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Trois semaines au nord Vietnam et nord Laos? English translation pending
bonjour,
nous souhaitons partir en janvier 2013 en Asie du sud est. Il s'agit d'un premier voyage en Asie. Notre préférence va au Laos mais si possible nous aimerions coupler nord laos et nord vietnam en arrivant à vientiane et repartant d'Hanoi... (pour eviter de revenir sur nos pas) nous aimerions un voyage avec de beaux paysages, randos ou treks, des rencontres.. . Dans l'idée, on aimerait voir au vietnam surtout la baie d'halong et des étapes sympas sur la route du laos. Et ensuite profiter surtout du Laos.
Est ce que ça vous parait trop court en 3 semaines de relier hanoi-vientiane? Avez vous d'autres idées d'itinéraires ? des idées d'étapes entre vietnam et laos?
sinon une autre option : coupler nord thailande et nord laos ?
ou alors rester 3 semaines au laos ? et faire une boucle ?
lequel de ces 3 pays avez vous préféré?
merci d'avance !
nous souhaitons partir en janvier 2013 en Asie du sud est. Il s'agit d'un premier voyage en Asie. Notre préférence va au Laos mais si possible nous aimerions coupler nord laos et nord vietnam en arrivant à vientiane et repartant d'Hanoi... (pour eviter de revenir sur nos pas) nous aimerions un voyage avec de beaux paysages, randos ou treks, des rencontres.. . Dans l'idée, on aimerait voir au vietnam surtout la baie d'halong et des étapes sympas sur la route du laos. Et ensuite profiter surtout du Laos.
Est ce que ça vous parait trop court en 3 semaines de relier hanoi-vientiane? Avez vous d'autres idées d'itinéraires ? des idées d'étapes entre vietnam et laos?
sinon une autre option : coupler nord thailande et nord laos ?
ou alors rester 3 semaines au laos ? et faire une boucle ?
lequel de ces 3 pays avez vous préféré?
merci d'avance !
De retour de l'Ouest américain avec un enfant: compte rendu et infos English translation pending
Bonjour à tous !
Voilà maintenant 3 semaines que nous sommes rentrés des Etats Unis et je me décide à faire un petit carnet de voyage dans le but, j'espère, d'aider d'autres personnes!
Notre profil: Je commence par cela car je trouve intéressant de connaître un peu le profil des personnes dont on lit les carnets de voyages car piocher des idées de randos ou de visites dans les carnets, c'est une chose mais encore faut il pouvoir les faire!!
Donc nous sommes un couple ( 35 ans de moyenne d'âge) qui habituellement voyageons seuls et sans agence. Nous aimons la nature, les paysages et très peu les villes. Cet été (juillet 2012), nous sommes partis pour la 1ère fois avec notre garçon de "presque" 7 ans: une grande première pour lui mais aussi pour nous car nous avons du adapter notre programme à notre fils.
Nous sommes plutôt sportifs mais "tranquilles", pas des acharnés qui s'entraînent plusieurs fois par semaine! Notre fils est comme beaucoup d'enfants: vif, prêt à escalader sur le moindre rocher ou à courir partout et intéressé par les animaux.
Notre projet: Décidé un an et demi à l'avance, nous avons opté, après moultes hésitations et changements, pour un itinéraire un peu atypique mais qui correspondait bien à ce que NOUS voulions voir: c'est l'essentiel!
Donc exit: la côte ouest avec ces grandes villes LA et ses parcs, San Francisco... Exit aussi pour notre 1er voyage dans le south west le grand canyon!! ah sacrilège, j'en ai fait hurler plus d'un avec ça!!!😛
A regret, nous avons retiré la région de Moab, il fallait choisir: courir / rouler et voir beaucoup de sites ou faire des choix mais profiter des sites choisis, c'est ce que nous avons fait: sans regret!
Nous, nous voulions voir les geysers et les pools du yellowstone en priorité mais aussi de jolis canyons, tout cela en 3 petites semaines sans se presser et sans trop rouler, fiston oblige!
Donc voilà l'itinéraire choisi: J1: arrivéé à salt lake city/ repos J2: route pour Jackson Hole via bear lake J3: route vers Yellowstone via Grand téton J4 à J8: Yellowstone J9: route vers salt lake city/ journée "off" J10: vol SLC/ Las végas le matin puis visite de la ville (sud du strip + freemont) J11: las végas/ bryce canyon au départ nous devions passer via cedar breaks mais la route était en travaux et nous aurions du effectuer un long détour sur une journée avec déjà 4h30 de route, nous avons renoncé. J12: bryce canyon J13: bryce canyon/ page via kanab nous avons du renoncer à la CCR à cause d'un temps très incertain et donc exit aussi willis creek. J14: Page: antelope canyon lower, horshoesbend et croisière sur le lac powell J15: Lees ferry, navajo bridge, kanab J16: zion J17: zion/ las végas: visite de la ville (nord du strip) J18: matinée piscine à las végas puis direction valley of fire jusq'au coucher du soleil J19: vol retour
Bilan: Oui, je sais, un bilan avant , c'est bizarre!!! Mais juste pour dire que ce fut un régal de voir que tout ce que nous avions prévu, a été réalisable et sans difficulté. De plus, nous avons eu une météo favorable et je dois reconnaître que ça y fait énormément pour le bon déroulement! Ensuite, le rythme choisi était le bon. Avec un enfant de 7 ans, nous voulions certes pas nous priver de randonner, avec de tels paysages, cela aurait un sacrilège mais nous avons opté pour des randos ludiques et pas trop longues avec un bon rapport "effort/ beauté des paysages"! Nous avons également choisi tous nos hotels avec piscines car entre midi et 16h ou le soir après la rando, c'était un bon réconfort! Nous faisions les visites le matin ou le soir en fin d'après midi et aux heures les plus chaudes, soit nous étions au frais à l'hôtel (à la piscine )soit nous en profitions pour faire les longs trajets, au frais avec la clim et ainsi, nous n'avons jamais vraiment souffert de la chaleur et pourtant, c'était ma grande crainte!!!
Pour en revenir au rythme, nous ne voulions pas d'un itinéraire fait " au chausse pied"!! il était fort agréable d'arriver sur un site le soir, d'avoir toute la journée pour en profiter et de n'en repartir que le lendemain. Cela permet de ne pas être stressé en cas de retard sur la route, en cas de long chek in à l'hôtel ou de mauvaise météo le jour J...
Les vols:
Achetés très tôt, dès la mise en vente cad en septembre 2011 pour juillet 2012!! On a peut être pas économisé sur le prix mais nous avons pu avoir un vol direct à l'aller, c'était notre souhait d'éviter l'escale en rentrant aux USA avec récupération des bagages etc...et on a aussi eu de bonnes connections (pour le vol retour comme pour nos vols depuis la province) sans attendre 5h dans un aéroport!!!
Nous avons donc fait: * Toulouse/ Paris / salt lake city avec delta airlines, seul vol direct pour SLC. Avion assez vieux, pas de TV individuelle mais un service pas si mauvais que ça, à notre goût.
* un vol intérieur SLC/ las végas (1h): qui nous a fait gagner une grosse journée de route et une nuit d'hotel, le tout pour 150€ à 3 alors que si nous avions rendu la voiture à las végas au lieu de SLC, nous aurions eu pour 300 dollars de frais de dropp off, donc nous y avons trouvé que du +++ par contre bagage en soute payant (25 dollars)
* Las Végas / Paris via Détroit / Toulouse: avec delta puis air france, RAS.
Nous avons apprécié notre arrivée à SLC qui est un aéroport à taille humaine avec des agents fort sympathiques, en 40 min: nous étions dehors avec nos bagages!
La voiture ou plutôt les voitures:
et bien oui, puisque nous avons fait 2 boucles lors de notre circuit, nous avons loué 2 voitures et du coup, nous avons évité les frais de dropp off!
* la 1ère, réservée directement sur le site d'alamo, nous avions choisi une grande routière et nous avons eu une chevrolet impala en très bon état. L'agence alamo à l'aéroport est facilement accessible, là aussi, les agents fort sympas et la prise en main de la voiture fut très rapide!
* Pour la 2ème, par contre, ce fut tout un sketch!! Et oui, las végas, c'est las végas!! Standard SUV réservé et payé 6 mois auparavant chez dollar via elocationdevoiture.
après avoir chargé toutes les valises dans la navette qui nous amène vers les agences de location de voiture, notre attente commence...après 50 minutes de queue, c'est enfin à nous, nous remplissons tous les papiers en refusant tout ce que le type essaie de nous vendre (c'est un peu lourd et insistant!) et nous nous dirigeons vers le parking où soit disant, nous pourrons choisir notre véhicule!
sauf que là, le hic, il n'y a pas ce que nous avons réservé: plus de standard SUV dispo. Habillement, l'employé du parking montre une voiture à mon mari qui, sans réfléchir, charge le coffre, pendant que j'amène le fiston aux toilettes! Sauf qu'à mon retour, je ne suis pas dupe: je ne m'y connais pas en voiture mais je sais très bien que ce qu'on nous a donné n'est pas un SUV mais une grosse berline un peu surélevée! Donc, je demande à mon mari de vider le coffre et je vais voir l'employé pour demander des explications. Même avec mon anglais a "2 balles", je ne me laisserai pas faire!! Il reconnait que ce n'est pas vraiment un SUV mais estime que c'est assez surélevé. Je conteste et refuse, je retourne voir l'agent au guichet, je lui dit le nom de la voiture que l'on nous donne et il reconnait lui aussi, que ce n'est pas la bonne catégorie donc il descend avec moi sur le parking. Mais là, il se rend bien compte qu'il n'y a plus de standard SUV y compris chez les concurrents (car j'avais envoyé mon mari en repérage!!) et donc, lui aussi, me vente les mérites de cette berline qui est soit disant, pas une standard mais un premium: il me surclasse en plus, grand seigneur!! sauf que je m'en fiche de sa berline, je veux mon SUV!!
c'est comme si tu veux une mobylette et qu'à la place on te file un super vélo de compet, il n'en reste pas moins que ce n'est pas une mobylette !!!
Donc, là, ça fait déjà plus de 2heures, qu'on est chez dollar, il fait une chaleur terrible dans le parking en sous sol, il est plus de 14h et on n'a pas mangé depuis le ptt dej du matin, je commence à perdre patience et demande à voir le chef d'agence qui est une femme. Elle aussi me dit qu'elle n'a rien d'autre à me proposer, je demande alors un geste commercial (je crois qu'on aurait fini par accepter la berline) car les SUV sont plus chers que les berlines et elle refuse!! alors là, je me mets en colère en disnat qu'ils gèrent mal leurs voitures, que j'ai réservé et payé pour un SUV il y a plus de 6 mois et que je ne repartirais pas sans, qu'on était en vacances et qu'on ne comptait pas passer notre journée dans un parking!! Et là, elle me tend les clés d'un 4X4 énorme, 8 places, un V8 puissant qui fera le bonheur de mon mari!! tout cela biensûr, sans surcoût!! comme quoi, ne jamais lâcher!!
A suivre ...
Voilà maintenant 3 semaines que nous sommes rentrés des Etats Unis et je me décide à faire un petit carnet de voyage dans le but, j'espère, d'aider d'autres personnes!
Notre profil: Je commence par cela car je trouve intéressant de connaître un peu le profil des personnes dont on lit les carnets de voyages car piocher des idées de randos ou de visites dans les carnets, c'est une chose mais encore faut il pouvoir les faire!!
Donc nous sommes un couple ( 35 ans de moyenne d'âge) qui habituellement voyageons seuls et sans agence. Nous aimons la nature, les paysages et très peu les villes. Cet été (juillet 2012), nous sommes partis pour la 1ère fois avec notre garçon de "presque" 7 ans: une grande première pour lui mais aussi pour nous car nous avons du adapter notre programme à notre fils.
Nous sommes plutôt sportifs mais "tranquilles", pas des acharnés qui s'entraînent plusieurs fois par semaine! Notre fils est comme beaucoup d'enfants: vif, prêt à escalader sur le moindre rocher ou à courir partout et intéressé par les animaux.
Notre projet: Décidé un an et demi à l'avance, nous avons opté, après moultes hésitations et changements, pour un itinéraire un peu atypique mais qui correspondait bien à ce que NOUS voulions voir: c'est l'essentiel!
Donc exit: la côte ouest avec ces grandes villes LA et ses parcs, San Francisco... Exit aussi pour notre 1er voyage dans le south west le grand canyon!! ah sacrilège, j'en ai fait hurler plus d'un avec ça!!!😛
A regret, nous avons retiré la région de Moab, il fallait choisir: courir / rouler et voir beaucoup de sites ou faire des choix mais profiter des sites choisis, c'est ce que nous avons fait: sans regret!
Nous, nous voulions voir les geysers et les pools du yellowstone en priorité mais aussi de jolis canyons, tout cela en 3 petites semaines sans se presser et sans trop rouler, fiston oblige!
Donc voilà l'itinéraire choisi: J1: arrivéé à salt lake city/ repos J2: route pour Jackson Hole via bear lake J3: route vers Yellowstone via Grand téton J4 à J8: Yellowstone J9: route vers salt lake city/ journée "off" J10: vol SLC/ Las végas le matin puis visite de la ville (sud du strip + freemont) J11: las végas/ bryce canyon au départ nous devions passer via cedar breaks mais la route était en travaux et nous aurions du effectuer un long détour sur une journée avec déjà 4h30 de route, nous avons renoncé. J12: bryce canyon J13: bryce canyon/ page via kanab nous avons du renoncer à la CCR à cause d'un temps très incertain et donc exit aussi willis creek. J14: Page: antelope canyon lower, horshoesbend et croisière sur le lac powell J15: Lees ferry, navajo bridge, kanab J16: zion J17: zion/ las végas: visite de la ville (nord du strip) J18: matinée piscine à las végas puis direction valley of fire jusq'au coucher du soleil J19: vol retour
Bilan: Oui, je sais, un bilan avant , c'est bizarre!!! Mais juste pour dire que ce fut un régal de voir que tout ce que nous avions prévu, a été réalisable et sans difficulté. De plus, nous avons eu une météo favorable et je dois reconnaître que ça y fait énormément pour le bon déroulement! Ensuite, le rythme choisi était le bon. Avec un enfant de 7 ans, nous voulions certes pas nous priver de randonner, avec de tels paysages, cela aurait un sacrilège mais nous avons opté pour des randos ludiques et pas trop longues avec un bon rapport "effort/ beauté des paysages"! Nous avons également choisi tous nos hotels avec piscines car entre midi et 16h ou le soir après la rando, c'était un bon réconfort! Nous faisions les visites le matin ou le soir en fin d'après midi et aux heures les plus chaudes, soit nous étions au frais à l'hôtel (à la piscine )soit nous en profitions pour faire les longs trajets, au frais avec la clim et ainsi, nous n'avons jamais vraiment souffert de la chaleur et pourtant, c'était ma grande crainte!!!
Pour en revenir au rythme, nous ne voulions pas d'un itinéraire fait " au chausse pied"!! il était fort agréable d'arriver sur un site le soir, d'avoir toute la journée pour en profiter et de n'en repartir que le lendemain. Cela permet de ne pas être stressé en cas de retard sur la route, en cas de long chek in à l'hôtel ou de mauvaise météo le jour J...
Les vols:
Achetés très tôt, dès la mise en vente cad en septembre 2011 pour juillet 2012!! On a peut être pas économisé sur le prix mais nous avons pu avoir un vol direct à l'aller, c'était notre souhait d'éviter l'escale en rentrant aux USA avec récupération des bagages etc...et on a aussi eu de bonnes connections (pour le vol retour comme pour nos vols depuis la province) sans attendre 5h dans un aéroport!!!
Nous avons donc fait: * Toulouse/ Paris / salt lake city avec delta airlines, seul vol direct pour SLC. Avion assez vieux, pas de TV individuelle mais un service pas si mauvais que ça, à notre goût.
* un vol intérieur SLC/ las végas (1h): qui nous a fait gagner une grosse journée de route et une nuit d'hotel, le tout pour 150€ à 3 alors que si nous avions rendu la voiture à las végas au lieu de SLC, nous aurions eu pour 300 dollars de frais de dropp off, donc nous y avons trouvé que du +++ par contre bagage en soute payant (25 dollars)
* Las Végas / Paris via Détroit / Toulouse: avec delta puis air france, RAS.
Nous avons apprécié notre arrivée à SLC qui est un aéroport à taille humaine avec des agents fort sympathiques, en 40 min: nous étions dehors avec nos bagages!
La voiture ou plutôt les voitures:
et bien oui, puisque nous avons fait 2 boucles lors de notre circuit, nous avons loué 2 voitures et du coup, nous avons évité les frais de dropp off!
* la 1ère, réservée directement sur le site d'alamo, nous avions choisi une grande routière et nous avons eu une chevrolet impala en très bon état. L'agence alamo à l'aéroport est facilement accessible, là aussi, les agents fort sympas et la prise en main de la voiture fut très rapide!
* Pour la 2ème, par contre, ce fut tout un sketch!! Et oui, las végas, c'est las végas!! Standard SUV réservé et payé 6 mois auparavant chez dollar via elocationdevoiture.
après avoir chargé toutes les valises dans la navette qui nous amène vers les agences de location de voiture, notre attente commence...après 50 minutes de queue, c'est enfin à nous, nous remplissons tous les papiers en refusant tout ce que le type essaie de nous vendre (c'est un peu lourd et insistant!) et nous nous dirigeons vers le parking où soit disant, nous pourrons choisir notre véhicule!
sauf que là, le hic, il n'y a pas ce que nous avons réservé: plus de standard SUV dispo. Habillement, l'employé du parking montre une voiture à mon mari qui, sans réfléchir, charge le coffre, pendant que j'amène le fiston aux toilettes! Sauf qu'à mon retour, je ne suis pas dupe: je ne m'y connais pas en voiture mais je sais très bien que ce qu'on nous a donné n'est pas un SUV mais une grosse berline un peu surélevée! Donc, je demande à mon mari de vider le coffre et je vais voir l'employé pour demander des explications. Même avec mon anglais a "2 balles", je ne me laisserai pas faire!! Il reconnait que ce n'est pas vraiment un SUV mais estime que c'est assez surélevé. Je conteste et refuse, je retourne voir l'agent au guichet, je lui dit le nom de la voiture que l'on nous donne et il reconnait lui aussi, que ce n'est pas la bonne catégorie donc il descend avec moi sur le parking. Mais là, il se rend bien compte qu'il n'y a plus de standard SUV y compris chez les concurrents (car j'avais envoyé mon mari en repérage!!) et donc, lui aussi, me vente les mérites de cette berline qui est soit disant, pas une standard mais un premium: il me surclasse en plus, grand seigneur!! sauf que je m'en fiche de sa berline, je veux mon SUV!!
c'est comme si tu veux une mobylette et qu'à la place on te file un super vélo de compet, il n'en reste pas moins que ce n'est pas une mobylette !!!
Donc, là, ça fait déjà plus de 2heures, qu'on est chez dollar, il fait une chaleur terrible dans le parking en sous sol, il est plus de 14h et on n'a pas mangé depuis le ptt dej du matin, je commence à perdre patience et demande à voir le chef d'agence qui est une femme. Elle aussi me dit qu'elle n'a rien d'autre à me proposer, je demande alors un geste commercial (je crois qu'on aurait fini par accepter la berline) car les SUV sont plus chers que les berlines et elle refuse!! alors là, je me mets en colère en disnat qu'ils gèrent mal leurs voitures, que j'ai réservé et payé pour un SUV il y a plus de 6 mois et que je ne repartirais pas sans, qu'on était en vacances et qu'on ne comptait pas passer notre journée dans un parking!! Et là, elle me tend les clés d'un 4X4 énorme, 8 places, un V8 puissant qui fera le bonheur de mon mari!! tout cela biensûr, sans surcoût!! comme quoi, ne jamais lâcher!!
A suivre ...
L'Ouest américain... en onze jours... mission impossible? English translation pending
Bonsoir à tous...
Après la Floride, je compte me rendre dans l'Ouest americain avec une contrainte de taille : fan de parcs d'attractions, je compte faire au moins les 4 plus reputés, tous situés près de Los Angeles : Disneyland, Disneyland California Adventure, Universal Studios Hollywood, et Six Flags Magic Mountain. une fois les parcs casés, il me restera 11jours pour faire "le reste"... (sachant que j'aimerais caser San Francisco, Los Angeles, Las Vegas, et des parcs nationaux)
Voilà ce que j'ai pour l'instant prévu J1 : Arrivée San Francisco J2 : San Francisco J3 : San Francisco / Fin d'aprem : Route vers Yosemite (3H) J4 : Yosemite / Milieu d'aprem : Route vers Death Valley (5H) J5 : fin de route Death Valley (si necessaire) + Death Valley / Route vers Grand Canyon (3h30) J6 : Route Grand Canyon (3h30) / Grand Canyon / Nuit Page J7 : Page / Antelope / Horseshoe / Brice / Monument Valley J8 : Page / Antelope / Horseshoe / Brice / Monument Valley / debut d'aprem Route Pour Vegas (6H) / Nuit à Vegas J9 : Prime Las Vegas / Las Vegas J10 : Route pour L.A (4-5H) / Visite Los Angeles l'aprem J11 : Six Flags Magic Mountain J12 : Universal Studios Hollywood J13 : Disneyland / California Adventures J14 : Disneyland / California Adventures J15 : Los Angeles J16 : Derniers remplissages de valises en Prime puis Depart
Cette prévision, compte tenu de la durée du séjour est-elle envisageable ? Que prévoir dans les grandes villes avec les temps prévues pour chacune d'elles ? Les prévisions pour les parcs sont-elles bonnes ? Ou vaut-il mieux par exemple passer plus de temps à Yosemite et reduire Death Valley ?
Merci pour vos aides précieuses ! Ce planning ne demande qu'à etre modifier (en bien !!! ;) )
Après la Floride, je compte me rendre dans l'Ouest americain avec une contrainte de taille : fan de parcs d'attractions, je compte faire au moins les 4 plus reputés, tous situés près de Los Angeles : Disneyland, Disneyland California Adventure, Universal Studios Hollywood, et Six Flags Magic Mountain. une fois les parcs casés, il me restera 11jours pour faire "le reste"... (sachant que j'aimerais caser San Francisco, Los Angeles, Las Vegas, et des parcs nationaux)
Voilà ce que j'ai pour l'instant prévu J1 : Arrivée San Francisco J2 : San Francisco J3 : San Francisco / Fin d'aprem : Route vers Yosemite (3H) J4 : Yosemite / Milieu d'aprem : Route vers Death Valley (5H) J5 : fin de route Death Valley (si necessaire) + Death Valley / Route vers Grand Canyon (3h30) J6 : Route Grand Canyon (3h30) / Grand Canyon / Nuit Page J7 : Page / Antelope / Horseshoe / Brice / Monument Valley J8 : Page / Antelope / Horseshoe / Brice / Monument Valley / debut d'aprem Route Pour Vegas (6H) / Nuit à Vegas J9 : Prime Las Vegas / Las Vegas J10 : Route pour L.A (4-5H) / Visite Los Angeles l'aprem J11 : Six Flags Magic Mountain J12 : Universal Studios Hollywood J13 : Disneyland / California Adventures J14 : Disneyland / California Adventures J15 : Los Angeles J16 : Derniers remplissages de valises en Prime puis Depart
Cette prévision, compte tenu de la durée du séjour est-elle envisageable ? Que prévoir dans les grandes villes avec les temps prévues pour chacune d'elles ? Les prévisions pour les parcs sont-elles bonnes ? Ou vaut-il mieux par exemple passer plus de temps à Yosemite et reduire Death Valley ?
Merci pour vos aides précieuses ! Ce planning ne demande qu'à etre modifier (en bien !!! ;) )
Compte-rendu de croisière Splendida, août 2012 English translation pending
Valises et trajet jusqu’à Barcelone.
Départ de la région parisienne vers 8h, journée orange à rouge pour Bison futé.
Déjà, une bonne surprise nous avons réussi à rentrer toutes nos valises dans le coffre de notre Prius, nous avons cru devoir mettre une des valises sur le siège arrière mais avec un peu d’organisation tout passe.
Autoroute A77, première barrière de péage, notre badge Liber-T ne fonctionne pas, croyant que le problème venait du détecteur, nous faisons reculer toute la file de voiture qui nous suivait (un joyeux bazar, surtout pour le véhicule avec la remorque ! 🤪) nous nous engageons dans une autre file et rebelote, coincé, appel à l’aide par interphone, car même dans les gares de péage plus de personnel. Aide efficace et rapide nous continuons enfin.
Nous arrivons au pont de Millau, ça faisait longtemps que nous n’y étions pas passé dessus. Jusqu’à peu, nous nous arrêtions là, nous passions toujours dessous pour rentre visite au papa de Mr Liz qui nous a quitté il y a presque 2 ans. Pour la première fois, nous continuons sans nous arrêter vers la frontière espagnole. Sortie du Boulou, Mr Liz mais le ticket de péage et là, avant même de mettre sa carte bleue, la barrière s’ouvre et l’automate nous remercie et nous souhaite bonne route. Nous n’avons pas payé le dernier tronçon d’autoroute, il semblerait qu’une grève était en cours, nous avons dû en bénéficier.🙂😎
2 nuits de pause chez mon Papa et nous voilà en route pour Barcelone. Nous voyons sur le chemin les dégâts du terrible feu qui a ravagé cette partie de l’Espagne. Vers midi, nous arrivons au parking Valet de Barcelone, que nous avions réservé via Internet. La personne à l’accueil ne parle pas français mais mon vieil espagnol du lycée et sa bonne volonté rends la conversation assez simple. Nous laissons les clés au voiturier et nous embarquons dans la navette direction le terminal.
Déjà, une bonne surprise nous avons réussi à rentrer toutes nos valises dans le coffre de notre Prius, nous avons cru devoir mettre une des valises sur le siège arrière mais avec un peu d’organisation tout passe.
Autoroute A77, première barrière de péage, notre badge Liber-T ne fonctionne pas, croyant que le problème venait du détecteur, nous faisons reculer toute la file de voiture qui nous suivait (un joyeux bazar, surtout pour le véhicule avec la remorque ! 🤪) nous nous engageons dans une autre file et rebelote, coincé, appel à l’aide par interphone, car même dans les gares de péage plus de personnel. Aide efficace et rapide nous continuons enfin.
Nous arrivons au pont de Millau, ça faisait longtemps que nous n’y étions pas passé dessus. Jusqu’à peu, nous nous arrêtions là, nous passions toujours dessous pour rentre visite au papa de Mr Liz qui nous a quitté il y a presque 2 ans. Pour la première fois, nous continuons sans nous arrêter vers la frontière espagnole. Sortie du Boulou, Mr Liz mais le ticket de péage et là, avant même de mettre sa carte bleue, la barrière s’ouvre et l’automate nous remercie et nous souhaite bonne route. Nous n’avons pas payé le dernier tronçon d’autoroute, il semblerait qu’une grève était en cours, nous avons dû en bénéficier.🙂😎
2 nuits de pause chez mon Papa et nous voilà en route pour Barcelone. Nous voyons sur le chemin les dégâts du terrible feu qui a ravagé cette partie de l’Espagne. Vers midi, nous arrivons au parking Valet de Barcelone, que nous avions réservé via Internet. La personne à l’accueil ne parle pas français mais mon vieil espagnol du lycée et sa bonne volonté rends la conversation assez simple. Nous laissons les clés au voiturier et nous embarquons dans la navette direction le terminal.
Long résumé de l'Ouest américain en été 2011 English translation pending
Bonjour à tous !
Je rattrape mon retard avant mon prochain voyage (dans une semaine : Floride !). Mieux vaut tard que jamais !
Comme j'ai beaucoup utilisé ce forum pour préparé notre voyage dans l'ouest l'an passé, et que les résumés de voyages et co m'ont été très utiles, c'est à mon tour de vous faire partager le mien ! J'ai essayé de mettre le plus possible de commentaires sur les hôtels et les resto mais parfois il me manquait des noms. J'espère que ce résumé pourra être utile à certains et j'en profite pour remercier tous les membres du forum !
Prêts ? Go ! (... et bon courage si vous tenez à lire l'entier !).
25 Août - Day 1
Départ de Zürich, escale à Atlanta et 4h de vol plus tard, atterrissage à Los Angeles ! On chope nos valises et ensuite direction Alamo pour prendre notre voiture : Elle est magnifique et énooorme, on a jamais vu ça ! Jon prend le volant et on se lance. Sur la route c’est bien allé jusqu’à l’entrée d’autoroutes. Mais ensuite, on n’a rien compris aux sorties ! Mais on a fini par arriver à l’hôtel (Jerry’s Motel) vivants ! Un peu vieillot et dans un quartier moyennement fréquentable mais on se rendra vite compte que c’est un peu partout comme ça à Los Angeles. En tous cas, on est vraiment contents de pouvoir enfin dormir. On a d’ailleurs même pas le courage de sortir s’acheter à souper.
26 Août – Day 2
Dès 05h30 on était réveillés, vive le décalage horaire ! On a tout de même attendu que le soleil se lève pour sauter dans la voiture afin de trouver notre premier petit déjeuner américain. Ensuite direction les studios ! On parc la voiture (15$) et on file directement à l’universal tour après être entrés pour avoir moins de queue. On a de la chance, il n’y a pas encore énormément de monde et après une petite demie heure d’attente c’est à nous ! Le tour est vraiment sympa, avec un petit coup de cœur pour l’attraction King Kong 3D qui est vraiment impressionnante et le quartier de Wisteria Lane ! On enchaîne ensuite avec Waterworld (à nouveau une petite demie heure d’attente). C’est bien fait mais assez enfantin, et pas extrêmement spectaculaire. Disons que ce qui m’a le plus amusé n’a pas été le show en lui-même mais plutôt l’animation durant le placement de tout le monde.
Dès le matin, il a fait très chaud et le soleil tape fort, on n’est pas habitués et une baisse de régime se fait sentir. Un petit hamburger-pastèque au Mel’s dinner nous remettra d’aplomb pour les attractions suivantes. Heureusement, il y a un peu partout des « cool zones » où de la brume est envoyée dans l’air pour se rafraichir, sans parler des attractions dont on ressort trempés (Jurassik Park par exemple). Vers 17h00, après avoir vu le show des animaux stars, on décide de rentrer. Le décalage horaire se fait sentir. Après être sortis du parc, on s’arrête pour manger quelque chose au Panda Inn.
27 Août – Day 3
Ce matin, départ vers 08h30 pour le Walk of Fame. Petite déception en arrivant, les noms sont ceux de personnes qui nous sont inconnues mais au fil du chemin, des étoiles marrantes apparaissent. En plus il y a peu de monde donc pas de bousculade sur le trottoir ! On en profite pour aller acheter un déjeuner dans un supermarché avant de continuer la montée des étoiles. Arrivés au Chinese Theatre, on en profite pour monter quelques étages et on voit le panneau Hollywood pour la première fois ! Ca fait bizarre !
Ensuite, départ pour Berverly Hills. On a eu du mal à trouver, on est passé par la Mulholland road drive avant de tomber sur Beverly Hills un peu par hasard. C’est magnifique ! Je ne cracherais vraiment pas sur une de ces maisons… Ensuite, montée au Griffith Observatory (trop chaud pour monter à pieds comme prévu donc on opte pour la voiture) et sur le bord de la route, on voit un coyote qui nous regarde ! Arrivés en haut, quelle chaleur ! On dirait un four ! Mais la vue est splendide on voit beaucoup mieux le panneau Hollywood et on a une vue magnifique sur Los Angeles. Après, direction Downtown où on a bien galéré pour trouver les endroits prévus (vive mon organisation !). Après avoir tourné en rond dans des rues pleines de petites échoppes un peu cracra on est tombés par hasard sur Little Tokyo (qu’on cherchait justement !). Et là bonne surprise ! C’est magnifique ! J’y aurais bien passé quelques heures de plus, mais c’est horriblement frustrant de ne rien pouvoir acheter faute de place dans la valise ! Ensuite, on cherchait les boutiques dans Downtown mais c’est tellement grand qu’on n’a fait que parcourir des immenses avenues totalement vides. On a fini par demander notre chemin et c’est là qu’on a plus ou moins compris qu’il y avait des « districts » pour chaque genre de commerces (« Clothes district », …). Quand on est enfin arrivés vers les boutiques, il était déjà 17h00 passé et on n’en pouvait plus.
28 Août – Day 4
Ce matin, départ pour San Luis Obispo avec arrêt à Santa Barbara. Sur la route, on s’arrête dans le « Beach Café » où on commande un petit déjeuner. Délicieux mais beaucoup trop gros ! Heureusement, comme ailleurs ils me proposeront une boîte (j’adore cette idée !). On reprend la route pour Santa Barbara où on arrive dans la matinée. Là, on visite un peu Stearns Wharf (la plus vieille jetée de la côte ouest) puis direction le centre ville. C’est vraiment joli, plein de boutiques dont un petit magasin adooorable où ils vendent des cupcakes délicieux. En arrivant à notre motel à San Luis Obispo, le Peach Tree Inn, c’est une bonne surprise ! On obtient une meilleure chambre pour le même prix et c’est un endroit adorable où on verra nos premiers écureuils ! Après avoir mis nos affaires dans la chambre, direction le centre ville pour un peu de shopping.
29 Août – Day 5
Ce matin, comme ces derniers jours on est debout vers 07h30. Ca tombe bien, le déjeuner nous attend et il paraît qu’il est particulièrement excellent. Et en effet, c’est pas mal du tout ! Des muffins (chocolat, myrtilles et non identifié), 3 sortes de pains, confitures, beurre de cacahuètes, céréales, oat meat, fruits frais. On se prend donc un énorme déjeuner avant de partir pour Morro Bay où on a prévu de faire le tour Whale watching. C’est plein de brouillard et il fait un froid de canard ! Mais très vite, on oublie ça en voyant nos premières loutres qui jouent près de la côte. Plus tard, j’aperçois un banc de dauphins et on s’en approche. Ils sautent autour du bateau, magnifique ! On verra également des loutres qui cassent des coquillages sur leur ventre, adorables, plein de lions de mer ett un albatros (il paraît que c’est rare). Par contre, aucune baleine à l’horizon. Le capitaine cherche pourtant ! D’ailleurs, au lieu d’une heure et demie environ, on fera 4 heures de tour en mer. On retrouve la terre ferme vers 13h00 (ouf !). On n’a pas vu de baleines mais c’était une expérience magnifique (et extrême pour nous !). On reprend la voiture totalement congelés et direction Big Sur. On s’arrêtera le long de la route au Whale watching café quelques heures plus tard. Horriblement cher, pas très bon et service très moyen, mais on avait trop faim. Et au moins, les assiettes étaient copieuses (vive le pain servi avec les pâtes, c’est vraiment bizarre). Le long de la route qui longe la côte, on ne peut pas s’empêcher de s’arrêter plusieurs fois, tant les paysages sont extraordinaires. Malgré tout, c’est assez long, surtout avec des voitures qui s’arrêtent presque dans les virages, ça ne roule pas très bien. On arrive enfin vers Monterey à 17h30 et on s’arrête pour acheter notre souper dans un centre commercial. Mauvaise pioche, à voir c’est un magasin de produits importés mais on y trouve tout de même quelques trucs. Ensuite direction le Motel 6 d’où on ne sortira pas car trop fatigués.
30 Août – Day 6
On commence par une petite ballade à Monterey mais il fait vraiment froid, c’est brumeux, humide et ça ne nous plaît pas tellement donc on se remet rapidement en chemin pour Santa Cruz. Après avoir profité pendant une bonne demi-heure des bêtises des sea lions, on reprend la route gentiment, direction San Francisco. Le soleil est revenu, il fait beau mais toujours froid. On commence par la montagne Twin Peaks. Malheureusement, à peine arrivés en haut, la vue disparait à cause du brouillard. En tous cas, ça nous a tout de suite mis dans l’ambiance. 2ème étape, la vue sur le Golden Bridge depuis Fort Point. Là encore, il fait frais et le brouillard est au rendez-vous mais la vue est tout de même splendide ! Ensuite, on décide d’aller faire un peu de shopping au centre ville mais la conduite est difficile, on se fait klaxonner (pour la première fois depuis notre arrivée aux USA!) et on a de la peine avec les interdictions de tourner à gauche. En plus, impossible de trouver un parking normal et on n’a plus de monnaie pour les horodateurs donc après s’être passablement énervés, on décide d’aller à notre hôtel, le Country Hearth Inn. En arrivant, pas de place de parc, ça commence bien. Heureusement, on pourra se garer dans la cour. La chambre est spacieuse et bien équipée. Seul bémol, la salle de bain qui n’est pas de toute fraicheur et le bruit du à une très mauvaise isolation. Ensuite on part directement à la quête d’un endroit où souper. L’endroit est sympa, il y a plein de boutiques (Lombard Street). On choisi le Naked Fish, un bar à sushis puisque Jon rêve de sushis depuis son arrivée aux USA.
31 Août – Day 7
Ce matin, départ vers 08h30 pour Chinatown. On arrive vers 09h00 et tout est encore fermé, mais au moins, on peut profiter de la vue qu’offrent toutes ces étranges maisons. On monte jusqu’à la Coit tower pour admirer la vue avant de redescendre sur Chinatown où on dîne de sushis et d’un assortiment de nourriture japonaise pour moi au Sushi rocks. Très bon et le service est sympa ! Ensuite, shopping dans Market Street ! Ensuite, direction le centre commercial de Market Street. C’est énorme et il y a carrément trop de magasins, on ne sait plus où donner de la tête et on n’ose à peine entrer dans les boutiques tellement il y a de choix. On marchera dans les rues commerçantes pendant tout l’après-midi avant d’aller souper au McDo (notre premier du voyage !). Là encore, il faudra nous expliquer pourquoi on reçoit 2 cheesburgers en commandant un menu cheesburger, c’est un grand mystère. On passera le reste de la soirée dans notre chambre en ne sentant plus nos pieds !
1er septembre – Day 8
Ce matin, direction Alcatraz ! Enfin, c’est ce qu’on pensait car arrivés là-bas après avoir couru depuis l’arrêt de bus jusqu’au Pier 33 d’où partent les bateaux qui accostent sur l’île, mauvaise surprise, plus de place jusqu’à demain ! Génial. Après réflexion, on oublie l’idée et on se contente d’une ballade le long du Pier 39. Ensuite on rentre à pieds à notre motel gentiment par le bord de l’eau en se disant qu’on pourra faire les boutiques le long de la Chestnut Street.
02 Septembre – Day 9
Grand départ pour Yosemite ! Au passage, on s’arrête au Golden Gate Park pour aller faire un tour dans le Tea Garden. C’est trop chou ! Après cette petite visite, on entame le voyage en direction de Yosemite. En chemin, on s’arrête dans un petit café pour dîner. Incroyable, je commande le petit déj à 5$ et on m’amène 2 énormes pancakes, du bacon, une omelette au fromage et une salade de fruit. Autant dire qu’on est calé après ! Pour Yosemite, j’avais prévu d’arriver par le bas afin d’aller voir Mariposa Groove Giant Sequoia mais Jon a décidé qu’on arriverait par le haut (entrée El Capitain) car c’était plus près. Donc on a abandonné l’idée (trop loin !) et on a fait la ballade de Tuolumne Grove. 30 mn environ de descente dans la forêt avec à l’arrivée quelques sequoias géants. C’est une bonne entrée en matière. La forêt sentait si bon et il y avait plein de mignons petits écureuils et chipmunks (aucune idée du nom de ces petites bêtes en français). Au retour à la voiture, direction notre hôtel près de Mariposa (Bear Creek cabins). Grand moment de solitude. On dirait l’endroit du film d’horreur « La colline a des yeux ». Baraques bizarres, gars au regard vitreux qui semble vivre dans sa voiture, baragouine et se penche à ma fenêtre pour demander ce qu’on cherche. On n’est pas très tranquilles. Heureusement, la chambre est sympa et grande, et les voisins ont l’air à peu près normaux. Ensuite, 2ème moment de solitude, on n’a rien à manger et on est au milieu de nul part sans réseau de tél ni wi-fi ! C’est là qu’on voit qu’on est des grands consommateurs et que sans civilisation on est vite perdus (oui bon, on avait un hôtel et l’électricité, mais je parlais de magasins !). On décide d’aller voir à Mariposa si par le plus grand des hasards il y aurait un supermarché. Et il y en a un ! Ensuite dodo, car demain on va randonner !
03 Septembre – Day 10
Vers 07h, on est debout et en route pour la Valley de Yosemite ! On y arrive vers 09h30 le temps de faire un plein. En chemin on s’arrête au départ du sentier pour les Bridalveil fall. Il n’y a personne, il fait un peu frais, c’est magique. Par contre, elles sont moins belles que ce que j’imaginais, mais on est déjà contents qu’il y ait de l’eau vu qu’on est à la fin de l’été ! Arrivés dans la valley même, on se met au parking proche du Curry village. Depuis là, direction Vernal fall ! Le chemin monte directement, mais c’est goudronné, joli et on est très motivés donc tout va bien malgré le chaud. On dépasse vite la plupart des gens. Arrivés en-bas des chutes, on s’étonne d’y être déjà et on continue l’ascension ! Moins de monde, très beau, mais pénible pour ceux qui n’aiment pas la montée comme moi ! Heureusement le paysage est magnifique et l’envie d’arriver en haut est plus forte que la fatigue ou le souffle court donc on continue ! Sur le chemin, comme à beaucoup d’endroits, tout le monde propose de prendre les autres en photos, c’est tellement sympathique, et les américains ont l’air très étonnés quand on leur propose spontanément de les prendre en photo alors qu’eux le font tout le temps… Etrange ! Arrivés en haut, on pic-nic au bord de l’Emerald Pool. On décide de continuer de monter jusqu’au Clark Point avant de redescendre par le chemin (pas très envie de reprendre les escaliers glissants par où on est montés). La descente nous semble sans fin, c’est vraiment chiant et en arrivant en-bas on a plus de mollets ! On reprend la voiture et direction Glacier Point ! Sur la route, embouteillage, on nous parc en attendant que d’autres redescendent du parc qui est plein. Il y a également pas mal de départ de feu le long de la route mais il paraît que c’est normal. Hyper rassurant toute cette fumée et ces arbres calcinés! Après 30mn d’attente, en route pour la fin du chemin pour Glacier Point, le trajet paraît sans fin et c’est rien comparé à ce qui nous attend. Là haut, la vue est totalement magnifique. C’est énorme ! Ensuite direction notre hôtel à June Lake (June Lake Villager Inn). Mais pour ça, on doit prendre la Tioga road après l’avoir rejointe et donc on n’est pas sortis de l’auberge. C’est long, très long, mais les paysages sont magnifiques. On croise même une marmotte, et de la neige !
04 Septembre – Day 11
Le matin est glacial à June Lake, pas étonnant, c’est une station de ski ! On va prendre un petit déj au Tiger Bar et ensuite direction Bodie, la ville fantôme. Pour y arriver, il faut rouler pendant une quinzaine de minutes sur une route non pavée. On a trouvé que c’était très moyen. Il y a du monde et on a vite fait le tour des maisons. Ensuite, direction Mono Lake. Il fait chaud, et ça sent le poisson. J’avais prévu de m’y baigner mais l’envie s’est très vite envolée. La journée se terminera par un petit souper au Tiger Bar après une ballade vers le lac près de notre motel.
05 Septembre – Day 12
Ce matin, départ vers 07h30 pour la Death Valley ! En résumé, il fait chaud, très chaud ! On cuit même ! En résumé on a fait les dunes de sable, Badwater (loin, très loin !), Devil golf road, Artist drive et Zabriskie point (magnifique !). Ensuite on continue la route direction Las Vegas. La conduite est hyper monotone, des centaines de kms sur une route toute droite. Vive le Nevada ! En plus il n’y a aucune civilisation ! 5h plus tard, on arrive à Las Vegas et on trouve notre hôtel (Flamingo) sans se perdre ! La chambre est très grande (salon + chambre séparée) mais un peu vieille donc petite déception. Après un petit souper, on fait un petit tour du strip fontaines au Bellagio, Caesar Palace mais on est crevés donc après avoir joué et perdu un dollar parce qu’on ne sait pas comment fonctionne les machines, on va dormir.
06 Septembre – Day 13
Ce matin, vers 09h, départ pour le outlet Premium north. Une nouvelle fois on est fiers de nous parce qu’on y arrive sans se perdre. Par contre même si les rabais sont énormes les marques restent toujours un peu chères pour nous. On rentre vers 13h00 et on s’arrête au MGM Grande pour chercher nos tickets pour KA du Cirque du Soleil qu’on pensait être joué ce soir. On en profite pour faire un petit tour vers les hôtels avoisinants et chez tix 4tonight où on prend le buffet du souper au Treasure Islande. On gagne 5 dollars chacun environ, moins que ce que je pensais. Ensuite petit tour à la piscine de l’hôtel : elle est bonne et il y a des chutes d’eau pour se masser les épaules, le Paradis sur terre ! C’est là qu’on se rend compte, en voyant les cocotiers, qu’on est dans une piscine en plein désert. Le soir, buffet au Treasure Islande. Vraiment bon ! En sortant, on profite de regarder le spectacle des sirènes. Nous qui nous attendions à quelque chose avec des sirènes qui nagent dans l’eau, etc on n’en croit pas nos yeux quand ce sont des espèces de gogo danseuses qui montent sur le bateau. C’est tout sauf une version Disney comme ce qu’on avait imaginé mais qu’est-ce qu’on se marre ! C’est là qu’on se rend compte qu’on est vraiment à Vegas, surtout quand le bateau des méchants pirates coule vraiment et qu’il y a des explosions énormes qui nous brulent le visage sur celui des sirènes. Après une petite ballade au Venetian on rentrera doucement à l’hôtel.
07 Septembre – Day 14
Ce matin, départ pour le Grand Canyon. De nouveau un grand moment de solitude sur cette route qui n’en finit pas et qui est ennuyeuse à mourir. Arrivés là-bas vers 17h30 environ, on se dépêche pour aller voir le coucher de soleil au bord du rim après avoir pris notre chambre (Maswik Lodge). Et là, juste à 2-3 mètres de nous, des biches et leurs petits traversent le chemin et s’arrêtent carrément pour nous regarder. Incroyable ! On est sous le charme et on croit halluciner. On arrive en 5mn de marche au bord du trou où on regarde le soleil se coucher. Il n’y a pas trop de monde et c’est magnifique.
08 Septembre – Day 15
Ce matin, on avait prévu de faire l’Hermit Road à pied mais pour finir on prend la navette et on va à pieds pendant 1-2 km depuis l’arrêt Powell… C’est très beau et surtout très grand mais un peu toujours la même chose. On reviendra pour faire un vrai trek et descendre au fond du canyon, c’est sûr, mais là on n’est pas assez en forme ! En tous cas, on se fait une petite journée tranquille qu’on finira au Yaki point avant de prendre la route pour Page. Un petit peu marre de la voiture quand même. Environ 03h plus tard (et quelques trips sur les indiens), on arrive au Motel 6 à Page. Petit détour par la piscine, Burger King et dodo !
09 Septembre – Day 16
Ce matin, on a prévu une grasse matinée puisque notre programme est assez léger mais à 07h30 on est debout donc direction l’Upper Antelope Canyon. Un guide Navajo nous amène au canyon avec 6-8 autres personnes en pic up. Visite du canyon avec explications et… Prises de photo ! Oui oui, notre guide nous montre comment avoir de belles prises de vue (visages, cœurs, couchers de soleil sur Monument Valley dessiné par les roches). La visite dure une petite heure. On hésite de faire le Lower mais on décide que non parce qu’il faudrait à nouveau payer une vingtaine de dollars par personne donc on oublie cette idée, peut-être demain. On continue par la ballade qui nous fait découvrir le Horseshoe bend. Il fait vraiment très chaud et il faut marcher dans le sable pendant une dizaine de minutes (à la montée ça va beaucoup plus long !). C’est incroyable parce qu’on voit tout d’un coup. On avance dans le sable, il n’y a rien à part des cailloux et des petits buissons, et tout à coup, la falaise ! Vers 17h00 après un retour à l’hôtel à cause d’un orage, on ressort pour essayer de trouver un endroit où se baigner mais impossible ! On tombe sur le Lone Rock où il y a des tonnes de camping cars juste au bord de l’eau et personne en train de se baigner. Bizarre.
10 Septembre – Day 17
Avant de partir pour Bryce Canyon, et après avoir cherché dans notre guide un endroit où il est possible de se baigner, on va à la « plage » ! On se parque juste avant le barrage depuis Page, on marche 5mn environ et on est seuls au monde, l’eau est magnifique, mais ça fait tout de même un peu peur. L’eau est chaude, on dirait un bain ! On patauge un bon moment. Ensuite en route pour Bryce, le GPS veut nous faire prendre une longue route non pavée mais on résiste, et on décide de faire un détour même si on mettra environ 04h00 à arriver là-bas (alors qu’on en avait calculé 2 !) ! Arrivés au canyon, il fait froid, c’est couvert et on hésite de faire notre randonnée étant donné le temps mais heureusement on fini par se lancer. On choisit la boucle Navajo Loop – Queen Garden. C’est magnifique et la montée est beaucoup moins fatigante que ce qu’on avait imaginé. Ensuite direction notre hôtel à Tropic (Bryce Canyon Inn). On voulait repartir pour voir le soleil se coucher mais le ciel est couvert et puis on a un peu la flemme.
11 Septembre – Day 18
Ce matin, on voulait au départ aller voir le lever de soleil sur Bryce Canyon mais le temps nous a un peu démotivés (il fait vraiment froid et c’est couvert) donc on a dormi jusqu’à 08h30 heure locale ! Après notre déjeuner, on fait les valises, on saute dans la voiture, petit détour par Bryce Canyon pour une dernière vue. On en profite aussi pour observer les chiens de prairie. Ensuite direction Zion. Sur la route, flash flood (pluie très forte et spontanée), super. Lorsqu’on arrive à Zion, c’est la tempête, il pleut des cordes et c’est tout gris, on voit à peine que la route est rouge. Pourtant, derrière les gouttes d’eau, on devine tout de même toutes ces falaises rouges magnifiques. On traverse tout le parc pour arriver à Springdale où est notre hôtel mais il est un peu tôt pour le check-in donc on se met en quête d’un resto où dîner. Presque tout est fermé et on finit on Pionneer Lodge. Belle surprise, les assiettes sont énormes et c’est plutôt bon ! En dessert on prend une part de cheesecake qui est monstrueuse et délicieuse ! Vers 14h30, on peut heureusement prendre notre chambre (Bumbleberry Inn). Elle est sympa, située au rez de chaussée avec baie vitrée et terrasse (ainsi que les habituels frigos et micro-ondes).
12 Septembre – Day 19
Après une bonne assiette de pancakes qu’on s’est partagés, on prend la navette du parc direction l’arrêt « The Grotto » pour faire la ballade Angel’s Landing. Il fait encore assez frais donc c’est un temps agréable pour la montée. On a vite le souffle court mais très vite la vue est déjà magnifique donc ça motive. On est arrivés au Scout’s Lookout en 40mn environ, la vue est incroyable mais déjà là, le vide est bien présent. Après avoir papoté avec plusieurs couples de français qui viennent de renoncer à monter jusqu’en haut, on se lance. On fait un petit bout le long des chaînes mais on arrête très vite. Ou les européens sont trouillards, ou les américains sont inconscients. Personnellement je penche pour la seconde solution étant donné le parcours ! Sans mousqueton, il faut être cinglé pour continuer ! En plus, étant donné la pluie de hier, il y avait encore une belle couche de sable mouillé très glissante ! En tous cas, on est déjà bien contents de nous et on redescend. Arrivés en bas, on reprend la navette pour le « Temple of Sinawava » pour faire la randonnée des Narrows. La ballade commence le long de la rivière sur un chemin plus ou moins bétonné. Il y a vraiment du monde. On s’arrête le long du chemin pour notre dîner avant de continuer jusqu’à l’entrée de la rivière entre les falaises. Il y a beaucoup de personnes qui se jettent à l’eau au propre comme au figuré ! Elle est gelée mais ça fait du bien ! Après une centaine de mètres, beaucoup de gens font demi-tour. On nous dit que quelques mètres plus loin on a de l’eau jusqu’à la poitrine. Mouais, il y a du courant, et elle est très froide. On pense faire demi-tour mais après une dizaine de minutes d’hésitation devant ledit endroit où l’eau arrive à la poitrine (et après que l’on nous ait assuré que c’est l’endroit le plus profond), on se lance en même temps qu’un autre couple. Hop, sacs à dos au-dessus de la tête et c’est parti pour quelques mètres avec de l’eau gelée presque jusqu’au cou. Heureusement, le courant est vraiment faible à cet endroit, et on ne le regrettera pas, c’est vraiment plus calme une fois le plus gros du monde semé ! Je pense qu’on a marché dans la rivière pendant 1h environ puis on a rebroussé chemin (petit rappel cette ballade se termine en plus d’un jour, ce n’est pas une boucle à proprement parler avec un départ et une arrivée comme les autres donc on fait demi-tour quand on le souhaite). L’eau est quand même froide, le courant est fort et il faut tout de même refaire tout le chemin en sens inverse. En tous cas c’était une superbe ballade, et encore une fois, on est fier de nous ! De retour à l’hôtel, après une bonne douche, direction le « Noddle and Pizza » pour souper : bonne pizza qu’on s’est partagé avant d’aller acheter une part de tarte aux myrtilles et un brownie à la pseudo boulangerie Blumeberry. Miam ! On a fini la journée avec nos gâteaux sur la terrasse devant un magnifique couché de soleil sur les montagnes de Zion, le rêve !
13 Septembre – Day 20
Et voilà, ce matin départ pour Las Vegas une nouvelle fois. La route est moins longue que ce qu’on avait imaginé, on a mit environ 3h. Arrivés là-bas, vu qu’il est trop tôt pour prendre la chambre, on va visiter le Mirage. On voulait voir les dauphins, mais c’est payant (on aurait du s’en douter !) tant pis ! On en profitera pour prendre le buffet à midi. Après notre dîner, on a à nouveau essayé de jouer. On se donne 10 dollars et en 5mn, on en gagne 50 ! On n’y croit pas… On imprime le ticket et on va retirer l’argent pour vérifier que c’est bien ça. Et en effet, la machine nous donne bien 60 $ ! On décide de jouer 20 $ chacun, qu’on perdra très rapidement. Vers 16h00, on va au check-in du Tropicana. La queue est longue, au moins 30mn ! Pfff… Au guichet, le monsieur nous dit qu’on est au 21ème étage. On trouve ça étrange, encore plus en arrivant dans l’ascenseur et en voyant que c’est le dernier étage. Mais bon, tant mieux. Arrivés devant la chambre, encore plus étrange, la 2157 est une suite. On ouvre, et là se dévoile une chambre énorme avec 2 salles de bain (dont une avec miroirs et co deux fois pour Her & His), salon, bar, chambre avec jacuzzi, sauna, 2 écrans plats, produits de toilette + parfums Bulgari…. Et fenêtres panoramiques avec vue sur le Strip… Hum… Après avoir tout pris en photo, on redescend on check-in un peu hystériques. Ben oui, on n’a pas les moyens de payer ça ! Je chope le manager qui passe par là et lui explique que « we have a very very big room and want to be sure that we paid this price so 58 $ ! ». Ca le fait bien rire et il nous explique que ce matin il a upgrader aléatoirement certaines personnes et que c’est tombé sur nous. Youhouuuuuu ! On remonte vite fait dans notre magnifique chambre pour se faire un jacuzzi avec un « sachet de thé pour le bain Bulgari ». Après un peu de repos, on profite pour faire une petite visite de l’Excalibur et du Luxor avant de retourner à notre chambre avant d’aller au MGM pour voir KA du Cirque du soleil. Le spectacle commence à 21h30. On a des très bonnes places (2ème catégorie pourtant !), au milieu juste quelques sièges sur le côté ! D’ailleurs, on a trouvé que les places du premier rang ne doivent pas être merveilleuses étant donné la disposition de la scène ! Le spectacle est incroyable, ils mettent le paquet. L’histoire est un peu simplette et le dénouement un peu rapide mais les acrobates nous le font vite oublier, notamment avec la roue et le moment où l’héroïne et le gars plein de paillettes se suspendent dans tous les sens sans harnais !
14 Septembre – Day 21
Et voilà, notre dernier jour est déjà là. On rentre à Los Angeles pour prendre l’avion demain matin. Autant dire que ça nous réjouis moyennement. On se voit déjà vivre ici ! Sur la route, on s’arrête au Outlet de Primm. Les boutiques sont sympas mais comme le premier, on ne trouve pas grand-chose puisqu’on n’est pas des grands fans de marques. J’avais prévu d’aller faire un tour à Venice Beach en arrivant à Los Angeles mais on a mis plus de temps que prévu et il est déjà 18h00 quand on arrive à notre hôtel (Travelodge de LAX). Après avoir pris notre chambre, on ressort tout l’incroyable bordel qu’on a entassé dans la voiture et direction Alamo pour la rendre. Petite larme à l’œil tout de même de laisser la voiture qui nous a accompagné pendant 3 semaines. Ca marque aussi la fin de nos vacances en nous faisant redevenir des piétons. Ensuite souper au Denny’s. On est agréablement surpris, dire qu’on a évité cette chaîne de resto toutes les vacances parce que ça ressemblait vraiment à une cantine. On est quand même un peu déprimés à l’idée de partir demain… Après avoir terminé nos valises, dodo… La nuit a été horrible avec une clim plus bruyante que jamais qui s’allume toutes les 30mn et qui fait un bruit d’hélicoptère !
15 Septembre – Day 22
Réveil à 04h30. Vu ce qu’il s’est passé à Atlanta avec nos passeports, on a prévu large. La navette gratuite nous amène à l’aéroport de LAX… Qui est en travaux. Notre avion décolle à 07h55 et 03h30 plus tard environ, on arrive à Atlanta pour l’escale et on arrivera à Zürich à 07h20 du matin (avec 40mn d’avance !).
Mon Top 5
Baignade dans le Lac Powell (eau magnifique et chaude, seuls au monde, magnifique paysage)
Visite d’Antelope Canyon (wouaaouhhhhh !)
Les journées passées à Las Vegas (ma ville coup de cœur, tout y est incroyable !)
La randonnée dans les Narrows au Zion NP (expérience inoubliable)
La randonnée aux Vernal Falls à Yosemite NP (la nature est magnifique là-bas)
Mon Top «bof »
La ville fantôme de Bodie (j’ai clairement détesté !)
Les outlets (moins bien que ce que j’avais imaginé)
Monterey (j’imagine que le temps n’a pas aidé !)
Le centre ville de Los Angeles (peu reluisant…)
Manque de temps dans certains endroits
Son Top 5
KA du Cirque du soleilD
San Francisco
La ballade dans les Narrows
La nourriture
La ballade aux Vernal Falls et les écureuils
Son Top « Bof »
La taille de Yosemite (trop grand !)
Bear Creek cabin
L’avion
Le centre ville de Los Angeles
Bodie
Je rattrape mon retard avant mon prochain voyage (dans une semaine : Floride !). Mieux vaut tard que jamais !
Comme j'ai beaucoup utilisé ce forum pour préparé notre voyage dans l'ouest l'an passé, et que les résumés de voyages et co m'ont été très utiles, c'est à mon tour de vous faire partager le mien ! J'ai essayé de mettre le plus possible de commentaires sur les hôtels et les resto mais parfois il me manquait des noms. J'espère que ce résumé pourra être utile à certains et j'en profite pour remercier tous les membres du forum !
Prêts ? Go ! (... et bon courage si vous tenez à lire l'entier !).
25 Août - Day 1
Départ de Zürich, escale à Atlanta et 4h de vol plus tard, atterrissage à Los Angeles ! On chope nos valises et ensuite direction Alamo pour prendre notre voiture : Elle est magnifique et énooorme, on a jamais vu ça ! Jon prend le volant et on se lance. Sur la route c’est bien allé jusqu’à l’entrée d’autoroutes. Mais ensuite, on n’a rien compris aux sorties ! Mais on a fini par arriver à l’hôtel (Jerry’s Motel) vivants ! Un peu vieillot et dans un quartier moyennement fréquentable mais on se rendra vite compte que c’est un peu partout comme ça à Los Angeles. En tous cas, on est vraiment contents de pouvoir enfin dormir. On a d’ailleurs même pas le courage de sortir s’acheter à souper.
26 Août – Day 2
Dès 05h30 on était réveillés, vive le décalage horaire ! On a tout de même attendu que le soleil se lève pour sauter dans la voiture afin de trouver notre premier petit déjeuner américain. Ensuite direction les studios ! On parc la voiture (15$) et on file directement à l’universal tour après être entrés pour avoir moins de queue. On a de la chance, il n’y a pas encore énormément de monde et après une petite demie heure d’attente c’est à nous ! Le tour est vraiment sympa, avec un petit coup de cœur pour l’attraction King Kong 3D qui est vraiment impressionnante et le quartier de Wisteria Lane ! On enchaîne ensuite avec Waterworld (à nouveau une petite demie heure d’attente). C’est bien fait mais assez enfantin, et pas extrêmement spectaculaire. Disons que ce qui m’a le plus amusé n’a pas été le show en lui-même mais plutôt l’animation durant le placement de tout le monde.
Dès le matin, il a fait très chaud et le soleil tape fort, on n’est pas habitués et une baisse de régime se fait sentir. Un petit hamburger-pastèque au Mel’s dinner nous remettra d’aplomb pour les attractions suivantes. Heureusement, il y a un peu partout des « cool zones » où de la brume est envoyée dans l’air pour se rafraichir, sans parler des attractions dont on ressort trempés (Jurassik Park par exemple). Vers 17h00, après avoir vu le show des animaux stars, on décide de rentrer. Le décalage horaire se fait sentir. Après être sortis du parc, on s’arrête pour manger quelque chose au Panda Inn.
27 Août – Day 3
Ce matin, départ vers 08h30 pour le Walk of Fame. Petite déception en arrivant, les noms sont ceux de personnes qui nous sont inconnues mais au fil du chemin, des étoiles marrantes apparaissent. En plus il y a peu de monde donc pas de bousculade sur le trottoir ! On en profite pour aller acheter un déjeuner dans un supermarché avant de continuer la montée des étoiles. Arrivés au Chinese Theatre, on en profite pour monter quelques étages et on voit le panneau Hollywood pour la première fois ! Ca fait bizarre !
Ensuite, départ pour Berverly Hills. On a eu du mal à trouver, on est passé par la Mulholland road drive avant de tomber sur Beverly Hills un peu par hasard. C’est magnifique ! Je ne cracherais vraiment pas sur une de ces maisons… Ensuite, montée au Griffith Observatory (trop chaud pour monter à pieds comme prévu donc on opte pour la voiture) et sur le bord de la route, on voit un coyote qui nous regarde ! Arrivés en haut, quelle chaleur ! On dirait un four ! Mais la vue est splendide on voit beaucoup mieux le panneau Hollywood et on a une vue magnifique sur Los Angeles. Après, direction Downtown où on a bien galéré pour trouver les endroits prévus (vive mon organisation !). Après avoir tourné en rond dans des rues pleines de petites échoppes un peu cracra on est tombés par hasard sur Little Tokyo (qu’on cherchait justement !). Et là bonne surprise ! C’est magnifique ! J’y aurais bien passé quelques heures de plus, mais c’est horriblement frustrant de ne rien pouvoir acheter faute de place dans la valise ! Ensuite, on cherchait les boutiques dans Downtown mais c’est tellement grand qu’on n’a fait que parcourir des immenses avenues totalement vides. On a fini par demander notre chemin et c’est là qu’on a plus ou moins compris qu’il y avait des « districts » pour chaque genre de commerces (« Clothes district », …). Quand on est enfin arrivés vers les boutiques, il était déjà 17h00 passé et on n’en pouvait plus.
28 Août – Day 4
Ce matin, départ pour San Luis Obispo avec arrêt à Santa Barbara. Sur la route, on s’arrête dans le « Beach Café » où on commande un petit déjeuner. Délicieux mais beaucoup trop gros ! Heureusement, comme ailleurs ils me proposeront une boîte (j’adore cette idée !). On reprend la route pour Santa Barbara où on arrive dans la matinée. Là, on visite un peu Stearns Wharf (la plus vieille jetée de la côte ouest) puis direction le centre ville. C’est vraiment joli, plein de boutiques dont un petit magasin adooorable où ils vendent des cupcakes délicieux. En arrivant à notre motel à San Luis Obispo, le Peach Tree Inn, c’est une bonne surprise ! On obtient une meilleure chambre pour le même prix et c’est un endroit adorable où on verra nos premiers écureuils ! Après avoir mis nos affaires dans la chambre, direction le centre ville pour un peu de shopping.
29 Août – Day 5
Ce matin, comme ces derniers jours on est debout vers 07h30. Ca tombe bien, le déjeuner nous attend et il paraît qu’il est particulièrement excellent. Et en effet, c’est pas mal du tout ! Des muffins (chocolat, myrtilles et non identifié), 3 sortes de pains, confitures, beurre de cacahuètes, céréales, oat meat, fruits frais. On se prend donc un énorme déjeuner avant de partir pour Morro Bay où on a prévu de faire le tour Whale watching. C’est plein de brouillard et il fait un froid de canard ! Mais très vite, on oublie ça en voyant nos premières loutres qui jouent près de la côte. Plus tard, j’aperçois un banc de dauphins et on s’en approche. Ils sautent autour du bateau, magnifique ! On verra également des loutres qui cassent des coquillages sur leur ventre, adorables, plein de lions de mer ett un albatros (il paraît que c’est rare). Par contre, aucune baleine à l’horizon. Le capitaine cherche pourtant ! D’ailleurs, au lieu d’une heure et demie environ, on fera 4 heures de tour en mer. On retrouve la terre ferme vers 13h00 (ouf !). On n’a pas vu de baleines mais c’était une expérience magnifique (et extrême pour nous !). On reprend la voiture totalement congelés et direction Big Sur. On s’arrêtera le long de la route au Whale watching café quelques heures plus tard. Horriblement cher, pas très bon et service très moyen, mais on avait trop faim. Et au moins, les assiettes étaient copieuses (vive le pain servi avec les pâtes, c’est vraiment bizarre). Le long de la route qui longe la côte, on ne peut pas s’empêcher de s’arrêter plusieurs fois, tant les paysages sont extraordinaires. Malgré tout, c’est assez long, surtout avec des voitures qui s’arrêtent presque dans les virages, ça ne roule pas très bien. On arrive enfin vers Monterey à 17h30 et on s’arrête pour acheter notre souper dans un centre commercial. Mauvaise pioche, à voir c’est un magasin de produits importés mais on y trouve tout de même quelques trucs. Ensuite direction le Motel 6 d’où on ne sortira pas car trop fatigués.
30 Août – Day 6
On commence par une petite ballade à Monterey mais il fait vraiment froid, c’est brumeux, humide et ça ne nous plaît pas tellement donc on se remet rapidement en chemin pour Santa Cruz. Après avoir profité pendant une bonne demi-heure des bêtises des sea lions, on reprend la route gentiment, direction San Francisco. Le soleil est revenu, il fait beau mais toujours froid. On commence par la montagne Twin Peaks. Malheureusement, à peine arrivés en haut, la vue disparait à cause du brouillard. En tous cas, ça nous a tout de suite mis dans l’ambiance. 2ème étape, la vue sur le Golden Bridge depuis Fort Point. Là encore, il fait frais et le brouillard est au rendez-vous mais la vue est tout de même splendide ! Ensuite, on décide d’aller faire un peu de shopping au centre ville mais la conduite est difficile, on se fait klaxonner (pour la première fois depuis notre arrivée aux USA!) et on a de la peine avec les interdictions de tourner à gauche. En plus, impossible de trouver un parking normal et on n’a plus de monnaie pour les horodateurs donc après s’être passablement énervés, on décide d’aller à notre hôtel, le Country Hearth Inn. En arrivant, pas de place de parc, ça commence bien. Heureusement, on pourra se garer dans la cour. La chambre est spacieuse et bien équipée. Seul bémol, la salle de bain qui n’est pas de toute fraicheur et le bruit du à une très mauvaise isolation. Ensuite on part directement à la quête d’un endroit où souper. L’endroit est sympa, il y a plein de boutiques (Lombard Street). On choisi le Naked Fish, un bar à sushis puisque Jon rêve de sushis depuis son arrivée aux USA.
31 Août – Day 7
Ce matin, départ vers 08h30 pour Chinatown. On arrive vers 09h00 et tout est encore fermé, mais au moins, on peut profiter de la vue qu’offrent toutes ces étranges maisons. On monte jusqu’à la Coit tower pour admirer la vue avant de redescendre sur Chinatown où on dîne de sushis et d’un assortiment de nourriture japonaise pour moi au Sushi rocks. Très bon et le service est sympa ! Ensuite, shopping dans Market Street ! Ensuite, direction le centre commercial de Market Street. C’est énorme et il y a carrément trop de magasins, on ne sait plus où donner de la tête et on n’ose à peine entrer dans les boutiques tellement il y a de choix. On marchera dans les rues commerçantes pendant tout l’après-midi avant d’aller souper au McDo (notre premier du voyage !). Là encore, il faudra nous expliquer pourquoi on reçoit 2 cheesburgers en commandant un menu cheesburger, c’est un grand mystère. On passera le reste de la soirée dans notre chambre en ne sentant plus nos pieds !
1er septembre – Day 8
Ce matin, direction Alcatraz ! Enfin, c’est ce qu’on pensait car arrivés là-bas après avoir couru depuis l’arrêt de bus jusqu’au Pier 33 d’où partent les bateaux qui accostent sur l’île, mauvaise surprise, plus de place jusqu’à demain ! Génial. Après réflexion, on oublie l’idée et on se contente d’une ballade le long du Pier 39. Ensuite on rentre à pieds à notre motel gentiment par le bord de l’eau en se disant qu’on pourra faire les boutiques le long de la Chestnut Street.
02 Septembre – Day 9
Grand départ pour Yosemite ! Au passage, on s’arrête au Golden Gate Park pour aller faire un tour dans le Tea Garden. C’est trop chou ! Après cette petite visite, on entame le voyage en direction de Yosemite. En chemin, on s’arrête dans un petit café pour dîner. Incroyable, je commande le petit déj à 5$ et on m’amène 2 énormes pancakes, du bacon, une omelette au fromage et une salade de fruit. Autant dire qu’on est calé après ! Pour Yosemite, j’avais prévu d’arriver par le bas afin d’aller voir Mariposa Groove Giant Sequoia mais Jon a décidé qu’on arriverait par le haut (entrée El Capitain) car c’était plus près. Donc on a abandonné l’idée (trop loin !) et on a fait la ballade de Tuolumne Grove. 30 mn environ de descente dans la forêt avec à l’arrivée quelques sequoias géants. C’est une bonne entrée en matière. La forêt sentait si bon et il y avait plein de mignons petits écureuils et chipmunks (aucune idée du nom de ces petites bêtes en français). Au retour à la voiture, direction notre hôtel près de Mariposa (Bear Creek cabins). Grand moment de solitude. On dirait l’endroit du film d’horreur « La colline a des yeux ». Baraques bizarres, gars au regard vitreux qui semble vivre dans sa voiture, baragouine et se penche à ma fenêtre pour demander ce qu’on cherche. On n’est pas très tranquilles. Heureusement, la chambre est sympa et grande, et les voisins ont l’air à peu près normaux. Ensuite, 2ème moment de solitude, on n’a rien à manger et on est au milieu de nul part sans réseau de tél ni wi-fi ! C’est là qu’on voit qu’on est des grands consommateurs et que sans civilisation on est vite perdus (oui bon, on avait un hôtel et l’électricité, mais je parlais de magasins !). On décide d’aller voir à Mariposa si par le plus grand des hasards il y aurait un supermarché. Et il y en a un ! Ensuite dodo, car demain on va randonner !
03 Septembre – Day 10
Vers 07h, on est debout et en route pour la Valley de Yosemite ! On y arrive vers 09h30 le temps de faire un plein. En chemin on s’arrête au départ du sentier pour les Bridalveil fall. Il n’y a personne, il fait un peu frais, c’est magique. Par contre, elles sont moins belles que ce que j’imaginais, mais on est déjà contents qu’il y ait de l’eau vu qu’on est à la fin de l’été ! Arrivés dans la valley même, on se met au parking proche du Curry village. Depuis là, direction Vernal fall ! Le chemin monte directement, mais c’est goudronné, joli et on est très motivés donc tout va bien malgré le chaud. On dépasse vite la plupart des gens. Arrivés en-bas des chutes, on s’étonne d’y être déjà et on continue l’ascension ! Moins de monde, très beau, mais pénible pour ceux qui n’aiment pas la montée comme moi ! Heureusement le paysage est magnifique et l’envie d’arriver en haut est plus forte que la fatigue ou le souffle court donc on continue ! Sur le chemin, comme à beaucoup d’endroits, tout le monde propose de prendre les autres en photos, c’est tellement sympathique, et les américains ont l’air très étonnés quand on leur propose spontanément de les prendre en photo alors qu’eux le font tout le temps… Etrange ! Arrivés en haut, on pic-nic au bord de l’Emerald Pool. On décide de continuer de monter jusqu’au Clark Point avant de redescendre par le chemin (pas très envie de reprendre les escaliers glissants par où on est montés). La descente nous semble sans fin, c’est vraiment chiant et en arrivant en-bas on a plus de mollets ! On reprend la voiture et direction Glacier Point ! Sur la route, embouteillage, on nous parc en attendant que d’autres redescendent du parc qui est plein. Il y a également pas mal de départ de feu le long de la route mais il paraît que c’est normal. Hyper rassurant toute cette fumée et ces arbres calcinés! Après 30mn d’attente, en route pour la fin du chemin pour Glacier Point, le trajet paraît sans fin et c’est rien comparé à ce qui nous attend. Là haut, la vue est totalement magnifique. C’est énorme ! Ensuite direction notre hôtel à June Lake (June Lake Villager Inn). Mais pour ça, on doit prendre la Tioga road après l’avoir rejointe et donc on n’est pas sortis de l’auberge. C’est long, très long, mais les paysages sont magnifiques. On croise même une marmotte, et de la neige !
04 Septembre – Day 11
Le matin est glacial à June Lake, pas étonnant, c’est une station de ski ! On va prendre un petit déj au Tiger Bar et ensuite direction Bodie, la ville fantôme. Pour y arriver, il faut rouler pendant une quinzaine de minutes sur une route non pavée. On a trouvé que c’était très moyen. Il y a du monde et on a vite fait le tour des maisons. Ensuite, direction Mono Lake. Il fait chaud, et ça sent le poisson. J’avais prévu de m’y baigner mais l’envie s’est très vite envolée. La journée se terminera par un petit souper au Tiger Bar après une ballade vers le lac près de notre motel.
05 Septembre – Day 12
Ce matin, départ vers 07h30 pour la Death Valley ! En résumé, il fait chaud, très chaud ! On cuit même ! En résumé on a fait les dunes de sable, Badwater (loin, très loin !), Devil golf road, Artist drive et Zabriskie point (magnifique !). Ensuite on continue la route direction Las Vegas. La conduite est hyper monotone, des centaines de kms sur une route toute droite. Vive le Nevada ! En plus il n’y a aucune civilisation ! 5h plus tard, on arrive à Las Vegas et on trouve notre hôtel (Flamingo) sans se perdre ! La chambre est très grande (salon + chambre séparée) mais un peu vieille donc petite déception. Après un petit souper, on fait un petit tour du strip fontaines au Bellagio, Caesar Palace mais on est crevés donc après avoir joué et perdu un dollar parce qu’on ne sait pas comment fonctionne les machines, on va dormir.
06 Septembre – Day 13
Ce matin, vers 09h, départ pour le outlet Premium north. Une nouvelle fois on est fiers de nous parce qu’on y arrive sans se perdre. Par contre même si les rabais sont énormes les marques restent toujours un peu chères pour nous. On rentre vers 13h00 et on s’arrête au MGM Grande pour chercher nos tickets pour KA du Cirque du Soleil qu’on pensait être joué ce soir. On en profite pour faire un petit tour vers les hôtels avoisinants et chez tix 4tonight où on prend le buffet du souper au Treasure Islande. On gagne 5 dollars chacun environ, moins que ce que je pensais. Ensuite petit tour à la piscine de l’hôtel : elle est bonne et il y a des chutes d’eau pour se masser les épaules, le Paradis sur terre ! C’est là qu’on se rend compte, en voyant les cocotiers, qu’on est dans une piscine en plein désert. Le soir, buffet au Treasure Islande. Vraiment bon ! En sortant, on profite de regarder le spectacle des sirènes. Nous qui nous attendions à quelque chose avec des sirènes qui nagent dans l’eau, etc on n’en croit pas nos yeux quand ce sont des espèces de gogo danseuses qui montent sur le bateau. C’est tout sauf une version Disney comme ce qu’on avait imaginé mais qu’est-ce qu’on se marre ! C’est là qu’on se rend compte qu’on est vraiment à Vegas, surtout quand le bateau des méchants pirates coule vraiment et qu’il y a des explosions énormes qui nous brulent le visage sur celui des sirènes. Après une petite ballade au Venetian on rentrera doucement à l’hôtel.
07 Septembre – Day 14
Ce matin, départ pour le Grand Canyon. De nouveau un grand moment de solitude sur cette route qui n’en finit pas et qui est ennuyeuse à mourir. Arrivés là-bas vers 17h30 environ, on se dépêche pour aller voir le coucher de soleil au bord du rim après avoir pris notre chambre (Maswik Lodge). Et là, juste à 2-3 mètres de nous, des biches et leurs petits traversent le chemin et s’arrêtent carrément pour nous regarder. Incroyable ! On est sous le charme et on croit halluciner. On arrive en 5mn de marche au bord du trou où on regarde le soleil se coucher. Il n’y a pas trop de monde et c’est magnifique.
08 Septembre – Day 15
Ce matin, on avait prévu de faire l’Hermit Road à pied mais pour finir on prend la navette et on va à pieds pendant 1-2 km depuis l’arrêt Powell… C’est très beau et surtout très grand mais un peu toujours la même chose. On reviendra pour faire un vrai trek et descendre au fond du canyon, c’est sûr, mais là on n’est pas assez en forme ! En tous cas, on se fait une petite journée tranquille qu’on finira au Yaki point avant de prendre la route pour Page. Un petit peu marre de la voiture quand même. Environ 03h plus tard (et quelques trips sur les indiens), on arrive au Motel 6 à Page. Petit détour par la piscine, Burger King et dodo !
09 Septembre – Day 16
Ce matin, on a prévu une grasse matinée puisque notre programme est assez léger mais à 07h30 on est debout donc direction l’Upper Antelope Canyon. Un guide Navajo nous amène au canyon avec 6-8 autres personnes en pic up. Visite du canyon avec explications et… Prises de photo ! Oui oui, notre guide nous montre comment avoir de belles prises de vue (visages, cœurs, couchers de soleil sur Monument Valley dessiné par les roches). La visite dure une petite heure. On hésite de faire le Lower mais on décide que non parce qu’il faudrait à nouveau payer une vingtaine de dollars par personne donc on oublie cette idée, peut-être demain. On continue par la ballade qui nous fait découvrir le Horseshoe bend. Il fait vraiment très chaud et il faut marcher dans le sable pendant une dizaine de minutes (à la montée ça va beaucoup plus long !). C’est incroyable parce qu’on voit tout d’un coup. On avance dans le sable, il n’y a rien à part des cailloux et des petits buissons, et tout à coup, la falaise ! Vers 17h00 après un retour à l’hôtel à cause d’un orage, on ressort pour essayer de trouver un endroit où se baigner mais impossible ! On tombe sur le Lone Rock où il y a des tonnes de camping cars juste au bord de l’eau et personne en train de se baigner. Bizarre.
10 Septembre – Day 17
Avant de partir pour Bryce Canyon, et après avoir cherché dans notre guide un endroit où il est possible de se baigner, on va à la « plage » ! On se parque juste avant le barrage depuis Page, on marche 5mn environ et on est seuls au monde, l’eau est magnifique, mais ça fait tout de même un peu peur. L’eau est chaude, on dirait un bain ! On patauge un bon moment. Ensuite en route pour Bryce, le GPS veut nous faire prendre une longue route non pavée mais on résiste, et on décide de faire un détour même si on mettra environ 04h00 à arriver là-bas (alors qu’on en avait calculé 2 !) ! Arrivés au canyon, il fait froid, c’est couvert et on hésite de faire notre randonnée étant donné le temps mais heureusement on fini par se lancer. On choisit la boucle Navajo Loop – Queen Garden. C’est magnifique et la montée est beaucoup moins fatigante que ce qu’on avait imaginé. Ensuite direction notre hôtel à Tropic (Bryce Canyon Inn). On voulait repartir pour voir le soleil se coucher mais le ciel est couvert et puis on a un peu la flemme.
11 Septembre – Day 18
Ce matin, on voulait au départ aller voir le lever de soleil sur Bryce Canyon mais le temps nous a un peu démotivés (il fait vraiment froid et c’est couvert) donc on a dormi jusqu’à 08h30 heure locale ! Après notre déjeuner, on fait les valises, on saute dans la voiture, petit détour par Bryce Canyon pour une dernière vue. On en profite aussi pour observer les chiens de prairie. Ensuite direction Zion. Sur la route, flash flood (pluie très forte et spontanée), super. Lorsqu’on arrive à Zion, c’est la tempête, il pleut des cordes et c’est tout gris, on voit à peine que la route est rouge. Pourtant, derrière les gouttes d’eau, on devine tout de même toutes ces falaises rouges magnifiques. On traverse tout le parc pour arriver à Springdale où est notre hôtel mais il est un peu tôt pour le check-in donc on se met en quête d’un resto où dîner. Presque tout est fermé et on finit on Pionneer Lodge. Belle surprise, les assiettes sont énormes et c’est plutôt bon ! En dessert on prend une part de cheesecake qui est monstrueuse et délicieuse ! Vers 14h30, on peut heureusement prendre notre chambre (Bumbleberry Inn). Elle est sympa, située au rez de chaussée avec baie vitrée et terrasse (ainsi que les habituels frigos et micro-ondes).
12 Septembre – Day 19
Après une bonne assiette de pancakes qu’on s’est partagés, on prend la navette du parc direction l’arrêt « The Grotto » pour faire la ballade Angel’s Landing. Il fait encore assez frais donc c’est un temps agréable pour la montée. On a vite le souffle court mais très vite la vue est déjà magnifique donc ça motive. On est arrivés au Scout’s Lookout en 40mn environ, la vue est incroyable mais déjà là, le vide est bien présent. Après avoir papoté avec plusieurs couples de français qui viennent de renoncer à monter jusqu’en haut, on se lance. On fait un petit bout le long des chaînes mais on arrête très vite. Ou les européens sont trouillards, ou les américains sont inconscients. Personnellement je penche pour la seconde solution étant donné le parcours ! Sans mousqueton, il faut être cinglé pour continuer ! En plus, étant donné la pluie de hier, il y avait encore une belle couche de sable mouillé très glissante ! En tous cas, on est déjà bien contents de nous et on redescend. Arrivés en bas, on reprend la navette pour le « Temple of Sinawava » pour faire la randonnée des Narrows. La ballade commence le long de la rivière sur un chemin plus ou moins bétonné. Il y a vraiment du monde. On s’arrête le long du chemin pour notre dîner avant de continuer jusqu’à l’entrée de la rivière entre les falaises. Il y a beaucoup de personnes qui se jettent à l’eau au propre comme au figuré ! Elle est gelée mais ça fait du bien ! Après une centaine de mètres, beaucoup de gens font demi-tour. On nous dit que quelques mètres plus loin on a de l’eau jusqu’à la poitrine. Mouais, il y a du courant, et elle est très froide. On pense faire demi-tour mais après une dizaine de minutes d’hésitation devant ledit endroit où l’eau arrive à la poitrine (et après que l’on nous ait assuré que c’est l’endroit le plus profond), on se lance en même temps qu’un autre couple. Hop, sacs à dos au-dessus de la tête et c’est parti pour quelques mètres avec de l’eau gelée presque jusqu’au cou. Heureusement, le courant est vraiment faible à cet endroit, et on ne le regrettera pas, c’est vraiment plus calme une fois le plus gros du monde semé ! Je pense qu’on a marché dans la rivière pendant 1h environ puis on a rebroussé chemin (petit rappel cette ballade se termine en plus d’un jour, ce n’est pas une boucle à proprement parler avec un départ et une arrivée comme les autres donc on fait demi-tour quand on le souhaite). L’eau est quand même froide, le courant est fort et il faut tout de même refaire tout le chemin en sens inverse. En tous cas c’était une superbe ballade, et encore une fois, on est fier de nous ! De retour à l’hôtel, après une bonne douche, direction le « Noddle and Pizza » pour souper : bonne pizza qu’on s’est partagé avant d’aller acheter une part de tarte aux myrtilles et un brownie à la pseudo boulangerie Blumeberry. Miam ! On a fini la journée avec nos gâteaux sur la terrasse devant un magnifique couché de soleil sur les montagnes de Zion, le rêve !
13 Septembre – Day 20
Et voilà, ce matin départ pour Las Vegas une nouvelle fois. La route est moins longue que ce qu’on avait imaginé, on a mit environ 3h. Arrivés là-bas, vu qu’il est trop tôt pour prendre la chambre, on va visiter le Mirage. On voulait voir les dauphins, mais c’est payant (on aurait du s’en douter !) tant pis ! On en profitera pour prendre le buffet à midi. Après notre dîner, on a à nouveau essayé de jouer. On se donne 10 dollars et en 5mn, on en gagne 50 ! On n’y croit pas… On imprime le ticket et on va retirer l’argent pour vérifier que c’est bien ça. Et en effet, la machine nous donne bien 60 $ ! On décide de jouer 20 $ chacun, qu’on perdra très rapidement. Vers 16h00, on va au check-in du Tropicana. La queue est longue, au moins 30mn ! Pfff… Au guichet, le monsieur nous dit qu’on est au 21ème étage. On trouve ça étrange, encore plus en arrivant dans l’ascenseur et en voyant que c’est le dernier étage. Mais bon, tant mieux. Arrivés devant la chambre, encore plus étrange, la 2157 est une suite. On ouvre, et là se dévoile une chambre énorme avec 2 salles de bain (dont une avec miroirs et co deux fois pour Her & His), salon, bar, chambre avec jacuzzi, sauna, 2 écrans plats, produits de toilette + parfums Bulgari…. Et fenêtres panoramiques avec vue sur le Strip… Hum… Après avoir tout pris en photo, on redescend on check-in un peu hystériques. Ben oui, on n’a pas les moyens de payer ça ! Je chope le manager qui passe par là et lui explique que « we have a very very big room and want to be sure that we paid this price so 58 $ ! ». Ca le fait bien rire et il nous explique que ce matin il a upgrader aléatoirement certaines personnes et que c’est tombé sur nous. Youhouuuuuu ! On remonte vite fait dans notre magnifique chambre pour se faire un jacuzzi avec un « sachet de thé pour le bain Bulgari ». Après un peu de repos, on profite pour faire une petite visite de l’Excalibur et du Luxor avant de retourner à notre chambre avant d’aller au MGM pour voir KA du Cirque du soleil. Le spectacle commence à 21h30. On a des très bonnes places (2ème catégorie pourtant !), au milieu juste quelques sièges sur le côté ! D’ailleurs, on a trouvé que les places du premier rang ne doivent pas être merveilleuses étant donné la disposition de la scène ! Le spectacle est incroyable, ils mettent le paquet. L’histoire est un peu simplette et le dénouement un peu rapide mais les acrobates nous le font vite oublier, notamment avec la roue et le moment où l’héroïne et le gars plein de paillettes se suspendent dans tous les sens sans harnais !
14 Septembre – Day 21
Et voilà, notre dernier jour est déjà là. On rentre à Los Angeles pour prendre l’avion demain matin. Autant dire que ça nous réjouis moyennement. On se voit déjà vivre ici ! Sur la route, on s’arrête au Outlet de Primm. Les boutiques sont sympas mais comme le premier, on ne trouve pas grand-chose puisqu’on n’est pas des grands fans de marques. J’avais prévu d’aller faire un tour à Venice Beach en arrivant à Los Angeles mais on a mis plus de temps que prévu et il est déjà 18h00 quand on arrive à notre hôtel (Travelodge de LAX). Après avoir pris notre chambre, on ressort tout l’incroyable bordel qu’on a entassé dans la voiture et direction Alamo pour la rendre. Petite larme à l’œil tout de même de laisser la voiture qui nous a accompagné pendant 3 semaines. Ca marque aussi la fin de nos vacances en nous faisant redevenir des piétons. Ensuite souper au Denny’s. On est agréablement surpris, dire qu’on a évité cette chaîne de resto toutes les vacances parce que ça ressemblait vraiment à une cantine. On est quand même un peu déprimés à l’idée de partir demain… Après avoir terminé nos valises, dodo… La nuit a été horrible avec une clim plus bruyante que jamais qui s’allume toutes les 30mn et qui fait un bruit d’hélicoptère !
15 Septembre – Day 22
Réveil à 04h30. Vu ce qu’il s’est passé à Atlanta avec nos passeports, on a prévu large. La navette gratuite nous amène à l’aéroport de LAX… Qui est en travaux. Notre avion décolle à 07h55 et 03h30 plus tard environ, on arrive à Atlanta pour l’escale et on arrivera à Zürich à 07h20 du matin (avec 40mn d’avance !).
Mon Top 5
Baignade dans le Lac Powell (eau magnifique et chaude, seuls au monde, magnifique paysage)
Visite d’Antelope Canyon (wouaaouhhhhh !)
Les journées passées à Las Vegas (ma ville coup de cœur, tout y est incroyable !)
La randonnée dans les Narrows au Zion NP (expérience inoubliable)
La randonnée aux Vernal Falls à Yosemite NP (la nature est magnifique là-bas)
Mon Top «bof »
La ville fantôme de Bodie (j’ai clairement détesté !)
Les outlets (moins bien que ce que j’avais imaginé)
Monterey (j’imagine que le temps n’a pas aidé !)
Le centre ville de Los Angeles (peu reluisant…)
Manque de temps dans certains endroits
Son Top 5
KA du Cirque du soleilD
San Francisco
La ballade dans les Narrows
La nourriture
La ballade aux Vernal Falls et les écureuils
Son Top « Bof »
La taille de Yosemite (trop grand !)
Bear Creek cabin
L’avion
Le centre ville de Los Angeles
Bodie
Petites nouvelles en cours de route depuis Iguazu, Salta, Jujuy, Tupiza, San Pedro de Atacama ou... English translation pending
"Eau, sel, sable pour un 100% couleurs intenses" - Informations pendant notre voyage entre le 29 juillet et le 31 août 2012
Bonjour,
J'ouvre un nouveau sujet où je collecterai des informations et commentaires succincts en cours de route.
En effet, il est des informations pour lesquelles nous n'avons pas trouvé de réponse en notre préparation (possibilité d'aller en bus de jour entre Resistencia et Salta) et d'autres pour lesquelles nous nous interrogeons encore (change, devises, voiture ou pas dans certains secteurs, agence à Tupiza...).
Donc, quand nous les aurons, je les rassemblerai en ce sujet.
Je ferai également un relevé de prix sur la base des éléments de 2010: Spaghetti 500g -- Riz 1 kilo - Farine 1 kilo - Eau 2 litres - Café 500 g - Lait 1 litre - Coca 2,2 litres - Jus d'orange 1 litre - 1 sauce fileto - Conserve haricots - Boite thon - Gateaux - Baguette 1 kilo - 4 actimel - 4 yaourts - Gouda - Frites MCTrad 750 - Cif oxygel 1 litre - Cif crème - Papier toilette 4
La prépa est visible par là: http://voyageforum.com/...nord_chili_D4815480/ ou sur le site: voyage 2012
A bientôt...
Bonjour,
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Donc, quand nous les aurons, je les rassemblerai en ce sujet.
Je ferai également un relevé de prix sur la base des éléments de 2010: Spaghetti 500g -- Riz 1 kilo - Farine 1 kilo - Eau 2 litres - Café 500 g - Lait 1 litre - Coca 2,2 litres - Jus d'orange 1 litre - 1 sauce fileto - Conserve haricots - Boite thon - Gateaux - Baguette 1 kilo - 4 actimel - 4 yaourts - Gouda - Frites MCTrad 750 - Cif oxygel 1 litre - Cif crème - Papier toilette 4
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A bientôt...
Escale de 28 minutes à Atlanta English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de recevoir mes billets d'avion après être passé par une agence de voyage pour un vol Paris - Miami. Et petite surprise, j'ai deux escale (une à Pittsburgh de 3h donc pas de soucis) mais j'ai une autre escale après à Atlanta de seulement 28 min !!!! Sachant que j'arrive terminal S et repart de ce même terminal, est ce que le temps sera suffisant ? Cela me parait tout de même extrêmement limité...
Merci d'avance pour vos réponses!
Je viens de recevoir mes billets d'avion après être passé par une agence de voyage pour un vol Paris - Miami. Et petite surprise, j'ai deux escale (une à Pittsburgh de 3h donc pas de soucis) mais j'ai une autre escale après à Atlanta de seulement 28 min !!!! Sachant que j'arrive terminal S et repart de ce même terminal, est ce que le temps sera suffisant ? Cela me parait tout de même extrêmement limité...
Merci d'avance pour vos réponses!
Excursion d'une journée à Pompéi et Vésuve depuis Rome en train English translation pending
Bonjour,
Mi Août mon conjoint et moi partons pour 8 jours à Rome et nous comptons passer une journée à Pompéï en partant en train a 7h du matin de rome (arrivée prévu vers 10h45) et en rentrant à 19h le soir (arrivée à rome vers 22h20). ce qui nous laisse sur place 8 h pour faire les deux. (Il y a bien des trains qui partent plu tôt et arrivent à 10h mais aucune reservation possible, pensez vous que c'est jouable sans réserver ?)
- Pensez vous qu'il est possible de visiter Pompéï et de monter au vésuve la même journée ? (je ne pense pas visiter Toutes les maisons de Pompéï, juste l'essentiel)
- Que me conseillez vous particulièrement comme maisons à Pompéï ?
- Quel temps doit on consacré à Pompéï et à la montée au Vésuve ?
- Certains parlent de réservation sur le site arthuresa, qui est entièrement en italien. Est-ce-necessaire ? si oui, sur le site que choisir entre Terme Suburbane Casa del Principe di NapoliMerci a ceux qui pourront m'apporter ces réponses !
Mi Août mon conjoint et moi partons pour 8 jours à Rome et nous comptons passer une journée à Pompéï en partant en train a 7h du matin de rome (arrivée prévu vers 10h45) et en rentrant à 19h le soir (arrivée à rome vers 22h20). ce qui nous laisse sur place 8 h pour faire les deux. (Il y a bien des trains qui partent plu tôt et arrivent à 10h mais aucune reservation possible, pensez vous que c'est jouable sans réserver ?)
- Pensez vous qu'il est possible de visiter Pompéï et de monter au vésuve la même journée ? (je ne pense pas visiter Toutes les maisons de Pompéï, juste l'essentiel)
- Que me conseillez vous particulièrement comme maisons à Pompéï ?
- Quel temps doit on consacré à Pompéï et à la montée au Vésuve ?
- Certains parlent de réservation sur le site arthuresa, qui est entièrement en italien. Est-ce-necessaire ? si oui, sur le site que choisir entre Terme Suburbane Casa del Principe di NapoliMerci a ceux qui pourront m'apporter ces réponses !
Passeport non reçu et CNI périmée pour l'Égypte? English translation pending
Bonjour,
Je dois partir demain en croisiére en Egypte et malheureusement mon passeport a été imprimé mais pas reçu à temps à la mairie, donc je ne l'ai pas en ma possesion.. De plus, ma CNI est périmée et bien sur impossible de me faire rembourser..
Pensez-vous que je vais pouvoir partir avec ces pieces perimées et le recepisé de ma demande de passeport??
Merci bien
Marion
Je dois partir demain en croisiére en Egypte et malheureusement mon passeport a été imprimé mais pas reçu à temps à la mairie, donc je ne l'ai pas en ma possesion.. De plus, ma CNI est périmée et bien sur impossible de me faire rembourser..
Pensez-vous que je vais pouvoir partir avec ces pieces perimées et le recepisé de ma demande de passeport??
Merci bien
Marion
Une folle journée à New York English translation pending
Et bien voilà ça y est, je peux dire que j'ai vu New-York ! Un rêve en partie réalisé... en partie seulement car en une seule journée j'ai juste survolé New-York. Voici cependant un petit récapitulatif de cette folle journée du 4 Juillet 2012.
Si comme moi vous êtes un voyageur amené à passer par cette ville pour raisons professionnelles ou pour une escale, surtout ne loupez pas une petite visite, même rapide ! Ca vous en coûtera peut-être des ampoules et quelques courbatures mais ça vaut le coup 😉
Je suis donc arrivée le Mardi 3 en fin de journée à l'aéroport Jean-François Kennedy... Vous ne connaissez pas ?? C'est pourtant ce que nous a annoncé l'hôtesse dans la version Française, véridique ! Je me demande encore si c'était un pari ! On a de l'humour chez Air France 😄 Aucun souci au passage à l'immigration (si cela peut rassurer certains(nes) d'entre vous 🙂 ), pas de queue et un officier sérieux mais suffisamment sympa pour me dire au revoir en Français ! Info utile pour les femmes (malgré tous les posts sur ce sujet... ) : j'avais un passeport avec noms de jeune fille + femme mariée, idem pour l'ESTA mais billet à mon seul nom de femme mariée et aucun souci aussi bien à l'aller qu'au retour. Ca c'est dit 😉
Après réflexion et des questions posées sur ce forum, j'ai finalement opté pour la navette pour me rendre à Manhattan avec cette compagnie :
http://www.goairlinkshuttle.com/index.php
et ma foi je n'ai pas eu à m'en plaindre, le véhicule était en bon état et le service assez rapide (j'ai été la seconde à être déposée il faut dire). Ca m'a coûté 20$ (sans tip). Sachez cependant qu'il vous en coûtera 7,50$ en métro.
J'étais logée en plein centre de Manhattan à l'hôtel Pennsylvania, juste en face du Madison Square Garden.
http://www.hotelpenn.com/

C'est un hôtel immense et franchement mieux vaut arriver très tôt ou très tard car la queue pour le check-in en journée est affolante ! En ce qui concerne les chambres, et bien un peu comme partout j'imagine cela dépend du prix payé ! Ma première chambre était une chambre de base au deuxième étage et franchement défraîchie ! Peinture écaillée au plafond de la salle de bain (et pas qu'un peu), mobilier vieillot et abîmé, fenêtre ne se fermant pas ! (Un peu dommage de perdre le bénéfice de la clim'...). En regardant de plus près ma réservation sur Booking je constate que je suis censée avoir une chambre niveau au dessus avec Tv écran plat et réfrigérateur notamment (Ce dont j'ai justement besoin pour conserver un truc en rapport avec mon boulot). J'entreprends donc de redescendre pour obtenir cette chambre. Aucun problème avec la personne au comptoir qui m'a trouvé une meilleure chambre, par contre c'était soit-disant 25$ de plus par nuits qu'elle ne m'a pas facturés. Conclusion si vous réservez par Booking, il y a des trucs qui clochent ! Si on en croit l'employée de l'hôtel je n'avais pas payée pour une chambre comme celle que j'ai finalement eue alors que le document Booking m'indiquait le contraire, qui croire ? Je crois donc que pour être sûr il vaut mieux réserver directement auprès du site de l'hôtel. Bref au final je suis passée du deuxième au 11ème étage et j'ai eu une chambre bien plus agréable !
J'avais prévu d'aller faire un petit tour sur Times Square histoire de voir comment c'était de nuit, mais une rencontre devant les ascenseurs de l'hôtel avec un Américain pas méchant mais un peu insistant pour que j'aille me balader avec lui m'a refroidie, j'ai regagné ma chambre prétextant une grosse fatigue et hop, repos bien mérité... mais pas de Times square by night du coup 😕
Le lendemain réveil à 5h30 sous une fine pluie. Mais bon qu'importe, je suis à New-York pour une journée ! 😉 J'ai commencé ma balade à 7h par la 7th avenue qui menait de mon hôtel à Times Square.
Faire des photos en plein milieu de la route pendant qu'on traverse j'ai trouvé que c'était un gros kiff !! Il ne me faut pas grand chose pour m'amuser (Photo n° 3) 😎
Malgré la pluie c'est plutôt sympa une balade sur Times Square au petit matin, en plus vous pourrez voir en direct les présentateurs de l'émission "Good Morning America" dont le studio donne sur la rue et qui se font un plaisir à la pause pub de venir se faire photographier avec les badauds amassés devant le studio ! On imagine mal le même engouement devant les studios de Télématin ! 😏 La promenade me mènera ensuite vers Rockfeller Plaza, où j'assisterai cette fois au tournage d'une autre émission (sur NBC cette fois) carrément dans la rue. La fanfare de l'US Air Force nous jouera quelques morceaux puis il y a une distribution gratuite de leur CD ! (J'avoue je ne l'ai pas encore écouté 😛 ). Suivant les précieux conseils lus sur ce forum, j'ai décidé de monter au Top of the Rock et non à l'Empire State Building afin d'éviter la foule. Le temps est encore gris mais tant pis, il n'y a pas de brouillard donc je devrais tout de même voir quelque chose. L'entrée se trouve sur le côté droit de l'immeuble (W 50th street). Il vous en coûtera 25$ et on vous proposera un joli plan cartonné pour 2$, avec les noms des principaux buildings à admirer. Il est 9h10, il n'y a personne, c'est impeccable ! La montée en ascenseur est sympa avec des hologrammes au plafond. La vue depuis les deux premières terrasses est bouchée par des parois en plexiglass mais pas d'inquiétude, la seconde terrasse offre un magnifique panorama. J'ai de la chance le temps se lève et le soleil ose même s'imposer ! D'un côté très belle vue sur Central Park, de l'autre l'Empire State Building et au loin la nouvelle tour du World Trade Center notamment. Si le Top of the Rock a bien un avantage, c'est celui de permettre d'admirer l'ESB 😉

Ca y est, lorsque je redescends le soleil est vraiment là, la chaleur aussi (mais ça c'était déjà le cas), la journée s'annonce mieux que prévue 😎 Un petit tour sur la 5ème avenue s'impose, les magasins viennent d'ouvrir, il y a donc encore peu de monde. Pour les fans d'Abercrombie ou Hollister c'est l'occasion d'y aller sans avoir à poireauter dehors ! 😉 C'est les bras un peu chargés que je regagne Times Square où j'ai rendez-vous avec mon frère qui est en vacances ici pour 10 jours le veinard ! Un passage par la célèbre boutique M&M's World est incontournable 😛
A suivre !!
Je suis donc arrivée le Mardi 3 en fin de journée à l'aéroport Jean-François Kennedy... Vous ne connaissez pas ?? C'est pourtant ce que nous a annoncé l'hôtesse dans la version Française, véridique ! Je me demande encore si c'était un pari ! On a de l'humour chez Air France 😄 Aucun souci au passage à l'immigration (si cela peut rassurer certains(nes) d'entre vous 🙂 ), pas de queue et un officier sérieux mais suffisamment sympa pour me dire au revoir en Français ! Info utile pour les femmes (malgré tous les posts sur ce sujet... ) : j'avais un passeport avec noms de jeune fille + femme mariée, idem pour l'ESTA mais billet à mon seul nom de femme mariée et aucun souci aussi bien à l'aller qu'au retour. Ca c'est dit 😉
Après réflexion et des questions posées sur ce forum, j'ai finalement opté pour la navette pour me rendre à Manhattan avec cette compagnie :
http://www.goairlinkshuttle.com/index.php
et ma foi je n'ai pas eu à m'en plaindre, le véhicule était en bon état et le service assez rapide (j'ai été la seconde à être déposée il faut dire). Ca m'a coûté 20$ (sans tip). Sachez cependant qu'il vous en coûtera 7,50$ en métro.
J'étais logée en plein centre de Manhattan à l'hôtel Pennsylvania, juste en face du Madison Square Garden.
http://www.hotelpenn.com/

C'est un hôtel immense et franchement mieux vaut arriver très tôt ou très tard car la queue pour le check-in en journée est affolante ! En ce qui concerne les chambres, et bien un peu comme partout j'imagine cela dépend du prix payé ! Ma première chambre était une chambre de base au deuxième étage et franchement défraîchie ! Peinture écaillée au plafond de la salle de bain (et pas qu'un peu), mobilier vieillot et abîmé, fenêtre ne se fermant pas ! (Un peu dommage de perdre le bénéfice de la clim'...). En regardant de plus près ma réservation sur Booking je constate que je suis censée avoir une chambre niveau au dessus avec Tv écran plat et réfrigérateur notamment (Ce dont j'ai justement besoin pour conserver un truc en rapport avec mon boulot). J'entreprends donc de redescendre pour obtenir cette chambre. Aucun problème avec la personne au comptoir qui m'a trouvé une meilleure chambre, par contre c'était soit-disant 25$ de plus par nuits qu'elle ne m'a pas facturés. Conclusion si vous réservez par Booking, il y a des trucs qui clochent ! Si on en croit l'employée de l'hôtel je n'avais pas payée pour une chambre comme celle que j'ai finalement eue alors que le document Booking m'indiquait le contraire, qui croire ? Je crois donc que pour être sûr il vaut mieux réserver directement auprès du site de l'hôtel. Bref au final je suis passée du deuxième au 11ème étage et j'ai eu une chambre bien plus agréable !
J'avais prévu d'aller faire un petit tour sur Times Square histoire de voir comment c'était de nuit, mais une rencontre devant les ascenseurs de l'hôtel avec un Américain pas méchant mais un peu insistant pour que j'aille me balader avec lui m'a refroidie, j'ai regagné ma chambre prétextant une grosse fatigue et hop, repos bien mérité... mais pas de Times square by night du coup 😕
Le lendemain réveil à 5h30 sous une fine pluie. Mais bon qu'importe, je suis à New-York pour une journée ! 😉 J'ai commencé ma balade à 7h par la 7th avenue qui menait de mon hôtel à Times Square.
Faire des photos en plein milieu de la route pendant qu'on traverse j'ai trouvé que c'était un gros kiff !! Il ne me faut pas grand chose pour m'amuser (Photo n° 3) 😎
Malgré la pluie c'est plutôt sympa une balade sur Times Square au petit matin, en plus vous pourrez voir en direct les présentateurs de l'émission "Good Morning America" dont le studio donne sur la rue et qui se font un plaisir à la pause pub de venir se faire photographier avec les badauds amassés devant le studio ! On imagine mal le même engouement devant les studios de Télématin ! 😏 La promenade me mènera ensuite vers Rockfeller Plaza, où j'assisterai cette fois au tournage d'une autre émission (sur NBC cette fois) carrément dans la rue. La fanfare de l'US Air Force nous jouera quelques morceaux puis il y a une distribution gratuite de leur CD ! (J'avoue je ne l'ai pas encore écouté 😛 ). Suivant les précieux conseils lus sur ce forum, j'ai décidé de monter au Top of the Rock et non à l'Empire State Building afin d'éviter la foule. Le temps est encore gris mais tant pis, il n'y a pas de brouillard donc je devrais tout de même voir quelque chose. L'entrée se trouve sur le côté droit de l'immeuble (W 50th street). Il vous en coûtera 25$ et on vous proposera un joli plan cartonné pour 2$, avec les noms des principaux buildings à admirer. Il est 9h10, il n'y a personne, c'est impeccable ! La montée en ascenseur est sympa avec des hologrammes au plafond. La vue depuis les deux premières terrasses est bouchée par des parois en plexiglass mais pas d'inquiétude, la seconde terrasse offre un magnifique panorama. J'ai de la chance le temps se lève et le soleil ose même s'imposer ! D'un côté très belle vue sur Central Park, de l'autre l'Empire State Building et au loin la nouvelle tour du World Trade Center notamment. Si le Top of the Rock a bien un avantage, c'est celui de permettre d'admirer l'ESB 😉

Ca y est, lorsque je redescends le soleil est vraiment là, la chaleur aussi (mais ça c'était déjà le cas), la journée s'annonce mieux que prévue 😎 Un petit tour sur la 5ème avenue s'impose, les magasins viennent d'ouvrir, il y a donc encore peu de monde. Pour les fans d'Abercrombie ou Hollister c'est l'occasion d'y aller sans avoir à poireauter dehors ! 😉 C'est les bras un peu chargés que je regagne Times Square où j'ai rendez-vous avec mon frère qui est en vacances ici pour 10 jours le veinard ! Un passage par la célèbre boutique M&M's World est incontournable 😛
A suivre !!
Topo sur circuit Tamil Nadu et Kérala English translation pending
Bonjour,
Après avoir profité de tous vos conseils avisés, après avoir posé maintes questions, fait et refait mon itinéraire, je me devais à mon retour de vous faire part de mes impressions et surtout de vous faire partager mes bonnes adresses comme vous l'avez fait avec moi. Avec trois mois de recul ( ou plutôt de retard ), je viens aujourd'hui vous poster ce petit topo sur le Tamil Naddu et le Kérala, accompagné de mes impressions personnelles sur les lieux visités, les hébergements, des petits détails, les coups de cœur et aussi ... ce qui ne m'a pas plu. En sachant d'avance que l'on ne peut pas être au goût de tout le monde ... Mon voyage s'est déroulé du 29/02 au 29/03/12 en solo.
J1 : Milan ... Bombay
J'ai pris mes billets en Octobre chez Nouvelles Frontières. Vol Swiss Milan ... Zurich ... Bombay pour 430 euros aller retour. Tarif correct. Départ de Milan à 7H05 pour 45 minutes de vol vers Zurich. Survol des Alpes, boisson et chocolat Suisse. 9H45 vol Zurich ... Bombay. Peu de passagers à bord, vol très agréable, personnel aux petits soins, repas copieux et toujours chocolat Suisse. Possibilité de se coucher sur les sièges inoccupés de la rangée centrale (4 sièges) : en dormant presque comme dans un lit, le vol semble très court!. Arrivée ponctuelle à 22H45. Il fait 27°C. Formalités de douane et visa très rapides. Je dois me rendre au domestic air port car mon vol pour Madras part le lendemain à 8H00 du mat. Donc nuit au domestic air port . Une flèche avant de sortir de l'aéroport le signale mais je préfère prendre l'air et sortir de l'aérogare. Erreur de ma part : malgré plusieurs tentatives, impossible par la suite de retourner et rentrer à nouveau dans l'aéroport ( malgré le e-ticket ) et pouvoir prendre la navette gratuite qui relie les deux aéroports. Taxi, 1/2 heure de route 180 Rs, cher...
J2 : Bombay ... Madras ... Mamallapuram
Nuit à l'aéroport. En fait le domestic air port est comme une sorte de gros hangar amélioré avec quelques kiosques ( journaux, boissons et encas ) et quelques fauteuils pris d'assaut par les passagers en attente. Dans la nuit coupure de courant pendant ... une bonne heure et alarmes ( sirènes ) à fond les manettes !. Eh oui , ce n'est que la première coupure d'une très longue série. Dans le Tamil naddu ( sauf à Pondichéry ) les coupures de courant sont légion, jour et nuit avec environ 10 à 12H00 de coupure sur 24H00. Vol Spicejet ( low cost style Easyjet ) à 8H00 pour Madras. Ponctuel, 35 euros environ, réservé avant le départ sur Cleartrip. Arrivée à Madras 2H00 plus tard. Sortie à pied de l'enceinte de l'aéroport et ensuite ricksaw ( 45 minutes de gym-kana dans une circulation hallucinante ) vers le terminal de bus Mofussil. Bus pour Mamallapuram : 50 Rs, 3H00 de trajet dont deux pour sortir de la ville tentaculaire. Arrivée à 13H00 à la guesthouse. Un peu cassé quand même. Il fait vraiment très chaud. J3, J4 : Mamallapuram
Visite des monuments de la ville (5 rathas, le parc et la pierre " boule de ghee" de Krishna, le temple du rivage ). Visite du marché aux légumes et marché aux poissons (avec les mêmes poissonnières que sur le vieux port à Marseille : ça s'engueule, ça parle fort), c'est pas super propre et franchement le poisson ça donne pas trop envie, et pourtant quand il arrive bien cuisiné dans notre assiette c'est un vrai régal. A côté de la rue principale qui va vers la plage, il y a le village de pêcheurs : belle ballade dans les ruelles très colorées. Promenade à la plage : on se mouille un doigt de pied, le sari, voir jusqu'au genoux pour les plus courageux, on fait une ballade à cheval au bord de l'eau, on pique nique, les enfants font du manège, plein de vendeurs de glaces ou d'encas salés ou sucrés, des voyants avec leurs perroquets en cage et leurs cartes. Des heures à rien faire, à regarder la vie qui s'écoule, des moments magiques. La plage près de la rue principale est sympa aussi avec les pêcheurs qui raccommodent les filets, reviennent de la pêche, font la sieste. Il y a aussi les tailleurs de pierres.
Deux jours à Mamallapuram ça suffit, c'est une bonne étape à l'arrivée en Inde, ça permets de se reposer, de prendre la température, ça mets gentiment dans le bain, c'est super cool, la vie s'écoule tranquillement. Si l'on est pressé une seule journée peut suffire.
Hébergement : Siva Guesthouse, 700 Rs, chambre double fan, sans petit dej. Très propre, dans une petite ruelle calme, pas très loin de la plage, terrasse avec vue sur la mer, le boss est super sympa et plein de bons conseils.
Repas : des bons thalis pour 45 à 65 Rs à la gare routière. Un restau en bord de plage : Le Santana, la terrasse tout en haut pour la brise, la vue et des plats bien cuisinés ( veg biryani, poissons, gambas ).
J5 : Mamallapuram ... Pondichéry
Départ à 8H00 de la guesthouse pour prendre le bus pour Pondichéry, 90 kilomètres, 2H00 de route, 60 Rs. Le chauffeur conduit comme un dingue, klaxon à fond. Étant assis devant à côté du pilote , il faut serrer les dents et souvent fermer les yeux !. Après plusieurs trajets en bus lors de mon périple et pour avoir toujours occupé la place de devant, je peux vous dire que " même plus peur " comme quoi on arrive à s'habituer. Rizières , salines et beaux villages durant le trajet. Arrivée à Pondi, en fin de matinée. Installation à la guesthouse. Après midi cool. C'est dimanche il y a sur Mahatma Gandhi road le Sunday market : sur les deux côtés de la rue, grand déballage de tous les ustensiles culinaires possibles et imaginables , des vêtements à la tonne, un joyeux bazar organisé.
J6 : Pondichéry
Visite des différents quartiers ( musulman, indien, ville blanche ) séparés par un canal. Le front de mer est un long boulevard qui se remplit en fin d'après midi et devient alors le lieu de promenade du tout Pondi, ambiance bonne enfant. Le quartier français le long du front de mer est très style colonial : beaucoup de panneaux en français, consulat, lycée français, maisons couleur Indochine, de belles églises ( Notre Dame des Anges, ...). Un temple magnifique Sri Manakula, présence d'un éléphant qui "bénit" les visiteurs moyennant quelques roupies. Séances de bénédiction et bon présage pour tous les véhicules neufs ( motos, voitures et camions ) faites par les prêtres du temple avec une cérémonie particulière.
J7 : Pondichéry ... Tiruvanamalai ... Pondichéry
Départ à 9H30 en bus pour Tiruvanamalai, 3H00 de route, 45 Rs. La chaleur écrasante ainsi que la fatigue auront raison de moi et je ne verrai que très peu les paysages. Passage à Gingee. arrivée à Tiruvanamalai en fin de matinée. Le temple dédié à Shiva est immense, dès l'entrée du temple le feu sacré est allumé, une odeur de ghee flotte partout, de nombreux saddhus, des mendiants. Il fait très chaud et les pieds nus sur les pierres du temple sont mis à rude épreuve. Je vais passer l'après midi au temple et profiter de nombreuses pujas, de nombreuses cérémonies, magnifiques, avec des chants, des rituels, ...Ce temple est tout simplement superbe et il y règne vraiment une ambiance très particulière, retrouvée nulle part. Départ à 18H30 pour un retour en bus vers Pondichéry. Le chemin du retour est très éprouvant : la route n'est pas très large, il fait nuit, des vélos, des motos, des piétons, de nombreux paysans avec des tracteurs et leur remorque remplie et débordant de canne à sucre circulent tous feux éteints, le bus fait des embardées, on circule au klaxon, on évite tout ce petit monde qui circule dans un joyeux bazar organisé et bruyant. Arrivée à 20H30 à Pondi. Si vous êtes de passage à Pondi vous devez impérativement aller faire un tour à Tiruvanamalai. Cette ville est empreinte d'une très grande spiritualité, a refaire je resterai quelques jours . J'y reviendrai un jour et y séjournerai plus longtemps, le pèlerinage lors de la nuit de pleine lune ( 14 kms pieds nus autour de la montagne sacrée ) semble être une bonne expérience.
J8 : Pondichéry
Continuation de la visite de la ville et visite de l'Ashram Sri Aurobindo : j'ai pas accroché du tout. Dans la cour de l'ashram les fidèles ( Européens pour la plupart ) viennent se prosterner sur les tombes du gourou et de la Mère. Bof, c'est un peu too much à mon goût. Afin d'en avoir une idée un peu plus précise je décide de ne pas quitter Pondi sans être allé à Auroville. Ricksaw 200 Rs aller et 100 Rs le retour négocié âprement. Pour aller voir le Matrimundir ( grande sphère dorée qui abrite un très gros cristal et surtout qui est le cœur spirituel du centre), il faut auparavant regarder un film de présentation sur la ville idéale. La visite par la suite se révèle inintéressante, rien à voir ou plutôt aucun accès autorisé, rien à faire si ce n'est quelques achats hors de prix dans les boutiques de l'accueil. Bref là non plus je n'ai pas accroché du tout.
Hébergement : Swades Guesthouse, chambre single , réservée quelques mois à l'avance ( because c'est toujours complet ), 800 Rs, sans petit dej. Propre nickel, très colorée, la guesthouse est tenue de main de maître par son propriétaire Ilyas et sa famille. Ilyas a longtemps vécu en France et a retapé la maison familiale pour y faire une super guesthouse de 5 chambres. Située dans le quartier musulman, dans une petite rue au calme, nombreuses terrasses, cuisine équipée commune avec frigo. Ilyas est une mine d'informations, de bonnes adresses, de bons conseils ( merci Ilyas pour la ballade à Tiruvanamalai ) et surtout il ne compte pas son temps pour l'accueil de ses résidents.
Repas : des encas ( samoussas et autres dans la rue De Bussy, pois chiches en salade sur la jetée ). Restaurant Surguru : un bon petit restau, très bonne cuisine : le riz aux champignons est une tuerie, essayez aussi le nan fromage ail, petits prix, ambiance sympa mi touriste mi locale, clim à fond les manettes , prévoir une veste.
Deux jours à Pondi c'est presque trop. Par contre deux jours à Tiruvanamalai c'est ce qu'il faut.
J9 : Pondichéry ... Trichy
Départ à 7H00 pour la gare routière, bus pour Villapuram, 1H00 de bus, 18 Rs. Changement de bus pour Trichy. La gare routière de Villapuram est particulièrement crade : ça sent bon la pisse. Bus "express" pour Trichy, 100 kms, 3 H 00 de route , 100 Rs. A l'arrivée, bus n° 1 pour se rendre à Sri Rangam. En fait je dois aller vers Sri Rangam car j'ai réservé par le biais d'un post sur un forum une chambre chez l'habitant et la maison se trouve pas très loin du temple. Un mail, pas trop de précisions, pas de photos, juste une adresse, je me lance vers l'inconnu ... mais bizarrement je suis confiant et j'ai bien fait : c'est la plus belle rencontre de mon voyage.
J10, J11 : Trichy
Visite du temple Sri Rangam : un gopuram très haut et très coloré donne le ton dès l'entrée. D'autres tours moins hautes sont disséminées dans l'enceinte du temple. Visite du rock fort: belle vue générale de la ville . Le matin de bonne heure nous allons voir les rituels le long de la Cauvery river : rituel de la 1ère coupe de cheveux, rituels de purification, autres rituels ( pour trouver un bon mari ou une bonne épouse ). La rivière est aussi une grande baignoire ou tout le monde en plus de faire ses ablutions fait sa toilette, lave son linge, ... Nous allons aussi voir les dobbi wallah : les laveurs de linge en bord du fleuve, linge lavé et ensuite étendu et séché au soleil. Des centaines de chemises et pantalons sont là en attente de lessivage. Pour le repassage c'est 4 Rs par pièce ( chemise ou pantalon ) : fer au charbon ou plutôt à la braise. Belles ballades à pied le long d'une petite rivière à côté du temple Sri Rangam : petits villages, fabrique de briques, des sourires à volonté, des enfants qui jouent, des beaux moments, le temps qui s'écoule lentement. Nous sommes aussi aller visiter un temple, dont je ne me souviens plus le nom, où tous les jours à 12H00 un prêtre s'habille en sari et fait une procession dans le temple avec un éléphant , des musiciens, il béni ensuite une vache sacrée à l'intérieur du temple. Là aussi un grand moment de sérénité et de spiritualité.
Hébergement / Repas : Comme dit plus haut , j'ai logé chez l'habitant. Une jolie maison , coquette, à 200 mètres du temple, habitée par un couple d'indiens Raja et Usha qui m'ont accueillis chez eux comme jamais je n'ai été accueilli nulle part. Une chambre très spacieuse, lit à baldaquin, moustiquaire, la chambre est au dernier étage sous le toit, avec une grande terrasse avec vue sur le temple Sri Rangam. Air conditionné, ventilo, eau chaude. Excellente cuisine faite à la demande par Usha la maîtresse des lieux ( le riz au citron me mets les papilles en émoi rien que d'y penser ) qui parle anglais couramment et qui m'a servi de guide accompagnatrice pendant tout mon séjour. Raja parle couramment français. Si vous passez par Trichy, ne cherchez pas, c'est la chambre d'hôtes où il faut aller. Coordonnées e mail en message privé.
Deux ou trois jours à Trichy c'est ce qu'il faut.
J12 : Trichy ... Tanjore
Départ en train pour Tanjore, 50 kms, 1H30 de train, 8Rs. Je vais rester la journée à Tanjore et prendre un train de nuit pour rameswaram. Bagage à la clock room, 10 Rs. Je visite le temple Chola : complètement différent des autres jusqu'alors visités. C'est dimanche, la ville semble morte, bof , bof, j'accroche pas plus que ça.
Une journée à Tanjore est suffisante à mon goût.
J13 : Tanjore ... Rameswaram
Mon train part à 3H40, le Rameswaram express ( il part de Chennai ) et comme par hasard il est en retard. Je passe donc une grande partie de la nuit à somnoler dans le hall de la gare, très calme bizarrement. Le Rameswaram express arrive à destination vers midi. 180 Rs pour une Sleeper : 3 couchages superposés, fan. Billet réservé sur Cleartrip avant le départ de France. L'arrivée est a couper le souffle : Rameswaram est une île reliée à la terre par une voie ferrée et un très grand pont pour les véhicules. Le train sur les deux derniers kilomètres semble " voler " sur la mer. En effet seul les rails et quelques plots dépassent de l'eau: c'est magique, portes grandes ouvertes, se pencher au dehors , dans le vide, regardez les vidéos sur Youtube et vous comprendrez.
J14, J15, J16 : Rameswaram
La ville sainte du Sud de l'Inde. Un temple magnifique, des couloirs ouverts sur l'extérieur, peintures au plafond avec une luminosité exceptionnelle, des rituels en bord de mer et aussi 21 puits dans le temple avec un parcours à suivre pour la purification. Une ville de pèlerins et de pèlerinages, très peu de touristes. Rameswaram c'est aussi Danuskodi : le dernier morceau de sable face à la mer et au Sri Lanka. J'y suis allé à deux reprises et y est fêté mes 50 ans!. Inoubliable. Le bus n° 3 part du centre ville et pour quelques roupies vous conduit au dernier village de pêcheurs, la plage y est magnifique. Ensuite il faut négocier une camionnette pour aller au bout de la bande de sable , 120 Rs par personne. Le port de Rameswaram est très grand et l'arrivée des bateaux de pêche est superbe : des tonnes de poissons sont débarquées sur des charrettes tirées par des bœufs, des raies, des gambas, des crabes bleus, ... Le village de pêcheurs qui jouxte le port est calme et vaut le détour. A midi allez au bout de l'île, sur le pont routier qui la relie au continent, et surplombez la voie ferrée, regardez le Rameswaram express qui arrive ... un grand moment vu d'en haut.
Hébergement : Blue Coral cottage, chambre single, air con, 650 Rs, pas de petit dej. Très propre, quelques chambres, tenu par deux frères dont un sert bien volontiers de guide. Prochainement un restau sur le toit de la guesthouse. Vue sur la mer, à côté du lieu des pujas et du temple.
Repas : plein de petites gargotes et petits restaus. J'ai plus particulièrement aimé Shanmuga Bhavan ( dans la rue du temple, direction opposée à la plage ) : le Jeera rice est divin. Tarifs très raisonnables.
Avec Trichy, c'est mon coup de cœur dans le Tamil Naddu. Restez y comme moi trois jours, vous ne le regretterez pas, et surtout arrivez de jour en train.
J17 : Rameswaram ... Madurai
Bus n° 1 pour la gare routière , 4Rs. Je prends ensuite le bus Madurai express, 4H00 de route, 98 Rs. Je ne sens pas du tout cette étape depuis le début et en fait ça va être un peu galère surtout au niveau hébergement. Ce qui me console c'est que les autres touristes avec qui j'ai discuter de Madurai durant mon voyage ont eu les mêmes soucis de logement. Aucun hôtel de réservé, tout est complet dans le " propre et pas cher ". Il reste le cher et ... pas forcément très propre. Alors je vais dans le pas cher et pas très propre, pour une nuit il faudra s'y faire. Par contre très bien situé , au pied du temple Sri Menaski. Je passe l'après midi au temple qui est magnifique et le plus grand vu jusqu'ici, un des derniers par ailleurs car au Kérala fini les grands temples. La vue de la terrasse du magasin de souvenirs en face du temple est exceptionnelle. Le soir venu c'est le top : le temple est ouvert jusqu'à 22H00, bougies , éclairage aux lampes à huile, processions, beaucoup de fidèles, des enfants, des familles, toujours l'éléphant qui béni les fidèles. Une très belle soirée.
Hébergement : West tower Hôtel, 450 Rs, la salle de bain est tellement crade que je n'ose même pas m'y doucher. J'utilise pour la première fois mon sac à viande. Dans les couloirs de l’hôtel c'est le grand déballage : des matelas enchevêtrés de partout et pas du neuf. Hôtel à 100 mètres de l'entrée du temple, seule satisfaction.
Une journée à Madurai a été un bon choix pour ce qui me concerne.
J18 : Madurai ... Munnar
Départ à 7H30 pour la gare routière, 160 kms, 5H00 de route, 104 Rs. Trajet dans la plaine très roulant ( ça klaxonne comme jamais, Fanjo est de retour ) et ensuite beau parcours dans les montagnes ( des lacets où le chauffeur de bus doit s'y reprendre à plusieurs fois pour pouvoir passer, le vide pas très loin, la route se rétrécit de plus en plus ). Les montagnes de théiers arrivent avec un spectacle à tous moments, on ne sait plus où donner de la tête : c'est très vert et soudain, il fait presque froid, on arrive à 1500 m d'altitude et après les 40 °C, ça chute sec et ça caille. Le pire sera dans la chambre d’hôtel la nuit !. Passage du check point entre le Tamil Naddu et le Kérala. Arrivée à Munnar à 13H30.
J19, J20, J21 : Munnar
Un chauffeur de riksaw propose de me conduire pour aller à mon hotel, j'accepte. Il va aussi me proposer une ballade pour la fin d'après midi dans un jardin d'épices et aussi une journée dans les plantations de thé. Ses parents travaillent pour la Tata Compagnie et il habite dans les villages des plantations. RDV est pris. Je ferai avec ANBU téléphone mobile 09447187745, de super ballades pendant les trois journées passées à Munnar. 800 Rs la journée (de 8H30 à 18H00) : riksaw, déjeuner dans sa famille, trek pendant 5 heures au milieu des théiers et des femmes qui récoltent ces précieuses feuilles. Ballades dans les plantations, visite des villages, point de vue à Top Station, recherche des éléphants sauvages autour d'un lac vers Mattupatty ( nous avons eu la chance d'en voir un ), spectacle de Khatakali ( 200 Rs ).
Hébergement : Green View hôtel, 550 Rs, la double sans petit dej, occupation single, eau chaude à volonté. Très propre, un peu à l'écart du centre ville, très confortable, des couvertures pour les nuitées très fraîches ( buée aux carreaux des fenêtres tous les matins !).
Repas : principalement au restaurant Saravan Bhavan : bonne cuisine, personnel sympa, petits prix.
Munnar vaut vraiment une pause de quelques jours pour pouvoir apprécier et découvrir les collines alentour. Le spectacle de Khatakali est très long, la séance de maquillage publique des acteurs et leur préparation avant le spectacle est très intéressante. Les ballades dans les plantations sont super : perdu au milieu des théiers à perte de vue c'est génial.
J22 : Munnar ... Kottayam ... Allepey
Départ en bus le matin vers 7H00 pour Kottayam, 5H00 de trajet en bus, 90 Rs. Route magnifique au milieu de vallées fertiles et très cultivées, belles maisons, planatations d'ananas, de manbioc, de café, on dirait la Thailande ( même style de maisons, très propre, ...). Arrivée à Kottayam à 13H00. Riksaw pour la station des bateaux, 20 Rs. Bateau public pour Allepey à 13H00 ( qui heureusement partira avec du retard, ce qui m'a permis de l'avoir ) , 3H00 de ballade aquatique pour seulement 11Rs. Le bateau est un bateau bus et s'arrête donc pour la montée et la descente des passagers : écoliers, paysans, familles, poules, sacs de riz et tout ce que l'on peut imaginer. Des ponts en bois qui se relèvent à chaque passage de bateaux jalonnent tout le parcours. Des maisons longent les canaux et la vie paisible des paysans et pêcheurs se déroule devant nos yeux. Un enchantement de 3H00 va s'offrir à moi avec un coucher de soleil magnifique lors de l'arrivée à Allepey. Malheureusement plus on approche d'Allepey, plus les canaux sont envahis par les barges ( house boats ), des centaines qui sont soit parquées en attente de clients soit en train de naviguer avec à bord une ou deux personnes, la clim et tout le toutim. Bof , bof.
J23, J24, J25 : Allepey
Visite de la ville , du marché aux épices, ballades en vélo au hasard des ruelles et des chemins, se perdre, loin de la cohue . Passage à Marari Beach : sable blanc, soleil de plomb, les joies de la plage. Ballade en petit bateau à rame pendant 5 H00 dans les backwaters, massages ayurvédiques, sirodhara ( juste trop bien cette huile chaude qui coule lentement sur le front et glisse dans les cheveux, au bout de 5 minutes c'est le grand voyage assuré ).
Hébergement : South Canal Holidays, 1200 Rs la nuit petit dej compris, guesthouse vers le phare, prêt de vélos, en bordure d'un canal. Palm Lake Resort 850 Rs la nuit petit dej compris. Logement en bungalows dans un petit jardin très bien entretenu, hamacs, chambre avec fan, grand, propre, réveil par le chant des oiseaux, petit dej gargantuesque préparé avec soin par Macy dans la cuisine de la maison familiale, la propriétaire des lieux. Très bon accueil, guesthouse située légèrement en dehors du village, en bordure des canaux, un plus plus pour un accueil et des supers moments passés avec Macy et son mari Gigi.
Repas : Restaurant Mushroom : poissons délicieux, tables en terrasse. Thaff restaurant : en ville , un petit restau, couru par les locaux, simple, mais une cuisine vraie et délicieuse pour une bouchée de pain. Goutez au poisson ( bonite ) sauce Masala Molly, une tuerie.
Massages : Sree Krishna : très propre, tarifs raisonnables , très bon rapport qualité prix. Le Sirodhara est une merveille, les massages sont super. N'oubliez pas d'acheter un parapluie au magasin Popy Umbrellas : pas cher et vraiment super. Mon séjour à Allepey a été en teinte mitigée : déçu par les backwaters et surtout par la cohue des houseboats. Ce qui a sauvé la mise : de belles ballades en bateau tout particulièrement le trajet Kottayam Allepey, de très belles rencontres avec Gigi et Macy au Palm lake Resort, une très bonne adresse.
J26 : Allepey ... Cochin
Départ pour Cochin en bus, 1H30 de route, 41 Rs. Visite rapide de Cochin, le bord de mer, les carrelets chinois. Cette étape n'était pas prévue lors de l'élaboration de mon circuit mais j'ai préféré faire ce stop à Cochin pour être tranquille le lendemain car mon vol pour Bombay était assez tôt.
Hébergement : Heavenly Homestay, 1200 Rs la nuit chambre double, air con, petit dej compris : deux chambres dans une belle maison près du bord de mer à Fort Cochin. Un accueil fantastique, jus de fruits frais, bouteilles d'eau, très propre, Patric le proprio est très disponible, le petit dej est un repas de mariage, quand il y en a plus, il y en a encore, tout fait maison. Une très bonne adresse ... souvent complet, n'oubliez pas de réserver bien longtemps à l'avance.
Repas : Restaurant Oceanos à Fort Cochin : un thon au poivre et un riz à la noix de coco mémorables. Tarifs élevés mais bon rapport qualité prix.
J27 : Cochin ... Bombay
Riksaw pour l'aéroport, attention à la circulation, l'aéroport est très excentré. Vol Spicejet, 35 euros acheté sur le site Cleartrip avant de partir de France. Ponctuel, compagnie low cost, vol ok.
J28, J29 : Bombay
Visite de Crawford market ( début de la saison des mangues, miam! ), grandes ballades dans le quartier animé autour de Crawford market, Gateway of India ( bof ), le quartier de Colaba, Marina Drive, Chowpatty beach. J'ai adoré la vue des dobbi wallah ( les laveurs de linge ) à Mahalaxmi....... bien qu'il soit impossible d'y entrer sans payer une taxe aux rabatteurs postés à chaque "entrée " du site ( 200 voir 300 Rs pour accéder aux lavoirs proprement dit). Je suis resté sur le pont et dans les rues avoisinantes, la vue est magnifique. J'ai adoré aussi la gare de CST terminus : une vraie fourmilière, le bâtiment est magnifique. Visite du bâtiment de la High Cour ( le tribunal ), et vers midi passage à Churchgate Station pour voir les dabba wallahs prendre en charge les gamelles repas et partir les distribuer dans toute la ville. Se perdre dans le dédale des ruelles de la ville, au hasard. Et puis quelques chose que j'ai adoré c'est se balader en train : bondés, fenêtres et portes ouvertes, la vie et les paysages qui défilent, les wagons réservés ( femmes, malades, ...), les petits vendeurs, les gares et leur grande cohue, ...
Hébergement : Hôtel New Bengal , réservé sur AGODA, 33 euros la nuit, chambre single air con, petit dej compris ( pas top du tout le petit dej, mais bon pour le prix, on est à Bombay ). Très propre, assez calme, situé à côté du Crawford Market. Un bon rapport qualité prix vu les tarifs excessifs de Bombay.
J30 : Bombay ... Milan
Départ vers 1H00 du matin. Vol Swiss Bombay Zurich Milan. En règle générale , le vol retour c'est dodo tout de suite pour oublier ... qu'il faut rentrer et attendre ... les prochaines vacances.
Les plus, les indispensables, le must : Trichy, Rameswaram, Tiruvanamalai, Munnar, Pondi. J'ai préféré le Tamil Naddu au Kérala. Les moins, ceux que l'on peut abréger, ceux où j'ai pas accroché : Tanjore, Madurai, Allepey.
Mais partout des belles rencontres et plus particulièrement Raja et Usha à Trichy, Gigi et Macy à Allepey, Ilyas à Pondichéry. Mon périple en Inde du Sud n'était je pense qu'une première approche rapide que je vais surement approfondir dans les années à venir. Merci encore à tous pour vos infos qui m'ont permis de faire ce magnifique parcours et à bientôt sur le forum ... pour d'autres messages et d'autres destinations.
Après avoir profité de tous vos conseils avisés, après avoir posé maintes questions, fait et refait mon itinéraire, je me devais à mon retour de vous faire part de mes impressions et surtout de vous faire partager mes bonnes adresses comme vous l'avez fait avec moi. Avec trois mois de recul ( ou plutôt de retard ), je viens aujourd'hui vous poster ce petit topo sur le Tamil Naddu et le Kérala, accompagné de mes impressions personnelles sur les lieux visités, les hébergements, des petits détails, les coups de cœur et aussi ... ce qui ne m'a pas plu. En sachant d'avance que l'on ne peut pas être au goût de tout le monde ... Mon voyage s'est déroulé du 29/02 au 29/03/12 en solo.
J1 : Milan ... Bombay
J'ai pris mes billets en Octobre chez Nouvelles Frontières. Vol Swiss Milan ... Zurich ... Bombay pour 430 euros aller retour. Tarif correct. Départ de Milan à 7H05 pour 45 minutes de vol vers Zurich. Survol des Alpes, boisson et chocolat Suisse. 9H45 vol Zurich ... Bombay. Peu de passagers à bord, vol très agréable, personnel aux petits soins, repas copieux et toujours chocolat Suisse. Possibilité de se coucher sur les sièges inoccupés de la rangée centrale (4 sièges) : en dormant presque comme dans un lit, le vol semble très court!. Arrivée ponctuelle à 22H45. Il fait 27°C. Formalités de douane et visa très rapides. Je dois me rendre au domestic air port car mon vol pour Madras part le lendemain à 8H00 du mat. Donc nuit au domestic air port . Une flèche avant de sortir de l'aéroport le signale mais je préfère prendre l'air et sortir de l'aérogare. Erreur de ma part : malgré plusieurs tentatives, impossible par la suite de retourner et rentrer à nouveau dans l'aéroport ( malgré le e-ticket ) et pouvoir prendre la navette gratuite qui relie les deux aéroports. Taxi, 1/2 heure de route 180 Rs, cher...
J2 : Bombay ... Madras ... Mamallapuram
Nuit à l'aéroport. En fait le domestic air port est comme une sorte de gros hangar amélioré avec quelques kiosques ( journaux, boissons et encas ) et quelques fauteuils pris d'assaut par les passagers en attente. Dans la nuit coupure de courant pendant ... une bonne heure et alarmes ( sirènes ) à fond les manettes !. Eh oui , ce n'est que la première coupure d'une très longue série. Dans le Tamil naddu ( sauf à Pondichéry ) les coupures de courant sont légion, jour et nuit avec environ 10 à 12H00 de coupure sur 24H00. Vol Spicejet ( low cost style Easyjet ) à 8H00 pour Madras. Ponctuel, 35 euros environ, réservé avant le départ sur Cleartrip. Arrivée à Madras 2H00 plus tard. Sortie à pied de l'enceinte de l'aéroport et ensuite ricksaw ( 45 minutes de gym-kana dans une circulation hallucinante ) vers le terminal de bus Mofussil. Bus pour Mamallapuram : 50 Rs, 3H00 de trajet dont deux pour sortir de la ville tentaculaire. Arrivée à 13H00 à la guesthouse. Un peu cassé quand même. Il fait vraiment très chaud. J3, J4 : Mamallapuram
Visite des monuments de la ville (5 rathas, le parc et la pierre " boule de ghee" de Krishna, le temple du rivage ). Visite du marché aux légumes et marché aux poissons (avec les mêmes poissonnières que sur le vieux port à Marseille : ça s'engueule, ça parle fort), c'est pas super propre et franchement le poisson ça donne pas trop envie, et pourtant quand il arrive bien cuisiné dans notre assiette c'est un vrai régal. A côté de la rue principale qui va vers la plage, il y a le village de pêcheurs : belle ballade dans les ruelles très colorées. Promenade à la plage : on se mouille un doigt de pied, le sari, voir jusqu'au genoux pour les plus courageux, on fait une ballade à cheval au bord de l'eau, on pique nique, les enfants font du manège, plein de vendeurs de glaces ou d'encas salés ou sucrés, des voyants avec leurs perroquets en cage et leurs cartes. Des heures à rien faire, à regarder la vie qui s'écoule, des moments magiques. La plage près de la rue principale est sympa aussi avec les pêcheurs qui raccommodent les filets, reviennent de la pêche, font la sieste. Il y a aussi les tailleurs de pierres.
Deux jours à Mamallapuram ça suffit, c'est une bonne étape à l'arrivée en Inde, ça permets de se reposer, de prendre la température, ça mets gentiment dans le bain, c'est super cool, la vie s'écoule tranquillement. Si l'on est pressé une seule journée peut suffire.
Hébergement : Siva Guesthouse, 700 Rs, chambre double fan, sans petit dej. Très propre, dans une petite ruelle calme, pas très loin de la plage, terrasse avec vue sur la mer, le boss est super sympa et plein de bons conseils.
Repas : des bons thalis pour 45 à 65 Rs à la gare routière. Un restau en bord de plage : Le Santana, la terrasse tout en haut pour la brise, la vue et des plats bien cuisinés ( veg biryani, poissons, gambas ).
J5 : Mamallapuram ... Pondichéry
Départ à 8H00 de la guesthouse pour prendre le bus pour Pondichéry, 90 kilomètres, 2H00 de route, 60 Rs. Le chauffeur conduit comme un dingue, klaxon à fond. Étant assis devant à côté du pilote , il faut serrer les dents et souvent fermer les yeux !. Après plusieurs trajets en bus lors de mon périple et pour avoir toujours occupé la place de devant, je peux vous dire que " même plus peur " comme quoi on arrive à s'habituer. Rizières , salines et beaux villages durant le trajet. Arrivée à Pondi, en fin de matinée. Installation à la guesthouse. Après midi cool. C'est dimanche il y a sur Mahatma Gandhi road le Sunday market : sur les deux côtés de la rue, grand déballage de tous les ustensiles culinaires possibles et imaginables , des vêtements à la tonne, un joyeux bazar organisé.
J6 : Pondichéry
Visite des différents quartiers ( musulman, indien, ville blanche ) séparés par un canal. Le front de mer est un long boulevard qui se remplit en fin d'après midi et devient alors le lieu de promenade du tout Pondi, ambiance bonne enfant. Le quartier français le long du front de mer est très style colonial : beaucoup de panneaux en français, consulat, lycée français, maisons couleur Indochine, de belles églises ( Notre Dame des Anges, ...). Un temple magnifique Sri Manakula, présence d'un éléphant qui "bénit" les visiteurs moyennant quelques roupies. Séances de bénédiction et bon présage pour tous les véhicules neufs ( motos, voitures et camions ) faites par les prêtres du temple avec une cérémonie particulière.
J7 : Pondichéry ... Tiruvanamalai ... Pondichéry
Départ à 9H30 en bus pour Tiruvanamalai, 3H00 de route, 45 Rs. La chaleur écrasante ainsi que la fatigue auront raison de moi et je ne verrai que très peu les paysages. Passage à Gingee. arrivée à Tiruvanamalai en fin de matinée. Le temple dédié à Shiva est immense, dès l'entrée du temple le feu sacré est allumé, une odeur de ghee flotte partout, de nombreux saddhus, des mendiants. Il fait très chaud et les pieds nus sur les pierres du temple sont mis à rude épreuve. Je vais passer l'après midi au temple et profiter de nombreuses pujas, de nombreuses cérémonies, magnifiques, avec des chants, des rituels, ...Ce temple est tout simplement superbe et il y règne vraiment une ambiance très particulière, retrouvée nulle part. Départ à 18H30 pour un retour en bus vers Pondichéry. Le chemin du retour est très éprouvant : la route n'est pas très large, il fait nuit, des vélos, des motos, des piétons, de nombreux paysans avec des tracteurs et leur remorque remplie et débordant de canne à sucre circulent tous feux éteints, le bus fait des embardées, on circule au klaxon, on évite tout ce petit monde qui circule dans un joyeux bazar organisé et bruyant. Arrivée à 20H30 à Pondi. Si vous êtes de passage à Pondi vous devez impérativement aller faire un tour à Tiruvanamalai. Cette ville est empreinte d'une très grande spiritualité, a refaire je resterai quelques jours . J'y reviendrai un jour et y séjournerai plus longtemps, le pèlerinage lors de la nuit de pleine lune ( 14 kms pieds nus autour de la montagne sacrée ) semble être une bonne expérience.
J8 : Pondichéry
Continuation de la visite de la ville et visite de l'Ashram Sri Aurobindo : j'ai pas accroché du tout. Dans la cour de l'ashram les fidèles ( Européens pour la plupart ) viennent se prosterner sur les tombes du gourou et de la Mère. Bof, c'est un peu too much à mon goût. Afin d'en avoir une idée un peu plus précise je décide de ne pas quitter Pondi sans être allé à Auroville. Ricksaw 200 Rs aller et 100 Rs le retour négocié âprement. Pour aller voir le Matrimundir ( grande sphère dorée qui abrite un très gros cristal et surtout qui est le cœur spirituel du centre), il faut auparavant regarder un film de présentation sur la ville idéale. La visite par la suite se révèle inintéressante, rien à voir ou plutôt aucun accès autorisé, rien à faire si ce n'est quelques achats hors de prix dans les boutiques de l'accueil. Bref là non plus je n'ai pas accroché du tout.
Hébergement : Swades Guesthouse, chambre single , réservée quelques mois à l'avance ( because c'est toujours complet ), 800 Rs, sans petit dej. Propre nickel, très colorée, la guesthouse est tenue de main de maître par son propriétaire Ilyas et sa famille. Ilyas a longtemps vécu en France et a retapé la maison familiale pour y faire une super guesthouse de 5 chambres. Située dans le quartier musulman, dans une petite rue au calme, nombreuses terrasses, cuisine équipée commune avec frigo. Ilyas est une mine d'informations, de bonnes adresses, de bons conseils ( merci Ilyas pour la ballade à Tiruvanamalai ) et surtout il ne compte pas son temps pour l'accueil de ses résidents.
Repas : des encas ( samoussas et autres dans la rue De Bussy, pois chiches en salade sur la jetée ). Restaurant Surguru : un bon petit restau, très bonne cuisine : le riz aux champignons est une tuerie, essayez aussi le nan fromage ail, petits prix, ambiance sympa mi touriste mi locale, clim à fond les manettes , prévoir une veste.
Deux jours à Pondi c'est presque trop. Par contre deux jours à Tiruvanamalai c'est ce qu'il faut.
J9 : Pondichéry ... Trichy
Départ à 7H00 pour la gare routière, bus pour Villapuram, 1H00 de bus, 18 Rs. Changement de bus pour Trichy. La gare routière de Villapuram est particulièrement crade : ça sent bon la pisse. Bus "express" pour Trichy, 100 kms, 3 H 00 de route , 100 Rs. A l'arrivée, bus n° 1 pour se rendre à Sri Rangam. En fait je dois aller vers Sri Rangam car j'ai réservé par le biais d'un post sur un forum une chambre chez l'habitant et la maison se trouve pas très loin du temple. Un mail, pas trop de précisions, pas de photos, juste une adresse, je me lance vers l'inconnu ... mais bizarrement je suis confiant et j'ai bien fait : c'est la plus belle rencontre de mon voyage.
J10, J11 : Trichy
Visite du temple Sri Rangam : un gopuram très haut et très coloré donne le ton dès l'entrée. D'autres tours moins hautes sont disséminées dans l'enceinte du temple. Visite du rock fort: belle vue générale de la ville . Le matin de bonne heure nous allons voir les rituels le long de la Cauvery river : rituel de la 1ère coupe de cheveux, rituels de purification, autres rituels ( pour trouver un bon mari ou une bonne épouse ). La rivière est aussi une grande baignoire ou tout le monde en plus de faire ses ablutions fait sa toilette, lave son linge, ... Nous allons aussi voir les dobbi wallah : les laveurs de linge en bord du fleuve, linge lavé et ensuite étendu et séché au soleil. Des centaines de chemises et pantalons sont là en attente de lessivage. Pour le repassage c'est 4 Rs par pièce ( chemise ou pantalon ) : fer au charbon ou plutôt à la braise. Belles ballades à pied le long d'une petite rivière à côté du temple Sri Rangam : petits villages, fabrique de briques, des sourires à volonté, des enfants qui jouent, des beaux moments, le temps qui s'écoule lentement. Nous sommes aussi aller visiter un temple, dont je ne me souviens plus le nom, où tous les jours à 12H00 un prêtre s'habille en sari et fait une procession dans le temple avec un éléphant , des musiciens, il béni ensuite une vache sacrée à l'intérieur du temple. Là aussi un grand moment de sérénité et de spiritualité.
Hébergement / Repas : Comme dit plus haut , j'ai logé chez l'habitant. Une jolie maison , coquette, à 200 mètres du temple, habitée par un couple d'indiens Raja et Usha qui m'ont accueillis chez eux comme jamais je n'ai été accueilli nulle part. Une chambre très spacieuse, lit à baldaquin, moustiquaire, la chambre est au dernier étage sous le toit, avec une grande terrasse avec vue sur le temple Sri Rangam. Air conditionné, ventilo, eau chaude. Excellente cuisine faite à la demande par Usha la maîtresse des lieux ( le riz au citron me mets les papilles en émoi rien que d'y penser ) qui parle anglais couramment et qui m'a servi de guide accompagnatrice pendant tout mon séjour. Raja parle couramment français. Si vous passez par Trichy, ne cherchez pas, c'est la chambre d'hôtes où il faut aller. Coordonnées e mail en message privé.
Deux ou trois jours à Trichy c'est ce qu'il faut.
J12 : Trichy ... Tanjore
Départ en train pour Tanjore, 50 kms, 1H30 de train, 8Rs. Je vais rester la journée à Tanjore et prendre un train de nuit pour rameswaram. Bagage à la clock room, 10 Rs. Je visite le temple Chola : complètement différent des autres jusqu'alors visités. C'est dimanche, la ville semble morte, bof , bof, j'accroche pas plus que ça.
Une journée à Tanjore est suffisante à mon goût.
J13 : Tanjore ... Rameswaram
Mon train part à 3H40, le Rameswaram express ( il part de Chennai ) et comme par hasard il est en retard. Je passe donc une grande partie de la nuit à somnoler dans le hall de la gare, très calme bizarrement. Le Rameswaram express arrive à destination vers midi. 180 Rs pour une Sleeper : 3 couchages superposés, fan. Billet réservé sur Cleartrip avant le départ de France. L'arrivée est a couper le souffle : Rameswaram est une île reliée à la terre par une voie ferrée et un très grand pont pour les véhicules. Le train sur les deux derniers kilomètres semble " voler " sur la mer. En effet seul les rails et quelques plots dépassent de l'eau: c'est magique, portes grandes ouvertes, se pencher au dehors , dans le vide, regardez les vidéos sur Youtube et vous comprendrez.
J14, J15, J16 : Rameswaram
La ville sainte du Sud de l'Inde. Un temple magnifique, des couloirs ouverts sur l'extérieur, peintures au plafond avec une luminosité exceptionnelle, des rituels en bord de mer et aussi 21 puits dans le temple avec un parcours à suivre pour la purification. Une ville de pèlerins et de pèlerinages, très peu de touristes. Rameswaram c'est aussi Danuskodi : le dernier morceau de sable face à la mer et au Sri Lanka. J'y suis allé à deux reprises et y est fêté mes 50 ans!. Inoubliable. Le bus n° 3 part du centre ville et pour quelques roupies vous conduit au dernier village de pêcheurs, la plage y est magnifique. Ensuite il faut négocier une camionnette pour aller au bout de la bande de sable , 120 Rs par personne. Le port de Rameswaram est très grand et l'arrivée des bateaux de pêche est superbe : des tonnes de poissons sont débarquées sur des charrettes tirées par des bœufs, des raies, des gambas, des crabes bleus, ... Le village de pêcheurs qui jouxte le port est calme et vaut le détour. A midi allez au bout de l'île, sur le pont routier qui la relie au continent, et surplombez la voie ferrée, regardez le Rameswaram express qui arrive ... un grand moment vu d'en haut.
Hébergement : Blue Coral cottage, chambre single, air con, 650 Rs, pas de petit dej. Très propre, quelques chambres, tenu par deux frères dont un sert bien volontiers de guide. Prochainement un restau sur le toit de la guesthouse. Vue sur la mer, à côté du lieu des pujas et du temple.
Repas : plein de petites gargotes et petits restaus. J'ai plus particulièrement aimé Shanmuga Bhavan ( dans la rue du temple, direction opposée à la plage ) : le Jeera rice est divin. Tarifs très raisonnables.
Avec Trichy, c'est mon coup de cœur dans le Tamil Naddu. Restez y comme moi trois jours, vous ne le regretterez pas, et surtout arrivez de jour en train.
J17 : Rameswaram ... Madurai
Bus n° 1 pour la gare routière , 4Rs. Je prends ensuite le bus Madurai express, 4H00 de route, 98 Rs. Je ne sens pas du tout cette étape depuis le début et en fait ça va être un peu galère surtout au niveau hébergement. Ce qui me console c'est que les autres touristes avec qui j'ai discuter de Madurai durant mon voyage ont eu les mêmes soucis de logement. Aucun hôtel de réservé, tout est complet dans le " propre et pas cher ". Il reste le cher et ... pas forcément très propre. Alors je vais dans le pas cher et pas très propre, pour une nuit il faudra s'y faire. Par contre très bien situé , au pied du temple Sri Menaski. Je passe l'après midi au temple qui est magnifique et le plus grand vu jusqu'ici, un des derniers par ailleurs car au Kérala fini les grands temples. La vue de la terrasse du magasin de souvenirs en face du temple est exceptionnelle. Le soir venu c'est le top : le temple est ouvert jusqu'à 22H00, bougies , éclairage aux lampes à huile, processions, beaucoup de fidèles, des enfants, des familles, toujours l'éléphant qui béni les fidèles. Une très belle soirée.
Hébergement : West tower Hôtel, 450 Rs, la salle de bain est tellement crade que je n'ose même pas m'y doucher. J'utilise pour la première fois mon sac à viande. Dans les couloirs de l’hôtel c'est le grand déballage : des matelas enchevêtrés de partout et pas du neuf. Hôtel à 100 mètres de l'entrée du temple, seule satisfaction.
Une journée à Madurai a été un bon choix pour ce qui me concerne.
J18 : Madurai ... Munnar
Départ à 7H30 pour la gare routière, 160 kms, 5H00 de route, 104 Rs. Trajet dans la plaine très roulant ( ça klaxonne comme jamais, Fanjo est de retour ) et ensuite beau parcours dans les montagnes ( des lacets où le chauffeur de bus doit s'y reprendre à plusieurs fois pour pouvoir passer, le vide pas très loin, la route se rétrécit de plus en plus ). Les montagnes de théiers arrivent avec un spectacle à tous moments, on ne sait plus où donner de la tête : c'est très vert et soudain, il fait presque froid, on arrive à 1500 m d'altitude et après les 40 °C, ça chute sec et ça caille. Le pire sera dans la chambre d’hôtel la nuit !. Passage du check point entre le Tamil Naddu et le Kérala. Arrivée à Munnar à 13H30.
J19, J20, J21 : Munnar
Un chauffeur de riksaw propose de me conduire pour aller à mon hotel, j'accepte. Il va aussi me proposer une ballade pour la fin d'après midi dans un jardin d'épices et aussi une journée dans les plantations de thé. Ses parents travaillent pour la Tata Compagnie et il habite dans les villages des plantations. RDV est pris. Je ferai avec ANBU téléphone mobile 09447187745, de super ballades pendant les trois journées passées à Munnar. 800 Rs la journée (de 8H30 à 18H00) : riksaw, déjeuner dans sa famille, trek pendant 5 heures au milieu des théiers et des femmes qui récoltent ces précieuses feuilles. Ballades dans les plantations, visite des villages, point de vue à Top Station, recherche des éléphants sauvages autour d'un lac vers Mattupatty ( nous avons eu la chance d'en voir un ), spectacle de Khatakali ( 200 Rs ).
Hébergement : Green View hôtel, 550 Rs, la double sans petit dej, occupation single, eau chaude à volonté. Très propre, un peu à l'écart du centre ville, très confortable, des couvertures pour les nuitées très fraîches ( buée aux carreaux des fenêtres tous les matins !).
Repas : principalement au restaurant Saravan Bhavan : bonne cuisine, personnel sympa, petits prix.
Munnar vaut vraiment une pause de quelques jours pour pouvoir apprécier et découvrir les collines alentour. Le spectacle de Khatakali est très long, la séance de maquillage publique des acteurs et leur préparation avant le spectacle est très intéressante. Les ballades dans les plantations sont super : perdu au milieu des théiers à perte de vue c'est génial.
J22 : Munnar ... Kottayam ... Allepey
Départ en bus le matin vers 7H00 pour Kottayam, 5H00 de trajet en bus, 90 Rs. Route magnifique au milieu de vallées fertiles et très cultivées, belles maisons, planatations d'ananas, de manbioc, de café, on dirait la Thailande ( même style de maisons, très propre, ...). Arrivée à Kottayam à 13H00. Riksaw pour la station des bateaux, 20 Rs. Bateau public pour Allepey à 13H00 ( qui heureusement partira avec du retard, ce qui m'a permis de l'avoir ) , 3H00 de ballade aquatique pour seulement 11Rs. Le bateau est un bateau bus et s'arrête donc pour la montée et la descente des passagers : écoliers, paysans, familles, poules, sacs de riz et tout ce que l'on peut imaginer. Des ponts en bois qui se relèvent à chaque passage de bateaux jalonnent tout le parcours. Des maisons longent les canaux et la vie paisible des paysans et pêcheurs se déroule devant nos yeux. Un enchantement de 3H00 va s'offrir à moi avec un coucher de soleil magnifique lors de l'arrivée à Allepey. Malheureusement plus on approche d'Allepey, plus les canaux sont envahis par les barges ( house boats ), des centaines qui sont soit parquées en attente de clients soit en train de naviguer avec à bord une ou deux personnes, la clim et tout le toutim. Bof , bof.
J23, J24, J25 : Allepey
Visite de la ville , du marché aux épices, ballades en vélo au hasard des ruelles et des chemins, se perdre, loin de la cohue . Passage à Marari Beach : sable blanc, soleil de plomb, les joies de la plage. Ballade en petit bateau à rame pendant 5 H00 dans les backwaters, massages ayurvédiques, sirodhara ( juste trop bien cette huile chaude qui coule lentement sur le front et glisse dans les cheveux, au bout de 5 minutes c'est le grand voyage assuré ).
Hébergement : South Canal Holidays, 1200 Rs la nuit petit dej compris, guesthouse vers le phare, prêt de vélos, en bordure d'un canal. Palm Lake Resort 850 Rs la nuit petit dej compris. Logement en bungalows dans un petit jardin très bien entretenu, hamacs, chambre avec fan, grand, propre, réveil par le chant des oiseaux, petit dej gargantuesque préparé avec soin par Macy dans la cuisine de la maison familiale, la propriétaire des lieux. Très bon accueil, guesthouse située légèrement en dehors du village, en bordure des canaux, un plus plus pour un accueil et des supers moments passés avec Macy et son mari Gigi.
Repas : Restaurant Mushroom : poissons délicieux, tables en terrasse. Thaff restaurant : en ville , un petit restau, couru par les locaux, simple, mais une cuisine vraie et délicieuse pour une bouchée de pain. Goutez au poisson ( bonite ) sauce Masala Molly, une tuerie.
Massages : Sree Krishna : très propre, tarifs raisonnables , très bon rapport qualité prix. Le Sirodhara est une merveille, les massages sont super. N'oubliez pas d'acheter un parapluie au magasin Popy Umbrellas : pas cher et vraiment super. Mon séjour à Allepey a été en teinte mitigée : déçu par les backwaters et surtout par la cohue des houseboats. Ce qui a sauvé la mise : de belles ballades en bateau tout particulièrement le trajet Kottayam Allepey, de très belles rencontres avec Gigi et Macy au Palm lake Resort, une très bonne adresse.
J26 : Allepey ... Cochin
Départ pour Cochin en bus, 1H30 de route, 41 Rs. Visite rapide de Cochin, le bord de mer, les carrelets chinois. Cette étape n'était pas prévue lors de l'élaboration de mon circuit mais j'ai préféré faire ce stop à Cochin pour être tranquille le lendemain car mon vol pour Bombay était assez tôt.
Hébergement : Heavenly Homestay, 1200 Rs la nuit chambre double, air con, petit dej compris : deux chambres dans une belle maison près du bord de mer à Fort Cochin. Un accueil fantastique, jus de fruits frais, bouteilles d'eau, très propre, Patric le proprio est très disponible, le petit dej est un repas de mariage, quand il y en a plus, il y en a encore, tout fait maison. Une très bonne adresse ... souvent complet, n'oubliez pas de réserver bien longtemps à l'avance.
Repas : Restaurant Oceanos à Fort Cochin : un thon au poivre et un riz à la noix de coco mémorables. Tarifs élevés mais bon rapport qualité prix.
J27 : Cochin ... Bombay
Riksaw pour l'aéroport, attention à la circulation, l'aéroport est très excentré. Vol Spicejet, 35 euros acheté sur le site Cleartrip avant de partir de France. Ponctuel, compagnie low cost, vol ok.
J28, J29 : Bombay
Visite de Crawford market ( début de la saison des mangues, miam! ), grandes ballades dans le quartier animé autour de Crawford market, Gateway of India ( bof ), le quartier de Colaba, Marina Drive, Chowpatty beach. J'ai adoré la vue des dobbi wallah ( les laveurs de linge ) à Mahalaxmi....... bien qu'il soit impossible d'y entrer sans payer une taxe aux rabatteurs postés à chaque "entrée " du site ( 200 voir 300 Rs pour accéder aux lavoirs proprement dit). Je suis resté sur le pont et dans les rues avoisinantes, la vue est magnifique. J'ai adoré aussi la gare de CST terminus : une vraie fourmilière, le bâtiment est magnifique. Visite du bâtiment de la High Cour ( le tribunal ), et vers midi passage à Churchgate Station pour voir les dabba wallahs prendre en charge les gamelles repas et partir les distribuer dans toute la ville. Se perdre dans le dédale des ruelles de la ville, au hasard. Et puis quelques chose que j'ai adoré c'est se balader en train : bondés, fenêtres et portes ouvertes, la vie et les paysages qui défilent, les wagons réservés ( femmes, malades, ...), les petits vendeurs, les gares et leur grande cohue, ...
Hébergement : Hôtel New Bengal , réservé sur AGODA, 33 euros la nuit, chambre single air con, petit dej compris ( pas top du tout le petit dej, mais bon pour le prix, on est à Bombay ). Très propre, assez calme, situé à côté du Crawford Market. Un bon rapport qualité prix vu les tarifs excessifs de Bombay.
J30 : Bombay ... Milan
Départ vers 1H00 du matin. Vol Swiss Bombay Zurich Milan. En règle générale , le vol retour c'est dodo tout de suite pour oublier ... qu'il faut rentrer et attendre ... les prochaines vacances.
Les plus, les indispensables, le must : Trichy, Rameswaram, Tiruvanamalai, Munnar, Pondi. J'ai préféré le Tamil Naddu au Kérala. Les moins, ceux que l'on peut abréger, ceux où j'ai pas accroché : Tanjore, Madurai, Allepey.
Mais partout des belles rencontres et plus particulièrement Raja et Usha à Trichy, Gigi et Macy à Allepey, Ilyas à Pondichéry. Mon périple en Inde du Sud n'était je pense qu'une première approche rapide que je vais surement approfondir dans les années à venir. Merci encore à tous pour vos infos qui m'ont permis de faire ce magnifique parcours et à bientôt sur le forum ... pour d'autres messages et d'autres destinations.
Itinéraire de trois semaines au Vénézuela et/ou Brésil English translation pending
Bonjour!
Je prépare mon prochain voyage de 3 semaines en Amérique du Sud fin Octobre/début Novembre 2012.
J'ai besoin de l'avis des connaisseurs car je suis perdue au milieu de ces grandes distances et je n'arrive pas trop à me rendre compte de ce qui est faisable ou pas...!
J'ai fait l'Argentine (en partie) en 3 semaines, et je sais que chaque déplacement en bus prend du temps et de l'énergie! EX.: Buenos Aires/Iguaçu en bus... 24h 🤪
Vous me direz qu'il y a l'avion!!! Ben oui, mais c'est pas le même budget!!!😕
C'est pourquoi je préfère faire moins mais mieux!
J'ai trouvé différentes options en m'aidant des post du Forum... Merci de me donner vos opinions!!!
1) VENEZUELA / BRESIL
- Caracas - Isla Margarita - Ciudad Bolivar (+ Salto Angel, Delta Orenoque) - Santa Elena / Boa Vista - Manaus (+ Isla de Marajo?)
2) VENEZUELA
- Caracas - Isla Margarita - Ciudad Bolivar ( + Salto Angel / Delta Orenoque / Gran Sabana)
3a) BRESIL
- Sao Paulo - Rio de Janeiro ( + Belo Horizonte?) - Salvador de Bahia
3b)BRESIL
- Salvador de Bahia ( + Chapada Diamantina?) - Recife - Natal - Fortaleza
Merci pour votre aide! 😉
Je prépare mon prochain voyage de 3 semaines en Amérique du Sud fin Octobre/début Novembre 2012.
J'ai besoin de l'avis des connaisseurs car je suis perdue au milieu de ces grandes distances et je n'arrive pas trop à me rendre compte de ce qui est faisable ou pas...!
J'ai fait l'Argentine (en partie) en 3 semaines, et je sais que chaque déplacement en bus prend du temps et de l'énergie! EX.: Buenos Aires/Iguaçu en bus... 24h 🤪
Vous me direz qu'il y a l'avion!!! Ben oui, mais c'est pas le même budget!!!😕
C'est pourquoi je préfère faire moins mais mieux!
J'ai trouvé différentes options en m'aidant des post du Forum... Merci de me donner vos opinions!!!
1) VENEZUELA / BRESIL
- Caracas - Isla Margarita - Ciudad Bolivar (+ Salto Angel, Delta Orenoque) - Santa Elena / Boa Vista - Manaus (+ Isla de Marajo?)
2) VENEZUELA
- Caracas - Isla Margarita - Ciudad Bolivar ( + Salto Angel / Delta Orenoque / Gran Sabana)
3a) BRESIL
- Sao Paulo - Rio de Janeiro ( + Belo Horizonte?) - Salvador de Bahia
3b)BRESIL
- Salvador de Bahia ( + Chapada Diamantina?) - Recife - Natal - Fortaleza
Merci pour votre aide! 😉
Neuf jours à Mexico City (mon budget et itinéraire) English translation pending
Salut je serai a Mexico en septembre prochain . J'ai pense a mettre mon budget et itineraires sur le forum . Pour les gens qui connaissent deja la ville , j'attends vos suggestions ( concernant les tarifs et endroits a visiter le soir pour m'amuser ).
Je veux aussi des gens qui sont partants pour s'amuser
Arrivee : Dimanche 9 Septembre 2012 a 18H35
Depart : Mardi 18 Septembre 2012 a 9h20
Budget et Itineraires :
DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 2012: - Transport jusqu'a l'hotel : 897pesos ( 65usd X 13.80) . On me dit que les taxi securitaires de l'aeroport sont vraiment chers et qu'ils peuvent monter jusqu'a 70 pesos. - La cena : 250 pesos + La propina : 40 pesos ( La regle des 15% pour les pourboires ) - Appel Telephonique : 150 pesos (longue distance ) pour dire a mes proches que je suis installe Le jour de mon arrivee je veux pas sortir dans la soiree . So ca suffit pour le 9/9/12
LUNDI 10 SEPTEMBRE 2012 : - El desayuno : 100 pesos + La propina : 20 pesos (le principe de 15% . je sais pas si vais trouver 5 pesos alors je le mets 20) - Transport pour la journee (pas de taxi )pour visiter Zocalo : 150 pesos - Eau : 50 pesos ( pour 5 bouteilles eau traitee ) A ZOCALO A VISITER ( SUGGESTIONS SVP ) La Cathedrale de Mexico , Le Palais National , Les Fresques de Diego Rivera , Palacio de Bellas Artes , Parque Alameda , Plaza de la Constitucion , El Templo Mayor - La Comida : 300 pesos y la propina : 50 pesos - La Cena : 250 pesos y la propina : 40 pesos - Sortie Nocturne : Je veux des suggestions svp . Je me suis dit 300 pesos devrait suffire + 50 pesos en propina
MARDI 11 SEPTEMBRE 2012 : - El desayuno : 100 pesos + La propina : 20 pesos - Eau : 50 pesos ( pour 5 bouteilles eau traitee ). Je bois beaucoup d'eau - Transport Teotihuacan : 100 pesos - Entree Teotihuacan : 90 pesos - La comida a Teotihuacan : 400 pesos y la propina : 60 pesos a la Gruta(Las Grutas) Restaurant . Je ne me rappelle pas du nom - Autre Transport : 100 peses - La cena : 250 pesos y la propina : 40 pesos - Appel Telephonique : 150 pesos (longue distance )pour prendre des nouvelles . Je voudrais appeler tous les 2 jours - Sortie Nocturne : Je veux des suggestions svp . Disponibilite 350 pesos
MERCREDI 12 SEPTEMBRE 2012: - El desayuno : 100 pesos + La propina : 20 pesos - Eau : 50 pesos ( pour 5 bouteilles eau traitee ). - Museo Antropoligia de Mexico , Parc de Chapultepec , Chateau de Chapultepec : 250 pesos - La Comida : 300 pesos y la propina : 50 pesos - La Cena : 250 pesos y la propina : 40 pesos - Transport Journalier : 100 pesos - Sortie Nocturne : Je veux des suggestions svp . Disponibilite 350 pesos
JEUDI 13 SEPTEMBRE 2012 : - El desayuno : 100 pesos + La propina : 20 pesos - Eau : 50 pesos ( pour 5 bouteilles eau traitee ). - Coyoacan , San Angel , Frida's House : 250 pesos - La Comida : 300 pesos y la propina : 50 pesos - La Cena : 250 pesos y la propina : 40 pesos - Transport Journalier : 100 pesos - Sortie Nocturne : Je veux des suggestions svp . Disponibilite 350 pesos - Appel Telephonique : 150 pesos (longue distance )
VENDREDI 14 SEPTEMBRE 2012: - El desayuno : 100 pesos + La propina : 20 pesos - Eau : 50 pesos ( pour 5 bouteilles eau traitee ). - Journee a Six Flags Mexico : 700 pesos - Transport a Six Flags Mexico : 200 pesos ( je connais pas la distance ) - La Comida : 300 pesos y la propina : 50 pesos - La Cena : 250 pesos y la propina : 40 pesos - Sortie Nocturne : Je veux des suggestions svp . Disponibilite 350 pesos
SAMEDI 15 SEPTEMBRE 2012 : - El desayuno : 100 pesos + La propina : 20 pesos - Eau : 50 pesos ( pour 5 bouteilles eau traitee ). - Transport pour Acapulco :300 pesos ( si c'est une autre ville , je pense que le transport sera un peu plus que d'habitude) - Acapulco Playa Entree : 400 pesos ( je connais pas le montant) - La Comida : 300 pesos y la propina : 50 pesos - La Cena : 250 pesos y la propina : 40 pesos - Appel Telephonique : 150 pesos (longue distance ) - Sortie Nocturne : Je veux des suggestions svp . Disponibilite 350 pesos
DIMANCHE 16 SEPTEMBRE 2012 : INDEPENDENCIA DIA - El desayuno : 100 pesos + La propina : 20 pesos - Eau : 50 pesos ( pour 5 bouteilles eau traitee ). - Aucun lieu a visiter . Je reste toute la journee dans la ville pour voir les festivites du jour de l'independance ( je suppose qu'il y en a ) - Transport divers : 50 pesos - La Comida : 300 pesos y la propina : 50 pesos - La Cena : 250 pesos y la propina : 40 pesos - Sortie Nocturne : Je veux des suggestions svp . Disponibilite 350 pesos
LUNDI 17 SEPTEMBRE 2012 - El desayuno : 100 pesos + La propina : 20 pesos - Eau : 50 pesos ( pour 5 bouteilles eau traitee ). - Transport divers : 100 pesos - Journee Achat de Souvenirs : Disponibilite 6500 pesos - La Comida : 300 pesos y la propina : 50 pesos - La Cena : 250 pesos y la propina : 40 pesos - Sortie Nocturne : Je veux des suggestions svp . Disponibilite 350 pesos - Appel Telephonique : 150 pesos (longue distance )
MARDI 18 SEPTEMBRE 2012 - El desayuno : 100 pesos + La propina : 20 pesos - Transport pour l'aeroport :897pesos ( 65usd X 13.80) . On me dit que les taxi securitaires de l'aeroport sont vraiment chers et qu'ils peuvent monter jusqu'a 70 pesos. - Divers : 200 pesos Je suis sur que je vais laisser Mexico en larmes . Mais je reviendrai en decembre prochain apres Bahamas.
Merci d'avance pour vos suggestions concernant les montants et les endroits a visiter en journee et nuit. Merci aussi de vous joindre a moi pour des sorties.
Budget et Itineraires :
DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 2012: - Transport jusqu'a l'hotel : 897pesos ( 65usd X 13.80) . On me dit que les taxi securitaires de l'aeroport sont vraiment chers et qu'ils peuvent monter jusqu'a 70 pesos. - La cena : 250 pesos + La propina : 40 pesos ( La regle des 15% pour les pourboires ) - Appel Telephonique : 150 pesos (longue distance ) pour dire a mes proches que je suis installe Le jour de mon arrivee je veux pas sortir dans la soiree . So ca suffit pour le 9/9/12
LUNDI 10 SEPTEMBRE 2012 : - El desayuno : 100 pesos + La propina : 20 pesos (le principe de 15% . je sais pas si vais trouver 5 pesos alors je le mets 20) - Transport pour la journee (pas de taxi )pour visiter Zocalo : 150 pesos - Eau : 50 pesos ( pour 5 bouteilles eau traitee ) A ZOCALO A VISITER ( SUGGESTIONS SVP ) La Cathedrale de Mexico , Le Palais National , Les Fresques de Diego Rivera , Palacio de Bellas Artes , Parque Alameda , Plaza de la Constitucion , El Templo Mayor - La Comida : 300 pesos y la propina : 50 pesos - La Cena : 250 pesos y la propina : 40 pesos - Sortie Nocturne : Je veux des suggestions svp . Je me suis dit 300 pesos devrait suffire + 50 pesos en propina
MARDI 11 SEPTEMBRE 2012 : - El desayuno : 100 pesos + La propina : 20 pesos - Eau : 50 pesos ( pour 5 bouteilles eau traitee ). Je bois beaucoup d'eau - Transport Teotihuacan : 100 pesos - Entree Teotihuacan : 90 pesos - La comida a Teotihuacan : 400 pesos y la propina : 60 pesos a la Gruta(Las Grutas) Restaurant . Je ne me rappelle pas du nom - Autre Transport : 100 peses - La cena : 250 pesos y la propina : 40 pesos - Appel Telephonique : 150 pesos (longue distance )pour prendre des nouvelles . Je voudrais appeler tous les 2 jours - Sortie Nocturne : Je veux des suggestions svp . Disponibilite 350 pesos
MERCREDI 12 SEPTEMBRE 2012: - El desayuno : 100 pesos + La propina : 20 pesos - Eau : 50 pesos ( pour 5 bouteilles eau traitee ). - Museo Antropoligia de Mexico , Parc de Chapultepec , Chateau de Chapultepec : 250 pesos - La Comida : 300 pesos y la propina : 50 pesos - La Cena : 250 pesos y la propina : 40 pesos - Transport Journalier : 100 pesos - Sortie Nocturne : Je veux des suggestions svp . Disponibilite 350 pesos
JEUDI 13 SEPTEMBRE 2012 : - El desayuno : 100 pesos + La propina : 20 pesos - Eau : 50 pesos ( pour 5 bouteilles eau traitee ). - Coyoacan , San Angel , Frida's House : 250 pesos - La Comida : 300 pesos y la propina : 50 pesos - La Cena : 250 pesos y la propina : 40 pesos - Transport Journalier : 100 pesos - Sortie Nocturne : Je veux des suggestions svp . Disponibilite 350 pesos - Appel Telephonique : 150 pesos (longue distance )
VENDREDI 14 SEPTEMBRE 2012: - El desayuno : 100 pesos + La propina : 20 pesos - Eau : 50 pesos ( pour 5 bouteilles eau traitee ). - Journee a Six Flags Mexico : 700 pesos - Transport a Six Flags Mexico : 200 pesos ( je connais pas la distance ) - La Comida : 300 pesos y la propina : 50 pesos - La Cena : 250 pesos y la propina : 40 pesos - Sortie Nocturne : Je veux des suggestions svp . Disponibilite 350 pesos
SAMEDI 15 SEPTEMBRE 2012 : - El desayuno : 100 pesos + La propina : 20 pesos - Eau : 50 pesos ( pour 5 bouteilles eau traitee ). - Transport pour Acapulco :300 pesos ( si c'est une autre ville , je pense que le transport sera un peu plus que d'habitude) - Acapulco Playa Entree : 400 pesos ( je connais pas le montant) - La Comida : 300 pesos y la propina : 50 pesos - La Cena : 250 pesos y la propina : 40 pesos - Appel Telephonique : 150 pesos (longue distance ) - Sortie Nocturne : Je veux des suggestions svp . Disponibilite 350 pesos
DIMANCHE 16 SEPTEMBRE 2012 : INDEPENDENCIA DIA - El desayuno : 100 pesos + La propina : 20 pesos - Eau : 50 pesos ( pour 5 bouteilles eau traitee ). - Aucun lieu a visiter . Je reste toute la journee dans la ville pour voir les festivites du jour de l'independance ( je suppose qu'il y en a ) - Transport divers : 50 pesos - La Comida : 300 pesos y la propina : 50 pesos - La Cena : 250 pesos y la propina : 40 pesos - Sortie Nocturne : Je veux des suggestions svp . Disponibilite 350 pesos
LUNDI 17 SEPTEMBRE 2012 - El desayuno : 100 pesos + La propina : 20 pesos - Eau : 50 pesos ( pour 5 bouteilles eau traitee ). - Transport divers : 100 pesos - Journee Achat de Souvenirs : Disponibilite 6500 pesos - La Comida : 300 pesos y la propina : 50 pesos - La Cena : 250 pesos y la propina : 40 pesos - Sortie Nocturne : Je veux des suggestions svp . Disponibilite 350 pesos - Appel Telephonique : 150 pesos (longue distance )
MARDI 18 SEPTEMBRE 2012 - El desayuno : 100 pesos + La propina : 20 pesos - Transport pour l'aeroport :897pesos ( 65usd X 13.80) . On me dit que les taxi securitaires de l'aeroport sont vraiment chers et qu'ils peuvent monter jusqu'a 70 pesos. - Divers : 200 pesos Je suis sur que je vais laisser Mexico en larmes . Mais je reviendrai en decembre prochain apres Bahamas.
Merci d'avance pour vos suggestions concernant les montants et les endroits a visiter en journee et nuit. Merci aussi de vous joindre a moi pour des sorties.
Conseils pour établir son circuit dans l'Ouest américain (résumé) English translation pending
Ce post est un résumé d'une discussion précédente : http://voyageforum.com/..._florilege_D5300248/
qui tient sur 4 pages, et où il est toujours possible de discuter,
ici ce serait plutôt un résumé des points proposés :
Sur une idée d'Itat, nous proposons de
"compiler un post avec les erreurs souvent commises et à ne surtout pas commettre"
quand on prépare son circuit dans l'Ouest américain :
Penser qu'on arrivera à créer un circuit original, tout en passant par les "passages obligés" (notamment pour un premier séjour) !
...et donc ignorer royalement le travail de synthèse qui a pourtant déjà été fait, testé et approuvé par de grandes marques de Forumeurs !
(voir dans le profil de Bastinj, rubrique "sites internet", les 2 liens qui donnent les circuits pour 15 ou 21 j)
prendre ses billets d'avion avant d'avoir établi son circuit ! (et faire l'impossible après pour que ça tienne !)
Ignorer systématiquement les billets multi-destinations...
Oublier le "temps d'approche" d'un parc, le temps de conduite entre 2 parcs, et finalement en oublier le "temps de visite" du parc lui-même ! c'est assez classique, surtout quand les circuits proposés ne font que citer des étapes, sans faire apparaître les km, et les temps de route estimés (donnés sur les sites tels que googlemaps) (et c'est sans tenir compte des arrêts photos dans ce cas là ! 🤪) Par exemple : il faut souvent compter en "jour sur place", entre 2 nuits, pour que ça fasse 1"vraie journée sur place" : Par ex : Jn :Vegas, Zion, Bryce, Jn+1 :Bryce, Jn+2 :Bryce, Page...
prendre toutes ses réservations d'hôtels etensuite venir demander conseil sur le Forum... 🤪 (surtout si ils ne sont ni échangeables, ni remboursables !) à l'inverse : partir juillet-aout sans aucune réservation d'hotels (surtout dans les hotels des parcs) En particulier pour les parcs nationaux qui sont relativement éloignés de "villes", et dont la réservation à l'intérieur semble vraiment intéressante (même si onéreuse) (pour éviter les km de route aux moments les plus intéressants : lever et coucher de soleil) on peut citer : Grand Canyon, Monument Valley, Yosemite, ... là, effectivement, il vaut mieux ne pas attendre le dernier moment ! (Parfois un an à l'avance...) faire LA - Flagstaff puis visiter le Grand Canyon. ne prévoir que deux nuit à Moab 😛. prévoir de visiter le parc des Sequoias à partir de Lone Pine ou Mammoth Lakes. s'attendre à être seul au monde aux heures d'affluences (10h - 16h) aux points de vue principaux des Parcs Nationaux 😇 et bien sûr, l'erreur à l'origine de ce Post : inclure Yellowstone et San Francisco dans une boucle de moins de 26 jours ! 😉 (ou au moins se rendre compte que c'est un grand écart difficile à tenir...) Faire Death Valley - Yosemite en dehors de la période juin-octobre sans se soucier de la Tioga Road qui a de fortes chances d'être fermée. Poser la question: où se baigner entre San Francisco et Los Angeles? Réponse nulle part, c'est bien trop froid 😛 Ce qui me vient là, tout de suite: prendre un vol transatlantique et un vol intérieur à suivre avec une escale de 45' 🏴☠️ (disons en-dessous de 1h30 pour les moins optimistes Croire que Vegas n'est valable que pour une soirée Croire qu'on peut rouler 5h tous les jours Croire qu'on va se lever à 6h tous les jours penser que les stations services, on en trouvera régulièrement sur le chemin ! s'engager vers Death Valley sur la réserve, ne pas vérifier la roue de secours de sa voiture de loc', et ne pas savoir la remplacer au besoin... 🤪 penser que les aires d'autoroute sont le long de l'autoroute (comme en France) (là, il faut sortir carrément et revenir ensuite !) penser qu'on échapera à toutes contraventions parce qu'on a une voiture de loc' (voir les nombreux témoignages sur le Forum à ce sujet ! 😏) penser qu'il y aura du réseau dans tout l'Utah, le Nevada et l'Arizona ! 😄 demander sur le Forum : "Quand acheter son billet pour avoir le meilleur tarif ?" ou similaire : "Quelle sera l'évolution du prix du pétrole, du cours du dollars/Euro, des taxes d'aéroports, ... ?" "Comment changer mes euros en Dollars ?" (réponse : voir moteur de recherche ! 😛) Poster le même circuit (les même étapes ) que le circuit d'un Tour Operator (copié-collé) (en pensant que ça ne se verra pas...) Affirmer qu'on a lu longuement le Forum avant de poster sa demande (en pensant que ça ne se verra pas... ) par ex : "j'ai bien lu le forum, mais je me demande quelles assurances il me faut prendre pour la location de ma voiture ?" demander aux forumeurs de deviner mes goûts, mes attentes, mon niveau sportif, ... et de faire tout le boulot à ma place ! 🤪Penser que Los Angeles se fait en 3h ! penser que l'on fera 5h de route après 12h de vol ...Mettre un post du genre "je prévois de partir dans l'ouest américain, qui peut m'aider?" On bosse avant de poser des questions PRECISES !!!!!
confier les yeux fermés ce voyage du siècle à une agence (circuits-étapes-hôtels).
- commencer un post par: * j'ai parcouru le forum et internet depuis plus d'1 mois mais je n'ai pas trouvé la réponse....
* je suis perdue (humour au féminin... d'accord c'est de l'humour...), donnez moi des idées d'hôtels, quoi voir dans l'Ouest (alors que l'on a pas regardé une carte ou un guide !!!!).
Louer autre chose qu'un 4x4 dans l'Ouest, c'est négliger les routes non pavées et les reliefs Ne pas négliger, outre le décalage horaire et le voyage, la différence d'altitude ... surtout si vous êtes comme nous, des citadins vivant à 200 m d'altitude toute l'année et si vous comptez randonner sur le plateau du Colorado dès les premiers jours (j'ai un peu achevé mon mari cette année là 🤪) Idées reçues sur les Camping-cars" (RV)" : par ex :Je pourrai faire exactement le même circuit en RV qu'avec une décapotable ! 😎 ça se conduit comme une voiture ! (même pour se garer...) 😇 je n'aurai jamais à m'occuper des toilettes, ni des vidanges... 😉 c'est comme à l'hôtel ! (notamment pour la cuisine, le ménage, etc...) s'étonner que personne de l'hôtel du petit bled ne parle français - demander des conseils pour faire Yellowstone/Los Angeles en 15 jours en visitant TOUT ! - comme ailleurs, chercher "le bon plan" pour l'hôtel génial à 20 $ la nuit - prévoir un road book à la minute prés Passer devant un visitor center le nez en l'air sans s'inquiéter de sa vitesse. Il y a toujours un ranger planqué dans un coin. C'est aussi valable pour les arrivées en ville. L'expérience peut être cuisante. http://www.scapa-lv.org/...rts.htm#What_to_Sign Copier coller un circuit à partir d'un document Excel ou autre sur le forum 😛 , le rendant totalement illisible! Ca ne vaut pas la peine de poser des questions si vous ne tenez pas compte des avis qu'on vous donne.
Si y'a 10 personne qui vous disent que ton itinéraire n'a pas d'allure c'est qu'il n'a pas d'allure!
éviter de ne plus jamais revenir sur le Forum, une fois le voyage fait, et attendre seulement la préparation du suivant pour revenir... - LA – Grand Canyon= 800 Km…. Donc trèèèèès long, même si la route suit l’ancien tracé de la route 66 (il n’y a plus grand-chose à voir, à part Oatman qui un village western typique) . Donc, essayer d’éviter ce trajet qui vous fait perdre 1 jour de vacances !! A moins que vous ne soyez un fan de cette route mythique!.... - Éviter de vous trouver à Las Vegas un vendredi et samedi soir (les prix grimpent pour ces nuits, surtout ds les hôtels "class" du Strip !) ( C'est pareil lors des semaines de Congrès) . Mais bon, il ne faut pas non plus chambouler tt un programme bien établi pour gagner qq $ - Si vous comptez suivre en voiture la Côte Pacifique, privilégier l’axe Nord-Sud (c.-à-d. dans le sens SF-LA)… Vous êtes ainsi au plus près du bord et profitez donc mieux des vues sur l’océan ! - En été, privilégier les levers et couchers de soleil, car il fait moins chaud pour randonner (il y a moins de monde aussi!...). De plus, les couleurs sont exceptionnelles à ces moments-là de la journée (idéales pour les photos) . Mais ne pas imaginer qu'on va pouvoir tenir un rythme infernal pendant 3 semaines consécutives, càd se lever ts les jours à 6 h du mat' et se coucher à 23h (Donc il faudra choisir entre sunrise et sunset!)! demander si il vaut mieux prendre tel modèle de voiture ou tel autre, en oubliant qu'on loue une catégorie et non un modèle 😉 (sauf, bien sûr, les catégories spéciales chez Hertz). Lors d'un circuit d'un point A à un point B ne pas négliger les éventuels frais d'abandon pour les véhicules de location, quasi inexistants pour les circuits Arizona, Utah, Californie, ils sont à prendre en compte dans les autres cas (Etat de Washington à Utah par exemple) et changent la donne du budget location (hum, jusque 500-600 $ c'est pas négligeable ...) Ne pas se renseigner sur la météo et les meilleurs périodes de voyage et croire que parce que Las Vegas est au milieu d'un désert qu'il fait chaud toute l'année aux environ des grands parcs de l'Ouest... - Quoi ? De la neige au Grand Canyon en janvier ? Et moi qui n'ai que des T-shirts... Et grâce à Ninou, on sait maintenant que même au mois de juin (!) les éléments peuvent se déchaîner !!! 🏴☠️ 🤪 du coup : ne pas oublier sa couverture de survie (en particulier pour le camping, et la rando, pour ceux qui en font 😉) (l'avantage c'est qu'elle protège également du soleil au besoin !) En parlant de camping, ne pas oublier de réserver non plus longtemps à l'avance dans certains parcs: par ex Yosemite où tout est réservé dans les 10mns qui suivent l'ouverture des résas... Et peut-être éviter d'être à Yosemite et au lac Powell un we mais on va tester cet été car je n'ai vu cette info qu'une fois mon circuit bouclé et les résa effectuées😕! Autre erreur à ne pas commettre: stopper son véhicule à un carrefour au pied des feux tricolores. 🏴☠️ Même si le sujet est à polémique, éviter de : Croire qu'on peut visiter LA sans voiture Croire qu'on peut visiter SF sans voiture qd on n'y reste que 2-3 jours (même si certains quartiers se visitent parfaitement à pied et en cable car, d'autres bcp plus éloignés et aussi (voire même plus!) intéressants ne peuvent être atteints qu'en voiture) Croire qu'il est impossible de garer sa voiture à SF et que les parkings y sont hors de prix (ils sont au même prix que ds ttes les villes du monde!)
Deux erreurs de plus à éviter (mais c'est un point vue personnel valable ailleurs que dans l'ouest): - Y aller en juillet août quand tout l'hémisphère nord est en vadrouille sauf cas de force majeure (enfants scolarisés, entreprise fermée, etc); hors ces mois on va quasiment partout sans aucune réservation: en quatre mois au printemps ou à l'automne nous n'avons jamais rien programmé et je n'ai pas souvenir d'avoir été refoulé où que ce soit) - Vouloir "faire" tous les "incontournables" (mieux vaut Valley of the Gods seul ou presque que MV en mode chenilles processionnaires, et plutôt North Rim que South Rim au GC, etc) Ce n'est pas une erreur, mais : prendre le temps de remercier
Oublier le "temps d'approche" d'un parc, le temps de conduite entre 2 parcs, et finalement en oublier le "temps de visite" du parc lui-même ! c'est assez classique, surtout quand les circuits proposés ne font que citer des étapes, sans faire apparaître les km, et les temps de route estimés (donnés sur les sites tels que googlemaps) (et c'est sans tenir compte des arrêts photos dans ce cas là ! 🤪) Par exemple : il faut souvent compter en "jour sur place", entre 2 nuits, pour que ça fasse 1"vraie journée sur place" : Par ex : Jn :Vegas, Zion, Bryce, Jn+1 :Bryce, Jn+2 :Bryce, Page...
prendre toutes ses réservations d'hôtels etensuite venir demander conseil sur le Forum... 🤪 (surtout si ils ne sont ni échangeables, ni remboursables !) à l'inverse : partir juillet-aout sans aucune réservation d'hotels (surtout dans les hotels des parcs) En particulier pour les parcs nationaux qui sont relativement éloignés de "villes", et dont la réservation à l'intérieur semble vraiment intéressante (même si onéreuse) (pour éviter les km de route aux moments les plus intéressants : lever et coucher de soleil) on peut citer : Grand Canyon, Monument Valley, Yosemite, ... là, effectivement, il vaut mieux ne pas attendre le dernier moment ! (Parfois un an à l'avance...) faire LA - Flagstaff puis visiter le Grand Canyon. ne prévoir que deux nuit à Moab 😛. prévoir de visiter le parc des Sequoias à partir de Lone Pine ou Mammoth Lakes. s'attendre à être seul au monde aux heures d'affluences (10h - 16h) aux points de vue principaux des Parcs Nationaux 😇 et bien sûr, l'erreur à l'origine de ce Post : inclure Yellowstone et San Francisco dans une boucle de moins de 26 jours ! 😉 (ou au moins se rendre compte que c'est un grand écart difficile à tenir...) Faire Death Valley - Yosemite en dehors de la période juin-octobre sans se soucier de la Tioga Road qui a de fortes chances d'être fermée. Poser la question: où se baigner entre San Francisco et Los Angeles? Réponse nulle part, c'est bien trop froid 😛 Ce qui me vient là, tout de suite: prendre un vol transatlantique et un vol intérieur à suivre avec une escale de 45' 🏴☠️ (disons en-dessous de 1h30 pour les moins optimistes Croire que Vegas n'est valable que pour une soirée Croire qu'on peut rouler 5h tous les jours Croire qu'on va se lever à 6h tous les jours penser que les stations services, on en trouvera régulièrement sur le chemin ! s'engager vers Death Valley sur la réserve, ne pas vérifier la roue de secours de sa voiture de loc', et ne pas savoir la remplacer au besoin... 🤪 penser que les aires d'autoroute sont le long de l'autoroute (comme en France) (là, il faut sortir carrément et revenir ensuite !) penser qu'on échapera à toutes contraventions parce qu'on a une voiture de loc' (voir les nombreux témoignages sur le Forum à ce sujet ! 😏) penser qu'il y aura du réseau dans tout l'Utah, le Nevada et l'Arizona ! 😄 demander sur le Forum : "Quand acheter son billet pour avoir le meilleur tarif ?" ou similaire : "Quelle sera l'évolution du prix du pétrole, du cours du dollars/Euro, des taxes d'aéroports, ... ?" "Comment changer mes euros en Dollars ?" (réponse : voir moteur de recherche ! 😛) Poster le même circuit (les même étapes ) que le circuit d'un Tour Operator (copié-collé) (en pensant que ça ne se verra pas...) Affirmer qu'on a lu longuement le Forum avant de poster sa demande (en pensant que ça ne se verra pas... ) par ex : "j'ai bien lu le forum, mais je me demande quelles assurances il me faut prendre pour la location de ma voiture ?" demander aux forumeurs de deviner mes goûts, mes attentes, mon niveau sportif, ... et de faire tout le boulot à ma place ! 🤪Penser que Los Angeles se fait en 3h ! penser que l'on fera 5h de route après 12h de vol ...Mettre un post du genre "je prévois de partir dans l'ouest américain, qui peut m'aider?" On bosse avant de poser des questions PRECISES !!!!!
confier les yeux fermés ce voyage du siècle à une agence (circuits-étapes-hôtels).- commencer un post par: * j'ai parcouru le forum et internet depuis plus d'1 mois mais je n'ai pas trouvé la réponse....
* je suis perdue (humour au féminin... d'accord c'est de l'humour...), donnez moi des idées d'hôtels, quoi voir dans l'Ouest (alors que l'on a pas regardé une carte ou un guide !!!!).
Louer autre chose qu'un 4x4 dans l'Ouest, c'est négliger les routes non pavées et les reliefs Ne pas négliger, outre le décalage horaire et le voyage, la différence d'altitude ... surtout si vous êtes comme nous, des citadins vivant à 200 m d'altitude toute l'année et si vous comptez randonner sur le plateau du Colorado dès les premiers jours (j'ai un peu achevé mon mari cette année là 🤪) Idées reçues sur les Camping-cars" (RV)" : par ex :Je pourrai faire exactement le même circuit en RV qu'avec une décapotable ! 😎 ça se conduit comme une voiture ! (même pour se garer...) 😇 je n'aurai jamais à m'occuper des toilettes, ni des vidanges... 😉 c'est comme à l'hôtel ! (notamment pour la cuisine, le ménage, etc...) s'étonner que personne de l'hôtel du petit bled ne parle français - demander des conseils pour faire Yellowstone/Los Angeles en 15 jours en visitant TOUT ! - comme ailleurs, chercher "le bon plan" pour l'hôtel génial à 20 $ la nuit - prévoir un road book à la minute prés Passer devant un visitor center le nez en l'air sans s'inquiéter de sa vitesse. Il y a toujours un ranger planqué dans un coin. C'est aussi valable pour les arrivées en ville. L'expérience peut être cuisante. http://www.scapa-lv.org/...rts.htm#What_to_Sign Copier coller un circuit à partir d'un document Excel ou autre sur le forum 😛 , le rendant totalement illisible! Ca ne vaut pas la peine de poser des questions si vous ne tenez pas compte des avis qu'on vous donne.
Si y'a 10 personne qui vous disent que ton itinéraire n'a pas d'allure c'est qu'il n'a pas d'allure!
éviter de ne plus jamais revenir sur le Forum, une fois le voyage fait, et attendre seulement la préparation du suivant pour revenir... - LA – Grand Canyon= 800 Km…. Donc trèèèèès long, même si la route suit l’ancien tracé de la route 66 (il n’y a plus grand-chose à voir, à part Oatman qui un village western typique) . Donc, essayer d’éviter ce trajet qui vous fait perdre 1 jour de vacances !! A moins que vous ne soyez un fan de cette route mythique!.... - Éviter de vous trouver à Las Vegas un vendredi et samedi soir (les prix grimpent pour ces nuits, surtout ds les hôtels "class" du Strip !) ( C'est pareil lors des semaines de Congrès) . Mais bon, il ne faut pas non plus chambouler tt un programme bien établi pour gagner qq $ - Si vous comptez suivre en voiture la Côte Pacifique, privilégier l’axe Nord-Sud (c.-à-d. dans le sens SF-LA)… Vous êtes ainsi au plus près du bord et profitez donc mieux des vues sur l’océan ! - En été, privilégier les levers et couchers de soleil, car il fait moins chaud pour randonner (il y a moins de monde aussi!...). De plus, les couleurs sont exceptionnelles à ces moments-là de la journée (idéales pour les photos) . Mais ne pas imaginer qu'on va pouvoir tenir un rythme infernal pendant 3 semaines consécutives, càd se lever ts les jours à 6 h du mat' et se coucher à 23h (Donc il faudra choisir entre sunrise et sunset!)! demander si il vaut mieux prendre tel modèle de voiture ou tel autre, en oubliant qu'on loue une catégorie et non un modèle 😉 (sauf, bien sûr, les catégories spéciales chez Hertz). Lors d'un circuit d'un point A à un point B ne pas négliger les éventuels frais d'abandon pour les véhicules de location, quasi inexistants pour les circuits Arizona, Utah, Californie, ils sont à prendre en compte dans les autres cas (Etat de Washington à Utah par exemple) et changent la donne du budget location (hum, jusque 500-600 $ c'est pas négligeable ...) Ne pas se renseigner sur la météo et les meilleurs périodes de voyage et croire que parce que Las Vegas est au milieu d'un désert qu'il fait chaud toute l'année aux environ des grands parcs de l'Ouest... - Quoi ? De la neige au Grand Canyon en janvier ? Et moi qui n'ai que des T-shirts... Et grâce à Ninou, on sait maintenant que même au mois de juin (!) les éléments peuvent se déchaîner !!! 🏴☠️ 🤪 du coup : ne pas oublier sa couverture de survie (en particulier pour le camping, et la rando, pour ceux qui en font 😉) (l'avantage c'est qu'elle protège également du soleil au besoin !) En parlant de camping, ne pas oublier de réserver non plus longtemps à l'avance dans certains parcs: par ex Yosemite où tout est réservé dans les 10mns qui suivent l'ouverture des résas... Et peut-être éviter d'être à Yosemite et au lac Powell un we mais on va tester cet été car je n'ai vu cette info qu'une fois mon circuit bouclé et les résa effectuées😕! Autre erreur à ne pas commettre: stopper son véhicule à un carrefour au pied des feux tricolores. 🏴☠️ Même si le sujet est à polémique, éviter de : Croire qu'on peut visiter LA sans voiture Croire qu'on peut visiter SF sans voiture qd on n'y reste que 2-3 jours (même si certains quartiers se visitent parfaitement à pied et en cable car, d'autres bcp plus éloignés et aussi (voire même plus!) intéressants ne peuvent être atteints qu'en voiture) Croire qu'il est impossible de garer sa voiture à SF et que les parkings y sont hors de prix (ils sont au même prix que ds ttes les villes du monde!)
Deux erreurs de plus à éviter (mais c'est un point vue personnel valable ailleurs que dans l'ouest): - Y aller en juillet août quand tout l'hémisphère nord est en vadrouille sauf cas de force majeure (enfants scolarisés, entreprise fermée, etc); hors ces mois on va quasiment partout sans aucune réservation: en quatre mois au printemps ou à l'automne nous n'avons jamais rien programmé et je n'ai pas souvenir d'avoir été refoulé où que ce soit) - Vouloir "faire" tous les "incontournables" (mieux vaut Valley of the Gods seul ou presque que MV en mode chenilles processionnaires, et plutôt North Rim que South Rim au GC, etc) Ce n'est pas une erreur, mais : prendre le temps de remercier
Sécurité en Egypte English translation pending
Bonjour ,
Ayant prévus un sejour en egypte , louxour et taba , courant fin juin et début juillet , et avec tout ce qui se passe actuellement là-bas , je me demande si je ne ferai pas mieux de tout annuler .Je ne suis plus rassuré . J'aimerai avoir vos conseils .
En vous remercions par avance .
Ayant prévus un sejour en egypte , louxour et taba , courant fin juin et début juillet , et avec tout ce qui se passe actuellement là-bas , je me demande si je ne ferai pas mieux de tout annuler .Je ne suis plus rassuré . J'aimerai avoir vos conseils .
En vous remercions par avance .
Séjour au Japon fin juillet (~16 juillet - première semaine d'août) English translation pending
Bonjour, je m'appelle Hugues (34 ans) et cela fait des lustres que je rêve d'aller au Japon. Voulant à la fois visiter grandes villes comme Tokyo, Osaka, Kyoto, je veux également aller dans la campagne traditionnelle japonaise (pourquoi pas vers Hokkaido). Je n'ai pas encore pris mes billets donc à voir selon propositions.
A bientôt
Retour de Croisière sur l'Horizon du 16 au 20 mai 2012 English translation pending
bonjour a tous 😉
bon nous voici rentré a la maison la tete remplie de souvenirs plus bons que mauvais comme les odeurs je vous expliquerai plus tard ! je vais essayer de retracer cette petite croisiere pour que chacun puisse se faire une idée des escales et du bateau .
il y a un an nous avions reservé cette croisiere sachant que cdf changeai de bateau et que celui ci devais etre relooké ! on avais tellement etendu des eloges de cette compagnie que nous avons sauté sur l'occasion . le 100% fancais et le tout inclus nous emballait egalement ! nous avons donc reservé deux interieures decouverte au pont 4 au milieu du navire . deux cabines car nous partons avec mes beaux parents et mes trois enfants .
un an plus tard ..........
mercredi 16 mai 2012
le jour j est enfin arrivé nous chargeons les bagages dans la voiture , on passe prendre les beaux parents et direction marseille . le trajet sera rapide car nous sommes a 1h 15 de marseille.
nous arrivons au port il est 11h30 , le vent souffle tres fort cela nous inquiette un peu , on vois la mer demontée
nous entrons par la porte 4 des la sortie de l'autoroute et apres 1km parcouru dans l'enceinte du port nous voyons enfin l'horizon .tout le monde dans la voiture le trouve petit mais pas moche . on se garre au parking (qui nous en coutera 52 euros pour les 5 jours ) , le parking se trouve a 200 metres de la salle d'embarquement. direction donc la salle d'embarquement , on depose les bagages au rez de chaussée ou on rencontre rosa et sa famille ( rct) , on est arrivé en meme temps , on papotte un peu . on laisse les valises aux porteurs c'est eux qui les etiquettent ! on monte a l'etage pour se faire en registrer en prenant au passage le formulaire pour le paiement par cb. le temps de remplir ce document et on est au guichet pour qu'on nous fasse les cartes , il y a au moins 10 guichets , c'est tres rapide , là l'hotesse nous dit que l'embarquement debutera a 13 h . on attendra donc devant les stands du mini club et spa on inscrira d'ailleurs les enfants au mini club de suite il y a des jeux pour eux , les annimateurs sont sympa et deguisés en pirate . les enfants font des coloriages en attendant et nous on bois un verre car des jus de fruits sont a dispo ! bruno et fabienne ( bruno et popies), reine et max (dacy) arrivent egalement , l'ambiance est bonne , on papotte le temps passe tres vite , on nous annonce que l'embarquement commence , on embarque donc a 13 h , on est tout excités , le vent souffle et on court jusqu'au bateau .....
bon nous voici rentré a la maison la tete remplie de souvenirs plus bons que mauvais comme les odeurs je vous expliquerai plus tard ! je vais essayer de retracer cette petite croisiere pour que chacun puisse se faire une idée des escales et du bateau .
il y a un an nous avions reservé cette croisiere sachant que cdf changeai de bateau et que celui ci devais etre relooké ! on avais tellement etendu des eloges de cette compagnie que nous avons sauté sur l'occasion . le 100% fancais et le tout inclus nous emballait egalement ! nous avons donc reservé deux interieures decouverte au pont 4 au milieu du navire . deux cabines car nous partons avec mes beaux parents et mes trois enfants .
un an plus tard ..........
mercredi 16 mai 2012
le jour j est enfin arrivé nous chargeons les bagages dans la voiture , on passe prendre les beaux parents et direction marseille . le trajet sera rapide car nous sommes a 1h 15 de marseille.
nous arrivons au port il est 11h30 , le vent souffle tres fort cela nous inquiette un peu , on vois la mer demontée
nous entrons par la porte 4 des la sortie de l'autoroute et apres 1km parcouru dans l'enceinte du port nous voyons enfin l'horizon .tout le monde dans la voiture le trouve petit mais pas moche . on se garre au parking (qui nous en coutera 52 euros pour les 5 jours ) , le parking se trouve a 200 metres de la salle d'embarquement. direction donc la salle d'embarquement , on depose les bagages au rez de chaussée ou on rencontre rosa et sa famille ( rct) , on est arrivé en meme temps , on papotte un peu . on laisse les valises aux porteurs c'est eux qui les etiquettent ! on monte a l'etage pour se faire en registrer en prenant au passage le formulaire pour le paiement par cb. le temps de remplir ce document et on est au guichet pour qu'on nous fasse les cartes , il y a au moins 10 guichets , c'est tres rapide , là l'hotesse nous dit que l'embarquement debutera a 13 h . on attendra donc devant les stands du mini club et spa on inscrira d'ailleurs les enfants au mini club de suite il y a des jeux pour eux , les annimateurs sont sympa et deguisés en pirate . les enfants font des coloriages en attendant et nous on bois un verre car des jus de fruits sont a dispo ! bruno et fabienne ( bruno et popies), reine et max (dacy) arrivent egalement , l'ambiance est bonne , on papotte le temps passe tres vite , on nous annonce que l'embarquement commence , on embarque donc a 13 h , on est tout excités , le vent souffle et on court jusqu'au bateau .....
Croisière en Norvège et aux Pays-Bas sur le Brillance of the Seas English translation pending
Bonjour,
Nous faisons une croisière du 15 au 25 juillet 2012 sur le Brillance of the seas, bateau appartenant à Royal Carribean.
Nous partons du Havre et passons par Stavanger, Alesund, Geiranger, Flaam, Bergen, Amsterdam.
Quelqu'un dispose-t-il de renseignements sur ces destinations ou sur le bateau ?
Merci par avance.
Nous faisons une croisière du 15 au 25 juillet 2012 sur le Brillance of the seas, bateau appartenant à Royal Carribean.
Nous partons du Havre et passons par Stavanger, Alesund, Geiranger, Flaam, Bergen, Amsterdam.
Quelqu'un dispose-t-il de renseignements sur ces destinations ou sur le bateau ?
Merci par avance.
Croisière le 9 septembre pour les îles grecques avec le Crown Princess, excursions English translation pending
Je part en croisière le 9 septembre pour les îles grecques avec le crown princess je veux en savoir plus sur ce bateau.Aussi la température je pars de Rome je fais Livourne Naples Santorini Athènes Mykinos Katakolon Corfou et Split en Croatieet je reviens à Venise pour mon retour .Je voudrais savoir si ces endroits sont près du port où l'on descends où si je dois toujours prendre les excursions.
Merci Floral
Pièces de vélo pour voyage en Amérique Latine English translation pending
Bonjour, je vais traverser l'Amérique Latine à vélo, je mesure 1m71, 81 cm d'entrejambe, et j'ai décidé d'acheter mon vélo en pièces détachées. Voici mon choix : qu'en pensez vous ? il ne manque rien ? les pièces sont bien compatibles ?
Merci d'avance à tous pour vos suggestions, je suis novice...
CADRE
SURLY Long Haul Trucker Cadre 26" taille 52
- Application: Trekking - Matériau: CrMo - Type : cadre avec fourche rigide - Type: Filetage: BSA - Gabarit: Taille douille de direction: 1 1/8 pouce(s)
Guide cable sur cadre
SELLE
Selle Route/Femme SLK Lady Gel Flow Rails Vanox
Caractéristiques : la selle SLK Lady Gel Flow a été étudiée pour offrir aux femmes la position la mieux adaptée à leur morphologie. Sa forme spéciale, avec son ouverture anatomique, est faite pour que les côtés gauche et droit de la selle puissent bouger indépendamment l'un par rapport à l'autre et ainsi épouser le mouvement de pédalage. La découpe anatomique s’étend jusque sur le devant de la selle pour plus de confort. Avec ses 10 % de carbone composite, la coque est rigide mais suffisamment flexible pour être confortable. Technologie LTH : revêtement 100 % cuir très respirant et résistant. Technologie Silicone : pièces en gel Silicone à épaisseurs différenciées autour de la coupe anatomique centrale de la zone d'assise. Technologie Anti-vibrations : suspension à élastomères pour une absorption quasi-intégrale des vibrations. Technologie Perfetc-Fit : rembourrage spécial auto-modelant pour une parfaite adaptation à votre position. Technologie Carbone Composite 10 % : coque réalisée avec 10 % de carbone composite pour assurer un maximum de rigidité et de légèreté. Rails Vanox : proche du Titane, les rails Vanox disposent d'excellentes propriétés en terme de filtration des vibrations. Plus souple que des rails carbone, ils vous assurent un remarquable confort. Dimensions : 145 x 265 Poids : 230 grammes
Tige de selle suspendue Suntour SP8-NEX
Longueur : 350 mm Diamètre : 27,2 mm (possibilité d'utiliser des adaptateurs optionnels si le diamètre à l'embouchure du cadre au niveau de la tige de selle est plus important). Poids du cyclo : 65 à 100 kg (ajustable en serrant une vis sous la tige du selle) Débattement : 50 mm Poids : 750 g
DERAILLEUR
Dérailleur avant shimano Deore M531 Down
Collier Haut- 3x9v
Dérailleur arrière shimano Deore RD-M531 Down
inversé 9v
Manette de dérailleur Deore
Type : VTT Position : Droite Nombre de vitesses : 9
Kit câbles et gaines shimano
Kit câbles et gaines dérailleurs SIS 40 pour les roues avant et arrière
Patte de dérailleur rayon vélo
patte de dérailleur droite
DIRECTION
Cintre multifonction XLC Trekking HB-C05
Matériau : Alu 6061 PG Angle : 27° Largeur : 585 mm Poids : 505g
Jeux de direction cage à billes B’Twin
Acier et caoutchouc avec cage à roulement à bille Pour douille de direction 1"1/8 (28,6mm)
Mousse XLC G-10
pour cintre multifonction 400 mm
Guidoline GR-T01
Gel, Korkstyle
Potence Ahead-set XLC ST-M02
Matériau: Alu longueur 110mm Angle réglable de 0° à 80° Diamètre cintre: 25,4 mm 315 g
Entretoise Ahead Rayon vélo 10 mm
- Aluminium - 1 1/8 pouce
Bouchon potence Ahead XLC AP-S01
- Aluminium - Bouchon A-Head - Les jeux de direction 1 1/8 pouce sont compatibles avec les fourches de tube 1 1/8 pouce (extérieur du tube Ø 28,6 mm)
FREINAGE
Kit frein Shimano
Câbles et gaines pour roues avant et arrière
Leviers de frein Shimano Deore BL-M590 Levier 1.5 doigt Levier plus large pour un meilleur confort et un meilleur contrôle Meilleure position de levier pour un freinage aisé Retour silencieux du levier grâce à une butée d'amortissement interne Construction pivot précise Sensation souple et consistante du levier Vis de fixation de 4mm pour une installation facilitée 175 g (la paire)
Etriers de frein Shimano Deore BR-M590 Les branches verticales de l'étrier V-brake et l'action directe du câble produisent un effet de levier très puissant. Le système de patins à fixation latérale réduit la flexion des patins , simplifie et accélère le montage et le réglage de position. Bras plus longs (107mm), plus de place pour un garde-boue 420g (la paire)
Kit patins de frein + 2 gommes couleurs B’twin
conçu pour les étriers de frein V-Brake. Les gommes rouges sont spécialement adaptées aux terrains humides.
ROUES ET PNEUS
Chambre à air schwalbe AV13 26X1.50 À 2.50 VALVE SCHRADER 40 MM valve auto destinée au VTT et aux vélos de ville en roues de 26 pouces, pour largeur allant de 1,50" à 2,50". Meilleure protection anti-crevaison qu'une chambre à air VTT standard.
Fonds de jante B’Twin
Pour roues de 26"
Jante Sputnik 26" + moyeu Shimano Deore M530 - Jante sputik 26 pouces : jante alu double paroi robuste pour utilisation intense, indicateur d'usure, flancs usinés pour un freinage puissant, double oeillet, couleur argent, 36 trous - Moyeu Shimano Deore M530 (avant et arrière 9 vitesses), couleur argent, blocage rapide - Cette roue convient aux VTT et vélo de ville 26" - Pour v-brake Rayons inox 2 mm Pneus Schwalbe Marathon Plus Tour 26x2.00 50-559
TRANSMISSION
Pédalier DEORE FC-M590
à roulement externe Modèle 9 v. Dentures : 44/32/22
Cassette Shimano Deore HG61
9 Vitesses Pignons acier Dentures 12/36 Poids : 330g Chaine shimano HG-53
Caractéristiques : 114 maillons. Compatible avec les cassettes Shimano et SRAM 9 vitesses. Poids : 304 g
Pédales aluminium B’Twin
Solidité Axe en acier, corps et cage en aluminium. Compatibilité Prévue pour accueillir les cale-pieds plastiques et courroies de cale-pieds. 360 g
Cale-pieds sport B’Twin
compatibilité : s'adapte sur tous types de pédales plates à cages percées. Polyvalence : Peut s'utiliser avec ou sans courroies. Efficacité : Permet une meilleure puissance de pédalage 56 g
Courroie cale-pieds B’Twin
Compatibilité : S'utilise sur la majorité des cale-pieds à courroies. 52 g
CADRE
SURLY Long Haul Trucker Cadre 26" taille 52
- Application: Trekking - Matériau: CrMo - Type : cadre avec fourche rigide - Type: Filetage: BSA - Gabarit: Taille douille de direction: 1 1/8 pouce(s)
Guide cable sur cadre
SELLE
Selle Route/Femme SLK Lady Gel Flow Rails Vanox
Caractéristiques : la selle SLK Lady Gel Flow a été étudiée pour offrir aux femmes la position la mieux adaptée à leur morphologie. Sa forme spéciale, avec son ouverture anatomique, est faite pour que les côtés gauche et droit de la selle puissent bouger indépendamment l'un par rapport à l'autre et ainsi épouser le mouvement de pédalage. La découpe anatomique s’étend jusque sur le devant de la selle pour plus de confort. Avec ses 10 % de carbone composite, la coque est rigide mais suffisamment flexible pour être confortable. Technologie LTH : revêtement 100 % cuir très respirant et résistant. Technologie Silicone : pièces en gel Silicone à épaisseurs différenciées autour de la coupe anatomique centrale de la zone d'assise. Technologie Anti-vibrations : suspension à élastomères pour une absorption quasi-intégrale des vibrations. Technologie Perfetc-Fit : rembourrage spécial auto-modelant pour une parfaite adaptation à votre position. Technologie Carbone Composite 10 % : coque réalisée avec 10 % de carbone composite pour assurer un maximum de rigidité et de légèreté. Rails Vanox : proche du Titane, les rails Vanox disposent d'excellentes propriétés en terme de filtration des vibrations. Plus souple que des rails carbone, ils vous assurent un remarquable confort. Dimensions : 145 x 265 Poids : 230 grammes
Tige de selle suspendue Suntour SP8-NEX
Longueur : 350 mm Diamètre : 27,2 mm (possibilité d'utiliser des adaptateurs optionnels si le diamètre à l'embouchure du cadre au niveau de la tige de selle est plus important). Poids du cyclo : 65 à 100 kg (ajustable en serrant une vis sous la tige du selle) Débattement : 50 mm Poids : 750 g
DERAILLEUR
Dérailleur avant shimano Deore M531 Down
Collier Haut- 3x9v
Dérailleur arrière shimano Deore RD-M531 Down
inversé 9v
Manette de dérailleur Deore
Type : VTT Position : Droite Nombre de vitesses : 9
Kit câbles et gaines shimano
Kit câbles et gaines dérailleurs SIS 40 pour les roues avant et arrière
Patte de dérailleur rayon vélo
patte de dérailleur droite
DIRECTION
Cintre multifonction XLC Trekking HB-C05
Matériau : Alu 6061 PG Angle : 27° Largeur : 585 mm Poids : 505g
Jeux de direction cage à billes B’Twin
Acier et caoutchouc avec cage à roulement à bille Pour douille de direction 1"1/8 (28,6mm)
Mousse XLC G-10
pour cintre multifonction 400 mm
Guidoline GR-T01
Gel, Korkstyle
Potence Ahead-set XLC ST-M02
Matériau: Alu longueur 110mm Angle réglable de 0° à 80° Diamètre cintre: 25,4 mm 315 g
Entretoise Ahead Rayon vélo 10 mm
- Aluminium - 1 1/8 pouce
Bouchon potence Ahead XLC AP-S01
- Aluminium - Bouchon A-Head - Les jeux de direction 1 1/8 pouce sont compatibles avec les fourches de tube 1 1/8 pouce (extérieur du tube Ø 28,6 mm)
FREINAGE
Kit frein Shimano
Câbles et gaines pour roues avant et arrière
Leviers de frein Shimano Deore BL-M590 Levier 1.5 doigt Levier plus large pour un meilleur confort et un meilleur contrôle Meilleure position de levier pour un freinage aisé Retour silencieux du levier grâce à une butée d'amortissement interne Construction pivot précise Sensation souple et consistante du levier Vis de fixation de 4mm pour une installation facilitée 175 g (la paire)
Etriers de frein Shimano Deore BR-M590 Les branches verticales de l'étrier V-brake et l'action directe du câble produisent un effet de levier très puissant. Le système de patins à fixation latérale réduit la flexion des patins , simplifie et accélère le montage et le réglage de position. Bras plus longs (107mm), plus de place pour un garde-boue 420g (la paire)
Kit patins de frein + 2 gommes couleurs B’twin
conçu pour les étriers de frein V-Brake. Les gommes rouges sont spécialement adaptées aux terrains humides.
ROUES ET PNEUS
Chambre à air schwalbe AV13 26X1.50 À 2.50 VALVE SCHRADER 40 MM valve auto destinée au VTT et aux vélos de ville en roues de 26 pouces, pour largeur allant de 1,50" à 2,50". Meilleure protection anti-crevaison qu'une chambre à air VTT standard.
Fonds de jante B’Twin
Pour roues de 26"
Jante Sputnik 26" + moyeu Shimano Deore M530 - Jante sputik 26 pouces : jante alu double paroi robuste pour utilisation intense, indicateur d'usure, flancs usinés pour un freinage puissant, double oeillet, couleur argent, 36 trous - Moyeu Shimano Deore M530 (avant et arrière 9 vitesses), couleur argent, blocage rapide - Cette roue convient aux VTT et vélo de ville 26" - Pour v-brake Rayons inox 2 mm Pneus Schwalbe Marathon Plus Tour 26x2.00 50-559
TRANSMISSION
Pédalier DEORE FC-M590
à roulement externe Modèle 9 v. Dentures : 44/32/22
Cassette Shimano Deore HG61
9 Vitesses Pignons acier Dentures 12/36 Poids : 330g Chaine shimano HG-53
Caractéristiques : 114 maillons. Compatible avec les cassettes Shimano et SRAM 9 vitesses. Poids : 304 g
Pédales aluminium B’Twin
Solidité Axe en acier, corps et cage en aluminium. Compatibilité Prévue pour accueillir les cale-pieds plastiques et courroies de cale-pieds. 360 g
Cale-pieds sport B’Twin
compatibilité : s'adapte sur tous types de pédales plates à cages percées. Polyvalence : Peut s'utiliser avec ou sans courroies. Efficacité : Permet une meilleure puissance de pédalage 56 g
Courroie cale-pieds B’Twin
Compatibilité : S'utilise sur la majorité des cale-pieds à courroies. 52 g
Résumé de circuit en voiture de douze jours en Slovénie: camping, logement chez l'habitant English translation pending
Voici un résumé de mon récent voyage (avril 2012) dans l'ouest de la Slovénie : tout d'abord, n'hésitez pas, les paysages sont extraordinaires, variés, les gens sont sympas, ils parlent très bien anglais (et aussi italien sur la côte, allemand vers le nord), les routes sont excellentes, les gens roulent calmement, (mettez vos gps à jour, le mien s'est obstiné à me faire prendre des routes de montagne plutôt que l'autoroute). Pour les autoroutes, n'oubliez pas de demander une vignette qd vous montez sur l'autoroute (on ne me l'a pas proposé spontanément) (30 euros pour 1 mois et 15, je crois pour 1 sem), après, il suffit de choisir le logo avec la vignette et de passer à 40km/h aux péages en souriant à la caméra. Il y a des stations essence partout. Il y a l'euro, des offices du tourisme partout, des brochures fréquemment disponibles en français. Par contre, en avril, j'ai eu bcp de pluie et même de la neige ! Les supermarchés sont bien achalandés, moins chers que chez nous si vous prenez les produits locaux. Les menus au resto m'ont coûté environ 25 euros (entréé, plat, dessert, eau pét) et on reçoit partout un digestif (dont le taux d'alcool est très variable !). Les prix pour les hôtels sont pour une chambre individuelle (mais j'ai tjs eu une ch double) avec salle de bain et sans pt dej (c'est moi qui ai choisi de ne pas déj, sinon, évidemment, c'était possible)
Attention, pour les grottes, la démonstration des Lippizans, la mine.. vérifiez les horaires, parfois limités hors saison. Certaines églises étaient fermées.
logement en tente au camping de Bled (9 euros) sanitaires très propres, resto et pt magasin à proximité J1 : château de Predjama et grottes de Postojna (hypertouristique, cher mais impressionnant) 28 € (ticket combiné) + 3.5 pour le parking www.postojnska-jama.si il pleuvait sinon il vaut mieux y aller depuis une ville du sud (cf log chez Fratnik voir plus bas) vallée de Rakov Skocjan puis lac saisonnier de Cerknica (il se vide en été) J2 : balade en forêt (circuit fléché de 7 km) sur le plateau de Pokljuka ds le massif du Triglav, balade au lac de Bohinj jusqu'à la cascade de la Savica. Retour par Radovljka, dîner au Gostilna Lectar (resto typique ds le piétonnier) J3 Ljubljana (le parking du Tivoli à l'entrée de la ville est gratuit le we) retour par Skofja Loka et Kranj (dont le centre est en gds travaux pour le moment) J4 gorges de Vintgar (1h15 4 €) (sous la neige !) höpital Franja Partisans à Cerkno (4€), un endroit incroyable perdu ds les montagnes où les soldats étaient soignés ds des conditions difficiles puis un peu plus au sud, Idrija et sa mine de mercure. www.musej-idrija-cerkno.si J'ai cherché le lac sauvage (divje jesero) mais je ne l'ai jamais trouvé et me suis perdue ! Le soir, je découvre enfin les environs du lac de Bled et les sommets dégagés, ouf. J5 Je quitte le camp sous le soleil après avoir fait le tour du lac (6km), départ vers le nord-ouest vers Kranjska Gora, ne pas manquer l'impressionnante piste de saut à ski à Planina. Juste avant Kr G, il y a une pte réserve à Zelenci (se garer au parking près du snack) avec un pt lac, très calme. Passage au col de Vrsic (1600m), se renseigner hors saison pour savoir s'il est ouvert. Magnifique vallée de la Soca (prononcer sotcha), nbreuses balades possibles, ponts de bois surplombant l'eau turquoise. Arrivée à Kobarid, musée intéressant sur la 1ere guerre avec un film disponible en multiples langues. Logement à Apartma-Ra ds gregoriceciva ulica près du centre (26 euros en chambre seule, pt dej en sus 5 à 9 euros), ils organisent du rafting, canyoning et autres sports nautiques www.a2rafting.eu/apartma_de.php J6 ne pas manquer la rando 5 km (durée +- 3h-3h30!) du chemin historique de Kobarid (plan à récupérer gratuitement au musée) attention, ne pas prendre le raccourci, il y a eu un éboulis (le terme est faible), se renseigner à l'office du tourisme ou au musée. C'est à la fois un circuit culturel, des paysages magnifiques et une jolie cascade (mais ça grimpe d'où les 3h pour 5km avec les arrêts) Eviter la route principale pour aller à Tolmin, prendre plutôt celle passant par Livek plus au sud. S'arrêter à Kolovrat, tranchées et abris de la guerre ds un paysage resplendissant. Juste au nord de Tolmin, à Zatolmin (accessible à pied depuis Tolmin), gorges de Tolminska Korita (1h, 4 euros). www.dolina-soce.com Logement chez Fratnik, à Kobdilj juste à côté de Stanjel (25 euros sans pt dej) attention, tous les restos du coin étaient fermés en cette basse saison J7 matin, école des lippizans (chevaux) à Lipica (ça vient de là !) www.lipica.org , 1 h de démonstration le matin (attention, ds mon cas, c'était de l'attelage qui doit être moins passionnant pour des enfants mais je ne l'ai appris qu'après avoir payé, 13 euros) puis visite des installations (on approche les chevaux). Malheureusement pas le temps pour les grottes de Skocjan. départ vers le sud : église de Hrastovlje (peintures murales, magnifique, 2 euros) à ne pas manquer. Visite des villes de Koper et Piran, sur la côte qui doivent être très jolies en été (on se croirait en Italie) mais il douche et il n'y a pas un chat ! 2e nuit chez Fratnik Il y a ds le coin une auberge de jeunesse (complète qd j'y suis passée) qui semble sympa à Pliskovica. J'ai également vu des appart pour 4 à Skopo chez Zivcovi : le patron s'est ravisé après m'avoir proposé une chambre à 25€ pp et s'être aperçu que j'étais seule. Trop bon marché pour chauffer et nettoyer pour 2 nuits ! Je peux le comprendre mais je ne voulais pas dépasser mon budget (et n'avais pas besoin de tout un appart) Ca avait l'air chouette, peut-être sombre? J8 courte visite à Stanjel, village médiéval, départ vers Kamnik au nord de Ljub., visite de la ville, mignon. Je voulais aller à Velica Planina (téléphérique puis télésiège malheureusement encore en réparation pour 48h, heureusement que j'avais posé la question à l'office du tourisme) à ne faire que qd les sommets sont dégagés. Logement ds la Logarska Dolina, (vallée isolée proche de la frontière autrichienne) et si vous m'avez lue jusqu'ici, vous méritez de connaître l'adresse de cette magnifique ferme touristique : Zibovt, officiellement à Solcava mais en pratique, ne cherchez pas un village, c'est ds les montagnes à 1100m dominant la vallée : les chambres sont propres et lumineuses, le pt dej (pour une fois, je l'ai pris !) est très copieux, la salle à manger recèle un chaleureux four à pain, tous les produits sont faits sur place, (on comprend, en hiver, ils doivent être en autarcie !) beurre, pain, fromage, miel, jus, charcuteries, yaourt aux myrtilles... (j'en rêve encore). 26 euros en pt dej (+50% pour 1 seule nuit) 35 en 1/2 pension (+30% pour 1 seule nuit). prendre la route du col vers l'Autriche qd on arrive ds la vallée, grimper 5 km, (guetter les biches) puis prendre un chemin à dr, il reste 400m. Qd vous vous dites que ce n'est pas possible de vivre là toute l'année, c'est que vous approchez ! Révisez votre allemand car Martina ne parle pas anglais. A la ferme, il y a des vaches, des cochons et des abeilles www.nad1000m.si/zibovt Internet passe très mal, donc, un peu de patience. Si vous y allez, saluez Martina de la part de la Belge qui était là, seule touriste en avril. On peut aussi acheter du fromage, du salami, de l'alcool de miel... Plein de balades à faire à pied ds la région, sources, cascades.. route panoramique de 20 km. J'y suis restée 2j. Il y avait une pub ds cette ferme pour du mountainbike ds des grottes !!! (un peu plus ds l'est du pays que je n'ai pas fait) www.mtbpark.com Retour par la route du col, 24 km avant de croiser la 1ere voiture ! En Autriche aussi, il faut acheter une vignette (8 € pour 10j) pour les autoroutes (idéalement ds une station-service avant de monter sur l'autoroute ou même en Allemagne avant de passer la frontière) ce qui ne dispense pas de payer des péages (10 € de Salzbourg jusqu'à Villach) ce qui n'est finalement pas si cher vu les très nbreux tunnels. J'espère que j'ai pu aider ceux qui comptent aller ds ce pays trop méconnu.
logement en tente au camping de Bled (9 euros) sanitaires très propres, resto et pt magasin à proximité J1 : château de Predjama et grottes de Postojna (hypertouristique, cher mais impressionnant) 28 € (ticket combiné) + 3.5 pour le parking www.postojnska-jama.si il pleuvait sinon il vaut mieux y aller depuis une ville du sud (cf log chez Fratnik voir plus bas) vallée de Rakov Skocjan puis lac saisonnier de Cerknica (il se vide en été) J2 : balade en forêt (circuit fléché de 7 km) sur le plateau de Pokljuka ds le massif du Triglav, balade au lac de Bohinj jusqu'à la cascade de la Savica. Retour par Radovljka, dîner au Gostilna Lectar (resto typique ds le piétonnier) J3 Ljubljana (le parking du Tivoli à l'entrée de la ville est gratuit le we) retour par Skofja Loka et Kranj (dont le centre est en gds travaux pour le moment) J4 gorges de Vintgar (1h15 4 €) (sous la neige !) höpital Franja Partisans à Cerkno (4€), un endroit incroyable perdu ds les montagnes où les soldats étaient soignés ds des conditions difficiles puis un peu plus au sud, Idrija et sa mine de mercure. www.musej-idrija-cerkno.si J'ai cherché le lac sauvage (divje jesero) mais je ne l'ai jamais trouvé et me suis perdue ! Le soir, je découvre enfin les environs du lac de Bled et les sommets dégagés, ouf. J5 Je quitte le camp sous le soleil après avoir fait le tour du lac (6km), départ vers le nord-ouest vers Kranjska Gora, ne pas manquer l'impressionnante piste de saut à ski à Planina. Juste avant Kr G, il y a une pte réserve à Zelenci (se garer au parking près du snack) avec un pt lac, très calme. Passage au col de Vrsic (1600m), se renseigner hors saison pour savoir s'il est ouvert. Magnifique vallée de la Soca (prononcer sotcha), nbreuses balades possibles, ponts de bois surplombant l'eau turquoise. Arrivée à Kobarid, musée intéressant sur la 1ere guerre avec un film disponible en multiples langues. Logement à Apartma-Ra ds gregoriceciva ulica près du centre (26 euros en chambre seule, pt dej en sus 5 à 9 euros), ils organisent du rafting, canyoning et autres sports nautiques www.a2rafting.eu/apartma_de.php J6 ne pas manquer la rando 5 km (durée +- 3h-3h30!) du chemin historique de Kobarid (plan à récupérer gratuitement au musée) attention, ne pas prendre le raccourci, il y a eu un éboulis (le terme est faible), se renseigner à l'office du tourisme ou au musée. C'est à la fois un circuit culturel, des paysages magnifiques et une jolie cascade (mais ça grimpe d'où les 3h pour 5km avec les arrêts) Eviter la route principale pour aller à Tolmin, prendre plutôt celle passant par Livek plus au sud. S'arrêter à Kolovrat, tranchées et abris de la guerre ds un paysage resplendissant. Juste au nord de Tolmin, à Zatolmin (accessible à pied depuis Tolmin), gorges de Tolminska Korita (1h, 4 euros). www.dolina-soce.com Logement chez Fratnik, à Kobdilj juste à côté de Stanjel (25 euros sans pt dej) attention, tous les restos du coin étaient fermés en cette basse saison J7 matin, école des lippizans (chevaux) à Lipica (ça vient de là !) www.lipica.org , 1 h de démonstration le matin (attention, ds mon cas, c'était de l'attelage qui doit être moins passionnant pour des enfants mais je ne l'ai appris qu'après avoir payé, 13 euros) puis visite des installations (on approche les chevaux). Malheureusement pas le temps pour les grottes de Skocjan. départ vers le sud : église de Hrastovlje (peintures murales, magnifique, 2 euros) à ne pas manquer. Visite des villes de Koper et Piran, sur la côte qui doivent être très jolies en été (on se croirait en Italie) mais il douche et il n'y a pas un chat ! 2e nuit chez Fratnik Il y a ds le coin une auberge de jeunesse (complète qd j'y suis passée) qui semble sympa à Pliskovica. J'ai également vu des appart pour 4 à Skopo chez Zivcovi : le patron s'est ravisé après m'avoir proposé une chambre à 25€ pp et s'être aperçu que j'étais seule. Trop bon marché pour chauffer et nettoyer pour 2 nuits ! Je peux le comprendre mais je ne voulais pas dépasser mon budget (et n'avais pas besoin de tout un appart) Ca avait l'air chouette, peut-être sombre? J8 courte visite à Stanjel, village médiéval, départ vers Kamnik au nord de Ljub., visite de la ville, mignon. Je voulais aller à Velica Planina (téléphérique puis télésiège malheureusement encore en réparation pour 48h, heureusement que j'avais posé la question à l'office du tourisme) à ne faire que qd les sommets sont dégagés. Logement ds la Logarska Dolina, (vallée isolée proche de la frontière autrichienne) et si vous m'avez lue jusqu'ici, vous méritez de connaître l'adresse de cette magnifique ferme touristique : Zibovt, officiellement à Solcava mais en pratique, ne cherchez pas un village, c'est ds les montagnes à 1100m dominant la vallée : les chambres sont propres et lumineuses, le pt dej (pour une fois, je l'ai pris !) est très copieux, la salle à manger recèle un chaleureux four à pain, tous les produits sont faits sur place, (on comprend, en hiver, ils doivent être en autarcie !) beurre, pain, fromage, miel, jus, charcuteries, yaourt aux myrtilles... (j'en rêve encore). 26 euros en pt dej (+50% pour 1 seule nuit) 35 en 1/2 pension (+30% pour 1 seule nuit). prendre la route du col vers l'Autriche qd on arrive ds la vallée, grimper 5 km, (guetter les biches) puis prendre un chemin à dr, il reste 400m. Qd vous vous dites que ce n'est pas possible de vivre là toute l'année, c'est que vous approchez ! Révisez votre allemand car Martina ne parle pas anglais. A la ferme, il y a des vaches, des cochons et des abeilles www.nad1000m.si/zibovt Internet passe très mal, donc, un peu de patience. Si vous y allez, saluez Martina de la part de la Belge qui était là, seule touriste en avril. On peut aussi acheter du fromage, du salami, de l'alcool de miel... Plein de balades à faire à pied ds la région, sources, cascades.. route panoramique de 20 km. J'y suis restée 2j. Il y avait une pub ds cette ferme pour du mountainbike ds des grottes !!! (un peu plus ds l'est du pays que je n'ai pas fait) www.mtbpark.com Retour par la route du col, 24 km avant de croiser la 1ere voiture ! En Autriche aussi, il faut acheter une vignette (8 € pour 10j) pour les autoroutes (idéalement ds une station-service avant de monter sur l'autoroute ou même en Allemagne avant de passer la frontière) ce qui ne dispense pas de payer des péages (10 € de Salzbourg jusqu'à Villach) ce qui n'est finalement pas si cher vu les très nbreux tunnels. J'espère que j'ai pu aider ceux qui comptent aller ds ce pays trop méconnu.
Je me suis fait agresser dans le parc national de Bogota English translation pending
Bonjour à tous
Je voudrais raconter ici que je me suis fait aggressé lors de mon voyage en Colombie. Cela s'est passé dans la ville de Bogota le jeudi 12 avril au mileu de l'après midi. Je rentre juste et je suis plutôt un peu sous le choc.
En fait, c'était un gars armé avec un autre qui était vraiment un gosse de peut-être 13 ans. Le petit m'a abordé comme pour demander une pièce ou demander l'heure, et l'autre est apparu par derrière. Ils avaient un pistolet chacun mais je sais pas si le gosse c'était un vrai vu qu'il l'a rangé vite dès que j'ai levé les mains en l'air pour me dépouiller.
C'est le petit qui m'a dépouillé et l'autre qui disait "rapido ! rapido!" et menaçait. Il faut peut-être faire attention à pas trop se promené seul comme c'était mon cas. C'était dans le parc national de la ville de Bogota ou je m'étais arreté pour lire un peu et profité d'une éclaircie et j'ai pas fait gaffe qu'il y avait personne autour de moi. Premier voyage en Colombie et ça restera le dernier. Avant j'étais en Costa Rica et Panama et c'était super. Pas détesté la Colombie mais le souvenir est bien dur. On m'avait beaucoup dit de pas y aller pour la sécurité et j'avais envie quand même et je dirais pas que j'ai eu tord mais tout le monde me dit ça maintenant au retour.
C'est juste pour informer tout le monde de bien faire gaffe si vous êtes seul surtout.
Berlin, histoire écrite à 4 mains English translation pending
Le 8 avril 2012, jour de mon anniversaire, je me suis retrouvée dans un avion en partance pour Berlin sans l'avoir prévu, ni préparé. Katelolo, mon amie et compagne de voyage m'a donné un livret contenant la discussion VF sur ce voyage. De fait, tous ceux qui ont participé à ce topic, ont été associés à mes amis qui m'ont préparé cette merveilleuse surprise. Je vous remercie toutes et tous du temps que vous avez pris à donner ces précieux conseils que nous avons suivi tout au long de notre séjour.🙂
Un panneau m'annonce BERLIN. Mon coeur s'emballe, les images du passé me reviennent.Je me laisse porter par les sonorités de la langue allemande.

Un panneau m'annonce BERLIN. Mon coeur s'emballe, les images du passé me reviennent.Je me laisse porter par les sonorités de la langue allemande.

Tour du Monde à pied English translation pending
Bonjour(s),
Nous avons tout les deux 20 ans et avons élaborer un Tour du Monde à pied de façon organisé et réfléchi pendant un ans. Le but de notre voyage étant la découverte du monde et de ces richesses. Nous sommes plus que motivés, nous sommes déterminés, notre équipements est au complet et nous avons réuni la somme de 7000 euros qui sera le challenge de se voyage.
Nous ne prenons aucun train, aucun avion, nos pieds seront le seul moyen de transport y compris le stop (voitures, bateaux..). Nos intentions sont de traverser tout les continents, tout les climats, tout les reliefs et toutes les cultures. Nous fixons la date de départ le 18 Juillet 2012 et n'avons pas de date de retours. Nous partons de Tours en France jusqu'à Natal au Brésil.
Liste des pays à traverser :
- France - Suisse - Allemagne - Belgique - Pays-Bas - Danemark - Suède - Norvège - Finlande - Russie - Estonie - Lettonie - Lituanie - Biélorussie - Ukraine - Kazakhstan - Mongolie - Chine - Tibet - Inde - Bangladesh - Birmanie - Thaïlande - Vietnam - etc.. La suite vous sera transmit prochainement.
Nous sommes actuellement en pleine création du blog et nous vous le ferons découvrir bientôt pour plus d'information sur notre voyage.
Nous voulons avoir vos avis sur ce projet, toutes suggestions, informations, questions et critiques sont à prendre.
A bientôt !
Nous avons tout les deux 20 ans et avons élaborer un Tour du Monde à pied de façon organisé et réfléchi pendant un ans. Le but de notre voyage étant la découverte du monde et de ces richesses. Nous sommes plus que motivés, nous sommes déterminés, notre équipements est au complet et nous avons réuni la somme de 7000 euros qui sera le challenge de se voyage.
Nous ne prenons aucun train, aucun avion, nos pieds seront le seul moyen de transport y compris le stop (voitures, bateaux..). Nos intentions sont de traverser tout les continents, tout les climats, tout les reliefs et toutes les cultures. Nous fixons la date de départ le 18 Juillet 2012 et n'avons pas de date de retours. Nous partons de Tours en France jusqu'à Natal au Brésil.
Liste des pays à traverser :
- France - Suisse - Allemagne - Belgique - Pays-Bas - Danemark - Suède - Norvège - Finlande - Russie - Estonie - Lettonie - Lituanie - Biélorussie - Ukraine - Kazakhstan - Mongolie - Chine - Tibet - Inde - Bangladesh - Birmanie - Thaïlande - Vietnam - etc.. La suite vous sera transmit prochainement.
Nous sommes actuellement en pleine création du blog et nous vous le ferons découvrir bientôt pour plus d'information sur notre voyage.
Nous voulons avoir vos avis sur ce projet, toutes suggestions, informations, questions et critiques sont à prendre.
A bientôt !
Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (1re et 2 partie) English translation pending
Après la Patagonie australe en 2010, son climat rude et ses vents redoutables, l'envie nous est venue de découvrir la Cordillère plus au nord, du côté des déserts blancs et des chaînes de volcans, au cœur des Andes argentines et chiliennes. Nous sommes partis de Buenos Aires en bus pour les roches rouges et torturées du Nord-Ouest argentin à 1500 km de là, car le volcan chilien Puyehue dispersait – et disperse toujours – généreusement ses cendres sur un territoire immense, aussi bien horizontal que vertical, empêchant par là même les avions de décoller. Puis nous avons récupéré notre voiture de location, une Fiat Linea, prise encore une fois chez Argentina Excepción.
De quebrada en quebrada, puis de lagune émeraude en salar étincelant éparpillés sur la puna, nous avons franchi les Andes par des cols de plus en plus hauts et avons basculé, à près de 4800 m et à portée d'ailes de la Laguna Verde bolivienne, sur le versant chilien, qui se perd beaucoup plus bas dans l'immense désert d'Atacama.
Plus à l'ouest, le Pacifique nous tendait les bras. Nous ne nous sommes pas jetés dedans car ses eaux étaient sombres et glaciales, mais nous sommes remontés, à partir d'Arica, sur Putre, aux confins du Chili et de la Bolivie, pour parcourir les parcs de l'altiplano – Lauca, Surire, Volcán Isluga – le long de la frontière bolivienne jusqu'à Colchane. La boucle était alors presque bouclée... De nouveau la côte Pacifique, de nouveau San Pedro de Atacama, Salta, une incursion au sud par Cachi et Cafayate dans les sublimes vallées Calchaquíes et quebrada de las Conchas, puis un vol retour sur Buenos Aires et la côte atlantique.
Vigognes, lamas, alpacas, flamants roses, sarcelles sur l'altiplano; conures (perroquets), cormorans, urubus, pélicans sur les côtes des deux océans. La faune était omniprésente et toujours magnifique.
Bon voyage...
Je tiens à remercier tout particulièrement Krikri; ses conseils, ses infos, ses bonnes adresses, son carnet (voyageforum.com/...ost=4334158;#4334158) nous ont été très précieux dans la préparation de ce voyage.
********** Première partie ********************
De Buenos Aires à Colchane
La version avec photos est visible ici:
carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Jeudi 13 octobre
Treize heures trente de vol entre Paris et Buenos Aires qui se terminent par un atterrissage kangourou. Le pilote a fait dans l'original: plusieurs bonds successifs après avoir heurté violemment le tarmac, puis l'avion s'est mis à tanguer de plus en plus fort à droite, à gauche, à droite, à gauche... hmmmm... il y a mieux pour retrouver le plancher des vaches...
Le chauffeur du remis nous attend, très sympa, nous changeons vite fait une partie de nos euros à la Banco de la nación argentina à un bon taux (5,73 pesos pour un euro) et trois quarts d'heure plus tard nous arrivons à La Querencia, chez Yann. Il est sympathique et chaleureux, la chambre, en duplex, est jolie, ocre et bleu lavande, nous la partagerons dimanche soir avec Valérie et Guy qui arriveront de Bruxelles.
Je prends l'ancien compact de Loïc, le Sony Cybershot DSC-T5 (bien que j’aie le plus grand mal à photographier sans viseur, le bras tendu), et nous ressortons assez vite pour San Telmo et le parc Lezama qui nous avait tant plu en novembre dernier. C'est là que Buenos Aires aurait pris naissance en1536, avec les premières maisons d'adobe construites par Pedro de Mendoza. Il y a moins d'herbe, cette année, c'est normal car nous sommes au début du printemps, moins de perruches vertes aussi (des conures de Patagonie), mais certaines, plus précoces, ont commencé à faire leur gros nid rond. Elles traversent le ciel à la vitesse de l'éclair, en lançant des cris stridents.
Le soir, nous dînons sur Entre Ríos, à quatre blocs de La Querencia, dans un restaurant de quartier immense, le Castel Nuevo. Une vingtaine de mètres avant l’entrée, nous passons devant une boucherie… poissonnerie, à dégoûter n’importe qui de manger du poisson pour le restant de ses jours. Ceux qui sont exposés en vitrine, énormes, sont quasi en décomposition, l’odeur est épouvantable. Nous espérons que le restaurant ne se fournit pas là. A l’intérieur du Castel, il n’y a apparemment que des habitués, pas un seul voyageur de passage à part nous. La cuisine est simple, mais bonne et peu chère. La salle se remplit peu à peu tandis qu’au-dehors une bande de jeunes passent leur temps à scruter l’intérieur. Ils rentrent et sortent, font des va-et-vient, se démanchent le cou pour apercevoir on ne sait quoi dans le fond de la salle. Nous ne comprenons pas leur manège. En fait, Yann nous dira qu’ils sont là en attendant qu’on fasse appel à eux pour livrer des plats à domicile. Un des nombreux petits boulots de Buenos Aires. En patientant, ils boivent à tour de rôle du Coca en bouteilles de deux litres, si c’est bien du Coca…
Vendredi 14 Buenos Aires (San Telmo et le Microcentro)
Nous prenons notre temps pour déguster les délicieux petits pains du déjeuner et parler un peu avec Yann, qui est toujours disponible pour nous renseigner et nous conseiller. Au programme de la journée, trouver un maillot de foot argentin pour Loïc le matin, puis l'après-midi crapahuter dans San Telmo, et aller dans certaines librairies qu'avait repérées Alain sur Internet. Pour aller à Lavalle (prononcer Lavache, ce qui donne cache Lavache avec la prononciation à l'argentine; plus simplement, en français : rue Lavalle), une des rues très commerçantes du centre avec Florida où nous finirons par trouver le fameux maillot « extérieur » de l’équipe de football argentine, nous prenons le métro. Il fait un bruit d'enfer, surtout que sur le quai sont accrochées une ou deux télévisions qui diffusent de la musique plein pot. A l'intérieur des wagons, seules deux barres pour s'accrocher courent de chaque côté, en hauteur. Dans les courbes, il y a comme une houle, un grand mouvement d'ensemble vers la gauche..., puis vers la droite... Tous les passagers ont le pied assuré, personne ne perd l'équilibre ni ne tombe. Quant aux quais, eux, ils ne sont jamais du même côté...
Nous mangeons une ou deux bananes en repartant pour San Telmo. En passant devant une librairie, un titre attire notre attention. Je le prends en photo et l’enverrai à Loïc en lui disant qu’on n’a pas trouvé son maillot mais qu’à la place nous lui avons pris ce livre de cuisine (il est excellent cuisinier amateur) qui nous a paru très bien… ;-) J))
En novembre dernier, les jacarandas à la floraison bleu-violet intense de l’avenida 9 de Julio, « avenue la plus large au monde », pas moins de 140 m et 18 voies de circulation, à deux pas de La Querencia, étaient en fleur, c’était une splendeur, mais cette année nous arrivons trop tôt. En compensation, nous avons droit à une explosion de fleurs rose vif, également magnifiques, celles des lapachos (Tabebuia impetiginosa), arbres sacrés des Incas parés de mille vertus.
En traversant l’avenida 9 de Julio, au croisement de Carlos Calvo, ce sont les palos borrachos – « bois ivres » – (Chorisia speciosa) qui nous retiennent sous leurs branches, totalement fascinés. Comment sommes-nous passés à côté l’hiver dernier ? Le tronc de l’arbre ressemble plus ou moins à celui d’un baobab (ou à une bouteille de chianti), mais avec des épines larges et épaisses, coniques, très impressionnantes, et sous ses branches pendent des bogues qui ressemblent vaguement à des fèves de cacao, mêlées à de grosses boules de coton blanc. Ce sont les perroquets (conures) qui se chargent d’ouvrir les bogues pour manger les graines et libèrent ainsi le coton.
Nous partons au croisement de Chile et Defensa, toujours dans San Telmo, chercher Mafalda, pour la mettre en boîte et la montrer en avant-première à Valérie, vraie fan de la petite fille créée par Quino. La voici, spécialement pour toi, Val ! J
Puis nous rentrons tranquillement à La Querencia.
Samedi 15 Buenos Aires (Palermo Viejo, le marché de San Telmo et Puerto Madero)
Nous avons rendez-vous avec Alain (d’Etigny), d’Argentina Excepción et Chile Excepción, mais il a à peine le temps de nous donner une carte détaillée de la région de San Pedro et une autre du parc Lauca, plus un guide du réseau routier du Nord chilien, qu’une collaboratrice lui passe un appel urgent en provenance de l’aéroport – un avion a atterri plus tôt que prévu ce qui est pour le moins exceptionnel ici –, l’obligeant à sauter de toute urgence dans un taxi pour rejoindre ses clients. Nous nous quittons à regret et partons alors par les petites rues au Jardin botanique.
Palermo Viejo, par cette matinée de samedi ensoleillée, a beaucoup de charme. Le bruit et l’agitation de l'avenida 9 de Julio sont bien loin derrière nous. Ici, peu de voitures, des maisons basses, des arbres en fleur – apparemment des acacias – qui embaument l'air d'un parfum délicieux, des terrasses de café... Nous nous arrêtons pour boire un thé à Crack Up, sur Costa-Rica, un petit café-librairie. Il fait bon, le soleil est doux. C'est un quartier dit « branché », mais des « branchés » de ce genre, on en ferait bien notre ordinaire. Sur la place Cortazar et dans les rues autour, des vendeurs de bijoux, de fruits et légumes et d'un peu tout ce qu'on veut.
Le Jardin botanique est très vert, des bosquets fleuris en pagaille et au milieu des chats de toutes les couleurs, on aperçoit même un colibri. Le soleil est maintenant très chaud, ce qui nous oblige à trouver un banc à l'ombre pour profiter du calme de l'endroit. La serre est fermée, dommage, de même que l'entrée de la station de métro Independencia, lorsque nous repartons, alors que les gens affluent en masse pour aller soit au zoo, soit au jardin.
Une visite au museo Xul Solar (pseudonyme du peintre, sculpteur, mais aussi écrivain, mathématicien, musicien... Oscar Agustín Alejandro Schulz Solari, 1887-1963) – sur Laprida –, coloriste extraordinaire, mais malheureusement nous trouvons que le graphisme et les sujets ne suivent pas. Par contre le musée lui-même a une architecture pour le moins originale et des plus réussies, à multiples niveaux, ouvertures sur le ciel, coins et recoins, que l'on ne soupçonne absolument pas de l'extérieur.
Bien que sur les rotules à cause de la chaleur et de la circulation incessante sur l’avenida Santa Fe, nous redescendons jusqu’à la librairie El Ateneo que nous a recommandée Yann. Elle est gigantesque car située dans l’ancien théâtre El Ateneo, qui a gardé ses dorures , ses loges et sa scène. Création, en 1919, de Max Glucksman, il fut reconverti, une décennie plus tard en cinéma puis, en 2000, en librairie. La moitié des gens qui se trouvent à l’intérieur viennent pour prendre des photos, ce qui est particulièrement compliqué étant donné la foule. D’ailleurs je les rate toutes.
Dimanche 16
Val et Guy sont arrivés ce matin sans problème sous un ciel sans nuages.
Nous partons du côté des docks, en passant auparavant par l'immense marché aux puces de San Telmo. Toutes les rues adjacentes à la place Dorego sont envahies par la foule. Montreur de marionnettes, guitaristes, pirate des Caraïbes, faux Carlos Gardel, vendeurs d'empanadas, tango sur la place - mais pas vraiment sexy, c'est plutôt papie et mamie qui ont rechaussé les crampons... Puis la danseuse s’assoit sur une chaise pour se reposer et une plus jeune la remplace.
Plus loin, nous restons un moment à écouter un duo de guitaristes, Nelson Piazza & Elio Gerardi, de Guitarrasfussion, du « swing porteño » pas mal du tout, et nous finissons par leur acheter leur CD . Un homme s’est mis à danser…
Le río de la Plata, sur lequel glissent quelques « avironnistes », est d'une couleur verdâtre-marronnasse et le ciel définitivement gris – un gris bizarre, un peu jaune –, contrairement à ce qui était annoncé à la météo. Où est donc passé le soleil? Nous le saurons plus tard... En attendant, c'est raté pour les photos, tout est noyé dans une brume opaque... Val et Guy partent vers la plaza de Mayo tandis que nous retournons sur San Telmo.
Arrivés à La Querencia, Yann nous annonce qu'Aeroparque, l'aéroport des lignes intérieures, est fermé jusqu'à ce soir 18 heures, à cause des cendres du volcan chilien Puyehue qui perturbent l'espace aérien. Nous voilà frais! Nous devons prendre l'avion pour Salta demain à 13 h 45, nos réservations sont faites pour les prochains jours, les voitures nous attendront à l'aéroport et ici, à La Querencia, tout est déjà complet! Pour clore le tout, nous apprenons que Gérard et Françoise sont complètement coincés avec la panne de leur 4 x 4, et que les pièces qu'ils attendent de France ne partiront que jeudi 22, jour où nous devions nous voir sur San Pedro! Nous suivons sur Internet l'évolution de la situation. Il semblerait que ce ne soit pas le volcan lui-même qui ait eu un nouveau sursaut mais les vents violents de Patagonie qui aient soulevé les cendres tombées au sol et dont la couche atteint, par endroits, vingt centimètres. Pour l'instant, le vent d'Ouest a installé tout le monde ce matin au-dessus de Buenos Aires. D'heure en heure, les chances d'avoir notre vol diminuent... Lorsque nous nous couchons, tous les vols des deux aéroports, Ezeiza pour l'international et Aeroparque pour les lignes intérieures, sont annulés...
Lundi 17
Dès 8 heures, nous regardons le dernier point qui vient d'être fait sur le site de LAN. Le LA4112 est toujours cancelado, c'est-à-dire annulé. Flûte alors! Mais si nous ne pouvons partir, nous aurons au moins la possibilité de rester chez Yann car la famille qui devait prendre notre chambre est bloquée à Roissy, British Airways, comme Air France, ayant annulé les vols. Seule Lufthansa a fait décoller ses avions, ce qui n'est pas un bon point pour la sécurité. Les cendres volcaniques – à ne pas comparer aux cendres de bois – sont riches en silice. A haute température elles fondent et se transforment en verre, endommageant les réacteurs.
Nous contactons Argentina Excepción (argentina-excepcion.com), car nous avons cette fois encore loué la voiture chez eux, et Baudoin nous conseille d'aller tout de même à l'aéroport, pour essayer de prendre le premier vol qui partira. Nous quittons à regret La Querencia et Yann. Les remises viennent nous chercher, et nous déposent un peu plus tard au milieu d'une cohue inimaginable! Une bonne dizaine de caméras de télévision sont braquées sur les files de voyageurs encombrés de bagages qui espèrent encore pouvoir décoller. Il est difficile d'avoir des infos fiables, aussi nous commençons à faire la queue à un endroit, puis une demi-heure plus tard l'abandonnons pour réfléchir à la situation. Je rappelle Baudoin, qui me dit d'aller au comptoir LAN pour régulariser la situation car sinon nous perdrons notre vol retour. La queue, là aussi, est sans fin mais nous prenons notre mal en patience et tandis que Val et Alain se font interviewer en anglais pour une radio, je reste avec Guy. Grâce à son anglais plus que fluent nous réussissons à nous faire rembourser les billets aller (enfin, il nous faudra contacter Opodo et ce n'est peut-être pas gagné... ) et LAN en profite pour nous changer une énième fois l'horaire du vol retour. Mais la mauvaise nouvelle c'est que demain tous les vols sont complets et rien n’est assuré pour les jours suivants, si le nuage se dissipe!
Notre décision est prise: nous partirons en bus ce soir même pour Salta. Nous voici donc en route pour Retiro et le terminal de bus, qui est immense et aussi bruyant qu'Aeroparque. Baudoin nous a conseillé quelques compagnies, Andesmar, Balut, Almirante... On nous dit qu'Andesmar ne dessert pas le Noroeste, on se demande pourquoi puisque nous verrons des bus vers Salta. Nous comparons Flecha Bus dont Val et Guy avaient entendu parler, et Balut, et choisissons cette dernière. Pour 555 pesos nous aurons un cama, appelée aussi suite, c'est-à-dire un siège plus que confortable, dont l'inclinaison est à 180°. En attendant, il nous faut attendre 20 heures et le voyage durera... vingt heures! Nous nous asseyons à une table d’une cafétéria du terminal et je mange les pires empanadas con carne (à la viande) qui soient! Le cuisto y est aussi pour quelque chose... cra-cra de la tête aux pieds, les doigts dans le nez, dans les oreilles, dans les marmites, berk!... Enfin, à 20 heures, nous montons dans le bus qui n'est composé que de « suites platinium », comme c'est indiqué sur la carrosserie. On dirait les classes affaires d'un avion: sièges larges et inclinables à 180°, écran individuel avec des films en veux-tu en voilà. Par contre, le repas pris dans le bus est carrément infect, un gros paquet de ronron avec du riz à moitié cru bien que farineux et pas salé…
La nuit est déjà tombée et nous ne tardons pas à nous installer pour la nuit.
Mardi 18 Salta la Linda
Hier soir tard, nous avons traversé Rosario, ville immense, on ne finissait pas de tourner et de retourner dans une mutltitude de rues, le bus frôlait les branches des arbres. Quelquefois, je me réveillais et voyais que même sur les lignes droites désertes le chauffeur roulait à allure modérée, alors que les Flecha Bus nous dépassaient en trombe. Je préférais être avec Balnut…
Le soleil se lève sur un paysage très plat, herbe rase, bosquets, Bottle Brushes flamboyants, jacarandas bleu mauve, une multitude d'oiseaux et d'espèces végétales inconnus. Par moments, quelques chevaux ou chèvres étiques... Les heures passent, entre thé et somnolence... A midi, tout le monde descend manger un repas « incluido », donc inclus dans le prix du billet, « en trente minutes », dans un parador (rien à voir avec les paradors espagnols, ici ce sont plutôt des routiers). Poulet purée, très bon, d'ailleurs la purée est excellente apparemment en Argentine. Nous sommes à Metan, à environ 140 km de Salta. Finalement, les 1500 km auront passé relativement vite. Les chauffeurs n'auront jamais fait d'imprudence, le bus qui contient déjà peu de places est à moitié vide.
Nous arrivons enfin à Salta, 535 000 habitants, au pied (à 1200 m d'altitude) de la Cordillère des Andes. Deux personnes de NOA nous attendent avec les voitures de location. Les formalités expédiées, nous partons pour l'hôtel-boutique Bonarda, réservé depuis l'aéroport quand nous avons appris que notre vol était annulé et que nous allions rater l'Antiguo Convento (avec lequel nous avons pourtant échangé pas moins de vingt-cinq mails de confirmation, reconfirmation, avec Carlos, Simon, Nicolas, Juan Eduardo, Darío, Gonzalo, Carlos, Nicolas, Darío... oups!... A la fin, Alain s'est énervé en leur disant qu'il avait déjà confirmé de nombreuses fois et qu'il ne voyait pas ce qu'il pouvait faire de plus. Devait-il envoyer un mail de confirmation chaque jour jusqu'à notre arrivée??? Et voilà que le volcan s'en mêle et nous fait rater notre première nuit à Salta!! ;-) (Mais nous y passerons deux autres fois et nous constaterons que toute la bande de jeunes est extrêmement aimable et serviable – quoiqu'un poil angoissée :-)
L'hôtel est bien noté sur le Routard mais les enquêteurs ont dû zapper nos chambres. La nôtre n'a pas de fenêtre excepté un fenestrou, elle donne directement sur la réception, c'est-à-dire que la porte est à deux mètres du comptoir, les murs gris ciment cloquent de tous les côtés, l'ampoule misérable au plafond achève de la faire ressembler à un cachot... Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau au robinet d'eau chaude, « problème de compresseur », paraît-il. Trois fois je me déshabille pour prendre une douche et me rhabille sans l'avoir prise... Nous décidons de partir nous balader dans Salta en attendant l'ouverture de Doña Salta, un restaurant que Valérie et Guy ont vu vanté par le Michelin et le Routard. Les rues sont relativement étroites, ce qui n’empêche pas les voitures de rouler en trombe en ne laissant absolument jamais passer les piétons ! Nous n’avons encore jamais vu ça. Qu’il y ait des enfants ou non, peu importe, la voiture est reine et le piéton quantité négligeable… La lumière qui tombe ravive les tons rouge et or de l’église San Francisco et du temple, dont la construction, entamée au XVIe siècle, ne s’achèvera qu’au XIXe, après deux incendies au XVIIe et plusieurs modifications et rénovations successives.
La calle Caseros, sur laquelle se trouve l’église San Francisco, mène tout droit à la plaza 9 de Julio, place centrale de Salta, bondée à cette heure-ci. Je fais un saut dans la cathédrale avec Val et Guy tandis qu’Alain s’attarde à l’extérieur.
Dehors, la nuit tombe déjà…
Au centre de la place, trône la statue du général d’origine espagnole Juan Antonio Álvares de Arenales (1770-1831), arrivé à Buenos Aires à l’âge de quatorze ans. Il participa à l’indépendance de l’Argentine et du Pérou, puis fut nommé gouverneur de Salta en 1883.
Il fait tout à fait nuit, maintenant, il est 20 h 30, une dernière photo sur la façade illuminée de la cathédrale et nous partons dîner au Doña Salta qui va se révéer excellent ! Les empanadas, tamales, humitas sont un régal. Et l'épais « bif de chorizo » qu'ont commandé Valérie et Guy également. Au moment de payer, ils nous font la surprise de nous inviter pour nous remercier de leur avoir permis de faire ce voyage! J Un dernier clic en repassant devant l'église San Francisco (comme pour la cathédrale, le style baroque ressort encore plus avec les illuminations)...
De retour à notre chambre, nous avons droit à la discussion animée du jeune qui est à l'accueil et de celui qui va prendre la relève, lequel continue ensuite avec deux de ses copines qui rient aux éclats jusqu’à 1 heure du matin ! Je me montre une fois ou deux fois au fenestrou, l’air furieux, une des filles me regarde mais on dirait que je suis transparente…
Mercredi 19 De Salta à Humahuaca, via Purmamarca, Tilcara, Uquía
Le lit, heureusement très bon, et le petit déjeuner buffet, excellent, rachètent un peu le reste de cet hôtel-boutique. Ce matin le ciel est couvert sur Salta et il pleuviote, il ne manquait plus que ça... Nous suivons Guy pour aller au Carrefour faire des courses en prévision de San Pedro de Atacama, puis pour sortir de la ville en direction de Purmamarca par la route n° 9, plus longue mais paraît-il beaucoup plus belle. Elle est étroite et sinueuse, peu empruntée sauf au début. Jusqu'à San Salvador de Jujuy (prononcer Rourouille), tout est très vert, c'est étonnant et pas vraiment dépaysant. Peu à peu la végétation devient exubérante, et on passe de la Normandie à la forêt tropicale, avec des arbres gigantesques colonisés par des plantes épiphytes.
De l'extrême Sud au nord de l'Argentine, les sanctuaires dédiés à El Gauchito Gil sont présents au bord des routes et des pistes, même les plus isolées. Nous en avons longtemps cherché la signification, et je l'ai trouvée ici: www.argentina-excepcion.com/...task=view&id...
Nous laissons Val et Guy filer sur Purmamarca tandis que nous faisons un détour par Jujuy pour changer des euros en pesos chiliens. Mauvaise idée… nous tournons en rond entre les rues piétonnes et les sens interdits, c’est infernal. Les gens nous donnent des indications comme si on était à pied, c'est toujours tout près, oui, mais dans le mauvais sens et sans pouvoir se garer nulle part. Au bout de vingt minutes nous repartons, bredouilles, sur la route luisante de pluie et bordée de montagnes qui ont toutes la tête dans les nuages.
Le village de Purmamarca est comme tous les autres, construit en adobe. Dans le Nord-Ouest argentin, la population d'origine indienne est largement majoritaire, bien que les Argentins estiment qu'il n'y a que 1,4 % d'Indiens dans leur pays... Pourtant, il suffit de traverser JuJuy et tous les villages de la quebrada de Humahuaca pour se faire une opinion sur le sujet.
Malgré le temps maussade, le « Cerro de los Siete Colores » est superbe, encastré dans sa gangue de roche sombre, avec un petit quelque chose de la Cottonwood Canyon Road, en Utah. Les touristes ont la bonne idée de rester à l'intérieur du village pour faire le tour des boutiques d'artisanat, ce qui fait que nous l'avons pour nous tout seuls.
Cet endroit est vraiment extraordinaire, chaque couleur est le témoin d'une époque particulière. D'après le site www.ventdefolie.net/...ne/11purmamarca.html:
1. Les roches grises, vert foncé et violacées correspondent à une roche sédimentaire marine. Ces roches sont les plus anciennes de la province de Jujuy. Elles ont 600 millions d’années. 2. Celles de couleur brun, rose foncé et beige sont également d’origine marine. Il s’agit de quartzites du Cambrien supérieur (540 millions d’années). 3. Du gris clair au jaune, il s’agit d’affleurements de sables argileux de la Période Ordovicienne (ère primaire – 505 millions d’années). 4. La couleur rouge provient de graviers agglomérés et de sable, datant du Crétacé (de 144 à 65 millions d’années). 5. Les roches rouges à rose clair correspondent à du sable et de l’argile plus récents de la période tertiaire (de 65 à 21 millions d’années).
Nous repartons dans la quebrada de Humahuaca, sous le ciel gris et la pluie, exceptionnels à cette époque de l’année. A l'est, aux abords de Maimará, la roche torturée laisse apercevoir une fois encore ses plissements ocre et rouges, magnifiques même sous la pluie. Ici, la Paleta del Pintor... Le cimetière disperse ses tombes jusqu’au sommet des collines qui surplombent Maimará, c’est un autre village dans le village, de morts, celui-là… Vivement Tilcara, nous avons hâte de rentrer au chaud quelque part et de laisser toute cette humidité dehors !
Nous avons réservé au Cerro Chico, « lo del Francés ». Pas très facile à trouver (passé le pont à l'entrée du village, il faut tourner immédiatement à gauche), et piste plutôt mauvaise. Environ à un kilomètre des lodges, je m'arrête pour photographier un flamant juvénile qui patauge dans l'eau trouble d'un petit étang. Je change l'objectif qui était dans le coffre, comme à mon habitude je balance la clef devant moi sans même y penser et pars faire les photos… Mais la voiture est en plein milieu du chemin et deux pick-up arrivent en même temps, un devant, un derrière. Je me précipite, ferme le coffre et... là... mince de mince!!! les clefs sont à l’intérieur! Les Indiens d'une des voitures sortent comme un seul homme, empoignent le siège arrière, réussissent à en faire basculer une partie et par le petit passage tirent tant bien que mal tous les bagages. Oui, mais voilà, une fois vide, sur la moquette du coffre…, il n'y a rien!... Retour à la case départ... Nourredine, le propriétaire du lodge qui était là lui aussi pour observer le flamant, me dit de repasser le film depuis le début… ce qui s’avère efficace. Devant moi, il y avait un grand sac Carrefour plein de provisions… Je fouille dedans et trouve enfin les clefs, tombées au fond !
Au lodge, 1 km plus haut, nous avons la surprise de trouver Val et Guy qui, eux, pensaient nous trouver en arrivant, car ils nous avaient vus passer sur la route près de Maimará. Le lodge, en fait de petites maisons étagées sur la pente, est très agréable, avec une vue splendide sur la Sierra juste en face et des lamas qui nous observent d’un air impérial.
Dommage qu'il pleuve, d’autant plus que Nourredine nous annonce qu’en douze ans c’est la première fois qu’il voit un temps pareil à cette époque de l’année. A ce propos, je préviens Guy de faire très attention aux nombreuses marches qui mènent aux chambres car elles sont extrêmement glissantes! Je descends un peu plus tard jusqu'à la petite maison où l'on peut avoir du WiFi et là, une surprise de taille (c'est le cas de le dire!) m'attend... Guy est stoïque, confortablement installé dans un canapé, il tapote sur son ordinateur. Je rentre, le Netbook sous le bras, et il me dit alors, d’une voix très calme : « Au fait, tu as peur des araignées, non ? Parce qu’il y en a une sur l’autre canapé. » Je me fige, je glisse un regard vers le canapé en question et ne distingue rien d’autre qu’une grosse tache sombre sur un des côtés, lorsque je comprends soudain que… ce n’est pas une tache mais une espèce de monstre de la taille d’une soucoupe avec des pattes velues grosses comme mon pouce!... Enoooorme ! Une espèce de tarentule qui ne bouge pas d’un millimètre, une horreur ! Je suis d’abord tétanisée, puis je remonte à toute allure avertir Nourredine que je trouve en grande conversation avec Alain. Sceptiques et décontractés, ils redescendent tranquillement voir le « phénomène » et lui faire prendre l’air. Pendant ce temps, je remonte à la chambre et... tombe sur les marches glissantes! Décidément, il y a des jours où il vaudrait mieux rester au lit!...
Nous mangeons plus tard dans la salle à manger un micro-repas dans un froid glacial près d’une grande cheminée éteinte, ce qui finit de me rendre malade! Repas frugal, d'ailleurs: un morceau de poulet chacun (la viande d'Alain sera remplacée par de petits bouts de fromage de chèvre local) accompagné de trois morceaux de pommes de terre (oui, trois). Puis une petite coupe de fruits au sirop (pour un prix qui s’avérera dérisoire). Pendant ce temps, Nourredine s’époumone à appeler ses « zorritos » : « Zorriiitooooos! Zooorriiiitoooooooos!! », autrement dit, une famille renard, le père, la mère et les trois jeunes adolescents, plus ou moins apprivoisés. Deux des jeunes finissent par arriver pour manger, très mignons mais craintifs et surtout préoccupés par les chats qui tournent, eux aussi, afin d’essayer d'attraper quelque chose, pas vraiment rassurés...
En rentrant dans la chambre, je fais un feu avec du papier journal pris à côté de la cheminée de la salle à manger et du bois qui est resté devant la porte, sous la pluie. Heureusement que nous avons une grande habitude de ce genre de chose, peu après le poêle ronronne et tandis que nous sommes au chaud sous les couvertures, dans la nuit silencieuse, les flammes jettent sur le sol des lueurs orangées.
Jeudi 20
Ce matin le ciel a retrouvé sa couleur habituelle, il fait grand beau. Le petit déjeuner est excellent avec notamment des croissants... hmmmm... On les pensait « faits maison », mais ils arrivent directement de Buenos Aires, surgelés (les mêmes que dans les stations-service YPF paraît-il)! Au programme de la journée, le volcan Yacoraite, puis l'église d'Uquía, Humahuaca et le Cerro de Arcos del Diablo, le tout avec une seule voiture, la Fiat Linea.
Au niveau de Huacalera, nous passons le tropique du Capricorne. La piste, qui part un peu plus loin sur la gauche en longeant un large cours d’eau à sec et rejoint le volcan Yacoraite, site sacré précolombien au sommet duquel, après 900 m de dénivelée, on peut admirer peintures rupestres et pétroglyphes, est bonne mais nous laissons la voiture sur le bas-côté pour nous balader à pied. Le volcan est encore loin et nous n’aurons pas le temps d’atteindre ne serait-ce que son pied si nous voulons visiter l’église avant la fermeture de midi. Je me dis que lors d’un autre voyage, il faudrait monter au sommet…
Il est midi cinq quand nous arrivons sur la place de Uquía pour admirer le magnifique cadenas qui est déjà en place sur la grille de l’église. Flûte! Nous décidons d'aller à Humahuaca, à 12 km, et de revenir à l'ouverture.
Humahuaca – environ 12 000 habitants –, à près de 3 000 m d'altitude, tire son nom d'une ancienne communauté autochtone, les Omaguacas, comme d'ailleurs nombre d'autres villages de la quebrada: Uquía (les Uquías), Purmamaraca (les Purmamarcas), Tilcara (les Tilcaras), etc.
Au centre, un monumental escalier – qui rappelle un peu ceux des sanctuaires portugais – au sommet duquel trône un ensemble très mussolinien, du sculpteur Ernesto Soto Avendaño (1886-1969), plutôt incongru dans le décor: les soixante-dix tonnes de bronze du monument aux héros de l'Indépendance, commencé en 1933 et achevé en 1950. Les avis divergent sur l'identité du porteur de la nouvelle de la Liberté : il s'agirait soit du cacique Pedro Socompa, soit, comme le pensent certains habitants de la quebrada, de Diego Viltipoco, un autre cacique omaguaca, qui aurait mené la dernière rébellion contre les Espagnols en 1595. A gauche de l'ensemble, la tour de Santa Barbara, reste d'une chapelle jésuite aujourd'hui démolie. A ses pieds s’étend Humahuaca…
Le marché local de Humahuaca est totalement hors tourisme – ici, plus d'empilements de tissus très colorés mais des vêtements bon marché à dominantes noires, grises ou marron; une petite cantine pour deux personnes, ça sent bon en passant, d'ailleurs, mais les places sont prises ; une Indienne qui vend des petits pains et des empanadas… Nous achetons une mangue puis repartons pour Uquía et sa superbe petite église qui date de la fin du XVIIe siècle. Comme tant d’autres, elle a son clocher séparé du corps principal et une charpente en bois de cactus. En arrivant, nous avons tout juste le temps d'avaler un melon avant l'ouverture des portes. Les photos sont interdites à l’intérieur où s’alignent, sur ses murs blanchis à la chaux, neuf très étonnants archanges-arquebusiers.
Demi-tour, à nouveau. Sur la route, des lamas de pierre et de poils…, tous très dignes !
Guy a rentré sur son GPS les coordonnées du Cerro de Arcos del Diablo, ce qui nous est bien utile… La piste fait 25 kilomètres de long et s'élève jusqu'à 4380 mètres environ, en de multiples courbes. Nous faisons une première pause à 3500 mètres et buvons comme des trous (de l'eau, bien sûr) puisque c'est une des règles d'or pour éviter le MAM (mal aigu des montagnes) en multipliant les arrêts-minute, vases communicants obligent... Mon mal de tête augmente avec l'altitude, il devient bientôt infernal et les passages de tôle ondulée sont un véritable supplice. A plusieurs reprises, lorsqu'il y a un petit terre-plein central, nous frottons légèrement sur l’herbe, et ça ne nous rassure pas pour la suite du voyage. Jamais, en Patagonie, nous n'avons eu ce problème.
De virage en virage nous arrivons au sommet et, tout à coup, c’est un véritable choc, les Arcos del Diablo sont là, devant nous. Les convulsions de la roche ont percé les grandes étendues herbeuses et s’étirent, avec la régularité d’un cœur qui bat, en trente-trois pulsations de shistes et de grès. Il est impossible d'en détourner le regard tellement le spectacle est fascinant et je pense à Jean-Claude/Cochize, qui, s'il était là, pourrait nous expliquer cette formation géologique extraordinaire, appelée yacoraite.
Nous sommes très haut et, lorsqu'on l'oublie et qu'on marche trop vite, les poumons se chargent de nous le rappeler... Soudain, quelle n’est pas notre surprise de voir arriver deux 4 x 4 bondés de touristes ! Ils sautent à terre comme un seul homme et s’éparpillent autour de nous… Après de multiples photos, nous poursuivons jusqu'au bout de la piste, 1,5 kilomètre plus loin, où des relais dominent la plaine en contrebas, dans le lointain brumeux.
Val et Guy avaient réservé un repas du soir bien que le précédent ait été du genre microscopique, tandis que nous nous avons des légumes et des fruits à terminer avant le passage au Chili, après-demain. Mais en arrivant nous apprenons que « les employés ont oublié de monter les repas » et que donc, dixit la compagne de Nourredine, ça l'arrangerait qu'ils mangent ailleurs...Valérie demande alors s’il leur est possible d’avoir des assiettes pour pique-niquer, mais visiblement ce n'est pas ce qu'il fallait répondre. Bon, eh bien ils redescendront dîner au village...
Vendredi 21 De Humahuaca à Susques
Après le petit déjeuner, nous attendons Nourredine pour payer et lui dire au revoir mais il ne se montre pas, aussi nous réglons le séjour à la jeune Indienne qui s’est occupée du petit déjeuner. Nous le trouvons en partant, au-dessous des lodges, du côté de la lagune dans laquelle le flamant prend toujours un bain de pieds, nous échangeons trois mots puis prenons la route de Susques via à nouveau Purmamarca, puisque les montagnes aux Sept Couleurs sont plus belles le matin. La quebrada est superbe sous le soleil, les montagnes se superposent de loin en loin dans des valeurs d'aquarelle.
Nos pas nous mènent vers le très vieil algarrobo (Prosopis nigra, famille des Mimosaceae), à l’étroit dans son enclos à côté de l’église, qui a vu passer tant de saisons, tant de sang et tant de larmes… On dit qu’il aurait mille ans mais un panneau lui en donne sept cents, il est donc sorti de terre deux cents ans avant l’apogée de l’Empire inca ! Ses longues branches tortueuses s’échappent par-delà les murets d’adobe, toujours plus loin.
Sur la place il fait chaud maintenant, quelques touristes flânent devant les monticules à dominante rouge et orange, bonnets, gants, tapis, pulls... La « casa de te » est encore ouverte et nous en profitons pour goûter au « te de coca », efficace pour le mal des montagnes, car le mal de tête ne nous quitte pas. Les tasses arrivent avec un bon paquet de feuilles encore sèches qui flottent et une boîte en bois pleine de sucre fin. J'avais lu que ça avait très mauvais goût, que c'était amer, etc., mais avec trois cuillères de sucre par tasse c'est assez bon. Et lorsque nous voyons, dans une rue perpendiculaire, une épicerie qui affiche entre autres « hojas de coca » (des feuilles de coca) sur sa vitrine, nous entrons en acheter cinq petits sachets.
Nous n'avons pas revu Val et Guy et supposons qu'ils sont loin devant nous. La route pour Susques est elle aussi magnifique et déserte. Les camions commencent à arriver vers la mi-journée, d'énormes véhicules qui ont presque du mal à prendre les virages et qui sont poussés dans les descentes par leurs énormes chargements. Ce sont tous des Indiens qui sont au volant. Des vallées secondaires se faufilent au pied des montagnes, ponctuées, de loin en loin, de petites oasis. Dans les hauteurs minérales des Andes, pas un oiseau, pas une herbe, pas un bruit... Seuls, dressés vers le ciel, une multitude de cactus candélabres (Trichocereus pasacana), mélange de cousins des saguaros et d'organ pipes, aux fleurs très allongées comme celles d'un des cactus que nous avons à Paris. Le calme est impressionnant et la haute altitude se fait sentir presque matériellement. Nous pique-niquons avec les délicieuses conserves bretonnes rapportées de Paris, offertes par Françoise, un vrai régal!, d'autant plus appréciées dans ces contrées désolées.
Puis, tout à coup, qui voit-on arriver au détour du virage? Valérie et Guy ! Quelle surprise! On les imaginait déjà arrivés à Susques ou presque!
A 3350 mètres d’altitude, les Salinas Grandes étirent en tous sens leurs grosses écailles de sel gris parcourues de petits canaux bleutés. Il est possible de rouler en voiture dessus, l’épaisseur atteignant trente centimètres, et nous ne nous privons pas.
Beaucoup de lamas sur la Puna – hauts plateaux des Andes centrales, entre 3200 et 4200 m environ – et quelques vigognes, toujours si gracieuses. (Un mot au passage sur la différence entre guanacos, lamas, vigognes et alpacas. Ils font tous partie de la même famille, celle des camélidés, sont tous ruminants, mais les premiers, que l’on trouve en Patagonie, sont sauvages, comme les vigognes, tandis que les lamas et les alpacas, eux, sont domestiqués.)
En se rapprochant de Susques, le relief se creuse, devient plus accidenté… Ici et là, des maisons d’adobe, à l’abri des vents dominants.
Susques. Nous ne voyions pas du tout le village comme ça. J'imaginais une dizaine de maisons dispersées sur un col, en fait c'est un gros village groupé sur un plateau d'altitude. Comme d'habitude, maisons basses en adobe, rues de terre, et très jolie petite église blanche au toit de chaume de 1598, conservant de belles fresques (probablement très restaurées) sur ses murs. Les Indiens sont pour la plupart plutôt hostiles, en tout cas pas du tout aimables lorsque nous leur demandons, toujours avec le sourire, l'Hotel Unquillar. Une femme nous dit même de nous adresser à la police...
L'hôtel est à environ un kilomètre du village en direction du Chili, très bien placé et très joli avec ses murs peints en ocre rouge et ses gros cactus candélabres qui montent la garde en façade. Les chambres, elles, sont banales mais bien suffisantes, surtout pour le prix. Nous bataillons avec les robinets qui ne se décident à faire jaillir l'eau que pour la faire déborder du lavabo, c'est assez original. Val et Guy vont manger au Pastos Chicos, nous, nous terminons les provisions avant le Chili.
Samedi 22 De Susques à San Pedro de Atacama via le Paso de Jama
J'ouvre la porte vers 8 heures et je vois Guy dans un des fauteuils de la véranda. J'apprends alors qu'ils ont particulièrement détesté le restaurant envahi de fumée de cigarettes et d'une musique de Monoprix assourdissante, sans compter le routier qui braillait à tue-tête par-dessus le tout...
Bon, il va nous falloir trouver de l'essence... A la pompe du Pastos Chicos, un jeune nous dit qu'il n'y en a plus, d'aller à l'YPF de Susques. Donc retour trois kilomètres avant. Là, plus d'essence non plus! Pourtant le camion YPF est juste à côté. Heureusement qu'on peut aller jusqu'au Paso de Jama, en espérant qu'il en restera pour nous, sinon on sera mal... En reprenant la route, nous repassons devant la pompe du Pastos Chicos et là, surprise ! le jeune pompiste est en train de remplir le réservoir d'une voiture à la pompe vide dix minutes plus tôt!
Le passage à la douane argentine est interminable, alors qu'il ne devrait dans ce sens y avoir aucun problème. Le carabinero est détestable, le douanier, lui, est aimable, mais ils doivent s'ennuyer à mourir, parce qu'ils font durer le plaisir. Ici, contrairement au Sud, pas de télévision branchée sur les matchs de foot pour distraire le personnel pendant le travail. Non, rien que le bêlement d'une biquette à l'extérieur, je me demande ce qu'elle peut bien trouver à boulotter dans un environnement aussi hostile. Mais au bout d’un certain temps, ou plutôt d’un temps certain, on se rend compte qu'en fait de biquette c'est un douanier qui fait un solitaire sur son PC, et que chaque distribution d'une nouvelle carte, allez savoir pourquoi, est signalée par un bêlement. Bon, enfin c'est terminé, heureusement qu'il n'y avait pas un car de touristes devant nous! La douane chilienne, elle, se trouve à San Pedro, il faut le savoir dans l'autre sens pour ne pas arriver jusqu'ici et avoir à refaire à 160 kilomètres!
La route n’en finit pas de grimper, les cols s'enchaînent à plus de 4700 mètres, bientôt 4800 et des poussières. Nous buvons de l'infusion de coca avec les feuilles achetées à Purmamarca, préparée ce matin dans la thermos pour atténuer les effets de l'altitude. Lagunes et salars se succèdent, tous plus beaux les uns que les autres, dominés par le marron-rose des montagnes et le bleu du ciel.
La route est totalement déserte si l'on excepte quelques routiers « de l'extrême », tous indiens. L'un des camions a pris feu un peu avant, il est couché sur le bas-côté complètement carbonisé. En face, une cabine défoncée au pare-brise éclaté. Trois ou quatre personnes s'affairent autour de ce qui reste. L'impression de haute altitude est démultipliée, c'est sans doute parce que nous frôlons les sommets des volcans qui s'alignent de chaque côté du cône presque parfait du Licancabur. Ici ou là, près de l'eau bleue ou verte d'une lagune, quelques vigognes grignotent avec entrain de petits brins d'herbe dorée.
Un phénomène curieux attire soudain notre attention : ici et là, d’éblouissantes épines acérées comme des poignards percent la terre de roche et de sable. Ce sont les « Penitentes de nieve ». D’après Louis Lliboutry, de l’université du Chili, ce phénomène est due « à l’action prolongée du soleil dans une atmosphère sèche et froide. La sublimation de la neige permet aux crêtes de se maintenir au-dessous de 0 °C la totalité ou la presque totalité de la journée, tandis que dans les couloirs entre pénitents, où les radiations solaires se concentrent et d’où la vapeur s’élimine plus difficilement, la température croît et la fusion fait son apparition dès le matin ». On ne rencontre ces petites merveilles – enfin, petites…, certaines épines peuvent atteindre 5 mètres de haut ! – qu’entre 4000 et 5200 mètres d’altitude.
Nous amorçons la descente sur le salar d'Atacama, immense désert qui va buter tout au fond sur la cordillère au pied de laquelle s'étire San Pedro et ses arbres si verts en ce début de printemps. Malheureusement, le vent soulève une poussière qui voile totalement l'horizon.
Nous voici à la douane, à l’entrée du villages. Comme toujours nous avons d'abord affaire à la police puis à la douane. Un jeune, détestable, est avachi derrière son guichet, on ne peut pas faire moins aimable. La tension monte, Valérie et moi sommes excédées et nous ne nous privons pas de le lui faire sentir. Les deux douanières, elles, toutes les deux en grande conversation sur je ne sais plus quel sujet, sont très aimables et font passer la pilule (mais nous verrons au retour que leur manque de concentration a failli nous coûter de nombreux ennuis…). Quant à la fouille, elle est plus que succincte et nous regrettons de ne pas avoir gardé nos légumes et nos fruits...
Atacama Lodge. Situation de rêve, grands lodges en adobe et toit de chaume des plus agréables, face au Licancabur (de « lican », peuple et « cabur », montagne), volcan à la forme parfaite de près de 6000 mètres de haut, partagé entre la Bolivie et le Chili (mais du côté chilien il vaut mieux ne pas avoir envie de faire des balades solitaires sur ses flancs, paraît-il truffés de mines anti-personnel ). Le calme est extraordinaire. C’est un des ciels les plus purs du monde et pourtant l’horizon est constamment nimbé d’une fine poussière soulevée par les vents…
Nous nous installons, et pour ce premier soir dînerons chacun sur place. Mais auparavant je repars avec Valérie et Guy faire quelques courses à San Pedro. La rue principale grouille d’une foule internationale de touristes. Le village d’il y a trente ans a été étouffé par l’accumulation d’agences, de restaurants et de boutiques de « souvenirs », tenus par une majorité de non-Atacaméniens – sans compter les soixante-neuf hôtels (mais où sont-ils ??) –, un côté mercantile particulièrement désagréable… Sur le grand parking poussiéreux – mais absolument tout est poussiéreux à San Pedro car les rues sont en terre et le vent est roi; c'est pour cela que tous les matins les rues sont aspergées d'eau -, un peu plus loin que la douane, nous achetons à une Indienne très aimable des légumes et des fruits que nous ne connaissons pas - beaucoup moins chers que dans le village. Les uns, petits, de forme ovale, ressemblent à des melons juteux mais n'ont pas beaucoup de goût. Ce sont des pepinos (Solanum Muricatum), ou poire-melon, dont le plan de un mètre de haut ressemble à celui de la tomate avec des fleurs de pommes de terre... Les autres, plus gros, à la peau gris-marron un peu rêche, à la chair blanche à gros grains noirs, sans jus, des chirimoyas, sont très sucrés et délicieux. Leur nom vient du quechua et signifie « graines du froid ».
Première nuit sous le ciel le plus pur du monde…
Dimanche 23 San Pedro de Atacama (La vallée de la Lune)
Val et Guy sont partis tôt, nous, nous sommes fatigués par ce rhume et ces maux de gorge qui ne nous quittent pas, et nous décidons de flâner, de « relaxer », comme disent les Québécois. Nos lodges, le 1 et le 2, sont isolés du reste du site et reliés entre eux par une grande terrasse couverte elle aussi de chaume. Nous nous installons tranquillement là, face au Licancabur, avec à sa droite le volcan Juriques, pour goûter le silence et la lumière. J'en profite entre autres pour laver notre linge commun, puisqu'il y a une machine à disposition.
L'après-midi, nous partons pour la vallée de la Lune. Auparavant, il va nous falloir trouver la pompe à essence qui se cache au coeur de San Pedro. C'est un véritable jeu de piste surtout si l'on tient compte des sens uniques. En partant du parking, descendre Licancabur, au bout tourner à gauche et suivre les tout petits panneaux de bois clair « combustible ». Elle se trouve curieusement dans l'enceinte d'une hosteria...
Nous ratons l'entrée de la vallée de la Lune qui est très mal indiquée – peu après San Pedro, sur la route de Calama, il faut prendre la première à gauche en direction de Coyo – et arrivons par la sortie. Passage à la caisse, dépliant, et nous voilà partis. La première piste qui se présente et qui vient de nous être indiquée, « Minas de sala », est déjà là, sur la droite. Je m'engage dessus illico presto mais au bout de cinquante mètres je me rends compte que c'était très exactement LA piste à ne pas emprunter avec une berline! C'est un champ de lave hérissée de pics tous plus coupants les uns que les autres, des montagnes russes en miniature, extrêmement resserrées, un vrai cauchemar pour celui qui tient à ses pneus. Je roule à 2 à l'heure, c'est interminable, on n'en voit pas la fin et on ne sait pas combien de temps on va être coincés là-dessus ni même s'il ne va pas y avoir un passage qui nous bloquera pour de bon, avec de toute façon l'impossibilité de faire marche arrière. Enfin une cahute et l'opportunité de repartir dans l'autre sens, puisque la piste fait une boucle à cet endroit-là. Le conducteur d'un 4 x 4 qui nous suivait (le seul) fait la grimace en montrant la Fiat... Le chemin de lave continue droit devant - la carte est fausse apparemment – mais nous nous contentons des quelques cavernes de sel qui se trouvent là et qui sont plutôt quelconque. Le retour est tout aussi cauchemardesque que l'aller et c'est un véritable soulagement lorsque nous retrouvons la piste principale. Les « Tres Marias » sont envahies par les passagers d'un car de touristes qui se font tous prendre devant en photo, nous leur laissons bien volontiers l'endroit. Le lieu est lunaire et porte bien son nom. Les crêtes se succèdent au milieu de dunes sombres ou blondes, c'est très beau, d'autant que le soleil tombe lentement sur l'horizon. Nous nous retrouvons à la sortie et avons complètement oublié la quebrada de Qary, que j'avais trouvée si belle dans le carnet de Christine sites.google.com/...ie/vallee-de-la-lune. Tant pis, nous la ferons une autre fois.
Courses à San Pedro. Nous nous mettons à la recherche de la pharmacie... Ce n'est pas forcément évident, étant donné qu'il n'y a pas d'enseigne, mais quelqu'un finit par nous l'indiquer: une double porte en bois que le « pharmacien » vient juste d'ouvrir pour jeter des balayures dehors. C'est une « maison de pharmacie ». Nous entrons et ne voyons d'abord qu'un frigo avec des sodas, puis des étagères aux trois quarts vides. Nous demandons une boîte d'aspirine et il nous apporte une simple plaquette d' « Aspro ». Puis j'achète un baume pour les lèvres qu'il me garantit à l'aloé vera alors que je ne lui demande rien.
Plus tard, nous décidons tous les quatre de tester un restaurant indiqué par Gérard et Françoise, la Casona, dans la « calle » Caracoles. Il est excellent, l'accueil des plus aimables et les flammes crépitent dans la cheminée centrale...
Lundi 24 San Pedro de Atacama (Toconao, Quebrada de Jerez, Laguna Chaxa)
Aujourd'hui encore, Val et Guy sont partis de bonne heure tandis que nous prenons le temps des vacances. Alors qu’aux Etats-Unis nous sommes prêts très tôt, ici quelque chose nous freine… Un plus grand surmenage à cette époque de l’année, sans doute. Au programme de la journée: le village de Toconao puis la laguna Chaxa et ses flamants roses, l'oasis de la quebrada de Jerez et, si nous avons le temps, la laguna Cejas. J'ai demandé à Raul, l'employé atacaménien qui, avec sa femme, Soledad, s'occupe des lodges, quelles étaient les pistes praticables avec une berline, en lui montrant notre planning. Il en a barré un certain nombre... Ils ont l'air de vivre là avec leurs deux enfants, dans un grand hangar en parpaings, au toit de tôle, mais je n'en suis pas certaine, du moins je me dis qu'avec l'argent que rapportent les trois tours astronomiques par nuit (15 000 pesos par personne, 25 personnes maximum par tour), je leur ferais construire un superbe lodge à eux aussi...
Toconao est à une quarantaine de kilomètres au sud-est de San Pedro, par la route 23 qui file tout droit au cœur du salar d’Atacama, à cet endroit gris ciment et en fait pas très beau… Ce sont les hauteurs qui sont magnifiques. Pique-nique sur la petite place ombragée du village de Toconao, visitée par deux lamas, prénommés Madonna et La Madonna ;-), dont l'un a probablement de sérieux problèmes dentaires si l'on en juge par l'enthousiasme avec lequel il s'attaque à une balustrade en métal... Madonna (ou La Madonna ? ;-) observe la scène, placide…
Le clocher de l'église, séparé comme souvent du corps principal, se dresse dans une blancheur éblouissante contre le ciel bleu. Derrière lui, à droite, de l’autre côté de la rue, l’église et sa charpente en bois de cardones (cactus). Du couvent mitoyen s’échappe par moments la silhouette pressée d’une religieuse
La piste menant à la laguna Chaxa ne pose aucun problème. Le soleil tape, le ciel est toujours d'un bleu sans nuages. A l'entrée, nous nous délestons de 2500 pesos par personne. Les flamants, accompagnés d’une multitude de bécasseaux de Baird et de milliers de moucherons, pataugent dans l'eau avec délicatesse et s'envolent parfois avec une grâce inouïe. Il fait chaud, très chaud, il y a du monde, essentiellement des collégiennes en car scolaire, et nous décidons de partir pour la quebrada de Jerez, à l’est de Toconao.
Dans la profondeur de la faille poussent toutes sortes d'arbres fruitiers dans de petits jardins bordés par des canaux d'irrigation, au milieu d'un enchevêtrement de verdure dominé par les peupliers d'Italie. Un ruisseau coule au milieu, il fait bon, l'eau est fraîche et le sable très doux lorsque nous nous déchaussons pour en suivre le cours. Je m'arrange pour perdre mes lunettes de soleil mais en revenant sur mes pas, ouf, je les retrouve au pied d'un rocher... Nous repartons en passant par les miradors qui surplombent la quebrada. Au niveau de Toconao, nous prenons deux Indiens atacaméniens qui font du stop, ravis et très sympa, Jesus et Cruz, ils rient tout le temps et l'un d'eux se met à chanter La Marseillaise quand ils nous entendent parler français. Normalement nous devions nous arrêter 6 kilomètres avant San Pedro, à l'Atacama Lodge, mais nous les amenons jusqu'au village.
Dîner au lodge de pommes de terre sautées aux oignons.
Ce soir, nous avons réservé tous les quatre (depuis la France), le « tour astronomique » d’Alain Maury – que nous n’avons toujours pas vu, non plus que sa femme. Un bus passe prendre les gens à San Pedro, mais nous avons l’avantage d’être sur place. Aucune information provenant du staff des étoiles ;-), ni heure, ni endroit précis, mais nous pensons que ça doit débuter à 21 heures. La nuit est maintenant complètement tombée. Dehors, nous apercevons une petite loupiote. C’est un couple qui arrive directement en voiture de San Pedro et qui s’est égaré du côté de nos lodges. Armés de deux lampes de poche, nous partons donc tous les six dans la nuit noire de noire, en direction des lumières que l’on aperçoit à une centaine de mètres. Mais le chemin n’est pas balisé et il n’est pas facile d’éviter la végétation, piquante ou non… A l’intérieur, une lumière diffuse met tout de suite dans l’ambiance. Nous nous asseyons dans la pénombre et attendons les passagers du premier bus de la soirée (il y a trois tours qui se succèdent jusqu’au milieu de la nuit)… Une porte s’ouvre, la femme d’Alain Maury vient nous voir et nous demande, sans un sourire, sur un ton désagréable, si nous avons payé le tour. Non, pas encore, nous pensions le payer en même temps que le logement, le dernier jour. Visage fermé, hostile, elle nous dit que non, nous demande de quelle façon on paiera – en espèces –, et attend qu’on ait tout réglé le lendemain matin! Silence glacial de notre part. Ça commence bien…
Tout le monde est maintenant arrivé et installé pour le speech d’Alain Maury qui nous ignore toujours superbement alors que nous avons réservé chez lui deux lodges pour six nuits. Pendant une bonne demi-heure il parle, distribue des bons points pour ceux qui répondent correctement à ses questions (pour notre part, nous nous taisons, ayant horreur de ce genre d’infantilisation), répète probablement pour la énième fois des blagues ni drôles ni fines, style café du Commerce, assassine ces crétins de Grecs qui racontaient n’importe quoi, explique comment draguer sous les étoiles, sans oublier, bien sûr, l'incontournable « DSK »... Ça a mal commencé mais ça ne s’arrange pas…
Le temps est venu de sortir, des couvertures et des parkas sont à disposition car la température est maintenant glaciale. La nuit est magnifique, sombre et habitée d’une myriade d’étoiles. Les huit télescopes sont là, nous allons de l’un à l’autre, ma foi très déçus de ce qu’on voit ou plutôt ne voit pas . Alain Maury continue ses blagues qui tombent dans le vide et s’agace à un moment où je suis proche de lui : Mais qu’est-ce qu’ils ont tous, ce soir ? Qu’est-ce qu’ils sont mous, alors ! Ils dorment ou quoi ? Rien de tel pour plomber l’atmosphère…
Plus tard je lui fais remarquer qu’aux jumelles on voit aussi très bien, surtout la Lune, et qu’une infinité d’étoiles surgissent du ciel dès qu’on a les yeux rivés sur les oculaires. (J’espère qu’il ne vient pas de le découvrir, parce que, ensuite, à la fin du tour, lorsque nous rentrons boire une tisane offerte par la maison, il remarque: « Je ne sais plus qui disait qu’on voit aussi très bien à la jumelle. » ;-) Je lui parle d’ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array), et là…, un ange passe, ce n’est pas ce qu’il fallait évoquer. Concurrence, probablement. ALMA est « l'observatoire astronomique au sol le plus complexe de l'humanité […] et a officiellement ouvert ses portes aux astronomes. » Oui, mais pas à lui, qui s’occupe essentiellement des tours astronomiques.
Le tour suivant, animé par sa femme et donc en espagnol, est en train de se dérouler sur les premiers télescopes. Pour nous ça se termine. Voyant que j’ai un reflex, Alain Maury propose de nous faire quelques photos et Guy lui passe le pied. J'en profite pour lui dire que sa femme nous a demandé de payer expressément le lendemain matin alors qu'on règlera en espèces – donc tout bénéfice pour eux. Un peu gêné, il explique qu'à ce moment-là, si ce n'est pas par carte bancaire, il n'y a plus de problème, ce qui ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd. Cette petite séance photo sera finalement le meilleur moment de la soirée, avec lerayon laser qui traversait le ciel pour pointer Jupiter ou ses voisines.
Mardi 25 San Pedro de Atacama (Lagunes Miscanti et Miñiques)
Ce matin, nous décidons d'aller aux lagunes Miscanti et Miñiques, sur la route du Paso de Sico. Val et Guy, eux, ont pris une agence pour faire toutes les lagunes dans la journée: Chapur, Tuyaito, Agua Calientes, Miscanti et Miñiques, Chaxa et Cejas. Nous les rencontrerons peut-être en route.
Sur notre gauche, de la fumée s’échappe de l’alignement de volcans : c’est le Lascar – strato-volcan qui dissimule à son sommet pas moins de six cratères, imbriqués les uns dans les autres. Tous les matins il disperse dans l'atmosphère un discret panache blanc, mais en 1993, le panache de cendres est monté à jusqu'à 25 km !
Après quatre-vingts kilomètres de ligne droite nous arrivons à Socaire, perdu sur les hauteurs et entouré de terrasses cultivées. Le village, aux maisons d'adobe couvertes de chaume, pourtant minuscule, comprend deux églises: une ancienne, un peu en dehors avec toujours le clocher séparé de l'église elle-même, et une nouvelle au cas où un tremblement de terre - ils sont fréquents par ici - viendrait à détruire l'ancienne. Un peu plus loin, nous prenons un Chilien qui fait du stop sur la piste poussiéreuse et surchauffée. Il nous demande de le déposer dans un virage où il rejoint deux autres personnes qui font de l'escalade dans un cañon.
La piste monte, nous arrivons bientôt à 3500 m, un arrêt pour pique-niquer et là je commence à me sentir mal, ce qui m'étonne puisque nous devrions être acclimatés. J'ai des palpitations, les mains qui tremblent et, bizarrement, les lèvres qui « fourmillent ». Je bois de l'infusion de feuilles de coca et comme ça ne passe pas - au contraire, j'ai l'impression d'avoir le visage « effervescent » -, au bout d'un moment je prends un Diamox avec deux gélules de potassium. Nous repartons pour la lagune de Miscanti, la piste est bonne, voire très bonne, nous arrivons enfin et sortons pour aller payer les droits d'entrée. Dans la cabane, je me sens de plus en plus mal, j'ai le visage tout rouge et maintenant c'est tout le haut du corps qui fourmille. L'Indienne qui tient la caisse va me cueillir de petites plantes à floraison jaune, les froisse et me dit de les respirer. On pense à redescendre, on hésite, puis on continue. Heureusement, car ces deux lagunes sont magnifiques, au pied chacune de leur montagne minérale, tout est marron et bleu: marron-roux, marron-rose, marron clair, caramel, et leurs eaux sont du bleu le plus pur, bordées de blanc. Mais je suis si mal que je prends des photos à la va-vite et ne pense même pas à utiliser le grand angle... A Miñiques, l'Indienne postée devant les baños voit que je ne suis pas bien, je lui montre les plantes que j'ai dans la poche et elle me dit que ce ne sont pas les bonnes. A son tour, elle va m'en cueillir d'autres, qui leur ressemblent fortement mais ont de petites épines. Malheureusement, rien n'y fait. La seule solution est de redescendre le plus vite possible.
Nous repassons par Socaire à 3200 m, et sa nouvelle église, et comme nous n'avons pas mangé, nous décidons de nous arrêter un peu plus bas, au-dessous des 3000 m. J'ai les oreilles totalement bouchées et n'entends pas les rares voitures passer sur la route, sauf une qui klaxonne avec insistance et dans laquelle nous reconnaissons Val et Guy qui nous font de grands signes. Alain, lui, est parfaitement bien et ne souffre plus de l'altitude, ce qui me rend d'autant plus perplexe concernant les symptômes que je ressens...
La fin du trajet est un calvaire, je suis totalement épuisée, et en arrivant au lodge, alors que les fourmillements sont toujours là, surtout au niveau de la bouche, je me couche et m'endors aussitôt. A mon réveil, je crois soudain comprendre ce qui m'arrive: rien à voir avec le mal des montagnes, j'ai tout simplement une allergie au baume pour les lèvres acheté à San Pedro deux jours plus tôt. Je m'en suis mis et remis - l'aloé vera était une invention du « pharmacien », il n'y en a pas la moindre trace dans la composition, qui comprenait 30 % de pétrole blanc. Je prends un antihistaminique que me donne Valérie puis plus tard un comprimé de cortisone.
Valérie et Guy nous proposent de partager avec eux un 4 x 4, mercredi, pour aller au salar de Tara – inaccessible en berline – avec un guide de l’agence CosmoAndino Expediciones. C’est une excellente idée, d’autant qu’ils ont été ravis de la journée qu’ils viennent de passer dans les lagunes.
Nous dînons au lodge et, enfin, je passe une nuit à peu près bonne.
Mercredi 26 San Pedro de Atacama (RíoQuepiaco, Salar de Pujsa) San Pedro de Atacama (Salar de Tara)
A 9 heures pile, le 4 x 4 réservé hier par Val et Guy pour aller au salar de Tara se gare devant les lodges, avec au volant Alex, guide anglophone (Val et Guy ne parlant pas espagnol) que je prends tout d'abord pour un Américain. Obèse, châtain clair et bouclé, les yeux bleus. Mais c'est bien un Chilien - dont la grand-mère était allemande, précise-t-il. Nous reprenons la si belle route du Paso de Jama qui monte très vite en altitude, mais aujourd'hui je n'ai aucun problème, ce qui me conforte dans l'idée que j'ai bien eu une allergie avec le baume pour les lèvres. Je me suis demandé si ces médicaments n'étaient pas achetés sur Internet... Quelques arrêts le long des très jolis bofedales du río Quepiaco – qui finit sa course dans le salar de Pujsa – pour photographier des canards, des vigognes, des lagunes bleutées dans lesquelles barbotent des foulques cornues (assez punks, d’ailleurs, elles pourraient donner la patte aux gorfous sauteurs de Patagonie…), puis nous prenons une piste sur la droite pour rejoindre un salar sur lequel, nous dit Alex, on devrait voir de nombreux flamants. Salar de Pujsa. Il est dominé par le strato-volcan Acamarachi, de 6046 m d’altitude, probablement éteint, qui cache à son sommet un minuscule lac – sans doute le deuxième lac de cratère le plus haut du monde. C’est cet endroit magnifique qu’ont choisi un certain nombre de flamants pour passer leurs journées et leurs nuits.
Retour sur la route, passage comme à l’aller du point le plus haut – Alex nous tend son GPS à photographier –, puis nous obliquons à gauche cette fois en direction du salar de Tara. Un arrêt pour faire quelques pas à 4500 m et habituer l'organisme, tandis qu'Alex mène le 4 x 4 plus loin sur la piste, près du monolithe appelé le « shaman » – la personnification de la roche est universelle… Alignés face au « shaman », les sphinx de pierre veillent...
Bientôt, il n'y a plus de piste du tout, Alex roule droit devant dans le désert, se fiant à son écran sur lequel il a enregistré au fur et à mesure de ses passages ses propres traces. On peut y voir plusieurs lignes bleues, plus ou moins parallèles, qui toutes se recoupent à un moment ou à un autre et vont dans la même direction. L'impression est grisante de rouler au milieu de nulle part – c'est le cas de le dire –, dans ce désert d'altitude composé pour l’essentiel de sable grossier, où l’on aperçoit pas le plus petit signe de vie. Espace minéral, superbe et imposant, qui pourrait très vite devenir hostile et se refermer sur celui qui perdrait de vue les petits sillons de l’homme. Mais nous sommes avec Alex pour qui ces étendues n’ont plus de secret… Nous croisons à nouveau la route des « Penitentes de nieve », alignés sur le sol en longues colonnes étincelantes.
Second arrêt, toujours pour l’altitude, puis nous passons sous la réserve du Petit Poucet, – quel phénomène étrange a bien pu disperser tous ses cailloux sur l'altiplano chilien?... – et descendons sous les cathédrales de Tara qui surplombent le salar du même nom. Au loin, sur l'étendue blanche, une silhouette mène un troupeau de lamas. Il n'y a pas une herbe, mais c'est le sel qui en tient lieu; vigognes et lamas broutent avec conviction...
En contrebas, devant la cahute où nous devions pique-niquer, nous apercevons un petit bus et des silhouettes qui s’activent, ce qui a obligé Alex à mettre la table au bord du chemin, une cinquantaine de mètres avant. En arrivant nous trouvons tomates, avocats et cœurs de palmiers d'un côté; poulet quinoa de l'autre ; jus de pêche et jus d'orange. Avec en toile de fond un décor exceptionnel. Une petite balade sur le salar et de nombreuses photos, puis nous plions bagage et prenons le chemin du retour. Après une vingtaine de kilomètres à rouler dans le sable, escalader et redescendre les dunes, seuls, toujours seuls, sans avoir vu âme qui vive, à quatre pattes ou à deux pattes, avec ailes ou sans ailes, nous rejoignons la route goudronnée du Paso de Jama. Le soir, tandis que Val et Guy partent dîner au restaurant, nous restons manger au lodge.
Jeudi 27 San Pedro de Atacama (Yerbas buenas, Vallée Arcoiris, Rio Grande)
Avant de partir pour la cordillera Domeyko (son nom vient du scientifique d’origine biélorusse Ignacio Domeyko Ancuta – 1802-1899), où se cachent la vallée Arcoiris (vallée de l'Arc-en-ciel) et le site de pétroglyphes de Yerbas Buenas, nous allons payer notre séjour à Carmen, la femme de Santiago qui nous a accueillis très aimablement le jour de notre arrivée. Heureusement qu'elle était là car nous n'avons pas vu Alain Maury une seule fois, excepté dans la nuit du « Tour aux étoiles », ce que nous trouvons tous assez limite comme accueil. Quant à sa femme, elle s'était distinguée – comme je l’ai dit –, le même soir, en nous réclamant sur un ton sec le « paiement total du séjour plus le tour » dès le lendemain, précisant que les dollars ne l'intéressaient pas car le change n'était pas en leur faveur, alors que par mail elle m'avait dit que ça leur était égal et que de toute façon c'était le même prix! C'était elle la fameuse Ale qui, sur Internet, lors de nos échanges de mails, était si désagréable, et que j'avais dû relancer plusieurs fois..
Sur la route de Calama, les lignes droites interminables succèdent aux virages serrés. Une cinquantaine de kilomètres plus loin, nous bifurquons sur la droite en direction du village de Río Grande sur une piste excellente que l'on croirait bitumée, en fait une ancienne voie de caravanes qui reliait San Pedro à l’oasis de Chiu-Chiu. Premier arrêt au site de pétroglyphes de Yerbas Buenas (où nous laissons comme partout 2000 pesos par personne). Les plus beaux sont en hauteur; ceux qui sont au niveau du chemin datent apparemment de la deuxième moitié du vingtième siècle pour ne pas dire début du vingt et unième: chien, femme en robe et chapeau, contre chevaux, lamas et vigognes au-dessus.
Le site comprend une table pour pique-niquer à l'abri du soleil et du vent de poussière, et même des baños! Le repas de fruits terminé, nous poursuivons en direction de la vallée, mais emportés par notre élan nous dépassons le pont où l'on devait bifurquer. La route devient très étroite et vertigineuse, sinuant le long d'un Grand Canyon qui, bien que modèle réduit de son grand frère, reste très impressionnant, les couleurs en moins. Tout en bas, le río Grande, mince filet d'eau, permet à toute une végétation de se développer dans un long ruban vert qui suit tout le fond de cette immense faille. Mais un doute s'installe: Valérie a le vertige sur un tabouret, or ils sont venus ici la veille et n'ont à aucun moment évoqué cette route spectaculaire, la plupart du temps sans aucun parapet. Au bord du río, nous arrivons au village de Rio Grande où un panneau précise qu'il est interdit de poursuivre, sauf aux camions et engins de travaux. Peut-être la route est-elle coupée, plus loin. Demi-tour, on s'est probablement trompés... Effectivement, on avait raté la piste avant le pont, en venant de Yerbas Buenas, sur la gauche. Elle démarre assez bien, dans une petite vallée plutôt verdoyante, mais à certains endroits il faut faire attention où on met les pneus... Quelques gués peu profonds, des ânes grisonnants et poussiéreux, des lamas à pompons rouges, le lit de la rivière (plutôt un gros ruisseau) qu'il faut emprunter sur une petite dizaine de mètres, une ferme en surplomb, une croix décorée en plein milieu... On la contourne et on prend à gauche, dans la caillasse. Mais peu après la piste devient meilleure et les couleurs de la vallée se dévoilent d'un coup: verts bleutés, blanc-crème, noirs profonds, orangés, rouges briques... l'appareil crépite... Je trouve une très belle pierre verte avec des inclusions de cristaux brillants que je rapporterai en France.
Pendant cet après-midi, nous refaisons le calcul du prix du séjour en dollars qui nous a été demandé le matin et nous nous rendons compte que le taux nous est complètement défavorable puisque nous payons près de dix euros de plus par jour! De retour au lodge, nous filons donc revoir Carmen qui se trouve dans la maison d'Alain Maury pour reprendre nos dollars et payer en pesos chiliens. J'appelle : « Hola! », il « émerge », c'est du moins ce qu'il nous dit sans même nous regarder, et voyant Carmen qui arrive repart aussitôt. Nous sommes sidérés par ce manque de convivialité, après six nuits passées dans ses lodges, il n'a même pas eu un mot pour nous dire au revoir, sans parler de savoir si ça s'était bien passé. Sa femme, elle, a été égale à elle-même, sèche et désagréable, nous appelant « chicos » sur un ton suffisant.
Nous passons notre dernière soirée ensemble au restaurant, à San Pedro, où nous dégustons un délicieux plat de quinoa suivi d'un dessert (pour Val et Guy un tiramisu, moi une tarte au citron meringuée et Alain une salade fruits frais. Hmmmm...).
Vendredi 28 Journée de transition San Pedro de Atacama - Iquique
Au lodge, nous sommes tous les quatre sur le départ et nous ne voyons toujours personne... Les Maury ont empoché leurs six nuits en espèces (les nôtres, Valérie et Guy ayant payé la veille au soir à l’agence de San Pedro, ce qui leur a valu une facture, contrairement à nous) et n’ont même pas la courtoisie de nous dire au revoir… Val et Guy vont repartir pour Salta via Susques mais attendent que le gros de la troupe des bus soit passé à la douane (ne surtout pas oublier que la douane chilienne ne se trouve pas à la frontière, au paso de Jama, mais à l'entrée du village de San Pedro) où le pic se situe entre 8 heures et 11 heures. Nous nous quittons avec regret, ces quinze jours ont passé comme une flèche. Nous pensons encore et toujours à Françoise et Gérard que nous aurons ratés pendant cette semaine à San Pedro, et qui sont dans une galère noire! Les petites pièces de leur 4 x 4 enfin arrivées de France sont désormais interdites d'accès dans le pays! C'est du grand n'importe quoi étant donné que le 4 x 4 lui-même peut entrer et sortir... En attendant, ils ne seront pas non plus avec nous pour parcourir les pistes des Andes.
Calama. Entrée par le côté jardin mais sortie par le côté cour, après une heure quarante-cinq à tourner dans la ville. Il faut dire qu'en général, au mieux les noms de rues sont indiqués en tout petit, au pire il n'y a rien... Un passage par Copec, la pompe à essence (qui a augmenté de dix pesos du jour au lendemain, elle est passée de 802 pesos à 812 et elle doit encore augmenter la semaine prochaine. Des affichettes « Stop à la taxe sur l'essence! »sont collées sur la vitre arrière des voitures). Une fois repérée la direction de Tocopilla, ouf !, on s’engage sur l'autoroute et… on se retrouve dans la mine de cuivre… la plus grande du monde! ce n'est pas un lieu bien défini mais toute une région!!! Bref, des pick-up de chantier absolument partout, c'est à celui qui ira le plus vite – à droite, à gauche, sur les côtés –, des ronds-points en veux-tu en voilà, c’est infernal, sûrement le week-end qui s'annonce. Quelqu’un finit par nous renseigner, et nous renvoie tout en bas ! Rebelote Calama, avec le même stop interminable... et retour sur les hauteurs, ce qui fait quand même plus ou moins quinze kilomètres d'autoroute à chaque tour de piste...
Enfin sur la bonne route – la première fois, un camion nous avait caché le panneau « Tocopilla » –, le paysage est particulièrement cafardeux. Les kilomètres défilent, le long d'une ligne droite qui se perd dans un horizon incertain. Silence dans la voiture. On ose un « c'est moche », puis « c'est très laid », « c'est hideux » et enfin « c'est cauchemardesque!! ». Sur des centaines de kilomètres, presque jusqu'à Iquique, le salar d’Atacama ne montre pas son meilleur côté. On dirait soit un gigantesque dépôt de ciment, tout est gris et semble recouvert de « gravats », soit une immense décharge à ciel ouvert sur laquelle des milliers de camions auraient déposé leurs chargements, toujours de gravats. Et pour arranger le tout, le désert est hérissé à l’infini de pylônes à haute et moyenne tension. L’idée qu'il faudra refaire tout ce trajet au retour nous comble d’aise... Encore une fois, nous constatons que les cartes ne donnent vraiment pas une bonne idée de la configuration du terrain.
Déception également au passage de la pampa del Tamarugal, pourtant la seule zone arborée du désert d’Atacama qui s’étend sur près de 1000 km du nord au sud, entre le 27e et le 18e degré de latitude Sud. Des arbres épars, des tamarugos (Prosopis tamarugo, famille des Mimosaceae), qui de loin ressemblent un peu à des tamaris, ont eu la constance de pousser dans l’endroit le plus aride du monde. Leur particularité est que la rosée leur fournit suffisamment d’eau pour se développer.
En arrivant sur Iquique, enfin la terre se soulève, toujours aride mais lisse et dorée maintenant. La ville, en contrebas, immense, s'étire le long de la côte entre la moyenne montagne et l'océan Pacifique. Nous mettons bien dix minutes pour descendre la route en lacet qui mène droit dans la circulation d'enfer, là encore.
On finit par trouver les Cabañas Primeras Piedras, juste pour une nuit, tout est pris demain, paraît-il, mais c'est agréable, au-dessus de la mer, avec une petite terrasse sous les palmiers. Je repense à Christine et Hervé qui en avaient eu une le long de la route et n'avaient pas aimé l'endroit.
Il fait plutôt gris, très brumeux, du moins sur la mer, mais quel plaisir d'humidifier nos pauvres bronches desséchées depuis bientôt une semaine.
Samedi 29 D'Iquique à Arica
Bonne nuit, réveillés parfois par des cris de rapaces nocturnes. Du lit on voyait s'agiter les grandes palmes de palmiers et au-delà... la mer. On serait bien restés un jour de plus ici mais tout est complet à partir de ce soir à cause du week-end prolongé de la Toussaint. Un mail à Jean-Charles Dekeyser, le Belge chez qui on a réservé à l’hôtel Bahia Chinchorro, à Arica (l'étape suivante), pour tenter d'avoir une nuit de plus, et il nous répond dans la foulée que c'est d'accord. Mais avant, il va falloir trouver du change...
Nous quittons la table du petit déjeuner, très bon – pâte de coing, jus de pamplemousse fraîchement pressé, œufs, etc. (on verra malheureusement que le retour sera à l’opposé de ce week-end de la Toussaint) –, et partons dans la circulation tout aussi trépidante qu'hier, en ce samedi matin. Les voitures sont à plus de 80 km/h en pleine ville et nous avons plus d'une fois l'impression, tellement elles sont collées au pare-chocs, qu'elles vont finir par grimper sur le coffre !
Une heure d'attente, sur Lynch, au bureau de change qui offre le meilleur taux, 678 pesos pour un euro. Devant et derrière nous, de nombreux Boliviens attendent pour envoyer de l'argent dans leur pays.
Quelle route encore interminaaaaable – mais très belle sur les cent derniers kilomètres –, pour Arica! Le GPS donnait 192 km, puis un bon moment après on aperçoit un panneau : 257 km . Au final nous arriverons cinq heures plus tard, sans s'arrêter ou presque, et en roulant à 90 à peu près tout le temps (pas plus vite à cause de l'essence... On pensait trouver une pompe à Huara, mais ça devait être chez l'habitant).
Nous voici maintenant dans la XVe Région, tout au nord du Chili, où vient mourir le désert d’Atacama, et la route monte, monte, taille son chemin sur le flanc des immenses collines noires ou ocre de la Précordillère, aux pentes à 45 °, aussi lisses que la main. Tout au fond une large vallée, parfaitement plate, au milieu de laquelle sinue le lit d’une rivière à sec et où les hommes ont choisi de s’installer, réussissant à tirer parti du peu d’humidité que recèle le sous-sol pour faire pousser un peu de végétation.
Arica, sur la côte, tout près de la frontière péruvienne. Pas simple de trouver comment arriver au Bahia Hôtel, sur la plage… On rentre dans la ville par l’avenida Diego Portales ; une fois au bout, il faut tourner sur le boulevard Luis Beretta Porcel (contrairement à ce qu’indique la carte de Google, le boulevard est à double sens), puis revenir sur ses pas pour pouvoir emprunter la petite route étroite qui part en contrebas.
* *****
L’hôtel Bahia Chinchorro est très bien placé, sur la plage du même nom. C'est un ensemble de bâtiments blanc et bleu, dispersés au milieu de palmiers particulièrement prisés des cormorans. Au centre trône un vénérable pimiento, ou faux-poivrier (Schinus molle), aux feuilles ressemblant à celles de l'eucalyptus et dont la résine a servi à embaumer nombre de souverains incas.
La propriétaire, Pamela, une jeune femme chilienne, est des plus accueillantes et sympathiques. Son mari, belge, Jean-Charles Dekeyser, lui aussi très aimable, nous donnera plus tard tout un tas de renseignements sur les pistes de Lauca, Surire et Colchane, et sur une autre qui redescend vers l'ouest à partir de Zapahuira, nous déconseillant avec insistance de faire seuls la piste Surire - Colchane. J'ai vu par hasard sur Internet qu'il fait partie de l'équipe de Chile Excepcion (www.chile-excepcion.com/notre-equipe.html ! Lui s'occupe de l'agence Latinor, dans le centre-ville, à un quart d'heure à pied, sur la calle Colon : www.aricaparinacota.travel/fra/13reco_ari_12.htm
Pamela nous montre la chambre en angle, grande, au premier étage, avec un long balcon sur la mer et la baie... ah ! dommage, les mouches sont arrivées avant nous.
Dimanche 30 Arica
Très mauvaise nuit car plusieurs personnes avaient décidé de faire la fête sur la plage, pratiquement en face de l'hôtel, jusqu'au lever du jour. Dès le matin, des passereaux rayés et d'autres rouge sang, des colombes chiliennes aux yeux bleus, un héron bihoreau (Nycticorax nycticorax), avec ses deux belles et longues aigrettes blanches qui lui descendent au milieu du dos et que je ne me serais pas attendue à trouver dans cette région, s'activent dans les hauteurs des palmiers et du gigantesque pimiento. Dans une volière abritée du soleil et du vent, plusieurs perruches aux belles couleurs bleues, vertes ou jaunes passent leur temps à se faire des bises. La mer, elle, a un rythme régulier: elle est totalement calme et tout est silencieux, puis peu à peu un grondement monte, d’immenses rouleaux se forment, s’amplifient et se brisent dans un grand fracas d'écume blanche pendant plusieurs minutes. Et le cycle reprend. Comme plus au sud, à Puerto Aysén ou à Iquique, il y a ici des consignes en cas de tsunami indiquées par de grandes flèches rouges et le mot « Escape» peints sur le bitume.
Nous allons visiter le musée archéologique près de San Miguel de Azapa, à 12 km au sud-est d'Iquique, et ce n’est pas gagné car très mal indiqué… le jeu de piste va durer un certain temps. La route longe par endroits les grandes oliveraies de la vallée d’Azapa – on y cultive l’olive depuis le XVIe siècle –, dont les fruits sont réputés mais que pour notre part nous trouvons trop gros et trop salés.
Les momies d'adultes et d'enfants sont impressionnantes, qu'elles soient couchées ou fléchies selon les époques. La conservation des objets présentés – poteries, outils, tissus d'une finesse inouïe qui rappelle ceux que nous avions vus au musée ethnographique de Vancouver – est exceptionnelle. Une deuxième salle, en face du musée, désertée par les visiteurs bien que consacrée à la culture chinchorro, présente d'autres momies et objets remarquables. Nous avions repéré un restaurant juste en face de l'entrée, qui proposait un menu à 2000 pesos – soit 3 euros! – : une salade mixte, du porc accompagné de purée, un dessert et une boisson, mais voilà qu'il est fermé! Nous restons toujours longtemps dans les musées ou les expositions et il est maintenant 14 h 30, c'est l'heure pour les employés de prendre leur repas... Pas de chance, c'est la première fois que l'on voyait un restaurant si peu cher.
Retour au Bahia Chinchorro, où nous discutons souvent avec Pamela. Le long de la baie, sur la droite, on aperçoit aux jumelles une foule innombrable et des manèges, et nous décidons d’aller voir de plus près. Sur l’eau ou sur la grève, les oiseaux cherchent leur pitance. Un pélican guette le poisson qui aura la malchance de passer dans son champ de vision ; un goéland dominicain – qui ressemble beaucoup à ses deux lointains cousins, le goéland marin (Larus marinus) ou goéland à manteau noir, comme disent les Québécois, et le goéland brun (Larus fuscus) –, lui, a trouvé un mets de choix, mais est tellement préoccupé par l’idée qu’il risque de se le faire chiper qu’il ne prend pas le temps de s’installer quelque part et de le déguster ; un huîtier-pie arpente le sable à grandes enjambées pressées…
La population est en général très jeune, on voit une multitude d'enfants et de jeunes adultes, mais très peu de personnes âgées. L'endroit a un petit air de Venice - à Los Angeles - , avec ses appareils de musculation sur lesquels transpirent essentiellement des Chiliennes. Je repère au passage qu 'il y a la queue à un stand de churros – beignets longs et cylindrique, et je me dis que c’est donc qu’ils doivent être bons…
Il est maintenant près de 19 h 45. Le soleil, se couche derrière le port, mais il y a toujours autant de monde dehors.
Dans le jardin de l’hôtel, les cormorans ont pris leurs quartiers au sommet des palmiers et les urubus à tête rouge (Cathartes aura) – une espèce de vautour dont la particularité est d'avoir un odorat très développé, qualité extrêmement rare chez les oiseaux – sont déjà couchés.
Lundi 31
7 h 30. Je guette les oiseaux dans le viseur du Canon... Le bihoreau fait son nid, les urubus surveillent les alentours, les cormorans vont bientôt partir en mer, les bruants chingolos s'agitent en tous sens sur les pelouses. Il y a peu de pélicans par ici, je n'en ai aperçu qu'un seul hier, et il n'est pas revenu. Sur la mer, les surfeurs s'activent, eux aussi, mais d’une manière différente de ce qu'on peut connaît en France. Tout se fait avec une pagaie double, assis sur la planche jusqu'au dernier moment, puis, une fois debout, la pagaie sert de gouvernail.
Pamela nous a indiqué un grand marché de fruits et légumes en provenance de tout le Chili. A notre habitude, nous tournons et retournons d'un rond-point à l'autre et d'une rue à l'autre avant de le trouver. C'est un marché couvert, ceint de murs, immense, sous son toit tressé qui laisse passer le jour et l'air. On y trouve en abondance des céréales de toute sorte; des courges; des avocats, tomates, oignons; des agrumes, des bananes, des pêches et des fruits locaux dont les chirimoyas et un tas d'autres que l'on ne connaît pas, beaucoup moins chers que tout ce qu'on a pu voir jusqu'à présent. Nous rentrons à l'hôtel chargés comme des baudets, non sans avoir fait un tour à l'hypermarché Lider pour acheter mes chères garapiñadas, appelées ici, dans le Nord, almendra confitada... Je n'ai pas fait de photos, il y avait constamment quelqu'un sous mon nez, et j'ai toujours du mal à photographier les gens que je ne connais pas...
Le soir est tombé, les cormorans ont regagné leur dortoir. Une demi-heure plus tard, du balcon de notre chambre, nous voyons les lumières de la baie. Tout au fond, à gauche, le Pérou se perd dans la brume de mer… Il est 20 h 15.
Mardi 1er novembre D'Arica à Putre
Aujourd'hui c'est la Toussaint. Hier il y avait des fêtes dans les cimetières, mais nous avons préféré ne pas y aller, nous nous serions sentis un peu voyeurs...
Une dernière photo du Bahia Chinchorro avant de partir, une autre de l'urubu qui trône au sommet du pimiento (très bizarre, tout de même, cet oiseau... On dirait qu'il a un masque rouge enfoncé sur la tête. Et quel masque!!...), et le bihoreau mâle que j’ai réussi à repérer, puis nous disons au revoir à Pamela en promettant de nous envoyer des mails. Nous voilà partis dans la direction de Putre mais à la recherche d'un Copec (pompe à essence locale) pour acheter un bidon de 20 litres (9500 pesos vide) en prévision de la piste Putre - Colchane. Il n'y a aucune pompe entre Arica - Putre - Colchane – Pozo Almonte au sud d'Iquique. On a bien aimé Arica (185 000 habitants), moins trépidante qu’Iquique (230 000 habitants), avec un centre-ville piétonnier aux rues étroites et très fréquentées et un nombre incalculable de pharmacies, il y en a à tous les coins de rue !
La route de Putre est tout de suite très belle. Nous longeons une vallée étroite qui bientôt s’élargit, dominée par ce qui ressemble à d'immenses dunes pétrifiées, soit dorées et polies comme des galets, soit de roche et de sable mêlés, au creux desquelles se faufilent un long ruban vert foncé. On y cultive entre autres le maïs, au minimum deux récoltes l'une derrière l'autre. Cette vallée est beaucoup plus fertile que celle qui mène à Arica en venant d’Iquique, on y voit même des vaches ! les premières depuis que nous venons en Amérique du Sud.
La route monte, monte… Et toujours, du fin fond de la Patagonie à l’extrême nord du Chili, les sanctuaires. Tous les 10-20 km, nous nous arrêtons pour déboucher le bidon d'essence, enveloppé dans deux grands sacs-poubelle noirs que nous a donnés Pamela en partant; il gonfle à une vitesse étonnante avec la pression atmosphérique, car nous allons passer du niveau de la mer à 3600 mètres. Le paysage change constamment, avec les volcans en toile de fond. Nous faisons de nombreux arrêts, comme nous l'a conseillé Alain (d'Etigny), buvons de l'infusion de feuilles de coca préparée dans la thermos avant de partir, c'est d'ailleurs assez bon avec du sucre (Valérie, à qui nous l'avons fait goûter à San Pedro, trouvait que ça sentait le gazon ;-)). Nous commençons à voir les premiers cactus candélabres (Browningia candelaris), espacés très régulièrement sur les pentes montagneuses, et ce peu de végétation après cette immensité minérale que nous n'avons pas quittée depuis San Pedro, si l'on excepte les palmiers et les fleurs d'Iquique, nous fait beaucoup de bien. D'ailleurs, plus nous montons, plus la végétation augmente, contrairement à la montagne en France. En fait, sur les hauteurs il y a toujours de l'eau de fonte des neiges et la température reste clémente au moins dans la journée. 3000 m. Dans un virage, en hauteur, le Pukara de Copaquilla, qui date du XIIe siècle mais a été partiellement restauré par l’université de Tarapaca en 1979, comptait 400 pièces... De là, vue vertigineuse sur la gorge au-dessous… A l'horizon, les volcans Nevados de Putre (5825 m) à gauche et Taapaca (5860 m) à droite.
Le spectacle est aussi dans le ciel. La Lune est horizontale ! Pour avoir l’explication : (culturesciencesphysique.ens-lyon.fr/...M_CSP_Ph...)
Les pentes sont maintenant vert bronze au plus loin que porte le regard, constellées de petits arbustes et de cactus; peu après, nous voyons nos premières fleurs, jaunes pour la plupart.
La route escalade les montagnes gigantesques de la Cordillère aux flancs de plus en plus raides, nous sommes maintenant au belvédère au-dessus de Putre.
Verdoyant, niché en haut d'une vallée au pied du grand volcan encore blanc de neige, Putre s’appelle Puxtiri en langue aymara, autrement dit « murmure des eaux », et on comprend pourquoi : un ruisseau dévale une de ses rues pavées d'immenses dalles irrégulières gris clair. Après la sécheresse, nous voici, à 3560 m, dans la végétation et le chant de l’eau… Quelques quebrachos colorados géants, arbres au bois de fer, dont on extrait le tanin, dominent les petites maisons au toit de chaume et, plus bas, les terrasses cultivées vieilles de neuf mille ans... Le Terrace Lodge se trouve non loin de l'entrée, sur la gauche, au 25 Circumvalacion. Les propriétaires italiens sont accueillants et chaleureux, les chambres jolies, décorées avec goût et d'une propreté irréprochable. Les couleurs acidulées jaune et orange de la salle à manger sont accentuées par le soleil qui pénètre à l'intérieur par de grandes baies vitrées. Dans le jardin, des chats jouent au chat et à la souris...
Mercredi 2 Putre (Parc Lauca, Lac Chungará)
Délicieux petit déjeuner: jus de pêche, yaourt à la vanille, fromage de chèvre frais local, deux sortes de pain et de la brioche, beurre et gelée de mûres, céréales, clémentines... Décidément, c'est une excellente adresse. Flavio (nous avons su son nom par Jean-Charles Dekeyser) est parti tôt à Arica et rentrera le soir avec, entre autres, de l'essence pour remplir le réservoir des clients qui en ont besoin.
Aujourd'hui nous partons pour le lac Chungará – considéré comme le plus haut du monde à 4517 mètres –, à une soixantaine de kilomètres par une route que nous pensions goudronnée jusqu'à la frontière bolivienne. Nous prenons dès le départ, juste à la sortie de Putre, une petite piste sur la gauche indiquée « Chungará », en pensant qu’elle doit éviter tous les virages au-dessus du village. Elle passe par la montagne, tourne et vire, monte et descend, se rétrécit, s’élargit… Pas âme qui vive à l’horizon, juste les sommets, et nous dans les cahots et la poussière… Nous n’en voyons pas la fin et nous commençons à nous demander si nous ne nous sommes pas trompés lorsque nous apercevons, juste au-dessus, la route goudronnée.
La lumière est très pure, aucun nuage ne vient la voiler. Nous croisons quelques camions boliviens, doublons quelques camions chiliens... sans nous douter de ce qui nous attend. Un arrêt à Las Cuevas (les grottes), pour nous (ré)habituer à l'altitude après ces trois nuits au bord de la mer. Il fait un froid glacial malgré le ciel bleu, le vent se glisse sous nos polaires et nous transperce jusqu’aux os. Le chemin enjambe un « bofedal », sorte de plaine marécageuse envahie de gros coussins d’herbe entre lesquels glisse toute une faune aviaire. Mais les bofedales, alimentés par l’eau de la fonte des neiges ou l’eau de pluie, sont aussi particulièrement appréciés des vigognes, lamas et alpacas qui viennent brouter là avec gourmandise pendant la saison sèche (de mai à décembre).
Oh oh ! voici nos premières viscaches, sorte de gros lapins à queue de chat angora... entourées de petites boules grises qui courent dans tous les sens et se poursuivent : ce sont les bébés viscaches ! Zut, je n’ai justement pas le bon objectif, il est resté dans la voiture… Les viscaches passent une partie de leur temps à bronzer au soleil, à jouer ou à se toiletter. Après ces tâches épuisantes, elles filent faire la sieste à l'ombre d'un rocher. J’en connais une qui ne se doute pas qu’elle est photographiée… Une vingtaine de mètres plus loin, c’est le domaine des si jolies sarcelles tachetées (Anas flavirostris).
Le chemin, court, un kilomètre et demi, passe au-dessus de la route, longe un étang sur lequel va et vient une mouette des Andes, avec son drôle de masque noir et ses yeux bordés de blanc que, de loin, on croirait bleu clair ; puis il contourne les grottes dont l'ouverture donne sur les étendues couvertes d’ichus, que broutent consciencieusement quelques gracieuses vigognes, et les volcans enneigés (ici, l'horizon est toujours occupé par un ou plusieurs volcans). A l’intérieur, c’est l’heure de la sieste…
Retour à la voiture dans laquelle nous nous engouffrons, toujours aussi transis. Le bâtiment de la Conaf, lui, est fermé (pour tout dire on ne les a pas souvent vus ouverts).
Nous repartons, et débute alors notre calvaire qui durera quasi toute la journée. Les Chiliens ont eu la riche idée de vouloir refaire la route d'un seul bloc jusqu'au lac, soit une petite soixantaine de kilomètres. Nous arrivons sur le premier « desvio » (« déviation », en l'occurrence voie unique. Une cahute, un employé harnaché comme un cosmonaute à cause de la poussière de la piste soulevée par les camions, un panneau « Pare » (« stop »), au dos duquel est inscrit « Siga » (« avancez »). Et l'attente commence... Il fait beau, tout le monde a l'air très relax. Les camionneurs coupent leur moteur, nous aussi, et font le tour de leur camion pour voir si tout est en ordre: bâche, chargement, pneus... Devant nous, une famille bolivienne descend de son pick-up, la mère installe ses trois jeunes enfants sur une couverture tandis que le père sort sa grosse boîte de douilles (pour clé à cliquet) et la renverse devant eux, ce qui s’avère tout de suite un jeu passionnant : il faut ranger chaque douille dans son logement propre. Un quart d'heure passe, vingt minutes, vingt-cinq minutes... les enfants jouent toujours…
Soudain, dans un nuage de poussière, arrivent en face les premiers camions boliviens et pick-up de chantier. La file est interminable… Lorsque tout le monde est enfin passé, nous nous apprêtons à démarrer mais nous avons tout faux ! Le trafic étant plus important en provenance de Bolivie, il faut attendre que les camionneurs chiliens grossissent la file de notre côté… L:-( L'attente se poursuit... et au total durera près de trois quarts d'heure.
Cette fois nous voilà partis pour le lac Chungará – pensons-nous... La piste est mauvaise et par endroits défoncée – tôle très très ondulée, gravier, caillasse et un peu tout ce qu'on veut, y compris une planche cloutée qui n’a pas atterri du « bon » côté, comme les tartines, non, là les clous sont en l’air et on les évite d'extrême justesse. Il faut ajouter les nombreux camions qui roulent comme s’ils étaient sur l’autoroute ou presque, mitraillant généreusement au passage ce qui se trouve à leur portée, et nous obligeant à des écarts constants.
Bientôt nous arrivons au poste des gardes. Les occupants d'un van sont occupés à donner des gâteaux à un lama et à un alpaca... No comment... Nous allons voir le garde de service, car nous avions compris qu'il fallait nous enregistrer; il est en train de lire le journal, affalé sur son siège, et visiblement nous le dérangeons. D’un air excédé, il nous fait un geste de la main pour nous dire de dégager de sous son nez. Très bien... Restons calmes…
Nous continuons notre route sur cette longue et vilaine balafre sillonnée par des centaines de camions et ponctuée de « desvios » où il nous faut encore et toujours attendre… lorsqu’ils sont gardés, car bien souvent il n’y a personne pour assurer la sécurité sur ces portions de sens unique, notamment lorsqu’elles ne sont pas très longues. Aucune berline, aucun 4 x 4, uniquement des pick-up de chantier. J'ai l'œil rivé sur chaque mètre carré à l'avant de la voiture, pour éviter le caillou pointu, le morceau de métal, l'éclat de verre qui pourrait nous faire crever. Et pendant ce temps, à droite et à gauche, les merveilles défilent... Les vigognes ont un poil incomparablement plus beau que leurs cousines de San Pedro. On voit que la table est autrement meilleure ici !
Parinacota a la bonne idée de se trouver à l’écart de la route principale, ce qui nous permet de fuir la poussière – elle s'insinue absolument partout dans la voiture, nous en sommes recouverts, nous en respirons, nous en avalons... – et ces centaines de camions qui foncent vers la Bolivie ou en reviennent. Le village est désert sous le soleil brûlant. Une vieille femme aymara nous interpelle, elle vend des boissons et différentes choses à manger, nous hésitons, à la fois très tentés et réticents, car derrière elle le local est malheureusement d'une saleté repoussante. L'église (du XVIIe siècle, reconstruite au XVIIIe) est comme tant d’autres très belle dans sa simplicité. Blanche, toit de chaume, clocher séparé du corps principal, pierre volcanique rose. Il n'y a pas un chat sur la place ni dans les ruelles adjacentes, comme souvent dans les villages que nous traversons. Pas un chat, pas un chien non plus...
Le ciel se charge de nuages, ce qui ne présage rien de bon pour admirer les eaux émeraude du lac Chungará… Nous rejoignons la piste principale en empruntant un autre chemin et arrivons peu après aux lagunas de Cotacotani. Un petit air de lac Powell, en modèle réduit ;-) L’eau rejoint la Bolivie toute proche et le lac Coipasa, via le río Lauca.
(Lagunes de Cotacotani. A droite le volcan Parinacota (6348 m) et derrière lui le Pomerape (6240 m). Ils forment le volcan complexe Nevados de Payachatas.)
Le lac Chungará est aussi gris que le ciel, au-dessus. Nous cherchons en vain un éclat émeraude, mais peu importe, ses rives sont si belles, dominées par les volcans chapeautés de neige, arpentées par une multitude d’oiseaux, flamants, foulques, mouettes, sarcelles…
Je ne sais pas pourquoi, tout d’un coup, je me demande où sont mes lunettes de soleil. Je cherche, je cherche, on regarde un peu partout dans la voiture, sous les sièges, etc., et je ne peux que constater que j’ai gagné ma journée en les perdant !! Les paroles de l'ophtalmo me reviennent en mémoire: « Par pitié, jamais au soleil sans vos lunettes!! »
Etant donné l’état de la piste et le nombre de camions qui circulent toujours dessus, nous renonçons à aller jusqu’à la frontière bolivienne. Il nous a fallu déjà les trois quarts de la journée pour arriver ici, maintenant il nous faut refaire toute la piste en sens inverse… En repassant devant les lagunes Cotacotani, je m’arrête pour photographier la très étrange azorella compacta et je tombe sur… le repaire des OVNI !
L’azorella compacta, qui pousse entre 3200 m et 5000 m dans ce coin des Andes qui regroupe l’altiplano chilien, bolivien et argentin, est une plante extraordinaire ! Non seulement elle peut vivre jusqu’à trois mille ans ( !!), mais sa pousse est infiniment lente (de un à deux millimètres chaque année). Les fleurs, hermaphrodites, se serrent les unes contre les autres pour garder la chaleur du jour.
Sur le chemin du retour nous reprenons la piste pour Parinacota, au cas où, mais mes lunettes ne sont pas là, il faut que je me fasse une raison.
A un « desvio » non gardé nous nous retrouvons nez à nez avec un camion, à un autre, avec un pick-up !!
Nous rentrons, exténués, au Terrace Lodge...
Jeudi 3 De Putre au salar de Surire Du salar de Surire à Colchane
Nous dégustons une nouvelle fois le petit déjeuner, préparons nos affaires, puis Flavio complète le réservoir d'essence avec trente-deux litres et demi. Tout le monde nous ayant déconseillé de prendre la piste en berline, nous posons une fois encore la question au cas où il aurait la bonne idée de nous rassurer, en précisant qu'on a l'habitude des pistes, même en berline... Il regarde la voiture, s'exclame avec un sourire « Ah, c'est une Fiat! » (il est italien), vérifie la garde au sol et nous dit « Pas de problème, en faisant attention vous pouvez aller jusqu'à Colchane ». Ouf! Avec le bidon de dix-huit litres acheté à Arica, nous voilà parés pour rejoindre Iquique via les 230 km de piste de l'altiplano qui mènent à Colchane. Avant de payer, je lui raconte que la veille j'ai perdu mes lunettes de soleil, il part, et revient peu après avec une paire que des clients ont oubliée. Quelle chance! Elles vont bien me dépanner. Nous quittons avec regret le Terrace Lodge et ses propriétaires si accueillants.
La piste démarre sur celle de Chungará, à l'endroit du premier « desvio », sur la droite. Plutôt que de faire la queue une demi-heure, Alain va demander à l'employé responsable du passage si l'on peut doubler la file pour partir sur Surire. Il est d'accord. Nous laissons tout le monde derrière nous et filons sur cette belle piste presque déserte.
L'air est d'une transparence que nous n'avons jamais vue nulle part. Au loin, les cônes sombres des volcans accrochent un cordon de nuages. Les vigognes aux grands yeux noirs broutent avec délicatesse une herbe invisible entre les touffes d’ichus ou celle des « bofedales », en compagnie parfois de lamas ou d'alpacas. Seule ombre au tableau, la poussière de la piste qui, comme hier – les camions en moins –, est omniprésente, pénètre absolument partout dans la voiture et me fait craindre pour le boîtier et les objectifs. Mais le paysage constamment magnifique fait passer ces désagréments. Tiens, quand on parle du loup... voilà justement un camion qui traîne son long voile ocre derrière lui...
L’horizon est dominé depuis un bon moment par le volcan Guallatire (de l'aymara wallatiri : « lugar de guallatas », autrement dit « lieu des ouettes des Andes ») et son cône coincé entre deux mamelons, qui lance droit vers le ciel un nuage de vapeur et de gaz. C'est un des volcans les plus actifs du nord du Chili, dont la dernière éruption date de 1960. Caché derrière lui, le stratovolcan Acotango (6052 m) qui, avec l'Elena Capurata (5990 m) et l'Umarata (5746 m), forme le volcan complexe bolivien Nevados de Quimsachata. Les Aymaras les appellent les Trois Sœurs (Quimsa = trois). Nous qui aimons particulièrement les volcans, nous sommes comblés.
Sous l’immense volcan, bien exposé en cas d’éruption, le petit village de Guallatire, balayé par le vent, silencieux et désert. Personne du côté de la maison des gardes, c’est l’heure du repas. Nous ralentissons en passant, histoire de voir si quelqu’un va sortir, puis nous partons nous garer près de l’église. Elle est simple et belle, mais fermée, encore une fois… Un projet de restauration est en cours. Le problème de ces églises, c’est que les villages sont peu à peu désertés et qu’elles finissent par tomber en ruine.
Au-dessous, un bofedal suit les boucles du río Lauca, la vallée est verdoyante et fait les délices d’un troupeau de lamas et d’alpacas. Il est parfois très difficile de savoir si ce sont les uns ou les autres, et pourtant ils ne se ressemblent pas. Mais les croisements entre un lama mâle et un alpaca femelle donnent les huarizos, ce qui explique certainement la difficulté à en différencier certains.
Nous reprenons la piste sans avoir vu âme qui vive… Nous sommes toujours à 4200 m. Par moments, le paysage change radicalement , la végétation disparaît, seul l'ichu s'ancre dans le sable et la pierre, résiste et s'arc-boute sous les assauts du vent, essaime vers les sommets.
Il y a de longues parties de tôle ondulée sur lesquelles il faut accélérer, comme sur les pistes de Patagonie ou la Ruta 40, si l'on veut arriver autrement qu'en pièces détachées à Surire. On nous avait dit que la piste était parfaitement indiquée pour le salar (seul Alain d'Etigny nous avait prévenus qu'il fallait faire attention parce qu'il y avait peu d’indications), or jamais aucun panneau ne le mentionne, ce qui promet pour Colchane...
Aidés du GPS, nous finissons subitement par l'apercevoir, dans toute sa blancheur. Une brume de sel court à la surface... Et puis, un peu plus loin, nous distinguons au centre de gros camions qui vont et viennent, et d'immenses tas de sel de borax ainsi que de nombreux bâtiments sur sa berge. Nous pensons arriver dans un environnement complètement sauvage... Le sud du salar n'est pas exploité et retrouve une vie animale.
Les trois espèces de flamants cohabitent ici. Par contre nous ne voyons pas la plume d'un seul nandu ou suri, qui ont donné son nom au salar. Ce n'est sans doute pas la bonne saison. Dommage...
A l'extrémité est, nous apercevons deux ou trois baraques dont celle des carabineros à qui nous allons demander l'état de la piste pour Colchane – en espérant qu'ils seront plus aimables que celui de la piste pour Chungará –, et le refuge de la Conaf (qui « gère » le parc, ou plutôt le refuge). Mais une fois sur place, tout est fermé : le refuge on le savait, mais il n'y a pas plus de carabineros pour nous renseigner que de beurre en broche. Seuls deux ou trois Indiens s'affairent autour d'une estafette. L’un d'eux nous indique que faire et ne pas faire en nous disant: « Houlaaa, c'est la première fois que vous allez faire cette piste?! » avec un air plus que dubitatif. Voilà qui n'est pas fait pour me rassurer. Ce n'est pas la piste qui m'inquiète, mais l'idée de se perdre et de passer la nuit dans la voiture, sans duvet, à – 10 ou – 15 °. La carte ne lui dit rien, sans doute ne sait-il pas lire, et il nous conseille de nous diriger droit sur les montagnes en face.
Le long de la rive, un peu plus loin en contrebas, on aperçoit des vigognes et des flamants aux longues pattes graciles qui se reflètent dans l'eau sombre. Le temps que je sorte de la voiture avec mille précautions, les vigognes s'enfuient dans le moutonnement de sel et d’herbe blonde.
Nous pique-niquons avec les délicieuses boîtes de « La Belle-Iloise » offertes par Françoise, mais je reste anxieuse, tandis qu'Alain, qui n'a jamais peur de rien, est particulièrement relax. A 15 heures, nous partons pour la dernière partie de cette journée qui a été si difficile à préparer jusqu'au dernier moment. Les avis étaient quasi unanimes sur la difficulté de la faire en berline – le dernier étant celui de l'Indien qui nous a renseignés à côté du refuge –, voire même simplement parce que s'il nous arrivait quelque chose, personne ne passerait par là et que les conséquences pourraient alors être catastrophiques.
Les pistes se croisent et se recroisent, et lorsqu'il y a un panneau il mentionne des noms de village non indiqués sur nos cartes. Quant au GPS (un Oregon 400t), il veut obstinément nous envoyer sur la droite, au milieu des bofedales, parallèlement à la piste… Malgré cela, la piste est étroite mais relativement bonne, voire très bonne, bien que très sableuse par endroits. Quelques coups de volant « cisaillés » et ça passe sans problème. 4200 m, 4300 m, l'air est toujours aussi pur et le ciel aussi bleu. Sur les pentes, l’azorella veloutée est reine, une très vieille reine sans doute, si l’on en juge à sa taille, étant donné qu’elle ne pousse que de un à deux millimètres par an.
Sur l’atiplano, le feu et l’eau se mêlent constamment. Les bofedales sinuent en suivant le lit des ruisseaux, dominés par les volcans, sur les flancs desquels les dernières coulées de laves ont laissé des traces laiteuses ou cuivrées.
Aucun être humain, homme ou animal, dans ce silence presque palpable, qui pèse plus lourd qu'ailleurs... Jamais l'impression de solitude n'a été aussi grande.
Nous passons un gué un peu délicat, puis un second. Plus loin, dans un autre virage en descente, il faut aller repérer le terrain de près pour calculer ou poser les pneus. Les petits villages abandonnés se succèdent, les murs d'adobe sont encore debout mais les toits n'existent plus depuis longtemps, excepté celui de l'église. Curieusement, lorsqu'ils sont habités, les villages sont tout aussi déserts.
Nous quittons les sommets pour redescendre sur un haut plateau en espérant apercevoir Colchane. Mais non, nous ne voyons « rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie »… heureusement Barbe-Bleue n’est pas dans les parages. La piste file droit devant ou plonge dans un virage serré, toujours caillouteux, voire rocheux. Nous arrivons à Isluga surmonté par le volcan du même nom, village pratiquement désert, excepté lors de la fête de saint Thomas, le 21 décembre. Les communautés se rassemblent alors, viennent même ceux qui ont quitté l’altiplano pour les villes côtières. Une ou deux photos de l’église, et nous repartons pour Colchane, à dix kilomètres de là, car nous avons hâte d'être arrivés.
Les maisons de Colchane – localité qui date des années 70, autant dire d’hier – sont dispersées le long d'une large route rectiligne à l’américaine, perdue au milieu des cactus de l’altiplano aymara, sur laquelle nous trouvons la grande bâtisse bleu et bordeaux de l'hôtel Isluga.
Il est étonnant de voir que la cour ou l’enclos que chaque maison a sur l’arrière est fermé par une haute palissade de bois ou bien, comme à l’hôtel, par des bâtiments en dur et une immense porte à deux battants. C’est là, au milieu des poules et de toutes sortes de choses, que nous garerons la voiture, le plus près du mur et collée à la précédente, comme dans un ferry, guidé par un jeune Indien. La Bolivie est à un jet de pierre – au bout d’une immense avenue bordée d’une multitude de lampadaires d’autoroute, totalement incongrus dans le décor –, et ceci explique sans doute cela.
La chambre est belle et grande et, pour la première fois, il y a même du shampoing...
********** Seconde partie ********************
De Colchane à Buenos Aires
La version avec photos est visible ici:carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique
Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…
On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.
Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.
Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.
Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...
Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.
Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.
Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama
Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...
Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).
Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.
Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !
Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.
A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.
Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.
Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.
Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!
De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :
« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)
San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.
J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).
L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.
Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).
Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)
Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.
Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.
De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.
Les panneaux sont en général très instructifs…
Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...
Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.
La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.
A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.
Le soir, retour à La Casona.
Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama
Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.
A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.
A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.
En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !
Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.
Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...
J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.
Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.
En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.
Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !
A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…
Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.
Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...
Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...
Mardi 8 De la puna à Salta
En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.
Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !
La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.
Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…
A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).
Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!
L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J
Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.
Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!
A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.
Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes
Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.
La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!
La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.
La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).
Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.
Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.
Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!
Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.
Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).
Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)
Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.
Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.
Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...
Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.
Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.
Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)
Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.
La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).
Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.
Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.
De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.
San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…
Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.
Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes
Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.
A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.
Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.
Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.
A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...
Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.
Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas
Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.
Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.
Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.
Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.
Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.
Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.
Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.
Lundi 14 Salta - Buenos Aires
Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.
Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)
Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.
Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.
Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...
Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)
Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.
Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.
Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (uneaventureenfamille.over-blog.com/).
Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires
Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.
Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !
Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…
Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.
En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!
Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.
Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.
Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.
Mercredi 16
Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.
Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...
(Renseignements)
Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.
Bon voyage...
Je tiens à remercier tout particulièrement Krikri; ses conseils, ses infos, ses bonnes adresses, son carnet (voyageforum.com/...ost=4334158;#4334158) nous ont été très précieux dans la préparation de ce voyage.
********** Première partie ********************
De Buenos Aires à Colchane
La version avec photos est visible ici:
carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Jeudi 13 octobre
Treize heures trente de vol entre Paris et Buenos Aires qui se terminent par un atterrissage kangourou. Le pilote a fait dans l'original: plusieurs bonds successifs après avoir heurté violemment le tarmac, puis l'avion s'est mis à tanguer de plus en plus fort à droite, à gauche, à droite, à gauche... hmmmm... il y a mieux pour retrouver le plancher des vaches...
Le chauffeur du remis nous attend, très sympa, nous changeons vite fait une partie de nos euros à la Banco de la nación argentina à un bon taux (5,73 pesos pour un euro) et trois quarts d'heure plus tard nous arrivons à La Querencia, chez Yann. Il est sympathique et chaleureux, la chambre, en duplex, est jolie, ocre et bleu lavande, nous la partagerons dimanche soir avec Valérie et Guy qui arriveront de Bruxelles.
Je prends l'ancien compact de Loïc, le Sony Cybershot DSC-T5 (bien que j’aie le plus grand mal à photographier sans viseur, le bras tendu), et nous ressortons assez vite pour San Telmo et le parc Lezama qui nous avait tant plu en novembre dernier. C'est là que Buenos Aires aurait pris naissance en1536, avec les premières maisons d'adobe construites par Pedro de Mendoza. Il y a moins d'herbe, cette année, c'est normal car nous sommes au début du printemps, moins de perruches vertes aussi (des conures de Patagonie), mais certaines, plus précoces, ont commencé à faire leur gros nid rond. Elles traversent le ciel à la vitesse de l'éclair, en lançant des cris stridents.
Le soir, nous dînons sur Entre Ríos, à quatre blocs de La Querencia, dans un restaurant de quartier immense, le Castel Nuevo. Une vingtaine de mètres avant l’entrée, nous passons devant une boucherie… poissonnerie, à dégoûter n’importe qui de manger du poisson pour le restant de ses jours. Ceux qui sont exposés en vitrine, énormes, sont quasi en décomposition, l’odeur est épouvantable. Nous espérons que le restaurant ne se fournit pas là. A l’intérieur du Castel, il n’y a apparemment que des habitués, pas un seul voyageur de passage à part nous. La cuisine est simple, mais bonne et peu chère. La salle se remplit peu à peu tandis qu’au-dehors une bande de jeunes passent leur temps à scruter l’intérieur. Ils rentrent et sortent, font des va-et-vient, se démanchent le cou pour apercevoir on ne sait quoi dans le fond de la salle. Nous ne comprenons pas leur manège. En fait, Yann nous dira qu’ils sont là en attendant qu’on fasse appel à eux pour livrer des plats à domicile. Un des nombreux petits boulots de Buenos Aires. En patientant, ils boivent à tour de rôle du Coca en bouteilles de deux litres, si c’est bien du Coca…
Vendredi 14 Buenos Aires (San Telmo et le Microcentro)
Nous prenons notre temps pour déguster les délicieux petits pains du déjeuner et parler un peu avec Yann, qui est toujours disponible pour nous renseigner et nous conseiller. Au programme de la journée, trouver un maillot de foot argentin pour Loïc le matin, puis l'après-midi crapahuter dans San Telmo, et aller dans certaines librairies qu'avait repérées Alain sur Internet. Pour aller à Lavalle (prononcer Lavache, ce qui donne cache Lavache avec la prononciation à l'argentine; plus simplement, en français : rue Lavalle), une des rues très commerçantes du centre avec Florida où nous finirons par trouver le fameux maillot « extérieur » de l’équipe de football argentine, nous prenons le métro. Il fait un bruit d'enfer, surtout que sur le quai sont accrochées une ou deux télévisions qui diffusent de la musique plein pot. A l'intérieur des wagons, seules deux barres pour s'accrocher courent de chaque côté, en hauteur. Dans les courbes, il y a comme une houle, un grand mouvement d'ensemble vers la gauche..., puis vers la droite... Tous les passagers ont le pied assuré, personne ne perd l'équilibre ni ne tombe. Quant aux quais, eux, ils ne sont jamais du même côté...
Nous mangeons une ou deux bananes en repartant pour San Telmo. En passant devant une librairie, un titre attire notre attention. Je le prends en photo et l’enverrai à Loïc en lui disant qu’on n’a pas trouvé son maillot mais qu’à la place nous lui avons pris ce livre de cuisine (il est excellent cuisinier amateur) qui nous a paru très bien… ;-) J))
En novembre dernier, les jacarandas à la floraison bleu-violet intense de l’avenida 9 de Julio, « avenue la plus large au monde », pas moins de 140 m et 18 voies de circulation, à deux pas de La Querencia, étaient en fleur, c’était une splendeur, mais cette année nous arrivons trop tôt. En compensation, nous avons droit à une explosion de fleurs rose vif, également magnifiques, celles des lapachos (Tabebuia impetiginosa), arbres sacrés des Incas parés de mille vertus.
En traversant l’avenida 9 de Julio, au croisement de Carlos Calvo, ce sont les palos borrachos – « bois ivres » – (Chorisia speciosa) qui nous retiennent sous leurs branches, totalement fascinés. Comment sommes-nous passés à côté l’hiver dernier ? Le tronc de l’arbre ressemble plus ou moins à celui d’un baobab (ou à une bouteille de chianti), mais avec des épines larges et épaisses, coniques, très impressionnantes, et sous ses branches pendent des bogues qui ressemblent vaguement à des fèves de cacao, mêlées à de grosses boules de coton blanc. Ce sont les perroquets (conures) qui se chargent d’ouvrir les bogues pour manger les graines et libèrent ainsi le coton.
Nous partons au croisement de Chile et Defensa, toujours dans San Telmo, chercher Mafalda, pour la mettre en boîte et la montrer en avant-première à Valérie, vraie fan de la petite fille créée par Quino. La voici, spécialement pour toi, Val ! J
Puis nous rentrons tranquillement à La Querencia.
Samedi 15 Buenos Aires (Palermo Viejo, le marché de San Telmo et Puerto Madero)
Nous avons rendez-vous avec Alain (d’Etigny), d’Argentina Excepción et Chile Excepción, mais il a à peine le temps de nous donner une carte détaillée de la région de San Pedro et une autre du parc Lauca, plus un guide du réseau routier du Nord chilien, qu’une collaboratrice lui passe un appel urgent en provenance de l’aéroport – un avion a atterri plus tôt que prévu ce qui est pour le moins exceptionnel ici –, l’obligeant à sauter de toute urgence dans un taxi pour rejoindre ses clients. Nous nous quittons à regret et partons alors par les petites rues au Jardin botanique.
Palermo Viejo, par cette matinée de samedi ensoleillée, a beaucoup de charme. Le bruit et l’agitation de l'avenida 9 de Julio sont bien loin derrière nous. Ici, peu de voitures, des maisons basses, des arbres en fleur – apparemment des acacias – qui embaument l'air d'un parfum délicieux, des terrasses de café... Nous nous arrêtons pour boire un thé à Crack Up, sur Costa-Rica, un petit café-librairie. Il fait bon, le soleil est doux. C'est un quartier dit « branché », mais des « branchés » de ce genre, on en ferait bien notre ordinaire. Sur la place Cortazar et dans les rues autour, des vendeurs de bijoux, de fruits et légumes et d'un peu tout ce qu'on veut.
Le Jardin botanique est très vert, des bosquets fleuris en pagaille et au milieu des chats de toutes les couleurs, on aperçoit même un colibri. Le soleil est maintenant très chaud, ce qui nous oblige à trouver un banc à l'ombre pour profiter du calme de l'endroit. La serre est fermée, dommage, de même que l'entrée de la station de métro Independencia, lorsque nous repartons, alors que les gens affluent en masse pour aller soit au zoo, soit au jardin.
Une visite au museo Xul Solar (pseudonyme du peintre, sculpteur, mais aussi écrivain, mathématicien, musicien... Oscar Agustín Alejandro Schulz Solari, 1887-1963) – sur Laprida –, coloriste extraordinaire, mais malheureusement nous trouvons que le graphisme et les sujets ne suivent pas. Par contre le musée lui-même a une architecture pour le moins originale et des plus réussies, à multiples niveaux, ouvertures sur le ciel, coins et recoins, que l'on ne soupçonne absolument pas de l'extérieur.
Bien que sur les rotules à cause de la chaleur et de la circulation incessante sur l’avenida Santa Fe, nous redescendons jusqu’à la librairie El Ateneo que nous a recommandée Yann. Elle est gigantesque car située dans l’ancien théâtre El Ateneo, qui a gardé ses dorures , ses loges et sa scène. Création, en 1919, de Max Glucksman, il fut reconverti, une décennie plus tard en cinéma puis, en 2000, en librairie. La moitié des gens qui se trouvent à l’intérieur viennent pour prendre des photos, ce qui est particulièrement compliqué étant donné la foule. D’ailleurs je les rate toutes.
Dimanche 16
Val et Guy sont arrivés ce matin sans problème sous un ciel sans nuages.
Nous partons du côté des docks, en passant auparavant par l'immense marché aux puces de San Telmo. Toutes les rues adjacentes à la place Dorego sont envahies par la foule. Montreur de marionnettes, guitaristes, pirate des Caraïbes, faux Carlos Gardel, vendeurs d'empanadas, tango sur la place - mais pas vraiment sexy, c'est plutôt papie et mamie qui ont rechaussé les crampons... Puis la danseuse s’assoit sur une chaise pour se reposer et une plus jeune la remplace.
Plus loin, nous restons un moment à écouter un duo de guitaristes, Nelson Piazza & Elio Gerardi, de Guitarrasfussion, du « swing porteño » pas mal du tout, et nous finissons par leur acheter leur CD . Un homme s’est mis à danser…
Le río de la Plata, sur lequel glissent quelques « avironnistes », est d'une couleur verdâtre-marronnasse et le ciel définitivement gris – un gris bizarre, un peu jaune –, contrairement à ce qui était annoncé à la météo. Où est donc passé le soleil? Nous le saurons plus tard... En attendant, c'est raté pour les photos, tout est noyé dans une brume opaque... Val et Guy partent vers la plaza de Mayo tandis que nous retournons sur San Telmo.
Arrivés à La Querencia, Yann nous annonce qu'Aeroparque, l'aéroport des lignes intérieures, est fermé jusqu'à ce soir 18 heures, à cause des cendres du volcan chilien Puyehue qui perturbent l'espace aérien. Nous voilà frais! Nous devons prendre l'avion pour Salta demain à 13 h 45, nos réservations sont faites pour les prochains jours, les voitures nous attendront à l'aéroport et ici, à La Querencia, tout est déjà complet! Pour clore le tout, nous apprenons que Gérard et Françoise sont complètement coincés avec la panne de leur 4 x 4, et que les pièces qu'ils attendent de France ne partiront que jeudi 22, jour où nous devions nous voir sur San Pedro! Nous suivons sur Internet l'évolution de la situation. Il semblerait que ce ne soit pas le volcan lui-même qui ait eu un nouveau sursaut mais les vents violents de Patagonie qui aient soulevé les cendres tombées au sol et dont la couche atteint, par endroits, vingt centimètres. Pour l'instant, le vent d'Ouest a installé tout le monde ce matin au-dessus de Buenos Aires. D'heure en heure, les chances d'avoir notre vol diminuent... Lorsque nous nous couchons, tous les vols des deux aéroports, Ezeiza pour l'international et Aeroparque pour les lignes intérieures, sont annulés...
Lundi 17
Dès 8 heures, nous regardons le dernier point qui vient d'être fait sur le site de LAN. Le LA4112 est toujours cancelado, c'est-à-dire annulé. Flûte alors! Mais si nous ne pouvons partir, nous aurons au moins la possibilité de rester chez Yann car la famille qui devait prendre notre chambre est bloquée à Roissy, British Airways, comme Air France, ayant annulé les vols. Seule Lufthansa a fait décoller ses avions, ce qui n'est pas un bon point pour la sécurité. Les cendres volcaniques – à ne pas comparer aux cendres de bois – sont riches en silice. A haute température elles fondent et se transforment en verre, endommageant les réacteurs.
Nous contactons Argentina Excepción (argentina-excepcion.com), car nous avons cette fois encore loué la voiture chez eux, et Baudoin nous conseille d'aller tout de même à l'aéroport, pour essayer de prendre le premier vol qui partira. Nous quittons à regret La Querencia et Yann. Les remises viennent nous chercher, et nous déposent un peu plus tard au milieu d'une cohue inimaginable! Une bonne dizaine de caméras de télévision sont braquées sur les files de voyageurs encombrés de bagages qui espèrent encore pouvoir décoller. Il est difficile d'avoir des infos fiables, aussi nous commençons à faire la queue à un endroit, puis une demi-heure plus tard l'abandonnons pour réfléchir à la situation. Je rappelle Baudoin, qui me dit d'aller au comptoir LAN pour régulariser la situation car sinon nous perdrons notre vol retour. La queue, là aussi, est sans fin mais nous prenons notre mal en patience et tandis que Val et Alain se font interviewer en anglais pour une radio, je reste avec Guy. Grâce à son anglais plus que fluent nous réussissons à nous faire rembourser les billets aller (enfin, il nous faudra contacter Opodo et ce n'est peut-être pas gagné... ) et LAN en profite pour nous changer une énième fois l'horaire du vol retour. Mais la mauvaise nouvelle c'est que demain tous les vols sont complets et rien n’est assuré pour les jours suivants, si le nuage se dissipe!
Notre décision est prise: nous partirons en bus ce soir même pour Salta. Nous voici donc en route pour Retiro et le terminal de bus, qui est immense et aussi bruyant qu'Aeroparque. Baudoin nous a conseillé quelques compagnies, Andesmar, Balut, Almirante... On nous dit qu'Andesmar ne dessert pas le Noroeste, on se demande pourquoi puisque nous verrons des bus vers Salta. Nous comparons Flecha Bus dont Val et Guy avaient entendu parler, et Balut, et choisissons cette dernière. Pour 555 pesos nous aurons un cama, appelée aussi suite, c'est-à-dire un siège plus que confortable, dont l'inclinaison est à 180°. En attendant, il nous faut attendre 20 heures et le voyage durera... vingt heures! Nous nous asseyons à une table d’une cafétéria du terminal et je mange les pires empanadas con carne (à la viande) qui soient! Le cuisto y est aussi pour quelque chose... cra-cra de la tête aux pieds, les doigts dans le nez, dans les oreilles, dans les marmites, berk!... Enfin, à 20 heures, nous montons dans le bus qui n'est composé que de « suites platinium », comme c'est indiqué sur la carrosserie. On dirait les classes affaires d'un avion: sièges larges et inclinables à 180°, écran individuel avec des films en veux-tu en voilà. Par contre, le repas pris dans le bus est carrément infect, un gros paquet de ronron avec du riz à moitié cru bien que farineux et pas salé…
La nuit est déjà tombée et nous ne tardons pas à nous installer pour la nuit.
Mardi 18 Salta la Linda
Hier soir tard, nous avons traversé Rosario, ville immense, on ne finissait pas de tourner et de retourner dans une mutltitude de rues, le bus frôlait les branches des arbres. Quelquefois, je me réveillais et voyais que même sur les lignes droites désertes le chauffeur roulait à allure modérée, alors que les Flecha Bus nous dépassaient en trombe. Je préférais être avec Balnut…
Le soleil se lève sur un paysage très plat, herbe rase, bosquets, Bottle Brushes flamboyants, jacarandas bleu mauve, une multitude d'oiseaux et d'espèces végétales inconnus. Par moments, quelques chevaux ou chèvres étiques... Les heures passent, entre thé et somnolence... A midi, tout le monde descend manger un repas « incluido », donc inclus dans le prix du billet, « en trente minutes », dans un parador (rien à voir avec les paradors espagnols, ici ce sont plutôt des routiers). Poulet purée, très bon, d'ailleurs la purée est excellente apparemment en Argentine. Nous sommes à Metan, à environ 140 km de Salta. Finalement, les 1500 km auront passé relativement vite. Les chauffeurs n'auront jamais fait d'imprudence, le bus qui contient déjà peu de places est à moitié vide.
Nous arrivons enfin à Salta, 535 000 habitants, au pied (à 1200 m d'altitude) de la Cordillère des Andes. Deux personnes de NOA nous attendent avec les voitures de location. Les formalités expédiées, nous partons pour l'hôtel-boutique Bonarda, réservé depuis l'aéroport quand nous avons appris que notre vol était annulé et que nous allions rater l'Antiguo Convento (avec lequel nous avons pourtant échangé pas moins de vingt-cinq mails de confirmation, reconfirmation, avec Carlos, Simon, Nicolas, Juan Eduardo, Darío, Gonzalo, Carlos, Nicolas, Darío... oups!... A la fin, Alain s'est énervé en leur disant qu'il avait déjà confirmé de nombreuses fois et qu'il ne voyait pas ce qu'il pouvait faire de plus. Devait-il envoyer un mail de confirmation chaque jour jusqu'à notre arrivée??? Et voilà que le volcan s'en mêle et nous fait rater notre première nuit à Salta!! ;-) (Mais nous y passerons deux autres fois et nous constaterons que toute la bande de jeunes est extrêmement aimable et serviable – quoiqu'un poil angoissée :-)
L'hôtel est bien noté sur le Routard mais les enquêteurs ont dû zapper nos chambres. La nôtre n'a pas de fenêtre excepté un fenestrou, elle donne directement sur la réception, c'est-à-dire que la porte est à deux mètres du comptoir, les murs gris ciment cloquent de tous les côtés, l'ampoule misérable au plafond achève de la faire ressembler à un cachot... Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau au robinet d'eau chaude, « problème de compresseur », paraît-il. Trois fois je me déshabille pour prendre une douche et me rhabille sans l'avoir prise... Nous décidons de partir nous balader dans Salta en attendant l'ouverture de Doña Salta, un restaurant que Valérie et Guy ont vu vanté par le Michelin et le Routard. Les rues sont relativement étroites, ce qui n’empêche pas les voitures de rouler en trombe en ne laissant absolument jamais passer les piétons ! Nous n’avons encore jamais vu ça. Qu’il y ait des enfants ou non, peu importe, la voiture est reine et le piéton quantité négligeable… La lumière qui tombe ravive les tons rouge et or de l’église San Francisco et du temple, dont la construction, entamée au XVIe siècle, ne s’achèvera qu’au XIXe, après deux incendies au XVIIe et plusieurs modifications et rénovations successives.
La calle Caseros, sur laquelle se trouve l’église San Francisco, mène tout droit à la plaza 9 de Julio, place centrale de Salta, bondée à cette heure-ci. Je fais un saut dans la cathédrale avec Val et Guy tandis qu’Alain s’attarde à l’extérieur.
Dehors, la nuit tombe déjà…
Au centre de la place, trône la statue du général d’origine espagnole Juan Antonio Álvares de Arenales (1770-1831), arrivé à Buenos Aires à l’âge de quatorze ans. Il participa à l’indépendance de l’Argentine et du Pérou, puis fut nommé gouverneur de Salta en 1883.
Il fait tout à fait nuit, maintenant, il est 20 h 30, une dernière photo sur la façade illuminée de la cathédrale et nous partons dîner au Doña Salta qui va se révéer excellent ! Les empanadas, tamales, humitas sont un régal. Et l'épais « bif de chorizo » qu'ont commandé Valérie et Guy également. Au moment de payer, ils nous font la surprise de nous inviter pour nous remercier de leur avoir permis de faire ce voyage! J Un dernier clic en repassant devant l'église San Francisco (comme pour la cathédrale, le style baroque ressort encore plus avec les illuminations)...
De retour à notre chambre, nous avons droit à la discussion animée du jeune qui est à l'accueil et de celui qui va prendre la relève, lequel continue ensuite avec deux de ses copines qui rient aux éclats jusqu’à 1 heure du matin ! Je me montre une fois ou deux fois au fenestrou, l’air furieux, une des filles me regarde mais on dirait que je suis transparente…
Mercredi 19 De Salta à Humahuaca, via Purmamarca, Tilcara, Uquía
Le lit, heureusement très bon, et le petit déjeuner buffet, excellent, rachètent un peu le reste de cet hôtel-boutique. Ce matin le ciel est couvert sur Salta et il pleuviote, il ne manquait plus que ça... Nous suivons Guy pour aller au Carrefour faire des courses en prévision de San Pedro de Atacama, puis pour sortir de la ville en direction de Purmamarca par la route n° 9, plus longue mais paraît-il beaucoup plus belle. Elle est étroite et sinueuse, peu empruntée sauf au début. Jusqu'à San Salvador de Jujuy (prononcer Rourouille), tout est très vert, c'est étonnant et pas vraiment dépaysant. Peu à peu la végétation devient exubérante, et on passe de la Normandie à la forêt tropicale, avec des arbres gigantesques colonisés par des plantes épiphytes.
De l'extrême Sud au nord de l'Argentine, les sanctuaires dédiés à El Gauchito Gil sont présents au bord des routes et des pistes, même les plus isolées. Nous en avons longtemps cherché la signification, et je l'ai trouvée ici: www.argentina-excepcion.com/...task=view&id...
Nous laissons Val et Guy filer sur Purmamarca tandis que nous faisons un détour par Jujuy pour changer des euros en pesos chiliens. Mauvaise idée… nous tournons en rond entre les rues piétonnes et les sens interdits, c’est infernal. Les gens nous donnent des indications comme si on était à pied, c'est toujours tout près, oui, mais dans le mauvais sens et sans pouvoir se garer nulle part. Au bout de vingt minutes nous repartons, bredouilles, sur la route luisante de pluie et bordée de montagnes qui ont toutes la tête dans les nuages.
Le village de Purmamarca est comme tous les autres, construit en adobe. Dans le Nord-Ouest argentin, la population d'origine indienne est largement majoritaire, bien que les Argentins estiment qu'il n'y a que 1,4 % d'Indiens dans leur pays... Pourtant, il suffit de traverser JuJuy et tous les villages de la quebrada de Humahuaca pour se faire une opinion sur le sujet.
Malgré le temps maussade, le « Cerro de los Siete Colores » est superbe, encastré dans sa gangue de roche sombre, avec un petit quelque chose de la Cottonwood Canyon Road, en Utah. Les touristes ont la bonne idée de rester à l'intérieur du village pour faire le tour des boutiques d'artisanat, ce qui fait que nous l'avons pour nous tout seuls.
Cet endroit est vraiment extraordinaire, chaque couleur est le témoin d'une époque particulière. D'après le site www.ventdefolie.net/...ne/11purmamarca.html:
1. Les roches grises, vert foncé et violacées correspondent à une roche sédimentaire marine. Ces roches sont les plus anciennes de la province de Jujuy. Elles ont 600 millions d’années. 2. Celles de couleur brun, rose foncé et beige sont également d’origine marine. Il s’agit de quartzites du Cambrien supérieur (540 millions d’années). 3. Du gris clair au jaune, il s’agit d’affleurements de sables argileux de la Période Ordovicienne (ère primaire – 505 millions d’années). 4. La couleur rouge provient de graviers agglomérés et de sable, datant du Crétacé (de 144 à 65 millions d’années). 5. Les roches rouges à rose clair correspondent à du sable et de l’argile plus récents de la période tertiaire (de 65 à 21 millions d’années).
Nous repartons dans la quebrada de Humahuaca, sous le ciel gris et la pluie, exceptionnels à cette époque de l’année. A l'est, aux abords de Maimará, la roche torturée laisse apercevoir une fois encore ses plissements ocre et rouges, magnifiques même sous la pluie. Ici, la Paleta del Pintor... Le cimetière disperse ses tombes jusqu’au sommet des collines qui surplombent Maimará, c’est un autre village dans le village, de morts, celui-là… Vivement Tilcara, nous avons hâte de rentrer au chaud quelque part et de laisser toute cette humidité dehors !
Nous avons réservé au Cerro Chico, « lo del Francés ». Pas très facile à trouver (passé le pont à l'entrée du village, il faut tourner immédiatement à gauche), et piste plutôt mauvaise. Environ à un kilomètre des lodges, je m'arrête pour photographier un flamant juvénile qui patauge dans l'eau trouble d'un petit étang. Je change l'objectif qui était dans le coffre, comme à mon habitude je balance la clef devant moi sans même y penser et pars faire les photos… Mais la voiture est en plein milieu du chemin et deux pick-up arrivent en même temps, un devant, un derrière. Je me précipite, ferme le coffre et... là... mince de mince!!! les clefs sont à l’intérieur! Les Indiens d'une des voitures sortent comme un seul homme, empoignent le siège arrière, réussissent à en faire basculer une partie et par le petit passage tirent tant bien que mal tous les bagages. Oui, mais voilà, une fois vide, sur la moquette du coffre…, il n'y a rien!... Retour à la case départ... Nourredine, le propriétaire du lodge qui était là lui aussi pour observer le flamant, me dit de repasser le film depuis le début… ce qui s’avère efficace. Devant moi, il y avait un grand sac Carrefour plein de provisions… Je fouille dedans et trouve enfin les clefs, tombées au fond !
Au lodge, 1 km plus haut, nous avons la surprise de trouver Val et Guy qui, eux, pensaient nous trouver en arrivant, car ils nous avaient vus passer sur la route près de Maimará. Le lodge, en fait de petites maisons étagées sur la pente, est très agréable, avec une vue splendide sur la Sierra juste en face et des lamas qui nous observent d’un air impérial.
Dommage qu'il pleuve, d’autant plus que Nourredine nous annonce qu’en douze ans c’est la première fois qu’il voit un temps pareil à cette époque de l’année. A ce propos, je préviens Guy de faire très attention aux nombreuses marches qui mènent aux chambres car elles sont extrêmement glissantes! Je descends un peu plus tard jusqu'à la petite maison où l'on peut avoir du WiFi et là, une surprise de taille (c'est le cas de le dire!) m'attend... Guy est stoïque, confortablement installé dans un canapé, il tapote sur son ordinateur. Je rentre, le Netbook sous le bras, et il me dit alors, d’une voix très calme : « Au fait, tu as peur des araignées, non ? Parce qu’il y en a une sur l’autre canapé. » Je me fige, je glisse un regard vers le canapé en question et ne distingue rien d’autre qu’une grosse tache sombre sur un des côtés, lorsque je comprends soudain que… ce n’est pas une tache mais une espèce de monstre de la taille d’une soucoupe avec des pattes velues grosses comme mon pouce!... Enoooorme ! Une espèce de tarentule qui ne bouge pas d’un millimètre, une horreur ! Je suis d’abord tétanisée, puis je remonte à toute allure avertir Nourredine que je trouve en grande conversation avec Alain. Sceptiques et décontractés, ils redescendent tranquillement voir le « phénomène » et lui faire prendre l’air. Pendant ce temps, je remonte à la chambre et... tombe sur les marches glissantes! Décidément, il y a des jours où il vaudrait mieux rester au lit!...
Nous mangeons plus tard dans la salle à manger un micro-repas dans un froid glacial près d’une grande cheminée éteinte, ce qui finit de me rendre malade! Repas frugal, d'ailleurs: un morceau de poulet chacun (la viande d'Alain sera remplacée par de petits bouts de fromage de chèvre local) accompagné de trois morceaux de pommes de terre (oui, trois). Puis une petite coupe de fruits au sirop (pour un prix qui s’avérera dérisoire). Pendant ce temps, Nourredine s’époumone à appeler ses « zorritos » : « Zorriiitooooos! Zooorriiiitoooooooos!! », autrement dit, une famille renard, le père, la mère et les trois jeunes adolescents, plus ou moins apprivoisés. Deux des jeunes finissent par arriver pour manger, très mignons mais craintifs et surtout préoccupés par les chats qui tournent, eux aussi, afin d’essayer d'attraper quelque chose, pas vraiment rassurés...
En rentrant dans la chambre, je fais un feu avec du papier journal pris à côté de la cheminée de la salle à manger et du bois qui est resté devant la porte, sous la pluie. Heureusement que nous avons une grande habitude de ce genre de chose, peu après le poêle ronronne et tandis que nous sommes au chaud sous les couvertures, dans la nuit silencieuse, les flammes jettent sur le sol des lueurs orangées.
Jeudi 20
Ce matin le ciel a retrouvé sa couleur habituelle, il fait grand beau. Le petit déjeuner est excellent avec notamment des croissants... hmmmm... On les pensait « faits maison », mais ils arrivent directement de Buenos Aires, surgelés (les mêmes que dans les stations-service YPF paraît-il)! Au programme de la journée, le volcan Yacoraite, puis l'église d'Uquía, Humahuaca et le Cerro de Arcos del Diablo, le tout avec une seule voiture, la Fiat Linea.
Au niveau de Huacalera, nous passons le tropique du Capricorne. La piste, qui part un peu plus loin sur la gauche en longeant un large cours d’eau à sec et rejoint le volcan Yacoraite, site sacré précolombien au sommet duquel, après 900 m de dénivelée, on peut admirer peintures rupestres et pétroglyphes, est bonne mais nous laissons la voiture sur le bas-côté pour nous balader à pied. Le volcan est encore loin et nous n’aurons pas le temps d’atteindre ne serait-ce que son pied si nous voulons visiter l’église avant la fermeture de midi. Je me dis que lors d’un autre voyage, il faudrait monter au sommet…
Il est midi cinq quand nous arrivons sur la place de Uquía pour admirer le magnifique cadenas qui est déjà en place sur la grille de l’église. Flûte! Nous décidons d'aller à Humahuaca, à 12 km, et de revenir à l'ouverture.
Humahuaca – environ 12 000 habitants –, à près de 3 000 m d'altitude, tire son nom d'une ancienne communauté autochtone, les Omaguacas, comme d'ailleurs nombre d'autres villages de la quebrada: Uquía (les Uquías), Purmamaraca (les Purmamarcas), Tilcara (les Tilcaras), etc.
Au centre, un monumental escalier – qui rappelle un peu ceux des sanctuaires portugais – au sommet duquel trône un ensemble très mussolinien, du sculpteur Ernesto Soto Avendaño (1886-1969), plutôt incongru dans le décor: les soixante-dix tonnes de bronze du monument aux héros de l'Indépendance, commencé en 1933 et achevé en 1950. Les avis divergent sur l'identité du porteur de la nouvelle de la Liberté : il s'agirait soit du cacique Pedro Socompa, soit, comme le pensent certains habitants de la quebrada, de Diego Viltipoco, un autre cacique omaguaca, qui aurait mené la dernière rébellion contre les Espagnols en 1595. A gauche de l'ensemble, la tour de Santa Barbara, reste d'une chapelle jésuite aujourd'hui démolie. A ses pieds s’étend Humahuaca…
Le marché local de Humahuaca est totalement hors tourisme – ici, plus d'empilements de tissus très colorés mais des vêtements bon marché à dominantes noires, grises ou marron; une petite cantine pour deux personnes, ça sent bon en passant, d'ailleurs, mais les places sont prises ; une Indienne qui vend des petits pains et des empanadas… Nous achetons une mangue puis repartons pour Uquía et sa superbe petite église qui date de la fin du XVIIe siècle. Comme tant d’autres, elle a son clocher séparé du corps principal et une charpente en bois de cactus. En arrivant, nous avons tout juste le temps d'avaler un melon avant l'ouverture des portes. Les photos sont interdites à l’intérieur où s’alignent, sur ses murs blanchis à la chaux, neuf très étonnants archanges-arquebusiers.
Demi-tour, à nouveau. Sur la route, des lamas de pierre et de poils…, tous très dignes !
Guy a rentré sur son GPS les coordonnées du Cerro de Arcos del Diablo, ce qui nous est bien utile… La piste fait 25 kilomètres de long et s'élève jusqu'à 4380 mètres environ, en de multiples courbes. Nous faisons une première pause à 3500 mètres et buvons comme des trous (de l'eau, bien sûr) puisque c'est une des règles d'or pour éviter le MAM (mal aigu des montagnes) en multipliant les arrêts-minute, vases communicants obligent... Mon mal de tête augmente avec l'altitude, il devient bientôt infernal et les passages de tôle ondulée sont un véritable supplice. A plusieurs reprises, lorsqu'il y a un petit terre-plein central, nous frottons légèrement sur l’herbe, et ça ne nous rassure pas pour la suite du voyage. Jamais, en Patagonie, nous n'avons eu ce problème.
De virage en virage nous arrivons au sommet et, tout à coup, c’est un véritable choc, les Arcos del Diablo sont là, devant nous. Les convulsions de la roche ont percé les grandes étendues herbeuses et s’étirent, avec la régularité d’un cœur qui bat, en trente-trois pulsations de shistes et de grès. Il est impossible d'en détourner le regard tellement le spectacle est fascinant et je pense à Jean-Claude/Cochize, qui, s'il était là, pourrait nous expliquer cette formation géologique extraordinaire, appelée yacoraite.
Nous sommes très haut et, lorsqu'on l'oublie et qu'on marche trop vite, les poumons se chargent de nous le rappeler... Soudain, quelle n’est pas notre surprise de voir arriver deux 4 x 4 bondés de touristes ! Ils sautent à terre comme un seul homme et s’éparpillent autour de nous… Après de multiples photos, nous poursuivons jusqu'au bout de la piste, 1,5 kilomètre plus loin, où des relais dominent la plaine en contrebas, dans le lointain brumeux.
Val et Guy avaient réservé un repas du soir bien que le précédent ait été du genre microscopique, tandis que nous nous avons des légumes et des fruits à terminer avant le passage au Chili, après-demain. Mais en arrivant nous apprenons que « les employés ont oublié de monter les repas » et que donc, dixit la compagne de Nourredine, ça l'arrangerait qu'ils mangent ailleurs...Valérie demande alors s’il leur est possible d’avoir des assiettes pour pique-niquer, mais visiblement ce n'est pas ce qu'il fallait répondre. Bon, eh bien ils redescendront dîner au village...
Vendredi 21 De Humahuaca à Susques
Après le petit déjeuner, nous attendons Nourredine pour payer et lui dire au revoir mais il ne se montre pas, aussi nous réglons le séjour à la jeune Indienne qui s’est occupée du petit déjeuner. Nous le trouvons en partant, au-dessous des lodges, du côté de la lagune dans laquelle le flamant prend toujours un bain de pieds, nous échangeons trois mots puis prenons la route de Susques via à nouveau Purmamarca, puisque les montagnes aux Sept Couleurs sont plus belles le matin. La quebrada est superbe sous le soleil, les montagnes se superposent de loin en loin dans des valeurs d'aquarelle.
Nos pas nous mènent vers le très vieil algarrobo (Prosopis nigra, famille des Mimosaceae), à l’étroit dans son enclos à côté de l’église, qui a vu passer tant de saisons, tant de sang et tant de larmes… On dit qu’il aurait mille ans mais un panneau lui en donne sept cents, il est donc sorti de terre deux cents ans avant l’apogée de l’Empire inca ! Ses longues branches tortueuses s’échappent par-delà les murets d’adobe, toujours plus loin.
Sur la place il fait chaud maintenant, quelques touristes flânent devant les monticules à dominante rouge et orange, bonnets, gants, tapis, pulls... La « casa de te » est encore ouverte et nous en profitons pour goûter au « te de coca », efficace pour le mal des montagnes, car le mal de tête ne nous quitte pas. Les tasses arrivent avec un bon paquet de feuilles encore sèches qui flottent et une boîte en bois pleine de sucre fin. J'avais lu que ça avait très mauvais goût, que c'était amer, etc., mais avec trois cuillères de sucre par tasse c'est assez bon. Et lorsque nous voyons, dans une rue perpendiculaire, une épicerie qui affiche entre autres « hojas de coca » (des feuilles de coca) sur sa vitrine, nous entrons en acheter cinq petits sachets.
Nous n'avons pas revu Val et Guy et supposons qu'ils sont loin devant nous. La route pour Susques est elle aussi magnifique et déserte. Les camions commencent à arriver vers la mi-journée, d'énormes véhicules qui ont presque du mal à prendre les virages et qui sont poussés dans les descentes par leurs énormes chargements. Ce sont tous des Indiens qui sont au volant. Des vallées secondaires se faufilent au pied des montagnes, ponctuées, de loin en loin, de petites oasis. Dans les hauteurs minérales des Andes, pas un oiseau, pas une herbe, pas un bruit... Seuls, dressés vers le ciel, une multitude de cactus candélabres (Trichocereus pasacana), mélange de cousins des saguaros et d'organ pipes, aux fleurs très allongées comme celles d'un des cactus que nous avons à Paris. Le calme est impressionnant et la haute altitude se fait sentir presque matériellement. Nous pique-niquons avec les délicieuses conserves bretonnes rapportées de Paris, offertes par Françoise, un vrai régal!, d'autant plus appréciées dans ces contrées désolées.
Puis, tout à coup, qui voit-on arriver au détour du virage? Valérie et Guy ! Quelle surprise! On les imaginait déjà arrivés à Susques ou presque!
A 3350 mètres d’altitude, les Salinas Grandes étirent en tous sens leurs grosses écailles de sel gris parcourues de petits canaux bleutés. Il est possible de rouler en voiture dessus, l’épaisseur atteignant trente centimètres, et nous ne nous privons pas.
Beaucoup de lamas sur la Puna – hauts plateaux des Andes centrales, entre 3200 et 4200 m environ – et quelques vigognes, toujours si gracieuses. (Un mot au passage sur la différence entre guanacos, lamas, vigognes et alpacas. Ils font tous partie de la même famille, celle des camélidés, sont tous ruminants, mais les premiers, que l’on trouve en Patagonie, sont sauvages, comme les vigognes, tandis que les lamas et les alpacas, eux, sont domestiqués.)
En se rapprochant de Susques, le relief se creuse, devient plus accidenté… Ici et là, des maisons d’adobe, à l’abri des vents dominants.
Susques. Nous ne voyions pas du tout le village comme ça. J'imaginais une dizaine de maisons dispersées sur un col, en fait c'est un gros village groupé sur un plateau d'altitude. Comme d'habitude, maisons basses en adobe, rues de terre, et très jolie petite église blanche au toit de chaume de 1598, conservant de belles fresques (probablement très restaurées) sur ses murs. Les Indiens sont pour la plupart plutôt hostiles, en tout cas pas du tout aimables lorsque nous leur demandons, toujours avec le sourire, l'Hotel Unquillar. Une femme nous dit même de nous adresser à la police...
L'hôtel est à environ un kilomètre du village en direction du Chili, très bien placé et très joli avec ses murs peints en ocre rouge et ses gros cactus candélabres qui montent la garde en façade. Les chambres, elles, sont banales mais bien suffisantes, surtout pour le prix. Nous bataillons avec les robinets qui ne se décident à faire jaillir l'eau que pour la faire déborder du lavabo, c'est assez original. Val et Guy vont manger au Pastos Chicos, nous, nous terminons les provisions avant le Chili.
Samedi 22 De Susques à San Pedro de Atacama via le Paso de Jama
J'ouvre la porte vers 8 heures et je vois Guy dans un des fauteuils de la véranda. J'apprends alors qu'ils ont particulièrement détesté le restaurant envahi de fumée de cigarettes et d'une musique de Monoprix assourdissante, sans compter le routier qui braillait à tue-tête par-dessus le tout...
Bon, il va nous falloir trouver de l'essence... A la pompe du Pastos Chicos, un jeune nous dit qu'il n'y en a plus, d'aller à l'YPF de Susques. Donc retour trois kilomètres avant. Là, plus d'essence non plus! Pourtant le camion YPF est juste à côté. Heureusement qu'on peut aller jusqu'au Paso de Jama, en espérant qu'il en restera pour nous, sinon on sera mal... En reprenant la route, nous repassons devant la pompe du Pastos Chicos et là, surprise ! le jeune pompiste est en train de remplir le réservoir d'une voiture à la pompe vide dix minutes plus tôt!
Le passage à la douane argentine est interminable, alors qu'il ne devrait dans ce sens y avoir aucun problème. Le carabinero est détestable, le douanier, lui, est aimable, mais ils doivent s'ennuyer à mourir, parce qu'ils font durer le plaisir. Ici, contrairement au Sud, pas de télévision branchée sur les matchs de foot pour distraire le personnel pendant le travail. Non, rien que le bêlement d'une biquette à l'extérieur, je me demande ce qu'elle peut bien trouver à boulotter dans un environnement aussi hostile. Mais au bout d’un certain temps, ou plutôt d’un temps certain, on se rend compte qu'en fait de biquette c'est un douanier qui fait un solitaire sur son PC, et que chaque distribution d'une nouvelle carte, allez savoir pourquoi, est signalée par un bêlement. Bon, enfin c'est terminé, heureusement qu'il n'y avait pas un car de touristes devant nous! La douane chilienne, elle, se trouve à San Pedro, il faut le savoir dans l'autre sens pour ne pas arriver jusqu'ici et avoir à refaire à 160 kilomètres!
La route n’en finit pas de grimper, les cols s'enchaînent à plus de 4700 mètres, bientôt 4800 et des poussières. Nous buvons de l'infusion de coca avec les feuilles achetées à Purmamarca, préparée ce matin dans la thermos pour atténuer les effets de l'altitude. Lagunes et salars se succèdent, tous plus beaux les uns que les autres, dominés par le marron-rose des montagnes et le bleu du ciel.
La route est totalement déserte si l'on excepte quelques routiers « de l'extrême », tous indiens. L'un des camions a pris feu un peu avant, il est couché sur le bas-côté complètement carbonisé. En face, une cabine défoncée au pare-brise éclaté. Trois ou quatre personnes s'affairent autour de ce qui reste. L'impression de haute altitude est démultipliée, c'est sans doute parce que nous frôlons les sommets des volcans qui s'alignent de chaque côté du cône presque parfait du Licancabur. Ici ou là, près de l'eau bleue ou verte d'une lagune, quelques vigognes grignotent avec entrain de petits brins d'herbe dorée.
Un phénomène curieux attire soudain notre attention : ici et là, d’éblouissantes épines acérées comme des poignards percent la terre de roche et de sable. Ce sont les « Penitentes de nieve ». D’après Louis Lliboutry, de l’université du Chili, ce phénomène est due « à l’action prolongée du soleil dans une atmosphère sèche et froide. La sublimation de la neige permet aux crêtes de se maintenir au-dessous de 0 °C la totalité ou la presque totalité de la journée, tandis que dans les couloirs entre pénitents, où les radiations solaires se concentrent et d’où la vapeur s’élimine plus difficilement, la température croît et la fusion fait son apparition dès le matin ». On ne rencontre ces petites merveilles – enfin, petites…, certaines épines peuvent atteindre 5 mètres de haut ! – qu’entre 4000 et 5200 mètres d’altitude.
Nous amorçons la descente sur le salar d'Atacama, immense désert qui va buter tout au fond sur la cordillère au pied de laquelle s'étire San Pedro et ses arbres si verts en ce début de printemps. Malheureusement, le vent soulève une poussière qui voile totalement l'horizon.
Nous voici à la douane, à l’entrée du villages. Comme toujours nous avons d'abord affaire à la police puis à la douane. Un jeune, détestable, est avachi derrière son guichet, on ne peut pas faire moins aimable. La tension monte, Valérie et moi sommes excédées et nous ne nous privons pas de le lui faire sentir. Les deux douanières, elles, toutes les deux en grande conversation sur je ne sais plus quel sujet, sont très aimables et font passer la pilule (mais nous verrons au retour que leur manque de concentration a failli nous coûter de nombreux ennuis…). Quant à la fouille, elle est plus que succincte et nous regrettons de ne pas avoir gardé nos légumes et nos fruits...
Atacama Lodge. Situation de rêve, grands lodges en adobe et toit de chaume des plus agréables, face au Licancabur (de « lican », peuple et « cabur », montagne), volcan à la forme parfaite de près de 6000 mètres de haut, partagé entre la Bolivie et le Chili (mais du côté chilien il vaut mieux ne pas avoir envie de faire des balades solitaires sur ses flancs, paraît-il truffés de mines anti-personnel ). Le calme est extraordinaire. C’est un des ciels les plus purs du monde et pourtant l’horizon est constamment nimbé d’une fine poussière soulevée par les vents…
Nous nous installons, et pour ce premier soir dînerons chacun sur place. Mais auparavant je repars avec Valérie et Guy faire quelques courses à San Pedro. La rue principale grouille d’une foule internationale de touristes. Le village d’il y a trente ans a été étouffé par l’accumulation d’agences, de restaurants et de boutiques de « souvenirs », tenus par une majorité de non-Atacaméniens – sans compter les soixante-neuf hôtels (mais où sont-ils ??) –, un côté mercantile particulièrement désagréable… Sur le grand parking poussiéreux – mais absolument tout est poussiéreux à San Pedro car les rues sont en terre et le vent est roi; c'est pour cela que tous les matins les rues sont aspergées d'eau -, un peu plus loin que la douane, nous achetons à une Indienne très aimable des légumes et des fruits que nous ne connaissons pas - beaucoup moins chers que dans le village. Les uns, petits, de forme ovale, ressemblent à des melons juteux mais n'ont pas beaucoup de goût. Ce sont des pepinos (Solanum Muricatum), ou poire-melon, dont le plan de un mètre de haut ressemble à celui de la tomate avec des fleurs de pommes de terre... Les autres, plus gros, à la peau gris-marron un peu rêche, à la chair blanche à gros grains noirs, sans jus, des chirimoyas, sont très sucrés et délicieux. Leur nom vient du quechua et signifie « graines du froid ».
Première nuit sous le ciel le plus pur du monde…
Dimanche 23 San Pedro de Atacama (La vallée de la Lune)
Val et Guy sont partis tôt, nous, nous sommes fatigués par ce rhume et ces maux de gorge qui ne nous quittent pas, et nous décidons de flâner, de « relaxer », comme disent les Québécois. Nos lodges, le 1 et le 2, sont isolés du reste du site et reliés entre eux par une grande terrasse couverte elle aussi de chaume. Nous nous installons tranquillement là, face au Licancabur, avec à sa droite le volcan Juriques, pour goûter le silence et la lumière. J'en profite entre autres pour laver notre linge commun, puisqu'il y a une machine à disposition.
L'après-midi, nous partons pour la vallée de la Lune. Auparavant, il va nous falloir trouver la pompe à essence qui se cache au coeur de San Pedro. C'est un véritable jeu de piste surtout si l'on tient compte des sens uniques. En partant du parking, descendre Licancabur, au bout tourner à gauche et suivre les tout petits panneaux de bois clair « combustible ». Elle se trouve curieusement dans l'enceinte d'une hosteria...
Nous ratons l'entrée de la vallée de la Lune qui est très mal indiquée – peu après San Pedro, sur la route de Calama, il faut prendre la première à gauche en direction de Coyo – et arrivons par la sortie. Passage à la caisse, dépliant, et nous voilà partis. La première piste qui se présente et qui vient de nous être indiquée, « Minas de sala », est déjà là, sur la droite. Je m'engage dessus illico presto mais au bout de cinquante mètres je me rends compte que c'était très exactement LA piste à ne pas emprunter avec une berline! C'est un champ de lave hérissée de pics tous plus coupants les uns que les autres, des montagnes russes en miniature, extrêmement resserrées, un vrai cauchemar pour celui qui tient à ses pneus. Je roule à 2 à l'heure, c'est interminable, on n'en voit pas la fin et on ne sait pas combien de temps on va être coincés là-dessus ni même s'il ne va pas y avoir un passage qui nous bloquera pour de bon, avec de toute façon l'impossibilité de faire marche arrière. Enfin une cahute et l'opportunité de repartir dans l'autre sens, puisque la piste fait une boucle à cet endroit-là. Le conducteur d'un 4 x 4 qui nous suivait (le seul) fait la grimace en montrant la Fiat... Le chemin de lave continue droit devant - la carte est fausse apparemment – mais nous nous contentons des quelques cavernes de sel qui se trouvent là et qui sont plutôt quelconque. Le retour est tout aussi cauchemardesque que l'aller et c'est un véritable soulagement lorsque nous retrouvons la piste principale. Les « Tres Marias » sont envahies par les passagers d'un car de touristes qui se font tous prendre devant en photo, nous leur laissons bien volontiers l'endroit. Le lieu est lunaire et porte bien son nom. Les crêtes se succèdent au milieu de dunes sombres ou blondes, c'est très beau, d'autant que le soleil tombe lentement sur l'horizon. Nous nous retrouvons à la sortie et avons complètement oublié la quebrada de Qary, que j'avais trouvée si belle dans le carnet de Christine sites.google.com/...ie/vallee-de-la-lune. Tant pis, nous la ferons une autre fois.
Courses à San Pedro. Nous nous mettons à la recherche de la pharmacie... Ce n'est pas forcément évident, étant donné qu'il n'y a pas d'enseigne, mais quelqu'un finit par nous l'indiquer: une double porte en bois que le « pharmacien » vient juste d'ouvrir pour jeter des balayures dehors. C'est une « maison de pharmacie ». Nous entrons et ne voyons d'abord qu'un frigo avec des sodas, puis des étagères aux trois quarts vides. Nous demandons une boîte d'aspirine et il nous apporte une simple plaquette d' « Aspro ». Puis j'achète un baume pour les lèvres qu'il me garantit à l'aloé vera alors que je ne lui demande rien.
Plus tard, nous décidons tous les quatre de tester un restaurant indiqué par Gérard et Françoise, la Casona, dans la « calle » Caracoles. Il est excellent, l'accueil des plus aimables et les flammes crépitent dans la cheminée centrale...
Lundi 24 San Pedro de Atacama (Toconao, Quebrada de Jerez, Laguna Chaxa)
Aujourd'hui encore, Val et Guy sont partis de bonne heure tandis que nous prenons le temps des vacances. Alors qu’aux Etats-Unis nous sommes prêts très tôt, ici quelque chose nous freine… Un plus grand surmenage à cette époque de l’année, sans doute. Au programme de la journée: le village de Toconao puis la laguna Chaxa et ses flamants roses, l'oasis de la quebrada de Jerez et, si nous avons le temps, la laguna Cejas. J'ai demandé à Raul, l'employé atacaménien qui, avec sa femme, Soledad, s'occupe des lodges, quelles étaient les pistes praticables avec une berline, en lui montrant notre planning. Il en a barré un certain nombre... Ils ont l'air de vivre là avec leurs deux enfants, dans un grand hangar en parpaings, au toit de tôle, mais je n'en suis pas certaine, du moins je me dis qu'avec l'argent que rapportent les trois tours astronomiques par nuit (15 000 pesos par personne, 25 personnes maximum par tour), je leur ferais construire un superbe lodge à eux aussi...
Toconao est à une quarantaine de kilomètres au sud-est de San Pedro, par la route 23 qui file tout droit au cœur du salar d’Atacama, à cet endroit gris ciment et en fait pas très beau… Ce sont les hauteurs qui sont magnifiques. Pique-nique sur la petite place ombragée du village de Toconao, visitée par deux lamas, prénommés Madonna et La Madonna ;-), dont l'un a probablement de sérieux problèmes dentaires si l'on en juge par l'enthousiasme avec lequel il s'attaque à une balustrade en métal... Madonna (ou La Madonna ? ;-) observe la scène, placide…
Le clocher de l'église, séparé comme souvent du corps principal, se dresse dans une blancheur éblouissante contre le ciel bleu. Derrière lui, à droite, de l’autre côté de la rue, l’église et sa charpente en bois de cardones (cactus). Du couvent mitoyen s’échappe par moments la silhouette pressée d’une religieuse
La piste menant à la laguna Chaxa ne pose aucun problème. Le soleil tape, le ciel est toujours d'un bleu sans nuages. A l'entrée, nous nous délestons de 2500 pesos par personne. Les flamants, accompagnés d’une multitude de bécasseaux de Baird et de milliers de moucherons, pataugent dans l'eau avec délicatesse et s'envolent parfois avec une grâce inouïe. Il fait chaud, très chaud, il y a du monde, essentiellement des collégiennes en car scolaire, et nous décidons de partir pour la quebrada de Jerez, à l’est de Toconao.
Dans la profondeur de la faille poussent toutes sortes d'arbres fruitiers dans de petits jardins bordés par des canaux d'irrigation, au milieu d'un enchevêtrement de verdure dominé par les peupliers d'Italie. Un ruisseau coule au milieu, il fait bon, l'eau est fraîche et le sable très doux lorsque nous nous déchaussons pour en suivre le cours. Je m'arrange pour perdre mes lunettes de soleil mais en revenant sur mes pas, ouf, je les retrouve au pied d'un rocher... Nous repartons en passant par les miradors qui surplombent la quebrada. Au niveau de Toconao, nous prenons deux Indiens atacaméniens qui font du stop, ravis et très sympa, Jesus et Cruz, ils rient tout le temps et l'un d'eux se met à chanter La Marseillaise quand ils nous entendent parler français. Normalement nous devions nous arrêter 6 kilomètres avant San Pedro, à l'Atacama Lodge, mais nous les amenons jusqu'au village.
Dîner au lodge de pommes de terre sautées aux oignons.
Ce soir, nous avons réservé tous les quatre (depuis la France), le « tour astronomique » d’Alain Maury – que nous n’avons toujours pas vu, non plus que sa femme. Un bus passe prendre les gens à San Pedro, mais nous avons l’avantage d’être sur place. Aucune information provenant du staff des étoiles ;-), ni heure, ni endroit précis, mais nous pensons que ça doit débuter à 21 heures. La nuit est maintenant complètement tombée. Dehors, nous apercevons une petite loupiote. C’est un couple qui arrive directement en voiture de San Pedro et qui s’est égaré du côté de nos lodges. Armés de deux lampes de poche, nous partons donc tous les six dans la nuit noire de noire, en direction des lumières que l’on aperçoit à une centaine de mètres. Mais le chemin n’est pas balisé et il n’est pas facile d’éviter la végétation, piquante ou non… A l’intérieur, une lumière diffuse met tout de suite dans l’ambiance. Nous nous asseyons dans la pénombre et attendons les passagers du premier bus de la soirée (il y a trois tours qui se succèdent jusqu’au milieu de la nuit)… Une porte s’ouvre, la femme d’Alain Maury vient nous voir et nous demande, sans un sourire, sur un ton désagréable, si nous avons payé le tour. Non, pas encore, nous pensions le payer en même temps que le logement, le dernier jour. Visage fermé, hostile, elle nous dit que non, nous demande de quelle façon on paiera – en espèces –, et attend qu’on ait tout réglé le lendemain matin! Silence glacial de notre part. Ça commence bien…
Tout le monde est maintenant arrivé et installé pour le speech d’Alain Maury qui nous ignore toujours superbement alors que nous avons réservé chez lui deux lodges pour six nuits. Pendant une bonne demi-heure il parle, distribue des bons points pour ceux qui répondent correctement à ses questions (pour notre part, nous nous taisons, ayant horreur de ce genre d’infantilisation), répète probablement pour la énième fois des blagues ni drôles ni fines, style café du Commerce, assassine ces crétins de Grecs qui racontaient n’importe quoi, explique comment draguer sous les étoiles, sans oublier, bien sûr, l'incontournable « DSK »... Ça a mal commencé mais ça ne s’arrange pas…
Le temps est venu de sortir, des couvertures et des parkas sont à disposition car la température est maintenant glaciale. La nuit est magnifique, sombre et habitée d’une myriade d’étoiles. Les huit télescopes sont là, nous allons de l’un à l’autre, ma foi très déçus de ce qu’on voit ou plutôt ne voit pas . Alain Maury continue ses blagues qui tombent dans le vide et s’agace à un moment où je suis proche de lui : Mais qu’est-ce qu’ils ont tous, ce soir ? Qu’est-ce qu’ils sont mous, alors ! Ils dorment ou quoi ? Rien de tel pour plomber l’atmosphère…
Plus tard je lui fais remarquer qu’aux jumelles on voit aussi très bien, surtout la Lune, et qu’une infinité d’étoiles surgissent du ciel dès qu’on a les yeux rivés sur les oculaires. (J’espère qu’il ne vient pas de le découvrir, parce que, ensuite, à la fin du tour, lorsque nous rentrons boire une tisane offerte par la maison, il remarque: « Je ne sais plus qui disait qu’on voit aussi très bien à la jumelle. » ;-) Je lui parle d’ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array), et là…, un ange passe, ce n’est pas ce qu’il fallait évoquer. Concurrence, probablement. ALMA est « l'observatoire astronomique au sol le plus complexe de l'humanité […] et a officiellement ouvert ses portes aux astronomes. » Oui, mais pas à lui, qui s’occupe essentiellement des tours astronomiques.
Le tour suivant, animé par sa femme et donc en espagnol, est en train de se dérouler sur les premiers télescopes. Pour nous ça se termine. Voyant que j’ai un reflex, Alain Maury propose de nous faire quelques photos et Guy lui passe le pied. J'en profite pour lui dire que sa femme nous a demandé de payer expressément le lendemain matin alors qu'on règlera en espèces – donc tout bénéfice pour eux. Un peu gêné, il explique qu'à ce moment-là, si ce n'est pas par carte bancaire, il n'y a plus de problème, ce qui ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd. Cette petite séance photo sera finalement le meilleur moment de la soirée, avec lerayon laser qui traversait le ciel pour pointer Jupiter ou ses voisines.
Mardi 25 San Pedro de Atacama (Lagunes Miscanti et Miñiques)
Ce matin, nous décidons d'aller aux lagunes Miscanti et Miñiques, sur la route du Paso de Sico. Val et Guy, eux, ont pris une agence pour faire toutes les lagunes dans la journée: Chapur, Tuyaito, Agua Calientes, Miscanti et Miñiques, Chaxa et Cejas. Nous les rencontrerons peut-être en route.
Sur notre gauche, de la fumée s’échappe de l’alignement de volcans : c’est le Lascar – strato-volcan qui dissimule à son sommet pas moins de six cratères, imbriqués les uns dans les autres. Tous les matins il disperse dans l'atmosphère un discret panache blanc, mais en 1993, le panache de cendres est monté à jusqu'à 25 km !
Après quatre-vingts kilomètres de ligne droite nous arrivons à Socaire, perdu sur les hauteurs et entouré de terrasses cultivées. Le village, aux maisons d'adobe couvertes de chaume, pourtant minuscule, comprend deux églises: une ancienne, un peu en dehors avec toujours le clocher séparé de l'église elle-même, et une nouvelle au cas où un tremblement de terre - ils sont fréquents par ici - viendrait à détruire l'ancienne. Un peu plus loin, nous prenons un Chilien qui fait du stop sur la piste poussiéreuse et surchauffée. Il nous demande de le déposer dans un virage où il rejoint deux autres personnes qui font de l'escalade dans un cañon.
La piste monte, nous arrivons bientôt à 3500 m, un arrêt pour pique-niquer et là je commence à me sentir mal, ce qui m'étonne puisque nous devrions être acclimatés. J'ai des palpitations, les mains qui tremblent et, bizarrement, les lèvres qui « fourmillent ». Je bois de l'infusion de feuilles de coca et comme ça ne passe pas - au contraire, j'ai l'impression d'avoir le visage « effervescent » -, au bout d'un moment je prends un Diamox avec deux gélules de potassium. Nous repartons pour la lagune de Miscanti, la piste est bonne, voire très bonne, nous arrivons enfin et sortons pour aller payer les droits d'entrée. Dans la cabane, je me sens de plus en plus mal, j'ai le visage tout rouge et maintenant c'est tout le haut du corps qui fourmille. L'Indienne qui tient la caisse va me cueillir de petites plantes à floraison jaune, les froisse et me dit de les respirer. On pense à redescendre, on hésite, puis on continue. Heureusement, car ces deux lagunes sont magnifiques, au pied chacune de leur montagne minérale, tout est marron et bleu: marron-roux, marron-rose, marron clair, caramel, et leurs eaux sont du bleu le plus pur, bordées de blanc. Mais je suis si mal que je prends des photos à la va-vite et ne pense même pas à utiliser le grand angle... A Miñiques, l'Indienne postée devant les baños voit que je ne suis pas bien, je lui montre les plantes que j'ai dans la poche et elle me dit que ce ne sont pas les bonnes. A son tour, elle va m'en cueillir d'autres, qui leur ressemblent fortement mais ont de petites épines. Malheureusement, rien n'y fait. La seule solution est de redescendre le plus vite possible.
Nous repassons par Socaire à 3200 m, et sa nouvelle église, et comme nous n'avons pas mangé, nous décidons de nous arrêter un peu plus bas, au-dessous des 3000 m. J'ai les oreilles totalement bouchées et n'entends pas les rares voitures passer sur la route, sauf une qui klaxonne avec insistance et dans laquelle nous reconnaissons Val et Guy qui nous font de grands signes. Alain, lui, est parfaitement bien et ne souffre plus de l'altitude, ce qui me rend d'autant plus perplexe concernant les symptômes que je ressens...
La fin du trajet est un calvaire, je suis totalement épuisée, et en arrivant au lodge, alors que les fourmillements sont toujours là, surtout au niveau de la bouche, je me couche et m'endors aussitôt. A mon réveil, je crois soudain comprendre ce qui m'arrive: rien à voir avec le mal des montagnes, j'ai tout simplement une allergie au baume pour les lèvres acheté à San Pedro deux jours plus tôt. Je m'en suis mis et remis - l'aloé vera était une invention du « pharmacien », il n'y en a pas la moindre trace dans la composition, qui comprenait 30 % de pétrole blanc. Je prends un antihistaminique que me donne Valérie puis plus tard un comprimé de cortisone.
Valérie et Guy nous proposent de partager avec eux un 4 x 4, mercredi, pour aller au salar de Tara – inaccessible en berline – avec un guide de l’agence CosmoAndino Expediciones. C’est une excellente idée, d’autant qu’ils ont été ravis de la journée qu’ils viennent de passer dans les lagunes.
Nous dînons au lodge et, enfin, je passe une nuit à peu près bonne.
Mercredi 26 San Pedro de Atacama (RíoQuepiaco, Salar de Pujsa) San Pedro de Atacama (Salar de Tara)
A 9 heures pile, le 4 x 4 réservé hier par Val et Guy pour aller au salar de Tara se gare devant les lodges, avec au volant Alex, guide anglophone (Val et Guy ne parlant pas espagnol) que je prends tout d'abord pour un Américain. Obèse, châtain clair et bouclé, les yeux bleus. Mais c'est bien un Chilien - dont la grand-mère était allemande, précise-t-il. Nous reprenons la si belle route du Paso de Jama qui monte très vite en altitude, mais aujourd'hui je n'ai aucun problème, ce qui me conforte dans l'idée que j'ai bien eu une allergie avec le baume pour les lèvres. Je me suis demandé si ces médicaments n'étaient pas achetés sur Internet... Quelques arrêts le long des très jolis bofedales du río Quepiaco – qui finit sa course dans le salar de Pujsa – pour photographier des canards, des vigognes, des lagunes bleutées dans lesquelles barbotent des foulques cornues (assez punks, d’ailleurs, elles pourraient donner la patte aux gorfous sauteurs de Patagonie…), puis nous prenons une piste sur la droite pour rejoindre un salar sur lequel, nous dit Alex, on devrait voir de nombreux flamants. Salar de Pujsa. Il est dominé par le strato-volcan Acamarachi, de 6046 m d’altitude, probablement éteint, qui cache à son sommet un minuscule lac – sans doute le deuxième lac de cratère le plus haut du monde. C’est cet endroit magnifique qu’ont choisi un certain nombre de flamants pour passer leurs journées et leurs nuits.
Retour sur la route, passage comme à l’aller du point le plus haut – Alex nous tend son GPS à photographier –, puis nous obliquons à gauche cette fois en direction du salar de Tara. Un arrêt pour faire quelques pas à 4500 m et habituer l'organisme, tandis qu'Alex mène le 4 x 4 plus loin sur la piste, près du monolithe appelé le « shaman » – la personnification de la roche est universelle… Alignés face au « shaman », les sphinx de pierre veillent...
Bientôt, il n'y a plus de piste du tout, Alex roule droit devant dans le désert, se fiant à son écran sur lequel il a enregistré au fur et à mesure de ses passages ses propres traces. On peut y voir plusieurs lignes bleues, plus ou moins parallèles, qui toutes se recoupent à un moment ou à un autre et vont dans la même direction. L'impression est grisante de rouler au milieu de nulle part – c'est le cas de le dire –, dans ce désert d'altitude composé pour l’essentiel de sable grossier, où l’on aperçoit pas le plus petit signe de vie. Espace minéral, superbe et imposant, qui pourrait très vite devenir hostile et se refermer sur celui qui perdrait de vue les petits sillons de l’homme. Mais nous sommes avec Alex pour qui ces étendues n’ont plus de secret… Nous croisons à nouveau la route des « Penitentes de nieve », alignés sur le sol en longues colonnes étincelantes.
Second arrêt, toujours pour l’altitude, puis nous passons sous la réserve du Petit Poucet, – quel phénomène étrange a bien pu disperser tous ses cailloux sur l'altiplano chilien?... – et descendons sous les cathédrales de Tara qui surplombent le salar du même nom. Au loin, sur l'étendue blanche, une silhouette mène un troupeau de lamas. Il n'y a pas une herbe, mais c'est le sel qui en tient lieu; vigognes et lamas broutent avec conviction...
En contrebas, devant la cahute où nous devions pique-niquer, nous apercevons un petit bus et des silhouettes qui s’activent, ce qui a obligé Alex à mettre la table au bord du chemin, une cinquantaine de mètres avant. En arrivant nous trouvons tomates, avocats et cœurs de palmiers d'un côté; poulet quinoa de l'autre ; jus de pêche et jus d'orange. Avec en toile de fond un décor exceptionnel. Une petite balade sur le salar et de nombreuses photos, puis nous plions bagage et prenons le chemin du retour. Après une vingtaine de kilomètres à rouler dans le sable, escalader et redescendre les dunes, seuls, toujours seuls, sans avoir vu âme qui vive, à quatre pattes ou à deux pattes, avec ailes ou sans ailes, nous rejoignons la route goudronnée du Paso de Jama. Le soir, tandis que Val et Guy partent dîner au restaurant, nous restons manger au lodge.
Jeudi 27 San Pedro de Atacama (Yerbas buenas, Vallée Arcoiris, Rio Grande)
Avant de partir pour la cordillera Domeyko (son nom vient du scientifique d’origine biélorusse Ignacio Domeyko Ancuta – 1802-1899), où se cachent la vallée Arcoiris (vallée de l'Arc-en-ciel) et le site de pétroglyphes de Yerbas Buenas, nous allons payer notre séjour à Carmen, la femme de Santiago qui nous a accueillis très aimablement le jour de notre arrivée. Heureusement qu'elle était là car nous n'avons pas vu Alain Maury une seule fois, excepté dans la nuit du « Tour aux étoiles », ce que nous trouvons tous assez limite comme accueil. Quant à sa femme, elle s'était distinguée – comme je l’ai dit –, le même soir, en nous réclamant sur un ton sec le « paiement total du séjour plus le tour » dès le lendemain, précisant que les dollars ne l'intéressaient pas car le change n'était pas en leur faveur, alors que par mail elle m'avait dit que ça leur était égal et que de toute façon c'était le même prix! C'était elle la fameuse Ale qui, sur Internet, lors de nos échanges de mails, était si désagréable, et que j'avais dû relancer plusieurs fois..
Sur la route de Calama, les lignes droites interminables succèdent aux virages serrés. Une cinquantaine de kilomètres plus loin, nous bifurquons sur la droite en direction du village de Río Grande sur une piste excellente que l'on croirait bitumée, en fait une ancienne voie de caravanes qui reliait San Pedro à l’oasis de Chiu-Chiu. Premier arrêt au site de pétroglyphes de Yerbas Buenas (où nous laissons comme partout 2000 pesos par personne). Les plus beaux sont en hauteur; ceux qui sont au niveau du chemin datent apparemment de la deuxième moitié du vingtième siècle pour ne pas dire début du vingt et unième: chien, femme en robe et chapeau, contre chevaux, lamas et vigognes au-dessus.
Le site comprend une table pour pique-niquer à l'abri du soleil et du vent de poussière, et même des baños! Le repas de fruits terminé, nous poursuivons en direction de la vallée, mais emportés par notre élan nous dépassons le pont où l'on devait bifurquer. La route devient très étroite et vertigineuse, sinuant le long d'un Grand Canyon qui, bien que modèle réduit de son grand frère, reste très impressionnant, les couleurs en moins. Tout en bas, le río Grande, mince filet d'eau, permet à toute une végétation de se développer dans un long ruban vert qui suit tout le fond de cette immense faille. Mais un doute s'installe: Valérie a le vertige sur un tabouret, or ils sont venus ici la veille et n'ont à aucun moment évoqué cette route spectaculaire, la plupart du temps sans aucun parapet. Au bord du río, nous arrivons au village de Rio Grande où un panneau précise qu'il est interdit de poursuivre, sauf aux camions et engins de travaux. Peut-être la route est-elle coupée, plus loin. Demi-tour, on s'est probablement trompés... Effectivement, on avait raté la piste avant le pont, en venant de Yerbas Buenas, sur la gauche. Elle démarre assez bien, dans une petite vallée plutôt verdoyante, mais à certains endroits il faut faire attention où on met les pneus... Quelques gués peu profonds, des ânes grisonnants et poussiéreux, des lamas à pompons rouges, le lit de la rivière (plutôt un gros ruisseau) qu'il faut emprunter sur une petite dizaine de mètres, une ferme en surplomb, une croix décorée en plein milieu... On la contourne et on prend à gauche, dans la caillasse. Mais peu après la piste devient meilleure et les couleurs de la vallée se dévoilent d'un coup: verts bleutés, blanc-crème, noirs profonds, orangés, rouges briques... l'appareil crépite... Je trouve une très belle pierre verte avec des inclusions de cristaux brillants que je rapporterai en France.
Pendant cet après-midi, nous refaisons le calcul du prix du séjour en dollars qui nous a été demandé le matin et nous nous rendons compte que le taux nous est complètement défavorable puisque nous payons près de dix euros de plus par jour! De retour au lodge, nous filons donc revoir Carmen qui se trouve dans la maison d'Alain Maury pour reprendre nos dollars et payer en pesos chiliens. J'appelle : « Hola! », il « émerge », c'est du moins ce qu'il nous dit sans même nous regarder, et voyant Carmen qui arrive repart aussitôt. Nous sommes sidérés par ce manque de convivialité, après six nuits passées dans ses lodges, il n'a même pas eu un mot pour nous dire au revoir, sans parler de savoir si ça s'était bien passé. Sa femme, elle, a été égale à elle-même, sèche et désagréable, nous appelant « chicos » sur un ton suffisant.
Nous passons notre dernière soirée ensemble au restaurant, à San Pedro, où nous dégustons un délicieux plat de quinoa suivi d'un dessert (pour Val et Guy un tiramisu, moi une tarte au citron meringuée et Alain une salade fruits frais. Hmmmm...).
Vendredi 28 Journée de transition San Pedro de Atacama - Iquique
Au lodge, nous sommes tous les quatre sur le départ et nous ne voyons toujours personne... Les Maury ont empoché leurs six nuits en espèces (les nôtres, Valérie et Guy ayant payé la veille au soir à l’agence de San Pedro, ce qui leur a valu une facture, contrairement à nous) et n’ont même pas la courtoisie de nous dire au revoir… Val et Guy vont repartir pour Salta via Susques mais attendent que le gros de la troupe des bus soit passé à la douane (ne surtout pas oublier que la douane chilienne ne se trouve pas à la frontière, au paso de Jama, mais à l'entrée du village de San Pedro) où le pic se situe entre 8 heures et 11 heures. Nous nous quittons avec regret, ces quinze jours ont passé comme une flèche. Nous pensons encore et toujours à Françoise et Gérard que nous aurons ratés pendant cette semaine à San Pedro, et qui sont dans une galère noire! Les petites pièces de leur 4 x 4 enfin arrivées de France sont désormais interdites d'accès dans le pays! C'est du grand n'importe quoi étant donné que le 4 x 4 lui-même peut entrer et sortir... En attendant, ils ne seront pas non plus avec nous pour parcourir les pistes des Andes.
Calama. Entrée par le côté jardin mais sortie par le côté cour, après une heure quarante-cinq à tourner dans la ville. Il faut dire qu'en général, au mieux les noms de rues sont indiqués en tout petit, au pire il n'y a rien... Un passage par Copec, la pompe à essence (qui a augmenté de dix pesos du jour au lendemain, elle est passée de 802 pesos à 812 et elle doit encore augmenter la semaine prochaine. Des affichettes « Stop à la taxe sur l'essence! »sont collées sur la vitre arrière des voitures). Une fois repérée la direction de Tocopilla, ouf !, on s’engage sur l'autoroute et… on se retrouve dans la mine de cuivre… la plus grande du monde! ce n'est pas un lieu bien défini mais toute une région!!! Bref, des pick-up de chantier absolument partout, c'est à celui qui ira le plus vite – à droite, à gauche, sur les côtés –, des ronds-points en veux-tu en voilà, c’est infernal, sûrement le week-end qui s'annonce. Quelqu’un finit par nous renseigner, et nous renvoie tout en bas ! Rebelote Calama, avec le même stop interminable... et retour sur les hauteurs, ce qui fait quand même plus ou moins quinze kilomètres d'autoroute à chaque tour de piste...
Enfin sur la bonne route – la première fois, un camion nous avait caché le panneau « Tocopilla » –, le paysage est particulièrement cafardeux. Les kilomètres défilent, le long d'une ligne droite qui se perd dans un horizon incertain. Silence dans la voiture. On ose un « c'est moche », puis « c'est très laid », « c'est hideux » et enfin « c'est cauchemardesque!! ». Sur des centaines de kilomètres, presque jusqu'à Iquique, le salar d’Atacama ne montre pas son meilleur côté. On dirait soit un gigantesque dépôt de ciment, tout est gris et semble recouvert de « gravats », soit une immense décharge à ciel ouvert sur laquelle des milliers de camions auraient déposé leurs chargements, toujours de gravats. Et pour arranger le tout, le désert est hérissé à l’infini de pylônes à haute et moyenne tension. L’idée qu'il faudra refaire tout ce trajet au retour nous comble d’aise... Encore une fois, nous constatons que les cartes ne donnent vraiment pas une bonne idée de la configuration du terrain.
Déception également au passage de la pampa del Tamarugal, pourtant la seule zone arborée du désert d’Atacama qui s’étend sur près de 1000 km du nord au sud, entre le 27e et le 18e degré de latitude Sud. Des arbres épars, des tamarugos (Prosopis tamarugo, famille des Mimosaceae), qui de loin ressemblent un peu à des tamaris, ont eu la constance de pousser dans l’endroit le plus aride du monde. Leur particularité est que la rosée leur fournit suffisamment d’eau pour se développer.
En arrivant sur Iquique, enfin la terre se soulève, toujours aride mais lisse et dorée maintenant. La ville, en contrebas, immense, s'étire le long de la côte entre la moyenne montagne et l'océan Pacifique. Nous mettons bien dix minutes pour descendre la route en lacet qui mène droit dans la circulation d'enfer, là encore.
On finit par trouver les Cabañas Primeras Piedras, juste pour une nuit, tout est pris demain, paraît-il, mais c'est agréable, au-dessus de la mer, avec une petite terrasse sous les palmiers. Je repense à Christine et Hervé qui en avaient eu une le long de la route et n'avaient pas aimé l'endroit.
Il fait plutôt gris, très brumeux, du moins sur la mer, mais quel plaisir d'humidifier nos pauvres bronches desséchées depuis bientôt une semaine.
Samedi 29 D'Iquique à Arica
Bonne nuit, réveillés parfois par des cris de rapaces nocturnes. Du lit on voyait s'agiter les grandes palmes de palmiers et au-delà... la mer. On serait bien restés un jour de plus ici mais tout est complet à partir de ce soir à cause du week-end prolongé de la Toussaint. Un mail à Jean-Charles Dekeyser, le Belge chez qui on a réservé à l’hôtel Bahia Chinchorro, à Arica (l'étape suivante), pour tenter d'avoir une nuit de plus, et il nous répond dans la foulée que c'est d'accord. Mais avant, il va falloir trouver du change...
Nous quittons la table du petit déjeuner, très bon – pâte de coing, jus de pamplemousse fraîchement pressé, œufs, etc. (on verra malheureusement que le retour sera à l’opposé de ce week-end de la Toussaint) –, et partons dans la circulation tout aussi trépidante qu'hier, en ce samedi matin. Les voitures sont à plus de 80 km/h en pleine ville et nous avons plus d'une fois l'impression, tellement elles sont collées au pare-chocs, qu'elles vont finir par grimper sur le coffre !
Une heure d'attente, sur Lynch, au bureau de change qui offre le meilleur taux, 678 pesos pour un euro. Devant et derrière nous, de nombreux Boliviens attendent pour envoyer de l'argent dans leur pays.
Quelle route encore interminaaaaable – mais très belle sur les cent derniers kilomètres –, pour Arica! Le GPS donnait 192 km, puis un bon moment après on aperçoit un panneau : 257 km . Au final nous arriverons cinq heures plus tard, sans s'arrêter ou presque, et en roulant à 90 à peu près tout le temps (pas plus vite à cause de l'essence... On pensait trouver une pompe à Huara, mais ça devait être chez l'habitant).
Nous voici maintenant dans la XVe Région, tout au nord du Chili, où vient mourir le désert d’Atacama, et la route monte, monte, taille son chemin sur le flanc des immenses collines noires ou ocre de la Précordillère, aux pentes à 45 °, aussi lisses que la main. Tout au fond une large vallée, parfaitement plate, au milieu de laquelle sinue le lit d’une rivière à sec et où les hommes ont choisi de s’installer, réussissant à tirer parti du peu d’humidité que recèle le sous-sol pour faire pousser un peu de végétation.
Arica, sur la côte, tout près de la frontière péruvienne. Pas simple de trouver comment arriver au Bahia Hôtel, sur la plage… On rentre dans la ville par l’avenida Diego Portales ; une fois au bout, il faut tourner sur le boulevard Luis Beretta Porcel (contrairement à ce qu’indique la carte de Google, le boulevard est à double sens), puis revenir sur ses pas pour pouvoir emprunter la petite route étroite qui part en contrebas.
* *****
L’hôtel Bahia Chinchorro est très bien placé, sur la plage du même nom. C'est un ensemble de bâtiments blanc et bleu, dispersés au milieu de palmiers particulièrement prisés des cormorans. Au centre trône un vénérable pimiento, ou faux-poivrier (Schinus molle), aux feuilles ressemblant à celles de l'eucalyptus et dont la résine a servi à embaumer nombre de souverains incas.
La propriétaire, Pamela, une jeune femme chilienne, est des plus accueillantes et sympathiques. Son mari, belge, Jean-Charles Dekeyser, lui aussi très aimable, nous donnera plus tard tout un tas de renseignements sur les pistes de Lauca, Surire et Colchane, et sur une autre qui redescend vers l'ouest à partir de Zapahuira, nous déconseillant avec insistance de faire seuls la piste Surire - Colchane. J'ai vu par hasard sur Internet qu'il fait partie de l'équipe de Chile Excepcion (www.chile-excepcion.com/notre-equipe.html ! Lui s'occupe de l'agence Latinor, dans le centre-ville, à un quart d'heure à pied, sur la calle Colon : www.aricaparinacota.travel/fra/13reco_ari_12.htm
Pamela nous montre la chambre en angle, grande, au premier étage, avec un long balcon sur la mer et la baie... ah ! dommage, les mouches sont arrivées avant nous.
Dimanche 30 Arica
Très mauvaise nuit car plusieurs personnes avaient décidé de faire la fête sur la plage, pratiquement en face de l'hôtel, jusqu'au lever du jour. Dès le matin, des passereaux rayés et d'autres rouge sang, des colombes chiliennes aux yeux bleus, un héron bihoreau (Nycticorax nycticorax), avec ses deux belles et longues aigrettes blanches qui lui descendent au milieu du dos et que je ne me serais pas attendue à trouver dans cette région, s'activent dans les hauteurs des palmiers et du gigantesque pimiento. Dans une volière abritée du soleil et du vent, plusieurs perruches aux belles couleurs bleues, vertes ou jaunes passent leur temps à se faire des bises. La mer, elle, a un rythme régulier: elle est totalement calme et tout est silencieux, puis peu à peu un grondement monte, d’immenses rouleaux se forment, s’amplifient et se brisent dans un grand fracas d'écume blanche pendant plusieurs minutes. Et le cycle reprend. Comme plus au sud, à Puerto Aysén ou à Iquique, il y a ici des consignes en cas de tsunami indiquées par de grandes flèches rouges et le mot « Escape» peints sur le bitume.
Nous allons visiter le musée archéologique près de San Miguel de Azapa, à 12 km au sud-est d'Iquique, et ce n’est pas gagné car très mal indiqué… le jeu de piste va durer un certain temps. La route longe par endroits les grandes oliveraies de la vallée d’Azapa – on y cultive l’olive depuis le XVIe siècle –, dont les fruits sont réputés mais que pour notre part nous trouvons trop gros et trop salés.
Les momies d'adultes et d'enfants sont impressionnantes, qu'elles soient couchées ou fléchies selon les époques. La conservation des objets présentés – poteries, outils, tissus d'une finesse inouïe qui rappelle ceux que nous avions vus au musée ethnographique de Vancouver – est exceptionnelle. Une deuxième salle, en face du musée, désertée par les visiteurs bien que consacrée à la culture chinchorro, présente d'autres momies et objets remarquables. Nous avions repéré un restaurant juste en face de l'entrée, qui proposait un menu à 2000 pesos – soit 3 euros! – : une salade mixte, du porc accompagné de purée, un dessert et une boisson, mais voilà qu'il est fermé! Nous restons toujours longtemps dans les musées ou les expositions et il est maintenant 14 h 30, c'est l'heure pour les employés de prendre leur repas... Pas de chance, c'est la première fois que l'on voyait un restaurant si peu cher.
Retour au Bahia Chinchorro, où nous discutons souvent avec Pamela. Le long de la baie, sur la droite, on aperçoit aux jumelles une foule innombrable et des manèges, et nous décidons d’aller voir de plus près. Sur l’eau ou sur la grève, les oiseaux cherchent leur pitance. Un pélican guette le poisson qui aura la malchance de passer dans son champ de vision ; un goéland dominicain – qui ressemble beaucoup à ses deux lointains cousins, le goéland marin (Larus marinus) ou goéland à manteau noir, comme disent les Québécois, et le goéland brun (Larus fuscus) –, lui, a trouvé un mets de choix, mais est tellement préoccupé par l’idée qu’il risque de se le faire chiper qu’il ne prend pas le temps de s’installer quelque part et de le déguster ; un huîtier-pie arpente le sable à grandes enjambées pressées…
La population est en général très jeune, on voit une multitude d'enfants et de jeunes adultes, mais très peu de personnes âgées. L'endroit a un petit air de Venice - à Los Angeles - , avec ses appareils de musculation sur lesquels transpirent essentiellement des Chiliennes. Je repère au passage qu 'il y a la queue à un stand de churros – beignets longs et cylindrique, et je me dis que c’est donc qu’ils doivent être bons…
Il est maintenant près de 19 h 45. Le soleil, se couche derrière le port, mais il y a toujours autant de monde dehors.
Dans le jardin de l’hôtel, les cormorans ont pris leurs quartiers au sommet des palmiers et les urubus à tête rouge (Cathartes aura) – une espèce de vautour dont la particularité est d'avoir un odorat très développé, qualité extrêmement rare chez les oiseaux – sont déjà couchés.
Lundi 31
7 h 30. Je guette les oiseaux dans le viseur du Canon... Le bihoreau fait son nid, les urubus surveillent les alentours, les cormorans vont bientôt partir en mer, les bruants chingolos s'agitent en tous sens sur les pelouses. Il y a peu de pélicans par ici, je n'en ai aperçu qu'un seul hier, et il n'est pas revenu. Sur la mer, les surfeurs s'activent, eux aussi, mais d’une manière différente de ce qu'on peut connaît en France. Tout se fait avec une pagaie double, assis sur la planche jusqu'au dernier moment, puis, une fois debout, la pagaie sert de gouvernail.
Pamela nous a indiqué un grand marché de fruits et légumes en provenance de tout le Chili. A notre habitude, nous tournons et retournons d'un rond-point à l'autre et d'une rue à l'autre avant de le trouver. C'est un marché couvert, ceint de murs, immense, sous son toit tressé qui laisse passer le jour et l'air. On y trouve en abondance des céréales de toute sorte; des courges; des avocats, tomates, oignons; des agrumes, des bananes, des pêches et des fruits locaux dont les chirimoyas et un tas d'autres que l'on ne connaît pas, beaucoup moins chers que tout ce qu'on a pu voir jusqu'à présent. Nous rentrons à l'hôtel chargés comme des baudets, non sans avoir fait un tour à l'hypermarché Lider pour acheter mes chères garapiñadas, appelées ici, dans le Nord, almendra confitada... Je n'ai pas fait de photos, il y avait constamment quelqu'un sous mon nez, et j'ai toujours du mal à photographier les gens que je ne connais pas...
Le soir est tombé, les cormorans ont regagné leur dortoir. Une demi-heure plus tard, du balcon de notre chambre, nous voyons les lumières de la baie. Tout au fond, à gauche, le Pérou se perd dans la brume de mer… Il est 20 h 15.
Mardi 1er novembre D'Arica à Putre
Aujourd'hui c'est la Toussaint. Hier il y avait des fêtes dans les cimetières, mais nous avons préféré ne pas y aller, nous nous serions sentis un peu voyeurs...
Une dernière photo du Bahia Chinchorro avant de partir, une autre de l'urubu qui trône au sommet du pimiento (très bizarre, tout de même, cet oiseau... On dirait qu'il a un masque rouge enfoncé sur la tête. Et quel masque!!...), et le bihoreau mâle que j’ai réussi à repérer, puis nous disons au revoir à Pamela en promettant de nous envoyer des mails. Nous voilà partis dans la direction de Putre mais à la recherche d'un Copec (pompe à essence locale) pour acheter un bidon de 20 litres (9500 pesos vide) en prévision de la piste Putre - Colchane. Il n'y a aucune pompe entre Arica - Putre - Colchane – Pozo Almonte au sud d'Iquique. On a bien aimé Arica (185 000 habitants), moins trépidante qu’Iquique (230 000 habitants), avec un centre-ville piétonnier aux rues étroites et très fréquentées et un nombre incalculable de pharmacies, il y en a à tous les coins de rue !
La route de Putre est tout de suite très belle. Nous longeons une vallée étroite qui bientôt s’élargit, dominée par ce qui ressemble à d'immenses dunes pétrifiées, soit dorées et polies comme des galets, soit de roche et de sable mêlés, au creux desquelles se faufilent un long ruban vert foncé. On y cultive entre autres le maïs, au minimum deux récoltes l'une derrière l'autre. Cette vallée est beaucoup plus fertile que celle qui mène à Arica en venant d’Iquique, on y voit même des vaches ! les premières depuis que nous venons en Amérique du Sud.
La route monte, monte… Et toujours, du fin fond de la Patagonie à l’extrême nord du Chili, les sanctuaires. Tous les 10-20 km, nous nous arrêtons pour déboucher le bidon d'essence, enveloppé dans deux grands sacs-poubelle noirs que nous a donnés Pamela en partant; il gonfle à une vitesse étonnante avec la pression atmosphérique, car nous allons passer du niveau de la mer à 3600 mètres. Le paysage change constamment, avec les volcans en toile de fond. Nous faisons de nombreux arrêts, comme nous l'a conseillé Alain (d'Etigny), buvons de l'infusion de feuilles de coca préparée dans la thermos avant de partir, c'est d'ailleurs assez bon avec du sucre (Valérie, à qui nous l'avons fait goûter à San Pedro, trouvait que ça sentait le gazon ;-)). Nous commençons à voir les premiers cactus candélabres (Browningia candelaris), espacés très régulièrement sur les pentes montagneuses, et ce peu de végétation après cette immensité minérale que nous n'avons pas quittée depuis San Pedro, si l'on excepte les palmiers et les fleurs d'Iquique, nous fait beaucoup de bien. D'ailleurs, plus nous montons, plus la végétation augmente, contrairement à la montagne en France. En fait, sur les hauteurs il y a toujours de l'eau de fonte des neiges et la température reste clémente au moins dans la journée. 3000 m. Dans un virage, en hauteur, le Pukara de Copaquilla, qui date du XIIe siècle mais a été partiellement restauré par l’université de Tarapaca en 1979, comptait 400 pièces... De là, vue vertigineuse sur la gorge au-dessous… A l'horizon, les volcans Nevados de Putre (5825 m) à gauche et Taapaca (5860 m) à droite.
Le spectacle est aussi dans le ciel. La Lune est horizontale ! Pour avoir l’explication : (culturesciencesphysique.ens-lyon.fr/...M_CSP_Ph...)
Les pentes sont maintenant vert bronze au plus loin que porte le regard, constellées de petits arbustes et de cactus; peu après, nous voyons nos premières fleurs, jaunes pour la plupart.
La route escalade les montagnes gigantesques de la Cordillère aux flancs de plus en plus raides, nous sommes maintenant au belvédère au-dessus de Putre.
Verdoyant, niché en haut d'une vallée au pied du grand volcan encore blanc de neige, Putre s’appelle Puxtiri en langue aymara, autrement dit « murmure des eaux », et on comprend pourquoi : un ruisseau dévale une de ses rues pavées d'immenses dalles irrégulières gris clair. Après la sécheresse, nous voici, à 3560 m, dans la végétation et le chant de l’eau… Quelques quebrachos colorados géants, arbres au bois de fer, dont on extrait le tanin, dominent les petites maisons au toit de chaume et, plus bas, les terrasses cultivées vieilles de neuf mille ans... Le Terrace Lodge se trouve non loin de l'entrée, sur la gauche, au 25 Circumvalacion. Les propriétaires italiens sont accueillants et chaleureux, les chambres jolies, décorées avec goût et d'une propreté irréprochable. Les couleurs acidulées jaune et orange de la salle à manger sont accentuées par le soleil qui pénètre à l'intérieur par de grandes baies vitrées. Dans le jardin, des chats jouent au chat et à la souris...
Mercredi 2 Putre (Parc Lauca, Lac Chungará)
Délicieux petit déjeuner: jus de pêche, yaourt à la vanille, fromage de chèvre frais local, deux sortes de pain et de la brioche, beurre et gelée de mûres, céréales, clémentines... Décidément, c'est une excellente adresse. Flavio (nous avons su son nom par Jean-Charles Dekeyser) est parti tôt à Arica et rentrera le soir avec, entre autres, de l'essence pour remplir le réservoir des clients qui en ont besoin.
Aujourd'hui nous partons pour le lac Chungará – considéré comme le plus haut du monde à 4517 mètres –, à une soixantaine de kilomètres par une route que nous pensions goudronnée jusqu'à la frontière bolivienne. Nous prenons dès le départ, juste à la sortie de Putre, une petite piste sur la gauche indiquée « Chungará », en pensant qu’elle doit éviter tous les virages au-dessus du village. Elle passe par la montagne, tourne et vire, monte et descend, se rétrécit, s’élargit… Pas âme qui vive à l’horizon, juste les sommets, et nous dans les cahots et la poussière… Nous n’en voyons pas la fin et nous commençons à nous demander si nous ne nous sommes pas trompés lorsque nous apercevons, juste au-dessus, la route goudronnée.
La lumière est très pure, aucun nuage ne vient la voiler. Nous croisons quelques camions boliviens, doublons quelques camions chiliens... sans nous douter de ce qui nous attend. Un arrêt à Las Cuevas (les grottes), pour nous (ré)habituer à l'altitude après ces trois nuits au bord de la mer. Il fait un froid glacial malgré le ciel bleu, le vent se glisse sous nos polaires et nous transperce jusqu’aux os. Le chemin enjambe un « bofedal », sorte de plaine marécageuse envahie de gros coussins d’herbe entre lesquels glisse toute une faune aviaire. Mais les bofedales, alimentés par l’eau de la fonte des neiges ou l’eau de pluie, sont aussi particulièrement appréciés des vigognes, lamas et alpacas qui viennent brouter là avec gourmandise pendant la saison sèche (de mai à décembre).
Oh oh ! voici nos premières viscaches, sorte de gros lapins à queue de chat angora... entourées de petites boules grises qui courent dans tous les sens et se poursuivent : ce sont les bébés viscaches ! Zut, je n’ai justement pas le bon objectif, il est resté dans la voiture… Les viscaches passent une partie de leur temps à bronzer au soleil, à jouer ou à se toiletter. Après ces tâches épuisantes, elles filent faire la sieste à l'ombre d'un rocher. J’en connais une qui ne se doute pas qu’elle est photographiée… Une vingtaine de mètres plus loin, c’est le domaine des si jolies sarcelles tachetées (Anas flavirostris).
Le chemin, court, un kilomètre et demi, passe au-dessus de la route, longe un étang sur lequel va et vient une mouette des Andes, avec son drôle de masque noir et ses yeux bordés de blanc que, de loin, on croirait bleu clair ; puis il contourne les grottes dont l'ouverture donne sur les étendues couvertes d’ichus, que broutent consciencieusement quelques gracieuses vigognes, et les volcans enneigés (ici, l'horizon est toujours occupé par un ou plusieurs volcans). A l’intérieur, c’est l’heure de la sieste…
Retour à la voiture dans laquelle nous nous engouffrons, toujours aussi transis. Le bâtiment de la Conaf, lui, est fermé (pour tout dire on ne les a pas souvent vus ouverts).
Nous repartons, et débute alors notre calvaire qui durera quasi toute la journée. Les Chiliens ont eu la riche idée de vouloir refaire la route d'un seul bloc jusqu'au lac, soit une petite soixantaine de kilomètres. Nous arrivons sur le premier « desvio » (« déviation », en l'occurrence voie unique. Une cahute, un employé harnaché comme un cosmonaute à cause de la poussière de la piste soulevée par les camions, un panneau « Pare » (« stop »), au dos duquel est inscrit « Siga » (« avancez »). Et l'attente commence... Il fait beau, tout le monde a l'air très relax. Les camionneurs coupent leur moteur, nous aussi, et font le tour de leur camion pour voir si tout est en ordre: bâche, chargement, pneus... Devant nous, une famille bolivienne descend de son pick-up, la mère installe ses trois jeunes enfants sur une couverture tandis que le père sort sa grosse boîte de douilles (pour clé à cliquet) et la renverse devant eux, ce qui s’avère tout de suite un jeu passionnant : il faut ranger chaque douille dans son logement propre. Un quart d'heure passe, vingt minutes, vingt-cinq minutes... les enfants jouent toujours…
Soudain, dans un nuage de poussière, arrivent en face les premiers camions boliviens et pick-up de chantier. La file est interminable… Lorsque tout le monde est enfin passé, nous nous apprêtons à démarrer mais nous avons tout faux ! Le trafic étant plus important en provenance de Bolivie, il faut attendre que les camionneurs chiliens grossissent la file de notre côté… L:-( L'attente se poursuit... et au total durera près de trois quarts d'heure.
Cette fois nous voilà partis pour le lac Chungará – pensons-nous... La piste est mauvaise et par endroits défoncée – tôle très très ondulée, gravier, caillasse et un peu tout ce qu'on veut, y compris une planche cloutée qui n’a pas atterri du « bon » côté, comme les tartines, non, là les clous sont en l’air et on les évite d'extrême justesse. Il faut ajouter les nombreux camions qui roulent comme s’ils étaient sur l’autoroute ou presque, mitraillant généreusement au passage ce qui se trouve à leur portée, et nous obligeant à des écarts constants.
Bientôt nous arrivons au poste des gardes. Les occupants d'un van sont occupés à donner des gâteaux à un lama et à un alpaca... No comment... Nous allons voir le garde de service, car nous avions compris qu'il fallait nous enregistrer; il est en train de lire le journal, affalé sur son siège, et visiblement nous le dérangeons. D’un air excédé, il nous fait un geste de la main pour nous dire de dégager de sous son nez. Très bien... Restons calmes…
Nous continuons notre route sur cette longue et vilaine balafre sillonnée par des centaines de camions et ponctuée de « desvios » où il nous faut encore et toujours attendre… lorsqu’ils sont gardés, car bien souvent il n’y a personne pour assurer la sécurité sur ces portions de sens unique, notamment lorsqu’elles ne sont pas très longues. Aucune berline, aucun 4 x 4, uniquement des pick-up de chantier. J'ai l'œil rivé sur chaque mètre carré à l'avant de la voiture, pour éviter le caillou pointu, le morceau de métal, l'éclat de verre qui pourrait nous faire crever. Et pendant ce temps, à droite et à gauche, les merveilles défilent... Les vigognes ont un poil incomparablement plus beau que leurs cousines de San Pedro. On voit que la table est autrement meilleure ici !
Parinacota a la bonne idée de se trouver à l’écart de la route principale, ce qui nous permet de fuir la poussière – elle s'insinue absolument partout dans la voiture, nous en sommes recouverts, nous en respirons, nous en avalons... – et ces centaines de camions qui foncent vers la Bolivie ou en reviennent. Le village est désert sous le soleil brûlant. Une vieille femme aymara nous interpelle, elle vend des boissons et différentes choses à manger, nous hésitons, à la fois très tentés et réticents, car derrière elle le local est malheureusement d'une saleté repoussante. L'église (du XVIIe siècle, reconstruite au XVIIIe) est comme tant d’autres très belle dans sa simplicité. Blanche, toit de chaume, clocher séparé du corps principal, pierre volcanique rose. Il n'y a pas un chat sur la place ni dans les ruelles adjacentes, comme souvent dans les villages que nous traversons. Pas un chat, pas un chien non plus...
Le ciel se charge de nuages, ce qui ne présage rien de bon pour admirer les eaux émeraude du lac Chungará… Nous rejoignons la piste principale en empruntant un autre chemin et arrivons peu après aux lagunas de Cotacotani. Un petit air de lac Powell, en modèle réduit ;-) L’eau rejoint la Bolivie toute proche et le lac Coipasa, via le río Lauca.
(Lagunes de Cotacotani. A droite le volcan Parinacota (6348 m) et derrière lui le Pomerape (6240 m). Ils forment le volcan complexe Nevados de Payachatas.)
Le lac Chungará est aussi gris que le ciel, au-dessus. Nous cherchons en vain un éclat émeraude, mais peu importe, ses rives sont si belles, dominées par les volcans chapeautés de neige, arpentées par une multitude d’oiseaux, flamants, foulques, mouettes, sarcelles…
Je ne sais pas pourquoi, tout d’un coup, je me demande où sont mes lunettes de soleil. Je cherche, je cherche, on regarde un peu partout dans la voiture, sous les sièges, etc., et je ne peux que constater que j’ai gagné ma journée en les perdant !! Les paroles de l'ophtalmo me reviennent en mémoire: « Par pitié, jamais au soleil sans vos lunettes!! »
Etant donné l’état de la piste et le nombre de camions qui circulent toujours dessus, nous renonçons à aller jusqu’à la frontière bolivienne. Il nous a fallu déjà les trois quarts de la journée pour arriver ici, maintenant il nous faut refaire toute la piste en sens inverse… En repassant devant les lagunes Cotacotani, je m’arrête pour photographier la très étrange azorella compacta et je tombe sur… le repaire des OVNI !
L’azorella compacta, qui pousse entre 3200 m et 5000 m dans ce coin des Andes qui regroupe l’altiplano chilien, bolivien et argentin, est une plante extraordinaire ! Non seulement elle peut vivre jusqu’à trois mille ans ( !!), mais sa pousse est infiniment lente (de un à deux millimètres chaque année). Les fleurs, hermaphrodites, se serrent les unes contre les autres pour garder la chaleur du jour.
Sur le chemin du retour nous reprenons la piste pour Parinacota, au cas où, mais mes lunettes ne sont pas là, il faut que je me fasse une raison.
A un « desvio » non gardé nous nous retrouvons nez à nez avec un camion, à un autre, avec un pick-up !!
Nous rentrons, exténués, au Terrace Lodge...
Jeudi 3 De Putre au salar de Surire Du salar de Surire à Colchane
Nous dégustons une nouvelle fois le petit déjeuner, préparons nos affaires, puis Flavio complète le réservoir d'essence avec trente-deux litres et demi. Tout le monde nous ayant déconseillé de prendre la piste en berline, nous posons une fois encore la question au cas où il aurait la bonne idée de nous rassurer, en précisant qu'on a l'habitude des pistes, même en berline... Il regarde la voiture, s'exclame avec un sourire « Ah, c'est une Fiat! » (il est italien), vérifie la garde au sol et nous dit « Pas de problème, en faisant attention vous pouvez aller jusqu'à Colchane ». Ouf! Avec le bidon de dix-huit litres acheté à Arica, nous voilà parés pour rejoindre Iquique via les 230 km de piste de l'altiplano qui mènent à Colchane. Avant de payer, je lui raconte que la veille j'ai perdu mes lunettes de soleil, il part, et revient peu après avec une paire que des clients ont oubliée. Quelle chance! Elles vont bien me dépanner. Nous quittons avec regret le Terrace Lodge et ses propriétaires si accueillants.
La piste démarre sur celle de Chungará, à l'endroit du premier « desvio », sur la droite. Plutôt que de faire la queue une demi-heure, Alain va demander à l'employé responsable du passage si l'on peut doubler la file pour partir sur Surire. Il est d'accord. Nous laissons tout le monde derrière nous et filons sur cette belle piste presque déserte.
L'air est d'une transparence que nous n'avons jamais vue nulle part. Au loin, les cônes sombres des volcans accrochent un cordon de nuages. Les vigognes aux grands yeux noirs broutent avec délicatesse une herbe invisible entre les touffes d’ichus ou celle des « bofedales », en compagnie parfois de lamas ou d'alpacas. Seule ombre au tableau, la poussière de la piste qui, comme hier – les camions en moins –, est omniprésente, pénètre absolument partout dans la voiture et me fait craindre pour le boîtier et les objectifs. Mais le paysage constamment magnifique fait passer ces désagréments. Tiens, quand on parle du loup... voilà justement un camion qui traîne son long voile ocre derrière lui...
L’horizon est dominé depuis un bon moment par le volcan Guallatire (de l'aymara wallatiri : « lugar de guallatas », autrement dit « lieu des ouettes des Andes ») et son cône coincé entre deux mamelons, qui lance droit vers le ciel un nuage de vapeur et de gaz. C'est un des volcans les plus actifs du nord du Chili, dont la dernière éruption date de 1960. Caché derrière lui, le stratovolcan Acotango (6052 m) qui, avec l'Elena Capurata (5990 m) et l'Umarata (5746 m), forme le volcan complexe bolivien Nevados de Quimsachata. Les Aymaras les appellent les Trois Sœurs (Quimsa = trois). Nous qui aimons particulièrement les volcans, nous sommes comblés.
Sous l’immense volcan, bien exposé en cas d’éruption, le petit village de Guallatire, balayé par le vent, silencieux et désert. Personne du côté de la maison des gardes, c’est l’heure du repas. Nous ralentissons en passant, histoire de voir si quelqu’un va sortir, puis nous partons nous garer près de l’église. Elle est simple et belle, mais fermée, encore une fois… Un projet de restauration est en cours. Le problème de ces églises, c’est que les villages sont peu à peu désertés et qu’elles finissent par tomber en ruine.
Au-dessous, un bofedal suit les boucles du río Lauca, la vallée est verdoyante et fait les délices d’un troupeau de lamas et d’alpacas. Il est parfois très difficile de savoir si ce sont les uns ou les autres, et pourtant ils ne se ressemblent pas. Mais les croisements entre un lama mâle et un alpaca femelle donnent les huarizos, ce qui explique certainement la difficulté à en différencier certains.
Nous reprenons la piste sans avoir vu âme qui vive… Nous sommes toujours à 4200 m. Par moments, le paysage change radicalement , la végétation disparaît, seul l'ichu s'ancre dans le sable et la pierre, résiste et s'arc-boute sous les assauts du vent, essaime vers les sommets.
Il y a de longues parties de tôle ondulée sur lesquelles il faut accélérer, comme sur les pistes de Patagonie ou la Ruta 40, si l'on veut arriver autrement qu'en pièces détachées à Surire. On nous avait dit que la piste était parfaitement indiquée pour le salar (seul Alain d'Etigny nous avait prévenus qu'il fallait faire attention parce qu'il y avait peu d’indications), or jamais aucun panneau ne le mentionne, ce qui promet pour Colchane...
Aidés du GPS, nous finissons subitement par l'apercevoir, dans toute sa blancheur. Une brume de sel court à la surface... Et puis, un peu plus loin, nous distinguons au centre de gros camions qui vont et viennent, et d'immenses tas de sel de borax ainsi que de nombreux bâtiments sur sa berge. Nous pensons arriver dans un environnement complètement sauvage... Le sud du salar n'est pas exploité et retrouve une vie animale.
Les trois espèces de flamants cohabitent ici. Par contre nous ne voyons pas la plume d'un seul nandu ou suri, qui ont donné son nom au salar. Ce n'est sans doute pas la bonne saison. Dommage...
A l'extrémité est, nous apercevons deux ou trois baraques dont celle des carabineros à qui nous allons demander l'état de la piste pour Colchane – en espérant qu'ils seront plus aimables que celui de la piste pour Chungará –, et le refuge de la Conaf (qui « gère » le parc, ou plutôt le refuge). Mais une fois sur place, tout est fermé : le refuge on le savait, mais il n'y a pas plus de carabineros pour nous renseigner que de beurre en broche. Seuls deux ou trois Indiens s'affairent autour d'une estafette. L’un d'eux nous indique que faire et ne pas faire en nous disant: « Houlaaa, c'est la première fois que vous allez faire cette piste?! » avec un air plus que dubitatif. Voilà qui n'est pas fait pour me rassurer. Ce n'est pas la piste qui m'inquiète, mais l'idée de se perdre et de passer la nuit dans la voiture, sans duvet, à – 10 ou – 15 °. La carte ne lui dit rien, sans doute ne sait-il pas lire, et il nous conseille de nous diriger droit sur les montagnes en face.
Le long de la rive, un peu plus loin en contrebas, on aperçoit des vigognes et des flamants aux longues pattes graciles qui se reflètent dans l'eau sombre. Le temps que je sorte de la voiture avec mille précautions, les vigognes s'enfuient dans le moutonnement de sel et d’herbe blonde.
Nous pique-niquons avec les délicieuses boîtes de « La Belle-Iloise » offertes par Françoise, mais je reste anxieuse, tandis qu'Alain, qui n'a jamais peur de rien, est particulièrement relax. A 15 heures, nous partons pour la dernière partie de cette journée qui a été si difficile à préparer jusqu'au dernier moment. Les avis étaient quasi unanimes sur la difficulté de la faire en berline – le dernier étant celui de l'Indien qui nous a renseignés à côté du refuge –, voire même simplement parce que s'il nous arrivait quelque chose, personne ne passerait par là et que les conséquences pourraient alors être catastrophiques.
Les pistes se croisent et se recroisent, et lorsqu'il y a un panneau il mentionne des noms de village non indiqués sur nos cartes. Quant au GPS (un Oregon 400t), il veut obstinément nous envoyer sur la droite, au milieu des bofedales, parallèlement à la piste… Malgré cela, la piste est étroite mais relativement bonne, voire très bonne, bien que très sableuse par endroits. Quelques coups de volant « cisaillés » et ça passe sans problème. 4200 m, 4300 m, l'air est toujours aussi pur et le ciel aussi bleu. Sur les pentes, l’azorella veloutée est reine, une très vieille reine sans doute, si l’on en juge à sa taille, étant donné qu’elle ne pousse que de un à deux millimètres par an.
Sur l’atiplano, le feu et l’eau se mêlent constamment. Les bofedales sinuent en suivant le lit des ruisseaux, dominés par les volcans, sur les flancs desquels les dernières coulées de laves ont laissé des traces laiteuses ou cuivrées.
Aucun être humain, homme ou animal, dans ce silence presque palpable, qui pèse plus lourd qu'ailleurs... Jamais l'impression de solitude n'a été aussi grande.
Nous passons un gué un peu délicat, puis un second. Plus loin, dans un autre virage en descente, il faut aller repérer le terrain de près pour calculer ou poser les pneus. Les petits villages abandonnés se succèdent, les murs d'adobe sont encore debout mais les toits n'existent plus depuis longtemps, excepté celui de l'église. Curieusement, lorsqu'ils sont habités, les villages sont tout aussi déserts.
Nous quittons les sommets pour redescendre sur un haut plateau en espérant apercevoir Colchane. Mais non, nous ne voyons « rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie »… heureusement Barbe-Bleue n’est pas dans les parages. La piste file droit devant ou plonge dans un virage serré, toujours caillouteux, voire rocheux. Nous arrivons à Isluga surmonté par le volcan du même nom, village pratiquement désert, excepté lors de la fête de saint Thomas, le 21 décembre. Les communautés se rassemblent alors, viennent même ceux qui ont quitté l’altiplano pour les villes côtières. Une ou deux photos de l’église, et nous repartons pour Colchane, à dix kilomètres de là, car nous avons hâte d'être arrivés.
Les maisons de Colchane – localité qui date des années 70, autant dire d’hier – sont dispersées le long d'une large route rectiligne à l’américaine, perdue au milieu des cactus de l’altiplano aymara, sur laquelle nous trouvons la grande bâtisse bleu et bordeaux de l'hôtel Isluga.
Il est étonnant de voir que la cour ou l’enclos que chaque maison a sur l’arrière est fermé par une haute palissade de bois ou bien, comme à l’hôtel, par des bâtiments en dur et une immense porte à deux battants. C’est là, au milieu des poules et de toutes sortes de choses, que nous garerons la voiture, le plus près du mur et collée à la précédente, comme dans un ferry, guidé par un jeune Indien. La Bolivie est à un jet de pierre – au bout d’une immense avenue bordée d’une multitude de lampadaires d’autoroute, totalement incongrus dans le décor –, et ceci explique sans doute cela.
La chambre est belle et grande et, pour la première fois, il y a même du shampoing...
********** Seconde partie ********************
De Colchane à Buenos Aires
La version avec photos est visible ici:carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique
Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…
On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.
Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.
Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.
Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...
Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.
Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.
Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama
Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...
Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).
Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.
Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !
Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.
A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.
Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.
Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.
Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!
De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :
« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)
San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.
J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).
L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.
Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).
Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)
Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.
Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.
De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.
Les panneaux sont en général très instructifs…
Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...
Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.
La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.
A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.
Le soir, retour à La Casona.
Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama
Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.
A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.
A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.
En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !
Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.
Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...
J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.
Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.
En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.
Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !
A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…
Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.
Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...
Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...
Mardi 8 De la puna à Salta
En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.
Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !
La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.
Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…
A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).
Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!
L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J
Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.
Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!
A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.
Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes
Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.
La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!
La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.
La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).
Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.
Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.
Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!
Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.
Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).
Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)
Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.
Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.
Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...
Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.
Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.
Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)
Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.
La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).
Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.
Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.
De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.
San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…
Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.
Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes
Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.
A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.
Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.
Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.
A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...
Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.
Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas
Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.
Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.
Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.
Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.
Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.
Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.
Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.
Lundi 14 Salta - Buenos Aires
Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.
Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)
Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.
Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.
Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...
Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)
Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.
Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.
Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (uneaventureenfamille.over-blog.com/).
Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires
Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.
Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !
Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…
Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.
En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!
Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.
Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.
Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.
Mercredi 16
Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.
Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...
(Renseignements)
Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.
Un mois à Bali et Lombok en juillet-août: avion et itinéraire? English translation pending
Bonjour,
Je prévois de me rendre 4 semaines en Indonésie, en routard, de la mi juillet à la mi août.
Je n'ai pas encore pris mes billets d'avion, mais je vois que les prix ont l'air assez élevés🤪, et je ne sais pas quelle est la meilleure solution (meilleur rapport qualité / prix, car le prix est important mais je n'ai pas non plus envie de me taper plein de correspondances et de passer 40 heures de suite dans les avions et les aéroports...😕). Est-ce que je dois prendre mon billet tout de suite, ou j'ai encore 1 ou 2 mois devant moi ?
Je précise que c'est mon 7ème voyage en routard (déjà parti 3 fois en Inde, 2 fois au Népal pour trekker, 1 fois au Cambodge). Les liens pointent vers mes récits de voyage.
J'ai besoin de quelques conseils pour me concocter un itinéraire sympa, préparer mes principales étapes. Cela ne me dérange pas de bouger tous les 2-3 jours si c'est nécessaire pour visiter plein d'endroits, j'ai souvent fait ça dans mes précédents voyages. Pouvez-vous me donner quelques conseils de lieux où aller (avec le nombre de jours conseillé pour y séjourner) ? Sachant que je n'aime pas trop les grandes villes, je préfère la campagne et la montagne, je souhaite passer quelques jours à la plage, plutôt pour l'ambiance apaisante "bord de mer"😎 car je ne pratique ni le surf ni la plongée et je nage peu. Par contre, j'ai envie de faire du vélo. J'aime aussi les petites villes tranquilles et les villages, les temples bouddhistes et hindouistes, et j'aimerais faire 1 ou 2 treks par exemple sur des volcans. Par contre je ne suis pas fan des parcs animaliers ni des zones infestées de moustiques.
Est-il possible et réaliste sur 1 mois d'aller un peu à Java, à Bali et à Lombok ? Quelles sont les principales différences entre ces 3 îles ? Le coût de la vie y est très différent ?
Compte tenu de ces indications, comment répartir au mieux les 30 jours dont je dispose ?
Quelles sont les principales différences entre l'Indonésie et l'Inde ? notamment pour les conditions sanitaires ? (vaccins, moustiques, autres maladies, précautions alimentaires...), les transports et les hébergements ? Faut-il faire un traitement contre le palu, ou bien de bons répulsifs suffisent-ils ? J'ai dans l'idée que l'Indonésie doit ressembler un peu (beaucoup ?) à certaines parties de l'Inde (Kerala), mais je me trompe peut-être...
Merci d'avance !🙂
Je prévois de me rendre 4 semaines en Indonésie, en routard, de la mi juillet à la mi août.
Je n'ai pas encore pris mes billets d'avion, mais je vois que les prix ont l'air assez élevés🤪, et je ne sais pas quelle est la meilleure solution (meilleur rapport qualité / prix, car le prix est important mais je n'ai pas non plus envie de me taper plein de correspondances et de passer 40 heures de suite dans les avions et les aéroports...😕). Est-ce que je dois prendre mon billet tout de suite, ou j'ai encore 1 ou 2 mois devant moi ?
Je précise que c'est mon 7ème voyage en routard (déjà parti 3 fois en Inde, 2 fois au Népal pour trekker, 1 fois au Cambodge). Les liens pointent vers mes récits de voyage.
J'ai besoin de quelques conseils pour me concocter un itinéraire sympa, préparer mes principales étapes. Cela ne me dérange pas de bouger tous les 2-3 jours si c'est nécessaire pour visiter plein d'endroits, j'ai souvent fait ça dans mes précédents voyages. Pouvez-vous me donner quelques conseils de lieux où aller (avec le nombre de jours conseillé pour y séjourner) ? Sachant que je n'aime pas trop les grandes villes, je préfère la campagne et la montagne, je souhaite passer quelques jours à la plage, plutôt pour l'ambiance apaisante "bord de mer"😎 car je ne pratique ni le surf ni la plongée et je nage peu. Par contre, j'ai envie de faire du vélo. J'aime aussi les petites villes tranquilles et les villages, les temples bouddhistes et hindouistes, et j'aimerais faire 1 ou 2 treks par exemple sur des volcans. Par contre je ne suis pas fan des parcs animaliers ni des zones infestées de moustiques.
Est-il possible et réaliste sur 1 mois d'aller un peu à Java, à Bali et à Lombok ? Quelles sont les principales différences entre ces 3 îles ? Le coût de la vie y est très différent ?
Compte tenu de ces indications, comment répartir au mieux les 30 jours dont je dispose ?
Quelles sont les principales différences entre l'Indonésie et l'Inde ? notamment pour les conditions sanitaires ? (vaccins, moustiques, autres maladies, précautions alimentaires...), les transports et les hébergements ? Faut-il faire un traitement contre le palu, ou bien de bons répulsifs suffisent-ils ? J'ai dans l'idée que l'Indonésie doit ressembler un peu (beaucoup ?) à certaines parties de l'Inde (Kerala), mais je me trompe peut-être...
Merci d'avance !🙂
Un mois seule à Bali en Juin English translation pending
bonjour tout le monde!!!
je sais que ce sujet a déjà été traité cependant j'ai moi aussi pas mal de questions...c'est mon premier grand voyage toute seule!!!😄
je veux donc partir en juin, voire fin mai, en Indonésie. pour le moment je pense aller à Bali et j'envisage Sumatra, île dont on m'a dit beaucoup de bien. cependant c'est aussi une île qui est ravagée par la déforestation...qu'en est-il sur place? je veux dire, si j'arrive là-bas et que je tombe sur des hectares dévastés ce n'est pas vraiment un spectacle qui me réjouira, bien au contraire. d'un autre coté je me dis que c'est peut être en allant visiter cet endroit et en montrant son intérêt qu'on pourra peut être arrêter ça...bref, en gros à votre avis quelle île autour de Bali vaudrait le coup?
Je suis une grande amoureuse de la nature aussi je voudrais voir des rizières, des volcans, des plages, plonger, faire des randos si possible, voir des animaux...bref du zen et du vert! Je pensais qu'un mois serait bien suffisant mais au final je commence à me demander comment découper le planning ^^ j'aimerai aussi faire un peu de plage mais seule ça me semble compliqué pour laisser les affaires sur la plage sans surveillance..et puis je ne suis pas sûr d'avoir envie de tomber dans les coins remplis de surfeurs et d'alcool (sans critiquer, ce n'est juste pas ce que je recherche)
Je travail dans le bijou aussi j'aimerai rencontrer des gens qui fabriquent des bijoux là bas et échanger avec eux. J'ai lu que Celuk est un endroit génial pour ça.j'aimerai aussi visiter un centre d'aide aux tortues marine, apparemment il y en a un au nord-ouest. Si quelqu'un a d'autres adresses ou conseils?
combien de temps pour faire le tour de Bali? aussi pour les déplacements, je n'ai jamais conduit de scooter et j'ai une peur bleue des 2roues à part vélo. comment me déplacer? le bus est il pratique ou c'est plutôt l'enfer?
dernière question pour les hébergements. combien faut il compter pour une guest house simple mais sympa, seule? je pense que je vais payer le prix de 2 personnes..faut il vraiment toujours négocier? j'ai peur de ne pas y arriver...à moins d'avoir un ordre d'idées pour chaque chose et savoir que je n'abuse pas en baissant trop mon prix.
voilà, j'espère que certains d'entre vous sauront m'apporter des réponses, j'ai déjà trouvé des éléments dans d'autres discussions, mais c'est toujours agréable d'échanger directement sur le sujet! :-) merci d'avance
je sais que ce sujet a déjà été traité cependant j'ai moi aussi pas mal de questions...c'est mon premier grand voyage toute seule!!!😄
je veux donc partir en juin, voire fin mai, en Indonésie. pour le moment je pense aller à Bali et j'envisage Sumatra, île dont on m'a dit beaucoup de bien. cependant c'est aussi une île qui est ravagée par la déforestation...qu'en est-il sur place? je veux dire, si j'arrive là-bas et que je tombe sur des hectares dévastés ce n'est pas vraiment un spectacle qui me réjouira, bien au contraire. d'un autre coté je me dis que c'est peut être en allant visiter cet endroit et en montrant son intérêt qu'on pourra peut être arrêter ça...bref, en gros à votre avis quelle île autour de Bali vaudrait le coup?
Je suis une grande amoureuse de la nature aussi je voudrais voir des rizières, des volcans, des plages, plonger, faire des randos si possible, voir des animaux...bref du zen et du vert! Je pensais qu'un mois serait bien suffisant mais au final je commence à me demander comment découper le planning ^^ j'aimerai aussi faire un peu de plage mais seule ça me semble compliqué pour laisser les affaires sur la plage sans surveillance..et puis je ne suis pas sûr d'avoir envie de tomber dans les coins remplis de surfeurs et d'alcool (sans critiquer, ce n'est juste pas ce que je recherche)
Je travail dans le bijou aussi j'aimerai rencontrer des gens qui fabriquent des bijoux là bas et échanger avec eux. J'ai lu que Celuk est un endroit génial pour ça.j'aimerai aussi visiter un centre d'aide aux tortues marine, apparemment il y en a un au nord-ouest. Si quelqu'un a d'autres adresses ou conseils?
combien de temps pour faire le tour de Bali? aussi pour les déplacements, je n'ai jamais conduit de scooter et j'ai une peur bleue des 2roues à part vélo. comment me déplacer? le bus est il pratique ou c'est plutôt l'enfer?
dernière question pour les hébergements. combien faut il compter pour une guest house simple mais sympa, seule? je pense que je vais payer le prix de 2 personnes..faut il vraiment toujours négocier? j'ai peur de ne pas y arriver...à moins d'avoir un ordre d'idées pour chaque chose et savoir que je n'abuse pas en baissant trop mon prix.
voilà, j'espère que certains d'entre vous sauront m'apporter des réponses, j'ai déjà trouvé des éléments dans d'autres discussions, mais c'est toujours agréable d'échanger directement sur le sujet! :-) merci d'avance
Compte-rendu de trois semaines au Costa Rica en décembre 2011 English translation pending
Bonjour,
Nous revenons d’un voyage de 3 semaines effectué au Costa Rica du 10 au 31 décembre 2011. Nous nous sommes beaucoup aidés des blogs et notamment du Blog Tout Costa Rica où une équipe géniale nous a accompagné dans notre organisation grâce à leur réponse toujours très réactive (du jour pour le lendemain, voire parfois plus rapide), nous tenons tout particulièrement à remercier Pierre pour la promptitude de ces réponses ainsi que Marie et Olivier pour leur accueil à l’aéroport et à l’hôtel ainsi que pour leur gentillesse.
Tout au long de ces 3 semaines, nous avons logé dans les fameuses cabinas, certaines étaient plus confortables que d’autres mais toutes nous ont réellement plus, chacune avaient leur charme, nous vous indiquerons les noms des hébergements ainsi que leurs tarifs, cela vous permettra de vous faire une idée sur le budget.
Arrivée à l’aéroport de San José (Hotel Tout Costa Rica : 50$) le samedi 10 décembre avec 2 heures de retard. Marie était présente pour nous accueillir comme nous le lui avions demandé. Cela était très appréciable surtout après 13h00 de vol et 5h00 d’escale à NY. Nous avons logé à l’hôtel Chez Pierre de Tout Costa Rica. Cet hôtel est très bien, l’accueil y est irréprochable. Nous avons même eu droit à minuit au fameux rapport. C’était très intéressants, même si notre itinéraire était bien ficelé, les conseils d’olivier nous ont été précieux et ont permis de mieux comprendre par exemple le climat, etc…
Jour 1 et 2 : Départ à 5h00 du matin, pour prendre un vol interne en direction de Tortuguero. Nous partons avec un magnifique soleil et arrivons sur place avec une pluie tropicale déprimante ! Pendant 2 jours non-stop, la pluie n’a pas arrêtée de tomber. Nos meilleurs amis ont été les ponchos indispensables. Nous sommes déçus car nous n’avons pas pu faire la balade en canoë dans les canaux qui était prévue avec un guide. Nous avons quand même randonnée dans la forêt en étant accompagné de dizaines de moustiques affamés. Nous avons logé à cabinas Donquichotte (45$), conseillé par Tout Costa Rica, l’hébergement est très bien, et cela nous a permis de bénéficier de la réduction avec la carte hébergement de Tout Costa Rica.
Le lendemain nous avons pris la navette fluviale pour se rendre à la Pavona, où nous avons récupéré la voiture de location. Le trajet au milieu des canaux est splendide dommage que la pluie vienne nous fouetter le visage. Pour la voiture de location, nous sommes également passés par Tout Costa Rica pour la réserver. La voiture était nikel. Après avoir récupéré la voiture, nous nous sommes rendus à Puerto Viejo, sur la côte Caraïbe sud au pied du parc Manzanillo. Nous logions à Casa Moabi (35$), nous avons eu la chance de pouvoir occuper la casita, très belle maison construite au milieu de la forêt par entre autre Raphael. Si vous occupez la Casita, demandez à Tom de bien renfermé son chien car et oui tout est possible, le chien sait ouvrir les portes ce qui fait déclencher l’alarme, pas très agréable à 1h00 du mat… Cependant, nous avons bien apprécié notre séjour dans cet hôtel ! A recommander, d’autant plus qu’avec la carte Tout Costa Rica, vous bénéficier de la réduction hébergements.
Nous remercions Raphael et Giselle pour leur gentillesse. Ces personnes travaillent à Casa Moabi et sont constamment à votre disposition, grâce à eux nous avons réellement découvert la fameuse expression Pura Vida.
Jour 3 : Ce troisième jour avait pourtant bien commencé... Avant d’aller au parc Manzanillo, nous nous sommes baladés aux alentours de Casa Moabi et avons pu voir nos premiers Paresseux, une mygale, nous étions aux anges. Nous sommes ensuite allés randonner dans le parc Manzanillo, le parking est payant 2 $ par contre l’entrée au parc est gratuite. La première ½ heure permet de faire une rando très agréable, on alterne entre plage de sable fin, forêt, etc… Nous nous sommes petit à petit enfoncés dans la forêt pendant 2 heures. La randonnée n’était pas facile, le terrain était très gras, et les quelques côte le rendait très glissant. Au bout de 2h00, nous avons décidés de rebrousser chemin. C’est à ce moment-là où cette journée est devenue cauchemardesque. 2 Jeunes ados munis de gros bâtons de bois nous ont attaqués, heureusement, nous n’avons pas été touchés même si cela n’est pas passé loin. Ils ont bien pris leur temps et ont soigneusement triés nos affaires, inutiles de vous dire que tous les appareils photos, objectifs, jumelle, etc… ont été volés, par contre le guide du routard et les serviettes de plage, ça ils ont bien voulu nous les laisser… Bref c’était noël avant l’heure pour eux ! Ils demandaient sens cesse les passeports heureusement ils étaient bien cachés, les pochettes fines sous pantalons sont finalement bien utiles… Résultat ils en ont volé pour environ 3000 € en tout : appareils photo, argent, jumelle GPS de la voiture de location, cartes SD, etc…
L’après-midi s’est donc déroulée au poste de police à faire un rapport, le plus comique dans l’histoire c’est que les policiers pensent dur comme fer pouvoir retrouver les objets, nous ne les avons toujours pas… Nous avons également téléphoné à l’assurance en France pour déclarer le sinistre alors pour faire simple, l’assurance habitation aurait couvert si le vol, s’il s’était déroulé dans un logement loué mais la chambre d’hôtel par exemple ne marche pas. Et l’assurance carte bancaire (notre ultime solution) couvre les achats effectués dans les 10 jours avant le vol, inutile de vous dire qu’il n’y avait rien, même le GPS n’était pas couvert car il s’agissait d’une location et non d’un achat.
Petit conseil, si vous avez fait comme nous, a savoir acheté un bel appareil photo réflex avec des objectifs, + autres matériels pour observer au mieux la faune et la flore vous avez 2 solutions soit vous ne les prenez pas avec vous, un peu frustrant je le conçoit, soit prenez une assurance voyage qui couvre ce type de vol « Vol à l’arraché ».
Finalement dans notre malheur nous avons quand même eu de la chance car ils nous ont volé que 3 jours de photos, celle de Tortuguero sous la pluie.
Nous somme ensuite en fin de journée allés à Puerto Limon pour nous racheter un appareil photo compact, histoire de pouvoir quand même prendre des photos des 2 semaines 1/2 restantes.
Jour 4 : Nous nous sommes réveillés complètement blasé, en plus nous avions eu l’alarme à cause du chien à 1h00 du matin, donc pas très rassurant quand le jour d’avant on s’était fait agressé… Nous avons appris que la côte Caraïbe était quand même risqué car la veille au soir d’autres touristes s’étaient aussi fait agressé mais à l’arme blanche. Les autorités camouflent cela, j’ai appelé l’ambassade pour prévenir, et ils m’ont fait comprendre que ce n’était pas leur problème…
Nous vous conseillons malgré tout de visiter le parc Manzanillo car il vaut vraiment le détour mais prenez un guide même si les hébergements vous disent que cela n’est pas nécessaire, ce qui a été le cas pour nous.
Malgré cela avons relativisé et décidé de profiter au mieux de nos vacances !
Normalement nous devions visiter le parc de Cahuita mais le temps n’était toujours pas bon, pluie, pluie et re-pluie…
Nous sommes donc allés avec Tom et des amies à lui, visiter le refuge Jaguar Rescue. Ce refuge vaut réellement le détour. Le gens vous expliquent bien l’habitat des animaux type serpents, singes (vous pouvez en tenir dans vos bras selon le bon vouloir du singe) paresseux à 2 doigts (très rare). L’entrée n’est pas donnée 20$ /pers mais cela vaut vraiment la peine. Dans tous les cas, dites-vous bien que c’est le prix moyen minimum/pers des activités au Costa Rica.
Jour 5 : Départ de bonne heure pour le volcan Poas, nous n’avions pas de GPS (volé comme le reste). La route était très belle, nous étions dans les montagnes par contre nous sentions le 4x4 peiner. Nous étions censés mettre 5 heures au final nous en avons 8. Nous n’en pouvions plus. Sans GPS c’est un vrai problème. Nous avons fini par trouver notre hébergement « Lagunillas Lodge ». Petit conseil prévoyez un bon polaire car en haut des montagnes il ne fait vraiment pas chaud. Ces cabinas sont rustique, cabanes en bois mais les gents sont d’une extrême gentillesse. En plus, le lodge est situé à 2kms du volcan poas, très pratiques donc pour s’y rendre à la première heure le lendemain.
Grâce à la réactivité de l’équipe de Tout Costa Rica, nous avons pu récupérer un nouveau GPS, ce qui nous a réellement rendu service pour le reste de notre parcours.
Jour 6 : (Hotel Lagunillas Lodge: 25$). Levés de bonne heure pour être dès l’ouverture au volcan poas (le volcan ouvre ses portes à 8h00 et non 9h00 comme l’indique le Lonely Planet) Nous avons eu beaucoup de chance car nous avons pu observer le volcan sans brume. Il vaut le détour, c’est un volcan très sympa avec son lac de souffre au centre. Il y a également un lac juste à côté très sympa.
Nous avons ensuite pris la route pour nous rendre au volcan Arenal. Nous avons logé à Cerro Chato éco Logde. L’hôtel est parfait si vous souhaitez avoir une vue plongeante sur le volcan arénal.
Jour 7 : (Hotel Cerro Chato Lodge: 40$). Départ de bonne heure pour voir le volcan manque de pot la pluie est toujours présente et cela ne facilite pas la levée de brume sur le volcan. Nous avons finalement abandonnée l’idée de voire le volcan ce jour ci et avons décidé de faire de la tyrolienne, la sortie est organisée par Cerro Chato Eco Lodge, cela n’est pas donné 80$/pers. C’est une activité à faire, très sympa par contre évitez quand il pleut des cordes car ça fouette le visage.
Jour 8 : Nous sommes complètement blasés du mauvais temps qui nous pourchasse depuis le début du séjour, nous avons donc décidé d’écourter le séjour du côté de la vallée centrale et décidons de renoncer à aller à Rio Celeste. Nous nous préparons donc pour aller à Curu situé au sud de la péninsule de Nicoya, où nous étions certains d’avoir du beau temps. Les sacs faits nous prenons la route qui longe le lac du volcan arénal. Nous avons eu de la chance ce jour là car la pluie a cessée et la brume s’est levée, nous avons pu admirer le volcan arenal dans son intégralité, c’est un volcan splendide ! Le lac qui se trouve au pied est magnifique, je vous conseille vivement de suivre, tout comme nous l’avons fait, la route qui longe ce lac, vous aurez l’occasion de faire de très belles photos.
Nous arrivons après 6h00 de route à Curu, nous avions réservé à la cabinas Ginana, un très bon compromis, l’hôtel est propre avec une jolie piscine et proche du parc Curu. Le soleil est au rendez-vous ça fait du bien au moral et avec 30° on se sent bien ! on peut enfin troquer le polaire contre le maillot de bain.
Jour 9 : (Hotel Ginana: 36$). Nous sommes allés visités le parc. Ce parc n’est pas très grand mais très bien aménagé. Il y a plusieurs sentiers de randonnée certains sont très simple court et plat et d’autre par contre montent à travers les collines ce qui vous permets d’avoir une vue splendide et de pouvoir contempler des plages paradisiaques. Nous avons bien aimé ce parc et avions réservés des plongées. L’entrée au parc est payante 10$/pers.
Jour 10 : Nous retournons au parc pour faire les plongées, 3 plongées dans la journée. Ce qui est dommage c’est que le prix de la plongée bouteille n’est pas donné et en plus nous devons payer l’accès au parc, et impossible de négocier ! Nous avons donc fait des très belles plongées, nous avons observé pleins de poissons tropicaux multicolors, des requins à pointes blanches, etc… Le midi nous avons mangé sur isla Tortuga, une plage à sable fins blanc, l’eau bleue turquoise, cocotier, bref le cliqué carte postale mais être en maillot de bain en décembre, qu’est ce que ça fait du bien !
Jour 11 : Nous retournons au parc curu pour se faire une rando à cheval, 2h00 de rando tranquille pour se rendre sur une plage déserte (l’accès à pied nécessite une rando de 4h00 en grimpette constante) alors nous étions seuls. Arrivés sur la plage, nous avions 1h00 pour se baigner et après hop à cheval pour le retour.
Nous voulions retourner dans le parc curu pour le 12ème jour pour nous rendre sur l’île tortuga et mais il fallait encore payer l’accès au parc et impossible de négocier de nouveau donc nous avons renoncé.
Jour 12 : Nous reprenons la voiture et le bac pour nous rendre à Santiago de la Vega. Nous avions décidé de visiter une fabrique de cigare. Il n’y a pas de plantations de tabac mais la visite de la fabrication vaut vraiment le coup. La visite est en plus gratuite et l’accueil est très agréable. La visite dure environ 1h00 et forcément nous avons acheté quelques cigares.
Nous reprenons la route pour nous rendre au parc Los Quetzales. Nous regagnions les montagnes et cela se fait sentir au niveau de la température.
Nous logons dans une petite cabina chez Myriame (30$), l’accueil est très chaleureux, la nourriture très bonne et pas chère, petit conseil goutez leur truites, il y a pleins de bassins et vous êtes sûrs qu’elles seront fraîche.
Jour 13 : (Hotel La Princesa: 40$). Nous nous levons aux aurores en espérant voire le fameux quetzal. Nous parcourons un petit sentier de randonnée situé non loin de la cabinas. C’est un sentier facile à parcourir et assez sympa qui vous mènera à une petite cascade. Nous n’avons pas vu le quetzal et décidons de mettre toutes les chances de notre côté en allant randonner dans le parc Los Quetzales. Ce parc est gratuit et le parking sécurisé. Contrairement à ce que pourraient vous dire les gardes, la rando n’est si aisée dans ce parc il y a beaucoup de dénivelé et quand on descend à un moment il faut remonter, et nous pouvons vous dire que cela n’a pas été facile pourtant nous avons 25 ans et en bonne condition physique. Résultat nous avons quand même fait une remarque au garde car cela peut être dangereux si des gens s’engagent sur ces sentiers en pensant que cela est simple. Le quetzal nous a boudés car nous ne l’avons pas vu, tant pis.
Jour 14 : (Hotel Cabinas Manolo: 40$). Nous prenons la route pour nous rendre au parc de corcovado. La route a été longue et pénible. Tant que le revêtement était bon ça allait mais quand nous avons commencé à attaquer les pistes avec les nids de poules incessants, le ras-le-bol nous a gagné et ce pendant 3h00 au moins. Nous arrivons enfin à Cabinas Manolo et sans regret. L’accueil est chaleureux, les cabinas colorées, nous voyons pleins d’aras voler au dessus de nous et le soleil est toujours présent.
Jour 15 : Départ de bonne heure pour le parc Corcovado, dans lequel nous allons passer une journée ½ et dormir dans le camp. Nous avions un guide fourni par Cabinas Manolo. Ce guide s’appelle Alberto et est très compétent je le recommande chaudement (si vous souhaitez ces coordonnées, n’hésitez pas à nous les demander, il travaille également en freelance)Ce parc est très sympa surtout quand vous avez un guide qui sait vous faire découvrir la faune et la flore locale. Vous verrez des dizaines d’oiseaux différents dont le fameux woodpecker, des lézards, des arbres gigantesques, etc… Nous avons également vu des requins dans les rivières, un fer de lance en plaine sieste, des pécaris, etc… bref que du bonheur. Nous avons également suivi les traces d’un pumas mais nous avons trouvé que les empreintes. Le camp est sommaire, prévoyez votre duvet car vous n’aurez rien d’autre qu’un matelas pour dormir, par contre vous ne mourrez pas de faim ! Ceci dit après avoir randonnée une bonne journée, le sommeil ne tarde pas à arriver.
Jour 16 : Nous nous sommes lever à 5h00 et avons randonné pendant environ 1h30 de nuit, nous avons pisté le tapir mais il a été plus rapide que nous. Après, retour au camp pour un petit déjeuner pantagruélique et finir la matinée à pister de nouveau le puma. Nous sommes rentrés bien fatigués à Cabinas Manolo mais l’excursion vaut réellement le coup, dépaysement total garanti.
Jour 17 et 18 : Nous avons également demandé à Mauricio de Cabinas Manolo de nous organiser pour journée à venir une sortie plongées sur isla del cano. Il nous a donc mis en relation avec un centre de plongée très professionnel non loin de la cabinas.
Le matin, départ pour le centre de plongée, après avoir testé le matériel nous avons rejoint le groupe sur le bateau et départ pour l’île afin d’y faire 2 plongées. Les guides sont très sympathiques et professionnels. Dans ce package tout est prévu, le lunch, l’équipement de plongée, vous n’avez plus qu’à profiter ! Ce site de plongée est splendide, nous avons eu le plaisir d’observer des raies, des requins à pointes blanches, des coraux, des barracudas, etc… il regorge d’une faune et d’une flore magnifique. Ces plongées nous ont tellement plu que nous avons décidé de remettre ça le lendemain.
Jour 19 : Et comme toutes bonnes choses ont une fin, il s’agit du jour du retour, nous reprenons donc l’itinéraire en sens inverse et rentrons à l’hôtel chez Pierre – Tout Costa Rica. Comme à l’arrivée, leur accueil a été très chaleureux. Et afin d’accentuer le côté convivial, l’équipe avait organisé un repas avec tous les vacanciers car l’hôtel était plus que plein.
Merci encore à cette équipe très dynamique.
N’hésitez pas si vous avez besoin de conseils ou d’avis car nous avons été très contents de bénéficier de votre expérience.
Pura vida
Agathe et Fabien
Exportation de voiture en Tunisie, comment récupérer la TVA? English translation pending
Salut tout le monde !!!
Voilà je vais exporter une voiture en Tunisie.
Je l'ai acheté aux ventes aux enchères et ils ne fournissent aucun documents.
Je dois apparemment me mettre en relation avec un transitaire mais quand je les appelles ils me disent que eux s'occupe de tout (càd transport, etc ...) alors que le véhicule je vais l'exporter moi même.
Donc comment faire pour récupérer les documents à faire tamponner en douane? Comment sa ce passe exactement?
Quand j'ai été voir la douane ici ils me disent aussi de passer par un transitaire je suis complétement perdu je ne sais plus quoi faire.
Et est-ce que je dois changer la carte grise?
Assez urgent je vous remercie pour vos réponses 😉
Voilà je vais exporter une voiture en Tunisie.
Je l'ai acheté aux ventes aux enchères et ils ne fournissent aucun documents.
Je dois apparemment me mettre en relation avec un transitaire mais quand je les appelles ils me disent que eux s'occupe de tout (càd transport, etc ...) alors que le véhicule je vais l'exporter moi même.
Donc comment faire pour récupérer les documents à faire tamponner en douane? Comment sa ce passe exactement?
Quand j'ai été voir la douane ici ils me disent aussi de passer par un transitaire je suis complétement perdu je ne sais plus quoi faire.
Et est-ce que je dois changer la carte grise?
Assez urgent je vous remercie pour vos réponses 😉
Découverte de l'Ouest américain en octobre 2012 English translation pending
Bonjour tout le monde,
désolé d'ouvrir un nouveau topic sur l'ouest, vous devez être blasés ;) mais je n'ai pas trouvé de réponse à ma requête...
Nous partons en octobre et c'est notre premier voyage du côté ouest des Etats-Unis. Nous allons donc faire un itinéraire assez classique, en gros: San Francisco - Yosemite - Death Valley - Las Vegas - Grand Canyon - Los Angeles
Je commence à bien avancer au niveau hôtel mais j'ai de grosses difficultés à trouver un motel raisonnable niveau prix entre Mono Lake et Beatty mais plutôt proche de Mono/Bodie que de Beatty.
En fait les deux nuits d'avant nous serons au Yosemite Lodge et ça explose un peu le budget donc je cherche quelque chose de pas cher pour cette étape d'une nuit.
Si vous avez des idées, merci de votre aide :)
Nous partons en octobre et c'est notre premier voyage du côté ouest des Etats-Unis. Nous allons donc faire un itinéraire assez classique, en gros: San Francisco - Yosemite - Death Valley - Las Vegas - Grand Canyon - Los Angeles
Je commence à bien avancer au niveau hôtel mais j'ai de grosses difficultés à trouver un motel raisonnable niveau prix entre Mono Lake et Beatty mais plutôt proche de Mono/Bodie que de Beatty.
En fait les deux nuits d'avant nous serons au Yosemite Lodge et ça explose un peu le budget donc je cherche quelque chose de pas cher pour cette étape d'une nuit.
Si vous avez des idées, merci de votre aide :)