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Un mois au Maroc en août: emmener mon chat et vêtements à emporter English translation pending
Bonjour tout le monde, 🙂
Je pars de Marseille le 24 juillet en charter pour Marrakech. Là-bas me rejoint un copain qui lui part de Sète en bateau et voiture. Nous dormirons donc à Marrakech, l'hôtel est déjà réservé. Le lendemain nous descendons sur Ouarzazate, puis allons vers Tinehrir.
Comme le voyage est de 1 mois, je voulais savoir si quelqu'un pouvait avoir la gentillesse de me répondre sur deux sujets.
Le premier : INQUIETUDE : J'ai un chat, un Bleu Russe. Il est très menu, ne pèse à peine 3kg 800. J'ai contacté l'hôtel pour avoir leur avis si je pouvais durant 1 mois emmener mon chat, avec la chaleur, et s'il y avait des risques ? On m'a gentillement répondu que non.
Je lis beaucoup sur ce forum, mais n'ai pas trouvé de sujet portant sur l'animal de compagnie, et notamment un chat, pour un voyage d'un mois au Maroc.
Sachant qu'à Tinehrir nous avons une chambre de réservée. Je suis très attachée à mon chat, je vis seule et depuis 4 ans (son âge) je l'ai habitué à me suivre partout (en France bien sûr).
Ma peur est qu'il ne s'échappe, qu'il ait peur du bruit, et souffre de la chaleur.
Une personne accepte de venir chez moi pour lui donner à manger, mais 1 mois cela va être stressant, et j'ai peur qu'il se laisse mourir de faim ! 😊
Que me conseillez-vous ? Merci de me rassurer si c'est raisonnable ou non de l'emmener 1 mois au Maroc ou non ?
Le deuxième : Par rapport aux vêtements, le jean est-il conseillé ou trop chaud ? En juillet/août le soir faut-il prévoir un pull ? Quoi mettre dans la valise exactement pour ne rien oublier, et vivre 1 mois au Maroc ?
Infiniment merci à qui aura la gentillesse de bien vouloir me répondre. 🙂
Amicalement.
Je pars de Marseille le 24 juillet en charter pour Marrakech. Là-bas me rejoint un copain qui lui part de Sète en bateau et voiture. Nous dormirons donc à Marrakech, l'hôtel est déjà réservé. Le lendemain nous descendons sur Ouarzazate, puis allons vers Tinehrir.
Comme le voyage est de 1 mois, je voulais savoir si quelqu'un pouvait avoir la gentillesse de me répondre sur deux sujets.
Le premier : INQUIETUDE : J'ai un chat, un Bleu Russe. Il est très menu, ne pèse à peine 3kg 800. J'ai contacté l'hôtel pour avoir leur avis si je pouvais durant 1 mois emmener mon chat, avec la chaleur, et s'il y avait des risques ? On m'a gentillement répondu que non.
Je lis beaucoup sur ce forum, mais n'ai pas trouvé de sujet portant sur l'animal de compagnie, et notamment un chat, pour un voyage d'un mois au Maroc.
Sachant qu'à Tinehrir nous avons une chambre de réservée. Je suis très attachée à mon chat, je vis seule et depuis 4 ans (son âge) je l'ai habitué à me suivre partout (en France bien sûr).
Ma peur est qu'il ne s'échappe, qu'il ait peur du bruit, et souffre de la chaleur.
Une personne accepte de venir chez moi pour lui donner à manger, mais 1 mois cela va être stressant, et j'ai peur qu'il se laisse mourir de faim ! 😊
Que me conseillez-vous ? Merci de me rassurer si c'est raisonnable ou non de l'emmener 1 mois au Maroc ou non ?
Le deuxième : Par rapport aux vêtements, le jean est-il conseillé ou trop chaud ? En juillet/août le soir faut-il prévoir un pull ? Quoi mettre dans la valise exactement pour ne rien oublier, et vivre 1 mois au Maroc ?
Infiniment merci à qui aura la gentillesse de bien vouloir me répondre. 🙂
Amicalement.
Hôtel Three Corners el Wekala Golf resort ou Movenpick Resort à Taba? English translation pending
Bonjour,
Nous partons souvent en Egypte et l'an prochain nous partons 3 semaines en Juin au Sinai à Taba, seulement nous avons du mal à choisir notre hotel, nous hésitons entre le Three Corners el Wekala Golf resort et le Movenpick resort, si vous connaissez pouvez vous nous conseiller? Merci et Joyeux Noel!
Nous partons souvent en Egypte et l'an prochain nous partons 3 semaines en Juin au Sinai à Taba, seulement nous avons du mal à choisir notre hotel, nous hésitons entre le Three Corners el Wekala Golf resort et le Movenpick resort, si vous connaissez pouvez vous nous conseiller? Merci et Joyeux Noel!
Voyage en famille au Québec et activités en février ou avril (climat) English translation pending
Bonjour à tous, moi c'est Vanessa et je prépare un voyage pour ma famille au Canada.
Nous sommes 2 adultes et 3 enfants de 14, 9 et 6 ans. Nous voulons partir de Québec, louer une voiture et partir sur les routes et visiter.
Nous voulons aller jusqu'à Montréal, voir Ottawa.
Après si nous avons le temps partir vers Toronto et les Chutes du Niagara. Mais ça c'est juste si le temps nous le permet.
Nous ne savons pas quand partir, de base nous voulions partir du 15 Avril au 1er Mai 2021. J'ai lu que ce n'était pas la bonne période pour partir. Je sais qu'il y a des choses que nous ne pourrons pas faire.
Donc nous avons ensuite pensé à partir pour février entre le 10 et le 26 février 2021, mais je me dis est ce que c'est le bon moment aussi ? est ce que les routes vont être praticables ?
Je suis donc en pleins doute pour les dates !
Nous avons envie de profiter de ce voyage pour réellement découvrir le Canada qui est un pays qui nous passionne.
Nous voulons tester pleins d'activités, comme le chien de traineau qui ne sera possible qu'en Février et non en Avril.
Faire certains parcs et faire des balades en raquettes….
Faire de la route ne nous pose pas de problème, c'est aussi pour nous un moyen de voir du pays ! Nous pensons faire des escales régulièrement.
Voilà j'ai été longue désolée mais j'ai besoin de vos conseils de votre expérience pour faire le meilleur choix !
Merci à tous 😉
7 semaines de rêve dans l’Ouest US sans randonner (ou si peu) fin mai-début juillet 2016 English translation pending
Bonjour à tous!
Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois.
Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.
Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.
Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.
L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
L’expo de Milan comme si vous y étiez (ou presque…) English translation pending
Merci aux intervenants de ce forum qui m’ont bien aidée à préparer ces deux jours et demi à l’expo de Milan.
Nous avions acheté les billets sur le site Internet de l’expo, en choisissant des billets à date fixe, nettement moins chers et de toutes façons, nous étions sures de nos dates ! (57 € les 2 jours consécutifs pour une adulte – 42 € pour une senior).
Après quelques pas inutiles avant de trouver la bonne correspondance entre le bus 73 venant de l’aéroport Linate et notre appartement situé rue Léon Tolstoï, nous faisons l’acquisition d’un plan afin de nous permettre de « naviguer » dans cette ville que nous ne connaissons pas. Nous découvrons ainsi la magnifique cathédrale « Duomo »
avant de prendre le métro M1 qui nous emmènera jusque Rho Fiera, juste à côté de l’entrée Ouest Fiorenza.
Il est possible d’acheter un billet « nocturne » à 5 € avec entrée à partir de 19h. Cela en vaut la peine car beaucoup de pavillons s’illuminent dès la tombée de la nuit (vers 20 h30 en cette fin août). Les pavillons sont encore ouverts mais ferment rapidement.
Nous zappons le premier pavillon à gauche de l’entrée, ce qui n’est peut-être pas une bonne idée car c’est l’ « Expo Centre » et nous aurions sans doute pu compléter nos informations…
Nous souhaitons profiter de cette expo pour goûter aux cuisines du Monde et jetons notre dévolu sur le SOUDAN. Le pavillon n’a rien d’exceptionnel, si ce n’est l’utilisation d’ocre pour simuler les murs traditionnels, mais le repas est vraiment sympa pour un prix correct.

Nous poursuivons ensuite notre découverte de cette partie droite du parcours, en visitant rapidement le cluster des pavillons dédiés au riz et notamment : LAOS BANGLADESH, CAMBODGE. Les clusters sont des pavillons multi-pays regroupés sur la base d’identités thématiques et de filières alimentaires. Nous repérons quelques idées de repas pour les prochains jours. Un peu plus loin, le pavillon du Kazakhstan attire l’œil grâce aux projections multicolores qui ondulent sur les façades. Notez la fontaine à eau qui permet de remplir nos bouteilles gratuitement avec de l’eau plate ou gazeuse fraîche. Il y a régulièrement dans l’enceinte de l’expo.
Toujours sur la droite, nous entrons dans le pavillon de L’ESPAGNE. Là, on insiste sur la diversité de la production « jardin » de l’Europe » et de la gastronomie espagnole. Nous profitons d’un agréable spectacle de lumières dans une salle tapissée d’assiettes.

Nous espérons trouver notre dessert au Pavillon de la France mais celui-ci vient de fermer (21h). Non loin de là se trouve l’arbre de vie, emblème de l’expo. Magnifique spectacle.
Ce sera tout pour notre soirée, nos pieds souffrent déjà ! Le lendemain matin (28 août), nous sommes à 9 h 40 devant les couloirs de contrôle des sacs et des billets. Il y a déjà la queue mais c’est ouvert et nous sommes dans l’enceinte un peu avant 10h. Nous avions envisagé de prendre la navette gratuite pour nous rendre directement au pavillon de la Chine, pour lequel l’attente est longue apparemment. Nous abandonnons en voyant la file d’attente et décidons de nous y rendre à pied. En chemin, sur la gauche, nous remarquons que le pavillon de la CORÉE DU SUD, qu’on nous a conseillé, n’a pas de file d’attente. Nous y entrons et sommes rapidement émerveillées par la présentation, aussi bien niveau de l’esthétique que de l’intérêt du thème. Après avoir mis en scène les effets de la « malbouffe », la Corée nous présente un film sur leur système de conservation par fermentation. Cette technique permet d’améliorer les performances des ingrédients. Les salles suivantes présentent les pots utilisés et une grande salle noire offre un spectacle lumineux. Ce pavillon est notre coup de cœur et le restera encore après les autres visites.


Nous traversons l’allée pour nous rendre au pavillon du VIETNAM. Nous arrivons juste à temps pour le début d’un spectacle de musique moderne jouée sur des instruments traditionnels. A la sortie, nous traversons le restaurant qui est bien alléchant.
De l’autre côté à nouveau pour visiter rapidement le pavillon de la MOLDAVIE - puis celui de la LITHUANIE très agréable
et la BIELORUSSIE où il y a bien peu à voir… Tous ces pavillons se visitent très rapidement, sans file d’attente.
La MALAISIE demande un peu plus de temps. On entre dans une reconstitution de forêt équatoriale puis dans une salle de projection où on peut s’asseoir. Un peu plus loin, des écrans miroirs donnent l’impression d’être près d’animaux de la jungle… Depuis l’étage, on peut admirer une rizière. Le pays insiste sur les bienfaits des plantations de palmiers à huile…

Chemin faisant, nous sommes arrivés devant le pavillon de la CHINE et joignons la file d’attente pour un parcours d’une trentaine de minutes. Le pavillon a fière allure mais nous sommes un peu déçues par le traitement du thème.
Il est maintenant 13 h 20, grand temps d’aller déjeuner et nous retournons pour cela au Pavillon de la Corée pour nous offrir un extra dans un véritable restaurant. Je choisis l’option du plateau de dégustation, ce qui me permet de goûter à plusieurs spécialités, dont certaines sont très relevées !!! Une pause de près d’une heure qui nous a fait du bien… De là, nous prenons la navette gratuite à l’arrêt N° 3 pour nous arrêter au n° 7, plus près du Japon qui fait partie de nos musts. Hélas, la file d’attente est vraiment très longue ce qui s’explique par le fait que la visite du site lui-même prend 50mn. Tant pis, on ressaiera demain. Nous faisons alors une visite systématique de tous les pavillons situés à cette extrémité (Entrée Est Roserio), en commençant par L’INDONÉSIE. Nous apprécions plus particulièrement la présentation des épices dans des cases en bois reprenant la forme des différentes îles. On peut toucher et sentir.
C’est ensuite le tour du SULTANAT D’OMAN que nous parcourons peut-être un peu rapidement... Beaucoup d’information sur la façon dont ils gèrent le peu d’espaces cultivables et la rareté de l’eau. Un des espaces permet d’évoluer dans un habitat traditionnel avec meubles et objets usuels.

Deux immenses tapis nous accueillent dans le pavillon du TURKMENISTAN et on peut visiter une yourte sur le toit.
La RUSSIE nous offre de grands murs d’images représentant des céréales, les éléments chimiques et organiques… Au milieu, une étrange machine de type alambic permet à une équipe de laborantin de nous concocter d’étranges boissons. Hélas (ou heureusement ?), nous sommes trop loin dans la file pour pouvoir déguster !

Le QATAR est fermé pour une heure afin d’accueillir une personnalité… Tant pis, nous ne rebrousserons pas chemin et nous nous dirigeons vers la TURQUIE qui cherche à apprendre des traditions anciennes pour préparer le futur.
Le suivant sur la liste, ce sont les ETATS-UNIS. L intérieur est bien décevant et ce n’est qu’en levant la tête depuis le pavillon voisin que nous découvrirons un mur végétal composé de grands panneaux pivotants. Mes jambes ont bien du mal à me porter, je m’assois à une terrasse de bar pendant qu’Anne-Lise visite le pavillon du MAROC, pour lequel il y a une petite file d’attente. Pas de chance, ce n’était vraiment pas celui qu’il fallait manquer, elle en revient enthousiasmée et le met en 2e position dans ses préférences (après la Corée) Et c’est reparti ! Dès l’entrée, on plonge dans la magie du KOWEIT : un mur d’eau dessine peu à peu des messages. Malheureusement, les batteries de nos appareils photo ont rendu l’âme, donc pas de photos… Nous nous mettons à la suite de la file d’attente pour l’EQUATEUR, qui ne parait pas longue. C’est un leurre parce que rien n’avance pendant un quart d’heure et quand un gros contingent est admis à l’intérieur, on calcule qu’à ce rythme, nous en aurons pour plus d’une heure trente !
Du coup, nous filons vers la France où il n’y a pas d’attente. Nous parcourons tout d’abord un labyrinthe de cultures et d’arbustes qui ont dû être prévues pour faire patienter… Le pavillon nous plait bien, les films sont courts et instructifs, la présentation est sympa. Nous passons à la boulangerie acheter une baguette.Nous retournons vers l’entrée (qui devient la sortie !) avec un arrêt au LAOS pour déguster un petit repas pour 10 € (plat et boisson). La suite au prochain numéro pour la dernière journée.
avant de prendre le métro M1 qui nous emmènera jusque Rho Fiera, juste à côté de l’entrée Ouest Fiorenza.
Il est possible d’acheter un billet « nocturne » à 5 € avec entrée à partir de 19h. Cela en vaut la peine car beaucoup de pavillons s’illuminent dès la tombée de la nuit (vers 20 h30 en cette fin août). Les pavillons sont encore ouverts mais ferment rapidement.
Nous zappons le premier pavillon à gauche de l’entrée, ce qui n’est peut-être pas une bonne idée car c’est l’ « Expo Centre » et nous aurions sans doute pu compléter nos informations…
Nous souhaitons profiter de cette expo pour goûter aux cuisines du Monde et jetons notre dévolu sur le SOUDAN. Le pavillon n’a rien d’exceptionnel, si ce n’est l’utilisation d’ocre pour simuler les murs traditionnels, mais le repas est vraiment sympa pour un prix correct.

Nous poursuivons ensuite notre découverte de cette partie droite du parcours, en visitant rapidement le cluster des pavillons dédiés au riz et notamment : LAOS BANGLADESH, CAMBODGE. Les clusters sont des pavillons multi-pays regroupés sur la base d’identités thématiques et de filières alimentaires. Nous repérons quelques idées de repas pour les prochains jours. Un peu plus loin, le pavillon du Kazakhstan attire l’œil grâce aux projections multicolores qui ondulent sur les façades. Notez la fontaine à eau qui permet de remplir nos bouteilles gratuitement avec de l’eau plate ou gazeuse fraîche. Il y a régulièrement dans l’enceinte de l’expo.
Toujours sur la droite, nous entrons dans le pavillon de L’ESPAGNE. Là, on insiste sur la diversité de la production « jardin » de l’Europe » et de la gastronomie espagnole. Nous profitons d’un agréable spectacle de lumières dans une salle tapissée d’assiettes.

Nous espérons trouver notre dessert au Pavillon de la France mais celui-ci vient de fermer (21h). Non loin de là se trouve l’arbre de vie, emblème de l’expo. Magnifique spectacle.

Ce sera tout pour notre soirée, nos pieds souffrent déjà ! Le lendemain matin (28 août), nous sommes à 9 h 40 devant les couloirs de contrôle des sacs et des billets. Il y a déjà la queue mais c’est ouvert et nous sommes dans l’enceinte un peu avant 10h. Nous avions envisagé de prendre la navette gratuite pour nous rendre directement au pavillon de la Chine, pour lequel l’attente est longue apparemment. Nous abandonnons en voyant la file d’attente et décidons de nous y rendre à pied. En chemin, sur la gauche, nous remarquons que le pavillon de la CORÉE DU SUD, qu’on nous a conseillé, n’a pas de file d’attente. Nous y entrons et sommes rapidement émerveillées par la présentation, aussi bien niveau de l’esthétique que de l’intérêt du thème. Après avoir mis en scène les effets de la « malbouffe », la Corée nous présente un film sur leur système de conservation par fermentation. Cette technique permet d’améliorer les performances des ingrédients. Les salles suivantes présentent les pots utilisés et une grande salle noire offre un spectacle lumineux. Ce pavillon est notre coup de cœur et le restera encore après les autres visites.



Nous traversons l’allée pour nous rendre au pavillon du VIETNAM. Nous arrivons juste à temps pour le début d’un spectacle de musique moderne jouée sur des instruments traditionnels. A la sortie, nous traversons le restaurant qui est bien alléchant.

De l’autre côté à nouveau pour visiter rapidement le pavillon de la MOLDAVIE - puis celui de la LITHUANIE très agréable
et la BIELORUSSIE où il y a bien peu à voir… Tous ces pavillons se visitent très rapidement, sans file d’attente.
La MALAISIE demande un peu plus de temps. On entre dans une reconstitution de forêt équatoriale puis dans une salle de projection où on peut s’asseoir. Un peu plus loin, des écrans miroirs donnent l’impression d’être près d’animaux de la jungle… Depuis l’étage, on peut admirer une rizière. Le pays insiste sur les bienfaits des plantations de palmiers à huile…
Chemin faisant, nous sommes arrivés devant le pavillon de la CHINE et joignons la file d’attente pour un parcours d’une trentaine de minutes. Le pavillon a fière allure mais nous sommes un peu déçues par le traitement du thème.

Il est maintenant 13 h 20, grand temps d’aller déjeuner et nous retournons pour cela au Pavillon de la Corée pour nous offrir un extra dans un véritable restaurant. Je choisis l’option du plateau de dégustation, ce qui me permet de goûter à plusieurs spécialités, dont certaines sont très relevées !!! Une pause de près d’une heure qui nous a fait du bien… De là, nous prenons la navette gratuite à l’arrêt N° 3 pour nous arrêter au n° 7, plus près du Japon qui fait partie de nos musts. Hélas, la file d’attente est vraiment très longue ce qui s’explique par le fait que la visite du site lui-même prend 50mn. Tant pis, on ressaiera demain. Nous faisons alors une visite systématique de tous les pavillons situés à cette extrémité (Entrée Est Roserio), en commençant par L’INDONÉSIE. Nous apprécions plus particulièrement la présentation des épices dans des cases en bois reprenant la forme des différentes îles. On peut toucher et sentir.

C’est ensuite le tour du SULTANAT D’OMAN que nous parcourons peut-être un peu rapidement... Beaucoup d’information sur la façon dont ils gèrent le peu d’espaces cultivables et la rareté de l’eau. Un des espaces permet d’évoluer dans un habitat traditionnel avec meubles et objets usuels.

Deux immenses tapis nous accueillent dans le pavillon du TURKMENISTAN et on peut visiter une yourte sur le toit.

La RUSSIE nous offre de grands murs d’images représentant des céréales, les éléments chimiques et organiques… Au milieu, une étrange machine de type alambic permet à une équipe de laborantin de nous concocter d’étranges boissons. Hélas (ou heureusement ?), nous sommes trop loin dans la file pour pouvoir déguster !


Le QATAR est fermé pour une heure afin d’accueillir une personnalité… Tant pis, nous ne rebrousserons pas chemin et nous nous dirigeons vers la TURQUIE qui cherche à apprendre des traditions anciennes pour préparer le futur.

Le suivant sur la liste, ce sont les ETATS-UNIS. L intérieur est bien décevant et ce n’est qu’en levant la tête depuis le pavillon voisin que nous découvrirons un mur végétal composé de grands panneaux pivotants. Mes jambes ont bien du mal à me porter, je m’assois à une terrasse de bar pendant qu’Anne-Lise visite le pavillon du MAROC, pour lequel il y a une petite file d’attente. Pas de chance, ce n’était vraiment pas celui qu’il fallait manquer, elle en revient enthousiasmée et le met en 2e position dans ses préférences (après la Corée) Et c’est reparti ! Dès l’entrée, on plonge dans la magie du KOWEIT : un mur d’eau dessine peu à peu des messages. Malheureusement, les batteries de nos appareils photo ont rendu l’âme, donc pas de photos… Nous nous mettons à la suite de la file d’attente pour l’EQUATEUR, qui ne parait pas longue. C’est un leurre parce que rien n’avance pendant un quart d’heure et quand un gros contingent est admis à l’intérieur, on calcule qu’à ce rythme, nous en aurons pour plus d’une heure trente !
Du coup, nous filons vers la France où il n’y a pas d’attente. Nous parcourons tout d’abord un labyrinthe de cultures et d’arbustes qui ont dû être prévues pour faire patienter… Le pavillon nous plait bien, les films sont courts et instructifs, la présentation est sympa. Nous passons à la boulangerie acheter une baguette.Nous retournons vers l’entrée (qui devient la sortie !) avec un arrêt au LAOS pour déguster un petit repas pour 10 € (plat et boisson). La suite au prochain numéro pour la dernière journée.
L'Ouest américain dans tous ses états (ou presque) English translation pending
Bonsoir tout le monde et bonne année!!
En cette période de bonnes résolutions, voici la mienne: enfin poster mon carnet de voyage!
Celui-ci sera sur notre deuxième voyage dans l'ouest américain en avril/ mai 2013 d'une durée d'un mois. Nous étions deux, mon conjoint et moi, et avons voyagé en voiture et dormi dans des hôtels ou motels.
Voici l'ossature de notre périple:23/24/25 avril: Los Angeles26: Joshua tree27: Tuscon/ saguaro NP28: Tombstone29: White sands NP30: Carlbad caverns/ Roswell01: Very large array/ Santa fé02: Durango03: Mesa verde/ moab04/05: Moab/ canyonland/ Arches06: Salt lake city07: Jakson Hole08: Grand teton NP09/10: Yellowstone NP11: étape à Coeur d'Alene12/13: Seattle14: Olympic NP15/16: Portland17/18: descente de la côte19: Sacramento20: Yosemite21: Sequoia 22: Avion retour à LAX.Alors commençons par le commencement, l'avion!
Nous partons de Roissy CDG avec Air france sur le vol de 10H30, arrivée vers 13H30 locales à Los Angeles.
Nous récuperons un SUV ford explorer avec GPS chez Hertz (au passage, nous avons été très déçus du gps hertz never lost, une vraie nullité!!).
Nous avons dormi les 3 nuits au Super 8 à Pasadena, ce que nous ne ferons plus car beaucoup de perte de temps dans les embouteillages! L'année dernière nous avions dormi à Marina del rey, c'était top!
Journée du 24 Avril:
Après un petit dèj à l'hôtel, nous nous dirigeons vers downtown pour voir le walt disney concert hall, la mairie, et nous promener un peu. Nous avons beaucoup aimé ce quartier ou se trouvent en même temps l'ancien et le moderne, les musées et salles de concerts, bref, à voir! Nous nous sommes ensuite dirigés vers Rodeo drive puis santa monica où nous nous sommes promenés sur la third street promenade, puis cap sur malibu. Nous rentrons ensuite à l'hôtel sans manger, rincés par le décallage !



Journée du 25 avril:
Nous passons la matinée à visiter les studios Warner, c'était sympa, nous avons pu voir entre autres les décors de 2 broke girls (jamais entendu parler) et the mentalist et cerise sur le gâteau, s'asseoir dans le canapé de Friends. Il faut quand même bien comprendre l'anglais, sinon, ça peut vite devenir ennuyant! Ensuite nous faisons un petit tour sur hollywood bvd pour manger au mel's drive in puis allons nous promener sur runyon canyon d'où nous avons une jolie vue de la ville et du signe Hollywood, mais moins belle que celle du Griffith Observatory à mon gôut. Nous allons ensuite au getty center que nous avons adoré tous les deux. C'est vraiment un endroit magnifique plus pour son architecture et ses jardins que pour le musée en lui-même. Nous rentrons ensuite à l'hôtel en passant par Mulholand drive


Journée du 24 Avril:
Après un petit dèj à l'hôtel, nous nous dirigeons vers downtown pour voir le walt disney concert hall, la mairie, et nous promener un peu. Nous avons beaucoup aimé ce quartier ou se trouvent en même temps l'ancien et le moderne, les musées et salles de concerts, bref, à voir! Nous nous sommes ensuite dirigés vers Rodeo drive puis santa monica où nous nous sommes promenés sur la third street promenade, puis cap sur malibu. Nous rentrons ensuite à l'hôtel sans manger, rincés par le décallage !



Journée du 25 avril:
Nous passons la matinée à visiter les studios Warner, c'était sympa, nous avons pu voir entre autres les décors de 2 broke girls (jamais entendu parler) et the mentalist et cerise sur le gâteau, s'asseoir dans le canapé de Friends. Il faut quand même bien comprendre l'anglais, sinon, ça peut vite devenir ennuyant! Ensuite nous faisons un petit tour sur hollywood bvd pour manger au mel's drive in puis allons nous promener sur runyon canyon d'où nous avons une jolie vue de la ville et du signe Hollywood, mais moins belle que celle du Griffith Observatory à mon gôut. Nous allons ensuite au getty center que nous avons adoré tous les deux. C'est vraiment un endroit magnifique plus pour son architecture et ses jardins que pour le musée en lui-même. Nous rentrons ensuite à l'hôtel en passant par Mulholand drive



Afrique du Sud, Swaziland et Lesotho avec 4 enfants, notre périple complètement à l'est... ou presque English translation pending
Nous nourrissant depuis des mois des carnets sur l’Afrique du sud, je vous propose à mon tour notre compte-rendu.
Nous sommes partis trois semaines, du jeudi 26 septembre au jeudi 17 octobre 2013.
N’ayant pas eu la possibilité de louer un camping-car, nous avons choisi l’option mini-van, nuits en hébergements divers (b and b, chalets self catering, selon ce que nous avons trouvé).
Et nous avons eu l’impression (peut-être à tort?) qu’il n’y avait pas tant de campings que ça en Afrique du Sud.
Nous avions tout réservé à l’avance pour deux raisons : le parc Kruger dont les logements se remplissent très très vite et la difficulté d’héberger 6 personnes dont 4 enfants. Par contre, je pense que pour 1 ou 2 personnes, l’Afrique du Sud peut s’improviser facilement, en effet, il y a des logements absolument partout et en quantité. Notre voyage a consisté en une boucle Johannesburg/ Johannesburg, nous avons fait le choix de nous concentrer plutôt sur l’est, réservant l’ouest à un prochain voyage ! Voici notre parcours en image, désolée pour les deux cartes mais il semble que Google Map sature au bout de 15 destinations, je n’ai donc pas pu tout caser sur une seule capture d’écran.


Jeudi 26 septembre
Au mois d’août, Air Austral nous a fait une sale blague, le vol du soir du départ est devenu un vol du matin et le vol du soir du retour est devenu un vol du midi …. Conclusion, une après midi à Johannesburg en plus et une course contre la montre pour le jour du retour. Nous partons donc de la maison à 6h, le vol part à 9h.Nous profitons d’un magnifique survol de la Réunion puis après 4h30 de vol, il est 12h et nous sommes à Johannesburg. 1.La vue de la Réunion

Nous avons loué une voiture pour cette après-midi supplémentaire mais elle est trop petite pour nos bagages, nous avons donc quand même besoin de la navette de l’Emerald Guest House. Le chauffeur est très sympa, il attend Raphaël pour qu’il puisse le suivre et retrouver la route. On est hébergé un peu moins bien que l’an dernier, c’est plus petit et surtout, on a des voisins russes qui vont passer des heures à boire, fumer et s’engueuler (?) sur la terrasse au sujet d’un contrat…. Heureusement, ils ne se coucheront pas trop tard. Une fois les bagages vidés, nous partons à la recherche d’un centre commercial pour faire une première fournée de courses et manger. On s’approvisionne dans un Spar, on trouve l’élément essentiel qui nous manquait : la glacière électrique. Le centre commercial est un grand mall avec une patinoire à l’intérieur. On mange sur le pouce dans un Wimpy, pas top mais on le savait. Ensuite, c’est retour à l’hébergement pour ranger logiquement les valises. Les enfants jouent sur l’aire de jeux (la piscine est trop froide) et pendant ce temps là, j’organise : une valise salle de bain, une valise cuisine et le reste pour les vêtements. Le soir on mange sur place, c’est moyen mais pas cher.
Vendredi 27 septembre
Après le petit-dèj, on prend la navette de 8h et nous retournons à l’aéroport récupérer notre vraie voiture, un Toyota Quantum….. Ahhh, que c’est gros! Il y a 10 places, on est 6, les bagages entrent sans problème. Nous passons un certain temps à attendre la précieuse lettre pour traverser les frontières, le personnel de Hertz est moyennement sympathique, la voiture n’a pas le plein prévu… tant pis, on est parti ! Nous roulons plein nord. L’autoroute est monotone, ponctuée de très nombreux péages. De temps en temps, quelque chose à voir comme le stade de Polokwane, construit pour la coupe du monde.
2.Le stade de foot de Polokwane

Vers Louis Trichard, la région devient magnifique avec une végétation luxuriante, on voit enfin nos premiers babouins.
3.Babouins traversant la route

Nous continuons notre route vers le fleuve Limpopo. Si vous avez lu Kipling "Histoires comme ça", vous le connaissez, extrait : “Alors l'Oiseau Kolokolo dit, avec un cri lugubre : — Va sur les rives du grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d'arbres à fièvre. Et tu le découvriras. “
C'est la région des baobabs d'Afrique du Sud.
A l'entrée de la ville de Mussina, un parc réputé pour ses baobabs mais dont seulement une petite partie de la piste est carrossable pour nous. On fait quand même un petit tour.
4.Baobab

5.Piste dans le parc

6.notre énorme voiture

7.

8. Dans la Musina Nature Reserve

Ensuite nous traversons Musina et à quelques kilomètres à l’ouest, découvrons notre logement pour deux nuits, à l’ Ilala Country Lodge. Nous sommes les seuls clients et même les premiers depuis la semaine précédente. Nous avons les deux étages d’une maison, bien équipée, avec une vue sur la vallée du Limpopo et au loin (15km), la frontière avec le Zimbabwe. Il y a une piscine et elle est bienvenue car il fait vraiment très chaud (sûrement plus de 35° mais la voiture n’a pas de thermomètre).
9.Notre maison à l'Ilala Country lodge

10.La vue sur la vallée du Limpopo depuis l'étage

La région souffre de la sécheresse, comme me dit la propriétaire, "c’est le printemps et on se croirait en automne avec toutes ces feuilles mortes".
Nous avions tout réservé à l’avance pour deux raisons : le parc Kruger dont les logements se remplissent très très vite et la difficulté d’héberger 6 personnes dont 4 enfants. Par contre, je pense que pour 1 ou 2 personnes, l’Afrique du Sud peut s’improviser facilement, en effet, il y a des logements absolument partout et en quantité. Notre voyage a consisté en une boucle Johannesburg/ Johannesburg, nous avons fait le choix de nous concentrer plutôt sur l’est, réservant l’ouest à un prochain voyage ! Voici notre parcours en image, désolée pour les deux cartes mais il semble que Google Map sature au bout de 15 destinations, je n’ai donc pas pu tout caser sur une seule capture d’écran.


Jeudi 26 septembre
Au mois d’août, Air Austral nous a fait une sale blague, le vol du soir du départ est devenu un vol du matin et le vol du soir du retour est devenu un vol du midi …. Conclusion, une après midi à Johannesburg en plus et une course contre la montre pour le jour du retour. Nous partons donc de la maison à 6h, le vol part à 9h.Nous profitons d’un magnifique survol de la Réunion puis après 4h30 de vol, il est 12h et nous sommes à Johannesburg. 1.La vue de la Réunion

Nous avons loué une voiture pour cette après-midi supplémentaire mais elle est trop petite pour nos bagages, nous avons donc quand même besoin de la navette de l’Emerald Guest House. Le chauffeur est très sympa, il attend Raphaël pour qu’il puisse le suivre et retrouver la route. On est hébergé un peu moins bien que l’an dernier, c’est plus petit et surtout, on a des voisins russes qui vont passer des heures à boire, fumer et s’engueuler (?) sur la terrasse au sujet d’un contrat…. Heureusement, ils ne se coucheront pas trop tard. Une fois les bagages vidés, nous partons à la recherche d’un centre commercial pour faire une première fournée de courses et manger. On s’approvisionne dans un Spar, on trouve l’élément essentiel qui nous manquait : la glacière électrique. Le centre commercial est un grand mall avec une patinoire à l’intérieur. On mange sur le pouce dans un Wimpy, pas top mais on le savait. Ensuite, c’est retour à l’hébergement pour ranger logiquement les valises. Les enfants jouent sur l’aire de jeux (la piscine est trop froide) et pendant ce temps là, j’organise : une valise salle de bain, une valise cuisine et le reste pour les vêtements. Le soir on mange sur place, c’est moyen mais pas cher.
Vendredi 27 septembre
Après le petit-dèj, on prend la navette de 8h et nous retournons à l’aéroport récupérer notre vraie voiture, un Toyota Quantum….. Ahhh, que c’est gros! Il y a 10 places, on est 6, les bagages entrent sans problème. Nous passons un certain temps à attendre la précieuse lettre pour traverser les frontières, le personnel de Hertz est moyennement sympathique, la voiture n’a pas le plein prévu… tant pis, on est parti ! Nous roulons plein nord. L’autoroute est monotone, ponctuée de très nombreux péages. De temps en temps, quelque chose à voir comme le stade de Polokwane, construit pour la coupe du monde.
2.Le stade de foot de Polokwane

Vers Louis Trichard, la région devient magnifique avec une végétation luxuriante, on voit enfin nos premiers babouins.
3.Babouins traversant la route

Nous continuons notre route vers le fleuve Limpopo. Si vous avez lu Kipling "Histoires comme ça", vous le connaissez, extrait : “Alors l'Oiseau Kolokolo dit, avec un cri lugubre : — Va sur les rives du grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d'arbres à fièvre. Et tu le découvriras. “
C'est la région des baobabs d'Afrique du Sud.
A l'entrée de la ville de Mussina, un parc réputé pour ses baobabs mais dont seulement une petite partie de la piste est carrossable pour nous. On fait quand même un petit tour.
4.Baobab

5.Piste dans le parc

6.notre énorme voiture

7.

8. Dans la Musina Nature Reserve

Ensuite nous traversons Musina et à quelques kilomètres à l’ouest, découvrons notre logement pour deux nuits, à l’ Ilala Country Lodge. Nous sommes les seuls clients et même les premiers depuis la semaine précédente. Nous avons les deux étages d’une maison, bien équipée, avec une vue sur la vallée du Limpopo et au loin (15km), la frontière avec le Zimbabwe. Il y a une piscine et elle est bienvenue car il fait vraiment très chaud (sûrement plus de 35° mais la voiture n’a pas de thermomètre).
9.Notre maison à l'Ilala Country lodge

10.La vue sur la vallée du Limpopo depuis l'étage

La région souffre de la sécheresse, comme me dit la propriétaire, "c’est le printemps et on se croirait en automne avec toutes ces feuilles mortes".
Deux semaines en Bavière avec notre famille (enfants 1 et 4 ans) English translation pending
Bonjour,
Nous serons en Bavière pour 2 semaines en avril 2013 avec nos enfants (1 et 4 ans). Nous voudrions louer une maison qui nous servirait de base pour visiter les lieux environnant. Nous recherchons présentement un village pittoresque pas trop touristique et près de randonnées. Nous sommes des adeptes de plein air (rando et vélo). Merci de votre aide!
Brigittexxx
Dans l’Ouest, y aurait-il des parcs qui ont la cote et d’autres moins (ou plus, ou pas encore…)? English translation pending
L’objectif de notre troisième voyage dans l’ouest des USA était de découvrir un Etat que nous ne connaissions pas - le Nouveau-Mexique – et de retourner à Moab car on adore et qu’il nous restait quelques endroits à explorer par-là. Comme d’hab, j’ai glané pas mal d’informations sur ce forum et je remercie tous ceux qui ont bien voulu répondre à mes questions durant la préparation du circuit que voici :
J1 – Arrivée à Denver en soirée (nuit au Baymont Inn Denver airport) J2 – Garden of the Gods et Great Sand Dunes (nuit au Great Sand Dunes Lodge) J3 – Taos Pueblo et Taos (nuit au Inn of the Governors à Santa Fe) J4 – Bandelier national monument (nuit à Santa Fe) J5 – Kasha Katuwe Tent Rocks (nuit à Santa Fe) J6 – White Sands national monument (nuit au Magnuson hotel à Alamogordo) J7 – White Sands et Albuquerque old town (nuit à l’Econo Lodge old town) J8 – Canyon de Chelly (nuit à l’Holiday Inn à Chinle) J9 – Monument Valley (nuit au Hat Rock Inn à Mexican Hat) J10 – Natural Bridges national monument (nuit au Inn at the canyons à Monticello) J11 – Moab - Negro Bill canyon (nuit à l’Holiday Inn à Moab) J12 – Arches, Canyonlands, Shafer Trail et Potash road (nuit à l’Holiday Inn à Moab) J13 – Fisher Towers et Colorado national monument (nuit au Clarion Inn à Grand Junction) J14 – Shopping à Silverthorne et retour à Denver (nuit au Baymont Inn Denver airport) J15 – vol retour
Nous sommes partis mi-juillet avec nos enfants, âgés de 11 et 13 ans. Eux aussi on attrapé le virus et ne se font jamais prier pour un petit voyage dans l’ouest 😇
Comme j’ai changé de boulot en début d’année, je n’étais pas certaine d’avoir des vacances cet été. Finalement, 15 jours m’ont été accordés. La décision de partir a donc été prise seulement en avril, ce qui fait que nous avons acheté nos billets d’avion assez tardivement par-rapport aux autres fois. Et je n’ai jamais payé aussi cher ! Un conseil : pour l’été, achetez vos billets avant le mois de janvier. Après, il y a de fortes chances pour que les prix grimpent.
Je ne vais pas vous faire un carnet détaillé jour par jour. Il y en a tant sur ce forum, tous aussi intéressants les uns que les autres. Et puis le blog que je tiens au quotidien quand nous sommes en voyage remplit cette fonction… je crois. Je vais juste vous donner nos impressions pour chaque parc visité, nos coups de cœur et aussi nos coups de gueule (mais il n'y en a pas beaucoup, je vous rassure).
Et ça commence maintenant, avec un départ tout en douceur, sans accroc ni mauvaise surprise, contrairement aux derniers carnets que j’ai pu lire (elles se reconnaitront !) 😛.
Ah si ! Une mauvaise surprise de taille pour les enfants : American Airlines nous a fait embarquer dans un avion sans écrans individuels. Aïe, aïe, aïe !!! Léo, révolté : « non mais c’est une blague ??? Vous avez vraiment payé pour ça ? ». Axel, incrédule : « c’est quoi cet avion d’autrefois ? Mais qu’est-ce qu’on va faire pendant 9 heures ? ». Moi je m’en fiche, j’ai un nombre de vies illimité pendant 6 heures sur Candy Crush 😎 et ce qui m’importe, c’est que l’avion soit en bon état et nous mène sains et sauf à Chicago où nous faisons escale.
J’ai quand même un reproche à faire à AA : malgré l’enregistrement en ligne, impossible d’avoir des places côte à côte. Comme sur les vols low cost, il faut payer un supplément pour cela. Or AA n’est pas une compagnie low cost (si ?) et il a fallu que j’insiste lourdement pour qu’on nous place au moins 2 par 2. C’est quand même plus sympa sur un vol long courrier ! Et puis ça ne se fait pas de confier ses enfants à des inconnus !
A part ça, le vol s'est déroulé sans souci. Pas de turbulences, pas de retard, pas de faux atterrissage (l'an dernier à Calgary, l'avion a frôlé la piste puis le pilote a remis les gaz car il ne le sentait pas 😮 🏴☠️). Chez Alamo tout s'est bien passé aussi ; nous n'avons pas eu le choix puisqu'il n'y avait qu'un seul modèle dans notre catégorie mais ce Chevrolet Traverse nous convenait, donc ok.
Dans le prochain post, j’attaque le compte-rendu parc par parc. De ceux qui ont la cote et sont plébiscités par des hordes de touristes à ceux qui, bizarrement ou exceptionnellement, étaient quasi déserts.
J1 – Arrivée à Denver en soirée (nuit au Baymont Inn Denver airport) J2 – Garden of the Gods et Great Sand Dunes (nuit au Great Sand Dunes Lodge) J3 – Taos Pueblo et Taos (nuit au Inn of the Governors à Santa Fe) J4 – Bandelier national monument (nuit à Santa Fe) J5 – Kasha Katuwe Tent Rocks (nuit à Santa Fe) J6 – White Sands national monument (nuit au Magnuson hotel à Alamogordo) J7 – White Sands et Albuquerque old town (nuit à l’Econo Lodge old town) J8 – Canyon de Chelly (nuit à l’Holiday Inn à Chinle) J9 – Monument Valley (nuit au Hat Rock Inn à Mexican Hat) J10 – Natural Bridges national monument (nuit au Inn at the canyons à Monticello) J11 – Moab - Negro Bill canyon (nuit à l’Holiday Inn à Moab) J12 – Arches, Canyonlands, Shafer Trail et Potash road (nuit à l’Holiday Inn à Moab) J13 – Fisher Towers et Colorado national monument (nuit au Clarion Inn à Grand Junction) J14 – Shopping à Silverthorne et retour à Denver (nuit au Baymont Inn Denver airport) J15 – vol retour
Nous sommes partis mi-juillet avec nos enfants, âgés de 11 et 13 ans. Eux aussi on attrapé le virus et ne se font jamais prier pour un petit voyage dans l’ouest 😇
Comme j’ai changé de boulot en début d’année, je n’étais pas certaine d’avoir des vacances cet été. Finalement, 15 jours m’ont été accordés. La décision de partir a donc été prise seulement en avril, ce qui fait que nous avons acheté nos billets d’avion assez tardivement par-rapport aux autres fois. Et je n’ai jamais payé aussi cher ! Un conseil : pour l’été, achetez vos billets avant le mois de janvier. Après, il y a de fortes chances pour que les prix grimpent.
Je ne vais pas vous faire un carnet détaillé jour par jour. Il y en a tant sur ce forum, tous aussi intéressants les uns que les autres. Et puis le blog que je tiens au quotidien quand nous sommes en voyage remplit cette fonction… je crois. Je vais juste vous donner nos impressions pour chaque parc visité, nos coups de cœur et aussi nos coups de gueule (mais il n'y en a pas beaucoup, je vous rassure).
Et ça commence maintenant, avec un départ tout en douceur, sans accroc ni mauvaise surprise, contrairement aux derniers carnets que j’ai pu lire (elles se reconnaitront !) 😛.
Ah si ! Une mauvaise surprise de taille pour les enfants : American Airlines nous a fait embarquer dans un avion sans écrans individuels. Aïe, aïe, aïe !!! Léo, révolté : « non mais c’est une blague ??? Vous avez vraiment payé pour ça ? ». Axel, incrédule : « c’est quoi cet avion d’autrefois ? Mais qu’est-ce qu’on va faire pendant 9 heures ? ». Moi je m’en fiche, j’ai un nombre de vies illimité pendant 6 heures sur Candy Crush 😎 et ce qui m’importe, c’est que l’avion soit en bon état et nous mène sains et sauf à Chicago où nous faisons escale.
J’ai quand même un reproche à faire à AA : malgré l’enregistrement en ligne, impossible d’avoir des places côte à côte. Comme sur les vols low cost, il faut payer un supplément pour cela. Or AA n’est pas une compagnie low cost (si ?) et il a fallu que j’insiste lourdement pour qu’on nous place au moins 2 par 2. C’est quand même plus sympa sur un vol long courrier ! Et puis ça ne se fait pas de confier ses enfants à des inconnus !
A part ça, le vol s'est déroulé sans souci. Pas de turbulences, pas de retard, pas de faux atterrissage (l'an dernier à Calgary, l'avion a frôlé la piste puis le pilote a remis les gaz car il ne le sentait pas 😮 🏴☠️). Chez Alamo tout s'est bien passé aussi ; nous n'avons pas eu le choix puisqu'il n'y avait qu'un seul modèle dans notre catégorie mais ce Chevrolet Traverse nous convenait, donc ok.
Dans le prochain post, j’attaque le compte-rendu parc par parc. De ceux qui ont la cote et sont plébiscités par des hordes de touristes à ceux qui, bizarrement ou exceptionnellement, étaient quasi déserts.
America the beautiful (partie 1 et suite) English translation pending
Je commencerai mon récit par un retour direct dans le passé, un bond au temps n-1 où notre excitation, à mon père (autre membre de cette expédition) et moi, a atteint ses limites, à l’instant x où nous nous préparons à mettre le pied dans un avion qui va nous mener sur le nouveau continent, au pays des mille et une merveilles, au cœur du gigantisme, de la démesure –humaine et naturelle. Nous partons pour plus qu’une découverte, nous partons à l’aventure dans le Grand ouest Américian…
Mercredi 12 mai :
Nous y voilà presque, le grand jour, le D Day, le débarquement des frenchies va bientôt s'amorcer... Après avoir compté les mois depuis l'an dernier et plus précisément depuis Janvier où notre projet s'est précisé, après avoir compté les semaines et enfin les jours nous sommes maintenant à seulement quelques heures de notre envol vers nos chères roches rouges d'Amérique du Nord!!!! Alors bienvenue sur "America the beautiful"
Au programme cette année pas moins de 8 états (soit le double de l'an passé), près de 6000 Km de route (pour plus de 5000 l'an dernier), 22 jours pleins sur place, départ le Jeudi 13 Mai avec près de 20 heures et 30 minutes de voyage aller (Paris-Atlanta en 09h25, 7h45 d'escale puis Atlanta-Denver en 3h27) et retour le Dimanche 06 Juin (Départ la veille Denver-Detroit en 2h50, 2 heures d'escale puis Detroit-Paris en 7h45: soit 12h35!!!). En partant de Denver dans le Colorado nous prendrons d’abord direction plein sud, en débutant avec les plus grandes dunes sahariennes d'Amérique du Nord les Great Sand Dunes. Puis, après avoir longé les berges du Rio Grande, nous continuerons notre descente dans le Nouveau-Mexique et ses petits villages aux maisons en adobe en faisant une halte à Santa Fe... Nous virerons ensuite vers les étendues désertes du nord-ouest du Nouveau-Mexique avant de traverser la frontière de l'Arizona et d'aller contempler les vestiges des dernières batailles indiennes du Canyon de Chelly. S'il est un endroit unique et merveilleux dans le grand Ouest américain, il s'agit bien de la région du lac Powell qui mérite à elle seule d'écrire un roman: cela tombe bien car nous installerons nos quartiers pour plus de 4 jours dans la ville de Page (où nous avions déjà séjourné l'an passé avant de rejoindre Monument Valley). Cette année Page deviendra notre camp de base pour quatre nuits car nous sommes bien décidés à tout tenter afin d'avoir le privilège de contempler la beauté des vagues figées dans la roche de The Wave et/ou d'admirer les sculptures délicates des Coyote Buttes Sud: en effet afin de protéger les lieux un système de loterie n'accorde le précieux sésame qu'à 20 chanceux par jour (dont 10 le jour même sur place) pour chacun des deux sites... Si nous perdons cela fera une réelle motivation pour revenir, mais rassurez vous nous avons déjà un programme plus que chargé concernant les autres sites libres d'accès du coin... Rassasié (ou pas?) des merveilles du nord de l'Arizona et du sud de l'Utah nous emprunterons une piste au milieu de nulle part, au fin fond du plateau du Colorado afin de remonter vers le canyon de Bryce qui avait été un coup de coeur l'an passé et qui se trouve en plein sur notre route, heureuse coïncidence!!! Comment parler de l'Utat sans parler des mormons...eh bien oui nous passerons dans la fameuse patrie de Joseph Smith, Salt Lake city, avant de poursuivre notre pèlerinage vers le Wyoming, en passant brièvement par une petite portion de l'Idaho (en route dans l'Utah, passage obligé dans les grandes villes européennes de Paris, Montpelier, Genève) avant de gagner la ville de Jackson-Wyoming, porte d'entrée des Grand Tétons (souvenir de trappeurs Canadiens imaginatifs et contemplatifs face aux pics enneigés qu'ils avaient en face d'eux...de quoi réchauffer l'ambiance) où nous passerons une bonne journée en pleine nature avec des premiers contacts nous l'espérons avec élans, Wapitis, bisons, et peut être Grizzli... Puis cap au nord à nouveau car comme il est indiqué dans de nombreux guides et récits de voyages, les Tétons constituent les Champs Elysées qui mènent au jardin d'Eden: le parc national de Yellowstone...nous avions pensé nous y rendre plus tard, mais 2012 approchant, les photos risqueraient d'être un peu ratées à ce moment là, éruptions cataclysmiques oblige... Quatre bonnes journées nous donneront déjà un bon aperçu, nous l’espérons, des merveilles de cet endroit et de ce qui se déroule juste sous nos pieds...à moins de 5 km sous terre à cet endroit! Gardiner dans le nord du parc nous permettra de poser les pieds dans le Montana et Cody, capitale mondiale du rodéo, sera notre porte de sortie du coté Est du parc. Nous filerons alors déjà vers le Dakota du Sud non sans faire une halte en cours de route au Devils Tower et dans la charmante petite bourgade de Deadwood: celles et ceux qui sont amateurs de série télévisées pourront vous confirmer qu'il s'en est passé des choses dans ce coin...on a sacrément gratté pour chercher un petit métal jaune très couru!!! Le Dakota du sud c'est aussi des Badlands (traduisez des mauvaises terres ou rien ne pousse, si ce n'est quelques tipis indiens), un très beau parc animalier (Custer park), mais aussi une satue équestre monumentale de Crazy Horse faisant concurrence directes à celles toutes proches au Mont Rushmore, -mais bien moins hautes- des 4 présidents américains, symboles de la conquête de l'ouest... Deux journées ne seront pas de trop pour découvrir tout ce coin mais il sera alors temps de redescendre vers le Colorado non sans avoir fait nous l'espérons une petite incursion de dernière minute dans les Rocheuses toutes proches...une petite friandise avant le retour!!!

Voilà donc le prélude à notre nouvelle aventure.
Jeudi 13 Mai : Première carte postale du pays de l'oncle Sam :
Levés à 6h30, nous partons à 7h45. Nous patientons un bon moment pour nous enregistrer et prendre notre vol... qui est retardé bien sûr : en effet certains bagages en soute n’ont toujours pas trouvé de propriétaire !!! Le vol est cependant très agréable avec de nouveaux écrans tactiles et un grand choix de films et documentaires. Malgré l’estampillage Air France, la nourriture est pas mal non plus. Une fois arrivés à Atlanta, dans un aéroport surdimensionné, nous passons l'immigration : une bonne heure d'attente, mais vu le nombre de passagers débarqués, une heure reste une attente plus que correcte. Nous prenons ensuite le train

...non pas pour changer de ville mais tout simplement pour rejoindre notre Concourse-Terminal. Sept heures d'attente, une bière et un repas plus tard, nous prenons notre correspondance pour Denver. Comme les avions sont des charters locaux (Delta Airlines, le Easyjet du coin) l’économie est à l’honneur, les gens se plaçant où ils veulent…À cette heure là, l’ambiance est franchement assez irréelle : il ne manque que la voix de l’hôtesse pour annoncer que nous venons de plonger dans la quatrième dimension... La fatigue aidant nous piquons néanmoins rapidement du nez –heureusement cela ne concernera que les passagers et pas l’avion- et nous réveillons plus de trois heures plus tard à Denver, avec deux heures de décalage en plus, soit tout de même huit heures dans la journée !!! De nouveau nous prenons le train pour changer de terminal puis nous appelons notre hôtel pour faire venir la navette…Un sacré chalenge pour cette première journée !
Petit aperçu de l’intérieur d’un des terminaux :

Vendredi 14 mai :
Aujourd’hui c’est journée préparation: récupération de la voiture et achats « spécial rando ». Question voiture, nous avons eu la main heureuse : nous étions passés par Locationdevoiture.fr qui sous-traite avec Drive FTI qui eux mêmes passent par Alamo. Nous avions demandé un SUV standard suivant les conseils que nous avions reçus sur ce salon. Le problème étant que l’on réserve une classe de voitures et non un modèle… Mais une fois sur place les choses se déroulent on ne peut mieux : la préposée du parking très sympathique fini par nous trouver parmi les voitures retournées LA voiture que nous souhaitions (enfin la deuxième sur notre liste), à savoir une Ford Explorer!!!! La Ford explorer on peut rouler partout avec, on peut y mettre 10 personnes (ou presque), on peut y manger, y boire, y dormir...bref nous sommes TRES heureux d'avoir eu ce modèle!!!!

Maintenant parés pour la route, nous nous rendons immédiatement au Outdoor World de Denver que nous a conseillé Sedonax, à savoir le paradis des randonneurs, des pêcheurs, des chasseurs, des grands et des petits...

Une fois n’est pas coutume, c’est le choc culturel: c'est immense (mais bon ça on s'y attend aux USA), mais c'est surtout une vraie aventure de s'y balader...on pénètre par une grande porte gardée, comme les cadis, par les ours.

Au rayon pêche d'immenses poissons sont accrochés, des chats sauvages, des bisons et des randonneurs trônent au dessus des cabines d'essayage, une tête de cerf orne le dessus de l'ascenseur dont le fond s’ouvre sur un immense aquarium...


A Outdoor World on trouve tout ce que l'on cherche –même des vendeurs souriants et disponibles continuellement pour vous renseigner- et même plus pour toutes les activités: chasse, pêche, rando, ...bref nous y passons beaucoup de temps mais nous avions une bonne liste de courses et l’avenir nous montrera que nous avons bien fait passer ces heures à chercher tout ce qu’il nous fallait. Repas au très bon restaurant du Outdoor world près d’une immense FAUSSE cheminée en observant un VRAI plongeur nettoyer l’aquarium du restaurant. 37$ (prix indiqué pour à deux à chaque fois) avec steak-poulet-bières (premières Samuel Adams)-cafés.

En sortant à 16h les trombes d’eau finissent de nous refroidir après la note des courses...même au pays du shopping rien n'est encore gratuit... Après les très gros embouteillages à la sortie de Denver, la pluie nous rattrape et même nous précède tout le long de la longue route du sud qui nous mène aux Dunes. La nuit tombe sur le Colorado quand nous réussissons finalement à semer la pluie. Mais au sortir de la station essence de Walsenburg où nous avons stoppé pour demander notre route (je monte même dans le cockpit d’un camionneur au passage pour indiquer notre « destination finale » ), nous croisons les déneigeuses qui reviennent du col de montagne menant aux dunes...en effet nous avons la surprise de distinguer 10-15 cm sur les bas côtés de la route…finalement nous traversons sans embûches les derniers kilomètres fantômatiques et le chalenge du jour reste quand même de trouver notre lodge dans le parc des Great Sand dunes…nous sommes les derniers arrivés à 22h15 et prenons possession de notre chambre très propre mais très froide…n’ayant rien avalé depuis le midi nous nous contenterons de quelques chips et cookies pour ce soir…
Samedi 15 Mai :
C'est au petit matin (traduisez pré 06h00) que nous nous levons pour attaquer notre journée. Et comme l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, les clichés photographiques d'exception également: sur la route qui nous mène aux dunes, nous avons eu le bonheur de voir un troupeau de deux cerfs et de biches sur notre gauche, avec les dunes de sable et les monts enneigés en toile de fond...le troupeau attend bien sagement que nous ayons la gentillesse d’avancer afin de traverser la route…

Un autre troupeau peu farouche nous a accueille au parking pour le départ de notre randonnée. Une autre rencontre d'exception, les animaux étant éloignés seulement de quelques mètres...

Parés de nos blousons en Gore-tex achetés la veille (et nous ne les avons pas regretté en montant les dunes, fouettés par le vent de sable), nous traversons un petit rio glacial pieds nus. Une fois passés de l'autre coté, l’attaque de l'ascension des dunes permet de réchauffer les blocs de glace qui nous tiennent lieu de pieds. Les couleurs sont magnifiques, le dépaysement total...le contraste entre les dunes à perte de vue d’un côté et l’eau, la verdure et les sommets enneigés de l’autre est saisissant…



Une idée des distances


Après deux bonnes heures de balades, nous décidons de raccourcir notre balade car de la route nous attend. Nous reprenons la route du sud vers 10 heures. La frontière Colorado/Nouveau-Mexique passée et le gore tex remisé en voyant la température monter en flèche, nous atteignons le pont du Rio Grande très impressionnant.


Nous rejoignons ensuite le village de Taos Pueblo (vers 14h45) classé patrimoine mondial de l'Unseco. Visite intéressante avec des très belles maisons en adobe, très typiques. Une petite église de carte postale et le clocher restant d'une église détruite en représailles de la révolte des indiens pueblos finissent de nous faire voyager dans le temps et les souvenirs d’un autre âge. Nous traversons Taos, ville très touristique et faisons une courte halte en centre ville puis à l’église San Francisco de Assis.


Il est malheureusement bien trop tard (17h30) pour faire la route des églises et nous prenons donc la route la plus directe pour rejoindre Santa Fe. Sur la route, à 73km de notre destination arrêt devant une montagne similaire à Valley of the Gods (Chiripida ?), suivi d’une halte devant le Rio Grande puis devant le Camel Rock (18h45) à 20km de Santa Fe.

Nous posons les valises au El Rey Inn à 19h15, hôtel vraiment charmant.

Mauvaise nouvelle au moment de chercher pour trouver un restau sympa dans les environs : j’ai perdu mon guide du Routard…et pour couronner le tout le Lonely Planet du Yellowstone n’est plus là non plus…Après un repas tendance mexicaine, correct mais pas non plus extraordinaire, au Guadalupe (46$ avec tip), nous regagnons nos pénates.
Dimanche 16 Mai :
Aujourd'hui c’est dimanche, et pourtant nous sommes levés à 06h30. Après un très bon petit-déjeuner au El Rey Inn, nous attaquons la journée par une visite de la magnifique ville de Santa Fe et ses maisons en adobe.


Durant deux heures, nous déambulons dans les rues : en longeant le Old Santa Fe trail nous passons d’abord devant la plus vieille église des USA, la mission San Miguel

puis devant la très belle chapelle Loretto. Après avoir admiré la cathédrale St Francis

nous rejoignons la fameuse place des gouverneurs. Nous faisons le tour de la place avec un monument au centre dédié au souvenir des héros américains morts lors des batailles contre les Indiens : cette stèle sert maintenant plus au souvenir de ces conflits inutiles qui ont coûté tant de vies…

Après avoir retraversé dans le sens nord-sud la « Agua Fria », nous flânons un peu dans le fameux quartier des artistes Canyon Road, ensemble de rues très typiques et très cossues où les artistes locaux exposent leurs œuvres dans leurs jardins.



Ce n'est malheureusement pas la période où les habitants (basques émigrés?) font pendre leurs piments rouges à leurs maisons...
10h30/11h et nous voilà de nouveau sur les routes, direction Farmington au nord ouest du Nouveau-Mexique. Après avoir emprunté la grande autoroute qui mène à Albuquerque, nous bifurquons vers l’ouest 30 km avant d’atteindre cette grande ville, direction cuba ! Sur cette route, l’US64, le spectacle est au rendez-vous et c’est un feu d’artifice de teintes multicolores ou bien de canyons dissimulés qui jalonnent chaque coté de la route et ce pendant 15 minutes magiques, 30 km avant d’arriver à Cuba. Nous rejoignons cette dernière vers 12h45 et profitons de notre pause déjeuner pour nous renseigner sur la localisation exacte de Lybrook un point de vue extraordinaire que nous souhaiterions découvrir…nous passerons finalement à côté… Vers 15h nous sommes à Farmington où nous « jetons » nos affaires avant de repartir vers 15h40 en direction notre excursion du jour : les Bisti Badlands. Nous sommes partis tellement vite de l’hôtel que je m’aperçois 20 minutes plus tard que les piles de mon GPS de rando sont déchargées (il ne reste qu’une barre) or nous allons avoir vraiment besoin de cet outil pour toute la fin de l’après-midi… nous décidons donc d’utiliser au maximum les cartes que j’ai également emportées avec moi… Comme leur nom l’indique, les Badlands sont des mauvaises terres où très peu de végétation peut pousser, et la piste qui nous y conduit décourage déjà une venue trop nombreuse sur le site : nous n’allons pas nous en plaindre tant la beauté intemporelle des lieux nous saisit dès notre arrivée. Sur la piste nous croisons un photographe venu ici pour prendre quelques clichés de repérages : en effet au parking nord un campement a été installé, celui de l’équipe de tournage de Stargate !!! Il semblerait donc que les Badlands attirent même quelques touristes venus de l’espace… Sur place à 16h45, nous ne ressortirons que trois heures trente plus tard…Entre temps notre parcours lunaire nous aura amené au pied des magnifiques hoodoos




...dunes érodées et paysages lunaires lieux de croissance de champignons proprement hallucinogènes






...et enfin, pour clore le spectacle de la journée nous terminerons grâce à l’aide indispensable du GPS par la « fabrique des œufs », endroit magique, magnifique, incroyable, stupéfiant…la lumière du soir est un vrai cadeau et les roches semblent soudain reprendre vie sous nos yeux, sorte d’œufs de dinosaures fossilisés voici des millions d’années, tandis que les ombres s’allongent…


Mélange de tortue et de poule voici la pondeuse des lieux

Et voici ses œufs tout juste éclos....

Moi je dis chapeau l'artiste!!


35 minutes sont nécessaires à marche rapide pour rejoindre la voiture et 50 minutes de nuit pour rejoindre Farmington. La ville s’est parée de ses plus belles lumières mais les restaurant ont déjà éteint les leurs , il n’est que 21h15…Nous nous rabattons sur un Dennies pour 26 petits billets…
Fin de cette première partie....
Mercredi 12 mai :
Nous y voilà presque, le grand jour, le D Day, le débarquement des frenchies va bientôt s'amorcer... Après avoir compté les mois depuis l'an dernier et plus précisément depuis Janvier où notre projet s'est précisé, après avoir compté les semaines et enfin les jours nous sommes maintenant à seulement quelques heures de notre envol vers nos chères roches rouges d'Amérique du Nord!!!! Alors bienvenue sur "America the beautiful"
Au programme cette année pas moins de 8 états (soit le double de l'an passé), près de 6000 Km de route (pour plus de 5000 l'an dernier), 22 jours pleins sur place, départ le Jeudi 13 Mai avec près de 20 heures et 30 minutes de voyage aller (Paris-Atlanta en 09h25, 7h45 d'escale puis Atlanta-Denver en 3h27) et retour le Dimanche 06 Juin (Départ la veille Denver-Detroit en 2h50, 2 heures d'escale puis Detroit-Paris en 7h45: soit 12h35!!!). En partant de Denver dans le Colorado nous prendrons d’abord direction plein sud, en débutant avec les plus grandes dunes sahariennes d'Amérique du Nord les Great Sand Dunes. Puis, après avoir longé les berges du Rio Grande, nous continuerons notre descente dans le Nouveau-Mexique et ses petits villages aux maisons en adobe en faisant une halte à Santa Fe... Nous virerons ensuite vers les étendues désertes du nord-ouest du Nouveau-Mexique avant de traverser la frontière de l'Arizona et d'aller contempler les vestiges des dernières batailles indiennes du Canyon de Chelly. S'il est un endroit unique et merveilleux dans le grand Ouest américain, il s'agit bien de la région du lac Powell qui mérite à elle seule d'écrire un roman: cela tombe bien car nous installerons nos quartiers pour plus de 4 jours dans la ville de Page (où nous avions déjà séjourné l'an passé avant de rejoindre Monument Valley). Cette année Page deviendra notre camp de base pour quatre nuits car nous sommes bien décidés à tout tenter afin d'avoir le privilège de contempler la beauté des vagues figées dans la roche de The Wave et/ou d'admirer les sculptures délicates des Coyote Buttes Sud: en effet afin de protéger les lieux un système de loterie n'accorde le précieux sésame qu'à 20 chanceux par jour (dont 10 le jour même sur place) pour chacun des deux sites... Si nous perdons cela fera une réelle motivation pour revenir, mais rassurez vous nous avons déjà un programme plus que chargé concernant les autres sites libres d'accès du coin... Rassasié (ou pas?) des merveilles du nord de l'Arizona et du sud de l'Utah nous emprunterons une piste au milieu de nulle part, au fin fond du plateau du Colorado afin de remonter vers le canyon de Bryce qui avait été un coup de coeur l'an passé et qui se trouve en plein sur notre route, heureuse coïncidence!!! Comment parler de l'Utat sans parler des mormons...eh bien oui nous passerons dans la fameuse patrie de Joseph Smith, Salt Lake city, avant de poursuivre notre pèlerinage vers le Wyoming, en passant brièvement par une petite portion de l'Idaho (en route dans l'Utah, passage obligé dans les grandes villes européennes de Paris, Montpelier, Genève) avant de gagner la ville de Jackson-Wyoming, porte d'entrée des Grand Tétons (souvenir de trappeurs Canadiens imaginatifs et contemplatifs face aux pics enneigés qu'ils avaient en face d'eux...de quoi réchauffer l'ambiance) où nous passerons une bonne journée en pleine nature avec des premiers contacts nous l'espérons avec élans, Wapitis, bisons, et peut être Grizzli... Puis cap au nord à nouveau car comme il est indiqué dans de nombreux guides et récits de voyages, les Tétons constituent les Champs Elysées qui mènent au jardin d'Eden: le parc national de Yellowstone...nous avions pensé nous y rendre plus tard, mais 2012 approchant, les photos risqueraient d'être un peu ratées à ce moment là, éruptions cataclysmiques oblige... Quatre bonnes journées nous donneront déjà un bon aperçu, nous l’espérons, des merveilles de cet endroit et de ce qui se déroule juste sous nos pieds...à moins de 5 km sous terre à cet endroit! Gardiner dans le nord du parc nous permettra de poser les pieds dans le Montana et Cody, capitale mondiale du rodéo, sera notre porte de sortie du coté Est du parc. Nous filerons alors déjà vers le Dakota du Sud non sans faire une halte en cours de route au Devils Tower et dans la charmante petite bourgade de Deadwood: celles et ceux qui sont amateurs de série télévisées pourront vous confirmer qu'il s'en est passé des choses dans ce coin...on a sacrément gratté pour chercher un petit métal jaune très couru!!! Le Dakota du sud c'est aussi des Badlands (traduisez des mauvaises terres ou rien ne pousse, si ce n'est quelques tipis indiens), un très beau parc animalier (Custer park), mais aussi une satue équestre monumentale de Crazy Horse faisant concurrence directes à celles toutes proches au Mont Rushmore, -mais bien moins hautes- des 4 présidents américains, symboles de la conquête de l'ouest... Deux journées ne seront pas de trop pour découvrir tout ce coin mais il sera alors temps de redescendre vers le Colorado non sans avoir fait nous l'espérons une petite incursion de dernière minute dans les Rocheuses toutes proches...une petite friandise avant le retour!!!

Voilà donc le prélude à notre nouvelle aventure.
Jeudi 13 Mai : Première carte postale du pays de l'oncle Sam :
Levés à 6h30, nous partons à 7h45. Nous patientons un bon moment pour nous enregistrer et prendre notre vol... qui est retardé bien sûr : en effet certains bagages en soute n’ont toujours pas trouvé de propriétaire !!! Le vol est cependant très agréable avec de nouveaux écrans tactiles et un grand choix de films et documentaires. Malgré l’estampillage Air France, la nourriture est pas mal non plus. Une fois arrivés à Atlanta, dans un aéroport surdimensionné, nous passons l'immigration : une bonne heure d'attente, mais vu le nombre de passagers débarqués, une heure reste une attente plus que correcte. Nous prenons ensuite le train

...non pas pour changer de ville mais tout simplement pour rejoindre notre Concourse-Terminal. Sept heures d'attente, une bière et un repas plus tard, nous prenons notre correspondance pour Denver. Comme les avions sont des charters locaux (Delta Airlines, le Easyjet du coin) l’économie est à l’honneur, les gens se plaçant où ils veulent…À cette heure là, l’ambiance est franchement assez irréelle : il ne manque que la voix de l’hôtesse pour annoncer que nous venons de plonger dans la quatrième dimension... La fatigue aidant nous piquons néanmoins rapidement du nez –heureusement cela ne concernera que les passagers et pas l’avion- et nous réveillons plus de trois heures plus tard à Denver, avec deux heures de décalage en plus, soit tout de même huit heures dans la journée !!! De nouveau nous prenons le train pour changer de terminal puis nous appelons notre hôtel pour faire venir la navette…Un sacré chalenge pour cette première journée !
Petit aperçu de l’intérieur d’un des terminaux :

Vendredi 14 mai :
Aujourd’hui c’est journée préparation: récupération de la voiture et achats « spécial rando ». Question voiture, nous avons eu la main heureuse : nous étions passés par Locationdevoiture.fr qui sous-traite avec Drive FTI qui eux mêmes passent par Alamo. Nous avions demandé un SUV standard suivant les conseils que nous avions reçus sur ce salon. Le problème étant que l’on réserve une classe de voitures et non un modèle… Mais une fois sur place les choses se déroulent on ne peut mieux : la préposée du parking très sympathique fini par nous trouver parmi les voitures retournées LA voiture que nous souhaitions (enfin la deuxième sur notre liste), à savoir une Ford Explorer!!!! La Ford explorer on peut rouler partout avec, on peut y mettre 10 personnes (ou presque), on peut y manger, y boire, y dormir...bref nous sommes TRES heureux d'avoir eu ce modèle!!!!

Maintenant parés pour la route, nous nous rendons immédiatement au Outdoor World de Denver que nous a conseillé Sedonax, à savoir le paradis des randonneurs, des pêcheurs, des chasseurs, des grands et des petits...

Une fois n’est pas coutume, c’est le choc culturel: c'est immense (mais bon ça on s'y attend aux USA), mais c'est surtout une vraie aventure de s'y balader...on pénètre par une grande porte gardée, comme les cadis, par les ours.

Au rayon pêche d'immenses poissons sont accrochés, des chats sauvages, des bisons et des randonneurs trônent au dessus des cabines d'essayage, une tête de cerf orne le dessus de l'ascenseur dont le fond s’ouvre sur un immense aquarium...


A Outdoor World on trouve tout ce que l'on cherche –même des vendeurs souriants et disponibles continuellement pour vous renseigner- et même plus pour toutes les activités: chasse, pêche, rando, ...bref nous y passons beaucoup de temps mais nous avions une bonne liste de courses et l’avenir nous montrera que nous avons bien fait passer ces heures à chercher tout ce qu’il nous fallait. Repas au très bon restaurant du Outdoor world près d’une immense FAUSSE cheminée en observant un VRAI plongeur nettoyer l’aquarium du restaurant. 37$ (prix indiqué pour à deux à chaque fois) avec steak-poulet-bières (premières Samuel Adams)-cafés.

En sortant à 16h les trombes d’eau finissent de nous refroidir après la note des courses...même au pays du shopping rien n'est encore gratuit... Après les très gros embouteillages à la sortie de Denver, la pluie nous rattrape et même nous précède tout le long de la longue route du sud qui nous mène aux Dunes. La nuit tombe sur le Colorado quand nous réussissons finalement à semer la pluie. Mais au sortir de la station essence de Walsenburg où nous avons stoppé pour demander notre route (je monte même dans le cockpit d’un camionneur au passage pour indiquer notre « destination finale » ), nous croisons les déneigeuses qui reviennent du col de montagne menant aux dunes...en effet nous avons la surprise de distinguer 10-15 cm sur les bas côtés de la route…finalement nous traversons sans embûches les derniers kilomètres fantômatiques et le chalenge du jour reste quand même de trouver notre lodge dans le parc des Great Sand dunes…nous sommes les derniers arrivés à 22h15 et prenons possession de notre chambre très propre mais très froide…n’ayant rien avalé depuis le midi nous nous contenterons de quelques chips et cookies pour ce soir…
Samedi 15 Mai :
C'est au petit matin (traduisez pré 06h00) que nous nous levons pour attaquer notre journée. Et comme l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, les clichés photographiques d'exception également: sur la route qui nous mène aux dunes, nous avons eu le bonheur de voir un troupeau de deux cerfs et de biches sur notre gauche, avec les dunes de sable et les monts enneigés en toile de fond...le troupeau attend bien sagement que nous ayons la gentillesse d’avancer afin de traverser la route…

Un autre troupeau peu farouche nous a accueille au parking pour le départ de notre randonnée. Une autre rencontre d'exception, les animaux étant éloignés seulement de quelques mètres...

Parés de nos blousons en Gore-tex achetés la veille (et nous ne les avons pas regretté en montant les dunes, fouettés par le vent de sable), nous traversons un petit rio glacial pieds nus. Une fois passés de l'autre coté, l’attaque de l'ascension des dunes permet de réchauffer les blocs de glace qui nous tiennent lieu de pieds. Les couleurs sont magnifiques, le dépaysement total...le contraste entre les dunes à perte de vue d’un côté et l’eau, la verdure et les sommets enneigés de l’autre est saisissant…



Une idée des distances


Après deux bonnes heures de balades, nous décidons de raccourcir notre balade car de la route nous attend. Nous reprenons la route du sud vers 10 heures. La frontière Colorado/Nouveau-Mexique passée et le gore tex remisé en voyant la température monter en flèche, nous atteignons le pont du Rio Grande très impressionnant.


Nous rejoignons ensuite le village de Taos Pueblo (vers 14h45) classé patrimoine mondial de l'Unseco. Visite intéressante avec des très belles maisons en adobe, très typiques. Une petite église de carte postale et le clocher restant d'une église détruite en représailles de la révolte des indiens pueblos finissent de nous faire voyager dans le temps et les souvenirs d’un autre âge. Nous traversons Taos, ville très touristique et faisons une courte halte en centre ville puis à l’église San Francisco de Assis.


Il est malheureusement bien trop tard (17h30) pour faire la route des églises et nous prenons donc la route la plus directe pour rejoindre Santa Fe. Sur la route, à 73km de notre destination arrêt devant une montagne similaire à Valley of the Gods (Chiripida ?), suivi d’une halte devant le Rio Grande puis devant le Camel Rock (18h45) à 20km de Santa Fe.

Nous posons les valises au El Rey Inn à 19h15, hôtel vraiment charmant.

Mauvaise nouvelle au moment de chercher pour trouver un restau sympa dans les environs : j’ai perdu mon guide du Routard…et pour couronner le tout le Lonely Planet du Yellowstone n’est plus là non plus…Après un repas tendance mexicaine, correct mais pas non plus extraordinaire, au Guadalupe (46$ avec tip), nous regagnons nos pénates.
Dimanche 16 Mai :
Aujourd'hui c’est dimanche, et pourtant nous sommes levés à 06h30. Après un très bon petit-déjeuner au El Rey Inn, nous attaquons la journée par une visite de la magnifique ville de Santa Fe et ses maisons en adobe.


Durant deux heures, nous déambulons dans les rues : en longeant le Old Santa Fe trail nous passons d’abord devant la plus vieille église des USA, la mission San Miguel

puis devant la très belle chapelle Loretto. Après avoir admiré la cathédrale St Francis

nous rejoignons la fameuse place des gouverneurs. Nous faisons le tour de la place avec un monument au centre dédié au souvenir des héros américains morts lors des batailles contre les Indiens : cette stèle sert maintenant plus au souvenir de ces conflits inutiles qui ont coûté tant de vies…

Après avoir retraversé dans le sens nord-sud la « Agua Fria », nous flânons un peu dans le fameux quartier des artistes Canyon Road, ensemble de rues très typiques et très cossues où les artistes locaux exposent leurs œuvres dans leurs jardins.



Ce n'est malheureusement pas la période où les habitants (basques émigrés?) font pendre leurs piments rouges à leurs maisons...
10h30/11h et nous voilà de nouveau sur les routes, direction Farmington au nord ouest du Nouveau-Mexique. Après avoir emprunté la grande autoroute qui mène à Albuquerque, nous bifurquons vers l’ouest 30 km avant d’atteindre cette grande ville, direction cuba ! Sur cette route, l’US64, le spectacle est au rendez-vous et c’est un feu d’artifice de teintes multicolores ou bien de canyons dissimulés qui jalonnent chaque coté de la route et ce pendant 15 minutes magiques, 30 km avant d’arriver à Cuba. Nous rejoignons cette dernière vers 12h45 et profitons de notre pause déjeuner pour nous renseigner sur la localisation exacte de Lybrook un point de vue extraordinaire que nous souhaiterions découvrir…nous passerons finalement à côté… Vers 15h nous sommes à Farmington où nous « jetons » nos affaires avant de repartir vers 15h40 en direction notre excursion du jour : les Bisti Badlands. Nous sommes partis tellement vite de l’hôtel que je m’aperçois 20 minutes plus tard que les piles de mon GPS de rando sont déchargées (il ne reste qu’une barre) or nous allons avoir vraiment besoin de cet outil pour toute la fin de l’après-midi… nous décidons donc d’utiliser au maximum les cartes que j’ai également emportées avec moi… Comme leur nom l’indique, les Badlands sont des mauvaises terres où très peu de végétation peut pousser, et la piste qui nous y conduit décourage déjà une venue trop nombreuse sur le site : nous n’allons pas nous en plaindre tant la beauté intemporelle des lieux nous saisit dès notre arrivée. Sur la piste nous croisons un photographe venu ici pour prendre quelques clichés de repérages : en effet au parking nord un campement a été installé, celui de l’équipe de tournage de Stargate !!! Il semblerait donc que les Badlands attirent même quelques touristes venus de l’espace… Sur place à 16h45, nous ne ressortirons que trois heures trente plus tard…Entre temps notre parcours lunaire nous aura amené au pied des magnifiques hoodoos




...dunes érodées et paysages lunaires lieux de croissance de champignons proprement hallucinogènes






...et enfin, pour clore le spectacle de la journée nous terminerons grâce à l’aide indispensable du GPS par la « fabrique des œufs », endroit magique, magnifique, incroyable, stupéfiant…la lumière du soir est un vrai cadeau et les roches semblent soudain reprendre vie sous nos yeux, sorte d’œufs de dinosaures fossilisés voici des millions d’années, tandis que les ombres s’allongent…


Mélange de tortue et de poule voici la pondeuse des lieux

Et voici ses œufs tout juste éclos....

Moi je dis chapeau l'artiste!!


35 minutes sont nécessaires à marche rapide pour rejoindre la voiture et 50 minutes de nuit pour rejoindre Farmington. La ville s’est parée de ses plus belles lumières mais les restaurant ont déjà éteint les leurs , il n’est que 21h15…Nous nous rabattons sur un Dennies pour 26 petits billets…
Fin de cette première partie....
Île Maurice 1 mort du Chikungunya, 77 morts pour la réunion English translation pending
voilà c'est officile l'ile maurice a eu son premier mort
Sangeet Emrit, 33 ans, porteur du chikungunya et emporté par une méningo-encéphalité
il y avait 786 cas confirmés de la maladie depuis le début de l’année dans le pays, selon le ministre de la santé (ces chiffres sont bien-sûr faux car ils connaissent des annulations pour les vacances de pâques)
Mais les urgences ont signalé rien que pour lundi 20 février que 48 cas ont été relevés
Pour l'ile de la réunion
les vrais chiffres sont enfin tombés:
Les derniers chiffres de l’Institut de veille sanitaire (InVS) font état au 19 février de 130 000 cas et de 77 décès imputables à l’épidémie de chikungunya.
“Une situation radicalement nouvelle donc, qui n’avait été anticipée et prévue par aucune thèse scientifique, selon lesquelles le chikungunya ne tuait pas”, a déclaré hier Xavier Bertrand notre Ministre à nous de la santé
Sangeet Emrit, 33 ans, porteur du chikungunya et emporté par une méningo-encéphalité
il y avait 786 cas confirmés de la maladie depuis le début de l’année dans le pays, selon le ministre de la santé (ces chiffres sont bien-sûr faux car ils connaissent des annulations pour les vacances de pâques)
Mais les urgences ont signalé rien que pour lundi 20 février que 48 cas ont été relevés
Pour l'ile de la réunion
les vrais chiffres sont enfin tombés:
Les derniers chiffres de l’Institut de veille sanitaire (InVS) font état au 19 février de 130 000 cas et de 77 décès imputables à l’épidémie de chikungunya.
“Une situation radicalement nouvelle donc, qui n’avait été anticipée et prévue par aucune thèse scientifique, selon lesquelles le chikungunya ne tuait pas”, a déclaré hier Xavier Bertrand notre Ministre à nous de la santé
Un mois dans l'Ouest Américain - En route vers Yellowstone! Partie 1 English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis un amoureux de l’Ouest Américain, de ses contrées désertiques et grandioses, de cette ambiance si particulière mêlée d’aventure et de découverte. J’adore aussi la gentillesse des américains, leur disponibilité et leur serviabilité. Pour tout dire, il m’est difficile de me dire qu’il existe un pays aussi beau et où il est aussi facile d’organiser son voyage. Alors après 3 précédents voyages (2007, 2008 et 2009), il m’était tout naturel de proposer à ma chérie de découvrir l’Ouest Américain avec moi. Je lui ai dit que « Ça serait notre plus beau voyage ! » et elle a répondu positivement à ma prétention bien placée !
Nous avons donc organisé un voyage d’un mois en insistant principalement sur 4 endroits : Page, Escalante, Moab et Yellowstone. L’objectif était de faire des endroits que je n’avais jamais faits (la liste commence sérieusement à se raccourcir) tout en restant exceptionnels. Voyageforum est pour cela une vraie mine d’or ! Alors merci à tous ceux qui réalisent des carnets sur ce site qui sont une vraie source d’inspiration !
Le voyage s’est fait à 2 pendant près de 3 semaines puis mes parents (qui visitaient la Californie) nous ont rejoints pour les 10 derniers jours afin de faire ensemble Yellowstone et Dinosaure NP.
Enfin dernière petite chose, j’ai écrit la première partie de ce carnet et ma chérie a écrit la seconde (je précise avant que l’on ne croit que je suis schyso ;-) )
Quelques chiffres pour commencer : Durée : 30 jours Distance parcourue en voiture : 11 000 km Distance parcourue à pied : environ 300 km Préparation : 1 mois et demi avant de partir. Réservation auprès du NPS pour Grand Canyon Camping du Phantom Ranch (permis nécessaire), Canyonlands White Rim Road (permis nécessaire), Dinosaur NM Echo Park Camping. Réservation pour Camping Supaï. Quelques réservations d’Hôtel surtout près des parcs nationaux (Canyonlands, Yellowstone).
J’ai fait une liste des endroits que nous avons faits en y rajoutant mes propres commentaires et une notation, bien sûr très personnelle et subjective J Je serais heureux d’en débattre avec les amateurs de l’Ouest Américain ;)
· * On aurait pu s’en passer. · ** Sympa mais pas inoubliable · *** Bien, nous avons beaucoup apprécié · **** Très bien, à faire absolument · ***** Enormes surprises ou incontournables · ****** Exceptionnel, unique au monde (Grand Canyon, Havasupaï Falls, CBS Cottonwood, White Pocket, Grand Prismatic)
La carte du parcours :

Las Vegas
Las Vegas/Strip/Vieux Las Vegas (Ballade) : ** (incontournable mais comment faire autrement ?) Red Rock canyon (Randonnée, point de vue) : ** (la ballade dans les Calico Hills est agréable, un peu de monde à cause de la proximité de Las Vegas, on peut se passer de la ballade de red Spring, 2.3 km)
Grand Canyon
Grand Canyon – South Kaibab Trail (randonnée) : ****** (des points de vue à couper le souffle, un sentier magnifique, la descente se fait par là ! 12.6 km) Grand Canyon – Bright Angel (randonnée) : ***** (la fin est terrible avec un gros sac à dos, des points d’eau aux bons endroits, la remontée se fait par là ! 16.8 km) Havasupai Falls (randonnée, baignade) : ****** (le paradis sur terre ! Le prix d’accès est scandaleux…33km)
Page
HorseShoe Bend (point de vue, ballade) : **** (Incontournable, un méandre parfait du Colorado, des falaises impressionnantes, 4km) Smockey Mountain Road/Kelly Grade (piste) : **** (l’impression d’être sur la Lune, jamais vu un contraste de couleur pareil le jour où nous y étions) Cobra Arch (randonnée) : ** (un peu déçu par l’arche qui est finalement petite, par contre il n’y a personne ! 10 km) Coyote Butte South - Cottonwood section (piste, randonnée) : ****** (la nature est capable de choses incroyables, vaut largement The Wave, 5.7 km) White Pocket (pise, ballade) : ****** (une autre planète ! 2.5 km)
Kanab
Townsite Johnson Canyon Road (visite) : ** (petite ville du far West qui a servi de décor, sympa) Willis Creek (randonnée) : *** (ballade dans un canyon traversé par une rivière. Rafraîchissant et agréable 4.6 km)
Escalante
Kodachrome State Park/Panorama Trail (randonnée) : ***** (Belle surprise que ce parc, un Must, 10 km) The Vulcano/Escalante NP (randonnée) : **** (Partir avec les coordonnées GPS ! 12.7 km) Escalante River/Escalante NP (randonnée) : ** (mérite sûrement mieux mais nous nous sommes trompés de chemin ! 11.4 km) Zebra Slot Canyon/Tunnel Slot/ Escalante NP (randonnée) : **** (très photogénique, les alentours méritent aussi le déplacement 11.7 km) Aetchi Baetchi Tower (piste, randonnée) : *** (inconnu et totalement en dehors des sentiers battus 5.7 km) Coyote Gulch (randonnée) : ***** (la plus belle randonnée de l’Ouest Américain pour certains, 24.5 km) Chimney Rock (piste, point de vue) : * (a faire si dans les environs)
Capitol Reef
Gooseneck Overlook et Sunset Overlook (ballade, point de vue, ): * (A faire si on est dans le coin, 1 km) Hickman Bridge (ballade) : *** (Arche grandiose, environnement magnifique, 3.2 km)
Hanksville
Dirty Devil Overlook (piste, point de vue) : **** (un des plus beaux points de vue de l’Ouest Américain) Leprechaun Canyon (randonnée) : **** (ludique, photogénique, surprenant 3.2 km) Hite Overlook (point de vue) : ** (à voir si on passe à côté) Road Canyon Ruins (randonnée) : **** (très belles ruines, jolies couleurs 7.2 km) Mule Canyon/House on Fire (randonnée) : **** (l’intérêt principal est photogénique 3.4 km)
Moab
Druid Arch/Chesler Park (randonnée) : ***** (Arche grandiose dans le plus beau parc pour marcher 21 km) Anticline Overlook (piste, point de vue) : **** (mérite les 100 km de détour !) Mesa Arch/ Island in the Sky (ballade) : ***** (un must 1.6 km) Whale Rock Trail/Island in the sky (ballade) : * (intérêt limité à part monter sur un rocher qui ressemble à une baleine ! 1.6 km) Upheaval Overlook/Island in the Sky (point de vue) : **** (cratère de météorite, couleurs et forme impressionnantes 1.6 km) Green River Overlook/Island in the Sky (point de vue) : **** (splendide) Aztec Bute Trail/Island in the Sky (ballade) : ** (l’accès à la 2e butte était interdit, mérite surement mieux, 1 km) False Kiva Trail/Island in the Sky (ballade, point de vue) : *** (photogénique, un petit côté mystique, 3.5 km) Shaffer Trail/Potash Road/Island in the Sky (piste) : *** (descente impressionnante, très cassante) White Rim Trail Road/Island in the Sky (piste) : ***** (une piste de 160 km, mythique, inoubliable) Zeus & Moses Trail (ballade) : ** (pour se dégourdir les jambes lorsqu’on fait la piste de White Rim Trail Road, 4 kme) Dead Horse Point (point de vue) : ***** (Grandiose) Long Canyon Road (piste) : *** (un passage légèrement technique, beaux points de vue) Corona Arch (ballade) : **** (majestueuse, nécessite peu d’effort pour y aller, 4 km) Dinosaur Track/Petroglyphes/Colorado River/Moab (ballade) : ** (à voir si on passe à côté) Hurrah Pass (Piste) : *** (bien) Mill Creek (ballade) : *** (rafraîchissant, 3 km) Survol canyonlands (Vol) : **** (Au départ de l’aéroport de Moab, inoubliable) Onion Creek/La Sal Mountains Loop/Castle Valley (Piste) : **** (des paysages très différents, un MUST. Attention une des pistes les cassantes que j’ai faite) Fisher Towers (Ballade) : *** (A faire en fin de journée, parait-il les falaises les plus rouge de l’Ouest Américain 2.7 km) Negro Bill Canyon/Morning Glory Bridge (Randonnée) : *** (facile, sympa, le pont naturel est dur à photographier, 7 km) Crystal Geyser (Visite) : **** (des couleurs magnifiques, surprenant) Buckhorn Wash Road & petroglyphs (piste) : *** (très jolis petroglyphs) Little Grand Canyon Overlook (Point de vue) : *** (le détour en vaut la peine !)
Yellowstone
Grand Teton National Park/Scenic Road (Points de vue) : **** (Chaîne de montagne majestueuse) Kepler Cascades (Point de vue) : ** (A côté de la route (entrée Sud), quel débit !) Old Faithful/Morning Glory Pool/Yellowstone (Ballade) : **** (site principal du parc, éruptions courantes, un peu trop “organisé” à notre gout, 5 km) Black Sand Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (pools avec des très jolies couleurs, 1 km) Biscuit Basin/Yellowstone (Ballade) : ***** (Magnifique, 1 km) Midway Geyser Basin/Grand Prismatic Spring/Yellowstone (Ballade) : ****** (s’il faut n’en voir qu’un ! Surtout depuis la colline en face ! 4 km) Lower Geyser Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (un décor de fin (ou de début) du monde, 0.7 km) Terrace Spring/Yellowstone (Ballade) : ** (pas essentiel, 0.2 km) Gibbon Falls/Yellowstone (Point de vue) : ** (Sur la route, à voir) Monument Geyser Basin/Yellowstone (Randonnée) : *** (je ne sais pas si cela vaut le temps passé vu toutes les autres merveilles du Parc, 4 km) Artist Paint Pot/Yellowstone (Ballade) : *** (très varié, 2 km) Norris Geyser Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (steamboat geyser est très actif, 4 km) Mammoth Hot Spring/Yellowstone (Ballade) : ***** (une des 3 choses à voir absolument avec grand prismatic et le canyon de Yellowstone, 3 km) Upper Terrace Drive/Yellowstone (Route) : **** (très intéressant) Roaring Mountain/Yellowstone (Point de vue) : * (Mouais, si on veut se dégourdir les jambes 2 min) Canyon de Yellowstone (Lower Falls, Grand View, Upper Falls, Uncle Tom trail (le début), Artist Point) /Yellowstone (Points de vue, Ballades) : **** (le canyon a des couleurs à tomber, des chutes d’eau impressionnantes, 3 km) Sulfur Calderon/Yellowstone (Point de vue) : ** (pas essentiel) Mud Vulcano/Yellowstone (Ballade) : ** (bien, 1.2 km) Strom Point trail/Yellowstone (randonnée) : *** (sympa, calme, plein de marmottes ! 3.5 km) West Thumb/Yellowstone : **** (A voir absolument, 1.5 km)
Dinosaur national Monument
Island Park Road (Piste) : *** (Piste facile, presque personne) Petroglyphes de McKee Spring (Ballade) : **** (ceux-ci et ceux d’en face sont splendides !) Island Park Overlook (Point de vue) : *** (joli point de vue mais trop « européen » pour ma part) Jone Holes trail (Randonnée) : *** (très agréable, attention aux serpents (on en a rencontré 3) 12 km) Fossiles du Quarry Exhibit : *** (impressionnant mais organisé) Sounds of Silence trail (Ballade) : *** (ballade sympa, 5km) Split Mountain Overlook (Point de vue) ** (sur la route) Josie’s Cabin (Visite) : ** (intéressant, un autre monde) Pétroglyphes (lézards) (Ballade) : *** (unique) Escalante Overlook, Canyon Overlook, Island park Overlook, Iron Spring Bench Overlook, Echo park Overlook (Points de vue) : *** (à faire) Pétroglyphes horizontaux (Ballade) : *** (surprenant) Harpers Corner trail (Ballade) : **** (très sympa et point de vue grandiose, 3.5 km) Echo Park Road (Historic Chew ranch, Pool Creek petroglyphs, Whispering Cave, Picasso Face) (Piste) : *** (sympa) Steamboat Rock Trail & Overlook (Ballade, Point de vue) : **** (Magnifique, 5 km) YampaBench Road (Castle Park, Harding Hole and Wagon Wheel Point Overlooks) (Piste) : *** (Intéressant mais un peu long)
Samedi 21 Avril
Après un vol pour Los Angeles sans encombre, nous nous empressons d’aller au loueur de voiture avec la ferme intention de trouver le véhicule adapté à notre programme. Bon, dès le début, l’hôtesse nous la fait à l’envers en nous disant qu’ils n’ont pas de 4*4 en full size mais uniquement des SUV routiers…elle nous propose de payer un supplément pour avoir un 4*4 dans la taille supérieure. De nature confiante (quoi que..) on va voir… et là ils nous sortent un veau version XXXXXL et en 4WD en plus ! Ca sent l’arnaque à plein nez : le véhicule ne doit pas appartenir à l’agence de Los Angeles et ils cherchent un pigeon pour le ramener à sa véritable agence, en plus à nos frais ! Bref, je prends les choses en main et farfouille dans l’allée. C’est vrai, il n’y a pas grand-chose, mais un écusson « trail rated » sur une Jeep Liberty avec une vrai roue de secours, 4*4 manuel et pont court, finit par me convaincre que nous avons trouvé notre monture pour le mois. Seul petit bémol, les pneus ne semblent pas être de la première jeunesse. Pas grave, nous prévoyons de faire un saut à l’agence de Las Vegas pour voir s’il y a mieux. Mais pour l’instant, nous devons décoller de Los Angeles pour rejoindre Las Vegas. Le temps a quand même tourné et nous avons de la route à faire !
A mesure que nous sortons de Los Angeles, le temps s’éclaircit. Ce n’est pas qu’il fait mauvais à Los Angeles mais la pollution créé un nuage qui oblitère en partie le soleil. Les automatismes reviennent vite : doubler par la droite, rouler 7mph au-dessus de la vitesse indiquée. Le plaisir de conduire sans stress revient tout aussi vite. La température monte progressivement et il fait 104°F à Las Vegas. Quoi ! 30°C de différence avec Paris que nous avons quitté 24H plus tôt. Humm trop bon !
L’entrée par le Strip est toujours un moment où l’on hésite entre fascination et kitsch… ah ces américains, tout dans la démesure et le superficiel…

La chambre prise (Riveria Hotel : bon rapport qualité/prix), nous filons vers Fremont Street pour aller voir le « Vieux » Vegas. Enfin vieux, c’est tout relatif car nous sommes accueillis par un spectacle son et lumière à décoiffer un chauve ! Quelle débauche de Watts !
Nous déambulons pendant 1H au milieu de personnages allant de Disney au travesti SM. Tous les goûts sont dans la nature paraît-il alors nous dirons simplement que tout participe à la fête. Ah oui, ça avait l’air aussi sympa la tyrolienne installée sur la longueur de Fremont Street. Dommage qu’il y avait autant de monde à faire la queue sinon ça nous aurait bien dit de jouer à Tarzan !




Buffet à volonté (très moyen), quelques dollars rapidement dépensés au bandit manchot et la fatigue commence à se faire sentir. Il faut dire que l’on a déjà fait le tour du cadran depuis le départ… donc nous décidons de retourner au Strip par le Bus. Ce fut interminable : 1H pour rejoindre Treasure Island ! Nous étions à deux doigts de faire notre nuit dans ce bus. Heureusement des américains excessivement bruyants nous en ont empêchés (involontairement). Nous profitons des quelques spectacles du Strip jusqu’au Bellagio et décidons d’aller rejoindre Morphée à l’Hôtel, fatigués mais heureux d’être là. Vraiment heureux !


Dimanche 22 Avril
Malgré une nuit très courte, décalage horaire et excitation nous font décoller tôt. Petit déjeuner au Deny’s … humm les pancakes et le chocolat avec crème, quel régal !
Nous filons maintenant à l’aéroport de Las Vegas pour dénicher un meilleur véhicule (ou au moins avec de meilleurs pneus). Pas de chance, le choix est aussi limité qu’à Los Angeles. Il y a bien une jolie Jeep Wrangler avec des pneus impressionnants mais le toit est en toile. Ce n’est vraiment pas l’idéal pour laisser une voiture plusieurs jours en plein désert… Pas de doute maintenant, il va falloir rouler doucement sur les pistes avec la Liberty ! Comme nous avons quelques backpacking et des nuits sous la tente, nous devons faire quelques courses (bombonnes de gaz, glacière, réchaud…). Nous trouvons un très bon magasin (Bass Pro Shops Outdoor World), un peu cher mais avec beaucoup de choix.
En prévision de la descente du Grand Canyon de demain, nous allons maintenant nous dérouiller un peu les jambes au petit parc de Red Rock Canyon situé à quelques km à l’Ouest de Las Vegas.

Premier arrêt à calico Basin pour une rapide ballade (20 min) qui consiste à aller voir une source et profiter des paysages de la partie Est du red Rock. La chaleur est déjà difficilement soutenable car il n’est pas loin de midi et la région connait des records de température.


Nous repartons vers l’entrée du parc. C’est Dimanche et il y a quand même pas mal de visiteurs qui espèrent surement échapper aux températures caniculaires (le parc est à 1 200 m d’altitude). Nous faisons la ballade qui longe les Calico Hills en regardant de temps en temps quelques personnes faire de l’escalade. Les roches « Atztec sandstone » rouges orangées tranchent magnifiquement avec les autres roches blanches et grises.
Parcours de la petite ballade
Avec le profil suivant


De retour à la voiture, nous voyons que nous n’avons plus vraiment le temps de découvrir ce parc et nous parcourons le reste de la route en voiture. En effet, nous devons rejoindre Tusayan d’ici ce soir.

La route est longue et monotone mis à part les kilomètres aux alentours du Lac Mead. Tiens il y a un nouveau pont au-dessus du barrage Hoover ! Il n’y a plus les traditionnels embouteillages lorsqu’il fallait passer sur le barrage.
Au loin, nous apercevons une fumée se dégager. Est-ce un incendie, une tornade de poussière. En s’approchant de plus près on se rend compte que c’est un incendie qui vient de la route. En effet, un camion vient juste de prendre feu et sa cargaison est en train de partir en fumée. Nous ne savons pas ce que c’est mais il y a par moment des explosions. Tous les véhicules sont arrêtés car il est impossible de passer. Au bout de 5 min, un premier 4*4 escalade le talus pour prendre l’autre voie à contre sens. A son passage une explosion plus violente se fait entendre mais ça va il passe sans problème. Puis d’autres décident de suivre son exemple. Comme nous ne sommes pas vraiment en avance nous faisons la même chose et puis c’est le premier test de franchissement pour notre véhicule. Test réussi et haut la main ! De l’autre côté, nous voyons le chauffeur qui est indemne et qui attend les pompiers.
Après plusieurs heures de route, nous arrivons à Tusayan. Nous sommes tellement fatigués que nous n’avons même pas la force de manger ! Direct au lit !
Au fait, pourquoi faisons nous Las Vegas -> Grand Canyon -> Havasupaï ? Alors que la logique aurat voulu que l’on fasse Havasupaï avant Grand Canyon… Tout simplement parce que je m’y suis pris comme un manche au moment de la réservation et que j’ai inversé les dates ! Ma petite étourderie nous aura coûté au moins 6 à 8H de route ! Je vous l’ai dit : J’ADORE conduire aux Etats Unis ! ;)
Lundi 23 Avril
Aujourd’hui c’est la descente du Grand Canyon qui nous attend ! Nous avons choisi l’option de faire la rando sur 2 jours afin de profiter un maximum de l’endroit. La rando en 1 jour est surement faisable mais cela nécessite de partir très tôt, probablement aux alentours de 4H du matin. Nous préparons les sacs en essayant de limiter au maximum le poids mais avec la tente, 4,5L d’eau chacun, la bombonne de gaz, le réchaud, sac de couchage, la nourriture pour 2 jours, les vêtements, le matériel de photo …le sac s’alourdit considérablement : entre 15 et 17 kg pour le mien ! Il faut dire aussi que nous avions mal lu les conditions d’accès à l’eau et pensions qu’il n’y avait pas d’eau au camping du phantom ranch ! D’où les 9L d’eau à 2…. Bref passons cette épisode peu glorieux de la préparation (encore un…) et attaquons nous aux 1 400 m de dénivelé négatif !
Tout d’abord, nous allons prendre des forces avec un petit déjeuner à la Cafétéria du Lodge du Grand Canyon. Puis nous prenons la navette qui nous amène au début du South Kaibab Trail. Nous démarrons doucement la marche car il nous faut nous habituer à la lourdeur des sacs et puis nous ne sommes aux Etats Unis que depuis 2 jours (pas très sérieux de faire cela si tôt après un long vol mais bon..). Cela nous laisse au moins le temps de profiter de la beauté du paysage ! Il est 9H du matin et il fait déjà chaud. Le temps est magnifique !
La carte du parcours
Profil de la descente
Profil de la remontée


Plus nous descendons et moins il y a du monde. C’est le chemin que la plupart des randonneurs prenne pour aller dormir en bas du grand Canyon car il n’y a pas d’eau sur le South Kaibab Trail, au contraire du Bright Angel qui est pris pour la remontée. Nous doublons quelques personnes qui nous font vraiment envie car elles portent un petit sac. Elles ont eu la chance de pouvoir réserver une chambre dans le Phantom Ranch, hummm. Il faut savoir que les réservations se font généralement 1 an et demi avant ! Avec notre mois et demi de préparation, nous avons même eu de la chance d’avoir déjà une place au camping du Phantom Ranch ! Le chemin offre des vues plongeantes et spectaculaires et le Colorado se dévoile de temps en temps lorsque le plateau se rapproche de la falaise.








Nous arrivons au bord du Colorado vers 14H après avoir traversé le Dark Bridge. C’est l’occasion de faire une pause bien méritée. Quel plaisir de déposer le sac à dos et d’enlever les chaussures :-) Nous ne résistons pas à l’envie de tremper nos pieds dans l’eau très très rafraichissante du Colorado. Vu d’ici le grand Canyon ressemble à un canyon normal car il est impossible d’apercevoir les rim Sud et Nord, situés 1400 m plus haut.


Après avoir monté la tente (emplacement de camping nickel), nous allons nous désaltérer, on dira plutôt se réhydrater, avec des litres de citronnade au Bar du Ranch. Tiens que m’arrive-t-il ? Je ne suis pas capable de lever le verre…en fait, j’ai tellement mal aux trapèzes à cause du sac que je suis incapable de lever les bras ! Quand on vous dit qu’on manquait de préparations ! En revenant à la tente, le « ranger » arrive et nous prend à parti pendant 30 minutes pour nous expliquer les règles d’usage du camp. On écoute sagement mais on rigole quand même intérieurement quand il nous explique que si l’on laisse un morceau de plastique à l’intérieur de la tente, on risque de se faire attaquer pendant la nuit par une horde d’animaux sauvages qui voudrait dévorer le plastique :-)
Après un succulent repas à base de nouilles déshydratées, nous allons voir le coucher de soleil sur les falaises bordant le Colorado. Quel calme ! On a surtout le sentiment d’être dans un endroit unique et reculé.


A 19H, nous nous endormons, fatigués, en espérant qu’une bande d’écureuils ne nous agresse pas pendant la nuit !
Mardi 24 Avril
Finalement et malgré les dangereux animaux rodant surement toute la nuit, notre tente est intacte et nous avons passé une superbe nuit, aidés il est vrai par une superbe fatigue ! Nous nous levons aux premiers rayons du soleil vers 5H30. Il nous faudra 1 petite heure pour tout ranger et prendre le petit déjeuner. Au moins déjà la moitié des randonneurs est déjà partie. Il faut en effet éviter la forte chaleur durant la remontée, surtout qu’il y a des records de température en ce moment (34° hier au bord du Colorado !).
Nous quittons Bright Angel Creek puis nous traversons le Silver Bridge, pont suspendu qui enjambe le Colorado. Le temps s’annonce radieux !




Le chemin longe tranquillement le Colorado (quelques montées et descentes quand même) jusqu’au début de la montée allant à Indian Garden qui s’effectue dans l’ombre (en partant tôt bien sûr) puis sous les arbres.



Il n’y a pas du tout les mêmes vues plongeantes que lors de la descente du South Kaibab Trail mais le chemin est très agréable et pas trop pentue pour l’instant. En plus, il n’y a pas grand monde ce qui est normal. Nous croisons quand même certains randonneurs partis à 4H du matin de la haut (dont un qui le faisait en courant) !


A partir d’Indian Garden les choses se compliquent et la montée devient bien plus raide. Nos pas ralentissent au fur et à mesure que nous nous rapprochons du bord du Grand Canyon et « bizarrement » le poids du sac à dos se fait de plus en plus sentir ! Heureusement, les rangers ont mis en place 3 points d’eau tous les 1.5 miles afin d’éviter de porter trop d’eau. Un système de pompe fait remonter l’eau depuis Indian Garden jusqu’aux 2 autres points d’eau situés plus haut. Les derniers lacets sont interminables mais beaucoup de touristes nous encouragent en nous voyant souffrir. C’est sympa !

A 14H30, nous effectuons nos derniers pas dans le Grand Canyon et une fois le panneau franchi nous tombons dans les bras l’un de l’autre. Nous sommes fiers de l’avoir fait. We did it ! Quel soulagement d’enlever le sac à dos en attendant le bus :-) Nous sommes quand même exténués…
La climatisation à fond dans le bus additionnée à la fatigue a raison de mes dernières forces et j’en profite pour choper la crève ! Il faut dire aussi que 45 min pour rejoindre le visitor center…c’est pas très rapide. Bref, nous récupérons la voiture qui n’a pas explosé malgré les bonbonnes de gaz qu’elle contient..oui c’était notre crainte depuis la veille d’avoir laissé la voiture au soleil avec 3 bonbonnes de gaz à l’intérieur ;) Heureusement, il fait quand même bien plus frais là-haut qu’au bord du Colorado. Nous allons étancher notre soif à la cafeteria. Humm trop bon ! Malheureusement, nous n’avons pas trop le temps de traîner car nous devons rejoindre Peach Springs ce soir.
Retour donc vers l’Ouest en profitant cette fois-ci du paysage de la route que nous avions fait de nuit 2 jours plus tôt. Nous avons choisi le motel le plus près du site de Havasupaï mais il faut avouer que ce n’est pas vraiment cela : il est cher pour la prestation offerte et en plus nous sommes seuls. Ça fait un peu comme dans les films où un jeune couple disparait dans des conditions étranges lors de son séjour dans un Motel paumé au milieu de nulle part. Un peu glauque à vrai dire…
2e inquiétude et pas des moindres : le temps annoncé pour demain n’est pas terrible et pour le surlendemain carrément abominable ! De violents orages sont annoncés d’ici 24H et nous avons prévu de faire Havasupai en 2 jours… Nous contactons le prestataire qui organise des vols en hélicoptère afin de gagner 1 journée de randonnée mais aucun vol n’est effectué demain ! Nous n’avons donc pas le choix, il va falloir effectuer la randonnée sur 1 journée, soit 35 km avec 800m de dénivelé positif et négatif ! Sur ce bonne nuit !
Mercredi 25 Avril
On se lève vers 3H30 du mat et après avoir checké une dernière fois la météo nous décidons de mettre notre plan à exécution. Nous partons du Motel à 4H et prenons la route qui mène tout droit à Hilltop. Enfin tout droit c’est vite dit car à cette heure avancée de la nuit c’est toute la famille Lapinou qui a décidé de traverser la route et de jouer à cache-cache avec les roues de la voiture ! C’est con quand même un lapin dès fois…surtout quand il a des envies de suicide !
Nous arrivons pile au moment où le jour commence à se lever vers 5H30. Le parking est plein de randonneurs ayant passé la nuit à Supai. Il y a un gardien à Hilltop pour surveiller les voitures. Nous nous équipons rapidement et partons de suite.
Une petite carte de l’itinéraire
Ce qui donne le dénivelé suivant
Le temps est très couvert mais on ne dirait pas qu’il va pleuvoir. Le canyon d’Havasu s’ouvre devant nous. Je le trouve assez majestueux avec ses hautes falaises régulières aux couleurs rougeâtres.

On distingue le labyrinthe formé par le 2e petit canyon situé à l’intérieur et qui mène au village de Supaï. Tout est là pour une journée mémorable !
Nous entamons la descente en courant car la météo annonce de possibles averses dès 9H du matin. Passés les switchbacks une longue pente conduit à l’entrée du sous canyon creusé par la rivière qui est maintenant totalement à sec. Nous marchons d’un pas très rapide et commençons à croiser les premiers randonneurs remontant dans l’autre sens. Ils nous demandent d’ailleurs s’il pleut là-haut ! Nous additionnons les kilomètres et finissons par atteindre la rivière Havasu.
L’eau est d’une limpidité incroyable, sa couleur bleu turquoise invite à la baignade ! Après 2H20 d’une marche très active nous atteignons les premières maisons du village et nous sommes au visitor center à 8H. 2H30 pour faire 13 Km, ça fait une bonne moyenne !

Nous payons les droits d’entrée : 88$ pour 2 simplement pour rentrer, sans autre prestation et pour quelques heures…on trouve cela tout simplement scandaleux ! Le paradis a un prix parait-il, les indiens l’ont bien compris !
Nous contournons le village par la droite (chemin imposé, pas le droit de traverser le village..) et arrivons aux premières chutes : Navajo Falls. Elles sont très larges et doubles. Elles ressemblent aux chutes que l’on voit dans les tableaux lumineux des restos chinois (je sais c’est une super référence !). Il y a beaucoup de végétation sur les parois des chutes formant un mur végétal à travers lequel coule l’eau.


La chute d’après est me semble-t-il nouvelle et a été créée lors de la dernière inondation. Elle est assez classique mais de toute beauté. A sa droite la rivière s’écoule à travers de larges bassins.




Nous reprenons le chemin, ce qui laissera à nos appareils photo le temps de se reposer un peu !


Au bout de 1 à 2 km un bruit assourdissant se fait entendre. Rien qu’à ce bruit nous savons que nous allons découvrir quelque chose d’exceptionnelle :-) La première vue sur Havasu fall est mémorable. Plus que la chute d’eau, c’est tout l’environnement qui donne l’impression d’arriver dans un coin du paradis : un large bassin rempli d’une eau d’une couleur irréelle qui se termine par un bassin plus petit formant une sorte de jacuzzi, une large chute tombant au milieu de coulées de roche.
A la vue de ce merveilleux spectacle nous courons littéralement. En quelques secondes nous sommes en maillot de bain et en plus l’eau est agréable ! We like it !

Nous y restons près d’une heure mais le temps nous étant compté aujourd’hui, nous décidons à regret de partir en direction de la 3e chute. Nous traversons le camping. Il y a quelques personnes mais il n’est pas vraiment plein. Les gens ne semblent pas vraiment s’inquiéter des orages qui s’annoncent (ou peut-être ne sont-ils pas au courant..).
Après 1.4 km un nouveau grondement sourd se fait entendre et nous découvrons d’en haut Mooney Fall, beaucoup plus haute que les chutes précédentes. Son mugissement est impressionnant. Nous entamons la descente en nous aidant des chaînes mais nous nous rendons compte que nous avons dépassé le temps que nous nous étions fixés pour notre départ. Il est 12H15 et nous devons en effet repartir afin d’éviter les fortes pluies orageuses annoncées pour la fin de la journée.


La remontée s’annonce dure car nous avons déjà fait 17 Km et bizarrement, à l’aller, le chemin ne nous avait pas semblé aussi pentu…
Après un petit verre rafraîchissant à Supaï nous entamons la remontée. Pour tout dire, elle me semblera interminable, surtout la partie dans le sous canyon. Et puis, nous croisons d’incessantes colonnes de mules déversant des tonnes de crottin sur tout le trajet. Ca gâche un peu la beauté du parcours, renifler toutes les 30 secondes une odeur de merde, y a quand même plus agréable !
Le temps couvert a l’avantage de nous protéger de la chaleur pendant la remontée. 20km, 25km, 30km…les muscles deviennent douloureux et il est de plus en plus difficile de marcher (du moins pour ma part). Le rythme ralentit et nous commençons à entamer nos réserves. A la sortie du sous canyon, les 2.5 derniers km de la montée finale nous attendent et je m’aide d’un bâton afin de soulager l’arrière de ma cuisse droite qui me tire à chaque appui. A la limite de mes forces, 17H25, je jette mon bâton en l’air. We did it ! 35 km, 800m de dénivelé positif et négatif. Ce fut notre Havasu marathon !
Pas le temps de traîner, nous rejoignons Flagstaff, fatigués mais heureux d’avoir vécu une superbe journée. Inoubliable !
Jeudi 26 Avril
Nous nous levons à 7H30 pour une journée de transition nous menant à Page. Le temps est vraiment mauvais, pluie et orages. On se dit qu’on a bien fait de faire havasu Falls en une seule journée. La route vers Page s’effectue pratiquement intégralement sous la pluie.
Arrivés à Page, nous prenons possession de la chambre au Motel 6 : piscine fermée, machine à glaçons en panne, lit défoncé, isolation totalement inefficace…à éviter mais on n’a pas le choix.. on a réservé 3 nuits ici !
Il est 15H et nous remarquons que les éclaircies reviennent. Nous décidons d’aller à Horseshoe bend que je connais bien (3e fois pour moi) mais c’est un peu incontournable ! Et puis nous avons l’intention de nous balader dans la partie Nord Est du site (après avoir fait la partie Sud-Ouest il y a 3 ans).
La vue sur ce méandre parfait du Colorado est toujours aussi impressionnante et les couleurs toujours aussi remarquables ! Nous nous baladons ensuite au milieu des tepees, formes tabulaires, buttes striées et en profitant toujours de vue impressionnantes. Nous effectuons une boucle qui nous reconduit à la voiture. Ce fut une ballade super agréable qui permet de s’éloigner du monde.





Le temps reste quand même menaçant mais nous décidons d’effectuer le début de la piste de Smokey Mountain Road, notamment la montée de Kelly Grade qui est la partie la plus spectaculaire de la piste et qui offre des points de vue magnifiques sur le lac Powell.





Vendredi 27 Avril
Ce matin, nous partons à 7H ! Pourquoi ? Parce que le tirage au sort pour Coyote Bute North et Coyote Bute South se situe maintenant à Kanab et non plus à la Paria Ranger Station à coté de Page. Heureusement que nous l’avons lu sur Internet pendant le voyage ! Il nous faudra quand même 1h20 pour atteindre Kanab. Bizarre d’avoir déplacé le tirage au sort la bas… Comme nous ne sommes que 6 à vouloir faire CBS il n’y a pas de tirage au sort et nous repartons avec les permis pour le lendemain.
Pour aujourd’hui, nous avons prévu de faire Cobra Arch située non loin de la Paria Ranger Station sur le plateau au-dessus de Buckskin Gulch. La piste qui mène au début du TrailHead longe Long canyon puis s’aventure au milieu d’un plateau sablonneux.
A la fin de la piste, une dame qui lit un livre sur un transat ( !) nous indique que le début de la rando est bien ici et que le chemin n’est pas évident à suivre. Nous avons un GPS de rando et une carte donc pas de soucis pour nous, ça devrait aller !

Il est 11H15 lorsque nous empruntons le chemin non balisé. La marche s’effectue principalement dans du sable mou ou du sandstone cassant et très fin. Elle ne présente pas d’intérêt particulier et est plutôt fatigante avec un enchaînement de montées et de descentes. Nous faisons un petit détour pour voir Buckskin Gulch d’en haut, mais nous n’arrivons pas à voir le fond du Canyon.
Finalement c’est très simple d’arriver à Cobra Arch qui se découvre qu’au dernier moment. Notre première réaction est de nous dire qu’elle est beaucoup plus petite que ce nous pensions. De plus elle est très peu décollée de la falaise, ce qui rend peu aisée la prise de photo. Par contre, il est vrai qu’elle ressemble à un cobra sous un certain angle.

Pas très loin au-dessus se trouve un énorme Tepee très photogénique. C’est une mise en bouche de ce qui nous attend demain à CBS.


Sur le chemin du retour nous croisons 4 magnifiques Bighorns. Je n’en avais jamais vu lors de mes 3 voyages précédents ! Ils nous observent depuis leur promontoire. Ensuite, nous filons tout droit vers la voiture que nous atteignons à 16H15.



Que dire de cette ballade ? Elle ne nous a pas semblé essentielle et il y a surement bien mieux à faire dans la région avant de faire celle-ci. Par contre, on a bien bronzé (ou cramé plutôt car il n’y a pas une seule zone d’ombre !)
Sur le retour vers Page, nous faisons un petit arrêt à la Marina pour se tremper les pieds et faisons la route longeant le lac afin de constater que le niveau du lac a bien baissé ces dernières années …

Samedi 28 Avril
Le permis pour CBS en poche, la journée s’annonce succulente ! Nous partons de Page vers 7H30 avec une petite appréhension quand même : nous avons tellement lu de commentaires sur la possibilité de s’ensabler sur les pistes du plateau des Vermillon Cliffs que nous avons choisi le chemin le plus facile et le moins sablonneux, c’est-à-dire en faisant le grand tour par le Sud.
Nous arrivons vers 10H30 à CBS (ça fait quand même 3H de route/piste…) et sans encombre. Les passages de sable mou étaient plutôt faciles. Il y a déjà 2 autres véhicules présents sur le site et un Outfitter arrive avec 2 clients américains en même temps que nous. Ils ne nous lâcheront pas de la journée (ou l’inverse) !!
Le sentier commence par une petite marche dans du sable mou jusqu’à un petit plateau avec un rocher ressemblant à un Rubik’s cube avec plein de couleurs différentes.

Nous enchainons ensuite en passant à travers des teepees aux formes extravagantes, des vagues aux striures surprenantes, des « cornets de glace ». Le site est immense et recèle d’innombrables curiosités.





A chaque fois nous pensons être arrivés au bout et on aperçoit finalement un autre ensemble de formations, ce qui nous incite à continuer l’exploration. Il faudrait bien 2 jours pour profiter pleinement du lieu surtout si on a la passion de la photographie. Il n’y a peut-être pas la finesse de The Wave mais les formes et les couleurs sont beaucoup plus diversifiées. Nous resterons au total près de 4 heures sur place avant de nous restaurer de retour à la voiture.
Encore quelques photos de cet endroit surprenant :











Nous reprenons la piste par le chemin le plus direct pour White Pocket que nous atteignons vers 15H40. La piste est légèrement cassante dans la descente avec des grosses ornières dans le sable mou. Il faut de bons amortisseurs !
L’arrivée est assez surprenante car au « parking » nous ne voyons absolument rien. Il faut franchir les dunes de sable sur une centaine de mètre pour découvrir un décor irréel. L’impression d’arriver sur une autre planète est très forte : des brain rocks blancs mélangés à des coulées de roche rouges et des vagues colorées. J’avoue n’avoir pas pu décoller mon doigt de la gâchette : près de 200 photos en 2H ! Un vrai killer !













De retour à la voiture, nous décidons de prendre la piste du Sud qui est la plus facile et permet de ressortir vers Marble Canyon. Au final et malgré nos craintes, la piste n’a pas été aussi dure que ce que nous pensions (les sac de couchages et les provisions pour 3 jours que nous avions pris au cas où ne nous ont pas servi !)
Nous retournons à Page pour la nuit.
Dimanche 29 Avril
Nous quittons la région de Page que nous avons beaucoup apprécié. Il y a tellement de choses à découvrir ici ! Nous nous levons à 6 heures et prenons la direction de Kanab. Notre projet initial était de faire la smokey Mountain Road mais nous avons finalement changé d’avis. L’arrivée dans l’Utah se fera donc par la Johnson Canyon Road !
Après quelques miles nous faisons un petit arrêt au Townsite de la Johnson Canyon Road. Cette ville fantôme est un ancien décor de cinéma. Il y a pas mal de bâtiments qui sont à terre mais tout y est : le saloon, l’église, l’épicerie, la potence… un vrai parfum de Farwest. Très sympa !




La route de la Johnson Canyon Road se termine et nous prenons à droite la piste de la Skutumpah Road. Elle est très roulante et passe au milieu de vallées de l’Escalante National Monument. Les vues sont plaisantes et reposantes même s’il n’y a rien de spectaculaire.
Nous passons devant Lick Wash que nous ne pouvons pas faire faute de temps et allons directement à Willis Creek. Il y a une dizaine de voitures sur le parking dont un énorme 4*4 (type camion du Paris Dakar) qui appartient à des allemands qui font un tour du monde. Impressionnant ! Il est vrai que nous sommes Dimanche et qu’avec la chaleur la ballade dans l’eau est très rafraîchissante.
Nous mettrons 1h30 pour faire la petite marche qui suit la rivière avec des passages au milieu de canyons étroits très photogéniques (trépied obligatoire). Nous croisons quelques groupes de jeunes et même des groupes à cheval. Le temps est très agréable aujourd’hui et c’est un vrai plaisir de profiter des passages ombragés. Nous allons jusqu’à la confluence avec un canyon de même taille venant de la gauche, pensant que les passages les plus intéressants étaient faits.









Nous reprenons la voiture pour terminer la piste et allons à Kodachrome State Park.

Au loin, Powell Point qui permet d’admirer tous les environs (fait en 2009)

Il y a très peu de personnes, pour ne pas dire personne. A noter que la Cottonwood Road est fermée en ce moment pour cause de dégradation de la piste.
En route vers Kodachrome
Nous entamons Panorama trail vers 15H30. La ballade est facile et magnifique. Nous passons près de grands Hoodoos très spectaculaires. Le chemin est super bien indiqué et permet de faire le grand tour en passant par quelques passages « secrets » et surprenants. On a adoré cette ballade. Le sentier est bien sûr défini mais il y a quand même un sentiment de liberté et de découverte, les ingrédients indispensables pour une bonne ballade. Nous ne croiserons que 4 personnes sur tout le chemin (près de 10 km). Il y a de très jolies couleurs. Le vert des arbres tranche avec le rouge et le blanc des roches.







Après un peu plus d’1h30, nous sommes de retour au parking. Nous quittons Kodachrome pour rejoindre Escalante où nous logeons au Circle D Motel. Nous prenons des pizzas à l’Escalante Outfitters (beaucoup d’attente malheureusement).
Lundi 30 Avril
Il y a 1H de plus en Utah donc 1H de moins à dormir. Ceci explique que le réveil est assez dur ce matin. De plus, le petit déjeuner prendra plus d’une heure au Circle D ! Nous finissons quand même par décoller et prendre la direction de « The Vulcano ». Nous avions étudié les différents itinéraires et nous avons finalement décidé de passer par la piste du Nord (Spencer Flat Road).
Nous commençons à 10H en rentrant les coordonnées GPS de The Vulcano et heureusement car nous ne comprendrons pas grand-chose de la carte que nous avions récupéré sur Internet ! Au bout de quelques dizaines de minutes nous nous retrouvons en effet trop à gauche et nous rectifions le tir en suivant le cap sur le GPS. Il y a plein de moqui marbles sur le chemin (petits concrétions d’oxyde de fer qui forment des toupies ou des grosses billes. Elles proviennent du Navajo Sandstone).

Le temps est agréable avec un léger vent. Après 1H45, nous atteignons The Vulcano qui est bien plus grand que ce que nous imaginions ! Par contre, à cette heure de la journée, une grande partie du sable qui compose le fond du « cratère » est dans l’ombre.
Arrivée à Vulcano


Nous décidons donc de manger et d’enchainer avec une petite sieste au soleil :-) Puis après avoir fait le tour pour profiter du lieu depuis tous les angles, nous repartons vers 13H30 en essayant de faire au plus court cette fois-ci, ce qui nous obligera à marcher une grande partie sur des plans inclinés. On mettra 1H30 pour retourner à la voiture et finir les 12.9 km.
Comme nous avons encore une petite faim, nous terminons les pizzas d’hier soir que nous avions emporté avec nous. Il est 15H15 et il nous reste encore pas mal de temps. Nous choisissons sur notre livre une petite ballade pour aller voir l’Escalante Natural Bridge.
Arrivés au parking, n’ayant pas de carte, nous demandons à 2 randonneurs le chemin à suivre pour aller voir le pont naturel (en gros faut-il descendre ou remonter la rivière ?). Suivant leurs conseils nous descendons donc la rivière… grosse erreur mais nous ne le savons pas encore ! Le sentier suit tout d’abord la rivière puis remonte un canyon sur la droite. Au bout de 1H45, nous ne trouvons toujours rien. Nous sommes pratiquement remontés jusqu’à la sortie du Canyon et pas de pont naturel en vue. Nous croisons un randonneur qui baroude sur plusieurs jours dans la région. Il nous dit qu’il a vu un pont naturel en haut d’une colline et nous montre sa photo…rien à voir avec le pont que nous cherchons ! Nous n’avons pas le choix, nous décidons de rebrousser chemin. Mais mis à part le fait de ne pas avoir trouvé le pont naturel, la ballade est très sympa en elle-même avec des passages dans la rivière, en sous-bois et dans des canyons aux falaises de sandstone. Nous sommes de retour au parking après 3H de ballade et un total de près de 12 km.

Ce n’est que de retour à l’hôtel que nous saurons qu’il fallait remonter la rivière plutôt que de la descendre ! Bref, pas une grande réussite au niveau de l’orientation !
Mardi 1 Mai
Nous nous levons à 6H45 pour prendre le petit déjeuner avec des énormes pancakes au Prospector Inn :-)
Nous prenons ce matin la piste de Hole in the Rock jusqu’au départ du sentier menant à Zebra Slot Canyon. Il est 9H15 et il y a beaucoup de vent. Le temps se dégage progressivement. Comme souvent nous ne croisons personne sur le chemin aller. La marche suit un petit wash pour arriver enfin à l’entrée du Slot Canyon. Celui-ci est très photogénique mais pas très long. Il ne faut surtout pas être trop gros !




Nous ressortons du canyon et prenons le Canyon qui monte tout de suite à gauche (barbelés à franchir) avant de redescendre dans un canyon qui rejoint l’arrière de Tunnel slot. Nous rencontrons à ce moment-là 3 américains mouillés jusqu’à la taille. Ils nous expliquent que Tunnel Slot est noyé par 1m30 d’eau croupie. Et en effet, en nous approchant, de l’entrée de Tunnel Slot nous voyons qu’il est inondé par une eau marron qui ne donne vraiment pas envie.

Nous décidons donc de ne pas traverser Tunnel Slot et de faire demi-tour en traversant le plateau pour rejoindre le sentier. Le retour se fait par le même chemin qu’à l’aller. Nous sommes de retour à 13H (environ 12km).



Nous faisons une petite pause déjeuné à la voiture et partons pour Aetschi Baetchi. Nous avons imprimé des copies d’écran depuis Google Earth pour ne pas se tromper dans les pistes à prendre. Il n’y a pas de sentier menant à la tour mais celle-ci est tellement imposante (peut-être 40 m) qu’elle se voit de très loin. Une grande partie de la marche se fait dans un wash qui slalome dans la vallée. Nous sommes vraiment impressionnés par ce hoodoo isolé au fond d’une vallée.




Les environs donnent envie d’explorer l’endroit mais nous sommes un peu fatigués aujourd’hui. Nous ferons un simple détour dans la « vallée rouge » où se trouvent quelques formes étranges dans le style de Goblin Valley.


Nous mettrons 2H pour faire les 6km de cette petite ballade hors des sentiers battus. Ce fut une bonne découverte que cet endroit. Nous retournons à Escalante pour préparer les valises et faire quelques courses.
Mercredi 2 Mai
Notre expérience avec les gros sacs à dos lors de la descente du Grand Canyon nous a un peu refroidis et on se dit que faire Coyote Gulch en 1 journée est largement faisable, il suffit de partir tôt !
Nous nous levons à 3H45 du matin sachant qu’il y a quand même 2H45 de route pour aller au trailhead depuis Escalante. A 4H15, nous démarrons sur la piste de Hole in the Rock, de nuit c’est encore plus monotone que de jour ! Finalement nous ne mettrons que 2H15 pour faire le trajet (dur dur de rester éveillé à cette heure !). Nous sommes les premiers sur place. Il y a 3 voitures de personnes qui ont passé la nuit dans le Canyon. Bientôt, un groupe de 6 septuagénaires de Los Alamos arrivent, motivés comme jamais ! On aimerait bien avoir la même pêche qu’eux dans 30 ans !
Après une petite sieste dans la voiture, nous nous motivons pour partir vers 7H. Le temps est très couvert, ça ne va pas être l’idéal pour les photos mais au moins nous n’aurons pas trop chaud. Nous essaierons en vain d’attendre une éclaircie sur Steven Arch et l’escalante River, juste avant la descente par Crack in the Wall. Après 45 min, nous abandonnons ! C’est parti donc pour le Canyon avec tout d’abord une descente amusante dans Crack in the Wall (il ne faut vraiment pas être large)


Puis la dune permet d’arriver rapidement à la petite rivière qui traverse Coyote Gulch. La randonnée maintenant est une ballade tranquille où nous alternons marche dans l’eau (excellente de surcroît) et le long du chemin. Les falaises de Sandstone sont particulièrement impressionnantes et le contraste des couleurs ocres et oranges des falaises tranchent avec le vert de la végétation.

La rivière enchaine les méandres et il faut franchir quelques cascades.




Nous passons voir Black Lagoon (pas grand intérêt selon nous), découvrons de splendides pétroglyphes et voyons Cliff Arch qui est peu décollé de la falaise mais reste quand même impressionnante.


Nous poursuivons jusqu’au pont naturel qui est très plaisant avec la rivière coulant tranquillement en dessous.

Le temps commence vraiment à s’améliorer et le soleil perce de temps en temps. A 13H50, nous arrivons au bout de notre remontée de Coyote Gulch : Jacob Hamblin Arch.

Là, les choses sérieuses commencent ! Les 6 personnes de Los Alamos sont déjà en train de faire l’ascension. Nous observons un moment leur montée et décidons de commencer aussi la nôtre. Il faut avouer que la montée est bien plus pentue que ce que nous pensions. Nous utilisons la corde de 30 mètres que nous avons avec nous afin de nous assurer. 10 min plus tard nous sommes la haut. Les américains n’ont pas beaucoup avancé mais ils avancent quand même.


La voiture se trouve à 3.4 km d’après le GPS et nous traçons tout droit à travers les buttes et les petits ravins. Le sable et le slickrock s’alternent et à 16H nous sommes de retour à la voiture, après 25km. Une bonne journée ! Maintenant, c’est 2H20 de voiture sur piste pour rentrer à Escalante. Nous faisons un petit détour à Chimney Rock sur le chemin et atterrissons au Motel Cowboy Inn. La décoration Far West est marrante et le lit est gigantesque ! C’est une bonne adresse.
Chimney Rock
La suite ci-dessous:
La partie 2 : http://voyageforum.com/...e_partie_2_D5756534/
La partie 3 : http://voyageforum.com/...e_partie_3_D5756556/
Je suis un amoureux de l’Ouest Américain, de ses contrées désertiques et grandioses, de cette ambiance si particulière mêlée d’aventure et de découverte. J’adore aussi la gentillesse des américains, leur disponibilité et leur serviabilité. Pour tout dire, il m’est difficile de me dire qu’il existe un pays aussi beau et où il est aussi facile d’organiser son voyage. Alors après 3 précédents voyages (2007, 2008 et 2009), il m’était tout naturel de proposer à ma chérie de découvrir l’Ouest Américain avec moi. Je lui ai dit que « Ça serait notre plus beau voyage ! » et elle a répondu positivement à ma prétention bien placée !
Nous avons donc organisé un voyage d’un mois en insistant principalement sur 4 endroits : Page, Escalante, Moab et Yellowstone. L’objectif était de faire des endroits que je n’avais jamais faits (la liste commence sérieusement à se raccourcir) tout en restant exceptionnels. Voyageforum est pour cela une vraie mine d’or ! Alors merci à tous ceux qui réalisent des carnets sur ce site qui sont une vraie source d’inspiration !
Le voyage s’est fait à 2 pendant près de 3 semaines puis mes parents (qui visitaient la Californie) nous ont rejoints pour les 10 derniers jours afin de faire ensemble Yellowstone et Dinosaure NP.
Enfin dernière petite chose, j’ai écrit la première partie de ce carnet et ma chérie a écrit la seconde (je précise avant que l’on ne croit que je suis schyso ;-) )
Quelques chiffres pour commencer : Durée : 30 jours Distance parcourue en voiture : 11 000 km Distance parcourue à pied : environ 300 km Préparation : 1 mois et demi avant de partir. Réservation auprès du NPS pour Grand Canyon Camping du Phantom Ranch (permis nécessaire), Canyonlands White Rim Road (permis nécessaire), Dinosaur NM Echo Park Camping. Réservation pour Camping Supaï. Quelques réservations d’Hôtel surtout près des parcs nationaux (Canyonlands, Yellowstone).
J’ai fait une liste des endroits que nous avons faits en y rajoutant mes propres commentaires et une notation, bien sûr très personnelle et subjective J Je serais heureux d’en débattre avec les amateurs de l’Ouest Américain ;)
· * On aurait pu s’en passer. · ** Sympa mais pas inoubliable · *** Bien, nous avons beaucoup apprécié · **** Très bien, à faire absolument · ***** Enormes surprises ou incontournables · ****** Exceptionnel, unique au monde (Grand Canyon, Havasupaï Falls, CBS Cottonwood, White Pocket, Grand Prismatic)
La carte du parcours :

Las Vegas
Las Vegas/Strip/Vieux Las Vegas (Ballade) : ** (incontournable mais comment faire autrement ?) Red Rock canyon (Randonnée, point de vue) : ** (la ballade dans les Calico Hills est agréable, un peu de monde à cause de la proximité de Las Vegas, on peut se passer de la ballade de red Spring, 2.3 km)
Grand Canyon
Grand Canyon – South Kaibab Trail (randonnée) : ****** (des points de vue à couper le souffle, un sentier magnifique, la descente se fait par là ! 12.6 km) Grand Canyon – Bright Angel (randonnée) : ***** (la fin est terrible avec un gros sac à dos, des points d’eau aux bons endroits, la remontée se fait par là ! 16.8 km) Havasupai Falls (randonnée, baignade) : ****** (le paradis sur terre ! Le prix d’accès est scandaleux…33km)
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HorseShoe Bend (point de vue, ballade) : **** (Incontournable, un méandre parfait du Colorado, des falaises impressionnantes, 4km) Smockey Mountain Road/Kelly Grade (piste) : **** (l’impression d’être sur la Lune, jamais vu un contraste de couleur pareil le jour où nous y étions) Cobra Arch (randonnée) : ** (un peu déçu par l’arche qui est finalement petite, par contre il n’y a personne ! 10 km) Coyote Butte South - Cottonwood section (piste, randonnée) : ****** (la nature est capable de choses incroyables, vaut largement The Wave, 5.7 km) White Pocket (pise, ballade) : ****** (une autre planète ! 2.5 km)
Kanab
Townsite Johnson Canyon Road (visite) : ** (petite ville du far West qui a servi de décor, sympa) Willis Creek (randonnée) : *** (ballade dans un canyon traversé par une rivière. Rafraîchissant et agréable 4.6 km)
Escalante
Kodachrome State Park/Panorama Trail (randonnée) : ***** (Belle surprise que ce parc, un Must, 10 km) The Vulcano/Escalante NP (randonnée) : **** (Partir avec les coordonnées GPS ! 12.7 km) Escalante River/Escalante NP (randonnée) : ** (mérite sûrement mieux mais nous nous sommes trompés de chemin ! 11.4 km) Zebra Slot Canyon/Tunnel Slot/ Escalante NP (randonnée) : **** (très photogénique, les alentours méritent aussi le déplacement 11.7 km) Aetchi Baetchi Tower (piste, randonnée) : *** (inconnu et totalement en dehors des sentiers battus 5.7 km) Coyote Gulch (randonnée) : ***** (la plus belle randonnée de l’Ouest Américain pour certains, 24.5 km) Chimney Rock (piste, point de vue) : * (a faire si dans les environs)
Capitol Reef
Gooseneck Overlook et Sunset Overlook (ballade, point de vue, ): * (A faire si on est dans le coin, 1 km) Hickman Bridge (ballade) : *** (Arche grandiose, environnement magnifique, 3.2 km)
Hanksville
Dirty Devil Overlook (piste, point de vue) : **** (un des plus beaux points de vue de l’Ouest Américain) Leprechaun Canyon (randonnée) : **** (ludique, photogénique, surprenant 3.2 km) Hite Overlook (point de vue) : ** (à voir si on passe à côté) Road Canyon Ruins (randonnée) : **** (très belles ruines, jolies couleurs 7.2 km) Mule Canyon/House on Fire (randonnée) : **** (l’intérêt principal est photogénique 3.4 km)
Moab
Druid Arch/Chesler Park (randonnée) : ***** (Arche grandiose dans le plus beau parc pour marcher 21 km) Anticline Overlook (piste, point de vue) : **** (mérite les 100 km de détour !) Mesa Arch/ Island in the Sky (ballade) : ***** (un must 1.6 km) Whale Rock Trail/Island in the sky (ballade) : * (intérêt limité à part monter sur un rocher qui ressemble à une baleine ! 1.6 km) Upheaval Overlook/Island in the Sky (point de vue) : **** (cratère de météorite, couleurs et forme impressionnantes 1.6 km) Green River Overlook/Island in the Sky (point de vue) : **** (splendide) Aztec Bute Trail/Island in the Sky (ballade) : ** (l’accès à la 2e butte était interdit, mérite surement mieux, 1 km) False Kiva Trail/Island in the Sky (ballade, point de vue) : *** (photogénique, un petit côté mystique, 3.5 km) Shaffer Trail/Potash Road/Island in the Sky (piste) : *** (descente impressionnante, très cassante) White Rim Trail Road/Island in the Sky (piste) : ***** (une piste de 160 km, mythique, inoubliable) Zeus & Moses Trail (ballade) : ** (pour se dégourdir les jambes lorsqu’on fait la piste de White Rim Trail Road, 4 kme) Dead Horse Point (point de vue) : ***** (Grandiose) Long Canyon Road (piste) : *** (un passage légèrement technique, beaux points de vue) Corona Arch (ballade) : **** (majestueuse, nécessite peu d’effort pour y aller, 4 km) Dinosaur Track/Petroglyphes/Colorado River/Moab (ballade) : ** (à voir si on passe à côté) Hurrah Pass (Piste) : *** (bien) Mill Creek (ballade) : *** (rafraîchissant, 3 km) Survol canyonlands (Vol) : **** (Au départ de l’aéroport de Moab, inoubliable) Onion Creek/La Sal Mountains Loop/Castle Valley (Piste) : **** (des paysages très différents, un MUST. Attention une des pistes les cassantes que j’ai faite) Fisher Towers (Ballade) : *** (A faire en fin de journée, parait-il les falaises les plus rouge de l’Ouest Américain 2.7 km) Negro Bill Canyon/Morning Glory Bridge (Randonnée) : *** (facile, sympa, le pont naturel est dur à photographier, 7 km) Crystal Geyser (Visite) : **** (des couleurs magnifiques, surprenant) Buckhorn Wash Road & petroglyphs (piste) : *** (très jolis petroglyphs) Little Grand Canyon Overlook (Point de vue) : *** (le détour en vaut la peine !)
Yellowstone
Grand Teton National Park/Scenic Road (Points de vue) : **** (Chaîne de montagne majestueuse) Kepler Cascades (Point de vue) : ** (A côté de la route (entrée Sud), quel débit !) Old Faithful/Morning Glory Pool/Yellowstone (Ballade) : **** (site principal du parc, éruptions courantes, un peu trop “organisé” à notre gout, 5 km) Black Sand Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (pools avec des très jolies couleurs, 1 km) Biscuit Basin/Yellowstone (Ballade) : ***** (Magnifique, 1 km) Midway Geyser Basin/Grand Prismatic Spring/Yellowstone (Ballade) : ****** (s’il faut n’en voir qu’un ! Surtout depuis la colline en face ! 4 km) Lower Geyser Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (un décor de fin (ou de début) du monde, 0.7 km) Terrace Spring/Yellowstone (Ballade) : ** (pas essentiel, 0.2 km) Gibbon Falls/Yellowstone (Point de vue) : ** (Sur la route, à voir) Monument Geyser Basin/Yellowstone (Randonnée) : *** (je ne sais pas si cela vaut le temps passé vu toutes les autres merveilles du Parc, 4 km) Artist Paint Pot/Yellowstone (Ballade) : *** (très varié, 2 km) Norris Geyser Basin/Yellowstone (Ballade) : **** (steamboat geyser est très actif, 4 km) Mammoth Hot Spring/Yellowstone (Ballade) : ***** (une des 3 choses à voir absolument avec grand prismatic et le canyon de Yellowstone, 3 km) Upper Terrace Drive/Yellowstone (Route) : **** (très intéressant) Roaring Mountain/Yellowstone (Point de vue) : * (Mouais, si on veut se dégourdir les jambes 2 min) Canyon de Yellowstone (Lower Falls, Grand View, Upper Falls, Uncle Tom trail (le début), Artist Point) /Yellowstone (Points de vue, Ballades) : **** (le canyon a des couleurs à tomber, des chutes d’eau impressionnantes, 3 km) Sulfur Calderon/Yellowstone (Point de vue) : ** (pas essentiel) Mud Vulcano/Yellowstone (Ballade) : ** (bien, 1.2 km) Strom Point trail/Yellowstone (randonnée) : *** (sympa, calme, plein de marmottes ! 3.5 km) West Thumb/Yellowstone : **** (A voir absolument, 1.5 km)
Dinosaur national Monument
Island Park Road (Piste) : *** (Piste facile, presque personne) Petroglyphes de McKee Spring (Ballade) : **** (ceux-ci et ceux d’en face sont splendides !) Island Park Overlook (Point de vue) : *** (joli point de vue mais trop « européen » pour ma part) Jone Holes trail (Randonnée) : *** (très agréable, attention aux serpents (on en a rencontré 3) 12 km) Fossiles du Quarry Exhibit : *** (impressionnant mais organisé) Sounds of Silence trail (Ballade) : *** (ballade sympa, 5km) Split Mountain Overlook (Point de vue) ** (sur la route) Josie’s Cabin (Visite) : ** (intéressant, un autre monde) Pétroglyphes (lézards) (Ballade) : *** (unique) Escalante Overlook, Canyon Overlook, Island park Overlook, Iron Spring Bench Overlook, Echo park Overlook (Points de vue) : *** (à faire) Pétroglyphes horizontaux (Ballade) : *** (surprenant) Harpers Corner trail (Ballade) : **** (très sympa et point de vue grandiose, 3.5 km) Echo Park Road (Historic Chew ranch, Pool Creek petroglyphs, Whispering Cave, Picasso Face) (Piste) : *** (sympa) Steamboat Rock Trail & Overlook (Ballade, Point de vue) : **** (Magnifique, 5 km) YampaBench Road (Castle Park, Harding Hole and Wagon Wheel Point Overlooks) (Piste) : *** (Intéressant mais un peu long)
Samedi 21 Avril
Après un vol pour Los Angeles sans encombre, nous nous empressons d’aller au loueur de voiture avec la ferme intention de trouver le véhicule adapté à notre programme. Bon, dès le début, l’hôtesse nous la fait à l’envers en nous disant qu’ils n’ont pas de 4*4 en full size mais uniquement des SUV routiers…elle nous propose de payer un supplément pour avoir un 4*4 dans la taille supérieure. De nature confiante (quoi que..) on va voir… et là ils nous sortent un veau version XXXXXL et en 4WD en plus ! Ca sent l’arnaque à plein nez : le véhicule ne doit pas appartenir à l’agence de Los Angeles et ils cherchent un pigeon pour le ramener à sa véritable agence, en plus à nos frais ! Bref, je prends les choses en main et farfouille dans l’allée. C’est vrai, il n’y a pas grand-chose, mais un écusson « trail rated » sur une Jeep Liberty avec une vrai roue de secours, 4*4 manuel et pont court, finit par me convaincre que nous avons trouvé notre monture pour le mois. Seul petit bémol, les pneus ne semblent pas être de la première jeunesse. Pas grave, nous prévoyons de faire un saut à l’agence de Las Vegas pour voir s’il y a mieux. Mais pour l’instant, nous devons décoller de Los Angeles pour rejoindre Las Vegas. Le temps a quand même tourné et nous avons de la route à faire !
A mesure que nous sortons de Los Angeles, le temps s’éclaircit. Ce n’est pas qu’il fait mauvais à Los Angeles mais la pollution créé un nuage qui oblitère en partie le soleil. Les automatismes reviennent vite : doubler par la droite, rouler 7mph au-dessus de la vitesse indiquée. Le plaisir de conduire sans stress revient tout aussi vite. La température monte progressivement et il fait 104°F à Las Vegas. Quoi ! 30°C de différence avec Paris que nous avons quitté 24H plus tôt. Humm trop bon !
L’entrée par le Strip est toujours un moment où l’on hésite entre fascination et kitsch… ah ces américains, tout dans la démesure et le superficiel…

La chambre prise (Riveria Hotel : bon rapport qualité/prix), nous filons vers Fremont Street pour aller voir le « Vieux » Vegas. Enfin vieux, c’est tout relatif car nous sommes accueillis par un spectacle son et lumière à décoiffer un chauve ! Quelle débauche de Watts !
Nous déambulons pendant 1H au milieu de personnages allant de Disney au travesti SM. Tous les goûts sont dans la nature paraît-il alors nous dirons simplement que tout participe à la fête. Ah oui, ça avait l’air aussi sympa la tyrolienne installée sur la longueur de Fremont Street. Dommage qu’il y avait autant de monde à faire la queue sinon ça nous aurait bien dit de jouer à Tarzan !




Buffet à volonté (très moyen), quelques dollars rapidement dépensés au bandit manchot et la fatigue commence à se faire sentir. Il faut dire que l’on a déjà fait le tour du cadran depuis le départ… donc nous décidons de retourner au Strip par le Bus. Ce fut interminable : 1H pour rejoindre Treasure Island ! Nous étions à deux doigts de faire notre nuit dans ce bus. Heureusement des américains excessivement bruyants nous en ont empêchés (involontairement). Nous profitons des quelques spectacles du Strip jusqu’au Bellagio et décidons d’aller rejoindre Morphée à l’Hôtel, fatigués mais heureux d’être là. Vraiment heureux !


Dimanche 22 Avril
Malgré une nuit très courte, décalage horaire et excitation nous font décoller tôt. Petit déjeuner au Deny’s … humm les pancakes et le chocolat avec crème, quel régal !
Nous filons maintenant à l’aéroport de Las Vegas pour dénicher un meilleur véhicule (ou au moins avec de meilleurs pneus). Pas de chance, le choix est aussi limité qu’à Los Angeles. Il y a bien une jolie Jeep Wrangler avec des pneus impressionnants mais le toit est en toile. Ce n’est vraiment pas l’idéal pour laisser une voiture plusieurs jours en plein désert… Pas de doute maintenant, il va falloir rouler doucement sur les pistes avec la Liberty ! Comme nous avons quelques backpacking et des nuits sous la tente, nous devons faire quelques courses (bombonnes de gaz, glacière, réchaud…). Nous trouvons un très bon magasin (Bass Pro Shops Outdoor World), un peu cher mais avec beaucoup de choix.
En prévision de la descente du Grand Canyon de demain, nous allons maintenant nous dérouiller un peu les jambes au petit parc de Red Rock Canyon situé à quelques km à l’Ouest de Las Vegas.

Premier arrêt à calico Basin pour une rapide ballade (20 min) qui consiste à aller voir une source et profiter des paysages de la partie Est du red Rock. La chaleur est déjà difficilement soutenable car il n’est pas loin de midi et la région connait des records de température.


Nous repartons vers l’entrée du parc. C’est Dimanche et il y a quand même pas mal de visiteurs qui espèrent surement échapper aux températures caniculaires (le parc est à 1 200 m d’altitude). Nous faisons la ballade qui longe les Calico Hills en regardant de temps en temps quelques personnes faire de l’escalade. Les roches « Atztec sandstone » rouges orangées tranchent magnifiquement avec les autres roches blanches et grises.
Parcours de la petite ballade
Avec le profil suivant

De retour à la voiture, nous voyons que nous n’avons plus vraiment le temps de découvrir ce parc et nous parcourons le reste de la route en voiture. En effet, nous devons rejoindre Tusayan d’ici ce soir.

La route est longue et monotone mis à part les kilomètres aux alentours du Lac Mead. Tiens il y a un nouveau pont au-dessus du barrage Hoover ! Il n’y a plus les traditionnels embouteillages lorsqu’il fallait passer sur le barrage.
Au loin, nous apercevons une fumée se dégager. Est-ce un incendie, une tornade de poussière. En s’approchant de plus près on se rend compte que c’est un incendie qui vient de la route. En effet, un camion vient juste de prendre feu et sa cargaison est en train de partir en fumée. Nous ne savons pas ce que c’est mais il y a par moment des explosions. Tous les véhicules sont arrêtés car il est impossible de passer. Au bout de 5 min, un premier 4*4 escalade le talus pour prendre l’autre voie à contre sens. A son passage une explosion plus violente se fait entendre mais ça va il passe sans problème. Puis d’autres décident de suivre son exemple. Comme nous ne sommes pas vraiment en avance nous faisons la même chose et puis c’est le premier test de franchissement pour notre véhicule. Test réussi et haut la main ! De l’autre côté, nous voyons le chauffeur qui est indemne et qui attend les pompiers.
Après plusieurs heures de route, nous arrivons à Tusayan. Nous sommes tellement fatigués que nous n’avons même pas la force de manger ! Direct au lit !
Au fait, pourquoi faisons nous Las Vegas -> Grand Canyon -> Havasupaï ? Alors que la logique aurat voulu que l’on fasse Havasupaï avant Grand Canyon… Tout simplement parce que je m’y suis pris comme un manche au moment de la réservation et que j’ai inversé les dates ! Ma petite étourderie nous aura coûté au moins 6 à 8H de route ! Je vous l’ai dit : J’ADORE conduire aux Etats Unis ! ;)
Lundi 23 Avril
Aujourd’hui c’est la descente du Grand Canyon qui nous attend ! Nous avons choisi l’option de faire la rando sur 2 jours afin de profiter un maximum de l’endroit. La rando en 1 jour est surement faisable mais cela nécessite de partir très tôt, probablement aux alentours de 4H du matin. Nous préparons les sacs en essayant de limiter au maximum le poids mais avec la tente, 4,5L d’eau chacun, la bombonne de gaz, le réchaud, sac de couchage, la nourriture pour 2 jours, les vêtements, le matériel de photo …le sac s’alourdit considérablement : entre 15 et 17 kg pour le mien ! Il faut dire aussi que nous avions mal lu les conditions d’accès à l’eau et pensions qu’il n’y avait pas d’eau au camping du phantom ranch ! D’où les 9L d’eau à 2…. Bref passons cette épisode peu glorieux de la préparation (encore un…) et attaquons nous aux 1 400 m de dénivelé négatif !
Tout d’abord, nous allons prendre des forces avec un petit déjeuner à la Cafétéria du Lodge du Grand Canyon. Puis nous prenons la navette qui nous amène au début du South Kaibab Trail. Nous démarrons doucement la marche car il nous faut nous habituer à la lourdeur des sacs et puis nous ne sommes aux Etats Unis que depuis 2 jours (pas très sérieux de faire cela si tôt après un long vol mais bon..). Cela nous laisse au moins le temps de profiter de la beauté du paysage ! Il est 9H du matin et il fait déjà chaud. Le temps est magnifique !
La carte du parcours
Profil de la descente
Profil de la remontée

Plus nous descendons et moins il y a du monde. C’est le chemin que la plupart des randonneurs prenne pour aller dormir en bas du grand Canyon car il n’y a pas d’eau sur le South Kaibab Trail, au contraire du Bright Angel qui est pris pour la remontée. Nous doublons quelques personnes qui nous font vraiment envie car elles portent un petit sac. Elles ont eu la chance de pouvoir réserver une chambre dans le Phantom Ranch, hummm. Il faut savoir que les réservations se font généralement 1 an et demi avant ! Avec notre mois et demi de préparation, nous avons même eu de la chance d’avoir déjà une place au camping du Phantom Ranch ! Le chemin offre des vues plongeantes et spectaculaires et le Colorado se dévoile de temps en temps lorsque le plateau se rapproche de la falaise.








Nous arrivons au bord du Colorado vers 14H après avoir traversé le Dark Bridge. C’est l’occasion de faire une pause bien méritée. Quel plaisir de déposer le sac à dos et d’enlever les chaussures :-) Nous ne résistons pas à l’envie de tremper nos pieds dans l’eau très très rafraichissante du Colorado. Vu d’ici le grand Canyon ressemble à un canyon normal car il est impossible d’apercevoir les rim Sud et Nord, situés 1400 m plus haut.


Après avoir monté la tente (emplacement de camping nickel), nous allons nous désaltérer, on dira plutôt se réhydrater, avec des litres de citronnade au Bar du Ranch. Tiens que m’arrive-t-il ? Je ne suis pas capable de lever le verre…en fait, j’ai tellement mal aux trapèzes à cause du sac que je suis incapable de lever les bras ! Quand on vous dit qu’on manquait de préparations ! En revenant à la tente, le « ranger » arrive et nous prend à parti pendant 30 minutes pour nous expliquer les règles d’usage du camp. On écoute sagement mais on rigole quand même intérieurement quand il nous explique que si l’on laisse un morceau de plastique à l’intérieur de la tente, on risque de se faire attaquer pendant la nuit par une horde d’animaux sauvages qui voudrait dévorer le plastique :-)
Après un succulent repas à base de nouilles déshydratées, nous allons voir le coucher de soleil sur les falaises bordant le Colorado. Quel calme ! On a surtout le sentiment d’être dans un endroit unique et reculé.


A 19H, nous nous endormons, fatigués, en espérant qu’une bande d’écureuils ne nous agresse pas pendant la nuit !
Mardi 24 Avril
Finalement et malgré les dangereux animaux rodant surement toute la nuit, notre tente est intacte et nous avons passé une superbe nuit, aidés il est vrai par une superbe fatigue ! Nous nous levons aux premiers rayons du soleil vers 5H30. Il nous faudra 1 petite heure pour tout ranger et prendre le petit déjeuner. Au moins déjà la moitié des randonneurs est déjà partie. Il faut en effet éviter la forte chaleur durant la remontée, surtout qu’il y a des records de température en ce moment (34° hier au bord du Colorado !).
Nous quittons Bright Angel Creek puis nous traversons le Silver Bridge, pont suspendu qui enjambe le Colorado. Le temps s’annonce radieux !




Le chemin longe tranquillement le Colorado (quelques montées et descentes quand même) jusqu’au début de la montée allant à Indian Garden qui s’effectue dans l’ombre (en partant tôt bien sûr) puis sous les arbres.



Il n’y a pas du tout les mêmes vues plongeantes que lors de la descente du South Kaibab Trail mais le chemin est très agréable et pas trop pentue pour l’instant. En plus, il n’y a pas grand monde ce qui est normal. Nous croisons quand même certains randonneurs partis à 4H du matin de la haut (dont un qui le faisait en courant) !


A partir d’Indian Garden les choses se compliquent et la montée devient bien plus raide. Nos pas ralentissent au fur et à mesure que nous nous rapprochons du bord du Grand Canyon et « bizarrement » le poids du sac à dos se fait de plus en plus sentir ! Heureusement, les rangers ont mis en place 3 points d’eau tous les 1.5 miles afin d’éviter de porter trop d’eau. Un système de pompe fait remonter l’eau depuis Indian Garden jusqu’aux 2 autres points d’eau situés plus haut. Les derniers lacets sont interminables mais beaucoup de touristes nous encouragent en nous voyant souffrir. C’est sympa !

A 14H30, nous effectuons nos derniers pas dans le Grand Canyon et une fois le panneau franchi nous tombons dans les bras l’un de l’autre. Nous sommes fiers de l’avoir fait. We did it ! Quel soulagement d’enlever le sac à dos en attendant le bus :-) Nous sommes quand même exténués…
La climatisation à fond dans le bus additionnée à la fatigue a raison de mes dernières forces et j’en profite pour choper la crève ! Il faut dire aussi que 45 min pour rejoindre le visitor center…c’est pas très rapide. Bref, nous récupérons la voiture qui n’a pas explosé malgré les bonbonnes de gaz qu’elle contient..oui c’était notre crainte depuis la veille d’avoir laissé la voiture au soleil avec 3 bonbonnes de gaz à l’intérieur ;) Heureusement, il fait quand même bien plus frais là-haut qu’au bord du Colorado. Nous allons étancher notre soif à la cafeteria. Humm trop bon ! Malheureusement, nous n’avons pas trop le temps de traîner car nous devons rejoindre Peach Springs ce soir.
Retour donc vers l’Ouest en profitant cette fois-ci du paysage de la route que nous avions fait de nuit 2 jours plus tôt. Nous avons choisi le motel le plus près du site de Havasupaï mais il faut avouer que ce n’est pas vraiment cela : il est cher pour la prestation offerte et en plus nous sommes seuls. Ça fait un peu comme dans les films où un jeune couple disparait dans des conditions étranges lors de son séjour dans un Motel paumé au milieu de nulle part. Un peu glauque à vrai dire…
2e inquiétude et pas des moindres : le temps annoncé pour demain n’est pas terrible et pour le surlendemain carrément abominable ! De violents orages sont annoncés d’ici 24H et nous avons prévu de faire Havasupai en 2 jours… Nous contactons le prestataire qui organise des vols en hélicoptère afin de gagner 1 journée de randonnée mais aucun vol n’est effectué demain ! Nous n’avons donc pas le choix, il va falloir effectuer la randonnée sur 1 journée, soit 35 km avec 800m de dénivelé positif et négatif ! Sur ce bonne nuit !
Mercredi 25 Avril
On se lève vers 3H30 du mat et après avoir checké une dernière fois la météo nous décidons de mettre notre plan à exécution. Nous partons du Motel à 4H et prenons la route qui mène tout droit à Hilltop. Enfin tout droit c’est vite dit car à cette heure avancée de la nuit c’est toute la famille Lapinou qui a décidé de traverser la route et de jouer à cache-cache avec les roues de la voiture ! C’est con quand même un lapin dès fois…surtout quand il a des envies de suicide !
Nous arrivons pile au moment où le jour commence à se lever vers 5H30. Le parking est plein de randonneurs ayant passé la nuit à Supai. Il y a un gardien à Hilltop pour surveiller les voitures. Nous nous équipons rapidement et partons de suite.
Une petite carte de l’itinéraire
Ce qui donne le dénivelé suivantLe temps est très couvert mais on ne dirait pas qu’il va pleuvoir. Le canyon d’Havasu s’ouvre devant nous. Je le trouve assez majestueux avec ses hautes falaises régulières aux couleurs rougeâtres.

On distingue le labyrinthe formé par le 2e petit canyon situé à l’intérieur et qui mène au village de Supaï. Tout est là pour une journée mémorable !
Nous entamons la descente en courant car la météo annonce de possibles averses dès 9H du matin. Passés les switchbacks une longue pente conduit à l’entrée du sous canyon creusé par la rivière qui est maintenant totalement à sec. Nous marchons d’un pas très rapide et commençons à croiser les premiers randonneurs remontant dans l’autre sens. Ils nous demandent d’ailleurs s’il pleut là-haut ! Nous additionnons les kilomètres et finissons par atteindre la rivière Havasu.
L’eau est d’une limpidité incroyable, sa couleur bleu turquoise invite à la baignade ! Après 2H20 d’une marche très active nous atteignons les premières maisons du village et nous sommes au visitor center à 8H. 2H30 pour faire 13 Km, ça fait une bonne moyenne !

Nous payons les droits d’entrée : 88$ pour 2 simplement pour rentrer, sans autre prestation et pour quelques heures…on trouve cela tout simplement scandaleux ! Le paradis a un prix parait-il, les indiens l’ont bien compris !
Nous contournons le village par la droite (chemin imposé, pas le droit de traverser le village..) et arrivons aux premières chutes : Navajo Falls. Elles sont très larges et doubles. Elles ressemblent aux chutes que l’on voit dans les tableaux lumineux des restos chinois (je sais c’est une super référence !). Il y a beaucoup de végétation sur les parois des chutes formant un mur végétal à travers lequel coule l’eau.


La chute d’après est me semble-t-il nouvelle et a été créée lors de la dernière inondation. Elle est assez classique mais de toute beauté. A sa droite la rivière s’écoule à travers de larges bassins.




Nous reprenons le chemin, ce qui laissera à nos appareils photo le temps de se reposer un peu !


Au bout de 1 à 2 km un bruit assourdissant se fait entendre. Rien qu’à ce bruit nous savons que nous allons découvrir quelque chose d’exceptionnelle :-) La première vue sur Havasu fall est mémorable. Plus que la chute d’eau, c’est tout l’environnement qui donne l’impression d’arriver dans un coin du paradis : un large bassin rempli d’une eau d’une couleur irréelle qui se termine par un bassin plus petit formant une sorte de jacuzzi, une large chute tombant au milieu de coulées de roche.
A la vue de ce merveilleux spectacle nous courons littéralement. En quelques secondes nous sommes en maillot de bain et en plus l’eau est agréable ! We like it !

Nous y restons près d’une heure mais le temps nous étant compté aujourd’hui, nous décidons à regret de partir en direction de la 3e chute. Nous traversons le camping. Il y a quelques personnes mais il n’est pas vraiment plein. Les gens ne semblent pas vraiment s’inquiéter des orages qui s’annoncent (ou peut-être ne sont-ils pas au courant..).
Après 1.4 km un nouveau grondement sourd se fait entendre et nous découvrons d’en haut Mooney Fall, beaucoup plus haute que les chutes précédentes. Son mugissement est impressionnant. Nous entamons la descente en nous aidant des chaînes mais nous nous rendons compte que nous avons dépassé le temps que nous nous étions fixés pour notre départ. Il est 12H15 et nous devons en effet repartir afin d’éviter les fortes pluies orageuses annoncées pour la fin de la journée.


La remontée s’annonce dure car nous avons déjà fait 17 Km et bizarrement, à l’aller, le chemin ne nous avait pas semblé aussi pentu…
Après un petit verre rafraîchissant à Supaï nous entamons la remontée. Pour tout dire, elle me semblera interminable, surtout la partie dans le sous canyon. Et puis, nous croisons d’incessantes colonnes de mules déversant des tonnes de crottin sur tout le trajet. Ca gâche un peu la beauté du parcours, renifler toutes les 30 secondes une odeur de merde, y a quand même plus agréable !
Le temps couvert a l’avantage de nous protéger de la chaleur pendant la remontée. 20km, 25km, 30km…les muscles deviennent douloureux et il est de plus en plus difficile de marcher (du moins pour ma part). Le rythme ralentit et nous commençons à entamer nos réserves. A la sortie du sous canyon, les 2.5 derniers km de la montée finale nous attendent et je m’aide d’un bâton afin de soulager l’arrière de ma cuisse droite qui me tire à chaque appui. A la limite de mes forces, 17H25, je jette mon bâton en l’air. We did it ! 35 km, 800m de dénivelé positif et négatif. Ce fut notre Havasu marathon !
Pas le temps de traîner, nous rejoignons Flagstaff, fatigués mais heureux d’avoir vécu une superbe journée. Inoubliable !
Jeudi 26 Avril
Nous nous levons à 7H30 pour une journée de transition nous menant à Page. Le temps est vraiment mauvais, pluie et orages. On se dit qu’on a bien fait de faire havasu Falls en une seule journée. La route vers Page s’effectue pratiquement intégralement sous la pluie.
Arrivés à Page, nous prenons possession de la chambre au Motel 6 : piscine fermée, machine à glaçons en panne, lit défoncé, isolation totalement inefficace…à éviter mais on n’a pas le choix.. on a réservé 3 nuits ici !
Il est 15H et nous remarquons que les éclaircies reviennent. Nous décidons d’aller à Horseshoe bend que je connais bien (3e fois pour moi) mais c’est un peu incontournable ! Et puis nous avons l’intention de nous balader dans la partie Nord Est du site (après avoir fait la partie Sud-Ouest il y a 3 ans).
La vue sur ce méandre parfait du Colorado est toujours aussi impressionnante et les couleurs toujours aussi remarquables ! Nous nous baladons ensuite au milieu des tepees, formes tabulaires, buttes striées et en profitant toujours de vue impressionnantes. Nous effectuons une boucle qui nous reconduit à la voiture. Ce fut une ballade super agréable qui permet de s’éloigner du monde.





Le temps reste quand même menaçant mais nous décidons d’effectuer le début de la piste de Smokey Mountain Road, notamment la montée de Kelly Grade qui est la partie la plus spectaculaire de la piste et qui offre des points de vue magnifiques sur le lac Powell.





Vendredi 27 Avril
Ce matin, nous partons à 7H ! Pourquoi ? Parce que le tirage au sort pour Coyote Bute North et Coyote Bute South se situe maintenant à Kanab et non plus à la Paria Ranger Station à coté de Page. Heureusement que nous l’avons lu sur Internet pendant le voyage ! Il nous faudra quand même 1h20 pour atteindre Kanab. Bizarre d’avoir déplacé le tirage au sort la bas… Comme nous ne sommes que 6 à vouloir faire CBS il n’y a pas de tirage au sort et nous repartons avec les permis pour le lendemain.
Pour aujourd’hui, nous avons prévu de faire Cobra Arch située non loin de la Paria Ranger Station sur le plateau au-dessus de Buckskin Gulch. La piste qui mène au début du TrailHead longe Long canyon puis s’aventure au milieu d’un plateau sablonneux.
A la fin de la piste, une dame qui lit un livre sur un transat ( !) nous indique que le début de la rando est bien ici et que le chemin n’est pas évident à suivre. Nous avons un GPS de rando et une carte donc pas de soucis pour nous, ça devrait aller !

Il est 11H15 lorsque nous empruntons le chemin non balisé. La marche s’effectue principalement dans du sable mou ou du sandstone cassant et très fin. Elle ne présente pas d’intérêt particulier et est plutôt fatigante avec un enchaînement de montées et de descentes. Nous faisons un petit détour pour voir Buckskin Gulch d’en haut, mais nous n’arrivons pas à voir le fond du Canyon.
Finalement c’est très simple d’arriver à Cobra Arch qui se découvre qu’au dernier moment. Notre première réaction est de nous dire qu’elle est beaucoup plus petite que ce nous pensions. De plus elle est très peu décollée de la falaise, ce qui rend peu aisée la prise de photo. Par contre, il est vrai qu’elle ressemble à un cobra sous un certain angle.

Pas très loin au-dessus se trouve un énorme Tepee très photogénique. C’est une mise en bouche de ce qui nous attend demain à CBS.


Sur le chemin du retour nous croisons 4 magnifiques Bighorns. Je n’en avais jamais vu lors de mes 3 voyages précédents ! Ils nous observent depuis leur promontoire. Ensuite, nous filons tout droit vers la voiture que nous atteignons à 16H15.



Que dire de cette ballade ? Elle ne nous a pas semblé essentielle et il y a surement bien mieux à faire dans la région avant de faire celle-ci. Par contre, on a bien bronzé (ou cramé plutôt car il n’y a pas une seule zone d’ombre !)
Sur le retour vers Page, nous faisons un petit arrêt à la Marina pour se tremper les pieds et faisons la route longeant le lac afin de constater que le niveau du lac a bien baissé ces dernières années …

Samedi 28 Avril
Le permis pour CBS en poche, la journée s’annonce succulente ! Nous partons de Page vers 7H30 avec une petite appréhension quand même : nous avons tellement lu de commentaires sur la possibilité de s’ensabler sur les pistes du plateau des Vermillon Cliffs que nous avons choisi le chemin le plus facile et le moins sablonneux, c’est-à-dire en faisant le grand tour par le Sud.
Nous arrivons vers 10H30 à CBS (ça fait quand même 3H de route/piste…) et sans encombre. Les passages de sable mou étaient plutôt faciles. Il y a déjà 2 autres véhicules présents sur le site et un Outfitter arrive avec 2 clients américains en même temps que nous. Ils ne nous lâcheront pas de la journée (ou l’inverse) !!
Le sentier commence par une petite marche dans du sable mou jusqu’à un petit plateau avec un rocher ressemblant à un Rubik’s cube avec plein de couleurs différentes.

Nous enchainons ensuite en passant à travers des teepees aux formes extravagantes, des vagues aux striures surprenantes, des « cornets de glace ». Le site est immense et recèle d’innombrables curiosités.





A chaque fois nous pensons être arrivés au bout et on aperçoit finalement un autre ensemble de formations, ce qui nous incite à continuer l’exploration. Il faudrait bien 2 jours pour profiter pleinement du lieu surtout si on a la passion de la photographie. Il n’y a peut-être pas la finesse de The Wave mais les formes et les couleurs sont beaucoup plus diversifiées. Nous resterons au total près de 4 heures sur place avant de nous restaurer de retour à la voiture.
Encore quelques photos de cet endroit surprenant :











Nous reprenons la piste par le chemin le plus direct pour White Pocket que nous atteignons vers 15H40. La piste est légèrement cassante dans la descente avec des grosses ornières dans le sable mou. Il faut de bons amortisseurs !
L’arrivée est assez surprenante car au « parking » nous ne voyons absolument rien. Il faut franchir les dunes de sable sur une centaine de mètre pour découvrir un décor irréel. L’impression d’arriver sur une autre planète est très forte : des brain rocks blancs mélangés à des coulées de roche rouges et des vagues colorées. J’avoue n’avoir pas pu décoller mon doigt de la gâchette : près de 200 photos en 2H ! Un vrai killer !













De retour à la voiture, nous décidons de prendre la piste du Sud qui est la plus facile et permet de ressortir vers Marble Canyon. Au final et malgré nos craintes, la piste n’a pas été aussi dure que ce que nous pensions (les sac de couchages et les provisions pour 3 jours que nous avions pris au cas où ne nous ont pas servi !)
Nous retournons à Page pour la nuit.
Dimanche 29 Avril
Nous quittons la région de Page que nous avons beaucoup apprécié. Il y a tellement de choses à découvrir ici ! Nous nous levons à 6 heures et prenons la direction de Kanab. Notre projet initial était de faire la smokey Mountain Road mais nous avons finalement changé d’avis. L’arrivée dans l’Utah se fera donc par la Johnson Canyon Road !
Après quelques miles nous faisons un petit arrêt au Townsite de la Johnson Canyon Road. Cette ville fantôme est un ancien décor de cinéma. Il y a pas mal de bâtiments qui sont à terre mais tout y est : le saloon, l’église, l’épicerie, la potence… un vrai parfum de Farwest. Très sympa !




La route de la Johnson Canyon Road se termine et nous prenons à droite la piste de la Skutumpah Road. Elle est très roulante et passe au milieu de vallées de l’Escalante National Monument. Les vues sont plaisantes et reposantes même s’il n’y a rien de spectaculaire.
Nous passons devant Lick Wash que nous ne pouvons pas faire faute de temps et allons directement à Willis Creek. Il y a une dizaine de voitures sur le parking dont un énorme 4*4 (type camion du Paris Dakar) qui appartient à des allemands qui font un tour du monde. Impressionnant ! Il est vrai que nous sommes Dimanche et qu’avec la chaleur la ballade dans l’eau est très rafraîchissante.
Nous mettrons 1h30 pour faire la petite marche qui suit la rivière avec des passages au milieu de canyons étroits très photogéniques (trépied obligatoire). Nous croisons quelques groupes de jeunes et même des groupes à cheval. Le temps est très agréable aujourd’hui et c’est un vrai plaisir de profiter des passages ombragés. Nous allons jusqu’à la confluence avec un canyon de même taille venant de la gauche, pensant que les passages les plus intéressants étaient faits.









Nous reprenons la voiture pour terminer la piste et allons à Kodachrome State Park.

Au loin, Powell Point qui permet d’admirer tous les environs (fait en 2009)
Il y a très peu de personnes, pour ne pas dire personne. A noter que la Cottonwood Road est fermée en ce moment pour cause de dégradation de la piste.
En route vers KodachromeNous entamons Panorama trail vers 15H30. La ballade est facile et magnifique. Nous passons près de grands Hoodoos très spectaculaires. Le chemin est super bien indiqué et permet de faire le grand tour en passant par quelques passages « secrets » et surprenants. On a adoré cette ballade. Le sentier est bien sûr défini mais il y a quand même un sentiment de liberté et de découverte, les ingrédients indispensables pour une bonne ballade. Nous ne croiserons que 4 personnes sur tout le chemin (près de 10 km). Il y a de très jolies couleurs. Le vert des arbres tranche avec le rouge et le blanc des roches.







Après un peu plus d’1h30, nous sommes de retour au parking. Nous quittons Kodachrome pour rejoindre Escalante où nous logeons au Circle D Motel. Nous prenons des pizzas à l’Escalante Outfitters (beaucoup d’attente malheureusement).
Lundi 30 Avril
Il y a 1H de plus en Utah donc 1H de moins à dormir. Ceci explique que le réveil est assez dur ce matin. De plus, le petit déjeuner prendra plus d’une heure au Circle D ! Nous finissons quand même par décoller et prendre la direction de « The Vulcano ». Nous avions étudié les différents itinéraires et nous avons finalement décidé de passer par la piste du Nord (Spencer Flat Road).
Nous commençons à 10H en rentrant les coordonnées GPS de The Vulcano et heureusement car nous ne comprendrons pas grand-chose de la carte que nous avions récupéré sur Internet ! Au bout de quelques dizaines de minutes nous nous retrouvons en effet trop à gauche et nous rectifions le tir en suivant le cap sur le GPS. Il y a plein de moqui marbles sur le chemin (petits concrétions d’oxyde de fer qui forment des toupies ou des grosses billes. Elles proviennent du Navajo Sandstone).

Le temps est agréable avec un léger vent. Après 1H45, nous atteignons The Vulcano qui est bien plus grand que ce que nous imaginions ! Par contre, à cette heure de la journée, une grande partie du sable qui compose le fond du « cratère » est dans l’ombre.
Arrivée à Vulcano

Nous décidons donc de manger et d’enchainer avec une petite sieste au soleil :-) Puis après avoir fait le tour pour profiter du lieu depuis tous les angles, nous repartons vers 13H30 en essayant de faire au plus court cette fois-ci, ce qui nous obligera à marcher une grande partie sur des plans inclinés. On mettra 1H30 pour retourner à la voiture et finir les 12.9 km.
Comme nous avons encore une petite faim, nous terminons les pizzas d’hier soir que nous avions emporté avec nous. Il est 15H15 et il nous reste encore pas mal de temps. Nous choisissons sur notre livre une petite ballade pour aller voir l’Escalante Natural Bridge.
Arrivés au parking, n’ayant pas de carte, nous demandons à 2 randonneurs le chemin à suivre pour aller voir le pont naturel (en gros faut-il descendre ou remonter la rivière ?). Suivant leurs conseils nous descendons donc la rivière… grosse erreur mais nous ne le savons pas encore ! Le sentier suit tout d’abord la rivière puis remonte un canyon sur la droite. Au bout de 1H45, nous ne trouvons toujours rien. Nous sommes pratiquement remontés jusqu’à la sortie du Canyon et pas de pont naturel en vue. Nous croisons un randonneur qui baroude sur plusieurs jours dans la région. Il nous dit qu’il a vu un pont naturel en haut d’une colline et nous montre sa photo…rien à voir avec le pont que nous cherchons ! Nous n’avons pas le choix, nous décidons de rebrousser chemin. Mais mis à part le fait de ne pas avoir trouvé le pont naturel, la ballade est très sympa en elle-même avec des passages dans la rivière, en sous-bois et dans des canyons aux falaises de sandstone. Nous sommes de retour au parking après 3H de ballade et un total de près de 12 km.

Ce n’est que de retour à l’hôtel que nous saurons qu’il fallait remonter la rivière plutôt que de la descendre ! Bref, pas une grande réussite au niveau de l’orientation !
Mardi 1 Mai
Nous nous levons à 6H45 pour prendre le petit déjeuner avec des énormes pancakes au Prospector Inn :-)
Nous prenons ce matin la piste de Hole in the Rock jusqu’au départ du sentier menant à Zebra Slot Canyon. Il est 9H15 et il y a beaucoup de vent. Le temps se dégage progressivement. Comme souvent nous ne croisons personne sur le chemin aller. La marche suit un petit wash pour arriver enfin à l’entrée du Slot Canyon. Celui-ci est très photogénique mais pas très long. Il ne faut surtout pas être trop gros !




Nous ressortons du canyon et prenons le Canyon qui monte tout de suite à gauche (barbelés à franchir) avant de redescendre dans un canyon qui rejoint l’arrière de Tunnel slot. Nous rencontrons à ce moment-là 3 américains mouillés jusqu’à la taille. Ils nous expliquent que Tunnel Slot est noyé par 1m30 d’eau croupie. Et en effet, en nous approchant, de l’entrée de Tunnel Slot nous voyons qu’il est inondé par une eau marron qui ne donne vraiment pas envie.

Nous décidons donc de ne pas traverser Tunnel Slot et de faire demi-tour en traversant le plateau pour rejoindre le sentier. Le retour se fait par le même chemin qu’à l’aller. Nous sommes de retour à 13H (environ 12km).



Nous faisons une petite pause déjeuné à la voiture et partons pour Aetschi Baetchi. Nous avons imprimé des copies d’écran depuis Google Earth pour ne pas se tromper dans les pistes à prendre. Il n’y a pas de sentier menant à la tour mais celle-ci est tellement imposante (peut-être 40 m) qu’elle se voit de très loin. Une grande partie de la marche se fait dans un wash qui slalome dans la vallée. Nous sommes vraiment impressionnés par ce hoodoo isolé au fond d’une vallée.




Les environs donnent envie d’explorer l’endroit mais nous sommes un peu fatigués aujourd’hui. Nous ferons un simple détour dans la « vallée rouge » où se trouvent quelques formes étranges dans le style de Goblin Valley.


Nous mettrons 2H pour faire les 6km de cette petite ballade hors des sentiers battus. Ce fut une bonne découverte que cet endroit. Nous retournons à Escalante pour préparer les valises et faire quelques courses.
Mercredi 2 Mai
Notre expérience avec les gros sacs à dos lors de la descente du Grand Canyon nous a un peu refroidis et on se dit que faire Coyote Gulch en 1 journée est largement faisable, il suffit de partir tôt !
Nous nous levons à 3H45 du matin sachant qu’il y a quand même 2H45 de route pour aller au trailhead depuis Escalante. A 4H15, nous démarrons sur la piste de Hole in the Rock, de nuit c’est encore plus monotone que de jour ! Finalement nous ne mettrons que 2H15 pour faire le trajet (dur dur de rester éveillé à cette heure !). Nous sommes les premiers sur place. Il y a 3 voitures de personnes qui ont passé la nuit dans le Canyon. Bientôt, un groupe de 6 septuagénaires de Los Alamos arrivent, motivés comme jamais ! On aimerait bien avoir la même pêche qu’eux dans 30 ans !
Après une petite sieste dans la voiture, nous nous motivons pour partir vers 7H. Le temps est très couvert, ça ne va pas être l’idéal pour les photos mais au moins nous n’aurons pas trop chaud. Nous essaierons en vain d’attendre une éclaircie sur Steven Arch et l’escalante River, juste avant la descente par Crack in the Wall. Après 45 min, nous abandonnons ! C’est parti donc pour le Canyon avec tout d’abord une descente amusante dans Crack in the Wall (il ne faut vraiment pas être large)


Puis la dune permet d’arriver rapidement à la petite rivière qui traverse Coyote Gulch. La randonnée maintenant est une ballade tranquille où nous alternons marche dans l’eau (excellente de surcroît) et le long du chemin. Les falaises de Sandstone sont particulièrement impressionnantes et le contraste des couleurs ocres et oranges des falaises tranchent avec le vert de la végétation.

La rivière enchaine les méandres et il faut franchir quelques cascades.




Nous passons voir Black Lagoon (pas grand intérêt selon nous), découvrons de splendides pétroglyphes et voyons Cliff Arch qui est peu décollé de la falaise mais reste quand même impressionnante.


Nous poursuivons jusqu’au pont naturel qui est très plaisant avec la rivière coulant tranquillement en dessous.

Le temps commence vraiment à s’améliorer et le soleil perce de temps en temps. A 13H50, nous arrivons au bout de notre remontée de Coyote Gulch : Jacob Hamblin Arch.

Là, les choses sérieuses commencent ! Les 6 personnes de Los Alamos sont déjà en train de faire l’ascension. Nous observons un moment leur montée et décidons de commencer aussi la nôtre. Il faut avouer que la montée est bien plus pentue que ce que nous pensions. Nous utilisons la corde de 30 mètres que nous avons avec nous afin de nous assurer. 10 min plus tard nous sommes la haut. Les américains n’ont pas beaucoup avancé mais ils avancent quand même.


La voiture se trouve à 3.4 km d’après le GPS et nous traçons tout droit à travers les buttes et les petits ravins. Le sable et le slickrock s’alternent et à 16H nous sommes de retour à la voiture, après 25km. Une bonne journée ! Maintenant, c’est 2H20 de voiture sur piste pour rentrer à Escalante. Nous faisons un petit détour à Chimney Rock sur le chemin et atterrissons au Motel Cowboy Inn. La décoration Far West est marrante et le lit est gigantesque ! C’est une bonne adresse.
Chimney RockLa suite ci-dessous:
La partie 2 : http://voyageforum.com/...e_partie_2_D5756534/
La partie 3 : http://voyageforum.com/...e_partie_3_D5756556/
Carnet d'une boucle en Afrique Australe (A.F.S, Namibie, Bostwana et 1 zeste de Zambie: 1ère partie English translation pending
Ca y est !!!🙂
J'ai enfin bouclé la première partie de notre carnet de voyage. Je ne pensais pas être si prolixe mais je me suis pris au jeu de l'écriture. Mettre en mots tous ces souvenirs est également une belle façon de les revivre. A mon tour de vous faire partager notre voyage.
J'ai vainement tenté de joindre des photos....je suis trop inculte en informatique et internet pour cela, mis à part le "copier-coller" il ne faut pas trop m'en demander.🤪
PROLOGUE AU VOYAGE
Presque un an de préparation fut nécessaire pour élaborer ce voyage. En surfant sur des sites de location de 4x4 en Europe du nord, de clic en clic, je suis arrivé en Namibie, dont, je l’avoue, j’ignorai presque tout. Ce fut un choc émotionnel en voyant les images des paysages, des animaux et en lisant les premiers commentaires des précédents voyageurs.
Un conseil de famille fut rapidement décrété et je n’eus guère besoin de développer pour obtenir l’enthousiasme général. C’était décidé : la Namibie serait notre prochaine destination. La lecture des expériences de circuits individuels en 4x4 « fully equiped » nous séduit : ce sera aussi notre façon de voyager. L’équipage, dont les rôles s’affineront lors du voyage, sera composé comme suit : - ma douce dans le rôle du co-pilote, de l’intendante en chef, de la reporter-photographe et de la tirelire ; - junior, dans le rôle de l’aide de camp efficace, du magasinier roulant à l’oeil de lynx ; - votre serviteur, dans le rôle de l’agent de voyage, pilote, préposé aux feux de camp et grillades, garde du corps anti-babouin. Nous avons tenté d’embarquer d’autres moussaillons dans l’aventure mais sans succès.
Un long travail de documentaliste a alors commencé. Rapidement je découvrais « voyage forum » et arpentais le forum Namibien. De fils en aiguilles, les noms de Fish River Canyon, Sesriem, Cape Cross, Etosha me devenaient très familiers.
Google, Google earth, la fameuse Ka-maps devinrent aussi des précieux alliers.
Alors qu’une ébauche de circuit se mettait en place, je me souviens encore du soir où ma douce est venue à mes côtés, alors que j’étais rivé sur mon écran, pour me glisser candidement à l’oreille : « On sera loin des Chutes Victoria ? C’est un rêve d’enfance... » En quelques clics, elles n’étaient pas si loin …, enfin tout est relatif.
L’amplitude du trajet (de Fish River Canyon aux Chutes Victoria) et les contraintes budgétaires (le vol et la location de voiture sont moins cher pour une arrivée à Jo’burg) nous ont fait opter pour une boucle de Johannesbourg à Johannesburg en 26 jours en passant, dans l’ordre : Fish River Canyon, Sesriem, Walvis Bay, Damaraland, Etosha, Chutes Victoria et Chobe....du Sud sec au Nord plus humide, des grands espaces aux sanctuaires animaliers.
D’un naturel assez anxieux et prévoyant, j’avais décidé de tout prévoir et réserver à l’avance. Notre parcours dense ne nous permettait pas de perdre du temps à chercher sur place campsite ou lodge, et surtout, je n’avais pas envie de me voir dire « sorry, we are fully booked... » dans des endroits où il n’y a qu’une seule possibilité.
Nous avons parfois peiné pour obtenir par e-mail des réservations auprès des organismes d’Etat qui gèrent les campsites dans les grand parcs nationaux : NWR en Namibie pour Fish River Canyon, Sesriem, Etosha ; et DWNP au Botswana pour Chobe. Mais, à force de persévérance et en s’y étant pris très en avance, tout était OK.
Nous avons eu deux petits pépins de réservation : - le loueur de 4x4 initialement choisi nous a fait faux bon . Perpétuellement aux abonnés absents. - Les billets d’avion réservés sur des vols de la Qatar airline ont dû être annulés pour cause de changement de dates des vols de leur part. Mais tout est rentré dans l’ordre sans perte d’argent, si ce n’est que le tarif du nouveau loueur et les nouveaux billets d’avion (sur Emirates) étaient plus chers que ceux préalablement choisis.
Nous avons également particulièrement bien préparé nos bagages, en essayant de penser à tout (trousse à pharmacie complète, kit de réparations en tout genre, accessoires électriques pour les divers rechargements de piles et batteries en tout genre, vêtements adaptés...)
LE PERIPLE
Jeudi 31 juillet Départ à 15H00 de Roissy pour Johannesbourg via Dubai. Les 4 bagages en soute annoncent un poids de 62 kg pour 60 autorisés. L’employée d’Emirates nous adresse un sourire : pas de problème...Faudra faire attention au retour...
Concernant le déroulement du vol, il faut encore rappeler qu’Emirates est vraiment une compagnie au top, les avions et leurs équipements sont nickels. Le service à bord est également à la hauteur. L’anecdote qui suivra renforcera mon propos. L’escale à Dubaï est un peu longue, cependant il y a de quoi faire en terme de lèche-vitrine.
Vendredi 1 er août 10H40 Arrivée à l’heure prévue à Johannesburg. On récupère les bagages...1, 2, 3...et plus rien !!! Manque le 4ème. C’était un sac à dos qui contenait le moins important : duvets, serviettes de bain, Kway, claquettes en plastiques... et des provisions de base au cas où....Nous nous rendons au comptoir des litiges bagages...manifestement nous ne sommes pas les seuls. L’employé très souriant nous indique après vérification sur son écran qu’il se trouve toujours à Dubaï. Il nous dit en toute confiance qu’un avion arrive ce soir et un autre demain matin. Nous lui expliquons que nous partons dès aujourd’hui pour la Namibie et que nous ne passons que deux nuits en AFS. Ce soir, nous serons à 150 kilomètres de Jo burg ; et demain soir à 750 km !!! « Pas grave » dit-il. Il est sûr que nous le récupérons à 90%. Il note les adresses de nos deux étapes et insiste qu’ils font livrer les bagages n’importe où en Afrique du Sud. Pas convaincus, nous quittons le comptoir et allons à la rencontre d’une jeune femme sympathique qui porte une pancarte à notre nom. Après avoir échangé des Euros contre des Rands dans un des nombreux bureaux de change immédiatement situés à la sortie des Arrivées, elle nous conduit à un van qui nous emmène chez notre loueur situé à Sandton, banlieue cossue de Jo’burg. Notre chauffeur prolixe, et aussi très sympatique, nous décrit les environs. Nous discutons de la vie en Afrique du Sud, des récentes émeutes ethniques entre les noirs sud africains et les immigrés Zambiens ou Zimbabwéen, et de tout et de n’importe quoi. J’en profite pour brancher mon Tom-tom et vérifier que ma carte d’Afrique du sud fonctionne. C’est le cas. Je programme l’adresse de mon loueur pour voir. Notre chauffeur hilare nous fait prendre des raccourcis à cause des embouteillages sur les grands axes, ce qui perturbe madame Tom-tom
On arrive enfin chez notre loueur dans un quartier sécurisé : rue barrée avec barrière et garde. Tout le voisinage est fait de belles maisons ceintes de murs barbelés et électrifiés...
Nous recevons un accueil très chaleureux et acceptons avec joie le petit déjeuner qui nous attend. Nous faisons le point sur notre trajet, récupérons tous les documents du véhicule et effectuons la check-list de ce dernier, un Mitsubishi Rodéo double cab 2, 8 l Turbo Diesel. Il est dans un état impeccable, le moteur est comme neuf (mais comment font- ils ?). Je note que tout les niveaux sont au max, qu’un solide pare buffle est monté et que les pneus sont nickels. Ce sont des Bridgestones All terrain...cela aura de l’importance : nous n’avons jamais crevé et sommes passés presque partout sans dégonflage. L’équipement camping a déjà vécu mais cela ira. Un détail nous ennuie, une seule tente est montée sur le toit et il nous est proposé une tente au sol. Nous sommes catégoriques : les deux tentes sur le toit !!! Nous n’avons pas envi de visites noctures indésirables. En 10 minutes, la seconde tente est montée. On nous fait remarquer que le toit extérieur n’est pas fixé sur tous les points d’ancrage car il y a eu une erreur de conception. Le hic c’est qu’ils n’ont pas d’autre tente dans l’immédiat : tout est « on the road ». On nous indique que ce n’est pas grave car on aura pas de pluie...c’est vrai mais...on en reparlera.
Bon il est temps de partir. Après quelques kilomètres, mon cerveau intègre bien la conduite à gauche. Il faut être vigilant dans les carrefours et dans les sorties de stationnement, mais ça va. Le seul bug persistant est la confusion entre les clignotants et le lave vitre...
Tom-tom nous met sur la route et nous nous rendons à Ventersdorp, situé sur la N14 qui relie Jo burg à Upington. Cela nous rapproche un peu car l’étape du lendemain sera longue. On longe le grand township d’Alexandria où les émeutes récentes ont été si dures. La N14 est soudain fermée. Un grand détour par des petites routes non goudronnées nous remet enfin dessus. On apprendra par la suite que la route s’est affaissée et que les réparations sont longues. On arrive à Venterdorp au Mosaic B&B. Là encore un accueil chaleureux nous est fait. C’est un ranch à l’américaine, les propriétaires on aménagé des chambres dans un décor très far west. Notre chambre est immense avec des énormes lits en rondins de bois et la salle de bains est également superbe. Nous mangeons au seul resto du bourg : un Wimpy (fast food très repandu) .... La nuit est froide et on se dit que nos duvets vont nous manquer.
Samedi 2 août. Nous nous levons aux aurores..même avant l’aurore..dur dur on ressent l’effet du voyage, d’autant plus qu’une erreur d’horaire nous a fait lever une heure trop tôt !!! Le petit déjeuner est très copieux, les proprios sont là avec nous. On reprend la route en se disant qu’ils sont vraiment très sympas.
Rapidement, ça dort dans le vaisseau. Faudra être vigilant. La route goudronnée est excellente, les lignes droites sont interminables, le paysage est monotone. J’ai fait le plein en quittant Jo burg. J’ai plus de 800 km d’autonomie...on roule à 120 km/h. Alors qu’Upington est à 150 kms, je réalise que la jauge d’essence est tombée d’un seul coup...à 80 km, la réserve s’allume...Y aurait il un trou dans le réservoir ? A ce rythme on n’y arrivera pas. Depuis plus de 100 km, nous n’avons pas vu une seule ville, ni une seule station service. Je refais le film dans ma tête et me souviens que j’ai dit stop au pompiste à 1500 rands de carburant pour faire un compte rond. Peut être que le plein n’y était pas....... A 60 km un panneau annonce un restaurant-épicerie et station service !!! Ouf...il était temps. Hélas c’est fermé !! On examine la pancarte : fermé le dimanche et le samedi après midi et on est samedi..... Soudain deux jeunes qui se trouvaient dans l’enceinte de la propriété s’approchent. Ils me disent d’appeler le numéro de téléphone apposé sur la pancarte du restaurant. J’appelle et une dame très charmante me répond. Je lui explique la situation et elle me dit qu’il n’y pas de problème, que j’attende et qu’elle m’envoie rapidement quelqu’un. Quelques minutes après, un autre jeune surgit, il m’ouvre, allume la pompe et me fait le plein. Je le remercie chaleureusement et généreusement...le bonheur c’est simple comme un coup de fil... On reprend la route en se disant une nouvelle fois qu’ils sont vraiment sympas les sud africains.
Arrivés à Upington, on se rend au Nirvana . C’est un grand B&B qui est plus proche du motel de luxe. Nous avons une grande double chambre avec frigo, une belle vue sur les environs. Ils ont un très beau parc paysagé avec un petit cours d’eau aménagé avec cascades. On croirait un mini décor de Disneyland. La ville possède de nombreux magasins. On ira peut être acheter le matos perdu avant de partir, on attend encore un peu dès fois que... Le soir, on prend l’apéro sur un ponton qui surplombe le tout. Dîner en ville dans un restaurant local « Bi-Lo » qui encore une fois fait très western. Bonnes grillades, vins locaux sympas, c’est un bon endroit.
Dimanche 3 août : Après un petit déj moins copieux qu’hier, à 07H30, on s’apprête à monter dans la voiture. La réceptionniste m’appelle et me tend le téléphone. Mon interlocuteur m’explique qu’il est chauffeur coursier, qu’il m’apporte mon bagage et qu’il sera là dans 20 minutes. Incroyable !! L’homme arrive comme prévu. Il m’explique qu’il aurait pu être là hier soir mais qu’il n’a pas pu nous contacter. Il vient de faire 750 kilomètres avec un arrêt cette nuit et ..il repart pour Jo burg. Nous récupérons donc notre 4ème valise juste avant de quitter l’AFS. Chapeau Emirates !!! Nous reprenons la route, le paysage est plus agréable, cela nous rappelle la Californie. Nous apercevons nos premiers springboks et autruches ; des curieux nids d’oiseaux s’accrochent sur les poteaux électriques : certains sont énormes, tels des meules de foins. Ils sont faits par de petits oiseaux semblables aux hirondelles qui vivent en communautés dans ces nids.
On arrive enfin à Nakop : la frontière. Côté sud africain, on est bien guidé pour les formalités, les douaniers et policiers sont également sympas, il y a 3 contrôles en tout (passeports, papiers voiture puis un dernier qui inspecte la voiture). On passe le check point et on roule pendant une bonne dizaine de kilomètres...Bizarre : y a pas de poste frontière namibien ? Si, enfin, on y arrive. Il est juste avant un petit village. Là :changement de décor, c’est plus vétuste et les officiels sont moins aimables et ne font vraiment aucun effort. On est même obligé d’en réveiller un....Coût du passage : 160 N$ (env 15 euros)
Nous roulons jusqu’à Karasburg. C’est là qu’il faut s’arrêter pour s’approvisionner. On y trouve des supermarchés dont un Spar. Il y a pas mal de monde dans les rues. Ici commence de façon plus marquée un monde plus pauvre. On est souvent accosté par des quémandeurs de tous âges. Dès qu’on s’arrête, quelqu’un surgit pour garder la voiture. Nous n’aurons jamais autant distribué de pourboires, petites oboles et sourires que durant ces vacances. Pas par obligation mais plutôt naturellement, en ayant conscience que certains de nos petits gestes revêtent ici une bien plus grande importance qu’ailleurs. Nous poursuivons jusqu’à Grunau. Il n’y a pas grand chose ici hormis la poussière. Nous avons bien fait de faire nos courses avant. Après Grunau commencent les « gravel roads ». Un petit aparté à ce sujet, surtout destiné aux futurs voyageurs qui n’ont pas encore roulé là bas. La plupart des gravels sur lesquelles nous avons roulé, ( même les petites routes commençant par « D ») sont très roulantes. Les très longues lignes droites, la largeur des voies et le bon état général de la chaussée me permettaient le plus souvent une moyenne entre 105 et 115 km/h. Cependant attention : cette moyenne n’est possible qu’avec un bon 4x4 aux pneus en très bon état. Car les pièges sont nombreux et avec une berline, je n’aurai probablement pas dépassé souvent les 80 km/h (il faut en tenir compte pour la planification des trajets). La conduite est différente que sur le gourdon : plus fatigante car demandant une grande concentration ; la vision doit balayer la route à environ 25 mètres devant pour détecter les trous, dos d’âne, grosses pierres et bandes sableuses qui peuvent faire obstacle. Pas question de tenir le volant à deux doigts. La très grande longueur de certaines lignes droites ne doivent pas faire oublier que derrière une grande bosse peut se cacher un virage qui, lui, ne doit pas être négocié au delà des 80 km/h sous peine de partir en dérapage. Il m’est arrivé, notamment sur des gravels sinueuses (Kuiseb pass ou entre le Sptizkoppe et le Brandberg), de passer en mode 4x4 car la conduite était très « flottante » autrement. La semaine précédant notre arrivée, mon loueur a perdu un 4x4 suite à des tonneaux effectués en sortie de virage par un touriste européen qui a du écourter ses vacances.
Revenons à notre parcours. La direction de Fish River Canyon est bien indiquée et nous arrivons enfin au camp en début d’après- midi. A l’accueil, on nous dit de choisir notre emplacement. Nous optons pour le numéro 17, au fond du camp, à l’orée des arbustes. Il y a peu d’emplacement de libre de toute façon et le soir venu, ils seront tous remplis. Le notre ne possède pas de point d’eau immédiat mais est plus à l’écart. Le bloc sanitaire se trouve à une bonne centaine de mètres. Pour la douche ça ira. Pour le reste, on préférera la pelle et le petit bois entourant le camp. On est également au plus loin qu’il se peut du générateur assez bruyant qui ne se tait que tard dans la nuit. En ouvrant le coffre du double cab, on réalise pleinement la pertinence des recommandations sur la nécessité d’emmener des grands sacs poubelles : la poussière s’est incrustée partout. De ce jour jusqu’à la fin de notre périple, nous allons vivre dans et avec la poussière. Au début on peste, on se lave les mains toutes les cinq minutes, on tente vainement de s’épousseter....Y a rien à faire qu’à attendre la douche pour être propre pendant 10 minutes....
La nuit tombant rapidement, trop rapidement hélas, nous partons voir le canyon et assister au coucher de soleil, le premier d’une longue série. Le canyon est majestueux, moins profond que son grand frère du Colorado mais plus sauvage. Alors que nous nous posons sur un spot pour voir le coucher, un groupe de jeunes espagnols laissent la porte de leur van ouverte qui diffuse une forte musique brésilienne. Les boules me montent car la quiétude des lieux est pas mal bouleversée d’un coup. Je vais voir l’un des jeunes et, en anglais, je lui explique le fond de ma pensée. Je dois avoir l’air très aimable car il va éteindre la « ziquemu ». On peut enfin voir le soleil se coucher tranquillement. Il n’est pas grandiose car le soleil est de face. Cependant, on savoure quand même. Retour au camp et montage des tentes. C’est la première fois et cela nous prend une bonne demi heure, d’autant plus qu’il faut faire les lits. Par la suite, l’intendante en chef s’ingéniera à plier duvets, couettes et oreillers de manière à remballer le tout dans les tentes : gain de temps et de place dans le cab assuré !!! Alors qu’il fait nuit, un gros camion aménagé en transport en commun arrive dans l’emplacement contigu au notre : un groupe !!! Argh !!! Là encore un petit aparté s’impose :peut- être sommes nous des ours, mais un des petits désagréments du voyage fut la promiscuité avec les groupes dans les campsites des grands sites. Je sais bien qu’il en faut pour tout le monde mais le mélange n’est pas toujours agréable. Les groupes sont parfois très bruyant le soir, tentent parfois de déborder sur leur emplacement et n’hésitent pas à prendre votre emplacement comme point de passage naturel. Mais le plus désagréable est, à 05H00 du matin, d’être réveillé par les bruits de gamelles qu’on remballe, et le moteur diesel du camion qu’on laisse tourner 10 minutes avant de partir. Oui, effet de groupe probablement, ils sont plutôt bruyants et sans gène. Notre "zénitude" a atteint parfois ses limites...
Première corvée de bois, premier feu de camp et grillades arrosées de shiraz...première nuit en tente : dès que tu bouges : tout bouge !!! Il ne fait pas froid. Nous n’avons d’ailleurs jamais eu froid durant toutes les vacances. Les basses températures de l’hiver austral n’étaient pas au rendez- vous. Nous avons bénéficié d’un hiver doux : 25-30°C la journée et peut être 10-12°C la nuit. Les bonnets sont restés dans la valise et nous n’avons pas eu besoin de plus d’une polaire le soir, et encore pas tout le temps.
Lundi 4 août : Le groupe voisin de Fish River Canyon a été discret le soir mais nous avons eu le droit au réveil à 05H00 avec le remballage et le moteur diesel du camion...
Après le petit déjeuner, nous laissons les tables et chaises, ainsi que du linge à sécher histoire de matérialiser notre présence, et nous partons pour une journée complète à la découverte du Canyon. Nous avons admiré sa splendeur depuis les différents points de vue le jalonnant et emprunté le chemin 4x4 qui le longe. Nous avons pique-niqué seuls au monde au bord de la falaise : quel point vue ! Nous avons approché notre premier arbre carquois, vu chacals, antilopes, springboks et autruches, le tout disséminé le long du parcours, provoquant l’excitation générale à chaque fois. Nous avons passé une superbe journée et apprécié ce baroude en 4x4 où nous étions seul tout le temps, rendant l’atmosphère magique. Le chemin 4x4 n’est pas trop dur hormis un passage délicat pour le novice que je suis (pente raide avec gros trous et cailloux mais qui s’est négocié sans problème). Retour au camp, préparatif du bivouac et douche bienfaitrice. La nuit tombée nous avons admiré à l’écart des lumières, ce splendide ciel étoilé, traversé par une voie lactée très claire. Durant notre périple, nous nous serons régulièrement postés la nuit pour l’admirer.
Mardi 5 août : Départ de bonne heure après un repliage rapide (ça commence à prendre le rythme). En route nous apercevons springboks, autruches et deux beaux aigles occupés à finir une boule de poils non identifiable. Entre Seeheim et Aus, les paysages sont très beaux : des étendues de prairies jaunes pailles sur lesquelles se découpent des montagnes tantôt rouges, tantôt marron se succèdent. Nous faisons les courses à Aus. Il y a deux épiceries pas très bien achalandées, la couleur des quelques morceaux de viande dans le congélateur est sans appel : on opte pour des conserves. L’épicerie située en face du restaurant accepte de fournir du cash en échange de la CB moyennant une commission.
Nous mangeons, tout comme pas mal d’autres touristes, au restaurant d’en face et nous goûtons aux brochettes de crocodile : viande blanche qui ressemble un peu aux cuisses de grenouille. C’est bon. Nous discutons avec du sud africain rencontré la veille sur un spot du Canyon.
Notre halte a été un peu plus longue que prévue...nous avions oublié que la nuit tombe très tôt. Nous reprenons la route (C12) et empruntons la D707. Les différents ranchs/lodges qui y sont implantés sont bien indiqués. Le notre : le Ranch Koiimasis est enfin annoncé. 14 kilomètres de piste de sable et quelques barrières à franchir sont nécessaires pour l’atteindre. Le paysage est magnifique, on s’enfonce dans la nature sauvage. L’ocre des montagnes vire presque à l’orange et se découpe sur les plaines jaunes. « waou » que c’est beau ! On arrive au Ranch Koiimasis. Une bande de Suricates nous accueille. Tandis que Junior et ma dame s’attendrissent, je rencontre le maître des lieux, il me fait penser à Crocodile Dundee avec son visage buriné, son chapeau et son short d’aventurier. Encore une rencontre bien sympathique et chaleureuse. Il nous propose du bois pour le feu et nous indique qu’il vend aussi de la viande produite sur place : exit la boite de conserve !!! (Ceux qui ont mangé des saucisses Wieners en boite me comprendront). Il nous cède contre une somme modique des pavés d’autruche marinés faits maison. Ce sera un régal en grillade.
Encore 1 km de piste et nous atteignons le camp. Les emplacements, au nombre de 5 sont particulièrement bien aménagés, au pied d’une montagne de roches ocre, chaque espace individuel pouvant accueillir une tribu. Le terrain est parfaitement utilisé, chaque emplacement est hors vue des uns des autres et distant de plusieurs centaines de mètres : nous voilà seuls au monde. J’ai demandé à notre hôte s’il y avait des animaux sauvages : il m’a souri en me disant de ne pas m’inquiéter, que les babouins avaient été repoussés bien plus loin et que si les léopards nous verraient sans aucun doute, nous, nous ne les verrions pas !!!! Notre camp dispose d’un braii, d’une table en pierre carrelée avec toit en chaume, d’un coin feu de camp et à l’écart, bâtie contre un rocher, une salle de bains avec douche et des wc dignes d’un lodge de luxe dans la savane. Au loin, et en escaladant un rocher, on aperçoit, logé au pied d’une autre colline rocheuse, un petit lodge de même ton que les pierres. Parfaitement intégré dans le décor, il possède des chambres également louées. Ce site fut pour nous un des plus beau camp où nous avons séjourné. Il fait parti de nos coups de coeur. A la lueur du feu de camp, nous avons débouché une demi bouteille d’un vin blanc liquoreux, discrètement amenée depuis notre cave, pour célébrer nos nuits africaines. Monsieur Rotier, votre Renaissance se marie superbement bien avec ces nuits magiques. Là encore, nous avons admiré presque religieusement ce formidable ciel étoilé.
La nuit s’annonçait douce, la chaleur persistait. Mais le vent s’en est mêlé et par trois fois je me suis levé au coeur de la nuit : les toiles de tente claquaient fortement. Il a fallu, à la lueur des lampes, consolider les fixations à l’aide de sandows. Nos loueurs avaient oublié le facteur vent au regard de la toile de tente mal fixée.
Mercredi 6 août : Le réveil matin fut un peu dur, la nuit chaotique a laissé des traces. La douche est froide et vivifiante, nous poussons des cris de singe lors du rinçage. Le petit déjeuner avalé, il nous faut remballer avec regret, le coin est vraiment splendide. Soudain un moment de panique se fait : il manque une de nos petites pochettes qui contient tous les Rands. Recherches dans le camp, fouille de la voiture, re-déballage du matériel, dépliage des tentes, perquisition dans les valises : rien n’y fait. Ma douce est pourtant persuadée qu’elle l’avait hier soir. Finalement après une bonne demi heure de recherche, alors que l’énervement est à son comble et que les nerfs commencent à craquer, on la découvre sagement posée sur le siège avant de la voiture, négligemment recouverte de notre road book......Ouf, on se sent penaud de ne l’avoir pas découverte plus tôt.... On regagne le Ranch pour payer et c’est l’épouse de Crododile Dundee qui nous reçoit. On discute un bon moment : elle nous explique l’histoire de la famille Suricate qui a emménagé dans le ranch, celle du Babouin Bongo qui se trouve dans un enclos grillagé. A notre demande, elle appelle notre prochaine étape pour savoir s’ils proposent des repas.
On the road again, on continue sur la D707 puis la C27 pour regagner le camp de Tsauchab. De nouveau, on traverse de superbes paysages et on compte les autruches, Springboks et Oryx. La route comprend de nombreux passages de gué asséchés, sauf un pour lequel prenons un malin plaisir à le traverser virilement en faisant de part et d’autre de grandes gerbes d’eau aspergeant le 4x4.
En arrivant au camp de Tsauchab (qui se dit « saurhab ») on est séduit par son style : un mélange de ranch du far west, de brocante à ciel ouvert et de lieu d’exposition de sculptures en métal faites de morceaux de récupérations en tout genre, soudés pour représenter des animaux et des objets les plus hétéroclites les uns des autres. Sur place le ranch propose des chambres, une petite piscine, un bar-restaurant et une petite épicerie. L’accueil fait par une jeune femme aux origines italiennes (qui a tapé dans l’oeil encore juvénile de Junior) est également chaleureux. On en profite pour acheter des belles tranches de viande à griller pour le soir.
On prend possession de notre camp, éloigné du ranch d’un bon kilomètre et complètement hors de vue des autres emplacements dont nous ne saurons pas d’ailleurs s’ils sont occupés. Là encore, on se sent seul au monde. Le camp est immense, comme un terrain de hand, avec un emplacement braii et coin popote, un point d’eau avec évier, une petite maison en pierre abritant une salle de bain et wc carrelés, tous propres et décores avec goût. Sur le côté de celle-ci, on découvre le système de chauffe-eau : un ballon incrusté dans une coque de pierre sous lequel un petit feu de bois fume encore. Fallait y penser ! On découvre que notre emplacement comporte même des petits emplacements en périphérie tels des mini clairières au milieu des buissons et sous les arbres, pouvant accueillir une tente au sol. Bref, si on était une dizaine, on ne se marcherait pas dessus. Le tout est situé au bord du lit de la rivière Tsauchab qui est à sec. Le camp installé, on fait une petite ballade dans le lit de la rivière en examinant et essayant de déchiffrer les diverses traces d’animaux en tout genre, incrustées sans le sable. Les hauts plateaux ou montagnes des Tsarisberge et Naukluftberge se découpent de part et d’autre de nos horizons. Il ne manque plus que l’éléphant ou le lion qui surgit...... La nuit sera réparatrice, le vent ne nous inquiètera pas.
Jeudi 7 août : C’est le départ pour Sesriem qui n’est pas loin de notre camp. On repasse par le gué actif. Deux berlines sont arrêtées et leurs occupants estiment leur chance de passer. Sûr de nous (c’est pas dur on y est passé la veille) on y va franchement, fendant l’eau qui jaillit comme un petit geyser. Les spectateurs sont ravis et regrettent peut être la berline....
Nous arrivons vers 10H00 à Sesriem. L’accueil par la préposée du camping est vraiment moyen, à croire que son sourire lui coûte. Je parle assez bien anglais mais là, j’ai du mal à la comprendre et elle ne fait pas d’effort lors des répétitions. Bon enfin nous avons le N°24, notre résa était bien enregistrée, ici on ne choisit pas. Si le campsite était déjà payé, il nous faut nous acquitter des entrées du parc pour deux jours. Un couple de français arrive derrière nous, ils n’ont pas réservé, il reste cependant une place, l’homme dit à sa femme (en français dans le texte) : « on a pas le choix, on est près des chiottes !!). Voilà maintenant le camp est complet.
Les places du camp sont inégales : les premiers numéros sont près de l’entrée et se trouvent en bordure du chemin qui dessert l’ensemble du camp : poussières, gaz d’échappement et promiscuité assurés !! Pour une fois et contrairement au loto nous avons de la chance au tirage : le 24 est un des meilleurs spot (avec le 26 et le 28) : assez isolé en fin de camp, avec une belle vue sur les premières dunes. Les blocs sanitaires sont corrects et nous avons un point d’eau sur place.
Une petite parenthèse pour signaler que l’épicerie du camp est pauvrement achalandée, les grandes bouteilles d’eau manquaient. Le seul endroit pour retirer du cash est l’ATM du Sossusvlei Lodge (situé à l’extérieur du parc) qui ne fonctionnait pas le premier jour.
Le début d’après midi est consacré au Sesriem Canyon. C’est surtout sympa au début de la ballade, mais cela n’a rien de grandiose. Par la suite nous nous rendons à l’entrée du Sossus Dune Lodge (situé dans le parc) dont on nous a vanté le restaurant, accessible pour les résidents du camping. Le chemin qui mène au lodge se termine sur un parking où tous les hôtes doivent garer leur voiture. Un gardien nous explique que la suite se fait par un petit véhicule électrique conduit par un employé, dans le but de préserver le calme du lodge. Nous demandons pour réserver au restaurant, il communique par radio avec la réception. La réponse est négative, apparemment c’est complet. Bouh ! Déception générale. Nous lui demandons quand même si l’on peut réserver pour demain soir...Il hésite puis rappelle la réception. Finalement il nous dit que c’est ok pour ce soir et pour demain. Chouette !! Le bonheur c’est simple comme un coup de talkie walkie.
De retour au camp, nous partons pour la dune Elim située à quelques kilomètres. Après avoir stationné le 4x4 à son pied, nous en commençons l’ascension. Nous touchons enfin le fameux sable du Namib, si doux, si fin et si soyeux. La découpe de cette dune n’est pas aussi nette que celles des célèbres photos et plusieurs fois nous croyons atteindre le sommet, alors qu’une nouvelle crête se dessine. Enfin nous parvenons au point le plus haut. Le spectacle est à la hauteur des espérances, d’un côté s’étend le désert, de l’autre les montagnes. La plaine au pied de la dune nous parait bien lointaine, preuve que nous sommes montés assez haut. Sagement assis dans la douceur du sable nous attendons le coucher de messire soleil qui transforme peu à peu la palette des couleurs. Une fois les derniers feux éteints, il nous faut regagner notre véhicule, d’autant plus qu’une fois le soleil disparu, la pénombre arrive vite. Ma douce est un peu inquiète : Où est la voiture ? De quel côté ? Et si la nuit tombe ? Evidemment, nous n’avions pas prévu d’emporter des lampes, je rassurai la troupe en pointant le cap ? et la descente fut bien plus rapide que la montée. Il était temps car j’avais omis un détail : j’avais sur mon nez mes lunettes de soleil aux verres correcteurs, mes lunettes de vue étant restées dans la boite à gant. Les myopes compatiront, je devais avoir l’air d’un Stevie Wonder des sables : pour moi, il faisait nuit.
Nous avons regagné le camp sans encombre. Après une bonne douche, direction le Sossus Dune lodge pour un repas au restaurant. Arrivé au parking, nous avons droit à la ballade en petite voiture électrique déguisée en « savane car ». La petite piste qui mène au lodge est plongée dans le noir et les phares de la voiturette sont inopérants. Notre chauffeur conduit d’une main et de l’autre tente d’éclairer la voie avec une lampe torche dont les piles rendent doucement l’âme. Tel un castor Junior, je sors de son étui l’arme fatale : une petite lampe compacte de fabrication germanique achetée en l’honneur du voyage et dont le faisceau très puissant surpasse de loin les maglites et autres surfires. Notre chauffeur n’en revient pas. Pour rire, je lui dis que c’est une lampe conçue pour les astronautes.
Nous voici au lodge. Il est tout récent. C’est un très bel endroit. Le grand bar et la terrasse surplombant la piscine sont vraiment bien agencés. On devine les grandes huttes surélevées et alignées face aux dunes tels des chambres sur pilotis dans les îles-hôtels des Maldives. Le personnel est particulièrement serviable et attentionné. Ce soir c’est un repas buffet à volonté et le braii géant propose Kudu, Impala, saucisses d’oryx, Agneau, côtelettes de porc. L’Impala gagne le concours organisé par nos palais. La carte des vins n’est pas en reste. C’est vraiment un lieu très, très recommandable.
Après ce bon repas et un retour sécurisé grâce à ma lampe (dont je vous donnerai les références si vous insistez) nous regagnons notre campsite distant de 5 kilomètres. Ce soir, pas de dépliage de tente : nous dormirons dans la voiture. Demain matin réveil à 05H10 pour être à 05H30 devant la grille du parc, car nous avons décidé de gravir la dune 45 pour assister au lever du soleil. La nuit sera spartiate : ma douce et moi basculons (pas trop) les sièges avant du 4x4 et Junior se tasse sur la banquette arrière, sous la menace de nos dossiers à la limite de l’écraser. Habillé, nous n’aurons guère besoin du duvet, la nuit n’est pas froide. Dire que ce fut une nuit confortable serait exagéré mais nous avons réussi à dormir quand même un peu et cette expérience fut amusante.
Vendredi 8 août Bip bip, ma montre sonne... Branle bas de combat dans le carré !!! Finalement le réveil est rapide, tels des pro nous savons que la journée sera longue et nous sommes prêts !!!
Nous ne sommes pas les premiers devant la grille mais nous partons quand même dans le peloton de tête. 45 km plus loin (d’où le nom de dune 45) nous nous stationnons à côté d’autres forçats du lever de soleil. Au départ de la dune, nous gravissons la crête presque à queue leu leu. Il fait encore bien sombre mais les premières lueurs sont suffisantes. Au fur et à mesure de la montée, les espaces entre les pèlerins s’agrandissent et certains s’arrêtent, le souffle trop court. Nous poursuivons sans faille jusqu’au sommet et nous nous installons presque au bout de la cime. Certes nous ne sommes pas seuls mais la crête est suffisamment longue pour que chacun y trouve son espace emprunt d’intimité. Là, encore une fois assis dans la douceur du sable frais, nous assistons au lever de Messire soleil. Un magnifique embrassement surgit des montagnes lointaines et inonde les crêtes des dunes environnantes puis bientôt le désert tout entier. C’est vraiment au coucher et au lever du soleil que les couleurs sont les plus belles. Après s’être longuement délectés des alentours, nous quittons les lieux pour s’enfoncer plus encore dans le désert. De part et d’autre des grandes dunes aux contours effilés bordent la route comme des sentinelles géantes. Elles sont cependant assez loin de la route et un 200 mm est nécessaire pour les saisir « plein cadre ».
Nous atteignons Sossusvlei. Exit le goudron, voici venu le temps de la piste de sable. J’hésite à dégonfler les pneus. D’une part, parce que gonfleur souffreteux fournit avec la voiture est au fond de la cabine et que j’ai oublié d’emporter un testeur de pression et d’autre part, parce que je vois les gros land cruisers des lodges s’y engager avec les pneus bien gonflés. Les 5 kilomètres aller et retour s’effectueront sans problème mais en boite 4x4 courte. Parfois, des passages très sableux me feront douter intérieurement mais les pneus tout terrain n’ont pas faillis.
Nous garons le vaillant et solide Rodeo au parking de Dead Vlei. Ce n'est pas très bien indiqué mais il suffit de se fier aux autres touristes et aux quelques piquets matérialisant une direction à suivre.
Il y a deux façons d’aborder les lieux : soit on contourne Dead Vlei sur la gauche et on gravit une longue dune qui lentement mène au sommet surplombant le Vlei, soit on se rend tout de suite au Vlei. Vu que la première solution nous parait très empruntée, on opte pour la seconde.
Bien nous en prend, il n’y pas grand monde dans Dead Vlei. A notre tour, nous arpentons ce lieu digne d’un film post apocalyptique. Les squelettes tordus des arbres morts, le beige clair de ce sol craquelé, l’ocre des dunes et le bleu limpide du ciel offrent une mise en scène célèbre pour une série de photos. Convaincus que du sommet qui nous domine, la vue doit aussi être superbe, nous décidons de traverser le Vlei et de faire l’ascension. Junior tente une protestation car tout cela lui parait bien loin. En parents indignes nous ignorons son avis.
En tant qu’ancien expert des bacs à sables de ma cité, je décide d’un parcours à travers les dunes qui me parait le plus court. La première partie de la montée est dure car vraiment pentue puis nous atteignons une première crête qui se termine à flanc d’une autre dune dont il nous faut absolument atteindre la crête pour poursuivre l’ascension. C’est là que mon estimation de parcours a buggé : le flanc est abrupte et il n’y a plus de trace. Nous entamons alors une pénible montée en lacets. Bientôt la pente est telle que chaque pas s’enfonce et dérape dans le sable, revenant quasiment au point départ. Tous les 15-20 pas je m’arrête pour souffler et constater le peu de distance parcouru. Mon presque quintal me rappelle cruellement à l’ordre, je regrette magrets, confis et les grands crus si souvent dégustés ainsi que les footing parfois trop négligés. Je suis découragé : je n’y arriverai pas. Junior est à mes côtés, il peine beaucoup aussi. A bout de force, on s’assoit dans le sable, le moral dans les chaussettes (pleines de sable). Seule ma douce, dont les 2 footings hebdomadaires ont depuis longtemps forgé les cuisses et la condition physique, poursuit sa route. Telle une alpiniste dans la neige, elle enfonce l’avant de ses chaussures dans la pente à chaque pas. Bientôt elle atteint la crête. Pour nous encourager, elle annonce que de là haut s’est vraiment très beau. Je me concerte avec Junior qui m’annonce que ça ira. Je rage intérieurement, je ne vais pas m’arrêter là, pas si près. Nous reprenons la montée, parfois à l’aide des mains. Les cuisses en feu et presque en apnée, j’arrive enfin sur la crête. Je n’aurais pas imaginé cela si dur. La vue est vraiment très belle. Après un temps de repos on poursuit notre progression devenue maintenant plus facile. Encore quelques passages physiques et on rejoint enfin le chemin normal jusqu’au sommet. Lors de notre longue grimpette, nous avons remarqué en contrebas, un petit groupe qui suivait nos traces depuis le Vlei. A mi-chemin ils ont fait demi tour en nous maudissant peut être pour cette voie improvisée.
Les efforts sont récompensés : la vue est superbe. On domine Dead Vlei dont on ne distingue même plus les arbres fantômes. Le désert de dunes n’en finit pas. On savoure longuement le paysage qui faisait partie des grandes attentes de ce voyage. En écrivant ces mots, j’ai encore dans la rétine ces images. Les réserves d’eau au plus bas, il nous faut quand même redescendre, surtout que la voiture n’est pas toute proche et que la température dépasse largement les 30°C. Nous avions repéré une grande descente à flanc de dune qui aboutie dans le Vlei. Une ligne droite de plusieurs centaines de mètre que des marcheurs descendaient en courant. Arrivés en haut de cette « piste noire », nous nous lançons à notre tour tout schuss. Quelques minutes suffiront à descendre ce qui a pris deux heures à monter. Le bruit des chaussures dans le sable rappelle le crissement des après-ski dans la neige. A grandes enjambées on dévale la pente. Quelles superbes sensations. Je suis léger comme un suricate et mon quintal cette fois ci, bénéficie de la loi de la pesanteur : je distance ma chevrette et mon cabri sans peine : je suis le Carl Lewis de la Dune !!! J’arrive le premier en bas et filme la fin de leur course.
Après avoir vidé nos chaussures des poignées de sables embarquées, nous retraversons le Vlei et parcourons le bon kilomètre qui nous sépare de la voiture. 3 litres d’eau plus tard et après un pique nique transformé en goûter au vu de l’heure tardive, nous refaisons notre mini remake du Paris-Dakar en sens inverse et direction le camp situé à 62 km. Les quelques forces restantes nous suffiront pour une action de dépoussiérage et une lessive indispensable. Ai-je besoin de vous dire combien la douche fut salvatrice ?
Nouveau dîner le soir au Sossus Dune Lodge où nous avons encore une fois pleinement apprécié la très grande tenue des lieux et le remarquable dévouement du personnel.
Il n’a pas fallu longtemps à Morphée pour nous accueillir à bras ouvert. Hélas, la nature est parfois capricieuse. Le vent qui s’était levé en fin d’après midi s’est renforcé dans la nuit. De fortes bourrasques faisaient claquer les toiles de nos tentes. Je me suis levé une première fois, réveillé par le bruit. La première inspection ne relevait rien d’anormal. Par la suite le vent est encore monté en puissance et un nouveau vacarme nous a tiré d’un sommeil devenu précaire. Cette fois ci c’est la tuile : la toile supérieure de la tente de junior s’est retournée et ne tient plus que par deux attaches. Elle claque comme un drapeau dans le vent. Nouveau Branle bas de combat dans le bivouac !!! Tous les trois nous parvenons enfin à remettre la toile que nous fixons à l’aide des sandows. Je me houspille intérieurement : j’aurais du consolider les attaches !!!! Mais les journées sont si courtes.... Malgré la fatigue, le sommeil reste en dent de scie car le vent ne faiblit pas.....Il y a des jours comme çà...
Samedi 9 août : Le réveil n’est pas glorieux. Ça fait plusieurs nuits chaotiques rapprochées. Heureusement que les 2 prochaines seront en B&B car même si on me dit résistant, mon capital endurance en a pris un coup. Le vent souffle toujours fort, faisant tourbillonner la poussière : Je renonce à préparer le petit déjeuner dans ces conditions, d’autant plus que je suis certain que la flamme du réchaud à gaz ne résistera pas au vent. Je promets à l’équipage, au bord de la mutinerie un petit déj copieux à Solitaire que j’estime atteindre après une heure de route et dont j’ai lu que les tourtes aux pommes étaient renommées. On bat les records de repliage et nous quittons les lieux rapidement. Nous atteignons Solitaire et son unique café-station service-épicerie après avoir encore traversé des paysages somptueux, balayés par le vent.
Il n’y a presque personne, Solitaire porte bien son nom. La décoration est surannée mais non sans charme. Nous dégustons les grosses parts de tourtes aux pommes promises, arrosées de café et chocolat. A la fin du petit déjeuner, les lieux sont subitement submergés par de nombreux autres touristes arrivés presque tous en même temps. Il est temps pour nous de repartir direction Walvis bay.
Nous roulons sur la C14. Après Solitaire, on franchi le tropique du capricorne. Arrêt pour la classique photo devant le panneau. En ouvrant sa porte, le vent arrache la carte routiere des mains de ma douce qui bondit de la voiture pour la rattraper, il s’ensuit un beau gadin. Je savais quelle ne pouvait pas voler. Sa cuisse est désormais rayée de rouge, ce qui lui donne un air encore plus baroudeur. La route, au niveau de Kuiseb Pass, présente une succession de virages en montée et descente. Je réduis la vitesse, passe en mode 4x4 long et redouble d’attention : un dérapage peut vite arriver. Là encore on admire le paysage maintenant très vallonné aux couleurs jaune paille zébrées de roches sombres. Un petit chemin indique sur la gauche un point de vue, uniquement accessible en 4x4, nous l’empruntons sur un petit kilomètre jusqu’en haut d’une butte. Belle vue à 360°C.
La partie plate qui s’en suit est désertique et très poussiéreuse, la route est plutôt mauvaise. Arrivé à Walvis Bay, nous trouvons notre B&B après quelques hésitations, il est pourtant immanquable en front de mer...L’accueil est également chaleureux et notre hôtesse se fait une joie de répondre à toutes nos questions d’ordre pratique. Elle nous confirme notre réservation pour le lendemain matin auprès de Mola-Mola qu’elle avait fait à notre demande. Notre chambre est grande est confortable. Discrètement, je demande à notre hôtesse une bonne adresse pour acheter un petit souvenir brillant et emblématique de la Namibie (les femmes me comprendront...). Elle m’indique sans hésiter ce qui pour elle, est la meilleure adresse : une femme bijoutière à domicile, demeurant non loin de là. Elle appelle cette dernière au téléphone et rendez vous est pris pour l’après midi. J’emmène la petite famille pour une visite surprise. Je ne rentrerai pas plus dans les détails car cela pas d’intérêt pour le carnet de route mais sachez que nous avons rencontré des gens formidables qui nous ont accueillis les bras ouverts. Nous y sommes restés plusieurs heures, à parler de tout, en dégustant un bon shiraz de Stellenbosch. C’est une excellente adresse pour ceux qui veulent comme nous se faire un petit cadeau (20 ans de mariage l’année prochaine...). Au regard de leur presse book et de leur histoire, nous étions vraiment des tous petits clients, nous avons été reçus comme des amis. J’ai l’autorisation du couple pour communiquer leurs coordonnées. Si certains parmi vous sont intéressés, n’hésitez pas. Dîner réservé le soir à l’incontournable Raft, le fameux restaurant sur Pilotis. Nous avons apprécié la cuisine. C’était le soir de l’Eisbeim ou Eisbein : je ne suis pas sûr de l’orthographe, c’est un énorme jarret de porc braisé accompagné de choucroute provenant certainement d’un cochon adepte du culturisme et dont je n’ai pu venir à bout. Pour le reste, nous avons trouvé le restaurant bruyant et enfumé. Cela parlait français tout autour de nous (le petit futé ?) Bien que notre table surplombait la mer un peu éclairée par des projecteurs, nous n’avons aperçu que des grosses méduses. Nous nous couchons pour un gros dodo réparateur.
Dimanche 10 août : Debout à 07H00 et première déception, notre hôtesse nous informe que Mola Mola a reporté la sortie en mer à midi pour cause de mauvais temps. C’est vrai que le vent souffle toujours très fort. Elle nous propose d’aller se balader du côté de Pélican Point où des phoques, des flamants Roses et des Pélicans sont visibles. Nous voilà partis et en chemin nous apercevons effectivement des flamants roses postés en bande les pied, dans l’eau mais trop loin du bord pour se passer de jumelles. Nous poursuivons la piste bordant les salines roses. La couleur est vraiment étonnante. Nous finissons par atteindre la fin de la route qui se perd dans la plage. La mer est forte et des gros rouleaux s’écrasent dans un bouillonnement d’écume. J’ai alors la grande idée de rouler dans le sable, fort de l’expérience exaltante de la piste de Sossusvlei. Je n’ai pas parcouru 50 mètres en direction de la mer que je comprend que ce n’était pas une bonne idée : les sensations de conduite sont différentes et je crains de m’ensabler. J’amorce un long virage et ce qui devait arriver arriva : le 4X4 est stoppé net, ensablé. Que cela ne tienne on sort la pelle, dégage les roues, j’enclenche le diff lock, ma douce et junior poussent dur et centimètre par centimètre on arrive à sortir du sable. Quelques mètres plus loin, et malgré nos efforts, on s'ensable de plus bel. Une rapide réflexion et l’état des lieux n’est guère réjouissant : j’ai laissé le téléphone dans la chambre, pas une voiture depuis notre arrivée. Est ce que la mer va monter ? Et si le 4x4 est submergé ? On retente plusieurs fois de dégager la bête, je commence le dégonflage des pneus, on cale des bûches de bois sous les roues : rien n’y fait !!! Je ne suis pas fier de moi, c’est de ma faute. L’angoisse commence à monter d’un cran, surtout que les différentes tentatives nous ont épuisé. Soudain l’espoir renaît : un 4x4 blanc se profile, je cours regagner la piste et je fais de grand geste. Le 4x4 se porte à ma hauteur. L’équipage est asiatique et j’explique au chauffeur que nous sommes ensablés, je lui demande s’il a un téléphone. L’homme me sourit et me dit superbement qu’ils sont 5 dans la voiture et qu’ils vont nous aider. Les 4 portes du véhicule s’ouvrent et 4 garçons et une jeune femme en sortent comme un seul homme. L’image et la pensée qui me traversent l’esprit à ce moment précis fut : « nous sommes sauvés, voilà les power rangers !! »
Nos sympathiques secouristes sont des chinois. 2 sont en vacances chez les 3 autres qui vivent et travaillent à Windhoek. Le chauffeur est bien mieux équipé que moi : il a un testeur de pression pour pneus et surtout un vrai compresseur. Je n’avais dégonflé mes pneus qu’à 1, 8 bars, j’étais loin du compte. On descend la pression à 1, 1 bars et tout le monde pousse. On s’en sort alors facilement et on regagne la route. Alors que l’un d’eux procède au regonflage le chauffeur me propose de les suivre pour un « run » sur la plage en direction du phare. Je lui dis que je dois être en ville à 12H00 pour une excursion mais on accepte la ballade. Que cela ne tienne : on re-dégonfle les pneus dans la bonne humeur et on les suit sur la plage. Nous gardons un excellent souvenir de ce raid 4x4 sur la plage, à longer la mer déchaînée et ses rouleaux puissants. A 11H30, nous n’avons pas encore atteint le phare et on s’arrête. Mon désormais ami chinois me dit que je devrais faire demi tour pour être à l’heure. Deux d’entre eux courrent en short à la rencontre des vagues : ils sont fous !!! La mer est glacée ! Junior y trempe les pieds et confirme : gla-gla !!! Nous nous séparons de nos nouveaux amis après moult remerciements et echange de coordonnées. Je parviens avec difficultés, à leur faire accepter une bouteille de vin à boire à notre santé. Le « run » du retour est grisant….
De retour à Walvis Bay, on arrive à Mola Mola à l’heure. Hélas, encore une fois ils sont d’obligés d’annuler à cause du temps. Nous ne sommes pas les seuls déçus. Le ciel est parfaitement bleu mais ce foutu vent ne faiblit pas. On s’inscrit pour le lendemain matin, ce sera notre dernière chance.
Nos plans chamboulés, nous décidons de gagner Cape Cross après un passage à la station service. La route est d’abord goudronnée jusqu'à Swakopmund. Nous essuyons une véritable tempête de sable pendant les 70 premiers kilomètres. Je comprends que la sortie en mer était trop risquée. On traverse Swakopmund et roulons à bonne allure sur la C34. La chaussée est parfaitement lisse, un panneaux indique « salty road » Arrivé à Cape Cross après 2H15 de route, nous nous stationnons à proximité du promontoire. Dès la sortie de la voiture et conformément aux témoignages précédents, deux choses vous assaillent : l’odeur putride et les grognements graves des otaries. Junior met un petit masque en papier sur le museau avec quelques gouttes de parfums : il est mignon comme cela. On approche du rivage et empruntons le promontoire de bois surélevé. Ma première impression est une légère déception car j’avais en mémoire ces photos de centaines d’otaries entassées sur les rochers. Présentement, elles sont quasiment toutes dans l’eau. Elles jouent en défiant les énormes rouleaux qui grondent et fracassent les rochers. Le spectacle est garanti.
Mauvais élèves, nous copions certains touristes qui s’aventurent au-delà du muret de pierre. Pourquoi pas, puisque les locataires des lieux sont de sortie. Nous parcourons la plage et je comprends soudain les raisons de cette puanteur : nous marchons sur un charnier. Chaque mètre carré de la plage présente un reste momifié d’Otaries. Des peaux presque entières, des morceaux de cuirs, des squelettes incrustés dans le sol forment un tapis macabre. Des générations d’Otaries sont là, sous nos pieds… Puis nous apercevons les chacals, rodant ça et là en quête d’une proie ou d’un reste. Ils ne me paraissent pas maigres du tout. Progressivement, certains surfeurs poilus regagnent le bord en grappes et posent pour les photographes.
A 16H40 il est temps de repartir, je ne tiens pas trop à rouler de nuit. Nous nous arrêtons à côté d’un des nombreux bidons qui jalonnent la route. Dessus, et posés sur une planche, un éventail de pierres et cristaux de sels rosés sont proposés à la vente. Nous en choisissons un et nous déposons la somme requise dans la boite de conserve servant tirelire. Ici, la confiance règne car aucun des petits vendeurs n’est présent.
La nuit tombe à l’approche de Swakopmund. Le vent semble moins fort. Nous dinons au restaurant du Yacht Club, la carte est moins riche mais c’est beaucoup plus calme. De toute façon le Raft est fermé le Dimanche. Je suis contraint de laisser le 4x4 dehors car la cour intérieure du B&B est pleine. Je le gare tout contre le portail. J’espère qu’il ne sera pas visité.
Lundi 11 août : Notre hôtesse nous annonce la triste nouvelle à l’issue du breakfast : Mola Mola est encore obligé d’annuler les sorties en mer : le vent est de retour. Junior est très déçu, il se faisait une joie de voir les dauphins. Ce sera le seul rendez-vous manqué de nos vacances, car maintenant nous devons partir pour rejoindre le Damaraland, d’autant plus que personne ne sait combien de temps Eole fera des siennes. Encore une fois je me dis que Mola Mola est très pro car les annulations successives leur coûtent cher. Nous prenons notre temps pour faire le ravitaillement et on quitte un peu amer Walvis Bay, pour prendre la direction du Spiztkoppe. Le vent n’a pas faibli.
L’arrivée au Spiztkoppe est folklorique. On n’arrive pas à comprendre la dame de la réception. Un jeune homme travaillant sur place nous fait le relais. Je lui demande quels sont les meilleurs emplacements pour admirer le coucher de soleil. Il m’indique le numéro 10, de l’autre côté de la montagne. Munis d’ une pâle photocopie de plan des lieux, nous tentons vainement de trouver notre place à travers les petites pistes de sables. Berline s’abstenir ici, seul le 4x4 peut passer certains points. Finalement nous retournons à l’entrée, voir le jeune homme qui s’appelle Ritchie. Nous lui proposons de nous accompager pour nous désigner le camp. Sur le chemin nous bavardons et il nous propose d’organiser demain une visite des environs avec un guide. Rendez vous est pris pour 08H00. Arrivé sur place, il nous conduit à l’emplacement en disant que du haut du rocher qui le surplombe, la vue est belle. J’abandonne femme et enfant sur place en leur lançant en riant : « Gare aux lions !!! » et raccompagne Ritchie à l’entrée du camp avec un pourboire de remerciement.
Si le site est très beau et sauvage, le camp est très spartiate : pas d’eau, pas de douche et des wc dans une cahute un peu à l’écart, pas suffisamment toutefois au vu des effluves qui nous parviennent parfois en fonction du vent. Tout comme à Hobas : on utilisera la pelle et les buissons. Nous installons notre camp. De gros rochers forme une grotte a ciel ouvert. Nous ne pouvons y glisser la voiture mais la table et le feu de camp seront relativement à l’abri du vent. Cette fois je ne commets pas la même erreur deux fois et je m’attelle à consolider les attaches des toiles de tentes à l’aide de cordages et de serflex. Je suis content de moi, le vent peut souffler, on est paré.
Ne voilà t il pas qu’un camion aménagé s’arrête à une vingtaine de mètre de nous et déverse son contenus de touristes. Stupéfaits, nous les voyons sortir tables et chaises ; ils sont juste à la limite de notre camp. Ma douce et moi se regardons : on rêve ! il y a tant d’espace de libre aux alentours à tel point que nous étions seul à perte de vue et bien il faut qu’ils se radinent justement là. Je vais voir ce qu’il me parait être le guide et je lui demande s’ils comptent camper là. Il me dit que c’est juste pour un break. Quel con ! (j’ai beau chercher, je ne trouve pas d’autre mot) il me fait penser à celui qui vient s’asseoir à 3 mètres de vous à la plage alors que sur 50 mètres il n’y a personne. Je retourne à mes réparations de fortune en maugréant. Par la suite ma douce retournera les voir en leur demandant combien de temps ils comptent rester et j’irai intercepter un des touristes qui allait entrer dans nos WC qui empestent déjà assez comme cela (c’est pas la peine d’en rajouter). Je lui explique que c’est un espace loué et privé et que les doubleyouci ne sont pas collectifs. Finalement, ils finissent par décamper. Oui, nous sommes des ours, je l’assume, surtout envers ce genre de groupes. La fin de journée s’annonce plus tranquille. On se balade dans l’espoir de croiser des animaux. Nous apercevons uniquement des petits rongeurs trapus appelés Rock Dassies. Le soleil décline. Nous préparons l’apéro. Il nous reste une belle cartouche : 50 cl d’un liquide jaune d’or, grand cru classé de Sauternes qui refroidit sagement dans le frigo. Ma douce et Junior gravissent le gros monolithe au sommet duquel nous pensions contempler le crépuscule. J’ai un peu de retard et lorsque que j’arrive au pied du gros rocher un doute m’assaille : il est trop pentu !! La montée se fait à quatre patte mais la descente en sera impossible. Il est trop lisse, trop haut et trop abrupte. J’appelle les deux grimpeurs mais c’est trop tard ils sont déjà à mi chemin. Ils ne peuvent plus faire demi tour. Ils n’ont pas d’autre choix que d’aller au sommet. Encore une fois les pensées se percutent dans ma tête : S’il me faut demander de l’aide, je dois aller au camp et revenir avant la nuit. Nous faisons quand même le tour du rocher, eux en haut et moi en bas. On se voit plus, on s’appelle, pas de passage ici, ni par là. Je tente de monter par un endroit et je laisse quelques centimètres carrés de peau de mon genou sur la roche râpeuse. Finalement un passage est découvert de l’autre côté. Reste une faille délicate à négocier. Ouf ils sont passés. Encore une fois je m’auto maudis : quelle idée d’aller prendre l’apéro la haut. Les deux alpinistes sont plus sereins que moi qui se sent seul et impuissant en bas. Finalement, les sueurs froides passées, il nous reste encore du soleil. Nous gravissons un autre monolithe moins haut et bien plus plat. Nous savourons notre Sauternes devant ce très beau coucher de soleil. Les couleurs sont magiques, le Spitzkoppe prend feu. En contre bas, un 4x4 s’arrête pour contempler le spectacle, je salue le chauffeur avec mon verre. Hilare, il me prend en photo. Si vous voyez cette image, un jour sur internet, vous saurez que le drôle de gugusse debout sur le rocher, verre et bouteille à la main, heureux, face au soleil et dos à la montagne : c’est moi !!! Après le dîner nous nous offrons une autre soirée étoilée. La lune commence à se remplir et sa clarté inonde les lieux. Nous pouvons marcher dans la nuit sans lumière, on y voit suffisamment. Nous nous éloignons un peu du camp pour laisser entrer en nous de fortes émotions. Cette nuit, les tentes ne claqueront pas malgré le vent toujours présent.
Mardi 12 août Nous levons le camp. Le vent souffle également fort. Nous rejoingons l’entrée et y prenons le petit déjeuner. Notre guide sera finalement Ritchie, notre ami de la veille. Ca tombe bien, il est sympa et les présentations ont déjà été faites. Il nous conduit dans la partie du Sptizkoppe normalement fermée au public sans guide. Il nous apprend plein de choses sur la vie des Bushmen. Lui, il est Damas et il parle le damara qui comprend 4 clics de langues. Celle des bushmans en comprend 8. Il nous guide jusqu’à nos premiers Zèbres, nous montre des peintures rupestres en expliquant le pourquoi et le comment. Il nous mène aussi à une arche de pierre célèbre pour servir de premier plan à des clichés du Spiztkoppe.
La balade dure presque deux heures. On ne s’ennuie pas et ce fut très instructif. Au retour, nous laissons à Ritchie discrètement un bon pourboire. Nous quittons le Spizkoppe en route pour le Brandberg. La piste présente également des partie bonne et d’autres désagréablement « ondulées ». Arrivé dans les environs du camps, face aux imposantes Brandberg, on prend une petite piste indiquée Ugab camp. Le panneau est tout petit et en bois. Aprè 5 km de piste 4x4, on arrive à un drôle de camp : la reception est une cahute, il n’ a personne. Dans un petit enclos à proximité gît un chiot mort et déjà tout gonflé.... nous nous éloignons pour se rapprocher du camp. Il y a bien effectivement des emplacements mal entretenus : des morceaux de buissons sont éparpillés çà et là et des gros cacas d’éléphants parsèment le camp Je vais voir les douches, elles sont plutôt vetustes et sales. Je tourne le robinet : rien de vient.....Cela ne correspond pas du tout a ce que j’ai lu et vu sur internet...Bizarre. Pourtant c’est bien marqué Ugab, c’est bien au bord de la rivière (à sec). Evidemment j’avais relevé un point GPS avant de partir mais sans carte de Namibie, mon GPS ne veut rien savoir ..et de toute façon, il est dans une valise au fond du cab. Comme il n’y a personne et que cela ne nous enchante pas, on refait les 5 kms jusqu’à l’embranchement. Là, Junior « oeil de lynx » repère quelque chose au sol : une grande et belle pancarte indiquant « White Lady Lodge and Ugab wilderness camp » tout droit...Tiens tiens, un petit malin l’a couché pour que ceux qui cherchent le camp Ugab prennent la direction de l’autre Ugab....Bon, on poursuit dans la bonne direction. Arrivé au lodge, y a pas photo, c’est nettement mieux !!! L’accueil n’est pas super. On se rend au campsite dont le choix de la place est libre. Le camp en général n’est pas top, les douches et wc sont pas en très bon état : robinets cassée, tout a ciel ouvert sans porte... Nous aurons le droit en plus à la promiscuité d’un groupe d’italiens particulièrement bruyants qui s’est installé par suite. Seul consolation : le spectacle du coucher et lever de solei sur les Brandberg qui donne le temps d’un instant, une magnifique couleur rose-rouge.
Mercredi 13 août Nous partons pour Otjitotongwe, la ferme des guépards. En y arrivant et après avoir franchi la barrière, nous rencontrons un giraphon sur le bord de la route qui ne s’effarouche pas et se laisse prendre en photo. Arrivée à la ferme même, une pancarte annonce clairement de ne pas ouvrir la grille et de sonner et d’attendre....On comprendra pourquoi rapidement : Trois guépards apprivoisés vivent là avec les deux chiens de la maison.... Nous sommes bien accueillis par la maitresse des lieux. Elle nous explique le fonctionnement du camp et nous dit qu’à 15H00, ses garçons viendront nous chercher. Elle nous dit qu’hier il y avait 100 personnes pour assister au repas des Guépards, qu’ils ont dû refuser du monde. Aujourd’hui ce sera beaucoup plus calme pense-t-elle : c’est tant mieux. Elle nous raconte l’histoire du girafon trouvé blessé et qu’ils ont recueilli. Il fait presque parti de la famille désormais. Nous nous rendons au camp situé à quelques kilomètres. Un bonne chose de bien pensé ici est qu’ils ont séparé les emplacements pour les groupes et pour les individuels. C’est bien car le soir, c’est plus calme. L’emplacement est bien, point d’eau, table et chaises et bien sûr l’inévitable braii. Douche chaude en bloc sanitaire. A 15H00 les garçons (anciens rugbymen !!) arrivent dans un pick up. Ils nous prennent en charge ainsi qu’une famille d’hollandais occupant un lodge situé un peu plus loin. Retour à la ferme. Le girafon est là et se laisse caresser. Il vient même faire un « presque bisou » chaud dans le cou de ma douce qui pousse un cri de souris. Junior grimace : le Giraphon lui à laissé une belle dose de bave dans les mains. Nous ne sommes qu’une vingtaine de personnes : un groupe et quelques individuels comme nous. Après les consignes quant à l’attitude à adopter avec les guépards, voici l’arrivée des minous. Les trois gros chats se laissent caresser très docilement et patiemment. Ils ronronnent et vont même à distribuer quelques coups de langue. Après la séance de grattes-minous et poses photo : nous nous asseyons en cercle sur la pelouse et les trois guépards recoivent leur gros morceaux d’âne. Les deux chiens de la maison : un petit Jack Russel et un énorme Bull Boer attendent patiemment. Que les trois félins daignent leur laisser un reste de peau plus ou moins bien nettoyé.
Ensuite tous le monde embarque dans des pick up et nous partons pour un vaste enclos dans lequel vivent 15 guepards. Les véhicules roulent doucement dans la savane et, par petits groupes, les guépards apparaissent de part et d’autre et suivent le convoi. On s’arrête, les fauves se regroupent et attendent sagement à proximité immédiate. J’imagine en souriant la tête que ferait les gens si j’ouvrais la poubelle située à mes côtés, et jetterai dans le pick up qui nous précède, quelques morceaux d’âne.... Vient la distribution : Les Guépard s’agitent un peu. Les plus forts ou les dominants attrappent les premiers morceaux. Les cris qu’ils poussent sont surprenants : des couinements et des cris stridents. Rien à voir avec ce qu’on attend d’un fauve. Au final chacun récupère un morceau et se sauve pour le manger. Même si tout cela est un peu artificiel, ce fut une belle occasion d’approcher d’aussi près et dans un contexte presque naturel tout ces félins. Puis nous nous rendons auprès d’un enclos plus petit situé non loin de notre camp. Là vivent une mère et ses trois petits. Cette fois- ci, on ne rentre pas dans l’enclos. Les « garçons » balancent quelques bouts d’âne par dessus la cloture. Puis on attend : 10, 15, 20 minutes...La nuit de va pas tarder. Alors que nous ne sommes plus qu’une poignée d’irréductibles, Junior qui s’est éloigné en amont revient à pas de loup « ils arrivent » chuchote-t-il. Mme Guépard et ses trois rejetons, déjà de fort belle taille, viennent se régaler. Maman surveille tandis que les gloutons avalent. Rassasiés de Guépard, il est temps pour nous d’allumer le feu et de diner à notre tour. La nuit fut calme et réparatrice.
FIN DE LA PREMIERE PARTIE
A suivre : ETOSHA, LES CHUTES VICTORIAS, CHOBE ...
La suite est là : http://voyageforum.com/...e2emepartieD2029143/
J'ai enfin bouclé la première partie de notre carnet de voyage. Je ne pensais pas être si prolixe mais je me suis pris au jeu de l'écriture. Mettre en mots tous ces souvenirs est également une belle façon de les revivre. A mon tour de vous faire partager notre voyage.
J'ai vainement tenté de joindre des photos....je suis trop inculte en informatique et internet pour cela, mis à part le "copier-coller" il ne faut pas trop m'en demander.🤪
PROLOGUE AU VOYAGE
Presque un an de préparation fut nécessaire pour élaborer ce voyage. En surfant sur des sites de location de 4x4 en Europe du nord, de clic en clic, je suis arrivé en Namibie, dont, je l’avoue, j’ignorai presque tout. Ce fut un choc émotionnel en voyant les images des paysages, des animaux et en lisant les premiers commentaires des précédents voyageurs.
Un conseil de famille fut rapidement décrété et je n’eus guère besoin de développer pour obtenir l’enthousiasme général. C’était décidé : la Namibie serait notre prochaine destination. La lecture des expériences de circuits individuels en 4x4 « fully equiped » nous séduit : ce sera aussi notre façon de voyager. L’équipage, dont les rôles s’affineront lors du voyage, sera composé comme suit : - ma douce dans le rôle du co-pilote, de l’intendante en chef, de la reporter-photographe et de la tirelire ; - junior, dans le rôle de l’aide de camp efficace, du magasinier roulant à l’oeil de lynx ; - votre serviteur, dans le rôle de l’agent de voyage, pilote, préposé aux feux de camp et grillades, garde du corps anti-babouin. Nous avons tenté d’embarquer d’autres moussaillons dans l’aventure mais sans succès.
Un long travail de documentaliste a alors commencé. Rapidement je découvrais « voyage forum » et arpentais le forum Namibien. De fils en aiguilles, les noms de Fish River Canyon, Sesriem, Cape Cross, Etosha me devenaient très familiers.
Google, Google earth, la fameuse Ka-maps devinrent aussi des précieux alliers.
Alors qu’une ébauche de circuit se mettait en place, je me souviens encore du soir où ma douce est venue à mes côtés, alors que j’étais rivé sur mon écran, pour me glisser candidement à l’oreille : « On sera loin des Chutes Victoria ? C’est un rêve d’enfance... » En quelques clics, elles n’étaient pas si loin …, enfin tout est relatif.
L’amplitude du trajet (de Fish River Canyon aux Chutes Victoria) et les contraintes budgétaires (le vol et la location de voiture sont moins cher pour une arrivée à Jo’burg) nous ont fait opter pour une boucle de Johannesbourg à Johannesburg en 26 jours en passant, dans l’ordre : Fish River Canyon, Sesriem, Walvis Bay, Damaraland, Etosha, Chutes Victoria et Chobe....du Sud sec au Nord plus humide, des grands espaces aux sanctuaires animaliers.
D’un naturel assez anxieux et prévoyant, j’avais décidé de tout prévoir et réserver à l’avance. Notre parcours dense ne nous permettait pas de perdre du temps à chercher sur place campsite ou lodge, et surtout, je n’avais pas envie de me voir dire « sorry, we are fully booked... » dans des endroits où il n’y a qu’une seule possibilité.
Nous avons parfois peiné pour obtenir par e-mail des réservations auprès des organismes d’Etat qui gèrent les campsites dans les grand parcs nationaux : NWR en Namibie pour Fish River Canyon, Sesriem, Etosha ; et DWNP au Botswana pour Chobe. Mais, à force de persévérance et en s’y étant pris très en avance, tout était OK.
Nous avons eu deux petits pépins de réservation : - le loueur de 4x4 initialement choisi nous a fait faux bon . Perpétuellement aux abonnés absents. - Les billets d’avion réservés sur des vols de la Qatar airline ont dû être annulés pour cause de changement de dates des vols de leur part. Mais tout est rentré dans l’ordre sans perte d’argent, si ce n’est que le tarif du nouveau loueur et les nouveaux billets d’avion (sur Emirates) étaient plus chers que ceux préalablement choisis.
Nous avons également particulièrement bien préparé nos bagages, en essayant de penser à tout (trousse à pharmacie complète, kit de réparations en tout genre, accessoires électriques pour les divers rechargements de piles et batteries en tout genre, vêtements adaptés...)
LE PERIPLE
Jeudi 31 juillet Départ à 15H00 de Roissy pour Johannesbourg via Dubai. Les 4 bagages en soute annoncent un poids de 62 kg pour 60 autorisés. L’employée d’Emirates nous adresse un sourire : pas de problème...Faudra faire attention au retour...
Concernant le déroulement du vol, il faut encore rappeler qu’Emirates est vraiment une compagnie au top, les avions et leurs équipements sont nickels. Le service à bord est également à la hauteur. L’anecdote qui suivra renforcera mon propos. L’escale à Dubaï est un peu longue, cependant il y a de quoi faire en terme de lèche-vitrine.
Vendredi 1 er août 10H40 Arrivée à l’heure prévue à Johannesburg. On récupère les bagages...1, 2, 3...et plus rien !!! Manque le 4ème. C’était un sac à dos qui contenait le moins important : duvets, serviettes de bain, Kway, claquettes en plastiques... et des provisions de base au cas où....Nous nous rendons au comptoir des litiges bagages...manifestement nous ne sommes pas les seuls. L’employé très souriant nous indique après vérification sur son écran qu’il se trouve toujours à Dubaï. Il nous dit en toute confiance qu’un avion arrive ce soir et un autre demain matin. Nous lui expliquons que nous partons dès aujourd’hui pour la Namibie et que nous ne passons que deux nuits en AFS. Ce soir, nous serons à 150 kilomètres de Jo burg ; et demain soir à 750 km !!! « Pas grave » dit-il. Il est sûr que nous le récupérons à 90%. Il note les adresses de nos deux étapes et insiste qu’ils font livrer les bagages n’importe où en Afrique du Sud. Pas convaincus, nous quittons le comptoir et allons à la rencontre d’une jeune femme sympathique qui porte une pancarte à notre nom. Après avoir échangé des Euros contre des Rands dans un des nombreux bureaux de change immédiatement situés à la sortie des Arrivées, elle nous conduit à un van qui nous emmène chez notre loueur situé à Sandton, banlieue cossue de Jo’burg. Notre chauffeur prolixe, et aussi très sympatique, nous décrit les environs. Nous discutons de la vie en Afrique du Sud, des récentes émeutes ethniques entre les noirs sud africains et les immigrés Zambiens ou Zimbabwéen, et de tout et de n’importe quoi. J’en profite pour brancher mon Tom-tom et vérifier que ma carte d’Afrique du sud fonctionne. C’est le cas. Je programme l’adresse de mon loueur pour voir. Notre chauffeur hilare nous fait prendre des raccourcis à cause des embouteillages sur les grands axes, ce qui perturbe madame Tom-tom
On arrive enfin chez notre loueur dans un quartier sécurisé : rue barrée avec barrière et garde. Tout le voisinage est fait de belles maisons ceintes de murs barbelés et électrifiés...
Nous recevons un accueil très chaleureux et acceptons avec joie le petit déjeuner qui nous attend. Nous faisons le point sur notre trajet, récupérons tous les documents du véhicule et effectuons la check-list de ce dernier, un Mitsubishi Rodéo double cab 2, 8 l Turbo Diesel. Il est dans un état impeccable, le moteur est comme neuf (mais comment font- ils ?). Je note que tout les niveaux sont au max, qu’un solide pare buffle est monté et que les pneus sont nickels. Ce sont des Bridgestones All terrain...cela aura de l’importance : nous n’avons jamais crevé et sommes passés presque partout sans dégonflage. L’équipement camping a déjà vécu mais cela ira. Un détail nous ennuie, une seule tente est montée sur le toit et il nous est proposé une tente au sol. Nous sommes catégoriques : les deux tentes sur le toit !!! Nous n’avons pas envi de visites noctures indésirables. En 10 minutes, la seconde tente est montée. On nous fait remarquer que le toit extérieur n’est pas fixé sur tous les points d’ancrage car il y a eu une erreur de conception. Le hic c’est qu’ils n’ont pas d’autre tente dans l’immédiat : tout est « on the road ». On nous indique que ce n’est pas grave car on aura pas de pluie...c’est vrai mais...on en reparlera.
Bon il est temps de partir. Après quelques kilomètres, mon cerveau intègre bien la conduite à gauche. Il faut être vigilant dans les carrefours et dans les sorties de stationnement, mais ça va. Le seul bug persistant est la confusion entre les clignotants et le lave vitre...
Tom-tom nous met sur la route et nous nous rendons à Ventersdorp, situé sur la N14 qui relie Jo burg à Upington. Cela nous rapproche un peu car l’étape du lendemain sera longue. On longe le grand township d’Alexandria où les émeutes récentes ont été si dures. La N14 est soudain fermée. Un grand détour par des petites routes non goudronnées nous remet enfin dessus. On apprendra par la suite que la route s’est affaissée et que les réparations sont longues. On arrive à Venterdorp au Mosaic B&B. Là encore un accueil chaleureux nous est fait. C’est un ranch à l’américaine, les propriétaires on aménagé des chambres dans un décor très far west. Notre chambre est immense avec des énormes lits en rondins de bois et la salle de bains est également superbe. Nous mangeons au seul resto du bourg : un Wimpy (fast food très repandu) .... La nuit est froide et on se dit que nos duvets vont nous manquer.
Samedi 2 août. Nous nous levons aux aurores..même avant l’aurore..dur dur on ressent l’effet du voyage, d’autant plus qu’une erreur d’horaire nous a fait lever une heure trop tôt !!! Le petit déjeuner est très copieux, les proprios sont là avec nous. On reprend la route en se disant qu’ils sont vraiment très sympas.
Rapidement, ça dort dans le vaisseau. Faudra être vigilant. La route goudronnée est excellente, les lignes droites sont interminables, le paysage est monotone. J’ai fait le plein en quittant Jo burg. J’ai plus de 800 km d’autonomie...on roule à 120 km/h. Alors qu’Upington est à 150 kms, je réalise que la jauge d’essence est tombée d’un seul coup...à 80 km, la réserve s’allume...Y aurait il un trou dans le réservoir ? A ce rythme on n’y arrivera pas. Depuis plus de 100 km, nous n’avons pas vu une seule ville, ni une seule station service. Je refais le film dans ma tête et me souviens que j’ai dit stop au pompiste à 1500 rands de carburant pour faire un compte rond. Peut être que le plein n’y était pas....... A 60 km un panneau annonce un restaurant-épicerie et station service !!! Ouf...il était temps. Hélas c’est fermé !! On examine la pancarte : fermé le dimanche et le samedi après midi et on est samedi..... Soudain deux jeunes qui se trouvaient dans l’enceinte de la propriété s’approchent. Ils me disent d’appeler le numéro de téléphone apposé sur la pancarte du restaurant. J’appelle et une dame très charmante me répond. Je lui explique la situation et elle me dit qu’il n’y pas de problème, que j’attende et qu’elle m’envoie rapidement quelqu’un. Quelques minutes après, un autre jeune surgit, il m’ouvre, allume la pompe et me fait le plein. Je le remercie chaleureusement et généreusement...le bonheur c’est simple comme un coup de fil... On reprend la route en se disant une nouvelle fois qu’ils sont vraiment sympas les sud africains.
Arrivés à Upington, on se rend au Nirvana . C’est un grand B&B qui est plus proche du motel de luxe. Nous avons une grande double chambre avec frigo, une belle vue sur les environs. Ils ont un très beau parc paysagé avec un petit cours d’eau aménagé avec cascades. On croirait un mini décor de Disneyland. La ville possède de nombreux magasins. On ira peut être acheter le matos perdu avant de partir, on attend encore un peu dès fois que... Le soir, on prend l’apéro sur un ponton qui surplombe le tout. Dîner en ville dans un restaurant local « Bi-Lo » qui encore une fois fait très western. Bonnes grillades, vins locaux sympas, c’est un bon endroit.
Dimanche 3 août : Après un petit déj moins copieux qu’hier, à 07H30, on s’apprête à monter dans la voiture. La réceptionniste m’appelle et me tend le téléphone. Mon interlocuteur m’explique qu’il est chauffeur coursier, qu’il m’apporte mon bagage et qu’il sera là dans 20 minutes. Incroyable !! L’homme arrive comme prévu. Il m’explique qu’il aurait pu être là hier soir mais qu’il n’a pas pu nous contacter. Il vient de faire 750 kilomètres avec un arrêt cette nuit et ..il repart pour Jo burg. Nous récupérons donc notre 4ème valise juste avant de quitter l’AFS. Chapeau Emirates !!! Nous reprenons la route, le paysage est plus agréable, cela nous rappelle la Californie. Nous apercevons nos premiers springboks et autruches ; des curieux nids d’oiseaux s’accrochent sur les poteaux électriques : certains sont énormes, tels des meules de foins. Ils sont faits par de petits oiseaux semblables aux hirondelles qui vivent en communautés dans ces nids.
On arrive enfin à Nakop : la frontière. Côté sud africain, on est bien guidé pour les formalités, les douaniers et policiers sont également sympas, il y a 3 contrôles en tout (passeports, papiers voiture puis un dernier qui inspecte la voiture). On passe le check point et on roule pendant une bonne dizaine de kilomètres...Bizarre : y a pas de poste frontière namibien ? Si, enfin, on y arrive. Il est juste avant un petit village. Là :changement de décor, c’est plus vétuste et les officiels sont moins aimables et ne font vraiment aucun effort. On est même obligé d’en réveiller un....Coût du passage : 160 N$ (env 15 euros)
Nous roulons jusqu’à Karasburg. C’est là qu’il faut s’arrêter pour s’approvisionner. On y trouve des supermarchés dont un Spar. Il y a pas mal de monde dans les rues. Ici commence de façon plus marquée un monde plus pauvre. On est souvent accosté par des quémandeurs de tous âges. Dès qu’on s’arrête, quelqu’un surgit pour garder la voiture. Nous n’aurons jamais autant distribué de pourboires, petites oboles et sourires que durant ces vacances. Pas par obligation mais plutôt naturellement, en ayant conscience que certains de nos petits gestes revêtent ici une bien plus grande importance qu’ailleurs. Nous poursuivons jusqu’à Grunau. Il n’y a pas grand chose ici hormis la poussière. Nous avons bien fait de faire nos courses avant. Après Grunau commencent les « gravel roads ». Un petit aparté à ce sujet, surtout destiné aux futurs voyageurs qui n’ont pas encore roulé là bas. La plupart des gravels sur lesquelles nous avons roulé, ( même les petites routes commençant par « D ») sont très roulantes. Les très longues lignes droites, la largeur des voies et le bon état général de la chaussée me permettaient le plus souvent une moyenne entre 105 et 115 km/h. Cependant attention : cette moyenne n’est possible qu’avec un bon 4x4 aux pneus en très bon état. Car les pièges sont nombreux et avec une berline, je n’aurai probablement pas dépassé souvent les 80 km/h (il faut en tenir compte pour la planification des trajets). La conduite est différente que sur le gourdon : plus fatigante car demandant une grande concentration ; la vision doit balayer la route à environ 25 mètres devant pour détecter les trous, dos d’âne, grosses pierres et bandes sableuses qui peuvent faire obstacle. Pas question de tenir le volant à deux doigts. La très grande longueur de certaines lignes droites ne doivent pas faire oublier que derrière une grande bosse peut se cacher un virage qui, lui, ne doit pas être négocié au delà des 80 km/h sous peine de partir en dérapage. Il m’est arrivé, notamment sur des gravels sinueuses (Kuiseb pass ou entre le Sptizkoppe et le Brandberg), de passer en mode 4x4 car la conduite était très « flottante » autrement. La semaine précédant notre arrivée, mon loueur a perdu un 4x4 suite à des tonneaux effectués en sortie de virage par un touriste européen qui a du écourter ses vacances.
Revenons à notre parcours. La direction de Fish River Canyon est bien indiquée et nous arrivons enfin au camp en début d’après- midi. A l’accueil, on nous dit de choisir notre emplacement. Nous optons pour le numéro 17, au fond du camp, à l’orée des arbustes. Il y a peu d’emplacement de libre de toute façon et le soir venu, ils seront tous remplis. Le notre ne possède pas de point d’eau immédiat mais est plus à l’écart. Le bloc sanitaire se trouve à une bonne centaine de mètres. Pour la douche ça ira. Pour le reste, on préférera la pelle et le petit bois entourant le camp. On est également au plus loin qu’il se peut du générateur assez bruyant qui ne se tait que tard dans la nuit. En ouvrant le coffre du double cab, on réalise pleinement la pertinence des recommandations sur la nécessité d’emmener des grands sacs poubelles : la poussière s’est incrustée partout. De ce jour jusqu’à la fin de notre périple, nous allons vivre dans et avec la poussière. Au début on peste, on se lave les mains toutes les cinq minutes, on tente vainement de s’épousseter....Y a rien à faire qu’à attendre la douche pour être propre pendant 10 minutes....
La nuit tombant rapidement, trop rapidement hélas, nous partons voir le canyon et assister au coucher de soleil, le premier d’une longue série. Le canyon est majestueux, moins profond que son grand frère du Colorado mais plus sauvage. Alors que nous nous posons sur un spot pour voir le coucher, un groupe de jeunes espagnols laissent la porte de leur van ouverte qui diffuse une forte musique brésilienne. Les boules me montent car la quiétude des lieux est pas mal bouleversée d’un coup. Je vais voir l’un des jeunes et, en anglais, je lui explique le fond de ma pensée. Je dois avoir l’air très aimable car il va éteindre la « ziquemu ». On peut enfin voir le soleil se coucher tranquillement. Il n’est pas grandiose car le soleil est de face. Cependant, on savoure quand même. Retour au camp et montage des tentes. C’est la première fois et cela nous prend une bonne demi heure, d’autant plus qu’il faut faire les lits. Par la suite, l’intendante en chef s’ingéniera à plier duvets, couettes et oreillers de manière à remballer le tout dans les tentes : gain de temps et de place dans le cab assuré !!! Alors qu’il fait nuit, un gros camion aménagé en transport en commun arrive dans l’emplacement contigu au notre : un groupe !!! Argh !!! Là encore un petit aparté s’impose :peut- être sommes nous des ours, mais un des petits désagréments du voyage fut la promiscuité avec les groupes dans les campsites des grands sites. Je sais bien qu’il en faut pour tout le monde mais le mélange n’est pas toujours agréable. Les groupes sont parfois très bruyant le soir, tentent parfois de déborder sur leur emplacement et n’hésitent pas à prendre votre emplacement comme point de passage naturel. Mais le plus désagréable est, à 05H00 du matin, d’être réveillé par les bruits de gamelles qu’on remballe, et le moteur diesel du camion qu’on laisse tourner 10 minutes avant de partir. Oui, effet de groupe probablement, ils sont plutôt bruyants et sans gène. Notre "zénitude" a atteint parfois ses limites...
Première corvée de bois, premier feu de camp et grillades arrosées de shiraz...première nuit en tente : dès que tu bouges : tout bouge !!! Il ne fait pas froid. Nous n’avons d’ailleurs jamais eu froid durant toutes les vacances. Les basses températures de l’hiver austral n’étaient pas au rendez- vous. Nous avons bénéficié d’un hiver doux : 25-30°C la journée et peut être 10-12°C la nuit. Les bonnets sont restés dans la valise et nous n’avons pas eu besoin de plus d’une polaire le soir, et encore pas tout le temps.
Lundi 4 août : Le groupe voisin de Fish River Canyon a été discret le soir mais nous avons eu le droit au réveil à 05H00 avec le remballage et le moteur diesel du camion...
Après le petit déjeuner, nous laissons les tables et chaises, ainsi que du linge à sécher histoire de matérialiser notre présence, et nous partons pour une journée complète à la découverte du Canyon. Nous avons admiré sa splendeur depuis les différents points de vue le jalonnant et emprunté le chemin 4x4 qui le longe. Nous avons pique-niqué seuls au monde au bord de la falaise : quel point vue ! Nous avons approché notre premier arbre carquois, vu chacals, antilopes, springboks et autruches, le tout disséminé le long du parcours, provoquant l’excitation générale à chaque fois. Nous avons passé une superbe journée et apprécié ce baroude en 4x4 où nous étions seul tout le temps, rendant l’atmosphère magique. Le chemin 4x4 n’est pas trop dur hormis un passage délicat pour le novice que je suis (pente raide avec gros trous et cailloux mais qui s’est négocié sans problème). Retour au camp, préparatif du bivouac et douche bienfaitrice. La nuit tombée nous avons admiré à l’écart des lumières, ce splendide ciel étoilé, traversé par une voie lactée très claire. Durant notre périple, nous nous serons régulièrement postés la nuit pour l’admirer.
Mardi 5 août : Départ de bonne heure après un repliage rapide (ça commence à prendre le rythme). En route nous apercevons springboks, autruches et deux beaux aigles occupés à finir une boule de poils non identifiable. Entre Seeheim et Aus, les paysages sont très beaux : des étendues de prairies jaunes pailles sur lesquelles se découpent des montagnes tantôt rouges, tantôt marron se succèdent. Nous faisons les courses à Aus. Il y a deux épiceries pas très bien achalandées, la couleur des quelques morceaux de viande dans le congélateur est sans appel : on opte pour des conserves. L’épicerie située en face du restaurant accepte de fournir du cash en échange de la CB moyennant une commission.
Nous mangeons, tout comme pas mal d’autres touristes, au restaurant d’en face et nous goûtons aux brochettes de crocodile : viande blanche qui ressemble un peu aux cuisses de grenouille. C’est bon. Nous discutons avec du sud africain rencontré la veille sur un spot du Canyon.
Notre halte a été un peu plus longue que prévue...nous avions oublié que la nuit tombe très tôt. Nous reprenons la route (C12) et empruntons la D707. Les différents ranchs/lodges qui y sont implantés sont bien indiqués. Le notre : le Ranch Koiimasis est enfin annoncé. 14 kilomètres de piste de sable et quelques barrières à franchir sont nécessaires pour l’atteindre. Le paysage est magnifique, on s’enfonce dans la nature sauvage. L’ocre des montagnes vire presque à l’orange et se découpe sur les plaines jaunes. « waou » que c’est beau ! On arrive au Ranch Koiimasis. Une bande de Suricates nous accueille. Tandis que Junior et ma dame s’attendrissent, je rencontre le maître des lieux, il me fait penser à Crocodile Dundee avec son visage buriné, son chapeau et son short d’aventurier. Encore une rencontre bien sympathique et chaleureuse. Il nous propose du bois pour le feu et nous indique qu’il vend aussi de la viande produite sur place : exit la boite de conserve !!! (Ceux qui ont mangé des saucisses Wieners en boite me comprendront). Il nous cède contre une somme modique des pavés d’autruche marinés faits maison. Ce sera un régal en grillade.
Encore 1 km de piste et nous atteignons le camp. Les emplacements, au nombre de 5 sont particulièrement bien aménagés, au pied d’une montagne de roches ocre, chaque espace individuel pouvant accueillir une tribu. Le terrain est parfaitement utilisé, chaque emplacement est hors vue des uns des autres et distant de plusieurs centaines de mètres : nous voilà seuls au monde. J’ai demandé à notre hôte s’il y avait des animaux sauvages : il m’a souri en me disant de ne pas m’inquiéter, que les babouins avaient été repoussés bien plus loin et que si les léopards nous verraient sans aucun doute, nous, nous ne les verrions pas !!!! Notre camp dispose d’un braii, d’une table en pierre carrelée avec toit en chaume, d’un coin feu de camp et à l’écart, bâtie contre un rocher, une salle de bains avec douche et des wc dignes d’un lodge de luxe dans la savane. Au loin, et en escaladant un rocher, on aperçoit, logé au pied d’une autre colline rocheuse, un petit lodge de même ton que les pierres. Parfaitement intégré dans le décor, il possède des chambres également louées. Ce site fut pour nous un des plus beau camp où nous avons séjourné. Il fait parti de nos coups de coeur. A la lueur du feu de camp, nous avons débouché une demi bouteille d’un vin blanc liquoreux, discrètement amenée depuis notre cave, pour célébrer nos nuits africaines. Monsieur Rotier, votre Renaissance se marie superbement bien avec ces nuits magiques. Là encore, nous avons admiré presque religieusement ce formidable ciel étoilé.
La nuit s’annonçait douce, la chaleur persistait. Mais le vent s’en est mêlé et par trois fois je me suis levé au coeur de la nuit : les toiles de tente claquaient fortement. Il a fallu, à la lueur des lampes, consolider les fixations à l’aide de sandows. Nos loueurs avaient oublié le facteur vent au regard de la toile de tente mal fixée.
Mercredi 6 août : Le réveil matin fut un peu dur, la nuit chaotique a laissé des traces. La douche est froide et vivifiante, nous poussons des cris de singe lors du rinçage. Le petit déjeuner avalé, il nous faut remballer avec regret, le coin est vraiment splendide. Soudain un moment de panique se fait : il manque une de nos petites pochettes qui contient tous les Rands. Recherches dans le camp, fouille de la voiture, re-déballage du matériel, dépliage des tentes, perquisition dans les valises : rien n’y fait. Ma douce est pourtant persuadée qu’elle l’avait hier soir. Finalement après une bonne demi heure de recherche, alors que l’énervement est à son comble et que les nerfs commencent à craquer, on la découvre sagement posée sur le siège avant de la voiture, négligemment recouverte de notre road book......Ouf, on se sent penaud de ne l’avoir pas découverte plus tôt.... On regagne le Ranch pour payer et c’est l’épouse de Crododile Dundee qui nous reçoit. On discute un bon moment : elle nous explique l’histoire de la famille Suricate qui a emménagé dans le ranch, celle du Babouin Bongo qui se trouve dans un enclos grillagé. A notre demande, elle appelle notre prochaine étape pour savoir s’ils proposent des repas.
On the road again, on continue sur la D707 puis la C27 pour regagner le camp de Tsauchab. De nouveau, on traverse de superbes paysages et on compte les autruches, Springboks et Oryx. La route comprend de nombreux passages de gué asséchés, sauf un pour lequel prenons un malin plaisir à le traverser virilement en faisant de part et d’autre de grandes gerbes d’eau aspergeant le 4x4.
En arrivant au camp de Tsauchab (qui se dit « saurhab ») on est séduit par son style : un mélange de ranch du far west, de brocante à ciel ouvert et de lieu d’exposition de sculptures en métal faites de morceaux de récupérations en tout genre, soudés pour représenter des animaux et des objets les plus hétéroclites les uns des autres. Sur place le ranch propose des chambres, une petite piscine, un bar-restaurant et une petite épicerie. L’accueil fait par une jeune femme aux origines italiennes (qui a tapé dans l’oeil encore juvénile de Junior) est également chaleureux. On en profite pour acheter des belles tranches de viande à griller pour le soir.
On prend possession de notre camp, éloigné du ranch d’un bon kilomètre et complètement hors de vue des autres emplacements dont nous ne saurons pas d’ailleurs s’ils sont occupés. Là encore, on se sent seul au monde. Le camp est immense, comme un terrain de hand, avec un emplacement braii et coin popote, un point d’eau avec évier, une petite maison en pierre abritant une salle de bain et wc carrelés, tous propres et décores avec goût. Sur le côté de celle-ci, on découvre le système de chauffe-eau : un ballon incrusté dans une coque de pierre sous lequel un petit feu de bois fume encore. Fallait y penser ! On découvre que notre emplacement comporte même des petits emplacements en périphérie tels des mini clairières au milieu des buissons et sous les arbres, pouvant accueillir une tente au sol. Bref, si on était une dizaine, on ne se marcherait pas dessus. Le tout est situé au bord du lit de la rivière Tsauchab qui est à sec. Le camp installé, on fait une petite ballade dans le lit de la rivière en examinant et essayant de déchiffrer les diverses traces d’animaux en tout genre, incrustées sans le sable. Les hauts plateaux ou montagnes des Tsarisberge et Naukluftberge se découpent de part et d’autre de nos horizons. Il ne manque plus que l’éléphant ou le lion qui surgit...... La nuit sera réparatrice, le vent ne nous inquiètera pas.
Jeudi 7 août : C’est le départ pour Sesriem qui n’est pas loin de notre camp. On repasse par le gué actif. Deux berlines sont arrêtées et leurs occupants estiment leur chance de passer. Sûr de nous (c’est pas dur on y est passé la veille) on y va franchement, fendant l’eau qui jaillit comme un petit geyser. Les spectateurs sont ravis et regrettent peut être la berline....
Nous arrivons vers 10H00 à Sesriem. L’accueil par la préposée du camping est vraiment moyen, à croire que son sourire lui coûte. Je parle assez bien anglais mais là, j’ai du mal à la comprendre et elle ne fait pas d’effort lors des répétitions. Bon enfin nous avons le N°24, notre résa était bien enregistrée, ici on ne choisit pas. Si le campsite était déjà payé, il nous faut nous acquitter des entrées du parc pour deux jours. Un couple de français arrive derrière nous, ils n’ont pas réservé, il reste cependant une place, l’homme dit à sa femme (en français dans le texte) : « on a pas le choix, on est près des chiottes !!). Voilà maintenant le camp est complet.
Les places du camp sont inégales : les premiers numéros sont près de l’entrée et se trouvent en bordure du chemin qui dessert l’ensemble du camp : poussières, gaz d’échappement et promiscuité assurés !! Pour une fois et contrairement au loto nous avons de la chance au tirage : le 24 est un des meilleurs spot (avec le 26 et le 28) : assez isolé en fin de camp, avec une belle vue sur les premières dunes. Les blocs sanitaires sont corrects et nous avons un point d’eau sur place.
Une petite parenthèse pour signaler que l’épicerie du camp est pauvrement achalandée, les grandes bouteilles d’eau manquaient. Le seul endroit pour retirer du cash est l’ATM du Sossusvlei Lodge (situé à l’extérieur du parc) qui ne fonctionnait pas le premier jour.
Le début d’après midi est consacré au Sesriem Canyon. C’est surtout sympa au début de la ballade, mais cela n’a rien de grandiose. Par la suite nous nous rendons à l’entrée du Sossus Dune Lodge (situé dans le parc) dont on nous a vanté le restaurant, accessible pour les résidents du camping. Le chemin qui mène au lodge se termine sur un parking où tous les hôtes doivent garer leur voiture. Un gardien nous explique que la suite se fait par un petit véhicule électrique conduit par un employé, dans le but de préserver le calme du lodge. Nous demandons pour réserver au restaurant, il communique par radio avec la réception. La réponse est négative, apparemment c’est complet. Bouh ! Déception générale. Nous lui demandons quand même si l’on peut réserver pour demain soir...Il hésite puis rappelle la réception. Finalement il nous dit que c’est ok pour ce soir et pour demain. Chouette !! Le bonheur c’est simple comme un coup de talkie walkie.
De retour au camp, nous partons pour la dune Elim située à quelques kilomètres. Après avoir stationné le 4x4 à son pied, nous en commençons l’ascension. Nous touchons enfin le fameux sable du Namib, si doux, si fin et si soyeux. La découpe de cette dune n’est pas aussi nette que celles des célèbres photos et plusieurs fois nous croyons atteindre le sommet, alors qu’une nouvelle crête se dessine. Enfin nous parvenons au point le plus haut. Le spectacle est à la hauteur des espérances, d’un côté s’étend le désert, de l’autre les montagnes. La plaine au pied de la dune nous parait bien lointaine, preuve que nous sommes montés assez haut. Sagement assis dans la douceur du sable nous attendons le coucher de messire soleil qui transforme peu à peu la palette des couleurs. Une fois les derniers feux éteints, il nous faut regagner notre véhicule, d’autant plus qu’une fois le soleil disparu, la pénombre arrive vite. Ma douce est un peu inquiète : Où est la voiture ? De quel côté ? Et si la nuit tombe ? Evidemment, nous n’avions pas prévu d’emporter des lampes, je rassurai la troupe en pointant le cap ? et la descente fut bien plus rapide que la montée. Il était temps car j’avais omis un détail : j’avais sur mon nez mes lunettes de soleil aux verres correcteurs, mes lunettes de vue étant restées dans la boite à gant. Les myopes compatiront, je devais avoir l’air d’un Stevie Wonder des sables : pour moi, il faisait nuit.
Nous avons regagné le camp sans encombre. Après une bonne douche, direction le Sossus Dune lodge pour un repas au restaurant. Arrivé au parking, nous avons droit à la ballade en petite voiture électrique déguisée en « savane car ». La petite piste qui mène au lodge est plongée dans le noir et les phares de la voiturette sont inopérants. Notre chauffeur conduit d’une main et de l’autre tente d’éclairer la voie avec une lampe torche dont les piles rendent doucement l’âme. Tel un castor Junior, je sors de son étui l’arme fatale : une petite lampe compacte de fabrication germanique achetée en l’honneur du voyage et dont le faisceau très puissant surpasse de loin les maglites et autres surfires. Notre chauffeur n’en revient pas. Pour rire, je lui dis que c’est une lampe conçue pour les astronautes.
Nous voici au lodge. Il est tout récent. C’est un très bel endroit. Le grand bar et la terrasse surplombant la piscine sont vraiment bien agencés. On devine les grandes huttes surélevées et alignées face aux dunes tels des chambres sur pilotis dans les îles-hôtels des Maldives. Le personnel est particulièrement serviable et attentionné. Ce soir c’est un repas buffet à volonté et le braii géant propose Kudu, Impala, saucisses d’oryx, Agneau, côtelettes de porc. L’Impala gagne le concours organisé par nos palais. La carte des vins n’est pas en reste. C’est vraiment un lieu très, très recommandable.
Après ce bon repas et un retour sécurisé grâce à ma lampe (dont je vous donnerai les références si vous insistez) nous regagnons notre campsite distant de 5 kilomètres. Ce soir, pas de dépliage de tente : nous dormirons dans la voiture. Demain matin réveil à 05H10 pour être à 05H30 devant la grille du parc, car nous avons décidé de gravir la dune 45 pour assister au lever du soleil. La nuit sera spartiate : ma douce et moi basculons (pas trop) les sièges avant du 4x4 et Junior se tasse sur la banquette arrière, sous la menace de nos dossiers à la limite de l’écraser. Habillé, nous n’aurons guère besoin du duvet, la nuit n’est pas froide. Dire que ce fut une nuit confortable serait exagéré mais nous avons réussi à dormir quand même un peu et cette expérience fut amusante.
Vendredi 8 août Bip bip, ma montre sonne... Branle bas de combat dans le carré !!! Finalement le réveil est rapide, tels des pro nous savons que la journée sera longue et nous sommes prêts !!!
Nous ne sommes pas les premiers devant la grille mais nous partons quand même dans le peloton de tête. 45 km plus loin (d’où le nom de dune 45) nous nous stationnons à côté d’autres forçats du lever de soleil. Au départ de la dune, nous gravissons la crête presque à queue leu leu. Il fait encore bien sombre mais les premières lueurs sont suffisantes. Au fur et à mesure de la montée, les espaces entre les pèlerins s’agrandissent et certains s’arrêtent, le souffle trop court. Nous poursuivons sans faille jusqu’au sommet et nous nous installons presque au bout de la cime. Certes nous ne sommes pas seuls mais la crête est suffisamment longue pour que chacun y trouve son espace emprunt d’intimité. Là, encore une fois assis dans la douceur du sable frais, nous assistons au lever de Messire soleil. Un magnifique embrassement surgit des montagnes lointaines et inonde les crêtes des dunes environnantes puis bientôt le désert tout entier. C’est vraiment au coucher et au lever du soleil que les couleurs sont les plus belles. Après s’être longuement délectés des alentours, nous quittons les lieux pour s’enfoncer plus encore dans le désert. De part et d’autre des grandes dunes aux contours effilés bordent la route comme des sentinelles géantes. Elles sont cependant assez loin de la route et un 200 mm est nécessaire pour les saisir « plein cadre ».
Nous atteignons Sossusvlei. Exit le goudron, voici venu le temps de la piste de sable. J’hésite à dégonfler les pneus. D’une part, parce que gonfleur souffreteux fournit avec la voiture est au fond de la cabine et que j’ai oublié d’emporter un testeur de pression et d’autre part, parce que je vois les gros land cruisers des lodges s’y engager avec les pneus bien gonflés. Les 5 kilomètres aller et retour s’effectueront sans problème mais en boite 4x4 courte. Parfois, des passages très sableux me feront douter intérieurement mais les pneus tout terrain n’ont pas faillis.
Nous garons le vaillant et solide Rodeo au parking de Dead Vlei. Ce n'est pas très bien indiqué mais il suffit de se fier aux autres touristes et aux quelques piquets matérialisant une direction à suivre.
Il y a deux façons d’aborder les lieux : soit on contourne Dead Vlei sur la gauche et on gravit une longue dune qui lentement mène au sommet surplombant le Vlei, soit on se rend tout de suite au Vlei. Vu que la première solution nous parait très empruntée, on opte pour la seconde.
Bien nous en prend, il n’y pas grand monde dans Dead Vlei. A notre tour, nous arpentons ce lieu digne d’un film post apocalyptique. Les squelettes tordus des arbres morts, le beige clair de ce sol craquelé, l’ocre des dunes et le bleu limpide du ciel offrent une mise en scène célèbre pour une série de photos. Convaincus que du sommet qui nous domine, la vue doit aussi être superbe, nous décidons de traverser le Vlei et de faire l’ascension. Junior tente une protestation car tout cela lui parait bien loin. En parents indignes nous ignorons son avis.
En tant qu’ancien expert des bacs à sables de ma cité, je décide d’un parcours à travers les dunes qui me parait le plus court. La première partie de la montée est dure car vraiment pentue puis nous atteignons une première crête qui se termine à flanc d’une autre dune dont il nous faut absolument atteindre la crête pour poursuivre l’ascension. C’est là que mon estimation de parcours a buggé : le flanc est abrupte et il n’y a plus de trace. Nous entamons alors une pénible montée en lacets. Bientôt la pente est telle que chaque pas s’enfonce et dérape dans le sable, revenant quasiment au point départ. Tous les 15-20 pas je m’arrête pour souffler et constater le peu de distance parcouru. Mon presque quintal me rappelle cruellement à l’ordre, je regrette magrets, confis et les grands crus si souvent dégustés ainsi que les footing parfois trop négligés. Je suis découragé : je n’y arriverai pas. Junior est à mes côtés, il peine beaucoup aussi. A bout de force, on s’assoit dans le sable, le moral dans les chaussettes (pleines de sable). Seule ma douce, dont les 2 footings hebdomadaires ont depuis longtemps forgé les cuisses et la condition physique, poursuit sa route. Telle une alpiniste dans la neige, elle enfonce l’avant de ses chaussures dans la pente à chaque pas. Bientôt elle atteint la crête. Pour nous encourager, elle annonce que de là haut s’est vraiment très beau. Je me concerte avec Junior qui m’annonce que ça ira. Je rage intérieurement, je ne vais pas m’arrêter là, pas si près. Nous reprenons la montée, parfois à l’aide des mains. Les cuisses en feu et presque en apnée, j’arrive enfin sur la crête. Je n’aurais pas imaginé cela si dur. La vue est vraiment très belle. Après un temps de repos on poursuit notre progression devenue maintenant plus facile. Encore quelques passages physiques et on rejoint enfin le chemin normal jusqu’au sommet. Lors de notre longue grimpette, nous avons remarqué en contrebas, un petit groupe qui suivait nos traces depuis le Vlei. A mi-chemin ils ont fait demi tour en nous maudissant peut être pour cette voie improvisée.
Les efforts sont récompensés : la vue est superbe. On domine Dead Vlei dont on ne distingue même plus les arbres fantômes. Le désert de dunes n’en finit pas. On savoure longuement le paysage qui faisait partie des grandes attentes de ce voyage. En écrivant ces mots, j’ai encore dans la rétine ces images. Les réserves d’eau au plus bas, il nous faut quand même redescendre, surtout que la voiture n’est pas toute proche et que la température dépasse largement les 30°C. Nous avions repéré une grande descente à flanc de dune qui aboutie dans le Vlei. Une ligne droite de plusieurs centaines de mètre que des marcheurs descendaient en courant. Arrivés en haut de cette « piste noire », nous nous lançons à notre tour tout schuss. Quelques minutes suffiront à descendre ce qui a pris deux heures à monter. Le bruit des chaussures dans le sable rappelle le crissement des après-ski dans la neige. A grandes enjambées on dévale la pente. Quelles superbes sensations. Je suis léger comme un suricate et mon quintal cette fois ci, bénéficie de la loi de la pesanteur : je distance ma chevrette et mon cabri sans peine : je suis le Carl Lewis de la Dune !!! J’arrive le premier en bas et filme la fin de leur course.
Après avoir vidé nos chaussures des poignées de sables embarquées, nous retraversons le Vlei et parcourons le bon kilomètre qui nous sépare de la voiture. 3 litres d’eau plus tard et après un pique nique transformé en goûter au vu de l’heure tardive, nous refaisons notre mini remake du Paris-Dakar en sens inverse et direction le camp situé à 62 km. Les quelques forces restantes nous suffiront pour une action de dépoussiérage et une lessive indispensable. Ai-je besoin de vous dire combien la douche fut salvatrice ?
Nouveau dîner le soir au Sossus Dune Lodge où nous avons encore une fois pleinement apprécié la très grande tenue des lieux et le remarquable dévouement du personnel.
Il n’a pas fallu longtemps à Morphée pour nous accueillir à bras ouvert. Hélas, la nature est parfois capricieuse. Le vent qui s’était levé en fin d’après midi s’est renforcé dans la nuit. De fortes bourrasques faisaient claquer les toiles de nos tentes. Je me suis levé une première fois, réveillé par le bruit. La première inspection ne relevait rien d’anormal. Par la suite le vent est encore monté en puissance et un nouveau vacarme nous a tiré d’un sommeil devenu précaire. Cette fois ci c’est la tuile : la toile supérieure de la tente de junior s’est retournée et ne tient plus que par deux attaches. Elle claque comme un drapeau dans le vent. Nouveau Branle bas de combat dans le bivouac !!! Tous les trois nous parvenons enfin à remettre la toile que nous fixons à l’aide des sandows. Je me houspille intérieurement : j’aurais du consolider les attaches !!!! Mais les journées sont si courtes.... Malgré la fatigue, le sommeil reste en dent de scie car le vent ne faiblit pas.....Il y a des jours comme çà...
Samedi 9 août : Le réveil n’est pas glorieux. Ça fait plusieurs nuits chaotiques rapprochées. Heureusement que les 2 prochaines seront en B&B car même si on me dit résistant, mon capital endurance en a pris un coup. Le vent souffle toujours fort, faisant tourbillonner la poussière : Je renonce à préparer le petit déjeuner dans ces conditions, d’autant plus que je suis certain que la flamme du réchaud à gaz ne résistera pas au vent. Je promets à l’équipage, au bord de la mutinerie un petit déj copieux à Solitaire que j’estime atteindre après une heure de route et dont j’ai lu que les tourtes aux pommes étaient renommées. On bat les records de repliage et nous quittons les lieux rapidement. Nous atteignons Solitaire et son unique café-station service-épicerie après avoir encore traversé des paysages somptueux, balayés par le vent.
Il n’y a presque personne, Solitaire porte bien son nom. La décoration est surannée mais non sans charme. Nous dégustons les grosses parts de tourtes aux pommes promises, arrosées de café et chocolat. A la fin du petit déjeuner, les lieux sont subitement submergés par de nombreux autres touristes arrivés presque tous en même temps. Il est temps pour nous de repartir direction Walvis bay.
Nous roulons sur la C14. Après Solitaire, on franchi le tropique du capricorne. Arrêt pour la classique photo devant le panneau. En ouvrant sa porte, le vent arrache la carte routiere des mains de ma douce qui bondit de la voiture pour la rattraper, il s’ensuit un beau gadin. Je savais quelle ne pouvait pas voler. Sa cuisse est désormais rayée de rouge, ce qui lui donne un air encore plus baroudeur. La route, au niveau de Kuiseb Pass, présente une succession de virages en montée et descente. Je réduis la vitesse, passe en mode 4x4 long et redouble d’attention : un dérapage peut vite arriver. Là encore on admire le paysage maintenant très vallonné aux couleurs jaune paille zébrées de roches sombres. Un petit chemin indique sur la gauche un point de vue, uniquement accessible en 4x4, nous l’empruntons sur un petit kilomètre jusqu’en haut d’une butte. Belle vue à 360°C.
La partie plate qui s’en suit est désertique et très poussiéreuse, la route est plutôt mauvaise. Arrivé à Walvis Bay, nous trouvons notre B&B après quelques hésitations, il est pourtant immanquable en front de mer...L’accueil est également chaleureux et notre hôtesse se fait une joie de répondre à toutes nos questions d’ordre pratique. Elle nous confirme notre réservation pour le lendemain matin auprès de Mola-Mola qu’elle avait fait à notre demande. Notre chambre est grande est confortable. Discrètement, je demande à notre hôtesse une bonne adresse pour acheter un petit souvenir brillant et emblématique de la Namibie (les femmes me comprendront...). Elle m’indique sans hésiter ce qui pour elle, est la meilleure adresse : une femme bijoutière à domicile, demeurant non loin de là. Elle appelle cette dernière au téléphone et rendez vous est pris pour l’après midi. J’emmène la petite famille pour une visite surprise. Je ne rentrerai pas plus dans les détails car cela pas d’intérêt pour le carnet de route mais sachez que nous avons rencontré des gens formidables qui nous ont accueillis les bras ouverts. Nous y sommes restés plusieurs heures, à parler de tout, en dégustant un bon shiraz de Stellenbosch. C’est une excellente adresse pour ceux qui veulent comme nous se faire un petit cadeau (20 ans de mariage l’année prochaine...). Au regard de leur presse book et de leur histoire, nous étions vraiment des tous petits clients, nous avons été reçus comme des amis. J’ai l’autorisation du couple pour communiquer leurs coordonnées. Si certains parmi vous sont intéressés, n’hésitez pas. Dîner réservé le soir à l’incontournable Raft, le fameux restaurant sur Pilotis. Nous avons apprécié la cuisine. C’était le soir de l’Eisbeim ou Eisbein : je ne suis pas sûr de l’orthographe, c’est un énorme jarret de porc braisé accompagné de choucroute provenant certainement d’un cochon adepte du culturisme et dont je n’ai pu venir à bout. Pour le reste, nous avons trouvé le restaurant bruyant et enfumé. Cela parlait français tout autour de nous (le petit futé ?) Bien que notre table surplombait la mer un peu éclairée par des projecteurs, nous n’avons aperçu que des grosses méduses. Nous nous couchons pour un gros dodo réparateur.
Dimanche 10 août : Debout à 07H00 et première déception, notre hôtesse nous informe que Mola Mola a reporté la sortie en mer à midi pour cause de mauvais temps. C’est vrai que le vent souffle toujours très fort. Elle nous propose d’aller se balader du côté de Pélican Point où des phoques, des flamants Roses et des Pélicans sont visibles. Nous voilà partis et en chemin nous apercevons effectivement des flamants roses postés en bande les pied, dans l’eau mais trop loin du bord pour se passer de jumelles. Nous poursuivons la piste bordant les salines roses. La couleur est vraiment étonnante. Nous finissons par atteindre la fin de la route qui se perd dans la plage. La mer est forte et des gros rouleaux s’écrasent dans un bouillonnement d’écume. J’ai alors la grande idée de rouler dans le sable, fort de l’expérience exaltante de la piste de Sossusvlei. Je n’ai pas parcouru 50 mètres en direction de la mer que je comprend que ce n’était pas une bonne idée : les sensations de conduite sont différentes et je crains de m’ensabler. J’amorce un long virage et ce qui devait arriver arriva : le 4X4 est stoppé net, ensablé. Que cela ne tienne on sort la pelle, dégage les roues, j’enclenche le diff lock, ma douce et junior poussent dur et centimètre par centimètre on arrive à sortir du sable. Quelques mètres plus loin, et malgré nos efforts, on s'ensable de plus bel. Une rapide réflexion et l’état des lieux n’est guère réjouissant : j’ai laissé le téléphone dans la chambre, pas une voiture depuis notre arrivée. Est ce que la mer va monter ? Et si le 4x4 est submergé ? On retente plusieurs fois de dégager la bête, je commence le dégonflage des pneus, on cale des bûches de bois sous les roues : rien n’y fait !!! Je ne suis pas fier de moi, c’est de ma faute. L’angoisse commence à monter d’un cran, surtout que les différentes tentatives nous ont épuisé. Soudain l’espoir renaît : un 4x4 blanc se profile, je cours regagner la piste et je fais de grand geste. Le 4x4 se porte à ma hauteur. L’équipage est asiatique et j’explique au chauffeur que nous sommes ensablés, je lui demande s’il a un téléphone. L’homme me sourit et me dit superbement qu’ils sont 5 dans la voiture et qu’ils vont nous aider. Les 4 portes du véhicule s’ouvrent et 4 garçons et une jeune femme en sortent comme un seul homme. L’image et la pensée qui me traversent l’esprit à ce moment précis fut : « nous sommes sauvés, voilà les power rangers !! »
Nos sympathiques secouristes sont des chinois. 2 sont en vacances chez les 3 autres qui vivent et travaillent à Windhoek. Le chauffeur est bien mieux équipé que moi : il a un testeur de pression pour pneus et surtout un vrai compresseur. Je n’avais dégonflé mes pneus qu’à 1, 8 bars, j’étais loin du compte. On descend la pression à 1, 1 bars et tout le monde pousse. On s’en sort alors facilement et on regagne la route. Alors que l’un d’eux procède au regonflage le chauffeur me propose de les suivre pour un « run » sur la plage en direction du phare. Je lui dis que je dois être en ville à 12H00 pour une excursion mais on accepte la ballade. Que cela ne tienne : on re-dégonfle les pneus dans la bonne humeur et on les suit sur la plage. Nous gardons un excellent souvenir de ce raid 4x4 sur la plage, à longer la mer déchaînée et ses rouleaux puissants. A 11H30, nous n’avons pas encore atteint le phare et on s’arrête. Mon désormais ami chinois me dit que je devrais faire demi tour pour être à l’heure. Deux d’entre eux courrent en short à la rencontre des vagues : ils sont fous !!! La mer est glacée ! Junior y trempe les pieds et confirme : gla-gla !!! Nous nous séparons de nos nouveaux amis après moult remerciements et echange de coordonnées. Je parviens avec difficultés, à leur faire accepter une bouteille de vin à boire à notre santé. Le « run » du retour est grisant….
De retour à Walvis Bay, on arrive à Mola Mola à l’heure. Hélas, encore une fois ils sont d’obligés d’annuler à cause du temps. Nous ne sommes pas les seuls déçus. Le ciel est parfaitement bleu mais ce foutu vent ne faiblit pas. On s’inscrit pour le lendemain matin, ce sera notre dernière chance.
Nos plans chamboulés, nous décidons de gagner Cape Cross après un passage à la station service. La route est d’abord goudronnée jusqu'à Swakopmund. Nous essuyons une véritable tempête de sable pendant les 70 premiers kilomètres. Je comprends que la sortie en mer était trop risquée. On traverse Swakopmund et roulons à bonne allure sur la C34. La chaussée est parfaitement lisse, un panneaux indique « salty road » Arrivé à Cape Cross après 2H15 de route, nous nous stationnons à proximité du promontoire. Dès la sortie de la voiture et conformément aux témoignages précédents, deux choses vous assaillent : l’odeur putride et les grognements graves des otaries. Junior met un petit masque en papier sur le museau avec quelques gouttes de parfums : il est mignon comme cela. On approche du rivage et empruntons le promontoire de bois surélevé. Ma première impression est une légère déception car j’avais en mémoire ces photos de centaines d’otaries entassées sur les rochers. Présentement, elles sont quasiment toutes dans l’eau. Elles jouent en défiant les énormes rouleaux qui grondent et fracassent les rochers. Le spectacle est garanti.
Mauvais élèves, nous copions certains touristes qui s’aventurent au-delà du muret de pierre. Pourquoi pas, puisque les locataires des lieux sont de sortie. Nous parcourons la plage et je comprends soudain les raisons de cette puanteur : nous marchons sur un charnier. Chaque mètre carré de la plage présente un reste momifié d’Otaries. Des peaux presque entières, des morceaux de cuirs, des squelettes incrustés dans le sol forment un tapis macabre. Des générations d’Otaries sont là, sous nos pieds… Puis nous apercevons les chacals, rodant ça et là en quête d’une proie ou d’un reste. Ils ne me paraissent pas maigres du tout. Progressivement, certains surfeurs poilus regagnent le bord en grappes et posent pour les photographes.
A 16H40 il est temps de repartir, je ne tiens pas trop à rouler de nuit. Nous nous arrêtons à côté d’un des nombreux bidons qui jalonnent la route. Dessus, et posés sur une planche, un éventail de pierres et cristaux de sels rosés sont proposés à la vente. Nous en choisissons un et nous déposons la somme requise dans la boite de conserve servant tirelire. Ici, la confiance règne car aucun des petits vendeurs n’est présent.
La nuit tombe à l’approche de Swakopmund. Le vent semble moins fort. Nous dinons au restaurant du Yacht Club, la carte est moins riche mais c’est beaucoup plus calme. De toute façon le Raft est fermé le Dimanche. Je suis contraint de laisser le 4x4 dehors car la cour intérieure du B&B est pleine. Je le gare tout contre le portail. J’espère qu’il ne sera pas visité.
Lundi 11 août : Notre hôtesse nous annonce la triste nouvelle à l’issue du breakfast : Mola Mola est encore obligé d’annuler les sorties en mer : le vent est de retour. Junior est très déçu, il se faisait une joie de voir les dauphins. Ce sera le seul rendez-vous manqué de nos vacances, car maintenant nous devons partir pour rejoindre le Damaraland, d’autant plus que personne ne sait combien de temps Eole fera des siennes. Encore une fois je me dis que Mola Mola est très pro car les annulations successives leur coûtent cher. Nous prenons notre temps pour faire le ravitaillement et on quitte un peu amer Walvis Bay, pour prendre la direction du Spiztkoppe. Le vent n’a pas faibli.
L’arrivée au Spiztkoppe est folklorique. On n’arrive pas à comprendre la dame de la réception. Un jeune homme travaillant sur place nous fait le relais. Je lui demande quels sont les meilleurs emplacements pour admirer le coucher de soleil. Il m’indique le numéro 10, de l’autre côté de la montagne. Munis d’ une pâle photocopie de plan des lieux, nous tentons vainement de trouver notre place à travers les petites pistes de sables. Berline s’abstenir ici, seul le 4x4 peut passer certains points. Finalement nous retournons à l’entrée, voir le jeune homme qui s’appelle Ritchie. Nous lui proposons de nous accompager pour nous désigner le camp. Sur le chemin nous bavardons et il nous propose d’organiser demain une visite des environs avec un guide. Rendez vous est pris pour 08H00. Arrivé sur place, il nous conduit à l’emplacement en disant que du haut du rocher qui le surplombe, la vue est belle. J’abandonne femme et enfant sur place en leur lançant en riant : « Gare aux lions !!! » et raccompagne Ritchie à l’entrée du camp avec un pourboire de remerciement.
Si le site est très beau et sauvage, le camp est très spartiate : pas d’eau, pas de douche et des wc dans une cahute un peu à l’écart, pas suffisamment toutefois au vu des effluves qui nous parviennent parfois en fonction du vent. Tout comme à Hobas : on utilisera la pelle et les buissons. Nous installons notre camp. De gros rochers forme une grotte a ciel ouvert. Nous ne pouvons y glisser la voiture mais la table et le feu de camp seront relativement à l’abri du vent. Cette fois je ne commets pas la même erreur deux fois et je m’attelle à consolider les attaches des toiles de tentes à l’aide de cordages et de serflex. Je suis content de moi, le vent peut souffler, on est paré.
Ne voilà t il pas qu’un camion aménagé s’arrête à une vingtaine de mètre de nous et déverse son contenus de touristes. Stupéfaits, nous les voyons sortir tables et chaises ; ils sont juste à la limite de notre camp. Ma douce et moi se regardons : on rêve ! il y a tant d’espace de libre aux alentours à tel point que nous étions seul à perte de vue et bien il faut qu’ils se radinent justement là. Je vais voir ce qu’il me parait être le guide et je lui demande s’ils comptent camper là. Il me dit que c’est juste pour un break. Quel con ! (j’ai beau chercher, je ne trouve pas d’autre mot) il me fait penser à celui qui vient s’asseoir à 3 mètres de vous à la plage alors que sur 50 mètres il n’y a personne. Je retourne à mes réparations de fortune en maugréant. Par la suite ma douce retournera les voir en leur demandant combien de temps ils comptent rester et j’irai intercepter un des touristes qui allait entrer dans nos WC qui empestent déjà assez comme cela (c’est pas la peine d’en rajouter). Je lui explique que c’est un espace loué et privé et que les doubleyouci ne sont pas collectifs. Finalement, ils finissent par décamper. Oui, nous sommes des ours, je l’assume, surtout envers ce genre de groupes. La fin de journée s’annonce plus tranquille. On se balade dans l’espoir de croiser des animaux. Nous apercevons uniquement des petits rongeurs trapus appelés Rock Dassies. Le soleil décline. Nous préparons l’apéro. Il nous reste une belle cartouche : 50 cl d’un liquide jaune d’or, grand cru classé de Sauternes qui refroidit sagement dans le frigo. Ma douce et Junior gravissent le gros monolithe au sommet duquel nous pensions contempler le crépuscule. J’ai un peu de retard et lorsque que j’arrive au pied du gros rocher un doute m’assaille : il est trop pentu !! La montée se fait à quatre patte mais la descente en sera impossible. Il est trop lisse, trop haut et trop abrupte. J’appelle les deux grimpeurs mais c’est trop tard ils sont déjà à mi chemin. Ils ne peuvent plus faire demi tour. Ils n’ont pas d’autre choix que d’aller au sommet. Encore une fois les pensées se percutent dans ma tête : S’il me faut demander de l’aide, je dois aller au camp et revenir avant la nuit. Nous faisons quand même le tour du rocher, eux en haut et moi en bas. On se voit plus, on s’appelle, pas de passage ici, ni par là. Je tente de monter par un endroit et je laisse quelques centimètres carrés de peau de mon genou sur la roche râpeuse. Finalement un passage est découvert de l’autre côté. Reste une faille délicate à négocier. Ouf ils sont passés. Encore une fois je m’auto maudis : quelle idée d’aller prendre l’apéro la haut. Les deux alpinistes sont plus sereins que moi qui se sent seul et impuissant en bas. Finalement, les sueurs froides passées, il nous reste encore du soleil. Nous gravissons un autre monolithe moins haut et bien plus plat. Nous savourons notre Sauternes devant ce très beau coucher de soleil. Les couleurs sont magiques, le Spitzkoppe prend feu. En contre bas, un 4x4 s’arrête pour contempler le spectacle, je salue le chauffeur avec mon verre. Hilare, il me prend en photo. Si vous voyez cette image, un jour sur internet, vous saurez que le drôle de gugusse debout sur le rocher, verre et bouteille à la main, heureux, face au soleil et dos à la montagne : c’est moi !!! Après le dîner nous nous offrons une autre soirée étoilée. La lune commence à se remplir et sa clarté inonde les lieux. Nous pouvons marcher dans la nuit sans lumière, on y voit suffisamment. Nous nous éloignons un peu du camp pour laisser entrer en nous de fortes émotions. Cette nuit, les tentes ne claqueront pas malgré le vent toujours présent.
Mardi 12 août Nous levons le camp. Le vent souffle également fort. Nous rejoingons l’entrée et y prenons le petit déjeuner. Notre guide sera finalement Ritchie, notre ami de la veille. Ca tombe bien, il est sympa et les présentations ont déjà été faites. Il nous conduit dans la partie du Sptizkoppe normalement fermée au public sans guide. Il nous apprend plein de choses sur la vie des Bushmen. Lui, il est Damas et il parle le damara qui comprend 4 clics de langues. Celle des bushmans en comprend 8. Il nous guide jusqu’à nos premiers Zèbres, nous montre des peintures rupestres en expliquant le pourquoi et le comment. Il nous mène aussi à une arche de pierre célèbre pour servir de premier plan à des clichés du Spiztkoppe.
La balade dure presque deux heures. On ne s’ennuie pas et ce fut très instructif. Au retour, nous laissons à Ritchie discrètement un bon pourboire. Nous quittons le Spizkoppe en route pour le Brandberg. La piste présente également des partie bonne et d’autres désagréablement « ondulées ». Arrivé dans les environs du camps, face aux imposantes Brandberg, on prend une petite piste indiquée Ugab camp. Le panneau est tout petit et en bois. Aprè 5 km de piste 4x4, on arrive à un drôle de camp : la reception est une cahute, il n’ a personne. Dans un petit enclos à proximité gît un chiot mort et déjà tout gonflé.... nous nous éloignons pour se rapprocher du camp. Il y a bien effectivement des emplacements mal entretenus : des morceaux de buissons sont éparpillés çà et là et des gros cacas d’éléphants parsèment le camp Je vais voir les douches, elles sont plutôt vetustes et sales. Je tourne le robinet : rien de vient.....Cela ne correspond pas du tout a ce que j’ai lu et vu sur internet...Bizarre. Pourtant c’est bien marqué Ugab, c’est bien au bord de la rivière (à sec). Evidemment j’avais relevé un point GPS avant de partir mais sans carte de Namibie, mon GPS ne veut rien savoir ..et de toute façon, il est dans une valise au fond du cab. Comme il n’y a personne et que cela ne nous enchante pas, on refait les 5 kms jusqu’à l’embranchement. Là, Junior « oeil de lynx » repère quelque chose au sol : une grande et belle pancarte indiquant « White Lady Lodge and Ugab wilderness camp » tout droit...Tiens tiens, un petit malin l’a couché pour que ceux qui cherchent le camp Ugab prennent la direction de l’autre Ugab....Bon, on poursuit dans la bonne direction. Arrivé au lodge, y a pas photo, c’est nettement mieux !!! L’accueil n’est pas super. On se rend au campsite dont le choix de la place est libre. Le camp en général n’est pas top, les douches et wc sont pas en très bon état : robinets cassée, tout a ciel ouvert sans porte... Nous aurons le droit en plus à la promiscuité d’un groupe d’italiens particulièrement bruyants qui s’est installé par suite. Seul consolation : le spectacle du coucher et lever de solei sur les Brandberg qui donne le temps d’un instant, une magnifique couleur rose-rouge.
Mercredi 13 août Nous partons pour Otjitotongwe, la ferme des guépards. En y arrivant et après avoir franchi la barrière, nous rencontrons un giraphon sur le bord de la route qui ne s’effarouche pas et se laisse prendre en photo. Arrivée à la ferme même, une pancarte annonce clairement de ne pas ouvrir la grille et de sonner et d’attendre....On comprendra pourquoi rapidement : Trois guépards apprivoisés vivent là avec les deux chiens de la maison.... Nous sommes bien accueillis par la maitresse des lieux. Elle nous explique le fonctionnement du camp et nous dit qu’à 15H00, ses garçons viendront nous chercher. Elle nous dit qu’hier il y avait 100 personnes pour assister au repas des Guépards, qu’ils ont dû refuser du monde. Aujourd’hui ce sera beaucoup plus calme pense-t-elle : c’est tant mieux. Elle nous raconte l’histoire du girafon trouvé blessé et qu’ils ont recueilli. Il fait presque parti de la famille désormais. Nous nous rendons au camp situé à quelques kilomètres. Un bonne chose de bien pensé ici est qu’ils ont séparé les emplacements pour les groupes et pour les individuels. C’est bien car le soir, c’est plus calme. L’emplacement est bien, point d’eau, table et chaises et bien sûr l’inévitable braii. Douche chaude en bloc sanitaire. A 15H00 les garçons (anciens rugbymen !!) arrivent dans un pick up. Ils nous prennent en charge ainsi qu’une famille d’hollandais occupant un lodge situé un peu plus loin. Retour à la ferme. Le girafon est là et se laisse caresser. Il vient même faire un « presque bisou » chaud dans le cou de ma douce qui pousse un cri de souris. Junior grimace : le Giraphon lui à laissé une belle dose de bave dans les mains. Nous ne sommes qu’une vingtaine de personnes : un groupe et quelques individuels comme nous. Après les consignes quant à l’attitude à adopter avec les guépards, voici l’arrivée des minous. Les trois gros chats se laissent caresser très docilement et patiemment. Ils ronronnent et vont même à distribuer quelques coups de langue. Après la séance de grattes-minous et poses photo : nous nous asseyons en cercle sur la pelouse et les trois guépards recoivent leur gros morceaux d’âne. Les deux chiens de la maison : un petit Jack Russel et un énorme Bull Boer attendent patiemment. Que les trois félins daignent leur laisser un reste de peau plus ou moins bien nettoyé.
Ensuite tous le monde embarque dans des pick up et nous partons pour un vaste enclos dans lequel vivent 15 guepards. Les véhicules roulent doucement dans la savane et, par petits groupes, les guépards apparaissent de part et d’autre et suivent le convoi. On s’arrête, les fauves se regroupent et attendent sagement à proximité immédiate. J’imagine en souriant la tête que ferait les gens si j’ouvrais la poubelle située à mes côtés, et jetterai dans le pick up qui nous précède, quelques morceaux d’âne.... Vient la distribution : Les Guépard s’agitent un peu. Les plus forts ou les dominants attrappent les premiers morceaux. Les cris qu’ils poussent sont surprenants : des couinements et des cris stridents. Rien à voir avec ce qu’on attend d’un fauve. Au final chacun récupère un morceau et se sauve pour le manger. Même si tout cela est un peu artificiel, ce fut une belle occasion d’approcher d’aussi près et dans un contexte presque naturel tout ces félins. Puis nous nous rendons auprès d’un enclos plus petit situé non loin de notre camp. Là vivent une mère et ses trois petits. Cette fois- ci, on ne rentre pas dans l’enclos. Les « garçons » balancent quelques bouts d’âne par dessus la cloture. Puis on attend : 10, 15, 20 minutes...La nuit de va pas tarder. Alors que nous ne sommes plus qu’une poignée d’irréductibles, Junior qui s’est éloigné en amont revient à pas de loup « ils arrivent » chuchote-t-il. Mme Guépard et ses trois rejetons, déjà de fort belle taille, viennent se régaler. Maman surveille tandis que les gloutons avalent. Rassasiés de Guépard, il est temps pour nous d’allumer le feu et de diner à notre tour. La nuit fut calme et réparatrice.
FIN DE LA PREMIERE PARTIE
A suivre : ETOSHA, LES CHUTES VICTORIAS, CHOBE ...
La suite est là : http://voyageforum.com/...e2emepartieD2029143/
Trois semaines dans l'Ouest américain pour un budget de 1,500 euros? English translation pending
Le projet se met progressivement en place.
Avec quelques amis (nous serons sans doute 8), nous aimerions parcourir l'Ouest des Etats-Unis en août 2010.
J'y suis déjà allé en 2004 pour un périple qui se voudra à peu près identique (SF, Yosemite, Death Valley, Las Vegas, Grand Canyon, Monument Valley, Brice Canyon, Las Vegas, Lake Tahoe, SF)
Je commence à regarder de plus près le budget.
Avion : 750€ environ (pour un A/R Paris/San Francisco mais je compte large car il semblerait que l'on puisse trouver à 600€ max) Voiture : 100€ (par personne pour la location d'un van, après avoir cherché à gauche à droite) Essence : 50€ (par personne, en ayant fait des projections) Bouffe : 400€ (20€ par personne et par jour, sachant que le matin c'est un café et une cochonnerie, le midi un fast-food et le soir un pique-nique barbecue, seulement quelques rares extras) Hébergement : 200€ (10€ par personne et par jour, sachant que ce sera camping à 95% sauf motel à Las Vegas car il fait trop chaud la nuit) Loisirs : 300€ (ça comprend les extras comme les clopes, la bière et quelques sorties par-ci par-là mais se résumant surtout à SF, plus le pass pour les parcs nationaux par exemple)
Cela nous fait un total de 1800€.
Zut, j'aurais aimé tomber à 1500. Je suis sur que cela est possible.
Ma question est donc : peut-on survivre 3 semaines aux Etats-Unis avec 1500 euros de budget (tout compris, il va de soi) ?
Sachant que : 1 - on s'en fout des hotels 2 - on s'en fout des restos 3 - on veut juste profiter des paysages et des soirées barbecues entre potes
Merci.
J'y suis déjà allé en 2004 pour un périple qui se voudra à peu près identique (SF, Yosemite, Death Valley, Las Vegas, Grand Canyon, Monument Valley, Brice Canyon, Las Vegas, Lake Tahoe, SF)
Je commence à regarder de plus près le budget.
Avion : 750€ environ (pour un A/R Paris/San Francisco mais je compte large car il semblerait que l'on puisse trouver à 600€ max) Voiture : 100€ (par personne pour la location d'un van, après avoir cherché à gauche à droite) Essence : 50€ (par personne, en ayant fait des projections) Bouffe : 400€ (20€ par personne et par jour, sachant que le matin c'est un café et une cochonnerie, le midi un fast-food et le soir un pique-nique barbecue, seulement quelques rares extras) Hébergement : 200€ (10€ par personne et par jour, sachant que ce sera camping à 95% sauf motel à Las Vegas car il fait trop chaud la nuit) Loisirs : 300€ (ça comprend les extras comme les clopes, la bière et quelques sorties par-ci par-là mais se résumant surtout à SF, plus le pass pour les parcs nationaux par exemple)
Cela nous fait un total de 1800€.
Zut, j'aurais aimé tomber à 1500. Je suis sur que cela est possible.
Ma question est donc : peut-on survivre 3 semaines aux Etats-Unis avec 1500 euros de budget (tout compris, il va de soi) ?
Sachant que : 1 - on s'en fout des hotels 2 - on s'en fout des restos 3 - on veut juste profiter des paysages et des soirées barbecues entre potes
Merci.
Adresses de magasins sans taxes à Montréal? English translation pending
On m'a parlé de pein de boutiques de vetements et de chaussures sans taxes donc moins cher à Montréal, est-ce vraiment une bonne affaire?
Ou sont-elles ces boutiques? Pourrais-je avoir des adresses?
Merci
Shopping à Rome English translation pending
Bonjour ; savez - vous s' il est possible de faire du shopping ( vetements et chaussures d ' été ) en Italie pendant la deuxième quinzaine de Juillet, ou est -ce trop tard ? merci d 'avance
Recherche styliste et atelier de couture à Abidjan English translation pending
bonjour
je recherche un ou une styliste, modéliste, ou un atelier de confection sur abidjan, pour realiser vetements, pour la france, avec de jolies tissus africains, ainsi que des chaussures!!! qui peut m'aider????
merci d'avance
Barcelone: attention aux pickpockets English translation pending
Ce Matin au Marche de la Boquera ou dans le Metro mon Mari c'est fait vole son telephone portable, Nous avons loue un appart dans le quatier de Pueblo Sec le parking dans la rue nous revient a 6 fois 5 50 euros par jour et maintenant un telephone vraiment tres cher le voyage de 7 jours, par contre nouriture et vetements chaussures moins cher qu'en France. Bon sejour si vous y allez
Quoi emporter dans nos affaires au Botswana? English translation pending
voici ce que nous emportons de plus ou moins spécial au botswana (sans compter les trucs "normaux" biensur : chaussures, short... 😉 ).
Bon, ce ne sont que des idées, et pour tout dire y a des trucs, on ne les emportera pas... !
Chers vforumistes, à vos claviers pour compléter...
Agrafeuse de bureau pour faire de la couture ! Boussole (si panne de GPS) Brumisateur ou Spray vitre bien nettoyé et plein d'eau Cahiers - Carnets - stylos Ceinture porte-monnaie ? Corde-ficelle pour étendre le linge Couverture de survie ? Couverture-sac polaire Elastiques Fil de nylon solide Grands sac poubelles protège bagages Lait concentré sucré ? Lampe qui se branche sur l' Allume cigare ? Lampes frontales Savon désinfectant (quand on ne peut pas se laver les mains) Nécessaire à couture Permis international que le flic pourra "garder" Petit tuyau en plastique pinces à linge et de la ficelle Porte-clés = cadeaux Petites Sangles pour maintenir les affaires dans le coffre Scotch américain (petites réparations) Serflexe (petites réparations) Sifflet - pétards - corne de brume... 😉 Soupes lyophilisées ? Transfo 12V - 220 Sac plastiques vides pour remplir de sable pour se désensabler Sacs à dos à remplir pour emporter dans la cabine au cas où ils perdent les bagages (c'est du vécu, biensur)
Quoi ? va falloir une troisième valise ? 😊 Et vous allerz me demander pourquoi j'ai payé (abusivement) une taxe de 120 euros au retour pour 4 ou 5 kg de trop....?
A suivre... Franck
Chers vforumistes, à vos claviers pour compléter...
Agrafeuse de bureau pour faire de la couture ! Boussole (si panne de GPS) Brumisateur ou Spray vitre bien nettoyé et plein d'eau Cahiers - Carnets - stylos Ceinture porte-monnaie ? Corde-ficelle pour étendre le linge Couverture de survie ? Couverture-sac polaire Elastiques Fil de nylon solide Grands sac poubelles protège bagages Lait concentré sucré ? Lampe qui se branche sur l' Allume cigare ? Lampes frontales Savon désinfectant (quand on ne peut pas se laver les mains) Nécessaire à couture Permis international que le flic pourra "garder" Petit tuyau en plastique pinces à linge et de la ficelle Porte-clés = cadeaux Petites Sangles pour maintenir les affaires dans le coffre Scotch américain (petites réparations) Serflexe (petites réparations) Sifflet - pétards - corne de brume... 😉 Soupes lyophilisées ? Transfo 12V - 220 Sac plastiques vides pour remplir de sable pour se désensabler Sacs à dos à remplir pour emporter dans la cabine au cas où ils perdent les bagages (c'est du vécu, biensur)
Quoi ? va falloir une troisième valise ? 😊 Et vous allerz me demander pourquoi j'ai payé (abusivement) une taxe de 120 euros au retour pour 4 ou 5 kg de trop....?
A suivre... Franck
Achats à Bangkok/Chiang Mai English translation pending
Bonjour,
Je recherche une ou des personnes pouvant m'aider.
Je prévois (avec femme et enfant de 10 ans) un déplacement fin d'année en Thailande, afin de trouver pour ma boutique en France, articles de petites déco (lampes coco, porte encens, mobiles en bois, bouquets lumineux en fleurs naturelles, bougeoirs, statues ...) et vêtements homme, femme, enfant 100% coton.
J'attend avec impatience vos conseils, ou adresse mail sur place.
A bientôt, MERCI.
Merci
Merci
Transports de marchandises pour le Ghana? English translation pending
bonsoir a tous,
je recherche un mode de transport peu onéreux afin d'amener des sacs de vetements, chaussures, jouets au ghana dans le village ou mon projet doit prendre place. merci par avance de vos suggestions.
renseignements Costa Rica English translation pending
Deuxième tentative : qui peut nous dire le prix du gaz oil et de l'essence ?
Les vêtements conseillés (chaussures aussi) pour le mois de juillet ! Le taux de change du colon en dollars (ou €) . Bref ! des petites choses du quotidien quoi ! Merci de bien vouloir répondre
Croisière dans les fjords norvégiens: organisation des visites aux escales English translation pending
bonjour
nous partons en croisiere pour les fjords norvegiens debut aout
que doit on prendre comme vetements et chaussures doit on prendre du chaud car ns allons jusqu'au spitzberg pourriez vs me donner qq renseignements sur les points d’interrets a ne pas manquer pour geiranger hellesylt honningvag longyearbyen que l'on puisse faire lors des escales et me dire s'il faut réserver a l'avance des excursions ou si nous trouverons facilement sur place des indépendants pouvant nous faire des propositions moins cheres que sur le bateau merci bonne journée
nous partons en croisiere pour les fjords norvegiens debut aout
que doit on prendre comme vetements et chaussures doit on prendre du chaud car ns allons jusqu'au spitzberg pourriez vs me donner qq renseignements sur les points d’interrets a ne pas manquer pour geiranger hellesylt honningvag longyearbyen que l'on puisse faire lors des escales et me dire s'il faut réserver a l'avance des excursions ou si nous trouverons facilement sur place des indépendants pouvant nous faire des propositions moins cheres que sur le bateau merci bonne journée
Québec en février: que mettre dans ma valise? English translation pending
Bonjour!
Je pars au Quebec en février. Que dois je mettre dans ma valise?
Est ce que des chaussures de randonnée montantes et des pantalons de randonnée hiver suffisent ou je dois acheter des pantalons, une veste pour le ski ainsi que des bottes?
Merci.
Tenue vestimentaire adéquate pour circuit Mexico-Cancun en novembre? English translation pending
En novembre 2012 nous projetons de faire un circuit classique MEXICO -CANCUN avec une agence de voyage. Quels sont les vêtements et chaussures indispensables pour 10 jours de circuit ?? Je ne voudrais pas me charger inutilement.
Merci pour votre aide.
Plage du Gran Bahia Principe Akumal? English translation pending
Bonjour,
pouvez vous me dire s'il faut des chaussures pour se baigner à la plage du gran bahia principe akumal?
Merci
Froid en Syrie et Jordanie en novembre? English translation pending
Bonjour,
que faut il prendre comme vetements pour un voyage dans ces pays en Novembre.
Gants, bonnet, polaire, veste goretex sont ils necessaire.
Faut il vraiment des chaussures montantes pour faire un tour dans les villes mortes?
merci.
thierry
En Inde les pieds sentent plus mauvais? English translation pending
Bonjour,
A la Tv, je vois des indiens avec des sandales ou pied nu. (est ce à cause du climat, de la pauvreté de certains, du fait qu'ils doivent enveler regulierement leurs chaussures quand ils vont prier... tout cela à la fois? )
Pouvez vous me dire, vous habitants des zones aux climats européens, si durant vos voyages en Inde, vos pieds transpirent plus et surtout, si vos pieds de mettent à sentir mauvais à cause du climat?
Evidemment, si vous n'avez pas eu l'occasion de vous lavez regulierement en inde et si vos pieds ont commencé à sentir mauvais, et bien ce n'est pas dû au climat 😉. De meme que si vos pieds sentent à l'origine mauvais que ce soit au pole nord ou sur les tropiques 😛
Merci
(Ps: je n'insulte les pieds de personne)
A la Tv, je vois des indiens avec des sandales ou pied nu. (est ce à cause du climat, de la pauvreté de certains, du fait qu'ils doivent enveler regulierement leurs chaussures quand ils vont prier... tout cela à la fois? )
Pouvez vous me dire, vous habitants des zones aux climats européens, si durant vos voyages en Inde, vos pieds transpirent plus et surtout, si vos pieds de mettent à sentir mauvais à cause du climat?
Evidemment, si vous n'avez pas eu l'occasion de vous lavez regulierement en inde et si vos pieds ont commencé à sentir mauvais, et bien ce n'est pas dû au climat 😉. De meme que si vos pieds sentent à l'origine mauvais que ce soit au pole nord ou sur les tropiques 😛
Merci
(Ps: je n'insulte les pieds de personne)
Balades dans le Kruger English translation pending
Bonbjour,
Une petite question ou précision sur le Kruger svp.
On parcours donc le parc avec son véhicule de location, les routes sont bonnes d'après les infos, souvent goudronnées ou les pistes également bien aménagées. A priori on ne descend pas de voiture (il vaut mieux...) sauf peut être si des panneaux indiquent qu'on peut le faire sans risques.
A ce niveau il n'est donc pas nécessaire d'avoir des chaussures spéciales.... Par contre, si je prend une (ou plus) sorties avec les Rangers soit en camion soit à pied, pensez vous nécessaire d'avoir aux pieds des chaussures montantes (ex: de montagne légères bien sûr) pour une protection notamment de qq bestioles au sol !!! et/ou des passages sur des terrains boueux par exemple ou dans la végétation. J'imagine, donc merci de votre expérience
Détail contenu sac à dos pour 3 semaines en Islande English translation pending
Bonjour les amis !
Le départ approche : J-7 ! Mon sac est plus ou moins terminé...et j'ai calculé le poids total de tout ce que j'emmène (dans le sac, sur moi, et la nourriture pour les premiers jours). J'arrive à un total de 18.174kg. Ça me semble énorme. Même si concrètement, j'aurai la majeure partie du temps mes chaussures au pied et des vêtements sur moi (bien qu'une petite balade avec Bob à l'air ne semblerait pas choquer les islandais ? :p).
Voilà le détail :
Vêtements
Cache-tempête 34 T-shirt manches courtes 147 T-shirt manches longues 319 Casquette 72 Gants polaires 21 Ceinture lombaire 530 Pull polaire 362 Manteau softshell 729 2 boxers merinos 205 2 paires de chaussettes 85 Serviette 238 Gants fins 28 Pantalon softshell 785 Pantalon toile convertible 491 Tongs 117 Short de bain 173 Chaussures de marche 1151
Electronique / Electrique
Casque audio 87 Lampe frontale 54 6 piles AAA 71 Batterie externe et fil 259 Trépied 59 Appareil photo et pochette 255 5 batteries 97 3 cartes mémoires 8 Chargeur batterie APN + convertisseur prise + convertisseur allume-cigare 126 Second chargeur APN 115 Chargeur solaire 200 Téléphone portable et housse 162
Repas
Popote (assiette, casserole, couvercle, tasse, cuillère, fourchette, manche, protection) 381 Réchaud 84 Gaz 350
Toilette / secours
Désinfectant 62 Savon Dr. Bronner 153 Pansements, anti-couleurs, micropur 37 Crème NOK 93 Brosse à dents 10 Labello 14 Rasoir 9
Couchage
Tapis de sol 400 Drap de sac en soie 128 2 couvertures de survie 115 Sac de couchage 906 Tente 1365
Autres
Lunettes de soleil et étui 68 Lonely Planet Islande 414 Papiers, billets d'avion, carte bleue etc. 100 Duct tape 60 Carnet de notes 62 Mini-stylo 4 couleurs 10 Boussole-mousqueton 16 Gourde alu 1,5L 201 Divers sacs plastiques 89 2 bâtons de marche 549 3 paquets de mouchoirs 69 2 rouleaux de PQ 149 Sac à dos 60L 1789 Housse sac à dos 159 Fil et aiguille 2 5 élastiques 6 Couteau suisse 98 Sifflet secours 9 Briquet 12
Nourriture
Lait en poudre 335 Kub Or 108 Semoule parfumée 259 4 sachets de nouilles chinoises 266 3 sachets de sauce en poudre 97 7 sachets de soupe en poudre 136 Riz basmati 510 24 petits beurre chocolat 218 Coquillettes 506 Pignons de pin 186 12 barres de céréales 288 2 tablettes de chocolat au lait 211 Chocolat en poudre 310 Sel 24 Ail en poudre 18 Huile d'olive 72
TOTAL 18174g (18kg 493)
Niveau nourriture, j'estime avoir de quoi manger pendant 6 jours. Je compte sur les rivières pour m'approvisionner en eau et pour cuisiner...j'aurai juste ma gourde de 1.5L sur moi... En ce qui concerne l'équipement photo, je vais récupérer le chargeur solaire demain à la poste et je vais l'essayer. En fonction du résultat, j'enlèverai peut-être la batterie externe et le second chargeur.
Malgré ça, j'ai l'impression que je vais porter une tonne sur le dos...pourriez-vous me donner votre avis ? Y a-t-il des choses que je devrais supprimer ? Ajouter ? Sachant que j'ai déjà explosé mon budget matériel donc il n'est plus trop possible d'acheter un sac plus léger par exemple.
Merci grandement pour votre aide si précieuse !
Le départ approche : J-7 ! Mon sac est plus ou moins terminé...et j'ai calculé le poids total de tout ce que j'emmène (dans le sac, sur moi, et la nourriture pour les premiers jours). J'arrive à un total de 18.174kg. Ça me semble énorme. Même si concrètement, j'aurai la majeure partie du temps mes chaussures au pied et des vêtements sur moi (bien qu'une petite balade avec Bob à l'air ne semblerait pas choquer les islandais ? :p).
Voilà le détail :
Vêtements
Cache-tempête 34 T-shirt manches courtes 147 T-shirt manches longues 319 Casquette 72 Gants polaires 21 Ceinture lombaire 530 Pull polaire 362 Manteau softshell 729 2 boxers merinos 205 2 paires de chaussettes 85 Serviette 238 Gants fins 28 Pantalon softshell 785 Pantalon toile convertible 491 Tongs 117 Short de bain 173 Chaussures de marche 1151
Electronique / Electrique
Casque audio 87 Lampe frontale 54 6 piles AAA 71 Batterie externe et fil 259 Trépied 59 Appareil photo et pochette 255 5 batteries 97 3 cartes mémoires 8 Chargeur batterie APN + convertisseur prise + convertisseur allume-cigare 126 Second chargeur APN 115 Chargeur solaire 200 Téléphone portable et housse 162
Repas
Popote (assiette, casserole, couvercle, tasse, cuillère, fourchette, manche, protection) 381 Réchaud 84 Gaz 350
Toilette / secours
Désinfectant 62 Savon Dr. Bronner 153 Pansements, anti-couleurs, micropur 37 Crème NOK 93 Brosse à dents 10 Labello 14 Rasoir 9
Couchage
Tapis de sol 400 Drap de sac en soie 128 2 couvertures de survie 115 Sac de couchage 906 Tente 1365
Autres
Lunettes de soleil et étui 68 Lonely Planet Islande 414 Papiers, billets d'avion, carte bleue etc. 100 Duct tape 60 Carnet de notes 62 Mini-stylo 4 couleurs 10 Boussole-mousqueton 16 Gourde alu 1,5L 201 Divers sacs plastiques 89 2 bâtons de marche 549 3 paquets de mouchoirs 69 2 rouleaux de PQ 149 Sac à dos 60L 1789 Housse sac à dos 159 Fil et aiguille 2 5 élastiques 6 Couteau suisse 98 Sifflet secours 9 Briquet 12
Nourriture
Lait en poudre 335 Kub Or 108 Semoule parfumée 259 4 sachets de nouilles chinoises 266 3 sachets de sauce en poudre 97 7 sachets de soupe en poudre 136 Riz basmati 510 24 petits beurre chocolat 218 Coquillettes 506 Pignons de pin 186 12 barres de céréales 288 2 tablettes de chocolat au lait 211 Chocolat en poudre 310 Sel 24 Ail en poudre 18 Huile d'olive 72
TOTAL 18174g (18kg 493)
Niveau nourriture, j'estime avoir de quoi manger pendant 6 jours. Je compte sur les rivières pour m'approvisionner en eau et pour cuisiner...j'aurai juste ma gourde de 1.5L sur moi... En ce qui concerne l'équipement photo, je vais récupérer le chargeur solaire demain à la poste et je vais l'essayer. En fonction du résultat, j'enlèverai peut-être la batterie externe et le second chargeur.
Malgré ça, j'ai l'impression que je vais porter une tonne sur le dos...pourriez-vous me donner votre avis ? Y a-t-il des choses que je devrais supprimer ? Ajouter ? Sachant que j'ai déjà explosé mon budget matériel donc il n'est plus trop possible d'acheter un sac plus léger par exemple.
Merci grandement pour votre aide si précieuse !