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En quinze jours: Phnom Penh, Kampong Cham, Angkor, Battambang et Sihanoukville English translation pending
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos.
Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec notre fille de 19 ans.
Pour ce séjour de 2 semaines nous avons choisi de confier toute l’organisation logistique à une agence réceptive francophone, sur la base d’un parcours et d’un choix hôtelier définis par nous après lecture de guides et échanges avec des voyageurs.
- JOUR 1 – dimanche
Arrivés à Phnom Penh de bon matin, nous commençons nos visites par la Pagode Vat Phnom juchée sur la seule colline de la ville, puis déjeuner au bord du fleuve Tonlé dans ce qui ressemble à une guinguette locale, suivi de la visite du musée national, du Palais Royal et la pagode d’argent. Enfin vers 17H30, nous avons fait comme tous les touristes, on a pris un bateau pour voir le coucher de soleil au confluent du Tonlé et du Mékong.
- JOUR 2 – lundi
Nous avons commencé par une escapade sur l’ile de la soie (Koh Dach). Des petites constructions traditionnelles sur pilotis s’égrènent le long de l’unique route où le fil de soie, livré en fuseaux, est (un peu) tissé par les familles sous chaque maison. La découverte de cette ile à production maraichère nous a pris à tout casser 1H30.
Nous avons poursuivi par la visite du marché central (Phsar Thmey) construit en 1930. On y trouve un peu de tout, notamment des tas d’insectes à manger, séchés, frits ou cuits à la vapeur. C’est mou sous la dent avec un gout de crevettes. Les yeux fermés, ça peut convaincre.
Puis nous avons fait un tour au marché russe. On peut acheter vraiment de tout, même l’inattendu, des sacs en croco et des vêtements à prix discount et beaucoup d’artisanat à marchander ferme.
Et on a terminé par le musée du génocide.
JOUR 3 – mardi
Après 1H30 de route, arrêt à Skun village célèbre pour ses araignées mygales frites et autres préparations culinaires locales à base d’insectes. Autant le dire, la patte d’araignée frite n’est pas excellente.
Poursuite du périple pour Kompong Cham où nous prenons un bateau pour remonter le Mékong pendant 1 heure environ, jusqu’au temple deWat Hanchey. Le paysage fait penser au Nil, fleuve nourricier aux berges sablonneuses qui rythme la vie des paysans. A 63 mètres au-dessus du fleuve, la vue est magnifique. Il ne reste du temple qu’un petit vestige écroulé dans l’enceinte d’une pagode moderne, monstruosité aux couleurs criardes avec de gigantesques fruits en béton éparpillés dans le jardin du monastère bouddhique.
Re-bateau dans le sens du courant pendant 45 minutes ça va plus vite, puis 25 km sur la route des terres rouges en direction de Chup, sesplantations d’hévéas et ses usines de traitement du latex. Arrivés là, on a pas eu de chance, car la récolte de latex s’arrête quelques jours par mois pour laisser les arbres se refaire une santé, et c’est pile maintenant.
Poursuite du périple par la visite des 2 collines de l’homme (Phnom Pros) et celle de la femme (Phnom Srei). De retour à Kompomg Cham, location de vélos pour emprunter un incroyable pont en bambou 800 mètres de long qui relie, durant la saison sèche, la ville à la petite île tranquille de KohPaen. C’est un endroit calme, avec des plages de sable, au beau milieu le Mékong.
Retour en ville pour rendre les vélos et boire une coco fraiche avant de poursuivre vers Kompong Thom à 2 heures de route.
- JOUR 4 – mercredi
Découverte du Sambor Prei Kuk, . On sort de la route principale pour prendre un chemin sablonneux. Peu de visiteurs, l'atmosphère est très tranquille. Il s'agit de 100 temples préangkoriens disséminés dans la foret. Ce site a dû être une splendeur mais le temps à mis à mal ces constructions dont il reste quelques vestiges en ruines réchappés des bombardements américains survenus en 1970.
En fin de matinée, dans le village Kompong Kdei, visite du pont Spean Praptos construit en gré au 12ème siècle. C’est le plus long pont à voûtes en encorbellement du monde.
Nous poursuivons notre route vers Siem Reap ; Sur la route on s’arrête déguster le krolann, gâteau de riz gluant aux haricots rouges cuit au lait de coco à l'étouffée dans une tige de bambou sur du feu de bois. C'est délicieux.
Avant d’arriver à Siem Reap : visite en bateau de Kompong Phluk, village bâti sur des perches de 7 m à 8 m environ pour se situer au-dessus du niveau haut des eaux du lac Tonlé en saison humide.
Dernier acte de la journée avant le plongeon dans la piscine de l’hôtel, récupération du pass de visite pour les jours suivants, en 15 minutes c’est plié, l’organisation est bien rodée.
- JOUR 5 – jeudi
Visite des temples du groupe Roulos : Prah Ko, Bakong, Lolei, les temples Pré Rup, Mébon Oriental, Neak Pean Preah Khan + allée des géants. On a renoncé au vélo, entre la chaleur, la poussière, et les distances, on est vite redescendus sur terre !
- JOUR 6 – vendredi
Visite des temples Prasat Kravan, Bantey Kdey, Benteay Srei, Angkor Wat. Sur la route de Benteay Srei, les petites marchandes de sucre de palme s’alignent en échoppes fumantes : la sève est chauffée pour extraire l’eau et recueillir le sucre. La pâte est ensuite moulée dans des petits cercles en bambou, puis séchée au soleil. C’est délicieux, un peu mou, fondant, un rêve de gourmand.
- JOUR 7 – samedi
Angkor Tom : Bayon, terrasse du roi lépreux, terrasse des éléphants, Ta Prohm, Ta kéo et Ta Nei petit temple ignoré des touristes, très paisible. On aurait pu faire plus de visites, mais on a été contraints par l’horaire de l’hélicoptère. On s’est fait cet énorme plaisir du survol des temples. C’est pas très impressionnant d’autant que le survol d’Angkor Vat est interdit, mais cela permet de prendre la mesure de certains sites. Magique quand même.
- JOUR 8 – dimanche:
De décembre à mai, les eaux sont très basses, il n'est pas possible de rallier Siem Reap et Battambang en bateau collectif rapide car la rivière Sangker est quasiment à sec. Notre agence nous a donc prévu un transfert en petit bateau privé en longeant Prek Toal, le sanctuaire des oiseaux. L'eau est tellement basse que les pécheurs sont debout au milieu du Tonlé Sap pour lancer leurs filets. La bifurcation sur la rivière marque le début des "champs" de jacinthes d'eau. Elles couvrent la rivière, parfois complètement et le bateau se fraye un chemin au milieu des feuilles, qui s'écartent un peu et reprennent immédiatement leur place le bateau passé. C’est très beau mais ralentit considérablement la progression du bateau car les jacinthes s’enroulent dans l’hélice.
Les tiges des jacinthes sont séchées au soleil sur les toits des maisons, puis tressées en vanneries diverses. 40 femmes se sont regroupées en coopérative. Un bateau atelier sert de boutique, c’est très sympa, aucune pression pour acheter quoi que ce soit…
Petit à petit, les bords de la rivière se resserrent, les virages se succèdent et le niveau de l'eau très bas montre ses limites : il ne permet pas de rejoindre Battambag en bateau, il faut débarquer bien avant et poursuivre le périple en 4x4 sur des pistes défoncées à travers champs pendant à peu près 2 heures en longeant peu ou prou les berges. Ce fut la partie pénible de l'équipée. La chaleur, quoiqu’importante, a été très supportable. Il y a de l'air sur le bateau, il avait un petit toit pour un peu d'ombre et une glacière remplie d’eau en bouteilles.
Le trajet en bateau a duré un peu plus de 5 heures. Nous sommes arrêtés pour voir la pagode Wat Chleu Khmao dite la pagode au bois noir. On peut visiter l’intérieur, il ne reste rien et le plancher est par endroit écroulé. Par un petit escalier on peut monter à l’étage, la vue est dégagée.
JOUR 9 – Lundi:
Battambang est en apparence une grosse ville avec des restes d’architecture coloniale au bord de la rivière et un marché jaune vif style art déco. L’architecture coloniale peut sembler décevante car la notion de protection du patrimoine est totalement absente du pays. Néanmoins j’avais préparé notre séjour grâce à un site qui permet d’organiser un trajet de visite architecturale. On s’est pris un tuk tuk et on a suivi le trajet, c’était intéressant, bien sympa et pas fatiguant !
Ensuite, expédition dans le village de VAT KOR, à 2km de Battambang pour la visite de la maison Khor Sang, construite en 1906. Le propriétaire actuel est le petit-fils du constructeur, parle le français et montre quelques photos souvenirs. La visite de la maison est à la fois instructive et émouvante.
Puis nous avons été visiter une fabrique le prahoc, cet élément incontournable de la gastronomie khmer, car on en trouve dans tous les plats ou presque. A vue de nez, ça sent le poisson pourri et à la vue d’œil…pas mieux ! Le prahoc, c’est du poisson fermenté, et comme le fromage qui pue chez nous, faut se boucher le nez pour en manger…
Pour se remettre de nez en ordre, direction Pheam Ek pour voir un atelier de galettes de riz, activité d’appoint pour les femmes d’une maison.
Nous poursuivons par un atelier de bâtons d’encens. Les fagots sont mis à sécher en gros bouquets jaunes au soleil dans la cour de l’atelier, c’est super beau. On sort de l’atelier couverts d’une poussière jaune, on tousse un peu…
Nous poursuivons notre périple à Phom Sampeau, un ensemble de temples au sommet d'un affleurement calcaire. La route passe en contrebas d’une immense tête de Bouddha sculptée à même la montagne.On accède aux temples par un escalier escarpé, arrivés au sommet, attention aux singes qui se nourrissent des bananes vendues par des petits marchands. Cette montagne, remplie de grottes, servait de charnier où les khmers rouge jetaient les cadavres des prisonniers après les avoir torturés. Un mausolée conserve les crânes des victimes.
Fin de la journée, on aura bien mérité une petite baignade dans la piscine de l’hôtel.
JOUR 10 – Mardi:
Visite de la pagode de Vat Damrei Sâconstruite en 1904 et qui a survécu aux Khmers Rouges. A l’extérieur des sculptures représentent des scènes très réalistes dont une avec des vautours en train de dépecer un mort de couleur verte.
Puis visite du musée de Battambang. La présentation des pièces est un peu désordonnée, ça sent la poussière. Il y a de belles pièces malheureusement peu mises en valeur, des linteaux sculptés, des têtes et stèles de Bouddha.
Poursuite de la matinée en direction du Prasat Banonoù se trouve un joli temple juché au sommet d’une colline. Il faut prendre son courage à deux mains, car c’est une ascension de 358 marches qui nous attend. En haut, la vue sur le paysage rural de la province de Battambang contribue au charme indéniable des lieux
Retour à Battambang pour l’attraction touristique locale, le bambou train, des petites plateformes en bambou posées sur 2 essieux propulsées par un moteur de tondeuse à gazon. Aucun entretien de la voie ferrée depuis sa création …Les rails ne sont plus parallèles et d’ailleurs ils ne sont plus alignés non plus. Il faut environ 15 minutes pour parcourir 7 km. La règle c’est que si un équipage arrive en face, c’est celui avec le moins de personnes dessus qui démonte. A la gare d’arrivée, quelques petits commerces attendent le chaland. En gros, votre mécanicien ne repartira pas tant que vous n’aurez pas consommé un petit quelque chose.
Mais on peut aussi visiter une briqueterie et c’est assez intéressant. Les briques sont moulées et cuites dans des gros fours à bois contenant 60 000 briquettes, ce qui permet la construction de 4 maisons.
- JOUR 11 – mercredi
Retour à Siem Reap en voiture, pour 170 km de route soit 4 heures de trajet pour prendre l’avion vers Sihanoukville. Arrivée en début d’après midi pour 3 jours au bord de la plage.
- JOUR 14 – samedi
14H départ vers l’aéroport de Phnom Penh, 3H50 de route pour 220 km avec un trafic épouvantable. Au km 184, la route de Sihanoukville à Phnom Penh passe devant la maison où Marguerite Duras a vécu entre 1924 et 1935, lorsque sa mère achète une concession, sujet du livre barrage contre le pacifique. Il reste une stèle.
Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage
A retenir : - Le trajet Siem Reap- Battambang en bateau, vraiment agréable
- L’organisation logistique de l’agence qui a permis de voir beaucoup de choses sans perte de temps dans d’excellentes conditions.
Ce que nous regrettons : - Le temps passé à Phnom Penh, trop long pour un séjour de 2 semaines, et le manque d’inventivité des visites faites. J’aurais dû plus fouiller un parcours à faire en tuk tuk pour découvrir ce qu’il reste d’architecture intéressante. On aurait pu facilement gagner une journée et la redonner à Siem Reap, Angkor mérite plus que 3 jours quoiqu’en disent les agences prêtes à tout et à n’importe quelle approximation pour vendre.
Ce qui peut se discuter: - Remonter le Mékong en bateau jusqu’à Vat Hanchey, C’est tout de même beaucoup de temps pour une visite d’un intérêt somme toute mesuré dans un périple de 15 jours, donc relativement court.
Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.
Je vous adresserai en retour le fichier format pdf qui fait 48 pages.
Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
Pour ce séjour de 2 semaines nous avons choisi de confier toute l’organisation logistique à une agence réceptive francophone, sur la base d’un parcours et d’un choix hôtelier définis par nous après lecture de guides et échanges avec des voyageurs.
- JOUR 1 – dimanche
Arrivés à Phnom Penh de bon matin, nous commençons nos visites par la Pagode Vat Phnom juchée sur la seule colline de la ville, puis déjeuner au bord du fleuve Tonlé dans ce qui ressemble à une guinguette locale, suivi de la visite du musée national, du Palais Royal et la pagode d’argent. Enfin vers 17H30, nous avons fait comme tous les touristes, on a pris un bateau pour voir le coucher de soleil au confluent du Tonlé et du Mékong.
- JOUR 2 – lundi
Nous avons commencé par une escapade sur l’ile de la soie (Koh Dach). Des petites constructions traditionnelles sur pilotis s’égrènent le long de l’unique route où le fil de soie, livré en fuseaux, est (un peu) tissé par les familles sous chaque maison. La découverte de cette ile à production maraichère nous a pris à tout casser 1H30.
Nous avons poursuivi par la visite du marché central (Phsar Thmey) construit en 1930. On y trouve un peu de tout, notamment des tas d’insectes à manger, séchés, frits ou cuits à la vapeur. C’est mou sous la dent avec un gout de crevettes. Les yeux fermés, ça peut convaincre.
Puis nous avons fait un tour au marché russe. On peut acheter vraiment de tout, même l’inattendu, des sacs en croco et des vêtements à prix discount et beaucoup d’artisanat à marchander ferme.
Et on a terminé par le musée du génocide.
JOUR 3 – mardi
Après 1H30 de route, arrêt à Skun village célèbre pour ses araignées mygales frites et autres préparations culinaires locales à base d’insectes. Autant le dire, la patte d’araignée frite n’est pas excellente.
Poursuite du périple pour Kompong Cham où nous prenons un bateau pour remonter le Mékong pendant 1 heure environ, jusqu’au temple deWat Hanchey. Le paysage fait penser au Nil, fleuve nourricier aux berges sablonneuses qui rythme la vie des paysans. A 63 mètres au-dessus du fleuve, la vue est magnifique. Il ne reste du temple qu’un petit vestige écroulé dans l’enceinte d’une pagode moderne, monstruosité aux couleurs criardes avec de gigantesques fruits en béton éparpillés dans le jardin du monastère bouddhique.
Re-bateau dans le sens du courant pendant 45 minutes ça va plus vite, puis 25 km sur la route des terres rouges en direction de Chup, sesplantations d’hévéas et ses usines de traitement du latex. Arrivés là, on a pas eu de chance, car la récolte de latex s’arrête quelques jours par mois pour laisser les arbres se refaire une santé, et c’est pile maintenant.
Poursuite du périple par la visite des 2 collines de l’homme (Phnom Pros) et celle de la femme (Phnom Srei). De retour à Kompomg Cham, location de vélos pour emprunter un incroyable pont en bambou 800 mètres de long qui relie, durant la saison sèche, la ville à la petite île tranquille de KohPaen. C’est un endroit calme, avec des plages de sable, au beau milieu le Mékong.
Retour en ville pour rendre les vélos et boire une coco fraiche avant de poursuivre vers Kompong Thom à 2 heures de route.
- JOUR 4 – mercredi
Découverte du Sambor Prei Kuk, . On sort de la route principale pour prendre un chemin sablonneux. Peu de visiteurs, l'atmosphère est très tranquille. Il s'agit de 100 temples préangkoriens disséminés dans la foret. Ce site a dû être une splendeur mais le temps à mis à mal ces constructions dont il reste quelques vestiges en ruines réchappés des bombardements américains survenus en 1970.
En fin de matinée, dans le village Kompong Kdei, visite du pont Spean Praptos construit en gré au 12ème siècle. C’est le plus long pont à voûtes en encorbellement du monde.
Nous poursuivons notre route vers Siem Reap ; Sur la route on s’arrête déguster le krolann, gâteau de riz gluant aux haricots rouges cuit au lait de coco à l'étouffée dans une tige de bambou sur du feu de bois. C'est délicieux.
Avant d’arriver à Siem Reap : visite en bateau de Kompong Phluk, village bâti sur des perches de 7 m à 8 m environ pour se situer au-dessus du niveau haut des eaux du lac Tonlé en saison humide.
Dernier acte de la journée avant le plongeon dans la piscine de l’hôtel, récupération du pass de visite pour les jours suivants, en 15 minutes c’est plié, l’organisation est bien rodée.
- JOUR 5 – jeudi
Visite des temples du groupe Roulos : Prah Ko, Bakong, Lolei, les temples Pré Rup, Mébon Oriental, Neak Pean Preah Khan + allée des géants. On a renoncé au vélo, entre la chaleur, la poussière, et les distances, on est vite redescendus sur terre !
- JOUR 6 – vendredi
Visite des temples Prasat Kravan, Bantey Kdey, Benteay Srei, Angkor Wat. Sur la route de Benteay Srei, les petites marchandes de sucre de palme s’alignent en échoppes fumantes : la sève est chauffée pour extraire l’eau et recueillir le sucre. La pâte est ensuite moulée dans des petits cercles en bambou, puis séchée au soleil. C’est délicieux, un peu mou, fondant, un rêve de gourmand.
- JOUR 7 – samedi
Angkor Tom : Bayon, terrasse du roi lépreux, terrasse des éléphants, Ta Prohm, Ta kéo et Ta Nei petit temple ignoré des touristes, très paisible. On aurait pu faire plus de visites, mais on a été contraints par l’horaire de l’hélicoptère. On s’est fait cet énorme plaisir du survol des temples. C’est pas très impressionnant d’autant que le survol d’Angkor Vat est interdit, mais cela permet de prendre la mesure de certains sites. Magique quand même.
- JOUR 8 – dimanche:
De décembre à mai, les eaux sont très basses, il n'est pas possible de rallier Siem Reap et Battambang en bateau collectif rapide car la rivière Sangker est quasiment à sec. Notre agence nous a donc prévu un transfert en petit bateau privé en longeant Prek Toal, le sanctuaire des oiseaux. L'eau est tellement basse que les pécheurs sont debout au milieu du Tonlé Sap pour lancer leurs filets. La bifurcation sur la rivière marque le début des "champs" de jacinthes d'eau. Elles couvrent la rivière, parfois complètement et le bateau se fraye un chemin au milieu des feuilles, qui s'écartent un peu et reprennent immédiatement leur place le bateau passé. C’est très beau mais ralentit considérablement la progression du bateau car les jacinthes s’enroulent dans l’hélice.
Les tiges des jacinthes sont séchées au soleil sur les toits des maisons, puis tressées en vanneries diverses. 40 femmes se sont regroupées en coopérative. Un bateau atelier sert de boutique, c’est très sympa, aucune pression pour acheter quoi que ce soit…
Petit à petit, les bords de la rivière se resserrent, les virages se succèdent et le niveau de l'eau très bas montre ses limites : il ne permet pas de rejoindre Battambag en bateau, il faut débarquer bien avant et poursuivre le périple en 4x4 sur des pistes défoncées à travers champs pendant à peu près 2 heures en longeant peu ou prou les berges. Ce fut la partie pénible de l'équipée. La chaleur, quoiqu’importante, a été très supportable. Il y a de l'air sur le bateau, il avait un petit toit pour un peu d'ombre et une glacière remplie d’eau en bouteilles.
Le trajet en bateau a duré un peu plus de 5 heures. Nous sommes arrêtés pour voir la pagode Wat Chleu Khmao dite la pagode au bois noir. On peut visiter l’intérieur, il ne reste rien et le plancher est par endroit écroulé. Par un petit escalier on peut monter à l’étage, la vue est dégagée.
JOUR 9 – Lundi:
Battambang est en apparence une grosse ville avec des restes d’architecture coloniale au bord de la rivière et un marché jaune vif style art déco. L’architecture coloniale peut sembler décevante car la notion de protection du patrimoine est totalement absente du pays. Néanmoins j’avais préparé notre séjour grâce à un site qui permet d’organiser un trajet de visite architecturale. On s’est pris un tuk tuk et on a suivi le trajet, c’était intéressant, bien sympa et pas fatiguant !
Ensuite, expédition dans le village de VAT KOR, à 2km de Battambang pour la visite de la maison Khor Sang, construite en 1906. Le propriétaire actuel est le petit-fils du constructeur, parle le français et montre quelques photos souvenirs. La visite de la maison est à la fois instructive et émouvante.
Puis nous avons été visiter une fabrique le prahoc, cet élément incontournable de la gastronomie khmer, car on en trouve dans tous les plats ou presque. A vue de nez, ça sent le poisson pourri et à la vue d’œil…pas mieux ! Le prahoc, c’est du poisson fermenté, et comme le fromage qui pue chez nous, faut se boucher le nez pour en manger…
Pour se remettre de nez en ordre, direction Pheam Ek pour voir un atelier de galettes de riz, activité d’appoint pour les femmes d’une maison.
Nous poursuivons par un atelier de bâtons d’encens. Les fagots sont mis à sécher en gros bouquets jaunes au soleil dans la cour de l’atelier, c’est super beau. On sort de l’atelier couverts d’une poussière jaune, on tousse un peu…
Nous poursuivons notre périple à Phom Sampeau, un ensemble de temples au sommet d'un affleurement calcaire. La route passe en contrebas d’une immense tête de Bouddha sculptée à même la montagne.On accède aux temples par un escalier escarpé, arrivés au sommet, attention aux singes qui se nourrissent des bananes vendues par des petits marchands. Cette montagne, remplie de grottes, servait de charnier où les khmers rouge jetaient les cadavres des prisonniers après les avoir torturés. Un mausolée conserve les crânes des victimes.
Fin de la journée, on aura bien mérité une petite baignade dans la piscine de l’hôtel.
JOUR 10 – Mardi:
Visite de la pagode de Vat Damrei Sâconstruite en 1904 et qui a survécu aux Khmers Rouges. A l’extérieur des sculptures représentent des scènes très réalistes dont une avec des vautours en train de dépecer un mort de couleur verte.
Puis visite du musée de Battambang. La présentation des pièces est un peu désordonnée, ça sent la poussière. Il y a de belles pièces malheureusement peu mises en valeur, des linteaux sculptés, des têtes et stèles de Bouddha.
Poursuite de la matinée en direction du Prasat Banonoù se trouve un joli temple juché au sommet d’une colline. Il faut prendre son courage à deux mains, car c’est une ascension de 358 marches qui nous attend. En haut, la vue sur le paysage rural de la province de Battambang contribue au charme indéniable des lieux
Retour à Battambang pour l’attraction touristique locale, le bambou train, des petites plateformes en bambou posées sur 2 essieux propulsées par un moteur de tondeuse à gazon. Aucun entretien de la voie ferrée depuis sa création …Les rails ne sont plus parallèles et d’ailleurs ils ne sont plus alignés non plus. Il faut environ 15 minutes pour parcourir 7 km. La règle c’est que si un équipage arrive en face, c’est celui avec le moins de personnes dessus qui démonte. A la gare d’arrivée, quelques petits commerces attendent le chaland. En gros, votre mécanicien ne repartira pas tant que vous n’aurez pas consommé un petit quelque chose.
Mais on peut aussi visiter une briqueterie et c’est assez intéressant. Les briques sont moulées et cuites dans des gros fours à bois contenant 60 000 briquettes, ce qui permet la construction de 4 maisons.
- JOUR 11 – mercredi
Retour à Siem Reap en voiture, pour 170 km de route soit 4 heures de trajet pour prendre l’avion vers Sihanoukville. Arrivée en début d’après midi pour 3 jours au bord de la plage.
- JOUR 14 – samedi
14H départ vers l’aéroport de Phnom Penh, 3H50 de route pour 220 km avec un trafic épouvantable. Au km 184, la route de Sihanoukville à Phnom Penh passe devant la maison où Marguerite Duras a vécu entre 1924 et 1935, lorsque sa mère achète une concession, sujet du livre barrage contre le pacifique. Il reste une stèle.
Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage
A retenir : - Le trajet Siem Reap- Battambang en bateau, vraiment agréable
- L’organisation logistique de l’agence qui a permis de voir beaucoup de choses sans perte de temps dans d’excellentes conditions.
Ce que nous regrettons : - Le temps passé à Phnom Penh, trop long pour un séjour de 2 semaines, et le manque d’inventivité des visites faites. J’aurais dû plus fouiller un parcours à faire en tuk tuk pour découvrir ce qu’il reste d’architecture intéressante. On aurait pu facilement gagner une journée et la redonner à Siem Reap, Angkor mérite plus que 3 jours quoiqu’en disent les agences prêtes à tout et à n’importe quelle approximation pour vendre.
Ce qui peut se discuter: - Remonter le Mékong en bateau jusqu’à Vat Hanchey, C’est tout de même beaucoup de temps pour une visite d’un intérêt somme toute mesuré dans un périple de 15 jours, donc relativement court.
Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.
Je vous adresserai en retour le fichier format pdf qui fait 48 pages.
Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
Ouest américain: conseils pour éviter les serpents à sonnette English translation pending
Bonjour tout le monde,
en vue de mon séjour dans l'Ouest avec mes deux fistons, j'ai préparé une fiche "serpents" à faire lire aux enfants (et à lire soi-même). Pour cela, j'ai simplement compilé et traduit les conseils trouvés sur différents sites américains. Ce sont toujours les mêmes astuces, j'en déduis qu'elles sont bonnes...
Je partage : Comment éviter les serpents à sonnettes :
Être attentif à son environnement : regarder et écouter autour de soi. Le serpent à sonnette fait parfois (mais pas toujours) un bruit lorsqu’il est dérangé. Les enfants ne doivent pas marcher devant, encore moins courir.
Rester sur le sentier. Ne pas s’aventurer en dehors du sentier dans les herbes, les cailloux, les buissons, ou tout autre endroit où un serpent peut se cacher.
Se couvrir au maximum : des vêtements épais peuvent protéger. Donc on préfère un jean large (pas moulant) et des chaussures montantes à un short et des tennis.
Ne jamais enjamber une souche ou une pierre. Si un serpent est caché de l’autre côté, on risque de lui marcher dessus et donc d’être mordu. Il faut au contraire marcher sur la souche ou la pierre. Ainsi le serpent aura le temps de se manifester ou de s’enfuir.
Ne pas s’asseoir sur une souche ou un rocher sans avoir attentivement vérifié qu’il n’y a pas de serpent derrière ou dessous.
Ne jamais mettre la main ou le pied dans un endroit qu’on ne voit pas.
Avec son bâton de marche, frôler les herbes et les buissons pour alerter les serpents de son passage.
Les serpents savent nager. Ce qu’on prend pour une branche dans l’eau peut être un serpent.
L’heure préférée des serpents à sonnette est le crépuscule (et la nuit). Donc pour admirer un coucher de soleil, s’équiper d’une lampe de poche. Éviter de se promener après la tombée de la nuit.
Si un serpent est présent : Ne pas s’approcher à moins de deux mètres. Le serpent peut se détendre d’un coup et attaquer loin de lui. Ne pas tenter de l’effrayer ou de le tuer. Ne pas l’acculer dans un coin : lui laisser toute la place de s’enfuir. Ne pas toucher un serpent, même mort. Ses crochets sont encore susceptibles d’injecter du venin et il peut mordre par réflexe, même décapité !!
En cas de morsure : Rester calme. On a un peu de temps devant soi pour effectuer le traitement. Paniquer accroît le rythme cardiaque, donc la circulation du venin dans le corps. Ne pas essayer d’attraper le serpent pour l’identifier : l’apparence de la morsure suffit pour le choix du traitement. Appeler le 911 le plus vite possible. Garder la morsure plus bas que le cœur. Éviter que la victime bouge (ça accélère la circulation du venin) Enlever tout ce qui pourrait serrer quand le membre va gonfler (bague, montre…)
Ne tenter aucun des trucs de boy-scout qu'on a pu apprendre (inciser la morsure, aspirer avec sa bouche, mettre de la glace ou ligaturer). C'est inefficace, voire dangereux. L'aspivenin quant à lui semble d'une efficacité discutable.
en vue de mon séjour dans l'Ouest avec mes deux fistons, j'ai préparé une fiche "serpents" à faire lire aux enfants (et à lire soi-même). Pour cela, j'ai simplement compilé et traduit les conseils trouvés sur différents sites américains. Ce sont toujours les mêmes astuces, j'en déduis qu'elles sont bonnes...
Je partage : Comment éviter les serpents à sonnettes :
Être attentif à son environnement : regarder et écouter autour de soi. Le serpent à sonnette fait parfois (mais pas toujours) un bruit lorsqu’il est dérangé. Les enfants ne doivent pas marcher devant, encore moins courir.
Rester sur le sentier. Ne pas s’aventurer en dehors du sentier dans les herbes, les cailloux, les buissons, ou tout autre endroit où un serpent peut se cacher.
Se couvrir au maximum : des vêtements épais peuvent protéger. Donc on préfère un jean large (pas moulant) et des chaussures montantes à un short et des tennis.
Ne jamais enjamber une souche ou une pierre. Si un serpent est caché de l’autre côté, on risque de lui marcher dessus et donc d’être mordu. Il faut au contraire marcher sur la souche ou la pierre. Ainsi le serpent aura le temps de se manifester ou de s’enfuir.
Ne pas s’asseoir sur une souche ou un rocher sans avoir attentivement vérifié qu’il n’y a pas de serpent derrière ou dessous.
Ne jamais mettre la main ou le pied dans un endroit qu’on ne voit pas.
Avec son bâton de marche, frôler les herbes et les buissons pour alerter les serpents de son passage.
Les serpents savent nager. Ce qu’on prend pour une branche dans l’eau peut être un serpent.
L’heure préférée des serpents à sonnette est le crépuscule (et la nuit). Donc pour admirer un coucher de soleil, s’équiper d’une lampe de poche. Éviter de se promener après la tombée de la nuit.
Si un serpent est présent : Ne pas s’approcher à moins de deux mètres. Le serpent peut se détendre d’un coup et attaquer loin de lui. Ne pas tenter de l’effrayer ou de le tuer. Ne pas l’acculer dans un coin : lui laisser toute la place de s’enfuir. Ne pas toucher un serpent, même mort. Ses crochets sont encore susceptibles d’injecter du venin et il peut mordre par réflexe, même décapité !!
En cas de morsure : Rester calme. On a un peu de temps devant soi pour effectuer le traitement. Paniquer accroît le rythme cardiaque, donc la circulation du venin dans le corps. Ne pas essayer d’attraper le serpent pour l’identifier : l’apparence de la morsure suffit pour le choix du traitement. Appeler le 911 le plus vite possible. Garder la morsure plus bas que le cœur. Éviter que la victime bouge (ça accélère la circulation du venin) Enlever tout ce qui pourrait serrer quand le membre va gonfler (bague, montre…)
Ne tenter aucun des trucs de boy-scout qu'on a pu apprendre (inciser la morsure, aspirer avec sa bouche, mettre de la glace ou ligaturer). C'est inefficace, voire dangereux. L'aspivenin quant à lui semble d'une efficacité discutable.
Pacaya Samiria: dans la forêt inondée (Pérou) English translation pending
PACAYA SAMIRIA
Dans la forêt inondée
DEPART DE LIMA

Je quitte le confort de l’Appart-hôtel « Peru Star » pour une balade de trois semaines au cœur de la forêt amazonienne, dans la réserve de PACAYA SAMIRIA. Il faut 30 heures de bus pour passer les Andes et atteindre ma première destination : TARAPOTO. A la tombée du jour, la montagne devient rose et le ciel violet. Mais mon estomac n’est pas sensible au spectacle et je découvre in extremis l’utilité du petit sac vomitif fourni à chaque passager !
TARAPOTO
TARAPOTO, j’ai les jambes molles mais je suis heureux de sentir déjà l’ambiance d’une bourgade aux portes de l’Amazonie.
Mais je n’y suis pas encore, il reste à descendre le dernier tronçon routier jusqu’à YURIMAGUAS et le rio HUALLAGA, un affluent du MARAÑON (AMAZONE).
YURIMAGUAS

J’aime YURIMAGUAS, la ville est tranquille, colorée et accueillante. Je fais quelques croquis du marché et sur le puerto EL VADO. Pour l’anecdote, la statue sur le port représentait un homme portant un lourd régime de bananes. Des gens ont cassé le régime, il ne reste que l’homme qui semble pris d’une crampe ou souffrir de rhumatisme !

EL ROMANTICO IV
Je traînerais bien encore à YURIMAGUAS mais il est temps d’embarquer sur un bateau de la compagnie EDUARDO qui doit m’emmener à LAGUNAS.

Le bateau s’appelle EL ROMANTICO IV ce qui est bien trouvé. En effet le voyage sur le rio SAMIRIA dure une vingtaine d’heures et se passe allongé dans son hamac en rêvant les yeux mi-clos sur les paysages qui défilent, lentement il est vrai...

LAGUNAS
LAGUNAS semble un peu perdu au bout du monde et épargnée par le tourisme. Super, j’adore ! Le port est à moitié inondé, ce qui n’empêche pas toute une activité autour du va et vient des bateaux.

PERUSELVA et WELINGTON
C’est l’heure de faire connaissance avec MIGUEL, le responsable, et WELINGTON, un des guides de l’agence PERUSELVA.

WELINGTON aura plus particulièrement la noble tâche de me ramener vivant et entier après une quinzaine de jours passés en forêt. Je découvre la petite pirogue qui doit nous emmener jusqu’à notre destination, PASTO COCHA, une crique perdue au milieu du parc PACAYA SAMIRIA.

Comme cette destination ne me dit pas grand chose, je reproduis en vitesse le plan du parc affiché sur un panneau du camp de base.
RAMER
Je croyais pouvoir ramer avec WELINGTON et me faire des muscles qui auraient eu le meilleur effet au retour. La vérité est qu’au bout de 15 minutes j’avais les bras en compote et une seule envie : m’allonger pour faire disparaître les crampes qui me feraient bientôt ressembler à la statue de YURIMAGUAS.

C’est ainsi que j’ai compris qu’il fallait mieux laisser faire WELINGTON et ne pas avoir de complexe à ne rien faire, à regarder autour de soi ou à faire ses petits dessins.

PACAYA SAMIRIA - LA FORET INONDEE
Nous sommes en janvier, c’est le début de la saison des pluies. La forêt déborde d’eau et les terres émergées se font rares.

Passés les 2 premiers gîtes (Poza Gloria et Camotal), le problème est de trouver un coin au sec pour passer la nuit.

Heureusement, perdues au milieu de la forêt, des cases sur pilotis nous offrent un toit et un plancher, j’ai juste l’impression de dormir au milieu de l’eau.

LE RIO SAMIRIA
La plupart du temps, la balade en pirogue est très agréable et même hypnotisante. Chaque boucle du rio fait apparaître de nouveaux motifs de végétation et de nouveaux paysages.

Nous surprenons parfois des groupes de singes ou le dos rose d’un dauphin, un boto ou encore un iguane qui a la gentillesse de garder la pose pour un petit dessin.

SACARITA !
Les choses se compliquent lorsque WELINGTON crie « Sacarita ! »

Là, ça veut dire que la pirogue va couper à travers le sous-bois inondé et nous entraîner comme sur les rails d’une station de lavage automatique, sous un rouleau de broussaille piquante, mordante, pleine de moustiques et d’araignées.

C’est ainsi que j’ai perdu mon bob, ma serviette de bain, la coque de mon portable (qui séchait heureusement sans mon portable) et mon poncho. J’espère que ça servira aux singes !
BIVOUAC
Nous approchons de Pasto Cocha mais, avant, plusieurs nuits en bivouac nous attendent.

Parlons du bivouac, il se décompose en 3 temps forts. La première période est du genre insupportable car les moustiques ont préparé un comité d’accueil très actif. Impossible de rester tranquille, toute son énergie et son intelligence sont mobilisées dans un seul but : essayer de se faire piquer le moins possible. A croire que les moustiques pensent que je sens trop mauvais car à une certaine heure, ils libèrent le terrain et disparaissent presque complètement. Le moment est venu de prendre son bain.
Moment délicieux, l’eau me rafraîchit presque autant que si je buvais une boisson glacée. Précautionneusement, je ne sais pas sur quoi je marche tout de même, je m’enfonce dans un bain végétal qui me donne la sensation d’être en fusion avec la rivière et la forêt.

Mais le meilleur est à venir. La nuit tombe, WELINGTON, qui doit avoir dix bras, a défriché le terrain, installé une bâche et les hamacs, préparé le feu et le repas.
Bientôt, propre, sec et repus, je vais pouvoir me glisser à l’abri de ma moustiquaire et regarder la nuit tomber sur la forêt. Au fur et à mesure que les contours disparaissent, les sons de la forêt montent, se précisent, remplissent la nuit. C’est juste grandiose, je m’endors en me croyant revenu au monde originel.
PASTO COCHA
Nous arrivons à PASTO COCHA, le paysage est écrasé par la chaleur. PASTO COCHA est un grand étang entouré par une forêt basse et, disons-le, un peu inhospitalière. Au milieu une ancienne structure de forage pétrolière, ça s’appelle un arbre de Noël, je crois, émerge comme un totem oublié par une ancienne tribu.

WELINGTON accroche un plastique blanc à un buisson pour retrouver le passage du rio à la crique. Il ne ferait pas bon passer la nuit ici. Le coin est, paraît-il, fréquenté par des crocodiles de taille adulte. De là mon imagination s’enflamme … comment pourrais-je survivre si je devais rester seul à attendre les secours ? Réponse : c’est une idée complètement idiote !
RETOUR
Déjà, le moment de rentrer est venu, seul problème nous sommes maintenant à contre-courant, ce qui veut dire que nous ne pouvons compter que sur nos bras pour revenir à la maison, enfin je parle, bien sûr, des bras de WELINGTON.
Dans certaines boucles, le courant devient fort et la pluie se met de la partie. Je tente de jouer de la rame pour aider WELINGTON mais je ne suis pas très efficace. De toute façon WELINGTON doit être une sorte de robot, il peut ramer des heures sans montrer le moindre signe de fatigue. Merci WELINGTON, sans toi j’y serais encore !

Dernière nuit dans la forêt, un groupe d’arbres se détachent en ombre chinoise, plus bas dans le rio, des centaines de petits poissons s’éclaboussent au clair de lune tandis que sous mon nez des insectes font leurs rondes à l’extérieur de ma moustiquaire.
Tout va bien, je vais pouvoir faire de beaux rêves … c’est la fin du voyage.
Jean marc Desrosiers – Voyage Janvier 2012
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DEPART DE LIMA

Je quitte le confort de l’Appart-hôtel « Peru Star » pour une balade de trois semaines au cœur de la forêt amazonienne, dans la réserve de PACAYA SAMIRIA. Il faut 30 heures de bus pour passer les Andes et atteindre ma première destination : TARAPOTO. A la tombée du jour, la montagne devient rose et le ciel violet. Mais mon estomac n’est pas sensible au spectacle et je découvre in extremis l’utilité du petit sac vomitif fourni à chaque passager !
TARAPOTO
TARAPOTO, j’ai les jambes molles mais je suis heureux de sentir déjà l’ambiance d’une bourgade aux portes de l’Amazonie.
Mais je n’y suis pas encore, il reste à descendre le dernier tronçon routier jusqu’à YURIMAGUAS et le rio HUALLAGA, un affluent du MARAÑON (AMAZONE).YURIMAGUAS

J’aime YURIMAGUAS, la ville est tranquille, colorée et accueillante. Je fais quelques croquis du marché et sur le puerto EL VADO. Pour l’anecdote, la statue sur le port représentait un homme portant un lourd régime de bananes. Des gens ont cassé le régime, il ne reste que l’homme qui semble pris d’une crampe ou souffrir de rhumatisme !

EL ROMANTICO IV
Je traînerais bien encore à YURIMAGUAS mais il est temps d’embarquer sur un bateau de la compagnie EDUARDO qui doit m’emmener à LAGUNAS.

Le bateau s’appelle EL ROMANTICO IV ce qui est bien trouvé. En effet le voyage sur le rio SAMIRIA dure une vingtaine d’heures et se passe allongé dans son hamac en rêvant les yeux mi-clos sur les paysages qui défilent, lentement il est vrai...

LAGUNAS
LAGUNAS semble un peu perdu au bout du monde et épargnée par le tourisme. Super, j’adore ! Le port est à moitié inondé, ce qui n’empêche pas toute une activité autour du va et vient des bateaux.

PERUSELVA et WELINGTON
C’est l’heure de faire connaissance avec MIGUEL, le responsable, et WELINGTON, un des guides de l’agence PERUSELVA.

WELINGTON aura plus particulièrement la noble tâche de me ramener vivant et entier après une quinzaine de jours passés en forêt. Je découvre la petite pirogue qui doit nous emmener jusqu’à notre destination, PASTO COCHA, une crique perdue au milieu du parc PACAYA SAMIRIA.

Comme cette destination ne me dit pas grand chose, je reproduis en vitesse le plan du parc affiché sur un panneau du camp de base.
RAMER
Je croyais pouvoir ramer avec WELINGTON et me faire des muscles qui auraient eu le meilleur effet au retour. La vérité est qu’au bout de 15 minutes j’avais les bras en compote et une seule envie : m’allonger pour faire disparaître les crampes qui me feraient bientôt ressembler à la statue de YURIMAGUAS.

C’est ainsi que j’ai compris qu’il fallait mieux laisser faire WELINGTON et ne pas avoir de complexe à ne rien faire, à regarder autour de soi ou à faire ses petits dessins.

PACAYA SAMIRIA - LA FORET INONDEE
Nous sommes en janvier, c’est le début de la saison des pluies. La forêt déborde d’eau et les terres émergées se font rares.

Passés les 2 premiers gîtes (Poza Gloria et Camotal), le problème est de trouver un coin au sec pour passer la nuit.

Heureusement, perdues au milieu de la forêt, des cases sur pilotis nous offrent un toit et un plancher, j’ai juste l’impression de dormir au milieu de l’eau.

LE RIO SAMIRIA
La plupart du temps, la balade en pirogue est très agréable et même hypnotisante. Chaque boucle du rio fait apparaître de nouveaux motifs de végétation et de nouveaux paysages.

Nous surprenons parfois des groupes de singes ou le dos rose d’un dauphin, un boto ou encore un iguane qui a la gentillesse de garder la pose pour un petit dessin.

SACARITA !
Les choses se compliquent lorsque WELINGTON crie « Sacarita ! »

Là, ça veut dire que la pirogue va couper à travers le sous-bois inondé et nous entraîner comme sur les rails d’une station de lavage automatique, sous un rouleau de broussaille piquante, mordante, pleine de moustiques et d’araignées.

C’est ainsi que j’ai perdu mon bob, ma serviette de bain, la coque de mon portable (qui séchait heureusement sans mon portable) et mon poncho. J’espère que ça servira aux singes !
BIVOUAC
Nous approchons de Pasto Cocha mais, avant, plusieurs nuits en bivouac nous attendent.

Parlons du bivouac, il se décompose en 3 temps forts. La première période est du genre insupportable car les moustiques ont préparé un comité d’accueil très actif. Impossible de rester tranquille, toute son énergie et son intelligence sont mobilisées dans un seul but : essayer de se faire piquer le moins possible. A croire que les moustiques pensent que je sens trop mauvais car à une certaine heure, ils libèrent le terrain et disparaissent presque complètement. Le moment est venu de prendre son bain.
Moment délicieux, l’eau me rafraîchit presque autant que si je buvais une boisson glacée. Précautionneusement, je ne sais pas sur quoi je marche tout de même, je m’enfonce dans un bain végétal qui me donne la sensation d’être en fusion avec la rivière et la forêt.

Mais le meilleur est à venir. La nuit tombe, WELINGTON, qui doit avoir dix bras, a défriché le terrain, installé une bâche et les hamacs, préparé le feu et le repas.
Bientôt, propre, sec et repus, je vais pouvoir me glisser à l’abri de ma moustiquaire et regarder la nuit tomber sur la forêt. Au fur et à mesure que les contours disparaissent, les sons de la forêt montent, se précisent, remplissent la nuit. C’est juste grandiose, je m’endors en me croyant revenu au monde originel.
PASTO COCHA
Nous arrivons à PASTO COCHA, le paysage est écrasé par la chaleur. PASTO COCHA est un grand étang entouré par une forêt basse et, disons-le, un peu inhospitalière. Au milieu une ancienne structure de forage pétrolière, ça s’appelle un arbre de Noël, je crois, émerge comme un totem oublié par une ancienne tribu.

WELINGTON accroche un plastique blanc à un buisson pour retrouver le passage du rio à la crique. Il ne ferait pas bon passer la nuit ici. Le coin est, paraît-il, fréquenté par des crocodiles de taille adulte. De là mon imagination s’enflamme … comment pourrais-je survivre si je devais rester seul à attendre les secours ? Réponse : c’est une idée complètement idiote !
RETOUR
Déjà, le moment de rentrer est venu, seul problème nous sommes maintenant à contre-courant, ce qui veut dire que nous ne pouvons compter que sur nos bras pour revenir à la maison, enfin je parle, bien sûr, des bras de WELINGTON.
Dans certaines boucles, le courant devient fort et la pluie se met de la partie. Je tente de jouer de la rame pour aider WELINGTON mais je ne suis pas très efficace. De toute façon WELINGTON doit être une sorte de robot, il peut ramer des heures sans montrer le moindre signe de fatigue. Merci WELINGTON, sans toi j’y serais encore !

Dernière nuit dans la forêt, un groupe d’arbres se détachent en ombre chinoise, plus bas dans le rio, des centaines de petits poissons s’éclaboussent au clair de lune tandis que sous mon nez des insectes font leurs rondes à l’extérieur de ma moustiquaire.
Tout va bien, je vais pouvoir faire de beaux rêves … c’est la fin du voyage.
Jean marc Desrosiers – Voyage Janvier 2012
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Choix d'hôtel et excursions intéressantes au Panama? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous aimerions aller au Panama en février prochain et nous hésitons entre les hôtels suivants : The Westin Playa Bonita, Intercontinental Playa Bonita, le Sheraton Bijao Beach Resort et le Royal Decameron. Nous aimerions un hôtel abordable avec un rapport qualité/prix intéressant.
Ce que nous recherchons avant tout, ce sont la proximité des choses à faire, la propreté du site et des chambres (confortables), une plage intéressante (même si nous sommes conscients que ce n'est pas les plages de Cuba) et la nourriture.
Pour ce qui est des excursions et activités, nous aimerions connaître les incontournables à faire durant notre séjour.
Si vous avez des suggestions ou des commentaires sur cette destination, ils sont les bienvenus. 🙂
Merci et bonne journée!
Nous aimerions aller au Panama en février prochain et nous hésitons entre les hôtels suivants : The Westin Playa Bonita, Intercontinental Playa Bonita, le Sheraton Bijao Beach Resort et le Royal Decameron. Nous aimerions un hôtel abordable avec un rapport qualité/prix intéressant.
Ce que nous recherchons avant tout, ce sont la proximité des choses à faire, la propreté du site et des chambres (confortables), une plage intéressante (même si nous sommes conscients que ce n'est pas les plages de Cuba) et la nourriture.
Pour ce qui est des excursions et activités, nous aimerions connaître les incontournables à faire durant notre séjour.
Si vous avez des suggestions ou des commentaires sur cette destination, ils sont les bienvenus. 🙂
Merci et bonne journée!
Un mois en Thaïlande de mi-octobre à mi-novembre avec un enfant English translation pending
bonjour a tous et a toutes!
Voilà nous avons l occasion ma fille et moi de partir dans 11 jours en thailande. Je reserve nos billets ce soir et j aimerai qq infos pour reussir un depart et un sejour en derniere minute. Ma fille a 9 ans et a deja voyagé en Inde a 5 ans pdt 4 mois. Elle est habituéé a la nature et a l eau froide en sceau pour les douches du matin. Ce que je recherche c est un itineraire proche de la nature et des traditions Thai. En effet, un mois c est court et je voudrai qu elle garde de ce voyage le souvenir d une diversité culturelle et geographique. Nous ne recherchons absolument pas d hotel de luxe bien au contraire... nous voyageons en sac a dos et aimons l aventure. QQ conseils sur le change de la monaie (ici) ou sur place? les tenues adequates et le strict minimum en dehors de la trousse de secours....? Merci Ps: les connections internet pour le suivi de ses devoirs: est ce que je dois prendre mon ordi ou y a t il frequemment des cyber café mm ds les regions reculees?
Merci de votre attention et de vos conseils🙂
Voilà nous avons l occasion ma fille et moi de partir dans 11 jours en thailande. Je reserve nos billets ce soir et j aimerai qq infos pour reussir un depart et un sejour en derniere minute. Ma fille a 9 ans et a deja voyagé en Inde a 5 ans pdt 4 mois. Elle est habituéé a la nature et a l eau froide en sceau pour les douches du matin. Ce que je recherche c est un itineraire proche de la nature et des traditions Thai. En effet, un mois c est court et je voudrai qu elle garde de ce voyage le souvenir d une diversité culturelle et geographique. Nous ne recherchons absolument pas d hotel de luxe bien au contraire... nous voyageons en sac a dos et aimons l aventure. QQ conseils sur le change de la monaie (ici) ou sur place? les tenues adequates et le strict minimum en dehors de la trousse de secours....? Merci Ps: les connections internet pour le suivi de ses devoirs: est ce que je dois prendre mon ordi ou y a t il frequemment des cyber café mm ds les regions reculees?
Merci de votre attention et de vos conseils🙂
Animal incontournable: le gecko tokay English translation pending
Qui n'a pas un jour été surpris puis succombé à cet animal si typique du pays (plus gros que le gecko classique) ? Perso je suis un grand fan de la bestiole !!
Images et vidéos = ICI
Les anecdotes sont les bienvenues 😉😉

Images et vidéos = ICI
Les anecdotes sont les bienvenues 😉😉

Idées d'itinéraire Floride-Louisiane avec mon fils de 8 ans? English translation pending
Après avoir longuement hésité pour le choix d'une destination appropriée à mon envie de voyage-découverte de 2 mois avec mon petit garçon de 8 ans, j'ai finalement opté pour un petit périple aux états unis : atterrissage le 16 juillet prochain à Miami, et départ du pays le 13 septembre depuis Baton Rouge.
2 mois pour un periple de Miami à Baton Rouge.
Quels sont les choses que nous devrons impérativement voir, faire, écouter ?
Je ne suis pas fan du superficiel ni des supers hotels pas donnés, je préfere les endroits simples et accueillants , nous voyagerons à la cool sans courir avec des jeux d eau, découvertes et bon temps.
Je souhaite que nous dormions dans des auberges de jeunesse, qu'en pensez vous? Quells conseils me donneriez-vous?
Je souhaite faire un bout de chemin en camping car (de petite taille nous ne sommes que 2) , qu'en pensez-vous? Quels conseils?
Financièrement, qu'elle fourchette de budget est approprié pour un voyage comme celui-ci et appréhendé de cette manière? Je prévois 3500€ pour ces 2mois, qui me paraissent suffisants, qu'en pensez-vous?
Merci d'avance pour votre aide et vos lumières.
A très bientot
anne
Partir pour la Guadeloupe avec cette agence? English translation pending
salut a tous
nous partons debut mars pour la guadeloupe nous envisageons de passer par nouvelles antilles mais certaines critiques nous freinent un peu. donc si quelqu un a des info sur cette agence cela nous eclairerait un peu
merci d avance
nous partons debut mars pour la guadeloupe nous envisageons de passer par nouvelles antilles mais certaines critiques nous freinent un peu. donc si quelqu un a des info sur cette agence cela nous eclairerait un peu
merci d avance
Sri Lanka début mars sans réservation d'hôtels, déplacements? English translation pending
Nous partons au ski lanka début mars, est il possible de voyager sans stress si on n'a pas réservé d' hôtels à l'avance, une voiture est -ce indispensable, ou par les moyens locaux suffisent? Nous prévoyons 3 semaines est- ce trop? Merci Cath
Voyage à Saly (Sénégal) English translation pending
bonjour a toutes et tous
merci de me donner les bons plans pour passer un bon sejour
je vais avec nouvelles frontieres au filaos-calaos debut fevrier
excursions plage villages😎
Voyage au Brésil en février avec notre garçon de 5 ans English translation pending
bonjour à tous,
je suis maman d un garçon de 5 ans 1/2 et nous allons partir ensemble en famille à partir du 2fev jusqu'au 23 fev au bresil nous devons aller sur bottucatu ( ma meilleure amie nous y attends )nous arrivons à sao paulo mais avant nous voudrions passez une semaine plage rivière plus vacances.
nous aimerions avoir vos avis sur les plages hotels sympas avec un enfant aux alentours de sao paulo nous pensions aller à camburi pousada portal da cacau
nous n'avons pas l'habitude de voyager avec notre fils et je suis assez perdue
merci pour toutes les suggestions sur le trajet la destination et autres ce qu'il faut absolument que je prenne
merci par avance à tous
la famille oustitis
Infos pratiques – trois semaines au Sri Lanka – fin août/mi septembre 2011 English translation pending
Bonjour à tous,
Je remercie tous les contributeurs du forum dont les messages m’ont aidée à préparer notre voyage. Voici mon compte-rendu d’infos pratiques de nos 3 semaines au Sri Lanka fin août–mi-septembre 2011.
Notre itinéraire :
J1 : arrivée à Colombo à 8h45 –> train à Gampaha pour Anuradhapura (nuit à Anuradhapura) J2 : Anuradhapura +++ (nuit à Anuradhapura) J3 : Mihintale +++ –> Minneryia +++ (nuit à Sigiriya) J4 : Sigiriya +++ –> Polonnaruwa + (nuit à Dambulla) J5 : Dambulla + –> Kandy J6 : Kandy (Jardin botanique ++ –> les 3 temples proches du jardin botanique + : Gadaladenyia, Lankatilake, Embekka –> spectacle des danses traditionnelles + –> Temple de la Dent +++) J7 : Kandy –> Hatton –> Dalhousie J8 : Adam’s Peak + –> Dalhousie –> Haputale J9 : Haputale (paysages +++) (Lipton’s Seat + –> chutes de Diyaluma +) (nuit à Haputale) J10 : Horton Plains ++ (World’s End) -> Haputale –> Temple de Dowa -> Ella (nuit à Ella) J11 : Ella (fabrique de thé de Uva Halpewaththa – massage +) J12 : Ella (Ella’s Rock ++) / Bandarawella J13 : Ella –> Buduruwagala + –> Tangalle (nuit à Tangalle) J14 : Tangalle +++ (nuit à Tangalle) –> Rekawa+++ J15 : Tangalle –> Unawatuna + (nuit à Unawatuna) J16 : Galle ++ –> Unawatuna (nuit à Unawatuna) J17 : Unawatuna –> Mirissa (nuit à Mirissa) J18 : Mirissa +++ J19 : Mirissa J20 : Mirissa –> Matara –> Colombo -> Negombo
Budget total pour 3 semaines (vol non compris) : 600 euros/pers (4 pers). Le fait d’être 4 a permis de bien amortir en particulier les frais de transport (taxis).
Cours du change : 1€ = 157 Rps. Tous les prix indiqués ont été négociés sauf indication contraire.
Remarque : Notre parcours a été très actif pour les 2 premières semaines et beaucoup plus cool la 3ème car nous devions retrouver des amis, raison pour laquelle les trajets n’ont pas pu être très optimisés pour la côte sud/sud ouest.
Conseil préliminaire : achetez dès que possible au Sri Lanka (et surtout pas en France où c’est hors de prix) les diffuseurs anti-moustiques (accessoire absolument indispensable, dans les supermarchés ou petites boutiques) à brancher dans les prises (140 Rps soit moins d’1€) + 1 adaptateur (85-100 Rps) pour vos appareils.
Réservation : au fil du séjour sauf pour Anuradhapura réservé de France. Pour pouvoir notamment négocier, je recommande de ne pas réserver en basse saison (mieux vaut visiter les chambres et comparer). Nous avons pris des chambres pour 4 ou 2 chambres doubles.
Guides : forums essentiellement : voyageforum et virtualtourist (forum en anglais), LP.
Hébergement : les "Guest houses" où nous sommes descendus :
Anuradhapura : Sri Lak View + (LP) (Je ne recommande pas vraiment) Tél : +94 25 222 1593. Accueil bof. Internet inclus gratuit. Aucune vue sur le lac. Adresse sans plus, très basique, mais correcte. 1 ch triple n° 8 : 1.800 Rps (non négocié) : sent l’humidité, douche froide pas terrible. Louée 1.400 Rps (non négocié) en ch double. Ch double n° 7 : 1.400 Rps (non négocié) sans petit déj, douche chaude ok, pas d’humidité mais fenêtre sdb cassée (mais heureusement pas dérangés par les moustiques). Petit déj (300 Rps) 3 fruits frais. Dîners (500 Rps) excellents.
J’avais hésité avec Lake Wave mais un mauvais commentaire sur tripadvisor m’en avait dissuadée. Je ne sais pas si c’est vrai, mais un rabatteur du Lake Wave m’a dit qu’il existait 2 établissements portant ce nom, 1 vers la gare routière, et 1 juste à côté de Sri Lak View ; il proposait 1 ch pour 4 pour 1.500 Rps (non visité).
Sigiriya : Lakmini Lodge ++ (Je recommande) Tél : +94 717098128 / + 94 662286113 – e-mail : lakminilodge@gmail.com / lakminilodge@hotmail.com. 1 chambre pour 4 propre et confortable, douche chaude avec fan : 3.700 Rps pr 4 avec petit déj. Gérant très gentil. Petit déj : 2 fruits frais + pancakes + hoppers. Insister pour le prendre dans la cabane en bois sur pilotis avec la vue sur le rocher (le gérant nous a vendu ça et après a voulu nous servir d’office le petit déj dans l’espèce de réfectoire sans charme du rdc !). Dîner très bon.
Déjeuner : dans un boui-boui du village de Sigiriya (très bon)
Nous avons visité : Eco Tourist Lodge : 2.500 Rps la double tout confort (prix proposé sans négociation). Environnement de la guest house peu attrayant + beaucoup de moustiques.
Dambulla : Samman’s Guest House (Je déconseille) Nous sommes arrivés relativement tard et avons mal inspecté les lieux. 1 ch double à 1.200 Rps eau froide + fan (sdb très limite) infestée de moustiques. Pour les âmes sensibles : petite grenouille dans le bac à chasse d’eau (ouvert) et un petit crapaud dans le coin de la chambre lol. 1 ch double à 800 Rps eau froide + sdb insalubre (pas de fan donc impossible d’y dormir). Vraisemblablement les chambres à l’étage sont beaucoup mieux mais elles étaient complètes. Petit déj : 2 fruits frais. Avantage : très proche du Rock Temple. Dîner : aller en ville prendre un khottu dans un lieu typiquement sri lankais.
Nous avons visité : Renuka’s guest house à Dambulla (Je recommande) Dom : 0662284127 - Mob : 077 5016 298 Renuka est une professeur d’anglais mariée à un allemand. Maison à la campagne à quelques minutes en tuk-tuk du centre-ville. Cadre calme et agréable. Chambre double neuve avec belle sdb et terrasse. Déjeuner excellent. Cette guest house est sur le point d’ouvrir. 1 seule chambre double pour l’instant et 3 doubles à terme (annexe en construction).
Kandy : Shangri-La ++ (Je recommande) Propriétaires parlant français. Bon accueil. Bon rapport qualité-prix pour les chambres : 1 chambre pour 4 bien décorée et propre 3.500 Rps la ch pour 4 avec petit déj (2 nuits) eau chaude et fan + vu 1 chambre double avec beaucoup de charme (qui donne sur cour). Tel : 08 22 22 218 Mob : 077 98 28 084 ; nandana@shangrilanka.com Petit déj 3 fruits frais + brioche. Dîner non testé. Dîner : restaurant (plutôt indien, assez cher) : Captain Table Devon +++. Centre ville. Excellent et vraisemblablement un des meilleurs de la ville. Déjeuner : Garden club en bas sur la route près de la GH : rice & curry à emporter (150 Rps) : bof.
Dalhousie : White House + (LP) (Je recommande mais attention) Tél : 077 791 2009. Excellent accueil. 2 ch double (eau chaude) + petit déj + dîner à 2.500 Rps (2 nuits). Bon petit déj et dîner. Attention aux extras et à l’arnaque : nous nous sommes retrouvés avec une facture quasiment du double prévu car ils nous ont servi des desserts « luxueux » (salade de fruits avec glace) sans nous prévenir que ce type de dessert n’était pas inclus dans le prix négocié (nous avons refusé de payer) + nous ont facturé des sandwichs (petits et très mauvais) à un prix exorbitant ->> un conseil d’ordre général : demander le prix de TOUT avant de commander ! Dommage pour cette note très négative de dernière minute qui est venue ternir de façon très détestable notre appréciation de cette guest house que nous avons beaucoup aimée par ailleurs…
Haputale : Sri Lak View Holiday Inn +++ (LP) mon coup de cœur du séjour Tél : +94 57 226 8125. 2.000 Rps double sans petit déj (2 nuits). Internet inclus gratuit. 2 chambres dans le bâtiment principal : Ch 3 (douche chaude pas terrible mais beaucoup de charme) + ch 6 proche de l’accueil (douche chaude moderne top). Terrasse avec vue splendide. Bon petit déj. Dîner non testé.
Dîner : resto Royal Top Inn près de la gare : cadre et accueil bof mais bonne cuisine.
Nous avons visité : Amarasinghe (LP) : grandes chambres doubles très propres et claires proposées à 2.500 Rps sans petit déj. Tél : +94 57 226 81 75 Mob : 0777 763 397. Mais aucune vue. Raccourci en 5 mn à pied pour rejoindre la ville selon le gérant (trajet + long par la route). Aucun client quand nous avons visité.
Ella : Rock View Guest House ++ (LP) (Je recommande) Tél :+94 57 222 8561. Internet inclus gratuit. Nous avions une grande ch de 4+eau chaude dans le bâtiment principal (2.500 Rps). Puis une seconde ch de 4 beaucoup plus confortable (standing plus élevé) dans une petite maison annexe, très grande+eau chaude (3.000 Rps ?). La terrasse avec vue sur Ella Rock est très agréable et constitue le point fort de cette adresse. Rice & curry excellent (mais plutôt cher plus de 500 Rps). Petit déj au Curd Café (LP) : à éviter : mouches et vapeurs d’essence des bus qui s’arrêtent juste devant. Le prendre plutôt à Rock View où il est quasiment au même prix avec un cadre idyllique ! Dîner : resto Dream Café (LP) : nous avons pris des plats « occidentaux » : pas mal. Cadre très agréable.
Nous avons visité : Surya Inn juste en contrebas (même famille). Chambres grandes et propres proposées à 2.500 Rps (?) mais environnement sombre, plus proche de la route et bruyant. Aucun client quand nous avons visité. Prix proposé quasi similaire à Rock View.
Tangalle : Ganesh Garden +++ (LP) second coup de cœur (Je recommande) Tél : +94 47 224 2529. Mobile: +94 777 612 181. www.ganeshgarden.com.e-mail : ganeshgarden@yahoo.com. Wi-fi inclus gratuit. Ch doubles dans bungalows à divers prix (de 2.000 Rps à 40$). Notre double : 2.500 Rps eau froide + fan. Manager très sympa. Petit déj ok. Resto cher et pas exceptionnel. Point négatif de la GH : son isolement par rapport à la ville (tuk tuk obligatoire, proposé par la GH aux prix usuels). Calme. Cadre idyllique avec hamacs et cocotiers.
Unawatuna : Village Inn (LP) (Je déconseille) Tél : +94 91 222 5375. 1 ch double à 800 Rps eau froide + fan sans petit déj (non négocié). Pas très propre. Sdb vraiment pas terrible. Terrasse devant les chambres en hauteur. Petit déj ok.
Unawatuna : Prilax Inn +++ (en face du Rock Café ex Hard Rock Café) (Je recommande) 2.200 Rps chambre triple immense, sdb luxe, eau chaude + fan. Vide quand nous sommes restés. Terrasses devant les chambres très agréables. Petit déj : Rock Café vue sur la mer – Sunil’s Garden (cher mais cadre dans le jardin vraiment top avec des colibris) Dîner : Rock Restaurant très bon rapport qualité/prix, prix très raisonnables.
Mirissa : Central Beach Inn ++ (Je recommande) Gamme de prix à partir de 800 Rps. 1 ch double en bungalow à 1.200 Rps (eau froide+fan) sans petit déj, ou 1.500 Rps pour 1 double un peu mieux (plus grande, lits plus confort). Pas mal de charme pour le cadre et accès direct à la plage. Petit déj : service long ! Déjeuner : service interminable ! Resto : petit déj, déjeuner et dîner : sur la plage un peu plus loin à gauche, le top !
Nous avons visité : Paradise Beach Club : l’hôtel à touristes par excellence avec la petite piscine bondée qui va avec. Rapport qualité/prix des chambres pas terrible pour double dans bungalow à 2.500 Rps. (Ch pas top et sans charme). Sinon beau cadre et direct sur la plage.
Palm Villa (LP) : Tél : +94 41 225 0022. Belles chambres doubles proposées à 3.000 Rps sans petit déj ; le gérant a refusé de négocier alors que la GH était quasi vide et à moitié en travaux !
Negombo : Hôtel Silver Sands ++ (Je recommande) Tél : +94 31 222 2880. e-mail : silversands@sltnet.lk. Grande ch double eau chaude + fan à 2.200 Rps (non négocié) – vue sur le toit assez moche. Petit déj : bof. 4 toasts/pers uniquement et les toasts supplémentaires vous seront facturés 120 Rps ! 1 jus de fruits frais + fruits : bananes uniquement
Transports : Taxis : Compter en principe 60-75 Rps/km pour 1 aller simple – 40-45 Rps/km pour 1 aller-retour (source = Virtualtourist) Taxi aéroport – Gampaha : 2.000 Rps (agences de taxis dans l’aéroport) 2 jours de van Anuradhapura-Mihintale-Sigiriya-Polonnaruwa-Dambulla : 6.000 Rps/jour (nous avons finalement payé 7.500 Rps car contents) (Van trouvé via notre guide Chandra qui a dû avoir 1 commission) Notre chauffeur (parle anglais) : Mahesh Samanala (Walkers Tourist Guest House à Anuradhapura) – email : 83samanala@gmail.com - Tél : +94 25 222 2100 – Mob : +94 77728 6297 Jeep pour le safari Minneriya (avec aller-retour Sigiriya) : 5.000 Rps : Priyankara Jeep Safari (n°65, Kalapura, Sigiriya) : tel : 077 4287422 / 071 3766901 Tuk-tuk Kandy jardin botanique : 400 Rps (aller) Tuk-tuk Kandy (visite des 3 temples) : 1.500 Rps (compter 3 heures) Van Hatton-Dalhousie : 1.500 Rps (peu négocié) (1h) Van Dalhousie – Hatton - Haputale (125 km) : 6.700 Rps (4-5h de route épuisante avec des travaux) Van aller-retour Haputale – Horton Plains (aller=1h30) : 3.500 Rps Tuk-tuk Haputale – Ella avec arrêt à Bandarawella et au temple de Dowa : 1.000 Rps (peu négocié) Tuk-Tuk Ella – fabrique de thé Uva Halpewaththa : 800 Rps AR Bus Ella-Bandarawella : 25 Rps/pers environ – 30 mn (dernier bus de Bandarawella à Ella à 19h) Tuk-tuk à la journée Haputale (Lipton’s Seat – Dambatenna factory – Diyulama Falls) : 2.000 Rps/tuk tuk (peu négocié). Van Ella-Tangalle : 5.500 Rps pour un van simple sans AC / 6.000 Rps pour un van très confort + AC (6.500 Rps pour le détour par Buduruwagala négocié après l’accord initial) Notre chauffeur (ok mais pas très souriant) : Sisira Weerasinghe (Ella) : tél : 057-2228857 – Mob : 072-4099284 e-mail : sisimalietours@yahoo.com Tuk-tuk Unawatuna – Galle : 300 Rps Tuk-tuk Unawatuna – Mirissa : 1.300 Rps avec arrêts Location de vélos à Mirissa (maison en face de Mother’s GH) : 200 Rps/pers/5h +++ Bus intercity Matara-Colombo : 300 Rps/pers (4h30)
Tuk-tuk Negombo-aéroport : 600 Rps. Excursions/autres : Pass culturel : 5.550 Rps/pers.
Anuradhapura : non compris dans le pass : Sri Maha Bodhi (200 Rps), Rock View Temple (bof) : 200 Rps. « Chandra » : Guide avec licence : visite en anglais d’Anuradhapura (environ 5h) en voiture avec AC : 3.500 Rps (non négociés) – R.P. Chandradasa Tél : 025-2223882 Mob : 072-2925997 e-mail : c.chandradasa@yahoo.com A savoir : bon guide mais il n’hésitera pas à vous lâcher en dernière minute s’il a l’opportunité de gagner plus d’argent avec d’autres clients.
Mihintale : 200 ou 300 Rps/pers.
Minneriya (droit d’entrée pour 4 pers et 1 jeep) : 8.915 Rps
Polonnaruwa : guide avec licence trouvé sur le site (3 mots d'anglais, pas de grandes explications) : 1.500 Rps (non négociés) pour environ 3 h
Kandy : Jardin botanique : 1.100 Rps/ pers (825 Rps étudiant). 3 temples (Gadaladenyia, Lankatilake, Embekka ) près de Kandy : 200 ou 300 Rps/temple – compter 2h30-3h aller-retour à Kandy compris Spectacle de danses traditionnelles : 500 Rps/pers. (1h30)
Horton Plains (droit d’entrée pr 4 pers et 1 van + le chauffeur + 12% de taxes) : 8.983 Rps/4 pers (droit d’entrée voiture : 295 Rps)
Massage ayurvédique Ella au centre conseillé dans le LP : 3.750 Rps/pers (à savoir : herbal bath non dispo)
Rekawa : 1.000 Rps remboursés si pas de tortue
Khottu à emporter sur la main road à Mirissa : 160 Rps 1 kg de petites bananes : 70 Rps 1 bouteille d’arack : de 750 à 980 Rps selon la bouteille Mes coups de cœur :
Anuradhapura : Sri Maha Bodhi (l’arbre sacré) ; visite en voiture climatisée (trop dur le vélo avec 35°C !), avec le meilleur guide que nous ayons trouvé sur place durant notre séjour (Chandra, conseillé par la GH, voir coordonnées ci-dessus), qui malheureusement n’est pas très fiable car il nous a planté en dernière minute par la suite…
Mihintale : site et vue magnifiques. Attention aux macaques voleurs de mangues !
Minneriya : à faire plutôt le soir, où nous avons vu des centaines d’éléphants+troupeau de buffles. Très belle lumière
Sigiriya : à faire le matin le plus tôt possible et avant 9h heure d’affluence. 30-45 mn de montée. Vue magnifique depuis le sommet
Kandy : Temple de la Dent lors de la puja du soir
Haputale : pour la vue du Sri Lak View Holiday Inn et les paysages des plantations de thé aux alentours
Tangalle : le paradis en terme de cadre. Plage splendide et déserte (baignade – mais pas possible de nager - exclusivement devant les Green Cabanas depuis le Ganesh Garden)
Rekawa : la ponte de la tortue géante qui retourne ensuite à la mer : exceptionnel !
Mirissa : pour ses apéros et dîners sur la plage avec musique : le top ! + le vélo le long de la côte et vers le port.
Quelques commentaires/suggestions :
Le temps : très beau dans le nord, 1 averse à Ella et Haputale et quelques averses dans le sud ouest qui ne nous ont jamais vraiment gênés.
Le train : notre trajet de 5h (transformé en 6h30, ce qui est courant) au sortir de l’aéroport nous a épuisés et vaccinés…Nous avons fait aussi 2h debout entre Peradeniya et Hatton. Si vous le pouvez, essayez de limiter ce mode de transport à des trajets très courts.
Attention, le 16/09 nous n’avons pas pu prendre le train de Matara à Colombo car la ligne était coupée en raison de travaux entre Galle et Aluthgama ! A priori trains possibles à partir de Galle uniquement pour retourner à Colombo à cette période.
Le bus : même commentaire que pour le train…très éprouvant, sauf pour les intercity climatisés tout confort.
Polonnaruwa : à faire vraiment en dehors des heures les plus chaudes
Dambulla : 2 personnes ont adoré, les 2 autres : bof…
Kandy : compter 2 j.
Adam’s Peak : à faire pour l’effort physique ! (2h30 de montée pour nous) Pas la bonne saison donc nous n’avons rien vu au sommet (nuages) mais par chance nous avions vu le sommet la veille depuis la GH. Attention à ne pas s’éloigner du sentier (sangsues).
Horton Plains : les commentaires du forum sont justes : un peu cher pour ce que c’est.
Ella : nous avons été déçus globalement, tout y est plus cher et plein de touristes ! Il n’y a rien à faire au village même. Compter 2 j max selon moi. Massage ayurvédique : à faire (l’huile chaude sur le front appréciée des filles mais pas trop des mecs) Fabrique de thé d’Uve Halpewaththa : effectuée à la va-vite par un employé sur place et décevante.
Unawatuna : sympa. Compter 1 j max.
Galle : beaucoup de charme et désertée par les touristes à cette période de l’année.
Turtle Hatchery : (projet privé) sur la route de Mirissa (400 Rps) : très décevant. Visiter comme le conseille le guide uniquement Rekawa et/ou Kosgoda.
Mirissa : Compter 2 j. Snorkeling non testé en sortie organisée mais aucun corail et eau trouble pour ce qu’on a vu. Louer un vélo pour aller se balader vers le port ou dans l’arrière pays.
Colombo : Je n’ai pas du tout aimé. Ville très polluée et shopping décevant pour nous. Compter ½ journée max selon moi. House of Fashion : peu de marques (ex : robes Desigual à 10€, quelques bas Esprit, pantalons homme Burberry), et mode « sri lankaise » en général Odel : prix quasi européens, les quelques marques sont chères sauf rares exceptions. Mode plus « occidentale » Main Bazaar : t-shirts et polos de contrefaçon (Lacoste, Billabong, Quicksilver, Ralph Lauren).
A votre disposition pour toute question !
Je remercie tous les contributeurs du forum dont les messages m’ont aidée à préparer notre voyage. Voici mon compte-rendu d’infos pratiques de nos 3 semaines au Sri Lanka fin août–mi-septembre 2011.
Notre itinéraire :
J1 : arrivée à Colombo à 8h45 –> train à Gampaha pour Anuradhapura (nuit à Anuradhapura) J2 : Anuradhapura +++ (nuit à Anuradhapura) J3 : Mihintale +++ –> Minneryia +++ (nuit à Sigiriya) J4 : Sigiriya +++ –> Polonnaruwa + (nuit à Dambulla) J5 : Dambulla + –> Kandy J6 : Kandy (Jardin botanique ++ –> les 3 temples proches du jardin botanique + : Gadaladenyia, Lankatilake, Embekka –> spectacle des danses traditionnelles + –> Temple de la Dent +++) J7 : Kandy –> Hatton –> Dalhousie J8 : Adam’s Peak + –> Dalhousie –> Haputale J9 : Haputale (paysages +++) (Lipton’s Seat + –> chutes de Diyaluma +) (nuit à Haputale) J10 : Horton Plains ++ (World’s End) -> Haputale –> Temple de Dowa -> Ella (nuit à Ella) J11 : Ella (fabrique de thé de Uva Halpewaththa – massage +) J12 : Ella (Ella’s Rock ++) / Bandarawella J13 : Ella –> Buduruwagala + –> Tangalle (nuit à Tangalle) J14 : Tangalle +++ (nuit à Tangalle) –> Rekawa+++ J15 : Tangalle –> Unawatuna + (nuit à Unawatuna) J16 : Galle ++ –> Unawatuna (nuit à Unawatuna) J17 : Unawatuna –> Mirissa (nuit à Mirissa) J18 : Mirissa +++ J19 : Mirissa J20 : Mirissa –> Matara –> Colombo -> Negombo
Budget total pour 3 semaines (vol non compris) : 600 euros/pers (4 pers). Le fait d’être 4 a permis de bien amortir en particulier les frais de transport (taxis).
Cours du change : 1€ = 157 Rps. Tous les prix indiqués ont été négociés sauf indication contraire.
Remarque : Notre parcours a été très actif pour les 2 premières semaines et beaucoup plus cool la 3ème car nous devions retrouver des amis, raison pour laquelle les trajets n’ont pas pu être très optimisés pour la côte sud/sud ouest.
Conseil préliminaire : achetez dès que possible au Sri Lanka (et surtout pas en France où c’est hors de prix) les diffuseurs anti-moustiques (accessoire absolument indispensable, dans les supermarchés ou petites boutiques) à brancher dans les prises (140 Rps soit moins d’1€) + 1 adaptateur (85-100 Rps) pour vos appareils.
Réservation : au fil du séjour sauf pour Anuradhapura réservé de France. Pour pouvoir notamment négocier, je recommande de ne pas réserver en basse saison (mieux vaut visiter les chambres et comparer). Nous avons pris des chambres pour 4 ou 2 chambres doubles.
Guides : forums essentiellement : voyageforum et virtualtourist (forum en anglais), LP.
Hébergement : les "Guest houses" où nous sommes descendus :
Anuradhapura : Sri Lak View + (LP) (Je ne recommande pas vraiment) Tél : +94 25 222 1593. Accueil bof. Internet inclus gratuit. Aucune vue sur le lac. Adresse sans plus, très basique, mais correcte. 1 ch triple n° 8 : 1.800 Rps (non négocié) : sent l’humidité, douche froide pas terrible. Louée 1.400 Rps (non négocié) en ch double. Ch double n° 7 : 1.400 Rps (non négocié) sans petit déj, douche chaude ok, pas d’humidité mais fenêtre sdb cassée (mais heureusement pas dérangés par les moustiques). Petit déj (300 Rps) 3 fruits frais. Dîners (500 Rps) excellents.
J’avais hésité avec Lake Wave mais un mauvais commentaire sur tripadvisor m’en avait dissuadée. Je ne sais pas si c’est vrai, mais un rabatteur du Lake Wave m’a dit qu’il existait 2 établissements portant ce nom, 1 vers la gare routière, et 1 juste à côté de Sri Lak View ; il proposait 1 ch pour 4 pour 1.500 Rps (non visité).
Sigiriya : Lakmini Lodge ++ (Je recommande) Tél : +94 717098128 / + 94 662286113 – e-mail : lakminilodge@gmail.com / lakminilodge@hotmail.com. 1 chambre pour 4 propre et confortable, douche chaude avec fan : 3.700 Rps pr 4 avec petit déj. Gérant très gentil. Petit déj : 2 fruits frais + pancakes + hoppers. Insister pour le prendre dans la cabane en bois sur pilotis avec la vue sur le rocher (le gérant nous a vendu ça et après a voulu nous servir d’office le petit déj dans l’espèce de réfectoire sans charme du rdc !). Dîner très bon.
Déjeuner : dans un boui-boui du village de Sigiriya (très bon)
Nous avons visité : Eco Tourist Lodge : 2.500 Rps la double tout confort (prix proposé sans négociation). Environnement de la guest house peu attrayant + beaucoup de moustiques.
Dambulla : Samman’s Guest House (Je déconseille) Nous sommes arrivés relativement tard et avons mal inspecté les lieux. 1 ch double à 1.200 Rps eau froide + fan (sdb très limite) infestée de moustiques. Pour les âmes sensibles : petite grenouille dans le bac à chasse d’eau (ouvert) et un petit crapaud dans le coin de la chambre lol. 1 ch double à 800 Rps eau froide + sdb insalubre (pas de fan donc impossible d’y dormir). Vraisemblablement les chambres à l’étage sont beaucoup mieux mais elles étaient complètes. Petit déj : 2 fruits frais. Avantage : très proche du Rock Temple. Dîner : aller en ville prendre un khottu dans un lieu typiquement sri lankais.
Nous avons visité : Renuka’s guest house à Dambulla (Je recommande) Dom : 0662284127 - Mob : 077 5016 298 Renuka est une professeur d’anglais mariée à un allemand. Maison à la campagne à quelques minutes en tuk-tuk du centre-ville. Cadre calme et agréable. Chambre double neuve avec belle sdb et terrasse. Déjeuner excellent. Cette guest house est sur le point d’ouvrir. 1 seule chambre double pour l’instant et 3 doubles à terme (annexe en construction).
Kandy : Shangri-La ++ (Je recommande) Propriétaires parlant français. Bon accueil. Bon rapport qualité-prix pour les chambres : 1 chambre pour 4 bien décorée et propre 3.500 Rps la ch pour 4 avec petit déj (2 nuits) eau chaude et fan + vu 1 chambre double avec beaucoup de charme (qui donne sur cour). Tel : 08 22 22 218 Mob : 077 98 28 084 ; nandana@shangrilanka.com Petit déj 3 fruits frais + brioche. Dîner non testé. Dîner : restaurant (plutôt indien, assez cher) : Captain Table Devon +++. Centre ville. Excellent et vraisemblablement un des meilleurs de la ville. Déjeuner : Garden club en bas sur la route près de la GH : rice & curry à emporter (150 Rps) : bof.
Dalhousie : White House + (LP) (Je recommande mais attention) Tél : 077 791 2009. Excellent accueil. 2 ch double (eau chaude) + petit déj + dîner à 2.500 Rps (2 nuits). Bon petit déj et dîner. Attention aux extras et à l’arnaque : nous nous sommes retrouvés avec une facture quasiment du double prévu car ils nous ont servi des desserts « luxueux » (salade de fruits avec glace) sans nous prévenir que ce type de dessert n’était pas inclus dans le prix négocié (nous avons refusé de payer) + nous ont facturé des sandwichs (petits et très mauvais) à un prix exorbitant ->> un conseil d’ordre général : demander le prix de TOUT avant de commander ! Dommage pour cette note très négative de dernière minute qui est venue ternir de façon très détestable notre appréciation de cette guest house que nous avons beaucoup aimée par ailleurs…
Haputale : Sri Lak View Holiday Inn +++ (LP) mon coup de cœur du séjour Tél : +94 57 226 8125. 2.000 Rps double sans petit déj (2 nuits). Internet inclus gratuit. 2 chambres dans le bâtiment principal : Ch 3 (douche chaude pas terrible mais beaucoup de charme) + ch 6 proche de l’accueil (douche chaude moderne top). Terrasse avec vue splendide. Bon petit déj. Dîner non testé.
Dîner : resto Royal Top Inn près de la gare : cadre et accueil bof mais bonne cuisine.
Nous avons visité : Amarasinghe (LP) : grandes chambres doubles très propres et claires proposées à 2.500 Rps sans petit déj. Tél : +94 57 226 81 75 Mob : 0777 763 397. Mais aucune vue. Raccourci en 5 mn à pied pour rejoindre la ville selon le gérant (trajet + long par la route). Aucun client quand nous avons visité.
Ella : Rock View Guest House ++ (LP) (Je recommande) Tél :+94 57 222 8561. Internet inclus gratuit. Nous avions une grande ch de 4+eau chaude dans le bâtiment principal (2.500 Rps). Puis une seconde ch de 4 beaucoup plus confortable (standing plus élevé) dans une petite maison annexe, très grande+eau chaude (3.000 Rps ?). La terrasse avec vue sur Ella Rock est très agréable et constitue le point fort de cette adresse. Rice & curry excellent (mais plutôt cher plus de 500 Rps). Petit déj au Curd Café (LP) : à éviter : mouches et vapeurs d’essence des bus qui s’arrêtent juste devant. Le prendre plutôt à Rock View où il est quasiment au même prix avec un cadre idyllique ! Dîner : resto Dream Café (LP) : nous avons pris des plats « occidentaux » : pas mal. Cadre très agréable.
Nous avons visité : Surya Inn juste en contrebas (même famille). Chambres grandes et propres proposées à 2.500 Rps (?) mais environnement sombre, plus proche de la route et bruyant. Aucun client quand nous avons visité. Prix proposé quasi similaire à Rock View.
Tangalle : Ganesh Garden +++ (LP) second coup de cœur (Je recommande) Tél : +94 47 224 2529. Mobile: +94 777 612 181. www.ganeshgarden.com.e-mail : ganeshgarden@yahoo.com. Wi-fi inclus gratuit. Ch doubles dans bungalows à divers prix (de 2.000 Rps à 40$). Notre double : 2.500 Rps eau froide + fan. Manager très sympa. Petit déj ok. Resto cher et pas exceptionnel. Point négatif de la GH : son isolement par rapport à la ville (tuk tuk obligatoire, proposé par la GH aux prix usuels). Calme. Cadre idyllique avec hamacs et cocotiers.
Unawatuna : Village Inn (LP) (Je déconseille) Tél : +94 91 222 5375. 1 ch double à 800 Rps eau froide + fan sans petit déj (non négocié). Pas très propre. Sdb vraiment pas terrible. Terrasse devant les chambres en hauteur. Petit déj ok.
Unawatuna : Prilax Inn +++ (en face du Rock Café ex Hard Rock Café) (Je recommande) 2.200 Rps chambre triple immense, sdb luxe, eau chaude + fan. Vide quand nous sommes restés. Terrasses devant les chambres très agréables. Petit déj : Rock Café vue sur la mer – Sunil’s Garden (cher mais cadre dans le jardin vraiment top avec des colibris) Dîner : Rock Restaurant très bon rapport qualité/prix, prix très raisonnables.
Mirissa : Central Beach Inn ++ (Je recommande) Gamme de prix à partir de 800 Rps. 1 ch double en bungalow à 1.200 Rps (eau froide+fan) sans petit déj, ou 1.500 Rps pour 1 double un peu mieux (plus grande, lits plus confort). Pas mal de charme pour le cadre et accès direct à la plage. Petit déj : service long ! Déjeuner : service interminable ! Resto : petit déj, déjeuner et dîner : sur la plage un peu plus loin à gauche, le top !
Nous avons visité : Paradise Beach Club : l’hôtel à touristes par excellence avec la petite piscine bondée qui va avec. Rapport qualité/prix des chambres pas terrible pour double dans bungalow à 2.500 Rps. (Ch pas top et sans charme). Sinon beau cadre et direct sur la plage.
Palm Villa (LP) : Tél : +94 41 225 0022. Belles chambres doubles proposées à 3.000 Rps sans petit déj ; le gérant a refusé de négocier alors que la GH était quasi vide et à moitié en travaux !
Negombo : Hôtel Silver Sands ++ (Je recommande) Tél : +94 31 222 2880. e-mail : silversands@sltnet.lk. Grande ch double eau chaude + fan à 2.200 Rps (non négocié) – vue sur le toit assez moche. Petit déj : bof. 4 toasts/pers uniquement et les toasts supplémentaires vous seront facturés 120 Rps ! 1 jus de fruits frais + fruits : bananes uniquement
Transports : Taxis : Compter en principe 60-75 Rps/km pour 1 aller simple – 40-45 Rps/km pour 1 aller-retour (source = Virtualtourist) Taxi aéroport – Gampaha : 2.000 Rps (agences de taxis dans l’aéroport) 2 jours de van Anuradhapura-Mihintale-Sigiriya-Polonnaruwa-Dambulla : 6.000 Rps/jour (nous avons finalement payé 7.500 Rps car contents) (Van trouvé via notre guide Chandra qui a dû avoir 1 commission) Notre chauffeur (parle anglais) : Mahesh Samanala (Walkers Tourist Guest House à Anuradhapura) – email : 83samanala@gmail.com - Tél : +94 25 222 2100 – Mob : +94 77728 6297 Jeep pour le safari Minneriya (avec aller-retour Sigiriya) : 5.000 Rps : Priyankara Jeep Safari (n°65, Kalapura, Sigiriya) : tel : 077 4287422 / 071 3766901 Tuk-tuk Kandy jardin botanique : 400 Rps (aller) Tuk-tuk Kandy (visite des 3 temples) : 1.500 Rps (compter 3 heures) Van Hatton-Dalhousie : 1.500 Rps (peu négocié) (1h) Van Dalhousie – Hatton - Haputale (125 km) : 6.700 Rps (4-5h de route épuisante avec des travaux) Van aller-retour Haputale – Horton Plains (aller=1h30) : 3.500 Rps Tuk-tuk Haputale – Ella avec arrêt à Bandarawella et au temple de Dowa : 1.000 Rps (peu négocié) Tuk-Tuk Ella – fabrique de thé Uva Halpewaththa : 800 Rps AR Bus Ella-Bandarawella : 25 Rps/pers environ – 30 mn (dernier bus de Bandarawella à Ella à 19h) Tuk-tuk à la journée Haputale (Lipton’s Seat – Dambatenna factory – Diyulama Falls) : 2.000 Rps/tuk tuk (peu négocié). Van Ella-Tangalle : 5.500 Rps pour un van simple sans AC / 6.000 Rps pour un van très confort + AC (6.500 Rps pour le détour par Buduruwagala négocié après l’accord initial) Notre chauffeur (ok mais pas très souriant) : Sisira Weerasinghe (Ella) : tél : 057-2228857 – Mob : 072-4099284 e-mail : sisimalietours@yahoo.com Tuk-tuk Unawatuna – Galle : 300 Rps Tuk-tuk Unawatuna – Mirissa : 1.300 Rps avec arrêts Location de vélos à Mirissa (maison en face de Mother’s GH) : 200 Rps/pers/5h +++ Bus intercity Matara-Colombo : 300 Rps/pers (4h30)
Tuk-tuk Negombo-aéroport : 600 Rps. Excursions/autres : Pass culturel : 5.550 Rps/pers.
Anuradhapura : non compris dans le pass : Sri Maha Bodhi (200 Rps), Rock View Temple (bof) : 200 Rps. « Chandra » : Guide avec licence : visite en anglais d’Anuradhapura (environ 5h) en voiture avec AC : 3.500 Rps (non négociés) – R.P. Chandradasa Tél : 025-2223882 Mob : 072-2925997 e-mail : c.chandradasa@yahoo.com A savoir : bon guide mais il n’hésitera pas à vous lâcher en dernière minute s’il a l’opportunité de gagner plus d’argent avec d’autres clients.
Mihintale : 200 ou 300 Rps/pers.
Minneriya (droit d’entrée pour 4 pers et 1 jeep) : 8.915 Rps
Polonnaruwa : guide avec licence trouvé sur le site (3 mots d'anglais, pas de grandes explications) : 1.500 Rps (non négociés) pour environ 3 h
Kandy : Jardin botanique : 1.100 Rps/ pers (825 Rps étudiant). 3 temples (Gadaladenyia, Lankatilake, Embekka ) près de Kandy : 200 ou 300 Rps/temple – compter 2h30-3h aller-retour à Kandy compris Spectacle de danses traditionnelles : 500 Rps/pers. (1h30)
Horton Plains (droit d’entrée pr 4 pers et 1 van + le chauffeur + 12% de taxes) : 8.983 Rps/4 pers (droit d’entrée voiture : 295 Rps)
Massage ayurvédique Ella au centre conseillé dans le LP : 3.750 Rps/pers (à savoir : herbal bath non dispo)
Rekawa : 1.000 Rps remboursés si pas de tortue
Khottu à emporter sur la main road à Mirissa : 160 Rps 1 kg de petites bananes : 70 Rps 1 bouteille d’arack : de 750 à 980 Rps selon la bouteille Mes coups de cœur :
Anuradhapura : Sri Maha Bodhi (l’arbre sacré) ; visite en voiture climatisée (trop dur le vélo avec 35°C !), avec le meilleur guide que nous ayons trouvé sur place durant notre séjour (Chandra, conseillé par la GH, voir coordonnées ci-dessus), qui malheureusement n’est pas très fiable car il nous a planté en dernière minute par la suite…
Mihintale : site et vue magnifiques. Attention aux macaques voleurs de mangues !
Minneriya : à faire plutôt le soir, où nous avons vu des centaines d’éléphants+troupeau de buffles. Très belle lumière
Sigiriya : à faire le matin le plus tôt possible et avant 9h heure d’affluence. 30-45 mn de montée. Vue magnifique depuis le sommet
Kandy : Temple de la Dent lors de la puja du soir
Haputale : pour la vue du Sri Lak View Holiday Inn et les paysages des plantations de thé aux alentours
Tangalle : le paradis en terme de cadre. Plage splendide et déserte (baignade – mais pas possible de nager - exclusivement devant les Green Cabanas depuis le Ganesh Garden)
Rekawa : la ponte de la tortue géante qui retourne ensuite à la mer : exceptionnel !
Mirissa : pour ses apéros et dîners sur la plage avec musique : le top ! + le vélo le long de la côte et vers le port.
Quelques commentaires/suggestions :
Le temps : très beau dans le nord, 1 averse à Ella et Haputale et quelques averses dans le sud ouest qui ne nous ont jamais vraiment gênés.
Le train : notre trajet de 5h (transformé en 6h30, ce qui est courant) au sortir de l’aéroport nous a épuisés et vaccinés…Nous avons fait aussi 2h debout entre Peradeniya et Hatton. Si vous le pouvez, essayez de limiter ce mode de transport à des trajets très courts.
Attention, le 16/09 nous n’avons pas pu prendre le train de Matara à Colombo car la ligne était coupée en raison de travaux entre Galle et Aluthgama ! A priori trains possibles à partir de Galle uniquement pour retourner à Colombo à cette période.
Le bus : même commentaire que pour le train…très éprouvant, sauf pour les intercity climatisés tout confort.
Polonnaruwa : à faire vraiment en dehors des heures les plus chaudes
Dambulla : 2 personnes ont adoré, les 2 autres : bof…
Kandy : compter 2 j.
Adam’s Peak : à faire pour l’effort physique ! (2h30 de montée pour nous) Pas la bonne saison donc nous n’avons rien vu au sommet (nuages) mais par chance nous avions vu le sommet la veille depuis la GH. Attention à ne pas s’éloigner du sentier (sangsues).
Horton Plains : les commentaires du forum sont justes : un peu cher pour ce que c’est.
Ella : nous avons été déçus globalement, tout y est plus cher et plein de touristes ! Il n’y a rien à faire au village même. Compter 2 j max selon moi. Massage ayurvédique : à faire (l’huile chaude sur le front appréciée des filles mais pas trop des mecs) Fabrique de thé d’Uve Halpewaththa : effectuée à la va-vite par un employé sur place et décevante.
Unawatuna : sympa. Compter 1 j max.
Galle : beaucoup de charme et désertée par les touristes à cette période de l’année.
Turtle Hatchery : (projet privé) sur la route de Mirissa (400 Rps) : très décevant. Visiter comme le conseille le guide uniquement Rekawa et/ou Kosgoda.
Mirissa : Compter 2 j. Snorkeling non testé en sortie organisée mais aucun corail et eau trouble pour ce qu’on a vu. Louer un vélo pour aller se balader vers le port ou dans l’arrière pays.
Colombo : Je n’ai pas du tout aimé. Ville très polluée et shopping décevant pour nous. Compter ½ journée max selon moi. House of Fashion : peu de marques (ex : robes Desigual à 10€, quelques bas Esprit, pantalons homme Burberry), et mode « sri lankaise » en général Odel : prix quasi européens, les quelques marques sont chères sauf rares exceptions. Mode plus « occidentale » Main Bazaar : t-shirts et polos de contrefaçon (Lacoste, Billabong, Quicksilver, Ralph Lauren).
A votre disposition pour toute question !
Thaïlande: ce qu'il faut voir, ce qu'il faut faire? English translation pending
Bonjour à tous,
Pour mon tout premier post sur le forum, je souhaiterais avoir des informations sur la Thailande.
En effet, je pars dans 3 semaines et je voudrais avoir vos avis, quand aux lieux à visiter ainsi que sur les précautions à avoir et à prendre avant de partir. Notamment niveau vaccins, les avis diverges et cela m'embêterais de tomber malade d'autant plus que nous serons une demi douzaine donc ce serait être un boulet que de tomber malade. Je devrais aller dans le Nord, le Centre et le Sud du pays.
Je sais qu'il existe énormément de messages portant sur le même sujet, mais étant donné que je suppose que cela peut évoluer en fonction de la période.
Je vous remercie par avance.
En effet, je pars dans 3 semaines et je voudrais avoir vos avis, quand aux lieux à visiter ainsi que sur les précautions à avoir et à prendre avant de partir. Notamment niveau vaccins, les avis diverges et cela m'embêterais de tomber malade d'autant plus que nous serons une demi douzaine donc ce serait être un boulet que de tomber malade. Je devrais aller dans le Nord, le Centre et le Sud du pays.
Je sais qu'il existe énormément de messages portant sur le même sujet, mais étant donné que je suppose que cela peut évoluer en fonction de la période.
Je vous remercie par avance.
Excursion dans le parc de Manu depuis Cuzco? (Pérou) English translation pending
Bonjour,
Nous aimerions faire une excursion de 3 jours – 2 nuits dans le Parc de Manu, nous avons trouvé plusieurs formules intéressantes, mais la plupart des circuits démarrent à l’aéroport de Puerto Maldondo. Nous n’avions pas spécialement prévu de prendre un vol intérieur, et on a du mal à trouver des infos sur les liaisons en bus. Avez-vous des informations concernant les trajets en bus ? Ou le contact d’une agence sérieuse qui puisse nous prendre en charge depuis Cuzco ?
D’avance merci !
D’avance merci !
Retour sur l'hôtel Villas Telamar au Honduras (24 février au 3 mars 2011) English translation pending
Le Villas Telamar sans Hésitation / Le Honduras vraiment à découvrir!
Nous y étions du 24 février au 3 Mars 2011 et avons adoré. La Ceiba possède un petit aéroport, donc passer à l'immigration peut sembler un peu long selon notre perception (seulement 2 douaniers pour +/- 197 passagers) mais tout de même on prend leur rythme. Les Honduriens manipulent avec soin les valises, ce qui est rarement observable ailleurs. Le check-in se fait avant de monter dans le bus, ce qui est tout aussi enviable. Le trajet qui nous conduit jusqu'à Tela nous permet de voir de l'animation vivante et de s'imprégner des différents villages. Voyager différemment: c’est lorsque la distance entre l'aéroport et l'hôtel ne devient pas un critère de premier choix. Pour voir autre chose, la distance du transfert est un bien petit prix à "payer". Et les gens qui vont vers cette destination le savent aussi. En aucun moment nous avons regretté notre choix.
(Prenez note que la taxe de sortie n’est pas incluse dans le forfait. Elle est exactement de 37.35$ USD mais payons 38$ et ce pour toutes les personnes âgées de 1 à 77 ans. Les enfants paient le même tarif. Autre chose à savoir, ils fouillent tous les bagages. De plus du côté international il y a une boutique hors-taxes mais fermée pour inventaire depuis on ne sait quand. Donc on ne peut rien acheter.)
Le complexe est impeccable et sécuritaire. Grand site, section Hôtelière, Villas et appartements, on ne se marche pas sur le pied. Site paisible. Le personnel est gentil, souriant, sympathique, courtois, sérieux et bienveillant. Plusieurs parlent le français. Végétation superbe. Excellent entretien paysager et ménager.
Nous étions dans la section Villas (Standard) : belle chambre spacieuse, propre et fraîche juste à point avec plancher en lattes de bois ce qui donne du cachet. Le climatiseur mural est un peu bruyant, mais on s’y habitue. Un mobilier en bois d’acajou fonctionnel (rien de brisé), des matelas confortables, un séchoir à cheveux disponible dans la salle de bain, ce qui n’était pas mentionné dans la brochure de Tours Mont-Royal. On ne manque pas de serviettes, débarbouillettes, papier hygiénique, savons, shampoings, café-filtre et bouteilles d’eau. Tout est complet. Les Villas sont communicantes, ce qui est avantageux pour les membres d’une même famille, bien que cela rendre l’insonorisation un peu plus déficiente mais rien de si terrible comme inconvénient. Ce que je dois vous mentionner c’est qu’à notre arrivée à la Villa, il y avait une odeur prenante d’insecticide. Cette odeur est demeurée durant 1 journée. J’avoue que cela irritait les cloisons nasales. On nous a dit qu’effectivement ils arrosent contre les insectes. Sauf qu’ils y vont peut-être un petit peu trop fort avec le produit… chose certaine, il n’y avait pas d’insectes dans la Villa ! À l’extérieur en soirée il y a des moustiques. Donc un indispensable : le chasse-moustiques que l’on préférera en lotion ou en vaporisateur et non en aérosol car confisqué à l’aéroport.
Alors je vous dirais ceci : oui aux Villas (Standard) pour ceux qui veulent vivre un style différent de logis-vacances, en retrait du complexe (l’autre section près de la piscine), sans le top luxe d’une chambre supérieure (pour lesquelles chambres certaines éprouvaient des lacunes). À mon point de vue, considérant le temps passé dans la chambre parce que toujours sorti, du moment que l’on peut dormir, se laver, et se nourrir, c’est tout ce qui compte à la base. Les Villas c’est plus OK ! Elles sont très bien. (et moins chers). Pour ceux qui recherchent le confort de leur foyer, et bien ils ne sont pas nécessairement faits pour voyager, s’adapter au pays, et découvrir. On fait avec ce que l’on retrouve sur les lieux.
La plage est belle, large et assez longue pour prendre de belles balades. C’est certain qu’il y a une dénivellation lorsque la mer devient basse, mais ne rend pas les balades impossibles. Elle est très propre aussi. Bravo les touristes ! Vous vous ramassez. Et oui j’ai observé que plusieurs personnes rapportent leurs bouteilles, verres vides et autres détritus. Quel beau geste écologique ! Et c’est appréciable car la plage demeure propre. Il faut dire qu’il est vrai que les poubelles ne sont disponibles qu’à la sortie de la plage et au resto de la plage.
Bravo aussi aux fumeurs qui mettent leurs mégots dans un verre rempli de sable. Mais attention à la toute récente loi anti-tabac. Il est désormais interdit de fumer à la plage, dans les chambres et restaurants. Informez-vous !
Il n’y a pas tellement de vendeurs itinérants pour nous importuner. En plus ils sont gentils. Nous n’avons pas trouvé désagréable de partager le site avec les Honduriens. Ils sont sympathiques et respectueux des touristes. Mis à part ce petit envahissement du week-end, le reste de la semaine est tranquille et paisible autant sur le complexe qu’à la plage. En ce qui concerne les quads (4 X 4) sur la plage les samedis et dimanches, ils ne sont pas si nombreux et dérangeant, enfin à mon avis, beaucoup moins dérangeant que les jets skis et compagnies à moteurs de d’autres destinations. Si vous ne souhaitez pas subir les petits inconvénients de la masse Hondurienne du samedi-dimanche (beaucoup plus le dimanche car tout est fermé donc ils viennent tous profiter de la plage), planifiez vos excursions lors de ces journées.
L'eau de la mer y est claire, pas d’algues ni de roches et bien tempérée. Certains jours la mer est plus agitée que d’autres et avons droit à de belles vagues. Souvent en après-midi le vent se lève et c’est une chance car il fait très chaud. Des employés rangent à chaque fin de journée les chaises et carpa (abri) qu’ils transportent sur leur tête. D'ailleurs celles-ci sont en bon état et très confortables, si l'on compare à d'autres destinations. Pas de problèmes pour les serviettes de plage. De belles piscines et petit parc aquatique bien entretenues longent le complexe hôtelier.
La nourriture est bien variée et suffisante compte tenu de la faible masse de touristes. On trouve toujours quelques choses pour se régaler et c’est très bon.
Le vin est médiocre, et ce même s’il provient du Chili ou d’Argentine. Conseil : achetez-vous quelques bouteilles au hors-taxes Canadien. Pas de problèmes pour les réservations à la carte. À noter, ne prenez pas une réservation à la carte pour le mercredi soir car buffet et restos à la carte sont fermés. En fait le buffet est déplacé au resto de la plage pour la Beach Party.
Nous avons fait le mini tour de ville offert avec Chantal de Turaser Tours pour 15$ USD/couple incluant 1 consommation à l’Hôtel Maya Vista. Je le décris comme un tour d’orientation d’environ +/- 1h30 et qui se termine sur le belvédère du Maya Vista pour y observer une vue splendide sur Tela ainsi qu’un magnifique coucher de soleil. Le tour se fait en bus et l’on ne descend pas (un peu décevant). Chantal nous fournit de bonnes informations ce qui nous permet par la suite de visiter Tela par nous-même. L’Hôtel Maya Vista (tenu par des québécois) est construit en hauteur. De loin on dirait une maison dans un arbre. On peut très bien l’observer depuis la plage du Telamar. Pour y accéder par l’arrière, la pente est abrupte, et par la rue principale on y compte 80 marches jusqu’à l’entrée-lobby de l’Hôtel. C’est un petit hôtel charmant et convivial. Des gens super sympathiques. Voir leur site web. Sur demande Ils peuvent vous organiser des excursions pour moins chers qu’aux Villas Telamar. Ils offrent une table d’hôte langouste et filet mignon pour 29.95$USD. Seul petit désagrément : les chaises inconfortables sur la terrasse.
Un autre petit endroit à découvrir l’Hôtel Lempira, Pierre peut aussi vous faire voir du pays dans des zones moins touristiques. Il faut demander.
Se promener dans Tela de jour est agréable, sécuritaire et est à une distance d’un peu plus de 20 minutes de marche. Le soir dès 18 hres tout est fermé, donc il n’y a rien à faire. Raison pour laquelle ils ne nous conseillent pas de sortir du complexe à pied. La course en taxi est de 1.00$ USD (20 lempiras) En fait 1.00$ USD = 19.03 lempiras (03/03/11). Aller au marché local est une expérience agréable. Tout ne coûte pas cher. Ex : pour 100 bananes 3$ USD/60 lempiras, les Rhums y sont plus abordables qu’à l’hôtel :
Rhums Honduriens : Plata Light : 72.25 Lps ; Plata Azul : 70.35 Lps ; Plata Premium Anejo (brun) : 87.90 Lps
Rhum du Nicaragua : Flor de Cana Oro 4 : 135.50 Lps ; Flor de Cana Grand Reserve 7 : 221.70 Lps
À l’hôtel : Plata Light : 100.00 Lps ; Plata Azul : 110.00 Lps ; Flor de Cana 5 :
198.00 Lps ; Flor de Cana Grand Reserve 7 : 270.00 Lps ; Guifiti : 240.00 Lps
Café de Copan : 7$ USD
Tela cultive l’ananas, la banane et l’huile de palme, Copan cultive le Café, San Pedro industrialise ananas, bananes et huile de palme.
Pour les excursions, il est vrai qu'une semaine n'est pas assez, 10 jours serait préférable mais n'est pas offert. Avec Turaser Tours toutes les sorties pour excursions sont sécuritaires. On propose : San Pedro : 55$USD, Canopy et sources thermales : 95$USD, les ruines de Copan (95$USD) (78$USD Coco Tours) prend 5 hres pour y aller. On nous suggère de passer la nuit là-bas pour 190$USD. Nous avons dû laisser tomber considérant que c’était trop loin. Cayos Cochinos (95$USD) (65$USD Coco Tours) dispendieux pour aller 2 hres sur une plage et faire de la plongée. On ne choisit pas La Ceiba ou Tela comme destination vacancière pour faire de la plongée. On préférera le Roatan pour cela ou une destination spécifique à la plongée. C’est plus logique. La Ceiba et Tela sont pour l’éco-tourisme.
Parc National Pico Bonito 80$USD, Eco Aventure des 3 rivières150$USD, Jardin tropical Lancetilla-Lagon Los Micos-Village Garifuna 75$USD (en passant Chantal connait très bien sa matière et est compétente. Il est juste dommage qu’au moment de la visite du jardin, les arbres n’étaient ni en production de fleurs ou de fruits. La période est plus en avril-mai.), Roatan : les îles de la Baie 150$USD (78$USD Coco Tours).
Finalement comme déjà mentionné par plusieurs, les tours sont plus abordables avec Coco Tours et Garifunas Tours (près du Maya Vista) qu’avec Turaser Tours qui est affilié avec Tours Mont-Royal. Un responsable de Turaser m’a dit que si c’est plus cher c’est qu’ils doivent payer la taxe de 16% en plus des prix d’entrées sur les sites. Il semblait déçu car beaucoup de touristes achètent leurs excursions ailleurs comme mentionnées dans ce commentaire. À son dire, Miguel et Julia ne paient pas les entrées. Par ailleurs, si vous réservez un tour avec Garifunas Tours, il se peut que l’excursion soit annulée faute de participants. Ce qui peut être décevant. Avec Coco Tours, nous n’avons connu aucun problème. Nous avons fait Combo Punta Sal pour 28$USD avec Miguel et Julia. Ils sont bien sympathiques. Cependant, Punta Sal n’est pas vraiment l’endroit désigné pour faire de l’apnée comme proposé dans l’excursion. La mer est trop agitée, très peu de variété de poissons et beaucoup de roches qui rendent l’accès dangereux. Les gens se sont baignés mais peu ont fait de l’apnée. La publicité sur leur feuillet ne rend pas justice à l’excursion. Nous avons ensuite été visité le Parc National Jeannette Kawas et observer quelques hurleurs en dormance. De retour sur la berge, nous sommes allés prendre le repas chez les Garifuna, Excellent poisson.
En résumé nous avons passé une très belle semaine avec une température idéale. D’ailleurs la période «Top soleil » pour le Honduras (La Ceiba – Tela) est de la mi-février à mai. C’est dans cette période qu’il y a le moins de pluie. Je vous recommande cette destination sans hésitation. Allez découvrir le Honduras avant qu’il ne devienne trop touristique.
OSER AUSSI LE HONDURAS. Vous n'en reviendrez pas déçu !
Je vous souhaite un bon voyage, allez au bout de vos découvertes !
Nous y étions du 24 février au 3 Mars 2011 et avons adoré. La Ceiba possède un petit aéroport, donc passer à l'immigration peut sembler un peu long selon notre perception (seulement 2 douaniers pour +/- 197 passagers) mais tout de même on prend leur rythme. Les Honduriens manipulent avec soin les valises, ce qui est rarement observable ailleurs. Le check-in se fait avant de monter dans le bus, ce qui est tout aussi enviable. Le trajet qui nous conduit jusqu'à Tela nous permet de voir de l'animation vivante et de s'imprégner des différents villages. Voyager différemment: c’est lorsque la distance entre l'aéroport et l'hôtel ne devient pas un critère de premier choix. Pour voir autre chose, la distance du transfert est un bien petit prix à "payer". Et les gens qui vont vers cette destination le savent aussi. En aucun moment nous avons regretté notre choix.
(Prenez note que la taxe de sortie n’est pas incluse dans le forfait. Elle est exactement de 37.35$ USD mais payons 38$ et ce pour toutes les personnes âgées de 1 à 77 ans. Les enfants paient le même tarif. Autre chose à savoir, ils fouillent tous les bagages. De plus du côté international il y a une boutique hors-taxes mais fermée pour inventaire depuis on ne sait quand. Donc on ne peut rien acheter.)
Le complexe est impeccable et sécuritaire. Grand site, section Hôtelière, Villas et appartements, on ne se marche pas sur le pied. Site paisible. Le personnel est gentil, souriant, sympathique, courtois, sérieux et bienveillant. Plusieurs parlent le français. Végétation superbe. Excellent entretien paysager et ménager.
Nous étions dans la section Villas (Standard) : belle chambre spacieuse, propre et fraîche juste à point avec plancher en lattes de bois ce qui donne du cachet. Le climatiseur mural est un peu bruyant, mais on s’y habitue. Un mobilier en bois d’acajou fonctionnel (rien de brisé), des matelas confortables, un séchoir à cheveux disponible dans la salle de bain, ce qui n’était pas mentionné dans la brochure de Tours Mont-Royal. On ne manque pas de serviettes, débarbouillettes, papier hygiénique, savons, shampoings, café-filtre et bouteilles d’eau. Tout est complet. Les Villas sont communicantes, ce qui est avantageux pour les membres d’une même famille, bien que cela rendre l’insonorisation un peu plus déficiente mais rien de si terrible comme inconvénient. Ce que je dois vous mentionner c’est qu’à notre arrivée à la Villa, il y avait une odeur prenante d’insecticide. Cette odeur est demeurée durant 1 journée. J’avoue que cela irritait les cloisons nasales. On nous a dit qu’effectivement ils arrosent contre les insectes. Sauf qu’ils y vont peut-être un petit peu trop fort avec le produit… chose certaine, il n’y avait pas d’insectes dans la Villa ! À l’extérieur en soirée il y a des moustiques. Donc un indispensable : le chasse-moustiques que l’on préférera en lotion ou en vaporisateur et non en aérosol car confisqué à l’aéroport.
Alors je vous dirais ceci : oui aux Villas (Standard) pour ceux qui veulent vivre un style différent de logis-vacances, en retrait du complexe (l’autre section près de la piscine), sans le top luxe d’une chambre supérieure (pour lesquelles chambres certaines éprouvaient des lacunes). À mon point de vue, considérant le temps passé dans la chambre parce que toujours sorti, du moment que l’on peut dormir, se laver, et se nourrir, c’est tout ce qui compte à la base. Les Villas c’est plus OK ! Elles sont très bien. (et moins chers). Pour ceux qui recherchent le confort de leur foyer, et bien ils ne sont pas nécessairement faits pour voyager, s’adapter au pays, et découvrir. On fait avec ce que l’on retrouve sur les lieux.
La plage est belle, large et assez longue pour prendre de belles balades. C’est certain qu’il y a une dénivellation lorsque la mer devient basse, mais ne rend pas les balades impossibles. Elle est très propre aussi. Bravo les touristes ! Vous vous ramassez. Et oui j’ai observé que plusieurs personnes rapportent leurs bouteilles, verres vides et autres détritus. Quel beau geste écologique ! Et c’est appréciable car la plage demeure propre. Il faut dire qu’il est vrai que les poubelles ne sont disponibles qu’à la sortie de la plage et au resto de la plage.
Bravo aussi aux fumeurs qui mettent leurs mégots dans un verre rempli de sable. Mais attention à la toute récente loi anti-tabac. Il est désormais interdit de fumer à la plage, dans les chambres et restaurants. Informez-vous !
Il n’y a pas tellement de vendeurs itinérants pour nous importuner. En plus ils sont gentils. Nous n’avons pas trouvé désagréable de partager le site avec les Honduriens. Ils sont sympathiques et respectueux des touristes. Mis à part ce petit envahissement du week-end, le reste de la semaine est tranquille et paisible autant sur le complexe qu’à la plage. En ce qui concerne les quads (4 X 4) sur la plage les samedis et dimanches, ils ne sont pas si nombreux et dérangeant, enfin à mon avis, beaucoup moins dérangeant que les jets skis et compagnies à moteurs de d’autres destinations. Si vous ne souhaitez pas subir les petits inconvénients de la masse Hondurienne du samedi-dimanche (beaucoup plus le dimanche car tout est fermé donc ils viennent tous profiter de la plage), planifiez vos excursions lors de ces journées.
L'eau de la mer y est claire, pas d’algues ni de roches et bien tempérée. Certains jours la mer est plus agitée que d’autres et avons droit à de belles vagues. Souvent en après-midi le vent se lève et c’est une chance car il fait très chaud. Des employés rangent à chaque fin de journée les chaises et carpa (abri) qu’ils transportent sur leur tête. D'ailleurs celles-ci sont en bon état et très confortables, si l'on compare à d'autres destinations. Pas de problèmes pour les serviettes de plage. De belles piscines et petit parc aquatique bien entretenues longent le complexe hôtelier.
La nourriture est bien variée et suffisante compte tenu de la faible masse de touristes. On trouve toujours quelques choses pour se régaler et c’est très bon.
Le vin est médiocre, et ce même s’il provient du Chili ou d’Argentine. Conseil : achetez-vous quelques bouteilles au hors-taxes Canadien. Pas de problèmes pour les réservations à la carte. À noter, ne prenez pas une réservation à la carte pour le mercredi soir car buffet et restos à la carte sont fermés. En fait le buffet est déplacé au resto de la plage pour la Beach Party.
Nous avons fait le mini tour de ville offert avec Chantal de Turaser Tours pour 15$ USD/couple incluant 1 consommation à l’Hôtel Maya Vista. Je le décris comme un tour d’orientation d’environ +/- 1h30 et qui se termine sur le belvédère du Maya Vista pour y observer une vue splendide sur Tela ainsi qu’un magnifique coucher de soleil. Le tour se fait en bus et l’on ne descend pas (un peu décevant). Chantal nous fournit de bonnes informations ce qui nous permet par la suite de visiter Tela par nous-même. L’Hôtel Maya Vista (tenu par des québécois) est construit en hauteur. De loin on dirait une maison dans un arbre. On peut très bien l’observer depuis la plage du Telamar. Pour y accéder par l’arrière, la pente est abrupte, et par la rue principale on y compte 80 marches jusqu’à l’entrée-lobby de l’Hôtel. C’est un petit hôtel charmant et convivial. Des gens super sympathiques. Voir leur site web. Sur demande Ils peuvent vous organiser des excursions pour moins chers qu’aux Villas Telamar. Ils offrent une table d’hôte langouste et filet mignon pour 29.95$USD. Seul petit désagrément : les chaises inconfortables sur la terrasse.
Un autre petit endroit à découvrir l’Hôtel Lempira, Pierre peut aussi vous faire voir du pays dans des zones moins touristiques. Il faut demander.
Se promener dans Tela de jour est agréable, sécuritaire et est à une distance d’un peu plus de 20 minutes de marche. Le soir dès 18 hres tout est fermé, donc il n’y a rien à faire. Raison pour laquelle ils ne nous conseillent pas de sortir du complexe à pied. La course en taxi est de 1.00$ USD (20 lempiras) En fait 1.00$ USD = 19.03 lempiras (03/03/11). Aller au marché local est une expérience agréable. Tout ne coûte pas cher. Ex : pour 100 bananes 3$ USD/60 lempiras, les Rhums y sont plus abordables qu’à l’hôtel :
Rhums Honduriens : Plata Light : 72.25 Lps ; Plata Azul : 70.35 Lps ; Plata Premium Anejo (brun) : 87.90 Lps
Rhum du Nicaragua : Flor de Cana Oro 4 : 135.50 Lps ; Flor de Cana Grand Reserve 7 : 221.70 Lps
À l’hôtel : Plata Light : 100.00 Lps ; Plata Azul : 110.00 Lps ; Flor de Cana 5 :
198.00 Lps ; Flor de Cana Grand Reserve 7 : 270.00 Lps ; Guifiti : 240.00 Lps
Café de Copan : 7$ USD
Tela cultive l’ananas, la banane et l’huile de palme, Copan cultive le Café, San Pedro industrialise ananas, bananes et huile de palme.
Pour les excursions, il est vrai qu'une semaine n'est pas assez, 10 jours serait préférable mais n'est pas offert. Avec Turaser Tours toutes les sorties pour excursions sont sécuritaires. On propose : San Pedro : 55$USD, Canopy et sources thermales : 95$USD, les ruines de Copan (95$USD) (78$USD Coco Tours) prend 5 hres pour y aller. On nous suggère de passer la nuit là-bas pour 190$USD. Nous avons dû laisser tomber considérant que c’était trop loin. Cayos Cochinos (95$USD) (65$USD Coco Tours) dispendieux pour aller 2 hres sur une plage et faire de la plongée. On ne choisit pas La Ceiba ou Tela comme destination vacancière pour faire de la plongée. On préférera le Roatan pour cela ou une destination spécifique à la plongée. C’est plus logique. La Ceiba et Tela sont pour l’éco-tourisme.
Parc National Pico Bonito 80$USD, Eco Aventure des 3 rivières150$USD, Jardin tropical Lancetilla-Lagon Los Micos-Village Garifuna 75$USD (en passant Chantal connait très bien sa matière et est compétente. Il est juste dommage qu’au moment de la visite du jardin, les arbres n’étaient ni en production de fleurs ou de fruits. La période est plus en avril-mai.), Roatan : les îles de la Baie 150$USD (78$USD Coco Tours).
Finalement comme déjà mentionné par plusieurs, les tours sont plus abordables avec Coco Tours et Garifunas Tours (près du Maya Vista) qu’avec Turaser Tours qui est affilié avec Tours Mont-Royal. Un responsable de Turaser m’a dit que si c’est plus cher c’est qu’ils doivent payer la taxe de 16% en plus des prix d’entrées sur les sites. Il semblait déçu car beaucoup de touristes achètent leurs excursions ailleurs comme mentionnées dans ce commentaire. À son dire, Miguel et Julia ne paient pas les entrées. Par ailleurs, si vous réservez un tour avec Garifunas Tours, il se peut que l’excursion soit annulée faute de participants. Ce qui peut être décevant. Avec Coco Tours, nous n’avons connu aucun problème. Nous avons fait Combo Punta Sal pour 28$USD avec Miguel et Julia. Ils sont bien sympathiques. Cependant, Punta Sal n’est pas vraiment l’endroit désigné pour faire de l’apnée comme proposé dans l’excursion. La mer est trop agitée, très peu de variété de poissons et beaucoup de roches qui rendent l’accès dangereux. Les gens se sont baignés mais peu ont fait de l’apnée. La publicité sur leur feuillet ne rend pas justice à l’excursion. Nous avons ensuite été visité le Parc National Jeannette Kawas et observer quelques hurleurs en dormance. De retour sur la berge, nous sommes allés prendre le repas chez les Garifuna, Excellent poisson.
En résumé nous avons passé une très belle semaine avec une température idéale. D’ailleurs la période «Top soleil » pour le Honduras (La Ceiba – Tela) est de la mi-février à mai. C’est dans cette période qu’il y a le moins de pluie. Je vous recommande cette destination sans hésitation. Allez découvrir le Honduras avant qu’il ne devienne trop touristique.
OSER AUSSI LE HONDURAS. Vous n'en reviendrez pas déçu !
Je vous souhaite un bon voyage, allez au bout de vos découvertes !
Itinéraire en Thaïlande avec des enfants? English translation pending
Bonjour,
Nous partons en thailande au mois de juillet 2011 avec nos enfants (7ans et 3ans);ca sera notre premier grand voyage. J'ai donc élaboré un itinéraire, si jamais vous avez des conseils, des idées, des remarques, des adresses... se sera le bienvenu
Départ de Bxl le 30/06 arrivée le 1/07 à 7h à Bangkok1er au 3:repos+visite de Bangkok+le 3 train de nuit pour chiang mai 4 au 8: chiang mai et le 8 au soir direction sukhotai(bus) 8 au 10:sukhotai +train de nuit bangkok 11au 13: région de kanchanaburi et le 13 après midi bus pour Ban pong nuit du 13 au 14: train de nuit pour surat thani 14 au 17:ko samui 18 au 21:ko phangan 22 au 27:ko tao + bateau pour chumphon nuit du 27 au 28 : train de nuit pour bangkok
28 au 30:Bangkok et départ a 20h pour bxl
Nous n'avons encore rien réservé (hotel, train)
A bientot
Nous partons en thailande au mois de juillet 2011 avec nos enfants (7ans et 3ans);ca sera notre premier grand voyage. J'ai donc élaboré un itinéraire, si jamais vous avez des conseils, des idées, des remarques, des adresses... se sera le bienvenu
Départ de Bxl le 30/06 arrivée le 1/07 à 7h à Bangkok1er au 3:repos+visite de Bangkok+le 3 train de nuit pour chiang mai 4 au 8: chiang mai et le 8 au soir direction sukhotai(bus) 8 au 10:sukhotai +train de nuit bangkok 11au 13: région de kanchanaburi et le 13 après midi bus pour Ban pong nuit du 13 au 14: train de nuit pour surat thani 14 au 17:ko samui 18 au 21:ko phangan 22 au 27:ko tao + bateau pour chumphon nuit du 27 au 28 : train de nuit pour bangkok
28 au 30:Bangkok et départ a 20h pour bxl
Nous n'avons encore rien réservé (hotel, train)
A bientot
Caisse de bord croisière Karavel, Promovacances, Partir pas cher... English translation pending
Bonjour,
J'ai réservé un séjour 15J en croisière 5D pour un départ le 9 juin 2011 en voyage de noces. Lorsque j'ai réservé il y a quelques semaines, le descriptif détaillé de mon séjour indiquait que le prix de la caisse de bord était un forfait de 110€ par personne. Hier, j'ai recliqué sur le lien du descriptif détaillé du voyage et il apparaît que je ne dois plus payer un forfait de 110€ par personne mais un forfait de 110€ par personne et par semaine soit une augmentation de 220€ pour un couple. J'ai donc appelé hier soir le service de suivi de commande qui m'annonce que je ne sais pas lire le descriptif détaillé que j'ai imprimé lors de ma réservation et il me transmette le nouveau descriptif. Quelqu'un a-t-il le même problème que moi? Car après un mail et un coup de téléphone rester sans réponse de la part de Karavel, je ne sais plus quoi faire. Je trouve cela inadmissible que le descriptif détaillé soit sur un lien internet qu'ils peuvent remettre à jour à leur guise. Merci de votre réponse
Islande, Terre de Glace et de Feu English translation pending

Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici: http://sites.google.com/...terredeglaceetdefeu/
Prologue« -Tu vas en Islande ? C’est pas vrai, on t’a obligé ! Il pleut tout le temps et c’est plein de moustiques. Encore ta femme hein … dur dur !!!!! - Tu crois ? Il y a le soleil de minuit et pour les moustiques je pense que l’on t’a mal renseigné. - Partir en Islande c’est une chose, mais t’es pas sûr d’atterrir ni de repartir avec les poussières volcaniques du truc que l’on n’arrive même pas à nommer. - Mouai, c’est pas faux qu’il est imprononçable ce volcan, c’est ça l’exotisme. » Mitigé, voilà comment honnêtement j’ai abordé ce nouveau périple, encouragé par mes collègues de bureau totalement enthousiastes. L’Islande représente bien à sa manière le chaud et le froid entremêlés. Le soleil est là toute la journée, mais tu peux éventuellement ne jamais le voir, blotti entre les nuages. Les volcans crachent du feu, mais ils sont recouverts de glaciers. Ta valise est pleine d’habits chauds, mais éventuellement tu ne t’en serviras pas (ben y parait que c’est arrivé à quelqu’un … si ! Il y a longtemps je crois …. Bon, c’est à confirmer). Tu pars en balade d’été mais tu as l’impression d’aller vers l’hiver. C’est le pays des trolls, mais tu n’en vois pas un. Ils écrivent des panneaux mais tu n’arrives pas à les lire… Bref, seuls ceux qui y sont allés peuvent en parler et sur ce registre on lit de tout allant de l’effroyable au plus enchanteur. Comme nous souhaitons nous aussi raconter notre version, nous tentons notre chance. Conclusion, il faudra prendre les choses comme elles viennent, puisque de toute façon les billets sont encaissés.
9 juillet 2010Doutes et craintes de GrisemoteC’est la canicule sur la France. 36°C à Lyon ! Nous partons à Paris pour prendre l’avion le lendemain. Il fait beau et nous goûtons avec délice et déjà une pointe de nostalgie nos derniers instants d’été, tel des condamnés qui mangent leur dernier steak et boivent leur dernier verre de Beaujolais. Au moment de partir, Grisemote semble douter, ce qui est grave pour le reste de l’équipe déjà un peu sceptique sur la destination. Comment allons-nous gérer la pluie, le vent, voire la tempête ? Quelle idée aussi de partir sous la tente (d’un autre côté, vu les prix du dur, les vacances auraient été courtes) ? Du coup, pour l’occasion, nous avons investi dans une énorme tente (7 mètres de long et 2m10 de haut) capable de résister à des trombes et des trombes d’eau, et dans laquelle on peut jouer au tennis de table. Mais vu le volume, va-t-elle résister au vent furieux d’Islande ? En plus, c’est une marque pas connue achetée sur Ebay et qui s’avère fabriquée en Chine. Va-t-elle être à la hauteur ? Aura-t-on la place à chaque fois de la monter ? Et puis, le poids : 23 kilos avérés ! Bref, une tempête majeure sévie sous le casque Grismotien, qui envisage d’invoquer les dieux nordiques pour qu’ils soient cléments avec nous : par Thor et par Tons. Pour ma part, je retiens que l’Islande se situe à 4° de latitude au sud du cercle polaire, et que dès que l’on parle de « sud », ça réchauffe !

10 juillet : la tête dans les nuagesNous débarquons en voiture à Charles de Gaulle dont on peut dire en plus qu’il est moche et remoche, qu’il est truffé de pièges : aérogare = terminal, parking P3 = aller au terminal 3 pour le trouver, si tu te trompes une fois, tu pars en vrille sans trop savoir comment tu vas rattraper le coup. Oublions ! Au début on se demandait pourquoi tout le monde nous regardait. Pourtant ça ne se voit pas sur notre visage qu’on va en Islande. Si ça se trouve, c’est à cause de nos fourrures polaires, grosses chaussures de rando et anoraks alors que nous sommes en pleine canicule. Les gens sont observateurs quand même. De toute façon on n’avait pas le choix, 20 kg par personne, avec les affaires d’été, d’hiver, contre la pluie, le soleil et le froid, sans parler de la tente en conséquence et de tout le nécessaire qui va avec, il a fallu prendre sur nous, c’est le cas de le dire, pour rentrer dans les clous au niveau du poids. Première épreuve donc, l’enregistrement des bagages. Chaque sac a été pesé, repesé. Exit, le dentifrice et shampooing par personne, out la glacière (une petite souple a été emmenée, mais comble du comble, au pays des glaciers, pas moyen de trouver de la glace). On allège aussi côté médicaments (ça on va le regretter) et on charge au maximum les sacs à main de cabine : les chambres de la tente dans un sac à dos, les tabourets dans un autre, le matériel photo et électronique occuperont les sacs à dos restants (6 kilos par personne sont autorisés dans l’avion). On est rik rak en poids, mais comme c’est dix euros le kilo supplémentaire, l’effort devrait être payant ! Nous regardons avec un certain stress notre hôtesse enregistrer nos bagages. Damned, au premier sac sa balance compte beaucoup plus de kilos que la nôtre … on va s’en tirer pour une fortune ! Et c’est là que les dieux nordiques ont décidé d’intercéder une première fois en notre faveur et cela sur le sol français : par Tonne Air ! Le sac le plus lourd est mal posé sur le tapis et son poids en est allégé. Bingo, on frise les cent kilos, mais du bon côté. C’est donc le cœur léger, et accessoirement les bras aussi, que nous nous dirigeons vers l’embarquement.
Nous quittons le sol français sous un ciel limpide. Du voyage on peut en retenir qu’il est court (trois heures et demie), que l’on ne mange rien - ce qui met tout le monde d’accord sur la qualité de la restauration sur Icelandair - et que plus on allait vers le nord plus il y avait de nuages. A noter les volutes fluviales de la Tamise au-dessus de Londres. L’arrivée à Reykjavik nous plonge tout de suite dans l’ambiance. Disons que pour un mois de novembre, on a vu pire… Des nuages gris épais laissaient quand même une marge avec le sol, ce qui nous a permis de voir notre futur terrain de jeu : sol noir volcanique avec du vert, et ça et là, des fumerolles. Ça a l’air globalement tout vide et minéral. A l’aéroport nous récupérons un peu de liquide (150 krones pour 1€), le gros 4X4 Ford Explorer qui nous a été attribué par Reykjavik Car Rental, notre loueur, et chargeons l’ensemble dans le coffre. Ouf, ça tient, on pourra optimiser plus tard. La voiture a un girafon (la vitre arrière permet à une girafe, lorsque lon en possède une, de passer sa tête à l’extérieur): super pratique pour réussir à tout caser. Premier acte culturel en terre Viking… aller au super marché : pour comprendre un peuple, il faut savoir ce qu’il mange (je ne sais plus qui a dit cela, mais cela nous a paru cohérent sur le moment). Il faut dire aussi en deuxième rideau que nous avions faim. Pour le coup, les choses ne commencent pas très bien : misère. Comme dans les pays anglo-saxon, les rayons gâteaux et boissons gazeuses sont pleins à ras bord. Pour le reste c’est un peu tristouille. On arrive quand même à trouver du lait UHT ce qui nous enlève une épine du pied pour les petits déjeuner. D’un autre côté, on se demande si un système de froid est nécessaire. Ne suffit-il pas de les laisser dehors ? … Nous ne faisons que passer à Reykjavik et nous filons vers Geysir. Il y eut la première pluie, fine. Puis la deuxième, soutenue. La troisième je ne me souviens plus. Après, on a arrêté de compter car on s’y perd vite. De toute façon c’était intermittent, donc globalement permanent. Rapidement on comprend que l’un des organes les plus importants de la voiture est l’essuie-glace. Toutes les vitesses sont nécessaires pour être en harmonie avec le climat. Même sous la pluie, le paysage est magnifique autour de nous. Le noir de la roche volcanique fait ressortir le vert de l’herbe ou de la mousse. Rien d’étonnant en tout cas dans le fait que ce soit vert ! Les arbres sont rares et ceci sera une constante quasiment partout sur l’île. Nous devions nous arrêter au parc naturel de Thingvellir, pile-poil sur la médiane dorso-océanique qui sépare les plaques tectoniques européenne et américaine. Avec une explication comme celle-là, plus la fatigue de s’être levé tôt, plus la pluie, il nous a semblé opportun de passer notre chemin sachant qu’il serait possible d’y revenir plus tard dans le parcours. Arrivés à Geysir, nous inaugurons nos pantalons de pluie, nos anoraks et bonnets. Certains iront jusqu’à pousser le détail en mettant les gants. Tout à fait saillant en tout cas notre costume de touriste. Les Islandais, eux, sont sous la pluie avec leur pull. Et dire qu’en France il fait 38° à l’ombre. Les pauvres, ils doivent être complètement rétamés par cette chaleur. Petit pensée émue. De notre côté nous restons mobiles pour nous abriter à bon escient. La boutique du site est très attractive, avec notamment les fameux pulls islandais, pur laine de mouton. Bien entendu, Grisemote n’y résiste pas et investit dans un bonnet de laine local, immédiatement utilisé ! Nous profitons d’une accalmie passagère pour voir les fameux geysers. Le moteur est simple, on chauffe de l’eau dans une cavité. Cela finit par faire une bulle qui en remontant brusquement produit un geyser. La colonne d’eau peut monter ici sur trente mètres! L’objectif photo rivé sur la surface de l’eau pour figer la bulle au moment où elle se forme, nous avons une chance toutes les cinq à dix minutes de faire The cliché. Mais attention, la marmite est perfide. Elle fait des simulations, des fausses bulles et des éructations pour nous faire baisser la garde, ou bien nous fait attendre très longtemps puis lance deux jets en trois minutes. Nous en coincerons quelques-unes quand même ! Il n’y a pas que des geysers ici. On trouve également des sources d’eau chaude aux couleurs vives, même avec la lumière terne ambiante. L’odeur est également caractéristique, soufrée, que je ne trouve pas personnellement désagréable. Elle nous accompagnera sur de nombreux sites et bien entendu dans tous nos bains naturels. Nous plantons pour la première fois la tente sur la pelouse molletonnée du camping d’à côté, un large tube spacieux, fortement hydrophobe et qui possède un tapis de sol étanche sur toute la surface. Cela nous change de nos habituelles tentes 3 secondes des années précédentes. Autre nouveauté de l’année, nous avons une table et des tabourets, ainsi qu’une grande malle pour ranger tous les ustensiles (merci les Marie). Certains diront que tout cela permet de passer de longs après-midi pluvieux au sec en jouant aux cartes … mais loin de nous cette pensée. Le silence de la nuit fut fréquemment interrompu par le crépitement des gouttes. Enfin, quand je dis la nuit, je parle de l’heure bien sûr, car le soleil s’éclipse au raz de l’horizon vers onze heures trente, nous laissant un coucher de soleil qui dure deux ou trois heures, avant d’entamer une nouvelle journée.

En route pour le Landmannalaugar : le jeu des trois erreurs Après un pliage de tente plutôt rapide, les premières réjouissances commencent par les chutes de Gulfoss, impressionnantes par leur débit et les embruns qu’elles soulèvent, puis continuent en s’enfonçant vers le centre de l’île.

Le noir et le vert sont encore les couleurs qui dominent. La pluie persistante aussi domine ! La halte suivante programmée est la reconstitution d’une vieille ferme d’antan d’un obscur viking « célèbre » tué par son frère : la ferme Stöng. Bon, c’est vieux et pas très bien mis en valeur, mais on y voit des murs construits en tourbe, caractéristiques du pays. C’est costaud, isolant, mais ça ne passe pas des siècles non plus (donc pas simple de laisser une trace tangible dans l’histoire). Pour y aller, nous traversons notre premier gué, pas très profond et sans histoire. Au retour, un gros galet tape sourdement sur le fond. Costaud le 4X4. C’est en tout cas un avertissement. Il faut choisir sa trajectoire avec soin … L’étape suivante nous transporte dans un petit jardin Japonais fait de petites chutes toutes mignonnes au milieu de la verdure. Nous poursuivons notre journée par la recherche de cascades « qui valent le détour » : Haïfoss . Après quinze kilomètres de piste, sans cascade, nous tombons sur un gué plus rapide que celui de la ferme Stöng mais qui ne parait pas très profond et semble abordable (certainement la rivière Fossa), du moins pour ce que nous en voyons. Première vitesse 4x4 courte, comme il se doit, et nous nous engageons dans la rivière. Si les premiers mètres sont faciles, l’eau devient plus profonde et nous tapons à nouveau le châssis sur de gros galets qui roulent. « Arghhh ! Le marchepied part en miette», me crie-t-on à l’arrière. Tant pis, vu la profondeur, il n’est pas question de s’arrêter au risque de poser notre carcasse entre les galets. Nous devons aller jusqu’au bout. Nous poussons un ouf de soulagement une fois sortis de cette galère, avant qu’une petite voix intérieur nous susurre doucement « Aahh parfait, et maintenant, on fait comment pour le retour ». Gloups, nous verrons bien ! Pour l’heure, elles ont intérêt à valoir le coup ces fichues cascades. Le marchepied est rectifié correctement pour pouvoir passer des obstacles plus hauts (sans être totalement cassé). Espérons que se soit un avantage auquel sera sensible notre loueur ! Les kilomètres s’enchaînent, la tension monte, le terrain aussi, mais toujours pas de cascade. Avec tous ces kilomètres, on ne va pas lâcher l’affaire si près du but … Deuxième erreur, un petit torrent nous barre la route et fait un « V « sur la piste. La raison aurait voulu que l’on cherche à l’éviter. Et bien non, on les aura ces cascades. Résultat, après un plongeon de l’avant sans soucis, le pare-chocs arrière rabote copieusement le sol en remontant. Le pare-chocs fait maintenant beaucoup plus aventure que précédemment. La patine de la piste est d’un charme sans égal par rapport à la laque noire monotone d’origine. Espérons que notre loueur ait le sens artistique… «- Avec tout ce que l’on a fait, on ne va pas abandonner maintenant … » Non, bien sûr, mais l’idée commence à germer dans les têtes des plus lucides d’entre nous. Et la piste continue, toujours plus mauvaise et plus raide. Et le sommet que l’on doit atteindre recule sans cesse à la colline suivante, qui cache la suivante … Le couperet tombe brutalement. STOP ! Assez de bêtise et d’entêtement pour aujourd’hui. De toute façon, vu la lumière blafarde, les photos n’auraient pas été belles, c’est évident. De plus, depuis le début nous sommes désespérément seuls, c’est quand même louche pour de belles cascades. Le demi-tour est périlleux sur cette piste très étroite au ras de la pente. Puis nous repassons notre « V » en comblant le trou avec des pierres pour ne pas raccrocher, avant d’apercevoir une piste de déviation. Et enfin, comme prévu et redouté, nous arrivons au niveau de notre torrent flingueur, qui coule des eaux limpides. Nous montons sur le toit de la voiture pour mieux appréhender la « bonne » trajectoire, puis nous passons à la pratique. Mauvaise pioche. Dès les premiers tours de roue la voiture glisse sur de grosses pierres, tape fortement sur le bas de caisse et reste bloquée portée par les galets. Décidemment ! Enfer et putréfaction. Impossible d’avancer, les roues patinent dans le vide. Si on cale, l’eau remonte par le pot d’échappement et le moteur s’arrête (ceci dit, peu probable avec une boite automatique et un gros V8). Pas de panique, nous n’avons pas encore laminé l’autre marchepied et nous savons nager … La pousser semble hasardeux car le niveau de l’eau est haut, le courant fort et la température à congeler les arpions … Heureusement, une marche arrière salvatrice nous permettra de revenir sur le sec. La trajectoire suivante sera plus favorable bien que très chaotique et nous permettra de franchir l’obstacle sans encombre. Nous préférons ne pas imaginer ce qui se serait produit si nous n’avions pas pu sortir de notre ornière … On ne nous y reprendra plus. Maintenant, c’est ceinture, bretelles et pantalon gonflé à l’hélium pour le prochain gué. Super solide quand même cette voiture. L’inspection de la caisse ne révèlera aucune anomalie, confirmée lors de la conduite. L’heure tourne, le soleil que nous devinons derrière les nuages aussi (ici il fait presque un tour complet). Nous empruntons, un peu échaudés par notre petite échappée champêtre, la fameuse piste F225 en direction du Landmannalaugar. La piste est belle, très roulante, en poudre noire de basalte au milieu d’un paysage volcanique aux formes arrondies. Un vrai bonheur, un peu entaché par un problème d’essence : aucun souci pour arriver à destination, mais nous n’en aurons pas suffisamment pour prendre la piste vers Vik. Chaque chose en son temps, car pour finir, il nous reste deux derniers gués à passer juste avant le camping du bout du monde, qui parait-il sont profonds. Ce n’est pas sans une certaine hésitation que nous plongeons l’avant de la voiture dans l’eau. En effet, elle est profonde et monte au-dessus du niveau des portières. Mais ici, point de gros galets pour entraver la marche. Ce fut juste une formalité, voire un plaisir.

Landmannalaugar : Le camping du bout du monde. Au milieu d’un site volcanique aux couleurs inouïes coule une rivière chaude près de laquelle quelques amoureux des grands espaces essaient de planter leur tente. Pas si simple ici de trouver un emplacement accueillant. Nous avons le choix entre une zone assez caillouteuse mais qui a des chances de ne pas subir de problème d’écoulement en cas de forte pluie, et une autre beaucoup plus verte et moelleuse, mais près des eaux chaudes et gorgée d’eau. Nous optons sur les recommandations de la GO du camping pour les cailloux. Nous arrimons solidement la tente en plus des piquets avec de grosses pierres, au cas où … Le bout du monde reste quand même bien équipé avec des sanitaires spacieux, propres mais avec des douches payantes. Consolation pour ceux qui font la vaisselle, l’eau chaude est à volonté. Il faut dire que ce n’est pas ce qui manque dans le coin. Aucun problème non plus pour la faire à n’importe quelle heure du jour, puisqu’il n’y a pas de nuit. En tout cas, jour ou pas, Morphée nous a tous cueillis le temps de l’écrire.

rando Blahnukur (la montagne bleue) : mortelle randonnée (environ 4 heures)La journée est bien avancée à l’heure où nous quittons la tente pour notre premier trek, équipés de nos grosses chaussures, de guêtres et dans le sac à dos tout le nécessaire du parfait marin. Au-dessus de nous brille le soleil, enfin, au milieu d’une grande tâche bleue ourlée de gros nuages gris couleur plomb. La météo annonce de la pluie, pas besoin d’être une grenouille pour voir qu’elle a peu de chance de se tromper. La belle lumière fait ressortir les couleurs des monts découpés à la serpe qui nous entourent. Ça promet … d’être ardu à la montée. Comme tout cela est cent pour cent volcanique, à chaque pas vers le sommet il faut soustraire un tiers de redescente. Disons que ça ralenti fortement l’élan du départ, entrainant pour certains des réflexions compliquées sur le calcul de l’énergie perdue pour cause de sol instable, et pour d’autres sur l’inutilité de monter si haut si c’est pour redescendre. Ce qui est sûr, c’est que la pente est raide et très régulière et que ce n’est pas le moment de tomber. Le vide, c’est peut être ça finalement qui a attiré irrésistiblement l’un des objectifs photo de Grisemote, son préféré, la prunelle de ses yeux ! Prenant son indépendance en solitaire dans son bel étui molletonné noir en se détachant de sa ceinture, il est allé, guilleret, visiter la pente, en sautillant de rochers en rochers pour finir sa course deux cents mètres plus bas. Diagnostique après un bon quart d’heure pour ramener le fugueur : « - Il va falloir me desserrer cette mâchoire-là, sinon tu vas tétaniser… bon, pour l’objectif, il doit bien y avoir quelques lentilles de récupérables pour faire des loupes. Ca peut toujours servir … ». J’ai le souvenir ensuite d’une vague phrase prononcée opportunément pour galvaniser à nouveau les troupes vers notre objectif … heu, vers le sommet « Cette offrande n’aura pas servi à rien, nous le monterons ce mont … » Quant à Grisemote, elle a désormais le choix entre un 10-20mm ou un zoom pour ses photos. Trop de choix engendre des hésitations. Comme ça au moins c’est plus simple. « Ma-gni-fi-que, grandiose ». Tels sont les mots qui viennent à la bouche sur le toit de notre gros tas de lave. Entre ombre et faisceaux de lumière, les couleurs flamboyantes des volcans sont hors du commun. Côté couleur justement, les plus observateurs avaient également remarqué les belles nuances grises des nuages sombres qui arrivaient sur nous. La redescente fut longue, sous une pluie battante, pénétrante, glacée parfois sous forme de neige fondue, puis de grêle. Nous sommes trempés jusqu’aux os. Nous traversons rapidement une zone de fumerolles mais vu le taux d’humidité, nous aspirons à nous abriter au plus vite. Les derniers kilomètres sont parcourus au milieu d’une grosse coulée de lave basaltique d’un noir profond et aux formes déchiquetées. Quelle balade inoubliable (chacun pour ses raisons !). Du trois étoiles . C’est dans ces conditions-là qu’une bonne tente où l’on peut se tenir debout ou assis à une table, bien sèche à l’intérieur, prend tout son sens. Tous les vêtements portés sont trempés. Les faire sécher ne va pas être une mince affaire ! Après une sieste réparatrice, la répartition des tâches est équilibrée. Pendant qu’un certain part chercher de l’essence à une quarantaine de kilomètres de piste de là, les autres vont à la corvée de bain chaud. Chauffage à fond dans la voiture pour faire sécher les vêtements, la fenêtre ouverte, je traverse des paysages lunaires jusqu’à un point essence complètement perdu (Hrauneyjarfoss). Au retour, un auto-stoppeur français profitera lui aussi du chauffage à fond. Il parcourt le pays avec le minimum syndical. C’est courageux, surtout compte tenu des conditions climatiques du pays, et particulièrement dans le centre de l’île. Côté bain chaud (à accès libre), vu les sourires de ceux qui en reviennent, c’était visiblement une corvée acceptable. Le site est naturel, à part l’escalier en bois pour y entrer et le sol qui est fait de petits cailloux doux aux pieds. Les bains sont alimentés en direct par des courants chauds descendus des monts volcaniques. Chacun choisi sa température en fonction de l’endroit où il se situe par rapport au courant. Gare, on doit pouvoir sortir totalement écrevisse si on va au mauvais endroit quand même.
Des crampons et des Hommes : Rando Ljotipollur (disons 4 heures)Le lendemain, nous repartons par un temps mitigé vers le Ljotipollur. La balade est simple pour monter au lac bleu, au centre d’un très beau cône volcanique. Il suffit de mettre un pied devant l’autre. Réputé pour sa belle couleur, nous n’en voyons que des reflets au début. « Si le temps ne te convient pas en Islande, il te suffit d’attendre quelques minutes ». Et bien, ce ne sont pas des ragots, mais l’inconvénient est que ça marche dans les deux sens. Quelques rayons de soleil furtifs illuminent le site et nous permettent de faire nos clichés réglementaires. Le rouge et le noir se marient bien sur les flans du volcan. Un petit mont supplémentaire pour une vue à couper le souffle et nous rentrons à la tente pour midi et une petite sieste réparatrice.

Des Hommes avec de moins en moins de crampons : Rando Brennisteinsalda (pas loin de 5 heures) L’après-midi est consacré au retour vers le site de fumerolles vu la veille, au pied du mont arc en ciel. Une merveille. Les fumerolles en elles-mêmes n’ont rien d’extraordinaire, mais tout autour de nous, les couleurs fusent et les formes très géométriques du relief font de cet endroit, très photogénique, un délice pour les yeux. Nous continuons la balade jusqu’au sommet du volcan Brennisteinsalda (la montagne sulfureuse) pour admirer sur 360° un monde en pleine construction, puis redescendons par une sorte de vallée verdoyante au fond plat où coule en de multiples bras une rivière d’origine glacière. Comme très souvent dans ce pays dès que l’on parle « herbe », on voit des moutons, beaucoup de moutons, en liberté. Rien d’étonnant à cela me direz vous. Avec les nuits blanches, il faut donner de la matière à ceux qui n’arrivent pas à dormir… De retour à la tente, après presque six heures de marche, nous terminons la soirée à faire trempette dans l’eau chaude pour nous délasser. Même quand il commence à faire froid le soir (dans les 10°c), sortir des bains chaud n’est pas un problème tant nous accumulons de chaleur.
Vik : ses falaises balaises et ses environs ron ron

Le Landmannalaugar est un site coup de cœur. Quelque chose à ne pas rater, mais que nous devons déjà quitter après trois nuits sur place pour rejoindre sur la côte le village de Vik y Myrdal. Après un dernier bain chaud, nous empruntons la piste F208 pour laquelle un 4x4 est fortement recommandé. Nous passons de vallée en vallée, et pour chacune d’elle, un ou plusieurs gués sont généralement de mise. Nous n’avons eu aucun problème avec ceux-là. Il faut dire qu’en général le courant n’est pas fort et que même s’ils peuvent être assez profonds (de l’ordre de 50 cm ou plus), le fond ne recèle aucun piège. Peut-être qu’en d’autres circonstances ils sont plus trapus à passer … Cette piste possède un réel charme et les arrêts photo sont si fréquents qu’ils finissent par saoûler ceux qui n’en font pas (les enfants !). Ils ont dû probablement faire un vœu à destination des Dieux locaux pour que nous avancions plus vite : par Appluie. Du coup, une grosse pluie finie par boucher le paysage au point qu’il est bien difficile de distinguer quoi que ce soit. Ainsi, la visite de l’Eldgja (un ravin et une belle cascade) est zappée. Le relief, en se rapprochant de la côte, devient moins prononcé et nous suivons sur de longs kilomètres un cours d’eau très large avant de distinguer la mer. Plus la journée avance et plus le temps se dégage. Côté camping, nous optons pour le site de Thakgil, à une vingtaine de kilomètres de Vik. Nous empruntons pour cela une piste pleine de surprises et vraiment agréable. « - Ça a intérêt à être grandiose » n’arrêtons-nous pas de dire sur la fin du parcours, car le chemin est quand même un poil dur et carrément long (18 km de piste). Nous pensions que le camping précédent était « le camping du bout du monde », mais que dire de celui-là ? Au final, nous n’avons rien à regretter car c’est sûr, il est magnifique, perdu au milieu d’un relief trollesque digne du Seigneur des Anneaux. Ce sera notre camp de base pour deux nuits et cette piste nous la parcourrons un nombre certain de fois. Après l’installation de « nos appartements » au camping, sous un petit crachin vivifiant, nous partons profiter un peu de Vik.

Bon, il faut quand même ramener Vik à ce que c’est : un petit village planté sur un beau site près de falaises de taille respectable qui veillent sur une grosse poignée de maisons et une église qui surplombe celles-ci. Comme il se doit, nous passons à l’église, au supermarché (ce qui représente chez nous une supérette) puis nous finissons par un petit tour au magasin de pulls, renommé semble-t-il, avant de filer vers les falaises de Dirholaey à une quinzaine de kilomètres.

La vue y est superbe et le ciel menaçant rajoute un peu de mystère à l’endroit. Nous espérons voir des macareux, mais nous n’en apercevons que le vol (c’est ce que nous supposons) de très très loin, qui évoque celui d’une chauve-souris. C’est une grosse déception pour Grisemote, mais sans gravité : nous devrions avoir d’autres lieux propices aux macareux pour nous rattraper ! Ce soir-là, fatigués, nous optons pour un restau. Bien entendu, nous ne disposons pas d’un panel important de solutions, mais comme l’endroit est touristique, il y a quand même le choix. Ce sera pizzas pour ne pas entamer trop notre portefeuille vu les tarifs bien plus élevés qu’en France. En prime, le serveur nous apprend définitivement à prononcer correctement le nom du volcan qui fit bafouiller tant de journalistes avant notre arrivée : « Eyjafjallajökull », répète après moi !
Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le mouton ! Un petit chapitre « moutons », inévitable en Islande, s’impose. Où que vous soyez, pourvu que ce soit vert, des moutons bien ronds vous croiserez. Compromis heureux entre nos moutons et nos chèvres angoras, indissociables du paysage vous êtes. Moutons joyeux qui gambadent dans les hautes herbes, moutons paisibles qui roupillent à l’abri du vent, moutons peureux qui déguerpissent dès que l’on approche, moutons blancs ou moutons noirs, (pour toute autre couleur, c’est qu’ils sont sous contrat avec Benetton), vous fûtes l’un des sujets préférés de l’appareil photo de Grisemote. Libres ils semblent être, car aucune barrière ne les arrête. Et pourtant, chacun d’entre eux appartient à un bipède. Comment font-ils pour savoir qui est à qui (je pense aux moutons bien sûr) ? Une question nous a taraudé l’esprit : où sont les papas ? Mystère. Une maman accompagnée de deux rejetons constitue le standard universel que l’on rencontre le long des routes. Discipliné, le mouton islandais évite de se jeter sous vos roues, sauf, si la maman ne choisit pas le même bas-côté que sa marmaille. Alors sachez compter jusqu’à trois avant de passer … Pour finir, bien que les côtelettes soient prisées en cette contrée, si je devais être réincarné en mouton, franchement, aucune autre destination je n’accepterais.

Vers Skogar: chutes à gogo Après une bonne nuit au calme au milieu des montagnes, le petit déjeuner se fait sous le soleil, enfin ! C’est donc possible. La journée est consacrée à écumer la région : falaises et chutes d’eaux sont au programme, dans la zone du volcan que nous savions si bien prononcer la veille. Pour nous mettre en jambes, rien de vaut une bonne grimpette sur les falaises (en 4x4 -> oui, c’est moins glorieux, mais on a aussi moins de chance de se faire rincer).

Ce point haut offre une très belle vue sur l’océan et le littoral, ce qui, convenons-en, est le moins que puissent faire une falaise. Nous passons un bon moment à observer les allers et venues des différents oiseaux : c’est un peu comme dans un aéroport. Au dire de certains, c’est un fameux endroit pour admirer les petits tas de plumes noir et blanc dont Grisemote est si friande : des macareux ! Mouai … pas gagné, toujours pas l’ombre d’une plume de macareux. Mais au plus profond du désespoir, alors que la vue est sublime quand même pour les autres, nous croisons deux français, reconnaissables aux habits « quechua » et au guide du routard : « Des macareux ? Certainement que l’on peut en voir ici, de loin, mais la vraie source, je dis bien la vraie … se trouve aux lointaines falaises de Latrabjarg, tout au bout de la zone des fjords, là où la main de l’homme n’y a pas beaucoup mis le pied (comme diraient les Dupont) tant c’est hors des sentiers battus par le vent et la mer. Pour ceux qui y arrivent quand même, la récompense est à la hauteur des efforts consentis. On approche les oiseaux à quelques mètres, voire centimètres, si près que l’on peut presque les toucher ». Aïe aïe aïe. Les inconscients. Le ver est maintenant dans le fruit. Les yeux de Grisemote d’un coup se sont illuminés. De là à penser que cette destination initialement écartée car jugée beaucoup trop loin risque de redevenir au goût du jour, il n’y a qu’un pas. Pourvu que des macareux inconscients se posent près de nous avant, à moins que la visite de la réserve naturelle d’oiseaux que nous devons voir d’ici quelques jours, permette d’en approcher d’aussi près… Quittant les falaises, nous partons du côté de Skogar à cinquante kilomètres de Vik, pour rendre visite à trois belles cascades. C’est aussi par-là qu’a sévi le monstre, l’Eyjafjallajökull… L’éruption se décline bien au passé. Le volcan qui a fait trembler l’aviation mondiale s’est soigné de son gros rhume et s’est plongé à nouveau en hibernation sous son gros bonnet blanc de glace. On ne sait pas si le sommeil est lourd, mais en tout cas il semble ne plus respirer. Pas la moindre petite fumerolle ne s’échappe désormais de son sommet. Décevant, car assister à une éruption n’aurait pas manqué d’intérêt.
L’arrivée au niveau d’une langue glacière, le Solheimajökull, près du volcan, nous permet de voir tous les stigmates du drame qui s’est joué ici. Tout est noir. Sous une couche de quelques centimètres de cendres on peut distinguer une glace limpide. Nous en profitons pour ramasser notre quota de cendres-souvenir (que l’on trouvera par ailleurs en boutique pour une somme respectable). L’effet frigo dû à la glace plus un gros nuage presque aussi sombre que la cendre nous font regagner prématurément la voiture pour l’étape suivante : Skogar et sa spectaculaire cascade skogafoss de soixante mètres de hauteur. L’ennui avec les nuages qui vont dans la même direction que nous, c’est qu’ils finissent par nous rattraper si nous nous arrêtons. Très discipliné, notre gros nuage menaçant fait son boulot d’animation local et nous gratifie d’un grain puissant que nous appréhendons tranquillement au chaud dans la voiture. « Si le temps ne te plait pas dit le dicton Islandais, … » bon, bon, on connaît la suite. Effectivement, vingt minutes après, dans une atmosphère bien lavée, un soleil chaud allume l’arc en ciel adossé à la cascade. Pour la première fois, nous quittons les polaires et sortons en tee-shirt. C’est donc possible ! La seconde cascade est un voile que nous pouvons voir sous toutes les coutures puisque l’on peut passer derrière. Un trésor, paraît-il serait encore dissimulé derrière son rideau. Bon …

La troisième, tout à côté, se mérite pour être observée dans son ensemble. C’est Glufrafoss ! On ne l’entraperçoit qu’au travers d’une fente entre deux rochers. Deux techniques peuvent être employées pour une vision complète : par le haut en escaladant les rochers ou par le bas en remontant les trente à quarante centimètres d’eau glacée sur une quinzaine de mètres. Comme les chaussures risquent de mettre très longtemps à sécher, nous y allons pieds nus et gambettes à l’air. Soyons honnête, cela ne relève pas de lexploit, mais quand même. Une minute dans l’eau glacé n’est pas loin d’être intenable tant cela brûle la peau. En très peu de temps, on ne sent plus nos jambes ! L’antre mystérieux est en fait un vaporisateur géant, mais cela vaut le coup d’œil !

Près des cascades nous pouvons voir le ballet incessant des camions qui transportent de la terre pour refaire la route emportée par les boues et les eaux furieuses de fonte dues à l’éruption. C’est aussi au travers de cela que l’on mesure la puissance de ce qui s’est passé ici. De retour à Vik, nous arpentons la plage toute de sable noire vêtue et traversée en tous sens par des myriades d’oiseaux.

Très agréable moment, suivi par notre première glace trempée dans du chocolat liquide, réglisse ou autre smarties en copeaux et qui deviendra notre pêché mignon régulièrement tout au long de ce voyage.

En route pour Kirkjubaejarklaustur (à vos souhaits) et le Lakagigar : du lourd pour les braves. Nous quittons Vik et notre camping paumé, après avoir monté un des sommets qui le domine. Monter n’est pas simple, car le sol est fait d’une sorte de boue molle et collante d’origine volcanique. Des pans entiers de ciel sont bleus ce qui est très encourageant pour le reste de la journée. Nous restons près de la côte et notre trajet vers l’est nous permet de voir des langues glaciaires qui s’épuisent avant de se transformer en torrents qui se jettent dans la mer. La route passe à travers de vastes étendues de mousse qui semblent avoir recouvert une coulée de lave. Quelle moelleux ! Nous ne résistons pas à l’envie de tester cette espèce de grosse moquette épaisse grise. En fait, c’est plus que moelleux. Nos pieds s’enfoncent de trente à quarante centimètres, voire beaucoup plus. Nous plantons la tente à Kirkjubaejarklaustur, dans un camping un peu fréquenté, à nouveau sur une belle pelouse. Comme nous avons été rapides à nous installer, nous décidons de nous lancer dans la fameuse piste du Lakagigar , prévue normalement le lendemain, après être passés au visitor center pour connaître le niveau d’eau des gués. Au dire des Islandais, un homme est vraiment un homme qu’une fois qu’il est allé au bout de cette piste. Comme rien n’est dit pour les femmes, Grisemote s’installe comme co-pilote, ce qui est une place moyennement enviée lorsqu’il faut aller tester les gués de ses orteils.

Le Lakagigar, mais qu’est-ce donc ? Un volcan exterminateur : le Laki et à sa suite, une enfilade de cent trente rejetons , dont l'explosion simultanée en 1783 fit trembler l'Europe entière, peut-être même d’avantage selon certaines sources. L'éruption qui dura un an, fut telle qu'elle obscurcit le ciel du continent et rejeta une quantité phénoménale d'acide sulfurique qui créa famines et maladies, voire … une révolution en France quelques années plus tard. Autant dire qu’ici, ça ne plaisante pas. Kilomètres après kilomètres, la piste n’est pas limpide mais ne constitue pas réellement ce que nous pourrions appeler une épreuve, si ce n’est qu’elle est longue et pas très roulante. De quoi sont faits les hommes d’ici ? Le niveau d’eau étant raisonnable, le passage des gués est une formalité, sous contrôle quand même (nous placions un enfant sur le toit pour mieux évaluer les éléments). Le paysage traversé n’est pas non plus transcendantal. Mais alors me direz-vous, qu’êtes-vous allés faire dans ce drakkar ? Le bout de la piste forme une grande boucle, c’est là que se trouve les joyaux de la couronne de volcans. Lunaire, tel est le qualificatif qui vient à la bouche lorsque l’on traverse ce désert de cendres ponctué par les reliefs volcaniques. A un point haut, nous affrontons un vent tellement puissant que nous avons tenté d’apprendre à voler. Puis nous passons de lacs de volcan en cheminées ou coulées de lave, le tout dans un désordre un peu déroutant.

Seulement voilà, à l’issue de la boucle (environ trois heures), Grisemote n’est pas satisfaite. Certains carnets de voyage font état d’une enfilade de volcans que nous n’avons pas même entraperçue. Autant dire que nous n’avons rien vu ! Une certaine lassitude s’exprime pourtant dans les rangs, après tout ce chemin à explorer le site dans les moindres recoins. Mais bon, pas question de lever le camp tant que notre alignée de volcans n’a pas été vue. Pas question de lever le camp donc tant que notre alignée n’a pas été vue. De retour au point culminant de la piste, ultra venteux, nous décidons de monter le mont Laki, en quatrième vitesse car le ciel bleu n’est plus qu’un lointain souvenir. Et là, oh magie, tout s’éclaire.

Ce qui semblait n’être que désordre et chaos vu d’en bas, s’avère être d’une grande logique observé de haut : tous nos cônes sont rangés sagement tout au long d’une gigantesque faille bien visible et qui d’ailleurs passe très clairement sous nos pieds. Allez, il faut être honnête et rendre à Grisemote ce qui lui appartient, la persévérance, car sans elle nous rations ce spectacle grandiose qui est indéniablement le clou de la journée et qui vaut à lui seul tout le parcours, quand bien même à la fin nous ne gagnerions pas notre brevet de vrai homme promis à ceux qui vont au bout de la piste.
Rando Klaustur et route vers Skaftafell : la paix du mollet Avant de lever le camp pour d’autres cieux, Grisemote nous a sélectionné une rando autour du village, restée dans toutes les mémoires pour … les glaces que nous avons mangées à l’arrivée. Hormis une prairie moutonneuse dans des hautes herbes, le seul intérêt était une magnifique dalle d’orgues basaltiques près de la route à l’arrivée. La nature sait aussi faire de la géométrie, et sans règle s’il vous plait. Nous reprenons la voiture pour les langues glaciaires impressionnantes du fameux glacier Vatnajökull, le plus grand d’Islande (et même d’Europe !).

La tente est montée en quarante minutes chrono, tout compris. Nous commençons à être experts en planté de piquets dans les belles pelouses des campings. Le camping Flosi de Skaftafell a aussi un autre atout de poids, il dispose d’une piscine chauffée (et payante) qui fait saliver les enfants, d’autant que la chaleur solaire est au rendez-vous. Nous enfilons le short ! Et oui, c’est arrivé chez nous. Nous privilégions dans un premier temps la visite du glacier le plus proche : le Skaftafelljökull. Comme d’hab, près de ces frigos naturels, un vent glacial descend geler nos jambes à l’air. Un torrent puissant nous empêche d’accéder aux glaces, ce qui nous permet de classer également cette balade dans la catégorie des « Bof ! ».

Heureusement, la piscine remet du baume au cœur de tous.
Chapitre piscine : Avant de rentrer dans l’eau, la douche est obligatoire. Rien d’anormal me direz-vous. En effet, sauf qu’ici, on vous explique, dessins à l’appui, ce qu’il faut laver, et il n’y a pas que le dessous des bras. Les douches se prennent dans le plus simple appareil, ce qui gêne un peu les enfants au début, mais on s’y fait très bien car ici c’est naturel (les sanitaires ne sont pas mixtes quand même !) La soirée est conviviale avec un petit foot avec des islandais du camping. Un point obscur quand même : ils sont bien plus forts que nous. Grisemote l’insatiable ne peut tenir en place tant que les piles sont bonnes, les adultes laisseront les enfants à leurs jeux pour faire un petit saut vers le glacier juste à côté du camping : le Svinafellsjökull. La lumière est déjà basse, mais c’est quand même bien sympa. Une sensation bizarre nous envahie juste avant de nous coucher : ça chauffe et sa picote au niveau du visage et des jambes. Après un long diagnostique, nous sommes formels : ce sont des coups de soleil. Par pudeur pour tous ceux qui n’ont vu que de la pluie en Islande, nous avons préféré ne pas prendre de photo pour témoigner du fait que cela est possible … ainsi planera toujours le doute.
Skaftafell : Hundafoss, Svartifoss, bergerie de sel. Fjallsarlon et Jökulsarlon. Levé de paresseux vers neuf heures trente pour un petit trek vers la cascade de Svartifoss, célèbre en Islande pour ses orgues basaltiques. C’est un sentier très emprunté par les locaux et bien balisé. Nous entamons notre marche par la cascade de Hundafoss, suivi sur le chemin par la visite de la bergerie de «Sel » avec ses toits recouverts d’herbe.

Après un pique-nique sommaire sous le soleil, nous atteignons la fameuse chute d’eau. Elle vaut en effet le détour, avec ses longues orgues suspendues, taillées avec soin suivant les lois de la cristallisation. Nous la surnommerons la cascade aux dreadlocks.

L’après- midi est consacrée à la visite du glacier Vatnajökull dans sa partie basse, puisque nous ne sommes pas équipés ni aptes à le parcourir sur sa surface. A quarante kilomètres à l’est de notre camping, nous nous approchons d’une des langues de glace : Fjallsarlon. Comme la veille, un grand lac nous sépare des séracs, mais celui-ci est rempli de tous les débris de glace qui se sont détachés. Le point de vue est surprenant.

À quelques kilomètres de ce premier arrêt, nous escaladons un talus de résidus poudreux et de gros galets formés par le glacier lorsqu’il descendait jusque-là. Du haut de ce point, nous découvrons un spectacle exceptionnel : un cimetière de blocs de glace qui agonisent avant de lentement fondre et s’échouer à nos pieds. Le bleu limpide de l’eau et du ciel mêlé au blanc éclatant et transparent des formes torturées de la glace, sur fond de Vatnajökull, donnent à l’endroit un aspect mystérieux. C’est le Jökullsarlon. Le lac a un accès à la mer qui se situe à quelques centaines de mètres de là. Du coup, les blocs glissent lentement vers la sortie. Tout cela est hautement photogénique. Le long de la berge nous croisons un couple dont la femme sort de l’eau en combinaison de plongée. Sourire aux lèvres, elle semble avoir apprécié également la vue d’en-dessous sachant que comme tout iceberg, même de petite taille, l’essentiel est sous la ligne de flottaison. Cette berge est pleine de surprise décidemment. Nous rencontrons à nouveau notre auto-stoppeur français du Landmannalaugar qui nous raconte le trek de trois jours qu’il a fait là-bas. Entre la beauté du paysage, le froid, la pluie, la neige et l’eau glacée d’un torrent qu’il a essayé de traverser pour rejoindre l’autre rive après des kilomètres de recherche d’un point de passage, on sent que ce fut inoubliable, … mais dans quel sens ? Pas tout public le truc. Pour couronner la fin de cette belle journée lumineuse, nous finissons par la visite de l’embouchure entre le flux puissant de l’eau du lac chargé des blocs de glace et la mer. Sur la plage, la glace finit sa route après avoir été rejetée par les vagues. Fabuleux ! Avons-nous eu de la chance ? En tout cas, alors que l'endroit est généralement noté surpeuplé et bruyant, nous étions seuls le long de la berge du lac, dans un silence total juste interrompu par les craquements de la glace en agonie et les ploufs des ricochets de ceux d'entre nous qui étaient moins contemplatifs. Notre arrivée tardive y est peut être pour quelque chose... Côté mer, en revanche, la plage était plus habitée.
Presqu’île d’Ingolfshöfdi, route vers le lac Myvatn

Debout les campeurs et hauts les cœurs, c’est la journée de visite, de la réserve ornithologique. Macareux paresseux, faites de votre mieux, pour que l’objectif de Grisemote immortalise vos trognes. La tente est à nouveau repliée et après une courte visite de l'église de Hof, nous sommes entassés dans une grande charrette tiré par un gros tracteur, pour aller jusqu’à une île dont l’accès ne semble possible qu’à marée basse. Le trajet dure bien une bonne vingtaine de minutes sur du sable noir, avec un vent froid. Pas donné d’ailleurs la visite - 10 000 krones pour cinq - mais pour ce prix- là il y a une guide charmante en prime pour cinquante à soixante personnes. L’île est entourée de falaises, d’où la grande diversité de volatiles que nous pouvons y voir. Certes, il vole de tout, mais ce doit être l’heure de la sieste pour les macareux. Les seuls oiseaux que nous pouvons vraiment voir de près sont des grands labbes qui piquent sur nous lorsque nous nous approchons des nids au sol qui se trouvent un peu partout. Notre guide, après nous avoir expliqué à quel point il était important de marcher à la queue-leu-leu pour protéger le site et ne pas déranger les oiseaux, nous réunit tous autour d’un oisillon apeuré par tous ces monstres. La conception de protection de la nature nous a un peu laissés pantois sur ce coup. En tout cas, les grands labbes défendent bien leurs progénitures et n’hésitent pas à attaquer tout ce qui dépasse et s’approche de leur nid. Pour cela nous avons pris un bâton de randonnée qui une fois levé sert de paratonnerre anti-oiseau. Ils visent le point le plus haut de la personne. En dehors des oisillons, tout ce que nous voyons est loin et il se peut que dans le lot des points volants il y ait eu des macareux. Le casting est un échec cuisant une fois de plus. Tout cela est un peu, comment dire, décevant, même si l’ensemble de cette promenade gentillette et sans relief n’est pas désagréable. Mais au fait, les oisillons savent se défendre aussi. Alors que les enfants s’approchaient d’une petite falaise pour faire un concours de sauts dans le sable en contre-bas, un petit oiseau tout mignon dans son nid, proche de la ligne de départ des sauts, leur a envoyé une sorte de vomi super odorant, à plus d’un mètre. Ce répulsif anti humain a en tout cas marché du tonnerre.

Nous retrouvons la route numéro 1 pour un long trajet qui doit nous mener au lac Myvatn, en contournant l’immense Vatnajökull. La route est réputée belle avec des fjords et des passages montagneux. Ça tombe bien, nous ne demandons que cela. Le ciel bleu lors de notre périple ornithologique commence à se charger de nuages par l’est. Phénomène local également, des nuages descendent rapidement des monts qui longent la mer, comme un torrent gazeux. Puis la pluie arrive, accompagnée de brouillard. Des fjords, nous n’en avons vu que le fond des vallées et les virages. Höfn, au pied du Vatnajökull, nous ne la verrons pas non plus. Vers vingt heures, las de la route grisonnante et sans visibilité, nous nous arrêtons au restau « routier », type fast food, de Egilsstadir. Dehors, il fait un petit 5°C avec un bon vent. Une météo d’été Islandais qui semble dans la norme si l’on en croit la sérénité des locaux, qui ne sont jamais loin de leur pulls … comme les moutons. Le temps d’un repars et nous repartons sous le soleil du soir. La deuxième partie du parcours nous amène à rentrer dans les terres. Forcément, cela se traduit par de la montée, plutôt soutenue, au début sur route puis sur piste. Nous enchaînons virages sur virages : un col quoi ! Intéressant pour la conduite, mais nul d’un point de vue touristique, car plus nous montons, moins nous voyons. Nous sommes complètement dans les nuages et découvrons la piste au dernier moment. Arrivés à ce que nous pourrions appeler le sommet, vers vingt deux heures, nous sentons que le soleil n’est pas si loin que cela et qu’il ne faudrait pas aller encore bien haut pour passer au-dessus des nuages. Alors que nous roulons relativement lentement dans le « blanc », sur ce qui doit probablement être une sorte de grand plateau, nous voyons soudain apparaître sur le bas-côté de la piste … un auto-stoppeur, guitare à la main. Nous sommes cinq et il est bien difficile de prendre quelqu’un de plus. Mais là, à cette heure, cet homme tout seul dans le brouillard le plus opaque, avec son air tout confus, nous décidons de nous arrêter au moins pour prendre sa guitare…. Bartholomeïu, polonais, (pardon pour l’orthographe incertaine) son gros sac à dos et son instrument ne sont pas bavard. Frigorifié et visiblement un peu abasourdi par ce qui lui est arrivé, il a du mal à nous tendre son morceau de carte pour nous expliquer son trajet tellement il tremble. A priori il s’est trouvé piégé pour on ne sait quelle raison exactement dans cette purée de pois, là où il n’y a personne, à une heure où les voitures ne circulent plus depuis longtemps … Quelques kilomètres plus loin, nous sortons brusquement des nuages : plein soleil, ciel bleu, lumière chaude sur un immense plateau volcanique habillé de quelques monts de ci de là. Derrière nous, nous pouvons voir un spectacle peu commun. Le brouillard entoure un mont en suivant son relief, comme une sorte de manteau translucide. Les kilomètres défilent, Bartholomeïu se réchauffe. C’est un désert grandiose qui nous accompagne jusqu’aux fumerolles de Namajfall suivi par le site hautement géothermique de Reykjahlid et sa piscine d’un bleu azur d’où s’échappe une sorte de brume de chaleur. Juste avant d’arriver à notre camping, à sa demande, nous laissons Bartholomeïu sur le bord de la route. A priori il doit être à Reykjavik le lendemain, et pour cela il doit continuer à faire du stop. « Vous n’avez sauvé la vie » nous déclare-t-il avant de partir. Sans exagération (car il avait encore sa guitare à brûler pour se réchauffer), disons que nous l’avons sorti d’une bien fâcheuse situation. Dans ce pays où les conditions météo changent si rapidement, avec des écarts importants de température, il semble qu’il soit assez facile de se faire piéger lorsque l’on est à pied. Le précédent autostoppeur nous avait bien dit lui aussi qu’il avait eu peur pour sa vie lors de son périple dans le Landmannalaugar, à cause du froid… La journée n’est pas finie. Nous foulons la pelouse du camping, alors que le soleil vient juste de disparaître à l’horizon. IL est minuit 15. Nous sommes néanmoins accueillis par le gérant et nous trouvons une belle place, face au lac, au milieu de nombreuses tentes. Gros bémol, les voitures ne sont pas autorisées près des tentes et nous devons tout transporter à la main, dans le silence (qui est d’ailleurs très bien respecté dans les campings). Inutile de dire que le sommeil ne fut pas long à trouver. Autre fait plus inquiétant, Robin tousse depuis la veille et cela semble empirer. Il a de la fièvre. Un malade sous la tente, c’est le scénario catastrophe …
Lac Myvatn : l’usine à volcans (Krafla, Viti, Leirhnjukur, Namafjall)


C’est sous le soleil matinal radieux que nous partons vers le volcan Krafla et sa zone géothermique, en short et tee-shirt, à une dizaine de kilomètres du camping. La chaleur devient une habitude. Nous tombons sur une grosse structure industrielle qui crache de la vapeur avec un sifflement assourdissant. C’est le style d’installation qui permet au pays de produire son électricité et de se chauffer « à l’œil ». Au cratère Viti, juste à côté, nous profitons d’une plaque de neige pour remplir notre glacière puisqu’ici il semble saugrenu de vendre de la glace.

Nous passons ensuite le début d’après-midi au milieu d’un site fortement volcanique récent, à quelques kilomètres du cratère Viti, le Leirhnjukur, au milieu de coulées de lave noire, de fumerolles et de petits cônes de volcan. Sur le sol, il faut faire attention là où on marche car certains endroits sont bouillants et souvent marqués par des couleurs vives. Çà et là sont disposés des séismographes pour prévenir des éruptions, et vu la configuration, on sent que la terre ne demande qu’à s’embraser à nouveau. Pierres ponces, joyaux noirs bleutés, « éponges » rouges à peine plus lourdes que du polystyrène, nous remplissons nos poches. Il faut parfois prendre une longue respiration pour passer un barrage de fumerolles à l’odeur fortement soufrée. Au moins cela dégage le nez. Suite à un différent familial de taille sur un type de roche incorrectement nommé, les uns tentent leur chance à droite, vers des cônes et des fumerolles, et les incurables ignorants partent à gauche, vers des fumerolles puis des cônes. Robin, malgré sa fièvre du matin (traitée assez efficacement par de l’advil), reste encore très valide. Comme à son habitude, il délivre une interprétation continue de ce qu’il voit, de ce qu’il imagine et de ce qu’il a déjà vécu. Puisque le sujet ne porte pas sur LES fameuses roches qui posent problème, ce fleuve de parole est le bienvenu.

Nous continuons par un site également très actif près de la route principale, Namafjall. Dame nature nous a concocté en condensé, des stands attractifs avec toutes les techniques dont elle dispose sur les manifestations de taille humaine : coulées d’eau chaude qui se déversent dans des bassins dont les pourtours sont marqués par des couleurs vives – certainement du sang de troll, rouge, orange, vert- , grosses cheminées qui crachent de la vapeur en sifflant suivant des tonalités propres à chacune d’elle, bains bouillants à grosses bulles dans une eau limpide, marmite glauque de boue qui glapie de gros gloop, petites pustules qui laissent échapper des senteurs nauséabondes … en quatre mots : la foire aux sorcières. De jour, c’est sympathique, de nuit, il faudra patienter quelques mois … Avant de regagner nos pénates, sur le chemin du retour, nous faisons halte à une grotte presque remplie d’une belle eau nacrée bleue. Ce n’est pas une surprise, elle est chaude et on s’y baignerait bien, mais comme il n’y a aucun islandais et qu’il est bien difficile de savoir si le côté limpide est obtenu par une forte acidité par exemple, nous restons sagement dans nos maillots de bain, bien au sec et nous consolons avec des photos. Une grosse fissure au-dessus de nos têtes semble communiquer avec l’extérieur. Nous sortons et grimpons sur le « toit » et là … surprise ! Ce n’est pas à proprement parler une fissure, mais carrément une faille, une gigantesque balafre qui inscrit son sillon sur toute la région visible, de part en part. Ils ne font pas les choses à moitié dans ce pays.

En route pour l’Askja : On a marché sur la lune C’est sous un ciel anticyclonique bleu dense que nous partons pour une contrée hors du temps et de l’espace : l’Askja, un site volcanique loin de tout, accessible par une piste chaotique et sans concession d’une bonne centaine de kilomètres quand même. L’autre bout du monde quoi (puisque nous en avons visité déjà un). Pourvu que l’univers ne soit pas courbe quand même sinon nous risquons de retomber sur le premier bout et ça fait une trotte. La littérature forumistique en la matière est terrifiante, du type : « nous sommes partis sous un ciel bleu et soudain ça a viré au cauchemar. Une tempête s’est levée et même les doudounes les plus épaisses ne suffisaient pas pour arrêter le froid ». C’est donc prudents que nous quittons notre tente, en short et chemisette, mais avec le nécessaire pour affronter les conditions polaires dans le coffre. Robin va mieux et sa fièvre a bien baissé. La piste est longue mais enchanteresse. Un vrai petit parcours du combattant. La première vingtaine de kilomètres est roulante au milieu d’une immense plaine plate enjolivée de scories. Lunaire. Il parait que les astronautes se sont entrainés dans le coin. Pas étonnant. Au milieu de rien, on ne trouve pas grand-chose, à moins d’aimer les cailloux ou la photo noir et blanc. Superbe donc. Puis la piste s’égaie avec quelques passages de gués ma foi pas désagréable. Hissé sur le toit pour ne pas avoir à nager en cas de problème, le plus petit d’entre nous indique la « bonne » voie. Mais compte tenu du niveau d’eau, nous n’avons eu aucune difficulté. Après, les choses se corsent avec la traversée d’une coulée de lave, noire, biscornue, qui a figé des silhouettes de trolls et leur environnement. La piste serpente tant bien que mal en milieu fortement hostile. La crainte est de croiser un véhicule en face, car il n’y a pas toujours la place pour deux. Un régal pour le pilote. Au sortir des ténèbres, nous entamons une partie très roulante, toute en grands virages, sur un sol volcanique gris, jaune ou rouge de pierre ponce qui ressemble à du sable. Notre passage laisse un panache de fumée derrière nous. Quelle grande bouffée de liberté… Tout au bout des cent kilomètres de piste nous tombons en hyperespace sur la lune. Apocalyptique. Il faut une petite demi-heure de marche pour atteindre enfin le cratère Viti, aux eaux tièdes d’un bleu laiteux tendre, chauffé gentiment à la géothermie, qui occupe le centre d’un volcan. Le tout est juste à côté d’un lac bleu foncé gigantesque en contre bas : l’ Öskjuvatn (une ancienne caldera pour les intimes). Sur le chemin, le bruit de nos pas résonne à certains endroits sur ce sol formé de cendres et de pierres ponces. Etonnant !



Les enfants jouent à Obelix en portant de gros blocs de pierre d’une main tant ils sont légers. Après un tour de cratère sacrement pentu, nous descendons au lac pour un plouf dans cette eau qui ressemble à du lait. Comme d’hab dans le coin, les locaux y vont dans le plus simple appareil. Nous restons encore un peu coincés du slip, ce qui ne nous empêche pas de goûter au plaisir voluptueux de faire quelques brasses alors qu’à l’extérieur, même avec du soleil, il fait un peu frisquet. Robin malheureusement reste sur la berge, toujours un peu fiévreux. Un petit tour sur le sommet le plus proche pour avoir une vue d’ensemble puis nous reprenons la piste dans l’autre sens avec Thibaud qui est autorisé à conduire prudemment. La rencontre insolite d’un 33 tonnes qui transportait une citerne au milieu des sinusoïdes de la coulée de lave et pour finir des essais de « gerbe la plus haute » sur une grosse flaque assez profonde furent les dernières animations du parcours. Certes, cela fait des kilomètres mais nous en avons pris plein les yeux. Note de 3 étoiles. De retour à la tente, nous entamons les tâches quotidiennes : repas au soleil du soir devant le lac, Robin à soigner, appareils photos à vider … La routine quoi. Une mouette vient innocemment se poser près de nous. Bien entendu, les enfants lui donnent un petit quelque chose. Innocemment deux, puis cinq, puis quinze, puis vingt mouettes s’installent dans le coin. Il y a visiblement une hiérarchie intéressante à observer et tout ce petit monde piaille gentiment jusqu’à ce qu’un gros lourdaud français de G.O de %$@# du groupe de tentes d’à côté ne vienne interrompre cette étude des mœurs et expression orale des volatiles, en nous prenant pour des enfants mal élevés qui nourrissent les oiseaux qui risquent d’entacher ses tentes. Calme et zénitude nous ont permis de garder la maîtrise de la situation, mais lorsqu’au petit matin nous avons pu voir quelques déjections « mouetteuses » copieusement étalées sur sa tente, nous y avons tous vu une forme de reconnaissance de celles-ci au travers de ce geste de sympathie, pour le bon repas que nous leur avions offert. Après cette petite altercation, l’insatiable Grisemote ne peut se résoudre à baisser sa garde. Il est presque minuit, mais il reste un peu de lumière, et nous partons à deux dans l’antre des Trolls, un labyrinthe géant conçu au milieu d’anciens petits cônes volcaniques aux allures aussi découpées qu’inquiétantes : Dimmuborgir, les châteaux noirs. L’endroit est désert, sombre mais attirant comme tout ce qui fait « un peu peur », surtout en cette fin de règne du soleil. Côté Trolls, c’est comme pour les macareux, nous pensons avoir vu quelques silhouettes en contre-jour, mais cela reste à confirmer. En tout cas, encore une journée limpide, sans un nuage. Serions nous toujours sous la protection des Dieux locaux : par Adis ?

La foire aux chutes : le parc national de Jökulsargljufur « Pour ce matin, des chutes d’eau, cela vous dit ? ». Qui dirait non, puisque de toute façon c’est au programme. En mon fort intérieur, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y aurait peut-être un petit caractère de déjà vu sur le sujet, mais cela reste du domaine de la pensée furtive. Une petite heure trente plus tard, après avoir eu l’impression de tourner la nouvelle pub d’Orangina sur une piste défoncée, nous arrivons donc aux premières chutes : Dettifoss. Robin a conduit : niveau 3 avec 130 points. Bonne direction mais attention quand même aux nids de poules. Le brevet de conduite Grismotien est pour bientôt…

Chutes, vous avez dit chutes ? Ici ça décoiffe vraiment. Le volume d’eau qui s’élance furieusement dans le vide est tout simplement impressionnant. Rien d’étonnant donc à ce qu’un brouillard fluctuant s’élève au gré du vent généré par tant d’énergie. Top ! (en fait c’est la plus puissante chute d’eau d’Europe , 44m de haut, 100m de large!) Les deuxièmes chutes, Selfoss, sont plus petites, plus sages et plus dispersées, mais l’endroit très large dégage une belle harmonie que nous essayons de capter avec nos objectifs.

La troisième, Hafragilsfoss, a opté pour la quiétude d’un site revêtu d’orgues basaltiques, étriqué entre deux flans de montagne. Plus discrète, elle n’en reste pas moins belle avec des eaux bleu profond qui se mélangent avec une sorte de liquide du type boueux. Il y en a donc pour tous les goûts et couleurs.

Pour finir, nous entamons un trek de trois bonnes heures au souk international des orgues basaltiques : Hljodaklettar, puis Raudholar. En tous sens, de toutes tailles, les cristallisations de roches octaédriques fusent de partout. Gare à l’indigestion.


La montée du « fameux « mont rouge » , le Raudholar, sera un peu gâchée par … l’interdiction d’aller jusqu’au bout. Bon, pas grave de toute façon on en avait plein les bottes. Pour le retour, c’est Lucas qui conduit. Bien, mais attention aux virages un peu tronqués à la corde. Après l’effort, rien ne vaut le réconfort d’un bain bien chaud : le pays est conçu pour cela. A quelques kilomètres de notre campement nous filons à une large piscine très aménagée d’eau naturelle (Jardbödin Vid Myvatn). Odeur de souffre, bains de toutes tailles, chaleur graduelle en fonction de la distance avec la source, cela reste toujours un grand plaisir que de se laisser rouiller tranquillement dans cette eau énergétique. Beau moment islandais ! Détrempés à souhait et pour tout dire un peu mou, nous descendons dans une petite auberge pour finir la soirée : soupe, hamburger … de la grande cuisine quoi mais dans une bonne ambiance. N’est-ce pas le principal ?
Tiens, voilà du Dauphin. Cela devait arriver, nous levons le camp et quittons notre lac paisible bien aimé. Le repliage est rapide et le programme est fortement chargé. En premier lieu, nous passons à l’infirmerie pour Robin dont la fièvre a décru mais ne se résorbe toujours pas et dont la toux est persistante. L’infirmière ne se risque à aucun diagnostic et nous prend rendez-vous pour le début d’après-midi à Husavik, où se situe le premier médecin du secteur. Avant le départ, nous montons un dernier cratère, le Hverfjall pour avoir une vue sur le lac et ses multiples petits cônes. La montée n’est pas longue pour un point de vue vraiment intéressant : nous pouvons apercevoir une gigantesque faille qui traverse le paysage de part en part et que nous avions déjà observé au ras du sol au niveau de la grotte de Grjotagja. Tous les phénomènes géologiques ici présentés sont gigantesques et dépassent de loin les causes locales. Pas la peine d’être grand Vizir pour comprendre que tout cela se transformera rapidement dans les années à venir (ce qui peut quand même être long à l’échelle géologique). Notre changement à nous sera plus rapide. Nous « descendons » vers la mer, dans le port de Husavik. Cette petite ville plantée au fond d’un Fjord, boostée par son port, est très attractive. Tout est mignon : les maisons colorées, l’église plus travaillée que ce que nous avons vu jusque-là et, bien entendu, le port très animé. C’est la fête à Husavik. A l’entrée de la ville, une gigantesque panthère rose nous salue. Bigre ! La ville est découpée en quartiers de couleur : un rose, un vert et un orange. C’est le maerudagar, a priori la fête des bonbons. Chaque maison, chaque jardin est décoré avec des rappels de la couleur du quartier. Plutôt sympa !
L’attraction ici pour les touristes ce sont les baleines et autres cétacés que l’on peut voir parait il « à foison » : La capitale de l’observation des baleines en Europe quand même. Bien entendu, Grisemote boue d’impatience de voir ces navires amiraux du règne marin. C’est une petite revanche sur les orques que nous n’avons pas vus sur l’île de Vancouver, sous des trombes d’eau, alors que la probabilité d’en croiser était de plus de 90 % (mais nous avions vu pas mal d’animaux à commencer par des dauphins qui jouaient près du bateau). Malgré l’ambiance festive du lieu, dopée par l’enthousiasme de tous, au fond de moi cependant, deux petits diablotins me troublent l’esprit, un rouge et un bleu : « - Tu vas encore te faire rouler dans la farine de poisson – c’est un bel attrape touristes, et pas donné en plus. - Voir des cétacés faire des pirouettes devant soi est une expérience unique et inoubliable, tu ne peux pas rater ça ! » En tout cas, les prospectus qui nous sont distribués de tous côtés dès que l’on fait un pas dans le port sont formels : « Des cétacés, vous en verrez, en quantité et plutôt de prés (pour la rime) ». Ceci s’accompagne de la photo du vol d’une baleine qui pose avec le sourire pour une bonne cause … la sienne. Alors pourquoi me direz-vous, fichtre pourquoi hésiter ? Et bien tout simplement parce que si c’est juste pour voir des dos de baleines ou des jets d’eau au moment de la respiration, je ne sais pas si cela ne va pas vite me lasser, même de près. Bon, de toute façon les dés étaient pipés à l’avance. Le diablotin optimiste n’avait aucune chance de perdre, d’autant que l’eau est bleue, calme, tout comme le ciel qui est sans nuage. L’inscription est prise rapidement pour clore toute tentative de repli. Avant l’embarquement nous filons à l’hôpital pour notre rendez-vous pendant que les deux grands vont écumer le port à la recherche d’un sandwich à leur goût. Surprise, au portillon de l’hôpital on laisse ses chaussures et on marche en chaussettes. Après une attente assez longue, une belle doctoresse nous prend en charge. Grande blonde aux yeux bleus, Robin est tombé sous le charme tout de suite, même lorsqu’elle a annoncé son verdict : 15 jours d’antibiotiques pour une grosse inflammation des bronches et autorisation pour le bateau de l’après midi. Un petit tour à la pharmacie (avec une attente interminable car ils prennent leur temps) et nous voilà fins prêts pour notre périple en mer de 3 heures. Le bateau a un certain charme mais il a aussi la caractéristique d’être bondé. Il est possible de voir les choses d’en haut, mais les quatre ou cinq places possibles sont occupées pas de grands gaillards indéboulonnables. Il reste tout le pont et l'espoir que le saut de baleine sera suffisamment haut pour l’apercevoir au-dessus des têtes. La vue sur la ville est imprenable, puis nous remontons le fjord vers la mer, passant non loin d’une île où il y aurait des macareux. Pour l’heure, ce n’est pas le jour, chacun son tour ! Comme il fait beau et finalement plutôt chaud, nous nous installons vers la proue. Soudain, un dos de baleine passe près du bateau. Ce fut furtif mais grandiose. Il fut accueilli par une grosse salve de photos et une envolée de bonne humeur collective. Il fut suivi d’un deuxième, puis d’un troisième. Le suivant fut très nettement reconnu par notre guide : un dos de dauphin.

Puis il y eu LE magnifique dos de baleine au raz du bateau que j’ai raté car je n’étais pas du bon côté. La chasse est sélective… Un dos présenta en plongeant un bout de queue. Le crépitement des appareils photos était à son comble. Pour ma part, je n’ai pas pu le prendre à cause d’une tête d’humanoïde hilare entre l’appareil et le monstre marin. Bien entendu, c’est contractuel, les cétacés ne manquent pas de se signaler par quelques jets d’eau bien senti. Au bout d’un moment, notre guide, entièrement satisfait de la session, nous annonce fièrement nos « prises » : - « des baleines de type rorqual (a priori les milieux autorisés se seraient laissés dire que tous ces dos là provenaient du même corps, celui de la baleine de garde) et trois ailerons de dauphins. Le tout fut vu de très près. Un festin indiscutable ! Il faut penser à rentrer cependant mais pour couronner le tout, nous allons passer près de l’île aux macareux et boire une boisson chaude. » Nous frôlons l’extase. Après l’île aux macareux, nous profitons enfin du point de vue haut libéré pour voir … le paysage. Aller, il faut être honnête. On a passé un bon moment, parce que le site est magnifique, le temps était parfait et qu’il y a eu des cétacés qui ont montrés leur nageoire caudale comme apéritif. J’entends quand même au fond de moi mon diablotin pessimiste qui me susurre : « Bienfait ! Je te l’avais dit. Je suis même sûr que la prochaine fois tu replongeras … » Pas faux ! C’est pas tout ça, mais il reste un bon bout de route avant l’arrivée prévue. Nous filons à une station service/ fast food pour nous sustenter rapidement, ce qui m’a permis de goûter le hamburger le plus ignoble de ma carrière, puis nous repartons « on the road again ». Sur le chemin, nous passons aux chutes de Godafoss , toutes mignonnes mais sans rentrer dans la catégorie de celles qui marquent une vie.

Puis nous déposons les armes au camping Hamrar d’Akurery (deuxième ville du pays) par une belle lumière chaude du soir qui n’en fini pas de se prolonger. Ce camping est très bien aménagé avec des aires de jeux pour les enfants au-dessus de lacs, et comme d’habitude une pelouse « moquette » qui est un appel irrésistible au posé de ripatons fatigués. Nous inventons un nouveau type de « night soccer » qui fera fureur entre nous les jours suivants…
Akurery

Après un repliage toujours aussi rapide de la tente, nous partons visiter Akurery, belle ville plutôt attractive avec ses petites maisons très colorées, sa belle église et son centre un peu commercial où il est possible de faire quelques achats – ce qui est finalement assez rare. Il y a du teeshirt et des cartes postales dans l’air, mais Grisemote n’arrive pas encore à se décider pour son pull. Robin craque pour un couteau Suisse Islandais absolument unique que ses impitoyables parents refusent d’acheter. Pas assez typique mon fils. Nous reprenons les routes champêtres pleines de pelouses aux mille fleurs, de chevaux photogéniques la crinière au vent et d’arrière-trains de moutons qui fuient les photographes, dans un paysage au relief mi rond mi pointu, pour arriver à la ferme Glaumbaer, ancienne demeure typique Islandaise.

La visite est vraiment très intéressante. Cette ferme est constituée de plusieurs toits recouverts d’herbes, sous lesquels l’aménagement intérieur nous fait revivre les conditions de vie de nos ancêtres pas si lointains. Les murs sont en tourbe, matériaux fortement isolant, et l’usage du bois, pas très courant sur l’île, est mesuré. En tout cas, la ferme est grande et derrière la petite entrée principale, le long couloir nous permet de passer du cellier au garde-manger, à la cuisine, la salle de classe et les chambres de type « salle commune ». Tout est bien aménagé et illustré par de nombreux clichés de l’ère primitive de la photographie. Trois étoiles sans hésitation. Ne pas oublier aussi la demeure principale, plus moderne, qui ressemble à une maison de poupée.

Nous prenons ensuite la piste qui conduit à la péninsule de Vatsnes, avec les arrêts programmés au fort viking de Borgarvirki sorte de « fort » mi naturel mi construit de main d’homme sur un socle basaltique plus élevé que la moyenne. Disons qu’il convient d’avoir un peu d’imagination pour retrouver l’ambiance d’une troupe en ce lieu globalement très minéral. Puis il y eu le fameux rocher basaltique en pleine eau à quelques dizaines de mètre de la côte. Bien, mais la lumière du soir était cachée en partie par la falaise.

A Illugastadir, en recherchant les phoques que l’on peut apercevoir vers la pointe de la péninsule, nous tombons sous le charme du petit camping installé paisiblement près de la mer, dont la pelouse vert cru n’attendait que notre tente. Le propriétaire n’est pas présent, mais ici cela ne pose aucun problème. Cela marche sur la confiance. C’est très reposant. Tout près du camping réside sur la plage une nurserie d’oisillons piailleurs qui attendent avec impatience leur pitance. Au-dessus de nos têtes, les parents s’affairent et font des aller-retours incessants pour les nourrir entre la plage et un champ situé juste derrière le camping à une bonne centaine de mètres. On ne distingue pas leurs cernes, mais on se doute que ces ingrats de nouveaux nés leur en font vraiment baver. En plus, dès que nous nous approchons d’un petit, ils se doivent de défendre le morceau avec véhémence. Dur dur d’être parent ! Ceci dit, ils apprendrons qu’ados c’est pas toujours drôle non plus. Nous finissons la soirée sur fond de soleil qui essaye désespérément de se coucher dans un ciel limpide. Bière, côtelettes d’agneau (désolé), eau chaude pour la vaisselle, night soccer façon Grisemote : le bonheur quoi, le tout sous le ballet incessant des volatiles qui s’affairent dans un sens à vide et dans l’autre avec des vers ou autres mets délicats pour les palais braillards.
La matinée du lendemain commence sous un ciel et une température clémente par la visite à nouveau de nos oiseaux et la recherche de quelques phoques. Un site de protection de ceux-ci existe non loin sans que nous n’ayons pu y accéder la veille. Il y en a, mais ces messieurs-dames nous boudent allègrement et restent avachis langoureusement à bonne distance de la plage ou dans l’eau. Nous enchaînons la visite par des arrêts chevaux, moutons (et oui, Grisemote ne s’en lasse pas, ce qui n’est pas le cas de tout le monde) et pour finir, clou de la matinée, par un site un peu atypique d’orgues basaltiques baignant dans la mer.

Ah qu’elle était douce cette matinée d’été en bord de mer, avec son ciel dégagé, sa piste roulante, ses herbes folles et ses hautes falaises. Trop facile en tout cas, car le reste du parcours de la journée file vers le centre de l’île, vers des monts sombres qui ressemblent à ceux du Mordor, entourés de nuages inquiétants. Au fur et à mesure que nous entrons dans les terres, la lumière diminue, la piste devient technique et cassante, le relief s’accentue, les pulls refont leur apparition tandis que les shorts sont remisés en fond de cale. Nous n’avons pas d’anneau à détruire, juste l’envie d’en découdre avec Dame nature qui semble vouloir nous faire payer cher notre incartade dans ses terres secrètes.

L’arrivée au camping ne fut pas réjouissante: ambiance refuge et foutage de gueule de façon institutionnelle. Certes on ne peut pas penser à tout mais disons que dans un camping, on s’attend à trouver un semblant de terrain à peu près dégagé pour y planter une tente… et bien ce ne fut pas simple de trouver un espace correct. Avec deux petits sanitaires miteux (un pour les hommes et un pour les femmes), bravement équipés d’un lavabo pour trente personnes, d’une douche et d’un robinet dehors pour la vaisselle, c’est ce que l’on peut qualifier sans risque de camping spartiate. Cerise sur le gâteau, il faut laisser la voiture au parking et donc se transporter nos 100kg à la mimine. Pas très attractif tout cela ! En revanche, le chalet de l’accueil sert des repas chauds dans une petite salle remplie de buveurs de bière et de simples touristes qui cherchent un peu de chaleur humaine. Le vent est assez fort et nous sommes prudents en déballant la tente pour qu’elle ne s’envole pas. Nous consolidons fortement nos attaches avec de grosses pierres et des sangles pour espérer la conserver au même endroit toute une journée. C’est le retour vers l’automne côté température. Tout cela n’entame pas notre moral d’acier. Nous chaussons les crampons, équipons nos sacs à dos avec le nécessaire contre la pluie et nous voilà partis avec allégresse vers le volcan Strytur, petite rando qui n’excède pas dix kilomètres. La première heure fut tranquille. Le vent avait baissé d’un ou deux tons et le soleil tentait des percées ponctuellement réussies. C’est la deuxième heure que nous n’avons pas aimé. De gros nuages avaient rempli le ciel, lâchant par intermittence des éternuements humides. Ce bon sang de foutu volcan devait apparaître derrière chaque colline mais à chaque fois il reculait à la suivante. Un grand classique. Un vent soutenu s’est mis à siffler à nos oreilles et à nous glacer le peu de sang liquide que nos corps transis contenaient encore. Un plaisir intégral. Mais comment rebrousser chemin après tant d’effort, alors que « le paysage à ne rater sous aucun prétexte » est là, à quelques ridicules encablures ? Robin, est le premier à se planter derrière un gros rocher et à abandonner la lutte. Comme l’arrivée est imminente nous lui laissons les sacs à dos et partons à l’assaut des derniers mètres. La terre est de plus en plus désolée et les conditions se durcissent. Il faudra encore presque trente minutes pour arriver au site, ce qui n’était pas vraiment prévu. Oui, il est beau. Splendide certainement par beau temps. La visibilité réduite et la lassitude de tant d’efforts pour un résultat mitigé dans ces conditions feront que nous n’insisterons pas particulièrement dans la phase contemplative. L’avantage de monter avec le vent de face, c’est que l’on descend avec le vent dans le dos. Cette lapalissade se traduit par une redescente fulgurante en courant, pour rejoindre un Robin que nous imaginions glacé derrière son rocher. Le gaillard est solide et bien au chaud avec les vêtements que nous lui avions laissés. Lucas chute et se blesse à la main. Même si le but a été atteint, c’est un trek qui restera dans les mémoires pour sa difficulté et l’énergie qu’il nous aura coûté. Sous un soleil radieux, c’est peut être une balade champêtre … Et dire que l’on bronzait le matin même … Nous goûtons le plaisir de rentrer au chaud dans notre tente spacieuse. Toute la nuit, elle s’est tordue de tous les côtés, avec des couinements inquiétants au niveau des arceaux. Mais comme le roseau, elle plie mais ne rompt pas. Elle a tenu Éole en échec, par Avent.
C’est toujours avec un vent plutôt fort que nous replions la tente le lendemain, après une douche chaude (c’est quand même un des avantages de ce camping). Non loin du camp il y a des sources chaudes, mais aller se baigner par ce temps maussade et ce vent, non merci ! Nous passons donc voir les solfatares avant de partir.

La piste pour aller à Kerlingarfjöll est belle et sans histoire, si ce n’est que Thibaud conduit un bout de chemin. Robin va mieux avec ses antibiotiques, mais ce n’est pas encore ça. Arrivés sur le site à caractère volcanique, un vent violent rend l’approche difficile pour voir en contrebas ce point chaud aux couleurs multiples qui dégage des fumerolles de toutes parts. Tout cela est très attrayant mais les conditions sont un poil hostiles quand même entre vent et gros nuages de pluie actifs. Nous optons pour l’installation en premier lieu au camping, quelques kilomètres plus bas, ce qui laisse le temps au temps de changer. L’humidité ambiante, le froid et la lumière triste ne soulèvent pas vraiment l’enthousiasme dans les rangs à l’idée du planter de piquets. Il y a de petits chalets, nous tentons le coup auprès de l’accueil. Hormis le coût justement, c’est une belle aubaine. Dormir dans du dur, avec du chauffage, de l’eau chaude – mais pas de douche – et pouvoir faire sécher les affaires, nous ne réfléchissons pas longtemps. Après un repas et une bonne sieste qui nous mène vers 17h00, nous nous préparons à affronter les conditions extérieures hasardeuses pour monter à notre site d’activités volcaniques, par un chemin de montagne plutôt que par la piste du matin. Le vent est tombé, mais le plafond reste bas et instable. Le crachin est là. Les plus impatients partent devant. Un bon quart d’heure plus tard le reste de l’équipe les croisent en sens inverse. Il fait froid et ce n’est vraiment pas raisonnable pour la santé de Robin. Il y a du 4x4 dans l’air pour se rendre à destination … Avec les deux grands, nous montons entre les monts sur un chemin fait d’une sorte de boue un peu collante de différentes couleurs entre le bleu, le vert, le jaune et le gris suivant les terrains et l’origine volcanique. Nous terminons par la traversée de grands névés ou résidus de glacier sous une pluie froide. Ça a intérêt à valoir le coup d’œil, parce que deux heures de montée dans ces conditions n’est pas une sinécure … Pendant ce temps, l’équipe Grisemote-Robin, elle, attaque le trek N°7, dans des conditions pas faciles non plus. Magique ! Cette zone est un vrai régal pour les yeux et les narines. En arrivant, le ciel se dégage partiellement et une belle lumière modulée par les percées du soleil illumine en contrebas des zones aux couleurs vives que l’on entraperçoit entre les fumerolles blanches. Un petit ruisseau rose serpente en fond de vallée en perdant sa chaleur. Au niveau des crêtes, des cheminées sifflent, bloblotent, crachent, gargouillent. C’est une exposition à ciel ouvert sur ce qui se fait de mieux dans le genre « point chaud » … Une réussite. Nous faisons la jonction avec les deux fugitifs au niveau bas, près de la rivière et d’un bain chaud installé par notre loueur de bungalow : juste une retenue d’eau. Au moment où nous arrivons, un homme est en train de le vider et de creuser le fond qui se remplit régulièrement d’une sorte de boue glaiseuse. Avant de nous baigner, nous avons une demi-heure à perdre, ce qui n’est pas une galère dans un endroit aussi enchanteur. Ce petit coin d’enfer est un paradis pour les photographes notamment, avec un festival de couleurs réunies avec harmonie dès que le terrain « chauffe » ou dès qu’une source d’eau apparaît. Nous aurions aimé faire le trek N° 7 en entier (l’équipe arrivée en voiture l’a fait en grande partie), mais compte tenu de l’heure tardive de notre arrivée et du côté incertain du temps, nous explorons uniquement le secteur, remontant quand même jusqu’au glacier le plus proche. Comme nous n’avions pas prévu de baignade et que l’endroit est presque désert, nous la jouons à l’Islandaise et nous laissons détremper un bon moment dans cette eau chaude certes boueuse mais revigorante. Comme les autres fois, la sortie du bain ne nous transforme pas en glaçon tremblotant tant nous avons accumulé de chaleur. Ce site est un gros coup de cœur et un de nos préférés.
Nous quittons notre petit chalet le lendemain à regret et repartons faire une dernière visite à nos fumerolles avant d’affronter la piste vers Geysir. Les paysages sont larges, immenses, avec, où que porte le regard, des monts sombres auréolés de verdure. Passant près d’un glacier de taille plus que respectable entouré de pics inquiétants, nous ne pouvons résister à l’idée de sortir de notre piste pour en prendre une autre autrement moins carrossable, qui y mène. Même avec un 4x4, la négociation de chaque mètre est compliquée et nous finissons par faire demi-tour. Les pistes s’enchaînent, puis vient la route et le retour sur des lieux plus civilisés. Plus nous nous rapprochons de la côte, plus le ciel s’éclaircit. C’est donc sous des cieux lumineux et cléments que nous revisitons le point chaud de Geysir pour une deuxième chance de reprendre notre bulle annonciatrice du geyser.
Des hommes et des lieux

Une petite glace trempée dans du chocolat pour fêter notre retour au chaud et nous atteignons le fameux site de Thingvellir. Fameux pour qui ? Là est la question. C’est en ces lieux qu’à partir du Xème siècle les différents chefs de clans se réunirent et créèrent un parlement, l’Althing, le tout premier en Europe, pour gouverner le pays dans la paix (cela dura jusqu’auXVIIIème siècle). Se battre pour des rochers, des volcans et un peu d’herbe semble déraisonnable de toute façon, mais n’y en a-t-il pas qui se battent pour moins que cela, même encore de nos jours ? Donc, chapeau Messieurs les Islandais (car je doute quand même que les femmes aient eu leur mot à dire, au moins en public) pour cette belle leçon de démocratie en avance sur son temps. A la deuxième question qui brûle les lèvres - pourquoi là ? Et bien la réponse est toute simple : parce que le site est remarquable d’un point de vue géologique : il se trouve sur la dorsale océanique, dans une zone d’effondrement d’un terrain que l’on étire entre deux plaques, avec la faille qui passe en son milieu. Bref, c’est beau, cela impression et donne envie de rester humble lorsque l’on voit les forces colossales que peut déployer notre petite planète pour construire de nouvelles terres habitables. L’appellation de « fameux » en tout cas à un coût : le grand parking avant d’accéder au site est rempli de cars qui déversent leur quota de touristes cosmopolites dès leur arrivée. Idéal pour apprendre les langues mais pas simple pour les photos … Ceci dit, une fois éloignés du chemin « officiel » il y a moyen de goûter au moins partiellement au silence et à la quiétude du lieu. Avec le déclin de la lumière, nous repartons pour un très beau camping, celui de Fossatun, bien aménagé et qui surplombe un torrent photogénique : la Hvita. Nous sommes fin juillet et déjà nous ressentons la fin proche de la journée continue. Une fois n’est pas coutume, nous prenons notre temps le matin et profitons pleinement des installations du camping. Grosse machine à laver suivi du séchage. Parallèlement nous passons aux bains chauds dans de petites « piscines » synthétiques, suivi de la visite d’un parcours de trolls qui raconte une histoire bien triste d’un pauv’ papa troll emporté par la rivière. Ah, quelle imagination ces Islandais. L’hiver doit être bien long … Le tout se vit très bien, à commencer par le paysage. Il est temps de lever le camp pour la chasse aux macareux.

« Ce qui est rare se mérite » C’est certainement à partir d’un tel principe, qui ne vaut peut-être pas tripette, que des macareux ont, dans des temps très anciens, décidé de migrer à la pointe sud des fjords du nord-ouest, hors du commerce des hommes. « Ceux qui viendront là, seront cajolés comme des rois. Les autres paresseux, ne verront jamais que nos œufs ». Fort de ces paroles murmurées par le vent, nous partons d’un pneu sûr affronter les volcans, chemins chaotiques qui mènent au Nirvana, de ce beau volatile de tout premier choix. Pour y parvenir, la piste il faut aimer et les virages enchaîner, car la route est longue, près de la côte toute de dentelles découpée, sculptée par l’échancrure des fjords. En arrivant sur la mer nous découvrons mille et une îles, comme si le bout de la terre s’était cassé en petits morceaux. Ça monte, ça descend, ça tourne. Tantôt le ciel est partiellement dégagé, tantôt le brouillard estompe la visibilité. Pour qui aime la diversité, c’est une bonne route, pas vraiment reposante, mais agréable et pleine de surprise, sans atteindre non plus des sommets dans l’art paysagé. Un cargo sur le sable rouille tranquillement. Un musée sur le bord de la route est signalé par un drakkar. Tout cela a un petit caractère assez insolite qui va bien avec cette piste hors norme. Le camping est atteint tard le soir, vers 23h00 après avoir traversés une zone de brouillard dense. Nous sommes loin du premier village et pourtant le camping est bien fréquenté, preuve s’il en fallait que ce que nous devons voir le lendemain doit être intéressant. Le camping est bien aménagé et nous mangeons à l’intérieur du grand bâtiment de l’accueil visiblement conçu pour affronter les rigueurs de l’hiver et les caprices de l’été.

Un ciel voilé et une température de l’ordre de 10° nous accompagne au matin lorsque nous parcourons la plage de sable jaune, une curiosité ici ! Avec une petite vingtaine de degrés de plus nous nous serions presque baignés car le sable est agréable et les vagues de belle taille. Il faut ensuite moins d’une demie heure pour atteindre The site de Latrabjarg, en longeant des falaises, tout au bout de la route.

Côté falaise ici on est servi. Au niveau du parking elles sont au point le plus bas puis elles ne cessent de monter pour atteindre plusieurs centaines de mètres. Lorsque nous, humains, voyons la falaise comme une belle rupture de pente qui nous fait frissonner lorsque l’on s’approche de trop près, les oiseaux y voient une cité HLM avec tout le confort sur le palier et le supermarché juste en-dessous. Chaque famille se trouve une anfractuosité dans le rocher pour aménager son appartement. Côté sanitaire, cela reste limite salubre mais au global, la roche noire de la falaise est avantageusement décorée de tags blancs. Ça, c’est pour le décor, mais va-t-on enfin voir ces bon sang de macareux de près et justifier ainsi d’avoir fait tant de route ?

Au début, nous nous approchons à tâtons, à deux mètres de notre première proie. Poli, le petit gars s’était apprêté de son costume noir à chemise blanche et chaussures rouges pour nous recevoir. Comme notre présence ne semble pas le perturber, nous tentons le mètre. A cinquante centimètres il commence à reculer et à se méfier. Au plus près, nous avons dû pouvoir en approcher à moins de vingt centimètres pour les moins farouches. Cela dépasse nos espérances, nous, communs des mortels, mais également ceux de Grisemote qui attendait de cela quelque chose d’exceptionnel. Nous passons sur les falaises plusieurs heures à prendre en photo tout ce qui vole, qui atterrit ou qui décolle, sous toutes les coutures et toutes les lumières. Le soleil fini par être de la partie et nous terminons en tee-shirt. Très belle matinée. Comme il n’y a qu’une seule route pour venir, on se doute que le retour se fait sur le même parcours qui semble quand même un peu plus long qu’à l’aller. Nous optons pour un camping improvisé à la sortie de la presqu’île, le dernier du voyage. Nous goûtons une dernière fois une pelouse tendre et moelleuse qui a généralement caractérisée les campings du bord de mer. Petit night soccer sous une lumière à la limite de la nuit avant de plonger dans nos duvets …

Au petit matin, la première mission est le pliage complet et définitif de la tente – et oui, déjà. Notre crainte était qu’il pleuve, ce qui aurait eu pour conséquence de devoir la faire sécher avant le départ en avion pour ne pas alourdir notre plus gros bagage. Le soleil vient gentiment évaporer l’humidité résiduelle de la « nuit » pendant le petit déjeuner ce qui rend cette opération aussi simple que d’habitude. Nous passons à la ferme voisine avant de partir pour régler la note du camping. La confiance et le respect des installations même sans la « supervision » d’un accueil est vraiment quelque chose de formidable dans ce pays. Bien sûr ici les conditions sont certainement plus difficiles qu’ailleurs et la population n’est pas nombreuse, mais ce mode de fonctionnement est vraiment reposant et retire une pression permanente qui plane chez nous au-dessus de nos têtes dès que l’on est dans un espace public. Nous avions déjà trouvé cette confiance en Finlande et en Norvège où des personnes pouvaient laisser leur sac à dos à la gare le matin pour visiter la ville et le retrouver le soir … ça fait rêver (mais cela a peut être changé car c’était en 91).
La journée est consacrée à la visite de la péninsule de Snaefellsnes, dans sa partie nord, avec ses différents « spots », sur un parcours bien étudié par Grisemote. Nous commençons par la montée d’une curiosité locale, le mont Helgafell , près de Stykkisholmur. Ce petit monticule doit être gravi sans mot dire et trois vœux peuvent être faits au sommet en regardant vers l’est pour qu’ils se réalisent. « Trop Facile !» Mais il y a des pièges que nous ne soupçonnions pas. Pour commencer, le mutisme est une épreuve pour certains dont la langue ne connait le repos que la nuit. Sur le chemin, nous croisons des personnes qui devaient certainement être chargées de mettre à l’épreuve le touriste trop confiant. Ils nous saluent très gentiment et essayent d’engager la conversation. Heureusement nous ne nous laissons pas distraire. Nous hochons la tête puis continuons un peu gêné notre chemin, au risque de passer pour un groupe de demeurés ou de mal polis si ce sont de vrais touristes, mais peu de chance. Troisième difficulté, regarder vers l’est .Chez nous, c’est simple. L’est c’est là où se lève le soleil. Oui, mais ici le soleil se lève et se couche au nord et fait presque un tour complet la journée. Nous estimons la bonne direction avant de prononcer notre vœu. En tout cas, je peux témoigner que pour un petit vœu, ça marche … j’ai eu ma glace.
Ensuite, vient la visite d’une petite ville (ou d’un grand village), Stykkisholmur, avec ses maisons colorées, son petit port aux eaux propres, son phare rouge qui est un appel aux photos (à tel point qu’il faut attendre longtemps pour pouvoir en griller une sans personne) et sa belle église moderne qui tranche une nouvelle fois radicalement avec les clochers standard.

Petit passage par les ports de Grundafjördur et Olafsvik, puis nous enchaînons par un arrêt à la plage de Skardsvik. Ses gros galets sombres tous ronds et ses criques à croquer de basalte sculpté en font un endroit qui serait un must dans un pays chaud. L’avantage, c’est qu’ici il n’est pas nécessaire d’enjamber les serviettes pour visiter, car à part une baigneuse à sang froid qui doit être croisée avec un poisson, ce n’est pas le rush.
L’étape d’après est une nouvelle visite de falaises truffées d’oiseaux piailleurs, cris caractéristiques que nous commençons à bien connaitre, près d’un très beau phare (Svörtuloft). A cet endroit la falaise est découpée en arches généreusement décorées à coup de pinceau de croupion de volatiles. Toute cette agitation aéronautique reste quand même captivante et nous restons encore un bon moment à regarder les allées et venues des macareux, sternes et autres mouettes qui animent l’endroit. Le cadre tout au long de cette péninsule est magnifique avec ses monts volcaniques aux couleurs souvent inhabituelles. Nous contournons la pointe et partons rejoindre une magnifique plage de petits galets ronds tous mignons qui roulent sous nos pieds (Dritvik) blottie entre les falaises. Sur le parcours pour y accéder, les restes d’un bateau métallique jonchent le sol. Vu l’état des tôles et l’éloignement de l’eau, cela donne une idée de la violence de la mer en ces lieux lors des tempêtes. L’anse ainsi formée par la plage est vraiment de toute beauté, avec ses grosses vagues qui se fracassent presque à nos pieds, sa petite brume d’embruns et ses falaises basaltiques découpées qui viennent mourir dans l’eau. Le coin idéal pour les doux rêveurs, les photographes ou les penseurs. Comment juger de la force des mousses au temps des bateaux à voiles qui faisaient le commerce du sel et abordaient la côte non loin de cette plage ? En soulevant de gros galets calibrés. Ce sont ces galets que nous pouvons voir sur le chemin d’accès. Nos enfants n’en soulèveront pas un !
Nous finissons notre périple du jour en arrivant à Arnarstapi, au camping où nous avons retenu une chambre d’hôte. Plutôt pas donné et très moyennement rendu : la chambre est ridiculement petite pour cinq. Une petite table commune à l’extérieur pour manger, destinée à une trentaine de personnes, rien pour faire la vaisselle et deux salles de bains toujours habitées constitueront le confort très relatif du lieu. Bref, pour une fois, une grosse déception. Le peu d’aménagements à disposition pour les repas cacherait il le souhait de nous voir nous attabler au restau tenu par les tenanciers ? Tout n’est pas négatif cependant, les falaises environnantes sont un véritable trésor, protégées par des gardiens des airs, les sternes, qui nous attaquent dès que l’on quitte la route. Un bâton est fortement recommandé.
Avant dernière journée. Le programme est simple : un petit peu de falaise pour le petit déjeuner et comme plat de résistance le retour à Reykjavik et sa visite. Toujours sous une belle lumière entrecoupée de zones cotonneuses nous arpentons les falaises de Hellnar, joyeusement garnies d’oiseaux en tous genres. Ce qui caractérise le plus ce lieu c’est le découpage de celles-ci en arches complexes ou cavités qui forment des dortoirs, cuisines et salles à manger pour cette population décidemment très bruyante. Si ailleurs il convient de faire gaffe au gorille, ici gare aux sternes qui occupent une bonne partie de nos pensées. Sans être Hitchcockien, il y a quand même de quoi être un peu inquiet. Le retour à la capitale se déroule sans problème, avec un premier arrêt à l’église toute noire de Budir, puis un second à la plage de Ytri-Tunga où nous espérons voir des phoques. « Grommel, grommel » entend-on bougonner ceux qui n’attendent que de revoir la ville. « Que vient -on faire sur cette plage paumée ? ». Pas si paumée que cela en fait, car l’œil de lynx de Grisemote, qui décidemment ne laisse rien passer, débusquera de gros fainéants de mammifères marins en train de bronzer au loin entre des troncs échoués. Si de loin on peut ne pas les voir, de près, il n’y a aucun risque de ne pas les sentir.

La circulation dans la capitale n’est pas fluide sans être vraiment gênante et comme dans toute grande ville qui se respecte, se garer reste une épreuve. Nous débarquons à Baldursbra notre gîte, tenu par des français. Très serviables, ils nous aident à contacter notre loueur pour « discuter » des quelques dégâts de notre premier gué. Celui-ci se déplace et inspecte la voiture. Verdict : le marchepied était déjà abimé, il l’est un peu plus. Idem pour le pare-chocs. Rien donc ne nous sera retenu au final. Ouf ! Il faut dire aussi que cette voiture, pourtant en très bon état, a dépassé les 100 000 kms. Disons qu’elle est amortie. Pour finir, la voiture doit être rendue au parking de l’aéroport, le lendemain, en laissant les clés dans la boîte à gants (donc non verrouillée). Confiance, vous avez dit confiance ! Nous prenons possession des locaux qui nous sont affectés, ou plutôt devrais-je dire de notre appartement car il est constitué d’une belle chambre, une salle à manger / chambre, d’une cuisine aménagée et garnie pour le petit déjeuner et d’une salle de bain. Le grand luxe et rien à voir avec le gourbi ridicule de la veille. Il est situé à quelques centaines de mètres de la guesthouse principale et pas loin des rues commerçantes. Très bien ! Pour fêter ces bonnes nouvelles, nous enchaînons par le traditionnel shopping de fin de séjour avec l’achat de pulls islandais (dont on n’a jamais douté qu’ils viendraient compléter notre panoplie de bagages). Visite au gré de notre inspiration dans les rues du centre, bien agréables. Ce ne sont pas les monuments ni l’architecture qui retiendra notre attention car en la matière rien de grandiose n’est à signaler, mais l’ambiance générale bon enfant. Comme il se doit, nous cherchons dans la soirée un restaurant. Dès que l’on parle d’autre chose que de pizza, chinois ou fast food, les prix grimpent vite et haut. Nous nous rabattons donc vers … une pizzeria que nous regretterons amèrement à deux titre : le lieu et le contenu de l’assiette étaient vraiment quelconques, le plus costaud d’entre nous a été complètement rétamé par une grosse intoxication alimentaire toute la nuit … grrrr (heureusement qu’à cet effet nous avons eu la chance de bénéficier d’un appartement pour nous tous seuls, car la nuit fut vraiment difficile !) Tiens, en parlant de la nuit, c’est la première que nous voyons depuis notre arrivée. La saison des grands soirs est quand même courte et la décroissance des heures de jour semble déjà assez importante début août.
Dernière journ��e. Réveil paresseux. Grisaille. Nous nous activons pour tout replier, ranger et caser en espérant que nous restions dans l’épure des cent kilos autorisés. Côté cailloux, notre stock est, comme d’habitude, assez important. Heureusement, il y a beaucoup de pierres ponce pour lesquelles on se demande si elles ne sont pas gonflées à l’hélium tant elles sont légères... Comme au premier jour, le coffre est désorganisé par tous ces nouveaux formats de bagage mais cela tient. Petit saut à Hallgrimskirkja, église modernissime juste à côté de la guesthouse, suivi d’une escapade hors de la ville pour monter en haut du réservoir géothermique « le Perlan » pour sa vue sur la capitale. Nous sortons à nouveau de la zone urbaine pour voir nos dernières manifestations volcaniques sur la péninsule de Reykjanes.

La piste est roulante, sombre et nous procure nos dernières sensations d’explorateurs de terrains hostiles. Nous nous arrêtons au milieu d’une zone de séchage de poissons (probablement de la morue). Warfff, ça fouette les narines ce petit air marin. L’accessoire vital indispensable est ici la pince à linge. Seule Grisemote brave ce danger olfactif pour prendre quelques clichés. Le point chaud de destination, les solfatares de Seltun, est intéressant avec ses multiples bassins ronds d’acide sulfurique qui produisent des boues grises blobloteuses et ses zones de fumerolles odorantes qu’il faut traverser en courant pour ne pas prendre les couleurs vives locales avant de virer au vert . Rien de neuf par rapport à ce que nous avons déjà vu, mais c’est bien fait, accessible et de bon goût (au moins au nôtre). La fin de cette visite déclenche une certaine effervescence au niveau de la banquette arrière de la voiture : Nous nous dirigeons vers THE grande piscine de l’île : Le blue Lagoon. Avant de l’atteindre, il nous reste quelques étapes : - Le lac Graenvatn. Même avec cette lumière tamisée triste, on ne peut pas manquer cette eau bleue azur qui donnerait envie de nager … en combinaison de plongée. - La visite d’une église ancestrale : Krisuvikurkirkja. Bigre, nous avons beau chercher, à l’endroit prévu il n’y a que l’herbe qui verdoie. Aurait-elle brûlé ? De toute façon, avec un nom comme celui-là, elle était mal partie. Le centre aquatique est situé au beau milieu d’une ancienne coulée de lave. La pierre d’un noir profond contraste singulièrement avec la couleur bleue lagon des bassins en partie provoquée par les dépôts « blancs » charriés par l’eau chaude naturelle en provenance du sous-sol (surplus de captage de la centrale géothermique). C’est beau, c’est chaud, large et très bien aménagé avec ses grands bassins lumineux, ses grands pots de « crème » blanche (dépôtsriches en sels et en silice) qui a priori serait excellent pour la peau et les cheveux. Nous en abusons. Quelques activités annexes sont proposées : massage tonique par des cascades chaudes, sauna, hammam. Bref, un long et doux moment où nous sortons totalement détrempés et sereins pour affronter notre dernière épreuve : l’embarquement à l’aéroport. Il pleut. Sur le chemin final, ayant un peu d’avance, nous décidons malgré le mauvais temps de faire un saut aux falaises de Reykjanesta et à leur phare, en empruntant une piste chaotique. Au milieu du brouillard et des nuages bas nous peinons à distinguer quoi que soit. Les Dieux d’Islande font en cela un dernier petit geste pour que nous partions le cœur léger après tout ce beau temps accumulé. Par Thon.
Après le plein de la voiture à la station essence située à quelques kilomètres de l’aéroport, nous déposons notre 4x4 avec un brin de nostalgie au parking final en suivant les consignes qui nous avaient été données. A notre grande surprise, la pesée des bagages fut une formalité. Chaque bagage a été enregistré mais nous n’avons pas eu l’impression que le poids total ait été calculé. Mince, nous aurions pu en mettre plus dans nos bagages en soute et ressembler moins à des bibendums … L’aéroport est bien aménagé pour la longue nuit d’hiver et a reçu un prix européen pour cela. Malheureusement nous n’aurons pas le temps d’en profiter. Au décollage, nous traversons rapidement le plafond nuageux qui empêchera définitivement de voir nos dernières fumerolles, déjà presque plongées dans l’obscurité. Quelques lueurs rouges rappellent qu’ici, il y a peu, le jour régnait en maître absolu. Puis la nuit s’étend, plus profonde à mesure que nous allons vers le sud.
Epilogue : Même si cela fait plaisir de redormir dans un lit, après trois semaines sur un tapis de sol, le gros matelas fait mal au dos. Côté temps, le mois d’août en France fut triste et froid, à peine plus chaud que ce que nous avons connu dans le nord. La vision des grands espaces vides où on respire à pleins poumons, les monts que l’on gravit en écoutant les histoires ou les délires d’imagination des uns et des autres, le froid qui vous fait pester et le chaud que l’on apprécie d’autant plus qu’il n’est pas assuré de durer, les « night soccer » à minuit en pleine lumière, les bains naturels qui vous transforment en accumulateur à chaleur, les prairies vertes et moutonneuses et les sols lunaires de cendre noire, tout ceci fait de cette terre un endroit unique, attachant, vraiment dépaysant qui ne ressemble à rien que nous ayons connu auparavant. Sceptiques en tout genre comme je pouvais l’être en partant, si vous aimez ce sentiment de liberté d’un monde en pleine construction, alors n’hésitez pas, cette terre de feu et de glace est faite pour vous. Comme d’habitude, Grisemote, durant les longues semaines qui ont précédées le voyage, a lu les multiples carnets de voyages de nos prédécesseurs, des livres, des documentaires et autres conseils pour nous concocter un cocktail équilibré entre les bords de mer souvent ensoleillés et les incursions pimentées du centre de l’île. Merci à tous ceux qui l’ont inspirée. Merci Grisemote pour toutes ces heures passées à la construction méticuleuse de cette belle aventure qui une fois de plus nous a permis de vivre de grands moments en famille et nous a transporté dans un autre univers. Voyager construit un trésor intérieur. Grâce à l’Islande, cette année encore nous sommes plus riches … Gilles - Dimanche 12 décembre 00h42
Données pratiques: à lire sur le site http://sites.google.com/...es/donnees-pratiques
Temps de visite aux chutes d'Iguaçu? (côté brésilien) English translation pending
Bonjour à tous,
Pour ceux qui ont déjà visités les chutes d'Iguacu, j'aurais une petite question : Nous prévoyons d'arriver à Iguacu de Rio en avion à 15h30 le mercredi, nous pensons visiter le coté argentin le jeudi et le coté brésilien le vendredi avant de repartir pour Sao Paulo. Il y a 2 options de vols l'après-midi, le premier partant à 14h40, le deuxième à 19h20. Pensez vous que nous aurions le temps de visiter les chutes coté brésilien et pouvoir avoir le vol de 14h40 (en repassant à l'hotel à Foz de Iguacu pour les bagages entre temps) ou est-ce que cela vous parait trop court ?
Merci d'avance pour vos réponses et bonne soirée, Elsa
Pour ceux qui ont déjà visités les chutes d'Iguacu, j'aurais une petite question : Nous prévoyons d'arriver à Iguacu de Rio en avion à 15h30 le mercredi, nous pensons visiter le coté argentin le jeudi et le coté brésilien le vendredi avant de repartir pour Sao Paulo. Il y a 2 options de vols l'après-midi, le premier partant à 14h40, le deuxième à 19h20. Pensez vous que nous aurions le temps de visiter les chutes coté brésilien et pouvoir avoir le vol de 14h40 (en repassant à l'hotel à Foz de Iguacu pour les bagages entre temps) ou est-ce que cela vous parait trop court ?
Merci d'avance pour vos réponses et bonne soirée, Elsa
Voyage dans les îles et atolls de Polynésie (été 2010) English translation pending
Il a duré quasiment 2 mois : juillet et août, faisant suite aux séjours de 2001 et 2004.
Cette fois avec vélos et kayaks pour chacun, pliables tous les deux. Et matériel de camping comme précédemment, cela va de soi...
Poids d'un vélo pliable équipé d'un porte-bagages (costaud) et d'une roue avant à moyeu dynamo : 12 kg. Poids d'un sac contenant le kayak, ses équipements (pagaie, jupe, gilet de sauvetage, gonfleur, sac étanche etc...), la tente de camping et autres fournitures (chargeurs appareils, ponchos, sandales, matériel snorkeling, etc...) : 23 kg.
== > Poids mis en soute : 12+23 = 35 kg/pers. Nous avions droit à 2x23 kg/pers. soit 46 kg/pers., nous étions donc loin du compte...
Voyage avec Air Tahiti Nui: départ Bordeaux, Paris CDG, Los Angeles, Papeete. Bagages enregistrés de Bdx à Papeete. Idem pour le retour Papeete/Bdx.
== > Poids du sac à dos en cabine (vêtements, trousses toilette/pharmacie, serviette bain, matelas gonflable ultralight, duvet léger+ sac à viande, oreiller gonflable, éclairage, veste coupe-vent) : 7 kg + un petit sac de ceinture (passeport, carte bancaire, argent, produits anti-moustiques, APN, lunettes, bloc-notes/stylo etc...). Nous étions là aussi sous les 10 kg autorisés.
Pour les liaisons inter-îles: pass découverte Air Tahiti (réservé et payé CB depuis l'atoll d'Anaa et retiré lors du transit à Faaa) pour aller de Papeete à Raiatea, Raiatea/Huahine, Huahine/Papeete. Nous avions prévu pour ces voyages inter-îles de mettre nos gros bagages (sacs kayaks et vélos pliés) en fret. En fait on ne paiera de fret qu'entre Anaa et Raiatea... ne me demandez pas pourquoi ! Pour Tahaa et Moorea : navettes maritimes (quotidiennes sauf week-ends) au départ de Raiatea (Uturoa) et Papeete. Aucun supplément pour nos bagages, les vélos pliés et rangés dans leurs sacs n'étant plus des vélos mais des sacs...
Notre projet : - découvrir quelques atolls des Tuamotu via les goélettes qui assurent des rotations/livraisons de fret "régulières" au départ de Papeete - et retourner à Raiatea, Tahaa, Huahine et Moorea faire des balades kayak ou randos vélo et à pied "manquées" lors de nos précédents séjours.
Réservations ? : aucune... Nous ne savions de toutes façons pas dans quel ordre nous allions pouvoir faire tout ça mais par contre nous savions, pour ce 3e séjour en PF, qu'il fallait "prévoir" large, oublier tout repère de temps et intégrer la notion d'incertitude.
Mise dans le bain immédiate : le soir de notre arrivée à Papeete, il manquait un de nos bagages, un sac contenant un kayak et du matériel de camping ainsi que la pompe à vélo... Contrariant mais pas bien grave dans la mesure où notre ami, venu nous accueillir à l'aéroport, pouvait nous héberger sans souci (taxi Faaa/Papeete : 2500/3000 cfp --> 20 à 25 € selon les voitures et surtout l'humeur du chauffeur -pas de compteur-. Pour les trucks ou plutôt les bus, compter 250 cfp --> 2 €). Même mésaventure pour un autre couple venu de Lyon, sauf qu'eux allaient à l'hôtel et qu'ils n'avaient strictement rien sur eux, à part leur poche-banane... Bref, nous attendrons quand même 3 jours notre sac ! Dédommagement : 80 €/pers. soit 160 €. Pas de quoi aller bien loin, surtout en Polynésie mais bon, pour nous c'était tout bénéfice et nous n'avions pas du tout envie de nous lancer dans une quelconque procédure. 3 jours mis à profit pour, entre autres, aller sur les quais de Motu Uta et dans tous les bureaux des compagnies maritimes, en quête d'un bateau en partance pour les Tuamotu où il resterait des places disponibles (seulement 12 passagers officiellement admis en cabines) et le temps de notre séjour, soit juillet et août. Pas évident car les rotations, selon le nombre d'atolls abordés et le fret transporté, peuvent prendre jusqu'à 3 semaines. Ce "démarchage" systématique des Cies n'est envisageable que sur place, par le voyageur lui-même, car ils ont bien d'autres chats à fouetter (ça on le comprend là-bas en voyant comment ça fonctionne...) que de répondre aux mails envoyés plusieurs semaines à l'avance depuis la France : le fret s'organise au jour le jour, et le bateau part quand le fret est prêt, point barre. Nous optons pour 2 possibilités qui nous mèneront sur les atolls d'Anaa et de Kaukura repérés, lors de notre préparation, sur GoogleEarth pour leur "décor" et faisabilité en kayaks, vélos ou à pied : en début de séjour (dès que le sac manquant est arrivé) pour le premier, et en fin de séjour pour le 2e. Entre ces 2 voyages maritimes, nous calerons les îles de Raiatea, Tahaa et Huahine (pass aérien "découverte"). Ainsi que Moorea à notre retour de Kaukura, histoire de passer les tout derniers jours près de Tahiti.
Durée moyenne de séjour sur chaque île ou atoll, déjà connu ou pas : +/- une semaine.
Désolée 😊 pour la photo floue mais elle est juste là pour "illustrer" le texte... Vélos (dessous, enveloppés de plastique) et sacs kayaks

Atoll d'Anaa (Tuamotu) : voyage effectué sur le Kura Ora II au départ de Papeete. Anaa est la première escale d'une rotation de 2 semaines passant par une multitude d'atolls (voir sur ce site : http://www.tahiti-tourisme.pf/...?cat=996&sec=438). On a bien failli ne pas partir (à 21h, de Papeete), en application du fameux quota de 12 passagers. Mais en PF, tout problème a sa solution ; question d'arguments, de feeling et de personnes rencontrées sur place. Eclipse solaire en plein Pacifique, en route vers Anaa que nous atteindrons en matinée après 2 nuits à bord, sur le pont (mer plutôt agitée, merci la Nautamine). Prévoir repas et boissons bien qu'il y ait un service de repas possible à bord. Prix du passage Papeete/Anaa : 6500 cfp/pers. (55 €). Pas d'accostage à quai à Anaa, débarquement en baleinière des passagers et surtout du fret. Le Kura Ora restera amarré toute la journée, la baleinière faisant de multiples allers-retours entre le bateau et le quai pour décharger le fret destiné à l'atoll avant de continuer sa rotation vers les atolls suivants. 1ère nuit bivouac au bord du lagon puis hébergement chez l'habitant. 3 magasins pour le ravitaillement, et surtout de bons petits plats préparés par Juliette et Vincent. Heiva, 14 juillet, kayak, vélo, bivouac sur motu, rando-traversées motu/hoa vers l'ancien village. Nous repartirons d'Anaa en avion, après un séjour qu'on n'aurait même pas imaginé, direction Raiatea, via Papeete. Pas une piqûre de nonos grâce au vent (mais c'était dur en kayak...) et à la météo d'hiver austral. Un grand merci à Ruta, Teva, Flo et tous les autres que nous reconnaitrons peut-être, en tant que figurants, dans le film que Kassovitz y tourne actuellement "l'ordre et la morale" (http://www.premiere.fr/...he/%28gid%29/2401476)
Le Kura Ora à Anaa :


L'église de l'ancien village d'Anaa, sur le motu Otepipi :

Raiatea : situé au PK5, camping du Sunset Beach, une valeur sûre à prix très démocratique : 1100 cfp/nuit/pers. (un peu plus de 9 €). Environnement superbe dans une cocoteraie en bordure de lagon, accueil parfait, services proposés fiables. Leur site : http://www.raiatea.com/sunsetbeach/fr.html Tour de l'île à vélo (+ kayaks) en partant du Sunset, 3 nuits de bivouac : sur le motu communal Iriru (après une traversée en kayak au départ d'Avera), au col de la route traversière et sur le terrain de la Mairie de Fetuna (avec autorisation de M. le Maire). Rivière Faaroa en kayak (un peu plus de 5 km AR, du débouché dans la baie du même nom au pont de la route de ceinture, non loin du carrefour de la Traversière). Rando aux 3 cascades, montée au Tapioi au-dessus d'Uturoa. Marae Taputapuatea (à vélo depuis le Sunset : 75 km AR) Une multitude de petits magasins disséminés tout le long de la route pour un ravitaillement sans souci.
Faaroa en kayak :

Côte Sud de Raiatea :

Départ des 3 Cascades :

Tahaa : pas de camping officiel. Tente plantée une nuit à la pension "Chez Pascal" (1500 cfp/nuit/pers. = 12,57 €) http://www.letahititraveler.com/...tail.asp?hotelid=346 puis, après contact direct et accord, chez "au Phil du temps" tenu par Florence et René, un couple de français. Camping possible vu la configuration des lieux mais lié à leur planning d'occupation des bungalows. Leur téléphoner impérativement avant. Prix payé : 2000 cfp/nuit/tente = 16,76 €. Leur site : http://www.pension-au-phil-du-temps.com/index.php?o=1 Kayak/snorkeling au jardin de corail + bivouac sur motu. Tour de l'île à vélo qui nous amènera "au bout" de Tahaa, à Patii, un hameau complètement hors du temps. Traversière à vélo avec une montée superbe au départ de Patio, une belle vue panoramique au col de Vaitoetoe et une descente moche et boueuse sur Haamene.
Snorkeling au jardin de corail :
Bivouac face à Bora :

Col de la traversière (Vaitoetoe) :

Huahine : camping "Hiva Plage", chez Christelle et Terii, situé au sud de l'île, avec magasin et snack à proximité. Voir leur site pour les différentes formes d'hébergement possibles (chambres, emplacement camping, location tente) et les randos accompagnées proposées par Terii : http://campinghivaplage.over-blog.com/ Accueil familial convivial et très sympathique, tarif camping tout à fait raisonnable : 1300 cfp (= 10,90€)/nuit/pers ou 1500 cfp (12,57€)/nuit/couple. Emplacement superbe. Kayak vers motu Araara et dans la baie Bourayne, balades à vélo pour tour de l'île et traversière, visite des marae du site de Maeva.
Les pièges à poissons de Maeva :

Bois de mape du côté de Maroe :

Atoll de Kaukura (Tuamotu) : voyage effectué sur le Cobia 3 qui assure une rotation hebdomadaire au départ de Papeete. En couchette-cabine (3 cabines de 4 couchettes pour 12 passagers). Prévoir impérativement nourriture et boisson. Prix payé pour le passage Papeete/Kaukura (1 nuit à bord) : 6300 cfp/pers. (= 52,80€). Equipage jeune, motivé, particulièrement efficace et sympathique. Départ de Papeete différé de 24h par rapport à la date prévue... Même chose lors du passage à Kaukura pour le retour... Comme pour Anaa, débarquement par barge et hébergement chez l'habitant. Mais contrairement à Anaa, les nonos ont été de la partie. L'huile de Tamanu associée à un anti-histaminique ont fait merveille : pas de démangeaisons même si les boutons occasionnés étaient impressionnants. Kayak, traversées à pied de hoa pour rejoindre des motu absolument enchanteurs. Motu de l'ancien village, parcs à poissons et ferme perlière avec un petit bateau à moteur. Visite d'une vanilleraie et jardin potager où poussent tomates, concombres et pastèques ; ruches pour miel de cocotier (tout ça est rare sur un atoll). Nous avons repris le Cobia la semaine suivante, lors de son passage à Kaukura, pour poursuivre la rotation et faire escale à Arutua, Apataki (pendant la nuit), Aratika et Fakarava avant le retour sur Papeete. Expérience très intéressante, à mille lieues d'une croisière.



Débarquement du fret sur Arutua :

Escale à Aratika :

L'ancien phare de Fakarava :

Moorea : traversée Papeete/Moorea par catamarans et ferries réguliers en 30 mn. 1050 cfp/pers. l'aller soit 8,80€(doubler pour un AR). Camping "chez Nelson", au PK28 : 1500 cfp (12,57€)/nuit/pers. Leur site : http://www.camping-nelson.pf/...nsiteweb/members.htm Des trucks partant des 2 côtés de l'île permettent d'aller du quai au camping : 300 cfp/pers. le trajet (2,52€). Leurs horaires sont directement liés à ceux des catamarans (pas des ferries). Balades et tour de l'île à vélo, kayak vers les motu et le jardin de corail situé face à l'ancien Club Med et randos au départ du Lycée agricole.

Col de Vaiare :


Voilà en gros ce qu'a été notre voyage. Peut-être aurez-vous constaté que nous ne sommes pas des accros du farniente...😛, que nous aimons les hébergements "alternatifs" 😏 et que notre plus grand plaisir est de découvrir, en solitaires et en toute modestie 😉, des lieux et des hommes.
Les dépenses alimentaires se résument à des sandwiches/pique-nique et portions toutes prêtes le midi (nous étions toujours en balade soit en kayak, soit en vélo, soit à pied) et à des achats dans les petits super-marchés ou magasins pour le soir et les petits-déj. Autant dire que cela représente une dépense tout à fait raisonnable et comparable à une journée en métropole, sans aucune privation. Pour l'eau : nous avons bu sans le moindre désagrément l'eau du robinet à Tahiti, Raiatea, Tahaa et Huahine. Eau achetée en bouteille (+/- 100 cfp la bouteille de 1,5 l) à Moorea et bien sûr dans les Tuamotu à Anaa et Kaukura qui, par ailleurs, pratiquent une gestion de l'eau dont on ferait bien de s'inspirer. Idem pour le solaire.
L'album photos commentées de notre page perso n'est pas tout à fait prêt et les séquences vidéos sont en cours de montage ; j'ai donc juste illustré ce compte-rendu. Il y a bien des détails dont je n'ai pas parlé mais qui feront sûrement l'objet d'une réponse à vos questions si vous êtes concernés par ce type de voyage. J'y répondrai avec plaisir, dans la limite de notre expérience et des infos pratiques ramenées. 🙂
Poids d'un vélo pliable équipé d'un porte-bagages (costaud) et d'une roue avant à moyeu dynamo : 12 kg. Poids d'un sac contenant le kayak, ses équipements (pagaie, jupe, gilet de sauvetage, gonfleur, sac étanche etc...), la tente de camping et autres fournitures (chargeurs appareils, ponchos, sandales, matériel snorkeling, etc...) : 23 kg.
== > Poids mis en soute : 12+23 = 35 kg/pers. Nous avions droit à 2x23 kg/pers. soit 46 kg/pers., nous étions donc loin du compte...
Voyage avec Air Tahiti Nui: départ Bordeaux, Paris CDG, Los Angeles, Papeete. Bagages enregistrés de Bdx à Papeete. Idem pour le retour Papeete/Bdx.
== > Poids du sac à dos en cabine (vêtements, trousses toilette/pharmacie, serviette bain, matelas gonflable ultralight, duvet léger+ sac à viande, oreiller gonflable, éclairage, veste coupe-vent) : 7 kg + un petit sac de ceinture (passeport, carte bancaire, argent, produits anti-moustiques, APN, lunettes, bloc-notes/stylo etc...). Nous étions là aussi sous les 10 kg autorisés.
Pour les liaisons inter-îles: pass découverte Air Tahiti (réservé et payé CB depuis l'atoll d'Anaa et retiré lors du transit à Faaa) pour aller de Papeete à Raiatea, Raiatea/Huahine, Huahine/Papeete. Nous avions prévu pour ces voyages inter-îles de mettre nos gros bagages (sacs kayaks et vélos pliés) en fret. En fait on ne paiera de fret qu'entre Anaa et Raiatea... ne me demandez pas pourquoi ! Pour Tahaa et Moorea : navettes maritimes (quotidiennes sauf week-ends) au départ de Raiatea (Uturoa) et Papeete. Aucun supplément pour nos bagages, les vélos pliés et rangés dans leurs sacs n'étant plus des vélos mais des sacs...
Notre projet : - découvrir quelques atolls des Tuamotu via les goélettes qui assurent des rotations/livraisons de fret "régulières" au départ de Papeete - et retourner à Raiatea, Tahaa, Huahine et Moorea faire des balades kayak ou randos vélo et à pied "manquées" lors de nos précédents séjours.
Réservations ? : aucune... Nous ne savions de toutes façons pas dans quel ordre nous allions pouvoir faire tout ça mais par contre nous savions, pour ce 3e séjour en PF, qu'il fallait "prévoir" large, oublier tout repère de temps et intégrer la notion d'incertitude.
Mise dans le bain immédiate : le soir de notre arrivée à Papeete, il manquait un de nos bagages, un sac contenant un kayak et du matériel de camping ainsi que la pompe à vélo... Contrariant mais pas bien grave dans la mesure où notre ami, venu nous accueillir à l'aéroport, pouvait nous héberger sans souci (taxi Faaa/Papeete : 2500/3000 cfp --> 20 à 25 € selon les voitures et surtout l'humeur du chauffeur -pas de compteur-. Pour les trucks ou plutôt les bus, compter 250 cfp --> 2 €). Même mésaventure pour un autre couple venu de Lyon, sauf qu'eux allaient à l'hôtel et qu'ils n'avaient strictement rien sur eux, à part leur poche-banane... Bref, nous attendrons quand même 3 jours notre sac ! Dédommagement : 80 €/pers. soit 160 €. Pas de quoi aller bien loin, surtout en Polynésie mais bon, pour nous c'était tout bénéfice et nous n'avions pas du tout envie de nous lancer dans une quelconque procédure. 3 jours mis à profit pour, entre autres, aller sur les quais de Motu Uta et dans tous les bureaux des compagnies maritimes, en quête d'un bateau en partance pour les Tuamotu où il resterait des places disponibles (seulement 12 passagers officiellement admis en cabines) et le temps de notre séjour, soit juillet et août. Pas évident car les rotations, selon le nombre d'atolls abordés et le fret transporté, peuvent prendre jusqu'à 3 semaines. Ce "démarchage" systématique des Cies n'est envisageable que sur place, par le voyageur lui-même, car ils ont bien d'autres chats à fouetter (ça on le comprend là-bas en voyant comment ça fonctionne...) que de répondre aux mails envoyés plusieurs semaines à l'avance depuis la France : le fret s'organise au jour le jour, et le bateau part quand le fret est prêt, point barre. Nous optons pour 2 possibilités qui nous mèneront sur les atolls d'Anaa et de Kaukura repérés, lors de notre préparation, sur GoogleEarth pour leur "décor" et faisabilité en kayaks, vélos ou à pied : en début de séjour (dès que le sac manquant est arrivé) pour le premier, et en fin de séjour pour le 2e. Entre ces 2 voyages maritimes, nous calerons les îles de Raiatea, Tahaa et Huahine (pass aérien "découverte"). Ainsi que Moorea à notre retour de Kaukura, histoire de passer les tout derniers jours près de Tahiti.
Durée moyenne de séjour sur chaque île ou atoll, déjà connu ou pas : +/- une semaine.
Désolée 😊 pour la photo floue mais elle est juste là pour "illustrer" le texte... Vélos (dessous, enveloppés de plastique) et sacs kayaks

Atoll d'Anaa (Tuamotu) : voyage effectué sur le Kura Ora II au départ de Papeete. Anaa est la première escale d'une rotation de 2 semaines passant par une multitude d'atolls (voir sur ce site : http://www.tahiti-tourisme.pf/...?cat=996&sec=438). On a bien failli ne pas partir (à 21h, de Papeete), en application du fameux quota de 12 passagers. Mais en PF, tout problème a sa solution ; question d'arguments, de feeling et de personnes rencontrées sur place. Eclipse solaire en plein Pacifique, en route vers Anaa que nous atteindrons en matinée après 2 nuits à bord, sur le pont (mer plutôt agitée, merci la Nautamine). Prévoir repas et boissons bien qu'il y ait un service de repas possible à bord. Prix du passage Papeete/Anaa : 6500 cfp/pers. (55 €). Pas d'accostage à quai à Anaa, débarquement en baleinière des passagers et surtout du fret. Le Kura Ora restera amarré toute la journée, la baleinière faisant de multiples allers-retours entre le bateau et le quai pour décharger le fret destiné à l'atoll avant de continuer sa rotation vers les atolls suivants. 1ère nuit bivouac au bord du lagon puis hébergement chez l'habitant. 3 magasins pour le ravitaillement, et surtout de bons petits plats préparés par Juliette et Vincent. Heiva, 14 juillet, kayak, vélo, bivouac sur motu, rando-traversées motu/hoa vers l'ancien village. Nous repartirons d'Anaa en avion, après un séjour qu'on n'aurait même pas imaginé, direction Raiatea, via Papeete. Pas une piqûre de nonos grâce au vent (mais c'était dur en kayak...) et à la météo d'hiver austral. Un grand merci à Ruta, Teva, Flo et tous les autres que nous reconnaitrons peut-être, en tant que figurants, dans le film que Kassovitz y tourne actuellement "l'ordre et la morale" (http://www.premiere.fr/...he/%28gid%29/2401476)
Le Kura Ora à Anaa :


L'église de l'ancien village d'Anaa, sur le motu Otepipi :

Raiatea : situé au PK5, camping du Sunset Beach, une valeur sûre à prix très démocratique : 1100 cfp/nuit/pers. (un peu plus de 9 €). Environnement superbe dans une cocoteraie en bordure de lagon, accueil parfait, services proposés fiables. Leur site : http://www.raiatea.com/sunsetbeach/fr.html Tour de l'île à vélo (+ kayaks) en partant du Sunset, 3 nuits de bivouac : sur le motu communal Iriru (après une traversée en kayak au départ d'Avera), au col de la route traversière et sur le terrain de la Mairie de Fetuna (avec autorisation de M. le Maire). Rivière Faaroa en kayak (un peu plus de 5 km AR, du débouché dans la baie du même nom au pont de la route de ceinture, non loin du carrefour de la Traversière). Rando aux 3 cascades, montée au Tapioi au-dessus d'Uturoa. Marae Taputapuatea (à vélo depuis le Sunset : 75 km AR) Une multitude de petits magasins disséminés tout le long de la route pour un ravitaillement sans souci.
Faaroa en kayak :

Côte Sud de Raiatea :

Départ des 3 Cascades :

Tahaa : pas de camping officiel. Tente plantée une nuit à la pension "Chez Pascal" (1500 cfp/nuit/pers. = 12,57 €) http://www.letahititraveler.com/...tail.asp?hotelid=346 puis, après contact direct et accord, chez "au Phil du temps" tenu par Florence et René, un couple de français. Camping possible vu la configuration des lieux mais lié à leur planning d'occupation des bungalows. Leur téléphoner impérativement avant. Prix payé : 2000 cfp/nuit/tente = 16,76 €. Leur site : http://www.pension-au-phil-du-temps.com/index.php?o=1 Kayak/snorkeling au jardin de corail + bivouac sur motu. Tour de l'île à vélo qui nous amènera "au bout" de Tahaa, à Patii, un hameau complètement hors du temps. Traversière à vélo avec une montée superbe au départ de Patio, une belle vue panoramique au col de Vaitoetoe et une descente moche et boueuse sur Haamene.
Snorkeling au jardin de corail :
Bivouac face à Bora :
Col de la traversière (Vaitoetoe) :

Huahine : camping "Hiva Plage", chez Christelle et Terii, situé au sud de l'île, avec magasin et snack à proximité. Voir leur site pour les différentes formes d'hébergement possibles (chambres, emplacement camping, location tente) et les randos accompagnées proposées par Terii : http://campinghivaplage.over-blog.com/ Accueil familial convivial et très sympathique, tarif camping tout à fait raisonnable : 1300 cfp (= 10,90€)/nuit/pers ou 1500 cfp (12,57€)/nuit/couple. Emplacement superbe. Kayak vers motu Araara et dans la baie Bourayne, balades à vélo pour tour de l'île et traversière, visite des marae du site de Maeva.
Les pièges à poissons de Maeva :
Bois de mape du côté de Maroe :

Atoll de Kaukura (Tuamotu) : voyage effectué sur le Cobia 3 qui assure une rotation hebdomadaire au départ de Papeete. En couchette-cabine (3 cabines de 4 couchettes pour 12 passagers). Prévoir impérativement nourriture et boisson. Prix payé pour le passage Papeete/Kaukura (1 nuit à bord) : 6300 cfp/pers. (= 52,80€). Equipage jeune, motivé, particulièrement efficace et sympathique. Départ de Papeete différé de 24h par rapport à la date prévue... Même chose lors du passage à Kaukura pour le retour... Comme pour Anaa, débarquement par barge et hébergement chez l'habitant. Mais contrairement à Anaa, les nonos ont été de la partie. L'huile de Tamanu associée à un anti-histaminique ont fait merveille : pas de démangeaisons même si les boutons occasionnés étaient impressionnants. Kayak, traversées à pied de hoa pour rejoindre des motu absolument enchanteurs. Motu de l'ancien village, parcs à poissons et ferme perlière avec un petit bateau à moteur. Visite d'une vanilleraie et jardin potager où poussent tomates, concombres et pastèques ; ruches pour miel de cocotier (tout ça est rare sur un atoll). Nous avons repris le Cobia la semaine suivante, lors de son passage à Kaukura, pour poursuivre la rotation et faire escale à Arutua, Apataki (pendant la nuit), Aratika et Fakarava avant le retour sur Papeete. Expérience très intéressante, à mille lieues d'une croisière.



Débarquement du fret sur Arutua :

Escale à Aratika :

L'ancien phare de Fakarava :

Moorea : traversée Papeete/Moorea par catamarans et ferries réguliers en 30 mn. 1050 cfp/pers. l'aller soit 8,80€(doubler pour un AR). Camping "chez Nelson", au PK28 : 1500 cfp (12,57€)/nuit/pers. Leur site : http://www.camping-nelson.pf/...nsiteweb/members.htm Des trucks partant des 2 côtés de l'île permettent d'aller du quai au camping : 300 cfp/pers. le trajet (2,52€). Leurs horaires sont directement liés à ceux des catamarans (pas des ferries). Balades et tour de l'île à vélo, kayak vers les motu et le jardin de corail situé face à l'ancien Club Med et randos au départ du Lycée agricole.

Col de Vaiare :


Voilà en gros ce qu'a été notre voyage. Peut-être aurez-vous constaté que nous ne sommes pas des accros du farniente...😛, que nous aimons les hébergements "alternatifs" 😏 et que notre plus grand plaisir est de découvrir, en solitaires et en toute modestie 😉, des lieux et des hommes.
Les dépenses alimentaires se résument à des sandwiches/pique-nique et portions toutes prêtes le midi (nous étions toujours en balade soit en kayak, soit en vélo, soit à pied) et à des achats dans les petits super-marchés ou magasins pour le soir et les petits-déj. Autant dire que cela représente une dépense tout à fait raisonnable et comparable à une journée en métropole, sans aucune privation. Pour l'eau : nous avons bu sans le moindre désagrément l'eau du robinet à Tahiti, Raiatea, Tahaa et Huahine. Eau achetée en bouteille (+/- 100 cfp la bouteille de 1,5 l) à Moorea et bien sûr dans les Tuamotu à Anaa et Kaukura qui, par ailleurs, pratiquent une gestion de l'eau dont on ferait bien de s'inspirer. Idem pour le solaire.
L'album photos commentées de notre page perso n'est pas tout à fait prêt et les séquences vidéos sont en cours de montage ; j'ai donc juste illustré ce compte-rendu. Il y a bien des détails dont je n'ai pas parlé mais qui feront sûrement l'objet d'une réponse à vos questions si vous êtes concernés par ce type de voyage. J'y répondrai avec plaisir, dans la limite de notre expérience et des infos pratiques ramenées. 🙂
Achat d'une moustiquaire English translation pending
Bonjour,
je vais aller en Birmanie cet hivers et arrive le moment d'envisager l'achat d'une moustiquaire.
I. Achat de la moustiquaire
Idéalement mon choix se porterait sur une moustiquaire couvrant un lit double (160 - 180 cm) non imprégné (je souhaite l'impregné moi-même) et à quatre coins.
Les quelques sites internet où on en vend que j'ai trouvé seulement celle-là (mais imprégné) correspond mais elle est très chère :/🙁 Sinon il y en a d'autres (sur ce même site notamment) mais soit c'est des une place de 1m soit des doubles "totem" une seul point d'accroche.
1) Auriez vous un lien vers un site internet ou une marque de fabriquant de moustiquaire qui correspondrait mieux ?
2) Selon vous trouves t'on facilement ce genre de produit en pharmacie en France dans une petite ville de Province (70000 habitant, sous-préfecture) ?
II. L'imprégnation de la moustiquaire
Pour la lotion d'impregnation je sais qu'il faut que je prenne un produit à base de perméthrine mais je me demande ...
1) Quel est le dosage approprié ?
2) Est ce qu'une notice est fourni pour l'imprégnation avec la lotion ? Auriez vous un lien vers une démonstration visuelle illustrée ?
III. Accrocher la moustiquaire
Je ne suis pas bricoleur du tout ... J'ai lu des sujets de discussion abordant ce problème sur VF mais aucun n'est vraiment satisfaisant et suffisamment précis.
1) Savez vous quoi acheter pour les fixer aux murs ?
2) J'ai lu cordelettes, crochet, etc ... Comment l'accrocher à la moustiquaire (faire un troue dedans ?) ?
3) Ou acheter cordelette, crochet, ou autre équipement pour fixer la moustiquaire aux murs.
4) Auriez vous des photos de moustiquaires accrochés ?
Merci de vos réponses et de votre aide. 🙂
je vais aller en Birmanie cet hivers et arrive le moment d'envisager l'achat d'une moustiquaire.
I. Achat de la moustiquaire
Idéalement mon choix se porterait sur une moustiquaire couvrant un lit double (160 - 180 cm) non imprégné (je souhaite l'impregné moi-même) et à quatre coins.
Les quelques sites internet où on en vend que j'ai trouvé seulement celle-là (mais imprégné) correspond mais elle est très chère :/🙁 Sinon il y en a d'autres (sur ce même site notamment) mais soit c'est des une place de 1m soit des doubles "totem" une seul point d'accroche.
1) Auriez vous un lien vers un site internet ou une marque de fabriquant de moustiquaire qui correspondrait mieux ?
2) Selon vous trouves t'on facilement ce genre de produit en pharmacie en France dans une petite ville de Province (70000 habitant, sous-préfecture) ?
II. L'imprégnation de la moustiquaire
Pour la lotion d'impregnation je sais qu'il faut que je prenne un produit à base de perméthrine mais je me demande ...
1) Quel est le dosage approprié ?
2) Est ce qu'une notice est fourni pour l'imprégnation avec la lotion ? Auriez vous un lien vers une démonstration visuelle illustrée ?
III. Accrocher la moustiquaire
Je ne suis pas bricoleur du tout ... J'ai lu des sujets de discussion abordant ce problème sur VF mais aucun n'est vraiment satisfaisant et suffisamment précis.
1) Savez vous quoi acheter pour les fixer aux murs ?
2) J'ai lu cordelettes, crochet, etc ... Comment l'accrocher à la moustiquaire (faire un troue dedans ?) ?
3) Ou acheter cordelette, crochet, ou autre équipement pour fixer la moustiquaire aux murs.
4) Auriez vous des photos de moustiquaires accrochés ?
Merci de vos réponses et de votre aide. 🙂
Le canal du Midi à vélo English translation pending
Nous sommes parties le 3/08 à 15h. Lieu de rendez-vous pour le départ pont des Demoiselles avec une amie et son fils de 1 an (il les a fêté le 08/08 sur le parcours) installé dans une carriole à l'arrière du vélo de celle-ci . Nous étions chargé comme il se doit (matériel de tente, un peu d'affaire, un petit butagaz, de quoi dormir, les affaires du petit, la carriole...) enfin bref même en prenant le minimum et le plus léger c'était "chaud" ! Surtout que pour ma part il s'agissait de mon premier périple à vélo.
On est donc parti sur les routes et notre premier arrêt fût : Villefranche de Lauragais à l'écluse du gardouch. La route était goudronnée mais avec les vélos chargés c'était un peu dur mais ça allait encore ! Donc nous avons campé à cette écluse. Nous avons croisé beaucoup de voyageurs comme nous ou des gens de passage qui sont venus nous voir et avons eu la visite d'un chien qui est resté près de nous jusqu'au lendemain matin comme "un ange gardien". A cette écluse nous avions toilettes et point d'eau donc un peu de confort même si vous vous en doutez, en dehors du petit, personne ne s'est lavée (trop de passages) à part les dents. Le lendemain après le chien qui a veillé sur nous nous avons eu la surprise d'avoir une oie à côté de notre tente qui montait la garde en nous regardant et en s'étirant. Le problème avec ces bestioles c'est qu'apparemment lorsque l'on s'approche trop prêt elle nous pince de son bec (heureusement là elle est restée tranquille !).
Départ pour une deuxième journée sur les routes. Le temps était un peu maussade et frais (ce qui est une bonne chose quand on fait du vélo) et là après quelques kilomètres, la route s'est transformée en chemin de terre pas trop praticable avec une carriole. On a donc pris une départementale espérant trouver mieux plus loin mais les voitures vont très vite et cela ne nous pas rassuré du tout ! On a suivi cette route jusqu'à Castelnaudary et avons décidé, après un arrêt, de reprendre le bord du canal. La route était infecte : racines d'arbre, cailloux, trous, passage avec de l'eau, barrières (pour éviter que les voitures passent), petits chemins... la pauvre carriole en a vu des vertes et des pas mûres mais surtout ma copine n’en pouvait plus car c'était lourd, dur, elle n'avançait pas (son vélo n'était pas forcément adéquat pour ce genre de randonnée) bref la galère !! On a fini par arriver à 19h à un point d'eau et un endroit pour camper : écluse de villesèqueland, lieu d'amarrage pour bateau, c'est même le capitaine de l'un d'entre eux qui nous a invité à venir à cet endroit. Vu l'heure on n’a pas réfléchi : il y avait des tables, un point d'eau mais pas de toilette. Donc campement rustique, terre dur, ce qui en a plié les sardines, et la nuit on a eu droit à une tempête avec vent violent (la tente a quand même tenue !).
Le matin vent, froid, pas l'idéal surtout pour faire chauffer le petit déj et le biberon. Le pire c'est que les gens des bateaux nous regardaient comme des bêtes curieuses (presque ils auraient lancé des cacahuètes s'ils avaient pu), ils n'ont même pas proposé de venir faire chauffer les choses dans leur bateau ou demandé si on avait besoin d'aide (alors qu'avec le vent et le temps ils voyaient que c'était difficile pour nous) non ils nous regardaient c'est tout. Une seule personne nous a demandé si on avait besoin de quelque chose mais elle venait de l'extérieur et on avait déjà tout fini, on était prête pour le départ.
Au moment, justement, du départ, ma copine se rend compte que son vélo est à plat devant, pas de bol ! Sa pompe elle ne sait pas s'en servir (soit dit en passant je n'ai pas réussi non plus) et la mienne ne s'adapte pas à son vélo ! Il nous a fallu demander (car là non plus personne n'est venu) à quelqu'un qui était dehors, manque de chance un espagnol ne parlant pas français ! Heureusement on s'est compris et il nous a passé sa pompe et nous l'a même donné (enfin quelqu'un de sympa). Le vélo n'étant pas crevé on est reparti sur les routes difficiles avec obstacles. Par contre le paysage était très beau et on a rencontré plein de gens à vélo comme nous avec qui on a pu partager notre expérience.
Notre prochain arrêt a été Carcassonne heureusement qu'à 15 km de là où était. Là on s'est posé la journée dans un camping pour en profiter un peu : cité de Carcassonne, balade et on y a retrouvé un couple et une famille, qui voyageait elle aussi avec une carriole et une petite de 6 ans sur son propre vélo, et qu'on avait croisé auparavant sur la route et avec qui on a partagé nos expériences et le parcours que chacun allait faire. Et le soir je suis allée à un concert seule voir Charlie Winston : génial !
Reparti le lendemain direction port de la robine zone de jonction du canal (nous on allait à port la nouvelle). Encore chemins difficiles mon amie pétait les plonds elle n'en pouvait plus. Son ami nous a rejoint pour le WE, il devait justement arriver ce jour là. On l'a donc rejoint vers Paraza un petit village près du somail. On a campé au bord du canal sur un terrain rugueux avec des herbes piquantes sans toilette ni eau (bien sûr nous avions fait des réserves de bouteilles pour cuisiner, laver le petit, boire...). Très rustique comme campement mais le ciel était magnifique ce soir là ! C’était la nuit des étoiles !
Encore de la route le lendemain direction port la nouvelle. En passant, on a visité le somail, sallélès d’aude, et un peu plus loin, vu l’heure tardive, on a essayé de trouver un camping, seulement il était à 5 km. Là où nous étions le terrain était à peu près correct mais vu que nous nous approchions des étangs il était infesté de moustiques donc on a pris la décision de continuer jusqu’à port la nouvelle mais c’était dur il restait du chemin ! Par contre les paysages magnifiques avec les étangs la nature les odeurs de la mer ou de pin… Le problème est qu’on est arrivé à port la nouvelle à 21h30 et que les hôtels étaient complets. Seule solution le camping malheureusement ils n’acceptaient les gens que jusqu’à 21h !! Heureusement après moult discussions ils ont accepté de nous laissé rentrer ! Heureusement car je ne sais pas où on aurait été !
Le lendemain direction la plage !! Avec restau et baignade et le soir le copain de mon ami est parti : il retravaillait le lendemain. Et nous, on est allé faire des courses pour le soir seul problème, c’était fermé : on était dimanche eh oui !! Donc on a refait un restau le soir puisqu’on avait rien prévu à manger. Ce restau, d’ailleurs il était trop chouette ils nous ont laissé rentrer avec les vélos, la carriole, on a accueilli comme des princesses et le fils de ma copine comme un prince ! en plus c’était bon ! Très sympa !
Le lendemain départ pour la Franqui ce qui était le but final de notre voyage. Nous n’avons pas appelé les campings pensant bêtement qu’il restait toujours des places pour une tente. Arrivées là bas après 1h30 de vélo sous la chaleur : pas de chance campings pleins, les boules !! Mais bon on a fait un petit stop pour montrer à mon ami le coin (plage, mer, chevaux…) et on est reparti avec un vent violent que l’on avait de face, avec les vélos c’était cool ! Direction port la nouvelle dans le camping où on était précédemment : avec des usines à côté et marqué sur un panneau : risque industriel veuillez lire la procédure d’évacuation...Mais bon on a fini nos vacances là bas sans trop de problème entre balades : île ste lucie, musée de la baleine… et plage mais bon pas très beau temps, vent bref pas génial !
Jour du départ après un tour à la mer, on avait tout prévu : arrivée 45 mn à l’avance à la gare renseignement sur le train pour savoir si c’était un train récent (car les anciens ont des marches et des petites portes, grosse galère avec nos vélos et chargement) donc c’était cool. Au moment de le prendre on n’a pas pu monter : le train était bondé aucune place nulle part ! Ma copine devait absolument rentrer le soir même sur Toulouse ! Les solutions que l’on a trouvé étaient trop onéreuse, on ne savait pas comment faire avec nos bagages et finalement on a tenté un train qui partait vers 14h jusqu’à Narbonne et on a réservé le train suivant pour être sur d’avoir de la place avec les vélos mais ce sont des anciens trains et en plus, en arrivant à Narbonne, on s’est aperçu qu’il fallait changer de quai la galère ! Encore de la chance un train récent arrivait une heure avant et sur le quai où on était on s’est arrangé et on l’a pris et ouf on est arrivé à Toulouse le 12/08 vers 18h !!
Voilà ma première expérience du voyage en vélo entre bons moments et moins bons mais bon une bonne expérience quand même !
On est donc parti sur les routes et notre premier arrêt fût : Villefranche de Lauragais à l'écluse du gardouch. La route était goudronnée mais avec les vélos chargés c'était un peu dur mais ça allait encore ! Donc nous avons campé à cette écluse. Nous avons croisé beaucoup de voyageurs comme nous ou des gens de passage qui sont venus nous voir et avons eu la visite d'un chien qui est resté près de nous jusqu'au lendemain matin comme "un ange gardien". A cette écluse nous avions toilettes et point d'eau donc un peu de confort même si vous vous en doutez, en dehors du petit, personne ne s'est lavée (trop de passages) à part les dents. Le lendemain après le chien qui a veillé sur nous nous avons eu la surprise d'avoir une oie à côté de notre tente qui montait la garde en nous regardant et en s'étirant. Le problème avec ces bestioles c'est qu'apparemment lorsque l'on s'approche trop prêt elle nous pince de son bec (heureusement là elle est restée tranquille !).
Départ pour une deuxième journée sur les routes. Le temps était un peu maussade et frais (ce qui est une bonne chose quand on fait du vélo) et là après quelques kilomètres, la route s'est transformée en chemin de terre pas trop praticable avec une carriole. On a donc pris une départementale espérant trouver mieux plus loin mais les voitures vont très vite et cela ne nous pas rassuré du tout ! On a suivi cette route jusqu'à Castelnaudary et avons décidé, après un arrêt, de reprendre le bord du canal. La route était infecte : racines d'arbre, cailloux, trous, passage avec de l'eau, barrières (pour éviter que les voitures passent), petits chemins... la pauvre carriole en a vu des vertes et des pas mûres mais surtout ma copine n’en pouvait plus car c'était lourd, dur, elle n'avançait pas (son vélo n'était pas forcément adéquat pour ce genre de randonnée) bref la galère !! On a fini par arriver à 19h à un point d'eau et un endroit pour camper : écluse de villesèqueland, lieu d'amarrage pour bateau, c'est même le capitaine de l'un d'entre eux qui nous a invité à venir à cet endroit. Vu l'heure on n’a pas réfléchi : il y avait des tables, un point d'eau mais pas de toilette. Donc campement rustique, terre dur, ce qui en a plié les sardines, et la nuit on a eu droit à une tempête avec vent violent (la tente a quand même tenue !).
Le matin vent, froid, pas l'idéal surtout pour faire chauffer le petit déj et le biberon. Le pire c'est que les gens des bateaux nous regardaient comme des bêtes curieuses (presque ils auraient lancé des cacahuètes s'ils avaient pu), ils n'ont même pas proposé de venir faire chauffer les choses dans leur bateau ou demandé si on avait besoin d'aide (alors qu'avec le vent et le temps ils voyaient que c'était difficile pour nous) non ils nous regardaient c'est tout. Une seule personne nous a demandé si on avait besoin de quelque chose mais elle venait de l'extérieur et on avait déjà tout fini, on était prête pour le départ.
Au moment, justement, du départ, ma copine se rend compte que son vélo est à plat devant, pas de bol ! Sa pompe elle ne sait pas s'en servir (soit dit en passant je n'ai pas réussi non plus) et la mienne ne s'adapte pas à son vélo ! Il nous a fallu demander (car là non plus personne n'est venu) à quelqu'un qui était dehors, manque de chance un espagnol ne parlant pas français ! Heureusement on s'est compris et il nous a passé sa pompe et nous l'a même donné (enfin quelqu'un de sympa). Le vélo n'étant pas crevé on est reparti sur les routes difficiles avec obstacles. Par contre le paysage était très beau et on a rencontré plein de gens à vélo comme nous avec qui on a pu partager notre expérience.
Notre prochain arrêt a été Carcassonne heureusement qu'à 15 km de là où était. Là on s'est posé la journée dans un camping pour en profiter un peu : cité de Carcassonne, balade et on y a retrouvé un couple et une famille, qui voyageait elle aussi avec une carriole et une petite de 6 ans sur son propre vélo, et qu'on avait croisé auparavant sur la route et avec qui on a partagé nos expériences et le parcours que chacun allait faire. Et le soir je suis allée à un concert seule voir Charlie Winston : génial !
Reparti le lendemain direction port de la robine zone de jonction du canal (nous on allait à port la nouvelle). Encore chemins difficiles mon amie pétait les plonds elle n'en pouvait plus. Son ami nous a rejoint pour le WE, il devait justement arriver ce jour là. On l'a donc rejoint vers Paraza un petit village près du somail. On a campé au bord du canal sur un terrain rugueux avec des herbes piquantes sans toilette ni eau (bien sûr nous avions fait des réserves de bouteilles pour cuisiner, laver le petit, boire...). Très rustique comme campement mais le ciel était magnifique ce soir là ! C’était la nuit des étoiles !
Encore de la route le lendemain direction port la nouvelle. En passant, on a visité le somail, sallélès d’aude, et un peu plus loin, vu l’heure tardive, on a essayé de trouver un camping, seulement il était à 5 km. Là où nous étions le terrain était à peu près correct mais vu que nous nous approchions des étangs il était infesté de moustiques donc on a pris la décision de continuer jusqu’à port la nouvelle mais c’était dur il restait du chemin ! Par contre les paysages magnifiques avec les étangs la nature les odeurs de la mer ou de pin… Le problème est qu’on est arrivé à port la nouvelle à 21h30 et que les hôtels étaient complets. Seule solution le camping malheureusement ils n’acceptaient les gens que jusqu’à 21h !! Heureusement après moult discussions ils ont accepté de nous laissé rentrer ! Heureusement car je ne sais pas où on aurait été !
Le lendemain direction la plage !! Avec restau et baignade et le soir le copain de mon ami est parti : il retravaillait le lendemain. Et nous, on est allé faire des courses pour le soir seul problème, c’était fermé : on était dimanche eh oui !! Donc on a refait un restau le soir puisqu’on avait rien prévu à manger. Ce restau, d’ailleurs il était trop chouette ils nous ont laissé rentrer avec les vélos, la carriole, on a accueilli comme des princesses et le fils de ma copine comme un prince ! en plus c’était bon ! Très sympa !
Le lendemain départ pour la Franqui ce qui était le but final de notre voyage. Nous n’avons pas appelé les campings pensant bêtement qu’il restait toujours des places pour une tente. Arrivées là bas après 1h30 de vélo sous la chaleur : pas de chance campings pleins, les boules !! Mais bon on a fait un petit stop pour montrer à mon ami le coin (plage, mer, chevaux…) et on est reparti avec un vent violent que l’on avait de face, avec les vélos c’était cool ! Direction port la nouvelle dans le camping où on était précédemment : avec des usines à côté et marqué sur un panneau : risque industriel veuillez lire la procédure d’évacuation...Mais bon on a fini nos vacances là bas sans trop de problème entre balades : île ste lucie, musée de la baleine… et plage mais bon pas très beau temps, vent bref pas génial !
Jour du départ après un tour à la mer, on avait tout prévu : arrivée 45 mn à l’avance à la gare renseignement sur le train pour savoir si c’était un train récent (car les anciens ont des marches et des petites portes, grosse galère avec nos vélos et chargement) donc c’était cool. Au moment de le prendre on n’a pas pu monter : le train était bondé aucune place nulle part ! Ma copine devait absolument rentrer le soir même sur Toulouse ! Les solutions que l’on a trouvé étaient trop onéreuse, on ne savait pas comment faire avec nos bagages et finalement on a tenté un train qui partait vers 14h jusqu’à Narbonne et on a réservé le train suivant pour être sur d’avoir de la place avec les vélos mais ce sont des anciens trains et en plus, en arrivant à Narbonne, on s’est aperçu qu’il fallait changer de quai la galère ! Encore de la chance un train récent arrivait une heure avant et sur le quai où on était on s’est arrangé et on l’a pris et ouf on est arrivé à Toulouse le 12/08 vers 18h !!
Voilà ma première expérience du voyage en vélo entre bons moments et moins bons mais bon une bonne expérience quand même !
Gunung Palung, ouest du Kalimantan? (Indonésie) English translation pending
bonjour à tous,
nous partons le 12/08/10 à bornéo kalimantan; et après avoir épluché tous le forum en long et en large (au passage merci à tous ceux qui nous font voyager...) nous avions pensé aller au parc de tanjung putting à pankalanbun mais au vue des prix pratiqués (2nuits/pour 600euros hors voyage pour y arriver : cela nous a paru finalement ridicule et presque indécent). nous optons donc pour une semaine au kalimantan ouest et plus précisément dans le parc de gunung palung (plus sauvage). nous avons eu un contact avec Nasalis tour qui fait partie du parc et attendons encore des news pour l'organisation du trek avec eux, leur devise est de développer un écotourisme et de préserver un maximum la nature en associant les populations à la conservation de l'envoronnement.
par contre nous n'avons rien trouvé sur l'ouest du kalimantan, d'un côté nous sommes ravis car cela peut signifier que cet endroit est encore préservé (à nous de continuer en ce sens😕) ... apparemment cette partie du kalimantan est peu connue, quelques uns pourraient t ils nous donner quelques précisions sur les us et coutumes, sur les habitants, sur les vols pontianak - tarakan ou tanjung selor, sur le parc, la faune et la flore? pour faire plus court toutes infos ou anecdotes ou récits sont les bienvenues.
ensuite nous comptons suivre les traces de Yann à dérawan et sangalaki où peut-être aurons nous la chance d'apercevoir des raies mantas...🙂
merci beaucoup à tous ceux qui auront le temps et l'envie de répondre à cette discussion, de notre côté nous ne manquerons pas de relater nos aventures à notre retour fin août. selamat jalan😉
nous partons le 12/08/10 à bornéo kalimantan; et après avoir épluché tous le forum en long et en large (au passage merci à tous ceux qui nous font voyager...) nous avions pensé aller au parc de tanjung putting à pankalanbun mais au vue des prix pratiqués (2nuits/pour 600euros hors voyage pour y arriver : cela nous a paru finalement ridicule et presque indécent). nous optons donc pour une semaine au kalimantan ouest et plus précisément dans le parc de gunung palung (plus sauvage). nous avons eu un contact avec Nasalis tour qui fait partie du parc et attendons encore des news pour l'organisation du trek avec eux, leur devise est de développer un écotourisme et de préserver un maximum la nature en associant les populations à la conservation de l'envoronnement.
par contre nous n'avons rien trouvé sur l'ouest du kalimantan, d'un côté nous sommes ravis car cela peut signifier que cet endroit est encore préservé (à nous de continuer en ce sens😕) ... apparemment cette partie du kalimantan est peu connue, quelques uns pourraient t ils nous donner quelques précisions sur les us et coutumes, sur les habitants, sur les vols pontianak - tarakan ou tanjung selor, sur le parc, la faune et la flore? pour faire plus court toutes infos ou anecdotes ou récits sont les bienvenues.
ensuite nous comptons suivre les traces de Yann à dérawan et sangalaki où peut-être aurons nous la chance d'apercevoir des raies mantas...🙂
merci beaucoup à tous ceux qui auront le temps et l'envie de répondre à cette discussion, de notre côté nous ne manquerons pas de relater nos aventures à notre retour fin août. selamat jalan😉
Bébé de 20 mois avec une otite: prendre l'avion? English translation pending
Bonjours, voila la situation nous partons le 16 juillet vendredi prochain pour Cuba, mon bébé de 20 mois a une otite perforer, ont demande au médecin si c'est correct l'avion pour notre garcon, supris de sa réponse me regarde avec un regard de ben voyons ya rien la, je m'interroge vraiment sur cette reponse la logique me dit qu'il vas souffrir le martyr avec la pression.??????
Phuket, Phi Phi, Cora island, Koh Raya, Samui de mi mai à début juin English translation pending
Bonjour,
Je pars en Thaïlande au mois de Mai pour la 1ere fois pendant 2 semaines, j'aurai voulu avoir vos retours sur les bons plans et jolies coins à visiter.
Ci dessous ce que j'ai prévu de faire:
- phuket : les différentes plages - Phi phi - Coral island - koh Raya - Kho samui
merci
- phuket : les différentes plages - Phi phi - Coral island - koh Raya - Kho samui
merci
Soirée trek à Paris le mercredi 10 mars 2010: Népal - COMPLET - English translation pending

La 10ème Soirée Trek aura lieu le mercredi 10 mars 2010 Samuel nous présentera son trek : Les 3 cols du Makalu et le Mera Peak
Toujours dans le même esprit, les Soirées Trek sont un rendez-vous pour se retrouver entre marcheurs, marcheuses et futur-marcheurs(es) autour d'un verre, d'un repas. Randonneurs, trekkeurs, que ce soit en solo, en équipe ou par agence, tous les marcheurs sont les bienvenues pour venir partager leurs expériences, découvrir de nouvelles destinations, échanger des informations, trouver des équipiers...
Les Soirées Trek sont un rendez-vous qui vous est proposé gratuitement. Nous vous demandons juste la consommation d'un cocktail ou d'un repas au bar-restaurant qui nous accueille (formule spéciale 9.90€ entrée+plat+dessert)
Les Soirées Trek ont lieu à partir de 19h30 au bar-restaurant : Aventure Exclusive 127 rue championnet 18e www.aventure-exclusive.com
Les inscriptions sont ouvertes 🙂
Le site des Soirées Trek : www.lessoireestrek.org
A bientôt, Simon
Rencontre limitée à 20 personnes. Merci à ceux qui ne pourraient plus venir une fois inscrit de prévenir afin de libérer votre place. Si vous souhaitez faire partager l'un de vos treks à une prochaine soirée, n'hésitez pas à me contacter en privé.
Voyage en Papouasie (Irian Jaya, Indonésie) English translation pending
Finis les embouteillages, la pollution et la vie trépidante javanaise, nous voici arrivés depuis le debut d'apres midi, avec mon pote BRICE, en papouasie , à sentani près de jayapura.
Les visages ont changés, les têtes sont plus rondes, les cheveux crépus et les dents usées par l'acidite de la noix de bétel.
Les papous sont de petites tailles meme si ici , vivent encore beaucoup d'indonésiens venus de java.
Nous partons demain faire un aller-retour sur jayapura y réserver un vol pour wamena et acheter de la nourriture de base , riz , pates, sucre.....pour préparer nos treks ainsi qu'un laisser passer indispensable pour pouvoir continuer notre route.
L'air est saturée en humidité et la température avoisine les 35, autant dire que l'on est trempés du matin au soir et que la douche(casserole) n'y change rien.
Les papous sont très amicaux et attachants et un tantinet plus timides que les indos.
le concours de massacre de moustiques dans la chambre avec brice est en cours......
Ces 2 derniers jours, nous préparons tranquillement notre périple d'une quarantaine de jours dans la vallée de balliem. L'autorisation de territoire (surat jalan)est acquise depuis hier en payant le prix normal.
Nos sacs sont prêts mais nous avons dû nous séparer de quelques affaires, surtout vestimentaires pour alléger notre sac et nos epaules qui vont être contraintes a dure epreuve.Nous les laissons a santani, elles nous epargnent aussi de payer une surtaxe a l'aeroport.
Afin de préparer nos treks du mieux possible, nous venons d'acheter sardines en boite, céréales, café, sucre, nouilles et 4 kg de riz qui s'averent indispensables mais rajoutent du poids a nos sacs, en plus du lyophilisé ramené de france. Nous apportons aussi duvet, couverture de survie, câpe de pluie, médicaments, filtre a céramique, couverts et gamelles pour cuisiner, bâche de protection, , moustiquaire, ....et le strict minimum vestimentaire. Nous estimons donc commencer par un trek d'une dizaine de jours avec porteurs a travers la montagne dans les tribus yali, ethnies de chasseurs cueilleurs.
je ne vous cache pas que l 'on est emplis de questions, que l 'excitation monte et que l 'on ne sait du tout ce qui nous attend.... Nous arrivons donc a wamena....Les transports sont les pires qu'il soit...jamais vu pires poubelles ailleurs !!!!!! Le tableau de bord est absent, mais en option, un bidon faisant office de réservoir tapit le plancher corrodé. La rouille, presente partout, traverse les tôles. Les sieges sont dechiquetés , toutes lumières et poignées restent aux abonnées absentes depuis bien longtemps. On peut clairement penser que ce sont des troisiemes generations....... Aujourd'hui, on est montés a 17 dans une toyota break...ce sont de vraies bétailleres!!! Faut pas perdre de place alors brice avait le levier de vitesse entre les jambes, et moi, j'ai fini le trajet a l'exterieur, ...maintenu a l'arriere comme je pouvais. On est d'ailleurs tombés en panne d'essence.....sans jauges, c'est pas evident!!! Bon que je decrive un peu ses occupants... Devant moi, un jeune, casquette en arrière style rappeur avec T.shirt troue. Toujours devant, un rasta, dredlogs et bonnet jamaicain sur la tête. Légèrement sur la gauche, un type, torse nû , la quarantaine, une plume jaune sur le front tenue par une ficelle. Encore plus a gauche, une mère allétant son enfant de 3 ans tout en fumant une clope!!! Un autre type aussi, portant un maillot de foot passé de quelques années et aborant un collier de coquillage imposant au cou....... Et juste a cote de moi, un vieux...a poil, la peau frippée, portant son cache sexe....et un parapluie!!! A qui donner la prime de la distinction ?????? Puisque je parle vestimentaire......a noter que le made in china en europe est de bonne qualité....comparé a la merde qu'ils leur balancent ici.....mais oui les chinois peuvent faire encore plus merdique que merdique!!!!!
Nous partons ce matin en solitaire en vue d'y effectuer un trek de plusieurs jours .Nous essaieront de trouver des porteurs en arrivant dans le premier village, tomisa...... ......Et a notre arrivee dans ce hameau, les papous se rassemblent autour de nous avec une curiosité a notre égard très inattendue.Quand nous avancons d'un pas, le cercle papou recule en poussant des hoooo...craintifs.Les enfants fuyent en pleurant retrouver les bras de leurs mères. Apres de longues minutes avec le chef du village, nous tombons d'accord sur un prix pour dormir dans la chapelle, a même la paille...et les puces!!! Le lendemain, 2 porteurs nous accompagnent...seulement 1h, car nous entrons dans la jungle et en territoire ennemi, ainsi ....les porteurs risquent leur vie et doivent nous laisser seuls, pas de cadeaux entre tribus!!! Ils nous assurent cépendant que nous les blancs, ne risquons rien!!! C'est donc comme cela que nous nous retrouvons seuls, sans porteurs, avec des sacs de plus de 20 kg sur les épaules dans le but de rallier le village de pong. L'enfer vert allait parler.... Pendant une dizaine de jours, nous effectuons une trentaine de km quotidiennement dans un univers terrible sans connaitre auparavant le relief puisqu'aucune carte le mentionne. Ainsi, nous grimpons jusqu'a 3300m d'altitude dans une jungle éxuberante ou les arbres sont rongés et etouffés par les attaques incessantes de l'humidité, des plantes parasites, des lichens et des épaisses mousses. Sans cesse nous montons et descendons des montagnes en gravitant des murs de pierres, en chevauchant troncs et racines. Les seules zones plates sont des marécages ou la boue nous vient jusqu'au genoux. Il faut ramper sous des arbres, marcher en équilibre sur des troncs surplombants des rivières ou la moindre erreur peut etre fatale. la mousse recouvre tout, troncs, pierres, racines , créeant un univers ultrat glissant et un sol en suspension ou parfois nous passions une jambe a travers. bref, ce fut un melange de boue, de racines, de troncs, de pierres dans une jungle de montagne complètement hallucinante. Pour le bivouac, nous essayons de trouver une zone a peu près plate . Ensuite, nous débitons un jeune arbre en 4 pour réaliser l'ossature de notre campement a laquelle nous tendons une bâche au dessus. Apres avoir attaché nos capes sur les cotés, nous couvrons le sol de feuilles et d'une bâche pour limiter la remontée de l'humidité. Ensuite vient le moment de se faire un feu (parfois 1h pour l'allumer) et de se faire la popote....riz sardines, pates et produits lyophilises. Point de vue sommeil....on se contente de ce que l'on a....parfois les duvets sont trempés, et a 3000m, ca caille!!! Nous attendons le 6 ème jour pour se laver dans une rivière, a proximité d'une grotte ou l'on crêche.C'est un grand moment de bonheur....on en profite aussi pour laver nos fringues puantes.
Bon...., le pire moment revient au matin lorsqu'on doit enfiler ses chaussettes et chaussures trempées, boueuses et froides. Nous n'avons jamais trouvé le village de pong car apres 6 jours passés dans la jungle sans avoir croisé personne et sans savoir combien de temps il était encore nécessaire pour y parvenir, errintes, nous faisons le choix de rebrousser chemin de peur aussi de ne pas être sur la bonne piste. Nous croisons plus tard pour la premiere fois une famille papou....tous surpris de se retrouver là...au milieu de rien. Ils nous informent apres un bon serrage de main que le village de pong n'est pas très loin...mais ça veut dire quoi pas très loin??... Je ne pense pas qu'il existe pire jungle que celle ci ailleurs....même a 3300m là ou les autres jungles laissent place aux roches ou petits arbustes, ici....la jungle est la même, exubérante, les arbres tombant sous les attaques climatiques et végétales. Chaque pas, chaque appui, chaque prise nécessite un maximum de concentration dans un milieux ultra glissant avec des pluies très fréquentes.Nous ne comptons plus les chutes!!! La moindre entorse ou piqure vénimeuse serait catastrophique a quelques jours de marche de wamena. A wamena justement, nous arrivons.....errintes!!! Alors nous restons plusieurs jours pour désinfecter nos plaies, soigner les ampoules, surveiller les multitudes de coupures aux mains et jambes.Brice ressent aussi le besoin de reposer ses 2 genoux et moi....mon tendon d'achile droit qui m'a fait souffrir au moins pendant 30km hier.On aurait dit que l'on revenait de la guerre du vietnam hier.....on en rigole bien!!!! on s'est jetés sur le coca (pas de bières ici) et on a mangé comme 4 hier soir!!!!! On doit aussi reprendre du poids... J'ai dû me rendre 2 fois a l'hôpital pour realiser des soins afin de résorber mes 4 infections aux jambes.De belles plaies a l'origine qui se sont infectées a cause de mouches venant s'agglutiner dessus. bon....l'hosto, ..c'est folklo !!!.....je raconte... Des taches et trainées de sang sur des murs attaqués par l'humidité Des compresses imbibées de sang sur un sol dégueulasse Un médecin pas très rigoureux qui asceptise les pansements une fois sur deux Des locaux qui rentrent et qui sortent des salles comme dans un moulin Des infirmières papous maladroites qui ne savent pas tenir des cotons au bout d'une pince. Il faut vraiment ouvrir grand les yeux pour s'assurer que les soins soient effectués dans les meilleurs conditions. Bon...on ne peut pas tout avoir....les soins et medocs sont gratuits!!!!
Afin de soigner mon talon d'achille.....je me suis rendu a la pharmacie et aie du montrer sur mon corps la différence entre un tendon et un muscle.Pour le pharmacien, tout était muscles!!! il ignorait l'existence des tendons et ligaments, et c'est la 2 ème boutique que je faisais!!!! Alors, en feuilletant son larousse des medocs, j'ai retrouvé le voltarène qu'il possédait de plus, en rayon... Tout sourire, le pharmacien m'a remercié plusieurs fois et m'a pris en photo avec lui!!!! dingue!!!!
Pendant ce temps, brice revenait de la poste sans avoir pu poster son courrier....penurie de timbres!!! Pas de timbres avant une semaine lui dit le postier avant de rajouter.....et il y a beaucoup de vols chez nous!!! durant ces quelques jours, nous organisons notre trek en pays korowai..... Le premier guide que nous rencontrons, mr MARTINUS, se perd dans les chiffres et nous propose 15 jours pour 1 milliard de roupies, avant de retomber a 100 millions....petite erreur d'un zero....rien que ça!!!! .....et 10 mn apres, notre trek ne vaut plus que 37 millions.....impossible de faire confiance a un tel loulou.....j'imagine même pas dans la jungle!!!! Nous organisons finallement notre trek avec mr PELNIUS....encore un sacre coco!!!! Je ne peux plus mettre mes chaussures...ce n'est pas une tendinite mais serait une ou plusieurs microfractures au talon d'achille. Je prefere cela car je peux marcher en botte sans probleme. Nous arrivons a dekai avec notre guide et decouvrons notre piece de vie....un lino pourri pose sur un plancher ou les cafards gravitent.Les murs sont à peine plus epais qu'une planche de balza. C'est le grand départ pour le trek, tout est pret....sauf penius qui s'est assez logiquement fait tirer son portable (il ne savait de toute façon pas s'en servir). Alors une armée de potes a motos se deploient pour faire justice eux même en vue de récuperer l'appareil.......qui ne sera pas retrouvé et nous perdons une journee... Le lendemain matin au depart..... pelnius....explique nous, tu as prévu 5 porteurs pour 7 gros sacs.....comment comptes tu faire?? Effectivement.....il y a un probleme, ainsi nous récuperons 2 porteurs de plus. Apres une heure de marche, pelnius nous demande si nous possedons des coupes-coupe....et bien non, c'est a toi de prevoir mon pote!!! Ainsi ni le guide ni les 7 porteurs n'en detiennent!!! on hallucine!!!! Nous nous arretons pour manger....pendant 3H.......3/4 d'heure pour trier le riz !!!!! On reprend ensuite la marche pendant.....20 mn pour traverser une rivière, de l'eau jusqu'aux mollets seulement.....et installons le campement !!! Quelle organisation!!!! la tente fournie par le guide juste montée, ....le temps se dechaine et la pluie s'invite dans notre etroit foyer. une tente passoire!!!!! Alors que l'on avait preté a notre imbécile de guide, nos bâches, car il n'avait rien prevu...on lui reprend de furie!!!!! Ainsi , sous une pluie battante et dans l'obscurité, je coupe et débite de jeunes arbres et avec brice, nous étendons la bache dessus la tente.Le mal est fait, nous dormons dans des duvets trempés!!!! Pelnius, notre guide, est considéré par ses pairs de wamena comme un des meilleurs de la valleé....c'est peu dire le niveau!!! Pour brice et moi, c'est le pire guide que nous avons pû rencontrer parmi nos differents voyages....et de loin.Les criteres papuas sont très différents du reste du monde!!! Alors qu'il a plu toute la nuit, nous redécouvrons la rivière.....qui s'est métamorphosée en fleuve!!! pas grave, on l'a passée hier soir mais.....cher guide, il y a t'il d'autres fleuves a traverser aujourd'hui ??? Oui, repond t'il en ricanant....deux a traverser et plus importants!!! Avec brice , on est montés en regime!!! ....bon alors, on fait quoi now, on laisse le fleuve continuer a monter derrière nous et on continue la marche pour rester bloquer entre deux fleuves...et combien de temps??? Alors qu'il pleut sans discontinuer, sans l'accord du guide, nous choisissons de faire demi tour dans la minute, ....mais le fleuve est il traversable?? Discretement, les porteurs approuvent notre décision, mais quelle inconscience du guide!!! Les porteurs, alors entament la traversée...de l'eau jusqu'au cou, les sacs sur la tête, accrochant fermement leurs pieds musclés sur les roches face au courant !!! mais comment font ils??? Brice, devant moi, se retrouve a l'horizontal dans l'eau et ne pouvant plus faire face au courant, lâche la main de son porteur et finit a la nage....par chance, au bon endroit du courant....ouf!!! Notre tarlouze de guide, retire son petit pantalon pour ne pas le mouiller, le pose sur sa tête et se fait aider d'un porteur sur toute la traversée.....pffff !! L'apres midi, nous portons quelques affaires, un porteur étant victime de la malaria. Pour espérer voir les korowais...une dernière option s'offre a nous, chartériser un longboat...pour 12 millions de roupies!!! c'est chose faite, pendant ces 2 jours, nous remontons le fleuve cirek non sans mal.Nous passons la premiere nuit a binam et arrivons a maboul....... et là, .... nous assistons a une scene irréaliste...... ..Comme a l'accoutumée dans chaque village lorsque nous arrivons, les groupes se forment autour de nous. Mais ce soir........ ..........une dispute eclate entre 2 familles korowai. Le mari, peut être fauché, se fait reprocher de ne pas avoir payé sa dote de 5 cochons, 2 millions de rupiah, un coupe coupe et des colliers de coquillages pour les parents de sa femme. vous suivez toujours?? La tenson est palpable, des mots qui se durcissent....et ca tourne en pujilat!!! Des coups partent puis tout le village se disperse en courant dans tous les sens, certains en poussant des cris aigus...ah ou - ah ou - ah ou, .... ou ah eh - ou ah eh- ......et le village s'embrase!!!! les hommes s'arment en quelques secondes de leurs arcs , et les fleches fusent alors en tout sens...et nous, ...on nous tire par les bras en quatrieme vitesse pour se foutre a l'abri. Mais quelle scène hallucinante!!!
Ce matin....nous retrouvons une fleche plantée sur notre bungalow. Va t'on pouvoir partir ce matin, car nos nouveaux porteurs du village seront disponibles que si une entente est trouvée dans le village. oui......c'est ok !!! Nous arrivons dans l'apres midi chez une famille korowai qui niche dans un arbre a 10 mètres de haut. On y monte par de simples encoches taillées dans un tronc assez fin. Le plancher irregulier de la tree-house laisse entrevoir la vegetation 10 mètres plus bas. Des peaux de serpents, plumes, carapaces de tortues, nageoires de poissons ou ossements de cochons ou casoars ornent le plafond. 2 pieces séparent la cabane, celle des hommes et celles des femmes. ils vivent independamment.chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidite!!! Les femmes seins nus, portent un pagne tandis que les hommes se suffisent d'une feuille sur le penis...replie en 2 !!! aie!!! Nous partageons leur repas du soir.....vers de sagou, criquets, et des gros vers blancs(sagou) coinces entre 2 pates de sagou, genre sandwich!!!
aujourd'hui, on les suit dans la jungle.....et on en prend plein les yeux!!!! Il faut s'imaginer a l'époque du néanderthal avec des hommes et femmes coupant des arbres a la hâche de pierre, fabriquant le sagou avec des techniques ancéstrales au beau milieu de la jungle en utilisant tout ce que la nature a à offrir. ....s'imaginer aussi voir des femmes attrapper un serpent a main nu et le partager au menu apres avoir fait le feu comme je l'ai decris plus haut. .....s'imaginer aussi voir des hommes fabriquer des pièges ingénieux pour la chasse et la pêche ou des femmes faisant leurs courses (insectes) dans la nature comme on va au supermarché.... Les enfants de 2 ans s'essaient au coupe coupe ou a la hâche , ...et fument a 8 ans des bangs dès 5h du matin!!!! Les sourires, l'envie de faire partager, les crises de fou rires alimentent nos appetits. Nous dormons ce soir dans une treehouse de 10m de haut, pas la meilleure nuit qui soit, avec l'ancien qui alimente son feu toute la nuit, le chien qui jape ou la mémé qui tousse et crache, mais ce fût une belle experience......et sans cafards ni moustiques pour une fois. vivre et partager quelques instants avec ces hommes, femmes et enfants fut une experience exceptionnelle. Merci a vous, korowai, qui vivez dans un autre temps, toujours en harmonie avec la nature, et qui transmettez vos valeurs et votre savoir de générations en générations. Dans un monde ou le superficiel grandit, ...nous avons trouvé de simples gens.
Lors du dernier jour, pour l'anecdote, nous avons acheté un cacatoes pour 4 euros a un gamin qui l'avait délogé de son nid.Tout heureux de lui redonner sa liberté, brice monte a 3m de haut pendant que je filme...... ....il lache la bête.....qui plonge la tête la premiere dans l'herbe!!! Ils lui avaient coupé une aile....dégoutés, on leur revend l'oiseau ......chit !!! Question faune justement, ..les oiseaux et insectes sont rois. Aigles, perroquets, toucans, cacatoés, perruches peuplent la jungle et on a pu apercevoir jusqu'a 30 cacatoés voler ensemble. Les insectes sont énormes, difformes, multicolores et omniprésents.
Et vint ce fameux retour en bateau sur dekai.... A l'origine, une journée devait suffir..mais c'était sans compter sur l'habilité et la maitrise du boat man.....incroyable!!! Toute la journee, ses choix de navigation restent aléatoires, il manque de nous faire chavirer stupidement ou cale son moteur pour de multiples raisons.....parce qu'il a un joujou mais ne sait pas s'en servir!!! Bon...il finit par casser son lanceur...a 2 reprises !!! ......et c'est plus tard le carburateur qui lache!!! De nuit alors, armés d'une lampe de poche au milieu du fleuve, nous tentons de trouver une une cabane ou passer la nuit.ce sera chose faite mais pas sans mal.... le lendemain..le longboat avance mais manque de puissance....jusqu'a la panne de gasoil!! apres 2h de rames (bouts de bois) a contre courant, il faut se rendre a l'évidence, c'est peine perdue... le boatman part alors dans la jungle rallier un village et reviendra 4h30 après a bord d'un autre bateau et d'un bidon de gasoil. Notre bateau ne demarrant toujours pas , on se fait tracter par le second...qui tombe en panne a son tour, puis c'est l'un puis l'autre....une vingtaine de pannes plus tard , nous arrivons enfin.... nous revenons sur dekai.... Ce dimanche , la messe se deroule dans notre chambre.........qui sert aussi de dortoir pour tribus de passage. les hommes se mettent ensuite a la couture et les femmes préparent a manger dans la cuisine située dans le poulailler et la porcherie.je déconne pas!!! Allez.... je decris une mamie a coté de moi...elle est vétue d'un twed (jupe ecossaise style set de table des annees 60), d'un maillot de foot, d'un bonnet mi peruvien, mi jamaicain et de tongues a fleurs. Un homme aussi...porte une epingle a nourrice a l'oreille.... Bon....c'est un peu tout ça la papouasie....c'est déconcertant, envoutant, déroutant!!!! Il faut ainsi avoir une sacre pêche et une bonne dose de patience. la papousie...faut pas la subir!!!
Bon nous devons quitter dekai pour rejoindre wamena puis jayapura....mais c'est pas simple!!! Dimanche, il n'y avait pas de vol pour wamena. Lundi...un vol, mais jamais vu l'avion. Hier, nous attendons a l'aeroport de7h a 14h , mais l'avion promis ne viendra pas. Aujourd'hui 3 vols étaient prevus, puis 0, puis 1 ou 2, puis aucun!!! Un vol d'une autre compagnie a ete affrêté au dernier moment...on s'est mis sur le coup grâce a une connaissance du guide sans divulguer l'info....ca se passe comme ça ici!!!! Personne ne sait jamais rien , faut avoir des nerfs d'acier, même les pilotes ne sont pas informés!!! Des noms sont effacés des listes pour en ajouter d'autres via les backchiches, un avion qui vient mais qui ne vient plus, la météo changeante......et aucune organisation!!! On peut aussi se ballader sur la piste pendant un décollage ou rentrer et sortir de l'aéroport comme au bon vouloir.... En papouasie, demain signifie peut être, demain ou dans 15 jours, ...ils n'ont aucune notion de temps , de distance et ne connaissent pas leur age. "jam karek" signifie....temps élastique !!! une expression qui n'existe pas dans notre language..... Pour conclure ce chapitre ....les cafards cohabitaient dans notre avion, un twin otter, et lors de l'ouverture des soutes... un rat resistait a la capture des bagagistes....pieds nus. bon...on espere avoir un vol demain pour les moluques a ambon........
Ces 2 derniers jours, nous préparons tranquillement notre périple d'une quarantaine de jours dans la vallée de balliem. L'autorisation de territoire (surat jalan)est acquise depuis hier en payant le prix normal.
Nos sacs sont prêts mais nous avons dû nous séparer de quelques affaires, surtout vestimentaires pour alléger notre sac et nos epaules qui vont être contraintes a dure epreuve.Nous les laissons a santani, elles nous epargnent aussi de payer une surtaxe a l'aeroport.
Afin de préparer nos treks du mieux possible, nous venons d'acheter sardines en boite, céréales, café, sucre, nouilles et 4 kg de riz qui s'averent indispensables mais rajoutent du poids a nos sacs, en plus du lyophilisé ramené de france. Nous apportons aussi duvet, couverture de survie, câpe de pluie, médicaments, filtre a céramique, couverts et gamelles pour cuisiner, bâche de protection, , moustiquaire, ....et le strict minimum vestimentaire. Nous estimons donc commencer par un trek d'une dizaine de jours avec porteurs a travers la montagne dans les tribus yali, ethnies de chasseurs cueilleurs.
je ne vous cache pas que l 'on est emplis de questions, que l 'excitation monte et que l 'on ne sait du tout ce qui nous attend.... Nous arrivons donc a wamena....Les transports sont les pires qu'il soit...jamais vu pires poubelles ailleurs !!!!!! Le tableau de bord est absent, mais en option, un bidon faisant office de réservoir tapit le plancher corrodé. La rouille, presente partout, traverse les tôles. Les sieges sont dechiquetés , toutes lumières et poignées restent aux abonnées absentes depuis bien longtemps. On peut clairement penser que ce sont des troisiemes generations....... Aujourd'hui, on est montés a 17 dans une toyota break...ce sont de vraies bétailleres!!! Faut pas perdre de place alors brice avait le levier de vitesse entre les jambes, et moi, j'ai fini le trajet a l'exterieur, ...maintenu a l'arriere comme je pouvais. On est d'ailleurs tombés en panne d'essence.....sans jauges, c'est pas evident!!! Bon que je decrive un peu ses occupants... Devant moi, un jeune, casquette en arrière style rappeur avec T.shirt troue. Toujours devant, un rasta, dredlogs et bonnet jamaicain sur la tête. Légèrement sur la gauche, un type, torse nû , la quarantaine, une plume jaune sur le front tenue par une ficelle. Encore plus a gauche, une mère allétant son enfant de 3 ans tout en fumant une clope!!! Un autre type aussi, portant un maillot de foot passé de quelques années et aborant un collier de coquillage imposant au cou....... Et juste a cote de moi, un vieux...a poil, la peau frippée, portant son cache sexe....et un parapluie!!! A qui donner la prime de la distinction ?????? Puisque je parle vestimentaire......a noter que le made in china en europe est de bonne qualité....comparé a la merde qu'ils leur balancent ici.....mais oui les chinois peuvent faire encore plus merdique que merdique!!!!!
Nous partons ce matin en solitaire en vue d'y effectuer un trek de plusieurs jours .Nous essaieront de trouver des porteurs en arrivant dans le premier village, tomisa...... ......Et a notre arrivee dans ce hameau, les papous se rassemblent autour de nous avec une curiosité a notre égard très inattendue.Quand nous avancons d'un pas, le cercle papou recule en poussant des hoooo...craintifs.Les enfants fuyent en pleurant retrouver les bras de leurs mères. Apres de longues minutes avec le chef du village, nous tombons d'accord sur un prix pour dormir dans la chapelle, a même la paille...et les puces!!! Le lendemain, 2 porteurs nous accompagnent...seulement 1h, car nous entrons dans la jungle et en territoire ennemi, ainsi ....les porteurs risquent leur vie et doivent nous laisser seuls, pas de cadeaux entre tribus!!! Ils nous assurent cépendant que nous les blancs, ne risquons rien!!! C'est donc comme cela que nous nous retrouvons seuls, sans porteurs, avec des sacs de plus de 20 kg sur les épaules dans le but de rallier le village de pong. L'enfer vert allait parler.... Pendant une dizaine de jours, nous effectuons une trentaine de km quotidiennement dans un univers terrible sans connaitre auparavant le relief puisqu'aucune carte le mentionne. Ainsi, nous grimpons jusqu'a 3300m d'altitude dans une jungle éxuberante ou les arbres sont rongés et etouffés par les attaques incessantes de l'humidité, des plantes parasites, des lichens et des épaisses mousses. Sans cesse nous montons et descendons des montagnes en gravitant des murs de pierres, en chevauchant troncs et racines. Les seules zones plates sont des marécages ou la boue nous vient jusqu'au genoux. Il faut ramper sous des arbres, marcher en équilibre sur des troncs surplombants des rivières ou la moindre erreur peut etre fatale. la mousse recouvre tout, troncs, pierres, racines , créeant un univers ultrat glissant et un sol en suspension ou parfois nous passions une jambe a travers. bref, ce fut un melange de boue, de racines, de troncs, de pierres dans une jungle de montagne complètement hallucinante. Pour le bivouac, nous essayons de trouver une zone a peu près plate . Ensuite, nous débitons un jeune arbre en 4 pour réaliser l'ossature de notre campement a laquelle nous tendons une bâche au dessus. Apres avoir attaché nos capes sur les cotés, nous couvrons le sol de feuilles et d'une bâche pour limiter la remontée de l'humidité. Ensuite vient le moment de se faire un feu (parfois 1h pour l'allumer) et de se faire la popote....riz sardines, pates et produits lyophilises. Point de vue sommeil....on se contente de ce que l'on a....parfois les duvets sont trempés, et a 3000m, ca caille!!! Nous attendons le 6 ème jour pour se laver dans une rivière, a proximité d'une grotte ou l'on crêche.C'est un grand moment de bonheur....on en profite aussi pour laver nos fringues puantes.
Bon...., le pire moment revient au matin lorsqu'on doit enfiler ses chaussettes et chaussures trempées, boueuses et froides. Nous n'avons jamais trouvé le village de pong car apres 6 jours passés dans la jungle sans avoir croisé personne et sans savoir combien de temps il était encore nécessaire pour y parvenir, errintes, nous faisons le choix de rebrousser chemin de peur aussi de ne pas être sur la bonne piste. Nous croisons plus tard pour la premiere fois une famille papou....tous surpris de se retrouver là...au milieu de rien. Ils nous informent apres un bon serrage de main que le village de pong n'est pas très loin...mais ça veut dire quoi pas très loin??... Je ne pense pas qu'il existe pire jungle que celle ci ailleurs....même a 3300m là ou les autres jungles laissent place aux roches ou petits arbustes, ici....la jungle est la même, exubérante, les arbres tombant sous les attaques climatiques et végétales. Chaque pas, chaque appui, chaque prise nécessite un maximum de concentration dans un milieux ultra glissant avec des pluies très fréquentes.Nous ne comptons plus les chutes!!! La moindre entorse ou piqure vénimeuse serait catastrophique a quelques jours de marche de wamena. A wamena justement, nous arrivons.....errintes!!! Alors nous restons plusieurs jours pour désinfecter nos plaies, soigner les ampoules, surveiller les multitudes de coupures aux mains et jambes.Brice ressent aussi le besoin de reposer ses 2 genoux et moi....mon tendon d'achile droit qui m'a fait souffrir au moins pendant 30km hier.On aurait dit que l'on revenait de la guerre du vietnam hier.....on en rigole bien!!!! on s'est jetés sur le coca (pas de bières ici) et on a mangé comme 4 hier soir!!!!! On doit aussi reprendre du poids... J'ai dû me rendre 2 fois a l'hôpital pour realiser des soins afin de résorber mes 4 infections aux jambes.De belles plaies a l'origine qui se sont infectées a cause de mouches venant s'agglutiner dessus. bon....l'hosto, ..c'est folklo !!!.....je raconte... Des taches et trainées de sang sur des murs attaqués par l'humidité Des compresses imbibées de sang sur un sol dégueulasse Un médecin pas très rigoureux qui asceptise les pansements une fois sur deux Des locaux qui rentrent et qui sortent des salles comme dans un moulin Des infirmières papous maladroites qui ne savent pas tenir des cotons au bout d'une pince. Il faut vraiment ouvrir grand les yeux pour s'assurer que les soins soient effectués dans les meilleurs conditions. Bon...on ne peut pas tout avoir....les soins et medocs sont gratuits!!!!
Afin de soigner mon talon d'achille.....je me suis rendu a la pharmacie et aie du montrer sur mon corps la différence entre un tendon et un muscle.Pour le pharmacien, tout était muscles!!! il ignorait l'existence des tendons et ligaments, et c'est la 2 ème boutique que je faisais!!!! Alors, en feuilletant son larousse des medocs, j'ai retrouvé le voltarène qu'il possédait de plus, en rayon... Tout sourire, le pharmacien m'a remercié plusieurs fois et m'a pris en photo avec lui!!!! dingue!!!!
Pendant ce temps, brice revenait de la poste sans avoir pu poster son courrier....penurie de timbres!!! Pas de timbres avant une semaine lui dit le postier avant de rajouter.....et il y a beaucoup de vols chez nous!!! durant ces quelques jours, nous organisons notre trek en pays korowai..... Le premier guide que nous rencontrons, mr MARTINUS, se perd dans les chiffres et nous propose 15 jours pour 1 milliard de roupies, avant de retomber a 100 millions....petite erreur d'un zero....rien que ça!!!! .....et 10 mn apres, notre trek ne vaut plus que 37 millions.....impossible de faire confiance a un tel loulou.....j'imagine même pas dans la jungle!!!! Nous organisons finallement notre trek avec mr PELNIUS....encore un sacre coco!!!! Je ne peux plus mettre mes chaussures...ce n'est pas une tendinite mais serait une ou plusieurs microfractures au talon d'achille. Je prefere cela car je peux marcher en botte sans probleme. Nous arrivons a dekai avec notre guide et decouvrons notre piece de vie....un lino pourri pose sur un plancher ou les cafards gravitent.Les murs sont à peine plus epais qu'une planche de balza. C'est le grand départ pour le trek, tout est pret....sauf penius qui s'est assez logiquement fait tirer son portable (il ne savait de toute façon pas s'en servir). Alors une armée de potes a motos se deploient pour faire justice eux même en vue de récuperer l'appareil.......qui ne sera pas retrouvé et nous perdons une journee... Le lendemain matin au depart..... pelnius....explique nous, tu as prévu 5 porteurs pour 7 gros sacs.....comment comptes tu faire?? Effectivement.....il y a un probleme, ainsi nous récuperons 2 porteurs de plus. Apres une heure de marche, pelnius nous demande si nous possedons des coupes-coupe....et bien non, c'est a toi de prevoir mon pote!!! Ainsi ni le guide ni les 7 porteurs n'en detiennent!!! on hallucine!!!! Nous nous arretons pour manger....pendant 3H.......3/4 d'heure pour trier le riz !!!!! On reprend ensuite la marche pendant.....20 mn pour traverser une rivière, de l'eau jusqu'aux mollets seulement.....et installons le campement !!! Quelle organisation!!!! la tente fournie par le guide juste montée, ....le temps se dechaine et la pluie s'invite dans notre etroit foyer. une tente passoire!!!!! Alors que l'on avait preté a notre imbécile de guide, nos bâches, car il n'avait rien prevu...on lui reprend de furie!!!!! Ainsi , sous une pluie battante et dans l'obscurité, je coupe et débite de jeunes arbres et avec brice, nous étendons la bache dessus la tente.Le mal est fait, nous dormons dans des duvets trempés!!!! Pelnius, notre guide, est considéré par ses pairs de wamena comme un des meilleurs de la valleé....c'est peu dire le niveau!!! Pour brice et moi, c'est le pire guide que nous avons pû rencontrer parmi nos differents voyages....et de loin.Les criteres papuas sont très différents du reste du monde!!! Alors qu'il a plu toute la nuit, nous redécouvrons la rivière.....qui s'est métamorphosée en fleuve!!! pas grave, on l'a passée hier soir mais.....cher guide, il y a t'il d'autres fleuves a traverser aujourd'hui ??? Oui, repond t'il en ricanant....deux a traverser et plus importants!!! Avec brice , on est montés en regime!!! ....bon alors, on fait quoi now, on laisse le fleuve continuer a monter derrière nous et on continue la marche pour rester bloquer entre deux fleuves...et combien de temps??? Alors qu'il pleut sans discontinuer, sans l'accord du guide, nous choisissons de faire demi tour dans la minute, ....mais le fleuve est il traversable?? Discretement, les porteurs approuvent notre décision, mais quelle inconscience du guide!!! Les porteurs, alors entament la traversée...de l'eau jusqu'au cou, les sacs sur la tête, accrochant fermement leurs pieds musclés sur les roches face au courant !!! mais comment font ils??? Brice, devant moi, se retrouve a l'horizontal dans l'eau et ne pouvant plus faire face au courant, lâche la main de son porteur et finit a la nage....par chance, au bon endroit du courant....ouf!!! Notre tarlouze de guide, retire son petit pantalon pour ne pas le mouiller, le pose sur sa tête et se fait aider d'un porteur sur toute la traversée.....pffff !! L'apres midi, nous portons quelques affaires, un porteur étant victime de la malaria. Pour espérer voir les korowais...une dernière option s'offre a nous, chartériser un longboat...pour 12 millions de roupies!!! c'est chose faite, pendant ces 2 jours, nous remontons le fleuve cirek non sans mal.Nous passons la premiere nuit a binam et arrivons a maboul....... et là, .... nous assistons a une scene irréaliste...... ..Comme a l'accoutumée dans chaque village lorsque nous arrivons, les groupes se forment autour de nous. Mais ce soir........ ..........une dispute eclate entre 2 familles korowai. Le mari, peut être fauché, se fait reprocher de ne pas avoir payé sa dote de 5 cochons, 2 millions de rupiah, un coupe coupe et des colliers de coquillages pour les parents de sa femme. vous suivez toujours?? La tenson est palpable, des mots qui se durcissent....et ca tourne en pujilat!!! Des coups partent puis tout le village se disperse en courant dans tous les sens, certains en poussant des cris aigus...ah ou - ah ou - ah ou, .... ou ah eh - ou ah eh- ......et le village s'embrase!!!! les hommes s'arment en quelques secondes de leurs arcs , et les fleches fusent alors en tout sens...et nous, ...on nous tire par les bras en quatrieme vitesse pour se foutre a l'abri. Mais quelle scène hallucinante!!!
Ce matin....nous retrouvons une fleche plantée sur notre bungalow. Va t'on pouvoir partir ce matin, car nos nouveaux porteurs du village seront disponibles que si une entente est trouvée dans le village. oui......c'est ok !!! Nous arrivons dans l'apres midi chez une famille korowai qui niche dans un arbre a 10 mètres de haut. On y monte par de simples encoches taillées dans un tronc assez fin. Le plancher irregulier de la tree-house laisse entrevoir la vegetation 10 mètres plus bas. Des peaux de serpents, plumes, carapaces de tortues, nageoires de poissons ou ossements de cochons ou casoars ornent le plafond. 2 pieces séparent la cabane, celle des hommes et celles des femmes. ils vivent independamment.chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidite!!! Les femmes seins nus, portent un pagne tandis que les hommes se suffisent d'une feuille sur le penis...replie en 2 !!! aie!!! Nous partageons leur repas du soir.....vers de sagou, criquets, et des gros vers blancs(sagou) coinces entre 2 pates de sagou, genre sandwich!!!
aujourd'hui, on les suit dans la jungle.....et on en prend plein les yeux!!!! Il faut s'imaginer a l'époque du néanderthal avec des hommes et femmes coupant des arbres a la hâche de pierre, fabriquant le sagou avec des techniques ancéstrales au beau milieu de la jungle en utilisant tout ce que la nature a à offrir. ....s'imaginer aussi voir des femmes attrapper un serpent a main nu et le partager au menu apres avoir fait le feu comme je l'ai decris plus haut. .....s'imaginer aussi voir des hommes fabriquer des pièges ingénieux pour la chasse et la pêche ou des femmes faisant leurs courses (insectes) dans la nature comme on va au supermarché.... Les enfants de 2 ans s'essaient au coupe coupe ou a la hâche , ...et fument a 8 ans des bangs dès 5h du matin!!!! Les sourires, l'envie de faire partager, les crises de fou rires alimentent nos appetits. Nous dormons ce soir dans une treehouse de 10m de haut, pas la meilleure nuit qui soit, avec l'ancien qui alimente son feu toute la nuit, le chien qui jape ou la mémé qui tousse et crache, mais ce fût une belle experience......et sans cafards ni moustiques pour une fois. vivre et partager quelques instants avec ces hommes, femmes et enfants fut une experience exceptionnelle. Merci a vous, korowai, qui vivez dans un autre temps, toujours en harmonie avec la nature, et qui transmettez vos valeurs et votre savoir de générations en générations. Dans un monde ou le superficiel grandit, ...nous avons trouvé de simples gens.
Lors du dernier jour, pour l'anecdote, nous avons acheté un cacatoes pour 4 euros a un gamin qui l'avait délogé de son nid.Tout heureux de lui redonner sa liberté, brice monte a 3m de haut pendant que je filme...... ....il lache la bête.....qui plonge la tête la premiere dans l'herbe!!! Ils lui avaient coupé une aile....dégoutés, on leur revend l'oiseau ......chit !!! Question faune justement, ..les oiseaux et insectes sont rois. Aigles, perroquets, toucans, cacatoés, perruches peuplent la jungle et on a pu apercevoir jusqu'a 30 cacatoés voler ensemble. Les insectes sont énormes, difformes, multicolores et omniprésents.
Et vint ce fameux retour en bateau sur dekai.... A l'origine, une journée devait suffir..mais c'était sans compter sur l'habilité et la maitrise du boat man.....incroyable!!! Toute la journee, ses choix de navigation restent aléatoires, il manque de nous faire chavirer stupidement ou cale son moteur pour de multiples raisons.....parce qu'il a un joujou mais ne sait pas s'en servir!!! Bon...il finit par casser son lanceur...a 2 reprises !!! ......et c'est plus tard le carburateur qui lache!!! De nuit alors, armés d'une lampe de poche au milieu du fleuve, nous tentons de trouver une une cabane ou passer la nuit.ce sera chose faite mais pas sans mal.... le lendemain..le longboat avance mais manque de puissance....jusqu'a la panne de gasoil!! apres 2h de rames (bouts de bois) a contre courant, il faut se rendre a l'évidence, c'est peine perdue... le boatman part alors dans la jungle rallier un village et reviendra 4h30 après a bord d'un autre bateau et d'un bidon de gasoil. Notre bateau ne demarrant toujours pas , on se fait tracter par le second...qui tombe en panne a son tour, puis c'est l'un puis l'autre....une vingtaine de pannes plus tard , nous arrivons enfin.... nous revenons sur dekai.... Ce dimanche , la messe se deroule dans notre chambre.........qui sert aussi de dortoir pour tribus de passage. les hommes se mettent ensuite a la couture et les femmes préparent a manger dans la cuisine située dans le poulailler et la porcherie.je déconne pas!!! Allez.... je decris une mamie a coté de moi...elle est vétue d'un twed (jupe ecossaise style set de table des annees 60), d'un maillot de foot, d'un bonnet mi peruvien, mi jamaicain et de tongues a fleurs. Un homme aussi...porte une epingle a nourrice a l'oreille.... Bon....c'est un peu tout ça la papouasie....c'est déconcertant, envoutant, déroutant!!!! Il faut ainsi avoir une sacre pêche et une bonne dose de patience. la papousie...faut pas la subir!!!
Bon nous devons quitter dekai pour rejoindre wamena puis jayapura....mais c'est pas simple!!! Dimanche, il n'y avait pas de vol pour wamena. Lundi...un vol, mais jamais vu l'avion. Hier, nous attendons a l'aeroport de7h a 14h , mais l'avion promis ne viendra pas. Aujourd'hui 3 vols étaient prevus, puis 0, puis 1 ou 2, puis aucun!!! Un vol d'une autre compagnie a ete affrêté au dernier moment...on s'est mis sur le coup grâce a une connaissance du guide sans divulguer l'info....ca se passe comme ça ici!!!! Personne ne sait jamais rien , faut avoir des nerfs d'acier, même les pilotes ne sont pas informés!!! Des noms sont effacés des listes pour en ajouter d'autres via les backchiches, un avion qui vient mais qui ne vient plus, la météo changeante......et aucune organisation!!! On peut aussi se ballader sur la piste pendant un décollage ou rentrer et sortir de l'aéroport comme au bon vouloir.... En papouasie, demain signifie peut être, demain ou dans 15 jours, ...ils n'ont aucune notion de temps , de distance et ne connaissent pas leur age. "jam karek" signifie....temps élastique !!! une expression qui n'existe pas dans notre language..... Pour conclure ce chapitre ....les cafards cohabitaient dans notre avion, un twin otter, et lors de l'ouverture des soutes... un rat resistait a la capture des bagagistes....pieds nus. bon...on espere avoir un vol demain pour les moluques a ambon........
États-Unis: trois semaines entre Plaines et Rocheuses (Colorado, Wyoming, Dakota du Sud, Montana), 4ème partie English translation pending
1ère partie ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3084186;#3084186
2ème partie ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3090622;#3090622
3ème partie ici : http://voyageforum.com/...ost=3102355;#3102355
J17. 16/07/09 : YELLOWSTONE (WY) : Mt Washburn. Aujourd'hui c'est LA journée rando à Yellowstone : nous avons prévu l'ascension du Mt Washburn, point culminant du parc, histoire de prendre de la hauteur et d'essayer de rencontrer des mouflons supposés vivre dans ce secteur, puis de terminer la journée à Norris Geyser Basin. Nous quittons la cabine avant 9h, avec l'intention de filer jusqu'au point de départ du sentier sur la Chiteenden Road, à mi-chemin entre Canyon et Roosevelt. Un Ranger au Visitor Center de Canyon Village nous avait conseillé ce chemin plutôt que celui partant du Dunraven Pass, car ce dernier était boueux et parfois encore enneigé en ce début d'été. Las, nous avons dû faire face aux aléas de la circulation à Yellowstone en traversant hayden valley : un troupeau de bisons avait décidé de stationner au milieu de la route, provoquant un immense bouchon...
Nous avons quand même perdu une heure, mais pas notre bonne humeur ! Nous n'arrivons donc que vers 11h au parking mais tant pis, on est en vacances après tout, no stress !
Au programme, 10 km aller retour, avec un dénivelé de 425 m. Une ballade superbe, que nous avons faite à notre rythme, nous arrêtant au gré de nos envies (paysages, fleurs etc...) avec un pique nique sympa en cours de route. Un peu avant l'arrivée, les mouflons sont bien là, réunis autour d'une plaque de neige oubliée par l'hiver. Quelle joie pour tous de les voir de si près !
Au sommet, il y a une plate forme de surveillance pour les feux de forêts d'où la vue s'étant à 360° sur tout le parc et au delà (on voit les Tetons au sud). De là haut la dimension de la Caldeira de Yellowstone prend toute sa mesure : on se rend compte qu'on se trouve au milieu des Rocheuses, et qu'à nos pieds, sur des km2, il n'y a... pas de montagnes ! Juste cette immense cuvette boisée.
Sur le chemin du retour, un homme nous avertit qu'un grizzly est tout proche du sentier un peu plus bas... Nous avons sorti tout notre répertoire de chansons enfantines afin d'être le moins discrets possibles ! Hitoire de na pas surprendre la petite bête, qui a dû nous entendre car nous n'en avons pas vu une oreille.
Quant aux moustiques... Nous les avons enfin vaincus grâce à un répulsif "Deep Forest" acheté 2 jours avant dans la boutique de Canyon Village. Et il s'avèrera très utile et efficace encore les jours qui suivront !
Rentrés à la voiture vers 15h, nous redescendons jusqu'à canyon Village puis prenons la route vers Norris où nous ne ferons qu'un petit tour, une partie du groupe faisant la grève de la marche (on ne dénoncera personne) !
Retour à canyon village, dîner puis retour au Dunraven Pass pour un nouveau "safari" grizzly. Et nous avons été récompensés par 3 specimens !!

J18. 17/07/09 : YELLOWSTONE (WY) : West Thumb, Grant Village, Midway Geyser Basin. Après le checking-out rapide et avoir chargé la voiture, nous quittons définitivement notre cabine du Lake Hotel. Nous longeons les bords du lac vers le sud jusqu'à West Thumb ou nous passons une petite heure à cheminer sur les passerelles au milieu de jolies sources très chaudes d'un bleu limpide et de cônes de geysers, dont certains sont submergés par l'eau du lac. Les enfants effectuent les dernières activités de leur programme Junior Ranger dans le but d'aller obtenir leur diplôme dans la journée.
Après la ballade, il est encore tôt, mais il y a un coin pique-nique pas désagréable près du parking, et nous cassons la croûte sur place.
Ensuite direction Grant Village, où nous visitons l'intéressant Visitor Center consacré aux feux de forêts. A la fin, nous nous adressons à une adorable "mamie" ranger qui validera les activités junior ranger des enfants et procèdera à une remise de diplôme très officielle au micro, en rassemblant tout le public présent pour applaudir chaudement nos 2 petits français assidus ! Grand souvenir !
Nous partons passer l'après midi vers le bassin de geysers de Midway que nous n'avions pas eu le temps de faire plus tôt, principalement pour voir la source Grand Prismatic Spring. Celle-ci étant vraiment immense, la vue n'est pas extra quand on est juste au bord, surtout que la vapeur revenait toujours vers nous (pas suffisamment de vent) et masquer en grande partie la vue. Nous revenons donc sur nos pas en voiture et nous stationnons au parking de Fairy Falls Trails pour emprunter le sentier sur quelques centaines de mètres (infesté d'insectes agressifs que des promeneurs nous nommeront "dragonflies") avant de gravir la colline qui fait face à la source Grand Prismatic. Il n'y a pas vraiment de sentier, et il faut être vraiment bien chaussé, mais quelle vue !!
Nous profitons du paysage un moment, puis reprenons la route vers old faithful où nous pensons refaire un petit tour sur la passerelle Geyser Hill Loop Trail que nous avions survolée la première fois. En plus, au retour nous auront la chance de voir sa majesté Old Faithful en éruption une nouvelle fois (sympa pour nos derniers moments dans le parc !).
Après cela dîner au Snow Lodge vers 18h avant de prendre la route pour quitter le parc par le sud et rejoindre le parc de Grand Teton.
La route est très belle et sauvage, et dévoile soudain la chaîne des Tetons et Jackson Lake splendides dans le soleil couchant...

Nous atteignons enfin notre logement, une cabine retenue au Colter Bay Village, rustique, confortable et spacieuse.
Et quel cadre !! Au bord du Jackson Lake, face au Mt Moran et à ses glaciers.
J18. 17/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) Ce premier jour dans le parc est plutôt "cool" : pas de programme précis, juste les routes touristiques classiques et les arrêts point de vue. A Colter Bay nous visitons le Visitor Center dont l'exposition est centrée sur les arts indiens et où nous retirons les désormais traditionnels programmes Junior Ranger. Puis nous prenons la voiture pour visiter les environs. Nous commençons donc par rejoindre la Signal Moutain Road jusqu'au sommet, d'où la vue sur la vallée de Jackson et le sud de la chaîne des Tetons est très belle. Ensuite nous nous rendons au bord du très joli String Lake où nous faisons notre halte déjeûner (pique-nique). Après le repas, nous faisons la route qui longe le très photogénique Jenny Lake, blotti face aux montagne dans un cadre remarquable.
Nous avons encore pas mal de temps, et rallions donc Teton Village, station de sports d'hiver de Jackson, où nous empruntons le téléphérique. Au sommet, belles balades avec vue sur la vallée et la chaîne des Teton. Nous dînons à Teton Village, où il y a peu de monde, dans un restaurant à l'ambiance tyrolienne amusante.
En rentrant nous faisons un arrêt sur le célèbre point de vue Snake River Overlook, très fréquenté par les photographes.
Puis nous remontons vers le nord jusqu'à Oxbow Bend, endroit où la rivière Snake fait un coude et où les élans ne sont, parait-il, pas rares... Nous attendrons un bon moment, verrons des castors, de nombreux oiseaux, pélicans, balbuzard et des milliers de moustiques (mais le spray Deep Forest était là pour nous défendre !) mais le soleil se couchera sans qu'un élan ait montré le bout de ses bois...
Emerveillés par ce beau coucher de soleil mais un peu frustrés, nous rentrons coucher.
J19. 18/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) Ce matin, nous avons prévu une sortie en canoe sur Jackson Lake, et louons un kayak biplace et un canoe pour 2 heures à la marina de Colter Bay (à 200m de notre cabine), malgré le temps menaçant. Après une sortie du chenal de la marina que nous jugerons un peu périlleuse à cause des yachts qui passent à proximité créant de grosses vagues, nous atteignons une passe entre plusieurs îles sauvage. Quel bonheur, petits et grands prendront beaucoup de plaisir à naviguer au milieu de ces terres habitées seulement de nombreux oiseaux face à un des plus beaux panoramas qui soit. Même la pluie qui tombera quelques minutes ne gâchera pas notre plaisir...
L'après midi, nous nous dirigeons vers Mormon Row, lieu de résidence d'une communauté mormone et où subsistent quelques constructions du début du XXe siècle. L'endroit est peu fréquenté (nous sommes seuls) et l'ensemble est très photogénique.
Ensuite nous faisons un arrêt au moderne Visitor Center Craig Thomas à l'extrémité sud du parc.
Nous finissons la journée à Jackson Hole, flanant devant les vitrines chics des galeries et boutiques d'antiquités. Rien de bon marché dans le coin... La place centrale est encadrée par 4 étonnantes arches formées avec les bois de cerfs ramassés dans les environs (et notamment au National Elk Refuge où ceux-ci passent l'hiver).
Au sud de la ville il y a une piste de luge d'été ; les enfants insistent et nous allons nous renseigner. Nous nous étranglons devant le prix de la descente (15$ par personne !!) et renonçons...
Nous réussissons, sur les conseils du Routard, à éviter les restos un peu trop touristiques à note goût du centre et dînons au Bubba's BBQue, cantine locale à l'excellent rapport qualité-prix : on y dîne sur des tables en alu des plats basiques américains, aux portions généreuses. Encore une fois, la viande est excellente. A recommander !
Sur la route du retour, nouvel arrêt à Oxbow Bend ; toujours pas d'élans...
J20. 19/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) C'est notre dernier jour à Grand Teton, et nous avons programmé une randonnée "classique" : la traversée en bateau du Jenny Lake, puis ascension du sentier jusqu'à Inspiration Point en passant par Hidden Falls, enfin retour à la voiture à pied en faisant le tour du lac. La traversée en bateau offre de jolis points de vue sur les sommets environnant. Nous attaquons ensuite la ballade, très fréquentée, jusqu'à Hidden Falls où la plupart des gens s'arrête. Nous continuons jusqu'à Inspiration Point par le sentier, creusé sur sa dernière portion à flance de rochers. Sur le côté, un wapiti se repose, indifférent à notre présence. Arrivés en haut, nous profitons de cette vue magnifique sur le lac et la vallée, et les pics enneigés derrière nous. Il est un peu tôt, mais nous ne résistons pas à l'envie de nous installer là pour pique-niquer, sur une plate-forme surplombant le lac, un peu en contrevas du chemin, seulement troublés par les écureuils curieux qui viennent voler nos miettes.
Sur le chemin du retour, il y a très peu de monde (la plupart des promeneurs font l'aller et le retour en bateau apparemment) et nous pourrons observer une énorme marmotte dans les rochers. Au bord du lac, un serpent se faufilera entre les pieds de Hugo. Nous sommes tous pétrifiés (sauf Hugo qui réalisa un des sauts les plus spectaculaires de sa jeune vie !) dans un hurlement d'effroi général. Nous avons juste le temps de voir que le serpent a une proie dans la gueule (une grenouille ou quelquechose du genre) avant qu'il ne disparaisse entre les rochers. Belle frayeur !
Nous revenons au parking en faisant le tour du lac par le sud. Comme il n'est pas très tard et que le temps est superbe, nous avons envie de retourner faire du kayak à Colter Bay. Hélas à notre arrivée, vers 16h15, on nous explique que la marina ferme à 17h, et que les dernières locations partent à 16h. On a beau insister, rien n'y fait, et nous nous contenterons d'une marche à pied le long du rivage dans la presque'île qui ferme la baie au nord.
Nous dînons sur place, au sympathique John Colter Café-Court qui sert des plats mexicains à des prix raisonnables.
Avant de rentrer coucher, nous faisons une dernière tentative pour observer des élans, en vain.
J21. 20/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) - CHEYENNE (WY) Aujourd'hui, grosse journée de route à travers tout le Wyoming jusqu'à Cheyenne. Le matin, hésitant entre deux routes possibles, je demande conseil à la réception du village, sans résultat (les gens qui travaillent là sont des saisonniers, pas des locaux, et ne connaissent pas du tout cette route). Je me tourne alors vers d'autres vacanciers, immatriculés au Colorado, qui me renseigne bien volontiers. eux même prennent la même direction (ils retournent sur Denver) et nous conseillent de prendre plutôt la route qui passe plus au nord, par Dubois et Lander. Nous suivons donc leur conseil, et empruntons cette route, à travers une épaisse forêt d'abord jusqu'au col Togwotee Pass (2944m) qui franchit les Monts Absaroka pour redescendre sur le versant est des montagnes, plus aride. Il y a de gros travaux sur la route et nous prenons du retard, arrivant à Dubois à midi passé. Nous nous y arrêtons, pour le pique-nique... Impression de nulle part typique de cette Amérique profonde des petites villes isolées... La route jusqu'à Lander traverse ensuite une réserve indienne, au milieu de magnifiques paysages de semi-désert, ponctués ça et là de mobil-home rouillés et de carcasses de voitures désossés. Impression bizarre et malaise s'installent à la vue des conditions de vie de ces peuples aujourd'hui... Après Lander, encore et toujours du désert à perte de vue, peu de monde sur la route. Quel dépaysement ! Nous faisons une halte dans la sympathique ville de Laramie pour dîner, et arrivons à Cheyenne à la nuit tombée. Nous couchons au Sleep Inn & Suite, loin du centre ville. C'est la période du rodéo et, en réservant 6 mois à l'avance il a été difficile de trouver une chambre (et à quel prix : 200$ hors taxes, la nuit la plus chère du séjour !!)
J22. 21/07/09 : CHEYENNE (WY)-DENVER (CO) Fin juillet Cheyenne, petite capitale du Wyoming sort de sa torpeur pendant les Frontier Days, le plus grand rodéo en plein air des USA. Nous avons pris des billets pour une expérience inoubliable ! Le matin, nous assistons au show aérien des Thunderbirds, patrouille aérienne de l'US Air Force.
Ensuite nous nous dirigeons vers Frontier Park où ont lieu les épreuves du rodéo.
Nous ne savons pas vraiment à quoi nous attendre, mais passerons une après-midi géniale ! Nous devons être faciles à repérer comme touristes car nous sommes quasiment les seuls à ne porter ni jeans, ni bottes ni chapeaux (c'est l'uniforme des spectateurs, de 4 à 90 ans). Les compétiteurs viennent de tout l'ouest pour se mesurer. Nos voisins nous renseignent de bon coeur sur les règles des différentes épreuves; quelques cow-boys repartiront en boîtant, un cheval en ambulance (il parait que c'est exceptionnel), et nous avec des images plein la tête et l'impression d'avoir cotoyé d'un peu plus près cette culture de l'ouest américain. Un grand moment.
Le soir, après nous être attardé dans les différents stands autour du parc, et un dernier steak bien juteux, nous reprenons la route pour Denver que nous rallions en environ 1h30. Nous avons réservé au Comfort Inn, très bien situé à Dowtown, et face du luxueux Brown Palace hotel et à deux pas de l'artère commerçante de 16th street Mall.
J23. 22/07/09 : DENVER (CO) Ce matin, dernier réveil sur le sol américain... Nous réorganisons les valises en vue du départ, préparons nos bagages à main pour l'avion, chargeons la voiture (qu'on laissera à l'hôtel pour la journée), et partons nous ballader dans Denver. Notre avion n'est qu'à 20h et nous avons donc du temps devant nous. Nous faisons un peu de shopping dans 16th Street Mall (surtout des vêtements pour les enfants), visitons à pied les "vieilles" rues de Larimer Square agréablement restaurées, poussons jusqu'au Coors Stadium (stade de base-ball). Nous déjeûnons au "MArket" sur Larimer Square, très sympa, bon marché, qui semble être la cantine de pas mal d'hommes d'affaires du coin. Plusieurs restos sous le mêmes toits, différentes cuisines, ca rapelle un peu le Farmers Market de LA en plus petit.
Nous revenons vers l'hôtel, faisons un tour dans le magnifique hall du Brown Palace Hotel, puis récupérons la voiture direction l'aéroport. Il est 15h. En chemin nous faisons une halte pour faire le plein, et en profitons pour remettre dans les valises les achats effectués en ville.
La restitution de la voiture se passe sans encombre, la navette Hertz nous ramène au Terminal où nous enregistrons nos bagages puis passons les controles de sécurité. L'avion est à l'heure ; devant nous une famille française de Nantes est installée et nous partageons nos souvenirs avec enthousiasme...
Le vol sera plutôt agîté surtout en deuxième partie de vol, et nous arrivons à Londres sous l'orage. Nous avons 5h d'attente pour prendre notre avion pour Bruxelles, et le mauvais temps allongera encore le temps d'attente... En plein jetlag, nous somnolons dans l'aérogare.
A Bruxelles, enfin, nous retrouvons la famille, et surtout notre petit dernier resté avec ses grands parents qui commençait à nous manquer !
Nous rentrons des souvenirs plein la tête, heureux d'un voyage sans fausse note, où nous avons partagé des moments de découverte, d'émotions qui n'appartiennent qu'à nous. Un grand merci à Hugo et Arthur, nos Junior Ranger de 8 et 9 ans qui ont suivi chaque étape de ce voyage avec tant de plaisir, sans jamais se plaindre de routes trop longues ou de marches fatigantes, et qui ne cessent de demander quand on repart...
Nous sommes heureux de partager sur le forum cette merveilleuse expérience, en espérant qu'elle soit autant utile que celles d'autres vfistes nous l'ont été !
J17. 16/07/09 : YELLOWSTONE (WY) : Mt Washburn. Aujourd'hui c'est LA journée rando à Yellowstone : nous avons prévu l'ascension du Mt Washburn, point culminant du parc, histoire de prendre de la hauteur et d'essayer de rencontrer des mouflons supposés vivre dans ce secteur, puis de terminer la journée à Norris Geyser Basin. Nous quittons la cabine avant 9h, avec l'intention de filer jusqu'au point de départ du sentier sur la Chiteenden Road, à mi-chemin entre Canyon et Roosevelt. Un Ranger au Visitor Center de Canyon Village nous avait conseillé ce chemin plutôt que celui partant du Dunraven Pass, car ce dernier était boueux et parfois encore enneigé en ce début d'été. Las, nous avons dû faire face aux aléas de la circulation à Yellowstone en traversant hayden valley : un troupeau de bisons avait décidé de stationner au milieu de la route, provoquant un immense bouchon...
Nous avons quand même perdu une heure, mais pas notre bonne humeur ! Nous n'arrivons donc que vers 11h au parking mais tant pis, on est en vacances après tout, no stress !Au programme, 10 km aller retour, avec un dénivelé de 425 m. Une ballade superbe, que nous avons faite à notre rythme, nous arrêtant au gré de nos envies (paysages, fleurs etc...) avec un pique nique sympa en cours de route. Un peu avant l'arrivée, les mouflons sont bien là, réunis autour d'une plaque de neige oubliée par l'hiver. Quelle joie pour tous de les voir de si près !
Au sommet, il y a une plate forme de surveillance pour les feux de forêts d'où la vue s'étant à 360° sur tout le parc et au delà (on voit les Tetons au sud). De là haut la dimension de la Caldeira de Yellowstone prend toute sa mesure : on se rend compte qu'on se trouve au milieu des Rocheuses, et qu'à nos pieds, sur des km2, il n'y a... pas de montagnes ! Juste cette immense cuvette boisée.
Sur le chemin du retour, un homme nous avertit qu'un grizzly est tout proche du sentier un peu plus bas... Nous avons sorti tout notre répertoire de chansons enfantines afin d'être le moins discrets possibles ! Hitoire de na pas surprendre la petite bête, qui a dû nous entendre car nous n'en avons pas vu une oreille.
Quant aux moustiques... Nous les avons enfin vaincus grâce à un répulsif "Deep Forest" acheté 2 jours avant dans la boutique de Canyon Village. Et il s'avèrera très utile et efficace encore les jours qui suivront !Rentrés à la voiture vers 15h, nous redescendons jusqu'à canyon Village puis prenons la route vers Norris où nous ne ferons qu'un petit tour, une partie du groupe faisant la grève de la marche (on ne dénoncera personne) !
Retour à canyon village, dîner puis retour au Dunraven Pass pour un nouveau "safari" grizzly. Et nous avons été récompensés par 3 specimens !!

J18. 17/07/09 : YELLOWSTONE (WY) : West Thumb, Grant Village, Midway Geyser Basin. Après le checking-out rapide et avoir chargé la voiture, nous quittons définitivement notre cabine du Lake Hotel. Nous longeons les bords du lac vers le sud jusqu'à West Thumb ou nous passons une petite heure à cheminer sur les passerelles au milieu de jolies sources très chaudes d'un bleu limpide et de cônes de geysers, dont certains sont submergés par l'eau du lac. Les enfants effectuent les dernières activités de leur programme Junior Ranger dans le but d'aller obtenir leur diplôme dans la journée.

Après la ballade, il est encore tôt, mais il y a un coin pique-nique pas désagréable près du parking, et nous cassons la croûte sur place.
Ensuite direction Grant Village, où nous visitons l'intéressant Visitor Center consacré aux feux de forêts. A la fin, nous nous adressons à une adorable "mamie" ranger qui validera les activités junior ranger des enfants et procèdera à une remise de diplôme très officielle au micro, en rassemblant tout le public présent pour applaudir chaudement nos 2 petits français assidus ! Grand souvenir !
Nous partons passer l'après midi vers le bassin de geysers de Midway que nous n'avions pas eu le temps de faire plus tôt, principalement pour voir la source Grand Prismatic Spring. Celle-ci étant vraiment immense, la vue n'est pas extra quand on est juste au bord, surtout que la vapeur revenait toujours vers nous (pas suffisamment de vent) et masquer en grande partie la vue. Nous revenons donc sur nos pas en voiture et nous stationnons au parking de Fairy Falls Trails pour emprunter le sentier sur quelques centaines de mètres (infesté d'insectes agressifs que des promeneurs nous nommeront "dragonflies") avant de gravir la colline qui fait face à la source Grand Prismatic. Il n'y a pas vraiment de sentier, et il faut être vraiment bien chaussé, mais quelle vue !!
Nous profitons du paysage un moment, puis reprenons la route vers old faithful où nous pensons refaire un petit tour sur la passerelle Geyser Hill Loop Trail que nous avions survolée la première fois. En plus, au retour nous auront la chance de voir sa majesté Old Faithful en éruption une nouvelle fois (sympa pour nos derniers moments dans le parc !).
Après cela dîner au Snow Lodge vers 18h avant de prendre la route pour quitter le parc par le sud et rejoindre le parc de Grand Teton.
La route est très belle et sauvage, et dévoile soudain la chaîne des Tetons et Jackson Lake splendides dans le soleil couchant...

Nous atteignons enfin notre logement, une cabine retenue au Colter Bay Village, rustique, confortable et spacieuse.
Et quel cadre !! Au bord du Jackson Lake, face au Mt Moran et à ses glaciers.J18. 17/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) Ce premier jour dans le parc est plutôt "cool" : pas de programme précis, juste les routes touristiques classiques et les arrêts point de vue. A Colter Bay nous visitons le Visitor Center dont l'exposition est centrée sur les arts indiens et où nous retirons les désormais traditionnels programmes Junior Ranger. Puis nous prenons la voiture pour visiter les environs. Nous commençons donc par rejoindre la Signal Moutain Road jusqu'au sommet, d'où la vue sur la vallée de Jackson et le sud de la chaîne des Tetons est très belle. Ensuite nous nous rendons au bord du très joli String Lake où nous faisons notre halte déjeûner (pique-nique). Après le repas, nous faisons la route qui longe le très photogénique Jenny Lake, blotti face aux montagne dans un cadre remarquable.
Nous avons encore pas mal de temps, et rallions donc Teton Village, station de sports d'hiver de Jackson, où nous empruntons le téléphérique. Au sommet, belles balades avec vue sur la vallée et la chaîne des Teton. Nous dînons à Teton Village, où il y a peu de monde, dans un restaurant à l'ambiance tyrolienne amusante.
En rentrant nous faisons un arrêt sur le célèbre point de vue Snake River Overlook, très fréquenté par les photographes.
Puis nous remontons vers le nord jusqu'à Oxbow Bend, endroit où la rivière Snake fait un coude et où les élans ne sont, parait-il, pas rares... Nous attendrons un bon moment, verrons des castors, de nombreux oiseaux, pélicans, balbuzard et des milliers de moustiques (mais le spray Deep Forest était là pour nous défendre !) mais le soleil se couchera sans qu'un élan ait montré le bout de ses bois...
Emerveillés par ce beau coucher de soleil mais un peu frustrés, nous rentrons coucher.J19. 18/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) Ce matin, nous avons prévu une sortie en canoe sur Jackson Lake, et louons un kayak biplace et un canoe pour 2 heures à la marina de Colter Bay (à 200m de notre cabine), malgré le temps menaçant. Après une sortie du chenal de la marina que nous jugerons un peu périlleuse à cause des yachts qui passent à proximité créant de grosses vagues, nous atteignons une passe entre plusieurs îles sauvage. Quel bonheur, petits et grands prendront beaucoup de plaisir à naviguer au milieu de ces terres habitées seulement de nombreux oiseaux face à un des plus beaux panoramas qui soit. Même la pluie qui tombera quelques minutes ne gâchera pas notre plaisir...
L'après midi, nous nous dirigeons vers Mormon Row, lieu de résidence d'une communauté mormone et où subsistent quelques constructions du début du XXe siècle. L'endroit est peu fréquenté (nous sommes seuls) et l'ensemble est très photogénique.
Ensuite nous faisons un arrêt au moderne Visitor Center Craig Thomas à l'extrémité sud du parc.
Nous finissons la journée à Jackson Hole, flanant devant les vitrines chics des galeries et boutiques d'antiquités. Rien de bon marché dans le coin... La place centrale est encadrée par 4 étonnantes arches formées avec les bois de cerfs ramassés dans les environs (et notamment au National Elk Refuge où ceux-ci passent l'hiver).
Au sud de la ville il y a une piste de luge d'été ; les enfants insistent et nous allons nous renseigner. Nous nous étranglons devant le prix de la descente (15$ par personne !!) et renonçons...
Nous réussissons, sur les conseils du Routard, à éviter les restos un peu trop touristiques à note goût du centre et dînons au Bubba's BBQue, cantine locale à l'excellent rapport qualité-prix : on y dîne sur des tables en alu des plats basiques américains, aux portions généreuses. Encore une fois, la viande est excellente. A recommander !
Sur la route du retour, nouvel arrêt à Oxbow Bend ; toujours pas d'élans...J20. 19/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) C'est notre dernier jour à Grand Teton, et nous avons programmé une randonnée "classique" : la traversée en bateau du Jenny Lake, puis ascension du sentier jusqu'à Inspiration Point en passant par Hidden Falls, enfin retour à la voiture à pied en faisant le tour du lac. La traversée en bateau offre de jolis points de vue sur les sommets environnant. Nous attaquons ensuite la ballade, très fréquentée, jusqu'à Hidden Falls où la plupart des gens s'arrête. Nous continuons jusqu'à Inspiration Point par le sentier, creusé sur sa dernière portion à flance de rochers. Sur le côté, un wapiti se repose, indifférent à notre présence. Arrivés en haut, nous profitons de cette vue magnifique sur le lac et la vallée, et les pics enneigés derrière nous. Il est un peu tôt, mais nous ne résistons pas à l'envie de nous installer là pour pique-niquer, sur une plate-forme surplombant le lac, un peu en contrevas du chemin, seulement troublés par les écureuils curieux qui viennent voler nos miettes.
Sur le chemin du retour, il y a très peu de monde (la plupart des promeneurs font l'aller et le retour en bateau apparemment) et nous pourrons observer une énorme marmotte dans les rochers. Au bord du lac, un serpent se faufilera entre les pieds de Hugo. Nous sommes tous pétrifiés (sauf Hugo qui réalisa un des sauts les plus spectaculaires de sa jeune vie !) dans un hurlement d'effroi général. Nous avons juste le temps de voir que le serpent a une proie dans la gueule (une grenouille ou quelquechose du genre) avant qu'il ne disparaisse entre les rochers. Belle frayeur !
Nous revenons au parking en faisant le tour du lac par le sud. Comme il n'est pas très tard et que le temps est superbe, nous avons envie de retourner faire du kayak à Colter Bay. Hélas à notre arrivée, vers 16h15, on nous explique que la marina ferme à 17h, et que les dernières locations partent à 16h. On a beau insister, rien n'y fait, et nous nous contenterons d'une marche à pied le long du rivage dans la presque'île qui ferme la baie au nord.
Nous dînons sur place, au sympathique John Colter Café-Court qui sert des plats mexicains à des prix raisonnables.
Avant de rentrer coucher, nous faisons une dernière tentative pour observer des élans, en vain.J21. 20/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) - CHEYENNE (WY) Aujourd'hui, grosse journée de route à travers tout le Wyoming jusqu'à Cheyenne. Le matin, hésitant entre deux routes possibles, je demande conseil à la réception du village, sans résultat (les gens qui travaillent là sont des saisonniers, pas des locaux, et ne connaissent pas du tout cette route). Je me tourne alors vers d'autres vacanciers, immatriculés au Colorado, qui me renseigne bien volontiers. eux même prennent la même direction (ils retournent sur Denver) et nous conseillent de prendre plutôt la route qui passe plus au nord, par Dubois et Lander. Nous suivons donc leur conseil, et empruntons cette route, à travers une épaisse forêt d'abord jusqu'au col Togwotee Pass (2944m) qui franchit les Monts Absaroka pour redescendre sur le versant est des montagnes, plus aride. Il y a de gros travaux sur la route et nous prenons du retard, arrivant à Dubois à midi passé. Nous nous y arrêtons, pour le pique-nique... Impression de nulle part typique de cette Amérique profonde des petites villes isolées... La route jusqu'à Lander traverse ensuite une réserve indienne, au milieu de magnifiques paysages de semi-désert, ponctués ça et là de mobil-home rouillés et de carcasses de voitures désossés. Impression bizarre et malaise s'installent à la vue des conditions de vie de ces peuples aujourd'hui... Après Lander, encore et toujours du désert à perte de vue, peu de monde sur la route. Quel dépaysement ! Nous faisons une halte dans la sympathique ville de Laramie pour dîner, et arrivons à Cheyenne à la nuit tombée. Nous couchons au Sleep Inn & Suite, loin du centre ville. C'est la période du rodéo et, en réservant 6 mois à l'avance il a été difficile de trouver une chambre (et à quel prix : 200$ hors taxes, la nuit la plus chère du séjour !!)
J22. 21/07/09 : CHEYENNE (WY)-DENVER (CO) Fin juillet Cheyenne, petite capitale du Wyoming sort de sa torpeur pendant les Frontier Days, le plus grand rodéo en plein air des USA. Nous avons pris des billets pour une expérience inoubliable ! Le matin, nous assistons au show aérien des Thunderbirds, patrouille aérienne de l'US Air Force.
Ensuite nous nous dirigeons vers Frontier Park où ont lieu les épreuves du rodéo.
Nous ne savons pas vraiment à quoi nous attendre, mais passerons une après-midi géniale ! Nous devons être faciles à repérer comme touristes car nous sommes quasiment les seuls à ne porter ni jeans, ni bottes ni chapeaux (c'est l'uniforme des spectateurs, de 4 à 90 ans). Les compétiteurs viennent de tout l'ouest pour se mesurer. Nos voisins nous renseignent de bon coeur sur les règles des différentes épreuves; quelques cow-boys repartiront en boîtant, un cheval en ambulance (il parait que c'est exceptionnel), et nous avec des images plein la tête et l'impression d'avoir cotoyé d'un peu plus près cette culture de l'ouest américain. Un grand moment.
Le soir, après nous être attardé dans les différents stands autour du parc, et un dernier steak bien juteux, nous reprenons la route pour Denver que nous rallions en environ 1h30. Nous avons réservé au Comfort Inn, très bien situé à Dowtown, et face du luxueux Brown Palace hotel et à deux pas de l'artère commerçante de 16th street Mall.J23. 22/07/09 : DENVER (CO) Ce matin, dernier réveil sur le sol américain... Nous réorganisons les valises en vue du départ, préparons nos bagages à main pour l'avion, chargeons la voiture (qu'on laissera à l'hôtel pour la journée), et partons nous ballader dans Denver. Notre avion n'est qu'à 20h et nous avons donc du temps devant nous. Nous faisons un peu de shopping dans 16th Street Mall (surtout des vêtements pour les enfants), visitons à pied les "vieilles" rues de Larimer Square agréablement restaurées, poussons jusqu'au Coors Stadium (stade de base-ball). Nous déjeûnons au "MArket" sur Larimer Square, très sympa, bon marché, qui semble être la cantine de pas mal d'hommes d'affaires du coin. Plusieurs restos sous le mêmes toits, différentes cuisines, ca rapelle un peu le Farmers Market de LA en plus petit.
Nous revenons vers l'hôtel, faisons un tour dans le magnifique hall du Brown Palace Hotel, puis récupérons la voiture direction l'aéroport. Il est 15h. En chemin nous faisons une halte pour faire le plein, et en profitons pour remettre dans les valises les achats effectués en ville.
La restitution de la voiture se passe sans encombre, la navette Hertz nous ramène au Terminal où nous enregistrons nos bagages puis passons les controles de sécurité. L'avion est à l'heure ; devant nous une famille française de Nantes est installée et nous partageons nos souvenirs avec enthousiasme...
Le vol sera plutôt agîté surtout en deuxième partie de vol, et nous arrivons à Londres sous l'orage. Nous avons 5h d'attente pour prendre notre avion pour Bruxelles, et le mauvais temps allongera encore le temps d'attente... En plein jetlag, nous somnolons dans l'aérogare.
A Bruxelles, enfin, nous retrouvons la famille, et surtout notre petit dernier resté avec ses grands parents qui commençait à nous manquer !Nous rentrons des souvenirs plein la tête, heureux d'un voyage sans fausse note, où nous avons partagé des moments de découverte, d'émotions qui n'appartiennent qu'à nous. Un grand merci à Hugo et Arthur, nos Junior Ranger de 8 et 9 ans qui ont suivi chaque étape de ce voyage avec tant de plaisir, sans jamais se plaindre de routes trop longues ou de marches fatigantes, et qui ne cessent de demander quand on repart...
Nous sommes heureux de partager sur le forum cette merveilleuse expérience, en espérant qu'elle soit autant utile que celles d'autres vfistes nous l'ont été !
Croisière-plongée en Thaïlande: quels endroits? English translation pending
Bonjour, je suis une accroc à la plongée que je pratique depuis 4 ans. Je suis divemaster. Je désire voir les plus beaux sites de plongées de la thailande. Vous me recommandez quels endroits? Je désire partir soit en octobre ou novembre, est-ce une bonne idée? Aussi j'aimerais savoir si vous avez été sur des live abord, des commentaires? Les prix? De plus je désire partir seule, je suis une femme de 27 ans.
J'attend avec impatience vos idées, commentaires, etc!!!
Kokine 😊
J'attend avec impatience vos idées, commentaires, etc!!!
Kokine 😊
Highlands - Terre sauvage English translation pending

Les Highlands sont une région montagneuse d'Ecosse. Une terre idéale pour ceux qui cherchent à randonner dans des zones sauvages, isolées et fascinantes. Une des rares terres d'Europe encore authentique, propice aux treks. Les Highlands sont la promesse d'une nature qui émerveille les amoureux des grands espaces, à conditions de ne pas craindre la pluie et les midges.
Highlands - Terre sauvage Vagabondage dans les Hautes Terres
Ne disposant que de peu de temps pour m'évader cet été, j'en profite pour rejoindre une destination toute proche, en l'Europe, et qui pourtant m'attire depuis un moment. Les Highlands d'Ecosse sont synonymes pour moi de grands espaces vierges, de terre à découvrir. Ils renferment des mythes et des légendes, dans un paysage qui m'est encore inconnu.
Pour ce voyage dans les Hautes Terres d'Ecosse, je suis accompagné de Sylvie, une bonne amie marcheuse, grimpeuse et alpiniste avec qui je voulais faire une petite évasion depuis un moment. Ce vagabondage dans les Highlands sera notre terrain de jeu. Vagabondage, car notre itinéraire n'est issu d'aucun guide, d'aucun sentier de randonnée, mais simplement de ma tête en regardant les cartes de la région.
Jour 1 - 11 juillet : De Achnasheen à Inverchoran Départ : 15h - Arrivée : 20h50 | +480/-435m - 21km - 5h35
En route pour les Highlands, je profite du trajet en train pour tracer notre itinéraire sur nos cartes toute neuve et ainsi faire découvrir le détail de notre semaine à Sylvie, ainsi que les surprises qui nous attendent. Un parcours concocté maison.
Nous descendons à la petite gare de Achnasheen, perdu au milieu de nulle part. Le ciel est complètement bleu, il n'y pas un nuage à la ronde, laissant ainsi briller le soleil. Nous enfilons donc nos tenues Ecossaise, les kilts ! Une mini-jupe d'un Tartan rouge et vert pour Sylvie, et un kilt mauve et blanc de 1, 3 kg pour moi. Un poids lourd qui est bien mieux sur moi que dans mon sac.
Après un petit kilomètre de route, nous empruntons un petit pont de bois pour enjamber le Loch Gowan. Nous sommes ainsi, de suite, plongés dans ce paysage magnifique des Highlands. Les montagnes sont là, juste devant nous.
Nous remontons une vallée verdoyante en direction du petit col de Mhartuin. La journée est belle, le vent souffle fort. Il nous protège ainsi des moustiques et surtout des midges qui sont le cauchemar de ce pays. Les midges sont une sorte de petits moucherons, très rependu en Ecosse, qui attaquent en essaim pour vous mordre. Pour lutter contre, nous avons une moustiquaire de tête aux mailles serrées et une lotion de peau "Skin to Soft". Elle est connue pour être une bonne protection corporelle contre ses bestioles (les anti-moustiques traditionnels n'ayant aucun effet). Mais lors de la traversée d'un petit bois, à l'abri du vent, ceux sont d'autres insectes qui nous tombent dessus, des taons… C'est sauve qui peu et c'est au pas de course que nous passons.
Heureusement, nous faisons d'autres rencontres. Un peu plus loin, Sylvie s'arrête net, bouche-bée, montrant d'un doigt un cerf. Il est juste là devant nous, immense, prestigieux, avec des bois impressionnant ! Plus loin, c'est cinq chevreuils qui se trouvent sur le sentier. Notre séjour commence plutôt bien côté rencontre animalière.
Nous arrivons sur le bord du loch Beannacharain, où sur sa rive se trouve le petit lieu-dit de Scardroy, constitué de deux maisons, et d'une ferme. Mais nous ne croisons personne, juste des cerfs, des moutons et des vaches des Highlands. Rousses, poilues avec une petite frange sur les yeux et aux longs cornes fines.
Notre itinéraire nous fait passer sur l'autre rive du loch, mais pour cela, nous devons d'abord remonter la rivière Meig jusqu'à un pont puis revenir sur nos pas… Nous optons pour un passage à gué, sous le soleil, c'est des plus agréable, même si les galets au fond de l'eau manquent de nous faire faire un plongeon.
Nous suivons la rive sud du loch où le sentier devient de plus en plus étroit. D'un coté nous sommes au plus prés de l'eau, et de l'autre, la montagne vient nous coller de plus en plus. Puis un éboulement de terrain bloque complètement la suite alors que nous sommes pile au milieu du loch Beannacharain qui fait six kilomètres de long. Pas question de faire demi-tour pour changer de rive. Deux solutions s'offrent alors à nous, passer à la nage sur cinq cent mètres, mais je le sens plutôt moyen ou prendre de l'altitude sur la montagne qui vient se jeter dans l'eau pour trouver un passage en devers un peu plus haut.
Ni une, ni deux, grimpeuse dans l'âme, Sylvie prend la tête et commence l'escalade dans la végétation. Nous trouvons bien un passage en suivant des traces d'animaux.
Nous stoppons notre journée un peu plus loin, juste après le lieu-dit de Inverchoran. Il est vingt et une heure, mais il nous faut encore installer le bivouac, ramasser et préparer du bois pour notre réchaud à bois, afin de passer une agréable soirée au coin du feu.
Pour la suite du récit, voir l'ensemble des photos, savoir si le kilt était porté à l'Ecossaise... C'est sur www.highlands.dubuis.net
Bonne lecture, Simon