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Être représentant à destination? English translation pending
by Cmartin · 2011-04-06 · 13 replies
Bonjour à tous!

J'aimerais obtenir de l'information de gens qui sont ou ont été représentant à destinations. Je voudrais savoir la réalité du travail une fois sur place: horaire de travail, conditions, salaire, choix de destinations, etc. J'ai un processus en cours pour obtenir un poste de représentant.

Merci beaucoup!
Université Saint-Joseph: cherche logement étudiant ou colocation à Beyrouth, Liban (automne 2011-hiver 2012) English translation pending
by Shenoda00 · 2011-03-21 · 8 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Je suis un étudiant canadien, québécois, en histoire à l'Université de Montréal et j'effectuerai un échange à l'Université Saint-Joseph à Beyrouth pour le trimestre d'automne 2011 et d'hiver 2012, donc pendant l'équivalent d'une année académique. Ne connaissant absolument pas les pratiques du Liban à cet effet, j'aimerais savoir si, par hasard, quelques-uns d'entrevous pouviez me donnez des conseils pour trouver une colocation, des adresses de foyers étudiants abordables (entre 200 et 400 USD) ou même des offres de colocation situées non loin de l'Université de préférence !

En vous remerciant d'avance!

Michaël Boucher 22 ans, Étudiant en histoire à l'Université de Montréal, Québec, Canada.
Formalités pour un mariage en France avec une Philippine? English translation pending
by Jeremh · 2011-01-25 · 19 replies
Bonjour à tous,

Je reviens tout juste des Philippines où j'étais parti rejoindre ma chérie dans le but de déposer un dossier de mariage à l'ambassade de France à Manille. Je précise que je suis divorcé... Ils n'ont malheureusement pas pu enregistrer notre dossier, car mon acte de naissance ne portait pas la mention "divorcé depuis le..." Je sais, c'est stupide de ma part, j'aurais du vérifier avant de partir, mais je ne savais pas.

J'ai demandé s'il était possible de prendre quand même en compte notre demande, que je leur ferai parvenir mon acte de naissance mis à jour dès mon retour en France, mais la réponse a été négative.

J'ai alors passé trois semaines là-bas, non pour rien puisque j'ai revu ma fiancée, mais rien n'a avancé côté mariage...

Je vais donc devoir retourner là-bas 2 fois si je ne me trompe pas, une pour le dépôt du dossier et l'entrevue obligatoire avec l'ambassade et une pour le mariage après obtention du certificat de capacité légale, alors que si notre dossier avait été pris en compte, je pense que je n'aurais dû y retourner qu'une fois pour le mariage.

Ma question est la suivante : ne serait-il pas plus simple et moins cher d'essayer d'obtenir un visa pour elle, en vue d'un mariage en France. J'ai téléchargé sur le site de l'ambassade de France la liste des documents à fournir pour une "demande de visa en vue d'un mariage avec un français". C'est donc aussi possible de se marier en France. Le problème est l'obtention du visa, sachant qu'il est quasiment impossible d'obtenir un visa touristique pour une philippine, sauf si elle est mariée avec un français. Là, ce serait un visa en vue d'un mariage avec un français...

Quelqu'un s'est-il récemment marié en France avec une philippine, si oui pourrait-il me donner des infos et des conseils SVP Je suis preneur de tout renseignement, y compris pour le mariage là-bas.

Merci d'avance pour vos réponses.....
Voyage sur Java puis Komodo en juin prochain English translation pending
by Melaquablue · 2011-01-20 · 2 replies
Hello à tous,

j'envisage l'Indo pour juin prochain, ayant établi plus ou moins ce que je souhaite faire, j'ai quelques doutes sur certains points, j'espère que vous pourrez m'éclairer :)

1- vaut-il mieux arriver sur Solo ou sur Jakarta, niveau prix, depuis l'Europe ? En sachant qu'arriver sur Solo éviterait déjà pas mal de trajet

2- quelqu'un a-t-il déjà vu-fait-entrevu le Krakatau et vaut-il le détour ?

3- Existe-t-il des vols Yogya - Malang ?

4- combien de temps est-il intéressant de rester sur le parc Meru Betiri ?

5- au départ de Yogya, quelle est la meilleure solution ? (-pour optimiser les trajets) je m'arrive pas bien à situer le Bromo par rapport au reste : a/ Malang - Meru Betiri - remontée vers Kawa Ijen - Bromo puis traversée vers Bali b/ Arriver sur Bromo, puis enchainer KI - Parc - remonter sur Ketapang pour le ferry

6/ Sur Bali, Amed ou Padang Bai ? :))

7/ quelqu'un connaît la plage de Penggajawa sur Flores ? C'est à quel endroit de l'île ?

8/ pour les Varans, peut-on se contenter de l'île de Rinca ou faut-il absolument aller sur Komodo ?

Vous l'aurez compris, mon programme comprend : Java : Yogya, Prambanan, Borobodur, parc de Meru Betiri (si possible et pas trop cher), le Kawa Ijen, le Bromo Bali Flores et Les varans

en vous remerciant par avance pour vos conseils précieux et avisés !!
Préparer un dossier d'immigration au Canada pour un Tunisien English translation pending
by Werhani · 2010-12-04 · 14 replies
Bonjour, SVP je suis entrain de préparer un dossier pour immigration au canada j'ai commencé par la certificat de sélection du Québec (CSQ). Je veux juste des détail si quelqu’un a suivre cet démarche déja . http://www.immigration-quebec.gouv.q...documents.html 1- comment montrer mes Compétences en français et en anglais sachant que j'ai un diplome en informatique et je veux pas envoyé relevé de note car j'ai (9 et 8 en françai et anglais). 2- historique de CNSS puisque l'année de SIVP n'est pas déclarer au CNSS (dans l'historique), et le fiche de paie je l'envoie tous ? ou 3 derniers fiches de paix? SVP si quelq'un a une idée aide moi et Merci beaucoup .
Stage au Canada avec un faible niveau en anglais English translation pending
by Chsabine14 · 2010-09-29 · 5 replies
Bonjour!

Je suis etudiante en tourisme (L3) et je dois effectuer un stage de 3 mois. Il faut que je le fasse à l'étranger afin de progresser en Anglais, car mon niveau est médiocre, surtout pour le niveau requit dans le tourisme. Je pensais au Canada car c'est un pays qui m'a toujours attiré!

Que me conseillez vous ? Aurais je une chance de trouver un stage avec un faible niveau en anglais? Quelle ville? Quel type de logement?

Merci!
Canadienne détenant une carte Belge désirant vivre et travailler en France English translation pending
by Dhivyne · 2010-09-21 · 2 replies
Bonjour, je suis d'origine Québécoise et j'ai quittée mon pays pour aller vivre en Belgique, cela fais presque 3ans maintenant. Sur le territoire Belge j'ai obtenue une carte ''vie privée et famille'' valide 5 ans. Après plusieurs mois de recherche infructueuse pour m'intégrer et me trouver un travail en Belgique , des amis habitant la France mon proposé du travail. Donc à la suite de ça je suis venue passée l'entrevue et été retenue pour le poste.🤪

Je vous écris ce post pour me rassurer en faite, je crois avoir bien suivis les démarches à faire. Ayant une carte Belge j'ai le droit de circuler et travailler, sans demander un titre de séjour ou un visa. Pour ce qui est de venir résider sur le territoire Français la question que je me pose étant donner que je suis sous la tutelle Belge si je ni réside plus est-ce que cela signifie que je perds tous mes droits . Dois-je tous reprendre depuis le début ? Dois-je retourner au Québec, pour demander un visa ou autre. Je ne trouve rien comme renseignement à ce niveau et pas moyens d'avoir des renseignements fixe par les ambassades ou préfectures qui ce lance la balle à qui veut bien la prendre.

Cordialement !😉
Obtention du PRE au consulat de Cuba à Montréal English translation pending
by Givre · 2010-07-30 · 23 replies
Pour les personnes que ça pourraient intéressées, mon mari est sorti de Cuba avec un PVE. À son arrivée au Québec, il a fait sa demande de PRE ici au Consulat de Cuba à Montréal (début mars 2010) et il a obtenu son PRE au début juillet ... de la même année.... donc en 4 mois. Cela l'a quand même agréablement surpris car ça lui avait pris 3 mois ... oui oui 3 mois et non 3 semaines pour avoir son PVE afin de sortir de Cuba ... il a obtenu son visa pour le Canada à la fin octobre 2009 suite à une entrevue à l'Ambassade du Canada à La Havane et il a finalement reçu son PVE à la fin janvier 2010. Il est arrivé à Montréal fin février 2010.

Donc voilà !
Obtention d'un visa iranien à Dubaï ou à Muscat? English translation pending
by Taijiquan · 2010-06-24 · 1 reply
Bonjour,

Je voyage actuellement aux Émirats arabes unis et visiterai bientôt Oman. Quelqu'un d'entre vous a-t-il récemment obtenu un visa touriste iranien à partir du Consulat Général de la République Islamique d'Iran a Dubai, ou à partir de l'ambassade de la République Islamique d'Iran à Muscat?

Merci à l'avance pour votre aide!

Sylvain
Parrainage d'un Cubain au Canada: temps d'attente CIC (Citoyenneté et Immigration Canada)? English translation pending
by Laboom07 · 2010-05-28 · 14 replies
pour ceux qui ont débutés le processus en 2010.

Y en a -t-ils qui ont deja eu une réponse. le temps cette année est de 62 jours et mon maie a verifié ce matin, c'est descendue à 56 jours....c, est un peu mieux.... J, ai lu ici 2 de refusés en fevrier à l, ambassade a Cuba.!!!!!!! Est-ce que quelqu'un pourrait parler de ce qu'ils demandent en entrevue a Cuba? il y a deja eu une liste des questions, sur un autre forum, il y a plusieurs années.
Immigration au Québec? English translation pending
by Raydiphone · 2010-02-04 · 4 replies
salut tous le monde jai une license science sociologie education bac+04, et un diplome des etudes universitaire apliquer technique bancaire est monétaire bac+03, et 1er année anglais technique , qelle sont mes chance d'etre selectionner par le gouvernement du québéc jai une experionce professionnelle plus de 10 ans jai u mes diplomes a annaba_algerie et je travaille a annaba jai envoyer mon dossier de demande de csq ya de ca 06 moits
Merci zoolou English translation pending
by Arnaud1978 · 2009-11-12 · 2 replies
Juste par ces quelques mots, je voulais vivement remercier André, alias zoolou sur le forum.

Un petit bonhomme à qui il tient à coeur de faire le maximum pour ses hôtes et qui connaît sa Province adorée par coeur!!!!

Petit récit: Il y a un mois, je pose une question sur ce forum et de fil en aiguille, nous voilà à échanger par MP.

Hier, un dernier échange de mail pour confirmer notre entrevue. Ce matin, je l'ai au téléphone et qu'elle ne fut pas ma surprise lorsqu'il me dit " bouges pas, je suis là dans 30 mns". A peine une demie heure plus tard, le téléphone de la chambre sonne et l'hôtesse m'indique que "André est là et vous attend".

Descente de la chambre en 30 secondes chrono, échanges d'amabilité puis là, André nous indique (à ma femme et à moi-même) en ces termes "On s'est mal compris, je croyais que vous arriviez de Montréal aujourd'hui. Je ne savais pas que vous étiez déjà à Québec. Si j'avais su, lundi j'étais libre, je vous aurai emmené faire un tour. Bon, je suis venu en "motorisé" (camping-car) car ma blonde (ma femme) a pris la voiture pour aller à son travail".

Qu'à cela ne tienne et sans perturber André, direction le village Wendake en "motorisé", puis retour chez lui. Petite visite de la maison, du "motorisé" et sa "blonde" arrive pour nous laisser son auto.

Départ pour une journée magnifique et surtout de façon impromptue!!!

Nous voilà en direction de Beaupré avec une petite halte pour le repas puis direction Charlevoix, Baie Saint-Paul, le Casino et le Manoir et tout ceci avec arrêts pour les photos et commentaires.

Retour toujours dans la bonne humeur où, devant l'hôtel, nous dépose André.

J'ajoute que durant tout le trajet aller comme au retour, André nous a gratifié de superbes anecdotes et autres commentaires historiques.

Pour cette journée magnifique, André, Carine et moi te remercions de tout coeur et attendons de pouvoir de rendre la monnaie de la pièce.

Pour tous ceux qui vont aller à Québec, n'hésitez pas à prendre contact avec André, il se fera un plaisir de répondre à toutes vos questions et vous conseillera (de manière juste) à la moindre occasion.

Pour tout ça, merci André et au plaisir de te revoir. (Je sais, pas en hiver car tu seras loin ;) )

Arnaud
Voyager en Australie pour un Cubain résident canadien? English translation pending
by Boheme24 · 2009-10-27 · 13 replies
Petite question de même...

savez-vous s'il est facile pour un cubain de voyager en Australie comme visiteur. Dans les visa, ils ne disent rien..

Je nesais pas si certaines personnes parmi vous l'ont déjà tente de le faire?
Aller vivre aux États-Unis English translation pending
by Steffor · 2009-08-08 · 5 replies
bonjour a tous je suis canadien et j aimerait aller vivre au usa alors ma question comment s y prendre pour pouvoir y habiter ?
Trek du M'Goun au Maroc English translation pending
by Falain81 · 2009-07-13 · 1 reply
Mon premier 4000 Le M’Goun 4071m

lundi 29 juin J'arrive à l'aéroport de Toulouse-Blagnac à 9 h 30 et j'attends les quatre autres trèkeurs venant du Pays basque ( Gisèle, Élisabeth, Henri et Jacques). Ils sont là quelques minutes après moi ; nous enregistrons les bagages et prenons place dans l'avion qui va nous conduire à Marrakech. Deux heures et 15 minutes plus tard nous nous posons à quelques kilomètres du centre-ville sous une chaleur étouffante. Le guide de "Visage" Mohamed de notre agence locale nous attend et nous conduit avec un minibus à notre hôtel. Nous déposons les bagages et allons immédiatement nous rafraîchir à la piscine. Vers 18 heures, nous prenons un taxi pour le centre-ville vers la célèbre place Jama El Fna.

Notre guide nous y attend à 20 heures au restaurant Ali et nous faisons le point sur la semaine qui nous attend. Après cette entrevue, nous mangeons sur la terrasse de succulents plats marocains à volonté.

Mardi 30 juin : 8.5km Debout sept heures, petit déjeuner à l'hôtel et départ vers le Haut Atlas à huit heures dans un minibus avec notre guide Mohamed. Nous effectuons une pause à Azilal, suivie d'une autre pause pour le repas vers 12 heures.

Nous continuons notre route jusqu'au village d'Agouti dans la vallée heureuse, mais auparavant nous avions traversé une zone quasi désertique avec quelques villages ici et là se trouvant au moins à deux heures de marche de la route ; nous quittons la route pour la piste jusqu'au village d'Arous où les muletiers nous attendent. Le minibus est déchargé et tout le matériel tentes pour dormir, tente mess et tente de cuisine ainsi que nos sacs sont chargés sur les quatre mules. Nous gardons notre sac à dos avec le nécessaire pour la journée. Le trek commence en suivant une superbe vallée, pour arriver à un plateau nommé Azis n'ikkis après 2h30 de marche où nous montons les tentes. Nous prenons l'apéritif et avons un très grand choix : Pastis, Whisky ou Porto. Repas du soir en plein air avec soupe, légumes, viandes et fruits, nous avions une table et des petits tabourets pour nous asseoir. Ma première nuit se passe relativement bien sous la tente, je me réveille très souvent mais me rendors aussitôt. Mercredi 1er juillet 23 km Nous continuerons notre montée pendant trois heures vers le col de Tizi n'Tardeki qui culmine à 3450 m ; pas très loin du sommet le guide nous propose une grande quantité de fruits secs et des dattes. Arrivés au sommet, nous apercevons face à nous le M’Goun qui culmine à 4071 m. Nous redescendons vers le plateau de Tardeki qui se situe lui à 2900 m d'altitude, un plateau de 500 à 800 m de large sur 4 km de long; il est peuplé tout l'été de nomades berbères venant du désert avec des milliers de têtes de bétail (chèvres et moutons). Ils resteront là jusqu'à fin septembre. Nous arrivons au plateau vers 13 heures où un thé à la menthe nous est servi; il faut préciser que les mules bien que chargées jusqu'à 160 kilos avancent nettement plus vite que nous. Après le thé à la menthe, il nous est servi une magnifique salade composée de toutes sortes de crudités et présentée comme dans un très bon restaurant.

Sur ce plateau il y a un gîte où nous allons tous prendre une douche qui nous fera le plus grand bien. Vers 19 heures, nous subissons un orage de courte durée qui ne nous perturbera pas. Le repas du soir est toujours composé de légumes et parfois de viande précédés d'une très bonne soupe et suivi de fruits. La nuit je dors très mal, c'est ma première nuit à 2900 m d'altitude et je suis la majeure partie du temps éveillé.

Jeudi 2 juillet ! Le grand jour !!! 31km Nous nous levons à 4h30 et partons à 5h à la frontale dans la nuit noire ; au bout d'une centaine de mètres nous attaquons une première montée qui est difficile à aborder, il s'ensuit plusieurs faux plats pour arriver à un véritable mur de plus de 800 m de dénivelé avec un vent très violent de face de plus de 80 kmh. Nous faisons une pause aux environs de 3800 m et le guide nous propose toujours des fruits secs et des dattes que nous apprécions énormément. La montée continue et je ferme la marche avec Henri. Nous arrivons sur la crête qui va nous conduire au M’Goun, nous le voyons droit devant nous à plus de 4 km. Je regarde le GPS qui indique 4004m ; un tressaillement traverse mon corps et mes yeux brillent. Pour la première fois je passe 4000 m ; j'ai ressenti un ralentissement de ma respiration à partir de 3800 m mais tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Nous continuons notre marche vers le M’Goun. Sur cette crête qui varie de 4 m à 10 m de large, le vent est nettement plus faible que pendant la montée. De chaque côté c'est le grand vide avec aux environs de 800 m d’un dénivelé abrupt. Nous rencontrons un groupe de Français qui arrivent au M’Goun par une autre piste, celle par laquelle nous allons redescendre. Le sommet est là à quelques mètres et c'est la joie, les embrassades et les accolades, il est 11h15. Pour certains, dont moi les yeux brillent tellement l'émotion est intense. Nous sommes au deuxième point culminant du Maroc, l'autre le Toubkal culmine à 4167 m. J'avais amené dans mon sac à dos du limoncello et tous ensemble sauf le guide, nous trinquons. Après une pause d'une bonne demi-heure nous entamons la descente relativement difficile dans des pierriers sur plus de 800 m de dénivelé. Les mules ne nous ont pas suivies ; elles ont marché sur le plateau et ont contourné le M’Goun, pour nous attendre plusieurs kilomètres plus loin. Pour le repas du midi, nous nous contenterons ce jour-là de bons sandwiches à la tomate et aux sardines ainsi que des fromages et des oranges, mais ce soir ce sera l’apothéose. Nous continuons notre route et arrivons dans la vallée d’Oililimt. Nous progressons dans le lit de la rivière que nous avons traversé à maintes reprises, mais elle n'est pas large. Nous rencontrons des nomades qui sont venus passer ici l'été, leurs enfants essaient de nous vendre des cailloux qu’ils ont trouvé dans la rivière. Nous arrivons à notre camp où le thé à la menthe et des gâteaux que le cuisinier vient de confectionner nous attendent. Les tentes sont déjà montées, nous nous lavons comme nous pouvons avec l'eau de la rivière qui est relativement froide et après l'apéritif nous passons à table, un succulent couscous nous a été préparé par le cuisinier comme dans un très grand restaurant ; honnêtement nous nous demandons comment il arrive à réaliser un tel plat. Nous avons droit aussi à l'orage un peu plus fort que celui de la veille mais qui ne nous gêne pas pour dormir sous la tente. Ayant très mal dormi la nuit précédente je décide de prendre un somnifère (très grave erreur !!!)

Vendredi 3 juillet : 32km Debout 6 h 30 départ 7 h 30 ; nous enchaînons une série de petites montées et descentes que j'effectue avec peine, je me sens fatigué et vaseux. Nous nous retrouvons au moyen âge !! Nous rencontrons sans cesse des nomades qui se sont installés pour l'été dans des baraques en pierre ; ils reviennent chaque année au même endroit et ce, depuis plusieurs générations. Nous devons traverser à plusieurs reprises la rivière, un passage est relativement difficile, heureusement les muletiers l'avaient prévu et ont fait rouler d’énormes blocs de rocher dans le lit de celle-ci pour nous permettre de la traverser. À midi, nous arrivons dans le premier village habité Tighrent n’Alt Ahmed, les muletiers et le cuisinier sont déjà là et une superbe salade, du fromage et des fruits nous attendent. Les enfants du village sont autour de nous, à la fin du repas le guide leur donne le plat de crudités que nous n'avons pas terminé et une dizaine d'enfants mangent avec les doigts autour de ce plat, des mets qu'ils ne connaissaient sans doute pas. Nous allons continuer à traverser des villages espacés maximum 500 m les uns des autres situés entre 2200 et 2000 m d'altitude sans eau et sans électricité ; les gens vivent comme au moyen âge. Les effets du somnifère disparu, je retrouve la forme et je marche sans aucun problème jusqu'à notre étape If qirne. Dans un village un habitant me demande si je n’ai pas un médicament contre le mal de tête, j’ouvre ma pharmacie et lui donne 5 aspègic 1000 ; je lui explique que ce n’est pas pour un enfant et qu’il ne faut pas en prendre plus de 3 par jour. On aperçoit quelques panneaux solaires, sans doute réservés au chef du village, mais ils sont rares. Je donne des bonbons et des stylos aux petits enfants qui sont très heureux. Dans tous les terrains cultivables nous pouvons voir toutes sortes de légumes et céréales, pommes de terre, avoine, orge, maïs, blé etc. À mi-chemin le guide a demandé dans un village à l’une de ses connaissances comment était l'eau dans la traversée des gorges du M’Goun dans la vallée des roses. L'interlocuteur lui répond que nous pouvons passer sans difficulté. Nous apercevons la première parabole. L’accès à ces villages n’est accessible qu’à pied ou avec des mules, aucun véhicule à moteur ne peux y accéder. Arrivés à destination, nous montons les tentes, à peine terminé un gros orage éclate, le plus fort depuis que nous sommes au Maroc ; le guide décide de nous faire dormir chez l'habitant et trouve deux excellentes chambres où des nattes ont été posées à même le sol où nous déposons nos matelas. Après le repas nous les retrouvons et passons une bonne nuit , la meilleure que j’ai passé (Si ce n'était mes ronflements qui ont perturbé Jacques !!!)

Samedi 4 juillet 35km Ne pouvant continuer vers les gorges du N’Goun, l’orage a été trop violent et a duré très longtemps, nous faisons demi-tour, (nous ne verrons pas les magnifiques gorges, l’eau est trop haute) jusqu'au village Tighrent n’Alt Ahmed où nous avions mangé la veille à midi, là nous bifurquons vers la droite en direction du col d’Ait Imi (2920 m) ; je suis en très grande forme et j'avale la montée sans difficulté et arrive le premier au sommet; il est vrai que je suis le seul à avoir 2, 5 l d’eau et avec la chaleur, avant le sommet du col j’ai tout bu. Incroyable, inimaginable, au sommet du col le cuisinier est en train de peler des légumes, le thé à la menthe est prêt et la cocotte-minute tourne pour nous préparer un succulent repas. Descente vers le village d’Ait Imi, nous subissons un gros orage avant l'arrivée au village, où pour la dernière nuit de trek, le gîte chez Moha nous attend avec de vraies chambres et de vrais lits et une bonne douche chaude. Après le thé à la menthe quotidien et la douche chaude, nous allons nous promener dans le village où je distribue mes derniers stylos pour la plus grande joie des enfants. Après l'apéritif nous avons droit à une soupe, des légumes, des frites, du poulet, des fruits et pour terminer le repas comme tous les soirs nous avons de la verveine.

Dimanche 5 juillet retour vers Marrakech. Le minibus nous attend à moins de 15 minutes de marche sur la piste. Les muletiers chargent le matériel dans celui-ci et nous disent au revoir ; ils rentrent chez eux à dos de mule. Le trek est terminé, nous nous arrêtons au bout de quelques kilomètres au marché d’un village. La veille en montant le col d’Ait Imi, nous avons rencontré quantité de personnes avec leurs mules qui se rendaient au marché qui devaient parcourir au moins 35 km, donc ils partaient la veille. La route inondée par l’orage Après une visite d'un quart d'heure nous reprîmes le minibus et arrivâmes à Marrakech à 15 heures sous une chaleur étouffante ; rapidement nous allons à la piscine de l'hôtel, les filles partent en ville vers 17 heures 30 pour leurs emplettes. Nous les retrouverons à 20 heures pour prendre le repas au restaurant chez Omar et terminer ce formidable périple.

lundi 6 juillet Debout 4h30, départ 5h30 pour l'aéroport avec notre guide Mohamed qui restera avec nous jusqu'à l'enregistrement des bagages, chose relativement rare d'après les initiés.

Épilogue : Je garderai un immense souvenir de ce trek dans un pays d’un autre monde. Je ne remercierai jamais assez les muletiers pour leur gentillesse, leur amabilité, leur dévouement en notre faveur, Brahim le cuisinier pour ses talents exceptionnels, ce qu'il réalise dans des conditions extrêmes avec rien comme matériel dépasse l'entendement. Je terminerai en saluant Mohamed, un guide hors du commun, d'une gentillesse et d'un sens du devoir poussé à l'extrême, il était toujours présent, toujours prêt à répondre à nos questions et à nos demandes. Merci Mohamed

Alain Fabre Données GPS : Distance = 129.5km Dénivelé positif =4572 m Dénivelé négatif = 4644m
Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers,USA (3ème partie) English translation pending
by Grisemote · 2009-06-01 · 36 replies
Aventures dans l'Ouest canadien et Parc des Glaciers (3ème partie)

Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité:
http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil

Pour retourner à la deuxième partie:

Les choses vont commencer à devenir sérieuses. A force de monter vers le nord (ou de descendre pour ceux qui habitent dans l’hémisphère sud), cela devait arriver : les jours rallongent, les nuits sont un peu plus froides tout en restant tout à fait supportables, le ciel a tendance à plus souvent se charger de nuages, il y a de moins en moins de voitures sur les routes. Nous nous dirigeons (en quelques étapes quand même) vers la mystérieuse Alaska entrevue dans quelques films qui marquent –Insomnia, The Thing. On s’attend à y trouver pluie et brouillard dans des villages paumés au milieu de lacs gorgés de moustiques et à être chahutés par les Grizzlis joueurs … qu’en sera-t-il exactement ?

Jeudi 24 juillet 2008 - 20 ème jour du périple. Le moral est au beau fixe. Les longues balades à crapahuter à flan de montagne ont été remplacées par de longues heures de voiture en direction du nord-ouest. – route vers Prince George. Nous quittons Jasper avec un certain regret : pour le camping, la ville fort attrayante et les décors très bien faits des environs. La route nous conduit vers le Mont Robson, chapeauté de blanc au travers d’un défilé de pics du plus bel effet.



Après cinq cents kilomètres de paysages magnifiques, nous faisons halte dans le camping du Beaumont Provincial Park (qui nous a semblé plus attrayant que la ville de Prince George), mondialement connu pour ses lacs mais surtout ses moustiques. Même s’il y a eu des claques dans l’air (pour les moustiques, bien sûr), le camping est bien situé et inspire calme et repos. Un très bon moment de zenitude.







Dès le lendemain nous repartons dévorer les kilomètres toujours en direction du nord-ouest. Les cimes disparaissent pour faire place à un relief plus arrondi et monotone. Sur certaines portions, il faut admettre que c’est même franchement répétitif comme paysage. Quelle surprise nous attend au prochain virage ? Simple ! Des collines recouvertes de forêts habillées de temps en temps de tâches sombres et poilues – vous aurez reconnu bien sûr des ours. On les aime bien mais s’ils pouvaient parfois se déguiser en cerfs, caribous, castors (là c’est vrai que ce n’est pas le bon gabarit) ou autres herbivores, cela mettrait un peu de piment.





Allez, faut pas exagérer quand même, les grands espaces, les longues lignes droites vers l’horizon, c’est quand même fantastique.

Comment aller à l’ouest du Canada sans rencontrer d’Indiens ? En fait c’est facile : les « natives » comme ils sont appelés, sont tellement peu nombreux (ou complètement intégrés) qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions de voir leur culture. C’est sûr qu’une pyramide ou une cathédrale résiste mieux au temps qu’un totem ou un tipi … Notre passage à K’san comblera cette lacune.



La visite du village amérindien - peuple Gitxsan - mérite le détour, avec ses grands bâtiments en bois aux motifs rouges et noirs si caractéristiques, ses totems de bonne facture et son petit spectacle de danses indiennes mené par des autochtones (uniquement le vendredi).

Les acteurs du spectacle.

les accessoires originaux utilisés pour le spectacle qui retrace les coutumes et les légendes du peuple Gitxsan.

La visite guidée du village (sept grandes « maisons en bois » ) est sans prétention mais nous montre quelques aspects très intéressants de l’ancienne civilisation décimée. La boutique recèle également une mine de beaux objets qui serviront de cadeaux à ceux qui n’ont pas pu venir (un certain nombre donc !).





Le camping, à quelques mètres du site, ne manque pas d’attrait non plus, près d’une rivière et dans un beau cadre.



Une étape instructive et agréable.



village de Hazelton près de K'san



Le jour suivant, la visite de Kispiox est programmée avant de suivre la rivière du même nom.





C’est un petit village typique du coin, garni de petites maisons de bois qui possède un site de totems (raison de notre arrêt). De belles pièces encore, mais pas du tout mises en valeur …





Pour ce qui est de la remontée de la rivière Kispiox, nous optons pour une route de traverse – ou un raccourci, comme on veut – indiquée sur la carte et le GPS, et qui doit nous permettre d’éviter la « grosse » artère sans surprises. Entre forêts, lacs et rivière, cette belle route ravit les sens, tant que l’on ne s’arrête pas pour nourrir les moustiques. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, elle se transforme petit à petit en piste, puis en piste un poil technique, puis en cul de sac pour qui n’est pas équipé d’un 4x4 voire d’un char lunaire.



Nous serions nous trompés sur une bifurcation entre 2 chemins ? Nous explorons donc d’autres voies qui nous amènent dans un chemin pentu jusqu’à un groupe de campeurs perdu au milieu d’un océan de verdure, à boire des bières autour d’un bon feu. Le film « Délivrance », c’est dans quel pays déjà ? En fait, ce fut un échange très sympathique, qui nous a éclairé sur notre erreur de trajet. « C’est simple, la route est fermée ! Vous ne pouvez que revenir sur vos pas » soit quatre-vingts kilomètres en arrière. Gloups ! Ce petit raccourci nous aura juste fait faire un détour de deux cents kilomètres quand même ! Nous suivons au final la highway le long de la rivière Skeena (région où fut tourné le film « l’ours ») qui s’est avérée de toute beauté.

Les kilomètres défilent avec des arbres, des collines et … des ours, avant d’arriver, exténués, au camping de Meziadin lake Provincial Park, d’une catégorie que nous ne connaissions pas : le camping spartiate, équipé un cran en dessous du camping primitif.

Côté pile, l’environnement offre une vue imprenable sur un beau lac entouré d’un relief prononcé, chatouillé par des nuages lascifs en promenade du soir. Côté face, notre emplacement est constitué d’un tapis de cailloux certes bien ordonnés, mais difficile à percer (plutôt prévu pour les camping-cars).



Le côté obscur n’est cependant pas là. La seule source d’eau est une pompe poussive, dont le grincement sinistre est de nature à réveiller tout le camping, et qui délivre ses quelques gouttes après avoir copieusement versé les nôtres sous forme de sueur. Super pratique pour la vaisselle, accroupi, pour pomper- rincer en pleine nuit, sous le regard hostile de ceux qui voudraient bien dormir …



Petite flambée du soir au tarif habituel pour se réchauffer sous les étoiles.

Les portes de l’Alaska bientôt vont se refermer sur notre petite famille, et c’est là que nous finirons … notre montée vers le nord.

La nuit fût froide, mais le réveil matinal avec vue sur le lac brumeux sous un ciel azur et un soleil radieux fera oublier les tracas locaux. En route vers Stewart, à la frontière avec les Etats-Unis.



Les collines prennent de l’embonpoint et de la hauteur et nous retrouvons notre ambiance de montagnes agrémentées cette fois de glaciers qui descendent généreusement jusqu’au niveau de la route. La taille de ces monstres est impressionnante.





Le Bear Glacier, un des plus beaux glaciers bleus au monde, comporte à sa base une sorte de « bouche » qui déverse les eaux de fonte. Depuis la route, cela ressemble à une aspérité. C’est en fait une large caverne.











Stewart est une petite ville très rurale qui semble tranquille, au niveau de la mer , à l’extrémité d’un fjord de plusieurs centaines de kilomètres. Malgré un petit côté industriel avec son port, elle dégage l’impression d’un fonctionnement au ralenti au gré d’une météo capricieuse.



C’est précisément pour le côté très aléatoire de cette dernière que nous avons ici abandonné la tente pour un logement en dur. L’avenir montrera que nous avons bien fait ! Notre hôtel (le Stewart Mountain Lodge) est chaleureux et nous offre une grande chambre dimensionnée pour cinq et bien calfeutrée.

Nous sommes toujours fort accompagnés dans nos déplacements!!!

Les Streets et les avenues de la ville ont un caractère particulier : la majorité est en terre battue. Ça casse !







Nous partons dès l’installation pour notre première visite de Hyder, en Alaska, à quelques kilomètres de Stewart. Le passage frontière vers le cinquantième état des USA se remarque par la fin de la route goudronnée. Nous n’avons pas même vu l’ombre d’un uniforme de douanier, preuve si c’était nécessaire que nous arrivons à l’un des bouts du monde. Hyder ressemble à un village minier paumé de maisons en bois de type western mais dans la forêt humide. Tout cela ne manque vraiment pas de charme.





Contrairement au film « Insomnia » qui fut tourné à Hyder, nous n’avons pas été confrontés au problème du soleil de minuit, loin de là. Hyder est quand même bien en deçà du cercle polaire.

A la sortie nord de la ville (simple à suivre puisqu’il semble qu’il n’y ait qu’une seule route principale, en terre battue) se trouve une des curiosités du coin : un observatoire à ours juste à côté d’un torrent (sorte de passerelle en bois qui surplombe la rivière sur cent cinquante mètres environ).



Nous prenons le permis pour trois jours ce qui nous donne le droit d’assister aux premières loges, quand bon nous semble, au spectacle de la pêche des ours, qui, comme l’indique le titre, est une tragédie.

Le 1er acte est marqué par l’attente de la bête. C’est l’acte de loin le plus long et le préféré des saumons qui bullent tranquillement en remontant le courant et des moustiques qui profitent de notre inactivité.



Pour les enfants et ceux qui ne sont pas totalement dans l’ambiance de la traque, c’est un peu long (mais il faut éviter de le dire !). On trouve à cet endroit des passionnés des ours et même des photographes pros aux objectifs qui ressemblent à des télescopes.



Acte 2 : un gros paquet de poils mouillés arrive gaillardement en remontant le courant et s’ébat dans les flots pour tenter d’attraper ses jouets préférés. Les appareils photo crépitent. La star en rajoute pour bien montrer que l’eau est bonne. Mon œil !







Acte 3 : un des saumons malchanceux est sorti de son élément sans ménagement entre les crocs du fauve et l’ours met sa serviette et déguste.





Les cartes mémoire sont vite pleines. Après le départ du gourmet, chacun tri ses photos ou compare ses clichés avec ceux du voisin, raconte sa difficulté de saisir le drame bouleversant auquel nous avons assisté impuissants. Ce jour là en tout cas, l’ordinaire des ours a bien failli être complété par de la viande made in china en provenance d’un car arrêté pour voir la scène de pêche hors de la passerelle. Heureusement que les rangers étaient là. Quel orgueil, il faut savoir parfois refuser le rôle principal …

Un jeune grizzly vient tenter sa chance à son tour!

Si l’entrée en Alaska, zone détaxée, est une formalité, le retour au Canada reste sous surveillance de la douane.

Le lendemain, nous retraversons Hyder et nous dirigeons vers le Salmon Glacier. La montée est rude pour le moteur.



Bientôt, à partir de la route, la vue sur un gigantesque « torrent » de glace est de toute beauté.







Le ciel azur et une température de fin de printemps nous permettront de savourer un des plus beaux glaciers que nous ayons vu sur notre globe.





Comme on ne s’en lasse pas, nous continuons la piste après le point culminant pour explorer une des langues de glace qui beigne dans un lac.







Le long de la route se trouvent des entrées d’anciennes mines que nous ne visiterons pas par sécurité. Un tour à pied entre des petits torrents pour arriver au lac bleu profond complètera notre visite enchanteresse.



Nous trouvons facilement des minerais de métal par terre. Pas étonnant qu’il y ait eu des mines par ici. Alors que nous rêvassons au soleil, une explosion terrible nous fait sursauter. Un gros bloc de glace flotte maintenant dans l’eau, résultat de cette déflagration. Quelle taille avait-il pour provoquer une détonation pareille ?

Trouvez le glaçon😉

Alors que nous repartons en voiture de notre balade plutôt tranquille, nous croisons un 4X4 qui nous annonce fièrement avoir vu des grizzlys en chasse à quelques centaines de mètres plus haut. Bigre, on les avait oublié ceux là. C’est que les grizzlys ne sont pas nos nounours (déjà un peu dangereux) du bord des routes du Canada.

Un bon kilomètre après notre rencontre, bien en contrebas de la route, trois gros ours hirsutes gambadent entre les rochers et les trous pour chercher de la nourriture.



Des marmottes sifflent pour signaler le danger ce qui a tendance à les exciter.



A pied le long de la route ils sont impossibles à suivre. Ils ont l’air lent, mais un ours atteint quand même les 60 km/h à la course. Carl Lewis peu toujours s’accrocher.

La fin de la journée fut marquée par une visite à notre passerelle à ours et un peu de shopping à Hyder. Pas de berceuse ce soir là pour s’endormir.

Stewart - 24 ème journée de périple : Quatre hommes (dont trois apprentis) et une Grisemote se lèvent résolument pour affronter les ours sur un chemin de randonnée chaudement recommandé par notre hôtelier (décidemment charmant). Il nous prête au passage très gentiment une bombe à ours. Le hic c’est que le plafond nuageux est bas. Les gouttelettes de pluies se transforment en grosses gouttes bien nourries qui n’engagent pas à l’aventure. Un grand tour à notre passerelle à ours pour attendre la fin des hostilités ne suffira pas. Le ciel semble s’être percé définitivement pour la journée. Shopping. Par désœuvrement devant les pleurs célestes intarissables, nous prenons une bière dans un saloon typique dont les murs étaient recouverts de billets de 1 $ et de casques de mineurs (autorisé en pleine journée pour les enfants).





Là nous rencontrons des anciens mineurs nostalgiques, en pèlerinage, avec lesquels nous discutons en Français (ahhh ça fait du bien). Ils nous expliquent que ce genre de journée « humide » et « vivifiante» n’a rien d’exceptionnel, que les mines contenaient de l’or, du fer et du cuivre (on aurait du y entrer !), que la vie en Alaska n’était pas un bagne, bien au contraire, à condition d’aimer un certain isolement l’hiver, et pour finir, que parler Français avec des Français est exotique. Idem pour nous par rapport à l’accent Canadien. Avant de partir une nouvelle fois aux ours, nous immortalisons notre passage dans ce très sympathique Saloon par un billet de 1$ à notre nom collé sur le mur ! Avec toute l’eau tombée dans la journée, il nous a paru logique de manger un repas de « halibut »(flétan typique du coin à chair très fine) tout frais pêché, acheté dans un ancien bus reconverti en petit restau au fin fond d’une ruelle d’Hyder - le meilleur du coin d’après nos mineurs.



Le lendemain de cette journée lascive, dernière en ces lieux, Grisemote insatiable vis-à-vis des ours pêcheurs, se lève à cinq heures pour prendre ses derniers clichés(il faut dire que lors de nos passages précédents les saumons n’étaient pas encore arrivés massivement et par voie de conséquence les ours non plus !)









Ça roupille sec dans les rangs de ceux qui sont restés au lit, et, vers onze heures, lorsque tout le monde est levé, nous n’avons toujours pas de traces de Grisemote. Aurait-elle imité les chinois avec moins de chance ? C’est d’autant plus fâcheux que c’est elle qui maîtrise la fin du voyage et qui a la voiture. Vers 11h30, notre exploratrice préférée pointe ce qui lui reste de nez. Certes, après trois heures trente d’attente sous des trombes, elle a vu un grizzly prendre son petit déjeuner quasiment à sa table, elle a pu discuter avec des sommités de la photo animalière, mais dans l’action elle n’a pas appréhendé un mal mesquin qui la rongeait lentement mais sûrement : les moustiques. Globalement néanmoins il était possible de la reconnaître…











« Bon, c’est pas tout cela, mais ce soir nous devons dormir à Prince Rupert – 463 km vers le sud ». Go ! Après midi voiture, sous un ciel variable. Au revoir l’Alaska – coup de cœur du voyage.

Partout dans la région, le saumon est roi!

Les kilomètres s’enchaînent avec du beau et du plus monotone. Nous passons sur la route à Kitwanga et Kitwancool, hauts lieux de villages indiens.









Prince Rupert est une belle ville, vivante, avec un port vif en couleurs, entouré d’un relief prononcé de collines arrondies et de lacs. A noter près du port, un nombre considérable d'aigles pêcheurs. Comme le lever du lendemain est programmé à 4h30, inutile de dire que la soirée fut vite écourtée.



Le lendemain, nous partons pour Port Hardy sur l’île de Vancouver, par le ferry : Inside passage, seize heures de traversée au milieu de fjords paraît-il fabuleux. Cette journée, nous l’attendions avec impatience. Une promenade en mer au milieu des montagnes arrondies. Un régal pour les yeux d’après les témoignages de ceux qui l’on fait … par beau temps.



L’ïle de Vancouver : la forêt pluviale aux 30 000 ours

Dringgg ! « Déjà ! On vient de s’endormir ». Le soleil est encore loin d’être levé lorsque nous émergeons pour prendre un petit déjeuner lapidaire avant de nous diriger vers le port. Pour nous cela commence plutôt par la fête à la grenouille, à attendre l’embarquement dans la voiture, sous une pluie battante, une heure durant. Ambiance morose des jours pesants ou le ciel, la mer et la terre se ressemblent : des nuances de gris.



La visite des différents ponts du ferry, dès l’arrivée, est toujours un moment de découverte agréable sur l’immeuble flottant que constitue ce gros tas de ferraille (très bien construit au demeurant). Grace à Archimède, cela flotte pour notre plus grand plaisir et c’est tant mieux.







Il serait injuste de dire qu’il a plu tout le temps. 50 à 60 % semblerait être le bon chiffre, mais cela ne fait pas grande différence puisque des montagnes nous n’avons jamais vu plus que quelques centaines de mètres. D’un autre côté, le retour à la photo noir et blanc a un petit côté rétro pas désagréable.



Le paysage qui défile devant nos yeux change à chaque détour de fjord. Les monts jouent à cache-cache avec les nuages dans des dégradés gris qui se superposent. Tout cela rend le voyage mystérieux et fait travailler l’imagination (faut bien positiver !).



Le tout fut entrecoupé de repas pris sur le bateau, à des prix tout à fait abordables pour une bonne qualité. Bon, ce n’est bien entendu pas la balade enchanteresse dont nous rêvions, mais boire un irish coffee sur le pont, le nez au vent, sous une pluie battante dans cet univers aux formes imprécises et fantasmagoriques, a quelque chose de jubilatoire.





Enfin, disons que c’est mon avis, car celui de Grisemote pourrait se résumer à : « casser sa tirelire de presque 700€ pour ne rien voir de la journée sur l’un des points forts du voyage, c’est nul, nul, nul ! ». Ceci dit, sans le ferry, le passage par la route nécessite un détour de 2000 kilomètres. Cela fait aussi réfléchir !

L’arrivée à Port Hardy, sur l’ïle de Vancouver, à 23H00, marque une nouvelle phase dans ce voyage. La découverte de la forêt pluviale( rain forest) et le contact permanent avec la mer. Hôtel – lavage de dent – ZZZ zzz ZZZ



Jeudi 31 juillet 09 – il fait gris avec des pluies intermittentes. La route pour Telegraph Cove Resort, réputé pour ses safaris photographiques d’orques, est essentiellement forestière.









A l’arrivée, le petit port est charmant, coloré et nettoyé à fond par la pluie. Notre safari ayant été programmé l’après-midi, nous profitons d’une accalmie pour nous installer au camping à quelques tours de roue de là .Le camping est en pleine forêt pluviale, qui porte très bien son nom. Les arbres sont gigantesques, moussus et magnifiques.





Rayon de soleil extrêmement fugace.

Nous montons les tentes et les protégeons par de grandes bâches tendues par des cordes, des sangles et des mousquetons (très utiles). Vue la quantité d’eau qui tombe, ce n’est vraiment pas du luxe. Faire du feu relèvera certainement d'un exploit !

Les joies du camping, pas toujours facile!



En route pour la visite des orques, moment tant attendu du périple ! Équipés d’imperméables et de fourrures polaires, nous nous entassons dans une petite vedette avec une bonne vingtaine de personnes. Pas simple de s’asseoir dans tout cela.



Sans la pluie, on peut imaginer que tout ce petit monde se serait réparti sur le pont supérieur ou inférieur. Une scientifique de l’aquarium de Vancouver est notre accompagnatrice. Elle nous explique, en français et en langue de Shakespeare, que les orques étaient là hier, mais qu’elles sont parties chercher du saumon au large depuis le matin. Il y a donc une probabilité non négligeable que nous n’en voyons pas. Gloups, bon début ! Elle nous rassure néanmoins sur la présence quasi certaine de baleines et autres cétacés pour lesquels elle a fixé un rancard qui devrait être honoré. Tant mieux, nous sommes là pour cela.





Au bout d’un petit quart d’heure de moteur, nous atteignons le terrain de jeu, au milieu d’îles totalement recouvertes de végétation dense. L’eau est plate comme un lac. Une baleine (humback whale) pointe bientôt son nez, signalée comme il se doit par une pulvérisation nasale puis replonge en faisant un petit signe de sa queue. Un classique du genre, mais en vécu.



Ceci se reproduit à plusieurs reprises, majestueusement, mais toujours pas d’orques. Des dauphins puis ensuite des marsouins accompagnent le bateau lorsqu’il se déplace.



Très joueurs et très photogéniques comme animaux.







Tout cela serait super plaisant s’il ne pleuvait pas des cordes et si le ciel ne se confondait pas avec la mer. Encore un univers en nuances de gris. Même nos impers très efficaces finissent par ne plus être étanches. Prendre des photos sans mouiller l’appareil devient un vrai casse tête… et toujours pas d’orques au bout de trois heures (pourtant, d’après les organisateurs, la probabilité d’en voir est de 90 %). Du coup notre GO se résout à nous faire écouter leurs chants au magnéto et non comme prévu à partir des micros sous marins dont le bateau est équipé. C’est intéressant, surtout avec les explications, mais comment dire … Deux grosses déceptions en deux jours, surtout pour Grisemote qui a les larmes aux yeux et peine à s’en remettre, nous amènerons à acheter une bonne côte de bœuf, des pavés de saumon et un petit vin canadien à l’arrivée pour oublier. Comme la pluie redouble toute la soirée, le feu finit par s’allumer sous la bâche. L’aventure a parfois ses moments de morosité. Pas pour tout le monde car les enfants bricolent un barrage sur le ruisseau formé par la pluie et qui jouxte les tentes. La pluie finira bien par s’arrêter un jour …

Et ce jour viendra, sûrement, … mais plus tard. La « rain forest » qu’ils appellent ça ici, on se demande vraiment pourquoi. Le matin suivant nous remballons sous la pluie et partons pour 450 kilomètres de forêts, de collines et de pluie en direction du sud pour le camping de Greenpoint situé au cœur du parc de Pacific Rim.

Petit arrêt à Campbell River où nous déjeunerons au restaurant flottant de"Patti Finn"





Nous nous arrêtons à une attraction qui vaut l’arrêt impératif même sous une pluie battante : « Cathedral Grove » : une cathédrale de verdure dont les piliers ne sont rien d’autre que des conifères démesurément grands et puissants. Les fougères et autres feuilles au pied sont du même calibre. Bienvenue dans le monde des lilliputiens. Côté photo, vue la tristesse du ciel, même à 800 iso sans pied c’est juste.









Et la clémence des cieux vint sur la fin du parcours, lui-même très agréable et plutôt montagneux avec une route toute de courbes vêtue.





L’emplacement du camping est aussi superbe que le précédent au milieu de la forêt pluviale mais avec l’option soleil en plus.











En quelques minutes, tentes montées (les tentes 2 secondes de qui vous savez sont vraiment très bien adaptées), nous nous retrouvons sur la plage pour admirer l’immensité de l’océan et reprendre des couleurs après tous ses jours sans voir le soleil.

Grillades du soir accompagnées de chamallows grillés en guise de dessert sous un ciel étoilé, que demander de plus sinon que cela continue dans la même veine …

Samedi 2 août jusqu’au 4 aout : Pacific Rim





Forcement, avec le soleil, le moral revient vite au galop et tout devient attractif. Nous parcourons la réserve naturelle de Pacific Rim en tout sens. Ce fut un réel plaisir.



Pour ces quelques jours, nous avions envisagé un tour en bateau pour voir soit les ours depuis la mer, soit les baleines. Mais des ours nous n’en avons pas manqué et les baleines….c’est parfois décevant de ne voir qu’un bout de dos par ci par là. Nous resterons raisonnables. Nous avions aussi pensé aller en bateau taxi à l’île de Meares qui semblait vraiment attirante selon les dires. Mais le prix de la traversée nous a rapidement fait capituler : faut pas exagérer vu la distance minimale !

Finalement, les randos, c’est sain et c’est à la portée de toutes les bourses. Nous en userons sur tous types de terrain : - sentiers au sein de l’exubérance générale de la rain forest, une merveille !















- tourbière où nous marchons sur une passerelle qui repose uniquement sur de la mousse. Nous y découvrons des arbres « bonzaïs », tordus par la difficulté de croître dans ce milieu acide et mal drainé. Certains de ces arbres, de plus de trois cents ans, ne mesurent que quelques mètres ! Chaque petite plante a dû se battre avec ardeur pour mériter sa place ici ! Nous y croisons aussi les droseras, célèbres plantes carnivores (de quelques centimètres) !



Un chou puant!

Les droseras.

- plages : Ici ce n’est pas ce qui manque.



Près du camping la mer est magnifique et déroule de gros rouleaux de mousse blanche sur un sable fin. Un paradis pour le surfeur (en combinaison chaude quand même).







Le bord des plages est le siège d’un enchevêtrement de troncs dont certains font plusieurs dizaines de mètres. Les pièces de bois plus petites sont usées comme des galets.



Dans les zones rocheuses pullule une faune dense d’étoiles de mer aux multiples couleurs et d’anémones.



Un régal ! Très visiblement ce coin de l’océan regorge de vie.





Nous découvrons « long beach » et ses différentes anses : Willowbrae, anse Schooner et la baie Florencia, Nuu-chah-nulth, Franck Island où nous nous ferons surprendre par la marée, Uclulet





et son « Wild pacific trail »,





Les arbres torturés par le vent sur le "Wild Pacific trail"



Tofino et ses environs.



A noter que l’on ne trouve pas que des produits de la mer sur la plage. A Wickaninnish, nous avons dérangé un ours décidé à parfaire son bronzage, à une cinquantaine de mètres de nous. Cerné entre notre famille qui arrivait sur le chemin longeant la plage et un autre groupe de touristes, le fauve inquiet se met à foncer dans notre direction. Bien entendu, grâce aux consignes rabâchées de Grisemote pendant des mois, nous savions ce qu’il ne fallait pas faire : courir et fuir. C’est donc sans aucune hésitation que … nous avons tous déguerpi sans laisser notre reste. Tous ? Non ! Grisemote en total self control a reculé de plusieurs pas fermes pour laisser une échappatoire à ce brave ours qui ne demandait visiblement qu’à retrouver sa solitude. C’était aussi notre intention, mais nous, quand c’est décidé, on y va tout de suite et on ne traînasse pas comme certaine … évident !





Côté faune : pour les oiseaux dans la forêt pluviale, ce n’est pas la bousculade, mais peut-être faut il savoir les trouver. Bien entendu, avec 30 000 ours répartis sur toute l’île de Vancouver, il n’est pas rare d’apercevoir des truffes le long des routes.



Côté villages : ils sont colorés, avec des maisons basses, assez touristiques mais tellement agréables … Un grand coup de chapeau à l’aquarium « tactile » de Tofino qui nous avait été recommandé par un ranger. Petit mais tenu par des jeunes passionnés qui rendent la visite inoubliable. Tous les pensionnaires viennent des fonds avoisinants et sont remis à l’eau l’été fini !



C’est quoi un aquarium tactile ? M’enfin ! C’est un aquarium où il est possible de toucher presque toutes les bestioles, vivantes bien entendu, exposées : étoiles de mer, anémones, oursins, sunflower star (étoile de mer aux bras multiples qui sprinte jusqu’à trois mètres par minute !).

La fameuse "sunflower star", rencontrée sur la plage.

Nous y apprendrons quelques farces que Dame nature a réalisées pour pimenter les visites des aquariums : Qu’y a-t-il de plus placide qu’une « swimming scallop » (pétoncle) ? Un rocher, et encore. Un des animateurs nous a montré qu’il n’en est rien. Toute « swimming scallop » plongée dans un aquarium où dort une fameuse sunflower star, perçoit immédiatement le danger et parcours l’aquarium en tous sens en ouvrant et refermant ses valves. Gare à ne pas le faire trop souvent pour éviter la crise cardiaque du coquillage. « Oh qu’elle est mignonne cette petite pieuvre ». Yes, sauf que ce bébé de trois cœurs (comme les PC) deviendra grand et pourra atteindre jusqu’à 9 mètres. La pieuvre montre un bel exemple de sacrifice des parents pour leurs enfants, car une fois les bébés mis au monde, ils meurent et servent de nourriture à leurs chérubins!



Bref, visite passionnante pour les grands et les petits.

Petites particularités locales : - jusqu’à onze heures voire midi, nous sommes dans la brume et le soleil suivant le bon vouloir de la brise.



Etonnant d’être sur la plage en pleine brume le matin, avec la sensation du soleil qui chauffe derrière cet écran blanc.





- par beau temps, les couchers de soleil sur les immenses plages ne laissent pas indifférents





- des panneaux de tsunami indiquent les zones de replis au cas où ! Rassurant.



- Le bois au camping : décidemment au même prix d’ailleurs

Grosse particularité culinaire nationale : Le Canada est le pays des 3 C : Cheddar, Crackers et Cannelle. On en trouve partout, sur tout et dans tout. Allez, soyons honnête, on n’en pouvait plus, surtout du cheddar. Des origines anglaises dans l’ouest canadien ? Vous croyez ?





Vancouver : La montagne à la mer

La distance de Tofino vers Nanaimo (200 km) pour prendre le ferry vers la ville de Vancouver fut une formalité, avec un nouveau passage à « Cathedral grove » mais cette fois sous le soleil. Sublime ! La traversée n’est pas longue (1h 30). Sous un grand soleil nous distinguons le mont Mont Baker au-dessus de l’eau brumeuse, avant de découvrir Vancouver.





Avec ses grands ponts, ses bâtiments d’une architecture qui semble de loin homogène et le cadre montagneux du plus bel effet, on comprend que la ville ait pu être choisie pour les futurs jeux olympiques d’hiver (2010). Comme d’hab, difficile de se perdre dans ce type de ville avec ses streets et ses avenues – pourtant nous avons eu du mal à trouver notre Hôtel. Il faut dire qu’avec les Jeux, les travaux de préparation sont partout. Vancouver est une ville très cosmopolite, franchement plaisante, mais pas vraiment belle de l’intérieure (jugement personnel uniquement) précisément par rapport à ces fameux bâtiments type années soixante-dix qui semblaient si harmonieux de loin. La circulation n’y était pas intense (mois d’août) ce qui ne gâche rien. Notre hôtel, le Plaza, est bien placé avec une vue sur la ville imprenable.

Côté activité, la ville ne manque pas d’attraits :

- visite du lighthouse park, assez en dehors de la ville et qui permet de voir un panoramique sur la ville et une belle forêt (mais quand on vient de Pacific Rim, c’est un peu urbain comme forêt) - le pont suspendu de Capilano, aussi impressionnant qu’il est cher, et il est, parait-il, très impressionnant (nous ferons l’impasse). - Stanley parc que nous avons parcouru en vélo : très agréable circuit qui permet une belle vue sur le port et la ville dans un beau cadre











- la plage (c’est pas le top du sable et de l’eau mais c’est une halte avec les vélos qui fut appréciée) - le shopping vers Gastown et Chinatown (bon, ce n’est pas New York ou San Francisco non plus !),



- Grandville Island avec son marché (dont celui des enfants), ses artistes et ses maisons flottantes



- les restaus de tous les pays. Idéale pour voyager assis. Nous avons testé un restaurant mongolien où on compose son plat soit même, cuit sur une grande plaque métallique. c’est très dépaysant.

Juchés en haut de la terrasse de notre hôtel comme dans un nid d’aigle, nous admirons pour notre dernier soir les lumières de la ville qui s’endort progressivement. Nous goûtons nos derniers instants canadiens dans un air tiède et calme. Le lendemain nous repartons vers notre quotidien et nos habitudes. Heureusement que l’aventure est tapie dans toute chose et toute situation, n’est-il pas ?



Epilogue

Ainsi s’achève notre grand périple dans l’ouest Canadien. Nous en avons pris plein les yeux, avons vécu le chaud, le froid, le soleil et aussi pas mal de pluie. Nous repartons très en forme après des dizaines de kilomètres à crapahuter sur les rochers. Nos « copains » les ours se sont généreusement montrés sans jamais nous inquiéter (ce qui était une crainte en venant). Partout nous avons été bien reçus. En dehors des sublimes points de vue de notre période montagne, nous avons eu un gros coup de cœur pour l’ambiance sauvage et bout du monde de l’Alaska, ainsi que pour la forêt pluviale et les plages de Pacific Rim. Côté camping, les emplacements au cœur de la forêt primitive de Greenpoint et de Telegraph cove sont inoubliables. Au chapitre des points perfectibles, il y aurait bien la hauteur des montagnes qui nous a obligé à puiser dans nos réserves physiques, ces $* # de moustiques et l’impression globale parfois d’un côté un poil mercantile (si ça se trouve c’est un peu à cause du bois). Encore un immense merci à Grisemote qui une fois de plus a imaginé, conçu et construit étape par étape l’ensemble de cette aventure, avec l’aide incontournable du forum et de ses membres actifs. Ses longues recherches l’on souvent amené à être en décalage horaire bien avant l’heure. Merci également à nos pitchouns (ils grandissent et doivent commencer à assez peu apprécier cette appellation) qui ont été coolissime pour accepter sans (trop) râler les kilomètres à pieds, les heures de voitures, les repas sautés ou pris en dehors des normes, le rythme des 3 C (voir plus haut) et les arrêts toutes les minutes pour prendre des photos. Le monde est vaste et il reste tant de chose à voir … ça au moins, c’est fait !

Gilles, 28 mai 2009 2 heures du mat

Pour finir, quelques données purement pratiques (auxquelles il faudra rajouter les courses et restaus à votre convenance):

Avion : 4872, 35€ (4 adultes , 1 enfant au départ de Paris) Voiture (Alamo avec assurance Gold) : 1923€ Ferry inside passage : 694, 81€ Ferry île de Vancouver – Vancouver (nanaimo – horseshoe bay) : 73, 97€

Activités :

Stampede : spectacle du soir 169, 89€ (246, 75 CAD) + rodéo de l’après-midi 97, 88€ (142, 34CAD) Orques à Telegraph Cove : 467, 25 CAD (299, 03€) Entrée parcs Canada famille : 136, 40 CAD (87, 06€) Cheval Waterton : 250CAD (159, 59€) + pourboire Rando sur glacier : 185 CAD (119, 41€) Canoé lac Maligne : 100CAD (64, 62€) (pour 2 heures) Aquarium Uclulet : 16 CAD Location de vélos à Vancouver : 107, 10CAD (67, 93€) Spectacle danses K’san: 35CAD (10 par adulte, 5 par enfant) Visite guidée du village de K’san : 34, 97CAD (22, 95€) (tarif famille) Randonnée Dinosaur Park : 25 CAD Passage douane américaine : 30 $ (5X6 US$) Entrée parc des glaciers : 25 US$ Bateau Waterton Crypt Lake : 40, 97€ (16 par adulte, 8 par enfant)

Campings :

- Dinosaur : 20$ - Ste Mary (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Fish Creek (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Many glacier: 40$ (2 nuits) - Lacs Waterton : 65, 60 CAD (2 nuits) (41, 86 €) - Greenpoint à Pacific Rim : 100, 80 CAD (4 nuits) (69, 53 €) ( achat du bois : 6 CAD) - Wapiti (Jasper) : 93$ (3 nuits) ( 59, 49€) - Lac Louise (Banff) : 120, 40$ (4 nuits) (78, 16€) - K’san : 17$ - Ruisseau Wilcox (Athabasca) : 15, 70CAD (27, 50 avec permis de feu) - Beaumont Provincial Park : 15 CAD - Meziadin lake : 15 CAD - Telegraph Cove Resort : 24, 15 CAD (16, 15€)

TOTAL CAMPINGS : 377€ (avec les différents permis bois)

Hotels/Motels :

Hotel Calgary : 342, 93€ Hotel Vancouver : 466, 11€ Chambre Motel Glacier Park (Many glacier) : 84, 19€ + 8€(charges) 122$+12, 2$(taxes) (4 personnes) Stewart Mountain Lodge (Granduc room triple) : 268, 94 CAD (2 nuits) (172, 18€) Motel Prince Rupert Pacific Inn : 132, 25CAD (84, 85€) Motel North Shore Inn (Port Hardy):138 CAD (88, 45€)

TOTAL ESSENCE : 475, 06€ (pour 4600 kilomètres)

Pour retourner à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939 Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D2595664/
Reportage "La Dame de Rangoon", le 21 mai à 20h sur la chaîne RDI (Montréal) English translation pending
by Vivlavie · 2009-05-21 · 1 reply
Peuut être que certains d'entres vous l'ont déja vu???

Mais bon si vous voulez l'écouter sur le web ici c'est a 20h00 ce soir le 21 mai, heure de Montréal, en rediffusion a 2h00 du matin.

Pour les Canadiens allez sur la chaine RDI;

Portrait d'une femme d'exception, celui de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, chef de file de la Ligue nationale pour la démocratie et prix Nobel de la paix en 1991. Plus tôt ce mois-ci, accusée d'avoir violé les règles de son assignation à résidence, l'opposante au régime des généraux a été inculpée et conduite en prison. En 2003, « La Dame de Rangoon » accordait une entrevue à la télévision suisse, tel qu’en témoigne ce reportage.

Animation : Simon Durivage
Transport Pékin - Oulan-Bator autrement que par le Transmongolien? English translation pending
by Olympe1975 · 2009-04-18 · 13 replies
Bonjour,

Est-ce qu'il existe un autre moyen (ferrovière) que le Transmongolien pour relier Pékin à Ulan Bator ?

Merci à tous, à bientôt,

Morgane
Visiter la réserve de Mamiraua en Amazonie brésilienne? English translation pending
by Barbicaja · 2009-03-31 · 1 reply
Salut nous aimerions aller faire un tour dans cette réserve. est-ce qu'il y a une possibilité de la visiter sans devoir passer par la poussada Uacari et en ayant un hébergement plus basique (et donc pour un prix inférieur) ? Qu'avez-vous pensé du séjour ? merci pour les infos
Demande de dossier d'immigration au Québec pour un Tunisien English translation pending
by Othiss · 2009-03-19 · 8 replies
Bonjour à toute l'équipe de VoyageForum.com

Je me nomme issam de Tunis, Diplômé en Brevet technicien professionelle en Fabrication, Entretien des moules....Domaine Plasturgie plus un diplome en informatique bureautique, j'ai déposé mon dossier d'immigration au Québéc à un bureau privé à Tunis le mois de séptembre 2006 et j'ai recu la lettre d'accusé de réception le 12/Avril/ 2007 depuit cette date, j'attend la séance de l'entrevue pour obtenir la CSQ.

Question 1:Le bueau d'immigration à Tunis me renseigne le mois du septembre 2006 que mon dossier est très favorable....j'étais très heureux de continuer les étapes, mais ma faute c'est que je n'est pas consulter un avocat....comment faire?

Question 2: Quels sont les démarches pour assurer un emploi par RHDSC et est ce que je peux présenter une demande d'embauche au site RHDSC?

Question 3: Face à la crise mondiale, quel avenir pour les immigrants Tunisiens au Québec?

Merci de me répondre.
Voyager sur Air Cubana? English translation pending
by Babynurse · 2009-03-16 · 3 replies
BONJOUR A TOUS .. JE DOIS VOYAGER AVEC AIR CUBANA MARDI 24 MARS PROCHAINDE DORVAL VERS VARADERO !!! QUEL SONT VOS COMMENTAIRE ET EXPERIENCE SUR CETTE COMPAGNIE D'AVIATION ?? A QUOI M'ATTENDRE EN FAIT !!! MERCI INFINIMENT DE VOTRE AIDE ...
Immigration d'un Cubain avec des enfants au Canada? English translation pending
by Melanyc · 2009-02-02 · 1 reply
Bonjour à tous, je viens tous juste de m'inscrire sur ce forum car j'ai lu plusieurs sujet interessant. Par contre je n'ai pas vu personne qui parlais d'avoir marier un cubain qui avait des enfants. Est-ce que c'est faisable? Et s'il est déjà marier et divorcer c'est plus difficile ou pas? Et j'ai vu beaucoup de personne parler de différence d'âge alors j'imagine que c'est important? On peut avoir combien de différence pour que sa marche? Merci à tous ceux qui voudront bien me répondre pour m'éclairer un peu.
Travailler à Banff avec un casier judiciaire? (Alberta, Canada) English translation pending
by Jessica24 · 2008-12-28 · 3 replies
Bonjour, je n'avais tellement pas pensé a ça !!!! Mais est-ce possible de se trouver un emploi malgré le fait que j'ai un casier judiciaire ?? En fait c'est un délit mineur il y a 4 ans (ce n'est pas un vol) et conduite en état d'ivresse il y a 2 ans et demi...

Se sont de biens regrettables erreurs de jeunesse et je me rends compte maintenant que ça me suit partout... Est-ce qu'ils font seulement que regarder si oui jen ai un ou bien ils vérifient le genre de délit ??

Merci d'avance pour vos réponses a+ :)
Entrer au Canada avec un billet aller simple? English translation pending
by Nideugl · 2008-10-12 · 13 replies
bonjour

je souhaite partir au quebec le mois prochain et je viens de me poser la question juste avant d'acheter mon billet ...

je ne sais pas combien de temps je vais rester au quebec et je vais surement descendre aux US quelques temps aussi

donc mon voyage peut durer 2 mois comme 9 mois par exemple

est ce que mon entrée au Canada avec un billet simple peut poser problème ?

merci😉
Travailler à Punta Cana English translation pending
by Chief18 · 2008-09-30 · 2 replies
Suite à mon voyage d'une semaine à Punta Cana; je désire y trouver un emploi pour cet hiver pour y apprendre l'espagnol et perfectionner mon anglais. Comme je ne sais pas comment m'y prendre si une personne a déjà vécue cette expérience, j'aimerais qu'elle me dise comment faire les démarches ou me donner des conseils ou même me faire une offre d'emploi je serai ravi.

merci
Obtention du visa touristique canadien English translation pending
by Liloo25 · 2008-09-27 · 3 replies
hello, je suis étudiante en france et je viens juste de finir mon master, je suis africaine et je voudrais obtenir un visa touristique pour le canada. J'ai déjà un visa touristique pour les usa valide jusqu'en 2018 et je voulais savoir si l'obtention du visa canadien pouvait être facilité par ce dernier? mercii
Délai pour avoir un visa lorsque tout est reçu? English translation pending
by Chicacubana · 2008-08-27 · 1 reply
bonjour,

je me demandais pour ceux qui ont vécu la situation mon mari est en attente de sont visa j'ai eu le certificat de sélection et ils disent denvoyer le certificat des que possible et il ne reste plus que le visa sa fait presque un mois de ca le long de lattente est fait mais je me demandais combien de temps sa pouvait prendre pour avoir lappel du bureau des visas jimagine que sa doit aller vite puisque il demande denvoyer le certificat le plus rapidement possible a mon mari.

jai tellement hate que tout soit termine ouf... 😮
Refus à l'immigration américaine English translation pending
by Misterstep · 2008-07-21 · 8 replies
bonjour à tous, je viens de m'inscrire sur ce forum car il est vraiment plein de bons conseils!

donc j'aurai aimé avoir des conseils sur une chose qu'il m'était arrivé en 2005... et oui en effet j'ai eu le refus d'entré aux usa alors que je métais rendu 2 fois auparavant. ils m'ont donné aucune raison de mon refus...je n'ai jamais eu de problemes judicaire ou quoi... j'avais un passeport valide. j'ai eu droit à un interrogatoire digne d'un criminel!! en revanche j'ai pu sortir de l'aéroport passer la nuit chez mon amie et reprendre un vol le lendemain. j'ai juste eu un tampon de retour et un billet perdu!! la j'envisage de repartir en septembre de plus j'ai obtenu le nouveau passeport. donc j'aurai voulu savoir si quelqu'un c'est deja retrouvé dans la meme situation que moi et savoir si je dois obtenir un visa ou partir sans crainte. merci de me repondre 😉😉
Travailler à Banff, départ le 22 juillet (Alberta, Canada) English translation pending
by Steph1983 · 2008-07-18 · 22 replies
Salut tout le monde

Je pars finalement pour banff le 22juillet je suis hyper nerveuse et jaimerais bien jaser avec ceux qui ont le meme projet ou quils y sont ou quils y sont aller! Je me suis trouver un job la bas au mc donald. je vais arriver la bas le 24 juillet puisque jy vais en autobus... je part du Québec

alors genez vous pas écrivez moi ici ou sur mon mail

stephanie-1983@hotmail.com😛
Trouver un emploi en automne en Colombie-Britannique English translation pending
by Kapouchet · 2008-07-02 · 1 reply
J'ai décidé de me passer de mes études pour l'automne et de faire de quoi de plus concrèt. L'Ouest canadien me semble une bonne opportunité tant au niveau économique que culturel.

Or il semble que le côté cueillette soit plus au niveau de l'été, alors je me demandais quels emplois, tant en ville qu'en ranch, sont très en demande à l'automne? J'ai une expérience de travail en cuisine et une connaissance de l'anglais suffisante pour me débrouiller. Bien important, j'ai 17 ans, ça peut changer quelques trucs au niveau des emplois.

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