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Compte rendu croisière Japon au départ de Shanghai, RCCL, avril 2017 English translation pending
Voici le compte rendu d'une croisière à bord du Mariner of the Seas (compagnie Royal Caribbean), effectuée du 14 au 19 avril 2017 au départ de Shanghai. Nous sommes restés deux nuits à Shanghai avant d’embarquer.
Les escales sont les suivantes : - SHANGHAI (Chine) - en mer - FUKUOKA (Japon) - KUMAMOTO(Japon) - en mer - SHANGHAI (Chine)
Je souhaite préciser que cet itinéraire n’était pas celui que nous avions réservé initialement (Shanghai, Jeju island, Busan, Kumamoto, en mer, Shanghai) mais cinq semaines avant le départ la Royal Caribbean a modifié l’itinéraire et a supprimé les deux escales coréennes et en a rajouté une au Japon…
Le but de ce compte rendu est d’aider les personnes qui comme nous préparent les visites avant le départ pour faire le maximum de choses par soi-même (sans acheter les visites proposées par le bateau) pour passer de belles vacances tout en restant raisonnable côté budget ! Bien entendu la compagnie propose des excursions pour ceux qui préfèrent se laisser guider et qui acceptent de payer le prix fort. Vous trouverez aussi des informations sur le bateau en lui-même.
Le compte rendu est organisé par partie : - explication sur l’exemption de visa pour la chine (le fameux 144h !), - précisions sur l'avant croisière et nos 2 jours de visite sur Shanghai, - détails de toutes les escales - précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), - précisions sur la fin de croisière (débarquement) - la dernière journée de visite sur Shanghai, - le retour, - une partie budget. Bien entendu ce compte rendu n’engage que nous et n’est le reflet que de notre voyage et de nos centres d’intérêt.
Des sites internet très utiles pour préparer son voyage : - Google maps permet d’avoir des plans, permet de planifier ses trajets en métro (entre l’aéroport et l’hôtel par exemple ou entre l’aéroport et le port ou les choses intéressantes à visiter) - cruisemapper permet de situer l’emplacement du port, car avant de prévoir quoi voir il faut encore savoir où se situe le bateau ! - benenofukuoka est le blog d’une française habitant à Fukuoka. Son site est une réelle pépite pour Fukuoka mais aussi pour Kumamoto. - nishitetsu est le site officiel des transports pour Fukuoka , vous y trouverez les horaires et plan pour le bus et le train notamment en anglais.
🙂L’EXEMPTION DE VISA DE 144H POUR SHANGHAI
Voilà ce qui nous a empêché de dormir pendant plusieurs nuits… ! En version simplifié, un passager de croisière a le droit de bénéficier d’une exemption de visa d’une durée de 144h s’il vient d’un pays A (la France) et que sa destination finale est un pays B (le Japon ici), il est considéré en transit à Shanghai. Depuis janvier 2016 cette exemption a été allongée en durée (72h à 144h) et détail important elle ne concerne plus seulement les passagers prenant l’avion mais aussi les croisiéristes. Vous devez avoir sur vous impérativement la facture ou votre carnet de bord mentionnant l’itinéraire du bateau ainsi que les billets d’avion retour en version papier.
Cette exemption étant récente, personne n’est vraiment au courant… Voilà ce qui pour nous à alimenter la peur d’être refoulés à l’embarquement à Nice (comme j’avais pu lire sur certains témoignages !). Nous avons contacté Air France par mail (jamais de réponse) puis par téléphone (comment perdre 8€ pour rien) pour finalement entendre qu’ils n’étaient pas responsables si on n’avait pas de visa et qu’ils ne vendaient pas de billet de bateau… La compagnie aérienne China Eastern line n’était pas au courant non plus (compagnie aérienne basée à Shanghai quand même… !). L’ambassade de Chine est injoignable par téléphone ni par mail… L’ambassade de France à Shanghai n’a pas d’adresse mail ! Royal Caribbean m’a vaguement répondu que si l’immigration nous laissait passer, eux n’exigeait pas d’autres documents, bien entendu ils n’ont pas voulu me fournir un document écrit. J’ai lu sur des forums que d’autres compagnies de croisière exigent toujours des visas alors vérifiez bien avant de réserver vu le montant du visa pour la Chine et la démarche pas vraiment simple pour l’obtenir si on habite loin de Paris… Finalement, je vais rassurer ceux qui ne dorment pas depuis plusieurs nuits ou hésitent à réserver une croisière Royal Caribbean ou leur vol… Pour prouver nos droits, nous avions imprimé plusieurs documents attestant de cette exemption de visa (l’alliance skyteam dont air France et china eastern font partie, ministère des affaires étrangères, le site officiel du tourisme de Shanghai, et surtout l’immigration de Shanghai : http://sh-immigration.gov.cn/listPageEn.aspx?lx=40&id=4421 ). En fait nous n’avons pas eu besoin de les montrer.
Jour J, une nuit de plus à ne pas dormir, la fameuse peur que le réveil ne sonne pas… et toujours ce fichu visa ! Départ depuis Nice et là grande surprise, personne au comptoir d’Air France… Nous nous enregistrons donc sur des machines 2h avant le départ. On ne s’attendait pas à ça ! On retrouvera nos valises directement à Shanghai même si nous faisons escale à Paris. On passe comme d’habitude les contrôles et on se retrouve dans l’avion… Ni contents, ni rassurés car cette histoire d’exemption nous trotte toujours dans la tête… Concrètement juste avant l’arrivée à Shanghai, on nous a donné un formulaire dans l’avion qui finalement ne sert à rien de compléter. En sortant de l’avion, dans le hall, et avant de prendre vos valises, vous aller passer l’immigration. Un guichet tout à droite est spécialement prévu et bien indiqué en gros « 24h,144h transit ». Il n’y a pas foule ! Vous vous présentez à ce guichet en montrant la facture du bateau avec l’itinéraire. Dans notre cas on a aussi montré la facture de l’hôtel pour expliquer qu’on restait 2 nuits sur place avant de prendre le bateau. Ils parlent anglais et comprennent mais prennent bien le temps de lire tous les documents qu’on donne. Le douanier nous donne un papier bleu à remplir par personne. Et oh miracle (ceux qui cherchent des informations à ce sujet comprendront pourquoi j’écris « oh miracle » !) on obtient le fameux stickers collé sur notre passeport qui nous autorise à rester sur Shanghai pendant 6 jours. La procédure est un peu longue car ils ont photocopié les documents de la croisière et nos passeports. Derrière nous il y avait un couple de français qui prenait le quantum qui partait le jour même et eux ils ont obtenu un visa de transit de 24h gratuitement aussi.
🙂PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE (vols, visite de Shanghai sur 2 jours complets, trajet jusqu’au port)
Départ le mardi 11 avril à 8h depuis Nice. Vol effectué sur Air France en deux fois : Nice-Paris puis Paris-Shanghai, sans changement d’aéroport. Nous nous étions gardés 3h30 d’escale à Paris pour pouvoir tranquillement changer de terminal et surtout ne pas être pris au dépourvu si on nous modifiait les horaires de vol (ce qui a été le cas mais de 5 minutes alors rien de bien grave !). Rien à redire concernant Air France, repas correct, oreiller et couverture pour le long courrier, film en français… Arrivée à Shanghai à 7h55 le matin du mercredi 12 avril.
Arrivé à l’aéroport, après avoir passé l’immigration puis récupéré nos valises, nous sommes partis à la recherche d’un ATM pour sortir de l’argent. Pour donner une indication, car cela est variable selon les banques, on a retiré 411€ et on a perdu 15€ de frais. On a comparé et c’est bien plus avantageux que de changer sur place (aéroport ou même en ville d’ailleurs). Après cela dépend de votre banque et du montant retiré car c’est un part fixe plus un pourcentage du montant retiré.
Nous avons effectué le trajet entre l’aéroport et l’hôtel en maglev (train magnétique roulant à 431km/h !) puis métro. On a acheté un one day pass avec maglev (environ 7€50 par personne) pour pouvoir faire un trajet en maglev puis en illimité pour le métro pendant 24h (et pas jusqu’à minuit, réellement 24h à partir du moment où on le valide). Vous pouvez aussi acheter un one day pass sans maglev (1€65 envrion par personne). Se déplacer en métro est facile, par contre il scanne les sacs à dos et valise à chaque station donc on perd 2 minutes mais rien de bien méchant. Côté fréquentation, parfois c’est presque vide, parfois il ne faut pas être agoraphobe ! Tout dépend de l’heure et de la station de métro.
Nous avons choisi l’hotel phoenix situé 17 South Yunnan Road, Near east yan`an Road, Huangpu. 97€ pour deux nuits sans petit déjeuner. L’hôtel a un bon rapport qualité prix, chambre propre, non fumeur. Il est idéalement placé pour visiter le yu-garden, le bund, à 5min du métro ! Situé dans une rue avec beaucoup de petits restaurants dont un communiquant avec l’hôtel (avec images pour choisir ce qu’on mange!) et une supérette au coin de la rue (parfait pour l’eau notamment). Rue très calme pour dormir. C’est simple et efficace et très très bien placé surtout. Quartier où on s’est senti en sécurité. Gros point positif, notre vol arrivant à 8h nous avons aussi sélectionné cet hôtel pour le fait de pouvoir déposer les valises dès 10h, et pareil le jour du départ on pouvait les laisser jusqu’à 12h pour pouvoir visiter un peu avant de prendre le chemin du port…
😏Jour 1 : SHANGHAI
Le programme de la journée était le suivant : visiter le jardin Yu garden, traverser le pont avec des angles, voir le temple du dieu de la ville, marcher le long du Bund, marcher sur Nanjing road puis revenir à l’hôtel en métro, faire une petite sieste (obligatoire après plus de 16h de trajet), puis voir le bund de nuit.
météo : beau et chaud, un ciel sans nuage ! Au soleil en manches courtes, à l’ombre on sortait le petit gilet polaire…Parfait pour faire du tourisme.
Après avoir déposé nos valises à l’hôtel vers 10h, nous avons marché jusqu’au quartier du Yu garden. C’est un endroit très touristique qui concentre beaucoup de petits commerces pour touristes, le jardin traditionnel et le temple du dieu de la ville. Nous avons visité le temple (10 rmb), joli mais pas très grand finalement, parfait pour commencer notre périple asiatique. Nous avons ensuite traversé la foule pour apercevoir le pont avec les angles droits, impossible à traverser tellement il était bondé… Le Yu garden (40 rmb soit 5€30) était plus calme. Le jardin est très joli, vraiment inhabituel pour nous, très vaste, un véritable labyrinthe. On a bien dû mettre 1h pour le visiter. Nous avons ensuite mangé dans un petit restaurant, avec des photos et des prix affichés clairement. Pour 60rmb à deux (8€), ce n’était pas cher pour un lieu si touristique.
Depuis le jardin, direction le bund. La ligne de métro n’étant pas à côté, nous avons marché pendant un très long moment tout le long de la yuangpu river. On s’est posé devant la fameuse vue de Shanghai : le Bund ! Puis nous avons marché sur nanjing road qui est une immense rue commerçante où l’on retrouve les grandes marques internationales (peu d’intérêt à nos yeux mais de toute façon c’était le chemin du retour à l’hôtel). Nous avons pris le métro (pour une station !) pour revenir à l’hôtel.
Vers 17h nous étions à l’hôtel pour pouvoir se reposer un petit peu afin de pouvoir ressortir à la tombée de la nuit.
Un peu plus reposés, nous sommes repartis vers le Bund à pied, puis nous avons à nouveau marché sur nanjing road. La nuit c’est différent. Le Bund est magique de nuit comme de jour. Pour notre première soirée nous avons mangé au restaurant de l’hôtel, très bon et pas cher et super copieux ! Environ 50 rmb (6€60) pour nous 2. Heureusement qu’on n’avait plus que 2 étages à monter car après avoir mangé pour quatre, on n’aurait pas pu traverser toute la ville !
bilan de notre journée: Une première journée riche en découverte, entre tradition (temple et jardin) et modernité (la vue du Bund et la nanjing road). Et le plaisir de manger local en plus !
😏jour 2 : SHANGHAI
Le programme de la journée était le suivant : visiter le village d’eauZhujiajiao donné pour 1h de bus depuis Shanghai, revenir sur Shanghai pour visiter les temples Longhua et Jing’an (finalement pas visité par manque de temps) puis se promener dans l’ancienne concession française.
météo : beau et chaud, comme le jour précédent ! Un vrai régal…
Après une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner au lit rapide nous sommes partis à la recherche de l’arrêt de bus (à 15 minutes à pied de l’hôtel). Premier défi de la journée car c’est un bus que seuls les locaux prennent, sans numéro. L’arrêt de bus se situe près de l’intersection de la rue Pu'an et de la rue Jinling mais sur la rue Pu’an (côté parc). Le bus est rose et part toutes les 30 minutes (de 6h à 21h). Voici le nom de la ligne : Huzhu Express Line: HuZhu GaoSu KuaiXian 沪朱高速快线. Le billet de bus coute 12 rmb (envrion 1€60) par personne et par trajet, la personne demande le paiement pendant le trajet. Nous avons attrapé celui de 8h en courant un peu comme des sauvages car au début nous n’étions pas sur la bonne rue et les contrôleurs d’un autre bus nous ont montré qu’on devait revenir sur nos pas et tourner ! Heureusement que j’avais le nom de la ligne en chinois pour pouvoir leur montrer… Il restait deux places dans le bus, juste parfait pour nous ! Le bus était rempli par les locaux, ils nous ont regardés comme deux extra-terrestres… Le papy à côté de mon mari a essayé d’entamer la conversation en chinois, il nous a montré des photos du village d’eau, a pris nos documents pour les regarder. Drôlement curieux mais pas méchant. 1h30 plus tard nous arrivons, il s’agit du terminal du bus (il fait d’autres arrêts avant), impossible de se tromper. Il faut suivre la sortie piétonne, traverser la route, aller vers la gauche puis sur la droite en direction du parking pour les voitures. Tourner à gauche en longeant les petits commerces puis la première à droite, vous trouverez l’office du tourisme de Zhujiajiao sur votre droite. Surtout ne pas trop les déranger trop tôt, car quand j’y suis rentrée elles étaient trois, les trois plongées sur leur smartphone. Pour visiter le village vous avez plusieurs options. Soit tout faire en marchant, soit acheter un pass (3 pass possibles à différents prix pour pouvoir accéder à plus ou moins de lieux). Il vous donne une carte si vous choisissez un pass payant. Si vous voulez visiter simplement en deux ou trois heures en déambulant tranquillement je vous conseille d’imprimer une carte avant de partir ! Il y a bien une carte affichée à côté de l’office du tourisme mais elle n’est pas terrible côté précision. Finalement on continue notre chemin en suivant un peu les locaux et 5 minutes après nous sommes au pied du plus grand pont, le symbole souvent pris en photo. Le site en lui-même est assez étendu et si vous marchez un peu en dehors des quelques rues commerçantes principales comme nous (pour voir la véritable vie locale), il faut bien compter 3h pour visiter ce village encore habité. C’est une petite Venise chinoise où vous ne ferez sans doute pas les meilleurs affaires côté commerce mais vous avez l’embarras du choix (alimentaire, cosmétique, tissu, bazar…). Vous pouvez aussi faire un tour en barque.
Nous avons mangé dans un petit restaurant musulman situé en face du terminal des bus. En fait ce qui a attiré notre regard c’est que quelqu’un étirait la pâte pour faire (on a compris ensuite) des nouilles, on s’est arrêté pour regarder et finalement on est entré pour manger, là au moins ce n’était pas pour les touristes ! On est monté à l’étage, même avec des photos on avait bien du mal à savoir ce qu’on allait manger alors on a entamé la conversation avec notre voisin de table qui parlait anglais. C’est en demandant quel plat il fallait demander pour avoir des nouilles et de la viande qu’on a su que c’était un restaurant musulman (j’ai mis les pieds dans le plat en demandant s’il y avait du porc… je ne pouvais pas deviner !). On a pris un potage tout simple et un plat en sauce avec des nouilles et de l’agneau, le tout pour 25 rmb (soit 3€40 pour deux) ! Un vrai régal ! Dans le potage les nouilles étaient très fines, dans le plat plus épaisses, délicieuses dans les deux cas, et très copieux. On conseille, on envoie même la photo du restaurant si vous êtes intéressés, car c’était vraiment délicieux et à un prix défiant toute concurrence.
Vers 13h nous avons pris le bus en sens inverse, retour vers Shanghai. Seul petit problème, tous les bus présents dans le terminal étaient roses et aucun n’avait le nom qui correspondait à ce que j’avais sur mon papier… alors on a dû demander aux passagers en montrant le nom en chinois avant de trouver le bon bus (pas de conducteurs au volant avant le départ). C’est le système D…! Le trajet a duré 1h40, c’est très embouteillé sauf en pleine ville où c’est presque vide et extrêmement silencieux (voitures et scooters électriques pour la plupart). C’est dangereux quand on traverse, il faut bien ouvrir les yeux et ne pas se fier aux bruits…
Vu l’heure de retour et en sachant que les temples ferment à 16h30 ou 17h nous ne pouvions plus visiter les deux temples, nous avons choisi de voir le plus authentique (d’après les commentaires dans les guides touristiques) : Longhua. Nous avons pris le métro (one day pass à 18 rmb soit 2€40 par personne) pour environ 45 minutes de trajet. Se déplacer en métro ne coute quasiment rien, surtout qu’on utilisera ce même pass pour aller jusqu’au port le lendemain !
15h30 c’est le début de la visite du temple. On y restera 1h. Le lieu est grand et désert, parfait pour les photos ! C’est un joli temple arboré, la pagode à l’entrée est splendide tout comme la grande porte. On change d’univers en traversant les nuages d’encens à l’entrée. Le prix est de 10rmb (1€30).
On reprend le métro pour se diriger vers l’ancienne concession française. On marchera 2h entre Yan’an road et l’arrêt de métro Xintiandi en passant par Fuxing park. Les rues sont arborées ce qui donne du charme à ce quartier. On y trouve une partie avec des petits commerces hauts de gamme puis autour de l’arrêt de métro un grand centre commercial luxueux (sauf au sous-sol où on a un petit super marché haut de gamme tout de même). Quartier sans grand intérêt à nos yeux. Il y a la possibilité de voir ce grand quartier à vélo, d’ailleurs on peut visiter Shanghai entièrement à vélo car il y a des vélos en location dans toutes les rues, les vélos sont récents. Après il ne faut pas avoir peur du danger…
Nous rentrons en métro à l’hôtel, et nous cherchons un restaurant pour diner. On mangera finalement dans la rue de l’hôtel, dans un petit restaurant où de nombreux chinois font la queue (c’est souvent bon signe !). Le cuisinier fait frire sur le trottoir des tranches de porc pané dans une immense friteuse (très propre par contre). En fait il faut d’abord payer (soit en espèce soit en scannant un code avec son smartphone), on récupère un jeton puis on fait la queue. Quand on est arrivé à la caisse très sommaire le jeune homme nous a montré des photos de plusieurs plats, on a choisi le porc pané avec du riz « rice vegetable » et j’ai montré des raviolis (dumpling). Depuis la veille on voyait un peu partout des personnes en train de les farcir puis de les former alors on voulait gouter. On ne savait pas trop s’ils allaient arriver frits ou en bouillon, et finalement c’était en bouillon, peu gouteux, bon mais pas transcendant, tout dépend de la farce en fait. Le porc pané était très bon et croustillant, le riz est arrivé avec des légumes asiatiques cuisinés sautés, très bon et équilibré, et une fois encore super copieux pour les deux plats et pour pas cher.
bilan de notre journée: Une deuxième journée superbe. Le village d’eau est très joli et authentique si on se donne la peine d’aller plus loin que les rues très touristiques, le lieu a beaucoup de charme. Le temple Longhua est lui aussi très beau, bien plus vaste et plus vert que le temple vu la veille (du dieu de la ville). La partie concession française est inutile à voir (ce n’est que notre avis bien sûr). On a aussi pris beaucoup de plaisir à déguster des plats traditionnels comme les nouilles notamment.
😏jour 3 : SHANGHAI + embarquement à bord du Mariner of the seas
Au programme aujourd’hui : visite rapide du musée de Shanghai, changer des rmb en monnaie japonaise, se rendre au port pour embarquer.
météo : encore beau et chaud, vraiment idéal !
Petit déjeuner pris, en route pour le musée de Shanghai, à pied depuis l’hôtel… Encore une fois la situation de l’hôtel était vraiment parfaite. Le musée ouvre à 9h et est gratuit. On vous conseille d’attendre du côté de la fontaine car il y a beaucoup moins de monde qu’à l’entrée principale située exactement à l’opposé. En 1h nous avons visité le musée en entier d’un pas normal mais sans lire toutes les étiquettes non plus…. Le musée est intéressant, la partie concernant l’écriture est magnifique. Vous trouverez un plan en français au rez de chaussée.
Direction la bank of china, située pas très loin, car les taux étaient très bas pour convertir des yuans en yen japonais. Pour vous donner une idée, on a transformé 869 rmb en 14 000 yen, on a perdu 0€65… pour environ 115€ ! C’est juste un peu long, environ 20 minutes car ils photocopient le passeport et demande beaucoup d’information et la personne avait du mal car on n’avait pas d’adresse à lui donner vu qu’on prenait le bateau le jour même.
10h15 Retour à l’hôtel, on récupère nos valises et c’est parti pour le métro. Le trajet par google map est donné pour un peu moins de 2h. Ligne 8 puis ligne 3 jusqu’à Baoyang road. Au fur et à mesure on récupère du monde avec des valises, tout le monde va au port ! A la sortie du métro, sur votre gauche à côté du parking à scooter et vélo vous avez un arrêt de bus. Il s’agit d’un bus local qui récupère tous les passagers et qui va jusqu’à l’entrée du port. On a bien attenu 25 minutes avant qu’il n’arrive, et autant vous dire qu’il faut faire vite pour descendre du métro sinon vous attendrez le suivant. Le trajet coute 2 rmb (25c, la ruine !) à payer en entrant dans le bus. En arrivant au port, il faudra trainer les valises sur 1km environ, en marchant sur le côté gauche du pont.
12h30 c’est l’arrivée devant le bateau. Il y a des chinois partout, ça court, ça parle fort, ça se bouscule… On est loin de l’américain civilisé ! Sans vouloir faire de cliché bien sûr. On dépose nos valises puis on cherche où doit-on s’enregistrer. En fait on traverse d’abord un petit bâtiment plein à craquer mais qui semble ne pas nous concerner, on a cru comprendre que ce sont des bureaux non permanents des agences de voyage du coin qui ont vendu la croisière (beaucoup de chinois portent les colliers avec le nom des agences dessus). Finalement on se dirige vers la file pour les membres qui passent en priorité (on est membres emerald) et là on se retrouve coincé derrière une mamie en fauteuil roulant, en fait toute la famille veut embarquer en priorité avec elle (plutôt que de faire 2h d’attente on peut comprendre) donc ça hurle pour passer en force… Un membre du personnel nous prend en charge en voyant notre tête d’européen et nos papiers de réservation et nous amène directement au comptoir d’enregistrement. Je ne suis pas spécialement pour les privilèges mais là pour le coup passer devant tout le monde on a apprécié car le bâtiment était vraiment rempli ! On comprend pourquoi ils construisent deux autres énormes bâtiments (peut-être d’autres terminaux plus adaptés ?). Finalement on nous demande comme d’habitude nos passeports, mais aussi plus étonnant nos billets d’avion retour. On nous fait une photocopie des passeports en nous expliquant que c’est pour le Japon. On nous donne nos sea pass et c’est parti pour l’immigration. A nouveau on doit remplir un papier pour quitter la chine, ils inscrivent la date de départ sur le 144h obtenu à l’aéroport. La procédure est longue, ils observent minutieusement les billets d’avion retour. Oui oui, promis on quitte la Chine… ! On monte sur la passerelle, ultime contrôle, le personnel prendra des photos de nos billets d’avion retour puis vérifiera encore notre 144h… et nos passeports sont confisqués, et enfin nous voilà à bord ! Soulagement, c’est le début de « la suite des vacances »… ! Pour information il existe pour ceux qui arrivent le jour même, une navette Royal Caribbean entre l’aéroport et le port.
A peine arrivés à bord, nous déposons nos sacs à dos et allons directement à la salle à manger pour savoir où est notre table pour le restaurant du soir. En temps normal le numéro est inscrit sur la sea pass et ils essaient autant que possible de faire par langue, donc entre francophones. La salle est vide, on déambule et on rencontre finalement un responsable de salle qui nous dit que sur cette croisière les tables ne sont pas attribuées et qu’il faut venir à 20h pour choisir sa table… On revit alors la cohue de l’embarquement et on se dit « non ça risque d’être trop le bazar… » On tente alors un étage plus haut et on rencontre un autre chef de salle qui vient tout de suite nous voir. On lui dit qu’on ne parle pas chinois (il aurait pu s’en douter…) et qu’on souhaiterait une table pour deux, on lui explique également qu’il y a deux ans nous étions déjà à bord du Mariner of the seas et qu’on était sur une petite table pour deux, vraiment parfaite, située au pont 3 dans une petite salle… Qui ne tente rien n’a rien ! Et il nous regarde avec un grand sourire, et nous répond « ok no problem ! » et on descend pour noter le numéro de table sur notre sea pass. En ressortant de la salle on s’aperçoit alors que cette petite salle est réservée aux personnes qui ont des suites… ce qui n’est pas notre cas ! On ne sait pas si ce geste a été fait car on a une tête d’européen ou s’il a vu sur notre sea pass qu’on était membres emerald (je les avais dans les mains).
On monte alors au windjammer pour se restaurer. Le buffet est plein mais on trouve encore deux places. C’est copieux, très variés, très orientés asiatique pour certains plats (ce qui nous convient mais qui peut déplaire si on n’aime pas). On retrouve les classiques : hot dog, hamburger, frites, des plats en sauce, un morceau de bœuf grillé à la découpe, des crudités, des salades, des desserts, des fruits, du pain…
Après midi farniente…et installation dans notre modeste cabine !
Le lendemain, premier jour en mer, est très appréciable après nos visites sur Shanghai, un jour à rien faire cela repose un peu. Pour ceux qui arrivent le jour même, le premier jour en mer doit également être apprécié pour se remettre des 7h de décalage horaire avec le Japon (6h avec Shanghai). Le temps est vraiment brumeux, on ne voit pas la mer depuis le pont 12… !
🙂LES ESCALES
😏FUKUOKA 7h00 - 19h00 Le bateau est amarré en pleine ville, c’est difficile de faire mieux pour visiter par soi-même !
météo : beau et chaud, un ciel toujours sans nuage ! Encore une superbe journée.
Au programme de la journée : visiter Dazaifu dont deux de ses temples (Komyozenji et Tenmangu), rentrer sur Fukuoka pour visiter les ruines du château situées dans le parc Mazairu , le jardin japonais situé dans le parc Ohori et le parc en lui-même puis visiter les temples Tôchôji, Shôfukuji et Jotenji situés à Fukuoka.
Après un bon petit déjeuner (interdiction de sortir autre chose d’un point de vue alimentaire que des bouteilles d’eau du bateau en débarquant au Japon), nous descendons les escaliers tranquillement en direction de la sortie. Un membre d’équipage placé devant les escaliers nous arrête et nous demande si nous sommes des passagers… On trouve la question étrange mais finalement on explique que oui et que nous souhaitons descendre du bateau, elle nous laisse passer.
Nous débarquons du bateau en premier, nous rentrons dans le terminal d’un pas déterminé. On nous prend la température : 34°C pour mon mari, 35°C pour moi, l’officier a bien vu que son thermomètre a un petit problème mais il nous laisse passer ! On nous colle une grosse étiquette au dos de la photocopie du passeport (à faire chez soi, ou à demander à l’embarquement à Shanghai). Puis finalement on nous donne deux chaises et on nous demande d’attendre. En fait les japonais qui sortent du bateau d’une manière définitive sont prioritaires donc on attend sagement… Personne ne passera devant nous, en voyant les chinois arriver en masse, on demande alors si nous pouvons passer et on nous dit que oui. Finalement on passe officiellement l’immigration, les sacs sont fouillés.
Il faut savoir que pour pouvoir sortir du bateau à Kumamoto il est impératif de passer l’immigration à Fukuoka (avant 9h de mémoire) car pour le moment (projet en cours d’après les explications d’un membre d’équipage) à Kumamoto il n’y a pas de bâtiment pour l’immigration, on descend directement sur le quai.
Nous sortons du bâtiment vers 7h30 et nous cherchons où acheter les pass pour la journée (bus et métro illimités + un aller-retour en train). Il faut sortir du bâtiment, longer le parking du bus et rentrer dans le bâtiment situé à votre droite en sortant du bateau.
A l’accueil, ils vendent des pass à la journée (soit que bus et métro illimités à 820Y ,6€75, soit bus et métro illimités + un trajet aller-retour en train pour visiter le site de Dazaifu à 1340Y, 11€ environ) mais aussi des tickets à l’unité. Il faut bien faire le calcul avant d’acheter le one-day pass pour vérifier que c’est rentable, dans notre cas il a été largement amorti. Le trajet simple pour se faire déposer au centre ville coute 190Y. Le train pour aller à Dazaifu coute 800Y aller-retour. Le choix du pass se justifie pas le prix mais aussi par la simplicité d’utilisation, il faut simplement montrer au chauffeur du bus, ou au personnel avant d’accéder au quai (métro ou train). Pas besoin de manipuler de la monnaie à chaque fois qu’on sort du bus (on entre par le milieu du bus, on sort devant et on paie en sortant).
On prend donc le bus pour aller jusqu’à Tenjin Kita. Pendant le trajet nous discutons avec deux chinoises qui descendent elles aussi du bateau et veulent aller à Dazaifu mais ne savent pas comment faire, du coup on fait le voyage à 4. On a bien rigolé car elles pensaient qu’on était des danseurs sur le bateau (la veille il y a avait un superbe spectacle avec des danseurs et des chanteurs de type européen). A quatre nous cherchons la gare puis les quais. La gare est immense (boutiques, restaurants, arrêt de métro, quais pour les trains…) et est organisée sur plusieurs niveaux. Tout est bien indiqué en anglais et avec des petits dessins. Par contre pour facilement identifier le bon train et le bon quai on a utilisé les horaires car c’était la seule chose d’écrite qu’on pouvait comprendre ! Le trajet en train dure 35 minutes et il y a un changement à faire, c’est bien indiqué si on a pris le temps avant d’identifier la bonne ligne. Il faut savoir qu’il y a trois types de train qui font le trajet entre la gare et dazaifu (avec plus ou moins d’arrêt).
Arrivés sur place, nous traversons la rue commerçante de Dazaifu. On observe les stands qui font les fameux petits beignets fourrés à la pâte de haricot rouge sucrée. Un beignet coute 120Y (1€), c’est bon et vraiment différent de ce qu’on mange habituellement. Il y a beaucoup de stand et beaucoup de monde sur le site en lui-même. Sur le site il y a beaucoup de temple, plus ou moins grands. Nous avions décidé de voir les deux principaux : le Komyozenji et le Tenmangu. Le deuxième est le plus grand et le plus connu. Vous traverserez trois ponts pour le visiter, c’est très joli. Le komyozenji est plus petit et nous n’avons pu voir que le petit jardin minéral situé à l’entrée, le temple étant réservé à la prière le jour où nous y étions (un dimanche). Nous avons pris la peine de marcher un peu à l’arrière du Tenmangu pour aller jusqu’à un petit temple situé dans les hauteurs (20 minutes de marche). Nous sommes passés sous les célèbres portes rouges japonaises à travers la forêt, c’était désert… comme si la foule ne visitait que le Tenmangu. Après avoir visité les deux temples, nous sommes redescendus et nous avons marché jusqu’au petit parc d’attraction attiré par la musique… Nous nous sommes posés à regarder un magnifique spectacle de danse de différentes écoles. Les tenues étaient superbes et colorées. Cela devait être un évènement important car il y avait même des équipes de télévision. Rester au soleil était difficile tellement il faisait chaud…
Avant de rentrer à Fukuoka nous avons pris le temps de déguster un beignet fourré à la viande à 270Y, 2€22 (voir le site de benefukuoka pour avoir l’adresse exacte du restaurant car il n’est pas dans la rue principale mais un tout petit peu en retrait). C’était très bon, un peu délicat à déguster avec les baguettes par contre !
Retour à Fukuoka en train, après avoir regardé une autre représentation, dans la rue commerçante cette fois-ci (il y avait plusieurs endroits où les gens dansaient). C’était magnifique !
A la gare nous avons pris le métro pour aller jusqu’aux parcs Ohori et Mazairu qui sont l’un à côté de l’autre, toujours en montrant notre pass avant d’accéder au quai.
Les ruines du château ne sont pas immenses mais la porte encore entière laisse imaginer la taille du château qui existait avant. Nous nous sommes posés un moment sous les prunus encore en fleurs parmi les japonais qui finissaient leur pique-nique.
A 14h nous avons ensuite visité le jardin japonais situé au bout du lac du parc Ohori. L’entrée est à 240Y (1€97) par personne mais on n’a payé moins (on a payé le tarif groupe, va savoir pourquoi…). Il est petit mais très joli. Nous avons eu la chance d’assister à des séances photos de mariage en tenue traditionnelle. Les deux mariées étaient très belles. Le fait de venir un dimanche permet de voir les gens « vivrent ». Le parc ferme à 17h.Il faut compter 30 minutes pour visiter ce joli jardin voire plus si vous faites des photos.
Dans ce parc Ohori il y a aussi le musée d’art mais qui est fermé jusqu’en 2018.
Nous avons ensuite traversé le lac avant de rejoindre la station de métro. C’était drôle de voir les pédalos en forme de cygne… Vu l’heure nous avions encore le temps de visiter les temples Tochigi, Shôfukuji et Jotenji. Nous avons donc repris le métro jusqu’à l’arrêt Gion.
Le temple Tôchôji est juste en face de vous en sortant du métro. Avec sa belle pagode rouge vous ne pouvez pas le rater. La pagode est magnifique, il y a aussi un petit jardin japonais dans l’enceinte du temple. C’est gratuit et il ferme à 17h. Vous pouvez monter à l’étage pour voir un très grand bouddha.
Le temple Shôfukuji est situé à 5 minutes à pied de l’autre. C’est un style différent, beaucoup plus ancien, gratuit et toujours ouvert. Le parc est arboré et désert… C’est apaisant et très joli.
Enfin, 5 minutes de marche encore, et nous arrivons au temple Jotenji. Il s’agit d’un grand temple et de plusieurs plus petits. Certains sont fermés au public mais on peut voir en passant la tête un beau jardin minéral. Il n’y a personne, c’est très joli et apaisant.
Encore 5 minutes de marche et nous avons fait une boucle, retour à l’arrêt de métro Gion. Nous marchons en direction du port (attention ça roule à gauche !) pour trouver l’arrêt de bus qui nous emmènera jusqu’au bateau. Si vous êtes motivés et encore en forme vous pouvez aussi marcher, vous êtes à 2km du port presque toujours en ligne droite !
bilan de notre journée à terre : Une journée bien remplie et pourtant sans se presser ! Jamais nous n’aurions imaginé pouvoir visiter les 3 temples de Fukuoka en fin d’après-midi… Beaucoup de découverte, rien de redondant… On ne regrette pas le voyage jusqu’à Dazaifu, l’escale étant longue, ça vaut le coup !
😏KUMAMOTO 8h00 – 20h00
Le bateau est à quai au port de Yatsushiro. C’est à environ 40km de Kumamoto.
météo : pluie, pluie et pluie… une météo peu propice aux visites, mais bon on fera avec… Et encore on s’estime chanceux car les plus grosses averses seront quand nous sommes dans les transports en commun (train puis tram plus tard dans la journée !).
Au programme de la journée : prendre le taxi puis le train pour rejoindre Kumamoto, monter au 14ème étage de la mairie, faire le tour du château, visiter le jardin japonais suizenji, déambuler dans le centre commercial shimotori pas loin du château, rentrer au port.
L’heure de sortie autorisée était donnée pour 8h30. A 8h15 nous étions déjà prêts alors on descend les escaliers puis on se dit de toute façon on attendra chacun notre tour avant de pouvoir descendre du bateau. Et en fait, tout comme la veille, personne ne nous arrête. On se retrouve nez à nez avec l’immigration japonaise montée à bord pour faire les contrôles (car il n’y a pas de bâtiments, on descend directement sur le quai). Ils n’ont pas fini d’installer les tables alors on attend tranquillement. Quelqu’un nous aperçoit et toujours la même question, est ce que vous êtes des passagers ? Toujours la même chose, on explique que oui et qu’on veut simplement descendre. On a le droit à une fouille minutieuse (ils ont même ouvert le porte-monnaie de mon mari !). Je demande à un japonais de m’écrire le nom du port en japonais (pour pouvoir montrer au taxi le soir pour rentrer).
Pour rejoindre Kumamoto rapidement mais en limitant nos dépenses nous avions fait le choix de prendre le taxi jusqu’à la gare de shin-yatsushiro puis de prendre le train jusqu’à Kumamoto. Le prix du taxi entre le port et la gare est d’environ 3000Y (soit 25€ les 15 minutes). Il existe une navette gratuite qui vous prend au port et marque plusieurs arrêts dont le temple de la ville de Yatsushiro, le centre-ville et un grand centre commercial situé en dehors de la ville. Les navettes partent toutes les 30 minutes mais n’étaient pas en service avant 9h. Elles ne passent pas par la gare… On la prendra le soir pour éviter de repayer 25€ de taxi. En rentrant dans le taxi on vous donne un petit papier où il est écrit en anglais, chinois, japonais « je suis un passager de croisière, ramenez moi au port de Yatsushiro s’il vous plait ».
Arrivés à la gare un peu avant 9h, nous tombons sur les artistes qui avaient fait leur show la veille sur le bateau, un duo de comique anglo-japonais excellents ! On discute 5 minutes car le spectacle était vraiment délirant et ils nous expliquent qu’ils prennent le shinkansen.
On se pose quelques minutes pour réfléchir au problème du retour, on rentre dans l’office du tourisme situé dans la gare. Ils sont très gentils et nous donnent les horaires des trains, de la navette gratuite et le plan de la ville en anglais. Le soir on rentrera donc en s’arrêtant à l’arrêt de train suivant puis on marchera jusqu’au centre-ville puis on prendra la navette gratuite. Un peu long mais 100% gratuit…
En attendant, il faut déjà prendre le train local. Il faut compter 5€30 (650Y) par personne par trajet pour rejoindre Kumamoto. Si vous prenez le shinkansen c’est environ 20€ par personne et par trajet, mais c’est plus rapide. Les quais sont totalement isolés alors nous n’avons pas eu la chance de le voir sauf à travers des grilles perforées. Par contre plus loin on a pu voir un entrepôt de shinkansen, il y en avait des dizaines...
Bref, 9h45 nous arrivons à Kumamoto. Il pleut des cordes, nous regardons dans les petites boutiques dans la gare pour voir le prix d’un parapluie… On hésite car après faut se le trainer toute la journée, on regarde dehors et il ne pleut plus une goutte ! Les averses commencent et s’arrêtent aussi rapidement…On aura droit à ce phénomène météorologique plusieurs fois dans la journée.
On achète donc notre pass pour le tram dans la gare puis on sort. Le prix d’un trajet en tram est de 170Y, le pass illimité coute 500Y. L’arrêt de tram est facile à trouver, il est en face de la gare. 15 minutes après nous sortons du tram et nous montons au quatorzième et dernier étage de la mairie pour avoir une superbe vue sur le château sinistré. Cela peut sembler bizarre de rentrer dans un bâtiment administratif mais on a le droit. La vue est belle et cela vaut le détour car prendre de la hauteur est la seule façon de voir l’ensemble du site.
En sortant de la mairie nous faisons le tour du château en suivant les douves. Depuis le tremblement de terre d’avril 2016, la visite est limitée. On peut faire le tour du château mais on ne pénètre pas à l’intérieur. Tout est devenu gratuit par contre. Le tour du château prend une bonne heure et permet d’apprécier la vue sur les différents bâtiments encore entiers ou sur les ruines, c’est impressionnant de voir des murs entiers totalement éventrés… Les travaux sont estimés pour environ 20 ans et on comprend pourquoi en voyant l’ampleur des dégâts ! Malgré le tremblement de terre, la visite du château est un incontournable, il reste majestueux et impressionnant par sa taille. Heureusement il n’a pas plu pendant cette visite… Vous trouverez sur le site de benenofukuoka une carte du château avec les différents points de vue pour faire des photos.
Pendant le tour vous aurez l’occasion de voir deux petits temples. Le deuxième en bas du château était désert, la visite se fait en 5 minutes mais c’est agréable de le faire seuls.
Nous reprenons le tram en direction du suizenji garden. C’est un jardin japonais touristique, le deuxième incontournable de la ville. Il est beau et vallonné. Il y a une représentation du mont Fuji et un bel étang. Le prix est de 400Y par personne (3€20 environ). Il faut compter 1h dans le jardin pour visiter tranquillement. Même sous la pluie nous y sommes restés 1h… !
13h30 Nous reprenons le tram B et nous nous arrêtons à Torichosuji Station. C’est une belle rue commerçante couverte. On découvre les boutiques spécialisées dans le karaoké. C’est drôle et décalé pour nous. On cherche un petit restaurant local pour manger, le petit déjeuner commence à dater…. Finalement on mangera dans un bon petit restaurant, très propre, et très bon. On a mangé 5 raviolis grillés, du riz et du porc mariné et un bouillon avec des nouilles (des ramens) pour environ 8€. En fait ils faisaient de la publicité au milieu de la rue couverte et on s’est dit pourquoi pas, on a pris les coupons, on a eu du mal à trouver l’endroit mais cela en valait la peine ! Ils proposaient une carte avec des images, rien en anglais mais l’un des serveurs parlait anglais. On s’est débrouillé comme on pouvait, le serveur était adorable. Une très bonne adresse. Pareil on peut donner l’adresse si jamais…
15h, on se dirige vers la gare en tram. On reprend les billets mais cette fois-ci jusqu’à l’arrêt de train principal Yatsushiro. C’est un peu plus cher. C’est la ligne Kagoshima. Les gens attendent en ligne bien sagement rangés sur le quai. Je dérange avec un grand sourire notre voisine de devant en lui montrant notre billet pour être certains de bien monter dans le bon train… Tous les trains que nous avons pris au Japon étaient ponctuels !
Arrivés à Yatsushiro, nous marcherons environ 30 minutes (presque toujours tout droit) avant de trouver l’arrêt de la navette gratuite situé en face du temple. Nous avons traversé la ville et la rue commerçante, tout était désert, c’est vraiment un endroit où il n’y a rien à voir à part ce joli temple (enfin vu de l’extérieur car vu qu’il pleuvait à nouveau beaucoup nous sommes restés bien gentiment assis à l’arrêt de bus). Nous avons attendu environ 30 minutes car une des navettes a été annulée… Heureusement qu’on avait nos vestes de pluie car certains chinois en short et sandales devaient sacrément avoir froids.
Un peu avant 17h, la navette arrive, enfin ! Vu l’heure on décide alors de s’arrêter au centre commercial desservi par la navette pour voir si on trouve des petits souvenirs et utiliser nos derniers yens japonais. Nous y resterons 1h, c’est en réalité un supermarché et une bonne vingtaine de boutiques. Nous avons été très surpris en marchant dans le supermarché car forcément les produits ne sont pas les mêmes que chez nous. C’est vraiment dépaysant. Ils vendent par exemple des baguettes d’apprentissage pour apprendre aux enfants à manger avec des baguettes. Forcément chez nous ça serait plus compliqué à trouver… Une heure plus tard et quelques souvenirs achetés à l’effigie du Kumamon (un ours noir mignon emblématique de Kumamoto) nous attendons la navette. Manque de chance, elle est complète, nous devons patienter 30 minutes de plus dans le froid… Nous prendrons donc la dernière navette, puis nous roulons en direction du port. Nous sommes fatigués car la journée a été belle mais éreintante sous la pluie… Arrivés au port on découvre une bonne quinzaine de bus qui attendent chacun leur tout pour décharger les gens en excursion. Il pleut des cordes donc tout le monde reste dans les bus. Notre chauffeur explique que lui c’est la navette gratuite et qu’en gros il ne veut pas vraiment attendre 2h sur le quai et il double tout le monde… et nous dépose devant le bateau. On a eu de la chance d’avoir un chauffeur un peu gonflé !
bilan de notre journée à terre : Encore une belle journée ! Les différents éléments du château sont impressionnants, le jardin était beau, le repas excellent ! Même si la météo n’était pas avec nous, nous n’avons eu aucun regret d’aller jusqu’à Kumamoto car à Yatsushiro il n’y avait pas de quoi occuper toute la journée… C’est notre impression et aussi celles des deux chinoises qui avaient été à Dazaifu la veille avec nous, qu’on a retrouvé le soir même dans le bateau et qui étaient très déçus de ne pas avoir pris le train pour aller jusqu’à Kumamoto avec nous.
Les 2 escales sont vraiment intéressantes et permettent la découverte de sites très variés. Entre les temples, les parcs, les jardins et le château, tout se complète parfaitement et donne un joli petit aperçu rapide du Japon.
🙂DETAILS SUR LE BATEAU
Côté restauration...
Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : surtout testé au petit déjeuner et une fois à midi le premier jour à Shanghai. La nourriture est variée, on trouve de chaque côté du buffet un endroit spécialisé asiatique (le nom de ce buffet est Jade). Vous avez des croissants, du beurre, des confitures, des muffins, de la viennoiserie, du jambon, du bacon, des pommes de terres paillasson, des crudités, des fromages en tranche, des fruits, des yaourts, du lait en brick, du lait chaud, du chocolat au lait (sur demande !)… Bref beaucoup de choix et vous rajouter à ça des nouilles, du riz sautés, des bouillons, des marmites entières d’œufs durs ! On a remarqué quelque chose d’amusant, les chinois se jettent sur les laitages (yaourts et briquettes de lait) et les œufs durs au petit déjeuner. Ils doivent rire en voyant nos croissants…Chacun ses habitudes. Pour les habitués, ne chercher pas des english muffins, il n’y en n’a pas au départ de Shanghai. Et si vous voulez des baggles il faut les demander là où ils grillent le pain. Ils sont bien cachés !
- salle de restaurant : La carte du menu (en anglais mais avec des images) a changé. On trouve au choix 5 entrées, puis 4 plats non asiatiques puis 4 plats asiatiques. La carte des desserts comprend 4 desserts et des sorbets et glaces. On a retrouvé certaines entrées, les escargots notamment et certains plats qu’on avait déjà eus à bord d’autres bateaux de la même compagnie comme la souris d’agneau au romarin avec de la purée et des petits légumes. Pareil pour les desserts, on a retrouvé la crème brulée à la banane et le soufflé au chocolat et sa sauce au capuccino… Nous avons très bien mangé. Tous les soirs parmi les quatre plats non asiatique il y avait toujours un plat de pâtes avec des sauces variées.
- Lors de nos journées en mer, nous avons été mangés au Johnny rockets pour le déjeuner. En fait on paie 6.95$ par personne et on peut manger tout ce que l’on veut. Les hamburgers sont très bons, les frites et les oignons frits aussi. Le super sundae au chocolat… miam, un délice aussi ! La tarte aux pommes et à la canelle également ! Heureusement qu’on marche toujours beaucoup dans la journée et qu’on ne prend presque jamais les ascenseurs… ! Il y a juste un détail qui nous a fait sourire, comme il y a deux ans d’ailleurs, le personnel asiatique ne « colle » toujours pas par rapport à l’ambiance américaine du restaurant… ! Un autre détail, le restaurant était presque vide, on a mangé avec des officiers ou du personnel non asiatique pour les deux repas. Notre serveuse nous a expliqué que les chinoises voulaient garder la ligne et ne pas habituer les enfants à manger ce genre de nourriture. Du coup c’était super calme… ! Contrairement au windjammer les jours en mer qui était pris d’assaut…
2.Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même et cette croisière s’y prête vraiment ! Nous n’avons pas acheté d’excursions proposées par la compagnie Royal Caribbean. Je ne peux donc pas juger de la qualité.
Par contre à bord il n’y avait que 3 excursions proposées à la vente, c’est très peu : - 4h de visite à Fukuoka pour voir un temple, le jardin japonais du parc ohori, la tour de Fukuoka, 89$ - 4h de visite à Kumamoto pour voir un parc situé à côté du château et le suizenji garden, 99$ - 4h de visite à Shanghai puis ils vous déposent soit à l’hôtel soit à l’aéroport 75$.
Avant de partir il faut savoir qu’en réservant depuis le site américain j’avais vu qu’il proposait aussi à Fukuoka une excursion qui allait à Dazaifu, environ 100€ par personne mais apparemment elle n’était pas à la vente depuis le bateau.
J’ai gardé le descriptif en anglais des excursions, si quelqu’un le veut, dites le moi et j’envoie.
3.Côté spectacles... Nous avons assisté à plusieurs spectacles à bord du mariner of the seas, en général à 21h15, tous de très bonne qualité voire excellente !
Pour la première fois depuis qu’on voyage avec cette compagnie on a vu qu’il vendait un spectacle payant, pas cher (9$) mais pour le principe je préfère le dire. C’est un spectacle de cirque sur glace, il y a eu plusieurs représentations pendant les deux jours en mer. Nous n’y avons pas assisté.
On a vu un duo de comiques sans parole. On a vraiment beaucoup rigolé. Les chinois participent beaucoup plus que les européens pendant ce genre de spectacle. Pour vous donner une idée, un moment un des artistes prend une chaussure d’un passager et la renifle et fait semblant de montrer qu’elle ne sent pas bon, le passager s’est levé et lui a envoyé l’autre chaussure sur scène (par chance pas dans la tête !). Le comique anglais (rencontré à la gare) nous a expliqué qu’il adorait faire ses spectacles en Asie justement pour cette interaction avec le public chinois. Excellent show.
On a aussi vu un spectacle de danseurs et chanteurs qui restent sur le bateau. Beau spectacle, divertissant, vivant, coloré. Les décors sont travaillés.
On a assisté également à un concert au violon mais après 5 minutes nous avons quitté la salle de spectacle, trop fatigués pour vraiment en profiter. L’artiste n’est pas en cause… !
Enfin nous avons vu un spectacle d’un illusionniste chinois. Il était simplement impressionnant… ! Avec toujours la même question sans réponse : mais comment il fait… ? C’était scotchant ! Excellent show également.
4.Côté activités sportives sur le bateau... - mur d'escalade : pas tenté ! Mais tenté sur un autre bateau de la même compagnie et c’est vraiment sympa surtout un jour en mer ! Pour le coup avec la brume épaisse et le vent le premier jour en mer il ne devait pas y avoir grand monde… - piste de marche et course : pas utilisée ! Ni par nous ni par les autres d’une manière générale, faut bien avouer que le premier jour en mer on ne voyait pas l’autre bout du bateau tellement il y avait de la brume (la corne de brume a sonné toute la journée !) et pareil l’après-midi du deuxième jour en mer… - piscine du solarium : pas testée mais il y a toujours une personne qui surveille ce qui est agréable pour éviter les enfants turbulents… - jacuzzi : beau et grand mais pas testés non plus - terrain de golf : testé avec un énorme vent, juste pour le fun ! - terrain de basket : pas testé ! Mais utilisé à chaque fois que nous sommes passés pas loin.
Une petite remarque concernant la bibliothèque, elle a été transformée en pharmacie japonaise. C’est assez drôle car les étiquettes indiquant les langues des livres sont encore en place…
5.Le bateau en lui-même et quelques ressentis... en vrac !
Bateau assez grand avec beaucoup d’endroit pour se poser (sans forcément voir la mer par contre). La promenade intérieure reste agréable quand le temps est maussade. On a pris plaisir à faire quelques tours sur le pont extérieur tout en haut même avec un grand vent.
Aucun problème pour prendre des serviettes et avoir un transat de libre mais en même temps vu le temps cela se comprend…
Pour les personnes parlant peu ou mal anglais, il y a à l’accueil un tunisien qui s’appelle Idi et qui parle français. Il est très gentil, on l’avait rencontré il y a deux ans à bord du même bateau. Il y a aussi un indou toujours à l’accueil qui lui aussi parle français. Vous trouverez aussi quelques mauriciens surtout au niveau des cabines. Le journal de bord est en mandarin ou anglais, par défaut on prendra l’anglais. C’est la première fois qu’on a la carte du restaurant en anglais mais avec les images c’est tout à fait compréhensible si vous ne parlez pas un anglais irréprochable.
Les chinois sont assez calmes à bord. Sauf le premier jour où ils se pressent tous pour déposer 150$ sur leur compte à bord sinon ils ne peuvent pas débarquer du bateau au Japon (cette mesure ne concerne pas les gens qui ont enregistré une carte de crédit à bord). En fait un officier nous a expliqué qu’ils avaient été obligé de mettre cette procédure en place à cause de passagers chinois qui un jour d’escale étaient volontairement restés au Japon et n’étaient donc pas remontés à bord.
On voudrait en profiter pour dire qu’à de nombreuses reprises on a pu constater deux choses : - en ayant une tête d’européen, le personnel « non asiatique » vient vers nous avec le sourire pour nous demander si on a besoin de quelque chose ou tout simplement pour discuter (le dernier soir je me suis retrouvée à discuter en anglais avec un brésilien qui m’expliquait que c’était son compagnon qui faisait le rôle du policier sur la passerelle pendant la chanson YMCA), comme s’ils étaient contents de voir d’autres personnes que des chinois. Un autre exemple, un jour on attendait à la réception, il y avait au moins une vingtaine de personnes devant nous, et un membre du personnel (non asiatique) est venu directement me voir pour savoir ce qu’il pouvait faire pour nous. - en ayant une tête d’européen, l’ensemble du personnel asiatique a plutôt tendance à fuir (les photographes nous ont évités à plusieurs reprises, pareil pour les personnes qui font de la publicité pour les restaurants payants…) Ce ne sont que des ressentis bien sûr et on ne souhaite pas généraliser à l’ensemble du personnel qui peu importe sa nationalité est toujours assez souriant et efficace.
Enfin lors de la soirée habillée, nous étions presque les seuls à s’être habillés pour l’occasion. On s’est fait regarder comme deux ovnis en tenue de soirée ! A côté ne nous dans la salle de restaurant un homme était en short et en basket, sur un autre bateau il ne serait pas rentrés dans cette tenue là je pense…
Les chinois voyagent beaucoup en famille, alors il y avait beaucoup d’enfants à bord et beaucoup de personnes d’un âge avancé.
En partant de Kumamoto le commandant a fait une annonce en expliquant que la météo serait mauvaise pour la nuit, que le bateau était prévu pour naviguer sur une mer déchainée mais qu’on pouvait ressentir des secousses. Il a annoncé des creux de 3 à 6 mètres de hauteur, c’est légèrement anxiogène pour s’endormir tranquillement ! En fait cette nuit-là c’est vrai, le bateau a bien bougé. Mais rien d’insurmontable pour autant. Entre la brume et la houle, il devait y avoir du monde à la passerelle… !
Dernière chose, les chinois d’une manière générale achètent beaucoup de choses pendant les escales (couches pour bébé, produits de beauté, produits panasonic…) du coup le soir les contrôles à bord sont assez longs vu qu’ils scannent toutes les marchandises.
🙂DEBARQUEMENT Etant membres emerald on est censé sortir après les passagers en suite et avant tous les autres du coup, et finalement ça a été un peu la cohue car beaucoup de personnes n’ont pas respectés les lieux de rdv et les horaires qui vont avec… Gros problème d’organisation et manque de personnel pour gérer la porte de sortie.
Nous avions fait le choix de garder une valise pour pouvoir sortir du bateau avec. Nous avons placé l’autre valise devant la porte avant 22h comme demandé. Nous avons été récupérés nos passeports la veille du débarquement. Une seule personne peut aller chercher tous les passeports pour la cabine à condition d’avoir toutes les seapass.
A l’immigration en sortant du bateau on nous a demandé nos billets d’avion retour et de remplir une demande pour une exemption de visa de 144h puis finalement en lisant le document elle s’est aperçue que nous reprenions l’avion dans la nuit donc que nous n’avions pas d’hôtel donc elle nous a fait remplir les documents pour l’exemption de 24h. Notre vol étant à 00h05. Ce qui veut aussi dire que vous pouvez avoir deux exemptions de visa de 144h !
Pour sortir du port il existe une navette gratuite (free shuttle bus) qui vous dépose jusqu’à l’arrêt de métro de la ligne 3. On prend la navette, il faut porter ces valises dans le bus (pas pratique du tout car ce n’est pas un bus de ville et ils n’ouvrent pas les soutes!). 15 minutes après nous étions déposés à l’arrêt de métro.
De nombreux taxis attendent si vous préférez cette option.
🙂DERNIER JOUR DE VISITE DE SHANGHAI
Au programme de ce dernier jour : déposer les valises en consigne à la gare, visiter le temple Zenhru, visiter le marché aux fleurs, visiter le temple du bouddha de jade et voir le quartier artistique M50. Reprendre nos valises puis partir à l’aéroport en métro.
Il a déjà fallu acheter un one day pass métro à la station (2€22 par personne pour un pass illimité pour le métro).
Arrivés à la gare (assez grande, les couloirs sont interminables surtout en trainant les deux grosses valises !), nous avons cherchés des consignes. J’avais lu qu’il fallait compter envion 10 rmb sur plusieurs forums. J’ai demandé à un premier endroit il voulait 60 rmb pour les deux valises, j’ai demandé à un deuxième endroit il voulait 100 rmb pour les deux valises. Finalement après négociation on a payé 50rmb pour les deux grandes valises. Les consignes se trouvent à l’extérieur du batiment principal mais facilement repérable. Je pense qu’on aurait pu payer moins cher mais on ne voulait pas perdre une heure pour gagner au final 2€.
Le temple Zenhru est facilement accessible en métro, l’arrêt de métro s’appelle même zenhru temple… Il n’est absolument pas touristique et on traverse un petit quartier beaucoup plus populaire qu’au centre-ville de Shanghai pour y accéder. Si je ne devais choisir qu’un seul temple, je prendrai sans hésiter celui-là. Il est authentique mais ne chercher pas le rouge, ici les rubans sont jaunes… Sa pagode est belle et haute. Les bonsaïs sont magnifiques, le temple est grand et fleuris. On voit les appartements des moines au-dessus des salles de prières.
Caojiadu flower market est notre prochain arrêt, nous reprenons le métro pour rejoindre ce fameux marché aux fleurs. C’est un grand bâtiment où de nombreux marchands proposent leurs fleurs. Des vraies, des fausses, des cailloux, des milliers de petites plantes grasses, des compositions de roses pour les hôtels ou les réceptions, des tournesols géants, des bambous du bonheur… un rayon entier pour les aquariums, et des orchidées partout ! Un arrêt qui sort des sentiers classiques de visite mais qui mérite le détour ! Autant le dire nous étions presque les seuls non-chinois dans le bâtiment mais c’est vraiment unique ! Et là on se dit mais pourquoi on ne peut pas ramener quelques petites plantes grasses en France…quel dommage!
On reprend le métro en direction cette fois-ci du temple du bouddha de jade. Il est 13h30 et nous commençons à avoir faim. On regarde un peu les restaurants à la sortie du métro et on voit quelqu’un manger dans un bol en fonte posé dans un panier en osier, un plat très appétissant. On s’approche, on regarde les dessins, un peu les prix. Allez hop on rentre. Personne ne parle anglais, les dessins sont peu explicites… Je montre un plat en essayant au moins de savoir la viande qu’il y a dedans (des abats ou du poulet ?) et finalement le cuisinier part en cuisine pour revenir avec du porc mariné en tranche cru. On part sur ça puis une autre marmite avec du poulet. On nous donne deux bols de bouillon, qu’on n’a pas commandé mais bon on les mange. Très gouteux ! Puis arrivent les deux marmites avec de la salade, du riz, de la sauce soja au fond, la viande mariné… Très bon pour les deux mais celle au poulet est quasi immangeable tellement c’est piquant ! Les cuisiniers mangent à côté de nous, c’est la fin du service et nous font gouter des pommes de terre super fondante en sauce qu’ils ont dans leur plat, ils sont vraiment curieux et sympathiques. On a remarqué par contre qu’ils ne proposent jamais à boire de manière systématique, que ça soit à Shanghai ou au Japon. Les gens rentrent souvent avec leur boisson. Je ne sais pas si c’est que dans les petits restaurants pour les locaux ou si c’est une pratique généralisée ou si c’est parce qu’on a déjà du mal à se faire comprendre ne parlant pas chinois…
On marche ensuite, le ventre plein, vers le temple du bouddha de jade. L’entrée est de 20rmb par personne. Il y a plusieurs bâtiments, c’est en partie en chantier. C’est joli mais sans plus par rapport à Zenhru. Et surtout c’est rempli de groupes de touristes en voyage organisé. Les deux bouddhas taillés dans le jade sont somptueux par contre.
On marche alors vers le quartier artistique M50. Peut-être est-ce lié au fait que la plupart des galeries soient situées dans les étages mais nous n’arrivons pas à nous motiver à y entrer… On en visitera deux mais cette rencontre artistique est plutôt un raté. Le quartier est plus tourné « bon chic bon genre ». On s’arrête pour observer des tagueurs en pleine action.
On repart ensuite vers la gare en métro pour reprendre nos valises. On reprendra ensuite le métro , toujours avec nos pass, jusqu’à l’aéroport (sans maglev vu qu’on a le temps). Le trajet retour de la gare jusqu’à l’aéroport semble interminable. Sur la ligne 2 si vous la prenez pour aller à l’aéroport comme nous, il faut savoir qu’à une station il faut sortir du métro et prendre le métro situé sur le quai en face. C’est très bien indiqué en chinois et en anglais.
Bilan de la journée : une dernière et belle journée sous le soleil ! Seul le quartier M50 n’a pas été intéressant à nos yeux. Le temple Zenhru et le marché aux fleurs ont été deux coups de cœur !
🙂LE RETOUR 20h nous arrivons enfin à l’aéroport, avec 4h d’avance. Nous déposons nos valises et nous déambulons dans l’aéroport en attendant que le temps passe… !
Nous rencontrons alors l’équipe de l’émission Turbo (M6) qui est venue faire son reportage pour le salon de l’automobile de Shanghai. Mon mari étant passionné d’automobiles nous discutons quelques minutes tous ensemble, ils rentrent eux aussi en France. Ils sont super sympas et très abordables. Ils prennent le vol juste avant nous.
Nos deux vols pour Paris partent avec 30 minutes d’écart, on attend sagement l’heure H… Dernier clin d’œil automobile, monsieur Alain Prost qui passe à deux mètres de nous juste avant l’embarquement… ! C’est une belle façon de finir ses vacances.
17h10 de trajet au total… Effectué sur China eastern line pour le Shanghai-Paris puis sur air France pour Paris-Nice. Entre Paris et Shanghai il y avait peu de films en français proposés, sinon confort classique. Nourriture convenable. Des turbulences pendant tout le trajet entre Shanghai et Paris m’ont sacrément dérangé… On a eu droit à être désinfecté juste avant notre arrivée à Paris : une hôtesse passe avec un aérosol dans tout l’avion et pulvérise au plafond. Alors quand on a mal dormi, plié en deux dans son siège, qu’à moitié réveillé on entend vaguement que le commandant annonce que les masques à oxygène peuvent tomber et qu’on est secoué à cause des turbulences, bonjour le réveil !
🙂BUDGET La croisière nous a couté 921€ pour deux avec les pourboires.
Le vol Nice- Shanghai via Paris (sans changer d’aéroport !) nous a couté 870€ pour deux adultes aller-retour. Attention de nombreux vols sont proposés avec changement d’aéroport à Paris. Il faut savoir qu’on a payé moins cher un Nice-Shanghai que si on avait pris un Paris-Shanghai.
L’ensemble des excursions, les transports, les deux nuits d’hôtel à Shanghai, tous les repas en dehors du bateau, les quelques souvenirs achetés sur place, nous ont couté environ 310€.
Tout compris on est autour de 2100€ pour 10 jours de dépaysement total et des vacances inoubliables.
Bon voilà je crois que j'ai fait le tour, n'hésitez pas si vous avez des questions !
Une dernière information gourmande, si jamais vous êtes à la recherche d’un endroit sympa pour manger pas loin du port, j’ai plusieurs adresses données par notre serveuse chinoise qui m’a expliqué que les membres du personnel chinois pendant les escales à Shanghai allaient manger dans ces restaurants, le centre-ville étant trop éloigné.
Les escales sont les suivantes : - SHANGHAI (Chine) - en mer - FUKUOKA (Japon) - KUMAMOTO(Japon) - en mer - SHANGHAI (Chine)
Je souhaite préciser que cet itinéraire n’était pas celui que nous avions réservé initialement (Shanghai, Jeju island, Busan, Kumamoto, en mer, Shanghai) mais cinq semaines avant le départ la Royal Caribbean a modifié l’itinéraire et a supprimé les deux escales coréennes et en a rajouté une au Japon…
Le but de ce compte rendu est d’aider les personnes qui comme nous préparent les visites avant le départ pour faire le maximum de choses par soi-même (sans acheter les visites proposées par le bateau) pour passer de belles vacances tout en restant raisonnable côté budget ! Bien entendu la compagnie propose des excursions pour ceux qui préfèrent se laisser guider et qui acceptent de payer le prix fort. Vous trouverez aussi des informations sur le bateau en lui-même.
Le compte rendu est organisé par partie : - explication sur l’exemption de visa pour la chine (le fameux 144h !), - précisions sur l'avant croisière et nos 2 jours de visite sur Shanghai, - détails de toutes les escales - précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), - précisions sur la fin de croisière (débarquement) - la dernière journée de visite sur Shanghai, - le retour, - une partie budget. Bien entendu ce compte rendu n’engage que nous et n’est le reflet que de notre voyage et de nos centres d’intérêt.
Des sites internet très utiles pour préparer son voyage : - Google maps permet d’avoir des plans, permet de planifier ses trajets en métro (entre l’aéroport et l’hôtel par exemple ou entre l’aéroport et le port ou les choses intéressantes à visiter) - cruisemapper permet de situer l’emplacement du port, car avant de prévoir quoi voir il faut encore savoir où se situe le bateau ! - benenofukuoka est le blog d’une française habitant à Fukuoka. Son site est une réelle pépite pour Fukuoka mais aussi pour Kumamoto. - nishitetsu est le site officiel des transports pour Fukuoka , vous y trouverez les horaires et plan pour le bus et le train notamment en anglais.
🙂L’EXEMPTION DE VISA DE 144H POUR SHANGHAI
Voilà ce qui nous a empêché de dormir pendant plusieurs nuits… ! En version simplifié, un passager de croisière a le droit de bénéficier d’une exemption de visa d’une durée de 144h s’il vient d’un pays A (la France) et que sa destination finale est un pays B (le Japon ici), il est considéré en transit à Shanghai. Depuis janvier 2016 cette exemption a été allongée en durée (72h à 144h) et détail important elle ne concerne plus seulement les passagers prenant l’avion mais aussi les croisiéristes. Vous devez avoir sur vous impérativement la facture ou votre carnet de bord mentionnant l’itinéraire du bateau ainsi que les billets d’avion retour en version papier.
Cette exemption étant récente, personne n’est vraiment au courant… Voilà ce qui pour nous à alimenter la peur d’être refoulés à l’embarquement à Nice (comme j’avais pu lire sur certains témoignages !). Nous avons contacté Air France par mail (jamais de réponse) puis par téléphone (comment perdre 8€ pour rien) pour finalement entendre qu’ils n’étaient pas responsables si on n’avait pas de visa et qu’ils ne vendaient pas de billet de bateau… La compagnie aérienne China Eastern line n’était pas au courant non plus (compagnie aérienne basée à Shanghai quand même… !). L’ambassade de Chine est injoignable par téléphone ni par mail… L’ambassade de France à Shanghai n’a pas d’adresse mail ! Royal Caribbean m’a vaguement répondu que si l’immigration nous laissait passer, eux n’exigeait pas d’autres documents, bien entendu ils n’ont pas voulu me fournir un document écrit. J’ai lu sur des forums que d’autres compagnies de croisière exigent toujours des visas alors vérifiez bien avant de réserver vu le montant du visa pour la Chine et la démarche pas vraiment simple pour l’obtenir si on habite loin de Paris… Finalement, je vais rassurer ceux qui ne dorment pas depuis plusieurs nuits ou hésitent à réserver une croisière Royal Caribbean ou leur vol… Pour prouver nos droits, nous avions imprimé plusieurs documents attestant de cette exemption de visa (l’alliance skyteam dont air France et china eastern font partie, ministère des affaires étrangères, le site officiel du tourisme de Shanghai, et surtout l’immigration de Shanghai : http://sh-immigration.gov.cn/listPageEn.aspx?lx=40&id=4421 ). En fait nous n’avons pas eu besoin de les montrer.
Jour J, une nuit de plus à ne pas dormir, la fameuse peur que le réveil ne sonne pas… et toujours ce fichu visa ! Départ depuis Nice et là grande surprise, personne au comptoir d’Air France… Nous nous enregistrons donc sur des machines 2h avant le départ. On ne s’attendait pas à ça ! On retrouvera nos valises directement à Shanghai même si nous faisons escale à Paris. On passe comme d’habitude les contrôles et on se retrouve dans l’avion… Ni contents, ni rassurés car cette histoire d’exemption nous trotte toujours dans la tête… Concrètement juste avant l’arrivée à Shanghai, on nous a donné un formulaire dans l’avion qui finalement ne sert à rien de compléter. En sortant de l’avion, dans le hall, et avant de prendre vos valises, vous aller passer l’immigration. Un guichet tout à droite est spécialement prévu et bien indiqué en gros « 24h,144h transit ». Il n’y a pas foule ! Vous vous présentez à ce guichet en montrant la facture du bateau avec l’itinéraire. Dans notre cas on a aussi montré la facture de l’hôtel pour expliquer qu’on restait 2 nuits sur place avant de prendre le bateau. Ils parlent anglais et comprennent mais prennent bien le temps de lire tous les documents qu’on donne. Le douanier nous donne un papier bleu à remplir par personne. Et oh miracle (ceux qui cherchent des informations à ce sujet comprendront pourquoi j’écris « oh miracle » !) on obtient le fameux stickers collé sur notre passeport qui nous autorise à rester sur Shanghai pendant 6 jours. La procédure est un peu longue car ils ont photocopié les documents de la croisière et nos passeports. Derrière nous il y avait un couple de français qui prenait le quantum qui partait le jour même et eux ils ont obtenu un visa de transit de 24h gratuitement aussi.
🙂PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE (vols, visite de Shanghai sur 2 jours complets, trajet jusqu’au port)
Départ le mardi 11 avril à 8h depuis Nice. Vol effectué sur Air France en deux fois : Nice-Paris puis Paris-Shanghai, sans changement d’aéroport. Nous nous étions gardés 3h30 d’escale à Paris pour pouvoir tranquillement changer de terminal et surtout ne pas être pris au dépourvu si on nous modifiait les horaires de vol (ce qui a été le cas mais de 5 minutes alors rien de bien grave !). Rien à redire concernant Air France, repas correct, oreiller et couverture pour le long courrier, film en français… Arrivée à Shanghai à 7h55 le matin du mercredi 12 avril.
Arrivé à l’aéroport, après avoir passé l’immigration puis récupéré nos valises, nous sommes partis à la recherche d’un ATM pour sortir de l’argent. Pour donner une indication, car cela est variable selon les banques, on a retiré 411€ et on a perdu 15€ de frais. On a comparé et c’est bien plus avantageux que de changer sur place (aéroport ou même en ville d’ailleurs). Après cela dépend de votre banque et du montant retiré car c’est un part fixe plus un pourcentage du montant retiré.
Nous avons effectué le trajet entre l’aéroport et l’hôtel en maglev (train magnétique roulant à 431km/h !) puis métro. On a acheté un one day pass avec maglev (environ 7€50 par personne) pour pouvoir faire un trajet en maglev puis en illimité pour le métro pendant 24h (et pas jusqu’à minuit, réellement 24h à partir du moment où on le valide). Vous pouvez aussi acheter un one day pass sans maglev (1€65 envrion par personne). Se déplacer en métro est facile, par contre il scanne les sacs à dos et valise à chaque station donc on perd 2 minutes mais rien de bien méchant. Côté fréquentation, parfois c’est presque vide, parfois il ne faut pas être agoraphobe ! Tout dépend de l’heure et de la station de métro.
Nous avons choisi l’hotel phoenix situé 17 South Yunnan Road, Near east yan`an Road, Huangpu. 97€ pour deux nuits sans petit déjeuner. L’hôtel a un bon rapport qualité prix, chambre propre, non fumeur. Il est idéalement placé pour visiter le yu-garden, le bund, à 5min du métro ! Situé dans une rue avec beaucoup de petits restaurants dont un communiquant avec l’hôtel (avec images pour choisir ce qu’on mange!) et une supérette au coin de la rue (parfait pour l’eau notamment). Rue très calme pour dormir. C’est simple et efficace et très très bien placé surtout. Quartier où on s’est senti en sécurité. Gros point positif, notre vol arrivant à 8h nous avons aussi sélectionné cet hôtel pour le fait de pouvoir déposer les valises dès 10h, et pareil le jour du départ on pouvait les laisser jusqu’à 12h pour pouvoir visiter un peu avant de prendre le chemin du port…
😏Jour 1 : SHANGHAI
Le programme de la journée était le suivant : visiter le jardin Yu garden, traverser le pont avec des angles, voir le temple du dieu de la ville, marcher le long du Bund, marcher sur Nanjing road puis revenir à l’hôtel en métro, faire une petite sieste (obligatoire après plus de 16h de trajet), puis voir le bund de nuit.
météo : beau et chaud, un ciel sans nuage ! Au soleil en manches courtes, à l’ombre on sortait le petit gilet polaire…Parfait pour faire du tourisme.
Après avoir déposé nos valises à l’hôtel vers 10h, nous avons marché jusqu’au quartier du Yu garden. C’est un endroit très touristique qui concentre beaucoup de petits commerces pour touristes, le jardin traditionnel et le temple du dieu de la ville. Nous avons visité le temple (10 rmb), joli mais pas très grand finalement, parfait pour commencer notre périple asiatique. Nous avons ensuite traversé la foule pour apercevoir le pont avec les angles droits, impossible à traverser tellement il était bondé… Le Yu garden (40 rmb soit 5€30) était plus calme. Le jardin est très joli, vraiment inhabituel pour nous, très vaste, un véritable labyrinthe. On a bien dû mettre 1h pour le visiter. Nous avons ensuite mangé dans un petit restaurant, avec des photos et des prix affichés clairement. Pour 60rmb à deux (8€), ce n’était pas cher pour un lieu si touristique.
Depuis le jardin, direction le bund. La ligne de métro n’étant pas à côté, nous avons marché pendant un très long moment tout le long de la yuangpu river. On s’est posé devant la fameuse vue de Shanghai : le Bund ! Puis nous avons marché sur nanjing road qui est une immense rue commerçante où l’on retrouve les grandes marques internationales (peu d’intérêt à nos yeux mais de toute façon c’était le chemin du retour à l’hôtel). Nous avons pris le métro (pour une station !) pour revenir à l’hôtel.
Vers 17h nous étions à l’hôtel pour pouvoir se reposer un petit peu afin de pouvoir ressortir à la tombée de la nuit.
Un peu plus reposés, nous sommes repartis vers le Bund à pied, puis nous avons à nouveau marché sur nanjing road. La nuit c’est différent. Le Bund est magique de nuit comme de jour. Pour notre première soirée nous avons mangé au restaurant de l’hôtel, très bon et pas cher et super copieux ! Environ 50 rmb (6€60) pour nous 2. Heureusement qu’on n’avait plus que 2 étages à monter car après avoir mangé pour quatre, on n’aurait pas pu traverser toute la ville !
bilan de notre journée: Une première journée riche en découverte, entre tradition (temple et jardin) et modernité (la vue du Bund et la nanjing road). Et le plaisir de manger local en plus !
😏jour 2 : SHANGHAI
Le programme de la journée était le suivant : visiter le village d’eauZhujiajiao donné pour 1h de bus depuis Shanghai, revenir sur Shanghai pour visiter les temples Longhua et Jing’an (finalement pas visité par manque de temps) puis se promener dans l’ancienne concession française.
météo : beau et chaud, comme le jour précédent ! Un vrai régal…
Après une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner au lit rapide nous sommes partis à la recherche de l’arrêt de bus (à 15 minutes à pied de l’hôtel). Premier défi de la journée car c’est un bus que seuls les locaux prennent, sans numéro. L’arrêt de bus se situe près de l’intersection de la rue Pu'an et de la rue Jinling mais sur la rue Pu’an (côté parc). Le bus est rose et part toutes les 30 minutes (de 6h à 21h). Voici le nom de la ligne : Huzhu Express Line: HuZhu GaoSu KuaiXian 沪朱高速快线. Le billet de bus coute 12 rmb (envrion 1€60) par personne et par trajet, la personne demande le paiement pendant le trajet. Nous avons attrapé celui de 8h en courant un peu comme des sauvages car au début nous n’étions pas sur la bonne rue et les contrôleurs d’un autre bus nous ont montré qu’on devait revenir sur nos pas et tourner ! Heureusement que j’avais le nom de la ligne en chinois pour pouvoir leur montrer… Il restait deux places dans le bus, juste parfait pour nous ! Le bus était rempli par les locaux, ils nous ont regardés comme deux extra-terrestres… Le papy à côté de mon mari a essayé d’entamer la conversation en chinois, il nous a montré des photos du village d’eau, a pris nos documents pour les regarder. Drôlement curieux mais pas méchant. 1h30 plus tard nous arrivons, il s’agit du terminal du bus (il fait d’autres arrêts avant), impossible de se tromper. Il faut suivre la sortie piétonne, traverser la route, aller vers la gauche puis sur la droite en direction du parking pour les voitures. Tourner à gauche en longeant les petits commerces puis la première à droite, vous trouverez l’office du tourisme de Zhujiajiao sur votre droite. Surtout ne pas trop les déranger trop tôt, car quand j’y suis rentrée elles étaient trois, les trois plongées sur leur smartphone. Pour visiter le village vous avez plusieurs options. Soit tout faire en marchant, soit acheter un pass (3 pass possibles à différents prix pour pouvoir accéder à plus ou moins de lieux). Il vous donne une carte si vous choisissez un pass payant. Si vous voulez visiter simplement en deux ou trois heures en déambulant tranquillement je vous conseille d’imprimer une carte avant de partir ! Il y a bien une carte affichée à côté de l’office du tourisme mais elle n’est pas terrible côté précision. Finalement on continue notre chemin en suivant un peu les locaux et 5 minutes après nous sommes au pied du plus grand pont, le symbole souvent pris en photo. Le site en lui-même est assez étendu et si vous marchez un peu en dehors des quelques rues commerçantes principales comme nous (pour voir la véritable vie locale), il faut bien compter 3h pour visiter ce village encore habité. C’est une petite Venise chinoise où vous ne ferez sans doute pas les meilleurs affaires côté commerce mais vous avez l’embarras du choix (alimentaire, cosmétique, tissu, bazar…). Vous pouvez aussi faire un tour en barque.
Nous avons mangé dans un petit restaurant musulman situé en face du terminal des bus. En fait ce qui a attiré notre regard c’est que quelqu’un étirait la pâte pour faire (on a compris ensuite) des nouilles, on s’est arrêté pour regarder et finalement on est entré pour manger, là au moins ce n’était pas pour les touristes ! On est monté à l’étage, même avec des photos on avait bien du mal à savoir ce qu’on allait manger alors on a entamé la conversation avec notre voisin de table qui parlait anglais. C’est en demandant quel plat il fallait demander pour avoir des nouilles et de la viande qu’on a su que c’était un restaurant musulman (j’ai mis les pieds dans le plat en demandant s’il y avait du porc… je ne pouvais pas deviner !). On a pris un potage tout simple et un plat en sauce avec des nouilles et de l’agneau, le tout pour 25 rmb (soit 3€40 pour deux) ! Un vrai régal ! Dans le potage les nouilles étaient très fines, dans le plat plus épaisses, délicieuses dans les deux cas, et très copieux. On conseille, on envoie même la photo du restaurant si vous êtes intéressés, car c’était vraiment délicieux et à un prix défiant toute concurrence.
Vers 13h nous avons pris le bus en sens inverse, retour vers Shanghai. Seul petit problème, tous les bus présents dans le terminal étaient roses et aucun n’avait le nom qui correspondait à ce que j’avais sur mon papier… alors on a dû demander aux passagers en montrant le nom en chinois avant de trouver le bon bus (pas de conducteurs au volant avant le départ). C’est le système D…! Le trajet a duré 1h40, c’est très embouteillé sauf en pleine ville où c’est presque vide et extrêmement silencieux (voitures et scooters électriques pour la plupart). C’est dangereux quand on traverse, il faut bien ouvrir les yeux et ne pas se fier aux bruits…
Vu l’heure de retour et en sachant que les temples ferment à 16h30 ou 17h nous ne pouvions plus visiter les deux temples, nous avons choisi de voir le plus authentique (d’après les commentaires dans les guides touristiques) : Longhua. Nous avons pris le métro (one day pass à 18 rmb soit 2€40 par personne) pour environ 45 minutes de trajet. Se déplacer en métro ne coute quasiment rien, surtout qu’on utilisera ce même pass pour aller jusqu’au port le lendemain !
15h30 c’est le début de la visite du temple. On y restera 1h. Le lieu est grand et désert, parfait pour les photos ! C’est un joli temple arboré, la pagode à l’entrée est splendide tout comme la grande porte. On change d’univers en traversant les nuages d’encens à l’entrée. Le prix est de 10rmb (1€30).
On reprend le métro pour se diriger vers l’ancienne concession française. On marchera 2h entre Yan’an road et l’arrêt de métro Xintiandi en passant par Fuxing park. Les rues sont arborées ce qui donne du charme à ce quartier. On y trouve une partie avec des petits commerces hauts de gamme puis autour de l’arrêt de métro un grand centre commercial luxueux (sauf au sous-sol où on a un petit super marché haut de gamme tout de même). Quartier sans grand intérêt à nos yeux. Il y a la possibilité de voir ce grand quartier à vélo, d’ailleurs on peut visiter Shanghai entièrement à vélo car il y a des vélos en location dans toutes les rues, les vélos sont récents. Après il ne faut pas avoir peur du danger…
Nous rentrons en métro à l’hôtel, et nous cherchons un restaurant pour diner. On mangera finalement dans la rue de l’hôtel, dans un petit restaurant où de nombreux chinois font la queue (c’est souvent bon signe !). Le cuisinier fait frire sur le trottoir des tranches de porc pané dans une immense friteuse (très propre par contre). En fait il faut d’abord payer (soit en espèce soit en scannant un code avec son smartphone), on récupère un jeton puis on fait la queue. Quand on est arrivé à la caisse très sommaire le jeune homme nous a montré des photos de plusieurs plats, on a choisi le porc pané avec du riz « rice vegetable » et j’ai montré des raviolis (dumpling). Depuis la veille on voyait un peu partout des personnes en train de les farcir puis de les former alors on voulait gouter. On ne savait pas trop s’ils allaient arriver frits ou en bouillon, et finalement c’était en bouillon, peu gouteux, bon mais pas transcendant, tout dépend de la farce en fait. Le porc pané était très bon et croustillant, le riz est arrivé avec des légumes asiatiques cuisinés sautés, très bon et équilibré, et une fois encore super copieux pour les deux plats et pour pas cher.
bilan de notre journée: Une deuxième journée superbe. Le village d’eau est très joli et authentique si on se donne la peine d’aller plus loin que les rues très touristiques, le lieu a beaucoup de charme. Le temple Longhua est lui aussi très beau, bien plus vaste et plus vert que le temple vu la veille (du dieu de la ville). La partie concession française est inutile à voir (ce n’est que notre avis bien sûr). On a aussi pris beaucoup de plaisir à déguster des plats traditionnels comme les nouilles notamment.
😏jour 3 : SHANGHAI + embarquement à bord du Mariner of the seas
Au programme aujourd’hui : visite rapide du musée de Shanghai, changer des rmb en monnaie japonaise, se rendre au port pour embarquer.
météo : encore beau et chaud, vraiment idéal !
Petit déjeuner pris, en route pour le musée de Shanghai, à pied depuis l’hôtel… Encore une fois la situation de l’hôtel était vraiment parfaite. Le musée ouvre à 9h et est gratuit. On vous conseille d’attendre du côté de la fontaine car il y a beaucoup moins de monde qu’à l’entrée principale située exactement à l’opposé. En 1h nous avons visité le musée en entier d’un pas normal mais sans lire toutes les étiquettes non plus…. Le musée est intéressant, la partie concernant l’écriture est magnifique. Vous trouverez un plan en français au rez de chaussée.
Direction la bank of china, située pas très loin, car les taux étaient très bas pour convertir des yuans en yen japonais. Pour vous donner une idée, on a transformé 869 rmb en 14 000 yen, on a perdu 0€65… pour environ 115€ ! C’est juste un peu long, environ 20 minutes car ils photocopient le passeport et demande beaucoup d’information et la personne avait du mal car on n’avait pas d’adresse à lui donner vu qu’on prenait le bateau le jour même.
10h15 Retour à l’hôtel, on récupère nos valises et c’est parti pour le métro. Le trajet par google map est donné pour un peu moins de 2h. Ligne 8 puis ligne 3 jusqu’à Baoyang road. Au fur et à mesure on récupère du monde avec des valises, tout le monde va au port ! A la sortie du métro, sur votre gauche à côté du parking à scooter et vélo vous avez un arrêt de bus. Il s’agit d’un bus local qui récupère tous les passagers et qui va jusqu’à l’entrée du port. On a bien attenu 25 minutes avant qu’il n’arrive, et autant vous dire qu’il faut faire vite pour descendre du métro sinon vous attendrez le suivant. Le trajet coute 2 rmb (25c, la ruine !) à payer en entrant dans le bus. En arrivant au port, il faudra trainer les valises sur 1km environ, en marchant sur le côté gauche du pont.
12h30 c’est l’arrivée devant le bateau. Il y a des chinois partout, ça court, ça parle fort, ça se bouscule… On est loin de l’américain civilisé ! Sans vouloir faire de cliché bien sûr. On dépose nos valises puis on cherche où doit-on s’enregistrer. En fait on traverse d’abord un petit bâtiment plein à craquer mais qui semble ne pas nous concerner, on a cru comprendre que ce sont des bureaux non permanents des agences de voyage du coin qui ont vendu la croisière (beaucoup de chinois portent les colliers avec le nom des agences dessus). Finalement on se dirige vers la file pour les membres qui passent en priorité (on est membres emerald) et là on se retrouve coincé derrière une mamie en fauteuil roulant, en fait toute la famille veut embarquer en priorité avec elle (plutôt que de faire 2h d’attente on peut comprendre) donc ça hurle pour passer en force… Un membre du personnel nous prend en charge en voyant notre tête d’européen et nos papiers de réservation et nous amène directement au comptoir d’enregistrement. Je ne suis pas spécialement pour les privilèges mais là pour le coup passer devant tout le monde on a apprécié car le bâtiment était vraiment rempli ! On comprend pourquoi ils construisent deux autres énormes bâtiments (peut-être d’autres terminaux plus adaptés ?). Finalement on nous demande comme d’habitude nos passeports, mais aussi plus étonnant nos billets d’avion retour. On nous fait une photocopie des passeports en nous expliquant que c’est pour le Japon. On nous donne nos sea pass et c’est parti pour l’immigration. A nouveau on doit remplir un papier pour quitter la chine, ils inscrivent la date de départ sur le 144h obtenu à l’aéroport. La procédure est longue, ils observent minutieusement les billets d’avion retour. Oui oui, promis on quitte la Chine… ! On monte sur la passerelle, ultime contrôle, le personnel prendra des photos de nos billets d’avion retour puis vérifiera encore notre 144h… et nos passeports sont confisqués, et enfin nous voilà à bord ! Soulagement, c’est le début de « la suite des vacances »… ! Pour information il existe pour ceux qui arrivent le jour même, une navette Royal Caribbean entre l’aéroport et le port.
A peine arrivés à bord, nous déposons nos sacs à dos et allons directement à la salle à manger pour savoir où est notre table pour le restaurant du soir. En temps normal le numéro est inscrit sur la sea pass et ils essaient autant que possible de faire par langue, donc entre francophones. La salle est vide, on déambule et on rencontre finalement un responsable de salle qui nous dit que sur cette croisière les tables ne sont pas attribuées et qu’il faut venir à 20h pour choisir sa table… On revit alors la cohue de l’embarquement et on se dit « non ça risque d’être trop le bazar… » On tente alors un étage plus haut et on rencontre un autre chef de salle qui vient tout de suite nous voir. On lui dit qu’on ne parle pas chinois (il aurait pu s’en douter…) et qu’on souhaiterait une table pour deux, on lui explique également qu’il y a deux ans nous étions déjà à bord du Mariner of the seas et qu’on était sur une petite table pour deux, vraiment parfaite, située au pont 3 dans une petite salle… Qui ne tente rien n’a rien ! Et il nous regarde avec un grand sourire, et nous répond « ok no problem ! » et on descend pour noter le numéro de table sur notre sea pass. En ressortant de la salle on s’aperçoit alors que cette petite salle est réservée aux personnes qui ont des suites… ce qui n’est pas notre cas ! On ne sait pas si ce geste a été fait car on a une tête d’européen ou s’il a vu sur notre sea pass qu’on était membres emerald (je les avais dans les mains).
On monte alors au windjammer pour se restaurer. Le buffet est plein mais on trouve encore deux places. C’est copieux, très variés, très orientés asiatique pour certains plats (ce qui nous convient mais qui peut déplaire si on n’aime pas). On retrouve les classiques : hot dog, hamburger, frites, des plats en sauce, un morceau de bœuf grillé à la découpe, des crudités, des salades, des desserts, des fruits, du pain…
Après midi farniente…et installation dans notre modeste cabine !
Le lendemain, premier jour en mer, est très appréciable après nos visites sur Shanghai, un jour à rien faire cela repose un peu. Pour ceux qui arrivent le jour même, le premier jour en mer doit également être apprécié pour se remettre des 7h de décalage horaire avec le Japon (6h avec Shanghai). Le temps est vraiment brumeux, on ne voit pas la mer depuis le pont 12… !
🙂LES ESCALES
😏FUKUOKA 7h00 - 19h00 Le bateau est amarré en pleine ville, c’est difficile de faire mieux pour visiter par soi-même !
météo : beau et chaud, un ciel toujours sans nuage ! Encore une superbe journée.
Au programme de la journée : visiter Dazaifu dont deux de ses temples (Komyozenji et Tenmangu), rentrer sur Fukuoka pour visiter les ruines du château situées dans le parc Mazairu , le jardin japonais situé dans le parc Ohori et le parc en lui-même puis visiter les temples Tôchôji, Shôfukuji et Jotenji situés à Fukuoka.
Après un bon petit déjeuner (interdiction de sortir autre chose d’un point de vue alimentaire que des bouteilles d’eau du bateau en débarquant au Japon), nous descendons les escaliers tranquillement en direction de la sortie. Un membre d’équipage placé devant les escaliers nous arrête et nous demande si nous sommes des passagers… On trouve la question étrange mais finalement on explique que oui et que nous souhaitons descendre du bateau, elle nous laisse passer.
Nous débarquons du bateau en premier, nous rentrons dans le terminal d’un pas déterminé. On nous prend la température : 34°C pour mon mari, 35°C pour moi, l’officier a bien vu que son thermomètre a un petit problème mais il nous laisse passer ! On nous colle une grosse étiquette au dos de la photocopie du passeport (à faire chez soi, ou à demander à l’embarquement à Shanghai). Puis finalement on nous donne deux chaises et on nous demande d’attendre. En fait les japonais qui sortent du bateau d’une manière définitive sont prioritaires donc on attend sagement… Personne ne passera devant nous, en voyant les chinois arriver en masse, on demande alors si nous pouvons passer et on nous dit que oui. Finalement on passe officiellement l’immigration, les sacs sont fouillés.
Il faut savoir que pour pouvoir sortir du bateau à Kumamoto il est impératif de passer l’immigration à Fukuoka (avant 9h de mémoire) car pour le moment (projet en cours d’après les explications d’un membre d’équipage) à Kumamoto il n’y a pas de bâtiment pour l’immigration, on descend directement sur le quai.
Nous sortons du bâtiment vers 7h30 et nous cherchons où acheter les pass pour la journée (bus et métro illimités + un aller-retour en train). Il faut sortir du bâtiment, longer le parking du bus et rentrer dans le bâtiment situé à votre droite en sortant du bateau.
A l’accueil, ils vendent des pass à la journée (soit que bus et métro illimités à 820Y ,6€75, soit bus et métro illimités + un trajet aller-retour en train pour visiter le site de Dazaifu à 1340Y, 11€ environ) mais aussi des tickets à l’unité. Il faut bien faire le calcul avant d’acheter le one-day pass pour vérifier que c’est rentable, dans notre cas il a été largement amorti. Le trajet simple pour se faire déposer au centre ville coute 190Y. Le train pour aller à Dazaifu coute 800Y aller-retour. Le choix du pass se justifie pas le prix mais aussi par la simplicité d’utilisation, il faut simplement montrer au chauffeur du bus, ou au personnel avant d’accéder au quai (métro ou train). Pas besoin de manipuler de la monnaie à chaque fois qu’on sort du bus (on entre par le milieu du bus, on sort devant et on paie en sortant).
On prend donc le bus pour aller jusqu’à Tenjin Kita. Pendant le trajet nous discutons avec deux chinoises qui descendent elles aussi du bateau et veulent aller à Dazaifu mais ne savent pas comment faire, du coup on fait le voyage à 4. On a bien rigolé car elles pensaient qu’on était des danseurs sur le bateau (la veille il y a avait un superbe spectacle avec des danseurs et des chanteurs de type européen). A quatre nous cherchons la gare puis les quais. La gare est immense (boutiques, restaurants, arrêt de métro, quais pour les trains…) et est organisée sur plusieurs niveaux. Tout est bien indiqué en anglais et avec des petits dessins. Par contre pour facilement identifier le bon train et le bon quai on a utilisé les horaires car c’était la seule chose d’écrite qu’on pouvait comprendre ! Le trajet en train dure 35 minutes et il y a un changement à faire, c’est bien indiqué si on a pris le temps avant d’identifier la bonne ligne. Il faut savoir qu’il y a trois types de train qui font le trajet entre la gare et dazaifu (avec plus ou moins d’arrêt).
Arrivés sur place, nous traversons la rue commerçante de Dazaifu. On observe les stands qui font les fameux petits beignets fourrés à la pâte de haricot rouge sucrée. Un beignet coute 120Y (1€), c’est bon et vraiment différent de ce qu’on mange habituellement. Il y a beaucoup de stand et beaucoup de monde sur le site en lui-même. Sur le site il y a beaucoup de temple, plus ou moins grands. Nous avions décidé de voir les deux principaux : le Komyozenji et le Tenmangu. Le deuxième est le plus grand et le plus connu. Vous traverserez trois ponts pour le visiter, c’est très joli. Le komyozenji est plus petit et nous n’avons pu voir que le petit jardin minéral situé à l’entrée, le temple étant réservé à la prière le jour où nous y étions (un dimanche). Nous avons pris la peine de marcher un peu à l’arrière du Tenmangu pour aller jusqu’à un petit temple situé dans les hauteurs (20 minutes de marche). Nous sommes passés sous les célèbres portes rouges japonaises à travers la forêt, c’était désert… comme si la foule ne visitait que le Tenmangu. Après avoir visité les deux temples, nous sommes redescendus et nous avons marché jusqu’au petit parc d’attraction attiré par la musique… Nous nous sommes posés à regarder un magnifique spectacle de danse de différentes écoles. Les tenues étaient superbes et colorées. Cela devait être un évènement important car il y avait même des équipes de télévision. Rester au soleil était difficile tellement il faisait chaud…
Avant de rentrer à Fukuoka nous avons pris le temps de déguster un beignet fourré à la viande à 270Y, 2€22 (voir le site de benefukuoka pour avoir l’adresse exacte du restaurant car il n’est pas dans la rue principale mais un tout petit peu en retrait). C’était très bon, un peu délicat à déguster avec les baguettes par contre !
Retour à Fukuoka en train, après avoir regardé une autre représentation, dans la rue commerçante cette fois-ci (il y avait plusieurs endroits où les gens dansaient). C’était magnifique !
A la gare nous avons pris le métro pour aller jusqu’aux parcs Ohori et Mazairu qui sont l’un à côté de l’autre, toujours en montrant notre pass avant d’accéder au quai.
Les ruines du château ne sont pas immenses mais la porte encore entière laisse imaginer la taille du château qui existait avant. Nous nous sommes posés un moment sous les prunus encore en fleurs parmi les japonais qui finissaient leur pique-nique.
A 14h nous avons ensuite visité le jardin japonais situé au bout du lac du parc Ohori. L’entrée est à 240Y (1€97) par personne mais on n’a payé moins (on a payé le tarif groupe, va savoir pourquoi…). Il est petit mais très joli. Nous avons eu la chance d’assister à des séances photos de mariage en tenue traditionnelle. Les deux mariées étaient très belles. Le fait de venir un dimanche permet de voir les gens « vivrent ». Le parc ferme à 17h.Il faut compter 30 minutes pour visiter ce joli jardin voire plus si vous faites des photos.
Dans ce parc Ohori il y a aussi le musée d’art mais qui est fermé jusqu’en 2018.
Nous avons ensuite traversé le lac avant de rejoindre la station de métro. C’était drôle de voir les pédalos en forme de cygne… Vu l’heure nous avions encore le temps de visiter les temples Tochigi, Shôfukuji et Jotenji. Nous avons donc repris le métro jusqu’à l’arrêt Gion.
Le temple Tôchôji est juste en face de vous en sortant du métro. Avec sa belle pagode rouge vous ne pouvez pas le rater. La pagode est magnifique, il y a aussi un petit jardin japonais dans l’enceinte du temple. C’est gratuit et il ferme à 17h. Vous pouvez monter à l’étage pour voir un très grand bouddha.
Le temple Shôfukuji est situé à 5 minutes à pied de l’autre. C’est un style différent, beaucoup plus ancien, gratuit et toujours ouvert. Le parc est arboré et désert… C’est apaisant et très joli.
Enfin, 5 minutes de marche encore, et nous arrivons au temple Jotenji. Il s’agit d’un grand temple et de plusieurs plus petits. Certains sont fermés au public mais on peut voir en passant la tête un beau jardin minéral. Il n’y a personne, c’est très joli et apaisant.
Encore 5 minutes de marche et nous avons fait une boucle, retour à l’arrêt de métro Gion. Nous marchons en direction du port (attention ça roule à gauche !) pour trouver l’arrêt de bus qui nous emmènera jusqu’au bateau. Si vous êtes motivés et encore en forme vous pouvez aussi marcher, vous êtes à 2km du port presque toujours en ligne droite !
bilan de notre journée à terre : Une journée bien remplie et pourtant sans se presser ! Jamais nous n’aurions imaginé pouvoir visiter les 3 temples de Fukuoka en fin d’après-midi… Beaucoup de découverte, rien de redondant… On ne regrette pas le voyage jusqu’à Dazaifu, l’escale étant longue, ça vaut le coup !
😏KUMAMOTO 8h00 – 20h00
Le bateau est à quai au port de Yatsushiro. C’est à environ 40km de Kumamoto.
météo : pluie, pluie et pluie… une météo peu propice aux visites, mais bon on fera avec… Et encore on s’estime chanceux car les plus grosses averses seront quand nous sommes dans les transports en commun (train puis tram plus tard dans la journée !).
Au programme de la journée : prendre le taxi puis le train pour rejoindre Kumamoto, monter au 14ème étage de la mairie, faire le tour du château, visiter le jardin japonais suizenji, déambuler dans le centre commercial shimotori pas loin du château, rentrer au port.
L’heure de sortie autorisée était donnée pour 8h30. A 8h15 nous étions déjà prêts alors on descend les escaliers puis on se dit de toute façon on attendra chacun notre tour avant de pouvoir descendre du bateau. Et en fait, tout comme la veille, personne ne nous arrête. On se retrouve nez à nez avec l’immigration japonaise montée à bord pour faire les contrôles (car il n’y a pas de bâtiments, on descend directement sur le quai). Ils n’ont pas fini d’installer les tables alors on attend tranquillement. Quelqu’un nous aperçoit et toujours la même question, est ce que vous êtes des passagers ? Toujours la même chose, on explique que oui et qu’on veut simplement descendre. On a le droit à une fouille minutieuse (ils ont même ouvert le porte-monnaie de mon mari !). Je demande à un japonais de m’écrire le nom du port en japonais (pour pouvoir montrer au taxi le soir pour rentrer).
Pour rejoindre Kumamoto rapidement mais en limitant nos dépenses nous avions fait le choix de prendre le taxi jusqu’à la gare de shin-yatsushiro puis de prendre le train jusqu’à Kumamoto. Le prix du taxi entre le port et la gare est d’environ 3000Y (soit 25€ les 15 minutes). Il existe une navette gratuite qui vous prend au port et marque plusieurs arrêts dont le temple de la ville de Yatsushiro, le centre-ville et un grand centre commercial situé en dehors de la ville. Les navettes partent toutes les 30 minutes mais n’étaient pas en service avant 9h. Elles ne passent pas par la gare… On la prendra le soir pour éviter de repayer 25€ de taxi. En rentrant dans le taxi on vous donne un petit papier où il est écrit en anglais, chinois, japonais « je suis un passager de croisière, ramenez moi au port de Yatsushiro s’il vous plait ».
Arrivés à la gare un peu avant 9h, nous tombons sur les artistes qui avaient fait leur show la veille sur le bateau, un duo de comique anglo-japonais excellents ! On discute 5 minutes car le spectacle était vraiment délirant et ils nous expliquent qu’ils prennent le shinkansen.
On se pose quelques minutes pour réfléchir au problème du retour, on rentre dans l’office du tourisme situé dans la gare. Ils sont très gentils et nous donnent les horaires des trains, de la navette gratuite et le plan de la ville en anglais. Le soir on rentrera donc en s’arrêtant à l’arrêt de train suivant puis on marchera jusqu’au centre-ville puis on prendra la navette gratuite. Un peu long mais 100% gratuit…
En attendant, il faut déjà prendre le train local. Il faut compter 5€30 (650Y) par personne par trajet pour rejoindre Kumamoto. Si vous prenez le shinkansen c’est environ 20€ par personne et par trajet, mais c’est plus rapide. Les quais sont totalement isolés alors nous n’avons pas eu la chance de le voir sauf à travers des grilles perforées. Par contre plus loin on a pu voir un entrepôt de shinkansen, il y en avait des dizaines...
Bref, 9h45 nous arrivons à Kumamoto. Il pleut des cordes, nous regardons dans les petites boutiques dans la gare pour voir le prix d’un parapluie… On hésite car après faut se le trainer toute la journée, on regarde dehors et il ne pleut plus une goutte ! Les averses commencent et s’arrêtent aussi rapidement…On aura droit à ce phénomène météorologique plusieurs fois dans la journée.
On achète donc notre pass pour le tram dans la gare puis on sort. Le prix d’un trajet en tram est de 170Y, le pass illimité coute 500Y. L’arrêt de tram est facile à trouver, il est en face de la gare. 15 minutes après nous sortons du tram et nous montons au quatorzième et dernier étage de la mairie pour avoir une superbe vue sur le château sinistré. Cela peut sembler bizarre de rentrer dans un bâtiment administratif mais on a le droit. La vue est belle et cela vaut le détour car prendre de la hauteur est la seule façon de voir l’ensemble du site.
En sortant de la mairie nous faisons le tour du château en suivant les douves. Depuis le tremblement de terre d’avril 2016, la visite est limitée. On peut faire le tour du château mais on ne pénètre pas à l’intérieur. Tout est devenu gratuit par contre. Le tour du château prend une bonne heure et permet d’apprécier la vue sur les différents bâtiments encore entiers ou sur les ruines, c’est impressionnant de voir des murs entiers totalement éventrés… Les travaux sont estimés pour environ 20 ans et on comprend pourquoi en voyant l’ampleur des dégâts ! Malgré le tremblement de terre, la visite du château est un incontournable, il reste majestueux et impressionnant par sa taille. Heureusement il n’a pas plu pendant cette visite… Vous trouverez sur le site de benenofukuoka une carte du château avec les différents points de vue pour faire des photos.
Pendant le tour vous aurez l’occasion de voir deux petits temples. Le deuxième en bas du château était désert, la visite se fait en 5 minutes mais c’est agréable de le faire seuls.
Nous reprenons le tram en direction du suizenji garden. C’est un jardin japonais touristique, le deuxième incontournable de la ville. Il est beau et vallonné. Il y a une représentation du mont Fuji et un bel étang. Le prix est de 400Y par personne (3€20 environ). Il faut compter 1h dans le jardin pour visiter tranquillement. Même sous la pluie nous y sommes restés 1h… !
13h30 Nous reprenons le tram B et nous nous arrêtons à Torichosuji Station. C’est une belle rue commerçante couverte. On découvre les boutiques spécialisées dans le karaoké. C’est drôle et décalé pour nous. On cherche un petit restaurant local pour manger, le petit déjeuner commence à dater…. Finalement on mangera dans un bon petit restaurant, très propre, et très bon. On a mangé 5 raviolis grillés, du riz et du porc mariné et un bouillon avec des nouilles (des ramens) pour environ 8€. En fait ils faisaient de la publicité au milieu de la rue couverte et on s’est dit pourquoi pas, on a pris les coupons, on a eu du mal à trouver l’endroit mais cela en valait la peine ! Ils proposaient une carte avec des images, rien en anglais mais l’un des serveurs parlait anglais. On s’est débrouillé comme on pouvait, le serveur était adorable. Une très bonne adresse. Pareil on peut donner l’adresse si jamais…
15h, on se dirige vers la gare en tram. On reprend les billets mais cette fois-ci jusqu’à l’arrêt de train principal Yatsushiro. C’est un peu plus cher. C’est la ligne Kagoshima. Les gens attendent en ligne bien sagement rangés sur le quai. Je dérange avec un grand sourire notre voisine de devant en lui montrant notre billet pour être certains de bien monter dans le bon train… Tous les trains que nous avons pris au Japon étaient ponctuels !
Arrivés à Yatsushiro, nous marcherons environ 30 minutes (presque toujours tout droit) avant de trouver l’arrêt de la navette gratuite situé en face du temple. Nous avons traversé la ville et la rue commerçante, tout était désert, c’est vraiment un endroit où il n’y a rien à voir à part ce joli temple (enfin vu de l’extérieur car vu qu’il pleuvait à nouveau beaucoup nous sommes restés bien gentiment assis à l’arrêt de bus). Nous avons attendu environ 30 minutes car une des navettes a été annulée… Heureusement qu’on avait nos vestes de pluie car certains chinois en short et sandales devaient sacrément avoir froids.
Un peu avant 17h, la navette arrive, enfin ! Vu l’heure on décide alors de s’arrêter au centre commercial desservi par la navette pour voir si on trouve des petits souvenirs et utiliser nos derniers yens japonais. Nous y resterons 1h, c’est en réalité un supermarché et une bonne vingtaine de boutiques. Nous avons été très surpris en marchant dans le supermarché car forcément les produits ne sont pas les mêmes que chez nous. C’est vraiment dépaysant. Ils vendent par exemple des baguettes d’apprentissage pour apprendre aux enfants à manger avec des baguettes. Forcément chez nous ça serait plus compliqué à trouver… Une heure plus tard et quelques souvenirs achetés à l’effigie du Kumamon (un ours noir mignon emblématique de Kumamoto) nous attendons la navette. Manque de chance, elle est complète, nous devons patienter 30 minutes de plus dans le froid… Nous prendrons donc la dernière navette, puis nous roulons en direction du port. Nous sommes fatigués car la journée a été belle mais éreintante sous la pluie… Arrivés au port on découvre une bonne quinzaine de bus qui attendent chacun leur tout pour décharger les gens en excursion. Il pleut des cordes donc tout le monde reste dans les bus. Notre chauffeur explique que lui c’est la navette gratuite et qu’en gros il ne veut pas vraiment attendre 2h sur le quai et il double tout le monde… et nous dépose devant le bateau. On a eu de la chance d’avoir un chauffeur un peu gonflé !
bilan de notre journée à terre : Encore une belle journée ! Les différents éléments du château sont impressionnants, le jardin était beau, le repas excellent ! Même si la météo n’était pas avec nous, nous n’avons eu aucun regret d’aller jusqu’à Kumamoto car à Yatsushiro il n’y avait pas de quoi occuper toute la journée… C’est notre impression et aussi celles des deux chinoises qui avaient été à Dazaifu la veille avec nous, qu’on a retrouvé le soir même dans le bateau et qui étaient très déçus de ne pas avoir pris le train pour aller jusqu’à Kumamoto avec nous.
Les 2 escales sont vraiment intéressantes et permettent la découverte de sites très variés. Entre les temples, les parcs, les jardins et le château, tout se complète parfaitement et donne un joli petit aperçu rapide du Japon.
🙂DETAILS SUR LE BATEAU
Côté restauration...
Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : surtout testé au petit déjeuner et une fois à midi le premier jour à Shanghai. La nourriture est variée, on trouve de chaque côté du buffet un endroit spécialisé asiatique (le nom de ce buffet est Jade). Vous avez des croissants, du beurre, des confitures, des muffins, de la viennoiserie, du jambon, du bacon, des pommes de terres paillasson, des crudités, des fromages en tranche, des fruits, des yaourts, du lait en brick, du lait chaud, du chocolat au lait (sur demande !)… Bref beaucoup de choix et vous rajouter à ça des nouilles, du riz sautés, des bouillons, des marmites entières d’œufs durs ! On a remarqué quelque chose d’amusant, les chinois se jettent sur les laitages (yaourts et briquettes de lait) et les œufs durs au petit déjeuner. Ils doivent rire en voyant nos croissants…Chacun ses habitudes. Pour les habitués, ne chercher pas des english muffins, il n’y en n’a pas au départ de Shanghai. Et si vous voulez des baggles il faut les demander là où ils grillent le pain. Ils sont bien cachés !
- salle de restaurant : La carte du menu (en anglais mais avec des images) a changé. On trouve au choix 5 entrées, puis 4 plats non asiatiques puis 4 plats asiatiques. La carte des desserts comprend 4 desserts et des sorbets et glaces. On a retrouvé certaines entrées, les escargots notamment et certains plats qu’on avait déjà eus à bord d’autres bateaux de la même compagnie comme la souris d’agneau au romarin avec de la purée et des petits légumes. Pareil pour les desserts, on a retrouvé la crème brulée à la banane et le soufflé au chocolat et sa sauce au capuccino… Nous avons très bien mangé. Tous les soirs parmi les quatre plats non asiatique il y avait toujours un plat de pâtes avec des sauces variées.
- Lors de nos journées en mer, nous avons été mangés au Johnny rockets pour le déjeuner. En fait on paie 6.95$ par personne et on peut manger tout ce que l’on veut. Les hamburgers sont très bons, les frites et les oignons frits aussi. Le super sundae au chocolat… miam, un délice aussi ! La tarte aux pommes et à la canelle également ! Heureusement qu’on marche toujours beaucoup dans la journée et qu’on ne prend presque jamais les ascenseurs… ! Il y a juste un détail qui nous a fait sourire, comme il y a deux ans d’ailleurs, le personnel asiatique ne « colle » toujours pas par rapport à l’ambiance américaine du restaurant… ! Un autre détail, le restaurant était presque vide, on a mangé avec des officiers ou du personnel non asiatique pour les deux repas. Notre serveuse nous a expliqué que les chinoises voulaient garder la ligne et ne pas habituer les enfants à manger ce genre de nourriture. Du coup c’était super calme… ! Contrairement au windjammer les jours en mer qui était pris d’assaut…
2.Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même et cette croisière s’y prête vraiment ! Nous n’avons pas acheté d’excursions proposées par la compagnie Royal Caribbean. Je ne peux donc pas juger de la qualité.
Par contre à bord il n’y avait que 3 excursions proposées à la vente, c’est très peu : - 4h de visite à Fukuoka pour voir un temple, le jardin japonais du parc ohori, la tour de Fukuoka, 89$ - 4h de visite à Kumamoto pour voir un parc situé à côté du château et le suizenji garden, 99$ - 4h de visite à Shanghai puis ils vous déposent soit à l’hôtel soit à l’aéroport 75$.
Avant de partir il faut savoir qu’en réservant depuis le site américain j’avais vu qu’il proposait aussi à Fukuoka une excursion qui allait à Dazaifu, environ 100€ par personne mais apparemment elle n’était pas à la vente depuis le bateau.
J’ai gardé le descriptif en anglais des excursions, si quelqu’un le veut, dites le moi et j’envoie.
3.Côté spectacles... Nous avons assisté à plusieurs spectacles à bord du mariner of the seas, en général à 21h15, tous de très bonne qualité voire excellente !
Pour la première fois depuis qu’on voyage avec cette compagnie on a vu qu’il vendait un spectacle payant, pas cher (9$) mais pour le principe je préfère le dire. C’est un spectacle de cirque sur glace, il y a eu plusieurs représentations pendant les deux jours en mer. Nous n’y avons pas assisté.
On a vu un duo de comiques sans parole. On a vraiment beaucoup rigolé. Les chinois participent beaucoup plus que les européens pendant ce genre de spectacle. Pour vous donner une idée, un moment un des artistes prend une chaussure d’un passager et la renifle et fait semblant de montrer qu’elle ne sent pas bon, le passager s’est levé et lui a envoyé l’autre chaussure sur scène (par chance pas dans la tête !). Le comique anglais (rencontré à la gare) nous a expliqué qu’il adorait faire ses spectacles en Asie justement pour cette interaction avec le public chinois. Excellent show.
On a aussi vu un spectacle de danseurs et chanteurs qui restent sur le bateau. Beau spectacle, divertissant, vivant, coloré. Les décors sont travaillés.
On a assisté également à un concert au violon mais après 5 minutes nous avons quitté la salle de spectacle, trop fatigués pour vraiment en profiter. L’artiste n’est pas en cause… !
Enfin nous avons vu un spectacle d’un illusionniste chinois. Il était simplement impressionnant… ! Avec toujours la même question sans réponse : mais comment il fait… ? C’était scotchant ! Excellent show également.
4.Côté activités sportives sur le bateau... - mur d'escalade : pas tenté ! Mais tenté sur un autre bateau de la même compagnie et c’est vraiment sympa surtout un jour en mer ! Pour le coup avec la brume épaisse et le vent le premier jour en mer il ne devait pas y avoir grand monde… - piste de marche et course : pas utilisée ! Ni par nous ni par les autres d’une manière générale, faut bien avouer que le premier jour en mer on ne voyait pas l’autre bout du bateau tellement il y avait de la brume (la corne de brume a sonné toute la journée !) et pareil l’après-midi du deuxième jour en mer… - piscine du solarium : pas testée mais il y a toujours une personne qui surveille ce qui est agréable pour éviter les enfants turbulents… - jacuzzi : beau et grand mais pas testés non plus - terrain de golf : testé avec un énorme vent, juste pour le fun ! - terrain de basket : pas testé ! Mais utilisé à chaque fois que nous sommes passés pas loin.
Une petite remarque concernant la bibliothèque, elle a été transformée en pharmacie japonaise. C’est assez drôle car les étiquettes indiquant les langues des livres sont encore en place…
5.Le bateau en lui-même et quelques ressentis... en vrac !
Bateau assez grand avec beaucoup d’endroit pour se poser (sans forcément voir la mer par contre). La promenade intérieure reste agréable quand le temps est maussade. On a pris plaisir à faire quelques tours sur le pont extérieur tout en haut même avec un grand vent.
Aucun problème pour prendre des serviettes et avoir un transat de libre mais en même temps vu le temps cela se comprend…
Pour les personnes parlant peu ou mal anglais, il y a à l’accueil un tunisien qui s’appelle Idi et qui parle français. Il est très gentil, on l’avait rencontré il y a deux ans à bord du même bateau. Il y a aussi un indou toujours à l’accueil qui lui aussi parle français. Vous trouverez aussi quelques mauriciens surtout au niveau des cabines. Le journal de bord est en mandarin ou anglais, par défaut on prendra l’anglais. C’est la première fois qu’on a la carte du restaurant en anglais mais avec les images c’est tout à fait compréhensible si vous ne parlez pas un anglais irréprochable.
Les chinois sont assez calmes à bord. Sauf le premier jour où ils se pressent tous pour déposer 150$ sur leur compte à bord sinon ils ne peuvent pas débarquer du bateau au Japon (cette mesure ne concerne pas les gens qui ont enregistré une carte de crédit à bord). En fait un officier nous a expliqué qu’ils avaient été obligé de mettre cette procédure en place à cause de passagers chinois qui un jour d’escale étaient volontairement restés au Japon et n’étaient donc pas remontés à bord.
On voudrait en profiter pour dire qu’à de nombreuses reprises on a pu constater deux choses : - en ayant une tête d’européen, le personnel « non asiatique » vient vers nous avec le sourire pour nous demander si on a besoin de quelque chose ou tout simplement pour discuter (le dernier soir je me suis retrouvée à discuter en anglais avec un brésilien qui m’expliquait que c’était son compagnon qui faisait le rôle du policier sur la passerelle pendant la chanson YMCA), comme s’ils étaient contents de voir d’autres personnes que des chinois. Un autre exemple, un jour on attendait à la réception, il y avait au moins une vingtaine de personnes devant nous, et un membre du personnel (non asiatique) est venu directement me voir pour savoir ce qu’il pouvait faire pour nous. - en ayant une tête d’européen, l’ensemble du personnel asiatique a plutôt tendance à fuir (les photographes nous ont évités à plusieurs reprises, pareil pour les personnes qui font de la publicité pour les restaurants payants…) Ce ne sont que des ressentis bien sûr et on ne souhaite pas généraliser à l’ensemble du personnel qui peu importe sa nationalité est toujours assez souriant et efficace.
Enfin lors de la soirée habillée, nous étions presque les seuls à s’être habillés pour l’occasion. On s’est fait regarder comme deux ovnis en tenue de soirée ! A côté ne nous dans la salle de restaurant un homme était en short et en basket, sur un autre bateau il ne serait pas rentrés dans cette tenue là je pense…
Les chinois voyagent beaucoup en famille, alors il y avait beaucoup d’enfants à bord et beaucoup de personnes d’un âge avancé.
En partant de Kumamoto le commandant a fait une annonce en expliquant que la météo serait mauvaise pour la nuit, que le bateau était prévu pour naviguer sur une mer déchainée mais qu’on pouvait ressentir des secousses. Il a annoncé des creux de 3 à 6 mètres de hauteur, c’est légèrement anxiogène pour s’endormir tranquillement ! En fait cette nuit-là c’est vrai, le bateau a bien bougé. Mais rien d’insurmontable pour autant. Entre la brume et la houle, il devait y avoir du monde à la passerelle… !
Dernière chose, les chinois d’une manière générale achètent beaucoup de choses pendant les escales (couches pour bébé, produits de beauté, produits panasonic…) du coup le soir les contrôles à bord sont assez longs vu qu’ils scannent toutes les marchandises.
🙂DEBARQUEMENT Etant membres emerald on est censé sortir après les passagers en suite et avant tous les autres du coup, et finalement ça a été un peu la cohue car beaucoup de personnes n’ont pas respectés les lieux de rdv et les horaires qui vont avec… Gros problème d’organisation et manque de personnel pour gérer la porte de sortie.
Nous avions fait le choix de garder une valise pour pouvoir sortir du bateau avec. Nous avons placé l’autre valise devant la porte avant 22h comme demandé. Nous avons été récupérés nos passeports la veille du débarquement. Une seule personne peut aller chercher tous les passeports pour la cabine à condition d’avoir toutes les seapass.
A l’immigration en sortant du bateau on nous a demandé nos billets d’avion retour et de remplir une demande pour une exemption de visa de 144h puis finalement en lisant le document elle s’est aperçue que nous reprenions l’avion dans la nuit donc que nous n’avions pas d’hôtel donc elle nous a fait remplir les documents pour l’exemption de 24h. Notre vol étant à 00h05. Ce qui veut aussi dire que vous pouvez avoir deux exemptions de visa de 144h !
Pour sortir du port il existe une navette gratuite (free shuttle bus) qui vous dépose jusqu’à l’arrêt de métro de la ligne 3. On prend la navette, il faut porter ces valises dans le bus (pas pratique du tout car ce n’est pas un bus de ville et ils n’ouvrent pas les soutes!). 15 minutes après nous étions déposés à l’arrêt de métro.
De nombreux taxis attendent si vous préférez cette option.
🙂DERNIER JOUR DE VISITE DE SHANGHAI
Au programme de ce dernier jour : déposer les valises en consigne à la gare, visiter le temple Zenhru, visiter le marché aux fleurs, visiter le temple du bouddha de jade et voir le quartier artistique M50. Reprendre nos valises puis partir à l’aéroport en métro.
Il a déjà fallu acheter un one day pass métro à la station (2€22 par personne pour un pass illimité pour le métro).
Arrivés à la gare (assez grande, les couloirs sont interminables surtout en trainant les deux grosses valises !), nous avons cherchés des consignes. J’avais lu qu’il fallait compter envion 10 rmb sur plusieurs forums. J’ai demandé à un premier endroit il voulait 60 rmb pour les deux valises, j’ai demandé à un deuxième endroit il voulait 100 rmb pour les deux valises. Finalement après négociation on a payé 50rmb pour les deux grandes valises. Les consignes se trouvent à l’extérieur du batiment principal mais facilement repérable. Je pense qu’on aurait pu payer moins cher mais on ne voulait pas perdre une heure pour gagner au final 2€.
Le temple Zenhru est facilement accessible en métro, l’arrêt de métro s’appelle même zenhru temple… Il n’est absolument pas touristique et on traverse un petit quartier beaucoup plus populaire qu’au centre-ville de Shanghai pour y accéder. Si je ne devais choisir qu’un seul temple, je prendrai sans hésiter celui-là. Il est authentique mais ne chercher pas le rouge, ici les rubans sont jaunes… Sa pagode est belle et haute. Les bonsaïs sont magnifiques, le temple est grand et fleuris. On voit les appartements des moines au-dessus des salles de prières.
Caojiadu flower market est notre prochain arrêt, nous reprenons le métro pour rejoindre ce fameux marché aux fleurs. C’est un grand bâtiment où de nombreux marchands proposent leurs fleurs. Des vraies, des fausses, des cailloux, des milliers de petites plantes grasses, des compositions de roses pour les hôtels ou les réceptions, des tournesols géants, des bambous du bonheur… un rayon entier pour les aquariums, et des orchidées partout ! Un arrêt qui sort des sentiers classiques de visite mais qui mérite le détour ! Autant le dire nous étions presque les seuls non-chinois dans le bâtiment mais c’est vraiment unique ! Et là on se dit mais pourquoi on ne peut pas ramener quelques petites plantes grasses en France…quel dommage!
On reprend le métro en direction cette fois-ci du temple du bouddha de jade. Il est 13h30 et nous commençons à avoir faim. On regarde un peu les restaurants à la sortie du métro et on voit quelqu’un manger dans un bol en fonte posé dans un panier en osier, un plat très appétissant. On s’approche, on regarde les dessins, un peu les prix. Allez hop on rentre. Personne ne parle anglais, les dessins sont peu explicites… Je montre un plat en essayant au moins de savoir la viande qu’il y a dedans (des abats ou du poulet ?) et finalement le cuisinier part en cuisine pour revenir avec du porc mariné en tranche cru. On part sur ça puis une autre marmite avec du poulet. On nous donne deux bols de bouillon, qu’on n’a pas commandé mais bon on les mange. Très gouteux ! Puis arrivent les deux marmites avec de la salade, du riz, de la sauce soja au fond, la viande mariné… Très bon pour les deux mais celle au poulet est quasi immangeable tellement c’est piquant ! Les cuisiniers mangent à côté de nous, c’est la fin du service et nous font gouter des pommes de terre super fondante en sauce qu’ils ont dans leur plat, ils sont vraiment curieux et sympathiques. On a remarqué par contre qu’ils ne proposent jamais à boire de manière systématique, que ça soit à Shanghai ou au Japon. Les gens rentrent souvent avec leur boisson. Je ne sais pas si c’est que dans les petits restaurants pour les locaux ou si c’est une pratique généralisée ou si c’est parce qu’on a déjà du mal à se faire comprendre ne parlant pas chinois…
On marche ensuite, le ventre plein, vers le temple du bouddha de jade. L’entrée est de 20rmb par personne. Il y a plusieurs bâtiments, c’est en partie en chantier. C’est joli mais sans plus par rapport à Zenhru. Et surtout c’est rempli de groupes de touristes en voyage organisé. Les deux bouddhas taillés dans le jade sont somptueux par contre.
On marche alors vers le quartier artistique M50. Peut-être est-ce lié au fait que la plupart des galeries soient situées dans les étages mais nous n’arrivons pas à nous motiver à y entrer… On en visitera deux mais cette rencontre artistique est plutôt un raté. Le quartier est plus tourné « bon chic bon genre ». On s’arrête pour observer des tagueurs en pleine action.
On repart ensuite vers la gare en métro pour reprendre nos valises. On reprendra ensuite le métro , toujours avec nos pass, jusqu’à l’aéroport (sans maglev vu qu’on a le temps). Le trajet retour de la gare jusqu’à l’aéroport semble interminable. Sur la ligne 2 si vous la prenez pour aller à l’aéroport comme nous, il faut savoir qu’à une station il faut sortir du métro et prendre le métro situé sur le quai en face. C’est très bien indiqué en chinois et en anglais.
Bilan de la journée : une dernière et belle journée sous le soleil ! Seul le quartier M50 n’a pas été intéressant à nos yeux. Le temple Zenhru et le marché aux fleurs ont été deux coups de cœur !
🙂LE RETOUR 20h nous arrivons enfin à l’aéroport, avec 4h d’avance. Nous déposons nos valises et nous déambulons dans l’aéroport en attendant que le temps passe… !
Nous rencontrons alors l’équipe de l’émission Turbo (M6) qui est venue faire son reportage pour le salon de l’automobile de Shanghai. Mon mari étant passionné d’automobiles nous discutons quelques minutes tous ensemble, ils rentrent eux aussi en France. Ils sont super sympas et très abordables. Ils prennent le vol juste avant nous.
Nos deux vols pour Paris partent avec 30 minutes d’écart, on attend sagement l’heure H… Dernier clin d’œil automobile, monsieur Alain Prost qui passe à deux mètres de nous juste avant l’embarquement… ! C’est une belle façon de finir ses vacances.
17h10 de trajet au total… Effectué sur China eastern line pour le Shanghai-Paris puis sur air France pour Paris-Nice. Entre Paris et Shanghai il y avait peu de films en français proposés, sinon confort classique. Nourriture convenable. Des turbulences pendant tout le trajet entre Shanghai et Paris m’ont sacrément dérangé… On a eu droit à être désinfecté juste avant notre arrivée à Paris : une hôtesse passe avec un aérosol dans tout l’avion et pulvérise au plafond. Alors quand on a mal dormi, plié en deux dans son siège, qu’à moitié réveillé on entend vaguement que le commandant annonce que les masques à oxygène peuvent tomber et qu’on est secoué à cause des turbulences, bonjour le réveil !
🙂BUDGET La croisière nous a couté 921€ pour deux avec les pourboires.
Le vol Nice- Shanghai via Paris (sans changer d’aéroport !) nous a couté 870€ pour deux adultes aller-retour. Attention de nombreux vols sont proposés avec changement d’aéroport à Paris. Il faut savoir qu’on a payé moins cher un Nice-Shanghai que si on avait pris un Paris-Shanghai.
L’ensemble des excursions, les transports, les deux nuits d’hôtel à Shanghai, tous les repas en dehors du bateau, les quelques souvenirs achetés sur place, nous ont couté environ 310€.
Tout compris on est autour de 2100€ pour 10 jours de dépaysement total et des vacances inoubliables.
Bon voilà je crois que j'ai fait le tour, n'hésitez pas si vous avez des questions !
Une dernière information gourmande, si jamais vous êtes à la recherche d’un endroit sympa pour manger pas loin du port, j’ai plusieurs adresses données par notre serveuse chinoise qui m’a expliqué que les membres du personnel chinois pendant les escales à Shanghai allaient manger dans ces restaurants, le centre-ville étant trop éloigné.
Entre sumos et Fuji-san English translation pending
Bonjour,
Glanant beaucoup plus souvent les infos de ce forum que je ne le nourris, j'apporte aujourd'hui ma petite contribution.
De retour de ce magnifique Japon à la mi-septembre , je souhaite simplement informer les futurs visiteurs au sujet des 2 thèmes du titre et donner mon point de vue sur mes expériences récentes.
Pour les sumos (vrai nom : rikishi) : si l'on souhaite assister à un vrai tournoi, il faudra accepter de payer une petite fortune les billets d'entrée (en supposant que des dates de tournoi correspondent à vos dates de séjour).
Une autre solution en vogue actuellement consiste à assister à des entraînements dans une "écurie" (=heya en japonais). Pour cela, il vous faudra contacter l'écurie par tél (par l'intermédiaire d'un japonais of course) pour savoir quand il vous sera possible d'y assister. Il vous faudra accepter quelques règles de comportement assez draconniennes une fois à l'intérieur, bien compréhensibles par ailleurs (ne pas bouger, parler...). Par exemple, un sumo qui se reçoit mal en tombant, car il a été distrait par le comportement d'un spectateur, peut se blesser gravement.
Si vous vous tenez bien, vous êtes partis pour 3 ou 4 h de séances d'entraînement, avec un thé offert à la fin et peut-être quelques selfies avec des sumos. Mais nous n'avions pas le temps de trouver et contacter des écuries le soir pour le lendemain.
L'écurie où nous nous sommes rendus ne demande pas de les contacter car vous assistez à l'entraînement à travers des baies vitrées, en restant dans la rue (très peu passante par ailleurs) et en respectant plus ou moins les mêmes règles que ci-dessus (règles qui sont rappelées sur une affichette collée sur la vitre, à notre attention) .
Donc, de 7h15 du matin (si si, il faut se lever tôt !) à 10h, cela a été un magnifique spectacle et un vrai plaisir, en tous cas pour des néophytes (et pour 0 yen ...!).
Il est possible de prendre quantité de photos et vidéos, malgré l'encadrement des baies vitrées.
Mais tout ça, c'était avant. Avant quoi donc ??? Et bien, avant l'arrivée à 10 h d'un accompagnateur appartenant à un tour-opérateur (avec son joli badge autour du cou), de ses cartons de boisson non identifiée et de sa demi-douzaine de clients qui sont venus s'installer sur la banquette accolée aux baies vitrées, à côté de l'entraîneur qui ne faisait que lire son journal depuis le début. Et tout ce beau monde de nous tourner le dos et de nous priver en grande partie du spectacle...!
Alors, qu'en penser ? Dès lors qu'un nombre suffisamment important de personnes sera intéressé par quelque chose (quoi que ce fût), il y aura toujours quelqu'un pour essayer de le monnayer, si c'est possible. Je veux croire que ce sont les touristes/tour-opérateurs qui ont proposé de payer cette écurie-là (les touristes pour s'assurer des places et les TO pour...ben, on sait pourquoi !). Les écuries ne demandaient rien auparavant en tous cas (j'ai vérifié), et maintenant, les entrées payantes ont tendance à se généraliser.
Je ne saurai donc blâmer les écuries qui n'étaient pas demandeuses; c'est une rentrée d'argent non négligeable, difficile à refuser.
Mais, il y a un gros mais : dès l'arrivée du groupe, les sumos ont totalement arrêté leur entraînement classique et se sont mis à effectuer des roulades et des sortes de danse de la pluie dans l'arène circulaire (=dohyo).
Bon, j'exagère énormément en parlant de danse de la pluie et ce sont évidemment des rites et gestes qu'ils effectueraient de toutes façons, mais je ne peux m'empêcher de penser que le fait de payer ces écuries a modifié leur comportement et leur façon de s'entraîner. Je ne serai pas étonné que les TO leur demandent certaines prestations pour épater le chaland.
Encore une fois, le tourisme mercantile fait peu à peu disparaître ce que les touristes sont venus voir et ce pour quoi ils ont payé, de surcroît ...(enfin...pas tous 😉!)
Donc, maintentant qu'on a vu comment cela se passe, un petit conseil si vous voulez assister à un entraînement de sumos : si possible, prenez vraiment le temps de contacter les écuries qui ne vous feront pas payer l'accès à leur heya (votre hébergeur pourra vous y aider). C'est le meilleur moyen de s'assurer d'assister à des entraînements non dénaturés. Ceci dit, j'ai adoré regarder cet entraînement-là (enfin...jusqu'à 10h et qques, heure à laquelle on a mis les voiles).
Le mont Fuji-san, à peine visible à travers les nuages, depuis la fabuleuse Sky tree tower de Tokyo (450 mètres au dernier étage !) se cache encore à notre arrivée à Kawaguchiko ! Au retour de notre onsen (bain dans des sources chaudes volcaniques : vivement conseillé, que ce soit à l'intérieur, à l'extérieur ou en pleine nature ! Il faut juste supporter des eaux qui peuvent être très chaudes ! ), force est de constater que la météo ne s'améliorera pas dans la nuit (orages, fortes pluies, vents violents...). Inutile donc de faire l'ascension de nuit, pour assister à un lever de soleil, qui certes aura lieu, mais qui sera invisible. Je décide quand même de tenter l'ascension au petit matin (madame fera le tour des lacs pendant ce temps), tant pis pour le lever de soleil, mais comme je suis là, autant tenter l'ascension avant de continuer sur Kyoto (on ne peut pas se permettre d'attendre une amélioration du temps..) . Je prends le premier bus pour la station de départ habituelle (n°5) située à 2300 m d'altitude environ. A mon arrivée à 7h15 environ, le temps était, disons, très peu engageant : pluies torrentielles, arbres ployés à 45°C par un vent continu...Il y a beaucoup d'infrastrucures, donc, je prends un café, fais le tour de quelques boutiques et me rends au centre d'information qui se trouve proche du point de départ du Yoshida trail. Là, plusieurs personnes de l'accueil me déconseillent fortement d'y aller. Un typhon est en train de passer (j'aurai dit une queue de typhon), et tous les groupes qui sont montés dans la nuit ont laissé tomber et redescendent. Ce qui est vrai, puisque je les vois passer juste à côté. Je consulte avec eux différents sites météo (je constaterai plus tard que les personnels du Mont Fuji utilisent tous des sites météo différents...parfois contradictoires !); le temps ne va pas vraiment s'améliorer. Je pense sincèrement que les employés à l'accueil veulent avant tout éviter qu'il y ait des blessés, par imprudence ou inexpérience. Ils ont complètement raison, même s'ils grossissent le trait pour décourager les moins téméraires ou expérimentés. A titre de consolation, on me conseille de monter au 1er étage où une vidéo tournant en boucle explique absolument tous les aspects de l'ascension (itinéraires, hébergement, équipement, nourriture, toilettes... évidemment!, et j'en passe). Donc, j'y vais, en grignotant quelques en-cas et en me disant que ça me fera une mini acclimatation si je décide de monter. A 9h45, le temps s'est un peu amélioré, même si tout est encore très bouché, et il pleut toujours. Bon...j'y vais ! Je verrai bien jusqu'où je pourrai aller. Il y a des huts (sortes de refuges) régulièrement espacés sur le parcours, je pourrai toujours m'y abriter si besoin. Au départ, je croise des japonais qui redescendent, équipés comme des spationautes (incroyable leur équipement pour une montagnette !), et je me trouve bien misérable avec mon sac à dos de ville et ma cape de pluie à 5 €. Je les salue en brandissant fièrement mon baton en bois, affublé d'un drapeau japonais, que j'ai acheté au départ (plus cher qu'à Kawaguchiko, mais bon...on s'en fout) : rires et saluts japonais ! Après avoir payé ma contribution à la sauvegarde du site un peu plus loin (1000 yens), on tente encore de me dissuader de continuer. Malins ces japonais, ils me dissuadent après que j'ai lâché le pognon ! Je me mets un peu à l'abri des trombes d'eau dans leur guitoune pendant 5 mn, je regarde les prévisions météo sur leur tablette et je repars. Petit rappel : la montagne, c'est magnifique, mais c'est dangereux. La moindre chute peut vite être dramatique, tout le monde le sait. Et même les plus aguerris peuvent se blesser, parfois vraiment bêtement. Ceci étant rappelé, et je m'adresse maintenant uniquement aux randonneurs/trekkeurs suffisamment expérimentés : cette rando a été pour moi une balade, même avec le temps pourri que j'ai eu; sans aucune difficulté. Oui, il y a pas mal de passages rocheux, c'est normal, on est en montagne. Le reste du temps, c'est vraiment easy. Je pense que les accident, nombreux, qui y surviennent, sont dûs à l'incompétence et/ou imprudence comme bien souvent. Je suis monté au sommet en 3 h 45 environ, sans me presser (sans traîner non plus), en m'arrêtant au niveau des huts pour me restaurer, y discutant avec les très rares personnes qui montaient, en essorant 3 fois ma polaire (!) gorgée d'eau, et me battant régulièrement avec ma cape dans les rochers. Par beau temps, s'il n'y a pas foule, 2h30 sont sûrement suffisantes. Je n'ai pas fait le tour du cratère car on n'y voyait vraiment rien. La dernière station (n°9) était fermée. J'ai partagé mes en-cas avec des japs, en leur expliquant en riant que ça allègerait mon sac... Il se sont dépêchés de vider le leur pour me nourrir ! Pour info, ils avaient mis 7 h pour monter depuis la station 5. Le retour se faisant par un sentier pour chenillettes, sur de la bonne pouzzolane, j'ai couru tout du long. Surtout à cause du froid, car j'étais entièrement trempé : gants, polaires, pantalons/bermuda dont j'avais fini par enlever les jambes amovibles. La pluie trempait le pantalon, qui trempait mes chaussettes qui finissaient par imbiber mes chaussures de trail. Le goretex n'a servi à rien ce jour-là ! A mon arrivée au point de départ, le sommet s'était dégagé (aaarrrrgggghhhhh!), des groupes commencaient déjà à monter pour passer la nuit dans les huts et le lendemain matin, c'était presque un sans-nuages ( voir photo où l'on devine les stations sur le flanc gauche). Mais il était temps pour nous de continuer notre périple... Sayonara !
Le mont Fuji-san, à peine visible à travers les nuages, depuis la fabuleuse Sky tree tower de Tokyo (450 mètres au dernier étage !) se cache encore à notre arrivée à Kawaguchiko ! Au retour de notre onsen (bain dans des sources chaudes volcaniques : vivement conseillé, que ce soit à l'intérieur, à l'extérieur ou en pleine nature ! Il faut juste supporter des eaux qui peuvent être très chaudes ! ), force est de constater que la météo ne s'améliorera pas dans la nuit (orages, fortes pluies, vents violents...). Inutile donc de faire l'ascension de nuit, pour assister à un lever de soleil, qui certes aura lieu, mais qui sera invisible. Je décide quand même de tenter l'ascension au petit matin (madame fera le tour des lacs pendant ce temps), tant pis pour le lever de soleil, mais comme je suis là, autant tenter l'ascension avant de continuer sur Kyoto (on ne peut pas se permettre d'attendre une amélioration du temps..) . Je prends le premier bus pour la station de départ habituelle (n°5) située à 2300 m d'altitude environ. A mon arrivée à 7h15 environ, le temps était, disons, très peu engageant : pluies torrentielles, arbres ployés à 45°C par un vent continu...Il y a beaucoup d'infrastrucures, donc, je prends un café, fais le tour de quelques boutiques et me rends au centre d'information qui se trouve proche du point de départ du Yoshida trail. Là, plusieurs personnes de l'accueil me déconseillent fortement d'y aller. Un typhon est en train de passer (j'aurai dit une queue de typhon), et tous les groupes qui sont montés dans la nuit ont laissé tomber et redescendent. Ce qui est vrai, puisque je les vois passer juste à côté. Je consulte avec eux différents sites météo (je constaterai plus tard que les personnels du Mont Fuji utilisent tous des sites météo différents...parfois contradictoires !); le temps ne va pas vraiment s'améliorer. Je pense sincèrement que les employés à l'accueil veulent avant tout éviter qu'il y ait des blessés, par imprudence ou inexpérience. Ils ont complètement raison, même s'ils grossissent le trait pour décourager les moins téméraires ou expérimentés. A titre de consolation, on me conseille de monter au 1er étage où une vidéo tournant en boucle explique absolument tous les aspects de l'ascension (itinéraires, hébergement, équipement, nourriture, toilettes... évidemment!, et j'en passe). Donc, j'y vais, en grignotant quelques en-cas et en me disant que ça me fera une mini acclimatation si je décide de monter. A 9h45, le temps s'est un peu amélioré, même si tout est encore très bouché, et il pleut toujours. Bon...j'y vais ! Je verrai bien jusqu'où je pourrai aller. Il y a des huts (sortes de refuges) régulièrement espacés sur le parcours, je pourrai toujours m'y abriter si besoin. Au départ, je croise des japonais qui redescendent, équipés comme des spationautes (incroyable leur équipement pour une montagnette !), et je me trouve bien misérable avec mon sac à dos de ville et ma cape de pluie à 5 €. Je les salue en brandissant fièrement mon baton en bois, affublé d'un drapeau japonais, que j'ai acheté au départ (plus cher qu'à Kawaguchiko, mais bon...on s'en fout) : rires et saluts japonais ! Après avoir payé ma contribution à la sauvegarde du site un peu plus loin (1000 yens), on tente encore de me dissuader de continuer. Malins ces japonais, ils me dissuadent après que j'ai lâché le pognon ! Je me mets un peu à l'abri des trombes d'eau dans leur guitoune pendant 5 mn, je regarde les prévisions météo sur leur tablette et je repars. Petit rappel : la montagne, c'est magnifique, mais c'est dangereux. La moindre chute peut vite être dramatique, tout le monde le sait. Et même les plus aguerris peuvent se blesser, parfois vraiment bêtement. Ceci étant rappelé, et je m'adresse maintenant uniquement aux randonneurs/trekkeurs suffisamment expérimentés : cette rando a été pour moi une balade, même avec le temps pourri que j'ai eu; sans aucune difficulté. Oui, il y a pas mal de passages rocheux, c'est normal, on est en montagne. Le reste du temps, c'est vraiment easy. Je pense que les accident, nombreux, qui y surviennent, sont dûs à l'incompétence et/ou imprudence comme bien souvent. Je suis monté au sommet en 3 h 45 environ, sans me presser (sans traîner non plus), en m'arrêtant au niveau des huts pour me restaurer, y discutant avec les très rares personnes qui montaient, en essorant 3 fois ma polaire (!) gorgée d'eau, et me battant régulièrement avec ma cape dans les rochers. Par beau temps, s'il n'y a pas foule, 2h30 sont sûrement suffisantes. Je n'ai pas fait le tour du cratère car on n'y voyait vraiment rien. La dernière station (n°9) était fermée. J'ai partagé mes en-cas avec des japs, en leur expliquant en riant que ça allègerait mon sac... Il se sont dépêchés de vider le leur pour me nourrir ! Pour info, ils avaient mis 7 h pour monter depuis la station 5. Le retour se faisant par un sentier pour chenillettes, sur de la bonne pouzzolane, j'ai couru tout du long. Surtout à cause du froid, car j'étais entièrement trempé : gants, polaires, pantalons/bermuda dont j'avais fini par enlever les jambes amovibles. La pluie trempait le pantalon, qui trempait mes chaussettes qui finissaient par imbiber mes chaussures de trail. Le goretex n'a servi à rien ce jour-là ! A mon arrivée au point de départ, le sommet s'était dégagé (aaarrrrgggghhhhh!), des groupes commencaient déjà à monter pour passer la nuit dans les huts et le lendemain matin, c'était presque un sans-nuages ( voir photo où l'on devine les stations sur le flanc gauche). Mais il était temps pour nous de continuer notre périple... Sayonara !
Partir étudier aux Etats-Unis sans le bac? English translation pending
Bonjour à tous! Voilà je suis tombé sur ce forum par hasard suite à des recherches sur google (hehe "google is your friend" 😉 ) bref j'espère pouvoir trouver une aide ici.
Mon problème est le suivant, je vis actuellement en France et souhaiterais absolument et prochainement partir étudier aux Etats-Unis plus précisément en Californie (vers Fresno, San Francisco voire Sacramento, etc) pour raisons personnelles.
Le hic c'est que j'ai aujourd'hui 23 ans et malheureusement je n'avais pas obtenu le bac à l'époque. Et m'étant vraiment renseigné sur internet j'ai passé des heures et des heures à regarder les sites des différentes universités (privées et publiques) de ces villes-là et toutes demandent pour condition d'admission d'avoir le bac (enfin un diplome d'enseignement secondaire vu qu'il n'y a pas vraiment d'équivalence là-bas) et de fournir les preuves nécéssaires notamment tous les bulletins scolaires traduits etc etc. C'est vraiment rageant car je remplis toutes les autres conditions (financière & score TOEFL notamment), je suis vraiment arrivé à un point où je suis désespéré, et c'est pourquoi j'en appelle à votre aide.
Pour ceux qui ont fait leurs études supérieures là-bas ou qui sont actuellement entrain de, j'aimerais savoir si vous pouvez + me renseigner, s'il existe des organismes qui s'occuperaient de ça, ou des écoles privées là-bas qui accepteraient des candidats non-bacheliers... bref tout ce qui pourrait me servir 🙂
Je suis éventuellement prêt à reprendre mes études là-bas au lycée (high school) mais je me dis qu'à mon âge j'aurais peut être l'air un peu idiot au milieu de tout ces jeunes de 14-15 ans 🤪 mais même dans ce cas de figure je ne sais pas si les high school accepte les étrangers?
Bref j'espère que vous allez pouvoir me renseigner, en vous remerciant d'avance! Bye.
Bref j'espère que vous allez pouvoir me renseigner, en vous remerciant d'avance! Bye.
Travailler à Walt Disney World Floride English translation pending
salut tout le monde ! Pour une raison inconnue le post "travailler a Disney world floride" a été fermé.
J'ouvre donc ce post pour continuer de discuter sur les experiences, les news, les bons plans .....
A bientot !
A bientot !
Corée du Sud, découverte d'une culture English translation pending
Et le prochain voyage, ce sera où ?
- En Corée
Devant l’air surpris, voire inquiet de notre interlocuteur, nous ajoutions :
- « du sud », et le soulagement se faisait sentir.
Outre les inquiétudes concernant la Corée du Nord, il faut bien avouer que la Corée du Sud n’est pas une destination courue. Son isolement y est sûrement pour quelque chose : impossible d’y arriver par voie terrestre, ce qui la met à l’écart des périples au long cours. On peut y accéder en ferry cependant, depuis la Chine ou le Japon.
En conséquence, il n’a pas été facile de trouver des informations sur ce forum et je remercie Myu-Ri, Nicolas, Louis pour leurs conseils, ainsi que Thomas pour son carnet de voyage.
En complément, j’ai appelé l’office de tourisme de Corée en France (pas de succès avec la commande sur Internet), qui m’a envoyé une bonne documentation, dont le « Guide de Voyage en Corée », qui liste les principaux points d’intérêts du pays et j’ai également consulté le Lonely Planet de 2011. Le site Internet VISIT KOREA est aussi très bien documenté.
A mon tour de vous faire part de notre expérience de trois semaines en mai 2017.
Billets d’avion : vol direct Paris-Séoul KOREAN AIR, en A380. Bonnes prestations mais pas en tête de ma liste de compagnies préférées… Curieusement, le vol retour de 12 h, qui se déroulait entièrement de jour, a été fait hublots fermés et dans le noir la plupart du temps. Peu agréable. Pas de menu distribué à l’avance et il n’était pas toujours facile de comprendre en quoi consistaient les trois plats principaux offerts.
Notre vol aller atterrissait à 15 h et les formalités ont été rapides. Comme il avait eu lieu de nuit et que nous dormons rarement bien en avion, nous avions choisi de prendre un hôtel près de l’aéroport : Incheon Airport Egarak Residence. Le service information de l’aéroport les a contactés pour nous afin de demander comment s’y rendre. Quelqu’un est venu nous chercher. Heureusement car nous aurions sûrement eu des difficultés à trouver l’accueil, qui se trouve dans un bureau dans les parkings du sous-sol ! Appartement correct et de nombreux points de restauration tout près. Le bus navette gratuit pour l’aéroport est à quelques centaines de mètres.
Jour 1 – 10 mai 2017 - Séoul-Daejeon
Le lendemain, après le petit-déjeuner pris à Ediya Coffee (très sucré, même le pain au fromage…)
nous avons acheté notre carte T-Money (4 000 wons la carte + un chargement de 10 000 wons, soit 3,20 € et 8 €) à la supérette C U (convenience store) de l’aéroport et avons pris le métro jusqu’à la gare de Séoul (45/60 mn environ). Là, nous avons fait notre première expérience de taxi coréen. Nous avions heureusement l’adresse très détaillée en caractères coréens et cela n’a pas posé trop de problèmes. On peut payer par carte mais aucune des nôtres n’a pu fonctionner.
Après avoir sillonné quelques rues du quartier Insadong, il nous a déposés juste devant l’enseigne voulue.
Retour à la gare en métro, c’était tout près en fait. De là, nous avons acheté nos premiers billets de train. Nous voulions tester le train à grande vitesse KTX, TGV vendu par la France. Pas de souci, il y a de la place dans le suivant et de toute façon, il y en a plusieurs par heure. Voir le site KORAIL.
Juste le temps de manger au MacDo, nouvelle difficulté pour payer avec ma Mastercard, et nous voici en route vers Daejeon. Cette ville de 1 500 000 habitants, à 1 h de KTX de Séoul n’a pas grand intérêt mais elle possède des sources chaudes. J’avais donc réservé un hôtel dans le quartier Yuseong Oncheon. J’ai profité d’une promotion Booking pour Le Stendhal, superbe hôtel, à 5 mn à pied des bains en plein air. L’endroit est vraiment agréable, très arboré et c’est un plaisir de prendre un bain de pieds dans le chemin thermal.



Il est temps de commencer à manger coréen, nous jetons notre dévolu sur un restaurant de barbecues, généralement non pimentés. Nous montrons ce que nous voulons mais il n’est pas possible de choisir deux plats différents. Nous nous laissons tenter par des tranches de porc, sympathiques sur l’image mais beaucoup plus grasses en réalité. On nous allume le BBQ intégré à la table et on nous montre comment procéder : on fait griller la viande et ensuite on l’enveloppe dans des herbes à larges feuilles. Plutôt bon. Coût pour deux : 25 000 wons, soit environ 20 euros. En fait c’était 26 000 mais on a eu droit à un « discount » (ou peut-être n’avaient-ils plus de billets de 1 000 ?).
En coréen, il n’existe guère de restaurants proposant un menu complet, nous complétons donc avec un petit gâteau acheté au 7 Eleven. 2e jour – 11 mai 2017 – Daejeon – Gunsan La journée commence par un petit-déjeuner/brunch à l’hôtel. De quoi nous caler une bonne partie de la journée.
Nous nous dirigeons ensuite vers la gare centrale des bus intercités. Nous passons presque une heure à essayer de trouver un distributeur qui accepte nos cartes pour retirer de l’argent (Visa et Mastercard). Un coup de fil au numéro de téléphone de l’Office de Tourisme Coréen dédié aux étrangers (1330) ne nous aide guère. On nous conseille de nous adresser à la banque proche de la gare. La banque ne peut pas nous remettre d’argent mais nous indique cependant le seul automate capable de la faire aux environs. Il est situé au 1er étage de la gare. Un premier essai avec Mastercard se solde par un échec parce que j’ai omis d’activer l’option « monde » sur ma carte… Ca marche avec Visa et nous sommes soulagés. Il semblerait qu’on puisse retirer sans problème dans les 7 Eleven mais notre seul essai s’est aussi soldé par un échec !
Cette formalité accomplie, nous pouvons aller acheter notre ticket de bus pour Gunsan, d’où partent les ferries vers les îles Seonyu do (à ne pas confondre avec le parc du même nom à Séoul).
Difficile de savoir à quel guichet s’adresser, nous choisissons celui qui a la plus petite file d’attente. Là encore, nous pouvons partir très rapidement. Le bus est simple, pas de toilettes mais le trajet ne dure qu’une heure trente. Le paysage ne change guère : collines boisées, rizières ou cultures diverses sur le moindre terrain plat près des routes et lignes de chemin de fer.
Nous essayons de trouver un office de tourisme dans ou près de la gare mais il n’y a rien et personne pour nous renseigner. Nous avons réservé au Best Western (merci les super promos) et nous tentons de prendre le taxi en donnant seulement cette indication. Pas de problème, il connait, ce sera bien la seule fois où cela nous arrivera ! C’est très loin, perdu dans la zone portuaire mais en principe près du terminal de ferry pour le lendemain matin. Nous dînons dehors de plateaux repas achetés au C U face à l’hôtel.
3E jour – 12 mai 2017 – Iles ( Seonyu do (ou Sunyoudo)
En principe donc l’hôtel n’est pas loin du terminal. Nous demandons à la réception comment nous pouvons nous y rendre. Ils téléphonent pour s’assurer qu’il est bien opérationnel et nous annonce un horaire à 10 h 30 alors que l’office de tourisme de Daejeon nous avait indiqué 9 h 30. On nous appelle un taxi, nous remet une carte de réduction et en route. Ce n’est effectivement pas loin mais nous sommes un peu surpris de la direction qu’a prise le taxi. Notre but est de passer une ou deux nuits sur ces îles mais nous avons un peu de mal à nous faire comprendre au guichet. Le capitaine du bateau s’approche pour aider car il parle plus anglais et nous découvrons que nous ne sommes pas au bon endroit ! Il s’agit en fait d’une société de croisières, qui fait l’aller/retour dans la journée et fait du cabotage entre les différentes îles. Comme cela ne nous intéresse pas ils prennent contact avec le terminal de ferries – le vrai, nous accompagnent jusqu’au bus qui vient de faire un stop (à point nommé !) et demandent au chauffeur de nous indiquer notre arrêt. Seul hic, le bateau était bien à 9 h 30, nous l’avons donc raté !!!
Il n’y a pas grand monde dans le hall, le responsable s’approche pour nous accueillir, nous informe que le prochain départ est à 13 h 30 (il est 10 h 30…). Nous en profitons pour demander s’ils connaissent un hébergement sur l’île. En effet, contrairement à mes habitudes, j’ai réservé nos nuitées à l’avance et c’est le seul endroit où je n’avais pu trouver d’adresse. Fort heureusement, ils ont une carte de visite d’un Minbak (pension). Ils passent un coup de fil et nous pouvons réserver pour 30 000 wons (24 €), le propriétaire viendra nous chercher au port.
En attendant, nous déjeunons à la cantine, une petite superette/restaurant dans le hall d’attente. On nous conseille du Tteokguk, soupe de pâtes de riz au bœuf. Les rondelles de riz sont un peu difficiles à mâcher mais c’est plutôt bon et très nourrissant !
A l’arrivée sur l’île, notre hôte est bien là mais le prix est passé à 40 000 wons. Nous hésitons un peu à protester puis laissons filer. La chambre est basique mais correcte mais la literie n’est pas bonne du tout !

Il fait beau, nous partons tout de suite explorer l’archipel à pied, en commençant par l’île Munyeodo , accessible par un pont métallique rouge. Bien que les îles soient petites, les voitures sont autorisées et surtout les engins électriques sous des formes diverses qu’on trouve un peu partout en location. La carte récupérée à l’office de tourisme est imprécise et les indications sur le chemin sont en caractères coréens, il nous est difficile de suivre le circuit proposé. Nous atteignons un endroit appelé « Golden Rain Tree Colony » (savonnier), parce qu’il y a quelques arbres de cette espèce endémique puis arrivons à un petit village de pêcheurs où les hommes réparent les filets et les femmes trient les moules.
L’île semble être un immense chantier, nous devons dévier de notre chemin et ne verrons pas les salines. Nous sommes un peu déçus par ce premier contact, de nombreux déchets jalonnent le chemin, ainsi que des décharges à ciel ouvert, sans compter le bruit des travaux de « l’autoroute » qui va relier toutes les îles.
Bientôt 19 h il est temps d’aller sur la belle place de Seonju Do pour admirer le coucher de soleil. Dommage qu’on ait construit devant le rocher une affreuse tour métallique qui sert de point de départ à une tyrolienne…

Le soir, nous mangeons à l’auberge jouxtant notre minbak. Nous sommes tentés par des plats de crabe mais ils sont très chers, nous nous contentons d’une soupe de fruits de mer, coques essentiellement. (20 000 wons à deux)
4e jour – Jangjado et Daejangdo Après une nuit difficile (mauvaise literie et conversations animées du restaurant jusqu’à 2h du matin…), nous nous dirigeons de l’autre côté de Seonydo vers l’île Jangjado. Celle-ci nous avait été recommandée par le capitaine du bateau de croisière, comme étant plus authentique. Effectivement c’est plutôt sympa, nous pouvons voir les pêcheurs préparer leurs produits pour le séchage ou la cuisson dans des petits stands. Un autre pont et nous voici sur Daejangdo, qui semble s’être convertie en site d’accueil des touristes. Plusieurs petits immeubles neufs proposent des chambres.
Ce ne sont pas des hôtels mais des pensions, nous précise une employée qui nous indique le début d’un chemin de randonnée pour grimper sur le Daejangbong Peak, 143 m d’altitude. La balade est vraiment agréable, à travers la forêt, et offre de belles vues. Cela nous réconcilie avec les îles Seonyu Do !



Pour le déjeuner, nous jetons notre dévolu sur le SUNYU STORY dans la rue principale de Sunyoudo.
Comme dans tous les établissements de l’île, les poissons et crustacés attendent leurs clients dans des bacs et aquariums. Nous sommes ainsi assurés que c’est frais, même si certains spécimens ont la mauvaise idée de nager sur le dos ! Les menus ne sont qu’en coréen, y compris les prix et personne ne parle anglais. Au vu de notre phrase magique, le cuisinier comprend que nous ne voulons pas manger épicé. Nous montrons également les assiettées de poisson cru, spécialité de l’île (et en Corée en général) et indiquons que nous n’en voulons pas. Il soulève un poulpe et nous le montre. OK ? OK.
Toute la cuisine étant préparée à la demande, nous patientons un bon moment puis arrive notre plat. Le poulpe n’est pas très cuit, c’est un peu difficile à mâcher mais c’est bon. (33000 wons à deux - environ 27 €)
Pour le dessert, nous allons à côté, au café de Sun-Y, qui non seulement a des desserts appétissants mais promet également du wifi gratuit. Aubaine car c’est assez rare sur l’archipel, nous n’avons trouvé pour l’instant qu’une seule connexion publique et gratuite non loin de l’embarcadère.
Nous reprenons le ferry à 16 h 30, et nous tenons bien au chaud à l’intérieur car le vent est froid. Cela nous permet de regarder les informations en boucle sur grand écran et de suivre les différents déplacements du nouveau Président de la Corée du Sud, élu le jour de notre arrivée. (Moon Jae-In).
nous avons acheté notre carte T-Money (4 000 wons la carte + un chargement de 10 000 wons, soit 3,20 € et 8 €) à la supérette C U (convenience store) de l’aéroport et avons pris le métro jusqu’à la gare de Séoul (45/60 mn environ). Là, nous avons fait notre première expérience de taxi coréen. Nous avions heureusement l’adresse très détaillée en caractères coréens et cela n’a pas posé trop de problèmes. On peut payer par carte mais aucune des nôtres n’a pu fonctionner.Après avoir sillonné quelques rues du quartier Insadong, il nous a déposés juste devant l’enseigne voulue.
Retour à la gare en métro, c’était tout près en fait. De là, nous avons acheté nos premiers billets de train. Nous voulions tester le train à grande vitesse KTX, TGV vendu par la France. Pas de souci, il y a de la place dans le suivant et de toute façon, il y en a plusieurs par heure. Voir le site KORAIL.
Juste le temps de manger au MacDo, nouvelle difficulté pour payer avec ma Mastercard, et nous voici en route vers Daejeon. Cette ville de 1 500 000 habitants, à 1 h de KTX de Séoul n’a pas grand intérêt mais elle possède des sources chaudes. J’avais donc réservé un hôtel dans le quartier Yuseong Oncheon. J’ai profité d’une promotion Booking pour Le Stendhal, superbe hôtel, à 5 mn à pied des bains en plein air. L’endroit est vraiment agréable, très arboré et c’est un plaisir de prendre un bain de pieds dans le chemin thermal.



Il est temps de commencer à manger coréen, nous jetons notre dévolu sur un restaurant de barbecues, généralement non pimentés. Nous montrons ce que nous voulons mais il n’est pas possible de choisir deux plats différents. Nous nous laissons tenter par des tranches de porc, sympathiques sur l’image mais beaucoup plus grasses en réalité. On nous allume le BBQ intégré à la table et on nous montre comment procéder : on fait griller la viande et ensuite on l’enveloppe dans des herbes à larges feuilles. Plutôt bon. Coût pour deux : 25 000 wons, soit environ 20 euros. En fait c’était 26 000 mais on a eu droit à un « discount » (ou peut-être n’avaient-ils plus de billets de 1 000 ?).En coréen, il n’existe guère de restaurants proposant un menu complet, nous complétons donc avec un petit gâteau acheté au 7 Eleven. 2e jour – 11 mai 2017 – Daejeon – Gunsan La journée commence par un petit-déjeuner/brunch à l’hôtel. De quoi nous caler une bonne partie de la journée.

Nous nous dirigeons ensuite vers la gare centrale des bus intercités. Nous passons presque une heure à essayer de trouver un distributeur qui accepte nos cartes pour retirer de l’argent (Visa et Mastercard). Un coup de fil au numéro de téléphone de l’Office de Tourisme Coréen dédié aux étrangers (1330) ne nous aide guère. On nous conseille de nous adresser à la banque proche de la gare. La banque ne peut pas nous remettre d’argent mais nous indique cependant le seul automate capable de la faire aux environs. Il est situé au 1er étage de la gare. Un premier essai avec Mastercard se solde par un échec parce que j’ai omis d’activer l’option « monde » sur ma carte… Ca marche avec Visa et nous sommes soulagés. Il semblerait qu’on puisse retirer sans problème dans les 7 Eleven mais notre seul essai s’est aussi soldé par un échec !
Cette formalité accomplie, nous pouvons aller acheter notre ticket de bus pour Gunsan, d’où partent les ferries vers les îles Seonyu do (à ne pas confondre avec le parc du même nom à Séoul).
Difficile de savoir à quel guichet s’adresser, nous choisissons celui qui a la plus petite file d’attente. Là encore, nous pouvons partir très rapidement. Le bus est simple, pas de toilettes mais le trajet ne dure qu’une heure trente. Le paysage ne change guère : collines boisées, rizières ou cultures diverses sur le moindre terrain plat près des routes et lignes de chemin de fer.
Nous essayons de trouver un office de tourisme dans ou près de la gare mais il n’y a rien et personne pour nous renseigner. Nous avons réservé au Best Western (merci les super promos) et nous tentons de prendre le taxi en donnant seulement cette indication. Pas de problème, il connait, ce sera bien la seule fois où cela nous arrivera ! C’est très loin, perdu dans la zone portuaire mais en principe près du terminal de ferry pour le lendemain matin. Nous dînons dehors de plateaux repas achetés au C U face à l’hôtel.
3E jour – 12 mai 2017 – Iles ( Seonyu do (ou Sunyoudo)
En principe donc l’hôtel n’est pas loin du terminal. Nous demandons à la réception comment nous pouvons nous y rendre. Ils téléphonent pour s’assurer qu’il est bien opérationnel et nous annonce un horaire à 10 h 30 alors que l’office de tourisme de Daejeon nous avait indiqué 9 h 30. On nous appelle un taxi, nous remet une carte de réduction et en route. Ce n’est effectivement pas loin mais nous sommes un peu surpris de la direction qu’a prise le taxi. Notre but est de passer une ou deux nuits sur ces îles mais nous avons un peu de mal à nous faire comprendre au guichet. Le capitaine du bateau s’approche pour aider car il parle plus anglais et nous découvrons que nous ne sommes pas au bon endroit ! Il s’agit en fait d’une société de croisières, qui fait l’aller/retour dans la journée et fait du cabotage entre les différentes îles. Comme cela ne nous intéresse pas ils prennent contact avec le terminal de ferries – le vrai, nous accompagnent jusqu’au bus qui vient de faire un stop (à point nommé !) et demandent au chauffeur de nous indiquer notre arrêt. Seul hic, le bateau était bien à 9 h 30, nous l’avons donc raté !!!
Il n’y a pas grand monde dans le hall, le responsable s’approche pour nous accueillir, nous informe que le prochain départ est à 13 h 30 (il est 10 h 30…). Nous en profitons pour demander s’ils connaissent un hébergement sur l’île. En effet, contrairement à mes habitudes, j’ai réservé nos nuitées à l’avance et c’est le seul endroit où je n’avais pu trouver d’adresse. Fort heureusement, ils ont une carte de visite d’un Minbak (pension). Ils passent un coup de fil et nous pouvons réserver pour 30 000 wons (24 €), le propriétaire viendra nous chercher au port.
En attendant, nous déjeunons à la cantine, une petite superette/restaurant dans le hall d’attente. On nous conseille du Tteokguk, soupe de pâtes de riz au bœuf. Les rondelles de riz sont un peu difficiles à mâcher mais c’est plutôt bon et très nourrissant !
A l’arrivée sur l’île, notre hôte est bien là mais le prix est passé à 40 000 wons. Nous hésitons un peu à protester puis laissons filer. La chambre est basique mais correcte mais la literie n’est pas bonne du tout !

Il fait beau, nous partons tout de suite explorer l’archipel à pied, en commençant par l’île Munyeodo , accessible par un pont métallique rouge. Bien que les îles soient petites, les voitures sont autorisées et surtout les engins électriques sous des formes diverses qu’on trouve un peu partout en location. La carte récupérée à l’office de tourisme est imprécise et les indications sur le chemin sont en caractères coréens, il nous est difficile de suivre le circuit proposé. Nous atteignons un endroit appelé « Golden Rain Tree Colony » (savonnier), parce qu’il y a quelques arbres de cette espèce endémique puis arrivons à un petit village de pêcheurs où les hommes réparent les filets et les femmes trient les moules.
L’île semble être un immense chantier, nous devons dévier de notre chemin et ne verrons pas les salines. Nous sommes un peu déçus par ce premier contact, de nombreux déchets jalonnent le chemin, ainsi que des décharges à ciel ouvert, sans compter le bruit des travaux de « l’autoroute » qui va relier toutes les îles.
Bientôt 19 h il est temps d’aller sur la belle place de Seonju Do pour admirer le coucher de soleil. Dommage qu’on ait construit devant le rocher une affreuse tour métallique qui sert de point de départ à une tyrolienne…

Le soir, nous mangeons à l’auberge jouxtant notre minbak. Nous sommes tentés par des plats de crabe mais ils sont très chers, nous nous contentons d’une soupe de fruits de mer, coques essentiellement. (20 000 wons à deux)

4e jour – Jangjado et Daejangdo Après une nuit difficile (mauvaise literie et conversations animées du restaurant jusqu’à 2h du matin…), nous nous dirigeons de l’autre côté de Seonydo vers l’île Jangjado. Celle-ci nous avait été recommandée par le capitaine du bateau de croisière, comme étant plus authentique. Effectivement c’est plutôt sympa, nous pouvons voir les pêcheurs préparer leurs produits pour le séchage ou la cuisson dans des petits stands. Un autre pont et nous voici sur Daejangdo, qui semble s’être convertie en site d’accueil des touristes. Plusieurs petits immeubles neufs proposent des chambres.
Ce ne sont pas des hôtels mais des pensions, nous précise une employée qui nous indique le début d’un chemin de randonnée pour grimper sur le Daejangbong Peak, 143 m d’altitude. La balade est vraiment agréable, à travers la forêt, et offre de belles vues. Cela nous réconcilie avec les îles Seonyu Do !



Pour le déjeuner, nous jetons notre dévolu sur le SUNYU STORY dans la rue principale de Sunyoudo.
Comme dans tous les établissements de l’île, les poissons et crustacés attendent leurs clients dans des bacs et aquariums. Nous sommes ainsi assurés que c’est frais, même si certains spécimens ont la mauvaise idée de nager sur le dos ! Les menus ne sont qu’en coréen, y compris les prix et personne ne parle anglais. Au vu de notre phrase magique, le cuisinier comprend que nous ne voulons pas manger épicé. Nous montrons également les assiettées de poisson cru, spécialité de l’île (et en Corée en général) et indiquons que nous n’en voulons pas. Il soulève un poulpe et nous le montre. OK ? OK.
Toute la cuisine étant préparée à la demande, nous patientons un bon moment puis arrive notre plat. Le poulpe n’est pas très cuit, c’est un peu difficile à mâcher mais c’est bon. (33000 wons à deux - environ 27 €)
Pour le dessert, nous allons à côté, au café de Sun-Y, qui non seulement a des desserts appétissants mais promet également du wifi gratuit. Aubaine car c’est assez rare sur l’archipel, nous n’avons trouvé pour l’instant qu’une seule connexion publique et gratuite non loin de l’embarcadère.
Nous reprenons le ferry à 16 h 30, et nous tenons bien au chaud à l’intérieur car le vent est froid. Cela nous permet de regarder les informations en boucle sur grand écran et de suivre les différents déplacements du nouveau Président de la Corée du Sud, élu le jour de notre arrivée. (Moon Jae-In).Brésil en juin: Pantanal ou l'Amazonie? English translation pending
Bonjour a tous,
Je depose ce message ds l'espoir d'un ptt conseil. Je pars en juin pour le Bresil, que je connais deja un peu, et je voulais cette fois ci profiter de la nature... j'hesite entre le pantanal et l'amazonie, il parait que les deux sont inoubliables: avez vous des experiences, des conseils pour les visiter?
un gd merci,
Albane
Zoos sympas sur mon itinéraire au Québec? English translation pending
Bonjour,
puisqu'on ne peut pas aller voir des ours avec un petit, j'aimerais avoir des adresses de zoos sympas sur l'itineraire suivant : Quebec, Montreal, Charlevoix, Fjord Saguenay, tour de la Gaspesie (St Felicien n'est absolument pas sur notre itineraire).
Merci !!!
Meilleure destination pour faire la fête entre filles: Croatie ou Bulgarie English translation pending
Bonjour,
Avec une copine nous aimerions partir en vacance pour une destination de fête cet été, nous avions pensées a la Bulgarie et la Croatie. Pour la Bulgarie j'ai eu des ecos me disant que la vie était pauvre mais jaimerais en savoir plus, et egalement concernant les hotels (demi pension/pension complete) quel serait le mieux ? Pour la craotie jai vu qu'il y avait plusieurs grand ville pour faire la fete mais jaimerais savoir ou ca bouge le plus, et aussi quels sont les meilleurs hotels ?
Quel est le mieux dans chacun de ces pays concernant les hotels que ce soit demi pension ou pension complete ou encore appartement ? Et ou sont les meilleur endroit pour faire la fete ?
Merci davance =)
Avec une copine nous aimerions partir en vacance pour une destination de fête cet été, nous avions pensées a la Bulgarie et la Croatie. Pour la Bulgarie j'ai eu des ecos me disant que la vie était pauvre mais jaimerais en savoir plus, et egalement concernant les hotels (demi pension/pension complete) quel serait le mieux ? Pour la craotie jai vu qu'il y avait plusieurs grand ville pour faire la fete mais jaimerais savoir ou ca bouge le plus, et aussi quels sont les meilleurs hotels ?
Quel est le mieux dans chacun de ces pays concernant les hotels que ce soit demi pension ou pension complete ou encore appartement ? Et ou sont les meilleur endroit pour faire la fete ?
Merci davance =)
Voyage au pays du matin calme English translation pending
Préambule :
Nous voyageons sac à dos à roulettes (roulé la grande partie du temps). Nous privilégions les transports locaux (train, bus, métro) et prenons nos repas sur les marchés ou dans les petits restos locaux.
Nous avons choisi de réserver nos hôtels par Internet 2 ou 3 jours avant d'arriver à notre nouvelle destination. En effet, les villes coréennes sont étendues et chercher une guesthouse sur place nous a paru compliqué et pas forcément plus économique.
Nous avons passé un mois un Corée du Sud. Ce pays nous a énormément plu et nous rédigeons ce petit résumé à l'intention de ceux qui envisagent de s'y rendre.
Seoul
Arrivés à l'aéroport Incheon de Seoul en fin de journée, nous demandons à l'office du tourisme qu'ils écrivent le nom de l'arrêt du bus proche de notre GH en langue coreenne (hangeul). La dame nous indique le no. de la porte de sortie et nous embarquons dans un bus pour 90 minutes sur des autoroutes qui se croisent et se chevauchent.
Seoul est une ville immense. Les transports sont parfaitement organisés. Nous descendons a l'arrêt Changdukgung Palace et demandons notre chemin. Les Coreens sont extrêmement serviables. Lorsqu'une personne ne peut nous aider, elle hèle un autre passant ou utilise son Samsung pour téléphoner au lieu que nous cherchons. Nous finissons toujours par obtenir les renseignements dont nous avons besoin.
Notre GH se situe à quelques pas du palais de Changdeokgung et tout près du quartier touristique d'Insadong. Le lendemain, nous nous joignons a un groupe anglophone et une guide en tenue traditionnelle nous fait visiter le palais de Changdeokgung. Nous aimons bien ce palais et son jardin qui dégage une atmosphère de sérénité. Le "jardin secret" est la partie autrefois réservée aux membres de la famille. La billetterie indique que l'accès au palais est gratuit pour les personnes qui portent le costume traditionnel.

Nous visitons aussi le plus vaste palais de la ville : celui de Gyeongbokgung. Le nombre de bâtiments est impressionnant. Nous tombons sur une cérémonie de relève de la garde près de la porte principale.

Nous nous rendons au village de Namgansol. Ce village regroupe des maisons traditionnelles (hanok) provenant de différents endroits. Il n'est pas habité, mais est parfaitement restaure et son architecture nous plait

Nous effectuons la promenade aménagée autour du mont Namsan. La voie piétonne est ombragée et parsemée de sanctuaires, jardins de fleurs ou de pierres et espaces de fitness. Le chemin mène au sommet du téléphérique de la Seoul Tower et permet d'avoir un bon point de vue sur la ville. En haut, une association propose aux visiteurs de revêtir la tenue de la garde royale ce que les gens font avec un plaisir non dissimulé. La descente s'effectue par des escaliers vers le sentier des remparts partiellement restaurés. En bas se trouve la porte Sungnyemun avec ses gardes immobiles en costume d'époque ainsi que le quartier des affaires et ses grattes ciel à l'architecture futuriste. Le contraste entre ces 2 mondes est saisissant.


Nous visitons aussi le musée de Coree afin d'avoir une meilleure compréhension de l'histoire de ce pays.
Sokcho
Ville portuaire réputée pour ses restaurants de poissons et fruits de mer, Sokcho est aussi la porte d'entrée au célèbre parc national du Seoraksan. Nous suivons le chemin facile qui mène aux cascades en compagnie de très nombreux Coréens tous équipés de vêtements techniques de couleur. Un autre sentier plus difficile mène à la falaise de l'Ulsan Bawi. Nous nous contentons de la visite du temple de Sinheung-sa. Le temple est entouré de hautes montagnes. Dans la brume créée par un air saturée d'eau, il nous frappe par son cadre apaisant et propice à la méditation.


Nous goûtons une spécialité locale, le calamar farci, dans le minuscule village d'Abai, tout près d'un petit bac actionné par un cable que l'on tire au moyen d'un crochet. Les passagers sont invités à participer à la manœuvre.
Andong
A un peu plus de 30 minutes de bus d'Andong se trouve le village d'Hahoe, dans une boucle de la rivière Nakdong. Nous commençons par visiter le très intéressant musée des masques. Les masques proviennent de tous les pays du monde. Un spectacle traditionnel masqué va être donné un peu plus tard alors nous cherchons à voir comment sont représentés les différents personnages. Nous avons lu que ce genre de spectacle avait créé pour permettre au peuple de se moquer des travers des aristocrates.

Le village d'Hahoe, classe par l'Unesco, est toujours habité. Les occupants cultivent leurs fruits et légumes dans des jardins. Les maisons datent du XIV et XVeme siècles et ont été restaurées. Un endroit est dédié aux visiteurs qui souhaitent faire un vœu. Il se reconnaît aux multiples petits papiers ou sont rédigés les vœux et attachés à une corde qui entoure un arbre. Nous sommes invités à participer à une cérémonie de the au chrysanthème. Avant de quitter le village, nous avons juste le temps de visiter la petite académie confucéenne de Byeongsan Seowon.

Nous avons la chance d'être à Andong pendant le célèbre festival des masques. Des groupes de tous pays s'affrontent. D'impressionnants spectacles de taekwondo sont aussi donnés. Des ados ou même des enfants exécutent des sauts périlleux avant ou arrière et cassent des plaques en bois devant un public conquis.

La cité d'Andong est aussi connue pour abriter le plus long pont piéton en bois de Coree (400m de long) a 4km du centre ville. Nous nous y rendons et nous apercevons qu'il est possible de rejoindre Andong par une passerelle piétonne qui longe la rivière Nakdong.
Gyeongju
Capitale du royaume du Silla qui dura mille ans, Gyeongju a été surnommée "le musée sans murs" car elle compte un nombre impressionnant de tumuli, palais, temples et grottes. Les tumuli abritant des tombes de souverains en plein centre ville sont tout à fait surprenants. Des fouilles en cours attestent que de nouvelles tombes sont encore à découvrir. Nous visitons un ancien observatoire, le palais Donggung au bord de l'étang Anapji célèbre pour ses lotus en fleurs en été. Un peu plus loin se trouvent le musée national de Gyeongju qui retrace l'histoire de la dynastie de Silla et le village hanok de

Nous prenons le bus pour le temple Bulguksa, centre du bouddhisme de Silla. Cet endroit est vénéré par les bouddhistes. Nous nous en apercevons lorsque nous prenons des clichés et que des visiteurs attendent que nous ayons terminé pour se prosterner devant la statue de Bouddha. Le site est de toute beauté

A un endroit, une gigantesque cloche est maintenue par des chaînes, sans doute pour éviter aux visiteurs la tentation de frapper dessus. A la sortie, nous prenons un cliché d'un petit pont de pierre au bord d'un étang dans un magnifique paysage automnal

Busan
Busan est une ville de 4 millions d'habitants. Nous allons au marché aux poissons de Jagalchi qui se proclame le plus grand marché au monde. Nous sommes épatés devant ces aquariums remplis de poissons de toutes les espèces imaginables, ces étals de crabes, araignées ou coquillages géants ou encore ses poissons séchés. Juste à côté se sont installés d'innombrables petits restaurants qui vendent des produits de la pêche dont des plats défruita de mer crus qui frétillent encore dans l'assiette.


C'est à Busan que se trouve le centre cinématographique qui organise un festival chaque année. Juste à côté, à City Centum, nous visitons le plus grand centre commercial du monde, Shinsegae. Shinsegae ne contient QUE des boutiques de luxe. Toutes les marques y sont représentées. Nous préférons les marchés populaires et vivants de Gukje et Bupyeong (Jagalchi).
Nous prenons le ferry de la compagnie ENA qui relie Busan à Jéju. Le départ s'effectue à 19h ce qui nous permet de photographier le pont qui revêt à la nuit tombée une multitude de couleurs changeantes

Jéju
Jéju est une île volcanique. Nous visitons le plus long tunnel de lave du monde a Manjaggul. Le tunnel mesure 13km dont 1km est ouvert au public. Nous sommes impressionnés par ce boyau aussi grand qu'une station de métro.
La petite ville de Seogwipo se trouve au coeur d'un réseau de sentiers de randonnée (Jéju Olle Trails). Il pleut, alors, nous parcourons une partie du chemin no. 7 qui longe la côte.
Nous visitons le parc d'Hallim ou nous photographions des bonsais d'un âge respectable


Notre voyage en Coree touche à sa fin. Nous sommes à la disposition de tous pour plus d'informations.
Nous avons choisi de réserver nos hôtels par Internet 2 ou 3 jours avant d'arriver à notre nouvelle destination. En effet, les villes coréennes sont étendues et chercher une guesthouse sur place nous a paru compliqué et pas forcément plus économique.
Nous avons passé un mois un Corée du Sud. Ce pays nous a énormément plu et nous rédigeons ce petit résumé à l'intention de ceux qui envisagent de s'y rendre.
Seoul
Arrivés à l'aéroport Incheon de Seoul en fin de journée, nous demandons à l'office du tourisme qu'ils écrivent le nom de l'arrêt du bus proche de notre GH en langue coreenne (hangeul). La dame nous indique le no. de la porte de sortie et nous embarquons dans un bus pour 90 minutes sur des autoroutes qui se croisent et se chevauchent.
Seoul est une ville immense. Les transports sont parfaitement organisés. Nous descendons a l'arrêt Changdukgung Palace et demandons notre chemin. Les Coreens sont extrêmement serviables. Lorsqu'une personne ne peut nous aider, elle hèle un autre passant ou utilise son Samsung pour téléphoner au lieu que nous cherchons. Nous finissons toujours par obtenir les renseignements dont nous avons besoin.
Notre GH se situe à quelques pas du palais de Changdeokgung et tout près du quartier touristique d'Insadong. Le lendemain, nous nous joignons a un groupe anglophone et une guide en tenue traditionnelle nous fait visiter le palais de Changdeokgung. Nous aimons bien ce palais et son jardin qui dégage une atmosphère de sérénité. Le "jardin secret" est la partie autrefois réservée aux membres de la famille. La billetterie indique que l'accès au palais est gratuit pour les personnes qui portent le costume traditionnel.

Nous visitons aussi le plus vaste palais de la ville : celui de Gyeongbokgung. Le nombre de bâtiments est impressionnant. Nous tombons sur une cérémonie de relève de la garde près de la porte principale.

Nous nous rendons au village de Namgansol. Ce village regroupe des maisons traditionnelles (hanok) provenant de différents endroits. Il n'est pas habité, mais est parfaitement restaure et son architecture nous plait

Nous effectuons la promenade aménagée autour du mont Namsan. La voie piétonne est ombragée et parsemée de sanctuaires, jardins de fleurs ou de pierres et espaces de fitness. Le chemin mène au sommet du téléphérique de la Seoul Tower et permet d'avoir un bon point de vue sur la ville. En haut, une association propose aux visiteurs de revêtir la tenue de la garde royale ce que les gens font avec un plaisir non dissimulé. La descente s'effectue par des escaliers vers le sentier des remparts partiellement restaurés. En bas se trouve la porte Sungnyemun avec ses gardes immobiles en costume d'époque ainsi que le quartier des affaires et ses grattes ciel à l'architecture futuriste. Le contraste entre ces 2 mondes est saisissant.


Nous visitons aussi le musée de Coree afin d'avoir une meilleure compréhension de l'histoire de ce pays.
Sokcho
Ville portuaire réputée pour ses restaurants de poissons et fruits de mer, Sokcho est aussi la porte d'entrée au célèbre parc national du Seoraksan. Nous suivons le chemin facile qui mène aux cascades en compagnie de très nombreux Coréens tous équipés de vêtements techniques de couleur. Un autre sentier plus difficile mène à la falaise de l'Ulsan Bawi. Nous nous contentons de la visite du temple de Sinheung-sa. Le temple est entouré de hautes montagnes. Dans la brume créée par un air saturée d'eau, il nous frappe par son cadre apaisant et propice à la méditation.


Nous goûtons une spécialité locale, le calamar farci, dans le minuscule village d'Abai, tout près d'un petit bac actionné par un cable que l'on tire au moyen d'un crochet. Les passagers sont invités à participer à la manœuvre.
Andong
A un peu plus de 30 minutes de bus d'Andong se trouve le village d'Hahoe, dans une boucle de la rivière Nakdong. Nous commençons par visiter le très intéressant musée des masques. Les masques proviennent de tous les pays du monde. Un spectacle traditionnel masqué va être donné un peu plus tard alors nous cherchons à voir comment sont représentés les différents personnages. Nous avons lu que ce genre de spectacle avait créé pour permettre au peuple de se moquer des travers des aristocrates.

Le village d'Hahoe, classe par l'Unesco, est toujours habité. Les occupants cultivent leurs fruits et légumes dans des jardins. Les maisons datent du XIV et XVeme siècles et ont été restaurées. Un endroit est dédié aux visiteurs qui souhaitent faire un vœu. Il se reconnaît aux multiples petits papiers ou sont rédigés les vœux et attachés à une corde qui entoure un arbre. Nous sommes invités à participer à une cérémonie de the au chrysanthème. Avant de quitter le village, nous avons juste le temps de visiter la petite académie confucéenne de Byeongsan Seowon.

Nous avons la chance d'être à Andong pendant le célèbre festival des masques. Des groupes de tous pays s'affrontent. D'impressionnants spectacles de taekwondo sont aussi donnés. Des ados ou même des enfants exécutent des sauts périlleux avant ou arrière et cassent des plaques en bois devant un public conquis.

La cité d'Andong est aussi connue pour abriter le plus long pont piéton en bois de Coree (400m de long) a 4km du centre ville. Nous nous y rendons et nous apercevons qu'il est possible de rejoindre Andong par une passerelle piétonne qui longe la rivière Nakdong.
Gyeongju
Capitale du royaume du Silla qui dura mille ans, Gyeongju a été surnommée "le musée sans murs" car elle compte un nombre impressionnant de tumuli, palais, temples et grottes. Les tumuli abritant des tombes de souverains en plein centre ville sont tout à fait surprenants. Des fouilles en cours attestent que de nouvelles tombes sont encore à découvrir. Nous visitons un ancien observatoire, le palais Donggung au bord de l'étang Anapji célèbre pour ses lotus en fleurs en été. Un peu plus loin se trouvent le musée national de Gyeongju qui retrace l'histoire de la dynastie de Silla et le village hanok de

Nous prenons le bus pour le temple Bulguksa, centre du bouddhisme de Silla. Cet endroit est vénéré par les bouddhistes. Nous nous en apercevons lorsque nous prenons des clichés et que des visiteurs attendent que nous ayons terminé pour se prosterner devant la statue de Bouddha. Le site est de toute beauté

A un endroit, une gigantesque cloche est maintenue par des chaînes, sans doute pour éviter aux visiteurs la tentation de frapper dessus. A la sortie, nous prenons un cliché d'un petit pont de pierre au bord d'un étang dans un magnifique paysage automnal

Busan
Busan est une ville de 4 millions d'habitants. Nous allons au marché aux poissons de Jagalchi qui se proclame le plus grand marché au monde. Nous sommes épatés devant ces aquariums remplis de poissons de toutes les espèces imaginables, ces étals de crabes, araignées ou coquillages géants ou encore ses poissons séchés. Juste à côté se sont installés d'innombrables petits restaurants qui vendent des produits de la pêche dont des plats défruita de mer crus qui frétillent encore dans l'assiette.


C'est à Busan que se trouve le centre cinématographique qui organise un festival chaque année. Juste à côté, à City Centum, nous visitons le plus grand centre commercial du monde, Shinsegae. Shinsegae ne contient QUE des boutiques de luxe. Toutes les marques y sont représentées. Nous préférons les marchés populaires et vivants de Gukje et Bupyeong (Jagalchi).
Nous prenons le ferry de la compagnie ENA qui relie Busan à Jéju. Le départ s'effectue à 19h ce qui nous permet de photographier le pont qui revêt à la nuit tombée une multitude de couleurs changeantes

Jéju
Jéju est une île volcanique. Nous visitons le plus long tunnel de lave du monde a Manjaggul. Le tunnel mesure 13km dont 1km est ouvert au public. Nous sommes impressionnés par ce boyau aussi grand qu'une station de métro.
La petite ville de Seogwipo se trouve au coeur d'un réseau de sentiers de randonnée (Jéju Olle Trails). Il pleut, alors, nous parcourons une partie du chemin no. 7 qui longe la côte.
Nous visitons le parc d'Hallim ou nous photographions des bonsais d'un âge respectable

Notre voyage en Coree touche à sa fin. Nous sommes à la disposition de tous pour plus d'informations.
Retour d'Australie! English translation pending
je vais en faire hurler plus d'un peut etre mais l'australie!!! je n'ai pas aimé!! trop de paysages monotones trop de desert;tout est sec; pratiquement pas de montagnes a part uluru et encore c'est un gros rocher ;les villes ily en a peu :sydney par contre j'ai aimée ;melbourne oui: bof!! on se croirait au usa :les plages; elle sont belles mais dans le nord on ne peut pas se baigner:meduses mortelles et dans le sud ;courants et la mer est tres froide:nous avons fait 16.000km en campervan trop, beaucoup trop;sydney melbourne ;le centre rouge darwin ;broom toute la cote ouest pas terrible perth : pas mal :la great ocean cote bien aussi; et parlons de cout de la vie :cher!! les excursions hord de prix!!ce voyage nous as coutés ""la peau des fesses !! bref aller si loin pour voir ce qu"on as vus!! les paysages d'amerique du sud sont beaucoup plus beau!!!si j"ai un conseille a donner reflechisser bien ;avant d'y aller et surtout ;faites des economies avant!!
swan
1er voyage en Chine du 12/2002 au 03/2003 English translation pending
From China. Décembre, Mars 2002, 2003 A travers ce récit, je voudrai vous faire partager mon voyage en Chine. Ce qui m’a décidé à partir ? Les différentes étapes de ce périple. Mes états d’âme. Les lettres des gens qui m’ont suivi à travers mon récit.
Christophe Helin
Après un séjour en mai 2002, Julien revient en France épanoui, transcendé par ce qu’il a vu en Chine. Il Décide de repartir mais pour un an et persuade des amis de venir avec lui. Au début 7 étaient delà partie, pour finir à deux. Novembre 2002 grand départ et quinze jours après, je reçois ce mail qui s’intitule : La Chine en direct.
Salut chris, on est donc bien arrivé en chine, l'avion ne s'est pas écrasé ces l'essentiel, et aujourd'hui je vais me lancer dans un petit résumé de la situation. Donc on est arrivé maintenant depuis deux semaines, sur mon visage un sacré smille de retrouver l'air pollue de Shanghai, respirer à pleins poumons les dioxines chargées me remplit de joie. La Chine c'est avant toutes les odeurs, et à peine passé le portique de l'aéroport, j'avais l'impression de retrouver des vieux chaussons usés mais confortables... des chinois partout évidement, j'ai été trop heureux de voir que je captais un peu ce qui se racontait, un mot sur dix, mais c'est déjà pas mal. Les Chinois me disent sans arrêt que je m'en sors plutôt bien... je sais que ce n'est pas le cas, mais ça fait toujours plaisir de l'entendre : On prend une espèce de van pour regagner notre appartement, mon pote (Jean Charles) sur place est venu nous chercher, et déjà je mangeais du regard tout ce qui me tombait sous les yeux... je reconnais tout ici, les immeubles ravagés, les panneaux de pub partout, les voitures qui filent dans tous les sens, et les vélos... les vélos en veux-tu en voila, certains dont on se demande comment ils font encore pour avancer, la chaîne rouillée et les guidons en vrac, les portes bagages chargés à mort, des vélos à la Chinoise quoi... on arrive à notre appart, l'appart est autant en vrac que les vélos, ceci dit plutôt bien pour un appart chinois... mieux que celui de mon pote par exemple, tout était Un peu crade, voire carrément, mais à coté de ça on a du parquet dans toutes les chambres, une salle de bains raisonnable après nettoyage, et une cuisine presque convenable... on a donc passé nos premiers instants à nettoyer, voire un bon nombre d'heures, on vient d'ailleurs juste de terminer, faut dire qu'on a pris notre temps, rien que le frigo par exemple, je dois y avoir passe 6 heures de nettoyage, et je ne te parle pas des placards de la cuisine, tu rajoutes une heure pour chacun et tu es encore loin du compte... on a aussi fait un nombre pas croyable d'aller retour à carrefour, deux a trois fois par jours au moins, il a fallu tout acheter, et quand je dis tout, c'est tout, tout sauf les fringues que j'avais amenés... j'ai acheté deux oreillers, et une housse de couette, et un matelas vu que j'ai dormi les deux premières nuits sur le parquet avec ma couette, c'est aussi ça la chine, des matelas en béton : La première nuit c'est passé nickel, la deuxième j'ai eu un mal de dos de l'autre monde, du coup je suis retourné à carrouf me faire péter un matelas, un deux places, et mou, ce qui est carrément rare ici, tu verrais le lit à mon colloc, c'est des ressorts entre deux planches en bois... théoriquement on devrait finir de s'installer d'ici un ou deux jours, vivement qu'on se sente un peu chez nous... à part ça, que dire... on va tous les soirs manger au resto du père à dondon, la femme de mon pote qui vit ici, il refuse une fois sur deux de nous faire payer, c'est super gênant, du coup je lui ai dit que si je payais pas je ne reviendrais plus, il a sourit et il a prit mes 10 balles, j'y retourne demain, c'est bœuf au curry : moi je fais que parler aux gens, ça me fait trop plaisir, pour l'instant je ne progresse pas des masses vu que j'ai plutôt tendance à me reposer sur mes acquis, mais c'est déjà ça, je pensais rien savoir en chinois, mais quand je vois comment se débrouillent les autres, je me dis que je m'en sors pas mal... sinon, je passe pour un extra terrestre avec mes rollers, les gens arrêtent pas de me poser des questions, que je ne comprends pas, mais c'est pas grave, je communique c'est l'essentiel. c'est un plaisir de se balader dans les rues, tout le monde est en vélo c'est super agréable, je retrouve les sensations qui me manquaient, à savoir le cœur léger et le plaisir de la découverte : donc pas de problèmes pour le moment, sauf que dixit mon pote chinois, ça risque d'être un peu galère pour refaire les visas, je ne sais pas encore comment je vais faire, mais on va essayer de trouver une solution, visiblement il faut aller à HongKong ou je ne sais pas quoi, mais ça parait pas aussi simple qu'on le pensait... enfin... on verra bien... on va aussi se faire masser assez souvent, y'a rien de mieux pour apprendre à communiquer, et c'est super bon pour mon dos en morceaux : Sinon quoi d'autre, ici au pays des tangbao, des oeufs au vinaigre et des nouilles transparentes, pas grand chose, mais la vie suit son cours, je passe toujours quelques heures par jour au cybercafé, à tchatcher sur micro avec les Français restes à Nice, à boire du thé au citron, manger des soupes devant mon pc et écrire quelques mails... hier je me suis couché à 20h, j’étais trop crevé va savoir pourquoi... à minuit j’avais les yeux tellement ouverts que je n'ai pas réussi à les refermer, je me suis tourné et retourné dans mon lit pendant trois bonnes heures, et à 3h du mat, j'en ai eu marre, je suis sorti en catimini sans réveiller les copains, en mettant mes chaussures sans faire un bruit : après je suis sorti un peu, je suis allé discuter sur micro de 3h à 6h du mat, puis à 6h je suis allé manger des raviolis dans la rue, dans un quartier carrément à l'arrache, y avait plein de chinois qui me mataient mais j’étais content, la chine s'éveillait et j'ai mangé ça au bord de la rue, puis j'ai marche, et marche, pendant au moins 4h... c’était trop bon, j’ai vu des trucs que je n’avais jamais vu, des quartiers à l’abandon que tu imagines même pas, les trottoirs en vrac, c'est un signe caractéristique ici : J'ai donc marché, tellement que je me suis perdu, même avec la carte je ne reconnaissais rien, et quand enfin j'ai réussi à voir ou j'étais, je me suis rendu compte que j’étais revenu à 10m de la maison, mais impossible de reconnaître la rue, c'était hallucinant, je regarde ma carte, et je vois que je suis à coté de chez moi sans m'en rendre compte, ça fait bizarre, les rues se ressemblent mais tu peux passer trois fois au même endroit en ayant l'impression d'être à l'autre bout de la ville... toujours est-il j'ai marché des heures et je n'ai même pas exploré un centième de la ville, c'est encore plus immense que ce que je n'imaginais, la plus petite des rues est plus longue que jean Médecin, à l'aise... je suis rentré à la maison crevé comme un ravioli sans son jus, j'ai regardé le soleil se lever, puis je suis remonté à mon 12ième étage, les autres venaient de se lever et partaient pour l'ambassade, moi je me suis couché... voila en gros, ça c'était pour la petite tranche de vie... sinon pour le voyage en chine, je ne sais pas vraiment si c'est possible de s'en sortir sans parler chinois, en ville mes potes s'en sortent avec un dico et beaucoup de mime, mais je sais pas ce que ça peut donner à l'extérieur ou les gens doivent encore moins parler anglais, et moins qu'ici autant dire que c'est quasiment rien...mais je vais me renseigner et je te dirais ça, en tout cas je m'en sors en chinois, et c'est une belle victoire sur mes années précédentes d'inactivité... bon, je vais aller me chercher une soupe moi, et me finir devant un petit film en chinois... je te redonne des nouvelles dès que tu me réponds, à++ amigo à très bientôt julien dit "Ross le jaune" :
L’arrivée.
L’avion se pose et mes amis ne sont pas à l’aéroport. Je profite des derniers panneaux en anglais avant de rejoindre la ville en le bus. Comment déchiffrer hôtel en idéogramme, premier défi de ces 03 mois de périple, je laisse faire le hasard, enfin le rabatteur qui a su voir en moi un billet vert égaré. Avec mon translate de phrase toutes faites et ma calculette, je me retrouve dans un bel établissement qui met à mal mon budget voyage, mais l’épuisement à raison de moi. Ne me déplaise en déchirant ce brouillard au couteau, j’ai le droit à une magnifique vue sur le centre de la mégapole chinoise. Je redescends de suite avec ma première phrase en chinois : « wo hiao diannao » (je veux un ordinateur), pour annoncer mon arrivé à bon port, ensuite je retourne profiter du luxe de ma chambre avec un bain pour me délasser et dégourdir mes membres restés statiques aussi longtemps. La nuit tombe et je parcours ce vieux quartier au tour de l’hôtel, au milieu des gratte-ciel, ces maisons d’un autre temps ou ces immeubles d’un futur accéléré par ces dirigeants qui font de cette ville un anachronisme permanent. Je déambule laissant traîner mon regard attiré par ces halots de lumière à travers les fenêtres, les portes entrebâillées, autour d’un poêle à même le sol. Je salive déjà en regardant ces plats de pâtes préparés à la minute, m’attabler auprès d’eux pour pouvoir déjà déguster cette denrée rare qu’est le temps, mais pour une sécurité gastrique je me rabats vers un restaurant à l’enseigne bien lumineuse et remplie de monde, ne sachant même pas retrouver le signe désignant bœuf et riz, je me laisse aller pour ce qu’on veux bien me servir : une soupière avec des cubes de je ne sais quoi qui ressemble à de la guimauve et une bière pour faire descendre tout cela…
Welcome la Chine.
Voila déjà 3 jours que je suis arrivé. Tout va pour le mieux et je viens de rejoindre Julien et Michel, chez qui je peux loger. Cela me permet de voir venir les choses et de pouvoir m'acclimater doucement. Que puis-je vous dire commencer, comment vous décrire cet environnement, cette nouvelle vie qui démarre pour moi. Le contraste, voilà ce qui vous frappe en premier: ces immeubles, que dis-je ces tours au milieu de ces quartiers usés (il y a 20000 chantiers perpétuels dans la ville) cette mode occidentale qui envahie-le quotidien et se mélange à la culture ancestrale. Le savoir-vivre qu’ils n’ont pas, on vous bouscule, on vous double dans les files d’attente, dans l’avion à peine les roues posées ils sont tous debout, obliger de les faire rasseoir, dans la rue ça klaxonne à tout va et malgré tout cela il n’y a pas de bagarre. Ces méga stores qui ne font même pas concurrence aux petites échoppes. Le prix des hôtels 40euros en moyenne et le prix d’un repas dans la rue, qui varie entre 30 centimes et 1 euro, (d’ailleurs il y a les prix pour les Chinois, pour les touristes et les Japonais leurs ennemies de toujours), le Macdonald s'est 2, 5 euros, c’est cher pour eux. Il y a toujours un gardien jour & nuit dans chaque immeuble et il y a aussi un liftier dans chaque ascenseur jour & nuit, (la nuit il dort par terre et vous n'osez pas le réveiller pour appuyer sur le bouton), malgré tout cela il y a encore du chômage. J’ai trouvé une salle informatique avec 500 bécanes, je ne vous dis pas pour déchiffrer ce qu’il y a sur l'écran. En arrivant, j'ai déjà joué à Counter Strike (il y a des choses universels maintenant) et la pollution atmosphérique qui recouvre continuellement la ville d un épais brouillard. C’est inimaginable la vie sur cette planète... Je me crois encore dans un rêve, mal réveillé. Mais la réalité me rattrape vite quand vient-le moment de communiquer. Pour cela je me débrouille, je montre un point sur une carte, je présente une phrase toute faite déjà écrit sur mon phrase book et pour manger, je montre du doigt ou je cherche l'idéogramme qui veut dire bœuf, comme cela je ne prends pas de risque. Le plus dur va bientôt arriver, déchiffrer une destination sur les murs de la gare pour pouvoir prendre un billet de transport car il ne parle pas du tout anglais. Enfin en dehors de ces problèmes, j'espère pouvoir aller ou je veux… Semaine ordinaire sur la mégapole.
La pluie tombe sur la mégapole depuis quelques jours, c’est marrant comme toutes les capitales du monde se ressemblent sous la grisaille. Les tours de béton se mélangent au ciel, tout devient monotone et la vie prend un autre rythme. Le mien s'écoule comme celui de Julien et Michel. On se couche vers 4, 5 heures du matin pour ce lever vers 13 heures et on part en ville à la découverte de nouveaux quartiers à explorer. Jeudi nous sommes allés en banlieue shanghaillaise, à CAP 10000, un entrepôt qui abrite 10000 boutiques de fringues à des prix défiant toutes concurrence, j'en connais plus d'une qui serait heureuse. Je m'attarde dans le rayon des cuirs, ou je commence une séance d’essayage et la foule commence à s'agglutiner, car un blanc (occidental) de 1 m 93 dans une veste taille M, il y a de quoi faire rire. Je trouve mon bonheur, une gabardine en cuir du style le Rebel et les négociations débutent, après quelques minutes et 2 échantillons de parfum nous tombons sur un prix: 600 yuans (60 euros. J'ai le sentiment de m’être fait rouler, mais après renseignement on m’a dit que je m’en sortais bien. Nous sommes allés au cinéma voir HERO avec jet li en VO, heureusement qu’il y avait la femme d’un ami qui a pu nous traduire, car on aurait rien compris au film. Il faut que je vous dise aussi, une fois que vous avez goûtée aux salles chinoises, plus jamais vous ne pourrez vous en passer. Il y a les places ordinaires, comme partout. Mais pour 35 yuans vous avez le droit à un canapé 2 places avec une petite tablette, le pied ! . Malheureusement les sonneries de portable viennent gâcher le film car ils sonnent sans cesse dans la salle. Pour vous dire aussi, que les critères de sélection pour un poste de travail se font sur votre portable. Alors ils ont tous le dernier cri, ils sont fous ces chinois ! . Beaucoup de question comme celle ci reste sans réponse. La prostitution est interdite, alors pourquoi y a t'il autant de salon de coiffure? . Comment font-ils pour pouvoir se payer des voitures a 20000 euros? . Qui finance tous ces travaux dans la ville? . Pourquoi, y a t’il autant de prix qui diffère en fonction des gens? . Enfin !, cela ne nous empêche pas de vivre, et nous prenons le temps de savourer notre quotidien. J’ai quelquefois l'impression d'être arrivé-il y a une éternité, tant chaque regard, chaque moment reste à apprendre. Il y avait aussi hier soir une superstition, qui empêchait les filles de sortir la nuit à cause du mauvais esprit qui rodait, ils sont fous ces chinois ! Malgré la grisaille du jour, La nuit, la ville devient électrique les voies rapides sont couvertes de néons noirs, les immeubles multicolores, certaines rues brillent de milles feux et nous, nous déambulons, en taxi, en métro, à travers cette palette de peintre futuriste. Nous sommes allés en discothèque. Une usine recouverte d écran plasma et de spot-light. Les hommes en uniforme policier, reste vigilant au bon déroulement de la soirée, pas de collé serré, pas d’exhibition. Ils sont les derniers garants de l’esprit communiste. Techno à fond, on vous remplie le seau à champagne de cannettes de bière ou autres boissons aseptisées. Entrée gratuite pour les filles avant 9h30pm et à 2 heures du mat tout le monde dehors, ils sont fous ces chinois ! … 13000000 de chinois et moi et moi et moi…
Salut à vous, j espère que vous avez passe un bon réveillon de Noël et que vous avez été recouvert de cadeaux. Ici tout va bien, une vague de froid est venu recouvrir la ville et Noël s’est bien passé. Nous sommes allés dans un restaurant avec Jean Charles (un ami de Julien et Michel qui s’est installé ici), sa femme chinoise, leur petite fille, ses beaux-parents et nous. Pour l’occasion nous nous sommes bien habillés pour faire classe, on avait même les cigares made in China pour frimer jusqu’au bout. Comme nous avions réservé et qu’il n’y avait plus de place, ils ont viré des gens pour que l’on ait notre table. Le fait d’être blanc arrange pas mal de chose ici mais parfois ça peut être le contraire aussi. Nous avons mangé pour 15 euros ou tout était à volonté, mais nous sommes restés très traditionnels, roast-beefs et frites pour nous, la famille a mangé des fruits de mer. A 11h00 pm, nous sommes rentrés chez Jean Charles pour ouvrir une bouteille de champagne (qu’ils ont bu cul sec), ensuite il s’est déguisé en père Noël et nous nous sommes offerts quelques cadeaux, mais les parents de dondon (la femme de Jean Charles) ne comprennent pas grand chose car cette fête n’est pas ancrée dans leurs mœurs, même le Nouvel an chrétien; la fête la plus importante reste le nouvel an chinois qui se déroule début février cette année. J’ai profité de l’occasion pour offrir un lecteur DVD dernier cri à Julien et Michel pour les remercier de m’avoir héberger ces derniers jours, car ici cela ne vaut rien (60 euros). On en a profité pour acheter des DVD et pour vous rendre jaloux: Pour 100 yuans on en a 10 ce n’est pas la peine de s’en priver ou de les louer. J’ai "le seigneur des anneaux 02" en screener (film copié au cinéma sur camera vidéo de mauvaise qualité), j’ai "la chute du faucon noir" en VF, "spy games" et plein d’autre. On a vu aussi "Amélie Poulain 2" et oui ! Mais c est juste "un battement d aile de papillon" avec Audrey Tatou et Faudel qu’ils prennent pour la suite d’Amélie. Je dois vous raconter aussi cette dernière anecdote. Hier après midi nous sommes sortis dans la grande rue touristique et nous nous sommes arrêtés pour prendre un café dans un établissement fashion ou ça coûte plus cher que chez nous, à coté de nous 2 chinoises, le portable et la Heineken sur la table, la clope à la bouche (ce qui est rare ici) et pour passer le temps elles font du canevas, elles sont folles ces chinoises. Sinon la vie s écoule toujours paisiblement dans l’appartement. Une barre d’immeuble terni par la pollution parmi les autres qui longent une voie rapide dans le Nord-est de la ville. Leur appartement se situe au 12ème étage avec vue sur le centre ville et les tours de Pudong. Il y a un gardien et un liftier 24 heures sur 24, mais comme l’immeuble est fermé la nuit, il faut réveiller le gardien et remplir une main courant, ensuite si on veut prendre l’ascenseur il faut réveiller le liftier qui dort sur une planche entre deux chaise pour appuyer sur le bouton, alors nous, tous les soirs on se fait les 12 étages à pied pour le laisser dormir. Leur logement doit avoir une superficie de 90 m2, divise en 4 pièces avec terrasses couvertes, il y a du parquet dans toutes les pièces, équipé cuisine et de climatiseurs (ce qui est un luxe ici), car les amplitudes thermiques sont énormes ici, mais tout le monde ne vit pas dans le même luxe, les Chinois préfèrent vivre dans des appartements sans papier peint laissant le béton brut même sur le sol et faire des économies pour pouvoir consommer comme tout bon citoyen du monde moderne… Moi, j'aime lorsque le jour se lève sur la capitale et que la ville se transforme en fourmilière humaine, je regarde les gens aller et venir à travers la vitre de ma chambre enroulé dans mon duvet avec le froid qui vous garde éveiller, je résiste car je n’ai pas envie de m'endormir, je veux profiter de tout ce temps qui m’est offert et qui glisse trop vite entre les mains. J’ai envie de plein de chose et je ne suis même pas arrive à faire ce que je voulais, c est à dire apprendre un maximum de vocabulaire et savoir lire quelques idéogrammes, mais la hantise l'a emporté et dehors on se repose souvent sur Julien qui se débrouille très bien. On va aussi au supermarché Carrefour (hé, oui !) Pour nous les prix nous semblent corrects mais pour eux c’est un luxe que de venir ici. Ici où les rayons changent de place trois fois par semaine et il y a un responsable pour deux étagères, on ne peut avoir aucun repère. Sur les étalages de vin chinois (piquette) on y trouve des bouteilles de vin français vachement chère et le prix du café à diminuer d’un tiers en une semaine (tant mieux). Le plus intrigant c’est à la poissonnerie, il a bien sur l’éternel étalage de glace avec ses filets tout prêt, il y a aussi des aquariums avec tout sorte de poissons, étrilles, crevettes vivantes et il a des tortues d'eau et des limules, je ne savais pas que ça pouvait se manger, déjà il y a quelque temps je croyais que ça n existait que sur les bouquins d'histoire. Ce soir on est sorti dans un endroit ou aucun occidentaux n’étaient venu auparavant, comme quoi il y a encore des lieux à découvrir un peu partout sur cette planète. Une discothèque avec une piste de roller en parquet, salle d’arcade et piste de danse qui se transforme en karaoké avant 22 heures. On a refait le remake de la boum où on s'est éclaté (moi plus sur les rambardes), c’est marrant car tout le monde faisait de grand écart en me dépassant. Voilà les nouvelles, j’attends le prolongement de visa que j’ai fait aujourd’hui pour pouvoir rester jusqu’en mars et après direction Pékin. Je vous souhaite à tous un bon réveillon du nouvel an et plein de bonne chose...
Promenade pékinoise.
Ici tout va bien le réveillon s’est bien passé, nous sommes retournés au même resto brésilien pour nous empiffrer à nouveau. Après, direction la discothèque pour le passage de la nouvelle année. Ce qui était marrant ce soir, c'était à minuit. 5, 4, 3, 2, 1, OUAIH et basta ! Car pour eux cela ne représente rien de particulier. Mais on a bien rigolé quand même. Je suis devenu un night-cluber plutôt qu'autre chose ces derniers jours. Le 03, nous avons invité des amis chinois pour faire un repas français, filet de bœuf, pommes de terre sautée et nous avons profité pour ouvrir la bouteille de bordeaux St Estephe 1997 et la bouteille de champagne, dernière sensation de France… Je suis arrivé dans la capitale chinoise, Pékin par excellence. Je suis descendu du train lundi matin ou il y faisait une chaleur à mourir, moi qui m’imaginais les trains indiens sans fenêtres et leurs couchettes en dur. Ce matin le ciel est bleu sur la capitale, la pollution n'a pas encore pointé le bout de son nez, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait et la température extérieure était de 15 degrés Celsius...en dessous de zéro. Malgré cela j'ai ce sourire niais en descendant du wagon. Je repense à cette carte du monde que l'on vous déploie devant vos yeux à l'école primaire ou on vous demandait d'apprendre des noms de ville par cœur et de les restituer par la suite. J'y suis sur l'un d'eux, j'étais heureux tout simplement. Dans le train j'ai rencontré une personne qui parlait anglais. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça vaut au bout du monde quelqu'un qui parle anglais. C'était une prof de philosophie, ne sachant pas ou loger sur Pékin, elle m'a proposé de la suivre à l'université ou je loge actuellement, je suis dans le dortoir des filles (non je déconne), il y a une guesthouse pour les profs de passage et j'ai pu avoir une chambre tout simplement. Pour commencer, je suis allé sur la place Tienanmen, lieu important pour son histoire et pressé de pouvoir la contempler du regard. Impressionnant, comme à la Havane et sa place José Marty ou eu lieu le grand discours Castriste avec le Ché et Sanfuego. Il y a quelque chose qu’y règne en ces lieux, je ne sais pas quoi, de l'émotion pour commencer, je repensais à tous les évènements qui s’y étaient produits, surtout cette image de ce chinois dresse devant cette colonne de chars, savoir qu'à cet instant il avait fois en ce qu'il pensait même si cela lui à coûter la vie par la suite. Je suis allé faire un tour au musée qui raconte l'histoire de la Chine, en fait ce n'est qu’un grand syndicat d'initiative multiculturel et multicouleur. Hier j'ai visité le Mausolée de Mao s'est tout, euh !, Mao Zedond, pareil, tel nos Invalides à nous avec Napoléon. Vous faites la queue pour traverser 2 pièces en 1 minute chrono, j'admirai ces paysans venus de loin pour cet instant unique, concrétiser du regard tout le symbole d'une vie, je suis resté là à les contempler tellement leurs regards en disaient long, ils se faisaient prendre en photo devant la grande bâtisse, pour marquer à jamais leur pèlerinage, ensuite je suis allé visiter la cité interdite, pareille, quelle magnificence cet endroit, je repensais aux films qui se mélange dans ma tête entre : Le dernier empereur, Kundum et little Buddha. Enfin le rêve était là, au bout du regard. Après je me suis promené dans les parcs adjacents et je regardais les gens patinés sur le lac. Journée logistique car cela faisait 2 jours que je cherchais une salle réseau et un billet d’avion pour Kashi à l'ouest de la chine à la frontière avec le Tadjikistan, car dimanche il y a un grand marché annuel et cela me permettra d’attaquer la route de la soie et fouler du pied le désert du Takla-makan… La visite de la capitale Chinoise continue. Summer palace, résidence d'été des empereurs ou j’ai pu traverser à pied le lac, qui était recouvert d’une énorme épaisseur de glace. Un chinois m’a demandé un stylo, je lui passe le mien et ce met à le graver. Ils se font vraiment de l'argent avec tout et n'importe quoi. Ensuite je suis allé faire un tour au zoo, qui est très grand. J’ai pu enfin voir un panda, et plein d autres espèces d’animaux que je n’avais jamais pu observer auparavant. Vous allez me dire que la Chine n’est pas capitaliste, mais ils ont une drôle de façon de voir la vie. Chaque fois que vous voulez avancer pour voir des choses de plus en plus intéressantes, ils vous font rajouter quelques yuans. Ils ne perdent pas le nord ces gens là. La grande muraille, j'en ai parcouru 1, 5 km sur les quelques 7000 km qu’elle comprend, mais j'étais très déçu. Je m'imaginais autre chose, nous sommes allés voir les tombeaux de la dynastie Ming et pareille rien de fabuleux. Il y avait une parti fermée à cause de l'influence touristique qui détériore le site. Par contre pour vous faire dépenser de la devise, ils savent faire : L'usine de jade, de poterie et le centre de médecine chinoise ouvert depuis peu, for everybody. Vous avez le droit à une consultation gratuite. On vous touche l'avant bras, on vous scrute les yeux et on tire la langue. Pour moi, on m'a conseillé de prendre les pilules numéro 03 pour enlever les toxines de l’alcool, pour perdre du poids et me sentir moins fatigué, connerie ! . Ils savent vraiment faire du pognon avec n’importe quoi. Même si ce n'est pas du capitaliste, c’en est un chemin parallèle... J’avoue depuis que je suis sur la capitale, je suis allé de temps en temps chez Mac donald. Je suis impardonnable. Car mes repas chinois ne sont pas très équilibrés, je ne sais dire que nioro (bœuf) et mifan (riz). Demain je ne sais de ce qu'il sera fait. En tout cas je ne suis pas malade et j'en suis bien aise… Promenade pékinoise.
Ici tout va bien le réveillon s’est bien passé, nous sommes retournés au même resto brésilien pour nous empiffrer à nouveau. Après, direction la discothèque pour le passage de la nouvelle année. Ce qui était marrant ce soir, c'était à minuit. 5, 4, 3, 2, 1, OUAIH et basta ! Car pour eux cela ne représente rien de particulier. Mais on a bien rigolé quand même. Je suis devenu un night-cluber plutôt qu'autre chose ces derniers jours. Le 03, nous avons invité des amis chinois pour faire un repas français, filet de bœuf, pommes de terre sautée et nous avons profité pour ouvrir la bouteille de bordeaux St Estephe 1997 et la bouteille de champagne, dernière sensation de France… Je suis arrivé dans la capitale chinoise, Pékin par excellence. Je suis descendu du train lundi matin ou il y faisait une chaleur à mourir, moi qui m’imaginais les trains indiens sans fenêtres et leurs couchettes en dur. Ce matin le ciel est bleu sur la capitale, la pollution n'a pas encore pointé le bout de son nez, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait et la température extérieure était de 15 degrés Celsius...en dessous de zéro. Malgré cela j'ai ce sourire niais en descendant du wagon. Je repense à cette carte du monde que l'on vous déploie devant vos yeux à l'école primaire ou on vous demandait d'apprendre des noms de ville par cœur et de les restituer par la suite. J'y suis sur l'un d'eux, j'étais heureux tout simplement. Dans le train j'ai rencontré une personne qui parlait anglais. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça vaut au bout du monde quelqu'un qui parle anglais. C'était une prof de philosophie, ne sachant pas ou loger sur Pékin, elle m'a proposé de la suivre à l'université ou je loge actuellement, je suis dans le dortoir des filles (non je déconne), il y a une guesthouse pour les profs de passage et j'ai pu avoir une chambre tout simplement. Pour commencer, je suis allé sur la place Tienanmen, lieu important pour son histoire et pressé de pouvoir la contempler du regard. Impressionnant, comme à la Havane et sa place José Marty ou eu lieu le grand discours Castriste avec le Ché et Sanfuego. Il y a quelque chose qu’y règne en ces lieux, je ne sais pas quoi, de l'émotion pour commencer, je repensais à tous les évènements qui s’y étaient produits, surtout cette image de ce chinois dresse devant cette colonne de chars, savoir qu'à cet instant il avait fois en ce qu'il pensait même si cela lui à coûter la vie par la suite. Je suis allé faire un tour au musée qui raconte l'histoire de la Chine, en fait ce n'est qu’un grand syndicat d'initiative multiculturel et multicouleur. Hier j'ai visité le Mausolée de Mao s'est tout, euh !, Mao Zedond, pareil, tel nos Invalides à nous avec Napoléon. Vous faites la queue pour traverser 2 pièces en 1 minute chrono, j'admirai ces paysans venus de loin pour cet instant unique, concrétiser du regard tout le symbole d'une vie, je suis resté là à les contempler tellement leurs regards en disaient long, ils se faisaient prendre en photo devant la grande bâtisse, pour marquer à jamais leur pèlerinage, ensuite je suis allé visiter la cité interdite, pareille, quelle magnificence cet endroit, je repensais aux films qui se mélange dans ma tête entre : Le dernier empereur, Kundum et little Buddha. Enfin le rêve était là, au bout du regard. Après je me suis promené dans les parcs adjacents et je regardais les gens patinés sur le lac. Journée logistique car cela faisait 2 jours que je cherchais une salle réseau et un billet d’avion pour Kashi à l'ouest de la chine à la frontière avec le Tadjikistan, car dimanche il y a un grand marché annuel et cela me permettra d’attaquer la route de la soie et fouler du pied le désert du Takla-makan… La visite de la capitale Chinoise continue. Summer palace, résidence d'été des empereurs ou j’ai pu traverser à pied le lac, qui était recouvert d’une énorme épaisseur de glace. Un chinois m’a demandé un stylo, je lui passe le mien et ce met à le graver. Ils se font vraiment de l'argent avec tout et n'importe quoi. Ensuite je suis allé faire un tour au zoo, qui est très grand. J’ai pu enfin voir un panda, et plein d autres espèces d’animaux que je n’avais jamais pu observer auparavant. Vous allez me dire que la Chine n’est pas capitaliste, mais ils ont une drôle de façon de voir la vie. Chaque fois que vous voulez avancer pour voir des choses de plus en plus intéressantes, ils vous font rajouter quelques yuans. Ils ne perdent pas le nord ces gens là. La grande muraille, j'en ai parcouru 1, 5 km sur les quelques 7000 km qu’elle comprend, mais j'étais très déçu. Je m'imaginais autre chose, nous sommes allés voir les tombeaux de la dynastie Ming et pareille rien de fabuleux. Il y avait une parti fermée à cause de l'influence touristique qui détériore le site. Par contre pour vous faire dépenser de la devise, ils savent faire : L'usine de jade, de poterie et le centre de médecine chinoise ouvert depuis peu, for everybody. Vous avez le droit à une consultation gratuite. On vous touche l'avant bras, on vous scrute les yeux et on tire la langue. Pour moi, on m'a conseillé de prendre les pilules numéro 03 pour enlever les toxines de l’alcool, pour perdre du poids et me sentir moins fatigué, connerie ! . Ils savent vraiment faire du pognon avec n’importe quoi. Même si ce n'est pas du capitaliste, c’en est un chemin parallèle... J’avoue depuis que je suis sur la capitale, je suis allé de temps en temps chez Mac donald. Je suis impardonnable. Car mes repas chinois ne sont pas très équilibrés, je ne sais dire que nioro (bœuf) et mifan (riz). Demain je ne sais de ce qu'il sera fait. En tout cas je ne suis pas malade et j'en suis bien aise…
Ballade en pays Ouighours
Je suis à l'ouest de la Chine à la frontière Tadjik, Ouzbek et Kirghiz, légèrement au-dessus, l'Afghanistan, au nord du Cachemire et je suis vivant. Je ne faisais pas le fier dans l'aérogare à Urumqi, avec 6 heures d'attente pour le vol de Kashi, le fait d'arriver à 22 heures n'arrangeait pas les choses, je ne savais rien sur cette destination, je ne savais pas ou j'allais pouvoir me poser, je savais juste qu’aujourd’hui il y avait le plus grand marché d’Asie centrale. J'avais le cerveau qui travaillait pas mal, du à un mauvais rêve réalisé quelques jours auparavant. L'impression de devenir dingue ici car personne ne te comprend, ils parlent une langue que tu ne connais pas et tu te réfugies dans un monologue devant le miroir de l’hôtel. Pour passer le temps, je me suis assis dans un bar ou pour 20 yuans on vous sert une tasse de thé que l'on vous remplit d'eau chaude tous les 10 minutes, à la fin cela devient plus de l'eau aromatisée, j’ai bien du boire mon litre dans l'attente. Je me suis mis sérieusement à apprendre le mandarin, qui ne me sert à rien, car ici, on parle le Ouighours (langage d’origine turc), ils ont un alphabet arabique, certainement l’un des plus vieux de notre planète… L'angoisse est revenue au moment ou l'avion à poser son train d’atterrissage malgré le fait qu'un petit mongol me parle en anglais et des sourires partagés, pour me rassurer, je laissais confiance au hasard, car j'ai lu une fois quelque par ce dicton qui disait: "Le hasard est le moyen que s est donné Dieu pour voyager sur terre" et j'espérai qu'il serait exceptionnellement là aujourd’hui. Dans l'attente des bagages, il y avait une dame d'un certain age néo-zélandaise qui était seule et direct je vais l'accoster pour savoir si elle connaissait un hôtel, elle me répond positivement et qu'un guide venait la chercher, ouf ! Déjà un souci de moins. A l’hôtel je fais l'avare et l’on me propose une chambre à partager pour 40 yuans, je tombe sur une autre étrangère : Valérie qui refuse de céder, donc pas de problème on me trouve une autre chambre. Valérie 55 ans, mentonaise d'origine, seule, une GI (géographiquement instable) qui voyage depuis 4 mois à travers l'Asie centrale et qui bourlingue à travers le monde depuis 30 ans, une SDF de luxe, heureux était cet instant de pouvoir parler français. On bavarda une bonne partie de la nuit de voyage, de géographie et des dernières nouvelles du monde. J'en ai profité pour ouvrir une mignonnette de rhum que ma cousine m’a offert avant de partir. Il n’y avait pas meilleur moment pour en ouvrir une... Je me retourne dans mon lit, je vois qu'il faisait encore noir dehors, super !, je pouvais traîner encore au lit, le réveil sonne quelques instants après, il est 09 heures du mat, j'oubliais qu'il vivait à l'heure de Pékin qui se situe à 3 fuseaux horaires d'ici. Le jour se lève donc à 10h30 officiellement, il n'est que 08h30 à leur montre. Donc pour visiter la ville, je me suis joint à la Néo-zélandaise rencontrée la veille et son guide pour découvrir les merveilles d’Asie. Nous arrivons autour d’un grand foirail. Une fois encore je m’imagine dans cette machine à remonter le temps, 80 ans en arrière, dans le centre de la France, l’Auvergne et ses régions alentour ou se tenaient de grandes foires aux bestiaux. Il est très tôt et la vie s’active doucement. On découpe les moutons au bord de la route pour préparer les samosas et autres plats. On allume les fourneaux de terre cuite qui vont recevoir ces vasques énormes ou l'on va cuire le riz auquel on va additionner des oignons et quelques épices. Des gars font de grands gestes pour allonger de la pâte qui se transformera en spaghetti. Des feux prennent vie à droite et à gauche pour relever la température qui avoisine les -15. Tout le monde nous regarde, on ne s'échange quelques sourires, car je me sens tel un muet au royaume des sourds. Il y en a un, qui nous demande si nous sommes mariés, un autre veut échanger ses bottes en peau contre mes chaussures de marche, l'ambiance est bonne enfant. Après nous retournons en ville au grand bazar. Il y a environ 100000 personnes qui déboulent dans les artères de la ville pour ce jour sacré. Toutes les ethnies sont représentées, chinois, mongol, ouzbek, tadjik, kazakhs, tibétain, etc... Chaque visage a tant à raconter. Ce qui m'éclate le plus, ce sont ces vieux le visage marqué par la rudesse du temps avec leur grande barbe blanche, comme dans le film Himalaya. Tout le monde porte la chapka qui est signe de richesse et chacun ethnie a la sienne. Ici on vient vendre sa production de fruits, de légumes, il y a tout et n importe quoi, tout est bien réparti par secteur. A l'entrée c’est le bois, juste derrière chiens et chats qui viennent juste de naître. Sous les bâches, d’un coté ce sont les vêtements en peau de l'autre les pièces de moto. Sur les étalages de médecine on trouve des bocaux de différentes herbes, accroché à la devanture crâne de bélier, serpents et lézards séchés, médecine locale quoi. J'ai eu beau demandé des explications, mais rien ne m'a été dit. Ils prennent le temps de se faire couper les cheveux au bord de la route à coup de rasoir à main (made in local bien sur), de s'arrêter pour manger à de grandes tables qui font face au fourneau. Je les imagine raconter leurs petites histoires, discuter politique et regarder les filles. Leur vie quotidienne est extraordinaire à mes yeux. Dans l'après midi je retourne seul au marché à bestiaux. Je prends le temps de faire des photos et on vient roder autour de la boite à image, peut être qu'il me prendra en photo ce grand gaillard. Aujourd’hui il y avait 3 chameaux à vendre, on tond les moutons à la cisaille pour qu il soit plus beau, les jeunes montent les chevaux pour les exhiber. Les négociations se font au creux de l’oreille et j'en profite pour acheter un couteau local... J'en ai pris plein les yeux et ce fut une journée somptueuse. Il est 20h00, le soleil est encore là et l’appel de l'estomac se fait sentir... Petite anecdote, j'ai voulu payer avec des pièces chinoises avec lesquelles je faisais mes achats dans les capitales et celles-ci m'ont été refusées, parce qu'ici on ne règle qu'avec des billets, il y en a même de 1/100 d’yuans équivalent à 0, 0012 cts d'euro, incroyable non ! . Petite question: pourquoi n'y a t'il pas de pièce dans les pays pauvres? (réponse un peu plus loin). Lundi, je pars découvrir la vielle ville qui se dresse autour de la mosquée Idkah, ici l'islam est la religion dominante. Je me balade dans les rues et découvre le quartier Ouighour. Je regarde la vie s'écoulé. Les cordonniers sont alignés dos au soleil et s'affèrent à leur besogne. Les bouchers s'exercent sur leur billot à découper le mouton. Les coups de marteau résonnent à travers les ruelles pour donner forme aux futures bassines et autres ustensiles. On joue au billard le long des trottoirs, malgré le froid qui est toujours présent. J'étais loin d'imaginer que cette contrée était aussi accueillante, car ils sont très différents des chinois, qui gardent des traces du communisme sur leur visage et n'arrivent pas à afficher une simple joie. Les gens sont aimables et les sourires s'échangent facilement. On parle anglais même en dehors des hôtels, ce qui est surprennent. Les enfants m'accostent et retint cette éternel phrase: "Hello !, what's you're name". A 14 heures (midi ici), je m'explose le ventre pour 2, 5 yuans à coup de robao (raviole de mouton) et galette de céréale, une fois assis, on vous dépose la théière sur la table. Il faut respecter un petit rituel avant de boire : rincer la tasse avec un fond de thé puis le jeter dans un seau sous la table. Bien sur, c’est l'unique boisson en cette saison, on peut en consommer autant que l'on veut et c’est pareil dans tous les restaurants. Mardi: Après 4 heures de bus (de la rigolade), nous arrivons à Yarkand ville étape. Ici rien d'exceptionnel, si ce n'est la vie du peuple Ouighours replié dans leur quartier ou la vie s'écoule toujours autour d'un poêle, d'un billard. On travail, on recycle ce qui a déjà été recyclé. Qu'elle drôle de vie que la leur...
Mercredi: Bus local pour Hotan (car il y a des bus chinois plus luxueux), ici le chauffage de cabine s'est le tuyau d'échappement qui traverse le véhicule de par en par. Nous voyageons au sud du Takla-Makan désert. Au départ le long de la route, nous croisons plein de carrioles chargées, attelées à de petits ânes, tel un exode. Puis le paysage se dresse devant nous, tel un décor de cinéma. En fond d'écran se dessinent les contreforts de l'Himalaya, avec le Chogori à 8611 mètres et le Jiashuerbulumu à 8034 mètres comme sommets dominants, plateau, plaine désertique, dune enneigée. Le ruban d'asphalte se dresse tel un mètre bleu de maçonnerie tirer sur une feuille grise. Car ici tout n'est que nuance entre le ciel et la terre ; brume, poussière nous accompagne tout le trajet. Le long de celui ci apparaissent au milieu de nulle part des hameaux constitués de treillis en bois et de torchis ou l'on n'y retrouve poste de police et les contrôles ne manquent pas surtout pour la route qui bifurque sur le Tibet. Dans le bus on se sert et on regarde ce grand sec avec son bouquin à la main, on essaye de parler comme lui à travers quelques mots. Jeudi: Hotan, ville au sud du désert du Takla-Makan, selon le guide, on doit faire ses provisions pour aller plus loin. Petit cour d'histoire : Le XinJiang est une région autonome, pour moi un synonyme d'envahir mais plus soft, qui résonne mieux à l'oreille. Les Chinois sont venus ici pour se servir des ressources naturelles et mieux contrôler les pays frontaliers. Leur ville est construite autour du vieux faubourg Ouighour, à coup de préfabriqués, de béton et de néons multicolores, qui transforment la vieille ville en un ghetto sans mur, car les carrioles et les rickshaws sont interdits dans les grandes avenues sans vie (bien sur, il ne serait pas la, je ne pourrai pas communiquer avec vous en ce moment). Celle-ci s'écoule toujours autour d'une mosquée ou le bazar s'anime à coup de musique indienne et orientale qui hurlent à travers des haut-parleurs ou les membranes vivent leurs dernières heures. J'ai l'impression de parcourir un livre d'histoire sur l'ancienne Europe, tellement certain visage me semble familier et leur tenue vestimentaire me rappelle ces vieilles photos en noir et blanc que l'on garde en souvenir. Ici les paysans ont troqué leurs chapkas pour des toques turkmènes. Vendredi: aujourd'hui, nous partons à l'extérieur de la ville découvrir une silk factory ou nous rentrons comme dans moulin et ou personne ne nous interpelle. Ici règne un vacarme de tous les diables avec le bruit des métiers à tisser mécaniques, l'inspection du travail devrait venir y faire un tour histoire de réglementer tout cela. Je voyage ces derniers jours avec Valérie. Pour la définir, je dirai que sa maison c’est le monde, ses pièces préférées en ce moment, Damas (Syrie) et Kuala Lumpur (Indonésie), son luxe: ses 3 petits coussins pour agrémenter ses voyages en bus; son plaisir, quelques livres et la joie d'apprendre de nouvelle chose. Voila pour les nouvelles, les jours à venir ne vont être que déplacement de ville en ville, en début de semaine prochaine on se retrouvera en plein cœur de la chine, d'ici là ne soyez pas trop impatient et je vous souhaite à tous plein de bonne chose… Réponse de la question: parce que le métal aurait plus de valeur que la pièce elle-même, et il serait fondu pour le récupérer.
Ces jours que l’on marque d’une pierre blanche. Dimanche dernier, vous savez une de ces journées qui vous marqueront à jamais... Nous sommes au sud du Takla-makan désert, à Hotan. Cette ville est réputée pour son jade et autrefois pour ses tapis. Comme à Kachgar, le dimanche tous les villages alentour arrivent pour cette grande foire. Ici le marché envahi la route pour la journée, nous retrouvons à peu près les mêmes choses que le week-end précédent. Les tapis ont perdu de leurs qualités et leurs couleurs, le petit tour dans le grand bazar pour le dépaysement. Sur une esplanade pas loin de la mosquée. Il y a un attroupement chinois, un podium se dresse, des stands où l'on distribue des tracts, de la musique, des journalistes. Tout y est rassemblé pour un meeting. Des banderoles sont tendues entre des mâts, et nous découvrons des dessins très compréhensifs représentant des musulmans mal traités. Une propagande anti-islamique, tenu par l’administration chinoise. Je n'en revenais pas de voir que l'on pouvait éduquer un peuple ainsi. Je comprends les mises en garde sur le net et pourquoi il y a des attentats dans le coin. Je prends des photos de ces affiches, Valérie me met en garde car il y a beaucoup de policiers. Ca ne loupe pas, ils me sautent dessus et me réclament mon passeport pour commencer, je dis l’avoir laissé à l'hôtel. J’en vois un regarder mon appareil. La situation devient tendue, je m'extirpe de la foule qui m'entoure. Je réfléchis à toutes les éventualités, il faut que je retourne à l'hôtel car ils vont venir fouiller la chambre, mais ça va sembler très suspect. Delà on se rabat dans restaurant, bien sur nous sommes suivis et quelqu'un en civil s'assoit à notre table et se met à parler anglais, hasard. Valérie élève le ton pour qu'il s'en aille. Nous décidons de partir pour un autre restaurant. Toujours suivi, nous nous engouffrons dans un autre que nous connaissons et de la des policiers rentrent un par un en faisant mine de se servir du thé, de la une personne s'assoie près du poêle et nous observe quelque temps avant de laisse la place à un autre, j’en profite pour changer mon film discrètement sous la table. Apres manger nous sortons pour rejoindre l'hôtel. Un gros 4x4 de police stationne devant, je commençais à imaginer le pire. Mais rien n'était, heureux de trouver la chambre dans le même état qu'en sortant et mes pellicules dans mon sac. On pense à beaucoup de choses, si on avait pu, nous aurions quitté la ville de suite. J'ai crains pour mes films jusqu'à avoir quitter la ville. D’ailleurs ils ne me quitteront plus pour le reste du voyage. Nous pensons que des autorités ont demandé que l'on nous laisse la paix pour qu’il n’y ait pas de problème, car la Chine n'a pas besoin de mauvaise publicité en ce moment. Malgré cela je décide de retourner au bazar, car je sais que les Chinois ne pourront me suivre, dans les ruelles Ouighours et je profite pleinement de cette journée festive. Je trouve le marché aux bestiaux où il y avait 4 chameaux à vendre. Je fais un détour via le stone bazar car la ville est connue pour son jade de bonne qualité et des dealers de pierre vous accoste à la sauvette dans la rue. Après quelques emplettes, mon regard se pose sur ce pauvre parmi les autres. Je le voyais à quatre pattes en train de ramasser des raisins à moitié pourris tombés d'un étalage. Je ne pouvais supporter cette situation, j'avais beau être blindé contre tout cela mais rien n'y faisait. On a beau être conditionné par la télévision se retrouver devant cette situation m'était insupportable. Tout est si différent de l'Inde la religion aidant, ce peuple me semble si proche de nous, il est si différent des autres régions communistes. Il a su garder son éthique, ses convictions, sa joie de vivre, ils n'ont rien demandé à la Chine. C’est vraiment le dernier peuple d'Asie centrale. Je me déplace vers lui, l'interrompt dans sa recherche de nourriture et lui tend 4 malheureux yuans, il se redresse vers moi et me dit nerekme (merci en Ouighour), nerekme, nerekme et s'en retourne au sol, n'ayant de temps à perdre. L'émotion m'envahie et pour ne pas montrer mon désarroi, j'ai recours à mes lunettes pour recouvrir mes yeux qui trahissent ce moment de faiblesse. Je retourne à l'hôtel avec cette image dans ma tête qui ne me quitte plus. Le soir approche et nous retournons en ville pour manger. De petite échoppe mobile envahissent les carrefours le soir venant. On s'arrête pour une pou lao (riz, patate douce, poulet), qui ne coûte qu’un yuan, cinq avec la viande ; on nous trouve même des chaises pour que l'on puisse s'asseoir, ce peuple est vraiment extraordinaire. Par la suite je reste seul en ville pour distribuer des brosses à dent et autre savon que nous collections à travers nos chambres d'hôtel. A qui donner, sur quel critère dois-je me baser, comment reconnaître un pauvre qui vit avec moins d'un dollar par jour, d'un pauvre qui s'en sort à peine avec 2. Je donne tous les jiaos (demi-yuans) que je possède, j'achète quelques nourritures que je redonne par la suite et toujours ce regard, cette gentillesse et s'incline devant vous pour vous dire merci. De retour à la chambre je m'arrête pour la dernière fois dans cette petite boutique comme je faisais ces jours derniers pour acheter un futur cola (Coca cola local), j'aimais ce sourire que me lançaient la vendeuse et son mari à chaque fois que je passais devant. En payant, je lui offre un échantillon de parfum et demande à faire une photo. Oh lala ! branle bas de combat, il faut appeler les voisins, vite, vite, il y a le grand blanc qui veut se servir de sa boite à image. Tout le monde accoure pour être sur la photo. Apres la petite séance, ils m'offrent l'hospitalité et me voilà assis autour du poêle pour partager quelques instants. Il m'offre la cigarette que j'accepte, delà je sors quelques centimes d'euros pour leur offrir, voilà qu'ils m'offrent un samosa et des légumes pour l'accompagner, moi je renchéris avec 2 porte-clefs, ils s'en retournent avec un savon, puis ils ouvrent une bouteille de bière, puis 2, puis 3, pour trinquer. Je ne voulais pas en rester là, j'offre mon opinel au mari, quel couteau bizarre qu'il n'oublie pas d'exhiber à tout le monde. Ils me montrent la vidéo de leur mariage. Ils chantonnent à voie basse, les chansons qu'ils connaissent par cœur en même temps que la vidéo défilent sur cette vielle télé. Lui a 24 ans et elle 22, ils ont un petit garçon, qu'elle n'oublie pas de balancer dans son hamac d'une force assez violente, elle doit répéter des gestes qu'elle a du voir quelque part et les retranscrit bêtement sans se poser de question. Ils veulent que je refasse des photos et on s'en va au milieu de la route au milieu des quelques voitures qui passent, quelle rigolade qui entoure ce moment et je dois me décider à les laisser non sans regret... Quelle journée que celle ci, je retourne à l’hôtel et m'endors bien fatiguer la tête bien remplie...
Sur les traces de Marco Polo.
Nous voila lundi, dans le bus local et nous longeons le sud du désert sur ces longues lignes droites et l'après midi faisant, je pouvais pour la première fois me mettre pieds nus dans mes sandales. Nous logeons dans un petit hôtel de charme local avec le poêle au milieu de la chambre, le hic se sont les sanitaires, qui n’ont pas du être nettoyés depuis 6 bons mois. Ça s'est le résidu du communisme, tout le monde à peut être un travail, mais ils s'en foutent de tout, ils préfèrent glander devant cette nouvelle religion capitalisme : Qu'est la télévision... Le lendemain, le bus qui devait nous prendre est blindé et il ne veut même pas nous faire voyager dans l'allée centrale. Ne voulant pas rester un jour de plus, je décide de faire du stop. Apres 2h30 infructueuse on revient à la case départ et des bus couchettes stationnent devant la gare routière, ils vont sur Urumqi. Nous sommes partant et nous voila coincés dans une couchette de 60 cm de large sur 170 cm, ce n'est pas grave car la route que nous empruntons vaut le détour. Elle traverse le désert du sud au nord. Des heures durant nous ne voyons que du sable. Notre navire croise sur cette highway à travers cet océan de dunes, entretenues à la sueur de l'homme, car elles meurent d'envie d'envahir ce minuscule ruban d'asphalte. Ici pas de bulldozer, mais au milieu de nulle part des camps formés de roulotte où logent les ouvriers armés de pelle et à coup de balai nettoient la route quotidiennement. Il y a les jeux d'ombres qu'exerce le soleil sur le flan de celles-ci. De quoi faire rêver n'importe qui, moi je n'ai pas arrêté d'admirer le paysage, sachant bien que des merveilles comme ça ne me sont visibles au quotidien. Le long de cette ligne de vie, il y a des petits îlots, formés de petites bicoques entourées d'ordures, tel des décors inanimés de modélisme. On s'y arrête juste pour faire de la mécanique, ou un plein. Le soir arrivant, notre bus s'arrête à son tour dans l'un d’eux pour se ravitailler. Dur que de travailler dans un endroit pareil ou la vie ne s'anime uniquement le soir de 7 a 8 pour prendre les quelques pièces de voyageurs perdus. Le froid refait son apparition, les vitres du bus sont gelées et je cherche une position ou je puisse me reposer... Le matin faisant avec ces -15 degrés nous nous faisons balader de gare en gare pour rejoindre la prochaine ville étape. Nous nous décidons pour un train de nuit et la journée se passe à visiter la ville. Ici par exemple les changeurs de cash, n’ont même pas peur de racoler jusqu'à l'intérieur des banques et personne ne dit rien. L'attente du train se fait dans une salle ou chaque rangée correspond à l'un de. Quand l'heure approche, les gens se lèvent se pressent devant les barrières, se collent comme des animaux excités, la pression règne et quand celles- ci s'ouvrent, Ils courent, ils vous bousculent ayant peur de ne pas avoir de place, alors que tout le monde à une réservation et une place attribuée. 6h30 du mat, nous voila dans une petite gare perdue dans le Gansu, on squatte le temps d'un thé et de trouve un moyen de transport pour rejoindre Dunhuang, ville hyper touristique l'été. Super hôtel pour un super prix car nous sommes vraiment dans la morte saison. Apres 3 jours sans s'être lavés, on s'aperçoit qu'il faut attendre 20h00 pour avoir de l'eau chaude au robinet, les boules je vous dis pas. Le soir je me dépêche de rejoindre ce gros tas de sable ou il y a des dunes qui culminent jusqu'a 200 mètres d’altitude, j'arrive trop tard pour le coucher de soleil, ce ne sera que partie remise. Aujourd'hui, on part visiter les Mo Gao grottes ou il y a 45000 m2 de peinture bouddhiste, bien sur, il faut aligner les billets et Valérie en veut pour son argent, car pour elle tous ces sites touristiques payants sont nouveaux, avant, il n'y avait rien de tout ça a travers le monde, très bel endroit et ce magnifique bouddha assis de 35 mètres de haut, tel un Gulliver enfermé pour l'éternité. Deuxième tentative pour le coucher de soleil, j'ai oublié de vous dire, ils ont grillagé tout le site, pour faire encore de l'argent. Je passe par des chemins détournés pour arriver au même endroit et ne pas avoir encore à payer, qu'elle plaisir pour moi que de marcher dans cet endroit, gravir ces montagnes de sable, avec personne a l'horizon. Peut être qu'une petite bière aurait été l'apothéose, mais je n'en demande pas tant. Ici, les caravanes de chameaux ne se sont jamais arrêtées, elles ont juste troqué les cargaisons de soie, d'étoffe, pour des touristes en manque de sensation, mais moi je m'en fou, je suis heureux, je me laisse aller dans une dérive cérébrale et savoure le moment présent. Si le courage est au rendez-vous, demain matin j'y retourne pour le lever de soleil, malgré le froid, mais on verra ça tout à l'heure... Voila pour les dernières nouvelles et je vous dis à dans une semaine, de retour sur Shanghai j’y serai, pour le nouvel an chinois, d'ici portez-vous bien et savourez la vie au quotidien...
Retour à la vie communiste.
Nous venons d'arriver dans la deuxième capitale touristique de la Chine: Xi an. Beaucoup de route ces derniers jours, déjà samedi, il s'est mit à neiger et la route était verglacée. Les Chinois ont le cerveau ramolli, car ils s'en foutent et roulent toujours à la même vitesse, conséquence plein d'accidents le long de la route et au milieu des steppes, il n'y a pas grand monde pour vous ramasser, ils doivent aller au temple avant de décoller pour brûler quelques cierges et croire qu’il ne leur arrivera rien. Nous, on s'en sort bien, on est arrivé à bon port sans aucun dommage. Jayuang, une de ces grandes villes qui s'agrandie vitesse grand V, grâce à cette nouvelle économie qu'est le tourisme ils ont déjà construit des artères surdimensionnées avec rien autour aujourd'hui. Mais demain, hôtel, échoppes à souvenir et hypermarché y prendront place, elle voit très grand pour un avenir proche. On découvre la passe la plus à l'ouest de la grande muraille, que j'admirai tant sur les brochures avant de partir et légère déception quand je découvre le paysage. Sur la brochure c'est vachement bien cadré et ici il n'y a rien en plus. De plus sans guide on se fait un peu promener et je ne pourrais voir la grande muraille dans sa continuité, grosse déception pour moi, parce que je m'imaginais plein de chose dans ma tête et je voulais surtout rêver en vrai et pas à travers ces cartes postales, mais ainsi vont les voyages. Ensuite train de nuit, puis escale pour la journée à Langzou. Je suis agacé ces derniers jours par ce non-savoir-vivre, ce devoir patriotique, que de devoir plumer ces étrangers de passage, ces fonctionnaires et surtout ces femmes qui ne cherchent même pas à vous comprendre et se retournent pour ne pas avoir à croiser votre regard et vous font ce geste de la main pour vous repousser, que cela est énervant. Je me laisse imaginer une parade pour leur apprendre à vivre, à chaque fois que je serai repousser ainsi je devrai balancer une boule puante dans leur bureau, pour qu'ils comprennent le temps de ces quelques minutes mal odorantes... Puis retrain de nuit en place assise, très dur, on arrive quand même à avoir des couchettes une fois a bord. Je dois vous raconter une anecdote, ils sont fous ces chinois. Ils ont des lecteurs VCD (le VCD s'est un DVD de mauvaise qualité) en location dans les trains. Alors le gars passe dans le couloir pour faire votre choix, ensuite on vous installe ce lecteur de poche avec une batterie de voiture entre les jambes et vous voila parti pour une séance de cinéma miniature, vous êtes le pacha du wagon car tout le monde vient squatter autour de vous pour ne pas perdre une miette de ces éclairs de lumières traversant le wagon. En plus les VCD sont souvent des copies de mauvaise qualité. Vue d'un cerveau d'étranger calculateur, ça ne serait pas intéressant à exploiter, dans nos contrées. Aujourd'hui, visite de la 7ième merveille du monde: Terra quota, l'arme de terre cuite, très intéressant et très impressionnant, la journée les touristes visitent et la nuit les archéologues travaillent, ils ne perdent pas le nord ces chinois soit disant communiste. Les parasites que nous sommes, ce sont joints à un groupe de français qui avait leur interprète. En sortant, je voulais acheter des souvenirs, mais me faisant harceler par ces commerçants ambulants qu'ils veulent faire leur chiffre en cette saison de vache maigre, vous balancent des prix défiants toutes concurrences, je ne pouvais même pas marchander, parce que cela aurai été du vol, alors j'ai laissé tomber pour cette fois. Comme quoi on peut être bête parfois... Voila pour les nouvelles. Demain train pour Shanghai pour fêter le nouvel an chinois. Je vous dis à bientôt pur de nouvelle aventure. Et maintenant une page de pub...
Bonne année de la chèvre... Je reviens sur le voyage chronologiquement. A Xi an, sale histoire, en quittant l'hôtel je rends la carte magnétique et la femme de chambre descend rapidement pour montrer une taie d'oreiller tachée, je dois vous dire qu'ici on ne change pas les draps à chaque changement de client, alors un des gars de l'hôtel me demande de payer 10 yuans pour la tache, je commence à voir rouge, jamais je n'aurai pensé qu'on puisse vous faire payer une tache. Au jeu du plus con je commence à exceller. Je remonte dans la chambre, j'explose tous les shampooings et gels douche que je trouve et je lave ce morceau de tissu. Je redescends et le gars ne veut rien savoir, alors la je suis énervé, je préfère payer pour ne pas me retarder et je déchire la tête d'oreille dans le hall de l'hôtel et je la balance par terre. Enfin, je me retrouve dans le train et pareil pour une mauvaise compréhension car sur le tableau des horaires, le train part à 18h00 pour arriver à 11h00, j'ai bien regardé que tout le panneau d'indication était rédigé sur un cycle 24 heures et une fois arrivé à 11 heures du matin le train ne s'arrête pas, je me renseigne et j'apprends que l'on arrive à 23 heures le soir du réveillon. J'étais vert, je n'avais plus rien à manger. Heureusement que la veille au soir, j'ai offert des échantillons de parfum à la famille et un petit jouet au petit et ils m'ont donné un peu de leur repas. Dans le train et même ailleurs, je dis que je suis photographe pour des magazines, je ne vous dis pas le regard des gens qui s'écarquillent au fait de ces 2 mots et quand je sors un des appareils pour prendre une photo, ils se doivent de prendre leur plus belle posture. Je ne renie pas mon métier, mais ou bout du monde le fait de dire que vous êtes serveur, cela a l'air dégradant, car dans pas mal de pays, tout le monde est serveur au moins une fois dans sa vie, porter des assiettes tout le monde sait le faire, on gagne pas beaucoup et culturellement il ne faut pas sortir de St Cyr. Ils ne comprennent pas toujours comment cela peut être différent dans nos contrées et surtout comment un gars qui travaille dans la restauration puisse se payer un voyage comme celui-ci. Pour revenir sur une anecdote sur la photo, aujourd'hui j'ai croisé un photographe professionnel dans la rue commerçante de Shanghai, ça j'en suis sur car il avait 4 appareils photos au tour du cou (Leica m6, r5, r6 et Mamiya 6/6), tout cela d'une valeur de plus 20000 euros, il y en a qui n'ont pas peur. Il faut dire que la rue était noire de monde, tout le monde était de sortie, car ils ont tous reçu la petite enveloppe remplie de quelques yuans et comme les commerces comme par chez nous sont ouverts même les jours fériés pour récupérer l'argent en échange de quelques babioles... Jamais je n'ai entendu autant de bruit, jamais je n'ai vu autant de pétard, jamais je n'aurai cru qu'un changement de date puisse être aussi important. De 23h45 a 00h30, toute la ville est plonge dans vacarme qui dépasse bien les 90 décibels, un brouillard artificiel se crée, les gens se promènent avec des pétards en cartouchière tel Rambo ou autre guerrier et ils balancent ça partout, aux fenêtres des immeubles ou devant les entrées de celle-ci et les gens se regroupent pour assister à ce moment unique de l'année. Sincèrement, il a du être consommé 3 milliards de pétards et autres fusées, rien que sur Shanghai. Pour nous la vie devient assez pénible avec ces fêtes. Comme le nouvel an dure une semaine, ces derniers jours se passent ainsi: 13h00: lever. 15h00: promenade, shopping. 19h00: repas à l'appartement, à l'occidental, car Julien et Michel ont reçu 11 camemberts, 5 emmentals, herbe de Provence et 4 bouteilles de rouge. Sympa, ils m'ont attendu pour entamer tout cela. 20h00: massage, car on est épuise. 22h00: discothèque, ben oui ça dure une semaine. Dur dur, la vie au bout du monde. The China riviera. Comme on le dit bien chez nous, pas de nouvelle, bonne nouvelle. Apres Shanghai et le spring festival qui n'est pas fini et toutes ces soirées marquées par les feux d'artifices à répétition et une vie de night-cluber bien remplie, me revoilà dans le train direction plein sud et le soleil, c'est marrant de se retrouver devant la railwaystation, un mois plus tard et je n'appréhende plus de me retrouver seul face au problème, je me sens bien et préparé pour ne plus affronter une erreur de timing. Les rencontres à bord sont extraordinaires, il y a toujours quelqu'un à bord pour venir vous parler en anglais, pour montrer que lui il sait et pour moi de prendre des renseignements pour la suite. Les décors le long de la voie ferrée, me rappellent la France et surtout le nord, le plat pays, la grisaille, les maisons de briques rouges et les mares aux canards. Je descends à la gare de Guilin (Nice), comme chez nous, tout bon chinois doit y venir. Il y a une simili promenade des anglais avec ses palmiers le long du fleuve et ses montagnes particulières tel des cheminés dressées au milieu du paysage, parc, animation avec des funambulistes, des motos qui tournent dans une sphère de métal, tout pour amuser la galerie. Les restaurants cote cote terrasses ouvertes étalent sur le trottoir tout ce que vous pouvez y manger. Cela va des bacs remplis d'eau avec des carpes et autres poissons, écrevisses, gros clams, grenouilles, etc. Derrière les cages, avec des poules, faisans, pigeons, ragondins et le plus effrayant, les cages avec les chats et les autres ou j'ai fait des bons devant, celle des serpents. Je vous jure que ce n'est pas des conneries. Et puis quoi, on ne sait pas, à n'importe qu'elle heure de la journée, on peut très bien avoir envie de manger un ragoût de chat ou une brochette de serpent. Pour moi quoi qu'il en soit, je préfère le chat... Non je déconne, je reste dans les restaurants à bas prix et je n'ai pas envie d'essayer. Tan pis je mourrai bête, le soir tout y est éclaire, il y a une rue piétonne ou il y fait bon dépense quelques yuans après manger, tout pareil à chez nous. Ensuite j'ai pris le bus pour Yangshuo (St Tropez), après mettre assoupi, je regarde la route et je me crois sur celle qui rejoint le Muy à St Maxime, mais le décor lointain est différent, la ville n'est pas écrite sur toutes les cartes, mais vaut vraiment le détour, ici on ne vit que et par le tourisme, tout bon chinois qui veut survivre se doit de parler anglais, donc pas de problème de traduction. Il faut dire que toutes les villes balnéaires se ressemblent n'importe ou dans le monde. Première ville ou je trouve une chambre à un super tarif comme quoi. J'en profite pour acheter un pantalon léger et je déambule en sandale, je traîne, je bouquine, je regarde la vie s'écouler le long des berges pour recharger les accus en manque de soleil et de chaleur. Au loin ces montagnes usées par l'érosion, paysage féerique qui a su se faire exploiter. Je regarde les bateaux qui se suivent en fil indienne arriver de leur mini croisière, comme ceux sur le Mississipi ont fond plat mais sans ces grande roue à aube. Il y a des pêcheurs sur leur radeau de bambou avec leur cormoran qui ne pêche plus depuis longtemps et préfère se laisser prendre en photo pour quelques pièces. Aujourd'hui, visite à vélo entre ces grands pics, enfin de compte ou je pédale été recouvert à l’époque par la mer il y a des millions d'années, on roule sur les petits chemins entre les rizières, la rivière que l'on traverse à différents endroits sur des digues, les petits villages autochtones ou je découvre des gamins de 10 ans jouent de l'argent aux cartes avec les adultes, on me propose de m'attabler et je sors un billet de 1 jiao ce qui ne représente rien du tout et je vous dis pas la rigolade qui s'en suit. Je reste l’à les regarder jouer quelques instants. Bien sur des que vous posez votre vélo, il y a toujours quelqu'un pour vous vendre, une bouteille d'eau, des cartes postales ou autre babiole locale, tout le monde veut en profiter un peu... Bon voila pour les nouvelles, portez-vous bien.
Rien ne vaut tout l’or du monde.
Himalaya, je me souviens lorsque je t'ai vu pour la première fois, c'était du coté de Darjeeling et tu m'as laissé découvrir tes champs de théier et tes monastères Bouddhistes. La deuxième fois, c'était du coté de Gangtok, la vallée des fleurs et le Kangchenjunga comme toile de fond. Puis tu t'es caché derrière les nuages du coté de Katmandu et je n'ai pu voir ton plus haut sommet. Ensuite tu m'as laissé découvrir le Daulaughiri, l'Annapurna et j'ai pu descendre la Kaligandaki et découvrir le vrai visage des peuples que tu abrites. Pour finir avec les offrandes que l'on te verse à Hariwar et ou tu laisse sortir de tes entrailles les sources du Gange. Tu m'es réapparus lors de ma traversée du Takla-makan désert et tu me faisais obstacle. Te revoilà à nouveau depuis Dali et je reste ébahi devant tes décors somptueux et tes lever de soleil magique, comme sur l'Erbai lake, lumière cristalline qui se reflète comme un miroir sur l'eau et qui donne une autre dimension à la vie de tous les jours, les pêcheurs qui s'activent apparaissent tel un mirage dans l'éclat de tes rayons. Lijiang et sa vallée que tu protèges des nuages de tes sommets environnant et ou il y fait bon vivre... Voila le décors ou je suis depuis quelques jours. Mais pour en arriver la j'ai du voyager beaucoup ces derniers temps, depuis Yangshuo ou j'y ai laisse des visages types vietnamiens. Beaucoup de paysage fabuleux à travers les vitres du train ou du bus. Je me suis arrêté dans la stone Forest, amas de pierre laisser par l'érosion de la mer, il y a des millions d'années, site ou afflux tous les touristes chinois, enfin pour une fois je ne suis pas harcelé par les vendeurs et autres guides, je peux donc déambuler tranquillement à travers ce labyrinthe de pierre, j'y ai même vue 4 photographes chinois professionnels prendre des photos du site. Ensuite train pour Kunming, stop and go, le mauvais temps à fait son apparition, je décide de partir de suite sur Dali et là, l'Himalaya réapparaît devant moi, couvert mais grandiose, la ville ou je viens d'arriver ne me plait pas donc je décide de repartir le lendemain pour Linjiang. La petite anecdote, c’est que le soir je suis allé mange dans un resto local ou nous devions être 12 personnes, il y avait 9 français, comme quoi. C’est en repartant que j'ai pu admirer le lever de soleil sur le lac à travers les vitres du bus, cela valait bien son pesant d'or. Lijiang et sa super guesthouse, un peu excentre de la vielle ville mais pas chère, super clean et super bouffe chinoise, de quoi me remettre d'aplomb pour la suite du voyage. Hier soir c'était le festival des lanternes, la famille m'a attendu pour le repas. On a commencé par faire sauter quelques pétards devant la porte pour attirer les esprits et ensuite nous sommes passés à table qui était recouverte de plusieurs assiettes, avec du ragoût de pintade, escalopine de veau pané, bœuf aux épices, légumes et noix de cajou. Ce soir, j'étais l'invité et je me suis régalé, j'étais le dernier à finir parce que l'on n’arrêtait pas de me resservir et ils attendaient pour sortir de table, enfin les hommes vont dehors fumer la cigarette, les femmes restent pour faire propre, normal; Ensuite tout le monde se retrouve dans le salon, les plus jeunes regardent la télévision et les anciens jouent aux dominos, c'est un rami tout simplement et je suis là, à les regarder à coté du poêle. Qu'elle chance extraordinaire pour moi de pouvoir partager le quotidien de ces gens ! Ici, pourtant cette une société matriarcale (attention les hommes, il faut se tenir à carreau), ce sont les femmes qui dirigent, elles sont toutes types mongols, la peau mate, habillées pareil, blouse bleue, casquette mao, une peau de mouton recouvert de 7 anneaux représentant des étoiles pour se protéger du froid et un carcan en osier remplie de tout et de rien. Les jeunes filles ont un haut, blanc et rouge, autour de la taille un tablier jaune et elles n'arrêtent pas de papoter dans les rues de la vielle ville. Aujourd'hui, grande journée encore, je suis parti a vélo, enfin je me faisais tracter par les motoculteurs pour avancer sans me fatiguer et découvrir le petit bourg voisin Baishan et regarder la vie s'écouler, sans se faire accrocher au son des louquettes, louquettes, (look) des échoppes à souvenir. Ici on joue au croquet et je vous jure que c'est vrai à la Lyonnaise (jeu de boule), alors savoir si les origines du jeu sont françaises ou chinoises, il faudra ouvrir les livres d'histoire, (une photo offerte à celui qui me répondra juste). Ensuite, je continue la visite et je tombe sur: "Hello, I'm the famous doctor Hu", un grand docteur qui connaît aussi bien la médecine occidentale que chinoise, qui vit avec sa famille, son potager extraordinaire ou il y à des herbes uniques qui y poussent et la Dragon jade mountain en toile de fond derrière le village. Il est reconnu par les plus grands praticiens de la planète. "Ok, please seat", je ne risque rien car les consultations sont gratuites et on laisse ce que l'on veut, pas d'arnaque (dixit : les guides). Il me fait lire sa biographie, il est né en 1924 et c'était un pote a Alexandra David Neel qui lui a apprit l'anglais. Ensuite il me fait boire un thé aux herbes, puis, je visite son dispensaire, qui est recouvert de carte de visite du monde entier, je peux apercevoir le jardin ou il cultive des centaines de plantes, ainsi que son "bureau", salle ou est entrepose plein de seaux remplis d'herbes réduites en poudre. Pour finir, il me donne un petit sachet d'une de ses mixtures. Bien sur, sachant qu'il donne des consultations gratuites pour tout le monde, riche ou pauvre, je lui donne 100 yuans, car je sais que cela servira aux autres. Pour ensuite me remercier en français, il me remplit un autre sac de poudre, j'ai de quoi subvenir pour les mois à venir. Ensuite, je m'arrête manger, je laisse le soleil faire ses bienfait sur moi et de fil en aiguille on me propose de faire un billard sur une table d'un autre temps, enfin on s'amuse. Que d'émotion, pour moi et ce n'est pas fini, car je monte découvrir une région autonome du Tibet, pas besoin de ce fameux "travel alien permit" et des spectacles grandioses m'attendent encore. Je vais même rester quelques jours de plus pour profiter de cette vie... Voila pour les nouvelles, portez-vous bien et même si vous ne pouvez être là à coté de moi, je me laisse imaginer les réactions de chacun à travers mes pensées. A bientôt...
Il y a des jours comme ça.
Je dois vous raconter, cette petite escapade dans les Tiger leaping gorge. Pour comprendre, je vais recommencer chronologiquement. Je décolle le matin de Lijiang vers 11h00 pour me rendre à la gare routière, pour prendre le bus, selon les guides il y a un départ toutes les demi-heures. J'achète le ticket et on me dit que le prochain bus part à 14h00, ok j'accepte. Donc j'attends, je vais pour acheter un paquet de gâteau dans une supérette, arriver à la caisse on me dit qu'ils ne peuvent pas me vendre ce paquet, parce que le prix n'est pas marqué dessus, ok j'accepte, alors je me rabats sur une tablette de chocolat, produit de luxe ici. A 14h00 et des brouettes, le bus démarre et s'arrête 20 mètres plus loin, le chauffeur descend pour revenir 10 minutes plus tard. Voila que l'on fait demi-tour pour charger des affaires sur le toit. Ca y est, on part pour faire 100 mètres et faire le plein d'essence. Je commence à avoir la pression et le doute me vient à l'esprit. Si ce n’est pas la bonne direction me voila parti pour perdre la journée et revenir à la case départ. Pourtant j'ai demandé que l'on me pointe sur une carte la destination. Au bout d'une heure je vois un panneau et les idéogrammes indiquent la bonne direction, je peux enfin regarder le paysage et me laisse partir dans mes pensées. Le long de la route, village typique fait de brique de terre, les toits avec les extrémités sculptés, les femmes dans leur tenue locale portant sur elle un arc-en-ciel de couleur. La vallée, ses cultures en terrasse, le blé vert fait son apparition, et les colzas sont déjà fleuris. Qiaotou, ville du départ des gorges te voila, la bourgade s'étale le long de la rivière. A travers les vitres du bus, ce qui apparaît devant moi n'est que désolation, bâtiment dégueulasse et poussière: "welcome to déchargeland". La ville chinoise a été construite à l'arrache sur un axe routier, elle ne ressemble en rien au village que je viens de traverser, jamais je n'ai vu tant de saleté, de poussière, ils doivent l'accepter et les femmes ne s'affèrent plus à la lessive quotidienne. Le problème ! Le problème, c'est que depuis quelques jours j'imaginais les gorges, le décor et ce qui apparaît devant moi et loin de tout ce que je pouvais imaginer, ok j'accepte. Je me rabats sur la guesthouse que tout les routards parlent, de toute façon c’est la seule avec l'enseigne en anglais. La patronne 28 ans, dans des vêtements sales, les cheveux rêches: "ni hao (bonjour), je voudrai un lit". Mais rien ne se fait. Bon je m'attable et je commande une bière pour faire passer tout ça, on me sert avec des arachides qui on du être récolter en 1983, ok j'accepte. J'aimerai savoir ce qui se passe vraiment dans le cerveau ramolli d'un routard qui gagnent 10 fois le salaire d'un local et qui pour des économies de bout de chandelle, vient s'entasser dans un bouiboui pareil et qui en plus décrire cet endroit comme un lieu agréable à vivre. Je demande les toilettes, on m'indique que c'est dehors dans l'une des bâtisses à coté. Je descends dans la cour et par terre de la laine fraîchement tondue, un chien joue dedans, je le regarde et lui dis rigole pas car demain c’est toi qui sera à la place des moutons, ceux ci sont allongés un peu plus loin sans la tête et le sang coule encore des cadavres se répandant dans la cour. De l'autre coté des jeunes gens le chalumeau à la main finissent de nettoyer les têtes. Les latrines, un trou dans le sol, on peut pas se tromper, le mur est blanc marquer dessus WC, en rouge vif, car on ne pourrait aller dans le box juxtaposé, celui ou il y a les cochons. Les toilettes se trouvent dans la porcherie tout simplement, sur un autre mur est marqué: "hot sower ", au moins je ne pourrai pas me tromper pour la douche, je ne vous dis pas l'odeur qu'il y règne. On dirai: "Mad Max", la, pas ok ; la j'accepte plus. Je deviens fou, jamais, jamais, jamais, non jamais je n'aurai pu imaginer tout cela. Je comprends pourquoi les gens disent que les gorges sont magnifiques, car après une nuit ici, tout doit vous sembler radieux, fabuleux, magnifique. Comme il n'y a rien à faire, je retourne dans la salle qui sert de resto et je commande bière sur bière, oublier ce mauvais moment à passer et pour m'occuper, je prends mon cahier pour décrire ce que je vois. Derrière mon dos, on m'observe et on me demande: "what do you write"; J'explique ce que je décris, le joli village que vous habitez: "very beautiful"; "Ah, thank you". Je marmonne tout seul, fini les voyages, fini tout ça, une maison, une femme, des marmos, la téloche, le satellite et les chaînes de voyage. La soirée a débuté, je commande à manger et je regarde la table à coté, 2 hommes, 2 femmes, qui draguent qui en jouant aux cartes et 8 bouteilles de bière de 660 mml chacune ouverte, voila comment on fait passer le temps ici. Les autres sont autour de cette vasque en fonte ou il y a quelques blocs d'anthracites qui se consument. Je crois que l'on m'aurai décrit la ville correctement avant, j'aurai réfléchi à deux fois avant de venir. Vers 10h00, on dédaigne bien me montrer la chambre. Ca sent le poulailler humide. Heureusement que j'ai mon duvet pour me sentir bien. En m'allongeant, je découvre sous l'oreiller une lame de couteau de 20 cm. Ou suis-je tombe. Je m'assoupis en ne fermant qu'un oeil, de toute façon, dans la nuit résonne des feux d'artifices, pétards et les cochons hurlent certainement en attendant la mort. Le matin arrive bien péniblement, je vais pour redescendre dans les magnifiques toilettes de la résidence et vision de carnage, du sang de partout jusque dans les latrines, 3 cadavres de cochon au milieu de tout ça. On commence seulement à passer le jet d'eau; humm !, je me sens en appétit. Petit déjeuner tibétain, galette de blé et on prépare la tampsa : du beurre de yack qui est resté 6 mois sur le bord de la fenêtre et que l’on bat dans un roseau avec de l'eau chaude et des herbes, hummmm ! Que c’est pas bon, ces rance, pour moi c’est imbuvable ça me donne des relents d'estomac, pour eux c’est leur petit bonheur quotidien. Me voila frais comme un gardon pour attaquer les 20 km et 600 mètres de dénivelés. Enfin je parts pour découvrir ce magnifique site. Dans la monter, je marmonne tout ces évènements, avant de tomber en extase devant ce paysage extraordinaire, il faut croire que ce décor féerique valait tout cela. Le soir en rentrant, fatigue, je trouve mon bonheur dans des cannettes de coca. A la fin du repas, la patronne vient me voir et elle me demande ma main en mariage et que je m'installe ici, j'ai cru m'étrangler sur le moment. Le soir, on me change de chambre et je me retrouve au sous-sol dans la cuisine avec 4 chaises et une planche en guise de lit, ok j'accepte, je suis trop mort pour quoi que ce soit et à 10 yuans la nuit je ne vais pas faire le difficile... Par la suite je suis redescendu sur Linjiang, car il n'y a plus de route, ils sont en train de la refaire, pour rejoindre cette fameuse région autonome du Tibet, au lieu des 30 km restant on est obligé de prendre une déviation de 150 km ou 8 heures de route. J'ai préfère laisser tomber. Ps 01: Je ne sais pas comment vous percevez toute cette aventure, mais je vous jure que c’est ce que je vis au quotidien, car via les mails, vous pourriez me prendre pour un mythomane, car je voyage seul. Ps 02: Hervé de Nice a trouvé un début de réponse pour le jeu de boule. « Si je suis le premier à te le prouver, j’ai gagné une photo." Sur la foi de fouilles archéologiques à l'authenticité incontestable, Assyriens, Égyptiens et Chinois pourraient revendiquer la paternité des jeux de boules. Il est tout à fait possible qu'on y jouait quelque part sur la planète aux alentours de l'an 1000 avant Jésus-Christ, comme le montrent de récentes fouilles dans la province du Ho-Nam, en Chine.
Montagne sacrée et pèlerinage à la …
Et me revoilà sur la route, après ces dernières journées pleines d'émotion. Un bus couchette nous emmène de Lijiang à la frontière du Sichuan. Je me régale des paysages, des vallées verdoyantes, culture en terrasse et de ces petits villages le long de la route. En arrivant dans cette région, les petits villages étaient remplacés par des usines et autre centrale électrique (nucléaire, quoi). Dommage pour la vision, mais eux aussi ont le droit à la vie moderne et tout ce qui va avec. Apres le froid, la chaleur arrive à grande pompe et le problème dans le bus, ces qu'on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres car dans le convoi que nous formions avec d'autres véhicules, il y avait 2 camions qui transportaient des ruches et il y avait des abeilles dans tous les azimuts. Arrivé au bled nous voila bloqué pour la nuit, le prochain train ne part que demain. Donc je me retrouve avec 2 étudiants japonais et une israélienne pour partager gîte et couvert. De même pour le train, nous allons de vallée en vallée en coupant à travers les tunnels. Me voila à Emeishan et cette fameuse montagne sacrée. Je laisse les 2 étudiants qui eux ne viennent voir que le temple. Moi après un bon petit déjeuner: croissant, chocolat chaud, nutella. Non il ne faut pas abuser. C'était: sauté de bœuf avec du riz. Je pars en moto taxi, car j'ai loupé le bus et l'heure est déjà bien avancée. Donc après m’être fait rouler car le taxi s'est arrêté au milieu de nulle part pour renégocier la course, je fais semblant de marcher pour lui faire comprendre que je ne payerai pas plus. Il se dépêcha de revenir me prendre avant qu'un autre se fasse le reste de la course. Me voilà prêt pour affronter 2500 mètres de dénivelé sur 22 kilomètres de marche (au sens propre), de plus il faut payer l'entrée pour souffrir: 80 yuans, le comble. Je décolle à 500 mètres d'altitude, équipé seulement d’un petit sac et me reposant sur les petites échoppes le long du parcours qui veulent te refourguer une bouteille d'eau, canne de randonnée ou autre souvenir. Un escalier avec des milliers de marches, que dis-je, des dizaines de milliers de marches que je gravis une par une sans regarder le sommet pour ne pas me décourager, bête comme je suis, j'ai vidé une pellicule complète sur ces satanées marches. Apres 3 heures 30 de grimpette, fatigué, les genoux qui commencent à grincer, je me pose dans un de ces petits snacks qui bordent le long du tracé. Et je me fais matraquer à coup de 44 yuans l'assiette de riz et de légumes. Il n'y a vraiment pas de pitié dans ce monde. Ok tu m'as eu, tu as fait ton beurre. Je rencontre un petit vieux qui par la suite veux absolument que je lui achète ses crampons, car il me fait comprendre qu'il y a de la neige un peu plus haut. Des marches, toujours des marches et au fur et à mesure que j'avance, on m'annonce, il ne vous reste plus que 4 heures, il ne vous reste plus que 3 heures 30. Le froid se fait sentir et la neige est au rendez-vous, je mets ces fameux crampons et je continue doucement. Je suis seul depuis le début car les touristes préfèrent maintenant prendre les câbles cars. Je rachète à boire et le quart d'eau, on vous le facture 7, 8 parfois 10 yuans. Je rattrape des gens sur la fin du parcours, certains me suivent, veulent prouver leur supériorité et je les redouble sur une plate-forme car ils récupèrent leur souffle. Le sommet, ça y est, voilà 7h30 que je suis parti et heureux d’avoir réussi un exploit personnel. Content de voir que si je veux visiter le monastère, il me faut encore débourser quelques sous. Légèrement déçu de ce que j'attendais. Je me rabats sur un dortoir, "hello, one bed 90 yuans", désolé, mais la j'hausse le ton même français qu’ils comprennent à mon intonation de voix que je ne n’ai pas l’intention de me laisser faire, le moine le prend mal et après cette gueulante, le lit passe à 40, qu'est ce qu'on est pas obligé de faire pour pouvoir se loger, ils ont encore le culot de me demander mon passeport, qu'est ce que vous voulez en faire, vous croyez que je vais me barrer avec le matelas pourri que vous m'offrez. Je ne l'ai pas, enfin si, mais ne me cassez pas les pieds, sinon je vais voir ailleurs (ailleurs, où !), il n'y a qu'eux au sommet. Dans ces journées difficiles, on réfléchit et on cherche souvent des réponses à des questions bien loin de notre quotidien. Tout ce que je peux dire aujourd'hui: c’est qu'il n'y a pas de pitié sur cette planète et qu'il n'y a pas de religion qui tienne en ce monde. Juste des hommes et des femmes bon ou mauvais. Le soir repas léger, on vient s'asseoir, on essaye de discuter avec moi et me demander mon point de vue sur le conflit irakien imminent. Je ne traîne pas et je vais me coucher, mais le sommeil ne vient pas comme ça à 3077 mètres… 07h00 je saute du lit et je cours dehors car il y a encore les étoiles qui brillent, mais j'attends avec impatience le soleil, qui va faire son apparition sur cet océan de nuages, parsemés d'îlots qui ne sont que les sommets des montagnes avoisinantes. Très belle image, mais qui aura été mérité chèrement. A 8h00 je redescends comme un voleur et ces plaques de neige que j'avais laissé la veille, je me fais glisser dessus, avec quelques gamelles, ce que j'avais monté la veille en 2h30, je le dégringole en un peu moins d'une heure. Ne voulant plus laisser d'argent dans cette montagne, je redescends en bus, je reprends mon sac et je change de ville, bus, rebus et rerebus, pour finir sur un rickshaw vélo. Leshan me voilà, mais ne t'attend pas de moi que je verse ma devise pour tes sites touristiques et tes fameux Bouddhas, même si ce sont les plus grands du monde. Première turista, après un sorbet au poulet, en plus soit disant dans la région de la chine où on mange le mieux, je commande un morceau poulet, en imaginant qu'il allait me le préparer à la sauce locale. Non on le sort du congélateur, on le découpe sommairement et on me le sert froid encore congeler. Pour l'anecdote du jour: à l'hôtel on me retient 80 yuans pour la clef de la chambre, que je n'ai pas, car c’est une personne à l'étage avec un trousseau qui vous ouvre votre porte. Je suis assez fatigué et je préfère ne rien faire, je me paye une journée occidentale. Je réponds à mes mails, je mange une pizza et bois du coca, je vais dépenser quelques centimes dans une salle d'arcade et je regarde à la télévision les navets de film ou de feuilletons français sous titré en chinois qu'on leur a refourgué. Ce soir vers 18h30 les petits vieux sont de sortie dans la rue piétonne et s'exerce au tai chi, sabre à la main et tout cela dans une chorégraphie mal synchronisée. Le voyage s'achève bientôt et vous savez ce que j'aimerai bien maintenant: c’est une tranche de pain avec du camembert. A bientôt pour les dernières nouvelles.
Mésaventure. Salut à tous, je viens d'arriver sur la mégapole pour les quelques jours qui me restent à passer en Chine. Mais pour en arriver là j'ai eu une petite mésaventure, je vais vous la conter... Arrivé à Chengdu le 25/02, une ville surdimensionnée qui ne me donna pas l’envie de traîner surtout dans ce stress, Shanghai me suffit. Je me dirige vers la gare et avec chance je trouve un ticket de train pour le jour même. Le départ a lieu dans l'après midi, j'ai donc le temps pour faire un petit tour dans le quartier. Je mange, je fais du lèche vitrine, je me fais plaisir en allant me faire masser. Ce qui devait arriver, arriva, je ne vois pas l'heure passée et je loupe le train pour 2 minutes. Je m'énerve légèrement car j'aurai plus l'avoir si on ne m'avait pas fait traverser la gare en long en large et si tout le monde n'avait pas tripoté ce malheureux billet. Enfin, je ne peux que m'en vouloir. Je vais faire changer le billet pour un autre jour et l'on m'annonce qu'il n'y a plus de place dans les trains pour Shanghai pour les jours à venir. On me détourne via Xi an, avec un passe pour voyager sur la plate-forme. Départ le lendemain 08h00. Le wagon des hard seat est déjà plein, je me serre dans l'allée et m'assoie sur mon sac. On arrive à 3h00 pas problème, encore une fois je n'ai pas fait gaffe, ces 03h00 du mat... L'enfer commence malgré la sympathie que je partage avec mes compagnons d'infortune et je ne vous dis pas le regard des gens lorsqu'ils voient un blanc en 2ème classe ; le chariot de nourriture qui veut se frayer un chemin, le flot de gens qui veut arriver au w-c qui se trouve juste derrière moi. Au fur et à mesure des gares le train se remplit de plus belle. A un moment il est impossible d'ouvrir les portes et les gens grimpent par les fenêtres, les places au sol se rétrécissent heure par heure. A 17h00 je pète les plombs, il est impossible de finir le trajet dans ces conditions. Je décide de descendre à la prochaine gare, tan pis je finirai demain, pour descendre, le contrôleur et moi sommes obligés de repousser les gens qui escaladent les fenêtres, pour essayer d'ouvrir la porte. Impossible je m'énerve pour de bon je balance 2 gars pour pouvoir m'extraire à mon tour, lancer mon sac en sens inverse et passer par la fenêtre. Je me demande ou je suis, perdu dans le fin fond de la Chine. Dans la tête depuis la veille, je n'arrête pas de m'en vouloir à m'en couper l'appétit, comme quand on sait que l'on a fait une grosse boulette. La chance me sourit à nouveau, je trouve un train pour Shanghai. Dans cette gare perdue ou les chinois n'ont du voir qu'un blanc via la télévision, en faisant la queue pour un nouveau billet, car la vente des billets se fait de 07h10 a 08h10 et de 18h10 a 19h10. Je choisis une file, la mauvaise et les guichets ouvrent, il est 19h00, une fois après avoir batailler pour défendre ma place dans cette foule, j'ai mon billet sans place, les boules me voilà repartit pour 30 heures sur la plate-forme. Je n'en peux plus, je trouve un téléphone, j'appelle les amis a Shanghai et leurs explique et je les fais traîner au bout du fil car je suis exténué et je me réconforte à travers cette conversation. Je ne veux plus être emmerder et je me cale dans un coin de la gare. Bien sur 1 minute à peine, une quarantaine de personnes s'agglutine autour de moi, me dévisage me regarde écrire, me stresse. Le train arrive, je panique à l'avance de me taper 30 heures dans les même conditions. Arrivé à bord je trouve le contrôleur et pour quelques yuans de plus me trouve une couchette. J'apprécie l'eau pour me débarbouiller, et cette couchette dure. Ou je ne demande pas mon reste pour m'endormir. Plus jamais cela m'arrivera de prendre du bon temps. Pour 2 minutes, je me suis embarqué dans un voyage de 2 jours plein, pour 2 minutes. On est le 28 février, il est 05 heures du matin mon périple se fini... Shanghai me revoilà, un lit, une douche, des amis qui parlent français, un morceau d'emmental qui traîne dans le frigo depuis 3 semaines, un morceau de pain de mie, mais que demande le peuple. Je reprends des forces et nous nous racontons nos histoires. Car ici, l'appartement est devenu un vrai central téléphonique, ça n'arrête pas: "Michel est-la?, alors Julien ou inversement", en anglais en chinois et parfois même en français. Ca n'arrête pas. Attention les filles, 2 french lover sont arrivés sur la ville et ça se sait. Première photo du voyage que j'ai fait développer sur place, pour faire découvrir la Chine aux amis restés ici, dernière balade, dernier shopping, dernier resto, comme dimanche ou nous avons été invités par des amis chinois, nous nous sommes attablés pour 05 heures d'un repas bien arrosé et nous avons bu 26 bouteilles de bière (660mml) a 5... Voila comment ce fini ce périple. Ce seront les dernières nouvelles de mes tribulations... Je voulais dire merci à papa et maman qui ont réglé des petits problèmes laisser en France, ainsi que mon frère. Tous les lecteurs et leurs messages qui mon beaucoup touché et motiver à décrire du mieux que je pouvais le quotidien qui m'était réservé. J'espère que le rêve vous a accompagné à travers ces quelques lignes. Moi j'appréhende le blues de retour parmi vous, mais j'attends un bon repas à la Française. Merci et à tous à très bientôt... PS: Dites, vous n'auriez pas 100 euros à me dépanner pour un nouveau voyage.
Le retour
Ce matin, je rigolais dans la cuisine, préparant mon premier petit déjeuner devant les appareils électriques, le grill pain, la cafetière, le micro onde pour chauffer un peu de lait, que de luxe que notre vie occidentale. Comme fond sonore, j’ai retrouvé ce vieux vinyle à papa de salut les copains que j’ai mit et que je chantonnais dans les transports en commun chinois : «700 millions de chinois et moi et moi et moi » de jacques Dutronc. C’est rigolo car à l’époque dans sa chanson, il n’y en avait que 700 millions... Oui je prends le temps, oui je savoure la cuisine de maman, je reprends la route du bistro. Mon village que je regarde différemment, j’ai envie de le prendre en photo, pourquoi ? . Je ne sais pas. Je crois qu’en dehors des paysages que notre planète regorge, la vie est la même partout, elle s’écoule inexorablement que ce soit à Qiauto (Chine), Cenfuego (Cuba), Arusha (Tanzanie), Gangtok (Sikkim) et à Méru (Picardie). Ces vrai quel souci avons-nous en dehors de boire, dormir, manger et consommer... Les gens, la vie qui s’écoule au centre commercial ou je viens d’aller faire un tour, première remarque à voix haute devant une affiche ou femme dénudée s’exhibe pour promouvoir produit de consommation et le dernier souci de l’homme qu’est: Le cul, la relation sexuelle, biquotidienne, bimensuel, bisannuelles. Les gens me regardent; doucement Christophe, c’est fini les vacances. La première boutique ou j’étais prêt à lancer ce ni hao (bonjour), calme toi me dis-je, ces vraiment fini, tout le monde parle le même langage que toi, ici. Roi de la glande je suis, j’ai envie de faire plein de chose et je m’occupe les mains avec n’importe quoi. J’attends les photos avec impatience tout simplement. La vie ne s’arrête pas, pourtant j’ai envie de descendre du train de la vie quelques temps pour faire le point et le reprendre un peu plus tard. Mais cela est impossible. Les copains casés, la petite graine qu’ils lâchent chacun leur tour, temps de se responsabiliser un peu, car aujourd’hui le monde nous appartient … Le quotidien, un boulot et des fonds pour pouvoir rêver de nouvelles destinations. Il me reste quand même le temps et le plaisir de vous faire découvrir ce voyage…
FIN
Salut Christophe, Merci de ces belles histoires, pour le meilleur et le pire car c'est une réalité que tu vis au quotidien. Je me dis que pour toi, ton retour va être difficile, tu vas réaliser comment sont aussi les Français et eux ont moins le droit d'être aussi peu civiques. Nous les réputés ra- leurs, exigeants, intolérants, si peu courtois, et toujours autant racistes! Ne t'inquiète pas si tu te cherches encore, ta façon de voyager te l'apprend chaque jour et tu ne peux que t'enrichir. Te dire merci pour nous faire passer tes belles émotions qui nous rapprochent un peu de ces peuples. Nous aimons voyager avec tes écrits comme tu peux l'imaginer, et c'est toujours un grand plaisir. Alors bonne route et prend bien soin de toi dans ta poursuite... Pour ma part, j'aimerais vivre en partie ton expédition, surtout en ce moment! A bientôt de te lire, au fait ne change rien pour tes écrits, tout va bien, l'essentiel passe... Bises et pensées de nous trois et une très belle année enrichissante, n'est-ce pas? Marisa, Guillaume & Lothaire
Avant tout chose meilleure vœux bonne année et bonne santé et plein de bonne chose. Bref ! En tout cas ça me fait très plaisir d’avoir de tes nouvelles, c'est génial de pouvoir écrire com-me tu le fais. C'est comme si je lisais un livre par bribe c'est vraiment sympa ne change rien, et puis ça me fait voyager aussi. N'oublie pas de prendre plein de photo, et fait gaffe à toi. David.
Merci pour tes récits. Je suis au boulot quand je reçois le dernier. Quel contraste entre les mondes ! Je t'envie !!! Il faut vivre ses rêves, et c'est ce que tu fais. Je n'ai pas tant de choses à raconter. Il fait très froid ici, le paysage est recouvert de neige, je vais peut être aller skier demain. Mardi, je m'envole pour Paris où j'ai 3 jours de congrès. Rien de bien palpitant. Louis
J'espère que ton voyage se passe bien, toi l'intrépide explorateur de contrées parfois dangereuses comme le Tibet. Sans vouloir me faire passer pour ta grand-mère, fais attention lorsque tu ne connais pas toutes les différences entre toi et les autochtones qui peuvent engendrer des malentendus. Je me félicite souvent de connaître quelqu'un comme toi car ton état d'esprit est précieux parce que rare, attaché que tu es à d'autres valeurs que l'argent et tutti quanti. Continue sur cette voie-là et reviens-nous entier. A bientôt. Jean yves. Bravo et merci pour ton voyage que tu nous fais partager... t'es quand même un peu barjot mais bon tu fais ce que tu avais envie et c'est cool !!! C'est excellent de te voir t'émerveiller devant toutes ces choses que tu vois et ça me fait rêver... j'espère que tu nous emmèneras quelques photos en Corse... Ici, tout va bien c'est les vacances scolaires alors on a un peu plus de monde mais c'est quand même tranquille, il fait très beau et on a beaucoup de neige mais bon ça ne vaut pas : L’Himalaya... Bon tu rentres quand sur notre continent ??? Amuse-toi bien... A bientôt !!! Maëlig Que te dire à part merci Christophe, merci de nous faire partager tes aventures... Tu as raison, même si nous ne sommes pas la pour admirer tout cela en direct avec toi c très agréable de pouvoir ne serai ce que l'imaginer, pouvoir s'évader l'espace de quelques phrases de mon quotidien assez morne je dois bien te l'avouer car pour l'instant encore, je me borne à réviser mes examens. J'espère que tu en profiteras encore et que tu auras une petite pensée pour nous pauvres occidentaux enfermés dans nos habitudes. Même si mes mails se font rare il n'empêche que je pense souvent a toi et à toutes les merveilles que tu vois. J'espère qu'un fois de retour tu ne manqueras pas de faire un petit tour sur Nice de manière a ce que tu puisses m'en dire plus de vive voix. A bientôt et merci encore. Hervé Non, je ne me formalise pas si tu n'as pas le temps de me répondre et j'imagine que je te fatigue avec mes questions... En tout cas, je te lis avec de plus en plus de plaisir vu que tes comptes rendus sont de plus en plus poétiques et agréables. Surtout le dernier sur l'Himalaya: ça m'a fait un pincement au cœur de te savoir en un si beau lieu d'autant que jusqu'a présent, la plus belle chose que j'ai vu de ma vie, c'est ce lever de soleil sur le Kangchenjunga... Allez continue à me faire rêver, moi qui suis dans cette réalité ennuyeuse. J'espère que tu n'es pas trop fatigué et que tu t'alimentes bien. Prends soin de toi. Bisous. Julie Hé ! Oui il y a des jours comme ça où je suis particulièrement heureuse d'avoir de tes nouvelles et de me marrer toute seule devant mon ordi en les lisant. Quand je pense à tous nos petits soucis matériels du moment, ta pensée philosophique "une femme, une maison et des marmos" m'éclate ! J'ai l'impression que tu vis des moments exceptionnels et à toi. Je te remercie de nous les faire si souvent partager. Cela fait parfois rêver du bout du monde mais les détails calment très souvent ces envies quand comme moi on aime son confort minimum. Aussi pour le fin fond de la chine, je me contenterai d'admirer tes photos à ton retour. Malgré les petits tracas quotidiens, tout va bien et notre appart prend forme. Nous approchons de la fin et ta chambre (celle des amis) est presque prête! Cela ne nous empêchera pas de décompresser ensemble où que ce soit. A très bientôt. Nous attendons de te revoir avec impatience. Gros bisous. Isa & Laurent C'est génial, je garde tous tes textes pour que tu puisses publier un livre en les illustrant de tes photos. J'adore !!! Je voyage à fond !! C'est super, je t'envie à mort, même si je sais que je ne pourrai jamais au grand jamais faire ça !! Je suis à fond avec toi !! Vivement le prochain message. Raconte tout, tout !!! Gros bisous. Gaétane & Cédric
A bientôt.
Après un séjour en mai 2002, Julien revient en France épanoui, transcendé par ce qu’il a vu en Chine. Il Décide de repartir mais pour un an et persuade des amis de venir avec lui. Au début 7 étaient delà partie, pour finir à deux. Novembre 2002 grand départ et quinze jours après, je reçois ce mail qui s’intitule : La Chine en direct.
Salut chris, on est donc bien arrivé en chine, l'avion ne s'est pas écrasé ces l'essentiel, et aujourd'hui je vais me lancer dans un petit résumé de la situation. Donc on est arrivé maintenant depuis deux semaines, sur mon visage un sacré smille de retrouver l'air pollue de Shanghai, respirer à pleins poumons les dioxines chargées me remplit de joie. La Chine c'est avant toutes les odeurs, et à peine passé le portique de l'aéroport, j'avais l'impression de retrouver des vieux chaussons usés mais confortables... des chinois partout évidement, j'ai été trop heureux de voir que je captais un peu ce qui se racontait, un mot sur dix, mais c'est déjà pas mal. Les Chinois me disent sans arrêt que je m'en sors plutôt bien... je sais que ce n'est pas le cas, mais ça fait toujours plaisir de l'entendre : On prend une espèce de van pour regagner notre appartement, mon pote (Jean Charles) sur place est venu nous chercher, et déjà je mangeais du regard tout ce qui me tombait sous les yeux... je reconnais tout ici, les immeubles ravagés, les panneaux de pub partout, les voitures qui filent dans tous les sens, et les vélos... les vélos en veux-tu en voila, certains dont on se demande comment ils font encore pour avancer, la chaîne rouillée et les guidons en vrac, les portes bagages chargés à mort, des vélos à la Chinoise quoi... on arrive à notre appart, l'appart est autant en vrac que les vélos, ceci dit plutôt bien pour un appart chinois... mieux que celui de mon pote par exemple, tout était Un peu crade, voire carrément, mais à coté de ça on a du parquet dans toutes les chambres, une salle de bains raisonnable après nettoyage, et une cuisine presque convenable... on a donc passé nos premiers instants à nettoyer, voire un bon nombre d'heures, on vient d'ailleurs juste de terminer, faut dire qu'on a pris notre temps, rien que le frigo par exemple, je dois y avoir passe 6 heures de nettoyage, et je ne te parle pas des placards de la cuisine, tu rajoutes une heure pour chacun et tu es encore loin du compte... on a aussi fait un nombre pas croyable d'aller retour à carrefour, deux a trois fois par jours au moins, il a fallu tout acheter, et quand je dis tout, c'est tout, tout sauf les fringues que j'avais amenés... j'ai acheté deux oreillers, et une housse de couette, et un matelas vu que j'ai dormi les deux premières nuits sur le parquet avec ma couette, c'est aussi ça la chine, des matelas en béton : La première nuit c'est passé nickel, la deuxième j'ai eu un mal de dos de l'autre monde, du coup je suis retourné à carrouf me faire péter un matelas, un deux places, et mou, ce qui est carrément rare ici, tu verrais le lit à mon colloc, c'est des ressorts entre deux planches en bois... théoriquement on devrait finir de s'installer d'ici un ou deux jours, vivement qu'on se sente un peu chez nous... à part ça, que dire... on va tous les soirs manger au resto du père à dondon, la femme de mon pote qui vit ici, il refuse une fois sur deux de nous faire payer, c'est super gênant, du coup je lui ai dit que si je payais pas je ne reviendrais plus, il a sourit et il a prit mes 10 balles, j'y retourne demain, c'est bœuf au curry : moi je fais que parler aux gens, ça me fait trop plaisir, pour l'instant je ne progresse pas des masses vu que j'ai plutôt tendance à me reposer sur mes acquis, mais c'est déjà ça, je pensais rien savoir en chinois, mais quand je vois comment se débrouillent les autres, je me dis que je m'en sors pas mal... sinon, je passe pour un extra terrestre avec mes rollers, les gens arrêtent pas de me poser des questions, que je ne comprends pas, mais c'est pas grave, je communique c'est l'essentiel. c'est un plaisir de se balader dans les rues, tout le monde est en vélo c'est super agréable, je retrouve les sensations qui me manquaient, à savoir le cœur léger et le plaisir de la découverte : donc pas de problèmes pour le moment, sauf que dixit mon pote chinois, ça risque d'être un peu galère pour refaire les visas, je ne sais pas encore comment je vais faire, mais on va essayer de trouver une solution, visiblement il faut aller à HongKong ou je ne sais pas quoi, mais ça parait pas aussi simple qu'on le pensait... enfin... on verra bien... on va aussi se faire masser assez souvent, y'a rien de mieux pour apprendre à communiquer, et c'est super bon pour mon dos en morceaux : Sinon quoi d'autre, ici au pays des tangbao, des oeufs au vinaigre et des nouilles transparentes, pas grand chose, mais la vie suit son cours, je passe toujours quelques heures par jour au cybercafé, à tchatcher sur micro avec les Français restes à Nice, à boire du thé au citron, manger des soupes devant mon pc et écrire quelques mails... hier je me suis couché à 20h, j’étais trop crevé va savoir pourquoi... à minuit j’avais les yeux tellement ouverts que je n'ai pas réussi à les refermer, je me suis tourné et retourné dans mon lit pendant trois bonnes heures, et à 3h du mat, j'en ai eu marre, je suis sorti en catimini sans réveiller les copains, en mettant mes chaussures sans faire un bruit : après je suis sorti un peu, je suis allé discuter sur micro de 3h à 6h du mat, puis à 6h je suis allé manger des raviolis dans la rue, dans un quartier carrément à l'arrache, y avait plein de chinois qui me mataient mais j’étais content, la chine s'éveillait et j'ai mangé ça au bord de la rue, puis j'ai marche, et marche, pendant au moins 4h... c’était trop bon, j’ai vu des trucs que je n’avais jamais vu, des quartiers à l’abandon que tu imagines même pas, les trottoirs en vrac, c'est un signe caractéristique ici : J'ai donc marché, tellement que je me suis perdu, même avec la carte je ne reconnaissais rien, et quand enfin j'ai réussi à voir ou j'étais, je me suis rendu compte que j’étais revenu à 10m de la maison, mais impossible de reconnaître la rue, c'était hallucinant, je regarde ma carte, et je vois que je suis à coté de chez moi sans m'en rendre compte, ça fait bizarre, les rues se ressemblent mais tu peux passer trois fois au même endroit en ayant l'impression d'être à l'autre bout de la ville... toujours est-il j'ai marché des heures et je n'ai même pas exploré un centième de la ville, c'est encore plus immense que ce que je n'imaginais, la plus petite des rues est plus longue que jean Médecin, à l'aise... je suis rentré à la maison crevé comme un ravioli sans son jus, j'ai regardé le soleil se lever, puis je suis remonté à mon 12ième étage, les autres venaient de se lever et partaient pour l'ambassade, moi je me suis couché... voila en gros, ça c'était pour la petite tranche de vie... sinon pour le voyage en chine, je ne sais pas vraiment si c'est possible de s'en sortir sans parler chinois, en ville mes potes s'en sortent avec un dico et beaucoup de mime, mais je sais pas ce que ça peut donner à l'extérieur ou les gens doivent encore moins parler anglais, et moins qu'ici autant dire que c'est quasiment rien...mais je vais me renseigner et je te dirais ça, en tout cas je m'en sors en chinois, et c'est une belle victoire sur mes années précédentes d'inactivité... bon, je vais aller me chercher une soupe moi, et me finir devant un petit film en chinois... je te redonne des nouvelles dès que tu me réponds, à++ amigo à très bientôt julien dit "Ross le jaune" :
L’arrivée.
L’avion se pose et mes amis ne sont pas à l’aéroport. Je profite des derniers panneaux en anglais avant de rejoindre la ville en le bus. Comment déchiffrer hôtel en idéogramme, premier défi de ces 03 mois de périple, je laisse faire le hasard, enfin le rabatteur qui a su voir en moi un billet vert égaré. Avec mon translate de phrase toutes faites et ma calculette, je me retrouve dans un bel établissement qui met à mal mon budget voyage, mais l’épuisement à raison de moi. Ne me déplaise en déchirant ce brouillard au couteau, j’ai le droit à une magnifique vue sur le centre de la mégapole chinoise. Je redescends de suite avec ma première phrase en chinois : « wo hiao diannao » (je veux un ordinateur), pour annoncer mon arrivé à bon port, ensuite je retourne profiter du luxe de ma chambre avec un bain pour me délasser et dégourdir mes membres restés statiques aussi longtemps. La nuit tombe et je parcours ce vieux quartier au tour de l’hôtel, au milieu des gratte-ciel, ces maisons d’un autre temps ou ces immeubles d’un futur accéléré par ces dirigeants qui font de cette ville un anachronisme permanent. Je déambule laissant traîner mon regard attiré par ces halots de lumière à travers les fenêtres, les portes entrebâillées, autour d’un poêle à même le sol. Je salive déjà en regardant ces plats de pâtes préparés à la minute, m’attabler auprès d’eux pour pouvoir déjà déguster cette denrée rare qu’est le temps, mais pour une sécurité gastrique je me rabats vers un restaurant à l’enseigne bien lumineuse et remplie de monde, ne sachant même pas retrouver le signe désignant bœuf et riz, je me laisse aller pour ce qu’on veux bien me servir : une soupière avec des cubes de je ne sais quoi qui ressemble à de la guimauve et une bière pour faire descendre tout cela…
Welcome la Chine.
Voila déjà 3 jours que je suis arrivé. Tout va pour le mieux et je viens de rejoindre Julien et Michel, chez qui je peux loger. Cela me permet de voir venir les choses et de pouvoir m'acclimater doucement. Que puis-je vous dire commencer, comment vous décrire cet environnement, cette nouvelle vie qui démarre pour moi. Le contraste, voilà ce qui vous frappe en premier: ces immeubles, que dis-je ces tours au milieu de ces quartiers usés (il y a 20000 chantiers perpétuels dans la ville) cette mode occidentale qui envahie-le quotidien et se mélange à la culture ancestrale. Le savoir-vivre qu’ils n’ont pas, on vous bouscule, on vous double dans les files d’attente, dans l’avion à peine les roues posées ils sont tous debout, obliger de les faire rasseoir, dans la rue ça klaxonne à tout va et malgré tout cela il n’y a pas de bagarre. Ces méga stores qui ne font même pas concurrence aux petites échoppes. Le prix des hôtels 40euros en moyenne et le prix d’un repas dans la rue, qui varie entre 30 centimes et 1 euro, (d’ailleurs il y a les prix pour les Chinois, pour les touristes et les Japonais leurs ennemies de toujours), le Macdonald s'est 2, 5 euros, c’est cher pour eux. Il y a toujours un gardien jour & nuit dans chaque immeuble et il y a aussi un liftier dans chaque ascenseur jour & nuit, (la nuit il dort par terre et vous n'osez pas le réveiller pour appuyer sur le bouton), malgré tout cela il y a encore du chômage. J’ai trouvé une salle informatique avec 500 bécanes, je ne vous dis pas pour déchiffrer ce qu’il y a sur l'écran. En arrivant, j'ai déjà joué à Counter Strike (il y a des choses universels maintenant) et la pollution atmosphérique qui recouvre continuellement la ville d un épais brouillard. C’est inimaginable la vie sur cette planète... Je me crois encore dans un rêve, mal réveillé. Mais la réalité me rattrape vite quand vient-le moment de communiquer. Pour cela je me débrouille, je montre un point sur une carte, je présente une phrase toute faite déjà écrit sur mon phrase book et pour manger, je montre du doigt ou je cherche l'idéogramme qui veut dire bœuf, comme cela je ne prends pas de risque. Le plus dur va bientôt arriver, déchiffrer une destination sur les murs de la gare pour pouvoir prendre un billet de transport car il ne parle pas du tout anglais. Enfin en dehors de ces problèmes, j'espère pouvoir aller ou je veux… Semaine ordinaire sur la mégapole.
La pluie tombe sur la mégapole depuis quelques jours, c’est marrant comme toutes les capitales du monde se ressemblent sous la grisaille. Les tours de béton se mélangent au ciel, tout devient monotone et la vie prend un autre rythme. Le mien s'écoule comme celui de Julien et Michel. On se couche vers 4, 5 heures du matin pour ce lever vers 13 heures et on part en ville à la découverte de nouveaux quartiers à explorer. Jeudi nous sommes allés en banlieue shanghaillaise, à CAP 10000, un entrepôt qui abrite 10000 boutiques de fringues à des prix défiant toutes concurrence, j'en connais plus d'une qui serait heureuse. Je m'attarde dans le rayon des cuirs, ou je commence une séance d’essayage et la foule commence à s'agglutiner, car un blanc (occidental) de 1 m 93 dans une veste taille M, il y a de quoi faire rire. Je trouve mon bonheur, une gabardine en cuir du style le Rebel et les négociations débutent, après quelques minutes et 2 échantillons de parfum nous tombons sur un prix: 600 yuans (60 euros. J'ai le sentiment de m’être fait rouler, mais après renseignement on m’a dit que je m’en sortais bien. Nous sommes allés au cinéma voir HERO avec jet li en VO, heureusement qu’il y avait la femme d’un ami qui a pu nous traduire, car on aurait rien compris au film. Il faut que je vous dise aussi, une fois que vous avez goûtée aux salles chinoises, plus jamais vous ne pourrez vous en passer. Il y a les places ordinaires, comme partout. Mais pour 35 yuans vous avez le droit à un canapé 2 places avec une petite tablette, le pied ! . Malheureusement les sonneries de portable viennent gâcher le film car ils sonnent sans cesse dans la salle. Pour vous dire aussi, que les critères de sélection pour un poste de travail se font sur votre portable. Alors ils ont tous le dernier cri, ils sont fous ces chinois ! . Beaucoup de question comme celle ci reste sans réponse. La prostitution est interdite, alors pourquoi y a t'il autant de salon de coiffure? . Comment font-ils pour pouvoir se payer des voitures a 20000 euros? . Qui finance tous ces travaux dans la ville? . Pourquoi, y a t’il autant de prix qui diffère en fonction des gens? . Enfin !, cela ne nous empêche pas de vivre, et nous prenons le temps de savourer notre quotidien. J’ai quelquefois l'impression d'être arrivé-il y a une éternité, tant chaque regard, chaque moment reste à apprendre. Il y avait aussi hier soir une superstition, qui empêchait les filles de sortir la nuit à cause du mauvais esprit qui rodait, ils sont fous ces chinois ! Malgré la grisaille du jour, La nuit, la ville devient électrique les voies rapides sont couvertes de néons noirs, les immeubles multicolores, certaines rues brillent de milles feux et nous, nous déambulons, en taxi, en métro, à travers cette palette de peintre futuriste. Nous sommes allés en discothèque. Une usine recouverte d écran plasma et de spot-light. Les hommes en uniforme policier, reste vigilant au bon déroulement de la soirée, pas de collé serré, pas d’exhibition. Ils sont les derniers garants de l’esprit communiste. Techno à fond, on vous remplie le seau à champagne de cannettes de bière ou autres boissons aseptisées. Entrée gratuite pour les filles avant 9h30pm et à 2 heures du mat tout le monde dehors, ils sont fous ces chinois ! … 13000000 de chinois et moi et moi et moi…
Salut à vous, j espère que vous avez passe un bon réveillon de Noël et que vous avez été recouvert de cadeaux. Ici tout va bien, une vague de froid est venu recouvrir la ville et Noël s’est bien passé. Nous sommes allés dans un restaurant avec Jean Charles (un ami de Julien et Michel qui s’est installé ici), sa femme chinoise, leur petite fille, ses beaux-parents et nous. Pour l’occasion nous nous sommes bien habillés pour faire classe, on avait même les cigares made in China pour frimer jusqu’au bout. Comme nous avions réservé et qu’il n’y avait plus de place, ils ont viré des gens pour que l’on ait notre table. Le fait d’être blanc arrange pas mal de chose ici mais parfois ça peut être le contraire aussi. Nous avons mangé pour 15 euros ou tout était à volonté, mais nous sommes restés très traditionnels, roast-beefs et frites pour nous, la famille a mangé des fruits de mer. A 11h00 pm, nous sommes rentrés chez Jean Charles pour ouvrir une bouteille de champagne (qu’ils ont bu cul sec), ensuite il s’est déguisé en père Noël et nous nous sommes offerts quelques cadeaux, mais les parents de dondon (la femme de Jean Charles) ne comprennent pas grand chose car cette fête n’est pas ancrée dans leurs mœurs, même le Nouvel an chrétien; la fête la plus importante reste le nouvel an chinois qui se déroule début février cette année. J’ai profité de l’occasion pour offrir un lecteur DVD dernier cri à Julien et Michel pour les remercier de m’avoir héberger ces derniers jours, car ici cela ne vaut rien (60 euros). On en a profité pour acheter des DVD et pour vous rendre jaloux: Pour 100 yuans on en a 10 ce n’est pas la peine de s’en priver ou de les louer. J’ai "le seigneur des anneaux 02" en screener (film copié au cinéma sur camera vidéo de mauvaise qualité), j’ai "la chute du faucon noir" en VF, "spy games" et plein d’autre. On a vu aussi "Amélie Poulain 2" et oui ! Mais c est juste "un battement d aile de papillon" avec Audrey Tatou et Faudel qu’ils prennent pour la suite d’Amélie. Je dois vous raconter aussi cette dernière anecdote. Hier après midi nous sommes sortis dans la grande rue touristique et nous nous sommes arrêtés pour prendre un café dans un établissement fashion ou ça coûte plus cher que chez nous, à coté de nous 2 chinoises, le portable et la Heineken sur la table, la clope à la bouche (ce qui est rare ici) et pour passer le temps elles font du canevas, elles sont folles ces chinoises. Sinon la vie s écoule toujours paisiblement dans l’appartement. Une barre d’immeuble terni par la pollution parmi les autres qui longent une voie rapide dans le Nord-est de la ville. Leur appartement se situe au 12ème étage avec vue sur le centre ville et les tours de Pudong. Il y a un gardien et un liftier 24 heures sur 24, mais comme l’immeuble est fermé la nuit, il faut réveiller le gardien et remplir une main courant, ensuite si on veut prendre l’ascenseur il faut réveiller le liftier qui dort sur une planche entre deux chaise pour appuyer sur le bouton, alors nous, tous les soirs on se fait les 12 étages à pied pour le laisser dormir. Leur logement doit avoir une superficie de 90 m2, divise en 4 pièces avec terrasses couvertes, il y a du parquet dans toutes les pièces, équipé cuisine et de climatiseurs (ce qui est un luxe ici), car les amplitudes thermiques sont énormes ici, mais tout le monde ne vit pas dans le même luxe, les Chinois préfèrent vivre dans des appartements sans papier peint laissant le béton brut même sur le sol et faire des économies pour pouvoir consommer comme tout bon citoyen du monde moderne… Moi, j'aime lorsque le jour se lève sur la capitale et que la ville se transforme en fourmilière humaine, je regarde les gens aller et venir à travers la vitre de ma chambre enroulé dans mon duvet avec le froid qui vous garde éveiller, je résiste car je n’ai pas envie de m'endormir, je veux profiter de tout ce temps qui m’est offert et qui glisse trop vite entre les mains. J’ai envie de plein de chose et je ne suis même pas arrive à faire ce que je voulais, c est à dire apprendre un maximum de vocabulaire et savoir lire quelques idéogrammes, mais la hantise l'a emporté et dehors on se repose souvent sur Julien qui se débrouille très bien. On va aussi au supermarché Carrefour (hé, oui !) Pour nous les prix nous semblent corrects mais pour eux c’est un luxe que de venir ici. Ici où les rayons changent de place trois fois par semaine et il y a un responsable pour deux étagères, on ne peut avoir aucun repère. Sur les étalages de vin chinois (piquette) on y trouve des bouteilles de vin français vachement chère et le prix du café à diminuer d’un tiers en une semaine (tant mieux). Le plus intrigant c’est à la poissonnerie, il a bien sur l’éternel étalage de glace avec ses filets tout prêt, il y a aussi des aquariums avec tout sorte de poissons, étrilles, crevettes vivantes et il a des tortues d'eau et des limules, je ne savais pas que ça pouvait se manger, déjà il y a quelque temps je croyais que ça n existait que sur les bouquins d'histoire. Ce soir on est sorti dans un endroit ou aucun occidentaux n’étaient venu auparavant, comme quoi il y a encore des lieux à découvrir un peu partout sur cette planète. Une discothèque avec une piste de roller en parquet, salle d’arcade et piste de danse qui se transforme en karaoké avant 22 heures. On a refait le remake de la boum où on s'est éclaté (moi plus sur les rambardes), c’est marrant car tout le monde faisait de grand écart en me dépassant. Voilà les nouvelles, j’attends le prolongement de visa que j’ai fait aujourd’hui pour pouvoir rester jusqu’en mars et après direction Pékin. Je vous souhaite à tous un bon réveillon du nouvel an et plein de bonne chose...
Promenade pékinoise.
Ici tout va bien le réveillon s’est bien passé, nous sommes retournés au même resto brésilien pour nous empiffrer à nouveau. Après, direction la discothèque pour le passage de la nouvelle année. Ce qui était marrant ce soir, c'était à minuit. 5, 4, 3, 2, 1, OUAIH et basta ! Car pour eux cela ne représente rien de particulier. Mais on a bien rigolé quand même. Je suis devenu un night-cluber plutôt qu'autre chose ces derniers jours. Le 03, nous avons invité des amis chinois pour faire un repas français, filet de bœuf, pommes de terre sautée et nous avons profité pour ouvrir la bouteille de bordeaux St Estephe 1997 et la bouteille de champagne, dernière sensation de France… Je suis arrivé dans la capitale chinoise, Pékin par excellence. Je suis descendu du train lundi matin ou il y faisait une chaleur à mourir, moi qui m’imaginais les trains indiens sans fenêtres et leurs couchettes en dur. Ce matin le ciel est bleu sur la capitale, la pollution n'a pas encore pointé le bout de son nez, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait et la température extérieure était de 15 degrés Celsius...en dessous de zéro. Malgré cela j'ai ce sourire niais en descendant du wagon. Je repense à cette carte du monde que l'on vous déploie devant vos yeux à l'école primaire ou on vous demandait d'apprendre des noms de ville par cœur et de les restituer par la suite. J'y suis sur l'un d'eux, j'étais heureux tout simplement. Dans le train j'ai rencontré une personne qui parlait anglais. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça vaut au bout du monde quelqu'un qui parle anglais. C'était une prof de philosophie, ne sachant pas ou loger sur Pékin, elle m'a proposé de la suivre à l'université ou je loge actuellement, je suis dans le dortoir des filles (non je déconne), il y a une guesthouse pour les profs de passage et j'ai pu avoir une chambre tout simplement. Pour commencer, je suis allé sur la place Tienanmen, lieu important pour son histoire et pressé de pouvoir la contempler du regard. Impressionnant, comme à la Havane et sa place José Marty ou eu lieu le grand discours Castriste avec le Ché et Sanfuego. Il y a quelque chose qu’y règne en ces lieux, je ne sais pas quoi, de l'émotion pour commencer, je repensais à tous les évènements qui s’y étaient produits, surtout cette image de ce chinois dresse devant cette colonne de chars, savoir qu'à cet instant il avait fois en ce qu'il pensait même si cela lui à coûter la vie par la suite. Je suis allé faire un tour au musée qui raconte l'histoire de la Chine, en fait ce n'est qu’un grand syndicat d'initiative multiculturel et multicouleur. Hier j'ai visité le Mausolée de Mao s'est tout, euh !, Mao Zedond, pareil, tel nos Invalides à nous avec Napoléon. Vous faites la queue pour traverser 2 pièces en 1 minute chrono, j'admirai ces paysans venus de loin pour cet instant unique, concrétiser du regard tout le symbole d'une vie, je suis resté là à les contempler tellement leurs regards en disaient long, ils se faisaient prendre en photo devant la grande bâtisse, pour marquer à jamais leur pèlerinage, ensuite je suis allé visiter la cité interdite, pareille, quelle magnificence cet endroit, je repensais aux films qui se mélange dans ma tête entre : Le dernier empereur, Kundum et little Buddha. Enfin le rêve était là, au bout du regard. Après je me suis promené dans les parcs adjacents et je regardais les gens patinés sur le lac. Journée logistique car cela faisait 2 jours que je cherchais une salle réseau et un billet d’avion pour Kashi à l'ouest de la chine à la frontière avec le Tadjikistan, car dimanche il y a un grand marché annuel et cela me permettra d’attaquer la route de la soie et fouler du pied le désert du Takla-makan… La visite de la capitale Chinoise continue. Summer palace, résidence d'été des empereurs ou j’ai pu traverser à pied le lac, qui était recouvert d’une énorme épaisseur de glace. Un chinois m’a demandé un stylo, je lui passe le mien et ce met à le graver. Ils se font vraiment de l'argent avec tout et n'importe quoi. Ensuite je suis allé faire un tour au zoo, qui est très grand. J’ai pu enfin voir un panda, et plein d autres espèces d’animaux que je n’avais jamais pu observer auparavant. Vous allez me dire que la Chine n’est pas capitaliste, mais ils ont une drôle de façon de voir la vie. Chaque fois que vous voulez avancer pour voir des choses de plus en plus intéressantes, ils vous font rajouter quelques yuans. Ils ne perdent pas le nord ces gens là. La grande muraille, j'en ai parcouru 1, 5 km sur les quelques 7000 km qu’elle comprend, mais j'étais très déçu. Je m'imaginais autre chose, nous sommes allés voir les tombeaux de la dynastie Ming et pareille rien de fabuleux. Il y avait une parti fermée à cause de l'influence touristique qui détériore le site. Par contre pour vous faire dépenser de la devise, ils savent faire : L'usine de jade, de poterie et le centre de médecine chinoise ouvert depuis peu, for everybody. Vous avez le droit à une consultation gratuite. On vous touche l'avant bras, on vous scrute les yeux et on tire la langue. Pour moi, on m'a conseillé de prendre les pilules numéro 03 pour enlever les toxines de l’alcool, pour perdre du poids et me sentir moins fatigué, connerie ! . Ils savent vraiment faire du pognon avec n’importe quoi. Même si ce n'est pas du capitaliste, c’en est un chemin parallèle... J’avoue depuis que je suis sur la capitale, je suis allé de temps en temps chez Mac donald. Je suis impardonnable. Car mes repas chinois ne sont pas très équilibrés, je ne sais dire que nioro (bœuf) et mifan (riz). Demain je ne sais de ce qu'il sera fait. En tout cas je ne suis pas malade et j'en suis bien aise… Promenade pékinoise.
Ici tout va bien le réveillon s’est bien passé, nous sommes retournés au même resto brésilien pour nous empiffrer à nouveau. Après, direction la discothèque pour le passage de la nouvelle année. Ce qui était marrant ce soir, c'était à minuit. 5, 4, 3, 2, 1, OUAIH et basta ! Car pour eux cela ne représente rien de particulier. Mais on a bien rigolé quand même. Je suis devenu un night-cluber plutôt qu'autre chose ces derniers jours. Le 03, nous avons invité des amis chinois pour faire un repas français, filet de bœuf, pommes de terre sautée et nous avons profité pour ouvrir la bouteille de bordeaux St Estephe 1997 et la bouteille de champagne, dernière sensation de France… Je suis arrivé dans la capitale chinoise, Pékin par excellence. Je suis descendu du train lundi matin ou il y faisait une chaleur à mourir, moi qui m’imaginais les trains indiens sans fenêtres et leurs couchettes en dur. Ce matin le ciel est bleu sur la capitale, la pollution n'a pas encore pointé le bout de son nez, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait et la température extérieure était de 15 degrés Celsius...en dessous de zéro. Malgré cela j'ai ce sourire niais en descendant du wagon. Je repense à cette carte du monde que l'on vous déploie devant vos yeux à l'école primaire ou on vous demandait d'apprendre des noms de ville par cœur et de les restituer par la suite. J'y suis sur l'un d'eux, j'étais heureux tout simplement. Dans le train j'ai rencontré une personne qui parlait anglais. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça vaut au bout du monde quelqu'un qui parle anglais. C'était une prof de philosophie, ne sachant pas ou loger sur Pékin, elle m'a proposé de la suivre à l'université ou je loge actuellement, je suis dans le dortoir des filles (non je déconne), il y a une guesthouse pour les profs de passage et j'ai pu avoir une chambre tout simplement. Pour commencer, je suis allé sur la place Tienanmen, lieu important pour son histoire et pressé de pouvoir la contempler du regard. Impressionnant, comme à la Havane et sa place José Marty ou eu lieu le grand discours Castriste avec le Ché et Sanfuego. Il y a quelque chose qu’y règne en ces lieux, je ne sais pas quoi, de l'émotion pour commencer, je repensais à tous les évènements qui s’y étaient produits, surtout cette image de ce chinois dresse devant cette colonne de chars, savoir qu'à cet instant il avait fois en ce qu'il pensait même si cela lui à coûter la vie par la suite. Je suis allé faire un tour au musée qui raconte l'histoire de la Chine, en fait ce n'est qu’un grand syndicat d'initiative multiculturel et multicouleur. Hier j'ai visité le Mausolée de Mao s'est tout, euh !, Mao Zedond, pareil, tel nos Invalides à nous avec Napoléon. Vous faites la queue pour traverser 2 pièces en 1 minute chrono, j'admirai ces paysans venus de loin pour cet instant unique, concrétiser du regard tout le symbole d'une vie, je suis resté là à les contempler tellement leurs regards en disaient long, ils se faisaient prendre en photo devant la grande bâtisse, pour marquer à jamais leur pèlerinage, ensuite je suis allé visiter la cité interdite, pareille, quelle magnificence cet endroit, je repensais aux films qui se mélange dans ma tête entre : Le dernier empereur, Kundum et little Buddha. Enfin le rêve était là, au bout du regard. Après je me suis promené dans les parcs adjacents et je regardais les gens patinés sur le lac. Journée logistique car cela faisait 2 jours que je cherchais une salle réseau et un billet d’avion pour Kashi à l'ouest de la chine à la frontière avec le Tadjikistan, car dimanche il y a un grand marché annuel et cela me permettra d’attaquer la route de la soie et fouler du pied le désert du Takla-makan… La visite de la capitale Chinoise continue. Summer palace, résidence d'été des empereurs ou j’ai pu traverser à pied le lac, qui était recouvert d’une énorme épaisseur de glace. Un chinois m’a demandé un stylo, je lui passe le mien et ce met à le graver. Ils se font vraiment de l'argent avec tout et n'importe quoi. Ensuite je suis allé faire un tour au zoo, qui est très grand. J’ai pu enfin voir un panda, et plein d autres espèces d’animaux que je n’avais jamais pu observer auparavant. Vous allez me dire que la Chine n’est pas capitaliste, mais ils ont une drôle de façon de voir la vie. Chaque fois que vous voulez avancer pour voir des choses de plus en plus intéressantes, ils vous font rajouter quelques yuans. Ils ne perdent pas le nord ces gens là. La grande muraille, j'en ai parcouru 1, 5 km sur les quelques 7000 km qu’elle comprend, mais j'étais très déçu. Je m'imaginais autre chose, nous sommes allés voir les tombeaux de la dynastie Ming et pareille rien de fabuleux. Il y avait une parti fermée à cause de l'influence touristique qui détériore le site. Par contre pour vous faire dépenser de la devise, ils savent faire : L'usine de jade, de poterie et le centre de médecine chinoise ouvert depuis peu, for everybody. Vous avez le droit à une consultation gratuite. On vous touche l'avant bras, on vous scrute les yeux et on tire la langue. Pour moi, on m'a conseillé de prendre les pilules numéro 03 pour enlever les toxines de l’alcool, pour perdre du poids et me sentir moins fatigué, connerie ! . Ils savent vraiment faire du pognon avec n’importe quoi. Même si ce n'est pas du capitaliste, c’en est un chemin parallèle... J’avoue depuis que je suis sur la capitale, je suis allé de temps en temps chez Mac donald. Je suis impardonnable. Car mes repas chinois ne sont pas très équilibrés, je ne sais dire que nioro (bœuf) et mifan (riz). Demain je ne sais de ce qu'il sera fait. En tout cas je ne suis pas malade et j'en suis bien aise…
Ballade en pays Ouighours
Je suis à l'ouest de la Chine à la frontière Tadjik, Ouzbek et Kirghiz, légèrement au-dessus, l'Afghanistan, au nord du Cachemire et je suis vivant. Je ne faisais pas le fier dans l'aérogare à Urumqi, avec 6 heures d'attente pour le vol de Kashi, le fait d'arriver à 22 heures n'arrangeait pas les choses, je ne savais rien sur cette destination, je ne savais pas ou j'allais pouvoir me poser, je savais juste qu’aujourd’hui il y avait le plus grand marché d’Asie centrale. J'avais le cerveau qui travaillait pas mal, du à un mauvais rêve réalisé quelques jours auparavant. L'impression de devenir dingue ici car personne ne te comprend, ils parlent une langue que tu ne connais pas et tu te réfugies dans un monologue devant le miroir de l’hôtel. Pour passer le temps, je me suis assis dans un bar ou pour 20 yuans on vous sert une tasse de thé que l'on vous remplit d'eau chaude tous les 10 minutes, à la fin cela devient plus de l'eau aromatisée, j’ai bien du boire mon litre dans l'attente. Je me suis mis sérieusement à apprendre le mandarin, qui ne me sert à rien, car ici, on parle le Ouighours (langage d’origine turc), ils ont un alphabet arabique, certainement l’un des plus vieux de notre planète… L'angoisse est revenue au moment ou l'avion à poser son train d’atterrissage malgré le fait qu'un petit mongol me parle en anglais et des sourires partagés, pour me rassurer, je laissais confiance au hasard, car j'ai lu une fois quelque par ce dicton qui disait: "Le hasard est le moyen que s est donné Dieu pour voyager sur terre" et j'espérai qu'il serait exceptionnellement là aujourd’hui. Dans l'attente des bagages, il y avait une dame d'un certain age néo-zélandaise qui était seule et direct je vais l'accoster pour savoir si elle connaissait un hôtel, elle me répond positivement et qu'un guide venait la chercher, ouf ! Déjà un souci de moins. A l’hôtel je fais l'avare et l’on me propose une chambre à partager pour 40 yuans, je tombe sur une autre étrangère : Valérie qui refuse de céder, donc pas de problème on me trouve une autre chambre. Valérie 55 ans, mentonaise d'origine, seule, une GI (géographiquement instable) qui voyage depuis 4 mois à travers l'Asie centrale et qui bourlingue à travers le monde depuis 30 ans, une SDF de luxe, heureux était cet instant de pouvoir parler français. On bavarda une bonne partie de la nuit de voyage, de géographie et des dernières nouvelles du monde. J'en ai profité pour ouvrir une mignonnette de rhum que ma cousine m’a offert avant de partir. Il n’y avait pas meilleur moment pour en ouvrir une... Je me retourne dans mon lit, je vois qu'il faisait encore noir dehors, super !, je pouvais traîner encore au lit, le réveil sonne quelques instants après, il est 09 heures du mat, j'oubliais qu'il vivait à l'heure de Pékin qui se situe à 3 fuseaux horaires d'ici. Le jour se lève donc à 10h30 officiellement, il n'est que 08h30 à leur montre. Donc pour visiter la ville, je me suis joint à la Néo-zélandaise rencontrée la veille et son guide pour découvrir les merveilles d’Asie. Nous arrivons autour d’un grand foirail. Une fois encore je m’imagine dans cette machine à remonter le temps, 80 ans en arrière, dans le centre de la France, l’Auvergne et ses régions alentour ou se tenaient de grandes foires aux bestiaux. Il est très tôt et la vie s’active doucement. On découpe les moutons au bord de la route pour préparer les samosas et autres plats. On allume les fourneaux de terre cuite qui vont recevoir ces vasques énormes ou l'on va cuire le riz auquel on va additionner des oignons et quelques épices. Des gars font de grands gestes pour allonger de la pâte qui se transformera en spaghetti. Des feux prennent vie à droite et à gauche pour relever la température qui avoisine les -15. Tout le monde nous regarde, on ne s'échange quelques sourires, car je me sens tel un muet au royaume des sourds. Il y en a un, qui nous demande si nous sommes mariés, un autre veut échanger ses bottes en peau contre mes chaussures de marche, l'ambiance est bonne enfant. Après nous retournons en ville au grand bazar. Il y a environ 100000 personnes qui déboulent dans les artères de la ville pour ce jour sacré. Toutes les ethnies sont représentées, chinois, mongol, ouzbek, tadjik, kazakhs, tibétain, etc... Chaque visage a tant à raconter. Ce qui m'éclate le plus, ce sont ces vieux le visage marqué par la rudesse du temps avec leur grande barbe blanche, comme dans le film Himalaya. Tout le monde porte la chapka qui est signe de richesse et chacun ethnie a la sienne. Ici on vient vendre sa production de fruits, de légumes, il y a tout et n importe quoi, tout est bien réparti par secteur. A l'entrée c’est le bois, juste derrière chiens et chats qui viennent juste de naître. Sous les bâches, d’un coté ce sont les vêtements en peau de l'autre les pièces de moto. Sur les étalages de médecine on trouve des bocaux de différentes herbes, accroché à la devanture crâne de bélier, serpents et lézards séchés, médecine locale quoi. J'ai eu beau demandé des explications, mais rien ne m'a été dit. Ils prennent le temps de se faire couper les cheveux au bord de la route à coup de rasoir à main (made in local bien sur), de s'arrêter pour manger à de grandes tables qui font face au fourneau. Je les imagine raconter leurs petites histoires, discuter politique et regarder les filles. Leur vie quotidienne est extraordinaire à mes yeux. Dans l'après midi je retourne seul au marché à bestiaux. Je prends le temps de faire des photos et on vient roder autour de la boite à image, peut être qu'il me prendra en photo ce grand gaillard. Aujourd’hui il y avait 3 chameaux à vendre, on tond les moutons à la cisaille pour qu il soit plus beau, les jeunes montent les chevaux pour les exhiber. Les négociations se font au creux de l’oreille et j'en profite pour acheter un couteau local... J'en ai pris plein les yeux et ce fut une journée somptueuse. Il est 20h00, le soleil est encore là et l’appel de l'estomac se fait sentir... Petite anecdote, j'ai voulu payer avec des pièces chinoises avec lesquelles je faisais mes achats dans les capitales et celles-ci m'ont été refusées, parce qu'ici on ne règle qu'avec des billets, il y en a même de 1/100 d’yuans équivalent à 0, 0012 cts d'euro, incroyable non ! . Petite question: pourquoi n'y a t'il pas de pièce dans les pays pauvres? (réponse un peu plus loin). Lundi, je pars découvrir la vielle ville qui se dresse autour de la mosquée Idkah, ici l'islam est la religion dominante. Je me balade dans les rues et découvre le quartier Ouighour. Je regarde la vie s'écoulé. Les cordonniers sont alignés dos au soleil et s'affèrent à leur besogne. Les bouchers s'exercent sur leur billot à découper le mouton. Les coups de marteau résonnent à travers les ruelles pour donner forme aux futures bassines et autres ustensiles. On joue au billard le long des trottoirs, malgré le froid qui est toujours présent. J'étais loin d'imaginer que cette contrée était aussi accueillante, car ils sont très différents des chinois, qui gardent des traces du communisme sur leur visage et n'arrivent pas à afficher une simple joie. Les gens sont aimables et les sourires s'échangent facilement. On parle anglais même en dehors des hôtels, ce qui est surprennent. Les enfants m'accostent et retint cette éternel phrase: "Hello !, what's you're name". A 14 heures (midi ici), je m'explose le ventre pour 2, 5 yuans à coup de robao (raviole de mouton) et galette de céréale, une fois assis, on vous dépose la théière sur la table. Il faut respecter un petit rituel avant de boire : rincer la tasse avec un fond de thé puis le jeter dans un seau sous la table. Bien sur, c’est l'unique boisson en cette saison, on peut en consommer autant que l'on veut et c’est pareil dans tous les restaurants. Mardi: Après 4 heures de bus (de la rigolade), nous arrivons à Yarkand ville étape. Ici rien d'exceptionnel, si ce n'est la vie du peuple Ouighours replié dans leur quartier ou la vie s'écoule toujours autour d'un poêle, d'un billard. On travail, on recycle ce qui a déjà été recyclé. Qu'elle drôle de vie que la leur...
Mercredi: Bus local pour Hotan (car il y a des bus chinois plus luxueux), ici le chauffage de cabine s'est le tuyau d'échappement qui traverse le véhicule de par en par. Nous voyageons au sud du Takla-Makan désert. Au départ le long de la route, nous croisons plein de carrioles chargées, attelées à de petits ânes, tel un exode. Puis le paysage se dresse devant nous, tel un décor de cinéma. En fond d'écran se dessinent les contreforts de l'Himalaya, avec le Chogori à 8611 mètres et le Jiashuerbulumu à 8034 mètres comme sommets dominants, plateau, plaine désertique, dune enneigée. Le ruban d'asphalte se dresse tel un mètre bleu de maçonnerie tirer sur une feuille grise. Car ici tout n'est que nuance entre le ciel et la terre ; brume, poussière nous accompagne tout le trajet. Le long de celui ci apparaissent au milieu de nulle part des hameaux constitués de treillis en bois et de torchis ou l'on n'y retrouve poste de police et les contrôles ne manquent pas surtout pour la route qui bifurque sur le Tibet. Dans le bus on se sert et on regarde ce grand sec avec son bouquin à la main, on essaye de parler comme lui à travers quelques mots. Jeudi: Hotan, ville au sud du désert du Takla-Makan, selon le guide, on doit faire ses provisions pour aller plus loin. Petit cour d'histoire : Le XinJiang est une région autonome, pour moi un synonyme d'envahir mais plus soft, qui résonne mieux à l'oreille. Les Chinois sont venus ici pour se servir des ressources naturelles et mieux contrôler les pays frontaliers. Leur ville est construite autour du vieux faubourg Ouighour, à coup de préfabriqués, de béton et de néons multicolores, qui transforment la vieille ville en un ghetto sans mur, car les carrioles et les rickshaws sont interdits dans les grandes avenues sans vie (bien sur, il ne serait pas la, je ne pourrai pas communiquer avec vous en ce moment). Celle-ci s'écoule toujours autour d'une mosquée ou le bazar s'anime à coup de musique indienne et orientale qui hurlent à travers des haut-parleurs ou les membranes vivent leurs dernières heures. J'ai l'impression de parcourir un livre d'histoire sur l'ancienne Europe, tellement certain visage me semble familier et leur tenue vestimentaire me rappelle ces vieilles photos en noir et blanc que l'on garde en souvenir. Ici les paysans ont troqué leurs chapkas pour des toques turkmènes. Vendredi: aujourd'hui, nous partons à l'extérieur de la ville découvrir une silk factory ou nous rentrons comme dans moulin et ou personne ne nous interpelle. Ici règne un vacarme de tous les diables avec le bruit des métiers à tisser mécaniques, l'inspection du travail devrait venir y faire un tour histoire de réglementer tout cela. Je voyage ces derniers jours avec Valérie. Pour la définir, je dirai que sa maison c’est le monde, ses pièces préférées en ce moment, Damas (Syrie) et Kuala Lumpur (Indonésie), son luxe: ses 3 petits coussins pour agrémenter ses voyages en bus; son plaisir, quelques livres et la joie d'apprendre de nouvelle chose. Voila pour les nouvelles, les jours à venir ne vont être que déplacement de ville en ville, en début de semaine prochaine on se retrouvera en plein cœur de la chine, d'ici là ne soyez pas trop impatient et je vous souhaite à tous plein de bonne chose… Réponse de la question: parce que le métal aurait plus de valeur que la pièce elle-même, et il serait fondu pour le récupérer.
Ces jours que l’on marque d’une pierre blanche. Dimanche dernier, vous savez une de ces journées qui vous marqueront à jamais... Nous sommes au sud du Takla-makan désert, à Hotan. Cette ville est réputée pour son jade et autrefois pour ses tapis. Comme à Kachgar, le dimanche tous les villages alentour arrivent pour cette grande foire. Ici le marché envahi la route pour la journée, nous retrouvons à peu près les mêmes choses que le week-end précédent. Les tapis ont perdu de leurs qualités et leurs couleurs, le petit tour dans le grand bazar pour le dépaysement. Sur une esplanade pas loin de la mosquée. Il y a un attroupement chinois, un podium se dresse, des stands où l'on distribue des tracts, de la musique, des journalistes. Tout y est rassemblé pour un meeting. Des banderoles sont tendues entre des mâts, et nous découvrons des dessins très compréhensifs représentant des musulmans mal traités. Une propagande anti-islamique, tenu par l’administration chinoise. Je n'en revenais pas de voir que l'on pouvait éduquer un peuple ainsi. Je comprends les mises en garde sur le net et pourquoi il y a des attentats dans le coin. Je prends des photos de ces affiches, Valérie me met en garde car il y a beaucoup de policiers. Ca ne loupe pas, ils me sautent dessus et me réclament mon passeport pour commencer, je dis l’avoir laissé à l'hôtel. J’en vois un regarder mon appareil. La situation devient tendue, je m'extirpe de la foule qui m'entoure. Je réfléchis à toutes les éventualités, il faut que je retourne à l'hôtel car ils vont venir fouiller la chambre, mais ça va sembler très suspect. Delà on se rabat dans restaurant, bien sur nous sommes suivis et quelqu'un en civil s'assoit à notre table et se met à parler anglais, hasard. Valérie élève le ton pour qu'il s'en aille. Nous décidons de partir pour un autre restaurant. Toujours suivi, nous nous engouffrons dans un autre que nous connaissons et de la des policiers rentrent un par un en faisant mine de se servir du thé, de la une personne s'assoie près du poêle et nous observe quelque temps avant de laisse la place à un autre, j’en profite pour changer mon film discrètement sous la table. Apres manger nous sortons pour rejoindre l'hôtel. Un gros 4x4 de police stationne devant, je commençais à imaginer le pire. Mais rien n'était, heureux de trouver la chambre dans le même état qu'en sortant et mes pellicules dans mon sac. On pense à beaucoup de choses, si on avait pu, nous aurions quitté la ville de suite. J'ai crains pour mes films jusqu'à avoir quitter la ville. D’ailleurs ils ne me quitteront plus pour le reste du voyage. Nous pensons que des autorités ont demandé que l'on nous laisse la paix pour qu’il n’y ait pas de problème, car la Chine n'a pas besoin de mauvaise publicité en ce moment. Malgré cela je décide de retourner au bazar, car je sais que les Chinois ne pourront me suivre, dans les ruelles Ouighours et je profite pleinement de cette journée festive. Je trouve le marché aux bestiaux où il y avait 4 chameaux à vendre. Je fais un détour via le stone bazar car la ville est connue pour son jade de bonne qualité et des dealers de pierre vous accoste à la sauvette dans la rue. Après quelques emplettes, mon regard se pose sur ce pauvre parmi les autres. Je le voyais à quatre pattes en train de ramasser des raisins à moitié pourris tombés d'un étalage. Je ne pouvais supporter cette situation, j'avais beau être blindé contre tout cela mais rien n'y faisait. On a beau être conditionné par la télévision se retrouver devant cette situation m'était insupportable. Tout est si différent de l'Inde la religion aidant, ce peuple me semble si proche de nous, il est si différent des autres régions communistes. Il a su garder son éthique, ses convictions, sa joie de vivre, ils n'ont rien demandé à la Chine. C’est vraiment le dernier peuple d'Asie centrale. Je me déplace vers lui, l'interrompt dans sa recherche de nourriture et lui tend 4 malheureux yuans, il se redresse vers moi et me dit nerekme (merci en Ouighour), nerekme, nerekme et s'en retourne au sol, n'ayant de temps à perdre. L'émotion m'envahie et pour ne pas montrer mon désarroi, j'ai recours à mes lunettes pour recouvrir mes yeux qui trahissent ce moment de faiblesse. Je retourne à l'hôtel avec cette image dans ma tête qui ne me quitte plus. Le soir approche et nous retournons en ville pour manger. De petite échoppe mobile envahissent les carrefours le soir venant. On s'arrête pour une pou lao (riz, patate douce, poulet), qui ne coûte qu’un yuan, cinq avec la viande ; on nous trouve même des chaises pour que l'on puisse s'asseoir, ce peuple est vraiment extraordinaire. Par la suite je reste seul en ville pour distribuer des brosses à dent et autre savon que nous collections à travers nos chambres d'hôtel. A qui donner, sur quel critère dois-je me baser, comment reconnaître un pauvre qui vit avec moins d'un dollar par jour, d'un pauvre qui s'en sort à peine avec 2. Je donne tous les jiaos (demi-yuans) que je possède, j'achète quelques nourritures que je redonne par la suite et toujours ce regard, cette gentillesse et s'incline devant vous pour vous dire merci. De retour à la chambre je m'arrête pour la dernière fois dans cette petite boutique comme je faisais ces jours derniers pour acheter un futur cola (Coca cola local), j'aimais ce sourire que me lançaient la vendeuse et son mari à chaque fois que je passais devant. En payant, je lui offre un échantillon de parfum et demande à faire une photo. Oh lala ! branle bas de combat, il faut appeler les voisins, vite, vite, il y a le grand blanc qui veut se servir de sa boite à image. Tout le monde accoure pour être sur la photo. Apres la petite séance, ils m'offrent l'hospitalité et me voilà assis autour du poêle pour partager quelques instants. Il m'offre la cigarette que j'accepte, delà je sors quelques centimes d'euros pour leur offrir, voilà qu'ils m'offrent un samosa et des légumes pour l'accompagner, moi je renchéris avec 2 porte-clefs, ils s'en retournent avec un savon, puis ils ouvrent une bouteille de bière, puis 2, puis 3, pour trinquer. Je ne voulais pas en rester là, j'offre mon opinel au mari, quel couteau bizarre qu'il n'oublie pas d'exhiber à tout le monde. Ils me montrent la vidéo de leur mariage. Ils chantonnent à voie basse, les chansons qu'ils connaissent par cœur en même temps que la vidéo défilent sur cette vielle télé. Lui a 24 ans et elle 22, ils ont un petit garçon, qu'elle n'oublie pas de balancer dans son hamac d'une force assez violente, elle doit répéter des gestes qu'elle a du voir quelque part et les retranscrit bêtement sans se poser de question. Ils veulent que je refasse des photos et on s'en va au milieu de la route au milieu des quelques voitures qui passent, quelle rigolade qui entoure ce moment et je dois me décider à les laisser non sans regret... Quelle journée que celle ci, je retourne à l’hôtel et m'endors bien fatiguer la tête bien remplie...
Sur les traces de Marco Polo.
Nous voila lundi, dans le bus local et nous longeons le sud du désert sur ces longues lignes droites et l'après midi faisant, je pouvais pour la première fois me mettre pieds nus dans mes sandales. Nous logeons dans un petit hôtel de charme local avec le poêle au milieu de la chambre, le hic se sont les sanitaires, qui n’ont pas du être nettoyés depuis 6 bons mois. Ça s'est le résidu du communisme, tout le monde à peut être un travail, mais ils s'en foutent de tout, ils préfèrent glander devant cette nouvelle religion capitalisme : Qu'est la télévision... Le lendemain, le bus qui devait nous prendre est blindé et il ne veut même pas nous faire voyager dans l'allée centrale. Ne voulant pas rester un jour de plus, je décide de faire du stop. Apres 2h30 infructueuse on revient à la case départ et des bus couchettes stationnent devant la gare routière, ils vont sur Urumqi. Nous sommes partant et nous voila coincés dans une couchette de 60 cm de large sur 170 cm, ce n'est pas grave car la route que nous empruntons vaut le détour. Elle traverse le désert du sud au nord. Des heures durant nous ne voyons que du sable. Notre navire croise sur cette highway à travers cet océan de dunes, entretenues à la sueur de l'homme, car elles meurent d'envie d'envahir ce minuscule ruban d'asphalte. Ici pas de bulldozer, mais au milieu de nulle part des camps formés de roulotte où logent les ouvriers armés de pelle et à coup de balai nettoient la route quotidiennement. Il y a les jeux d'ombres qu'exerce le soleil sur le flan de celles-ci. De quoi faire rêver n'importe qui, moi je n'ai pas arrêté d'admirer le paysage, sachant bien que des merveilles comme ça ne me sont visibles au quotidien. Le long de cette ligne de vie, il y a des petits îlots, formés de petites bicoques entourées d'ordures, tel des décors inanimés de modélisme. On s'y arrête juste pour faire de la mécanique, ou un plein. Le soir arrivant, notre bus s'arrête à son tour dans l'un d’eux pour se ravitailler. Dur que de travailler dans un endroit pareil ou la vie ne s'anime uniquement le soir de 7 a 8 pour prendre les quelques pièces de voyageurs perdus. Le froid refait son apparition, les vitres du bus sont gelées et je cherche une position ou je puisse me reposer... Le matin faisant avec ces -15 degrés nous nous faisons balader de gare en gare pour rejoindre la prochaine ville étape. Nous nous décidons pour un train de nuit et la journée se passe à visiter la ville. Ici par exemple les changeurs de cash, n’ont même pas peur de racoler jusqu'à l'intérieur des banques et personne ne dit rien. L'attente du train se fait dans une salle ou chaque rangée correspond à l'un de. Quand l'heure approche, les gens se lèvent se pressent devant les barrières, se collent comme des animaux excités, la pression règne et quand celles- ci s'ouvrent, Ils courent, ils vous bousculent ayant peur de ne pas avoir de place, alors que tout le monde à une réservation et une place attribuée. 6h30 du mat, nous voila dans une petite gare perdue dans le Gansu, on squatte le temps d'un thé et de trouve un moyen de transport pour rejoindre Dunhuang, ville hyper touristique l'été. Super hôtel pour un super prix car nous sommes vraiment dans la morte saison. Apres 3 jours sans s'être lavés, on s'aperçoit qu'il faut attendre 20h00 pour avoir de l'eau chaude au robinet, les boules je vous dis pas. Le soir je me dépêche de rejoindre ce gros tas de sable ou il y a des dunes qui culminent jusqu'a 200 mètres d’altitude, j'arrive trop tard pour le coucher de soleil, ce ne sera que partie remise. Aujourd'hui, on part visiter les Mo Gao grottes ou il y a 45000 m2 de peinture bouddhiste, bien sur, il faut aligner les billets et Valérie en veut pour son argent, car pour elle tous ces sites touristiques payants sont nouveaux, avant, il n'y avait rien de tout ça a travers le monde, très bel endroit et ce magnifique bouddha assis de 35 mètres de haut, tel un Gulliver enfermé pour l'éternité. Deuxième tentative pour le coucher de soleil, j'ai oublié de vous dire, ils ont grillagé tout le site, pour faire encore de l'argent. Je passe par des chemins détournés pour arriver au même endroit et ne pas avoir encore à payer, qu'elle plaisir pour moi que de marcher dans cet endroit, gravir ces montagnes de sable, avec personne a l'horizon. Peut être qu'une petite bière aurait été l'apothéose, mais je n'en demande pas tant. Ici, les caravanes de chameaux ne se sont jamais arrêtées, elles ont juste troqué les cargaisons de soie, d'étoffe, pour des touristes en manque de sensation, mais moi je m'en fou, je suis heureux, je me laisse aller dans une dérive cérébrale et savoure le moment présent. Si le courage est au rendez-vous, demain matin j'y retourne pour le lever de soleil, malgré le froid, mais on verra ça tout à l'heure... Voila pour les dernières nouvelles et je vous dis à dans une semaine, de retour sur Shanghai j’y serai, pour le nouvel an chinois, d'ici portez-vous bien et savourez la vie au quotidien...
Retour à la vie communiste.
Nous venons d'arriver dans la deuxième capitale touristique de la Chine: Xi an. Beaucoup de route ces derniers jours, déjà samedi, il s'est mit à neiger et la route était verglacée. Les Chinois ont le cerveau ramolli, car ils s'en foutent et roulent toujours à la même vitesse, conséquence plein d'accidents le long de la route et au milieu des steppes, il n'y a pas grand monde pour vous ramasser, ils doivent aller au temple avant de décoller pour brûler quelques cierges et croire qu’il ne leur arrivera rien. Nous, on s'en sort bien, on est arrivé à bon port sans aucun dommage. Jayuang, une de ces grandes villes qui s'agrandie vitesse grand V, grâce à cette nouvelle économie qu'est le tourisme ils ont déjà construit des artères surdimensionnées avec rien autour aujourd'hui. Mais demain, hôtel, échoppes à souvenir et hypermarché y prendront place, elle voit très grand pour un avenir proche. On découvre la passe la plus à l'ouest de la grande muraille, que j'admirai tant sur les brochures avant de partir et légère déception quand je découvre le paysage. Sur la brochure c'est vachement bien cadré et ici il n'y a rien en plus. De plus sans guide on se fait un peu promener et je ne pourrais voir la grande muraille dans sa continuité, grosse déception pour moi, parce que je m'imaginais plein de chose dans ma tête et je voulais surtout rêver en vrai et pas à travers ces cartes postales, mais ainsi vont les voyages. Ensuite train de nuit, puis escale pour la journée à Langzou. Je suis agacé ces derniers jours par ce non-savoir-vivre, ce devoir patriotique, que de devoir plumer ces étrangers de passage, ces fonctionnaires et surtout ces femmes qui ne cherchent même pas à vous comprendre et se retournent pour ne pas avoir à croiser votre regard et vous font ce geste de la main pour vous repousser, que cela est énervant. Je me laisse imaginer une parade pour leur apprendre à vivre, à chaque fois que je serai repousser ainsi je devrai balancer une boule puante dans leur bureau, pour qu'ils comprennent le temps de ces quelques minutes mal odorantes... Puis retrain de nuit en place assise, très dur, on arrive quand même à avoir des couchettes une fois a bord. Je dois vous raconter une anecdote, ils sont fous ces chinois. Ils ont des lecteurs VCD (le VCD s'est un DVD de mauvaise qualité) en location dans les trains. Alors le gars passe dans le couloir pour faire votre choix, ensuite on vous installe ce lecteur de poche avec une batterie de voiture entre les jambes et vous voila parti pour une séance de cinéma miniature, vous êtes le pacha du wagon car tout le monde vient squatter autour de vous pour ne pas perdre une miette de ces éclairs de lumières traversant le wagon. En plus les VCD sont souvent des copies de mauvaise qualité. Vue d'un cerveau d'étranger calculateur, ça ne serait pas intéressant à exploiter, dans nos contrées. Aujourd'hui, visite de la 7ième merveille du monde: Terra quota, l'arme de terre cuite, très intéressant et très impressionnant, la journée les touristes visitent et la nuit les archéologues travaillent, ils ne perdent pas le nord ces chinois soit disant communiste. Les parasites que nous sommes, ce sont joints à un groupe de français qui avait leur interprète. En sortant, je voulais acheter des souvenirs, mais me faisant harceler par ces commerçants ambulants qu'ils veulent faire leur chiffre en cette saison de vache maigre, vous balancent des prix défiants toutes concurrences, je ne pouvais même pas marchander, parce que cela aurai été du vol, alors j'ai laissé tomber pour cette fois. Comme quoi on peut être bête parfois... Voila pour les nouvelles. Demain train pour Shanghai pour fêter le nouvel an chinois. Je vous dis à bientôt pur de nouvelle aventure. Et maintenant une page de pub...
Bonne année de la chèvre... Je reviens sur le voyage chronologiquement. A Xi an, sale histoire, en quittant l'hôtel je rends la carte magnétique et la femme de chambre descend rapidement pour montrer une taie d'oreiller tachée, je dois vous dire qu'ici on ne change pas les draps à chaque changement de client, alors un des gars de l'hôtel me demande de payer 10 yuans pour la tache, je commence à voir rouge, jamais je n'aurai pensé qu'on puisse vous faire payer une tache. Au jeu du plus con je commence à exceller. Je remonte dans la chambre, j'explose tous les shampooings et gels douche que je trouve et je lave ce morceau de tissu. Je redescends et le gars ne veut rien savoir, alors la je suis énervé, je préfère payer pour ne pas me retarder et je déchire la tête d'oreille dans le hall de l'hôtel et je la balance par terre. Enfin, je me retrouve dans le train et pareil pour une mauvaise compréhension car sur le tableau des horaires, le train part à 18h00 pour arriver à 11h00, j'ai bien regardé que tout le panneau d'indication était rédigé sur un cycle 24 heures et une fois arrivé à 11 heures du matin le train ne s'arrête pas, je me renseigne et j'apprends que l'on arrive à 23 heures le soir du réveillon. J'étais vert, je n'avais plus rien à manger. Heureusement que la veille au soir, j'ai offert des échantillons de parfum à la famille et un petit jouet au petit et ils m'ont donné un peu de leur repas. Dans le train et même ailleurs, je dis que je suis photographe pour des magazines, je ne vous dis pas le regard des gens qui s'écarquillent au fait de ces 2 mots et quand je sors un des appareils pour prendre une photo, ils se doivent de prendre leur plus belle posture. Je ne renie pas mon métier, mais ou bout du monde le fait de dire que vous êtes serveur, cela a l'air dégradant, car dans pas mal de pays, tout le monde est serveur au moins une fois dans sa vie, porter des assiettes tout le monde sait le faire, on gagne pas beaucoup et culturellement il ne faut pas sortir de St Cyr. Ils ne comprennent pas toujours comment cela peut être différent dans nos contrées et surtout comment un gars qui travaille dans la restauration puisse se payer un voyage comme celui-ci. Pour revenir sur une anecdote sur la photo, aujourd'hui j'ai croisé un photographe professionnel dans la rue commerçante de Shanghai, ça j'en suis sur car il avait 4 appareils photos au tour du cou (Leica m6, r5, r6 et Mamiya 6/6), tout cela d'une valeur de plus 20000 euros, il y en a qui n'ont pas peur. Il faut dire que la rue était noire de monde, tout le monde était de sortie, car ils ont tous reçu la petite enveloppe remplie de quelques yuans et comme les commerces comme par chez nous sont ouverts même les jours fériés pour récupérer l'argent en échange de quelques babioles... Jamais je n'ai entendu autant de bruit, jamais je n'ai vu autant de pétard, jamais je n'aurai cru qu'un changement de date puisse être aussi important. De 23h45 a 00h30, toute la ville est plonge dans vacarme qui dépasse bien les 90 décibels, un brouillard artificiel se crée, les gens se promènent avec des pétards en cartouchière tel Rambo ou autre guerrier et ils balancent ça partout, aux fenêtres des immeubles ou devant les entrées de celle-ci et les gens se regroupent pour assister à ce moment unique de l'année. Sincèrement, il a du être consommé 3 milliards de pétards et autres fusées, rien que sur Shanghai. Pour nous la vie devient assez pénible avec ces fêtes. Comme le nouvel an dure une semaine, ces derniers jours se passent ainsi: 13h00: lever. 15h00: promenade, shopping. 19h00: repas à l'appartement, à l'occidental, car Julien et Michel ont reçu 11 camemberts, 5 emmentals, herbe de Provence et 4 bouteilles de rouge. Sympa, ils m'ont attendu pour entamer tout cela. 20h00: massage, car on est épuise. 22h00: discothèque, ben oui ça dure une semaine. Dur dur, la vie au bout du monde. The China riviera. Comme on le dit bien chez nous, pas de nouvelle, bonne nouvelle. Apres Shanghai et le spring festival qui n'est pas fini et toutes ces soirées marquées par les feux d'artifices à répétition et une vie de night-cluber bien remplie, me revoilà dans le train direction plein sud et le soleil, c'est marrant de se retrouver devant la railwaystation, un mois plus tard et je n'appréhende plus de me retrouver seul face au problème, je me sens bien et préparé pour ne plus affronter une erreur de timing. Les rencontres à bord sont extraordinaires, il y a toujours quelqu'un à bord pour venir vous parler en anglais, pour montrer que lui il sait et pour moi de prendre des renseignements pour la suite. Les décors le long de la voie ferrée, me rappellent la France et surtout le nord, le plat pays, la grisaille, les maisons de briques rouges et les mares aux canards. Je descends à la gare de Guilin (Nice), comme chez nous, tout bon chinois doit y venir. Il y a une simili promenade des anglais avec ses palmiers le long du fleuve et ses montagnes particulières tel des cheminés dressées au milieu du paysage, parc, animation avec des funambulistes, des motos qui tournent dans une sphère de métal, tout pour amuser la galerie. Les restaurants cote cote terrasses ouvertes étalent sur le trottoir tout ce que vous pouvez y manger. Cela va des bacs remplis d'eau avec des carpes et autres poissons, écrevisses, gros clams, grenouilles, etc. Derrière les cages, avec des poules, faisans, pigeons, ragondins et le plus effrayant, les cages avec les chats et les autres ou j'ai fait des bons devant, celle des serpents. Je vous jure que ce n'est pas des conneries. Et puis quoi, on ne sait pas, à n'importe qu'elle heure de la journée, on peut très bien avoir envie de manger un ragoût de chat ou une brochette de serpent. Pour moi quoi qu'il en soit, je préfère le chat... Non je déconne, je reste dans les restaurants à bas prix et je n'ai pas envie d'essayer. Tan pis je mourrai bête, le soir tout y est éclaire, il y a une rue piétonne ou il y fait bon dépense quelques yuans après manger, tout pareil à chez nous. Ensuite j'ai pris le bus pour Yangshuo (St Tropez), après mettre assoupi, je regarde la route et je me crois sur celle qui rejoint le Muy à St Maxime, mais le décor lointain est différent, la ville n'est pas écrite sur toutes les cartes, mais vaut vraiment le détour, ici on ne vit que et par le tourisme, tout bon chinois qui veut survivre se doit de parler anglais, donc pas de problème de traduction. Il faut dire que toutes les villes balnéaires se ressemblent n'importe ou dans le monde. Première ville ou je trouve une chambre à un super tarif comme quoi. J'en profite pour acheter un pantalon léger et je déambule en sandale, je traîne, je bouquine, je regarde la vie s'écouler le long des berges pour recharger les accus en manque de soleil et de chaleur. Au loin ces montagnes usées par l'érosion, paysage féerique qui a su se faire exploiter. Je regarde les bateaux qui se suivent en fil indienne arriver de leur mini croisière, comme ceux sur le Mississipi ont fond plat mais sans ces grande roue à aube. Il y a des pêcheurs sur leur radeau de bambou avec leur cormoran qui ne pêche plus depuis longtemps et préfère se laisser prendre en photo pour quelques pièces. Aujourd'hui, visite à vélo entre ces grands pics, enfin de compte ou je pédale été recouvert à l’époque par la mer il y a des millions d'années, on roule sur les petits chemins entre les rizières, la rivière que l'on traverse à différents endroits sur des digues, les petits villages autochtones ou je découvre des gamins de 10 ans jouent de l'argent aux cartes avec les adultes, on me propose de m'attabler et je sors un billet de 1 jiao ce qui ne représente rien du tout et je vous dis pas la rigolade qui s'en suit. Je reste l’à les regarder jouer quelques instants. Bien sur des que vous posez votre vélo, il y a toujours quelqu'un pour vous vendre, une bouteille d'eau, des cartes postales ou autre babiole locale, tout le monde veut en profiter un peu... Bon voila pour les nouvelles, portez-vous bien.
Rien ne vaut tout l’or du monde.
Himalaya, je me souviens lorsque je t'ai vu pour la première fois, c'était du coté de Darjeeling et tu m'as laissé découvrir tes champs de théier et tes monastères Bouddhistes. La deuxième fois, c'était du coté de Gangtok, la vallée des fleurs et le Kangchenjunga comme toile de fond. Puis tu t'es caché derrière les nuages du coté de Katmandu et je n'ai pu voir ton plus haut sommet. Ensuite tu m'as laissé découvrir le Daulaughiri, l'Annapurna et j'ai pu descendre la Kaligandaki et découvrir le vrai visage des peuples que tu abrites. Pour finir avec les offrandes que l'on te verse à Hariwar et ou tu laisse sortir de tes entrailles les sources du Gange. Tu m'es réapparus lors de ma traversée du Takla-makan désert et tu me faisais obstacle. Te revoilà à nouveau depuis Dali et je reste ébahi devant tes décors somptueux et tes lever de soleil magique, comme sur l'Erbai lake, lumière cristalline qui se reflète comme un miroir sur l'eau et qui donne une autre dimension à la vie de tous les jours, les pêcheurs qui s'activent apparaissent tel un mirage dans l'éclat de tes rayons. Lijiang et sa vallée que tu protèges des nuages de tes sommets environnant et ou il y fait bon vivre... Voila le décors ou je suis depuis quelques jours. Mais pour en arriver la j'ai du voyager beaucoup ces derniers temps, depuis Yangshuo ou j'y ai laisse des visages types vietnamiens. Beaucoup de paysage fabuleux à travers les vitres du train ou du bus. Je me suis arrêté dans la stone Forest, amas de pierre laisser par l'érosion de la mer, il y a des millions d'années, site ou afflux tous les touristes chinois, enfin pour une fois je ne suis pas harcelé par les vendeurs et autres guides, je peux donc déambuler tranquillement à travers ce labyrinthe de pierre, j'y ai même vue 4 photographes chinois professionnels prendre des photos du site. Ensuite train pour Kunming, stop and go, le mauvais temps à fait son apparition, je décide de partir de suite sur Dali et là, l'Himalaya réapparaît devant moi, couvert mais grandiose, la ville ou je viens d'arriver ne me plait pas donc je décide de repartir le lendemain pour Linjiang. La petite anecdote, c’est que le soir je suis allé mange dans un resto local ou nous devions être 12 personnes, il y avait 9 français, comme quoi. C’est en repartant que j'ai pu admirer le lever de soleil sur le lac à travers les vitres du bus, cela valait bien son pesant d'or. Lijiang et sa super guesthouse, un peu excentre de la vielle ville mais pas chère, super clean et super bouffe chinoise, de quoi me remettre d'aplomb pour la suite du voyage. Hier soir c'était le festival des lanternes, la famille m'a attendu pour le repas. On a commencé par faire sauter quelques pétards devant la porte pour attirer les esprits et ensuite nous sommes passés à table qui était recouverte de plusieurs assiettes, avec du ragoût de pintade, escalopine de veau pané, bœuf aux épices, légumes et noix de cajou. Ce soir, j'étais l'invité et je me suis régalé, j'étais le dernier à finir parce que l'on n’arrêtait pas de me resservir et ils attendaient pour sortir de table, enfin les hommes vont dehors fumer la cigarette, les femmes restent pour faire propre, normal; Ensuite tout le monde se retrouve dans le salon, les plus jeunes regardent la télévision et les anciens jouent aux dominos, c'est un rami tout simplement et je suis là, à les regarder à coté du poêle. Qu'elle chance extraordinaire pour moi de pouvoir partager le quotidien de ces gens ! Ici, pourtant cette une société matriarcale (attention les hommes, il faut se tenir à carreau), ce sont les femmes qui dirigent, elles sont toutes types mongols, la peau mate, habillées pareil, blouse bleue, casquette mao, une peau de mouton recouvert de 7 anneaux représentant des étoiles pour se protéger du froid et un carcan en osier remplie de tout et de rien. Les jeunes filles ont un haut, blanc et rouge, autour de la taille un tablier jaune et elles n'arrêtent pas de papoter dans les rues de la vielle ville. Aujourd'hui, grande journée encore, je suis parti a vélo, enfin je me faisais tracter par les motoculteurs pour avancer sans me fatiguer et découvrir le petit bourg voisin Baishan et regarder la vie s'écouler, sans se faire accrocher au son des louquettes, louquettes, (look) des échoppes à souvenir. Ici on joue au croquet et je vous jure que c'est vrai à la Lyonnaise (jeu de boule), alors savoir si les origines du jeu sont françaises ou chinoises, il faudra ouvrir les livres d'histoire, (une photo offerte à celui qui me répondra juste). Ensuite, je continue la visite et je tombe sur: "Hello, I'm the famous doctor Hu", un grand docteur qui connaît aussi bien la médecine occidentale que chinoise, qui vit avec sa famille, son potager extraordinaire ou il y à des herbes uniques qui y poussent et la Dragon jade mountain en toile de fond derrière le village. Il est reconnu par les plus grands praticiens de la planète. "Ok, please seat", je ne risque rien car les consultations sont gratuites et on laisse ce que l'on veut, pas d'arnaque (dixit : les guides). Il me fait lire sa biographie, il est né en 1924 et c'était un pote a Alexandra David Neel qui lui a apprit l'anglais. Ensuite il me fait boire un thé aux herbes, puis, je visite son dispensaire, qui est recouvert de carte de visite du monde entier, je peux apercevoir le jardin ou il cultive des centaines de plantes, ainsi que son "bureau", salle ou est entrepose plein de seaux remplis d'herbes réduites en poudre. Pour finir, il me donne un petit sachet d'une de ses mixtures. Bien sur, sachant qu'il donne des consultations gratuites pour tout le monde, riche ou pauvre, je lui donne 100 yuans, car je sais que cela servira aux autres. Pour ensuite me remercier en français, il me remplit un autre sac de poudre, j'ai de quoi subvenir pour les mois à venir. Ensuite, je m'arrête manger, je laisse le soleil faire ses bienfait sur moi et de fil en aiguille on me propose de faire un billard sur une table d'un autre temps, enfin on s'amuse. Que d'émotion, pour moi et ce n'est pas fini, car je monte découvrir une région autonome du Tibet, pas besoin de ce fameux "travel alien permit" et des spectacles grandioses m'attendent encore. Je vais même rester quelques jours de plus pour profiter de cette vie... Voila pour les nouvelles, portez-vous bien et même si vous ne pouvez être là à coté de moi, je me laisse imaginer les réactions de chacun à travers mes pensées. A bientôt...
Il y a des jours comme ça.
Je dois vous raconter, cette petite escapade dans les Tiger leaping gorge. Pour comprendre, je vais recommencer chronologiquement. Je décolle le matin de Lijiang vers 11h00 pour me rendre à la gare routière, pour prendre le bus, selon les guides il y a un départ toutes les demi-heures. J'achète le ticket et on me dit que le prochain bus part à 14h00, ok j'accepte. Donc j'attends, je vais pour acheter un paquet de gâteau dans une supérette, arriver à la caisse on me dit qu'ils ne peuvent pas me vendre ce paquet, parce que le prix n'est pas marqué dessus, ok j'accepte, alors je me rabats sur une tablette de chocolat, produit de luxe ici. A 14h00 et des brouettes, le bus démarre et s'arrête 20 mètres plus loin, le chauffeur descend pour revenir 10 minutes plus tard. Voila que l'on fait demi-tour pour charger des affaires sur le toit. Ca y est, on part pour faire 100 mètres et faire le plein d'essence. Je commence à avoir la pression et le doute me vient à l'esprit. Si ce n’est pas la bonne direction me voila parti pour perdre la journée et revenir à la case départ. Pourtant j'ai demandé que l'on me pointe sur une carte la destination. Au bout d'une heure je vois un panneau et les idéogrammes indiquent la bonne direction, je peux enfin regarder le paysage et me laisse partir dans mes pensées. Le long de la route, village typique fait de brique de terre, les toits avec les extrémités sculptés, les femmes dans leur tenue locale portant sur elle un arc-en-ciel de couleur. La vallée, ses cultures en terrasse, le blé vert fait son apparition, et les colzas sont déjà fleuris. Qiaotou, ville du départ des gorges te voila, la bourgade s'étale le long de la rivière. A travers les vitres du bus, ce qui apparaît devant moi n'est que désolation, bâtiment dégueulasse et poussière: "welcome to déchargeland". La ville chinoise a été construite à l'arrache sur un axe routier, elle ne ressemble en rien au village que je viens de traverser, jamais je n'ai vu tant de saleté, de poussière, ils doivent l'accepter et les femmes ne s'affèrent plus à la lessive quotidienne. Le problème ! Le problème, c'est que depuis quelques jours j'imaginais les gorges, le décor et ce qui apparaît devant moi et loin de tout ce que je pouvais imaginer, ok j'accepte. Je me rabats sur la guesthouse que tout les routards parlent, de toute façon c’est la seule avec l'enseigne en anglais. La patronne 28 ans, dans des vêtements sales, les cheveux rêches: "ni hao (bonjour), je voudrai un lit". Mais rien ne se fait. Bon je m'attable et je commande une bière pour faire passer tout ça, on me sert avec des arachides qui on du être récolter en 1983, ok j'accepte. J'aimerai savoir ce qui se passe vraiment dans le cerveau ramolli d'un routard qui gagnent 10 fois le salaire d'un local et qui pour des économies de bout de chandelle, vient s'entasser dans un bouiboui pareil et qui en plus décrire cet endroit comme un lieu agréable à vivre. Je demande les toilettes, on m'indique que c'est dehors dans l'une des bâtisses à coté. Je descends dans la cour et par terre de la laine fraîchement tondue, un chien joue dedans, je le regarde et lui dis rigole pas car demain c’est toi qui sera à la place des moutons, ceux ci sont allongés un peu plus loin sans la tête et le sang coule encore des cadavres se répandant dans la cour. De l'autre coté des jeunes gens le chalumeau à la main finissent de nettoyer les têtes. Les latrines, un trou dans le sol, on peut pas se tromper, le mur est blanc marquer dessus WC, en rouge vif, car on ne pourrait aller dans le box juxtaposé, celui ou il y a les cochons. Les toilettes se trouvent dans la porcherie tout simplement, sur un autre mur est marqué: "hot sower ", au moins je ne pourrai pas me tromper pour la douche, je ne vous dis pas l'odeur qu'il y règne. On dirai: "Mad Max", la, pas ok ; la j'accepte plus. Je deviens fou, jamais, jamais, jamais, non jamais je n'aurai pu imaginer tout cela. Je comprends pourquoi les gens disent que les gorges sont magnifiques, car après une nuit ici, tout doit vous sembler radieux, fabuleux, magnifique. Comme il n'y a rien à faire, je retourne dans la salle qui sert de resto et je commande bière sur bière, oublier ce mauvais moment à passer et pour m'occuper, je prends mon cahier pour décrire ce que je vois. Derrière mon dos, on m'observe et on me demande: "what do you write"; J'explique ce que je décris, le joli village que vous habitez: "very beautiful"; "Ah, thank you". Je marmonne tout seul, fini les voyages, fini tout ça, une maison, une femme, des marmos, la téloche, le satellite et les chaînes de voyage. La soirée a débuté, je commande à manger et je regarde la table à coté, 2 hommes, 2 femmes, qui draguent qui en jouant aux cartes et 8 bouteilles de bière de 660 mml chacune ouverte, voila comment on fait passer le temps ici. Les autres sont autour de cette vasque en fonte ou il y a quelques blocs d'anthracites qui se consument. Je crois que l'on m'aurai décrit la ville correctement avant, j'aurai réfléchi à deux fois avant de venir. Vers 10h00, on dédaigne bien me montrer la chambre. Ca sent le poulailler humide. Heureusement que j'ai mon duvet pour me sentir bien. En m'allongeant, je découvre sous l'oreiller une lame de couteau de 20 cm. Ou suis-je tombe. Je m'assoupis en ne fermant qu'un oeil, de toute façon, dans la nuit résonne des feux d'artifices, pétards et les cochons hurlent certainement en attendant la mort. Le matin arrive bien péniblement, je vais pour redescendre dans les magnifiques toilettes de la résidence et vision de carnage, du sang de partout jusque dans les latrines, 3 cadavres de cochon au milieu de tout ça. On commence seulement à passer le jet d'eau; humm !, je me sens en appétit. Petit déjeuner tibétain, galette de blé et on prépare la tampsa : du beurre de yack qui est resté 6 mois sur le bord de la fenêtre et que l’on bat dans un roseau avec de l'eau chaude et des herbes, hummmm ! Que c’est pas bon, ces rance, pour moi c’est imbuvable ça me donne des relents d'estomac, pour eux c’est leur petit bonheur quotidien. Me voila frais comme un gardon pour attaquer les 20 km et 600 mètres de dénivelés. Enfin je parts pour découvrir ce magnifique site. Dans la monter, je marmonne tout ces évènements, avant de tomber en extase devant ce paysage extraordinaire, il faut croire que ce décor féerique valait tout cela. Le soir en rentrant, fatigue, je trouve mon bonheur dans des cannettes de coca. A la fin du repas, la patronne vient me voir et elle me demande ma main en mariage et que je m'installe ici, j'ai cru m'étrangler sur le moment. Le soir, on me change de chambre et je me retrouve au sous-sol dans la cuisine avec 4 chaises et une planche en guise de lit, ok j'accepte, je suis trop mort pour quoi que ce soit et à 10 yuans la nuit je ne vais pas faire le difficile... Par la suite je suis redescendu sur Linjiang, car il n'y a plus de route, ils sont en train de la refaire, pour rejoindre cette fameuse région autonome du Tibet, au lieu des 30 km restant on est obligé de prendre une déviation de 150 km ou 8 heures de route. J'ai préfère laisser tomber. Ps 01: Je ne sais pas comment vous percevez toute cette aventure, mais je vous jure que c’est ce que je vis au quotidien, car via les mails, vous pourriez me prendre pour un mythomane, car je voyage seul. Ps 02: Hervé de Nice a trouvé un début de réponse pour le jeu de boule. « Si je suis le premier à te le prouver, j’ai gagné une photo." Sur la foi de fouilles archéologiques à l'authenticité incontestable, Assyriens, Égyptiens et Chinois pourraient revendiquer la paternité des jeux de boules. Il est tout à fait possible qu'on y jouait quelque part sur la planète aux alentours de l'an 1000 avant Jésus-Christ, comme le montrent de récentes fouilles dans la province du Ho-Nam, en Chine.
Montagne sacrée et pèlerinage à la …
Et me revoilà sur la route, après ces dernières journées pleines d'émotion. Un bus couchette nous emmène de Lijiang à la frontière du Sichuan. Je me régale des paysages, des vallées verdoyantes, culture en terrasse et de ces petits villages le long de la route. En arrivant dans cette région, les petits villages étaient remplacés par des usines et autre centrale électrique (nucléaire, quoi). Dommage pour la vision, mais eux aussi ont le droit à la vie moderne et tout ce qui va avec. Apres le froid, la chaleur arrive à grande pompe et le problème dans le bus, ces qu'on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres car dans le convoi que nous formions avec d'autres véhicules, il y avait 2 camions qui transportaient des ruches et il y avait des abeilles dans tous les azimuts. Arrivé au bled nous voila bloqué pour la nuit, le prochain train ne part que demain. Donc je me retrouve avec 2 étudiants japonais et une israélienne pour partager gîte et couvert. De même pour le train, nous allons de vallée en vallée en coupant à travers les tunnels. Me voila à Emeishan et cette fameuse montagne sacrée. Je laisse les 2 étudiants qui eux ne viennent voir que le temple. Moi après un bon petit déjeuner: croissant, chocolat chaud, nutella. Non il ne faut pas abuser. C'était: sauté de bœuf avec du riz. Je pars en moto taxi, car j'ai loupé le bus et l'heure est déjà bien avancée. Donc après m’être fait rouler car le taxi s'est arrêté au milieu de nulle part pour renégocier la course, je fais semblant de marcher pour lui faire comprendre que je ne payerai pas plus. Il se dépêcha de revenir me prendre avant qu'un autre se fasse le reste de la course. Me voilà prêt pour affronter 2500 mètres de dénivelé sur 22 kilomètres de marche (au sens propre), de plus il faut payer l'entrée pour souffrir: 80 yuans, le comble. Je décolle à 500 mètres d'altitude, équipé seulement d’un petit sac et me reposant sur les petites échoppes le long du parcours qui veulent te refourguer une bouteille d'eau, canne de randonnée ou autre souvenir. Un escalier avec des milliers de marches, que dis-je, des dizaines de milliers de marches que je gravis une par une sans regarder le sommet pour ne pas me décourager, bête comme je suis, j'ai vidé une pellicule complète sur ces satanées marches. Apres 3 heures 30 de grimpette, fatigué, les genoux qui commencent à grincer, je me pose dans un de ces petits snacks qui bordent le long du tracé. Et je me fais matraquer à coup de 44 yuans l'assiette de riz et de légumes. Il n'y a vraiment pas de pitié dans ce monde. Ok tu m'as eu, tu as fait ton beurre. Je rencontre un petit vieux qui par la suite veux absolument que je lui achète ses crampons, car il me fait comprendre qu'il y a de la neige un peu plus haut. Des marches, toujours des marches et au fur et à mesure que j'avance, on m'annonce, il ne vous reste plus que 4 heures, il ne vous reste plus que 3 heures 30. Le froid se fait sentir et la neige est au rendez-vous, je mets ces fameux crampons et je continue doucement. Je suis seul depuis le début car les touristes préfèrent maintenant prendre les câbles cars. Je rachète à boire et le quart d'eau, on vous le facture 7, 8 parfois 10 yuans. Je rattrape des gens sur la fin du parcours, certains me suivent, veulent prouver leur supériorité et je les redouble sur une plate-forme car ils récupèrent leur souffle. Le sommet, ça y est, voilà 7h30 que je suis parti et heureux d’avoir réussi un exploit personnel. Content de voir que si je veux visiter le monastère, il me faut encore débourser quelques sous. Légèrement déçu de ce que j'attendais. Je me rabats sur un dortoir, "hello, one bed 90 yuans", désolé, mais la j'hausse le ton même français qu’ils comprennent à mon intonation de voix que je ne n’ai pas l’intention de me laisser faire, le moine le prend mal et après cette gueulante, le lit passe à 40, qu'est ce qu'on est pas obligé de faire pour pouvoir se loger, ils ont encore le culot de me demander mon passeport, qu'est ce que vous voulez en faire, vous croyez que je vais me barrer avec le matelas pourri que vous m'offrez. Je ne l'ai pas, enfin si, mais ne me cassez pas les pieds, sinon je vais voir ailleurs (ailleurs, où !), il n'y a qu'eux au sommet. Dans ces journées difficiles, on réfléchit et on cherche souvent des réponses à des questions bien loin de notre quotidien. Tout ce que je peux dire aujourd'hui: c’est qu'il n'y a pas de pitié sur cette planète et qu'il n'y a pas de religion qui tienne en ce monde. Juste des hommes et des femmes bon ou mauvais. Le soir repas léger, on vient s'asseoir, on essaye de discuter avec moi et me demander mon point de vue sur le conflit irakien imminent. Je ne traîne pas et je vais me coucher, mais le sommeil ne vient pas comme ça à 3077 mètres… 07h00 je saute du lit et je cours dehors car il y a encore les étoiles qui brillent, mais j'attends avec impatience le soleil, qui va faire son apparition sur cet océan de nuages, parsemés d'îlots qui ne sont que les sommets des montagnes avoisinantes. Très belle image, mais qui aura été mérité chèrement. A 8h00 je redescends comme un voleur et ces plaques de neige que j'avais laissé la veille, je me fais glisser dessus, avec quelques gamelles, ce que j'avais monté la veille en 2h30, je le dégringole en un peu moins d'une heure. Ne voulant plus laisser d'argent dans cette montagne, je redescends en bus, je reprends mon sac et je change de ville, bus, rebus et rerebus, pour finir sur un rickshaw vélo. Leshan me voilà, mais ne t'attend pas de moi que je verse ma devise pour tes sites touristiques et tes fameux Bouddhas, même si ce sont les plus grands du monde. Première turista, après un sorbet au poulet, en plus soit disant dans la région de la chine où on mange le mieux, je commande un morceau poulet, en imaginant qu'il allait me le préparer à la sauce locale. Non on le sort du congélateur, on le découpe sommairement et on me le sert froid encore congeler. Pour l'anecdote du jour: à l'hôtel on me retient 80 yuans pour la clef de la chambre, que je n'ai pas, car c’est une personne à l'étage avec un trousseau qui vous ouvre votre porte. Je suis assez fatigué et je préfère ne rien faire, je me paye une journée occidentale. Je réponds à mes mails, je mange une pizza et bois du coca, je vais dépenser quelques centimes dans une salle d'arcade et je regarde à la télévision les navets de film ou de feuilletons français sous titré en chinois qu'on leur a refourgué. Ce soir vers 18h30 les petits vieux sont de sortie dans la rue piétonne et s'exerce au tai chi, sabre à la main et tout cela dans une chorégraphie mal synchronisée. Le voyage s'achève bientôt et vous savez ce que j'aimerai bien maintenant: c’est une tranche de pain avec du camembert. A bientôt pour les dernières nouvelles.
Mésaventure. Salut à tous, je viens d'arriver sur la mégapole pour les quelques jours qui me restent à passer en Chine. Mais pour en arriver là j'ai eu une petite mésaventure, je vais vous la conter... Arrivé à Chengdu le 25/02, une ville surdimensionnée qui ne me donna pas l’envie de traîner surtout dans ce stress, Shanghai me suffit. Je me dirige vers la gare et avec chance je trouve un ticket de train pour le jour même. Le départ a lieu dans l'après midi, j'ai donc le temps pour faire un petit tour dans le quartier. Je mange, je fais du lèche vitrine, je me fais plaisir en allant me faire masser. Ce qui devait arriver, arriva, je ne vois pas l'heure passée et je loupe le train pour 2 minutes. Je m'énerve légèrement car j'aurai plus l'avoir si on ne m'avait pas fait traverser la gare en long en large et si tout le monde n'avait pas tripoté ce malheureux billet. Enfin, je ne peux que m'en vouloir. Je vais faire changer le billet pour un autre jour et l'on m'annonce qu'il n'y a plus de place dans les trains pour Shanghai pour les jours à venir. On me détourne via Xi an, avec un passe pour voyager sur la plate-forme. Départ le lendemain 08h00. Le wagon des hard seat est déjà plein, je me serre dans l'allée et m'assoie sur mon sac. On arrive à 3h00 pas problème, encore une fois je n'ai pas fait gaffe, ces 03h00 du mat... L'enfer commence malgré la sympathie que je partage avec mes compagnons d'infortune et je ne vous dis pas le regard des gens lorsqu'ils voient un blanc en 2ème classe ; le chariot de nourriture qui veut se frayer un chemin, le flot de gens qui veut arriver au w-c qui se trouve juste derrière moi. Au fur et à mesure des gares le train se remplit de plus belle. A un moment il est impossible d'ouvrir les portes et les gens grimpent par les fenêtres, les places au sol se rétrécissent heure par heure. A 17h00 je pète les plombs, il est impossible de finir le trajet dans ces conditions. Je décide de descendre à la prochaine gare, tan pis je finirai demain, pour descendre, le contrôleur et moi sommes obligés de repousser les gens qui escaladent les fenêtres, pour essayer d'ouvrir la porte. Impossible je m'énerve pour de bon je balance 2 gars pour pouvoir m'extraire à mon tour, lancer mon sac en sens inverse et passer par la fenêtre. Je me demande ou je suis, perdu dans le fin fond de la Chine. Dans la tête depuis la veille, je n'arrête pas de m'en vouloir à m'en couper l'appétit, comme quand on sait que l'on a fait une grosse boulette. La chance me sourit à nouveau, je trouve un train pour Shanghai. Dans cette gare perdue ou les chinois n'ont du voir qu'un blanc via la télévision, en faisant la queue pour un nouveau billet, car la vente des billets se fait de 07h10 a 08h10 et de 18h10 a 19h10. Je choisis une file, la mauvaise et les guichets ouvrent, il est 19h00, une fois après avoir batailler pour défendre ma place dans cette foule, j'ai mon billet sans place, les boules me voilà repartit pour 30 heures sur la plate-forme. Je n'en peux plus, je trouve un téléphone, j'appelle les amis a Shanghai et leurs explique et je les fais traîner au bout du fil car je suis exténué et je me réconforte à travers cette conversation. Je ne veux plus être emmerder et je me cale dans un coin de la gare. Bien sur 1 minute à peine, une quarantaine de personnes s'agglutine autour de moi, me dévisage me regarde écrire, me stresse. Le train arrive, je panique à l'avance de me taper 30 heures dans les même conditions. Arrivé à bord je trouve le contrôleur et pour quelques yuans de plus me trouve une couchette. J'apprécie l'eau pour me débarbouiller, et cette couchette dure. Ou je ne demande pas mon reste pour m'endormir. Plus jamais cela m'arrivera de prendre du bon temps. Pour 2 minutes, je me suis embarqué dans un voyage de 2 jours plein, pour 2 minutes. On est le 28 février, il est 05 heures du matin mon périple se fini... Shanghai me revoilà, un lit, une douche, des amis qui parlent français, un morceau d'emmental qui traîne dans le frigo depuis 3 semaines, un morceau de pain de mie, mais que demande le peuple. Je reprends des forces et nous nous racontons nos histoires. Car ici, l'appartement est devenu un vrai central téléphonique, ça n'arrête pas: "Michel est-la?, alors Julien ou inversement", en anglais en chinois et parfois même en français. Ca n'arrête pas. Attention les filles, 2 french lover sont arrivés sur la ville et ça se sait. Première photo du voyage que j'ai fait développer sur place, pour faire découvrir la Chine aux amis restés ici, dernière balade, dernier shopping, dernier resto, comme dimanche ou nous avons été invités par des amis chinois, nous nous sommes attablés pour 05 heures d'un repas bien arrosé et nous avons bu 26 bouteilles de bière (660mml) a 5... Voila comment ce fini ce périple. Ce seront les dernières nouvelles de mes tribulations... Je voulais dire merci à papa et maman qui ont réglé des petits problèmes laisser en France, ainsi que mon frère. Tous les lecteurs et leurs messages qui mon beaucoup touché et motiver à décrire du mieux que je pouvais le quotidien qui m'était réservé. J'espère que le rêve vous a accompagné à travers ces quelques lignes. Moi j'appréhende le blues de retour parmi vous, mais j'attends un bon repas à la Française. Merci et à tous à très bientôt... PS: Dites, vous n'auriez pas 100 euros à me dépanner pour un nouveau voyage.
Le retour
Ce matin, je rigolais dans la cuisine, préparant mon premier petit déjeuner devant les appareils électriques, le grill pain, la cafetière, le micro onde pour chauffer un peu de lait, que de luxe que notre vie occidentale. Comme fond sonore, j’ai retrouvé ce vieux vinyle à papa de salut les copains que j’ai mit et que je chantonnais dans les transports en commun chinois : «700 millions de chinois et moi et moi et moi » de jacques Dutronc. C’est rigolo car à l’époque dans sa chanson, il n’y en avait que 700 millions... Oui je prends le temps, oui je savoure la cuisine de maman, je reprends la route du bistro. Mon village que je regarde différemment, j’ai envie de le prendre en photo, pourquoi ? . Je ne sais pas. Je crois qu’en dehors des paysages que notre planète regorge, la vie est la même partout, elle s’écoule inexorablement que ce soit à Qiauto (Chine), Cenfuego (Cuba), Arusha (Tanzanie), Gangtok (Sikkim) et à Méru (Picardie). Ces vrai quel souci avons-nous en dehors de boire, dormir, manger et consommer... Les gens, la vie qui s’écoule au centre commercial ou je viens d’aller faire un tour, première remarque à voix haute devant une affiche ou femme dénudée s’exhibe pour promouvoir produit de consommation et le dernier souci de l’homme qu’est: Le cul, la relation sexuelle, biquotidienne, bimensuel, bisannuelles. Les gens me regardent; doucement Christophe, c’est fini les vacances. La première boutique ou j’étais prêt à lancer ce ni hao (bonjour), calme toi me dis-je, ces vraiment fini, tout le monde parle le même langage que toi, ici. Roi de la glande je suis, j’ai envie de faire plein de chose et je m’occupe les mains avec n’importe quoi. J’attends les photos avec impatience tout simplement. La vie ne s’arrête pas, pourtant j’ai envie de descendre du train de la vie quelques temps pour faire le point et le reprendre un peu plus tard. Mais cela est impossible. Les copains casés, la petite graine qu’ils lâchent chacun leur tour, temps de se responsabiliser un peu, car aujourd’hui le monde nous appartient … Le quotidien, un boulot et des fonds pour pouvoir rêver de nouvelles destinations. Il me reste quand même le temps et le plaisir de vous faire découvrir ce voyage…
FIN
Salut Christophe, Merci de ces belles histoires, pour le meilleur et le pire car c'est une réalité que tu vis au quotidien. Je me dis que pour toi, ton retour va être difficile, tu vas réaliser comment sont aussi les Français et eux ont moins le droit d'être aussi peu civiques. Nous les réputés ra- leurs, exigeants, intolérants, si peu courtois, et toujours autant racistes! Ne t'inquiète pas si tu te cherches encore, ta façon de voyager te l'apprend chaque jour et tu ne peux que t'enrichir. Te dire merci pour nous faire passer tes belles émotions qui nous rapprochent un peu de ces peuples. Nous aimons voyager avec tes écrits comme tu peux l'imaginer, et c'est toujours un grand plaisir. Alors bonne route et prend bien soin de toi dans ta poursuite... Pour ma part, j'aimerais vivre en partie ton expédition, surtout en ce moment! A bientôt de te lire, au fait ne change rien pour tes écrits, tout va bien, l'essentiel passe... Bises et pensées de nous trois et une très belle année enrichissante, n'est-ce pas? Marisa, Guillaume & Lothaire
Avant tout chose meilleure vœux bonne année et bonne santé et plein de bonne chose. Bref ! En tout cas ça me fait très plaisir d’avoir de tes nouvelles, c'est génial de pouvoir écrire com-me tu le fais. C'est comme si je lisais un livre par bribe c'est vraiment sympa ne change rien, et puis ça me fait voyager aussi. N'oublie pas de prendre plein de photo, et fait gaffe à toi. David.
Merci pour tes récits. Je suis au boulot quand je reçois le dernier. Quel contraste entre les mondes ! Je t'envie !!! Il faut vivre ses rêves, et c'est ce que tu fais. Je n'ai pas tant de choses à raconter. Il fait très froid ici, le paysage est recouvert de neige, je vais peut être aller skier demain. Mardi, je m'envole pour Paris où j'ai 3 jours de congrès. Rien de bien palpitant. Louis
J'espère que ton voyage se passe bien, toi l'intrépide explorateur de contrées parfois dangereuses comme le Tibet. Sans vouloir me faire passer pour ta grand-mère, fais attention lorsque tu ne connais pas toutes les différences entre toi et les autochtones qui peuvent engendrer des malentendus. Je me félicite souvent de connaître quelqu'un comme toi car ton état d'esprit est précieux parce que rare, attaché que tu es à d'autres valeurs que l'argent et tutti quanti. Continue sur cette voie-là et reviens-nous entier. A bientôt. Jean yves. Bravo et merci pour ton voyage que tu nous fais partager... t'es quand même un peu barjot mais bon tu fais ce que tu avais envie et c'est cool !!! C'est excellent de te voir t'émerveiller devant toutes ces choses que tu vois et ça me fait rêver... j'espère que tu nous emmèneras quelques photos en Corse... Ici, tout va bien c'est les vacances scolaires alors on a un peu plus de monde mais c'est quand même tranquille, il fait très beau et on a beaucoup de neige mais bon ça ne vaut pas : L’Himalaya... Bon tu rentres quand sur notre continent ??? Amuse-toi bien... A bientôt !!! Maëlig Que te dire à part merci Christophe, merci de nous faire partager tes aventures... Tu as raison, même si nous ne sommes pas la pour admirer tout cela en direct avec toi c très agréable de pouvoir ne serai ce que l'imaginer, pouvoir s'évader l'espace de quelques phrases de mon quotidien assez morne je dois bien te l'avouer car pour l'instant encore, je me borne à réviser mes examens. J'espère que tu en profiteras encore et que tu auras une petite pensée pour nous pauvres occidentaux enfermés dans nos habitudes. Même si mes mails se font rare il n'empêche que je pense souvent a toi et à toutes les merveilles que tu vois. J'espère qu'un fois de retour tu ne manqueras pas de faire un petit tour sur Nice de manière a ce que tu puisses m'en dire plus de vive voix. A bientôt et merci encore. Hervé Non, je ne me formalise pas si tu n'as pas le temps de me répondre et j'imagine que je te fatigue avec mes questions... En tout cas, je te lis avec de plus en plus de plaisir vu que tes comptes rendus sont de plus en plus poétiques et agréables. Surtout le dernier sur l'Himalaya: ça m'a fait un pincement au cœur de te savoir en un si beau lieu d'autant que jusqu'a présent, la plus belle chose que j'ai vu de ma vie, c'est ce lever de soleil sur le Kangchenjunga... Allez continue à me faire rêver, moi qui suis dans cette réalité ennuyeuse. J'espère que tu n'es pas trop fatigué et que tu t'alimentes bien. Prends soin de toi. Bisous. Julie Hé ! Oui il y a des jours comme ça où je suis particulièrement heureuse d'avoir de tes nouvelles et de me marrer toute seule devant mon ordi en les lisant. Quand je pense à tous nos petits soucis matériels du moment, ta pensée philosophique "une femme, une maison et des marmos" m'éclate ! J'ai l'impression que tu vis des moments exceptionnels et à toi. Je te remercie de nous les faire si souvent partager. Cela fait parfois rêver du bout du monde mais les détails calment très souvent ces envies quand comme moi on aime son confort minimum. Aussi pour le fin fond de la chine, je me contenterai d'admirer tes photos à ton retour. Malgré les petits tracas quotidiens, tout va bien et notre appart prend forme. Nous approchons de la fin et ta chambre (celle des amis) est presque prête! Cela ne nous empêchera pas de décompresser ensemble où que ce soit. A très bientôt. Nous attendons de te revoir avec impatience. Gros bisous. Isa & Laurent C'est génial, je garde tous tes textes pour que tu puisses publier un livre en les illustrant de tes photos. J'adore !!! Je voyage à fond !! C'est super, je t'envie à mort, même si je sais que je ne pourrai jamais au grand jamais faire ça !! Je suis à fond avec toi !! Vivement le prochain message. Raconte tout, tout !!! Gros bisous. Gaétane & Cédric
A bientôt.
Passeport et visa pour stage d'été aux Etats-Unis English translation pending
Bien déjà bonjour à tous ! Voilà un nouveau sur le forum.
Je suis super content de voir qu'il existe quand même un forum rassemblant de fin connaisseurs dans le voyage et les formalités administratives... ;)
Je suis étudiant en école de commerce et dans le cadre de mes études, j'ai choisi de faire mon stage d'été à Walt Disney World d'Orlando en Floride.
Ce stage se déroulera du 22 Juin au 29 Août 2oo8.
Je dispose d'un passeport délivré le 25.02.2oo4 et expirant le 24.02.2oo9.
Il s'agit donc d'un modèle Delphine.
Ce qui parait surprenant est qu'il semble nécessaire selon Disney, mes camarades et ma prof d'anglais (mi US- mi française) de posséder un visa en plus d'un passeport qui doit selon eux être forcément biométrique...
Or si j'ai bien compris, avec un passeport délivré avant le 26 octobre 2oo5 je peux aller aux USA sans problème et sans visa !
Qui croire sachant que tous les gens que j'ai interrogé (une bonne dizaine) ont tous été récemment aux USA ou ont de la famille US...?
Je comprends que ce sujet doit barbé ceux qui le traite à longueur de journée mais j'ai besoin d'éclaircissements...
Je n'aimerais pas me retrouver bloquer à l'immigration à Washington simplement parce que je n'ai pas le bon passeport ou parce que je n'ai pas le Visa...
Je me vois mal leur dire "But I was told that !!"...😕
Voilà allez je remercie déjà tous ceux qui m'aideront !
Je suis super content de voir qu'il existe quand même un forum rassemblant de fin connaisseurs dans le voyage et les formalités administratives... ;)
Je suis étudiant en école de commerce et dans le cadre de mes études, j'ai choisi de faire mon stage d'été à Walt Disney World d'Orlando en Floride.
Ce stage se déroulera du 22 Juin au 29 Août 2oo8.
Je dispose d'un passeport délivré le 25.02.2oo4 et expirant le 24.02.2oo9.
Il s'agit donc d'un modèle Delphine.
Ce qui parait surprenant est qu'il semble nécessaire selon Disney, mes camarades et ma prof d'anglais (mi US- mi française) de posséder un visa en plus d'un passeport qui doit selon eux être forcément biométrique...
Or si j'ai bien compris, avec un passeport délivré avant le 26 octobre 2oo5 je peux aller aux USA sans problème et sans visa !
Qui croire sachant que tous les gens que j'ai interrogé (une bonne dizaine) ont tous été récemment aux USA ou ont de la famille US...?
Je comprends que ce sujet doit barbé ceux qui le traite à longueur de journée mais j'ai besoin d'éclaircissements...
Je n'aimerais pas me retrouver bloquer à l'immigration à Washington simplement parce que je n'ai pas le bon passeport ou parce que je n'ai pas le Visa...
Je me vois mal leur dire "But I was told that !!"...😕
Voilà allez je remercie déjà tous ceux qui m'aideront !
Plage sympathique, tranquille et sans prostitution près de Bangkok? English translation pending
Bonjour,
je recherche désespérément un petit coin de plage pour cet été ou nous reposer après un périple en birmanie. Je voulais initialement descendre plus au sud mais nous aurons déjà beaucoup voyagés avec les enfants et en plus on est pas sur d'avoir du beau temps alors je préférerai ne pas étre trop loin de Bangkok. est-ce que cela existe???
Merci
je recherche désespérément un petit coin de plage pour cet été ou nous reposer après un périple en birmanie. Je voulais initialement descendre plus au sud mais nous aurons déjà beaucoup voyagés avec les enfants et en plus on est pas sur d'avoir du beau temps alors je préférerai ne pas étre trop loin de Bangkok. est-ce que cela existe???
Merci
Photos de Birmanie English translation pending
Bonjour à tous,
De retour de Birmanie je me propose de partager avec vous quelques photos et quelques retours d'expérience.
Durée et date du voyage: 2 semaines du 29 octobre au 13 novembre. Prix du billet: 550€ (réservé en juin) avec Vietnam Airways (escale de 2H au vietnam) Visa en ligne (evisa) Réservation de la première nuit à Yangon via booking.com Réservation du vol Yangon-Mandalay sur Air KBZ (environ 100€) Pas de difficultés pour trouver de la place dans de bonnes GH globalement tout au long du voyage. Itinéraire classique: Yangon-Mandalay-Bagan-Inle-Yangon Arrivée à Yangon. Echange de billets à l'aéroport: ils sont très stricts! Pas de différence de change entre billets de 50€ et 100€. Une micro déchirure et votre billet sera refusé. Par contre s'il est un peu plié ca passe. J'ai eu 2 billets de 100€ refusés (micro déchirure de qq mm). J'ai pu les échanger à la GH (Chan Myae) que je recommande.
Quelques photos de Yangon:


Vers la fin de journée il convient de se rendre à la pagode Shwedagon. Il y règne une atmosphère incroyable, ca vaut vraiment tout ce qu'on peut lire à son propos!



De retour de Birmanie je me propose de partager avec vous quelques photos et quelques retours d'expérience.
Durée et date du voyage: 2 semaines du 29 octobre au 13 novembre. Prix du billet: 550€ (réservé en juin) avec Vietnam Airways (escale de 2H au vietnam) Visa en ligne (evisa) Réservation de la première nuit à Yangon via booking.com Réservation du vol Yangon-Mandalay sur Air KBZ (environ 100€) Pas de difficultés pour trouver de la place dans de bonnes GH globalement tout au long du voyage. Itinéraire classique: Yangon-Mandalay-Bagan-Inle-Yangon Arrivée à Yangon. Echange de billets à l'aéroport: ils sont très stricts! Pas de différence de change entre billets de 50€ et 100€. Une micro déchirure et votre billet sera refusé. Par contre s'il est un peu plié ca passe. J'ai eu 2 billets de 100€ refusés (micro déchirure de qq mm). J'ai pu les échanger à la GH (Chan Myae) que je recommande.
Quelques photos de Yangon:


Vers la fin de journée il convient de se rendre à la pagode Shwedagon. Il y règne une atmosphère incroyable, ca vaut vraiment tout ce qu'on peut lire à son propos!



Retour de l'Ouest Américain, 4*4 et "classiques", septembre 2009 - 1ère et 2eme parties English translation pending
Troisième voyage dans le grand ouest américain (après 2007 et 2008) et le plaisir est toujours aussi présent que pour la première fois ! Alors je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager mon nouveau périple !
Tout d'abord, je vais faire la présentation des voyageurs : mes parents (retraités) à qui je vante les beautés de l'Ouest Américain depuis plus de 2 ans, et ma copine à qui je voulais faire partager ma passion de cette région.
J'avais déjà en tête un itinéraire à travers le Nouveau Mexique et le Colorado, deux états que je ne connaissais pas du tout mais dont je souhaitais vivement découvrir les beautés (notamment les White Sand Dunes et les Great Sand Dunes). Cependant, ma copine ne pouvant se libérer plus de 9 jours et puisque je souhaitais aussi faire découvrir la région à mes parents, l'idée m'est venue de combiner 2 voyages en 1. Tout d'abord 15 jours avec mes parents avec l'idée de faire les principaux sites de la Californie, du Nevada, de l'Utah et de l'Arizona (non exhaustif bien sûr vu le temps limité) mais aussi de profiter du fait de retourner sur certains sites pour faire quelques endroits un peu insolites. Puis 9 jours à travers le Sud de l'Arizona, le Nouveau Mexique et le Colorado.
Voila c'est parti pour un Los Angeles -> Denver du 12 Septembre 2009 au 4 Octobre 2009 !
1e partie - La Californie !Alabama Hills Racetrack Playa via la Hunter Mountain Road (Death Valley) Titus Canyon (Death Valley) Quelques classiques de Death Valley (Zabriskie Point, Dante's View, Devil's Golf Course, Bad Water, 20 mules team Canyon, Artist's Drive, Mine de Borax) 12 Septembre 2009 :
Le vol Paris -> Los Angeles s'est parfaitement déroulé et nous atterissons vers 12h30 à l'aéroport de Los Angeles. A peine 1 heure plus tard et nous sommes déjà en possession du véhicule : un Nissan Xtera avec des pneus avant légèrement usés mais qu'importe il nous semble qu'il tiendra le coup, et de plus c'est le véhicule parfait pour avaler les longues heures de piste prévues au programme !
Nous ne nous attardons pas à Los Angeles et nous prenons rapidement la route pour Lone Pine. Nous avons en effet à faire 4h30 de route et des courses pour la journée de piste du lendemain (avec l'essentielle glacière ainsi que le matériel de réparation en cas de crevaison).
Nous nous relayons pour lutter contra la fatigue qui commence à se faire sentir et arrivons enfin à Lone Pine. Petit resto mexicain et au lit (Mount Whitney Motel) !
13 Septembre 2009 :
Une petite carte de notre itinéraire dans la région pour commencer :
Alabama Hills
Situés tout près de Lone Pine, les Alabama Hills sont un ensemble de petites collines composées d’amas rocheux et granitiques coincées entre la chaîne de la Sierra Nevada (à l’Ouest) et les Inyo Mountains (à l’Est).
Pour nous, ce fut surtout notre premier terrain de jeu et l’occasion de se dégourdir un peu les jambes après le vol Paris-Los Angeles et le trajet en voiture Los Angeles-Lone Pine, effectués la veille
Personnellement, c’était aussi pour profiter d’un magnifique lever de soleil sur Mobius Arch avec le Mont Whitney comme arrière plan
Ayant dormi à Lone Pine, nous sommes sur place vers 5h du matin sur la piste de Movie Flat Road qui traverse les Alabama Hills du Sud au Nord.
Arrivés près de l’arche après une très courte marche d’une dizaine de minutes, nous constatons que nous ne sommes pas seuls. Un couple d’allemands, très désagréable, et un américain sont déjà en position. Seul petit problème, l’espace est limité et le photographe allemand ne tient pas à bouger d’un centimètre après avoir étalé son matériel un peu partout…bref, la courtoisie n’est pas de rigueur ce matin et au final je suis plutôt content quand je l’entend râler parce que mes parents laissent, sans le faire exprès, leurs ombres sur l’arche…

Mobius Arch au lever de soleil
Mais nous nous laissons pas gâcher le plaisir. Le soleil illumine la Sierra Nevada et le Mont Whitney qui prennent des couleurs rouges puis orangées. Quelques minutes plus tard, la Mobius Arch s’embrase, entourant de sa roche orangée le Mont Whitney. Le spectacle valait vraiment le coup et donne envie de marcher un peu dans ce décor surprenant. Nous resterons à peu près 2 heures, le temps d’aller voir quelques autres arches et de faire la piste en totalité.

Lathe Arch, Mont Whitney

Un mélange de roches d'origine volcanique et de granite compose le paysage des Alabma Hills

Heart Arch

Il est très agréable de se ballader au milieu de ses formations rocheuses
Racetrack Playa par la Saline Valley Road, la Hunter Mountain Road puis la Racetrack Valley Road (Death Valley, 85 miles de piste au total, 4*4 avec garde au sol haute obligatoire et pneus de bonne qualité)
Racetrack Playa est un site qui me fascine depuis que j’ai découvert la photo à Springdale (Parc de Zion) de michael Fatali, « Spirit Stones ». Je connaissais déjà l’endroit pour son histoire de pierres qui roulent toutes seules mais cette photo m’a tout de suite marqué par son coté « mystérieux» et « lunaire ». Par conséquent, je l’avais marqué comme prioritaire pour le prochain voyage dans l’Ouest Américain !
L’accès Nord par la piste de Ubehebe n’étant pas vraiment sur notre chemin (venant de Lone Pine) et ne voulant pas faire un aller retour (par cette piste de Ubehebe), nous avions donc décidé de passer par la Hunter Mountain Road via la Saline Valley Road.
Cette piste n’est pas très dure en soi mais par contre elle est très longue (nous avons mis 5h30 pour rejoindre Racetrack Playa en faisant quelques petits arrêts et en roulant doucement). Deux petit conseils avant de l'emprunter :
- Partir avec 3 jours de provisions en cas de problème mécanique avec la voiture. Il faut dire que nous n’avons croisé personne sur toute la piste !
- La piste retour (la racetrack valley road) est réputée pour mettre à rude épreuve les pneus. La roue de secours est donc obligatoire et le matériel en cas de crevaison est un luxe presque essentiel.
Vers 10h du matin nous entamons la piste par Lee flat au milieu des Joshuas Trees avec des envies d’aventure et de découverte, ce genre d’envies que nous sommes venus chercher ici dans les déserts de l’Ouest Américain.

La piste est facile et roulante avec en face de nous les Inyos Mountains et toujours les Joshuas Trees dont certains atteignent des tailles surprenantes (on ose imaginer leurs âges quand on sait le peu d’eau qui tombe dans la région). Après 1h nous entrons dans les limites du parc de Death Valley et la piste monte et descend doucement jusqu’à la jonction entre la Saline Valley road (que nous quittons) et la Hunter Mountain Road (que nous allons emprunter). Le panorama sur la Panamint Valley juste avant la jonction est magnifique avec au fond Telescope Peak, plus haut sommet de la région de Death Valley.

Peu avant la jonction avec la Hunter Mountain Road, nous profitons du splendide panorama sur la Panamint Valley
La route s’élève ensuite pour arriver en haut de Jackass Canyon où la végétation a totalement changé. Il y a beaucoup de petits arbustes, de petits conifères et de fleurs (sortes de rabbitbrush). Cela fait maintenant 2h30 que nous sommes partis et nous nous lassons pas du tout de cette piste. Je dirais même que nous la trouvons très agréable car la conduite est super facile, des paysages variées défilent et nous sommes seuls !

Dans les montagnes dominant Jackass Canyon
Arrivés en haut, nous commençons à apercevoir la vallée suivante au Nord, appelé Sand Flat. Nous commençons la descente, tout en douceur dans les endroits un peu pentus mais toujours en toute décontraction. Je crois que ce mot symbolise cette piste, « décontraction ». Nous effectuons un petit arrêt à la mine abandonné de Calmet, histoire aussi de nous dégourdir un peu les jambes. Puis nous dégustons les fruits que nous avions achetés la veille dans un silence absolu, ce genre de silence qui vous bourdonne dans les oreilles !

Mine abandonnée de Calmet
Pour repartir, nous pensons prendre un petit raccourci à travers Sand Flat en pensant pouvoir rejoindre la Hidden Valley. Après 20 min, nous abandonnons cette idée voyant que la piste principale est située pratiquement à l’opposé de notre position. On a bien perdu 40 min dans cette histoire mais ce n’est pas grave car notre objectif est d’arriver en fin de journée à Racetrack Playa.

La Piste redescant sur Sand Flat
La piste dans Hidden Valley est bien moins agréable que ce que l’on avait connu depuis le début, surtout pour notre 4*4 dont les pneus doivent supporter une piste devenu très caillouteuse (le genre de petits cailloux très coupants), et en se disant que c’est le programme du chemin retour. Nous avançons prudemment en prenant soin aussi de fermer totalement les fenêtres car le sable provenant du lac asséché de Hidden Valley est extrêmement volatile. Nous en oublions de passer par Burro Mine dans le Perdido Canyon. Tant pis, nous continuons et finissons par atteindre la jonction avec Racetrack Valley Road, connu sous le nom de Teakette Junction, après 5h de piste. Une impressionnante collection de tellières se trouve sur le panneau. Si quelqu’un connaît l’explication de cette étrange tradition ?

Hidden Valley

Teakette Junction
Nous apercevons enfin le but de notre périple de la journée : Racetrack Playa avec Grandstand telle une île au milieu d’un lac. Nous apercevons aussi la seule voiture de la journée sur cette piste qui dégage un nuage de poussière considérable. Il faut dire aussi qu’il y a un très fort vent faisant s’envoler des nuages de poussières.


Granstand forme une "île" de pierre au milieu du "lac" de Racetrack Playa (1e panorama), Racetrack Playa (2e panorama)
Ca y est nous sommes arrivés ! Il est 15h30, ce qui nous permet de rester une demie heure sur place. Bon là j’avoue que ce passage ne va pas être très glorifiant. En effet, je m’étais beaucoup renseigné sur la piste permettant de rejoindre Racetrack Playa mais pas du tout sur le site lui-même. Et il faut dire qu’il est très grand et que les pierres (rappelez vous, les pierres qui roulent toutes seules) ne se voient pas très bien de loin. Je sors de la voiture et commence l’exploration du lieu, à la course à pied…Je fais le tour de Granstand (l’île rocher au milieu du lac asséché) mais je vois toujours rien ou pas grand-chose. Quelques toutes petites pierres par-ci par-la, mais rien d’extraordinaire. Je continue à courir en faisant signe à mes parents de me suivre de loin avec le 4*4 et je finis par arriver à un endroit où quelques pierres un peu plus volumineuses et un peu plus nombreuses font la course (je verrais en rentrant en France que les pierres se situent tout au sud du lac asséché alors que nous étions restés au Nord !). Il est quand même étonnant de regarder cette course de pierres faisant un véritable sprint d’escargots, se croisant par moment et en laissant derrières elles les traces de leur mouvement.
Malheureusement un gros nuage capricieux fait son apparition et sonne pour nous le départ.
3, 2, 1 .... Go !

Chacun son rythme !
La piste de Racetrak Valley est assez monotone et est avalée en 2 petites heures (en faisant quand même attention aux cailloux de la piste). Le soleil se couche doucement en faisant rougir les Grapevine Mountains au loin.

Grapevine Mountains en fin de journée
Nous faisons un petit arrêt à Ubehebe Crater et je constate que le vent est toujours aussi fort que lors de ma première visite il y a 2 ans. La route menant à Stovepipe Wells est effectuée de nuit et nous sommes contents d'arriver à l'hotel. Nous savourons une bonne grillade au restaurant de l'hotel.
En se couchant, on ne pouvait s’empêcher de penser au fait que 2 jours auparavant nous étions à Paris et que aujourd’hui nous avions parcouru plus de 150 km de piste à travers les montagnes de la vallée de la mort !
Quel pied !
14 Septembre 2009 :
Quelques classiques de Death Valley pour commencer la journée !
Après un lever aux aurores, nous sommes à Zabriskie Point pour assister au lever de soleil. Le spectacle est toujours aussi beau même si j'avoue que le fait de le "partager" avec une trentaine d'autres personnes ne m'enchante pas beaucoup. Mon esprit contemplatif se libère en effet plus facilement dans la quiétude et la sollitude...mais c'est un peu la rançon de la beauté de cet endroit !

Lever de soleil sur Zabriskie Point

Terres ravinées par l'érosion à Zabriskie Point
Vers 6h30, nous entamons la petite piste (2 miles) de 20 Mules Team Canyon, accessible avec une voiture classique. J'avais raté la piste il y a 2 ans, alors cette fois-ci elle était marquée sur ma liste ! Très courte, la piste permet de circuler au milieu de formations érodées très colorées. Je trouve d'ailleurs que les couleurs sont bien plus belles qu'à Artist's Palette. En montant au sommet d'une des formations, je me dis que la prochaine fois que je viendrais dans la Vallée de la Mort c'est ici que je viendrais admirer le lever de soleil.

Piste de 20 mules Team Canyon

Formations colorées et érodées des "badlands" de 20 Mules Team Canyon

Nous reprenons ensuite la route qui nous conduit à Dante's View, situé sur les Black Mountains, pour profiter d'un magnifique panorama sur la vallée

Le sel a formé des formes imaginatives sur le fond de la vallée

Panorama sur la partie centrale de la Vallée de la Mort
Il est déjà 8h du matin et une petite faim commence à se faire sentir. Nous nous rendons donc à Furnace Creek pour prendre un lunch et des forces pour le reste de la journée ! Retour à l'hotel (Stovepipe Wells) et départ pour Titus Canyon avec au passage un petit arrêt photo aux Mesquite Sand Dunes :

Titus Canyon (Death Valley, 27 miles, 4*4 obligatoire)
Titus Canyon est un grand classique en 4*4 de Death Valley. Cette piste est plutôt facile avec cependant quelques passages où il ne faut pas avoir peur du vide.
Sachant que cette piste est une des plus populaire de Death Valley, nous avions la crainte de rencontrer beaucoup de monde. Cependant, pour notre grand bonheur nous n’avons vu que 3 véhicules nous doubler lors de nos arrêts.
Il est 10h30 lorsque nous commençons par emprunter la piste de Titus Canyon située au bord de la route 374 près de Rhyolite (la piste est en sens unique). Le début s’apparente à une longue ligne droite de plus de 8km à travers l’Amargosa Valley avec en point de mire les Grapevine Mountains. Cette partie de la piste n’est pas des plus excitantes et il nous tarde de traverser le massif montagneux.
Ca y est la piste commencer à s’élever doucement et s’enfonce au milieu des Grapevine Mountains. Après 1h nous atteignons White pass qui marque le début de Upper Titanothere Canyon (le nom du canyon vient du fait que l'on y a retrouvé des restes de Titanothere). Nous effectuons une petite pause pour profiter du paysage avec à l’Ouest Thimble Peak (plus haut sommet des Grapevine Mountains que l’on peut atteindre depuis Red Pass, 8-9km aller retour) et au Nord des montagnes rugueuses d’origine volcanique.

La piste se faufile ensuite au milieu de montagnes aux strates très colorées. La piste est très agréable et nous profitons d’un air frais car il y a peu de poussières.

Titanothere Canyon
La piste descend ensuite jusqu’au niveau de Titanothere Canyon avant de remonter vers Red Pass qui porte bien son nom puisque la terre est devenue toute rouge.

Titanothere Canyon
Cela fait 1h30 que nous sommes partis et nous décidons de faire la pause déjeuner à Red Pass. Il y a pas mal de vent la haut, ce qui s’explique facilement car c’est le « col » qui permet de passer de titanothere à Titus Canyon. C’est aussi le point le plus haut de la piste avec 5 250 feet. C’est donc à l’abri dans la voiture que nous savourons les sandwichs achetés le matin même à Furnace creek. Nous effectuons aussi une petite ballade sur les rochers qui surplombent Red Pass et surtout nous profitons de cette vue Est/Ouest avec une préférence pour l’Ouest avec ces montagnes colorées serpentées par une piste couleur rouge et le Mont Palmer au fond.

Vue "Ouest" de Red Pass

Vue de la piste depuis les rochers surplombant Red Pass (a gauche), Vue "Est" de Red Pass
Nous reprenons la piste en descendant dans Titus Canyon pour arriver à la ville fantôme de Leadfield où il ne reste que quelques cabanes abandonnées et des mines fermées.

Il est intéressant de voir comment cette ville s’est rapidement construite en 1926 (elle compta jusqu’à 300 personnes) pour disparaître en ….1927 !

Juste après Leadfield, la piste s’engouffre entre les falaises de Titus Canyon. La piste se fait maintenant étroite et c’est avec beaucoup de plaisir que nous vivons cette expérience inédite. Le long d’une falaise nous apercevons les petroglyphs des native americans illustrant les chasses de bighorn de l’époque.

A 14h15, nous sortons définitivement de Titus Canyon. La piste rejoint la route principale.
Et là, en tournant la tête pour voir d’où on venait, et bien, on sait plus trop où se situe le canyon. A croire qu’un prestidigitateur a fait disparaître le canyon !
Quelques autres grands classiques pour finir la journée !
Nous terminons la journée par un petit passage à la mine de Borax avec le 20 team mule, Artiste's drive, Devil's Golf Course où "seul le diable peut jouer au golf ici", Badwater.
Vers 17h Nous quittons définitivement la Vallée de la mort en direction de Las Vegas.

Artiste's Palette

Devil's Golf Course

Bad Water

Bad Water

Noël avant l'heure à Bad Water !
Tout d'abord, je vais faire la présentation des voyageurs : mes parents (retraités) à qui je vante les beautés de l'Ouest Américain depuis plus de 2 ans, et ma copine à qui je voulais faire partager ma passion de cette région.
J'avais déjà en tête un itinéraire à travers le Nouveau Mexique et le Colorado, deux états que je ne connaissais pas du tout mais dont je souhaitais vivement découvrir les beautés (notamment les White Sand Dunes et les Great Sand Dunes). Cependant, ma copine ne pouvant se libérer plus de 9 jours et puisque je souhaitais aussi faire découvrir la région à mes parents, l'idée m'est venue de combiner 2 voyages en 1. Tout d'abord 15 jours avec mes parents avec l'idée de faire les principaux sites de la Californie, du Nevada, de l'Utah et de l'Arizona (non exhaustif bien sûr vu le temps limité) mais aussi de profiter du fait de retourner sur certains sites pour faire quelques endroits un peu insolites. Puis 9 jours à travers le Sud de l'Arizona, le Nouveau Mexique et le Colorado.
Voila c'est parti pour un Los Angeles -> Denver du 12 Septembre 2009 au 4 Octobre 2009 !
1e partie - La Californie !Alabama Hills Racetrack Playa via la Hunter Mountain Road (Death Valley) Titus Canyon (Death Valley) Quelques classiques de Death Valley (Zabriskie Point, Dante's View, Devil's Golf Course, Bad Water, 20 mules team Canyon, Artist's Drive, Mine de Borax) 12 Septembre 2009 :
Le vol Paris -> Los Angeles s'est parfaitement déroulé et nous atterissons vers 12h30 à l'aéroport de Los Angeles. A peine 1 heure plus tard et nous sommes déjà en possession du véhicule : un Nissan Xtera avec des pneus avant légèrement usés mais qu'importe il nous semble qu'il tiendra le coup, et de plus c'est le véhicule parfait pour avaler les longues heures de piste prévues au programme !
Nous ne nous attardons pas à Los Angeles et nous prenons rapidement la route pour Lone Pine. Nous avons en effet à faire 4h30 de route et des courses pour la journée de piste du lendemain (avec l'essentielle glacière ainsi que le matériel de réparation en cas de crevaison).
Nous nous relayons pour lutter contra la fatigue qui commence à se faire sentir et arrivons enfin à Lone Pine. Petit resto mexicain et au lit (Mount Whitney Motel) !
13 Septembre 2009 :
Une petite carte de notre itinéraire dans la région pour commencer :

Alabama Hills
Situés tout près de Lone Pine, les Alabama Hills sont un ensemble de petites collines composées d’amas rocheux et granitiques coincées entre la chaîne de la Sierra Nevada (à l’Ouest) et les Inyo Mountains (à l’Est).
Pour nous, ce fut surtout notre premier terrain de jeu et l’occasion de se dégourdir un peu les jambes après le vol Paris-Los Angeles et le trajet en voiture Los Angeles-Lone Pine, effectués la veille
Personnellement, c’était aussi pour profiter d’un magnifique lever de soleil sur Mobius Arch avec le Mont Whitney comme arrière plan
Ayant dormi à Lone Pine, nous sommes sur place vers 5h du matin sur la piste de Movie Flat Road qui traverse les Alabama Hills du Sud au Nord.
Arrivés près de l’arche après une très courte marche d’une dizaine de minutes, nous constatons que nous ne sommes pas seuls. Un couple d’allemands, très désagréable, et un américain sont déjà en position. Seul petit problème, l’espace est limité et le photographe allemand ne tient pas à bouger d’un centimètre après avoir étalé son matériel un peu partout…bref, la courtoisie n’est pas de rigueur ce matin et au final je suis plutôt content quand je l’entend râler parce que mes parents laissent, sans le faire exprès, leurs ombres sur l’arche…

Mobius Arch au lever de soleil
Mais nous nous laissons pas gâcher le plaisir. Le soleil illumine la Sierra Nevada et le Mont Whitney qui prennent des couleurs rouges puis orangées. Quelques minutes plus tard, la Mobius Arch s’embrase, entourant de sa roche orangée le Mont Whitney. Le spectacle valait vraiment le coup et donne envie de marcher un peu dans ce décor surprenant. Nous resterons à peu près 2 heures, le temps d’aller voir quelques autres arches et de faire la piste en totalité.

Lathe Arch, Mont Whitney

Un mélange de roches d'origine volcanique et de granite compose le paysage des Alabma Hills

Heart Arch

Il est très agréable de se ballader au milieu de ses formations rocheuses
Racetrack Playa par la Saline Valley Road, la Hunter Mountain Road puis la Racetrack Valley Road (Death Valley, 85 miles de piste au total, 4*4 avec garde au sol haute obligatoire et pneus de bonne qualité)
Racetrack Playa est un site qui me fascine depuis que j’ai découvert la photo à Springdale (Parc de Zion) de michael Fatali, « Spirit Stones ». Je connaissais déjà l’endroit pour son histoire de pierres qui roulent toutes seules mais cette photo m’a tout de suite marqué par son coté « mystérieux» et « lunaire ». Par conséquent, je l’avais marqué comme prioritaire pour le prochain voyage dans l’Ouest Américain !
L’accès Nord par la piste de Ubehebe n’étant pas vraiment sur notre chemin (venant de Lone Pine) et ne voulant pas faire un aller retour (par cette piste de Ubehebe), nous avions donc décidé de passer par la Hunter Mountain Road via la Saline Valley Road.
Cette piste n’est pas très dure en soi mais par contre elle est très longue (nous avons mis 5h30 pour rejoindre Racetrack Playa en faisant quelques petits arrêts et en roulant doucement). Deux petit conseils avant de l'emprunter :
- Partir avec 3 jours de provisions en cas de problème mécanique avec la voiture. Il faut dire que nous n’avons croisé personne sur toute la piste !
- La piste retour (la racetrack valley road) est réputée pour mettre à rude épreuve les pneus. La roue de secours est donc obligatoire et le matériel en cas de crevaison est un luxe presque essentiel.
Vers 10h du matin nous entamons la piste par Lee flat au milieu des Joshuas Trees avec des envies d’aventure et de découverte, ce genre d’envies que nous sommes venus chercher ici dans les déserts de l’Ouest Américain.

La piste est facile et roulante avec en face de nous les Inyos Mountains et toujours les Joshuas Trees dont certains atteignent des tailles surprenantes (on ose imaginer leurs âges quand on sait le peu d’eau qui tombe dans la région). Après 1h nous entrons dans les limites du parc de Death Valley et la piste monte et descend doucement jusqu’à la jonction entre la Saline Valley road (que nous quittons) et la Hunter Mountain Road (que nous allons emprunter). Le panorama sur la Panamint Valley juste avant la jonction est magnifique avec au fond Telescope Peak, plus haut sommet de la région de Death Valley.

Peu avant la jonction avec la Hunter Mountain Road, nous profitons du splendide panorama sur la Panamint Valley
La route s’élève ensuite pour arriver en haut de Jackass Canyon où la végétation a totalement changé. Il y a beaucoup de petits arbustes, de petits conifères et de fleurs (sortes de rabbitbrush). Cela fait maintenant 2h30 que nous sommes partis et nous nous lassons pas du tout de cette piste. Je dirais même que nous la trouvons très agréable car la conduite est super facile, des paysages variées défilent et nous sommes seuls !

Dans les montagnes dominant Jackass Canyon
Arrivés en haut, nous commençons à apercevoir la vallée suivante au Nord, appelé Sand Flat. Nous commençons la descente, tout en douceur dans les endroits un peu pentus mais toujours en toute décontraction. Je crois que ce mot symbolise cette piste, « décontraction ». Nous effectuons un petit arrêt à la mine abandonné de Calmet, histoire aussi de nous dégourdir un peu les jambes. Puis nous dégustons les fruits que nous avions achetés la veille dans un silence absolu, ce genre de silence qui vous bourdonne dans les oreilles !

Mine abandonnée de Calmet
Pour repartir, nous pensons prendre un petit raccourci à travers Sand Flat en pensant pouvoir rejoindre la Hidden Valley. Après 20 min, nous abandonnons cette idée voyant que la piste principale est située pratiquement à l’opposé de notre position. On a bien perdu 40 min dans cette histoire mais ce n’est pas grave car notre objectif est d’arriver en fin de journée à Racetrack Playa.

La Piste redescant sur Sand Flat
La piste dans Hidden Valley est bien moins agréable que ce que l’on avait connu depuis le début, surtout pour notre 4*4 dont les pneus doivent supporter une piste devenu très caillouteuse (le genre de petits cailloux très coupants), et en se disant que c’est le programme du chemin retour. Nous avançons prudemment en prenant soin aussi de fermer totalement les fenêtres car le sable provenant du lac asséché de Hidden Valley est extrêmement volatile. Nous en oublions de passer par Burro Mine dans le Perdido Canyon. Tant pis, nous continuons et finissons par atteindre la jonction avec Racetrack Valley Road, connu sous le nom de Teakette Junction, après 5h de piste. Une impressionnante collection de tellières se trouve sur le panneau. Si quelqu’un connaît l’explication de cette étrange tradition ?

Hidden Valley

Teakette Junction
Nous apercevons enfin le but de notre périple de la journée : Racetrack Playa avec Grandstand telle une île au milieu d’un lac. Nous apercevons aussi la seule voiture de la journée sur cette piste qui dégage un nuage de poussière considérable. Il faut dire aussi qu’il y a un très fort vent faisant s’envoler des nuages de poussières.


Granstand forme une "île" de pierre au milieu du "lac" de Racetrack Playa (1e panorama), Racetrack Playa (2e panorama)
Ca y est nous sommes arrivés ! Il est 15h30, ce qui nous permet de rester une demie heure sur place. Bon là j’avoue que ce passage ne va pas être très glorifiant. En effet, je m’étais beaucoup renseigné sur la piste permettant de rejoindre Racetrack Playa mais pas du tout sur le site lui-même. Et il faut dire qu’il est très grand et que les pierres (rappelez vous, les pierres qui roulent toutes seules) ne se voient pas très bien de loin. Je sors de la voiture et commence l’exploration du lieu, à la course à pied…Je fais le tour de Granstand (l’île rocher au milieu du lac asséché) mais je vois toujours rien ou pas grand-chose. Quelques toutes petites pierres par-ci par-la, mais rien d’extraordinaire. Je continue à courir en faisant signe à mes parents de me suivre de loin avec le 4*4 et je finis par arriver à un endroit où quelques pierres un peu plus volumineuses et un peu plus nombreuses font la course (je verrais en rentrant en France que les pierres se situent tout au sud du lac asséché alors que nous étions restés au Nord !). Il est quand même étonnant de regarder cette course de pierres faisant un véritable sprint d’escargots, se croisant par moment et en laissant derrières elles les traces de leur mouvement.
Malheureusement un gros nuage capricieux fait son apparition et sonne pour nous le départ.
3, 2, 1 .... Go !

Chacun son rythme !
La piste de Racetrak Valley est assez monotone et est avalée en 2 petites heures (en faisant quand même attention aux cailloux de la piste). Le soleil se couche doucement en faisant rougir les Grapevine Mountains au loin.

Grapevine Mountains en fin de journée
Nous faisons un petit arrêt à Ubehebe Crater et je constate que le vent est toujours aussi fort que lors de ma première visite il y a 2 ans. La route menant à Stovepipe Wells est effectuée de nuit et nous sommes contents d'arriver à l'hotel. Nous savourons une bonne grillade au restaurant de l'hotel.
En se couchant, on ne pouvait s’empêcher de penser au fait que 2 jours auparavant nous étions à Paris et que aujourd’hui nous avions parcouru plus de 150 km de piste à travers les montagnes de la vallée de la mort !
Quel pied !
14 Septembre 2009 :
Quelques classiques de Death Valley pour commencer la journée !
Après un lever aux aurores, nous sommes à Zabriskie Point pour assister au lever de soleil. Le spectacle est toujours aussi beau même si j'avoue que le fait de le "partager" avec une trentaine d'autres personnes ne m'enchante pas beaucoup. Mon esprit contemplatif se libère en effet plus facilement dans la quiétude et la sollitude...mais c'est un peu la rançon de la beauté de cet endroit !

Lever de soleil sur Zabriskie Point

Terres ravinées par l'érosion à Zabriskie Point
Vers 6h30, nous entamons la petite piste (2 miles) de 20 Mules Team Canyon, accessible avec une voiture classique. J'avais raté la piste il y a 2 ans, alors cette fois-ci elle était marquée sur ma liste ! Très courte, la piste permet de circuler au milieu de formations érodées très colorées. Je trouve d'ailleurs que les couleurs sont bien plus belles qu'à Artist's Palette. En montant au sommet d'une des formations, je me dis que la prochaine fois que je viendrais dans la Vallée de la Mort c'est ici que je viendrais admirer le lever de soleil.

Piste de 20 mules Team Canyon

Formations colorées et érodées des "badlands" de 20 Mules Team Canyon

Nous reprenons ensuite la route qui nous conduit à Dante's View, situé sur les Black Mountains, pour profiter d'un magnifique panorama sur la vallée

Le sel a formé des formes imaginatives sur le fond de la vallée

Panorama sur la partie centrale de la Vallée de la Mort
Il est déjà 8h du matin et une petite faim commence à se faire sentir. Nous nous rendons donc à Furnace Creek pour prendre un lunch et des forces pour le reste de la journée ! Retour à l'hotel (Stovepipe Wells) et départ pour Titus Canyon avec au passage un petit arrêt photo aux Mesquite Sand Dunes :

Titus Canyon (Death Valley, 27 miles, 4*4 obligatoire)
Titus Canyon est un grand classique en 4*4 de Death Valley. Cette piste est plutôt facile avec cependant quelques passages où il ne faut pas avoir peur du vide.
Sachant que cette piste est une des plus populaire de Death Valley, nous avions la crainte de rencontrer beaucoup de monde. Cependant, pour notre grand bonheur nous n’avons vu que 3 véhicules nous doubler lors de nos arrêts.
Il est 10h30 lorsque nous commençons par emprunter la piste de Titus Canyon située au bord de la route 374 près de Rhyolite (la piste est en sens unique). Le début s’apparente à une longue ligne droite de plus de 8km à travers l’Amargosa Valley avec en point de mire les Grapevine Mountains. Cette partie de la piste n’est pas des plus excitantes et il nous tarde de traverser le massif montagneux.
Ca y est la piste commencer à s’élever doucement et s’enfonce au milieu des Grapevine Mountains. Après 1h nous atteignons White pass qui marque le début de Upper Titanothere Canyon (le nom du canyon vient du fait que l'on y a retrouvé des restes de Titanothere). Nous effectuons une petite pause pour profiter du paysage avec à l’Ouest Thimble Peak (plus haut sommet des Grapevine Mountains que l’on peut atteindre depuis Red Pass, 8-9km aller retour) et au Nord des montagnes rugueuses d’origine volcanique.

La piste se faufile ensuite au milieu de montagnes aux strates très colorées. La piste est très agréable et nous profitons d’un air frais car il y a peu de poussières.

Titanothere Canyon
La piste descend ensuite jusqu’au niveau de Titanothere Canyon avant de remonter vers Red Pass qui porte bien son nom puisque la terre est devenue toute rouge.

Titanothere Canyon
Cela fait 1h30 que nous sommes partis et nous décidons de faire la pause déjeuner à Red Pass. Il y a pas mal de vent la haut, ce qui s’explique facilement car c’est le « col » qui permet de passer de titanothere à Titus Canyon. C’est aussi le point le plus haut de la piste avec 5 250 feet. C’est donc à l’abri dans la voiture que nous savourons les sandwichs achetés le matin même à Furnace creek. Nous effectuons aussi une petite ballade sur les rochers qui surplombent Red Pass et surtout nous profitons de cette vue Est/Ouest avec une préférence pour l’Ouest avec ces montagnes colorées serpentées par une piste couleur rouge et le Mont Palmer au fond.

Vue "Ouest" de Red Pass

Vue de la piste depuis les rochers surplombant Red Pass (a gauche), Vue "Est" de Red Pass
Nous reprenons la piste en descendant dans Titus Canyon pour arriver à la ville fantôme de Leadfield où il ne reste que quelques cabanes abandonnées et des mines fermées.

Il est intéressant de voir comment cette ville s’est rapidement construite en 1926 (elle compta jusqu’à 300 personnes) pour disparaître en ….1927 !

Juste après Leadfield, la piste s’engouffre entre les falaises de Titus Canyon. La piste se fait maintenant étroite et c’est avec beaucoup de plaisir que nous vivons cette expérience inédite. Le long d’une falaise nous apercevons les petroglyphs des native americans illustrant les chasses de bighorn de l’époque.

A 14h15, nous sortons définitivement de Titus Canyon. La piste rejoint la route principale.
Et là, en tournant la tête pour voir d’où on venait, et bien, on sait plus trop où se situe le canyon. A croire qu’un prestidigitateur a fait disparaître le canyon !
Quelques autres grands classiques pour finir la journée !
Nous terminons la journée par un petit passage à la mine de Borax avec le 20 team mule, Artiste's drive, Devil's Golf Course où "seul le diable peut jouer au golf ici", Badwater.
Vers 17h Nous quittons définitivement la Vallée de la mort en direction de Las Vegas.

Artiste's Palette

Devil's Golf Course

Bad Water

Bad Water

Noël avant l'heure à Bad Water !
Nager avec les dauphins..une faute à ne pas faire English translation pending
bonjour jai 24 ans je suis du quebec et dernierement je suis aller nager avec les dauphins a cuba...cetait super le fun......mais au retour a lemission enjeux (emission quebecoise) on ma montrer comment les dauphins etait capturer et cetait attroce croyer moi.... des cri, du sang..ils sont tellement terroriser quils se mettent en etat comateux, , les bebe meurent, , , , , , , , , jen ai vu de toute les couleurs...je ne suis pas du genre green peace mais croyer moi jai eu un choc....je vous suggere daller sur google quebec et de retrouver le site de enjeux et de visionner ce video....alors pour tous les amoureux des dauphins...ne pas aller encourager ce massacre. pourquoi ne pas aller les voir dans leur habitat naturel........
vos commentaire positif et negatif sont accepter😉
Où filer au calme directement de l'aéroport de Bangkok? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous arrivons mi décembre à BKK à 6h30 du matin et cherchons à partir directement de l'aéroport de BKK pour nous poser 2-3 jours au calme avant de partir vers Chiang Khan (pas trop loin non plus de BKK pour ne pas avoir à payer trop cher de taxi...!). Auriez vous un endroit à me recommander ? J'ai beau faire des recherches j'ai l'impression qu'il nous faudrait pousser jusqu'à Ayuthaya, que nous connaissons déjà et qui est un peu loin pour le coup...
D'avance merci pour votre aide !
Nous arrivons mi décembre à BKK à 6h30 du matin et cherchons à partir directement de l'aéroport de BKK pour nous poser 2-3 jours au calme avant de partir vers Chiang Khan (pas trop loin non plus de BKK pour ne pas avoir à payer trop cher de taxi...!). Auriez vous un endroit à me recommander ? J'ai beau faire des recherches j'ai l'impression qu'il nous faudrait pousser jusqu'à Ayuthaya, que nous connaissons déjà et qui est un peu loin pour le coup...
D'avance merci pour votre aide !
Magie des Caraïbes en janvier 2012 sur l'Atlantica English translation pending
Bonjour,
Nous avons prévu de faire cette croisière du 8 au 18 janvier 2012 sur l'atlantica
Y aurait-il des personnes aux mêmes dates que nous
Bien cordialement
Que visiter au Qatar? English translation pending
Je vais très prochainement acheter un billet d'avion Paris-Ho Chi Minh City avec Qatar Airways.
J'ai la possibilité de m'arrêter quelques jours au Qatar sans frais supplémentaire.
Pensez-vous que la visite de ce pays vaille le coup, ou vaut-il mieux je continue mon vol directement sans sortir de l'aéroport? Combien de temps rester?
Que visiter? Comment est le désert? Combien coute un excursion dans le désert?
Merci pour vos conseils. Il y a encore peu d'infos touristiques à propos du Qatar sur le forum et sur internet (à part l'aéroport).
Merci pour vos conseils. Il y a encore peu d'infos touristiques à propos du Qatar sur le forum et sur internet (à part l'aéroport).
Retour de croisière sur le Celebrity Equinox (avril 2011) English translation pending
Bonjour à tous,
par où commencer !!! (c’est notre 6ème croisière COSTA 3X, MSC 1X, NCL1X et la 2ème dans les Caraïbes) Le bateau : Celebrity EQUINOX (construction 2009, 122000 tonneaux, 2850 passagers, pavillon Maltais)Les dates : du 11 au 22 avril 2011 soit 12 jours 11 nuits.L’itinéraire : Fort lauderdale (Floride) – mer – Cozumel (Mexique) – Roatan (Honduras) – mer – Puerto Limon (Costa Rica) – Colon (Panama) – Cartagena de Indias (Colombie) – mer – Grand Caymans (Iles Caïmans) – mer – Fort Lauderdale (Floride)Rappel de l’avant croisière : je réserve par le représentant Celebrity Cruises "Latitude sud" à Paris un mois seulement avant le départ. On vient d’annuler 2 voyages en ce début d’année et donc en remplacement, on réserve très tard, (mais cela va nous porter chance). A la réservation tardive, plus grand place dans le bateau, je prends donc ce qu’il reste de moins cher (cabine extérieure avec balcon, pont 9, 18m²)une semaine plus tard, je vais sur le site Celebrity Cruises et en consultant ma réservation (My Celebrity), je m’aperçois que mon N° de cabine a changé, avant d’appeler "Latitude Sud", je compare les 2 cabines, on est maintenant au pont 8 dans une cabine extérieure avec balcon mais appelée "Family" de 53m² !!! il n’y a que 4 cabines de ce type sur le bateau.maintenant j’appelle "Latitude Sud" et ils me disent que j’ai été surclassé (effectivement ça existe, mais jamais eu l’occasion en 5 croisières passées), ils me renvoient immédiatement de nouvelles étiquettes de bagages autocollantes.j’ai acheté un vol sec Paris-Fort Lauderdale (via Philadelphie, notre transit à Philadelphie fut épique, vous serez ravis de le lire "cliquez ici"), "Latitude Sud" ne vendant pas de vols aux particuliers dixit par téléphone.on part la veille de l’embarquement, puisque les vols transatlantiques arrivent aux USA pas avant 13h00 ou 14h00 la plupart du temps et le bateau appareillant à 17h00, il vaut mieux assurer, pour info quasiment tout le monde fait comme cela. (on avait aussi fait comme ça en 2009 au départ de La Nouvelle Orléans sur NCL Cruiseson a donc une nuit d’hôtel à Fort Lauderdale, navette gratuite de l’aéroport 2 km et pour le lendemain aussi pour le port 4 km (le port de Fort Lauderdale s’appelle "Port Everglades"), on retrouve à notre hôtel bon nombre de passagers (100$ la nuit petit déjeuner buffet inclus – Comfort Inn Hotel)après une nuit reposante (pensez aussi au décalage horaire !!!), la navette part de l’hôtel à 10h45, nous sommes avec uniquement des américains d’un certain âge (comprendre 65/70 ans)ah oui dernière chose, nous savons qu’un membre VF est aussi de la croisière grâce au calendrier que fait un type sur VF !!! 😉 (il s’agit un couple de Québécois de 40 ans)Voilà le tableau est posé, y a plus qu’à y aller !!!
Photo 1 : Hôtel et navette à hôtel à Fort Lauderdale
Photo 2 : navette direction le terminal de croisière Celebrity
Votre avis sur autotour "maison" de 20 jours dans l'Ouest des Etats-Unis pour un voyage de noces? English translation pending
Bonjour,
Voila après maintes lectures de ce forum, je me lance à mon tour pour vous demandez un peu d'aide en vue de mon voyage de noces du 4 au 23 septembre 2011. Donc voila le programme, merci de me dire ce que vous en pensez. A savoir que nous comptons réserver (si possible) tout à l'avance ! Ma fiancée veut que tout soit prévu avant le départ !
J1 Vol Paris-Los Angeles (11h30 de vol) arrivée a 13h05 : on récupère la voiture (pas encore décidé chez quel loueur de vehicule, mais envie d'une dodge charger comme l'agent Gibbs du NCIS 😛) ! Détente a la piscine. Peut être couché de soleil sur santa monica tout dépendra de la fatigue ! Nuit au Crowne Plaza Beverly hills
J2 Los Angeles Hollywood / Beverly Hills / Santa monica Nuit au Crowne Plaza Beverly hills
J3 Los Angeles Universal Studio / Hollywood sign par le mulholland highway Nuit au Crowne Plaza Beverly hills
J4 Los Angeles-Laughlin Calico / Bagdad Café Nuit a L'aquarius resort de Laughlin
J5 Laughlin-Grand Canyon Route 66 / Point de vue sur grand canyon rive sud + coucher du soleil Nuit à El Tovar
J6 Grand Canyon-Monument valley Survol en helico du Grand canyon / Balade cheval ou 4x4 ac les navajos a Monument valley + coucher de soleil sur MV Nuit a The View
J7 Monument Valley-Lac powell Lower-upper antelope Canyon / Horseshoe bend / repos bord du lac powell Nuit a Page au Mariott Courtyard
J8 Lac Powell-Bryce Canyon Points de vue de bryce / randonée queens garden trail + Navajo loop trail Nuit a bryce canyon best western grand
J9 Bryce Canyon-Las Vegas Traversée du red canyon, de la dixie national forest de zion / arret a valley of fire / soirée sur le strip de vegas Nuit au Bellagio
J10 et J11 Las Vegas Visite de vegas / remariage a vegas (a graceland chapel : que pensez vous de cet endroit ?) / spectacle / Tournoi de Poker (si possible) Nuits au Bellagio
J12 Las Veags-Death Valley Passage a Red rock canyon / point de vue sur la death valley a furnace creek / stovepipe wells village Nuit a death valley au furnace creek ranch
J13 Death Valley-Mammoth Lakes Mono lake / Bodie Nuit au best western High sierra a mammoth lakes
J14 Mammoth Lakes-Yosemite Tioga pass / Tuolumne Meadows / Olmsted point / Valley view et tunnel view / bridalveil fall et yosemite fall / galcier point Nuit en B&B peregrine Lodging
J15 Yosemite Mariposa grove / petite marche pour voir des ours 😛 (laquelle et ou ? on sait pas encore, des idées ?) Nuit en B&B peregrine Lodging
J16 Yosemite-San Francisco Fishemann's warf / Pier 39 Nuit au Best western Tuscan Inn a Fisherman's warf
J17-18 San Francisco Alcatraz / Cable car / Chinatown / Downtown / Russian Hill et Nob Hill / Golden gate Bridge et Sausalito / 6 painted ladies / Japonese Tea garden Nuits au Best western Tuscan Inn a Fisherman's warf
J19 San Francisco-Paris (10h30 de vol) Derniere promenade a fishermann's warf Départ a 15h30 de SF
J20 Paris Arrivée a 13h
Donc Voila, si vous avez des commentaires sur la durée des étapes ! Sur les Hotels ! Sur Ce qui serait à faire en plus (mais j'en doute) ou en moins pour avoir plus de temps ailleur ! Bah je suis preneur de tous vos commentaires...🙂
Merci d'avoir pris le temps de me lire, et merci a ceux qui répondront !
Voila après maintes lectures de ce forum, je me lance à mon tour pour vous demandez un peu d'aide en vue de mon voyage de noces du 4 au 23 septembre 2011. Donc voila le programme, merci de me dire ce que vous en pensez. A savoir que nous comptons réserver (si possible) tout à l'avance ! Ma fiancée veut que tout soit prévu avant le départ !
J1 Vol Paris-Los Angeles (11h30 de vol) arrivée a 13h05 : on récupère la voiture (pas encore décidé chez quel loueur de vehicule, mais envie d'une dodge charger comme l'agent Gibbs du NCIS 😛) ! Détente a la piscine. Peut être couché de soleil sur santa monica tout dépendra de la fatigue ! Nuit au Crowne Plaza Beverly hills
J2 Los Angeles Hollywood / Beverly Hills / Santa monica Nuit au Crowne Plaza Beverly hills
J3 Los Angeles Universal Studio / Hollywood sign par le mulholland highway Nuit au Crowne Plaza Beverly hills
J4 Los Angeles-Laughlin Calico / Bagdad Café Nuit a L'aquarius resort de Laughlin
J5 Laughlin-Grand Canyon Route 66 / Point de vue sur grand canyon rive sud + coucher du soleil Nuit à El Tovar
J6 Grand Canyon-Monument valley Survol en helico du Grand canyon / Balade cheval ou 4x4 ac les navajos a Monument valley + coucher de soleil sur MV Nuit a The View
J7 Monument Valley-Lac powell Lower-upper antelope Canyon / Horseshoe bend / repos bord du lac powell Nuit a Page au Mariott Courtyard
J8 Lac Powell-Bryce Canyon Points de vue de bryce / randonée queens garden trail + Navajo loop trail Nuit a bryce canyon best western grand
J9 Bryce Canyon-Las Vegas Traversée du red canyon, de la dixie national forest de zion / arret a valley of fire / soirée sur le strip de vegas Nuit au Bellagio
J10 et J11 Las Vegas Visite de vegas / remariage a vegas (a graceland chapel : que pensez vous de cet endroit ?) / spectacle / Tournoi de Poker (si possible) Nuits au Bellagio
J12 Las Veags-Death Valley Passage a Red rock canyon / point de vue sur la death valley a furnace creek / stovepipe wells village Nuit a death valley au furnace creek ranch
J13 Death Valley-Mammoth Lakes Mono lake / Bodie Nuit au best western High sierra a mammoth lakes
J14 Mammoth Lakes-Yosemite Tioga pass / Tuolumne Meadows / Olmsted point / Valley view et tunnel view / bridalveil fall et yosemite fall / galcier point Nuit en B&B peregrine Lodging
J15 Yosemite Mariposa grove / petite marche pour voir des ours 😛 (laquelle et ou ? on sait pas encore, des idées ?) Nuit en B&B peregrine Lodging
J16 Yosemite-San Francisco Fishemann's warf / Pier 39 Nuit au Best western Tuscan Inn a Fisherman's warf
J17-18 San Francisco Alcatraz / Cable car / Chinatown / Downtown / Russian Hill et Nob Hill / Golden gate Bridge et Sausalito / 6 painted ladies / Japonese Tea garden Nuits au Best western Tuscan Inn a Fisherman's warf
J19 San Francisco-Paris (10h30 de vol) Derniere promenade a fishermann's warf Départ a 15h30 de SF
J20 Paris Arrivée a 13h
Donc Voila, si vous avez des commentaires sur la durée des étapes ! Sur les Hotels ! Sur Ce qui serait à faire en plus (mais j'en doute) ou en moins pour avoir plus de temps ailleur ! Bah je suis preneur de tous vos commentaires...🙂
Merci d'avoir pris le temps de me lire, et merci a ceux qui répondront !
Séjour à Béni Saf: visites, hôtel...? (Algérie) English translation pending
Bonjour au voyageurs
Nous nous rendons en couple à beni saf en décembre; C'est notre premier voyage dans ce pays et dans cette région. Nous aimerions avoir votre avis si vous avez déjà visité cette ville et ces alentours. Notamment: Comment s'habiller? (surtout pour ma femme) Que visiter? Quel Hôtel sympa? Peut on louer un voiture sur place? Ou changer au mieux pour des dinars algérien? Est-il relativement rapide de se rendre sur Alger de Beni saf?
Merci de vos réponses
Nous nous rendons en couple à beni saf en décembre; C'est notre premier voyage dans ce pays et dans cette région. Nous aimerions avoir votre avis si vous avez déjà visité cette ville et ces alentours. Notamment: Comment s'habiller? (surtout pour ma femme) Que visiter? Quel Hôtel sympa? Peut on louer un voiture sur place? Ou changer au mieux pour des dinars algérien? Est-il relativement rapide de se rendre sur Alger de Beni saf?
Merci de vos réponses
Autotour dans l'Ouest américain au mois de juin 2009 English translation pending
bjr
Ouf, çà y est me voilà inscrite...🙂
Pour ma 1ERE discussion, merci d'être indulgent face à un manque éventuel de concision sur ma demande ....😛
Nous souhaiterions faire un autotour ds l'ouest américain pour juin 2009, pourriez vous nous donner des conseils concernant trajets, lieux à voir absolument ou bien nous recommander une agence sérieuse qui propose ce type de voyage, budget pour 2 ... ?
Pour se déplacer au niveau route et indication des directions est ce bien signalisé ? Enfin si vous avez de bon tuyaux nous sommes preneurs ....
Merci par avance de votre aide😎
Nous souhaiterions faire un autotour ds l'ouest américain pour juin 2009, pourriez vous nous donner des conseils concernant trajets, lieux à voir absolument ou bien nous recommander une agence sérieuse qui propose ce type de voyage, budget pour 2 ... ?
Pour se déplacer au niveau route et indication des directions est ce bien signalisé ? Enfin si vous avez de bon tuyaux nous sommes preneurs ....
Merci par avance de votre aide😎
Voyage à Madagascar en août 2009 English translation pending
B'jour à tous ! 😎
j'envisage d'aller à Madagascar en août 2009 (je sais j'suis pas en retard). Afin de savoir si cette grande île correspond à mes critères, j'aurais aimé avoir des informations sur les différents points suivants :
* Nous sommes amateurs de très belles plages de sable blanc (pas très original, ja sais!). Par conséquent, qu'elles sont les endroits les plus appropriés ? * Prix pour un hébergement de standing moyen :air conditionné, jolie disign, propre .... * le temps au mois août permet-il des vacances dans des conditions acceptables? * le tarif des vols interieurs est il raisonnable ?
Nous ne sommes pas contre l'idée d'associé plages et toute petite escapade dans une des réserves.
Merci pour les informations que vous pourrez me communiquer.
P.S. Nous voyageons à plusieurs familles avec inévitablement des bambins.
j'envisage d'aller à Madagascar en août 2009 (je sais j'suis pas en retard). Afin de savoir si cette grande île correspond à mes critères, j'aurais aimé avoir des informations sur les différents points suivants :
* Nous sommes amateurs de très belles plages de sable blanc (pas très original, ja sais!). Par conséquent, qu'elles sont les endroits les plus appropriés ? * Prix pour un hébergement de standing moyen :air conditionné, jolie disign, propre .... * le temps au mois août permet-il des vacances dans des conditions acceptables? * le tarif des vols interieurs est il raisonnable ?
Nous ne sommes pas contre l'idée d'associé plages et toute petite escapade dans une des réserves.
Merci pour les informations que vous pourrez me communiquer.
P.S. Nous voyageons à plusieurs familles avec inévitablement des bambins.
Roissy: pire aéroport du monde? English translation pending
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/04/97001-20100804FILWWW00274-roissy-le-pire-aeroport-du-monde.php
C'est exactement mon avis... et les managers de Roissy continuent à dire que c'est le meilleur 🏴☠️ et ils sont contents!
C'est exactement mon avis... et les managers de Roissy continuent à dire que c'est le meilleur 🏴☠️ et ils sont contents!
Réserver un hôtel sur place en Birmanie? English translation pending
Bonjour
Nous projetons de passer 1 petit mois en birmanie en janvier 2020. ( En se débrouillant par nous mêmes ; sauf avion AR ) Nous préférerions réserver nos hôtels directement sur place ( après en avoir vus plusieurs) car nous ne savons pas encore si nous restons 5,6,7 ou 8 jours sur place. C'est tout l'interêt du voyage plaisir... Seulement dans les discussions certains nous mettent en garde sur la prudence de réserver de france.
Qu'en penser ? Cela fait 2 fois que nous allons dans ce pays fantastique et nous avions l'habitude de réserver directement sans problème.(en négociant... contrairement à Booking ou Agoda ) Il est vrai que cela remonte à 15 ans...
Merci pour vos réponses car cela change la donne sur notre voyage. Olivier
Nous projetons de passer 1 petit mois en birmanie en janvier 2020. ( En se débrouillant par nous mêmes ; sauf avion AR ) Nous préférerions réserver nos hôtels directement sur place ( après en avoir vus plusieurs) car nous ne savons pas encore si nous restons 5,6,7 ou 8 jours sur place. C'est tout l'interêt du voyage plaisir... Seulement dans les discussions certains nous mettent en garde sur la prudence de réserver de france.
Qu'en penser ? Cela fait 2 fois que nous allons dans ce pays fantastique et nous avions l'habitude de réserver directement sans problème.(en négociant... contrairement à Booking ou Agoda ) Il est vrai que cela remonte à 15 ans...
Merci pour vos réponses car cela change la donne sur notre voyage. Olivier
Nouveau projet d'interdiction de l'alcool en Indonésie? English translation pending
Sous la pression de partis religieux, l'alcool pourrait être interdit sur l'ensemble du territoire indonésien... ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour une île comme Bali qui vit avant tout du tourisme avec notamment beaucoup de visiteurs australiens.
Lire la suite...
Temples et pagodes avec les touristes en moins... à Mrauk U English translation pending
Comme beaucoup de touristes, j'étais tombé sous le charme de Bagan et sa vallée des 2 000 temples. Mais il faut reconnaître que l'environnement a bien changé sur ce vaste site archéologique bouddhique avec tous ces hôtels qui ont poussé comme des champignons, les groupes de touristes qui se précipitent sur les mêmes lieux pour une photo souvenir d'un coucher ou d'un lever du soleil, ou ces restaurants qui vendent pizzas ou nourriture occidentale. Alors je suis retourné sur un autre site riche en temples et pagodes, Mrauk U où j'étais déjà allé en 2009 et 2011. Un gros bourg qui n'a pas vraiment évolué depuis cette époque, au grand désespoir de la population locale qui attend du changement. Mais comme vous l'aurez compris, j'ai adoré cette destination encore épargnée du tourisme de masse... en raison de son éloignement et des tensions dans la région. Allez, petit tour à vélo de la capitale de l'Arakan.
http://coupsdecoeurenasie.over-blog.fr/2018/02/mrauk-u-premier-concurrent-de-bagan.html
http://coupsdecoeurenasie.over-blog.fr/2018/02/mrauk-u-premier-concurrent-de-bagan.html
Région et hôtel au Mexique English translation pending
Bonjour
J'aimerais partir au Mexique en janvier ;mais en fait je ne connais pas du tout ce pays ;je vais découvrir !!
ma première question !
Quelle région me conseillez vous ?
Avec un hôtel en tout inclus et j'aimerais beaucoup qu’il y est des possibilités de visites aux alentours !
Je pars une semaine donc je ne peux pas me tromper!!
Soyer précis dans vos réponses car comme je le disais précedemment je ne connais pas ce pays
Merci d'avance!!
Travailler et vivre aux Etats-Unis pendant un an English translation pending
Bonjour à tous...
J'avais déjà écris cet été pour partir un an en Nouvelle Zélande avec le VVT... Mon projet d'année sabbatique n'a pas trop changé, seule la destination est quelque peu différente... A la base, je voulais partir un an aux States, étant déjà partie là bas pendant 3.5 mois (j'ai travaillé au Grand Canyon avec le visa J-1 grâce à une association). Cependant, pour partir un an, il faut un autre type de visa et celui qui m'intéresse est le visa H-2B (pour travailleurs saisonniers, ce visa ne pouvant dépasser 1 an... je ne peux pas avoir d'autres types de visas, n'ayant que ma licence d'anglais (à mon départ)). Je me suis alors renseignée pour l'obtention de ce visa et j'ai trouvé des associations qui aident à trouver des employeurs qui procurent ce visa (car si j'ai bien compris, c'est souvent l'employeur qui le procure, c'est un visa très dur à avoir). Le hic étant que ces associations sont toutes américaines et je ne sais pas ce qu'elles valent...
Tout ceci pour demander si quelqu'un a aussi ce genre de projet, de partir un an aux Etats-Unis pour y travailler et y vivre. Si oui, que compte-t-il faire, et comment pour avoir le visa? Y'a-t-il déjà des personnes qui ont fait ça? Y'a-t-il d'autres moyens pour se procurer ce visa facilement? Comment faire les démarches?
Merci d'avance pour vos réponses...
Bonne journée
Manon