Search VoyageForum
FR
Retour de Kolkata et Orissa! English translation pending
by Dauclair · 2010-10-22 · 7 replies
Bonjour à tous,

Voici un petit compte-rendu surtout pratique dernier trip à Kolkata et en Orissa qui vient tout juste de s’achever… J’y suis allée un peu plus de 3 semaines, comme d’hab, seule, en mode sac à dos. C’était mon 3ème voyage en Inde en 1 an et c’était comme la découverte d’un nouveau pays. Vraiment je ne regrette pas. Voyage vraiment en dehors des sentiers battus. Pas croisé âme blanche et les locaux étaient souvent surpris de me voir débarquer dans des petits villages du bout du monde. Pas de tout repos mais magnifique ! C’est parti !

Paris - Mumbai 24 septembre / Mumbai – Paris 17 octobre > Oman Air : 431 € via Ebookers

Mumbai Kolkata sur Spicejet (réservé sur Makemytrip) : 3982 RP. Pour info le transfert entre les 2 terminaux à l’aéroport de Mumbai est super simple et rapide et j’avais vraiment vu beaucoup trop large… Que d’attente. + de 2h de retard pour Spice Jet… Moyen car du coup arrivée vers 23h30 à Kolkata. Du coup j’ai pris un pre-paid taxi pour Sudder Street sans me poser de question : 238 RP. Single Room à l’hôtel Paragon : 350 RP. (Attention, ils ne gardent les sacs que 3h pas pratique dernier jour train de nuit).

Suis restée 4 jours à Kolkata. Divers visites comme le Khalighat temple où j’ai vu les sacrifices de chèvres ; Marble Palace : il faut avoir une autorisation préalable au west Bengal tourist Office mais franchement bof. Au nord, le quartier des sculpteurs en pleine effervescence pour la préparation de la Durga Puja. De là, on peut rejoindre les ghâts et redescendre jusqu’au marché aux fleurs, traverser des quartiers aux ambiances vraiment très variées. J’ai beaucoup beaucoup marché pendant les 4jours et parfois j’étais carrément bloquée dans des rues tellement il y avait de monde. Déplacement en bus, pas toujours évident mais on s’en sort ! Le métro est également top. Ticket environ 5 rp selon destination. Petit tour en ferry également sympa. Kolkata a quand même été un choc et après 4 jours de bruits, poussières, embouteillages, j’étais contente d’en partir.

Train de nuit Kolkata – Puri Départ 22h35, arrivée au petit matin à Puri (juste 30 min de retard !) classe Sleeper. Environ 250 RP. (Pour info, on peut facilement aller à Kolkata du quartier de Sudder Street à la gare de Howrah en bus pour 6 rp.) Hébergement : Derby Hotel 150 Rp. Franchement super. Un de mes meilleurs souvenirs de par l’accueil que j’y ai reçu. Dans le quartier des routards près de la mer. Par contre, ils étaient en travaux et construisaient un nouvel immeuble, donc à voir ce que deviendra ce petit hôtel familial… Je suis restée plusieurs jours à Puri et à partir de là, j’ai sillonné dans les environs que j’ai beaucoup appréciés : A Puri : Rickshaw bus stand jusqu’à quartier routard 25 rp - Bus pour Kornark et son superbe sun temple : 17 RP – 1h Sun Temple 250 RP Au retour, j’ai marché jusqu’à la mer pour m’arrêter à un village de pêcheurs, balade ++ - Bus pour Pipli : 20 RP. Village très coloré. Il faut vraiment s’enfoncer dans les ruelles. Pipli Chandanpur 18 rp. Arrêt également au village de Ragajpur. ++ - Bus Puri – Bhubaneswar : 30 RP 1h30. Il faisait une telle chaleur, du coup j’ai pris un rickshaw pour faire le tour des temples et me balader : 150 RP. A Puri, de belles rencontres vers le village des pêcheurs. Vers le temple aussi, j’ai aimé me perdre dans les petites rues, la vieille ville assez agréable.

Bus Puri – Satapada 20rp afin de prendre le ferry et traverser le lac Chilka. Le ferry est en fait une grande barque sur lequel on s’entasse à une quinzaine ! Départ à 13h30 et c’est parti pour 3h de traversée (30rp) pendant lesquelles je verrai 2 dauphins ! Puis je rejoins Rambha en bus mais ce fut assez galère. 15RP mais 2h d’attente puis 1h de trajet. Hébergement Panthanivas Rambha, chambre à 650 RP, négo à 360 rp. Seul hôtel. Ne suis pas restée finalement car ne m’y sentais pas bien.

Bus pour Berhampur : 20rp 1h30 puis pour les sources chaudes de taptapani, 30 rp 3h. Encore 1 fois un seul hébergement. Panthanivas OTCD. 1er prix de chambre à 850 RP ! Le lendemain j’ai continué jusqu’à Jeerango et la communauté tibétaine. Bus 15rp 1h30. Leur monastère est impressionnant. Une guesthouse : 500RP. On est vraiment au milieu de nulle part et il pleuvait non-stop ce qui a un peu gâché le trip. Pas d’électricité pendant 24h ! Ambiance très particulière ! Du coup, je suis retournée au bord de la mer le lendemain à Gopalpur me poser un peu. Besoin d’un peu de chaleur et de soleil ! Bus jusqu’à Berhampur : 40 rp 4h. Puis jusqu’à Gopalpur 8 rp 1h. Hébergement très sympa au Holiday Inn, 150 RP. J’ai bien aimé ce village de bord de mer, son ambiance calme, ces pêcheurs. La plage est propre mais toujours impossible de s’y baigner car les rouleaux sont vraiment méchants.

De là, j’ai pris un train de nuit, enfin de Berampur, pour Koraput. Le train étant full full, voyage en 2nd classe, assez hardos. Bondé, mais quand je vous dis bondé ! Et très en retard par-dessus le marché ! Ah, mais quand on aime les trains indiens… hi hi. Bon euh, 111 rp cette affaire.

Koraput. Pour aller de la gare au centre, j’ai partagé un Rickshaw. 10 rp. J’ai séjourné au Atithi près du temple pour 150 Rp. (ils ont 2 hôtels, un autre aussi juste à côté un peu plus cher). Je suis arrivée un dimanche, jour de grand marché à Koraput. Magnifique ! Il est vraiment immense, coloré, des sourires à l’infini ! A Koraput, le tribal Museum (free entrance) est à voir. Le temple également.

Le Mardi, lever tôt, départ pour Rayagada, bus à 8h. 55 RP – 4h (100 km). Je souhaite en effet aller au marché de Chatikona le lendemain. Hébergement assez nul : Hôtel Topan, Station Road 250 RP. La plupart des hôtels est full… En début d’après-midi, je reprends un petit bus jusqu’au village de Majhiguda car il y a un marché ce jour-là. (20 RP – 2h). Mais les routes sont tellement défoncées, le bus met un temps fou pour parcourir le peu de KM et quand j’arrive tout est fini ! Néanmoins, il est bon de se promener dans ses belles campagnes, les paysages sont superbes. Par contre, ce n’est vraiment pas de tout repos ! Je sature quand même par moment des bus, des parcours qui n’en finissent pas même si ce sont des moments de vie incroyable. Du coup, je fais du stop pour le retour et reviens en scooter ! Youhoo, ça décoiffe !

Le lendemain, levée aux aurores pour partir au marché de Chatikona. Pour info, c’est le même que celui de Bissamcuttack et d’ailleurs, à l’arrivée, je m’aperçois que le train s’arrête juste au niveau du marché. Bref, je craque, pas moyen de louper ce marché, je pars donc en taxi ! 1200 RP A/R… Il doit y avoir 40 KM, on va mettre un peu plus de 2h pour arriver. A chaque fois qu’on s’arrête, le chauffeur astique sa caisse… ça me fait bien marrer ! ça, on en mange de la poussière ! J’achète 1 ou 2 bricoles à des femmes tribales. Le marché est vraiment beau à voir, aucune agressivité, pas d’alcool, beaucoup de rires… Je repars enchantée. Je ne traine pas car je dois rejoindre Rayagada puis Koraput à nouveau. Le lendemain, c’est le fameux marché d’Ankadelli, pas moyen de le rater ! Bus Rayagada/Koraput 55RP 4h… Arrivée en soirée, vannée, au dodo, demain grosse journée !

Jeudi matin, ça va être vraiment le parcours du combattant et honnêtement, rétrospectivement, quelle galère de ne pas avoir pris de voiture pour rejoindre Onkadelli. Forcément, je ne savais pas. Sur le papier, 65 km… Bon, il faut d’abord rejoindre Jeypore, 1h environ pour 20 bornes. J’arrive vers 8h… et je n’attendrai le fameux marché que vers 13h30 !! Un sketch… Le bus que je prends, se retrouve d’abord bloqué par une procession funéraire… Puis s’arrête un temps infini pendant lequel un gras change un truc dans le moteur et là, j’apprends qu’en fait, il s’arrête dans un bled paumé et non à Onkadelli ! Je commence sérieusement à criser !! Arrivée dans le bled, Lantapur ou quelque chose comme ça, je commence à marcher car personne ne va à Onkadelli, trop tard, trop loin. M’en fiche, trouverai bien quelqu’un à arrêter sur la route ! Je stoppe un scoot, je fais du forcing. Ok il m’avance d’au moins 10 bornes. La route est belle. Je m’approche, je jubile ! On croise un rickshaw, bondé ! Onkadelli, Onkadelli ? Ouais il fait un vague signe de tête… On l’attend en embuscade un peu plus loin… Je crois que je lui saute littéralement dessus. J’ai perdu toute patience et ma détermination et plus forte que jamais !! Finalement, je finirai donc le trajet bon gré malgré dans ce petit carrosse béni ! On s’enfonce de plus en plus dans la montagne… Mais où est donc ce marché ?? C’est incroyable vraiment. Je suis partie depuis des heures et quand j’arrive j’ai envie de pleurer de joie ! Le marché est loin d’être fini ; par contre on me prévient que le dernier bus retour est à 16h (du coup, mieux vaudra se tenir prête dés 15h)… Ici, l’atmosphère est toute autre. Forcément je suis là pour voir les bondas et je vais directement au fonds du marché, là où toutes les femmes sont regroupées. Les hommes aussi. Je sais que je vais peut-être jouer un peu avec le feu mais je suis là pour m’imprégner de l’atmosphère alors… En fait, ils boivent tellement et je ne suis pas sûre qu’à l’heure à laquelle j’arrive il y est une seule personne sobre sur le marché. Les femmes sont particulièrement agitées et agressives et je vais en faire les frais puisqu’une bonda va méchamment s’en prendre à moi et un homme devra intervenir. Je vous avoue quand même que j’ai connu un petit moment de solitude ! Je n’arrivais pas à m’en défaire. Il a dû intervenir 2 fois, et la 2ème fois, elle devenait particulièrement violente, commençant à me taper, me pincer. J’essayais alors de fuir, mais elle me poursuivait, et toutes ses copines avec ! Quel tableau ! Le pire, c’est que du coup, je me suis dirigée à l’endroit pour prendre le bus, et là on m’a dit, No bus !!! Le type qui m’a précédemment aidée me trouve alors quelqu’un pour me ramener (1000 RP), il est bien sûr bien alcoolisé et s’arrêtera dans chaque village pour boire un coup… Mais on arrive à destination. Quand même plus de 3h pour parcourir les 65 KM. Quelle journée !

Le vendredi c’est la dernière journée à Koraput et il pleut non-stop. Samedi, Bus pour Vishakhapatman. 140 RP 6h30. Puis, liaison avec Spice Jet pour Mumbai, reserve sur Makemytrip. 3533 RP. Je passe la nuit à l’aéroport, enfin dehors ! Mais je profite de cette bonne chaleur avant le retour à Paris le lendemain matin… This is the end. Le voyage défile dans ma tête. Un voyage dans un autre pays. Je suis déjà allée en Inde du Sud et aussi dans la Vallée du Gange mais l’Orissa semble vraiment à part. C’est toujours aussi difficile pour moi de décrire mes émotions, mon ressenti. C’est aussi pour cela que ce compte rendu donne surtout des indications pratiques. Mais n’hésitez pas à me poser des questions, si je peux y répondre, ce sera avec plaisir. Un grand merci à Toto67, Parvat, et d’autres que j’oublie veuillez m’excuser, pour les infos, les échanges que nous avons eus et qui ont contribués à faire que ce voyage restera une fois de plus inoubliable.

Je posterai très bientôt un petit album photo pour vous faire un peu voyager... Alors à très vite et bon vent à vous Delphine
Dons de dentifrice et de brosses à dents: à qui devrait-on les donner en Birmanie? English translation pending
by Dtdantou · 2010-10-14 · 5 replies
J'ai discuté récemment avec mon dentiste de mon voyage prochain en Birmanie. Celui-ci m'a dit qu'il pourrait me donner beaucoup d'échantillons de tubes dentifrices et de brosses à dents que plusieurs compagnie envoient à sa clinique.

Je suis intéresser à en emporter l'équivalent d'une valise (que j'utiliserai à mon retour pour des souvenirs) mais je ne sais pas à qui je devrais donner ces tubes dentifrices et ces brosses à dents une fois sur place afin qu'ils soient distribués équitablement et non revendus.

Des suggestions ou des cas vécus similaires?

Merci de votre collaboration!!!
Trekking au Manaslu: recherche agence et informations English translation pending
by Versdany · 2010-09-18 · 5 replies
Hello,

Je m'appelle Dany et je pars au Népal fin septembre.

Je désirerais faire le trek du tour du Manaslu (ou trek dans la région) J'ai 51 ans je suis relativement sportive mais je n'ai pas beaucoup d'expérience dans ce domaine: il s'agira là de mon premier véritable trek!

D'où une foule de questions...

- Combien de jour nécessite ce trek? Possible de le faire en 12-13jours (partant et revenant à Kathmandou) - et evidemment, pour ceux qui l'aurait fait...Que me conseillerez vous comme agence?

D'avance un tout grand merci de votre aide!!!

Dany!

PS: si vous cherchez un partenaire pour ce trek (départ autour du 2/10), n'hésitez pas à me contacter!
L'Espagne et le Portugal: un émerveillement English translation pending
by Leonlemay · 2010-08-16 · 6 replies
RÉCIT DE VOYAGE EN ESPAGNE ET PORTUGAL

par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.

Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.

L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.

Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.

Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !

En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.

Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?

De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.

Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.

Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.

Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.

Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.

Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.

Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.

Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !

Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.

La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.

La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.

Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.

Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.

Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.

La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.

Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.

La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.

Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.

Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.

Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.

Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.

La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.

Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.

Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »

RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.

Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.

Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.

À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.

Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.

L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.

Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.

Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.

Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.

Le flamenco

Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.

Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.

Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.

Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.

Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !

Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !

La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.

Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne

Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »

Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.

Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.

Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.

Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...

Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.

Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.

Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.

L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.

Qualité de notre hébergement

Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.

Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.

L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.

Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.

Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.

Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !

La solidarité dans l’équipe

Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!

Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!

Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.

Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.

Valence

À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.

Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.

Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.

Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.

Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.

Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.

On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.

Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.

Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.

Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !

Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.

En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.

Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?

Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.

Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.

Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.

Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.

Léon A. Lemay
Croisière "Corail et trésors antiques" avec Costa English translation pending
by Osny · 2010-08-04 · 66 replies
Post pour ceux et celles qui vont faire la nouvelle croisière Costa en Mer Rouge au départ de Sharm El Cheik et ce sur les Costa Marina et Allegra.

Nous partons le 17 février sur la croisière du jeudi ou jeudi.

Costa vend en france cette croisière avec le vol. Concernant celui-ci Costa utilise auprés de la compagnie MERIDIANA un avion affrêté par Costa au départ de CDG Paris pour Sharm El Cheik.

Les horaires de départ de CDG sont 16:50 arrivée 22:50 Sharm El Cheik le premier jour le jeudi.

Le retour c'est 11:30 Sharm El Cheik pour arrivée CDG paris 16:00.

Dans l'attente des premiers départ en novembre pour avoir des retours d'informations.
Quoi visiter sur Saint-Petersbourg et Moscou? English translation pending
by ShaunT · 2010-07-21 · 5 replies
Bonjour,

Alors voilà nous restons 14 jours en Russie donc 3/4 sur Saint-Petersbourg à l'hôtel.

J'aimerais savoir quoi visiter sachant que nous adorons les sciences (moi plus personnellement la physique/astrophysique/....) donc je voudrais éviter les musées de peintures donc j'en ai vu certains.

Voilà si quelqu'un à quelques idées de visites sympa (quitte à devoir beaucoup marcher ce n'est pas un problème !)

Shaun
Pourquoi autant de christs et de vierges sur les sommets alpins? English translation pending
by Registoubkal · 2010-07-07 · 46 replies
Bonjour !

Je me demande pourquoi trouve t-on souvent des bondieuseries, perchées sur les cimes alpines ?

Lors de ma dernière randonnée glaciaire sur le Mont Rose (Suisse-Italie), j'en ai vu largement assez !

Pour les atteindre, nous sommes passés par des itinéraires escarpés, par des pentes de neige très raides, et par des passages rocheux très aériens ! Nous avons pris quelques risques, même si nous étions encordés avec un guide de haute montagne. En réalité, ces objets religieux m'inspirent pas grand chose... Ils me laissent perplexe. Je me pose toujours des questions : "Quelle idée de percher ce genre d'objets sur des endroits si escarpés ?" "Nous portent-ils chance ?" "Ne dénatureraient-ils pas l'environnement ?" (Ce n'est que de la ferraille !!!).
Guest houses sympathiques et pas chères à Katmandou? English translation pending
by Lucq · 2010-06-24 · 26 replies
salut a tous je recherche un max d infos sur des gh sympa st pas cher a katmandu pour cet ete. merci de vos infos

ptite question suplementaires... le visa nepalais est valable combien de temps , je veux enb pobtenir un au consulat de lhassa...

oliwen
Où dormir à Sofia et Bucarest en camping-car? English translation pending
by Valmy31 · 2010-06-18 · 6 replies
A priori, je n'ai pas trouvé de camping à Sofia et Bucarest.

Pour ceux qui y ont été et sont restés la nuit, vous vous êtes garé où (au calme)? Des grands parkings gardés ?
Condensé des visites et activités à faire à Lisbonne English translation pending
by Larazou · 2010-06-09 · 31 replies
Bonsoir. De retour d'un Nième voyage au Portugal, j'ai profité pour mettre à jour le résumé que j'ai posté auparavant dans ce forum, de ce qu'il faut faire et voir dans la belle ville de LISBONNE et que je partage avec les futurs visiteurs.

CONDENSE DE CE QU'IL FAUT FAIRE ET VOIR A LISBONNE :m.à.j. du 05.06.2010.

LIENS DE QUELQUES SITES internet DONNANT DES INFOS. SUR LISBONNE.

http://www.portugalmania.com/ http://www.visitlisboa.com/ http://www.askmelisboa.com/en http://www.cm-lisboa.pt/ http://www.luso.u-net.com/lisbon.htm http://www.golisbon.com/

TRANSPORTS URBAINS Je vous conseille dès votre arrivée: - de vous procurer une carte de lisbonne , un plan de métro et la brochure "follow me lisboa" auprès d'un guichet de tourisme. - d'acheter un ticket métro/bus valable 24 h.pour tous les transports:métro, bus, élevator santa justa, les 4 funiculaires . Tarif;4.20 eur les premiers 24 h et 3.70 eur chaque 24 h.suivantes. A acheter dans les stations de métros aux guichets automatiques(faites vous assister si possible par un employé de la station) ou de préférence dans les boutiques"CASA DA SORTE". Une se trouve à l'angle de praça rossio juste à coté de l'arrêt du bus 91(desservant l'aéroport), avec une autre entrée praça da figueira.

QUARTIERS ET MONUMENTS IMPORTANTS A VISITER: - praça do commercio(ou terreiro de paço)nouvellement aménagée avec accès au tage - Praça rossio et da figueira et les rues adjacentes , dont rua portas de santo antao(restos avec terrasse) - Baixa:rua da prata jusqu'à plaça do commercio et les rues avoisinantes - chiado:rua garrett et les rues avoisinantes - bairo alto:rua attalaia et les rues avoisinantes - Resturadores :de l'avenida da liberdade à praça marques de pombal et les jardins"parque edouard VII et estufa fria: métro: restauradores ou marques pombal - la cathédrale(se).tram 28 E - alfama:flâner dans le vieux quartier avec ses restos et boites à fado, en descendant depuis la puerta do sol jusqu'au cais santarem):tram 28 E. - castelo sao georges:accès à partir de la puerta do sol . tram 28 E - Graça :tram 28 E - monastère sao vicenté:graça.tram 28 e - ponteao national:graça.tram 28 e - feria da ladra:marché aus puces le samedi.graça:tram 28 e - mercado da ribeira:métro cais do sodre - Belem( mosterio dos jeronimos-pastelleria antigua do belem-torre do belem -padrao dos descubrimientos):tram 15 E. - Marina "docas santo amaro":Tram 15 E au retour de belem(ou le soir) - parque das naçoes: et son oceanario, pavillon de la connaissance... :métro oriente - Le zoo :métro:jardim zoologico - la gare Rossio.près de praça rossio:métro restauradores ou rossio

LES PLUS BELLES VUES(miradouros) : - Cacilhas:traverser le tage par ferry à prendre à la gare maritime "cais sodre" - miradouro igreja da gracia à graça :tram 28 E - miradouro senora do monte à graça(la plus belle vue de lisbonne):Tram 28 e - miradouro santa catherina:métro chiado ou élevator da gloria - miradouro castelo sao george .tram 28 E

ELEVATORS ET FENICULAIRES : - santa justa (superbe):rua do ouro près praça do rossio .métro rossio ou chiado - da bica (trés pittoresque):rua loreto et calhariz.metro.chiado ou tram 28 E - do lavra:rua portas de santo antao, près de plaça do rossio .métro restauradores - da gloria(pittoresque):restauradores, sur l'av.liberdade:métro restauradores

HEBERGEMENTS BON MARCHE DANS LE CENTRE: - residential coimbra et madrid:3 praça da figueira.tel.+351231421760.métro rossio - hospederia bom dias:25 calçada do carmo.tel.+351213471918.métro chiado - pensao galizia:50 rua do crucifixo.tel.+351213428430.métro rossio - pensao imperial.78 praça restauradores.tel.+351213420166(4° étage sans ascenceur).métro restauradores - albergue popular:121 rua da rosa.métro chiado ou tram 28 E - redential milanesa:Rua da Alegria n.º25. Telf.: +351 213 466 456 | Fax: +351 213 420 945. http://www.milanesa.pt/home.asp?lang=en&content=recepcao&versao=dois....métro:retauradores ou avenida et beaucoup d'autres.

HEBERGEMENTS CATEGORIE MOYENNE DANS LE CENTRE: - hôtel borges:108 rua garett.tel.351213461951.métro chiado(la meilleure situation) - hotel gat rossio:27 rua jardim do regedor:hotelgastrorossio@gatrooms.com. métro restauradores ou rossio - residental forescente:99 rua portas de san antao.tel.+351213425062.métro restauradores ou rossio - residential alegria:12 plaça da alegria.tel.+351213220670.metro restauradores. - pensao londres.53 rua dom pedro V.tel.+351213462203.Métro rossio - hotel americano:rua 1°decembre.tel.+351 213 474 976 .metro restauradores ou rossio - hotel duas naçoes:41 rua da victoria et rua augusta.tel.+351 213 460 710.métro rossio ou chiado - chambre d'hôte avec vue sur le tage:esthel ... plume.la.lune@gmail.com - lisbon lounge hostal:http://www.lisbonloungehostel.com/ :métro rossio location d'appartements meublés: - alfamatejo dans le quartier d'alfama:http://alfamatejo.com/ - autres appartements:http://www.feelathomeinlisbon.com/cgi-bin/fl/app.py?page=1&lang=1 - location également d'appart.dans le centre ou à la limite du bario alto au délà de la rua da rosa: http://www.golisbon.com/apartments/ et beaucoup d'autres.

RESTAURANTS: - bons et pas chers dans la rua dos sapateiros;baixa.métro rossio - dans les escaliers "esc.do duque" au dessus de la gare do rossio:, plusieurs restos sur des plateformes , avec le soir, une belle vue sur la ville et le castelo:métro rossio - dans le bairo alto le soir ou dans la rua loreto à l'extérieur du bairo alto. - Dans les grands centres commerciaux"vasco da gama(métro orienté) et colombo"(métro colégio militar luz):Une multitude de restos servant diverses spécialités avec des prix doux.

Pour les petits budgets, voici une formule bon marché:prendre un plat combiné , (sans entrée), composé de salade, légumes et une viande: sardines grillées ou poisson bacalao ou daurade ou poulet grillé un délice(spécialité du sud"frango piri piri")ou viande rouge. Pour ceux qui vont pour la 1° fois au Portugal, et ne connaissent pas certaines pratiques usitées dans les restos à touristes: les" en cas "déposés d'office sur votre table:beurre, fromages, olives, croquettes de bacalao, ration de jambon serrano..., qui font grimper l'addition: vous pouvez les refuser, si vous n'en voulez pas.

.restos recommandés: .cerveceria trinidad-rua nova da trinidad:magnifique cadre(ancien couvent) et bon rapport qualité/prix.métro chiado .casa do alentejo:rua portas de santo antao.métro rossio .chapito(restô):Costa do Castelo 7.terrasse panoramique avec vue exceptionnelle.tram 28 E .Paparucha:R. D. Pedro V, 18 .Tel: +351 213 425 333:superbe vue sur le castelo sao georges.Métro chiado ou féniculaire da gloria .Fogo de chao -13 avenida elias garcia.tel. +351 217 977 077Métro:campo pequeno ou saldanha. Pour les adeptes de buffets de salades et d'une douzaine de variétés de viande bresilienne à la broche servies à volonté dans votre assiette(rodizio); restaurant le meilleur de lisbonne dans sa catégorie. reservation obligatoire pour le soir.plusieurs formules:choisir le "rodizio traditional" à 15 euros.

CAFES ET PATISSERIES: - pasteleria antiga de belem à belem .tram 15 E ou bus 714 - cafe a brasileira (une institution;à voir et à revoir) .métro chiado - cafe suiça:praça rossio.métro rossio - cafe nicola:praça rossio.métro rossio - pasteleria versailles:(superbe cadre et patisseries)av.republica.métro saldanha - pasteleria national.praça da figueira .métro rossio

FETES IMPORTANTES: .principale fête de lisboa:fête de santo antao du 12 au 30 juin.animation de rue à baixa, alfama, madragoa.... .Noite magica:31 decembre

SORTIR: - Marina Docas santo amaro: restos, bars, live music(superbe mais cher) tram 15e et bus 714 - Docas du parque do naçoes, le week end:bars, discos, restos .Metro "oriente" - bairo alto(surtout le week end-bonne ambiance):bars discos, restos , fado : métro chiado - quartier d'alfama:restos, cafés, bars, et restos avec musique en live:fado, jazz.. .lautasco:7 beco de azinhal .restô:7 costa do castelo .Pois café:Rua São João da Praça 93 .Kuta bar:Travessa do Chafariz del Rey .onda jazz":7 arco de jesus :tel.+351 218 873 064 .Taborda:75 costa do castelo

- pour les boites, discos:

.lux:av.infante dom henrique.santa apolonia .kapital:68. av.24 julio .kremlin:5 escadina da praia.santos. .fragil:126 rua da atalaia dans le bairo alto. et d'autres.

- pour les boites de jazz: .Hot Clube de Portugal. Praça da Alegria, 39, 1250 Lisboa Tel: 213467369 / 213619740 Fax: 213619748. .Ateneu Café. Rua das Portas de Santo Antão, 110. Tel: 00351917231484. .onda jazz:7 arco de jesus.tel.+381 218 873 064

- Pour le fado: +aller le lundi ou le mercredi à "tasca chico" 39 rua dario da noticia, dans le bario alto: bonne ambiance et peu cher. +club de fado:94 rua s.joao da praça.près de la cathédrale.tel.+351 218852704 tram 28 e.chic et très cher il y a de bons petits restos avec progamme de fado dans l'alfama: .Parreirinha de alfama:tel.+351 218868209 .o pereira:tel.+351 218 877 299 .portal do fado:http://www.portaldofado.net/content/view/965/67/ .A baiuca:tel.351 939457098 .S.miguel d'alfama:tel.+351 96 8554422 .esquina de alfama:tel.+351 21 8870590 .Fado mayor:+351 21 8877508 et d'autres - éviter les restos à fado de bario alto, trés touristiques et surtout très chers(Luso-o faia-mesquita-machado...)

SHOPING: - Lisbonne est dotée de gigantesques centres commerciaux dont le plus beaux: .Colombo:métro colegio militar luz.plus de 300 magasins et une centaine de restos. .et vasco de gamma.métro oriente - dans les ruelles de baixa et rua garett(chic). - dans le quartier de saldanha:métro saldanha - dans le quartier autour de l'avenida de roma.métro roma

VISITES IMPORTANTES AUX ALENTOURS: - sintra .train toutes les 20 mn depuis la gare "rossio":métro rossio a voir:palacio da pena(superbe), palacio da sintra , castelo dos mouros, quinta da regaleira Un petit train vous permet d'aller de sintra visiter une belle plage de surfeurs "praia da maça". A 15 mn de marche de maça(ou par bus) on peut accéder à"azenhas do mar", superbe village à flan de falaise avec sa jolie plage. - Mafra et son palais:bus"mafrense" toutes les heures de campo grande à mafra - cascais et ses plages:belle plage "praia do guincho à 9 km de cascais.A voir également"boca do inferno" train toutes les 15 mn pour cascais depuis la gare "cais do sodre".un bus assure également la liaison de cascais à sintra en longeant d'abord la côte, ensuite une jolie route sinueuse. - costa da caparica et ses belles plages:bus N°153 depuis praça de espana ou 135 depuis cacilha ou train fertagus de la gare "entre campos" jusqu'à "pragal" et de là bus 124 ou 194 pour caparica. En été un petit train relie caparica à toutes les plages jusqu'à fonte de telha. - croisière sur le tage:départ cais do sodre ou cais da princesa.Lisboa vista do tejo.tel:+351 21 391 3030

MUSEES:(fermés le lundi pour la plupart) - calouste gulbenkian.Métro;sao sebastian ou plaça de espana - arts populaires:tram 15E ou bus 714 - del azulejo:bus 794 ou 18 ou 42 - centre culturel de belem:tram 15 e - del fado en bas d'alfama :bus 708-28-35-48 ... - oriente:doca de alcantara.tram 15 e - de la presidentia de la republica à belem:tram 15 e et bus 714 - museu national da coches:belem.tram 15 e et bus 714 - et d'autres

PARKINGS DE VOITURES LONGUE DUREE SURVEILLES 24HX 24H. - parking sous terrain"marque pombal:10.90 eur.les 24 h.métro;marques pombal.situé en bordure du parc "edouard VII". Pour y accéder en venant de" l"avenida da liberdad" ou de celle "avenida fontes pereira de melo", faire le tour du rond point "marques pombal"prendre la rua "joaquim antonio da aguilar", tourner dans la 2°rue à droite et suivre les indications. - parking sous la "gare oriente":7.50er.en semaine et 9.50 er.le W.E.les 24 h.Métro:oriente.l'accés se trouve à côté de la station de bus. - parking sous terrain"docas santo amaro" :3.65 eur.les 24 h. Il se trouve sous le pont du 25 avril, dans la marina "docas santo amaro", reputée pour ses restaurants. Pour y accéder à partir de la placça do commercio, prendre la direction"ponte sul"-"alcontara mar"-"torré do belem." Arrivé à l'indication, emprunter ensuite un pont à gauche qui surplombe la voie de trains.Faire le rond point puis, direction" torré de belem". Arrivé devant "new café"tourner à gauche" et revenir sur ces pas en longeant les bords du tage jusqu'au parking sous terrain. De là pour aller au centre il faut aller à pied((5mn)en passant par la marina, traverser la gare de train, "alcontara mar", par le passage sous terrain et à la sortie, prendre le tram 15e ou le bus 714 pour la praça da figueira.

Voilà pour l'essentiel. Attention aux pickpokets qui sévissent à lisbonne dans les trams 28e et 15e lorsqu'ils sont bondés.

Bon séjour dans ce superbe pays.
Circuit de trois semaines en Chine: visiter Datong et Pingyao? English translation pending
by Jobalyne · 2010-06-07 · 15 replies
Bonjour, Nous partons à la fin du mois pour 3 semaines en chine sachant que nous restons 6 jours à pékin et les 4 derniers jours à hong kong.J'ai quelques difficultés à construire mon itinéraire car j'ai peur que nous ne puissions nous rendre dans les différentes villes que nous souhaitons visiter en temps et jours à cause de la difficulté d'obtenir un billet de train.Est-il possible de visiter datong, pingyao, xian, guilin et ses environs longshen(pas sur de l'orthographe) , yangshuo en 10 jours?faudrait-il supprimer une villes?datong?combien de temps est-il nécessaire pour visiter pingyao?, et sinon comment se rendre de pékin à datong(train express de jour?) et pingyao pour réussir à voir ses 2 villes.Voilà c'est beaucoup de questions dans un seul message mais je n'arrive pas à avançer dans l'élaboration du parcours. Je précise aussi que nous partons avec nos 2 enfants de 10 et 14 ans ceci explique aussi cela.Merci de l'aide que vous pourrez m'apporter.
Circuit de trois semaines et demi au Pérou et en Bolivie English translation pending
by Kholycoeur · 2010-06-02 · 5 replies
nous partons trois semaines et demi au Pérou et BOlivie, ci dessous notre parcours, quelques questions restent en suspends, merci d'avance pour vos conseils précieux ;-) mes questions : - pr les vols intérieurs, est-ce que vous me conseillez http://www.peruvianairlines.pe/ ? - pr le timing, pensez vous que le programme est bien en terme de tming et réalisable ? ou faut-il supprimer certaines choses ? - pr les treks, faut-il louer les sacs de couchage sur place ? sont ils suffisamment chauds, ou vaut il mieux avoir le materiel ? j'ai reservé notamment le trek du Macchu Picchu sur Chemin Inca. - pr les vols interieurs, quelle marge faut il prévoir, quelques heures ou 1 jour minimum ? - Arequipa sans le canyon de colca, cela vaut il le coup ? - avez vous un nom d'agence à me conseiller pour le VTT sur la route la + perilleuse du monde ? - vos plans logements ? petits hotels à 40 sols max ? restaurants sympas ?

Jour 1 : Depart PARIS 7H40, ARRIVEE LIMA 17H35 (14H vol environ) BUS NUIT LIMA AREQUIPA JOUR 2 : Arrivée AREQUIPA milieu de matinée - Visite de la ville à Arequipa AREQUIPA : visite ville à pied (Places d'Armes, Cathédrale, quartiel colonial de Yanahuara, ...)

JOUR 3 :Visite de la ville à pied : la Place d'Armes, la Cathédrale, l'église de la Compagnie et ses cloîtres. AREQUIPA - COPACABANA (trouver bus vers 14H pr Copacana, situé apres PUNO)

JOUR 4 : Lac Titicaca - isla del SOL JOUR 5 :Lac Titicaca - Isla del SOL Trajet Copacabana - LA PAZ journée (frontiere) (7H30) - départ de la PAZ à 21H pour l'excursion SALAR JOUR 6 :Excursion SALAR JOUR 7 : SALAR JOUR : 8 : SALAR JOUR 9 : SALAR JOUR 10 : POTOSI : visite ville JOUR 11 : SUCRE (ou rando autour de POTOSI) JOUR 12 : SUCRE - puis retour BUS milieu de journée LA PAZ JOUR 13 :LA PAZ : SORATA (ou Le HUAYNA POTOSI -6000m) JOUR 14 : LA PAZ : SORATA (ou Le HUAYNA POTOSI -6000m) JOUR 15 : LA PAZ : 1 jour VTT descente JOUR 16 : LA PAZ - visite de la ville- marchés- achats souvenirs JOUR 17 : LA PAZ- CUZCO (8h30->9H25) matin orga INCA TRAIL (resa d'avance) JOUR 18 : INCA TRAIL JOUR 19 : INCA TRAIL JOUR 20 : INCA TRAIL - bus CUSCO - LIMA JOUR 21 : INCA TRAIL JOUR 22 : CUZCO : REPOS matin , aprem visite VILLE (place d'armes, l'Eglise des Jesuites, le Koricancha, la pierre à douze angles, les ruines de Saqsaywaman, Kenko, Puka-Pucara et Tambomachay) - CUSCO JOUR 23 : LIMA en avion JOUR 24 : LIMA - PARIS (départ 7H40) JOUR 25 : ARRIVEE PARIS à 17H35

merci d'avance pour votre aide ;-) bye kholycoeur
Faire la traversée du Zanskar et l'ascension du Stok Kangri en quatre semaines? English translation pending
by Steph74 · 2010-06-01 · 37 replies
Bonjour à tous,

Je souhaiterais faire la grande traversée du Zanskar (Darsha - Lamayuru) puis tenter l'ascension du Stok Kangri. Pensez-vous que ça soit envisageable en 4 petites semaines ?

Pour des raisons d'acclimatation et d'optimisation, il serait préférable de commencer à Darsha et de finir à Lamayuru, puis partir vers le Stok Kangri. Est-ce que ça vous semble le plus pertinent ?

Pour le départ de Darsha, vaut-il mieux venir par Manali ou par Leh ?

Pour aller au Stok, est-il préférable de "bifurquer" avant Lamayuru ou de poursuivre jusqu'à Lamayuru, puis prendre un transport jusqu'à Leh et en repartir en direction du Stok ?

Merci pour vos conseils et retours d'expérience.
Itinéraire en Syrie: visite du Krak et d'Apamée sur la même journée? English translation pending
by Katlag · 2010-05-29 · 2 replies
Bonsoir tout le monde. Je m'apprête à partir en Syrie avec des amis, j'aurais besoin de quelques informations pour la mise en place de notre itinéraire. La visite du Krak et d'Apamée sur la même journée vous parait-elle réalisable, sachant que nous utiliserons les bus pour nos déplacements ou éventuellement un taxi. Rallier Mar Moussa depuis Palmyre en fin d'après-midi faisable, est qu'il existe un bus Palmyre - Nabek ? Le jour de fermeture du château de Saladin est bien le mardi ? Merci pour les réponses !
Point de passage (à moto) entre la Grèce et la Bulgarie? English translation pending
by Tiger3 · 2010-05-23 · 2 replies
Bonjour ,

Notre periple en moto a pour objectif Istanbul, avant de rejoindre les météore en grce nous souhaitons passer dans le region Comme nous avons quelques jours de plus pour notre voyage , nous souhaitons passer par la bulgarie au sud , plutot que prendre l'autotoute en direction de/thessaloniki. 1 choix : de istanbul rejoindre Uzunkôpri passer par le poste frontiere de putrades ou padrades en bulgarie la ville suivante est didimotiho. 2 choix: de Komotini (en Grece) , peut on passez par Makaza et rejoindre Podokova en (Bulgarie)? Quel est votre avis sur l'etat des routes ou est ce de la piste?

Si des interessés nous allons jusqu'a Goce/Delcev et crocher par le monastere de Rilski, ensuite la macedoine direction les Meteores, puis remontée sur l'Albanie et le Montenegros par des piste ou Route de Montagne.

merci de vos conseils thierry
Laos - Pêche English translation pending
by Babylone83 · 2010-04-19 · 3 replies
Voyage effectué en Décembre 2009, vous remarquerez ma rapidité de traitement

Je ne vais pas poster par ordre chronologique, mais plutôt par série cela me semble plus cohérent

On débutera par une partie de pêche façon Lao !

Avec un pecheur rencontrer sur les bords du Mékong a mon arrivé à Luang Pra Bang,

L'embarcation est une pirogue où se tenir debout sans tomber nécessite un équilibre digne des plus grands funambules, j'ai un peu peur pour mon matos photo, mais bon on s'en fou on est là pour l'expérience surtout

en plein milieu de la pirogue un moteur qui s'avère après discutions un moteur de VOITURE d'un age plus que certain, qui fait un boucan pas croyable, heureusement son usage à été plus que limité, bah oui l'essence c'est cher.

On commence doucement par remonté le majestueux Mekong en faisait rugir notre magnifique 1.1L Nissan



Puis mon professeur du jour coupe le moteur et me file la pagaie à l'approche d'un banc de sable, il passe à l'avant prend le filet :

balance le tout en l'air et paf premier poisson, une magnifique bete de bien 3 cm de long ! ! ! ce fut malheureusement le dernier de la journée :-(



on continue la balade, il me fait pagayer tranquillement, un coup vers la berge, un coup vers un haut fond, et de temps en temps il balance le filet en l'air, un peu quand il a le bon feeling quoi

Il me dit que l'on vas aller aux bords pour qu'il m'explique comment balancer le filet, je trépigne déjà de ramener du poisson ! ! !

bref c'est assez complexe à l'usage il faut faire moulte circonvulution avec le filet dans les bras pour qu'il soit bien plié avant le lancé, sinon bah ca ne se déploit pas, en une dizaine de minutes je deviens le king du filet,

j'arrive tant bien que mal à ne pas tomber de la barque, bon faut dire le pécheur est dans l'eau et il tien plus ou moins la barque pour que elle ne vacille pas trop,

c'est tout de meme assez fatigant, le filet pèse son poids et le porter a bout de bras + se maintenir en équilibre précaire est assez usant à force, je fais donc une petite pose, et j'en profite pour quelque photos

la préparation du filet :



l'envoie :



nous avons péché comme ca pendant 2 ou 3 heure, puis à l'heure de mon premier couché de soleil sur le Mékong

nous avons repris les pagaies et avons rejoint notre point de départ, on est decendu à la mode Lao, doucement, tout doucement . . .

on croise sur le Mékong des gens encore moins pressés que nous



Puis l'arrivé, on nous avons pris un verre dans une petite gargote fort sympathique tenu par la femme du pécheur au croisement du Mekong et de la Nam Khan avec une vue juste à tomber !

La série complète c'est ici
Sri Lanka et Maldives: un voyage en vert et bleu! English translation pending
by Krikri6792 · 2010-04-08 · 27 replies
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage effectué du 14 au 29 mars 2010, sept jours au Sri Lanka (uniquement la région montagneuse du Centre) pour visiter et randonner suivis de sept jours aux Maldives pour plonger.

Pour une version avec davantage de photos, allez directement ici :

sites.google.com/...yagesceylanmaldives/



Présentation

Ah ! un peu de soleil et de chaleur en cette fin d’hiver seraient vraiment les bienvenus.

Un coup d’œil à notre « Guide du Voyageur - Saisons et climats »… Voyons voir… en mars, quelle région du monde pourrait bien répondre à notre attente ?

Trouvé ! Les Maldives… OK pour la mer, le soleil et les poissons mais, pour le reste, c’est un peu limité. Et le Sri Lanka voisin ? OK pour la montagne ou le culturel mais pour la mer, ce n'est pas vraiment l'idéal.

Alors… si on combinait un peu des deux ?

Sept jours au Sri Lanka, en se concentrant sur la région montagneuse du centre (il faut faire des choix), puis sept jours aux Maldives pour nager et plonger. Parfait !

Il ne reste qu’à prendre les billets Paris - Colombo - Malé - Paris et déjà le départ approche, c’est pour le 14 mars 2010.

Au Sri Lanka

Pour un séjour aussi court, autant ne pas perdre de temps dans les transports. La meilleure formule nous semble être celle du chauffeur guide. Très vite, nous en contactons quatre.

C’est Malik qui est le plus réactif. Il est le propriétaire d’une guesthouse et d’une petite agence (Malik Tours) à Kandy. Nous lui exposons nos envies et quelques points d’intérêt auxquels nous tenons : - - un parcours passant par Kandy puis continuant dans les montagnes - - bénéficier à chaque étape de quelques heures pour randonner - - mixer hébergement en pensions de famille (guesthouse) et en hôtel de charme.

Nous nous mettons alors d’accord sur les villes étapes suivantes : Kandy (2 jours), Nuwara Elyia (2 jours), Ella (1 jour) et Dalhousie (1 jour).

Après ces sept jours, la tête dans les sommets, notre voyage se poursuivra aux Maldives, la tête sous l’eau.

Aux Maldives

Les Maldives, ce sont 1190 îles dont une centaine ouvertes au tourisme ! Alors comment s’y retrouver ? Laquelle choisir ?

Après avoir tenté quelques îles connues, Rihiveli où nous étions en 1985, d’autres dont on nous avait parlé (Embudu, Eriyadu, Bandos, Kuredu et j’en passe), certaines trop chères, d’autres trop éloignées, certaines trop peuplées, d’autres sans lagon… nous avons fini par jeter notre dévolu sur…

HELENGELI

… qui a l’air de répondre à nos critères et que le guide Nelles décrit ainsi :

«… Une des îles les plus isolées de l’atoll de Malé Nord… une île de solitaires et de plongeurs dans l’âme… quarante sites de plongée sous-marine… un récif internequi se prête à la plongée en apnée… une île soignée et à la fois laissée à l’état de nature… seulement cinquante chambres au cœur d’une végétation quasiment intacte… Bref, un refuge idéal pour qui recherche le calme, la détente et un petit goût d’aventure. »

C’est tout à fait ce qu’il nous faut !

Le vol sur l'A380

Dim 14/03/10 : de Paris à Colombo via Dubaï

C’est le jour J et nous découvrons, à notre grande surprise, quelques heures avant le départ, que le vol EK 74 (Emirates) Paris - Dubaï s’effectue sur un A380. Nous sommes par conséquent d’autant plus excités de découvrir le super jumbo.

Sous un ciel maussade, le voici, garé sur le tarmac de Roissy… Longueur 73,4 mètres pour une envergure de 79,8 mètres !

Un zoom sur le fuselage confirme son identité.

Le bel oiseau ainsi perfusé fait un peu de peine à voir mais c’est impressionnant… tout ce que ce géant à deux étages peut engloutir comme cargaison ! Il va pouvoir décoller avec tout ce chargement… et près de 500 passagers qui montent maintenant à bord ?

En attendant le décollage, nous testons le confort de nos sièges : plus de place pour les jambes, une inclinaison plus importante et 81centimètres entre les sièges, des écrans individuels avec plus de 1200 canaux de divertissement… bref, un confort sans pareil !

Ajoutons à cela un décollage en douceur, un personnel polyglotte et attentionné, des repas délicieux et d’une rare qualité… les six heures trente à bord passent très vite et déjà Dubaï scintille de mille feux ! Après plusieurs tours au-dessus du désert, notre 380 se pose délicatement.

Bon, là, il faut quitter le super appareil et poursuivre, après deux heures d’escale, plus modestement sur un Boeing 777 mais le service Emirates, là encore, est top !

Tout juste le temps de s’assoupir un peu pendant ces quatre heures et quart de vol, la nuit est très courte. Le soleil est levé depuis belle lurette au Sri Lanka. Il est 8 h 30 heure locale quand nous atterrissons à Colombo.

On avait envie de chaleur, il fait déjà 27° en ce début de matinée. Ça promet !

Vol sur A 380

Kandy, au bord du lac

Lu 15/03/10 : Kandy

Dans le hall de l’aérogare, il y a foule, chacun avec sa petite pancarte. Nous repérons très vite celle portant notre nom : le chauffeur envoyé par Malik nous attend. Après les présentations (il s’appelle Nimal et c’est lui qui nous conduira pendant ces sept jours), il nous entraîne à l’extérieur où nous attendons qu’il aille chercher le véhicule au parking.

Ça y est, valises et sacs remplissent le coffre de la Nissan. En route vers Kandy à travers une campagne rappelant l’île Maurice d’il y a trente ou quarante ans.

Une centaine de kilomètres mais près de trois heures de trajet, car ici l’état des routes et les conditions de circulation allongent considérablement les délais. Nous comprenons rapidement qu’ici un conducteur a besoin d’avoir de bons réflexes pour freiner, d’un bon coup de volant pour éviter les véhicules en face ou les piétons, d’un bon klaxon pour se faire entendre, d’un soupçon d’inconscience ou d’un bon ange gardien pour doubler en toute circonstance.

Après celle de l’Equateur et de l’Egypte, la conduite sri lankaise est, elle aussi, très folklorique : la priorité est au plus gros !

C’est donc avec un certain soulagement que nous voyons arriver Kandy, la deuxième ville du pays, 500 mètres d’altitude, porte d’entrée de la région montagneuse. Nous nous posons pour deux jours à la Palm Garden Guesthouse, propriété de Malik, dans un quartier sans charme mais la pension, comme son nom l’indique, est entourée de palmiers, de cocotiers et de jacquiers.

La chambre est simple mais l’accueil très chaleureux et à défaut d’avoir la vue sur le lac, il y a une terrasse très agréable sur le toit.

Après un bon repos, nous partons en fin d’après-midi voir un des points d’intérêt de Kandy : son lac… et quatre kilomètres pour en faire le tour… à pied bien sûr ! Il fait très chaud (plus de 30°).

Une petite halte sous cet arbre pluricentenaire est bienvenue !

Celui-ci, en fleur, saupoudre la rive d’une pluie de pétales roses !

Tout a l’air si paisible !

C’est oublier la ronde infernale des voitures, des bus et des tuk-tuk autour du lac, un incroyable concert de coups de klaxon, de coups d’accélérateur et de coups de frein dans une pollution regrettable !

Alors c’est avec bonheur que nous retrouvons la terrasse de la pension après un dernier coup d’œil sur le lac depuis les hauteurs de la ville. Le temple de la Dent, sur le bord du lac, sera pour demain.

Pour le dîner, nous avions commandé à la cuisinière un « rice and curry » mais je ferai, toute seule, honneur à ce plat succulent et copieux, tout juste épicé comme il faut pour mon palais d’Européenne… pendant qu’Hervé est cloué au lit avec une très forte migraine !

Lac de Kandy

Kandy, son jardin botanique et ses temples

Ma 16/03/10 : Kandy (suite)

La nuit a été chaude mais réparatrice pour notre malade d’hier et dès le lever du jour, nous sommes sur pied. Au programme de cette matinée : un peu de culture avec le temple de la Dent.

Situé au nord du lac, ce temple renferme la plus importante relique bouddhique du pays : une dent de Bouddha. Tous les jours, trois cérémonies ont lieu à 5 h 30, 9 h30 et 18 h 30. A 5 h30, on était encore au fond de notre lit alors c’est à celle de 9 h 30 que Nimal nous amène.

Nous nous mêlons à la file des fidèles venus en nombre, les mains chargées d’offrandes, se recueillir avec beaucoup de ferveur dans le sanctuaire. Comme eux, nous nous déchaussons et découvrons la tête à l’entrée du site, tout en veillant à avoir épaules et jambes couvertes.

Voici la partie la plus ancienne et la plus intéressante du temple : le pavillon reliquaire avec, au rez-de-chaussée, de magnifiques fresques et boiseries.

Au roulement de tambours, les pèlerins se pressent vers la galerie à l’étage afin d’y apercevoir le « tabernacle » contenant la dent. Nous, on se contentera d’un coup d’œil furtif avant de continuer notre progression dans d’autres salles du temple.

Bouddha est partout !

Nous sommes impressionnés par tant de ferveur !

Nous finissons la visite par la salle de l’éléphant Rajah, contenant la dépouille naturalisée du célèbre éléphant qui pendant des décennies a porté le reliquaire en or lors de cérémonies annuelles à Kandy. Touchant !

Il est 11 heures et il fait très chaud ! Se mettre au frais et au calme au jardin botanique de Peradeniya est la meilleure solution à cette heure de la journée. Nous prenons tout notre temps pour arpenter le parc.

A six kilomètres de Kandy, sur une superficie de 60 ha, c’est le plus grand jardin botanique du pays. C’est un havre de paix au regard de l’agitation grouillante de la ville.

Des pelouses et massifs bien taillés…

Des arbres remarquables…

Ce Ficus Benjamina… gigantesque et tentaculaire !

Ce « Bronze Shower Tree » (Cassia moschata)… magnifique !

Cet arbre à boulets de canon (Couroupita guianensis)… en fleur !

Et cet arbre… de roussettes bien garni !

Des variétés confidentielles comme ces cocos de mer (Lodoicea maldivica) qui, en principe, sont endémiques des Seychelles et qui ont réussi à se développer ici. Leurs fruits qui demandent six ans pour arriver à maturité peuvent peser jusqu’à 20 kg et vaudraient une fortune.

Des animaux… exotiques ou pas ! Deux petits singes espiègles venus chatouiller les doigts de pied du photographe !

Un lézard bien caché !

Et un scorpion exhibé par un local en échange d’un petit billet !

Enfin une superbe collection d’orchidées !

On en a plein les yeux et plein les gambettes aussi… alors, une petite pause rafraîchissement à la cafétéria du jardin, puis un repos bien mérité dans notre chambre avant de repartir, en fin d’après-midi, dans la campagne kandyenne à la découverte de trois (petits) temples.

Loin du faste du temple de la Dent, ici, nous avons le privilège d’être les seuls visiteurs, et, quand le gardien du deuxième temple vient avec sa clé ouvrir le sanctuaire, nous nous sentons très honorés.

Une journée bien remplie qui se termine sur la terrasse de la pension avec un « rice and curry » qu’Hervé peut enfin apprécier. Quant à moi, je ne suis pas mécontente de goûter cette variante car les plats de légumes ne sont pas tous les mêmes qu’hier. Nous terminons par une assiette de fruits, papaye, ananas, banane.

Dans le jardin botanique

Temple kandyen

Tea Factory, au coeur des plantations

17/03/10 : de Kandy à Nuwara Eliya

8 h 30 : la voiture est prête. Nous prenons congé de nos hôtes Malik, Laetitia et la petite Selima ainsi que de toute l’équipe de la pension, aux petits soins pour nous pendant ces deux jours.

Route vers Nuwara Eliya (prononcez Niourélia) à environ 80 kilomètres de Kandy en passant progressivement de 500 mètres à 2000 mètres d’altitude. Pas étonnant alors qu’en sortant de la voiture à Ramboda (1400 mètres), l’air soit plus vif et la brise rafraîchissante. On respire et on profite des premiers paysages de plantations de thé !

La maison de thé des Blue Fields invite à une petite halte. Visite de la fabrique, dégustation d’une tasse de thé, mais bien que nous adoptions le thé tout au long de notre séjour (buvons local !) nous ne sommes pas vraiment amateurs. Ce n’est donc pas avec nous que la boutique fera affaire !

Après quatre heures de trajet sur une route de montagne sinueuse mais agréable, nous voilà à Nuwara Eliya, la principale villégiature du Sri Lanka. Le centre-ville poussiéreux et turbulent est typiquement sri lankais mais la ville, prisée autrefois par les pionniers anglais de l’industrie du thé, a gardé des traces de l’époque : son golf, sa poste, ses jardins…

C’est d’ailleurs dans le très british Victoria Park que nous nous installons pour pique-niquer avant de poursuivre car notre destination finale, le Tea Factory Hotel, est encore à quinze kilomètres de cette ville et à quatre kilomètres du village de Kandapola au bout d’un chemin cahoteux.

L’accueil à l’hôtel dépasse nos attentes. Un majordome en uniforme et en gants blancs nous ouvre la porte de la voiture. Les employés se pressent, l’un s’occupant des valises, l’autre s’occupant du check in, le troisième s’occupant de nous.

En guise de bienvenue, il nous fait une petite marque sur le front puis nous offre dans le creux de la main quelques grains de sucre Candy, de cardamome et de cumin (à croquer !). Enfin une tasse d’un excellent thé épicé accompagné de sa recette.

On nous fait gentiment remarquer que ce soir, pour le dîner, le pantalon long est de rigueur ! « Smart casuel dressing code », en l’occurrence habillé, mais décontracté…ouf, car on n’avait prévu ni le costume ni la robe !

Voyons maintenant notre chambre !

Cet hôtel est une ancienne fabrique de thé reconvertie, en ayant pris soin de conserver toute la structure extérieure ainsi que certaines machines de l’époque que l’on peut d’ailleurs voir fonctionner en soirée.

Pas de temps à perdre, on a très envie de faire le tour du propriétaire. L’hôtel, vue de face.

Une grande terrasse… donnant sur les plantations.

Tiens, un beau cottage… Il s’avère que c’est la maison du manager et le jardinier, sur place, est fier de nous montrer les formes les plus étonnantes des buissons de buis.

Il y a là tout le bestiaire : dinosaure, éléphant, mickey mouse, lapin…

A 16 heures, nous avons rendez-vous avec Meya pour un « nature walk » à travers la campagne environnante, vers le village et le temple d’abord...

… entre champs de thé et plates-bandes de légumes.

Notre guide nous montre des oiseaux, des plantes, nous fait sentir le cyprès, le fenouil, l’eucalyptus et la citronnelle et nous entraîne à travers les coteaux.

Nous nous attendions à une petite promenade du dimanche mais pas du tout, Meya marche d’un bon pas et, au-delà des plantations de thé, s’enfonce dans la forêt primaire où nous le suivons tant bien que mal… chaussés de nos sandales. Après avoir trébuché sur quelques racines, nous débouchons dans une belle parcelle d’eucalyptus.

Quel calme ! Nous sommes dans notre élément !

C’est finalement au bout de deux heures et pas loin de dix kilomètres que nous retrouvons l’hôtel, au moment où la brume commence à envelopper les collines. Le nom de « Misty Mountains » colle bien à ces lieux !

Au dîner, un buffet « Around the world in two and half hours » nous met en appétit avec plein de spécialités locales et internationales et surtout un bon choix de desserts.

Tea Factory Hotel

Ella et le petit pic d'Adam

Je 18/03/10 : de Nuwara Eliya à Ella

Le ciel très dégagé au lever du jour est vite envahi par des nuages qui lui donnent un aspect ouaté.

Comme hier, à 8 h 30, c’est le départ, direction Ella, cinquante kilomètres. Aux alentours, le paysage des champs de thé ressemble à un grand tapis vert piqueté des taches colorées que forment les cueilleuses.

Plus loin, les cultivateurs eux aussi sont déjà à l’œuvre… à la grande joie des hérons.

Le trajet est particulièrement long et pénible, ralenti par les nombreux travaux sur le parcours, les passages incessants dans des bourgades grouillantes et crasseuses, la circulation intense et le trafic des bus sur ces petites routes étroites et sinueuses.

Les cinquante kilomètres prendront plus de trois heures et vers midi, nous atteignons enfin Ella. Le village en lui-même n’a que peu d’intérêt mais notre guesthouse « Ambiente » est située à l’écart, à flanc de colline, dans un environnement fleuri. Notre chambre simple, mais avec une grande terrasse, offre une des meilleures vues de la région… sur Ella Rock et Little Adam’s Peak de part et d’autre d’Ella Gap. On nous dit que, par temps clair, on peut apercevoir la côte à travers cette faille !

Aujourd’hui c’est loin d’être le cas, il fait nuageux et orageux. La montée à Ella Rock est compromise, il aurait fallu partir de bon matin. On espère tout de même grimper jusqu’au petit pic d’Adam.

En attendant de voir l’évolution des conditions, nous partageons avec trois touristes américains de retour de randonnée deux gros sandwichs club, bien trop copieux pour nous !

Vers 14 h 30, malgré une météo incertaine, nous persuadons Nimal de nous accompagner en voiture au départ du sentier vers Little Adam’s Peak. En réalité, il a prévu de venir avec nous.

Comme pour son aîné le pic d’Adam (que nous gravirons dans quelques jours), on y accède par des marches mais, malgré la chaleur, ce ne sont finalement pas plus de cent mètres de dénivelé pour 1,7 kilomètres l’aller… une bagatelle ! Nimal sue à grosses gouttes et nous laisse faire, tout seuls, la dernière grimpette jusqu‘au sommet, préférant l’ombre d’un eucalyptus.

Là-haut, la vue est très belle bien que partiellement dans les nuages. Mais le ciel orageux donne à ce paysage une ambiance très particulière.

Nous pressons le pas dans la descente car les nuages se font de plus en plus menaçants jusqu’à donner une petite averse qui n’aura pourtant pas le temps de mouiller ni la terre ni nos chemises.

Le soleil réapparaît alors que nous nous apprêtons à faire une deuxième balade à partir de la pension, il est encore tôt : Hervé veut parcourir le début du chemin vers Ella Rock.

Pour cela, il faut descendre jusqu’à la voie ferrée, y marcher pendant deux, trois kilomètres (ici marcher sur la voie ferrée est normal) jusqu’à un pont et une cascade (partiellement sèche).

En chemin, beaux paysages de rizières et de cultures en terrasses.

Pour les piétons, marcher sur la voie ferrée est bien plus sûr que de marcher sur le bord d’une route. On y fait plein de rencontres, notamment avec ces écoliers.

Ce soir, « chop sue and noodles » pour changer un peu du « rice and curry ».

Petit pic d'Adam

A SUIVRE !
Trek en Arménie et peut être aussi en Géorgie: vos conseils? English translation pending
by Caroluce · 2010-02-11 · 28 replies
Bonjour, Je suis en train de penser à partir à 2 personnes en armenie environ 2 semaines. Connaissez vous des randos de plusieurs jours en armenie ( ou a defaut en georgie ). Comme la durée est courte, je prefere eviter de m'eparpiller sur plusieurs pays, mais cela va dependre de vos conseils.

merci pour vos infos.

amicalement

caroluce
Septième "Festival Partances-Saint Orens-Toulouse" les 5 et 6 mars English translation pending
by Lapresse2 · 2010-02-07 · 2 replies
Festival Partances à Saint Orens - Toulouse Salle Altigone Carnets de voyages Projections et Débats - Expositions - dédicaces de livres Vendredi 5 et Samedi 6 Mars 2010

Organisation: www.terresetpeuples.com

Réservations 05 61 39 17 39 ou www.altigone.fr

Vendredi : 20H30 Equateur: Le Chimborazo et le Cotopaxi 21H Kenya: retour de Kalatcha 22H05 Zanskar: monastère de Phuktal

Samedi: 14H30 Voyages en Algérie 15H30 Zo'é indiens d'Amazonie Brésil 16H50 Route 219 Kirghizstan Tibet

20H30 Hoggar Algérie 20H50 Incredible India 22H30 Tour du monde voile à contre courant de Maud Fontenoy

Tarifs: 9€ la séance ou 21€ pass 3 séances Adhérents: 7€ ou 18€ Gratuit moins de 10 ans
Escapade en Italie (Naples et Rome) English translation pending
by Anesofi · 2010-01-24 · 8 replies
Voici un petit résumé de notre séjour en Italie en Octobre dernier. Nous avons partagé notre séjour entre Naples et sa région et Rome. Pour ceux qui veulent un peu plus d'information: http://www.alidade.eu

1er jour : Naples Nous arrivons dimanche matin à Naples et partons rapidement à la découverte du centre historique de la ville: Piazza Gesù Nuovo, Via dei Tribunali… Au fil des ruelles étroites et animées, on se laisse imprégner par tous les clichés de Naples: linge qui sèche au balcon, scooters qui se faufilent dans les ruelles…

Ensuite le funiculaire nous permet de monter jusqu’au Castel Sant’Elmo. Il offre du haut de ses remparts une très belle vue panoramique sur Naples, la baie et le Vésuve.

En fin de journée nous prenons le «Circumvesuviana» jusque Sant’Agnello (à proximité de Sorrento). Nous passons la nuit dans une charmante auberge, un ancien couvent en fait.

2ème jour : Capri Petite île de 6km sur 3km située dans la baie de Naples, Capri abrite les résidences secondaires de quelques privilégiés ainsi que de nombreux hôtels de luxe (et les magasins qui vont avec). Du port de Capri nous montons jusqu’au centre-ville à pied, en empruntant ruelles et escaliers. D’en haut une belle vue s’offre à nous sur la baie de Naples, par contre la place Piazza Umberto est bondée de monde.

Nous partons ensuite à la découverte de l’île, en empruntant tout d’abord la «Via Krupp» qui permet de descendre sur la côte sud. Nous nous arrêtons nous baigner et déjeuner à «Scoglio delle Sirene», l’éloignement du centre de Capri et la période hors saison nous permet de profiter pleinement de la beauté du lieu.



Nous rejoignons ensuite le centre de Capri par bus puis partons à la découverte de l’est de l'île: Via Tragara et Via Pizzolungo, là encore on passe par de beaux points de vue, notamment au niveau de l’arche naturelle. Nous terminons la journée par la visite des ruines de la Villa Jovis (une des résidences de l’empereur Tibère).

3ème jour : La Côte Amalfitaine De Sorrento nous prenons le bus en direction d’Amalfi. La route qui longe la côte amalfitaine, sinueuse et creusée à flanc de montagne, est vraiment impressionnante. Elle permet de relier tous ses petits villages typiques suspendus entre terre et mer 5situés en bord de mer). La route étant plusieurs dizaines de mètres au-dessus du niveau de la mer, elle permet d’admirer de beaux panoramas. L'ensemble comprenant le «Cloître du paradis», la «Crypte de Saint-André» et la «Basilique du Crucifix» est un témoin du glorieux passé de la ville. Nous commençons notre visite par cet édifice, l’ensemble est de style baroque. Nous nous laissons ensuite guider par nos pas au fil des ruelles et escaliers de la ville. Peu de touristes s'y aventurent, pourtant on retrouve là l'image qu'on se fait du sud de l'Italie.

Nous rejoignons ensuite Praiano, de là une ruelle puis un sentier montent vers le «Sentier des Dieux» (Sentiero degli Dei). Le début grimpe assez raide, après environ 1000 marches on atteint un monastère (San Domenico), puis, en grimpant encore, nous atteignons le Sentier des Dieux. De là nous surplombons la mer d’une hauteur d’environ 500 mètres, au loin se dessine l’île de Capri. Arrivés au village de Nocelle nous redescendons vers la route, un panneau indique 1700 marches (et c’est bien vrai, je les ai compté!). Nous reprenons ensuite un bus pour Sorrento. Il faut compter environ trois à quatre heures pour parcourir le Sentier des Dieux.



4ème jour : Pompéi Avant de prendre la direction de Pompéi nous faisons un détour par «Capo di Sorrento». C’est un petit village situé à quelques kilomètres de Sorrento. Du centre une petite rue, qui se transforme ensuite en chemin, permet de descendre vers la mer. Au bout du sentier on atteint des ruines romaines, au pied desquelles se trouve une belle petite crique: «Bagni della Regina Giovanna».

Nous reprenons ensuite le bus en direction de Sorrento, puis le Circumvesuviana jusqu’à Pompéi. L'épaisse couche de cendres a préservé la ville pendant des siècles, grâce à la bonne qualité de conservation il est possible de découvrir la ville telle qu’elle était avant l’éruption. Entre les principaux monuments et temples, un grand nombre de boutiques en bon état permet de s'imaginer la vie au quotidien à l'époque: boulangerie, lupanar (maison close), thermopolium (restauration rapide). Nous effectuons la visite du site en un peu plus de 4 heures. Nous avons également pris un audio-guide, pas indispensable mais permet d’obtenir quelques informations supplémentaires par rapport au guide papier donné à l’accueil.



Nous rejoignons ensuite Naples où nous y passons la nuit. Le soir nous mangeons une pizza napolitaine dans la pizzeria «Gino Sorbillo» (Via dei Tribunali, 32), une véritable institution!

5ème jour : Herculanum La ville d'Herculanum fut également détruite lors de l’éruption du Vésuve en 79 mais contrairement à Pompéi qui fut ensevelie sous une pluie de pierre et de cendres, Herculanum fut submergée par un torrent de boue. Le site est beaucoup plus petit que Pompéi mais dans un bon état de conservation et on peut facilement en faire le tour en trois heures. Comme le temps est couvert nous ne nous rendons pas jusqu'au Vésuve. Nous retournons donc à Naples où nous déjeunons avant de prendre le train en direction de Rome.

6ème jour : Rome antique Nous consacrons cette première journée à Rome, profitant du beau temps, à la visite du quartier situé autour du Rome antique. Nous visitons notamment le Colisée, le Palatin et le Forum Romain (Forum Romanum). Nous débutons par Il Vittoriano, de là nous rejoignons la Place du Capitole. Durant l'antiquité c’était le coeur religieux de la cité avec plusieurs temples aujourd'hui disparus. Nous visitons ensuite, le monument le plus emblématique et sans doute le plus touristique de Rome : le Colisée. Nous terminons par le Palatin et le Forum Romain.





7ème jour : la Cité du Vatican Nous visitons dans un premier temps la Basilique Saint-Pierre. Les touristes et pèlerins y sont très nombreux, ce qui invite peu au recueillement mais cela ne nous empêche pas d’admirer les fameuses œuvres tel que la Pietà de Michel Ange, le baldaquin du Bernin, l'intérieur du dôme ou encore la place Saint-Pierre et ses colonnes. Nous accédons ensuite à la coupole de la basilique pour prendre un peu de hauteur. Pour aller sur le toit de la basilique on emprunte un escalier très étroit, de là une belle vue panoramique s’offre sur Rome.



Nous consacrons l'après-midi à une visite des musées du Vatican où on y admire les nombreuses œuvres acquises et commandées par le clergé au fil des siècles. Le musée du Vatican est constitué de galeries et salles très variées: la galerie des cartes géographiques, le musée égyptien, le musée étrusque ou encore les chambres de Raphaël où on peut découvrir l'Ecole d'Athènes. La visite se termine par la fameuse chapelle Sixtine, décorée entre autre par Michel-Ange, mais malheureusement bondée de monde (et interdiction de prendre des photos, même sans flash).



8ème jour : Centre historique de Rome Levé aux aurores pour cette dernière journée à Rome, cela nous permet de profiter du centre ville sans les touristes avant de prendre l'avion. Au programme, les places et fontaines principales, comme la fontaine de Trevi, le Panthéon, la Piazza Navona et sa fontaine des Quatre Fleuves. De la piazza dei Cavalieri di Malta, on a une des vues les plus originales de Rome: à travers le trou d’une serrure se dessine le dôme de la basilique Saint-Pierre dans l’alignement parfait d’une allée boisée.



Anne-Sophie
Hébergements pour Tokyo et Kyoto? English translation pending
by Kedevash · 2010-01-12 · 14 replies
Bonjour à Tous

En mai je serais au Japon pour 3 semaines.

Durant une semaine je serais libre de quitter Tokyo. Mais j'hésite entre faire les visites aux alentours de Tokyo (Hakone, Kamakura, Nikko...) ou partir dans le Kansai visiter Kyoto et Nara. Qu'en pensez vous?

Sinon pour l'hébergement, j'ai décidé de m'installer au Taito Ryokan à Tokyo. Pour Kyoto si j'y vais, j'hésite entre le Yonbachi B&B et le Heianbo Rykan

Quelqu'un connait il ces différents Ryokan?

Merci d'avance!
Organiser un voyage au Soudan et en Éthiopie English translation pending
by Freematt · 2010-01-05 · 9 replies
Bonjour, Un peu nouveau sur le forum, je souhaiterais avoir quelques conseils avisés. Je pense partir 15 à 20j en mars/avril au Soudan puis en Ethiopie.

Quelques questions me taraudent:

- en arrivant au Soudan, je ne vais pas m'attarder à Khartoum, et j'envisage de faire principalement Naqa, Old Dongola, Jebel Barkal et Méroé. Est-ce le bon choix ? Et surtout, comment m'organiser pour faire le tour, en combien de temps ?

- pour rallier l'Ethiopie, dois-je privilégier un vol Khartoum > Addis Abbeba, ou bien l'option par la route est-elle meilleure/préférable/impossible/ ... ?

- enfin une fois en Ethiopie, quel serait le meilleur programme pour le 10/12 jours qui me resterait ? Comment m'organiser sur place (agence, ... ?).

Merci pour tous vos précieux conseils.

Matt
Planification de quatre semaines au Pérou et en Bolivie English translation pending
by Juggjugg · 2009-11-18 · 6 replies
des amis sont partis il y a peu et m'ont proposé ce planning, qu'en pensez vous?

CIRCUIT PEROU/BOLIVIE SUR 4 SEMAINES

- 2jours LIMA

(Visite CENTRE, plaza de las armas, cathédrale, marché SAN FRANSISCO ; MIRAFLORES : auberge et sortie + musées de PUEBLO LIBRE ) Bus de jour / durée : 3-5h

- 2jours PARACAS

(Nuit a Pisco, ville fantôme après le récent tremblement de terre, mais vaut dormir à Paracas) Islas ballestas : pingouins, pélicans, baleine, phoques… dans le Pacifique + réserve avec balade en van dans désert) Bus de jour / 3-5h

Dormir à huakachina (quartier de ICA, une oasis) buggy et sunboard sur les dunes de sable

- 2jours NAZCA

(lignes terrestres de Nazca, vu du ciel avec petits avions, existe aussi mirador à partir de la route + centre Maria Reiche (rencontre de Victoria , collaboratrice, explications des lignes) + cimetière avec momies à dread.. ! négoc de taxi pour A/R) Bus de nuit / 8-10h

- 2jours +2jours AREQUIPA

(Visite ville, cathédrale, Monastère santa Catalina + Trek 2 jours : à partir d’Arequipa, départ 3h, bus de nuit de 6h pour aller dans CANON DEL COLCA / Cruz del condor, descente à pied du Canon, nuit dans Oasis+ retour a Cabanaconde et tour aux sources d’eaux chaudes de Chivay) + Jour de repos a Arequipa) Bus de nuit 8-10h

- 5jours CUZCO & Vallée Sacrée & MACHU PICHU,

· CHEMIN DES INCAS : Rando qu’on n’a pas pu faire, puisque c’est un trek qu’il faut réserver au minimum 3mois en avance (env 200eur, difficile mais magnifique (tte la vallée sacrée) et mythique) INTI WASI , las orquideas, 23 AGUAS CALIENTES (AJ du routard, très spéciale, comme maison de Robinson Crusoe!!)

+ 1jour visite Cusco, cathédrale, monastere, plaza de las armas…soirées tournées des boites + 1jour de repos et petite balade a Maras pour voir les Salineras (à 1h ed Cusco, a négoc en taxi pr A/R) Bus de nuit / 7-8h

- 1jour TITICACA - PUNO, Passage express puisqu’on a choisi de voir Titicaca, plus du coté bolivien, mais possibilité de rester ce jour pour voir les Iles flottantes (notre seul regret !) Bus de jour / 4h FRONTIERE PEROU- BOLIVIE

- COPACABANA, Départ pour l’ile del Sol, nuit sur l’ile et retour Nuit à passer sur l’ile, plein de petits hôtels à choisir sur place, tt en haut de l’ile, dans le village.

Rester à Copacabana 1 jour supplémentaire, cathédrale, et repos. Petits marchés, ville très belle Pour les achats, Copacabana est moins cher que La Paz Bus de jour / 4h

- 2jours LA PAZ

Altitude !!Visite de la ville, Plaza San Fransisco, C/Sargarnaga, marché aux sorcières, et plus haut, à coté de C/ Buenos Aires, marché moins touristique, plus local, le mardi. + Musée des instruments Bus de nuit / 7-10h - 1jour POTOSI (les mines !!!! et visite de la ville) Bus de fin de journée / 6-7h

- 3jours UYUNI

(Trek sur 3jours pour SALAR et SUD-LIPEZ, en 4x4 …….notre coup de cœur du voyage !!! Arrivée fin de journée, retour a LaPaz, mais Uyuni est à visiter si temps Bus de nuit / 10-12h

- 1jour LA PAZ, Repos et passage rapide Bus de jour / 4h- 5h FRONTIERE BOLIVIE-PEROU

- 1jour JULIACA, Aéroport de Puno, ville sans intérêt, (ou 28 heures de car entre La Paz – Lima) Avion de fin de journée / 2h

- 1 jour à LIMA, Passage rapide Bus de jour / 6, 7h

- 5jours HUARAZ

(Trek de 4jours (largement possible en 3j) dans les réserves de HUAZCARAN, Unesco, Cordillière Blanche--) TREK du SANTA CRUZ) Bus de journée / 6-7h

- 2jours a LIMA 2jours dans la ville départ, pour avoir du temps au cas où, problème sur le circuit ! Nuit et dernier jour dans la famille d’un ami péruvien de Madrid !

C’est à faire

C’est très bien mais il faut s’y prendre au moins 5-6 mois à l’avance plutôt que 3

A faire absolument
Voyage de vingt jours au Japon: transports et hôtels? English translation pending
by AdrienCo · 2009-09-08 · 4 replies
Bonjour à tous,

Je pars la semaine prochaine pour un voyage de 20 jours au japon (du 21 sept au 9 octobre) et j'aurais besoin de votre aide pour savoir si mon itinéraire est faisable, et si je manque des endroits géniaux à votre sens.

Surtout : dans quel sens faire tout ça pour optimiser les transports ? J'envisage d'acheter un pass JR 21 jours.

Ce voyage a été décidé en dernière minute et j'ai beau avec passé le week end à écumer le forum, j'aurais vraiment besoin de votre aide.

Je précise que j'ai déja passé 1 semaine entière à Tokyo l'an dernier, et donc que je ne pense pas passer plus de 4 jours en tout à Tokyo (2 jours à l'arrivée pour le jet lag & co, 2 jours au retour en comptant le jour de départ et la veille pour le shopping)

Régions / centres d'intérêt que j'aimerais voir :

- Environs de Tokyo:Le mont Fuji (depuis les lac Fuji Go Ko, ou depuis Hakone à votre avis?)Nikko (peut-être en excursion d'une journée à la fin du voyage s'il reste du temps ?) - Centre d'Honshu :Takayama (+ les alpes Kamikochi, peut-être une petite randonnée de 2 jours ?) Noto hantoShirakawa Go (pas sûr)- KansaiKyoto et alentours : Nara (1 day trip) Koyasan (peut-être 1 nuit au monastère?) Himeji (1 day trip) Hikone (1 day trip)

- KyushuAso san que j'aimerais vraiment aller voir (et y rester peut-être 2 jours?)Pensez-vous qu'un voyage de 20 jours soit réalisable en voyant tous ces lieux ? Si oui, dans quel ordre les faire ? Tout est-il faisable avec le JR Pass ou existe t'il une option plus économique ?

Merci beaucoup par avance pour votre aide et vos conseils rapides : je dois réserver mes hotels au plus vite !

Adrien.
Voyage en Birmanie: durée et budget? English translation pending
by Locosurf34 · 2009-08-22 · 18 replies
Bonjours,

J'envisage de faire un trip en Asie du Sud-Est cet hivers de 7 mois environ et je souhaite me rendre en Birmanie.

De tout les pays que je vais visiter c'est de loin celui pour lequel j'ai le plus de doute et le moins d'informations.

Pour un 1er voyage je veux faire les "classqiues" à savoir Rangoon Le Rocher d'Or Mandalay et ses environs (Amarapura, Mingun, Sagaing) Bagan et le Mont Popa le lac Inlé et retour à Rangoon

Dans sa dernière édition le LP indique 2 semaines pour ce "classique" mais selon vous (votre expérience) en combien de temps est ce possible ?

J'envisage de rester un peu plus (3 semaines) quelles étapes puis-je rajouter ? J'ai vu qu'il y a assez près de Mandalay (sur google maps en tout cas) des choses à faire comme Pyin-Oo-Lwin à l'Est, Monywa à l'Ouest, Kyaukmyaung et Shwebo au nord.

D'autre part, j'ai cru comprendre qu'il n'y avait pas de distributeur de billet en Birmanie et qu'il fallait donc prendre suffisamment d'argent liquide en US$$. Quel budget pour 3 semaines en budget moyen ? En petit budget ?

Pour réunir suffisamment de $$$, je compte procéder en 2 temps 1 - Stocker des $$$ lors de mon passage au Cambodge grâce à des traveler chèques que j'aurais pris en France. 2 - Changer des Baths contre des $$$ à Bangkok avant de partir, sachant que je ne peux retirer que 600 € par semaine et 450 € en une journée.

Vous en pensez quoi ?

Merci de vos remarques, observations, corrections et conseils.
Espagne: petit voyage à Saragosse et aux alentours (notamment Bardenas Reales) English translation pending
by Phil4000 · 2009-08-17 · 5 replies
Bonjour,

Je fais un mini-trip de 5 jours à Zaragosse en septembre avec location de voiture. Je sais, c'est court mais bon, c'est juste un bol d'air !

Je cherche des conseils pour quelques visites variées.

Outre Zaragosse, j'ai noté Olite, Pamplun et, surtout Bardenas Reales.

Pour ce désert, je cherche des randos courtes (de 3 à 10 km) permettant de voir les plus beaux sites. Je trouve bcp d'infos sur le vtt mais pas sur la marche !!! Je pense passer 1 ou 2 journées sur ce site.

Merci d'avance de me recommander des sites à voir dans la région et éventuellement des hotels ou gîtes (max 50 EUR/nuit).

Philippe
Logement à Segovia en Espagne et au Pays Basque? English translation pending
by Sanfrancisco · 2009-07-22 · 8 replies
J'ai besoin d'un renseignement, est ce que quelqu'un connait le Parador de Ségovia sur la rue Carretera de Valladolid c'est un 4 étoiles il me semble très bien, nous aimerions y loger 2 jours en septembre.

Peut on me le confirmer est ce que quelqu'un a loger a ce Parador.

Merci pour cette question

Ensuite nous poursuivons notre route vers Burgos, connaissez vous un hotel ou BB a me suggèrer.

Poursuivre sur la cote soit Santander, ou San sébastien, ont ma dit que san sébastien était très beau. Qui a loger a San Sébastien avez vous une hotel a me suggèrer. Si cela est trop cher je vais aller du coté de la France, peut-être Hendaye ou St Jean de Luz est ce une bonne idée. Mon budget entre 70 et 100 euro par jour.

Merci a ceux qui peuve m'aider en me conseillant, si vous avez des photos j'aimerais bien

Bonne fin de soirée

Francine
Partir avec Czech Airlines et dormir à l'aéroport de Damas? English translation pending
by Napoli98 · 2009-06-11 · 14 replies
Bonjour,

Je m'apprête à partir 15 petits jours en Syrie cet été, mais le prix des billets directs (Air France) est carrément élevé (près de 900 euros). J'ai repéré un vol Paris - Prague -Damas, ce dernier trajet se faisant avec la compagnie tchèque CZECH airlines. Problème : l'arrivée à Damas est prévue à 3h20 du matin.. bien sûr, le temps de récupérer les bagages et de passer la douane, il sera presque 5 heures du matin... mais quelqu'un connaît-il cet aéroport, peut-on piquer un petit somme en toute sécurité ?

Autre chose.... je suis folle angoissée en avion, et comme je ne connais pas du tout la réputation de CZECH airlines, je n'ose pas prendre ce billet. Je suis allée consulter certaines sites, mais la plupart n'évaluent que des choses sans importances avec la sécurité : amabilité du personnel, repas à bord, confort des sièges, etc... je veux juste savoir si c'est une compagnie fiable ou pas.. en sachant bien que les accidents peuvent arriver même avec les Cies dites "sérieuses" !

Merci pour vos infos Napoli
Visiter les îles Murano et Burano de Venise? English translation pending
by Annatar · 2009-03-21 · 12 replies
Bonjour,

j'ai déjà fait un séjour à Venise de quelques jours au cours duquel je n'avais pas eu le temps de visiter les iles de Murano et Burano. J'ai l'opportunité d'y retourner 2 jours/1 nuit en mai. Pensez vous que j'aurai le temps de visiter les 2 iles (voire d'autres...), sachant que je ne connais les horaires des navettes permettant d'y accéder.

Merci.
Itinéraire entre Yunnan et Sichuan English translation pending
by Nioub · 2009-02-23 · 7 replies
Bonjour a tous,

j'en suis a l'etape preliminaire de la preparation de mon voyage en mai (10 jours) a l ouest de la Chine, a savoir determiner l itineraire.

Ma premiere idee etait de partir de Lijiang (Yunnan), pour passer ensuite par les lieux suivants: Gorges du saut du tigre (2j) Lugu Hu (1j) Emeishan (2j) Jiuzhaigou (2j) Chengdu (avion pour shanghai) + 1j de transport entre lugu hu et emeishan + 1j de transport entre emeishan et jiuzhaigou

Mais ce planning m a l'air assez tendu a respecter... Qu'en pensez-vous? Notamment concernant le trajet entre Lugu Hu et Emeishan.

J'hesite en fait maintenant a plutot m orienter vers un trajet 100% sichuan, depart et arrivee Chengdu.

Question subsidiaire: Quelles sont les routes dans ces coins qui vous ont le plus marque?

Merci d'avance pour vos reponses

alex

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display