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Visiting French Polynesia: Cruise or Traditional Stay?
by Arean · 2009-06-17 · 17 replies
Visiting the islands of the South Pacific is a dream we’re trying to make come true, so we’re doing our research to make sure we don’t miss out.

We’ve been dreaming of visiting French Polynesia for a long time, but now that we might finally be able to go, we’re torn between a cruise or a traditional stay.

Our plan is to visit Tahiti, Moorea, Bora Bora, Huahine... and we’re also considering the Tuamotu Islands.

For us, the priority is to explore the islands properly, not so much to enjoy life on a boat—we do cruises closer to home for that. But sailing through those lagoons must be an extraordinary experience too.

I’m reaching out to get your help in weighing the pros and cons of each option.

I’d love to hear from travelers who’ve done this trip.

How many nights would you recommend staying on each island?

And so on...

Thanks in advance for your input!
Souvenirs (entre autre machette) à ramener de Thaïlande? English translation pending
by Nofrasius · 2009-06-06 · 45 replies
Bonjour bonjour tout le monde, alors comment allez vous ? vous rêvez déjà au prochain départ en Thaïlande ? 😎

Bon j'avais une question concernant ce qu'on peut ramener de là-bas. Pour faire un cadeau à des amis je voudrai acheter minimum 3-4 machettes (entre 40 et 60 cm maximum, si jamais comme je pars avec un autre copain, il peut en prendre 2 dans sa valise), car il parait que ça coûte moins cher chez là-bas, donc ça vaut la peine.

Le problème est que je ne sais pas du tout ce qu'on a le droit de ramener dans une valise, mis à part de ne pas dépasser les 20 kilos ;), vous avez une idée si je peux tranquillement transporter 4 (ou 2) de ces "gros couteau" dans ma valise au retour 😛 ?
Bonnes adresses pour écouter de la country dans l'Ouest américain? English translation pending
by Gupyl · 2009-05-29 · 6 replies
Bonjour,

Fin juin je vais réaliser un vieux rêve en visitant l'ouest américain. Amateur de country je voudrais savourer mes soirées dans des endroits typiques, sympa, pas cher etc... où l'on puisse se restaurer ou boire un verre en écoutant de la bonne country. Je suppose que l'on peut trouver sur place, mais si dores et déjà vous pouvez me donner quelques bonnes adresses à ne pas manquer (ou inversement des lieux à éviter ! ) je suis preneur. Mes principaux lieux de séjour (classiques...): Grd Canyon (1 soir), Page (2), Mexican Hat, Moab (3), Bryce (2), LV(là c'est soirée casino!), Furnace Creek, Mammoth Lakes, El Portal, SF (3).

Merci, Guy
Partir plusieurs mois dans le Yukon English translation pending
by Naturedechie · 2009-05-17 · 7 replies
Bonjour,

Je voudrais obtenir des conseilles, depuis longtemps de reve de partir plusieurs mois dans le yukon en preparant un itineraire d'environ 400Km aller retour à pied et chien de traineau ( j'en ai 2) donc je veux prendre mon temps et avoir un parcourt pas trop compliqué. J'ai pensé faire Tuktoyaktuk - Inivik. Qu 'en pensez vous? avez un autre parcour?
Quinze jours au Pérou-Bolivie en août 2009 English translation pending
by Henrigui · 2009-05-09 · 6 replies
mesdames monsieur;

je suis en train de realiser un reve d'enfant! mais malheureusement, j'ai tres peu de temps! esclave du travail!

j'aimerais partir 15 jours sur place en bolivie et au perou durant les deux remiéres semaines d'aout prochain, et je realise que cela represente beaucoup beaucoup d'impasses!

mais je reve des deserts, paysages et lagons boliviens, et les cités d'or péruviennes

bolivie, titikaka, cuzco, Machu Picchu!!!!!

avez vous des conseils, de parcours, de visites, de compagnies également, les billets sont hors de prix!

puis-je envisager un parcours circulaire, partir d'un point et revenir? (serait tellement plus simple pour l'aller-retour en avion!)

existe-t'il des treks pré-organisés???

je prends tout!!!!

merci beaucoup

guillaume
Où garer sa voiture à Niagara Falls? English translation pending
by Miesele · 2009-05-02 · 12 replies
Existe-t'il un endroit où garer gratuitement (on peut rêver 😇) ou alors pas trop cher sa voiture si on veut passer quelques heures aux Niagara Falls ??? Merci d'avance 😉 Miesele
Acheter des lentilles de contact aux Philippines? English translation pending
by Maglith · 2009-04-10 · 3 replies
Bonjour à tous, Désolée d’interrompre vos rêves de rizières verdoyantes et plages de sable blanc pour une question aussi terre à terre… Mais la facture de mon opticien me ramène durement à la réalité 🏴‍☠️! J’avais fais le plein de lentilles de contact en Thaïlande l’année passée ; est-ce les lentilles sont en vente libre aux Phils également ? Si oui, savez-vous si les tarifs sont intéressants ? D’avance merci
Croisière transatlantique de New York vers Barcelone sur le NCL Gem, départ le 18 avril English translation pending
by Douxsourire · 2009-03-17 · 15 replies
Bonjour!

Depuis le temps que je rêve d'un transatlantique! Le 18 avril prochain, nous serons à bord du GEM ma fille (8 ans) et moi et j'aimerais bien savoir si parmi vous il y a des gens qui y seront aussi? Et si oui, j'ai une question pour vous : allez-vous à New York en avion? En autobus? Pour notre part, nous pensons prendre le train la veille ce qui risque d'être très charmant, l'État de NY étant si beau! Une autre option serait aussi un lift en voiture (je paierais bien entendu), alors si vous souhaitez diminuer vos frais et prendre des passagers, merci de m'en faire part.

Le bateau semble bien et les escales sont extra. Ma seule inquiétude est que j'ai lu que NCL remplissait à craquer ses bateaux. Je n'aime pas trop l'idée de me sentir à l'étroit. Mais bon, on verra bien. C'est ma première longue croisière...

Si certains ont des commentaires sur le NCL GEM, je vous remercie à l'avance!

Bon printemps à tous!
Vivre et travailler un an en Australie English translation pending
by Amaury17 · 2009-03-10 · 7 replies
Salut a toi qui me lit, Voila mon sujet: je reve depuis petit de voyages, de surf et plus précisément, d'Australie. Aujourd'hui, me voila déterminé a y aller en novembre 2009, pour partir 1an. Si vous avez un maximum d'infos, je serai heureux d'en discuter avec vous. Tout ce qui est question d'hébergement, colocation, travail, transfert d'argent, ouverture de comptes, ... Le tout, afin d'aller découvrir ce magnifique pays, connaitre la population, le temps, les aborigenes, et tout ce qu'on peut y trouver. Grands remerciements a celui, celle et ceux qui me répondront! Bye.
Maldives: qui connaît Mirihi? English translation pending
by Corinne21 · 2009-03-06 · 1 reply
Je pars prochainement sur cette île. Pour commencer à rêver, faites moi part de votre expérience et conseils !
Location d'un moulin à vent aux Pays-Bas English translation pending
by Anna121 · 2009-02-20 · 3 replies
Bonjour à tous !

Ma mère, d'origine hollandaise, aurait rêvé habiter dans un moulin à vent. Alors, pour ses cinquante ans, j'aimerais l'emmener en vacances aux Pays-Bas et donc trouver un gîte ou une maison d'hôtes dans un beau moulin à vent. Avez-vous des adresses de location dans un moulin à vent aux Pays Bas ? J'ai cherché sur le net mais j'ai rien trouvé...

Merci de votre aide
S'expatrier en Polynésie-Française English translation pending
by Jularius · 2009-02-07 · 8 replies
Bonjour à tous ! Mon mari et moi avons le rêve de nous expatrier en polynésie française mais n'avons aucunes idées des démarches à assurer ... 😕 Entre autres questions, le problème de l'emploi nous fait peur car nous avons un bébé de 22 mois. Mon mari est peintre en batiments et moi commerçante et fleuriste de formation ms tout autres emplois proposer seraient les bienvenus !😉 Y a t il de la demande ds ces secteurs ... ? Voilà, je sais que c'est un peu flou mais si quelqu'un pouvait nous éclairer un petit peu, ça serait très gentil !!! Bonne journée !!!
Vivre et travailler en Polynésie-Française? English translation pending
by Cyril70 · 2009-02-04 · 7 replies
slt moi c cyril j' ai 23 ans mon reve et mon ambition est de partir vivre et travailler a bora si quelqu'un a deja fait l' experience je voudrais en savoir plus car je c deja qu'il demande beaucoup de choses pour partir mais ce n' est pas un probleme je peux travailler dans n' importe quel secteur d' activité j'ai acquis pas mal d'experience dans le commerce mais il y a forcement autre choses a faire que du buisness (travailler dans un bar local, .........)veuilez me renseigner si vous le pouvez

merci a tous d' avance
Photos de l'hôtel Grand Palladium Bavaro à Noël 2008 English translation pending
by Biloup · 2009-01-25 · 51 replies
Bonjour à tous,

Voici de beaux souvenirs qui feront rêver ceux et celles qui partiront prochainement.

Biloup
Trajet Kerala-Madurai et retour English translation pending
by Baranohana · 2009-01-17 · 5 replies
Bonjour aux voyageurs en voyage et aux voyageurs en rêve de voyage!

Je serai dans le Kerala pour 3 semaines durant le mois de février. J'aimerais durant ce séjour prendre quelques jours pour me rendre à Madurai.(J'ai la nostalgie des grands temples du Tamil Nadu et Madurai, je n'ai pas encore vu) Quelle est le chemin le plus aisé?( càd, le plus court, confortable) et quel est le chemin le plus beau, le plus intéressant? ( avec des étapes). J'aimerais bien ne pas faire le même trajet à l'aller et au retour ...

baranohana
Voyages organisés pour aller à Graceland? (Memphis) English translation pending
by Gretta · 2009-01-10 · 45 replies
Bonjour,

Mon mari à toujours eu comme rêve d'aller voir la maison d'Elvis à Graceland !! Est-ce que vous savez si il existe des voyages organisés pour aller à cet endroit ?

Merci !
Séjour en Uruguay: meilleures périodes et visites? English translation pending
by Isabelgaudie · 2009-01-06 · 10 replies
Bonjour à tous et bonne année pleine de rêves et de voyages. J'ai la possibilité d'aller en Uruguay pour un séjour linguistique. Quelles sont les périodes les plus agréables ? Que visiter à Montevideo et aux alentours ? Est il facile de traverser pour l'Argentine, (temps, prix) Merci de vos réponses Isabel
Partir un an dans une high school aux Etats-Unis English translation pending
by Mamzelmoi · 2008-12-23 · 5 replies
Bonjour, avec une amie nous avons un rêve commun, partir un an dans une high school aux etats unis. Je voudrais savoir si vous avez déjà fait cette expérience, si vous connaissez des organismes pour partir, s'il n'est pas trop tard pour partir et enfin si avec mon amie on peut ne pas être séparer (etre dans la même high school ou dans la même famille d'accueil) merci!
Meilleure période pour aller à Bahia? English translation pending
by Elvik59 · 2008-12-09 · 10 replies
Bonjour à tous,

J'ai depuis longtemps le rêve d'aller à Bahia ayant regardé des dizaines de fois le dessin animé "les 3 cabaleros", j'ai mon billet pour l'Argentine mi-janvier, je pensais remonter de la Patagonie à la Colombie en quelques mois, mais si les finances me le permettent je finirai bien mon voyage par Bahia,

Quelle est la meilleure période pour y aller? Quels sont vos spots "coup de coeur" dans le coin?

Merci

Sarah
Préparation d'un tour du monde English translation pending
by Muggen · 2008-12-05 · 7 replies
Bonjour moi c'est romain j'ai 22 ans. Mon reve le plus chere et aussi de voyager. Probleme: l'argent. Alors je compte partir aussi en mode routard. pouvait vous me donner des trucs et astuces pour voyager: c'est a dire tous et n'importe quoi qui peut m'aider pendant et avant le voyage (site utiles, billet d'avion pas chere, destinations peu couteuses, matos a prévoir obligatoirement...) Mon voyage est en preparation j'y reflechie donc et prepare tous cela. j'aimerai partir l'année prochaine.

Un GRAND merci d'avance a tous ceux qui vont m'aider a préparer cela.

Romain Hourdequin.
Apprendre l'espagnol à Buenos aires English translation pending
by Crunkid · 2008-12-01 · 7 replies
Salut tout le monde.😉 Ca fait longtemps que je reve de visiter l'argentine et plus particulièrement Buenos-aires et j' ai en fin trouvé une bonne raison d' y aller; je vais y apprendre l'espagnol . Je voulais donc avoir des infos sur cette ville et plus particulierement s' il est possible d'apprendre l'espagnol en temps qu'etudiant etranger dans les universités locales, ou bien dans des centres specialisés (cependant mon budget est restreint ). Je compte loger dans une auberges jeunesse, du moins pour les premieres semaines. On conaisez vous ?comment sont elles et pour quel prix ? Et comment est la vie etudiante la bas . Merci d'avance a tout le monde . peace😎
Voyage en sac à dos dans les pays scandinaves en hiver? English translation pending
by Bctam · 2008-11-24 · 1 reply
bonjour a tous !

je veux réaliser le voyage de mes rêves mais j'ai certainement besoin de vos expériences de voyages pour m'aider à y arriver !

alors voila le contexte :

partir de montréal en direction de la suisse ( qui serait mon point d'attache car j'ai des amis las-bas ) par la suite prendre le train pour traverser l'allemagne et me rendre en direction du danemark et à partir du danemark faire la norvège, la suède et la finlande ... revenir vers la suisse par après ?

alors chers confreres ... est-ce possible ? je prévois un voyage de 2 à 3 mois et en hiver !!

est ce préférable de prendre la Scanrail ? est ce vrai qu'il y a des auberges jeunesse qui ferme a partir de la mi-aout ? faut-il vraiment la carte AJ ( auberge jeunesse ) ?

alors si vous voulez partagez des expérience de voyage ou me donner des renseignement utiles ne vous gener pas ! sa serais très apprécier !

merci !
Pétra comme ma poche English translation pending
by Simplybrice · 2008-11-19 · 0 replies
Dimanche matin, pratiquement comme tous les dimanches, le réveil sonne avant que le coq ait une chance de chanter. Seulement ce dimanche, les autres tout comme moi, on est plus feignants que d'habitude. Je me lève malgré tout à l'heure pour prendre la température auprès de mes camarades, personne n'a envie de sortir de ses draps, on ira voir l'aube sur Petra le lendemain... On se rendort sans fixer le réveil, on verra bien de quel bois on se chauffe plus tard... La malédiction se poursuit, je suis encore le premier debout. C'est le moment d'en profiter, en plus de la douche quotidienne, je me rase pour la première fois depuis 3 semaines. Finie la barbe de la jungle. A 9h, je réveille les autres, pas question d'attendre plus longtemps. On arrive à Petra vers 10h30, c'est l'heure de pointe. Il va vraiment falloir qu'on en mette un coup le lendemain matin pour devancer le troupeau. On traverse le Siq. C'est toujours aussi impressionnant et sans aucun doute ce que je préfère à Petra. Il semblerait que pour le troupeau il en soit tout autre. Tous les gens ne voient les alentours que sur les écrans minuscules de leur appareil photo numérique. Ils semblent tous attendre de voir le Trésor pour déclencher les ostilités oubliant que le siq est une merveille géologique, un endroit sans pareil. En arrivant devant le trésor, comme la veille c'est la foule des grands jours. Martha et Jamal prennent quelques clichés mais impossible d'avoir le trésor dans le champ de la caméra sans avoir aussi le flot des touristes. Je me charge donc de faire la police de la photo sur la place surchargée. Le carton jaune dans une main, le carton rouge dans l'autre, je fais valoir mon autorité naturelle en brandissant mes sanctions de couleurs. Certains ne comprennent pas tout de suite ce qui leur arrive, le jaune se transforme en rouge. Les sourires se tranforment en hilarité générale chez mes coéquipiers. Moi je ne prends pas de photos, de toute façon, comme on sera les premiers le lendemain, rien ne presse. On quitte le Trésor sur ces bouffoneries. aujourd'hui (Samedi) il va falloir sortir du sentier principal et comme le site de Petra est immense, ça ne va pas être trop dur de trouver un itinéraire bis. Décision est prise de tenter l'ascension de l'Umm Al-Biyara. C'est une montagne aux allures infranchissables car ses flancs ne sont pas obliques mais se dressent aussi droits que mes cartons lorsque je les brandis.

La promenade commence par un chemin tranquille qui nous fait voir de nouvelles caves creusées dans la roche, certaines ne sont que des trous larges d'un mètre ou deux, d'autres sont encore de grande façades érodées. Grace au LP, on trouve notre chemin qui biffurque pour se diriger droit vers la paroi verticale. A vue d'oeil, c'est impossible d'aller plus loin. A vue de carte, c'est largement jouable. En effet, comme la veille pour se rendre au monastère, un chemin délicat composé de marches taillées dans la pierre se dresse presque à pic. L'ascension est longue et plus ou moins pénible selon qu'on soit physiquement en forme ou non. En ce qui me concerne, même si je transpire à grosses gouttes et que je porte dans mon sac à dos l'essentiel de notre pic-nic à venir (y compris 3 grandes bouteilles d'eau), je sème encore mes équipiers qui auront tôt fait de ne plus me considérer comme un fumeur apathique; c'est à mon tour de rigoler lorsque chaque fois qu'ils me rejoignent, ils passent 10 minutes à essayer de retrouver leur souffle. La montée dure une bonne heure uniquement sur ces escaliers fragiles et inégaux. Le plus souvent, d'un côté la montagne nous jauge de tout son haut, de l'autre c'est le vide à faire peur. On atteint le sommet en ordre dispersé autour de 13h. Là-haut, il n'y a personne, nous sommes seuls à profiter du spectacle ce qui exhale encore un peu plus le sentiment du devoir accompli. A 360°, pas un point plus haut que le notre, on domine Petra et les vallées alentours, superbe spectacle à l'heure du déjeuner. Menu du jour : Houmous, vaches qui rit, fruits et pain frais. en plus on a de quoi nourrir, au niveau quantité, un groupe d'une dizaine de personnes. Ce sera tout pour.nous, largement assez pour ce faire exploser la ceinture. A l'issue du repas, une sieste est même votée. et on a beau s'être recouchés ce matin, ce sommeil-là vient immédiatement et est on ne peut plus réparateur. Au réveil, la vue est toujours là, je me réjouis pour ne pas dire plus. L'après-midi, à ce rythme, avance sacrément vite et comme ici, il n'y a pas le moindre bédouin pour nous ramener à bon port, il faut partir pour être rentrer sans avoir à courir pour éviter de dormir dans la montagne ou tomber dans un gouffre en trébuchant sur une marche glissante. D'ailleurs, en parlant de trébucher, je vous épargne les détails mais en quittant notre lieu de villégiature de l'après-midi, je suis parti le premier pour soulager ma vessie. A un endroit, il fallait descendre un endroit qu'il faut escalader sur 2 mètres dans le sens de la montée. Pour descendre, tout grimpeur vous dira qu'il faut toujours faire face à la montagne pour avoir un meilleur contrôle. Je connais cela par coeur. Mais sur le moment, l'empressement urinaire était tel que je suis descendu dos à la montagne. Bien mal m'en a pris, à la retombé sur le sol, je suis un minimum déséquilibré, suffisamment pour que tout mon corps pivote et que le mouvement m'entraîne dans le vide. Heureusement pour moi, je sais me servir de mes bras. Mon bras droit saisit la montagne, je retrouve l'équilibre mais m'arrache la moitié des ongles dans l'opération. C'est mieux qu'autre chose même si il n'y a propablement pas de manucure à Wadi Musa. Je devrait m'en passer... Je me suis donc fait une belle frousse, même si 2 minutes plus tard, je n'y pense même plus, seul la vue de mes ongles martyrisés me rappellera la mésaventure jusqu'au passage au coupe-ongles.

La descente des marches se fait tout tranquillement, le soleil masqué par la montagne. Les jambes sont encore endolories par la montée du matin, mais j'ai encore la pêche. Une fois en bas, il faut encore marcher plus d'une heure pour rejoindre la sortie principale, ce n'est donc pas un mal d'avoir gardé un peu d'énergie. On repasse devant le Trésor dans la pénombre du soleil couchant, tous les veaux sont partis, c'est un bon avant-gout de ce qui nous attend le lendemain matin. Le Siq derrière nous, il fait enfin nuit, et ça y est, j'en ai plein les pattes, comme les autres... En sortant, les taxis tentent de nous extorquer des tarifs pour nouveaux venus. Mais on est là depuis deux jours, et chaque fois que le tarif est inapproprié et que le chauffeur ne consent pas à le baisser, il se voit adresser un carton jaune en retour. En s'éloignant un peu, on attrape finalement un taxi abordable pour rejoindre l'hotel. Le "all-you-can-eat-buffet" nous attend. Quatre assiettes seront encore nécessaires pour me rassasier. J'ai la sensation qu'en voyage, je pourrais manger sans m'arrêter et ne jamais avoir la sensation d'être plein.

Après dîner, des bédouins jouent de la musique, du oud, c'est charmant. Et comme ce soir là, je tourne à la bière fraiche, je finis par danser comme un dératé provoquant une nouvelle fois l'hilarité générale.

Ces nouveaux efforts auront vite fait de me renvoyer à mon lit. Il est quand même près de minuit lorsque je ferme les yeux. Le réveil est fixé à 5h45. Le site de Petra ouvrant à 6h, il s'agira de sauter dans nos pantalons pour attaquer une nouvelle journée fatigante mais gratifiante. En plus, aujourd'hui on a réservé nos places pour le lendemain soir assister au spectacle de Petra-by-night, le Siq et le Trésor éclairés de 1500 bougies, ça promet!!!! En attendant, place à la récupération.

Lundi matin, 5h45, le réveil sonne, il est l'heure d'aller bosser. Pas moyen de repousser l'échéance, c'est sans doute mon dernier jour à Petra. A l'instard d'un capitaine de soirée version matinée, je réveille mon petit monde. Les habits s'enfilent rapidement. Le temps de repasser par le supermarché déjà ouvert (tu crois quand même pas que j'allais écrire que j'allais repasser mes fringues à 6h du matin!!), on achète de quoi refaire un déjeuner efficace et nous voilà partis. Au poste de contrôle des billets, il n'y a pas grand monde. Il est 6h30 quand on s'y pointe et les gardiens sont encore dans le cirage, comme nous en somme... On retrouve le Siq pour la 3ème journée consécutive, on est comme chez nous. Le long du kilomètre de marche, on doit croiser 3 autres matinaux. Le silence est d'or et le plaisir décuplé. Le soleil est déjà levé mais on n'est pas en retard, le Siq est tellement étroit que de toute façon la lumière n'y pénètre jamais complêtement. Nos pas résonnent dans les lieux. A la fin du long corridor, la silouhette du Trésor se laisse entrevoir et, pour la première fois, pas l'ombre d'un bob pour gâcher la vue. L'endroit d'ordinaire bourdonnant est baigné de calme. Seuls une petite dizaine de personnes sont arrivées avant nous, mais à cette heure là, tout le monde est respectueux du plaisir des autres. Les cameliers ne proposent pas encore les ballades et nous laissent profiter du calme. Voir le Trésor à cette heure, c'est comme le voir pour la première fois, effet garanti. Les conditions resteront identiques pendant presque une heure, les gens arrivent au compte-gouttes. En plus, c'est le moment pendant lequel la lumière pénètre pour éclairer en partie l'auguste batiment. La lumière disparaît à 8h30, c'est à dire l'heure à laquelle le gros des troupeaux déboule. En 5 minutes, c'est rempli de visiteurs, de charioles, de vendeurs à la sauvette. Il est temps pour nous de lever le camp.

L'itinéraire du jour ne nous éloigne pas pour autant du Trésor, puisqu'en contournant le Siq par la droite, il est théoriquement possible de pouvoir dominer le Trésor depuis un point de vue à l'écart de la foule puisque nécessitant une nouvelle heure de grimpette. On profite de l'itinéraire pour en plus aller voir en détails des batiments que nous avions gardés non-visités pour cette occasion. En plus, on fait en sorte que tout le long, on devance la meute. On profite du plancher des chameaux une heure avant d'entamer la nouvelle ascension. Comme la veille et l'avant-veille, dès que le sentier entame la montée, le chemin se transforme en escaliers. Et comme d'habitude, on arrête spontanément de parler alors qu'on franchit les premières marches. L'effort est violent et le second souffle se fait attendre. Pas bien longtemps quand même, je grimpe maintenant comme un chamois. Alors qu'on approche du sommet, la vue en contrebas s'ouvre sur l'amphithéâtre de 4000 places, c'est beau et bienvenue pour faire une petite pause. Petite car le plat de résistance nous rappelle quand même à son bon souvenir. 3 backpackers sont déjà sur le chemin de la redescente et sont encore bouche bée du spectacle à suivre pour nous. On reprend les sacs et zou, quinze minutes de marche(s) plus tard, on se fraye un passage entre les rochers et le Trésor est là, 100 mètres en contrebas. Là où nous sommes seuls, encore, à profiter de la perspective. En dessous, devant le Trésor, ils ont des centaines à passer sans se douter qu'au dessus de leur tête trois cigales se dorent au soleil avec les yeux posés sur la même chose qu'eux mais en version aérienne. Comme en plus, on connait la technique, on mange comme des lions affamés tout le bardas que nous avions durement porté jusqu'à cette endroit reculé.

la redescente est provoquée par l'arrivée de quelques personnes un peu bruyante à notre gout mais pas de crise, nous avons plus que largement squatté le point de vue pendant plus de 2h sans voir personne à notre étage. Lorsque nous atteignons le bas des marches, il est 14h. On peut maintenant dire qu'on a fait le gros des itinéraires sur le site de Petra. Reste maintrenant à attendre le soir même la découverte de Petra-by-night... Touit le monde entre à l'hotel pour dormir, profiter de la terrasse ensoleillée, ou écrire à ses ouailles. L'après-midi s'écoule enfin dans un calme relatif, c'est bon de pouvoir se poser un peu! Ca durera jusqu'au coucher du soleil que l'on partagera avec les nouveaux venus dans les murs, notre parole est celle d'anciens combattants pour qui Petra n'a plus de secrets, les nouveaux posent les questions et écoute religieusement les réponses d'autant que je pense qu'en 3 jours, on a bien obtimisé notre emploi du temps. Il fait nuit avant 18h, c'est pas qu'on est pressé mais autant ne pas être en retard. L'entrée de nuit est à 20h30, on quitte l'hotel à 19h. Le temps de manger dans le village, d'arriver à l'entrée principale, de s'inscrire sur le registre des visiteurs nocturnes, on est dans les startings-blocks à 20h comme prévu.

La foule s'agite, il est 20h25. Un guide vient faire l'inventaire de ce qu'il faut faire et ne pas faire. Les visiteurs qui sont au nombre de 300-400, doivent garder le silence durant toute la durée de la soirée (tant mieux). Tous devront marcher les uns derrières les autres dans le Siq pour que chacun puisse se satisfaire du plus grand angle de vue (re-tant mieux). A 20h30 sonnantes et trébuchantes, le convoi se met en place. Tout le monde reçoit l'ordre de se rendre devant l'entrée principale pour donner son billet et, plus important, prendre sa place dans la file. Ayant flairé le coup il y a de nombreuses minutes, le Braïce national a entraîner ses compagnons dans son sillage pour être parmi les premiers. Et devinez quoi? En arrivant à la grille, on EST les premiers!!!! Le guide qui sera tout seul pour faire transiter dans le Siq toute la caravane a malgré tout 3 amis avec lui. Bordel!!! Ils nous passent devant et on reste impuissants. Pas même un carton jaune à dresser, les potes du guide sont inattaquables. Nos positions dans la file sont donc N°4, 5 et 6, pas mal pour un coup d'essai. La ligne formée par les visiteurs se met en mouvement. Seul le bruit des pas se donne à notre écoute. De toutes façons, dès que quelqu'un a la mauvaise idée d'ouvrir la bouche, il est repris de volée par des "Chuuuuuuut" unanymes. Avant le Siq, les bougies se suivent tous les 10 mètres. Dans le Siq, elles sont de parts et d'autres éloignées de 5 mètres les unes des autres. Ce n'est pas assez pour qu'on puisse voir grand chose mais juste suffisant pour voir où on met les pieds sur le sol tantôt plat, tantôt pavé, tantôt rocailleux. Ceux qui mettent le nez pour la première fois dans le Siq ne doivent avoir aucune idée de ce qui les toise. Nous, en vieux de la vieille, on plane!! On marche comme ça à pas rapide jusqu'au Trésor. Ici, les bougies sont partout sur le sol; un véritable damier sauf qu'il y en a des centaines!! Toujours dans le silence, nous sommes invités à nous assoir sur de grands tapis installés en long à travers les rangées de mèches incandescentes. C'est confortablement installés qu'on pourra profiter du spectacle. Le reste de la meute finit par s'assoir aussi. Le trésor nous domine dans une quasi-obscurité. Un "quasi" qui fait une énoooorme différence. Des bédouins arrivent avec de grands plateaux, tout le monde se voit offrir en un temps record un thé chaud pas nécessaire car il fait encore une vingtaine de degrés mais c'est bienvenue quand même. Une fois tout le monde servi, un musicien arrive. Il tient dans sa main une sorte de petit violon dont il ne tarde pas à jouer. Toute l'audience a l'oreille rivée vers la mélodie mystérieuse et envoutante. Le bédouin musicien entame par moment également des chants ancestraux. C'est beau comme de voir Petra éclairée par des centaines de bougies. A l'issue de la performance, le flot des applaudissements vient rompre magistralement le silence donnant à tous une chair de poule pas piquée des hannetons. Lorsque les applaudissements s'interrompent, le son d'un fifre (petite flûte) sort des entrailles du trésor. La chair de poule est permanente. De l'unique immense porte du batiment sort un nouveau bédouin qui nous délivre de nouvelles ritournelles en marchant entre les spectateus assis. Le morceau est religieusement écouté. Les gens ont pour moitié les yeux rivés sur le musicien mouvant, les autres sur la façade immobile. Et alors que le musicien se stoppe, les appaudissements reviennent déchirer le silence. L'effet sonore est surpuissant et vaut à lui seul le détour. Les applaudissements finis, les gens comprennent que la représentation est terminée. 90% des auditeurs prennent alors le chemin de la sortie, pas nous. Nous, il faudra attendre qu'on nous dise de partir pour qu'on lève le camp, pas folle la bête! On dira donc un dernier au revoir à Petra parmi les derniers. Le Siq s'ouvre pour nous dans un dernier silence éclairé faiblement par l'éclat des bougies mais illuminé de dizaines de souvenirs vécus ici.

Inutile de dire que ces 3 jours resteront longtemps présents dans les coeurs de chacuns. Marche, découverte et contemplation. Programme exquis ponctué de repas gargantuesques. La dernière soirée sera du même accabi (orthographe accabi ?!?), et l'échange d'adresses e-mail solennel. Je serais le premier levé le lendemain matin à une heure que la pudeur matinale m'interdit de dévoiler. Les aux-revoirs et à bientôts se feront avant la fermeture des écoutilles.
Vietnam 2004 English translation pending
by Dju · 2008-10-30 · 3 replies
Vendredi 23 Janvier 2004. Le voyage commence par mon réveil à 5h03. Je me lève, me traîne jusqu'à la douche. Sous l'eau mon cerveau est déjà en ébullition. « Que vais je faire? Que va t’il m'arriver? Qui vais je rencontrer? Comment vais je m'en sortir? » Je me sèche, retourne dans ma chambre. Sur mon fauteuil sont posés comme dans la vitrine d'un grand magasin les seules fringues que je vais emporter sur mon dos. Un pantalon d'été clair, un t shirt de la JC, une vieille chemise grise à rayure et une veste de costume « Alain Manoukian » celle que j'avais acheté et porté pour le mariage de ma cousine. Une fois habillé, je porte mon sac à dos à l'épaule et ça y est! Je suis près à partir! Ma mère sous son masque de sérénité me conduit à la gare. Pendant le trajet qui à cette heure ne dure jamais plus de 10 minutes, elle me fait mille recommandations de maman poule. Sur le quai, surprise! Ce grand Dadet de Damien est venu pour me souhaiter un bon voyage. La vérité est sans doute qu'il a son bus à prendre pour monter sur Aix et qu'il en a profité pour passer me faire la bise. On s'embrasse, j'embarque dans mon TGV. Les portes se ferment, ça y est je suis parti pour la deuxième fois de la journée. Le trajet de quatre heures s'écoule trop lentement à mon goût. Le contrôleur est antipathique au possible et m'ôte l'envie de lui demander si je peux voyager en première classe. Je n'arrive donc pas à somnoler confortablement. Paris Charles de Gaules, bus jusqu'au terminal 2A; L'enregistrement se fait très rapidement, n'ayant pas de bagages en soutes le personnel de l'aéroport m'invite à emprunter la file d'attente des first class. Pour passer dans la zone internationale, dans la zone magique du duty free, je dois passer les portiques de sécurité, lever mes baskets encore pourries de boue de la fête de l'huma et mourir d'ennui dans une queue d'une demi heure. Je me promène dans les différents halls pour rejoindre celui de mon embarquement. En chemin j'achète une cartouche de mes chères Lucky strike, un litre d'eau. Je fume quelques cigarettes en attendant d'embarquer. L'écran scintille « boarding », je m'avance, traverse la passerelle, m'engouffre dans la bête d'acier. C'est un vol de la Cathay Pacific, une compagnie basé à Hong Kong. J'y ferais donc une escale avant de me r envoler pour Hanoï. Les charmantes hôtesses me désignent ma place : 46G. Je m'assoit et ai l'agréable surprise de découvrir que nous ne sommes que deux passagers à nous partager une rangée de quatre places. Nous pourrons ainsi somnoler plus confortablement même si j'appréhende l'inconfort que vont me faire subir mes grandes jambes. Durant le voyage je ne pense à rien. Je suis hors de mes contraintes habituelles : c'est sûrement ça être en vacance, ne penser à rien, regarder tout avec émerveillement. Chose étonnante, malgré la splendeur de la chinoise à mon coté, je ne pense à rien de sexuel. Le vol se déroule relativement vite pour un trajet de 14 heures. J'y abuse de « noodle soop », ces soupes en plastiques japonaises tout en regardant des films asiatiques sur l'écran incrusté dans le siège de devant. Nous arrivons finalement avec une heure de retard ce qui me fait rater ma correspondance et je me retrouve à devoir attendre cinq heures avant le prochain vol pour Hanoï. Pour nous faire patienter le service clientèle et non le « service public des usagers » installe les voyageurs en correspondances dans la loge du Plaza. Je sympathise avec un couple de Français qui commencent eux par le Saigon. Val est secrétaire trilingue dans une boite de maquettiste et Fred est commercial. Je profite des douches avant de faire une razzia sur le buffet. Ne jamais laisser passer une occase de se baffrer gratuitement; cela me semble être une devise d'aventurier que j'ai lu quelque part. Je fais un tour dans l'immensité de l'aéroport de Hong Kong, je magasine un petit peu, une montre comme lors de mon réveillon du millénaire à Londres, un cahier et un stylo dont je me servirais pour rédiger mes impressions en live. De retour au Plaza je m'enfile quelques bières. J'embarque finalement sur Vietnam Airlines, l'avion est 4 à 6 fois plus petit mais je reste d'humeur heureuse et rien ne peut me déplaire. Tu vois Maman, même dans une épave volante, je me régale! Épave n'est pas vraiment le bon mot: les hôtesses en tenue traditionnelle sont vraiment excitantes. D'ailleurs l'une d'elles vient de me donner une serviette pas plus grande qu'un mouchoir de poche. C'est chaud et humide comme un gant qui sort du bain et qui a été essoré. On voit la différence entre une grande compagnie mondiale (Cathay pacific) et une nationale en voie de développement (Vietnam airlines): les moyens ne sont pas les même. En tous cas vaut mieux pas que l'avion ait un problème car les consignes n'ont été données qu'en vietnamien et le matériel présenté semble vétuste voir obsolète. Ça y est je suis sur la dernière ligne de départ. Si l'avion décolle et ne s'écrase pas j'arrive à Hanoï dans à peu près une heure (tout est relatif). L'avion entame son décollage sur un air de jazz, c'est du saxo des années 50/60. C'est a ce moment que la fatigue et toute l'excitation me rattrape sous la forme d'un énorme coup de barre. C'est grâce au repas et au remplissage des papier d'entré sur le territoire que je retrouve un peu de pep's. C'est bizarre mais lors du vol de la « Cathay » les hôtesses étaient des employées effectuant une tache pour laquelle elles étaient payées. Dans l'avion pour Hanoï, je développe un sentiment de compagnonnerie, de camaraderie et je suis mal à l'aise lorsqu'elles me servent. Alors que l'avion amorce la descente et que l'on se situe entre mer de nuage et ciel, je suis envahis par un sentiment de béatitude, d'accomplissement de soi. Pourtant je n'ai encore rien fait, ce n'est que le début. Une fois passé les nuages, ma première vision du Vietnam est très vide; des champs et des exploitations agricoles à perte de vue. Le sol assombri par les nuages semble divisé en une infinité de pièces de puzzle aux couleurs ternes. Ce doit être des rizières. Voilà les premiers villages. Du ciel je ne voie qu'une route goudronnée. Le reste n'est que chemin de terre jusqu'à l'intérieur des villages. Je vois des étendus de terres ocre, qu'est ce? Un fleuve. Il a plus le panache d'une couleuvre que celui d'un dragon! Mon camarade l'avion me glisse de brusques mots à l'oreille et me caresse vigoureusement de ses tremblements et de ses secousses pour m'indiquer que nous attaquons l'atterrissage. Je débarque enfin, CA Y EST!!!! Les formalités douanières sont vite expédiées. Je me retrouve entouré de petits bonshommes jaunes qui me parlent tous en même temps dans un vietnamien magnifique. Oups, c'était de l'anglais à la senteur Hanoïenne. L'équipe de gentil rabatteur/racketteur m’agresse agréablement pour me trouver un taxi. Ils tiennent à leur commission et au pourboire que je ne leur donnerai pas. Je me cherche une contenance, j'arrive à esquiver la glu des rabatteurs en m'enfuyant dans les toilettes ou à l'abri d'une cuvette je sors de mon pantalon ma sacoche ventrale ou sont cachés tous mes trésors : Carte bleue, billet retour, traveller's check, passeport, argent liquide... Je ressors des WC en ayant transvasé dans ma poche quelques dollars, de quoi payé le taxi et me débrouillé pour ce soir. Seul, on se sent très seul face aux taxis men. Une fois qu'on a compris qu'ils parlaient anglais, leurs propos deviennent de suite plus accessibles. J'allume la première cigarette sur le sol vietnamien et bois une Tiger attablé devant le guide du routard dans l'aéroport. Un jeune viet vient me taper la tchatche. Il connaît les meilleurs hôtels de la ville, les meilleurs taxis et les meilleurs restaurants... Il faut que je donne l'impression de n'être pas un touriste pour ne pas me faire arnaquer. Il faut que je sois sur de moi et que je donne l'impression de savoir ce que je fais. Je ne sais absolument pas ce que je fais ni ou je vais. Je trouve le nom d'un hôtel dans le guide et je lui montre. Il connaît, bien sur, comme c'est entonnant!! Il me trouve un taxi pour 10 dollars. Direction Hanoï! La conduite est impressionnante. Que de coup de klaxon! Priorité au plus gros véhicule. Ça passe ou ça casse. On a déjà failli écraser deux jeunes en scooter et embrasser un bus. Les alentours de l'aéroport ressemble à une zone industrielle ou commerciale, chaque bâtiment espacé par un terrain vide. En fin une vu d'Hanoï derrière le fleuve. Les maisons avant de rentrer dans la ville étaient très typiques. Dans la ville elles paraissent plus coloniales. J'apprendrais plus tard qu'une loi sur l'urbanisme impose la largeur de tous les immeubles. Les appartements nous donnent tous l'impression de n'être que sur leurs longueurs déjà qu'ils n'ont pas l'air bien grand. Klaxons, Klaxons, Klaxons, lignes continues, je me demande comment ils font pour ne pas se tuer ou tuer les autres. Ici lorsque le jeune est en age de passer le permis, je suis sur que le grand parti communiste du Vietnam le lui offre afin de collectiviser au maximum les moyens de conduite. Le gouvernement a simplement du oublier de rédiger un code de la route. Nous arrivons finalement au milieu des feux d'artifices, des cris devant un hôtel qui n'est pas celui demandé. La rue, les rues, la ville, les gens sont en liesse. C'est le « Tet », le nouvel an vietnamien, la fin de l'année lunaire. Adieux vieille mère, bienvenue jeune mère. J'arrive le dernier soir du réveillon de trois jours. Le taxi essaye de me convaincre sans trop de mal que cet hôtel est équivalent a celui demandé. Le réceptionniste me fait visiter une chambre climatisée avec un grand lit, une baignoire, de l'eau chaude et des toilettes incluses pour la somme me paraissant modique de 10 $. Ça y est j'ai fait mon choix ou plutôt je me suis laisser porter par mon euphorie, je prends donc cette chambre dans cet hôtel qui s'appelle le « Sinh café ». J'exulte d'arriver à me débrouiller seul, comme un grand voyageur, comme un grand aventurier. C'est le COEUR, je me régale, les gens sont géniaux et trop gentils. Je suis parcouru d'un bonheur unique, de joie j'en ai les larmes aux yeux et je ne sais même pas pourquoi. Une fois mon petit sac à dos jeté dans la chambre je redescend à la réception et me fait offrir un thé. Moi qui n'en suis pas grand amateur, sur le moment je le trouve presque meilleur que le thé arabe. Je le qualifie même de meilleur thé du monde. J'apprendrais le lendemain que c'est du Lipton avec du citron et beaucoup de sucre. Juste après j'enchaîne mes expériences gastronomiques avec un café. Mon nouvel meilleur ami : le réceptionniste me le garantit trop fort pour moi. Que nenni, il s'avère doux avec un léger goût de chocolat. Je prends finalement mon courage à deux mains et me jette dans une ballade au milieu des gamins hurleurs. En pleine nuit noire les festivités sont à leurs combles, feu d'artifices, pétards.... Ce sont les premiers pas du nouveau né, je titube ne sachant pas ou aller et n'ayant pas encore trouver le rythme pour marcher au même flot que les passant. Je chemine au ralenti soutenu par mon excitation affrontant l'épuisement des trajets. Je tourne en rond en gardant pour épicentre mon hôtel. Les rues me paraissent petites encombrées par les étaux de fruits de viandes et de phô. Sur un étal j'achète deux pommes et une grappe de raisin pour 50 000 Dongs sans marchander. Explosé de fatigue je rentre me coucher de ce pas il me semble être 18h30. C'est épuisant de voyager. Je me réveille à minuit en pleine forme, putain de décalage horaire! Toujours ce sentiment d'allégresse au cœur. Je lutte pour me rendormir bercer par les hurlements de festivités, les coups de sifflets, les explosions des pétards et des feux d'artifices. Tout à l'heure quand je me lèverais ce sera ma première journée au Vietnam, je vais tout faire pour me régaler.

Plus de bruit mis à part la clim et un klaxon ou deux. Que se passe t'il? Il est 7h20. La douche sous laquelle je me jette me rappelle Cuba. Ici le problème n'est pas l'eau chaude mais d'avoir de la pression. Je descends à la réception boire un thé et j'enchaîne derrière sur une bière « Hanoï ». Mon meilleur ami de service me rend service en me changeant cent euros pour un million huit cent mille Dong. Malgré nos liens d'amitiés fraternel il refuse mon billet de cent car un minuscule coin est manquant. J'apprendrais qu'ici la valeur de l'argent occidental prend en compte l'état des billets. Il me propose aussi de me vendre un billet d'avion lorsque je lui demande comment et ou en acheter un pour Saigon ce soir. En quittant l'hôtel mon pote du jour m'a fait régler « l'expensive » prix de 11 $ pour la nuit, 2 bières et un café. Il a aussi conseillé de visiter la ville à pied puis de rentrer en taxi une fois que je serais perdu. Je lui laisse mon sac et mon passeport que je reviendrais chercher en même temps que mon billet d'avion. Je suis assis sur un banc (c'est con comme phrase si elle s'arrête là), en face d'un lac à Hanoï. Pour arriver jusqu'à ce banc il m'a fallut traverser une rue puis une ruelle puis une autre rue. Tout ça pour dire que ces quelques traversées en dehors des passages cloutés inexistants m'ont énormément appris sur le risque de traverser une autoroute à pied. Mais maintenant je peux le faire les yeux fermés et a cloche pied. Je marche, je me promène, je traîne au long des odeurs, des couleurs des gens. Mes papilles gustatives salivent lorsque je passe devant une bonne femme qui vends de la bouffe. Au long de ma promenade j'ai le déplaisir de croiser pas mal de touriste. Je passe même devant un Sofitel ou un car charge des hollandais. Le bruit ambiant de la rue n'est pas agressif et pour l'heure je ne me suis pas encore confronté à la mendicité que j'appréhende. Par contre les hommes qui passent à mobylette, eux m'interpellent comme si j'étais une grande blonde d'1mètre 80 mais heureusement ce n'est que pour me proposer de m'emmener. J'aimerais pouvoir décrire au pixel près ce que je vois; mais c'est ce que je ressent qui va au delà de toute pixellisation. J'essaie d'être ouvert à tout mais c'est dur. Il faut rester ferme face aux gens qui me suivent sur 50 mètres pour changer un euro. Après une heure ou deux de marche, ce banc a l'air attirant comme un aimant. Je fais l'erreur de m'asseoir. La cible est automatiquement repérée par tous les colporteurs, par tous les marchands... Je rêve d'avoir tatouer sur le front les écriteaux en cuivre qu'on trouve dans les anciennes copropriétés : INTERDIT aux quêteurs, colporteur etc... Celui ci m'aborde en anglais pour me vendre des livres en anglais « of course ». Son argument de vente est : « c'est pas cher!! ». Ce qui est magnifique c'est malgré mes refus, il partira en souriant et en me disant au revoir. Le ciel bien que dégagé est assombri par un semblant de pollution. Lorsque je demande du thé on me fait comprendre que j'aurais de la soupe. Entre le ciel et la soupe il s'est passé un pantalon « Pierre Cardin ». On ne peut que se demander ce que cette phrase veut dire : tout simplement qu'entre le moment ou j'écrivais la première et la deuxième j'ai oublié de noter dans mon carnet de route que je me suis acheter un pantalon. Ça été une expérience assez déconcertante. Les vendeurs essayaient de me convaincre que la coupe était normale et que la taille et le prix correspondait. Je me suis bien sur laissé emporter par le délicieux bagou de mes escroqueurs. Mais revenons au thé à la soupe. En passant devant une délicieuse mémé, je me lance à prendre le risque de retenter une seconde fois l'expérience improbable de boire et surtout d'apprécier du thé. Dans la rue, à même le sol je m'assoie pour commander à la mamie un thé qu'elle me semble faire bouillir dans une marmite. Il s'avère donc que c'est de la soupe. Aventurier jusqu'au bout de mes baskets Nike je me lance. Attablé à une planche supportée par des cagettes je suis assis sur les traditionnels tabourets pour nain en plastiques fluorescents. La marmite posé sur deux quairons est alimentée non pas au gaz mais par quelques braises qu'un ventilo lui alimenté par une rallonge électrique entretien. La soupe m'est enfin servie. Ou plutôt le bouillon m'est enfin servi. Si je pouvais définir ce que je viens de manger vous pèteriez un plomb surtout pour ceux qui savent à quel point je suis difficile et capricieux. De fines tranches de viandes (du moins ça y ressemble), des sortes de vermicelles blanchâtres, les mouches (pas dedans autours), du gazon (des herbes), des brindilles blanches. Tout ça dans un liquide dont la seule définition pourrait être vaseux. Je n'ose même pas évoquer la chose qui ressemble à un mini ver de terre (mais en France comme pour les moucherons en camping ma mère me dirait que c'est plein de protéines). Les baguettes et les cuillères sont entreposées dans un pot, j'en sort deux et une et mange. Au final c'est très bon! Là ou je suis dégoutté c'est quand deux vieux viennent s'asseoir à mes cotés et essuient leurs baguettes et cuillères avant de manger. Je n'y avais pas pensé. Ici on fait sa vaisselle avant d e manger, pas après. Le service est à revoir. Je suis sur que c'est pour ça que « chez mémé » n'est pas dans le guide du routard. Ça magnifique met appelé « phô » mais prononcé « feu »ne m'a coûté que la modique somme de 10 000 Dongs sans doute le prix touristique vu que la mamie ne parlait pas anglais. Je souris en voyant les femmes conduisant les vélos leurs hommes à l'arrière qui pousse avec leur pieds au démarrage. Au fur et à mesure des mes errances je suis interloqué par les logos des marques de fringues, le @ est ici plus à la mode que le Nike ou le coq sportif sur les gilets et les bonnets. De rue en rue, de bières en café je m'interroge sur la nécessité de servir le kawa dans une tasse elle même servit dans un bol. Remarque culturelle : la cagole c'est international. Ici aussi des magasins leurs sont réservés. Bon d'accord ce n'est pas « Pimkie » ou « Jennifer » mais quand même... Un jeune du café précédent ma accompagné jusqu'à internet. (C’est gentil et gratuit) Les cantonniers ne balaient que d'une seule main. (Faut dire vu la taille de leur balai...) It's fun because, les repose pieds sur les mobylettes ne servent qu'aux femmes, elles y posent leurs talons. Je suis maintenant dans le taxi qui me mène à l'aéroport. Je n'affronte que 10 000 risques de mort avant d'y arriver. Elles ont un putain de sourire et un putain de cul. Quand elles sourient leur visage s'illumine. Quand elles bougent du cul ma queue se relève. Dans le fumoir je tape la discute avec un très agréable et très gentil mec en costume. Il m'explique la vie à Ho Chi Minh city, il me donne aussi sa carte et me propose de l'appeler une fois sur place (on verra). Il me dit aussi qu'on écrit Ho Chi Minh mais que ça se prononce Saigon. En attendant dans la salle d'embarquement je déguste une bière Halida et mange un bol de noodle. Soudain je me réveille, je me suis assoupi au dessus de ma soupe et c'est le dernier appel pour mon vol qui me fait sursauter. En levant la tête l'horloge indique 20h06 et mon avion décolle soit disant à 20h10. Une fois à bord, c'est bondé de monde. Une fois décollé, sur l'écran principal, ce n'est pas un film mais la retransmission de la vue depuis la caméra placé à l'avant du cockpit ainsi on pourra voir comment on va mourir en s'écrasant ou en heurtant un dragon volant. Nous commençons à survoler Saigon. Vu de nuit et d'ici c'est une immense araignée fluorescente. C'est impressionnant, la ville semble ne pas avoir de fin, des lumières jusqu'à l'horizon. A la sortie de l'avion je suis de retour à la Havane; la chaleur est étouffante et je retrouve le plaisir de suer au contact de l'air. Pour 50 000 Dongs je me fais trimballer jusqu'à un hôtel en motorbike, je suis très fier de moi sur l'instant par le prix que j'ai obtenue et d'avoir oser me faire chaler à travers la ville. Le road trip est délectant vu la chaleur et le paysage (les filles) qui n’à rien avoir avec Hanoï. Je me fais déposer dans le quartier routard ou je trouve une grande chambre dans un hôtel indiqué par le routard dans le quartier routard. Une fois mon sac à dos jeter sur le lit, je pars à pied faire le tour de gringolandia. Au premier coup d'œil si je devais faire une comparaison entre les deux capitales ennemies, je dirais que H est honorable et S paraît dévergondée. L'air est électrique et le peu de gens non européens sont occidentalisés. Il faut que je m'éloigne dès demain de ce quartier bobo. Si dieu avait un nom ce serait « Saigon Beer Fresh », c'est jouissif sous ce climat de se désaltérer. Ma première impression de S restera quand même très contrasté, ça à l'air beaucoup plus festif et vivant la nuit (mais je suis sur que c'est le coté fictif donné par les touristes). Jusqu'ici je n'ai pas vu un seul truc de repas au sol alors qu'il était plus rare de trouver un resto à H qu'un bol de phô à manger par terre. J'ai l'impression qu'on se fait plus brancher par les vendeurs (mendiant dans le sens qu'ils n'arrêtent pas) qu'à H. C'est quand même fort de se dire: je me descends une bière à Saigon avec de la musique qui tue en arrière fond. J'admire les petits seins qui pointent assis en terrasse du « Allez boo ». Lors d'une pause boisson à H, le barman avait essayé de me convaincre du Metalica. Ici c'est Blues et Soul. L'électricité ambiante se matérialise sous mes yeux sous la forme d'une filade comme on dit au collège. Sauf qu'ici il n'y a pas de pions pour arrêter les collégiens qui se battent. Une fois l'homme à terre le vainqueur continue à lui écraser le tête sur le sol. Comme à l'école une foule fait un cercle au tour de la baston. Mon regard s'égare sur les gens qui passent. Un vieux blanc de 40 ans qui se promène avec un bloc de 18 ans. Le mafieux local qui vient relever les compteurs de ses vendeurs/mendiants. Une engueulade entre deux chicas, elles crient presque aussi fort que les nôtres au milieu de la rue. Lorsque je me rejette un œil vers la baston, le perdant s'est relevé, mais l'attroupement continu. IL a la tête en sang et est près de tomber. Il titube, court au milieu de la rue puis trop loin je le perds de vue. Il revient et monte dans un taxi. Ses collègues essuient le sang. Le taxi refuse de partir tant que son arcade pisse le sang. Toujours attablé et écrivant sur mon carnet de route, je sirote une énième bière lorsqu'un mec vient me brancher. Me voyant seul il m'invite à me joindre à sa table avec son pote. Paul est américain de Seattle et Ryan est canadien de Toronto. La discussion bien sur s'est faite en anglais. Nous éclusons quelques pintes de plus et je les écoute parler du pays. Nous traversons la rue pour rejoindre le bar d'en face ou sur une terrasse au milieu du trottoir nous éclusons de nombreuses autres bières. C'est le dernier soir de Ryan à S. Il a décidé de fêter ça et je n'y vois aucun inconvénient. Nous branchons des espagnols et ils nous rejoignent pour écluser. J'apprendrais plus tard qu'il est normal d'inviter les gens seuls à boire un verre ou à faire la fête. C'est la solidarité des routards entre guillemets. Du moins j'apprendrais aussi plus tard que c'est normal pour les citizen of the world sauf pour les français apparemment. Certainement un peu trop imbibé, je suis mes lascars jusqu'au « Sahara » pour jouer au billard en continuant à tiser. A peine accouder au comptoir les filles commencent à me déclarer leurs flammes, elles me crient par dessus la musique assourdissante « I love you ». L'une d'elle récupère ma carte d'embarquement dans la poche de ma chemise et y écrit « I love you ». A la fin de la nuit je suis le seul homme du bar à ne pas être parti avec une fille/pute. Je sors donc de ce lieu de débauche et à un mètre de là un vietnamien accroupi sur le trottoir m'invite à boire un café traditionnel. Nous discutons un peu, il veut savoir pourquoi je ne ramène pas de fille. En fait c'est le grand frère de ces filles. Il me propose aussi de monter à l'hôtel avec lui. Le café est très fort et très bon mais le filtre en métal laisse passé beaucoup de grains. Je finis par rentrer seul vers 6h30.

Je me réveille avec une barre en acier entre mon front et mon cerveau. Premi��re cuite au Vietnam et elle ne m'a pas coûté plus de 100 000 Dongs. Les 3 paquets et demies de clopes dans la journée n'ont rien fait pour aider à prévenir le mal au crâne. Je tente d'invalider la gueule de bois avec deux aspirines. Je pais la chambre 235 000 Dongs sans rechigner vu le mal à la tête qui me poursuit. Mais je sors mon sac à dos de ma chambre et cherche un autre hôtel. Celui mitoyen s'appelle « Hoang Linh » il fera l'affaire. Ça y est je commence en lançant ma première expédition. Objectif, partir à la recherche de je ne sais pas quoi et le trouver ou tout simplement flâner le nez en l'air sans prêter attention à ma destination. Voler des clichés, des instantanées de vie. Je pars donc et commence en longeant une rivière asséchée, je ne vous raconte pas l'odeur du miasme marécageux. Je ne vous le raconte pas tout simplement parce que je ne connais pas d'adjectif assez fort et que sinon, ça ferait trop marseillais. Des jeunes hommes torses nus travaillent sous le cagnard à couper de longues tiges de cannes à sucres ou de bambou, je ne fais pas encore clairement la différence. Leurs corps brillent de transpiration, pas un pet de graisse et des muscles taillés au couteau. Sur le trottoir je traverse le pont par dessus la pseudo rivière enfumé par le bruit des klaxons et assourdit par les gaz d'échappement. Il fait vraiment chaud et pas un brin d'air. Je m'enfonce dans de petites ruelles les yeux explosés par le spectacle de la vie et de la misère. Les immeubles de bétons sont de moins en moins haut et la peinture de moins en mois présente plus je m'avance dans mon expédition. On peut sentir qu'on est dans les quartiers pauvres. Un je ne sais quoi dans l'attitude des gens ou plutôt un je sais quoi. Je suis de retour à la maison. Marseille me revoilà, les racailles, les yeux qui brillent, les coups d'œil suspicieux. « Mais qui c'est celui là, qu'est ce qu'il fout là? T'es pas chez toi! Oh gringo rentre dépenser tes dollars chez les ploutocrates! » Vu l'état des trottoirs que j'apprendrais à adorer plus tard, il vaut mieux marcher au milieu de la route. Le walkman sur les oreilles je dois vraiment avoir la dégaine d'un américain à Noailles. A même le sol, de grandes et larges plaques de bois noir sur lesquelles on fait cuire la viande à la chaleur du soleil. Je pense, je ne sais pas pourquoi que je ne mangerais pas ici. Sur ma droite, un élevage de coq. J'apprendrais plus tard que le mec leurs peignait les pattes pour les faire combattre. On me dira aussi que certaines fois des lames de rasoirs leurs sont attachées pour accentuer le sang lors des combats. Je me sens tellement à ma place ici que je décide d'étancher ma soif. Sur ma gauche je vois une baraque de type brésilien, le typique bidonville surmonté d'une pancarte Coca cola. Je traverse les débris de trottoir et passe le petit chemin de terre. Ça à l'air d'être un café. Je m'assois sur une sorte de tabouret. Je commande la boisson universelle, surtout celle qui dans toutes les langues est comprise dans le monde entier, d'Éthiopie jusqu'au Bhoutan : le Coca. Les gens sont très accueillants mais le peu de communication est très difficile. Apparemment c'est le vieux style de café ou l'on vous tient compagnie pendant que vous consommez. J'en suis excessivement surpris, croyant qu'ils avaient disparus. J'avais lu leur existence dans le guide du routard de mes grands parents, il y a plus de15 ans. Mais ils n'étaient plus indiqués sur celui qui m'accompagne comme une bible sacrée. La serveuse me demande mon nom et le prononce « Sulé ». Elle trouve mon stylo « number one », c'est rigolo, c'est vrai qu'il brille (mon stylo). 6 femmes jouent à un jeu. Les cartes font la taille de mon pouce voir plus petites. Soudain choc! Nous tentons toujours de communiquer et je commence à comprendre qu'elle est en train d'essayer de se vendre. C'est une charmante jeune fille de 17 ans. Les mots, l'accent, le doute reste possible. Je peux avoir mal compris. Maintenant ils me demandent si je suis gay parce que je refuse de coucher avec elle. Bon ben aucun doute j'ai bien compris. C'est vraiment un autre monde. Je me cherche une contenance en allumant une clope et commandant un autre coca. Eux changent de sujet comme on le fait lors d'un apéro avec une bande de collègue. Voyant ma cicatrice au poignet (causé par un accident de baie vitrée lors de mon adolescence), ils me demandent si j'ai voulu me pendre. Puis retour à un sujet plus lucratif sans doute mais en tout cas leur préféré.. Les signes qu'elle me fait sont très évocateurs : l'index de chaque main se rapprochant plusieurs fois. Une Harley Davidson passe. C'est en les voyant mettre dans une sorte de sac postal de la glace pour la briser à coup de marteau que je commence à me poser des questions sur la propreté des morceaux de glaces dans mon verre. Je me rends compte qu'avec la chaleur, le coca est traître. Trop doux il n'assouvit pas la soif. Pas mal de mouches (mais c'est normal vu la « propreté »ambiante). Le deuxième choc arrive lorsque la serveuse essaie de me refiler sa petite sœur. Et lorsque je refuse, ils me demandent si je suis impuissant parce que je refuse de niquer une gamine de treize ans. Là je n'en peux plus, je me dresse d'un bond, jette 40 000 Dongs sur la tablettes et part en ne me retournant pas sous leurs cris moqueurs. Encore sous le choc de leurs propositions et surtout du naturel de celle ci, je marche vite à travers le quartier désolé par la misère. La chaleur est étouffante. En marchant je me fais brancher par un gars à moto qui insiste pour me chaler. Mourant d'envie de sortir vite de ce lieu, j'accepte et lui montre la carte de mon nouvel hôtel pour qu'il m'y conduise. Il m'expliquera plus tard qu'il s'est inquiété pour moi me voyant seul perdu dans le quartier des drogués shooté à la colle. Eh bé, heureusement que je n'y suis pas passé en pleine nuit, avec le cul que j'ai... Mon nouvel ami baragouine l'anglais, il s'appelle Hué et a une fille de mon age qui fait des études. Une fois passé par le bonheur d'utiliser de vraie toilette, il m'emmène dans un resto ou au troisième étage surplombant la ville je mange les yeux fixés sur la grandeur de la ville. Il faudrait peut être leur dire que le Pepsi ce n'est pas sensé être bleue fluo. 30 000 Dongs les nouilles sautées, c'est cher. Mais, manger en plein air, avec cette ambiance, cette vue et cette magie, ça vaut largement le coup. J'essaie les trois et que ce soit baguettes, cuillères ou fourchette la bouffe est tellement glissante qu'il ne reste rien au moment ou je porte l'instrument à ma bouche. NB : ne jamais essayer la force avec les baguettes. Ce sont elles qui gagnent toujours dans ce cas là car on s'en met partout. Hué me traduit baguette en vietnamien, ça donne quelque chose comme « dûa ». Après cette légère dégustation, je me fais ramener jusqu'à l'hôtel ou je décide de lutter contre la chaleur par une douche suivit d'une sieste. C'était une très mauvaise idée, mouillé et sous cette chaleur je ressors de mon repos abrutisseur encore plus moite et pégueux. Il est temps de me faire raser! Ça fait trois jours que je suis parti de France et à l'époque je ne m'étais pas occupé de mes poils depuis une bonne semaine. Le réception man m'indique un « barber shop » ou plutôt une direction. J'acquiesce et fait semblant d'avoir compris. Je pars donc à pied et bien sur une fois sur l'avenue principale, ne trouve pas le Graal promis. Je fume clopes sur clopes pour compenser les gaz d'échappement des mobylettes. Je finis par me décider et fait signe à un mec sur un scooter. Nous entamons la négociation et je suis étonnement surpris par l'acceptation immédiate des 5 000 Dongs. En moins de 5 minutes nous y sommes. Ce n'est absolument pas kitch. Les murs eux même brillent ou reflètent de lumière. Les sièges sont douillets et peint de fluorescence. Les raseuses/barbières sont 8 et bonnes à se damner. Je ne me rappelle plus le prix, mais ça ne m'a pas semblé excessif pour la France. Ma sublime raseuse m'a proposé plusieurs fois d'aller visiter l'arrière boutique et je cachais mon désarroi sous de grands éclats de rire. D'autres se sont proposées pour me satisfaire ensuite. Malgré ces propositions, le rasage a été ultra professionnel et j'en suis sorti lisse comme un bébé et ravi. On m'expliqua plus tard que les prix des moto-taxi était si bas car ils recevaient une commission des salons en général pour leurs avoir amener un client. De retour à mon QG le « Allez Bo », je mange des nouilles et me réhydrate à grand renfort de « Saigon Beer ». Je ressasse en boucle l'après midi et bloque sur la pédophilie. Quand on en entend parler à la TV ou dans les journaux, on se dit de nombreuse chose sur ce qu'on ferait aux pervers qui viennent ici pour abuser de la misère du monde. Mais ici après coup, je ne sais quoi penser, ces gens n’avaient pas l'air mauvais. Ils ne me semblaient pas vils. Ils ne faisaient qu'essayer de survivre au malheur que leur impose leur classe, leur caste, le système. Mais changeons de sujet et passons à la partie intéressante de la soirée, la bringue. Un jeune est en train d'écrire à la table d'à coté dans un style de journal intime. Je m'invite à ses cotés et nous nous présentons. Kris est très sympa, il est anglais et viens de finir ses études de chirurgien dentiste. Il fait un break de plusieurs mois autour de l'Asie du sud est, avant d'attaquer la vie active. Il me parle de son expérience du Vietnam, d'une somptueuse ville qu'il me conseille de visiter au centre du pays. Il encense le pays par rapport à la Thaïlande. Nous éclusons quelques bières tel les deux gentlemen anglais que nous sommes puis décidons de partir à l'aventure, à la recherche d'un autre endroit ou boire et manger. Nos recherches fort peu fructueuses nous portent finalement dans des petites truelles éclairé par beaucoup d'ombres et un ou deux lampadaires. Nous prenons plaisir à explorer ces ruelles la nuit. Comme les explorateurs que dis je les aventuriers que nous sommes nous prenons plaisir à vagabonder, à cheminer, à errer. Absolument inconscient que les vrais aventuriers avaient un objectif : l'argent et faisaient tout pour y arriver le plus vite possible. Ils ne flânaient pas au clair de lune pour le plaisir de traîner. Finalement nous arrivons dans une gargote, que dis: je un bar! Que dis je: un club! Situé en face de quatre cours de tennis. Nous nous asseyons et j'allume l'une de mes chère cigarette si peu chère ici. Mais le manager du lieue nous invite à déguerpir et fissa. Étonné par son accueil si froid Kris lui en fait expliquer la raison. En fait sans le savoir nous avons pénétré sur un terrain militaire et c'est le club de sport des officiers. Avec notre bagou de jeunes brigands nous arrivons à convaincre le maître d'hôtel de nous servir deux bières. Mais il y met une condition, dès que les nobles capitaines de police auront fini leurs entraînement il faudra déguerpir avant leur venu ici. Effectivement à peine nos canettes entamées et réglées nous nous retrouvons à courir poursuivis par les cris des officiers mécontents que nous ayons osé posé nos fesses sur leurs nobles chaises en plastiques. Un peu plus loin, mon nouveau buddy m'annonce qu'il est affamé. Nos canettes à la mains comme deux clochards des grandes villes ou comme deux étudiants en pharmacie me dit il, nous commençons à trouver un spot ou nous asseoir pour grignoter un petit quelque chose. Nous retournons donc à nos errances. De trottoirs en macadam, de gargotes en barbecue et toujours en pleine rue nous hésitons devant chaque potentiel festins jamais rassurés par l'hygiène, la propreté ou le contenu de ces hypothétiques festins. Notre dévolu se fixe enfin sur une vieille mémé qui porte à ébullition de l'eau sur un feu et s'en sert pour bouillir des œufs. Bof, je ne suis pas un grands amateurs de cette préparation mais mon estomac commençant à me textoter sa présence, je me laisse convaincre par Kris. Nous posons nos délicats arrières trains sur de traditionnels tabourets en plastique pour nain. Les œufs nous sont présentés et mon buddy, avec une cuillère commence à casser la coquille du sien. Là, horreur, damnation, une odeur de souffre nous entoure! Nous cherchons en tournant la tête quel est l'abruti qui nous a jeté une bombe puante dessus mais ne le trouvons pas. L'odeur infecte ne semble pas déranger la mamie qui nous a servi. Après réflexion nous nous rendons compte que ce doux fumet provient de l'œuf. Kris a écopé d'un qui a moisi. J'ouvre le mien et aussitôt nos sinus sont ré attaqués par une odeur digne d'un électeur du front national. Nous signalons bien sur ce fait répétitif à notre cuisinière qui croit que nos exclamations et nos gestes vifs sont des signes de contentement. Heureuse que nous apprécions ses talents gastronomiques, elle nous ressert. Pour ne pas l'offenser, nous retentons l'expérience..... Et, oh surprise, bis repetita! Ce coup ci mon brave compagnon anglais prend même le risque de goûter le contenu noirâtre de l'œuf. Moi révulsé, le cœur au bord des lèvres, je le prends en photo. J'apprendrais plus tard que l'on appelle cela des œufs couvés. Ici ils laissent incubés les œufs puis les font bouillir avant l'éclosion. De nombreux Vietnamiens, Thaïlandais, Cambodgiens, Bamars... encenseront ce mets à mes oreilles. Je ne me laisserais toute fois jamais tenter. On me dira même que c'est comme un bonbon. Il m'est souvent arrivé de manger toutes sortes de douceurs, mais jamais une qui sente la merde. Pour nous remettre, nous courrons vers le quartier touristique et soulageons nos estomacs avec une pizza et des pâtes. Le reste de la soirée est assez flou. En bref je bois, je bois et je bois. Je fume aussi beaucoup de cigarette pour que mes poumons ne soient pas jaloux de mon foie. Lorsque Kris va se coucher. Je passe à un nouvel ami à usage unique. Un hollandais qui est prof d'anglais au Vietnam. D'éclusions en éclusions, je le saoule lui aussi. Je fini ma nuit avec Eddi, un allemand. Très sympa nous enchaînons les pintes de bières jusqu'à 5h du mat en nous promettant de nous retrouver sur la même terrasse le lendemain.

La journée suivante passe vite, trop vite. Avec ma gueule de bois de toute façon, je ne me lève déjà pas vite, ça c'est sur. Je fais un peu de shopping en m'achetant une sacoche. Hier dans un magasin à coté le mec avait essayé de me la vendre pour 450 000, aujourd'hui je la touche à 60 000, comme quoi les prix ici sont ultras volatile. Je traîne ma gueule de bois toute la journée, donc les notes de mon carnet de route sont plutôt confuses, floues et excessivement dans le désordre. Le guide à moto de hier revient pour m'emmener visiter la ville mais je l'envoi chier. Je mes suis rendu compte qu'il m'avait extorqué le prix des pigeons japonais. Je me mets donc à la recherche d'un nouveau chauffeur. Et sous le cagnard, supportant ma tête qui se plait à cogner pour me rappeler sa présence, je jette mon dévolu sur le premier qui baragouine assez bien l'anglais. Tout d'abord je lui demande de me conduire chez un coiffeur. Après de nombreux mimes, beaucoup de gestes qui me semble clair et l'utilisation de tout le dialecte à ma disposition pour expliquer: coiffeur, couper les cheveux, cut the hair, barber, barber shop, il semble comprendre ce que je veux. Il démarre donc et nous voilà en route au milieu d'un embouteillage de scooter. Il me dépose finalement chez un coiffeur. Pas un salon de massage, un vrai coiffeur pour vietnamien (génial!). Dans un taudis en bois ouvert sur la rue. Je m'installe sur le siège en bois inconfortable comme une chaise de torture. Il me met de la poudre blanche sur toute là tête, sûrement du talc. L'intégralité de mes cheveux sont blancs. Il se sert de la poudre comme repaire pour couper, dès qu'il n'y en a plus il est à la bonne longueur de coupe. Bien que assez peu usité comme méthode, ma coupe au final n'est pas complètement ridicule. Je lui règle la somme de 15 000 Dongs. Le nouveau bikerman m'a l'air plus honnête que le précédent. Celui d'hier me convenait jusqu'à ce que mes potes expérimentés de la night me donne les différents tarifs. Jamais plus de 10 000 Dongs pour une course dans la ville et si le trajet est court jamais plus de 5 000. Mon vaillant chauffard me déposera ensuite dans le quartier chinois de « Cholon ». J'y visiterais un temple bouddhiste chinois. Très beau! Mais c'est surtout de traîner dans ces ruelles de terres, aux couleurs invraisemblables. Les odeurs de la villes sont très variés, sometime ça sent l'essence, le vomit, le moisi, la pisse au soleil, la fumée de voiture. Puis on passe dans une rue ou les odeurs sont tellement diverses que l'on est surpris par ce mélange. Les murs des bâtiments sont dans un état de délabrement tel qu'ils paraissent avoir subit un bombardement il y a peu. Puis soudain au milieu de cette déchetterie à la Calcutta on verra pousser une magnifique rose, un splendide immeuble mitoyen avec celui aux murs déchiquetés. Les hommes autours de bières m'invitent à me joindre à eux pour me reposer à l'ombre d'un parasol. Ils boivent de la bière en jouant aux dés. Je refuse en riant leur propositions et demande à mon bikerman de me rentrer. Un peu ça va, mais la misère à l'état brut en plein milieu d'une ville, ça fait un choc assez suffisant pour la journée. Je me fais ramener au « Allez Boo » ou je commande une bière. Un mec passe torse nu dans la rue avec plein de marques dans le dos et sur le torse comme des suçons géants. On m'expliquera plus tard que ces marques hallucinantes sont provoquées par des verres posés sur le corps qu'on fait chauffer. L'air ainsi dilaté aspire la peau à l'intérieur du verre. C'est une vielle médecine ancestrale pour soigner je ne sais toujours pas quoi. Je quitte le bar à la recherche d'un autre hôtel. Je longes la rue principale, remonte l'avenue centrale sur la droite et retourne sur ma droite. Puis je me perds. Au final je me fais brancher par un Vietnamien en costume. Il parle un anglais sans défaut teinté d'un sale accent yankee. Il m'interpelle dans la rue depuis son salon qui est ouvert en grand sur le trottoir. Il m'invite à le rejoindre pour déguster une bière. Ayant dit les mots magiques, je m'assieds avec lui pour partager ce breuvage. Ça première question est en quoi peut il m'être utile? Je le remercie mais lui explique juste ma recherche d'un hôtel pour demain. Il est Américain d'origine vietnamienne propriétaire de quelques biens immobiliers sur Saigon. Il se propose donc automatiquement de me louer une chambre dans l'immeuble ou nous sommes qui est un de ses « Room for rent ». Sa femme me fait visiter la chambre du dernier étages qui me semble ultra convenable même si la douche est sur le palier. J'adore les vieilles tapisseries qui étaient déjà kitch en 70. Je redescends annoncer à mon businessman que je prends sa chambre à partir de demain. Nous marchandons le prix quelques minutes et tombons d'accord pour 8$. Pour célébrer ça il m'offre une phô. Je retourne ensuite dans le quartier routard. Je rentre dans une agence de voyage et en moins de temps qu'il n'en faut pour le taper à la machine, je réserve et paie ma place pour aller visiter le delta du Mékong demain. Ça me coûte 7$ et j'ai rendez vous pour un départ à 8h15. Je n'ai pas intérêt à trop faire la bringue ce soir sinon je vais sans doute le regretter. L'ordre logique des choses se profile. Je retourne m'asseoir à la terrasse de mon antre à alcool préféré. Comme espéré, je sympathise avec Ian un écossais. Nous buvons donc jusqu'à 1h du matin. puis lorsque terrassé par l'alcool il décide d'aller se coucher, je lève l'ancre vers d'autre territoire. Je traverse la rue et m'installe sur la terrasse du « Saï Gon café ». J'y retrouve mon pote de la veille Eddi l'allemand. Il est attablé à l'une de ces tables en aluminium dont l'apparente fragilité ne donne pas confiance pour s'y accouder quand l'on est pas à jeun. Je le rejoins donc et il me présente son guide de la journée, un minot de 10 ans qui ne comprends pas grand chose à l'anglais mais à l'air vif. Le kid déguste un pseudo coca pendant que nous tchatchons comme les gainsbouriens que nous sommes. De clope en clope et de bières en bière, nos discussions sur la vie égrènent le temps. Alors que je finis une pinte et fais signe à la serveuse de nous resservir, je vois que le minot a fini sa bouteille de coca. Je lui en commande donc une autre. Et là, un grand blanc... Eddi et moi restons ébahis. Nous nous regardons certain d'avoir bien compris mais cherchant une dénégation dans le regard de l'autre. Il finit par ouvrir la bouche qu'il a déjà béante d'étonnement et me demande si j'ai bien compris là même chose que lui. Le gamin par signe nous a fait comprendre qu'il voulait bien que l'un d'entre nous aille l'enculer. Nous ignorons immédiatement le pitchounet et nous demandons quelle attitude prendre. Moi je suis d'avis de lui coller deux gifles pour qu'il dégage. Eddi est lui partisan d'ignorer tout simplement le gosse. Nous sommes vraiment mal, notre conversation n'a plus rien de gaie. Nous ne parlons plus que de ça, nous demandant comment nous en sortir pour que l'on ne nous accuse pas de quoique ce soit. Nous commençons donc à psychoter comme des malades. Nous ignorons clairement le môme qui ne trouve rien de mieux à faire que de me tirer par la manche et de recommencer ses gestes cette fois clairement à mon intention. Apparemment le peu d'attention que j'ai eu pour lui en lui offrant un coca l'a convaincu que je devais l'enculer. Là je n'en peu plus, je le repousse sans ménagement et apparemment il comprend et fuit. A 3h30 je rentre me coucher.

Le téléphone sonne à 7h du matin pour me réveiller. Je me lève relativement facilement comparé à la veille et à l'avant veille. Dans les toilettes je commence à me rendre compte que je ne vais vraiment pas bien. Impossible de caguer! Ce n'est pas la mort. J'ai mal au ventre. Je prends deux aspirines pour lutter contre la douleur et descends à l'agence « Kim travel ». J'y poireaute en attendant les différents membres de mon groupe pour la journée. Une fois que tout le monde est là, nous sommes une dizaine. Nous attendons ensuite le guide et le mini bus. Pendant tout ce temps je me meurs de mal au ventre et je fais la queue dans les toilettes de l'agence pour me soulager. A chaque fois que j'en sors sans réussir à chier, je reprends place derrière la porte pour y retourner. Enfin, nous partons. Dans le mini bus, je meurs de mal au ventre. Je transpire, je passe par de nombreuses couleurs comprises entre blanc, vert, jaune... Je tente de lire mais ma position est inconfortable. Je déboucle ma ceinture puis ouvre le premier bouton de mon jean. Après une heure de trajet, nous nous arrêtons pour faire le plein d'essence. Le guide nous invite à nous dégourdir les jambes et je m'auto invite aux toilettes. C'est une petite cabane en bois et au toit en plaque métallique, pour offrir l'option sauna. Le trou creuser à même le sol me semble être un semblant de chiottes et j'ai tellement envie que je me jette dessus. ET là, oh bonheur!! J'y arrive, c'est une libération, c'est mieux que de jouir. Je me vide de liquide. Une nouvelle problématique m'apparaîtra en un manque de papier flagrant.. Un tonneau remplie d'eau croupie avec une casserole qui flotte sur le dessus sert à se nettoyer et à tirer symboliquement la chasse. Je profite de cet espace encore une fois pour remercier le guide du routard d'avoir penser à mettre a la fin de chaque volume quelques pages pour noter ses pensée. Nous reprenons le trajet et arrivons sur un port posé le long du bras d'un fleuve. L'eau est grise, marron, trouble. Nous embarquons sur un bateau et attaquons la traversée. Sur ce bateau, nous sommes des animaux en cages; les autochtones sur les autres bateaux nous regardent alors que nous les prenons en photo. Ils s'amusent à nous voir les photographier en pleine activité commune et normale. Ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont beaux et folkloriques pour nous. Dans le groupe, il y a pas mal de japonais. Le paysage est splendide, féerique. Je reste rêveur à le contempler. C'est très beau mais l'ambiance est trop touristique. Je pense que je ne ferais plus jamais ce genre d'excursion, je me débrouillerais tout seul. La chose qui me marque sur les japonais est leur manque de pilosité. Leurs jambes sont imberbes et ridiculement blanches sous ce soleil. On accoste une île au milieu du delta pour changer de bateau. Le nouveau est plus petit. Il nous permettra d'accéder aux petites îles plus facilement. Nous entamons maintenant la visite de Venise. Des petits canaux entourent les îlots. Nous débarquons finalement et passons d'îles en îles par des ponts pour rejoindre une usine que dis je un complexe! C'est donc une fabrique de sucre, de bonbon à base de noix de coco et de vin de riz. J'y bois un thé avec du miel récolté sur place. Un peu plus loin, dans des cages nous découvrons des dizaines de serpents. Cobra, anaconda, boa.... Le guide sort de sa cage une belle bête de plus d'un mètre. IL nous propose de le porter. Je suis ici fière d'annoncer que je suis le seul à avoir osé le faire. Ces peureux de japonais prennent mon appareil pour me prendre en photo. Sur mes épaules, la bestiasse ne bouge pas trop, mais à chacun de ses mouvements, je peux sentir la puissance de ses muscles. Pas vraiment rassuré, je le rends au guide. Nous embarquons sur de minuscules barques très instables pour traverser les canaux qui divisent l'une des 4 grandes îles du Mékong. Pris dans les embouteillages des touristes, nous avançons au ralenti. Ces barques sont propulsées par de jeunes femmes en habits traditionnels qui manient de grandes perches pour nous faire avancer. Je remarque que chaque bateau, du plus petit aux gros porte peint sur sa prou des yeux. On m'explique que c'est pour effrayer les crocodiles avec en plus une connotation religieuse. Je prends un moment avec le guide pour qu'il réponde à quelques de mes questions. _ Bouddha a vécu 800 000 vie. _ Le cercle de vie, ou le cercle de réincarnation, ou la roue. _ 1, 5, 2, 6 sont de bons numéros. _ 9, 4, 8, 3, 7 sont les mauvais numéros. _ Quand on construit, fabrique quoique ce soit au Vietnam, il faut toujours que l'on retrouve à l'intérieur de ce que l'on a battit les bons numéros. _ Les trois couleurs bénéfiques sont le rouge, jaune et le bleu. Nous nous rendons finalement dans un vrai temple bouddhiste. C'est génial parce que les moines ne veulent pas de notre argent. La pagode est magnifique. En sortant de ce lieu sacré, les deux japonais sont en train d'essayer d'attraper un fruit dans un arbre. Mais l'objet de leur désir est trop haut. Les dominants du haut de mon mètre quatre vingt huit je tente moi aussi de sauter pour attraper ce fruit. Mais il s'avère au dessus de mes possibilités. A ce moment là je remarque trois minots. Les orphelins recueillis par le temple sont en train de regarder ces stupides touristes a qui il ne vient même pas à l'idée d'escalader l'arbre pour atteindre leur but. Sans les avertir, ni leurs demander, j'en chope un par la taille et le jette en direction du fruit. Cela n'a du duré qu'une ou deux secondes mais le minot passe de la peur à l'extase aussi vite qu'il retombe dans mes bras. Aussitôt je suis assaillit par une dizaine de gamins qui veulent essayer. Ici dans ce temple ils n'ont pas vraiment l'habitude de jouer avec des adultes. C'est un moment merveilleux, Le sourire de ces enfants me comble d'allégresse. Je suis vraiment heureux de leur faire plaisir en leur faisant faire un truc inhabituel. Après ça nous rentrons en mini bus jusqu'à S. Emboucanage avec le réceptionniste qui m'interdit de rendre ma chambre d'hôtel. Il me dit que j'ai dépassé le check out qui a lieue à 13h au plus tard. Il est 19h. Au final après de très longues négociations et un ton qui monte largement au dessus de la normale marseillaise nous trouvons un accord. Je paie mes six heures dépassées au prix exorbitant de 1$ de l'heure. La fin de la journée et de la soirée est très rapide, je me rends dans la chambre de « Tuan Thâo », la « room for rent » que j'ai découvert hier. J'y bataille avec la clim pendant une sieste de 3 heures. Je vais vite boire et manger et me couche à l'heure scandaleuse de 23h.

J'entame cette nouvelle journée à 10h30. J'ai presque fait le tour du cadran, comme quoi quand le corps réclame on obéit. Je passe ensuite la matinée à essayer de changer mon billet de Cent euros, celui au coin déchiré. Toutes les banques le refusent ainsi que les agences de voyages qui font du change. Je commence un peu à baliser de ne pas pouvoir le changer. Je tente l'expérience du cyclo pouss qui s'avère horrible, trop lent et toute la poussière dan la tête. Je me fais raser dans un boui boui pour 10 000 Dongs. Au final j'arrive à changer mon billet contre 1, 9 millions de Dongs dans une bijouterie au 15A Lê Lôi street. Conseil pour tout le monde allez dans le quartier routard plutôt que dan le quartier français. Je ne sais pas pourquoi mais je suis heureux. Je ne pense jamais à rien, c'est vraiment agréable. Je pars me perdre dans les ruelles. Épuisé par la chaleur je prends quelques minutes pour fumer une clope sur un banc. Là un vieil homme sort de sa boutique pour me taper la discute. C'est un pépé de soixante dix ans. Il me raconte sa vie. C'est un ancien viet cong qui a combattu contre la Corée ou le Japon puis a été traducteur pour la CIA. Il a été condamné à cinq ans de prisons puis s'est échappé à travers le cambodge. Sur un pétrolier il a émigré aux USA ou il a été enseignant. Il me raconte que les tunnels creuser pendant la guerre ne sont pas ceux visité par les touristes car le gabarit des occidentaux ne passait pas. Il me parle en français et j'ai énormément de mal à lui répondre tellement j'ai pris le coup de parler shakespearien. Il me pose ensuite une question bizarre. « Combien d'argent avez vous sur vous pour votre voyage? ». La le peu d'instinct marseillais qu'il me reste se réveille. J'invente, je dis que je suis dan la merde et qu'il ne me reste que 200$ pour finir mon séjour. Et là à l'inverse de ce que j' m'étais imaginé, il se met à ma disposition. Il m'invite à dormir chez lui et me propose que son fils me fasse visité la ville sur son scoot pour que je fasse des économies. Lorsque j'ai la vulgarité de lui demandé combien ça me coûtera, il ne se vexe pas et me dit que je serais son invité. La seule contrainte sera qu'il devra me déclaré au poste de police pour ne pas être ennuyé par les condés locaux. Je refuse finalement son invitation le vague à l'âme. De retour dans ma chambre, je demande au proprio s’il connaît des salons de massages sérieux et pas cher. Il me dit qu'il s'occupe de tout. Il m'appelle une moto taxi, lui donne l'adresse, négocie le prix de l'aller retour et de l'attente sur place et lui dit d'expliquer au patron du salon que je viens de sa part. En route donc... Sur place je laisse mes fringues, mon pognon et mes effets personnels dans un petit coffre en bois dont on me donne la clé. Puis je asse au sauna avant de rentrer dan la chambre de massage. Les espaces de massages sont délimités par de fines cloisons de placo. Au plafond une barre en métal pour que les masseuse puissent se tenir pour masser avec leurs pieds et genoux. Vêtu d'une simple serviette je me fait masser tout le corps par une magnifique jeune fille. Elle s'attaque à tout mon corps, les pieds, les genoux, les jambes, l'aine, les bras, le dos, le torse, le visage, les cheveux, elle me fait craquer tous les os. Elle me masse avec les pieds, les genoux et les mains. C'est tout bonnement génial, même si j'ai énormément de mal à cacher mon érection. De retour dans le quartier animé près de mon QG, je déambule dans les rues en regardant les différents artistes peindre des Jocondes. Je passe la soirée jusqu'à 3h du mat avec un Irlandais, deux hollandais et six anglaises. On finit dans la chambre des hollandais pour fumer de l'herbe.

Je me réveille à une heure de l'après midi. J'achète un billet d'avion pour le lendemain à destination de Da Nang. Lors de mon petit déjeuner qui ressemble beaucoup à un repas, je me fais brancher par un mec en pouss pouss. Il me veut comme client pour me faire visiter la ville. Il me montre un cahier ou tous les touristes qu'il a trimballés se sont exprimés sur son professionnalisme et ses compétences de guide. Je craque et négocie 3 heures avec lui. Il me montrera pas mal de choses intéressantes de Saigon que je ne serais pas allé voir de moi même. La pagode de l'empereur du ciel : CHUA NGOC HOAN ainsi qu'un temple ou une centaine de vietnamiens son en train de faire brûler de l'encens pour prier. Je rentre ensuite faire une sieste avant d'attaquer ma last night in S. Comme à l'accoutumée, ma soirée commence sur la terrasse de mon QG avec une bière et des nouilles au poulet. Ce soir mon premier compagnon de beuverie est un Monsieur. Un vrai routard de l'ancien temps. La tenue à la Indiana Jones, le vieux feutre...etc. C'est un anglais de soixante sept ans. Notre conversation est très enrichissante. Son expérience paraît sans fin. Il a un avis sur tout et a fait pas mal de chose. Ses conseils sur le marchandage sont géniaux. Son opinion sur les gens que l'on rencontre en voyages, qu'ils soient autochtones ou touristes me fait beaucoup réfléchir sur mon sectarisme et mon élitisme. Il vit donc six mois d'été et printemps au royaume uni et le reste du temps il abandonne sa femme et sa famille pour fuir de pays en pays. Il profite au maximum de sa retraite. Je ne sais plus comment, mais sur le moment ses paroles me paraissent prophétiques et il me convint de me laisser tenter, de me laisser séduire par les filles de bar. Après cette rencontre hors du temps, je rentre dans ma « room for rent » ou je règle d'avance ma facture pour pouvoir partir en coup de vent demain. L'addition pour les trois nuits ne me coûte que 24$, ils ne me comptent même pas les quelques bières et coca que j'ai bu. Trop fort! Puis je retourne au « Allez Boo », j'y retrouve les jeunes de la veille et on commence à picoler. Alors qu'ils sont partis, une bagarre éclate entre les serveurs de mon QG et deux blacks. Malgré moi, mes mauvaises habitudes de gentil garçon se matérialisent sous la forme de mon intervention dans la baston. Je n'essais surtout pas de maîtriser l'un d'entre eux, ce serait prendre part au conflit, mais je me place entre deux protagonistes pour empêcher le serveur de tuer le black à coup de bambou. Une fois la baston finit, je sers de médiateur entre le manager du bar et les deux camerounais qui ne parlent pas bien anglais. Au moment ou je quitte le bar, Bertrand( l'un de deux blacks) qui est entraîneur de foot pour l'équipe de Saigon me donne sa carte en m'invitant à venir le voir dans son pays l'an prochain lorsqu'il aura fini son contrat. Tous les serveurs me remercient. Une serveuse me dit même qu'elle me reconnaîtra lors de ma prochaine visite. Et me remercie encore. Je bouge au Sahara ou je rencontre Thao(avec un point d'interrogation sur le o). Je lui paie un ou deux verre et lorsque je quitte le billard vers 1h30 pour rentrer, elle me convainc de la laisser me suivre. Nous faisons l'amour comme si s'était la dernière fois (c'est pas faux soit dit en passant). Nous nous endormons vers 4h30 épuisés.

Les femmes sont toujours moins belles au réveil. Lorsqu'elle me quitte elle ne me demande que mon adresse email et me donne la sienne. Presque la larme à l'œil, je quitte ma chambre, heureux de l'accueil que j'y ais reçu. Je file avec mon sac à dos au « Allez Boo » pour grignoter un morceau et déguster un efferalgan. Là bas je me fais brancher par Kan l'un des serveurs de hier soir qui me remercie encore pour hier soir. Il se propose ensuite de me conduire à l'aéroport sur son scooter pour me faire économiser une course de taxi. J'accepte volontiers séduit par sa prévenance. Le temps passe trop vite, les journées filent entre mes doigts comme de l'eau. Direction Da Nang puis Hoi An sur les conseils de plusieurs routards. J'embarque dans un ridiculement petit avion qui ne sert sans doute qu'aux vols domestiques. Je suis assis à coté d'une très séduisante vietnamienne mais aux traits trop typiques. C'est absofuckintly( comme le dirait Mr Big), depuis le ciel, la vue des alentours de Da Nang est magnifique; les mêmes couleurs qu'Oliver Stone. Le vert des rizières est magnifiquement indescriptible. A l'arrivée, lorsque je récupère mon sac, il est ouvert. Je m'inquiète un peu, le fouille pour voir si quelque chose a disparu ou a été rajouté mais ce n'est pas le cas. Je prends un taxi direct jusqu'à Hoi An. La route en travaux est dans un état lamentable. Des crevasses que nous contournons, des troues énormes en plein milieu, c'est hallucinant. J'arrive finalement à l'hôtel que m'a conseillé un des mes pote de beuverie. Pour 10$ la nuit je m'installe dans un cadre magnifique. L'hôtel est traversé par un petit ruisseau synthétique et je dois passer par un petit pont pour rejoindre ma chambre. L'architecture de nuit est impressionnante et se révélera sublime de jour. La ville, le village a été épargné par les bombardements lors de la guerre. Ce qui lui a permis de conserver une architecture fantastique. Les vieilles maisons, le vieux pont japonais, les rizières et une lumière qui se reflète dans une rivière embellie encore plus l'ensemble que mes yeux essaient de saisir. Maintenant je suis au « Bamboo » bar restaurant (reggae en arrière fond), décoration, cadre magnifique et le must c'est e menue en papier de soie. Quelques spécialités culinaires de la ville et de prix ridicules pour ce niveau de qualité (même au Vietnam). Je suis explosé mais cette ville a l'ai reposante. Ça ressemble à un petit village. Je pense que même les gens les plus réfractaires trouveraient ce lieu magnifique. La serveuse me fait un compliment mi figue mi raisin. Elle vint de me dire que je n'ai pas la dégaine d'un français mais celle d'un anglais. La bouffe est excellente, je déguste du « Cau Lao », une spécialité locale en disant à voix haute « Putain, ce que j'aime la Saigon beer ». Je ne sais pas si en rentrant je me sentirais aussi à l'aise, autant libéré. Je ne sais pas si c'est le pays ou le fait d'avoir l'impression de n'avoir quasiment pas de problème financier. Ici on ne ressent aucune contrainte. Le retour va être difficile! Ce qui est sur c'est que je ne reviendrais qu'avec plus de temps et plus d'argent pour pouvoir me faire encore plus plaisir. Je me lance dans une expérience innovante! Je tente une nouvelle bière : la « Larue » qui se révèle correcte. Les murs de la ville sont envahis par des lézards, des Geckos, des salamandres. Une fois couché je passe la soirée à regarder la chaîne américaine HBO.

Je suis réveillé par l'horrible nuisance sonore des anglais de l'hôtel en train de prendre leur petit déjeuner. Je me lève donc et super motivé, je pars à l'assaut des rues environnantes. Je me fais automatiquement accosté par plusieurs gars qui me gavent vite. Je les ignores superbement concentré sur la musique de mon walkman. Je me laisse finalement convaincre par le moins lourd, le plus sociable de m'accompagner comme guide pour la journée. Et là, oh surprise! En fait je n'avais rien compris à ce qu'il me proposait. En fait pour 50 000 Dongs il m'a loué une motorbike pour la journée. C'est une 110 cm3. Les vitesses se passent au pied sans embrayage. On peut donc démarrer en première comme en quatrième. Pour le repas de midi que je prends vers 14h, je ma laisse séduire par un charmant petit bar restaurant en face de la rivière, c'est magnifique. Derrière le comptoir je peux voir une Vodka locale pour la modique somme de 1Euro70 soit exactement 11 francs. Avant de passer la commande, je rêvasse au soleil. Je regarde passer les cyclo pouss dont la position assise est beaucoup plus basse ici qu'à S. La vie a l'air tellement paisible ici. Sans doute car c'est un paradis pour les touristes. Sur les Zippos qui ont sont soit disant de véritables reliques volés sur les cadavres des soldats yankees sur les champs de bataille je trouve des devises telles que : _ Live by chance _ Love by choice _ Kill by profession Sans rentrer dans une critique immédiate de la stupidité de ces abrutis d'américains, je me demande quelle serait la mienne à l'heure actuelle. _ Profiter de chaque moment au maximum _ Prendre le plus possible de chaque personne que l'on rencontre _ Donner tout ce que l'on peut apporter aux autres Ou plutôt lorsque je suis bourré : _ Boire _ Manger _ Baiser Au choix... Je commande un Cau Lao. Il s'avère correct mais infiniment moins bon que celui de hier soir. Sauf une fois manger qu'il reste au fond du bol un jus qui est excellent. Derrière mois, la cuisine est accessible par tout le monde et le chef cuistot fait des démonstrations culinaires. Je lui demande de me montrer comment faire des rouleaux de printemps. Je me fais donc le mien mais ici la recette est uniquement végétarienne. C'est sympa mais ça ne vaut pas de la viande. Finalement avec la bonne sauce, ils sont excellents. Même pour 1 million d'euros je ne mangerais jamais ce qu'il y a dans mon assiette. Ils appellent ça une salade. C'est vrai qu'il y a quatre tranches de tomates mais le reste ressemble à de la merde d'oiseau. Ça me décide donc à abréger mon repas. Et eux croyant que je ne me suis pas rendu compte du temps qui passe et que je suis en retard me propose d'emballer la merde d'oiseau pour que je la mange plus tard. J'accepte, démarre et jette mon doggy bag dès que je suis hors de vue. Je fais un tour en moto le long de la rivière et des rizières. Je croise des gens qui promènent leurs énormes buffles d'eau comme nous nos chiens. Une baraque en bambou posé sur l'eau m'attire comme un aimant. Je passe la passerelle et m'assieds dans le plus bel endroit du monde. Dans ce cadre fabuleux je suis ému par la beauté du site. En plus j'arrive lors du coucher du soleil, c'est éblouissant, j'en perd mon français. Je tente un beefsteak vietnamien. C'est de fines lamelles de viande frites puis trempées dans des sauces divines accompagné par de fraîches bières. Sur le petit livre d'or du resto, j'écris : Au coucher du soleil, sur la rivière, quand on est assis dans ce restaurant sublime, on est éblouie par l'image qui restera au fond de notre coeur pour l'éternité. C'est bizarre car plus je passe de temps au Vietnam et moins je pense à moi en tant qu'entité. Je me sens esprit vagabondeur et non pas corps physique. Alors que je souhaite régler ce que je dois, je tombe sur les trois femmes jouant aux cartes. L'accueil ayant été des plus convivial je leur demande de m'apprendre les règles et joue avec elle pendant une heure et demi. Je gagne même de l'argent qu'au final j'oublierais volontairement. Pour ne rien gâcher, l'une d'elle en plus d'avoir mon age et d'être très belle semble s'intéresser à moi. Je crois que je viens de passer l'heure et demie la plus géniale de mon voyage. Impossible de redémarrer la moto. Je donne le numéro que m'a laissé le loueur à mes joueuses de cartes qui l'appelle pour moi. Une demi heure plus tard il est là et répare ce qui ne va pas. Le service après vente est de qualité. Je rentre jusqu'au centre ville ou je me laisse tenter par les magasins qui se proposent de faire des vêtements sur mesure en moins de 12 heures. Je commande deux costumes et deux chemises et me fait même faire des chaussures. La femme serpent avec qui je marchande s'avère dure en négociation. Mais au final le prix est ridicule comparait à ce que cela m'aurait coûté en France. La soirée se déroulera en deux parties. Premièrement je jouerais au billard jusqu'à la fermeture légale du bar avec une australienne, une anglaise et une allemande. Dans ces zones exemptes de mafia pour payer les bakchichs aux autorités locales, il est impossible de maintenir un bar ouvert après minuit. A la sortie du billard je me retrouve donc face au rabatteur qui me proposent de me chaler jusqu'à un bar clandestin. Avec Ecki, un allemand nous nous laissons tenter. Nous montons donc tout les deux à l'arrière d'une moto et nus faisons chaler à travers champs ou plutôt à travers rizière jusqu’à une gargotte perdue dans la nuit noire à 5 kms de la ville en pleine campagne. Les murs sont en placo métallique et le bar à l'intérieur est une table sur laquelle sont posés en vrac des bouteilles. Ce lieu très spécial s'appelle le « Fulll moon ». L’ambiance est celle des bars que l'on peut voir dans « El Mariachi ». Nous sympathisons avec Sharon une Islandaise. Puis nous attaquons un jeu qui s'appelle « Rhum Coca » qui s'avèrera pas du tout stratégique au réveil bien que délicieux sur le moment.

Au matin, le mal au crâne, le regard vide et le cœur au bord des lèvres je me traine jusqu'au loueur de scooter, lui emprunte un et file au restau de la veille pour déjeuner les mêmes filets de bœuf qui s'avèrent meilleurs hier. Mais le cadre en plein jour, en fin de matinée avec cette luminosité s'avère magnifique. On ressent d'autres sensations, émerveillement, quiétude... De retour à l'hôtel, la femme serpent avec qui j'ai négocié pendant au moins une heure la veille m'emmène les fringues taillés sur mesure, elles tombent pile poil. Je saute dans un taxi pour Danang et cinq minutes après le départ ordonne au chauffeur ahuri de faire demi tour. Un abruti d'allemand avait posé un sac identique au mien dans le hall de l'hôtel et bien sur attentif comme je le suis, je n'ai pas pris le mien. Ça y est tout est bon. A la vitesse de « Snatch », je remonte dans le taxi, roule en descend, m'enregistre, embarque, décolle, vole, atterris. Et là me revoilà, une grosse semaine plus tard. Hanoï, à nous deux! Cette fois ci je suis expérimenté, tu ne m'auras pas, tu ne m'arnaqueras pas. Je suis près, je suis expérimenté! Dans un taxi pour l'hôtel ou j'avais séjourné en arrivant la première fois. Celui ci s'avère complet. Et là je me fait sans aucun doute roulé par le taxi qu me jettent pour une somme exorbitante dans un autre hôtel. Pour manger, je me décide pour revenir à de la bouffe française. Je suis les conseil de mon guide du routard préféré et me retrouve dans un restau sympa à l'accueil fantastique. Le patron français n'est pas là mais lorsque je raconte mes malheurs au manager, celui ci me donne l'adresse de sa mère. Elle tient une petite guest house pas chère et très familiale. Elle y loue des chambres aux travailleurs asiatiques étrangers. Je rentre dormir dans mon hôtel trop high tech à mon goût.

Je règle ma chambre dès mon réveil et traverse les rues mal imbriquées pour rejoindre ma nouvelle demeure qui d'ailleurs le restera jusqu'à la fin de mon voyage. L'accueil est incompréhensible vu le niveau d'anglais, mais je sens que je vais être à ma place ici. Il n'y a pas de touriste et juste des philippins, des indiens etc... Je décide de m'ouvrir les veines et de manger de la vraie bouffe. En taxi je me rends au « Beaulieu », le restaurant le plus cossu de Hanoi. Couvert « Guy Degrenne », trois serveurs pour moi tout seul. Je commande du foie gras et un médaillon de bœuf argentin en plat de résistance. 7 $ le verre de vin blanc, il a intérêt a être bon. Il l'est(château Rotschild). Je dois reconnaître que dans un restau de ce type, le goût et la saveur des aliments, des plats, des mets est nettement supérieure à la majorité de ce que j'ai goutté en France mis à part les boulettes de ma mémé. Pour le dessert se sera un nom pompeux à base de framboise de Dalat. Le service est irréprochable. Les framboises sont excellentes, le crème et le reste ne me séduisent pas. C'est trop fort avec le café j'ai le choix entre sucre blanc, brun ou sucrette. « Que demande le peuple? », sans doute de pouvoir manger tout simplement. Je passe mon après midi dans le marché de « Dong xuan » J'y marchande longtemps pour six cravates et deux ceinture pour un prix final de 175 000 dongs. De retour à la guest house j'y rencontre un philippin qui enseigne l'anglais dans une école privée. Il gagne 600 $ par mois plus le logement, la nourriture, et les transports en commun offert. Je me lance pour la nuit à l'attaque des bouges Hanoïens. Je passe la soirée dans un karaoké pseudo familial le « son-long ». Autant des biznessmen locaux accompagnés par leurs collaborateurs lèches culs que des familles patriarcales bourgeoise qui chantent a grand renfort de whiskys de luxe. Les trois serveuses sont automatiquement folles de moi et me forcent à chanter Titanic avec elle. Je bois en tapant la tchatche avec un chanteur vietnamien apparemment très célèbre.

Le jour suivant je décide de continuer mes découvertes culinaires et me lance à l'abordage du « café des arts ». Julien Clerc en ambiance, un décor impeccable et des photos de grands jazzmen au mur. Le prix est deux foins inférieurs au « Beaulieu ». Les serveuses sont belles à se damner, pas une beauté de magazine, elles expriment la vie, la joie, le bonheur. Si je les comparais à de la nourriture, ce serait du fois gras. Pour le vin faudra revoir ça. Il est bouchonné, mais ils me le changent vite alors rien à redire. La viande servie copieusement n'est quand même pas aussi goûteuse qu'au « Beaulieu ». La crêpe au chocolat est agrémentée de fines lamelles de noix de coco. Le service n'est pas comparable avec la celui de la veille mais reste d'excellente qualité. Une des serveuses me donne par écrit l'adresse de l'université et j'emprunte un taxi pour m'y rendre. J'y rentre sans difficultés aucune. Au départ mon souhait est juste de rencontrer les étudiants de français pour qu'il me raconte leurs vies. De direction en rencontre je fini par arriver dans le bureau des vices présidents de l'université qui m'offrent un café et me redirige vers le bâtiment des langues. Dans ce grand bâtiment, une longue barre sur trois étages je rencontre le chef de service qui est impressionné par le fait que je sois soit disant envoyé par les vice présidents. Mais il reste rétif à m'introduire auprès des étudiants. Ce sera une professeur qui interviendra dans le couloir et prendra la décision de m'inviter dans son cour. Je participe à deux classes différentes et donne mon avis sur ce que disent les étudiants. Je leurs fait aussi faire des mini sketchs dans lequel je joue le touriste dans plusieurs situations différentes. Le soir je vais manger au »Nam Phuong » 19 Phan Chu Trinh, un luxueux restaurant traditionnel. Le cadre est très agréable mais le bœuf à la noix de coco laisse à désirer.

Le lendemain matin je m'occupe de confirmer mon billet d'avion retour. Je remange au café des arts. De retour à l'université, cette fois on me propose de m'occuper seul d'un cour. Les professeurs restent bien sur pour regarder et m'assister. A la fin du cour des élèves proposent en réponse à ma demande de me faire visiter le vieux centre historique. Je passe le début de soirée à déambuler dans les rues à la recherche d'une borne de retrait. Je fais ainsi la connaissance de deux italiens et d'une croate. Nous allons manger au Say me pub ou nous avons droit à la salle privée. Le repas bien qu'épicé est excellent et nous buvons du bon vin comme il se doit. Mes nouveaux amis m'entraînent ensuite au « Jazz club » ou l'ambiance enfumé et la musique de très grande qualité nous séduit.

Réveil à 8 heures, j'attends les élèves qui arrivent au grand complet. On part dans Hanoï. Parmi eux les six filles sont excitées comme des puces. Ils me font visiter les diverses rues à métier, les pagodes, le lac de l'épée restitué, le pont du soleil levant. Je les invite ensuite à boire un café des croissants. L'une des fille me fait un cadeau : des étrennes, 22 000 dongs pour mes 22 ans et me souhaiter bonheur et santé. Ils ont des centaines de question et j'essaie tant bien que mal d'y répondre. Quand nous nous séparons deux d'entre eux m'accompagne en bus à l'université et m'invite à manger un gâteau à base de farine de riz et de porc. Les enseignants me réinvitent à participer à deux cours. Je quitte finalement l'université sous la pluie. Une élève « Van » me suit en scooter et me demande où je vais. Elle me propose de l'accompagner. Elle me châle donc et me voyant trempé, elle profite de faire le plein pour m'acheter un K-way. Elle finit par m'inviter chez elle ou je lui fait pratiquer pendant deux heures le Français. Je ne m'en rappelais pas mais c'est elle que j'avais rencontrée lors de mon arrivé à l'université et elle m'avait donné à ce moment là son numéro de téléphone. Sous la pluie torrentielle elle me raccompagne finalement à mon taxi. Je l'invite à se joindre à moi et mes trois nouveaux amis pour dîner ce soir. Le soir je rejoins donc les italiens à leur hôtel qui semble très sympa dans le genre bag packer. Nous nous décidons pour un restau chic vietnamiens et somme rejoins par ma petite étudiante. A la sortie de table nous décidons de nous finir au Jazz club et Van rentre chez elle car elle doit se coucher tôt pour aller prier le lendemain matin avec une amie.

Le lendemain je rejoins Van chez elle et elle me fait visiter un de principal lieu historique de la capitale mais c'est fermé. On va donc boire un café. Je la remmène chez elle. Pour ma dernière soirée je rejoins mes acolytes dans un fast food avant d'aller en boite à l'apocalypse now. Nous perdons Linus qui s'en va avec une fille. Puis mes deux dernier compère m'emmène dans une ancienne usine Citroën retaper en boite de nuit.

D'avoir trop jouer à la vodka avec mon compagnon italien je me lève avec une jolie gueule de bois. Dans cinq heures je quitte le Vietnam, un sentiment étrange s'installe en moi. Je n'arrive pas à penser au retour ni à la vie que je vais devoir reprendre. Ça me semble si loin... Même si je ne l'exprime pas comme tout le monde, je suis dégoûté de partir. Ca aura été deux semaines sublimes. Allez Zou maï!

Arrivé à Paris je prends un TGV pour Lyon. C'est étrange de voir à travers la baie vitrée du train un paysage français, ça a quelque chose d'irréel. Je me suis trop habitué au Vietnam.
Vivre et travailler en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Vivi11 · 2008-10-11 · 32 replies
bon, ben voilà.........nous avons un rêve ...allez vivre et ravailler en bouvelle calédonie........mais à la lecture de vos posts....on a bien peur que le rêve se transforme en cauchemard...........

mon mari a répondu à une annonce pour un emploi sur place....... nous ne connaissons si les tenants ni les aboutissants de ce poste ( salaires, conditions....) mais en vous lisant tous, on a l'impression qu'en dessous d'un certain salaire ( 1 couple, 2 enfants = 3500€ ???) apparament la vie est trés trés chére........le maison en location hors de prix............

on ne recherche pas une vie de rêve, mais un qualité de vie que nous ne trouvons plus en métropole.....

plusieurs questions me viennent à l'esprit...

1° la scolarité des enfants ??? mon ainé est actuellement en 4éme et ma puce en CE2

2° mon mari est frigoriste ................depuis 20 ans et actuellement à son compte en france..........quels sont les débouchés sur le caillou dans ce domaine ??

3° est il facile de se mettre à son compte ( administrativement ??)

4° les nouveaux arrivants sont ils bien " acceuillis " ?? et pas de tapis rouge hein !! juste accepetés

je sais, je sais, bcp de questions mais nous n'avons pas envi d'être déçu et de regretter c'est pour cela que nous voulons se faire une idée juste du caillou

merci à vous tous
Visiter l'Amazonie péruvienne ou bolivienne? English translation pending
by Valstef · 2008-10-03 · 2 replies
Bonjour à tous,

Depuis longtemps je rêve de marcher dans la forêt amazonienne.

Je serai au Pérou en avril 2009 et en Bolivie en mai 2009.

Vaut-il mieux faire la visite du côté péruvien en avril ou du côté bolivien en mai? Par rapport aux coûts, à la beauté des paysages, au climat, etc.

Merci
Séjour d'initiation à l'attelage de chien de traineaux au Canada ou Alaska? English translation pending
by Molyazak · 2008-10-02 · 5 replies
bonjour a tous, voila j'ai un rêve depuis mon enfance, ce serait pouvoir m'initier a l'attelage de chien de traineaux.. j'aimerais donc pour cela partir au canada (québec ou alaska) pendant plusieurs mois pour pouvoir enfin réaliser mon rêve.. et oui, je rêve aussi de grands espaces. alor si quequ'un aurait une adresse a me faire parvenir. j'aimerais trouver un endroit tradditionel, pas touristque, car j'aime la simplicité.. si quelqu'un pourrait me renseigner ou si une personne a vécu ce genre d'experience, merci pour vos réponse.😉
Budget de mille euros pour deux mois en Thaïlande? English translation pending
by Bluezzman · 2008-10-01 · 47 replies
Salut je pars pour la 1er fois en thailande mon reve d enfance mais j ai un budget de 1000 eu pour deux mois est ce que ca peux le faire ou pas? J y vais pour le tourisme bien sur mais surtout pour visiter des temples Bouddhiste et faire des contact avec des fabriquant dans le textile (broderie serigraphie...) tous les conseils sont bien venu! merci d avance
Tour de Bretagne à pied en longeant le sentier des douaniers (GR 34) English translation pending
by Costal08 · 2008-10-01 · 26 replies
Bonsoir à tous,

J'envisage de réaliser prochainement un vieux rêve de gosse : faire le tour de Bretagne à pied en longeant le sentier des douaniers (GR 34). Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'un sentier faisant le tour complet de la Bretagne en longeant la côte. Ça fait pas loin de 1700 km, soit environ 2 mois de marche 🏴‍☠️

Mon projet a ceci de particulier que je souhaite le réaliser à la fin de l'hiver 08-09 : en février / mars 😎 Certains me croiront peut être fou. Je leur répondrai qu'effectivement c'est un peu le cas, mais que c'est en hiver que cette région offre ses plus belles couleurs, et qu'elle dévoile son côté sauvage en vous exposant aux éléments (j'avoue je suis breton)... Et pour les plus sceptiques, dites vous simplement que comme ça y a personne.

Je prévois de partir avec une tente. Les principales difficultés a surmonter sont : Le logement : je ne suis pas sûr de rencontrer grand monde sur ma route et les campings sont généralement fermés à cette époque La douche (au moins de temps en temps)

Voila, je suis ouvert à toutes vos remarques, idées, conseils, alertes, contacts qui pourront m'aider dans la préparation de ce projet.

Merci à tous ! (et merci aux administrateurs pour ce site sacrément utile)

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