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Thaïlande... English translation pending
"Nous sommes toujours, pour une part, responsable de ce que l'on est" Alexandra D Néel
Chaque voyage crée une émotion qui lui est propre et qu'on ne verra jamais renaître. A mesure que l'homme se développe et s'achève, le cercle des propriétés qu'il apprend à reconnaître aux êtres et aux choses s'agrandit. Puis vient la nécessité, cris silencieux et continu du mécanisme destructeur de cette part de nous qui refuse le nouveau. Etres et choses prennent une signification qui se résout finalement en résonance intérieure. Ici devient ailleurs.
BANGKOK, Samedi. Un voyage commence à l'ouverture des portes de la zone internationale. Ce moment suspendu ou s'entrechoquent dans un flux syncopé, les voyageurs, les amis impatients, les émotions, les étreintes, les rabatteurs… Cet instant si particulier des premiers regards, sourires, paroles, rencontres… Notre premier contact est une femme d'une quarantaine d'année au large sourire, son habit est élégant et ses manières raffinées. Après nous avoir salué, elle nous remet une carte de Bangkok tout en nous demandant dans un anglais impeccable si nous avons réservé un hôtel. Nous lui répondons que c'est le cas. Alors avec la même prestance, elle écrit sur le dos de notre carte l'adresse de notre hôtel en Thaïlandais, puis d'un ton calme et serein nous explique comment nous y rendre par le service de taxis public tout en nous indiquant le prix maximum de la course.
A l'extérieur tout est organisé, dans une petite file, des gens attendent leur tour. Arrivée à hauteur du comptoir nous tendons notre carte et immédiatement la préposé nous renseigne sur le temps de trajet et nous tend un reçu sur lequel est inscrit le montant de la course, celui-ci va passer de mains en mains jusqu'à notre chauffeur qui l'air débonnaire va nous conduire à sa voiture. Son rose est éclatant, sortie tout droit d'un carton de poupée barbie.
Tandis que la route défile, j'observe de part et d'autre des statues représentant des guerriers vêtus d'armures. Au loin se profile la "cité des anges".
Dans l'habitacle, la climatisation nous fait presque oublier la lourde chaleur. Nous entamons une brève conversation avec le chauffeur, mais nous nous apercevons vite qu'il ne connaît que quelques mots d'anglais. Les sourires que nous échangeons au travers de son rétroviseur deviennent notre unique moyen de communiquer. La ville devient plus présente, les immenses panneaux publicitaires vantant salons, projets immobiliers, compagnies aériennes, matériels informatiques, opérateurs de téléphonie et les building se succèdent puis se concentrent pour former l'écran opaque d'une mégalopole. Les échangeurs se multiplient, la circulation se densifie, le ciel se drape du voile pollué d'une capitale en mouvement. Premier feux, un décompte égraine les secondes séparant le passage au vert. Le chauffeur tourne à gauche, une sensation étrange nous saisit. L'impression fugace que nous roulons à contre sens.
Après quelques minutes dans cette ville effervescente nous traversons un petit pont pour arriver à l'hôtel.
Là, deux gardiens inspectent le dessous de la voiture à l'aide de miroirs. Puis une petite rampe nous mène à la desserte de l'hôtel où trois bagagistes nous ouvrent les portes et nous saluent, ce salut nous le leur rendons sans en connaître vraiment la subtilité. Après avoir payer et remercier le chauffeur, celui-ci nous salue puis part. Pendant que deux bagagistes s'affairent à extraire nos effets, un troisième nous conduit au comptoir d'accueil.
Dans l'immense hall, face à l'entrée, une femme en tenue traditionnelle, les jambes repliées, joue d'un instrument traditionnel, le Khim Thaï ( harpe papillon ). Près d'elle, une autre femme confectionne des colliers de fleurs. Un peu plus loin, une cascade composée d'une superposition de petites barques en bois alimente un bassin de nénuphars. Tous les objets sont simples, ruraux et donne à l'ensemble une atmosphère propice à la méditation. Le tout agrémenter d'une symphonie de Sàwàt-dii khâ ( bonjour au féminin ) dont le Khâ final vous frôle comme une caresse et suspend le temps.
La première attention est une serviette fraîche parfumée à la citronnelle, suivis d'un jus de fruit pressé au goût d'orient.
Que dire de tous ces sourires…
Et déjà nous arrivons à la chambre. Rien d'ostentatoire, ligne pure, objets simples et raffinés, lit immense et la vue… De la baie vitrée se dessine la frondaison des cocotiers, en dessous un jardin luxuriant cachant une piscine. Au-delà de la cime des arbres, en contre bas, à quelques mètres, Mae Nam Chao Phraya. Encore quelques civilités avec notre hôtesse, une douche rapide, juste le temps de pousser une porte, l'extérieur. Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit, ce qui signifie : "Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l'énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn."
Nous voilà sur un petit quai, l'hôtel propose un service de navette fluviale tous les quarts d'heure. A peine le temps de nous asseoir sur un petit banc de bois ornementé de jardinières suspendues d'où débordent fleurs fuchsia et orchidées qu'un homme en livrai blanche remonte une petite passerelle pour sonner une cloche. Il nous salut et nous invite à rejoindre le quai d'appontement. A l'approche, un bateau en teck de taille moyen, manœuvre pour accoster. Son architecture est simple et fonctionnelle, son toit aux formes épurées reprend le style des pagodes. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit d'une ancienne barge à riz transformée pour l'occasion. La liaison ne dure que quelques minutes, quinze tout au plus, durant le trajet qui nous amène de l'hôtel au Saphan Taksin (central pier) le spectacle est au rendez-vous.
Des convois de trois ou quatre grandes barges amarrées solidement l'une à l'autre, comparable à nos péniches, certaines vides, d'autres pleines à ras bord, reliées par deux filins au crochet d'un minuscule remorqueur se déplacent à très faible allure. Quelques bateaux aux couleurs vives et à la carène profilée passent à toute vitesse. Les pilotes sont assis nonchalamment sur un promontoire en bois et tiennent d'une main la barre reliée à un moteur disproportionné d'où un ventilateur de refroidissement tourne à quelques centimètres d'eux. Ce moteur se poursuit par un très long arbre de transmission terminé par l'hélice. Celle-ci lâchant des gerbes d'écumes dans une fumée noirâtre et un bruit assourdissant, les Long-tails. Sur les rives, des maisons sur pilotis au toit de tôle ondulée jouxtent des gratte-ciel eux même mitoyens de temples le tout dans un urbanisme anarchique. Ici et là des panneaux publicitaires nous indiquent l'activité de certaine de ces bâtisses.
A l'embarcadère (central pier), quelques mètres nous séparent du quai des express boat. Une femme assise derrière une petite table bordée de cartes postales suspendues, le plateau recouvert d'une carte représentant le parcours du bateau, nous demande de choisir notre arrêt. Marylène pointe son doigt sur l'arrêt n°8 Tha Tien. La femme nous délivre alors deux petits billets en papier bleu sortis d'une machine rotative à manivelle. Un bateau se présente nous allons embarquer, mais gentiment on nous refuse l'accès. D'emblée nous ne l'avons pas remarqué, mais les lignes portent des couleurs distinctes. Pendant l'attente, alors que la foule se fait plus dense, l'odeur de nourriture attire notre attention, nous découvrons qu' un très grand nombre de marchands ambulants sont installés sous ce grand pont en béton. Leurs échoppes sont de formes aussi variées que les mets qu'ils proposent. Pas le temps d'approfondir, le bateau arrive, en un temps record les gens montent et descendent.
Comme nous sommes en début de ligne, nous nous installons à bâbord sur des places assises, au milieu du bateau. Accoudé au bastingage, mon amour à mes cotés, le jeu des sourires reprend. Devant moi, un jeune homme tient fermement d'une main un appareil hi-fi emballé dans un sac de plastique blanc de l'autre un livre. Comme cette population est belle !!! Des femmes, des enfants, des hommes nous dévisagent. Nous faisons de même avec la pudeur nécessaire pour ne pas être déplacé. Il émane de ces visage une douceur, une harmonie des traits, quelques chose d'envoûtant Les arrêts se succèdent, ponctué par des coups de sifflets strident signalant au capitaine la fin d'embarquement. Sur la rivière, les convois, les express, les long-tail, les bateaux restaurant, et tous ce qui peut naviguer se croisent dans un ballet virtuose.
Premier bonze, Marylène et moi nous regardons comme deux enfants ayant trouvé la cachette à bonbon. Sa tunique est d'un orange éclatant, il porte en bandoulière une besace jaune apparemment vide. Soudain, alors que le bateau quitte son arrêt une vague nous prend par le travers. Elle submerge notre partie et arrose copieusement le jeune homme, ma femme et moi. Sans doute un baptême. Les protections supplémentaires apposées de part et d'autre du bateau n'y auront rien changé, nous sommes belle et bien trempés. S'ensuit un discussion entre le jeune homme et une femme. Le ton ne monte pas, mais l'homme signale sa désapprobation en montrant son appareil et le livre mouillés. En regardant la couverture je compris immédiatement qu'il s'agissait du manuel d'utilisation. Elle se tourne vers nous, de nouveau un sourire, mais celui-ci mêlés de gênes et d'un brin d'amusement. Sur les rives nous constatons le patriotisme et le profond respect pour la famille royale, tant il y a de drapeaux et de portraits. Quelques arrêts plus loin la femme revient, l'air empruntée. Elle nous demande alors nos tickets que nous lui donnons volontiers, les deux imbibés d'eau. Elle souris de nouveau et machinalement les composte.
Arrêt N°8 Tha Tien Pier, Sur l'autre berge, le Wat Arun déploie sa majesté. Notre guide à la main nous sortons de l'embarcadère. Le passage couvert nous mène à une petite place et nous laisse envisager un dédale de ruelles (trok). Puis le soleil. Il est là, mais nous ne l'avions pas encore senti sur notre peau. Nous mesurons à cette instant les bien fait de cet astre. Sur la place, les boutiques sont pour la plupart destinée à la nourriture. Les poissons séchés rivalisent avec les fruits, plats préparés, épices et autres denrées. Tout a l'air si appétissant, par quoi commencer ?
Puis les bruits de la rue nous sortent de la torpeur. Quelques Tuk-Tuk, nom, paraît-il, donné à ces engins pour le bruit que fait leur moteur au ralentit, attendent au coin de la rue. Tour à tour, chacun nous invite à monter dans son véhicule. Nous déclinons les offres, la marche nous fera le plus grand bien. Nous sommes au croisement des avenues (Thanon) Maharat et Thai Wang. Sans raisons particulière nous tournons à gauche. L'avenue est large et dégagée, d'un coté un mur d'enceinte, immaculé éclaboussant de soleil de l'autre un large trottoir délimité par une ranger d'arbre et un muret surmonté d'une grille. Le quartier de Ko Rattanakosin est le centre historique de Bangkok. et renferme un grand nombre de temples. L'après midi touche à sa fin, alors nous décidons de remettre au lendemain les visites. Nous commencerons par nous imprégner de cette ville d'orient.
Sur le trottoir, les marchands se succèdent, certain étalés à même le sol. Les sourires guident nos pas. Quelques gestes de la main nous proposent de nous attarder sur les marchandises. Il y a de tout, bien sur de la nourriture, mais aussi des vêtements, des livres, des ustensiles divers. Souvent en petite quantité, parfois juste à l'unité.
A peine avons nous fait quelques mètres, qu'un homme nous arrête. Dans un anglais basique il nous propose de nous faire visiter un temple inconnu des touristes, prétextant que le Wat Pra Kaeo est fermé. Pour preuve il nous montre une grille fermée du mur d'enceinte. Il nous fait comprendre qu'un Tuk-Tuk est nécessaire pour s'y rendre. Pour être plus précis il saisit notre guide et comme si cette action lui est familière l'ouvre et rapidement trouve le plan du centre de bangkok. De son stylo entoure deux temples puis crée un pictogramme près duquel il écrit un nom. Enfin il écrit 2O B qu'il entoure pour nous signifier le prix de la course. Nous lui expliquons que cela ne nous intéresse pas, nous reprenons notre guide définitivement marqué et poursuivons notre route.
Plus loin, une autre petite place où de petites terrasses bordées de guirlandes lumineuses sont installées. Un guitariste joue des airs pop. Nous déambulons parmi les étales. Des rangées de brochettes aux couleurs et aux odeurs subtiles nous ouvrent l'appétit. Etonnement des fraises… Les visages sont bonhommes. Il y en même plongés dans un profond sommeil derrière leurs marchandises. Les enfants aussi font partie de cette indolente effervescence.
Nous continuons notre chemin. L'avenue à changé de nom et est plus étroite. Nous sommes désormais dans l'avenue Mahathat. Le trottoir est encombré par les marchands et ne laisse qu'un très petit passage. Souvent la route est notre seule échappatoire. Ce qui produit un embouteillage du aux Tuk-Tuk qui ralentissent à notre hauteur pour nous proposer une course et repartent dans un vrombissement jusqu'au prochain touriste.
L'avenue s'arrête à l'université de Thammasat. Nous remontons l'avenue Phra Chan en direction du parc Sanam Luang. Adosser au mur du Wat Mahathat, abritant le centre national de la secte monastique Mahanikai, les vendeurs de reliques religieuses, amulettes, plantes médicinales traditionnelles et remèdes s'affairent. Il y a même quelques salons de massages improvisés. Les transactions vont bon train.
Le jour touche à sa fin. Dans le parc Sanam Luang des familles gouttent aux dernières lueurs du soleil et nous laissent entrevoir les restes d'un pique-nique. Ici et là des cerfs-volants sont posés sur l'herbe. Nous décidons de nous asseoir sur un banc au abord du parc pour profiter de ce spectacle. Notre guide ouvert nous cherchons un restaurant. Soudain une cruelle sensation nous ramène à la réalité. Les moustiques.
Alors que nous cherchons un endroit moins exposé, un agent de la circulation nous fait signe de nous arrêter. Nous ne comprenons pas ces injonctions, nous continuons à avancer. Ce même policier vient à notre rencontre et par des gestes autoritaires mais sympathiques nous contraint à l'immobilité. Quelques minutes plus tard un cortège composé de trois limousines blanches traversent la place pour s'engouffrer dans le Grand palais. Des gens se prosternent devant le convoi, puis la vie reprend son court. Nous comprendrons plus tard qu'il s'agissait d'une Altesse Royale. Enfin, nous sommes d'accord sur le choix d'un restaurant. Le Ban Chiang.
Je me repère sur une carte et considère la distance. Maintenant il nous faut trouver un moyen de s'y rendre. Nous optons pour le Tuk-Tuk. Quelques secondes suffisent pour qu'un de ces engins s'arrête. Là, commence une négociation ubuesque. Tout d'abord le prix. La logique voudrait qu'il soit indexé sur la distance ou le temps de trajet, mais comme dans beaucoup d'autres pays la somme est une valeur absolue négociable avant et définitive. Je présente ma carte au chauffeur qu'il tourne dans tous les sens. Je lui indique l'endroit ou nous devons nous rendre, il sourit et nous invite à monter dans son véhicule. Nous tombons d'accord sur un prix et nous montons.
Quelques mètres suffisent pour comprendre que nous ne prenons pas la bonne direction. Je ne connais pas Bangkok, mais j'ai un bon sens de l'orientation. Je fais part de mon inquiétude au chauffeur qui accélère de plus belle.
Premier arrêt. Une station service, dans laquelle notre chauffeur va demander son chemin à ces collègues. De nouveau, nous nous éloignons de notre point de chute. Nous ne somme pas pressé. Alors nous profitons de cette balade improvisée. Seule l'impression de vitesse et la conduite agressive du chauffeur nous laissent sur nos gardes.
Les rues (soi) se succèdent et s'enchaînent. A présent j'ai perdu tout sens de l'orientation. Soudain nous traversons un pont. De nouveau je me repère et fais arrêter le chauffeur. Par des gestes simulant la forme de la rivière je lui fais comprendre que nous n'allons pas du bon coté. Par un dodelinement de la tête que je prend pour un oui il continue sa route.
Deuxième arrêt. Un passant sur le bord de la route. Je sors ma carte mais d'un air dubitatif parle au chauffeur qui reprend sa route. La circulation dans ce quartier est plus dense. Plantés derrière un camion en plein embouteillage, l'air devient irrespirable. Ce qui devait être un trajet d'une dizaine de minutes se transforme peu à peu en périple interminable. Nous retraversons la Chao Phraya.
Troisième arrêt. Encore un passant dubitatif. Et comme par miracle un panneau de signalisation indique à un carrefour Surasak. Je sais que nous ne sommes pas loin du but, mais comment le faire comprendre à notre chauffeur. Quatrième arrêt. Ce sera le dernier. Marylène et moi décidons d'en finir.
Pendant que nous redescendons Thanon Silom jusqu'au panneau salvateur, le chauffeur nous suit à faible allure. Arrivé par on ne sait quel miracle au restaurant, le chauffeur nous salue et disparaît dans un vrombissement.
Le Ban Chiang est un restaurant installé dans une maison de bois restaurée, sa cuisine est traditionnelle. L'accueille, une bière, les goûts et les saveurs nous font oublier cette visite impromptue de la circulation de Bangkok. A la sortie du restaurant quelques Tuk-Tuk nous font signe. La rivière n'est pas loin, nous finirons à pieds.
Au central pier la navette n'est pas longue à attendre et nous conduit à l'hôtel. Déjà se forment en nous des souvenirs et des envies.. Une dernière serviette fraîche à la citronnelle et la nuit douce de la cité des anges referme ces ailes sur notre sommeil..
Chaque voyage crée une émotion qui lui est propre et qu'on ne verra jamais renaître. A mesure que l'homme se développe et s'achève, le cercle des propriétés qu'il apprend à reconnaître aux êtres et aux choses s'agrandit. Puis vient la nécessité, cris silencieux et continu du mécanisme destructeur de cette part de nous qui refuse le nouveau. Etres et choses prennent une signification qui se résout finalement en résonance intérieure. Ici devient ailleurs.
BANGKOK, Samedi. Un voyage commence à l'ouverture des portes de la zone internationale. Ce moment suspendu ou s'entrechoquent dans un flux syncopé, les voyageurs, les amis impatients, les émotions, les étreintes, les rabatteurs… Cet instant si particulier des premiers regards, sourires, paroles, rencontres… Notre premier contact est une femme d'une quarantaine d'année au large sourire, son habit est élégant et ses manières raffinées. Après nous avoir salué, elle nous remet une carte de Bangkok tout en nous demandant dans un anglais impeccable si nous avons réservé un hôtel. Nous lui répondons que c'est le cas. Alors avec la même prestance, elle écrit sur le dos de notre carte l'adresse de notre hôtel en Thaïlandais, puis d'un ton calme et serein nous explique comment nous y rendre par le service de taxis public tout en nous indiquant le prix maximum de la course.
A l'extérieur tout est organisé, dans une petite file, des gens attendent leur tour. Arrivée à hauteur du comptoir nous tendons notre carte et immédiatement la préposé nous renseigne sur le temps de trajet et nous tend un reçu sur lequel est inscrit le montant de la course, celui-ci va passer de mains en mains jusqu'à notre chauffeur qui l'air débonnaire va nous conduire à sa voiture. Son rose est éclatant, sortie tout droit d'un carton de poupée barbie.
Tandis que la route défile, j'observe de part et d'autre des statues représentant des guerriers vêtus d'armures. Au loin se profile la "cité des anges".
Dans l'habitacle, la climatisation nous fait presque oublier la lourde chaleur. Nous entamons une brève conversation avec le chauffeur, mais nous nous apercevons vite qu'il ne connaît que quelques mots d'anglais. Les sourires que nous échangeons au travers de son rétroviseur deviennent notre unique moyen de communiquer. La ville devient plus présente, les immenses panneaux publicitaires vantant salons, projets immobiliers, compagnies aériennes, matériels informatiques, opérateurs de téléphonie et les building se succèdent puis se concentrent pour former l'écran opaque d'une mégalopole. Les échangeurs se multiplient, la circulation se densifie, le ciel se drape du voile pollué d'une capitale en mouvement. Premier feux, un décompte égraine les secondes séparant le passage au vert. Le chauffeur tourne à gauche, une sensation étrange nous saisit. L'impression fugace que nous roulons à contre sens.
Après quelques minutes dans cette ville effervescente nous traversons un petit pont pour arriver à l'hôtel.
Là, deux gardiens inspectent le dessous de la voiture à l'aide de miroirs. Puis une petite rampe nous mène à la desserte de l'hôtel où trois bagagistes nous ouvrent les portes et nous saluent, ce salut nous le leur rendons sans en connaître vraiment la subtilité. Après avoir payer et remercier le chauffeur, celui-ci nous salue puis part. Pendant que deux bagagistes s'affairent à extraire nos effets, un troisième nous conduit au comptoir d'accueil.
Dans l'immense hall, face à l'entrée, une femme en tenue traditionnelle, les jambes repliées, joue d'un instrument traditionnel, le Khim Thaï ( harpe papillon ). Près d'elle, une autre femme confectionne des colliers de fleurs. Un peu plus loin, une cascade composée d'une superposition de petites barques en bois alimente un bassin de nénuphars. Tous les objets sont simples, ruraux et donne à l'ensemble une atmosphère propice à la méditation. Le tout agrémenter d'une symphonie de Sàwàt-dii khâ ( bonjour au féminin ) dont le Khâ final vous frôle comme une caresse et suspend le temps.
La première attention est une serviette fraîche parfumée à la citronnelle, suivis d'un jus de fruit pressé au goût d'orient.
Que dire de tous ces sourires…
Et déjà nous arrivons à la chambre. Rien d'ostentatoire, ligne pure, objets simples et raffinés, lit immense et la vue… De la baie vitrée se dessine la frondaison des cocotiers, en dessous un jardin luxuriant cachant une piscine. Au-delà de la cime des arbres, en contre bas, à quelques mètres, Mae Nam Chao Phraya. Encore quelques civilités avec notre hôtesse, une douche rapide, juste le temps de pousser une porte, l'extérieur. Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit, ce qui signifie : "Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l'énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn."
Nous voilà sur un petit quai, l'hôtel propose un service de navette fluviale tous les quarts d'heure. A peine le temps de nous asseoir sur un petit banc de bois ornementé de jardinières suspendues d'où débordent fleurs fuchsia et orchidées qu'un homme en livrai blanche remonte une petite passerelle pour sonner une cloche. Il nous salut et nous invite à rejoindre le quai d'appontement. A l'approche, un bateau en teck de taille moyen, manœuvre pour accoster. Son architecture est simple et fonctionnelle, son toit aux formes épurées reprend le style des pagodes. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit d'une ancienne barge à riz transformée pour l'occasion. La liaison ne dure que quelques minutes, quinze tout au plus, durant le trajet qui nous amène de l'hôtel au Saphan Taksin (central pier) le spectacle est au rendez-vous.
Des convois de trois ou quatre grandes barges amarrées solidement l'une à l'autre, comparable à nos péniches, certaines vides, d'autres pleines à ras bord, reliées par deux filins au crochet d'un minuscule remorqueur se déplacent à très faible allure. Quelques bateaux aux couleurs vives et à la carène profilée passent à toute vitesse. Les pilotes sont assis nonchalamment sur un promontoire en bois et tiennent d'une main la barre reliée à un moteur disproportionné d'où un ventilateur de refroidissement tourne à quelques centimètres d'eux. Ce moteur se poursuit par un très long arbre de transmission terminé par l'hélice. Celle-ci lâchant des gerbes d'écumes dans une fumée noirâtre et un bruit assourdissant, les Long-tails. Sur les rives, des maisons sur pilotis au toit de tôle ondulée jouxtent des gratte-ciel eux même mitoyens de temples le tout dans un urbanisme anarchique. Ici et là des panneaux publicitaires nous indiquent l'activité de certaine de ces bâtisses.
A l'embarcadère (central pier), quelques mètres nous séparent du quai des express boat. Une femme assise derrière une petite table bordée de cartes postales suspendues, le plateau recouvert d'une carte représentant le parcours du bateau, nous demande de choisir notre arrêt. Marylène pointe son doigt sur l'arrêt n°8 Tha Tien. La femme nous délivre alors deux petits billets en papier bleu sortis d'une machine rotative à manivelle. Un bateau se présente nous allons embarquer, mais gentiment on nous refuse l'accès. D'emblée nous ne l'avons pas remarqué, mais les lignes portent des couleurs distinctes. Pendant l'attente, alors que la foule se fait plus dense, l'odeur de nourriture attire notre attention, nous découvrons qu' un très grand nombre de marchands ambulants sont installés sous ce grand pont en béton. Leurs échoppes sont de formes aussi variées que les mets qu'ils proposent. Pas le temps d'approfondir, le bateau arrive, en un temps record les gens montent et descendent.
Comme nous sommes en début de ligne, nous nous installons à bâbord sur des places assises, au milieu du bateau. Accoudé au bastingage, mon amour à mes cotés, le jeu des sourires reprend. Devant moi, un jeune homme tient fermement d'une main un appareil hi-fi emballé dans un sac de plastique blanc de l'autre un livre. Comme cette population est belle !!! Des femmes, des enfants, des hommes nous dévisagent. Nous faisons de même avec la pudeur nécessaire pour ne pas être déplacé. Il émane de ces visage une douceur, une harmonie des traits, quelques chose d'envoûtant Les arrêts se succèdent, ponctué par des coups de sifflets strident signalant au capitaine la fin d'embarquement. Sur la rivière, les convois, les express, les long-tail, les bateaux restaurant, et tous ce qui peut naviguer se croisent dans un ballet virtuose.
Premier bonze, Marylène et moi nous regardons comme deux enfants ayant trouvé la cachette à bonbon. Sa tunique est d'un orange éclatant, il porte en bandoulière une besace jaune apparemment vide. Soudain, alors que le bateau quitte son arrêt une vague nous prend par le travers. Elle submerge notre partie et arrose copieusement le jeune homme, ma femme et moi. Sans doute un baptême. Les protections supplémentaires apposées de part et d'autre du bateau n'y auront rien changé, nous sommes belle et bien trempés. S'ensuit un discussion entre le jeune homme et une femme. Le ton ne monte pas, mais l'homme signale sa désapprobation en montrant son appareil et le livre mouillés. En regardant la couverture je compris immédiatement qu'il s'agissait du manuel d'utilisation. Elle se tourne vers nous, de nouveau un sourire, mais celui-ci mêlés de gênes et d'un brin d'amusement. Sur les rives nous constatons le patriotisme et le profond respect pour la famille royale, tant il y a de drapeaux et de portraits. Quelques arrêts plus loin la femme revient, l'air empruntée. Elle nous demande alors nos tickets que nous lui donnons volontiers, les deux imbibés d'eau. Elle souris de nouveau et machinalement les composte.
Arrêt N°8 Tha Tien Pier, Sur l'autre berge, le Wat Arun déploie sa majesté. Notre guide à la main nous sortons de l'embarcadère. Le passage couvert nous mène à une petite place et nous laisse envisager un dédale de ruelles (trok). Puis le soleil. Il est là, mais nous ne l'avions pas encore senti sur notre peau. Nous mesurons à cette instant les bien fait de cet astre. Sur la place, les boutiques sont pour la plupart destinée à la nourriture. Les poissons séchés rivalisent avec les fruits, plats préparés, épices et autres denrées. Tout a l'air si appétissant, par quoi commencer ?
Puis les bruits de la rue nous sortent de la torpeur. Quelques Tuk-Tuk, nom, paraît-il, donné à ces engins pour le bruit que fait leur moteur au ralentit, attendent au coin de la rue. Tour à tour, chacun nous invite à monter dans son véhicule. Nous déclinons les offres, la marche nous fera le plus grand bien. Nous sommes au croisement des avenues (Thanon) Maharat et Thai Wang. Sans raisons particulière nous tournons à gauche. L'avenue est large et dégagée, d'un coté un mur d'enceinte, immaculé éclaboussant de soleil de l'autre un large trottoir délimité par une ranger d'arbre et un muret surmonté d'une grille. Le quartier de Ko Rattanakosin est le centre historique de Bangkok. et renferme un grand nombre de temples. L'après midi touche à sa fin, alors nous décidons de remettre au lendemain les visites. Nous commencerons par nous imprégner de cette ville d'orient.
Sur le trottoir, les marchands se succèdent, certain étalés à même le sol. Les sourires guident nos pas. Quelques gestes de la main nous proposent de nous attarder sur les marchandises. Il y a de tout, bien sur de la nourriture, mais aussi des vêtements, des livres, des ustensiles divers. Souvent en petite quantité, parfois juste à l'unité.
A peine avons nous fait quelques mètres, qu'un homme nous arrête. Dans un anglais basique il nous propose de nous faire visiter un temple inconnu des touristes, prétextant que le Wat Pra Kaeo est fermé. Pour preuve il nous montre une grille fermée du mur d'enceinte. Il nous fait comprendre qu'un Tuk-Tuk est nécessaire pour s'y rendre. Pour être plus précis il saisit notre guide et comme si cette action lui est familière l'ouvre et rapidement trouve le plan du centre de bangkok. De son stylo entoure deux temples puis crée un pictogramme près duquel il écrit un nom. Enfin il écrit 2O B qu'il entoure pour nous signifier le prix de la course. Nous lui expliquons que cela ne nous intéresse pas, nous reprenons notre guide définitivement marqué et poursuivons notre route.
Plus loin, une autre petite place où de petites terrasses bordées de guirlandes lumineuses sont installées. Un guitariste joue des airs pop. Nous déambulons parmi les étales. Des rangées de brochettes aux couleurs et aux odeurs subtiles nous ouvrent l'appétit. Etonnement des fraises… Les visages sont bonhommes. Il y en même plongés dans un profond sommeil derrière leurs marchandises. Les enfants aussi font partie de cette indolente effervescence.
Nous continuons notre chemin. L'avenue à changé de nom et est plus étroite. Nous sommes désormais dans l'avenue Mahathat. Le trottoir est encombré par les marchands et ne laisse qu'un très petit passage. Souvent la route est notre seule échappatoire. Ce qui produit un embouteillage du aux Tuk-Tuk qui ralentissent à notre hauteur pour nous proposer une course et repartent dans un vrombissement jusqu'au prochain touriste.
L'avenue s'arrête à l'université de Thammasat. Nous remontons l'avenue Phra Chan en direction du parc Sanam Luang. Adosser au mur du Wat Mahathat, abritant le centre national de la secte monastique Mahanikai, les vendeurs de reliques religieuses, amulettes, plantes médicinales traditionnelles et remèdes s'affairent. Il y a même quelques salons de massages improvisés. Les transactions vont bon train.
Le jour touche à sa fin. Dans le parc Sanam Luang des familles gouttent aux dernières lueurs du soleil et nous laissent entrevoir les restes d'un pique-nique. Ici et là des cerfs-volants sont posés sur l'herbe. Nous décidons de nous asseoir sur un banc au abord du parc pour profiter de ce spectacle. Notre guide ouvert nous cherchons un restaurant. Soudain une cruelle sensation nous ramène à la réalité. Les moustiques.
Alors que nous cherchons un endroit moins exposé, un agent de la circulation nous fait signe de nous arrêter. Nous ne comprenons pas ces injonctions, nous continuons à avancer. Ce même policier vient à notre rencontre et par des gestes autoritaires mais sympathiques nous contraint à l'immobilité. Quelques minutes plus tard un cortège composé de trois limousines blanches traversent la place pour s'engouffrer dans le Grand palais. Des gens se prosternent devant le convoi, puis la vie reprend son court. Nous comprendrons plus tard qu'il s'agissait d'une Altesse Royale. Enfin, nous sommes d'accord sur le choix d'un restaurant. Le Ban Chiang.
Je me repère sur une carte et considère la distance. Maintenant il nous faut trouver un moyen de s'y rendre. Nous optons pour le Tuk-Tuk. Quelques secondes suffisent pour qu'un de ces engins s'arrête. Là, commence une négociation ubuesque. Tout d'abord le prix. La logique voudrait qu'il soit indexé sur la distance ou le temps de trajet, mais comme dans beaucoup d'autres pays la somme est une valeur absolue négociable avant et définitive. Je présente ma carte au chauffeur qu'il tourne dans tous les sens. Je lui indique l'endroit ou nous devons nous rendre, il sourit et nous invite à monter dans son véhicule. Nous tombons d'accord sur un prix et nous montons.
Quelques mètres suffisent pour comprendre que nous ne prenons pas la bonne direction. Je ne connais pas Bangkok, mais j'ai un bon sens de l'orientation. Je fais part de mon inquiétude au chauffeur qui accélère de plus belle.
Premier arrêt. Une station service, dans laquelle notre chauffeur va demander son chemin à ces collègues. De nouveau, nous nous éloignons de notre point de chute. Nous ne somme pas pressé. Alors nous profitons de cette balade improvisée. Seule l'impression de vitesse et la conduite agressive du chauffeur nous laissent sur nos gardes.
Les rues (soi) se succèdent et s'enchaînent. A présent j'ai perdu tout sens de l'orientation. Soudain nous traversons un pont. De nouveau je me repère et fais arrêter le chauffeur. Par des gestes simulant la forme de la rivière je lui fais comprendre que nous n'allons pas du bon coté. Par un dodelinement de la tête que je prend pour un oui il continue sa route.
Deuxième arrêt. Un passant sur le bord de la route. Je sors ma carte mais d'un air dubitatif parle au chauffeur qui reprend sa route. La circulation dans ce quartier est plus dense. Plantés derrière un camion en plein embouteillage, l'air devient irrespirable. Ce qui devait être un trajet d'une dizaine de minutes se transforme peu à peu en périple interminable. Nous retraversons la Chao Phraya.
Troisième arrêt. Encore un passant dubitatif. Et comme par miracle un panneau de signalisation indique à un carrefour Surasak. Je sais que nous ne sommes pas loin du but, mais comment le faire comprendre à notre chauffeur. Quatrième arrêt. Ce sera le dernier. Marylène et moi décidons d'en finir.
Pendant que nous redescendons Thanon Silom jusqu'au panneau salvateur, le chauffeur nous suit à faible allure. Arrivé par on ne sait quel miracle au restaurant, le chauffeur nous salue et disparaît dans un vrombissement.
Le Ban Chiang est un restaurant installé dans une maison de bois restaurée, sa cuisine est traditionnelle. L'accueille, une bière, les goûts et les saveurs nous font oublier cette visite impromptue de la circulation de Bangkok. A la sortie du restaurant quelques Tuk-Tuk nous font signe. La rivière n'est pas loin, nous finirons à pieds.
Au central pier la navette n'est pas longue à attendre et nous conduit à l'hôtel. Déjà se forment en nous des souvenirs et des envies.. Une dernière serviette fraîche à la citronnelle et la nuit douce de la cité des anges referme ces ailes sur notre sommeil..
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied English translation pending
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied
En compagnie des Akha, des Hô et des Lolo, des Hmong, des Yao, des Sila...
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« Je constatai ici encore combien l'argument de l'intérêt commun mène plus vite à la confiance que les cadeaux, par exemple, qui ne font bien souvent que fortifier la méfiance. » H. A. Bernatzik
~
Un an plus tôt, à l'extrême nord du Laos, une première expédition de trente-quatre journées, effectuée seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes qui s'étendent sur la fascinante province de Phongsaly, me permettait d'y effectuer de nombreux repérages. Retour sur les lieux l'année suivante pour me diriger, à nouveau sans accompagnateur et uniquement à pied, vers les confins de la province, étonnantes enclaves isolées du monde, et même du reste du pays. Après cette fois au total quarante-huit journées sur place, dont quarante et autant de nuits passées exclusivement chez l'habitant, en compagnie des innombrables minorités ethniques montagnardes présentes dans la région, il en subsiste quelques anecdotes, que je propose de relater ici.
Parmi celles-ci, une étourdissante journée de navigation sur la portion la plus sauvage de la rivière Nam Ou, des offices chamaniques de guérison chez les Hô et chez les Hmong, le sacrifice rituel simultané d'une chèvre, cinq cochons, deux poules et douze poussins dans un village Akha, la récolte de l'opium puis "l'art" de le fumer, l'exténuante technique agraire dite de friche sur abattis-brûlis pratiquée sur les pentes par les montagnards, les pieds réduits d'une grand-mère "chinoisante", des huttes de l'ethnie Hmong abritant plus de cinquante personnes, le cœur de la très méconnue réserve naturelle de Phou Den Din, des marchands de cheveux itinérants chinois, une rencontre avec la très minoritaire et discrète ethnie Sila, un trafic transfrontalier de papillons, les délirants accoutrements des femmes Akha, des geysers d'étincelles lors d'une fête bouddhiste rurale, la première présence d'un falang, d'un Blanc occidental, dans certains villages depuis près de vingt ans, et fort probablement premier touriste depuis toujours.
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« Je constatai ici encore combien l'argument de l'intérêt commun mène plus vite à la confiance que les cadeaux, par exemple, qui ne font bien souvent que fortifier la méfiance. » H. A. Bernatzik
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Un an plus tôt, à l'extrême nord du Laos, une première expédition de trente-quatre journées, effectuée seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes qui s'étendent sur la fascinante province de Phongsaly, me permettait d'y effectuer de nombreux repérages. Retour sur les lieux l'année suivante pour me diriger, à nouveau sans accompagnateur et uniquement à pied, vers les confins de la province, étonnantes enclaves isolées du monde, et même du reste du pays. Après cette fois au total quarante-huit journées sur place, dont quarante et autant de nuits passées exclusivement chez l'habitant, en compagnie des innombrables minorités ethniques montagnardes présentes dans la région, il en subsiste quelques anecdotes, que je propose de relater ici.
Parmi celles-ci, une étourdissante journée de navigation sur la portion la plus sauvage de la rivière Nam Ou, des offices chamaniques de guérison chez les Hô et chez les Hmong, le sacrifice rituel simultané d'une chèvre, cinq cochons, deux poules et douze poussins dans un village Akha, la récolte de l'opium puis "l'art" de le fumer, l'exténuante technique agraire dite de friche sur abattis-brûlis pratiquée sur les pentes par les montagnards, les pieds réduits d'une grand-mère "chinoisante", des huttes de l'ethnie Hmong abritant plus de cinquante personnes, le cœur de la très méconnue réserve naturelle de Phou Den Din, des marchands de cheveux itinérants chinois, une rencontre avec la très minoritaire et discrète ethnie Sila, un trafic transfrontalier de papillons, les délirants accoutrements des femmes Akha, des geysers d'étincelles lors d'une fête bouddhiste rurale, la première présence d'un falang, d'un Blanc occidental, dans certains villages depuis près de vingt ans, et fort probablement premier touriste depuis toujours.
Utiliser des Ortlieb backrollers sur la roue avant: bonne idée? English translation pending
Bonjour,
J'ai lu pas mal de messages au sujet de la répartition du poids sur le vélo, donc question assez simple: avez-vous déjà voyagé en plaçant des backrollers de chez Ortlieb sur le porte-bagages avant (et donc les frontrollers à l'arrière) et qu'en pensez-vous?
Merci!
Le bon équipement pour partir à vélo English translation pending
coucou,
un petit message qui n'est pas vraiment une requête mais plutot un exemple d'équipement pas prohibitif, à la portée de tous ceux qui veulent partir à vélo et qui ne peuvent pas se payer une rolls et des porte-bagages qui coutent le prix de leur taxe d'habitation ...😉
le vélo, c'est de la récup', il s'agit de mon premier vtt ( 26 " donc) un go sport SCRAPPER de 2000 en alu ( bin oui c moins bien que l'acier je c ...) qui est trés costaud ( tube oversized) tout équipé shimano déore ( ca c de la transmission qui demande qu'on la regraisse souvent en condition humide mais qui marche trés bien sinon ).
les portes bagages, a l'arriere que je charge beaucoup, j'ai trouvé un porte bagage chez intersport ( c le model de base) pour seulement 15 euros avec des tubes suffisemnt gros pour que sa soit solide. le seul défaut c que le vélo ne propose que des oeilletons au dessu de l'axe de roue arriere et rien pour le caler dans le sens d'avant en arriere; mais le portebagage est fourni avec deux tiges en fer que j'ai relié au tube de cadre vertical ( celui d'ou part le tube de selle. j'ai ensuite fixé ces deux tiges avec un collier de plomberie assez large et sa tient du tonerre de dieu!!!!!pour le portebagage a l'avant je vien d'achetter le zefal classique mais je ne l'ai pas encore monté ...
les sacoches, sa va vous faire rire, mais celle que voulait me vendre mon vélociste n'étant pas du tout adaptées, j'en ai trouvé à ....LIDL !!!!! et oui, elles sont immenses, avec un centre de gravité assez bas et totalement étanches ( vérifié +++++++), tout ca pour 18euros la paire!!! ( elles sont encore commercialisées par moment dans ces magasins, il faut surveiller leur pubs, je les conseille de tous coeur ( attache par crochets ajustables, ne sautent pas, meme en utilisation "hardcore")
tout ce matériel m'a permi de faire un beau voyage de 3350 km jusquau danemark et récemment une belle rando de 300 bornesde mont de marsan a royan ( sous la pluie)
tout ca pour dire que du matos solide ca coute pas forcement la peau du cul et qu'on peut aller trés loin sans dépenser 3 smic de sacoche ortlieb ( sur lesquelles je ne crache pas, c du matos top de chez top!). je suis d'ailleur assez content de voir que sur ce forum il n'y a pas le coté "proutprout" de certain montagnards qui ne jurent que par le dernier sac millet à 200 euros alors que moi je grimpe aussi bien qu'eux avec mon quetchua à 8Oeuros ....
merci atous ceux qui font vivre ce forum, votre état d'esprit est formidable, j'ai hate de vous croiser au détour d'un routin, par la, sur Terre ....
salut los amigos
un petit message qui n'est pas vraiment une requête mais plutot un exemple d'équipement pas prohibitif, à la portée de tous ceux qui veulent partir à vélo et qui ne peuvent pas se payer une rolls et des porte-bagages qui coutent le prix de leur taxe d'habitation ...😉
le vélo, c'est de la récup', il s'agit de mon premier vtt ( 26 " donc) un go sport SCRAPPER de 2000 en alu ( bin oui c moins bien que l'acier je c ...) qui est trés costaud ( tube oversized) tout équipé shimano déore ( ca c de la transmission qui demande qu'on la regraisse souvent en condition humide mais qui marche trés bien sinon ).
les portes bagages, a l'arriere que je charge beaucoup, j'ai trouvé un porte bagage chez intersport ( c le model de base) pour seulement 15 euros avec des tubes suffisemnt gros pour que sa soit solide. le seul défaut c que le vélo ne propose que des oeilletons au dessu de l'axe de roue arriere et rien pour le caler dans le sens d'avant en arriere; mais le portebagage est fourni avec deux tiges en fer que j'ai relié au tube de cadre vertical ( celui d'ou part le tube de selle. j'ai ensuite fixé ces deux tiges avec un collier de plomberie assez large et sa tient du tonerre de dieu!!!!!pour le portebagage a l'avant je vien d'achetter le zefal classique mais je ne l'ai pas encore monté ...
les sacoches, sa va vous faire rire, mais celle que voulait me vendre mon vélociste n'étant pas du tout adaptées, j'en ai trouvé à ....LIDL !!!!! et oui, elles sont immenses, avec un centre de gravité assez bas et totalement étanches ( vérifié +++++++), tout ca pour 18euros la paire!!! ( elles sont encore commercialisées par moment dans ces magasins, il faut surveiller leur pubs, je les conseille de tous coeur ( attache par crochets ajustables, ne sautent pas, meme en utilisation "hardcore")
tout ce matériel m'a permi de faire un beau voyage de 3350 km jusquau danemark et récemment une belle rando de 300 bornesde mont de marsan a royan ( sous la pluie)
tout ca pour dire que du matos solide ca coute pas forcement la peau du cul et qu'on peut aller trés loin sans dépenser 3 smic de sacoche ortlieb ( sur lesquelles je ne crache pas, c du matos top de chez top!). je suis d'ailleur assez content de voir que sur ce forum il n'y a pas le coté "proutprout" de certain montagnards qui ne jurent que par le dernier sac millet à 200 euros alors que moi je grimpe aussi bien qu'eux avec mon quetchua à 8Oeuros ....
merci atous ceux qui font vivre ce forum, votre état d'esprit est formidable, j'ai hate de vous croiser au détour d'un routin, par la, sur Terre ....
salut los amigos
Thaïlande: pour mettre un peu de baume au coeur... English translation pending
Difficile🙁 de repartir sur un autre post apres ce qui vient de se passer a Phuket ..... pourtant comme disais le dernier intervenant, "ainsi va la vie" et c'est ce que nos amis pensent a chaque fois qu'une nouvelle catastrophe leur tombe sur le coin de la figure, alors pour essayer de repartir (sans oublier les familles qui sont ce soir en deuil) d'un autre pieds....
je voulais simplement vous envoyer un petit "sourire" et puis vous faire part d'une bien belle chose qui est en train de se passer (avec ce que j'espere du fond du coeur une réussite au bout du projet vu le devouement qu'ils y ont mis...) pour le futur anniversaire du Roi .... c'est la tentative d'une equipe de 9 alpinistes Thailandais(e) de vaincre le plus haut sommet de la planete, a savoir le "Chomolungma" (Everest en Français) et ses 8.848 m - une ascension techniquement moyenne et presque à la portee de tous .. si elle ne se deroulait à plus de 8.000 m dans des conditions climatiques parfois proche de l'enfer (d'autant que la période n'est pas la plus propice...) ce qui change toutes les données du probleme !!
A souligner également la présence d'une femme dans l'équipe ce qui j'en suis sûr va leur porter chance !!
Les 3 drapeaux (nationnal, Bouddhiste, Royal) qui devraient normalement flotter au sommet d'ici la fin du mois d'Octobre .... Si le reste de cette aventure vous interesse: http://siamlife.blog4ever.com/blog/lirarticle-92107-451278.html
je voulais simplement vous envoyer un petit "sourire" et puis vous faire part d'une bien belle chose qui est en train de se passer (avec ce que j'espere du fond du coeur une réussite au bout du projet vu le devouement qu'ils y ont mis...) pour le futur anniversaire du Roi .... c'est la tentative d'une equipe de 9 alpinistes Thailandais(e) de vaincre le plus haut sommet de la planete, a savoir le "Chomolungma" (Everest en Français) et ses 8.848 m - une ascension techniquement moyenne et presque à la portee de tous .. si elle ne se deroulait à plus de 8.000 m dans des conditions climatiques parfois proche de l'enfer (d'autant que la période n'est pas la plus propice...) ce qui change toutes les données du probleme !!
A souligner également la présence d'une femme dans l'équipe ce qui j'en suis sûr va leur porter chance !!
Les 3 drapeaux (nationnal, Bouddhiste, Royal) qui devraient normalement flotter au sommet d'ici la fin du mois d'Octobre .... Si le reste de cette aventure vous interesse: http://siamlife.blog4ever.com/blog/lirarticle-92107-451278.htmlSac à dos ou sacoches pour voyager à vélo? English translation pending
Bonjour a tous, j'entame mon premier petit voyage de 600km en vélo,
J'aimerai avoir votre avis sur le conteneur a prendre, j'ai un beau et quasiement, neuf sac à dos . Je me demande si ca ne va pas trop me fatiguer ou me faire mal aux épaules (souvenir du cartable d'école ) !
merci a bientot !
J'aimerai avoir votre avis sur le conteneur a prendre, j'ai un beau et quasiement, neuf sac à dos . Je me demande si ca ne va pas trop me fatiguer ou me faire mal aux épaules (souvenir du cartable d'école ) !
merci a bientot !
Les plus belles plages près de Saigon? English translation pending
Bonjour
J'aimerais passer trois jours dans une "station" balneaire à deux ou trois heures de HCM, belles plages, detente et beau cadre et pourquoi pas beaux hotels ???
Merci pour vos reponses
Linda😊
Merci pour vos reponses
Linda😊
Vol de Cubana le 9 juin pour la Havane English translation pending
Salut.
J'aimerais savoir si quelqu'un pourrait m'aider je pars pour cuba le 9 juin pour la havane J'ai acheté une paire de tennis et une autre de chaussure pour deux amis cubains. Je ne voudrais pas en me fouillant qu'il recupère ces choses là car je pars pour deux semaines. Avec toute cette nouvelle sur immigration et la douane actuellement à cuba je ne veux pas qu'ils me demandent quoi faire avec plusieurs chaussures.
quelqu'un peut- il m'aider en apporter les chaussures pour moi je les recupérerai à la sortie de l'aeoport. Ils ne sont que deux. Merci.
quelqu'un peut- il m'aider en apporter les chaussures pour moi je les recupérerai à la sortie de l'aeoport. Ils ne sont que deux. Merci.
Six jours à Gwalior, ou l'hospitalité sikh...et hindoue (Inde) English translation pending
Les habitues de VF crieront au plagiat quand ils liront le titre de mon message, mais c'est un plagiat assume et revendique ! A travers ce titre, je souhaite en effet adresser un clin d'oeil a Phil64, qui m'a donne envie de passer a Gwalior. Ce sont ses croquis et ses ecrits, ainsi que le superbe recit de Fabricia, qui ont guide mes pas. Daniyavaad a tous les deux ! 🙂
Au matin du 21 fevrier, je prends donc le train direction Gwalior, a 4 heures de la. Le billet qui m'a ete vendu fait parti du quota pour touristes, et je me retrouve donc dans un compartiment international : un espagnol, une taiwanaise, deux japonaises, un autre francais et moi-meme. Je vais passer tout le trajet a discuter avec Matthieu, un type fascinant age de 25 ans, qui a quitte l'ecole a l'age de 16 ans parce qu'il ne voulait pas de cette vie, et qui en est a son septieme voyage en Inde. Il bosse quatre mois par an comme un ane, et voyage ici le reste du temps. Comme beaucoup de voyageurs ici, il profite d'un complement de revenu en envoyant par la Poste des kilos et des kilos de marchandises en France (encens, bijoux, sacs, safran, bibelots, tentures, etc), qu'il revend sur les plages ou les marches une fois rentre. Il a une perspective sur la vie et les voyages tres interessante, tres riche, tres sage. On dit que les voyages forment la jeunesse, et dans son cas, je peux vous dire qu'ils l'ont tres bien forme. Un super routard pur jus, avec ca. Il fallait s'y attendre, j'arrive a Gwalior avec deux heures de retard, mais le trajet est passe tres vite, grace a nos passionnantes conversations. Apres plusieurs tentatives infructueuses dans des hotels de riches recommandes par le Lonely Planet (quoi ? 5 euros la chambre ?! C'est pas mon budget, man !), je range mon guide et me degotte un peu plus tard un placard a 100 roupies la nuit, soit un peu moins de deux euros. Deux metres de large, 3, 50 m de long, un lit de camp simple et une porte : c'est fonctionnel, y'a pas a dire. Au bout du couloir, un trou pour ses petits besoins et un robinet d'eau froide. Ben voila, suffit de chercher un peu, et on trouve a se loger, bon sang ! Apres une douche, je file diner a l'Indian Coffee House, pres de la gare. Le lieu est sobre, presque depouille, ce qui tranche un peu avec l'uniforme delirant des serveurs, une espece de tenue de l'epoque des maharadjas, toute blanche, avec une large ceinture verte aux bords dores et une coiffe blanche surmontee d'un espece d'eventail...Mieux vaut se concentrer sur son assiette, histoire de ne pas postillonner son vegetable pulao dans un eclat de rire. Les choses serieuses commencent le lendemain. Je traverse ce que le Lonely Planet decrit comme la vieille ville. Il s'agit en fait d'un quartier residentiel, dont j'apprecie l'ambiance, le calme. C'est plutot propre ici, on sent qu'il y a plus d'argent qu'ailleurs, et les gens sont tres accueillants, polis, pas collants ou interesses. A nouveau, je ressens ce frisson, cette excitation, ce bonheur de decouvrir une nouvelle ville, de nouvelles rue, une nouvelle ambiance. Apres 8 jours a Delhi, la decouverte et la stimulation sont un delice, surtout avec une atmosphere pareille. Meme les larges avenues, pourtant plus animees, restent plaisantes. On me dit bonjour, on me souhaite la bienvenue, et a chaque fois, qu'il s'agisse d'un habitant ou d'un commercant, c'est un vrai accueil, desinteresse. Je repense alors avec nostalgie a Chittor, a Bundi ! Je suis presque anonyme, invisible, un vrai luxe en Inde ! En debut d'apres-midi, je debute l'ascension du raide chemin pave qui mene a la porte principale du fort. Celle-ci atteinte, je decouvre la facade du Man Singh Palace, elegamment ornee de faience de couleur, frises ou representations d'animaux (elephants, canards, paons). Le mariage avec la pierre ocre et le ciel bleu est du plus bel effet, d'autant que l'ensemble est en excellent etat. L'interieur recele deux cours dont les coursives sont delicatement sculptees (frises et rosaces). Dans cette partie nord du fort, je visiterai egalement quelques palais en ruines, un spectacle a la fois tragique et sublime, comparable a celui que j'ai pu voir a Bundi ou Chittor. Visite des Sahbasu Temples, qui datent des 9e et 11e siecles, et sont dedies a Shiva et Vishnu. Une ressemblance frappante avec le style jain. Edifies le long des remparts, ils offrent des vues magnifiques sur la ville et le reste du site, dont les falaises abruptes renforcent l'aspect massif (toutefois tempere par la delicatesse du palais). Je passe ensuite au Teli Ka Mandir, etrange et imposant temple du 9e siecle, au style hybride dixit mon guide. Tout en hauteur, il est aussi richement sculpte a l'exterieur que son unique salle est austere et depouillee. Parfaitement restaure, il trone en bordure de la Scindia School et son campus a l'anglaise. Outre une education haut-de-gamme, les fils et filles de bonne famille qui frequentent ce prestigieux etablissement se divertissent en pratiquant equitation ou cricket sur des pelouses vertes (un luxe !), tandis que de nombreux gardes veillent sur eux. Je visite ensuite le Gurdwara, temple sikh tout proche. Apres avoir depose mes chaussures a la consigne, je me dirige vers l'entree. Un vieil homme aux yeux souriants m'explique que je dois me laver les mains, et me coiffe d'un foulard safran. Facades et coupoles de marbre blanc, fleches dorees et portes et fenetres pleines en argent, le tout etincellant sous la lumiere rasante de cette fin d'apres-midi. Impressionnant ! Un peu plus loin, je tombe sur le refectoire, et decide de pousser un peu plus loin, histoire de decouvrir cette hospitalite sikh legendaire. Je m'avance timidement, un peu gene par ma demarche, mais pousse par la curiosite. Rapidement, on m'accueille, on me fait me laver les mains et on m'invite a m'asseoir dans une grande salle, en tailleur sur une longue et etroite natte. Nous sommes une dizaine environ. Rapidement, on me sert du dhal (lentilles cuisinees) et des chapatis, que je dois recevoir en joignant les deux mains. Je discute avec le jeune homme qui me recoit et veille sur moi. Age de 23 ans, Devender Singh (nom de famille sikh par excellence, signifiant "lion"), dirige cette cantine, ainsi que les dortoirs et chambres, qui accueillent les visiteurs pour la nuit, gratuitement, sans distinction, comme dans tout temple sikh. Il arbore la barbe et le turban traditionnel, ce dernier cachant sa longue chevelure, qu'il ne doit pas couper. Au poignet, un bracelet d'argent symbole de courage, et une jolie dague courbe qui pend a sa ceinture. Je suis resservi immediatemment mon plat termine, tout en discutant avec mon hote. Ses yeux sont rieurs, pleins de vie et penetrants a la fois. Ma collation terminee, je suis invite a prendre le chai. On me fait visiter la cuisine, une piece sombre aux murs noirs, illuminee par le sourire du chef et son habit immacule. Dans la piece d'a cote, un groupe de femmes prepare des montagnes de chapatis. Chaque jour, ce sont entre 200 et 300 personnes qui sont nourries ! Dans une piece adjacente ou est installe un autel, nous degustons un excellentissime chai, assis sur un vieux tapis. Apres un passage sur le toit pour prendre quelques photos, Devender me remet une brochure expliquant certains preceptes developpes par Guru Nanak, fondateur du mouvement. Je quitte mes hotes emerveille, dans ma tete resonnant encore une phrase plusieurs fois repetee par Devender, tout sourire : "I like you very much". Je redescends doucement vers la ville, arpente depuis moins de 10 minutes l'artere qui me ramene a mon hotel, quand un jeune m'aborde et engage la conversation. Cinq cent metres plus loin, il m'explique qu'il tourne la pour rentrer chez lui...et m'y invite. Apres tout, pourquoi pas ?! Pradeep me fait penetrer dans une piece modeste mais propre, aux murs roses ornes de posters de Ganesh, images de Sai Nath ou autres elements decoratifs religieux. Il a 18 ans, etudie la biologie. Nous buvons un chai en degustant des biscuits, servis par la soeur cadette, de deux ans plus jeune. Bientot, nous sommes rejoints par des amis ou d'autres freres, dont le plus vieux. Ce dernier s'appelle Ravishankar, est age de 23 ans, et bosse comme pigiste pour un grand journal en langue hindi. Installe a Bhopal, il est de passage ici car il suit egalement des cours de droit et a un examen samedi. Comme de nombreux indiens, il suit de nombreux cursus universitaires, sans jamais reussir a decrocher un emploi a temps plein ou remunerateur. A ma demande, il me presente certains de ses articles, axes sur la vie locale, mais pouvant etre lies a des sujets plus larges, comme les relations indo-pakistanaises. Il aime egalement ecrire des poemes, que je l'invite a me lire. Il y parle de la vie, y developpe un message touchant de purete, de bonte, d'optimisme, de verite. Il y celebre les liens familiaux, la simplicite, l'importance d'etre heureux, de croquer la vie a pleines dents en gardant toujours a l'esprit ce qui est vraiment essentiel. L'entrain, la joie qu'il deploie, son sourire, ses yeux petillants ne font que renforcer son propos. Comme a chaque fois dans ce type de rencontres, je realise a quel point cette culture, ces hommes et ces femmes, sont une immense claque a l'austerite, a la rigidite mortifere des cultures judeo-chretiennes, a ces tronches de 10 kilometres que nous europeens arborons tous en societe, a nos problemes de riches enfants pourris-gates par la vie, a la durete, a la froideur et l'absence d'amour et de generosite de nos rapports humains, a l'obsession que nous avons pour l'argent, la carriere et la possession de biens materiels. Comme lors de mon voyage a Cuba, je ressens la deshumanisation de nos societes. Nous abordons de nombreux sujets, apprenons beaucoup l'un sur l'autre. Il n'en croient evidemment pas leurs oreilles quand je leur repond que non, je ne suis pas marie, et que non, je ne souhaite pour rien au monde l'etre. On me demande combien je gagne. Pour ne pas trop leur "en mettre plein la vue", je reponds que je gagne 1 300 euros. Tout le monde hallucine...Je suis un peu gene lorsque Ravishankar m'explique que son ami Sadik, egalement present, en gagne 110 en travaillant a mi-temps. A l'aide d'exemples concrets et parlants pour eux (un loyer, un kilo de riz, un the, un soda, ...), j'essaie egalement de leur faire prendre conscience du cout de la vie en France, qui les sidere tout autant. Au cours de la soiree (je suis reste 3 heures !), on aura evidemment insiste pour que je dine : dhal, riz, chapatis et un assortiment de sucreries achetees pour l'occasion. Un traitement royal, un accueil digne d'un chef d'etat, et une soiree ou je ne me serai pas ennuye une seule seconde ! Quelle journee ! Tant de belles images, tant de beaux souvenirs, tant de belles rencontres ! Vers 13 heures le lendemain, je passe voir mes genereux hotes de la vieille, comme convenu. Je souhaite en effet les remercier, et a cet effet passe chez le confiseur acheter une belle boite d'un kilo de douceurs locales, ainsi que quelques namkins, amuse-gueules sales dont Ravishankar est visiblement tres friand. Je fais la connaissance avec les parents, qui m'accueillent a bras ouverts. Nous partageons un chai, faisons les presentations. Je me sens a l'aise, grace a la simplicite et a la bonhommie de mes hotes. A bout d'une heure, je m'apprete a les laisser, d'autant que Ravishankar doit reviser pour son examen. Je suis devance par une invitation a dejeuner, que je ne peux decemment refuser. En attendant, le pere me montre les photos du mariage de la soeur ainee. C'est fascinant, sublime, etincellant meme, a commencer par la mariee, resplendissante dans son sari et ses incroyables parures de bijoux. Au travers des differentes photos, j'apprends des tas de choses sur cette ceremonie extremement couteuse. Le pere m'annonce fierement avoir depense 4 lakhs, soit pres de 8 000 euros. Les cadeaux au marie sont impressionnants, comme par exemple une de ces jolies motos 125 cm3 tres populaires ici, offerte a l'occasion des fiancailles. Sur l'une des photos, on voit le pere et quelques autres membres de la famille poser devant un parterre de tissus pour saris encore emballes et autres presents offerts a la famille du marie. Sur une autre photo, une liasse de billets, pour un montant de 200 euros environ. J'apprends aussi que la famille du marie a recu des meubles, un frigo, et je ne sais quoi d'autre encore. Photos du somptueux buffet, photos de la mariee (qui tire souvent la tronche), photos du defile des convives presentant leurs voeux et remettant leurs cadeaux. Si j'ai bien compris, ce sont 2 500 personnes qui ont ete invitees ! Quand je leur explique que chez moi un mariage rassemble entre 80 et 120 personnes en moyenne, ils hallucinent un peu. Outre les innombrables photos, les parents ont fait realiser chez le photographe des compositions par ordinateur, sortes d'assemblages de portraits et de decors assez kitsch, comportant des titres hilarants ("Golden Times Begin's" -sic- avec pas mal de fautes d'anglais, bien comprehensibles au demeurant). Une natte est etalee sur le sol et les hommes prennent place, assis en tailleur. Mes hotes ne sont pas a une delicate attention pres, puisqu'ils me servent un superbe thali, plat dont j'avais vante les merites la veille. Les femmes, elles, s'affairent, nous servant eau, chapatis, veillant toujours a ce que nos plats soient pleins. Riz, dhal, "aloo mutter" bien epice, chapatis a gogo : nous mangeons goulument et bruyamment, entre deux eclats de rire et echanges sur nos cultures respectives, dont nous apprenons tant lors de ces instants de partage. Approchant la cinquantaine, le pere est un homme jovial et tres accueillant. A la fin du repas, nous partageons quelques unes des confiseries que j'avais apportees, heureusement delicieuses. Le prochain mariage, celui de Ravishankar, est prevu pour 2008, et le pere insiste sur ma presence, ce qui m'honore. Les heures passent, chai et conversations s'enchainent, tant de sujets abordes que je ne saurais en dresser la liste. Le pere m'explique que pour esperer rentrer dans n'importe quelle administration, il faut imperativement graisser des pattes. Meme pour rentrer dans la Police. Et les sommes a verser sont importantes ! Au minimum, c'est 2 000 euros ! Pareil pour les crimes et delits, il suffit d'allonger la monnaie pour ne pas avoir trop d'ennuis, voire ne pas aller en prison. Tout est question de montant, tout est monneyable. En fin d'apres-midi, apres quelques photos devant la maison familiale, je remercie chaleureusement les parents et file avec Ravishankar chez Sadik, qui tient a me recevoir. Il occupe gracieusement une chambre dans la maison de son frere et sa belle-soeur. A peine arrive, on me sert du chai et un succulent Miti Seevaiya (dessert a base de lait, de fines nouilles sucrees, de noix de coco et de fruits secs). Sadik a beau etre musulman, et la famille de Ravishankar soutenir le BJP, parti nationaliste hindou, il est accueilli comme un frere, et reste le meilleur ami de Ravishankar. Faut dire, quel type adorable, tout timide, humble et discret. Il me montre ses diplomes : licence d'eco, maitrise de droit. Un type qui en veut, mais qui occupe un job a la con, qui lui rapporte 110 euros par mois. Ca me creve le coeur de lui parler de la fermeture de l'Europe et des lois Sarkozy quand il me parle de visa pour la France... Je terminerai la journee en ville, avec Ravishankar et Sadik, dans un parc abritant le tombeau d'un saint musulman et celui de Tansen, considere comme le pere de la musique indienne. Le cadre bucolique et tranquille se pretant aux discussions "entre hommes", j'aurai droit aux questions classiques sur le sexe et les rapports hommes-femmes, auxquelles je m'attendais un peu ! Je quitterai mes amis peu apres, en esperant pouvoir les revoir pour le mariage de Ravishankar. Fin d'un superbe episode... Le lendemain sera beaucoup moins passionnant : il pleut, il fait froid, je suis malade. Huit heures trente passees au cyber cafe permettront de m'occuper et de m'echapper de ma cellule de 6 metres carres sans fenetre. Visite de la vieille ville le jour suivant. Des ruelles paisibles, quelques arteres plus animees, pas un seul touriste dans cette ville qui en compte deja peu. De partout, j'entends venir des "Angrezi ! Angrezi !", pour me saluer et propager la nouvelle. De l'animation en ville ! Angrezi, qui se prononce Angresh/Angrish, signifie "etranger", et derive de "English". Un peu a l'image de "Farang" en Thailande, qui vient de "Francais". Voila pour la parenthese linguistico...loniale ! Un peu plus tard, je monte au fort voir Devender, et accepte son invitation. C'est decide, je passerai la nuit au temple ! Ma sac boucle et ma note reglee, j'y reviens en fin de journee. A l'entree, j'achete un foulard orne du khanda, le symbole sikh. On me conduit a ma chambre, dans un batiment flambant neuf. Je m'attendais a une cellule spartiate, me voila dans une jolie chambre, tres spacieuse et lumineuse, propre, avec de bons matelas, de grosses couettes et de l'eau chaude ! Incroyable...Un peu plus tard, j'assiste a l'office. Au centre de la piece, derriere des portes vitrees, un homme est assis face a une sorte de tombeau couvert d'un drap bleu cousu d'or. L'ensemble est chapeaute par un petit dome en or massif. Sur un ton monotone et hypnotique, l'homme lit des prieres, pendant de longues minutes. Soudain, tout le monde se leve, et repond a certaines phrases du precheur. A plusieurs reprises, nous alternerons positions assises et debout. Un autre homme arrive, penetre dans la petite enceinte doree, et prononce quelques mots en agitant un plumeau de crin blanc similaire a celui que j'avais vu - et utilise - dans les temples jains de Palitana. Vers la fin de la ceremonie, cet homme saisit un coussin (lui aussi bleu et dore), qu'il maintient au dessus de sa tete et amene au 2eme etage, ou nous le suivons tous. De nouveau un cube central aux portes vitrees, cache par des rideaux, dans lequel trone un lit, ou sera depose le coussin. Sous la couverture, une forme...humaine. Une fois de retour en bas, on nous distribue une poignee (une VRAIE poignee, avec les mains !) de parshaad, une sorte d'entremet sucre et huileux. Pas mauvais ! Je descends au refectoire, ou je dine en compagnie d'une trentaine d'hommes, des paysans pauvres pour la plupart, et quelques hindous. Je me joins ensuite a un groupe assis sur des tapis qui font face aux portraits de six gourous. Legerement a l'ecart, une femme repete deux fois "Satheee...Naam Wahe Guru, Satheee...Naam Wahe Guru", auquel l'assemblee repond par...la meme chose. Le rythme est lent, hypnotique. Pendant une heure, nous allons nous livrer a une sorte de transe collective, repetant dix fois, cent fois, mille fois ces quelques mots. Finalement, un homme se leve, saisit deux maillets, et frappe puissamment un enorme tambour installe dans un coin. Tout le monde se leve et s'installe pour diner. Faut croire que j'avais pas fait les choses dans le bon ordre ! Je passerai le reste de la soiree avec mes hotes, dans les dependances de la cuisine, a boire du chai, a faire la connaissance de tout le monde et a apprendre un peu plus sur le sikhisme. Le tambour, par exemple, avait autrefois marque le debut de combats feroces contre les musulmans, mais marquait aujourd'hui le debut du repas, auquel les musulmans etaient plus que les bienvenus. On m'apprend une phrase, "Wahe Guru Ji Ka Khalsa, Wahe Guru Ji Ki Fateh". Mes hotes sont hilares et heureux de m'entendre la repeter. Tout excites, en me trainant par le bras, ils me meneront a je ne sais combien de personnes dans le complexe pour que je la repete, en m'y invitant d'un clin d'oeil entendu. On y repond en m'offrant une poignee de main franche et virile. Une soiree magique, simple, incroyablement enrichissante ! La nuit le sera beaucoup moins, marquee par la fievre, les tremblements, les suees froides, des maux de ventre importants et 6 ou 7 passages aux toilettes des plus violents et desagreables. Une nuit cauchemardesque ! On m'avait servi de l'eau lors du repas, dont j'avais bu quelques petites gorgees pour etre poli...A quatre heures du matin, aneanti par mon intoxication, j'etais sur le point de profiter d'un court repit, quand les haut-parleurs du temple se sont mis a hurler pour diffuser la priere. Dur, dur ! Dans la matinee, mon ami Devender passera me voir en compagnie d'un vieil homme d'une gentillesse inouie, pour s'enquerir de ma sante et me proposer de l'aide. Sa voix, ses mots, son regard : tout faisait immediatemment comprendre qu'il n'y avait que du bon chez cet homme a l'anglais chatie. Je ne sortirai de ma chambre que vers 17h30, plutot faiblard, pour rejoindre Devender. Discussions dans son bureau, chai, visite guidee du temple, presentation a differentes personnes, et franches rigolades avec les differents attroupemments qui, immanquablement, se formaient autour de nous. Je poursuis ma decouverte du sikhisme et de la vie au temple. Ce soir, entre 200 et 300 personnes dormiront ici. Les quelques enfants qui vivent ici sont en fait des orphelins, mais ils ont trouve ici une famille et un logis. Tous les jours les memes vetements, tous les jours la meme tambouille, mais un toit et beaucoup d'amour. La securite est assuree par deux hommes, armes. Je fais la connaissance de Narain, qui, comme Devender, est un saint-soldat qui vit ici. Ce qui me frappe, c'est son telephone, un Sony Ericsson dernier cri paye pres de 300 euros...Je me demande d'ou vient cet argent, mais comme on me l'a rappelle la veille, la communaute sikh est riche. Guru Nanak, fondateur du sikhisme au 18e siecle, croyait en la valeur du dur labeur, et c'est pourquoi les sikhs sont aujourd'hui si nombreux a etre ingenieurs, medecins, avocats, hommes d'affaires ou proprietaires terriens prosperes. Le lendemain, je retrouve Devender un peu soucieux et assez occupe. Ce soir, 500 a 600 personnes sont attendues au temple ! En outre, une invitee de marque est presente. Une femme a la peau claire, toute de blanc vetue, armee d'une longue epee. Comme elle, la petite escouade d'hommes qui l'accompagne est en blanc, turban inclus. On sent que tout le monde est dans ses petits souliers, et Devender lui adresse un salut des plus respectueux, presque craintif. Oh ? C'est Princesse Leia ou quoi ? Je discute quelques instants avec des etudiants en droit et consulte quelques pages du droit indien du mariage. Instructif. Bien que rarissime dans la realite, le divorce est legal. Je lis, entre autres, qu'une femme peut demander le divorce si son mari est violent ou "impose une activite sexuelle excessive". A l'inverse, un mari peut demander le divorce si sa femme "ne permet pas d'avoir des rapports sexuels assez frequents" (j'ai reformule, mais c'est l'idee). Dans cette societe machiste, on devine aisement quelle portee est donnee aux notions juridiquement floues de "trop souvent" ou "pas assez"... Apres une apres-midi en ville, je passerai la soiree dans le bureau de mon ami. Devender me montre quelques documents portant sur des gourous sikhs. Dans la biographie de l'un deux, on peut lire : "Date de naissance", et plus loin "Date de fusion avec l'Ame Supreme". Sacre programme ! Les relations avec les musulmans n'ont pas toujours ete tres pacifiques, comme je peux le decouvrir dans un ouvrage illustre (histoire ou propagande ?), qui montre notamment avec quelle barbarie les musulmans ont pu torturer et supplicier les sikhs a Delhi il y a de cela 200 ou 300 ans. Des illustrations abominables, une grande creativite dans la cruaute ! Bouillis vivants, tronconnes en deux dans le sens de la longueur, passes entre deux enormes roues de bois herissees de pointes en fer, etc. D'autres ouvrages evoquent l'attaque par les forces gouvernementales du Temple d'Or d'Amritsar, plus haut lieu saint du sikhisme, en 1984. Y etaient retranches des separatistes sikhs, qu'Indira Ghandi souhaitait deloger par la force. Pour avoir ose profaner ce lieu saint, elle perira aux mains de ses deux gardes du corps...sikhs. Le sikhisme s'articule autour de cinq piliers, definis en 1699 par le 10e gourou, Guru Gobind Singh Ji : kasharha (calecon), kahra (bracelet d'acier), kanga (peigne maintenant les cheveux sous le turban), kase (cheveux), kirpan (dague ou epee). Ces cinq piliers, reunis, s'appellent khalsa. Dieu est khalsa, il est ces cinq piliers. Les saints-soldats comme Devender sont khalsa, mais on peut etre sikh sans respecter chacun de ces piliers. Devender me montre comment, pour se laver, il attache la longue laniere de cuir de son kirpan autour ed la tete, de sorte a ne jamais s'en separer. De toute facon, ils en possedent d'autres exemplaires, caches sous leur tunique creme (un mini-peigne, une mini-dague, etc). Dans une piece speciale aux abords du temple, le livre saint, appelle Guru Granth Sahib, est lu a voix haute sans discontinuer 24h/24. Le lecteur ne s'interrompt que lorsque celui qui le relaye a commence sa lecture. Tous les jours, Devender, comme tous les autres, se livre a un bien etrange exercice : il repete "Wahe Guru" a toute vitesse pendant 2h30...Faut sacrement bien maitriser sa respiration ! Il se mariera en 2008, avec une femme elle-aussi khalsa. D'ailleurs, il n'aime pas du tout les femmes non khalsa, surtout si elles ne se couvrent pas la tete. Je decouvre que l'on peut s'engager de differentes facons. Narain a fait un autre choix, plus radical. Jamais il ne rentrera chez lui en permission periodique pour voir sa famille, jamais il ne se mariera ou ne touchera une femme, jamais il ne franchira les limites du temple, ou il mourra. Tous les jours, il se leve a 3h du matin pour son service. Pas mieux pour Devender, d'astreinte 24h/24, 365 jours par an. Son univers, c'est son petit bureau a la porte grillagee toujours ouverte, et un petit lit simple, dur et spartiate. Outre de vastes dortoirs, une petite infirmerie, un immense refectoire et une cuisine, le temple dispose d'une quinzaine de vehicules : 4x4 flambants neufs, mini-bus, gros camions Tata, tracteur, voitures. A quelques kilometres de la, des terres fournissent les lentilles et le ble qui sera broye sur place afin de confectionner les centaines de chapatis engloutis quotidiennement. C'etait ma derniere soiree au temple, la plus riche et instructive. A 3h40, les hauts-parleurs...Venant du temple, j'entends une assemblee qui etonne un air desormais familier : "Satheeee...Naam Wahe Guru !!!", que tout le monde repete longuement. Je m'explose de rire. Faut etre sacrement frappe pour aller dans un temple au milieu de la nuit et repeter la meme chose pendant des heures ! Je m'endors finalement, berce par ma melodie sikh preferee ! C'est le jour du depart. Je me leve tot et boucle mon sac vite fait, pour passer un peu de temps avec Devender. Je le sens tristounet, moins enjoue que d'habitude. Adorable, il me demandera une derniere fois : "un jour de plus, mon ami ?". Il est 10h30, je prends la navette gratuite affretee par le temple, et qui rallie trois fois par jour la gare ferroviaire. Fin d'un sejour absolument inattendu et magique a de nombreux egards !
Au matin du 21 fevrier, je prends donc le train direction Gwalior, a 4 heures de la. Le billet qui m'a ete vendu fait parti du quota pour touristes, et je me retrouve donc dans un compartiment international : un espagnol, une taiwanaise, deux japonaises, un autre francais et moi-meme. Je vais passer tout le trajet a discuter avec Matthieu, un type fascinant age de 25 ans, qui a quitte l'ecole a l'age de 16 ans parce qu'il ne voulait pas de cette vie, et qui en est a son septieme voyage en Inde. Il bosse quatre mois par an comme un ane, et voyage ici le reste du temps. Comme beaucoup de voyageurs ici, il profite d'un complement de revenu en envoyant par la Poste des kilos et des kilos de marchandises en France (encens, bijoux, sacs, safran, bibelots, tentures, etc), qu'il revend sur les plages ou les marches une fois rentre. Il a une perspective sur la vie et les voyages tres interessante, tres riche, tres sage. On dit que les voyages forment la jeunesse, et dans son cas, je peux vous dire qu'ils l'ont tres bien forme. Un super routard pur jus, avec ca. Il fallait s'y attendre, j'arrive a Gwalior avec deux heures de retard, mais le trajet est passe tres vite, grace a nos passionnantes conversations. Apres plusieurs tentatives infructueuses dans des hotels de riches recommandes par le Lonely Planet (quoi ? 5 euros la chambre ?! C'est pas mon budget, man !), je range mon guide et me degotte un peu plus tard un placard a 100 roupies la nuit, soit un peu moins de deux euros. Deux metres de large, 3, 50 m de long, un lit de camp simple et une porte : c'est fonctionnel, y'a pas a dire. Au bout du couloir, un trou pour ses petits besoins et un robinet d'eau froide. Ben voila, suffit de chercher un peu, et on trouve a se loger, bon sang ! Apres une douche, je file diner a l'Indian Coffee House, pres de la gare. Le lieu est sobre, presque depouille, ce qui tranche un peu avec l'uniforme delirant des serveurs, une espece de tenue de l'epoque des maharadjas, toute blanche, avec une large ceinture verte aux bords dores et une coiffe blanche surmontee d'un espece d'eventail...Mieux vaut se concentrer sur son assiette, histoire de ne pas postillonner son vegetable pulao dans un eclat de rire. Les choses serieuses commencent le lendemain. Je traverse ce que le Lonely Planet decrit comme la vieille ville. Il s'agit en fait d'un quartier residentiel, dont j'apprecie l'ambiance, le calme. C'est plutot propre ici, on sent qu'il y a plus d'argent qu'ailleurs, et les gens sont tres accueillants, polis, pas collants ou interesses. A nouveau, je ressens ce frisson, cette excitation, ce bonheur de decouvrir une nouvelle ville, de nouvelles rue, une nouvelle ambiance. Apres 8 jours a Delhi, la decouverte et la stimulation sont un delice, surtout avec une atmosphere pareille. Meme les larges avenues, pourtant plus animees, restent plaisantes. On me dit bonjour, on me souhaite la bienvenue, et a chaque fois, qu'il s'agisse d'un habitant ou d'un commercant, c'est un vrai accueil, desinteresse. Je repense alors avec nostalgie a Chittor, a Bundi ! Je suis presque anonyme, invisible, un vrai luxe en Inde ! En debut d'apres-midi, je debute l'ascension du raide chemin pave qui mene a la porte principale du fort. Celle-ci atteinte, je decouvre la facade du Man Singh Palace, elegamment ornee de faience de couleur, frises ou representations d'animaux (elephants, canards, paons). Le mariage avec la pierre ocre et le ciel bleu est du plus bel effet, d'autant que l'ensemble est en excellent etat. L'interieur recele deux cours dont les coursives sont delicatement sculptees (frises et rosaces). Dans cette partie nord du fort, je visiterai egalement quelques palais en ruines, un spectacle a la fois tragique et sublime, comparable a celui que j'ai pu voir a Bundi ou Chittor. Visite des Sahbasu Temples, qui datent des 9e et 11e siecles, et sont dedies a Shiva et Vishnu. Une ressemblance frappante avec le style jain. Edifies le long des remparts, ils offrent des vues magnifiques sur la ville et le reste du site, dont les falaises abruptes renforcent l'aspect massif (toutefois tempere par la delicatesse du palais). Je passe ensuite au Teli Ka Mandir, etrange et imposant temple du 9e siecle, au style hybride dixit mon guide. Tout en hauteur, il est aussi richement sculpte a l'exterieur que son unique salle est austere et depouillee. Parfaitement restaure, il trone en bordure de la Scindia School et son campus a l'anglaise. Outre une education haut-de-gamme, les fils et filles de bonne famille qui frequentent ce prestigieux etablissement se divertissent en pratiquant equitation ou cricket sur des pelouses vertes (un luxe !), tandis que de nombreux gardes veillent sur eux. Je visite ensuite le Gurdwara, temple sikh tout proche. Apres avoir depose mes chaussures a la consigne, je me dirige vers l'entree. Un vieil homme aux yeux souriants m'explique que je dois me laver les mains, et me coiffe d'un foulard safran. Facades et coupoles de marbre blanc, fleches dorees et portes et fenetres pleines en argent, le tout etincellant sous la lumiere rasante de cette fin d'apres-midi. Impressionnant ! Un peu plus loin, je tombe sur le refectoire, et decide de pousser un peu plus loin, histoire de decouvrir cette hospitalite sikh legendaire. Je m'avance timidement, un peu gene par ma demarche, mais pousse par la curiosite. Rapidement, on m'accueille, on me fait me laver les mains et on m'invite a m'asseoir dans une grande salle, en tailleur sur une longue et etroite natte. Nous sommes une dizaine environ. Rapidement, on me sert du dhal (lentilles cuisinees) et des chapatis, que je dois recevoir en joignant les deux mains. Je discute avec le jeune homme qui me recoit et veille sur moi. Age de 23 ans, Devender Singh (nom de famille sikh par excellence, signifiant "lion"), dirige cette cantine, ainsi que les dortoirs et chambres, qui accueillent les visiteurs pour la nuit, gratuitement, sans distinction, comme dans tout temple sikh. Il arbore la barbe et le turban traditionnel, ce dernier cachant sa longue chevelure, qu'il ne doit pas couper. Au poignet, un bracelet d'argent symbole de courage, et une jolie dague courbe qui pend a sa ceinture. Je suis resservi immediatemment mon plat termine, tout en discutant avec mon hote. Ses yeux sont rieurs, pleins de vie et penetrants a la fois. Ma collation terminee, je suis invite a prendre le chai. On me fait visiter la cuisine, une piece sombre aux murs noirs, illuminee par le sourire du chef et son habit immacule. Dans la piece d'a cote, un groupe de femmes prepare des montagnes de chapatis. Chaque jour, ce sont entre 200 et 300 personnes qui sont nourries ! Dans une piece adjacente ou est installe un autel, nous degustons un excellentissime chai, assis sur un vieux tapis. Apres un passage sur le toit pour prendre quelques photos, Devender me remet une brochure expliquant certains preceptes developpes par Guru Nanak, fondateur du mouvement. Je quitte mes hotes emerveille, dans ma tete resonnant encore une phrase plusieurs fois repetee par Devender, tout sourire : "I like you very much". Je redescends doucement vers la ville, arpente depuis moins de 10 minutes l'artere qui me ramene a mon hotel, quand un jeune m'aborde et engage la conversation. Cinq cent metres plus loin, il m'explique qu'il tourne la pour rentrer chez lui...et m'y invite. Apres tout, pourquoi pas ?! Pradeep me fait penetrer dans une piece modeste mais propre, aux murs roses ornes de posters de Ganesh, images de Sai Nath ou autres elements decoratifs religieux. Il a 18 ans, etudie la biologie. Nous buvons un chai en degustant des biscuits, servis par la soeur cadette, de deux ans plus jeune. Bientot, nous sommes rejoints par des amis ou d'autres freres, dont le plus vieux. Ce dernier s'appelle Ravishankar, est age de 23 ans, et bosse comme pigiste pour un grand journal en langue hindi. Installe a Bhopal, il est de passage ici car il suit egalement des cours de droit et a un examen samedi. Comme de nombreux indiens, il suit de nombreux cursus universitaires, sans jamais reussir a decrocher un emploi a temps plein ou remunerateur. A ma demande, il me presente certains de ses articles, axes sur la vie locale, mais pouvant etre lies a des sujets plus larges, comme les relations indo-pakistanaises. Il aime egalement ecrire des poemes, que je l'invite a me lire. Il y parle de la vie, y developpe un message touchant de purete, de bonte, d'optimisme, de verite. Il y celebre les liens familiaux, la simplicite, l'importance d'etre heureux, de croquer la vie a pleines dents en gardant toujours a l'esprit ce qui est vraiment essentiel. L'entrain, la joie qu'il deploie, son sourire, ses yeux petillants ne font que renforcer son propos. Comme a chaque fois dans ce type de rencontres, je realise a quel point cette culture, ces hommes et ces femmes, sont une immense claque a l'austerite, a la rigidite mortifere des cultures judeo-chretiennes, a ces tronches de 10 kilometres que nous europeens arborons tous en societe, a nos problemes de riches enfants pourris-gates par la vie, a la durete, a la froideur et l'absence d'amour et de generosite de nos rapports humains, a l'obsession que nous avons pour l'argent, la carriere et la possession de biens materiels. Comme lors de mon voyage a Cuba, je ressens la deshumanisation de nos societes. Nous abordons de nombreux sujets, apprenons beaucoup l'un sur l'autre. Il n'en croient evidemment pas leurs oreilles quand je leur repond que non, je ne suis pas marie, et que non, je ne souhaite pour rien au monde l'etre. On me demande combien je gagne. Pour ne pas trop leur "en mettre plein la vue", je reponds que je gagne 1 300 euros. Tout le monde hallucine...Je suis un peu gene lorsque Ravishankar m'explique que son ami Sadik, egalement present, en gagne 110 en travaillant a mi-temps. A l'aide d'exemples concrets et parlants pour eux (un loyer, un kilo de riz, un the, un soda, ...), j'essaie egalement de leur faire prendre conscience du cout de la vie en France, qui les sidere tout autant. Au cours de la soiree (je suis reste 3 heures !), on aura evidemment insiste pour que je dine : dhal, riz, chapatis et un assortiment de sucreries achetees pour l'occasion. Un traitement royal, un accueil digne d'un chef d'etat, et une soiree ou je ne me serai pas ennuye une seule seconde ! Quelle journee ! Tant de belles images, tant de beaux souvenirs, tant de belles rencontres ! Vers 13 heures le lendemain, je passe voir mes genereux hotes de la vieille, comme convenu. Je souhaite en effet les remercier, et a cet effet passe chez le confiseur acheter une belle boite d'un kilo de douceurs locales, ainsi que quelques namkins, amuse-gueules sales dont Ravishankar est visiblement tres friand. Je fais la connaissance avec les parents, qui m'accueillent a bras ouverts. Nous partageons un chai, faisons les presentations. Je me sens a l'aise, grace a la simplicite et a la bonhommie de mes hotes. A bout d'une heure, je m'apprete a les laisser, d'autant que Ravishankar doit reviser pour son examen. Je suis devance par une invitation a dejeuner, que je ne peux decemment refuser. En attendant, le pere me montre les photos du mariage de la soeur ainee. C'est fascinant, sublime, etincellant meme, a commencer par la mariee, resplendissante dans son sari et ses incroyables parures de bijoux. Au travers des differentes photos, j'apprends des tas de choses sur cette ceremonie extremement couteuse. Le pere m'annonce fierement avoir depense 4 lakhs, soit pres de 8 000 euros. Les cadeaux au marie sont impressionnants, comme par exemple une de ces jolies motos 125 cm3 tres populaires ici, offerte a l'occasion des fiancailles. Sur l'une des photos, on voit le pere et quelques autres membres de la famille poser devant un parterre de tissus pour saris encore emballes et autres presents offerts a la famille du marie. Sur une autre photo, une liasse de billets, pour un montant de 200 euros environ. J'apprends aussi que la famille du marie a recu des meubles, un frigo, et je ne sais quoi d'autre encore. Photos du somptueux buffet, photos de la mariee (qui tire souvent la tronche), photos du defile des convives presentant leurs voeux et remettant leurs cadeaux. Si j'ai bien compris, ce sont 2 500 personnes qui ont ete invitees ! Quand je leur explique que chez moi un mariage rassemble entre 80 et 120 personnes en moyenne, ils hallucinent un peu. Outre les innombrables photos, les parents ont fait realiser chez le photographe des compositions par ordinateur, sortes d'assemblages de portraits et de decors assez kitsch, comportant des titres hilarants ("Golden Times Begin's" -sic- avec pas mal de fautes d'anglais, bien comprehensibles au demeurant). Une natte est etalee sur le sol et les hommes prennent place, assis en tailleur. Mes hotes ne sont pas a une delicate attention pres, puisqu'ils me servent un superbe thali, plat dont j'avais vante les merites la veille. Les femmes, elles, s'affairent, nous servant eau, chapatis, veillant toujours a ce que nos plats soient pleins. Riz, dhal, "aloo mutter" bien epice, chapatis a gogo : nous mangeons goulument et bruyamment, entre deux eclats de rire et echanges sur nos cultures respectives, dont nous apprenons tant lors de ces instants de partage. Approchant la cinquantaine, le pere est un homme jovial et tres accueillant. A la fin du repas, nous partageons quelques unes des confiseries que j'avais apportees, heureusement delicieuses. Le prochain mariage, celui de Ravishankar, est prevu pour 2008, et le pere insiste sur ma presence, ce qui m'honore. Les heures passent, chai et conversations s'enchainent, tant de sujets abordes que je ne saurais en dresser la liste. Le pere m'explique que pour esperer rentrer dans n'importe quelle administration, il faut imperativement graisser des pattes. Meme pour rentrer dans la Police. Et les sommes a verser sont importantes ! Au minimum, c'est 2 000 euros ! Pareil pour les crimes et delits, il suffit d'allonger la monnaie pour ne pas avoir trop d'ennuis, voire ne pas aller en prison. Tout est question de montant, tout est monneyable. En fin d'apres-midi, apres quelques photos devant la maison familiale, je remercie chaleureusement les parents et file avec Ravishankar chez Sadik, qui tient a me recevoir. Il occupe gracieusement une chambre dans la maison de son frere et sa belle-soeur. A peine arrive, on me sert du chai et un succulent Miti Seevaiya (dessert a base de lait, de fines nouilles sucrees, de noix de coco et de fruits secs). Sadik a beau etre musulman, et la famille de Ravishankar soutenir le BJP, parti nationaliste hindou, il est accueilli comme un frere, et reste le meilleur ami de Ravishankar. Faut dire, quel type adorable, tout timide, humble et discret. Il me montre ses diplomes : licence d'eco, maitrise de droit. Un type qui en veut, mais qui occupe un job a la con, qui lui rapporte 110 euros par mois. Ca me creve le coeur de lui parler de la fermeture de l'Europe et des lois Sarkozy quand il me parle de visa pour la France... Je terminerai la journee en ville, avec Ravishankar et Sadik, dans un parc abritant le tombeau d'un saint musulman et celui de Tansen, considere comme le pere de la musique indienne. Le cadre bucolique et tranquille se pretant aux discussions "entre hommes", j'aurai droit aux questions classiques sur le sexe et les rapports hommes-femmes, auxquelles je m'attendais un peu ! Je quitterai mes amis peu apres, en esperant pouvoir les revoir pour le mariage de Ravishankar. Fin d'un superbe episode... Le lendemain sera beaucoup moins passionnant : il pleut, il fait froid, je suis malade. Huit heures trente passees au cyber cafe permettront de m'occuper et de m'echapper de ma cellule de 6 metres carres sans fenetre. Visite de la vieille ville le jour suivant. Des ruelles paisibles, quelques arteres plus animees, pas un seul touriste dans cette ville qui en compte deja peu. De partout, j'entends venir des "Angrezi ! Angrezi !", pour me saluer et propager la nouvelle. De l'animation en ville ! Angrezi, qui se prononce Angresh/Angrish, signifie "etranger", et derive de "English". Un peu a l'image de "Farang" en Thailande, qui vient de "Francais". Voila pour la parenthese linguistico...loniale ! Un peu plus tard, je monte au fort voir Devender, et accepte son invitation. C'est decide, je passerai la nuit au temple ! Ma sac boucle et ma note reglee, j'y reviens en fin de journee. A l'entree, j'achete un foulard orne du khanda, le symbole sikh. On me conduit a ma chambre, dans un batiment flambant neuf. Je m'attendais a une cellule spartiate, me voila dans une jolie chambre, tres spacieuse et lumineuse, propre, avec de bons matelas, de grosses couettes et de l'eau chaude ! Incroyable...Un peu plus tard, j'assiste a l'office. Au centre de la piece, derriere des portes vitrees, un homme est assis face a une sorte de tombeau couvert d'un drap bleu cousu d'or. L'ensemble est chapeaute par un petit dome en or massif. Sur un ton monotone et hypnotique, l'homme lit des prieres, pendant de longues minutes. Soudain, tout le monde se leve, et repond a certaines phrases du precheur. A plusieurs reprises, nous alternerons positions assises et debout. Un autre homme arrive, penetre dans la petite enceinte doree, et prononce quelques mots en agitant un plumeau de crin blanc similaire a celui que j'avais vu - et utilise - dans les temples jains de Palitana. Vers la fin de la ceremonie, cet homme saisit un coussin (lui aussi bleu et dore), qu'il maintient au dessus de sa tete et amene au 2eme etage, ou nous le suivons tous. De nouveau un cube central aux portes vitrees, cache par des rideaux, dans lequel trone un lit, ou sera depose le coussin. Sous la couverture, une forme...humaine. Une fois de retour en bas, on nous distribue une poignee (une VRAIE poignee, avec les mains !) de parshaad, une sorte d'entremet sucre et huileux. Pas mauvais ! Je descends au refectoire, ou je dine en compagnie d'une trentaine d'hommes, des paysans pauvres pour la plupart, et quelques hindous. Je me joins ensuite a un groupe assis sur des tapis qui font face aux portraits de six gourous. Legerement a l'ecart, une femme repete deux fois "Satheee...Naam Wahe Guru, Satheee...Naam Wahe Guru", auquel l'assemblee repond par...la meme chose. Le rythme est lent, hypnotique. Pendant une heure, nous allons nous livrer a une sorte de transe collective, repetant dix fois, cent fois, mille fois ces quelques mots. Finalement, un homme se leve, saisit deux maillets, et frappe puissamment un enorme tambour installe dans un coin. Tout le monde se leve et s'installe pour diner. Faut croire que j'avais pas fait les choses dans le bon ordre ! Je passerai le reste de la soiree avec mes hotes, dans les dependances de la cuisine, a boire du chai, a faire la connaissance de tout le monde et a apprendre un peu plus sur le sikhisme. Le tambour, par exemple, avait autrefois marque le debut de combats feroces contre les musulmans, mais marquait aujourd'hui le debut du repas, auquel les musulmans etaient plus que les bienvenus. On m'apprend une phrase, "Wahe Guru Ji Ka Khalsa, Wahe Guru Ji Ki Fateh". Mes hotes sont hilares et heureux de m'entendre la repeter. Tout excites, en me trainant par le bras, ils me meneront a je ne sais combien de personnes dans le complexe pour que je la repete, en m'y invitant d'un clin d'oeil entendu. On y repond en m'offrant une poignee de main franche et virile. Une soiree magique, simple, incroyablement enrichissante ! La nuit le sera beaucoup moins, marquee par la fievre, les tremblements, les suees froides, des maux de ventre importants et 6 ou 7 passages aux toilettes des plus violents et desagreables. Une nuit cauchemardesque ! On m'avait servi de l'eau lors du repas, dont j'avais bu quelques petites gorgees pour etre poli...A quatre heures du matin, aneanti par mon intoxication, j'etais sur le point de profiter d'un court repit, quand les haut-parleurs du temple se sont mis a hurler pour diffuser la priere. Dur, dur ! Dans la matinee, mon ami Devender passera me voir en compagnie d'un vieil homme d'une gentillesse inouie, pour s'enquerir de ma sante et me proposer de l'aide. Sa voix, ses mots, son regard : tout faisait immediatemment comprendre qu'il n'y avait que du bon chez cet homme a l'anglais chatie. Je ne sortirai de ma chambre que vers 17h30, plutot faiblard, pour rejoindre Devender. Discussions dans son bureau, chai, visite guidee du temple, presentation a differentes personnes, et franches rigolades avec les differents attroupemments qui, immanquablement, se formaient autour de nous. Je poursuis ma decouverte du sikhisme et de la vie au temple. Ce soir, entre 200 et 300 personnes dormiront ici. Les quelques enfants qui vivent ici sont en fait des orphelins, mais ils ont trouve ici une famille et un logis. Tous les jours les memes vetements, tous les jours la meme tambouille, mais un toit et beaucoup d'amour. La securite est assuree par deux hommes, armes. Je fais la connaissance de Narain, qui, comme Devender, est un saint-soldat qui vit ici. Ce qui me frappe, c'est son telephone, un Sony Ericsson dernier cri paye pres de 300 euros...Je me demande d'ou vient cet argent, mais comme on me l'a rappelle la veille, la communaute sikh est riche. Guru Nanak, fondateur du sikhisme au 18e siecle, croyait en la valeur du dur labeur, et c'est pourquoi les sikhs sont aujourd'hui si nombreux a etre ingenieurs, medecins, avocats, hommes d'affaires ou proprietaires terriens prosperes. Le lendemain, je retrouve Devender un peu soucieux et assez occupe. Ce soir, 500 a 600 personnes sont attendues au temple ! En outre, une invitee de marque est presente. Une femme a la peau claire, toute de blanc vetue, armee d'une longue epee. Comme elle, la petite escouade d'hommes qui l'accompagne est en blanc, turban inclus. On sent que tout le monde est dans ses petits souliers, et Devender lui adresse un salut des plus respectueux, presque craintif. Oh ? C'est Princesse Leia ou quoi ? Je discute quelques instants avec des etudiants en droit et consulte quelques pages du droit indien du mariage. Instructif. Bien que rarissime dans la realite, le divorce est legal. Je lis, entre autres, qu'une femme peut demander le divorce si son mari est violent ou "impose une activite sexuelle excessive". A l'inverse, un mari peut demander le divorce si sa femme "ne permet pas d'avoir des rapports sexuels assez frequents" (j'ai reformule, mais c'est l'idee). Dans cette societe machiste, on devine aisement quelle portee est donnee aux notions juridiquement floues de "trop souvent" ou "pas assez"... Apres une apres-midi en ville, je passerai la soiree dans le bureau de mon ami. Devender me montre quelques documents portant sur des gourous sikhs. Dans la biographie de l'un deux, on peut lire : "Date de naissance", et plus loin "Date de fusion avec l'Ame Supreme". Sacre programme ! Les relations avec les musulmans n'ont pas toujours ete tres pacifiques, comme je peux le decouvrir dans un ouvrage illustre (histoire ou propagande ?), qui montre notamment avec quelle barbarie les musulmans ont pu torturer et supplicier les sikhs a Delhi il y a de cela 200 ou 300 ans. Des illustrations abominables, une grande creativite dans la cruaute ! Bouillis vivants, tronconnes en deux dans le sens de la longueur, passes entre deux enormes roues de bois herissees de pointes en fer, etc. D'autres ouvrages evoquent l'attaque par les forces gouvernementales du Temple d'Or d'Amritsar, plus haut lieu saint du sikhisme, en 1984. Y etaient retranches des separatistes sikhs, qu'Indira Ghandi souhaitait deloger par la force. Pour avoir ose profaner ce lieu saint, elle perira aux mains de ses deux gardes du corps...sikhs. Le sikhisme s'articule autour de cinq piliers, definis en 1699 par le 10e gourou, Guru Gobind Singh Ji : kasharha (calecon), kahra (bracelet d'acier), kanga (peigne maintenant les cheveux sous le turban), kase (cheveux), kirpan (dague ou epee). Ces cinq piliers, reunis, s'appellent khalsa. Dieu est khalsa, il est ces cinq piliers. Les saints-soldats comme Devender sont khalsa, mais on peut etre sikh sans respecter chacun de ces piliers. Devender me montre comment, pour se laver, il attache la longue laniere de cuir de son kirpan autour ed la tete, de sorte a ne jamais s'en separer. De toute facon, ils en possedent d'autres exemplaires, caches sous leur tunique creme (un mini-peigne, une mini-dague, etc). Dans une piece speciale aux abords du temple, le livre saint, appelle Guru Granth Sahib, est lu a voix haute sans discontinuer 24h/24. Le lecteur ne s'interrompt que lorsque celui qui le relaye a commence sa lecture. Tous les jours, Devender, comme tous les autres, se livre a un bien etrange exercice : il repete "Wahe Guru" a toute vitesse pendant 2h30...Faut sacrement bien maitriser sa respiration ! Il se mariera en 2008, avec une femme elle-aussi khalsa. D'ailleurs, il n'aime pas du tout les femmes non khalsa, surtout si elles ne se couvrent pas la tete. Je decouvre que l'on peut s'engager de differentes facons. Narain a fait un autre choix, plus radical. Jamais il ne rentrera chez lui en permission periodique pour voir sa famille, jamais il ne se mariera ou ne touchera une femme, jamais il ne franchira les limites du temple, ou il mourra. Tous les jours, il se leve a 3h du matin pour son service. Pas mieux pour Devender, d'astreinte 24h/24, 365 jours par an. Son univers, c'est son petit bureau a la porte grillagee toujours ouverte, et un petit lit simple, dur et spartiate. Outre de vastes dortoirs, une petite infirmerie, un immense refectoire et une cuisine, le temple dispose d'une quinzaine de vehicules : 4x4 flambants neufs, mini-bus, gros camions Tata, tracteur, voitures. A quelques kilometres de la, des terres fournissent les lentilles et le ble qui sera broye sur place afin de confectionner les centaines de chapatis engloutis quotidiennement. C'etait ma derniere soiree au temple, la plus riche et instructive. A 3h40, les hauts-parleurs...Venant du temple, j'entends une assemblee qui etonne un air desormais familier : "Satheeee...Naam Wahe Guru !!!", que tout le monde repete longuement. Je m'explose de rire. Faut etre sacrement frappe pour aller dans un temple au milieu de la nuit et repeter la meme chose pendant des heures ! Je m'endors finalement, berce par ma melodie sikh preferee ! C'est le jour du depart. Je me leve tot et boucle mon sac vite fait, pour passer un peu de temps avec Devender. Je le sens tristounet, moins enjoue que d'habitude. Adorable, il me demandera une derniere fois : "un jour de plus, mon ami ?". Il est 10h30, je prends la navette gratuite affretee par le temple, et qui rallie trois fois par jour la gare ferroviaire. Fin d'un sejour absolument inattendu et magique a de nombreux egards !
Maroc avec un bébé English translation pending
Bonjour,
nous partons fin avril à Marrakech avec un bébé de 1 an.
C'est notre premier voyage avec elle, et nous nous posons quelques questions de logistique.
Par exemple, est-ce qu'il lui faut un passeport ou une carte d'identité ? Pour l'instant elle n'a rien.
Nous souhaitons emmener la poussette dans l'avion, est-ce possible ou vaut-il mieux en louer en arrivant sur place ?
Nous allons certainement prendre des taxis pour les petits déplacements dans la ville, peut-on prendre le bébé sur nos genoux ?
Est-ce que ce ne sera pas trop fatiguant (longueur du trajet, difficulté) de faire des excusrions avec elle, par exemple à essaouira, ait benhaddou, vallée de l'ourika, cascades d'ouzoud...
Merci d'avance pour vos conseils.
Merci d'avance pour vos conseils.
Islande en ferry avec enfants et nourriture? English translation pending
bonjour.
j'ai lu beaucoup de choses sur l'islande er je m'apprete à reserver mais voila: j'ai 3 enfants qui auront 20 mois 7 ans et 4 ans.
je voyagerai en camping car
et je souhaite y aller de Scrabster en ecosse.
question: le bateau est toujours "l'enfer"? longueur, malade obligatoirement, harrassant?
quels médicaments pour les enfants, le voyage en vaut il la peine?
le camping car est au gaz en bouteille. peut-on en amener une 3eme?
et enfin qu'a t on le droit d'emmener en nouriture: conserves? lait UHT?......... les enfants sont petits, vont-ils pouvoir crapahuter? je compte faire le tour de l'île en 3 semaines tranquilement, aurai je le droit (exepter les parcs nationaux) de passer la nuit tranquille à la belle étoile?
merci à tous de me répondre trés vite.
le camping car est au gaz en bouteille. peut-on en amener une 3eme?
et enfin qu'a t on le droit d'emmener en nouriture: conserves? lait UHT?......... les enfants sont petits, vont-ils pouvoir crapahuter? je compte faire le tour de l'île en 3 semaines tranquilement, aurai je le droit (exepter les parcs nationaux) de passer la nuit tranquille à la belle étoile?
merci à tous de me répondre trés vite.
Tenue vestimentaire au restaurant de l'hôtel Playa Pesquero? English translation pending
Est-ce vrai qu'ils n'acceptent pas les culottes courtes (pour les hommes) dans les restos à la carte.
Y a-t-il une tenue minimale requise. J'avais envie de voyager léger et de ne pas trop apporter de baggage.
Merci à l'avance
Y a-t-il une tenue minimale requise. J'avais envie de voyager léger et de ne pas trop apporter de baggage.
Merci à l'avance
Mexique avec deux enfants English translation pending
Alors voila, le 6 janvier je pars au mexique avec mon cheri et nos 2 enfants (2 ans et demi et 1 an ) et j'avou que je commence un peu a angoisser 🤪, ( l'attente a l'aeroport surtout )dans l'avion, y'aura t'il assez de places pour eux ? et puis es ce qu'au mexique on peut acceder au temples avec les poussettes ?
Si certaines personne peuvent me donner quelque renseignement, je serai ravi .....🙂
Crocodiles à Darwin (Australie) et aller en barque dans la Mangove (Sihanoukville)? English translation pending
bonjour
j'ai une phobie terrible : les crocodiles (meme à la tv j'ai de l'eau qui me coule dans le dos de trouille, un enfer. Il est impossible pour moi d'aller voir ma mère à Darwin en australie!!!)
On m'a proposé d'aller en barque dans la mangrove près de Sihanoukville, y en a t'il ? (pas de blague, je risque la crise cardiaque) pour info j'ai pas du tout peur des serpents, arraignées, insectes....
amicalement valérie
j'ai une phobie terrible : les crocodiles (meme à la tv j'ai de l'eau qui me coule dans le dos de trouille, un enfer. Il est impossible pour moi d'aller voir ma mère à Darwin en australie!!!)
On m'a proposé d'aller en barque dans la mangrove près de Sihanoukville, y en a t'il ? (pas de blague, je risque la crise cardiaque) pour info j'ai pas du tout peur des serpents, arraignées, insectes....
amicalement valérie
Récit USA 2005: Nevada/Wyoming/Utah/Arizona English translation pending
Samedi 20 Août 2005 ;
Notre copine Laura nous a hébergé la veille. Nous prenons de l’avance et partont tôt à l’aéroport. Après quelques kilomètres, la voiture tombe en panne ! Damned ! Avec nos 6 bagages, nous voilà dans le RER espérant ne pas arriver trop tard à l’enregistrement. Heureusement, non !. Nos passeports font grincer des dents le personnel de sécurité de la Continental Airline avec des tampons égyptiens écris en arabe partout ! Enfin, nous voilà dans l’avion…très bien d’ailleurs avec des écrans intégrés aux sièges de devant. C’est parti : Paris, Grande-Bretagne, Irlande, Islande, Groenland, Canada, New York, Floride et Houston au Texas, ou nous atterrissons à l’aéroport Georges BUSH ( ! !) avec une température de 35C°. 1h30 pour débarquer, passer la douane, se faire prendre en photo, les empreintes digitales, scanner les chaussures ( ! !), réenregistrer les bagages et traverser tout l’aéroport. Ouf ! on a piqué un sprint phénoménal mais on a eu le vol, direction Las Vegas ou nous atterrissons au Mc Carran Intl Airport épuisés, après 3h30 de vol. A l’arrivée, même dans le hall de l’aéroport, il y a des machines à sous! Bienvenue dans la capitale mondiale du jeu!. Et là, mauvaise surprise: pas de bagages! ils n’ont pas suivit dans l’avion et sont arrivés sur le vol suivant. Résultat: 3/4 heure d’attente de plus !. On prend possession de notre Pontiac Sunfire blanche et dodo au Golden Palm Hôtel. On se couche à 22h00 après une journée de 23 heures !.
Dimanche 21 Août :
4h30 du matin, réveil en pleine forme (normal ! pour nous, c’est 13h30 en France !). On traîne un peu, on se dit qu'on va quand même pas quitter l'hotel si tôt, vu le prix qu'on l'a payé (60$!) pour le peu d'heures qu'on y a dormi, on va pas se presser ...on prend un petit dej’ tranquille et, à 6h00 en route! Nous voilà parti pour Jackson Hole dans le Wyoming aux portes de Yellowstone. On traverse le désert du Nevada, l’Utah, les plaines agricole de L’Idaho et enfin, Jackson Hole ou nous arrivons à 19h30 après 12h30 de route !. Les hôtels sont hors de prix ! Jusqu'à 100€ la nuit, donc, on se rabat sur un camping (30€ la nuit quand même) et à 9h00, dodo ! !
Lundi 22 Août :
Réveil à 5h30. La nuit à été glaciale et humide ! Brrrrr ! Maintenant on comprend pourquoi la gérante du camping nous a dit que les nuits étaent "Icy" (glacées). Sur le coup, on l'a pas cru...ben oui! Y'a le givre le matin!. Nous quittons le camping et allons visiter Jackson Hole. Superbe ! Des maisons de bois de style western. Des bêtes empaillée partout (c’est pas très Feng Shui !). Nous achetons chacun un chapeau de cowboy en paille fabriqué au Mexique. En route pour Yellowstone ou nous arrivons 1h30 après. Pas moyen de se loger, les hôtels sont complets et le camping est definitivement trop froid froid pour nous. Nous atterrissons à West Yellowstone dans le Montana, à l’ouest du parc après avoir vu quelques bisons et wapitis. A West Yellowstone, à l’hôtel « Madison » ou nous logeons, notre chambre et notre lit sont tout en bois. Le président Hoover et Clark Gable y ont même dormi!. Nous mangeons un Burger au « 3 bears restaurant » et dodo !
Mardi 23 Août :
Réveil à 9 heure après quasiment un tour de cadran !. Nous partons visiter la boucle sud-ouest du pars ou se concentre l’activité géothermique. On s’arrête à chaques « Bassin » : Lower, Middle et Upper qui comportent chacun leur lots de « Pool » (trous remplis d'eau), geyser et springs (sources chaudes). Ca fume, ca souffle, ca crachotte, ca siffle. On se demande parfois si, là dessous, ne se trouve pas les cuisines du diable! Tout est très beau mais si il y a 2 sites à retenir, c’est incontestablement le "Grand Prismatic" et la "Morning Glory Pool" (voir les photos). A midi, on fait un barbecue dans la foret. Jérôme a un mal fou à allumer le feu pour faire cuire la viande et faire chauffer les haricots rouges. L’après midi, on va voir « Old Faithful », le plus grand geyser du parc qui crache toutes les 38 minutes son jet d’eau bouillante pouvant aller jusqu’à 30 mètres !. C’est l’attraction principale du parc et il y a beaucoup de monde. On retourne à West Yellowstone en début de soirée, on mange léger dans la chambre et on se couche.
Mercredi 24 Août :
Aujourd’hui on fait la boucle nord. On visite Norris geyser Bassin : étendue lunaire qui crache ça et là de la vapeur nauséabonde. On pique-nique sur une aire, le pain Us commence à ma sortir par les yeux ! J’emboutis le pare-choc de la Pontiac au passage et on repart!!. L’après midi, on est Mammoth Hot Spring. On visite Minerva Terrasse : superbe ! des terraces de calcaire qui recouvrent toute une montagne en cascade. On continue ensuite notre tour…passons voir les Tower falls On achète des Doghnuts et on rentre à West Yellowstone. On dîne à nouveau au « 3 Bears restaurant » d’un Buffalo Burger et dodo. C'est rigolo de voir gambader les bisons dans les prairies la journée et d'en retrouver un dans son assiette le soir! D'ailleur Jérôme commence à parler aux bisons quand on en croise un : "Salut toi! tu sais quoi, hier j'ai mangé ta mère! Alors tu la ramène pas!" Une vraie âme d'indien Jéjé...il parle aux bêtes. Ha oui ! aujourd’hui, nous avons vu 2 ours : un qui se baignait dans la rivière et qui ensuite à traversé la route. Il était très près et on en menait pas large !. Le deuxième était à "Petrified Tree" dans la vallée en contre-bas. Tout deux étaient des Black Bears de bonne taille !.
Jeudi 25 Août :
Il a gelé cette nuit et il y a de la glace sur le rebord de la fenêtre ! ! C’est là qu’on est content d’avoir dormi à l’hôtel bien au chaud sous la couette!. Aujourd’hui, nous faisons le sud est. 1er arrêt au grand Canyon de Yellowstone. Les différents points de vues sont superbes avec des roches, rouges, jaunes, blanche. A "Artist Point" tout un tas de peintres ont là pour dessiner la vue. Ensuite on part pour le lac de Yellowstone. Sur la route on voit un bison de très près : il marche tranquillement sur le bas coté et passe à 2 mètres de la voiture. C’est gros! Plus gros qu'une vache (avec une grosse tête et un petit cul!!). On mange à midi sur le bord du lac dans une marina protégée du vent. On voit une petite loutre nager dans le lac. Un autre gros bison est la, couché au milieu des tables de bois. On garde quand même un œil dessus pendant la durée du repas…on sait jamais!. L’après midi, on longe le lac de Yellowstone, on fait encore quelques points géothermiques ou nous croisont une famille de Hamish et on rentre à West Yellowstone ou j’achète les « Bubble Heads ».
Vendredi 26 Août :
Réveil à 8h00. Il a encore gelé cette nuit. Difficile de croire que nous sommes au mois d’août !. Nous partons pour Salt Lake City. En route, nous nous arrêtons dans un Wall Mart pour acheter des souvenirs. Nous arrivons à Salt Lake vers 16h00. Il fait chaud ! ca change et ça fait plaisir ! On s’installe au camping et on va faire un plouf dans la piscine. Ensuite nous partons à Temple Square visiter le site Mormon. Une jeune sœur française nous fait la visite. Le Mormonisme est une religion dérivée de la bible, mais la différence c’est que, pour les mormons, Jésus est venus en Amérique (si, si ! !). On voit l’extérieur du Temple mais nous, profane, ne pouvons pas y enter. On visite un chapelle, on voit des statues et un bâtiment ou il y a une ennoooooorrme statue de Jésus sous une coupole que l’on atteint par un escalier en colimaçon. La coupole est peinte de nuages, de galaxies et de planètes. On croirait arriver au ciel ! Vraiment ! C’est très beau !. On termine notre visite et on rentre car il est tard. On reviendra demain. On achète une pizza au « 5 Bucks Pizza » et on mange par terre devant la tente.
Samedi 27 Août :
La nuit n’a as été froide mais extrêmement bruyante. Entre les camping-cars qui démarrent leur moteurs de camion en pleine nuit et les trains qui passe au loin toute sirènes hurlantes, c’est dur! Ca rapelle Flagstaff!. Aujourd’hui, nous allons continuer la visite des lieux Mormons. Tout d’abord, on termine de visiter le Visitor Centrer que nous n’avions pas fini hier en regardant un film de 20 minutes très bien fait sur la révélation faite à Joseph SMITH, le 1er prophète Mormon. Ensuite nous nous rendons au « Convention Center » : Grandiose ! 21000 places et une scène décorée de fleurs avec, au milieu, un orgue gigantesque. Le tout dédié aux rassemblements Mormon. Nous assistons à un concert de 30 minutes. Ensuite nous visitons différentes salles. La plupart sont remplies de peintures ou de sculptures Mormone (on voit même une peinture de Jésus chez les Incas !) et nous montons jusqu’au jardins qui sont sur le toit. Après cette visite, nous allons manger un bout dans un restaurant Chilien. Ensuite, nous allons visiter le musée des Pioniers : un bric-à-brac rigolo de coiffes, outils, vaisselle, chariots, vêtements des premiers pioniers. Après le musée, nous partons pour Beehive House (La Maison Ruche) : maison de Brigham YOUG, 2nd prophète et fondateur de Salt Lake City. Maison on ne peut plus confortable pour l’époque!. Nous retrouvons la même sœur française qui nous fait la visite. Nous partons ensuite pour le Family Search Library ou faisons quelques recherches: Jérôme trouve des membres de sa famille entre 1860 et 1900 à Amiens. Quand à moi, personne n’est fiché chez les Mormons!. Après cette journée à trotter, on prend des tacos et un burritos à la viande recouvert de fromage et de sauce « Chili Verde » au Drive Inn mexicaine du coin et dodo !.
Dimanche 28 Août :
Encore ne nuit bruyante ! Nous levons le camp de Salt Lake à 10h30 pour Moab ou nous arrivons vers 15h00. Nous prenons possession de notre «Cabin » : petit chalet en bois climatisé avec table, banc et barbecue à l’extérieur. On va faire un tour au City Market. On est stupéfait du coût des produits les plus simple : 5$ un camembert et 12$ 1l d’huile d’olive!!. Impossible d’acheter du vin le dimanche, jour du Seigneur : c’est là que l’on voit que nous somme encore dans l’Utah, état Mormon. On fait un plouf dans la piscine et on prend l’apéro tranquille sur notre terrasse en bois. Ce soir, barbecue : boeuf aux hormones, pommes de terre à la cendre et Apple Pie.
Lundi 29 Août :
Reveil dans notre petit chalet à 9h00. Petit dej’ et départ pour « Dead Horse Point » : Superbe ! Ensuite nous partons pour « Island In The Sky » et marchons jusqu'a « Mesa Arch » ou je frise le malaise à cause de la chaleur et du fait que nous n’ayons pas mangé (il est 14h00). Nous partons ensuite pour « Green River Overview » : Splendide ! La Green River a creusé un plateau et forme d’énorme « tentacules ». Ce qui est impressionnant sur tout c’est site c’est la chaleur écrasante (on est en plein désert) et le silence absolu : pas un chant d’oiseaux ni un souffle de vent. On à l’impression que tout est figé sous une chaleur etouffante. Le manque d’essence nous pousse à revenir à Moab et ne pas aller à « Grand View Point ». Nous faisons quelques courses (je remarque un fromage « Rondelet » à 7$ !!!) et quelques magasins de souvenirs. Plouf dans la piscine et barbecue tranquille.
Mardi 30 Août :
Aujourd’hui nous partons faire une descente du Colorado en Canoë. Levé à 7h30. Rendez-vous à « Canyonland By Night & Day » à 8h30 pour prendre notre canoë. En attendant le responsable, nous voyons 3 joli petits Colibris qui papillonnent autour de leur abreuvoir rempli d’eau sucrée. Embarquement pour une descente le long du Colorado qui est toujours aussi boueux qu’en 2001 !. Welcome aboard! On navigue entre un défilé de canyons, arches et de roches ocres. Nous sommes seul au monde sur le fleuve et seul le bruit des râmes dans l'eau ou le cri d'un héron troublent la quiétude des lieux. Hérons que Jérôme s’acharne à faire vouloir s’envoler pour les filmer. On essaye tout ! Taper sur le canoë, crier…mais on y arrive enfin !. Tout au long de cette descente, on a l’impression d’être des pionniers solitaires au temps de la conquête de l’ouest, descendant le Colorado à la recherche d’un filon d’or !. on s’arrête rapidement sur la berge pour midi et on repart. Il fait chaud ! Et, après 6h00 de navigation et 28km parcouru, nous arrivons à la rampe de débarquement ou nous retrouvons le bus et la civilisation. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons regarder des pictogrammes indiens. En rentrant, plouf dans la piscine et le jacuzzi. Haaaa ! Quel bonheur ! on a les épaules en compote !. Ensuite, nous allons faire un peu de shopping aux 3 boutiques de Moab. Nous mangeons au « Moab Brewery » comme en 2001, et nous prenons le même plat, des « Brew Nachos » : Du Chili con Carne recouvert de Nachos (chips triangulaires mexicaines), le tout, arrosé de cheddar fondu et de la fameuse « Dead Horse Beer ». Repus et épuisés, nous finissons la soirée devant notre petit chalet à la lueur des bougies.
Mercredi 31 Août :
Levé 7h30. Petit dej’ et départ pour « The Needles », à une bonne 60ène de km au sud de Moab. On s’arrête tout d’abord à « News Paper Rock » (le journal de pierre) : paroi rocheuse sur laquelle les indiens Anasazis on dessiné différents pétroglyphes, scènes de chasse, animaux et autre formes incompréhensibles (dont des pieds à 6 doigts !). Ensuite nous rentrons dans les « Neddles » à proprement dit. Nous parcourons un premier sentier ( trail) « Road Side Ruin Trail» ou l’on découvre la flore du coin et un grenier Anasazi. Le second trail, « Cave Spring Trail » passe sous un « Mushroom » (champignon): C’est une immence plaque de grès creusée à sa basse par l'érosion, ce qui lui donne la forme d’un champignon. Sous le « chapeau » du champignon, on découvre une cavité abrité des intempéries, anciènement habitée par des cows-boys gardiens de troupeaus, qui on laissé leurs meubles. On monte ensuite les échelles pour se retrouver sur le « chapeau » du Mushroom ou il y a un panorama superbe sur « The Needles » avec, au loin, les crêtes rocheuses de « The Maze » (le labyrinthe). Le 3ème trail nous emmène à « Elephant Hill Trail» Le sentier fait 5 km. Mais vu qu’il est 14h00, qu’il fait une chaleur écrasante sans un souffle de vent, nous ne marcherons qu’une ½ heures entre les jolies formations rocheuses. « Pothole Trail » est le 4ème sentier qui nous emmène à nouveau sur le dessus d’un « Mushroom » ou il y a des petits bassins, gros comme des flaques, creusés dans le grès. Ces bassins sont sensés contenir tout un microcosme (écosystème). Mais pour cela, il faut qu’il ait de l’eau, et là, y’a que de la bouillaque ! Après ses paysages superbe nous rentrons à Moab. Sur le chemin, nous nous arrêtons à « Hole 'n The Rock » une maison troglodyte que nous observons de l’extérieur, l’entrée étant hors de prix !. De retour, nous faisons un plouf dans la piscine et nous allons prendre une bière et des «Buffalo Wings » ( Ailes de bisons!!) chez « Eddy Mc Stiff ». La bière est insipide ! « Eddy Mc Stiff » se vante pourtant d’être la plus ancienne brasserie de Moab, en tout cas, il n’a pas la meilleure bière !. Nous passons dans un Drive Inn mexicain ou nous emportons un repas. C’est économique, avec une portion américaine, deux européens sont rassasiés !!. Un bon gros dodo après cette journée bien remplie !
Lundi 1er Septembre:
Départ de Moab à 9h30 et direction Page et le Lac Powell. Nous nous arrêtons à Monument Valley ou l’entrée est maintenant payante (5$ !!) pour voir les célèbres buttes. Je remarque un panneau « Visit John Wayne’s cabin ». C’est marrant, y’a 4 ans, ça n’y était pas. Encore un truc construit de toute pièce pour touristes !. J’achète ma bague en turquoise à 24$ et nous voila reparti. On s’arrête à Cayenta faire 3 courses. Comme nous sommes dans la Navajo Nation, au supermarché, nous sommes les seuls blancs : ça fait drôle!. Et on roule, on roule, on roule…toujours pas de bifurcation vers le lac Powell. Jusqu’au moment ou, nous nous voyons un hameau avec un grand panneau « Welcome to New Mexico ». Oups ! on est dans l’état du nouveau Mexique. Hop ! on repart en sens inverse. Quand on se trompe de route aux USA, le temps de s’en rendre compte, avec les grandes routes de l’ouest qui passe au milieu de nulle part, on peut en parcourir des km ! Sur le coup ça nous a fait un détour de 150km !. Bref, vers 18h00 nous arrivons aux environ de Page et du Lac Powell que nous avions tant apprécié en 2001. Et là…pas de lac en vue !?!?!. En fait, le lac est complètement différent d’il y a 4 ans. A cause de la sécheresse et de la consommation excessive de Los Angeles, le niveau à baissé d’un bonne 20ène de mètres !. On peut maintenant rejoindre Antelope Island à guet !. Désappointés, on arrive au camping ou l’on se fait recevoir par une Indienne (on est toujours en nation Navajo) fort peut aimable. 18$ l’emplacement et en plus, il faut payer les douches 2$ !!! S’en est trop pour Jérôme qui craque!! Il devient fou quand il voit le prix de l’essence dans la Navajo Nation et prend les Indiens en grippe « ‘tain d’Indiens » . En fait, l’essence a flambée d’un coup car le cyclone Katrina venait de s’abattre sur la Nouvelle Orléans. Mais nous n’étions pas au courant, on avait vaguement compris à la radio qu’il y avait une tempête tropicale, mais on était loin de se douter de son importance. Donc, Mea Culpa avec le recul !!. Bref, le soir, Barbecue au camping.
Vendredi 2 Septembre :
On se lève à 7h30 et on repart vers la plage ou l’on allait en 2001. On retrouve le graffiti « J+D » que nous avions fait il y a 4 ans au bord de l’eau…une vingtaine de mètres au dessus du niveau du lac. On se baigne un peu puis on va au Visitor Center du Glen Canyon Dam (barrage). On s’inscrit pour la visite de 12h30. On rentre manger au camping et on revient. Pendant la visite du barrage, il est formellement interdit de prononcer certains mots même sur le ton de la plaisanterie : bombe, attentat, arme…sous peine d’expulsion !!. Le 11 septembre est passé par là. On voit le haut du barrage, impressionnant par sa hauteur et on descend ensuite au pied voir les énormes génératrices. On va ensuite se baigner quelques heures à Antelope Point. On fait quelques courses et on rentre au camping. Ce soir, Barbecue !.
Samedi 3 septembre
Nous partons pour Las Vegas ou nous arrivons en milieu d’après midi. Et là, le cauchemard commence : nous sommes le week-end du Labor Day (notre 1er mai) et les hôtels de Las Vegas sont pleins a craquer : Circus-Circus, Excalibur, Stratosphère…tout est plein ! Au final, on se retrouve dans un motel miteux sur Fremont Street. Draps troué, odeur de fumée, pas de fenêtre dans la chambre. Mais, bon…faut faire avec !. Malgres tout, on va acheter des tacos chez « Pepe Tacos » et on part sur le Strip après avoir mangé. Las Vegas By Night : un vrai spectacle !!
Dimanche 4 septembre :
On passe la journée à trotter sur le Strip et à revoir les casinos qui le longe. Le soir on est crevé !. Mais on trouve la force d’aller jusqu'à Fremont Street ou l’on découvre « Fremont Street Experience » : une voute de 500 mètres de long constitué de million d’ampoules colorés qui forment des images et des animations, le tout sur la musique disco de Abba et de Village People !! Génial !
Lundi 5 septembre
Ce matin on change de monde !. On laisse notre motel crasseux sans regret pour le 4 étoile du Tropicana !. La chambre, d’inspiration tropicale (ca vous étonne ? au Tropicana ?) est très sympa. Tout comme la piscine avec ses rochers et ses cascades !. On s’installe et l’on part sur le Strip. On refait l’ « Excalibur » et le « NewYork – NewYork » ou l’on découvre les « rues » avec les echelles de secours le long des immeubles, les bouches d’égouts fumantes et…les supers pizza !!! Hummmm !. Dans le « Mgm Grand » on va au « Rain Forest Café ». C’est super ! On mange au milieu de la jungle et des bruits d’animaux…et, régulièrement, le tonnerre gronde et la pluie tombe sans mouiller personne !. On revient y manger le soir. On s’installe au bar qui se trouve sous un champignon géant !. Les sièges sont en formes de pattes d’animaux (voir les photos)!.
Mardi 6 septembre :
On se lève à 10h45 et on va prendre le petit dej’ au « Paris » seul semblant de France dans le desert du Nevada. Aujourd’hui on le prend plus cool. On a l’occasion de découvrir les programmes TV américain : Tout est sujet à proces ou polémiques et donc, diffusion à la télé : divorcse, recherche de paternité via ADN, Jerry Springer show ou les gens se tape dessus, enfant malformé…bref, le voyeurisme et l’audimat sont rois. Le tout entrecoupé toute les 10 minutes d’une page de pub ou passe en boucle des pubs pour les fast food, les voitures et les cabinet d'avocats. Affligés on décide d'aller faire un tour sur le Strip ou j’achete mon t-Shirt CSI et on retourne à Fremont Street revoie le spectacle : j’adore !!!
Mercredi 7 septembre :
Balade sur le Strip…Le midi, nous avons pris nos habitudes au Food Plazza, au centre d’une galerie commerciale. C’est toute une platte forme dédié à la nouritture (Ben oui, on est en amerique) : US, mexicaine, Chinoise… Il y a un bon China Fast food. L'hotel-Casino « Bellagio » est toujours aussi luxueux avec ses tapis épais, ses fleurs et ses grandes eaux. En flânant dans la galerie, on tombe en extase sur…la plus grande fontaine de chocolat chaud du monde !! Des cascades de chocolat blanc, noir et lait qui se croisent et rebondissent sans jamais se mélanger …j’ai presque léché la vitrine !! et je me suis mordu les doigts d’avoir oublié mon appareil photo à l’hôtel.
Jeudi 8 Septembre :
Aujourd’hui, c’est shopping à Vegas !. On part au « Las Vegas Premium Outlet » au nord du Strip. C’est un dédale de ruelles qui regroupe les magasins d’usines de grandes marques. Je repart avec 2 paires de Reebok pour 45$ et Jérôme s’achète des Running à 50$. L’après midi, piscine. Le soir, on part pour le Forum center du « Ceasar Palace » ou l’on découvre que, toute les heures, les fontaines, ainsi que les statues que l’on croyait en marbre, s’anime avec un son et lumière. Surprenant !. On revient tranquilement à pied.
Vendredi 9 Septembre :
Et voila…Time to go back to France !. On quitte le Tropicana et on va rendre notre petite Pontiac. Direction l’aeroport. On embarque dans l’avion du retour vers Toulouse via Houston et Paris, les yeux encore rempli des lumières de Vegas et des souvenirs plein la tête.
FIN
Notre copine Laura nous a hébergé la veille. Nous prenons de l’avance et partont tôt à l’aéroport. Après quelques kilomètres, la voiture tombe en panne ! Damned ! Avec nos 6 bagages, nous voilà dans le RER espérant ne pas arriver trop tard à l’enregistrement. Heureusement, non !. Nos passeports font grincer des dents le personnel de sécurité de la Continental Airline avec des tampons égyptiens écris en arabe partout ! Enfin, nous voilà dans l’avion…très bien d’ailleurs avec des écrans intégrés aux sièges de devant. C’est parti : Paris, Grande-Bretagne, Irlande, Islande, Groenland, Canada, New York, Floride et Houston au Texas, ou nous atterrissons à l’aéroport Georges BUSH ( ! !) avec une température de 35C°. 1h30 pour débarquer, passer la douane, se faire prendre en photo, les empreintes digitales, scanner les chaussures ( ! !), réenregistrer les bagages et traverser tout l’aéroport. Ouf ! on a piqué un sprint phénoménal mais on a eu le vol, direction Las Vegas ou nous atterrissons au Mc Carran Intl Airport épuisés, après 3h30 de vol. A l’arrivée, même dans le hall de l’aéroport, il y a des machines à sous! Bienvenue dans la capitale mondiale du jeu!. Et là, mauvaise surprise: pas de bagages! ils n’ont pas suivit dans l’avion et sont arrivés sur le vol suivant. Résultat: 3/4 heure d’attente de plus !. On prend possession de notre Pontiac Sunfire blanche et dodo au Golden Palm Hôtel. On se couche à 22h00 après une journée de 23 heures !.
Dimanche 21 Août :
4h30 du matin, réveil en pleine forme (normal ! pour nous, c’est 13h30 en France !). On traîne un peu, on se dit qu'on va quand même pas quitter l'hotel si tôt, vu le prix qu'on l'a payé (60$!) pour le peu d'heures qu'on y a dormi, on va pas se presser ...on prend un petit dej’ tranquille et, à 6h00 en route! Nous voilà parti pour Jackson Hole dans le Wyoming aux portes de Yellowstone. On traverse le désert du Nevada, l’Utah, les plaines agricole de L’Idaho et enfin, Jackson Hole ou nous arrivons à 19h30 après 12h30 de route !. Les hôtels sont hors de prix ! Jusqu'à 100€ la nuit, donc, on se rabat sur un camping (30€ la nuit quand même) et à 9h00, dodo ! !
Lundi 22 Août :
Réveil à 5h30. La nuit à été glaciale et humide ! Brrrrr ! Maintenant on comprend pourquoi la gérante du camping nous a dit que les nuits étaent "Icy" (glacées). Sur le coup, on l'a pas cru...ben oui! Y'a le givre le matin!. Nous quittons le camping et allons visiter Jackson Hole. Superbe ! Des maisons de bois de style western. Des bêtes empaillée partout (c’est pas très Feng Shui !). Nous achetons chacun un chapeau de cowboy en paille fabriqué au Mexique. En route pour Yellowstone ou nous arrivons 1h30 après. Pas moyen de se loger, les hôtels sont complets et le camping est definitivement trop froid froid pour nous. Nous atterrissons à West Yellowstone dans le Montana, à l’ouest du parc après avoir vu quelques bisons et wapitis. A West Yellowstone, à l’hôtel « Madison » ou nous logeons, notre chambre et notre lit sont tout en bois. Le président Hoover et Clark Gable y ont même dormi!. Nous mangeons un Burger au « 3 bears restaurant » et dodo !
Mardi 23 Août :
Réveil à 9 heure après quasiment un tour de cadran !. Nous partons visiter la boucle sud-ouest du pars ou se concentre l’activité géothermique. On s’arrête à chaques « Bassin » : Lower, Middle et Upper qui comportent chacun leur lots de « Pool » (trous remplis d'eau), geyser et springs (sources chaudes). Ca fume, ca souffle, ca crachotte, ca siffle. On se demande parfois si, là dessous, ne se trouve pas les cuisines du diable! Tout est très beau mais si il y a 2 sites à retenir, c’est incontestablement le "Grand Prismatic" et la "Morning Glory Pool" (voir les photos). A midi, on fait un barbecue dans la foret. Jérôme a un mal fou à allumer le feu pour faire cuire la viande et faire chauffer les haricots rouges. L’après midi, on va voir « Old Faithful », le plus grand geyser du parc qui crache toutes les 38 minutes son jet d’eau bouillante pouvant aller jusqu’à 30 mètres !. C’est l’attraction principale du parc et il y a beaucoup de monde. On retourne à West Yellowstone en début de soirée, on mange léger dans la chambre et on se couche.
Mercredi 24 Août :
Aujourd’hui on fait la boucle nord. On visite Norris geyser Bassin : étendue lunaire qui crache ça et là de la vapeur nauséabonde. On pique-nique sur une aire, le pain Us commence à ma sortir par les yeux ! J’emboutis le pare-choc de la Pontiac au passage et on repart!!. L’après midi, on est Mammoth Hot Spring. On visite Minerva Terrasse : superbe ! des terraces de calcaire qui recouvrent toute une montagne en cascade. On continue ensuite notre tour…passons voir les Tower falls On achète des Doghnuts et on rentre à West Yellowstone. On dîne à nouveau au « 3 Bears restaurant » d’un Buffalo Burger et dodo. C'est rigolo de voir gambader les bisons dans les prairies la journée et d'en retrouver un dans son assiette le soir! D'ailleur Jérôme commence à parler aux bisons quand on en croise un : "Salut toi! tu sais quoi, hier j'ai mangé ta mère! Alors tu la ramène pas!" Une vraie âme d'indien Jéjé...il parle aux bêtes. Ha oui ! aujourd’hui, nous avons vu 2 ours : un qui se baignait dans la rivière et qui ensuite à traversé la route. Il était très près et on en menait pas large !. Le deuxième était à "Petrified Tree" dans la vallée en contre-bas. Tout deux étaient des Black Bears de bonne taille !.
Jeudi 25 Août :
Il a gelé cette nuit et il y a de la glace sur le rebord de la fenêtre ! ! C’est là qu’on est content d’avoir dormi à l’hôtel bien au chaud sous la couette!. Aujourd’hui, nous faisons le sud est. 1er arrêt au grand Canyon de Yellowstone. Les différents points de vues sont superbes avec des roches, rouges, jaunes, blanche. A "Artist Point" tout un tas de peintres ont là pour dessiner la vue. Ensuite on part pour le lac de Yellowstone. Sur la route on voit un bison de très près : il marche tranquillement sur le bas coté et passe à 2 mètres de la voiture. C’est gros! Plus gros qu'une vache (avec une grosse tête et un petit cul!!). On mange à midi sur le bord du lac dans une marina protégée du vent. On voit une petite loutre nager dans le lac. Un autre gros bison est la, couché au milieu des tables de bois. On garde quand même un œil dessus pendant la durée du repas…on sait jamais!. L’après midi, on longe le lac de Yellowstone, on fait encore quelques points géothermiques ou nous croisont une famille de Hamish et on rentre à West Yellowstone ou j’achète les « Bubble Heads ».
Vendredi 26 Août :
Réveil à 8h00. Il a encore gelé cette nuit. Difficile de croire que nous sommes au mois d’août !. Nous partons pour Salt Lake City. En route, nous nous arrêtons dans un Wall Mart pour acheter des souvenirs. Nous arrivons à Salt Lake vers 16h00. Il fait chaud ! ca change et ça fait plaisir ! On s’installe au camping et on va faire un plouf dans la piscine. Ensuite nous partons à Temple Square visiter le site Mormon. Une jeune sœur française nous fait la visite. Le Mormonisme est une religion dérivée de la bible, mais la différence c’est que, pour les mormons, Jésus est venus en Amérique (si, si ! !). On voit l’extérieur du Temple mais nous, profane, ne pouvons pas y enter. On visite un chapelle, on voit des statues et un bâtiment ou il y a une ennoooooorrme statue de Jésus sous une coupole que l’on atteint par un escalier en colimaçon. La coupole est peinte de nuages, de galaxies et de planètes. On croirait arriver au ciel ! Vraiment ! C’est très beau !. On termine notre visite et on rentre car il est tard. On reviendra demain. On achète une pizza au « 5 Bucks Pizza » et on mange par terre devant la tente.
Samedi 27 Août :
La nuit n’a as été froide mais extrêmement bruyante. Entre les camping-cars qui démarrent leur moteurs de camion en pleine nuit et les trains qui passe au loin toute sirènes hurlantes, c’est dur! Ca rapelle Flagstaff!. Aujourd’hui, nous allons continuer la visite des lieux Mormons. Tout d’abord, on termine de visiter le Visitor Centrer que nous n’avions pas fini hier en regardant un film de 20 minutes très bien fait sur la révélation faite à Joseph SMITH, le 1er prophète Mormon. Ensuite nous nous rendons au « Convention Center » : Grandiose ! 21000 places et une scène décorée de fleurs avec, au milieu, un orgue gigantesque. Le tout dédié aux rassemblements Mormon. Nous assistons à un concert de 30 minutes. Ensuite nous visitons différentes salles. La plupart sont remplies de peintures ou de sculptures Mormone (on voit même une peinture de Jésus chez les Incas !) et nous montons jusqu’au jardins qui sont sur le toit. Après cette visite, nous allons manger un bout dans un restaurant Chilien. Ensuite, nous allons visiter le musée des Pioniers : un bric-à-brac rigolo de coiffes, outils, vaisselle, chariots, vêtements des premiers pioniers. Après le musée, nous partons pour Beehive House (La Maison Ruche) : maison de Brigham YOUG, 2nd prophète et fondateur de Salt Lake City. Maison on ne peut plus confortable pour l’époque!. Nous retrouvons la même sœur française qui nous fait la visite. Nous partons ensuite pour le Family Search Library ou faisons quelques recherches: Jérôme trouve des membres de sa famille entre 1860 et 1900 à Amiens. Quand à moi, personne n’est fiché chez les Mormons!. Après cette journée à trotter, on prend des tacos et un burritos à la viande recouvert de fromage et de sauce « Chili Verde » au Drive Inn mexicaine du coin et dodo !.
Dimanche 28 Août :
Encore ne nuit bruyante ! Nous levons le camp de Salt Lake à 10h30 pour Moab ou nous arrivons vers 15h00. Nous prenons possession de notre «Cabin » : petit chalet en bois climatisé avec table, banc et barbecue à l’extérieur. On va faire un tour au City Market. On est stupéfait du coût des produits les plus simple : 5$ un camembert et 12$ 1l d’huile d’olive!!. Impossible d’acheter du vin le dimanche, jour du Seigneur : c’est là que l’on voit que nous somme encore dans l’Utah, état Mormon. On fait un plouf dans la piscine et on prend l’apéro tranquille sur notre terrasse en bois. Ce soir, barbecue : boeuf aux hormones, pommes de terre à la cendre et Apple Pie.
Lundi 29 Août :
Reveil dans notre petit chalet à 9h00. Petit dej’ et départ pour « Dead Horse Point » : Superbe ! Ensuite nous partons pour « Island In The Sky » et marchons jusqu'a « Mesa Arch » ou je frise le malaise à cause de la chaleur et du fait que nous n’ayons pas mangé (il est 14h00). Nous partons ensuite pour « Green River Overview » : Splendide ! La Green River a creusé un plateau et forme d’énorme « tentacules ». Ce qui est impressionnant sur tout c’est site c’est la chaleur écrasante (on est en plein désert) et le silence absolu : pas un chant d’oiseaux ni un souffle de vent. On à l’impression que tout est figé sous une chaleur etouffante. Le manque d’essence nous pousse à revenir à Moab et ne pas aller à « Grand View Point ». Nous faisons quelques courses (je remarque un fromage « Rondelet » à 7$ !!!) et quelques magasins de souvenirs. Plouf dans la piscine et barbecue tranquille.
Mardi 30 Août :
Aujourd’hui nous partons faire une descente du Colorado en Canoë. Levé à 7h30. Rendez-vous à « Canyonland By Night & Day » à 8h30 pour prendre notre canoë. En attendant le responsable, nous voyons 3 joli petits Colibris qui papillonnent autour de leur abreuvoir rempli d’eau sucrée. Embarquement pour une descente le long du Colorado qui est toujours aussi boueux qu’en 2001 !. Welcome aboard! On navigue entre un défilé de canyons, arches et de roches ocres. Nous sommes seul au monde sur le fleuve et seul le bruit des râmes dans l'eau ou le cri d'un héron troublent la quiétude des lieux. Hérons que Jérôme s’acharne à faire vouloir s’envoler pour les filmer. On essaye tout ! Taper sur le canoë, crier…mais on y arrive enfin !. Tout au long de cette descente, on a l’impression d’être des pionniers solitaires au temps de la conquête de l’ouest, descendant le Colorado à la recherche d’un filon d’or !. on s’arrête rapidement sur la berge pour midi et on repart. Il fait chaud ! Et, après 6h00 de navigation et 28km parcouru, nous arrivons à la rampe de débarquement ou nous retrouvons le bus et la civilisation. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons regarder des pictogrammes indiens. En rentrant, plouf dans la piscine et le jacuzzi. Haaaa ! Quel bonheur ! on a les épaules en compote !. Ensuite, nous allons faire un peu de shopping aux 3 boutiques de Moab. Nous mangeons au « Moab Brewery » comme en 2001, et nous prenons le même plat, des « Brew Nachos » : Du Chili con Carne recouvert de Nachos (chips triangulaires mexicaines), le tout, arrosé de cheddar fondu et de la fameuse « Dead Horse Beer ». Repus et épuisés, nous finissons la soirée devant notre petit chalet à la lueur des bougies.
Mercredi 31 Août :
Levé 7h30. Petit dej’ et départ pour « The Needles », à une bonne 60ène de km au sud de Moab. On s’arrête tout d’abord à « News Paper Rock » (le journal de pierre) : paroi rocheuse sur laquelle les indiens Anasazis on dessiné différents pétroglyphes, scènes de chasse, animaux et autre formes incompréhensibles (dont des pieds à 6 doigts !). Ensuite nous rentrons dans les « Neddles » à proprement dit. Nous parcourons un premier sentier ( trail) « Road Side Ruin Trail» ou l’on découvre la flore du coin et un grenier Anasazi. Le second trail, « Cave Spring Trail » passe sous un « Mushroom » (champignon): C’est une immence plaque de grès creusée à sa basse par l'érosion, ce qui lui donne la forme d’un champignon. Sous le « chapeau » du champignon, on découvre une cavité abrité des intempéries, anciènement habitée par des cows-boys gardiens de troupeaus, qui on laissé leurs meubles. On monte ensuite les échelles pour se retrouver sur le « chapeau » du Mushroom ou il y a un panorama superbe sur « The Needles » avec, au loin, les crêtes rocheuses de « The Maze » (le labyrinthe). Le 3ème trail nous emmène à « Elephant Hill Trail» Le sentier fait 5 km. Mais vu qu’il est 14h00, qu’il fait une chaleur écrasante sans un souffle de vent, nous ne marcherons qu’une ½ heures entre les jolies formations rocheuses. « Pothole Trail » est le 4ème sentier qui nous emmène à nouveau sur le dessus d’un « Mushroom » ou il y a des petits bassins, gros comme des flaques, creusés dans le grès. Ces bassins sont sensés contenir tout un microcosme (écosystème). Mais pour cela, il faut qu’il ait de l’eau, et là, y’a que de la bouillaque ! Après ses paysages superbe nous rentrons à Moab. Sur le chemin, nous nous arrêtons à « Hole 'n The Rock » une maison troglodyte que nous observons de l’extérieur, l’entrée étant hors de prix !. De retour, nous faisons un plouf dans la piscine et nous allons prendre une bière et des «Buffalo Wings » ( Ailes de bisons!!) chez « Eddy Mc Stiff ». La bière est insipide ! « Eddy Mc Stiff » se vante pourtant d’être la plus ancienne brasserie de Moab, en tout cas, il n’a pas la meilleure bière !. Nous passons dans un Drive Inn mexicain ou nous emportons un repas. C’est économique, avec une portion américaine, deux européens sont rassasiés !!. Un bon gros dodo après cette journée bien remplie !
Lundi 1er Septembre:
Départ de Moab à 9h30 et direction Page et le Lac Powell. Nous nous arrêtons à Monument Valley ou l’entrée est maintenant payante (5$ !!) pour voir les célèbres buttes. Je remarque un panneau « Visit John Wayne’s cabin ». C’est marrant, y’a 4 ans, ça n’y était pas. Encore un truc construit de toute pièce pour touristes !. J’achète ma bague en turquoise à 24$ et nous voila reparti. On s’arrête à Cayenta faire 3 courses. Comme nous sommes dans la Navajo Nation, au supermarché, nous sommes les seuls blancs : ça fait drôle!. Et on roule, on roule, on roule…toujours pas de bifurcation vers le lac Powell. Jusqu’au moment ou, nous nous voyons un hameau avec un grand panneau « Welcome to New Mexico ». Oups ! on est dans l’état du nouveau Mexique. Hop ! on repart en sens inverse. Quand on se trompe de route aux USA, le temps de s’en rendre compte, avec les grandes routes de l’ouest qui passe au milieu de nulle part, on peut en parcourir des km ! Sur le coup ça nous a fait un détour de 150km !. Bref, vers 18h00 nous arrivons aux environ de Page et du Lac Powell que nous avions tant apprécié en 2001. Et là…pas de lac en vue !?!?!. En fait, le lac est complètement différent d’il y a 4 ans. A cause de la sécheresse et de la consommation excessive de Los Angeles, le niveau à baissé d’un bonne 20ène de mètres !. On peut maintenant rejoindre Antelope Island à guet !. Désappointés, on arrive au camping ou l’on se fait recevoir par une Indienne (on est toujours en nation Navajo) fort peut aimable. 18$ l’emplacement et en plus, il faut payer les douches 2$ !!! S’en est trop pour Jérôme qui craque!! Il devient fou quand il voit le prix de l’essence dans la Navajo Nation et prend les Indiens en grippe « ‘tain d’Indiens » . En fait, l’essence a flambée d’un coup car le cyclone Katrina venait de s’abattre sur la Nouvelle Orléans. Mais nous n’étions pas au courant, on avait vaguement compris à la radio qu’il y avait une tempête tropicale, mais on était loin de se douter de son importance. Donc, Mea Culpa avec le recul !!. Bref, le soir, Barbecue au camping.
Vendredi 2 Septembre :
On se lève à 7h30 et on repart vers la plage ou l’on allait en 2001. On retrouve le graffiti « J+D » que nous avions fait il y a 4 ans au bord de l’eau…une vingtaine de mètres au dessus du niveau du lac. On se baigne un peu puis on va au Visitor Center du Glen Canyon Dam (barrage). On s’inscrit pour la visite de 12h30. On rentre manger au camping et on revient. Pendant la visite du barrage, il est formellement interdit de prononcer certains mots même sur le ton de la plaisanterie : bombe, attentat, arme…sous peine d’expulsion !!. Le 11 septembre est passé par là. On voit le haut du barrage, impressionnant par sa hauteur et on descend ensuite au pied voir les énormes génératrices. On va ensuite se baigner quelques heures à Antelope Point. On fait quelques courses et on rentre au camping. Ce soir, Barbecue !.
Samedi 3 septembre
Nous partons pour Las Vegas ou nous arrivons en milieu d’après midi. Et là, le cauchemard commence : nous sommes le week-end du Labor Day (notre 1er mai) et les hôtels de Las Vegas sont pleins a craquer : Circus-Circus, Excalibur, Stratosphère…tout est plein ! Au final, on se retrouve dans un motel miteux sur Fremont Street. Draps troué, odeur de fumée, pas de fenêtre dans la chambre. Mais, bon…faut faire avec !. Malgres tout, on va acheter des tacos chez « Pepe Tacos » et on part sur le Strip après avoir mangé. Las Vegas By Night : un vrai spectacle !!
Dimanche 4 septembre :
On passe la journée à trotter sur le Strip et à revoir les casinos qui le longe. Le soir on est crevé !. Mais on trouve la force d’aller jusqu'à Fremont Street ou l’on découvre « Fremont Street Experience » : une voute de 500 mètres de long constitué de million d’ampoules colorés qui forment des images et des animations, le tout sur la musique disco de Abba et de Village People !! Génial !
Lundi 5 septembre
Ce matin on change de monde !. On laisse notre motel crasseux sans regret pour le 4 étoile du Tropicana !. La chambre, d’inspiration tropicale (ca vous étonne ? au Tropicana ?) est très sympa. Tout comme la piscine avec ses rochers et ses cascades !. On s’installe et l’on part sur le Strip. On refait l’ « Excalibur » et le « NewYork – NewYork » ou l’on découvre les « rues » avec les echelles de secours le long des immeubles, les bouches d’égouts fumantes et…les supers pizza !!! Hummmm !. Dans le « Mgm Grand » on va au « Rain Forest Café ». C’est super ! On mange au milieu de la jungle et des bruits d’animaux…et, régulièrement, le tonnerre gronde et la pluie tombe sans mouiller personne !. On revient y manger le soir. On s’installe au bar qui se trouve sous un champignon géant !. Les sièges sont en formes de pattes d’animaux (voir les photos)!.
Mardi 6 septembre :
On se lève à 10h45 et on va prendre le petit dej’ au « Paris » seul semblant de France dans le desert du Nevada. Aujourd’hui on le prend plus cool. On a l’occasion de découvrir les programmes TV américain : Tout est sujet à proces ou polémiques et donc, diffusion à la télé : divorcse, recherche de paternité via ADN, Jerry Springer show ou les gens se tape dessus, enfant malformé…bref, le voyeurisme et l’audimat sont rois. Le tout entrecoupé toute les 10 minutes d’une page de pub ou passe en boucle des pubs pour les fast food, les voitures et les cabinet d'avocats. Affligés on décide d'aller faire un tour sur le Strip ou j’achete mon t-Shirt CSI et on retourne à Fremont Street revoie le spectacle : j’adore !!!
Mercredi 7 septembre :
Balade sur le Strip…Le midi, nous avons pris nos habitudes au Food Plazza, au centre d’une galerie commerciale. C’est toute une platte forme dédié à la nouritture (Ben oui, on est en amerique) : US, mexicaine, Chinoise… Il y a un bon China Fast food. L'hotel-Casino « Bellagio » est toujours aussi luxueux avec ses tapis épais, ses fleurs et ses grandes eaux. En flânant dans la galerie, on tombe en extase sur…la plus grande fontaine de chocolat chaud du monde !! Des cascades de chocolat blanc, noir et lait qui se croisent et rebondissent sans jamais se mélanger …j’ai presque léché la vitrine !! et je me suis mordu les doigts d’avoir oublié mon appareil photo à l’hôtel.
Jeudi 8 Septembre :
Aujourd’hui, c’est shopping à Vegas !. On part au « Las Vegas Premium Outlet » au nord du Strip. C’est un dédale de ruelles qui regroupe les magasins d’usines de grandes marques. Je repart avec 2 paires de Reebok pour 45$ et Jérôme s’achète des Running à 50$. L’après midi, piscine. Le soir, on part pour le Forum center du « Ceasar Palace » ou l’on découvre que, toute les heures, les fontaines, ainsi que les statues que l’on croyait en marbre, s’anime avec un son et lumière. Surprenant !. On revient tranquilement à pied.
Vendredi 9 Septembre :
Et voila…Time to go back to France !. On quitte le Tropicana et on va rendre notre petite Pontiac. Direction l’aeroport. On embarque dans l’avion du retour vers Toulouse via Houston et Paris, les yeux encore rempli des lumières de Vegas et des souvenirs plein la tête.
FIN
Hôtels à Battambang au Cambodge English translation pending
Nous allons voir notre filleule à BATTAMBANG en février, j'ai comme adresse le GOLDEN RIVER HOTEL est-ce que quelqu'un connait?
Je suis intéressé par d'autres adresses dans les 20 à 30 dollars.
D'avance merci
LOBO
LOBO
Traversée de la Turquie à moto English translation pending
je voudrais traverser la turquie en moto
y a t il des problèmes pour l'est ? Quelles précautions prendre?
y a t il des problèmes pour l'est ? Quelles précautions prendre?
Porte bagage avant pour fourche suspendue. English translation pending
Salut,
Je sais que le sujet a déjà été lancé mais je me dis que peut être vous avez connaissance d'autres infos, peut etre peut être 😮
En effet je cherche un porte bagage avant pour fourche suspendue pas trop chère ce qui n'a pas l'air simple à trouver mis à part les tubus de chez Worden.com à 100E ou ceux de chez Arkel (http://www.arkel-od.com/racks/ultLR/features.asp?fl=1&site=eu) qui avec les frais de Port reviennent à 92E (du coup mieux vault prendre les Tubus)
Alors si quelqu'un connait des plans sympa, des bricoles à faire sur un porte bagage fourche rigide ou qui ne voudrait plus de son Tubus (On peut rever😛) je suis tres interressé.
Merci d'avance 😎
Je sais que le sujet a déjà été lancé mais je me dis que peut être vous avez connaissance d'autres infos, peut etre peut être 😮
En effet je cherche un porte bagage avant pour fourche suspendue pas trop chère ce qui n'a pas l'air simple à trouver mis à part les tubus de chez Worden.com à 100E ou ceux de chez Arkel (http://www.arkel-od.com/racks/ultLR/features.asp?fl=1&site=eu) qui avec les frais de Port reviennent à 92E (du coup mieux vault prendre les Tubus)
Alors si quelqu'un connait des plans sympa, des bricoles à faire sur un porte bagage fourche rigide ou qui ne voudrait plus de son Tubus (On peut rever😛) je suis tres interressé.
Merci d'avance 😎
Apprendre le chinois à Paris English translation pending
😉 Bonjour,
Y aura-t-il quelqu'un qui souhaiterait apprendre le chinois à Paris? On cherche des personnes intéressées pour faire un groupe. Merci de contacter par email. :O)
Y aura-t-il quelqu'un qui souhaiterait apprendre le chinois à Paris? On cherche des personnes intéressées pour faire un groupe. Merci de contacter par email. :O)
Prix billet bateau Marseille-Alger? English translation pending
Bonjour,
J'aurais besoin d'une tout petite info, combien coute en moyenne un billet de bateau marseille-Alger?? Y-a-t'il d'autres départs pour Alger de d'autres ports francais??
Si vous connaissez des prix ou alors si vous avez des suggestions por un voyage le moins onéreux possible France-Alger, faites moi signe svp !!!
Merci à l'avance !
Ciao, Lynda
J'aurais besoin d'une tout petite info, combien coute en moyenne un billet de bateau marseille-Alger?? Y-a-t'il d'autres départs pour Alger de d'autres ports francais??
Si vous connaissez des prix ou alors si vous avez des suggestions por un voyage le moins onéreux possible France-Alger, faites moi signe svp !!!
Merci à l'avance !
Ciao, Lynda
"Il faut évacuer Madame! le feu approche trop" English translation pending
28 juillet, 21h.
'Il faut évacuer Madame" me dit le pompier.
"Mais on va où" ? C'est bizarre comme ces mots "on va où" prennent une toute autre dimension en quelques secondes.
"Prenez vos affaires et allez au village".
Je rentre à la maison. Mes enfants ont déjà préparé leurs sacs, "jai pris tous mes souvenirs" me dit ma fille. Je les regarde faire, porter des sacs dans la voiture. Mon fils me remue . "Tu emmènes quoi?" Je n'en sais rien, oui, les papiers de la maison, les documents, les albums photos. Mon amie m'appelle, le feu est encore plus prêt de chez elle, elle m'ammène les chevaux. Instant de panique, mon mari ouvre les tuyaux d'eau, le feu semble pourtant encore loin et pourtant des flammiches arrivent, en même temps, mon fils dirige ma copine et les chevaux à l'aide d'une lampe électrique.
Il fait nuit noire, sur la colline, du feu, vision d'apocalypse.
"Qu'est ce qu'on fait Maman, on y va ?"
Je regarde encore le coffre de la voiture, plein à craquer : mais c'est toute ma vie qui tiendrait dans ce coffre ?
On a attendu toute la nuit, le feu semble se calmer ce matin. Notre maison semble sauvée.
Je pense à tous ces gens qui ont eu les mêmes gestes que nous. Ils ont dû quitter leur maison. Et lorsqu'ils vont revenir chez eux, ils n'auront plus rien. Rien qu'un coffre rempli de toute une vie.
J'ai mal pour eux.
Sandrine
'Il faut évacuer Madame" me dit le pompier.
"Mais on va où" ? C'est bizarre comme ces mots "on va où" prennent une toute autre dimension en quelques secondes.
"Prenez vos affaires et allez au village".
Je rentre à la maison. Mes enfants ont déjà préparé leurs sacs, "jai pris tous mes souvenirs" me dit ma fille. Je les regarde faire, porter des sacs dans la voiture. Mon fils me remue . "Tu emmènes quoi?" Je n'en sais rien, oui, les papiers de la maison, les documents, les albums photos. Mon amie m'appelle, le feu est encore plus prêt de chez elle, elle m'ammène les chevaux. Instant de panique, mon mari ouvre les tuyaux d'eau, le feu semble pourtant encore loin et pourtant des flammiches arrivent, en même temps, mon fils dirige ma copine et les chevaux à l'aide d'une lampe électrique.
Il fait nuit noire, sur la colline, du feu, vision d'apocalypse.
"Qu'est ce qu'on fait Maman, on y va ?"
Je regarde encore le coffre de la voiture, plein à craquer : mais c'est toute ma vie qui tiendrait dans ce coffre ?
On a attendu toute la nuit, le feu semble se calmer ce matin. Notre maison semble sauvée.
Je pense à tous ces gens qui ont eu les mêmes gestes que nous. Ils ont dû quitter leur maison. Et lorsqu'ils vont revenir chez eux, ils n'auront plus rien. Rien qu'un coffre rempli de toute une vie.
J'ai mal pour eux.
Sandrine
From Mexico to the Wonderful Chiapas

This one-month trip, from January 18 to February 17, 2026, allowed us to visit Mexico City and travel through the states of Puebla, Oaxaca, and Chiapas. We mainly used buses (ADO company) for medium and long distances and colectivos or taxis (or Uber) for shorter trips. Before leaving, I had contacted several people on the ground: Harry, a Vendéan settled in Oaxaca offering, among other things, discoveries of artisan villages or the Monte Albán site, and Oscar in Comitán de Domínguez. I’ll come back to our meeting with Oscar, who runs a local agency (CVL Travel Turismo Alternativo & Corre la voz) and owns a very pleasant hostel, a real highlight of our trip. Our journey took place in 8 stages on a loop starting from Mexico City. The connections between each were made by day or night buses depending on the trip duration. I had booked our seats in advance, either directly on the ADO company’s website or through booking platforms depending on the rates offered. Note that by planning ahead, I was able to benefit from very interesting "Early Booking" rates. There are several comfort classes. For all our trips, I had booked seats in Primera class buses, except for two in GL (Grand Luxe) class. The rates are very reasonable, and the buses turned out to be comfortable or even very comfortable (only the basic seat recline might surprise you).
Our itinerary and number of days per stage: Stage 1 – Mexico City: 4 days Stage 2 – Puebla: 2 days Stage 3 – Oaxaca: 4 days Stage 4 – San Agustinillo: 4 days Stage 5 – San Cristóbal de las Casas: 3 days Stage 6 – Comitán de Domínguez: 6 days Stage 7 – Palenque: 4 days Stage 8 – Mexico City: 2 days If I were to do it again, I’d remove one day from Palenque and add it either to Puebla or San Cristóbal to visit nearby sites or villages, or to San Agustinillo to enjoy one more day by the Pacific Ocean.
Stage 1: Mexico City (2,200 m / 9.2 million inhabitants) We arrived in the Mexican capital around 10:00 PM. The simplified customs process was very quick. After exchanging some money at the airport, we took a taxi to our youth hostel. We got around the capital on foot, of course, but also by metro. Signs are very rare, and we took the train in the wrong direction several times. After a few mistakes, we systematically asked on the platform if we were going the right way. The metro is very affordable. You need to get a rechargeable card (the Tarjeta de Movilidad Integrada) and top it up as needed. This card (less than 1 €) isn’t personal, so there’s no need to get one per person.
Mexico City: Day 1.

Visits and walks of the day (note: many museums are closed on Mondays): The Zócalo or Constitution Square: it’s one of the most beautiful, largest (195m x 240m), and oldest squares in the world. This is where Cortés decided to build the center of the new Spanish city on the site of the former Tenochtitlan market. Stones from the pyramids were used to pave the esplanade and build the surrounding colonial churches and buildings. During our visit, the huge square was covered with (resin) cacti, the theme of the temporary exhibition at the time. Indeed, temporary events or exhibitions take place here throughout the year. It’s also the endpoint for many protest marches.





The cathedral: it’s sinking by one centimeter per year despite massive stabilization work (the collapse of many Mexican buildings—30 cm/year—is due to groundwater pumping). It was built starting in 1571 and completed in... 1813. The modest remains of the Templo Mayor (exterior view): they have high symbolic value, as this monument was the most important in the Mexica Empire.
We then walked through the streets of the historic center to the Santísima Church, unfortunately closed for renovation work.
Next, we took the metro to visit one of Mexico’s most important pilgrimage sites: the Insigne y Nacional Basílicas de Santa María de Guadalupe, as well as the Capilla del Cerrito on the hill.
The first, dating from the colonial era, is really leaning a lot.
The second, shaped like a rotunda, is very impressive from the inside.

In the basement, there’s a sacred tunic where, in 1531, an image of the Virgin Mary is said to have appeared. A real mystery for scientists, the garment has never deteriorated since that date. Slow-moving conveyor belts allow pilgrims to admire it, preventing crowds from gathering in front of the image for hours. Well thought out!
From the top of the Capilla del Cerrito, you get beautiful views of huge Mexico City.
Where to stay to explore the Spanish Basque Country and Navarre?
Hello,
After a road trip in Quebec in 2025, we’re looking for a destination this year (around September 20th to October 10th) where we can settle in 2 or 3 spots and explore the area without having to drive 200 km every day to see something. I’ve had my eye on northeastern Spain for a while, and I thought of the Basque Country and its hinterland (Rioja? Navarre?) to avoid too many kilometers from Belgium. Bilbao and San Sebastián seem like must-sees, and beyond that, we love the vibe of small ports, medieval old towns (like Onati), hiking in beautiful landscapes, and cycling on greenways. I also spotted the Bardenas Reales, but it might be too far from a home base—unless we make it an extra stop... Based on this, can you recommend where it’d be interesting to set up base? Have a great evening, Claire
After a road trip in Quebec in 2025, we’re looking for a destination this year (around September 20th to October 10th) where we can settle in 2 or 3 spots and explore the area without having to drive 200 km every day to see something. I’ve had my eye on northeastern Spain for a while, and I thought of the Basque Country and its hinterland (Rioja? Navarre?) to avoid too many kilometers from Belgium. Bilbao and San Sebastián seem like must-sees, and beyond that, we love the vibe of small ports, medieval old towns (like Onati), hiking in beautiful landscapes, and cycling on greenways. I also spotted the Bardenas Reales, but it might be too far from a home base—unless we make it an extra stop... Based on this, can you recommend where it’d be interesting to set up base? Have a great evening, Claire
Tuscany: Arezzo province and the Siena area
So happy the forum reopened last October!!!
I’ve started reading again (posts, travel journals) and chiming in on a few discussions. Now I’m stepping it up by writing a new travel journal—I’ve already posted a few between 2018 and 2020.
My latest trip was to Italy from August 27 to September 26, 2024. As the title says, it was a wander through Tuscany in parts of the region that aren’t the most visited. No Firenze-Siena-Pisa trilogy, no San Gimignano; there’ll be a quick detour into Siena, but I’ll skip the best-known sights. That choice, plus traveling in September, should help dodge overtourism. It worked out—crowds were light, sometimes very light, the whole way. Here’s the practical rundown: - a long trip outside peak season (ah, retirees!) - solo camping (caravan) - a mix of activities (hiking, mountain biking, sightseeing) in places that aren’t always packed with tourists. Still, I don’t feel like I ended up in some hidden-away spots. Not sure if this will draw any readers.
DAY 1: Tuesday, August 27, 2024 The heat was intense on the drive in across the plain; two big storms—more rain and hail than lightning and thunder—threw the weather off, the first near Imola, the second on the four-lane road up the Savio valley. I left the Cesena-Roma four-lane at the Verghereto exit and climbed up to Balze (1,100 meters). The campsite is even higher (1,200 meters), in the forest near the source of the Tevere (Tiber). Staying up here will cut down on driving for the first part of the trip: a route through the Appennino (Apennines) on the border between Toscana and Emilia-Romagna. The temperature was surprisingly mild for the altitude, the air thick with moisture by late afternoon. I drove back down from the campsite to Balze (2 km on the road) to grab groceries (it’s doable) and scout tomorrow’s hike. .
The endpoint of the planned hike is just a few meters from this sign (the trail crosses this road about 3 km from Balze). I realized Balze and the source of the Tevere (Tiber) are actually in Emilia-Romagna, not Toscana. I always thought the Tevere (Tiber), which flows toward Roma (Tyrrhenian side), started in Toscana! I’ll come back to this quirk in Day 3’s write-up.
My latest trip was to Italy from August 27 to September 26, 2024. As the title says, it was a wander through Tuscany in parts of the region that aren’t the most visited. No Firenze-Siena-Pisa trilogy, no San Gimignano; there’ll be a quick detour into Siena, but I’ll skip the best-known sights. That choice, plus traveling in September, should help dodge overtourism. It worked out—crowds were light, sometimes very light, the whole way. Here’s the practical rundown: - a long trip outside peak season (ah, retirees!) - solo camping (caravan) - a mix of activities (hiking, mountain biking, sightseeing) in places that aren’t always packed with tourists. Still, I don’t feel like I ended up in some hidden-away spots. Not sure if this will draw any readers.
DAY 1: Tuesday, August 27, 2024 The heat was intense on the drive in across the plain; two big storms—more rain and hail than lightning and thunder—threw the weather off, the first near Imola, the second on the four-lane road up the Savio valley. I left the Cesena-Roma four-lane at the Verghereto exit and climbed up to Balze (1,100 meters). The campsite is even higher (1,200 meters), in the forest near the source of the Tevere (Tiber). Staying up here will cut down on driving for the first part of the trip: a route through the Appennino (Apennines) on the border between Toscana and Emilia-Romagna. The temperature was surprisingly mild for the altitude, the air thick with moisture by late afternoon. I drove back down from the campsite to Balze (2 km on the road) to grab groceries (it’s doable) and scout tomorrow’s hike. .

The endpoint of the planned hike is just a few meters from this sign (the trail crosses this road about 3 km from Balze). I realized Balze and the source of the Tevere (Tiber) are actually in Emilia-Romagna, not Toscana. I always thought the Tevere (Tiber), which flows toward Roma (Tyrrhenian side), started in Toscana! I’ll come back to this quirk in Day 3’s write-up.
What if we start with Mont Saint-Michel?
Hello everyone,
Here’s the account of the start of our 5/7-day trip in Normandy (then off to the neighbors in... Brittany):
Day 01 from Valenciennes to Mont Saint-Michel: Sunday, September 6, 2020.
After a detour through the south of Lille (picking up our son), we head southwest around 10:00 AM, taking the highways via Amiens, the Pont de Normandie, and Avranches to arrive at "the Mount" around 4:00 PM after 515 km. Parking P3 (14.20 € for 24 hours) for residents and hotels, located 50 meters from the start of the free round-trip shuttle included in the parking price (not too many tourists at this "late" Sunday hour), and we arrive at the hotel around 4:30 PM. Triple room with a view of the bay at Hôtel Du Guesclin for 1 night. From 5:15 PM to 6:30 PM, we tackle the complete tour of the ramparts counterclockwise from the Porte de l’Avancée, via the Tour du Nord (near the abbey entrance), passing in front of the abbey to reach the Tour Gabriel, and back to the start: stunning, not crowded, great weather, and amazing views. Dinner in the beautiful panoramic restaurant of the hotel, with a bay view at a "window" table (such a nice touch!). Of course, the day isn’t over, and we can then wander through a deserted main street and its unique atmosphere (photos below labeled "night" even though it’s only 9:15/9:30 PM). What a privilege!

Day 02 from Mont Saint-Michel to Saint-Cast: Monday, September 7, 2020.
After a memorable sunrise over the bay and a sit-down breakfast, we climb the steps to the Abbey for our online-reserved time slot (9:30 AM, 11 € per person). The "masked group" is quite large, though within normal limits, and the one-way Covid-marked route (with a small brochure) prevents crowds. No need to rush, and 1 hour 15 minutes later, we’re done. Sure, it doesn’t have the charm of a guided tour, but we’re not complaining about being there! We pick up our bags at the hotel, take the shuttle back, grab the car at Parking P3, and head "south" to Dol-de-Bretagne, 26 km/25 minutes away. Around noon, the small town is very quiet, and parking in front of the Saint-Samson Cathedral** is free. Across the street, the tourist office is generous with info and gives us a great walking map/circuit: Cathedral, a stroll near the ramparts, the historic center** with its typical shopping streets and half-timbered houses, all covered at a leisurely pace in 45 minutes. Then a picnic on-site. It’s another 50 km/50 minutes to Saint-Cast-le-Guildo and the Armor Conseil agency for the apartment keys (Résidence du Casino, 72 m², 5th floor, 2 bedrooms, beach 20 meters away, insane morning and evening views, bed linen rental at Ohier 50 meters away, Carrefour City supermarket, and a bakery 200 meters away, plus a town center that hasn’t changed much in 25/30 years. Really, really nice. After settling in, a short walk is a must up to the heights of the Isle neighborhood behind the seaside residence... memories. Strangely, the well-known Crêperie Bretan’Or seems to be closed, as does the venerable Hôtel du Centre et des Plages (formerly "des Voyageurs")?? And for this reunion evening with the resort, a great crêpe/galette dinner at La Régal’ette, just 100 meters away. Day’s total: 12 km of walking for sightseeing.
A few photos at the bottom of the page...
* Read the rest on the blog: https://blogs.crespel.me/bretagne/
Here’s the account of the start of our 5/7-day trip in Normandy (then off to the neighbors in... Brittany):
Day 01 from Valenciennes to Mont Saint-Michel: Sunday, September 6, 2020.
After a detour through the south of Lille (picking up our son), we head southwest around 10:00 AM, taking the highways via Amiens, the Pont de Normandie, and Avranches to arrive at "the Mount" around 4:00 PM after 515 km. Parking P3 (14.20 € for 24 hours) for residents and hotels, located 50 meters from the start of the free round-trip shuttle included in the parking price (not too many tourists at this "late" Sunday hour), and we arrive at the hotel around 4:30 PM. Triple room with a view of the bay at Hôtel Du Guesclin for 1 night. From 5:15 PM to 6:30 PM, we tackle the complete tour of the ramparts counterclockwise from the Porte de l’Avancée, via the Tour du Nord (near the abbey entrance), passing in front of the abbey to reach the Tour Gabriel, and back to the start: stunning, not crowded, great weather, and amazing views. Dinner in the beautiful panoramic restaurant of the hotel, with a bay view at a "window" table (such a nice touch!). Of course, the day isn’t over, and we can then wander through a deserted main street and its unique atmosphere (photos below labeled "night" even though it’s only 9:15/9:30 PM). What a privilege!

Day 02 from Mont Saint-Michel to Saint-Cast: Monday, September 7, 2020.
After a memorable sunrise over the bay and a sit-down breakfast, we climb the steps to the Abbey for our online-reserved time slot (9:30 AM, 11 € per person). The "masked group" is quite large, though within normal limits, and the one-way Covid-marked route (with a small brochure) prevents crowds. No need to rush, and 1 hour 15 minutes later, we’re done. Sure, it doesn’t have the charm of a guided tour, but we’re not complaining about being there! We pick up our bags at the hotel, take the shuttle back, grab the car at Parking P3, and head "south" to Dol-de-Bretagne, 26 km/25 minutes away. Around noon, the small town is very quiet, and parking in front of the Saint-Samson Cathedral** is free. Across the street, the tourist office is generous with info and gives us a great walking map/circuit: Cathedral, a stroll near the ramparts, the historic center** with its typical shopping streets and half-timbered houses, all covered at a leisurely pace in 45 minutes. Then a picnic on-site. It’s another 50 km/50 minutes to Saint-Cast-le-Guildo and the Armor Conseil agency for the apartment keys (Résidence du Casino, 72 m², 5th floor, 2 bedrooms, beach 20 meters away, insane morning and evening views, bed linen rental at Ohier 50 meters away, Carrefour City supermarket, and a bakery 200 meters away, plus a town center that hasn’t changed much in 25/30 years. Really, really nice. After settling in, a short walk is a must up to the heights of the Isle neighborhood behind the seaside residence... memories. Strangely, the well-known Crêperie Bretan’Or seems to be closed, as does the venerable Hôtel du Centre et des Plages (formerly "des Voyageurs")?? And for this reunion evening with the resort, a great crêpe/galette dinner at La Régal’ette, just 100 meters away. Day’s total: 12 km of walking for sightseeing.
A few photos at the bottom of the page...
* Read the rest on the blog: https://blogs.crespel.me/bretagne/
Discussion parallèle au concours photo d'août: "Noir & Blanc" English translation pending
Je vous donne rendez-vous ici pour vos photos hors concours, pour discuter, échanger, conseiller, apprendre et s'amuser 😛
Le concours se passe par-là: https://voyageforum.com/v.f?post=10330487;a=10330487
Le concours se passe par-là: https://voyageforum.com/v.f?post=10330487;a=10330487
Correspondance entre Paris-Nord et Paris-Bercy avec (ou en) vélo English translation pending
Bonjour à tous. J'ai une correspondance serrée entre deux trains TER, l'un arrivant à la gare du Nord à 12H57 (de Beauvais) et l'autre partant de Bercy à 13H33. Je serai à vélo mais voyagerai très léger (petit sac à dos sur le porte-bagages, moins de 10 kg).
Il me semble que j'ai deux options: RER D de Gare du Nord à Gare de Lyon puis le reste à vélo ou faire le trajet entre les deux gares entièrement à vélo.
Dans les deux cas, çà me semble a priori assez ric-rac.
Avec le RER, si le train de Beauvais est à l'heure, je devrais arriver a prendre le RER D à 13H06 pour arriver à la gare de Lyon à 13H15. Un petit quart d'heure pour sortir du RER à gare de Lyon, remonter la rue de Bercy jusqu'à la gare de Bercy et trouver mon train et l'espace vélo, çà devrait pouvoir le faire, bien que tout juste.
La question, donc, est de savoir si faire le trajet en vélo serait susceptible de me faire gagner quelques précieuses minutes ou non.
En vélo, il me semble que, sur le papier, le trajet le plus évident semble être: Boulevard Magenta jusqu'à République, puis Bastille soit par le bd Beaumarchais soit par la rue Amelot soit par les bd Voltaire+Richard Lenoir et de Bastille, rue de Lyon jusqu'à la gare de Lyon et enfin rue de Bercy jusqu'a la gare de Bercy. Entre République et Bastille, Beaumarchais est plus direct mais la différence semble être négligeable par rapport à Voltaire+Richard Lenoir, qui semble être plus cycle-friendly. En ce qui concerne la rue Amelot, Je n'aime guère prendre des pistes cyclables à contresens dans des rues pas très larges mais si çà peut me faire gagner du temps, je pourrais l'envisager.
Ce n'est pas la fin du monde si je rate cette correspondance car je peux prendre un autre train une heure plus tard (bien que moins pratique pour diverses raisons) mais je voudrais mettre quand même le maximum de chances de mon côté pour y arriver.
Que me conseilleriez-vous, d'une part entre RER ou vélo et, si vélo, quel itinéraire?
Il me semble que j'ai deux options: RER D de Gare du Nord à Gare de Lyon puis le reste à vélo ou faire le trajet entre les deux gares entièrement à vélo.
Dans les deux cas, çà me semble a priori assez ric-rac.
Avec le RER, si le train de Beauvais est à l'heure, je devrais arriver a prendre le RER D à 13H06 pour arriver à la gare de Lyon à 13H15. Un petit quart d'heure pour sortir du RER à gare de Lyon, remonter la rue de Bercy jusqu'à la gare de Bercy et trouver mon train et l'espace vélo, çà devrait pouvoir le faire, bien que tout juste.
La question, donc, est de savoir si faire le trajet en vélo serait susceptible de me faire gagner quelques précieuses minutes ou non.
En vélo, il me semble que, sur le papier, le trajet le plus évident semble être: Boulevard Magenta jusqu'à République, puis Bastille soit par le bd Beaumarchais soit par la rue Amelot soit par les bd Voltaire+Richard Lenoir et de Bastille, rue de Lyon jusqu'à la gare de Lyon et enfin rue de Bercy jusqu'a la gare de Bercy. Entre République et Bastille, Beaumarchais est plus direct mais la différence semble être négligeable par rapport à Voltaire+Richard Lenoir, qui semble être plus cycle-friendly. En ce qui concerne la rue Amelot, Je n'aime guère prendre des pistes cyclables à contresens dans des rues pas très larges mais si çà peut me faire gagner du temps, je pourrais l'envisager.
Ce n'est pas la fin du monde si je rate cette correspondance car je peux prendre un autre train une heure plus tard (bien que moins pratique pour diverses raisons) mais je voudrais mettre quand même le maximum de chances de mon côté pour y arriver.
Que me conseilleriez-vous, d'une part entre RER ou vélo et, si vélo, quel itinéraire?
Quatre mois dans les Balkans à vélo Venise - Istanbul English translation pending
Film résumé en 3m30 https://youtu.be/IpjdmmXR9Lo
Italie & Slovénie : Venise - Cortina - Ljubjana 800 km / 18200 md+
Arriver en bus à Venise (vélos en soute)... et mieux repartir plein nord dans le coeur des Dolomites (vélos sur le bitume). Impossible de parcourir les ruelles pavées ou naviguer sur une gondole, le but est de rejoindre Cortina d'Ampezzo avec 3 cols à plus de 2000 mètres. Aussi mythiques que sublimes : Monte Grappa, passo Rolle, Valles et di Giau (2236 m). Certains font le Giro, d'autres du cyclotourisme : dur de tenir la roue d'un vélo de route quand les sacoches sont remplies à ras bord de bonnes choses à manger... Au fil des grimpettes, le soleil nous quitte pour rester en bord de mer : le temps n'est franchement pas au rendez-vous ! Il pleut quand il ne neige pas, il fait surtout froid et humide. A Cortina (#3), la météo annonce 15 jours de mauvais, il faut avancer coûte que coûte. Très vite, on s'habitue à l'effort, au dénivelé et aux conditions hivernales d'un mois de mai : le col pour Sella Ciampigotto et Sauris est fermé : obligés de slalomer entre les congères et les blocs de pierre éparpillés sur la route. Peu à peu, le bitume laisse place aux pistes forestières, l'aventure peut commencer...

A Bovec, en Slovénie, l'ambiance devient plus minérale. La route qui entaille les Alpes Juliennes est chargée d'histoire : 25 km et 50 virages construits par des prisonniers russes. L'enfer au paradis... Le soleil fait briller les eaux cristallines de la Soca jusqu'au col de Vršic (1611 m), l'endroit est irréel. Après un court passage à Bled, le parc calcaire du Triglav donne une pause autour du lac de Bohinj (Bohinjsko jezero), rien de telle qu'une randonnée pour dégourdir les jambes. Ici, les vallées sont paisibles et les huttes traditionnelles en bois donnent du charme au pédalage. La météo redevient capricieuse, pas un jour ne passe sans pluie jusqu'à Ljubljana. La fin de l'arc alpin s'achève en douceur : quelle satisfaction personnelle, ce voyage a commencé il y a 4 ans... Genève-Nice ! La vie rêvée d'un cyclovoyageur...

Après une journée de repos dans la capitale slovène (visite à 2 roues bien entendu), le cap est enfin mis sur le sud pour ouvrir la porte des Balkans. Les paysages deviennent plus vallonnés et les villages pittoresques : peu de touristes dans cette belle campagne de moyenne montagne. Croatie et Bosnie Herzégovine : Cabar - Delnice - Otocac - Senj - Makarska - Mostar 920 km / 13050 md+
La Croatie est l'étape détente et touristique de la traversée des Balkans : 300 km de route côtière de Senj à Makarska, que du bitume, peu de grimpettes... quoique ! Le soleil tape fort dès le matin, les journées commencent à 5 heures pour profiter de la fraîcheur et du peu de trafic. Mer bleue turquoise, papillons multicolores, villes historiques (Starigrad, Zadar, Sibenik, Togir, Split), longues pauses à l'ombre : tout y est pour des vacances paradisiaques ! Au nord, les parcs nationaux rythment l'itinéraire. Risnjak se fait au pas de course, la tête sous le pancho. Pas le temps d'apercevoir un lynx ou un ours : la forêt est peu engageante. Plitvice (Plitvicka jezera) accorde un peu de répit avec une belle rando entre lacs et cascades. Le parc du Velebit nord (Sjeverni Velebit) est une révélation karstique : la blancheur du calcaire tranche avec l'Adriatique. Les cabanes en bois amènent un peu de chaleur et de confort, au chaud près du poêle et dans un lit douillet. Plus au sud, Paklenica révèle un magnifique site d'escalade coincé dans un canyon étroit. Souvent, les vestiges de l'éclatement de la Yougoslavie sont toujours visibles 30 ans après la guerre : maisons éventrées et mines antipersonnelles signalées au bord du chemin. Impressionnant ! L'accueil en Bosnie est plus que chaleureux. Il n'y a que très peu de touristes, alors l'arrivée de deux cyclos est un véritable évènement. A Mostar, le vélo saute sur les pavés du Stari most, ce fameux pont médiéval détruit par les Serbes et reconstruit en 2003. Les mosquées et leurs minarets replacent soudainement les églises... le voyage à vélo permet de se plonger au coeur des religions et de l'histoire de ce petit bout d'Europe. Les routes sont étrangement désertes et les montées en plein cagnard sont étouffantes. Pas d'ombre ! Les gorges verdoyantes de la rivière Zalomka donnent accès au plateau de Gacko, à plus de 1000 mètres d'altitude. Les montagnes du Monténégro pointent leur nez, le pays est à cinq kilomètres à vol d'oiseau, mais à bien regarder la carte, le poste frontière rallonge par le nord d'au moins 150 km... Un chemin existe bel et bien, il coupe à travers les champs et quelques baraques en bois déglinguées. La frontière est marquée par un simple panneau, pas de barrière ni de garde. Facile de pénétrer illégalement dans le pays... en sera-t-il de même pour sortir ?

Monténégro, Albanie (1) & Kosovo : Pluzine - Zabljak - Savnik - Nikšic - Ostrog - Danilovgrad - Cetinje - Kotor - Podgorica - Plav - Rozaje - Pejë Le Monténégro est le royaume du vélo, surtout que le pays développe des circuits VTT de toute beauté. L'arrivée par le parc du Durmitor et le canyon de la Tara est une explosion de bonheur : l'endroit sauvage et préservé vaut à lui seul le détour. Peu de cyclos doivent prendre notre itinéraire, ça monte très fort tous les jours sur des chemins qui ne sont mêmes pas indiqués sur les cartes touristiques. L'expérience est géniale ! Parfois il faut pousser le vélo, souvent il faut mettre le poncho... ici, les orages sont violents et rapides. On échappe de peu à la grêle dans une étable providentielle : le paysage devient blanc en quelques minutes. On aura moins de chance sur un chemin transformé en torrent par des eaux en furie : l'expression "être rincé" prend tout son sens. Moments véritablement incroyables ! Voyager à vélo, c'est accepter cette incertitude, cet inconfort relatif et ce sentiment d'être livré à soi-même. Le contraste des couleurs est saisissant avec les montagnes environnantes : le Bobotov Kuk, point culminant à 2523 mètres, apparaît enneigé entre deux nuages. La baie de Kotor (Boka Kotorska) à 6 heures du matin est resplendissante, surtout avec 1200 m de dénivelé négatif effectués à la fraîche... le bonheur à portée de pédale ! Ce fjord de 30 km déchire d'un bleu profond un massif abrupt et tourmenté la route autour des deux péninsules (Luštica et Vrmac) permet de souffler un peu dans une ambiance méditerranéenne entre les oliviers et les grillons. Les villages traditionnels avec leur port de pêche et leur église alternent avec les pépites touristiques et autres stations balnéaires bétonnées : on roule ainsi de la très branchée Budva à la carte postale Sveti Stefan...

Après une journée de repos à Bar, les étapes de montagne ramènent en 3 jours dans le nord-est du pays par le lac de Skadar (Shkodër) et la magnifique vallée alpine de Kelmend en Albanie. De nouveaux panoramas entre 1000 et 1800 m défilent : les prairies (Katun). Quelques baraques ont été construites au milieu de nulle part et résistent au temps, tout comme ces bergers et ces bûcherons qui (sur)vivent loin de toute modernité. Pas de route, d'électricité, encore moins de touriste. La rencontre à vélo est exceptionnelle : il faut juste prendre le temps de s'arrêter. Au loin, le Kosovo apparaît comme creusé entre les montagnes, le pays est étonnamment plat. L'accueil est comme toujours chaleureux, d'autant plus que la pluie est au rendez-vous. Les spécialités culinaires comme les brochettes kefta ou les feuilletés byrek nécessitent un prochain voyage.

Albanie (2) : Bajram Curri - Fierzë - Fushë-Arrëz - Burrel - Divjakë - Fier - Vlora - Orikum - Saranda 640 km / 15000 md+ L'Albanie est un coup de coeur et une véritable surprise pour celui qui ne se limitera pas à la côte adriatique, la riviera albanaise. Les chemins de montagne exigeants et réservés aux aventuriers permettent de traverser le pays du nord au sud sans toucher le bitume. La vallée de la Valbona met directement dans l'ambiance : l'idée initiale était de passer le col de Valbonës à 1795 m pour rejoindre la vallée de Theth... c'est à pied finalement que l'on grimpera en aller-retour : le sentier est inroulable à VTT ! L'itinéraire s'adapte au jour le jour au gré du relief, du temps et des rencontres. La communication est plutôt bonne malgré un vocabulaire très limité... "rüga problem" est essentiel : les routes départementales qui coupent le pays est/ouest sont des pistes défoncées. Tous les Albanais se plaignent des politiques et de la corruption : le sentiment de misère et d'abandon revient sans cesse dans les conversations. En parlant de la France, certains yeux brillent avec l'espoir de changer de vie, les autres pleurent en souvenir d'un séjour à Calais ! Les bergers du parc de Lura (Parku Kombëtar Lurë) vivent dans des cabanes ouvertes au vent, constituées de 4 poteaux et d'une bâche en plastique en guise de toit. Leur quotidien est rythmé par la traite de leurs chèvres : le lait est transporté dans la vallée à dos d'âne. La vie est à la fois belle et tellement dure, moment terriblement émouvant !

A l'est, le parc de Qafë-Shtamë évite les embouteillages de Tirana et rejoint la ville d'Elbasan. La piste déglinguée met à mal les bras et le matériel : l'essieu de la roue arrière casse net. La réparation tient au miracle car aucune pièce n'est en stock pour un VTT "récent" ! A deux reprises, le chemin n'existe plus... emporté par des glissements de terrain. Contourner un obstacle se paie par de gros efforts mais la providence amène un bivouac de luxe sous les étoiles ou une rencontre inoubliable : on n'est jamais à l'abri d'une invitation, d'un café albanais (surtout pas turc) et d'un verre de raki... voire les deux à la fois, même à 7 heures du matin. Au sud du pays, les pistes de sable au bord de la mer fatiguent plus que les cols : on roule même sur la plage... la chaîne du vélo s'en souvient encore. A Saranda, il est temps de prendre un ferry pour rejoindre la Grèce, Corfu : que les vacances commencent !

Grèce, Albanie (3) et Macédoine du Nord : Corfu - Igoumenítsa - Trikala - Metsovo - Konitsa - Kastoria - Presta - Bitola - Demir Kapija 1100 km / 24775 md+ Le tour de Corfu est un moment de détente au bord de mer ; l'ascension du grand Pantokrator (900 m) est l'unique étape de montagne de l'île. Les bivouacs sont posés face à l'Adriatique sous les oliviers, dans les herbes sauvages et les odeurs d'été, la plage n'est jamais très loin... le paradis ! La végétation est brûlée par le soleil, à 11 heures il fait déjà très chaud même à l'ombre des chapelles orthodoxes. Le retour sur le continent est rude : la chaleur étouffante rend les montées épuisantes. Dur de remonter sur selle avant 16 heures... les grimpettes se font à la fraîche. L'étape de Pramanta est difficile mais grandiose : chaque tour de roue est une victoire sur la caillasse, les virages s'enchaînent dans la douleur jusqu'au col à 1800 mètres. Il en va ainsi jusqu'à Kalambaka ; les chemins chaotiques se succèdent à un rythme d'enfer ! Aux Météores, la quiétude des monastères suspendus dans le ciel disparaît sous le flot des touristes déversés par bus entiers. L'endroit reste féerique et chargé de légendes mystérieuses. Ces poudingues géants semblent sortir de l'imagination des Dieux de la mythologie grecque... Istanbul se trouve à l'est, pourtant le cap est mis à l'ouest pour rejoindre les parcs Pindus et Tymphe, soit plus de 100 km à rouler dans la direction opposée, à ne plus rien comprendre... surtout que la pluie revient ! Après Kastoria, l'Albanie ouvre à nouveau ses frontières pour 50 km. Les bergers sont toujours là pour un coup de main : un fil de fer rouillé de clôture fixera mon porte-bagages jusqu'à l'arrivée. Merci les artistes ! Au lac de Prespa, la Macédoine se révèle être un véritable condensé des Balkans : les locaux parlent avec fierté de leur pays et leur vie : présence ottomane, religions, première guerre mondiale, migration, éclatement de la Yougoslavie, tout y est. J'oublie la traversée sans poste frontière au sommet du Mont Varos (2524 m), la situation est très tendue avec les Grecs : obligé d'improviser un circuit jusqu'à la frontière bulgare. Quelques âmes vivent dans des villages perdus, le temps s'est figé ! Il n'y a pas de bitume et les chemins sont difficilement praticables, peu empruntés... surtout gorgés d'eau !

Bulgarie et Grèce (2) : Pétritch - Melnik - Bansko - Pamporovo - Plovdiv - Velingrad - Smoljan - Rudozem - Dzhebel - Komotini - Alexandroúpoli 850 km / 22375 md+ / 21900 md- Le parcours bulgare est intense et extrêmement varié. Curiosité géologique due l'érosion, Melnik est un village typique entouré de montagnes sablonneuses. Alors traverser un tunnel creusé dans du sable qui s'effrite au passage de la main, c'est comment dire... pas rassurant ! La piste remonte plein nord le long du parc du Pirin ; les locaux expliquent qu'il est impossible de rejoindre Bansko... alors le GPS aide à se repérer dans un dédalle de cul-de-sac et d'indications en cyrillique. L'entrée dans le massif des Rhodopes est magique : l'endroit est franchement beau même si les glaciers posés à plus de 2900 mètres font pâle figure ! C'est la saison des champignons : les chanterelles et les girolles cuisinées dans la popote donnent une saveur particulière aux pâtes 3 minutes. Les sources sont omniprésentes, quel bonheur de se ravitailler en eau fraîche plusieurs fois par jour. Mais l'atout principal des Rhodopes est la présence de cabanes plus ou moins luxueuses. On trouvera au minimum un toit, des bancs et des tables, un barbecue. Certains sont de véritables bijoux d'architecture en bois, on peut même y cuisiner ou passer la nuit... A partir de Dospat, une belle boucle en 8 se prépare : les cols et les vallées se succèdent. Il faut se perdre sur les sentiers pour visiter les monastères et les villages inaccessibles. Le vélo est posé pour découvrir les gorges de Trigrad, de la Trigradska et l'arche naturelle de Cudnite, merveilles de roches érodées. Les lacs de Batak et de Chiroka permettent de partager les vacances des Bulgares, caravaning, bbq, pêche, musique techno... la vie en toute simplicité ! L'essieu (cassé et réparé à grands coups de marteau en Albanie) fait trembler à nouveau le vélo, la roue sera changée à Pamporovo dans l'unique magasin de sports de la région, et par chance... le proprio est un ancien champion de VTT de descente ! Au sud du col de Rozen, l'influence turque redevient visible avec ses mosquées et minarets pointant vers le ciel. Après 60 km de route sinueuse le long de la rivière Arda, le bivouac est posé près du pont du Diable construit au XVIè siècle... la nuit y est douce contredisant les légendes d'antan ! De retour en Grèce, la mer Egée illumine nos journées alors les épines percent les chambres à air : quand il n'y a plus de rustine, il y a toujours un cyclo qui passe ! Les coups de pédale dans la forêt de Dadia Lefkimi amène une dernière teinte de verdure au voyage ; le fleuve de la péninsule balkanique, la Maritza marque net l'entrée dans une plaine aride... la Turquie.
Turquie : Ipsala - Gelibolu - Lapseki - Bandirma - Istanbul 590 km / 8225 md+ / 8825 md- Le passage de la frontière turque donne l'ambiance : c'est chaud ! Le soleil tape fort sur les premiers kilomètres, où les voitures chargées à ras bord attendent avec plus ou moins d'impatience devant des militaires, 4 par 4 et armés jusqu'aux dents. La poussière des pistes s'envole sous les roues : pas de bitume, pas d'air, pas d'ombre... sauf à la terrasse des cafés où les hommes s'agglutinent. La quiétude des villages s'arrête un court instant à notre passage : les mains se lèvent et les conversations fusent. Impossible de repartir sans une bouteille d'eau fraîche ou un sac de légumes, quel accueil ! Les canaux d'irrigation arrosent de grands champs déserts... personne n'ose s'y aventurer aux heures les plus chaudes de la journée. Jusqu'à Gelibolu, le bord de mer est moins monotone et plus montagneux, l'ambiance est plus festive. Pour éviter le trafic infernal d'Istanbul et 100 km d'urbanisation, la rive sud de la mer de Marmara semble être plus "agréable". La route asiatique permet de pédaler vite et bien sur une voie rapide... à quelques mètres des bolides ! Peu de variantes sont possibles jusqu'à Bandirma, où le ferry mène au coeur d'Istanbul sans effort.

Constantinople est évidemment merveilleuse, l'histoire du monde se joue devant nos yeux. Les vélo sont posés avec soulagement : dur de retrouver le rythme de la marche à pied car la fatigue se fait ressentir après 4 mois acharnés sur la selle. Ca fait mal de partout. Les visites sont riches et infinies, Grande Sophie, mosquée Bleue, palais de Topkapi, tour de Galata, grand Bazar, citerne basilique, quartier d’Ortaköy, pont sur le Bosphore, etc. Istanbul est une porte grande ouverte sur l'Asie... à bientôt !


A Bovec, en Slovénie, l'ambiance devient plus minérale. La route qui entaille les Alpes Juliennes est chargée d'histoire : 25 km et 50 virages construits par des prisonniers russes. L'enfer au paradis... Le soleil fait briller les eaux cristallines de la Soca jusqu'au col de Vršic (1611 m), l'endroit est irréel. Après un court passage à Bled, le parc calcaire du Triglav donne une pause autour du lac de Bohinj (Bohinjsko jezero), rien de telle qu'une randonnée pour dégourdir les jambes. Ici, les vallées sont paisibles et les huttes traditionnelles en bois donnent du charme au pédalage. La météo redevient capricieuse, pas un jour ne passe sans pluie jusqu'à Ljubljana. La fin de l'arc alpin s'achève en douceur : quelle satisfaction personnelle, ce voyage a commencé il y a 4 ans... Genève-Nice ! La vie rêvée d'un cyclovoyageur...

Après une journée de repos dans la capitale slovène (visite à 2 roues bien entendu), le cap est enfin mis sur le sud pour ouvrir la porte des Balkans. Les paysages deviennent plus vallonnés et les villages pittoresques : peu de touristes dans cette belle campagne de moyenne montagne. Croatie et Bosnie Herzégovine : Cabar - Delnice - Otocac - Senj - Makarska - Mostar 920 km / 13050 md+
La Croatie est l'étape détente et touristique de la traversée des Balkans : 300 km de route côtière de Senj à Makarska, que du bitume, peu de grimpettes... quoique ! Le soleil tape fort dès le matin, les journées commencent à 5 heures pour profiter de la fraîcheur et du peu de trafic. Mer bleue turquoise, papillons multicolores, villes historiques (Starigrad, Zadar, Sibenik, Togir, Split), longues pauses à l'ombre : tout y est pour des vacances paradisiaques ! Au nord, les parcs nationaux rythment l'itinéraire. Risnjak se fait au pas de course, la tête sous le pancho. Pas le temps d'apercevoir un lynx ou un ours : la forêt est peu engageante. Plitvice (Plitvicka jezera) accorde un peu de répit avec une belle rando entre lacs et cascades. Le parc du Velebit nord (Sjeverni Velebit) est une révélation karstique : la blancheur du calcaire tranche avec l'Adriatique. Les cabanes en bois amènent un peu de chaleur et de confort, au chaud près du poêle et dans un lit douillet. Plus au sud, Paklenica révèle un magnifique site d'escalade coincé dans un canyon étroit. Souvent, les vestiges de l'éclatement de la Yougoslavie sont toujours visibles 30 ans après la guerre : maisons éventrées et mines antipersonnelles signalées au bord du chemin. Impressionnant ! L'accueil en Bosnie est plus que chaleureux. Il n'y a que très peu de touristes, alors l'arrivée de deux cyclos est un véritable évènement. A Mostar, le vélo saute sur les pavés du Stari most, ce fameux pont médiéval détruit par les Serbes et reconstruit en 2003. Les mosquées et leurs minarets replacent soudainement les églises... le voyage à vélo permet de se plonger au coeur des religions et de l'histoire de ce petit bout d'Europe. Les routes sont étrangement désertes et les montées en plein cagnard sont étouffantes. Pas d'ombre ! Les gorges verdoyantes de la rivière Zalomka donnent accès au plateau de Gacko, à plus de 1000 mètres d'altitude. Les montagnes du Monténégro pointent leur nez, le pays est à cinq kilomètres à vol d'oiseau, mais à bien regarder la carte, le poste frontière rallonge par le nord d'au moins 150 km... Un chemin existe bel et bien, il coupe à travers les champs et quelques baraques en bois déglinguées. La frontière est marquée par un simple panneau, pas de barrière ni de garde. Facile de pénétrer illégalement dans le pays... en sera-t-il de même pour sortir ?

Monténégro, Albanie (1) & Kosovo : Pluzine - Zabljak - Savnik - Nikšic - Ostrog - Danilovgrad - Cetinje - Kotor - Podgorica - Plav - Rozaje - Pejë Le Monténégro est le royaume du vélo, surtout que le pays développe des circuits VTT de toute beauté. L'arrivée par le parc du Durmitor et le canyon de la Tara est une explosion de bonheur : l'endroit sauvage et préservé vaut à lui seul le détour. Peu de cyclos doivent prendre notre itinéraire, ça monte très fort tous les jours sur des chemins qui ne sont mêmes pas indiqués sur les cartes touristiques. L'expérience est géniale ! Parfois il faut pousser le vélo, souvent il faut mettre le poncho... ici, les orages sont violents et rapides. On échappe de peu à la grêle dans une étable providentielle : le paysage devient blanc en quelques minutes. On aura moins de chance sur un chemin transformé en torrent par des eaux en furie : l'expression "être rincé" prend tout son sens. Moments véritablement incroyables ! Voyager à vélo, c'est accepter cette incertitude, cet inconfort relatif et ce sentiment d'être livré à soi-même. Le contraste des couleurs est saisissant avec les montagnes environnantes : le Bobotov Kuk, point culminant à 2523 mètres, apparaît enneigé entre deux nuages. La baie de Kotor (Boka Kotorska) à 6 heures du matin est resplendissante, surtout avec 1200 m de dénivelé négatif effectués à la fraîche... le bonheur à portée de pédale ! Ce fjord de 30 km déchire d'un bleu profond un massif abrupt et tourmenté la route autour des deux péninsules (Luštica et Vrmac) permet de souffler un peu dans une ambiance méditerranéenne entre les oliviers et les grillons. Les villages traditionnels avec leur port de pêche et leur église alternent avec les pépites touristiques et autres stations balnéaires bétonnées : on roule ainsi de la très branchée Budva à la carte postale Sveti Stefan...

Après une journée de repos à Bar, les étapes de montagne ramènent en 3 jours dans le nord-est du pays par le lac de Skadar (Shkodër) et la magnifique vallée alpine de Kelmend en Albanie. De nouveaux panoramas entre 1000 et 1800 m défilent : les prairies (Katun). Quelques baraques ont été construites au milieu de nulle part et résistent au temps, tout comme ces bergers et ces bûcherons qui (sur)vivent loin de toute modernité. Pas de route, d'électricité, encore moins de touriste. La rencontre à vélo est exceptionnelle : il faut juste prendre le temps de s'arrêter. Au loin, le Kosovo apparaît comme creusé entre les montagnes, le pays est étonnamment plat. L'accueil est comme toujours chaleureux, d'autant plus que la pluie est au rendez-vous. Les spécialités culinaires comme les brochettes kefta ou les feuilletés byrek nécessitent un prochain voyage.

Albanie (2) : Bajram Curri - Fierzë - Fushë-Arrëz - Burrel - Divjakë - Fier - Vlora - Orikum - Saranda 640 km / 15000 md+ L'Albanie est un coup de coeur et une véritable surprise pour celui qui ne se limitera pas à la côte adriatique, la riviera albanaise. Les chemins de montagne exigeants et réservés aux aventuriers permettent de traverser le pays du nord au sud sans toucher le bitume. La vallée de la Valbona met directement dans l'ambiance : l'idée initiale était de passer le col de Valbonës à 1795 m pour rejoindre la vallée de Theth... c'est à pied finalement que l'on grimpera en aller-retour : le sentier est inroulable à VTT ! L'itinéraire s'adapte au jour le jour au gré du relief, du temps et des rencontres. La communication est plutôt bonne malgré un vocabulaire très limité... "rüga problem" est essentiel : les routes départementales qui coupent le pays est/ouest sont des pistes défoncées. Tous les Albanais se plaignent des politiques et de la corruption : le sentiment de misère et d'abandon revient sans cesse dans les conversations. En parlant de la France, certains yeux brillent avec l'espoir de changer de vie, les autres pleurent en souvenir d'un séjour à Calais ! Les bergers du parc de Lura (Parku Kombëtar Lurë) vivent dans des cabanes ouvertes au vent, constituées de 4 poteaux et d'une bâche en plastique en guise de toit. Leur quotidien est rythmé par la traite de leurs chèvres : le lait est transporté dans la vallée à dos d'âne. La vie est à la fois belle et tellement dure, moment terriblement émouvant !

A l'est, le parc de Qafë-Shtamë évite les embouteillages de Tirana et rejoint la ville d'Elbasan. La piste déglinguée met à mal les bras et le matériel : l'essieu de la roue arrière casse net. La réparation tient au miracle car aucune pièce n'est en stock pour un VTT "récent" ! A deux reprises, le chemin n'existe plus... emporté par des glissements de terrain. Contourner un obstacle se paie par de gros efforts mais la providence amène un bivouac de luxe sous les étoiles ou une rencontre inoubliable : on n'est jamais à l'abri d'une invitation, d'un café albanais (surtout pas turc) et d'un verre de raki... voire les deux à la fois, même à 7 heures du matin. Au sud du pays, les pistes de sable au bord de la mer fatiguent plus que les cols : on roule même sur la plage... la chaîne du vélo s'en souvient encore. A Saranda, il est temps de prendre un ferry pour rejoindre la Grèce, Corfu : que les vacances commencent !

Grèce, Albanie (3) et Macédoine du Nord : Corfu - Igoumenítsa - Trikala - Metsovo - Konitsa - Kastoria - Presta - Bitola - Demir Kapija 1100 km / 24775 md+ Le tour de Corfu est un moment de détente au bord de mer ; l'ascension du grand Pantokrator (900 m) est l'unique étape de montagne de l'île. Les bivouacs sont posés face à l'Adriatique sous les oliviers, dans les herbes sauvages et les odeurs d'été, la plage n'est jamais très loin... le paradis ! La végétation est brûlée par le soleil, à 11 heures il fait déjà très chaud même à l'ombre des chapelles orthodoxes. Le retour sur le continent est rude : la chaleur étouffante rend les montées épuisantes. Dur de remonter sur selle avant 16 heures... les grimpettes se font à la fraîche. L'étape de Pramanta est difficile mais grandiose : chaque tour de roue est une victoire sur la caillasse, les virages s'enchaînent dans la douleur jusqu'au col à 1800 mètres. Il en va ainsi jusqu'à Kalambaka ; les chemins chaotiques se succèdent à un rythme d'enfer ! Aux Météores, la quiétude des monastères suspendus dans le ciel disparaît sous le flot des touristes déversés par bus entiers. L'endroit reste féerique et chargé de légendes mystérieuses. Ces poudingues géants semblent sortir de l'imagination des Dieux de la mythologie grecque... Istanbul se trouve à l'est, pourtant le cap est mis à l'ouest pour rejoindre les parcs Pindus et Tymphe, soit plus de 100 km à rouler dans la direction opposée, à ne plus rien comprendre... surtout que la pluie revient ! Après Kastoria, l'Albanie ouvre à nouveau ses frontières pour 50 km. Les bergers sont toujours là pour un coup de main : un fil de fer rouillé de clôture fixera mon porte-bagages jusqu'à l'arrivée. Merci les artistes ! Au lac de Prespa, la Macédoine se révèle être un véritable condensé des Balkans : les locaux parlent avec fierté de leur pays et leur vie : présence ottomane, religions, première guerre mondiale, migration, éclatement de la Yougoslavie, tout y est. J'oublie la traversée sans poste frontière au sommet du Mont Varos (2524 m), la situation est très tendue avec les Grecs : obligé d'improviser un circuit jusqu'à la frontière bulgare. Quelques âmes vivent dans des villages perdus, le temps s'est figé ! Il n'y a pas de bitume et les chemins sont difficilement praticables, peu empruntés... surtout gorgés d'eau !

Bulgarie et Grèce (2) : Pétritch - Melnik - Bansko - Pamporovo - Plovdiv - Velingrad - Smoljan - Rudozem - Dzhebel - Komotini - Alexandroúpoli 850 km / 22375 md+ / 21900 md- Le parcours bulgare est intense et extrêmement varié. Curiosité géologique due l'érosion, Melnik est un village typique entouré de montagnes sablonneuses. Alors traverser un tunnel creusé dans du sable qui s'effrite au passage de la main, c'est comment dire... pas rassurant ! La piste remonte plein nord le long du parc du Pirin ; les locaux expliquent qu'il est impossible de rejoindre Bansko... alors le GPS aide à se repérer dans un dédalle de cul-de-sac et d'indications en cyrillique. L'entrée dans le massif des Rhodopes est magique : l'endroit est franchement beau même si les glaciers posés à plus de 2900 mètres font pâle figure ! C'est la saison des champignons : les chanterelles et les girolles cuisinées dans la popote donnent une saveur particulière aux pâtes 3 minutes. Les sources sont omniprésentes, quel bonheur de se ravitailler en eau fraîche plusieurs fois par jour. Mais l'atout principal des Rhodopes est la présence de cabanes plus ou moins luxueuses. On trouvera au minimum un toit, des bancs et des tables, un barbecue. Certains sont de véritables bijoux d'architecture en bois, on peut même y cuisiner ou passer la nuit... A partir de Dospat, une belle boucle en 8 se prépare : les cols et les vallées se succèdent. Il faut se perdre sur les sentiers pour visiter les monastères et les villages inaccessibles. Le vélo est posé pour découvrir les gorges de Trigrad, de la Trigradska et l'arche naturelle de Cudnite, merveilles de roches érodées. Les lacs de Batak et de Chiroka permettent de partager les vacances des Bulgares, caravaning, bbq, pêche, musique techno... la vie en toute simplicité ! L'essieu (cassé et réparé à grands coups de marteau en Albanie) fait trembler à nouveau le vélo, la roue sera changée à Pamporovo dans l'unique magasin de sports de la région, et par chance... le proprio est un ancien champion de VTT de descente ! Au sud du col de Rozen, l'influence turque redevient visible avec ses mosquées et minarets pointant vers le ciel. Après 60 km de route sinueuse le long de la rivière Arda, le bivouac est posé près du pont du Diable construit au XVIè siècle... la nuit y est douce contredisant les légendes d'antan ! De retour en Grèce, la mer Egée illumine nos journées alors les épines percent les chambres à air : quand il n'y a plus de rustine, il y a toujours un cyclo qui passe ! Les coups de pédale dans la forêt de Dadia Lefkimi amène une dernière teinte de verdure au voyage ; le fleuve de la péninsule balkanique, la Maritza marque net l'entrée dans une plaine aride... la Turquie.
Turquie : Ipsala - Gelibolu - Lapseki - Bandirma - Istanbul 590 km / 8225 md+ / 8825 md- Le passage de la frontière turque donne l'ambiance : c'est chaud ! Le soleil tape fort sur les premiers kilomètres, où les voitures chargées à ras bord attendent avec plus ou moins d'impatience devant des militaires, 4 par 4 et armés jusqu'aux dents. La poussière des pistes s'envole sous les roues : pas de bitume, pas d'air, pas d'ombre... sauf à la terrasse des cafés où les hommes s'agglutinent. La quiétude des villages s'arrête un court instant à notre passage : les mains se lèvent et les conversations fusent. Impossible de repartir sans une bouteille d'eau fraîche ou un sac de légumes, quel accueil ! Les canaux d'irrigation arrosent de grands champs déserts... personne n'ose s'y aventurer aux heures les plus chaudes de la journée. Jusqu'à Gelibolu, le bord de mer est moins monotone et plus montagneux, l'ambiance est plus festive. Pour éviter le trafic infernal d'Istanbul et 100 km d'urbanisation, la rive sud de la mer de Marmara semble être plus "agréable". La route asiatique permet de pédaler vite et bien sur une voie rapide... à quelques mètres des bolides ! Peu de variantes sont possibles jusqu'à Bandirma, où le ferry mène au coeur d'Istanbul sans effort.

Constantinople est évidemment merveilleuse, l'histoire du monde se joue devant nos yeux. Les vélo sont posés avec soulagement : dur de retrouver le rythme de la marche à pied car la fatigue se fait ressentir après 4 mois acharnés sur la selle. Ca fait mal de partout. Les visites sont riches et infinies, Grande Sophie, mosquée Bleue, palais de Topkapi, tour de Galata, grand Bazar, citerne basilique, quartier d’Ortaköy, pont sur le Bosphore, etc. Istanbul est une porte grande ouverte sur l'Asie... à bientôt !

Itinéraire 18 jours au Maroc avec enfants de un et deux ans English translation pending
Bonjour,
Nous en sommes à nos premier moment de planification pour un voyage de 18 jours fin mars au Maroc. Première fois pour nous dans ce pays, 3e voyages avec nos enfants. Nous nous demandions comment avez vous été reçu avec des enfants en bas âges, autant dans les restaurants, place publique, qu’en résidence chez l’habitant? (15 mois et 2ans et demi en mars)
Nous prévoyons un itinéraire à partir de Casablanca vers Merzouga avec arrêt de 1-2 nuit en route quel endroit ferais du sens pour couper le trajet en 2, Khénifra? Par la suite reprendre la route vers Ouarzazate, Marrakech, Essaouira, puis retour sur Casa.
Premièrement, est-ce un itinéraire réaliste pour 18 jours?
Pouvons-nous explorer le désert et ses dunes en y passant une nuit avec les enfants en bivouac? Balade à chameau et tout...
Pour l’hébergement est-ce qu’il vaut mieu tout planifier à l’avance? L’accueil chez les gens semble bien, malgré le fais d’avoir des enfants qui peuvent se réveiller la nuit ou tôt le matin est-ce possible?
Pour se balader dans les villes et médina avec des jeunes enfants quel moyen avez vous préféré? Poussette, porte bébé ...etc?
Coté sécurité en général quel sont vos conseils pour profiter de notre séjour?
Merci
Nous en sommes à nos premier moment de planification pour un voyage de 18 jours fin mars au Maroc. Première fois pour nous dans ce pays, 3e voyages avec nos enfants. Nous nous demandions comment avez vous été reçu avec des enfants en bas âges, autant dans les restaurants, place publique, qu’en résidence chez l’habitant? (15 mois et 2ans et demi en mars)
Nous prévoyons un itinéraire à partir de Casablanca vers Merzouga avec arrêt de 1-2 nuit en route quel endroit ferais du sens pour couper le trajet en 2, Khénifra? Par la suite reprendre la route vers Ouarzazate, Marrakech, Essaouira, puis retour sur Casa.
Premièrement, est-ce un itinéraire réaliste pour 18 jours?
Pouvons-nous explorer le désert et ses dunes en y passant une nuit avec les enfants en bivouac? Balade à chameau et tout...
Pour l’hébergement est-ce qu’il vaut mieu tout planifier à l’avance? L’accueil chez les gens semble bien, malgré le fais d’avoir des enfants qui peuvent se réveiller la nuit ou tôt le matin est-ce possible?
Pour se balader dans les villes et médina avec des jeunes enfants quel moyen avez vous préféré? Poussette, porte bébé ...etc?
Coté sécurité en général quel sont vos conseils pour profiter de notre séjour?
Merci
Retour d'un mois au Vietnam, des montagnes du nord au delta du Mekong English translation pending
Après 2 premiers carnets de voyage publiés sur VF consacrés à des régions indonésiennes peu touristiques
"La traversée des Célèbes (Sulawesi) en photos"
ou même pas du tout touristique
"Les Moluques: splendeurs (et galères) d'un archipel inconnu des touristes
voici un nouveau récit abondamment illustré sur un voyage au Vietnam.
Même si de nombreux beaux carnets ont déjà été publiés sur le Vietnam, j’espère que ce voyage en images rappellera de bons souvenirs aux uns, fournira des renseignements utiles aux autres pour leur prochain voyage ou plus simplement vous fera passer un bon moment en parcourant ce magnifique pays.
Avant de partir, quelques rapides infos sur le contexte (certaines rubriques seront détaillées plus loin au fil du récit, par ex la météo à cette période) :
- voyage réalisé de mi-septembre à mi-octobre 2019 - onzième voyage en Asie du Sud Est- en couple comme chaque fois, c'est bp plus simple - déplacement en bus, taxi, minibus (limousine) et avion (1 fois) réservés sur place 1 ou 2 jours avant, et en voiture particulière la 1ere semaine - logements : du basique chez l'habitant à un très bel hôtel à Ho Chi Minh, avec une préférence pour les petits hôtels de charme - bp de temps passé sur les forums et les guides avant le départ pour recenser les lieux qui nous intéressent, puis parcours modifié au jour le jour en fc de la météo, des envies, de la fatigue, des rencontres, etc .. Avant le départ, on a une superbe liste de lieux "à voir absolument", et sur place on s'aperçoit que ce magnifique programme est bien trop ambitieux. On supprime alors tel ou tels endroits pour ne pas transformer le voyage en une épuisante course de vitesse. - on aime bien prendre notre temps, s’arrêter qqs jours si un lieu nous plait, sauter des visites "incontournables" si ça nous barbe (fatigue, chaleur, overdose de visites, ...). - à la suite de très bons conseils de forumeurs qui se reconnaitront (un grand merci a eux), on a fait une entorse à notre façon de voyager (aucune réservation avant le départ, excepté l’hôtel le jour de l'arrivée) en réservant 8 jours avec une agence locale pour parcourir les montagnes du nord avec chauffeur et guide francophone. Partir avec une agence était en effet la meilleure solution pour découvrir cette région dépourvue de bus en de nombreux endroits, et le guide est bien utile pour ne pas se perdre en randonnée.
Allez, on y va 🙂
Nos étapes : - Extrême nord (Ha Giang - Meo Vac) vers les ethnies montagnardes et rizières - Baie de Lan Ha "la jumelle de la baie d'Halong" - Hanoi - Tam Coc, "la baie d'Halong terrestre" - Hue - Hoi An - Delta du Mekong - Ho Chi Minh
Episode 1 : A la rencontre des ethnies des montagnes du nord
Pour nous qui voyageons seuls d'habitude, nous apprécions d'être attendu à l'aéroport d'Hanoi à 6h30 par Vinh notre guide Vinh et Near notre chauffeur, direction le nord. Aux 11h de vol, on ajoute donc 5-6h de voiture pour Bac Ha, dont la moité environ sur une belle autoroute déserte.
Bac Ha est une petite ville au milieu des montagnes, avec seulement qqs petits hotels de milieu de gamme et des guesthouse, ce qui fait qu'on y rencontre qqs touristes, mais sans excès. 2h après notre arrivée à Bac Ha, nous voila parti pour une 1ère randonnée au milieu des rizières qui dominent la ville.
Ce ne sont pas les plus belles de la région, mais on passe un très agréable moment à se dégourdir les jambes après le voyage dans un tel environnement.
Comme convenu avec l'agence, 2 à 3h de marche entre villages et rizières seront chaque jour au programme : nous découvriront des villages, rencontreront des habitants de plusieurs ethnies au hasard des chemins, et marcherons tout simplement dans de magnifiques paysages de rizières.
Ethnie Hmong bariolé
La région de Bac Ha est majoritairement habitée par de Hmong, ici Hmong à fleurs : (par la suite, si des erreurs se sont malheureusement glissées sur les noms d'ethnies, je ne me vexerai pas si les spécialistes rectifient 😉)

La récolte va bientôt commencer, les rizières commencent à passer du vert vif au jaune, nous les verrons jaune d'or dès le lendemain. Partout des paysans sont au travail : par l'intermédiaire de Vinh, nous échangeront à plusieurs reprises, eux qui sont aussi curieux sur nous que nous sur eux.
Le lendemain direction le marché de Can Cau a 45 min de Bac Ha (18km) sur une route zigzaguant dans un beau paysage de montagne (ce sera le régime de la semaine a venir).
67 ans de présence française ont laissé ces beaux souvenirs le long des routes :
Notre parcours a été étudié avec l'agence pour être sur les marchés de Can Cau le samedi, de Bac Ha le dimanche et de Lun Phin le mercredi suivant Le marché de Can Cau est situé en pleine nature, à flan de montagne.

Hmong des alentours viennent y vendre ou acheter toutes sortes de produits, vêtements, nourritures, animaux vivants, oiseaux, etc ... :



Hmong à fleurs(dessus et dessous)

Certains repartent avec des vêtements
d'autres avec un porc ou une chèvre (pour l'achat de buffle la mobylette n'est pas conseillée)
On est les seuls touristes. Le jour du marché est aussi l'occasion pour tous les villageois des alentours de se retrouver autour d'un thang cô (viande et intestins de bœuf dans un bouillon de sang, épices et herbes aromatiques) accompagné d’alcool de riz ou plus surprenant de Red Bull (!!) ... on n'arrête pas le progrès. On n'a pas gouté ce thang cô , le petit déjeuner n'étant pas loin .... excuse minable 😊

Red Bull et pipe
La suite très bientôt
Même si de nombreux beaux carnets ont déjà été publiés sur le Vietnam, j’espère que ce voyage en images rappellera de bons souvenirs aux uns, fournira des renseignements utiles aux autres pour leur prochain voyage ou plus simplement vous fera passer un bon moment en parcourant ce magnifique pays.
Avant de partir, quelques rapides infos sur le contexte (certaines rubriques seront détaillées plus loin au fil du récit, par ex la météo à cette période) :
- voyage réalisé de mi-septembre à mi-octobre 2019 - onzième voyage en Asie du Sud Est- en couple comme chaque fois, c'est bp plus simple - déplacement en bus, taxi, minibus (limousine) et avion (1 fois) réservés sur place 1 ou 2 jours avant, et en voiture particulière la 1ere semaine - logements : du basique chez l'habitant à un très bel hôtel à Ho Chi Minh, avec une préférence pour les petits hôtels de charme - bp de temps passé sur les forums et les guides avant le départ pour recenser les lieux qui nous intéressent, puis parcours modifié au jour le jour en fc de la météo, des envies, de la fatigue, des rencontres, etc .. Avant le départ, on a une superbe liste de lieux "à voir absolument", et sur place on s'aperçoit que ce magnifique programme est bien trop ambitieux. On supprime alors tel ou tels endroits pour ne pas transformer le voyage en une épuisante course de vitesse. - on aime bien prendre notre temps, s’arrêter qqs jours si un lieu nous plait, sauter des visites "incontournables" si ça nous barbe (fatigue, chaleur, overdose de visites, ...). - à la suite de très bons conseils de forumeurs qui se reconnaitront (un grand merci a eux), on a fait une entorse à notre façon de voyager (aucune réservation avant le départ, excepté l’hôtel le jour de l'arrivée) en réservant 8 jours avec une agence locale pour parcourir les montagnes du nord avec chauffeur et guide francophone. Partir avec une agence était en effet la meilleure solution pour découvrir cette région dépourvue de bus en de nombreux endroits, et le guide est bien utile pour ne pas se perdre en randonnée.
Allez, on y va 🙂
Nos étapes : - Extrême nord (Ha Giang - Meo Vac) vers les ethnies montagnardes et rizières - Baie de Lan Ha "la jumelle de la baie d'Halong" - Hanoi - Tam Coc, "la baie d'Halong terrestre" - Hue - Hoi An - Delta du Mekong - Ho Chi Minh
Episode 1 : A la rencontre des ethnies des montagnes du nord
Pour nous qui voyageons seuls d'habitude, nous apprécions d'être attendu à l'aéroport d'Hanoi à 6h30 par Vinh notre guide Vinh et Near notre chauffeur, direction le nord. Aux 11h de vol, on ajoute donc 5-6h de voiture pour Bac Ha, dont la moité environ sur une belle autoroute déserte.
Bac Ha est une petite ville au milieu des montagnes, avec seulement qqs petits hotels de milieu de gamme et des guesthouse, ce qui fait qu'on y rencontre qqs touristes, mais sans excès. 2h après notre arrivée à Bac Ha, nous voila parti pour une 1ère randonnée au milieu des rizières qui dominent la ville.

Ce ne sont pas les plus belles de la région, mais on passe un très agréable moment à se dégourdir les jambes après le voyage dans un tel environnement.
Comme convenu avec l'agence, 2 à 3h de marche entre villages et rizières seront chaque jour au programme : nous découvriront des villages, rencontreront des habitants de plusieurs ethnies au hasard des chemins, et marcherons tout simplement dans de magnifiques paysages de rizières.Ethnie Hmong bariolé

La région de Bac Ha est majoritairement habitée par de Hmong, ici Hmong à fleurs : (par la suite, si des erreurs se sont malheureusement glissées sur les noms d'ethnies, je ne me vexerai pas si les spécialistes rectifient 😉)


La récolte va bientôt commencer, les rizières commencent à passer du vert vif au jaune, nous les verrons jaune d'or dès le lendemain. Partout des paysans sont au travail : par l'intermédiaire de Vinh, nous échangeront à plusieurs reprises, eux qui sont aussi curieux sur nous que nous sur eux.

Le lendemain direction le marché de Can Cau a 45 min de Bac Ha (18km) sur une route zigzaguant dans un beau paysage de montagne (ce sera le régime de la semaine a venir).

67 ans de présence française ont laissé ces beaux souvenirs le long des routes :

Notre parcours a été étudié avec l'agence pour être sur les marchés de Can Cau le samedi, de Bac Ha le dimanche et de Lun Phin le mercredi suivant Le marché de Can Cau est situé en pleine nature, à flan de montagne.


Hmong des alentours viennent y vendre ou acheter toutes sortes de produits, vêtements, nourritures, animaux vivants, oiseaux, etc ... :




Hmong à fleurs(dessus et dessous)

Certains repartent avec des vêtements

d'autres avec un porc ou une chèvre (pour l'achat de buffle la mobylette n'est pas conseillée)

On est les seuls touristes. Le jour du marché est aussi l'occasion pour tous les villageois des alentours de se retrouver autour d'un thang cô (viande et intestins de bœuf dans un bouillon de sang, épices et herbes aromatiques) accompagné d’alcool de riz ou plus surprenant de Red Bull (!!) ... on n'arrête pas le progrès. On n'a pas gouté ce thang cô , le petit déjeuner n'étant pas loin .... excuse minable 😊

Red Bull et pipe

La suite très bientôt