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Voyage à l'Ile Maurice English translation pending
😇 Bonjour,
J'ai prévu d'aller passer 12 jours à l'Ile Maurice dans un hôtel à Calodyne du 25/1 au 6/2/15. Comme je ne connais pas du tout l'Ile Maurice, quelqu'un pourrait il me donner quelques conseils sur le climat à cette période, les vêtements à amener, les excursions à effectuer et aussi les précautions à prendre pour ce voyage.
Merci d'avance.
Circuit en Italie English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars faire un circuit de 11 jours en Italie
je vais changer d'hôtel presque tous les jours
(Les vêtements ne seront donc pas rangés dans la penderie)
De ce fait, j'aimerais avoir des conseils pour préparer ma valise
De manière pratique
Merci d'avance pour vos conseils
Soleil de Minuit croisière de France du 10 au 17 août 2014 English translation pending
Nous partons du 10 au 17 aout 2014 de Calais avec mon mari et ma fille de 7 ans.
Je souhaitais savoir qui est inscrit pour cette croisière
Qui a déjà fait cette destination et que me conseillez vous de faire?
Que prévoir niveau vêtements ?
A bientôt :)
A bientôt :)
Faire son sac à dos pour le Laos English translation pending
Bonjour,
Je pars toujours trop chargée et j'espère quelques conseils de votre part.
A savoir que je ne ferai pas de longs trecks mais des randonnées aux cascades, en forêt de quelques heures.
Ma première question: que faut-il prendre comme godasses: je pensais aux chaussures de montagnes, baskets et pour le reste du temps des sandales fermée (ne sais pas marcher en tonk ni à plat)🤪 ça fait déjà bcp???
Question habits et nécessaire de voyage: je suis déjà bien chargée avec la moustiquaire, le sac à viande, les médocs, trousses pharmaco, sèche cheveux, drap de bain etc.... comment s'organiser pour partir léger.... Habits de rando et habits pour la ville, le soir, etc.... Je voudrais tout pouvoir mettre dans un sac à dos faisant 10 à 12 kgs maxi. J'ai du mal à porter plus lourd. Sac cabine: déjà mon ordi portable (3 kgs).... Je sais une tablette serait mieux mais personne n'a pensé à mon annif😕
Merci pour tous vos bons conseils (plus je voyage, moins je sais faire une valise......😊) Marie
Ma première question: que faut-il prendre comme godasses: je pensais aux chaussures de montagnes, baskets et pour le reste du temps des sandales fermée (ne sais pas marcher en tonk ni à plat)🤪 ça fait déjà bcp???
Question habits et nécessaire de voyage: je suis déjà bien chargée avec la moustiquaire, le sac à viande, les médocs, trousses pharmaco, sèche cheveux, drap de bain etc.... comment s'organiser pour partir léger.... Habits de rando et habits pour la ville, le soir, etc.... Je voudrais tout pouvoir mettre dans un sac à dos faisant 10 à 12 kgs maxi. J'ai du mal à porter plus lourd. Sac cabine: déjà mon ordi portable (3 kgs).... Je sais une tablette serait mieux mais personne n'a pensé à mon annif😕
Merci pour tous vos bons conseils (plus je voyage, moins je sais faire une valise......😊) Marie
Renseignement sur le GR10 (Pyrénées) pour le mois d'août et sac à dos English translation pending
Bonjour à tous,
Après une recherche sur le fofo je ne trouve pas mes réponses donc je me permet de les demander.
Actuellement je n'ai jamais fait de rando avec bivouac à pied. Les rando étaient seulement des ballades à la journée. Et quelques semaines de rando en vélo (mais le chargement et le nombre de km n'est pas le même) .
Je souhaiterais faire 3 semaines ( 3 première semaines d'aôut ) de rando dans les pyrenées en longeant le GR10. J'ai remarqué que c'est la rando assez facile pour débutant. Je pense qu'à cette période les problèmes de neige auront totalement disparut. Quelle portion me conseillez vous ? Si certains on le guide sur le GR10 est-il bien fait? Avec les points de ravitaillement, refuge... ?
Plein de questions ce bousculent dans ma tête sur le sac à prendre ( je n'ai pas encore fait la liste du matos donc je ne connais pas encore le volume necessaire ). Sur l'itinéraire et la durée d'autonomie ? Combien de jour d'autonomie je peux prévoir ?
Merci de me donner les info que vous juger utiles sur le GR10. Je posséde un sac de couchage pyrenex 1200 ( 0° de confort et 1kg2) , une tente férino T-LITE 1 place (1kg5) ou tarp queshua je ne sais pas encore lequel prendre🤪) ainsi qu'un réchaud à cartouche de gaz et divers vétéments de rando ( veste imperméable t-shirt leger...) et je ne sais pas encore quoi prendre comme chaussure vu que mes salomom prenne l'eau)
Vins
Après une recherche sur le fofo je ne trouve pas mes réponses donc je me permet de les demander.
Actuellement je n'ai jamais fait de rando avec bivouac à pied. Les rando étaient seulement des ballades à la journée. Et quelques semaines de rando en vélo (mais le chargement et le nombre de km n'est pas le même) .
Je souhaiterais faire 3 semaines ( 3 première semaines d'aôut ) de rando dans les pyrenées en longeant le GR10. J'ai remarqué que c'est la rando assez facile pour débutant. Je pense qu'à cette période les problèmes de neige auront totalement disparut. Quelle portion me conseillez vous ? Si certains on le guide sur le GR10 est-il bien fait? Avec les points de ravitaillement, refuge... ?
Plein de questions ce bousculent dans ma tête sur le sac à prendre ( je n'ai pas encore fait la liste du matos donc je ne connais pas encore le volume necessaire ). Sur l'itinéraire et la durée d'autonomie ? Combien de jour d'autonomie je peux prévoir ?
Merci de me donner les info que vous juger utiles sur le GR10. Je posséde un sac de couchage pyrenex 1200 ( 0° de confort et 1kg2) , une tente férino T-LITE 1 place (1kg5) ou tarp queshua je ne sais pas encore lequel prendre🤪) ainsi qu'un réchaud à cartouche de gaz et divers vétéments de rando ( veste imperméable t-shirt leger...) et je ne sais pas encore quoi prendre comme chaussure vu que mes salomom prenne l'eau)
Vins
Madagascar - Côte Ouest / Sud English translation pending
Bonjour à tous ,
j'envisage de partir à Mada pour le mois de juillet - 3 semaines pour mon voyage de noce avec ma femme.
Itinéraire prévu: Tana - Antsirabé - Miandrivazo pour la descente du fleuve tsiribihina en 3 jours - Belo sur mer - Morondava - Andavadoaka - Salary
C'est la première fois que je pars à Madagascar mais je ne veut pas prendre de risque, je souhaiterais savoir: -Si cette itinéraire vous semble réaliste et réalisable en 3 semaines. -Si vous avez des conseils à me donner (à ne pas rater, faire , ne pas faire ..) - Y'a til des risques sur cette côte avec les éléctions à venir -Medicaments -Y'a il des choses à apporter pour les enfants
Et échanger ensemble si vous avez des contact à me communiquer ou expériences
voila je vous remercie d'avance Velouma c'est ce qu'ont dis là-bas
Chris
C'est la première fois que je pars à Madagascar mais je ne veut pas prendre de risque, je souhaiterais savoir: -Si cette itinéraire vous semble réaliste et réalisable en 3 semaines. -Si vous avez des conseils à me donner (à ne pas rater, faire , ne pas faire ..) - Y'a til des risques sur cette côte avec les éléctions à venir -Medicaments -Y'a il des choses à apporter pour les enfants
Et échanger ensemble si vous avez des contact à me communiquer ou expériences
voila je vous remercie d'avance Velouma c'est ce qu'ont dis là-bas
Chris
Retour d'expérience de trois semaines en Inde du Nord English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi avons passé 3 semaines en Inde du Nord (Rajasthan + Agra + Delhi) en février 2013. Nos centres d’intérêt étaient la culture et la nature.
Ayant beaucoup bénéficié des conseils trouvés sur les forums, voici notre retour d’expérience suivi de notre itinéraire :
· Voyage avec Air India, très bien sans aucun retard.
· Sur place, parcours en location de voiture avec chauffeur (Agence ShaluTour, chauffeur Ashok Sharma)
o Voiture = Tata Indica, climatisée (mais pas besoin à cette période de l’année !) peut sembler petite mais nous étions très à l’aise, et la galerie porte-bagages sur le toit permet d’envisager facilement d’utiliser ce type de véhicule à 3 adultes voire 2 adultes et 2 enfants en étant un peu tassé à l’arrière. La propreté du véhicule et son confort ont été appréciables pour les longs trajets. Ashok change régulièrement de voiture (tous les 4 ans environ), donc aucun problème de sécurité ou d’entretien. Enfin le choix d’un véhicule avec une bonne puissance moteur s’est révélé très appréciable pour pouvoir doubler les camions sans prendre de risque, enfin pour l’Inde.
o Nous avons apprécié sa gentillesse, son humour, sa disponibilité, son excellente conduite (très souple bien que sportive, mais c’est vraiment nécessaire pour survivre dans ce pays où le permis s’achète… et où le code de la route est inexistant). Ashok parle plutôt bien anglais (niveau oral bien meilleur que le niveau écrit), et a pu partager avec nous des légendes et anecdotes locales. Il connaît également beaucoup de mots en français, le comprend « à 50% » mais le parle peu. Sa longue expérience en tant que chauffeur lui a permis de nous faire découvrir des lieux un peu écartés des lieux touristiques traditionnels (ou réservés au tourisme local), comme un impressionnant puits à étages à Abhaneri.
o Enfin, et c’est un gros point fort pour nous qui souhaitions profiter un peu de la vie sauvage, Ashok connaît des coins nature très intéressants (je pense notamment à un lac près de Ranakpur, doté de crocodiles et d’un très grand nombre d’espèces d’oiseaux) et a un regard de lynx qui lui permet de détecter des bestioles à grande distance ; les longues étapes ont ainsi été rythmées de nombreux arrêts pour observer gazelles, vautours, nilgauts, singes de plusieurs espèces, daims, chauves-souris, mangoustes, entelles et macaques, et d’innombrables espèces d’oiseaux. Nous avions prévu de passer deux journées « nature » à Ranthambore et Keoladeo, mais nous avons finalement vu des espèces intéressantes tous les jours de notre séjour grâce à lui !
o Côté pratique, Ashok nous a demandé 30€ par jour (ce qui comprenait son salaire, son hébergement et ses repas, l’essence, les taxes et péages). Nous avons choisi également de nous remettre à lui pour le choix des hôtels, moyennant 350 euros par personne pour 21 nuits avec petit déjeuner, un « safari chameau » dans le désert près de Jaisalmer et une balade à dos d’éléphant pour monter au fort d’Amber.
o Lorsque vous choisissez une agence, je vous recommande de vérifier la disponibilité du chauffeur. Une agence me proposait en effet un chauffeur juste pour le transfert d’une ville à l’autre or les distances peuvent être grandes entre l’hôtel, le restaurant, les monuments, et se débrouiller en rickshaw n’est pas évident (arnaques courantes, danger la nuit).
· Coté hôtels, le choix était globalement correct, nous avons regretté à deux ou trois reprises qu’Ashok ne nous ait pas proposé un forfait légèrement plus cher pour éviter certaines adresses. Dans certains villages, il n’y a en effet rien en catégorie intermédiaire, on passe de l’hôtel « routard pas trop regardant » au palace… Certaines adresses ont été très très bien (hôtel Mandawa Heritage pour ses décorations, mais surtout l’excellent et très confortable Sunder Palace à Jaipur). A noter tout de même que nous avons quasiment tout le temps eu de l’eau chaude (pas évident en Inde), évidemment pas pendant des heures mais c’est déjà ça. La cuisine de la majorité de ces adresses était également bonne. Par contre, il ne faut pas du tout s’attendre à des catégories de confort équivalentes à ce que l’on peut trouver en Indonésie par exemple pour le même genre de prix, au risque de très grosses déceptions. Il ne faut pas hésiter à réclamer très vigoureusement des draps (les Indiens n’en utilisent pas), ainsi que du PQ. Nous avions dans nos valises des draps de soie mais n’avons eu à les utiliser qu’une seule fois, à Bundi. Et comme plusieurs voyageurs l’ont déjà écrit, mieux vaut fermer sa porte à clé quand on est dans la chambre, les garçons d’étage ne frappent pas toujours avant d’entrer. Enfin notre chauffeur montait vérifier avec nous la qualité et la propreté de la chambre au moment de l’arrivée dans l’hôtel, et s’est révélé d’une précieuse aide.
· La paire de boules quies est ZE accessoire indispensable pour espérer fermer l’œil. Un masque pour les yeux du type de celui qui est distribué dans les avions est également appréciable.
· Il faut savoir que, quelle que soit la catégorie de confort, l’entretien laisse franchement à désirer une chambre peut être équipée d’une TV écran plat géante et d’un lit king size tout confort, mais avoir des fenêtres aux vitres fêlées, des tâches de peinture partout sur le sol, des moisissures sur les murs… Cela ne dépend absolument pas du standing de l’hôtel ou du restaurant, nous en avons fait la triste expérience dans un palace 5* d’Udhaipur où les nappes du restaurant étaient très tâchées. Là encore le Sunder Palace de Jaipur est une exception très agréable. A noter toutefois que même si la propreté pouvait être améliorée, nous n’avons jamais trouvé de cafards ou d’autres insectes dans les hôtels où nous sommes allés.
· Côté restaurants, il était rare de trouver des nappes et serviettes propres, et les verres et couverts étaient souvent tâchés et/ou gras. Ne pas hésiter à relaver avec de l’eau minérale, c’est notre guide qui nous l’a lui-même suggéré. Très peu d’adresses en dehors des villes disposent de toilettes, celles qui en ont sont souvent de gigantesques restaurants pour cars de touristes. Par deux/trois fois nous avons préféré un restaurant plus « populaire », et nous l’avons amèrement regretté, pas pour le goût (mais alors vraiment pas) mais pour l’hygiène : cafards, rats, … Ne pas hésiter à demander à manger dehors, les Indiens préfèrent les intérieurs mais des tables sont souvent prévues pour les touristes dans le jardin. Il a été très difficile d’obtenir un plat non épicé, malgré notre demande pressante. La nourriture végétarienne est bonne mais très grasse… les légumes baignent dans l’huile. Tout est « très » dans la cuisine indienne, un plat épicé est très épicé, un dessert forcément très sucré, un plat salé très salé… Le service est souvent très lent. Si vous ne faites pas l’appoint, le serveur peut ne pas vous ramener la monnaie, faisant semblant de considérer que le reste constitue son pourboire… même si la somme constitue 50% du prix du repas !
· La mendicité est omniprésente, et très agaçante. Certains mendiants nous ont accompagnés pendant 30 minutes sans se décourager. Les arnaques à la monnaie rendue sont courantes, et ce quelle que soit la somme considérée. Félicitations au gardien de chaussures du temple Lakshmi Narayan de Jaipur pour sa très grande honnêteté (il a tenu à nous rendre la monnaie sur 5 roupies !), et honte au « gardien des toilettes » des tombeaux d’Humayun de Delhi, qui refusait de me laisser entrer si je ne multipliais pas le prix affiché (5 roupies) par 20 ( !) il a fallu que des touristes indiens à proximité interviennent… Et bravo à la poste centrale d’Agra qui m’a vendu un timbre fiscal pour oblitérer mes lettres ! et qui m’a indiqué un mauvais tarif (les cartes doivent être affranchies à 15 roupies, les lettres à 25…). Ne parlons pas non plus de certains gardiens vénaux de monuments, certaines portes se fermaient à notre arrivée pour ne se rouvrir que contre 50 à 100 roupies supplémentaires. Dans les plus gros palais, il suffisait d’attendre l’arrivée d’un groupe de touristes indiens pour que par magie ces « péages » disparaissent, mais dans les coins les plus reculés, il fallait bien céder. Franchement au bout de 3 semaines, c’est vraiment très fatigant. Nous avions le sentiment de ne plus pouvoir faire confiance à qui que ce soit.
· En ce qui concerne l’artisanat local, nous avons trouvé que globalement les prix étaient très similaires aux prix européens… après marchandage ! et exorbitants avant. Exemple après marchandage une écharpe en cachemire à 30€, un dessus de lit à 50€ pour les premiers prix, un tabouret avec ornementations en pierre à 250€ ! Mais il faut reconnaître que nous n’aimons pas beaucoup cette pratique, et avons souvent préféré ne rien acheter.
· Dans les magasins, ne pas espérer faire un achat rapide : il faut s’asseoir, accepter une tasse de thé, et surtout endurer le déballage commercial des « plus belles » pièces du magasin avant de pouvoir commencer à regarder ce qui nous intéresse vraiment. Les argumentaires des vendeurs sont toujours les mêmes, et franchement on se pose vite des questions sur leur véracité. Bref pas moyen de s’en sortir à moins d’une demi-heure de palabres, ce qui amène à acheter pour rentabiliser l’investissement en temps… ou à supprimer toutes les haltes shopping du parcours pour ne justement pas perdre de temps !
· Les routes sont plutôt de très bonne qualité (quelques ornières à proximité de Mandawa et de Bundi) mais le non respect du code de la route par leurs usagers fait qu’il est difficile d’y rouler très vite. Au maximum nous sommes allés à 90 km/h. La signalisation est presque uniquement en hindi… Il est difficile de prévoir un temps de parcours entre deux villes, le moindre aléa (accident par exemple et ils sont fréquents) peut provoquer de grands bouchons et immobiliser complètement le trafic pendant plusieurs dizaines de minutes à plusieurs heures. A part sur Delhi, pas de bouchons dus aux heures de pointe, nous avons été surpris de la fluidité du trafic même dans les grandes villes (Jaïpur, Jodhpur…)
· Côté pourboires, il faut compter 5 roupies pour des toilettes (sauf lorsque le prix est affiché), 10 roupies pour le gardiennage de 2 paires de chaussures, 10 roupies par bagage dans les hôtels (dans les grandes villes ils demandent plus), 50 à 100 roupies pour un guide improvisé (ou 10% de la somme pour les grands parcs), 50 roupies ou 10% au restaurant… Dans certains hôtels des boîtes à pourboire sont laissées à la réception, et cela évite bien des dérives et permet un partage plus équitable entre l’ensemble des membres du personnel. Les offrandes dans les temples ne sont pas obligatoires, dans les temples sans droit d’entrée nous avons laissé 10 roupies lorsqu’il n’y avait pas de visite guidée.
· Il est très difficile d’obtenir de petites coupures, c’est incroyable le nombre d’indiens qui n’ont plus de monnaie lorsqu’on leur tend un billet de 50 ou 100 roupies. On m’a même dit que les billets de 5 roupies n’existaient plus, ainsi que les pièces. C’est faux. Amis collectionneurs de pièces de monnaie, bon courage ! Notre guide avait prévu le coup et nous en avait mis de côté (lui n’avait curieusement aucune difficulté à en obtenir -) ).
· Pour les vêtements, les épaules, les jambes et le haut des bras doivent être couverts. Certains temples demandent à ce que le bas des bras soit également couvert mais c’est rare (entre parenthèses ce sont souvent les temples qui sont couverts de fresques érotiques… allez comprendre !). Pour les femmes, il faut que le T-shirt couvre bien les fesses, et qu’il soit suffisamment ample pour cacher les formes de la poitrine (ne parlons même pas des décolletés). Gestes et regards déplacés sont très courants. En février, un pull se porte bien dès le coucher du soleil, et dans les intérieurs. Si vous prévoyez une visite matinale à Ranthambore, le bonnet, l’écharpe et les gants ne sont pas de trop… même si beaucoup d’hôtels prêtent des couvertures pour se protéger dans la jeep.
Croisière transatlantique MSC Musica en novembre 2013 English translation pending
Bonjour
Pascale et moi partirons pour 3 semaines sur le Musica en Novembre 2013.
Avis à tout les membres qui ont envie d'en discuter.
A bientot😏
Bons plans niveau restaurants, bars et visites à Madrid? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir quels sont les bons plans niveau restaurants, bars et visites à Madrid. Si quelqu'un pourrait me conseiller quelque resto pas cher ça serait vraiment sympa
Merci d'avance
J'aimerais savoir quels sont les bons plans niveau restaurants, bars et visites à Madrid. Si quelqu'un pourrait me conseiller quelque resto pas cher ça serait vraiment sympa
Merci d'avance
New York: manteau à apporter à Noël? English translation pending
Bonjour,
Je me demande si ca arrive qu'il y ait des températures genre -20 à New York durant la période des fêtes. Devrais-je apporter mon manteau North Face pour en cas... ?
Ou un manteau d'hiver pour des températures bien normales est suffisant ?
(pas agréable d'avoir froid, mais pas non plus agréable d'avoir trop chaud)
Des bottes doublées ou non ? (bon quand même pas l'intention de partir avec mes Sorel, je ne vais pas en Alaska)
Après New York, on va à Washington.
Des caleçons pour tout le monde ?
Je me demande si ca arrive qu'il y ait des températures genre -20 à New York durant la période des fêtes. Devrais-je apporter mon manteau North Face pour en cas... ?
Ou un manteau d'hiver pour des températures bien normales est suffisant ?
(pas agréable d'avoir froid, mais pas non plus agréable d'avoir trop chaud)
Des bottes doublées ou non ? (bon quand même pas l'intention de partir avec mes Sorel, je ne vais pas en Alaska)
Après New York, on va à Washington.
Des caleçons pour tout le monde ?
Guide pour la soufrière English translation pending
Bonjour,
je cherche un guide pour visiter la soufrière le dimanche 10 juin.
Je vous remercie
Une semaine entre Moscou et Saint-Pétersbourg: vos avis? (Russie) English translation pending
Bonjour à tous,
Mon ami et moi même souhaitons partir en Russie afin de visiter Moscou et Saint Petersbourg. J'ai lu pas mal de discussions avant de poster... mais il me manque certaines réponses et un avis honnête et fiable! 😛
Je sais qu'une semaine c'est peu pour voir et tout faire, mais c'est le temps sont nous disposons et vu le coût du billet d'avion et le fait que ce sera peut-être notre seul voyage en Russie, nous aimerions au moins voir Moscou et Saint Petersbourg! Nous comptons partir début mars, est ce une bonne idée? Quel temps fera t-il? Faut-il des vêtements très chaud? Des chaussures de marches sufisent-elles?
Nous pensons passer 2 jours à Moscou et 3.5 jours à STP. Et passer une demi journée dans le train SAPSAN entre ces deux villes... Est ce une bonne idée? Avez vous des idées d'hôtel ou appart-hôtel dans ces villes? Comment réserver le train? Est-il intéréssant de voir un spectacle au bolchoi et comment?
Voici notre idée d'itinéraire:
Jour 1 (le 03/03) : Paris – MoscouDécollage à 7h15 à arrivée 13h55 (vol 3h40)Dépose des bagages à l’hôtel vers 15h30Balade sur la place rouge et environs (magasins Goum, musée historique d’état, mausolée de Lénine, Cathédrale sainte Basile)Repas et nuitJour 2 (le 04/03) : MoscouVisite du Kremlin et de ses « monuments » (matin)Repas dans le coinRue Arbat, Rue Tverskaïa, place du manège, Place Pouchkine, rue Bolchaïa…Université de Moscou (n°2 rue Bolchaïa)Jour 3 (le 05/03) : Moscou – Saint Petersburg · Couvent Novodievitchi et/ou Parc Gorki (matin)Prise des bagages à l’hôtel et départ pour la gare de LeningradDépart du train à 13h30 / Arrivée à 17h45 Dépose des bagages à l’hôtel et nuitJour 4 (le 06/03) : Saint PetersburgCathédrale Saint Isaac + Statue Pierre Ier + ManègeAmirauté + place du palais et palais d’hiver (Voir)Balade le long du Fleuve Neva et dans la rue Malaïa MouskhaïaCathédrale Notre dame de KazanErmitage Jour 5 (le 07/03) : Saint PetersburgPlace SennaïaLa Moïka : balade pont des baisers et pont bleuCathédrale saint Nicolas & Cathédrale de la TrinitéDouze collègesEglise saint sauveur sur le sang verséPlace des arts + Château des ingénieursPerspective Nevski + balade dans la rueCathédrale de la TrinitéJour 6 (le 08/03) : Saint PetersburgMusée de zoologie + KounstkameraCathédrale saint AndréAcadémie des beaux arts + colonnes rostralesJardin botanique Mosquée + Laure Alexandre NevskiJour 7 (le 09/03) : Saint Peters - ParisForteresse Pierre & PaulDépart pour l’aéroport vers 14h00Décollage à 17h30 à arrivée 18h00 (vol 3h30)Mille merci d'avance pour votre aide!!!
😊
Mon ami et moi même souhaitons partir en Russie afin de visiter Moscou et Saint Petersbourg. J'ai lu pas mal de discussions avant de poster... mais il me manque certaines réponses et un avis honnête et fiable! 😛
Je sais qu'une semaine c'est peu pour voir et tout faire, mais c'est le temps sont nous disposons et vu le coût du billet d'avion et le fait que ce sera peut-être notre seul voyage en Russie, nous aimerions au moins voir Moscou et Saint Petersbourg! Nous comptons partir début mars, est ce une bonne idée? Quel temps fera t-il? Faut-il des vêtements très chaud? Des chaussures de marches sufisent-elles?
Nous pensons passer 2 jours à Moscou et 3.5 jours à STP. Et passer une demi journée dans le train SAPSAN entre ces deux villes... Est ce une bonne idée? Avez vous des idées d'hôtel ou appart-hôtel dans ces villes? Comment réserver le train? Est-il intéréssant de voir un spectacle au bolchoi et comment?
Voici notre idée d'itinéraire:
Jour 1 (le 03/03) : Paris – MoscouDécollage à 7h15 à arrivée 13h55 (vol 3h40)Dépose des bagages à l’hôtel vers 15h30Balade sur la place rouge et environs (magasins Goum, musée historique d’état, mausolée de Lénine, Cathédrale sainte Basile)Repas et nuitJour 2 (le 04/03) : MoscouVisite du Kremlin et de ses « monuments » (matin)Repas dans le coinRue Arbat, Rue Tverskaïa, place du manège, Place Pouchkine, rue Bolchaïa…Université de Moscou (n°2 rue Bolchaïa)Jour 3 (le 05/03) : Moscou – Saint Petersburg · Couvent Novodievitchi et/ou Parc Gorki (matin)Prise des bagages à l’hôtel et départ pour la gare de LeningradDépart du train à 13h30 / Arrivée à 17h45 Dépose des bagages à l’hôtel et nuitJour 4 (le 06/03) : Saint PetersburgCathédrale Saint Isaac + Statue Pierre Ier + ManègeAmirauté + place du palais et palais d’hiver (Voir)Balade le long du Fleuve Neva et dans la rue Malaïa MouskhaïaCathédrale Notre dame de KazanErmitage Jour 5 (le 07/03) : Saint PetersburgPlace SennaïaLa Moïka : balade pont des baisers et pont bleuCathédrale saint Nicolas & Cathédrale de la TrinitéDouze collègesEglise saint sauveur sur le sang verséPlace des arts + Château des ingénieursPerspective Nevski + balade dans la rueCathédrale de la TrinitéJour 6 (le 08/03) : Saint PetersburgMusée de zoologie + KounstkameraCathédrale saint AndréAcadémie des beaux arts + colonnes rostralesJardin botanique Mosquée + Laure Alexandre NevskiJour 7 (le 09/03) : Saint Peters - ParisForteresse Pierre & PaulDépart pour l’aéroport vers 14h00Décollage à 17h30 à arrivée 18h00 (vol 3h30)Mille merci d'avance pour votre aide!!!
😊
Bagages en Birmanie English translation pending
Bonjour,
Je compte partir en Birmanie en 2012. J'aimerais savoir ce que vous me conseillez au niveau des bagages. Je pense que le sac à dos est le mieux, mais ne faut-il pas quand même avoir une valise, pour produits hygiène, médicaments, draps de bain et autres... En effet, le sac à dos me paraît juste pour un mois et lourd pour les treks.
Merci d'avance de me conseiller sur ce point.
Aripule.
Je compte partir en Birmanie en 2012. J'aimerais savoir ce que vous me conseillez au niveau des bagages. Je pense que le sac à dos est le mieux, mais ne faut-il pas quand même avoir une valise, pour produits hygiène, médicaments, draps de bain et autres... En effet, le sac à dos me paraît juste pour un mois et lourd pour les treks.
Merci d'avance de me conseiller sur ce point.
Aripule.
Sac à dos pour un voyage d'un an: vos bons plans? English translation pending
Salut !
Je sais que le sujet à été traités X fois mais je n'ai pas trouvé mon bonheur dans les réponses, à savoir quel sac prendre pour un voyage d'un an?
J'aimerai beaucoup connaitre vos choix et encore plus avoir vos retours d'expériences !
Pour info nous partons 10 mois et nous n'emmenons pas de tente (probablement un duvet) ainsi que évidement les affaires nécessaires à la vie en voyage. Pensez vous que 50 L soit suffisant ? J'hésite beaucoup entre les sacs Quechua, les Deuteur (air contact) ou les Millet (odyssée), tous semblent avoir leur + et leur - (poids, prix, fonctionnalités). Des conseils ?
Merci Olivier
Je sais que le sujet à été traités X fois mais je n'ai pas trouvé mon bonheur dans les réponses, à savoir quel sac prendre pour un voyage d'un an?
J'aimerai beaucoup connaitre vos choix et encore plus avoir vos retours d'expériences !
Pour info nous partons 10 mois et nous n'emmenons pas de tente (probablement un duvet) ainsi que évidement les affaires nécessaires à la vie en voyage. Pensez vous que 50 L soit suffisant ? J'hésite beaucoup entre les sacs Quechua, les Deuteur (air contact) ou les Millet (odyssée), tous semblent avoir leur + et leur - (poids, prix, fonctionnalités). Des conseils ?
Merci Olivier
Randonnée le long de la Loire: possibilité d'en faire une portion en kayak? English translation pending
Bonjour à tous et toutes ;
Je m'appelle Hugo Decis et je suis nouveau sur ce forum. Je n'ai que 16 mais j'ai déjà beaucoup voyagé, notamment sur le continent africain où je vis actuellement bien qu'étant né en France. J'ai construit durant mes vacances d'été un projet : Suivre la Loire sur 290 kilomètres, c'est à dire en partant de Tours pour aller jusqu'à St-Brevin, en suivant l'itinéraire officiel de la Loire en vélo.
Dans l'optique de ce voyage, j'aimerais venir demander aux randonneurs expérimentés des conseils concernant le matériel à emporter, mais aussi vous soumettre quelques (humbles) questions.
Parlons tous d'abord de l’équipement : La rando étant prévue pour quatre personnes, nous emmènerons deux tentes pour deux personnes, de la nourriture pour 5-6 jours que nous renouvellerons tous les 5 jours (le voyage devant duré exactement 20 jours selon le programme que j'ai établie avec mes amis) nourriture essentiellement constituée de pâtes, de riz, de soupe en sachet, de barres énergétiques et d'autres produits légers, facile à consommer et à cuisiner. Pour cuire tout cela nous disposerons d'un réchaud, et bien entendu de gamelles adaptées. Nous envisageons de prendre chacun trois litres dos que nous renouvellerons chaque jour au soir.
Mes premières questions sont les suivantes :
- Que pensez-vous qu'il faille prévoir de plus (hormis bien-entendu, les vêtements, les chaussettes, les chaussures; des vêtements de pluie et un kit de premiers secours ?) dans nos paquetages, et surtout, combien de kilos de matériels devront nous emporter sachant que nous prendrons un jour de pose tous les 5 jours pour racheter de la nourriture et laver nos vêtements ?
- Dans le cas où certains de nos villages étapes seraient dépourvues de camping municipaux, j'aimerais savoir dans quels limites le camping sauvage est autorisé ? Un ami m'a dit qu'il est toléré tant que les campeurs sont partis avant 6h du matin et qu'ils ne font pas de feu, mais je préfère avoir l'avis de gens plus expérimentés.
- De quelle autonomie dispose un réchaud sachant que nous nous en servirons au moins deux fois par jours pour la cuisson des pâtes, du riz et des autres aliments nécessitant ses services ?
- Mes amis et moi nous demandions si certaine portion de la Loire pouvait être parcourue en kayak. Par EXEMPLE y'a t'il la possibilité de louer un kayak à Chinon pour aller jusqu'à Saumur sans avoir à le remmener jusque là-bas ? Toutes informations sur le sujet seraient le bienvenue.
Je vous remercie tous de m'avoir lu, et je vous prie au passage de m'excuser de mes fautes d'orthographes et des éventuelles questions que vous paraîtrons idiotes, mais il est vrai que je manque beaucoup d'expérience dans ce domaine.
P.S - Nos étapes à pieds sont toutes comprises entre 15 et 23 kilomètres. Nous comptons nous entraîner durant l'année pour dévelloper notre endurance, auriez-vous certain exercices à nous conseiller ?
Merci à tous, et je l'espère, à bientôt sur le forum!
Je m'appelle Hugo Decis et je suis nouveau sur ce forum. Je n'ai que 16 mais j'ai déjà beaucoup voyagé, notamment sur le continent africain où je vis actuellement bien qu'étant né en France. J'ai construit durant mes vacances d'été un projet : Suivre la Loire sur 290 kilomètres, c'est à dire en partant de Tours pour aller jusqu'à St-Brevin, en suivant l'itinéraire officiel de la Loire en vélo.
Dans l'optique de ce voyage, j'aimerais venir demander aux randonneurs expérimentés des conseils concernant le matériel à emporter, mais aussi vous soumettre quelques (humbles) questions.
Parlons tous d'abord de l’équipement : La rando étant prévue pour quatre personnes, nous emmènerons deux tentes pour deux personnes, de la nourriture pour 5-6 jours que nous renouvellerons tous les 5 jours (le voyage devant duré exactement 20 jours selon le programme que j'ai établie avec mes amis) nourriture essentiellement constituée de pâtes, de riz, de soupe en sachet, de barres énergétiques et d'autres produits légers, facile à consommer et à cuisiner. Pour cuire tout cela nous disposerons d'un réchaud, et bien entendu de gamelles adaptées. Nous envisageons de prendre chacun trois litres dos que nous renouvellerons chaque jour au soir.
Mes premières questions sont les suivantes :
- Que pensez-vous qu'il faille prévoir de plus (hormis bien-entendu, les vêtements, les chaussettes, les chaussures; des vêtements de pluie et un kit de premiers secours ?) dans nos paquetages, et surtout, combien de kilos de matériels devront nous emporter sachant que nous prendrons un jour de pose tous les 5 jours pour racheter de la nourriture et laver nos vêtements ?
- Dans le cas où certains de nos villages étapes seraient dépourvues de camping municipaux, j'aimerais savoir dans quels limites le camping sauvage est autorisé ? Un ami m'a dit qu'il est toléré tant que les campeurs sont partis avant 6h du matin et qu'ils ne font pas de feu, mais je préfère avoir l'avis de gens plus expérimentés.
- De quelle autonomie dispose un réchaud sachant que nous nous en servirons au moins deux fois par jours pour la cuisson des pâtes, du riz et des autres aliments nécessitant ses services ?
- Mes amis et moi nous demandions si certaine portion de la Loire pouvait être parcourue en kayak. Par EXEMPLE y'a t'il la possibilité de louer un kayak à Chinon pour aller jusqu'à Saumur sans avoir à le remmener jusque là-bas ? Toutes informations sur le sujet seraient le bienvenue.
Je vous remercie tous de m'avoir lu, et je vous prie au passage de m'excuser de mes fautes d'orthographes et des éventuelles questions que vous paraîtrons idiotes, mais il est vrai que je manque beaucoup d'expérience dans ce domaine.
P.S - Nos étapes à pieds sont toutes comprises entre 15 et 23 kilomètres. Nous comptons nous entraîner durant l'année pour dévelloper notre endurance, auriez-vous certain exercices à nous conseiller ?
Merci à tous, et je l'espère, à bientôt sur le forum!
Voyage au Pérou en octobre: que faut-il emporter? English translation pending
bonsoir.
Je vais partir au pérou en octobre, que me conseillez-vous d'emmener en particulier a par les grands classiques de tout voyage à l'étranger) , quels conseils pourriez-vous me donner?
Quinze jours en Norvège du Nord au Sud: le paquetage English translation pending
Bonjour,
Je vais faire un voyage de 15 jours en Norvège, en partant de Bergen, puis le ferry en longeant les fjords jusqu'à Trondheim. Ensuite surement le train de Trondheim jusqu'à Bodo, puis les Lofotens, puis Tromso, et peut-être Hammerfest ou Alta pour finir avant de redescendre en avion (ouf, ça va être fatigant !) ... Donc pas de voiture.
Pour dormir, ce sera hotels, ou AJ, ou hytter...
Voilà, je me demande quel paquettage prendre, surtout à cause de la température... Je suis pas un gros voyageur, donc j'aimerai avoir des points de vue de routards expérimentés :)
D'abord, je pars sur un gros sac à dos (100L ou plus ?), voilà pour la forme.
- J'ai bien compris pour les moustiques, je prendrais un truc sur place. Pour le reste de la pharmacie, je verrais sur le net ailleurs
- Chaussures de marche, évidemment
Le problème, les vêtements, que prendre ? Si j'ai compris, au nord il peut faire 0°C ? Il peut faire moins ? - Donc 1 ou 2 pulls polaires légers mais chaud - Un super coupe vent - Des pulls ou sweats normaux - 1 ou 2 jeans (suffisants comme pantalon, assez chaud ?) - 1 ou 2 Short - TShirts, évidemment - Faut-il des chaussettes chaudes pour le Nord ? J'ai pas envie de perdre un orteil :) - Bonnets, gants et écharpe ?? - Un duvet -5°C - Chapeau et lunettes pour le soleil
Voilà, si vous avez des conseils je suis preneur :) Merci :)
Je vais faire un voyage de 15 jours en Norvège, en partant de Bergen, puis le ferry en longeant les fjords jusqu'à Trondheim. Ensuite surement le train de Trondheim jusqu'à Bodo, puis les Lofotens, puis Tromso, et peut-être Hammerfest ou Alta pour finir avant de redescendre en avion (ouf, ça va être fatigant !) ... Donc pas de voiture.
Pour dormir, ce sera hotels, ou AJ, ou hytter...
Voilà, je me demande quel paquettage prendre, surtout à cause de la température... Je suis pas un gros voyageur, donc j'aimerai avoir des points de vue de routards expérimentés :)
D'abord, je pars sur un gros sac à dos (100L ou plus ?), voilà pour la forme.
- J'ai bien compris pour les moustiques, je prendrais un truc sur place. Pour le reste de la pharmacie, je verrais sur le net ailleurs
- Chaussures de marche, évidemment
Le problème, les vêtements, que prendre ? Si j'ai compris, au nord il peut faire 0°C ? Il peut faire moins ? - Donc 1 ou 2 pulls polaires légers mais chaud - Un super coupe vent - Des pulls ou sweats normaux - 1 ou 2 jeans (suffisants comme pantalon, assez chaud ?) - 1 ou 2 Short - TShirts, évidemment - Faut-il des chaussettes chaudes pour le Nord ? J'ai pas envie de perdre un orteil :) - Bonnets, gants et écharpe ?? - Un duvet -5°C - Chapeau et lunettes pour le soleil
Voilà, si vous avez des conseils je suis preneur :) Merci :)
Cape Wrath Trail (Écosse): conseils et équipement de marque Jack Wolfskin? English translation pending
Bonjour,
Nous (mon copain et ... moi-même!) envisageons de réaliser le CWT (Cape Wrath Trail) au mois de juin. Ca serait notre premier vrai trek, bien qu'on ait déjà randonné à la journée et porté des sacs etc. auparavant (donc de ce côté là: pas de soucis!)
Ce que je redoute un peu plus par contre, c'est l'orientation puisque le "sentier" n'est pas balisé du tout, alors avec carte + boussole ce n'est pas trop ardu ?
Pour le poids : j'ai calculé que, avec environ 3-4 jours de nourriture, nous aurions entre 10 et 13 kilos sur le dos. Sur des longues distances ça devrait être supportable ?
Les conditions météorologiques en juin : plutôt ensoleillé (d'après mes souvenirs) et un peu venteux non ? Bien que j'imagine que ça peut varier énormément d'une année à l'autre !
D'ailleurs si quelqu'un a déjà fait le CWT et qu'il veut bien partager son expérience.. Je suis toute ouïe !
Pour les questions "techniques" : - Au niveau de l'équipement, nous pensions tout acheter ou presque (tente, tapis de sol, sac de couchage, vêtements manquants, peut-être chaussures à tige haute) chez Jack Wolfskin, quelqu'un aurait-il déjà utilisé cette marque? Bonne qualité ?
- Toujours d'après mes souvenirs, les nuits écossaises sont plutôt fraîches... J'envisage donc un duvet avec une T° de confort de 0°C
- Pour les sacs à dos (nous en avons déjà, mais autant partir avec un sac léger et confortable), j'avais pensé aux Deuter Acti Lite 45+10 L qui sont étonnamment légers (1500g à peu près) et apparemment très confortables ! Quelqu'un les aurait-il déjà utilisés auparavant ?
- Pour le réchaud : comme nous allons nous y rendre, très probablement, en avion, le réchaud à gaz me semble compromis ... A moins d'en acheter un sur place et de pouvoir s'approvisionner sur le sentier (si nécessaire) Donc ma question : le réchaud à bois, dans les highlands, c'est vraiment pratiquable ? Parce que pour trouver du bois, il faut y aller à mon avis ... Sinon : les réchauds à tablette d'alcool : pratique ? Ca marche bien ?
Nous (mon copain et ... moi-même!) envisageons de réaliser le CWT (Cape Wrath Trail) au mois de juin. Ca serait notre premier vrai trek, bien qu'on ait déjà randonné à la journée et porté des sacs etc. auparavant (donc de ce côté là: pas de soucis!)
Ce que je redoute un peu plus par contre, c'est l'orientation puisque le "sentier" n'est pas balisé du tout, alors avec carte + boussole ce n'est pas trop ardu ?
Pour le poids : j'ai calculé que, avec environ 3-4 jours de nourriture, nous aurions entre 10 et 13 kilos sur le dos. Sur des longues distances ça devrait être supportable ?
Les conditions météorologiques en juin : plutôt ensoleillé (d'après mes souvenirs) et un peu venteux non ? Bien que j'imagine que ça peut varier énormément d'une année à l'autre !
D'ailleurs si quelqu'un a déjà fait le CWT et qu'il veut bien partager son expérience.. Je suis toute ouïe !
Pour les questions "techniques" : - Au niveau de l'équipement, nous pensions tout acheter ou presque (tente, tapis de sol, sac de couchage, vêtements manquants, peut-être chaussures à tige haute) chez Jack Wolfskin, quelqu'un aurait-il déjà utilisé cette marque? Bonne qualité ?
- Toujours d'après mes souvenirs, les nuits écossaises sont plutôt fraîches... J'envisage donc un duvet avec une T° de confort de 0°C
- Pour les sacs à dos (nous en avons déjà, mais autant partir avec un sac léger et confortable), j'avais pensé aux Deuter Acti Lite 45+10 L qui sont étonnamment légers (1500g à peu près) et apparemment très confortables ! Quelqu'un les aurait-il déjà utilisés auparavant ?
- Pour le réchaud : comme nous allons nous y rendre, très probablement, en avion, le réchaud à gaz me semble compromis ... A moins d'en acheter un sur place et de pouvoir s'approvisionner sur le sentier (si nécessaire) Donc ma question : le réchaud à bois, dans les highlands, c'est vraiment pratiquable ? Parce que pour trouver du bois, il faut y aller à mon avis ... Sinon : les réchauds à tablette d'alcool : pratique ? Ca marche bien ?
Voyage de deux mois en Islande cet été: préparer son sac English translation pending
Bonjour ami(e)s voyageurs !
Avec tout mes postes concernant l’Islande je pense que vous commencez à vous doutez où je part les 2mois de cet été :-) ( stop et sac dos en solo )
J'ai besoin de vos conseils de routards aguerris pour préparer mon sac au plus léger et efficace possible :
- sac de couchage résistant à -10 ou sac de couchage basique+sac à viande polair ?
- une tente "de luxe" à toutes épreuves spécial randonneur solitaire ( forme étudier pour résister au vent, neige soleil pluie etc) c'est indispensable ou une tente simple basique suffit ?
- un gros anorak polaire ou un coupe vent léger par dessus des épaisseurs de polaires ?
- Des sous-vêtements en matière spécial grand-froid indispensable ou inutile ?
- un réchaud+du riz (et éventuellement poisson péché sur place ??) ou prévoir de quoi manger froid pour 4 voir 5 jours de rando ?
Si vous avez 2, 3 petits trucs d'aventuriers à partager ou si quelqu'un peut me dire le contenu de son sac pour 2 mois d'aventure en Islande ce serait chouette :-)
MERCI !! Voyageseument Clémence
J'ai besoin de vos conseils de routards aguerris pour préparer mon sac au plus léger et efficace possible :
- sac de couchage résistant à -10 ou sac de couchage basique+sac à viande polair ?
- une tente "de luxe" à toutes épreuves spécial randonneur solitaire ( forme étudier pour résister au vent, neige soleil pluie etc) c'est indispensable ou une tente simple basique suffit ?
- un gros anorak polaire ou un coupe vent léger par dessus des épaisseurs de polaires ?
- Des sous-vêtements en matière spécial grand-froid indispensable ou inutile ?
- un réchaud+du riz (et éventuellement poisson péché sur place ??) ou prévoir de quoi manger froid pour 4 voir 5 jours de rando ?
Si vous avez 2, 3 petits trucs d'aventuriers à partager ou si quelqu'un peut me dire le contenu de son sac pour 2 mois d'aventure en Islande ce serait chouette :-)
MERCI !! Voyageseument Clémence
Visite de Naples: sécuritaire? English translation pending
Bonjour!
Lors de mon séjour de 3 semaines en Italie en backpacking, je voudrais visiter Naples et les alentours notamment Pompéi. J'hésite puisque plusieurs personnes me déconseille cette ville puisqu'elle est considérée comme étant dangereuse et que je serai seul. Toutefois, elle m'attire car elle semble tellement vivante et différente des autres villes d'Italie. Pouvez-vous m'éclairer un peu?
Merci!
Lors de mon séjour de 3 semaines en Italie en backpacking, je voudrais visiter Naples et les alentours notamment Pompéi. J'hésite puisque plusieurs personnes me déconseille cette ville puisqu'elle est considérée comme étant dangereuse et que je serai seul. Toutefois, elle m'attire car elle semble tellement vivante et différente des autres villes d'Italie. Pouvez-vous m'éclairer un peu?
Merci!
Tenue vestimentaire pour une femme en Jordanie? English translation pending
Bonjour, dans quelques mois (en juin) je pars faire un circuit de 10 jours en Jordanie et je ne sais pas trop comment m'habiller 🙁 . Pouvez vous m'aider ? merci
Vietnam et moustiques English translation pending
Bonjour à tous,
Je profite de l'actuelle épidémie de dengue aux Antilles, pour rappeler sur ce forum que les moustiques ne propagent pas que le paludisme. Ils sont responsables de plusieurs maladies graves, dont, pour le Vietnam : le paludisme, l'encéphalite japonaise, la dengue, les filiarioses, et quelques autres encore mal définies ! Toutes ces maladies entraînent des conséquences importantes pour la santé et le risque de décès n'est pas négligeable. Ceci étant, il ne s'agit pas de faire de l'alarmisme, mais vouloir se protéger contre le seul paludisme est insuffisant en matière de prévention. Nivaquine, malarone ou artémisine à partir de l'armoise, peu importe : le principal est, je l'ai déjà souvent dit ici, de se protéger des PIQURES DE MOUSTIQUE.
Pour celà quelques gestes simples :
Les deux plus efficaces :
Dormir sous une moustiquaire aussi souvent que possible.
Porter des vêtements longs et amples, des chaussures fermées, avec des chaussettes en soirée ou dans les régions fortement infestées de moustiques. Dussé-je votre image de touristes sous les tropiques en souffrir.
Les autres, plus ou moins efficaces :
Utiliser régulièrement du répulsif. Le plus efficace étant ceux à base DEET (N, N-diéthyl-3-méthylbenzamide), mais il est contre-indiqué pour les enfants. Les utiliser au maximum 3 fois par jour !
Ceux qui suent beaucoup sont désavantagés, car le répulsif est efficace moins longtemps. Mais plutôt que d'en remettre toutes les deux heures, il vaut mieux se sécher régulièrement.
Les essences à base de citronnelle satisfont sans doute nos aspirations écologiques, mais sont de courtes durées et peu efficace. Les bracelets antimoustiques protègent ceux qui ont la foi !
Si possible imprégnez vos vêtements d'un répulsif antimoustique, avant de venir au Vietnam.
Ne pas mettre de parfum ou eau de toilette. L'odeur sucrée de ces produits attire particulièrement …la femelle porteuse du germe !
Le moustique étant attiré par une température entre 15 et 30°, les appareils à ultrasons ne l'inquiètent nullement.
Le moustique est aussi attiré par l'humidité de la transpiration. Donc séchez vous le plus possible.
Inutile aussi de mettre des systèmes électriques lumineux, du type de ceux que l'on met dans les cuisines de collectivité pour tuer les insectes. La lumière en tant que telle, n'attire pas le moustique, par contre la chaleur d'une lampe peut l'attirer, donc ne laisser pas les portes et fenêtres ouvertes le soir si les pièces sont allumées.
Utiliser une raquette à résille électrique pour tuer le moustique. Ici, au Vietnam, on en trouve dans tous les magasins, et les vietnamiens sont habiles à smasher le moustique !
Bonne nouvelle : les moustiques n'aiment pas trop la climatisation. Mais çà ne veut pas dire que quelques irréductibles ne se glisseront pas dans votre chambre.
Enfin, je souligne que pour les enfants, et notamment les plus jeunes, la prévention est plus que jamais de règle. En effet, répulsif et traitements préventifs sont, soit contre-indiqués, soit entraînent plus d'inconvénients que d'avantage. Donc pour eux, les gestes indiqués plus haut, sont indispensables.
Bon, maintenant que vous êtes prêts à tenir la dragée haute à tous ces satanés véhicules à maladie, je vous souhaite bon voyage chez nous.
Nhaqué
Les filles, le shopping en Thaïlande, dites-moi tout! English translation pending
Voilà, pour ceux ou celles qui ne le savaient pas : JE SUIS UNE ACCRO DU SHOPPING 😎
Je ne pense pas me refaire une garde robe là bas mais dites moi tout, qu'y a t-il de beau à acheter là bas? Fringues, accessoires, tissus, bijoux pas chers?? Je n'ai vraiment aucune idée de ce que 'on peut trouver là bas!!!!
Et les souvenirs? Pour toute la famille, qu'est ce que je peux ramener de pas trop encombrant (pour environ 20 personnes).
Merci.
Je ne pense pas me refaire une garde robe là bas mais dites moi tout, qu'y a t-il de beau à acheter là bas? Fringues, accessoires, tissus, bijoux pas chers?? Je n'ai vraiment aucune idée de ce que 'on peut trouver là bas!!!!
Et les souvenirs? Pour toute la famille, qu'est ce que je peux ramener de pas trop encombrant (pour environ 20 personnes).
Merci.
Retour de 23 jours en self-drive 4x4 au Botswana English translation pending
Bonjour,
3 semaines sont déjà passées depuis notre retour du Botswana. J'ai enfin un peu de temps pour commencer le récit de ce voyage.
En juillet dernier nous sommes partis pour 3 semaines dans les parcs du nord et centre du Botswana. Notre périple en boucle à partir de Maun nous a mené à Moremi, Chobe, Kasane et les Victoria Falls, Nata, Nxai Pan, Lekhubu island et le Central Kalahari. Un voyage magnifique dans ce pays très accueillant. Un premier safari en Afrique réussi même si nous aurions souhaité voir plus de félins. Voici quelques impressions.
· 28th June: Arrivée à Maun. Récupération du 4x4 et nuit au Thamalakane Safari Lodge. Soleil éclatant et température agréable en cette journée d’hiver australe (nous étions un peu inquiets après avoir constaté la fraicheur ambiante lors de notre escale en Afrique du Sud). Le 4x4 semble prêt pour notre périple. Après quelques formalités (booking de personnes complémentaire au DWNP et Kwalates Safaris), nous partons illico pour les courses. Il faut acheter des provisions pour 6 jours. Bonne surprise, le prix des aliments est bien mon cher qu’en Europe. Pour moins de 100€, nous remplissons 2 caddies au Spar de Maun. Vers 19h, nous arrivons enfin au Thamalakane Safari Lodge. Petite anomalie de booking, le chalet réservé ne peut accueillir que 2 personnes. En attendant la résolution du problème, nous nous installons au restaurant pour un repas bien mérité après ce long voyage de près de 24h depuis Paris. Très bonne table et service agréable malgré une timidité et manque d’expérience/assurance des serveurs. A la fin du repas, la patronne nous propose un 2ème chalet pour loger les enfants. Un bon compromis pour le même prix. Nous nous installons dans la confortable honey moon suite (douche, bain jacussi et piscine) pour un sommeil réparateur.
· 29th June: Xakanaxa campsite, Moremi Réveil à 7h30. Le petit-déjeuner à l’anglaise (œufs, bacon, toasts, fruits céréales, etc.) est parfait. Le chargement du 4x4 avec tous nos bagages et les provisions s’avère long et délicat. Il faut veiller à ce que tout soit bien arrimé avant d’attaquer les pistes poussiéreuses. Enfin vers 10h, nous sommes prêts pour le départ….
A suivre…En attendant la suite, vous pouvez dors et déjà voir les photos du voyage.
Bon voyage, Juan
A venir : · 30th June: Khwai campsite, Moremi · 1st & 2nd July: Savuti campsite, Chobe · 3rd July: Linyanti campsite, Chobe · 4th July: Ihaha campsite, Chobe · 5th & 6th July: Garden Lodge , Kasane · 7th July: Nata Lodge · 8th & 9th July: South campsite, Nxai Pan · 10th July: Planet Baobab · 11th & 12th July: Lekhubu Island campsite · 13th & 14th July: Kori campsite, Central Kalahari · 15th July: Sunday Pan campsite, Central Kalahari · 16th & 17th July: Haina Kalahari Lodge · 18th July: Thamalakane Safari Lodge
3 semaines sont déjà passées depuis notre retour du Botswana. J'ai enfin un peu de temps pour commencer le récit de ce voyage.
En juillet dernier nous sommes partis pour 3 semaines dans les parcs du nord et centre du Botswana. Notre périple en boucle à partir de Maun nous a mené à Moremi, Chobe, Kasane et les Victoria Falls, Nata, Nxai Pan, Lekhubu island et le Central Kalahari. Un voyage magnifique dans ce pays très accueillant. Un premier safari en Afrique réussi même si nous aurions souhaité voir plus de félins. Voici quelques impressions.
· 28th June: Arrivée à Maun. Récupération du 4x4 et nuit au Thamalakane Safari Lodge. Soleil éclatant et température agréable en cette journée d’hiver australe (nous étions un peu inquiets après avoir constaté la fraicheur ambiante lors de notre escale en Afrique du Sud). Le 4x4 semble prêt pour notre périple. Après quelques formalités (booking de personnes complémentaire au DWNP et Kwalates Safaris), nous partons illico pour les courses. Il faut acheter des provisions pour 6 jours. Bonne surprise, le prix des aliments est bien mon cher qu’en Europe. Pour moins de 100€, nous remplissons 2 caddies au Spar de Maun. Vers 19h, nous arrivons enfin au Thamalakane Safari Lodge. Petite anomalie de booking, le chalet réservé ne peut accueillir que 2 personnes. En attendant la résolution du problème, nous nous installons au restaurant pour un repas bien mérité après ce long voyage de près de 24h depuis Paris. Très bonne table et service agréable malgré une timidité et manque d’expérience/assurance des serveurs. A la fin du repas, la patronne nous propose un 2ème chalet pour loger les enfants. Un bon compromis pour le même prix. Nous nous installons dans la confortable honey moon suite (douche, bain jacussi et piscine) pour un sommeil réparateur.
· 29th June: Xakanaxa campsite, Moremi Réveil à 7h30. Le petit-déjeuner à l’anglaise (œufs, bacon, toasts, fruits céréales, etc.) est parfait. Le chargement du 4x4 avec tous nos bagages et les provisions s’avère long et délicat. Il faut veiller à ce que tout soit bien arrimé avant d’attaquer les pistes poussiéreuses. Enfin vers 10h, nous sommes prêts pour le départ….
A suivre…En attendant la suite, vous pouvez dors et déjà voir les photos du voyage.
Bon voyage, Juan
A venir : · 30th June: Khwai campsite, Moremi · 1st & 2nd July: Savuti campsite, Chobe · 3rd July: Linyanti campsite, Chobe · 4th July: Ihaha campsite, Chobe · 5th & 6th July: Garden Lodge , Kasane · 7th July: Nata Lodge · 8th & 9th July: South campsite, Nxai Pan · 10th July: Planet Baobab · 11th & 12th July: Lekhubu Island campsite · 13th & 14th July: Kori campsite, Central Kalahari · 15th July: Sunday Pan campsite, Central Kalahari · 16th & 17th July: Haina Kalahari Lodge · 18th July: Thamalakane Safari Lodge
Quelle température fait-il actuellement au Cambodge? (début juillet 2010) English translation pending
Bonjour à tous !
Nous nous envolons dans quelques jours pour le Cambodge. Quelqu'un pourrait il nous informer sur la météo actuelle du pays ou nous donner un lien vers un site ou nous pourrions suivre la météo par nous même? Nous allons commencer à préparer nos sacs d'ici peu, que doit on ramener? Nous partons avec un enfant de 7 ans, donc hormis les médicaments d'urgences (anti bobos de bases, anti palu, anti moustiques...) nous ne comptions pas prendre grand chose. Peut on tout trouver sur place, au marché russe par exemple? Doit on prévoir des draps ou quelque chose de chaud pour la nuit? Les chaussures de rando pésent lourd, sont elles indispensable pour les treck et autres marches... ou allons nous avoir trop chaud a nos petits pieds :-) ? Merci d'avance pour vos réponses. Amicalement.
Nous 3 ...
Nous nous envolons dans quelques jours pour le Cambodge. Quelqu'un pourrait il nous informer sur la météo actuelle du pays ou nous donner un lien vers un site ou nous pourrions suivre la météo par nous même? Nous allons commencer à préparer nos sacs d'ici peu, que doit on ramener? Nous partons avec un enfant de 7 ans, donc hormis les médicaments d'urgences (anti bobos de bases, anti palu, anti moustiques...) nous ne comptions pas prendre grand chose. Peut on tout trouver sur place, au marché russe par exemple? Doit on prévoir des draps ou quelque chose de chaud pour la nuit? Les chaussures de rando pésent lourd, sont elles indispensable pour les treck et autres marches... ou allons nous avoir trop chaud a nos petits pieds :-) ? Merci d'avance pour vos réponses. Amicalement.
Nous 3 ...
Éclairage sur le coût de la vie en Tunisie English translation pending
Bonjour,
Coût de la vie en Tunisie:
Location meublé - correct - dans un bel immeuble 750,000 TND (ex.: vue sur mer, 150 m de la plage)
+ Tél./Internet 25,300 TND
+ Elec/Gaz 17,216 TND
+ Eau 2,341 TND
+ Décodeur et redevance Télé câble ADSL Satellite (achat décodeur 120,000 TND + abonnement annuel 100,00 TND + Installation 10,000 TND) 1ére année 230,000/12= 19,166 TND après 8,333TND
+ entretien hebdomadaire environ 3 heures de prestation 15,000 TND/semaine = 60,000 TND
+ taxi (20 x 1,500 pour aller au boulot)= 30,000 TND
+ 30 paquets de cigarettes pour 75,000 TND
+ 30 petit-déj à 5,000 TND soit 150,000 TND
+ 350,000 TND d'épicerie
+ 200,000 TND de resto (8 x 25,000 TND)
Soit 1679,023 TND/mois. (Reste que vous corrigerez selon que vous fumiez, que vous marchiez, que vous ne mangiez que chez vous, que vous entretiendriez vous-même, etc...)
Ajouter chaussures, vêtements, divers et 2,3 ou 4 aller/retour annuel pour un forfait malin d'environ 2500 € (+/-)
Grand Total: 1.200 €/mois.
Approche selon votre train de vie...que vous pourrez réviser à votre gré.
J'ajoute enfin que les chiffres des consommables sont une réalité calculée sur 12 mois (Mai 2009 à Avril 2010)
Cordialement,
Fred
Budget quotidien pour vingt jours aux Etats-Unis? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais avoir votre avis sur la somme du budget quotidien quand on est à New York et Washington. A part deux ou trois attractions payantes et quelques fois le métro, combien faut-il chaque jour (sachant que l'hôtel est payé et qu'on ne va pas dans des restaurants) ??
J'aimerais avoir votre avis sur la somme du budget quotidien quand on est à New York et Washington. A part deux ou trois attractions payantes et quelques fois le métro, combien faut-il chaque jour (sachant que l'hôtel est payé et qu'on ne va pas dans des restaurants) ??
Aéroport de Casablanca English translation pending
Mésaventure vécue le 22 février a l' aéroport de Casablanca par 7 personnes en partance pour Genève. Les services de police et douane nous ont délibèrément fait manquer l' avion ? Pour ma part je disposait de 2 heures 15 pour effectuer les formalités !!! contrôle de douane avec fouille du porte-feuille fouille de ma personne avec déshabillement partiel y compris les chaussures, interrogatoire pour faire passer le temps ( alors qu' ils avaient en main mon billet d' avion ou est inscrit l' heure du départ de l' avion ) !!!! et j' en passe , tout celà pour me dire a la fin vous êtes en rêgle !!!mais en retard pour embarquer. Réclamation à la compagnie qui refuse de nous rembourser notre billet en argumentant que ce n' est pas de sa faute mais bien celle des services de l' aéroport , bon achat d' un billet d' avion en direction de la Suisse a la même compagnie et avec un compagnon d' infortune nous achetons un vol pour Lyon et passons les contrôles en 20 minutes !!! trouvez l' erreur. Je me suis permis de signaler le cas par e mail a Monsieur le directeur de l' aéroport, j' attends toujours sa réponse. Alors ATTENTION DANS LE DOUTE PREVOYEZ 3 HEURES !!!!! soit plus de temps que le vol !!!!
Que peut-on apporter à donner au Sénégal? English translation pending
Deux idées différentes
L'une, c'est apporter des choses à donner dont je n'ai plus l'utilité mais qui pourraient servir à des gens là-bas (habits? livres? jouets? chaussures? autres?...)
L'autre, c'est pour remercier les gens qui vont éventuellement m'accueillir (j'ai toujours apporté des petits cadeaux pour remercier les gens de leur hospitalité, un peu partout où j'ai voyagé) : je pense à des produits locaux... par exemple.
Ma question est donc : avez-vous des idées ? (des fois, ça me donnera des pistes à explorer différentes de celles que j'explore habituellement ;-))
L'une, c'est apporter des choses à donner dont je n'ai plus l'utilité mais qui pourraient servir à des gens là-bas (habits? livres? jouets? chaussures? autres?...)
L'autre, c'est pour remercier les gens qui vont éventuellement m'accueillir (j'ai toujours apporté des petits cadeaux pour remercier les gens de leur hospitalité, un peu partout où j'ai voyagé) : je pense à des produits locaux... par exemple.
Ma question est donc : avez-vous des idées ? (des fois, ça me donnera des pistes à explorer différentes de celles que j'explore habituellement ;-))
4,000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (3ème partie, Autriche et Slovaquie) English translation pending
Autriche 3 août 6 août 400km
Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.
La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.
Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.
Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.
Lever sous un ciel menaçant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.
Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.
Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.
Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.
Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.
Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.
Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km
Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.
En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.
Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.
Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.
Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.
Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.
Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.
Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.
Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.
Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.
Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!
Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.
En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.
Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves à l'assaut du ciel.
Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.
Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.
Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?
Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.
Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.
Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.
Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.
A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.
A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.
Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.
Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.
En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.
Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.
La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.
Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.
Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.
Lever sous un ciel menaçant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.
Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.
Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.
Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.
Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.
Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.
Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km
Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.
En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.
Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.
Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.
Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.
Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.
Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.
Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.
Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.
Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.
Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!
Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.
En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.
Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves à l'assaut du ciel.
Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.
Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.
Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?
Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.
Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.
Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.
Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.
A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.
A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.
Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.
Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.
En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.
Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.