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Retour de croisière sur le MSC Divina dui 23 au 30 juin 2012 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes Parties sur le Msc Divina du 23 Juin au 30 Juin.
Arrivée à l’aéroport de venise 9h30, nous avons ensuite pris le ATVO express et voila c'est partie pour la Piazzale Roma nous avons mis 45 min, ensuite arrivés à la Piazzale Roma nous prenons le People mover pour rejoindre notre Magnifique Bateau.
Arrivés au Bateau 10h30, nous faisons une petite visite des lieux, le bateau et Magnifique avec une Grand classe des Escalier Swarovski, de très jolie bar .... Voila nous sommes très contents de ce bateau et de notre belle Chambre.
Bari:
Nous n'avons pas pris d'excursion car nous arrivons directement dans Bari. A l'arrivé de Bari j'ai senti tout de suite la misère et la pauvreté de la ville, donc nous somme aller à pied jusqu’à la ville et nous avons visité la vieille ville de Bari avec ses Jolies églises et son Chateau !
Katakolon:
Pour cette escale nous avons pris une excursion car à Katakolon il n'y a rien a faire. Donc c'est partie direction Olympie et pour 45 min de Car. Nous arrivons là-bas et visite guidé du site avec ses pilonnes et ses ruines il n'y a pas grand-chose à voir, le Stade Olympie où il y a eu les premiers Jeux Olympie ...
Izmir:
3ème Plus grande ville de Turquie, nous avons décidé de prendre une excursion car la ville s’étend sur 50km donc il ne faut pas se perdre .... Visite d'un petit musée, pas très intéresant et ensuite Shopping dans et la ville et un petit tour de Bateau.
Istanbul:
Plus Grande Ville de Turquie avec 19 Millions d'Habitants qui représente plus de 20% de la population Turque et une superficie de 5343 Km², donc une ville immense. Nous avons pris une excursion pour la visite de la Mosquée de Soliman le Magnifique, qui une mosquée magnifique ensuite nous avons fait du shopping dans le Marché au épices et le Grand Bazar.
Dubrovnik:
Petite ville de Crotie qui est un petit saint tropez, cette ville était magnifique avec ses petites rues, ses églises et le sol en mabre, une ville a ne pas rater ma ville préférée de tous se voyage ! Il y a une super boutique de bougie qui font des bougies Magnifiques.
Retour à Venise et débarquement, nous arrivons devant le people mover pour le retour et la surprise une queue énorme au moins 1H d'attente, donc nous décidons de prendre le vaporetto, et la aussi surprise il faut débourser 15€ par personne et ce vieux coucou de vaporetto a mis 2H pour arrivée a l’aéroport l'enfer ...
Mais nous somme bien rentré à la Maison super Vacances, mais Msc peut mieux faire je pense ...
J'ai trouvé qu'il y avait trop de monde sur le Bateau et pas assez de place, par rapport au Celebrity Equinox cela n'a rien à avoir. Je préfére Celebrity même s'il y a moins d'activité a bord ! Car sur Msc l'eau est payante à Table, sur Celebrity c'est gratuit et les Glaces aussi ! Et surtout au niveau Qualité de la Nourriture j'ai était déçu par rapport à Celebrity qui a une meilleure présentation et de Meilleur produit de Qualité ! Ses Américains il sont Fort ! Le Seul Gros avantage à Msc c'est qu'il parle beaucoup plus Français que sur Célébrity Cruises.
Nous sommes Parties sur le Msc Divina du 23 Juin au 30 Juin.
Arrivée à l’aéroport de venise 9h30, nous avons ensuite pris le ATVO express et voila c'est partie pour la Piazzale Roma nous avons mis 45 min, ensuite arrivés à la Piazzale Roma nous prenons le People mover pour rejoindre notre Magnifique Bateau.
Arrivés au Bateau 10h30, nous faisons une petite visite des lieux, le bateau et Magnifique avec une Grand classe des Escalier Swarovski, de très jolie bar .... Voila nous sommes très contents de ce bateau et de notre belle Chambre.
Bari:
Nous n'avons pas pris d'excursion car nous arrivons directement dans Bari. A l'arrivé de Bari j'ai senti tout de suite la misère et la pauvreté de la ville, donc nous somme aller à pied jusqu’à la ville et nous avons visité la vieille ville de Bari avec ses Jolies églises et son Chateau !
Katakolon:
Pour cette escale nous avons pris une excursion car à Katakolon il n'y a rien a faire. Donc c'est partie direction Olympie et pour 45 min de Car. Nous arrivons là-bas et visite guidé du site avec ses pilonnes et ses ruines il n'y a pas grand-chose à voir, le Stade Olympie où il y a eu les premiers Jeux Olympie ...
Izmir:
3ème Plus grande ville de Turquie, nous avons décidé de prendre une excursion car la ville s’étend sur 50km donc il ne faut pas se perdre .... Visite d'un petit musée, pas très intéresant et ensuite Shopping dans et la ville et un petit tour de Bateau.
Istanbul:
Plus Grande Ville de Turquie avec 19 Millions d'Habitants qui représente plus de 20% de la population Turque et une superficie de 5343 Km², donc une ville immense. Nous avons pris une excursion pour la visite de la Mosquée de Soliman le Magnifique, qui une mosquée magnifique ensuite nous avons fait du shopping dans le Marché au épices et le Grand Bazar.
Dubrovnik:
Petite ville de Crotie qui est un petit saint tropez, cette ville était magnifique avec ses petites rues, ses églises et le sol en mabre, une ville a ne pas rater ma ville préférée de tous se voyage ! Il y a une super boutique de bougie qui font des bougies Magnifiques.
Retour à Venise et débarquement, nous arrivons devant le people mover pour le retour et la surprise une queue énorme au moins 1H d'attente, donc nous décidons de prendre le vaporetto, et la aussi surprise il faut débourser 15€ par personne et ce vieux coucou de vaporetto a mis 2H pour arrivée a l’aéroport l'enfer ...
Mais nous somme bien rentré à la Maison super Vacances, mais Msc peut mieux faire je pense ...
J'ai trouvé qu'il y avait trop de monde sur le Bateau et pas assez de place, par rapport au Celebrity Equinox cela n'a rien à avoir. Je préfére Celebrity même s'il y a moins d'activité a bord ! Car sur Msc l'eau est payante à Table, sur Celebrity c'est gratuit et les Glaces aussi ! Et surtout au niveau Qualité de la Nourriture j'ai était déçu par rapport à Celebrity qui a une meilleure présentation et de Meilleur produit de Qualité ! Ses Américains il sont Fort ! Le Seul Gros avantage à Msc c'est qu'il parle beaucoup plus Français que sur Célébrity Cruises.
Les destinations les plus inaccessibles English translation pending
Salut les globe-trotters,
je voulais créer cette discussion pour connaître vos envies en ce qui concerne LA destination qui vous fait rêver (ou qui vous faisait et que vous avez eu la chance de découvrir). Attention je ne parle pas ici d'une ville, d'un pays ou d'un continent. Je veux parler des régions ou îles qui paraissent inaccessibles au commun des mortels ou qui nécessitent des moyens financiers peu raisonnables, exit les destinations touristiques, seuls les endroits mythiques, les îles légendaires, les contrées reculées du monde, les espaces préservés, que seuls explorateurs, navigateurs et autres scientifiques ont eu la chance de pouvoir approcher (voire quelques touristes très veinards) Si vous ne voyez pas trop à quoi je fais allusion, voici par exemple les destinations que moi je place dans cette catégorie et qui me font rêver:
- Isla del Coco (Parc National du Costa Rica, plus grande île inhabitée du monde, décor de Jurassic Park, un des plus beaux spots de plongée de la planète)
- Tristan Da Cunha (260 habitants, à 3000km de l'Afrique et de l'Amérique Sud, territoire britannique)
- Malpelo (au large de la Colombie, spot de plongée reconnu par les amateurs, Colombie)
- Atoll de Clipperton (essentiellement une base scientifique qui servait pour les expériences, territoire français)
- Cap York (nord-est de l'Australie, un des coins les plus reculés du globe)
- îles Kerguelen (à 6 jours de voyage de la Réunion, territoire de prédilection des ingénieurs et scientifiques, France, océan Indien)
- Pitcairn (l'archipel le plus éloigné de la planète, une cinquantaine d'habitants, territoire britannique, océan Pacifique - cf "les révoltés du Bounty")
- les Antipodes (Nouvelle-Zélande)
- La Papouasie Nouvelle Guinée ( l'un des derniers endroits de la planète où subsistent encore des zones inexplorées)
- Ile de la Possession, Iles Crozet (territoire français dans l'Océan Indien)
- Géorgie du Sud (base scientifique, territoire britannique, Atlantique Sud)
- Socotra (Yemen, océan Indien)
- Palau ( îles Caroline, Micronésie, océan Pacifique)
- Chiloé (Patagonie, Chili, océan Pacifique)
- Iles Andaman (Inde, océan Indien)
- Juan Fernandez (île de Robinson Crusoé, Chili, Pacifique Sud)
Si vous avez la même intrigue et curiosité sur ces destinations, ou si vous en avez d'autres, faites-le partager ça m'intéresse !!
Pura Vida
je voulais créer cette discussion pour connaître vos envies en ce qui concerne LA destination qui vous fait rêver (ou qui vous faisait et que vous avez eu la chance de découvrir). Attention je ne parle pas ici d'une ville, d'un pays ou d'un continent. Je veux parler des régions ou îles qui paraissent inaccessibles au commun des mortels ou qui nécessitent des moyens financiers peu raisonnables, exit les destinations touristiques, seuls les endroits mythiques, les îles légendaires, les contrées reculées du monde, les espaces préservés, que seuls explorateurs, navigateurs et autres scientifiques ont eu la chance de pouvoir approcher (voire quelques touristes très veinards) Si vous ne voyez pas trop à quoi je fais allusion, voici par exemple les destinations que moi je place dans cette catégorie et qui me font rêver:
- Isla del Coco (Parc National du Costa Rica, plus grande île inhabitée du monde, décor de Jurassic Park, un des plus beaux spots de plongée de la planète)
- Tristan Da Cunha (260 habitants, à 3000km de l'Afrique et de l'Amérique Sud, territoire britannique)
- Malpelo (au large de la Colombie, spot de plongée reconnu par les amateurs, Colombie)
- Atoll de Clipperton (essentiellement une base scientifique qui servait pour les expériences, territoire français)
- Cap York (nord-est de l'Australie, un des coins les plus reculés du globe)
- îles Kerguelen (à 6 jours de voyage de la Réunion, territoire de prédilection des ingénieurs et scientifiques, France, océan Indien)
- Pitcairn (l'archipel le plus éloigné de la planète, une cinquantaine d'habitants, territoire britannique, océan Pacifique - cf "les révoltés du Bounty")
- les Antipodes (Nouvelle-Zélande)
- La Papouasie Nouvelle Guinée ( l'un des derniers endroits de la planète où subsistent encore des zones inexplorées)
- Ile de la Possession, Iles Crozet (territoire français dans l'Océan Indien)
- Géorgie du Sud (base scientifique, territoire britannique, Atlantique Sud)
- Socotra (Yemen, océan Indien)
- Palau ( îles Caroline, Micronésie, océan Pacifique)
- Chiloé (Patagonie, Chili, océan Pacifique)
- Iles Andaman (Inde, océan Indien)
- Juan Fernandez (île de Robinson Crusoé, Chili, Pacifique Sud)
Si vous avez la même intrigue et curiosité sur ces destinations, ou si vous en avez d'autres, faites-le partager ça m'intéresse !!
Pura Vida
Premier voyage à Paris - Itinéraire de dix jours en septembre English translation pending
C'est notre premier voyage à Paris. Nous y serons le 6 septembre pour 10 jours.
Nous serons deux couples. Nous avons beaucoup de questions, alors, je commence:
- A notre arrivé à Charles de Gaule, est-il mieux de prendre un taxi que le RER? Et quel en sera le cout? (Nous serons logés dans le 2e arrondissement, dans Montergueuil).
- Nous aimerions être conseillés sur un itinéraire pour découvrir Paris. Nous lisons sur les forums mais cela devient un peu mêlant.... Voici quelques endroits que nous aimerions découvrir: - Versailles (est-ce mieux acheter nos billet sur le Web et quel jour est le mieux?
- La tour Eiffel
- Notre-Dame
- Arche Triomphe
- Bateau mouche avec souper (quel prix?)
- Cimetière Père Lachaise
- Louvre
Il est suggéré de prendre L'autobus avec tickets pour 2 jours pour visiter, je ne me souviens plus quoi c'est exactement?
Avec notre situation de logement, que nous conseillez-vous pour nos déplacements. Nous ne voulons pas louer une voiture. Y-a-t-il une itinéraire meilleur selon notre logement?
- Nous aimerions aussi faire du shopping
- Restos à ne pas manquer
Nous sommes ouverts à toute suggestion. Est-il meiux d'acheter toutes nos visites à l'avance sur le Web ou si sur place il y a des forfaits?
Merci de nous donner vos précieux conseils afin de profiter de notre voyage
Nous serons deux couples. Nous avons beaucoup de questions, alors, je commence:
- A notre arrivé à Charles de Gaule, est-il mieux de prendre un taxi que le RER? Et quel en sera le cout? (Nous serons logés dans le 2e arrondissement, dans Montergueuil).
- Nous aimerions être conseillés sur un itinéraire pour découvrir Paris. Nous lisons sur les forums mais cela devient un peu mêlant.... Voici quelques endroits que nous aimerions découvrir: - Versailles (est-ce mieux acheter nos billet sur le Web et quel jour est le mieux?
- La tour Eiffel
- Notre-Dame
- Arche Triomphe
- Bateau mouche avec souper (quel prix?)
- Cimetière Père Lachaise
- Louvre
Il est suggéré de prendre L'autobus avec tickets pour 2 jours pour visiter, je ne me souviens plus quoi c'est exactement?
Avec notre situation de logement, que nous conseillez-vous pour nos déplacements. Nous ne voulons pas louer une voiture. Y-a-t-il une itinéraire meilleur selon notre logement?
- Nous aimerions aussi faire du shopping
- Restos à ne pas manquer
Nous sommes ouverts à toute suggestion. Est-il meiux d'acheter toutes nos visites à l'avance sur le Web ou si sur place il y a des forfaits?
Merci de nous donner vos précieux conseils afin de profiter de notre voyage
Accueil, première impression en Inde? English translation pending
Bonjour a tous.
J'ai toujours été surpris en Inde, de l’accueil qui nous est réservé..que ce soit dans les commerces, les hôtels , nos déplacements, ou n'importe. Surpris d'autant plus, que cet accueil demeure présent sans même avoir un rapport avec l'argent..Cette chaleur m'impressionne et me culpabilise un peu..et me dit " quel accueil réservons nous aux Indiens venant en France."...j'ai honte de connaitre la réponse..
Si vous partager mon point de vue, faites nous le savoir , .comme son contraire bien évidement. Mais il me semblais juste d'ouvrir une page en mémoire à ce premier contact..cette première impression..ces cœurs qui s'ouvrent sans même nous connaitre.. Saint EX. citait dans le petit prince.." On ne voit bien qu'avec le cœur , l'éssenciel est invisible pour les yeux ! "..et pour vos yeux, à vous ? .
J'ai toujours été surpris en Inde, de l’accueil qui nous est réservé..que ce soit dans les commerces, les hôtels , nos déplacements, ou n'importe. Surpris d'autant plus, que cet accueil demeure présent sans même avoir un rapport avec l'argent..Cette chaleur m'impressionne et me culpabilise un peu..et me dit " quel accueil réservons nous aux Indiens venant en France."...j'ai honte de connaitre la réponse..
Si vous partager mon point de vue, faites nous le savoir , .comme son contraire bien évidement. Mais il me semblais juste d'ouvrir une page en mémoire à ce premier contact..cette première impression..ces cœurs qui s'ouvrent sans même nous connaitre.. Saint EX. citait dans le petit prince.." On ne voit bien qu'avec le cœur , l'éssenciel est invisible pour les yeux ! "..et pour vos yeux, à vous ? .
Retour de Barcelone (photos) English translation pending
Une semaine à Barcelone :
http://s150.photobucket.com/albums/s111/Rotremjr/Barcelone/?albumview=slideshow
Commentaires et questions sont les bienvenus.
🙂
http://s150.photobucket.com/albums/s111/Rotremjr/Barcelone/?albumview=slideshow
Commentaires et questions sont les bienvenus.
🙂
Croisière en Méditerranée sur le Breeze, départ de Barcelone le 19 septembre 2012 English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un prend le départ de Barcelone pour la croisière du 19 septembre 2012 sur le nouveau paquebot Breeze! Nous avons fait plusieurs croisières, mais c'est notre première en Europe. Avons besoin de conseils pour l'achat de nos excursions!
Merci!
Quelqu'un prend le départ de Barcelone pour la croisière du 19 septembre 2012 sur le nouveau paquebot Breeze! Nous avons fait plusieurs croisières, mais c'est notre première en Europe. Avons besoin de conseils pour l'achat de nos excursions!
Merci!
Boucle à vélo en Vendée avec deux enfants... English translation pending
Hello a tous....
Nous partons la premiere quinzaine d'aout avec nos deux enfants, 10.5 et 8.5... Le projet est a l'état d'embryon, mais nous envisageons une belle boucle en vendée.... la cote, le bocage, le marais..... itinerant et campings le soir...
Vos conseils et expériences seront les bienvenus.....
Et si jamais d'autres familles ont le meme projet.... faites le nous savoir......
Les chaz.
Nous partons la premiere quinzaine d'aout avec nos deux enfants, 10.5 et 8.5... Le projet est a l'état d'embryon, mais nous envisageons une belle boucle en vendée.... la cote, le bocage, le marais..... itinerant et campings le soir...
Vos conseils et expériences seront les bienvenus.....
Et si jamais d'autres familles ont le meme projet.... faites le nous savoir......
Les chaz.
Quel type de petit voilier acheter pour voyager dans les Antilles? English translation pending
Bonjour à tous,
J'habite en Guadeloupe et aimerai m'acheter un petit voilier pour voyager dans les caraïbes.
Mon budget est de 20000 euros max.
Quel type de voilier me conseiller vous?
Merci d'avance,
J'habite en Guadeloupe et aimerai m'acheter un petit voilier pour voyager dans les caraïbes.
Mon budget est de 20000 euros max.
Quel type de voilier me conseiller vous?
Merci d'avance,
Caraïbes: Saba et Anguilla, deux îles si proches et pourtant si différentes! English translation pending
Quelques touristes blasés risquent de vous l’affirmer haut et fort, toutes les îles de la Caraïbe se ressemblent. Certes, dans toutes les îles de l’arc antillais on retrouve une mer bleue ainsi qu’une atmosphère tropicale et insulaire …
Mais les voyageurs curieux vous diront que chaque île a ses spécificités et son propre charme. Certaines d’entre elles offrent aux visiteurs des paysages totalement différents … à l’image de deux îles qui émergent de mes souvenirs de voyage.
Je veux évoquer ici, Saba la hollandaise et Anguilla l’anglaise.

L’une est toute plate et longiligne, l’autre montagneuse et circulaire. Et si Anguilla est renommée pour ces longues plages, Saba n’en possède à proprement parler aucune, il s’agit seulement d’une île volcan ! Portrait croisé de deux îles distantes de seulement 32 miles marins (60 kms) et dont les aspects sont pourtant parfaitement opposés.
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Même mon moyen de transport pour parvenir sur chacune de ces îles s’est avéré différent … Abordage classique à Anguilla avec une arrivée par la mer. Depuis les flots, l’île apparaît comme posée sur l’horizon, ses terres sans relief forment une ligne qui sépare le bleu azur du ciel du bleu marine de la mer. C’est Christophe Colomb qui a baptisé l’île, le nom d’Anguilla a été choisie par référence au poisson longiligne, lui aussi tout en longueur. En bateau depuis Marigot (île française de Saint-Martin) Il faut une quarantaine de minutes environ pour atteindre le petit port de Blowing Point, la porte d’entrée de la côte Est d’Anguilla.

A terre, quelques bâtiments aux teintes claires éblouissantes sous les rayons du soleil, un drapeau aux couleurs locales, un « Welcome to Anguilla » en grandes lettres et les « smile » des enfants accueillent les visiteurs. Territoire étranger oblige, on est également accueilli par des douaniers, ma fois pas trop ennuyeux, le passage en douane sera finalement très bref. Ensuite, pour visiter l’île (à peine 30 km sur environ 5 de large) nous devons faire un choix : emprunter un des taxis qui se proposent ou louer une voiture ? Cette dernière option sera la nôtre, pour plus de liberté dans la découverte. Une voiture au volant à droite pour une conduite à gauche, histoire de ne pas oublier que l’on vient de poser les pieds sur un territoire britannique d’outre-mer !
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Saba est une île plus inhospitalière avec ses côtes rocheuses fouettées par de puissants courants agités en tout sens. L’arrivée par les airs en avion permet d’éviter le mal de mer d’une part mais aussi de bénéficier de spectaculaires points de vue, le tout accompagné de quelques émotions ! Le petit avion de 12 places dans lequel nous avons pris place vire maintenant en longeant des falaises aux à-pics vertigineux puis se met à plonger vers la minuscule piste d’atterrissage de Saba. Une piste très courte qui a été tracé sur l’unique partie plane de l’île. Une fois le train d’atterrissage posé, l’avion semble presque s’immobiliser sur place, une obligation pour les pilotes (très expérimentés) car la piste ne mesure que 400 mètres ! Ouf, ça y est, tout s’est bien passé ! A nous maintenant la découverte de Saba. Là aussi, Christophe Colomb a laissé son empreinte en donnant un nom à cette île volcanique : le jour (13 novembre 1493) où le célèbre navigateur-explorateur a aperçu depuis sa Caravelle la silhouette conique de ce territoire inconnu était un samedi (sabato en Italien) … d’où le nom de Saba. Notre valeureux découvreur devait être en mal d’imagination et d’originalité ! L’homme qui s’avance maintenant vers moi s’appelle, Eddie. Il sera notre chauffeur sur les 14 kms de route de l’île-volcan.

Les virages en épingles à cheveux se succèdent, une quinzaine en tout avant de faire un premier arrêt afin de profiter d’un point de vue vertigineux. Tout en bas, en surplomb de la mer, on aperçoit la lilliputienne piste de l’aéroport tracée sur une coulée de lave, un lieu parmi les moins accidentés de l’île. C’est un vrai défi qu’a relevé l’aviateur Rémy de Haenen. N’écoutant pas les avis défavorables des ingénieurs et avec l’aide de courageux habitants de Saba il se lança dans les années cinquante dans la construction de cette piste. Le projet lui paraissait réalisable et il le prouva ! Et en 1959, aux commandes de son petit avion, il fut le premier à se poser sur « sa » piste … son pari était réussi ! Le premier hameau traversé, en fait une simple enfilade de cases et d’habitations sans caractère, porte le « doux » nom d’Hell’s Gate (Porte de l’Enfer), drôle d’introduction pour notre visite de Saba !
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Quant au paradis, il paraît que l’on peut en avoir un aperçu le long du littoral d’Anguilla, allons voir … Shoal beach est notre première étape balnéaire. Les habitants d’Anguilla ne sont pas avares de superlatifs quand ils vantent les plages de leur île, les plus belles de toute la Caraïbe, Shoal Bay en serait une preuve incontestable. Passées les paillotes et cases multicolores du bord de mer, l’horizon s’ouvre sur une palette de tons bleus qui ont, en effet, tout pour émerveiller le visiteur.

Ajoutez-y une guirlande blanche formée par les vagues qui déferlent sur la barrière de corail puis un long ruban de sable clair idéal à fouler pour une promenade en amoureux. Et dire que j’allais oublier de citer la touche de vert donnée par les cocotiers et leurs palmes qui bruissent doucement sous le souffle des alizés … Quel décor ! Si ce n’est pas le paradis, cela y ressemble. Devant un tel panorama enchanteur, l’amateur de photo ne peut s’empêcher de l’immortaliser … mais bien vite, une autre envie vous pousse à poser l’appareil afin de profiter pleinement des eaux cristallines et douces à souhait. A Anguilla, il y a deux Shoal bay… Après avoir admiré la plage de Shoal Bay Est gagnons celle de Shoal Bay Ouest située presque à l'extrémité ouest, pour cela il faut traverser toute l’île, et là encore le décor justifie le déplacement. Place au sable blanc, aux délicieuses eaux turquoise, au farniente au soleil … en un mot, place au réveil éveillé !

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L’atout principal de Saba ? Bien entendu c’est son volcan et sa végétation luxuriante qui recouvre ses versants pentus. Les distances sont courtes à Saba, aussi, après environ un kilomètre et demi on arrive vite à une agglomération qui prend ici l’aspect d’une ville compte tenu des faibles dimensions de l’île. Windwardside mérite que l’on y fasse une halte prolongée. Blottie dans un écrin de verdure le paisible bourg est construit en partie sur le flanc du volcan. Majestueusement le Mont Scenery veille du haut de ses 887 mètres sur la communauté. Anecdote amusante, cette montagne volcanique se trouve être le point culminant des Pays-Bas ! Saba étant une commune de la Hollande d’outre-mer. A la sortie du village, en plein virage, un panneau indicateur marque le départ du chemin de randonnée à emprunter pour gravir le volcan. A travers la forêt la trace progresse vers le sommet d’où la vue panoramique sur 360° est à couper le souffle, vers le Nord on peut apercevoir l’île longiligne d’Anguilla … sauf qu’il faut avoir un peu de chance pour bénéficier d’une éclaircie, finalement peu fréquente là-haut. La forêt humide porte bien son nom, les brumes et la bruine nimbent la plupart du temps le sommet de cette montagne volcanique. Devant moi, un couple de randonneurs, sac au dos et allure décidée débute l’ascension … Bonne chance pour la vue et bon courage ! Au fait, j’ai oublié de vous donner un détail concernant cette ascension : le sentier très raide est composé de 1064 marches façonnées dans les rochers !

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Justement, à propos d’Anguilla, le relief en plateau laisse supposer que l’île est aussi plate qu’une crêpe ! Finalement ce n’est qu’en partie vrai … Notre balade le long du littoral va nous le montrer. Une longue route en faux-plat puis une bifurcation sur la droite et voici qu’un large panorama s’offre à nos yeux. Depuis ces falaises escarpées, on domine la mer d’une hauteur d’environ 60 mètres, un vrai belvédère ! La vue s’étend sur une superbe baie de sable, longue et régulière … une autre plage d’Anguilla, celle de Sandy Ground.

De l’autre côté de la petite route trône un hôtel, type auberge locale, le confort y semble simple mais la vue dont bénéficient les résidents de passage est idyllique, elle embrasse une large partie de la côte ouest. Le nom de l’hôtel ? « La Vue », avec un tel emplacement cela s’imposait ! Sur l’île, il y a en réalité bien plus d’hôtels haut de gamme que de Guest houses, la destination est très prisée essentiellement par une clientèle fortunée appréciant le luxe et le grand confort. Le hasard d’une route sinueuse nous conduit à l’entrée d’un hôtel de charme … et de luxe. Entrons, les vigiles semblent un peu distraits … Si la végétation de l’île est plutôt quelconque avec des arbustes rabougris et des champs d’herbes folles, il n’en est pas de même dans le parc du Cap Juluca Resort à Maunday’s Bay . Ici les massifs multicolores abondent, les haies sont taillées au cordeau et les pelouses verdoyantes toutes fraîchement tondues. Les nombreux cocotiers aux palmes bercées par les alizés complètent s’il en était besoin ce tableau aux allures de paradis. Les chambres, enfin les suites … bénéficient de piscine privée et donnent directement sur la plage. Sable fin, eaux bleues et pour horizon une vue imprenable sur les crêtes des montagnes de l’île de Saint Martin/Sint Maarten. Quant aux vacanciers, ils sirotent calmement à l’ombre de leur paillote privée, les cocktails que leur apporte, sourire aux lèvres, un personnel très complaisant.


Autre plage, tout aussi enchanteresse, autre hôtel, tout aussi luxueux mais là, à Shoal Bay Ouest, l’architecture hôtelière est plus originale et très contemporaine … on aime ou on aime pas mais force est de constater que le lieu ne laisse pas indifférent ! Côté architecture, pour plusieurs complexes hôteliers de l’île, il est difficile de vraiment apprécier leur style … en effet, ils sont en cours de construction et ne laissent apparaître que des blocs de bétons superposés. Apparemment l’île est en plein boum immobilier, le paradis semble donc intéresser les promoteurs !
L’île d’Anguilla est quadrillée par de nombreuses routes, les unes presque rectilignes, les autres le plus souvent sinueuses ; certaines bien bitumées et d’autres caillouteuses, à peine carrossables. L’île n’est pas très grande mais trouver facilement une baie ou une plage relève parfois du jeu de pistes, il faut reconnaître que les panneaux indicateurs sont rares. De toute façon chaque route mène invariablement à une plage … et toujours à une plage de rêve, comme celle-ci qui répond au joli nom très français de Rendez-vous Bay.

Retour à Saba. Peu de temps après avoir repris la route, notre chauffeur s’arrête déjà sur un étroit bas côté, il tient absolument à nous montrer une plaque commémorative scellée dans la roche ; l’hommage est mérité, les Sabans sont très reconnaissants envers Joseph Lambert Hassel. Cet ingénieur a été le concepteur de cette unique route de l’île et en 1938 il était le bien seul à croire en son projet. Car imaginer que sur le relief si escarpé de Saba on pouvait envisager la construction d’une route relevait à l’époque d’un rêve un peu fou. Qu’à cela ne tienne, l’homme se forma par correspondance puis dirigea les volontaires afin de déjouer les pièges des terrains accidentés des flancs du volcan ! A mains d’hommes utilisant pour seuls outils, pioches, pelles et brouettes, charriant ainsi des tonnes de pierres, il aura fallu 5 ans de travaux pour réaliser le premier tronçon reliant la mer au village. Quant à la dernière portion des 14 kilomètres de cette surprenante voie, elle ne fut achevée qu’en 1958. Un telle route se devait d’avoir un nom, savez-vous comment elle est appelée ? « The Road » (la Route) évidemment !

Eddie, notre conducteur, en poursuivant le trajet nous fait remarquer l’aspect que prend la route dans cette partie aride de l’île : un long ruban de bitume serpentant sur cette paroi pentue du volcan et soutenu par d’imposants murs constitués de moellons de pierre. Et avec un demi sourire d’ajouter : « Devant vous, c’est la grande muraille de Saba que vous voyez ! ».

Tout territoire possède sa capitale même si comme ici, elle ressemble plus à un hameau qu’à une métropole ! Etonnant village, The Bottom est nichée au fond d’un cratère, une bourgade modeste de moins de 500 habitants avec ses quelques commerces, le siège de la police locale, la petite caserne des pompiers, un dispensaire-hôpital et la belle résidence du Gouverneur de Saba. Comme dans tout bon tour de ville, qui plus est de celui d’une capitale, on admire les monuments … Cela se résume ici à deux églises. L’Anglicane d’abord, plantée au milieu d’une pelouse qui fait office de cimetière, elle a été édifiée au 18ème siècle : soubassement de pierres volcaniques, façades blanchies et ouvertures rouge grenat, un aspect identique à celui des cottages avoisinants. A seulement quelques dizaines de mètres, se dresse le minuscule clocher de l’église catholique du Sacré-Cœur (1877). Il suffit de pousser la porte d’entrée pour admirer les peintures qui ornent les murs et la voute du chœur, des scènes liturgiques colorées qui lui donne un petit aspect de Chapelle Sixtine … des Caraïbes !


La petite localité à beaucoup de charme, Il faut se promener dans ses ruelles et chemins au gré des jolis cottages. De superbes jardins tropicaux les entourent avec une profusion de végétation fleurie, la palette de couleurs est presque complète entre le jaune des hibiscus et le fuchsia des bougainvillées. Ajoutons-y le rouge des toits, le blanc des murs rehaussé par les encadrements des fenêtres peints en rouge ou vert. Le regard, parfois indiscret il faut l’avouer, permet d’admirer les terrasses et aussi les belles frises de bois qui ornent les toitures, de vraies dentelles … qui rappellent les broderies traditionnelles, une des spécialités des femmes de Saba.
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Revenons à Anguilla, plus précisément à The Valley. Une minuscule capitale située quant à elle au milieu de l’île sur une partie toute plane, il fallait s’en douter ! On ne peut pas dire que le lieu soit particulièrement pittoresque, quelques bâtiments alignés constituent le centre ville … et le centre commercial. Parmi cette petite agglomération seule l’église catholique St Gerard’s attire le regard avec son intéressante architecture.

Nous sommes dimanche et c’est l’heure de l’office. Les portes sont grande ouvertes et laissent entendre depuis l’extérieur une ambiance style gospel. Les cantiques sont très rythmés et les fidèles dans un ensemble presque parfait frappent leurs mains en mesure. A propos du style des maisons d’habitation, leur forme souvent cubique ou rectangulaire n’est pas particulièrement esthétique ; à défaut d’originalité, elles sont parfois égayées par des murs aux couleurs éclatantes, roses, vertes, mauves ou bleues …
Dans la campagne, on remarque quelques cases en bois, en voici une charmante avec ces teintes chatoyantes, une vraie maison de poupée. Une autre, aperçue sur le bord d’une route de l’intérieur est encore plus rustique avec ces murs recouverts de bardeaux de bois, un témoignage des anciennes cases traditionnelles de l’île. Un type d’habitat dont le confort semble à mille lieux du luxe des complexes hôteliers qui s’étendent le long des rivages d’Anguilla …

Poursuivre la visite de l’île de Saba passe obligatoirement par la reprise de notre véhicule en empruntant toujours cette voie unique qui parcourt Saba … Les visiteurs curieux ne se font jamais à l’idée de découvrir un lieu en ne suivant qu’un circuit organisé et un trajet tracé par avance, cette route exclusive me donne l’envie de s’en échapper et de prendre un chemin de traverse. Le choix ne se fera pas au hasard. Juste à côté du dispensaire, une piste en pente s’engage vers la forêt tropicale, une voie sans issue qui se termine par un escalier appelé « The Ladder ». A défaut d’échelle, ce sont des marches façonnées dans la roche et la terre, 400 en tout, qui mènent au rivage en traversant la forêt. Je tenais absolument à voir ce qui, autrefois, était le seul accès aux villages depuis la mer ; là où de vaillants hommes transportaient sur leur dos tout le ravitaillement nécessaire à la population de l’île … le dénivelé est impressionnant, courageux habitants de Saba !


Passé The Bottom, « The Road » se faufile entre deux versants abrupts parsemés de lauriers roses. Après deux épingles à cheveux, les plus serrées de toute la route, la voie descend rapidement vers la côte et le port de Saba. En arrivant sur le quai, le panorama s’élargit, plus de relief à l’horizon, seule une ligne rectiligne qui sépare le ciel des eaux bleues de la mer des Caraïbes. A côté de quelques bâtiments ordinaires une fresque murale immense souhaite, en guise d’accueil, un « Welcome to Saba » aux visiteurs arrivant par la mer.

Pour nous, ce quai représente le terminus de notre visite, comme si cette île au charme et la nature si généreuse n’avait plus rien à nous offrir. Et pourtant … Près de la petite jetée, un bateau s’apprête à quitter le port. Les passagers chargent méticuleusement des bouteilles de plongée. Chanceux amateurs de plongée sous-marine, à eux de partir découvrir un autre trésor de Saba : son univers sous-marin exceptionnel avec ses aiguilles rocheuses telles des montagnes surgies des entrailles de la mer, ses tunnels de laves, ses grottes et ses poissons tropicaux. Une féerie de renommée mondiale. Et là, pour la découverte, il n’y a aucune voie à suivre, il suffit seulement de se laisser guider par la magie des lieux.
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Le port d’Anguilla dont j’ai le plus apprécié le cadre est situé au bord d’une plage, évidemment ! Assis à l’ombre d’un palmier j’observe les barques des pêcheurs locaux dont une, au nom chantant de « Baby singer », est posée juste devant moi, à même le sable. D’autres amarrées à des bouées dansent au gré des clapotis. A Island Harbour, le port se résume finalement à un simple ponton de bois … et surtout à la vision apaisante d’un superbe paysage avec en point de mire l’îlot de Scilly Cay.

Le crépuscule arrive vite sous les tropiques, le soleil est maintenant passé sous l’horizon, le temps pour nous de regagner un autre port, Blowing Point sur la côte Est. Celui par lequel nous sommes arrivés et celui qui signe aussi notre point de départ d’Anguilla …
Dans la nuit, le ferry fend les vagues en direction de l’île de Saint-Martin/Sint-Maarten … une autre île des Antilles qui elle aussi possède une forte identité … enfin, une double. Moitié française au Nord et à demi Hollandaise au Sud, original n’est-ce pas ! Une autre spécificité qui nous montre une fois encore que les îles des Caraïbes ne sont vraiment pas toutes identiques.

L’une est toute plate et longiligne, l’autre montagneuse et circulaire. Et si Anguilla est renommée pour ces longues plages, Saba n’en possède à proprement parler aucune, il s’agit seulement d’une île volcan ! Portrait croisé de deux îles distantes de seulement 32 miles marins (60 kms) et dont les aspects sont pourtant parfaitement opposés.
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Même mon moyen de transport pour parvenir sur chacune de ces îles s’est avéré différent … Abordage classique à Anguilla avec une arrivée par la mer. Depuis les flots, l’île apparaît comme posée sur l’horizon, ses terres sans relief forment une ligne qui sépare le bleu azur du ciel du bleu marine de la mer. C’est Christophe Colomb qui a baptisé l’île, le nom d’Anguilla a été choisie par référence au poisson longiligne, lui aussi tout en longueur. En bateau depuis Marigot (île française de Saint-Martin) Il faut une quarantaine de minutes environ pour atteindre le petit port de Blowing Point, la porte d’entrée de la côte Est d’Anguilla.

A terre, quelques bâtiments aux teintes claires éblouissantes sous les rayons du soleil, un drapeau aux couleurs locales, un « Welcome to Anguilla » en grandes lettres et les « smile » des enfants accueillent les visiteurs. Territoire étranger oblige, on est également accueilli par des douaniers, ma fois pas trop ennuyeux, le passage en douane sera finalement très bref. Ensuite, pour visiter l’île (à peine 30 km sur environ 5 de large) nous devons faire un choix : emprunter un des taxis qui se proposent ou louer une voiture ? Cette dernière option sera la nôtre, pour plus de liberté dans la découverte. Une voiture au volant à droite pour une conduite à gauche, histoire de ne pas oublier que l’on vient de poser les pieds sur un territoire britannique d’outre-mer !
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Saba est une île plus inhospitalière avec ses côtes rocheuses fouettées par de puissants courants agités en tout sens. L’arrivée par les airs en avion permet d’éviter le mal de mer d’une part mais aussi de bénéficier de spectaculaires points de vue, le tout accompagné de quelques émotions ! Le petit avion de 12 places dans lequel nous avons pris place vire maintenant en longeant des falaises aux à-pics vertigineux puis se met à plonger vers la minuscule piste d’atterrissage de Saba. Une piste très courte qui a été tracé sur l’unique partie plane de l’île. Une fois le train d’atterrissage posé, l’avion semble presque s’immobiliser sur place, une obligation pour les pilotes (très expérimentés) car la piste ne mesure que 400 mètres ! Ouf, ça y est, tout s’est bien passé ! A nous maintenant la découverte de Saba. Là aussi, Christophe Colomb a laissé son empreinte en donnant un nom à cette île volcanique : le jour (13 novembre 1493) où le célèbre navigateur-explorateur a aperçu depuis sa Caravelle la silhouette conique de ce territoire inconnu était un samedi (sabato en Italien) … d’où le nom de Saba. Notre valeureux découvreur devait être en mal d’imagination et d’originalité ! L’homme qui s’avance maintenant vers moi s’appelle, Eddie. Il sera notre chauffeur sur les 14 kms de route de l’île-volcan.

Les virages en épingles à cheveux se succèdent, une quinzaine en tout avant de faire un premier arrêt afin de profiter d’un point de vue vertigineux. Tout en bas, en surplomb de la mer, on aperçoit la lilliputienne piste de l’aéroport tracée sur une coulée de lave, un lieu parmi les moins accidentés de l’île. C’est un vrai défi qu’a relevé l’aviateur Rémy de Haenen. N’écoutant pas les avis défavorables des ingénieurs et avec l’aide de courageux habitants de Saba il se lança dans les années cinquante dans la construction de cette piste. Le projet lui paraissait réalisable et il le prouva ! Et en 1959, aux commandes de son petit avion, il fut le premier à se poser sur « sa » piste … son pari était réussi ! Le premier hameau traversé, en fait une simple enfilade de cases et d’habitations sans caractère, porte le « doux » nom d’Hell’s Gate (Porte de l’Enfer), drôle d’introduction pour notre visite de Saba !
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Quant au paradis, il paraît que l’on peut en avoir un aperçu le long du littoral d’Anguilla, allons voir … Shoal beach est notre première étape balnéaire. Les habitants d’Anguilla ne sont pas avares de superlatifs quand ils vantent les plages de leur île, les plus belles de toute la Caraïbe, Shoal Bay en serait une preuve incontestable. Passées les paillotes et cases multicolores du bord de mer, l’horizon s’ouvre sur une palette de tons bleus qui ont, en effet, tout pour émerveiller le visiteur.

Ajoutez-y une guirlande blanche formée par les vagues qui déferlent sur la barrière de corail puis un long ruban de sable clair idéal à fouler pour une promenade en amoureux. Et dire que j’allais oublier de citer la touche de vert donnée par les cocotiers et leurs palmes qui bruissent doucement sous le souffle des alizés … Quel décor ! Si ce n’est pas le paradis, cela y ressemble. Devant un tel panorama enchanteur, l’amateur de photo ne peut s’empêcher de l’immortaliser … mais bien vite, une autre envie vous pousse à poser l’appareil afin de profiter pleinement des eaux cristallines et douces à souhait. A Anguilla, il y a deux Shoal bay… Après avoir admiré la plage de Shoal Bay Est gagnons celle de Shoal Bay Ouest située presque à l'extrémité ouest, pour cela il faut traverser toute l’île, et là encore le décor justifie le déplacement. Place au sable blanc, aux délicieuses eaux turquoise, au farniente au soleil … en un mot, place au réveil éveillé !

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L’atout principal de Saba ? Bien entendu c’est son volcan et sa végétation luxuriante qui recouvre ses versants pentus. Les distances sont courtes à Saba, aussi, après environ un kilomètre et demi on arrive vite à une agglomération qui prend ici l’aspect d’une ville compte tenu des faibles dimensions de l’île. Windwardside mérite que l’on y fasse une halte prolongée. Blottie dans un écrin de verdure le paisible bourg est construit en partie sur le flanc du volcan. Majestueusement le Mont Scenery veille du haut de ses 887 mètres sur la communauté. Anecdote amusante, cette montagne volcanique se trouve être le point culminant des Pays-Bas ! Saba étant une commune de la Hollande d’outre-mer. A la sortie du village, en plein virage, un panneau indicateur marque le départ du chemin de randonnée à emprunter pour gravir le volcan. A travers la forêt la trace progresse vers le sommet d’où la vue panoramique sur 360° est à couper le souffle, vers le Nord on peut apercevoir l’île longiligne d’Anguilla … sauf qu’il faut avoir un peu de chance pour bénéficier d’une éclaircie, finalement peu fréquente là-haut. La forêt humide porte bien son nom, les brumes et la bruine nimbent la plupart du temps le sommet de cette montagne volcanique. Devant moi, un couple de randonneurs, sac au dos et allure décidée débute l’ascension … Bonne chance pour la vue et bon courage ! Au fait, j’ai oublié de vous donner un détail concernant cette ascension : le sentier très raide est composé de 1064 marches façonnées dans les rochers !

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Justement, à propos d’Anguilla, le relief en plateau laisse supposer que l’île est aussi plate qu’une crêpe ! Finalement ce n’est qu’en partie vrai … Notre balade le long du littoral va nous le montrer. Une longue route en faux-plat puis une bifurcation sur la droite et voici qu’un large panorama s’offre à nos yeux. Depuis ces falaises escarpées, on domine la mer d’une hauteur d’environ 60 mètres, un vrai belvédère ! La vue s’étend sur une superbe baie de sable, longue et régulière … une autre plage d’Anguilla, celle de Sandy Ground.

De l’autre côté de la petite route trône un hôtel, type auberge locale, le confort y semble simple mais la vue dont bénéficient les résidents de passage est idyllique, elle embrasse une large partie de la côte ouest. Le nom de l’hôtel ? « La Vue », avec un tel emplacement cela s’imposait ! Sur l’île, il y a en réalité bien plus d’hôtels haut de gamme que de Guest houses, la destination est très prisée essentiellement par une clientèle fortunée appréciant le luxe et le grand confort. Le hasard d’une route sinueuse nous conduit à l’entrée d’un hôtel de charme … et de luxe. Entrons, les vigiles semblent un peu distraits … Si la végétation de l’île est plutôt quelconque avec des arbustes rabougris et des champs d’herbes folles, il n’en est pas de même dans le parc du Cap Juluca Resort à Maunday’s Bay . Ici les massifs multicolores abondent, les haies sont taillées au cordeau et les pelouses verdoyantes toutes fraîchement tondues. Les nombreux cocotiers aux palmes bercées par les alizés complètent s’il en était besoin ce tableau aux allures de paradis. Les chambres, enfin les suites … bénéficient de piscine privée et donnent directement sur la plage. Sable fin, eaux bleues et pour horizon une vue imprenable sur les crêtes des montagnes de l’île de Saint Martin/Sint Maarten. Quant aux vacanciers, ils sirotent calmement à l’ombre de leur paillote privée, les cocktails que leur apporte, sourire aux lèvres, un personnel très complaisant.


Autre plage, tout aussi enchanteresse, autre hôtel, tout aussi luxueux mais là, à Shoal Bay Ouest, l’architecture hôtelière est plus originale et très contemporaine … on aime ou on aime pas mais force est de constater que le lieu ne laisse pas indifférent ! Côté architecture, pour plusieurs complexes hôteliers de l’île, il est difficile de vraiment apprécier leur style … en effet, ils sont en cours de construction et ne laissent apparaître que des blocs de bétons superposés. Apparemment l’île est en plein boum immobilier, le paradis semble donc intéresser les promoteurs !
L’île d’Anguilla est quadrillée par de nombreuses routes, les unes presque rectilignes, les autres le plus souvent sinueuses ; certaines bien bitumées et d’autres caillouteuses, à peine carrossables. L’île n’est pas très grande mais trouver facilement une baie ou une plage relève parfois du jeu de pistes, il faut reconnaître que les panneaux indicateurs sont rares. De toute façon chaque route mène invariablement à une plage … et toujours à une plage de rêve, comme celle-ci qui répond au joli nom très français de Rendez-vous Bay.

Retour à Saba. Peu de temps après avoir repris la route, notre chauffeur s’arrête déjà sur un étroit bas côté, il tient absolument à nous montrer une plaque commémorative scellée dans la roche ; l’hommage est mérité, les Sabans sont très reconnaissants envers Joseph Lambert Hassel. Cet ingénieur a été le concepteur de cette unique route de l’île et en 1938 il était le bien seul à croire en son projet. Car imaginer que sur le relief si escarpé de Saba on pouvait envisager la construction d’une route relevait à l’époque d’un rêve un peu fou. Qu’à cela ne tienne, l’homme se forma par correspondance puis dirigea les volontaires afin de déjouer les pièges des terrains accidentés des flancs du volcan ! A mains d’hommes utilisant pour seuls outils, pioches, pelles et brouettes, charriant ainsi des tonnes de pierres, il aura fallu 5 ans de travaux pour réaliser le premier tronçon reliant la mer au village. Quant à la dernière portion des 14 kilomètres de cette surprenante voie, elle ne fut achevée qu’en 1958. Un telle route se devait d’avoir un nom, savez-vous comment elle est appelée ? « The Road » (la Route) évidemment !

Eddie, notre conducteur, en poursuivant le trajet nous fait remarquer l’aspect que prend la route dans cette partie aride de l’île : un long ruban de bitume serpentant sur cette paroi pentue du volcan et soutenu par d’imposants murs constitués de moellons de pierre. Et avec un demi sourire d’ajouter : « Devant vous, c’est la grande muraille de Saba que vous voyez ! ».

Tout territoire possède sa capitale même si comme ici, elle ressemble plus à un hameau qu’à une métropole ! Etonnant village, The Bottom est nichée au fond d’un cratère, une bourgade modeste de moins de 500 habitants avec ses quelques commerces, le siège de la police locale, la petite caserne des pompiers, un dispensaire-hôpital et la belle résidence du Gouverneur de Saba. Comme dans tout bon tour de ville, qui plus est de celui d’une capitale, on admire les monuments … Cela se résume ici à deux églises. L’Anglicane d’abord, plantée au milieu d’une pelouse qui fait office de cimetière, elle a été édifiée au 18ème siècle : soubassement de pierres volcaniques, façades blanchies et ouvertures rouge grenat, un aspect identique à celui des cottages avoisinants. A seulement quelques dizaines de mètres, se dresse le minuscule clocher de l’église catholique du Sacré-Cœur (1877). Il suffit de pousser la porte d’entrée pour admirer les peintures qui ornent les murs et la voute du chœur, des scènes liturgiques colorées qui lui donne un petit aspect de Chapelle Sixtine … des Caraïbes !


La petite localité à beaucoup de charme, Il faut se promener dans ses ruelles et chemins au gré des jolis cottages. De superbes jardins tropicaux les entourent avec une profusion de végétation fleurie, la palette de couleurs est presque complète entre le jaune des hibiscus et le fuchsia des bougainvillées. Ajoutons-y le rouge des toits, le blanc des murs rehaussé par les encadrements des fenêtres peints en rouge ou vert. Le regard, parfois indiscret il faut l’avouer, permet d’admirer les terrasses et aussi les belles frises de bois qui ornent les toitures, de vraies dentelles … qui rappellent les broderies traditionnelles, une des spécialités des femmes de Saba.
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Revenons à Anguilla, plus précisément à The Valley. Une minuscule capitale située quant à elle au milieu de l’île sur une partie toute plane, il fallait s’en douter ! On ne peut pas dire que le lieu soit particulièrement pittoresque, quelques bâtiments alignés constituent le centre ville … et le centre commercial. Parmi cette petite agglomération seule l’église catholique St Gerard’s attire le regard avec son intéressante architecture.

Nous sommes dimanche et c’est l’heure de l’office. Les portes sont grande ouvertes et laissent entendre depuis l’extérieur une ambiance style gospel. Les cantiques sont très rythmés et les fidèles dans un ensemble presque parfait frappent leurs mains en mesure. A propos du style des maisons d’habitation, leur forme souvent cubique ou rectangulaire n’est pas particulièrement esthétique ; à défaut d’originalité, elles sont parfois égayées par des murs aux couleurs éclatantes, roses, vertes, mauves ou bleues …
Dans la campagne, on remarque quelques cases en bois, en voici une charmante avec ces teintes chatoyantes, une vraie maison de poupée. Une autre, aperçue sur le bord d’une route de l’intérieur est encore plus rustique avec ces murs recouverts de bardeaux de bois, un témoignage des anciennes cases traditionnelles de l’île. Un type d’habitat dont le confort semble à mille lieux du luxe des complexes hôteliers qui s’étendent le long des rivages d’Anguilla …

Poursuivre la visite de l’île de Saba passe obligatoirement par la reprise de notre véhicule en empruntant toujours cette voie unique qui parcourt Saba … Les visiteurs curieux ne se font jamais à l’idée de découvrir un lieu en ne suivant qu’un circuit organisé et un trajet tracé par avance, cette route exclusive me donne l’envie de s’en échapper et de prendre un chemin de traverse. Le choix ne se fera pas au hasard. Juste à côté du dispensaire, une piste en pente s’engage vers la forêt tropicale, une voie sans issue qui se termine par un escalier appelé « The Ladder ». A défaut d’échelle, ce sont des marches façonnées dans la roche et la terre, 400 en tout, qui mènent au rivage en traversant la forêt. Je tenais absolument à voir ce qui, autrefois, était le seul accès aux villages depuis la mer ; là où de vaillants hommes transportaient sur leur dos tout le ravitaillement nécessaire à la population de l’île … le dénivelé est impressionnant, courageux habitants de Saba !


Passé The Bottom, « The Road » se faufile entre deux versants abrupts parsemés de lauriers roses. Après deux épingles à cheveux, les plus serrées de toute la route, la voie descend rapidement vers la côte et le port de Saba. En arrivant sur le quai, le panorama s’élargit, plus de relief à l’horizon, seule une ligne rectiligne qui sépare le ciel des eaux bleues de la mer des Caraïbes. A côté de quelques bâtiments ordinaires une fresque murale immense souhaite, en guise d’accueil, un « Welcome to Saba » aux visiteurs arrivant par la mer.

Pour nous, ce quai représente le terminus de notre visite, comme si cette île au charme et la nature si généreuse n’avait plus rien à nous offrir. Et pourtant … Près de la petite jetée, un bateau s’apprête à quitter le port. Les passagers chargent méticuleusement des bouteilles de plongée. Chanceux amateurs de plongée sous-marine, à eux de partir découvrir un autre trésor de Saba : son univers sous-marin exceptionnel avec ses aiguilles rocheuses telles des montagnes surgies des entrailles de la mer, ses tunnels de laves, ses grottes et ses poissons tropicaux. Une féerie de renommée mondiale. Et là, pour la découverte, il n’y a aucune voie à suivre, il suffit seulement de se laisser guider par la magie des lieux.
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Le port d’Anguilla dont j’ai le plus apprécié le cadre est situé au bord d’une plage, évidemment ! Assis à l’ombre d’un palmier j’observe les barques des pêcheurs locaux dont une, au nom chantant de « Baby singer », est posée juste devant moi, à même le sable. D’autres amarrées à des bouées dansent au gré des clapotis. A Island Harbour, le port se résume finalement à un simple ponton de bois … et surtout à la vision apaisante d’un superbe paysage avec en point de mire l’îlot de Scilly Cay.

Le crépuscule arrive vite sous les tropiques, le soleil est maintenant passé sous l’horizon, le temps pour nous de regagner un autre port, Blowing Point sur la côte Est. Celui par lequel nous sommes arrivés et celui qui signe aussi notre point de départ d’Anguilla …
Dans la nuit, le ferry fend les vagues en direction de l’île de Saint-Martin/Sint-Maarten … une autre île des Antilles qui elle aussi possède une forte identité … enfin, une double. Moitié française au Nord et à demi Hollandaise au Sud, original n’est-ce pas ! Une autre spécificité qui nous montre une fois encore que les îles des Caraïbes ne sont vraiment pas toutes identiques.
Seniors et voyage English translation pending
Bonjour,
mon message a été déplacé, pourtant j'aimerais avoir des retours d'expériences sur les séniors en voyage.
Je viens d'emmener mes grands-parents au Maric, l'expérience fut fantastique...
Je rmets ici une partie de mon message:
"tout a commencé par une remarque de ma grand-mère cet été: "ET dire que nous n'avons jamais quitté l'Europe..." Ce à quoi je leur répondis: "je vous emmène au Maroc".
C'est comme ça que j'ai fait visiter Fès et environs à mes grands-parents, 87 et 89 ans.
Enthousiastes à chaque seconde, ils ont découvert un monde qu'il ne suspectaient pas tout en portant un regard positif sur les choses et faisant preuve d'adaptation. Attentifs au moindre détail, chaque coin de rue les a séduits ou interpelés. J'ai également été stupéfait par leur résistance physique, portés certainement par les découvertes de chaque seconde... L'expérience fut riche et rare, le bonheur...
Je leur tire mon chapeau, je suis trop fier d'eux ! "
Pierre 🙂 (photos sur mon site)
France-Mongolie en camion aménagé English translation pending
Bonjour tout le monde,
avec 4 copines nous voulons faire Bordeaux-Ulan-Bator en camion aménagé d'ici 1an et demi, deux ans. Nous pensons passer par l'Italie, la Bulgarie, la Roumanie, Moldavie, Serbie, Croatie, Russie et enfin Mongolie, par la fontière Irkoutsk. Que pensez vous de ce trajet? Avez vous d'autres circuits?
Et la grande question, savez vous s'il est possible de vendre ou de laisser sur place le véhicule (en Russie ou en Mongolie), parce que nous n'aurons pas assez d'argent ni de temps pour faire le retour. Merci pour les futures réponses
avec 4 copines nous voulons faire Bordeaux-Ulan-Bator en camion aménagé d'ici 1an et demi, deux ans. Nous pensons passer par l'Italie, la Bulgarie, la Roumanie, Moldavie, Serbie, Croatie, Russie et enfin Mongolie, par la fontière Irkoutsk. Que pensez vous de ce trajet? Avez vous d'autres circuits?
Et la grande question, savez vous s'il est possible de vendre ou de laisser sur place le véhicule (en Russie ou en Mongolie), parce que nous n'aurons pas assez d'argent ni de temps pour faire le retour. Merci pour les futures réponses
Gîte ou hébergement en Guadeloupe, Sainte-Anne? English translation pending
Bonjour et bonne année à tous ! 😄😄
Je viens vers vous pour trouver un logement en Guadeloupe du 28 avril au 07 mai 2012.
1) : on nous a dit que le meilleur point d'ancrage pour profiter de l'île et "naviguer" un peu partout était ste anne ? Qu'en pensez-vous ???
2) : Nous cherchons un logement si possible un peu "isolé" nous partons sans nos enfants et n'avons pas envie d'avoir plein de monde autour de nous (genre résidence vacances...). Nous souhaitons quelque chose de simple, propre, où nous pouvons faire notre cuisine, pour le plus petit budget possible et ainsi profiter des activités de l'île (Marie Galante, excursions...) Idéalement, un bungalow typique style bois, ce serait génial, d'autant que nous faisons nos 10 ans de mariage...
Merci à tous et à bientôt.
Mari
Je viens vers vous pour trouver un logement en Guadeloupe du 28 avril au 07 mai 2012.
1) : on nous a dit que le meilleur point d'ancrage pour profiter de l'île et "naviguer" un peu partout était ste anne ? Qu'en pensez-vous ???
2) : Nous cherchons un logement si possible un peu "isolé" nous partons sans nos enfants et n'avons pas envie d'avoir plein de monde autour de nous (genre résidence vacances...). Nous souhaitons quelque chose de simple, propre, où nous pouvons faire notre cuisine, pour le plus petit budget possible et ainsi profiter des activités de l'île (Marie Galante, excursions...) Idéalement, un bungalow typique style bois, ce serait génial, d'autant que nous faisons nos 10 ans de mariage...
Merci à tous et à bientôt.
Mari
Travailler et vivre à la Réunion English translation pending
Je suis africaine, vivant à Paris, je souhaiterai m'installer à la Réunion. J'ai une proposition d'emploi correcte et je souhaiterai avoir des avis de parisiens installés sur l'ile actuellement.
Croatie: escale à Dubrovnik English translation pending
Apercevoir la célèbre cité médiévale depuis la mer laisse toujours un souvenir mémorable au voyageur, mais depuis la route côtière, il faut reconnaître que le point de vue (presque aérien) permet d’avoir une vision encore plus séduisante de ce site d’exception.
En contrebas, la péninsule de Dubrovnik semble s’avancer sur les eaux bleues de la mer Adriatique, le cœur de la cité millénaire au riche patrimoine historique étant protégé par d’imposants remparts.

Contempler ce splendide panorama ne donne qu’une envie … poursuivre la découverte en visitant cette « Perle de la côte dalmate » ; c’est ce que je vous propose de faire (virtuellement !) en parcourant ce récit de voyage illustré par quelques photos.
Mais avant de découvrir plus en détail le charme et la beauté de cette ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco, je souhaite profiter encore d’une magnifique vue dominante sur l’ensemble de la ville. Ici, l’endroit est idéal, je me trouve maintenant sur les remparts, juste à côté de la tour Minceta, elle surplombe l’ensemble de la cité.

De là, on est d’abord séduit par la palette de teintes, les toitures couvertes de tuiles aux tonalités rouge-orangé contrastent avec le bleu de la mer que l’on aperçoit à l’horizon et pour apporter une touche de vert au tableau, il y a en arrière plan l’îlot boisé de Lokrum, superbe ! Guide et plan à la main, je tente de repérer quelques monuments parmi les dômes, tours et nombreuses églises ... Concernant la cathédrale, on ne peut la rater sa fière silhouette et son dôme dominent toutes les toitures, je distingue également la Tour de l’Horloge et le Fort St Jean, juste à l’entrée du port. La partie nord du chemin de ronde appelé joliment « Mur de la Terre ferme » offre assurément le meilleur panorama des quelques deux kilomètres de murailles qui ceinturent la ville. Près de cinq siècles de travaux ont été nécessaire pour édifier ce bel exemple d’architecture militaire.

Cheminant sur ces fortifications moyenâgeuses, le regard est en permanence attiré par des points de vue impressionnants comme ici depuis le « Mur de la mer » où la vue plonge sur un à-pic vertigineux vers … la mer, évidemment ! Le tracé des remparts épouse dans cette partie le contour des falaises rocheuses et s’avère plus sinueux, c’est aussi dans cette portion que les murailles ont le plus souffert des séismes. Le plus terrible, celui de 1667, a meurtri la ville, ces quelques ruines que je longe en témoignent.
Une fois passé le fort Bokar au sud-ouest de l’enceinte, on parvient après un court tronçon rectiligne juste dans l’axe de l’artère centrale de la ville : la Placa. C’est la rue la plus animée de tout Dubrovnik, à l’origine il y avait un chenal à la place de cette voie piétonne, ainsi tout le quartier situé côté mer était une véritable île …

Bon, après avoir admiré Dubrovnik vu d’en-haut puis avoir fait le tour de la vieille ville en parcourant les remparts, il serait peut-être temps d’aller visiter le cœur de la cité ! Un pont de pierre et un pont-levis enjambant un fossé permettent de pénétrer à l’intérieur de l’enceinte fortifiée En passant le seuil de la Porte Pile, le principal accès vers le centre, il faut lever les yeux pour voir la statue de St Blaise, le Saint Patron de Dubrovnik.

Les Croates sont de religion catholique à 90 % et ils pratiquent régulièrement. Les processions sont fréquentes à Dubrovnik à l’image de ces pèlerins en aubes rouge que je croise maintenant. Ils font le spectacle en se faufilant sur la Placa parmi les nombreux estivants, mais cela n’altère pas le profond recueillement visible sur leurs visages. Renseignement pris, ils viennent de Pologne. Ici, la procession la plus fréquentée a lieu tous les ans au milieu de l’hiver, pas pour éviter les touristes mais parce que c’est à cette date que l’on fête St Blaise auquel les habitants de la ville sont si liés.

Dès la Porte Pile franchie on a rendez-vous avec le patrimoine architectural de la ville. Commençons par la droite avec la monumentale fontaine d’Onofrio (XVème) et ses 16 faces, c’est là qu’aboutissait autrefois l’aqueduc desservant la cité en eau. Le côté gauche n’est pas en reste avec un magnifique porche de style gothique, il décore la façade de l’église des Franciscains. L’intérêt de la visite du couvent jouxtant l’édifice religieux se justifie par la présence de son cloître, ce serait le plus beau de tout Dubrovnik. On veut bien en convenir, ses arcs de style roman et ses galeries décorées de fresques (XVIIIème) sont admirables. Comme il n’est pas facile de prendre en photo un cloître (on manque toujours de recul !), mon œil et donc objectif sont attirés par ces ombres (photogéniques) projetées sur les dalles du sol.

Même si Placa, l’avenue piétonne est parfaitement rectiligne, je poursuis ma déambulation en zigzag parmi les visiteurs. Le regard vagabondant, de somptueuses façades par là, de jolis encadrements de fenêtres de style par ici jusqu'au sol couvert de surprenantes dalles de pierres polies, luisantes et réfléchissantes ... Il serait presque inutile de vous signaler que de très nombreux commerces bordent la rue : cafés et restaurants avec leurs terrasses, galeries de peinture et d’objets d’art et bien sûr les inévitables boutiques de souvenirs avec gadgets et tee shirt du genre « I love Dubrovnik » !

Quelques centaines de mètres plus loin, à l’extrémité de la perspective, on débouche sur la place de la Loggia. L’ensemble architectural y est de toute beauté …. et de tous les styles : gothique, renaissance ou du siècle dernier comme la Tour de l’Horloge (1929). Elle remplace celle d’origine, un clocher (XVème). Le palais Sponza (sur la gauche) construit au début du XVI ème siècle fait parti d’un des seuls monuments de la cité ayant résisté au séisme destructeur de 1667, raison de plus pour admirer son architecture et ses fenêtres gothiques.

On retrouve quelques pas plus loin, St Blaise … pas la statue mais un reliquaire, un des trésors de la cathédrale parmi les nombreux objets d’art religieux que la visite permet d’admirer. Un intérieur grandiose restauré en 1979 à l’image de ce monumental dôme que je contemple maintenant, mais d’en bas !

Quelques heures de marche et de visites si intéressantes soient-elles … et c’est le besoin de faire une halte qui se fait sentir. Ce ne sont pas les terrasses de cafés qui manquent dans la ville mais il paraît que question panorama et ambiance, le Café Buza est un must. Allons donc voir ! Pour cela il faut traverser les épaisses murailles des remparts en empruntant une sorte de tunnel pour se retrouver face à la mer, là, on peut s’attabler sur une terrasse façonnée entre les rochers, à flanc de la falaise.

Il faut reconnaître qu’ici l’emplacement est idéal avec ce surplomb vertigineux sur l’Adriatique, la vue est imprenable sur l’horizon marin et « cerise sur le gâteau », sur un lumineux coucher de soleil. L’atmosphère y est conviviale et musicale, vraiment un bon moment de détente. Sur la gauche (et à droite sur la photo) on aperçoit l’île verdoyante de Lokrum d’où viennent quelques kayakistes. Un peu jaloux, je me mets à imaginer l’exceptionnel panorama dont on ils doivent bénéficier depuis leurs frêles embarcations : la citadelle fortifiée de Dubrovnik illuminée par les derniers rayons cuivrés du soleil, certainement un souvenir inoubliable !
La nuit tombe peu à peu sur la cité dalmate et Dubrovnik "by night" s'avère encore plus charmante. Des milliers de lumières font resplendir habitations, églises et palais sur un joli fond de ciel bleu nuit. Même les rues se mettent à briller, étonnant ! La patine originale des dalles de Placa transforme cette longue perspective en un véritable miroir. Cela vaut bien une photo … que je ne suis pas le seul à prendre !

Je m’arrête à présent devant la belle façade gothique et renaissance du palais des Recteurs. L’éclairage, très réussi, valorise parfaitement son architecture. Ce palais était un lieu de première importance durant l’âge d’or de la ville (du XVème au XVIIème siècle), une cité qui à cette époque s’appelait Raguse. La ville était dirigée par un recteur qui pendant toute la durée de son mandat ne devait absolument pas quitter sa résidence … heureusement pour ces édiles, le mandat ne durait qu’un seul mois !

C’est en ce lieu que chaque soir on remettait à l’élu ragusain les clés de la ville. La scène est illustrée par des mannequins de cire que l’on peut voir (en journée) dans le cabinet du recteur situé dans la partie Musée du bâtiment.
Un autre lieu chargé d’histoire sera la dernière étape de ma visite de Dubrovnik. Direction, le port. Sur les quais, quelques promeneurs vont de terrasses en terrasses à la recherche d’une bonne table avec vue sur les bateaux et la mer. D’autres flânent, main dans la main, le long du bassin. Les bateaux de plaisance amarrés oscillent doucement au gré des petites vagues et la surface des eaux s’anime d’une multitude de reflets scintillants … bref, une atmosphère tranquille de soirée estivale.

Pourtant, ce port a connu des périodes beaucoup plus animés comme par exemple au temps de la splendeur de Raguse. Imaginez l’activité marchande d’une flotte comptant environ 500 navires ! Une époque de prospérité où le commerce maritime entre l’Europe et l’Orient transitait souvent par le port de Raguse. La richesse des palais et des monuments de la ville n’est donc pas étrangère à la manne qu'ont rapporté ces échanges florissants.
Mais ce port a vécu aussi une période beaucoup plus sombre, c’était en 1991 lorsque les obus serbes « pleuvaient » sur la péninsule et sur ce quai. Un vrai désastre pour les habitants mais également pour le patrimoine unique de cette ville. *
Heureusement Dubrovnik a maintenant retrouvé des airs beaucoup plus paisibles … La nuit tombe sur la cité, la journée s’achève comme se terminent ma visite et ce récit de voyage. Certains parmi vous (ayant déjà visité Dubrovnik) trouveront peut-être que mon texte n’évoque seulement que certains aspects de la ville … En fait, je me suis limité à mes seuls souvenirs et impressions de voyage. Cette escale à Dubrovnik, certainement trop courte, était la dernière d’un périple le long de la côte dalmate, également relaté dans un récit de voyage sur VF : « Croatie : Côte dalmate, d’îles en îles … » Lien : http://voyageforum.com/...4;page=unread#unread
Bonus : * Une vidéo d’archive montrant la réalité du conflit de 1991 et les tirs d’obus sur Dubrovnik et son port. Plus parlant que les mots, le choc des images ! http://www.youtube.com/...&feature=related

Contempler ce splendide panorama ne donne qu’une envie … poursuivre la découverte en visitant cette « Perle de la côte dalmate » ; c’est ce que je vous propose de faire (virtuellement !) en parcourant ce récit de voyage illustré par quelques photos.
Mais avant de découvrir plus en détail le charme et la beauté de cette ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco, je souhaite profiter encore d’une magnifique vue dominante sur l’ensemble de la ville. Ici, l’endroit est idéal, je me trouve maintenant sur les remparts, juste à côté de la tour Minceta, elle surplombe l’ensemble de la cité.

De là, on est d’abord séduit par la palette de teintes, les toitures couvertes de tuiles aux tonalités rouge-orangé contrastent avec le bleu de la mer que l’on aperçoit à l’horizon et pour apporter une touche de vert au tableau, il y a en arrière plan l’îlot boisé de Lokrum, superbe ! Guide et plan à la main, je tente de repérer quelques monuments parmi les dômes, tours et nombreuses églises ... Concernant la cathédrale, on ne peut la rater sa fière silhouette et son dôme dominent toutes les toitures, je distingue également la Tour de l’Horloge et le Fort St Jean, juste à l’entrée du port. La partie nord du chemin de ronde appelé joliment « Mur de la Terre ferme » offre assurément le meilleur panorama des quelques deux kilomètres de murailles qui ceinturent la ville. Près de cinq siècles de travaux ont été nécessaire pour édifier ce bel exemple d’architecture militaire.

Cheminant sur ces fortifications moyenâgeuses, le regard est en permanence attiré par des points de vue impressionnants comme ici depuis le « Mur de la mer » où la vue plonge sur un à-pic vertigineux vers … la mer, évidemment ! Le tracé des remparts épouse dans cette partie le contour des falaises rocheuses et s’avère plus sinueux, c’est aussi dans cette portion que les murailles ont le plus souffert des séismes. Le plus terrible, celui de 1667, a meurtri la ville, ces quelques ruines que je longe en témoignent.
Une fois passé le fort Bokar au sud-ouest de l’enceinte, on parvient après un court tronçon rectiligne juste dans l’axe de l’artère centrale de la ville : la Placa. C’est la rue la plus animée de tout Dubrovnik, à l’origine il y avait un chenal à la place de cette voie piétonne, ainsi tout le quartier situé côté mer était une véritable île …

Bon, après avoir admiré Dubrovnik vu d’en-haut puis avoir fait le tour de la vieille ville en parcourant les remparts, il serait peut-être temps d’aller visiter le cœur de la cité ! Un pont de pierre et un pont-levis enjambant un fossé permettent de pénétrer à l’intérieur de l’enceinte fortifiée En passant le seuil de la Porte Pile, le principal accès vers le centre, il faut lever les yeux pour voir la statue de St Blaise, le Saint Patron de Dubrovnik.

Les Croates sont de religion catholique à 90 % et ils pratiquent régulièrement. Les processions sont fréquentes à Dubrovnik à l’image de ces pèlerins en aubes rouge que je croise maintenant. Ils font le spectacle en se faufilant sur la Placa parmi les nombreux estivants, mais cela n’altère pas le profond recueillement visible sur leurs visages. Renseignement pris, ils viennent de Pologne. Ici, la procession la plus fréquentée a lieu tous les ans au milieu de l’hiver, pas pour éviter les touristes mais parce que c’est à cette date que l’on fête St Blaise auquel les habitants de la ville sont si liés.

Dès la Porte Pile franchie on a rendez-vous avec le patrimoine architectural de la ville. Commençons par la droite avec la monumentale fontaine d’Onofrio (XVème) et ses 16 faces, c’est là qu’aboutissait autrefois l’aqueduc desservant la cité en eau. Le côté gauche n’est pas en reste avec un magnifique porche de style gothique, il décore la façade de l’église des Franciscains. L’intérêt de la visite du couvent jouxtant l’édifice religieux se justifie par la présence de son cloître, ce serait le plus beau de tout Dubrovnik. On veut bien en convenir, ses arcs de style roman et ses galeries décorées de fresques (XVIIIème) sont admirables. Comme il n’est pas facile de prendre en photo un cloître (on manque toujours de recul !), mon œil et donc objectif sont attirés par ces ombres (photogéniques) projetées sur les dalles du sol.

Même si Placa, l’avenue piétonne est parfaitement rectiligne, je poursuis ma déambulation en zigzag parmi les visiteurs. Le regard vagabondant, de somptueuses façades par là, de jolis encadrements de fenêtres de style par ici jusqu'au sol couvert de surprenantes dalles de pierres polies, luisantes et réfléchissantes ... Il serait presque inutile de vous signaler que de très nombreux commerces bordent la rue : cafés et restaurants avec leurs terrasses, galeries de peinture et d’objets d’art et bien sûr les inévitables boutiques de souvenirs avec gadgets et tee shirt du genre « I love Dubrovnik » !

Quelques centaines de mètres plus loin, à l’extrémité de la perspective, on débouche sur la place de la Loggia. L’ensemble architectural y est de toute beauté …. et de tous les styles : gothique, renaissance ou du siècle dernier comme la Tour de l’Horloge (1929). Elle remplace celle d’origine, un clocher (XVème). Le palais Sponza (sur la gauche) construit au début du XVI ème siècle fait parti d’un des seuls monuments de la cité ayant résisté au séisme destructeur de 1667, raison de plus pour admirer son architecture et ses fenêtres gothiques.

On retrouve quelques pas plus loin, St Blaise … pas la statue mais un reliquaire, un des trésors de la cathédrale parmi les nombreux objets d’art religieux que la visite permet d’admirer. Un intérieur grandiose restauré en 1979 à l’image de ce monumental dôme que je contemple maintenant, mais d’en bas !

Quelques heures de marche et de visites si intéressantes soient-elles … et c’est le besoin de faire une halte qui se fait sentir. Ce ne sont pas les terrasses de cafés qui manquent dans la ville mais il paraît que question panorama et ambiance, le Café Buza est un must. Allons donc voir ! Pour cela il faut traverser les épaisses murailles des remparts en empruntant une sorte de tunnel pour se retrouver face à la mer, là, on peut s’attabler sur une terrasse façonnée entre les rochers, à flanc de la falaise.

Il faut reconnaître qu’ici l’emplacement est idéal avec ce surplomb vertigineux sur l’Adriatique, la vue est imprenable sur l’horizon marin et « cerise sur le gâteau », sur un lumineux coucher de soleil. L’atmosphère y est conviviale et musicale, vraiment un bon moment de détente. Sur la gauche (et à droite sur la photo) on aperçoit l’île verdoyante de Lokrum d’où viennent quelques kayakistes. Un peu jaloux, je me mets à imaginer l’exceptionnel panorama dont on ils doivent bénéficier depuis leurs frêles embarcations : la citadelle fortifiée de Dubrovnik illuminée par les derniers rayons cuivrés du soleil, certainement un souvenir inoubliable !
La nuit tombe peu à peu sur la cité dalmate et Dubrovnik "by night" s'avère encore plus charmante. Des milliers de lumières font resplendir habitations, églises et palais sur un joli fond de ciel bleu nuit. Même les rues se mettent à briller, étonnant ! La patine originale des dalles de Placa transforme cette longue perspective en un véritable miroir. Cela vaut bien une photo … que je ne suis pas le seul à prendre !

Je m’arrête à présent devant la belle façade gothique et renaissance du palais des Recteurs. L’éclairage, très réussi, valorise parfaitement son architecture. Ce palais était un lieu de première importance durant l’âge d’or de la ville (du XVème au XVIIème siècle), une cité qui à cette époque s’appelait Raguse. La ville était dirigée par un recteur qui pendant toute la durée de son mandat ne devait absolument pas quitter sa résidence … heureusement pour ces édiles, le mandat ne durait qu’un seul mois !

C’est en ce lieu que chaque soir on remettait à l’élu ragusain les clés de la ville. La scène est illustrée par des mannequins de cire que l’on peut voir (en journée) dans le cabinet du recteur situé dans la partie Musée du bâtiment.
Un autre lieu chargé d’histoire sera la dernière étape de ma visite de Dubrovnik. Direction, le port. Sur les quais, quelques promeneurs vont de terrasses en terrasses à la recherche d’une bonne table avec vue sur les bateaux et la mer. D’autres flânent, main dans la main, le long du bassin. Les bateaux de plaisance amarrés oscillent doucement au gré des petites vagues et la surface des eaux s’anime d’une multitude de reflets scintillants … bref, une atmosphère tranquille de soirée estivale.

Pourtant, ce port a connu des périodes beaucoup plus animés comme par exemple au temps de la splendeur de Raguse. Imaginez l’activité marchande d’une flotte comptant environ 500 navires ! Une époque de prospérité où le commerce maritime entre l’Europe et l’Orient transitait souvent par le port de Raguse. La richesse des palais et des monuments de la ville n’est donc pas étrangère à la manne qu'ont rapporté ces échanges florissants.
Mais ce port a vécu aussi une période beaucoup plus sombre, c’était en 1991 lorsque les obus serbes « pleuvaient » sur la péninsule et sur ce quai. Un vrai désastre pour les habitants mais également pour le patrimoine unique de cette ville. *
Heureusement Dubrovnik a maintenant retrouvé des airs beaucoup plus paisibles … La nuit tombe sur la cité, la journée s’achève comme se terminent ma visite et ce récit de voyage. Certains parmi vous (ayant déjà visité Dubrovnik) trouveront peut-être que mon texte n’évoque seulement que certains aspects de la ville … En fait, je me suis limité à mes seuls souvenirs et impressions de voyage. Cette escale à Dubrovnik, certainement trop courte, était la dernière d’un périple le long de la côte dalmate, également relaté dans un récit de voyage sur VF : « Croatie : Côte dalmate, d’îles en îles … » Lien : http://voyageforum.com/...4;page=unread#unread
Bonus : * Une vidéo d’archive montrant la réalité du conflit de 1991 et les tirs d’obus sur Dubrovnik et son port. Plus parlant que les mots, le choc des images ! http://www.youtube.com/...&feature=related
Voyage en camping-car au Portugal English translation pending
Bonjour, désirant me rendre au portugal en décembre et janvier cherche des informations afin de me rendre dans ce pays sans probléme ma route serait la suivante l'espagne par hendaye puis le portugal , (document administratif, assurance, santé , équipement du camping-car merci à tous et à toutes pour vos réponses Alain
Croisière transatlantique mer des Caraïbes départ le 27 avril 2012 à bord du Costa Luminosa English translation pending
Et voilà, à J- 8 mois 🙂😉 j'ouvre cette discussion pour préparer notre croisière qui aura donc lieu le 27 avril 2012.
Ce sera une croisière de 18 jours à bord du Costa Luminosa.
Nous prendrons l'avion à Marseille vers Paris puis de Paris vers Pointe à Pitre où nous embarquerons.
Les escales sont: - Guadeloupe départ 00h - Martinique 12h/22h - Saint-Martin 12h/18h - La Romana 13h/18h - Ile Catalina 09h/17h - Tortola 9h/18h - Antigua 8h/14h - 5 jours en mer - Santa Cruz de Ténérife (Iles Canaries) 8h/17h - Funchal - mer - Malaga - Mer - Savone transfert pour Nice gare
Nous ne connaissons ni le bateau ni les escales (n'ayant à notre actif qu'une croisière en Méditerrannée).
Tous vos avis, conseils et astuces sont les bienvenus 😎😉🙂
Nous serons avec nos 2 enfants de 8 ans et 2ans1/2 au moment du départ.
Vadijo (ami et membre VF) sera là aussi en famille avec leur enfant de 8 ans.
A bientôt 🙂
Ce sera une croisière de 18 jours à bord du Costa Luminosa.
Nous prendrons l'avion à Marseille vers Paris puis de Paris vers Pointe à Pitre où nous embarquerons.
Les escales sont: - Guadeloupe départ 00h - Martinique 12h/22h - Saint-Martin 12h/18h - La Romana 13h/18h - Ile Catalina 09h/17h - Tortola 9h/18h - Antigua 8h/14h - 5 jours en mer - Santa Cruz de Ténérife (Iles Canaries) 8h/17h - Funchal - mer - Malaga - Mer - Savone transfert pour Nice gare
Nous ne connaissons ni le bateau ni les escales (n'ayant à notre actif qu'une croisière en Méditerrannée).
Tous vos avis, conseils et astuces sont les bienvenus 😎😉🙂
Nous serons avec nos 2 enfants de 8 ans et 2ans1/2 au moment du départ.
Vadijo (ami et membre VF) sera là aussi en famille avec leur enfant de 8 ans.
A bientôt 🙂
Ile de la Réunion - Piton des Neiges - conseils? English translation pending
Salut à tous
Je me rends sur l'île de la Réunion début Nov prochain pour une 15aine de jours. (Voyage de Noce ...)
Au programme, les randos dans les cirques, le Piton de la Fournaise et bien entendu, Le Piton des Neiges.
Notre timing sur place est assez serré à cause des hébergements d'ors et déjà saturés à 1ère vue.
Du coup on ne pourrait pas passer de nuit d'étape au gite de la Caverne Dufour pour étaler la rando du Piton des Neiges sur 2 jours ...
Je me pose la question:
l'ascension est elle faisable en une seule journée au départ de Cilaos ?
Si oui combien de temps faut il compter ?
Même en marchant vite et en se levant très tôt il me semble illusoire d'espérer arriver au sommet pour le levé du soleil ... est ce que ça vaut la peine de monter si c'est pour arriver plus tard dans la matinée ? N'y a t'il pas un gros risque de vue bouchée par les nuage notamment en Novembre ?
Enfin est ce réalisable pour des marcheurs peu expérimentés (là je parle pour ma femme 😉 ) ?
Merci !
Tchuss - Charly.
Visites incontournables pour le pays basque en août 2011? English translation pending
Bonjour,
Je passerai mes vacances a Hossegor du 6 au 27 aout prochain. N'étant pas loin du pays basque je souhaite visiter cette belle région. Cependant, j'aimerai des conseils sur les visites incontournables a faire et les itinéraires conseillés en voiture. J'ai listé pas mal de villes et villages: Biarritz, Bayonne, St jean de Luz, Anglet, Hendaye, Fontarrabie, San Sebastian, Sare, St Pée sur Nivelle, Espelette... Toutes méritent elles le détour? En ai je oublier? Quoi visiter? Ou manger? Quel achats réaliser?... J'irai peut etre faire un tour en Espagne pour faire des achats dans les ventas de la frontière (lesquelles me conseillez vous?) Y a til un site internet ou un guide a consulter avant mon voyage?
Merci a vous!!!
Je passerai mes vacances a Hossegor du 6 au 27 aout prochain. N'étant pas loin du pays basque je souhaite visiter cette belle région. Cependant, j'aimerai des conseils sur les visites incontournables a faire et les itinéraires conseillés en voiture. J'ai listé pas mal de villes et villages: Biarritz, Bayonne, St jean de Luz, Anglet, Hendaye, Fontarrabie, San Sebastian, Sare, St Pée sur Nivelle, Espelette... Toutes méritent elles le détour? En ai je oublier? Quoi visiter? Ou manger? Quel achats réaliser?... J'irai peut etre faire un tour en Espagne pour faire des achats dans les ventas de la frontière (lesquelles me conseillez vous?) Y a til un site internet ou un guide a consulter avant mon voyage?
Merci a vous!!!
Pourquoi l'Amérique fascine-t-elle tant? (États-Unis) English translation pending
J'ai remarqué que la rubrique Etats-Unis générait le plus grand nombre de discussions (31000😮) ouvertes sur ce forum. (La Thailande semblant être le deuxième pays sur ce critère)
Cette première place ne reflète pourtant pas l'importance du flux de vacanciers français (pour nos amis québécois, la Floride semble être à l'inverse une destination de choix😉)
Je me demande donc ce qui fascine tant les Vfistes dans cette destination :
- la nostalgie des westerns ayant bercé notre enfance ?
- l'envie de découvrir le Rêve Américain ?
- la facilité (pas de difficultés particulières hormis la langue) ?
- ????
Personnellement ce fut la facilité..... (premier voyage lointain hors du nid familial 😄)
Cette première place ne reflète pourtant pas l'importance du flux de vacanciers français (pour nos amis québécois, la Floride semble être à l'inverse une destination de choix😉)
Je me demande donc ce qui fascine tant les Vfistes dans cette destination :
- la nostalgie des westerns ayant bercé notre enfance ?
- l'envie de découvrir le Rêve Américain ?
- la facilité (pas de difficultés particulières hormis la langue) ?
- ????
Personnellement ce fut la facilité..... (premier voyage lointain hors du nid familial 😄)
Itinéraire de quatorze jours et visites en Provence English translation pending
Bonjour,
Nous passons 2 semaines cet été en Provence: nous avons une location d'une semaine vers pertuis (au nord d'Aix en Provence), et une semaine au nord d'Avignon. Nous voulons visiter Marseille, les calanques autour de Cassis, un petit tour en Camargue (parc ornithologique), Aix en provence, la montagne Ste-Victoire, le Colorado provencal, les abbayes de senanque et silvacane, Les Baux de Provence, St Rémy de P, Avignon, Orange, Arles, le Pont du Gard, Nimes, Pernes les fontaines, l'Isle sur la sorgue, les dentelles de Montmirail, vaison la romaine... Nous voulons a la fois voir des musées, de jolies villes, de l'architecture interessante, des marchés typiques et faire des randonnées. Pensez-vous que nous pouvons tout faire en 14-15 jours? Qu'avons-nous oublié? Que nous conseillez-vous? Y a-t-il des restos incontournables? Merci,
Nous passons 2 semaines cet été en Provence: nous avons une location d'une semaine vers pertuis (au nord d'Aix en Provence), et une semaine au nord d'Avignon. Nous voulons visiter Marseille, les calanques autour de Cassis, un petit tour en Camargue (parc ornithologique), Aix en provence, la montagne Ste-Victoire, le Colorado provencal, les abbayes de senanque et silvacane, Les Baux de Provence, St Rémy de P, Avignon, Orange, Arles, le Pont du Gard, Nimes, Pernes les fontaines, l'Isle sur la sorgue, les dentelles de Montmirail, vaison la romaine... Nous voulons a la fois voir des musées, de jolies villes, de l'architecture interessante, des marchés typiques et faire des randonnées. Pensez-vous que nous pouvons tout faire en 14-15 jours? Qu'avons-nous oublié? Que nous conseillez-vous? Y a-t-il des restos incontournables? Merci,
Transformateur pour les États-Unis: quelle utilité? English translation pending
Bonsoir,
J'ai lu plusieurs sujets sur les utilités d'un adaptateur pour les USA. Nous sommes deux et allons emmener avec nous pour notre voyage dans un mois: deux boitiers d'appareils photos reflex numériques, un ordinateur portable eePC, un camescope, un GPS pour la rando, un Ipad et nos téléphones portables. Pas de sèche cheveux car il y en a dans les hôtels. Nous avons acheté deux adaptateurs et comptons emmener une multi prise. Nous avons acheté aussi un transformateur pour passer du 110V au 220 V. Toutefois, à la lecture de divers forums, il n'est pas conseillé d'emmener un transformateur😮.
Qu'en est-il? Nous pensons qu'il nous sera utile pour charger plus rapidement nos divers appareils. Qu'en pensez-vous? Que nous conseillez-vous maintenant que nous l'avons en notre possession? (il n'est pas déballé et nous avons gardé le ticket de caisse)
Merci d'avance pour vos réponses. Bonne soirée Sylvie
J'ai lu plusieurs sujets sur les utilités d'un adaptateur pour les USA. Nous sommes deux et allons emmener avec nous pour notre voyage dans un mois: deux boitiers d'appareils photos reflex numériques, un ordinateur portable eePC, un camescope, un GPS pour la rando, un Ipad et nos téléphones portables. Pas de sèche cheveux car il y en a dans les hôtels. Nous avons acheté deux adaptateurs et comptons emmener une multi prise. Nous avons acheté aussi un transformateur pour passer du 110V au 220 V. Toutefois, à la lecture de divers forums, il n'est pas conseillé d'emmener un transformateur😮.
Qu'en est-il? Nous pensons qu'il nous sera utile pour charger plus rapidement nos divers appareils. Qu'en pensez-vous? Que nous conseillez-vous maintenant que nous l'avons en notre possession? (il n'est pas déballé et nous avons gardé le ticket de caisse)
Merci d'avance pour vos réponses. Bonne soirée Sylvie
Itinéraire en Belgique pour l'été 2011 English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage en Belgique avec ma copine depuis quelques semaines. Nous sommes un couple canadien dans la jeune vingtaine. Nous disposons d'un petit budget et serons en Belgique du 20 juillet au 10 août 2011. Nous voyagerons en train entre ces villes.
20 juillet: Arrivée à Bruxelles - mercredi soir: Marché de la Place du Chatelin (nourriture et vin; surtout entre 16h-20h) - jeudi: célébration de la fête nationale (1. Qu'est-ce qu'il y a à faire pour l'occasion?) - samedi ou dimanche: marché Anderlecht (produits frais, plus "local"; station Clemenceau); marché de la Place du Grand Sablon (antiquités; matin) - dimanche: visite du Marché du Midi (nourriture, vêtements et +; très grand)
- visite: Palais royal, Centre Belge de la Bande Dessinée, musée Horta et musée David-et-Alice-Van-Buuren - promenade: parc du Cinquantenaire, place du Jeu de Balle, - marchés: marché de la Place du Jeu de Balle (tous les matins à partir de 7h; marché aux puces) - autres activités à faire: tour guidé de la ville par un "greeter", Bruxelles les Bains, festival Bruxellons!
24 juillet: départ de Bruxelles et arrivée à Gand - dimanche et lundi: Festival de Gand
- visite: château des comtes, cathédrale St-Bavon - promenade: quartier cuve, quai de la Lys, quai aux Herbes, beguinage Langeviolettestraat et Oud Begijhof, derrière le château (endroit tranquille)
J'ai entendu dire que Gand était une ville universitaire dynamique. 2. Quels les bons endroits pour sortir à Gand? (bistros, bar branché, bar typique... ou autres endroits agréables?) 3. Quels sont les bons restaurants typiques? (pour manger du waterzooi et boire une Karmeliet Tripel par exemple)
28 juillet: départ de Gand et arrivée à Anvers - visite: musée des Beaux-Arts, musée Plantin-Moretus, maison de Rubens - festival: Sfinks (musique du monde) et Zomer Van Antwerpen (divers)
3 août: départ pour Anvers et arrivée à Bruges - à partir de vendredi: MAfestival - dimanche: Zandfeesten (marché des antiquités; dans le parc du roi Albert)
- visite: musée Memling, musée Groeninge et Gruuthuse - promenade: Minnewater, béguinage de la vigne - festival: Klinkers (tout notre séjour; musique du monde)
visite des villages de Damme et Lissewege (une demi journée chacun) excursion une journée à la plage (4. Quel village côtier vaut le détour? nous ne sommes pas fan des endroits trop touristique comme Ostende...)
10 août: départ de Bruges et retour au Canada
5. Quel conseils et suggestions avez-vous à nous donner? 6. Avons nous manqué des évènements et des attractions? 7. À ceux qui ont voyagé ou habitude la Flandre, qu'en pensez-vous? 8. Devrions-nous absolument allez dans d'autres régions? l'avantage des destinations que nous avons choisies est la facilité de se déplacer entre les villes en train et l'abondance des attractions qu'elles offrent. Nous pouvons nous déplacer facilement et y rester longtemps.
20 juillet: Arrivée à Bruxelles - mercredi soir: Marché de la Place du Chatelin (nourriture et vin; surtout entre 16h-20h) - jeudi: célébration de la fête nationale (1. Qu'est-ce qu'il y a à faire pour l'occasion?) - samedi ou dimanche: marché Anderlecht (produits frais, plus "local"; station Clemenceau); marché de la Place du Grand Sablon (antiquités; matin) - dimanche: visite du Marché du Midi (nourriture, vêtements et +; très grand)
- visite: Palais royal, Centre Belge de la Bande Dessinée, musée Horta et musée David-et-Alice-Van-Buuren - promenade: parc du Cinquantenaire, place du Jeu de Balle, - marchés: marché de la Place du Jeu de Balle (tous les matins à partir de 7h; marché aux puces) - autres activités à faire: tour guidé de la ville par un "greeter", Bruxelles les Bains, festival Bruxellons!
24 juillet: départ de Bruxelles et arrivée à Gand - dimanche et lundi: Festival de Gand
- visite: château des comtes, cathédrale St-Bavon - promenade: quartier cuve, quai de la Lys, quai aux Herbes, beguinage Langeviolettestraat et Oud Begijhof, derrière le château (endroit tranquille)
J'ai entendu dire que Gand était une ville universitaire dynamique. 2. Quels les bons endroits pour sortir à Gand? (bistros, bar branché, bar typique... ou autres endroits agréables?) 3. Quels sont les bons restaurants typiques? (pour manger du waterzooi et boire une Karmeliet Tripel par exemple)
28 juillet: départ de Gand et arrivée à Anvers - visite: musée des Beaux-Arts, musée Plantin-Moretus, maison de Rubens - festival: Sfinks (musique du monde) et Zomer Van Antwerpen (divers)
3 août: départ pour Anvers et arrivée à Bruges - à partir de vendredi: MAfestival - dimanche: Zandfeesten (marché des antiquités; dans le parc du roi Albert)
- visite: musée Memling, musée Groeninge et Gruuthuse - promenade: Minnewater, béguinage de la vigne - festival: Klinkers (tout notre séjour; musique du monde)
visite des villages de Damme et Lissewege (une demi journée chacun) excursion une journée à la plage (4. Quel village côtier vaut le détour? nous ne sommes pas fan des endroits trop touristique comme Ostende...)
10 août: départ de Bruges et retour au Canada
5. Quel conseils et suggestions avez-vous à nous donner? 6. Avons nous manqué des évènements et des attractions? 7. À ceux qui ont voyagé ou habitude la Flandre, qu'en pensez-vous? 8. Devrions-nous absolument allez dans d'autres régions? l'avantage des destinations que nous avons choisies est la facilité de se déplacer entre les villes en train et l'abondance des attractions qu'elles offrent. Nous pouvons nous déplacer facilement et y rester longtemps.
Suggestion d'itinéraire pour deux semaines en France? English translation pending
Bonjour mon copain et moi partons pour 2 semaines en France à la fin mai 2011. Ce sera notre premier voyage en territoire français. Nous souhaitons passer 5 jours à Paris pour visiter les principaux attraits touristiques là-bas, mais nous sommes à la recherche de conseils pour la suite de notre voyage. Quelle partie de la France devons-nous visiter absolument? Me conseiller vous de visiter le nord ou plutôt le sud de la France? et quelles régions méritent surtout notre attention et quoi y visiter?
Nous ferons un voyage sac à dos, voyagerons probablement en TGV et sommes disposés à louer une voiture au besoin.
Nous aimons beaucoup l'architecture, nous promener dans les quartiers représentatifs de la ville et les excursions en plein air avec des paysages pittoresques. Nous ne sommes pas de grands amateurs de musée bien que nous visiterons les incontournables ( Louve, ...) et ne sommes pas des oiseaux de nuits.
Merci pour votre aide
Bye🙂
Circuit de deux semaines dans l'Ouest américain: vos conseils d'itinéraire? English translation pending
Bonjour à tous,
Mon compagnon et moi-même désirons partir en septembre (les deux dernières semaines) pour deux semaines afin de faire un tour dans l'ouest des USA. J'ai fait une ébauche d'itinéraire et j'aimerai avoir vos conseils.
Nous ne désirons pas faire des heures et des heures de route par jour, et nous aimerions prendre aussi le temps (ce sont des vacances quand même) :-)
Voici ce que à quoi j'avais pensé :-)
Nous attérirons à Phoenix, juste pour dormir. Nous prendrons ensuite la direction du grand canyon mais nous comptons nous arrêter en cours de route, ma question est Sedona ou Flagstaff ? laquelle des villes est mieux pour une partie de la journée et la nuit ?
Direction grand Canyon - dormir sur place, facilement faisable ? Ensuite direction Page et Lake Powell (nuit sur place) Direction Bryce Canyon (nuit sur place) Est-ce que c'est 2 derniers arrêts sont utiles ? Direction Vegas mais nous voulons nous arrêter en cours de route mais je ne sais pas très bien où. Peut-être à Springdale ou Mojave ? . Auriez-vous une idée pour un endroit sympa où s'arrêter ? Quelques jours à Vegas puis direction Los Angeles, suite à tous ce que j'ai pu lire, los angeles ne me semble pas très intéréssant. Vrai ? Nous resterions dans ce cas là qu'une seule nuit. Ensuite direction San Fransisco, avec arrêt à Pismo Beach ou Santa Maria ? je ne sais pas ce qui semble le mieux ? Ensuite nous irions jusque CArmel / Monterey avec nuit sur place. Pour arriver ensuite à San fransisco où nous resterions quelques jours avant de prendre l'avion. Selon ce que j'ai pu voir Sacramento n'est pas très loin. est-ce utile d'y aller ?
Voilà si vous pouviez me donner des conseils, idées et des impressions sur cet itinéraire.
Merci
jess
Mon compagnon et moi-même désirons partir en septembre (les deux dernières semaines) pour deux semaines afin de faire un tour dans l'ouest des USA. J'ai fait une ébauche d'itinéraire et j'aimerai avoir vos conseils.
Nous ne désirons pas faire des heures et des heures de route par jour, et nous aimerions prendre aussi le temps (ce sont des vacances quand même) :-)
Voici ce que à quoi j'avais pensé :-)
Nous attérirons à Phoenix, juste pour dormir. Nous prendrons ensuite la direction du grand canyon mais nous comptons nous arrêter en cours de route, ma question est Sedona ou Flagstaff ? laquelle des villes est mieux pour une partie de la journée et la nuit ?
Direction grand Canyon - dormir sur place, facilement faisable ? Ensuite direction Page et Lake Powell (nuit sur place) Direction Bryce Canyon (nuit sur place) Est-ce que c'est 2 derniers arrêts sont utiles ? Direction Vegas mais nous voulons nous arrêter en cours de route mais je ne sais pas très bien où. Peut-être à Springdale ou Mojave ? . Auriez-vous une idée pour un endroit sympa où s'arrêter ? Quelques jours à Vegas puis direction Los Angeles, suite à tous ce que j'ai pu lire, los angeles ne me semble pas très intéréssant. Vrai ? Nous resterions dans ce cas là qu'une seule nuit. Ensuite direction San Fransisco, avec arrêt à Pismo Beach ou Santa Maria ? je ne sais pas ce qui semble le mieux ? Ensuite nous irions jusque CArmel / Monterey avec nuit sur place. Pour arriver ensuite à San fransisco où nous resterions quelques jours avant de prendre l'avion. Selon ce que j'ai pu voir Sacramento n'est pas très loin. est-ce utile d'y aller ?
Voilà si vous pouviez me donner des conseils, idées et des impressions sur cet itinéraire.
Merci
jess
Retour de douze jours au Vietnam (5-15 avril 2011) English translation pending
Voici le récit d'un premier voyage que nous avons fait au Vietnam du 5 au 15 avril.
12 jours, c'est évidemment peu, ça donne envie d'y retourner !
Nous connaissons bien l'Asie (Chine, Japon, Corée, Inde, Thaïlande, Cambodge, Laos, Malaisie, Indonésie) et avons été absolument enchantés par le Vietnam. Certes, c'est très touristique, et le touriste est très sollicité, mais il faut prendre les choses avec recul et sourires.
Nous avons voyagé en vol direct avec Vietnam Airlines (avec des miles Air France, par chance...) puis réservé des hôtels très confortables et beaux (pas donnés évidemment). Pas vraiment un voyage "routard", donc, mais ça donnera des idées à ceux qui iront peut-être en lune de miel !
Itinéraire classique pour un premier voyage. On n'a pas eu le temps de faire le Nord, Sapa et les minorités, malheureusement... Ni la "Baie d'Halong terrestre".
Jour 1 : Hanoi : Longue visite à pieds de la ville (quartier des 36 corporations, très typique, très vietnamien), marché, lacs, pagode, Temple de la Littérature. On a zappé la plupart des musées, par manque de temps et de crainte que la présentation soit un peu vieillotte. Malgré un temps couvert (pas de belle lumière pour les photos), voire un léger crachin (mais il ne faisait pas froid), et l'absence de monument "incontournable" à Hanoi (ce n'est pas par exemple Bangkok et son palais royal, etc...), nous avons aimé l'ambiance de cette ville. La circulation, notamment des mobylettes, y est démente, mais c'est une ville calme, une capitale "provinciale", ça donne l'impression d'une petite ville, charmante.
Dîner Au Lac House, restaurant de charme
Hôtel Sofitel Légend Métropole, le palace colonial de la ville, magnifique.
Jour 2 : Hanoi : visite du mausolée d'Ho Chi Minh en compagnie de Vietnamiens en habits du dimanche (ambiance étonnante), maisons d'Ho Chi Minh, pagode et temple du lac de l'ouest, musée de l'ethnographie, soir spectacle de marionnettes sur l'eau.
2 jours à 2 jours et demi bien remplis à Hanoi suffisent, en se levant tôt. Compter plus évidemment pour faire les alentours.
Jour 3 : départ pour la Baie d'Halong (3 H 30 en voiture), croisière sur l'Emeraude", bateau de luxe façon steamer colonial, nous avons adoré la Baie d'Halong, malgré là aussi un temps majoritairement couvert et même si la visite de la grotte qui était prévue (grotte de la surprise) est touristique. Seul regret : même avec une nuit à bord, ça passe vite, la croisière embarque à 12 H et débarque le lendemain à 9 H 30. Ca doit être super d'y passer deux nuits...
Jour 4 : Retour d'Halong à Hanoi. Dans l'après midi, visite de la prison d'Hoa Lo (à faire) et nouvelle balade à pieds dans la ville. Le soir, vol Hanoi-Huné avec Vietnam Airlines.
Arrivée à Hué, Hôtel Pilgrimage. Coup de coeur absolu : un superbe hôtel façon resort dans la nature à quelques kilomètres de la ville (15 min en navette), tout en bois et pierre, déco magnifique et accueil exceptionnel pour un prix somme toute correct (un resort équivalent en Europe coûte beaucoup plus cher).
Jour 5 : Hué, visite à pieds du marché Dong Ba, très animé, et de la citadelle (compter 3 H 30 à 4 H en prenant son temps et en ne ratant pas les monuments côté ouest), sous un beau soleil. Attention, Hué est une ville très étendue. Les pousse pousse sont un peu collants. On est ensuite allés directement à l'embarcadère des bateaux pour négocier une balade avec un batelier jusqu'a la pagode Tien Mu, charmante malgré beaucoup de touristes.
Jour 6 : On s'est baladés toute la journée avec des vélos prêtés par l'hôtel pour aller voir les 3 tombeaux. C'est super. Ne pas rater celui de Minh Mang, même s'il est un peu difficile à trouver en vélo ou en moto. Le soir, dîner chez Vinh Tu (dans le guide du routard), maison particulière absolument charmante, même si le dîner n'est pas donné.
On a beaucoup aimé Hué, la ville qui compte les monuments les plus significatifs (ça ressemble à la Chine, petite cité interdite etc...)
Jour 7 : transfert jusqu'à Hoi An avec un taxi. Arrêt à quelques km de Hué au village de Than Toan avec son pont couvert, au milieu des rizières (charmant) et au musée Cham de Danang (bof... Les oeuvres sont évidemment très belles mais la présentation du musée est très vieillotte)
Hoi An : Hôtel resort Nam Hai, sublime, digne d'un magazine de déco, en bord de plage, très cher pour l'Asie, mais font des promos (trois nuits pour le prix de deux). Après midi farniente piscine et plage. L'eau n'est pas turquoise ni transparente à Hoi An, il y a de gros rouleaux, mais la plage de resort, qui n'est pas la plus proche de Hoi An mais celle qui est en direction de Danang, est immense et pas du tout bâtie, même si ça va vite changer.
Jour 8 : Nous avions booké par internet un tour en vélo avec l'agence Heaven and Earth, tenue par Pascal, un Français et c'est notre coup de coeur du voyage. En compagnie de deux jeunes guides vietnamiennes adorables, nous sommes partis en petit comité se balader pendant plusieurs heures dans une île près de Hoi An, vierge de voitures et de touristes : Vietnam rural, rizières, verges, ponts de bambous, habitants souriants. Un bonheur. Sur l'île, des artisans fabriquent manuellement des meubles et objets incrustés de nacre, c'est très beau et vraiment fait sur place.
L'après midi, visite de Hoi An : un peu déçus. C'est mignon (rues piétonnes, maisons préservées et bien rénovées toutes jaunes) mais c'est le Mont Saint Michel. Cette petite ville n'est plus que boutiques et restaurants. Bon ça à la limite c'est peut-être de bonne guerre, mais en plus, les maisons anciennes ouvertes à la visite sont désormais remplies elles aussi de souvenirs à acheter, souvent made in China, et de jeunes guides nous en ont fait faire un petit tour très rapide, blasées et pressées de nous faire arriver devant les étalages de souvenirs. Incitation à l'achat très lourde et mauvaise humeur lorsqu'on ne cède pas. L'Unesco, qui a classé cette ville, devrait à mon avis veiller davantage à ce qu'au moins les monuments classés historiques ne se transforment pas eux aussi en boutiques. Bons restos dans Hoi An : Sakura et Cargo Club, parmi beaucoup d'autres.
Jour 9 : visite très matinale du site archéologique de My Son (départ de Hoi An à 5 H 45) : ce n'est pas incontournable (l'ensemble de ruines est petit est très dégradé, rien à voir avec Angkor) mais l'ambiance du site dans la montagne au lever du soleil, avant l'arrivée des groupes, est très agréable. Puis, journée farniente, plage...
Jour 10 : départ matinal en avion avec Jetstar (compagnie Low cost) pour Saïgon. Journée de balade (walking tour du lonely planet) dans le centre ville. Nous avons ADORE Saïgon, sous la chaleur et un soleil de plomb. Certes, peu de monuments ou sites incontournables mais une ambiance, une énergie, le Vietnam qui bouge et qui change est là et c'est fascinant à voir. Bien sûr, ce n'est pas l'ambiance vietnamienne d'Hanoi (peu de gens en chapeaux coniques etc..) mais ce visage là du pays, plus occidentalisé, est à voir aussi, même si la ville est fatigante.
Hôtel Majestic, l'ancien palace colonial de la ville, ambiance désuète qu'on a bien aimée.
Jour 11 : départ matinal en voiture pour une excursion dans le delta du Mékong sur une jonque privée, Cai Be Princess. Très chouette même si on est arrivés trop tard (à 9 H 30) pour voir l'ambiance du marché flottant de Cai Be : c'était pratiquement la fin. Là aussi nous avons pris des vélos pour nous balader sur les îles au milieu de la végétation luxuriante. Excursion très agréable bien que trop courte sur le Mékong (arrivée à Cat Be à 9 H 30, fin de l'excursion à 14 H 30). Quand on a le temps de passer au moins une nuit dans le delta, si possible sur un bateau, ça doit être génial.
Retour à Saïgon et visite du quartier chinois Cholon.
Jour 12 : Saigon : palais de l'indépendance et musée de la guerre (visite éprouvante mais essentielle), pagode Giac Lam (attention, fermée à l'heure du déjeuner, ce que les guides, routard, Petit Futé, Lonely... N'indiquent pas).
Impression générale :
Les moins : pays très touristique (sollicitations incessantes de petits vendeurs, mais il faut prendre les choses avec le sourire à mon avis), une météo apparemment souvent maussade dans le nord du pays (temps couvert ou crachin), pas de musées ou monuments incontournables : il y a de belles choses mais les temples sont moins impressionnants qu'à Bangkok. Ce n'est pas non plus Angkor ou la cité interdite de Pékin. Les villes sont chouettes pour leur ambiance, la balade dans les quartiers, les monuments sont beaux mais pas grandioses. Cela fait mal de voir que certains sites (citadelle de Hué, site archéologique de My Son) ont été en partie détruits par les bombardements de la guerre du Vietnam.
Les plus : de chouettes hôtels (à prix élevés néanmoins évidemment), on mange très bien à prix doux, les gens sont adorables, de beaux paysages (notamment la baie d'Halong), dans les villes des quartiers et marchés très colorés parfaits pour de longues balades, la présence de la plage, la possibilité de se balader à vélo dans des coins encore ruraux, luxuriants et préservés.
Globalement, nous avons enfin, aussi, et surtout été épatés par le fait que le peuple vietnamien soit aussi gentil et énergique après avoir vécu tant de choses difficiles : colonisation/guerre/longue années de morosité communiste...
Bon voyage à tous !
Quelques parcs américains rarement évoqués English translation pending
Ces parcs dont on parle peu : Joshua Tree, Crater of the Moon, John Day Fossil Bed, Carrizo Plain etc.
Dans mes carnets de voyage 2009 et 2010, j'ai présenté les circuits que nous avons fait dans l'ouest américains, très longs parcours venant en complément de nos 3 premiers voyages, 2005, 2007 et 2008. Mon propos ici n'est pas de raconter ces voyages déjà loin dans notre mémoire et de parler une fois de plus des grands classiques qui foisonnent sur le forum, mais simplement d'apporter quelques éléments sur des parcs beaucoup moins visités que Yellowstone, Monument Valley, Bryce ou le Grand Canyon.
Ces parcs plus à l'écart sont Joshua Trees NP en Californie, Crater of the Moon NM dans l'Idaho, John Day Fossil Bed NM dans l'Oregon, Carrizo Plain NM en Californie, Colorado NM dans le Colorado, Mount Saint Helens NVM dans le Washington, Black Canyon NP dans le Colorado. Je parlerai aussi de quelques lieux comme la réserve indienne des Nez Percés en Idaho. J'en profiterai pour détailler un peu plus certains très peu visités dont j'ai déjà parlé, comme Organ Pipe NM, Lava Bed NM, Tonto National Monument, Cathedral Gorge SP , Redwood NP, Mojave National Preserve et Great Basin NP.
Mais aussi, pour ceux qui veulent voir autre chose, j'ai ajouté : Où, quand, comment assister à un POW WOW ?
CALIFORNIE - Aux portes de Los Angelès, le Joshua Tree National Park
Aux portes de Los Angeles, le Joshua Tree NP offre ses paysages aux confins de 2 déserts, le désert Mojave où l'on trouve les arbres de Josué et le désert du Colorado. En 2008, nous y avons passé une journée dans la chaleur encore supportable du mois de Mai.
Entre Twentynine Palms et Palm Springs ...
Le parc fait 3210 km carrés environ la surface du département du Rhône. Il n'est parcouru que par 100 km de routes formant un Y du nord au sud et quelques centaines de km de pistes plus ou moins carrossables. A chaque entrée se trouve un « Visitor Center » tenu par les rangers. Le principal est celui du nord-ouest où un arrêt s'impose. Cartes et documents y sont remis aux visiteurs, avec une feuille en français pour nous bien utile.
Le parc porte le nom du principal végétal du désert Mojave, le Joshua Tree, ou arbre de Josué, baptisé ainsi par les mormons. Si on le trouve aussi dans la Mojave Desert Preserve voisine, c'est ici, dans la partie nord-ouest du parc, que ces yuccas géants sont les plus grands (jusqu'à 6m) et les plus denses.


Ils forment une forêt parsemée de gros rochers orangés parmi lesquels sont aménagés des sentiers de visite.

On y voit fréquemment différentes espèces de lézards aux couleurs variées, mais aussi des lièvres avec d'immenses oreilles, des roadrunners (Beep-Beep) et parfois des coyotes. Le désert est aussi habité par les serpents à sonnette et d'autres, rouges, qu'on préfère ne pas rencontrer.

Une route monte dans la San Bernardino Mountains à un point de vue nommé Keys View. De là on découvre la vallée de Palm Spring et la faille de San Andreas.

Parmi les multiples petites promenades aménagées, celle de Cap Rock offre un joli parcours botanique.

Vers le sud, la route passe un col et débouche sur un autre désert, celui du Colorado. Les Joshua Trees disparaissent, laissant la place à différentes variétés de plantes des déserts, comme le curieux ocotillo à grandes tiges fleuries de rouge.

A Cholla Cactus Garden est aménagé un jardin bien délimité dans un champ de cactus particuliers : le cholla cactus. A l'entrée, un panneau rappelle de ne surtout pas y toucher, ses épines ont la particularité d'entrer dans la peau et de ne pas pouvoir être ressorties. Le chemin qui sillonne le jardin permet aussi de découvrir les autres végétaux de ce désert.

Près de la sortie sud, à coté du Cottonwood visitor center, une piste conduit au Lost Palms Oasis qui offre un peu d'eau, d'ombre et de fraîcheur dans ce désert aride.

A la sortie nord-est en traversant le visitor center, on peut se promener dans la palmeraie un peu défraîchie de l'oasis de Mara. * **********************************************************************************
IDAHO - Crater of the Moon, sur la route de Yellowstone
C'est vrai que ce parc est une peu perdu dans cet état incertain qu'est l'Idaho. Fin Août 2007, venant de Portland, nous l'avions traversé en allant à Yellowstone. C'est là que nous avions acheté notre première Annual Pass, que nous avions rentabilisé en Mai l'année suivante. Depuis nous avons pu voir que certains envisagent y faire étape entre San Francisco ou Salt Lake City et le Big parc des geysers et des bisons.
Le parc est situé près d'Arco, petite bourgade où fut construite en 1951 la première centrale nucléaire américaine. Craters of the Moon est un National Monument et constitue une réserve naturelle située dans la plaine de la Snake River. La superficie est d'environ 3000 km2 et contient plusieurs coulées de laves dont les plus récentes datent d'à peine 2000 ans – tout juste avant-hier à l'échelle géologique, ce qui explique que par endroit, la lave semble à peine froide.
Le circuit revêtu forme une boucle et ne fait que 7 miles. Il permet d'accéder à 4 points d'intérêts accessibles par de courtes marches et 2 autres pour des randonnées plus importantes. A chaque départ, la longueur de randonnées, la durée et le dénivelé sont indiquées (de ce point de vue, c'est le lieu le mieux informé de tout ce que nous avons visité).
Devil Orchard Nature Trail, offre une promenade de 0.5 mile dans un lieu étrange où la nature tente de reprendre vie sur la lave. On y voit comment les premiers arbres repoussés ont été détruit par les plantes parasites.

Inferno Cone, une colline volcanique, offre de son sommet une vue sur l'ensemble du parc.


A Snow Cone et Spatter cones, on peut monter jusqu'à l'intérieur de petits cratères - un des lieux les plus intéressants.
La promenade qui part vers Dewtrop Cave est des plus surprenantes et du genre à rester ancrée dans la mémoire : ½ mile sur un couloir qui sillonne au milieu de la lave fraiche, noire de noire, pour arriver à des tubes de lave (la lave en fusion refroidit et forme en surface une croûte. Mais sous celle-ci elle continue à couler, laissant ainsi une grotte cylindrique) nommés Indian Tunnel, Boy Scout Cave et Beauty Cave, dans lesquels on peu s'engager (à ses risques et périls)

A certains endroits on a presque l'impression que la lave coule encore. C'est un des parcs les plus marquant que nous ayons visité.

Ah, on est loin des roches rouges de l'Utah, des eaux bleus de Crater Lake, des mousses vertes de la forêt d'Olympic, des sables jaunes des dunes de Death Valley ou des neiges éternelles de Glacier, mais bien au milieu des cratères de la lune.
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OREGON - Les 3 lits à fossiles de John Day
C'était en 2007 aussi, sur la route de Portland à Yellowstone. Avant l'étape de Crater of the Moon, nous avions prévu de visiter John Day Fossils Beds NM, histoire de meubler la longue route. Dans l'est de l'Oregon, ce national monument est formé de 3 lieux bien distincts, plutôt éloignés les uns des autres car étalés sur environ 100 miles. Pour inclure correctement dans notre trajet, il fallait en éliminer un, ce fut Carlo Unit, le plus au nord, sur les bord de la John Day river (donc je n'en parlerai pas).

Arrivant de Portlands, nous faisons une pose dans la réserve indienne de Warm Spring et en suivant la route 26 vers l'est, nous arrivons au premier site : Painted Hills Unit.
La piste qui y conduit est déjà un spectacle en soi en longeant des collines rouges. A cette époque, nous ne connaissions pas encore le Painted Desert de Petrified Forest : 2 ans plus tard ce dernier nous a donné l'impression de déjà vu, en moins bien !
Entrée, comme dans un grand parc mais le petit visitor center était fermé.

Le point le plus intéressant est le Painted Hills overlook d'où l'on surplombe les collines colorées. En suivant le petit trail, on en découvre les nuances en fonction des angles de vue.

Sur l'autre coté, le Carroll Rim Trail présente des colorations différentes où le noir domine.

Deux autres randonnées partent de ce site, nous serions allés jusqu'au Painted Cave quand le témoin d'essence de notre Pontiac G6 nous fait part de la faiblesse du niveau du réservoir. Nous n'avons aucune idée de la marge restante, donc direction la station la plus proche, en l’occurrence Mitchell. Ce n'est pas une vile fantôme, pas encore, mais maintenant que la route 26 contourne, c'est un peu mort. Il y a un vieil hôtel et une station. La patronne vient nous faire le plein et nous dit soudain «Avez-vous vu Henri ?» Surpris, nous demandons des explications et elle nous fais signe de nous retourner. A quelque mètres de la pompe, dans notre dos, un double grillage et derrière, Henri nous regarde. Il repart au fond de la case avant la photo – notre premier ours américain était en cage, mais nous l'avons vu de très prêt.
Henry
Direction John Day, la ville au creux de la charmante vallée de la rivière du même nom (à 110 km de Mitchell – les distances sont longues ici, trop longues pour un réservoir vide). Cette année là, nous n'avions pas réservé tous nos hôtels – mauvaise surprise, le Best Western est complet, mais il y en a d'autres et le 2ème convient. Le lendemain, 2 hôtels nous refuserons aussi.
Dans le restaurant où nous dinons, un grand tableau sur le mur montre que l'on avait pas cherché que des fossiles le long de la rivière.
Le lendemain, nous revenons 60km en arrière pour visiter la partie la plus importante du John Day Fossil Beds, le Sheep Rock Unit. En fait il y a 4 parties réparties sur les bord de la John Day river, avec divers lieux à visiter.
Au départ la route suit la rivière dans le Picture Gorge, jusque qu'au pied du Sheep Rock qui culmine à plus de 1000m.
C'est là que ce trouve un des visitor centers les plus intéressants que nous ayons vu : les fossiles des différentes époques sont présentés au pied de fresques montrant la faune de l'époque dans l'environnement qui allait les détruire, en particulier les éruptions volcaniques.

On peut aussi voir l'atelier où l'on dégage les fossiles de leur gaine de roc.

Similitude avec le parc de l'Arizona, on voit aussi quelques troncs pétrifiés.
Un peu plus loin, la Blue Basin Area offre un circuit de 1 mile dans les collines vertes – ici, c'est la pierre qui est verte.
Tout au long de ce Island in Time Trail, on peu découvrir des fossiles dans leur lieux de découverte, bien protégés sous des cloches (pour ceux qui connaissent, on peu aussi en voir au Badlands NP).

En continuant la route vers le nord, Cathedral Rock est une curiosité dans un méandre de la rivière.

Enfin à Foree Area, 2 trails partent du même parking : Flood of Fire, avec une vue magnifique sur les falaises de basalte et Story in Stone que nous ne voyons que de loin.

Au mois d'Août, bien que plus au nord que les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, il fait chaud ici où nous ne sommes pas beaucoup plus haut que le niveau de la mer.
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Washington : le Mount St Helens NVM
La visite des parcs nationaux nous conduit souvent à remonter dans le temps, loin, loin dans l'histoire de la planète. Au point que l'on s'embrouille parfois dans l'échelle des temps géologiques sur le nombre de zéro qui définit la date. Je citerai en exemple un texte lu sur un site de voyage bien connu, datant les premiers pétroglyphes à 3 million d'années (avant l'homo sapiens) alors qu'il s'agit de 3000 ans. L'éruption de Crater of the Moon est presque contemporaine par rapport à celle de la caldeira de Yellowstone dont la dernière grande explosion date d'il y a 640 000 ans. Mais quand on parle du Mount St Helens, on revient à l'échelle humaine. J'avais 32 ans quand le 18 mai 1980 le sommet du volcan explosa. La plus grande catastrophe volcanique des USA, et si le nombre de morts fut limité (57), le sommet avait baissé de 400m, déplaçant 2,3 km3 de roche. Les retombées de cendres couvrirent le ¼ nord-ouest du pays de plusieurs centimètres, jusqu'aux portes du Texas. La couverture médiatique de l'évènement fut à l'époque bien faible par rapport à ce qu'elle serait de nos jours. Notons au passage que notre grand Haroun Tazieff avait jugé ce volcan inoffensif.
Dès 1982, le président Reagan fit du volcan un monument national, le Mount St. Helens National Volcanic Monument. Dans cette catégorie de NM est aussi classé le Newberry NVM et son double cratère, 300km plus au sud (voir CV 2010).

Lors d'un court séjour professionnel à Portland en 1997, j'avais fait une approche par le sud, sans vraiment rien voir du volcan.
En 2007 de retour à Portland et mieux organisé, j'y consacrais une journée.Il y a 2 routes possibles, par l'est ou par l'ouest. L'approche par l'est conduit plus prêt du volcan mais ne permet pas de voir la partie béante du cratère. C'est celle de l'ouest, venant de la I5 que nous avons prise à Castle Rock. Il y a 80 km de routes, dans la deuxième moitié, entièrement refaite, avec des ponts neufs. Plusieurs points de vue éloignés jalonne cette 2ème partie : Elk Rock View Point puis Castle Rock View Point. Le temps est couvert à l’aller, nous remettons les vues au retour (à tord, la pluie nous rejoindra sur la route).
Le visitor center de Coldwater Ridge est un arrêt obligatoire. Quand on est face à l'entrée, on voit le volcan derrière. A l'intérieur, les rangers encaissent le payement des droits d'entrée - il semble que les NVM n'était pas inclus dans les droits de l'annual pass, en 2007. Les maquettes et plans complètent la vidéo qui présente l'histoire récente.

Au pied, le Coldwater Lake est un lieu de détente et un point de départ de diverses randonnées.

La route continue jusqu'à Loowit viewpoint et se termine à Johnston Ridge Observatory. En ce début d'après midi de fin Août, le parking n'est pas très encombré.
Du haut, un chemin conduit aux meilleurs points de vue. C'est d'ici qu'on peut voir le volcan, sur le coté béant du cratère. Hélas les nuages en masquent une partie. Sur les flans de la montagne, les coulées de laves sont visibles. Les restes des troncs brisés lors de l'éruption jalonnent le lieu.

Mais la vie a repris. Pour la première fois, nous voyons des paintbrush, des fleurs que les indiens utilisaient pour se nourrir et se soigner mais pas comme peinture, comme le nom pourrait faire penser. La vie animale a repris et les chipmunks sont de retour, toujours près des touristes.

Au point d'observation le mieux orienté, après une brève descente, une plaque porte les noms des 57 victimes de l'éruption du 18 Mai 1980. Une ouverture dans les nuages nous permet de voir le cratère, mais ce sera de courte durée.


Certaines vues montrent ce que qu'à pu être la largeur de coulée de lave dans la vallée.

Pour les marcheurs, le chemin continue jusqu'au Spirit Lake puis vers les randonnées plus conséquentes qui font le tour du volcan. L’accès au cratère lui-même est interdit.

Je conseille un petit tour sur Google Earth pour une vue en relief les plus impressionnantes - 46°12'16.91"N & 122°11'18.78"O
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Colorado : première découverte au Colorado National Monument
C'était en Mai 2005, je venais pour un congrès à Vail, station de ski dans les Montagnes Rocheuses à l'ouest de Denver. C'était une bonne occasion pour prendre une semaine de vacances en couple et visiter … quelque chose. On s'était dit : on loue une voiture et puis on verra, il doit bien y avoir quelque chose à voir dans le secteur ! Pour voir, il y avait à voir et ce fut le premier d'une série de voyages dans le grand West. Un peu de recherche m'avait conduit à programmer quelques lieux incontournables à portée de roues : Arches, Monument Valley et Grand Canyon et pour le retour Mesa Verde et Black Canyon, et en tout premier lieux le Colorado National Monument.
Tout avait mal commencé : à l'arrivée à 21h au petit aéroport de Eagle, nos valises n'avaient pas suivi et la voiture de l'hôtel ne nous attendait pas … Ce n'est que le lendemain midi, à l'arrivée de vol suivant (et oui, un petit aéroport avec 3 vols par jour) que nous avons récupéré nos valises, fracturées par les douanes – nous avions eu le malheur de les fermer à clé. Tout ça pour dire que ce n'est qu'en début d'après-midi que nous somme arrivé à Grand Junction, à l'entrée sud est du parc. Nous prenons chez Budget notre voiture de location, un petite Chevrolet Aveo.
Décidément trop petit, pour les USA
Même si le Colorado NM n'est pas un site exceptionnel, c'était pour nous le premier et sa visite allait beaucoup nous initier pour la suite.
Par cet après-midi de Mai, il n'y avait personne à la guérite à l'entrée sud. Pas grave direz-vous ? Mais si : il n'y avait personne pour nous donner l'indispensable plan du parc. Pour ce qui est de payer, ce fut fait par la suite au visitor center peu avant la sortie.

Le parc est traversé du sud-est au nord-ouest (l'inverse si on rentre par Fruita) par 37 km par la Rim Rock Drive qui serpente entre 1500 et 2000 m. Elle traverse la montagne en tunnel à 4 reprises. Et surtout, 15 lieux d'arrêts sont aménagés aux meilleurs points de vue. Et c'est d'overlook en view points que nous avions progressé, arrêtant à chacun pour admirer les canyons creusé dans le grès coloré : Columbus canyon, Red canyon.


Dans Ute canyon on peu voir Fallen Rock, un gros blocs détaché de la falaise.

Monument canyon contient les points les plus caractéristiques : d'abord Coke Ovens (les fours à coke ?) et ses curieuses formations rocheuses.
Kissing Couple (le couple qui s'embrasse ?) visible de Monument canyon view
de Grand view, on peut voir toute la vallée, du canyon au fleuve Colorado et au loin les monts Book Cliff
Independance Rock est le clou de la visite . Tous les ans il est escaladé lors de l'Independance day. 
Il y a bien d'autres points d'intérêt, accessibles par les sentiers qui partent de la route.
Maintenant, 6 ans plus tard et quelque 70 parcs au compteur, Colorado NM fut une visite initiatique. On y voit un résumé de beaucoup d'autres sites de l'Utah voisin. Et c''était sans doute très bien de le voir en premier.
Quelques heures plus tard, on arrivait à Moab et le lendemain, on passait dans la cour des grands.
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Californie : Carrizo Plain NM – un lieu inconnu !
Un lieu inconnu en effet ! Un National Monument même pas repéré sur la carte générale du www.nps.gov ni sur Google Map. Combien des ratisseurs de Voyage Forum, pourfendeurs de planning mal faits, sauraient le situer. Trop petit pour le voir sur une carte ? Plus de 1000 km2, ça se remarque ! Trop à l'écart des circuits ? Entre San Luis Obispo et Baskerfield, on est en secteur connu.

Début Mai 2008, pour relier Death Valley de Yosemite, la Tioga Pass était fermée. Repus de séquoias par Mariposa Groove, nous avions fait le détour par la côte. Longer le Pacifique, voir la colonie d'éléphants de mer à San Simeon puis traverser la plaine pour arriver aux portes de la mortelle vallée : un National Monument sur la route, on allait pas le rater.

Une erreur de navigation nous avait conduit sur la curieuse Bittewater road où des centaines de petits chipmunks (je suppose) s'enfuyaient de la route sous notre nez.

Une première entrée dans le parc, jusqu'au Soda Lake et malheur, la jauge d'essence passe au rouge. Qu'à cela ne tienne, sur la carte, il y une ville près de l'entrée – demi tour. La ville en question n'est qu'une ferme sur la grille de laquelle est affiché « NO GAS » Renseignement pris, la station la plus proche est à Santa Margarita, 85km. Et bien, notre Toyota Hightlander avait bien des réserves. Tout ça pour dire que nous avions beaucoup de retard lors de notre 2ème entrée dans le parc.
Et nous n'avons pas vu grand chose : un pronghorn, l'antilope américaine, dont nous n'avions vu qu'un seul représentant jusqu'alors, à Yellowstone un an avant.
le Soda Lake, un lac de sel de 12km2, vestige d'un mer préhistorique. Un chemin de planches donne accès au bord du lac.
un chemin carrossable va près du sommet d'une petite colline indiquée Overlook Hill. Le point de vue y est plus panoramique.
pas en avance, nous avons délaissé le Goodwin Education Center servant de visitor center, à l'écart de la route . On aurait pu y avoir un plan plus détaillé et des renseignements pour aller au Painted Rock voisin. De curieux pictographes, vieux de plusieurs milliers d'années sont peints dans un abri rocheux. L'accès est payant depuis 2010.avec une carte détaillée, nous aurions pu allé voir de près la faille de San Andrea qui borde la Carrizo Plain au pied de la Tremblor Range.
Les vagues blanches sont les rebords de la faille de San Andrea
La route vers la sortie sud n'est pas revêtue. Peu après la sortie, en direction de Baskerfield, nous rencontrons pour la première fois une plantation d'éoliennes.
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Colorado – Le Black Canyon of the Gunnison National Park
C'est un nom à rallonge pour ce canyon de la rivière Gunnison, née dans les hauteurs des Rocheuses, qui rejoint le fleuve Colorado à Grand Junction. A l'écart des circuits les plus classiques, mais à 3 heures de Moab et de Cortez, certains font le détour par Montrose pour profiter des paysages de haute montagne entre Durango et Ouray, par la petite ville de Silverton à peine sortie du 19ème siècle ou des stations de ski voisines.

En 2005, c'était la clôture de notre bref périple, entre Durango et Vail notre destination professionnelle. A Coal Bank Pass, la « Million Dollar Highway » passe à 3240m, bien plus haut que tous nos cols du Tour de France dans les Alpes ou les Pyrénées.

Il y a 2 accès dans le parc du Black Canyon, un au nord par 2h de routes secondaires en partant de Montrose et le plus connu au sud, à 20 minutes de la même ville. C'est ce dernier que nous avons pris.

Avant l'arrivée au visitor center, situé au bord du canyon, la route se sépare. Vers l'est, la East Portal road suit la rive gauche jusqu'au début du canyon et accède à la Curecanti National Recreation Area, sur les bords de la rivière. Cette route est une impasse et nécessite de revenir.

L'essentiel de la visite se passe sur la South Rim Road qui donne accès à une douzaine de points de vue et quelques brefs Trails. Le canyon n'est pas très profond, 5-600m, comparé au « GC » visité 2 jours avant. Mais il est très étroit, 300m par endroit, en haut, seulement 12m au niveau de la rivière aux Narrows.

Près du visitor center, la descente est aménagée et protégée pour arrivé au premier Overlook. Elle mène à plusieurs vues sur le canyon, la rivière et un à-pic impressionnant. La couleur général du lieu, des roches, la forêt aussi, explique bien le nom de canyon noir.

Les points de vue se succèdent, certains au bord de la route, d'autres à quelques centaines de mètres : Pulpit Rock, Cross Fissures View, Big Island, Rock Point, Devils Lookout, difficile de situer les photos qui suivent, 6 ans après.

A Chasm View, le canyon est très étroit, mais il semble que c'est sur l'autre rive qu'on en a la meilleure vue.

Le point suivant, Painted Wall View, offre une première vue sur la façade rainurée de la rive droite, que l'on retrouve de face à Cedar Point.

Dragon Point offre une vue sur la continuité de la vallée qui s'élargit par la suite. Sunset View et Warner Point, après 1km de Nature Trail terminent la route.



En partant vers l'est pour rejoindre Vail à travers la montagne, on longe au début la Gunisson River et une série de barrages. Le Blue Mesa Reservoir est la plus large retenue, juste avant la ville de Gunisson.

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Idaho – le Nez Perce National Historical Parc
Quand on parle des « natives », pour beaucoup des habitués du forum, il s'agit des Navajos. Certains y ajoutent les Hoppis voisins quand ils se sont aventurés (c'est parfois une aventure) sur leur terres. Pour les visiteurs du Sud Dakota, on ajoute les Lakotas ou Sioux, descendants des Sitting Bull et Crazy Horse. Quelques autres réserves sont parfois traversées par nos baroudeurs du grand West, celle des Apaches, des Shoshones, des Crows … Mais qui connait la réserve des Nez Percés ?
Lorsque l'on se ballade dans le nord-ouest, du Washington au Montana, on retrouve un peu partout des traces de Lewis and Clark, panneaux informatifs, musées ou lieux baptisés au nom des explorateurs du début du XIXème.

A l'automne 1805, ils rencontrèrent une tribu indienne pacifique, nommée « Nez Perce » par les trappeurs français qui leur servaient de guide.
La suite est l'histoire habituelle des indiens que je vais résumer ici – sympathie au départ, les pasteurs viennent éduquer (évangéliser) les « incultes » - avec les Nez Perces, ça va toujours bien, et puis les chercheurs d'or arrivent et les indiens sont envoyés dans une réserve. Ils le prennent mal et c'est la guerre. Sous la conduite de Cheif Joseph (qui avait passé son enfance chez les missionnaires chrétiens), ils résistèrent puis s'enfuirent vers le Canada. S'ils traversèrent Yellowstone, ils passèrent plus au sud de la Chief Joseph Hwy, une route magnifique que l'on peut recommander pour relier Cody à l'entrée Nord est du parc, par la Dead Indian Pass. Pour terminer l'histoire, ils furent rattrapés juste avant la frontière. Les survivants furent exilés dans le Kansas avant de pouvoir revenir dans l'Idaho...
Cheif Joseph est un des pères fondateurs à coté de Sitting Bull, Geronimo et Red Cloud sur certaines représentations iconoclastes des sculptures du Mont Rushmore.
La réserve indienne des Nez Perces est située dans l'Idaho, au sud Ouest de Missoula (ville du Montana sur la I90). En 2007, c'était notre dernière destination après notre séjour à Yellowstone. La Lolo Creek road franchit la Lolo Pass puis descend le long la rivière qui devient la Clearwater River avant d'arriver dans la réserve.

La carte du National Park Service signale quelques points d'intérêt dès l'entrée dans la réserve. La route sinueuse longe la Clearwater dans une vallée encastrée classée « Scenic road ». Elle passe à coté du Heart of the Monster, formation rocheuse où Lewis & Clark avaient monté leur camp.
Notre destination est Orofino, dont le nom évoque l'or fin trouvé dans les environs. Nous avons réservé une chambre pour 3 nuits au Konkolville Motel – sympa, ils fournissent le steak, on se le fait griller soit même.
Mais qu'il y a-t'il vraiment à voir dans cette réserve et ce National Historical Parc ?

La première visite est pour le Spalding Visitor Center. Situé au nord-ouest de la réserve, c'est le principal point de visite. A notre arrivée, le ranger indien de service termine le montage de la tente proche du bâtiment.

A l'intérieur, le musée contient une intéressante présentation de vêtements traditionnels Nez-Percés.


A coté, le parc de la Lapway mission et du fort du même nom. Sur le mur extérieur de l'église, la pierre tombale du révèrent Spaldin qui vécu avec les Nez Percés de 1836 à 1874. Quelques plaques commémoratives, l'école et les restes de la mission d'origine dans un parc aux grands arbres où il fait bon flâner.

Bon, et les indiens, ils sont où ? Nous partons vers la localité de Nez Perce, au centre de la réserve.

Nous traversons des champs de blé, immenses, vallonnés. Dans certains, la récolte est terminée, dans d'autres elle est en court (on est le 24 août). Certains champs ont été brulés, d'autres sont en feux, d'autres sont déjà labourés – pour une 2ème récolte ?

Les indiens seraient-ils devenus agriculteurs ? Arrivés à Nez Perce (Town), nous trouvons une petite ville d'agriculteurs qui n'a rien d'indienne. Tout ce que nous voyons nous conduit à penser que les indiens ont vendus leurs terres aux colons venus cultiver ce plateau. Parmi eux, sans doute des français, comme le font penser certains villages nommés Ferdinand ou Grangeville et surtout le surprenant Culdesac.

C'est pour le transport du blé que des voies ferrées ont été construites, avec des tunnels et des ponts impressionnants.

Après déjeuner au supermarket du coin, nous repartons par la route 64 pour très vite se retrouver sur un chemin de terre à flan de colline et entamer une descente sur une piste étroite. Les déambulations de l'après midi, entre autre pour trouver une banque, ne nous mettrons pas plus sur la piste des indiens.
Le second jour était consacré à Lewiston, à la frontière du Washington. De l'autre coté de la Snakeriver qui sépare les états, la ville s'appelle Clarkston. On peut dire qu'ils ont laissés leurs empruntes, ceux-là. C'est samedi, une exposition de voitures de collection emplit la Main street

Un petit tour au petit musée où la petite gardienne nous accueille. Brève visite, les peintures extérieures sont les points les plus intéressants.

Mais nous repartons avec quelques infos intéressantes. Le Trading Post (en fin de voyage, on voudrait des souvenirs) se trouve à coté du casino, sur la route d'Orofino. Eh oui, indien = casino. Bon mais à part ça, il a une autre petite Trading Post à Lapway, chez les indiens. Enfin, nous trouvons les indiens, Lapway est la seule localité peuplé par 98% de natives. La ville est tracée en damier, avec tous les équipements nécessaires, terrain de foot, super-marché, station d'essence... à non elle semble abandonnée. Les habitations sont principalement de vieux mobile-homes. Au petit drugstore près du magasin, nous mangeons à coté d'un couple de nez percés qui nous fait un grand sourire en sortant, mais pas de conversation. Devant le centre administratif de la réserve, beau bâtiment qui à l'air de mal vieillir, une stèle porte le vrai nom des Nez-Percés : Nimmipuu, cherchez la correspondance phonétique !

La Trading Post est ce baraquement bleu, du style des autres maisons de Lapway. La tenancière indienne nous demande d’où nous venons, trouvant notre accent doux et agréable (sic). Pendant que nous choisissons quelques babioles (les bijoux de fabrication locale sont très cher), un trappeur canadien négocie la vente des peaux qu'il a apporté.
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Californie – Les tubes de lave de Lava Beds NM
Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre de surprenantes visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur.
Fin Août 2010, nous y avons fait étape entre Redwood NP et le Crater Lake NP, 2 lieux bien connus de ceux qui s'aventurent au nord de San Francisco. Nous y accédons par le nord, en passant dans l'Oregon, par la country road 10, nommée Hill Road. Avant d'arriver au parc, la route longe le Tule Lake, reserve naturelle dont nous verrons une autre partie en repartant. C'est notre 1er parc payant de l'année, nous commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée - ici pas d'électricité donc pas de carte bancaire donc payement en espèce.

Une des premières choses que l'on voit est une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte, la Devils Homestead Flow. Plusieurs points de vue sont aménagés.

A Fleener Chimneys, on accède au départ de cette coulée de lave.

Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes, ces lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts à la visite cette année et en choisissons un échantillon assez varié pour la journée. On peut aussi acheter des casques, mais ce n'est pas très utile. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année.

Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par la lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on se retrouve «alone in the dark».



Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave sur la route qui va vers le sud. Un lieu surprenant où la lave a coulé dans plusieurs directions, à ne pas rater.



Nous revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot.
L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de tubes de lave situés autour d'une boucle d'environ 4 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres. Si le sol est lisse dans certains, dans d'autre la marche est difficile et nécessite de bonnes chaussures. Nous descendons ainsi dans Golden Dome, puis Hopkins Chocolate et Sunshine.


Les Garden Bridges sont des tubes de lave effondrés dans lesquels on ne descend pas.

Après Hercules Leg, nous terminons par Juniper.
D'autres tubes de lave peuvent se visiter ailleurs dans le parc, au bout de quelques centaines de mètres, ainsi que des cratères. Pour les marcheurs, des trails de 3 à 13 miles sont balisés dans le parc.
Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil dons une lointaine réserve. Pour rester près de leur terre natale, ils s'était réfugiés dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tinrent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui il y laissa la vie. Les restes de cette guerre sont encore visibles et se visitent en différents endroits comme le Gillems Camp ou le Thomas-Wright Battlefiel. Les descendants du peuple Modoc vivent maintenant en Olkahoma.

Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers. Une piste longe la rive du lac sur plusieurs kilomètres.

Un peu à l'écart à l'est, dans une section extérieure du parc, le Petroglyph Point Trail accède à plusieurs centaines de gravures vieilles de 6000 ans (?).

Au total, nous avons passé plus de 6h dans le parc, et nous sommes loin d'avoir tout vu.
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Arizona – Organ Pipe Cactus
Trois grands déserts couvrent une partie du sud ouest américains. Le Mojave desert est le plus connu avec sa zone préservée entre Las Vegas et Los Angeles ; c'est aussi celui de la partie ouest du Joshua Tree NP et de la Vallée de la Mort. Il est planté de ces yuccas très caractéristiques que sont les arbres de Josué. Le Great Basin, dans le Nevada, est sans doute le moins connu. Certains ont visité le national parc du même nom, mais cette montagne n'est pas représentative de la terrible région où s'est perdu Steve Fossett. Le Sonoran desert, au sud de l'Arizona, est le pays du cactus saguaro devenu l'emblème de l'état. Un double parc national de part et d'autre de Tucson lui est consacré. Les saguaros sont omniprésents dans ce désert (et certainement pas à Monument Valley comme on est surpris d'en voir dans certains films). Mais il existe une autre sorte de cactus géant baptisé Organ Pipe (tuyau d'orgue) auquel un parc est consacré le long de la frontière mexicaine. Très à l'écart des circuits habituels, même les plus au sud, bien peu le connaissent.
Sur notre route de Los Angeles à Tucson en mai 2009, il constituait une étape importante. Nuit à Gila Bend, petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?). Sur cette route qui va aussi au Mexique, nous sommes arrêtés à 4 reprises par les border patrols (2 à l'aller 2 beaucoup plus regardante au retour.)
L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface (1332 km2), pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne sommes pas les seuls ce jours-là mais presque. Il est 9h lorsque nous photographions l'entrée, on va y passer 4h environ.

Au Kris Eggle visitor center, tenu par des rangers d'age canonique (il n'y a pas de retraite pour les rangers) mais bien sympathique, nous achetons notre « annual pass » et discutons sur ce que l'on va visiter.

Une longue piste fait le tour du parc en longeant la frontière, on aurait bien aimé. Mais elle est fermée depuis quelques années pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine et les trafiquants de drogue.
Nous retenons 3 lieux et commençons par le jardin botanique attenant au visitor center. Cela permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos. Et beaucoup d'autres bien sûr.


L'Ajo Mountain Drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. De la tôle ondulée au départ, à travers un nature du désert, les organ pipe poussent parmi les saguaros omniprésents. Il n'y a pas que des cactus mais aussi de nombreux yuccas en fleur.



La route s’élève dans la Diablo Mountain, et offre des points de vue sur la Sonoyta Valley.

Dans cette partie, nous rencontrons en chemin quelques animaux, un coyote, des sonoran proghorn. Pas le temps de les photographier, ils traversent la piste devant nous et disparaissent dans la nature. Plus loin, une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la tête – traverse plus lentement, difficile à approcher pour prendre en photo, sauf la mère (?) qui passe en dernier.

Un peu de relief, même une bonne montée caillouteuse et la route passe à proximité d'une arche, point de départ d'une courte randonnée dans le Arch canyon.

Tout près, on rencontre un habitant des lieux plus facile à photographier : le « zebra tailed lizard ». Nous ne rencontrons pas de serpent, pourtant il en existe plusieurs variétés plus ou moins sympathiques par ici.

La fin du parcours est un peu fade et, sans originalité, offre un goût de déjà vu

Revenus au visitor center, nous partons sur la North Puerto Blanco Drive. La piste de 85km est barrée au bout de 5 miles par une grille fermée à clé. Au delà, elle continue à sens unique, mais cette partie est actuellement uniquement parcourue par les convois de rangers et border patrols. Nous en verrons un revenir pendant que nous mangeons dans la picnic area aménagée dans ce lieux. Des "ramadas" offrent un peu d'ombre pour déjeuner mais ne protègent pas des soudaines rafales de vent.

L'accès à quelques mines se trouvant barré, d'autres lieux demandant trop de marche pour nous, sans connaître l'emplacement des petroglyphes de service (pas des merveilles d'après les photos), nous prenons la route de Tucson, 230km, l'étape suivante. En route, nous croisons un de ces tourbillons de sable qui se forment dans le désert.

Il s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route, traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite...
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Arizona – Tonto National Monument
Ce petit NM est très rarement visité, même par ceux qui empruntent le célèbre (?) Apache Trail. Ce n'est pourtant qu'à 3 minutes (dixit Google map) du barrage qui retient la Salt River dans le Theodore Roosevelt Lake.

Ce petit NM, disais-je, car il est minuscule, avec seulement 4,5km2, justifie bien un arrêt d'une heure ou deux. Mais nous sommes seuls ce 18 mai 2009 lorsque nous stationnons sur le parking d'un visitor center tout neuf. Il y aura 3 voitures de plus 1h après. Ce n'est donc pas la bousculade.
L’accueil des dames rangers est sympathique. Il nous faut des explications, car il n'y a pas de carte sur le nps.gov. On nous explique que les ruines hautes se visitent avec un guide de novembre à avril et qu'il faut réserver, ce à quoi nous rétorquons que nous n'avons pas l'intention de retraverser l'Atlantique dans 6 mois.
Ensuite, on nous recommande de voir la vidéo et de visiter le musée, ce qui n'est pas notre soucis premier. Nous disons donc que nous voulons d'abord visiter le Lower Cliff Dwelling, et là on nous explique que oui, mais...

mais l'approche des loges dans la falaise est peuplé à cette saison par des "dangerous bees". J'accroche un peu sur le mot "bees", j'ai bien compris qu'il ne s'agit ni de bière ni d'ours et il me faut quelques temps pour penser à des abeilles, des abeilles tueuses ! Et notre dame ranger insiste bien pour que nous n'allions pas plus loin que le panneau placé au milieu du chemin. Et elle ajoute que si par hasard nous rencontrons des serpents à sonnette, il faut éviter de les déranger. Elle ne nous parle pas du Gila Monster, ce gros lézard venimeux qui habite aussi les lieux.
Le chemin revêtu monte lentement vers le Lower Cliff Dwelling, 100m plus haut. Il est équipé de bancs tous les 200m, rarement à l'ombre. La vue sur le lac au nord est de plus en plus belle à mesure que l'on monte, au milieu des cactus saguaros, des yuccas et des ocotillos.


Au bout, un village d'une vingtaine de pièces abrité dans une grotte. Il fut habité par les indiens salados (gens salés !), du XII au XVème siècle ( pour une fois, il ne s'agit pas des anasazis). Mais nous arrivons au barrage, 100 m environ avant l'entrée des ruines, assez près pour une bonne vue de la façade. Nous n'en verrons pas l'intérieur, les abeilles sont là, depuis un moment, quelques unes tournicotent autour de nous.


Pas de rattlesnake à l'aller ni au retour. Nous retrouvons l'ombre du visitor center pour regarder la vidéo et la maquette du Lower Cliff Dwelling, puis la fraicheur climatisée à l'intérieur pour un petit tour du musée sur la culture salado.
Nous ressortons avec un cadeau, la ranger, n'ayant pas de monnaie pour rendre sur notre billet de 100$ et rien pour carte amex, nous offre la casquette que je voulais ajouté à ma collection. Il ne passe pas souvent de français ?
L'aire de piquenique dans le bas du parc est nouvellement équipée, très propre, avec de l'ombre. Ça tombe bien, c'est l'heure.

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Nevada – Cathedral Gorge State Park
Quand on évoque de l'état du Nevada, c'est presque toujours pour parler de Las Vegas, la gigantesque salle de jeux et ses hôtels-casinos du Strip. Parfois, ceux qui en sortent vont voir le Red Rock Canyon voisin ou bien le splendide Valley of Fire State Park. Mais il y a d'autres lieux intéressant dans cet état principalement couvert par le désert du Great Basin En remontant par la route US93, à 260 km au nord de Las Vegas, près de petite ville de Panaca se trouve un parc d'état spectaculaire qui porte le nom de Cathédral Gorge (à ne pas confondre avec Cathedral Valley de Capitol Reef NP ou Cathedral Wash à coté de Lees Ferry ou encore Cathedral Rock dont j'ai parlé plus haut).
Le State Park a deux accès, un au nord vers les points de vue en hauteur, un au sud vers les slot canyons, et les aires de piquenique et de camping. Le 10 juin 2009, c'est par le nord que nous sommes arrivés.
L'entrée nord conduit au lieu nommé Millers Point : un parking, des toilettes et un point de vue couvert d'où on découvre la gorge creusée par l'érosion par ravinement dans la roche constituée d'argile molle de bentonite.

Des marches descendent de l'observatoire vers des points de vue intermédiaires.

De là on peut aussi descendre jusqu'au sentier qui suit le fond du canyon vers les points de visite atteints par l'autre entrée.


Quelques autres randonnées conduisent à d'autres points de vue. L'une d'elle rejoint le camping.
A l'entrée sud est construit un visitor center régional. Lors de notre passage, dans la petite salle de projection était présenté un reportage sur la flore et faune du désert du Great Basin. Peu de renseignements sur le parc lui-même, mais un endroit de fraicheur pour ceux qui font halte ici en été.
La route qui s'engage dans le parc conduit au bout de 2km à un point de retournement, avec quelques place pour stationner. C'est là qu'est située la boite à lettre pour régler les frais d'entrée dans le parc, mais pas de carte ou plan en échange. Au pied des flèches qui parfois font penser à Bryce Canyon, des crevasses dans la falaise ouvrent des passages sinueux où l'on peut se faufiler sur des dizaines de mètres jusqu'à rencontrer le rétrécissement fatal à votre embonpoint.

Cathedral Caves est un des nombreux points de départ de ces multiples ramifications un peu similaires aux slot canyons.


Le soleil qui a bien voulu faire son apparition éclaire et colore les parois des crevasses ce qui donne aussi un air de Antelop Canyon.


Un embranchement de la route conduit au camping et près de l'entrée, une piste mène à une aire de piquenique.
Cathedral Gorge constitue une étape intéressante – 2 heures suffisent – entre Las Vegas et le Great Basin National Park, un NP, le seul en Nevada, bien méconnu des fans de l'ouest américain.
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Californie – les Redwood Parks
Quand on parle des redwoods, il s'agit bien sûr des séquoias et la Californie est le principal état où l'on peut voir ces arbres dont la taille et l'age atteignent des valeurs gigantesques.
Beaucoup de touristes européens les découvrent lors de leur passage au parc national de Yosemite. Là, le circuit-promenade de Mariposa Grove permet de découvrir quelques géants comme le "Grizzly Giant". A proximité de Yosemite, mais rarement au programme de visite se trouvent le Kings Canyon NP où l'on découvre de beau spécimen et le "General Grand" et le Sequoia NP (au moins le nom est clair) où l'on visite le "General Sherman". Mais il existe un autre parc national consacré aux sequoias, ou plutôt une multitude de petits parcs d'état où privé, dont certains ont été regroupé dans le Redwood National Park. Situé près de la cote Pacifique, au nord de la Californie, cette catégorie de séquoias n’atteint pas les diamètres de ceux de l'intérieur, mais elle les dépasse en hauteur. Notre visite fin août 2010 s'est étalée sur 2 jours.
Remontant de San Francisco et de Point Reyes National Seashore, notre première halte fut à Leggett, là où la route 1 rejoint la US 101 qui porte ici le nom de Redwood Hwy. Près de la petite localité se trouve une touffe de séquoia. La piste qui y conduit passe par le péage d'entrée de ce parc (communal ou privé ?). La principale attraction, pour ne pas dire la seule est un "Drive Thru Tree" nommé Chandelier Tree.
C'est un des plus célèbre de ces arbres que l'on peut traverser en voiture, un monstre âgé de 2400 ans, haut de 96 m, dont le tronc de 6,40 m à la base a été creusé en 1930. Il porte ce nom de chandelier en raison de la forme des branches.
Il y a queue cet après midi pour passer en voiture dans le chandelier car chaque passage se ponctue par des photos. Mais on peut faire plusieurs fois en oubliant pas de replier les rétroviseurs, car avec notre Chevrolet Equinox, il n'y a pas beaucoup de marge.

Sur place, un magasin de souvenirs propose une multitude de produits à base de bois de la région (ou d’ailleurs, probablement même de Chine) mais pas en séquoia.
En continuant la US 101 vers le nord, la route 254 se sépare de la higthway 101 et suit sur 33 km "Avenue of the Giants" . Il s'agit de l'ancienne route qui passe à travers la forêt à forte présence de séquoia. Là de multiples attractions se succèdent, taillées dans l'arbre géant qui fut longtemps la richesse locale. Elles ont pour nom "Chimney Tree" (fermé lors de notre passage – donc payant), "One-log house" (pas vu)
A "Shrine Drive Thru Tree", nous avons réédité l'exploit (???) de traverser le tronc d'un arbre, ici c'est plus large mais délicat à la sortie, mais le passage est naturel. Un magasin de souvenir (sans doute), mais aussi un circuit vers des maisons creusées dans les troncs.


Et d'autres lieux jusqu'à la Bull Creek Flats road qui pénètre dans le Humboldt Redwood State Park, vous connaissez ? Mais si : la forêt des Ewoks dans le retour du Jedi !

A la sortie de l'Avenue des Géants, nous logeons à Fortuna, petite ville où l’hôtellerie est plus abordable qu'à Eureka, cité côtière donc touristique.
Nous ne sommes qu'à 50 minutes du Thomas H. Kuchel visitor center, à l'entrée du Redwood National Park. Le temps de récupérer un plan, de discuter avec le ranger sur la promenade la plus à notre portée, de l'état de la piste qui longe la mer et d'apprendre que des baleines sont signalées en face Klamath River Overlook.

Notre première visite est consacrée à Lady Bird Johnson Grove, une petite boucle d'environ 1,5 mile, avec de nombreux points d'infos, dans la fraicheur de la forêt de séquoias.


La forêt est plutôt claire et agréable, quelques gros spécimens se visitent même de l'intérieur.

Après notre petite randonnée matinale, nous continuons vers le Prairie Creek Redwoods SP où nous arrêtons voir le Big Tree, juste une petite promenade jusqu'à un "1500 years old, height 87,50 m, circumference 20,70 m". Il n'y a jamais le recul suffisant pour photographier en entier.
Nous prenons ensuite la piste du NP qui va longer la côte. Hight Bluff Overlook nous offre une vue sur le Pacifique avec toujours un brin de brume et les oiseaux marins .

Après le passage de la rivière Klamath, nous nous rendons à l'overlook en haut des falaise. Quelques touristes regardent au loin avec des jumelles. Effectivement, l'info au visitor center était bonne, il y a 2 baleines au large, assez proches pour bien les voir sortir de l'eau (pas bondir) mais trop loin pour les photographier. Nos jumelles sont de sortie.
La vue sur l'embouchure de la Klamath River est magnifique.

En continuant vers le nord, nous arrêtons à Tree Mystery. Beaucoup de voiture, des cars et un parc d'attraction sur le thème du séquoia. L'attraction n'est pas bon marché. Pour vous faire une idée des géants près de l'entrée, regardez la jeune fille au pied !

Notre dernier parcours sera la piste qui traverse Jedediah Smith Redwood State Park. Une dizaine de kilomètres dans une forêt très sombre, sur une piste très poussiéreuse, tellement que les foug��res et le troncs des séquoias prennent des airs fantasmagoriques. Il ne faut pas suivre une autre voiture à moins de 100m. Très vite le pare-brise est aussi couvert de poussière


Au bout le Scout Memorial Grove propose un circuit avec plus de relief que celui du matin.

Globalement, la visite de ce secteur est très délicate à programmer. Des multiples state parcs d'origine, certain sont regroupé dans le national parc, mais le regroupement n'est pas géographique. Ainsi nous avons traversé 4 secteurs séparés du national park et autant de state parks !
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Californie – La Mojave National Preserve
Entre la route qui relie Los Angelès au Grand Canyon et celle qui revient de Las Vegas à Los Angelès, Mojave NP est parfois tentant pour une visite intermédiaire. Mais qu'il y a-t'il à voir ? Le désert Mojave, un des 3 grand déserts du sud-ouest américain s'étend à l'ouest de Las Vegas et la "Preserve" en est la partie protégée par l'administration fédérale. C'est la 3ème plus grande surface, après Death Valley et Yellowstone. Fin mai 2008, nous l'avons traversé pour relier la ville-casino au splendide Joshua Trees NP, pas par la route la plus courte, mais en prenant le chemin des écoliers. En arrivant par la US 15, on passe par Primm, complexe hôtelier et casinos et attraction comme à toutes les frontières du Nevada.

Après le col Mountain Pass à 1742m dont l’ascension est pénible (lente derrière les camions et en pleine chaleur) la route longe la réserve. L'entrée est 23km plus loin, à l'échangeur avec la Cima Road (essence et magasin au carrefour).

Il y a 3 traversées nord-sud avec des ramifications par des pistes facilement carrossables en temps normal, mais uniquement des pistes pour 4x4 dans le sens E-W.
La route s'engage dans la Mojave NP. L'entrée est libre, un panneau affiche avec un plan où l'on peut voir les principales routes, les visitor centers et les principaux trails. La route, rectiligne vers le sud, est bordée de la forêt de Joshua Trees, le Yucca caractéristique du désert Mojave, avec de très beaux spécimens.

A Cima, petite ghost town atteinte après 29 km, on arrive à une voie ferrée, peut-être celle qui reliait autrefois Los Angelès et Las Vegas. La route suit ensuite les rails jusqu'à Kelso où se trouve le principal centre d'information de le réserve. Mais nous prenons les chemins de traverse, en tournant à gauche au bout de 8km vers la Cedar Canyon Road. Au bout de quelques kilomètres, la route devient une piste qui suit le Cedar wash. Le paysage a changé, plus de relief, les arbres de Josué sont plus chétifs.

Nous tournons à droite vers Hole-in-the-Wall. La Black Canyon Road traverse quelques wash heureusement à sec. Nous rencontrons un troupeau de bovidés à grandes cornes, apparemment surpris de voir passer du monde. Ce seront les seuls animaux à 4 pattes que nous rencontrerons

Il y a par là plusieurs camping rustiques et le Black Canyon Group and Equestrian Campground. Il y a surtout le Hole-in-the-Wall information center. Mais pas de voiture, les portes sont fermées. Nous qui espérions des renseignements et un plan de la réserve...

Nous retrouvons une chaussée revêtue et bientôt un carrefour : une route à droite conduit à Providence Mountains State Recreation Area : un parc d'état à l'intérieur de la National Preserve. C'est un détour intéressant. Il y a un visitor center. De là, la vue est superbe.


Le ranger de service nous accueille et nous donne quelques informations. Il nous propose de participer à la visite de Mitchell Cavern, visite guidée qui part peu après, 3-4 personnes attendent l'arrivée du guide. Nous avons probablement tort de ne pas nous joindre à eux. Mais le chemin vers la caverne monte et est en plein soleil...


Le morceau de stalactite exposé dans la salle donne une idée de ce qu'on peu y voir.

Le ranger nous raconte que le secteur, en particulier le camping attenant, était envahi par les serpents à sonnette 15 jours plus tôt. Il sont partis maintenant ? En fait pas tous car un se faufile dans les pierres, à coté des toilettes du parking. Ce sera la première fois .


Plus au sud, nous sortons de la Mojave NP sur la US 40. La traversée la plus courte fait 88km, avec le détour, nous en avons fait 117km. Mais nous n'allons pas nous engager sur la 40, qui va pourtant vers notre destination, mais nous continuons 10km pour rejoindre la localité de Essex sur la National Trails Hightway, nom officiel de la route 66 en Californie.

C'est peut-être une des sections les plus intéressantes de la route 66. De part et d'autre de la route, sur les bas-cotés pentus, les voyageurs du passé ont écrit leur nom avec des pierres.

Plus loin se trouve un fabuleux arbre à godasses, où pendent les chaussures laissées là par les aventuriers de la route mythique.

Nous rejoignons ensuite la Twentynine Palms Hwy et Pioneertown où nous avons réservé la chambre de John Wayne.
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Où, quand, comment assister à un POW WOW ? Après 4 voyages dans l'ouest américain, la tête et l'album photo pleins de rochers rouges, de déserts à cactus, de volcans, de forêts géantes et de hautes montagnes se posait la questions : à part d'autres rochers, d'autres déserts, d'autre volcans, d'autres forêts et d'autres montagnes, que peut-on découvrir de spécifique et de différents. La visite de quelques musées indiens, le passage chez les Navajos, les Apaches, les Lakotas, les Nez-Percés, les Havasupais, les Shoshones, les Paiutes, les Crow, les Blackfeet, les Modoc, les Warm Springs et j'en passe, l'achat de jewelery et autres produits sur le bord de la route ou dans les Trading Post … nous amenaient à penser qu'assister à une fête indienne serait un objectif intéressant. Une fête ou plutôt une cérémonie = un Pow Wow, voilà, nous allons tenter d'assister à un Pow Wow. Les premières recherches nous conduisent à confirmer que ce qui était autrefois un rassemblement religieux ou guerrier entre diverses nations indiennes est maintenant une manifestation festive avec principalement une compétition de danse. Ça nous convient bien, voir les danses indiennes dans les costumes traditionnels. Mais où voir un Pow Wow, un vrai, pas un spectacle pour touristes ?
Comment trouver un Pow Wow ? Une rapide question sur VF avait suscité en autres, 2 réponses indiquant des sites internet de calendrier des Pow Wow, dont celui-ci : http://www.powwows.com/calendar . Il donne la liste des événements programmés par mois et par état.
Mais misère ! Si le calendrier est bien rempli pour les dates passées et à venir à brève échéance, rien pour notre période de voyage, qui n'est que 5 mois plus tard, du moins rien de compatible avec notre circuit à travers 9 états. Même si notre itinéraire est encore largement modifiable, l'avion est réservé et le déroulement des visites est ordonnancé. A regarder les infos des Pow Wow de l'année passée, aux dates compatibles, je me disais que ces fêtes devaient se reproduire à date fixe ou presque. Sans trop diverger de mon circuit de base, j'en trouvais un près de Seattle le dernier week end d'Août, le Muckleshoot Skopabsh Powwow (tout le monde connait ? la tribu Muckleshoot, un des plus important groupe de natives de l'état de Washington basé principalement à Auburn) Le site donnant les coordonnées de l'organisation, je décidais de leur poser directement la question par e-mail. Réponse : la date était avancée d'une semaine, soit avant notre départ de France, "pour éviter tout conflit avec celui de la réserve Yakama". Nouveau mail, cette fois aux Yakama, après avoir vérifier que le lieu restait compatible avec le reste du programme. Réponse positive, le Pow Wow de Yakama Nation Legends Casino se déroule à Toppenish du vendredi au dimanche aux bonnes dates et "Nous serions alors heureux de vous compter parmi nos invités!" Nous inscrivons Toppenish dans notre programme, le samedi 28 Août. Cela nous fait faire un détour de 300km entre Crater Lake NP et Olympic NP, mais ça permet de traverser le Rainier NP qui n'était pas initialement au programme.
Quelques règles à connaître Lu sur un site français (www.4winds.info/events/powwow/index.php) : Pour assurer un bon déroulement du Pow-wow, des règles strictes sont à respecter: L'aire de danse est sacrée et impénétrable sans l'autorisation du Maître de Cérémonie. Les costumes des danseurs ont une importance particulière. Il ne faut donc pas les toucher sans la permission des danseurs. Le Tambour est le Centre du Pow-wow: il ne faut donc pas le toucher, ni s'asseoir près de lui. Si une plume tombe à terre, ELLE NE DOIT JAMAIS ÊTRE RAMASSEE !! De plus les sièges sont réservés aux danseurs et à leur famille
Notre après-midi au Pow Wow Yakama Et le 28 Août, nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes River, chez les récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent, sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organise le 8ème Pow Wow de la Nation Yakama.
Après un passage à l'hôtel, déposer nos valises et se renseigner sur le lieu, nous nous rendons au site du rassemblement. L'entrée du parking dans un grand pré est gratuite. Nous sommes pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne. Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés.
Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : un grand chapiteau, avec des gradins aux extrémités et plusieurs rangs de chaises sur les cotés. Sur l'estrade près de la sono, responsables et commentateurs - le drapeau américain côtoie celui de la nation Yakama.
Au milieu se rassemblent plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et moins jeunes.
Au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance, ils commencent à danser en faisant le tour de la piste. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.
Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici... ah mais si, nous !
Les femmes sont en tête de la parade, nous sommes intrigués par les pas glissés des plus âgées et ceux plus virevoltant des jeunes filles. Les hommes suivent. Difficile de prendre des photos, alors la fonction caméra est utilisée (je sais maintenant comment vous en faire profiter).
Les compétitions débutent par les enfants de 5 ans et moins, les plus p'tits encadrés par la maman, c'est qu'on commence jeune ! Et il y a 1500$ à gagner pour cette catégorie ! Nous les retrouvons à la sortie.
Viennent ensuite les juniors de 6 à 12 ans – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Puis les Teen de 13 à 17 ans. Chaque catégorie fait 3 danses …
Ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants.
Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , d'un coté ce sont les marchands, avec les bijoux indiens, des vêtements classiques ou des TS, des CD, et les éléments pour faire les tenues des danseurs. De l'autre coté, ce sont de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons la police qui surveille. Nous faisons quelques achats, pas de made in china ici, et mangeons une sorte de galette, c'est pas mauvais du tout.
Quand nous retournons au grand chapiteau, les danses des femmes sont terminées … C'est maintenant le tour des seniors – plus de 55 ans – toujours vifs en tout cas. Nous notons plusieurs choses, que nous n'avions pas trop remarqué avant : tous les concurrents portent un numéro, le jury, du moins les notateurs, car il faut bien noter les concurrents, se tiennent au milieu de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs il y a des réserves d'eau dans la glace au pied des mats centraux. Il faut dire qu'il fait chaud et chaque danse doit être vraiment épuisante. Nous retrouvons les seniors à la sortie.
Maintenant on peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour. Un micro les relie à la sono générale. Pas évidents de distinguer les subtilités des différents chants et de comprendre les variation de rythme de la batterie.
La dernière compétition est celle des adultes 18-54 ans parmi lesquels les jeunes « guerriers » on revêtu des tenues avec une débauche de plumes aux couleurs vives dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés. A l'invite d'une mère indienne, nous terminons l'après midi assis dans les gradins
En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le maitre de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.
Pour notre prochain voyage, en 2012, dans une autre région, nous essaieront aussi d’assister à un Pow Wow, mais il faudra reprendre au début : trouver un lieu et une date compatible avec la base de notre planning.
Nevada – Great Basin National Park
Qui ne connait pas le Nevada ? La Vegas et les hôtels-casinos du Strip, le Cirque du Soleil … Et tous ceux qui en sont sortis, c'était pour une balade au Red Canyon ou à la magnifique Valley of Fire. A part ça, le Nevada, c'est le désert. Il y a pourtant un parc national, un seul exclusivement au Nevada, et bien peu s'y sont aventurés. Il faut dire que le Great Basic National Park, est plutôt isolé. Le désert du Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain avec le Mojave Desert en Californie et le Sonoran desert en Arizona. C'est peut être le plus aride et le plus retiré, là où même les plus modernes des aventuriers peuvent se perdent. Le National park est situé à environ 300 miles au nord de Las Vegas, tout près de l'Utah. L'ancienne cité minière de Ely est la ville la plus proche, à 70 miles. L'accès principal est situé au village de Baker (68h) où l'on trouve quelques logements et un minuscule magasin. Le visiter center est aussi à Baker, près de la grand-route, à l'extérieur du parc.

L'entrée du parc est située à environ 8km et elle est gratuite.
Le parc en lui-même n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à près de 4000m apparaissent au-dessus d'une forêt dense. La route qui y pénètre s'élève de 1000m en lacets, sur 20km en offrant quelques beaux points de vue et le point de départ de randonnées montagnardes.


Près du camping au bout de la route, part une piste de randonnée vers le sommet du Wheeler Peek, randonnée qui peut se faire guidée par un ranger. Il y a 900m de dénivelé, avec des vues sur plusieurs lacs et le Rock glacier, ainsi que sur le Bristlecone Pine grove, une touffe de cet arbre qui peut vivre 4700 ans.


Pour les marcheurs moins enthousiastes, une petite promenade botanique offre une brève découverte de la forêt d'altitude à partir du camping. En ce 9 juin 2009, il y a encore de la neige, nous sommes un peu au-dessus de 3000m. Le chemin est souvent un plancher qui enjambe les ruisseaux de neige fondue.


Il y a plusieurs autres entrées à ce parc qui est immense (312 km2), mais qui accueille moins de 100000 visiteurs par an. Des pistes conduisent à des campings et des trails vers des Bristlecone Pine groves. La piste la plus au sud, carrossable qu'en 4x4, conduit à Lexington Arche.
L'entré principale mène aussi au Lehman Caves National Monument, dont le classement au titre des sites nationaux est plus ancien que celui du Great Basin lui-même. Son visitor center est indépendant.

La visite des grottes est guidée et payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après nous être assurés qu'il y avait très peu de marches à monter. Une ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grands, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin.

Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.
Lehman Caves est sans doute le lieu le plus intéressant à voir à Great Basin. C'est aussi une plus belles galeries souterraines de l'ouest.
En rentrant à Ely où nous logeons, nous prenons un raccourci dans la montagne par la Osceola road toute proche du parc. La piste carrossable en 4x4 traverse la montagne. Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?

A Ely, le Nevada hôtel est un de ces hôtels-casinos mythiques de la grande époque minière. Certains acteurs comme Gary Cooper ont ici leur étoile dans le trottoir. Lorsque nous arrivons, il y a un rassemblement de motard et une haie de Harley est stationnée devant l'hôtel.


A venir - Wind Cave NP et Jewel Cave NM - Olympic NP ? - Glacier NP ? et quelques dizaines d'autres
Dans mes carnets de voyage 2009 et 2010, j'ai présenté les circuits que nous avons fait dans l'ouest américains, très longs parcours venant en complément de nos 3 premiers voyages, 2005, 2007 et 2008. Mon propos ici n'est pas de raconter ces voyages déjà loin dans notre mémoire et de parler une fois de plus des grands classiques qui foisonnent sur le forum, mais simplement d'apporter quelques éléments sur des parcs beaucoup moins visités que Yellowstone, Monument Valley, Bryce ou le Grand Canyon.
Ces parcs plus à l'écart sont Joshua Trees NP en Californie, Crater of the Moon NM dans l'Idaho, John Day Fossil Bed NM dans l'Oregon, Carrizo Plain NM en Californie, Colorado NM dans le Colorado, Mount Saint Helens NVM dans le Washington, Black Canyon NP dans le Colorado. Je parlerai aussi de quelques lieux comme la réserve indienne des Nez Percés en Idaho. J'en profiterai pour détailler un peu plus certains très peu visités dont j'ai déjà parlé, comme Organ Pipe NM, Lava Bed NM, Tonto National Monument, Cathedral Gorge SP , Redwood NP, Mojave National Preserve et Great Basin NP.
Mais aussi, pour ceux qui veulent voir autre chose, j'ai ajouté : Où, quand, comment assister à un POW WOW ?
CALIFORNIE - Aux portes de Los Angelès, le Joshua Tree National Park
Aux portes de Los Angeles, le Joshua Tree NP offre ses paysages aux confins de 2 déserts, le désert Mojave où l'on trouve les arbres de Josué et le désert du Colorado. En 2008, nous y avons passé une journée dans la chaleur encore supportable du mois de Mai.
Entre Twentynine Palms et Palm Springs ...Le parc fait 3210 km carrés environ la surface du département du Rhône. Il n'est parcouru que par 100 km de routes formant un Y du nord au sud et quelques centaines de km de pistes plus ou moins carrossables. A chaque entrée se trouve un « Visitor Center » tenu par les rangers. Le principal est celui du nord-ouest où un arrêt s'impose. Cartes et documents y sont remis aux visiteurs, avec une feuille en français pour nous bien utile.

Le parc porte le nom du principal végétal du désert Mojave, le Joshua Tree, ou arbre de Josué, baptisé ainsi par les mormons. Si on le trouve aussi dans la Mojave Desert Preserve voisine, c'est ici, dans la partie nord-ouest du parc, que ces yuccas géants sont les plus grands (jusqu'à 6m) et les plus denses.


Ils forment une forêt parsemée de gros rochers orangés parmi lesquels sont aménagés des sentiers de visite.

On y voit fréquemment différentes espèces de lézards aux couleurs variées, mais aussi des lièvres avec d'immenses oreilles, des roadrunners (Beep-Beep) et parfois des coyotes. Le désert est aussi habité par les serpents à sonnette et d'autres, rouges, qu'on préfère ne pas rencontrer.

Une route monte dans la San Bernardino Mountains à un point de vue nommé Keys View. De là on découvre la vallée de Palm Spring et la faille de San Andreas.

Parmi les multiples petites promenades aménagées, celle de Cap Rock offre un joli parcours botanique.

Vers le sud, la route passe un col et débouche sur un autre désert, celui du Colorado. Les Joshua Trees disparaissent, laissant la place à différentes variétés de plantes des déserts, comme le curieux ocotillo à grandes tiges fleuries de rouge.

A Cholla Cactus Garden est aménagé un jardin bien délimité dans un champ de cactus particuliers : le cholla cactus. A l'entrée, un panneau rappelle de ne surtout pas y toucher, ses épines ont la particularité d'entrer dans la peau et de ne pas pouvoir être ressorties. Le chemin qui sillonne le jardin permet aussi de découvrir les autres végétaux de ce désert.

Près de la sortie sud, à coté du Cottonwood visitor center, une piste conduit au Lost Palms Oasis qui offre un peu d'eau, d'ombre et de fraîcheur dans ce désert aride.

A la sortie nord-est en traversant le visitor center, on peut se promener dans la palmeraie un peu défraîchie de l'oasis de Mara. * **********************************************************************************
IDAHO - Crater of the Moon, sur la route de Yellowstone
C'est vrai que ce parc est une peu perdu dans cet état incertain qu'est l'Idaho. Fin Août 2007, venant de Portland, nous l'avions traversé en allant à Yellowstone. C'est là que nous avions acheté notre première Annual Pass, que nous avions rentabilisé en Mai l'année suivante. Depuis nous avons pu voir que certains envisagent y faire étape entre San Francisco ou Salt Lake City et le Big parc des geysers et des bisons.
Le parc est situé près d'Arco, petite bourgade où fut construite en 1951 la première centrale nucléaire américaine. Craters of the Moon est un National Monument et constitue une réserve naturelle située dans la plaine de la Snake River. La superficie est d'environ 3000 km2 et contient plusieurs coulées de laves dont les plus récentes datent d'à peine 2000 ans – tout juste avant-hier à l'échelle géologique, ce qui explique que par endroit, la lave semble à peine froide.Le circuit revêtu forme une boucle et ne fait que 7 miles. Il permet d'accéder à 4 points d'intérêts accessibles par de courtes marches et 2 autres pour des randonnées plus importantes. A chaque départ, la longueur de randonnées, la durée et le dénivelé sont indiquées (de ce point de vue, c'est le lieu le mieux informé de tout ce que nous avons visité).

Devil Orchard Nature Trail, offre une promenade de 0.5 mile dans un lieu étrange où la nature tente de reprendre vie sur la lave. On y voit comment les premiers arbres repoussés ont été détruit par les plantes parasites.

Inferno Cone, une colline volcanique, offre de son sommet une vue sur l'ensemble du parc.


A Snow Cone et Spatter cones, on peut monter jusqu'à l'intérieur de petits cratères - un des lieux les plus intéressants.
La promenade qui part vers Dewtrop Cave est des plus surprenantes et du genre à rester ancrée dans la mémoire : ½ mile sur un couloir qui sillonne au milieu de la lave fraiche, noire de noire, pour arriver à des tubes de lave (la lave en fusion refroidit et forme en surface une croûte. Mais sous celle-ci elle continue à couler, laissant ainsi une grotte cylindrique) nommés Indian Tunnel, Boy Scout Cave et Beauty Cave, dans lesquels on peu s'engager (à ses risques et périls)

A certains endroits on a presque l'impression que la lave coule encore. C'est un des parcs les plus marquant que nous ayons visité.
Ah, on est loin des roches rouges de l'Utah, des eaux bleus de Crater Lake, des mousses vertes de la forêt d'Olympic, des sables jaunes des dunes de Death Valley ou des neiges éternelles de Glacier, mais bien au milieu des cratères de la lune.
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OREGON - Les 3 lits à fossiles de John Day
C'était en 2007 aussi, sur la route de Portland à Yellowstone. Avant l'étape de Crater of the Moon, nous avions prévu de visiter John Day Fossils Beds NM, histoire de meubler la longue route. Dans l'est de l'Oregon, ce national monument est formé de 3 lieux bien distincts, plutôt éloignés les uns des autres car étalés sur environ 100 miles. Pour inclure correctement dans notre trajet, il fallait en éliminer un, ce fut Carlo Unit, le plus au nord, sur les bord de la John Day river (donc je n'en parlerai pas).

Arrivant de Portlands, nous faisons une pose dans la réserve indienne de Warm Spring et en suivant la route 26 vers l'est, nous arrivons au premier site : Painted Hills Unit.

La piste qui y conduit est déjà un spectacle en soi en longeant des collines rouges. A cette époque, nous ne connaissions pas encore le Painted Desert de Petrified Forest : 2 ans plus tard ce dernier nous a donné l'impression de déjà vu, en moins bien !
Entrée, comme dans un grand parc mais le petit visitor center était fermé.

Le point le plus intéressant est le Painted Hills overlook d'où l'on surplombe les collines colorées. En suivant le petit trail, on en découvre les nuances en fonction des angles de vue.

Sur l'autre coté, le Carroll Rim Trail présente des colorations différentes où le noir domine.

Deux autres randonnées partent de ce site, nous serions allés jusqu'au Painted Cave quand le témoin d'essence de notre Pontiac G6 nous fait part de la faiblesse du niveau du réservoir. Nous n'avons aucune idée de la marge restante, donc direction la station la plus proche, en l’occurrence Mitchell. Ce n'est pas une vile fantôme, pas encore, mais maintenant que la route 26 contourne, c'est un peu mort. Il y a un vieil hôtel et une station. La patronne vient nous faire le plein et nous dit soudain «Avez-vous vu Henri ?» Surpris, nous demandons des explications et elle nous fais signe de nous retourner. A quelque mètres de la pompe, dans notre dos, un double grillage et derrière, Henri nous regarde. Il repart au fond de la case avant la photo – notre premier ours américain était en cage, mais nous l'avons vu de très prêt.
HenryDirection John Day, la ville au creux de la charmante vallée de la rivière du même nom (à 110 km de Mitchell – les distances sont longues ici, trop longues pour un réservoir vide). Cette année là, nous n'avions pas réservé tous nos hôtels – mauvaise surprise, le Best Western est complet, mais il y en a d'autres et le 2ème convient. Le lendemain, 2 hôtels nous refuserons aussi.
Dans le restaurant où nous dinons, un grand tableau sur le mur montre que l'on avait pas cherché que des fossiles le long de la rivière.

Le lendemain, nous revenons 60km en arrière pour visiter la partie la plus importante du John Day Fossil Beds, le Sheep Rock Unit. En fait il y a 4 parties réparties sur les bord de la John Day river, avec divers lieux à visiter.
Au départ la route suit la rivière dans le Picture Gorge, jusque qu'au pied du Sheep Rock qui culmine à plus de 1000m.C'est là que ce trouve un des visitor centers les plus intéressants que nous ayons vu : les fossiles des différentes époques sont présentés au pied de fresques montrant la faune de l'époque dans l'environnement qui allait les détruire, en particulier les éruptions volcaniques.

On peut aussi voir l'atelier où l'on dégage les fossiles de leur gaine de roc.

Similitude avec le parc de l'Arizona, on voit aussi quelques troncs pétrifiés.
Un peu plus loin, la Blue Basin Area offre un circuit de 1 mile dans les collines vertes – ici, c'est la pierre qui est verte.
Tout au long de ce Island in Time Trail, on peu découvrir des fossiles dans leur lieux de découverte, bien protégés sous des cloches (pour ceux qui connaissent, on peu aussi en voir au Badlands NP).
En continuant la route vers le nord, Cathedral Rock est une curiosité dans un méandre de la rivière.

Enfin à Foree Area, 2 trails partent du même parking : Flood of Fire, avec une vue magnifique sur les falaises de basalte et Story in Stone que nous ne voyons que de loin.

Au mois d'Août, bien que plus au nord que les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, il fait chaud ici où nous ne sommes pas beaucoup plus haut que le niveau de la mer.
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Washington : le Mount St Helens NVM
La visite des parcs nationaux nous conduit souvent à remonter dans le temps, loin, loin dans l'histoire de la planète. Au point que l'on s'embrouille parfois dans l'échelle des temps géologiques sur le nombre de zéro qui définit la date. Je citerai en exemple un texte lu sur un site de voyage bien connu, datant les premiers pétroglyphes à 3 million d'années (avant l'homo sapiens) alors qu'il s'agit de 3000 ans. L'éruption de Crater of the Moon est presque contemporaine par rapport à celle de la caldeira de Yellowstone dont la dernière grande explosion date d'il y a 640 000 ans. Mais quand on parle du Mount St Helens, on revient à l'échelle humaine. J'avais 32 ans quand le 18 mai 1980 le sommet du volcan explosa. La plus grande catastrophe volcanique des USA, et si le nombre de morts fut limité (57), le sommet avait baissé de 400m, déplaçant 2,3 km3 de roche. Les retombées de cendres couvrirent le ¼ nord-ouest du pays de plusieurs centimètres, jusqu'aux portes du Texas. La couverture médiatique de l'évènement fut à l'époque bien faible par rapport à ce qu'elle serait de nos jours. Notons au passage que notre grand Haroun Tazieff avait jugé ce volcan inoffensif.
Dès 1982, le président Reagan fit du volcan un monument national, le Mount St. Helens National Volcanic Monument. Dans cette catégorie de NM est aussi classé le Newberry NVM et son double cratère, 300km plus au sud (voir CV 2010).
Lors d'un court séjour professionnel à Portland en 1997, j'avais fait une approche par le sud, sans vraiment rien voir du volcan.
En 2007 de retour à Portland et mieux organisé, j'y consacrais une journée.Il y a 2 routes possibles, par l'est ou par l'ouest. L'approche par l'est conduit plus prêt du volcan mais ne permet pas de voir la partie béante du cratère. C'est celle de l'ouest, venant de la I5 que nous avons prise à Castle Rock. Il y a 80 km de routes, dans la deuxième moitié, entièrement refaite, avec des ponts neufs. Plusieurs points de vue éloignés jalonne cette 2ème partie : Elk Rock View Point puis Castle Rock View Point. Le temps est couvert à l’aller, nous remettons les vues au retour (à tord, la pluie nous rejoindra sur la route).
Le visitor center de Coldwater Ridge est un arrêt obligatoire. Quand on est face à l'entrée, on voit le volcan derrière. A l'intérieur, les rangers encaissent le payement des droits d'entrée - il semble que les NVM n'était pas inclus dans les droits de l'annual pass, en 2007. Les maquettes et plans complètent la vidéo qui présente l'histoire récente.
Au pied, le Coldwater Lake est un lieu de détente et un point de départ de diverses randonnées.

La route continue jusqu'à Loowit viewpoint et se termine à Johnston Ridge Observatory. En ce début d'après midi de fin Août, le parking n'est pas très encombré.
Du haut, un chemin conduit aux meilleurs points de vue. C'est d'ici qu'on peut voir le volcan, sur le coté béant du cratère. Hélas les nuages en masquent une partie. Sur les flans de la montagne, les coulées de laves sont visibles. Les restes des troncs brisés lors de l'éruption jalonnent le lieu.
Mais la vie a repris. Pour la première fois, nous voyons des paintbrush, des fleurs que les indiens utilisaient pour se nourrir et se soigner mais pas comme peinture, comme le nom pourrait faire penser. La vie animale a repris et les chipmunks sont de retour, toujours près des touristes.

Au point d'observation le mieux orienté, après une brève descente, une plaque porte les noms des 57 victimes de l'éruption du 18 Mai 1980. Une ouverture dans les nuages nous permet de voir le cratère, mais ce sera de courte durée.


Certaines vues montrent ce que qu'à pu être la largeur de coulée de lave dans la vallée.

Pour les marcheurs, le chemin continue jusqu'au Spirit Lake puis vers les randonnées plus conséquentes qui font le tour du volcan. L’accès au cratère lui-même est interdit.

Je conseille un petit tour sur Google Earth pour une vue en relief les plus impressionnantes - 46°12'16.91"N & 122°11'18.78"O
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Colorado : première découverte au Colorado National Monument
C'était en Mai 2005, je venais pour un congrès à Vail, station de ski dans les Montagnes Rocheuses à l'ouest de Denver. C'était une bonne occasion pour prendre une semaine de vacances en couple et visiter … quelque chose. On s'était dit : on loue une voiture et puis on verra, il doit bien y avoir quelque chose à voir dans le secteur ! Pour voir, il y avait à voir et ce fut le premier d'une série de voyages dans le grand West. Un peu de recherche m'avait conduit à programmer quelques lieux incontournables à portée de roues : Arches, Monument Valley et Grand Canyon et pour le retour Mesa Verde et Black Canyon, et en tout premier lieux le Colorado National Monument.
Tout avait mal commencé : à l'arrivée à 21h au petit aéroport de Eagle, nos valises n'avaient pas suivi et la voiture de l'hôtel ne nous attendait pas … Ce n'est que le lendemain midi, à l'arrivée de vol suivant (et oui, un petit aéroport avec 3 vols par jour) que nous avons récupéré nos valises, fracturées par les douanes – nous avions eu le malheur de les fermer à clé. Tout ça pour dire que ce n'est qu'en début d'après-midi que nous somme arrivé à Grand Junction, à l'entrée sud est du parc. Nous prenons chez Budget notre voiture de location, un petite Chevrolet Aveo.
Décidément trop petit, pour les USAMême si le Colorado NM n'est pas un site exceptionnel, c'était pour nous le premier et sa visite allait beaucoup nous initier pour la suite.
Par cet après-midi de Mai, il n'y avait personne à la guérite à l'entrée sud. Pas grave direz-vous ? Mais si : il n'y avait personne pour nous donner l'indispensable plan du parc. Pour ce qui est de payer, ce fut fait par la suite au visitor center peu avant la sortie.

Le parc est traversé du sud-est au nord-ouest (l'inverse si on rentre par Fruita) par 37 km par la Rim Rock Drive qui serpente entre 1500 et 2000 m. Elle traverse la montagne en tunnel à 4 reprises. Et surtout, 15 lieux d'arrêts sont aménagés aux meilleurs points de vue. Et c'est d'overlook en view points que nous avions progressé, arrêtant à chacun pour admirer les canyons creusé dans le grès coloré : Columbus canyon, Red canyon.


Dans Ute canyon on peu voir Fallen Rock, un gros blocs détaché de la falaise.

Monument canyon contient les points les plus caractéristiques : d'abord Coke Ovens (les fours à coke ?) et ses curieuses formations rocheuses.
Kissing Couple (le couple qui s'embrasse ?) visible de Monument canyon view
de Grand view, on peut voir toute la vallée, du canyon au fleuve Colorado et au loin les monts Book Cliff
Independance Rock est le clou de la visite . Tous les ans il est escaladé lors de l'Independance day. 
Il y a bien d'autres points d'intérêt, accessibles par les sentiers qui partent de la route.
Maintenant, 6 ans plus tard et quelque 70 parcs au compteur, Colorado NM fut une visite initiatique. On y voit un résumé de beaucoup d'autres sites de l'Utah voisin. Et c''était sans doute très bien de le voir en premier.
Quelques heures plus tard, on arrivait à Moab et le lendemain, on passait dans la cour des grands.
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Californie : Carrizo Plain NM – un lieu inconnu !
Un lieu inconnu en effet ! Un National Monument même pas repéré sur la carte générale du www.nps.gov ni sur Google Map. Combien des ratisseurs de Voyage Forum, pourfendeurs de planning mal faits, sauraient le situer. Trop petit pour le voir sur une carte ? Plus de 1000 km2, ça se remarque ! Trop à l'écart des circuits ? Entre San Luis Obispo et Baskerfield, on est en secteur connu.

Début Mai 2008, pour relier Death Valley de Yosemite, la Tioga Pass était fermée. Repus de séquoias par Mariposa Groove, nous avions fait le détour par la côte. Longer le Pacifique, voir la colonie d'éléphants de mer à San Simeon puis traverser la plaine pour arriver aux portes de la mortelle vallée : un National Monument sur la route, on allait pas le rater.

Une erreur de navigation nous avait conduit sur la curieuse Bittewater road où des centaines de petits chipmunks (je suppose) s'enfuyaient de la route sous notre nez.

Une première entrée dans le parc, jusqu'au Soda Lake et malheur, la jauge d'essence passe au rouge. Qu'à cela ne tienne, sur la carte, il y une ville près de l'entrée – demi tour. La ville en question n'est qu'une ferme sur la grille de laquelle est affiché « NO GAS » Renseignement pris, la station la plus proche est à Santa Margarita, 85km. Et bien, notre Toyota Hightlander avait bien des réserves. Tout ça pour dire que nous avions beaucoup de retard lors de notre 2ème entrée dans le parc.
Et nous n'avons pas vu grand chose : un pronghorn, l'antilope américaine, dont nous n'avions vu qu'un seul représentant jusqu'alors, à Yellowstone un an avant.
le Soda Lake, un lac de sel de 12km2, vestige d'un mer préhistorique. Un chemin de planches donne accès au bord du lac.
un chemin carrossable va près du sommet d'une petite colline indiquée Overlook Hill. Le point de vue y est plus panoramique.
pas en avance, nous avons délaissé le Goodwin Education Center servant de visitor center, à l'écart de la route . On aurait pu y avoir un plan plus détaillé et des renseignements pour aller au Painted Rock voisin. De curieux pictographes, vieux de plusieurs milliers d'années sont peints dans un abri rocheux. L'accès est payant depuis 2010.avec une carte détaillée, nous aurions pu allé voir de près la faille de San Andrea qui borde la Carrizo Plain au pied de la Tremblor Range.
Les vagues blanches sont les rebords de la faille de San AndreaLa route vers la sortie sud n'est pas revêtue. Peu après la sortie, en direction de Baskerfield, nous rencontrons pour la première fois une plantation d'éoliennes.

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Colorado – Le Black Canyon of the Gunnison National Park
C'est un nom à rallonge pour ce canyon de la rivière Gunnison, née dans les hauteurs des Rocheuses, qui rejoint le fleuve Colorado à Grand Junction. A l'écart des circuits les plus classiques, mais à 3 heures de Moab et de Cortez, certains font le détour par Montrose pour profiter des paysages de haute montagne entre Durango et Ouray, par la petite ville de Silverton à peine sortie du 19ème siècle ou des stations de ski voisines.

En 2005, c'était la clôture de notre bref périple, entre Durango et Vail notre destination professionnelle. A Coal Bank Pass, la « Million Dollar Highway » passe à 3240m, bien plus haut que tous nos cols du Tour de France dans les Alpes ou les Pyrénées.

Il y a 2 accès dans le parc du Black Canyon, un au nord par 2h de routes secondaires en partant de Montrose et le plus connu au sud, à 20 minutes de la même ville. C'est ce dernier que nous avons pris.

Avant l'arrivée au visitor center, situé au bord du canyon, la route se sépare. Vers l'est, la East Portal road suit la rive gauche jusqu'au début du canyon et accède à la Curecanti National Recreation Area, sur les bords de la rivière. Cette route est une impasse et nécessite de revenir.

L'essentiel de la visite se passe sur la South Rim Road qui donne accès à une douzaine de points de vue et quelques brefs Trails. Le canyon n'est pas très profond, 5-600m, comparé au « GC » visité 2 jours avant. Mais il est très étroit, 300m par endroit, en haut, seulement 12m au niveau de la rivière aux Narrows.

Près du visitor center, la descente est aménagée et protégée pour arrivé au premier Overlook. Elle mène à plusieurs vues sur le canyon, la rivière et un à-pic impressionnant. La couleur général du lieu, des roches, la forêt aussi, explique bien le nom de canyon noir.

Les points de vue se succèdent, certains au bord de la route, d'autres à quelques centaines de mètres : Pulpit Rock, Cross Fissures View, Big Island, Rock Point, Devils Lookout, difficile de situer les photos qui suivent, 6 ans après.

A Chasm View, le canyon est très étroit, mais il semble que c'est sur l'autre rive qu'on en a la meilleure vue.

Le point suivant, Painted Wall View, offre une première vue sur la façade rainurée de la rive droite, que l'on retrouve de face à Cedar Point.

Dragon Point offre une vue sur la continuité de la vallée qui s'élargit par la suite. Sunset View et Warner Point, après 1km de Nature Trail terminent la route.



En partant vers l'est pour rejoindre Vail à travers la montagne, on longe au début la Gunisson River et une série de barrages. Le Blue Mesa Reservoir est la plus large retenue, juste avant la ville de Gunisson.

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Idaho – le Nez Perce National Historical Parc
Quand on parle des « natives », pour beaucoup des habitués du forum, il s'agit des Navajos. Certains y ajoutent les Hoppis voisins quand ils se sont aventurés (c'est parfois une aventure) sur leur terres. Pour les visiteurs du Sud Dakota, on ajoute les Lakotas ou Sioux, descendants des Sitting Bull et Crazy Horse. Quelques autres réserves sont parfois traversées par nos baroudeurs du grand West, celle des Apaches, des Shoshones, des Crows … Mais qui connait la réserve des Nez Percés ?
Lorsque l'on se ballade dans le nord-ouest, du Washington au Montana, on retrouve un peu partout des traces de Lewis and Clark, panneaux informatifs, musées ou lieux baptisés au nom des explorateurs du début du XIXème.

A l'automne 1805, ils rencontrèrent une tribu indienne pacifique, nommée « Nez Perce » par les trappeurs français qui leur servaient de guide.
La suite est l'histoire habituelle des indiens que je vais résumer ici – sympathie au départ, les pasteurs viennent éduquer (évangéliser) les « incultes » - avec les Nez Perces, ça va toujours bien, et puis les chercheurs d'or arrivent et les indiens sont envoyés dans une réserve. Ils le prennent mal et c'est la guerre. Sous la conduite de Cheif Joseph (qui avait passé son enfance chez les missionnaires chrétiens), ils résistèrent puis s'enfuirent vers le Canada. S'ils traversèrent Yellowstone, ils passèrent plus au sud de la Chief Joseph Hwy, une route magnifique que l'on peut recommander pour relier Cody à l'entrée Nord est du parc, par la Dead Indian Pass. Pour terminer l'histoire, ils furent rattrapés juste avant la frontière. Les survivants furent exilés dans le Kansas avant de pouvoir revenir dans l'Idaho...
Cheif Joseph est un des pères fondateurs à coté de Sitting Bull, Geronimo et Red Cloud sur certaines représentations iconoclastes des sculptures du Mont Rushmore.
La réserve indienne des Nez Perces est située dans l'Idaho, au sud Ouest de Missoula (ville du Montana sur la I90). En 2007, c'était notre dernière destination après notre séjour à Yellowstone. La Lolo Creek road franchit la Lolo Pass puis descend le long la rivière qui devient la Clearwater River avant d'arriver dans la réserve.

La carte du National Park Service signale quelques points d'intérêt dès l'entrée dans la réserve. La route sinueuse longe la Clearwater dans une vallée encastrée classée « Scenic road ». Elle passe à coté du Heart of the Monster, formation rocheuse où Lewis & Clark avaient monté leur camp.
Notre destination est Orofino, dont le nom évoque l'or fin trouvé dans les environs. Nous avons réservé une chambre pour 3 nuits au Konkolville Motel – sympa, ils fournissent le steak, on se le fait griller soit même.
Mais qu'il y a-t'il vraiment à voir dans cette réserve et ce National Historical Parc ?

La première visite est pour le Spalding Visitor Center. Situé au nord-ouest de la réserve, c'est le principal point de visite. A notre arrivée, le ranger indien de service termine le montage de la tente proche du bâtiment.

A l'intérieur, le musée contient une intéressante présentation de vêtements traditionnels Nez-Percés.


A coté, le parc de la Lapway mission et du fort du même nom. Sur le mur extérieur de l'église, la pierre tombale du révèrent Spaldin qui vécu avec les Nez Percés de 1836 à 1874. Quelques plaques commémoratives, l'école et les restes de la mission d'origine dans un parc aux grands arbres où il fait bon flâner.

Bon, et les indiens, ils sont où ? Nous partons vers la localité de Nez Perce, au centre de la réserve.

Nous traversons des champs de blé, immenses, vallonnés. Dans certains, la récolte est terminée, dans d'autres elle est en court (on est le 24 août). Certains champs ont été brulés, d'autres sont en feux, d'autres sont déjà labourés – pour une 2ème récolte ?

Les indiens seraient-ils devenus agriculteurs ? Arrivés à Nez Perce (Town), nous trouvons une petite ville d'agriculteurs qui n'a rien d'indienne. Tout ce que nous voyons nous conduit à penser que les indiens ont vendus leurs terres aux colons venus cultiver ce plateau. Parmi eux, sans doute des français, comme le font penser certains villages nommés Ferdinand ou Grangeville et surtout le surprenant Culdesac.

C'est pour le transport du blé que des voies ferrées ont été construites, avec des tunnels et des ponts impressionnants.

Après déjeuner au supermarket du coin, nous repartons par la route 64 pour très vite se retrouver sur un chemin de terre à flan de colline et entamer une descente sur une piste étroite. Les déambulations de l'après midi, entre autre pour trouver une banque, ne nous mettrons pas plus sur la piste des indiens.
Le second jour était consacré à Lewiston, à la frontière du Washington. De l'autre coté de la Snakeriver qui sépare les états, la ville s'appelle Clarkston. On peut dire qu'ils ont laissés leurs empruntes, ceux-là. C'est samedi, une exposition de voitures de collection emplit la Main street

Un petit tour au petit musée où la petite gardienne nous accueille. Brève visite, les peintures extérieures sont les points les plus intéressants.

Mais nous repartons avec quelques infos intéressantes. Le Trading Post (en fin de voyage, on voudrait des souvenirs) se trouve à coté du casino, sur la route d'Orofino. Eh oui, indien = casino. Bon mais à part ça, il a une autre petite Trading Post à Lapway, chez les indiens. Enfin, nous trouvons les indiens, Lapway est la seule localité peuplé par 98% de natives. La ville est tracée en damier, avec tous les équipements nécessaires, terrain de foot, super-marché, station d'essence... à non elle semble abandonnée. Les habitations sont principalement de vieux mobile-homes. Au petit drugstore près du magasin, nous mangeons à coté d'un couple de nez percés qui nous fait un grand sourire en sortant, mais pas de conversation. Devant le centre administratif de la réserve, beau bâtiment qui à l'air de mal vieillir, une stèle porte le vrai nom des Nez-Percés : Nimmipuu, cherchez la correspondance phonétique !

La Trading Post est ce baraquement bleu, du style des autres maisons de Lapway. La tenancière indienne nous demande d’où nous venons, trouvant notre accent doux et agréable (sic). Pendant que nous choisissons quelques babioles (les bijoux de fabrication locale sont très cher), un trappeur canadien négocie la vente des peaux qu'il a apporté.

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Californie – Les tubes de lave de Lava Beds NM
Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre de surprenantes visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur.
Fin Août 2010, nous y avons fait étape entre Redwood NP et le Crater Lake NP, 2 lieux bien connus de ceux qui s'aventurent au nord de San Francisco. Nous y accédons par le nord, en passant dans l'Oregon, par la country road 10, nommée Hill Road. Avant d'arriver au parc, la route longe le Tule Lake, reserve naturelle dont nous verrons une autre partie en repartant. C'est notre 1er parc payant de l'année, nous commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée - ici pas d'électricité donc pas de carte bancaire donc payement en espèce.

Une des premières choses que l'on voit est une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte, la Devils Homestead Flow. Plusieurs points de vue sont aménagés.

A Fleener Chimneys, on accède au départ de cette coulée de lave.

Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes, ces lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts à la visite cette année et en choisissons un échantillon assez varié pour la journée. On peut aussi acheter des casques, mais ce n'est pas très utile. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année.

Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par la lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on se retrouve «alone in the dark».



Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave sur la route qui va vers le sud. Un lieu surprenant où la lave a coulé dans plusieurs directions, à ne pas rater.



Nous revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot.
L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de tubes de lave situés autour d'une boucle d'environ 4 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres. Si le sol est lisse dans certains, dans d'autre la marche est difficile et nécessite de bonnes chaussures. Nous descendons ainsi dans Golden Dome, puis Hopkins Chocolate et Sunshine.


Les Garden Bridges sont des tubes de lave effondrés dans lesquels on ne descend pas.

Après Hercules Leg, nous terminons par Juniper.
D'autres tubes de lave peuvent se visiter ailleurs dans le parc, au bout de quelques centaines de mètres, ainsi que des cratères. Pour les marcheurs, des trails de 3 à 13 miles sont balisés dans le parc.Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil dons une lointaine réserve. Pour rester près de leur terre natale, ils s'était réfugiés dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tinrent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui il y laissa la vie. Les restes de cette guerre sont encore visibles et se visitent en différents endroits comme le Gillems Camp ou le Thomas-Wright Battlefiel. Les descendants du peuple Modoc vivent maintenant en Olkahoma.

Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers. Une piste longe la rive du lac sur plusieurs kilomètres.

Un peu à l'écart à l'est, dans une section extérieure du parc, le Petroglyph Point Trail accède à plusieurs centaines de gravures vieilles de 6000 ans (?).

Au total, nous avons passé plus de 6h dans le parc, et nous sommes loin d'avoir tout vu.
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Arizona – Organ Pipe Cactus
Trois grands déserts couvrent une partie du sud ouest américains. Le Mojave desert est le plus connu avec sa zone préservée entre Las Vegas et Los Angeles ; c'est aussi celui de la partie ouest du Joshua Tree NP et de la Vallée de la Mort. Il est planté de ces yuccas très caractéristiques que sont les arbres de Josué. Le Great Basin, dans le Nevada, est sans doute le moins connu. Certains ont visité le national parc du même nom, mais cette montagne n'est pas représentative de la terrible région où s'est perdu Steve Fossett. Le Sonoran desert, au sud de l'Arizona, est le pays du cactus saguaro devenu l'emblème de l'état. Un double parc national de part et d'autre de Tucson lui est consacré. Les saguaros sont omniprésents dans ce désert (et certainement pas à Monument Valley comme on est surpris d'en voir dans certains films). Mais il existe une autre sorte de cactus géant baptisé Organ Pipe (tuyau d'orgue) auquel un parc est consacré le long de la frontière mexicaine. Très à l'écart des circuits habituels, même les plus au sud, bien peu le connaissent.
Sur notre route de Los Angeles à Tucson en mai 2009, il constituait une étape importante. Nuit à Gila Bend, petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?). Sur cette route qui va aussi au Mexique, nous sommes arrêtés à 4 reprises par les border patrols (2 à l'aller 2 beaucoup plus regardante au retour.)
L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface (1332 km2), pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne sommes pas les seuls ce jours-là mais presque. Il est 9h lorsque nous photographions l'entrée, on va y passer 4h environ.

Au Kris Eggle visitor center, tenu par des rangers d'age canonique (il n'y a pas de retraite pour les rangers) mais bien sympathique, nous achetons notre « annual pass » et discutons sur ce que l'on va visiter.

Une longue piste fait le tour du parc en longeant la frontière, on aurait bien aimé. Mais elle est fermée depuis quelques années pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine et les trafiquants de drogue.
Nous retenons 3 lieux et commençons par le jardin botanique attenant au visitor center. Cela permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos. Et beaucoup d'autres bien sûr.


L'Ajo Mountain Drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. De la tôle ondulée au départ, à travers un nature du désert, les organ pipe poussent parmi les saguaros omniprésents. Il n'y a pas que des cactus mais aussi de nombreux yuccas en fleur.



La route s’élève dans la Diablo Mountain, et offre des points de vue sur la Sonoyta Valley.

Dans cette partie, nous rencontrons en chemin quelques animaux, un coyote, des sonoran proghorn. Pas le temps de les photographier, ils traversent la piste devant nous et disparaissent dans la nature. Plus loin, une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la tête – traverse plus lentement, difficile à approcher pour prendre en photo, sauf la mère (?) qui passe en dernier.

Un peu de relief, même une bonne montée caillouteuse et la route passe à proximité d'une arche, point de départ d'une courte randonnée dans le Arch canyon.

Tout près, on rencontre un habitant des lieux plus facile à photographier : le « zebra tailed lizard ». Nous ne rencontrons pas de serpent, pourtant il en existe plusieurs variétés plus ou moins sympathiques par ici.

La fin du parcours est un peu fade et, sans originalité, offre un goût de déjà vu

Revenus au visitor center, nous partons sur la North Puerto Blanco Drive. La piste de 85km est barrée au bout de 5 miles par une grille fermée à clé. Au delà, elle continue à sens unique, mais cette partie est actuellement uniquement parcourue par les convois de rangers et border patrols. Nous en verrons un revenir pendant que nous mangeons dans la picnic area aménagée dans ce lieux. Des "ramadas" offrent un peu d'ombre pour déjeuner mais ne protègent pas des soudaines rafales de vent.

L'accès à quelques mines se trouvant barré, d'autres lieux demandant trop de marche pour nous, sans connaître l'emplacement des petroglyphes de service (pas des merveilles d'après les photos), nous prenons la route de Tucson, 230km, l'étape suivante. En route, nous croisons un de ces tourbillons de sable qui se forment dans le désert.

Il s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route, traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite...
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Arizona – Tonto National Monument
Ce petit NM est très rarement visité, même par ceux qui empruntent le célèbre (?) Apache Trail. Ce n'est pourtant qu'à 3 minutes (dixit Google map) du barrage qui retient la Salt River dans le Theodore Roosevelt Lake.

Ce petit NM, disais-je, car il est minuscule, avec seulement 4,5km2, justifie bien un arrêt d'une heure ou deux. Mais nous sommes seuls ce 18 mai 2009 lorsque nous stationnons sur le parking d'un visitor center tout neuf. Il y aura 3 voitures de plus 1h après. Ce n'est donc pas la bousculade.
L’accueil des dames rangers est sympathique. Il nous faut des explications, car il n'y a pas de carte sur le nps.gov. On nous explique que les ruines hautes se visitent avec un guide de novembre à avril et qu'il faut réserver, ce à quoi nous rétorquons que nous n'avons pas l'intention de retraverser l'Atlantique dans 6 mois.Ensuite, on nous recommande de voir la vidéo et de visiter le musée, ce qui n'est pas notre soucis premier. Nous disons donc que nous voulons d'abord visiter le Lower Cliff Dwelling, et là on nous explique que oui, mais...

mais l'approche des loges dans la falaise est peuplé à cette saison par des "dangerous bees". J'accroche un peu sur le mot "bees", j'ai bien compris qu'il ne s'agit ni de bière ni d'ours et il me faut quelques temps pour penser à des abeilles, des abeilles tueuses ! Et notre dame ranger insiste bien pour que nous n'allions pas plus loin que le panneau placé au milieu du chemin. Et elle ajoute que si par hasard nous rencontrons des serpents à sonnette, il faut éviter de les déranger. Elle ne nous parle pas du Gila Monster, ce gros lézard venimeux qui habite aussi les lieux.
Le chemin revêtu monte lentement vers le Lower Cliff Dwelling, 100m plus haut. Il est équipé de bancs tous les 200m, rarement à l'ombre. La vue sur le lac au nord est de plus en plus belle à mesure que l'on monte, au milieu des cactus saguaros, des yuccas et des ocotillos.


Au bout, un village d'une vingtaine de pièces abrité dans une grotte. Il fut habité par les indiens salados (gens salés !), du XII au XVème siècle ( pour une fois, il ne s'agit pas des anasazis). Mais nous arrivons au barrage, 100 m environ avant l'entrée des ruines, assez près pour une bonne vue de la façade. Nous n'en verrons pas l'intérieur, les abeilles sont là, depuis un moment, quelques unes tournicotent autour de nous.


Pas de rattlesnake à l'aller ni au retour. Nous retrouvons l'ombre du visitor center pour regarder la vidéo et la maquette du Lower Cliff Dwelling, puis la fraicheur climatisée à l'intérieur pour un petit tour du musée sur la culture salado.

Nous ressortons avec un cadeau, la ranger, n'ayant pas de monnaie pour rendre sur notre billet de 100$ et rien pour carte amex, nous offre la casquette que je voulais ajouté à ma collection. Il ne passe pas souvent de français ?
L'aire de piquenique dans le bas du parc est nouvellement équipée, très propre, avec de l'ombre. Ça tombe bien, c'est l'heure.

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Nevada – Cathedral Gorge State Park
Quand on évoque de l'état du Nevada, c'est presque toujours pour parler de Las Vegas, la gigantesque salle de jeux et ses hôtels-casinos du Strip. Parfois, ceux qui en sortent vont voir le Red Rock Canyon voisin ou bien le splendide Valley of Fire State Park. Mais il y a d'autres lieux intéressant dans cet état principalement couvert par le désert du Great Basin En remontant par la route US93, à 260 km au nord de Las Vegas, près de petite ville de Panaca se trouve un parc d'état spectaculaire qui porte le nom de Cathédral Gorge (à ne pas confondre avec Cathedral Valley de Capitol Reef NP ou Cathedral Wash à coté de Lees Ferry ou encore Cathedral Rock dont j'ai parlé plus haut).
Le State Park a deux accès, un au nord vers les points de vue en hauteur, un au sud vers les slot canyons, et les aires de piquenique et de camping. Le 10 juin 2009, c'est par le nord que nous sommes arrivés.
L'entrée nord conduit au lieu nommé Millers Point : un parking, des toilettes et un point de vue couvert d'où on découvre la gorge creusée par l'érosion par ravinement dans la roche constituée d'argile molle de bentonite.

Des marches descendent de l'observatoire vers des points de vue intermédiaires.

De là on peut aussi descendre jusqu'au sentier qui suit le fond du canyon vers les points de visite atteints par l'autre entrée.


Quelques autres randonnées conduisent à d'autres points de vue. L'une d'elle rejoint le camping.
A l'entrée sud est construit un visitor center régional. Lors de notre passage, dans la petite salle de projection était présenté un reportage sur la flore et faune du désert du Great Basin. Peu de renseignements sur le parc lui-même, mais un endroit de fraicheur pour ceux qui font halte ici en été.

La route qui s'engage dans le parc conduit au bout de 2km à un point de retournement, avec quelques place pour stationner. C'est là qu'est située la boite à lettre pour régler les frais d'entrée dans le parc, mais pas de carte ou plan en échange. Au pied des flèches qui parfois font penser à Bryce Canyon, des crevasses dans la falaise ouvrent des passages sinueux où l'on peut se faufiler sur des dizaines de mètres jusqu'à rencontrer le rétrécissement fatal à votre embonpoint.

Cathedral Caves est un des nombreux points de départ de ces multiples ramifications un peu similaires aux slot canyons.


Le soleil qui a bien voulu faire son apparition éclaire et colore les parois des crevasses ce qui donne aussi un air de Antelop Canyon.


Un embranchement de la route conduit au camping et près de l'entrée, une piste mène à une aire de piquenique.
Cathedral Gorge constitue une étape intéressante – 2 heures suffisent – entre Las Vegas et le Great Basin National Park, un NP, le seul en Nevada, bien méconnu des fans de l'ouest américain.
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Californie – les Redwood Parks
Quand on parle des redwoods, il s'agit bien sûr des séquoias et la Californie est le principal état où l'on peut voir ces arbres dont la taille et l'age atteignent des valeurs gigantesques.

Beaucoup de touristes européens les découvrent lors de leur passage au parc national de Yosemite. Là, le circuit-promenade de Mariposa Grove permet de découvrir quelques géants comme le "Grizzly Giant". A proximité de Yosemite, mais rarement au programme de visite se trouvent le Kings Canyon NP où l'on découvre de beau spécimen et le "General Grand" et le Sequoia NP (au moins le nom est clair) où l'on visite le "General Sherman". Mais il existe un autre parc national consacré aux sequoias, ou plutôt une multitude de petits parcs d'état où privé, dont certains ont été regroupé dans le Redwood National Park. Situé près de la cote Pacifique, au nord de la Californie, cette catégorie de séquoias n’atteint pas les diamètres de ceux de l'intérieur, mais elle les dépasse en hauteur. Notre visite fin août 2010 s'est étalée sur 2 jours.
Remontant de San Francisco et de Point Reyes National Seashore, notre première halte fut à Leggett, là où la route 1 rejoint la US 101 qui porte ici le nom de Redwood Hwy. Près de la petite localité se trouve une touffe de séquoia. La piste qui y conduit passe par le péage d'entrée de ce parc (communal ou privé ?). La principale attraction, pour ne pas dire la seule est un "Drive Thru Tree" nommé Chandelier Tree.
C'est un des plus célèbre de ces arbres que l'on peut traverser en voiture, un monstre âgé de 2400 ans, haut de 96 m, dont le tronc de 6,40 m à la base a été creusé en 1930. Il porte ce nom de chandelier en raison de la forme des branches.
Il y a queue cet après midi pour passer en voiture dans le chandelier car chaque passage se ponctue par des photos. Mais on peut faire plusieurs fois en oubliant pas de replier les rétroviseurs, car avec notre Chevrolet Equinox, il n'y a pas beaucoup de marge.
Sur place, un magasin de souvenirs propose une multitude de produits à base de bois de la région (ou d’ailleurs, probablement même de Chine) mais pas en séquoia.
En continuant la US 101 vers le nord, la route 254 se sépare de la higthway 101 et suit sur 33 km "Avenue of the Giants" . Il s'agit de l'ancienne route qui passe à travers la forêt à forte présence de séquoia. Là de multiples attractions se succèdent, taillées dans l'arbre géant qui fut longtemps la richesse locale. Elles ont pour nom "Chimney Tree" (fermé lors de notre passage – donc payant), "One-log house" (pas vu)
A "Shrine Drive Thru Tree", nous avons réédité l'exploit (???) de traverser le tronc d'un arbre, ici c'est plus large mais délicat à la sortie, mais le passage est naturel. Un magasin de souvenir (sans doute), mais aussi un circuit vers des maisons creusées dans les troncs.


Et d'autres lieux jusqu'à la Bull Creek Flats road qui pénètre dans le Humboldt Redwood State Park, vous connaissez ? Mais si : la forêt des Ewoks dans le retour du Jedi !

A la sortie de l'Avenue des Géants, nous logeons à Fortuna, petite ville où l’hôtellerie est plus abordable qu'à Eureka, cité côtière donc touristique.
Nous ne sommes qu'à 50 minutes du Thomas H. Kuchel visitor center, à l'entrée du Redwood National Park. Le temps de récupérer un plan, de discuter avec le ranger sur la promenade la plus à notre portée, de l'état de la piste qui longe la mer et d'apprendre que des baleines sont signalées en face Klamath River Overlook.

Notre première visite est consacrée à Lady Bird Johnson Grove, une petite boucle d'environ 1,5 mile, avec de nombreux points d'infos, dans la fraicheur de la forêt de séquoias.


La forêt est plutôt claire et agréable, quelques gros spécimens se visitent même de l'intérieur.

Après notre petite randonnée matinale, nous continuons vers le Prairie Creek Redwoods SP où nous arrêtons voir le Big Tree, juste une petite promenade jusqu'à un "1500 years old, height 87,50 m, circumference 20,70 m". Il n'y a jamais le recul suffisant pour photographier en entier.
Nous prenons ensuite la piste du NP qui va longer la côte. Hight Bluff Overlook nous offre une vue sur le Pacifique avec toujours un brin de brume et les oiseaux marins .

Après le passage de la rivière Klamath, nous nous rendons à l'overlook en haut des falaise. Quelques touristes regardent au loin avec des jumelles. Effectivement, l'info au visitor center était bonne, il y a 2 baleines au large, assez proches pour bien les voir sortir de l'eau (pas bondir) mais trop loin pour les photographier. Nos jumelles sont de sortie.
La vue sur l'embouchure de la Klamath River est magnifique.

En continuant vers le nord, nous arrêtons à Tree Mystery. Beaucoup de voiture, des cars et un parc d'attraction sur le thème du séquoia. L'attraction n'est pas bon marché. Pour vous faire une idée des géants près de l'entrée, regardez la jeune fille au pied !

Notre dernier parcours sera la piste qui traverse Jedediah Smith Redwood State Park. Une dizaine de kilomètres dans une forêt très sombre, sur une piste très poussiéreuse, tellement que les foug��res et le troncs des séquoias prennent des airs fantasmagoriques. Il ne faut pas suivre une autre voiture à moins de 100m. Très vite le pare-brise est aussi couvert de poussière


Au bout le Scout Memorial Grove propose un circuit avec plus de relief que celui du matin.

Globalement, la visite de ce secteur est très délicate à programmer. Des multiples state parcs d'origine, certain sont regroupé dans le national parc, mais le regroupement n'est pas géographique. Ainsi nous avons traversé 4 secteurs séparés du national park et autant de state parks !
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Californie – La Mojave National Preserve
Entre la route qui relie Los Angelès au Grand Canyon et celle qui revient de Las Vegas à Los Angelès, Mojave NP est parfois tentant pour une visite intermédiaire. Mais qu'il y a-t'il à voir ? Le désert Mojave, un des 3 grand déserts du sud-ouest américain s'étend à l'ouest de Las Vegas et la "Preserve" en est la partie protégée par l'administration fédérale. C'est la 3ème plus grande surface, après Death Valley et Yellowstone. Fin mai 2008, nous l'avons traversé pour relier la ville-casino au splendide Joshua Trees NP, pas par la route la plus courte, mais en prenant le chemin des écoliers. En arrivant par la US 15, on passe par Primm, complexe hôtelier et casinos et attraction comme à toutes les frontières du Nevada.

Après le col Mountain Pass à 1742m dont l’ascension est pénible (lente derrière les camions et en pleine chaleur) la route longe la réserve. L'entrée est 23km plus loin, à l'échangeur avec la Cima Road (essence et magasin au carrefour).

Il y a 3 traversées nord-sud avec des ramifications par des pistes facilement carrossables en temps normal, mais uniquement des pistes pour 4x4 dans le sens E-W.
La route s'engage dans la Mojave NP. L'entrée est libre, un panneau affiche avec un plan où l'on peut voir les principales routes, les visitor centers et les principaux trails. La route, rectiligne vers le sud, est bordée de la forêt de Joshua Trees, le Yucca caractéristique du désert Mojave, avec de très beaux spécimens.

A Cima, petite ghost town atteinte après 29 km, on arrive à une voie ferrée, peut-être celle qui reliait autrefois Los Angelès et Las Vegas. La route suit ensuite les rails jusqu'à Kelso où se trouve le principal centre d'information de le réserve. Mais nous prenons les chemins de traverse, en tournant à gauche au bout de 8km vers la Cedar Canyon Road. Au bout de quelques kilomètres, la route devient une piste qui suit le Cedar wash. Le paysage a changé, plus de relief, les arbres de Josué sont plus chétifs.

Nous tournons à droite vers Hole-in-the-Wall. La Black Canyon Road traverse quelques wash heureusement à sec. Nous rencontrons un troupeau de bovidés à grandes cornes, apparemment surpris de voir passer du monde. Ce seront les seuls animaux à 4 pattes que nous rencontrerons

Il y a par là plusieurs camping rustiques et le Black Canyon Group and Equestrian Campground. Il y a surtout le Hole-in-the-Wall information center. Mais pas de voiture, les portes sont fermées. Nous qui espérions des renseignements et un plan de la réserve...

Nous retrouvons une chaussée revêtue et bientôt un carrefour : une route à droite conduit à Providence Mountains State Recreation Area : un parc d'état à l'intérieur de la National Preserve. C'est un détour intéressant. Il y a un visitor center. De là, la vue est superbe.


Le ranger de service nous accueille et nous donne quelques informations. Il nous propose de participer à la visite de Mitchell Cavern, visite guidée qui part peu après, 3-4 personnes attendent l'arrivée du guide. Nous avons probablement tort de ne pas nous joindre à eux. Mais le chemin vers la caverne monte et est en plein soleil...


Le morceau de stalactite exposé dans la salle donne une idée de ce qu'on peu y voir.

Le ranger nous raconte que le secteur, en particulier le camping attenant, était envahi par les serpents à sonnette 15 jours plus tôt. Il sont partis maintenant ? En fait pas tous car un se faufile dans les pierres, à coté des toilettes du parking. Ce sera la première fois .


Plus au sud, nous sortons de la Mojave NP sur la US 40. La traversée la plus courte fait 88km, avec le détour, nous en avons fait 117km. Mais nous n'allons pas nous engager sur la 40, qui va pourtant vers notre destination, mais nous continuons 10km pour rejoindre la localité de Essex sur la National Trails Hightway, nom officiel de la route 66 en Californie.

C'est peut-être une des sections les plus intéressantes de la route 66. De part et d'autre de la route, sur les bas-cotés pentus, les voyageurs du passé ont écrit leur nom avec des pierres.

Plus loin se trouve un fabuleux arbre à godasses, où pendent les chaussures laissées là par les aventuriers de la route mythique.

Nous rejoignons ensuite la Twentynine Palms Hwy et Pioneertown où nous avons réservé la chambre de John Wayne.
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Où, quand, comment assister à un POW WOW ? Après 4 voyages dans l'ouest américain, la tête et l'album photo pleins de rochers rouges, de déserts à cactus, de volcans, de forêts géantes et de hautes montagnes se posait la questions : à part d'autres rochers, d'autres déserts, d'autre volcans, d'autres forêts et d'autres montagnes, que peut-on découvrir de spécifique et de différents. La visite de quelques musées indiens, le passage chez les Navajos, les Apaches, les Lakotas, les Nez-Percés, les Havasupais, les Shoshones, les Paiutes, les Crow, les Blackfeet, les Modoc, les Warm Springs et j'en passe, l'achat de jewelery et autres produits sur le bord de la route ou dans les Trading Post … nous amenaient à penser qu'assister à une fête indienne serait un objectif intéressant. Une fête ou plutôt une cérémonie = un Pow Wow, voilà, nous allons tenter d'assister à un Pow Wow. Les premières recherches nous conduisent à confirmer que ce qui était autrefois un rassemblement religieux ou guerrier entre diverses nations indiennes est maintenant une manifestation festive avec principalement une compétition de danse. Ça nous convient bien, voir les danses indiennes dans les costumes traditionnels. Mais où voir un Pow Wow, un vrai, pas un spectacle pour touristes ?
Comment trouver un Pow Wow ? Une rapide question sur VF avait suscité en autres, 2 réponses indiquant des sites internet de calendrier des Pow Wow, dont celui-ci : http://www.powwows.com/calendar . Il donne la liste des événements programmés par mois et par état.
Mais misère ! Si le calendrier est bien rempli pour les dates passées et à venir à brève échéance, rien pour notre période de voyage, qui n'est que 5 mois plus tard, du moins rien de compatible avec notre circuit à travers 9 états. Même si notre itinéraire est encore largement modifiable, l'avion est réservé et le déroulement des visites est ordonnancé. A regarder les infos des Pow Wow de l'année passée, aux dates compatibles, je me disais que ces fêtes devaient se reproduire à date fixe ou presque. Sans trop diverger de mon circuit de base, j'en trouvais un près de Seattle le dernier week end d'Août, le Muckleshoot Skopabsh Powwow (tout le monde connait ? la tribu Muckleshoot, un des plus important groupe de natives de l'état de Washington basé principalement à Auburn) Le site donnant les coordonnées de l'organisation, je décidais de leur poser directement la question par e-mail. Réponse : la date était avancée d'une semaine, soit avant notre départ de France, "pour éviter tout conflit avec celui de la réserve Yakama". Nouveau mail, cette fois aux Yakama, après avoir vérifier que le lieu restait compatible avec le reste du programme. Réponse positive, le Pow Wow de Yakama Nation Legends Casino se déroule à Toppenish du vendredi au dimanche aux bonnes dates et "Nous serions alors heureux de vous compter parmi nos invités!" Nous inscrivons Toppenish dans notre programme, le samedi 28 Août. Cela nous fait faire un détour de 300km entre Crater Lake NP et Olympic NP, mais ça permet de traverser le Rainier NP qui n'était pas initialement au programme.
Quelques règles à connaître Lu sur un site français (www.4winds.info/events/powwow/index.php) : Pour assurer un bon déroulement du Pow-wow, des règles strictes sont à respecter: L'aire de danse est sacrée et impénétrable sans l'autorisation du Maître de Cérémonie. Les costumes des danseurs ont une importance particulière. Il ne faut donc pas les toucher sans la permission des danseurs. Le Tambour est le Centre du Pow-wow: il ne faut donc pas le toucher, ni s'asseoir près de lui. Si une plume tombe à terre, ELLE NE DOIT JAMAIS ÊTRE RAMASSEE !! De plus les sièges sont réservés aux danseurs et à leur famille
Notre après-midi au Pow Wow Yakama Et le 28 Août, nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes River, chez les récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent, sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organise le 8ème Pow Wow de la Nation Yakama.
Après un passage à l'hôtel, déposer nos valises et se renseigner sur le lieu, nous nous rendons au site du rassemblement. L'entrée du parking dans un grand pré est gratuite. Nous sommes pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne. Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés.
Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : un grand chapiteau, avec des gradins aux extrémités et plusieurs rangs de chaises sur les cotés. Sur l'estrade près de la sono, responsables et commentateurs - le drapeau américain côtoie celui de la nation Yakama.
Au milieu se rassemblent plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et moins jeunes.
Au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance, ils commencent à danser en faisant le tour de la piste. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.
Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici... ah mais si, nous !
Les femmes sont en tête de la parade, nous sommes intrigués par les pas glissés des plus âgées et ceux plus virevoltant des jeunes filles. Les hommes suivent. Difficile de prendre des photos, alors la fonction caméra est utilisée (je sais maintenant comment vous en faire profiter).
Les compétitions débutent par les enfants de 5 ans et moins, les plus p'tits encadrés par la maman, c'est qu'on commence jeune ! Et il y a 1500$ à gagner pour cette catégorie ! Nous les retrouvons à la sortie.
Viennent ensuite les juniors de 6 à 12 ans – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Puis les Teen de 13 à 17 ans. Chaque catégorie fait 3 danses …
Ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants.
Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , d'un coté ce sont les marchands, avec les bijoux indiens, des vêtements classiques ou des TS, des CD, et les éléments pour faire les tenues des danseurs. De l'autre coté, ce sont de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons la police qui surveille. Nous faisons quelques achats, pas de made in china ici, et mangeons une sorte de galette, c'est pas mauvais du tout.
Quand nous retournons au grand chapiteau, les danses des femmes sont terminées … C'est maintenant le tour des seniors – plus de 55 ans – toujours vifs en tout cas. Nous notons plusieurs choses, que nous n'avions pas trop remarqué avant : tous les concurrents portent un numéro, le jury, du moins les notateurs, car il faut bien noter les concurrents, se tiennent au milieu de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs il y a des réserves d'eau dans la glace au pied des mats centraux. Il faut dire qu'il fait chaud et chaque danse doit être vraiment épuisante. Nous retrouvons les seniors à la sortie.
Maintenant on peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour. Un micro les relie à la sono générale. Pas évidents de distinguer les subtilités des différents chants et de comprendre les variation de rythme de la batterie.
La dernière compétition est celle des adultes 18-54 ans parmi lesquels les jeunes « guerriers » on revêtu des tenues avec une débauche de plumes aux couleurs vives dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés. A l'invite d'une mère indienne, nous terminons l'après midi assis dans les gradins
En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le maitre de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.
Pour notre prochain voyage, en 2012, dans une autre région, nous essaieront aussi d’assister à un Pow Wow, mais il faudra reprendre au début : trouver un lieu et une date compatible avec la base de notre planning.
Nevada – Great Basin National Park
Qui ne connait pas le Nevada ? La Vegas et les hôtels-casinos du Strip, le Cirque du Soleil … Et tous ceux qui en sont sortis, c'était pour une balade au Red Canyon ou à la magnifique Valley of Fire. A part ça, le Nevada, c'est le désert. Il y a pourtant un parc national, un seul exclusivement au Nevada, et bien peu s'y sont aventurés. Il faut dire que le Great Basic National Park, est plutôt isolé. Le désert du Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain avec le Mojave Desert en Californie et le Sonoran desert en Arizona. C'est peut être le plus aride et le plus retiré, là où même les plus modernes des aventuriers peuvent se perdent. Le National park est situé à environ 300 miles au nord de Las Vegas, tout près de l'Utah. L'ancienne cité minière de Ely est la ville la plus proche, à 70 miles. L'accès principal est situé au village de Baker (68h) où l'on trouve quelques logements et un minuscule magasin. Le visiter center est aussi à Baker, près de la grand-route, à l'extérieur du parc.

L'entrée du parc est située à environ 8km et elle est gratuite.
Le parc en lui-même n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à près de 4000m apparaissent au-dessus d'une forêt dense. La route qui y pénètre s'élève de 1000m en lacets, sur 20km en offrant quelques beaux points de vue et le point de départ de randonnées montagnardes.


Près du camping au bout de la route, part une piste de randonnée vers le sommet du Wheeler Peek, randonnée qui peut se faire guidée par un ranger. Il y a 900m de dénivelé, avec des vues sur plusieurs lacs et le Rock glacier, ainsi que sur le Bristlecone Pine grove, une touffe de cet arbre qui peut vivre 4700 ans.


Pour les marcheurs moins enthousiastes, une petite promenade botanique offre une brève découverte de la forêt d'altitude à partir du camping. En ce 9 juin 2009, il y a encore de la neige, nous sommes un peu au-dessus de 3000m. Le chemin est souvent un plancher qui enjambe les ruisseaux de neige fondue.


Il y a plusieurs autres entrées à ce parc qui est immense (312 km2), mais qui accueille moins de 100000 visiteurs par an. Des pistes conduisent à des campings et des trails vers des Bristlecone Pine groves. La piste la plus au sud, carrossable qu'en 4x4, conduit à Lexington Arche.
L'entré principale mène aussi au Lehman Caves National Monument, dont le classement au titre des sites nationaux est plus ancien que celui du Great Basin lui-même. Son visitor center est indépendant.

La visite des grottes est guidée et payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après nous être assurés qu'il y avait très peu de marches à monter. Une ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grands, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin.

Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.
Lehman Caves est sans doute le lieu le plus intéressant à voir à Great Basin. C'est aussi une plus belles galeries souterraines de l'ouest.En rentrant à Ely où nous logeons, nous prenons un raccourci dans la montagne par la Osceola road toute proche du parc. La piste carrossable en 4x4 traverse la montagne. Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?

A Ely, le Nevada hôtel est un de ces hôtels-casinos mythiques de la grande époque minière. Certains acteurs comme Gary Cooper ont ici leur étoile dans le trottoir. Lorsque nous arrivons, il y a un rassemblement de motard et une haie de Harley est stationnée devant l'hôtel.


A venir - Wind Cave NP et Jewel Cave NM - Olympic NP ? - Glacier NP ? et quelques dizaines d'autres
Endroit jeune et festif à Cebu? (Philippines) English translation pending
Bonjour,
Je prend avion demain pour cebu depuis Boracay.
Je recherche un coin plutôt jeune et festif ( sans fille pro) je pense me diriger vers alona beach sur bohol.
Que me conseillez vous?
Guadeloupe + Martinique: visites, logement? English translation pending
Bonjour,
J'envisage de partir environ 8/9j en Guadeloupe et 6/7j en Martinique cet été, et louer une voiture à chaque fois. J'aimerais savoir ce qu'il est indispensable de visiter dans les 2 îles, ce qui est incontournable. Si vous avez également des "bons plans" pour le logement (nous serons 3 adultes), merci de me renseigner.
Merci!
J'envisage de partir environ 8/9j en Guadeloupe et 6/7j en Martinique cet été, et louer une voiture à chaque fois. J'aimerais savoir ce qu'il est indispensable de visiter dans les 2 îles, ce qui est incontournable. Si vous avez également des "bons plans" pour le logement (nous serons 3 adultes), merci de me renseigner.
Merci!
Avis sur circuit de 19 jours en octobre au Québec? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Nous sommes actuellement en train de préparer un séjour de 19 jours pour découvrir le Québec au moment de l'été indien du 26 septembre au 14 octobre. Voici donc le circuit sur lequel nous nous sommes arrêté pour le moment :
26 Septembre : Arrivée à Montréal 27 Septembre : Montréal
28 Septembre : Départ de Montréal vers Outaouais
29 Septembre : Outaouais
30 Septembre : Départ d’Outaouais vers le Parc Mont Tremblant
1 Octobre : Départ du Parc Mont Tremblant vers Mauricie
2 Octobre : Mauricie
3 Octobre : Départ de Mauricie vers le Lac Saint Jean
4 Octobre : Lac Saint Jean
5 Octobre : Départ du Lac Saint Jean vers le Fjord du Saguenay
6 Octobre : Fjord du Saguenay
7 Octobre : Départ du Fjord du Saguenay vers Tadoussac
8 Octobre : Départ de Tadoussac vers Charlevoix
9 Octobre : Charlevoix
10 Octobre : Départ de Charlevoix vers Québec
11 Octobre : Québec
12 Octobre : Départ de Québec vers les Cantons de l’Est
13 Octobre : Cantons de l’Est
14 Octobre : Départ des Cantons de l’Est vers l’Aéroport de Montréal
Tout d'abord quelques précisions sur ce que nous souhaitons/recherchons avec ce séjour. Le but est de découvrir le Québec en voiture tout en prenant notre temps, c'est pourquoi nous avons esseyer au maximum de passer une journée pleine par étape majeure. Nous souhaiterions aussi découvrir les animaux qui peuple le Québec (castors, ours, orignaux, caribous, etc..). Amateurs de "vieilles pierres" nous allons je pense nous régaler avec la ville de Québec.
Que pensez vous de ce circuit ? Pensez vous qu'il vaille mieux remplacer une étape par une autre ou s'attarder plus longtemps quelque part ? Nous disposons de 17 à 19 jours pour ce voyage.
Au niveau des visites, et après recherches nous avons selectionnés les visites suivantes :
Outaouais :
Parc Omega
Parc de la Gatineau
Gatineau
Musée canadien des civilisations
Parc Mont Tremblant :
Parc National
Mauricie :
Trois rivières
Les forges du Saint Maurice
Sanctuaire notre dame du Cap
Parc national du Canada de la Mauricie
Chemin du Roy
Lac Saint Jean :
Village fantôme val Joubert
Zoo sauvage de St Félicien
Le Musée amérindien de Mashteuiatsh
Parc national de la Pointe-Taillon
Fjord du Saguenay :
Croisière sur le Fjord
Parc marin du Saguenay saint Laurent
Tadoussac :
Parc Nature de Pointe-aux-Outardes
Tadoussac
Charlevoix :
Safari photo à l’ours
Les éboulements / Saint Joseph de la rive
Port-au-Persil
Saint-Irénée
Route du Fleuve
Ile aux coudres
Route des saveurs de Charlevoix
Cantons de l’Est :
Sherbrook + Ballade via l’Orford Express
Frelighsburg
Knowlton
Stanstead
Marbleton
Qu'en pensez vous ? Si jamais vous avez des suggestions sur des lieux que je n'ai pas cité et qui vous paraissent incontournables n'hésitez surtout pas, au contraire, je suis preneur :) C'est surtout pour ça que je fais ce post d'ailleurs.Cependant il y a juste 2 petites choses a prendre en compte. De mon côté je suis très loin d'être un as du volant et également sujet aux vertiges, j'avoue que je ne suis pas très friand des routes sinueuses de montagne avec ravin sur le côté et l'impossibilité de croisé une voiture sans s'arrêté en frolant le précipice :) (c'est d'ailleurs une de mes craintes pour la conduite sur place). La seconde chose c'est que mon compagnon a des soucis au genoux qui font que les excursions à pieds trop longues ou sur un parcours escarpé lui sont innaccessibles. Exit aussi les ballades en canoe ou il devrais se retrouver a genou ou assis en tailleur. Mis à part ces 2 points nous sommes ouverts à tout.
N'hésitez surtout pas à nous communiquer vos bonnes adresses :)
Merci encore de m'avoir lu, désolé pour le roman fleuve et merci d'avance pour vos conseils.
Bonne journée à tous et à toutes,
Taloup
Nous sommes actuellement en train de préparer un séjour de 19 jours pour découvrir le Québec au moment de l'été indien du 26 septembre au 14 octobre. Voici donc le circuit sur lequel nous nous sommes arrêté pour le moment :
26 Septembre : Arrivée à Montréal 27 Septembre : Montréal
28 Septembre : Départ de Montréal vers Outaouais
29 Septembre : Outaouais
30 Septembre : Départ d’Outaouais vers le Parc Mont Tremblant
1 Octobre : Départ du Parc Mont Tremblant vers Mauricie
2 Octobre : Mauricie
3 Octobre : Départ de Mauricie vers le Lac Saint Jean
4 Octobre : Lac Saint Jean
5 Octobre : Départ du Lac Saint Jean vers le Fjord du Saguenay
6 Octobre : Fjord du Saguenay
7 Octobre : Départ du Fjord du Saguenay vers Tadoussac
8 Octobre : Départ de Tadoussac vers Charlevoix
9 Octobre : Charlevoix
10 Octobre : Départ de Charlevoix vers Québec
11 Octobre : Québec
12 Octobre : Départ de Québec vers les Cantons de l’Est
13 Octobre : Cantons de l’Est
14 Octobre : Départ des Cantons de l’Est vers l’Aéroport de Montréal
Tout d'abord quelques précisions sur ce que nous souhaitons/recherchons avec ce séjour. Le but est de découvrir le Québec en voiture tout en prenant notre temps, c'est pourquoi nous avons esseyer au maximum de passer une journée pleine par étape majeure. Nous souhaiterions aussi découvrir les animaux qui peuple le Québec (castors, ours, orignaux, caribous, etc..). Amateurs de "vieilles pierres" nous allons je pense nous régaler avec la ville de Québec.
Que pensez vous de ce circuit ? Pensez vous qu'il vaille mieux remplacer une étape par une autre ou s'attarder plus longtemps quelque part ? Nous disposons de 17 à 19 jours pour ce voyage.
Au niveau des visites, et après recherches nous avons selectionnés les visites suivantes :
Outaouais :
Parc Omega
Parc de la Gatineau
Gatineau
Musée canadien des civilisations
Parc Mont Tremblant :
Parc National
Mauricie :
Trois rivières
Les forges du Saint Maurice
Sanctuaire notre dame du Cap
Parc national du Canada de la Mauricie
Chemin du Roy
Lac Saint Jean :
Village fantôme val Joubert
Zoo sauvage de St Félicien
Le Musée amérindien de Mashteuiatsh
Parc national de la Pointe-Taillon
Fjord du Saguenay :
Croisière sur le Fjord
Parc marin du Saguenay saint Laurent
Tadoussac :
Parc Nature de Pointe-aux-Outardes
Tadoussac
Charlevoix :
Safari photo à l’ours
Les éboulements / Saint Joseph de la rive
Port-au-Persil
Saint-Irénée
Route du Fleuve
Ile aux coudres
Route des saveurs de Charlevoix
Cantons de l’Est :
Sherbrook + Ballade via l’Orford Express
Frelighsburg
Knowlton
Stanstead
Marbleton
Qu'en pensez vous ? Si jamais vous avez des suggestions sur des lieux que je n'ai pas cité et qui vous paraissent incontournables n'hésitez surtout pas, au contraire, je suis preneur :) C'est surtout pour ça que je fais ce post d'ailleurs.Cependant il y a juste 2 petites choses a prendre en compte. De mon côté je suis très loin d'être un as du volant et également sujet aux vertiges, j'avoue que je ne suis pas très friand des routes sinueuses de montagne avec ravin sur le côté et l'impossibilité de croisé une voiture sans s'arrêté en frolant le précipice :) (c'est d'ailleurs une de mes craintes pour la conduite sur place). La seconde chose c'est que mon compagnon a des soucis au genoux qui font que les excursions à pieds trop longues ou sur un parcours escarpé lui sont innaccessibles. Exit aussi les ballades en canoe ou il devrais se retrouver a genou ou assis en tailleur. Mis à part ces 2 points nous sommes ouverts à tout.
N'hésitez surtout pas à nous communiquer vos bonnes adresses :)
Merci encore de m'avoir lu, désolé pour le roman fleuve et merci d'avance pour vos conseils.
Bonne journée à tous et à toutes,
Taloup
Avis sur itinéraire de 22 jours dans l'Ouest américain? English translation pending
Coucou tout le monde,
Après avoir parcouru en long et en large ce beau forum j'ai eu envi de vous faire partager mon impatience. ENFIN mon mari et moi allons faire notre voyage de noce (marié depuis deux ans^^) et nous avons choisi comme destination le magnifique ouest américain.
Complétement dingue des USA depuis que je suis petite j'avais déjà une idée assez précise de ce que je voulais comme circuit. Voici donc la description de notre périple qui durera du 30 juillet 2011 au 21 aout 2011 😉
le 30/07/11 Décollage à 11h55 de Lyon saint exupéry et attérisage à Phoenix. Dodo sur phoenix.
le 31/07/2011 En route pour le grand canyon! Au passage arrêt au Montezuma Castle, Sedona et Flagstaff. Dodo au Maswik lodge à environ 1.4 miles du grand canyon.
le 01/08/2011 Aujourd'hui ce sera Monument Valley. Dodo à monument valley à l'hotel The View.
le 02/08/2011 Lake Powell et croisière de 1h30 (passage vers antelope canyon en bateau). Dodo au courtyard.
le 03/08/2011 Bryce Canyon. Dodo au Bryce View Canyon.
du 04/08/2011 au 06/08/2011 C'est partie pour Las Vegas! Nous sejournerons deux nuits au Luxor. Le 04 nous assisterons au spectacle "Criss Angel Believe". Nous pensions également voir l'exposition du Titanic au luxor si elle y est toujours en aout 2011. Sinon, on vera peut être se laissera t-on tenter de voir un spectacle pour le soir du 05, mais sa on vera directement sur place^^
le 06/08/2011 Alors là c'est la partie que je suis pas trop pressé de faire mais malheureusement on doit y passer pour regagner la côte^^ la death valley! Nous nous arrêterons au furnace creek ranch pour la nuit.
le 07/08/2011 On franchit les derniers kilomètres de la death valley et arrêt à Mammoth lake. Dodo au mammoth mountain inn.
le 08/08/2011 ahh là je suis pressé d'y être Yosemite et ses magnifiques montagnes :). Dodo au Miners Inn mariposa.
du 09/08/2011 au 13/08/2011 San Francisco, il m'y tarde d'y être, je veux même faire un détour pour arriver par le golden gate bridge mdr. Nous ferons en arrivant la 49 scenic drive, cela nous permettra de repérer quelques endroits avant d'approfondir notre exploration les jours suivants. Nous irons également visité la célèbre prison d'Alcatraz. Dodo au Radisson Fisherman.
le 13/08/2011 Après ces quelques jours à San Francisco on reprendra la route en direction de San luis Obispo. Nous passerons tout d'abord par Monterey puis Carmel et longerons la route 1 le long de la côte (big sur notamment qui me tiens à coeur^^). Dodo au Best western royal oak.
du 14/08/2011 au 17/08/2011 Los Angeles. Alors là, comme on est pas des grand fan de la cité des anges, on va surtout faire les parcs d'attraction^^, je pense que nous passerons par santa barbara avant de rejoindre notre hotel le sportsmen's lodge situé à quelques pas des studios universal. Le lendemain studio universal bien évidemment et le jour d'après nous ferons six flags magic mountain (passage obligé pour les grands fanatiques de coaster que nous sommes!)
le 17/08/2011 On descend sur Anaheim pour faire disney (bah oui j'adore disney moi^^ alors visité le tout premier parc disney j'ai hate!). Dodo au Hanaan plaza.
du 18/08/2011 au 20/08/2011 San Diego, nous allons allez à seaworld et au zoo de san diego après on ne sait pas trop.
Retour pour la France, décollage à 20h00 de l'aéroport de San Diego. Le lendemain reprise du boulot, sa va être dur ..... mais alors quelles vacances!!!!!
Après avoir parcouru en long et en large ce beau forum j'ai eu envi de vous faire partager mon impatience. ENFIN mon mari et moi allons faire notre voyage de noce (marié depuis deux ans^^) et nous avons choisi comme destination le magnifique ouest américain.
Complétement dingue des USA depuis que je suis petite j'avais déjà une idée assez précise de ce que je voulais comme circuit. Voici donc la description de notre périple qui durera du 30 juillet 2011 au 21 aout 2011 😉
le 30/07/11 Décollage à 11h55 de Lyon saint exupéry et attérisage à Phoenix. Dodo sur phoenix.
le 31/07/2011 En route pour le grand canyon! Au passage arrêt au Montezuma Castle, Sedona et Flagstaff. Dodo au Maswik lodge à environ 1.4 miles du grand canyon.
le 01/08/2011 Aujourd'hui ce sera Monument Valley. Dodo à monument valley à l'hotel The View.
le 02/08/2011 Lake Powell et croisière de 1h30 (passage vers antelope canyon en bateau). Dodo au courtyard.
le 03/08/2011 Bryce Canyon. Dodo au Bryce View Canyon.
du 04/08/2011 au 06/08/2011 C'est partie pour Las Vegas! Nous sejournerons deux nuits au Luxor. Le 04 nous assisterons au spectacle "Criss Angel Believe". Nous pensions également voir l'exposition du Titanic au luxor si elle y est toujours en aout 2011. Sinon, on vera peut être se laissera t-on tenter de voir un spectacle pour le soir du 05, mais sa on vera directement sur place^^
le 06/08/2011 Alors là c'est la partie que je suis pas trop pressé de faire mais malheureusement on doit y passer pour regagner la côte^^ la death valley! Nous nous arrêterons au furnace creek ranch pour la nuit.
le 07/08/2011 On franchit les derniers kilomètres de la death valley et arrêt à Mammoth lake. Dodo au mammoth mountain inn.
le 08/08/2011 ahh là je suis pressé d'y être Yosemite et ses magnifiques montagnes :). Dodo au Miners Inn mariposa.
du 09/08/2011 au 13/08/2011 San Francisco, il m'y tarde d'y être, je veux même faire un détour pour arriver par le golden gate bridge mdr. Nous ferons en arrivant la 49 scenic drive, cela nous permettra de repérer quelques endroits avant d'approfondir notre exploration les jours suivants. Nous irons également visité la célèbre prison d'Alcatraz. Dodo au Radisson Fisherman.
le 13/08/2011 Après ces quelques jours à San Francisco on reprendra la route en direction de San luis Obispo. Nous passerons tout d'abord par Monterey puis Carmel et longerons la route 1 le long de la côte (big sur notamment qui me tiens à coeur^^). Dodo au Best western royal oak.
du 14/08/2011 au 17/08/2011 Los Angeles. Alors là, comme on est pas des grand fan de la cité des anges, on va surtout faire les parcs d'attraction^^, je pense que nous passerons par santa barbara avant de rejoindre notre hotel le sportsmen's lodge situé à quelques pas des studios universal. Le lendemain studio universal bien évidemment et le jour d'après nous ferons six flags magic mountain (passage obligé pour les grands fanatiques de coaster que nous sommes!)
le 17/08/2011 On descend sur Anaheim pour faire disney (bah oui j'adore disney moi^^ alors visité le tout premier parc disney j'ai hate!). Dodo au Hanaan plaza.
du 18/08/2011 au 20/08/2011 San Diego, nous allons allez à seaworld et au zoo de san diego après on ne sait pas trop.
Retour pour la France, décollage à 20h00 de l'aéroport de San Diego. Le lendemain reprise du boulot, sa va être dur ..... mais alors quelles vacances!!!!!