun connait il la procédure de réservation ?
3. Quelle est l'affluence touristique à AO NANG et Kho Lanta début mars ?
Voyage d'un mois seule en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
je pars début décembre seule en sac à dos pour un mois. Je potasse le lonely planet et prends des conseils auprès de personnes parties dans ce pays et on me dit qu'un mois en Thailande c'est "beaucoup" dans le sens où c'est une destination hyper touristique, surtout en cette période et on m'invite à pousser sur le Laos et Cambodge (pas en plein coeur du pays mais proche des frontières).
Dans mon esprit je "vise" le Nord, Bangkok et les îles..
Qu'en pensez-vous ? Passer les frontières est jouable sans trop de difficultés ?
merci de votre retour,
Jeanne
je pars début décembre seule en sac à dos pour un mois. Je potasse le lonely planet et prends des conseils auprès de personnes parties dans ce pays et on me dit qu'un mois en Thailande c'est "beaucoup" dans le sens où c'est une destination hyper touristique, surtout en cette période et on m'invite à pousser sur le Laos et Cambodge (pas en plein coeur du pays mais proche des frontières).
Dans mon esprit je "vise" le Nord, Bangkok et les îles..
Qu'en pensez-vous ? Passer les frontières est jouable sans trop de difficultés ?
merci de votre retour,
Jeanne
Parc Carara au Costa Rica: votre avis? English translation pending
bonjour,
Je souhaiterais connaître votre avis sur le parc Carara notamment sur la sécurité. Dans le lonely planet la description laisse penser qu'ils à pas mal de vol voir même des agressions dans le parc. Je suis surprise de lire cela et je voulais donc votre avis sur ce lieu,
Le parc vaut il le détour?
La ville de jaco semble également avoir mauvaise réputation tirs d'après le lonely. La ville est elle proche du parc carara?
Je vous remercie pour vos réponses. Nous partons au cr avec nos 2 enfant 7 et 2 ans au mois de mars
Le parc vaut il le détour?
La ville de jaco semble également avoir mauvaise réputation tirs d'après le lonely. La ville est elle proche du parc carara?
Je vous remercie pour vos réponses. Nous partons au cr avec nos 2 enfant 7 et 2 ans au mois de mars
Bungalows Monkey Republic à Sihanoukville English translation pending
Bonjour!
Qqn a-t-il sejourne au Monkey Republic sur la plage de Serendipity a Sihanoukville? Ils sont recommandes sur le Lonely Planet, les bungalows sont bon marche, de 6 a 10 USD la nuit.
Des retours d'experience?
Merci! 😎
Qqn a-t-il sejourne au Monkey Republic sur la plage de Serendipity a Sihanoukville? Ils sont recommandes sur le Lonely Planet, les bungalows sont bon marche, de 6 a 10 USD la nuit.
Des retours d'experience?
Merci! 😎
Ébauche de programme à Bali et ses îles / dix-sept jours, vos avis? English translation pending
Bonjour,
Nous partons 17 jours exactement pour Bali 😇. Apres avoir etudie longuement le lonely planet et ce forum voici mon ebauche de programme.Sachant que je ne tiens pas a tout programmer exactement.Mais je ne voudrais pas rater des sites importants qd meme.Nous voulons visiter mais aussi nous reposer, prendre du bon temps..eh oui on ne prend que ces 2-3 semaines par an 🤪.
- Arrivee le 31 aout a l aeroport vers 12h00. Puisque nous arrivons dans le sud, je penchais pour aller sur tuban pour nous trouver un hotel.Nous souhaiterions trouver un bel hotel, propre, piscine, belles prestations...histoire de rever un peu. Je sais que l endroit a l air tres tres touristique, mais c est ce qui nous fera du bien.Faire de bons restos, bars, plage, shopping...😎.Je jugerais par moi meme 😛, je sais que les puristes detestent lol. Quelques jours , genre 4-5 jours, nous suffirons t il pour voir toute la cote de jimbaran, kuta, tuban, legian, seminyak, kerobokan... J ai note le Tanah lot a voir d important.Je me doute qu il y a d autres excursions? - Puis direction Ubud-amed:4-5 jours? Monkey forest, ballades rizieres, spectacle, palais d ubud, water palace, palais de tirtagangga, ou pura besakih? - 1 journee a lovina? - Lombok 3 jours - Gili trawangan:pour faire de la plongee, se ballader..
Si vous avez des avis a emettre, des choses que j aurais zappe, parce que j en ai plein la tete avec le guide...Peut etre que lombok ressemble a gili, ou faire une autre ile bien mieux? dites moi tout 😉
Nous partons 17 jours exactement pour Bali 😇. Apres avoir etudie longuement le lonely planet et ce forum voici mon ebauche de programme.Sachant que je ne tiens pas a tout programmer exactement.Mais je ne voudrais pas rater des sites importants qd meme.Nous voulons visiter mais aussi nous reposer, prendre du bon temps..eh oui on ne prend que ces 2-3 semaines par an 🤪.
- Arrivee le 31 aout a l aeroport vers 12h00. Puisque nous arrivons dans le sud, je penchais pour aller sur tuban pour nous trouver un hotel.Nous souhaiterions trouver un bel hotel, propre, piscine, belles prestations...histoire de rever un peu. Je sais que l endroit a l air tres tres touristique, mais c est ce qui nous fera du bien.Faire de bons restos, bars, plage, shopping...😎.Je jugerais par moi meme 😛, je sais que les puristes detestent lol. Quelques jours , genre 4-5 jours, nous suffirons t il pour voir toute la cote de jimbaran, kuta, tuban, legian, seminyak, kerobokan... J ai note le Tanah lot a voir d important.Je me doute qu il y a d autres excursions? - Puis direction Ubud-amed:4-5 jours? Monkey forest, ballades rizieres, spectacle, palais d ubud, water palace, palais de tirtagangga, ou pura besakih? - 1 journee a lovina? - Lombok 3 jours - Gili trawangan:pour faire de la plongee, se ballader..
Si vous avez des avis a emettre, des choses que j aurais zappe, parce que j en ai plein la tete avec le guide...Peut etre que lombok ressemble a gili, ou faire une autre ile bien mieux? dites moi tout 😉
Librairie à Hanoi? English translation pending
bonjour a tous.
ou puis je trouver une librairie a\qui vent un guide papier du vietnam style lonely planet ou routard a Hanoi?
je suis logee dans le vieux quartier pas loin du lac, est ce que quelqu un peux me donner une adresse de librairie
MERCI
PS Je suis fachee avec les claviers qwerty alors desolee pour les fautes.
Quel guide de voyage pour Hawaï? English translation pending
Bonjour, j'aimerais savoir quel guide de voyage je devrais acheter concernant Hawaï. Le Lonely Planet, le Routard, Ulysse ou un autre. Je sais que selon la destination, certains peuvent être meilleurs que d'autres. Est-ce que quelqu'un a une idée?
Conseils d'itinéraire pour trois semaines en Indonésie? English translation pending
Bonjour, nous partons avec un pot fin juin 2012 pour 3 semaines en indonésie. Après la lecture du lonely planet et des posts sur ce forum nous avons compris qu'il semblait un peu plus compliqué de se déplacer (transport lent ou aléatoire) et que nous ne pourrions pas autant bouger que nous l'avons fait au philippines l'an dernier bien que tout le monde nous disait que cela était trop en trois semaines et que pourtant nous l'avons fait: http://voyageforum.com/v.f?post=4265469;page=unread#unread
Bref, nous aurions besoin de conseil pour notre itinéraire. Ce que nous aimons: ballade et petite rando mais pas trop hard car je ne suis pas très sportif, découverte de culture différente et bien sûr un peu de plages et de fêtes...
Nous avons d'ores et déjà éliminer Bali car vraiment trop trop usine à touriste à notre gôut.
Après lecture du lonely voilà un peu ce que nous avons trouvé intéressant: les moluques mais nous avons compris qu'en trois semaines c'était même pas la peine, Java , Flores, Komodo, Rinca et Sulawesi mais là aussi il semble qu'en trois semaines cela soit juste ou alors il faudrait peut etre ne faire que cela. Donc qu'en pensez vous ? Pensez vous qu'en trois semaines il vaille mieux faire que sulawesi ou que Java ou autre choses ? merci d'avance pour votre aide.
Bref, nous aurions besoin de conseil pour notre itinéraire. Ce que nous aimons: ballade et petite rando mais pas trop hard car je ne suis pas très sportif, découverte de culture différente et bien sûr un peu de plages et de fêtes...
Nous avons d'ores et déjà éliminer Bali car vraiment trop trop usine à touriste à notre gôut.
Après lecture du lonely voilà un peu ce que nous avons trouvé intéressant: les moluques mais nous avons compris qu'en trois semaines c'était même pas la peine, Java , Flores, Komodo, Rinca et Sulawesi mais là aussi il semble qu'en trois semaines cela soit juste ou alors il faudrait peut etre ne faire que cela. Donc qu'en pensez vous ? Pensez vous qu'en trois semaines il vaille mieux faire que sulawesi ou que Java ou autre choses ? merci d'avance pour votre aide.
Visa pour la Chine depuis Hong Kong English translation pending
🙁
12 Mars 2012
Bonjour
Obtention d'un visa pour la chine depuis Hong Kong
Le Lonely Planet annonce que c'est facile, exact pour beaucoup d'autres pays excepté la France depuis mai 2010, la lettre avec les nouvelles dispositions porte cette date.
1) Les documents demandés:
* Assurance voyage valable pour la Chine
* Une réservation d'hôtel pour le premier jour en Chine (Depuis Hong Kong)
* L'itinéraire prévu pour la durée en chine avec les dates mais pas de réservations d'hôtels necessaires
* Enfin un titre de transport pour la sortie de la Chine, et c'est là que les difficultés apparaissent, que fait on par exemple lorsqu'on a prévu d'aller au Vietnam Thaïlande ou Laos par voie terrestre
On se débrouille, d'accord, mais il vaut mieux y penser avant
2) Durée d'obtention, il faut compter à partir de la date de dépôt des formalités, 4jours ouvrables ce qui signifie qu'à partir du mercredi il faut rajouter deux jours pour le week end ce qui prolonge le délai à 6 jours
3) Lieu de dépôt de la demande
Je suis allé au CTS (China Travel Service) qui est l'organisme de tourisme officiel de la Chine
CTS House 78-83 Connaught Hong Kong
Je vous explique, ces bureaux sont situés à HK Island près de Central
Si vous traversez depuis Kowloon par le Star Ferry à la sortie vous tournez à droite en suivant la mer de Chine, le long des embarcadères jusqu'à l'embarcadère de départ pour Macao, une bonne dizaine de minutes à pied situé un peu plus loin que les embarcadères numérotés à la sortie du Ferry
Juste avant d'arriver aux escaliers de départ de l'autre coté de la voie rapide surélevée vous verrez un immeuble avec un cheval dessiné et portant le nom de Sincère
A coté, sur la gauche, il y a un immeuble avec l'étoile rouge et le cycle CTS sur le toit
C'est ici au rez-de-chaussée à gauche en entrant
Autre possibilité
Prendre le métro jusqu'à Sheung Wan (Une station après Central)
Sortie E4, tourner à droite, passer devant Sincère et vous y voilà
4) Prix 360 $HK en cash
7 jours à Honk Kong car il a fallut réunir toutes ces informations , sous le crachin et la pluie c'est long, préparez vous bien et arrivez si possible un lundi
Bonjour
Obtention d'un visa pour la chine depuis Hong Kong
Le Lonely Planet annonce que c'est facile, exact pour beaucoup d'autres pays excepté la France depuis mai 2010, la lettre avec les nouvelles dispositions porte cette date.
1) Les documents demandés:
* Assurance voyage valable pour la Chine
* Une réservation d'hôtel pour le premier jour en Chine (Depuis Hong Kong)
* L'itinéraire prévu pour la durée en chine avec les dates mais pas de réservations d'hôtels necessaires
* Enfin un titre de transport pour la sortie de la Chine, et c'est là que les difficultés apparaissent, que fait on par exemple lorsqu'on a prévu d'aller au Vietnam Thaïlande ou Laos par voie terrestre
On se débrouille, d'accord, mais il vaut mieux y penser avant
2) Durée d'obtention, il faut compter à partir de la date de dépôt des formalités, 4jours ouvrables ce qui signifie qu'à partir du mercredi il faut rajouter deux jours pour le week end ce qui prolonge le délai à 6 jours
3) Lieu de dépôt de la demande
Je suis allé au CTS (China Travel Service) qui est l'organisme de tourisme officiel de la Chine
CTS House 78-83 Connaught Hong Kong
Je vous explique, ces bureaux sont situés à HK Island près de Central
Si vous traversez depuis Kowloon par le Star Ferry à la sortie vous tournez à droite en suivant la mer de Chine, le long des embarcadères jusqu'à l'embarcadère de départ pour Macao, une bonne dizaine de minutes à pied situé un peu plus loin que les embarcadères numérotés à la sortie du Ferry
Juste avant d'arriver aux escaliers de départ de l'autre coté de la voie rapide surélevée vous verrez un immeuble avec un cheval dessiné et portant le nom de Sincère
A coté, sur la gauche, il y a un immeuble avec l'étoile rouge et le cycle CTS sur le toit
C'est ici au rez-de-chaussée à gauche en entrant
Autre possibilité
Prendre le métro jusqu'à Sheung Wan (Une station après Central)
Sortie E4, tourner à droite, passer devant Sincère et vous y voilà
4) Prix 360 $HK en cash
7 jours à Honk Kong car il a fallut réunir toutes ces informations , sous le crachin et la pluie c'est long, préparez vous bien et arrivez si possible un lundi
Guide touristique en français et bonnes adresses à Sumatra? English translation pending
salut
tout d'abord peut-on me recommander un guide touristique en français le lonely planet n'aurait toujours pas de traduction quant au petit futé sur toute l'indonesie a t-il un chapitre sur sumatra "suffisant" pour ne pas passer à côté de vrais ...enchantements ! SI Evidemment, je ne resterai qu'un mois avec ma fille et au vu de la taille de l'île et des transports , je pense me cantonner au nord eu au centre pour aller au plus pres de la faune sauvage d'abord et de vraies rencontres et un peu de plages aussi pour souffler
bref ! avez vous quelques bonnes adresses, un incontournable un "à ne pas manquer "comme site ou comme guest, une famille chaudement recommandée ??
Merci
Rajawali Homestay à Bukittiggi, déconseillé English translation pending
Salut a tous,
Nous avons passé une nuit au rajawali homestay conseillé par le lonely planet et à petit budget...en arrivant la bas le prix n'était plus 50,000 mais 85,000, les chambres petites et sentant une odeur assez forte d'urine jamais nettoyée!!! le proprietaire n'est pas très propre sur lui d'ou la propreté et l'odeur desagreable des chambres!! il n'y a pas de salle de bain, c'est un bac rempli d'eau sans robinet (stagnante ou pas?!!) toilette turc bien evidemment et a mon avis lavé 1 fois par mois et encore!!! n'hesitez pas a faire un tour dans la rue autour pour trouver mieux!!!
Ps: ce n'est pas la peine d'aller faire un tour au canyon, c'est une riviere dégueulasse avec une vue de merde!!! autant ller le voir du parc (entrée 4000rp).
Ps: ce n'est pas la peine d'aller faire un tour au canyon, c'est une riviere dégueulasse avec une vue de merde!!! autant ller le voir du parc (entrée 4000rp).