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Une semaine en Jordanie English translation pending
by Lewinch · 2017-11-12 · 15 replies
Je fais ici le retour d’une traversée de la Jordanie d’Aqaba à Amman début novembre 2017. Nous avons profité d’une promotion de la Royal Jordanian avec un aller Paris-Amman-Aqaba et un retour Amman-Paris pour moins de 300€. Les réservations d’hôtel étaient faites à l’avance et nous sommes partis à 3. Nous avons pris à l’avance le Jordan Pass que l’on peut acheter sur le site du Ministère de Tourisme. Il couvre les frais de visas et les entrées de la plupart de sites. Il y a 3 formules correspondant à 1,2 ou 3 jours à Petra. Vol Aller : la Royal Jordanian est très ponctuelle et confortable. Le repas est frugal mais correct, boissons offertes, y compris du vin de Jordanie. A l’arrivée à Amman nous avons dû chercher la correspondance pour Aqaba, distincte des transits internationaux. En fait nous avons du passer la police pour acquérir le visa. Heureusement que nous avions 2h30 de correspondance car les formalités ont été fastidieuses. Le vol vers Aqaba est un saut de puce en compagnie d’hommes d’affaire. A l’arrivée le taxi nous prend 25JD pour aller à Arab Divers sur Tala Bay ou nous arrivons en fin de soirée. Le personnel attentionné nous sert des soupes chaudes bien que le restaurant soit déjà fermé. 1er jour : Nous sommes restés à Tala Bay pour profiter des richesses marines. Arab Divers organise 2 à 3 sorties plongée par jour. Le centre est en hauteur et les moniteurs emmènent les plongeurs sur la vingtaine de sites de plongée alentour. Les snorkelers sont bienvenus pour accompagner les plongeurs sur les plages de départ. L’hébergement chez Arab Divers est très correct, la nourriture un peu moins, la piscine forte agréable. Bref un endroit cosy et sans chichi.



2ème jour : Le taxi vient nous chercher à 8h00 pour le Wadi Rum pour une somme de 30JD. Pendant toute la durée du séjour nous avons utilisé les taxis locaux ce qui fait gagner un temps certain. Notre chauffeur du jour nous arrête au Visitor Center du parc du Wadi Rum et très efficacement nous fait tamponner le Jordan Pass pass auprès du bureau du parc et nous déclare auprès de la police touristique. Suleman notre bédouin nous accueille, impeccable, dans sa maison du village de Rum. Nous allons parcourir le désert pendant 24h à bord de son 4x4 hors d’âge mais si attachant. En court de circuit il nous proposera de monter sur le toit de son véhicule. Jusqu’à l’heure du repas nous fréquentons les passages obligés avec des grappes de touristes peu affutés à des sentiers escarpés.



L’après-midi nous allons découvrir des endroits plus calmes. Suleman nous emmène en fin d’après-midi sur un point de vue pour admirer le coucher du soleil. Nous sommes ensuite attendus de bonne heure pour le dîner puisque la nuit tombe à 17h à cette époque de l’année. Le barbecue bédouin s’appelle le zarb et consiste en un trou dans le sable dans lequel est mijoté le plat à base de poulet et de légumes.





3ème jour : Notre bédouin ne nous récupérant qu’à 8h du matin, nous nous levons de bonne heure pour voir le lever du soleil sur une arche naturelle. La nuit a été fraîche sans excès. Après quelques dernières randonnées dans les dunes nous retournons au village de Rum en milieu de matinée ou nous attends le taxi pour Pétra (course à 35JD). Le temps d’engloutir un falafel sur le pouce nous voilà déambulant dans le célèbre siq (défilé) débouchant sur le trésor de Petra. Il n’est pas trop tard et nous avons le temps de faire une randonnée aller-retour permettant d’admirer le Trésor d’en haut. A noter que le site ne ferme pas le soir. Notre hôtel « la Maison » se situe à deux pas du Visitor Center et propose un buffet à rapport qualité/prix défiant toute concurrence. Nous terminons la soirée au bar du Movenpick pour déguster notre première bière du séjour. Les alcools sont servis dans les grands hôtels mais on trouve partout des bières sans alcool voire du vin sans alcool.



4ème jour : Après le petit-déjeuner servi à 6h30 nous filons vers le Monastère. Nous y sommes en 1h30 depuis le visitor center. Sur le site de Petra la marche est le moyen le plus approprié pour s’imprégner du lieu. Des calèches transportent les touristes du Visitor Center au Trésor et même au-delà. Les ânes sont même proposés pour effectuer le trajet jusqu’au Monastère. Cet endroit est magique, situé dans un environnement déjà montagnard au-delà duquel se dessine la vallée du Rif.







Sur Petra la densité des étals est proportionnelle à la fréquentation des sites. Les visiteurs se concentrent sur l’axe principal. La visite demande une condition physique correcte si on veut profiter des nombreuses « High view » permettant d’embrasser les panoramas. Le soir nous partons en taxi pour le village de Dana à 1h de route, la course est de 30JD. Nous avons chois de dormir au Dana Tower Hotel au bout du village. Le propriétaire a aménagé des terrasses et patios très agréables. Sur l’une d’elle un feu de bois permet de deviser au chaud entre compagnons de voyage. Le repas est servi sous forme de buffet.



5ème jour : Lever matinal pour profiter des vues sur le village. Nous regrettons de ne pouvoir y rester une journée complète pour faire une randonnée. L’ambiance est pastorale et très méditerranéenne avec les cultures d’oliviers.



Notre chauffeur vient nous chercher à 9h. Nous avons négocié avec sa compagnie de taxi une journée à 90JD pour nous amener à Madaba en nous arrêtant à la forteresse de Karak, au mont Nebo et à la mer morte. Jusqu’à Karak nous empruntons la route des Rois. La forteresse apparaît sur un éperon après un passage dans les faubourgs de la ville. La statue de saladin à cheval trône sur la place principale. Nous nous acquittons de l’entrée avec le Jordan Pass. L’endroit et calme et ne semble pas au programme des tours operator. Les souterrains et les passages viennent d’être restaurés et les jeux de lumière sur les pierres sont admirables. Il n’y a pas d’indications et nous nous questionnons entre visiteurs pour identifier telle ou telle partie de l’édifice. La forteresse initialement bâtie par les croisés a été ensuite occupée par les mamelouks.



Nous repartons ensuite vers la mer morte, le thermomètre affiche 29°C, nous sommes à 400m sous le niveau de la mer. Pour se baigner il faut entrer dans l’un des resorts situé au nord de la mer. Notre chauffeur nous a négocié nous dit-il un forfait de 30JD pour accéder à l’Amman beach resort et bénéficier du buffet. Celui-ci n’est pas mémorable et il y a beaucoup de groupes de touriste. L’endroit dispose de plusieurs piscines extérieurs et d’un accès à la mer avec douche. Nous nous baignons dans la mer en prenant les précautions nécessaires pour se protéger de la salinité.

La dernière étape du jour nous conduit au Mont Nebo ou mémorial de Moise. Nous y sommes pour le coucher du soleil et le moment est émouvant. Un groupe de pèlerin brésilien se recueille face à Jerusalem. Nous pouvons croiser les franciscains qui s’occupent du lieu. Les restes de la basilique d’origine ont été insérés dans une construction moderne, le résultat est très esthétique. Les mosaïques au sol et sur les murs sont remarquablement mises en valeur. Sur le chemin pour Madaba nous nous arrêtons dans un immense magasin de céramique. Nous logerons à Pilgrim’s House dans l’enceinte de l’église Saint-Georges. Notre chauffeur tient absolument à utiliser Google Maps malgré mes indications. Il finit par nous dire que Google Maps lui indique l’hébergement à Amman. Je lui répète fermement que nous avons réservé à Madaba. Finalement ne trouvant l’entrée, il nous laisse à proximité de l’église. Nous dinons en ville pour changer.





6ème jour : Avant que le taxi pour l’aéroport ne vienne nous chercher nous avons le temps de voir les mosaïques du burnt palace et de l’église Saint-Georges. Ces dernières représentent la plus ancienne carte connue de la Terre Sainte. Elle est située sur le sol au centre de l’église et est recouverte d’un tapis au moment de l’office.

Passeport pour escale de croisière en Jordanie English translation pending
by Loulouttech · 2017-10-12 · 78 replies
Bonjour,

Je vais faire la croisière transatlantique au départ de la réunion , avec escale à Aqaba et Eilat Costa demande un passeport sans tampon de la Jordanie, 😠 j'ai refait mon passeport en 2016 et j'ai un tampon de la Jordanie dessus

Quelqu'un aurait il eut le même problème

Merçi

Chantal
Retour de croisière Oceania Venise - Rome English translation pending
by Cathielescot · 2017-10-09 · 98 replies
Retour croisière oceania Venise-Rome et première impression : Marre du homard….mais tout le reste était très bien 😄. Première croisière oceania et dorénavant je vais faire partie des Oceania girls (voir discussion précédente de notre amie Sylvie). Catherine puis Sylvie ayant déjà fait deux carnets très complets sur cette compagnie et le paquebot Riviera ou le Nautica, son jumeau, je ferai donc un compte-rendu moins exhaustif mais j’aborderai les escales, qui sont parfois originales et j’insisterai sur mon ressenti, qui est bien entendu, tout personnel, voilà qui est dit. Nous sommes arrivés à Venise la veille, on ne sait jamais, valise perdue, grèves d’avions et puis Venise on ne s’en lasse pas. On avait pris un hôtel près de la piazza Roma, terminus des bus pour l’aéroport, et où on peut prendre le people mover qui pour 1€50 nous emmène au « Cruise port ».

Enfin et surtout c’est le terminus des vaporettos ligne 1 et 2 qui desservent le grand canal. C’est notre manège à nous. Presqu’une heure à l’aller, la même chose pour le retour plus les arrêts où on va se perdre dans les ruelles ou dans la foule de la place Saint Marc. Ahhh le bonheur vous dis-je. Avant, le départ de Venise (nous l’avons fait 3 fois) était un plus, maintenant je culpabilise, une conscience écologique est née 😐 je traque la vague que laisse le navire, je suppute les mouvements générés en profondeur…je partirais bien d’ailleurs moi. D’un autre côté, le navire va tellement doucement que je ne vois aucune vague, enfin çà je l’ai scruté lors de tous les départs, mais pas de Venise, car nous avons largué les amarres à 23 heures, et à cette heure-là, fin septembre il fait NOIR. J’étais toute triste pour tous ceux qui n’ont jamais connu ce départ, mais pour ceux qui additionnent deux circuits, nous en avons rencontrés, le bateau était arrivé la veille et ils ont pu rester deux jours dans cette magnifique ville. Le grand canal le soir désert et féérique



Embouteillages...



Activités de jour



Biennale oblige

C’est une croisière de neuf jours allant de Venise à Rome en passant par Koper, Ravenne, Zadar, Kotor, Corfou, La Valette, Catane, Naples, Rome (enfin Civitavecchia). Avec mon mari nous connaissions bien Venise, Rome et Naples. Ravenne étant une des rares villes italiennes que nous ne connaissions pas encore, quant à Koper, Zadar et Kotor on rangeait ces villes en Croatie, ignorants que nous étions, il était donc temps que nous allions les découvrir… Je commencerai tout de suite par le prix, 2500€ par personnes pour une cabine balcon (pas concierge) avec : les pourboires inclus, toutes les boissons sans alcool (eaux, sodas cafés…) en illimité sur le navire et en cabine, 3 excursions pour nous deux, 150 $ de crédit boutique et 100 $ au Spa (achat produit, je n’apprécie pas les soins. et enfin internet en illimité. Ce prix, promotionnel bien entendu m’a paru très honnête pour la qualité des prestations. On a juste dépensé 20 euros supplémentaires. Pourquoi Oceania ?parce que j’avais lu le CR de Sylvie qui avait été invitée à découvrir le Riviera. Or, nous avons fait ces dernières années 7 croisières Costa et lors de la dernière, les fjords, si nous avons naturellement apprécié les paysages magnifiques, nous voulions changer, quel que soit le bateau, toujours la même cabine, le même cérémonial au restaurant pour manger de plus en plus mal. Le matin les viennoiseries immangeables, le midi c’est bienvenus chez Flunch, le soir, auparavant ce n’était pas mal, mais avec la nouvelle carte j’ai rendu mon plat quasi intact deux fois, deux fois de trop…(Là je sens que je vais me faire plein d’ennemis…) et puis avec les boissons en illimité j’ai constaté des comportements, heu…je dirais… inappropriés. En Juin nous avions essayé Le voilier Club med 2 (pour 4 jours) et on a adoré (CR sur VF) Très bonne cuisine, bonne convivialité mais pour 7 ou 9 jours de croisière le prix est aussi important voire plus… et les cabines n’ont pas de balcon et quand on est habitué, çà manque…
Dix jours en Crète avec voiture English translation pending
by Papillon83 · 2017-09-25 · 17 replies
bonsoir

bonsoir Nous nous sommes décidés à partir en crète le 8 octobre après les conseils de certains du forum ici nous avons besoin de conseils sur plusieurs points

1) arrivant le soir à 22H on se disait qu'il n'était peut être pas utile de louer la voiture en arrivant sachant que le lendemain on veut faire seulement le musée archéologique et ensuite partir découvrir le reste de la crète sachant qu'on veut loger vers le centre et visiter le musée on pense que la voiture sera plus un problème et préférons la louer le 9 après le musée petite question : savez vous s'il y a des bus d l'aéroport vers le centre le soir après 22h et s'il y a plusieurs arrêts ? peut on louer une voiture en ville ou doit on retourner à l'aéroport ?

2) connaissez vous des locations de voiture à des prix intéressants mais qui offre des voitures en bon état !!!!! ?

3) on hésite à loger à un endroit comme une personne nous l'a conseille entre la canée et heraklon ou plutôt faire un autotour

je vous donne le circuit que nous souhaitons faire sachant que nous sommes 10 jours sur place que nous souhaitons visiter des villages authentiques, faire une ou deux randonnées et un ou 2 sites archéologiques (lesquels sont les plus intéressants) et se reposer peut être à la fin vers des plages

1er nuit HERAKLON le lendemain visite du musée archéologique prise de la voiture et départ pour le circuit Cnossos j'hésite ? le guide du routard dit que ce n'est pas le site le plus parlant REHTYMNON LAC KOUNAS ???? cela vaut il le coup ? LA CANEE GORGE DE SAMARIA RANDONNEE LOUTRO FRANKOKASTELO PLAGE ET FORTERESSE PLAKIAS MONASTERE DE PREVETI PLAGE GORGE KOURTALIOTIKO ????? ZAROS RANDONNEE PHAESTOS AGIO TRIADA

si on fait un autotour que me conseilleriez vous comme lieu d'étape pour dormir et combien de nuits? sinon est ce mieux de loger dans le nord et dans le sud 5 nuits de chaque ? ce qui est le moins fatiguant en fait ! ensuite je ne sais pas si c'est mieux dans un sens que dans l'autre pour le tour que l'on prévoit

Merci de vos conseils et si vous avez des adresses de logement je prends
Géorgie - Septembre 2017 English translation pending
by Nancy · 2017-09-25 · 16 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

Une photo des tours de la Svanétie, sur fond de Caucase, a suffi à nous donner envie de découvrir ce pays encore peu connu. Voyage beaucoup plus facile que nous l’avions imaginé lors de sa préparation. Un accueil chaleureux, une architecture typique, des paysages variés et grandioses, une gastronomie savoureuse et un vrai culte pour le vin. Une très belle découverte.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Ven 1er Sept – Vol Atlas Global - Paris CDG / Tbilissi via Istanbul - Arrivée du vol à 02h20 – 3 nuits à Tbilissi Sam – Tbilissi Dim – Tbilissi Lun – Road trip – Bodbé - 2 nuits à Sighnaghi Mar – Boucle autour de Telavi : Nekresi – Gremi – Alaverdi – Ikalto … Mer – Jvari – Ananuri – Tsminda Sameda Church – nuit à Stepantsminda Jeu – Mtskheta - Uplistsikhe – nuit à Koutaïssi Ven – Koutaïssi – Piste entre Sairme et Abastumani – Fort d’Akhaltsike - nuit à Akhaltsikhe Sam – Sapara Monastery - Vardzia – nuit à Vardzia Dim – Retour vers Tbilissi via Ninotsminda et Manglisi – Fin du road trip - 2 nuits à Tbilissi Lun – David Garedja via Gareji Line Mar – Envol vers Mestia – 2 nuits à Mestia Mer – Ushguli Jeu – Retour à Tbilissi – 4 nuits à Tbilissi Ven – Tbilissi Sam – Tbilissi Dim – Tbilissi Lun 18 Sept – Vol Atlas Global : départ à 05h05

BUDGET : Cours du lari (ou GEL et on voit aussi sur place ლ) : 1 lari = 0,35 €

Dépenses préalables : Vols réguliers sur Atlas Global via Istanbul : 337 €/p l’A/R Vols Tbilissi-Mestia sur Vanilla Sky : 65 laris le vol soit 90 € les 2 A/R

Dépenses sur place : Location Vitara Suzuki 4X4 : 343 € payé cash en € Essence : 121 € Hébergement : 849 € pour 17 nuits (hébergement très disparate, voir le détail plus bas) Autre : 859 € (essentiellement les repas, les sites sont pour la plupart gratuits) CB bien acceptée.

Budget total tout compris : environ 2 936 € (hors achats perso) 2 de nos hôtels étaient assez chers et nous avons souvent accompagné nos repas d’un (ou de plusieurs) verre(s) de vin. Il est donc assez facile de réduire ce budget.

GUIDES et CARTES : Lonely Planet – 5e Ed Mai 2016 – En anglais. Les guides Peuples du Monde - Géorgie – Patrick Kaplanian – En français Très bien documenté. Très utile pour un périple en voiture. Carte : Reise Know How Georgien – 1:350 000 Tbilisi City Map 2015 – Geoland – 1:10 000 Application Smartphone Maps.me

TRANSPORTS :

1 – Vols 1.1 – Internationaux Réservés sur Opodo. Atlas Global propose des vols via Istanbul avec des correspondances pas trop longues. Attention, nous étions tout heureux d’avoir trouvé un retour TBS/IST avec un départ l’après-midi. Mais Atlas Global a annulé ce vol quelques jours avant notre départ et nous a proposé un nouveau départ à … 5h du matin … Au final, je crains qu’il soit difficile de trouver des départs ou des arrivées autres qu’en pleine nuit. Ça reste un voyage long et inconfortable … Taxi de l’aéroport à l’hôtel : 30 laris (à l’arrivée comme au départ).

1.2 – Mestia Réservés auprès de Vanilla Sky, sur leur site : new.vanillasky.ge/FlightsPage.aspx De bonnes infos ici : travelsurfrepeat.com/...i-tbilisi-to-mestia/ Pour se rendre en Svanétie depuis Tbilissi, le trajet est long … Si vous manquez de temps, l’avion est une excellente option. 2 inconvénients : devoir réserver précisément 1 mois à l’avance (ce qui peut figer un peu le programme) et prévoir un plan B au cas où le vol serait annulé (mauvais temps). Nous avons pris le risque. Ce fut extraordinaire ! 45 minutes de vol dans un petit avion (15 places) avec le Caucase en toile de fond ! Superbe ! Une navette (un sprinter Mercédès bleu) nous conduit de Tbilissi (au métro Rustaveli, près du “monument du vélo” -je ne sais pas comment appeler cette drôle de sculpture-) jusqu’à l’aéroport de Natakhari (à environ 25km de Tbilissi), gratuitement (enfin, c’est inclus dans le prix du billet) à l’aller comme au retour. Départ à 7h30 précises (attention, il faut être à l’heure, il n’y a pas d’appel) pour un décollage à 9h. A Mestia, l’aéroport se situe à 2,5 km du centre. 10 laris en taxi. Nous l’avons rejoint à pied le jour du départ. Décollage de Mestia à 11h. La réservation est facile, elle se fait en ligne (1 mois à l’avance, pas plus tôt, mais pas plus tard non plus vu le peu de places …). On paie par CB et on reçoit le ticket par mail aussitôt. 65 laris le vol (130 l’A/R) navette incluse. Il faut présenter son passeport pour embarquer.

2 – Location de voiture (sans chauffeur) Suzuki Grand Vitara loué auprès de Cars4Rent pour 7 jours. cars4rent.ge/ Excellent service. Aucune mauvaise surprise. Je recommande sans réserve ! - 343 € payés cash en € (comme annoncé lors de la location), au moment de la prise en charge de la voiture. Le paiement en CB induit des frais. J’ai donc choisi l’option cash € ultra simple. - Pas de caution, pas d’empreinte de carte. - Voiture livrée à notre hôtel par Ika qui prend le temps de nous expliquer son fonctionnement et de répondre à nos questions. - Pas d’état des lieux, ni avant, ni après. La voiture était en très bon état. On lui a rendu dans le même état, mais affreusement poussiéreuse. Même le plein d’essence n’a pas été vérifié. - Plutôt que de louer un GPS, l’agence nous avait conseillé de télécharger Maps.me. Un adaptateur était déjà en place sur l’allume cigare pour recharger le smartphone et le support parebrise était également fourni. - Nous avons rendu la voiture à notre hôtel. Ika est venu la récupérer à l’heure dite. - Km illimité, 2 chauffeurs sans frais, permis français ok. Bref, une location ultra simple et un service très professionnel (j’avais posé des tas de questions par mail, j’ai toujours eu une réponse dans l’heure). Enfin, le plus important : la voiture était en très bon état. Nous n’avons eu aucun problème. Nous avions opté pour un 4X4, d’abord parce que j’imaginais un réseau routier très sommaire (ce qu’il n’est pas) et aussi pour nous donner la possibilité d’emprunter des pistes (ce que nous avons fait une fois, pour notre plus grand bonheur).

3 – Métro, bus, téléphérique Pour prendre le métro, le bus ou le téléphérique, il faut détenir une carte porte-monnaie. Elle s’achète à n’importe quel guichet et coûte 2 laris. Ensuite, on la charge comme on veut. Soit aux guichets, soit aux automates orange qu’on voit partout et qui proposent un menu en anglais. Pour info, pour recharger c’est le bouton tout en haut à gauche du menu en anglais (on a un peu cherché). La carte n’est pas nominative, ainsi une carte suffit pour 2. On la pose ensuite sur le lecteur du tourniquet pour entrer. 0,5 lari le trajet en métro. Correspondance en bus possible dans la limite d’1h30. C’est beaucoup plus simple à utiliser qu’à expliquer ! …. Le téléphérique est plus cher (2,5 lari le trajet entre le parc Rike et la citadelle Narikala).

HEBERGEMENTS : Notre critère de choix est toujours l’emplacement. Nous avons opté pour des hôtels plutôt que des guesthouses. L’anonymat des hôtels nous convient mieux … Trop tard, on ne changera plus à notre âge 😛. La propreté est une constante ! Le petit déj est servi (trop) tard, généralement à partir de 9h avec une qualité assez disparate. Prix indiqués par nuit. Paiement souvent cash.

Tbilissi (pour les premières nuits) Lowell Hotel – 19 K. Makashvili street 135 laris/nuit pdej inclus – Paiement CB Réservation faite sur booking.com Plus une pension de famille qu’un hôtel. Accueil chaleureux et souriant. Chambre claire et spacieuse. Petit dej inclus, pantagruélique et succulent. Nous avons compté jusqu’à 10 plats différents apportés sur la table ! Tous délicieux. Gros (seul) défaut : la localisation. Au-dessus de Rustavéli, au bout d’une longue rue en pente très raide, dans un quartier morne.

Tbilissi (pour les dernières nuits) D Corner Hotel – Jerusalem Square 2 193 laris/nuit pour la grande chambre familiale (il ne restait que celle-là) – Paiement CB Réservation faite sur place quelques jours avant. Pdej (inclus) archi dégueu en sous-sol. On a zappé. Gros (seul) avantage : la localisation. A 2 pas des rues piétonnes et animées de Shardeni, Bambis et Ereckle II. On a payé l’emplacement. Sans doute un peu trop cher, on aurait dû négocier.

Sighnaghi Nana’s GH – Sarajishvili 2 (Lonely Planet) 25 laris/nuit et /p + 10 laris le pdej soit un total de 140 laris pour nos 2 nuits – Paiement cash Belle demeure typique au parquet grinçant et au grand balcon de bois. Elle donne sur la petite place du village. Grande chambre. Sdb commune. Etonnamment, petit déj assez quelconque.

Stepantsminda (ou Kazbegi) Hotel Stepantsminda – Au cœur du village. 130 laris/nuit sans pdej - cash Grande chambre confortable, vue sympa sur l’église de la Trinité et le mont Kazbek

Kutaïssi Hostel Lion, Tamar The Queen 40 80 laris/nuit + 10 le pdej – cash Quelconque - Parking

Akhaltsikhe Old Town, 106 Eqvtime Atoneli str 80 laris pdej inclus – cash Réservé sur Booking la veille Bien situé, au pied du fort (Rabati Castle).

Vardzia Vardzia Resort www.vardziaresort.com 375 laris/nuit petit dej buffet inclus. Réservation faite par email, quelques semaines plus tôt. Folie douce qu’on a justifiée par le peu de choix à Vardzia et l’envie de se faire plaisir au milieu de notre voyage … Le prix est justifié. Coup de cœur !

Mestia Hotel Mestia, dans la rue principale 90 laris sans pdej – cash Immense chambre … vide. A côté de la place centrale et des bus pour Ushguli. C’est son seul intérêt …

REPAS :

Influence turque, iranienne, russe … La cuisine géorgienne est goûteuse dès lors qu’on sort du tout-venant qui lui est un peu roboratif à notre goût. Le pain géorgien, cuit au four, est délicieux.

Les khachapuris : voilà qui fait partie du tout-venant, vendus partout ! Pâte à pain recouverte de fromage fondu et agrémenté de viande, d’un œuf … Pour quelques laris, on est calé. Mon conseil : 1 pour 2, ça suffit.

Les khinkalis : de gros raviolis fourrés à la viande, au fromage, aux champignons, aux pommes de terre … Selon le lieu, c’est assez insipide et sec ou carrément divin. Mangez avec vos doigts, en le tenant par son chapeau (qu’on ne mangeait pas d’ailleurs, aucun intérêt, que de la pâte). Commencez par aspirer le bouillon avant de croquer le chausson (sous peine de s’ébouillanter les doigts). Attention, il peut être très chaud. Souvent vendus par assiette de 5. A l’unité à la maison du khinkali, Rustaveli ave (j’en parle plus bas).

Les churchkhelas : vous en verrez, c’est certain ! Ce sont ces longues crottes bizarres, accrochées par grappes colorées. Franchement, ça ne fait pas très envie. Il s’agit en fait d’une friandise. Des noix ou des noisettes enrobées d’un jus de raison gélifié parfumé (kiwi, grenade, raison noir …). Ça coûte entre 2 et 5 laris le churchkhela. Il faut y goûter. Ceux qui aiment les bonbons Haribo gélatineux aimeront sans aucun doute.

Le vin : La Géorgie a une grande expérience et une grande culture du vin. Le mode de production est assez différent du nôtre. Le résultat aussi. Vous aurez souvent l’occasion de les goûter, au restaurant, au verre, ou lors de visite de producteurs. Vous verrez aussi souvent des kvevri, ces grandes jarres de terre cuite qu’ils enterrent pour faire fermenter leur vin. L’expérience est intéressante, des vins blancs taniques, des vins orange, des vins rouges lourds et corsés … Nous qui sommes grand amateur de vins, nous avons été surpris et parfois déroutés, notamment avec les vins orange (qui sont obtenus à partir de cépages blancs qui fermentent en kvevri avec la peau et les rafles).

Quelques prix (en moyenne) : 1 bouteille d’eau d’1,5 litre en superette : 1-1,2 laris 1 khachapuri : 6 laris 1 salade tomate/concombre : 8-10 laris 1 chachlik (brochette) : 10-15 laris 1 plat de viande : 15-20 laris 1 coca / 1 bière : 2-3 laris 1 verre de vin au restau : 7 à 15 laris Le pain est parfois payant : 1 lari Le service est parfois ajouté : 10%

Quelques adresses sympas :

- Organique Josper Bar, Bambis rigi 12 à Tbilissi Difficile d’avoir une place en terrasse ! A l’entrée des rues piétonnes, ce restaurant joue la carte de la bonne cuisine dans une ambiance calme. On s’est régalé avec les côtes d’agneau au riz pilaf. Service très souriant. Un peu plus cher qu’ailleurs (plat à 30, verre de vin à 12).

- Bloom Café, Erekle II à Tbilissi Juste pour la superbe assiette de fruits de saison. 25 laris. C’est cher mais il y en a pour 4 ! Rafraichissant ! Un super goûter !

- Kanudosi Café à Sighnaghi Sur la route entre Bodbé et Sighnaghi. Magnifique vue sur Sighnaghi et la vallée. Cuisine simple et prix ultra doux. C’est surtout la vue qui vaut le coup.

- Pheasant’s tears, Baratashvili 18 à Sighnaghi Restaurant renommé, nous réservons la veille. Nous choisissons la formule Wine Tasting. 4 verres pour 25 laris, 7 pour 40. On choisit 7. Que l’on accompagne de 2 plats de viandes et de 2 plats de légumes. Tout est délicieux. De la très belle cuisine. Et les vins sont … surprenants ! Notamment les vins orange. 163 laris pour nous 2. L’expérience et la qualité des plats justifient le prix.

- Lomsia Hotel, Kostava 10 à Akhaltsikhe Excellent repas, prix raisonnables. Environ 50 laris pour nous 2 avec pour chacun 1 plat de viande, 1 plat de légumes et 1 verre de vin. Vraiment une belle adresse même si le cadre est plutôt aseptisé.

Et un gros coup de cœur :

- Khinkali House, 37 Rustaveli Ave, Tbilissi En face du métro Rustaveli. Ouvert 7/7 24/24 Je n’avais pas apprécié les khinkalis jusqu’à ce que je goûte ceux du Khinkali House. Ici, ils se commandent à la pièce. Entre 0,5 et 0,75 lari. Nous les avons tous goûtés. Nos préférés : le khinkali “Kalakuri”, à la viande mélangée de porc et bœuf et ceux aux pommes de terre (une purée en fait). Avec 4 kalakuri + 2 potatoes chacun, nous étions repus. Ce qui fait un bon repas pour 14 laris pour 2 ! Avec la boisson (sodas/bière). Imbattable. Malgré l’aspect austère du restaurant et la clim’ trop froide, nous y sommes allés 3 fois !

TBILISSI : Plus de 5 journées pleines nous ont permis de profiter pleinement de cette jolie ville, bien agréable à vivre. Et surtout d’y flâner, sans but précis.

On a particulièrement aimé : - le quartier Bethléem et surtout la maison aux vitraux (3 Betlehemi street) - le quartier des bains et la longue balade le long de la petite rivière jusqu’à la cascade (en pleine ville !) - le pont de la paix, de jour et de nuit - la vue depuis la citadelle, de jour et de nuit - la redescente à pied depuis la citadelle en passant par les églises Zemo et Kvemo Betlehemi - la vue depuis la statue de Vakhtang Gorgasali sous l’église Metekhi - l’avenue David Aghmashenebeli. Elle devient piétonne à la fin (au sud) - le parc du 9 avril pour s’y reposer et s’amuser des chiens qui viennent se rafraichir et jouer dans l’eau de la fontaine - le musée de la Géorgie (7 laris) - les églises … l’embarras du choix ! - le musée ethno (à faire seulement si vous avez du temps). Le bus 61 (départ sur la place de la Liberté) vous dépose au pied du funiculaire pour Turtle Lake. 1 lari pour monter jusqu’au lac. Turtle Lake est un étang assez mal entretenu, ce qui donne à l’ensemble un côté un peu tristounet que quelques restaurants, pourtant plutôt sympas, ne réussissent pas vraiment à égayer. Une tour svane atteste du musée ethno, un peu plus haut. On s’approche de la grille. Malheureusement, c’est seulement une sortie nous explique le gardien … Il faut donc descendre pour atteindre l’entrée, au choix, en empruntant la route goudronnée qui y mène ou en coupant à travers la colline par le petit sentier bien raide qui part de cette grille. Le gardien nous le montre, on s’y engage. On finit par quelques centaines de mètres sur la route pour enfin atteindre l’entrée. C’est un peu rageant de monter pour redescendre mais ça reste néanmoins plus facile de monter à Turtle Lake et de descendre ensuite pour atteindre l’entrée du musée que d’y monter depuis l’arrêt de bus. 3 laris l’entrée avec un plan. Les maisons ouvertes sont, pour certaines, commentées par d’aimables bénévoles. On finit notre visite au restaurant Rachasubani, accessible depuis le parc-musée, installé dans une jolie maison de bois. Nous y déjeunerons bien et pas cher. Leur pain est divin ! C’est une visite sympa, qui demande un peu de temps et qui prend plus de sens en fin de voyage plutôt qu’en début. Longue descente sur la route goudronnée pour retrouver le bus 61 qu’on reprend à droite de la station Rompetrol.

On a moins aimé : - le théâtre de marionnettes de Rezo Gabriadze, 30 laris la place. Nous avons vu “Diamond of Marshal De Fante”. Humour potache. J’attendais quelque chose de plus fin, de plus poétique. Et puis la lecture des sous-titres nous prive beaucoup du spectacle.

Nous n’avons pas pratiqué les bains. Nous avons juste visité le Orbeliani Bath (celui au portail en mosaïque bleu), tout juste ré-ouvert après sa complète restauration. C’est sublime !

Contrairement à ce que j’imaginais (face aux récits, aux photos, on imagine des tas de choses et on est toujours surpris de l’écart avec la réalité. D’où la nécessité de faire le voyage !), donc, contrairement à ce que j’imaginais, Tbilissi est une ville festive et gaie, où il est facile de trouver des coins sympas pour prendre un verre, bien manger, se reposer, profiter … Certains quartiers sont certes délabrés par manque de moyen pour les entretenir mais néanmoins toujours propres. D’autres, au contraire, ont profité d’un programme de restauration (comme D. Asghmashenebeli). Cette avenue est magnifique. Partout, l’accueil est souriant et chaleureux. Et pour peu que vous entriez en clamant garmardjoba, le sourire s’élargit encore.

DAVID GAREDJA : Par frilosité (à tort) et parce que nous voulions consacrer du temps à Sighnaghi (à raison), nous avons décidé d’aller à David Gareja (ou Gareji) depuis Tbilissi grâce aux minibus Gareji Line plutôt qu’avec notre voiture. Départ quotidien à 11h. Point de rencontre : le square Pouchkine (à côté de la place de la Liberté). Réservation inutile (ne perdez pas votre temps -comme on l’a fait- à venir la veille reconnaître les lieux, il n’y a aucune ambiguïté et aucun souci). On y arrive vers 10h30 et nous sommes aussitôt abordés par une jeune-fille qui nous demande si on va à David Gareja. Euh, oui … Ça se voit tant que ça ? Elle nous remet alors un petit prospectus avec les consignes et un plan du site. Pas mal ! En fait, tous les touristes qui se pointent au square Pouchkine vers 10h30 vont à David Gareja. A 11h, nous montons dans un minibus (il y en aura 2, je pense qu’il y en a autant que nécessaire), nous payons 25 laris/p (l’A/R) et nous partons. Nous arrivons à David Gareja à 13h40 après 2 pauses en route. Nous devons repartir à 16h. Ce qui nous laisse à peine 2h30. Philippe ronchonne dans sa barbe … On file vers Lavra, le monastère du bas. Bien restauré. Et puis, le cadre, une fois de plus est magnifique. Paysage aride aux strates colorées … On doit ensuite grimper aux grottes du monastère d’Udabno. On s’agace un peu car c’est mal fléché et notre temps est compté. En fait, c’est une grande boucle qu’on peut faire dans un sens ou dans l’autre. Commencez par monter jusqu’à la tour de guet. Là, un chemin raide grimpe à droite dans la colline. Laissez-le, ce sera le chemin de retour. Poursuivez vers quelques grottes en contrebas. Elles sont vides et sans intérêt. Un peu plus loin, une source dans une de ces grottes. Peut-être verrez-vous toujours l’affreux tuyau rouge qui en sort. Passez cette grotte et suivez le chemin sablonneux qui grimpe dans la colline vers la gauche. Vous allez arriver à la chapelle de la Résurrection où 2 militaires gardent la frontière, sur la crête d’une haute colline. Derrière vous (d’où vous venez), la Géorgie, face à vous, cette immense plaine aride, l’Azerbaïdjan. Les grottes sont creusées dans la falaise, côté Azeri. Donc, quand on regarde la chapelle, on ne les voit pas, on ne les devine même pas ! Contournez la chapelle et descendez dans la falaise en suivant les piquets de métal. Vous allez longer cette falaise et admirer les grottes en chemin. Au bout du chemin dans la falaise, vous remonterez de l’autre côté (côté Géorgie) pour boucler la boucle. Vous arriverez alors à la tour de guet par le sentier que vous avez délaissé tout à l’heure. On peut faire ce tour dans l’autre sens, ça marche aussi (c’est ce que nous avons fait d’ailleurs), mais je pense que c’est plus facile et plus simple dans ce sens-là. 2 heures suffisent à faire cette boucle, en ne traînant pas trop … Attention, prévoyez des chaussures adéquates. Les tongs ne sont vraiment pas adaptées du tout. Sandales à scratch mini. Apportez de l’eau, car pour une fois, pas de point d’eau. Enfin, protégez-vous du soleil. Il tape fort ici et les efforts que l’on fournit pour grimper nous transforment vite en poivron, tomate, pivoine … au choix. Un peu d’agilité est nécessaire, on a parfois des rochers à enjamber … Une personne âgée de notre groupe a dû faire ½ tour et je trouve un peu regrettable qu’elle n’ait pas été avertie avant.

Au retour, nous ferons une pause obligée à l’hôtel-restaurant Oasis d’Udabno, un lieu devenu mythique, qui ne peut pas laisser indifférent … On aime ou on déteste.

La piste pour atteindre David Gareja est faisable … Regret !! Nous aurions dû venir à David Gareja par nous-mêmes. Ça nous aurait évité les désagréments du groupe (temps compté, arrêts imposés et vieux grognons habituels …)

NOTRE ROAD TRIP : 7 jours au volant d’un Suzuki Vitara. Nous n’avions réservé aucun hôtel (sauf le dernier à Vardzia) pour nous laisser toute liberté. Nous avons bien fait car grâce à la qualité des routes, nous avons fait de nombreuses extensions non prévues.

Maps.me : Commençons par la logistique. Nous avions téléchargé l’application Maps.me sur le smartphone. Appli gratuite et qui fonctionne hors connexion. Comme un GPS. En mieux et en moins bien … En mieux, car elle marche aussi à pied, en ville. Pour les city trip, c’est super ! Elle connait le nom des hôtels, des restaurants, des églises … Assez magique ! En moins bien, car elle ne connait pas le “Faites demi-tour dès que possible”. Elle ne prévient pas si on se trompe. C’est ainsi qu’on s’est retrouvé à 10km de la frontière arménienne. Qu’importe, on y a vu des petits villages superbes ! On n’a pas regretté notre erreur. Donc, soyez quand même attentifs. J’avais une carte (papier) sur les genoux et ça complète bien. A part cette réserve, c’est une appli extraordinaire ! Et qui remplace sans problème un GPS.

L’essence : Des stations-service partout ! En moyenne 2,15 laris le litre de premium. Paiement par CB. Et on vient vous servir, comme chez nous … dans le temps. Attention quand même, pas de station à Vardzia (j’ai gagné un mojito sur ce coup-là 😎!). Faites-le plein à Aspindza.

Les routes : Elles sont en bon état. Même si parfois on trouve de gros nids de poule. Et puis, parfois, des vaches, des moutons, des dindons … Peu de barbelés, donc, les animaux décident. La piste Sairme-Abastumani (entre Koutaïssi et Akhaltsikhe) est un de nos plus grands souvenirs ! Par contre, la piste qui monte à l’église Tsminda Sameba à Stepantsminda (Kazbegi) est très très mauvaise. Je pense que le Vitara passait. La voiture oui, nous non … Trop peu aguerris à ce genre de conduite, nous avons préféré nous en remettre à un taxi local (80 laris l’A/R pour 4).

La conduite : En dehors de l’autoroute, peu de circulation. Nous pouvions nous arrêter facilement pour prendre une photo ou simplement profiter. Cela dit, les Géorgiens conduisent assez vite et ignorent le code de la route. Ils doublent quand ils veulent, avec ou sans visibilité, qu’il y ait ou non une bande blanche. Ceux d’en face n’ont plus qu’à s’écarter. Soyez donc toujours prêts à cette éventualité. Une fois qu’on a compris cette sale habitude (inconcevable chez nous sous peine d’injures, d’appels de phare, de coups de klaxons …), on est parés. Nous avons roulé sagement et prudemment, jamais de nuit, et n’avons eu aucun problème, ni même aucune frayeur.

Nos étapes :

Lundi : Tbilissi – Sighnaghi Pour la prise en main, étape courte et facile. On n’a pas voulu y inclure David Gareja par prudence et pour profiter de Sighnaghi, jolie petite bourgade avec ses maisons colorées aux balcons de bois. Bodbé : juste avant d’arriver à Sighnaghi, route goudronnée jusqu’au bout. Ne confondez pas avec la source qui elle est desservie par une piste. Du vécu.

Mardi : Boucle en Kakhétie : Sighnaghi – Kvelatsminda (église à double dômes) – Nekresi – Gremi – Alaverdi – Ikalto – Chavchavadze Museum – Numisi Wine Museum (à Velistsikhe) – Sighnaghi Ça peut paraitre lourd sur le papier mais, en fait, ça se fait tout seul. Nekresi : une navette monte les touristes pour 1,5 laris l’A/R. C’est raide, ça vaut le coup. Chavchavadze Museum à Tsinandali : 5 laris/p. Ça change des églises. Entrée (en voiture) par un grand portail de fer forgé. On la rate facilement, elle est mal indiquée. Numisi Wine Museum à Velistsikhe : 3 laris/p. Petite visite super sympa et très intéressante emmenée par une jeune fille joviale et dynamique. Un vrai moment de plaisir. Aucun regret sur le choix de revenir dormir à Sighnaghi plutôt que de faire étape à Telavi qui a moins de charme. Ça nous a d’ailleurs permis d’aller diner au Pheasants Tears à Sighnaghi (qu’on avait réservé la veille).

Mercredi : Sighnaghi – Jvari – Ananouri – Stepantsminda Nous grimpons vers le Caucase en empruntant la route militaire. Beaux paysages. Les collines de la Kakhétie se transforment en montagnes. Nous avons quitté Sighnaghi vers 8h15, pris tout notre temps dans les visites des magnifiques sites de Jvari et d’Ananouri et nous sommes arrivés à Stepantsminda (on parle aussi de Kazbegi) vers 15h15. Nous avons alors le temps de chercher un “taxi” pour monter à l’église Tsminda Sameba. On trouve 2 compagnons de route pour partager le taxi qui demande 80 laris pour l’A/R et 40 minutes sur place. 45 minutes d’une affreuse piste, rocailleuse, poussiéreuse, étroite, défoncée … Le chauffeur est parfois obligé de reculer pour laisser passer la voiture en sens inverse. Vraiment pas simple. Et beaucoup de voitures, c’est un vrai défilé, à cette heure-ci, dans les 2 sens. Conscients de nos limites, on est ravi d’avoir délégué cette montée difficile. En haut, beaucoup de monde. Ça reste magique !! D’autant qu’à 16h30, la lumière est très belle, le soleil est face à l’église et aux montagnes derrière. De l’autre côté, le Mont Kazbek. L’église en elle-même a assez peu d’intérêt. Mais c’est évidemment son cadre qui est magique. En 40 minutes, on a largement le temps de chercher les meilleurs points de vue pour les photos. Il y a un point d’eau au pied de l’église. Inutile de se charger. Soirée fraîche, nous sortons nos gilets (on avait fini par croire qu’on s’était chargé pour rien).

Jeudi : Stepantsminda – Mtskheta – Uplistsikhe – Koutaïssi Grosse étape … On quitte Stepantsminda à 7h30, sous un ciel couvert, heureux d’être monté à l’église hier après-midi. Après 2 heures de route (la même qu’hier), pauses photos comprises, nous arrivons à Mtskheta. Magnifique cathédrale Svetitskhoveli ! Vers midi, nous reprenons la route et nous arrivons rapidement à Uplistsikhe, site troglodyte. L’entrée est payante. C’est tellement rare ! 5 laris. Le temps est épouvantable : pluie et vent. Du coup, bien involontairement, nous abrégeons notre visite. Enfin, nous reprenons la route pour le dernier segment et nous arrivons à Koutaïssi que nous atteignons à 17h30 après 3 heures de route fatigante. La pluie et un bouchon dû à un accident nous ont ralentis. Par conviction, nous avons passé Gori sans nous y arrêter. Grosse étape, certes, mais rendue possible par la qualité de la route (c’est même une autoroute de Mtskheta jusqu’au-delà de Gori) et surtout par les visites qui ont découpé et allégé le trajet.

Vendredi : Koutaisi – Baghdati – Kur Sairme – piste via le col Zekari – Abastumani – Akhaltsikhe Magnifique journée ! Visite de Koutaisi en commençant par l’impressionnante Colchis Fountain. Puis nous filons vers le marché, coloré, vivant, animé, authentique. Puis bien sûr la cathédrale de Bagrati (bôf) et surtout le monastère de Gelati, magnifique. Nous décidons ensuite de rejoindre Akhaltsikhe en coupant court, tout droit par la piste. Nous serons récompensés de notre choix. La piste (25km) est bonne, facile et nous fait découvrir des paysages 360° de toute beauté ! Nous mettrons 1h50 pour parcourir ces 25km mais la moitié du temps, nous étions arrêtés pour prendre des photos !! Ce fut un des moments clé de notre voyage ! Le fort d’Akhaltsikhe est une reconstitution intéressante (6 laris)

Samedi : Akhaltsikhe – Sapara Monastery – Vardzia Petit crochet pour aller au monastère Sapara. Perdu dans la forêt. A notre arrivée, un pope vient nous ouvrir l’église, couverte de fresques. Belle découverte. Au calme. Les bus ne peuvent pas venir ici, la route est un cul de sac, trop étroite pour permettre à un bus de faire demi-tour (à ce jour …) L’étape est courte jusqu’à Vardzia. Nous y sommes vers midi, ce qui nous laisse l’après-midi pour visiter le site. 5 laris l’entrée. Il nous faudra 2 heures environ pour visiter ce site remarquable tant par les grottes elles-mêmes que par le paysage environnant. Nous profiterons de la fin de l’après-midi pour buller dans ce bel hôtel confortable. La piscine est belle mais fraîche. Vraiment fraîche, parole de Lorraine !

Dimanche : Vardzia – Akhalkalaki - Ninotsminda – Manglisi - Tbilissi Retour au bercail par une belle route qui longe un temps une rivière vigoureuse. Après Ninotsminda, nous allons longer de grands lacs où les hommes emmènent leurs troupeaux (moutons ou vaches) boire … Magnifiques scènes rurales. On choisit ensuite de rejoindre Tbilissi par Manglisi qui, pense-t-on, doit offrir de plus beaux paysages que la “nationale”. Nous ne regrettons pas notre choix. Route très agréable et surement moins fréquentée. Nous arriverons à Tbilissi vers 15h30.

Au final, en dehors de l’étape lourde de jeudi, nous avons trouvé cette grande boucle facile et magnifique. Nous rendons la voiture le lundi matin. A 9h, comme prévu, Ika est à l’hôtel Lowell pour la récupérer. Donc, on n’a même pas eu à tourner dans Tbilissi.

Tous les 2, nous aurions aimé poursuivre cette route. Rouler encore et encore à travers ces paysages parfois rudes, parfois bucoliques, parfois grandioses … Traverser ces villages ruraux où les pyramides branlantes de ballots de paille et les meules de foin flanquent chaque maison. S’arrêter devant les troupeaux de vaches qui déambulent selon leur bon vouloir puisqu’aucun barbelé ne les stoppe. Longer ces torrents vigoureux alimentés par des cascades qui dévalent des collines, admirer ces collines qui peu à peu se transforment en montagnes. Si c’était à refaire, on louerait 3/4 jours de plus pour aller à David Gareja par nous-mêmes, pour pousser jusqu’à Batumi et voir la Mer Noire. Ou juste pour faire durer le plaisir. Vous l’avez compris, ce périple fut une grande réussite.

Si vous hésitez encore (comme ce fut notre cas lors de la préparation de ce voyage) et que ce carnet vous rassure au point de vous lancer, j’aurai atteint mon but !

LA SVANETIE : C’est en avion depuis Tbilissi que nous arrivons à Mestia. Survol magique du Caucase.

A Mestia, je vous recommande la visite de la tour Khergiani (2 laris). On peut grimper jusqu’en haut, sur le toit, par une volée d’échelles impressionnantes mais sans danger. D’en haut, superbe vue sur Mestia. Elle se situe B. Khergiani str 13, à côté de l’hôtel café Old House. A ne pas confondre avec le musée du même nom. Le musée Mikheil Khergiani (3 laris) est très intéressant. Je ne connaissais pas cet alpiniste. Musée émouvant. On peut également grimper dans la tour de sa maison mais, ici la redescente est beaucoup plus impressionnante car la dernière grande échelle fait face au vide de la tour et n’est pas fixée (selon Philippe, moi, grande courageuse, je suis restée en bas … pour garder le sac. Quoi ??!!...😊) Enfin, le musée de la Svanétie (7 laris) propose une collection assez limitée mais très bien mise en valeur. J’ai aimé. Le Café Laila sur la place centrale propose d’excellents pains perdus (5 laris). Délicieux au petit déj. Avec, depuis la terrasse, les sommets blancs en toile de fond.

Nous nous rendons à l’Office du Tourisme, sur la grande place de Mestia. Quel est le meilleur moyen pour aller à Ushguli ? Le mec me répond sans hésiter : “louez un taxi, ça vous laissera plus de temps sur place, le bus ne vous laisse que 2 heures”. 200 laris … Bon ok … Puis, on va se renseigner auprès du ticket office des bus (voisin du Mestia Hotel où nous logions). 30 laris/p, départ à 9h, 2 heures de piste, retour à 16h … Les 2 heures sur place viennent de se transformer en 5 … Nous avons donc choisi l’option bus et bien nous en a pris. Nous sommes partis à 9h30 (le temps d’être plein), à 11h30 nous étions sur place. 4h30 sur place. Ça nous a largement suffi puisque nous n’avions pas prévu de randonner vers les glaciers. Et 60 laris au lieu de 200 … Selon vos projets, renseignez-vous bien. Il me parait impensable de venir à Mestia sans pousser jusqu’à Ushguli. La piste est longue et fatigante, trimballés que nous étions au fond du minibus. Néanmoins, quel spectacle ! Notre plus beau point de vue (par rapport à ce que NOUS avons fait) : depuis le hameau du milieu (celui qui est encore très préservé avec ses toits en lauze, désolée, je n’ai pas noté son nom), traversez la rivière par le pont et grimpez sur la colline en face. La vue y est extraordinaire !

Les randonneurs que nous avons croisés à Kazbegi (avec qui nous avons partagé notre taxi pour monter à l’église) venaient d’ici, de Svanétie, et le regrettaient déjà. Il semble (et je veux bien le croire !) que l’environnement de la Svanétie est plus beau que celui du Mont Kazbek. Si vous devez choisir ... Pour notre part et pour ce que nous avions prévu, 2 nuits à Mestia sont parfaitement suffisantes.

SI C’ETAIT A REFAIRE :

Je ne regrette pas d’avoir abandonné l’idée de coupler l’Arménie et la Géorgie sur ces 2 semaines. La Géorgie justifie largement 2 semaines.

Si nous avions su que les routes étaient aussi bonnes (et les pistes faciles pour les néophytes du 4X4 que nous sommes), nous aurions ajouté 3/4 jours de location de voiture pour pousser jusqu’à Batumi et aller à David Garedja par nous-mêmes. Rouler en Géorgie est un vrai bonheur ! D’autant qu’avec plus de 5 jours pleins à Tbilissi, nous commencions à tourner en rond le dernier jour … Heureusement, la ville est très agréable à vivre, donc, ce ne fut pas pénible, loin de là. Le voyage est devenu vacances. Pas de quoi se plaindre !

Escapade en Svanétie en avion : super bon plan !

Les églises : une indigestion ? Non … mais il faut reconnaître qu’au bout de quelques jours, on les confond un peu … Le cadre est souvent superbe (en Kakhétie, Jvari, Ananuri, Kazbegi bien sûr, Sapara …). Et, pour ma part, j’ai aussi assez souvent préféré l’extérieur à l’intérieur. La couleur chaude des pierres, les sculptures sur les murs, les tambours à 12 ou 16 pans, les tuiles vernissées … Quoi qu’il en soit, leur visite est gratuite, toujours intéressante. Après, qu’on y passe 10 minutes ou 1 heure, c’est selon. Et même si on les confond, quelle importance … il reste une impression générale, typique et cohérente. On saura désormais reconnaitre une église géorgienne. C’est le principal à mon sens. Seuls les experts me contrediront.

Gamardjoba (bonjour) et madloba (merci) : 2 mots magiques à retenir. Et facile à dire ! Plus facile que Mtskheta ….

DIVERS : L’accueil : chaleureux, serviables, souriants, aimables … on ne s’y attendait pas ! La langue : langue difficile. On a quand même appris à dire bonjour et merci … C’est tout … Pour le reste, communication en anglais, sans problème. La carte bancaire : largement utilisée Le climat à cette époque : idéal ! ciel limpide, beau soleil, température chaude (30°) mais supportable. Même en Svanétie, il a fait beau et bon. Nous n’avons sorti notre gilet qu’à Stepantsminda et en Svanétie, le soir. Vêtements : la visite des églises nécessite pour les femmes de porter un foulard sur la tête et une jupe. Le pantalon n’est pas permis (pour les femmes). Le nécessaire est gracieusement prêté à chaque entrée. Les hommes en short étaient également obligés de se couvrir les jambes avec … les jupes prêtées. L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de touristes à Tbilissi, surtout des Russes. Moins ailleurs. Etonnamment, très peu de touristes sur les sites en Kakhétie (Nekresi, Alaverdi …). Les problèmes de santé : nous avons usé et abusé des points d’eau de source disponibles absolument partout. En pleine ville, près des églises, partout … Alors forcément, nos intestins se sont un peu rebellés. Rien de méchant. Nous n’avons d’ailleurs pas cessé de nous rafraichir de cette façon pour autant. Les moustiques : ràs Internet : wifi très largement répandu Electricité : adaptateur inutile Les achats perso : rien. Un magnet. Même pas pour nous …

On a beaucoup aimé : Les points d’eau potable partout. La piste entre Sairme et Abastumani, au Sud de Koutaïssi (pour rejoindre Akhaltsikhe) La liberté de visiter tous les lieux de culte (église, mosquée, synagogue) et la gratuité Les chiens et les chats errants, sympas, pas craintifs La limonade faite maison avec citron et menthe. Un goût de mojito sans alcool. Rafraichissant ! Les nombreux parcs à Tbilissi, ombragés, avec de nombreux bancs pour se poser

On a moins aimé : Les conduites de gaz extérieures qui défigurent les façades, triste reliquat de l’époque soviétique.

En conclusion : Quel magnifique périple que nous aurions tant aimé prolonger !
Vingt-six jours sur le Costa Victoria du 1er octobre 2017 entre Gênes et Saint-Denis de la Réunion English translation pending
by Sergemarie · 2017-09-03 · 51 replies
bonjour à tous, si vous avez déjà fait cette traversée je suis preneur d'idées d'excursions individuelles aux escales REGGIO CALABRE- AQUABA ( WADI RUM essentiellement car PETRA c'est déjà fait)- SALALAH-MALE'(Maldives)- VICTORIA(Seychelles)-ST DENIS REUNION.

Compte-rendus de voyages sont les bienvenus Bien cordialement CHAYA
Trente jours à Cuba: total désillusion! English translation pending
by Termi69 · 2017-08-26 · 121 replies
Cuba ! Le Che, Fidel Castro, la Révolution, la Baie des Cochons, La Havane, les voitures américaines des années 50, les cigares Cohiba, le rhum, la salsa, les plages, ... Autant de symboles et d'images qui ont construit une icône mondiale d'un monde possible anti capitaliste et romantisé à l'extrême.

58 ans après la prise de la Havane par Fidel, que reste-t-il de cet immense espoir ?

Pour le savoir, durant 30 jours de Juillet et Août, nous avons sillonné Cuba, de Viñales à Santiago de Cuba en faisant halte dans une dizaine de villes.

Et bien, il faut être allé à Cuba pour le voir ... et le croire !

1°/ C'est un peuple dont le salaire mensuel d'Etat s'étale entre 8.50 € pour un employé et 25 €/mois pour un médecin, obligeant ces derniers, tout comme des milliers d’avocats, ingénieurs, radiologues, professeurs ou géologues à abandonner leur profession pour conduire les touristes, sous un soleil d'enfer, en pédalant sur un vélo - taxi, en faisant le ménage ou en louant une chambre ou deux de leur "casa" ! Nombre d'entre eux sont désespérés, et nourrissent un sentiment d'impuissance face à l'absurdité de la situation conduisant les "cerveaux" du pays à accomplir des tâches sans aucun rapport avec leurs études.

Les taxes et prélèvements peuvent atteindre 90% et les amendes aux motifs totalement ubuesques relèvent tout simplement d'un racket d'Etat accentuant encore le marché noir et autres magouilles pour s'en sortir.

Un système où les plus anciens renoncent à toucher leur maigre retraite insuffisante pour survivre et tentent d'avoir une petite activité, synonyme d'un quotidien un peu amélioré.

Certains quartiers de la Havane sont identiques à des zones qui auraient subi un bombardement tant ce qu'il reste des bâtiments s'apparente plus à un amas de gravats qu'à des constructions... Certains sont d'ailleurs habités.

Des rues où des hommes et femmes par dizaines tuent le temps, assis devant le perron de leur maison, en regardant passer les voyageurs.

2°/ Dans de nombreux domaines, le comportement des cubains atteint une ... bêtise abyssale : Un peuple sans aucune conscience écologique, jetant leurs déchets à même la rue, la plage ou la mer des Caraïbes !

- Jamais nous n'aurons vu de telles plages-poubelles, jonchée de détritus par milliers. Au point que trouver une plage "praticable" relève de la gageure.

Déchets alimentaires, gobelets, assiettes en plastique, bouteilles de bières brisées à même les rochers, et ce sur des centaines des mètres ...

- A cela, il faut encore ajouter un manque de respect vis à vis des autres qui laisse pantois : les cubains n'hésiteront pas à mettre de la musique "à fond", à l'aide de baffles dignes d'une soirée en discothèque, sans jamais se soucier si le volume assourdissant peut gêner les personnes assises à moins de 2 mètres.

Ils n'hésiteront pas' non plus, à jeter à la mer la bouteille de rhum qu’ils auront bue en se baignant... Que dire du harcèlement verbal dont sont victimes quotidiennement les touristes européennes avec des propositions sans équivoque ...

- Le surpoids et l'obésité qui touchent près des 43 % de la population, l'envie de consommer et la perte du respect de son compañero ont remplacé dans les ventres et les cerveaux les idéaux qui les nourrissaient il y a encore 20 ans.

(A ce sujet, la cuisine est très décevante : intoxication alimentaire (oui ! Et d'autres voyageurs rencontrés en ont été victimes également), plats pratiquement inmangeables tant le poisson ou le blanc de poulet manquaient de fraîcheur au point de ne pouvoir les couper, légumes ayant de toute évidence traînés dans le frigidaire, ou assiette de quelques fruits à un prix exorbitant ont accompagné notre périple de bout en bout.

On ne peut que trop vous inviter à vous méfier des langoustes dont la fraîcheur de la plupart d'entre elles restent à démontrer. Autant dans les casas que dans les restaurants).

- Rarement, nous n'avions été reçus avec autant de visages fermés et sans sourire. Marquant souvent une réelle antipathie, et parfois même de l'agressivité.

- Là encore, jamais nous n'aurons vécu de tentatives quasi systématiques d'arnaques, accompagnées de mensonges ou d'histoires à dormir debout.

Au restaurant, en prenant un taxi, en achetant une bouteille d'eau dans une "supérette" ou bien même un billet de bus.

Même la compagnie nationale de cars "Viazul" se livre à des stratagèmes incroyables pour obliger les touristes à prendre des taxis collectifs aux pratiques encore plus scandaleuses, à des tarifs souvent supérieurs et avec des temps de parcours.

Pour exemple, il nous aura fallu 7 heures pour parcourir 230 kilomètres, entassés à 17 dans un de ces taxis collectifs, après avoir été changés de véhicule, comme du bétail, séparés de nos premiers compagnons de route, sans aucune explication. Pour finalement tous se retrouver dans le même véhicule lors des derniers kilomètres après que le chauffeur ait prétexté une panne imaginaire d'un autre taxi collectif...

Nous pourrions décliner en dizaines d'exemples la manière dont le mensonge est utilisé de manière récurrente par une large majorité de cubains qui ne voient dans le touriste qu'une bourse à vider.

3°/ - Que penser de la prostitution où de jeunes hommes et des femmes de tout âge se vendent pour une bière, et où des hommes n'hésitent pas à offrir leur épouse ou leur fille pour quelques Cuc, l'équivalent de quelques euros ?

Quand on pense que le Che parlait de l'Homme nouveau ...

- La corruption a gangrené toute la société obligeant les cubains à se livrer à "un negocio" plus ou moins illégal dans l'angoisse permanente d'être contrôlé et pris en flagrant délit.

Apprendre au détour d’une conversation qu'un cubain est mort, il y a quelques années, d'un infarctus lors un contrôle inopiné alors qu'il préparait "illégalement" une langouste à un touriste qu'il avait reçu dans sa "casa" laisse sans voix...

Enfin, entendre les mêmes témoignages dans toute l'île sur le sentiment d'impuissance, le désarroi ou la désillusion des cubains ne fait que renforcer l'idée que le romantisme révolutionnaire cubain est un mirage savamment entretenu.

Non, Cuba n'est pas le pays, ni le peuple que l'on pensait découvrir ou redécouvrir. Le choc entre le fantasme et la réalité est rude et mettra vos certitudes en pièces si vos yeux et votre cerveau daignent en accepter l'existence.

Bien entendu, certains s'horrifieront à la lecture de ces lignes jurant qu'ils n'ont jamais rien vu de tel. Et pour cause !

Certains voyageurs y seront allés dans des périodes de faible affluence ou hors vacances cubaines. D'autres auront voyagé par l'intermédiaire de tour - opérateurs qui prennent grand soin de débarquer leurs clients dans les zones les plus touristiques de chaque ville en évitant soigneusement les quartiers dont l'image et les odeurs pestilentielles relèvent plus du tiers monde que de ce qu'en attendent des touristes avides d'entendre de la musique cubaine ou de boire un daikiri dans un des bars fréquenté par Ernest Hemingway !

Quant aux plages, ils préféreront réserver des chambres dans un des hôtels 5 étoiles de Varanero aux plages parfaitement propres et fréquentées exclusivement par des étrangers et sous bonne surveillance. Sur ces plages-là, point de cubains ! Et pour cause ...

D'autres soutiendront avoir fréquenté des plages "cubaines". C'est fort probable mais certainement pas pendant les mois de vacances de Juillet et Août !

Heureusement, dans ce pays en lente désagrégation politique, morale et sociétale, une petite minorité de cubains, très cultivée pour l'essentiel, tente de survivre dans ce qui était pour eux aussi un espoir. Celui de voir surgir de Cuba un monde équitable, juste et moderne.

Ce sont eux qui nous confié le plus souvent et le plus sincèrement leurs désillusions.. Eux aussi qui nous ont accueilli avec cœur, sincérité et envie d'expliquer la situation politique, économique et morale passée et actuelle.

(Ce sont d'ailleurs ces « casa particulares » là qui vous aideront dans l'organisation de votre périple et vous éviteront souvent de très nombreuses arnaques de taxis et restaurateurs sans scrupules. De plus, ils vous proposeront une cuisine souvent authentique, fraîche et traditionnelle à des prix défiants toute concurrence. Vous tiendrez là vos véritables anges gardiens même si les problèmes d'eau, électricité, climatisations plus ou moins défaillantes, literies ou tout simplement confort de base sont légions ! Et même si sur la douzaine de casas que nous avons habitées, très peu nous ont accueilli chaleureusement. Souvent, la très bonne première impression se transforme rapidement en absence d'un réel intérêt pour leurs hôtes ou de manière plus pragmatique en relation exclusivement commerciale).

En résumé, celles et ceux d'entre vous qui viendront chercher ou ramener de Cuba les repères historiques et traditionnels de l'île y trouveront leur compte : images éternelles ou phrases célèbres de Fidel et du Che sur les murs, cigares authentiques ou non à gogo, musique cubaine dans presque tous les bars, rhum à volonté, ..

Pour les autres, vous voilà prévenus ...

Le Che avait en horreur le mensonge :

Hasta la verdad ( vérité )... Siempre ?
Trois semaines en Israël avec deux enfants de 4 et 7 ans cet été 2017 English translation pending
by Edwige974 · 2017-06-12 · 17 replies
Bonjour,

Merci pour tous vos conseils concernant mon projet de vacances en famille cet été 2017 avec mon mari et mes deux enfants de 4 et 7 ans.

Je recherche surtout les bons plans hébergement et le circuit que vous me conseillez de faire (nous atterrissons à Tel Aviv). Je voulais aussi faire une marche de nuit dans le désert, on m'a parlé d'une association écolo qui organisait cela, mais est-ce faisable avec de jeunes enfants? Et passer quelques jours en Jordanie ou dans le Sud du Liban? Et vers le Golan?

Mon mari et moi sommes sportifs et avons travaillé dans l'humanitaire (je suis moi même médecin), donc nous sommes habitués à gérer des situations difficiles. Mais nous avons la tête sur les épaules et ne voulons pas faire n'importe quoi avec nos enfants...

Je ne connais personne sur place mais mon frère a déjà fait fait le voyage en janvier dernier et est de bons conseils, sauf au niveau météo, car évidemment c'était pour lui la saison idéale... En Aout, les billets défient toute concurrence et ce sont les vacances scolaires, alors ca restera aout! Je sais qu'il y fera très chaud, mais ca permettra un break au frais l'après midi et une bonne sieste!

Merci encore à vous pour le temps que vous prendrez à me répondre et à me donner tous vos conseils et bonnes adresses.

Edwige
Rome: un itinéraire complet pour une semaine (vidéos) English translation pending
by AventureTv · 2017-05-29 · 5 replies
Tous les chemins mènent à Rome... Nulle part ailleurs 28 siècles d’histoire ne sont aussi présents dans une ville. À Rome, pas de bouleversements dus à l’industrialisation et au modernisme, mais une ville qui conserve toute sa beauté. Dans certains lieux vous pourrez, en étant attentif, déceler diverses strates historiques, en effet, au fil de l’histoire les bâtiments se sont superposés. je vous propose mon itinéraire pour une semaine et mes vidéos perso (je ne vends rien) que vous pourrez voir, ci cela vous intéresse.

Dans le premier épisode vous pourrez visiter le Colisée, à l'origine amphithéâtre Flavien, c’est un immense amphithéâtre ovoïde situé dans le centre de la ville de Rome, entre l'Esquilin et le Cælius, le plus grand jamais construit dans l'empire romain. Il est l'une des plus grandes œuvres de l'architecture et de l'ingénierie romaines. Juste à côté, se dresse l'arc de triomphe de Constantin, qui fut construit par le Sénat romain pour commémorer à la fois la victoire de Constantin au Pont Milvius contre Maxence en 312 ainsi que ses 10 années de pouvoir. Vous découvrirez ensuite, le mont Palatin qui est une des sept collines de Rome. Il occupe une position centrale dans l'ancienne Rome dont c'est une des parties les plus anciennes. Il donne sur le Forum Romain au nord et sur le Circus Maximus au sud. Sous l'Empire, le Palatin est occupé par d'imposantes demeures construites pour les empereurs, ce qui a donné naissance au mot « palais ». Leurs ruines occupent encore aujourd'hui une grande partie de la colline...

https://www.youtube.com/watch?v=fKCXXsNVdDM

Dans le deuxième épisode, vous allez découvrir la cité du Vatican, la basilique Saint Pierre, le siège du pouvoir catholique et les extraordinaires musées qui comptent parmi les plus riches et plus mystérieux du monde... Il s'agit du support territorial du Saint-Siège enclavé dans la ville italienne de Rome. En 2014, il compte 921 habitants ce qui en fait le plus petit État au monde ainsi que le moins peuplé. De nos jours, le Vatican est la représentation temporelle du Saint-Siège et de l'ensemble des institutions de l'Église catholique romaine : l'État de la Cité du Vatican est, lui, créé le 11 février 1929 aux termes des accords du Latran, signés par l'Italie représentée par Mussolini et par le Saint-Siège représenté par le cardinal Gasparri. Le Vatican est une monarchie absolue, de droit divin et élective dirigée par l'Évêque de Rome, c'est-à-dire actuellement le pape François, élu le 13 mars 2013, à la suite de la renonciation de Benoît XVI, le 28 février de la même année. Le Pape y exerce souverainement le triple pouvoir exécutif, législatif et judiciaire. Outre la basilique et la place Saint Pierre, vous aurez accès aux musées du Vatican et à leurs riches collections. L’entrée se fait par un coté (et non par la place Saint Pierre), je vous conseille de faire vos réservations à l’avance et de vous armer de patiences. La visite se fait dans un flux ininterrompu et dense de de touristes qui font des selfis en rafale et n’ont pas toujours ni l’attitude, ni l’intérêt adéquat. Vous y découvrirez les jardins, la pinacothèque, les musées d’antiquités romaines ou égyptiennes. Le clou de la visite reste la traversée de la chapelle Sixtine dans un flot de visiteurs ponctué de « Silencio » hurlé par des gardes Suisses. Je vous conseille de rentrer dans les musées vers 12 h et de garder le trajet de la chambre de Raphael et de la chapelle pour la fin de journée (le flot y est moins important). Après être repassé voir le soleil déclinant sur la basilique Saint Pierre (belle lumière pour les photos), je vous propose de vous diriger vers le château Saint Ange. C'est une vraie surprise, au premier abord, c'est une sorte de château fort, puis on découvre une sorte de labyrinthe à l'intérieur avec notamment son couloir de descente en colimaçon. En haut se trouve un ancien appartement papal avec des fresques murales étonnantes. Vous poursuivrez la visite par les terrasses qui vous donnerons un panorama unique sur Rome et sur le Vatican; Vous observerez une sorte de chemin surélevé (qui ressemble à un aqueduc) et qui relie le château au Vatican, c'était un chemin de fuite du pape.

https://www.youtube.com/watch?v=QPAr3PI2DlE

Notre troisième circuit débutera par la place Navone qui est située en plein cœur historique de la ville, à proximité du Panthéon, C’est l'une des places les plus connues de Rome et la plus grande. Construite à l'emplacement de l'ancien stade Romain de Domitien (81-96 après J.C) elle reprend la forme de la piste. Longtemps laissée à l'abandon, avant de devenir un marché, c'est le Pape Innocent X qui commande la rénovation de la place vers 1650. Il commande au Bernin la Fontaine des Quatre Fleuves pour orner le centre de la place Navone. De même l'église Sant'Agnese in Agone est restructurée et son sens inversé pour que la façade (de Borromini) donne sur la piazza Navona. L'église de Sant Agostino a été construite à la fin du XVe siècle sur un édifice sacré plus ancien. Sa façade est une des plus anciennes de la renaissance. La mère de Saint Augustin, Sainte Monique, y est inhumée. Dans la première chapelle du côté gauche, se trouve la Madonna di Loreto (ou Madonna dei Pellegrini), l'une des plus belles oeuvres du Caravage (1604). Sur le troisième pilier de gauche se trouve une belle fresque de Raphaël. L'autel a été remanié par le Bernin. Nous passerons ensuite par le Panthéon de Rome est un édifice religieux antique situé sur la piazza della Rotonda, bâti sur l'ordre d'Agrippa au Ier siècle av. J.-C., endommagé par plusieurs incendies, et entièrement reconstruit sous Hadrien (début du IIe siècle). À l’origine, le Panthéon était un temple dédié à toutes les divinités de la religion antique. Il fut converti en église chrétienne au VIIe siècle. C’est le plus grand monument romain antique qui nous soit parvenu en état pratiquement intact, du fait de son utilisation ininterrompue jusqu'à nos jours. Le Panthéon supporte la plus grande coupole de toute l’Antiquité avec 150 pieds romains soit 43,30 m de diamètre à l'intérieur, qui reste la plus grande du monde en béton non armé. Regarder les dalles au sol pour y découvrir les minuscules trous d’évacuation des eaux de pluies qui pénètrent par l’opercule. Un peu plus loin, la fontaine de Trevi est un exemple de la perpétuation du style baroque dans la Rome du XVIIIe siècle, de par son mélange des effets , sa monumentalité et sa référence à la fontaine des Quatre-Fleuves de la piazza Navona par Le Bernin. L'ensemble est surmonté du blason du pape Clément XII, ainsi que de quatre statues sous la balustrade représentant les quatre saisons. La niche principale abrite le dieu de l'Océan, Neptune, sculpture de Pietro Bracci ; elle est entourée par l'abondance et la salubrité, œuvres de Filippo della Valle, un sculpteur florentin. C’est un lieu très fréquenté par les touristes et à mon gout pas le plus intéressant. Nous retournons vers la place du Capitole, sur la colline du Capitole. Conçue en grande partie par Michel-Ange, elle est considérée comme l'une des plus belles places de Rome. On trouvait en son milieu une célèbre statue équestre de Marc Aurèle, aujourd'hui remplacée par une copie, l'originale ayant été transférée dans le musée à côté. Le musée est splendide et se trouvent dans les bâtiments qui bordent la place : le « palais Neuf », au nord, et le « palais des Conservateurs », au sud). Il vous faudra un bon sens de l’orientation pour ne rien perdre de cette visite (Les caméras sont interdites, sauf autorisation). À l'est de la place, face à la Cordonata capitolina, se dresse le Palazzo Senatorio, le siège de la Commune de Rome. Juste à côté vous verrez le monument à Victor-Emmanuel II, aussi connu sous le nom de Vittoriano, est un monument de Rome qui se trouve sur la Piazza Venezia à côté du Capitole ou la machine à écrie (vous comprendrez). Au centre du monument se dresse l'Autel de La Patrie et la tombe du soldat inconnu (s’abstenir des selfis), tandis que l'intérieur du bâtiment abrite le musée sur la réunification de l'Italie. Derrière le bâtiment, un ascenseur vous conduira sur la terrasse panoramique.

https://www.youtube.com/watch?v=BbXnT2FAiRU

Pour cette quatrième journée, nous commencerons notre visite par la basilique Santa Maria degli Angeli e dei Martiri, c'est une basilique romaine située place de la République, non loin de la gare centrale de Termini. La basilique est dédiée aux martyrs chrétiens, censés avoir construit les thermes de Dioclétien. L'église actuelle occupe les anciennes salles du caldarium (façade, entrée), du tepidarium et surtout de l'immense frigidarium (ou salle basilicale) des thermes. Elle conserve une ligne méridienne monumentale, ajoutée au XVIIIe siècle, levez la tête pour voir l’étonnant lentille par laquelle rentre le filet de soleil.. Nous visiterons, ensuite les thermes Dioclétien, ce sont des thermes romains, les plus vastes jamais construits dans la Rome antique, situés au nord-est de la Ville, sur le Viminal. Leur construction a débuté en 298 sous l'empereur Maximien Hercule, nommé Augustus de l'Occident par Dioclétien. Ils sont inaugurés en 306, après l'abdication des deux empereurs. Ce monument très bien conservé comprend la basilique Sainte-Marie-des-Anges-et-des-Martyrs, le musée des Thermes de Dioclétien, siège historique du Musée national romain, et quelques autres bâtiments et activités annexes. Nous irons ensuite au Musée national romain (Museo Nazionale Romano), LE musée archéologique de Rome, qui rassemble des objets et sculptures touchant à l'histoire et à la culture de la Ville à l'époque romaine. Depuis 1990, les collections se trouvent réparties entre quatre bâtiments distincts : le musée des Thermes de Dioclétien, le palais Massimo alle Terme, le palais Altemps et la Crypta Balbi. Il sera temps de partir vers la colline du Pinciano, nous promener dans les jardins et surtout aller voir la galerie Borghèse dans le parc de la Villa Borghèse. La collection Borghèse est une collection de sculptures romaines, de tableaux des Vieux Maitres et d'art moderne constituée par la famille Borghese , et notamment par le cardinal Scipione Caffarelli-Borghese, à partir du XVIIe siècle. Elle comprend de grandes collections de Caravage, de Raphaël, de Titien et d'art de la Rome antique. Les Borghese ont aussi acheté de nombreuses œuvres aux principaux peintres et aux sculpteurs de leur époque, et Scipione Borghese a commandé deux bustes-portraits au Bernin. Vous devrez réserver votre billet sur Internet à l’avance et respecter votre heure d’arrivée. Vous aurez 2 heures de visite. Pour éviter le flux de visiteurs commencez par l’étage (et les tableaux) puis terminez par le rez-de-chaussée pour le bouquet final avec les sculptures du Bernin.

https://www.youtube.com/watch?v=qPgnf_rDbL4

Pour cette dernière journée, nous nous concentrerons sur l'Est de la Ville de Rome. Nous quittons l'Ouest que nous avions laissé dans un précédent épisode la piazza delle popolo, nous passons devant l'escalier de la trinité des monts (surchargé en touristes) puis devant le monument Victor Emmanuel II (que nous avons déjà vu). Nous remontons jusqu'à l'église sainte croix de Jérusalem qui renferme des reliques importantes et contestées: un tiers de l'Elogium, c'est-à-dire le panneau pendu à la Croix du Christ, le fragment montre le mot "Nazaréen" écrit en hébreu, en latin et en grec ; deux épines de la Sainte Couronne, un clou incomplet, un grand fragment de la croix du bon larron et trois petites pièces de bois de la Vraie Croix elle-même. Non loin de là, après l'aqueduc, se trouve l'époustouflante Basilique Saint-Jean de Latran, une quasi réplique de la basilique saint pierre du Vatican, en peut être plus impressionnant. Première église à être publiquement consacrée en 324 par le pape Sylvestre Ier, elle prit progressivement le nom de basilique Saint-Jean par association à son important baptistère voisin, dédié à saint Jean-Baptiste, le plus ancien de Rome. Pendant plus de dix siècles, les papes résidèrent dans le palais du Latran voisin. Dans les murs de la basilique se réunirent plus de 250 conciles, dont les cinq conciles œcuméniques du Latran. Le cloitre est payant. Juste en face de la basilique, il est possible de découvrir l'escalier du Christ, la Scala Pilati ( « Escalier de Pilate ») qui fut transporté miraculeusement de Jérusalem à Rome vers 326 par Hélène, mère du premier empereur chrétien, Constantin. Une légende veut que la conversion de Martin Luther ait été favorisée après avoir gravi ces marches à genoux en 1511 alors qu'il désirait sauver du purgatoire l'âme de son grand-père. Nous passerons par le Baptistère que j'évoquais un peu plus haut puis nous passerons par les églises Maria al Foro et Santi Cosma avant d'arriver au forum de Trajan et d'Auguste. Nous partons plus au sud, vers le Théathe Marcellus qui est un théâtre romain situé sur le Champ de Mars. C'est l'un des plus anciens théâtres en pierre de Rome, après le théâtre de Pompée construit entre 61 et 55 av. J.-C. Il est le seul édifice de ce type à Rome conservé en élévation, grâce à sa transformation en forteresse au Moyen-Âge puis en palais. Nous arrivons maintenant sur l'île Tiberine, d'une longueur de 270 sur 67 mètres, elle est située à un emplacement stratégique, permettant de traverser le fleuve aisément grâce à deux ponts L'île est reliée à la rive gauche par le pont Fabricius, le plus ancien pont de Rome (62 av. J.-C.) encore debout et à la rive droite par le pont Cestius, un peu plus récent, mais profondément remanié à la fin du XIXe siècle. Nous continuons vers le sud Est pour arriver vers les thermes de Caracalla, Situées au pied de la colline de l'Aventin, dans le Sud de Rome, non loin du du Circus Maximus, les imposantes ruines vous permettront de découvrir les restes de ce qui fut l'un des plus grands et des plus riches établissements thermaux de l'empire romain, pouvant accueillir 1600 personnes. Prenez absolument l’audio guide, car il est difficile de comprendre à quoi correspondent les vestiges que vous verrez. Nous poursuivrons vers la muraille de Rome ou vous pourrez visiter le petit mais très intéressant et gratuit musée des fortifications et pourrez en parcourir une partie. Nous sortons de Rome et nous dirigeons vers la via Appia qui est probablement la route antique la plus connue de Rome. La via Appia Antica commence à la porte San Sebastino, au Sud-Est de Rome et peut être suivie sur quelques kilomètres au milieu des pins et des cyprès. Nous louerons un vélo pour aller le cirque et le mausolée de Maxence dans la campagne (il faut rouler sur le sentier qui est sur le bas-côté car c’est impossible sur la voie très accidentée). Vous avez quelques loueurs juste avant le début de la via et la location n’est vraiment pas chère. N’hésitez pas à vous éloigner de la via, vous y découvrirez des petit mausolées et ouvrages (bassins) isolés. Enfin, je vous conseille de visiter les catacombes (mais cela vous ne le verrez pas sur la vidéo car je n’ai pas eu l’autorisation de filmer).

https://www.youtube.com/watch?v=kgzLRfJ6RE4

Je suis resté 6 jours à Rome et je suis loin d’avoir tout vu ! J’ai trouvé un logement à 30 euro la nuit avec petit déjeuné (Bed & breakfast). Au total Avion 140 € + hébergement 150 € + navette et transport 60 € + Visite 40 € (mais j’avais beaucoup d’invitations) + repas 160 € soit 550 €
Jordanie, entre Nature et Histoire English translation pending
by Grisemote · 2017-05-11 · 32 replies


Je ne saurai que trop vous conseiller de lire le texte avec l'intégralité des photos et dans sa globalité: sites.google.com/...nienatureethistoire/

Grisemote, levée du pied droit, un matin de printemps ensoleillé, je m’souviens c’était un samedi : « Petite devinette pour trouver notre prochaine destination de vacances : Mes voisins sont turbulents (et c’est rien de le dire) Chez moi on est libre de circuler partout et en toute sécurité Si la chaleur te fait peur passe ton chemin Je regorge de points d’intérêt tant naturels qu’archéologiques Je sais, l’Egypte ? Tu chauffes, mais c’est plus serein en ce moment La Turquie ? Non, c’est plus petit et un poil plus loin L’Iran ? Non, c’est grand et parait-il accueillant, mais il me semble que tu n’es pas vraiment libre de tes mouvements Bigre, Israël alors ? Allez, c’est la Jordanie ! Certes, de très mauvaises langues diront que les frontières avec la Syrie et l’Irak ne sont pas engageantes, mais d’après mes infos, c’est une destination superbe et qui semble sûre. Entre Petra, la mer morte et le désert, pas de quoi s’ennuyer. Pour la chaleur, la majorité du pays est en altitude ce qui le rend chaud mais supportable en juillet. » Comme généralement les billets sont soit déjà pris soit sur le point de l’être, je sais d’avance que toute résistance par rapport à la destination est vaine. Franchement, vu la configuration du pays, j’avoue que je ne m’y serais pas aventuré. Faisons confiance au guide .

C’est par un vol Lufthansa de 4 heures1/2 à partir de Francfort, que nous franchissons allègrement la méditerranée pour atterrir à Amman. Dans ce moyen-courrier, pas d’écran donc pas de film, pas de supers appui-tête. Ça rappelle notre TER SNCF comme confort mais à l’heure, ce qui fait une belle différence vu que nous touchons le sol vers 2 heures du matin. Un taxi nous attend, un grand sourire aux lèvres pour nous amener au Mariam Hotel à Madaba , ville la plus proche de l’aéroport.

Le premier contact est plutôt sympathique avec nos différents interlocuteurs. Il fait chaud mais ce n’est pas la fournaise en pleine nuit. Le changement culturel se vit rapidement dans ce qui nous reste de nuit, avec le chant à gorge déployée du muezzin qui, insomniaque, nous fait partager sa joie de vivre. Heureusement, il n’est pas seul, d’autres aux alentours prennent le relais pour ne pas faire retomber l’ambiance. Pas de doute, même dans cette ville « chrétienne », nous sommes bien en pays musulman. Bah, c’est ça aussi l’exotisme pour nous, même s’il faut bien avouer que ça ne joue pas vraiment le rôle d’un somnifère.

Après le p’tit dej local qui lui aussi transporte nos papilles dans un tout autre univers que celui de nos saveurs européennes, nous prenons possession de notre voiture, pas très grande, mais largement suffisante pour ce que nous avons à faire, c’est à dire de la route (pas de piste au programme cette fois). Elle possède un toit ouvrant du meilleur effet, mais que nous ne pourrons ouvrir que le soir comme nous l’apprendrons dès la première utilisation. Bien entendu, le ciel est bleu et à 8h00, le soleil montre déjà une belle vigueur.

Nous partons pour notre première escapade dans la ville. Dire que nous sommes vus comme des anonymes serait mentir, mais nous ne sommes pas sollicités de toutes parts et si certains commerçants s’adressent plus particulièrement à nous, ce n’est jamais avec insistance. Grisemote est habillée à la mode locale, donc plutôt couverte mais sans excès Nous croisons de nombreuses femmes auxquelles même la couleur des yeux n’est pas accessible à notre regard, mais pour la majorité, c’est plutôt un simple voile. L’ambiance locale est celle d’une ville animée avec de nombreux commerces. Nous visitons quelques lieux « chrétiens » puisque c’est une des particularités de la ville. Les mosaïques qui y ont été retrouvées sont des pièces archéologiques de grand intérêt, notamment la carte de Palestine datant du VIème siècle et qui retrace les différents lieux bibliques de l’époque.

Le soir, nous tentons notre premier restau. Bien sous tous rapports, tant pour l’accueil que pour le contenu de l’assiette, pléthorique d’ailleurs et agrémenté d’une bière locale (boisson qui ne se trouve pas partout mais pas de façon exceptionnelle non plus sur les lieux touristiques).



Nous nous lançons dès le lendemain sur la route du Roi, route ancestrale mais dont l’origine du nom n’est pas bien définie. Le désert aride est aux portes de la ville. La route est de bonne qualité, en général non piégeuse (gare quand même aux animaux, notamment les troupeaux de moutons ou de chèvres). L’herbe grillée partage son territoire avec de la roche et quelques arbres, mais peu de cultures. Ici, c’est plutôt l’élevage qui domine, mais pas de bovins qui ont besoin de plus d’eau. (La Jordanie fait partie des quatre pays au monde les plus pauvres en eau.)

Les paysages s’enchaînent, vallonnés, secs, arides, désolés et en même temps photogéniques. Se ravitailler est simple dans les petites échoppes des villages le long de la route. Les prix sont divisés par deux à trois par rapport aux lieux touristiques et les mets locaux sont plutôt bons et de qualité. Mention spéciale pour le pain local, sous forme de galette de taille souvent plus que respectable pour un prix très modique. La langue commune étant souvent le mime, cela limite les conversations au strict minimum en dehors de bonjour, au revoir et merci. Nous nous y mettrons.



De villages en villages, nous arrivons à Machéronte, haut lieu de sacrifice, celui de Salomé la douce qui demanda la tête de Jean Baptiste en échange de sa fameuse danse des sept voiles. Cela demande quand même un poil d’imagination, car en fait, il ne reste que quelques pierres en haut d’une colline protégée par un soleil agressif et habitée par des chèvres. La vue en revanche est plutôt agréable vers l’horizon sur la mer morte et Israël. La route du Roi s’aventure dans des canyons profonds (il faut dire qu’il n’y a pas le choix), qui nous montrent à quel point l’altitude est un atout pour la température : en passant de 33° à 900 m sur le plateau à plus de 40° aux alentours de 200 m.



Nous enchaînons par une petite visite à feu le croisé Renaud de Châtillon au château de Kérak, sinistre personnage à priori s’étant distingué par des massacres de locaux pour laisser une trace dans l’histoire lors des croisades ( Pour les cinéphiles, gros méchant dans « Kingdom of heaven »). C’est réussi ! Le château est au milieu de la ville, fort animée et plutôt commerçante. Compte tenu du chemin qui reste à faire, nous optons pour la recherche d’un point de vue externe sur les remparts, assez bien conservés, sans visiter la forteresse.



La voiture en fin de journée atteint enfin le secteur de Dana notre destination. Bien entendu, ce qui manquait à notre tableau de chasse de la journée, c’est de se perdre, ce qui fut fait avec brio pendant les derniers kilomètres sur une piste. Dans tout chemin il y a une aventure pour qui sait la trouver aurait pu dire un prophète. La nôtre fut modeste, avec l’attaque en règle d’un troupeau de chèvres et de moutons dévalant une colline, accompagné par des bergers hilares. Nous atteignons la réserve naturelle de Dana dans la soirée. Nous avons opté pour la Dana Guesthouse, car les autres logements, en juillet, pouvaient être étouffants. Celle-ci est en dehors de la réserve, mais offre une vue imprenable. Au début nous passons par le petit village de Dana qui semble morne et un peu désolé. Puis au balcon de l’hôtel, crack - la mâchoire se décroche : « Ah oui, quand même ! » Une grosse envie de se prendre pour un oiseau et de survoler cette vallée immense et absolument magnifique aux couleurs du coucher de soleil.

L’hôtel est vide et la chaleur n’explique pas tout. Les touristes ne sont plus légion dans le secteur. La guerre aux portes des frontières y serait pour quelque chose ? En tout cas, pour nous, l’endroit est enchanteur avec une chambre coquette (mais avec les sanitaires sur le palier, ce qui n’est pas grave puisque nous sommes seuls) qui donne sur un très large balcon qui surplombe THE vallée. On nous fait un briefing des activités et treks alentours, afin que nous nous organisions en fonction de nos attentes sur les trois jours prévus. Cependant, comme nous sommes les seuls, il nous faudra payer la rando accompagnée (obligatoire pour la plupart) pour quatre personnes, GLOUPS ! Du coup, on va revoir nos randos prévues à la baisse, surtout que pour certaines, il faut également payer la navette pour s’y rendre…Ce n’est pas fait pour encourager le peu de touristes qui fréquentent actuellement le pays. Très dommage tout ça !

Le repas n’ayant pas été commandé « à temps » à l’hôtel, nous recherchons un restaurant vers le village. Pas foule. Normal, le hameau est abandonné, mais commence à reprendre vie, grâce à l’office des parcs nationaux qui offre une aide à ceux qui s’y installent. Il faut dire que l’hiver, il y fait très froid car nous sommes à plus de 1000 mètres, et le village se retrouve coupé de tout. Nous entrons donc dans le premier endroit ressemblant à un restau qui se présente. « Il y a quelqu’un ? » résonne dans le hall d’entrée.Notre hôte nous accueille, visiblement content de rencontrer des touristes.

Ici pas de carte, le patron parle l’anglais et propose ce qu’il a ( de toute façon toujours une base de houmous et de mtabbal, préparation d'aubergines) et qu’il nous sert en terrasse avec vue sur le village dont au moins la moitié des maisons sont délabrées. Vers 5h30, j’ouvre un œil et gagne le balcon. Le soleil baille encore et ne dissipe qu’une faible lumière douce et chaude sur la vallée encore sans ombre. Les oiseaux en profitent pour faire leurs courses avant le cagnard qui va les clouer au nid. Quel privilège cette vue, depuis la chambre.

Après un p’tit dej plus que copieux et un service irréprochable, nous partons au Rummana Campsite à quelques kilomètres de voiture



Début du trek du tour du camp » vers 11H00. Chapeau, crème et vêtements pour protéger nos peaux sensibles obligatoires. Nous décidons d'enchainer Dana village trail et cave trail qui sont deux balades assez courtes. Grisemote repère rapidement sur le parcours des lézards bleus vifs, le sujet phare du jour, dans un décor tout en rondeurs. Ayant eu la maladresse de m’approcher trop près d’une des cibles, je suis banni pour le reste des temps à rester à distance. Le camping de Rummana est extraordinaire, au coeur de la réserve naturelle. En logeant à la Dana Guesthouse, nous n'étions pas au sein de la réserve, donc soumis aux horaires d'ouverture (et en plus de navette, car nous ne pouvons pas atteindre le campsite avec notre propre voiture), trop tard pour voir des animaux. Par contre, en juillet la chaleur est éprouvante, nous ne nous sentions pas de dormir sous la tente! Finalement à part les lézards nous n'avons pas croisé d'animaux.



Le lendemain, le trek prévu est Al-Shaq Al Reef, avec un guide extra : Salem. Ancien militaire plutôt bien gradé, il connait le pays comme sa poche et sait le faire partager. Le parcours est très attrayant avec comme point d’orgue la montée d’un canyon qui nous amène à un sommet idéalement placé pour voir toute la beauté du site. Arrivés au sommet, sous une arche, il dégaine une bouilloire et fait un de ces thés magiques de Jordanie, plutôt sucré comme cela se pratique, mais tellement bon. A ce moment, nous sommes les rois du monde. Salem nous explique tout le long du chemin les propriétés de certaines plantes dont il se sert à titre médicinal. Le désert est une richesse pour celui qui le connait et un espace assez dangereux et épineux pour les autres. A notre guesthouse, des touristes omanais viennent admirer la vue. Nous sommes invités à partager le thé.



La dernière journée est consacrée à descendre le canyon en faisant un tout petit bout du Feynan Trail. Ce trek est long de 16 kilomètres, et presque sans ombre tout du long. Au mois de juillet, c’est pas forcément une bonne idée.Levés à 6h00, avant le soleil pour éviter la chaleur, avec pour objectif de descendre deux heures uniquement puis de faire demi tour. Au petit matin, les oiseaux s’affairent à leurs emplettes en le faisant savoir à qui est déjà levé. Les premiers kilomètres sont ternes, sur une piste qui peut être empruntée par des voitures. Puis le chemin devient plus intéressant. Les flans du canyon s’éclairent de rouge et de jaune. Les objectifs de nos appareils photo essaient de capter cette atmosphère si particulière qu’il y a dans un endroit isolé et grandiose. La remontée sera nettement plus pénible, d’abord parce que par définition elle demande plus d’effort, et ensuite parce que la chaleur monte vite et fait des ravages sur les organismes. En contrepartie, vider nos bouteilles d’eau nous rend plus léger.



Ce n’est pas sans un dernier regard déjà nostalgique de cet endroit magique que nous quittons la vue surplombante de l’hôtel. Direction Pétra. Sur la route, nous passons par Shobak, le château construit par Baudouin 1er premier roi de Jérusalem. L’approche de la forteresse est très attrayante avec ses petits villages en pierre, dans un environnement calcaire qui fait penser à un paysage de neige. Nous visitons les ruines et prenons quelques clichés des murs encore vaillants qui le constituent. Ils savaient construire solide à cette époque là. Et maintenant, en route, Pétra on arrive ! Le temps de s’installer au Petra Palace Hotel, dans une chambre avec vue sur la piscine, et de remarquer que nous sommes seuls à l’étage de ce très grand hôtel (ici comme ailleurs les touristes se font rares), et nous voilà à déambuler dans la rue au gré des boutiques de souvenirs et des artistes « peintres » de bouteilles de sable. Un bon restau oriental et au lit, demain nous devons nous lever tôt.

C’est le grand jour ! Depuis le temps que l’on attend cela. Nous avons pris des billets pour une visite de 3 jours. Avec le Jordanian Pass, c’est vite amorti, car Pétra est le site dont l’entrée est la plus chère au monde. Trois jours, c’est bien, mais c’est encore peu face à l’immensité du site. Levés tôt, petit dej expédié, nous nous présentons à l’entrée du fameux site. Le but du jeu, c’est d’arriver pour voir le lever du soleil se déclarer sur le Khazneh (le trésor). Les premiers pas commencent par un chemin d’approche banal de deux bons kilomètres (le siq extérieur), où nous sommes sollicités fréquemment par des rabatteurs un peu collants (ce qui est rare en Jordanie) pour nous proposer la selle confortable de leurs chevaux jusqu’à l’entrée , ce que nous déclinons.



Ensuite débute le Siq, un canyon profond de roches rouges étroit et sinueux. Il est tôt, les touristes ne sont peut-être pas encore levés, et nous sommes presque seuls au milieu de cette pure beauté de la nature.

Des équipes avec des grimpeurs nettoient la paroi pour que des blocs ne s'effondrent pas sur les touristes et autochtones qui empruntent le défilé du siq.

Au bout du défilé, apparait d’un coup dans toute sa splendeur le « trésor », bien connu de tous les fans des « Aventuriers de l’arche perdue ». Contrairement au film, le Graal peut se trouver facilement dans toutes bonnes échoppes alentours qui vendent d’authentiques pièces de tout ce dont vous pouvez rêver. Pour ce qui est de l’immortalité, en revanche, les vendeurs restent un peu vagues, donc méfiance sur les effets quand même. Compte tenu du prix, ils doivent être limités de toute façon. Les dromadaires qui mâchouillent on ne sait quoi puisqu‘il n’y a pas d’herbe, regardent toute cette activité humaine de toute leur hauteur méprisante, en attendant que le bédouin chargé de leur trouver un cavalier s’acquitte de sa tâche. Il est huit heures environ, le soleil commence à s’exprimer avec insistance, on sent que la journée sera dure. Heureusement, nous avons deux litres d’eau par personne, ce qui est au final plutôt juste. Dans un environnement aussi touristique, autant dire que ce n’est pas un problème d’en trouver. Nous continuons donc notre découverte vers le théâtre, plutôt bien conservé en empruntant la rue des façades, riche de bâtiments creusés directement dans la roche (grès ou sable fossilisé). Les dessins formés par les couleurs des différentes couches donnent un cachet particulier à l’ensemble.



Les aléas dans un voyage: la narration de Gilles

Une divergence de route aura vite fait de désunir l’équipe. Le plus indiscipliné des deux, qui a pris l’initiative de ne pas suivre le parcours prévu, se voit distancé sévèrement de l’autre partie du groupe (c’est-à-dire Grisemote). C’est avec un peu de retard qu'il entame une longue marche sous une chaleur accablante, qui monte impitoyablement en haut de la falaise, dans l’espoir de retrouver l’autre moitié. Certes la vue est belle sur le site, mais il faut la gagner. Arrivé en haut, pas de trace de Grisemote malgré le chemin unique. Fâcheux ! Le sillon longeant la falaise, il suffit de le suivre. Au bout d’un temps certain, une nouvelle falaise marque la fin de l’aventure avec une belle surprise. Nous sommes en haut du siq avec une vue absolument imprenable sur le « Trésor ». A cet endroit improbable, Salem nous accueille dans son nid d’aigle douillet où il sert un thé délicieux à l’ombre pour 1 JOD ce qui me fait oublier quelques instants que Grisemote manque toujours à l’appel. C’était comment avant, quand il n’y avait pas de téléphone portable ? Simple, on se cherchait pendant des heures. Le mien étant à l’hôtel, nous allons faire un saut dans le passé. En parlant de saut, n’ayant pas envie de refaire l’intégralité du trek pour le retour sous l’écrasante chaleur du soleil, Salem m’indique son raccourci : une dangereuse descente à pic dans les rochers et le sable à première vue, mais faisable pour qui est patient et bien chaussé. Il permet de revenir tout simplement au Trésor, à l’ombre. Le plancher des chameaux atteint, je repars à la recherche de la Grisemote perdue, une paille dans une botte de foin…. Les kilomètres s’enchaînent et l’heure tourne. Perdu pour perdu, je fais grincer les mollets vers 14H00 dans l’abrupte montée du Monastère. Tous les 100 mètres, un stand tenu souvent par des femmes qui nous veulent du bien ponctue le chemin d’arrêts plus ou moins longs. Négociateur minable d’habitude, comme j’ai envie d’écourter au maximum sans être désagréable les transactions commerciales dont je n’ai pas envie, je donne des prix plancher à toutes mes interlocutrices de façon à les dégoûter de discuter avec moi. Rien n’ y fait, je remporte assez souvent la mise (pas assez bas les prix mon fils) . Du coup, le sac continue de se remplir de bracelets en argent pur, de colliers en os de chameaux finement ciselés, de cristaux probablement proches du diamant et autres babioles indiscutablement authentiques qui pourraient néanmoins plaire à Grisemote si je la retrouve un jour. De nombreux touristes optent eux pour la montée en âne. Si pour des petites japonaises l’âne trottine presque, pour de bons gros européens ou américains nourris au hamburger, j’ai mal pour eux, surtout vu le taux de grimpette. Arrivé en haut du Monastère, (qui vaut le coup d’œil), le chemin continue vers un sommet qui devrait logiquement offrir un point de vue idéal. Va pour le pic. Sans aucune surprise, le sommet est habité d’un nid douillet où deux bédouins au large sourire te proposent du thé pour 1 JOD, jouent de la guitare et chantent, très bien d’ailleurs, histoire de te mettre à l’aise. Ton regard commence un 360 ° pour admirer un paysage à couper le souffle. Et là, sans que tu t’en rendes compte, la deuxième lame s’abat sur toi. Au milieu du 360°, ton regard tombe sur un étal de bracelets qui te tendent la main. M’enfin ! Ici, ils sont bien travaillés, mais pour un prix moins modique que d’habitude. Le piège se referme sur moi. Je me dis « tiens, ça plairait bien à Grisemote – mais au fait, où est-elle ? ». D’un coup, la culpabilité me prend et j’achète le plus beau du lot, histoire d’adoucir ma peine, que je sois coupable ou non. Donc, je déconseille formellement le pic pour toute âme sensible, voyageur solitaire mélancolique ou plus simplement homme qui a perdu sa femme (la réciproque ne me semble pas vraie). La poésie du lieu ne me fait pas oublier qu’il doit me rester entre deux et trois bonnes heures pour rentrer à l’hôtel. Le soleil se fait moins chaud. Signe qui ne trompe pas, les étals de la descente sont souvent vides, désertés de leurs occupantes, ce qui me simplifie la tâche. Ceci dit, sans les plaindre particulièrement, le contexte touristique très dégradé plus la chaleur de l’été ne les aident pas à gagner leur vie. Clopin, clopan (rien à voir avec la cigarette), pas après pas, je retourne au trésor, presque sans un regard. Les jambes commencent à accuser sérieusement le coup après un nombre significatif d’heures de marche. Dans le siq circulent des carrioles transportant des fainéants … que j’envie, mais le désir de tout faire à pied est plus fort. Les deux derniers kilomètres sont éreintants, ainsi que l’escalier de l’hôtel, du haut de ses quatre marches. Alors, l’épisode « recherche Grisemote désespérément » va-t-il prendre fin ? Il y a comme un flottement dans la chambre lorsque j’entrouvre la porte. On sent dès la première seconde, que le bracelet ciselé ne suffira pas … Une bière au Cave bar, une grosse heure plus tard, permettra de mettre au point une stratégie puissante pour le lendemain, un système infaillible pour se retrouver : prendre tous les deux notre mobile !

Les aléas dans un voyage: la narration de Sylvie

De mon côté, c'est tout de suite moins lyrique. Absorbée par la recherche des multiples lézards multicolores et guidée par mon sens de l'orientation inexistant, je suis le seul chemin improbable. Joli, certes, mais quand même très escarpé, voire dangereux. Etant seule au monde (normal, puisque ce n'est pas le bon parcours), je décide de faire demi-tour, ayant eu une superbe vue sur le théâtre et ses alentours, mais point de Khazneh! Je regagne le plancher des vaches, ou pour être plus exacte , celui des chèvres ou des moutons, et déambule au milieu des tombes royales, du grand temple et autre. Je me pose ici et là pour boire un coca fort bien venu. Malgré l'altitude de 800 mètres, en été, il fait quand même très chaud.

Je m'attarde un long moment au niveau du Trésor, (Khazneh). Quand nous arrivons le matin, tôt, c'est quasiment vide. Il y a beaucoup plus de bédouins qui déambulent à leurs petites affaires que de touristes. D'ailleurs dire que nous avons eu Pétra pour nous tous seuls n'est pas très loin de la vérité. Il paraît qu'habituellement ça grouille de monde, là c'est plus que raisonnable....

Donc, au milieu de la journée, le quartier du trésor est méconnaissable, c'est une ville dans la ville. Dromadaires côtoient chevaux avec ou sans calèche, ânes, chiens, chats, lézards.... Bédouins de toutes parts essayant d'appâter le chaland pour une balade à dos d'animal, ou pour vendre de tout et de rien, groupes de touristes avec leurs guides qui se succèdent devant la façade du Khazneh. Et tout cela au milieu d'un nuage de poussière omniprésent. Je croise également à plusieurs reprises des hommes de très belle allure, leur poignard à la hanche, c'est la police bédouine de Pétra. Il n'est pas rare non plus de rencontrer des gladiateurs, qui regagnent le lieu où ils vont poser pour une photo "authentique" au milieu des édifices antiques. Je note quand même, ombre au tableau, la présence de nombreux enfants, parfois très très jeunes qui travaillent sur le site. Il paraît que le gouvernement a interdit le travail des enfants, mais visiblement cela n'a pas eu beaucoup d'impact ici! Deuxième ombre au tableau, le traitement de certains bédouins sur les animaux. Nous sommes intervenus une fois sur un homme qui jetait des pierres énormes en pleine tête d'un pauvre cheval. Il existe à l'entrée, une fondation britannique qui s'occupe de soigner les animaux qui travaillent ici.

J'ai également croisé à plusieurs reprises, des "Jack Sparrow", répliques bédouines de Johnny Depp dans "Pirates des Caraïbes". Ceux-là sont beaucoup moins glorieux que notre séduisant pirate, puisqu'ils sillonnent le site à la recherche de femmes esseulées (moi en l'occurrence), pour vendre leurs charmes. Pour ma part, je vais me contenter de goûter au coca!!!

Fatiguée, je regagne par le siq, notre hôtel en vue d'une détente dans la piscine, fourbue, déçue d'avoir perdu Gilles, mais satisfaite tout de même de cette journée bien remplie.

JOUR 2

Reprenons donc le cours de notre récit au deuxième jour, avec la montée à El Khubthah (2 ème essai pour certaine, 2ème fois pour d'autre), Wadi Es-Siyaggh et le monastère (2ème pour Gilles!).Nous avons tenté d'entrer sur le site par une rando parallèle au siq (wadi Al-Mudhlim), nous devons être normalement accompagnés, mais nous nous sommes fait repérer et avons donc abandonné l'idée, et rejoint le trésor, puis la rue des façades à nouveau par le siq.



Rapidement, à force de regarder les étals qui jalonnent le parcours, nous nous embarquons dans la négociation d’authentiques pièces historiques de musée qui nous deviennent sur le coup indispensables compte tenu du prix affiché au début et du prix obtenu. Pas de quoi se ruiner non plus, mais le sac se remplit et une fois l’affaire conclue, on peut se demander si nous en avions réellement besoin … Comme maintenant je connais le chemin par cœur, je pilote en maître l’équipage jusqu’à Salem et sa flûte et la prodigieuse vue sur le « trésor ». A la demande, Salem montre tous ses talents de musicien à la flûte et sur une sorte de violon local (le rababah). L’acoustique est phénoménale et la dextérité de notre hôte en fait un moment d’apaisement total. Je guide enfin Grisemote lors de la descente aventureuse qui nous ramène au Khazneh. Assez sportif, mais cela nous a évité de refaire tout le chemin en sens inverse, très, très long!



Nous déambulons au milieu des tombes, église, temple. Prenons le temps de partager un thé avec une famille bédouine (sans oublier de leur acheter un souvenir). Nous grignotons nos paniers pique nique, et le soleil est désormais au zénith. Nulle envie d'entamer la grimpette jusqu'au monastère, surtout que celui-ci est au soleil pas avant le milieu de l'après-midi.



Lors de notre pause thé, nous regardons avec amusement et empathie, un pauvre gars qui court en permanence derrière son âne monté par une japonaise qui veut faire tout Pétra au pas de course. Nous le retouvons quelques temps après, dégoulinant, et échangeons quelques mots sur sa condition physique!!! Il s'appelle Souleyman. Nous sympathisons, et il nous indique un wadi où l'on peut se rafraîchir, d'ailleurs il y va de ce pas avec son âne Jacques. C'est ainsi qu'après une boisson fraîche, nous décidons de le rejoindre avant la montée au monastère et nous nous engageons dans Wadi es- Siyaggh. Au bout du chemin nous retrouvons Souleyman qui nous invite avec ses compagnons à partager leur thé. Au terme du voyage, nous ne compterons plus le nombre de thés que nous avons sirotés à toute occasion. Les jordaniens sont très conviviaux et gentils. Ne pas offrir le thé serait un manque à leur hospitalité, et le refuser, un manque de courtoisie. Le thé jordanien est non pas à base de menthe, mais de diverses herbes dont essentiellement la sauge qui lui donne un goût très particulier. Sans oublier bien entendu, l'énorme quantité de sucre qui l'accompagne! En tous cas, sucre ou sauge, c'est la seule chose qui nous a vraiment désaltéré. Puis Souleyman propose de faire le retour (gracieusement) sur son âne. Pourquoi pas, Grisemote c'est elle qui s'y colle, et elle adore ça, et derrière la rando du monastère nous attend en plein cagnard, et ce n'est pas rien!



Je retrouve avec plaisir mes petites marchandes du monastère, remplace le collier en os de chameau que Grisemote a déjà cassé, mais évite soigneusement le pic du 360°. Bref, la routine quoi. Il y a le monastère en lui-même, superbe, avec son petit café en face où nous prendrons un citron pressé, mais aussi plusieurs belvédères que l'on atteint après une courte marche . Cela en rajoute encore dans les patounes, mais ça vaut le coup, les vues sont superbes. De façon plus qu'improbable, au fin fond du bout du monde, à chaque nid d'aigle, nous tombons sur une cahute dans laquelle on peut boire un thé, ou parfois écouter les talents de musicien de l'occupant bédouin. Sur le chemin du retour, nous croisons de nouveau Souleyman et lui proposons de lui louer ses services à la fin de la descente pour nous ramener à dos d'âne jusqu'au trésor. Après nos diverses randos du jour, nous sommes rincés! La surprise fut que nous voulions faire travailler Souleyman pour le remercier, mais il avait délégué le service à une maîtresse femme de fort tempérament, propriétaire d'un cheptel d'ânes et qui emploie des hommes pour conduire les bêtes. Nous négocions ferme, mais elle a juste omis de nous dire que le conducteur des ânes devait être rétribué par nos soins à l'arrivée sous forme d'un pourboire généreux. C'est ainsi que nous partons avec Mohamed et les ânes. Nous empruntons l'allée principale, le soleil se couche sur les tombes royales, la lumière et les couleurs de la roche sont fabuleuses. Comme nous avons bien traîné, nous sommes certainement les seuls touristes restants sur le site. On nous a d'ailleurs proposé de rester pour voir la pleine lune sur Pétra, car il n'y a pas d'obligation d'heure de sortie, mais là on n'en peut plus! Par contre, c'est l'heure où tous les bédouins vaquent à leurs propres activités. Pour les enfants, c'est judo. Et tous à la même heure se dirigent en kimono vers le tatami qui les attend. C'est assez amusant de voir cette petite vie sans touristes. Les ânes nous déposent au Khazneh, ils n'ont pas le droit d'aller plus loin. Nous empruntons donc le siq à pieds une nouvelle fois. A la sortie, il nous reste encore tout le siq extérieur à parcourir, presque 1 kilomètre. Là, ce sont les chevaux qui nous tendent les bras (ou plutôt les jambes). Le retour à dos de cheval est compris dans le prix du ticket d'entrée, cependant il faudra s'acquitter d'un pourboire suffisant pour le conducteur des canassons. On n'en peut plus! Nous ne savons même pas si nos pieds sont encore présents ou si nous avançons sur des moignons de pieds érodés par la marche non stop de la journée. A cheval donc.... En plus, Grisemote adore ça.



C'est notre dernière étape à Pétra, avant de prendre la route pour le Wadi Rum où nous sommes attendus en fin d'après-midi. L'objectif du jour, c'est encore une belle rando: le haut lieu des sacrifices. Cette fois-ci nous n'empruntons pas le siq. Nous venons faire tamponner nos tickets au visitor center, puis nous prenons un taxi qui nous mène à Umm Sayhoun, village de la seconde entrée du site.



Le sentier qui grimpe, qui grimpe débute juste à côté du théâtre. Là encore le paysage est splendide, et plusieurs belvédères sont disséminés de part et d'autre. Il n'est pas toujours facile de se repérer au milieu du paysage désertique dans lequel nous sommes d'ailleurs seuls. Grâce au GPS du téléphone nous retrouvons notre chemin aisément. Là encore le chemin est jalonné de vendeuses qui espèrent toutes qu'on s'arrête à leur stand. On essaye de faire plaisir aux unes et aux autres et on doit batailler ferme... Nous n'avons jamais lésiné sur les pourboires (peut-être le plus gros budget de notre voyage), ni sur l'achat de souvenirs, thé ou autre. Nous sommes pleinement conscients de la détresse dans laquelle sont les jordaniens à l'heure actuelle. Sous-développés en eau, pas de ressources énergétiques ou peu (ils en achetaient 80% à l'Egypte avant le printemps arabe, des réfugiés à leurs frontières, et là-dessus on rajoute des touristes maintenant inexistants (à part ceux du Moyen Orient). Alors notre contribution ce sera celle-là, et notre visite de ce pays pourtant fabuleux mais boudé actuellement. Combien de fois dans la rue est-on venu nous serrer la main en nous remerciant d'être là. C'est très triste, et nous souhaitons que le pays retrouve ses touristes comme il le mérite. Au milieu des roches, au milieu de rien, l'échoppe de Mohamed chez qui nous prendrons un thé salvateur.
Récit d'un mois au Nicaragua English translation pending
by Sullo · 2017-03-17 · 2 replies
Bonjour, Voilà comme je me sers souvent de ce forum pour préparer mes voyages il me semblait normal de rendre la pareille en donnant ici nos informations sur ce pays...en espérant que ça aidera les futurs voyageurs. J'ai effectué ce voyage Avec ma copine pour qui c'était le 1er voyage sac à dos. Les prix des hostals sont donc pour une chambre double à chaque fois. Nous donnerons notre avis sur les différentes villes et excursions que nous avons fait (ça ne reste que notre avis). Certains prix sont en dollars US ($) et d'autres en córdobas (c$).

Arrivée à Managua tard dans la soirée. J'avais pris contact avec L'hostal La Siesta à Granada pour réserver les 2 premières nuits et un taxi pour venir nous chercher à l'aéroport.

GRANADA

- Taxi aéroport 35$.

- La siestes hospedaje 20$/nuit (sdb partagée). Le gérant de l'hostal, un français, est très sympa et donne de bons conseils concernant l'organisation de votre voyage.

- La ville de Granada est très belle, s'y promener est agréable (soyez quand même vigilants la nuit tombée). Nous avons fait Las isletas (12,5$/pers), personnellement rien de bien intéressant (balade en barque autour des isletas qui sont en fait de petites îles sur lesquelles se trouvent des propriétés de familles riches). Nous sommes allés à la Laguna d'Apoyo (faisable via l'hostal). Très beau site il est possible de descendre s'y baigner mais également de contempler la vue depuis un petit village en hauteur (à faire).

- À goûter absolument le Vigoron au Comedor El Gordito parque central.

- Goûter les Nacatamales.

- bus Granada Rivas 31c$ /pers+20c$ pour le sac (on s'est fait avoir il ne faut pas payer de supplément pour les sacs) Le terminal de bus de Rivas se trouve dans un marché (comme la plupart des terminaux) donc ne descendez pas avant même si des locaux vous disent le contraire.

RIVAS

- Lidia hospedaje 20$/nuit (sdb partagée) La ville de Rivas ne présente pas bcp d'intérêts mais nous y avons passé une nuit pour assister aux playoffs de baseball (Rivas vs Chinandega).

- bus Rivas San Juan del sur 20c$/pers

SAN JUAN DEL SUR

- Casa oro 38$/nuit (Sdb privée et petit déjeuner) (très gros hostal très très touristique)

- Casa Romano 25$/nuit (sdb privée)

- La ville de San Juan est très agréable. L'ambiance ici y est décontractée et on s'y sent très en sécurité. C'est aussi beaucoup plus touristique et donc la vie est un peu plus cher. D'ici vous aurez accès à pas mal de magnifiques plages. Nous avons fait la plage Madera (5$a/r par pers) et la Hermosa (10$ a/r par pers avec entrée de la plage comprise). Prévoyez à manger car les prix des restos sur ces plages sont plus chers.

- À goûter, les glaces de chez Superfrutto

OMETEPE

- Bus San Juan Rivas 20c$/pers

- taxi Rivas San Jorge 2$

- Lancha San Jorge Moyogalpa (ometepe) 40c$/pers Moyogalpa

- Casa Yogis 19$/nuit (sdb privée)

- location scooter 15$/journée L'île est très belle il est très facile de s'y déplacer en scooter. En une seule journée nous avons déjà fait pas mal de petits villages.

- Pizzeria Los Ranchitos (La meilleure pizza de notre séjour)

MASAYA

- Ferry Moyogalpa San Jorge 50c$/pers

- bus San Jorge Masaya 67c$/pers

- taxi centre de Masaya 40c$

- Hostal Central 12$/nuit (sdb privée)..auberge très très basique mais bon pour 1 à 2 nuits. Accueil très chaleureux.

- La ville de Masaya n'est pas la plus jolie mais ses 2 marchés sont à voir. Nous y sommes restés une nuit pour pouvoir faire le volcan Masaya le lendemain matin.

- bus pour volcan 20c$/pers aller retour

- Volcan Masaya 200c$/pers (entrée + navette qui vous emmène au sommet). C'est assez impressionnant de voir la lave au fond du cratère...même si ce n'est que pour 5min

- Restaurant Ano Nuevo en face de l'hostal central (cuisine locale et asiatique toutes 2 très bonnes) on y a également changé de l'argent à un bon taux.

LEON

- bus UCA Masaya Managua 19c$/pres

- bus UCA Managua Leon 54c$/pers L'avantage de prendre les bus UCA depuis Masaya c'est qu'ils vous emmènent directement au bon terminal à Managua.

- Hostal Las Vacaciones 22$/nuit (sdb privée et petit déjeuner) une des meilleures adresses de notre séjour.

- Hostel Lazy bones 21$ en dortoir privé et 30$ chambre privée. Hostal possédant une piscine..agréable pour les fins d'après midi.

- La ville de Léon est notre coup de coeur au Nicaragua...on y est resté quasi 1 semaine. L'atmosphère ici est très cool, la ville est également un peu plus touristique. Elle garde son authenticité (architecture) et tout y est facilement accessible (restos, supermarchés, marché local, monuments...). Des bus locaux (en fait des camionnettes où les gens se tiennent debout à l'arrière) vous déplacent dans la ville pour 4c$/pers.

- À goûter absolument les glaces de chez Kiss me (un peu chères mais bon)

- un petit comedor dans la rue parallèle derrière Lazy Bones

- restaurant cubain El Bodegon (délicieux)

- Pan y Pan (Pâtisserie sandwich)

- Comedor Asados del Pelibuey

- Las Peñitas depuis Leon Taxi Leon, terminal bus pour Las Peñitas 40c$. Bus Leon Las Peñitas 13c$/pers. Bus local du terminal Léon au centre ville 4c$/pers

MATAGALPA

- bus local du centre de Léon au terminal de bus Leon 4c$/pers

- bus Leon San Isidro 47c$/pers

- bus San Isidro Matagalpa 20C$/pers Il existe des bus directs mais les horaires sont contraignants et ces bus sont souvent surchargés.

- Hostal La Siesta 400c$/nuit (sdb privée). Hostal proche du terminal Sud (bus qui arrivent de San Isidro et de Léon). - La ville de Matagalpa est un bon Point de départ pour rayonner dans la région du nord. D'ici vous pouvez visiter une fabrique de chocolat mais également des réserves naturelles (Selva Negra) et aussi une chute d'eau. C'est également la région où l'on trouve les principales cultures de café. Le climat ici est plus frais.

- Selva Negra : bus Matagalpa Terminal nord 4c$/pers. Bus Matagalpa Jinotega arrêt Selva Negra 26c$/pers aller retour. Entrée Selva Negra 100c$/pers La possibilité d'utiliser les sentiers balisés pour se balader dans cette réserve est assez intéressant. On peut monter jusque la forêt humide. Paysages impressionnants.

- Salto Santa Emilia (chute d'eau): bus Matagalpa Waslala arrêt Salto Santa Emilia 30c$/pers aller retour. Entrée à la chute 70c$/pers. Malheureusement le temps n'était pas de la partie mais la chute d'eau est très belle, possibilité de s'y baigner.

- Comedor Asados La Casota

- Le Glacier Kiss Me possède également une adresse à Matagalpa

JINOTEGA

- Bus Matagalpa Jinotega 25c$/pers

- hôtel Bosawas 380c$/nuit (sdb privée)

- Comedor Soda el Tico (très très bon)

- Don Colocho (Pâtisserie)

- Hotel Primavera 370c$/nuit (sdb privée)...meilleur hostal Que Bosawas.

- La ville de Jinotega n'est pas une étape que nous avons vraiment apprécié. Ici le climat est encore plus frais et c'est ici qu'il nous est arrivé la pire mésaventure de notre séjour. En haut d'un des sommets qui surplombe la ville se trouve un point de vue (La Peña de la Cruz). Malgré que l'on nous avait assuré que l'ascension était sans problème, nous nous sommes fait agresser par un homme armé d'une machette. Il a exigé le téléphone de ma copine avec lequel elle prenait des photos. Nous déconseillons donc d'y aller avec des effets personnels. Même si la photo d'en haut vaut le détour. Nous voulions passer un week end dans la réserve naturelle Bosawas mais cet épisode nous a dégoûté et nous sommes repartis vers Esteli

ESTELI

- bus Jinotega Matagalpa 25c$/pers

- bus Matagalpa Estreli 30c$/pers Il existe un bus direct pour faire ce trajet mais les horaires ne nous arrangeaient pas (car plus rares)

- Posada Cuscatleca 15$/nuit (sdb privee)...petite maison tenue par une famille du Salvador...un véritable coup de coeur également. Les chambres sont assez basiques mais ici c'est l'accueil qui nous a le plus marqué. Dès notre entrée on a senti qu'on serait comme à la maison. Elisabeth et José sont vraiment d'une gentillesse incroyable...dormir chez eux c'est partager un vrai moment de vie.

- Esteli est une ville où on trouve énormément de magasins. Son parque central est assez animé, son eglise est magnifique et d'ici vous pouvez visiter la réserve Miraflor et partir faire le Canyon de Somoto.

- Snack Jerusalem Kebab (le patron est daube gentillesse...)

- Canyon Somoto 30$/pers (repas inclus) pour l'excursion entière (Avec Sonati Hostel). Le Canyon de Somoto est incroyable, c'est de loin l'expérience qui nous a le plus marqué au Nicaragua. C'est un incontournable. Il est possible de payer moins cher et même d'y passer une nuit. Nous avons l'adresse mail de notre guide qui vit dans une petite communauté aux abords du Canyon. Il possède un dortoir dans son jardin. Il s'appelle Jackson Reyes et voici son mail

jackson_reyes22@yahoo.com

RETOUR AÉROPORT DE MANAGUA: Bus expresso Estreli (terminal Sur) Managusa (airport) 79c$/pers ttes les heures 15. Le bus expresso est un peu plus cher mais il vous arrêtera directement en face de l aéroport.

En général les logements sont assez faciles à trouver, même les petits villages possèdent pas mal d'hostals. Vous pourrez vous restaurer dans les petits comedors, entre 50 et 100 c$ pour un plat (très bien copieux). Les banques changent l'argent partout mais en général le taux pratiqué dans la rue est plus intéressant (sauf si vous voulez changer des euros, là il vaut mieux aller dans les banques directement). Le bus reste la façon la plus facile et la moins chère pour se déplacer dans le pays. Nous gardons un très bon souvenir de ce pays et de sa culture.

N'hésitez pas si vous avez des questions.
Découverte de Pétra English translation pending
by Macripa13 · 2017-01-31 · 38 replies
Petra 8/11 1er jour

6 h du matin ....réveillée par l'air glacé sur le visage et par le lever du soleil , je me lève ds l'espoir d'une douche chaude prise avant l'arrivée du gros de la troupe ... Je ne suis pas la première et ...l'eau est presqu'aussi froide que la veille ... Courage ...la journée est sérieuse ... Huit heures , départ ... Nous arrivons sur le site ...des touristes mais pas trop ... Un petit tour au musée , histoire de nous situer .... Petra ( roche en grec ) capitale du royaume des nabatéens , ancêtres des tribus arabes , origine du NO de la péninsule arabique ...avant d'arriver ds le sud de la Jordanie , ils s'y étaient en partie sédentarisés et étaient devenus des commerçants avisés ( ou plutôt des pilleurs de caravanes !!!! ) du fait de leur situation sur la route des caravanes entre l'orient ( Chine et Indes ) et les ports de la côte méditerranéenne . Ils ont étendus cette activité au sud de la Jordanie et sont devenus les maîtres des routes commerciales de la région .Ils se sont enrichis en prélevant des péages ( déjà !!!) et en protégeant les caravanes qui transportaient la soie , l'encens , les épices , l'ivoire ..... Les nabatéens furent à leur apogée durant 200 ans ( UN siècle av JC et UN siècle après ) ....avant d'être annexés à l'empire romain en 106 après JC sous Trajan .

Petra est l'une des sept nouvelles merveilles du monde et un site archéologique exceptionnel qui allie un emplacement naturel d'une beauté époustouflante à l'ingéniosité architecturale humaine et réalisée avec un talent hors du commun . Ils eurent l'intelligence d'associer les arts grec , romain , égyptien , byzantin , mésopotamien ....à leur propre art indigène et le résultat est unique au monde et la richesse culturelle est remarquable .

Puis Petra a été progressivement abandonnée et est tombée ds l'oubli jusqu' à sa découverte en 1812 par un explorateur orientaliste suisse , Johan Ludwig Burkhardt , curieux et informé , habillé en bédouin et parlant parfaitement l'arabe . Elle était alors habitée par des tribus bédouines qui vivaient ds les maisons troglodytes. Le gouvernement a favorisé leur sédentarisation en construisant des village en dur et maintenant , grâce à leur reconversion ds le tourisme ( ventes de souvenirs , âniers , chameliers , conducteurs de calèches ...) ils ont un revenu supérieur à la moyenne nationale . Nous pénétrons ds le site proprement et devant nous , se déroule un large chemin de terre d'un km et demi , encaissé entre deux vallées et qui longe le cours d'un ruisseau souvent asséché mais qui peut se transformer en un torrent impétueux , le Wadi Musa . Le long du chemin , nous commençons à voir les premières tombes rupestres puis sur la droite , trois sortes de cubes , les blocs ou cubes de Djinn hauts de 6 à 9 m et qui , selon les bédouins , abritaient des esprits malins ( d'où leur nom Djinn ) .Sans décoration mais creuses à certains endroits , l'hypothèse de tombes paraît être la plus vraisemblable .

Un peu plus loin , une structure double dont la partie supérieure doit son nom à la présence de quatre obélisques d'inspiration égyptienne et creusée de niches funéraires ( quatre plus une ) le tombeau des Obélisques et dont la niche centrale entre les obélisques est , elle , d'influence greco romaine . En dessous , un peu décalé , se situe le Bab al siq ( la porte du Siq ) triclinium ( triclinaire trois bancs sur les côtés des parois ) vraisemblablement une salle de banquet , où se déroulaient les fêtes honorants les défunts .Sur le dessus , deux demi frontons de style corinthien .

Un pont , avant de s'enfoncer entre les rochers , le canyon proprement dit , le Siq interne , véritable tunnel long de 1,5 kms et dont les parois peuvent atteindre 180 m de hauteur et peuvent se resserrer jusqu' à moins de 2 m. Impressionnant , qd je pense que non otre explorateur s'y est engagé sans savoir sur quoi il allait déboucher... Ce n'était pas l'entrée principale mais un passage sacré , pavé , descendant jusqu'à la partie religieuse de la cité . On peut y voir les traces d'un arc qui devait être fermé par une porte . Certains pavages sont d'origine et on peut , comme à Jerash , y distinguer les traces des roues des chars .Maintenant ce sont des calèches qui emmènent les touristes sur les chemins de Petra . Nous nous engageons ds le défilé où l'ombre et la fraîcheur surprennent ... À partir de maintenant , à Petra et dans le wadi rum , les couleurs chatoyantes ds tous les tons de rose , ocre , crème , orangée variant en fonction de l'heure et donc de la position du soleil , ne vont plus nous quitter et nous émerveillerons tout au long de notre chemin.... J'ai passé quatre jours à ressentir et à m'imprégner de toute cette beauté et à chaque instant , ces simples mots " que c'est beau "me viennent aux lèvres et ont du mal à exprimer mon émerveillement devant tant de magnificence . Peu après l'entrée, des canaux taillés ds la roche ainsi que des traces de canalisations amenant l'eau à Petra . Tout au long du siq , on voit des "wadi "fermés par des digues . Quelques arbustes parviennent à se frayer un chemin entre les rochers .

Le découpage artistique naturel des roches fait travailler notre imagination et ça et là nous voyons , qui un poisson qui , un éléphant ...je crois que tout le bestiaire a du y passer !!!!

Tout le long , des niches votives contenant des " betyles ", pierre symbolisant le dieu nabatéen Dushara . Un peu plus loin à gauche , sculptés à même la paroi , les pieds d'un marchand et de son chameau indiquant qu'il y avait de l'eau . Et ....l'Apparition ...magique dans le soleil entre les parois du canyon....le trésor du pharaon ou Khazneh Firaoun....une grande émotion m'envahit à la découverte de cette merveille sculptée à même le grès rose de la montagne .

40 m de hauteur , 28 m de large , deux niveaux . A la partie inférieure , six colonnes à chapiteau corinthien soutiennent un portique à fronton . De chaque côté on devine Castor et Pollux , assez abîmés par l'œuvre destructrice des iconoclastes qui , au VIII e siècle , reçurent l'ordre de détruire toute représentation humaine sur les terres de l'Islam . Au dessus de la colonnade , une frise de volutes et de grappes de raisin .De chaque côté du chapiteau , deux lions . Au centre du fronton des symboles rappelant la déesse égyptienne , Isis . La partie supérieure est composée de trois éléments ....au centre , un temple rond ou tholos avec un toit comique et un chapiteau corinthien sur lequel repose une urne , endommagée par les balles des bédouins pensant qu'elle contenait un trésor ... Le tholos est encadré de deux panneaux latéraux avec colonnes et demi- frontons . Les sculptures sont en partie effacées ... Sur les côtés du trésor sont creusés des canaux pour évacuer l'eau pouvant endommager le monument ...mais les Nabatéens n'avaient pas prévu l'érosion due au vent et au sable . Huit marches à la partie inférieure permettent d'accéder à l'intérieur.

Diverses fouilles ont permis de compris endre qu'il s'agissait là d'un temple funéraire consacré au culte et à la mémoire d'Aretas IV . Il a été terminé entre 40 et 60 après JC.

Une petite contrariété a un peu gâché cette découverte...j'ai cru mon appareil photo cassé....à Petra en plus , quel gâchis !!!! Préoccupée , je n'ai pas vu le groupe repartir ..Après quelques errements pendant une dizaine de minutes, j'ai fini par les retrouver ...j'ai vertement tancé Wallid en lui demandant s'il avait pour habitude de ne pas compter ses ouailles !!!! Un peu désagréable, d'autant plus que je ne me souvenais plus du nom du camps !!!!

Nous longeons sur la gauche Le Siq extérieur élargi et la rue des façades avec de chaque côté ses rangées de tombeaux nabatéens, pour arriver à un théâtre de style romain presqu'entièrement taillé dans le roc au premier siècle après JC par les Nabatéens sous Aretas IV .Dans un premier temps , il pouvait contenir entre 3000 et 4000 spectateurs. Lors de l'annexion de Petra par les romains en 106 , il fut agrandi jusqu'à pouvoir contenir jusqu'à 8000 spectateurs.

Nous continuons notre périple ...Face au théâtre , sur les hauteurs , un groupe de tombeaux royaux , impressionnants par leur taille ...Le Tombeau de l'urne , Le plus grand , Le Tombeau de la soie , Le Tombeau corinthien, Le Tombeau du palais et Le Tombeau de Sextus Florentinus ..

Sur la voie , nous visitons des cavernes creusées dans le rocher avec une exceptionnelle palette de nuances , blanc , rose , orange , dont les stries se mêlent et se démêlent à la façon d'un écheveau .

En empruntant la rue des colonnades , nous nous dirigeons sur la droite vers les vestiges de l'église byzantine construite sur l'emplacement d'un édifice ( probablement un temple ) démoli .

Avant la bifurcation , Nymphaeum , vestiges d'une fontaine dont il ne reste plus rien mais où s'épanouit un pistachier vieux de 450 ans .

A droit donc , l'église ou ce qu'il en reste ...de superbes céramiques , personnages , animaux ( lapins , sangliers cerfs , coqs ..) , trois vestiges de chapiteaux dans la cour . A droite , en contrebas , les ruines du Temple des lions ailés ( nom provenant des sculptures des chapiteaux )

Nous redescendons pour reprendre la voie des colonnades qui se termine par un vaste portail, , la porte du Temenos , gardée par deux gardiens en tenue " comme à l'époque !!!!! Ce portail donnait accès à la partie sacrée , Le Temenos ( grande salle pavée ) du QASR el Bint , principal temple Nabatéen de la capitale et seul survivant des tremblements de terre et inondations. L'édifice culmine à une vingtaine de mètres . Une grande salle pavée dominée par le temple lui même et son autel. Sur la droite , des vestiges de ce qui paraît être un "hamman " .

C'est à l'ombre de ces murs que nous mangeons nos sandwichs "bédouins " avant de repartir .

Cette fois ci , c'est sérieux , nous devons grimper jusqu'au monastère , Le Deir , 2,5 km dans la montagne , quelques centaines de marches taillées à même le roc et inégales ....la montée est rude ...le monastère se mérite !!!!! Mais le coup d'œil en vaut la peine ...

Un petit bar à ses pieds et nous dégustons notre café sucré à la cardamome avec délectation ....nous zapons la montée " pour la vue " !!!!! Un plateau montagneux où, dans un de ses flancs , a été creusée la façade du monastère . Monument à peu près carré ( 50 m de large 45 m de haut ) , deux niveaux , un inférieur avec demi colonnes à chapiteaux nabatéens, deux niches à tympan recourbé . Un portique de huit mètres de haut ceint de deux demi colonnes . Le deuxième étage , très en relief , comporte deux avant corps surmontés de deux demi frontons et un tholos central dont le chapiteau nabatéen supporte une urne (9 m à elle seule ) . La façade se découpe de la montagne , très en relief et je suis frappée par la sobriété du monument, comme s'il ne voulait pas voler la vedette au paysage environnant . Imposant , majestueux tout en étant sobre , voilà le Deir , bâti au I ou II eme siècle avant JC , ce serait un temple dédié à la pratique d'un culte en l'honneur d'un roi...Obodas I et peut être aussi le Dieu Dushara ....

Ce n'est pas tout , la journée n'est pas finie ....nous devons rentrer au camp ...à pieds !!! Quelques km de plus ....nous ne sommes pas à cela près !!!!!

Nous partons en longeant des corniches dont le vide à nos pieds est impressionnant...les couleurs changent , les vallées se creusent , les sommets s'éloignent et de temps en temps nous rencontrons une plaque de "gazon " tellement vert qu'on le croirait faux ....

Nous sommes accueillis par un thé chaud bien mérité mais qui ne s'ensuivra pas d'une bonne douche " chaude " qui , pourtant , aurait été la bienvenue .

Le repas du soir composé de légumes délicieux , de grillades au feu de bois et de discussions animées , terminera cette journée de façon conviviale et c'est avec bonheur que nous retrouvons nos duvets dans nos tentes bédouines .
MSC Sinfonia: Venise / Durban, 25 jours hors des habitudes... English translation pending
by Cristianh · 2016-11-05 · 92 replies
Bonjour,

Me voila, a nouveau, devant ce clavier les doigts a disposition des méninges... qui le sont beaucoup moins elles, encombrées de souvenirs, de résidus de décalages horaires : une fois dans un sens ... puis dans l' autre... et " re "! ainsi que par l' hésitation sur la meilleure façon de prendre " ce truc " par un bout.

Déjà : - notre chimie interne, qui nous vit, mon épouse et moi, avoir la certitude, " qu' il fallait nous oser " un retour sur nos préférences " de croisières " ... et qui aspira notre décision de passer a autre chose que le Yacht Club. En effets : - 89 jours cumulés au compteur, et encore : 56 en commande : - ce ne sont plus de belles opportunités, c 'est une maison de campagne. - notre goût pour les longues croisières, hors " tour de monde " ... loin des " petits " si longtemps, pencha, alors, nos aspirations, vers les caraïbes, le Brésil, Dubaï, en transat. Mais la : souvent des gros navires ... avec un YC !!! .... et nous ne sommes pas encore assez fort pour nous confisquer une chose, .... et nous la mettre sous le nez.

Auréa sur la classe Musica ne nous inspirant pas, notre découverte de ce " Sinfonia ", vers l' Afrique du Sud allait nous gâter : - Un vieux navire de 14 ans, beaucoup plus petit, ( et c 'est déjà plus long de l' écrire ) pendant 25 jours, avec des escales inconnues ... et " sonnant bien " : Seychelles , Iles Maurice, la Réunion, ... une arrivée a Durban : - la bas, tout en bas, ou, sur le globe terrestre, " on voit bien que l'on doit avoir la tête en bas, les pieds bien collés au sol pour ne pas tomber ...... sur un bureau ? ".. Notre sang ne fit qu 'un tour : ... " on hésita " !

C' était quand même une " sacrée marche "! Un beau YC Préziosa tout neuf, comparé a ce Sinfonia de 2002, ... allongée pour se tasser un peu plus dans les communs. ... 25 jours : - oui, mais si le coup de poker n' était pas bon !!! ...aïe, aïe aïe, je dirais même : pffff ! - Une Suite Auréa, tout a l' avant, ( la toute première ) sous le SPA, au calme, fut l' élément déclencheur. Nous avions notre position de repli, de " retraite sur des positions préparées a l' avance " comme diraient nos meilleurs stratèges.

C' est dans cet esprit que nous arrivons de notre hôtel de Venise, le grand matin.

Je reviens ....
Retour de 15 jours en Jordanie English translation pending
by Annebleue · 2016-11-02 · 4 replies
Nous voici revenues de Jordanie où nous avons passé 15 jours sans aucun problème. Le pays est magnifique et PETRA en est le point d'orgue.

Le pays est très safe (nous sommes 2 femmes de plus de 65 ans parlant anglais et un peu arabe). Du fait du peu de touristes l'accueil est des plus chaleureux et le pays renferme des trésors : Petra, Mer morte, Madaba, DANA etc. ATTENTION la Jordanie est un pays cher donc ne vous attendez pas à des prix types Sud Est Asiatique par exemple.

Grace aux Forumistes (Merci Phil4000) nous avons loué une petite KIA Picanto chez MONTECARLO. Très bon service 20 JD /Jour plus 10 JD pour assurance qui couvre l'intégralité de la franchise en cas de problème. Ils nous ont apporté la voiture à notre hotel à MADABA ce que nous conseillons car conduire dans Amman relève de l'exploit tant la circulation est dense et anarchique.

Pour le retour de la voiture ils vous expliquerons où se trouve leur bureau. En venant du Sud prendre la highway en direction d'AMMAN surtout ne pas prendre la direction de l'aéroport... ce que nous avons fait et nous nous sommes perdues. Donc bien prendre direction AMMAN et vous verrez sur la gauche le bureau (station service pour faire le dernier plein d'essence. Ils connaissent l'agence), prendre la contre allée puis au premier pont tourner à gauche et revenir en arrière vous trouverez ainsi le bureau de MONTECARLO CAR.

Bonne route. Nous avions acheté le JORDAN PASS avec 3 jours à PETRA = 105 E A prendre par internet. Il donne droit à des entrées gratuites dans certains sites.

MADABA : l'hôtel SALOME (40 e pour 2) réservé par AGODA. Ils sont venus nous chercher à 3.30 du matin pour 15 JD

Bon hôtel un peu excentré mais le centre est à 10 minutes Visites des principaux sites - ne pas rater la Latin Church et son sous sol avec mosaïques et puits. Le Monsieur qui est à l'entrée est très agréable et aime parler de l'Europe (en anglais bien sur) Restaurants : Bawabit Madaba : en étage très bon environ 20 JD pour 2 avec mixed grill, Hummus, Babaghanoug et jus frais. En face de l'église St Georges AYOLA : bon et pas cher plats environ 5 JD (ils servent de la bière) Mont NEBO : supplément de 1 JD Mer morte : nous sommes allées au AMMAN BEACH RESORT 20 JD par personne avec piscine . Prenez un pique nique car les prix sont élevés (kg de tomates et poires achetées à Madaba :1.20 JD) Sinon :18 JD le buffet et 2 JD le petit paquet de chips!!! Bain de BOUE : 4JD

Très belle route qui longe la mer Morte et peu de circulation. Pour aller à DANA village : direction AT TAFILAH ensuite continuer sur route jusqu'à Qualisiya puis au panneau MARRON sur la droite : Dana Village Magnifique village aux maisons de pierre

DANA HOTEL : excellente adresse Le patron SULEIMAN vous installera dans une maison rénovée avec goût et en parfait état. Demi pension : 65 JD pour 2 jours pour 2 personnes . Petit déjeuner et diner pris en commun . Excellent+++ buffet très copieux Nous avons adoré ce lieu loin de tout si calme et bucolique. Balade dans la vallée (attention la remontée est dure)

KERAK : chateau visite comprise dans le JORDAN PASS (un champ de pierres)

Puis PETRA : installation au PETRA PALACE négocié avec le patron du SUNSET Hotel qui a une agence de voyage 50JD pour 2 (magnifique chambre donnant sur la piscine) Piscine froide mais certains se baignaient. Petit déjeuner buffet très copieux pour bien démarrer la journée qui est longue!! Prendre pique nique pour grignoter sur le site et bcp d'eau. Sinon il y a partout ds échoppes pour boire thé ou autres boissons (il y a même la WI FI ce qui nous a semblé ridicule. Les générateurs font un bruit d'enfer: frigidaires pour boissons fraîches )

3 jours à PETRA +Little PETRA en fin de journée : à voir avant d'aller sur le site principal. A 10 km au Sud de Wadi Musa.

Puis 3 jours complets sur le site. Démarrer tôt le matin - le site est presque désert, les groupes arrivent vers 9/10 h pour voir le Khazneh éclairé ensuite les sites sont moins fréquentés. Les distances sont importantes et le retour après le SIQ se fait en montée!! lorsque vous avez déjà 10 voire 15 km dans les jambes et rien de plat!! Je ne vous détaillerai pas tous les sites à visiter car ils sont nombreux. Ne surtout pas rater la montée au Monastère et ses 800 marches (le faire le matin sinon il faut très très chaud).

Restaurants près de l'Hotel car nos jambes ne nous portaient plus!!

RED CAVE : bien et copieux ORIENTAL : idem

Chateau de SHOBAK : jolies vues sur le désert.

Départ pour le WADI RUM : nous avions choisi l'organisation WADIRUMBEDOUINFRIENDS mais n'avons pas été satisfaites des prestations (j'ai décrit nos mauvaises expériences dans un autre post)

AQABA : Hôtel CEDAR juste à côté du fameux restaurant AL Muhandes Bon hôtel avec petit déjeuner digne d'un 4 étoiles!! copieux, varié et excellent . 40 JD pour 2

RESTAURANT : Ali Baba : sans surprise (sert de l'alcool) Syrian Palace Restaurant : de loin le meilleur restaurant de toute la Jordanie. Bon, copieux et bien servi sur une terrasse face à la grande mosquée. Jus de citron à la menthe : Délicieux+++

BEDOUIN GARDEN VILLAGE à 10 km vers la frontière saoudienne . Il suffit de traverser une voie de circulation pour aller se baigner ( trop de vent personne ne pouvait faire du snorkeling dommage) Réservé avec AGODA : 45 E la nuit avec PD (peu copieux si vous ne mangez pas d'omelette) Chambre avec clim et ventilateur. Manque qq peu d'entretien RAS centre de plongée bouteille.

Retour AQABA - MONTECARLO CAR : comptez 4 h sans vous presser.

MONTECARLO CAR - centre ville d'AMMAN : 10 JD

ART HOTEL : réservé avec AGODA : 50 e belle chambre. Cet hôtel est parfaitement situé dans le centre d'Amman. Si vous avez le sommeil léger demander une chambre sur le côté car la circulation est très dense de jour comme de nuit. Magnifique réception et terrasse pour prendre le PD et admirer les toits d'AMMAN. Vous pouvez tout faire à pied CONSEIL : JORDAN MUSEUM moderne il renferme des trésors. 5JD l'entrée mais vous ne le regretterez pas. Pour le reste vous suivez les guides. Citadelle, théâtre romain etc.

RESTAURANTS : HASHEM : 6JD avec thé gratuit (Hummus, banaghanoug, foul, pain etc) c'est assez copieux pour 2

EL QUDS (Jérusalem) Bons plats dont le Mensaf : 6JD (mouton avec riz) + yaourt Demi poulet avec riz : 6 JD copieux

Trajet ART HOTEL - AEROPORT : 20 JD attention le soir il y a des bouchons donc prévoir large.

N'hésitez pas à aller visiter ce pays qui réserve desmerveilles. L'accueil y est chaleureux et les paysages variés (sauf les zones désertiques). Pétra fait partie des merveilles du Monde. Dana a été notre coup de coeur. (DANA HOTEL accueil exceptionnel)

Annebleue
La Toscane... mais pas que...! English translation pending
by Vazyvite · 2016-10-31 · 267 replies
Bonjour M'sieurs-Dames,

Comme je suis devenu grand-père au début du mois de Juillet, mon épouse Mauricette pour les fans qui me suivent 😛, a décrété que nous étions en alerte de niveau 5 et il était hors de question de s'éloigner de ma fille à plus de 30mn en cas de guerre nucléaire, tremblement de terre ou un bouton sur les fesses en gros !

Pendant ce temps-là, je tente de préparer un petit circuit en Italie avec sur une dizaine de jours. Nous avions visité la Toscane en 2013 et au retour, j'avais cherché les endroits ratés dont j'avais vu des photos mais pas trouvé sur place ... ou par manque de temps.

Je pars donc avec des cartes, des itinéraires Google Maps et une volonté farouche de ramener des photos de tous ces lieux. J'ai aussi envisagé de régler la paix dans le Monde ... mais ça ne rentre pas dans le planning.

Bref, nous partons de Bordeaux pour une journée bidon jusqu'à Menton à la frontière italienne. Nous sommes le Dimanche 28 Août, le soleil brille et les touristes rentrent chez eux. Youpi !

4 jours à Prague en septembre 2016 English translation pending
by Dj93 · 2016-09-23 · 11 replies
4 jours à Prague Septembre 2016 Prague, destination très en vogue ces dernières années, nous décidons d'y aller voir par nous même.( Comme d'hab tout ce qui va suivre n'engage que moi, chacun sa vision et sa préhension des choses et du moment).😉 Et bien nous, on ne regrette pas, car loin de nos préjugés, il s'agit bel et bien d'une jolie ville Européenne, hors zone euro certes. Depuis Paris c'est moins d'une heure trente de vol (851 kms à vol d'oiseau, enfin d'avion!) L'exception devenant la règle, les bagages en soute deviennent payants, alors tout le monde choisi le bagage "cabine": - premièrement: méfiance, chez air france c'est 12 kilos avec "un sac à main" et à Roissy pour la première fois de nos nombreuses périgrinations, et bien, certains ont du passer aléatoirement à la pesée des deux, et la surcharge était payable immédiatement - secondo, soyez dans les premiers à monter dans l'avion, car à cause de ce qui précède, et bien, les coffres à bagages sont très vite remplis, et perso, j'aime pas trop être obligé de ranger les miens loin de mon siège....😠 Rédigeant un peu à l'arrache ce compte rendu, je ne vais pas contrairement à mes récits précédents vous faire de longues tirades plus ou moins structurées, soyez indulgents.

En préparant bien à l'avance, contrairement à moi, 3 jours peuvent suffirent pour voir l'essentiel de la partie historique de la ville, celle la plus visitée, et pas si grande que cela. Et des visiteurs, il y en a, bien qu'hors périodes scolaires, les touristes sont très très nombreux, et pas seulement asiatiques!! Prague, la capitale, située en Bohême, compte 1,2 millions d'habitants sur les 10 du pays mais la ville comprenant 21 arrondissements est très étendue, en dehors du centre historique (1 seul arrondissement)



Sachez que contrairement à d'habitude, le taux de change de la couronne (non remboursée comme celle du dentiste !!) 😏pratiqué sur place était plus avantageux qu'à Paris avant de partir. D'ailleurs presque tous les commerces acceptent l'euro, là aussi à un taux favorable! La visite pédestre accompagnée d'un guide nous a paru indispensable, on ne regrette pas non plus ce choix, même si de bonnes chaussures sont à prévoir, c'est très instructif, et comme d'habitude, si le guide est local, il n'hésitera pas à vanter les mérites, les côtés positifs et mettre en avant les atouts de sa ville, voir de son pays, tout à fait normal. Notre visite à nous (réservée via expedia chez "avant garde prague"44 euros/pers (il y en a bien d'autres) durera 7 heures!!!! inclus le déjeuner (minimaliste) et un petit tour en bateau sur la vltava (boisson et esquimau inclus!), qui nous déposera au pied du quartier "mala strana" celui du château royal. De l'aéroport vaclav havel, comptez une bonne demie heure de route jusqu'au centre ville j'avais réservé moyennant 45 euros A/R une voiture avec chauffeur, via expedia chez gray line, chauffeur censé nous attendre avec une pencarte nominative dans le hall d'arrivée, cela n'a pas été le cas, obligés de nous rendre au comptoir de location de véhicule dans le parking voisin, coup de téléphone et attente, en résumé le confort et gain de temps attendus et payés n'étaient, comme le chauffeur, pas au rendez vous, en plus il a confondu hotel raphaello et léonardo..... Bref taxi surement aussi bien voir moins cher!! Pour le retour avec prise en charge à l'hôtel, en revanche no problem... A VOIR.... et comparer si on a le temps Notre hôtel, justement, toujours via expédia, le léonardo, tout près du fameux pont Charles, est idéalement plaçé, bel établissement, accueuil et services impeccables, (ça mérite d'être souligné) petit dej buffet inclus parfait, même si la salle souterraine voutée, aux heures de pointe est trop petite. Je recommande et puis c'est tout.... L'anglais est pratique courante, tant mieux, ça rend service Comme déja dit, c'est une belle ville, les bâtiments historiques à l'architecture typiques qui font son charme, sont très bien entretenus, en permanence, ce qui bien sur engendre parfois pour certains des facades bâchées masquant les échafaudages. Les ruelles, petits passages et cours intérieurs sont nombreux, la numérotation des adresses est double (plaques rouge et bleues) car à l'époque pas de cadastre.... La circulation est difficile, les chauffeurs nerveux sont pressés et roulent un peu vite, faut dire que certains ont le champignon de leur grosse berline qui les démange, il n'y a en effet pas que des skodas.

La concentration de véhicules haut de gamme, voir de luxe est impressionnante, je savais que les gens de l'Est aimaient les voitures (y a qu'à voir ceux de plus en plus nombreux chez nous pour s'en rendre compte) mais là c'est carrément extrême voir surprenant, même si le niveau de vie des habitants, en tout cas ceux de la capitale, est bien supérieur à celui que l'on pourrai à tort imaginer. Maserati, rolls, coupé et autres 4X4 imposants sont légion, sans caricaturer, ni surtout stigmatiser ou faire d'amalgame (les deux mots politiquement corrects en France depuis plusieurs années) à voir la tête de certains conducteurs, on ne peut s'empêcher, (moi en tout cas) de se croire au milieu d'un reportage sur la mafia, d'ailleurs étrangement la présence policière est très importante partout dans la ville...... A noter aussi les très nombreux SEGWAY et les tramways (22 lignes) les vieilles rames historiques cotoyant les modernes plus silencieuses et confortables. QUOI et OU MANGER? La bouffe, pour nous franchouillards, c'est tout de même important, alors parlons en. Et bien peu ou proue de mauvaises surprises, pour une fois on a mangé au resto à chaque repas et laissé de côté sandwichs, fast food ou autres kébabs (nombreux). Globalement, si on veut manger local, les restos proposent presque tous la même chose et à des prix plus qu'interessants pour nous, en effet les assiettes garnies suffisantes pour un repas ne dépassent que rarement les 10 euros, beaucoup de porc (saucisses, mais pas seulement) boeuf, dont le fameux goulash, beaucoup d'ail et d'oignons également.... Seuls les accompagnements surprennent un peu, en effet, beaucoup de choux (rouge ou pas) et surtout du pain de mie, agglomérés d'oeuf et d'épices ou pas, à imbiber de sauce mais c'est vraiment bourre bourre.... La bière, très consommée ici , 148 litres par an et par habitant, champions du monde(contre 40 pour la France!!) est moins chère que l'eau, compter moins de 2 euros pour une chope d'un demi litre au resto.

A ce sujet, je peux vous conseiller de tester la brasserie Vytopna (place Venceslas, les champs élysées locaux) il y en a aussi un autre dans la ville vos boissons vous sont servies par un petit train, directement sur votre table, le réseau ferré miniature desservant la totalité du resto, c'est vraiment original.

Pour les autres repas, on a testé ceux du routard et d'autres au pif sans désagrément même si ce n'est pas de la grande cuisine: ceska, rue karlova;U bertlemské raple (où les couverts et les bretzels présents sur la table sont facturés), U pavouka le midi (mais aussi cabaret médiéval le soir), chez Kolkovna dans le quatier Juif. Et surtout, gôutez, malgré les calories, la spécialité gourmande locale: le TRDLO ou TRDELNIK: tube de pâte creux cuit en principe au feu de bois, vendu nature ou garni de pâte à tartiner chocolatée (pas de pub) ou de glace pas facile à manipuler mais c'est si bon....

De nombreux endroits proposent aussi la vente ou consommation d'absinthe, voir de boissons et friandises apparemement à base de cannabis.... Désolé pas de commentaire, car pas gouté même par curiosité....

J'avais aussi réservé toujours via expedia et gray line (prise en charge au centre ville et retour à l'hotel en bus) un diner avec danses folkloriques sans autre précision préalable (50 euros par tête tout de même, ce qui fait cher pour le pays). Comme prévisible c'était moyen, véritable usine comprenant plusieurs salles gigantesques, trop de temps morts entre les plats, et contrairement à d'autres groupes nous n'avons pas choisi notre plat principal, 4 musiciens, deux chanteurs et seulement 4 danseurs faisant participer les clients, bof. Seulement les boissons alcoolisées (vins, bières) sont à volonté et certains convives y compris accompagnateurs ont apprécié sans modération....Après vérifications, il s'agissait de folklore garden (20 mn de route depuis le centre ville) je ne conseille pas vraiment, même si souvent la curiosité l'emporte dans le choix d'y aller ou pas.(on a souvent peur de passer à côté de quelque chose) Voilà pour la bouffe c'est fait. QUOI VOIR? (liste non exhaustive évidemment) Pour les visites, la ville aux cent clochers ne manque pas d'églises ni de synagogues (jerusalem notamment).

Le pont Charles (500 mètres de long sur 10 de large) piétonnié est incontournable, il relie la vieille ville (staré mestro) à mala strana, et le château royal.



Le château mérite le détour et de préférence à l'ouverture car il est très vite saturé, les jardins sont moyens, mais la cathédrale st guy est belle. A l'intérieur du château, la ruelle d'or est originale, bordée de logements de 6 mètres sur 2 pour les anciens gardes du château, devenus magasins d'orfèvre d'ou son nom, Kafka y a aussi habité 2 ans. Au pied, ne pas louper l'église saint nicolas, et Notre Dame de lorette (c'était bien, c'était chouette chez laurette....!)😛

Depuis la place du château, la vue surplombant la ville est belle, du coup on zappe la visite prévue de la réplique exacte de notre tour eiffel, construction décidée après l'expo universelle de Paris. Haute de seulement 63 mètres, mais située à flan de colline elle se situe donc à 363 mètres du "sol" soit 3 de plus que la nôtre, il n'y a pas que les chinois qui sont maîtres dans la contrefaçon !!! A voir aussi Josefov, le quartier juif,

la petite place (malé namesti) en opposition à la voisine staromestské namesti (atchoum) avec notament son horloge astronomique datant de 1410, ses 12 cadrans et apôtres (l'animation de l'horloge s'arrête entre 22h00 et 10h00)



sans oublier la tour JINDRISSKA, du haut de laquelle la vue à 360° sur la ville est intéressante (après ascenseur, les derniers mètres des 10 étages en escalier étroit sont scabreux). Une fois en haut, si vous ne voulez pas attendre les 15 minutes nécessaires au déclenchement du carillon de 10 cloches, moyennant une piécette, vous aurez le droit à une sonnerie aléatoire et personnelle, sonotone s'abstenir!!!!

La fameuse powder tower où comme son nom l'indique étaient stockées les munitions, est devenue noire, non pas à cause de la poudre à canon, mais parce qu'elle est construite en grès (rappelez vous les 50 nuances!!!) 😏pierre ferreuse qui rouille avec le temps et l'humidité, ah culture quand tu nous tiens (LOL c'est la guide qui nous l'a dit.....) 😉

Pour les nostalgiques, il y a aussi le mur dit "john lennon" petit portrait entouré de graffitis ou bien sont ce des dédicaces? en tout cas plus symbôle de liberté où les premières réunions étaient policièrement réprimées que lieu touristique (toujours selon moi bien sur) la suite et fin se trouve dans la réponse suivante!!

Concours Photo de juillet 2016 "Spiritualité et croyances" English translation pending
by Gizmo94 · 2016-07-04 · 164 replies
Bonjour à tous

Le concours de ce mois de juillet est lancé... La thématique sera la suivante " Spiritualité et croyances" C'est une thématique un peu bateau mais que je voulais présenter depuis un moment alors je vous laisse me livrer vos plus beaux clichés autour de ce thème simple et clair. La thématique est assez large pour qu'on évite les éventuels hors-sujets. La spiritualité peut se révéler à travers un lieu, un lieu de culte, un pèlerin, un moine, une prière, un objet, une procession, une fête et j'en oublie surement. Je vous laisse quelques exemples ci- dessous.

Le règlement du Concours est identique aux précédents : 3 photos (maximum) par participants, postées chacune dans un message différent. N’oubliez pas de numéroter vos photos. Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable. On imagine et on souhaite, bien sûr, que vous soyez bien l’auteur des photos présentées. Dépôt des photos jusqu’au vendredi 22 juillet 2016 inclus. Début des votes à partir du samedi 23 juillet au matin jusqu’au vendredi 29 juillet 2016 minuit. Pour le vote, pensez à bien indiquer : Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! 1er photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium ! Le grand gagnant aura le privilège d’organiser le prochain Concours photo VF d'août 2016. pour les échanges, les discussions … utilisez le lien suivant : voyageforum.com/v.f?post=7539606;live=1;

Le lien du Diaporama du concours "Spiritualités et Croyances" de juillet 2016: picasaweb.google.com/.../6304478619914588097

Quelques exemples photos autour du thème de ce mois-ci.

A Bénarès, lieu de pèlerinage A Rangoon, la pagode Shwegadon

Amritsar, Pèlerins au Temple d'Or

A Bodhgaya...Inde

La Mosquée Nasir Ol Molk à Shiraz...Iran

Nécropole de Shah I Zinda...Samarcande Ouzbékistan

Vue sur la Madrasa depuis la Porte de la Grande Mosquée de Boukhara...Ouzbékistan

Une statue de Khrisna dans l'énorme Panthéon des Dieux Hindoue

Thailande, Bénédiction

Pèlerins à Bodhgaya, lieu où Bouddha à trouver l'Eveil
Discussion autour du thème du mois de juillet 2016 "Spiritualité et croyances" English translation pending
by Gizmo94 · 2016-07-04 · 120 replies
Le thème de mois de juillet 2016 est lancé !

Pour les commentaires, partages de photos, critiques et autres c'est ici...

Bon concours à tous
De la Méditerranée à l'Océan Indien English translation pending
by Kerglas · 2016-07-02 · 22 replies
Bonjour,

Je regarde actuellement la croisière Costa qui part de Savone le 15 septembre à bord du neoRomantica et à destination de la Réunion.

Je ne pense pas que je vais la réserver cette année pour plusieurs raisons, mais cela me dirait bien de partir l'an prochain, par exemple. Donc je me pose pas mal de questions. J'ai déjà fait une croisière sur le MSC Fantasia dans les îles grecques en octobre 2014. Beaucoup de choses m'ont plu. Se retrouver en mer tout d'abord était une expérience fabuleuse et notre cabine avec balcon était splendide. Par contre j'ai trouvé que la nourriture était décevante et surtout que les escales étaient trop courtes. Par exemple à Athènes nous n'avons pas pu quitter le Pirée et on a visité Dubrovnik au pas de charge (avec en plus l'obligation de revenir en taxi dans la cohue !). Je précise que j'ai évité toute excursion, à part le transfert en bus de Katakolon à Olympie.

Je me demandais comment cela se passait chez Costa surtout avec la collection Neo. Est-ce vraiment mieux ? Enfin si quelqu'un avait déjà accompli ce voyage de la Méditerranée à l'Océan Indien et voulait bien m'en parler, ce serait avec plaisir.

Merci beaucoup !

Fabrice
Que rapportez-vous comme souvenirs de l'étranger? English translation pending
by AlyssaM · 2016-06-25 · 144 replies
Bonjour

A chaque pays avez-vous que rapportez-vous comme souvenirs ?

Pour ma part je collectionne les mug Dans chaque pays que je visite j'achète toujours un mug à l'effigie du pays

Et vous ? 🙂
Concours photos VF mai 2016: Être vieux English translation pending
by Marifb · 2016-04-29 · 174 replies
Bonsoir, Je lance le 70e concours de photos VF dès maintenant car j'ai un weekend bien chargé qui s'annonce (avec de la photo de concert, au combien difficile à faire) donc voilà le thème :

« Etre vieux » Regards profonds plein de sagesses, cheveux enneigés, sculptures de rides, lenteur des mouvements. Vous avez tous croisé lors de vos pérégrinations à travers le monde ces magnifiques vieux et vieilles semblant détenir tout le savoir des sociétés visitées. Vous avez peut être partagé un moment avec eux et apprécié ce temps comme suspendu par un fil. Peut être parce que j’ai basculé depuis quelques années dans la 2ème partie d’une vie, je suis souvent très sensible à ces rencontres et je vous propose un concours où ces personnages magnifiques auront toute leur place. Donc portraits, personnages sur pieds, immobiles ou en action, seul ou plusieurs : peu importe tant que la (les) personnes est (sont) bien visible(s) et sujet principal de votre photo. Le voyage devra bien sur être présent et un des éléments forts de votre photo. Chaque photo aura son titre et au minimum le lieu de prise de vue. Un texte racontant une anecdote, une situation sera apprécié. Soignez votre cadrage. Jeux de lumières, bokeh, beau noir et blanc contrasté ou jeux d’opposition de couleurs : à vous de jouer !

Si vous avez des questions à poser, un fil consacré au thème est à votre disposition. Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos prises par vous chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3).

Vous avez jusqu'au dimanche 22 mai 2016, minuit (heure de Paris et d’Ardèche) pour présenter vos œuvres. Le vote aura lieu à partir du lendemain, lundi 23 mai 2016, zéro heure au lundi 30 mai 2016, 23h59. Vous voterez pour trois photos maximum (et minimum), en indiquant le plus clairement possible le numéro de la photo (1, 2 ou 3) et le nom du participant. Il sera apprécié de reposter les photos que vous aurez choisies afin de les remettre en valeur. Citer les photos non choisies mais appréciées, fait plaisir aux gens qui les ont postées, ne vous en privez pas. Il n'est nul besoin de participer au concours pour voter et bien entendu, on ne vote pas pour soi même. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Les votes comportant plus de trois photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Aucun demi-point ne sera attribué en cas d’hésitation, il faudra trancher. Les ex-æquo à une autre place que la première ne seront pas départagés. Le vainqueur aura alors la lourde tâche et l’honneur de choisir un thème à son tour pour le concours de juin qu'il organisera. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et à compter du lundi 23 mai, seulement les votes. Un fil discussions a été ouvert ici: http://voyageforum.com/v.f?post=7464839;live=1; Le diaporama est ici (Herikles si tu sais comment récupérer ce diaporama, dis moi comment faire) :
https://picasaweb.google.com/113161845917521703988/6279016774749633249 Bon concours !
Into Africa English translation pending
by Voyajou · 2016-03-10 · 93 replies
Traquer les castors. Vous avez lu Jack London et les écrivains chasseurs de Missoula, vous pensez tout connaître de la chasse aux castors ? J'étais comme vous ! Jusqu'au jour où il fallu chasser le castor en Afrique du Sud. Les frimas antarctiques parvenaient-ils jusque là ? Ou bien ma guide était-elle givrée ? D'autant que la chasse débuta dans les zones industrielles du Cap. Drôle de safari ! Voilà l'histoire. J'aime rouler, comme d'autres aiment marcher. Or ma Co, un peu lassée de passer la moitié de l'année comme un oiseau sur la branche, perchée dans un Land Rover et secouée comme un prunier, souhaitait une base. Elle redouble d'ingéniosité pour ne pas effaroucher le pigeon voyageur et sa dernière trouvaille est de poser le lit de la maison africaine... sur roulettes. Or roulettes, en anglais c'est castors ! D'usines en grossistes nous voilà donc en quête de castors. Celles-ci seraient de la bonne taille mais leur flanc blanc rappelle les cabriolets vintage (je n'ai pas l'intention de faire le tour du quartier dans cet appareil), les suivantes sont trop sophistiquées et leur crampons inadaptés au béton ciré. Le bon modèle trouvé, se pose la question des freins : sur deux roues ou sur quatre ? Je fais remarquer qu'avec seulement deux roues freinées, on risque l'embardée, voire le tête-à-queue.

Le sofa aux castors

Hips Woodstock est le nouveau quartier branché du Cap, mais dans cette usine reconvertie en fabrique de tendances, le hic c'est que les hipsters se nourrissent de salades et de jus non distillés. Par chance, dans l'atelier voisin, Rosetta sélectionne les meilleurs cafés du monde, les torréfie fraîchement elle-même et les sert moulu a mano. Le pur arabica du Nicaragua est un puissant anti-narcotique. Plus loin, les anciens moulins de la ville sont un autre lieu tendance. Je déniche dans une cave le seul brandy élaboré dans le Désert du Kalahari et si un aveugle ne l'en trouverait pas meilleur, pour un assoiffé de désert ce berceau change tout. Bouteille élancée, robe tirant au rooibos -ou est-ce le souvenir des dunes rouges?-, plutôt sec en bouche, 43° d'alcool, comme de Celsius au pays. Dès la première gorgée le soleil couchant sculpte les nuages gris en continents flamboyants.

Noir Il pleut rarement dans la vallée située immédiatement au nord des Swartberg Mountains et, ce matin, on comprend bien pourquoi. Les masses nuageuses prélevées sur l'Océan Indien se heurtent à un barrage infranchissable. Pour être noires, les Swartberg le sont, coiffées d'un niqab lourd qui, à mesure de notre progression, s'allégera en une mantille gris perle laissant entrevoir une arête, un renflement, puis s'effacera au col, dévoilant la beauté nue.

Quand la réalité dépasse la fiction Cape Town Films Studios est installé au bord de la N2. Là, sont reconstitués des galions plus grands que la petite mer censée les porter -le cinéma, ce leurre. De l'autre côté de la route s'étend Mitchells Plains, le plus peuplé des townships du Cap, cinq cent mille personnes en galère. Mais qui, aujourd'hui, serait intéressé par un film à ce sujet ?

L'arbre et les hommes (spleen) Mon voisin était vieux et malade. C'est ce qu'ont avancé les hommes pour le passer au scanner. Scanner fatal, voilà mon voisin découpé en tranches -il était trop vieux pour les planches. Les hommes, qui ramènent tout à eux, ont dispersé les rondelles de l'infortuné et, sur ses anneaux concentriques, ont reporté les dates de leurs péripéties, de la naissance de Richard III au centre du tronc à la fin de l'apartheid près de l'écorce. On voit bien que feu mon voisin, même couché, les dépasse. Lui et moi sommes des Common Yellowwood de l'Outeniqua et, bien que nous soyons communs (pas plus communs, en réalité, que les taxinomistes qui nous ont ainsi réduits) nous avons droit à notre réserve, dont je sors exceptionnellement aujourd'hui. De fait, nous sommes parqués et les hommes communs doivent payer un droit de visite à d'autres, habillés en vert, pour nous approcher. Ils ne viennent guère parce qu'il faut marcher et maintenant je m'ennuie. Mon voisin et moi étions contemporains, à une cinquantaine d'années près -que sont cinquante tours de soleil lorsqu'on est âgé de six siècles- et nous nous sommes payés du bon temps -j'ai le souvenir de Khoisans nous escaladant pour échapper aux éléphants- mais depuis quelques décennies ce n'est plus ça. Moi aussi j'aspire à la gloire posthume et je me demande si je ne vais pas demander un scanner à la tronçonneuse.

Évolution L'espèce a mis des siècles pour passer d'une existence nomade de chasseur-cueilleur à une vie sédentaire et cultivatrice -son dernier avatar étant la Culture. Imaginez pareille révolution à l'échelle d'une vie ! L'homme avait sa carte chez 4X4 MegaWorld et le voilà chez Builders (genre Casto local ou Le Roi Merlin désenchanté). Il troque sa clef à griffe contre une perceuse et sa pince-étau contre une scie circulaire. Renonce à la lampe torche pour des ampoules basse tension (il sent bien que la sienne baisse aussi), remplace la pelle à désensabler par une bêche, les rivets par les vis à bois. Par chance, la maison africaine est située dans le désert : il évitera l'affront de la tondeuse à gazon. La femme est au rayon graines (citrouilles blanches, rhubarbe, navets, betteraves, un coup à prendre racines) quand l'homme fait un malaise allée 17: au rayon peintures, il a vu la vie en rose.

Le Defender transformé en camionnette et le baroudeur en livreur

A trop s'épancher... … le cœur est tombé dans la vasque. C'est une manie en Afrique du Sud, plus grave qu'en Californie ou en Australie: il mettent des cœurs partout. De toutes les tailles et dans toutes les matières (métal, bois, ciment, fil de fer, parfois barbelé, grillage (tout un programme), céramique, tissu, perles...), seuls ou associés à une maxime définitive quand ce n'est pas à la croix des chrétiens. Mais c'est la première fois que j'en vois un formé de galets libres tapissant le fond du lavabo.

Haut les cœurs ! Toutes les familles de Steytlerville pavoisent dans la grand rue, jour et nuit, toute l'année, même celles qui résident dans le township. Une petite centaine d'oriflammes flottent sur le terre-plein central et chacune porte le blason d'une famille. Ceux des familles d'origine européenne ont le plus souvent un fond d'écusson tandis que ceux des familles xhosas sont portés par un bouclier de peau oblong et deux lances entrecroisées. Les motifs de bétail reviennent souvent mais aussi les haches, les symboles religieux ou de pouvoir et bien sûr les lions. Il y a même les Fitzhenry dont les armes feraient pâlir la famille royale d'Angleterre (d'autant que leurs voisins sont les Middleton). Certains ont ajouté une devise. En latin pour les familles venues d'Europe, Confido in deo, Alte volo, Suaviter ou Pro veritate, en xhosa pour les autres, Abantu basemlanjeni (Ceux de la rivière), Masihlangane simanyane (Unissons-nous) ou Sebenzima waphumelela (Durement gagné).

San sousi Quelques maisons précaires au bord d'une piste perdue. Les habitants sont absents et il n'est pas possible de lever ce doute : s'agit-il de Bushmen (Bochimans, en français) qui préfèrent l'appellation de San ? Premiers et derniers chasseurs-cueilleurs d'Afrique Australe, ils sont de plus en plus contraints à la sédentarisation. Y prendraient-ils goût au point de nommer le lieu « San sousi » ? Vais-je, moi aussi, devoir apposer une pancarte « Sam Suffy» ?

29, le jour le plus hot Les jours précédents, Nathan et Kashief ont creusé, à la main, une tranchée de quatre-vingt mètres de long, profonde de quarante centimètres et large d'autant, pour enfouir la ligne électrique qui alimente la pompe du forage. Elle serpentait en surface depuis toujours mais les normes parviennent désormais jusqu'ici. Nous partageons des rafraîchissements et je les fais rire en disant qu'ils s'en tirent bien car en Europe c'est à cinquante centimètres de profondeur qu'ils auraient dû creuser. Le câble passé sous gaine dans la matinée, ils doivent reboucher avant la nuit. Je parie qu'ils n'y parviendront pas. A l'heure du soleil meurtrier nous les trouvons profondément endormis à même le ciment d'un auvent. Chut. Nathan porte un ample bonnet rasta et la pilosité pour le retenir alors que Kashief est vêtu d'un bleu de travail local, pantalon coupé en bermuda, et coiffé d'une casquette de base ball. Chaque pelletée soulève un soupir de poussière et ils foulent le rebouchage en mesure, dansant dans leurs fausses Nike. L'Américain semble abattre plus de boulot que le Jamaïcain mais celui-ci a un sens consommé de l'économie de moyens. Le choc des pelles heurtant les pierres nous parvient plus souvent en mono qu'en stéréo. Par moment ils se redressent, remontent leurs Ray-Ban chinoises pour contempler ce qui est fait et affrontent du regard ce qui reste. Jusqu'au moment de la bascule. Alors, la joie d'en finir efface la fatigue. Il faudra pourtant revenir demain. La température était proche de 40° à l'ombre. Leur salaire journalier est de cent rands (env. six euros).

Un feu d'enfer L'Afrique du Sud subit la pire sécheresse depuis un siècle. Une des vallées désertiques des Swartberg Mountains est en feu depuis des jours. La nuit, la fumée éclairée par l'incendie fait une crinière rousse à la montagne. Ce soir, attisé par le vent antarctique, le feu a franchi la crête et dévale la pente vers le village. Vue de la maison, le panache de fumées rouges aidant, la progression forme comme des coulées de lave. Pompéi et pompier ont-ils la même racine ? Point de Canadairs ici, seulement des paysans et leurs citernes attelées aux tracteurs. Combien de tortues, de fourmis et de serpents carbonisés, combien de protéas calcinés, combien d'années faudra-t-il pour revivre ici ? Paradoxalement, c'est la partie opposée à Die Hel (l'Enfer) qui brûle : la Nature est inculte ! Sur le téléphone français je reçois un sms. Alerte Orange : en prévision d'orages, débranchez votre Live Box. Je brûlerais mille Box, comme des cierges, pour un orage ici. Einaudi frappe le piano comme on frappe le feu avec des couvertures. Au matin le vent s'est retourné et souffle un feu de forge vers Die Hel. L'incendie, porté par les protéas en fleurs et le fynbos desséché, devra parcourir les quarante kilomètres de la vallée pour rentrer chez lui. A moins que l'orage attendu demain ne lui coupe la retraite une bonne fois pour toutes et qu'on en termine avec ces histoires. Les bâtiments du Parc sont assiégés par les flammes, des plantations périphériques d'oliviers ont brûlé (l'olive grillée ça ne vaut rien) et quelques habitations sont menacées. Arrivent alors des hélicoptères jaunes vrombissants, un filin retenant une outre qu'ils remplissent en quelques secondes, en vol stationnaire au-dessus des étangs servant à l'irrigation, et larguent sur les foyers. Si le soleil pouvait rester couché sur l'horizon, l'oriental ou l'occidental, comme il lui plaira, et nous épargner sa parade zénithale.
Compte rendu du MSC Fantasia en Méditerranée orientale du 30 janvier au 10 février 2016 English translation pending
by Frandelasne · 2016-02-17 · 47 replies
Voici le début de nos aventures en Méditerranée Orientale….. Après un départ au timing parfaitement respecté , les quatre grandes valises et les quatre grands voyageurs embarqués dans l’avion vers Nice, nous atterrissons à Nice avec un quart d’heure d’avance. Dans la foulée les bagages sont quasi les premiers à l’arrivée du tapis roulant… Vite, nous montons dans la navette reliant le terminal 1 au terminal 2 forcément ! Là, nous repérons les bus MSC, et comme des pros les hommes se dirigent vers les soutes de l’autre côté du premier bus en partance et nous, les femmes, essayons d’entrer dans ce fameux bus en présentant nos vouchers…. Refusées !!!Il faut aller échanger ce voucher contre un autre à l’intérieur du terminal 2. On traverse au galop Nicole et moi, et faisons patiemment une file de près d’une demi-heure auprès d’une préposée totalement dépassée… Elle est à la tête d’une flopée de feuilles, ne trouve pas tous les noms , n’a même pas un support rigide pour sa farde…..bref une organisation ridicule. Enfin, le sésame reçu, nous retraversons pour constater que le bus 3 est parti avec nos maris, nos valises mais sans nous !!!!! Notre tête… Remarquez, on était sûrs qu’ils nous attendraient à l’arrivée : c’est nous qui avions les documents d’embarquement !! Là, sur le quai désert, nous sautons sur nos GSM. En effet, ils nous avaient envoyé plusieurs sms (de plus en plus pressants), mais dans la foule faisant file, nous n’avions rien entendu. Surtout qu’il fallait d’abord choisir un fournisseur : Bouygues, SFR, etc…. Quand on a eu de leurs nouvelles, ils étaient déjà à Monaco. On a bien imaginé qu’on les retrouverait à Gênes trois heures plus tard.. ravis d’avoir dû attendre sur le quai puisque nous avions leurs documents… A l’entrée du terminal , une foule de centaines de personnes….MSC avaient eu un problème informatique d’une heure et nous (et notre autocar) avions le numéro d’attente 26, alors qu’ils traitaient seulement les numéros d’ordre 14 !!!!!!! Grâce au bon réflexe de Christian, puisqu’on est « carte black » , grâce au jeu des « status match » nous sommes devenus prioritaires et avons entraîné Nicole et Guy dans notre sillage. Nous voilà sur le bateau, à la découverte de notre cabine qui correspond exactement à ce qu’on souhaitait : balcon, grand canapé etc…. Vite on s’est précipités vers le buffet du 14 ème, qui était évidemment envahi par tous les gens qui comme nous venaient d’arriver et qui n’avaient rien mangé depuis l’aube !!! Après cela on s’est sentis bien mieux et sur ces entrefaites, le bateau s’est lentement éloigné du port au son de « Te Partiro » d’Andréa Bocelli . Il était temps de vider les valises et nous avons zappé l’exercice de sécurité…ce sera pour demain puisqu’ils contrôlent les cartes et qu’il faudra bien y passer !!!! Ce soir premier dîner au restaurant Cercio de Oro . On changera de table car nous avons une colonne qui y est adossée et qui nous donne l’impression d’avoir un cinquième convive à table. Dimanche 31 janvier. Après une nuit bercée par un mouvement à peine perceptible, nous nous retrouvons à l’exercice chacun affublé d’une May West dans « le théâtre » Il y avait tellement de croisiéristes arrivés tardivement qu’ils ont dû trouver un grand espace pour nous réunir !
Dubrovnik puis 2 nuits à Mostar (Bosnie-Herzégovine) English translation pending
by Monchat69 · 2016-01-13 · 14 replies
Bonjour a tous De Drubrovnik ou je vais passer une semaine est il judicieux au retour de passer deux nuits a Mostar en Bosnie ? Frontières ? Sécurité ? etc etc

Qu en pensez vous ?
Concours photo janvier 2016: Musées du monde English translation pending
by Masterpo · 2016-01-02 · 124 replies
Bonsoir,

Je déclare ouvert ce jour le 66e concours de photos VF.

Après une incursion dans l'art de rue l'année dernière, je vous propose d'aller au devant d'une forme d'art plus académique en visitant les musées du monde. Vos photos pourront présenter l'extérieur des musées, souvent intéressant ou original architecturalement parlant, mais également bien sûr l'intérieur, aussi bien les salles ou les galeries que les oeuvres elle-même si elles sont en situation. La photo d'une oeuvre seule, sans valeur ajoutée autre que sa valeur intrinsèque (parfois considérable), sera refusée.

Bon, le thème parle de lui-même, mais sait-on jamais, si vous avez des questions à poser, un fil consacré aux à-côtés est à votre disposition.

Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos prises par vous, et non sur Internet, chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toute explication sur ces photos sera la bienvenue mais mettez au moins le nom du musée ou de l'oeuvre. Ces photos devront respecter le thème tout en étant une invitation au voyage, ce qui n'est jamais facile. Essayez d'étonner ceux qui regarderont vos photos. Vous avez jusqu'au samedi 23 janvier 2016, 23h01 (heure de Paris) pour présenter vos oeuvres. Le vote aura lieu du lendemain, dimanche 24 janvier, zéro heure au samedi 30 janvier, 23h29.

Vous voterez pour trois photos maximum (et minimum), en indiquant le plus clairement possible le numéro de la photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Les votes comportant plus de trois photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre.

Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de février qu'il organisera. Les ex aequo à une autre place que la première ne seront pas départagés. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter.

Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et à compter du dimanche 24, seulement les votes. Un fil Discussions autour de ce concours a été ouvert. Bon concours !

Fil parallèle consacré aux discussions : ici, Diaporama présentant les photos proposées : là, Carte des photos proposées : là-bas.
Nouvelles tarifications Costa English translation pending
by Eterlous · 2015-12-13 · 42 replies
Bonjour, Je viens de faire plusieurs simulations pour des croisières au départ après le 1er juillet, il semble qu'il n'y ait plus de formules, autrement qu'avec les boissons incluses ?? Sauf peut-être en tarif "basic", flash, dernières minutes... Serait-ce la nouvelle formule de costa : "all inclusive pour tous", comme semblait l'annoncer sa politique de ces dernières années.
Appel à témoins: troubles psychologiques en Inde English translation pending
by Gilloug · 2015-12-05 · 49 replies
Bonjour à toutes et tous,

Cela fait longtemps que je suis membre de ce merveilleux forum et ma requête à travers ce nouveau post est assez particulière ...

Ma compagne est étudiante en psychologie et a entrepris la rédaction d'un mémoire de recherche sur le "syndrome indien". Quelques pistes éclairantes....

Plus particulièrement elle étudie l'impact que l'Inde peut provoquer sur certains voyageurs qui se trouvent parfois entraînés vers des altérations de leur conscience ou de leur équilibre psychologique et/ ou émotionnel, que ces altérations soient positives ou négatives (sentiment de paranoïa, choc culturel, décompensation mystique, sentiment de persécution, décrochage de la réalité... douce folie ou un peu plus perturbante... s'étant manifesté en Inde)

Je (enfin...elle !) recherche donc des personnes susceptibles de témoigner de leurs expériences après être entré en contact afin de nourrir ce mémoire.

Concrètement, il s'agira simplement de répondre à des questions et de faire partager une expérience, de manière anonyme ou pas selon le choix de chacun.

Elle serait vraiment ravie de pouvoir entrer en contact avec de telles personnes car, c'est un besoin impérieux pour approfondir ce syndrome qui a déjà fait l'objet de certaines recherches mais reste toujours à explorer.

Je pense que ce post ici est le seul moyen de véritablement pouvoir entrer authentiquement (car c'est capital) en contact avec des gens qui on vécu cette expérience plus ou moins fâcheuse mais à tout le moins intime et plus qu'intéressante.

Merci donc à toutes celles et ceux qui liront ce message et qui auront envie de me répondre (soit via le post, soit par MP si vous le souhaitez) afin d'établir un premier lien et vous démontrer le sérieux de sa démarche.

Bien sûr, si vous connaissez des personnes qui en ont été sujets, n'hésitez pas à leur en parler !

Un immense merci donc par avance en espérant que cette bouteille à la mer sera utile ...
MSC Fantasia - 21 février English translation pending
by MRdu83 · 2015-12-02 · 317 replies
Bonsoir, Qui sera avec nous sur le MSC Fantasia au départ de Gènes le 21 février 2016 ? Bonne soirée à tous 😉 Hector
Deux semaines au Liban en mode routard (compte rendu) English translation pending
by Bof · 2015-11-11 · 21 replies
Bonjour,

Comme le Liban manque de retours de voyageurs, voici un bref et partiel compte-rendu de mon récent séjour dans le pays. Je me concentrerai sur les aspects pratiques.

Durée: 13 nuits et 13 jours, du 23 octobre au 4 novembre 2015. Dépenses: 448 dollars, soit 34,50 par jour en moyenne. Compagnie aérienne: Aegean Airlines, depuis Genève, avec escale à Athènes (à l'aller, j'en ai profité pour m'arrêter deux jours dans la capitale grecque). Environ 270 euros pour l'aller-retour, sans bagage en soute.

D'un point de vue touristique, les trois incontournables du pays sont, à mon avis, les grottes de Jeita, le site archéologique de Baalbek et la vallée de la Quadisha. Je citerais ensuite Sour/Tyr, Beyrouth (ne ratez pas le Musée national d'archéologie), Jbeil/Byblos et Tripoli. Si vous en avez le temps, j'ajouterais Saïda/Sidon (surtout si vous n'allez pas à Tripoli), Beïteddine et éventuellement Batroun.

Je pense que tous ces lieux peuvent se visiter en 8-9 jours. Personnellement, j'ai fait le choix de passer une nuit à Baalbek (le site se visite très bien en une petite journée depuis Beyrouth), trois nuits à Tripoli (une grosse journée peut suffire) et trois journées complètes dans la vallée de la Qadisha, point d'orgue de mon séjour. Il est tout à fait envisageable de profiter de Sour et de Saïda dans la même journée (ce que je n'ai pas fait), en transports publics également (dans ce cas, je conseille de partir assez tôt le matin).

A mon arrivée à Beyrouth (à 2h du matin), j'ai décidé de "dormir" dans l'aéroport et de prendre un minibus à l'aube vers le centre (LL1000, soit moins de 60 centimes d'euro). Les taxis exigent au moins 20 dollars (souvent plus, à ce qu'on m'a dit) alors qu'il n'y a que 8 km environ jusqu'à la Place des Martyrs (j'ai même fait le retour à pied, en pleine nuit, comme les minibus ne circulaient plus 😄).

La plupart du temps, je me suis déplacé en bus ou minibus, pour des prix dérisoires (LL1500 à LL2000 pour les destinations se situant à moins de 45 minutes de Beyrouth, LL3000 pour Beïteddine, LL5000 pour Baalbek, etc.). On a rarement essayé de me faire payer plus qu'un local (mais j'étais généralement renseigné sur le montant à payer).

J'ai pris mon seul taxi (LL10'000) pour me rendre aux grottes de Jeita, à environ 5 km de l'arrêt de bus. Je suis revenu à pied et ça se fait très bien (mieux que l'aéroport 😛).

Sur le versant nord de la vallée de la Qadisha, il n'y a pas de bus et j'ai alterné entre marche et auto-stop (en général, la première ou la deuxième voiture s'arrête...). Sur le versant sud, des bus passent très régulièrement (toutes les 15-20 minutes) et on paie LL1000 pour des trajets de courte distance. En étant un minimum débrouillard (et sportif), il est très facile de se passer de véhicule de location.

Au niveau sécurité, j'ai juste entendu quelques rafales de Kalachnikov à Baalbek, durant ma visite du site archéologique, mais les rares ouvriers et touristes (Libanais) présents sur place ne se sont pas inquiétés et moi non plus. Partout ailleurs, rien à signaler. Assez forte présence militaire à Beyrouth et surtout Tripoli.

Les Libanais (et les Syriens, Palestiniens... puisqu'ils sont nombreux eux aussi) n'ont jamais fait mentir leur formidable réputation d'hospitalité. Un magnifique accueil, tout en retenue, gentillesse et désintéressement.

La mosaïque sociale, culturelle et religieuse est tout à fait fascinante et la gastronomie locale devrait satisfaire les plus difficiles. Personnellement, j'ai toujours (très bien) mangé dans la rue ou les petits bouibouis fréquentés par le "bas peuple".

Généralement, je privilégie le fait de dormir sur les lieux que je visite. Mais les hôtels bon marché sont assez rares, au Liban, et j'ai donc choisi de rayonner pendant une petite semaine depuis la capitale.

Mes hébergements (je n'ai rien réservé avant d'arriver sur place): - Beyrouth (six nuits): Talal New Hotel, 14 dollars la nuit en dortoir de trois lits. Très bien situé en plein centre à côté de la station Charles Helou. Le propriétaire est une mine d'informations et l'ambiance très sympathique, wifi disponible mais normalement payant. - Baalbek (1 nuit): Hotel Jupiter, chambre individuelle négociée à 20 dollars (mais elle devait en valoir au moins le double), aucun autre client à part moi, pas de wifi. - Tripoli (3 nuits): Hotel Koura, plus de dortoir disponible donc chambre individuelle négociée à 30 dollars, standing supérieur à ce dont j'ai l'habitude, gérante parlant très bien le français, établissement parfaitement situé et au calme, wifi inclus. - Bscharré (Qadisha, 2 nuits): Tiger House, 10 dollars pour un dortoir de dix lits (nous n'étions que trois), pas de wifi.

A noter que deux Françaises rencontrées à Bscharré ont utilisé AirBNB à plusieurs reprises avec satisfaction. Sauf erreur, elles payaient généralement 15-25 dollars pour une chambre (double).

Au niveau des guides papier, j'avais opté pour le Petit Futé (l'Essentiel), mal conçu et sans aucune info pratique, donc peu utile. J'ai rapidement téléchargé le chapitre "Lebanon" du Lonely Planet consacré au "Middle East", qui m'a beaucoup plus servi au final (sauf pour les monastères de la vallée de la Qadisha, dont il ne fait aucune mention: incompréhensible!).

Dans la vallée de la Qadisha, je conseille principalement les monastères/couvents/ermitages de Saint-Antoine, Qannoubine, Haouqa, Saint-Elisée (Deir Mar Elisha) et Saint-Simon (Deir Mar Seimaan). Un magnifique sentier (bien entretenu) relie Qannoubine à Haouqa. Le monastère de Hammatoura, accroché à son pli rocheux (à Kousba, située à la jonction des routes venant de Tripoli et Beyrouth), jouit d'une situation spectaculaire. Il se visite aussi.

A noter que le siège patriarchal d'Ed Diman, en plus de sa jolie église, dispose d'un des plus beaux points de vue sur la vallée. Il faut vous rendre en contrebas du bâtiment nord (merci le Petit Futé, quand même, pour ce bon plan).

Je pensais marcher quelques étapes du Lebanon Mountain Trail (LMT), mais mes séjours prolongés à Tripoli et Bscharré en ont décidé autrement. Il est probable que je retourne au Liban dans les années à venir pour faire le trek au complet.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas.

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