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Croisière Costa "Capitales nordiques" et visa English translation pending
Bonjour,
Je suis tunisienne et je partirai en croisière le mois prochain en famille avec Costa. l'embarquement se fait apartir du port du Havre et nous passerons 11 jours entre 6 capitales nordiques , j'ai une question à poser:
- la compagnie m'a proposé d'avoir un visa schengen delivré par le consulat italien puisque le navire , de nationnalité italienne, represente le territoire italien, en plus le rendez vous que j'ai eu à l'embassade de la france m'a été fixé trop tard .Vous pensez que j'aurai pas de pb sur le sol francais en tant que première destination?la compagnie m'a confirmé que y a des conventions particulieres pour les croisieres mais j'aime pas avoir de mauvaises surprises avec les policiers francais.
merci
Escales de croisière à faire par soi-même? English translation pending
Bonjour,
je crée ce post pour avoir des infos sur les escales de croisières que vous avez faites par vous-mêmes , habitué des croisères c'est toujours pour moi un peu le parcours du combattant pour trouver les infos sur un port d'escale, la distance par rapport à la ville, ce qu'il est possible de faire par soi-même, ce qu'il faut absolument voir dans le peu de temps qu'il nous est imparti lors d'une escale , mon but est de remettre cela sur un petit blog gratuit pour enfin trouver facilement les infos.
Alors je commence
Athènes
en général les bateau de croisières sont quai 11 au pyrrhée, l'entrée du métro est face au quai 6 environ 1 km
le métro vous dépose au pieds de l'acropole arret thissio ou monastiraki
incontournable : acropole , ballade sur la rue apostolou pavlou, le palais présidentiel et la relève de la garde(vérifier heure et jour), Zappeion, stade olympique de 1900, le temple de zeus
rhodes
le bateau s'arrête au pieds des portes de rhodes http://druine.free.fr/rhodes/guide.htm
limasol le bateau est à 7 km du centre de limasol , prendre la navette du bateau, voir les commerces (beaucoup sont fermés lors de la sieste)
mikonos le bateau est au mouillage et les navettes vous amènent dans le port, déambuler sans se perdre dans les petites rues, et trouver les pélicans
naples
nous avons fait pompéi tram 1 arret place garibaldi gare centrale ou à pied jusque la gare gare naples pompei scavi on arrive pratiquement devant l'entrée de pompéi , trajet de 30 min http://www.guidesvoyages.be/pompei/guide.htm
puis on a fait naples http://www.naples-napoli.org/...istiques_naples.html
pas fait capri
Oslo
le bateau arrive dans le centre , on peut prendre un ticket pour les bus tram à la journée ou le pass avec les musées
http://www.visitoslo.com/ chateau akerkus, fram, le musée des bateaux viking, musée de la marine, le parc des sculpture Vigeland
Helsinski
le bateau est à l'écart de la ville, soit la navette, soit le bus, ou le tram. Ticket de bus à la journée ou pas avec les musées http://www.visithelsinki.fi/In_English/Visitor/See/Main_attractions.iw3
Stockholm
le bateau est à 4-5km du centre de stockolm, solution la navette du bateau ou prendre le pass transport ou musée (musée plus intéressant il me semble) , un bateau navette arrive toute les 20 minutes pour vous emmener au centre ville . http://www.visitstockholm.com/en/Information/Buy--Order/The-Stockholm-card/Free-admission-to-75-museums-and-attractions/
vasa museum, un tour en bateau sur les caneaux, l'hotel de ville, les magasins
Talin
talin , peut se faire à pieds du bateau vers la vieille ville.
St Petersbourg le bateau est dans le fond du port de st petersboug , les taxis s'arrêtent à l'entrée du port et il faut marcher 4 à5 km pour rejoindre le bateau , les shuttles peuvent venir vous chercher au bateau.
Coppenhague
se fait à pied les bateaux sont à 100 mètres de la petite syrène
tour de la ville, palais royal , canaux
voila un début
je crée ce post pour avoir des infos sur les escales de croisières que vous avez faites par vous-mêmes , habitué des croisères c'est toujours pour moi un peu le parcours du combattant pour trouver les infos sur un port d'escale, la distance par rapport à la ville, ce qu'il est possible de faire par soi-même, ce qu'il faut absolument voir dans le peu de temps qu'il nous est imparti lors d'une escale , mon but est de remettre cela sur un petit blog gratuit pour enfin trouver facilement les infos.
Alors je commence
Athènes
en général les bateau de croisières sont quai 11 au pyrrhée, l'entrée du métro est face au quai 6 environ 1 km
le métro vous dépose au pieds de l'acropole arret thissio ou monastiraki
incontournable : acropole , ballade sur la rue apostolou pavlou, le palais présidentiel et la relève de la garde(vérifier heure et jour), Zappeion, stade olympique de 1900, le temple de zeus
rhodes
le bateau s'arrête au pieds des portes de rhodes http://druine.free.fr/rhodes/guide.htm
limasol le bateau est à 7 km du centre de limasol , prendre la navette du bateau, voir les commerces (beaucoup sont fermés lors de la sieste)
mikonos le bateau est au mouillage et les navettes vous amènent dans le port, déambuler sans se perdre dans les petites rues, et trouver les pélicans
naples
nous avons fait pompéi tram 1 arret place garibaldi gare centrale ou à pied jusque la gare gare naples pompei scavi on arrive pratiquement devant l'entrée de pompéi , trajet de 30 min http://www.guidesvoyages.be/pompei/guide.htm
puis on a fait naples http://www.naples-napoli.org/...istiques_naples.html
pas fait capri
Oslo
le bateau arrive dans le centre , on peut prendre un ticket pour les bus tram à la journée ou le pass avec les musées
http://www.visitoslo.com/ chateau akerkus, fram, le musée des bateaux viking, musée de la marine, le parc des sculpture Vigeland
Helsinski
le bateau est à l'écart de la ville, soit la navette, soit le bus, ou le tram. Ticket de bus à la journée ou pas avec les musées http://www.visithelsinki.fi/In_English/Visitor/See/Main_attractions.iw3
Stockholm
le bateau est à 4-5km du centre de stockolm, solution la navette du bateau ou prendre le pass transport ou musée (musée plus intéressant il me semble) , un bateau navette arrive toute les 20 minutes pour vous emmener au centre ville . http://www.visitstockholm.com/en/Information/Buy--Order/The-Stockholm-card/Free-admission-to-75-museums-and-attractions/
vasa museum, un tour en bateau sur les caneaux, l'hotel de ville, les magasins
Talin
talin , peut se faire à pieds du bateau vers la vieille ville.
St Petersbourg le bateau est dans le fond du port de st petersboug , les taxis s'arrêtent à l'entrée du port et il faut marcher 4 à5 km pour rejoindre le bateau , les shuttles peuvent venir vous chercher au bateau.
Coppenhague
se fait à pied les bateaux sont à 100 mètres de la petite syrène
tour de la ville, palais royal , canaux
voila un début
Cinq jours en Norvège, camping sauvage? English translation pending
Bonjour à tous, je suis nouveau sur le forum, mais ai déjà lu pas mal de message qui m'ont bien aider pour préparer mon voyage en Norvège.
Je pars la semaine prochaine (sur un coup de tête) en Norvège. Nous sommes cinq à partir, et nous avons trouvé un vol vraiment pas cher via la compagnie Raynair. Bref, après des recherches diverses et variées sur ce forum ou sur plein d'autres site internet, je viens poser quelques questions.
J'ai tenter d'appeler l'office du tourisme de Norvège à Paris, mais ils sont en restructuration. Leur site est très bien fait, mais voici le mail que je leur ai envoyé:
Bonjour,
Suite à mon appel à l'office du tourisme, je me permets de vous envoyer un mail pour obtenir quelques renseignements. Nous partons en Norvège à 5 personnes du 26 au 30 mai de cette année. Nous avons déjà regardé quelques informations via votre site internet, un guide du routard, ainsi que d'autres sources.
Je vous propose de vous présenter ce que nous envisageons de faire, puis de vous poser quelques questions, afin que vous puissiez nous dire si c'est réalisable en cette période. Voici approximativement ce que nous avons prévu :
Pour l'ensemble du séjour, nous prévoyons de faire du camping sauvage. Nous avons vu qu'en respectant la nature, et en plantant notre tente suffisamment loin des habitations, le camping sauvage était toléré. - Atterrissage à Rygge dans le sud d’Oslo vers 11h20 le jeudi 26. Sur place, location d'une voiture (auparavant louée sur internet, Europcar), et route vers Oslo. Nous ne restons pas très longtemps à Oslo, une demi-journée tout au plus. Nous partons le soir pour une petite heure de route en direction Sundvollen pour dormir dans les alentours. - Le lendemain matin, tôt, nous taillons la route jusqu'au lac de Tyin, à côté du parc du Jotunheimen. Sur place, dans la journée, randonnée pédestre dans les environs, puis camping sauvage le soir sur place. Si impossibilité de dormir, direction un camping à l'ouest du lac.
Après nous ne savons pas trop comment terminer notre itinéraire
- Le lendemain Matin, pourquoi pas se rendre au village de Finse. Pour se faire, nous partons vers Ardal, Laerdalsoyri, puis Aurlend, et Myrdal. Nous ne savons pas si la route entre Myrdal et Geilo en passant par Finse est praticable en voiture, ou même si il y en a une ! Nous dormirions dans ce cas là dans les alentours. - Le dimanche, nous traçons le chemin du retour vers Rygge. Pourquoi ne pas prendre le ferry à Bruraviki pour traverser l'Hadrangerfjord et nous rendre à Eidfjord. Nous ne savons pas si la route E7 longeant le Eidfjordvatnet est praticable ! Mais nous souhaiterions rentrer par la E7 jusqu'à Geilo, puis la 40 jusqu'à Drammen, Drobak, puis nous dormons dans les environs si possible. - Lundi matin, retour sur Rygge pour un avion en début d'après midi.
Voilà approximativement le trajet que nous souhaitons faire. Néanmoins, la priorité est de savoir s'il est réalisable pendant ce laps de temps. Et est-il possible de passer de Myrdal à Finse puis aller à Geilo en voiture ? Je vous joins notre probable itinéraire sur Google maps: Itinéraire sur Google Maps
J'en viens donc à vous poser quelques questions: - Pensez vous que cet itinéraire est réalisable ? - Qu'en est-il des routes que nous souhaitons prendre ? Praticables en voiture ? Au niveau des Fjords ? - Quel est l'ordre de prix du carburant en ce moment ? - Où pouvons nous acheter des cartes plus précises que du 1:1100000 (disponible sur votre site http://www.visitnorway.no)? Notamment pour faire des randonnées dans les environs de Tyin ou Myrdal. Nous avons trouvé ce site :www.aventurenordique.com… - Comment fonctionnent les péages ? Nous avons cru lire que nous pouvions enregistrer notre carte bleu sur un site en France et payer automatiquement en Norvège... - Pour ce qui est de la nourriture, est-il envisageable de faire du feu ? Ou bien acheter un réchaud sur place et s'en servir ? Apporter des boites de conserves pour 5 jours suffit-il ? - Quelles sont les températures moyennes sur notre itinéraire le jour et la nuit ? - Que pensez d'important devons nous amener dans notre sac, auquel nous n'avons pas pensé ?! - Y a-t-il des douches publiques sur notre trajet ?
Je vous remercie à l'avance pour vos réponses qui nous éclaireront grandement. En l'attente de vos informations, Cordialement,
En réalité depuis l'envoi de ce mail, nous avons pu préciser quelques points. Nous allons en effet prendre l'itinéraire présenté sur google map (cf lien), et j'ai pu trouver toutes les cartes au 1:25000 de la Norvège sur mon ordinateur. Donc sur le point de l'itinéraire, je pense qu'on est fixé. Mais le problème réside dans notre alimentation... Pouvons nous faire du feu pendant cette période ? Qu'en est-il des douches des campings ? Nous faisons du campings sauvage...
Si vous avez des recommandations, ou des réponse à mes interrogations, je suis preneur ! Amicalement,
Pololamag
J'ai tenter d'appeler l'office du tourisme de Norvège à Paris, mais ils sont en restructuration. Leur site est très bien fait, mais voici le mail que je leur ai envoyé:
Bonjour,
Suite à mon appel à l'office du tourisme, je me permets de vous envoyer un mail pour obtenir quelques renseignements. Nous partons en Norvège à 5 personnes du 26 au 30 mai de cette année. Nous avons déjà regardé quelques informations via votre site internet, un guide du routard, ainsi que d'autres sources.
Je vous propose de vous présenter ce que nous envisageons de faire, puis de vous poser quelques questions, afin que vous puissiez nous dire si c'est réalisable en cette période. Voici approximativement ce que nous avons prévu :
Pour l'ensemble du séjour, nous prévoyons de faire du camping sauvage. Nous avons vu qu'en respectant la nature, et en plantant notre tente suffisamment loin des habitations, le camping sauvage était toléré. - Atterrissage à Rygge dans le sud d’Oslo vers 11h20 le jeudi 26. Sur place, location d'une voiture (auparavant louée sur internet, Europcar), et route vers Oslo. Nous ne restons pas très longtemps à Oslo, une demi-journée tout au plus. Nous partons le soir pour une petite heure de route en direction Sundvollen pour dormir dans les alentours. - Le lendemain matin, tôt, nous taillons la route jusqu'au lac de Tyin, à côté du parc du Jotunheimen. Sur place, dans la journée, randonnée pédestre dans les environs, puis camping sauvage le soir sur place. Si impossibilité de dormir, direction un camping à l'ouest du lac.
Après nous ne savons pas trop comment terminer notre itinéraire
- Le lendemain Matin, pourquoi pas se rendre au village de Finse. Pour se faire, nous partons vers Ardal, Laerdalsoyri, puis Aurlend, et Myrdal. Nous ne savons pas si la route entre Myrdal et Geilo en passant par Finse est praticable en voiture, ou même si il y en a une ! Nous dormirions dans ce cas là dans les alentours. - Le dimanche, nous traçons le chemin du retour vers Rygge. Pourquoi ne pas prendre le ferry à Bruraviki pour traverser l'Hadrangerfjord et nous rendre à Eidfjord. Nous ne savons pas si la route E7 longeant le Eidfjordvatnet est praticable ! Mais nous souhaiterions rentrer par la E7 jusqu'à Geilo, puis la 40 jusqu'à Drammen, Drobak, puis nous dormons dans les environs si possible. - Lundi matin, retour sur Rygge pour un avion en début d'après midi.
Voilà approximativement le trajet que nous souhaitons faire. Néanmoins, la priorité est de savoir s'il est réalisable pendant ce laps de temps. Et est-il possible de passer de Myrdal à Finse puis aller à Geilo en voiture ? Je vous joins notre probable itinéraire sur Google maps: Itinéraire sur Google Maps
J'en viens donc à vous poser quelques questions: - Pensez vous que cet itinéraire est réalisable ? - Qu'en est-il des routes que nous souhaitons prendre ? Praticables en voiture ? Au niveau des Fjords ? - Quel est l'ordre de prix du carburant en ce moment ? - Où pouvons nous acheter des cartes plus précises que du 1:1100000 (disponible sur votre site http://www.visitnorway.no)? Notamment pour faire des randonnées dans les environs de Tyin ou Myrdal. Nous avons trouvé ce site :www.aventurenordique.com… - Comment fonctionnent les péages ? Nous avons cru lire que nous pouvions enregistrer notre carte bleu sur un site en France et payer automatiquement en Norvège... - Pour ce qui est de la nourriture, est-il envisageable de faire du feu ? Ou bien acheter un réchaud sur place et s'en servir ? Apporter des boites de conserves pour 5 jours suffit-il ? - Quelles sont les températures moyennes sur notre itinéraire le jour et la nuit ? - Que pensez d'important devons nous amener dans notre sac, auquel nous n'avons pas pensé ?! - Y a-t-il des douches publiques sur notre trajet ?
Je vous remercie à l'avance pour vos réponses qui nous éclaireront grandement. En l'attente de vos informations, Cordialement,
En réalité depuis l'envoi de ce mail, nous avons pu préciser quelques points. Nous allons en effet prendre l'itinéraire présenté sur google map (cf lien), et j'ai pu trouver toutes les cartes au 1:25000 de la Norvège sur mon ordinateur. Donc sur le point de l'itinéraire, je pense qu'on est fixé. Mais le problème réside dans notre alimentation... Pouvons nous faire du feu pendant cette période ? Qu'en est-il des douches des campings ? Nous faisons du campings sauvage...
Si vous avez des recommandations, ou des réponse à mes interrogations, je suis preneur ! Amicalement,
Pololamag
Ambiance de Stockholm? English translation pending
bonjour, Je voudrais passer 3/4 j en juillet 2011, à stockholm, (j'hésite entre la Suède ou le Pays de Galles) mais je crains que l'ambiance y soit froide.
Par exemple, j'aime tellement l'Irlande et cet esprit sympathique et attachant, je souhaite retrouver une bonne ambiance lors de mes voyages ... si je m'écoutais, je reviendrais toujours en Irlande d'ailleurs... mais je ne serai pas raisonnable !
pourriez-vous me dire si les Suédois sont sympathiques, s'il est possible de nouer des contacts avec eux, etc... merci à vous !!
Voyage de deux semaines en Suède au mois de juin English translation pending
Bonjour!
J'aimerais obtenir des conseils, suggestions et avis pour un prochain voyage. Moi et mon conjoint, après plusieurs questionnements, pensons allons en Europe du Nord cette année pour nos vacances de 2 semaines, fin juin. Nous pensons à la Suède.
J'aimerais connaître votre avis sur ce pays si certains l'ont visités.
Quelle sont les belles places ou aller? Est-ce très dispendieux comme destination? Quelle température y fait-il à ce temps de l'année? Est-ce que les déplacements y sont faciles?
Je pars de montréal, donc je cherche des compagnies aérienne avantageuses ( peu coûteuse) pour le déplacement si quelqu'un a des suggestions...
Merci de vos réponses, je les attends avec impatience..!! :)
Christine
J'aimerais obtenir des conseils, suggestions et avis pour un prochain voyage. Moi et mon conjoint, après plusieurs questionnements, pensons allons en Europe du Nord cette année pour nos vacances de 2 semaines, fin juin. Nous pensons à la Suède.
J'aimerais connaître votre avis sur ce pays si certains l'ont visités.
Quelle sont les belles places ou aller? Est-ce très dispendieux comme destination? Quelle température y fait-il à ce temps de l'année? Est-ce que les déplacements y sont faciles?
Je pars de montréal, donc je cherche des compagnies aérienne avantageuses ( peu coûteuse) pour le déplacement si quelqu'un a des suggestions...
Merci de vos réponses, je les attends avec impatience..!! :)
Christine
Conditions climatiques dans le Parc d'Hardangervidda (Norvège) mi-juin? English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaite réaliser un trek de cinq jours en Norvège courant juin. Je pense notamment au Parc d'Hardangervidda. Pour ce faire, j'ai besoin de conseils ayant trop peu d'information sur les conditions climatiques présentes à cette période : enneigement, températures, précipitations... Par ailleurs, dans le cas ou celles-ci seraient trop difficiles, quelles autres destinations en Norvège me suggéreriez-vous ?
Merci beaucoup,
kenavo
Yoann
Je souhaite réaliser un trek de cinq jours en Norvège courant juin. Je pense notamment au Parc d'Hardangervidda. Pour ce faire, j'ai besoin de conseils ayant trop peu d'information sur les conditions climatiques présentes à cette période : enneigement, températures, précipitations... Par ailleurs, dans le cas ou celles-ci seraient trop difficiles, quelles autres destinations en Norvège me suggéreriez-vous ?
Merci beaucoup,
kenavo
Yoann
Distance entre le port de Copenhague et son centre-ville? English translation pending
bonjour,
quelqu'un connait il la distance entre le port "costa" et le centre ville de copenhague,
en effet nous arriverons à bord enfin de matinée, pour lever l'ancre vers 18 heures...
cela nous permettrait de visiter un peu par nous meme!!!
avez-vous des tuyaux?que voir?que visiter?etc...
merci de votre aide
emmanuel😏
Location de camping-car entre Bodo et Bergen en Norvège? English translation pending
bonjour à tous!!
l'itinéraire étant quasiment définitif, il ne nous reste plus qu'à trouver les moyens de transports...
vu que nous avons dans l'idée de faire une partie du pays en voiture, nous voulons joindre l utile à l agréable... du coup on s'est dit que le camping car, pour découvrir le pays serait sympa!!
ok ...
mais pour trouver un site où nous pouvons louer ou ne serait qu avoir des devis quant à la location pour 5 ou 6 jours ... :/
surtout que nous souhaiterions louer un camping car entre Bodo et Bergen ...
j'ai essayer de voir avec les site proposés sur norway visit et sur le ptit futé, mais j ai fait chou blanc!!
est ce que quelqu un a déjà loué un camping car là bas et nous indiquer les bons sites???
merci par avance!!
est ce que quelqu un a déjà loué un camping car là bas et nous indiquer les bons sites???
merci par avance!!
Trois semaines en famille en Norvège English translation pending
bonjour
nous préparons notre séjour pour la norvege pour mi juillet 2011 avec location de voiture
Nous aimerions faire les iles Lofoten, les glaciers aller au cap nord (mais sur le forum plusieurs le déconseillent? attrape nigauds?trop cher)et faire de superbes ballades
mon plus jeune aimerait voir les Icebergs...
on sera 4 je recherche une location ( ce qui me parait etre le moins cher ) ou une auberge de jeunesse du m^me style que l'Islande( familiale)
alors merci pour toutes les infos que vous pouvez me donner
rikola
Retour de l'hôtel Bennett Arctic Club Ivalo en Laponie finlandaise English translation pending
Bonjour,
Je créée aujourd'hui un nouveau post pour vous faire part de mes impressions sur un voyage que je viens de faire et qui j'en suis sure en ravirait plus d'un, donc pour participer à la vie de ce forum mais aussi pour aider à donner des idées de voyage je vous raconte !
Je reviens de Laponie Finlandaise et c'est magique...
Départ le samedi d'Orly à 6h du matin. Vol de 3h30 avec Transavia, petit déjeuner et petit film, tout se passe bien. Arrivée à Ivalo au nord de la finlande au delà du cercle arctique, +1h par rapport à Paris. Neige et sapins à perte de vue... et piste gelée, attention ne pas glisser. On récupère les valises et on part en bus vers l'hotel, à 10min de l'aéroport. Une fois à l'hotel Ivalo, on nous sert une soupe pour le déjeuner, puis on récupère les clés des chambres et enfin les combinaisons. Ce qui est super avec Bennnett c'est que les combinaisons, les chaussures et les gants sont pretés, donc pas besoin de prendre des vêtements de ski encombrant (après on peu prendre son propre équipement si on préfère) le leur est vraiment adapté (pas super saillant car en grande taille pour mettre des épaisseurs en dessous, on tous en rouge et noir en gros !).
Ensuite on regarde le panneau d'affichage pour prendre connaissance du programme de la semaine. Celui communiqué à la réservation n'est pas nécessairement le même (pour la répartition par jour), en effet en général il y plus de 100personnes par semaine, on est donc divisé en plusieurs groupes, avec chacun un guide, et donc chacun ses activités réparties différement en fonction des jours pour mieux en profiter. Personnellement je pense être tombée avec le meilleur guide possible: ALEX. C'est un passionné de la Laponie qui y travaille en saisonnier depuis 5ans, il connait bien le pays, a beaucoup de choses à raconter et à partager. On en apprend tous les jours et c'est génial.
Première balade pour s'acclimater et commencer à découvrir la nature environnnante. Le 1er jour on se couche tôt car le voyage a été un peu fatigant (levée très tot).
LES REPAS Le matin le petit déjeuner est copieux avec bcp de choix, oeufs brouillés, bacon, céréales, fruits, fromage, salamis, fromage blanc, pain (3 différents), confiture, thé, café, chocolat...
Le midi c'est varié, soit on mange en excursion et c'est généralement de la soupe/ragout à base de légumes et de viandes, avec toujours à tous les repas de tous temps, du pain et du beurre !!
Le soir diner au restaurant de l'hotel avec une soupe, 2 entrées, 2 ou 3 légumes avec toujours des pommes de terre, un poisson et une viande avec une sauce à part, et un dessert. La cuisine essaye de s'adapter aux français, en général c'est réussi et c'est bon, on trouve toujours à nous plaire. Par contre, pas de fromage je préviens, et le dessert c'est souvent une glace nature...
LES ACTIVITES Chiens de traineau : petite balade de 10 à 15min par groupe de 4 traineaux à la fois, c'est un super moment, trop court mais le but est de reprendre un tour plus tard !! Motoneige : 2h30 de balade, visite de coin qu'on ne voit pas le reste du temps, c'est un super moment, un peu fatiguant à 2 sur une motoneige pour celui qui est derrière car cela bouge pas mal. On fait 3 ou 4 pauses pour pouvoir changer de conducteur et boire un jus de baies chaud. La conduite c'est top !! Ferme de rennes : on apprend plein de choses, les gens sont très gentils et acceuillant, petite balade en traineau à rennes c'est drole ! Nellim : c'est la frontière russe, la guide Marie est adorable, elle adore parler et nous faire connaitre sa vie, sa culture, ses traditions et c'est passionnant. La pêche sur glace : très amusant mais pas facile
L'hotel prête des patinette à glace, des patins à glace pour la patinoire en face, des skis de fond et des raquettes. C'est tiptop car dès qu'on a un moment de libre on part en balade découvrir le coin. Ensuite on peut prendre des activités à la carte en supplément à choisir en fonction de nos moments de disponibilités.
Pour ma part j'ai repris le Husky Safari 1h, extraordinaire, super moment, super visite... bref un moment parfais, puis la balade en traineau tiré par motoneige de nuit, 1h30 de balade sous la peau de mouton avec une pause surprise au milieu.
Ensuite il y a balade en raquette de nuit, sauna arctic (sauna puis bain dans l'eau gelée du lac), motoneige 2 ou 4h, husky safari 4h...
En tout cas c'est vraiment un voyage que je recommande à tous le monde, il faut aimer le calme, la neige à perte de vue et le silence !! Pour plus d'infos demandez moi...
Je créée aujourd'hui un nouveau post pour vous faire part de mes impressions sur un voyage que je viens de faire et qui j'en suis sure en ravirait plus d'un, donc pour participer à la vie de ce forum mais aussi pour aider à donner des idées de voyage je vous raconte !
Je reviens de Laponie Finlandaise et c'est magique...
Départ le samedi d'Orly à 6h du matin. Vol de 3h30 avec Transavia, petit déjeuner et petit film, tout se passe bien. Arrivée à Ivalo au nord de la finlande au delà du cercle arctique, +1h par rapport à Paris. Neige et sapins à perte de vue... et piste gelée, attention ne pas glisser. On récupère les valises et on part en bus vers l'hotel, à 10min de l'aéroport. Une fois à l'hotel Ivalo, on nous sert une soupe pour le déjeuner, puis on récupère les clés des chambres et enfin les combinaisons. Ce qui est super avec Bennnett c'est que les combinaisons, les chaussures et les gants sont pretés, donc pas besoin de prendre des vêtements de ski encombrant (après on peu prendre son propre équipement si on préfère) le leur est vraiment adapté (pas super saillant car en grande taille pour mettre des épaisseurs en dessous, on tous en rouge et noir en gros !).
Ensuite on regarde le panneau d'affichage pour prendre connaissance du programme de la semaine. Celui communiqué à la réservation n'est pas nécessairement le même (pour la répartition par jour), en effet en général il y plus de 100personnes par semaine, on est donc divisé en plusieurs groupes, avec chacun un guide, et donc chacun ses activités réparties différement en fonction des jours pour mieux en profiter. Personnellement je pense être tombée avec le meilleur guide possible: ALEX. C'est un passionné de la Laponie qui y travaille en saisonnier depuis 5ans, il connait bien le pays, a beaucoup de choses à raconter et à partager. On en apprend tous les jours et c'est génial.
Première balade pour s'acclimater et commencer à découvrir la nature environnnante. Le 1er jour on se couche tôt car le voyage a été un peu fatigant (levée très tot).
LES REPAS Le matin le petit déjeuner est copieux avec bcp de choix, oeufs brouillés, bacon, céréales, fruits, fromage, salamis, fromage blanc, pain (3 différents), confiture, thé, café, chocolat...
Le midi c'est varié, soit on mange en excursion et c'est généralement de la soupe/ragout à base de légumes et de viandes, avec toujours à tous les repas de tous temps, du pain et du beurre !!
Le soir diner au restaurant de l'hotel avec une soupe, 2 entrées, 2 ou 3 légumes avec toujours des pommes de terre, un poisson et une viande avec une sauce à part, et un dessert. La cuisine essaye de s'adapter aux français, en général c'est réussi et c'est bon, on trouve toujours à nous plaire. Par contre, pas de fromage je préviens, et le dessert c'est souvent une glace nature...
LES ACTIVITES Chiens de traineau : petite balade de 10 à 15min par groupe de 4 traineaux à la fois, c'est un super moment, trop court mais le but est de reprendre un tour plus tard !! Motoneige : 2h30 de balade, visite de coin qu'on ne voit pas le reste du temps, c'est un super moment, un peu fatiguant à 2 sur une motoneige pour celui qui est derrière car cela bouge pas mal. On fait 3 ou 4 pauses pour pouvoir changer de conducteur et boire un jus de baies chaud. La conduite c'est top !! Ferme de rennes : on apprend plein de choses, les gens sont très gentils et acceuillant, petite balade en traineau à rennes c'est drole ! Nellim : c'est la frontière russe, la guide Marie est adorable, elle adore parler et nous faire connaitre sa vie, sa culture, ses traditions et c'est passionnant. La pêche sur glace : très amusant mais pas facile
L'hotel prête des patinette à glace, des patins à glace pour la patinoire en face, des skis de fond et des raquettes. C'est tiptop car dès qu'on a un moment de libre on part en balade découvrir le coin. Ensuite on peut prendre des activités à la carte en supplément à choisir en fonction de nos moments de disponibilités.
Pour ma part j'ai repris le Husky Safari 1h, extraordinaire, super moment, super visite... bref un moment parfais, puis la balade en traineau tiré par motoneige de nuit, 1h30 de balade sous la peau de mouton avec une pause surprise au milieu.
Ensuite il y a balade en raquette de nuit, sauna arctic (sauna puis bain dans l'eau gelée du lac), motoneige 2 ou 4h, husky safari 4h...
En tout cas c'est vraiment un voyage que je recommande à tous le monde, il faut aimer le calme, la neige à perte de vue et le silence !! Pour plus d'infos demandez moi...
Hésitation sur choix de tente English translation pending
Salut
J avais dans l optique de m acheter une exped andromeda 2 et je suis tombé sur cette offre : http://www.outdoorfair.de/epages/61191849.sf/de_DE/?ObjectPath=/Shops/61191849/Products/Helsport-Rondvassbu-2-Camp
J aurai voulu avoir des avis sur cette tente si quelqu un l a connait , les remarques sur les arceaux helsport mon un peu refroidi !! Et si il vaut mieux prendre une tente avec le toit exterieur en sylicone ou en nylon ? Merci d avance et bonne route a tous ...
J avais dans l optique de m acheter une exped andromeda 2 et je suis tombé sur cette offre : http://www.outdoorfair.de/epages/61191849.sf/de_DE/?ObjectPath=/Shops/61191849/Products/Helsport-Rondvassbu-2-Camp
J aurai voulu avoir des avis sur cette tente si quelqu un l a connait , les remarques sur les arceaux helsport mon un peu refroidi !! Et si il vaut mieux prendre une tente avec le toit exterieur en sylicone ou en nylon ? Merci d avance et bonne route a tous ...
Train touristique de Flam (Sbana) par soi-même? (Norvège) English translation pending
Bonjour;
qui a déjà pris le train touristique de Flam qui va jusque Myrdal ? Où se trouve t'il par rapport au port ? est ce loin ? peut-on se débrouiller seuls pour le prendre et ne pas prendre l'excursion du bateau ? Combien cela coûte t' il ? peut-on payer en euros ou par carte bancaire ? merci pour vos réponses !
qui a déjà pris le train touristique de Flam qui va jusque Myrdal ? Où se trouve t'il par rapport au port ? est ce loin ? peut-on se débrouiller seuls pour le prendre et ne pas prendre l'excursion du bateau ? Combien cela coûte t' il ? peut-on payer en euros ou par carte bancaire ? merci pour vos réponses !
Norvège à vélo: tentes Vaude? English translation pending
Pour notre voyage en norvege, nous hésitons sur le choix de notre tente. nous avions pensé à la newberry de chez jamet (qui remplace la makalu 4000, qui nous a donné entière satisfaction pendant quelques années) puis nous avons trouvé sur la marque Vaude, mais ce n'est plus le même prix .
connaissez vous les tentes Vaude ? et plus particulierement celle ci : odyssee xt qui a l'air d'être faite pour résister au mauvaises conditions météos . http://www.cyclo-randonnee.fr/...ee-xt-vert--699.html
J'ai trouvé les tentes Euréka qui seraient plus dans mes prix, mais qu'est ce que ça vaut ? La bighorn 2XDI http://www.eurekaeurope.com/fr/tents.php?group=3&product=13
merci
connaissez vous les tentes Vaude ? et plus particulierement celle ci : odyssee xt qui a l'air d'être faite pour résister au mauvaises conditions météos . http://www.cyclo-randonnee.fr/...ee-xt-vert--699.html
J'ai trouvé les tentes Euréka qui seraient plus dans mes prix, mais qu'est ce que ça vaut ? La bighorn 2XDI http://www.eurekaeurope.com/fr/tents.php?group=3&product=13
merci
Croisière dans les fjords de Norvège sur le MSC Orchestra English translation pending
doit partir avec bateau orchestra mai 2011 croisiere norvege qq un connait ? quel temps ?
Croisière dans les fjords de Norvège sur le MSC Orchestra en juillet 2011 English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars avec une amie et mon fils faire la route des vikings le 3 juillet 2011, si vous passez par là à la même date, faites moi signe, qu'on puisse échanger des infos voire même faire connaissance!
c'est notre premiere croisière alors tous les conseils sont les bienvenus 😏
à bientôt
Je pars avec une amie et mon fils faire la route des vikings le 3 juillet 2011, si vous passez par là à la même date, faites moi signe, qu'on puisse échanger des infos voire même faire connaissance!
c'est notre premiere croisière alors tous les conseils sont les bienvenus 😏
à bientôt
Quartier, hôtel ou bed and breakfast à Melbourne? English translation pending
bonsoir,
je recherche un hotel ou B&B confortable: calme, propre et sympathique (éventuellement avec une vue) où on peut sortir à pieds le soir aux alentours. Mais dans quelle quartier aller? on a pensé à St Kilda mais n'est-il pas trop bruyant? Sinon vers quel autre quartier l'on peut s'orienter? Merci 😉
je recherche un hotel ou B&B confortable: calme, propre et sympathique (éventuellement avec une vue) où on peut sortir à pieds le soir aux alentours. Mais dans quelle quartier aller? on a pensé à St Kilda mais n'est-il pas trop bruyant? Sinon vers quel autre quartier l'on peut s'orienter? Merci 😉
Norvège en avril English translation pending
Bonjour à tous j'ai lu des infos variées sur la Norvège; Je compte m'y rendre en avril prochain et aimerai y revenir avec un carnet de voyage (ou une ébauche de...).
L'idée est de partir une semaine en gros (ou 10jours).
je voulais voir le Grand nord mais vu ce qui se dit dans le coin j'abandonne. Je ne sais pas par contre au niveau de Bergen si c'est trop ou pas touristique.
Sinon en mode de transport ca serait avec mes jambes et les transports sur place. Est ce qu'il y a des trucs a éviter et / ou a faire absolument?
je serais à la base plus pour aller dans les terres. Donc je suis preneur de tout conseil.
ah oui sinon pour info j'ai la trentaine et part seul. :)
je voulais voir le Grand nord mais vu ce qui se dit dans le coin j'abandonne. Je ne sais pas par contre au niveau de Bergen si c'est trop ou pas touristique.
Sinon en mode de transport ca serait avec mes jambes et les transports sur place. Est ce qu'il y a des trucs a éviter et / ou a faire absolument?
je serais à la base plus pour aller dans les terres. Donc je suis preneur de tout conseil.
ah oui sinon pour info j'ai la trentaine et part seul. :)
Suède ou Norvège en train: que faire en quinze jours? English translation pending
Buenas tardes !
Ma copine (18ans) et moi (17ans) aimerions partir en scandinavie 15 jours au mois de Juillet. N'étant pas bien riches, le transport est déjà choisit : Le train, avec un billet Interrail 15 jours. De plus, ça nous permettra de profiter des jolis paysages danois et scandinaves pendant le trajet. Nous sommes donc ensuite à pied, ou en train, mais rien ne nous empêche de prendre le ferry/bateau. On aime bien marcher, mais aussi se poser. Mais la destination exact quant à elle, n'est pas encore bien définie (mais bon, on a le temps). J'ai un peu trainé sur le forum, et j'ai rien trouvé qui donnait réponse à toutes mes questions, alors je m'en réfère à vous, grands manitoux-globe-trotters que vous êtes 😏 !
Nous partons de Chambéry, pour aller à Hambourg. Le voyage nous prend une journée, à décompter sur les 15 jours du voyage. Et là, c'est plusieurs questions qui nous viennes à l'esprit :
Les LOFOTENS, mes questions : 1) Quel est selon vous le chemin le plus court pour rallier les lofotens depuis hambourg ? 2) Combien de temps cela prendrait il ? 3) En 15j, Lyon/Lofoten/Lyon, c'est pas un peu beaucoup ?
L'OUEST, mes questions : Il parait que Bergen est une ville assez sympa, de plus le train longe la côte ouest, ce qui me semble-t-il, est assez sympa à voir... 1) On pourrai ensuite faire un Trek de 5/6 jours aux environ, quelqu'un connait des coins sympa ? J'ai entendu parler de Trondheim...
La LAPONIE, mes questions : Un peu pareil que les lofotens, c'est pas un peu loin ?
Stockholm : Cette ville a l'air vraiment sympa, et je pense que y'a des treks cool à faire dans les îles... quelqu'un a-t-il déjà tenté ?
Voila, c'est pour l'instant l'ébauche de notre voyage.
Si quelqu'un a d'autres coins à me proposer, je suis preneur !
Buena serata🙂
Ma copine (18ans) et moi (17ans) aimerions partir en scandinavie 15 jours au mois de Juillet. N'étant pas bien riches, le transport est déjà choisit : Le train, avec un billet Interrail 15 jours. De plus, ça nous permettra de profiter des jolis paysages danois et scandinaves pendant le trajet. Nous sommes donc ensuite à pied, ou en train, mais rien ne nous empêche de prendre le ferry/bateau. On aime bien marcher, mais aussi se poser. Mais la destination exact quant à elle, n'est pas encore bien définie (mais bon, on a le temps). J'ai un peu trainé sur le forum, et j'ai rien trouvé qui donnait réponse à toutes mes questions, alors je m'en réfère à vous, grands manitoux-globe-trotters que vous êtes 😏 !
Nous partons de Chambéry, pour aller à Hambourg. Le voyage nous prend une journée, à décompter sur les 15 jours du voyage. Et là, c'est plusieurs questions qui nous viennes à l'esprit :
Les LOFOTENS, mes questions : 1) Quel est selon vous le chemin le plus court pour rallier les lofotens depuis hambourg ? 2) Combien de temps cela prendrait il ? 3) En 15j, Lyon/Lofoten/Lyon, c'est pas un peu beaucoup ?
L'OUEST, mes questions : Il parait que Bergen est une ville assez sympa, de plus le train longe la côte ouest, ce qui me semble-t-il, est assez sympa à voir... 1) On pourrai ensuite faire un Trek de 5/6 jours aux environ, quelqu'un connait des coins sympa ? J'ai entendu parler de Trondheim...
La LAPONIE, mes questions : Un peu pareil que les lofotens, c'est pas un peu loin ?
Stockholm : Cette ville a l'air vraiment sympa, et je pense que y'a des treks cool à faire dans les îles... quelqu'un a-t-il déjà tenté ?
Voila, c'est pour l'instant l'ébauche de notre voyage.
Si quelqu'un a d'autres coins à me proposer, je suis preneur !
Buena serata🙂
Trois semaines en Norvège: îles Lofoten et fjords? English translation pending
Bonjour,
mon compagnon et moi avons comme projet de partir en Norvege en juillet 2011 pour notre voyage de noces.
Nous commençons à organiser tout ca et voila où nous en sommes :
- avion de Paris à Bodo : 1 semaine avec location de voitures pour faire les Lofoten - avion de Bodo à Bergen : 2 semaines avec location de voiture : boucle Bergen-balestrand-Alesund-Andalsnes-Bergen Tout ca avec beaucoup d'arrêt on a prévu de voir pleins de choses (route des trolls, glaciers, cascades, ...) - retour avion Bergen-Paris
est-ce possible en 3 semaines? notre itinéraire vous parait-il pertinent ?
De ce qu'on en a vu on cela nous couterait environ 800 euros d'avion et 1200 euros de loc de voiture mais pour le reste du budget nous n'arrivons pas à nous faire une idée : quelqu'un peut -il nous aider ? nourriture, hébergement (pas de luxe!), ferrys, essence ?
Nous comptons partir du 15 juillet au 5 aout en commencant par le nord, allons nous pouvoir voir le soleil de minuit ? pour les safaris aux baleines qq'un a t-il des infos ?
Merci beaucoup de contribuer à ce qui devra etre notre plus beau voyage !
mon compagnon et moi avons comme projet de partir en Norvege en juillet 2011 pour notre voyage de noces.
Nous commençons à organiser tout ca et voila où nous en sommes :
- avion de Paris à Bodo : 1 semaine avec location de voitures pour faire les Lofoten - avion de Bodo à Bergen : 2 semaines avec location de voiture : boucle Bergen-balestrand-Alesund-Andalsnes-Bergen Tout ca avec beaucoup d'arrêt on a prévu de voir pleins de choses (route des trolls, glaciers, cascades, ...) - retour avion Bergen-Paris
est-ce possible en 3 semaines? notre itinéraire vous parait-il pertinent ?
De ce qu'on en a vu on cela nous couterait environ 800 euros d'avion et 1200 euros de loc de voiture mais pour le reste du budget nous n'arrivons pas à nous faire une idée : quelqu'un peut -il nous aider ? nourriture, hébergement (pas de luxe!), ferrys, essence ?
Nous comptons partir du 15 juillet au 5 aout en commencant par le nord, allons nous pouvoir voir le soleil de minuit ? pour les safaris aux baleines qq'un a t-il des infos ?
Merci beaucoup de contribuer à ce qui devra etre notre plus beau voyage !
Croisière sur l'Express Côtier avec Hurtingen en juillet 2011? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterai avoir des renseignements sur la croisière avec Hurtigen "l'express cotier". On ne souhaite pas faire l'aller retour, quel sens faut il privilégier (nord-sud ou sud-nord). Je suppose qu'il faut prévoir quelques vêtements chauds pour le cap nord? Quelles sont les excursions à ne pas ratées? La vie à bord du bateau... Je crois qu'il n'y a pas beaucoup de francophones ; est-ce un handicap si notre anglais est "lointain!!"
merci pour vos réponses
Randonnée cyclo-camping en Norvège à l'été 2011 English translation pending
Bonsoir,
nous pensons faire une rando cyclo camping en Norvège cet été (3 semaines à 1 mois ). Sans être très habitués nous avons déjà réalisé quelques rando de ce type. En général, on prend notre temps (moyenne 50km/jour). Plusieurs questions se posent :
- Quel itinéraire ? (les Fjords ? les iles Lofotens ? le sud ?....)
- Comment y aller avec les vélos (Y a t'il des expériences Train, avion ou Ferry ?)
- Quels transports intérieurs sont utilisables avec les vélos ? L'express cotier peut il se prendre sans réservation?
- Comment est le relief ?
- Quand est il du camping ?
Merci pour vos réponses
Où voir des élans en Norvège? English translation pending
Bonjour,
J'envisage un voyage en vélo en Norvège, j'aimerai bien croiser quelques élans sur ma route. J'ai prévu de roumer entre Haugastol , le parc du Jostedalsbreen puis dombas ensuite transport en commun puis les iles lofoten et vesteralen, est-ce que j'ai une chance d'en voir ? sinon où est-ce qu'on peut en voir ? ( je sais qu'il y a en parc où on peut en voir mais pas envie d'aller dans un parc juste pour en voir )
Merci d'avance
J'envisage un voyage en vélo en Norvège, j'aimerai bien croiser quelques élans sur ma route. J'ai prévu de roumer entre Haugastol , le parc du Jostedalsbreen puis dombas ensuite transport en commun puis les iles lofoten et vesteralen, est-ce que j'ai une chance d'en voir ? sinon où est-ce qu'on peut en voir ? ( je sais qu'il y a en parc où on peut en voir mais pas envie d'aller dans un parc juste pour en voir )
Merci d'avance
Tombouctou et son patrimoine écrit (Mali) English translation pending
« The manuscripts reveal that black Africa had literacy and intellectualism – thus going beyond the mere notion of Africa as a continent of ‹song and dance›» (John O. Hunwick)
LES TRÉSORS DE TOMBOUCTOU
«Le sel vient du nord, l’or du sud et l’argent du pays des Blancs, mais les paroles de Dieu, les choses savantes, les histoires et les jolis contes, on ne les trouve qu’à Tombouctou». C’est ainsi que la ville de Tombouctou était qualifiée par un grand savant du 16e siècle. En effet, la «ville mystérieuse» du Sahara dispose d’un impressionnant patrimoine écrit dont l’originalité reste intimement liée à l’islamisation de la région entamée au 7e siècle de l’ère chrétienne. Tombouctou, foyer intellectuel et universitaire au 16e siècle, était une référence de la grandeur littéraire et scientifique du Soudan. Un livre illustré en grand format, intitulé «The Hidden Treasures of Timbuktu», relate la grande histoire de cette ville légendaire et ouvre la porte à une salle du trésor : d‘exceptionnels manuscrits d’une inestimable valeur historique et de rare beauté. Un hommage aimant et portrait fascinant de la ville de Tombouctou qui relient, de manière imposante, passé et présent ...
Les Européens associent Tombouctou avec le fin fond du monde connu. Mais en réalité, Tombouctou a été un haut lieu du monde austral pendant des siècles, à la fois un centre du commerce transsaharien et un fief de l'érudition islamique, ou selon Léon l’Africain, un «refuge pour érudits». Les routes s'entrecroisaient à cette époque : du nord, venaient les caravanes de sel, l'or, et les esclaves qui transitaient du sud sur le fleuve Niger (et aujourd'hui encore, Tombouctou demeure un point de rencontre entre les populations africaines et les peuples nomades berbères et arabes, un lieu où «se croisent pirogue et chameau»). Les marchands ont attiré les érudits et dès le XVe siècle, la ville de Tombouctou comptait pas moins de cent mille habitants, dont vingt-cinq mille étudiants qui fréquentaient sa célèbre université islamique de Sankoré ; la réputation de l’université («Oxford de l‘Afrique») rayonnait partout dans le monde arabe. On y enseignait, écrivait des livres, reproduits par des copistes et vendus au marché. La ville était alors au centre d’empires importants qui s’étendaient sur des régions plus vastes que le Mali actuel ...
Quelque cent mille manuscrits anciens témoignent aujourd'hui de cette époque. Rédigés en arabe (à l'époque, langue de l'élite dans l'Afrique de l'Ouest), ils couvrent des sujets aussi divers que le droit islamique, la philosophie, la médecine, la climatologie, la philologie et la littérature, l'astronomie, l’optique, les mathématiques, la géomancie, l'histoire du Mali et les sciences coraniques. Les plus anciens sont un manuel de droit islamique datant de 1204, et un coran, écrit sur un parchemin en peau de gazelle, datant aussi du 13e siècle. Et véritables curiosités restent un recueil sur l'intimité, écrit au 14e siècle par Muhamad Tagar al Fullani, ou un manuel du 18e siècle s’apparentant au Kamasutra dans lequel on trouve des positions sexuelles, des remèdes contre l’impuissance et un chapitre intitulé «Etre patient avec les femmes» (ha ha). Un autre manuscrit expose une charte des droits de l’homme, cinq cents ans avant la nôtre. Le contenu des manuscrits de l’historien Ismaël Diadié Haïdara intéresse les climatologues et les astronomes ; ses ancêtres ont noté dans les marges des livres les dates des crues et décrues du fleuve Niger ainsi que celles des événements marquants, comme les tremblements de terre. On y apprend ainsi qu’une pluie de météorites a traversé le ciel saharien en 1583!!! Parmi ces précieux documents, il y a bien sûr de nombreux corans et des écrits religieux, mais aussi des traités de pharmacopée, de savoir-vivre, des actes de commerce, des certificats d'affranchissement d'esclaves, des testaments, etc. Mis bout à bout, ils révèlent tout un pan de l'histoire intime des peuples du Sahara.
On a trouvé ces manuscrits un peu partout dans la région entourant la mythique ville au cours des 20 dernières années : cachés au 19e siècle par les villageois, de peur de les voir pillés, les familles tombouctiennes ont ouvert leurs coffres où sont conservées des calligraphies dorées qui jaunissent. Une découverte majeure car ces manuscrits sont la preuve que «l'Afrique a joué un rôle dans la connaissance islamique pendant près de mille ans», a déclaré un expert islamique allemand responsable de la numérisation des manuscrits à l'université d'Oslo. Les mêmes renferment un savoir perdu que l’on commence à peine à décoder: la mémoire de l’Afrique. Certains proviennent d'Andalousie, d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, tandis que d'autres ont été écrits par des auteurs africains à Tombouctou même. Les langues africaines étaient également écrites avec l'alphabet arabe pour le courrier diplomatique et les contrats.
Aujourd’hui, des collections de manuscrits, on en trouve une trentaine à Tombouctou (autres sources rapportent de 60 à 80 collections privées). Celle de l’Institut Ahmed Baba, organisme national financé par l’Afrique du Sud, la Norvège, le Luxembourg et la fondation Ford, aux États-Unis, est de loin la plus importante. Les autres sont conservées dans des bibliothèques privées. Abdelkader Haïdara, 45 ans, a reçu en héritage de son père neuf mille manuscrits, la plus grande collection privée de Tombouctou. Il les a exposés au grand public, initiant une nouvelle tendance: celle selon laquelle les propriétaires privés conservent eux-mêmes leurs trésors plutôt que de les confier à l'Etat malien. «Les familles sont les meilleurs gardiens de leur propre héritage intellectuel», déclare-t-il de manière claire et nette.
Contrairement à la majorité de ses compatriotes dans le Mali francophone, Abdelkader Haïdara, 45 ans, a été élevé en arabe. Sa famille a conservé vivant son héritage arabe et islamique, chaque génération remettant les manuscrits à la génération suivante et ce, depuis le XVIe siècle : son père a étudié au Soudan et en Egypte où il a acheté des manuscrits et les a copiés à la main. A cette époque, bon nombre d'autres familles installées à Tombouctou ont commencé à mettre leurs collections sous clef, les cachant même parfois dans le sable, de peur de les voir confisquées par les colonialistes français. Dans l'ancienne ville royale de Ségou, les Français avaient détourné de précieux manuscrits qui, encore à ce jour, sont conservés à la Bibliothèque nationale de France. Toutefois, Abdelkader Haïdara a passé près de vingt ans à acheter des manuscrits au nom de l'Institut Ahmed Baba dirigé par l'Etat à Tombouctou. Quelque trente mille manuscrits se trouvent archivés là-bas.
Abdelkader Haïdara a été le premier à ouvrir une collection privée en 1993, encourageant d'autres familles à en faire autant. Il en est résulté un véritable boom : les gens sont maintenant de plus en plus conscients de la valeur de leur héritage, y compris sur le plan matériel ...
Il y a un vaste trou dans l’histoire du continent. L’époque des missionnaires européens et des marchands d‘esclaves du 17e au 19e siècle ainsi que celle du colonialisme sont bien documentées. Celles des empires africains qui les ont précédées le sont beaucoup moins. Les Africains eux-mêmes connaissent peu de choses de l’Empire sonraï, ni de la percée de l’islam, apporté par les caravanes arabes. Faire l’histoire de l’Afrique précoloniale, on n’a longtemps même pas osé y penser, puisque les Africains n’avaient pas laissé de sources écrites. En 1963 encore, le fameux historien britannique Hugh Trevor-Roper a résonné de façon lapidaire : «Perhaps in the future, there will be some African history to teach. But at present there is none. There is only the history of Europeans in Africa. The rest is darkness.» Que c’est bizarre : l’histoire de l’Afrique consiste en l’histoire des Européens seulement. Celle des Africains est une tache blanche. Les manuscrits de Tombouctou sont la preuve du contraire. Pour l‘Afrique et les Africain(e)s, il s’agit de la mise au jour d’un grand pan de leur littérature ancienne. Donc, il ne faut plus que l’Afrique se regarde comme un continent misérable, sans histoire ni littérature, bref, sans mémoire écrite. Un tournant dans l’histoire des civilisations : alors, on pourra présenter au monde des connaissances sur l’art, l’histoire, maintes sciences, la culture. Non plus seulement être un continent totalement voué à l’oralité, non plus seulement être quémandeur passif de l’Occident.
La sauvegarde des manuscrits de Tombouctou est un travail de coopération internationale. L’ancien président de l’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, en a fait la première mission culturelle du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), ayant recueilli 25 millions de rands pour la construction d’une grande bibliothèque à Tombouctou. Elle accueille la collection de l’Institut Ahmed Baba, qui étouffe sous les livres. Espérons qu’on parvient à sauver les précieux manuscrits de Tombouctou. Pour exhumer et préserver ce faaaaaaabuleux patrimoine, il ne faut que quelques millions d’euros, une somme assez minable comparée à l’augmentation de capital que vient de réclamer Disneyland Paris à ses actionnaires pour renflouer son parc d’attractions. Finalement «de la nuit de l’oubli émerge ainsi une passionnante histoire de l’Afrique jusqu’à présent ignorée» (Jean-Michel Djian, Le Monde Diplomatique, 2004) ...
Par analogie avec ces uniques trésors tombouctiens, le livre intitulé «The Hidden Treasures of Timbuktu» (titre allemand : «Timbuktu und seine verborgenen Schätze», Frederking & Thaler, München 2009) est un vrai trésor également. Ses auteurs, John O. Hunwick, professeur à l’Institut d’études de la pensée islamique en Afrique (Université de Northwest, Etats-Unis), en collaboration avec son fils, Joseph Hunwick (photos) et Alida Jay Boye, coordonnateur du projet des bibliothèques de Tombouctou, et provenant de l’université d’Oslo, nous présentent un ouvrage sur le «phénomène ‹Tombouctou›», fait à la perfection, et un des plus beaux livres que j’ai jamais gardé dans mes mains : des photos splendides de la ville de Tombouctou, de ses habitants, des bibliothèques en ville et des manuscrits et livres, complétées par des textes détaillés et instructifs.
Un livre qui séduit par respect et humilité face aux peuples du Sahara en général, et aux hommes et femmes de Tombouctou en spécial. De la grande science était depuis toujours le résultat d’une vie et création communes des hommes et des cadres de vie les plus différents – c’est le message que fournit ce livre, par gratuit ...
YouTube : The Hidden Treasures of Timbuktu - Joseph Hunwick Photography (livre)
YouTube : The Hidden Treasures of Timbuktu
Timbuktu Manuscripts Project
hgb
LES TRÉSORS DE TOMBOUCTOU
«Le sel vient du nord, l’or du sud et l’argent du pays des Blancs, mais les paroles de Dieu, les choses savantes, les histoires et les jolis contes, on ne les trouve qu’à Tombouctou». C’est ainsi que la ville de Tombouctou était qualifiée par un grand savant du 16e siècle. En effet, la «ville mystérieuse» du Sahara dispose d’un impressionnant patrimoine écrit dont l’originalité reste intimement liée à l’islamisation de la région entamée au 7e siècle de l’ère chrétienne. Tombouctou, foyer intellectuel et universitaire au 16e siècle, était une référence de la grandeur littéraire et scientifique du Soudan. Un livre illustré en grand format, intitulé «The Hidden Treasures of Timbuktu», relate la grande histoire de cette ville légendaire et ouvre la porte à une salle du trésor : d‘exceptionnels manuscrits d’une inestimable valeur historique et de rare beauté. Un hommage aimant et portrait fascinant de la ville de Tombouctou qui relient, de manière imposante, passé et présent ...
Les Européens associent Tombouctou avec le fin fond du monde connu. Mais en réalité, Tombouctou a été un haut lieu du monde austral pendant des siècles, à la fois un centre du commerce transsaharien et un fief de l'érudition islamique, ou selon Léon l’Africain, un «refuge pour érudits». Les routes s'entrecroisaient à cette époque : du nord, venaient les caravanes de sel, l'or, et les esclaves qui transitaient du sud sur le fleuve Niger (et aujourd'hui encore, Tombouctou demeure un point de rencontre entre les populations africaines et les peuples nomades berbères et arabes, un lieu où «se croisent pirogue et chameau»). Les marchands ont attiré les érudits et dès le XVe siècle, la ville de Tombouctou comptait pas moins de cent mille habitants, dont vingt-cinq mille étudiants qui fréquentaient sa célèbre université islamique de Sankoré ; la réputation de l’université («Oxford de l‘Afrique») rayonnait partout dans le monde arabe. On y enseignait, écrivait des livres, reproduits par des copistes et vendus au marché. La ville était alors au centre d’empires importants qui s’étendaient sur des régions plus vastes que le Mali actuel ...
Quelque cent mille manuscrits anciens témoignent aujourd'hui de cette époque. Rédigés en arabe (à l'époque, langue de l'élite dans l'Afrique de l'Ouest), ils couvrent des sujets aussi divers que le droit islamique, la philosophie, la médecine, la climatologie, la philologie et la littérature, l'astronomie, l’optique, les mathématiques, la géomancie, l'histoire du Mali et les sciences coraniques. Les plus anciens sont un manuel de droit islamique datant de 1204, et un coran, écrit sur un parchemin en peau de gazelle, datant aussi du 13e siècle. Et véritables curiosités restent un recueil sur l'intimité, écrit au 14e siècle par Muhamad Tagar al Fullani, ou un manuel du 18e siècle s’apparentant au Kamasutra dans lequel on trouve des positions sexuelles, des remèdes contre l’impuissance et un chapitre intitulé «Etre patient avec les femmes» (ha ha). Un autre manuscrit expose une charte des droits de l’homme, cinq cents ans avant la nôtre. Le contenu des manuscrits de l’historien Ismaël Diadié Haïdara intéresse les climatologues et les astronomes ; ses ancêtres ont noté dans les marges des livres les dates des crues et décrues du fleuve Niger ainsi que celles des événements marquants, comme les tremblements de terre. On y apprend ainsi qu’une pluie de météorites a traversé le ciel saharien en 1583!!! Parmi ces précieux documents, il y a bien sûr de nombreux corans et des écrits religieux, mais aussi des traités de pharmacopée, de savoir-vivre, des actes de commerce, des certificats d'affranchissement d'esclaves, des testaments, etc. Mis bout à bout, ils révèlent tout un pan de l'histoire intime des peuples du Sahara.
On a trouvé ces manuscrits un peu partout dans la région entourant la mythique ville au cours des 20 dernières années : cachés au 19e siècle par les villageois, de peur de les voir pillés, les familles tombouctiennes ont ouvert leurs coffres où sont conservées des calligraphies dorées qui jaunissent. Une découverte majeure car ces manuscrits sont la preuve que «l'Afrique a joué un rôle dans la connaissance islamique pendant près de mille ans», a déclaré un expert islamique allemand responsable de la numérisation des manuscrits à l'université d'Oslo. Les mêmes renferment un savoir perdu que l’on commence à peine à décoder: la mémoire de l’Afrique. Certains proviennent d'Andalousie, d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, tandis que d'autres ont été écrits par des auteurs africains à Tombouctou même. Les langues africaines étaient également écrites avec l'alphabet arabe pour le courrier diplomatique et les contrats.
Aujourd’hui, des collections de manuscrits, on en trouve une trentaine à Tombouctou (autres sources rapportent de 60 à 80 collections privées). Celle de l’Institut Ahmed Baba, organisme national financé par l’Afrique du Sud, la Norvège, le Luxembourg et la fondation Ford, aux États-Unis, est de loin la plus importante. Les autres sont conservées dans des bibliothèques privées. Abdelkader Haïdara, 45 ans, a reçu en héritage de son père neuf mille manuscrits, la plus grande collection privée de Tombouctou. Il les a exposés au grand public, initiant une nouvelle tendance: celle selon laquelle les propriétaires privés conservent eux-mêmes leurs trésors plutôt que de les confier à l'Etat malien. «Les familles sont les meilleurs gardiens de leur propre héritage intellectuel», déclare-t-il de manière claire et nette.
Contrairement à la majorité de ses compatriotes dans le Mali francophone, Abdelkader Haïdara, 45 ans, a été élevé en arabe. Sa famille a conservé vivant son héritage arabe et islamique, chaque génération remettant les manuscrits à la génération suivante et ce, depuis le XVIe siècle : son père a étudié au Soudan et en Egypte où il a acheté des manuscrits et les a copiés à la main. A cette époque, bon nombre d'autres familles installées à Tombouctou ont commencé à mettre leurs collections sous clef, les cachant même parfois dans le sable, de peur de les voir confisquées par les colonialistes français. Dans l'ancienne ville royale de Ségou, les Français avaient détourné de précieux manuscrits qui, encore à ce jour, sont conservés à la Bibliothèque nationale de France. Toutefois, Abdelkader Haïdara a passé près de vingt ans à acheter des manuscrits au nom de l'Institut Ahmed Baba dirigé par l'Etat à Tombouctou. Quelque trente mille manuscrits se trouvent archivés là-bas.
Abdelkader Haïdara a été le premier à ouvrir une collection privée en 1993, encourageant d'autres familles à en faire autant. Il en est résulté un véritable boom : les gens sont maintenant de plus en plus conscients de la valeur de leur héritage, y compris sur le plan matériel ...
Il y a un vaste trou dans l’histoire du continent. L’époque des missionnaires européens et des marchands d‘esclaves du 17e au 19e siècle ainsi que celle du colonialisme sont bien documentées. Celles des empires africains qui les ont précédées le sont beaucoup moins. Les Africains eux-mêmes connaissent peu de choses de l’Empire sonraï, ni de la percée de l’islam, apporté par les caravanes arabes. Faire l’histoire de l’Afrique précoloniale, on n’a longtemps même pas osé y penser, puisque les Africains n’avaient pas laissé de sources écrites. En 1963 encore, le fameux historien britannique Hugh Trevor-Roper a résonné de façon lapidaire : «Perhaps in the future, there will be some African history to teach. But at present there is none. There is only the history of Europeans in Africa. The rest is darkness.» Que c’est bizarre : l’histoire de l’Afrique consiste en l’histoire des Européens seulement. Celle des Africains est une tache blanche. Les manuscrits de Tombouctou sont la preuve du contraire. Pour l‘Afrique et les Africain(e)s, il s’agit de la mise au jour d’un grand pan de leur littérature ancienne. Donc, il ne faut plus que l’Afrique se regarde comme un continent misérable, sans histoire ni littérature, bref, sans mémoire écrite. Un tournant dans l’histoire des civilisations : alors, on pourra présenter au monde des connaissances sur l’art, l’histoire, maintes sciences, la culture. Non plus seulement être un continent totalement voué à l’oralité, non plus seulement être quémandeur passif de l’Occident.
La sauvegarde des manuscrits de Tombouctou est un travail de coopération internationale. L’ancien président de l’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, en a fait la première mission culturelle du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), ayant recueilli 25 millions de rands pour la construction d’une grande bibliothèque à Tombouctou. Elle accueille la collection de l’Institut Ahmed Baba, qui étouffe sous les livres. Espérons qu’on parvient à sauver les précieux manuscrits de Tombouctou. Pour exhumer et préserver ce faaaaaaabuleux patrimoine, il ne faut que quelques millions d’euros, une somme assez minable comparée à l’augmentation de capital que vient de réclamer Disneyland Paris à ses actionnaires pour renflouer son parc d’attractions. Finalement «de la nuit de l’oubli émerge ainsi une passionnante histoire de l’Afrique jusqu’à présent ignorée» (Jean-Michel Djian, Le Monde Diplomatique, 2004) ...
Par analogie avec ces uniques trésors tombouctiens, le livre intitulé «The Hidden Treasures of Timbuktu» (titre allemand : «Timbuktu und seine verborgenen Schätze», Frederking & Thaler, München 2009) est un vrai trésor également. Ses auteurs, John O. Hunwick, professeur à l’Institut d’études de la pensée islamique en Afrique (Université de Northwest, Etats-Unis), en collaboration avec son fils, Joseph Hunwick (photos) et Alida Jay Boye, coordonnateur du projet des bibliothèques de Tombouctou, et provenant de l’université d’Oslo, nous présentent un ouvrage sur le «phénomène ‹Tombouctou›», fait à la perfection, et un des plus beaux livres que j’ai jamais gardé dans mes mains : des photos splendides de la ville de Tombouctou, de ses habitants, des bibliothèques en ville et des manuscrits et livres, complétées par des textes détaillés et instructifs.
Un livre qui séduit par respect et humilité face aux peuples du Sahara en général, et aux hommes et femmes de Tombouctou en spécial. De la grande science était depuis toujours le résultat d’une vie et création communes des hommes et des cadres de vie les plus différents – c’est le message que fournit ce livre, par gratuit ...
YouTube : The Hidden Treasures of Timbuktu - Joseph Hunwick Photography (livre)
YouTube : The Hidden Treasures of Timbuktu
Timbuktu Manuscripts Project
hgb
Îles Lofoten en mars: météo et durée de voyage? (Norvège) English translation pending
Bonjour
Je souhaiterai partir aux iles lofoten du 4 au 12 Mars faire un reportage photos, donc déjà première question ça concerne la météo. Le second point le plus important est la durée du voyage, les iles étant au nord j'imagine qu'il faut certain temps pour y arriver et en repartir, donc est ce que 8 jours c'est pas un peu limite?
Quels sont les moyens les plus rapides en départ de la France pour arriver aux Lofoten? Est ce qu'il faut louer une voiture uen fois sur place pour se déplacer facilement (je vais faire des photos à tosu les moments de la journée).
Merci.
Je souhaiterai partir aux iles lofoten du 4 au 12 Mars faire un reportage photos, donc déjà première question ça concerne la météo. Le second point le plus important est la durée du voyage, les iles étant au nord j'imagine qu'il faut certain temps pour y arriver et en repartir, donc est ce que 8 jours c'est pas un peu limite?
Quels sont les moyens les plus rapides en départ de la France pour arriver aux Lofoten? Est ce qu'il faut louer une voiture uen fois sur place pour se déplacer facilement (je vais faire des photos à tosu les moments de la journée).
Merci.
Quel équipement pour la Norvège en camping-car durant l'hiver? English translation pending
J'ai le projet de partir en mars en camping car vers la Norvège et le cap Nord - retour par la Finlande.
Quels équipements faut il prévoirau niveau pneumatiques pour la neige et le verglas? Pneus neige, cloutés, chaines, chaussettes -sachant que je compte partir du sud ouest de la France et ne souhaite pas changer les pneus en cours de route. Merci à ceux qui auraient une expérience de me conseiller.
Voyage d'une semaine ou dix jours en Norvège en avril English translation pending
bonjour à tous,
je vis actuellement en Espagne et je pars rejoindre ma petite amie à Buenos Aires en juin pour vivre en Argentine et donc travailler là bas, j'ai toujours été attiré par la Norvege et sachant que je vis probablement mes derniers mois en Europe, je voudrais aller en Norvege pendant une semaine ou 10 jours en avril lors de la semaine sainte...
je demande à tous ceux qui souhaiteront répondre de me donner des infos, des sites internet, des astuces, car comme tout le monde le sait la Norvege est un pays hors de prix... mais sa beauté en vaut la peine... si quelqu'un connait un voyage organisé pas trop honéreux ou alors un itinéraire (principalement fjords, le grand nord, aurore boréale, villes typiques) qui me reviendrait plus ou moins 'économique' je vous en remercierai :)
et si certains connaissent des endroits particulierement attractifs mais peu connu du grand public, merci de me les citer, a savoir que je suis un passionné de photos et j'adore voyager afin de prendre des photos...
si vous souhaitez recevoir des infos sur l'Argentine, la Bolivie, le Pérou, le Vénézuela, l'Irlande, l'Islande, l'Espagne, le Népal et l'Inde (un peu ^^), n'hesitez pas
merci
Mathieu
je vis actuellement en Espagne et je pars rejoindre ma petite amie à Buenos Aires en juin pour vivre en Argentine et donc travailler là bas, j'ai toujours été attiré par la Norvege et sachant que je vis probablement mes derniers mois en Europe, je voudrais aller en Norvege pendant une semaine ou 10 jours en avril lors de la semaine sainte...
je demande à tous ceux qui souhaiteront répondre de me donner des infos, des sites internet, des astuces, car comme tout le monde le sait la Norvege est un pays hors de prix... mais sa beauté en vaut la peine... si quelqu'un connait un voyage organisé pas trop honéreux ou alors un itinéraire (principalement fjords, le grand nord, aurore boréale, villes typiques) qui me reviendrait plus ou moins 'économique' je vous en remercierai :)
et si certains connaissent des endroits particulierement attractifs mais peu connu du grand public, merci de me les citer, a savoir que je suis un passionné de photos et j'adore voyager afin de prendre des photos...
si vous souhaitez recevoir des infos sur l'Argentine, la Bolivie, le Pérou, le Vénézuela, l'Irlande, l'Islande, l'Espagne, le Népal et l'Inde (un peu ^^), n'hesitez pas
merci
Mathieu
Ryanair suspend ses vols Bruxelles - Figari English translation pending
Les liaisons de la la compagnie à bas coûts irlandaise Ryanair entre Bruxelles et la Corse - l'aéroport de Figari, dans l'extrême sud de l'île - ont été suspendues cette semaine, a-t-on appris mardi auprès de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Corse-du-Sud.
La CCI, qui versait 600.000 euros de subvention à Ryanair, souhaitait que les communes et les socio-professionnels maintiennent leur contribution à cette subvention. Celle-ci était de 40.000 euros pour Porto-Vecchio et de 13.000 euros pour Bonifacio, dont le conseil municipal a exprimé son refus.
Le taux de remplissage des avions de Ryanair était de 87% au départ de Bruxelles, de nombreux Belges fortunés ayant acquis des propriétés dans le sud de la Corse. Une autre compagnie à bas coût, Easyjet, assure depuis plusieurs années des liaisons régulières entre Paris, Ajaccio et Bastia.
La CCI, qui versait 600.000 euros de subvention à Ryanair, souhaitait que les communes et les socio-professionnels maintiennent leur contribution à cette subvention. Celle-ci était de 40.000 euros pour Porto-Vecchio et de 13.000 euros pour Bonifacio, dont le conseil municipal a exprimé son refus.
Le taux de remplissage des avions de Ryanair était de 87% au départ de Bruxelles, de nombreux Belges fortunés ayant acquis des propriétés dans le sud de la Corse. Une autre compagnie à bas coût, Easyjet, assure depuis plusieurs années des liaisons régulières entre Paris, Ajaccio et Bastia.
Svalbard, terre polaire English translation pending
Bonjour à tous,

Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!
Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici
SVALBARD, juillet 2010
IL ETAIT UNE FOIS
Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....
Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!
En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....
2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31
Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)
C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.
Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.
Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.
Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.
Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.
Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.
Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.
Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.
A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.
Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.
Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.
Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.
Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.
Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...
Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard
puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!
Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...
Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...
Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.
Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en désintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.
Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.
La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.
Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!
En effet.
Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.
Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.
Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen
Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!
Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.
Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!
Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'à Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.
Le ciel, tourmenté, est superbe!
Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!
Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!
Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.
Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.
Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!
Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.
Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.
On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».
Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/
Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!
A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.
Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...
Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.
Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.
La ville est à nous!
Premiers pas sur le quai...
1ères bouteilles...
Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le même système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.
On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!
Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...
Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...
On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...
Dans l'atelier de mécanique:
Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!
Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.
L'école.
Les maisons d'habitation.
L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!
Pas frileux!
Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.
Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!
La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!
C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.
Superbe lumière en fin de journée.
Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.
Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.
Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...
Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.
Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!

Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!
Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici
SVALBARD, juillet 2010
IL ETAIT UNE FOIS
Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....
Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!
En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....
2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31
Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)
C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.
Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.
Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.
Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.
Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.
Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.
Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.
Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.
A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.
Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.
Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.
Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.
Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.
Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...
Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard
puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!
Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...
Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...
Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.
Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en désintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.
Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.
La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.
Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!
En effet.
Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.
Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.
Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen
Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!
Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.
Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!
Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'à Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.
Le ciel, tourmenté, est superbe!
Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!
Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!
Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.
Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.
Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!
Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.
Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.
On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».
Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/
Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!
A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.
Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...
Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.
Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.
La ville est à nous!
Premiers pas sur le quai...
1ères bouteilles...
Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le même système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.
On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!
Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...
Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...
On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...
Dans l'atelier de mécanique:
Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!
Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.
L'école.
Les maisons d'habitation.
L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!
Pas frileux!
Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.
Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!
La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!
C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.
Superbe lumière en fin de journée.
Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.
Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.
Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...
Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.
Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!
Tour d'Europe: budget, transports? English translation pending
Bonjour , je suis nouveau sur le forum et j'ai une très grande passion pour les voyages par contre ma famille n'a jamais eu cette même passion donc je n'est jamais (ou presque) voyager.J'ai 20 ans et Voila que ma grande curiosité m'amène a préparer un Tour d'Europe ou Eurotrip cependant mes connaissances dans ce domaine sont vraiment restreintes. Alors je voulais savoir si quelqu'un aurait des lien de site internet ou peu importe sur le sujet ? Les Couts , quoi préparer etc. Aussi j'aimerai avoir des conseils comment voyager pour le moins cher possible (Ou dormir , transport) car je ne veut pas non plus dépenser une fortune pour ce voyage 😏 .
Merci pour tout lien et conseil qui m'aideront dans ce périple. 🙂
Voici les pays que j'aimerai visiter pour ce voyage :
Départ de Montréal (Et oui j'habite au Québec) Irlande, Écosse et Royaume-Unis Scandinavie (Norvège, Suède , Finlande) Et puis descendre Danemark , Pays-bas, Allemagne, Italie , Grèce
Combien de temps devrai-je prévoir pour ceci ?
Merci encore !
Merci pour tout lien et conseil qui m'aideront dans ce périple. 🙂
Voici les pays que j'aimerai visiter pour ce voyage :
Départ de Montréal (Et oui j'habite au Québec) Irlande, Écosse et Royaume-Unis Scandinavie (Norvège, Suède , Finlande) Et puis descendre Danemark , Pays-bas, Allemagne, Italie , Grèce
Combien de temps devrai-je prévoir pour ceci ?
Merci encore !
Bonne solution pour laisser sa voiture neuf jours au port d'Amsterdam? English translation pending
48 € par jour, c'est énorme!
y-a-il une autre solution pour laisser une voiture 9 jours au port d'Amsterdam ?
Merci de me communiquer vos idées