Results for "Meknès+et+camping+|+1+>+66"
2234 results found.
Transports, visites et hôtel à Prague English translation pending
bonjour
je cherche pour une amie bresilienne les meilleurs conditions pour aller a prague, bus, avion, hotel auberge de jeunesse et ce qu il y a a visiter
elle voudrait partir 3 ou 4jours pensez vous que cela soit suffisant?
MERCI DE VOS REPONSES
TALILA
Madagascar au jour le jour et sa situation English translation pending
Bonjour!!!!!
Suite de la conversation qui vient d'être fermer!!!!!!
A+😉
Suite de la conversation qui vient d'être fermer!!!!!!
A+😉
Concours photo, août 2020: Le voyage en noir et blanc English translation pending
Bonjour à tous
En préambule je rappelle que ma présence ici est tout à fait fortuite, j'ai l'honneur de remplacer Av31, gagnant du concours sur le thème "Verticales" avec sa photo de Devil's Tower.
« Je préfère photographier en noir et blanc qu’en couleurs. Le noir et blanc va à l'essentiel, la couleur aurait distrait l'histoire que je voulais raconter ».Kadir Van Lohuize
Je vous propose un concours dont le sujet sera complètement libre (youpi) mais avec une petite contrainte technique (pffff...). Nous regarderons la vie en noir & blanc.
Vos photos devront évoquer le voyage mais je laisse à chacun une petite marge de manœuvre, par exemple celle de nous présenter un portrait (d'ici ou d'ailleurs), une image macro (fleur, insecte...), une image graphique (lignes et courbes). Mais sur vos 3 photos je n'accepterai qu'une seule exception, nous sommes ensemble pour parler voyage !
Il existe sur le net un tas de petits logiciels très faciles d'utilisation mais si vous rencontrez des difficultés pour convertir une image en noir et blanc je le ferai pour vous.
Quelques astuces pour choisir vos photos: Le noir et blanc convient à des sujets très variés mais vous pouvez donner un impact bien plus fort à votre image en tenant compte de certains points. La texture. La couleur aura tendance à l'éclipser alors que le noir et blanc lui donnera toute son importance en faisant ressortir l'intensité des détails: les stries et les nœuds du bois, le tissus, la pierre, les rides de la peau... Les lignes. Celles d’un bâtiment, d’une rue pavée, un marquage au sol ou bien les lumières de la rue. Diriger l'attention dessus, c’est faire ressortir un détail que l’on ne voit pas avec les couleurs. Les formes géométriques. Symétriques ou non, triangulaires, carrées ou rondes, dessinées par l’homme ou naturelles les formes attireront l’œil et se démarqueront bien plus qu'en couleur. Les contrastes. Ils sont vos amis ! Une lumière forte avec des zones d’ombre va créer une image avec des tonalités, c’est ce contraste qui est l'élément essentiel pour réussir une photographie en noir et blanc par exemple un ciel chargé de gros nuages percés par des rayons de soleil.
Vous pourrez participer jusqu’au samedi 22 août à 23h59, heure de Paris. Chaque participant est autorisé à poster jusqu’à trois photos, numérotées de 1 à 3, en précisant le lieu de prise de vue.
Le vote aura lieu du dimanche 23 à 0h01 au dimanche 30 août à 23h59. Il est accessible à tous, participants ou non, dans la limite d’un vote, et se fera par l’attribution d’un total de six points répartis sur 3 ou 4 photos : Photo n°1 : 3 points Photo n°2 : 2 points Photo n°3 : 1 point
La photo gagnante sera celle qui aura remporté le plus de points. En cas d’égalité pour la première position, les photos seront départagées par le nombre de votes à 3 points, puis, si l'égalité persiste, par le nombre de votes à 2 points, etc.
Le ou la gagnant(e) aura le privilège d’organiser le concours de septembre.
Ce fil est réservé aux photos participantes et aux votes. La discussion liée aux à-cotés se passe par là: https://voyageforum.com/v.f?post=10330486;a=10330486
Le lien pour le diaporama: https://flic.kr/s/aHsmPLqy2E
Les précédents concours: herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html






En préambule je rappelle que ma présence ici est tout à fait fortuite, j'ai l'honneur de remplacer Av31, gagnant du concours sur le thème "Verticales" avec sa photo de Devil's Tower.
« Je préfère photographier en noir et blanc qu’en couleurs. Le noir et blanc va à l'essentiel, la couleur aurait distrait l'histoire que je voulais raconter ».Kadir Van Lohuize
Je vous propose un concours dont le sujet sera complètement libre (youpi) mais avec une petite contrainte technique (pffff...). Nous regarderons la vie en noir & blanc.
Vos photos devront évoquer le voyage mais je laisse à chacun une petite marge de manœuvre, par exemple celle de nous présenter un portrait (d'ici ou d'ailleurs), une image macro (fleur, insecte...), une image graphique (lignes et courbes). Mais sur vos 3 photos je n'accepterai qu'une seule exception, nous sommes ensemble pour parler voyage !
Il existe sur le net un tas de petits logiciels très faciles d'utilisation mais si vous rencontrez des difficultés pour convertir une image en noir et blanc je le ferai pour vous.
Quelques astuces pour choisir vos photos: Le noir et blanc convient à des sujets très variés mais vous pouvez donner un impact bien plus fort à votre image en tenant compte de certains points. La texture. La couleur aura tendance à l'éclipser alors que le noir et blanc lui donnera toute son importance en faisant ressortir l'intensité des détails: les stries et les nœuds du bois, le tissus, la pierre, les rides de la peau... Les lignes. Celles d’un bâtiment, d’une rue pavée, un marquage au sol ou bien les lumières de la rue. Diriger l'attention dessus, c’est faire ressortir un détail que l’on ne voit pas avec les couleurs. Les formes géométriques. Symétriques ou non, triangulaires, carrées ou rondes, dessinées par l’homme ou naturelles les formes attireront l’œil et se démarqueront bien plus qu'en couleur. Les contrastes. Ils sont vos amis ! Une lumière forte avec des zones d’ombre va créer une image avec des tonalités, c’est ce contraste qui est l'élément essentiel pour réussir une photographie en noir et blanc par exemple un ciel chargé de gros nuages percés par des rayons de soleil.
Vous pourrez participer jusqu’au samedi 22 août à 23h59, heure de Paris. Chaque participant est autorisé à poster jusqu’à trois photos, numérotées de 1 à 3, en précisant le lieu de prise de vue.
Le vote aura lieu du dimanche 23 à 0h01 au dimanche 30 août à 23h59. Il est accessible à tous, participants ou non, dans la limite d’un vote, et se fera par l’attribution d’un total de six points répartis sur 3 ou 4 photos : Photo n°1 : 3 points Photo n°2 : 2 points Photo n°3 : 1 point
La photo gagnante sera celle qui aura remporté le plus de points. En cas d’égalité pour la première position, les photos seront départagées par le nombre de votes à 3 points, puis, si l'égalité persiste, par le nombre de votes à 2 points, etc.
Le ou la gagnant(e) aura le privilège d’organiser le concours de septembre.
Ce fil est réservé aux photos participantes et aux votes. La discussion liée aux à-cotés se passe par là: https://voyageforum.com/v.f?post=10330486;a=10330486
Le lien pour le diaporama: https://flic.kr/s/aHsmPLqy2E
Les précédents concours: herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html






Afrique de l'Ouest: où construire une école? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une association composées d’étudiants lillois en école d’ingénieur, nous avons créé notre association afin d’aider un village d’Afrique de l’Ouest. Notre but est de construire une école et d’y intégrer quelques nouvelles technologies comme des panneaux solaires photovoltaïque afin d’y apporter de l’électricité. Oui mais de l’électricité dans quel but me direz-vous ? Notre opinion est parti d’un constat simple : les élèves apprennent mieux et sont plus désireux d’apprendre lorsque l’on utilise le multimédia. Ainsi, nous souhaitons acheter un ordinateur pour l’enseignant avec rétroprojecteur afin qu’une partie de ses cours soit dispensé par ce biais.
L’ordinateur ne sera pas vide puisque nous y installerons des logiciels éducatifs et cours (le nombre d’ordinateur étant de un mais peut évoluer en fonction de l’argent récolté et de la demande).
Nous savons également que nombre de parents ne veulent pas laisser leur fille aller à l’école car on peur qu’elle soit agressé lorsque cette dernière doit faire ses besoins, nous installerons alors au minimum 2 latrines. Pour finir, une cantine avec potager pourra être aménagée afin de nourrir les élèves !
Notre projet est déjà bien ancré dans notre tête et nous savons ce que nous voulons faire, comment le financer, … Le seul problème étant le lieu !
Et c’est là que nous faisons appel à vous : nous cherchons un village répondant à ces critères :
- Se situant au Burkina Faso, Togo, Ghana, Bénin, ou Guinée (pour des raisons d’IDH très faible et de sécurité)
- Un village désireux d’avoir ce genre d’infrastructure chez eux
- Un village qui pourrait nous accueillir durant 2-3mois
- Un endroit où un enseignant pourrait venir donner des cours
Pourriez-vous nous aider en nous donnant le nom d’un village qui répondrait à ces critères? Nous vous demandons cela afin d’organiser notre voyage et connaitre le contexte pour choisir par exemple le nombre de panneaux solaire… Nous sommes prêt à engager un partenariat avec une/autres associations afin de rendre ce projet le plus complet possible ! Nous vous remercions d’avance et espérons une réponse qui pourrait grandement nous aider. Cordialement,
Pourriez-vous nous aider en nous donnant le nom d’un village qui répondrait à ces critères? Nous vous demandons cela afin d’organiser notre voyage et connaitre le contexte pour choisir par exemple le nombre de panneaux solaire… Nous sommes prêt à engager un partenariat avec une/autres associations afin de rendre ce projet le plus complet possible ! Nous vous remercions d’avance et espérons une réponse qui pourrait grandement nous aider. Cordialement,
Cuir au Maroc English translation pending
Bonjour Ami voyageur,
Je suis artisan du cuir en maroquinerie et je cherche quelqu'un (e) qui pourrait m'indiquer des bon plans pour se procurer des peaux finis de cuir au Maroc, en tannage végétal de préférence si ça existe, j'ai entendu parler de souk aux enchères qui ont lieu dans certaines villes de 5 à 6 heures du mat, quelqu'un peut-il m'en dire plus où cela se localise? je cherche peaux mouton, vachette, boeuf même dromadaire pour la confection de ceintures, sac à main, porte monnaie, porte feuille, bracelets... quelqu'un aurait-il des adresses où des contacts de confiance ?
Je suis allé souvent au Maroc c'est 15 dernières années, j'aime ce pays...
Merci pour la solidarité, Bien à vous 🙂
Gino création cuir
Je suis artisan du cuir en maroquinerie et je cherche quelqu'un (e) qui pourrait m'indiquer des bon plans pour se procurer des peaux finis de cuir au Maroc, en tannage végétal de préférence si ça existe, j'ai entendu parler de souk aux enchères qui ont lieu dans certaines villes de 5 à 6 heures du mat, quelqu'un peut-il m'en dire plus où cela se localise? je cherche peaux mouton, vachette, boeuf même dromadaire pour la confection de ceintures, sac à main, porte monnaie, porte feuille, bracelets... quelqu'un aurait-il des adresses où des contacts de confiance ?
Je suis allé souvent au Maroc c'est 15 dernières années, j'aime ce pays...
Merci pour la solidarité, Bien à vous 🙂
Gino création cuir
Fallas de Valence incontournables? English translation pending
Bonjour, nous sejournerons 2 mois en Andalousie cet hivers et j'ai lu que les Fallas de Valence est un événement incontournable. J'aimerais savoir si ça mérite vraiment de faire 7 heures de route et si oui, quelles sont les 2 journées les plus intéressantes entre le 15 et le 19 mars. Les hôtels étant très dispendieux pour la période, je compte faire 2 nuits maximum. On me dit que le feu d'artifice du 19 est un must!?? Est-ce que je 'dois' assister le 18 et 19 aux Fallas ou la journée du 19 sera suffisante et j'ajouterais une nuit le 20 mars qui est hors festival et beaucoup plus raisonnable comme tarif pour compléter la visite de Valence. Merci
Maroc ou Tunisie pour trois semaines en avril-mai? English translation pending
La question peut paraître stupide, mais comme c'est mon premier voyage dans cette région, j'hésite. J'aime surtout le contact avec les gens, marcher dans les villes, me laisser imprégner par la culture et l'atmosphère des lieux, loin des pièges à touristes dans la mesure du possible...
Je sais que c'est avant tout affaire de goût, mais quand même?
Je songeais aussi à l'Algérie, mais les rapports du ministère des Affaires étrangères du Canada au sujet de la sécurité sont plutôt décourageants. Qu'en pensez-vous?
Je sais que c'est avant tout affaire de goût, mais quand même?
Je songeais aussi à l'Algérie, mais les rapports du ministère des Affaires étrangères du Canada au sujet de la sécurité sont plutôt décourageants. Qu'en pensez-vous?
Roissy, aéroport le plus détesté du monde English translation pending
TRANSPORTS - Une étude publiée sur CNN montre que l'aéroport francilien est maudit par ses utilisateurs...
Le premier aéroport parisien n’a décidément pas la cote. Une étude publiée récemment sur l’un des sites Internet de la chaîne américaine CNN classe Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d’Oise) premier des aéroports «les plus détestés» des voyageurs. Sur le podium figurent aussi, dans l’ordre, le Los Angeles International Airport et Heathrow (Londres).
Toilettes sales et cafés mauvais
Concernant Roissy, l’enquête raille notamment l’état des toilettes et des machines à rayons X, ou encore la piètre qualité des cafés et restaurants. Les structures en tunnels, qui forment un «labyrinthe», sont aussi accusées de compliquer la circulation dans les terminaux. Le personnel n’est pas épargné: l’étude le dit «dédaigneux» et peu enclin à aider les voyageurs.
«Les aéroports les plus détestés au monde ne sont pas les pires au monde», nuance le site, qui reconnaît volontiers que tout ceci n’est pas très scientifique. Les auteurs du classement se sont en effet contentés, pour l’établir, de parcourir des sites et des blogs consacrés aux voyages. Du côté d’Aéroports de Paris, l’exploitant de Roissy, on ressent un «profond sentiment d’injustice». «Nous comprenons les critiques, mais pas à ce point-là, regrette une porte-parole. L’étude donne l’impression qu’on ne se préoccupe pas des voyageurs alors que nous travaillons beaucoup pour nous améliorer: des travaux de rénovation sont régulièrement menés et on a refait toute la signalisation.» En 2009, le site Sleepingairports avait déjà qualifié Roissy de «pire aéroport au monde» où passer la nuit.
- --
Le porte parole n'a certainement jamais cherché à comprendre les messages audio carrément inaudibles dans 80 % des cas.
Il n'a jamais du avoir une envie pressante d'aller aux toilettes.
Le porte parole doit certainement très connu dans l'aéroport pour qu'on lui réponde aimablement lorsqu'il demande un renseignement.
Le porte parole a raison d'indiquer qu'AdP a refait toute la signalisation. Ca évite de demander son chemin et se faire rembarrer.
Le porte parole n'a jamais du prendre les navettes qui " ramassent " les passagers dans les hôtels. Chauffeurs méprisants, aucune informations sur les arrêts et, à l'arrivée, cerise sur le gâteau, un message en anglais très approximatif dit par le conducteur, qui se fâche si on lui fait observer qu'il pourrait le dire 2 ou 3 fois. Parce qu'il n'est pas payé pour ça !!
C'est pas seulement des améliorations qu'il faut à Roissy. C'est changer une grande partie du personnel, y compris dans des magasins comme Relais H, les navettes qui vont chercher les passagers dans les hôtels, ou les cafés / restaurants où on a parfois l'impression d'être dans un bureau de la Sécurité Sociale il y a 30 ans.
A la lecture de ce classement, l'exploitant d'AdP à ressenti un profond sentiment d'injustice. C'est au moins positif.Il a une petite idée de ce que ressentent chaque jour des dizaines de milliers de voyageurs et ce depuis des dizaines d'années.
C'est pas seulement des améliorations qu'il faut à Roissy. C'est changer une grande partie du personnel, y compris dans des magasins comme Relais H, les navettes qui vont chercher les passagers dans les hôtels, ou les cafés / restaurants où on a parfois l'impression d'être dans un bureau de la Sécurité Sociale il y a 30 ans.
A la lecture de ce classement, l'exploitant d'AdP à ressenti un profond sentiment d'injustice. C'est au moins positif.Il a une petite idée de ce que ressentent chaque jour des dizaines de milliers de voyageurs et ce depuis des dizaines d'années.
A éviter... English translation pending
L'Indonésie applique le peine de mort.
Ce pays n'est pas un cas isolé. Bien d'autres aussi....
L'Indonésie combat le trafic de drogue. Comment ne pas lui donner raison?
Mais l'Indonésie s'est doté d'une Justice dont le fonctionnement, c'est le moins que 'on puisse dire, laisse à désirer.
C'est ainsi que l'Indonésie exécute d'une balle dans la tête des types, peut-être coupables de ce dont on les accuse en matière de trafic de drogue, mais peut être pas coupables.... Non peut-être bien pas.... Il eût fallu qu'ils puissent se défendre correctement... Il ne l'ont pas pu pour beaucoup d'entre eux. L'Indonésie les exécute. Elle ne veut rien savoir.. De ce point de vue l'Indonésie n'est pas un beau pays.
Certains ont sans doute déjà leur billet en poche pour cet été. On comprendra qu'ils ne souhaitent pas renoncer. Les voyages coûtent cher. Pour d'autres qui envisageaient de s'y rendre. Mon avis c'est qu'il faut choisir un autre pays. Pour le moment.
Mais l'Indonésie s'est doté d'une Justice dont le fonctionnement, c'est le moins que 'on puisse dire, laisse à désirer.
C'est ainsi que l'Indonésie exécute d'une balle dans la tête des types, peut-être coupables de ce dont on les accuse en matière de trafic de drogue, mais peut être pas coupables.... Non peut-être bien pas.... Il eût fallu qu'ils puissent se défendre correctement... Il ne l'ont pas pu pour beaucoup d'entre eux. L'Indonésie les exécute. Elle ne veut rien savoir.. De ce point de vue l'Indonésie n'est pas un beau pays.
Certains ont sans doute déjà leur billet en poche pour cet été. On comprendra qu'ils ne souhaitent pas renoncer. Les voyages coûtent cher. Pour d'autres qui envisageaient de s'y rendre. Mon avis c'est qu'il faut choisir un autre pays. Pour le moment.
Visites en Méditerranée English translation pending
Mon épouse et moi nous ferons escale en octobre 2007 ( départ le 13 sur le Costa Atlantica ) et le bateau fera escale à Naples, Messine, Limassol, Marmaris et Santorin.
Je voudrais savoir si vous pouvez me donner des adresses de taxi-guides dans ces escales, des conseils de visites, ou encore comment visiter le mieux les lieux lors de ces escales.
Temps en janvier au Maroc English translation pending
Bonjour,
J'aurais voulu savoir quel temps et temperature il y avais au mois de janvier au Maroc?
Merci
J'aurais voulu savoir quel temps et temperature il y avais au mois de janvier au Maroc?
Merci
Hôtel à Casablanca proche de la gare voyageur? English translation pending
Bonjour,
Je cherche un hôtel pas très cher mais raisonnable et propre à Casa pas loin de la gare casa voyageur
Merci d’avance
Je cherche un hôtel pas très cher mais raisonnable et propre à Casa pas loin de la gare casa voyageur
Merci d’avance
Hôtel "Ryad Mogador" près de Essaouira? English translation pending
Bonjour à tous
A la fin de mon treck dans le sud marocain le 21 mars et profitant d'une promotion je vais résider à l'hotêl " ryad mogador" pour 7 jours. Ce qui va me permettre de visiter à fond la région. Par contre j'ai un petit souci cet hôtel est-il vraiment très proche de essaouira (possibilité d'aller et venir à pied sans faire des kms ) ?
D'autre part je suis intéressée par l'huile d'argan et j'aimerai savoir où m'en procurer en étant sûre de sa qualité ? Existe-t-il un label ?
D'avance je vous remercie pour vos réponses.
Bonne fin de journée à tous
francoise79
A la fin de mon treck dans le sud marocain le 21 mars et profitant d'une promotion je vais résider à l'hotêl " ryad mogador" pour 7 jours. Ce qui va me permettre de visiter à fond la région. Par contre j'ai un petit souci cet hôtel est-il vraiment très proche de essaouira (possibilité d'aller et venir à pied sans faire des kms ) ?
D'autre part je suis intéressée par l'huile d'argan et j'aimerai savoir où m'en procurer en étant sûre de sa qualité ? Existe-t-il un label ?
D'avance je vous remercie pour vos réponses.
Bonne fin de journée à tous
francoise79
Croisière "Rivages ibériques" sur le Louis Majesty du 2 au 10 avril 2010 English translation pending
Bonjour à tous !
Tout comme mes prédécesseurs, j'ai pioché à gauche à droite afin de pouvoir faire les valises, sans rien oublier. Merci donc à tous !!
Nous voilà donc partis pour Marseille (pour ma part pas trop loin, seulement 45mn de route..), un peu stressé car c'est la toute première !! Môle Léon Gourret, le bateau nous y attend... Le parking pour croisiéristes : 13€ par jour. En rentrant dans le hangar, nos bagages sont prises en compte et passent "aux rayons" ! On nous remet des documents à lire et à remplir (H1N1). Un jus de fruit nous est offert et nous suivons les vacanciers... Il nous est demandé le choix du service pour le dîner et nous choisissons le second (20h30). Car dîner à 18h30, c'est à mon goût, un peu tôt ! Le responsable nous remet un ticket sur lequel est inscrit notre numéro de table. S'en suivent les forfaits de boissons (valable de 10h à 2h du matin): - alcoolisées : 27,95€ par jour et par personne - non alcoolisées : 14,95€ par jour et par personne Il existe un forfait pour le vin (3 bouteilles pour 54€ ; 4 pour 72€...). Les vins sont excellents... Nous arrivons près des guichets : - Emprunte de CB - Photo de chaque passager pour la carte magnétique - vérifications des pièces d'identité (on ma demandé les passeports !!) Chacun reçoit sa carte magnétique.. A la sortie du hangar, photo de famille (déjà...et y'en aura d'autres !!) puis nous montons à bord où nous sommes pris en charge et menés vers nos cabines. Nos valises nous attendaient déjà devant la porte !! Nous découvrons les divers documents (News, ...) et nous partons à la visite du bateau. A 16h30, nous participons à l'exercice général d'urgence. Nous prenons donc nos gilets de sauvetage qui se trouvent dans nos armoires et nous nous dirigeons vers notre point de rencontre. Et là, petite photo !!!! A la fin, de l'exercice, une réunion d'information nous attend au théâtre Palace. Présentation du personnel, de la vie à bord et des excursions. Kamel et son équipe d'animation sont très attachants !!!! Pendant ce temps là nous quittons le port de Marseille... 19h Showtime devant un apéro (on ne va pas se priver, on est en vacances !!!) puis repas à 20h30 au Four Seasons. (Le code vestimentaire de ce soir : décontracté...). Demain est un autre jour, nous nous réveillerons à Barcelone...😎
Tout comme mes prédécesseurs, j'ai pioché à gauche à droite afin de pouvoir faire les valises, sans rien oublier. Merci donc à tous !!
Nous voilà donc partis pour Marseille (pour ma part pas trop loin, seulement 45mn de route..), un peu stressé car c'est la toute première !! Môle Léon Gourret, le bateau nous y attend... Le parking pour croisiéristes : 13€ par jour. En rentrant dans le hangar, nos bagages sont prises en compte et passent "aux rayons" ! On nous remet des documents à lire et à remplir (H1N1). Un jus de fruit nous est offert et nous suivons les vacanciers... Il nous est demandé le choix du service pour le dîner et nous choisissons le second (20h30). Car dîner à 18h30, c'est à mon goût, un peu tôt ! Le responsable nous remet un ticket sur lequel est inscrit notre numéro de table. S'en suivent les forfaits de boissons (valable de 10h à 2h du matin): - alcoolisées : 27,95€ par jour et par personne - non alcoolisées : 14,95€ par jour et par personne Il existe un forfait pour le vin (3 bouteilles pour 54€ ; 4 pour 72€...). Les vins sont excellents... Nous arrivons près des guichets : - Emprunte de CB - Photo de chaque passager pour la carte magnétique - vérifications des pièces d'identité (on ma demandé les passeports !!) Chacun reçoit sa carte magnétique.. A la sortie du hangar, photo de famille (déjà...et y'en aura d'autres !!) puis nous montons à bord où nous sommes pris en charge et menés vers nos cabines. Nos valises nous attendaient déjà devant la porte !! Nous découvrons les divers documents (News, ...) et nous partons à la visite du bateau. A 16h30, nous participons à l'exercice général d'urgence. Nous prenons donc nos gilets de sauvetage qui se trouvent dans nos armoires et nous nous dirigeons vers notre point de rencontre. Et là, petite photo !!!! A la fin, de l'exercice, une réunion d'information nous attend au théâtre Palace. Présentation du personnel, de la vie à bord et des excursions. Kamel et son équipe d'animation sont très attachants !!!! Pendant ce temps là nous quittons le port de Marseille... 19h Showtime devant un apéro (on ne va pas se priver, on est en vacances !!!) puis repas à 20h30 au Four Seasons. (Le code vestimentaire de ce soir : décontracté...). Demain est un autre jour, nous nous réveillerons à Barcelone...😎
3 semaines au Paraguay English translation pending
en novembre 2004 je vais passe 3 semaines au Paraguay. On ne trouve rien sur ce pays. Qui peut m'éclairer: Que voir?Que faire? qu'est-ce qu'il ne faut pas faire, etc...
Merci d'avance
Dois-je annuler mon voyage pour la Thaïlande ce mardi 16 mars à cause de la manifestation? English translation pending
Que faire ... -__- quit à me faire rembourser au lieu de risquer le pire
Mais j'ai les boules -__-
Tour de France à cheval English translation pending
Salut
J'ai pour projet de voyager à cheval en France en m'arrêtant quelque temps dans certaine régions pour faire du WWOOF (travailler dans des fermes bio en étant logé nourri). Je pense partir environ 1 an. Je n'ai pas vraiment d'expérience dans le voyage à cheval (mis à part un mois en Mongolie mais je n'était pas en autonomie); j'ai fais du cheval pendant plus de 10 ans. Ce projet viens juste d'arriver dans ma petite tête alors rien n'est défini...
Si vous avez des conseils, suggestions, info, ou si vous ête tenté de faire un bout de chemin avec moi...
A bientot
Turkish Airlines: transit de 23h à Istanbul et bagages English translation pending
bonjour
nous partons pour le kénya le 30 janvier et avons réservés avec turkish airlaines et avons pour l'aller un arret de 23h à istamboul
juste de quoi pouvoir avoir un aperçu de cette belle ville d'istamboul
on arrive vers 18h et repartons le lendemain vers 17h.
qui peut me dire si on peut laisser nos bagages en transit sans avoir à les porter (juste nos sacs à dos en bagage à main) et ne pas avoir ni à les récupérer ni à les réenregistrer! merci
je ne manquerai pas de faire un compte rendu voyage en fin février comme nous l'avions fait pour l'ile maurice et cuba!
bonne journée
pat et ad de l'aveyron sous la neige
pat et ad de l'aveyron sous la neige
Passage portique d'aéroport avec appareil-photo English translation pending
Je suis petit nouveau sur ce forum...alors bonjour à tous !!
Je suis aussi un débutant ( mais passionné) en photo.
Je dois partir dans quelques semaines en Tunisie et je me demande comment faire voyager au mieux mes appareils numérique et argentique.
J'imagine qu'il ne vaut mieux pas les laisser dans la soute sous peine de les retrouver en milles morceaux donc il devront voyager avec moi dans l'avion...Mais le passage au rayon x et/ou dans le portique ne risque t'il pas d'endommager les pellicules et les cartes mémoires...
Merci de m'indiquer technique à vous...ça serait sympas😇
Je suis aussi un débutant ( mais passionné) en photo.
Je dois partir dans quelques semaines en Tunisie et je me demande comment faire voyager au mieux mes appareils numérique et argentique.
J'imagine qu'il ne vaut mieux pas les laisser dans la soute sous peine de les retrouver en milles morceaux donc il devront voyager avec moi dans l'avion...Mais le passage au rayon x et/ou dans le portique ne risque t'il pas d'endommager les pellicules et les cartes mémoires...
Merci de m'indiquer technique à vous...ça serait sympas😇
Avis association mission-humanitaire (ONG) English translation pending
Avis Mission humanitaire ONG
En fait, j'ai participé à un séminaire de recrutement de Bénévoles / donateurs de l'association Mission Humanitaire (séance obligatoire !!!!) a Azay le rideau (60 euros le week-end en plus du train).
Il s'agit d'une journée et demie de séminaire : bourrage de crâne !!!! (présentation PowerPoint et monologues).
Un cour magistral ou Thierry, le créateur de l'association, vous imposera son point de vue devant des spectateurs incultes qui disent oui et notent tout ce que le prof assènera (vidéos à l'appuie).
Présentation des missions pays par pays les unes après les autres (une journée entière) suivi d'une pseudo séance d'entretien, décrite comme "séance de recrutement" avec une analyse psychologique poussée de votre personnalité par un psychologue.
A posteriori, mieux vaut en rire, puisque le recrutement est automatique.
Mais la première journée entière ne vous permettra pas de comprendre de quoi il s'agit.
En fait, c'est une manière de faire croire aux spectateurs que c'est un honneur d'accéder à la seconde journée...
Le lendemain matin (seulement), malgré les demandes incessantes du public, on vous parlera ARGENT !!! (Et la ça fera mal).
Vous faire perdre vos repères, Vous isoler, Vous expliquer que l'association est la seule et la meilleure à gérer les missions dans tels et tels pays.
S'inventer des relations politiques et religieuses (Dalaï-lama, Maître vaudou, ministres locaux, contacts avec les services secrets...).
Bref, après une journée entière (lessivage de cerveaux) à vous préparer ensuite le lendemain à n'être qu'un simple donateur ... puis à aller en mission en payant son voyage pour obtenir une réduction d'impôts.
De quoi vous vendre le droit de faire un don dé-fiscalisé (mais cela ne vous sera expliqué qu'après une journée de bourrage de crâne).
Tout cela pour obtenir des sous (mais d'une manière marketing trop pernicieuse a mon humble avis...).
Pas très classe de montrer des enfants malades pour créer un effet de groupe, d'isoler les donateurs pour leur vendre ensuite des missions humanitaires et le droit de faire un don pour faire tourner l'association.
Escroquerie ? Je vous laisse seul juge.
En fait, j'ai participé à un séminaire de recrutement de Bénévoles / donateurs de l'association Mission Humanitaire (séance obligatoire !!!!) a Azay le rideau (60 euros le week-end en plus du train).
Il s'agit d'une journée et demie de séminaire : bourrage de crâne !!!! (présentation PowerPoint et monologues).
Un cour magistral ou Thierry, le créateur de l'association, vous imposera son point de vue devant des spectateurs incultes qui disent oui et notent tout ce que le prof assènera (vidéos à l'appuie).
Présentation des missions pays par pays les unes après les autres (une journée entière) suivi d'une pseudo séance d'entretien, décrite comme "séance de recrutement" avec une analyse psychologique poussée de votre personnalité par un psychologue.
A posteriori, mieux vaut en rire, puisque le recrutement est automatique.
Mais la première journée entière ne vous permettra pas de comprendre de quoi il s'agit.
En fait, c'est une manière de faire croire aux spectateurs que c'est un honneur d'accéder à la seconde journée...
Le lendemain matin (seulement), malgré les demandes incessantes du public, on vous parlera ARGENT !!! (Et la ça fera mal).
Vous faire perdre vos repères, Vous isoler, Vous expliquer que l'association est la seule et la meilleure à gérer les missions dans tels et tels pays.
S'inventer des relations politiques et religieuses (Dalaï-lama, Maître vaudou, ministres locaux, contacts avec les services secrets...).
Bref, après une journée entière (lessivage de cerveaux) à vous préparer ensuite le lendemain à n'être qu'un simple donateur ... puis à aller en mission en payant son voyage pour obtenir une réduction d'impôts.
De quoi vous vendre le droit de faire un don dé-fiscalisé (mais cela ne vous sera expliqué qu'après une journée de bourrage de crâne).
Tout cela pour obtenir des sous (mais d'une manière marketing trop pernicieuse a mon humble avis...).
Pas très classe de montrer des enfants malades pour créer un effet de groupe, d'isoler les donateurs pour leur vendre ensuite des missions humanitaires et le droit de faire un don pour faire tourner l'association.
Escroquerie ? Je vous laisse seul juge.
Connaissez-vous les associations humanitaires "Urgence Afrique" et "Mission Humanitaire" English translation pending
Bonjour,
J'ai le projet de partir très prochainement en mission humanitaire.
Deux très bon contact avec deux association
Urgence Afrique et Mission Humanitaire
Les connaissez vous? Des conseils?
Merci d'avance Fanny
Association "Mission Humanitaire": polémiques? English translation pending
Y a t'il une polémique à propos de l'association "Mission Humanitaire" et de leur modalités d'engagement ? merci de me répondre vite car je cherche une mission humanitaire pour pouvoir partir 2 ou 3 mois cet année ...
Premier voyage: quatre mois en Inde et au Népal English translation pending
Bonjour,
je suis nouvelle sur le forum que j'ai beaucoup parcouru depuis quelques temps et je tiens à vous remercier pour toutes les infos que j'ai pu trouver. Je pars avec mon copain pour 4 mois en fevrier pour Calcutta. 1 mois sur les iles Andaman puis 2 au Népal puis on verra. C'est mon premier voyage hors Europe, mon anglais n'est pas terrible... Peut-être que 4 mois, c'est un peu long. (bien que des amis nous rejoingnent 1 mois au Népal...) J'ai peur de faire une overdose de l'Inde... Qu'est ce que vous en dites?
Merci
je suis nouvelle sur le forum que j'ai beaucoup parcouru depuis quelques temps et je tiens à vous remercier pour toutes les infos que j'ai pu trouver. Je pars avec mon copain pour 4 mois en fevrier pour Calcutta. 1 mois sur les iles Andaman puis 2 au Népal puis on verra. C'est mon premier voyage hors Europe, mon anglais n'est pas terrible... Peut-être que 4 mois, c'est un peu long. (bien que des amis nous rejoingnent 1 mois au Népal...) J'ai peur de faire une overdose de l'Inde... Qu'est ce que vous en dites?
Merci
Maroc: Premières traces atlastiques English translation pending
Extrait de mon premier ... et dernier essai d'écriture de voyage.
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.
Entre ces lignes à la syntaxe hésitante et leur parution ici, je suis retourné une vingtaine de fois dans l'Atlas. C'est dire la sympathie que j'éprouve pour ce milieu ...
Ne me demandez pas pourquoi je ne me lasse pas de ce milieu au point d'y retourner régulièrement et parfois sur de longs mois. Il y a autre chose en plus de la diversité et la beautée de ces paysages (tout n'est pas cailloux et poussière comme le secteur parcouru ces jours là) et de l'extrème sympathie et gentillesse de la population berbère de l'Atlas, une vibration interne, dès que je foule ces sentiers, que je ne saurais décrire .
Si d'aucuns veulent sortir des sentiers atlastiques trop fréquentés par les "treks-Opérators" et guides locaux, faites moi signe. Je me ferai un plaisir de vous donner des infos sur une vallée très attachante.
- --
( ... ) ANERGUI- Ayt Khoya
Maison de la famille Fouzal.
La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.
Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.
Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.
Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.
Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.
Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt deM’semrirau souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.
C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.
Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.
Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?
La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !
Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .
« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».
Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.
Ce qui était dit devait être fait.
Il est plus de minuit, nous partons tout à l'heure à six heures...
Est-ce bien raisonnable ?
TAGHIA
Mon intention de passer ce hameauet de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.
C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.
Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.
C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.
J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.
Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.
Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !
Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.
Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,
Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.
D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.
Jbel Timghazine
Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.
Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.
Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?
J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !
J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !
En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,
Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.
J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !
Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !
Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.
Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !
Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …
Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !
Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.
D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.
Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !
Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.
- Salamaleikoum.
- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?
Tilla taghbalout ? »
Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.
Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.
Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.
Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.
Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !
Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.
Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.
Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.
Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !
Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.
Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.
Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.
Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que ²Taghbalout², mais c’était suffisantje partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.
La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.
Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?
L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.
J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !
Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.
Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …
Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.
AQQA N’WAROUGHOULT
Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.
Et quel plein ! Un jerrican de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...
Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.
Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !
Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !
Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.
Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.
J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur khaïmas. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !
Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.
A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !
Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.
Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.
OUSSIKIS
Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…
Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.
Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.
La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.
Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter
Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.
Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.
De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.
Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau oualouet de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour ressurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.
Si j’avais …
Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.
Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.
Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.
Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.
Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.
A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !
« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitationà soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.
( .... )
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.
Entre ces lignes à la syntaxe hésitante et leur parution ici, je suis retourné une vingtaine de fois dans l'Atlas. C'est dire la sympathie que j'éprouve pour ce milieu ...
Ne me demandez pas pourquoi je ne me lasse pas de ce milieu au point d'y retourner régulièrement et parfois sur de longs mois. Il y a autre chose en plus de la diversité et la beautée de ces paysages (tout n'est pas cailloux et poussière comme le secteur parcouru ces jours là) et de l'extrème sympathie et gentillesse de la population berbère de l'Atlas, une vibration interne, dès que je foule ces sentiers, que je ne saurais décrire .
Si d'aucuns veulent sortir des sentiers atlastiques trop fréquentés par les "treks-Opérators" et guides locaux, faites moi signe. Je me ferai un plaisir de vous donner des infos sur une vallée très attachante.
- --
( ... ) ANERGUI- Ayt Khoya
Maison de la famille Fouzal.
La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.
Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.
Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.
Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.
Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.
Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt deM’semrirau souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.
C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.
Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.
Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?
La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !
Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .
« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».
Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.
Ce qui était dit devait être fait.
Il est plus de minuit, nous partons tout à l'heure à six heures...
Est-ce bien raisonnable ?
TAGHIA
Mon intention de passer ce hameauet de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.
C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.
Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.
C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.
J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.
Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.
Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !
Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.
Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,
Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.
D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.
Jbel Timghazine
Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.
Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.
Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?
J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !
J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !
En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,
Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.
J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !
Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !
Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.
Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !
Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …
Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !
Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.
D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.
Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !
Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.
- Salamaleikoum.
- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?
Tilla taghbalout ? »
Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.
Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.
Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.
Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.
Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !
Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.
Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.
Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.
Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !
Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.
Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.
Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.
Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que ²Taghbalout², mais c’était suffisantje partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.
La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.
Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?
L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.
J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !
Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.
Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …
Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.
AQQA N’WAROUGHOULT
Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.
Et quel plein ! Un jerrican de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...
Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.
Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !
Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !
Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.
Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.
J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur khaïmas. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !
Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.
A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !
Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.
Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.
OUSSIKIS
Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…
Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.
Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.
La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.
Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter
Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.
Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.
De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.
Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau oualouet de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour ressurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.
Si j’avais …
Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.
Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.
Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.
Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.
Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.
A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !
« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitationà soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.
( .... )
10 jours d'Automne à New York English translation pending
JEUDI 8 NOVEMBRE
Et bien voilà ça y est c'est fait, les vacances à New-York tant espérées sont passées ! Novembre... quel choix hasardeux... Sandy, la neige ! J'avais tout imaginé pour cette saison mais pas ça ! Nous sommes arrivés 10 jours après Sandy et le lendemain de la tempête de neige. Jusqu'au dernier moment j'ai cru recevoir un mail d'Air France me disant qu'en raison de la neige blablabla... et puis non, nous avons décollés Le jeudi 8 Novembre au matin, un vol durant lequel nous avons été pas mal secoués mais qui est arrivé sur les pistes de JFK, encore cernées de neige, sans encombres. Les chasses-neige étaient encore là mais nos amis Américains avaient été réactifs ! 🙂 Un passage d'immigration comme on en rêvait : la queue certes mais une organisation rodée et un officier qui n'a posé aucune question ! Idem à la douane !
Nous avons emprunté le Super Shuttle pour aller jusqu'à l'hôtel, 19$ par personne :
https://reservations.supershuttle.com/...x?content=bookonline
Le chauffeur nous a un peu parlé de l'ouragan, décrivant quelque chose d'absolument incroyable. Il nous a montré une file d'attente impressionnante (que nous pensions être un bouchon de trafic) qui était la queue pour l'essence 😕 Premier effet Sandy. Nous serons les seconds déposés, au Novotel Times Square. Rien à dire sur l'hôtel, c'est un Novotel avec le service qui va avec, pas donné mais extrêmement bien situé pour le coup ! Ce n'était pas ce que nous avions prévu au départ, seulement quelques jours avant notre départ l'hôtel réservé dans la 28th rue était dans le noir... Donc changement de plan, on a "mangé" un peu le budget achats et on est remonté vers la lumière... Et quelle lumière ! 32ème étage vue Times Square, c'est cliché et en même temps c'est tellement New-York finalement 😉 On s'en n'est pas lassé de la vue. Après un rapide Check-in nous avons couru vers Central Park pour le voir sous la neige ! Petite déception sur ce coup là : chat échaudé craint l'eau froide et le parc avait été fermé par précaution 😕 Deuxième effet Sandy ! Nous avons quand même fait notre petit tour à l'extérieur de l'enceinte avant de gagner la 5ème avenue et sa foule grouillante ! Petite balade vers St Patrick Cathedrale (complètement sous les échafaudages ! Damned !!) puis Rockfeller Center, Times square et enfin hôtel. Dodo à 19h15 😛
VENDREDI 9 NOVEMBRE
Mon petit planning prévoyait Statue de la liberté et Ellis Island ce matin là, car nous serions réveillés tôt... décidément ça commencait mal ! Les sites sont fermés suite au passage de Sandy (Euh Sandy tu commences à nous gonfler là hein...!) et jusqu'à nouvel ordre. Trêve de plaisanterie sur Sandy, n'empêche que si son passage en centre ville ne se voit pas trop (à par arbres ou branches à terre dans Central Park), un rapide coup d'oeil à la télé suffit pour se rendre compte de l'ampleur du phénomène sur les zones côtières ! Jusqu'à la fin de notre séjour, certains quartiers seront encore sans eau, sans électricité, sans métro. Des lignes de train sont complètement dévastées. A la place de Miss Liberty ce sera donc balade dans Central park sud, avec le soleil et surtout encore un petit peu de neige. J'ai lu quelques fois ici que Central Park ne valait pas forcément le coup d'y passer beaucoup de temps en cette saison, et bien pour le coup moi j'ai trouvé ça superbe ! Avec le soleil et les couleurs d'Automne sur les arbres, c'était vraiment sympa 🙂 En plus le matin assez tôt il n'y a pas trop de monde, c'est agréable. Nous sommes allés jusqu'à Bethesda Fountain en passant par la fameuse allée d'arbres vues dans tant de films, puis nous avons fait le tour de The Lake avant de redescendre vers Strawberry Fields. En dehors du fait que ce lieu de recueillement est assez simple (juste la rosace au sol), il y a plein de monde et prendre la rosace en photo sans un touriste dessus tient du miracle. Donc arrêt rapide et nous continuons la balade. Nous passerons vers la patinoire avant d'aller voir The Pond puis de sortir du parc.
Comme le ciel est clair et que nous ne sommes pas loin, nous nous dirigeons vers le Top Of The Rock. Il m'est revenu en tête un post de Pong sur le Top of the Rock à midi 😉 C'est à cette heure là que nous achèterons nos billets, pour une montée un peu avant 12h30. J'ai été surprise d'avoir à attendre pour monter alors qu'en Juillet ça n'avait pas été le cas, comme quoi la saison hein... 🙂 Une fois en haut, il faut bien admettre que c'est surtout la vue côté Central Park qui vaut le coup car on a le soleil dans le dos. Le côté Empire State Building est donc à contre-jour, c'est très joli sur place, un peu moins cool pour les photos 😉 Mais bon pas de regrets, pour ma part je connaissais déjà mais mon mari a découvert et a été ravi. Nous avons mangé dans un truc de restauration rapide à Rockfeller Center :
http://www.tritipgrill.com/#/home
Contre toute attente c'était bon, pas léger pour un sou mais la viande était bonne !
Le reste de l'après-midi a été consacré au quartier de Bryant Park (où une seconde patinoire est installée). Petit tour du parc, passage devant le Grace Building et sa forme incroyable, NY Public Library puis le fameux Chrysler Building qu'on adore 😉 Sur le retour nous sommes allés voir le hall de la gare de Grand central Terminal. Quelle surprise d'y trouver un magasin Apple sur une esplanade même pas fermée ! La nuit est tombée et nous nous sommes redirigés vers Times Square et le magasin Disney a profité de la première sortie de notre carte bleue 😉 Ce soir là encore, nous n'avons pas fait long feu et c'est un des nombreux magasins Duane Reade (ouvert 24h/24) qui nous a nourris !
Et bien voilà ça y est c'est fait, les vacances à New-York tant espérées sont passées ! Novembre... quel choix hasardeux... Sandy, la neige ! J'avais tout imaginé pour cette saison mais pas ça ! Nous sommes arrivés 10 jours après Sandy et le lendemain de la tempête de neige. Jusqu'au dernier moment j'ai cru recevoir un mail d'Air France me disant qu'en raison de la neige blablabla... et puis non, nous avons décollés Le jeudi 8 Novembre au matin, un vol durant lequel nous avons été pas mal secoués mais qui est arrivé sur les pistes de JFK, encore cernées de neige, sans encombres. Les chasses-neige étaient encore là mais nos amis Américains avaient été réactifs ! 🙂 Un passage d'immigration comme on en rêvait : la queue certes mais une organisation rodée et un officier qui n'a posé aucune question ! Idem à la douane !
Nous avons emprunté le Super Shuttle pour aller jusqu'à l'hôtel, 19$ par personne :
https://reservations.supershuttle.com/...x?content=bookonline
Le chauffeur nous a un peu parlé de l'ouragan, décrivant quelque chose d'absolument incroyable. Il nous a montré une file d'attente impressionnante (que nous pensions être un bouchon de trafic) qui était la queue pour l'essence 😕 Premier effet Sandy. Nous serons les seconds déposés, au Novotel Times Square. Rien à dire sur l'hôtel, c'est un Novotel avec le service qui va avec, pas donné mais extrêmement bien situé pour le coup ! Ce n'était pas ce que nous avions prévu au départ, seulement quelques jours avant notre départ l'hôtel réservé dans la 28th rue était dans le noir... Donc changement de plan, on a "mangé" un peu le budget achats et on est remonté vers la lumière... Et quelle lumière ! 32ème étage vue Times Square, c'est cliché et en même temps c'est tellement New-York finalement 😉 On s'en n'est pas lassé de la vue. Après un rapide Check-in nous avons couru vers Central Park pour le voir sous la neige ! Petite déception sur ce coup là : chat échaudé craint l'eau froide et le parc avait été fermé par précaution 😕 Deuxième effet Sandy ! Nous avons quand même fait notre petit tour à l'extérieur de l'enceinte avant de gagner la 5ème avenue et sa foule grouillante ! Petite balade vers St Patrick Cathedrale (complètement sous les échafaudages ! Damned !!) puis Rockfeller Center, Times square et enfin hôtel. Dodo à 19h15 😛
VENDREDI 9 NOVEMBRE
Mon petit planning prévoyait Statue de la liberté et Ellis Island ce matin là, car nous serions réveillés tôt... décidément ça commencait mal ! Les sites sont fermés suite au passage de Sandy (Euh Sandy tu commences à nous gonfler là hein...!) et jusqu'à nouvel ordre. Trêve de plaisanterie sur Sandy, n'empêche que si son passage en centre ville ne se voit pas trop (à par arbres ou branches à terre dans Central Park), un rapide coup d'oeil à la télé suffit pour se rendre compte de l'ampleur du phénomène sur les zones côtières ! Jusqu'à la fin de notre séjour, certains quartiers seront encore sans eau, sans électricité, sans métro. Des lignes de train sont complètement dévastées. A la place de Miss Liberty ce sera donc balade dans Central park sud, avec le soleil et surtout encore un petit peu de neige. J'ai lu quelques fois ici que Central Park ne valait pas forcément le coup d'y passer beaucoup de temps en cette saison, et bien pour le coup moi j'ai trouvé ça superbe ! Avec le soleil et les couleurs d'Automne sur les arbres, c'était vraiment sympa 🙂 En plus le matin assez tôt il n'y a pas trop de monde, c'est agréable. Nous sommes allés jusqu'à Bethesda Fountain en passant par la fameuse allée d'arbres vues dans tant de films, puis nous avons fait le tour de The Lake avant de redescendre vers Strawberry Fields. En dehors du fait que ce lieu de recueillement est assez simple (juste la rosace au sol), il y a plein de monde et prendre la rosace en photo sans un touriste dessus tient du miracle. Donc arrêt rapide et nous continuons la balade. Nous passerons vers la patinoire avant d'aller voir The Pond puis de sortir du parc.
Comme le ciel est clair et que nous ne sommes pas loin, nous nous dirigeons vers le Top Of The Rock. Il m'est revenu en tête un post de Pong sur le Top of the Rock à midi 😉 C'est à cette heure là que nous achèterons nos billets, pour une montée un peu avant 12h30. J'ai été surprise d'avoir à attendre pour monter alors qu'en Juillet ça n'avait pas été le cas, comme quoi la saison hein... 🙂 Une fois en haut, il faut bien admettre que c'est surtout la vue côté Central Park qui vaut le coup car on a le soleil dans le dos. Le côté Empire State Building est donc à contre-jour, c'est très joli sur place, un peu moins cool pour les photos 😉 Mais bon pas de regrets, pour ma part je connaissais déjà mais mon mari a découvert et a été ravi. Nous avons mangé dans un truc de restauration rapide à Rockfeller Center :
http://www.tritipgrill.com/#/home
Contre toute attente c'était bon, pas léger pour un sou mais la viande était bonne !
Le reste de l'après-midi a été consacré au quartier de Bryant Park (où une seconde patinoire est installée). Petit tour du parc, passage devant le Grace Building et sa forme incroyable, NY Public Library puis le fameux Chrysler Building qu'on adore 😉 Sur le retour nous sommes allés voir le hall de la gare de Grand central Terminal. Quelle surprise d'y trouver un magasin Apple sur une esplanade même pas fermée ! La nuit est tombée et nous nous sommes redirigés vers Times Square et le magasin Disney a profité de la première sortie de notre carte bleue 😉 Ce soir là encore, nous n'avons pas fait long feu et c'est un des nombreux magasins Duane Reade (ouvert 24h/24) qui nous a nourris !
Retour de Ravalomanana à Madagascar English translation pending
bonjour,
des evenements importants se deroulent à Mada....
suivez la suite et dîtes si cette grande nouvellesva changer quelques choses pour le tourisme dans les mois à venir.
enfin quelques choses se passent à Mada, bien plus important que les descriptions des fleurs endémiques et des sourires des malgaches
c'est ça aussi Mada, même si cela defrise les forumeurs qui ne voient dans la destination Mada que le soleil, ny vehivavy, et less bord de mer.
misaotra betsaka daholo
Le Tibet aux Marchés du monde de Rennes le 30 novembre 2008 English translation pending
Salut à tous,
Les Marchés du monde, un évènement placé sous le signe des relations internationales et qui a lieu chaque année à Rennes, accueillera dimanche prochain un stand CSPT-35 (Comité de soutien au peuple tibétain).
Voici les détails, pour ceux d'entre vous que cela pourrait intéresser de nous y rejoindre.
Halle Martenot (marché couvert), Place des Lices à Rennes de 10H30 à 19H. Au programme : artisanat, animations, projections, espace enfants ...
Pour le CSPT-35 plus particulièrement : un peu d'artisanat, quelques livres et beaucoup d'informations concernant la situation actuelle de nos amis du Tibet et les projets et actions menés pour leur venir en aide à travers la France.
Bonne route à tous, Tashi delek Isabelle
Les Marchés du monde, un évènement placé sous le signe des relations internationales et qui a lieu chaque année à Rennes, accueillera dimanche prochain un stand CSPT-35 (Comité de soutien au peuple tibétain).
Voici les détails, pour ceux d'entre vous que cela pourrait intéresser de nous y rejoindre.
Halle Martenot (marché couvert), Place des Lices à Rennes de 10H30 à 19H. Au programme : artisanat, animations, projections, espace enfants ...
Pour le CSPT-35 plus particulièrement : un peu d'artisanat, quelques livres et beaucoup d'informations concernant la situation actuelle de nos amis du Tibet et les projets et actions menés pour leur venir en aide à travers la France.
Bonne route à tous, Tashi delek Isabelle
Chambres d'hôtes en Guadeloupe English translation pending
Bonjour,
Avez vous des adresses de chambres chez l'habitant à me conseiller en Guadeloupe ? Je compte y aller début décembre et je n'ai pas trés envie de complexe hotelier...
Et puis par la même occasion, je suis preneuse de tous vos avis sur cette destination, les endroits que vous avez aimés, etc...
Merci de vos réponses !
Avez vous des adresses de chambres chez l'habitant à me conseiller en Guadeloupe ? Je compte y aller début décembre et je n'ai pas trés envie de complexe hotelier...
Et puis par la même occasion, je suis preneuse de tous vos avis sur cette destination, les endroits que vous avez aimés, etc...
Merci de vos réponses !
Voilier en Amérique Centrale vers les San Blas (Panama) English translation pending
Skipper de 61 ans, svelte, responsable, réfléchi, jeune de caractère, pas bedonnant, pas d`arthrose, ayant l`habitude de naviguer seul, en voyage sur les océans depuis Oct 2009, aimerais partager sa passion et/ou faire découvrir la voile, attend SON EQUIPIERE aventureuse, jeune de caractère, ( LA CINQUANTAINE MAX …. au delà suivant feeling ) future COMPAGNE si affinités pour découvrir la ou NOUS le déciderons. Le bateau VOILIER SLOOP DE 12M, TRES BIEN EQUIPE POUR NAVIGATION HAUTURIERE. Après Les Canaries, îles du Cap Vert, Brésil, Guyanne, Martinique, Guadeloupe, Grenadines, Saint MARTIN, Saint BARTH, USVI ( ST, JOHNS, ST THOMAS, CULEBRA, PORTO RICO ), REP DOM, USA, CUBA, MEXIQUE ...... Actuellement ( MAI a NOVEMBRE 2012 ) au GUATEMALA , ( Rio Dulce, lake IZABAL )
Suite du programme ? : ILES SAN BLAS ( peuple indien KUNA ) et …Pacifique.? Marquises? Australie? nous verrons bien ....!!
Mon email : jlouisvidal2003@yahoo.fr
Blog de voyage http://winniboat.travelblog.fr
Australie: séjourner sur l'île de Magnetic Island dans le Queensland? English translation pending
Bonjour Qui a séjourné sur l'ile de Magnetic Island dans le Queensland ? Je recherche des infos sur cette ile. Merci de votre aide.