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The Speyside way en solo en juillet 2011 (Ecosse) English translation pending
by Mhaskym · 2011-04-20 · 1 reply
Bonjour à tous

Je me réveille peut etre un peu tard pour planifier mes vacances, mais je me suis levé ce matin avec l'envie de partir faire quelques jours en randonnée pedestre en Ecosse , sur la dernière quinzaine de Juillet. Je me suis laissé dire que faire l'un des grands itinéraires de randonnée était relativement facile et réalisable en solo sur 15 jours.

Pour l'instant, je n'ai pas encore commencé vraiment mes recherches, mais au cas ou , je me suis dit que ça pouvait etre intéréssant de voir si , parmi nos amis grands voyageurs, quelqu'un avait deja fait le Speyside Way en intégralité.

J'ai pas mal de questions sur le sujet, je ne doute pas qu'en cherchant un peu, je trouverais moi meme les réponses, mais sait on jamais.

Question 1: au niveau hebergement couchage, je pensais faire du camping-bivouac...mais quel est le climat a cette période de l'année ( froid, humide , venteux , caniculaire)? Y a t'il eventuellement des lieux d'hebergement (camping-refuges) entre les différentes étapes ?

Question 2: je n'ai pas choisi cet itinéraire la , par hasard. Etant donné que la concentration de distilleries de single malt au km² dans cette région des higlands est assez elevée, est ce qu'il est possible de se faire un "circuit du whisky" sans trop sortir du trajet initial??

si vous avez des infos sur ces questions , je suis preneur, sachant que , comme je l'ai écrit précedemment, en cherchant u minimum, je devrais deja en trouver quelques unes...merci d'avance

Bonne journée
Thé au "la han qua" (Vietnam) English translation pending
by Jinggle · 2011-04-18 · 0 replies
Bonjour,

j'ai découvert dans un café le thé au la han qua... délicieux froid comme chaud... La serveuse m'a dit où trouver ce fruit et qu'il ne fallait pas rajouter de sucre... Après quelques recherches Internet et un tour au marché... me revoici de retour avec quelques La han qua... Sur Internet, j'ai lu qu'il fallait découper le fruit puis le faire infuser... on m'a dit le contraire au marché 🤪 et me voici avec un la han qua qui flotte dans de l'eau chaude, mais pour l'instant on est bien loin de la délicieuse boisson du café. Je vais peut-être couper le fruit pour voir ce que cela change... Mais j'ai quelques questions : faut-il essuyer/laver la coque de ce fruit avant de le plonger dans l'eau chaude ? (pesticides, engrais ...) ou bien est-ce justement cette légère poussière odorante qui donne du goût ? Certains fruits résonnent comme des Kinder Surprise, d'autres non... lesquels choisir ? Et puis si vous avez une recette ou ne serait-ce que des proportions quantité de fruit/eau/temps infusion... je suis preneuse ! merci
The View Hotel à Monument Valley: différence entre les chambres? English translation pending
by Celine2501 · 2011-01-19 · 2 replies
Bonjour à tous,

J'ai besoin de votre aide. Je veux réserver une chambre au View Hotel à Monument Valley pour Septembre prochain. Mais là, y'a beaucoup de catégories de chambres. Est ce qu'une personne peut m'expliquer qu'elles sont les différences entre "Premium Star View", "Premium Valley View", " Star View" et "Valley View". Je crois que c'est une question d'étage mais je suis pas sûre !

Merci d'avance.
"The Social Network", film de David Fincher English translation pending
by Geob · 2010-10-14 · 3 replies
Gageons que le dernier film de David Fincher connaîtra un grand succès, vu que "Facebook" aurait 500 millions de recrues ! Ce sera un succès mérité car l'histoire est passionnante, le film rondement mené (dialogues et musique à un rythme d'enfer -on reconnait là le brillant Aaron Sorkin), avec un jeune acteur qui incarne à merveille ce démiurge du net ! Après avoir vu ce film, nous sommes encore plus convaincus de ne pas nous ajouter à cette masse qui entend nous faire partager toutes ses petites manies, ses petites vies, ses petites rencontres, sans oublier quelques images qui peuvent conduire au suicide ou pourrir la vie d'un quidam trop fragile !

GeoDol
The Healing Hands Center à Katmandou English translation pending
by Juliette26 · 2010-10-07 · 1 reply
Bonjour à tous,

je compte aller me former dans cette école de massage thaï à KTM. Par simple curiosité, est-ce que quelqu'un parmis vous à déjà été dans cette école? Et quelles sont vos impressions/remarques/appréciations?

Merci beaucoup.
The Mooners English translation pending
by Damientac · 2010-10-02 · 1 reply
C'est l'histoire d'un gars qui soudainement a pensé qu'il pourrait être originaire de la lune. C'est l'histoire de sa rencontre avec une punk à Belgrade qui elle aussi pensait qu'elle venait d'une autre planète, ou d'une autre étoile. Et puis un jour, assis sur le sable de la plage de Tassaloniki en Grèce, ils se mettent à jouer de la guitare et à inventer des chansons. Et puis ils rencontrent des Néerlandais qui leur apprennent le mot "kikkerbillen", qui signifie cul de grenouille dans cette langue étrange et inharmonique. Alors ils créent un univers basé autour de cet élément grotesque, mais aussi autour des moeurs stéréotypés qu'ils vivent au quotidien dans les rues de Skopje et de Kavadarci en Macédoine alors qu'ils y vivent en temps que Volontaire Européen (sve). Et cet univers ils tentent de lui attribuer des textes, mais aussi des mélopées. Ils savent qu'ils ne sont pas des plus talentueux au niveau vocal mais ils s'en moquent un peu car ils veulent juste faire ça pour le fun et pour partager un moment convivial autour de quelques chants. Cet univers lunaire, c'est l'univers des Mooners, damien tacquet et Emma Oskarsson, qui ensemble ont crée quelques chansons simples mais qui camouflent l'uniformité, la virtualité, la loufoquerie, l'amour d'un monde dans lequel ils évoluent en rêvant. Voilà l'adresse de leur blog dans lequel toutes ou presque leurs chansons sont disponibles pour une petite écoute, le tout enregistré archaiquement avec une web cam, avec des voix qui torpillent parfois, mais qui donnent le sourire et la bonne humeur. http://themooners.wordpress.com/ C'est farfelu, insolite, poétique, ...peut être qu'ils viennent vraiment d'une autre planète...
The Grove à Los Angeles: site fermé à 21h00? English translation pending
by Pat124 · 2010-06-09 · 2 replies
Bonjour,

Nous avons prevu de passer une soirée à 'The grove' et manger à 'The farm of Beverly Hills' un mercredi soir.

Mais voila sur le site 'The Grove' on dit que c'est fermé à 21h00.

Est-ce que cela concerne aussi les restaurants ou uniquement les magasins?

Merci pour vos réponses.
The Art of Jenbe Drumming (Mali) English translation pending
by Hery · 2010-04-14 · 6 replies
Musique de fête traditionnelle à Bamako : l’art du tambour jenbe

Dédié à Jaraba Jakite (†2005) : Fòlikèla, i ni ce, i ni baara kosèbè, ala ka hinè i la !

The Art of Jenbe Drumming, Vol.1 The Art of Jenbe Drumming, Vol.2

Instruments et ensembles :

Les instruments en forme de calice du tambour appelés jenbe (djembé) sont taillés dans un tronc d’arbre, travail exécuté traditionnellement par les numu, forgerons (leur spécification professionnelle comprend aussi la sculpture sur bois, l’art de soigner, le métier de la poterie, tous les travaux métallurgiques modernes, etc.), appartenant aux nyamakala (qui se caractérisent par leur occupation socioprofessionnelle et qui sont, d’une manière ou d’une autre, tous spécialisés dans une activité artisanale. A cette formation sociale appartiennent aussi les jeli, griots, les garanke, cordonniers, et les mabò, tisserands). Il faut vingtaine de mètres de corde, beaucoup de force et un savoir-faire artisanal pour travailler et tendre une peau de chèvre de manière pour qu’elle résonne. Un batteur de tambour expérimenté, qui fait respirer le jenbe peut tirer de cet instrument solo une tonalité inouïe qui scintille de plénitude et de couleurs merveilleuses. Des basses sombres et chaudes s’échappent d’un jenbe comme un courant d’air perceptible, accompagnées de bourdonnement de tôles métallique, tandis que la peau vibre en différentes fréquences, du ton de base plein, doux jusqu’aux tons hauts, clairs et aigus. Par contre, le dunun cylindrique, en fer-blanc et à deux peaux (dont la variante bamakoise est appelée aussi dununin, "petit dunun", ou kònkònin), produit des tonalités simples, est donc moins coloré ni nuancé ; un ton de base très comprimé, sourde et grave le distingue comme un tambour-basse qui accompagne. Le jenbe est joué par les deux mains, le dunun par une seule baguette, fabriquée d’une tige d‘un palmier-raphia (raphia sudanica, en bam. ban).

Contrairement à la musique de fête rurale, son pendant urbain est caractérisé par un ensemble assez réduit en batteurs : au cours des années 60, le duo comprenant 1 jenbe et 1 dunun s’ést établi dans la musique de fête dans la capitale. A partir des années 70, 2 jenbe et 1 dunun forment d’habitude un ensemble de tambour. Sur les deux disques, tous les morceaux sont joués en duo jenbe-dunun ...

Occasions de la culture de fête urbaine :

Des personnes de peuples, de langue et d’états différents d’Afrique de l’Ouest partagent cette culture du jenbe et forment ainsi un espace musical au-delà des frontières. Les groupes de jenbe jouent la musique pendant les fêtes à danser à Bamako, la capitale du Mali de même que dans toutes les régions comprises entre le désert du Sahara et le Golfe de Guinée, et entre l’Atlantique et le courant du Volta. Les fêtes accompagnent les rites de passage, c.à.d. baptêmes (denkundi), circoncisions (furasi, farifaribila), initiations à des sociétés secrètes (kòmò), culte de possession d’esprit (jinèdòn), fiançailles (worotila) et, en premier lieu, mariages (kònyòntilenkè ; au cadre de la fête de mariage, il y a/avait aussi la fête matinale après la nuit de noces, sògòmafòli, qui sert à fêter la défloration de la fiancée, de plus, il y a la fête de mère d’honneur (denba), sufèfòli resp. denbatulonkè, etc.), constituent leur partie publique de divertissement. Des fêtes à d’autres occasions rituelles et aussi non-rituelles pour enfants (fête d’applaudissements, tègèrètulon), jeunes gens (cérémonies pour la remise des diplômes, etc.) et adultes (fête de chasseurs, donsotulon, processions, sensenfòli, etc.) sont aussi représentées par les batteurs de jenbe ...

Déroulement et interaction musique/danse :

Les fêtes ont lieu dans la rue devant la cour de la famille organisatrice. Les batteurs de jenbe (jenbefòlikèlaw) viennent sur commande, des jus raffraîchissants et repas consistants sont préparés en grande quantité. Une bâche est tendue d’une part à l’autre de la rue pour protéger les participants à la fête contre le soleil. De même, des douzaines de petites chaises en fer peintes et numérotées que l’on loue auprès de sociétés spécialisées, font partie de l’arsenal.

Les chaises sont entassées dans un coin jusqu’à quelques minutes avant le commencement de la fête. Personne n’est encore venu. Seulement la bâche qui couvre la rue vide indique la fête à venir. Seuls les musiciens (fòlikèlaw) peuvent faire démarrer la fête. Ils annoncent leur arrivée à coups de sons bruyants, saluent leurs instruments et le lieu. Leur place en ligne courbe marque le devant d’un rond à partir duquel quelques enfants sont chargés de ranger les chaises en grand cercle. Appeler les participants par les battements de tambour est une tâche laissée aux musiciens en herbe, qui au début, ne réussissent à rassembler qu’une bande d’enfants turbulents qui sautillent. Pendant ce temps le maître jenbe et chef de la troupe est à l’écart et observe indifféremment les diverses phases d’évolution de la fête. Le jeu ne devient intéressant pour lui que quand les premières jeunes femmes ou femmes mariées quittent la cour pour entrer sur la place de fête.

Les musiciens se lèvent alors de leurs chaises, attachent leur dunun par les lanières aux épaules, attachent leur jenbe autour des hanches, le tronc entre les cuisses, la partie supérieure et la surface de cuir au niveau de ventre. A partir de cet instant, le soliste jenbe doit toujour rester prêt à remplir sa tâche, à savoir recevoir une danseuse qui s’élance du cercle des invités pour se mettre en face à face avec les fòlikèlaw. Le soliste accélère et intensifie tout de suite le rythme tout en soutenant le solo de la danseuse à qui il réplique et qu’il entraîne vers le paroxysme pour après peu de temps l’arrêter brusquement avec une phrase-signe qu’il joue, signe reconnu tout de suite par la danseuse se retirant immédiatement de la piste pour céder la surface de danse à la prochaine danseuse. Lorsque la dynamique de la musique et des mouvements monte ainsi pour la première fois, cela transforme très vite l’humeur de tous les spectateurs en enthousiasme. Le cercle se remplit vite. Les jeunes filles et les femmes se tiennent débout en plusieurs rangées derrière comme devant les chaises, cernant ainsi de plus près le lieu de la fête et rendant l’ambiance de plus en plus intense.

Une fois que le maître-batteur de tambour a arrêté le solo de la première danseuse, il fait un pas en arrière pour rejoindre les autres batteurs de tambour qui l’accompagnent et diminue à nouveau la vitesse et la densité de rythme. Il joue des notes brèves qui sont une manière d'"espionner" la prochaine danseuse et de la provoquer. Celle-ci, déjà en pas de danse s’élance aussitôt du cercle des invités et se met devant les batteurs de tambour pour élever le rythme affaibli à un nouveau sommet. Ces deux phases nettement séparées, une qui provoque et une autre qui mène jausqu’à l’exstase, se succèdent et s’accumulent. La communication entre les batteurs de tambour et les danseuses détermine essentiellement le déroulement des fêtes de jenbe, marque en même temps son essence et sa forme. Comme des vagues, le rythme s’intensifie et s’affaiblit, se reconstruit à nouveau, et ceci dure une heure, deux heures, trois heures, voire des jours entiers.

Un batteur excitant exprime avec théatralité cette dynamique aussi bien à travers la musique que dans sa posture et ses gestes. Il danse en même temps qu’il joue. Il poursuit une danseuse particulièrement excitante à travers le lieu de danse, l’honore en soulevant très haut le bras de celle-ci et son tambour pour tout de suite après l’attirer sur la piste de danse en vue de la prochaine danse. Il joue une danse fessière érotique en position très combée, esquissant lui-même les mêmes mouvements, son jenbe attaché autour des hanches, est parallèle au sol et bouge en même temps. Ainsi il rend la fête "bouillonnante" ... c’est le prochain contrat assuré pour lui ...

Dans les villes, les fêtes sont affaire de femmes. Même les petits garçons spectateurs se comportent ici déjà comme les hommes, alors que les filles essaient de taper des mains, de chanter et de danser chaque fois que l’occasion se présente. "Faire-comme-si-de-rien-n’était", c���est l’art de l’homme. La richesse des tissus de fête, les mouvements gracieux et érotiques de leurs femmes, la musique grisante de tambours qui éclatent à travers tout le quartier – tout cela leur fait peur pour leur dignité qu’il faut à l’avance défendre avec un léger soupçon d’ironie dans l’ignorance qu’ils affichent.

L’apprentissage des danses commence déjà dès l’enfance. Les femmes dansent en solo aux fêtes avec leurs bébés sur le dos, les petits enfants sautillent à côté, les petites filles dansent seules ou en groupes sans musique ; elle sont à chaque fête les premières et guettent plus tard l’occasion de pouvoir se glisser entre les femmes. L’enthousiasme à danser la musique du tambour est chez les petites filles âgées de 7 à 15 ans environ déjà si grand que parfois des dizaines voire même des centaines se rassemblent, collectent leurs moyens disponibles en Fcfa pour engager d’elles-mêmes quelques petits batteurs de tambour afin d’organiser une simple fête d’enfants. Sans l‘arsenal des grands, ils dansent et jouent pourtant au tambour comme eux.

C’est de manière inévitable que la musique du tambour provoque chez les filles et les femmes l’envie de bouger et de danser. Aussi inévitablement, cette harmonie entre la musique et le mouvement provoque joie, rire et exaltation. Dans l’essence de la rythmique africaine qui se manifeste aussi bien à travers la musique de fête que la danse, la montée de l’euphorie jusqu’à l’abandon est programmée, sentiments et passions sont élevés jusqu’au déchargement sensuel et sont ainsi purifiés et libérés. Les notes et les rythmes de la musique du jenbe servent exactement à cela pour toutes les participantes mais surtout pour les danseuses en solo.

Les musiciens :

Yamadu Bani Dunbia (1917-2002), patron du jenbe légendaire, est né à Bafoulabé, dans la région de Khaso (à l’ouest du Mali). Dans sa jeunesse, Yamadu s’impose déjà comme jenbefòlikèla. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il appartient à un bataillon français, sous le Général De Gaulle, qui lutte contre l’Allemagne nazie et ses Alliés dans la Méditerrannée. Après 1945, il retourne au Mali et s’installe d‘abord à Kati, ville de garnison très proche de Bamako, plus tard à Bko-Badialan. Il se produit régulièrement comme batteur de tambour, que ce soit à Kati, Bamako ou à d'autres villes du Soudan Français du Sud. La carrière musicale de Yamadu atteint son apogée dans les années 60, c.à.d. dans les années initiales de l’indépendance en Afrique et au Mali (1960) : Yamadu Dunbia, déjà dans son enfance possédé par un esprit, guéri et devenu batteur de tambour, considéré sur Bamako comme un prisonnier de guerre déraciné, devient un des premiers et meilleurs fòlikèlaw professionnels à l’époque qui profitent du temps et savent faire de leur art une profession. Il joue même les fêtes des dirigeants du pays (un de ses clients est Mariam, épouse du président Modibo Keita). Jusqu’au milieu des années 80, Yamadu sait maintenir sa position dominante, après son autorité s’effrite de plus en plus. En 2002, Dunbia meurt, démuni. Sur les quelques morceaux du The Art of Jenbe Drumming Vol.1, au moment de ses enregistrements, l‘ancien maître a 78 ans mais il sait encore appeler les esprits si vite que les gens tremblent d’exstase après quelques secondes seulement, fait respirer son instrument et le laisse chanter, ne donne aucun coup de trop et chaque coup est frappé avec aisance et souveraineté. Jeli Madi Kuyate, né en 1950 environ à Sagele (près de Sibi), vient dans la métropole à l’âge de 12. Elève de Y.B. Dunbia, il se fait très vite un nom, occupe le poste de batteur de tambour dans le Ballet National du Mali, avec qui il part pour des tournées en France, en Chine, en Russie, au Canada et en Corée. Cependant, il n’abandonne pas son origine musicale, au contraire, batteur de tambour national, il profite de sa compétence et de sa notoriété pour réussir également au domaine de la musique de fête traditionnelle à Bamako. Dans les années 80, un jenbefòlikèla est appelé pour la première fois à l’Ensemble Instrumental National du Mali, monument de la musique malienne et symbole de l’unité artistique et culturelle du Mali, pays si riche en culture et histoire. Le batteur élu est Jeli Madi Kuyate. Pendant ce temps, Jeli Madi ne se produit que sporadiquement sur les fêtes. Son jeu de jenbe est preste et élégant, à écouter sur tous les deux CDs. Jaraba Jakite, né aux environs de 1956, vient à Bamako en 1984. Là, Jaraba, "grand lion", acquérit très vite la renommée d’un batteur de tambour puissant qui danse et qui emballe le public. Jusqu’à sa mort en 2005, "le grand lion" reste la vedette de jenbe incontestée sur la scène de musique de fête dans la capitale malienne. Son jeu excitant et expressif est rendu dans les deux CDs (j’ai eu la chance de faire la connaissance de lui en 2004, un an avant son décès inattendu pour tout le monde. Quel bonheur, merci !). Drisa Kone, âgé de 50 ans environ, est originaire de Kourouba, village près de Kangaba (au sud de Bamako). A l’âge de 14 ans, il rejoint l’ensemble de Y.B. Dunbia et passe son meilleur élève. En tant que musicien professionnel, il donne des concerts ainsi que des cours de jenbe même en Europe (Autriche, France, Espagne, Pays-Bas, Allemagne) dans les années 90-96. Drisa Koné joue le jenbe solo sur The Art of Jenbe Drumming Vol.2. Madu Jakité, né en 1960 environ dans un petit village près de Bafoulabé, est spécialiste de dunun. Madu accompagne tous les quatre solistes sur les deux CDs. Madu est marié avec Sira, ils ont 4 enfants.

Le répertoire :

... The Art of Jenbe Drumming Vol.1 : 1. Fulafòli est un rythme venant des Fulbe du Delta central où le fleuve Niger inonde toute une région pendant la saison des pluies. Il était originairement joué avec des tambours très différents des jenbe. Ainsi se transforme et survit la tradition. 2. Madan est un rythme standard maninka très estimé par les batteurs de jenbe dont la plupart d’eux viennent du sud de Bamako, de la région de l’Empire du Mali (Sunjata) au Moyen Age. 3. Maraka (aussi nommé Denbafòli) est un des rythmes les plus appréciés qui est représenté sur presque toutes les fêtes de mariage à Bamako. 4. Sogoninkun, "tête d‘antilope", rythme amené dans la capitale en provenance du Wasulun, région riche en musiciens et chasseurs au sud-est du Mali. 5. Sabaro (joué solo) est un rythme wolof du Sénégal. 6. Wolosodòn est une danse des descendants des esclaves dont le statut jouait autrefois un rôle important dans les cours royales où ils accomplissaient des fonctions importantes. 7. Kòmòfòli est un rythme joué au passé pendant les fêtes d’initiation à la société du kòmò (griots, femmes et enfants sont exclus de l’initiation au culte de kòmò). Les sociétés d’initiation n’existent plus dans la capitale mais ce rythme est transmis jusqu’à nos jours. 8. Kòfili, rythme bamana rarement joué aux fêtes. 9. Kirin (ou Wasulunka) est aussi un rythme venant du Wasulun. Très apprécié. 10. Burunfòli, "danse de trompe", aussi un rythme du Wasulun. Excepté Y.B. Dunbia, personne à Bamako ne connaît plus ce rythme qu’accompagnait autrefois le jeu des trompes. 11. Maa nyuman circulait dans le milieu de théâtre et de ballet à l‘époque. 12.-14. Jina, "esprit". Un esprit peut être la cause de nombreuses maladies psychiques et physiques. Si quelqu’un est guéri grâce au traitement d��une guérisseuse, alors s’ensuit l’initiation à son culte. Maintenant on permet à l’esprit pour la première fois ce qu’on devra toujours lui accorder aux nombreuses fêtes ultérieures : on danse à l’encontre de l’exstase, on se laisse posséder par elle pour ensuite être possédé par l’esprit et finir par s’en défaire de manière théâtrale et thérapeutique. Le rôle du batteur de tambour, c’est d’appeler les esprits.

... The Art of Jenbe Drumming Vol.2 : 1. Sanja (aussi nommé Jelidòn) est un rythme des griots, jeliw, venant de l’ouest du Mali. D 2. Sunun vient de Kaarta, région située au nord-ouest du Mali et territoire de l’ancien Empire Bambara de Kaarta (17e et 18e siècle). 3. Suku (aussi nommé Soli et Furasi) est un des rythmes les plus importants du répertoire de la musique de fête à Bamako. D’origine, il était joué aux fêtes de circoncision et d‘excision au Mali et en Guinée. 4. Numu s’adresse aux forgerons, formation sociale des nyamakala. 5. Fura, "feuille ; médecin", est un rythme associé au contexte de la circoncision et de l’excision dans lesquelles le médecin est important pour stopper le sang et pour guérir les plaies. 6. Bobo(fòli), "rythme des Bobo" joué à Bamako seulement où il expose donc la représentation culturelle des Bobo sur la capitale malienne. Les Bobo (ou Bwa) sont un groupe ethnique au Mali, habitant dans la région de San. 7. Dansa est un des rythmes de jenbe les plus populaires à Bamako. A côté de Suku et Maraka, Dansa est joué à toute fête, indépendant de son occasion sociale ou de l’origine ethnique et sociale de ses organisateurs ou participants. Ce rythme était créé dans la région entre les villes de Bafoulabé et Kayes, tout à l’ouest du Mali. 8. Bara est un rythme joué originairement par des ensembles instrumentaux (à bara drums et bòn drums). 9. Sogolo est un rythme du peuple somono, peuple de pêcheurs au Delta intérieur. 10. Kirin (voir en haut, 9/Vol.1). 11. Jina (voir en haut, 12.-14./Vol.1). 12. Tansole est un rythme bamana fusionné dans le répertoire de jenbe à Bamako depuis deux ou trois décennies. 13. Nyagwan est une société d’initiation féminine, et donc, d’une certaine manière, le pendant de la société d’initiation masculine du kòmò. 14. Manjanin est un rythme classique du répertoire de jenbe des Maninka. Traditionnellement, ce rythme est joué pour une danse de deux filles d’un âge avant-mariage élues pour le rôle de la manjanin, une sorte de princesse villageoise, et de sa servante. 15. Garankedòn, "danse des garanke". Comme le Suku et le Sanja, ce rythme provient de la tradition du dunun khasonka de l’ouest du Mali, intégré dans le répertoire de jenbe. Aujourd’hui, le Garankedòn est un rythme classique à Bamako. 16.-18. Tous les deux ou trois ans, un nouveau genre de danse est populaire auprès de la jeunesse de Bamako. Les quelques ans après, le genre tombe encore dans l’oubli ; de tels "fashion rhythms", comme Degu-degu, Niare bòn ka lajè et Sumalen des années 80, sont vite absorbés et développés par les batteurs de jenbe pour les intégrer enfin dans le répertoire de jenbe.

Tous les enregistrements ont été faits entre 1995 et 2006 dans une cour d’école à Badialan, un quartier à Bamako (où tous les musiciens-ci se sont installés depuis longtemps), juste pour le microphone, sans toute répère ni arrangements et sans aucune représentation préalable quant à la production d’une musique de fête sans cadre festif. Ces enregistrements réflètent la diversité des régions du Mali et de ses peuples, les facettes stylistiques et des générations, mais aussi l’unité de la tradition qui se transforme constamment au centre de cette capitale multiculturelle.

L’initiateur et éditeur de ces enregistrements-ci est mon ami et camarade d‘université, Rainer Polak (université de Bayreuth/All.) : Rainer est ethnomusicologue, professeur de jenbe, fondateur d’une école de jenbe privée à Bayreuth, auteur de "Festmusik als Arbeit, Trommeln als Beruf. Jenbe-Spieler in einer westafrikanischen Großstadt" (thèse de doctorat ethnomusicologue). En tant que musicologue, il fait des recherches sur le micro-timing, les timing patterns et le theoretic status of rhythmic feel dans la musique de jenbe, de plus, il est chargé de cours aux universités de Cologne, Bamberg, Bâle et Rotterdam ...

Jenbe Music in Bamako www.djembe.uni-bayreuth.de www.myspace.com/bamakofoli

VIVA MALI, TU ES MAGNIFIQUE !

hgb

P.S. : Les photos prises par moi lors de 2 noces à Bko-Bolibana et Samé montrent nos amis Jaraba (à bonnet blanc), Drisa (en chemise verte), Madu (en shirt orange), et la chère Sira & ses 4 garçons.
Thé égyptien English translation pending
by Fredmas24 · 2009-10-10 · 6 replies
Bonjour, Je suis fan du thé Egyptien que l'on pose dans la tasse et qui coule après infusion. Savez vous où je pourrais m'en procurer en France ? Et si non, quelqu'un pourrait-il m'en rapporter un paquet (contre rémunération bien sûr...)? merci !!!!
The Orchard Hotel à San Francisco? English translation pending
by Maxz · 2009-06-05 · 3 replies
J'ai vu que sur hotels.com il y avait un bon deal pour 3 nuits à The orchard hotel à Sf, je voulais savoir si qqun connaît. Sur Trip il est 5ème sur 250..

1) Cet hôtel est-il bien placé? Bush Street?

2) qualité des chambres

3) avez-vous déjà réservé sur hotels.com ? site sérieux?

merci
Thé et l'eau du robinet en Thaïlande English translation pending
by Mynameisalan · 2009-01-11 · 8 replies
Bonjour,

Nous sommes actuellment en Thaïlande, nous ne buvons pas d'eau du robinet puisque très déconseillé sur les forums, et même les locaux sont plutôt "bouteille"...

Par contre, pour le thé, l'eau est réchauffée, mais elle ne bout pas, du moins c'est ce que je pense, aussi le danger de prendre son petit déjeuner avec du thé ne revient-il pas à consommer de l'eau du robinet ?

J'ai déjà attrapé la grippe (pas l'aviaire) et suis bloqué à la chambre depuis deux jours, je voudrais éviter la tourista en complément !

Merci pour vos conseils.
"The little chapel of the flowers" à Las Vegas? English translation pending
by Cindyduvar · 2009-01-06 · 11 replies
bonjour à tous je me marie en juillet 2009 et je voudrais avoir des avis et des conseils personnels sur ce lieu (expériences perso, photos, achat à éviter ou à faire etc...); je connais le site de cette chapelle qui présente très bien et de bonne critique sur tripadvisor. MERCI CINDYCARQUEIRANNE
The Racetrack dans Death Valley English translation pending
by Hitcher · 2008-09-29 · 20 replies
Salut, ça fait un peu plus d'une semaine que je suis rentré d'un périple de 3 semaines (et 6000km) dans l'ouest américain. Pas la peine de préciser que le retour a été moralement très dur...

J'ai une petite question pour ceux qui sont allé à the Racetrack dans Death Valley (l'endroit que j'ai préféré de tout mon voyage). Apres Racetrack, quand on continue vers le sud, y a un virage à droite avec une piste (où va-t-elle?) et si on continue tout droit, y a une piste (enfin du moins un tracé rocailleux) qui va vers le sud.

On a failli prendre la piste qui va vers le sud après Racetrack, seulement elle était drôlement méchante, et après un check sur le GPS qui nous indiquait 100km en + de 5hrs, on a préféré rebrousser chemin et reprendre la piste par laquelle on était arrivé (en plus la nuit allait tomber). Je pense qu'on a pris la bonne décision, mais j'ai quand même un petit regret.

Est-ce que quelqu'un a déjà pris cette piste, et si oui, est-elle aussi infernale sur toute sa longueur, ou est-ce que seuls les premiers dizaines de mètres sont si chaotiques? merci
The Racetrack dans le parc national Death Valley English translation pending
by Karin15 · 2008-08-07 · 5 replies
Bonjour,

Mon copain et moi serons du côté de Death Valley les 9-10 septembre prochains. J'ai très envie d'aller voir the Racetrack Playa. Nous avons une Volvo V70 Cross Country. Donc, en gros, on a le 4X4 mais pas une garde au sol de SUV.

Est-ce que vous savez si ça passe, la route? J'ai vu qu'il y avait eu un post à ce sujet, mais je n'arrive pas à en tirer une conclusion claire... Wavemaster a l'air de dire qu'on a une chance sur deux de crever (ce qui est un peu trop à mon goût), Valérie a l'air de dire que c'est roulant... Qqn a une info précise? Je n'ai pas envie de vivre l'aventure de vazyvite 🤪... (bien que lui il semble dire que si on roule molo, ça secoue, mais ça devrait pas crever).

Merci merci 🙂
"The Gibbon Experience" à Bokeo dans le nord du Laos? English translation pending
by Yann40370 · 2008-07-22 · 23 replies
Bonjours a tous!!!!! Qui connais "The gibbon experience"? J'aimerai avoir des info sur l'assos et sur les prix pratiqué. Merci
Thé du Tibet English translation pending
by Jade05 · 2008-06-05 · 9 replies
Bonjour 🙂

Ce n'est pas une recette, je l'ai ranger là comme c'est de l'alimentaire. J'ai bu un thé qui vient du Tibet avec des plantes dans un maison de thé à Grenoble, je le trouve excellent. Qui pourrait me dire quelle est la fleur que l'on a mis dedans et les plantes et leur effet sur l'organisme ? Merci d'avance. 🙂

La vie est belle et les voyages aussi....
The Bubble (film israélien) English translation pending
by Kola · 2007-08-08 · 9 replies
Un film enthousiasmant... Qui fait sourire et qui met les larmes aux yeux... Les amours entrecroisées de 4 jeunes gens dans Tel Aviv aujourd'hui... Le conflit israélo palestinien en toile de fond, la difficile et délicate confrontation de 2 cultures... Un quotidien rythmé par l'incompréhension, l'humiliation la violence aveugle et l'absurdité... Des scènes sensuelles et des moments dramatiques... L'ironie contre le désespoir et la désillusion... Rappeler toujours et encore... inlassablement... que la guerre est une chose laide et stupide...

et comment apprendre à dire... je t'aime, de si jolie manière...
"The Tall Ships'Races" à Toulon du 21 au 24 juillet 2007 English translation pending
by Niclaude · 2007-07-19 · 1 reply
Bonjour,

les amoureux de voyages sur tous les continents ... Personne n'est intéressé par cette manifestation à Toulon ou ai-je mal parcouru le forum ?

Les plus grands voiliers du 21 au 24 juillet de quoi faire "clic-clac", admirer ces superbes navires, et rêver !
The Jimi Hendrix Bar à Chaweng English translation pending
by Fredo92 · 2007-07-07 · 4 replies
à chaweng beach, à koh samui, me revient en tête, ce bar rock dédié à jimi, moult dvd, cd, à écouter en sirotant une chang bien fraiche, bonne déco, ambiance rock, affiches, etc, , , les amateurs de sixties et seventies seront comme des cakes!!!😉
The Fort House Hotel à Cochin (Inde) English translation pending
by Ando · 2007-04-08 · 10 replies
bonjour,

l un de vous a t il été a cet endroit ? bien ou pas ? quelqu'un peut il me donner leur contact par e-mail si vous l'avez ?

merci. cordialement

ando
Thé vert marocain English translation pending
by Cacouine · 2007-04-05 · 4 replies
salut à tous, Je reviens d'un voyage au Maroc où j'ai rapidement appris à devenir totalement accro au thé vert! Je parle davantage du thé consommé au sud du pays, qui est beaucoup (!!!) moins sucré. J'essaie de trouver un certain équivalent chez moi (quebec), mais on m'a dit que les marocains mettaient en fait du thé vert avec un mélange d'epices..Avez-vous des recettes??

merci 😉
"The Loneliest Road of America" English translation pending
by Kashtin · 2006-12-14 · 16 replies
Qui a déjà pris la highway 50 (http://www.travelnevada.com/story.asp?sid=40), au Nevada? Elle me dit bien car complètement paumée, mais j'ai peur de la trouver aussi un peu tristounette. La terre a l'air assez terne sur les photos que j'ai pu en voir sur Internet. Ça me semblait pourtant pas mal pour rejoindre Moab à partir de SF (au mois de mai).

Kashtin🙂🙂
The Snake House restaurant à Hat-Yaï (Thaïlande) English translation pending
by Barbot · 2006-07-03 · 46 replies
Voici une adresse ou l'on peut manger du serpent à Hat-Yaï, très populaire et délicieux plusieurs plats à la carte .. Une soupe de serpent à partir de 150 bahts, je pense que Djorb et Sabaidee vont passer par là lors de leurs voyages voici des photos et adresse du "" The snake House restaurant "" C'est à 5 minutes du centre de Hat-Yai, vaut mieux prendre un tuk-tuk . On peut aussi boire un bon bol de sang de Cobra, ça donne un coup de fouet ce breuvage réservation souhaiter .😉 Je souhaite bon appétit à Corinne qui pars bientôt dans 3 jours et à Patrick qui pars dans moins de 10 jours . Et bon trip ne pas oublier de faire des photos au snake house restaurant . The Snake House is located in Thung Sao Square on Thung Sao 1 Road in downtown Hatyai.
The road to Guantanamo English translation pending
by Nonolito · 2006-06-08 · 2 replies
Bonjour à tous. Je voudrais vous conseiller un très bon film The road to Guantanamo. On y voit le voyage de trois Anglais au Pakistan et en Afganisthan. C'est super beau. Ils sont ensuite emprisonnés à Cuba. Là c'est moins drôle mais très poignant. Un beau film. Bonne séance.
The Constant Gardener: splendide English translation pending
by Nakata · 2006-04-14 · 10 replies


Avec Fernando Meirelles, il n'y a pas de demi-mesure. Je n'avais pas du tout apprécié sa fameuse Cité de Dieu, qui banalisait la violence des quartiers brésiliens à force d'empiler les scènes de tuerie. C'est que ce cinéaste brésilien semble doté d'une sacrée personnalité, toujours sur le fil du rasoir, au bord du goufre, et il lui suffit d'un rien pour passer du chef-d'oeuvre au nanar.

The Constant Gardener, voilà son chef-d'oeuvre. L'ironie de l'histoire, c'est qu'il aura fallu attendre l'intrusion d'un réalisateur brésilien pour que la nouvelle vague de cinéma américain engagé réussisse enfin quelque chose. Si cet adaptation de John Le Carré est un succès, c'est qu'il évite le didactique, le schématique, l'obsession de la démonstration qui plombait Syriana et autres Good night, and good luck. Meirelles préfère s'intéresser aux êtres humains, à leurs sentiments, à leurs réactions face à un système implacable. Pourquoi les Américains sont incapables de faire ça actuellement ? Peut-être à cause de l'urgence de leur combat, cette urgence à dire - et non faire sentir - l'obsénité de leur pouvoir politique. Meirelles, lui, porte un oeil extérieur, et peut-être plus distant, sur les problèmes du monde anglo-saxon (puisque c'est de l'Angleterre qu'il s'agit ici, et non des États-Unis), et peut s'intéresser un peu plus aux relation humaines. Au passage, il réussit là où il avait échoué en parlant de son propre pays... comme les Américains, en somme !

Il est difficile de parler de l'intrigue sans trop en révéler, mais comme le suspens n'est finalement pas le ressort le plus important du film, allons-y gaiement. Au fond, c'est une histoire d'amour et de deuil. Justin, un fonctionnaire du Haut Commissariat britannique, est muté au Kenya. Pour sa jeune épouse, Tessa, c'est l'occasion de redoubler d'effort dans son combat passionné pour les droits de l'homme. Sans en parler à son mari, elle enquête sur une multinationale pharmaceutique qui teste des médicaments sur les habitants des bidonvilles... Justin, lui, a une vision plus résignée de la misère du monde, et son métier lui impose un certain devoir de réserve, ce qui l'éloigne toujours plus de sa femme. Mais quand Tessa est retrouvée sauvagement assassinée avec son ami médecin, il refuse de croire au crime passionnel, et décide d'enquêter sur le meurtre. Cette enquête va décupler chez lui une sorte d'amour post-mortem pour son épouse...

Passons sur l'excellente performance des acteurs. C'est surtout la réalisation qui est éclatante. Alors que la surexposition peut facilement pousser au cliché, elle sert ici à sublimer une vision de l'Afrique à la fois belle et terrible. Certains pourront se poser une question morale : peut-on esthétiser l'horreur ? Une question qui se posait également dans Le Cauchemar de Darwin, l'impressionnant documentaire qui fait maintenant l'objet d'une polémique. Eh bien, dans The Constant Gardener, le pari est réussi. Quand le clipesque Lord of War se vautrait dans le cliché et la pire caricature de l'Afrique, tout chez Meirelles n'est que délicatesse et poésie. D'une vue saisissante du bidonville kenyan à celle du désert soudanais, on est pris dans ce tourbillon, dans ce bouillonnement de vie, une vie qui a bien peu de valeur en ces lieux mais qui garde la beauté désespérée de l'éphémère. Le tout, relevé par une bande son de grande classe, notamment la musique, africaine ou pas. Je me suis senti plongé dans ce bouillonnement des villes africaines... et même s'il s'agit de l'autre bout du continent, j'ai eu l'impression de revivre certaines sensations de mon adolescence entre Yamoussoukro et Abidjan.

C'est vers la fin que le film se recentre sur le thriller politique. Certains trouvent que c'est la moins bonne partie ; personnellement, j'estime que Meirelles remplit très bien sa mission, pas loin d'égaler le maître absolu du cinéma américain et du film à dossier, Michael Mann. Et la conclusion du film est l'occasion de revenir sur cet amour que Justin éprouve pour son épouse décédée, sans tomber dans l'eau de rose, avec, encore une fois, un sens du poétique poignant et désespéré.

"The Quest" avec la compagnie Princess English translation pending
by Isaby · 2006-01-10 · 6 replies
J'ai déjà posé cette question il y a plusieurs mois et je n'ai eu aucune réponse donc j'essai encore, on sait jamais: à bord de la cie Royal Caribean il y a un jeu qui se joue entre les touristes qui s'appelle "The Quest" j'aimerais savoir si ce jeu existe avec la compagnie Princess? Merci à la personne qui voudra bien répondre. Isabelle.😉

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