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Vivre et travailler au Vénézuela English translation pending
Bonsoir à tous 😉
Nous sommes un jeune couple français et nous avons un projet de création d'entreprise : nous souhaiterions acquérir un bien immobilier au Venezuela afin de développer l'activité touristique dans ce pays.
Est-ce que quelqu'un saurait nous indiquer les formalités pour pouvoir acheter un bien immobilier et créer une société au Venezuela (ou également des adresses de site internet précisant ces formalités) ?
Nous avons eu une proposition par mail, cependant, nous n'arrivons pas à situer ce bien : celui-ci se trouverait à Guariquem près de la Mangrove de tuerepano... ?
Nous souhaiterions également avoir une idée approximative du coût de la vie au Vénézuela : par exemple, le budget moyen mensuel pour se nourrir, payer les factures d'électricité, d'eau, de téléphone ou autres afin de pouvoir faire une comparaison avec le coût de la vie en France.
Merci d'avance pour vos réponses qui nous seront d'une très grande utilité pour concrétiser notre projet : n'hésitez pas à nous répondre même si vous ne répondez qu'à une seule de nos questions. Cela nous aidera très certainement.
Bon week-end à tous et à bientôt.
Nathalie et Lucas.
Nous sommes un jeune couple français et nous avons un projet de création d'entreprise : nous souhaiterions acquérir un bien immobilier au Venezuela afin de développer l'activité touristique dans ce pays.
Est-ce que quelqu'un saurait nous indiquer les formalités pour pouvoir acheter un bien immobilier et créer une société au Venezuela (ou également des adresses de site internet précisant ces formalités) ?
Nous avons eu une proposition par mail, cependant, nous n'arrivons pas à situer ce bien : celui-ci se trouverait à Guariquem près de la Mangrove de tuerepano... ?
Nous souhaiterions également avoir une idée approximative du coût de la vie au Vénézuela : par exemple, le budget moyen mensuel pour se nourrir, payer les factures d'électricité, d'eau, de téléphone ou autres afin de pouvoir faire une comparaison avec le coût de la vie en France.
Merci d'avance pour vos réponses qui nous seront d'une très grande utilité pour concrétiser notre projet : n'hésitez pas à nous répondre même si vous ne répondez qu'à une seule de nos questions. Cela nous aidera très certainement.
Bon week-end à tous et à bientôt.
Nathalie et Lucas.

Trajet à vélo Amsterdam, Harleem, Leiden, Delft, Gouda, Rotterdam et Roosendaal? English translation pending
Bonjour, je prépare actuellement un petit périple en vélo camping en Europe en mai prochain dont une semaine en Hollande. Les villes à privilégier en partant d'Amsterdam sont les suivantes : Harleem, Leiden, Delft, Gouda, Rotterdam et Roosendaal pour ensuite nous diriger à Anvers. Si quelqu'un connait des trajets sécuritaires à privilégier en vélo de route en passant par ces villes, ce serait apprécié. Nous souhaitons camper chemin faisant. Alors, les suggestions sont les bienvenues. Merci et bon été à tous !🙂
Retour aux sources et retrouvailles... (Inde) English translation pending
Voici le tout premier message où je faisais appel à vous.
Alors voilà, je vais vous expliquer ce que j'espère obtenir de votre part à tous.
J'aimerais avoir des informations concernant le voyage que je compte entreprendre au mois de février prochain en Inde et plus précisément dans le nord (Darjeeling, Siliguri, Tindharia, ...). Le but principal de ce voyage et cela me tiens très à coeur, c'est la recherche de mon identité. Je suis une fille adoptée et le fait de retourner dans mon pays d'origine est un immense bonheur ! Cela fera presque 25 ans que je vis en Belgique, jusqu'à ce jour je n'ai pas encore eu l'opportunité d'y retourner pour des tas de raisons ... Et je peux vous dire que le compte à rebours a commencé (encore 28 jours !). Ce voyage je l'ai tellement attendu ! J'espère une fois là-bas trouver des informations supplémentaires sur mon passé, je sais que ce voyage sera un tournant dans ma vie et je sais également que je ne dois pas me faire des illusions mais cette expérience c'est plus qu'une envie, c'est un besoin que je ressens depuis trop longtemps ! Alors, je vais faire le chemin inverse en espérant revenir à l'endroit où je suis née et peut-être me retrouver face à ma biologique (c'est comme ça que je l'appelle) dont je meure d'envie de la rencontrer, je suis prête, à avoir un électrochoc, de cette réalité de ce qu'est l'Inde et de revenir aussi peut-être bredouille de ce voyage ! J'ai eu la chance d'avoir été adoptée dans une merveilleuse famille ça c'est le moins que l'on puisse dire ! Mais ne rien savoir de son passé n'est pas facile à vivre et ce passé est toujours aussi vivant dans ce présent ! Mais ce qui me fait le plus peur c'est de me retrouver là-bas et que l'on me dise : " chère madame si vous étiez venue l'année dernière, nous aurions pu vous aider dans vos démarches, malheureusement aujourd'hui il est trop tard ! ", quelle déception ! Mais c'est aussi un risque dont je dois m'attendre et accepter, hélas ! J'ai écrit aussi au Shishu Bhavan de Calcutta à soeur Marianne car après mon départ de Darjeeling, j'ai fait un bref séjour à Calcutta, j'ai reçu une réponse de sa part mais celle-ci m'a dit qu'elle n'avait rien de plus à me donner comme renseignements supplémentaires et qu'elle avait contacté les soeurs à Darjeeling et rien non plus ! Mais je m'en doutais bien car pour elle et d'ailleurs, elle le dit dans sa lettre, je dois m'estimer heureuse d'avoir une famille et qu'il est inutile de remuer le passé. Donc, j'ai l'intention de me diriger principalement à Darjeeling car sur mes papiers médicaux d'adoption, j'ai passé des examens médicaux au centre médical de Darjeeling. J'irai évidemment rendre visite à l'orphelinat à Calcutta car j'aime les enfants mais plus encore ceux-là ! Car il y quelques années, je faisais partie de ces enfants et être à leurs côtés est important pour moi. J'irai également voir soeur Margret-Marie qui était la soeur responsable lorsque je m'y trouvais, elle vit un peu plus loin que le centre mais dans la même rue.
Alors mes questions sont les suivantes :
Il y a t-il un ou plusieurs hôpital à Darjeeling (car l'adresse n'y est pas inscrite) ? J'ai l'adresse de tous les Shishu Bhavan en Inde mais il y a t-il d'autres orphelinats qui ne sont pas forcément des Shishu Bhavan mais qui se trouvent soit à Darjeeling, Siliguri, Tindharia ou aux alentours de ces endroits ? Je suis également à la recherche du médecin qui m'a examiné : D.K. Sarkara, est-ce qu'il vit toujours ? Exerce t-il encore ?
Alors s'il vous plaît, si l'un d'entre vous a le même parcours que moi ou si vous voyez mon histoire dans une vision extérieure mais que vous vous êtes rendu à ces endroits, aidez-moi.
Voici la suite de mon voyage...
Alors mon histoire je vais vous la raconter :
Tout à commencé en septembre 2005, lors d’une réunion annuelle organisée par l'organisme d'adoption (les Semeurs de joie) mon compagnon et moi-même décidons de nous y rendre. Là, nous faisons la connaissance d'un monsieur charmant qui a adopté des enfants indiens et qui se rend plusieurs fois par an en Inde, ce dernier nous explique qu'il connaît une personne qui travaille dans un orphelinat en Inde. Nous restons en contacte par la suite avec ce monsieur, après avoir épluché 5 fois, 10 fois, 20 fois mon dossier d'adoption, nous retrouvons des papiers (qui ont toujours été dans mon dossier mais dans ma tête ce n'était pas le moment pour moi donc je n'avais pas beaucoup d'intérêt) où j'avais effectué des examens médicaux à Darjeeling, nous en faisons part à Mon, pendant l'année 2006 je correspond avec cette personne qui travaille à l'orphelinat de Darjeeling et donc les mois passent mais aucune évolution, rien et cette personne ne trouve rien là-bas en Inde qui pourrait me concerner.
14 février 2007, c'est le grand jour, c'est le jour J ! Nous prenons l'avion à Bruxelles jusqu'à Frankfort (1h), puis de Frankfort jusqu'à Calcutta (10h), nous restons 2 jours à Calcutta, nous visitons un peu la ville et puis surtout mon orphelinat (les Missionnaires de la Charité de Mère Thérésa) où j'ai eu la chance de retrouver soeur Margareth qui était la soeur responsable à l'époque où j'y étais (les larmes coulent), voir tous ces petits enfants, j'aime les enfants mais encore plus ceux-la, aujourd'hui c’est moi qui suis de l'autre côté de la barrière.
Puis nous quittons Calcutta, nous prenons le train jusqu'à New Jaipaguri (14h), puis de NJP jusqu'à Darjeeling nous prenons le taxi (3h), une fois sur place à Darjeeling, nous nous rendons au centre médical qui figurent sur mes papiers et là nous voyons que le médecin qui m'avait examinée le docteur Sarkara et bien il y avait une grande enseigne avec "doctor Sarkara", nous demandons au guichet mais il n'exerce plus mais son fils mais ce dernier n'était pas là, ensuite nous décidons de rendre une petite visite à la personne qui travaille à l'orphelinat de Darjeeling (où j'y ai été aussi) et puis nous avons mené nos recherches, je raccourci un peu parce que c'est long... et puis après 2 jours que nous soyons arrivé à Darjeeling et 28 ans plus tard je retrouve ma famille biologique.
Ils m'ont raconté mon histoire : ma Biologique est décédée lorsque j'avais deux mois (d'une intoxication alimentaire, ce qui est banal chez nous !), mon père l'avait déjà quittée lorsqu'elle était enceinte, c'est ma tante qui m'a allaitée avec son fils de six mois mon aîné, elle allait travailler au champ de thé avec mon frère de lait et moi dans un panier à son ventre et un panier à son dos pour les feuilles de thé mais comme ils étaient enfin ils le sont encore pauvres et qu'ils avaient déjà d'autres enfants plus moi leur nièce ils ont du se résigner à me déposer à l'orphelinat (j'avais 11 mois) mais d'abord lorsque je suis retournée là-bas et que nous nous promenions dans le village, mon oncle ( me tenait toujours la main, il était fière comme un paon de me présenter) m'a présenté à un monsieur qui à l'époque connaissait les difficultés de ma famille et voulait m'adopter mais comme sa maison se situait pas loin de la maison familiale et bien je réclamais ma famille donc ça n'a pas fonctionné et donc je me suis retrouvée au Shishu Bhavan à l'orphelinat de Darjeeling, je suis aussi rendue sur la tombe de ma biologique enfin une tombe c'est de l'herbe (on ne voit rien !) car pas de moyens pour offrir une tombe à leur défunt. J'ai fait la connaissance de la meilleure amie de ma biologique qui m'a dit : "the same face" (le même visage que sa maman), maintenant lorsque je me regarde dans un miroir je sais à qui je ressemble, j'ai rencontré également la doyenne du village qui avait les larmes aux yeux de me voir après autant d'années.
Mais avant de me rendre en Inde j'ai fait 3-4 séances d'hypnose, j'étais assez sceptique mais je me disais aussi que je n'avais rien à perdre et bien il se trouve que tout au long de notre séjour en Inde à 90 % de l'hypnose s'est révélée vraie par des confirmations de la famille, déjà je voyais le village dans mes séances où il y avait beaucoup de brouillard et que c'était vert, Darjeeling se situe dans les montagnes et ce sont tous des champs de thé (d'où le thé de Darjeeling), j'ai dit aussi qu'on était venu trois fois me voir, mon frère de lait lorsque par hasard nous nous promenions et que nous sommes passé devant l'orphelinat, mon cousin à dit que tantine Radha était passée trois fois devant, lors d’une séance j’ai vu un rocher devant la « maison » et bien un jour lorsque nous étions chez la famille mon oncle et mon compagnon se trouvaient dehors et mon oncle explique qu’avant il y avait un rocher mais qu’il l��a cassé pour agrandir la « maison » et que ma biologique me prenait dans ses bras et regardait par la fenêtre de notre chambre ce rocher et plein d'autres confirmations, à 90 % mais bon cela dépend aussi de la sensibilité de la personne.
Je sais également que ma famille biologique maternelle est originaire du Népal et que mon biologique est tibétain et qu'il vit toujours et que j'ai trois demi-frères mais lorsque nous posions des questions le concernant ou bien la famille changeait de conversation ou carrément ils ne répondaient pas, je vais essayer de me renseigner par l'intermédiaire de la personne qui travaille à l'orphelinat, ce sera mon prochain but. Et la famille que j'ai retrouvé c'est vraiment ma famille de sang car j'en ai la preuve noir sur blanc car je possède une copie de la feuille de registre où tout est indiqué ; la date d'admission à l'orphelinat, ma vraie date de naissance, les raisons pour lesquelles je me suis retrouvée à l'orphelinat, le village de ma famille, le nom de famille etc...
Mais tout ce que je peux vous dire c'est que c'est une merveilleuse expérience, moi, je l'ai vécue avec mon compagnon et ce sont vraiment des moments très intenses de joies et d'émotions à partager avec une ou des personne(s) que l’on aimes, cela nous a beaucoup rapproché et puis je dois dire aussi que mon compagnon avait une réel intérêt à connaître mon histoire. De toute façon ce voyage je l'aurais quand même entrepris mais le vivre avec une personne qui compte beaucoup pour soi et si cette personne te soutient dans tes démarches c'est merveilleux ! Et ma famille en Belgique, enfin tout le monde était et est toujours rempli de bonheur ! J'ai dans ma famille en Belgique, une cousine qui il y a 3 ans a adopté un petit éthiopien et est en procédure d'en adopter un deuxième et pour elle le fait que j'ai retrouvé ma famille de sang est magnifique, d'autant plus que cela lui arrivera également avec ses enfants.
Lorsque nous étions là-bas en Inde, je correspondait avec ma famille par mail, nous allions dans des cybercafé et tous les deux-trois jours je leur expliquais ce qui s'était passé, ce que nous avions fait etc... Là-bas, j'ai ouvert un compte au nom d'une des mes tantes mais dont l'argent est à partager avec l'ensemble de la famille évidemment, j'ai trouvé la même succursale en Belgique et tous les mois je leur verse de l'argent, ma biologique, elle, est morte de n'avoir pas pu se soigner faute de moyens financiers, il y a deux jours j'ai appris par mon frère de lait que ma Tante a du être hospitalisée mais que maintenant cela va mieux et j'ai été soulagée que l'argent que je leur envoie, les aide pour des moments comme ceux-la ou pour mieux se nourrir. Chaque fois que nous allions dans la famille nous étions reçu comme des rois ! Rien ne manquait, la bière de mon compagnon était à table parce qu’ils avaient vu qu’il buvait de la bière alors ils allaient dépenser le peu d’argent qu’ils possèdent pour que l’on ai à manger à notre fin, bien sûr nous mangions avec toutes les traditions que les indiens possèdent alors pour qu’ils se sentent plus à l’aise nous mangions avec la main gauche mais nous ne voulions pas aller régulièrement manger dans la famille car nous avons appris qu’ils avaient un droit de résidence qui est octroyée aux familles les plus défavorisées alors le fait que nous allions manger chez eux c’était chaque fois deux rations en moins sur leur ration hebdomadaire. Là-bas, nous les avons tous invité au restaurant, nous avons du beaucoup insister pour les convaincre, mes tantines avaient mis leur plus belle robe (la seule qu’elles possèdent) c'était la première fois qu'il allaient au restaurant, ce n'était pas de la frime de notre part mais nous les avions invité dans un restaurant touristique et pour eux cela pouvait faire croire à un restaurant chic, mais la vie en Inde n'est vraiment pas chère enfin pour nous en Europe !
Moi, pendant des années, depuis mon adolescence, je me suis posée un tas de questions, je voulais savoir, et dans ma tête il était évident que le jour où je serai prête, je ferais les démarches mais comme l'hypnose cela dépend également d'une personne à l'autre et de la sensibilité, je connais des personnes qui ont été adoptées et qui ne ressentent pas le besoin de connaître ou de savoir quoi que ce soit moi en tout cas ce n’était pas le cas je sais plus que bien ce que c'est de ne pas savoir et d'avoir des tas de questions sans réponses.
Alors si parmi vous il y a des personnes qui ont été adoptées et qui ressentent le même besoin que j’ai ressenti, de vouloir connaître ses origines, là d’où l’on vient, tout simplement avoir l’espoir de peut-être connaître son histoire, je vous conseille de le faire. Pour moi c’était important de le faire pourtant rien était garanti, et les retrouvailles encore moins pensable. Et même si vous reveniez sans rien, au moins vous aurez essayé.
Enfin voilà, ce message aurait pu faire 20 pages mais c'est vraiment trop long.
Ilona
Alors voilà, je vais vous expliquer ce que j'espère obtenir de votre part à tous.
J'aimerais avoir des informations concernant le voyage que je compte entreprendre au mois de février prochain en Inde et plus précisément dans le nord (Darjeeling, Siliguri, Tindharia, ...). Le but principal de ce voyage et cela me tiens très à coeur, c'est la recherche de mon identité. Je suis une fille adoptée et le fait de retourner dans mon pays d'origine est un immense bonheur ! Cela fera presque 25 ans que je vis en Belgique, jusqu'à ce jour je n'ai pas encore eu l'opportunité d'y retourner pour des tas de raisons ... Et je peux vous dire que le compte à rebours a commencé (encore 28 jours !). Ce voyage je l'ai tellement attendu ! J'espère une fois là-bas trouver des informations supplémentaires sur mon passé, je sais que ce voyage sera un tournant dans ma vie et je sais également que je ne dois pas me faire des illusions mais cette expérience c'est plus qu'une envie, c'est un besoin que je ressens depuis trop longtemps ! Alors, je vais faire le chemin inverse en espérant revenir à l'endroit où je suis née et peut-être me retrouver face à ma biologique (c'est comme ça que je l'appelle) dont je meure d'envie de la rencontrer, je suis prête, à avoir un électrochoc, de cette réalité de ce qu'est l'Inde et de revenir aussi peut-être bredouille de ce voyage ! J'ai eu la chance d'avoir été adoptée dans une merveilleuse famille ça c'est le moins que l'on puisse dire ! Mais ne rien savoir de son passé n'est pas facile à vivre et ce passé est toujours aussi vivant dans ce présent ! Mais ce qui me fait le plus peur c'est de me retrouver là-bas et que l'on me dise : " chère madame si vous étiez venue l'année dernière, nous aurions pu vous aider dans vos démarches, malheureusement aujourd'hui il est trop tard ! ", quelle déception ! Mais c'est aussi un risque dont je dois m'attendre et accepter, hélas ! J'ai écrit aussi au Shishu Bhavan de Calcutta à soeur Marianne car après mon départ de Darjeeling, j'ai fait un bref séjour à Calcutta, j'ai reçu une réponse de sa part mais celle-ci m'a dit qu'elle n'avait rien de plus à me donner comme renseignements supplémentaires et qu'elle avait contacté les soeurs à Darjeeling et rien non plus ! Mais je m'en doutais bien car pour elle et d'ailleurs, elle le dit dans sa lettre, je dois m'estimer heureuse d'avoir une famille et qu'il est inutile de remuer le passé. Donc, j'ai l'intention de me diriger principalement à Darjeeling car sur mes papiers médicaux d'adoption, j'ai passé des examens médicaux au centre médical de Darjeeling. J'irai évidemment rendre visite à l'orphelinat à Calcutta car j'aime les enfants mais plus encore ceux-là ! Car il y quelques années, je faisais partie de ces enfants et être à leurs côtés est important pour moi. J'irai également voir soeur Margret-Marie qui était la soeur responsable lorsque je m'y trouvais, elle vit un peu plus loin que le centre mais dans la même rue.
Alors mes questions sont les suivantes :
Il y a t-il un ou plusieurs hôpital à Darjeeling (car l'adresse n'y est pas inscrite) ? J'ai l'adresse de tous les Shishu Bhavan en Inde mais il y a t-il d'autres orphelinats qui ne sont pas forcément des Shishu Bhavan mais qui se trouvent soit à Darjeeling, Siliguri, Tindharia ou aux alentours de ces endroits ? Je suis également à la recherche du médecin qui m'a examiné : D.K. Sarkara, est-ce qu'il vit toujours ? Exerce t-il encore ?
Alors s'il vous plaît, si l'un d'entre vous a le même parcours que moi ou si vous voyez mon histoire dans une vision extérieure mais que vous vous êtes rendu à ces endroits, aidez-moi.
Voici la suite de mon voyage...
Alors mon histoire je vais vous la raconter :
Tout à commencé en septembre 2005, lors d’une réunion annuelle organisée par l'organisme d'adoption (les Semeurs de joie) mon compagnon et moi-même décidons de nous y rendre. Là, nous faisons la connaissance d'un monsieur charmant qui a adopté des enfants indiens et qui se rend plusieurs fois par an en Inde, ce dernier nous explique qu'il connaît une personne qui travaille dans un orphelinat en Inde. Nous restons en contacte par la suite avec ce monsieur, après avoir épluché 5 fois, 10 fois, 20 fois mon dossier d'adoption, nous retrouvons des papiers (qui ont toujours été dans mon dossier mais dans ma tête ce n'était pas le moment pour moi donc je n'avais pas beaucoup d'intérêt) où j'avais effectué des examens médicaux à Darjeeling, nous en faisons part à Mon, pendant l'année 2006 je correspond avec cette personne qui travaille à l'orphelinat de Darjeeling et donc les mois passent mais aucune évolution, rien et cette personne ne trouve rien là-bas en Inde qui pourrait me concerner.
14 février 2007, c'est le grand jour, c'est le jour J ! Nous prenons l'avion à Bruxelles jusqu'à Frankfort (1h), puis de Frankfort jusqu'à Calcutta (10h), nous restons 2 jours à Calcutta, nous visitons un peu la ville et puis surtout mon orphelinat (les Missionnaires de la Charité de Mère Thérésa) où j'ai eu la chance de retrouver soeur Margareth qui était la soeur responsable à l'époque où j'y étais (les larmes coulent), voir tous ces petits enfants, j'aime les enfants mais encore plus ceux-la, aujourd'hui c’est moi qui suis de l'autre côté de la barrière.
Puis nous quittons Calcutta, nous prenons le train jusqu'à New Jaipaguri (14h), puis de NJP jusqu'à Darjeeling nous prenons le taxi (3h), une fois sur place à Darjeeling, nous nous rendons au centre médical qui figurent sur mes papiers et là nous voyons que le médecin qui m'avait examinée le docteur Sarkara et bien il y avait une grande enseigne avec "doctor Sarkara", nous demandons au guichet mais il n'exerce plus mais son fils mais ce dernier n'était pas là, ensuite nous décidons de rendre une petite visite à la personne qui travaille à l'orphelinat de Darjeeling (où j'y ai été aussi) et puis nous avons mené nos recherches, je raccourci un peu parce que c'est long... et puis après 2 jours que nous soyons arrivé à Darjeeling et 28 ans plus tard je retrouve ma famille biologique.
Ils m'ont raconté mon histoire : ma Biologique est décédée lorsque j'avais deux mois (d'une intoxication alimentaire, ce qui est banal chez nous !), mon père l'avait déjà quittée lorsqu'elle était enceinte, c'est ma tante qui m'a allaitée avec son fils de six mois mon aîné, elle allait travailler au champ de thé avec mon frère de lait et moi dans un panier à son ventre et un panier à son dos pour les feuilles de thé mais comme ils étaient enfin ils le sont encore pauvres et qu'ils avaient déjà d'autres enfants plus moi leur nièce ils ont du se résigner à me déposer à l'orphelinat (j'avais 11 mois) mais d'abord lorsque je suis retournée là-bas et que nous nous promenions dans le village, mon oncle ( me tenait toujours la main, il était fière comme un paon de me présenter) m'a présenté à un monsieur qui à l'époque connaissait les difficultés de ma famille et voulait m'adopter mais comme sa maison se situait pas loin de la maison familiale et bien je réclamais ma famille donc ça n'a pas fonctionné et donc je me suis retrouvée au Shishu Bhavan à l'orphelinat de Darjeeling, je suis aussi rendue sur la tombe de ma biologique enfin une tombe c'est de l'herbe (on ne voit rien !) car pas de moyens pour offrir une tombe à leur défunt. J'ai fait la connaissance de la meilleure amie de ma biologique qui m'a dit : "the same face" (le même visage que sa maman), maintenant lorsque je me regarde dans un miroir je sais à qui je ressemble, j'ai rencontré également la doyenne du village qui avait les larmes aux yeux de me voir après autant d'années.
Mais avant de me rendre en Inde j'ai fait 3-4 séances d'hypnose, j'étais assez sceptique mais je me disais aussi que je n'avais rien à perdre et bien il se trouve que tout au long de notre séjour en Inde à 90 % de l'hypnose s'est révélée vraie par des confirmations de la famille, déjà je voyais le village dans mes séances où il y avait beaucoup de brouillard et que c'était vert, Darjeeling se situe dans les montagnes et ce sont tous des champs de thé (d'où le thé de Darjeeling), j'ai dit aussi qu'on était venu trois fois me voir, mon frère de lait lorsque par hasard nous nous promenions et que nous sommes passé devant l'orphelinat, mon cousin à dit que tantine Radha était passée trois fois devant, lors d’une séance j’ai vu un rocher devant la « maison » et bien un jour lorsque nous étions chez la famille mon oncle et mon compagnon se trouvaient dehors et mon oncle explique qu’avant il y avait un rocher mais qu’il l��a cassé pour agrandir la « maison » et que ma biologique me prenait dans ses bras et regardait par la fenêtre de notre chambre ce rocher et plein d'autres confirmations, à 90 % mais bon cela dépend aussi de la sensibilité de la personne.
Je sais également que ma famille biologique maternelle est originaire du Népal et que mon biologique est tibétain et qu'il vit toujours et que j'ai trois demi-frères mais lorsque nous posions des questions le concernant ou bien la famille changeait de conversation ou carrément ils ne répondaient pas, je vais essayer de me renseigner par l'intermédiaire de la personne qui travaille à l'orphelinat, ce sera mon prochain but. Et la famille que j'ai retrouvé c'est vraiment ma famille de sang car j'en ai la preuve noir sur blanc car je possède une copie de la feuille de registre où tout est indiqué ; la date d'admission à l'orphelinat, ma vraie date de naissance, les raisons pour lesquelles je me suis retrouvée à l'orphelinat, le village de ma famille, le nom de famille etc...
Mais tout ce que je peux vous dire c'est que c'est une merveilleuse expérience, moi, je l'ai vécue avec mon compagnon et ce sont vraiment des moments très intenses de joies et d'émotions à partager avec une ou des personne(s) que l’on aimes, cela nous a beaucoup rapproché et puis je dois dire aussi que mon compagnon avait une réel intérêt à connaître mon histoire. De toute façon ce voyage je l'aurais quand même entrepris mais le vivre avec une personne qui compte beaucoup pour soi et si cette personne te soutient dans tes démarches c'est merveilleux ! Et ma famille en Belgique, enfin tout le monde était et est toujours rempli de bonheur ! J'ai dans ma famille en Belgique, une cousine qui il y a 3 ans a adopté un petit éthiopien et est en procédure d'en adopter un deuxième et pour elle le fait que j'ai retrouvé ma famille de sang est magnifique, d'autant plus que cela lui arrivera également avec ses enfants.
Lorsque nous étions là-bas en Inde, je correspondait avec ma famille par mail, nous allions dans des cybercafé et tous les deux-trois jours je leur expliquais ce qui s'était passé, ce que nous avions fait etc... Là-bas, j'ai ouvert un compte au nom d'une des mes tantes mais dont l'argent est à partager avec l'ensemble de la famille évidemment, j'ai trouvé la même succursale en Belgique et tous les mois je leur verse de l'argent, ma biologique, elle, est morte de n'avoir pas pu se soigner faute de moyens financiers, il y a deux jours j'ai appris par mon frère de lait que ma Tante a du être hospitalisée mais que maintenant cela va mieux et j'ai été soulagée que l'argent que je leur envoie, les aide pour des moments comme ceux-la ou pour mieux se nourrir. Chaque fois que nous allions dans la famille nous étions reçu comme des rois ! Rien ne manquait, la bière de mon compagnon était à table parce qu’ils avaient vu qu’il buvait de la bière alors ils allaient dépenser le peu d’argent qu’ils possèdent pour que l’on ai à manger à notre fin, bien sûr nous mangions avec toutes les traditions que les indiens possèdent alors pour qu’ils se sentent plus à l’aise nous mangions avec la main gauche mais nous ne voulions pas aller régulièrement manger dans la famille car nous avons appris qu’ils avaient un droit de résidence qui est octroyée aux familles les plus défavorisées alors le fait que nous allions manger chez eux c’était chaque fois deux rations en moins sur leur ration hebdomadaire. Là-bas, nous les avons tous invité au restaurant, nous avons du beaucoup insister pour les convaincre, mes tantines avaient mis leur plus belle robe (la seule qu’elles possèdent) c'était la première fois qu'il allaient au restaurant, ce n'était pas de la frime de notre part mais nous les avions invité dans un restaurant touristique et pour eux cela pouvait faire croire à un restaurant chic, mais la vie en Inde n'est vraiment pas chère enfin pour nous en Europe !
Moi, pendant des années, depuis mon adolescence, je me suis posée un tas de questions, je voulais savoir, et dans ma tête il était évident que le jour où je serai prête, je ferais les démarches mais comme l'hypnose cela dépend également d'une personne à l'autre et de la sensibilité, je connais des personnes qui ont été adoptées et qui ne ressentent pas le besoin de connaître ou de savoir quoi que ce soit moi en tout cas ce n’était pas le cas je sais plus que bien ce que c'est de ne pas savoir et d'avoir des tas de questions sans réponses.
Alors si parmi vous il y a des personnes qui ont été adoptées et qui ressentent le même besoin que j’ai ressenti, de vouloir connaître ses origines, là d’où l’on vient, tout simplement avoir l’espoir de peut-être connaître son histoire, je vous conseille de le faire. Pour moi c’était important de le faire pourtant rien était garanti, et les retrouvailles encore moins pensable. Et même si vous reveniez sans rien, au moins vous aurez essayé.
Enfin voilà, ce message aurait pu faire 20 pages mais c'est vraiment trop long.
Ilona
Cuba: contacts et avis sur itinéraire de dix-huit jours English translation pending
La Ola à tous !
Voilà, j'ai mon visa touristique en poche ! le consulat cubain est à 10min à pied de mon lieu de travail, un heureux hasard ^^
A présent voici mon itinéraire prévu, un peu vite fait selon un plan de Cuba, sur 18 jours du 22 juillet au 8 août :
Arrivée à varadéro le 22/07 matin. 22-23/07 : Varadero 23-26/07 : La Havane 27/07 : Vinales 28/07 : Pinar del Rio 29-31/07 : Trinidad 01-04/08 : Santiago de Cuba 04-07/08 : Baracoa 07/08 : Varadero 08/08 : Départ
Que pensez-vous de cet itinéraire? Sachant que les itinéraires sont faits pr être modifiés est-il réalisable sans trop courrir d'une ville à l'autre? Etant seule dans l'aventure, j'envisage de prendre les trains et bus. (j'ai enlevé holguin-camarguey du parcours, afin de pouvoir plus profiter d'autres villes et paysages)
Si d'autres personnes prennent à peu près le même chemin que moi, ça serait sympa d'entrer en contact, afin de s'échanger des infos sur les bonnes adresses, trouver ensemble des logements dans les casas particulares, et se partager les frais? ça serait sympa :) Sinon lesquelles me conseillez-vous pr réserver mes 2 premières nuits, à mon arrivée à Varadero, et le lendemain à la Havane?
Sinon je voudrais savoir, qu'en est-il de l'accès à internet là-bas? Y-a-t-il des cybercafés dans toutes les villes, ou au moins dans les grandes? à ce que j'ai lu, le débit n'est pas très bon... Sinon, concernant le portable pour envoyer des SMS à ma famille notamment, est-il possible d'attraper un réseau à ouverture internationale? ou bien me conseillez-vous de me procurer un cellulaire sur place?
Merci d'avance ! elonia
Voilà, j'ai mon visa touristique en poche ! le consulat cubain est à 10min à pied de mon lieu de travail, un heureux hasard ^^
A présent voici mon itinéraire prévu, un peu vite fait selon un plan de Cuba, sur 18 jours du 22 juillet au 8 août :
Arrivée à varadéro le 22/07 matin. 22-23/07 : Varadero 23-26/07 : La Havane 27/07 : Vinales 28/07 : Pinar del Rio 29-31/07 : Trinidad 01-04/08 : Santiago de Cuba 04-07/08 : Baracoa 07/08 : Varadero 08/08 : Départ
Que pensez-vous de cet itinéraire? Sachant que les itinéraires sont faits pr être modifiés est-il réalisable sans trop courrir d'une ville à l'autre? Etant seule dans l'aventure, j'envisage de prendre les trains et bus. (j'ai enlevé holguin-camarguey du parcours, afin de pouvoir plus profiter d'autres villes et paysages)
Si d'autres personnes prennent à peu près le même chemin que moi, ça serait sympa d'entrer en contact, afin de s'échanger des infos sur les bonnes adresses, trouver ensemble des logements dans les casas particulares, et se partager les frais? ça serait sympa :) Sinon lesquelles me conseillez-vous pr réserver mes 2 premières nuits, à mon arrivée à Varadero, et le lendemain à la Havane?
Sinon je voudrais savoir, qu'en est-il de l'accès à internet là-bas? Y-a-t-il des cybercafés dans toutes les villes, ou au moins dans les grandes? à ce que j'ai lu, le débit n'est pas très bon... Sinon, concernant le portable pour envoyer des SMS à ma famille notamment, est-il possible d'attraper un réseau à ouverture internationale? ou bien me conseillez-vous de me procurer un cellulaire sur place?
Merci d'avance ! elonia
Improvisation Nomade (10) Iran et fin English translation pending
Le grand Iwan
Frontière iranienne.
Une dizaine d’Afghans s’agitaient quelques kilomètres avant la frontière. Soudain, deux pick-up sortirent du désert et vinrent se coller au bus qui stoppa sur un signe des kalachnikovs. Sans comprendre, on saisit les traits sur les visages qui trahissent l’émotion. Impatience, angoisse et échange de sourires de compassion pour se souhaiter bonne chance. On devine aussi qu’ils gagnent l’Iran illégalement avec des passeurs de frontière. En échange d’une poignée de billets donnée de la main à la main, ils sautent dans des pick-up qui partent en trombe dans ces fossés et ces carrières de pierres qui jalonnent le désert. Autant d’Afghans qui émigrent chaque jour pour chercher l’argent disparu de leur propre pays. C’est ainsi sur toutes les frontières du monde entre des pays qui ne possèdent pas les mêmes richesses… dans une page de l’histoire. Entre deux montagnes de roches infranchissables, de barbelés et de mines, la ville frontière de Taftan s’étend dans une vallée balayée par les vents de sable. À peine arrivés dans un carrefour entre deux pistes qui semble être le centre de ce village fantôme, nous sommes assaillis par des hommes qui veulent échanger leur argent contre le nôtre et en tirer un petit bénéfice. Un euro vaut 76 roupies pakistanaises, et 1.500.000 rials iraniens. J’ai 3.200 roupies, combien dois-je obtenir de rials ? Tout absorbé par mes calculs, je ne prêtais pas attention au drame qui se jouait à côté de moi. Un des hommes, un peu trop sûr de lui, prit une gifle qui claqua comme un coup de fusil, décochée par l’une des deux petites Japonaises qui nous suivaient depuis Quetta, profitant d’une présence occidentale pour traverser ces contrées tribales et machistes. Tous ces hommes s’emportèrent alors comme une volée de chasseurs sur une perdrix et j’ai bien cru, un moment, qu’ils allaient la pendre. La fatigue de ces nuits sans sommeil conjuguée à l’angoisse de cette ambiance frontalière, à l’extrémité du monde, où la corruption et le trafic dominent, avaient eu raison de ses nerfs. Sa main était partie toute seule mais je crois qu’elle rêvait, depuis longtemps, de rabattre l’orgueil de ces hommes, pour toutes les femmes qui souffrent en silence. Sans se démonter, elle continua de hurler, fièrement, sous les menaces de l’homme, qui finit par laisser tomber, appelant tous les diables que son langage lui permettait sous la surveillance du Très Haut. Les autres hommes riaient dans leur moustache, se moquaient de l’imprudent qui venait de perdre son honneur et traitèrent dorénavant avec respect et admiration la toute petite femme sous son voile mauve qui la gênait tant. A la douane, des militaires, aussi bruts dans leurs gestes et leurs paroles que des SS sous Hitler, suspectèrent nos sacs et plus particulièrement nos livres. Enfin, nous traversions le portait métallique qui nous séparait de la Perse. Des voitures neuves attendaient devant pour rejoindre Zehidan, la première ville de l’Est iranien, par une route asphaltée impeccable qui traçait une droite rectiligne dans la plaine de sable s’étendant à tout l’horizon. C’en était fini des pistes chaotiques et modelées par les paysages tropicaux de l’Asie, des bus sans fenêtre dont les moteurs semblent s’épuiser définitivement à chaque vallon… À Zehidan, les Japonaises prennent un bus pour Mechhed 600 km au nord. Nous leur souhaitons bonne chance et, surtout, leur conseillons de se reposer afin d’être plus détendues lors d’une prochaine mésaventure. Elles paraissaient si fatiguées... À nouveaux seuls, apaisés d’avoir franchi cet obstacle, nous prenons une chambre dans le premier hôtel venu. La porte fermée, nous sortons de nos sacs la liasse de billets cachée depuis Quetta où le change était plus favorable. Elle n’a pas disparu, évaporée dans la soute moite du bus qui traversait la nuit. Une grosse somme d’argent. Nécessaire pour un mois en Iran où les banques ne sont pas connectées au réseau international. Les élastiques sautent, la liasse large d’une main s’envole dans les airs. Nous sommes recouverts de centaines de billets verts et gris. On est riches, mon gars ! Le sommeil, alors, ne tarde pas à venir nous prendre. Nous aviserons demain pour la suite. Demain seulement, nous réaliserons dans quel nouveau monde nous sommes rendus, à quelle atmosphère nous devrons nous mêler, avec quel degré d’hospitalité, la population iranienne nous recevra chez elle pendant notre séjour.
Route de Kermân
L’Iran n’apparaît pas. Huit heures dans le bus sans croiser un chameau, dans un désert de cyclones et un fond de montagnes immenses et stériles jusqu’aux neiges éternelles qui les recouvrent, sans doute à une centaine de kilomètres, sur la frontière afghane. Le bus fonce à toute allure mais il semble, dans l’immensité, qu’on soit immobiles. La journée passe, autant de kilomètres parcourus sans que l’Iran ne veuille se montrer. Elle est un mirage. Un conte des mille et une nuits, imaginé par des âmes égarées trop longtemps sous le soleil atterrant de ce désert… Le paysage devient ennuyeux. Un relais, une voiture arrêtée sur le côté, restent visibles pendant plusieurs minutes, voire une dizaine de minutes, avant de passer dernière nous. Nous roulons pourtant à vive allure. Dire que le Suisse rencontré à Lahore venait de parcourir ce désert du Lout à vélo ! Que certains le font à pied, jusqu’en Chine, comme Bernard Olivier ! Et que d’autres, pour tenter de rentrer dans le livre des records, tournent en moto autour de l’Iran, sans s’arrêter, à part la nuit, pendant plusieurs semaines… Le chauffeur glisse un DVD. Le film commence. Pas de cinéma iranien qui nous aurait intéressés, non, un film français. Taxi avec Samy Naceri. Un film français au fond du désert sud de l’Iran. À plus de 5.000 km de chez nous. Ce n’est pas une coïncidence au moment où la France nous manque singulièrement. Juste en sortant d’Asie, passés le désert du Baloutchistan, notre pays nous appelle… Le film a sans doute été vendu pour faire la promo des voitures, puisqu’en Iran, il n’y a de neuf que Peugeot. Il y en a beaucoup. J’espère pour eux qu’elles n’ont pas été sabotées comme le film que la censure défigure chaque fois qu’il y apparaît une femme dévoilée… Enfin, c’est amusant de voir que l’humour peut être internationalisé car on entend les gens rire. À un check point sur la route, des militaires antipathiques cherchent dans nos yeux un doute, un signe qui les inciterait à nous fouiller. Nous n’avons presque rien à nous reprocher. Pas d’alcool, pas de drogue, pas de photo de femmes impudiques. Mais nous avons quelque chose de plus interdit encore. De plus dangereux dans la lutte d’un peuple sans liberté. Un livre. Un livre d’Omar Khayyâm. Ses plus beaux poèmes revus et corrigés par Hedayat : une hérésie…
Quel homme n’a jamais transgressé Ta loi, dis ? Une vie sans péché, quel goût a-t-elle, dis ? Si tu punis le mal que j’ai fait par le mal, Quelle est la différence entre Toi et moi, dis ?
Heureusement, leurs noms n’apparaissent pas sur la couverture. Et, j’imagine que les militaires, pour la plupart, se contentent de regarder les images à défaut de pouvoir lire notre alphabet. Le bus repart enfin et, à la tombée de la nuit, nous franchissons le dernier col avant d’arrivée à l’oasis. Le désert parsemé de touffes d’herbe déjà jaunies se transforme alors en prairies, en cultures verdoyantes et en jardins sublimes éclaboussés de fontaines. Le mot paradis vient du farsi et veut dire jardin… Il n’y a en effet rien de plus beau et de plus rassurant qu’une oasis aux couleurs éclatantes dans un désert brûlé par le soleil. 18 degrés en sortant du bus et une pluie fine qui, poliment, nous accueille, avec ce goût, qui rappelle celui connu sous nos latitudes. Ce goût oublié depuis que nous errons sous les tropiques… Du fond de mon sac, je ressors un vieux pull chiffonné et échange mes claquettes contre des chaussures fermées, prêt à patauger dans les rues de la ville. Nous devons avoir quelques heures d’avance sur le temps, car nous remontons en principe avec le soleil et le printemps… Nous visitons plusieurs hôtels. Il ne semble pas qu’on essaie de nous arnaquer. Pourtant les prix ont doublé, triplé même, pour un standing identique. Finalement, nous choisissons une chambre double honorable, de plain-pied, qui donne sur une large cour ombragée par d’énormes platanes, près de la vieille ville. Notre hôte, un Arménien, s’empresse de nous servir le thé. Il sait que sa réputation dépendra de nous, quelque peu, qui allons continuer de voyager et semer son adresse au delà des frontières, parmi les voyageurs qui, si il nous donne satisfaction, finiront chez lui. La douche est chaude et les robinets brillants. Ce n’est plus un seau d’eau fraîche qu’on se jette à petit baquet dans une salle de bain inclinée sur un orifice béant. Ce n’est plus, non plus, des toilettes à la turque qui affermissent les cuisses, cependant, il n’y a toujours pas de papiers... Au coin de l’hôtel, l’odeur de mouton gras et parfumé vient nous allécher, puis dans des draps frais, nous nous endormons dans l’oasis de Kerman, pour une deuxième nuit iranienne, dans le murmure des contes de Schéhérazade.
Dans la rue
La première chose qu’on remarque en Iran, ce sont ces immenses peintures qui recouvrent des façades entières de bâtiments. La barbe épaisse, l’air grave et l’œil bienveillant sous de lourdes paupières broussailleuses, le visage de l’ayatollah Khomeyni, guide de la révolution islamique, mesure souvent une dizaine de mètres de haut et semble peser sur les villes. Il est l’âme d’une population qui s’est révoltée pour reprendre son destin en main. Il est l’âme du peuple perse, de toute son histoire, des fiers Darios et Xerxès, des sassanides qui dominèrent de l’Inde à l’Arabie, de l’invasion arabe qui répandit la loi du prophète, du culte des martyres Ali et Hussein des chiites, aux grands poètes, astrologues ou sufis Ferdowsi, Nezami, Djalal al-Din Rumi et Omar Khayyâm, des apogées Samanides et Seldjoukides, des villes légendaires de Samarkand et d’Ispahan, de l’histoire contemporaine du moderniste Rezâ Chah, du nationaliste Mossadegh et de sa première victoire économique sur les pays riches, enfin de l’insurrection qui renversa le dernier Chah, absolutiste aux mains de l’hégémonie occidentale, contre la prise de pouvoir des religieux depuis un quart de siècle qui risque de se voir renversée à son tour par les maîtres d’un monde qui ne se veut qu’américain. La deuxième chose qu’on observe, c’est le style vestimentaire. Ce ne sont plus les couleurs des saris de l’Inde, les grandes barbes et turbans des bergers du Pakistan. Mis à part les religieux dans leur longue tunique blanche et leur barbe noire, et les vieilles dames toutes en noires, voûtées, la population s’habille à l’occidentale. Les messieurs sont rasés en chemises et pantalons de toile grise pour les commerçants. En smoking pour les hommes d’affaires. Les jeunes femmes portent des jeans et des petits talons. Un voile obligatoire cache leurs cheveux mais elles lui donnent un style, une transparence et le tirent en arrière le plus possible laissant une frange sur le front qui met en valeur leur visage et leurs yeux maquillés. Les jeunes hommes en jean baskets laissent apparaître leurs muscles souvent gonflés par le body-building sous des tee-shirts moulants. Ils font hurler le moteur de leur voiture et passent avec de la musique qui carillonne aux oreilles devant les sorties des écoles, comme ça se fait chez nous. Bref l’attitude vestimentaire montre que les jeunes Iraniens ont attrapé le virus des marques et la folie de la mode, des corps qu’on met en valeur, des attraits matériels et modernes qui les font remarquer, et enfin des artifices occidentaux : belles voitures, poupées de luxe et consommation. On dirait notre monde. Celui où je retourne... Si encore je n’étais pas pressé ! Une musique a retenu particulièrement mon attention à Ispahan alors que j’étais invité par des jeunes que j’avais rencontrés. Dans leur voiture qui fonçait dans la ville, ils ont passé une musique et chanté, dans une ambiance électrique qui me rappelait certains concerts de hip hop, façon iranienne. Les instruments sont les milliers de poings, lourds, abattus sur des poitrines gonflées, en un rythme sourd, comme les battements d’un cœur géant, amplifiés d’un chant religieux, hurlé à la mémoire d’Hussein le martyre et une énergie vibrante de foi. Impressionnant comme la jeune génération, très nombreuse comme dans beaucoup de pays encore sous-développés, a gardé avec la foi, les valeurs absolues dictées par la religion, une communion pour partager les diverses espérances sociales, économiques et politiques. Ils n’ont pas du tout le pessimisme européen, la morosité ambiante de la France. Ils sont baignés dans une espèce d’euphorie optimiste, une confiance sans borne dans la destiné de leur pays. Nous sommes plus avancés mais eux vont plus vite… J’exagère sans doute mais laissez-moi continuer. Les Iraniens s’enrichissent grâce à l’abondance de pétrole sur leur terre qui va de paire avec le développement économique et l’accroissement de la population. De plus, la reconnaissance et la solidarité récente des pays de l’Islam leur donnent en parallèle cette énergie et cette assurance si puissantes que rien, j’ai l’impression, ne pourra étouffer…
Le bazar de Kermân
Centre de la ville, il débute sur la place centrale qu’entoure un jardin public puis s’enfonce par la porte immense, l’Iwan, décorée de dessins et de reliefs en céramique de cette fameuse couleur turquoise de Mechhed, très chère à l’Iran. Des kilomètres de galeries transpercées par le soleil qui diffuse une lumière tamisée, douce et délicate. Des ruelles s’échappent sur les côtés, des places aux croisements que le soleil inonde, d’autres quartiers du bazar, d’autres commerces, toujours reliés par ces galeries qui parfois s’enfoncent plus profondément dans la terre, parfois s’ouvrent sur une cour intérieure ou un jardin fleuri de fontaines. Sortis du bazar par une ouverture sur la cour d’une mosquée cachée dans le cœur de la ville faite d’une immense place dallée, entourée d’arcades recouvertes d’arabesques, de céramiques d’un bleu pur, de minarets élégamment cerclés de briques rouges, de remparts discrets cannelés et moulés dans la terre sableuse et la paille qui donne une teinte ocre et qui reflète et met en valeur les véritables couleurs des décorations. Au centre de la place, une fontaine agréable où se baignent les pigeons autour de quelques croyants débarbouillés qui s’apprêtent à la prière. Des pins parasols, immenses, s’élèvent ici et là. Ils abritent du soleil ardent, protègent un espace de verdure, un banc. Nous sommes assis depuis une heure dans le calme et la réflexion qu’éveillent en nous les découvertes de la Perse. Les villes d’Iran sont des petits bijoux de finesse, de couleurs et d’architecture arabe du désert. Les dômes des mosquées en bulbes semblent vouloir s’envoler comme des ballons, les pointes des minarets, à l’inverse, s’élancent finement et se détachent du ciel au-dessus de la ville. Les places sont agencées de façon claire et simple. On sent la justesse qui les compose. Les traits d’un peintre merveilleux. Quelques couleurs bien distinctes. La parcimonie. La beauté naturelle. L’équilibre. L’art perse. La céramique, les vases, les moindres objets sont décorés très finement et très précisément dans une multitude de traits et d’arabesques qui se révèlent quand on s’approche et qui donnent aussi une illusion, un éclat, une étrange et jolie apparence, quand on s’en éloigne. Tout est donc une opposition entre la beauté naturelle, la simplicité d’un ensemble grandiose, représenté par les dimensions des iwans, des mosquées, par l’étendue du désert, et la finesse et la précision des arabesques, des céramiques, des objets d’art, des pierreries minutieuses et foisonnantes de richesses délicates et minuscules. L’élégance de l’ensemble se reflète aussi sur les commerces. Un marchand d’étoffes disposera ses effets avec dévotion autour de lui, dans une profusion qui n’altérera pas la beauté des lieux mais qui au contraire, se fondra dans le paysage et lui octroiera plus de valeur. Dans le quartier des bijouteries, espace réservé aux plus beaux et plus riches commerces du bazar, tout ne sera que brillance, reflets et diamants étincelants qui vous laisseront les mêmes sensations que celles d’un rêve dans la caverne d’Ali Baba… Enfin, dans le bazar des épices, ce sont des allées silencieuses de pains de sucre, de sacs de riz, d’amoncellements d’amandes et de pistaches, de noisettes et de graines de melons, des bassines pleines d’abricots secs ou de gingembre, des assiettes de cuivre avec de la cannelle, du curry, du poivre, du safran et des graines de pavot, ainsi que des quantités de petites coupes d’anis, de vanille, de cumin, de clous de girofle et d’innombrables herbes et racines imprégnant l’air d’arômes exaltants. Dominant ces amoncellements, les maîtres de ces couleurs sont assis, les jambes croisées comme des bouddhas… Le cœur et l’âme des habitants sont sans doute construits de la même manière, dans cette opposition. Une attitude claire et sincère dans les relations, un esprit simple et serein dans la conscience populaire, dans l’hospitalité, les valeurs acquises, contre un foisonnement et une diversité dans d’autres domaines, certainement spirituels, que quelques semaines ne suffisent malheureusement pas à déceler…
Voyage organisé Flicasseries.
Ai-je le droit de dire que l’imbécillité policière et militaire est internationale ? J’ai franchement l’impression que l’uniforme emprisonne la raison. Trois heures du matin. Accident sur la route. Des militaires font la circulation et nous envoient, nous et des dizaines de bus et de camions, sur une piste qui longe la route. Bientôt celle-ci se révèle impraticable. Les ornières sont profondes. Le dessous des bahuts touche, le sable est mou ; ils s’enlisent. Nous progressons dans les phares qui s’entrecroisent, évitons ceux qui tentent un demi-tour, à tâtons, pour éviter les trop gros trous. Nous dépassons quantité de moins chanceux qui sont tombés dans un fossé, qui se sont retournés en essayant de remonter sur la route et qui se sont coincés dans le sable entre deux dunes. Une heure de perdue. Les hommes descendent des bus et s’agitent dans tous les sens, mêlant leur ombre aux lumières aveuglantes. Des groupes se forment pour pousser. Partout, les gens et les moteurs grondent. Ça bouge aussi dans notre bus. Nous devons descendre à notre tour. Seulement les hommes. Femmes et enfants restent à l’intérieur. Il fait très froid. Le centre de l’Iran est un plateau désertique : le Kuh-e Rud, dont les pics peuvent dépasser 4.000 mètres d’altitude. Notre chauffeur va tenter de franchir le fossé, de passer l’accotement et de remonter sur la route au-dessus de nous, sur la gauche. Avec un bus, je pense que c’est impossible. Mais, il se prépare, tourne ses roues, prend son élan, patine, monte un peu, puis s’incline de façon à prendre la pente de travers... Il monte encore… Est près de se renverser… Moi, j’hallucine. Je ne voudrais pas être à la place des femmes et des enfants à l’intérieur. Aussi loin que porte la vue, les phares des bus et des camions sillonnent ce désert où nous ont conduit les militaires. Ça ronfle, ça patine, ça hurle. Notre chauffeur tente l’impossible. Une accélération, un coup de volant, le bus s’élève sur une roue, fléchit et, dans un coup de maître, donne l’impulsion juste qui lui fait franchir l’accotement dans un froissement de tôle terminé par un choc sous la carcasse. Le bus est sur la route. Il ne s’est pas renversé. Miracle. Les hommes sourient, applaudissent. On peut repartir. Nous sommes les seuls. Jusqu’à quelle heure l’ensemble des véhicules restera coincé ? Combien d’entre eux vont se retourner et s’enliser dans ces rudes montagnes, rendues glaciales par la nuit ? Comment se fait-il que des personnes aient pris cette décision imbécile et irresponsable ? Trois fois cette nuit-là, les policiers nous font signe de nous arrêter. Policiers et militaires sont omniprésents en Iran et ne sont pas diplomates. Ils montent dans le bus, réveillent femmes et enfants en éclairant leur visage, choisissent quelques personnes, les font descendre et les fouillent scrupuleusement ainsi que leurs bagages. Jamais vu des gens aussi méprisants et sauvages, nous dévisageant méchamment avec l’air de dire, mon boulot est intéressant, j’empêche les citoyens de se compromettre… Dans un train, en Inde, une bande de militaires a picolé toute la soirée. Dans la nuit, l’un d’eux, chancelant, vient pisser dans notre compartiment sur le jeune Allemand qui dort au-dessous de nous, sur la paillasse la plus basse, et sur ses affaires. Réveillé, Daoud repousse le militaire égaré, malgré ses protestations ridicules, son air fier et son uniforme. Renvoyé dans le couloir, c’est à peine s’il ne réveille pas ses confrères pour nous mettre dehors en criant comme un forcené. Dire que c’est eux qui sont censés faire respecter les lois. Moi, ils me font peur. On n’est pas en sécurité partout où ils sont présents. Les gens baissent le regard. Pourtant, ils n’ont rien à se reprocher. Ils ont peur. Plus de police pour plus de sécurité : un euphémisme. Taxi
Après cette nuit sans sommeil, nous arrivons à la station de bus au petit matin et devons atteindre le centre ville pour y trouver une chambre. Rituel maint fois reproduit. Négocier un taxi, négocier le prix d’une chambre… Une perte de temps bien nécessaire pour ceux, comme nous, qui voyagent avec peu d’argent. Dans la rue, les taxis attendent. L’un d’eux, jeune excité, empêche toute concurrence en abaissant son prix de façon exagérée. On aurait dû se méfier… On lui demande de nous emmener dans un certain hôtel. Un que nous savons modeste et que des voyageurs croisés ces derniers jours nous ont conseillé. Lui, évidemment, dit qu’il ne connaît pas ce nom, que ça doit être fermé, et réussit à nous déposer devant un autre hôtel… Je descends donc, pour demander le prix, bien plus cher, et surtout, me renseigner pour l’hôtel que nous cherchons. Ce qui est grave, c’est que le monsieur de l’accueil me confirme que l’autre est fermé ! Incroyable, il a fermé dans la nuit. Pendant ce temps, Daoud est dans la voiture. Le jeune chauffeur a sorti un seau et semble laver ses vitres. J’explique à Daoud, en remontant, comme ces gens mentent sans scrupule. On est fatigués et on aimerait aujourd’hui que ce soit plus facile. On est las de toujours se battre, de devoir faire attention à ne pas se faire arnaquer, de toujours devoir négocier… Mais, pourquoi le coffre est-il ouvert ? Et le gars derrière, que fait-il ? Je suis certain que ce mec est en train de nous voler. En une seconde, on se précipite hors de la voiture pendant que lui ferme le coffre promptement et fait signe qu’on peut y aller. C’est ça, mon gars. Prends-nous pour des jambons. On ouvre le coffre et nous apercevons que les affaires ont été bousculées et qu’il a cherché à nous voler… Après vérification, rien ne semble manquer. Il n’a pas eu assez de temps. Il fait l’innocent et ne comprend pas l’anglais. Quand ça les arrange… La voiture repart. Nos décisions se ressentent de notre nuit sans sommeil. Et surtout, on est trop las pour se fâcher vraiment alors on lui dit simplement de nous déposer en ville et de partir. Quand même, il essaie de nous demander plus d’argent que prévu, il proteste, il claque la porte. Je te jure. Le petit con… Quelques semaines plus tard, Daoud s’aperçoit qu’il a égaré 40 dollars qu’il avait mis de côté. Les 40 dollars qui étaient dans la sacoche de son sac dans le coffre de la voiture à ce moment-là. Daoud se fâche. Il pense comme moi. Ne cherchons plus, c’est le taxi de Chiraz. C’est écœurant de se faire voler. Il n’y aurait pas eu autant de kilomètres à faire pour calmer notre colère que nous l’aurions retrouvé…
Chiraz
La ville est très jolie. Le fort, le bazar magnifique, les mosquées… Derrière une rivière de sable, un mausolée est à l’intérieur muré d’une multitude d’éclats de glace merveilleusement disposés. Dans la calme bibliothèque qui l’accole, nous choisissons un des nombreux textes de foi et admirons l’écriture calligraphiée à défaut de pouvoir la comprendre… Une demoiselle vient nous saluer. Elle s’enquiert discrètement de nos recherches et de nos identités avant de se présenter elle-même puis enfin, nous signale gentiment et avec un grand sourire que nous sommes installés dans la partie réservée aux femmes… Dans le bazar de Chiraz, en son milieu, une petite cour intérieure s’ouvre aux quatre coins, sur le labyrinthe des galeries. Je le signale quoique n’ayant aucun mot pour décrire cette simple place. Encore une fois, il faut la voir pour imaginer sa pure beauté, son atmosphère tranquille, tout ce que l’Orient nous montre d’élégance et de plaisir de vivre… Au retour de nos balades à travers la ville, nous ralentissons le pas, nous pesons nos mots, nos bras se croisent dans notre dos, nous sommes teintés de cette nonchalance tranquille, de ce souffle spirituel de sérénité, de cette légèreté émotionnelle qui émanent de ces murs, de ces places et de ce peuple… Pourtant, nous approchons d’un an de voyage et notre désir de rentrer ne peut plus être étouffé. Chaque nuit, mes rêves me font revivre les douces journées avec ma famille. Je ne peux penser sans angoisse à la distance et aux temps qui me séparent de mes frères et de mes parents. Le beau temps n’y fait rien. La richesse des lieux, le mouvement, les mystères résolus et les découvertes non plus. Je suis las de voyager. Je suis las de ne pas être dans un chez moi, de promener ma maison sur mon dos, d’avoir à faire chaque jour avec les soucis d’alimentation, de logement et de transport. J’ai l’impression d’avoir déjà tout vu et une minute de trop dans un lieu m’exaspère. J’étouffe. Des efforts me sont nécessaires pour m’intéresser aux gens et aux choses que je regarde avec dédain. Il faut pourtant être patient. Quelque 5.000 km nous en séparent encore. Et de n’être pas suffisamment ouverts et motivés peut d’autant plus nous créer des problèmes comme avant-hier… À la fraîche, nous nous asseyons en terrasse dans la fumée des narguilés avec un thé brûlant et très sucré. Ne sommes-nous pas bien ? Perdus dans ce monde, dans ce désert où personne ne nous connaît. Patience ! et la récompense n’en sera que plus grande. Patience, et le voyage sera terminé pour toujours ! Chaque jour, un de nous deux devient plus renfermé, moins souriant. Chaque jour, un de nous deux prend l’initiative de motiver l’autre. Chacun notre tour, nous nous laissons aller à la mélancolie. Seul, ces moments auraient été difficiles. Penser à celle qui nous attend… Ou qui ne nous attend plus… Personne ne devrait nous attendre. Sans nous l’avouer, nous abrégeons nos souffrances en repartant plus vite. Plus vite vers le nord. Plus vite encore. Plus vite les transports... Entre temps, au contraire, notre nonchalance domine. On s’exerce à cette souffrance qu’est la nostalgie. On reste sages et tranquilles dans notre rôle jusqu’au soir où l’angoisse serre le ventre quand les pensées s’emmêlent et sillonnent toutes dans la même direction, pour une nuit animée de rêves annonciateurs de retour.
Persépolis.
Une terrasse le long d’une falaise dans les sèches vallées du Zagros. Des monuments du Vème siècle avant J-C élevés par Darios à l’époque achéménide où les arts du monde grec rencontraient ici ceux de l’Orient. Je ne sais pourquoi les ruines de Persépolis sont si connues. Il me semble que ces temples n’ont pas eu le temps d’accueillir les héros sculptés avant qu’Alexandre ne vienne brûler l’ensemble sur sa route. Enfin, ce qu’il en reste est un chantier de pierres énormes, quelques colonnes encore debout, une ou deux gravures que l’érosion n’a pas terminé d’effacer et des statues de dieux animaux dont les trompes et les cornes n’ont pas eu le temps d’être assemblées à l’ébauche du corps. Non vraiment, je n’ai ni la connaissance, ni le réel intérêt pour l’architecture qui me permettrait d’éprouver de l’adoration devant ces pierres. Pour moi, elles ne contiennent pas, si vous écoutez tout bas, l’histoire des temps qui les ont élevées. Elles ne me parlent pas. Je ne comprends pas leur langage… Assis sur la partie supérieure qui domine l’ensemble, nous passons un moment à regarder les touristes. Eléments d’analyse sociologique de notre temps qui m’intéressent. Mais là, ce qui nous absorbe, c’est seulement l’attitude de gens que nous connaissons bien puisqu’ils viennent de chez nous. Les mimiques de nos retraités. Les petits couples de septuagénaires qui se donnent toujours la main, ceux qui sont seuls et cherchent une compagnie, les comiques qui ne s’expriment qu’avec des boutades, les grincheux qui râlent tout le temps, tous ces visages européens. Nous les étudions comme sujets d’examen et cela semble les ennuyer d’être à leur tour éléments d’observations… Moi, je me dissimulerais bien, discrètement, dans leur bus, calé au fond de la soute où je m’endormirais volontiers. Et après de longs rêves, je m’éveillerais juste devant chez moi. Au lieu de ça, le sac sur le dos sous le soleil du sud de l’Iran, et trop radins pour acheter, trop cher une bouteille d’eau, nous sortons de Persépolis et devons négocier un transport pour aller plus loin, vers un autre carrefour, une autre ville, sans jamais savoir ce que nous trouverons demain.
Mélancolie Pasdaranes
Route d’Ispahan.
Cette fois-ci encore, des heures de bus pour parcourir les longues distances qui séparent les villes, avec quelques pauses pour grignoter dans les restaurants un peu sales du bord des routes. Pas la même saleté qu’en Inde où la densité de la population fait que les aliments n’ont pas le temps de pourrir. Le sandwich à l’agneau pas cuit mêlé de quelques oignons aura du mal à être digéré. Encore faut-il avoir faim ! Pas bon à manger mais alors à vomir… Ces nuits de bus sans sommeil ne seront jamais récupérées. Les arrêts, les check-points, le bruit du moteur pour passer les montagnes, les virages, les gens, les enfants, la vidéo… Quelle est la part du temps passé, en voyage, dans les transports ? Certainement pas dérisoire. Des journées de bus nous attendent encore pour rejoindre Téhéran, Tabriz, puis l’Est de la Turquie avant de la traverser. Toujours en bus, des journées et des journées. Encore faut-il avoir à rêver ! Encore faut-il pouvoir lire dans un bus ! Avoir le sommeil facile et le repos instantané. Cependant, dans ce bus, sur la route d’Ispahan, le temps ne va bientôt plus compter. Nous rencontrons un personnage que nous ne nous lasserons pas d’écouter. Ingénieur en électronique, il travaille dans l’industrie et parle très bien anglais, ce qui est aussi fréquent en Iran qu’en France... Qui plus est, il a un point de vue sur la politique, le social, l’histoire et la religion qu’il va nous développer tout au long de la nuit. Nous bavardons dans un premier temps de nos impressions sur l’Iran puis, finalement, nous lui avouons notre désapprobation concernant la présence trop nombreuse de militaires, la propagande sur les martyrs de guerre dont les visages sont partout en posters sur les murs des maisons et sur les pare-brise des voitures… Alors, il nous raconte sa version concernant ces martyrs… « Vous, les Français, vous pouvez vous vanter d’avoir eu une politique étrangère qui a toujours soutenu Saddam Hussein depuis la guerre en Iran jusqu’à sa chute en 2003. L’Irak est depuis longtemps votre client en armement, tous les armements, du chimique au nucléaire. Quand Saddam a attaqué l’Iran, ces armes ont détruit sans pitié des villes iraniennes entières dont la population civile est maintenant entassée dans les cimetières. Allez visiter celui d’Ispahan vendredi, toute la ville y sera. Et comprenez pourquoi l’Iran pleurera toujours ses martyrs tant que le monde ne reconnaîtra pas cette ignominie. Si vous remettez les choses dans leur contexte historique, que vous ne connaissez peut être pas, vous allez mieux comprendre ce qui influence directement la situation actuelle. À l’époque de cette guerre, dans le début des années 80, vos pays occidentaux ont favorisé un dictateur mégalomane et sans scrupule – Saddam – parce qu’ils craignaient les nouveaux chefs issus de la vague de la révolution khomeyniste qui ne voulaient plus se plier aux exigences américaines. Avez-vous entendu parler de la révolution verte ? La révolution islamique si vous préférez. Ecoutez-moi encore un peu si vous désirez savoir. Quand la monarchie absolue du dernier Chah a été renversée lors de la révolution, le peuple a, dans le même temps, fait s’écrouler la cinquième puissance militaire mondiale, créée de toutes pièces par les Américains. L’Iran devait servir de chien de garde contre l’Union soviétique de l’époque de la guerre froide et contre les pays du Proche et du Moyen Orient qui possèdent le pétrole. Évidemment, cette insurrection n’arrangea pas les intérêts américains et la déception fut grande alors, dans les obscurs couloirs de la CIA. La suite est facile à deviner. On ne contredit pas l’Amérique. Alors, la CIA organisa des coups d’état pour renverser le nouvel homme fort du pays, Khomeyni, qui n’aboutirent pas mais qui se terminèrent par une prise d’otage des citoyens américains de l’ambassade par les moudjahidins. Cette situation dura longtemps et s’envenima encore. Les pro-américains et les démocrates iraniens furent progressivement « mis de côté » pendant que, parallèlement, la communauté internationale désapprouvait définitivement cette révolution dont le sort ne dépendait plus que d’elle-même. Et puis, le con de Saddam en a profité pour nous attaquer. C’était le bon moment pour ses rêves de grandeur. Et la communauté internationale ferma les yeux sur ses crimes qui firent le nombre de morts par gaz chimique le plus important de tous les temps à travers le monde. Malheureusement pour lui, l’attaque d’un ennemi extérieur a renforcé le sentiment patriotique de la population et il lui fut impossible de nous envahir. Au contraire, nous menacions bientôt l’Irak à notre tour et comptions renverser Saddam pour libérer nos frères chiites prisonniers du dictateur. Une fois encore, c’est l’aide occidentale à l’Irak qui ne nous permit pas de mener à bien notre projet sinon nous aurions éliminé définitivement un dictateur et la population irakienne ne connaîtrait pas aujourd’hui une telle injustice... Non, la guerre se stabilisa sur ses positions pendant 7 années. Sept années qui firent s’effondrer notre économie déjà fragile, qui diminuèrent et appauvrirent notre population. Tout cela sans accéder à la moindre aide extérieure. Bien au contraire, puisque les Américains mirent en place un embargo qui s’est durci à mesure des années et qui nous empêcha d’accéder à la moindre aide extérieure. On ne contredit pas l’Amérique même si c’est tout un peuple à l’autre extrémité du monde qui le désire. Vous comprenez maintenant pourquoi, lors de manifestations dans notre pays, la haine contre l’Occident est sensible. Nous sommes aujourd’hui complètement autonomes, revitalisés par l’argent du pétrole mais aussi par l’énergie bénéfique de l’islam qui se transmet à travers le monde, et plus rien ne nous empêche de dénoncer l’hégémonie dévastatrice occidentale et peut-être même un jour d’aller plus loin... » La nuit passe dans le bus mais nous ne dormons pas. Ces accusations parfois abusives semblent tellement proches de la réalité. Nous ne trouvons pas les arguments pour relativiser l’injustice qui fait trembler ses lèvres. Nous ne pouvons qu’écouter respectueusement sa version dramatique des faits, tout en sachant seulement que, Occidentaux, Iraniens ou Chinois : nous ne sommes que des hommes et nos bassesses, dans tous les niveaux hiérarchiques, ne sont plus à démontrer... Après une pause bienvenue pour déjeuner, le monsieur reprend de lui-même son bavardage. Nous ne sommes qu’au milieu de la nuit et il lui reste du temps pour nous convaincre tout à fait. Il nous sent réceptifs, intéressés, bien que parfois sceptiques, ce qui l’encourage à développer totalement ses opinions et tenter de nous les faire partager... « Rejeter la religion catholique fut la meilleure chose que vous ayez faite, vous les Français, car après avoir apporté une richesse extraordinaire, elle finissait par abolir complètement l’esprit critique des individus, les avilir dans un système de servitude sous la dépendance d’un clergé avide, éloigné de Dieu lui-même. Nous avons fait le contraire. La religion nous manquait. Et je vais vous expliquer pourquoi. Cela aussi est facile à comprendre car tout s’explique grâce à l’Histoire. Depuis deux siècles, la société européenne, et les sociétés qui en sont nées, semblent ne connaître qu’une seule foi positive : le culte du progrès matériel, avec la croyance qu’il n’y a d’autre but dans la vie que de la rendre toujours plus facile et indépendante de la nature. Votre Dieu n’est plus spirituel. Il s’appelle le progrès. Et vos prêtres sont devenus des hommes politiques ou des acteurs de cinéma et vos églises des télévisions. Le désir insatiable de pouvoir et de plaisir a conduit aux guerres mondiales avec l’horreur que vous connaissez car il n’y a plus, dans votre société, de morale ou d’accord sur le bien et le mal. Plus de limite. Et tout est encore conduit aujourd’hui par la règle de l’opportunisme, du capitalisme. Vos problèmes ne sont pas résolus. L’insatisfaction occidentale est évidente, sa décadence culmine dans une illusion confortable, dépendante de la richesse, la richesse assise sur les autres peuples qui n’apporte pourtant pas le vrai bonheur. La vie occidentale est confuse et malheureuse parce qu’il n’y a plus de véritable communion entre les hommes, parce que vos gratte-ciel, vos machines et vos télévisions ne peuvent rien faire pour restaurer l’intégrité brisée de vos âmes. Dieu vous a quittés et le progrès technique sans lui ne développe que l’individualisme amer et avide. Jamais plus de Bach et de Beethoven ne s’élèveront parmi vous mais certainement de nouveaux Hitler et Bush qui se valent dans mon cœur. Votre société a une culture égocentrique et vous exigez qu’elle devienne la seule réalité possible. Vous exigez de laïciser les pays musulmans car vous croyez en ce sens de l’évolution. Mais vous vous trompez encore. Et on ne vous laissera pas faire. Il n’y a ni église, ni clergé, ni hiérarchie dans l’islam qui puisse nous oppresser. Et puis l’islam n’est pas seulement une religion mais, est, à la fois, pouvoir politique, communauté et manière de vivre. Les musulmans ont une unité profonde quels que soient leurs origines et ils sont unis à travers le monde dans leur manière de penser et de distinguer le juste du faux. Les Occidentaux pensent que l’islam demeure une survivance des siècles passés, un signe d’arriération sociale et politique qui va disparaître, mais pour nous, dans le système violent et dévastateur de la mondialisation provoquée et dirigée par l’Occident, c’est au contraire une unité de rapprochement conservatrice, un mouvement d’avant-garde et un levier porteur de libération ! » Cette fois, le monsieur a fini. Oui, parce qu’on arrive. Il aura convaincu très certainement quelqu’un : lui-même. C’est déjà pas mal. Quand tu cherches une réponse à tes questions, le principal ce n’est pas d’avoir La réponse mais c’est d’en avoir Une. Le bonheur est dans la certitude. Pour notre part, on va commencer par digérer tout ça et essayer de savoir s’il y a des petites choses où il pourrait bien avoir raison quand même… Et puis, comme on ne l’a pas vraiment contrarié, le monsieur nous aide, en arrivant dans sa ville, puisque c’est la nuit, à trouver le bon bus pour le centre. Ensuite, il nous invite à aller visiter le cimetière dont il nous parlait. Mais bien que cela paraisse intéressant, nous en avons assez entendu pour le moment. Daoud est d’accord avec moi ; cherchons plutôt des personnes qui pourraient avoir un avis qui nous ferait moins peur. Nous avons comme dans l’idée que ce monsieur va un peu trop loin et que tous les Iraniens ne seront pas d’accord avec lui, bien que, malheureusement, il doive en représenter une bonne partie… Ispahan. Une semaine plus tard.
Ce matin en me levant, je me suis demandé ce que j’allais faire. Cinq minutes… Puis, suis descendu déjeuner chez Hassan, dans un café iranien où est servi le thé et où les gens fument le narghilé. Le thé n’était pas encore trop fort et le cake juste chaud. Hassan ne me fait plus payer depuis que nous travaillons tous les deux, lui à l’anglais et moi au farsi et à l’alphabet arabe, l’écriture qui marche à reculons. Je l’ai vu un jour faire de la calligraphie et je m’y suis intéressé. Depuis, nous sommes devenus amis et je passe des journées entières à travailler la langue arabe avec ce jeune professeur improvisé. J’aime bien Hassan. Il est droit. Il est sincère. Il est vrai. Quand il est arrivé de son village dans cette ville et dans ce commerce, il a commencé par nettoyer les gamelles. Maintenant avec la même allure : survêtement et chaussures en cuir, il est devenu responsable. Tout le monde le respecte ici bien qu’il soit modeste. Il devrait me donner, en plus, des leçons d’humilité… Hassan ne parle pas beaucoup. Il ne rit pas beaucoup non plus mais garde un petit rictus au coin de ses lèvres. Il m’apprend beaucoup de choses sur l’Iran, aussi sur les Kurdes dont il fait partie. Puis, il met une cassette dans le lecteur, musique traditionnelle, contemporaine, classique, ûd iranienne ou kurde, toujours choisie avec subtilité… Ce ne sont pas des sentiments passionnels, des émotions fugaces qu’expriment les musiques que me fait écouter Hassan, mais réellement des airs sans âge, sans violence, des airs de la vie dans sa simplicité, dans ses valeurs immuables et fondamentales comme le rythme du vent dans le désert, la sensation des grands espaces et la contemplation d’un éternel présent… J’aime ces musiques et ça lui donne beaucoup de plaisir de me voir les apprécier. Des personnes entrent dans cet espace sonore, des sportifs, des hommes d’affaires, des religieux : Personne ne prête attention aux mélodies sacrées. Si, peut-être, les visages ensanglantés des martyrs, figés dans la contemplation, sur les tapis muraux, autour d’aigles royaux, de chevaux volants et de princesses célestes… Shaddy a ouvert son café Internet un peu plus loin dans la rue. Elle est avec sa sœur Soufia. Toutes deux me sourient de façon entendue. Je monte leur dire bonjour. Une poignée de main. La bise se fera seulement le jour des adieux, en cachette. Nous avons passé la soirée ensemble hier, dans les rues de la ville, avec Minah et Nahib, leurs cousines. Soufia, qui préfère qu’on l’appelle Zizi même après lui avoir donné la signification française, est étudiante. Elle a donc plus de temps à nous consacrer et parle mieux anglais que sa sœur et ses cousines qui ne le parlent pas du tout. Ensemble, nous avons visité la très belle église arménienne d’Ispahan puis le musée qui se trouve à côté. L’histoire arménienne est passionnante. Cette petite famille orthodoxe du Caucase, au pied du mont Ararat où s’est perché Noé, est entourée de musulmans géorgiens, turcs, tchétchènes, azerbaïdjanais et iraniens… Le musée insiste sur le génocide perpétré par les Turcs à la fin de l’ère ottomane. De tristes images qui rappellent celles de l’holocauste et que les Turcs ne veulent pas reconnaître bien que ce soit le sujet d’une opposition importante à leur entrée dans l’Europe… En sortant de ce musée, nous allons dans un jardin public. Nous sommes allongés dans l’herbe quand la police arrive en civil. Trop près d’une demoiselle ! Les policiers nous demandent nos contrats de mariage. Soufia leur dit qu’on est ses cousins venus de France. Perplexes, ils nous demandent nos papiers et, ne constatant rien de répréhensible, exigent seulement que Zizi replace son voile trop largement tiré en arrière... Pas facile de trouver des couples non mariés en Iran, pas facile d’empêcher Cupidon de tirer ses flèches pourtant et d’étouffer la liberté de cette jeunesse qui se veut moderne au plus grand désarroi des Pasdarans, les gardiens de la révolution…
Avec Daoud, nous partons en taxi de l’autre côté de la ville, à l’extrémité du bazar que nous voulons remonter tranquillement jusqu’au centre. On nous dépose en banlieue d’Ispahan. Quoique le mot banlieue soit tellement péjoratif en France qu’il en devient trop fort pour décrire cette partie de la ville iranienne. La banlieue d’Ispahan ne rassemble pas les minorités, ni les citoyens du pays qui ont peu d’argent pour vivre. Elle n’est pas faite d’immeubles fermés sur eux-mêmes mais des mêmes maisons un peu plus petites qu’en ville. Les différences sociales dans la population iranienne n’ont pas les proportions que nous avons atteintes… Donc à l’extrémité d’Ispahan, nous commençons par nous promener dans le marché aux légumes entre l’entrée du bazar et la mosquée du Vendredi. C’est le seul à l’air libre, le long des rues sableuses. Nous y retrouvons les regards perçants et les gestes centenaires des commerçants, leur voix attrayante et, leur béret français. Une mode datée de la vieille époque de Reza Chah et de son voisin Atatürk qui se préoccupaient principalement de moderniser leur pays en l’occidentalisant. Il faut croire que le béret français tient une place importante dans le développement d’un peuple… Dans le bazar, les heures creuses sont en début d’après-midi. Les commerçants mangent tranquillement, boivent le thé et s’allongent sur leurs étoffes pour piquer un roupillon. Nous marchons pour la première fois dans le silence et le calme à travers un bazar. Celui-ci fait plus de deux kilomètres rien qu’en allant tout droit. Une ville à lui tout seul. Il s’ouvre comme toujours sur des jardins, des mosquées, des cours intérieures et des petites places avec des fontaines où l’on ne peut s’empêcher d’entrer pour se poser quelques instants. Une pelouse, des arbres, le silence et, tout autour, la beauté persane. En revenant dans le bazar, l’agitation a repris. J’ai, par réflexe, une hésitation en me mêlant à la foule. Une hésitation en souvenir des samedis noirs, en France, dans les grandes surfaces. Je hais les grandes surfaces : l’abondance de camelotes manufacturées, le choix entre tous ces produits qui n’ont de différence que la marque, les rayons surchargés, la classification, la publicité alléchante, mensongère parfois et surtout la lumière éclatante qui rayonne. Aussi, je hais l’attente devant les caisses dans un cérémonial silencieux qui prépare la sortie du portefeuille pas assez lourd pour qu’on puisse acheter tous les produits qu’on nous fait miroiter. Un habitant du Tiers-monde serait époustouflé en entrant dans ces magasins immenses, ces villes de rayons symétriques. Pénurie : non ! Surproduction : ah là d’accord ! Mon anxiété s’évacue rapidement. Nous sommes dans le charme d’un bazar oriental. Sombres petites échoppes pleines d’artisanat. En face, disposées dans un patio, les soies les plus luxueuses d’Asie. À côté, l’atelier d’un fabricant de cordes. Puis, une niche de textiles multicolores de Kâchmar. Dans les ruelles transversales, des maroquiniers imprègnent l’air de l’odeur aigre de cuir. Dans des renfoncements, on entend le bruit des machines à coudre cachées derrière des broderies. Plus loin, des chaudronniers martèlent du cuivre, du bronze, du laiton, symphonie curieuse, mélodie de la créativité artisanale. Les Iraniens ont une capacité de concentration qui leur permet de nouer, à la main, et au moyen d’innombrables fils de laine colorée, fil après fil, millimètre après millimètre, des tapis d’une perfection ahurissante. Ce n’est pas par hasard qu’ils sont les plus beaux du monde. Pourrait-on trouver ailleurs ce recueillement profond, cette absorption tranquille dans l’occupation ? Verrait-on ailleurs pareils yeux, sombres profondeurs pour lesquelles le temps qui passe signifie si peu. Des rues, encore des rues entières d’artisanat, de bruits et parfois de silence là où des peintres copient des images de vieux livres sur des pages blanches, trait après trait, ombre après ombre. Le temps passe et les peintres, les calligraphes restent penchés sur leur travail, étrangers au présent. Le temps passe. Dans les rues voisines, la pacotille occidentale pénètre dans les boutiques et progresse obstinément. Le temps passe pour nous aussi, sous ces dômes protégés du soleil et dans ces ruelles qui s’entrecroisent, fraîches, agréables et remplies de merveilles. Aveuglés par le soleil, nous débouchons sur une place en clignant des yeux. Un mirage de beauté et d’espace. Longue de cinq cents mètres, agrémentée de toutes parts de jardins, de fontaines, la place Meidun-é Eman Khomeyni est entourée d’arcades et ouverte par de grands iwans disposés sur les axes croisés de la cour, se reflétant sur la pièce d’eau centrale. Ces Iwans sont surmontés d’alvéoles comme des nids d’abeilles en arc brisé, avec des stalactites de céramique, des façades de faïence turquoise et verte où des inscriptions en kufique blanche - l’écriture arabe la plus ancienne - se découpent dans la brique au-dessus de mille arabesques. Au-dessus encore, flottent, dans l’espace, les immenses dômes de la mosquée royale. La ville d’Ispahan dans toute sa grandeur, telle qu’elle est depuis des siècles, relatée par tant de marchands et d’explorateurs comme la ville la plus belle du monde.
Dans la soirée, Zizi, Minah, Shadi et Nahib marchent avec nous dans la ville, à la fraîche, comme tout Ispahan. Elles sont bien habillées, se donnent la main, leur voile couvre juste le derrière de la tête et elles matent les mecs en balançant leur petit sac à main. Plus habitués à ces comportements, nous sommes tout émoustillés de nous faire reluquer et d’être en compagnie d’élégantes jeunes femmes. Les trottoirs sont bondés, les magasins brillent, tout le monde est classe. Demain, je vais m’acheter une paire de basket ! Depuis le temps que je traîne ces chaussures de montagne. Bien qu’elles aient traversé avec moi les Alpes, il faudra que nous nous séparions un jour. Et puis ces fringues distendues, ces deux tee-shirts portés depuis un an et cette barbe trop longue. Nous sommes des clochards parmi la foule et cependant, joliment accompagnés… Voici le pont Khadju, une des dernières merveilles de la ville et de la floraison artistique persane. Un pont piétonnier que les gens traversent pour recueillir, dans le vent léger, les fines gouttelettes qu’un jet d’eau envoie du milieu du fleuve, comme une pluie de diamants, réverbérée par les projecteurs. Partout, c’est propre, c’est fin, c’est beau, c’est géant, c’est Ispahan !
Téhéran.
À l’inverse d’Ispahan la merveilleuse, Téhéran est la plus triste ville qu’on ait vue. Les rues sont bouchées de voitures. Les façades noires. Les hauts immeubles dissemblables. Les longues avenues rectilignes n’ont rien de plaisant pour les yeux. Aucune zone piétonne, aucun arbre. Pas même de vieux quartiers ou de centre ville. C’est triste, triste, triste. Pour couronner le tout, notre hôtel est sale et bruyant. Toute la journée, je marche dans ces rues à la recherche des quelques beaux quartiers, des universités, des petits parcs séparés par des avenues commerciales, toujours dans le bruit des klaxons et dans la pollution. C’est décourageant. Il n’y a vraiment rien de beau, ni même d’historique et surtout ce n’est pas une ville faite pour les piétons. Elle est trop étendue. J’arrive près du Lalé parc. Enfin, un peu de verdure. D’ailleurs, toute la population est là ! J’espère qu’ils n’ont pas fait autant de kilomètres que moi pour venir ici. Et surtout, maintenant je dois retourner… Il faudra attendre encore une longue journée que des amis iraniens, Saman et Susan, les amis des amis qui nous ont aidés à avoir le visa lorsqu’on était au Pakistan, viennent nous chercher et nous emmènent en voiture. Plus d’une heure pour traverser la ville dans l’autre sens. Ce n’est peut être pas plus rapide en voiture mais c’est plus reposant. Et on peut parler. Susan travaille dans une banque et apprend le français pendant ses heures perdues avec l’espoir un jour d’aller en France. Saman, son grand frère, est ingénieur en informatique. À l’inverse du monsieur rencontré dans le bus allant à Ispahan il y a une semaine et qui avait des opinions politiques très conservatrices comme j’ai pu en transmettre quelques unes, Susan et Saman sont, eux, des libéraux modernistes. Sans être pro-américains, ils ne veulent plus de ce régime islamique. « Si l’Occident pouvait nous sortir de cette dictature, si nos dirigeants faisaient l’erreur d’agresser Israël. Alors, tout serait à nouveau possible… En attendant, nous n’avons aucune liberté ici, nos choix de vie sont dictés, tout comme nos opinions. Les écrivains, les journalistes, les opposants au pouvoir, tous se cachent ou émigrent. Les femmes n’ont aucun droit alors que, de plus en plus, elles aimeraient s’émanciper. Nous souhaiterions tellement former une nation ouverte au monde entier, républicaine et laïque avec une vraie démocratie. » Ces mots sont chuchotés mêmes si nous sommes dans une voiture et que personne ne peut nous entendre et, quand ils prononcent le mot démocratie, leurs yeux ne peuvent s’empêcher de briller. Les élections iraniennes sont dans peu de temps mais les réformes sont inenvisageables puisque le futur président ne peut être élu que s’il est déjà accepté par le congrès de religieux… La première visite sera, en l’occurrence, le King palace, le château du roi, l’ex-propriété du Chah d’Iran qui est devenu un musée depuis qu’il a été déchu et s’est enfui d’Iran. Le palace, d’architecture assez simple, est situé sur les hauteurs de Téhéran au pied des montagnes enneigées qui culminent à plus de cinq mille mètres, la chaîne d’Elbourz. À l’intérieur du palais, sont disposées les richesses du roi qui n’ont pas été vendues, c’est-à-dire peu de choses, des cadeaux que lui ont fait les nations occidentales, quelques photos de famille… Le lieu est surtout symbolique. Toujours guidés par Saman et Susan, nous entrons dans un restaurant, sur les hauteurs qui dominent la ville. Elle s’étend à perte de vue, dans un amoncellement d’immeubles modernes, jusqu’au désert. Une télécabine part directement de Téhéran et monte à plus de trois mille mètres d’altitude pour atteindre un air plus respirable. Les citadins vont se balader l’été en famille et faire du ski l’hiver. Enfin, pour digérer l’incontournable brochette d’agneau, nous allons marcher dans deux différents parcs de la ville, seuls espaces vivables – les Iraniens eux-mêmes le disent – avant de nous faire déposer à notre hôtel dans un des endroits les plus malfamés de la ville. Téhéran nous déplaît, nous décidons de partir le lendemain à la première heure.
Une dizaine d’Afghans s’agitaient quelques kilomètres avant la frontière. Soudain, deux pick-up sortirent du désert et vinrent se coller au bus qui stoppa sur un signe des kalachnikovs. Sans comprendre, on saisit les traits sur les visages qui trahissent l’émotion. Impatience, angoisse et échange de sourires de compassion pour se souhaiter bonne chance. On devine aussi qu’ils gagnent l’Iran illégalement avec des passeurs de frontière. En échange d’une poignée de billets donnée de la main à la main, ils sautent dans des pick-up qui partent en trombe dans ces fossés et ces carrières de pierres qui jalonnent le désert. Autant d’Afghans qui émigrent chaque jour pour chercher l’argent disparu de leur propre pays. C’est ainsi sur toutes les frontières du monde entre des pays qui ne possèdent pas les mêmes richesses… dans une page de l’histoire. Entre deux montagnes de roches infranchissables, de barbelés et de mines, la ville frontière de Taftan s’étend dans une vallée balayée par les vents de sable. À peine arrivés dans un carrefour entre deux pistes qui semble être le centre de ce village fantôme, nous sommes assaillis par des hommes qui veulent échanger leur argent contre le nôtre et en tirer un petit bénéfice. Un euro vaut 76 roupies pakistanaises, et 1.500.000 rials iraniens. J’ai 3.200 roupies, combien dois-je obtenir de rials ? Tout absorbé par mes calculs, je ne prêtais pas attention au drame qui se jouait à côté de moi. Un des hommes, un peu trop sûr de lui, prit une gifle qui claqua comme un coup de fusil, décochée par l’une des deux petites Japonaises qui nous suivaient depuis Quetta, profitant d’une présence occidentale pour traverser ces contrées tribales et machistes. Tous ces hommes s’emportèrent alors comme une volée de chasseurs sur une perdrix et j’ai bien cru, un moment, qu’ils allaient la pendre. La fatigue de ces nuits sans sommeil conjuguée à l’angoisse de cette ambiance frontalière, à l’extrémité du monde, où la corruption et le trafic dominent, avaient eu raison de ses nerfs. Sa main était partie toute seule mais je crois qu’elle rêvait, depuis longtemps, de rabattre l’orgueil de ces hommes, pour toutes les femmes qui souffrent en silence. Sans se démonter, elle continua de hurler, fièrement, sous les menaces de l’homme, qui finit par laisser tomber, appelant tous les diables que son langage lui permettait sous la surveillance du Très Haut. Les autres hommes riaient dans leur moustache, se moquaient de l’imprudent qui venait de perdre son honneur et traitèrent dorénavant avec respect et admiration la toute petite femme sous son voile mauve qui la gênait tant. A la douane, des militaires, aussi bruts dans leurs gestes et leurs paroles que des SS sous Hitler, suspectèrent nos sacs et plus particulièrement nos livres. Enfin, nous traversions le portait métallique qui nous séparait de la Perse. Des voitures neuves attendaient devant pour rejoindre Zehidan, la première ville de l’Est iranien, par une route asphaltée impeccable qui traçait une droite rectiligne dans la plaine de sable s’étendant à tout l’horizon. C’en était fini des pistes chaotiques et modelées par les paysages tropicaux de l’Asie, des bus sans fenêtre dont les moteurs semblent s’épuiser définitivement à chaque vallon… À Zehidan, les Japonaises prennent un bus pour Mechhed 600 km au nord. Nous leur souhaitons bonne chance et, surtout, leur conseillons de se reposer afin d’être plus détendues lors d’une prochaine mésaventure. Elles paraissaient si fatiguées... À nouveaux seuls, apaisés d’avoir franchi cet obstacle, nous prenons une chambre dans le premier hôtel venu. La porte fermée, nous sortons de nos sacs la liasse de billets cachée depuis Quetta où le change était plus favorable. Elle n’a pas disparu, évaporée dans la soute moite du bus qui traversait la nuit. Une grosse somme d’argent. Nécessaire pour un mois en Iran où les banques ne sont pas connectées au réseau international. Les élastiques sautent, la liasse large d’une main s’envole dans les airs. Nous sommes recouverts de centaines de billets verts et gris. On est riches, mon gars ! Le sommeil, alors, ne tarde pas à venir nous prendre. Nous aviserons demain pour la suite. Demain seulement, nous réaliserons dans quel nouveau monde nous sommes rendus, à quelle atmosphère nous devrons nous mêler, avec quel degré d’hospitalité, la population iranienne nous recevra chez elle pendant notre séjour.
Route de Kermân
L’Iran n’apparaît pas. Huit heures dans le bus sans croiser un chameau, dans un désert de cyclones et un fond de montagnes immenses et stériles jusqu’aux neiges éternelles qui les recouvrent, sans doute à une centaine de kilomètres, sur la frontière afghane. Le bus fonce à toute allure mais il semble, dans l’immensité, qu’on soit immobiles. La journée passe, autant de kilomètres parcourus sans que l’Iran ne veuille se montrer. Elle est un mirage. Un conte des mille et une nuits, imaginé par des âmes égarées trop longtemps sous le soleil atterrant de ce désert… Le paysage devient ennuyeux. Un relais, une voiture arrêtée sur le côté, restent visibles pendant plusieurs minutes, voire une dizaine de minutes, avant de passer dernière nous. Nous roulons pourtant à vive allure. Dire que le Suisse rencontré à Lahore venait de parcourir ce désert du Lout à vélo ! Que certains le font à pied, jusqu’en Chine, comme Bernard Olivier ! Et que d’autres, pour tenter de rentrer dans le livre des records, tournent en moto autour de l’Iran, sans s’arrêter, à part la nuit, pendant plusieurs semaines… Le chauffeur glisse un DVD. Le film commence. Pas de cinéma iranien qui nous aurait intéressés, non, un film français. Taxi avec Samy Naceri. Un film français au fond du désert sud de l’Iran. À plus de 5.000 km de chez nous. Ce n’est pas une coïncidence au moment où la France nous manque singulièrement. Juste en sortant d’Asie, passés le désert du Baloutchistan, notre pays nous appelle… Le film a sans doute été vendu pour faire la promo des voitures, puisqu’en Iran, il n’y a de neuf que Peugeot. Il y en a beaucoup. J’espère pour eux qu’elles n’ont pas été sabotées comme le film que la censure défigure chaque fois qu’il y apparaît une femme dévoilée… Enfin, c’est amusant de voir que l’humour peut être internationalisé car on entend les gens rire. À un check point sur la route, des militaires antipathiques cherchent dans nos yeux un doute, un signe qui les inciterait à nous fouiller. Nous n’avons presque rien à nous reprocher. Pas d’alcool, pas de drogue, pas de photo de femmes impudiques. Mais nous avons quelque chose de plus interdit encore. De plus dangereux dans la lutte d’un peuple sans liberté. Un livre. Un livre d’Omar Khayyâm. Ses plus beaux poèmes revus et corrigés par Hedayat : une hérésie…
Quel homme n’a jamais transgressé Ta loi, dis ? Une vie sans péché, quel goût a-t-elle, dis ? Si tu punis le mal que j’ai fait par le mal, Quelle est la différence entre Toi et moi, dis ?
Heureusement, leurs noms n’apparaissent pas sur la couverture. Et, j’imagine que les militaires, pour la plupart, se contentent de regarder les images à défaut de pouvoir lire notre alphabet. Le bus repart enfin et, à la tombée de la nuit, nous franchissons le dernier col avant d’arrivée à l’oasis. Le désert parsemé de touffes d’herbe déjà jaunies se transforme alors en prairies, en cultures verdoyantes et en jardins sublimes éclaboussés de fontaines. Le mot paradis vient du farsi et veut dire jardin… Il n’y a en effet rien de plus beau et de plus rassurant qu’une oasis aux couleurs éclatantes dans un désert brûlé par le soleil. 18 degrés en sortant du bus et une pluie fine qui, poliment, nous accueille, avec ce goût, qui rappelle celui connu sous nos latitudes. Ce goût oublié depuis que nous errons sous les tropiques… Du fond de mon sac, je ressors un vieux pull chiffonné et échange mes claquettes contre des chaussures fermées, prêt à patauger dans les rues de la ville. Nous devons avoir quelques heures d’avance sur le temps, car nous remontons en principe avec le soleil et le printemps… Nous visitons plusieurs hôtels. Il ne semble pas qu’on essaie de nous arnaquer. Pourtant les prix ont doublé, triplé même, pour un standing identique. Finalement, nous choisissons une chambre double honorable, de plain-pied, qui donne sur une large cour ombragée par d’énormes platanes, près de la vieille ville. Notre hôte, un Arménien, s’empresse de nous servir le thé. Il sait que sa réputation dépendra de nous, quelque peu, qui allons continuer de voyager et semer son adresse au delà des frontières, parmi les voyageurs qui, si il nous donne satisfaction, finiront chez lui. La douche est chaude et les robinets brillants. Ce n’est plus un seau d’eau fraîche qu’on se jette à petit baquet dans une salle de bain inclinée sur un orifice béant. Ce n’est plus, non plus, des toilettes à la turque qui affermissent les cuisses, cependant, il n’y a toujours pas de papiers... Au coin de l’hôtel, l’odeur de mouton gras et parfumé vient nous allécher, puis dans des draps frais, nous nous endormons dans l’oasis de Kerman, pour une deuxième nuit iranienne, dans le murmure des contes de Schéhérazade.
Dans la rue
La première chose qu’on remarque en Iran, ce sont ces immenses peintures qui recouvrent des façades entières de bâtiments. La barbe épaisse, l’air grave et l’œil bienveillant sous de lourdes paupières broussailleuses, le visage de l’ayatollah Khomeyni, guide de la révolution islamique, mesure souvent une dizaine de mètres de haut et semble peser sur les villes. Il est l’âme d’une population qui s’est révoltée pour reprendre son destin en main. Il est l’âme du peuple perse, de toute son histoire, des fiers Darios et Xerxès, des sassanides qui dominèrent de l’Inde à l’Arabie, de l’invasion arabe qui répandit la loi du prophète, du culte des martyres Ali et Hussein des chiites, aux grands poètes, astrologues ou sufis Ferdowsi, Nezami, Djalal al-Din Rumi et Omar Khayyâm, des apogées Samanides et Seldjoukides, des villes légendaires de Samarkand et d’Ispahan, de l’histoire contemporaine du moderniste Rezâ Chah, du nationaliste Mossadegh et de sa première victoire économique sur les pays riches, enfin de l’insurrection qui renversa le dernier Chah, absolutiste aux mains de l’hégémonie occidentale, contre la prise de pouvoir des religieux depuis un quart de siècle qui risque de se voir renversée à son tour par les maîtres d’un monde qui ne se veut qu’américain. La deuxième chose qu’on observe, c’est le style vestimentaire. Ce ne sont plus les couleurs des saris de l’Inde, les grandes barbes et turbans des bergers du Pakistan. Mis à part les religieux dans leur longue tunique blanche et leur barbe noire, et les vieilles dames toutes en noires, voûtées, la population s’habille à l’occidentale. Les messieurs sont rasés en chemises et pantalons de toile grise pour les commerçants. En smoking pour les hommes d’affaires. Les jeunes femmes portent des jeans et des petits talons. Un voile obligatoire cache leurs cheveux mais elles lui donnent un style, une transparence et le tirent en arrière le plus possible laissant une frange sur le front qui met en valeur leur visage et leurs yeux maquillés. Les jeunes hommes en jean baskets laissent apparaître leurs muscles souvent gonflés par le body-building sous des tee-shirts moulants. Ils font hurler le moteur de leur voiture et passent avec de la musique qui carillonne aux oreilles devant les sorties des écoles, comme ça se fait chez nous. Bref l’attitude vestimentaire montre que les jeunes Iraniens ont attrapé le virus des marques et la folie de la mode, des corps qu’on met en valeur, des attraits matériels et modernes qui les font remarquer, et enfin des artifices occidentaux : belles voitures, poupées de luxe et consommation. On dirait notre monde. Celui où je retourne... Si encore je n’étais pas pressé ! Une musique a retenu particulièrement mon attention à Ispahan alors que j’étais invité par des jeunes que j’avais rencontrés. Dans leur voiture qui fonçait dans la ville, ils ont passé une musique et chanté, dans une ambiance électrique qui me rappelait certains concerts de hip hop, façon iranienne. Les instruments sont les milliers de poings, lourds, abattus sur des poitrines gonflées, en un rythme sourd, comme les battements d’un cœur géant, amplifiés d’un chant religieux, hurlé à la mémoire d’Hussein le martyre et une énergie vibrante de foi. Impressionnant comme la jeune génération, très nombreuse comme dans beaucoup de pays encore sous-développés, a gardé avec la foi, les valeurs absolues dictées par la religion, une communion pour partager les diverses espérances sociales, économiques et politiques. Ils n’ont pas du tout le pessimisme européen, la morosité ambiante de la France. Ils sont baignés dans une espèce d’euphorie optimiste, une confiance sans borne dans la destiné de leur pays. Nous sommes plus avancés mais eux vont plus vite… J’exagère sans doute mais laissez-moi continuer. Les Iraniens s’enrichissent grâce à l’abondance de pétrole sur leur terre qui va de paire avec le développement économique et l’accroissement de la population. De plus, la reconnaissance et la solidarité récente des pays de l’Islam leur donnent en parallèle cette énergie et cette assurance si puissantes que rien, j’ai l’impression, ne pourra étouffer…
Le bazar de Kermân
Centre de la ville, il débute sur la place centrale qu’entoure un jardin public puis s’enfonce par la porte immense, l’Iwan, décorée de dessins et de reliefs en céramique de cette fameuse couleur turquoise de Mechhed, très chère à l’Iran. Des kilomètres de galeries transpercées par le soleil qui diffuse une lumière tamisée, douce et délicate. Des ruelles s’échappent sur les côtés, des places aux croisements que le soleil inonde, d’autres quartiers du bazar, d’autres commerces, toujours reliés par ces galeries qui parfois s’enfoncent plus profondément dans la terre, parfois s’ouvrent sur une cour intérieure ou un jardin fleuri de fontaines. Sortis du bazar par une ouverture sur la cour d’une mosquée cachée dans le cœur de la ville faite d’une immense place dallée, entourée d’arcades recouvertes d’arabesques, de céramiques d’un bleu pur, de minarets élégamment cerclés de briques rouges, de remparts discrets cannelés et moulés dans la terre sableuse et la paille qui donne une teinte ocre et qui reflète et met en valeur les véritables couleurs des décorations. Au centre de la place, une fontaine agréable où se baignent les pigeons autour de quelques croyants débarbouillés qui s’apprêtent à la prière. Des pins parasols, immenses, s’élèvent ici et là. Ils abritent du soleil ardent, protègent un espace de verdure, un banc. Nous sommes assis depuis une heure dans le calme et la réflexion qu’éveillent en nous les découvertes de la Perse. Les villes d’Iran sont des petits bijoux de finesse, de couleurs et d’architecture arabe du désert. Les dômes des mosquées en bulbes semblent vouloir s’envoler comme des ballons, les pointes des minarets, à l’inverse, s’élancent finement et se détachent du ciel au-dessus de la ville. Les places sont agencées de façon claire et simple. On sent la justesse qui les compose. Les traits d’un peintre merveilleux. Quelques couleurs bien distinctes. La parcimonie. La beauté naturelle. L’équilibre. L’art perse. La céramique, les vases, les moindres objets sont décorés très finement et très précisément dans une multitude de traits et d’arabesques qui se révèlent quand on s’approche et qui donnent aussi une illusion, un éclat, une étrange et jolie apparence, quand on s’en éloigne. Tout est donc une opposition entre la beauté naturelle, la simplicité d’un ensemble grandiose, représenté par les dimensions des iwans, des mosquées, par l’étendue du désert, et la finesse et la précision des arabesques, des céramiques, des objets d’art, des pierreries minutieuses et foisonnantes de richesses délicates et minuscules. L’élégance de l’ensemble se reflète aussi sur les commerces. Un marchand d’étoffes disposera ses effets avec dévotion autour de lui, dans une profusion qui n’altérera pas la beauté des lieux mais qui au contraire, se fondra dans le paysage et lui octroiera plus de valeur. Dans le quartier des bijouteries, espace réservé aux plus beaux et plus riches commerces du bazar, tout ne sera que brillance, reflets et diamants étincelants qui vous laisseront les mêmes sensations que celles d’un rêve dans la caverne d’Ali Baba… Enfin, dans le bazar des épices, ce sont des allées silencieuses de pains de sucre, de sacs de riz, d’amoncellements d’amandes et de pistaches, de noisettes et de graines de melons, des bassines pleines d’abricots secs ou de gingembre, des assiettes de cuivre avec de la cannelle, du curry, du poivre, du safran et des graines de pavot, ainsi que des quantités de petites coupes d’anis, de vanille, de cumin, de clous de girofle et d’innombrables herbes et racines imprégnant l’air d’arômes exaltants. Dominant ces amoncellements, les maîtres de ces couleurs sont assis, les jambes croisées comme des bouddhas… Le cœur et l’âme des habitants sont sans doute construits de la même manière, dans cette opposition. Une attitude claire et sincère dans les relations, un esprit simple et serein dans la conscience populaire, dans l’hospitalité, les valeurs acquises, contre un foisonnement et une diversité dans d’autres domaines, certainement spirituels, que quelques semaines ne suffisent malheureusement pas à déceler…
Voyage organisé Flicasseries.
Ai-je le droit de dire que l’imbécillité policière et militaire est internationale ? J’ai franchement l’impression que l’uniforme emprisonne la raison. Trois heures du matin. Accident sur la route. Des militaires font la circulation et nous envoient, nous et des dizaines de bus et de camions, sur une piste qui longe la route. Bientôt celle-ci se révèle impraticable. Les ornières sont profondes. Le dessous des bahuts touche, le sable est mou ; ils s’enlisent. Nous progressons dans les phares qui s’entrecroisent, évitons ceux qui tentent un demi-tour, à tâtons, pour éviter les trop gros trous. Nous dépassons quantité de moins chanceux qui sont tombés dans un fossé, qui se sont retournés en essayant de remonter sur la route et qui se sont coincés dans le sable entre deux dunes. Une heure de perdue. Les hommes descendent des bus et s’agitent dans tous les sens, mêlant leur ombre aux lumières aveuglantes. Des groupes se forment pour pousser. Partout, les gens et les moteurs grondent. Ça bouge aussi dans notre bus. Nous devons descendre à notre tour. Seulement les hommes. Femmes et enfants restent à l’intérieur. Il fait très froid. Le centre de l’Iran est un plateau désertique : le Kuh-e Rud, dont les pics peuvent dépasser 4.000 mètres d’altitude. Notre chauffeur va tenter de franchir le fossé, de passer l’accotement et de remonter sur la route au-dessus de nous, sur la gauche. Avec un bus, je pense que c’est impossible. Mais, il se prépare, tourne ses roues, prend son élan, patine, monte un peu, puis s’incline de façon à prendre la pente de travers... Il monte encore… Est près de se renverser… Moi, j’hallucine. Je ne voudrais pas être à la place des femmes et des enfants à l’intérieur. Aussi loin que porte la vue, les phares des bus et des camions sillonnent ce désert où nous ont conduit les militaires. Ça ronfle, ça patine, ça hurle. Notre chauffeur tente l’impossible. Une accélération, un coup de volant, le bus s’élève sur une roue, fléchit et, dans un coup de maître, donne l’impulsion juste qui lui fait franchir l’accotement dans un froissement de tôle terminé par un choc sous la carcasse. Le bus est sur la route. Il ne s’est pas renversé. Miracle. Les hommes sourient, applaudissent. On peut repartir. Nous sommes les seuls. Jusqu’à quelle heure l’ensemble des véhicules restera coincé ? Combien d’entre eux vont se retourner et s’enliser dans ces rudes montagnes, rendues glaciales par la nuit ? Comment se fait-il que des personnes aient pris cette décision imbécile et irresponsable ? Trois fois cette nuit-là, les policiers nous font signe de nous arrêter. Policiers et militaires sont omniprésents en Iran et ne sont pas diplomates. Ils montent dans le bus, réveillent femmes et enfants en éclairant leur visage, choisissent quelques personnes, les font descendre et les fouillent scrupuleusement ainsi que leurs bagages. Jamais vu des gens aussi méprisants et sauvages, nous dévisageant méchamment avec l’air de dire, mon boulot est intéressant, j’empêche les citoyens de se compromettre… Dans un train, en Inde, une bande de militaires a picolé toute la soirée. Dans la nuit, l’un d’eux, chancelant, vient pisser dans notre compartiment sur le jeune Allemand qui dort au-dessous de nous, sur la paillasse la plus basse, et sur ses affaires. Réveillé, Daoud repousse le militaire égaré, malgré ses protestations ridicules, son air fier et son uniforme. Renvoyé dans le couloir, c’est à peine s’il ne réveille pas ses confrères pour nous mettre dehors en criant comme un forcené. Dire que c’est eux qui sont censés faire respecter les lois. Moi, ils me font peur. On n’est pas en sécurité partout où ils sont présents. Les gens baissent le regard. Pourtant, ils n’ont rien à se reprocher. Ils ont peur. Plus de police pour plus de sécurité : un euphémisme. Taxi
Après cette nuit sans sommeil, nous arrivons à la station de bus au petit matin et devons atteindre le centre ville pour y trouver une chambre. Rituel maint fois reproduit. Négocier un taxi, négocier le prix d’une chambre… Une perte de temps bien nécessaire pour ceux, comme nous, qui voyagent avec peu d’argent. Dans la rue, les taxis attendent. L’un d’eux, jeune excité, empêche toute concurrence en abaissant son prix de façon exagérée. On aurait dû se méfier… On lui demande de nous emmener dans un certain hôtel. Un que nous savons modeste et que des voyageurs croisés ces derniers jours nous ont conseillé. Lui, évidemment, dit qu’il ne connaît pas ce nom, que ça doit être fermé, et réussit à nous déposer devant un autre hôtel… Je descends donc, pour demander le prix, bien plus cher, et surtout, me renseigner pour l’hôtel que nous cherchons. Ce qui est grave, c’est que le monsieur de l’accueil me confirme que l’autre est fermé ! Incroyable, il a fermé dans la nuit. Pendant ce temps, Daoud est dans la voiture. Le jeune chauffeur a sorti un seau et semble laver ses vitres. J’explique à Daoud, en remontant, comme ces gens mentent sans scrupule. On est fatigués et on aimerait aujourd’hui que ce soit plus facile. On est las de toujours se battre, de devoir faire attention à ne pas se faire arnaquer, de toujours devoir négocier… Mais, pourquoi le coffre est-il ouvert ? Et le gars derrière, que fait-il ? Je suis certain que ce mec est en train de nous voler. En une seconde, on se précipite hors de la voiture pendant que lui ferme le coffre promptement et fait signe qu’on peut y aller. C’est ça, mon gars. Prends-nous pour des jambons. On ouvre le coffre et nous apercevons que les affaires ont été bousculées et qu’il a cherché à nous voler… Après vérification, rien ne semble manquer. Il n’a pas eu assez de temps. Il fait l’innocent et ne comprend pas l’anglais. Quand ça les arrange… La voiture repart. Nos décisions se ressentent de notre nuit sans sommeil. Et surtout, on est trop las pour se fâcher vraiment alors on lui dit simplement de nous déposer en ville et de partir. Quand même, il essaie de nous demander plus d’argent que prévu, il proteste, il claque la porte. Je te jure. Le petit con… Quelques semaines plus tard, Daoud s’aperçoit qu’il a égaré 40 dollars qu’il avait mis de côté. Les 40 dollars qui étaient dans la sacoche de son sac dans le coffre de la voiture à ce moment-là. Daoud se fâche. Il pense comme moi. Ne cherchons plus, c’est le taxi de Chiraz. C’est écœurant de se faire voler. Il n’y aurait pas eu autant de kilomètres à faire pour calmer notre colère que nous l’aurions retrouvé…
Chiraz
La ville est très jolie. Le fort, le bazar magnifique, les mosquées… Derrière une rivière de sable, un mausolée est à l’intérieur muré d’une multitude d’éclats de glace merveilleusement disposés. Dans la calme bibliothèque qui l’accole, nous choisissons un des nombreux textes de foi et admirons l’écriture calligraphiée à défaut de pouvoir la comprendre… Une demoiselle vient nous saluer. Elle s’enquiert discrètement de nos recherches et de nos identités avant de se présenter elle-même puis enfin, nous signale gentiment et avec un grand sourire que nous sommes installés dans la partie réservée aux femmes… Dans le bazar de Chiraz, en son milieu, une petite cour intérieure s’ouvre aux quatre coins, sur le labyrinthe des galeries. Je le signale quoique n’ayant aucun mot pour décrire cette simple place. Encore une fois, il faut la voir pour imaginer sa pure beauté, son atmosphère tranquille, tout ce que l’Orient nous montre d’élégance et de plaisir de vivre… Au retour de nos balades à travers la ville, nous ralentissons le pas, nous pesons nos mots, nos bras se croisent dans notre dos, nous sommes teintés de cette nonchalance tranquille, de ce souffle spirituel de sérénité, de cette légèreté émotionnelle qui émanent de ces murs, de ces places et de ce peuple… Pourtant, nous approchons d’un an de voyage et notre désir de rentrer ne peut plus être étouffé. Chaque nuit, mes rêves me font revivre les douces journées avec ma famille. Je ne peux penser sans angoisse à la distance et aux temps qui me séparent de mes frères et de mes parents. Le beau temps n’y fait rien. La richesse des lieux, le mouvement, les mystères résolus et les découvertes non plus. Je suis las de voyager. Je suis las de ne pas être dans un chez moi, de promener ma maison sur mon dos, d’avoir à faire chaque jour avec les soucis d’alimentation, de logement et de transport. J’ai l’impression d’avoir déjà tout vu et une minute de trop dans un lieu m’exaspère. J’étouffe. Des efforts me sont nécessaires pour m’intéresser aux gens et aux choses que je regarde avec dédain. Il faut pourtant être patient. Quelque 5.000 km nous en séparent encore. Et de n’être pas suffisamment ouverts et motivés peut d’autant plus nous créer des problèmes comme avant-hier… À la fraîche, nous nous asseyons en terrasse dans la fumée des narguilés avec un thé brûlant et très sucré. Ne sommes-nous pas bien ? Perdus dans ce monde, dans ce désert où personne ne nous connaît. Patience ! et la récompense n’en sera que plus grande. Patience, et le voyage sera terminé pour toujours ! Chaque jour, un de nous deux devient plus renfermé, moins souriant. Chaque jour, un de nous deux prend l’initiative de motiver l’autre. Chacun notre tour, nous nous laissons aller à la mélancolie. Seul, ces moments auraient été difficiles. Penser à celle qui nous attend… Ou qui ne nous attend plus… Personne ne devrait nous attendre. Sans nous l’avouer, nous abrégeons nos souffrances en repartant plus vite. Plus vite vers le nord. Plus vite encore. Plus vite les transports... Entre temps, au contraire, notre nonchalance domine. On s’exerce à cette souffrance qu’est la nostalgie. On reste sages et tranquilles dans notre rôle jusqu’au soir où l’angoisse serre le ventre quand les pensées s’emmêlent et sillonnent toutes dans la même direction, pour une nuit animée de rêves annonciateurs de retour.
Persépolis.
Une terrasse le long d’une falaise dans les sèches vallées du Zagros. Des monuments du Vème siècle avant J-C élevés par Darios à l’époque achéménide où les arts du monde grec rencontraient ici ceux de l’Orient. Je ne sais pourquoi les ruines de Persépolis sont si connues. Il me semble que ces temples n’ont pas eu le temps d’accueillir les héros sculptés avant qu’Alexandre ne vienne brûler l’ensemble sur sa route. Enfin, ce qu’il en reste est un chantier de pierres énormes, quelques colonnes encore debout, une ou deux gravures que l’érosion n’a pas terminé d’effacer et des statues de dieux animaux dont les trompes et les cornes n’ont pas eu le temps d’être assemblées à l’ébauche du corps. Non vraiment, je n’ai ni la connaissance, ni le réel intérêt pour l’architecture qui me permettrait d’éprouver de l’adoration devant ces pierres. Pour moi, elles ne contiennent pas, si vous écoutez tout bas, l’histoire des temps qui les ont élevées. Elles ne me parlent pas. Je ne comprends pas leur langage… Assis sur la partie supérieure qui domine l’ensemble, nous passons un moment à regarder les touristes. Eléments d’analyse sociologique de notre temps qui m’intéressent. Mais là, ce qui nous absorbe, c’est seulement l’attitude de gens que nous connaissons bien puisqu’ils viennent de chez nous. Les mimiques de nos retraités. Les petits couples de septuagénaires qui se donnent toujours la main, ceux qui sont seuls et cherchent une compagnie, les comiques qui ne s’expriment qu’avec des boutades, les grincheux qui râlent tout le temps, tous ces visages européens. Nous les étudions comme sujets d’examen et cela semble les ennuyer d’être à leur tour éléments d’observations… Moi, je me dissimulerais bien, discrètement, dans leur bus, calé au fond de la soute où je m’endormirais volontiers. Et après de longs rêves, je m’éveillerais juste devant chez moi. Au lieu de ça, le sac sur le dos sous le soleil du sud de l’Iran, et trop radins pour acheter, trop cher une bouteille d’eau, nous sortons de Persépolis et devons négocier un transport pour aller plus loin, vers un autre carrefour, une autre ville, sans jamais savoir ce que nous trouverons demain.
Mélancolie Pasdaranes
Route d’Ispahan.
Cette fois-ci encore, des heures de bus pour parcourir les longues distances qui séparent les villes, avec quelques pauses pour grignoter dans les restaurants un peu sales du bord des routes. Pas la même saleté qu’en Inde où la densité de la population fait que les aliments n’ont pas le temps de pourrir. Le sandwich à l’agneau pas cuit mêlé de quelques oignons aura du mal à être digéré. Encore faut-il avoir faim ! Pas bon à manger mais alors à vomir… Ces nuits de bus sans sommeil ne seront jamais récupérées. Les arrêts, les check-points, le bruit du moteur pour passer les montagnes, les virages, les gens, les enfants, la vidéo… Quelle est la part du temps passé, en voyage, dans les transports ? Certainement pas dérisoire. Des journées de bus nous attendent encore pour rejoindre Téhéran, Tabriz, puis l’Est de la Turquie avant de la traverser. Toujours en bus, des journées et des journées. Encore faut-il avoir à rêver ! Encore faut-il pouvoir lire dans un bus ! Avoir le sommeil facile et le repos instantané. Cependant, dans ce bus, sur la route d’Ispahan, le temps ne va bientôt plus compter. Nous rencontrons un personnage que nous ne nous lasserons pas d’écouter. Ingénieur en électronique, il travaille dans l’industrie et parle très bien anglais, ce qui est aussi fréquent en Iran qu’en France... Qui plus est, il a un point de vue sur la politique, le social, l’histoire et la religion qu’il va nous développer tout au long de la nuit. Nous bavardons dans un premier temps de nos impressions sur l’Iran puis, finalement, nous lui avouons notre désapprobation concernant la présence trop nombreuse de militaires, la propagande sur les martyrs de guerre dont les visages sont partout en posters sur les murs des maisons et sur les pare-brise des voitures… Alors, il nous raconte sa version concernant ces martyrs… « Vous, les Français, vous pouvez vous vanter d’avoir eu une politique étrangère qui a toujours soutenu Saddam Hussein depuis la guerre en Iran jusqu’à sa chute en 2003. L’Irak est depuis longtemps votre client en armement, tous les armements, du chimique au nucléaire. Quand Saddam a attaqué l’Iran, ces armes ont détruit sans pitié des villes iraniennes entières dont la population civile est maintenant entassée dans les cimetières. Allez visiter celui d’Ispahan vendredi, toute la ville y sera. Et comprenez pourquoi l’Iran pleurera toujours ses martyrs tant que le monde ne reconnaîtra pas cette ignominie. Si vous remettez les choses dans leur contexte historique, que vous ne connaissez peut être pas, vous allez mieux comprendre ce qui influence directement la situation actuelle. À l’époque de cette guerre, dans le début des années 80, vos pays occidentaux ont favorisé un dictateur mégalomane et sans scrupule – Saddam – parce qu’ils craignaient les nouveaux chefs issus de la vague de la révolution khomeyniste qui ne voulaient plus se plier aux exigences américaines. Avez-vous entendu parler de la révolution verte ? La révolution islamique si vous préférez. Ecoutez-moi encore un peu si vous désirez savoir. Quand la monarchie absolue du dernier Chah a été renversée lors de la révolution, le peuple a, dans le même temps, fait s’écrouler la cinquième puissance militaire mondiale, créée de toutes pièces par les Américains. L’Iran devait servir de chien de garde contre l’Union soviétique de l’époque de la guerre froide et contre les pays du Proche et du Moyen Orient qui possèdent le pétrole. Évidemment, cette insurrection n’arrangea pas les intérêts américains et la déception fut grande alors, dans les obscurs couloirs de la CIA. La suite est facile à deviner. On ne contredit pas l’Amérique. Alors, la CIA organisa des coups d’état pour renverser le nouvel homme fort du pays, Khomeyni, qui n’aboutirent pas mais qui se terminèrent par une prise d’otage des citoyens américains de l’ambassade par les moudjahidins. Cette situation dura longtemps et s’envenima encore. Les pro-américains et les démocrates iraniens furent progressivement « mis de côté » pendant que, parallèlement, la communauté internationale désapprouvait définitivement cette révolution dont le sort ne dépendait plus que d’elle-même. Et puis, le con de Saddam en a profité pour nous attaquer. C’était le bon moment pour ses rêves de grandeur. Et la communauté internationale ferma les yeux sur ses crimes qui firent le nombre de morts par gaz chimique le plus important de tous les temps à travers le monde. Malheureusement pour lui, l’attaque d’un ennemi extérieur a renforcé le sentiment patriotique de la population et il lui fut impossible de nous envahir. Au contraire, nous menacions bientôt l’Irak à notre tour et comptions renverser Saddam pour libérer nos frères chiites prisonniers du dictateur. Une fois encore, c’est l’aide occidentale à l’Irak qui ne nous permit pas de mener à bien notre projet sinon nous aurions éliminé définitivement un dictateur et la population irakienne ne connaîtrait pas aujourd’hui une telle injustice... Non, la guerre se stabilisa sur ses positions pendant 7 années. Sept années qui firent s’effondrer notre économie déjà fragile, qui diminuèrent et appauvrirent notre population. Tout cela sans accéder à la moindre aide extérieure. Bien au contraire, puisque les Américains mirent en place un embargo qui s’est durci à mesure des années et qui nous empêcha d’accéder à la moindre aide extérieure. On ne contredit pas l’Amérique même si c’est tout un peuple à l’autre extrémité du monde qui le désire. Vous comprenez maintenant pourquoi, lors de manifestations dans notre pays, la haine contre l’Occident est sensible. Nous sommes aujourd’hui complètement autonomes, revitalisés par l’argent du pétrole mais aussi par l’énergie bénéfique de l’islam qui se transmet à travers le monde, et plus rien ne nous empêche de dénoncer l’hégémonie dévastatrice occidentale et peut-être même un jour d’aller plus loin... » La nuit passe dans le bus mais nous ne dormons pas. Ces accusations parfois abusives semblent tellement proches de la réalité. Nous ne trouvons pas les arguments pour relativiser l’injustice qui fait trembler ses lèvres. Nous ne pouvons qu’écouter respectueusement sa version dramatique des faits, tout en sachant seulement que, Occidentaux, Iraniens ou Chinois : nous ne sommes que des hommes et nos bassesses, dans tous les niveaux hiérarchiques, ne sont plus à démontrer... Après une pause bienvenue pour déjeuner, le monsieur reprend de lui-même son bavardage. Nous ne sommes qu’au milieu de la nuit et il lui reste du temps pour nous convaincre tout à fait. Il nous sent réceptifs, intéressés, bien que parfois sceptiques, ce qui l’encourage à développer totalement ses opinions et tenter de nous les faire partager... « Rejeter la religion catholique fut la meilleure chose que vous ayez faite, vous les Français, car après avoir apporté une richesse extraordinaire, elle finissait par abolir complètement l’esprit critique des individus, les avilir dans un système de servitude sous la dépendance d’un clergé avide, éloigné de Dieu lui-même. Nous avons fait le contraire. La religion nous manquait. Et je vais vous expliquer pourquoi. Cela aussi est facile à comprendre car tout s’explique grâce à l’Histoire. Depuis deux siècles, la société européenne, et les sociétés qui en sont nées, semblent ne connaître qu’une seule foi positive : le culte du progrès matériel, avec la croyance qu’il n’y a d’autre but dans la vie que de la rendre toujours plus facile et indépendante de la nature. Votre Dieu n’est plus spirituel. Il s’appelle le progrès. Et vos prêtres sont devenus des hommes politiques ou des acteurs de cinéma et vos églises des télévisions. Le désir insatiable de pouvoir et de plaisir a conduit aux guerres mondiales avec l’horreur que vous connaissez car il n’y a plus, dans votre société, de morale ou d’accord sur le bien et le mal. Plus de limite. Et tout est encore conduit aujourd’hui par la règle de l’opportunisme, du capitalisme. Vos problèmes ne sont pas résolus. L’insatisfaction occidentale est évidente, sa décadence culmine dans une illusion confortable, dépendante de la richesse, la richesse assise sur les autres peuples qui n’apporte pourtant pas le vrai bonheur. La vie occidentale est confuse et malheureuse parce qu’il n’y a plus de véritable communion entre les hommes, parce que vos gratte-ciel, vos machines et vos télévisions ne peuvent rien faire pour restaurer l’intégrité brisée de vos âmes. Dieu vous a quittés et le progrès technique sans lui ne développe que l’individualisme amer et avide. Jamais plus de Bach et de Beethoven ne s’élèveront parmi vous mais certainement de nouveaux Hitler et Bush qui se valent dans mon cœur. Votre société a une culture égocentrique et vous exigez qu’elle devienne la seule réalité possible. Vous exigez de laïciser les pays musulmans car vous croyez en ce sens de l’évolution. Mais vous vous trompez encore. Et on ne vous laissera pas faire. Il n’y a ni église, ni clergé, ni hiérarchie dans l’islam qui puisse nous oppresser. Et puis l’islam n’est pas seulement une religion mais, est, à la fois, pouvoir politique, communauté et manière de vivre. Les musulmans ont une unité profonde quels que soient leurs origines et ils sont unis à travers le monde dans leur manière de penser et de distinguer le juste du faux. Les Occidentaux pensent que l’islam demeure une survivance des siècles passés, un signe d’arriération sociale et politique qui va disparaître, mais pour nous, dans le système violent et dévastateur de la mondialisation provoquée et dirigée par l’Occident, c’est au contraire une unité de rapprochement conservatrice, un mouvement d’avant-garde et un levier porteur de libération ! » Cette fois, le monsieur a fini. Oui, parce qu’on arrive. Il aura convaincu très certainement quelqu’un : lui-même. C’est déjà pas mal. Quand tu cherches une réponse à tes questions, le principal ce n’est pas d’avoir La réponse mais c’est d’en avoir Une. Le bonheur est dans la certitude. Pour notre part, on va commencer par digérer tout ça et essayer de savoir s’il y a des petites choses où il pourrait bien avoir raison quand même… Et puis, comme on ne l’a pas vraiment contrarié, le monsieur nous aide, en arrivant dans sa ville, puisque c’est la nuit, à trouver le bon bus pour le centre. Ensuite, il nous invite à aller visiter le cimetière dont il nous parlait. Mais bien que cela paraisse intéressant, nous en avons assez entendu pour le moment. Daoud est d’accord avec moi ; cherchons plutôt des personnes qui pourraient avoir un avis qui nous ferait moins peur. Nous avons comme dans l’idée que ce monsieur va un peu trop loin et que tous les Iraniens ne seront pas d’accord avec lui, bien que, malheureusement, il doive en représenter une bonne partie… Ispahan. Une semaine plus tard.
Ce matin en me levant, je me suis demandé ce que j’allais faire. Cinq minutes… Puis, suis descendu déjeuner chez Hassan, dans un café iranien où est servi le thé et où les gens fument le narghilé. Le thé n’était pas encore trop fort et le cake juste chaud. Hassan ne me fait plus payer depuis que nous travaillons tous les deux, lui à l’anglais et moi au farsi et à l’alphabet arabe, l’écriture qui marche à reculons. Je l’ai vu un jour faire de la calligraphie et je m’y suis intéressé. Depuis, nous sommes devenus amis et je passe des journées entières à travailler la langue arabe avec ce jeune professeur improvisé. J’aime bien Hassan. Il est droit. Il est sincère. Il est vrai. Quand il est arrivé de son village dans cette ville et dans ce commerce, il a commencé par nettoyer les gamelles. Maintenant avec la même allure : survêtement et chaussures en cuir, il est devenu responsable. Tout le monde le respecte ici bien qu’il soit modeste. Il devrait me donner, en plus, des leçons d’humilité… Hassan ne parle pas beaucoup. Il ne rit pas beaucoup non plus mais garde un petit rictus au coin de ses lèvres. Il m’apprend beaucoup de choses sur l’Iran, aussi sur les Kurdes dont il fait partie. Puis, il met une cassette dans le lecteur, musique traditionnelle, contemporaine, classique, ûd iranienne ou kurde, toujours choisie avec subtilité… Ce ne sont pas des sentiments passionnels, des émotions fugaces qu’expriment les musiques que me fait écouter Hassan, mais réellement des airs sans âge, sans violence, des airs de la vie dans sa simplicité, dans ses valeurs immuables et fondamentales comme le rythme du vent dans le désert, la sensation des grands espaces et la contemplation d’un éternel présent… J’aime ces musiques et ça lui donne beaucoup de plaisir de me voir les apprécier. Des personnes entrent dans cet espace sonore, des sportifs, des hommes d’affaires, des religieux : Personne ne prête attention aux mélodies sacrées. Si, peut-être, les visages ensanglantés des martyrs, figés dans la contemplation, sur les tapis muraux, autour d’aigles royaux, de chevaux volants et de princesses célestes… Shaddy a ouvert son café Internet un peu plus loin dans la rue. Elle est avec sa sœur Soufia. Toutes deux me sourient de façon entendue. Je monte leur dire bonjour. Une poignée de main. La bise se fera seulement le jour des adieux, en cachette. Nous avons passé la soirée ensemble hier, dans les rues de la ville, avec Minah et Nahib, leurs cousines. Soufia, qui préfère qu’on l’appelle Zizi même après lui avoir donné la signification française, est étudiante. Elle a donc plus de temps à nous consacrer et parle mieux anglais que sa sœur et ses cousines qui ne le parlent pas du tout. Ensemble, nous avons visité la très belle église arménienne d’Ispahan puis le musée qui se trouve à côté. L’histoire arménienne est passionnante. Cette petite famille orthodoxe du Caucase, au pied du mont Ararat où s’est perché Noé, est entourée de musulmans géorgiens, turcs, tchétchènes, azerbaïdjanais et iraniens… Le musée insiste sur le génocide perpétré par les Turcs à la fin de l’ère ottomane. De tristes images qui rappellent celles de l’holocauste et que les Turcs ne veulent pas reconnaître bien que ce soit le sujet d’une opposition importante à leur entrée dans l’Europe… En sortant de ce musée, nous allons dans un jardin public. Nous sommes allongés dans l’herbe quand la police arrive en civil. Trop près d’une demoiselle ! Les policiers nous demandent nos contrats de mariage. Soufia leur dit qu’on est ses cousins venus de France. Perplexes, ils nous demandent nos papiers et, ne constatant rien de répréhensible, exigent seulement que Zizi replace son voile trop largement tiré en arrière... Pas facile de trouver des couples non mariés en Iran, pas facile d’empêcher Cupidon de tirer ses flèches pourtant et d’étouffer la liberté de cette jeunesse qui se veut moderne au plus grand désarroi des Pasdarans, les gardiens de la révolution…
Avec Daoud, nous partons en taxi de l’autre côté de la ville, à l’extrémité du bazar que nous voulons remonter tranquillement jusqu’au centre. On nous dépose en banlieue d’Ispahan. Quoique le mot banlieue soit tellement péjoratif en France qu’il en devient trop fort pour décrire cette partie de la ville iranienne. La banlieue d’Ispahan ne rassemble pas les minorités, ni les citoyens du pays qui ont peu d’argent pour vivre. Elle n’est pas faite d’immeubles fermés sur eux-mêmes mais des mêmes maisons un peu plus petites qu’en ville. Les différences sociales dans la population iranienne n’ont pas les proportions que nous avons atteintes… Donc à l’extrémité d’Ispahan, nous commençons par nous promener dans le marché aux légumes entre l’entrée du bazar et la mosquée du Vendredi. C’est le seul à l’air libre, le long des rues sableuses. Nous y retrouvons les regards perçants et les gestes centenaires des commerçants, leur voix attrayante et, leur béret français. Une mode datée de la vieille époque de Reza Chah et de son voisin Atatürk qui se préoccupaient principalement de moderniser leur pays en l’occidentalisant. Il faut croire que le béret français tient une place importante dans le développement d’un peuple… Dans le bazar, les heures creuses sont en début d’après-midi. Les commerçants mangent tranquillement, boivent le thé et s’allongent sur leurs étoffes pour piquer un roupillon. Nous marchons pour la première fois dans le silence et le calme à travers un bazar. Celui-ci fait plus de deux kilomètres rien qu’en allant tout droit. Une ville à lui tout seul. Il s’ouvre comme toujours sur des jardins, des mosquées, des cours intérieures et des petites places avec des fontaines où l’on ne peut s’empêcher d’entrer pour se poser quelques instants. Une pelouse, des arbres, le silence et, tout autour, la beauté persane. En revenant dans le bazar, l’agitation a repris. J’ai, par réflexe, une hésitation en me mêlant à la foule. Une hésitation en souvenir des samedis noirs, en France, dans les grandes surfaces. Je hais les grandes surfaces : l’abondance de camelotes manufacturées, le choix entre tous ces produits qui n’ont de différence que la marque, les rayons surchargés, la classification, la publicité alléchante, mensongère parfois et surtout la lumière éclatante qui rayonne. Aussi, je hais l’attente devant les caisses dans un cérémonial silencieux qui prépare la sortie du portefeuille pas assez lourd pour qu’on puisse acheter tous les produits qu’on nous fait miroiter. Un habitant du Tiers-monde serait époustouflé en entrant dans ces magasins immenses, ces villes de rayons symétriques. Pénurie : non ! Surproduction : ah là d’accord ! Mon anxiété s’évacue rapidement. Nous sommes dans le charme d’un bazar oriental. Sombres petites échoppes pleines d’artisanat. En face, disposées dans un patio, les soies les plus luxueuses d’Asie. À côté, l’atelier d’un fabricant de cordes. Puis, une niche de textiles multicolores de Kâchmar. Dans les ruelles transversales, des maroquiniers imprègnent l’air de l’odeur aigre de cuir. Dans des renfoncements, on entend le bruit des machines à coudre cachées derrière des broderies. Plus loin, des chaudronniers martèlent du cuivre, du bronze, du laiton, symphonie curieuse, mélodie de la créativité artisanale. Les Iraniens ont une capacité de concentration qui leur permet de nouer, à la main, et au moyen d’innombrables fils de laine colorée, fil après fil, millimètre après millimètre, des tapis d’une perfection ahurissante. Ce n’est pas par hasard qu’ils sont les plus beaux du monde. Pourrait-on trouver ailleurs ce recueillement profond, cette absorption tranquille dans l’occupation ? Verrait-on ailleurs pareils yeux, sombres profondeurs pour lesquelles le temps qui passe signifie si peu. Des rues, encore des rues entières d’artisanat, de bruits et parfois de silence là où des peintres copient des images de vieux livres sur des pages blanches, trait après trait, ombre après ombre. Le temps passe et les peintres, les calligraphes restent penchés sur leur travail, étrangers au présent. Le temps passe. Dans les rues voisines, la pacotille occidentale pénètre dans les boutiques et progresse obstinément. Le temps passe pour nous aussi, sous ces dômes protégés du soleil et dans ces ruelles qui s’entrecroisent, fraîches, agréables et remplies de merveilles. Aveuglés par le soleil, nous débouchons sur une place en clignant des yeux. Un mirage de beauté et d’espace. Longue de cinq cents mètres, agrémentée de toutes parts de jardins, de fontaines, la place Meidun-é Eman Khomeyni est entourée d’arcades et ouverte par de grands iwans disposés sur les axes croisés de la cour, se reflétant sur la pièce d’eau centrale. Ces Iwans sont surmontés d’alvéoles comme des nids d’abeilles en arc brisé, avec des stalactites de céramique, des façades de faïence turquoise et verte où des inscriptions en kufique blanche - l’écriture arabe la plus ancienne - se découpent dans la brique au-dessus de mille arabesques. Au-dessus encore, flottent, dans l’espace, les immenses dômes de la mosquée royale. La ville d’Ispahan dans toute sa grandeur, telle qu’elle est depuis des siècles, relatée par tant de marchands et d’explorateurs comme la ville la plus belle du monde.
Dans la soirée, Zizi, Minah, Shadi et Nahib marchent avec nous dans la ville, à la fraîche, comme tout Ispahan. Elles sont bien habillées, se donnent la main, leur voile couvre juste le derrière de la tête et elles matent les mecs en balançant leur petit sac à main. Plus habitués à ces comportements, nous sommes tout émoustillés de nous faire reluquer et d’être en compagnie d’élégantes jeunes femmes. Les trottoirs sont bondés, les magasins brillent, tout le monde est classe. Demain, je vais m’acheter une paire de basket ! Depuis le temps que je traîne ces chaussures de montagne. Bien qu’elles aient traversé avec moi les Alpes, il faudra que nous nous séparions un jour. Et puis ces fringues distendues, ces deux tee-shirts portés depuis un an et cette barbe trop longue. Nous sommes des clochards parmi la foule et cependant, joliment accompagnés… Voici le pont Khadju, une des dernières merveilles de la ville et de la floraison artistique persane. Un pont piétonnier que les gens traversent pour recueillir, dans le vent léger, les fines gouttelettes qu’un jet d’eau envoie du milieu du fleuve, comme une pluie de diamants, réverbérée par les projecteurs. Partout, c’est propre, c’est fin, c’est beau, c’est géant, c’est Ispahan !
Téhéran.
À l’inverse d’Ispahan la merveilleuse, Téhéran est la plus triste ville qu’on ait vue. Les rues sont bouchées de voitures. Les façades noires. Les hauts immeubles dissemblables. Les longues avenues rectilignes n’ont rien de plaisant pour les yeux. Aucune zone piétonne, aucun arbre. Pas même de vieux quartiers ou de centre ville. C’est triste, triste, triste. Pour couronner le tout, notre hôtel est sale et bruyant. Toute la journée, je marche dans ces rues à la recherche des quelques beaux quartiers, des universités, des petits parcs séparés par des avenues commerciales, toujours dans le bruit des klaxons et dans la pollution. C’est décourageant. Il n’y a vraiment rien de beau, ni même d’historique et surtout ce n’est pas une ville faite pour les piétons. Elle est trop étendue. J’arrive près du Lalé parc. Enfin, un peu de verdure. D’ailleurs, toute la population est là ! J’espère qu’ils n’ont pas fait autant de kilomètres que moi pour venir ici. Et surtout, maintenant je dois retourner… Il faudra attendre encore une longue journée que des amis iraniens, Saman et Susan, les amis des amis qui nous ont aidés à avoir le visa lorsqu’on était au Pakistan, viennent nous chercher et nous emmènent en voiture. Plus d’une heure pour traverser la ville dans l’autre sens. Ce n’est peut être pas plus rapide en voiture mais c’est plus reposant. Et on peut parler. Susan travaille dans une banque et apprend le français pendant ses heures perdues avec l’espoir un jour d’aller en France. Saman, son grand frère, est ingénieur en informatique. À l’inverse du monsieur rencontré dans le bus allant à Ispahan il y a une semaine et qui avait des opinions politiques très conservatrices comme j’ai pu en transmettre quelques unes, Susan et Saman sont, eux, des libéraux modernistes. Sans être pro-américains, ils ne veulent plus de ce régime islamique. « Si l’Occident pouvait nous sortir de cette dictature, si nos dirigeants faisaient l’erreur d’agresser Israël. Alors, tout serait à nouveau possible… En attendant, nous n’avons aucune liberté ici, nos choix de vie sont dictés, tout comme nos opinions. Les écrivains, les journalistes, les opposants au pouvoir, tous se cachent ou émigrent. Les femmes n’ont aucun droit alors que, de plus en plus, elles aimeraient s’émanciper. Nous souhaiterions tellement former une nation ouverte au monde entier, républicaine et laïque avec une vraie démocratie. » Ces mots sont chuchotés mêmes si nous sommes dans une voiture et que personne ne peut nous entendre et, quand ils prononcent le mot démocratie, leurs yeux ne peuvent s’empêcher de briller. Les élections iraniennes sont dans peu de temps mais les réformes sont inenvisageables puisque le futur président ne peut être élu que s’il est déjà accepté par le congrès de religieux… La première visite sera, en l’occurrence, le King palace, le château du roi, l’ex-propriété du Chah d’Iran qui est devenu un musée depuis qu’il a été déchu et s’est enfui d’Iran. Le palace, d’architecture assez simple, est situé sur les hauteurs de Téhéran au pied des montagnes enneigées qui culminent à plus de cinq mille mètres, la chaîne d’Elbourz. À l’intérieur du palais, sont disposées les richesses du roi qui n’ont pas été vendues, c’est-à-dire peu de choses, des cadeaux que lui ont fait les nations occidentales, quelques photos de famille… Le lieu est surtout symbolique. Toujours guidés par Saman et Susan, nous entrons dans un restaurant, sur les hauteurs qui dominent la ville. Elle s’étend à perte de vue, dans un amoncellement d’immeubles modernes, jusqu’au désert. Une télécabine part directement de Téhéran et monte à plus de trois mille mètres d’altitude pour atteindre un air plus respirable. Les citadins vont se balader l’été en famille et faire du ski l’hiver. Enfin, pour digérer l’incontournable brochette d’agneau, nous allons marcher dans deux différents parcs de la ville, seuls espaces vivables – les Iraniens eux-mêmes le disent – avant de nous faire déposer à notre hôtel dans un des endroits les plus malfamés de la ville. Téhéran nous déplaît, nous décidons de partir le lendemain à la première heure.
Acheter au Sénégal pour s'y installer? English translation pending
Bonjour,
Je recherche des infos, des conseils pour acheter au Senegal : il vaut mieux acheter un terrain et construire ou acheter neuf ? quelle est la fourchette de prix pour un achat d'appartement 2 a 3 pieces dans Dakar, ou aux Mamelles ou aux Almadies ou à la Somone, Saly, Mbour ? les démarches administratives sont elles compliquées ? y a t'il des "arnaques" à éviter ?
Merci pour tous vos tuyaux
Je recherche des infos, des conseils pour acheter au Senegal : il vaut mieux acheter un terrain et construire ou acheter neuf ? quelle est la fourchette de prix pour un achat d'appartement 2 a 3 pieces dans Dakar, ou aux Mamelles ou aux Almadies ou à la Somone, Saly, Mbour ? les démarches administratives sont elles compliquées ? y a t'il des "arnaques" à éviter ?
Merci pour tous vos tuyaux
Coût de la vie à Bujumbura au Burundi? English translation pending
Salut,
Je recherche des infos pour un sejour au Burundi, plus exactement sur Bujumbura. Je voudrais avoir une idee du cout de la vie (sauf sur le logement) sur des choses simples, le prix du pain, du riz, d'un restau, du taxi... Les policiers sont ils gourmands ou pas ?
J'aimerais aussi connaitre les prix des Parcs et Réserves comme Ruvubu, Rumonges etc ... Quels sites sont les plus intéressants à visiter ?Faut il une autorisation d'entree dans les réserves où faut il la prendre et combien ? Sil y a des guides pour ces réserves et combien aussi ?
Voilà les questions ... peut etre y aura t il qq'un à répondre ... Allo ?
A +
Je recherche des infos pour un sejour au Burundi, plus exactement sur Bujumbura. Je voudrais avoir une idee du cout de la vie (sauf sur le logement) sur des choses simples, le prix du pain, du riz, d'un restau, du taxi... Les policiers sont ils gourmands ou pas ?
J'aimerais aussi connaitre les prix des Parcs et Réserves comme Ruvubu, Rumonges etc ... Quels sites sont les plus intéressants à visiter ?Faut il une autorisation d'entree dans les réserves où faut il la prendre et combien ? Sil y a des guides pour ces réserves et combien aussi ?
Voilà les questions ... peut etre y aura t il qq'un à répondre ... Allo ?
A +
Ebauche de circuit dans cette belle province du Québec, 19 jours English translation pending
Bonjour à toutes et à tous
Avant toutes choses, les présentations: Raph, 34 ans, de Bruxelles, passionné de voyages et découvertes. Ensuite, d'avance un très grand merci à ceux qui auront le courage de lire ce "pavé" 🙂 Utilisateur et lecteur assidu de ce forum (principalement pour l'ouest des USA dans lequel nous avons pas mal voyagé), celui-ci permet en général de bénéficier d'excellents conseils, et ainsi permettre la réussite d'un voyage, ou du moins d'y apporter des "+" et éviter les mauvaises surprises.
Nous allons voyager (mon épouse et moi-même) cet été 3 semaines et demi au Quebec (du 20/7 au 14/8). La première semaine étant réservée pour Montréal et sa région (nous y avons de la famille que nous visitons), notre circuit s'étalerait sur 19 jours du 27/7 au 14/8.
Après de nombreuses lectures (entre autres les super carnets sur ce site), voici une ébauche de circuit dans cette belle province qui me semblerait coller avec nos envies, et notre "style de voyage": la route ne nous fait pas peur (c'est aussi une façon de découvrir après tout) mais j'ai essayé de me tenir à +/- 2h par jour en moyenne, nous adorons randonner (entre 2 et 5/6h), aimons varier les plaisirs, et adorons rencontrer et discuter avec les "locaux". Nous sommes bcp plus "nature" que "ville", enfin bref, nous adorons "découvrir" 🙂. Ah oui, pour les nuits, ce sera hôtel, B&B ou gîtes....
Merci d'avance pour vos avis critiques, conseils, "trucs" et expériences!!!! 🙂 Je suis preneur de tout!! 😉
J 1: Montréal-Quebec : Route des Roy / Quebec Nuit: Québec J2: Parc de la Jacques-Cartier (rando) Nuit: Québec J3: Québec -Baie St Paul: Chutes Montmorency, Petit tour sur l'île d'Orléans? Basilique St Anne, Canyon St Anne Nuit: Baie-St-Paul J4: Parc des Grands Jardins (rando: sentier pioui?) Nuit: Baie St Paul J5: Baie-St-Paul - La Malbaie: Ile aux Coudres (tour en vélo si la météo le permet), route 362 Nuit: La Malbaie J6: Parc des Hautes Gorges Nuit: Saint Siméon (ou La Malbaie) J7: Fjord Saguenay (sud - e.a: rando cap trinité, Kayak?) Nuit: Saguenay J8: Fjord Saguenay (nord: kayak?) Nuit: Tadoussac J9: Tadoussac: "en 'mer' pour voir les baleines" Nuit: Tadoussac J10: Tadoussac-Rimouski: Côte nord de Tadoussac, traversier à 12h30, fin d'après midi au parc du Bic pour une petite rando et voir les phoques Nuit: Rimouski J11: Rimouski - St-Anne-Des-Monts: Parc du Bic le matin, jardins de Métis et rive sud du St- Laurent Nuit: St-Anne-Des-Monts J12: Parc de la Gaspésie (randos) Nuit: idéalement du côté de Mont-Saint-Pierre J13: Mont-Saint-Pierre - Gaspé: Route 132 de la côte, Parc Forillon Nuit: Gaspé J14: Gaspé - Percé: parc Forillon, et petites randos du côté de Percé (rivières aux émeraudes, Mont St Anne) Nuit: Percé J15: Percé : Ïle Bonaventure et rocher percé Nuit: Percé ou Chandler J16: Percé ou Chandler - Baie des Chaleurs: côte sud de la Gaspésie Nuit: Baie des Chaleurs J17: Baie des Chaleurs - Trois Rivières: Journée Bagnole, rive sud du St Laurent avec petits arrêts (Rivière du Loup, Kamouraska, ....) / Malheureusement, une journé "voiture est souvent inévitable dans ce type de voyage - perso, je préfère une telle journée plutôt que plusieures à 4 ou 5h de route...) Nuit: Trois-Rivières J18: Parc de la Mauricie (rando) Nuit: Shawinigan J19: Retour sur Montréal - avion à 19h
J'aurais deux ou trois petites questions: - j'hésites à garder la journé 5 et à la mettre potentiellement autre part: mais ou? - Après la journée 16, auriez-vous éventuellement des alternatives à recommander? Disons pour les J 17, 18 et 19? - Circuit "intense" qui je pense nous correspond, mais selon vous: trop "intense"? Google Map, c'est bien, mais rien ne vaut l'expérience et la connaissance des gens qui 'l'ont fait', ou encore mieux, des locaux!
Voilà, n'hésitez pas 😉!
Merci d'avance et excellente journée à tous!
Raph
Avant toutes choses, les présentations: Raph, 34 ans, de Bruxelles, passionné de voyages et découvertes. Ensuite, d'avance un très grand merci à ceux qui auront le courage de lire ce "pavé" 🙂 Utilisateur et lecteur assidu de ce forum (principalement pour l'ouest des USA dans lequel nous avons pas mal voyagé), celui-ci permet en général de bénéficier d'excellents conseils, et ainsi permettre la réussite d'un voyage, ou du moins d'y apporter des "+" et éviter les mauvaises surprises.
Nous allons voyager (mon épouse et moi-même) cet été 3 semaines et demi au Quebec (du 20/7 au 14/8). La première semaine étant réservée pour Montréal et sa région (nous y avons de la famille que nous visitons), notre circuit s'étalerait sur 19 jours du 27/7 au 14/8.
Après de nombreuses lectures (entre autres les super carnets sur ce site), voici une ébauche de circuit dans cette belle province qui me semblerait coller avec nos envies, et notre "style de voyage": la route ne nous fait pas peur (c'est aussi une façon de découvrir après tout) mais j'ai essayé de me tenir à +/- 2h par jour en moyenne, nous adorons randonner (entre 2 et 5/6h), aimons varier les plaisirs, et adorons rencontrer et discuter avec les "locaux". Nous sommes bcp plus "nature" que "ville", enfin bref, nous adorons "découvrir" 🙂. Ah oui, pour les nuits, ce sera hôtel, B&B ou gîtes....
Merci d'avance pour vos avis critiques, conseils, "trucs" et expériences!!!! 🙂 Je suis preneur de tout!! 😉
J 1: Montréal-Quebec : Route des Roy / Quebec Nuit: Québec J2: Parc de la Jacques-Cartier (rando) Nuit: Québec J3: Québec -Baie St Paul: Chutes Montmorency, Petit tour sur l'île d'Orléans? Basilique St Anne, Canyon St Anne Nuit: Baie-St-Paul J4: Parc des Grands Jardins (rando: sentier pioui?) Nuit: Baie St Paul J5: Baie-St-Paul - La Malbaie: Ile aux Coudres (tour en vélo si la météo le permet), route 362 Nuit: La Malbaie J6: Parc des Hautes Gorges Nuit: Saint Siméon (ou La Malbaie) J7: Fjord Saguenay (sud - e.a: rando cap trinité, Kayak?) Nuit: Saguenay J8: Fjord Saguenay (nord: kayak?) Nuit: Tadoussac J9: Tadoussac: "en 'mer' pour voir les baleines" Nuit: Tadoussac J10: Tadoussac-Rimouski: Côte nord de Tadoussac, traversier à 12h30, fin d'après midi au parc du Bic pour une petite rando et voir les phoques Nuit: Rimouski J11: Rimouski - St-Anne-Des-Monts: Parc du Bic le matin, jardins de Métis et rive sud du St- Laurent Nuit: St-Anne-Des-Monts J12: Parc de la Gaspésie (randos) Nuit: idéalement du côté de Mont-Saint-Pierre J13: Mont-Saint-Pierre - Gaspé: Route 132 de la côte, Parc Forillon Nuit: Gaspé J14: Gaspé - Percé: parc Forillon, et petites randos du côté de Percé (rivières aux émeraudes, Mont St Anne) Nuit: Percé J15: Percé : Ïle Bonaventure et rocher percé Nuit: Percé ou Chandler J16: Percé ou Chandler - Baie des Chaleurs: côte sud de la Gaspésie Nuit: Baie des Chaleurs J17: Baie des Chaleurs - Trois Rivières: Journée Bagnole, rive sud du St Laurent avec petits arrêts (Rivière du Loup, Kamouraska, ....) / Malheureusement, une journé "voiture est souvent inévitable dans ce type de voyage - perso, je préfère une telle journée plutôt que plusieures à 4 ou 5h de route...) Nuit: Trois-Rivières J18: Parc de la Mauricie (rando) Nuit: Shawinigan J19: Retour sur Montréal - avion à 19h
J'aurais deux ou trois petites questions: - j'hésites à garder la journé 5 et à la mettre potentiellement autre part: mais ou? - Après la journée 16, auriez-vous éventuellement des alternatives à recommander? Disons pour les J 17, 18 et 19? - Circuit "intense" qui je pense nous correspond, mais selon vous: trop "intense"? Google Map, c'est bien, mais rien ne vaut l'expérience et la connaissance des gens qui 'l'ont fait', ou encore mieux, des locaux!
Voilà, n'hésitez pas 😉!
Merci d'avance et excellente journée à tous!
Raph
Hôtel Gran Bahia Principe Punta Cana: cadeaux pour les femmes de ménage? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir ce qui est approprié d'offrir aux femmes de ménages, jardinier, etc. (et non le personnel des restaurants bien sûr). Les dollars sont-ils préférables aux petits cadeaux?
Merci!
J'aimerais savoir ce qui est approprié d'offrir aux femmes de ménages, jardinier, etc. (et non le personnel des restaurants bien sûr). Les dollars sont-ils préférables aux petits cadeaux?
Merci!
Retour de l'hôtel Iberostar Paraiso Lindo English translation pending
Bonjour
nous avons passé d'exellentes vacances dans cet hôtel
quelques infos
trés bel hôtel, superbes jardins, cuisine aux buffets exellente et variée et également aux restaurants ( j'ai quand même préféré les restaurants de l'ibérostar dominicus en RD ) magnifique piscine
la plage est trés belle aussi, l'eau est chaude ( pas de rochers sur la plage devant l'hôtel ni dans l'eau) toutefois je conseille d'emporter des chaussures de plage si vous voulez vous balader un peu le long de la plage, car passé l'hôtel il y a des roches et des détritus
temps chaud pendant 14 jours ( 30°), ne vous fiez pas à la météo sur internet ni sur la télé la bas ( c'est tout faux)
la mer est agitée ( ne vous attendez pas à un lagon) beaucoup de vagues
pour les excursions j'ai fait chichen itza, les villages mayas, les ruines el bakam et une cénote ( tout ça en une journée avec la française mimi installée à playa del carmen) nous avons apprécié
nous sommes allés 3 ou 4 fois à playa del carmen en collectivos, ville animée
il ya beaucoup de palapas à la piscine et à la plage toutefois il vaut mieux réserver vos places tôt le matin( nous à 7 h) voilà j'oublie certainement des choses, si vous voulez des renseignements je répondrai volontiers
Elisa
quelques infos
trés bel hôtel, superbes jardins, cuisine aux buffets exellente et variée et également aux restaurants ( j'ai quand même préféré les restaurants de l'ibérostar dominicus en RD ) magnifique piscine
la plage est trés belle aussi, l'eau est chaude ( pas de rochers sur la plage devant l'hôtel ni dans l'eau) toutefois je conseille d'emporter des chaussures de plage si vous voulez vous balader un peu le long de la plage, car passé l'hôtel il y a des roches et des détritus
temps chaud pendant 14 jours ( 30°), ne vous fiez pas à la météo sur internet ni sur la télé la bas ( c'est tout faux)
la mer est agitée ( ne vous attendez pas à un lagon) beaucoup de vagues
pour les excursions j'ai fait chichen itza, les villages mayas, les ruines el bakam et une cénote ( tout ça en une journée avec la française mimi installée à playa del carmen) nous avons apprécié
nous sommes allés 3 ou 4 fois à playa del carmen en collectivos, ville animée
il ya beaucoup de palapas à la piscine et à la plage toutefois il vaut mieux réserver vos places tôt le matin( nous à 7 h) voilà j'oublie certainement des choses, si vous voulez des renseignements je répondrai volontiers
Elisa
Réaliser un rêve: circuit sur la Route 66 aux États-Unis English translation pending
Bonjour tout le monde,
J’aurais besoin de vous et de vos connaissances aux usa pour m’éclairer svp :) En effet je compte ENFIN réaliser mon rêve et partir en Amérique après plus de 20 ans d’en rêver… La route 66 et tout ce qui s’y rapporte m’intéresse le plus, je suis archi fan des vieilles américaines, de l’ambiance des années 40/50/60, de tout ce qui est vieux vintage etc. A l’agence immobilière ici en Belgique, ils me proposent ceci pour +- 15 jours :
Voyage en circuit fly and drive entre Albuquerque (début du séjour) et Los Angeles (fin du séjour) avec auto à disposition. Donc départ Belgique Bruxelles pour arriver à Atlanta puis d’Atlanta à Albuquerque.
D’abord 3 nuits à Albuquerque ou ils proposent de visiter la ville, l’old town plaza, l'indian pueblo cultural center, le sandia peak tramway, et d’aller a Santa Fe Puis 1 nuit a Gallup ou ils proposent de visiter le rancho hotel motel Ensuite 1 nuit a Holbrook ou ils proposent le painted desert, le petrified forest national et national park Ensuite Flagstaff avec entretemps Joseph city, Winslow et surtout le grand canyon Puis 2 nuits à Las Vegas ou ils proposent la visite de la ville et du the auto collections Et finalement 3 nuits à Los Angeles ou ils proposent le désert de Mojave, la ville fantome de Calico, le tracé de la route 66 a Barstow, tout ce qui est Hollywood, Beverly Hills, le Walk of Fame, les Universal Studios, les bureaux de la Nbc, le musée Peter Mullin et le Petersen automotive museum.
Puis départ en avion de Los Angeles jusqu’à l’aeroport JFK de New York pour ensuite démarrer vers la Belgique.
J’aimerais donc tout ce qui est avis, conseils, ce que vous ajouteriez, enleveriez pour que ce reve soit le mieux possible évidemment ! Et savoir en même temps les conseils en général pour ce séjour aux usa (paiements, rouler, coutumes, trucs bien vus et mal vus etc etc)
Nous pensons partir en 2018, entre avril et juin :) Enorme merci d’avance 😏
J’aurais besoin de vous et de vos connaissances aux usa pour m’éclairer svp :) En effet je compte ENFIN réaliser mon rêve et partir en Amérique après plus de 20 ans d’en rêver… La route 66 et tout ce qui s’y rapporte m’intéresse le plus, je suis archi fan des vieilles américaines, de l’ambiance des années 40/50/60, de tout ce qui est vieux vintage etc. A l’agence immobilière ici en Belgique, ils me proposent ceci pour +- 15 jours :
Voyage en circuit fly and drive entre Albuquerque (début du séjour) et Los Angeles (fin du séjour) avec auto à disposition. Donc départ Belgique Bruxelles pour arriver à Atlanta puis d’Atlanta à Albuquerque.
D’abord 3 nuits à Albuquerque ou ils proposent de visiter la ville, l’old town plaza, l'indian pueblo cultural center, le sandia peak tramway, et d’aller a Santa Fe Puis 1 nuit a Gallup ou ils proposent de visiter le rancho hotel motel Ensuite 1 nuit a Holbrook ou ils proposent le painted desert, le petrified forest national et national park Ensuite Flagstaff avec entretemps Joseph city, Winslow et surtout le grand canyon Puis 2 nuits à Las Vegas ou ils proposent la visite de la ville et du the auto collections Et finalement 3 nuits à Los Angeles ou ils proposent le désert de Mojave, la ville fantome de Calico, le tracé de la route 66 a Barstow, tout ce qui est Hollywood, Beverly Hills, le Walk of Fame, les Universal Studios, les bureaux de la Nbc, le musée Peter Mullin et le Petersen automotive museum.
Puis départ en avion de Los Angeles jusqu’à l’aeroport JFK de New York pour ensuite démarrer vers la Belgique.
J’aimerais donc tout ce qui est avis, conseils, ce que vous ajouteriez, enleveriez pour que ce reve soit le mieux possible évidemment ! Et savoir en même temps les conseils en général pour ce séjour aux usa (paiements, rouler, coutumes, trucs bien vus et mal vus etc etc)
Nous pensons partir en 2018, entre avril et juin :) Enorme merci d’avance 😏
Nouveau projet dans l'Ouest américain du 13 mai au 6 juin 2010 English translation pending
Bonjour à tous et toutes,
Tout d'abord je reviens très malheureux car perdant de la loterie the Wave...cela met plus de pression pour la loterie sur place du coup... Me revoilà donc avec une nouvelle idée pour un voyage dans l'ouest (notre deuxième) du 13 Mai au 06 Juin 2010. Je pense à un vol aller Paris-LA et retour Denver-Paris. Ce qui donnerait un peu ceci: 13: Arrivée LA 14: LA 15: LA-LV 16: LV 17: LV-Page 18: Page 19: Page 20: Page 21: Page-X 22: X-SLC 23: SLC 24: SLC-Jackson Hole 25: Grand Téton 26: Grand Téton-Yellowstone 27: Yellowstone 28: Yellowstone 29: Yellowstone 30: Yellowstone-Cody 31: Cody-Devil's tower NM-Mont Rushmore 01: Mont Rushmore 02: Mont Rushmore-Cheyenne (ou Denver direct?) 03: Cheyenne-Denver 04: Denver 05: Vol Denver-Paris 06: Arrivée Paris
Cette route vous parait-elle équilibrée, trop chargée? Entre Page et SLC, quelle étape intéressante mettre?
Merci.
Lanfeust
Tout d'abord je reviens très malheureux car perdant de la loterie the Wave...cela met plus de pression pour la loterie sur place du coup... Me revoilà donc avec une nouvelle idée pour un voyage dans l'ouest (notre deuxième) du 13 Mai au 06 Juin 2010. Je pense à un vol aller Paris-LA et retour Denver-Paris. Ce qui donnerait un peu ceci: 13: Arrivée LA 14: LA 15: LA-LV 16: LV 17: LV-Page 18: Page 19: Page 20: Page 21: Page-X 22: X-SLC 23: SLC 24: SLC-Jackson Hole 25: Grand Téton 26: Grand Téton-Yellowstone 27: Yellowstone 28: Yellowstone 29: Yellowstone 30: Yellowstone-Cody 31: Cody-Devil's tower NM-Mont Rushmore 01: Mont Rushmore 02: Mont Rushmore-Cheyenne (ou Denver direct?) 03: Cheyenne-Denver 04: Denver 05: Vol Denver-Paris 06: Arrivée Paris
Cette route vous parait-elle équilibrée, trop chargée? Entre Page et SLC, quelle étape intéressante mettre?
Merci.
Lanfeust
Le visa chinois, ça coince! English translation pending
Je reviens de l'ambassade de Chine à Bruxelles où je me suis vu refuser ma demande de visa pour 3 mois (départ le 5 novembre pour une arrivée à Hong Kong avant que de gagner la Chine continentale)
Raison : vous devez fournir - en plus de votre billet d'avion ou ce qui tient lieu de billet d'avion - une preuve de réservation - et c'est là que ça coince - de l'hôtel de l'endroit où vous arriverez à votre entrée en Chine ou des hotels où vous séjournerez durant votre voyage en Chine. D'après un avis datant du 15 avril et affiché à l'entrée on parle de "l'hôtel" au singulier. Mais pourquoi me demande-t-on les lieux où je compte aller ?
S'il ne s'agit que de la première nuit ou les premières nuits je vais réserver 2 ou 3 nuitées dans une auberge de jeunesse à Canton via hostel.com mais s'il s'agit de déjà réserver les nuitées suivantes dans des endroits où je compterais me rendre c'est totalement impossible car je ne voyage pas avec un horaire stricte en suivant un gignol qui agite un petit fanion.
Je me pose des questions mais j'ai déjà certaines réponses : je ne peux pas changer de destination (aller en Inde par exemple) car mon ticket est inchangeable, merci les prix discount ! comme indiqué plus haut je me fournis une attestation de réservation de 2 ou 3 nuitées à Canton et je retourne à l'ambassade le sourire au coin des lèvres, le regard hagard du touriste qui traversera bien dans les clous. je me mets des oiellières psychologiques (mais je pourrais pas) et je vais à Hong Kong; mais là, est-il possible comme par le passé d'obtenir un visa chinois avec moins de ... difficultés, j'allais écrire "chinoiseries". je vais à Hong Kong et j'y achète un billet d'avion aller/retour pour ... là je sais pas bien car le monde "libre" s'ouvre à moi : Tokyo, Séoul et pourquoi pas Taipei voir même Manilla ou encore Bangkok (oh! non pas encore Bangkok) ou hanoï (j'avais l'intention au départ de ces 3 mois de périple d'aller en Chine du Sud et au Vietnam du Nord) ou (et là je sens que je vais glisser sur cette pente agréable) Mumbai existe-t-il des bateaux qui vont de Hong Kong au Japon ou en Corée ou au Vietnam ?
Voilà, spécialistes des "affaires" chinoises, l'état perturbé dans lequel je me retrouve.
Il me sera certainement plus facile d'aller dans un petit village perdu au fin fond du Sichuan ou du Guizhou que de poser le premier pied en Chine (en fait ce sera mon 3ème séjour au Pays des portent qui claquent dont le dernier Chine: mes deux mois entre beauté embrumée et tintamarre enfumé )
Merci pour vos conseils avisés et surtout de ceux qui reviennent de Chine (pas l'équipe olympique ni ceux ayant voyager en voyage organisé comme cette dame à l'ambassade qui me dit qu'elle n'a pas de problèmes - j'en doute) ou qui vont y aller et qui ont franchi le premier obstacle (moi je me sens comme Liu Xiang avant la première haie)
PS t'es parti trop tôt Yangguizi, ils continuent à nous "étonner" et t'es plus là pour nous le raconter.
Raison : vous devez fournir - en plus de votre billet d'avion ou ce qui tient lieu de billet d'avion - une preuve de réservation - et c'est là que ça coince - de l'hôtel de l'endroit où vous arriverez à votre entrée en Chine ou des hotels où vous séjournerez durant votre voyage en Chine. D'après un avis datant du 15 avril et affiché à l'entrée on parle de "l'hôtel" au singulier. Mais pourquoi me demande-t-on les lieux où je compte aller ?
S'il ne s'agit que de la première nuit ou les premières nuits je vais réserver 2 ou 3 nuitées dans une auberge de jeunesse à Canton via hostel.com mais s'il s'agit de déjà réserver les nuitées suivantes dans des endroits où je compterais me rendre c'est totalement impossible car je ne voyage pas avec un horaire stricte en suivant un gignol qui agite un petit fanion.
Je me pose des questions mais j'ai déjà certaines réponses : je ne peux pas changer de destination (aller en Inde par exemple) car mon ticket est inchangeable, merci les prix discount ! comme indiqué plus haut je me fournis une attestation de réservation de 2 ou 3 nuitées à Canton et je retourne à l'ambassade le sourire au coin des lèvres, le regard hagard du touriste qui traversera bien dans les clous. je me mets des oiellières psychologiques (mais je pourrais pas) et je vais à Hong Kong; mais là, est-il possible comme par le passé d'obtenir un visa chinois avec moins de ... difficultés, j'allais écrire "chinoiseries". je vais à Hong Kong et j'y achète un billet d'avion aller/retour pour ... là je sais pas bien car le monde "libre" s'ouvre à moi : Tokyo, Séoul et pourquoi pas Taipei voir même Manilla ou encore Bangkok (oh! non pas encore Bangkok) ou hanoï (j'avais l'intention au départ de ces 3 mois de périple d'aller en Chine du Sud et au Vietnam du Nord) ou (et là je sens que je vais glisser sur cette pente agréable) Mumbai existe-t-il des bateaux qui vont de Hong Kong au Japon ou en Corée ou au Vietnam ?
Voilà, spécialistes des "affaires" chinoises, l'état perturbé dans lequel je me retrouve.
Il me sera certainement plus facile d'aller dans un petit village perdu au fin fond du Sichuan ou du Guizhou que de poser le premier pied en Chine (en fait ce sera mon 3ème séjour au Pays des portent qui claquent dont le dernier Chine: mes deux mois entre beauté embrumée et tintamarre enfumé )
Merci pour vos conseils avisés et surtout de ceux qui reviennent de Chine (pas l'équipe olympique ni ceux ayant voyager en voyage organisé comme cette dame à l'ambassade qui me dit qu'elle n'a pas de problèmes - j'en doute) ou qui vont y aller et qui ont franchi le premier obstacle (moi je me sens comme Liu Xiang avant la première haie)
PS t'es parti trop tôt Yangguizi, ils continuent à nous "étonner" et t'es plus là pour nous le raconter.
Deux semaines à Bâle (Basel) à partir du 29 janvier English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je pars en Suisse pour la première fois. Et me rends à Bâle le 29 janvier prochain pour 2 semaines dans un premier temps.
Secrétaire trilingue, je vais prospecter le marché de l'emploi et m'informer sur les conditions et qualité de vie locales. et en attendant, suis en train d'étudier l'allemand (bases acquises il y'a 15 ans !)
Je reste ouverte aux autres villes de cette belle Suisse....
A bientôt j'espère !
D'avance merci à vous! Ines
Je pars en Suisse pour la première fois. Et me rends à Bâle le 29 janvier prochain pour 2 semaines dans un premier temps.
Secrétaire trilingue, je vais prospecter le marché de l'emploi et m'informer sur les conditions et qualité de vie locales. et en attendant, suis en train d'étudier l'allemand (bases acquises il y'a 15 ans !)
Je reste ouverte aux autres villes de cette belle Suisse....
A bientôt j'espère !
D'avance merci à vous! Ines
L'Argentine à Paris le 21 septembre 2005 English translation pending
Bonjour😉,
L'Argentine c'est plein de souvenirs pour les uns ou à l'état de projet pour d'autres?
Je vous propose une rencontre autour d'un dîner avec Hergé le mercredi 21 septembre à partir de 19:00 heures pour échanger nos infos et impressions au restaurant asiatique ( anciennement l'Auvent thaï) situé au 72 rue de la Colonie - Paris 13ème. Métro Tolbiac ou place d'Italie- bus 67 ou 57 arrêts à vous préciser.
Le repas pourrait être servi vers les 20:30 heures pour donner le temps à chacun de nous rejoindre.
Alors à bientôt?
ClemAlex
On ne peut fuir son pays, comme l’avait déjà affirmé Danton English translation pending
La rubrique « Pensées, réflexions de voyageurs est en basses eaux, les Matthews et les Rhume n’ont plus rien à se mettre sous la dent. Est ce que mon sujet va les faire revenir?
Voila, je suis profondement déprimé par notre pays pour ce qu’il a été encore récemment et pour ce qu’il devient. En bref, je suis toujours ravi de m’en éloigner. Au retour, passer les barrières de Roissy est une épreuve , même s’il y a le plaisir de revoir mes proches.
En fait je ne m’éloigne pas tant que cela, car je suis rattrapé par l’admiration, l’attachement, l’amour porté à la France par mes interlocuteurs. j’en suis ému tout en étant mal à l’aise. ils peuvent être critiques sur les Français, mais l’art de vivre, l’architecture, les arts, les parfums, la gastronomie, les paysages les subjugent. Bien sûr il peut y avoir des amoureux déçus, tels des Japonais arrivant dans le pays idéalisé dans leurs rêves , sont confrontés à la réalité de la saleté, du laisser aller ou de la laideur: Le syndrome français, pendant du syndrome de Florence. Il y a une telle unanimité pour notre pays qui peut déclencher des jalousies et des propos amers d’ anglosaxons toujours a l’affut pour nous flinguer. J’en suis troublé.
Reflexions de Bobo? Dois je me faire soigner pour schizophrènie? Ou oui, nos aIeux ont construit un pays exceptionnel.
Voila, je suis profondement déprimé par notre pays pour ce qu’il a été encore récemment et pour ce qu’il devient. En bref, je suis toujours ravi de m’en éloigner. Au retour, passer les barrières de Roissy est une épreuve , même s’il y a le plaisir de revoir mes proches.
En fait je ne m’éloigne pas tant que cela, car je suis rattrapé par l’admiration, l’attachement, l’amour porté à la France par mes interlocuteurs. j’en suis ému tout en étant mal à l’aise. ils peuvent être critiques sur les Français, mais l’art de vivre, l’architecture, les arts, les parfums, la gastronomie, les paysages les subjugent. Bien sûr il peut y avoir des amoureux déçus, tels des Japonais arrivant dans le pays idéalisé dans leurs rêves , sont confrontés à la réalité de la saleté, du laisser aller ou de la laideur: Le syndrome français, pendant du syndrome de Florence. Il y a une telle unanimité pour notre pays qui peut déclencher des jalousies et des propos amers d’ anglosaxons toujours a l’affut pour nous flinguer. J’en suis troublé.
Reflexions de Bobo? Dois je me faire soigner pour schizophrènie? Ou oui, nos aIeux ont construit un pays exceptionnel.
Retour de croisière sur le Regal Princess English translation pending
Me voilà revenue de ma 17ème croisière
ce fut ma premiere chez PRINCESS
quelques données avant de commencer
le paquebot est le dernier né de la compagnie
141 000 tonneaux / 3560 passagers
pas de prix derniere minute, le bateau était complet 2 mois et demi avant le départ
vol BRUXELLES VIENNE / VIENNE MIAMI AVEC AUSTRIAN AIRLINES 430 EUROS PAR PERSONNE COUT DE LA CROISIERE 2214 EUROS pour 2 personne en cabine balcon de luxe D4
l itineraire FORT LAUDERDALE / PRINCESS CAYS ( BAHAMAS) /EN MER / ILES CAYMAN / MAHAHUAL (costa maya MEXIQUE) / COZUMEL (MEXIQUE) / EN MER / FORT LAUDERDALE
CHAPITRE 1 LE REGAL PRINCESS
le bateau est chic et élégant, il est spacieux le rapport tonnage / passagers est beaucoup plus interessant que sur les compagnies italiennes et on le ressent il y a 2 piscines découvertes, aucune interieure cela est dommageable pour les crosiieres en Mediterrranée car PRINCESS utilise cette unité pour la Mediterrannée également autre point négatif la taille des jaccuzis trop petits (de même taille que COSTA et MSC) c est surprenant pour un paquebot récent ! on s habitue vite aux grandes tailles des jaccuzis chez ROYAL ET CELEBRITY
une des 2 piscines est strictement interdite aux enfants ça c un bon point pour avoir du calme les jaccuzis de l autre piscine sont aussi interdits aux enfants mais la comme toujours les parents ne respectent pas les regles et y mettent leurs enfants, pas vraiment de controles contrairement a CELEBRITY ou RCI L ESPACE PISCINE reservé aux adultes et contigu avec un autre espace adulte " the sanctuary" un bel endroit semi couvert avec de tres belle chaises longues moltonnées pour lesquelles il faut débourser 40 dollars par jour si on veut une place je trouve que ça ne vaut pas vraiment le coup car cet espace est séparé de la piscine il aurait été judicieux de mettre une piscien ou au moins des jaccuzis privatifs dans cet zone
l espace pont piscine pour tous dispose d un ecran geant ou est diffusé chaque soir un film sous les etoiles sont installés alors des matelas de velours sur les transats et des couvertures durant les journées en mer, il y aura aussi des films diffusés les maericains semblent adorer ça
pas mal de musiciens a bord dont des violonistes tres agreables a écouter plusieurs restaurants , un buffet ou lo'n trouve toujours de la place a nimporte quelle heure et même les journées en mer, c assez exceptionnel, j'en reparlerai dans le chapitre restauration
parlons des cabines, elles sont plus petites qu ailleurs c pour cela que l on a pris une cabine luxe pour avoir la même taille dans les cabines standard balcon pas de canapé dans la cabine juste une chaise surprise de taille: le mini bar est vide ??? pas tres pratique on ira donc a un bar acheter plusdieurs canettes de soda pour les mettre dedans nous permettant de boire un verre sur le balcon ! le balcon n est pas tres profond pas assez de place pour allonger ses jambes sinon la ccabine est jolie le lit confortable dernier point la salle de bain pas grande est tres mal agencée avec les toilettes en plein mileu entre la vasque et la douche c pas top une corbeille de fruits que vous choisissez et des peignoirs peuvent etre livres gracieusement en cabine le petit dejeuner peut aussi etre servi avec du salé du sucré mais moins de choix sur la carte que ROYAL OU CELEBRITY
l ecran télé est grand il y a pas mal de films a la demande dans chaque langue et même en français (une dizaine de films gratuits ) par contre surprise la tele ne peut etre utilisée pour le room service ou pour voir son compte ou pour reserver une excursion ou autre !! encore bizarre pour un navire si récent !
la connection INTERNET est TRES COUTEUSE ET D UNE LENTEUR INEGALEE !!!! apres l ALLURE ou l on disposait du haut début pour pas cher ça a ete un peu dur !!!
A SUIVRE QUELQUES PHOTOS DU PAQUEBOT....
pas de prix derniere minute, le bateau était complet 2 mois et demi avant le départ
vol BRUXELLES VIENNE / VIENNE MIAMI AVEC AUSTRIAN AIRLINES 430 EUROS PAR PERSONNE COUT DE LA CROISIERE 2214 EUROS pour 2 personne en cabine balcon de luxe D4
l itineraire FORT LAUDERDALE / PRINCESS CAYS ( BAHAMAS) /EN MER / ILES CAYMAN / MAHAHUAL (costa maya MEXIQUE) / COZUMEL (MEXIQUE) / EN MER / FORT LAUDERDALE
CHAPITRE 1 LE REGAL PRINCESS
le bateau est chic et élégant, il est spacieux le rapport tonnage / passagers est beaucoup plus interessant que sur les compagnies italiennes et on le ressent il y a 2 piscines découvertes, aucune interieure cela est dommageable pour les crosiieres en Mediterrranée car PRINCESS utilise cette unité pour la Mediterrannée également autre point négatif la taille des jaccuzis trop petits (de même taille que COSTA et MSC) c est surprenant pour un paquebot récent ! on s habitue vite aux grandes tailles des jaccuzis chez ROYAL ET CELEBRITY
une des 2 piscines est strictement interdite aux enfants ça c un bon point pour avoir du calme les jaccuzis de l autre piscine sont aussi interdits aux enfants mais la comme toujours les parents ne respectent pas les regles et y mettent leurs enfants, pas vraiment de controles contrairement a CELEBRITY ou RCI L ESPACE PISCINE reservé aux adultes et contigu avec un autre espace adulte " the sanctuary" un bel endroit semi couvert avec de tres belle chaises longues moltonnées pour lesquelles il faut débourser 40 dollars par jour si on veut une place je trouve que ça ne vaut pas vraiment le coup car cet espace est séparé de la piscine il aurait été judicieux de mettre une piscien ou au moins des jaccuzis privatifs dans cet zone
l espace pont piscine pour tous dispose d un ecran geant ou est diffusé chaque soir un film sous les etoiles sont installés alors des matelas de velours sur les transats et des couvertures durant les journées en mer, il y aura aussi des films diffusés les maericains semblent adorer ça
pas mal de musiciens a bord dont des violonistes tres agreables a écouter plusieurs restaurants , un buffet ou lo'n trouve toujours de la place a nimporte quelle heure et même les journées en mer, c assez exceptionnel, j'en reparlerai dans le chapitre restauration
parlons des cabines, elles sont plus petites qu ailleurs c pour cela que l on a pris une cabine luxe pour avoir la même taille dans les cabines standard balcon pas de canapé dans la cabine juste une chaise surprise de taille: le mini bar est vide ??? pas tres pratique on ira donc a un bar acheter plusdieurs canettes de soda pour les mettre dedans nous permettant de boire un verre sur le balcon ! le balcon n est pas tres profond pas assez de place pour allonger ses jambes sinon la ccabine est jolie le lit confortable dernier point la salle de bain pas grande est tres mal agencée avec les toilettes en plein mileu entre la vasque et la douche c pas top une corbeille de fruits que vous choisissez et des peignoirs peuvent etre livres gracieusement en cabine le petit dejeuner peut aussi etre servi avec du salé du sucré mais moins de choix sur la carte que ROYAL OU CELEBRITY
l ecran télé est grand il y a pas mal de films a la demande dans chaque langue et même en français (une dizaine de films gratuits ) par contre surprise la tele ne peut etre utilisée pour le room service ou pour voir son compte ou pour reserver une excursion ou autre !! encore bizarre pour un navire si récent !
la connection INTERNET est TRES COUTEUSE ET D UNE LENTEUR INEGALEE !!!! apres l ALLURE ou l on disposait du haut début pour pas cher ça a ete un peu dur !!!
A SUIVRE QUELQUES PHOTOS DU PAQUEBOT....
Retour d'une semaine en Tunisie English translation pending
Séjour en individuel : 3 jours à Tunis (un peu court), 2 jours à Kairouan (ça suffit) et 2 jours à Sousse (un peu court) ;
Suite à des contacts Facebook, j'ai rencontré plein de monde : des jeunes diplômés (20 / 30 ans) au chômage (plutôt les garçons) et d'autres (plutôt les filles) qui ont des bons postes ; ainsi que des profs et des artistes de 35 à 55 ans ; j'ai été convié au vernissage d'une expo photo sur la révolution et dans un atelier de peintre installé dans un vieil immeuble tunisois ; on m'a emmené dans de très jolis cafés et de bons restaurants, on m'a promené dans les medinas.
Je précise que j'ai été systématiquement invité et qu'il a fallu que je ruse pour régler, une fois et en cachette, une addition... Et devinez de quoi on a causé ? Bah de la révolution, de la société tunisienne et des élections, bien sûr !
Comme il y a plus de 100 listes, que chacun faisait référence à des partis et à des personnes dont je n'ai jamais entendu parler et que si la discussion commençait calmement en français, elle se terminait généralement par une amicale engueulade en arabe, ce serait mentir de dire que j'ai tout compris...
Voici ce que j'ai entendu : "je vais voter mais je ne sais pas pour qui, car personne ne correspond exactement à ce que je veux" / "les islamistes peuvent faire un bon score, comme un symbole anti Ben Ali" / "je vais voter communiste" / "je ne m'étais jamais intéressée à la politique avant la révolution" / "on parle tous les soirs de politique en famille (couple avec 2 enfants) : aucun n'a les mêmes idées et on discute pour apporter 4 voix au parti qui nous réunit tous" / "je vais voter pour des anciens du RCD qui n'ont jamais trempé dans des magouilles" / "je ne voterai jamais pour des anciens du RCD car ils ont tous trempé dans des magouilles" / "dès que je sais pour qui je vais voter, je vais militer" / "j'ai l'espoir que la Tunisie devienne un exemple pour l'ensemble du monde arabe" / "il faut surtout que les mentalités changent" / "il ne faut pas croire que tout va changer après les élections ça va prendre 15 ans"
J'ai, par ailleurs, eu des discussions très intéressantes avec des jeunes femmes sur le poids de la religion, de la famille, de la vaginoplastie et du mariage...
J'ai aussi croisé un gardien de musée - faux guide qui ne va pas voter : "Ben Ali ou un autre, je m'en fous : tout ce que je veux c'est pouvoir nourrir ma famille et c'est pas possible avec 380 d. par mois" / Un chauffeur de taxi : "je vais voter pour la démocratie !" / Un vendeur : "c'est bon les élections, on peut dire ce qu'on veut"
On m'a souvent dit de "faire attention" (vols etc...) mais je n'ai eu aucun sentiment d'insécurité : je suis sorti à toute heure du jour et de la nuit / j'ai vu un dispositif de sécurité très important : un peu comme dans les gares françaises quand le plan vigipirate est au maximum / j'ai vu 1 ou 2 bagarres, mais les mecs règlaient leur compte entre eux et no problem / j'ai lu dans le journal que ça chauffait un peu dans certains endroits.
Je suis parti en Tunisie pour voir et écouter l'ambiance à mi-chemin entre révolution et élections : j'ai été servi et c'était passionnant !!!
Suite à des contacts Facebook, j'ai rencontré plein de monde : des jeunes diplômés (20 / 30 ans) au chômage (plutôt les garçons) et d'autres (plutôt les filles) qui ont des bons postes ; ainsi que des profs et des artistes de 35 à 55 ans ; j'ai été convié au vernissage d'une expo photo sur la révolution et dans un atelier de peintre installé dans un vieil immeuble tunisois ; on m'a emmené dans de très jolis cafés et de bons restaurants, on m'a promené dans les medinas.
Je précise que j'ai été systématiquement invité et qu'il a fallu que je ruse pour régler, une fois et en cachette, une addition... Et devinez de quoi on a causé ? Bah de la révolution, de la société tunisienne et des élections, bien sûr !
Comme il y a plus de 100 listes, que chacun faisait référence à des partis et à des personnes dont je n'ai jamais entendu parler et que si la discussion commençait calmement en français, elle se terminait généralement par une amicale engueulade en arabe, ce serait mentir de dire que j'ai tout compris...
Voici ce que j'ai entendu : "je vais voter mais je ne sais pas pour qui, car personne ne correspond exactement à ce que je veux" / "les islamistes peuvent faire un bon score, comme un symbole anti Ben Ali" / "je vais voter communiste" / "je ne m'étais jamais intéressée à la politique avant la révolution" / "on parle tous les soirs de politique en famille (couple avec 2 enfants) : aucun n'a les mêmes idées et on discute pour apporter 4 voix au parti qui nous réunit tous" / "je vais voter pour des anciens du RCD qui n'ont jamais trempé dans des magouilles" / "je ne voterai jamais pour des anciens du RCD car ils ont tous trempé dans des magouilles" / "dès que je sais pour qui je vais voter, je vais militer" / "j'ai l'espoir que la Tunisie devienne un exemple pour l'ensemble du monde arabe" / "il faut surtout que les mentalités changent" / "il ne faut pas croire que tout va changer après les élections ça va prendre 15 ans"
J'ai, par ailleurs, eu des discussions très intéressantes avec des jeunes femmes sur le poids de la religion, de la famille, de la vaginoplastie et du mariage...
J'ai aussi croisé un gardien de musée - faux guide qui ne va pas voter : "Ben Ali ou un autre, je m'en fous : tout ce que je veux c'est pouvoir nourrir ma famille et c'est pas possible avec 380 d. par mois" / Un chauffeur de taxi : "je vais voter pour la démocratie !" / Un vendeur : "c'est bon les élections, on peut dire ce qu'on veut"
On m'a souvent dit de "faire attention" (vols etc...) mais je n'ai eu aucun sentiment d'insécurité : je suis sorti à toute heure du jour et de la nuit / j'ai vu un dispositif de sécurité très important : un peu comme dans les gares françaises quand le plan vigipirate est au maximum / j'ai vu 1 ou 2 bagarres, mais les mecs règlaient leur compte entre eux et no problem / j'ai lu dans le journal que ça chauffait un peu dans certains endroits.
Je suis parti en Tunisie pour voir et écouter l'ambiance à mi-chemin entre révolution et élections : j'ai été servi et c'était passionnant !!!
Hong Kong: météo en avril, devises, durée du séjour English translation pending
Bonjour,
Nous comptons visiter HK en avril prochain. Pourriez-vous nous donner les infos de base suivantes : Météo à cette période (et d'une façon générale, quels sites consulter pour tous pays en toutes périodes ?) Vaut-il mieux apporter des Euros ou des US dollars ? Et où les changer de préférence ? Durée : 2 ou 3 semaines, pour bien visiter HK et les environs ? Quels environs ? Adresses de bons restaurants chinois et autres nationalités dans HK et environ. Prix ? Nos billets avion dépendront de vos réponses ! Merci d'avance
Nous comptons visiter HK en avril prochain. Pourriez-vous nous donner les infos de base suivantes : Météo à cette période (et d'une façon générale, quels sites consulter pour tous pays en toutes périodes ?) Vaut-il mieux apporter des Euros ou des US dollars ? Et où les changer de préférence ? Durée : 2 ou 3 semaines, pour bien visiter HK et les environs ? Quels environs ? Adresses de bons restaurants chinois et autres nationalités dans HK et environ. Prix ? Nos billets avion dépendront de vos réponses ! Merci d'avance
Le Brésil: ma passion English translation pending
bonjour a tous et a toutes,
je m'appel JC je suis français originaire de Grenoble, je suis tombé par hasard sur ce site que je trouve très bien fait. Un lien entre tous les travelers du monde, j'ai visité de nombreux pays pour raison professionel ou en tourisme mais pas le tourisme club med 😉 les voyageurs backpackers me comprennent..... De tous les pays un m'a vraiment marqué, certainement à vie, O pais continente, O Braaaaasillllll. J'ai du passé environ un an au Brésil principalement à Campinas, et également Curitiba, Rio, San Paulo, et le Minais Gerais........ J'ai appris le portugais et j'arrive à tenir une discussion aisément meme si je ne veux prétendre etre bilingue, cependant j'ai accroché sur la langue car j'ai trouvé les brésiliens d'une gentilesse et d'une ouverture extréme, et j'adore également leur sens de l'humour.... Certe le brésil a de mauvais coté c'est dangereux dans certaines villes (j'ai pu voir deux personnes ce faire descendre), les politiques et les flics sao filhos da putas, mais cela n'enlévera jamais la chaleur do povo brasileiro.... Les heures passés au churrasco barbecue, a jogar o futbol, a ficar com algumas brasileiras gostosa ( la je vais me prendre des baffes si certaines lisent ça), ou juste passear o bater papo.... Ca s'oublie pas c'est gravé dans le coeur... J'aime ce pays, et j'espère grâce à ce site rencontrer d'autres passionés et peu etre aider des voyageurs pour certaines informations, j'ai toujours de bon contact au brésil, donc si il vous faut des infos let me know..... Um grande abraço e boa sorte pra todos.... JC
je m'appel JC je suis français originaire de Grenoble, je suis tombé par hasard sur ce site que je trouve très bien fait. Un lien entre tous les travelers du monde, j'ai visité de nombreux pays pour raison professionel ou en tourisme mais pas le tourisme club med 😉 les voyageurs backpackers me comprennent..... De tous les pays un m'a vraiment marqué, certainement à vie, O pais continente, O Braaaaasillllll. J'ai du passé environ un an au Brésil principalement à Campinas, et également Curitiba, Rio, San Paulo, et le Minais Gerais........ J'ai appris le portugais et j'arrive à tenir une discussion aisément meme si je ne veux prétendre etre bilingue, cependant j'ai accroché sur la langue car j'ai trouvé les brésiliens d'une gentilesse et d'une ouverture extréme, et j'adore également leur sens de l'humour.... Certe le brésil a de mauvais coté c'est dangereux dans certaines villes (j'ai pu voir deux personnes ce faire descendre), les politiques et les flics sao filhos da putas, mais cela n'enlévera jamais la chaleur do povo brasileiro.... Les heures passés au churrasco barbecue, a jogar o futbol, a ficar com algumas brasileiras gostosa ( la je vais me prendre des baffes si certaines lisent ça), ou juste passear o bater papo.... Ca s'oublie pas c'est gravé dans le coeur... J'aime ce pays, et j'espère grâce à ce site rencontrer d'autres passionés et peu etre aider des voyageurs pour certaines informations, j'ai toujours de bon contact au brésil, donc si il vous faut des infos let me know..... Um grande abraço e boa sorte pra todos.... JC
Quinze jours au Japon à moins de 1 500 €: oui, c'est possible! English translation pending
Bonjour à tous,
Je reviens avec mon épouse d'un voyage de 15 jours pleins au japon (du 10/03 au 24/03), et je me permets de poster ce message ici pour tordre le cou à idée recue qu'on entend beaucoup (et même sur ce forum) : le japon est un pays chère, et il y serait impossible d'y voyager à moins de 1800 euros par personne sans sacrifier des choses essentielles.
D'où l'idée de donner -modéstement- ici quelques clés aux voyageurs à petit budget pour profiter de ce magnifique pays, sans se retreindre, mais à condition de bien anticiper et preparer son voyage en amont (on ne part pas au japon comme on va en thailande).
Avant de rentrer dans le vif du sujet, à savoir que nous avons fait une boucle "classique" Tokyo - Kanazawa - Kyoto - Osaka - Tokyo, et que nous avons fait beaucoup de choses (pour tordre assi le cou à l'idée qu'en voyageant en petit budget, on se prive de certains plaisirs) :
- visite du village de Shirakawa-go dans les alpes japonaises, chateau de Kanazawa et d'Himeji, temples de Kyoto et Nara, village Ninja d'Iga, Aquarium et grande Roue d'Osaka, croisières en bateau à Osaka et Tokyo, multitude de musée (Musée du Samourai à Tokyo, musée des sciences et technologies d'Odaiba, Musée nationale de Tokyo, etc.)
- Restaurants divers et varies : barbecue japonais, bar à sushis, etc. meme du boeuf de Kobe.
Voici ci-dessous la synthèse et le détail des dépenses, pour une personne (hors achats cadeaux pour nos proches / amis).
1/ Avion Paris – Tokyo : 512 euros d’avion (Swiss Air, escale de 2 heures à Zurich)
2/ Logement : 306 euros
3/ Transports : 254 euros
4/ Nourriture : 249 euros
5/ Visites et divertissements : 68 euros
6/ Divers : 83 euros
TOTAL = 1480 euros par personne.
Détail :
1/ Vol Swiss Air, escale de 2 heures à Zurich. Billet acheté 3 mois avant le voyage (en comparant avec Sky Scanner notamment). Notre période de congés (du 10 au 24 mars) nous a permis d'éviter le rush des vacances scolaires et de la "Golden Week" (et la flambée des prix qui va avec), mais en meme temps de profiter des pruniers et cerisiers en fleurs et d'un très beau temps (seulement 4 jours de pluie au total sur notre voyage).
2/ Logement : Nuits en AirBnb pour Kanazawa, Osaka et Tokyo. Grands appartements ultra-propres et équipés (cuisine avec ustensiles, douche et salle de bain, machine à laver, et surtout TOILETTES JAPONAISES), et très bien situés : à 5 minutes à pied du jardin Kenroku-en à Kanazawa, à 10 minutes à pied de Dotombori à Osaka, et à 5 minutes à pied de la station de métro Shin-Nakano à Tokyo (10 min en métro de Shinjuku).
A Kyoto, 2 nuits en Ryokan à 5 min de la gare, reservé sur Booking en promo.
Pour obtenir de bons prix, reservez au plus tôt, minimum 2 mois avant votre depart.
3/ Transports : c’est sur ce poste de dépenses que nous avons fait les plus substantielles économies, et ce à 3 niveaux :
en faisant le choix de ne pas prendre un Pass JR national, mais un PASS Bus WILLER 3 jours, à 95 euros par personnes. L’avantage étant de pouvoir utiliser 3 jours de bus, mais sur un délai de 2 mois (et non pas de façon consécutive comme le JR PASS). Nous avons aussi pu, par ce biais, économiser 3 nuits d’hôtel en voyageant de nuit dans des bus couchettes relativement confortables (Tokyo – Kanazawa, Kanazawa-Kyoto, et Osaka – Tokyo). Une option que je recommande vivement pour tout routard qui souhaite faire de longue distances à moindre coût, sans subir la contrainte d'avoir à voyager dans les 7 jours comme pour le JR Pass.
en prenant un JR PASS régional Kansai 2 jours à 33 euros par personne et en rayonnant depuis Osaka : Himeji, Kobé, Iga, Nara.
En prenant des Pass Métro à Osaka (Amazing Pass) et à Tokyo (le plus intéressant étant le pass 3 jours à 1500 Yens, en vente à la gare de Shinjuku, se munir de son passeport !)
4/ Nourriture : Là aussi, on ne s’est pas privé (nous avons gouté à pratiquement toutes les spécialités), mais ici aussi nous avons opté pour quelques astuces afin d’économiser : petit déj et déjeuner OU dîner dans nos appartements airbnb équipés de cuisines, et courses après 20 h dans les supérettes (qui divisent parfois par 2 le prix des denrées périssables), et nous avons cuisiné nous même du bœuf de Kobé, sur les conseils du boucher, ce qui a permis de diviser la note par 5 par rapport aux tarifs des restos...
5/ Visites et divertissements : nous avons privilégié les temples et monuments gratuits (Fushimi Inari et Palais Impérial de Kyoto, Observatoire de la Mairie de Tokyo, etc.) et n’avons payé que pour les endroits qu’on nous conseillait vivement (Temple d’Or, château d’Imeji, Aquarium d’Osaka, etc.). De plus, je conseille plus que vivement le Amazing Pass à Osaka, qui en plus d’être un Pass métro illimité (cf. plus haut), permet également d’accéder gratuitement à une multitude d’activités habituellement payantes : croisière en bateau sur le canal à Dotombori, accès aux grande roues de Umeda et de Ferris Wheel, accès à la Umeda Sky Building, et pleins d’autres choses que nous n’avons pas eu le temps de faire.
6/ Divers : ici, une catégorie fourre-tout où j’ai mis les locations de casiers pour les bagages, locations de vélos, achats produits d’hygiène et pharmacie, frais bancaires de retraits, etc…
Voilà ! j'espère que ce petit bilan pourra aider les voyageurs petit budget qui rêve de partir au japon mais serait rébuter par les budgets élevés qu'on peut lire ça et là...
N'hésitez pas si vous avez des questions ou commentaires !
Je reviens avec mon épouse d'un voyage de 15 jours pleins au japon (du 10/03 au 24/03), et je me permets de poster ce message ici pour tordre le cou à idée recue qu'on entend beaucoup (et même sur ce forum) : le japon est un pays chère, et il y serait impossible d'y voyager à moins de 1800 euros par personne sans sacrifier des choses essentielles.
D'où l'idée de donner -modéstement- ici quelques clés aux voyageurs à petit budget pour profiter de ce magnifique pays, sans se retreindre, mais à condition de bien anticiper et preparer son voyage en amont (on ne part pas au japon comme on va en thailande).
Avant de rentrer dans le vif du sujet, à savoir que nous avons fait une boucle "classique" Tokyo - Kanazawa - Kyoto - Osaka - Tokyo, et que nous avons fait beaucoup de choses (pour tordre assi le cou à l'idée qu'en voyageant en petit budget, on se prive de certains plaisirs) :
- visite du village de Shirakawa-go dans les alpes japonaises, chateau de Kanazawa et d'Himeji, temples de Kyoto et Nara, village Ninja d'Iga, Aquarium et grande Roue d'Osaka, croisières en bateau à Osaka et Tokyo, multitude de musée (Musée du Samourai à Tokyo, musée des sciences et technologies d'Odaiba, Musée nationale de Tokyo, etc.)
- Restaurants divers et varies : barbecue japonais, bar à sushis, etc. meme du boeuf de Kobe.
Voici ci-dessous la synthèse et le détail des dépenses, pour une personne (hors achats cadeaux pour nos proches / amis).
1/ Avion Paris – Tokyo : 512 euros d’avion (Swiss Air, escale de 2 heures à Zurich)
2/ Logement : 306 euros
3/ Transports : 254 euros
4/ Nourriture : 249 euros
5/ Visites et divertissements : 68 euros
6/ Divers : 83 euros
TOTAL = 1480 euros par personne.
Détail :
1/ Vol Swiss Air, escale de 2 heures à Zurich. Billet acheté 3 mois avant le voyage (en comparant avec Sky Scanner notamment). Notre période de congés (du 10 au 24 mars) nous a permis d'éviter le rush des vacances scolaires et de la "Golden Week" (et la flambée des prix qui va avec), mais en meme temps de profiter des pruniers et cerisiers en fleurs et d'un très beau temps (seulement 4 jours de pluie au total sur notre voyage).
2/ Logement : Nuits en AirBnb pour Kanazawa, Osaka et Tokyo. Grands appartements ultra-propres et équipés (cuisine avec ustensiles, douche et salle de bain, machine à laver, et surtout TOILETTES JAPONAISES), et très bien situés : à 5 minutes à pied du jardin Kenroku-en à Kanazawa, à 10 minutes à pied de Dotombori à Osaka, et à 5 minutes à pied de la station de métro Shin-Nakano à Tokyo (10 min en métro de Shinjuku).
A Kyoto, 2 nuits en Ryokan à 5 min de la gare, reservé sur Booking en promo.
Pour obtenir de bons prix, reservez au plus tôt, minimum 2 mois avant votre depart.
3/ Transports : c’est sur ce poste de dépenses que nous avons fait les plus substantielles économies, et ce à 3 niveaux :
en faisant le choix de ne pas prendre un Pass JR national, mais un PASS Bus WILLER 3 jours, à 95 euros par personnes. L’avantage étant de pouvoir utiliser 3 jours de bus, mais sur un délai de 2 mois (et non pas de façon consécutive comme le JR PASS). Nous avons aussi pu, par ce biais, économiser 3 nuits d’hôtel en voyageant de nuit dans des bus couchettes relativement confortables (Tokyo – Kanazawa, Kanazawa-Kyoto, et Osaka – Tokyo). Une option que je recommande vivement pour tout routard qui souhaite faire de longue distances à moindre coût, sans subir la contrainte d'avoir à voyager dans les 7 jours comme pour le JR Pass.
en prenant un JR PASS régional Kansai 2 jours à 33 euros par personne et en rayonnant depuis Osaka : Himeji, Kobé, Iga, Nara.
En prenant des Pass Métro à Osaka (Amazing Pass) et à Tokyo (le plus intéressant étant le pass 3 jours à 1500 Yens, en vente à la gare de Shinjuku, se munir de son passeport !)
4/ Nourriture : Là aussi, on ne s’est pas privé (nous avons gouté à pratiquement toutes les spécialités), mais ici aussi nous avons opté pour quelques astuces afin d’économiser : petit déj et déjeuner OU dîner dans nos appartements airbnb équipés de cuisines, et courses après 20 h dans les supérettes (qui divisent parfois par 2 le prix des denrées périssables), et nous avons cuisiné nous même du bœuf de Kobé, sur les conseils du boucher, ce qui a permis de diviser la note par 5 par rapport aux tarifs des restos...
5/ Visites et divertissements : nous avons privilégié les temples et monuments gratuits (Fushimi Inari et Palais Impérial de Kyoto, Observatoire de la Mairie de Tokyo, etc.) et n’avons payé que pour les endroits qu’on nous conseillait vivement (Temple d’Or, château d’Imeji, Aquarium d’Osaka, etc.). De plus, je conseille plus que vivement le Amazing Pass à Osaka, qui en plus d’être un Pass métro illimité (cf. plus haut), permet également d’accéder gratuitement à une multitude d’activités habituellement payantes : croisière en bateau sur le canal à Dotombori, accès aux grande roues de Umeda et de Ferris Wheel, accès à la Umeda Sky Building, et pleins d’autres choses que nous n’avons pas eu le temps de faire.
6/ Divers : ici, une catégorie fourre-tout où j’ai mis les locations de casiers pour les bagages, locations de vélos, achats produits d’hygiène et pharmacie, frais bancaires de retraits, etc…
Voilà ! j'espère que ce petit bilan pourra aider les voyageurs petit budget qui rêve de partir au japon mais serait rébuter par les budgets élevés qu'on peut lire ça et là...
N'hésitez pas si vous avez des questions ou commentaires !
Coup de foudre au Kruger... English translation pending
De retour d’un court mais fabuleux voyage au Parc Kruger, je voulais faire un petit compte-rendu.
Ce voyage fut une véritable réussite, en grande partie grâce aux contributions de certains forumeurs, et même si notre séjour n’a rien de très original (hormis peut-être la saison et la courte durée), je pense que c’est un juste retour des choses ; c’est le principe du forum après tout : on reçoit puis on partage !
Un grand merci en particulier à Voyajou et Attila qui, à l’époque m’avaient bien aidé dans l’organisation du voyage.
Plutôt qu’un carnet au jour le jour que je n’aurai pas le temps de faire, je vous propose une synthèse détaillée du voyage.
Les dates de voyage : du 6 au 14/2/2016 Il parait que ce n’est pas la meilleure saison pour se rendre en Afrique du Sud, Voyajou ayant même tenté de me faire peur avec des images de déluge et routes coupées ! Et bien, nous avons été chanceux : pas une goutte de pluie n’est venue ternir notre séjour. Il a fait chaud, certes, mais dans des limites supportables, avec l’avantage de température très agréables pour les safaris du matin et du soir.
Les participants : nous sommes partis en famille, couple avec 3 enfants de 15,13 et 7 ans et les grands parents.
Les vols : Bruxelles-Jo’burg aller/retour avec KLM (vol de jour à l’aller, de nuit au retour), 525 € par personne Jo’burg-Nelspruit avec SA Airlink, 55 € par personne l’aller simple, nous avons fait le retour en voiture

Location d’un minibus chez AVIS (via AutoEscape) : 463 € pour 7 jours

Pas besoin de 4x4 pour le Kruger. Notre Hyundai H1 a été amplement suffisant… A l’aller nous avions décidé de gagner du temps en prenant un vol intérieur jusqu’à Nelspruit, dont l’aéroport n’est qu’à une heure de route de Malelane Gate. Le retour d’Elephant Plains à Jo’burg s’est fait en voiture. Nous sommes partis vers 11h. La route jusque Nelspruit est une succession de villages, nous avons fait une halte d’une bonne heure pour déjeûner à Hazyview, et sommes arrivés vers 20h à l’aéroport, soit largement dans les temps pour un décollage à 23h59.
Les étapes & hébergements : A l’arrivée à Johannesburg, nous avons dormi au Sunrock Guesthouse. On est venu nous chercher et nous reconduire à l’aéroport (moins de 10 mn de trajet). Chambres très correctes, jolies piscine (on n’a pas eu le temps d’en profiter), et prix doux. Adresse vraiment très pratique pour une arrivée tardive à JNB.
Nous avons ensuite passé 2 nuits à Berg En Dal en bungalows. Les + : Le cadre est plutôt chouette, on n’a pas l’impression d’être dans un gros camp. Il y avait peu de monde, resto sympa où nous avons mangé les 2 soirs, et boutique correctement achalandée (nous avions fait les courses avant d’entrer dans le Kruger au SPAR de Malelane). La piscine (que nous avons eu pour nous seuls) a été apprécié pour couper la journée avant de repartir en safari. Enfin la faune est vraiment très abondante dans ce secteur. Les - : L’état général des bungalows laisse à désirer : équipements vétustes, pas toujours en bon état, et propreté loin d’être impeccable. Mais nous ne sommes pas exigeants, et globalement nous avons apprécié le séjour dans ce camp.


Les 2 nuits suivantes nous sommes restés à Talamati. C’était vraiment top ! C’est un petit camp de brousse, qu’on atteint par une longue piste en terre, dans un secteur où la faune est bien présente. Les + : Situation exceptionnelle et ambiance intimiste, un sentiment de bout du monde. Un poste d’observation très bien placé face au point d’eau, éclairé la nuit. Les logements sont spacieux, propres et bien équipés, plutôt bien entretenus. L’impression de ce côté-là a été bien meilleure qu’à Berg En Dal. Les - : Pas grand-chose en fait, à part peut-être des singes un peu trop curieux, et qui par 2 fois ont réussi à s’introduire chez nous !


Au Kruger, nous avons déjeûner une fois au restaurant de Skukuza et une fois à Satara. Pas grand-chose à reprocher aux restos… Mais on a vraiment eu à chaque fois l’impression d’être plongés dans une usine à touristes !! Merci Attila pour m’avoir incité à choisir des petits camps pour dormir !!
Nous avons fini le séjour par 2 nuits à Elephant Plains Game Lodge dans la réserve de Sabi Sand. Nous avions décidé de terminer par un séjour en réserve privée, au cas où nous aurions été malchanceux en self-drive. Ça n’a pas été le cas, mais nous avons quand même bien apprécié de profiter d’un cadre plus luxueux, d’un personnel aux petits oignons, et pour ma part de ne pas avoir à conduire pendant 2 jours ! Nous étions dans les Rondavels, chambres les « moins » luxueuses du lodge, mais l’impression de haut de gamme est quand même prédominante. Nous conseillons vraiment cet établissement, ce n’est pas donné, mais pourtant bon marché à côté de la plupart des autres lodges de la région, et le service est pourtant vraiment excellent ! Les game drives sont de qualité, à 7 nous n’avions qu’un couple belge (des presque-voisins) fort sympathiques avec nous, et du coup notre guide nous demandait toujours ce que nous souhaitions voir. Sympa. Un souvenir inoubliable pour tous.




La suite arrive !!
Ce voyage fut une véritable réussite, en grande partie grâce aux contributions de certains forumeurs, et même si notre séjour n’a rien de très original (hormis peut-être la saison et la courte durée), je pense que c’est un juste retour des choses ; c’est le principe du forum après tout : on reçoit puis on partage !
Un grand merci en particulier à Voyajou et Attila qui, à l’époque m’avaient bien aidé dans l’organisation du voyage.
Plutôt qu’un carnet au jour le jour que je n’aurai pas le temps de faire, je vous propose une synthèse détaillée du voyage.
Les dates de voyage : du 6 au 14/2/2016 Il parait que ce n’est pas la meilleure saison pour se rendre en Afrique du Sud, Voyajou ayant même tenté de me faire peur avec des images de déluge et routes coupées ! Et bien, nous avons été chanceux : pas une goutte de pluie n’est venue ternir notre séjour. Il a fait chaud, certes, mais dans des limites supportables, avec l’avantage de température très agréables pour les safaris du matin et du soir.
Les participants : nous sommes partis en famille, couple avec 3 enfants de 15,13 et 7 ans et les grands parents.
Les vols : Bruxelles-Jo’burg aller/retour avec KLM (vol de jour à l’aller, de nuit au retour), 525 € par personne Jo’burg-Nelspruit avec SA Airlink, 55 € par personne l’aller simple, nous avons fait le retour en voiture

Location d’un minibus chez AVIS (via AutoEscape) : 463 € pour 7 jours

Pas besoin de 4x4 pour le Kruger. Notre Hyundai H1 a été amplement suffisant… A l’aller nous avions décidé de gagner du temps en prenant un vol intérieur jusqu’à Nelspruit, dont l’aéroport n’est qu’à une heure de route de Malelane Gate. Le retour d’Elephant Plains à Jo’burg s’est fait en voiture. Nous sommes partis vers 11h. La route jusque Nelspruit est une succession de villages, nous avons fait une halte d’une bonne heure pour déjeûner à Hazyview, et sommes arrivés vers 20h à l’aéroport, soit largement dans les temps pour un décollage à 23h59.
Les étapes & hébergements : A l’arrivée à Johannesburg, nous avons dormi au Sunrock Guesthouse. On est venu nous chercher et nous reconduire à l’aéroport (moins de 10 mn de trajet). Chambres très correctes, jolies piscine (on n’a pas eu le temps d’en profiter), et prix doux. Adresse vraiment très pratique pour une arrivée tardive à JNB.
Nous avons ensuite passé 2 nuits à Berg En Dal en bungalows. Les + : Le cadre est plutôt chouette, on n’a pas l’impression d’être dans un gros camp. Il y avait peu de monde, resto sympa où nous avons mangé les 2 soirs, et boutique correctement achalandée (nous avions fait les courses avant d’entrer dans le Kruger au SPAR de Malelane). La piscine (que nous avons eu pour nous seuls) a été apprécié pour couper la journée avant de repartir en safari. Enfin la faune est vraiment très abondante dans ce secteur. Les - : L’état général des bungalows laisse à désirer : équipements vétustes, pas toujours en bon état, et propreté loin d’être impeccable. Mais nous ne sommes pas exigeants, et globalement nous avons apprécié le séjour dans ce camp.


Les 2 nuits suivantes nous sommes restés à Talamati. C’était vraiment top ! C’est un petit camp de brousse, qu’on atteint par une longue piste en terre, dans un secteur où la faune est bien présente. Les + : Situation exceptionnelle et ambiance intimiste, un sentiment de bout du monde. Un poste d’observation très bien placé face au point d’eau, éclairé la nuit. Les logements sont spacieux, propres et bien équipés, plutôt bien entretenus. L’impression de ce côté-là a été bien meilleure qu’à Berg En Dal. Les - : Pas grand-chose en fait, à part peut-être des singes un peu trop curieux, et qui par 2 fois ont réussi à s’introduire chez nous !


Au Kruger, nous avons déjeûner une fois au restaurant de Skukuza et une fois à Satara. Pas grand-chose à reprocher aux restos… Mais on a vraiment eu à chaque fois l’impression d’être plongés dans une usine à touristes !! Merci Attila pour m’avoir incité à choisir des petits camps pour dormir !!
Nous avons fini le séjour par 2 nuits à Elephant Plains Game Lodge dans la réserve de Sabi Sand. Nous avions décidé de terminer par un séjour en réserve privée, au cas où nous aurions été malchanceux en self-drive. Ça n’a pas été le cas, mais nous avons quand même bien apprécié de profiter d’un cadre plus luxueux, d’un personnel aux petits oignons, et pour ma part de ne pas avoir à conduire pendant 2 jours ! Nous étions dans les Rondavels, chambres les « moins » luxueuses du lodge, mais l’impression de haut de gamme est quand même prédominante. Nous conseillons vraiment cet établissement, ce n’est pas donné, mais pourtant bon marché à côté de la plupart des autres lodges de la région, et le service est pourtant vraiment excellent ! Les game drives sont de qualité, à 7 nous n’avions qu’un couple belge (des presque-voisins) fort sympathiques avec nous, et du coup notre guide nous demandait toujours ce que nous souhaitions voir. Sympa. Un souvenir inoubliable pour tous.




La suite arrive !!
Week-end musical à Anvers (novembre 2012) English translation pending
Pour lire ce carnet avec illustré de photos, c'est par ICI
Anvers. Je ne connaissais rien de cette ville. J'avais visité Bruxelles, Bruges, je m'était dit qu'il faudrait que je visite Gand... Mais Anvers n'avais jamais retenue mon attention. Jusqu'à ce que Alex Callier, du groupe Hooverphonic, nous dise lors du concert donné à Paris début 2012 que leur prochain concert serait à Anvers avec un orchestre symphonique, et que Anvers est une très jolie ville. Dès le lendemain, je regarde les dates de concert. Hooverphonic passe un vendredi soir en concert à Anvers ! Non seulement on peut y aller sans problème, mais en plus on peut en profiter pour y passer un petit week-end !
Nous prenons donc le Thalys, pour passer 2 jours à Anvers fin octobre. Nous avons choisi de passer 2 nuits à l'hôtel Astoria, situé non loin de la gare. Très bien situé, donc, propre, personnel accueillant, possibilité de laisser ses bagages en consignes, possibilité d'acheter des sandwichs, boissons, snacks à toute heure, très bon buffet petit dej, copieux, inclus dans le prix de la chambre. Réservation via booking : 175 euros pour 2 nuits en chambre double.
Vendredi après-midi, après avoir déposé nos bagages à l'hôtel (et avoir mis un pull bien chaud, c'est qu'il fait un peu plus froid qu'à Paris quand même), nous partons flâner en direction de la vielle ville.
Nous passons par la rue commerçante Meir, nous arrivons jusqu'à la Cathédrale, nous continuons jusqu'à la Grot Markt, puis les rives de l'Escaut. Nous retournons vers la cathédrale pour manger dans un restaurant spécialisé dans le poulet rôti. Très bon. Mais nous ne nous attardons pas, il faut maintenant traverser la ville pour rejoindre le Sportpaleis pour notre concert ! Nous prenons, sur les conseils de l’hôtel, la ligne 3 du métro (bondé), qui nous amène à la station Sport. Nous nous installons à nos places, et nous attendons avec impatience le début du concert. La première partie est très sympa, et le concert d'Hooverphonic accompagné par l'orchestre symphonique est vraiment grandiose ! J'en parle de façon plus détaillée ici.
La ligne 3 est tout aussi bondée pour rentrer à l’hôtel, mais on ne met pas trop de temps à rejoindre la station Opéra. Une bonne nuit nous attend.
Samedi, il fait froid (surtout à cause du vent) mais il fait un temps magnifique ! Nous repartons vers la vielle ville pour la voir sous le soleil. L'église Saint Jacques est vraiment très belle, la visite est intéressante. La Cathédrale est grandiose, surtout avec l'exposition de toiles de Rubens (expliquées) prêtées par le Musée des Beaux-Art pendant sa fermeture pour rénovation.
Nous flânons ensuite sur la Grot Markt quand des gouttes de pluies nous surprennent, nous nous réfugions donc dans un restaurant pour un bon repas bien chaud.
Le beau temps reviens vite, nous continuons notre balade qui nous amène sur les rives de l'Escaut.
Nous passons devant le château, et continuons le long du fleuve jusqu'au MAS, le musée sur le fleuve. Ce musée est super intéressant, très bien fait, très instructif. La vue depuis le panorama au 10ème étage est vraiment chouette (il est possible d'aller au panorama sans payer le musée).
Nous retournons ensuite vers la vieille ville, où nous dégustons une gaufre avec un bon chocolat chaud, avant d'aller flâner dans le Zuid, quartier fort sympathique avec plein de bars et de petits restaurant (malheureusement, on n'avait plus faim après notre gaufre....). Après avoir pris un verre en grignotant quelques "tapas" dans un petit resto, nous rentrons à l'hôtel en passant pas le quartier des théâtres.
Dimanche, il fait toujours aussi beau ! Nous partons en direction de la maison de Pierre Paul Rubens pour une visite très intéressante (avec audioguide, mais s'il est un peu imparfait). Nous déjeunons ensuite dans le quartier, nous prenons une zucker waffle à emporter en dessert, et nous repartons vers la vielle ville qui est vraiment fort sympathique. Nous voulions visiter l'église , dont on avait vu une gravure dans la maison de Rubens, mais elle est malheureusement fermée le dimanche....
Nous retournons ensuite tranquillement à l’hôtel récupérer nos valises, et nous repartons vers la gare (à l'architecture vraiment grandiose).
Durant ce sympathique petit week-end, j'ai pu satisfaire ma gourmandise avec des chocolats (en forme de main, la spécialité d'Anvers), du waterzoï, des croquettes aux fromage ou aux crevettes, des moules, des croquettes de pommes de terres avec de la mayonnaise, 2 sortes de gaufres différentes, un bolleke de De Koninck (brasserie d'Anvers). Et je suis bien sûre rentrée à Paris avec quelques chocolats. Vivement le prochain concert d'Hooverphonic !
Anvers. Je ne connaissais rien de cette ville. J'avais visité Bruxelles, Bruges, je m'était dit qu'il faudrait que je visite Gand... Mais Anvers n'avais jamais retenue mon attention. Jusqu'à ce que Alex Callier, du groupe Hooverphonic, nous dise lors du concert donné à Paris début 2012 que leur prochain concert serait à Anvers avec un orchestre symphonique, et que Anvers est une très jolie ville. Dès le lendemain, je regarde les dates de concert. Hooverphonic passe un vendredi soir en concert à Anvers ! Non seulement on peut y aller sans problème, mais en plus on peut en profiter pour y passer un petit week-end !
Nous prenons donc le Thalys, pour passer 2 jours à Anvers fin octobre. Nous avons choisi de passer 2 nuits à l'hôtel Astoria, situé non loin de la gare. Très bien situé, donc, propre, personnel accueillant, possibilité de laisser ses bagages en consignes, possibilité d'acheter des sandwichs, boissons, snacks à toute heure, très bon buffet petit dej, copieux, inclus dans le prix de la chambre. Réservation via booking : 175 euros pour 2 nuits en chambre double.
Vendredi après-midi, après avoir déposé nos bagages à l'hôtel (et avoir mis un pull bien chaud, c'est qu'il fait un peu plus froid qu'à Paris quand même), nous partons flâner en direction de la vielle ville.
Nous passons par la rue commerçante Meir, nous arrivons jusqu'à la Cathédrale, nous continuons jusqu'à la Grot Markt, puis les rives de l'Escaut. Nous retournons vers la cathédrale pour manger dans un restaurant spécialisé dans le poulet rôti. Très bon. Mais nous ne nous attardons pas, il faut maintenant traverser la ville pour rejoindre le Sportpaleis pour notre concert ! Nous prenons, sur les conseils de l’hôtel, la ligne 3 du métro (bondé), qui nous amène à la station Sport. Nous nous installons à nos places, et nous attendons avec impatience le début du concert. La première partie est très sympa, et le concert d'Hooverphonic accompagné par l'orchestre symphonique est vraiment grandiose ! J'en parle de façon plus détaillée ici.
La ligne 3 est tout aussi bondée pour rentrer à l’hôtel, mais on ne met pas trop de temps à rejoindre la station Opéra. Une bonne nuit nous attend.
Samedi, il fait froid (surtout à cause du vent) mais il fait un temps magnifique ! Nous repartons vers la vielle ville pour la voir sous le soleil. L'église Saint Jacques est vraiment très belle, la visite est intéressante. La Cathédrale est grandiose, surtout avec l'exposition de toiles de Rubens (expliquées) prêtées par le Musée des Beaux-Art pendant sa fermeture pour rénovation.
Nous flânons ensuite sur la Grot Markt quand des gouttes de pluies nous surprennent, nous nous réfugions donc dans un restaurant pour un bon repas bien chaud.
Le beau temps reviens vite, nous continuons notre balade qui nous amène sur les rives de l'Escaut.
Nous passons devant le château, et continuons le long du fleuve jusqu'au MAS, le musée sur le fleuve. Ce musée est super intéressant, très bien fait, très instructif. La vue depuis le panorama au 10ème étage est vraiment chouette (il est possible d'aller au panorama sans payer le musée).
Nous retournons ensuite vers la vieille ville, où nous dégustons une gaufre avec un bon chocolat chaud, avant d'aller flâner dans le Zuid, quartier fort sympathique avec plein de bars et de petits restaurant (malheureusement, on n'avait plus faim après notre gaufre....). Après avoir pris un verre en grignotant quelques "tapas" dans un petit resto, nous rentrons à l'hôtel en passant pas le quartier des théâtres.
Dimanche, il fait toujours aussi beau ! Nous partons en direction de la maison de Pierre Paul Rubens pour une visite très intéressante (avec audioguide, mais s'il est un peu imparfait). Nous déjeunons ensuite dans le quartier, nous prenons une zucker waffle à emporter en dessert, et nous repartons vers la vielle ville qui est vraiment fort sympathique. Nous voulions visiter l'église , dont on avait vu une gravure dans la maison de Rubens, mais elle est malheureusement fermée le dimanche....
Nous retournons ensuite tranquillement à l’hôtel récupérer nos valises, et nous repartons vers la gare (à l'architecture vraiment grandiose).
Durant ce sympathique petit week-end, j'ai pu satisfaire ma gourmandise avec des chocolats (en forme de main, la spécialité d'Anvers), du waterzoï, des croquettes aux fromage ou aux crevettes, des moules, des croquettes de pommes de terres avec de la mayonnaise, 2 sortes de gaufres différentes, un bolleke de De Koninck (brasserie d'Anvers). Et je suis bien sûre rentrée à Paris avec quelques chocolats. Vivement le prochain concert d'Hooverphonic !
Choix de lieu pour un week-end en amoureux (Europe) English translation pending
😊
Je voudrais organiser un week end en amoureux, mais je suis un peu perdue avec tous les sites de voyages, les coffets cadeaux, ....
alors je me tourne vers vous pour me guider dans mon choix.
je voudrais un lieu pas trop eloigné de mon domicile c'est a dire nord est, nord ouest, et region parisienne, voir la Belgique.
J'avais pensé à Bruges, on me dit que c'est super joli, alors si vous connaissez de bons hotels, et restos.
Je pense organiser cette petite escapade courant janvier, donc voir si le temps nous est favorable.
Si vous avez d'autres lieux n'hésitez pas .
Merci
Merci
Propositions de sorties en Belgique English translation pending
Bonjour,
Voila pour les fete de fin d'année je vais aller en Belgique (du 27 décembre au 03 janvier 2009), avec mon aamie et mes deux enfants (8ans et 4 ans)
Je suis ouvert a toutes vos idées et proposition de sortie en belgique (en sachant que je serais a Brussell avec une voiture)
Je cherche des idées qui peuvent plaire a toute la famille (musé, parc d'attration, zoo....etc.....), je pense aussi aller a Bruges, voir aussi pourquoi aux Pays Bas....
En vous remerciant pas avance .
Retour de l'hotel Catalonia Bayahibe du 2 au 16 avril 2008 English translation pending
Je reviens d'un séjour de quinze jours (du 02 avril 2008 au 16 avril 2008) au catalonia bayahibe appelé également catalonia dominincus.
histoire de laisser peu d'info a ceux qui cherchent a comparer pour leurs futures vacances j'ai décidé de faire un post.
le tour operator choisi est jetair avec un depart de bruxelles.
LE VOL: ALLER: dix heures de vol une escale d'une heure en jamaique et pres de deux heures de transfert de punta cana en bus alors qu'il y a la romana a vingt minutes de l'hotel... les hotesse a bord ne parlaient pas le français alors que la moitie des passagers étaient francophones, une annonce sur deux est faite en français car seul la chef de cabine le parle. les hotesses étaient desagréables a souhait, le repas n'a était servi que quelques heures avant l'aterissage alors qu'il aurait été préferable de le servir à l'heure du repas. beaucoup d'enfants avaient très fain et comble du ridicule il n'y avait plus rien a acheter sauf des bonbons. certains passagers n'ont eu qu'une partie de leur préstation, plus de gauffres etc....... point positif: avion avec sieges propres et confortables surtout en classe confort. RETOUR: avion retardé de 13heures pour cause inconnue, hotel pris en charge par jetair, les hotesses beaucoup plus agréables mais le service du repas toujours quelques heures avant l'arrivée et toujours des difficultés en français.
L'HOTEL: CHAMBRE: grande chambre propre avec équipement fonctionnel et bien entretenue, frigo, tv sat, lit trés trés grand, coffre fort gratuit, pas de porte pour separer la douche de la chambre, juste un mur a angle droit. les toilettes sont un peu petit mais possedent une porte. la chambre est nettoyée quotidiennement avec soin.
INFRASTRUCTURES:il y a tout ce qui faut, boutiques, coiffeur, medecin, salon de beauté, massages, une piscine très grande avec plusieurs profondeurs adaptée pour jeunes enfants.
PERSONNEL:très souriant, sympathique, attentionné mais maitrise trés peu la langue française, voir pour certainnes personnes des bar et restos que l'espagnol, diffile de se faire comprende mais on fini toujours par avoir ce que l'on veux c'est juste un peu plus long.
RESTAURANT:le restaurant principal TAINOS est varié, bien qu'a predominance italienne, vous y trouverai chaque soir une soirée a thème, il y en a pour tous les gouts et tout le monde y trouve son bonnheur, menton spéciale aux fruits et gateaux excellents. le snack sert des frites, hamburges, poulets, fruits, boissons, de 11h00 a 17h00 sur pla plage. le restaurant italien set jusqu'a 2h00 du matin des pizza au feu de bois excellentes, et une variété de pates impressionnantes, desserts etc tout y est et sans reservation. restaurant mexicain: restauration de qualité et soignée, me, tion speciales aux crevettes tequila, cependant service au lance pierre. restaurant steack house: sympa et distrayant, bonne cuisine mais toujours aussi vite envoyée, dommage une demi heure par service ouf! restaurant langouste: non testé nourriture largement au dessus du viva dominicus.
ANNIMATION:il y en a beaucoup pour les italiens qui sont les rois du site, deux animateurs palent français, l'un trés sympa nous met de temps en tant de la musique française au soir vers 19h00 et sur la plage de temps en temps (mais on est pas la pour ça on est la pour le merengue), il propose des jeux questions attrayant et fait gagner tous les soirs des petits cadeaux, massages, rhum plus quelques annimations pour les jeunes et des ballades sur la plage.
SPORT: tennis, basket, tir a l'arc, location de canoé et catamaran gratuit, tennis de table tout y est.
SERVICE:rapide et trés efficace pas plus d'une demi heure pour réparer ce qui a été signalé cassé. une fois a dix neuf heures une vis de l'armoire etant foirée, je l'ai signalée car la porte risquait de se décrocher, j'ai précisé que j'etais dans ma chambre que pour dormir et que c'etait pas urgent (c'etait en fait pour me rassurer et eviter que l'on me dise que c'etait de ma faute plus tard) piqué par les moustiques j'ai demandé quel aerosol il fallait acheter car le miens etait sans effet. et biens quize minutes plus tard la porte était réparé et quize minutes de plus et une dame d'entretiens vaporisait de l'insecticide dans ma chambre. le service est vraiment au top, mieux qu'au viva dominicus.
PLAGE: en pante douce, sable blanc eau turquoise, on trouve toujours un transat en cherchant bien, n'oubliez pas masque et tubas pour aller voir les poissons nombreux pres du recif artificiel c'est extra par temps clair: magnifique!
REPRESANTANT JETAIR: sympathique, francophone et disponible, je n'ai pas eu recours a ses services car ce n'etait pas mon premier séjour à bayahibe.
EXCURSIONS: j'ai fait mes excursions avec un français PASCAL, établi en rep dom depuis 8 ans, vous le trouverez dans la rue commercante entre les hotels viva beach et iberostar, il propose des guides francophones avec des prestations equivalentes aux TO voir mieux pour un prix largement inferieur, achetez lui vos excursions c'est sans soucis et n'ecoutez pas les ragots des TO qui vous vandent leur excursions 30% plus cher.
SAONA: sympa a voir belle journée en catamaran, arret piscine natuelle, de belles photos a faire si on prends la peine de s'eloigner un peu, il a de joli coquillages sur l'ile. SAFARI: decouvre l'interieur du pays degustation de fruits, visite d'un marché typique, decouverte de la vie dominicaine, arrêt dans un champ de canne a sucre: evitez de donner des bonbons, achetez des brosses a dents, savons, rasoirs, les haitiens tres pauvres en ont plus besoins que des sucettes! et caramels, et faite comme moi si il y a bien sur cette ile des gens qui meritent un petit billet c'est les pauvres coupeurs de canne a sucre. DEMI JOURNEE la romana: a faire, visite d'une fabrique de cigars ultra competitifs en tarif, arret dans un bureau de change au meilleur taux( changez en pesos qu'a ce moment 1us$ pour 34pesos, a l'hotel 28.5), visite d'alots de chavon et d son village typique, et courses au centre commercial JUMBO, ou vous trouverez de tout comme chez nous et surtout rhum et café chocolat a moitié prix, cigarettes bien moins cher qu'a bayahibe!
BILAN HOTEL:très bon hotel, repas préstations de qualité, hotel et chambres entretenues et propres, services au top, personnel agréable et sourriant quoi demander de plus, si un peut plus de maitrise du français, mais ca va venir.
DERNIER CONSEILS:-ne changez pas d'euros en dollars, depuis quelques années les prix sont affichés en pesos domincains, tous prennent l'euro mais arrondissent attention!prevoyez un bon anti moustiques et un casse croute si vous voyagez avec jetairpensez utile si vous voulez donner quelque chose durant les excursions, les bonbons c'est bien mais il y a autre chose.
histoire de laisser peu d'info a ceux qui cherchent a comparer pour leurs futures vacances j'ai décidé de faire un post.
le tour operator choisi est jetair avec un depart de bruxelles.
LE VOL: ALLER: dix heures de vol une escale d'une heure en jamaique et pres de deux heures de transfert de punta cana en bus alors qu'il y a la romana a vingt minutes de l'hotel... les hotesse a bord ne parlaient pas le français alors que la moitie des passagers étaient francophones, une annonce sur deux est faite en français car seul la chef de cabine le parle. les hotesses étaient desagréables a souhait, le repas n'a était servi que quelques heures avant l'aterissage alors qu'il aurait été préferable de le servir à l'heure du repas. beaucoup d'enfants avaient très fain et comble du ridicule il n'y avait plus rien a acheter sauf des bonbons. certains passagers n'ont eu qu'une partie de leur préstation, plus de gauffres etc....... point positif: avion avec sieges propres et confortables surtout en classe confort. RETOUR: avion retardé de 13heures pour cause inconnue, hotel pris en charge par jetair, les hotesses beaucoup plus agréables mais le service du repas toujours quelques heures avant l'arrivée et toujours des difficultés en français.
L'HOTEL: CHAMBRE: grande chambre propre avec équipement fonctionnel et bien entretenue, frigo, tv sat, lit trés trés grand, coffre fort gratuit, pas de porte pour separer la douche de la chambre, juste un mur a angle droit. les toilettes sont un peu petit mais possedent une porte. la chambre est nettoyée quotidiennement avec soin.
INFRASTRUCTURES:il y a tout ce qui faut, boutiques, coiffeur, medecin, salon de beauté, massages, une piscine très grande avec plusieurs profondeurs adaptée pour jeunes enfants.
PERSONNEL:très souriant, sympathique, attentionné mais maitrise trés peu la langue française, voir pour certainnes personnes des bar et restos que l'espagnol, diffile de se faire comprende mais on fini toujours par avoir ce que l'on veux c'est juste un peu plus long.
RESTAURANT:le restaurant principal TAINOS est varié, bien qu'a predominance italienne, vous y trouverai chaque soir une soirée a thème, il y en a pour tous les gouts et tout le monde y trouve son bonnheur, menton spéciale aux fruits et gateaux excellents. le snack sert des frites, hamburges, poulets, fruits, boissons, de 11h00 a 17h00 sur pla plage. le restaurant italien set jusqu'a 2h00 du matin des pizza au feu de bois excellentes, et une variété de pates impressionnantes, desserts etc tout y est et sans reservation. restaurant mexicain: restauration de qualité et soignée, me, tion speciales aux crevettes tequila, cependant service au lance pierre. restaurant steack house: sympa et distrayant, bonne cuisine mais toujours aussi vite envoyée, dommage une demi heure par service ouf! restaurant langouste: non testé nourriture largement au dessus du viva dominicus.
ANNIMATION:il y en a beaucoup pour les italiens qui sont les rois du site, deux animateurs palent français, l'un trés sympa nous met de temps en tant de la musique française au soir vers 19h00 et sur la plage de temps en temps (mais on est pas la pour ça on est la pour le merengue), il propose des jeux questions attrayant et fait gagner tous les soirs des petits cadeaux, massages, rhum plus quelques annimations pour les jeunes et des ballades sur la plage.
SPORT: tennis, basket, tir a l'arc, location de canoé et catamaran gratuit, tennis de table tout y est.
SERVICE:rapide et trés efficace pas plus d'une demi heure pour réparer ce qui a été signalé cassé. une fois a dix neuf heures une vis de l'armoire etant foirée, je l'ai signalée car la porte risquait de se décrocher, j'ai précisé que j'etais dans ma chambre que pour dormir et que c'etait pas urgent (c'etait en fait pour me rassurer et eviter que l'on me dise que c'etait de ma faute plus tard) piqué par les moustiques j'ai demandé quel aerosol il fallait acheter car le miens etait sans effet. et biens quize minutes plus tard la porte était réparé et quize minutes de plus et une dame d'entretiens vaporisait de l'insecticide dans ma chambre. le service est vraiment au top, mieux qu'au viva dominicus.
PLAGE: en pante douce, sable blanc eau turquoise, on trouve toujours un transat en cherchant bien, n'oubliez pas masque et tubas pour aller voir les poissons nombreux pres du recif artificiel c'est extra par temps clair: magnifique!
REPRESANTANT JETAIR: sympathique, francophone et disponible, je n'ai pas eu recours a ses services car ce n'etait pas mon premier séjour à bayahibe.
EXCURSIONS: j'ai fait mes excursions avec un français PASCAL, établi en rep dom depuis 8 ans, vous le trouverez dans la rue commercante entre les hotels viva beach et iberostar, il propose des guides francophones avec des prestations equivalentes aux TO voir mieux pour un prix largement inferieur, achetez lui vos excursions c'est sans soucis et n'ecoutez pas les ragots des TO qui vous vandent leur excursions 30% plus cher.
SAONA: sympa a voir belle journée en catamaran, arret piscine natuelle, de belles photos a faire si on prends la peine de s'eloigner un peu, il a de joli coquillages sur l'ile. SAFARI: decouvre l'interieur du pays degustation de fruits, visite d'un marché typique, decouverte de la vie dominicaine, arrêt dans un champ de canne a sucre: evitez de donner des bonbons, achetez des brosses a dents, savons, rasoirs, les haitiens tres pauvres en ont plus besoins que des sucettes! et caramels, et faite comme moi si il y a bien sur cette ile des gens qui meritent un petit billet c'est les pauvres coupeurs de canne a sucre. DEMI JOURNEE la romana: a faire, visite d'une fabrique de cigars ultra competitifs en tarif, arret dans un bureau de change au meilleur taux( changez en pesos qu'a ce moment 1us$ pour 34pesos, a l'hotel 28.5), visite d'alots de chavon et d son village typique, et courses au centre commercial JUMBO, ou vous trouverez de tout comme chez nous et surtout rhum et café chocolat a moitié prix, cigarettes bien moins cher qu'a bayahibe!
BILAN HOTEL:très bon hotel, repas préstations de qualité, hotel et chambres entretenues et propres, services au top, personnel agréable et sourriant quoi demander de plus, si un peut plus de maitrise du français, mais ca va venir.
DERNIER CONSEILS:-ne changez pas d'euros en dollars, depuis quelques années les prix sont affichés en pesos domincains, tous prennent l'euro mais arrondissent attention!prevoyez un bon anti moustiques et un casse croute si vous voyagez avec jetairpensez utile si vous voulez donner quelque chose durant les excursions, les bonbons c'est bien mais il y a autre chose.
Six mois en Amérique du Sud English translation pending
Bonjour,
Je sais que la question est un peu banale mais mon épouse et moi sommes un peu perdus. Jusqu'il y a peu nous pension partir en Am du sud pour 6 mois de décembre à Juin. Mais visiblement nous devrons partir de la mi-octobre 2008 à mi-avril 2009. Nous n'avons pas le choix d'une autre période partir plus longtemps (c'est déjà pas mal ceci dit 6 mois). Il est difficile de s'y retrouver dans les climats, les lieux à ne pas louper, ...
Nous comptons faire l'Argentine, l'Equateur, le Pérou, la Bolivie, un peu de Chili (le grand sud) et nous rendre au Vénézuela pour faire un peu de belles plages pour Madame qui en rêve (moi aussi un peu 😉).
la grande question est : dans quel sens faire le tour? :Bruxelles (ou Paris, Amsterdam)--> Quito --> Perou --> Bolivie --> Chili --> Argentine --> avion jusque Vénézuela --> Bruxelles (ou Paris, Amsterdam) Dans l'autre sens ?A savoir que nous n'avons pas encore déterminé ce qu'on va exactement voir sauf quelques classiques (Machu picchu, Salar de Uyuni, Cuzco, Patagonie (où? ), iguazu, ...). Nous sommes un peu bloqué sur l'ordre pour choisir le moins pire niveau climat sachant qu'en Argentine nous ferons surtout du camping et que notre budget tournera en tout et pour tout pour un max de 50$ /jour/2pers au total pour les 6 mois. Nous ne sommes pas contre un petit vol intérieur pour par exemple un Ushuaia-Buenos Aires (j'ai vu qu'il y a moyen pour une centaine d'euro/pers) ...
Nous irons peut-être passé quelques jours en Uruguay mais pas très longtemps. Bref nous ne sommes encore nul part mais nous ne savons pas non plus par où commencer 😛
Si quelqu'un pouvait me dire pourquoi les gens que je lis font souvent le trajet en partant de Quito ?
Merci.
Je sais que la question est un peu banale mais mon épouse et moi sommes un peu perdus. Jusqu'il y a peu nous pension partir en Am du sud pour 6 mois de décembre à Juin. Mais visiblement nous devrons partir de la mi-octobre 2008 à mi-avril 2009. Nous n'avons pas le choix d'une autre période partir plus longtemps (c'est déjà pas mal ceci dit 6 mois). Il est difficile de s'y retrouver dans les climats, les lieux à ne pas louper, ...
Nous comptons faire l'Argentine, l'Equateur, le Pérou, la Bolivie, un peu de Chili (le grand sud) et nous rendre au Vénézuela pour faire un peu de belles plages pour Madame qui en rêve (moi aussi un peu 😉).
la grande question est : dans quel sens faire le tour? :Bruxelles (ou Paris, Amsterdam)--> Quito --> Perou --> Bolivie --> Chili --> Argentine --> avion jusque Vénézuela --> Bruxelles (ou Paris, Amsterdam) Dans l'autre sens ?A savoir que nous n'avons pas encore déterminé ce qu'on va exactement voir sauf quelques classiques (Machu picchu, Salar de Uyuni, Cuzco, Patagonie (où? ), iguazu, ...). Nous sommes un peu bloqué sur l'ordre pour choisir le moins pire niveau climat sachant qu'en Argentine nous ferons surtout du camping et que notre budget tournera en tout et pour tout pour un max de 50$ /jour/2pers au total pour les 6 mois. Nous ne sommes pas contre un petit vol intérieur pour par exemple un Ushuaia-Buenos Aires (j'ai vu qu'il y a moyen pour une centaine d'euro/pers) ...
Nous irons peut-être passé quelques jours en Uruguay mais pas très longtemps. Bref nous ne sommes encore nul part mais nous ne savons pas non plus par où commencer 😛
Si quelqu'un pouvait me dire pourquoi les gens que je lis font souvent le trajet en partant de Quito ?
Merci.
Hôtel Shandrani English translation pending
🙂Bonjour, nous partons à 4 au Shandrani du 25/12/2007 au 4/01/2008, pourrais-je avoir des avis objectifs sur cet hôtel tant positifs que négatifs. merci de vos nombreuses réponses
sissi
sissi
Découverte de la Belgique avec des enfants English translation pending
BONJOUR A TOUS
JE SERAI AVEC MES ENFANTS (BAS-AGE) EN BELGIQUE DU 11.08.2007 AU 24.08.2007.
JE TOUTE OUIE A VOS SUGESTIONS ET PROPOSITIONS POUR MEUBLER MON TEMPS ET SURTOUT CELUI DE MES ENFANTS DANS CE PAYS QUE JE VAIS VISITER POUR LA PREMIERE FOIS. ( ZOO-PARC POUR ENFANT LIEU DE SHOPPING POUR MOI SURTOUT ) etc..
JE VS REMERCIE POUR VOTRE COLLABORATION
EN SOUHAITONS DE TRES BONNES VACANCES A TOUS
LA VOTRE
JE SERAI AVEC MES ENFANTS (BAS-AGE) EN BELGIQUE DU 11.08.2007 AU 24.08.2007.
JE TOUTE OUIE A VOS SUGESTIONS ET PROPOSITIONS POUR MEUBLER MON TEMPS ET SURTOUT CELUI DE MES ENFANTS DANS CE PAYS QUE JE VAIS VISITER POUR LA PREMIERE FOIS. ( ZOO-PARC POUR ENFANT LIEU DE SHOPPING POUR MOI SURTOUT ) etc..
JE VS REMERCIE POUR VOTRE COLLABORATION
EN SOUHAITONS DE TRES BONNES VACANCES A TOUS
LA VOTRE
Excursions d'une croisière transatlantique brésilienne sur le Costa Fortuna en mars 2012? English translation pending
Bonjour,
Nous partons pour la croisière transatlantique brésilienne sur le Costa Fortuna à partir du 19 mars 2012. Nous sommes actuellement en train d'étudier la question des excursions. Comme d'habitude, les tarifs des excursions proposées par Costa sont assez élevés. Nous avons cherché une autre solution et nous sommes entrés en contact avec une agence de voyage brésilienne (gérée par des français), qui propose des excursions pour les villes de Rio, Recife, Salvador de Bahia et Fortaleza. Ces excursions se font par mini groupe jusqu'à 12 personnes, ce qui permet de réduire le prix tout en bénéficiant d'un guide privé. Pour l'instant nous ne sommes que deux et nous recherchons d'autres voyageurs qui pourraient être intéressés. Avis aux amateurs !
Nous partons pour la croisière transatlantique brésilienne sur le Costa Fortuna à partir du 19 mars 2012. Nous sommes actuellement en train d'étudier la question des excursions. Comme d'habitude, les tarifs des excursions proposées par Costa sont assez élevés. Nous avons cherché une autre solution et nous sommes entrés en contact avec une agence de voyage brésilienne (gérée par des français), qui propose des excursions pour les villes de Rio, Recife, Salvador de Bahia et Fortaleza. Ces excursions se font par mini groupe jusqu'à 12 personnes, ce qui permet de réduire le prix tout en bénéficiant d'un guide privé. Pour l'instant nous ne sommes que deux et nous recherchons d'autres voyageurs qui pourraient être intéressés. Avis aux amateurs !