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De retour de dix-sept jours en Thaïlande (îles du sud et Bangkok) English translation pending
Bonjour à tous et un grand merci à tous ceux qui m'ont aidé à préparer mon périple thailandais...en particulier le singe boumbastic , thai32, philgbo, samseasun, flodiro et barbot.
je viens de passer 17 jours en thailande avec mon homme et notre fils de 8ans et à mon tour je vais relater mes impressions et mon histoire sur place pour aider d'autres personnes qui préparent leur voyage; je vais essayer de te donner un max d'info sur notre périple...
départ sur GULF AIR de paris CDG sous la neige le 21 déc., escale à Barhein aprés 5H de vol et nouveau départ de Barhein pour arriver à Bangkok 6H plus tard...dans une atmosphère déjà chaude et humide alors qu'il n'est que 7H20 du matin!! On est naze du voyage et le périple est loin d'être fini puisqu'on reprend un vol (avec encore une escale!!!)pour Krabi sur BANGKOK AIRWAYS...
on arrive enfin à notre hotel qui se trouve sur AO NANG vers 14H:le "AO NANG ORCHID RESORT", super hotel, super piscine et pas un chat en vue!!On y restera 2 nuits.On a fait un excursion le lendemain de notre arrivée sur l'île d'HONG et 4 autres îles alentours...c'était super bien . situé en plein coeur du centre ville d'Ao Nang , proche de la plage (3mn à pieds), l'hôtel est super bien situé et calme, bien que ce soit un quartier hyper animé...
on quitte AO NANG pour KHO LANTA par bateau, 2H15 de traversée ...décor paradisiaque:on voit nos 1° pythons rocheux qui sortent de l'eau , c'est grandiose!!! on arrive à notre hotel, le "chaw -ka-cher "...top génial!!!!On y passera 2 nuits... Le lendemain de notre arrivée on se fait une balade en tuk-tuk tout autour de l'île; ça changera un peu des nombreuses excursions proposées en bateau pour aller visiter d'autres îles!!!Comme dit mon homme:"on est pas venu à Kho Lanta pour aller visiter les îles alentours!!!Alors on visite Kho Lanta!!!!!!" Et honnêtement ça valait le coup de l'écouter...la vieille ville est magnifique, on a fait une balade dans la mangrove en bateau aussi;enfin y' avait plein de jolies choses à voir et à visiter au sein même de cette île, alors pas de regret...loin de là!!
on quitte KHO LANTA pour KHAO SOK, par bateau jusqu'à AO NANG (2h de traversée) et ensuite par taxi privé jusqu'à KHAO SOK (2H de route)...on arrive à notre hotel, le "khao sok tree house" où un bungalow dans les arbres nous attend.On se prend un peu pour Jane et Tarzan et notre fils pour...CHEETA :))))) le lendemain on a 2 balades à dos d'éléphants prévues :une le matin (on avait demandé à la faire + tôt que tout le monde, pour être seul sur le site...et on a carrément bien fait:pas un chat à part nous!!!!!!!) et une l'après-midi , dans un autre camp(super bien aussi car on finit dans une jolie cascade pour se baigner!!)
voici la 1° semaine...si quelqu'un veut + de détails sur des parties qu'il juge + interessentes que d'autres, n'hésitez pas :je me ferai un plaisir de les donner!!! la suite au prochain élan de courage :))))))))))
j'espère que vous ne vous êtes pas ennuyé........
stef
départ sur GULF AIR de paris CDG sous la neige le 21 déc., escale à Barhein aprés 5H de vol et nouveau départ de Barhein pour arriver à Bangkok 6H plus tard...dans une atmosphère déjà chaude et humide alors qu'il n'est que 7H20 du matin!! On est naze du voyage et le périple est loin d'être fini puisqu'on reprend un vol (avec encore une escale!!!)pour Krabi sur BANGKOK AIRWAYS...
on arrive enfin à notre hotel qui se trouve sur AO NANG vers 14H:le "AO NANG ORCHID RESORT", super hotel, super piscine et pas un chat en vue!!On y restera 2 nuits.On a fait un excursion le lendemain de notre arrivée sur l'île d'HONG et 4 autres îles alentours...c'était super bien . situé en plein coeur du centre ville d'Ao Nang , proche de la plage (3mn à pieds), l'hôtel est super bien situé et calme, bien que ce soit un quartier hyper animé...
on quitte AO NANG pour KHO LANTA par bateau, 2H15 de traversée ...décor paradisiaque:on voit nos 1° pythons rocheux qui sortent de l'eau , c'est grandiose!!! on arrive à notre hotel, le "chaw -ka-cher "...top génial!!!!On y passera 2 nuits... Le lendemain de notre arrivée on se fait une balade en tuk-tuk tout autour de l'île; ça changera un peu des nombreuses excursions proposées en bateau pour aller visiter d'autres îles!!!Comme dit mon homme:"on est pas venu à Kho Lanta pour aller visiter les îles alentours!!!Alors on visite Kho Lanta!!!!!!" Et honnêtement ça valait le coup de l'écouter...la vieille ville est magnifique, on a fait une balade dans la mangrove en bateau aussi;enfin y' avait plein de jolies choses à voir et à visiter au sein même de cette île, alors pas de regret...loin de là!!
on quitte KHO LANTA pour KHAO SOK, par bateau jusqu'à AO NANG (2h de traversée) et ensuite par taxi privé jusqu'à KHAO SOK (2H de route)...on arrive à notre hotel, le "khao sok tree house" où un bungalow dans les arbres nous attend.On se prend un peu pour Jane et Tarzan et notre fils pour...CHEETA :))))) le lendemain on a 2 balades à dos d'éléphants prévues :une le matin (on avait demandé à la faire + tôt que tout le monde, pour être seul sur le site...et on a carrément bien fait:pas un chat à part nous!!!!!!!) et une l'après-midi , dans un autre camp(super bien aussi car on finit dans une jolie cascade pour se baigner!!)
voici la 1° semaine...si quelqu'un veut + de détails sur des parties qu'il juge + interessentes que d'autres, n'hésitez pas :je me ferai un plaisir de les donner!!! la suite au prochain élan de courage :))))))))))
j'espère que vous ne vous êtes pas ennuyé........
stef
La tête dans l'aquarium: la plongée aux îles Similan English translation pending
Toujours pas d'overdose de grande bleue en perspective.
Après une huitaine de jours à Ton Sai c'est à dire à la plage, après la découverte des mangroves et autres îles du parc national de Phang-Nga, on remet le couvert et ce, dans les règles du lard!!
Si je suis aller jusqu'à Khao Lak, c'est pas par hasard, c'est le point continental le plus proche des îles Similan dont je vais vous entretenir la jambe ici. Les îles Similan sont paraît-il un haut lieu de la plongée sous-marine dans le monde et à tout bien réfléchir, il était hors de question qu'elles n'aperçoivent pas ma trogne un jour ou l'autre. Et comme un aujourd'hui vaut mieux que deux demains, c'est parti mon kiki!!!! Allons voir de plus près ce qui fait la réputation de ces îles.
J'arrive donc à Khao Lak gonflé à l'oxygène, je vais en avoir besoin. Khao Lak d'ailleurs dont on ne trouve nulle trace dans le LP, va savoir pourquoi. Perso, je crois que j'ai maintenant la réponse. Le pick-up ou sawngthaew me dépose au centre-ville en milieu d'après-midi. Je me retrouve le long d'une nationale avec ma maison sur le dos. Il fait dans les 40° au soleil et je n'ai aucune idée de où est quoi. Première chose, comme d'habitude, trouver un hotel bon marché sans trop marcher, car comme dirait Lapalisse, les kilos, ça pèse. Et bien bonne surprise qui en d'autres circonstances aurait pû être désagréable, Khao Lak est tout l'inverse de Phang-Nga. Ici, on oublie la Thailande, la vraie. On nage dans les eaux bien connues des hotels à tout va, des restaurants qui servent les spaghettis bolognaises avant le curry, et des centres d'informations pour touristes pas débrouillards. Je comprends pourquoi le LP a fait l'impasse sur l'endroit... En ce qui me concerne donc, moi qui ne sui pas ici pour y rester, je trouve facilement chaussure à mon pied, lit à ma mesure.
Deuxième étape, choisir un centre de plongée après avoir comparé tout ce qu'ils ont à offrir. Ma demande, maintenant que je suis là et pour ne pas avoir fait le chemin jusqu'ici pour rien, une croisière de quatre jours sur les Similan avec le plus de plongées possibles. En l'occurence, je jète mon dévolu sur un package de 4 jours et 3 nuits avec non pas 4, non pas 8, non pas 12 (on se croirait au marché), mais 14 plongées à effectuer dans l'intervalle. Une voiture passera me prendre le lendemain à 7h20, il s'agira tant que possible d'être en forme... Le soir même, je suis donc l'élève modèle, après un dîner vite engouffré, je suis fidèle au poste de mon plumard qui n'attend que moi pour servir à quelque chose même sans allemande. Seulement, c'est pas facile facile de renier sa nature. A 22h, je suis toujours debout. A 23h, idem. A minuit, pfff, un jeu d'enfant... Vient alors 1h du matin, alors que je farfouille dans mon petit sac, je suis chiffonné par quelque chose. Qu'est que j'ai foutu de mes lunettes de soleil? Il est vrai que cette réflexion n'aurait pas grand sens si j'étais rue de Montreuil vu qu'on est en février, mais là on est en Thailande et au rythme où vont les choses, le prochain nuage risque d'être l'été prochain quand la mousson se fera fort de me rincer jusqu'aux os. Mes lunettes de soleil sont donc l'accessoire indispensable pour ne pas rejoindre prématurément la fondation Gilbert Montagné! On est donc au milieu de la nuit, et je suis comme un con à vider la totalité de mes sacs pour finalement me rendre à l'évidence : "Et merde..." Je réfléchis dans tous les sens, la solution la plus plausible est que je les ai laissées au centre de plongée lors de l'inscription, mais je ne suis sûr de rien, mais alors rien du tout. Résultat, il est 2h du matin et je suis énervé comme pas deux! J'ai toujours une paire de rechange mais si je perds quelque chose comme ça, j'aimerais autant que ça soit quelques jours avant le retour, pas à moins de 20% du voyage! Toujours est-il qu'il est maintenant l'heure de se forcer à trouver le sommeil. Le marchand de sable croisera ma route avant 3h, c'est loin d'être un moindre mal...
7h, le réveil sonne et réveille le seul neurone actif de mon cerveau. Aïe aïe aïe, dur dur, vas-y mollo... D'ailleurs, je ne suis pas le seul à y aller mollo. La navette sensée être donc là à 7h20 n'arrive qu'à 8h30, j'étais à deux doigts d'aller me rechoucher! Et bien sûr à bord, aucun signe de mes lunettes de soleil...
Pour rejoindre le gros bateau de plongée, il faut en prendre un plus petit, plus rapide, en un mot, racé. Une dizaine de personnes sont aussi là et tous s'installent à l'arrière, bien à l'abri sous la capote. Moi, si je fais ça, c'est couru d'avance que je vais me rendormir à grande vitesse. Donc comme à l'accoutumée, je m'installe devant, en proie aux vagues et aux embruns. Car le voyage est loin d'être calme. Le bateau propulsé par deux moteurs de 200 chevaux bondit littéralement de vagues en vagues et à chaque fois qu'il atterrit, on est loin d'être sur un lit de plumes. Seulement dans ces conditions, je suis dans mon éléments. Comme à Phang-Nga, entre autre, j'ai mon casque sur les oreilles qui crache tout ce que je possède de gros son. Quand c'est pas les vagues qui me secouent la tête, c'est moi même qui prend la relève!!! Résultat, je suis réveillé, euphorique, prêt à croquer à pleines dents tous les poissons qui auront le malheur de se frayer un chemin sur ma route sous-marine.
A 10h30, on est enfin sur le Manta 1, ma maison pour les 4 prochains jours. C'est pas un fameux trois mats fin comme un oiseau mais ça fera quand même l'affaire, j'ai arrêté d'être difficile le jour où j'ai emménagé dans un 20m²... Et j'ai bien fait de ne pas être difficile, je suis convié à dormir dans le dortoir du bateau, au niveau -1. 20m² pour 16 couchettes dont des lits superposés, c'est bien tassé mais au moins je suis le seul à dormir ici. Côté touriste, seul un autre couple (d'allemands, encore) dort sur le bateau mais eux ont une cabine individuelle. Et moi bordel!!! Bref, pas le temps de gamberger, le temps de poser mes affaires et il est déjà l'heure de s'équiper pour plonger sur le sîte dit de Koh Bon. Koh Bon entre parenthèse est censé être le lieu idéal pour nager avec les raies mantas... On y fera 2 plongées aujourd'hui et pas de bol, on en voit bien une mais elle nage à plus de 20 mètres de distance puis disparait dans les abysses. C'est tout pour les mantas, merci d'être passé. On m'expliquera ensuite qu'à l'approche de la pleine lune, les raies voguent sous d'autres horizons. C'est bien la première fois que j'entends que raies et lune ne font pas bon ménage! Mais soit...
Le premier jour, je fais donc trois plongées. Et même si les mantas ne sont donc pas là, plonger ici est quand même d'un bel acabi. Des coraux en veux-tu en voilà, des poissons par centaines, des blocs de granite longs de plusieurs dizaines de mètres au milieu desquels on serpente, ça a de la gueule! en plus, tous les plongeurs sont répartis par groupes de maximum 4 personnes, ça change de l'Egypte où on était plutôt une dizaine sous l'eau par palanquée.
Au soir de cette première journée, comme prévu, je suis vanné, essoré, et en proie au rouli du bateau. Le couple d'allemands qui fêtent l'obtention d'un niveau de plongée aura le bon gout de sortir deux bouteilles de vin pour fêter ça, mais l'un dans l'autre, après deux verres, je suis carpette! Trop habitué à la terre ferme, ça tangue autant dans ma tête que sur le pont! Rideau, bonne nuit les petits.
Le 2ème jour comme le 3ème, je suis réveille à 7h du matin. Quatre plongées sont au programme et il faut donc commencer de bonne heure pour avoir assez de temps pour récupérer entre chaque. C'est d'autant plus important que les deux premières plongées du 2ème jour descendent à 30 mètres, et que le troisième jour, on commence à 40 et 30 mètres. Ca n'a l'air de rien comme ça, mais un petit test aura vite fait de me faire comprendre. Avant de descendre à 40 mètres, alors qu'on est sur le bateau, le directeur de plongée me donne un petit panneau sur lequel sont écrit des chiffres allant de 1 à 30. Il s'agit donc, en les pointant, de les trouver et de les faire défiler. A la surface : 50 secondes. A 40 mètres : 1 minute et 20 secondes! Je suis pourtant concentré mais il paraît que c'est normal, c'est la pression qui veut ça. Ca vous donne donc une idée de ce que le corps subit lorsqu'on l'immerge à ces profondeurs.
Question poissons, ça fourmille toujours autant mais force est de constater que malgré la réputation des îles Similan, les gros pépères se font rares. On verra bien un requin, un gros, dans les 3-4 mètres mais ce con est en train de dormir par 30 mètres et il est alors temps pour nous de remonter... Une autre fois quand même, on assistera à un spectacle rare. Une véritable nuée de petits poissons blancs striés de bleu sont la proie des thons. Le nuage de petit poissons se contortionne dans tous les sens à chaque attaque, il s'étire, se compresse, ça va dans tous les sens! Et même si je flotte dans l'eau, je suis sur le cul, émerveillé par le spectacle. La seule chose, c'est de ne pas oublier de respirer! D'ailleurs, pour les connaisseurs, je suis assez content de moi car à chaque fois que les plongées se terminent, il me reste autour de 70 bars dans le réservoir alors que les autres plongeurs sont plutôt autour de 20 bars, sachant qu'on commence à 220 et qu'à zéro, on n'a plus qu'à se laisser pousser des branchies!
Par ailleurs, question vie sur le bateau, tout se passe à merveille et même mieux que ça. Le 2ème jour, à cause ou plutôt grace à des travaux effectués à mon étage, je suis surclassé en première classe. J'établis mes quartiers sur le pont supérieur dans une cabine et ce jusqu'à l'issue de la croisière! Que demande le peuple? Pas grand chose, il est plutôt content de lui! En plus, il s'avère que mes lunettes de soleil avait bien été négligemment laissées sur le comptoir du centre de plongée, donc dès le 2ème jour, elles sont de nouveau sur mon nez. Encore une fois, que demande le peuple?
Autre fait marquant de cette petite aventure en eau claire, chaque fois que le bateau s'arrête pour le déjeuner, il jète l'ancre le long d'une plage dont la reine est une tortue vorace, habituée au fil des ans à être nourrit de bananes. Et donc chaque midi, elle croise autour de nous. Il n'y a plus qu'à s'équiper d'un masque, d'un tuba et de palmes pour aller nager avec elle. WHAOUUU!!!! Le seul truc, c'est que la tortue a bien compris que les bananes, c'est jaune et pas dégueux, et comme tous les masques, tubas et palmes à bord du bateau sont jaunes, cette vorace n'a de cesse de vouloir nous bouloter les extrémités. - "Non, ça c'est mes doigts, pas des bananes, essaye encore... Non, c'est ça c'est mon tuba, essaye encore..." En tout cas, rien de tel pour se donner du coeur à l'ouvrage et retourner, gonflé à bloc, se mettre 20kg de matériel sur le dos.
Donc au fil des jours, les petits désagréments des débuts ne sont plus. J'ai un lit king size posé sur une mer d'émeraude. Je n'ai même plus l'impression que le bateau bouge et chaque matin, quand le speed boat ramène les nouveaux venus qui ne sont là que pour la journée, j'ai l'impression de les accueuillir chez moi, le rêve!!
Le dernier jour quand même, il est temps de refaire mon sac. Trois plongées plus tard, je suis à nouveau les fesses dans le speed boat, toujours le seul à l'avant, la tête au vent pas sous l'auvent. Deep purple, Rage against the machine, Bertignac, tout y passe. Et comme la tortue, j'ai la banane!
Quatre jours à être comme un coq en patte, traiter comme un prince des mers, au retour à Khao Lak, il est temps de reprendre mon destin en main. On est lundi et mon visa thaï court encore jusqu'à vendredi. Le choix est hardu, aujourd'hui c'est la pleine lune et donc la fête sur la plage. Donc deux options : fête et beuverie sur la plage ou retour rapide sur Bangkok. Et bien devinez quoi? Contre toute attente, je retourne à Bangkok! Je suis passé par le cybercafé et j'ai reçu un message de Mary dont j'ai parlé dans mon dernier recit. En quelque sorte elle m'attend et vite car elle quitte le pays le surlendemain.
Ni une ni deux, j'ai donc un billet en poche. Il n'y a pas de printemps en Thailande mais c'est tout comme, en tout cas les oiseaux chantent! Tant pis pour la fête ce soir, ce sera pour le lendemain...
Si je suis aller jusqu'à Khao Lak, c'est pas par hasard, c'est le point continental le plus proche des îles Similan dont je vais vous entretenir la jambe ici. Les îles Similan sont paraît-il un haut lieu de la plongée sous-marine dans le monde et à tout bien réfléchir, il était hors de question qu'elles n'aperçoivent pas ma trogne un jour ou l'autre. Et comme un aujourd'hui vaut mieux que deux demains, c'est parti mon kiki!!!! Allons voir de plus près ce qui fait la réputation de ces îles.
J'arrive donc à Khao Lak gonflé à l'oxygène, je vais en avoir besoin. Khao Lak d'ailleurs dont on ne trouve nulle trace dans le LP, va savoir pourquoi. Perso, je crois que j'ai maintenant la réponse. Le pick-up ou sawngthaew me dépose au centre-ville en milieu d'après-midi. Je me retrouve le long d'une nationale avec ma maison sur le dos. Il fait dans les 40° au soleil et je n'ai aucune idée de où est quoi. Première chose, comme d'habitude, trouver un hotel bon marché sans trop marcher, car comme dirait Lapalisse, les kilos, ça pèse. Et bien bonne surprise qui en d'autres circonstances aurait pû être désagréable, Khao Lak est tout l'inverse de Phang-Nga. Ici, on oublie la Thailande, la vraie. On nage dans les eaux bien connues des hotels à tout va, des restaurants qui servent les spaghettis bolognaises avant le curry, et des centres d'informations pour touristes pas débrouillards. Je comprends pourquoi le LP a fait l'impasse sur l'endroit... En ce qui me concerne donc, moi qui ne sui pas ici pour y rester, je trouve facilement chaussure à mon pied, lit à ma mesure.
Deuxième étape, choisir un centre de plongée après avoir comparé tout ce qu'ils ont à offrir. Ma demande, maintenant que je suis là et pour ne pas avoir fait le chemin jusqu'ici pour rien, une croisière de quatre jours sur les Similan avec le plus de plongées possibles. En l'occurence, je jète mon dévolu sur un package de 4 jours et 3 nuits avec non pas 4, non pas 8, non pas 12 (on se croirait au marché), mais 14 plongées à effectuer dans l'intervalle. Une voiture passera me prendre le lendemain à 7h20, il s'agira tant que possible d'être en forme... Le soir même, je suis donc l'élève modèle, après un dîner vite engouffré, je suis fidèle au poste de mon plumard qui n'attend que moi pour servir à quelque chose même sans allemande. Seulement, c'est pas facile facile de renier sa nature. A 22h, je suis toujours debout. A 23h, idem. A minuit, pfff, un jeu d'enfant... Vient alors 1h du matin, alors que je farfouille dans mon petit sac, je suis chiffonné par quelque chose. Qu'est que j'ai foutu de mes lunettes de soleil? Il est vrai que cette réflexion n'aurait pas grand sens si j'étais rue de Montreuil vu qu'on est en février, mais là on est en Thailande et au rythme où vont les choses, le prochain nuage risque d'être l'été prochain quand la mousson se fera fort de me rincer jusqu'aux os. Mes lunettes de soleil sont donc l'accessoire indispensable pour ne pas rejoindre prématurément la fondation Gilbert Montagné! On est donc au milieu de la nuit, et je suis comme un con à vider la totalité de mes sacs pour finalement me rendre à l'évidence : "Et merde..." Je réfléchis dans tous les sens, la solution la plus plausible est que je les ai laissées au centre de plongée lors de l'inscription, mais je ne suis sûr de rien, mais alors rien du tout. Résultat, il est 2h du matin et je suis énervé comme pas deux! J'ai toujours une paire de rechange mais si je perds quelque chose comme ça, j'aimerais autant que ça soit quelques jours avant le retour, pas à moins de 20% du voyage! Toujours est-il qu'il est maintenant l'heure de se forcer à trouver le sommeil. Le marchand de sable croisera ma route avant 3h, c'est loin d'être un moindre mal...
7h, le réveil sonne et réveille le seul neurone actif de mon cerveau. Aïe aïe aïe, dur dur, vas-y mollo... D'ailleurs, je ne suis pas le seul à y aller mollo. La navette sensée être donc là à 7h20 n'arrive qu'à 8h30, j'étais à deux doigts d'aller me rechoucher! Et bien sûr à bord, aucun signe de mes lunettes de soleil...
Pour rejoindre le gros bateau de plongée, il faut en prendre un plus petit, plus rapide, en un mot, racé. Une dizaine de personnes sont aussi là et tous s'installent à l'arrière, bien à l'abri sous la capote. Moi, si je fais ça, c'est couru d'avance que je vais me rendormir à grande vitesse. Donc comme à l'accoutumée, je m'installe devant, en proie aux vagues et aux embruns. Car le voyage est loin d'être calme. Le bateau propulsé par deux moteurs de 200 chevaux bondit littéralement de vagues en vagues et à chaque fois qu'il atterrit, on est loin d'être sur un lit de plumes. Seulement dans ces conditions, je suis dans mon éléments. Comme à Phang-Nga, entre autre, j'ai mon casque sur les oreilles qui crache tout ce que je possède de gros son. Quand c'est pas les vagues qui me secouent la tête, c'est moi même qui prend la relève!!! Résultat, je suis réveillé, euphorique, prêt à croquer à pleines dents tous les poissons qui auront le malheur de se frayer un chemin sur ma route sous-marine.
A 10h30, on est enfin sur le Manta 1, ma maison pour les 4 prochains jours. C'est pas un fameux trois mats fin comme un oiseau mais ça fera quand même l'affaire, j'ai arrêté d'être difficile le jour où j'ai emménagé dans un 20m²... Et j'ai bien fait de ne pas être difficile, je suis convié à dormir dans le dortoir du bateau, au niveau -1. 20m² pour 16 couchettes dont des lits superposés, c'est bien tassé mais au moins je suis le seul à dormir ici. Côté touriste, seul un autre couple (d'allemands, encore) dort sur le bateau mais eux ont une cabine individuelle. Et moi bordel!!! Bref, pas le temps de gamberger, le temps de poser mes affaires et il est déjà l'heure de s'équiper pour plonger sur le sîte dit de Koh Bon. Koh Bon entre parenthèse est censé être le lieu idéal pour nager avec les raies mantas... On y fera 2 plongées aujourd'hui et pas de bol, on en voit bien une mais elle nage à plus de 20 mètres de distance puis disparait dans les abysses. C'est tout pour les mantas, merci d'être passé. On m'expliquera ensuite qu'à l'approche de la pleine lune, les raies voguent sous d'autres horizons. C'est bien la première fois que j'entends que raies et lune ne font pas bon ménage! Mais soit...
Le premier jour, je fais donc trois plongées. Et même si les mantas ne sont donc pas là, plonger ici est quand même d'un bel acabi. Des coraux en veux-tu en voilà, des poissons par centaines, des blocs de granite longs de plusieurs dizaines de mètres au milieu desquels on serpente, ça a de la gueule! en plus, tous les plongeurs sont répartis par groupes de maximum 4 personnes, ça change de l'Egypte où on était plutôt une dizaine sous l'eau par palanquée.
Au soir de cette première journée, comme prévu, je suis vanné, essoré, et en proie au rouli du bateau. Le couple d'allemands qui fêtent l'obtention d'un niveau de plongée aura le bon gout de sortir deux bouteilles de vin pour fêter ça, mais l'un dans l'autre, après deux verres, je suis carpette! Trop habitué à la terre ferme, ça tangue autant dans ma tête que sur le pont! Rideau, bonne nuit les petits.
Le 2ème jour comme le 3ème, je suis réveille à 7h du matin. Quatre plongées sont au programme et il faut donc commencer de bonne heure pour avoir assez de temps pour récupérer entre chaque. C'est d'autant plus important que les deux premières plongées du 2ème jour descendent à 30 mètres, et que le troisième jour, on commence à 40 et 30 mètres. Ca n'a l'air de rien comme ça, mais un petit test aura vite fait de me faire comprendre. Avant de descendre à 40 mètres, alors qu'on est sur le bateau, le directeur de plongée me donne un petit panneau sur lequel sont écrit des chiffres allant de 1 à 30. Il s'agit donc, en les pointant, de les trouver et de les faire défiler. A la surface : 50 secondes. A 40 mètres : 1 minute et 20 secondes! Je suis pourtant concentré mais il paraît que c'est normal, c'est la pression qui veut ça. Ca vous donne donc une idée de ce que le corps subit lorsqu'on l'immerge à ces profondeurs.
Question poissons, ça fourmille toujours autant mais force est de constater que malgré la réputation des îles Similan, les gros pépères se font rares. On verra bien un requin, un gros, dans les 3-4 mètres mais ce con est en train de dormir par 30 mètres et il est alors temps pour nous de remonter... Une autre fois quand même, on assistera à un spectacle rare. Une véritable nuée de petits poissons blancs striés de bleu sont la proie des thons. Le nuage de petit poissons se contortionne dans tous les sens à chaque attaque, il s'étire, se compresse, ça va dans tous les sens! Et même si je flotte dans l'eau, je suis sur le cul, émerveillé par le spectacle. La seule chose, c'est de ne pas oublier de respirer! D'ailleurs, pour les connaisseurs, je suis assez content de moi car à chaque fois que les plongées se terminent, il me reste autour de 70 bars dans le réservoir alors que les autres plongeurs sont plutôt autour de 20 bars, sachant qu'on commence à 220 et qu'à zéro, on n'a plus qu'à se laisser pousser des branchies!
Par ailleurs, question vie sur le bateau, tout se passe à merveille et même mieux que ça. Le 2ème jour, à cause ou plutôt grace à des travaux effectués à mon étage, je suis surclassé en première classe. J'établis mes quartiers sur le pont supérieur dans une cabine et ce jusqu'à l'issue de la croisière! Que demande le peuple? Pas grand chose, il est plutôt content de lui! En plus, il s'avère que mes lunettes de soleil avait bien été négligemment laissées sur le comptoir du centre de plongée, donc dès le 2ème jour, elles sont de nouveau sur mon nez. Encore une fois, que demande le peuple?
Autre fait marquant de cette petite aventure en eau claire, chaque fois que le bateau s'arrête pour le déjeuner, il jète l'ancre le long d'une plage dont la reine est une tortue vorace, habituée au fil des ans à être nourrit de bananes. Et donc chaque midi, elle croise autour de nous. Il n'y a plus qu'à s'équiper d'un masque, d'un tuba et de palmes pour aller nager avec elle. WHAOUUU!!!! Le seul truc, c'est que la tortue a bien compris que les bananes, c'est jaune et pas dégueux, et comme tous les masques, tubas et palmes à bord du bateau sont jaunes, cette vorace n'a de cesse de vouloir nous bouloter les extrémités. - "Non, ça c'est mes doigts, pas des bananes, essaye encore... Non, c'est ça c'est mon tuba, essaye encore..." En tout cas, rien de tel pour se donner du coeur à l'ouvrage et retourner, gonflé à bloc, se mettre 20kg de matériel sur le dos.
Donc au fil des jours, les petits désagréments des débuts ne sont plus. J'ai un lit king size posé sur une mer d'émeraude. Je n'ai même plus l'impression que le bateau bouge et chaque matin, quand le speed boat ramène les nouveaux venus qui ne sont là que pour la journée, j'ai l'impression de les accueuillir chez moi, le rêve!!
Le dernier jour quand même, il est temps de refaire mon sac. Trois plongées plus tard, je suis à nouveau les fesses dans le speed boat, toujours le seul à l'avant, la tête au vent pas sous l'auvent. Deep purple, Rage against the machine, Bertignac, tout y passe. Et comme la tortue, j'ai la banane!
Quatre jours à être comme un coq en patte, traiter comme un prince des mers, au retour à Khao Lak, il est temps de reprendre mon destin en main. On est lundi et mon visa thaï court encore jusqu'à vendredi. Le choix est hardu, aujourd'hui c'est la pleine lune et donc la fête sur la plage. Donc deux options : fête et beuverie sur la plage ou retour rapide sur Bangkok. Et bien devinez quoi? Contre toute attente, je retourne à Bangkok! Je suis passé par le cybercafé et j'ai reçu un message de Mary dont j'ai parlé dans mon dernier recit. En quelque sorte elle m'attend et vite car elle quitte le pays le surlendemain.
Ni une ni deux, j'ai donc un billet en poche. Il n'y a pas de printemps en Thailande mais c'est tout comme, en tout cas les oiseaux chantent! Tant pis pour la fête ce soir, ce sera pour le lendemain...
Recherche magasin qui vend des cartes maritimes pour bateau dans les îles de la Thaïlande English translation pending
Bonjour tout le monde.
j'ai un ami qui a un bateau et il voudrait acheter des cartes de routes pour pouvoir voyager en bateau dans les iles de la Thailande:
Voici les cartes de routes maritimes qu'il recherche pour la Thailande:
1: carte maritime pour l'ile de Phuket et les alentours.
2: carte maritime pour l'ile de Krabi.
3: carte maritime pour ile de Koh Samui.
Si quelqu'un peut me donner une adresse ou mon ami peut acheter des cartes maritimes en France( a Paris ou dans une autre ville).
Merci d'avance.
mon email est na-not@hotmail.fr
cordialement
jean
Croisière dans les Antilles: activités à faire lors de l'arrêt aux ports des îles? English translation pending
Bonjour.
Je pars le 18 fév07 pour st-thomas-antille(st-john's)-barbade(bridgetown)-Grenade(st-george's)-Dominique(roseau) et tortola. J'aimerais savoir que me conseillez-vous de faire lors de l'arrêt à ces destinations? J'ai entendu parler que soit à st-thomas ou tortola on pouvait nager avec les tortues. Est-ce vrai et combien sa coute?? J'essai de faire des recherches pour savoir quoi faire dans ces destinations et j'ai rien trouvé. Je compte sur vous pour me donner des idées. Par exemple quel plage devrais-je aller à st-thomas etc.
merci catherine
Je pars le 18 fév07 pour st-thomas-antille(st-john's)-barbade(bridgetown)-Grenade(st-george's)-Dominique(roseau) et tortola. J'aimerais savoir que me conseillez-vous de faire lors de l'arrêt à ces destinations? J'ai entendu parler que soit à st-thomas ou tortola on pouvait nager avec les tortues. Est-ce vrai et combien sa coute?? J'essai de faire des recherches pour savoir quoi faire dans ces destinations et j'ai rien trouvé. Je compte sur vous pour me donner des idées. Par exemple quel plage devrais-je aller à st-thomas etc.
merci catherine
Souvenirs de Malaisie (Taman Negara, île de Tioman, îles Perhentian et Kuala Lumpur)... English translation pending
Voici le suivi, au jour le jour, de mes vacances passées en Malaisie du 11 juillet au 6 août dernier...
Bonne lecture... 😎
11 & 12/07/2006, 1er jour.
Départ de Paris, tout va bien, on est à l’heure pour l’embarquement, et on ne part qu’avec 30 minutes de retard avec Emirates, escale à Dubaï. On voyage dans un Boeing 777, plus petit que le 747 de l’année dernière sur Malaysia Airlines mais très classe malgré tout. Après 6h15 de vol, nous arrivons à Dubaï à 00h15 locales. Sortie sur le tarmac et là, une chaleur impressionnante nous arrive en plein visage, en fait, c’est surtout une incroyable touffeur humide qui nous surprend littéralement, surtout à cette heure-là… Voilà, maintenant on a 3h à perdre dans le magnifique aéroport de Dubaï en attendant la correspondance pour Kuala Lumpur. Un petit tour dans les boutiques « duty free » pour s’apercevoir qu’il n’y a pas grand-chose de si intéressant, comme on en entend parler ici ou là… En tout cas, beaucoup d’or, de bijoux et… d’émirs! 2 voitures de luxes (une BMW 750i et une Lamborghini) sont à gagner à la fameuse tombola : 100€ le ticket et une chance sur 1000 ou 2000 de gagner, soit une bonne probabilité tout de même… 3h10, on redécolle de Dubaï en direction de notre point de chute, Kuala Lumpur. On va essayer de dormir un peu dans l’avion car c’est bien beau de mater des films sur les beaux écrans persos ou de faire des parties de Yatzée, mais le décalage horaire va se faire sentir… 14h15 locales, nous voici enfin à KL, toujours aussi verdoyante, chaude et humide. Taxi jusqu’à notre hôtel à Chinatown, le Swiss Inn, à 120RM la nuit, ça nous changera des petits hôtels minables de l’an passé… L’hôtel est sympa et bien placé, au cœur du quartier chinois, envahi par mille senteurs de curry, durian, satay, etc… Un petit tour dans les rues commerçantes alentour, un petit dîner dans un bon resto à touristes et au lit! La fatigue dûe au décalage horaire est bien là…
13/07/2006, 2ème jour.
Réveil difficile, on est pas encore calé sur les horaires malaisiens. Ce matin, on part visiter les Batu Caves, à 15km au nord de la ville. C’est une sorte de gigantesque temple hindouiste situé à l’intérieur d’une immense grotte à ciel ouvert. Il faut grimper les 272 marches d’un escalier envahi par des singes chapardeurs avant d’y accéder. Les décorations, quoiqu’un peu kitsches, sont belles et colorées. Les macaques sont vraiment partout et ne sont pas forcément commodes parfois… Cette grotte, ou ces grottes si l’on considère qu’il y en a plusieurs, est vraiment très jolie et je conseille à tout le monde d’aller la visiter. En plus, il y règne une fraîcheur bien agréable, contrairement à 272 marches plus bas! Ayant pris un solide petit déj’ ce matin (omelette, œufs, riz frit, saucisses, poulet au curry, toasts, …) on se passera de manger à midi! 13h30, petite pose shopping au centre commercial gigantesque des tours Pétronas. Immense, luxueux, mais pas de bonnes affaires côté shopping cependant. Nous finissons notre balade journalière dans le quartier indien de « Little India ». Nous avons beaucoup apprécié, c’est très coloré, il y a des échappes de tissu bariolé un peu partout, des odeurs de curry, de tandoori, et autres épices indiennes… bien plus agréables que les odeurs de vieux poissons frits que l’on peut sentir à pleines narines dans le quartier chinois! Notre journée s’achève, un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles aux proches et au dodo…
14/07/2006, 3ème jour.
On change d’hôtel ce matin, histoire de se rapprocher du lieu où l’on prendra le bus demain matin pour le Taman Negara. Dans l’ensemble l’hôtel est pas mal, le Mandarin Pacific, un peu moins bien que le précédent mais toujours très classe comparé à ce qui nous attend… On se promène au Central Market, un grand marché d’artisanat indien, chinois et malais. Le marchandage est de rigueur. On a encore pas mal marché aujourd’hui, on a vu la gare, dont l’architecture musulmane est sympathique à regarder, avant d’arriver au Butterfly Park, au milieu d’un havre de paix et de verdure… Le cadre est agréable et les papillons sont tous plus beaux les uns que les autres. On visitera le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert, à la fin de notre séjour en Malaisie. Ma copine est sortie en short aujourd’hui et je me moquais d’elle gentiment en la prenant pour Indiana Jones… En tout cas, la population locale n’a pas dû souvent voir des gambettes aussi blanches! Allez, pour changer, ce soir on va dans le quartier indien. On va même y manger puisque Bibi (on l’appellera comme ça hein?) en a tellement envie! Et bien c’est super, on mange avec les doigts, enfin uniquement avec la main droite, la gauche étant réservée à des choses plus intimes (s’essuyer le c.. par exemple!) et considérée comme impure ici. On nous sert des « naans » avec différentes sauces, du poulet tandoori, un plat d’agneau et du poisson. Le tout sensiblement épicé… à mort!!! Et seulement pour 19RM, soit 4€… Bon, faut aussi voir que ce n’est pas le cadre d’un restau 4*, c’est simple, juste une petite gargote dans la rue, mais c’est bien plus authentique et c’est très bon! Je râle juste d’avoir les doigts tout jaune à cause du curry! On finit la soirée au pied des tours Pétronas illuminées, toujours aussi belles, un beau spectacle nocturne…
15/07/2006, 4ème jour.
Ce matin, on se lève tôt et on part pour la jungle à 7h45. Petit déj’ et hop, tout le monde dans le bus! C’est parti pour 3h de bus, et faut voir le bus, à 20 km/h en côte sur l’autoroute! Sans exagérer… On se fait même doubler par des pauvres mobylettes… Après ces 3h de bus mémorables à travers la jungle, au nord-est de Kuala Lumpur, nous arrivons à Jerantut, petite bourgade aux allures de fin fond du monde pour nous… On finit de remplir quelques paperasses, on déjeune un peu, et on prend un autre bus pendant ½ h pour Kuala Tembelling, lieu où l’on prend la pirogue pour le Taman Negara. 14h45 : Enfin, nous embarquons dans cette belle pirogue pour 3h… Les paysages sont splendides mais, une fois de plus, la scoumoune nous poursuit et nous rattrape.. Il a fallu que l’on tombe sur la pirogue la plus pourrie et la plus lente! Le pauvre pilote est obligé de s’arrêter presque une dizaine de fois afin d’écoper car nous prenions l’eau… Résultat : on est encore les derniers à arriver et il faut encore trouver à se loger…Évidemment, les chalets les moins chers sont tous complets et on va mettre une bonne heure à en trouver un! Arrivés à Kuala Tahan, le village du parc, on atterrit finalement à la Tahan Guest House, vraiment très mignonne, pleine de couleurs et où les proprios ont l’air vraiment sympas! Le seul souci est qu’on a la chambre uniquement pour ce soir… Dans l’ensemble la journée fut longue, très chaude (notamment sur la pirogue) et fatigante. Le désespoir a pointé le bout de son nez mais, au final, les paysages grandioses et l’adorable GH ont remis le moral au beau fixe! Ah, j’allais oublier ces saloperies de moustiques! Au grand concoure de piqûres, Bibi est la championne toutes catégories, moi je suis relativement épargné, hihihi… Allez, un petit souper sur les floating restaurants et au dodo… Demain une rude journée nous attend!
16/07/2006, 5ème jour.
Réveil dans la jungle (pas dehors!), on a plutôt bien dormi malgré les 30/32° régnant dans la chambre (on commence à avoir l’habitude maintenant), et très peu de moustiques… On met nos plus belles chaussures de marche (de simples tennis), on se couvre d’anti-moustiques et c’est parti pour "l’aventure "! Il faut d’abord préciser que nous n’avions pris aucun package, ni guide durant les 3 jours au parc. Tout en autosuffisance! lol On commence par le Canopy Walkway, à 1/2 h de marche de l’entrée du parc, qui se trouve lui-même de l’autre côté du village où la plupart des gens logent. Il faut compter 1RM à chaque passage du village au parc, somme dérisoire… Donc, ce Canopy, c’est en fait une succession de ponts suspendus au-dessus des arbres, et à une hauteur variant de 5m à 30m ou 40m… Vraiment très impressionnant pour les sujets au vertige, « seulement » excitant pour les autres. Ça bouge dans tous les sens, on est au sommet des arbres, on se croit vraiment au beau milieu du royaume de Tarzan! Une douzaine de ponts environ se succèdent à travers la jungle, de diverses longueurs et tailles. Ensuite, nous prenons le sentier qui va à Bukit Terisek en partant du Canopy Walkway. Une bonne heure de marche de niveau moyen pour arriver à ce « sommet » de 344m où la vue n’est pas fracassante mais plutôt agréable quand même… Pas mal de promeneurs se reposent là et prennent des photos souvenirs, comme nous! Nous repartons par le sentier que personne n’emprunte bien sûr (je n’aime pas trop faire comme tout le monde!), c’est-à-dire celui qui descend dans la continuité de celui par lequel nous sommes arrivés… On ne sait pas vraiment où ça va mais moi je suis d’un naturel plutôt rassurant et optimiste, dans ce genre de situation… ce qui n’est pas le cas de ma Bibi qui, elle, commence déjà à me faire des reproches… Faut dire que tout le monde fait demi-tour et qu’on est les seuls à prendre ce sentier! Et vu la difficulté du chemin, on a vite compris pourquoi personne ne prend celui-là… Mais, honnêtement, c’est surtout parce que rien n’est indiqué sur la destination de ce sentier que personne ne l’emprunte! Bref, une descente très périlleuse avec un pourcentage hallucinant et des caillasses en pagaille. Bibi a beau guetté les sangsues, elle n’en verra pas une seule, ouf! Mais ce n’est que partie remise… En fait, ce chemin que personne ne prend amène en bas de ce petit sommet qu’est Bukit Terisek, mais de l’autre côté de Canopy. Et donc, il suffit ensuite de faire le tour en suivant les panneaux (bien indiqué) pour rentrer au parc sans encombre. C’est quand même beaucoup plus long que de faire demi-tour mais c’est autrement plus intéressant et authentique… Après tant d’efforts (7/8 Kms dans la jungle qui en valent au moins le double si on considère les pentes démentes, la chaleur, l’humidité et la difficulté du terrain), on a bien mérité une petite sieste… 17h30 : on repart dans le parc (après avoir déjà retraversé pour notre sieste) pour faire une dernière ballade le long des hébergement du Mutiara, l’immense complexe pour « riches » se trouvant à l’entrée du parc (donc de l’autre côté du village où nous sommes), où nous pouvons observer une petite colonie de macaques se disputant quelques fruits du Jacquier et une famille de sangliers venue là pour manger quelques restes… On ne se lasse pas de voir des animaux sauvages en liberté… Ce soir, vers 21h30, on fait un « safari » nocturne… Comme d’hab’ on a la poisse et, à cause de l’organisation déplorable des guides, on se retrouve à l’intérieur du 4X4 pick-up au lieu d’être, comme tout le monde, derrière, en hauteur… Bon, on a quand même réussi à voir quelques animaux, comme des civettes ou chats sauvages, des paradise tree snakes, une espèce de paresseux, une chouette, une grenouille, des oiseaux pêcheurs aux magnifiques couleurs et je crois que c’est à peu près tout, ce qui est déjà pas mal! Alors mention médiocre pour le fait que l’on se retrouve à l’arrière du 4X4, que l’on a pas eu de commentaires, et que l’on a pas eu la même visibilité que tout le monde… Mention bien pour l’exceptionnelle faculté des guides à voir tous ces animaux dans la nuit noire à l’aide de leur seule lampe torche… Bon après cette journée bien remplie, direction dodo…
17/07/2006, 6ème jour.
Aujourd’hui, j’ai décidé, d’un commun accord avec moi-même, que Bibi allait en chier… lol. Au programme : 16 Kms de marche dans la jungle épaisse et bien hostile… Direction les chutes d’eau de Lata Berkoh, 8 Kms aller et la même chose au retour. Et autant dire que ces kilomètres-là sont très très longs par la difficulté… mais tellement beaux! Durant la première heure tout se passe bien, les habituelles côtes de malade sont bien là, la chaleur et l’humidité de folie aussi, mais sinon ça va. L’histoire se corse quand arrive la première sangsue (surtout pour Bibi)… Mignonne la petite bébête! Et qui dit une sangsue, dit 2, 3, puis des centaines, voire plus…En effet, le type de jungle change assez nettement lorsque l’on passe la première heure, et le terrain plus humide, feuillu, et terreux est plus propice au confort de ces sales bestioles! Le pire est qu’il reste plus d’une heure de marche et que, là, il y en a absolument partout, mais vraiment partout! Il faut regarder là où l’on pose chaque pied, car elles sont là, toutes droites et pointées vers le ciel, attendant le passage d’une chaussure pour s’y coller… Et autant dire que quand elles sont collées il faut se battre pour les décrocher! Combien avons-nous réussi à en déloger de nos chaussures à moins de 2cm de nos chaussettes?! Ce qui devait arriver arriva, Bibi a craqué complètement, elle qui en avait une peur bleue avant même d’en voir le bout d’une seule… Et là, devant un parterre de centaines de sangsues, sur des centaines de mètres, elle n’a pu s’empêcher de craquer… C’est bien légitime, elle qui en voyait des dizaines se hisser sur ses chaussures, arrivant difficilement à les décoller… Moi-même, n’ayant pas spécialement la phobie de ces bestioles, je ne me suis pas senti à mon aise durant cette période… J’étais heureusement là pour la soutenir et ne pas la laisser seule… Je lui ai dit de se battre et que ça allait s’arranger… Surtout qu’à cet endroit, en plein milieu de la jungle, vous vous sentez bien seul… On a fini par rattraper un couple de français et j’encourageais ma Bibi pour qu’on ne les perde pas de vue, histoire de garder une certaine confiance… Quand on est pas seul ce n’est pas exactement la même chose… Mais, voyez-vous, à chaque fois que vous stoppez votre marche pour décoller ces satanées bestioles, et bien ceux qui sont devant vous ne vous attendent pas! Eux, apparemment, n’avaient pas de problème à cause des sangsues… ce qui m’étonnait vu le nombre ahurissant qu’il y en avait! Seulement, arrivés tous les quatre au bout (presque) du chemin menant aux chutes, nous nous reposons 5 minutes au bord de la rivière que nous avons à traverser… Et là, stupeur! Bibi et moi avons chacun eu notre sangsue dans nos chaussettes… ce qui se traduit par un rond de sang gros comme une pièce de monnaie là où la bête a pompé. Je rassure les plus peureux, on ne sent absolument rien, nous nous étions aperçu de rien durant le trajet! Mais avec tout ce qu’il y avait, une sangsue chacun, on s’en sort bien! Les deux français nous accompagnant découvrent eux aussi, non sans une vision d’horreur, que les sangsues se sont occupées d’eux…lol. Donc, après 2h30 de marche usante pour les nerfs (et pour les jambes), nous voila arrivés devant un cours d’eau de 20m de large qu’il nous faut traverser. Je me lance, avec de l’eau jusqu’à la taille, pas plus, et j’arrive sans problème de l’autre côté. Bibi me suit avec inquiétude mais sans encombre également. Les 2 autres français ont la chance de nous rejoindre à sec grâce au bateau qui passe juste après notre traversée. Devant la difficulté du chemin parcouru, et vu notre état de fatigue, nous décidons de faire le trajet de retour en pirogue, en compagnie des 2 autres français. Il nous en coûtera 120RM pour tous les 2. On se donne rendez-vous à cet endroit, au bord de la rivière, d’ici 2h, le temps de profiter des chutes qui sont juste un peu plus loin. Reste ¼ h à marcher avant d’arriver aux chutes… Nous voila arrivés enfin aux fameuses chutes de Lata Berkoh, après 2h45 de marche éprouvante mais tellement belle (à noter que le Routard compte 4h pour arriver ici mais nous avons très bien marché, excepté les petits arrêts « sangsues »). On en profite pour ôter nos chaussures et se détendre un peu… Moi je pique une tête en compagnie des petits poissons… L’endroit est vraiment très sympa, très beau, nature… Ça fait penser à un cours d’eau de montagne. Nous sommes une dizaine, en comptant les autres personnes qui sont arrivés jusqu’ici en pirogue, au niveau de la rivière plus en amont… Tas de faignants ! Je plaisante, mais il est certain que les ¾ viennent ici en pirogue et font seulement le dernier ¼ h à pied… Pour nous il est temps de rentrer, nous regagnons la petite plage où nous avons traversé tout à l’heure afin de prendre notre pirogue. Je dois dire que nous ne regrettons pas d’avoir pris le bateau pour rentrer tant les paysages étaient beaux. Et puis mention très très bien pour le pilote de la pirogue qui a vraiment l’habitude… Passer sur 10cm d’eau entre les cailloux, bravo! On finit notre journée à nous reposer (on l’a bien mérité) et à traîner à l’entrée du parc à la recherche d’animaux sauvages…
18/07/2006, 7ème jour.
Ce matin on fait la grasse matinée… On change comme ça un peu. Une fois de plus on déménage de chambre, la 4ème en 4 nuits, pas mal non? Mais ce n’est pas le plus important pour nous, la chambre, on y fait que dormir… et accessoirement on s’y lave aussi! On termine notre séjour au Taman Negara en dortoir cette fois. Très bien, propre, et seulement 6 lits de pris sur 8! A 20RM à 2 pour la nuit on va pas chipoter… Bon aujourd’hui, un petit trek d’1h30 avant d’atteindre Gua Telinga, une grotte remplie de milliers de chauves-souris… Le chemin part d’un autre endroit cette fois, et non pas là où démarre la plupart des autres sentiers, à l’entrée du parc. Il faut traverser la rivière plus haut et partir vers Kuala Tembelling, en quelque sorte. Au début nous traversons un petit village tout ce qu’il y a de plus typique, avec ses enfants qui jouent dehors, son linge étendu, qui tente de sécher, et ses petites huttes surélevées les unes à côté des autres… Après ça devient sérieux, très sérieux même… Les plus belles pentes que nous ayons vues depuis le début de notre séjour ici probablement! Je les ai évaluées à au moins 45% mais je dirais plus par endroits… Quand on voit comment sont les « sentiers »… Il n’empêche que c’est toujours aussi magnifique et, là encore, assez différent des « autres jungles » explorées auparavant. Ça termine sur du plat, ça fait du bien… Et c’est à cet endroit que nous faisons la plus improbable des rencontres… une femme de la tribu des Orang Asli! Nous la croisons sur le chemin, elle est nue, exceptée un petit short (de peau de bête, pas Décathlon!) et a un couteau assez énorme pour nous faire bien peur… On ne sait jamais comment ces gens-là peuvent réagir…J’ai quand même le temps de la filmer furtivement, histoire de garder un souvenir impérissable de ce moment. Plus tard, nous en voyons 4 ou 5 ensemble au loin, venus chercher des branchages pour leurs huttes probablement. Enfin, nous voilà arrivés à cette belle grotte, après 1h45 de marche toujours aussi inoubliable. L’entrée de la grotte n’est pas super accessible car assez petite et envahie par l’incessant ballet des chauves-souris qui vont et viennent.
Et si Bibi a une trouille monstrueuse des sangsues, j’avoue que, pour ma part, la vue de ces bestioles ne me rassure guère… Alors que nous hésitons fortement à entrer seuls dans la grotte, voici qu’arrive un groupe de malaisiens d’une petite dizaine de personnes. A leur tête, un charismatique personnage qui nous servira de guide tout au long de la progression à l’intérieur de la grotte. Il n’est pas du tout guide mais a une assurance qui m’a rassuré et m’a permis de surmonter quelque peu ma peur des chauves-souris. Le groupe n’a pas de lampe alors on se sert de notre fabuleuse torche à 3RM (on ne rit pas) pour avancer. Elle n’est vraiment pas puissante du tout mais nous permet d’entrer dans la grotte, sans quoi cela n’aurait pas pu être possible! Et donc, on suit notre « guide » fétiche en communiquant en anglais. Moi je tente perpétuellement de ne pas faire attention aux centaines d’objets volants bien identifiés qui rôdent autour de mes oreilles, et Bibi tente de maîtriser sa peur (encore une!) de la claustrophobie… On suit tout le monde dans le noir presque complet, seulement éclairés par notre pauvre lampe torche, en rampant dans le guano, et en empruntant des passages très étroits, là où un américain moyen aurait du mal à passer… A mi-chemin, on arrive dans une cavité plus grande où sont suspendues des centaines de chauves-souris… c’est vraiment angoissant pour moi! La sortie finale a été le plus dur à faire pour Bibi, vu l’étroitesse du passage… Après ½ h environ à l’intérieur de la grotte nous ressortons donc par cette sortie si étroite, en hauteur par rapport a l’entrée. C’est vraiment une super expérience pour nous, même si j’ai déjà fait de la spéléologie il y a quelques années pour ma part. Ma Bibi, elle, s’en souviendra toute sa vie assurément.. Après cette petite escapade souterraine, nous nous dirigeons vers Bumbun Blau, à 1km de là. C’est un observatoire assez bien aménagé où l’on peut dormir afin d’observer quelques animaux sauvages… si on a de la chance! Il y a une douche, des toilettes, et des lits (enfin sans matelas) superposés. Nous y restons environ ½ h mais nous ne verrons rien. Il y a un livre d’or où chacun qui passe ici peut écrire ses impressions et raconter ce qu’il a vu comme animaux ou pas… C’est un peu un défouloir en quelque sorte. Nous mettons notre petite griffe, en souvenir. De ce que j’ai lu, pas grand monde n’a pu observer beaucoup d’animaux… Des rats très souvent oui, des cochons sauvages également et quelques cerfs parfois, mais c’est à peu près tout… Certains disent avoir vu des éléphants et des tigres, mais disent aussi avoir expérimenté les champignons qui poussent en bas du Bumbun! lol. Encore à 500m d’ici, nous rejoignons un autre « Bumbun » dont j’ai oublié le nom, nous n’y restons que quelques minutes car la nuit approche à grands pas… J’ai l’impression que celui-ci est mieux placé car plus en hauteur, et surplombant une rivière au loin… très intéressante pour les animaux qui viennent y boire. Nous n’y verrons pas d’animaux là non plus mais les sons de la jungle sont fabuleux, vraiment merveilleux… De notre séjour au Taman Negara, il manquerait une nuit dans un « Bumbun » pour ma part, cela doit être une expérience unique et très intrigante, surtout au cœur de la nuit… Reste qu’il faut trotter sévère maintenant, on s’est retardés à flâner à droite et à gauche, de grotte en Bumbun, et maintenant la nuit commence à tomber. Au final, nous mettons 45 minutes à partir de Gua Telinga pour rentrer au village, là où nous avions mis le double pour venir… Il faut dire qu’à l’aller nous avions pris notre temps en observant les oiseaux aux jumelles, en prenant des photos d’arbres gigantesques ou en filmant un peu les Orang Asli… Ajouter à cela une Bibi qui stressait à mort de peur de rentrer à la nuit et voila… Notre dernière journée au Taman Negara terminée, nous sommes fiers de tout ce que nous avons fait et vu ici, mais demain il faut déjà reprendre la pirogue en direction de Kuala Tembelling, puis un bus jusqu’à Jerantut afin d’y prendre le « jungle train » pour Kota Bharu…
19/07/2006, 8ème jour.
La journée a été longue et chaude, comme souvent, mais là elle a été vraiment très chaude et très longue… On commence par 2h de pirogue (moins long qu’à aller grâce au courant!) pour rejoindre Kuala Tembelling. C’est toujours magique de se balader de la sorte au milieu de la jungle, à bord d’un petit bateau… Ensuite, nous prenons le bus qui nous amène à la gare de Jerantut, bus dans lequel nous avons poireauté presque 1h avant de partir ceci dit… Nous voila à la gare, ridiculement petite, mais qui garde son charme de « bout du monde »… D’ailleurs les prix sont eux aussi ridicules… Le prix pour nous rendre à la gare de Wakaf Bharu (gare principale de Kota Bharu) est de 12, 60RM par personne! Soit moins de 3€ pour parcourir près de 500kms… Je n’y croyais pas quand le guichetier me l’a annoncé! Bref, nous voici dans le train (d’une autre époque) pour… 9h! Départ à 13h15 et arrivée à 22h12... En fait, on sait pourquoi on paye si peu cher, le confort du train est passable nous dirons mais il n’y a pas de climatisation… Il y a bien des ventilos au plafond, mais ils ne fonctionneront jamais! Par contre, et heureusement, les vitres sont ouvertes et on peut passer le bras par-dessus pour s’aérer… et se prendre des branchages dans les avant-bras!!! Parlons du trajet une minute : c’est vraiment magnifique d’un point de vue des paysages, le train passe en pleine jungle (d’où son nom), s’arrête un peu où il veut (on a vu des gens descendre à des « gares » aussi grandes qu’un arrêt de bus chez nous, et ce au beau milieu de la jungle!), longe les rivières boueuses d’un marron impressionnant par son épaisseur, traverse des villages typiques de Malaisie, et d’une pauvreté frappante… Les enfants jouent au foot pieds nus, nous font des signes, les hommes ramassent des noix de coco avant de les charger par dizaines sur leur mobylette de fortune, les femmes sont assises sous les porches des maisons. Au premier regard, on leur envierait presque leur vie si tranquille, sans contraintes matérielles… mais avec du recul, on se rend compte que, s’ils n’ont pas l’air malheureux en apparence, ils sont terriblement pauvres. Arrivés vers Gua Mela, on peut voir des falaises de rochers sublimes… Je suis quand même abasourdi par ce que je vois dans ce train, à savoir des locaux qui jettent tout et n’importe quoi par les fenêtres… et ce, en pleine jungle… Cela dit je dirais, ne serait-ce que pour la beauté du décor, qu’il convient de prendre ce train… d’une lenteur extrême par moment! La chaleur est vraiment accablante tout au long du trajet, et surtout lorsque on est arrêté durant ½ h à une gare on ne sait pour quelle raison! Enfin, après 9h de train éprouvantes mais toujours inoubliables, nous arrivons enfin à Kota Bharu où nous n’avons pas réservé d’hôtel pour la nuit. Comme d’habitude, c’est la guerre des taxis qui veulent tous nous conduire là où nous voulons, ou là où ils veulent! On va au même hôtel qu’un couple d’hollandais avec lequel nous avons négocié le tarif du taxi. Après quelques formalités de réservation (taxi pour Kuala Besut et bateau pour les îles Perhentian) nous allons manger un bout à Pizza Hut ! et allons nous coucher après cette journée épuisante… Il est 00h30, nous nous levons à 5h30...
20/07/2006, 9ème jour.
Allez hop, debout! Il est 5h30, nous prenons le taxi à 6h, le même que celui qui nous avait conduit à notre hôtel hier soir. Qu’est-ce qu’ils feraient pas pour une poignée de ringgits ces malaisiens! 45 minutes plus tard, nous voila à Kuala Besut, il fait à peine jour et il y a foule quand même… Nous prenons le bateau de 7h, le premier, et en avant… Les îles Perhentian… Nous y voila enfin. Seulement 14 mois après notre première venue, le charme est toujours là, le calme est encore présent à cette heure si matinale, et pour le début de notre séjour ici nous avons choisi les Mohsin Chalets à Long Beach, sur Kecil, la petite île. Ce sont les premiers bungalows à gauche en retrait de la plage, lorsque l’on regarde l’île. Leur restaurant, le Blue Roof, hommage à la couleur des toits des bungalows, est en hauteur, et possède la plus belle vue de l’île. Sa cuisine y est très bonne en outre. On a de la chance de trouver un bungalow de libre tout de même, vu le nombre de touristes qu’il y a… J’avais bien réservé par le Net mais cela n’a apparemment pas marché…! On fait quelques courses au mini market, qui au passage se sucre bien sur les prix (c’est pire qu’au Petit Casino chez nous!!!). Bibi a la plaisir de retrouver son curry favori dans un des restos de la plage et après ça, direction la mer… 30° dans l’eau translucide, des poissons juste au bord de l’eau et une chaleur bien agréable cette fois. Quelques heures plus tard, Bibi me fait une remarque fort intéressante : mais pourquoi est-ce que je crame tout le temps et pourquoi je bronze pas comme les hollandaises et leur joli teint marron doré? Bonne réflexion en effet… Mais c’est parce que tu es d’origine nordique voyons (Maubeuge (59))… lol… et parce que tu es blanche comme un cachet d’aspirine!!! Après cette petite note d’humour, la journée se termine déjà, avec un bon repas de poisson au restaurant, avec vue sur la mer… Un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles rafraîchissantes aux vieux, et au dodo… L’orage gronde ce soir et, en tant que grand passionné de météo, je me pose sur le balcon du bungalow pour observer les dizaines d’éclairs dans le ciel, en attendant le déluge…Il tombe un bel orage et cela fait tomber la T° à 24°c dehors, bien agréable pour dormir.
21/07/2006, 10ème jour.
Programme de la journée : plongée libre (apnée)… Nous faisons le tour des points intéressants qui se trouvent autour des 2 îles avec un bateau, à 4, tout ceci organisé par les Mohsin. Circuit qui est vendu par tous les resorts au passage. On avait déjà fait ce parcours l’année dernière mais nous n’avions à l’époque qu’un simple appareil photo jetable étanche et nos photos étaient quelque peu limites… Aujourd’hui, nous avons un caisson étanche à 40m pour notre APN qui va faire de bien plus belles photos. On se dirige d’abord sur "Turtle Point" où nous ne voyons que 2 pauvres tortues, tant coursées par les touristes qu’elles s ‘éloignent très vite de nous… J’arrive quand même à prendre de beaux clichés de cet animal si majestueux quand il nage… En tout cas, cela reste une rencontre magique à chaque fois. Suit le "Shark Point", où nous ne voyons point de shark hihihi… Là, les bateaux commencent à être un peu trop nombreux à mon goût… Par contre, nous pouvons observer de magnifiques coraux multicolores, encore préservés pour certains, et des milliers de poissons tropicaux, tous plus beaux les uns que les autres! Ensuite, nous nous dirigeons au large de la plage de Coral Bay (de l’autre côté de Long Beach, sur Kecil) où il y a une espèce de phare sur lequel on peut grimper… Je ne peux m’empêcher d’y monter dessus malgré la très grande difficulté de la grimpette (faut être quand même très agile et sportif!) et de faire un gros plouf d’une hauteur d’environ 10m, assez impressionnant tout de même! Au pied de cette petite tour de guidage les fonds sont magnifiques mais le courant peut être assez fort par moments… Il y a énormément de poissons… A 12h, on mange au milieu des chèvres au village de Kecil, et je suis toujours aussi écoeuré par la saleté de l’endroit… Des détritus jonchent le sol partout, un petit ruisseau d’un mélange eaux usées / liquide vaisselle / déchets se jette directement dans la mer… Affligeant!!! On finit l’après-midi par un tour de l’île de Kecil par le nord, en passant par Romantic Beach et la plage du D’Lagoon entre autres… Puis retour à Long Beach où nous finissons la journée. Si tout se passe à peu près bien pour l’instant, ce soir je montre les signes d’une tourista aiguë… Je crois que c’est la résultat du repas d’hier soir : curry un peu trop fort et, apparemment, j’aurais avalé tous les piments… Je vous passe le reste des détails, mais ce que je peux vous dire c’est que cela a été très dur durant toute la nuit!!! Heureusement que Bibi avait pris 10 kilos de médocs et qu’elle m’a bien soigné. Le lendemain midi c’était terminé, mais ce fut dur… Pour le repas, on se fait encore un bon BBQ (barbecue) au resto des Mohsin, je me prends une énorme langouste de 30cm pêchée du matin…
22/07/2006, 11ème jour.
Aujourd’hui, on part sur Besar, la grande île, où nous allons tenter de loger au Mama’s, QG des frenchys, et là où nous avions dormi l’an dernier encore… Mais, surprise, il y a encore plus de monde que sur Kecil! Le Mama’s est complet mais Aziz, le proprio fan de Johnny et Balavoine lol, nous promet une chambre pour demain. En attendant, on prend une chambre à côté, au Paradise Watercolors, pour 60RM. Très bien, propre, mais pas de prise électrique… embêtant pour charger les piles du caméscope ou de l’APN. Journée passée le cul dans l’eau à admirer les poissons, sur une des plus belles plages de l’île, en face du Coral View Resort et du Perhentian Island Resort. Des poissons par milliers, toujours aussi magnifiques, et qui viennent vous bouffer les mollets à 5m du bord, c’est pas beau ça? Bibi se fait une belle frayeur en apercevant un requin pointe noire d‘un bon mètre, totalement inoffensif, à quelques centimètres d’elle…Dommage pour la photo, c’est moi qui avait l’appareil et j’étais un peu plus au large à plonger dans les abysses… Malheureusement, ce qui devait arriver arriva… Mon problème insoluble d’oreille resurgit de nulle part, alors que tout se passait bien de ce côté-là jusqu’à présent. Et là, c’est le monde qui s’écroule pour moi, ayant une profonde passion pour l’apnée depuis toujours et passant tout mon temps sous l’eau à la mer… Enfin, je n’ai pour l’instant qu’une légère sensibilité à une oreille lorsque je remonte, mais je sens bien que mes vacances vont être gâchées… Quelques cachets contre la douleur, un bon repas et au lit.
23/07/2006, 12ème jour.
Cette fois c’est bon, on prend nos quartiers au Mama’s, un des plus mignons resort de l’île (qui soit dans nos prix!), mais surtout surtout les proprios, Aziz, la Mama et tout le monde, sont adorables et très arrangeants. En plus, ils se souviennent de nous, ça fait plaisir! Bibi commence à en avoir marre de faire et défaire les sacs, je crois que depuis qu’on est parti on a pas dormi 2 fois dans la même chambre 2 jours d’affilée! Mais cette fois c’est bon, on reste ici pour 4 nuits. Cet après-midi, on loue un canoë et on fait le trajet jusqu’à la minuscule plage qui se trouve à côté de Turtle Beach, on y reste jusqu’au soir. Le trajet dure environ ½ h et n’est pas très dur, pour les amateurs, ensuite ce n’est pas compliqué, c’est la 1ère plage sur la droite (forcément, à gauche c’est la mer!), juste avant Turtle Beach qui est bien plus grande. C’est une plage absolument splendide, déserte ou presque en haute saison, et carrément en basse saison (nous y étions allés en avril / mai)…Mais, comme partout, l'arrière des plages et un amoncellement de détritus en tout genre, même ici… C'est lamentable! Les fonds sont d'une beauté rare et on peut y voir des poissons d'une taille assez impressionnante parfois, jusqu'à 1mètre. Les coraux sont magnifiques, et vous pouvez vite vous retrouver au milieu d'un énorme banc de poissons qui vous tournent autour… Magique… Mon oreille va mieux, au passage, mais je me limite à des profondeurs modestes, rarement plus de 5/6m. Je me rends vite fait à Turtle Beach à la nage, afin de jeter un œil, puis on rentre avant qu'il fasse nuit. Journée magnifique encore une fois… Ce soir, c'est notre 1er BBQ au Mama's, et Dieu sait qu'un BBQ là-bas c'est quelque chose… On choisit son poisson directement dans la glacière, sa sauce (la sauce coco de la Mama est un délice!), et ensuite on peut observer le chef préparer le festin, qui est accompagné de fruits tropicaux, de riz, de légumes et donc, de la sauce. Bon appétit… et ensuite au lit!
24/07/2006, 13ème jour.
Aujourd'hui, comme on a pas assez marché au Taman Negara (lol), on se dit qu'on va se faire un petit trek dans la jungle… Bon, c'est du pipi de chat à côté de la vraie jungle mais le but n'est pas toujours la difficulté! On avait fait ce trek aussi l'an dernier. Il part du Perhentian Island Resort, trace tout droit vers le sud jusqu'à la grande plage du sud-est de l'île, Flora Bay, et remonte du sud-ouest de l'île jusqu'au nord-ouest, où nous sommes… Nous observons des singes, qui nous pissent dessus!, des petits varans, des gros mille pattes, des fourmis géantes et… des moustiques très virulents! Le chemin est relativement facile, malgré quelques passages un peu plus difficiles. Flora Bay, la grande plage qui se trouve au sud de l'île, à mi-parcours, est absolument superbe, complètement délaissée par les touristes et à l'écart de tout… L'atmosphère est bien différente ici, il n'y a personne, même en haute saison, les gens sont plus cool et les prix aussi, hormis l'Arwana Beach Resort, un hôtel de luxe, qui ne défigure pas du tout le paysage comme le dit le Routard… La plage en elle-même est d'un bleu laiteux magnifique, il n'a quasiment pas de bateaux et la mer est très calme… Nous n'avons pas eu l'occasion d'explorer les fonds à cet endroit mais je conseille ce petit coin de paradis à tous ceux qui cherchent la tranquillité… tout le contraire de Long Beach! Quelques achats dans les 2/3 boutiques du bord de plage et nous prenons le chemin du retour. Le sentier dans la jungle reprend à gauche de la plage quand on la regarde. Et là, autant dire que ça grimpe sévère! Quelques minutes plus tard, nous voilà sur la côte sud-ouest, un peu plus au sud du Mama's, il ne nous reste plus qu’à longer la plage pour rentrer, pendant 1h environ, en prenant quelques photos et quelques séquences vidéos. Là aussi, contrairement à Long Beach, ici c'est désert. Quelques touristes sur les plages mais on est loin de la plage du Coral View ou de Kecil. C'est toujours aussi magnifique, on peut voir des bateaux de pêcheurs, quelques plages isolées, des petits animaux se promener, c'est la tranquillité à l'état pur, le bonheur… Petite pause déjeuner à 15h en arrivant au Mama's, et nous repartons vers la plage du Coral View pour terminer l'après-midi… Comme d'habitude, les poissons sont au rendez-vous. Encore les gros d'hier qui font bien 10/15 kilos et que je réussis à filmer en troupeau. Un requin également, bon c'est pas les "Dents de la Mer" mais il fait bien 1m quand même… Bibi l'a même "combattu" avec son tuba lorsqu'elle l'a vu se diriger vers elle… Enfin, une belle après-midi bien remplie encore une fois… Ce soir, nous avons encore droit à un gros BBQ avec un énorme barracuda, des crevettes à gogo et tutti quanti…
25/07/2006, 14ème jour.
Ce matin, on tente d'aller voir les tortues qui sont à quelques dizaines de mètres de la côte, en face du Mama's ou presque, mais l'orage d'hier soir a troublé quelque peu l'eau et a surtout rendu le temps instable… Nous allons voir mais sans succès. Du coup, petite baignade matinale sur notre plage préférée, celle du bout, puis déjeuner à midi. Nous passons notre après-midi sur Turtle Beach où, cette fois, nous avons été déposés par bateau. On a demandé au pilote de venir nous chercher à 19h. On a la chance de voir des centaines de tortues bébés dans une grande bassine, qui sont là pour maintenir l'espèce "en vie" le plus longtemps possible. Il faut quand même payer 5RM pour les voir, ah le business… C'est vraiment mignon et infiniment petit, quand on pense comment ça devient niveau taille… Mais malheureusement, une sur 10, 50 ou 100 seulement atteindra l'âge adulte… Bon, côté plage il n'y a quasiment personne… Elle est vraiment magnifique, longue et calme… Une petite famille de singes noirs nous fait l'honneur de sa présence pendant ½ h environ, on les observe se balader de branche en branche, comme des gamins… lol Cette fois, ils n'ont pas essayé de nous faire pipi dessus comme l'autre jour dans la jungle! On passe l'après-midi à se baigner, plonger, prendre des photos, ça en devient une habitude… mais une bonne! Entre 18h et 19h, nous ne sommes plus que 4 sur cette immense plage… L'impression d'être seul au monde… Comme tous les soirs au Mama's, BBQ monstrueux pour moi qui raffole du poisson, un demi barracuda encore une fois, 400g de crevettes et des brochettes de satay… Miam miam! L'orage se rapproche… Ce soir on va en avoir un digne de ce nom : des éclairs toutes les 5s qui illuminent tout le ciel, un bon déluge de pluie, bref, un régal pour moi qui aime filmer ça…
26/07/2006, 15ème jour.
Après le "méga orage" d'hier soir, le temps reste couvert encore une fois et il tombe même 2/3 gouttes par moments… Ce n'est pas bien grave, ça a au moins le mérite de limiter la hausse de la T°et de faire reposer nos peaux… Nous qui avions prévu d'aller à Redang pour la journée nous n'irons pas finalement, faute de monde pour remplir le bateau…Finalement, nous décidons d'écourter notre séjour sur les Perhentian d'un jour. Le temps n'est pas très beau, nous connaissons les 2 îles par cœur depuis l'an dernier, et un jour de plus sur Tioman, que nous ne connaissons pas, ne sera pas de trop. Aziz, du Mama's, nous arrange un transfert en taxi de Kuala Besut à Jerteh, lieu où nous devons prendre le bus pour Mersing en soirée. Nous prenons donc le bateau en direction de la côte et de Kuala Besut, en disant probablement adieu aux îles Perhentian… Là-bas, le charismatique oncle d'Aziz nous attend avec son beau taxi pour nous conduire à Jerteh donc, à une cinquantaine de kilomètres plus au sud. On y arrive vers 16h ou 17h et notre bus ne part qu'à 21h45... On a donc du temps à "tuer" en faisant les boutiques. C'est une véritable caverne d'Ali Baba pour ma Bibi, fine cuisinière, où elle trouve quantité d'épices inconnues et autres produits d'aspect bizarre… Il n'y a ici aucune femme qui ne soit pas voilée et on nous regarde comme des extra-terrestres… Il faut dire que le touriste, ici, n'est pas légion… L'ambiance de cette petite ville n'est pas désagréable et, là, on se croit vraiment dans le cœur de la Malaisie! On passe le reste de la soirée sur le petit marché typique situé à côté de la gare routière, où l'on mange pour 3 fois rien par ailleurs, et très bien. 22h : nous voici dans le bus pour 8/9h de trajet de nuit… Heureusement que nous avons acheté une magnifique couverture en pilou (suite à la conversation d'avec Bigyaya (de VF)) que nous avons croisé sur les Perhentian et qui nous a dit que les bus étaient climatisés à mort!) parce que, effectivement, il doit bien faire 18° dans ce fichu bus! Ils sont malades! Enfin, même avec cette couverture, le trajet est périlleux pour nos petits corps fatigués. Vers 6h du matin, le bus s’arrête sur le côté de la route, en pleine nuit, on ne sait pas ce qui se passe… Mais bon sang mais c’est bien sûr, c’est l’heure de la prière! Voilà t-il pas que tout le monde (sauf nous) descend du bus pour aller faire sa petite prière en face, dans la mosquée! On aura tout vu ici… Nous arrivons à Mersing, port d'embarcadère pour l'île de Tioman, vers 6h30 du matin…
27/07/2006, 16ème jour.
Après une petite marche en direction du port d’embarcadère, nous y voilà! Le bateau qui nous amène en direction de l’île de Tioman n’a rien à voir avec ceux qui font le trajet pour les îles Perhentian! Ils sont beaucoup plus gros, et plus rapides. En même temps, c’est beaucoup plus loin de la côte, à environ 1h avec ce gros bateau! Tioman, cette île est absolument magnifique, mais elle se mérite… Revenons vite fait sur le périple qui nous a permis d’y arriver : 8 ou 9h de bus depuis Jerteh (à côté de Kuala Besut), 1h de bateau, un trajet épuisant… Enfin, nous y voici… C’est superbe, et le chalet que j’avais réservé sur Internet, au Panuba Inn, est très sympa… Le problème, c’est que le bateau ne s’arrête pas au Panuba qui a, en fait, sa minuscule plage pour lui tout seul. Il faut donc crapahuter depuis la jetée de la plage d’ABC jusqu’à là-bas… et c’est pas à côté! Surtout la dernière partie qui est dans la jungle… avec des sacs de 20 kilos sur le dos, c’est folklorique à 8h du matin, qui plus est en ayant pas trop dormi! On s’installe, on va prendre le petit-déj, on va faire un tour à l’eau (qui est plus fraîche, ou moins chaude! qu’aux Perhentian) et on va piquer une sieste bien méritée jusqu’à midi… Au passage, on trouve quelques méduses bien désagréables sur la plage, inoffensives apparemment, mais qui seront la « plaie » de notre séjour sur Tioman… Cet après-midi, nous tentons « l’excursion » jusqu’à Monkey Bay, à environ 1h30 de marche du Panuba par la jungle… En fait, nous n’y arriverons jamais (mais ce ne sera que partie remise à plus tard!) parce que nous ne trouverons pas le chemin… On s’est arrêté à la plage juste avant qui est, soit dit en passant, bien plus belle que celle de Monkey Bay, dont on entend tellement parler… C’est même une des plus belles plages que j’ai vue jusqu’à présent : elle forme un bel arc de cercle, son sable est d’un magnifique orange / brun, et il y règne une tranquillité à l’état pur… On y passe une partie de l’après-midi et on revient au Panuba. Au retour, on tombe sur une famille de singes, enfin un seul pour commencer, qu’on a observé pendant un bon moment. Les sales goinfres, ils nous ont flingué notre paquet de cahuètes!!! Mais quand ils étaient tous autour de nous à se battre pour ces friandises, on faisait moins les malins quand même… et on s’est éloignés tout doucement en leur laissant le paquet! Ensuite, on se fait surprendre par un varan qui est agrippé à un tronc d’arbre et que l’on a pas vu! Ma Bibi a fait un bond!!! Tout ça pour dire que la jungle de Tioman nous a parue bien plus sauvage et hostile que celle des Perhentian, voire celle du Taman Negara par endroits… On termine la soirée par un bon petit barbecue au Panuba, et on file au lit…
28/07/2006, 17ème jour.
Le matin, la mer est d’un calme absolu et la brume s’accroche encore à la cime des arbres, la température est encore supportable, et c’est bien agréable… Aujourd’hui, on va réserver nos billets d’avion pour le retour à Kuala Lumpur, à l’aéroport de Tekek. En fait, ce n’était pas prévu mais, vu notre état de fatigue, on a décidé de prendre l’avion plutôt que de se retaper le bateau puis encore 6h de bus jusqu’à KL. En avant donc pour une bonne marche de 3 Kms jusqu’à l’aéroport, minuscule d’ailleurs, sous une chaleur de plomb… Arrivés au village de Tekek, on se rend bien compte qu’on est en Malaisie, c’est vraiment typique, y’a des mobylettes partout (toutes les mêmes), des chats par dizaines, et de pauvres bicoques en bois pour lieux d’habitation. C’est aussi ça qui est enrichissant, de voir comment les autres peuples vivent, si près et si loin des touristes… L’aéroport est ridiculement petit, l’avion que nous prendrons aussi d’ailleurs, ce qui ne rassure pas trop ma Bibi… elle qui n’avait jamais pris l’avion il y a encore deux ans! Il nous faut plus d’une heure pour avoir nos billets (100€ l’aller pour deux) car, lorsque c’est l’heure de l’embarquement (c’était le cas et il y en a seulement 3 par jour maximum!), il faut même pas penser à demander quelque chose au personnel de l’aéroport, qui est… limité! (par le nombre, pas par les facultés hein!) Toujours est-il qu’il faut pas les presser ici, on commence à être habitués, ils sont dignes de la DDE chez nous! Dehors, juste en face de l’aéroport, il y a deux gros arbres où sont suspendues des centaines de chauves-souris de bonne taille, et qui répandent une odeur, comment dire, très forte et assez épicée… pour ne pas dire plus! Nos billets en poche, nous rentrons au Panuba; sur la route, on s’offre quelques souvenirs (tee-shirts et autres babioles…). A force de marcher sous le cagnard, ma Bibi s’est récolté un coup de soleil collector avec la forme de son habit du jour, à savoir le marcel! Mort de rire… Allez, un dernier plouf pour terminer la journée, apparemment il y a moins de méduses aujourd’hui… A noter que les fonds et les poissons sont un peu différents que ceux que l’on a pu observer sur les Perhentian, mais sont tout aussi jolis… Ce soir, on mange sur la plage ABC, mitoyenne de la nôtre, à quelques 15 minutes à travers la jungle… Pas que le restaurant du Panuba soit mauvais, mais l’accueil y est tellement déplorable qu’on préfère changer un peu… On dirait qu’on les emmerde en permanence, le sourire n’y est jamais, enfin, à oublier… C’est dommage l’endroit est magnifique et complètement isolé. Donc, nous voici partis sur ABC où nous allons manger un succulent BBQ, pour changer. Le problème, c’est que pour rentrer… il fait nuit!!! Eh oui, ici il fait nuit à 19h30... Alors le trajet en pleine jungle pendant 15 minutes dans le noir complet, avec pour seul éclairage une pauvre lampe torche minable (la même qui nous a servie dans la grotte de Gua Telinga au Taman Negara!), est plus que sauvage… Heureusement pour nous, on ne fait pas de mauvaises rencontres… Mais Dieu que les bruits de la jungle la nuit sont impressionnants!!! A cette heure-là, il est temps d’aller au lit…
29/07/2006, 18ème jour.
Allez, on enfile le short et les chaussures et c’est parti pour un trek de 10 Kms minimum… Direction la plage de Juara, de l’autre côté de l’île, en face de Tekek. Le trajet commence au Panuba, où nous sommes, et passe par la plage d’ABC, avant d’arriver au village de Tekek. Là, à gauche toute en direction de la jungle, pendant 7 éprouvants kms… Mais tout cela ne serait pas raisonnable sans un bon petit-déjeuner au préalable, avec le sourire légendaire des serveurs du Panuba… En plus, ce matin il y a des pancakes! Donc, après ce bon repas, nous voilà partis pour une journée bien dure physiquement, mais inoubliable… Il faut dire que nous en sommes à 18 jours de « vacances » et nous avons déjà bien marché. Ma Bibi commence à fatiguer. Après le trajet classique en béton jusqu’au village de Tekek, nous tournons donc plein gauche où commence la sympathique ascension à travers la jungle… Selon le Routard, il devrait y avoir 900 marches environ jusqu’au sommet… Et effectivement, après une première partie facile, ça monte sévère pendant un long moment… Et ce qui est vraiment surprenant, c’est que ce sont de véritables marches en béton que nous empruntons, en pleine jungle et sur un terrain plus qu’inhospitalier… Sur le moment, je me demandais comment ils avaient fait pour nous monter du ciment jusqu’ici… Ils sont forts ces malaisiens quand même! Bon, le paysage à lui seul nous fait oublier la difficulté… C’est vraiment magnifique et, chose amusante, cette jungle du centre de l’île de Tioman nous a parue plus « sauvage » que celle du Taman Negara! C’est un comble quand même… Enfin, ce n’est pas vrai partout, souvenez-vous du passage des sangsues… là c’était vraiment le fin fond de la jungle, avec toutes les difficultés que cela comprend! Nous pouvons observer notre premier véritable serpent, là, devant nos yeux, affalé sur un gros rocher… Il doit faire autour d’1m et est d’un rouge dominant. On ne fait pas les fiers en passant à côté… On ne compte plus les innombrables singes qui nous suivent en filant le long des fameux câbles électriques; les bruits sont toujours aussi magiques quand on s’enfonce dans ces paysages grandioses, c’est inoubliable… Au passage, on ne croise pas grand monde, comme souvent depuis notre arrivée ici. Arrivés au sommet, petite pause de 5 minutes pour déguster quelques cacahuètes. On laisse les restes aux singes… Là, commence la partie la plus dure et la moins jolie… Une interminable route bétonnée qui file jusqu’au village de Juara… Et si ça ne descend pas trop au début, ça se corse très vite… C’est vraiment usant pour les genoux, surtout quand vous avez fait déjà 8 Kms… On a bien essayé timidement de se faire prendre en stop, mais sans succès… Une petite averse vient nous embêter (pour le caméscope) mais nous rafraîchit… A noter qu’il fait bien plus frais (ou moins chaud) au sommet. Après donc une dizaine de kilomètres, nous voilà arrivés au petit village de Juara. Là encore, il n’y a personne, c’est désert…Si vous aimez l’ambiance d’Ibiza ou de St Tropez il ne faut pas venir ici!!! On se balade durant quelques heures d’un bout à l’autre de la belle plage, en récoltant quelques sourires d’enfants, en évitant quelques varans sur la route, et en prenant quelques photos… Il ne fait pas très beau aujourd’hui ici, et le temps est assez différent de celui de l’autre côté de l’île. Un petit déjeuner dans un petit resto sympathique où nous sommes les seuls à manger, et nous prenons la décision que nous ne repartirons pas à pied, nous sommes trop fatigués… Nous décidons donc de prendre un 4X4 jusqu’à Tekek, moyennant 70RM pour 2. Ce fut un voyage mémorable… Les 7 Kms qui relient les 2 villages ne sont pas une sinécure! La route, si l’on peut l’appeler ainsi, est complètement défoncée et l’on a du mal parfois à passer au milieu des énormes crevasses. Faut dire qu’on avait un 4X4 pourri, avec une puissance très limitée… Mais bon, ce trajet qui a duré 45 minutes (pour 7 Kms!) restera inoubliable. Des montées et des descentes ahurissantes, on était secoués de tous les côtés, à en avoir des tours de reins! On en a rigolé tellement c’était surréaliste parfois! A noter qu’ils sont en train de faire une nouvelle route (une vraie) qui reliera les 2 villages. De souvenir, elle ouvrira mi 2007. Le chauffeur, sympa, nous dépose jusqu’au bout de la route praticable pour les voitures, c’est-à-dire jusqu’au Marine Park (petite expo sur le milieu aquatique de Tioman). Il nous reste 2 Kms avant d’arriver à la « maison »… ils seront longs… Voilà donc une journée bien remplie encore une fois, et qui se termine par un bon repas au BBQ, avec un bon marlin!
30/07/2006, 19ème jour.
La mer est un peu agitée aujourd’hui, on espère que cela va se calmer étant donné que nous devons partir en excursion en bateau…Au programme, on commence par Coral Island, une île non habitée bordée d’eaux turquoises et de coraux vivants magnifiques… Comme par magie, lorsque nous arrivons à proximité de l’île, la mer semble s’être calmée et les conditions pour plonger (en apnée toujours) sont très bonnes. Et effectivement, c’est splendide… Des coraux partout, tous intacts, des poissons par milliers, de toutes les couleurs, une mer d’une transparence rare… et toujours la même frustration pour moi qui dois plonger avec des bouchons suite à mon problème d’oreilles qui me bouffe… Quelle horreur pour moi de ne pas avoir ma liberté aquatique, de ne pas pouvoir plonger librement à 10m ou 20m dans ces fonds si magnifiques… Je me contente de rester à la surface le plus souvent et fais quelques plongées vers les 5m, tout doucement, en faisant attention à ces foutues oreilles… Ma Bibi est émerveillée elle aussi, elle qui ne mettait pas la tête sous l’eau il y a seulement 2 ans… A cet endroit nous avons vu des espèces que nous n’avions jamais vues, même pas aux Perhentian. Il y avait même quelques seiches, qui changent de couleurs en quelques secondes! Après une bonne demi-heure d’observation sous-marine, on nous emmène sur la plage de cette fabuleuse île, avec un sable d’une blancheur incroyable. Le conducteur du bateau en profite pour piquer une petite sieste et moi pour prendre quelques photos de cet endroit paradisiaque… L’eau du bord est vraiment d’une transparence et d’un bleu rares! Deuxième arrêt : Malang Rock, ou un incroyable petit îlot formé d’énormes rochers qui s’enfoncent à plusieurs dizaines de mètres de profondeur et où vivent une multitude d’espèces de poissons…L’eau est claire et les coraux splendides, un vrai bonheur… A noter que la mer est un peu plus agitée à cet endroit. Je tente bien quelques plongées aux alentours des 10m, en passant même dans des petites grottes (j’adore ça!), et ce sans heurter mes petites oreilles, mais je ne tente pas le diable… Il y a pourtant à faire, des crevasses partout, qui s’enfoncent à 20m ou 30m, des poissons partout… Vraiment un endroit magique. Ensuite, petit pause déjeuner sur la plage de Salang où nous séjournerons à partir de demain pour les 4 derniers jours. Dernier « spot », la plage de Monkey Bay. Bibi reste dans le bateau car elle a pris un bon coup de soleil, pour changer. Faut dire que ça tapait dur sur Coral Island. Moi aussi j’ai un peu grillé malgré tout, mais je vais quand même barboter quelques minutes avec les méduses… Notre « commandant de bord » nous informe que les milliers (sans exagérer) de minuscules méduses qui stagnent dans ces eaux ne sont pas dangereuses. Cela reste quand même très désagréable de nager au milieu d’elles mais c’est vrai que je n’ai rien eu à signaler côté enquiquinement. Ce sont les grosses méduses qui sont venimeuses, et celles-là, elles ne rigolent pas! Encore des centaines de poissons ici en tout cas, qui me bouffent les mollets… Au bout de quelques minutes, je remonte sur le bateau ne supportant plus la sensation plus que désagréable de pousser des dizaines de micro méduses à chaque brasse… Une fois rentrés au chalet, au lieu de se reposer gentiment, on se la joue sado-maso en faisant un aller-retour au village pour retirer des sous sous… On est vraiment sur les rotules en rentrant… Faut dire que 2h pour retirer 500 RM ça fait ch… Ce soir, c’est le dernier repas au Panuba et, franchement, on est pas mécontents de partir… L’accueil est vraiment déplorable, on dirait qu’il faut payer pour avoir un sourire! Ça serait dur de trouver plus désagréable mais, au vu du livre d’or, beaucoup ont trouvé les lieux sympas et le personnel accueillant… Comme quoi, tout est relatif!
31/07/2006, 20ème jour.
Oh la belle journée de merde qui commence… Réveillés à 8h du matin par une tempête, une vraie, avec du vent à gogo et de bonnes pluies. Bon, pour la tempête cela me satisfait en tant que passionné de météo, mais pour la suite des choses c’est pas évident. Les pluies et le vent font quand même fait tomber la T° à 24°, une des valeurs les plus basses que l’on ait observées depuis le début de notre séjour en Malaisie! Alors aujourd’hui on est censés partir du Panuba donc, afin de rejoindre la plage de Salang, plus au nord. Mais la mer, très très agitée, nous bloque ici pour l’instant. Et ce n’est pas le fameux personnel du resort qui va nous aider à trouver un bateau partant là-bas! Malgré que la mer se soit calmée bien avant, on doit patienter jusqu’à 15h ou 16h avant de pouvoir partir en bateau. Ils veulent à tout prix que l’on reste apparemment! Mais on a eu notre dose, ça va! Après donc toute une matinée et une bonne partie de l’après-midi à regarder la mer se déchaîner, le vent faire tomber tout et n’importe quoi, et les bateaux tanguer, nous arrivons sur la belle plage de Salang, très peu fréquentée en ce… 31 juillet, hein! Qui a dit que c’était surbooké par ici…? Nous descendons au Salang Sayang Resort, plus connu sous le nom de Zaïd’s place, à l’extrémité droite de la plage quand on la regarde. On avait réservé un chalet quand nous étions venus sur cette plage hier, lors de l’excursion en bateau (Coral Island, Malang Rock, Monkey Bay). Le chalet est sympa, assez grand, sans clim’ (comme d’hab’ pour nous), avec un joli lit et placé autour d’un joli jardin bien décoré, à seulement 30m de la plage… Le tout pour 70RM, correct. On s’installe doucement, on est en vacances hein… puis on va observer les gros varans (1m50) qui barbotent dans la petite rivière qui se trouve derrière les bungalows… On finit la journée à la plage, à se baigner, regarder les poissons toujours aussi beaux, et se balader ici et là… Le soir on goûte un énième BBQ et, une énième fois, on se régale avant d’aller au lit…
01/08/2006, 21ème jour.
Aujourd’hui pas grand-chose à raconter, bronzette et baignade… Le matin on ne se baigne pas trop à cause des méduses (encore une fois) qui sont présentes par milliers et partout! Alors malgré qu’elles soient inoffensives, c’est pas super de plonger ou nager parmi tant de bestioles comme celles-là… Bizarrement, l’après-midi, elles se font rares et on en profite pour aller plonger. On a pu voir un requin là, à 10m du bord, dans 1m d’eau (si si…), une belle tortue que j’ai suivie et filmée (toujours magique…), ainsi qu’une énorme murène (2m minimum) que j’ai coursée à 3m de fond mais qui s’est cachée sous un rocher! Elle m’a fait peur sur le coup quand même… On a aussi vu une famille d’énormes poissons, ils étaient 5, se balader à côté de nous tranquillement… Ils sont, je pense, de la famille des poissons perroquets car ils ont une énorme protubérance entre les yeux et la bouche et, en plus, ils ont les mêmes dents très en avant. Ils devaient faire au moins 1m20 et lâchaient leurs excréments assez régulièrement, c’était amusant… Les diversités de coraux et de poissons sont impressionnantes ici et ce n’est pas forcément les mêmes espèces qu’aux Perhentian, par exemple. Comme à l’accoutumée, on finit la soirée devant un bon BBQ avec, ce soir, un gros red snaper, 3 seiches, 6 grosses crevettes, et un crabe! Rien que pour moi…
02/08/2006, 22ème jour.
Encore une journée tranquille aujourd’hui, faut dire qu’on est fatigués par toutes les marches que l’on a faites, entre autres. Trop de méduses encore aujourd’hui, le point noir de Tioman pour moi, la baignade sera limitée… Malgré qu’elles ne soient pas dangereuses et que j’ai nagé souvent parmi elles, ma Bibi a réussi à se faire piqué par l’une d’entre elles… enfin, c’est que l’on a présumé. Alors, cet après-midi, c’est sieste, Ipod, et ballade tranquille. On est quand même allés voir une espèce d’énorme complexe d’une douzaine de bâtiments adossés à la colline, abandonné, toujours à droite de la plage quand on la regarde. C’est absolument inimaginable la taille que fait ce complexe! Il doit y avoir des centaines et des centaines de chambres. Ce qui est frappant, c’est que cela semble avoir été abandonné du jour au lendemain, tout est quasiment fini, les chambres sont terminées, il y a même du mobilier qui est encore sous plastique à l’intérieur! On dirait un paysage de fin du monde… Il y a encore les outils des ouvriers ça et là, c’est vraiment surprenant! On demande à un « locaux » (ou local lol) de nous expliquer ce qu’il s’est passé, il nous explique que c’est le gouvernement qui a arrêté les subventions et donc, les travaux. Faut dire que si le projet était sympa (grande piscine, superbe terrasse, vue absolument magnifique, etc…), ceux qui l’ont initié avaient vu 10 fois trop grand! Je vous dis, il n’y a pas moins de 12 bâtiments qui ont environ 40 ou 50 chambres de grand luxe (on peut aller voir dans certaines!). Tous ces bâtiments sont étagés sur la colline, avec quelques centaines de marches à monter pour arriver à celui situé le plus haut… Voilà un des points noirs d’un tel complexe, les clients (relativement fortunés vu le standing visé) n’allaient pas se taper 200 ou 300 marches le matin et le soir pour aller barboter en bas… Bref, tant d’argent gaspillé pour rien… En plus, on a détruit la jungle pour en arriver à ça : un complexe abandonné! Dommage… Surtout que, si le projet était énorme, il était plutôt bien intégré à la végétation et ne faisait pas trop tâche, malgré sa taille. Enfin, c’est notre avis. On en arrive à notre repas du soir, encore un BBQ (mais oui, c’est tous les soirs en vacances!), un gros poisson pour moi et un ½ poulet grillé pour ma Bibi. Ensuite, tout le monde au dodo…
03/08/2006, 23ème jour.
Aujourd’hui, dernier jour sur l’île de Tioman, on a été cherché les dernières forces qui nous restaient pour faire notre dernier trek dans la jungle! Direction la plage de Monkey Bay, à une bonne heure de marche de Salang. Au début, ça monte très très raide, ma Bibi n’en pouvait plus… C’est vrai que ça monte terrible… Parfois le chemin n’est pas très bien marqué, mais il suffit de repérer la ligne électrique et de la suivre en cas de problème. Une fois arrivés en haut de la colline, il faut… redescendre! Et ce n’est pas forcément plus facile! Toujours est-il qu’au bout d’une heure de marche épuisante, nous voilà arrivés à bon port. Monkey Bay : une belle plage en arc de cercle, avec un habitant qui peut nous servir un repas à l’occasion, et qui fait aussi taxi. On prend d’ailleurs rendez-vous dans une heure ou deux afin qu’il nous ramène à Salang. Bibi ne reviendrait pas à pied vivante! On pousse jusqu’à notre plage préférée, celle qui a le sable orange, et nous y restons durant une heure, seuls, à se baigner, marcher, prendre des photos… Instant inoubliable encore… Au retour, on discute de nos expériences avec un couple (une suédoise et un sud-africain) et nous prenons le bateau taxi afin de rejoindre notre plage, pour la modique somme de 25RM. L’après-midi se termine tranquillement par un peu de bronzette et de plongée apnée. On peut observer notre famille préférée d’énormes poissons, qui se balade chaque jour au même endroit, encore un requin non loin du bord, et même une tortue. Voilà, ce soir c’est notre dernier BBQ (snif), demain nous prenons l’avion avec Berjaya Air pour rejoindre Kuala Lumpur pour les 2 derniers jours…La fin des vacances approche…
04/08/2006, 24ème jour.
La fin des vacances approche à grands pas… Ce matin, on prend un gros bateau qui nous amène à l’aéroport de Tekek, le plus petit du monde je pense, afin de prendre notre petit coucou de 48 places… Ça fait drôle de partir… Bibi a très peur de prendre cet avion, mais sa frayeur des décollages a presque disparu. Ça reste un peu impressionnant comme petit avion, il y a de la fumée à l’intérieur pendant le décollage, due probablement à la pressurisation je pense, mais ça fait bizarre… Après une petite heure de vol, nous voilà à Kuala Lumpur, non pas à l’aéroport de Sepang, mais à celui de Subang, bien plus petit et utilisé seulement pour quelques « petites » lignes. De là, on prend un bon vieux taxi bien pourri pour nous amener à notre bel hôtel 5*, histoire de bien finir les vacances… J’avais en effet décidé de passer la dernière nuit dans un palace, histoire de contraster avec les petits bungalows au confort simple où nous avions dormi durant toutes les vacances. Et, surtout, c’est le genre d’hôtel où il nous serait impossible de séjourner en Europe, vu les prix… Mais, comme d’habitude, la poisse nous poursuit… Notre réservation, faite sur Internet, a comme qui dirait disparu une fois arrivés à l’hôtel… On est accueillis comme des stars (ça nous fait tout drôle) mais, au final, on repart avec nos sacs… comme des clochards! Qu’à cela ne tienne, il nous suffit de traverser la rue pour atterrir au Seri Pacific Hotel, palace de 5*, où nous dégotons une bien belle chambre au 22ème étage pour la modique somme de 320RM, soit un peu moins de 70€. Chambre qui vaudrait, en France, peut-être 300€ ou plus… Le hall est digne des plus grands hôtels français et européens, le groom est là pour nous porter les bagages, enfin, c’est un luxe auquel il est bon de goûter de temps en temps. Pour nous, ce fut la 1ère fois. Pour monter dans les étages, il y a 6 ascenseurs en arc de cercle qui donnent tous sur l’extérieur grâce à de grandes baies vitrées, les vues sont différentes selon lequel on prend. Le soir c’est magnifique, toute la ville est illuminée et l’on peut voir les Tours Pétronas au loin… La chambre est énorme, peut-être 30m2, possède une douche, une baignoire, une télé avec câble, un lit en 180!, un frigo, un coffre-fort, un bureau avec prise Internet, un dressing, un canapé, et une grande baie vitrée avec un verre très épais (à cause du bruit) avec vue sur la ville… c’est magnifique! Au 4ème étage, il y a une grande piscine mais nous n’aurons pas le loisir d’y faire quelques brasses… Au 3ème, se trouvent les restaurants, aux allures de cantines de Beverly Hills! Après s’être installés, on part faire un peu de shopping ça et là afin de dépenser nos derniers ringgits… Le soir, on monte sur la KL Tower, histoire de voir la vue de nuit (l’an dernier, on était montés de jour). C’est très joli, très illuminé, comme toute grande métropole. Une fois rentrés à l’hôtel, on se regarde 2/3 émissions de télé, les infos, qui nous apprennent le conflit au Liban (on le découvrait!), et au lit. Une des meilleures nuits de notre vie d’un point de vue du confort, un matelas exceptionnel dans un lit gigantesque!
05/08/2006, 25ème jour.
On se fait la grasse matinée ce matin. Levés à 10h on file au petit-déj…On avait jamais vu un tel buffet, et pourtant ma Bibi a travaillé dans la restauration, mais pas dans un palace… Du chaud, du froid, sucré, salé, des fruits exotiques, des pâtisseries, viennoiseries, tout un tas de jus de fruits, etc.… C’est donc avec le ventre qui touche par terre que nous partons nous promener pour notre dernier jour ici… Au passage, on s’arrange avec notre groom pour laisser nos 30 kilos de bagages en consigne, notre avion ne partant qu’à 2h du matin… Comme promis, on va visiter le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert paraît-il, et c’est vrai qu’il est très grand! 35RM l’entrée par personne, c’est relativement cher, mais ça en vaut la peine! Des oiseaux par milliers, en semi liberté, plus ou moins sauvages, et dans un environnement quasi parfait pour eux. On peut y admirer des perroquets de toutes sortes, des flamands roses, des paons, des autruches très impressionnantes, des gros, des petits, bref une multitude d’oiseaux tous plus beaux les uns que les autres… en une balade de 2h si on prend son temps, et il le faut! A faire vraiment. On enchaîne avec les Hibiscus & Orchid Parks (1RM l’entrée!) qui, eux aussi, se trouvent dans l’immense zone verte appelée « Lake Gardens », à seulement quelques kilomètres du centre ville. Là encore, des milliers de variétés d’orchidées (plante symbole de la Malaisie) et d’hibiscus dans de magnifiques jardins. On y passe quelques temps à prendre de magnifiques photos. On termine notre séjour dans le quartier indien, Little India, que nous avions visité brièvement au début de notre voyage. En plus, ça tombe bien c’est le jour du marché! On se retrouve dans une immense rue, pas bien large, qui doit faire au moins 2 Kms de long, et où tout se vend, absolument tout! Bon, comme d’habitude, ce sont des plats cuisinés et des fruits et légumes en tout genre que l’on trouve en plus grande quantité! Apparemment, manger est un sport national dans ce pays! A n’importe quelle heure du jour ou de la nuit on peut trouver ce que l’on veut à bouffer, c’est hallucinant! Ça sent la bouffe à pleines narines partout, sauf que c’est plus agréable qu’à Chinatown! On a dû mettre plus d’une heure pour traverser cette rue tellement il y avait du monde… On se serait crus en Inde! On a, au passage, enfin goûté le fruit du Jacquier, ce fruit énorme que l’on donnait aux singes au Taman Negara, c’est assez bon en effet, même si ça écoeure vite (enfin pour moi!). Et le prix est dérisoire sur les marchés. Après quelques balades ici et là, on se rapproche de notre hôtel, on finit la soirée en se promenant dans les allées d’un grand centre commercial situé en face. 22h30, notre taxi vient nous prendre à notre hôtel, dernières vues de la ville illuminées de mille feux durant le long (50 minutes) trajet qui nous sépare de l’aéroport… Kuala Lumpur, la Malaisie, c’est fini… 2h du matin, notre avion décolle à destination de Dubaï, puis un autre atterrira à Paris vers 16h, le 6 août. Ici, il fait gris et frais, c’est Paris. La Malaisie est loin déjà… et si proche à la fois…
J'attends vos remarques, vos avis, bons ou mauvais... 🙂
11 & 12/07/2006, 1er jour.
Départ de Paris, tout va bien, on est à l’heure pour l’embarquement, et on ne part qu’avec 30 minutes de retard avec Emirates, escale à Dubaï. On voyage dans un Boeing 777, plus petit que le 747 de l’année dernière sur Malaysia Airlines mais très classe malgré tout. Après 6h15 de vol, nous arrivons à Dubaï à 00h15 locales. Sortie sur le tarmac et là, une chaleur impressionnante nous arrive en plein visage, en fait, c’est surtout une incroyable touffeur humide qui nous surprend littéralement, surtout à cette heure-là… Voilà, maintenant on a 3h à perdre dans le magnifique aéroport de Dubaï en attendant la correspondance pour Kuala Lumpur. Un petit tour dans les boutiques « duty free » pour s’apercevoir qu’il n’y a pas grand-chose de si intéressant, comme on en entend parler ici ou là… En tout cas, beaucoup d’or, de bijoux et… d’émirs! 2 voitures de luxes (une BMW 750i et une Lamborghini) sont à gagner à la fameuse tombola : 100€ le ticket et une chance sur 1000 ou 2000 de gagner, soit une bonne probabilité tout de même… 3h10, on redécolle de Dubaï en direction de notre point de chute, Kuala Lumpur. On va essayer de dormir un peu dans l’avion car c’est bien beau de mater des films sur les beaux écrans persos ou de faire des parties de Yatzée, mais le décalage horaire va se faire sentir… 14h15 locales, nous voici enfin à KL, toujours aussi verdoyante, chaude et humide. Taxi jusqu’à notre hôtel à Chinatown, le Swiss Inn, à 120RM la nuit, ça nous changera des petits hôtels minables de l’an passé… L’hôtel est sympa et bien placé, au cœur du quartier chinois, envahi par mille senteurs de curry, durian, satay, etc… Un petit tour dans les rues commerçantes alentour, un petit dîner dans un bon resto à touristes et au lit! La fatigue dûe au décalage horaire est bien là…
13/07/2006, 2ème jour.
Réveil difficile, on est pas encore calé sur les horaires malaisiens. Ce matin, on part visiter les Batu Caves, à 15km au nord de la ville. C’est une sorte de gigantesque temple hindouiste situé à l’intérieur d’une immense grotte à ciel ouvert. Il faut grimper les 272 marches d’un escalier envahi par des singes chapardeurs avant d’y accéder. Les décorations, quoiqu’un peu kitsches, sont belles et colorées. Les macaques sont vraiment partout et ne sont pas forcément commodes parfois… Cette grotte, ou ces grottes si l’on considère qu’il y en a plusieurs, est vraiment très jolie et je conseille à tout le monde d’aller la visiter. En plus, il y règne une fraîcheur bien agréable, contrairement à 272 marches plus bas! Ayant pris un solide petit déj’ ce matin (omelette, œufs, riz frit, saucisses, poulet au curry, toasts, …) on se passera de manger à midi! 13h30, petite pose shopping au centre commercial gigantesque des tours Pétronas. Immense, luxueux, mais pas de bonnes affaires côté shopping cependant. Nous finissons notre balade journalière dans le quartier indien de « Little India ». Nous avons beaucoup apprécié, c’est très coloré, il y a des échappes de tissu bariolé un peu partout, des odeurs de curry, de tandoori, et autres épices indiennes… bien plus agréables que les odeurs de vieux poissons frits que l’on peut sentir à pleines narines dans le quartier chinois! Notre journée s’achève, un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles aux proches et au dodo…
14/07/2006, 3ème jour.
On change d’hôtel ce matin, histoire de se rapprocher du lieu où l’on prendra le bus demain matin pour le Taman Negara. Dans l’ensemble l’hôtel est pas mal, le Mandarin Pacific, un peu moins bien que le précédent mais toujours très classe comparé à ce qui nous attend… On se promène au Central Market, un grand marché d’artisanat indien, chinois et malais. Le marchandage est de rigueur. On a encore pas mal marché aujourd’hui, on a vu la gare, dont l’architecture musulmane est sympathique à regarder, avant d’arriver au Butterfly Park, au milieu d’un havre de paix et de verdure… Le cadre est agréable et les papillons sont tous plus beaux les uns que les autres. On visitera le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert, à la fin de notre séjour en Malaisie. Ma copine est sortie en short aujourd’hui et je me moquais d’elle gentiment en la prenant pour Indiana Jones… En tout cas, la population locale n’a pas dû souvent voir des gambettes aussi blanches! Allez, pour changer, ce soir on va dans le quartier indien. On va même y manger puisque Bibi (on l’appellera comme ça hein?) en a tellement envie! Et bien c’est super, on mange avec les doigts, enfin uniquement avec la main droite, la gauche étant réservée à des choses plus intimes (s’essuyer le c.. par exemple!) et considérée comme impure ici. On nous sert des « naans » avec différentes sauces, du poulet tandoori, un plat d’agneau et du poisson. Le tout sensiblement épicé… à mort!!! Et seulement pour 19RM, soit 4€… Bon, faut aussi voir que ce n’est pas le cadre d’un restau 4*, c’est simple, juste une petite gargote dans la rue, mais c’est bien plus authentique et c’est très bon! Je râle juste d’avoir les doigts tout jaune à cause du curry! On finit la soirée au pied des tours Pétronas illuminées, toujours aussi belles, un beau spectacle nocturne…
15/07/2006, 4ème jour.
Ce matin, on se lève tôt et on part pour la jungle à 7h45. Petit déj’ et hop, tout le monde dans le bus! C’est parti pour 3h de bus, et faut voir le bus, à 20 km/h en côte sur l’autoroute! Sans exagérer… On se fait même doubler par des pauvres mobylettes… Après ces 3h de bus mémorables à travers la jungle, au nord-est de Kuala Lumpur, nous arrivons à Jerantut, petite bourgade aux allures de fin fond du monde pour nous… On finit de remplir quelques paperasses, on déjeune un peu, et on prend un autre bus pendant ½ h pour Kuala Tembelling, lieu où l’on prend la pirogue pour le Taman Negara. 14h45 : Enfin, nous embarquons dans cette belle pirogue pour 3h… Les paysages sont splendides mais, une fois de plus, la scoumoune nous poursuit et nous rattrape.. Il a fallu que l’on tombe sur la pirogue la plus pourrie et la plus lente! Le pauvre pilote est obligé de s’arrêter presque une dizaine de fois afin d’écoper car nous prenions l’eau… Résultat : on est encore les derniers à arriver et il faut encore trouver à se loger…Évidemment, les chalets les moins chers sont tous complets et on va mettre une bonne heure à en trouver un! Arrivés à Kuala Tahan, le village du parc, on atterrit finalement à la Tahan Guest House, vraiment très mignonne, pleine de couleurs et où les proprios ont l’air vraiment sympas! Le seul souci est qu’on a la chambre uniquement pour ce soir… Dans l’ensemble la journée fut longue, très chaude (notamment sur la pirogue) et fatigante. Le désespoir a pointé le bout de son nez mais, au final, les paysages grandioses et l’adorable GH ont remis le moral au beau fixe! Ah, j’allais oublier ces saloperies de moustiques! Au grand concoure de piqûres, Bibi est la championne toutes catégories, moi je suis relativement épargné, hihihi… Allez, un petit souper sur les floating restaurants et au dodo… Demain une rude journée nous attend!
16/07/2006, 5ème jour.
Réveil dans la jungle (pas dehors!), on a plutôt bien dormi malgré les 30/32° régnant dans la chambre (on commence à avoir l’habitude maintenant), et très peu de moustiques… On met nos plus belles chaussures de marche (de simples tennis), on se couvre d’anti-moustiques et c’est parti pour "l’aventure "! Il faut d’abord préciser que nous n’avions pris aucun package, ni guide durant les 3 jours au parc. Tout en autosuffisance! lol On commence par le Canopy Walkway, à 1/2 h de marche de l’entrée du parc, qui se trouve lui-même de l’autre côté du village où la plupart des gens logent. Il faut compter 1RM à chaque passage du village au parc, somme dérisoire… Donc, ce Canopy, c’est en fait une succession de ponts suspendus au-dessus des arbres, et à une hauteur variant de 5m à 30m ou 40m… Vraiment très impressionnant pour les sujets au vertige, « seulement » excitant pour les autres. Ça bouge dans tous les sens, on est au sommet des arbres, on se croit vraiment au beau milieu du royaume de Tarzan! Une douzaine de ponts environ se succèdent à travers la jungle, de diverses longueurs et tailles. Ensuite, nous prenons le sentier qui va à Bukit Terisek en partant du Canopy Walkway. Une bonne heure de marche de niveau moyen pour arriver à ce « sommet » de 344m où la vue n’est pas fracassante mais plutôt agréable quand même… Pas mal de promeneurs se reposent là et prennent des photos souvenirs, comme nous! Nous repartons par le sentier que personne n’emprunte bien sûr (je n’aime pas trop faire comme tout le monde!), c’est-à-dire celui qui descend dans la continuité de celui par lequel nous sommes arrivés… On ne sait pas vraiment où ça va mais moi je suis d’un naturel plutôt rassurant et optimiste, dans ce genre de situation… ce qui n’est pas le cas de ma Bibi qui, elle, commence déjà à me faire des reproches… Faut dire que tout le monde fait demi-tour et qu’on est les seuls à prendre ce sentier! Et vu la difficulté du chemin, on a vite compris pourquoi personne ne prend celui-là… Mais, honnêtement, c’est surtout parce que rien n’est indiqué sur la destination de ce sentier que personne ne l’emprunte! Bref, une descente très périlleuse avec un pourcentage hallucinant et des caillasses en pagaille. Bibi a beau guetté les sangsues, elle n’en verra pas une seule, ouf! Mais ce n’est que partie remise… En fait, ce chemin que personne ne prend amène en bas de ce petit sommet qu’est Bukit Terisek, mais de l’autre côté de Canopy. Et donc, il suffit ensuite de faire le tour en suivant les panneaux (bien indiqué) pour rentrer au parc sans encombre. C’est quand même beaucoup plus long que de faire demi-tour mais c’est autrement plus intéressant et authentique… Après tant d’efforts (7/8 Kms dans la jungle qui en valent au moins le double si on considère les pentes démentes, la chaleur, l’humidité et la difficulté du terrain), on a bien mérité une petite sieste… 17h30 : on repart dans le parc (après avoir déjà retraversé pour notre sieste) pour faire une dernière ballade le long des hébergement du Mutiara, l’immense complexe pour « riches » se trouvant à l’entrée du parc (donc de l’autre côté du village où nous sommes), où nous pouvons observer une petite colonie de macaques se disputant quelques fruits du Jacquier et une famille de sangliers venue là pour manger quelques restes… On ne se lasse pas de voir des animaux sauvages en liberté… Ce soir, vers 21h30, on fait un « safari » nocturne… Comme d’hab’ on a la poisse et, à cause de l’organisation déplorable des guides, on se retrouve à l’intérieur du 4X4 pick-up au lieu d’être, comme tout le monde, derrière, en hauteur… Bon, on a quand même réussi à voir quelques animaux, comme des civettes ou chats sauvages, des paradise tree snakes, une espèce de paresseux, une chouette, une grenouille, des oiseaux pêcheurs aux magnifiques couleurs et je crois que c’est à peu près tout, ce qui est déjà pas mal! Alors mention médiocre pour le fait que l’on se retrouve à l’arrière du 4X4, que l’on a pas eu de commentaires, et que l’on a pas eu la même visibilité que tout le monde… Mention bien pour l’exceptionnelle faculté des guides à voir tous ces animaux dans la nuit noire à l’aide de leur seule lampe torche… Bon après cette journée bien remplie, direction dodo…
17/07/2006, 6ème jour.
Aujourd’hui, j’ai décidé, d’un commun accord avec moi-même, que Bibi allait en chier… lol. Au programme : 16 Kms de marche dans la jungle épaisse et bien hostile… Direction les chutes d’eau de Lata Berkoh, 8 Kms aller et la même chose au retour. Et autant dire que ces kilomètres-là sont très très longs par la difficulté… mais tellement beaux! Durant la première heure tout se passe bien, les habituelles côtes de malade sont bien là, la chaleur et l’humidité de folie aussi, mais sinon ça va. L’histoire se corse quand arrive la première sangsue (surtout pour Bibi)… Mignonne la petite bébête! Et qui dit une sangsue, dit 2, 3, puis des centaines, voire plus…En effet, le type de jungle change assez nettement lorsque l’on passe la première heure, et le terrain plus humide, feuillu, et terreux est plus propice au confort de ces sales bestioles! Le pire est qu’il reste plus d’une heure de marche et que, là, il y en a absolument partout, mais vraiment partout! Il faut regarder là où l’on pose chaque pied, car elles sont là, toutes droites et pointées vers le ciel, attendant le passage d’une chaussure pour s’y coller… Et autant dire que quand elles sont collées il faut se battre pour les décrocher! Combien avons-nous réussi à en déloger de nos chaussures à moins de 2cm de nos chaussettes?! Ce qui devait arriver arriva, Bibi a craqué complètement, elle qui en avait une peur bleue avant même d’en voir le bout d’une seule… Et là, devant un parterre de centaines de sangsues, sur des centaines de mètres, elle n’a pu s’empêcher de craquer… C’est bien légitime, elle qui en voyait des dizaines se hisser sur ses chaussures, arrivant difficilement à les décoller… Moi-même, n’ayant pas spécialement la phobie de ces bestioles, je ne me suis pas senti à mon aise durant cette période… J’étais heureusement là pour la soutenir et ne pas la laisser seule… Je lui ai dit de se battre et que ça allait s’arranger… Surtout qu’à cet endroit, en plein milieu de la jungle, vous vous sentez bien seul… On a fini par rattraper un couple de français et j’encourageais ma Bibi pour qu’on ne les perde pas de vue, histoire de garder une certaine confiance… Quand on est pas seul ce n’est pas exactement la même chose… Mais, voyez-vous, à chaque fois que vous stoppez votre marche pour décoller ces satanées bestioles, et bien ceux qui sont devant vous ne vous attendent pas! Eux, apparemment, n’avaient pas de problème à cause des sangsues… ce qui m’étonnait vu le nombre ahurissant qu’il y en avait! Seulement, arrivés tous les quatre au bout (presque) du chemin menant aux chutes, nous nous reposons 5 minutes au bord de la rivière que nous avons à traverser… Et là, stupeur! Bibi et moi avons chacun eu notre sangsue dans nos chaussettes… ce qui se traduit par un rond de sang gros comme une pièce de monnaie là où la bête a pompé. Je rassure les plus peureux, on ne sent absolument rien, nous nous étions aperçu de rien durant le trajet! Mais avec tout ce qu’il y avait, une sangsue chacun, on s’en sort bien! Les deux français nous accompagnant découvrent eux aussi, non sans une vision d’horreur, que les sangsues se sont occupées d’eux…lol. Donc, après 2h30 de marche usante pour les nerfs (et pour les jambes), nous voila arrivés devant un cours d’eau de 20m de large qu’il nous faut traverser. Je me lance, avec de l’eau jusqu’à la taille, pas plus, et j’arrive sans problème de l’autre côté. Bibi me suit avec inquiétude mais sans encombre également. Les 2 autres français ont la chance de nous rejoindre à sec grâce au bateau qui passe juste après notre traversée. Devant la difficulté du chemin parcouru, et vu notre état de fatigue, nous décidons de faire le trajet de retour en pirogue, en compagnie des 2 autres français. Il nous en coûtera 120RM pour tous les 2. On se donne rendez-vous à cet endroit, au bord de la rivière, d’ici 2h, le temps de profiter des chutes qui sont juste un peu plus loin. Reste ¼ h à marcher avant d’arriver aux chutes… Nous voila arrivés enfin aux fameuses chutes de Lata Berkoh, après 2h45 de marche éprouvante mais tellement belle (à noter que le Routard compte 4h pour arriver ici mais nous avons très bien marché, excepté les petits arrêts « sangsues »). On en profite pour ôter nos chaussures et se détendre un peu… Moi je pique une tête en compagnie des petits poissons… L’endroit est vraiment très sympa, très beau, nature… Ça fait penser à un cours d’eau de montagne. Nous sommes une dizaine, en comptant les autres personnes qui sont arrivés jusqu’ici en pirogue, au niveau de la rivière plus en amont… Tas de faignants ! Je plaisante, mais il est certain que les ¾ viennent ici en pirogue et font seulement le dernier ¼ h à pied… Pour nous il est temps de rentrer, nous regagnons la petite plage où nous avons traversé tout à l’heure afin de prendre notre pirogue. Je dois dire que nous ne regrettons pas d’avoir pris le bateau pour rentrer tant les paysages étaient beaux. Et puis mention très très bien pour le pilote de la pirogue qui a vraiment l’habitude… Passer sur 10cm d’eau entre les cailloux, bravo! On finit notre journée à nous reposer (on l’a bien mérité) et à traîner à l’entrée du parc à la recherche d’animaux sauvages…
18/07/2006, 7ème jour.
Ce matin on fait la grasse matinée… On change comme ça un peu. Une fois de plus on déménage de chambre, la 4ème en 4 nuits, pas mal non? Mais ce n’est pas le plus important pour nous, la chambre, on y fait que dormir… et accessoirement on s’y lave aussi! On termine notre séjour au Taman Negara en dortoir cette fois. Très bien, propre, et seulement 6 lits de pris sur 8! A 20RM à 2 pour la nuit on va pas chipoter… Bon aujourd’hui, un petit trek d’1h30 avant d’atteindre Gua Telinga, une grotte remplie de milliers de chauves-souris… Le chemin part d’un autre endroit cette fois, et non pas là où démarre la plupart des autres sentiers, à l’entrée du parc. Il faut traverser la rivière plus haut et partir vers Kuala Tembelling, en quelque sorte. Au début nous traversons un petit village tout ce qu’il y a de plus typique, avec ses enfants qui jouent dehors, son linge étendu, qui tente de sécher, et ses petites huttes surélevées les unes à côté des autres… Après ça devient sérieux, très sérieux même… Les plus belles pentes que nous ayons vues depuis le début de notre séjour ici probablement! Je les ai évaluées à au moins 45% mais je dirais plus par endroits… Quand on voit comment sont les « sentiers »… Il n’empêche que c’est toujours aussi magnifique et, là encore, assez différent des « autres jungles » explorées auparavant. Ça termine sur du plat, ça fait du bien… Et c’est à cet endroit que nous faisons la plus improbable des rencontres… une femme de la tribu des Orang Asli! Nous la croisons sur le chemin, elle est nue, exceptée un petit short (de peau de bête, pas Décathlon!) et a un couteau assez énorme pour nous faire bien peur… On ne sait jamais comment ces gens-là peuvent réagir…J’ai quand même le temps de la filmer furtivement, histoire de garder un souvenir impérissable de ce moment. Plus tard, nous en voyons 4 ou 5 ensemble au loin, venus chercher des branchages pour leurs huttes probablement. Enfin, nous voilà arrivés à cette belle grotte, après 1h45 de marche toujours aussi inoubliable. L’entrée de la grotte n’est pas super accessible car assez petite et envahie par l’incessant ballet des chauves-souris qui vont et viennent.
Et si Bibi a une trouille monstrueuse des sangsues, j’avoue que, pour ma part, la vue de ces bestioles ne me rassure guère… Alors que nous hésitons fortement à entrer seuls dans la grotte, voici qu’arrive un groupe de malaisiens d’une petite dizaine de personnes. A leur tête, un charismatique personnage qui nous servira de guide tout au long de la progression à l’intérieur de la grotte. Il n’est pas du tout guide mais a une assurance qui m’a rassuré et m’a permis de surmonter quelque peu ma peur des chauves-souris. Le groupe n’a pas de lampe alors on se sert de notre fabuleuse torche à 3RM (on ne rit pas) pour avancer. Elle n’est vraiment pas puissante du tout mais nous permet d’entrer dans la grotte, sans quoi cela n’aurait pas pu être possible! Et donc, on suit notre « guide » fétiche en communiquant en anglais. Moi je tente perpétuellement de ne pas faire attention aux centaines d’objets volants bien identifiés qui rôdent autour de mes oreilles, et Bibi tente de maîtriser sa peur (encore une!) de la claustrophobie… On suit tout le monde dans le noir presque complet, seulement éclairés par notre pauvre lampe torche, en rampant dans le guano, et en empruntant des passages très étroits, là où un américain moyen aurait du mal à passer… A mi-chemin, on arrive dans une cavité plus grande où sont suspendues des centaines de chauves-souris… c’est vraiment angoissant pour moi! La sortie finale a été le plus dur à faire pour Bibi, vu l’étroitesse du passage… Après ½ h environ à l’intérieur de la grotte nous ressortons donc par cette sortie si étroite, en hauteur par rapport a l’entrée. C’est vraiment une super expérience pour nous, même si j’ai déjà fait de la spéléologie il y a quelques années pour ma part. Ma Bibi, elle, s’en souviendra toute sa vie assurément.. Après cette petite escapade souterraine, nous nous dirigeons vers Bumbun Blau, à 1km de là. C’est un observatoire assez bien aménagé où l’on peut dormir afin d’observer quelques animaux sauvages… si on a de la chance! Il y a une douche, des toilettes, et des lits (enfin sans matelas) superposés. Nous y restons environ ½ h mais nous ne verrons rien. Il y a un livre d’or où chacun qui passe ici peut écrire ses impressions et raconter ce qu’il a vu comme animaux ou pas… C’est un peu un défouloir en quelque sorte. Nous mettons notre petite griffe, en souvenir. De ce que j’ai lu, pas grand monde n’a pu observer beaucoup d’animaux… Des rats très souvent oui, des cochons sauvages également et quelques cerfs parfois, mais c’est à peu près tout… Certains disent avoir vu des éléphants et des tigres, mais disent aussi avoir expérimenté les champignons qui poussent en bas du Bumbun! lol. Encore à 500m d’ici, nous rejoignons un autre « Bumbun » dont j’ai oublié le nom, nous n’y restons que quelques minutes car la nuit approche à grands pas… J’ai l’impression que celui-ci est mieux placé car plus en hauteur, et surplombant une rivière au loin… très intéressante pour les animaux qui viennent y boire. Nous n’y verrons pas d’animaux là non plus mais les sons de la jungle sont fabuleux, vraiment merveilleux… De notre séjour au Taman Negara, il manquerait une nuit dans un « Bumbun » pour ma part, cela doit être une expérience unique et très intrigante, surtout au cœur de la nuit… Reste qu’il faut trotter sévère maintenant, on s’est retardés à flâner à droite et à gauche, de grotte en Bumbun, et maintenant la nuit commence à tomber. Au final, nous mettons 45 minutes à partir de Gua Telinga pour rentrer au village, là où nous avions mis le double pour venir… Il faut dire qu’à l’aller nous avions pris notre temps en observant les oiseaux aux jumelles, en prenant des photos d’arbres gigantesques ou en filmant un peu les Orang Asli… Ajouter à cela une Bibi qui stressait à mort de peur de rentrer à la nuit et voila… Notre dernière journée au Taman Negara terminée, nous sommes fiers de tout ce que nous avons fait et vu ici, mais demain il faut déjà reprendre la pirogue en direction de Kuala Tembelling, puis un bus jusqu’à Jerantut afin d’y prendre le « jungle train » pour Kota Bharu…
19/07/2006, 8ème jour.
La journée a été longue et chaude, comme souvent, mais là elle a été vraiment très chaude et très longue… On commence par 2h de pirogue (moins long qu’à aller grâce au courant!) pour rejoindre Kuala Tembelling. C’est toujours magique de se balader de la sorte au milieu de la jungle, à bord d’un petit bateau… Ensuite, nous prenons le bus qui nous amène à la gare de Jerantut, bus dans lequel nous avons poireauté presque 1h avant de partir ceci dit… Nous voila à la gare, ridiculement petite, mais qui garde son charme de « bout du monde »… D’ailleurs les prix sont eux aussi ridicules… Le prix pour nous rendre à la gare de Wakaf Bharu (gare principale de Kota Bharu) est de 12, 60RM par personne! Soit moins de 3€ pour parcourir près de 500kms… Je n’y croyais pas quand le guichetier me l’a annoncé! Bref, nous voici dans le train (d’une autre époque) pour… 9h! Départ à 13h15 et arrivée à 22h12... En fait, on sait pourquoi on paye si peu cher, le confort du train est passable nous dirons mais il n’y a pas de climatisation… Il y a bien des ventilos au plafond, mais ils ne fonctionneront jamais! Par contre, et heureusement, les vitres sont ouvertes et on peut passer le bras par-dessus pour s’aérer… et se prendre des branchages dans les avant-bras!!! Parlons du trajet une minute : c’est vraiment magnifique d’un point de vue des paysages, le train passe en pleine jungle (d’où son nom), s’arrête un peu où il veut (on a vu des gens descendre à des « gares » aussi grandes qu’un arrêt de bus chez nous, et ce au beau milieu de la jungle!), longe les rivières boueuses d’un marron impressionnant par son épaisseur, traverse des villages typiques de Malaisie, et d’une pauvreté frappante… Les enfants jouent au foot pieds nus, nous font des signes, les hommes ramassent des noix de coco avant de les charger par dizaines sur leur mobylette de fortune, les femmes sont assises sous les porches des maisons. Au premier regard, on leur envierait presque leur vie si tranquille, sans contraintes matérielles… mais avec du recul, on se rend compte que, s’ils n’ont pas l’air malheureux en apparence, ils sont terriblement pauvres. Arrivés vers Gua Mela, on peut voir des falaises de rochers sublimes… Je suis quand même abasourdi par ce que je vois dans ce train, à savoir des locaux qui jettent tout et n’importe quoi par les fenêtres… et ce, en pleine jungle… Cela dit je dirais, ne serait-ce que pour la beauté du décor, qu’il convient de prendre ce train… d’une lenteur extrême par moment! La chaleur est vraiment accablante tout au long du trajet, et surtout lorsque on est arrêté durant ½ h à une gare on ne sait pour quelle raison! Enfin, après 9h de train éprouvantes mais toujours inoubliables, nous arrivons enfin à Kota Bharu où nous n’avons pas réservé d’hôtel pour la nuit. Comme d’habitude, c’est la guerre des taxis qui veulent tous nous conduire là où nous voulons, ou là où ils veulent! On va au même hôtel qu’un couple d’hollandais avec lequel nous avons négocié le tarif du taxi. Après quelques formalités de réservation (taxi pour Kuala Besut et bateau pour les îles Perhentian) nous allons manger un bout à Pizza Hut ! et allons nous coucher après cette journée épuisante… Il est 00h30, nous nous levons à 5h30...
20/07/2006, 9ème jour.
Allez hop, debout! Il est 5h30, nous prenons le taxi à 6h, le même que celui qui nous avait conduit à notre hôtel hier soir. Qu’est-ce qu’ils feraient pas pour une poignée de ringgits ces malaisiens! 45 minutes plus tard, nous voila à Kuala Besut, il fait à peine jour et il y a foule quand même… Nous prenons le bateau de 7h, le premier, et en avant… Les îles Perhentian… Nous y voila enfin. Seulement 14 mois après notre première venue, le charme est toujours là, le calme est encore présent à cette heure si matinale, et pour le début de notre séjour ici nous avons choisi les Mohsin Chalets à Long Beach, sur Kecil, la petite île. Ce sont les premiers bungalows à gauche en retrait de la plage, lorsque l’on regarde l’île. Leur restaurant, le Blue Roof, hommage à la couleur des toits des bungalows, est en hauteur, et possède la plus belle vue de l’île. Sa cuisine y est très bonne en outre. On a de la chance de trouver un bungalow de libre tout de même, vu le nombre de touristes qu’il y a… J’avais bien réservé par le Net mais cela n’a apparemment pas marché…! On fait quelques courses au mini market, qui au passage se sucre bien sur les prix (c’est pire qu’au Petit Casino chez nous!!!). Bibi a la plaisir de retrouver son curry favori dans un des restos de la plage et après ça, direction la mer… 30° dans l’eau translucide, des poissons juste au bord de l’eau et une chaleur bien agréable cette fois. Quelques heures plus tard, Bibi me fait une remarque fort intéressante : mais pourquoi est-ce que je crame tout le temps et pourquoi je bronze pas comme les hollandaises et leur joli teint marron doré? Bonne réflexion en effet… Mais c’est parce que tu es d’origine nordique voyons (Maubeuge (59))… lol… et parce que tu es blanche comme un cachet d’aspirine!!! Après cette petite note d’humour, la journée se termine déjà, avec un bon repas de poisson au restaurant, avec vue sur la mer… Un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles rafraîchissantes aux vieux, et au dodo… L’orage gronde ce soir et, en tant que grand passionné de météo, je me pose sur le balcon du bungalow pour observer les dizaines d’éclairs dans le ciel, en attendant le déluge…Il tombe un bel orage et cela fait tomber la T° à 24°c dehors, bien agréable pour dormir.
21/07/2006, 10ème jour.
Programme de la journée : plongée libre (apnée)… Nous faisons le tour des points intéressants qui se trouvent autour des 2 îles avec un bateau, à 4, tout ceci organisé par les Mohsin. Circuit qui est vendu par tous les resorts au passage. On avait déjà fait ce parcours l’année dernière mais nous n’avions à l’époque qu’un simple appareil photo jetable étanche et nos photos étaient quelque peu limites… Aujourd’hui, nous avons un caisson étanche à 40m pour notre APN qui va faire de bien plus belles photos. On se dirige d’abord sur "Turtle Point" où nous ne voyons que 2 pauvres tortues, tant coursées par les touristes qu’elles s ‘éloignent très vite de nous… J’arrive quand même à prendre de beaux clichés de cet animal si majestueux quand il nage… En tout cas, cela reste une rencontre magique à chaque fois. Suit le "Shark Point", où nous ne voyons point de shark hihihi… Là, les bateaux commencent à être un peu trop nombreux à mon goût… Par contre, nous pouvons observer de magnifiques coraux multicolores, encore préservés pour certains, et des milliers de poissons tropicaux, tous plus beaux les uns que les autres! Ensuite, nous nous dirigeons au large de la plage de Coral Bay (de l’autre côté de Long Beach, sur Kecil) où il y a une espèce de phare sur lequel on peut grimper… Je ne peux m’empêcher d’y monter dessus malgré la très grande difficulté de la grimpette (faut être quand même très agile et sportif!) et de faire un gros plouf d’une hauteur d’environ 10m, assez impressionnant tout de même! Au pied de cette petite tour de guidage les fonds sont magnifiques mais le courant peut être assez fort par moments… Il y a énormément de poissons… A 12h, on mange au milieu des chèvres au village de Kecil, et je suis toujours aussi écoeuré par la saleté de l’endroit… Des détritus jonchent le sol partout, un petit ruisseau d’un mélange eaux usées / liquide vaisselle / déchets se jette directement dans la mer… Affligeant!!! On finit l’après-midi par un tour de l’île de Kecil par le nord, en passant par Romantic Beach et la plage du D’Lagoon entre autres… Puis retour à Long Beach où nous finissons la journée. Si tout se passe à peu près bien pour l’instant, ce soir je montre les signes d’une tourista aiguë… Je crois que c’est la résultat du repas d’hier soir : curry un peu trop fort et, apparemment, j’aurais avalé tous les piments… Je vous passe le reste des détails, mais ce que je peux vous dire c’est que cela a été très dur durant toute la nuit!!! Heureusement que Bibi avait pris 10 kilos de médocs et qu’elle m’a bien soigné. Le lendemain midi c’était terminé, mais ce fut dur… Pour le repas, on se fait encore un bon BBQ (barbecue) au resto des Mohsin, je me prends une énorme langouste de 30cm pêchée du matin…
22/07/2006, 11ème jour.
Aujourd’hui, on part sur Besar, la grande île, où nous allons tenter de loger au Mama’s, QG des frenchys, et là où nous avions dormi l’an dernier encore… Mais, surprise, il y a encore plus de monde que sur Kecil! Le Mama’s est complet mais Aziz, le proprio fan de Johnny et Balavoine lol, nous promet une chambre pour demain. En attendant, on prend une chambre à côté, au Paradise Watercolors, pour 60RM. Très bien, propre, mais pas de prise électrique… embêtant pour charger les piles du caméscope ou de l’APN. Journée passée le cul dans l’eau à admirer les poissons, sur une des plus belles plages de l’île, en face du Coral View Resort et du Perhentian Island Resort. Des poissons par milliers, toujours aussi magnifiques, et qui viennent vous bouffer les mollets à 5m du bord, c’est pas beau ça? Bibi se fait une belle frayeur en apercevant un requin pointe noire d‘un bon mètre, totalement inoffensif, à quelques centimètres d’elle…Dommage pour la photo, c’est moi qui avait l’appareil et j’étais un peu plus au large à plonger dans les abysses… Malheureusement, ce qui devait arriver arriva… Mon problème insoluble d’oreille resurgit de nulle part, alors que tout se passait bien de ce côté-là jusqu’à présent. Et là, c’est le monde qui s’écroule pour moi, ayant une profonde passion pour l’apnée depuis toujours et passant tout mon temps sous l’eau à la mer… Enfin, je n’ai pour l’instant qu’une légère sensibilité à une oreille lorsque je remonte, mais je sens bien que mes vacances vont être gâchées… Quelques cachets contre la douleur, un bon repas et au lit.
23/07/2006, 12ème jour.
Cette fois c’est bon, on prend nos quartiers au Mama’s, un des plus mignons resort de l’île (qui soit dans nos prix!), mais surtout surtout les proprios, Aziz, la Mama et tout le monde, sont adorables et très arrangeants. En plus, ils se souviennent de nous, ça fait plaisir! Bibi commence à en avoir marre de faire et défaire les sacs, je crois que depuis qu’on est parti on a pas dormi 2 fois dans la même chambre 2 jours d’affilée! Mais cette fois c’est bon, on reste ici pour 4 nuits. Cet après-midi, on loue un canoë et on fait le trajet jusqu’à la minuscule plage qui se trouve à côté de Turtle Beach, on y reste jusqu’au soir. Le trajet dure environ ½ h et n’est pas très dur, pour les amateurs, ensuite ce n’est pas compliqué, c’est la 1ère plage sur la droite (forcément, à gauche c’est la mer!), juste avant Turtle Beach qui est bien plus grande. C’est une plage absolument splendide, déserte ou presque en haute saison, et carrément en basse saison (nous y étions allés en avril / mai)…Mais, comme partout, l'arrière des plages et un amoncellement de détritus en tout genre, même ici… C'est lamentable! Les fonds sont d'une beauté rare et on peut y voir des poissons d'une taille assez impressionnante parfois, jusqu'à 1mètre. Les coraux sont magnifiques, et vous pouvez vite vous retrouver au milieu d'un énorme banc de poissons qui vous tournent autour… Magique… Mon oreille va mieux, au passage, mais je me limite à des profondeurs modestes, rarement plus de 5/6m. Je me rends vite fait à Turtle Beach à la nage, afin de jeter un œil, puis on rentre avant qu'il fasse nuit. Journée magnifique encore une fois… Ce soir, c'est notre 1er BBQ au Mama's, et Dieu sait qu'un BBQ là-bas c'est quelque chose… On choisit son poisson directement dans la glacière, sa sauce (la sauce coco de la Mama est un délice!), et ensuite on peut observer le chef préparer le festin, qui est accompagné de fruits tropicaux, de riz, de légumes et donc, de la sauce. Bon appétit… et ensuite au lit!
24/07/2006, 13ème jour.
Aujourd'hui, comme on a pas assez marché au Taman Negara (lol), on se dit qu'on va se faire un petit trek dans la jungle… Bon, c'est du pipi de chat à côté de la vraie jungle mais le but n'est pas toujours la difficulté! On avait fait ce trek aussi l'an dernier. Il part du Perhentian Island Resort, trace tout droit vers le sud jusqu'à la grande plage du sud-est de l'île, Flora Bay, et remonte du sud-ouest de l'île jusqu'au nord-ouest, où nous sommes… Nous observons des singes, qui nous pissent dessus!, des petits varans, des gros mille pattes, des fourmis géantes et… des moustiques très virulents! Le chemin est relativement facile, malgré quelques passages un peu plus difficiles. Flora Bay, la grande plage qui se trouve au sud de l'île, à mi-parcours, est absolument superbe, complètement délaissée par les touristes et à l'écart de tout… L'atmosphère est bien différente ici, il n'y a personne, même en haute saison, les gens sont plus cool et les prix aussi, hormis l'Arwana Beach Resort, un hôtel de luxe, qui ne défigure pas du tout le paysage comme le dit le Routard… La plage en elle-même est d'un bleu laiteux magnifique, il n'a quasiment pas de bateaux et la mer est très calme… Nous n'avons pas eu l'occasion d'explorer les fonds à cet endroit mais je conseille ce petit coin de paradis à tous ceux qui cherchent la tranquillité… tout le contraire de Long Beach! Quelques achats dans les 2/3 boutiques du bord de plage et nous prenons le chemin du retour. Le sentier dans la jungle reprend à gauche de la plage quand on la regarde. Et là, autant dire que ça grimpe sévère! Quelques minutes plus tard, nous voilà sur la côte sud-ouest, un peu plus au sud du Mama's, il ne nous reste plus qu’à longer la plage pour rentrer, pendant 1h environ, en prenant quelques photos et quelques séquences vidéos. Là aussi, contrairement à Long Beach, ici c'est désert. Quelques touristes sur les plages mais on est loin de la plage du Coral View ou de Kecil. C'est toujours aussi magnifique, on peut voir des bateaux de pêcheurs, quelques plages isolées, des petits animaux se promener, c'est la tranquillité à l'état pur, le bonheur… Petite pause déjeuner à 15h en arrivant au Mama's, et nous repartons vers la plage du Coral View pour terminer l'après-midi… Comme d'habitude, les poissons sont au rendez-vous. Encore les gros d'hier qui font bien 10/15 kilos et que je réussis à filmer en troupeau. Un requin également, bon c'est pas les "Dents de la Mer" mais il fait bien 1m quand même… Bibi l'a même "combattu" avec son tuba lorsqu'elle l'a vu se diriger vers elle… Enfin, une belle après-midi bien remplie encore une fois… Ce soir, nous avons encore droit à un gros BBQ avec un énorme barracuda, des crevettes à gogo et tutti quanti…
25/07/2006, 14ème jour.
Ce matin, on tente d'aller voir les tortues qui sont à quelques dizaines de mètres de la côte, en face du Mama's ou presque, mais l'orage d'hier soir a troublé quelque peu l'eau et a surtout rendu le temps instable… Nous allons voir mais sans succès. Du coup, petite baignade matinale sur notre plage préférée, celle du bout, puis déjeuner à midi. Nous passons notre après-midi sur Turtle Beach où, cette fois, nous avons été déposés par bateau. On a demandé au pilote de venir nous chercher à 19h. On a la chance de voir des centaines de tortues bébés dans une grande bassine, qui sont là pour maintenir l'espèce "en vie" le plus longtemps possible. Il faut quand même payer 5RM pour les voir, ah le business… C'est vraiment mignon et infiniment petit, quand on pense comment ça devient niveau taille… Mais malheureusement, une sur 10, 50 ou 100 seulement atteindra l'âge adulte… Bon, côté plage il n'y a quasiment personne… Elle est vraiment magnifique, longue et calme… Une petite famille de singes noirs nous fait l'honneur de sa présence pendant ½ h environ, on les observe se balader de branche en branche, comme des gamins… lol Cette fois, ils n'ont pas essayé de nous faire pipi dessus comme l'autre jour dans la jungle! On passe l'après-midi à se baigner, plonger, prendre des photos, ça en devient une habitude… mais une bonne! Entre 18h et 19h, nous ne sommes plus que 4 sur cette immense plage… L'impression d'être seul au monde… Comme tous les soirs au Mama's, BBQ monstrueux pour moi qui raffole du poisson, un demi barracuda encore une fois, 400g de crevettes et des brochettes de satay… Miam miam! L'orage se rapproche… Ce soir on va en avoir un digne de ce nom : des éclairs toutes les 5s qui illuminent tout le ciel, un bon déluge de pluie, bref, un régal pour moi qui aime filmer ça…
26/07/2006, 15ème jour.
Après le "méga orage" d'hier soir, le temps reste couvert encore une fois et il tombe même 2/3 gouttes par moments… Ce n'est pas bien grave, ça a au moins le mérite de limiter la hausse de la T°et de faire reposer nos peaux… Nous qui avions prévu d'aller à Redang pour la journée nous n'irons pas finalement, faute de monde pour remplir le bateau…Finalement, nous décidons d'écourter notre séjour sur les Perhentian d'un jour. Le temps n'est pas très beau, nous connaissons les 2 îles par cœur depuis l'an dernier, et un jour de plus sur Tioman, que nous ne connaissons pas, ne sera pas de trop. Aziz, du Mama's, nous arrange un transfert en taxi de Kuala Besut à Jerteh, lieu où nous devons prendre le bus pour Mersing en soirée. Nous prenons donc le bateau en direction de la côte et de Kuala Besut, en disant probablement adieu aux îles Perhentian… Là-bas, le charismatique oncle d'Aziz nous attend avec son beau taxi pour nous conduire à Jerteh donc, à une cinquantaine de kilomètres plus au sud. On y arrive vers 16h ou 17h et notre bus ne part qu'à 21h45... On a donc du temps à "tuer" en faisant les boutiques. C'est une véritable caverne d'Ali Baba pour ma Bibi, fine cuisinière, où elle trouve quantité d'épices inconnues et autres produits d'aspect bizarre… Il n'y a ici aucune femme qui ne soit pas voilée et on nous regarde comme des extra-terrestres… Il faut dire que le touriste, ici, n'est pas légion… L'ambiance de cette petite ville n'est pas désagréable et, là, on se croit vraiment dans le cœur de la Malaisie! On passe le reste de la soirée sur le petit marché typique situé à côté de la gare routière, où l'on mange pour 3 fois rien par ailleurs, et très bien. 22h : nous voici dans le bus pour 8/9h de trajet de nuit… Heureusement que nous avons acheté une magnifique couverture en pilou (suite à la conversation d'avec Bigyaya (de VF)) que nous avons croisé sur les Perhentian et qui nous a dit que les bus étaient climatisés à mort!) parce que, effectivement, il doit bien faire 18° dans ce fichu bus! Ils sont malades! Enfin, même avec cette couverture, le trajet est périlleux pour nos petits corps fatigués. Vers 6h du matin, le bus s’arrête sur le côté de la route, en pleine nuit, on ne sait pas ce qui se passe… Mais bon sang mais c’est bien sûr, c’est l’heure de la prière! Voilà t-il pas que tout le monde (sauf nous) descend du bus pour aller faire sa petite prière en face, dans la mosquée! On aura tout vu ici… Nous arrivons à Mersing, port d'embarcadère pour l'île de Tioman, vers 6h30 du matin…
27/07/2006, 16ème jour.
Après une petite marche en direction du port d’embarcadère, nous y voilà! Le bateau qui nous amène en direction de l’île de Tioman n’a rien à voir avec ceux qui font le trajet pour les îles Perhentian! Ils sont beaucoup plus gros, et plus rapides. En même temps, c’est beaucoup plus loin de la côte, à environ 1h avec ce gros bateau! Tioman, cette île est absolument magnifique, mais elle se mérite… Revenons vite fait sur le périple qui nous a permis d’y arriver : 8 ou 9h de bus depuis Jerteh (à côté de Kuala Besut), 1h de bateau, un trajet épuisant… Enfin, nous y voici… C’est superbe, et le chalet que j’avais réservé sur Internet, au Panuba Inn, est très sympa… Le problème, c’est que le bateau ne s’arrête pas au Panuba qui a, en fait, sa minuscule plage pour lui tout seul. Il faut donc crapahuter depuis la jetée de la plage d’ABC jusqu’à là-bas… et c’est pas à côté! Surtout la dernière partie qui est dans la jungle… avec des sacs de 20 kilos sur le dos, c’est folklorique à 8h du matin, qui plus est en ayant pas trop dormi! On s’installe, on va prendre le petit-déj, on va faire un tour à l’eau (qui est plus fraîche, ou moins chaude! qu’aux Perhentian) et on va piquer une sieste bien méritée jusqu’à midi… Au passage, on trouve quelques méduses bien désagréables sur la plage, inoffensives apparemment, mais qui seront la « plaie » de notre séjour sur Tioman… Cet après-midi, nous tentons « l’excursion » jusqu’à Monkey Bay, à environ 1h30 de marche du Panuba par la jungle… En fait, nous n’y arriverons jamais (mais ce ne sera que partie remise à plus tard!) parce que nous ne trouverons pas le chemin… On s’est arrêté à la plage juste avant qui est, soit dit en passant, bien plus belle que celle de Monkey Bay, dont on entend tellement parler… C’est même une des plus belles plages que j’ai vue jusqu’à présent : elle forme un bel arc de cercle, son sable est d’un magnifique orange / brun, et il y règne une tranquillité à l’état pur… On y passe une partie de l’après-midi et on revient au Panuba. Au retour, on tombe sur une famille de singes, enfin un seul pour commencer, qu’on a observé pendant un bon moment. Les sales goinfres, ils nous ont flingué notre paquet de cahuètes!!! Mais quand ils étaient tous autour de nous à se battre pour ces friandises, on faisait moins les malins quand même… et on s’est éloignés tout doucement en leur laissant le paquet! Ensuite, on se fait surprendre par un varan qui est agrippé à un tronc d’arbre et que l’on a pas vu! Ma Bibi a fait un bond!!! Tout ça pour dire que la jungle de Tioman nous a parue bien plus sauvage et hostile que celle des Perhentian, voire celle du Taman Negara par endroits… On termine la soirée par un bon petit barbecue au Panuba, et on file au lit…
28/07/2006, 17ème jour.
Le matin, la mer est d’un calme absolu et la brume s’accroche encore à la cime des arbres, la température est encore supportable, et c’est bien agréable… Aujourd’hui, on va réserver nos billets d’avion pour le retour à Kuala Lumpur, à l’aéroport de Tekek. En fait, ce n’était pas prévu mais, vu notre état de fatigue, on a décidé de prendre l’avion plutôt que de se retaper le bateau puis encore 6h de bus jusqu’à KL. En avant donc pour une bonne marche de 3 Kms jusqu’à l’aéroport, minuscule d’ailleurs, sous une chaleur de plomb… Arrivés au village de Tekek, on se rend bien compte qu’on est en Malaisie, c’est vraiment typique, y’a des mobylettes partout (toutes les mêmes), des chats par dizaines, et de pauvres bicoques en bois pour lieux d’habitation. C’est aussi ça qui est enrichissant, de voir comment les autres peuples vivent, si près et si loin des touristes… L’aéroport est ridiculement petit, l’avion que nous prendrons aussi d’ailleurs, ce qui ne rassure pas trop ma Bibi… elle qui n’avait jamais pris l’avion il y a encore deux ans! Il nous faut plus d’une heure pour avoir nos billets (100€ l’aller pour deux) car, lorsque c’est l’heure de l’embarquement (c’était le cas et il y en a seulement 3 par jour maximum!), il faut même pas penser à demander quelque chose au personnel de l’aéroport, qui est… limité! (par le nombre, pas par les facultés hein!) Toujours est-il qu’il faut pas les presser ici, on commence à être habitués, ils sont dignes de la DDE chez nous! Dehors, juste en face de l’aéroport, il y a deux gros arbres où sont suspendues des centaines de chauves-souris de bonne taille, et qui répandent une odeur, comment dire, très forte et assez épicée… pour ne pas dire plus! Nos billets en poche, nous rentrons au Panuba; sur la route, on s’offre quelques souvenirs (tee-shirts et autres babioles…). A force de marcher sous le cagnard, ma Bibi s’est récolté un coup de soleil collector avec la forme de son habit du jour, à savoir le marcel! Mort de rire… Allez, un dernier plouf pour terminer la journée, apparemment il y a moins de méduses aujourd’hui… A noter que les fonds et les poissons sont un peu différents que ceux que l’on a pu observer sur les Perhentian, mais sont tout aussi jolis… Ce soir, on mange sur la plage ABC, mitoyenne de la nôtre, à quelques 15 minutes à travers la jungle… Pas que le restaurant du Panuba soit mauvais, mais l’accueil y est tellement déplorable qu’on préfère changer un peu… On dirait qu’on les emmerde en permanence, le sourire n’y est jamais, enfin, à oublier… C’est dommage l’endroit est magnifique et complètement isolé. Donc, nous voici partis sur ABC où nous allons manger un succulent BBQ, pour changer. Le problème, c’est que pour rentrer… il fait nuit!!! Eh oui, ici il fait nuit à 19h30... Alors le trajet en pleine jungle pendant 15 minutes dans le noir complet, avec pour seul éclairage une pauvre lampe torche minable (la même qui nous a servie dans la grotte de Gua Telinga au Taman Negara!), est plus que sauvage… Heureusement pour nous, on ne fait pas de mauvaises rencontres… Mais Dieu que les bruits de la jungle la nuit sont impressionnants!!! A cette heure-là, il est temps d’aller au lit…
29/07/2006, 18ème jour.
Allez, on enfile le short et les chaussures et c’est parti pour un trek de 10 Kms minimum… Direction la plage de Juara, de l’autre côté de l’île, en face de Tekek. Le trajet commence au Panuba, où nous sommes, et passe par la plage d’ABC, avant d’arriver au village de Tekek. Là, à gauche toute en direction de la jungle, pendant 7 éprouvants kms… Mais tout cela ne serait pas raisonnable sans un bon petit-déjeuner au préalable, avec le sourire légendaire des serveurs du Panuba… En plus, ce matin il y a des pancakes! Donc, après ce bon repas, nous voilà partis pour une journée bien dure physiquement, mais inoubliable… Il faut dire que nous en sommes à 18 jours de « vacances » et nous avons déjà bien marché. Ma Bibi commence à fatiguer. Après le trajet classique en béton jusqu’au village de Tekek, nous tournons donc plein gauche où commence la sympathique ascension à travers la jungle… Selon le Routard, il devrait y avoir 900 marches environ jusqu’au sommet… Et effectivement, après une première partie facile, ça monte sévère pendant un long moment… Et ce qui est vraiment surprenant, c’est que ce sont de véritables marches en béton que nous empruntons, en pleine jungle et sur un terrain plus qu’inhospitalier… Sur le moment, je me demandais comment ils avaient fait pour nous monter du ciment jusqu’ici… Ils sont forts ces malaisiens quand même! Bon, le paysage à lui seul nous fait oublier la difficulté… C’est vraiment magnifique et, chose amusante, cette jungle du centre de l’île de Tioman nous a parue plus « sauvage » que celle du Taman Negara! C’est un comble quand même… Enfin, ce n’est pas vrai partout, souvenez-vous du passage des sangsues… là c’était vraiment le fin fond de la jungle, avec toutes les difficultés que cela comprend! Nous pouvons observer notre premier véritable serpent, là, devant nos yeux, affalé sur un gros rocher… Il doit faire autour d’1m et est d’un rouge dominant. On ne fait pas les fiers en passant à côté… On ne compte plus les innombrables singes qui nous suivent en filant le long des fameux câbles électriques; les bruits sont toujours aussi magiques quand on s’enfonce dans ces paysages grandioses, c’est inoubliable… Au passage, on ne croise pas grand monde, comme souvent depuis notre arrivée ici. Arrivés au sommet, petite pause de 5 minutes pour déguster quelques cacahuètes. On laisse les restes aux singes… Là, commence la partie la plus dure et la moins jolie… Une interminable route bétonnée qui file jusqu’au village de Juara… Et si ça ne descend pas trop au début, ça se corse très vite… C’est vraiment usant pour les genoux, surtout quand vous avez fait déjà 8 Kms… On a bien essayé timidement de se faire prendre en stop, mais sans succès… Une petite averse vient nous embêter (pour le caméscope) mais nous rafraîchit… A noter qu’il fait bien plus frais (ou moins chaud) au sommet. Après donc une dizaine de kilomètres, nous voilà arrivés au petit village de Juara. Là encore, il n’y a personne, c’est désert…Si vous aimez l’ambiance d’Ibiza ou de St Tropez il ne faut pas venir ici!!! On se balade durant quelques heures d’un bout à l’autre de la belle plage, en récoltant quelques sourires d’enfants, en évitant quelques varans sur la route, et en prenant quelques photos… Il ne fait pas très beau aujourd’hui ici, et le temps est assez différent de celui de l’autre côté de l’île. Un petit déjeuner dans un petit resto sympathique où nous sommes les seuls à manger, et nous prenons la décision que nous ne repartirons pas à pied, nous sommes trop fatigués… Nous décidons donc de prendre un 4X4 jusqu’à Tekek, moyennant 70RM pour 2. Ce fut un voyage mémorable… Les 7 Kms qui relient les 2 villages ne sont pas une sinécure! La route, si l’on peut l’appeler ainsi, est complètement défoncée et l’on a du mal parfois à passer au milieu des énormes crevasses. Faut dire qu’on avait un 4X4 pourri, avec une puissance très limitée… Mais bon, ce trajet qui a duré 45 minutes (pour 7 Kms!) restera inoubliable. Des montées et des descentes ahurissantes, on était secoués de tous les côtés, à en avoir des tours de reins! On en a rigolé tellement c’était surréaliste parfois! A noter qu’ils sont en train de faire une nouvelle route (une vraie) qui reliera les 2 villages. De souvenir, elle ouvrira mi 2007. Le chauffeur, sympa, nous dépose jusqu’au bout de la route praticable pour les voitures, c’est-à-dire jusqu’au Marine Park (petite expo sur le milieu aquatique de Tioman). Il nous reste 2 Kms avant d’arriver à la « maison »… ils seront longs… Voilà donc une journée bien remplie encore une fois, et qui se termine par un bon repas au BBQ, avec un bon marlin!
30/07/2006, 19ème jour.
La mer est un peu agitée aujourd’hui, on espère que cela va se calmer étant donné que nous devons partir en excursion en bateau…Au programme, on commence par Coral Island, une île non habitée bordée d’eaux turquoises et de coraux vivants magnifiques… Comme par magie, lorsque nous arrivons à proximité de l’île, la mer semble s’être calmée et les conditions pour plonger (en apnée toujours) sont très bonnes. Et effectivement, c’est splendide… Des coraux partout, tous intacts, des poissons par milliers, de toutes les couleurs, une mer d’une transparence rare… et toujours la même frustration pour moi qui dois plonger avec des bouchons suite à mon problème d’oreilles qui me bouffe… Quelle horreur pour moi de ne pas avoir ma liberté aquatique, de ne pas pouvoir plonger librement à 10m ou 20m dans ces fonds si magnifiques… Je me contente de rester à la surface le plus souvent et fais quelques plongées vers les 5m, tout doucement, en faisant attention à ces foutues oreilles… Ma Bibi est émerveillée elle aussi, elle qui ne mettait pas la tête sous l’eau il y a seulement 2 ans… A cet endroit nous avons vu des espèces que nous n’avions jamais vues, même pas aux Perhentian. Il y avait même quelques seiches, qui changent de couleurs en quelques secondes! Après une bonne demi-heure d’observation sous-marine, on nous emmène sur la plage de cette fabuleuse île, avec un sable d’une blancheur incroyable. Le conducteur du bateau en profite pour piquer une petite sieste et moi pour prendre quelques photos de cet endroit paradisiaque… L’eau du bord est vraiment d’une transparence et d’un bleu rares! Deuxième arrêt : Malang Rock, ou un incroyable petit îlot formé d’énormes rochers qui s’enfoncent à plusieurs dizaines de mètres de profondeur et où vivent une multitude d’espèces de poissons…L’eau est claire et les coraux splendides, un vrai bonheur… A noter que la mer est un peu plus agitée à cet endroit. Je tente bien quelques plongées aux alentours des 10m, en passant même dans des petites grottes (j’adore ça!), et ce sans heurter mes petites oreilles, mais je ne tente pas le diable… Il y a pourtant à faire, des crevasses partout, qui s’enfoncent à 20m ou 30m, des poissons partout… Vraiment un endroit magique. Ensuite, petit pause déjeuner sur la plage de Salang où nous séjournerons à partir de demain pour les 4 derniers jours. Dernier « spot », la plage de Monkey Bay. Bibi reste dans le bateau car elle a pris un bon coup de soleil, pour changer. Faut dire que ça tapait dur sur Coral Island. Moi aussi j’ai un peu grillé malgré tout, mais je vais quand même barboter quelques minutes avec les méduses… Notre « commandant de bord » nous informe que les milliers (sans exagérer) de minuscules méduses qui stagnent dans ces eaux ne sont pas dangereuses. Cela reste quand même très désagréable de nager au milieu d’elles mais c’est vrai que je n’ai rien eu à signaler côté enquiquinement. Ce sont les grosses méduses qui sont venimeuses, et celles-là, elles ne rigolent pas! Encore des centaines de poissons ici en tout cas, qui me bouffent les mollets… Au bout de quelques minutes, je remonte sur le bateau ne supportant plus la sensation plus que désagréable de pousser des dizaines de micro méduses à chaque brasse… Une fois rentrés au chalet, au lieu de se reposer gentiment, on se la joue sado-maso en faisant un aller-retour au village pour retirer des sous sous… On est vraiment sur les rotules en rentrant… Faut dire que 2h pour retirer 500 RM ça fait ch… Ce soir, c’est le dernier repas au Panuba et, franchement, on est pas mécontents de partir… L’accueil est vraiment déplorable, on dirait qu’il faut payer pour avoir un sourire! Ça serait dur de trouver plus désagréable mais, au vu du livre d’or, beaucoup ont trouvé les lieux sympas et le personnel accueillant… Comme quoi, tout est relatif!
31/07/2006, 20ème jour.
Oh la belle journée de merde qui commence… Réveillés à 8h du matin par une tempête, une vraie, avec du vent à gogo et de bonnes pluies. Bon, pour la tempête cela me satisfait en tant que passionné de météo, mais pour la suite des choses c’est pas évident. Les pluies et le vent font quand même fait tomber la T° à 24°, une des valeurs les plus basses que l’on ait observées depuis le début de notre séjour en Malaisie! Alors aujourd’hui on est censés partir du Panuba donc, afin de rejoindre la plage de Salang, plus au nord. Mais la mer, très très agitée, nous bloque ici pour l’instant. Et ce n’est pas le fameux personnel du resort qui va nous aider à trouver un bateau partant là-bas! Malgré que la mer se soit calmée bien avant, on doit patienter jusqu’à 15h ou 16h avant de pouvoir partir en bateau. Ils veulent à tout prix que l’on reste apparemment! Mais on a eu notre dose, ça va! Après donc toute une matinée et une bonne partie de l’après-midi à regarder la mer se déchaîner, le vent faire tomber tout et n’importe quoi, et les bateaux tanguer, nous arrivons sur la belle plage de Salang, très peu fréquentée en ce… 31 juillet, hein! Qui a dit que c’était surbooké par ici…? Nous descendons au Salang Sayang Resort, plus connu sous le nom de Zaïd’s place, à l’extrémité droite de la plage quand on la regarde. On avait réservé un chalet quand nous étions venus sur cette plage hier, lors de l’excursion en bateau (Coral Island, Malang Rock, Monkey Bay). Le chalet est sympa, assez grand, sans clim’ (comme d’hab’ pour nous), avec un joli lit et placé autour d’un joli jardin bien décoré, à seulement 30m de la plage… Le tout pour 70RM, correct. On s’installe doucement, on est en vacances hein… puis on va observer les gros varans (1m50) qui barbotent dans la petite rivière qui se trouve derrière les bungalows… On finit la journée à la plage, à se baigner, regarder les poissons toujours aussi beaux, et se balader ici et là… Le soir on goûte un énième BBQ et, une énième fois, on se régale avant d’aller au lit…
01/08/2006, 21ème jour.
Aujourd’hui pas grand-chose à raconter, bronzette et baignade… Le matin on ne se baigne pas trop à cause des méduses (encore une fois) qui sont présentes par milliers et partout! Alors malgré qu’elles soient inoffensives, c’est pas super de plonger ou nager parmi tant de bestioles comme celles-là… Bizarrement, l’après-midi, elles se font rares et on en profite pour aller plonger. On a pu voir un requin là, à 10m du bord, dans 1m d’eau (si si…), une belle tortue que j’ai suivie et filmée (toujours magique…), ainsi qu’une énorme murène (2m minimum) que j’ai coursée à 3m de fond mais qui s’est cachée sous un rocher! Elle m’a fait peur sur le coup quand même… On a aussi vu une famille d’énormes poissons, ils étaient 5, se balader à côté de nous tranquillement… Ils sont, je pense, de la famille des poissons perroquets car ils ont une énorme protubérance entre les yeux et la bouche et, en plus, ils ont les mêmes dents très en avant. Ils devaient faire au moins 1m20 et lâchaient leurs excréments assez régulièrement, c’était amusant… Les diversités de coraux et de poissons sont impressionnantes ici et ce n’est pas forcément les mêmes espèces qu’aux Perhentian, par exemple. Comme à l’accoutumée, on finit la soirée devant un bon BBQ avec, ce soir, un gros red snaper, 3 seiches, 6 grosses crevettes, et un crabe! Rien que pour moi…
02/08/2006, 22ème jour.
Encore une journée tranquille aujourd’hui, faut dire qu’on est fatigués par toutes les marches que l’on a faites, entre autres. Trop de méduses encore aujourd’hui, le point noir de Tioman pour moi, la baignade sera limitée… Malgré qu’elles ne soient pas dangereuses et que j’ai nagé souvent parmi elles, ma Bibi a réussi à se faire piqué par l’une d’entre elles… enfin, c’est que l’on a présumé. Alors, cet après-midi, c’est sieste, Ipod, et ballade tranquille. On est quand même allés voir une espèce d’énorme complexe d’une douzaine de bâtiments adossés à la colline, abandonné, toujours à droite de la plage quand on la regarde. C’est absolument inimaginable la taille que fait ce complexe! Il doit y avoir des centaines et des centaines de chambres. Ce qui est frappant, c’est que cela semble avoir été abandonné du jour au lendemain, tout est quasiment fini, les chambres sont terminées, il y a même du mobilier qui est encore sous plastique à l’intérieur! On dirait un paysage de fin du monde… Il y a encore les outils des ouvriers ça et là, c’est vraiment surprenant! On demande à un « locaux » (ou local lol) de nous expliquer ce qu’il s’est passé, il nous explique que c’est le gouvernement qui a arrêté les subventions et donc, les travaux. Faut dire que si le projet était sympa (grande piscine, superbe terrasse, vue absolument magnifique, etc…), ceux qui l’ont initié avaient vu 10 fois trop grand! Je vous dis, il n’y a pas moins de 12 bâtiments qui ont environ 40 ou 50 chambres de grand luxe (on peut aller voir dans certaines!). Tous ces bâtiments sont étagés sur la colline, avec quelques centaines de marches à monter pour arriver à celui situé le plus haut… Voilà un des points noirs d’un tel complexe, les clients (relativement fortunés vu le standing visé) n’allaient pas se taper 200 ou 300 marches le matin et le soir pour aller barboter en bas… Bref, tant d’argent gaspillé pour rien… En plus, on a détruit la jungle pour en arriver à ça : un complexe abandonné! Dommage… Surtout que, si le projet était énorme, il était plutôt bien intégré à la végétation et ne faisait pas trop tâche, malgré sa taille. Enfin, c’est notre avis. On en arrive à notre repas du soir, encore un BBQ (mais oui, c’est tous les soirs en vacances!), un gros poisson pour moi et un ½ poulet grillé pour ma Bibi. Ensuite, tout le monde au dodo…
03/08/2006, 23ème jour.
Aujourd’hui, dernier jour sur l’île de Tioman, on a été cherché les dernières forces qui nous restaient pour faire notre dernier trek dans la jungle! Direction la plage de Monkey Bay, à une bonne heure de marche de Salang. Au début, ça monte très très raide, ma Bibi n’en pouvait plus… C’est vrai que ça monte terrible… Parfois le chemin n’est pas très bien marqué, mais il suffit de repérer la ligne électrique et de la suivre en cas de problème. Une fois arrivés en haut de la colline, il faut… redescendre! Et ce n’est pas forcément plus facile! Toujours est-il qu’au bout d’une heure de marche épuisante, nous voilà arrivés à bon port. Monkey Bay : une belle plage en arc de cercle, avec un habitant qui peut nous servir un repas à l’occasion, et qui fait aussi taxi. On prend d’ailleurs rendez-vous dans une heure ou deux afin qu’il nous ramène à Salang. Bibi ne reviendrait pas à pied vivante! On pousse jusqu’à notre plage préférée, celle qui a le sable orange, et nous y restons durant une heure, seuls, à se baigner, marcher, prendre des photos… Instant inoubliable encore… Au retour, on discute de nos expériences avec un couple (une suédoise et un sud-africain) et nous prenons le bateau taxi afin de rejoindre notre plage, pour la modique somme de 25RM. L’après-midi se termine tranquillement par un peu de bronzette et de plongée apnée. On peut observer notre famille préférée d’énormes poissons, qui se balade chaque jour au même endroit, encore un requin non loin du bord, et même une tortue. Voilà, ce soir c’est notre dernier BBQ (snif), demain nous prenons l’avion avec Berjaya Air pour rejoindre Kuala Lumpur pour les 2 derniers jours…La fin des vacances approche…
04/08/2006, 24ème jour.
La fin des vacances approche à grands pas… Ce matin, on prend un gros bateau qui nous amène à l’aéroport de Tekek, le plus petit du monde je pense, afin de prendre notre petit coucou de 48 places… Ça fait drôle de partir… Bibi a très peur de prendre cet avion, mais sa frayeur des décollages a presque disparu. Ça reste un peu impressionnant comme petit avion, il y a de la fumée à l’intérieur pendant le décollage, due probablement à la pressurisation je pense, mais ça fait bizarre… Après une petite heure de vol, nous voilà à Kuala Lumpur, non pas à l’aéroport de Sepang, mais à celui de Subang, bien plus petit et utilisé seulement pour quelques « petites » lignes. De là, on prend un bon vieux taxi bien pourri pour nous amener à notre bel hôtel 5*, histoire de bien finir les vacances… J’avais en effet décidé de passer la dernière nuit dans un palace, histoire de contraster avec les petits bungalows au confort simple où nous avions dormi durant toutes les vacances. Et, surtout, c’est le genre d’hôtel où il nous serait impossible de séjourner en Europe, vu les prix… Mais, comme d’habitude, la poisse nous poursuit… Notre réservation, faite sur Internet, a comme qui dirait disparu une fois arrivés à l’hôtel… On est accueillis comme des stars (ça nous fait tout drôle) mais, au final, on repart avec nos sacs… comme des clochards! Qu’à cela ne tienne, il nous suffit de traverser la rue pour atterrir au Seri Pacific Hotel, palace de 5*, où nous dégotons une bien belle chambre au 22ème étage pour la modique somme de 320RM, soit un peu moins de 70€. Chambre qui vaudrait, en France, peut-être 300€ ou plus… Le hall est digne des plus grands hôtels français et européens, le groom est là pour nous porter les bagages, enfin, c’est un luxe auquel il est bon de goûter de temps en temps. Pour nous, ce fut la 1ère fois. Pour monter dans les étages, il y a 6 ascenseurs en arc de cercle qui donnent tous sur l’extérieur grâce à de grandes baies vitrées, les vues sont différentes selon lequel on prend. Le soir c’est magnifique, toute la ville est illuminée et l’on peut voir les Tours Pétronas au loin… La chambre est énorme, peut-être 30m2, possède une douche, une baignoire, une télé avec câble, un lit en 180!, un frigo, un coffre-fort, un bureau avec prise Internet, un dressing, un canapé, et une grande baie vitrée avec un verre très épais (à cause du bruit) avec vue sur la ville… c’est magnifique! Au 4ème étage, il y a une grande piscine mais nous n’aurons pas le loisir d’y faire quelques brasses… Au 3ème, se trouvent les restaurants, aux allures de cantines de Beverly Hills! Après s’être installés, on part faire un peu de shopping ça et là afin de dépenser nos derniers ringgits… Le soir, on monte sur la KL Tower, histoire de voir la vue de nuit (l’an dernier, on était montés de jour). C’est très joli, très illuminé, comme toute grande métropole. Une fois rentrés à l’hôtel, on se regarde 2/3 émissions de télé, les infos, qui nous apprennent le conflit au Liban (on le découvrait!), et au lit. Une des meilleures nuits de notre vie d’un point de vue du confort, un matelas exceptionnel dans un lit gigantesque!
05/08/2006, 25ème jour.
On se fait la grasse matinée ce matin. Levés à 10h on file au petit-déj…On avait jamais vu un tel buffet, et pourtant ma Bibi a travaillé dans la restauration, mais pas dans un palace… Du chaud, du froid, sucré, salé, des fruits exotiques, des pâtisseries, viennoiseries, tout un tas de jus de fruits, etc.… C’est donc avec le ventre qui touche par terre que nous partons nous promener pour notre dernier jour ici… Au passage, on s’arrange avec notre groom pour laisser nos 30 kilos de bagages en consigne, notre avion ne partant qu’à 2h du matin… Comme promis, on va visiter le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert paraît-il, et c’est vrai qu’il est très grand! 35RM l’entrée par personne, c’est relativement cher, mais ça en vaut la peine! Des oiseaux par milliers, en semi liberté, plus ou moins sauvages, et dans un environnement quasi parfait pour eux. On peut y admirer des perroquets de toutes sortes, des flamands roses, des paons, des autruches très impressionnantes, des gros, des petits, bref une multitude d’oiseaux tous plus beaux les uns que les autres… en une balade de 2h si on prend son temps, et il le faut! A faire vraiment. On enchaîne avec les Hibiscus & Orchid Parks (1RM l’entrée!) qui, eux aussi, se trouvent dans l’immense zone verte appelée « Lake Gardens », à seulement quelques kilomètres du centre ville. Là encore, des milliers de variétés d’orchidées (plante symbole de la Malaisie) et d’hibiscus dans de magnifiques jardins. On y passe quelques temps à prendre de magnifiques photos. On termine notre séjour dans le quartier indien, Little India, que nous avions visité brièvement au début de notre voyage. En plus, ça tombe bien c’est le jour du marché! On se retrouve dans une immense rue, pas bien large, qui doit faire au moins 2 Kms de long, et où tout se vend, absolument tout! Bon, comme d’habitude, ce sont des plats cuisinés et des fruits et légumes en tout genre que l’on trouve en plus grande quantité! Apparemment, manger est un sport national dans ce pays! A n’importe quelle heure du jour ou de la nuit on peut trouver ce que l’on veut à bouffer, c’est hallucinant! Ça sent la bouffe à pleines narines partout, sauf que c’est plus agréable qu’à Chinatown! On a dû mettre plus d’une heure pour traverser cette rue tellement il y avait du monde… On se serait crus en Inde! On a, au passage, enfin goûté le fruit du Jacquier, ce fruit énorme que l’on donnait aux singes au Taman Negara, c’est assez bon en effet, même si ça écoeure vite (enfin pour moi!). Et le prix est dérisoire sur les marchés. Après quelques balades ici et là, on se rapproche de notre hôtel, on finit la soirée en se promenant dans les allées d’un grand centre commercial situé en face. 22h30, notre taxi vient nous prendre à notre hôtel, dernières vues de la ville illuminées de mille feux durant le long (50 minutes) trajet qui nous sépare de l’aéroport… Kuala Lumpur, la Malaisie, c’est fini… 2h du matin, notre avion décolle à destination de Dubaï, puis un autre atterrira à Paris vers 16h, le 6 août. Ici, il fait gris et frais, c’est Paris. La Malaisie est loin déjà… et si proche à la fois…
J'attends vos remarques, vos avis, bons ou mauvais... 🙂
Hawaï: durée du vol au départ de Montréal et îles populaires English translation pending
Bonjour à vous, J'aimerais savoir combien d'heures d'avion de montréal à Hawaii. Et quel île est le plus populaire à Hawaii.
Merci
Merci
Norvège: A bord de l’Express Côtier, une journée de navigation entre les îles Vesterålen et Lofoten English translation pending
Voyager parmi ses souvenirs … même quand ils sont un peu anciens, cela s’avère toujours un plaisir.
Avec ce texte et ces photos d’un périple effectué il y a quelques années en Norvège, je vous emmène dans le sillage de l’Express Côtier (Hurtigruten), entre îles et fjords.
Souvenirs …
--
Il est près de 8 heures 30 en ce matin estival et il est là. Imposant avec ses 122 mètres de long et solidement amarré au quai d'Harstad, petite ville de Norvège située à près de 300 kilomètres au nord du Cercle Polaire Arctique. Lui, c'est le M/S Richard With, un des Express Côtier qui tout au long de l'année longe les côtes norvégiennes reliant et ravitaillant ainsi les ports entre Bergen et tout au nord celui de Kirkenes. Plus que quelques minutes avant d'embarquer à bord pour une dépaysante journée de navigation. Notre destination ? L’archipel des Lofoten.

Harstad, Gulf Stream et lilas Sur le quai, pendant que des ouvriers s'activent à charger dans les cales du bateau de nombreuses palettes de marchandises, quelques passagers sans bagage regagnent l’Express Côtier. Probablement des voyageurs effectuant le périple depuis le Nord et qui viennent de profiter de cette escale matinale pour faire un petit tour dans la ville. Découvrir Harstad : son port, ses pontons de bois et un peu plus haut sur la colline qui surplombe la ville ses jolies maisons colorées.

Toutes sont entourées de végétation, pelouses et arbustes verdoyants à foison et même par des lilas fleuris qui parfument agréablement l'atmosphère. Etonnant, des fleurs à cette latitude ! C’est un des effets bien visible du fameux Gulf Stream, ce courant tempéré qui adoucit le climat arctique de la région. Les amarres levées, les moteurs se mettent à gronder alors qu'une légère fumée s'échappe des cheminées du navire … Au revoir Harstad, c’est le moment du départ !

Postés sur le pont à observer le paysage, un haut-parleur nasillard soudain nous fait sursauter, c'est l'annonce en plusieurs langues de la première curiosité du parcours : sur la côte, juste après les dernières maisons de l'agglomération, on aperçoit l'église de Trondenes. Des murs blancs, un toit rouge, une architecture rénovée, cela ne témoigne pas vraiment de l'histoire ancienne du lieu. Pourtant, ici, dès l'époque Viking, l'endroit était un haut-lieu de la démocratie locale. C’est en effet là que siégeait le " Thing ", le parlement-tribunal régional. Un peu plus loin sur la colline, caché en partie par les arbres, il y a un autre témoin historique mais d’une période plus récente. Datant de la dernière guerre, c'est le monstrueux canon " Adolf " … ça y est, à la jumelle je le distingue parfaitement! Un petit vent frais nous fait quitter le pont avant et emprunter les coursives. Le moment pour nous de découvrir l'intérieur de ce spacieux bateau. Salons, salle de restaurant, cafétéria, bar, petite boutique de souvenirs, coin de jeux pour enfants, salon télé …. et un ascenseur pour accéder aux différents ponts. Au gré de la visite, nous voilà maintenant dans un couloir sans fin avec une succession de portes numérotées : les cabines des passagers, une vision quelque peu monotone.
A bord, ambiance … Le lieu le plus intéressant du navire, au confort appréciable, est assurément le salon panoramique " Horisjon ". Pas de doute, voilà le meilleur endroit pour contempler le paysage tout en étant, bien sûr, à l'abri. Mais en été, avec près de 700 passagers à bord, les places sont très convoitées, en voici de libres, parfait !
Sous mes yeux, les côtes des îlesdéfilent lentement, les panoramas se succèdent : hautes montagnes dont les sommets se perdent presque dans les brumes puis de verts pâturages parsemés de quelques fermes isolées aux murs peints en rouge …. Peu à peu mon regard cesse de fixer l'horizon pour s'orienter vers l'intérieur du salon et observer les occupations des passagers qui m'entourent. Voici quelques scènes de la vie à bord de l'Express côtier norvégien. C'est peut-être les éclats de rires, bruyants et répétés de ces mamies permanentées qui ont attiré mon attention, elles sont bien entendu placées en première ligne et occupent les meilleurs fauteuils d'où la vue est imprenable même si elles ne jettent que très rarement un œil à travers la baie vitrée ! Leur stratégie pour squatter ces places privilégiées est imparable, lorsqu’elles vont faire un petit tour, elles laissent leurs gros sacs afin de bien signaler aux envieux que les sièges sont occupés à la journée, petites malines ! Le couple qui passe à mes côtés cherche désespérément une place, voilà qu'il en trouve à côté d'un jeune, écouteurs rivés aux oreilles, regard tourné vers le plancher et dont la tête oscille au rythme d'une musique que l'on imagine techno … Deux autres voyageurs sont allongés sur une banquette et semblent finir leur nuit, sans doute le prix élevé des cabines a paru trop cher à leur budget de globe-trotters. Il y a aussi des passagers très organisés, carte et guide en mains, qui ne lâchent pas des yeux le paysage, ils essayent de retrouver le nom de chaque montagne, fjord ou village aperçus. D'autres, profitent de ces moments pour s'adonner à la tache fastidieuse des cartes postales, essayant de personnaliser chaque texte et de n'oublier personne … surtout pas la tante Yvette ! Devant moi une scandinave, sa blondeur en témoigne, a les yeux plongés par intermittence dans un livre, finalement l'occupation favorite de nombreux passagers.

Comme eux, j'ai sorti de mon sac un livre, une (re)lecture qui s'imposait ici, le récit de Claude Villers à propos de ses impressions de voyage sur l'Express Côtier. Ouvert au hasard, je tombe sur un épisode très agité de son périple automnal. " A quatre heures, nouveau réveil brusque, un sursaut me soulève de mon matelas, je m'agrippe des deux mains à mes draps. Le navire se cabre, je suis rejeté contre la paroi et …et ça continue. J'entends mes valises s'écraser au sol. "*. L'évocation de cette tempête me donnerait presque le mal de mer … Pris par ce récit me voilà jetant un coup d'œil à l'extérieur, comme pour me rassurer, les eaux ce matin sont bien d'un calme apaisant.

Retour à ma lecture, c'est bien sûr le passage qui évoque l'itinéraire que nous empruntons qui m'intéresse le plus. Dans son récit Claude Villers nous apprend que dans le chenal de Risøyrenna il est très fréquent d'observer des phoques : " …minuscule tête ronde, nez au vent au-dessus de l'eau frissonnante, fendant la mer … Ils sont des dizaines à nager, indifférents, tranquilles, vers les rochers approchants. "*. Il n'en faut pas plus pour que je sorte sur le pont, jumelles à la main. J'ai beau scruter de tous côtés, je ne vois que des rochers et de l'eau et aucune petite tête moustachue émergeant de la surface … ce n'est pas grave car le reste du paysage vaut le coup d'œil. Le Richard With emprunte maintenant le chenal de Risøyrenna. Ici, les hauts-fonds ont été dragués en 1922 pour permettre le passage des navires de l'Express Côtier, un étroit corridor bien délimité par une longue série de balises ; la navigation est délicate, à cet endroit il n'y a que 7 mètres de profondeur ! Une très courte escale est prévue au village de Risøyhamm, juste le temps de décharger quelques marchandises et pour nous le temps d'observer l’interminable pont de 750 mètres qui enjambe le chenal et relie l'île d'Andøya à celle d'Hinnøya.
Les Vesterålen et l’histoire de l’Express Côtier

A l'escale suivante de Sortland, ville principale des îles Vesterålen et importante base navale nous mettrons pied à terre. Pas pour admirer les garde-côtes de la marine norvégienne amarrés au quai mais pour voir de plus près la petite église de bois qui trône sur la colline. Plusieurs passagers, comme nous, pressent le pas en direction du monument, l'escale n'est que d'une demi-heure et l'on sait que l'Express Côtier n'attend pas les retardataires ! Arrivés devant le porche, la porte entre ouverte nous permet de découvrir le superbe intérieur fait de boiseries peintes, de plus un trompettiste répète sa partition ; on lit de la satisfaction sur les visages des visiteurs … sauf sur celui du pasteur qui l'air un peu contrarié nous explique que normalement l'entrée est interdite pendant les répétitions. Dommage ! La navigation s’avère tranquille en longeant les côtes de l'île de Langøya jusqu'au port de Stokmarknes.

En apercevant la ville on distingue la silhouette d'un navire de croisière qui n'est pas à quai … mais en cale sèche, il s’agit du vénérable Finnmarken. Un ancien de la ligne des Express Côtier qui naviguait dans les années 50 et qui de nos jours finit joliment sa carrière ici, à l'Hurtigruten Museum (Musée de l'Express Côtier). Ce port n'a pas été choisit au hasard comme témoin de l'histoire de cette ligne mythique pour les Norvégiens. En effet, Stokmarknes est la patrie de Richard With qui a fondé la compagnie des Express Côtier en 1881. Une petite révolution à l'époque pour les ports perdus du nord du pays, ils se voyaient ainsi reliés et desservis toute l'année, la fin en quelque sorte de l'isolement du Grand Nord. Evidemment lors de l'escale, la visite du sympathique musée s’impose. Tout ce qui concerne l'histoire de cette ligne y est rassemblée, et de belle façon. Films, photos, maquettes mais aussi des reconstitutions grandeur nature d'un poste de commandement ou des cuisines par exemple. Beaucoup d'objets qui ont marqué l'histoire de ces bateaux sont exposés comme cette grosse cloche qui amuse les enfants, ils n'hésitent pas à la faire tinter en passant (euh ! moi aussi je l'ai fait retentir …).

Une passerelle où sont affichées les photos de chacune des 34 escales de la ligne conduit au Finnmarken. En parcourant les ponts, coursives, couloirs et ces salles sans vie, c'est une atmosphère particulière que l'on ressent, entre nostalgie et abandon. Après cette visite presque au pas de course, il est temps de regagner notre bateau. Sur le quai, une jeune norvégienne, chevelure blonde, chemisier blanc et belle robe traditionnelle bleue, entonne pour les passagers un chant folklorique, histoire de gagner quelques couronnes … un refrain en boucle, ma fois agréable à l'oreille avec des intonations nordiques qui évoquent presque du Björk !
Grandiose et pourtant si étroit : le Trollfjord Place maintenant au passage le plus spectaculaire de cette journée de cabotage, notre Express Côtier s'engage dans le détroit du Raftsundet, un corridor encaissé cheminant sur 20 kilomètres entre les îles Vesterålen et Lofoten.

Les paysages sont grandioses avec ces hautes cimes encore nimbées de nuages, ces falaises abruptes et ces îlots rocheux qui jalonnent le trajet. Mais le moment le plus attendu de l'après-midi, c'est le célèbre Trollfjord. Pour l'occasion, nous sommes nombreux à nous diriger vers l'avant du bateau, il faut même jouer des coudes pour être bien placé, le Richard With oblique maintenant vers la droite puis vers la gauche afin de s'engager dans ce fjord majestueux d'à peine 2 km de long. Une chance, la luminosité devient plus soutenue, on devine le soleil à travers les nuages, c'est sûr, les trolls sont avec nous ! En passant dans sa partie la plus étranglée, la coque de notre bateau semble presque caresser les rochers qui se reflètent à merveille sur des eaux parfaitement lisses.


Pour cette délicate navigation, les moteurs sont au ralenti nous laissant entendre l'apaisant bruit des cascades qui dévalent les parois rocheuses. Reste le demi-tour au fond de ce cul de sac, une manœuvre difficile qu'effectue lentement mais avec brio notre Commandant. Le Trollfjord, assurément un des grands moments d'une croisière sur l'Express Côtier ! Rentrés à l'intérieur, nous retrouvons le fjord …sur une large toile, peinte par Karl Erik Harr, décorant le hall du navire, elle retrace un épisode agité qu'a vécu ce fjord unique : la bataille du Trollfjord ! En 1880, un mémorable conflit a eu lieu ici entre pêcheurs, deux chalutiers voulant rafler d'énormes bancs de poissons au nez et à la barbe de pauvres pêcheurs ne disposant que de simples barques à rames !
La capitale des Lofoten … et du skrei ! En quittant le détroit, pendant que l'Express Côtier longe le littoral des Lofoten, le soleil se fait plus présent, arrivant même à transpercer la couche nuageuse. Ainsi le panorama montagneux de l'île avec ses aiguilles, ses crêtes et ses sommets aux formes pyramidales nous apparaît dans toute sa splendeur.

Au programme de ce début de soirée, l'escale à Svolvær, une petite ville mais une capitale pour les Lofoten. C’est en effet la principale agglomération de l'archipel avec ses 10 000 habitants. Certes le port n'est peut-être pas le plus pittoresque de l’archipel mais il a son charme avec son aspect typique des Lofoten. (les photos ci-dessous ont été prises en journée lors du périple à terre durant les jours suivants)


En été, les chalutiers sont au repos et les séchoirs à morues sont libres de tous poissons, c'est en hiver (janvier à avril) que l'activité de la pêche au skrei bat son plein. Des campagnes de pêches parfois miraculeuses et qui ont fait la fortune des îliens. La promenade nous mène sur un petit îlot, au centre du port où les " rorbuer " (cabanes de pêcheurs louées aux estivants) sont nombreux, les reflets de leurs façades en bois peint en rouge dansent et ondulent sur les eaux du port. Superbe !

Mais à Svolvær, il faut lever le nez pour apercevoir une des curiosités du site : " la chèvre ". En fait un animal de pierre. Une aiguille rocheuse qui surplombe la ville est surmontée de deux pitons séparés de plus de deux mètres, leur forme ressemble aux cornes d'une chèvre … et savez-vous ce que font les alpinistes aguerris ? Ils sautent de l'un à l'autre, âmes sensibles au vertige, s'abstenir !

Naviguant vers la prochaine escale alors que défilent lentement à tribord les côtes abruptes des Lofoten, voilà qu’on évoque à nouveau les Versterålen … pas l’archipel, mais l’Express Côtier qui porte le nom de ces îles. Les voies maritimes des deux navires se croisent ici, le M/S Versterålen se dirigeant quant à lui vers le Nord. Place aux salutations habituelles lorsque deux Express Côtier se rencontrent, un concert de Pooohhh ! Pooohhh ! déchire l’atmosphère et des bras s’agitent, les passagers présents sur les ponts des deux navires se saluent joyeusement. Pour nous, ces gestes deviennent presque des signes d’au revoir, l’escale de Stamsund approche.

Encore quelques encablures à parcourir avant d’attendre le port, de mettre pied à terre et de quitter avec un brin de regret notre Express Côtier. Et après avoir tant apprécié pendant ce périple côtier la vue des îles depuis la mer, voici venu le moment de découvrir d’autres charmes des Lofoten …mais côté terre !
A bord et du M/S Richard With.
-- Quelques autres photos des Lofoten



Une plage des Lofoten illuminée par le soleil de minuit ... magique ! --
Encore plus de photos et de récits sur les îles Lofoten ... c'est à parcourir sur le Carnet de voyage que j'avais mis en ligne à mon retour de ce périple en Norvège. http://groenland-disko.pagesperso-orange.fr/norvege-lofoten/
Il est près de 8 heures 30 en ce matin estival et il est là. Imposant avec ses 122 mètres de long et solidement amarré au quai d'Harstad, petite ville de Norvège située à près de 300 kilomètres au nord du Cercle Polaire Arctique. Lui, c'est le M/S Richard With, un des Express Côtier qui tout au long de l'année longe les côtes norvégiennes reliant et ravitaillant ainsi les ports entre Bergen et tout au nord celui de Kirkenes. Plus que quelques minutes avant d'embarquer à bord pour une dépaysante journée de navigation. Notre destination ? L’archipel des Lofoten.

Harstad, Gulf Stream et lilas Sur le quai, pendant que des ouvriers s'activent à charger dans les cales du bateau de nombreuses palettes de marchandises, quelques passagers sans bagage regagnent l’Express Côtier. Probablement des voyageurs effectuant le périple depuis le Nord et qui viennent de profiter de cette escale matinale pour faire un petit tour dans la ville. Découvrir Harstad : son port, ses pontons de bois et un peu plus haut sur la colline qui surplombe la ville ses jolies maisons colorées.

Toutes sont entourées de végétation, pelouses et arbustes verdoyants à foison et même par des lilas fleuris qui parfument agréablement l'atmosphère. Etonnant, des fleurs à cette latitude ! C’est un des effets bien visible du fameux Gulf Stream, ce courant tempéré qui adoucit le climat arctique de la région. Les amarres levées, les moteurs se mettent à gronder alors qu'une légère fumée s'échappe des cheminées du navire … Au revoir Harstad, c’est le moment du départ !

Postés sur le pont à observer le paysage, un haut-parleur nasillard soudain nous fait sursauter, c'est l'annonce en plusieurs langues de la première curiosité du parcours : sur la côte, juste après les dernières maisons de l'agglomération, on aperçoit l'église de Trondenes. Des murs blancs, un toit rouge, une architecture rénovée, cela ne témoigne pas vraiment de l'histoire ancienne du lieu. Pourtant, ici, dès l'époque Viking, l'endroit était un haut-lieu de la démocratie locale. C’est en effet là que siégeait le " Thing ", le parlement-tribunal régional. Un peu plus loin sur la colline, caché en partie par les arbres, il y a un autre témoin historique mais d’une période plus récente. Datant de la dernière guerre, c'est le monstrueux canon " Adolf " … ça y est, à la jumelle je le distingue parfaitement! Un petit vent frais nous fait quitter le pont avant et emprunter les coursives. Le moment pour nous de découvrir l'intérieur de ce spacieux bateau. Salons, salle de restaurant, cafétéria, bar, petite boutique de souvenirs, coin de jeux pour enfants, salon télé …. et un ascenseur pour accéder aux différents ponts. Au gré de la visite, nous voilà maintenant dans un couloir sans fin avec une succession de portes numérotées : les cabines des passagers, une vision quelque peu monotone.
A bord, ambiance … Le lieu le plus intéressant du navire, au confort appréciable, est assurément le salon panoramique " Horisjon ". Pas de doute, voilà le meilleur endroit pour contempler le paysage tout en étant, bien sûr, à l'abri. Mais en été, avec près de 700 passagers à bord, les places sont très convoitées, en voici de libres, parfait !
Sous mes yeux, les côtes des îlesdéfilent lentement, les panoramas se succèdent : hautes montagnes dont les sommets se perdent presque dans les brumes puis de verts pâturages parsemés de quelques fermes isolées aux murs peints en rouge …. Peu à peu mon regard cesse de fixer l'horizon pour s'orienter vers l'intérieur du salon et observer les occupations des passagers qui m'entourent. Voici quelques scènes de la vie à bord de l'Express côtier norvégien. C'est peut-être les éclats de rires, bruyants et répétés de ces mamies permanentées qui ont attiré mon attention, elles sont bien entendu placées en première ligne et occupent les meilleurs fauteuils d'où la vue est imprenable même si elles ne jettent que très rarement un œil à travers la baie vitrée ! Leur stratégie pour squatter ces places privilégiées est imparable, lorsqu’elles vont faire un petit tour, elles laissent leurs gros sacs afin de bien signaler aux envieux que les sièges sont occupés à la journée, petites malines ! Le couple qui passe à mes côtés cherche désespérément une place, voilà qu'il en trouve à côté d'un jeune, écouteurs rivés aux oreilles, regard tourné vers le plancher et dont la tête oscille au rythme d'une musique que l'on imagine techno … Deux autres voyageurs sont allongés sur une banquette et semblent finir leur nuit, sans doute le prix élevé des cabines a paru trop cher à leur budget de globe-trotters. Il y a aussi des passagers très organisés, carte et guide en mains, qui ne lâchent pas des yeux le paysage, ils essayent de retrouver le nom de chaque montagne, fjord ou village aperçus. D'autres, profitent de ces moments pour s'adonner à la tache fastidieuse des cartes postales, essayant de personnaliser chaque texte et de n'oublier personne … surtout pas la tante Yvette ! Devant moi une scandinave, sa blondeur en témoigne, a les yeux plongés par intermittence dans un livre, finalement l'occupation favorite de nombreux passagers.

Comme eux, j'ai sorti de mon sac un livre, une (re)lecture qui s'imposait ici, le récit de Claude Villers à propos de ses impressions de voyage sur l'Express Côtier. Ouvert au hasard, je tombe sur un épisode très agité de son périple automnal. " A quatre heures, nouveau réveil brusque, un sursaut me soulève de mon matelas, je m'agrippe des deux mains à mes draps. Le navire se cabre, je suis rejeté contre la paroi et …et ça continue. J'entends mes valises s'écraser au sol. "*. L'évocation de cette tempête me donnerait presque le mal de mer … Pris par ce récit me voilà jetant un coup d'œil à l'extérieur, comme pour me rassurer, les eaux ce matin sont bien d'un calme apaisant.

Retour à ma lecture, c'est bien sûr le passage qui évoque l'itinéraire que nous empruntons qui m'intéresse le plus. Dans son récit Claude Villers nous apprend que dans le chenal de Risøyrenna il est très fréquent d'observer des phoques : " …minuscule tête ronde, nez au vent au-dessus de l'eau frissonnante, fendant la mer … Ils sont des dizaines à nager, indifférents, tranquilles, vers les rochers approchants. "*. Il n'en faut pas plus pour que je sorte sur le pont, jumelles à la main. J'ai beau scruter de tous côtés, je ne vois que des rochers et de l'eau et aucune petite tête moustachue émergeant de la surface … ce n'est pas grave car le reste du paysage vaut le coup d'œil. Le Richard With emprunte maintenant le chenal de Risøyrenna. Ici, les hauts-fonds ont été dragués en 1922 pour permettre le passage des navires de l'Express Côtier, un étroit corridor bien délimité par une longue série de balises ; la navigation est délicate, à cet endroit il n'y a que 7 mètres de profondeur ! Une très courte escale est prévue au village de Risøyhamm, juste le temps de décharger quelques marchandises et pour nous le temps d'observer l’interminable pont de 750 mètres qui enjambe le chenal et relie l'île d'Andøya à celle d'Hinnøya.
Les Vesterålen et l’histoire de l’Express Côtier

A l'escale suivante de Sortland, ville principale des îles Vesterålen et importante base navale nous mettrons pied à terre. Pas pour admirer les garde-côtes de la marine norvégienne amarrés au quai mais pour voir de plus près la petite église de bois qui trône sur la colline. Plusieurs passagers, comme nous, pressent le pas en direction du monument, l'escale n'est que d'une demi-heure et l'on sait que l'Express Côtier n'attend pas les retardataires ! Arrivés devant le porche, la porte entre ouverte nous permet de découvrir le superbe intérieur fait de boiseries peintes, de plus un trompettiste répète sa partition ; on lit de la satisfaction sur les visages des visiteurs … sauf sur celui du pasteur qui l'air un peu contrarié nous explique que normalement l'entrée est interdite pendant les répétitions. Dommage ! La navigation s’avère tranquille en longeant les côtes de l'île de Langøya jusqu'au port de Stokmarknes.

En apercevant la ville on distingue la silhouette d'un navire de croisière qui n'est pas à quai … mais en cale sèche, il s’agit du vénérable Finnmarken. Un ancien de la ligne des Express Côtier qui naviguait dans les années 50 et qui de nos jours finit joliment sa carrière ici, à l'Hurtigruten Museum (Musée de l'Express Côtier). Ce port n'a pas été choisit au hasard comme témoin de l'histoire de cette ligne mythique pour les Norvégiens. En effet, Stokmarknes est la patrie de Richard With qui a fondé la compagnie des Express Côtier en 1881. Une petite révolution à l'époque pour les ports perdus du nord du pays, ils se voyaient ainsi reliés et desservis toute l'année, la fin en quelque sorte de l'isolement du Grand Nord. Evidemment lors de l'escale, la visite du sympathique musée s’impose. Tout ce qui concerne l'histoire de cette ligne y est rassemblée, et de belle façon. Films, photos, maquettes mais aussi des reconstitutions grandeur nature d'un poste de commandement ou des cuisines par exemple. Beaucoup d'objets qui ont marqué l'histoire de ces bateaux sont exposés comme cette grosse cloche qui amuse les enfants, ils n'hésitent pas à la faire tinter en passant (euh ! moi aussi je l'ai fait retentir …).

Une passerelle où sont affichées les photos de chacune des 34 escales de la ligne conduit au Finnmarken. En parcourant les ponts, coursives, couloirs et ces salles sans vie, c'est une atmosphère particulière que l'on ressent, entre nostalgie et abandon. Après cette visite presque au pas de course, il est temps de regagner notre bateau. Sur le quai, une jeune norvégienne, chevelure blonde, chemisier blanc et belle robe traditionnelle bleue, entonne pour les passagers un chant folklorique, histoire de gagner quelques couronnes … un refrain en boucle, ma fois agréable à l'oreille avec des intonations nordiques qui évoquent presque du Björk !
Grandiose et pourtant si étroit : le Trollfjord Place maintenant au passage le plus spectaculaire de cette journée de cabotage, notre Express Côtier s'engage dans le détroit du Raftsundet, un corridor encaissé cheminant sur 20 kilomètres entre les îles Vesterålen et Lofoten.

Les paysages sont grandioses avec ces hautes cimes encore nimbées de nuages, ces falaises abruptes et ces îlots rocheux qui jalonnent le trajet. Mais le moment le plus attendu de l'après-midi, c'est le célèbre Trollfjord. Pour l'occasion, nous sommes nombreux à nous diriger vers l'avant du bateau, il faut même jouer des coudes pour être bien placé, le Richard With oblique maintenant vers la droite puis vers la gauche afin de s'engager dans ce fjord majestueux d'à peine 2 km de long. Une chance, la luminosité devient plus soutenue, on devine le soleil à travers les nuages, c'est sûr, les trolls sont avec nous ! En passant dans sa partie la plus étranglée, la coque de notre bateau semble presque caresser les rochers qui se reflètent à merveille sur des eaux parfaitement lisses.


Pour cette délicate navigation, les moteurs sont au ralenti nous laissant entendre l'apaisant bruit des cascades qui dévalent les parois rocheuses. Reste le demi-tour au fond de ce cul de sac, une manœuvre difficile qu'effectue lentement mais avec brio notre Commandant. Le Trollfjord, assurément un des grands moments d'une croisière sur l'Express Côtier ! Rentrés à l'intérieur, nous retrouvons le fjord …sur une large toile, peinte par Karl Erik Harr, décorant le hall du navire, elle retrace un épisode agité qu'a vécu ce fjord unique : la bataille du Trollfjord ! En 1880, un mémorable conflit a eu lieu ici entre pêcheurs, deux chalutiers voulant rafler d'énormes bancs de poissons au nez et à la barbe de pauvres pêcheurs ne disposant que de simples barques à rames !
La capitale des Lofoten … et du skrei ! En quittant le détroit, pendant que l'Express Côtier longe le littoral des Lofoten, le soleil se fait plus présent, arrivant même à transpercer la couche nuageuse. Ainsi le panorama montagneux de l'île avec ses aiguilles, ses crêtes et ses sommets aux formes pyramidales nous apparaît dans toute sa splendeur.

Au programme de ce début de soirée, l'escale à Svolvær, une petite ville mais une capitale pour les Lofoten. C’est en effet la principale agglomération de l'archipel avec ses 10 000 habitants. Certes le port n'est peut-être pas le plus pittoresque de l’archipel mais il a son charme avec son aspect typique des Lofoten. (les photos ci-dessous ont été prises en journée lors du périple à terre durant les jours suivants)


En été, les chalutiers sont au repos et les séchoirs à morues sont libres de tous poissons, c'est en hiver (janvier à avril) que l'activité de la pêche au skrei bat son plein. Des campagnes de pêches parfois miraculeuses et qui ont fait la fortune des îliens. La promenade nous mène sur un petit îlot, au centre du port où les " rorbuer " (cabanes de pêcheurs louées aux estivants) sont nombreux, les reflets de leurs façades en bois peint en rouge dansent et ondulent sur les eaux du port. Superbe !

Mais à Svolvær, il faut lever le nez pour apercevoir une des curiosités du site : " la chèvre ". En fait un animal de pierre. Une aiguille rocheuse qui surplombe la ville est surmontée de deux pitons séparés de plus de deux mètres, leur forme ressemble aux cornes d'une chèvre … et savez-vous ce que font les alpinistes aguerris ? Ils sautent de l'un à l'autre, âmes sensibles au vertige, s'abstenir !

Naviguant vers la prochaine escale alors que défilent lentement à tribord les côtes abruptes des Lofoten, voilà qu’on évoque à nouveau les Versterålen … pas l’archipel, mais l’Express Côtier qui porte le nom de ces îles. Les voies maritimes des deux navires se croisent ici, le M/S Versterålen se dirigeant quant à lui vers le Nord. Place aux salutations habituelles lorsque deux Express Côtier se rencontrent, un concert de Pooohhh ! Pooohhh ! déchire l’atmosphère et des bras s’agitent, les passagers présents sur les ponts des deux navires se saluent joyeusement. Pour nous, ces gestes deviennent presque des signes d’au revoir, l’escale de Stamsund approche.

Encore quelques encablures à parcourir avant d’attendre le port, de mettre pied à terre et de quitter avec un brin de regret notre Express Côtier. Et après avoir tant apprécié pendant ce périple côtier la vue des îles depuis la mer, voici venu le moment de découvrir d’autres charmes des Lofoten …mais côté terre !
A bord et du M/S Richard With.
-- Quelques autres photos des Lofoten



Une plage des Lofoten illuminée par le soleil de minuit ... magique ! --
Encore plus de photos et de récits sur les îles Lofoten ... c'est à parcourir sur le Carnet de voyage que j'avais mis en ligne à mon retour de ce périple en Norvège. http://groenland-disko.pagesperso-orange.fr/norvege-lofoten/
Trois semaines aux Philippines en mars-avril: itinéraire avec vols pour les îles? English translation pending
Bonjour🙂, nous partons plus de 3 semaines aux philippines, en sachant qu'il y a plus de 7000 iles, pouvez vous nous renseigner ou nous conseiller un itinéraire avec vols pour aller vers les iles les plus intéressantes à visiter, notre budget nous permettrait de prendre 3 vols intérieurs.
Si vous avez des tuyaux pour les compagnies et si c'est préférable de réserver en france ou sur place?
pour quelques hotels avec un budget de routard!!! En résumé, pour en profiter au maximum, merci les voyageurs😉
Si vous avez des tuyaux pour les compagnies et si c'est préférable de réserver en france ou sur place?
pour quelques hotels avec un budget de routard!!! En résumé, pour en profiter au maximum, merci les voyageurs😉
Retour de trois semaines d'Indonésie: volcans à l'est de Java, Bali, Lombok et les îles Gili English translation pending
Bonjour a tous,
Je reviens de 3 semaines la bas (nous étions 2, du 21 août au 13 septembre), voilà un résumé qui j’espère pourra vous donner des infos intéressantes, si vous voulez plus d’infos sur un point, n’hésitez pas à me demander.
En arrivant à Denpasar, on a direct réserver un avion pour Yogiakarta, on a trouvé un billet pour le jour même à 550.000 roupies.
A partir de Yogiakarta, on a pris 2 excursions en agence : - une pour Borobudur et Prambanan (75.000 roupies par personne, sans les entrées des sites). Ca vaut le coup, vraiment chouette. - une autre qui comprend le transport jusqu’au Bromo + nuit à Cemero Lawang + transfert ensuite jusqu’au Kawa Ijenh + nuit au pied du Kawa Ijenh, puis transfert jusqu’au ferry pour Bali (530.000 roupies par personne – mais on n’avait pas encore compris a ce moment là que l’on peut tout négocier, donc je pense que l’on peut avoir moins…). Cette excursion est bien pratique, car le Kawa Ijenh en transport en commun, c’est compliqué et très long. De façons générales, en indonésie, il ne faut pas être pressé pour les transports, surtout si on prend les transports publics. Au bromo, c’est vraiment magnifique de faire le lever de soleil au point de vue Penanjakan, par contre, vous ne serez pas seul, genre une centaine de touristes sur un point de vue, mais ça vaut le coup. Ensuite, ballade au Bromo. Et le Kawa Ijenh, très impressionnant aussi, super beau.
Au milieu de l’excursion précédente, on a « coupé » pour aller faire le Semeru. Donc après avoir fait le bromo, au lieu de repartir direct pour le Kawa Ijenh, on est parti 3 jours pour le Semeru, et on est revenu ensuite pour finir l’excursion « classique ». Pour le Semeru, il faut se rendre a Ranupane. De Cemero Lawang, on nous a proposé le Semeru, mais à 250 US dollars par personne !!! Donc de Cemero Lawang, on a pris une jeep pour Ranupane (pour 250.000 roupies), y’a moins d’une heure de route. Là, on a logé chez Pak Tasrip, seule « auberge » du village, qqn d’adorable, vous serez très bien reçu (mais confort très sommaire). On a passé l’apresm à discuter avec lui, qqn de très intéressant et charmant, notre plus belle rencontre du voyage. Et sa femme fait très bien la cuisine ! Il nous a trouvé un guide pour le Semeru. On est parti le lendemain matin, l’ascension se fait en 2 jours. Première journée, environ 6 heures de marche, 2ème journée, montée de nuit au sommet (environ 3h dans le sable et la cendre) puis redescente jusqu’en bas. Pour la nuit chez Pak, + les 3 repas chez lui, + le guide pour le Semeru, on a payé 550.000 roupies. Pak peut aussi vous louer du matériel (tente, matelas, duvet) et il est aussi possible de prendre des porteurs. Dans l’apresm, on a repris une jeep pour Cemero Lawang, et le lendemain matin, on est parti pour le Kawa Ijenh. Donc au final, l’excursion au Semeru, nous a coûté, 1.050.000 roupies, soit 80 euros pour 2 (on est loin des 250 US dollars chacun !!). Et le Semeru, vraiment impressionnant, on se retrouve au sommet avec une explosion toutes les 20 minutes… à la première explosion, on se sent tout petit, on voit la fumée qui monte au dessus de notre tête, les bruits des cailloux qui retombent, super super impressionnant. Vraiment tres sympa à faire.
A bali, on est resté sur Ubud, et on a rayonné a partir de là. Notre logement était vraiment bien et pas cher, ça s’appelle Arjana Accommodation (Kajeng Street N°6), on payait 80.000 la nuit pour 2 (p’tit dej inclus). Dans les trucs sympa a faire, ballade autour de Ubud à pied au milieu des rizières (descriptif de l’itinéraire dans le lonely planet). Ensuite, il y a tous les temples, dont Danau Bratan, très sympa. Pour cela, on avait pris 2 excursions à la journée à partir de Ubud, on voit pleins de trucs en une journée, c’est pratique, mais bon, on n’est pas fan de ce genre de tours, mais ça permet d’être efficace. Sinon, y’a moyen de louer des scooters à le journée pour pas cher.
On avait ensuite prévu de faire le Rinjani sur Lombok. L’excursion est proposée un peu partout, et à tous les prix ! On s’est rendu jusqu'à Senggigi, on comptait d’abord se rendre directement à Senaru, pour avoir un meilleur prix (si vous comptez aller directement la bas, allez a Senaru, de là prenez une agence qui vous amènera a Sembalung pour commencer le trek la bas, et finir à Senaru. L’agence Rinjani Trekking Adventure est très bien). Finalement, a force de négociation, on a pris l’excursion directement à Senggigi, on était parti de 2.500.000 roupies par personne, au final, on a payé 1.000.000 par personne (soit 80 euros). Le trek est vraiment super joli, on l’a fait dans le sens, Sembalung-Senaru. La première journée, il faut monter 1600m de dénivelée, la montée est assez raide. Le 2ème jour, montée de nuit au sommet, dans la cendre et le sable. Puis on re-descend au campement, pancake a la banane (miam !), puis on descend au lac, baignade dans le lac, excellent ! On déjeune là, et on remonte de l’autre coté sur la caldeira. On dort un peu en contrebas. Et la troisième journée est très courte, 3h de descente. C’est vraiment un très joli trek, pour les gens habitués a la rando, c’est pas difficile, pour ceux qui n’ont pas l’habitude, c’est un peu plus difficile, faisable bien sur, mais il faut savoir que ce ne sera pas évident. Pour vous motiver, la nourriture sur le trek est excellente et en grosse quantité en plus !
Et ensuite, on est allé sur les iles Gili. Pour nous, Gili Trawangan. Alors au port de Bengsal, c’est vraiment très désagréable car tu te fais constamment accoster. Nous, on est arrivé à 13h au port. D’abord, l’agence du trek du rinjani nous pose à 300m du port (c’est le truc classique), et là des calèches à cheval t’attendent pour t’emmener au port. Mais tu peux y aller a pied sans problème. Pour le bateau, soit c’est le bateau public (environ 10.000 roupies), qui part que quand il est plein (mais en fait, moi j’ai bien l’impression qu’il n’y en a pas), soit tu attends celui de 17h, mais qui n’est pas au prix public de toutes façons (27.000 roupies), soit tu engages un bateau. Comme il y avait d’autres touristes, c’est ce que nous avons fait. Nous étions 8, nous avons payé 25.000 chacun. Ils ont ensuite fait une annonce pour que les locaux puissent venir avec nous ! et évidemment, eux ont payé le prix public !! Bref, ça me choque pas forcément que ce soit comme çà, ce qui me choque c’est la façon dont c’est fait, autant dire de suite qu’il n’y a pas de bateau public pour les touristes !! Bref, pas grave… Arrivée sur Gili Trawangan, super beau… Vraiment plage paradisiaque, et surtout les fonds marins !! Donc je vous conseille qu’une chose, aller louer palme, masque et tuba, et zoup, à l’eau. Un coin sympa, sur la plage, à environ 500m au nord de la jetée. Il y a des poissons de toutes les couleurs, c’est magnifique, et on a même pu nager avec une tortue de mer !! On était tous les 2, avec la tortue ! Et çà, à 20m du bord de la plage !!
Bref, un voyage très varié, magnifique, que de beaux souvenirs… N’hésitez pas si vous voulez savoir qqch de plus précis, et bon voyage.
En arrivant à Denpasar, on a direct réserver un avion pour Yogiakarta, on a trouvé un billet pour le jour même à 550.000 roupies.
A partir de Yogiakarta, on a pris 2 excursions en agence : - une pour Borobudur et Prambanan (75.000 roupies par personne, sans les entrées des sites). Ca vaut le coup, vraiment chouette. - une autre qui comprend le transport jusqu’au Bromo + nuit à Cemero Lawang + transfert ensuite jusqu’au Kawa Ijenh + nuit au pied du Kawa Ijenh, puis transfert jusqu’au ferry pour Bali (530.000 roupies par personne – mais on n’avait pas encore compris a ce moment là que l’on peut tout négocier, donc je pense que l’on peut avoir moins…). Cette excursion est bien pratique, car le Kawa Ijenh en transport en commun, c’est compliqué et très long. De façons générales, en indonésie, il ne faut pas être pressé pour les transports, surtout si on prend les transports publics. Au bromo, c’est vraiment magnifique de faire le lever de soleil au point de vue Penanjakan, par contre, vous ne serez pas seul, genre une centaine de touristes sur un point de vue, mais ça vaut le coup. Ensuite, ballade au Bromo. Et le Kawa Ijenh, très impressionnant aussi, super beau.
Au milieu de l’excursion précédente, on a « coupé » pour aller faire le Semeru. Donc après avoir fait le bromo, au lieu de repartir direct pour le Kawa Ijenh, on est parti 3 jours pour le Semeru, et on est revenu ensuite pour finir l’excursion « classique ». Pour le Semeru, il faut se rendre a Ranupane. De Cemero Lawang, on nous a proposé le Semeru, mais à 250 US dollars par personne !!! Donc de Cemero Lawang, on a pris une jeep pour Ranupane (pour 250.000 roupies), y’a moins d’une heure de route. Là, on a logé chez Pak Tasrip, seule « auberge » du village, qqn d’adorable, vous serez très bien reçu (mais confort très sommaire). On a passé l’apresm à discuter avec lui, qqn de très intéressant et charmant, notre plus belle rencontre du voyage. Et sa femme fait très bien la cuisine ! Il nous a trouvé un guide pour le Semeru. On est parti le lendemain matin, l’ascension se fait en 2 jours. Première journée, environ 6 heures de marche, 2ème journée, montée de nuit au sommet (environ 3h dans le sable et la cendre) puis redescente jusqu’en bas. Pour la nuit chez Pak, + les 3 repas chez lui, + le guide pour le Semeru, on a payé 550.000 roupies. Pak peut aussi vous louer du matériel (tente, matelas, duvet) et il est aussi possible de prendre des porteurs. Dans l’apresm, on a repris une jeep pour Cemero Lawang, et le lendemain matin, on est parti pour le Kawa Ijenh. Donc au final, l’excursion au Semeru, nous a coûté, 1.050.000 roupies, soit 80 euros pour 2 (on est loin des 250 US dollars chacun !!). Et le Semeru, vraiment impressionnant, on se retrouve au sommet avec une explosion toutes les 20 minutes… à la première explosion, on se sent tout petit, on voit la fumée qui monte au dessus de notre tête, les bruits des cailloux qui retombent, super super impressionnant. Vraiment tres sympa à faire.
A bali, on est resté sur Ubud, et on a rayonné a partir de là. Notre logement était vraiment bien et pas cher, ça s’appelle Arjana Accommodation (Kajeng Street N°6), on payait 80.000 la nuit pour 2 (p’tit dej inclus). Dans les trucs sympa a faire, ballade autour de Ubud à pied au milieu des rizières (descriptif de l’itinéraire dans le lonely planet). Ensuite, il y a tous les temples, dont Danau Bratan, très sympa. Pour cela, on avait pris 2 excursions à la journée à partir de Ubud, on voit pleins de trucs en une journée, c’est pratique, mais bon, on n’est pas fan de ce genre de tours, mais ça permet d’être efficace. Sinon, y’a moyen de louer des scooters à le journée pour pas cher.
On avait ensuite prévu de faire le Rinjani sur Lombok. L’excursion est proposée un peu partout, et à tous les prix ! On s’est rendu jusqu'à Senggigi, on comptait d’abord se rendre directement à Senaru, pour avoir un meilleur prix (si vous comptez aller directement la bas, allez a Senaru, de là prenez une agence qui vous amènera a Sembalung pour commencer le trek la bas, et finir à Senaru. L’agence Rinjani Trekking Adventure est très bien). Finalement, a force de négociation, on a pris l’excursion directement à Senggigi, on était parti de 2.500.000 roupies par personne, au final, on a payé 1.000.000 par personne (soit 80 euros). Le trek est vraiment super joli, on l’a fait dans le sens, Sembalung-Senaru. La première journée, il faut monter 1600m de dénivelée, la montée est assez raide. Le 2ème jour, montée de nuit au sommet, dans la cendre et le sable. Puis on re-descend au campement, pancake a la banane (miam !), puis on descend au lac, baignade dans le lac, excellent ! On déjeune là, et on remonte de l’autre coté sur la caldeira. On dort un peu en contrebas. Et la troisième journée est très courte, 3h de descente. C’est vraiment un très joli trek, pour les gens habitués a la rando, c’est pas difficile, pour ceux qui n’ont pas l’habitude, c’est un peu plus difficile, faisable bien sur, mais il faut savoir que ce ne sera pas évident. Pour vous motiver, la nourriture sur le trek est excellente et en grosse quantité en plus !
Et ensuite, on est allé sur les iles Gili. Pour nous, Gili Trawangan. Alors au port de Bengsal, c’est vraiment très désagréable car tu te fais constamment accoster. Nous, on est arrivé à 13h au port. D’abord, l’agence du trek du rinjani nous pose à 300m du port (c’est le truc classique), et là des calèches à cheval t’attendent pour t’emmener au port. Mais tu peux y aller a pied sans problème. Pour le bateau, soit c’est le bateau public (environ 10.000 roupies), qui part que quand il est plein (mais en fait, moi j’ai bien l’impression qu’il n’y en a pas), soit tu attends celui de 17h, mais qui n’est pas au prix public de toutes façons (27.000 roupies), soit tu engages un bateau. Comme il y avait d’autres touristes, c’est ce que nous avons fait. Nous étions 8, nous avons payé 25.000 chacun. Ils ont ensuite fait une annonce pour que les locaux puissent venir avec nous ! et évidemment, eux ont payé le prix public !! Bref, ça me choque pas forcément que ce soit comme çà, ce qui me choque c’est la façon dont c’est fait, autant dire de suite qu’il n’y a pas de bateau public pour les touristes !! Bref, pas grave… Arrivée sur Gili Trawangan, super beau… Vraiment plage paradisiaque, et surtout les fonds marins !! Donc je vous conseille qu’une chose, aller louer palme, masque et tuba, et zoup, à l’eau. Un coin sympa, sur la plage, à environ 500m au nord de la jetée. Il y a des poissons de toutes les couleurs, c’est magnifique, et on a même pu nager avec une tortue de mer !! On était tous les 2, avec la tortue ! Et çà, à 20m du bord de la plage !!
Bref, un voyage très varié, magnifique, que de beaux souvenirs… N’hésitez pas si vous voulez savoir qqch de plus précis, et bon voyage.
Ko Jam et Ko Si Boya en Thaïlande English translation pending
Salut à tous,
Qui connait les îles de ko jam et de ko si boya? Est ce que ce sont de belles îles? Qu' y a t il à y faire? Est ce tranquille? Merci pour vos renseignements car les guides parlent peu de ces deux îles...
😎
Qui connait les îles de ko jam et de ko si boya? Est ce que ce sont de belles îles? Qu' y a t il à y faire? Est ce tranquille? Merci pour vos renseignements car les guides parlent peu de ces deux îles...
😎
Récit de cinq semaines en Grèce fin septembre/octobre 2011 English translation pending
Salut Camarades voyageurs,
Nous avons visité la Grèce (2 îles des Cyclades et continent), sac-à-dos, de fin sept à fin oct 2011 (5 semaines).Moyens de transports:bâteau+train+bus+voit de loc.Coûts moyens (à cette saison) d'une double économique:40euros, dîner/personne:15 euros.Pas donné!!! Encore un peu de touristes selon les endroits à cette période, j'imagine l'enfer en haute saison...
Notre parcours:
- arrivée Athènes.viste intéressante du musée Benaki. - départ du Pyrée pour Naxos (pour rejoindre des amies).Séjour de 5 nuits.A part la partie Nord (Apolonas, Koronida) visitée en scooter de loc (9 euros/j), pas grand chose de transcendant. - départ pour Santorin,3 nuits (à Oia, auberge de jeunesse sympa&clean, chouette room troglodyte vue sur la caldeira à 50 euros négociés).Le panorama de Oia et le village lui-même sont magnifiques, uniques, par contre faut bouffer du touriste...Reste incontournable quand même à mon avis. - retour sur Athènes et bus dans la foulée pour Thessalonique, ville pas si désagréable.Surtout pour nous lieu d'obtention du Diamitrion (30euros), permis de séjour pour visiter le Mont Athos.Visite sympathique de la presqu'île de Kassandra en voit de loc. - nuit de transit à Ouranopoli. - "pélerinnage" de 5 jours/4 nuits au Mont Athos (bloqués 1 jour pour cause d'annulation du bâteau dûe aux intempéries).Visites des extraordinaires monastères de Simonos Pétras, Osiou Grigoriou, Agiou Dionissiou, Vatopedi, Iviron et le skite de Kariès.Expérience unique.Conseil:mieux vaut marcher entre les monastères que prendre une navette, gain de temps, et penser à réserver la veille de chaque jour son transport. - étape suivante:Volos.Balade en loc de voirure (-20 euros/j) dans le Pélion.Etapes à Horefto, Platania.Côte Egéenne plus sauvage. - Visites des Météores, difficile de faire l'impasse mais en venant du Mont Athos quelque peu décevants, visites réduites à la chapelle et au musée de chaque monastère et meutes de touristes... - Descente vers le Péloponnèse(train+voit de loc) via l'isthme de Corinthe (belle route).Etape de 2 nuits à Nauplie, jolie ville.Visite d'Epidaure, superbe théatre. - Départ pour Monemvassia, nuit à l'intérieur des ramparts.Sympa. - Poursuite vers la péninsule du Magne, nuits à Skoutari, Porto Kagio, Itilio. - remontée vers Athènes, via Mystra (faut aimer les ruines, surtout quand on vient du Mont Athos encore une fois...).Nuit étape à Tripoli. - Athènes:3 nuits dans le Plaka,1 à Rafina.Visites du musée national d'archéologie (intéressant), de celui de l'Acropole (bof), du grand marché alimentaire, du stade Panathénaïque (mythique) et of course du Parthénon, obligé!!!
Cordialement,
Yellowmop (Gard/France).
Nous avons visité la Grèce (2 îles des Cyclades et continent), sac-à-dos, de fin sept à fin oct 2011 (5 semaines).Moyens de transports:bâteau+train+bus+voit de loc.Coûts moyens (à cette saison) d'une double économique:40euros, dîner/personne:15 euros.Pas donné!!! Encore un peu de touristes selon les endroits à cette période, j'imagine l'enfer en haute saison...
Notre parcours:
- arrivée Athènes.viste intéressante du musée Benaki. - départ du Pyrée pour Naxos (pour rejoindre des amies).Séjour de 5 nuits.A part la partie Nord (Apolonas, Koronida) visitée en scooter de loc (9 euros/j), pas grand chose de transcendant. - départ pour Santorin,3 nuits (à Oia, auberge de jeunesse sympa&clean, chouette room troglodyte vue sur la caldeira à 50 euros négociés).Le panorama de Oia et le village lui-même sont magnifiques, uniques, par contre faut bouffer du touriste...Reste incontournable quand même à mon avis. - retour sur Athènes et bus dans la foulée pour Thessalonique, ville pas si désagréable.Surtout pour nous lieu d'obtention du Diamitrion (30euros), permis de séjour pour visiter le Mont Athos.Visite sympathique de la presqu'île de Kassandra en voit de loc. - nuit de transit à Ouranopoli. - "pélerinnage" de 5 jours/4 nuits au Mont Athos (bloqués 1 jour pour cause d'annulation du bâteau dûe aux intempéries).Visites des extraordinaires monastères de Simonos Pétras, Osiou Grigoriou, Agiou Dionissiou, Vatopedi, Iviron et le skite de Kariès.Expérience unique.Conseil:mieux vaut marcher entre les monastères que prendre une navette, gain de temps, et penser à réserver la veille de chaque jour son transport. - étape suivante:Volos.Balade en loc de voirure (-20 euros/j) dans le Pélion.Etapes à Horefto, Platania.Côte Egéenne plus sauvage. - Visites des Météores, difficile de faire l'impasse mais en venant du Mont Athos quelque peu décevants, visites réduites à la chapelle et au musée de chaque monastère et meutes de touristes... - Descente vers le Péloponnèse(train+voit de loc) via l'isthme de Corinthe (belle route).Etape de 2 nuits à Nauplie, jolie ville.Visite d'Epidaure, superbe théatre. - Départ pour Monemvassia, nuit à l'intérieur des ramparts.Sympa. - Poursuite vers la péninsule du Magne, nuits à Skoutari, Porto Kagio, Itilio. - remontée vers Athènes, via Mystra (faut aimer les ruines, surtout quand on vient du Mont Athos encore une fois...).Nuit étape à Tripoli. - Athènes:3 nuits dans le Plaka,1 à Rafina.Visites du musée national d'archéologie (intéressant), de celui de l'Acropole (bof), du grand marché alimentaire, du stade Panathénaïque (mythique) et of course du Parthénon, obligé!!!
Cordialement,
Yellowmop (Gard/France).
Cylades en juin: Milos, Folégandros, Amorgos et Santorin English translation pending
Salut!
Si vous êtes déjà aller dans ces îles, j'aimerais avoir vos commentaires, vos coups de coeur et vos conseils sur ce qu'il y a a voir, des tuyaux sur l'hébergement, les bons petits restos pas trop chers, les ferrys entre les îles.
J'ai fait des recherches sur internet pour les ferrys et je vois que les horaires ne sont pas faciles entre ces îles mais bon ont vas s'arrangés, nous seront dans les Cyclades pour 2 semaines soit du 8 au 25 Juin, je crois que ça nous laissent asser de temps pour notre étinéraire, qu'en pensez-vous ?
Ah oui ! nous faisons Athènes -Milos par avion et le retour de Santorini -Athènes par avion aussi, le reste se feras par ferrys.
Voila ! Ciao !😉
Si vous êtes déjà aller dans ces îles, j'aimerais avoir vos commentaires, vos coups de coeur et vos conseils sur ce qu'il y a a voir, des tuyaux sur l'hébergement, les bons petits restos pas trop chers, les ferrys entre les îles.
J'ai fait des recherches sur internet pour les ferrys et je vois que les horaires ne sont pas faciles entre ces îles mais bon ont vas s'arrangés, nous seront dans les Cyclades pour 2 semaines soit du 8 au 25 Juin, je crois que ça nous laissent asser de temps pour notre étinéraire, qu'en pensez-vous ?
Ah oui ! nous faisons Athènes -Milos par avion et le retour de Santorini -Athènes par avion aussi, le reste se feras par ferrys.
Voila ! Ciao !😉
Compagnie espagnole Iberia English translation pending
Salut,
je pars cet été à Fuerteventura (iles canaries) avec ibéria.
Je voudrais quelques avis sur cette compagnie aérienne.
Merci à tous!🙂
je pars cet été à Fuerteventura (iles canaries) avec ibéria.
Je voudrais quelques avis sur cette compagnie aérienne.
Merci à tous!🙂
Train Bangkok-Trang English translation pending
Salut,
Nous partons dans 3 semaines, destination les iles de Trang, mais nous hésitons sur le moyen de transport train ou avion, nous n'avons jamais pris le train en thailande et nous voudrions avoir toutes les infos si possible :
comment aller de l'aéroport à la gare et ou est-elle à bangkok, que choisir pour voyager de nuit(couchettes 1ère classe) et savoir ou prendre les billets ?
merci et à plus
Transport et déplacements en Indonésie English translation pending
Salut,
c est pour savoir si les iles indonesiennes(et meme tout le coin labas)se relient plus facilement en avion ou en bateau et quels sont les prix ?
Sachant que j'aimerai mieux le bateau, en plus je pense que c est moins cher...
Il faut que je gere mon budget car ce sera le debut d un tour du monde, mais ce qu il y a de sure, c est que niveau temps je n'ai pas de limite !🙂
Merci d'avance
Merci d'avance
Koh Samui ou Krabi en Thaïlande? English translation pending
Salut,
J aimerais savoir vos preferences entre ces deux iles. Je serais en direction du sud de la Thailande fin novembre et je me demande laquelle de ces deux iles est la plus interressante.
Merci a tous a+
J aimerais savoir vos preferences entre ces deux iles. Je serais en direction du sud de la Thailande fin novembre et je me demande laquelle de ces deux iles est la plus interressante.
Merci a tous a+
Koh kut, Koh tao (Thaïlande) English translation pending
Salut,
Je cherche des infos sur ces deux îles, experiences, sentiments..
merci
Je cherche des infos sur ces deux îles, experiences, sentiments..
merci
Les Andaman en janvier (Inde) English translation pending
Salut tout le monde..
Je souhaite me rendre aux Iles Andaman debut janvier, si vous avez quelques bon tuyaux a me filler pour la vie sur place, je pense arriver a Chennai et ensuite prnedre le bateau jusqu'e Port Blair, si ce trip branche quelqu'un, your welcome.......
@+
steeve
Je souhaite me rendre aux Iles Andaman debut janvier, si vous avez quelques bon tuyaux a me filler pour la vie sur place, je pense arriver a Chennai et ensuite prnedre le bateau jusqu'e Port Blair, si ce trip branche quelqu'un, your welcome.......
@+
steeve
Indonésie en janvier? English translation pending
Salut à tous !
Nous prévoyons ma compagne et moi de partir sur des iles en janvier prochain. Nous voyageons à sac à dos mais cette fois nous souhaitons un voyage peut-être un peu plus farniente, mais pas bondé de touristes, avec de jolies plages, des eaux turquoises, des randos et des contacts avec les populations locales... le souci c’est que visiblement à cette période c’est la pleine saison des pluies !
Y’a t’il des endroits plus épargnés que d’autres ?
Nous conseilleriez vous un autre pays ?
Merci d’avance !
Avis sur un trek en juin en Islande English translation pending
Bien salut tout le monde.🙂
Après avoir fait les îles lofoten en juin 2016 j aimerai partir en Islande au mois de juin 2018.
Attention un peu de lecture 🤪😇 Petit topo de la situation: L'idée est de partir du 12 au 28 juin (j'ai trouvé un vol allé/retour à 280e avec iceland air bagage soute inclus)
Quels sont les endroits incontournable en Islande et surtout accessible au mois de juin... Le trek de laugavegur me donne vraiment envie
La plage de solheimasandur ( ou il y a l avion américain qui s est crasher)
La cascade de skogafoss
Le glacier de je sais plus le nom où a été tourné interstellar (Mais ça me semble dangereux )
Et hornstrandir
Est ce possible de tout faire en deux semaines?
Avez vous des endroits a me conseiller ? Ou des avis a me donner sur ma liste des endroits que j aimerai allé
En parlant de liste, mon matos de rando
Pour les habits je vais pas faire la liste juste savoir si des geuttres son utiles ?
Tente :Aravis 1 (légère facile à monter petite rester aux lofoten avec des conditions pas géniales )
Sac millet 70l
tapis de sol decath (le rouge à 40euros...ahah)
Après tout le matos genre batons etc ainsi que trousse à pharmacie et je passe sois un total eau et nourriture compris de 18kg voir moins (18kg ke l avais pendant 1 mois en Norvège c est lourd mais on s'y habitue
Niveau budget (hors avion et tgv pour la capital de paris) je me dit que 500euros c est correct pour bus camping nourriture stop et quelques petits extras ? Ou alors prévoir plus ?
J ai probablement d autres questions mais j arrive pas a tout aligné ahah DSL mais je pense que déjà si vous pouvez me renseigne pour ça c est top merci a tous et bonne lecture
Attention un peu de lecture 🤪😇 Petit topo de la situation: L'idée est de partir du 12 au 28 juin (j'ai trouvé un vol allé/retour à 280e avec iceland air bagage soute inclus)
Quels sont les endroits incontournable en Islande et surtout accessible au mois de juin... Le trek de laugavegur me donne vraiment envie
La plage de solheimasandur ( ou il y a l avion américain qui s est crasher)
La cascade de skogafoss
Le glacier de je sais plus le nom où a été tourné interstellar (Mais ça me semble dangereux )
Et hornstrandir
Est ce possible de tout faire en deux semaines?
Avez vous des endroits a me conseiller ? Ou des avis a me donner sur ma liste des endroits que j aimerai allé
En parlant de liste, mon matos de rando
Pour les habits je vais pas faire la liste juste savoir si des geuttres son utiles ?
Tente :Aravis 1 (légère facile à monter petite rester aux lofoten avec des conditions pas géniales )
Sac millet 70l
tapis de sol decath (le rouge à 40euros...ahah)
Après tout le matos genre batons etc ainsi que trousse à pharmacie et je passe sois un total eau et nourriture compris de 18kg voir moins (18kg ke l avais pendant 1 mois en Norvège c est lourd mais on s'y habitue
Niveau budget (hors avion et tgv pour la capital de paris) je me dit que 500euros c est correct pour bus camping nourriture stop et quelques petits extras ? Ou alors prévoir plus ?
J ai probablement d autres questions mais j arrive pas a tout aligné ahah DSL mais je pense que déjà si vous pouvez me renseigne pour ça c est top merci a tous et bonne lecture
Ferries Cebu - Camotes English translation pending
Salut !
Je vérifie ce qui se fait pour aller quelques jours aux iles Camotes depuis Cebu en direct ( j’exclus de passer par Danao) sur des bases récentes
J’ai donc trouvé sur ce forum plusieurs sujets pour le ligne Cebu ( pier1) / port de Poro avec Oceanjet 2 fois par lour (matin /aprem) Ok j’ai déjà pris cette Cie pas trop de mauvais souvenirs et pas trop de mauvais commentaires
Il ya aussi Jomalia (fast craft) qui par de Matclan donc proche de l’aéroport et arrive a Consuelo Port idem 2 fois par jour (matin /aprem) Cette ligne semble récente, sa proximité de l’aéroport qui évite la traversée de Cebu du Pier1 a l’aéroport pas toujours drôle (j’ai donné) m’intéresse donc ayant a suivre une continuation avion (4/5h entre arrivée ferry et vol) Mais pas bcp d’info pour le moment, quelqu’un a t il des retours sur Jomalia sur cette ligne en particulier pas sur les roro depuis Danao
Donc question, , , quelle Cie privilégier, si il y en a vraiment une, dans ces conditions sachant qu’ayant déjà pris des ferries aux Philippines les horaires ne sont pas une donnée toujours exacte, mm si je n’ai pas eu trop de pbl lors de mon précédent voyage sauf un truc vraiment POURRI, entre Dumaguete et Siquijor
Merci
J’ai donc trouvé sur ce forum plusieurs sujets pour le ligne Cebu ( pier1) / port de Poro avec Oceanjet 2 fois par lour (matin /aprem) Ok j’ai déjà pris cette Cie pas trop de mauvais souvenirs et pas trop de mauvais commentaires
Il ya aussi Jomalia (fast craft) qui par de Matclan donc proche de l’aéroport et arrive a Consuelo Port idem 2 fois par jour (matin /aprem) Cette ligne semble récente, sa proximité de l’aéroport qui évite la traversée de Cebu du Pier1 a l’aéroport pas toujours drôle (j’ai donné) m’intéresse donc ayant a suivre une continuation avion (4/5h entre arrivée ferry et vol) Mais pas bcp d’info pour le moment, quelqu’un a t il des retours sur Jomalia sur cette ligne en particulier pas sur les roro depuis Danao
Donc question, , , quelle Cie privilégier, si il y en a vraiment une, dans ces conditions sachant qu’ayant déjà pris des ferries aux Philippines les horaires ne sont pas une donnée toujours exacte, mm si je n’ai pas eu trop de pbl lors de mon précédent voyage sauf un truc vraiment POURRI, entre Dumaguete et Siquijor
Merci
Plages du continent Thailandais English translation pending
Salut,
Pour diverses raison, j'en ai un peu raz le bol des iles thailandaises.
Connaissez vous un endroit agréable entre la capitale et Hat Yai. je sais que certaines parties du sud peuvent etres dangereuses, mais je ne sais pas jusqu'ou?
Je me suis laissé dire que Hua Hin était une ville assez moche, très touristique et avait assez peu de cachet ?
Je recherche plutot du genre bungalow tranquille sur la plage, 1300 a 1500 Baht, mais avec tout de même un minimum d'infrastructures touristiques aux alentours (Bourg avec quelques shops, bars, location de scoot, laundry, marché, atm, etc)
Merci pour votre aide.
Poulote.
Aller à Whitehorse à partir de Prince Rupert? (Canada) English translation pending
Salut à toutes et à tous,
Je suis en ce moment sur les îles Reine Charlotte, pour encore 2 semaines environ, et j'ai prévu d'aller à Whitehorse juste après. Mais je ne connais pas le meilleur moyen pour y aller. On m'a parlé de prendre le ferry de Prince Rupert à Skagway, puis je ferai du stop jusqu'à Whitehorse. Y a t'il un meilleure solution ? Merci
Je suis en ce moment sur les îles Reine Charlotte, pour encore 2 semaines environ, et j'ai prévu d'aller à Whitehorse juste après. Mais je ne connais pas le meilleur moyen pour y aller. On m'a parlé de prendre le ferry de Prince Rupert à Skagway, puis je ferai du stop jusqu'à Whitehorse. Y a t'il un meilleure solution ? Merci
Acheter des dollars américains: banque ou agent de change? English translation pending
Salut,
Je pars bientôt dans des îles paradisiaques, et je compte emporter quelques dollars US avec moi pour régler achats et excursions. J'ai un peu prospecté, histoire de ne pas tomber sur le plus cher en faisant confiance à ma banque.
Déjà, si tu n'as pas un compte dans la banque, on te jette dans 60 % des cas. Dans les autres cas, tu as droit à une punition qu'ils appellent "commission". Ensuite, il faut commander les devises, et ça prend une petite semaine pour les livrer. On dirait que tu demandes 1/2 million d'euros en Kwachas du Malawi !
J'ai consulté des posts à ce sujet sur les forums, qui déconseillent souvent les agents de change situés dans les aéroports. A Sain Exupéry, l'aéroport de Lyon, il y a un agent de change, qui pratique des tarifs aussi honnêtes que certaines banques. - Le cours du dollar aujourd'hui est de 1.3554 € / USD - Global Cash, aéroport de St Exupéry : 1.2565 € / USD, 2 € de commission. - La Poste : 1.255 € / USD, 5 € de commission sauf si on a un compte. - Société Générale : 1.255 € / USD, 6 € de commission même si on a un compte.
Conclusion, avant de partir, prenez le temps de faire aussi le tour des agents de change, et ne craignez pas d'appeler dans les aéroports. D'après ce que j'ai lu, la Banque de France reste le top, moins de guichets, ceci explique peut-être cela ...
Bons voyages à tous. Eole.
Je pars bientôt dans des îles paradisiaques, et je compte emporter quelques dollars US avec moi pour régler achats et excursions. J'ai un peu prospecté, histoire de ne pas tomber sur le plus cher en faisant confiance à ma banque.
Déjà, si tu n'as pas un compte dans la banque, on te jette dans 60 % des cas. Dans les autres cas, tu as droit à une punition qu'ils appellent "commission". Ensuite, il faut commander les devises, et ça prend une petite semaine pour les livrer. On dirait que tu demandes 1/2 million d'euros en Kwachas du Malawi !
J'ai consulté des posts à ce sujet sur les forums, qui déconseillent souvent les agents de change situés dans les aéroports. A Sain Exupéry, l'aéroport de Lyon, il y a un agent de change, qui pratique des tarifs aussi honnêtes que certaines banques. - Le cours du dollar aujourd'hui est de 1.3554 € / USD - Global Cash, aéroport de St Exupéry : 1.2565 € / USD, 2 € de commission. - La Poste : 1.255 € / USD, 5 € de commission sauf si on a un compte. - Société Générale : 1.255 € / USD, 6 € de commission même si on a un compte.
Conclusion, avant de partir, prenez le temps de faire aussi le tour des agents de change, et ne craignez pas d'appeler dans les aéroports. D'après ce que j'ai lu, la Banque de France reste le top, moins de guichets, ceci explique peut-être cela ...
Bons voyages à tous. Eole.
Ports de plaisance aux Philippines? English translation pending
salut je recherche des infos sur les ports de plaisance sur les iles des philippines.
j'ai un voilier de 12 metres et cherche a le basé par la bas.
merci pour toutes infos que vous pourez me donner.
Achat d'un commerce la Réunion? English translation pending
salut a vous tous, en effet je m interesse a une affaire sur iles, elle ce trouve au port a l ouest, ceci es une cafétéria self, je cherche des renseignement sur l intégration des métropoles, des investissement, ect...
vous pouvez aussi me contacter via mon msn cathyflo@hotmail.com
merci d avance vous
Fréquentation touristique de Lesbos et/ou Chios fin mai/début juin? (Grèce) English translation pending
Salut,
J'envisage de me balader 15j sur une de ces îles, ou les deux, fin mai début juin. Je veux éviter les endroits trop fréquentés et bétonnés genre Santorin, nord de la Crête. Je souhaite découvrir ces endroits principalement à pieds, en dormant à la belle étoile si l'occasion se présente. Pensez-vous que ces îles répondront à mes attentes?
Merci d'avance.
J'envisage de me balader 15j sur une de ces îles, ou les deux, fin mai début juin. Je veux éviter les endroits trop fréquentés et bétonnés genre Santorin, nord de la Crête. Je souhaite découvrir ces endroits principalement à pieds, en dormant à la belle étoile si l'occasion se présente. Pensez-vous que ces îles répondront à mes attentes?
Merci d'avance.
Île sympathique en Indonésie? English translation pending
Salut a tous.
En fait je voulais savoir si vous connaisiez des iles sympa en indonésie ou on peut rester quelques temps. enfin quand je dit quelques temps c'est genre 1 ou 2 ans. tout en rencontrant des gens qui puissent transmettre des connaissances sur la nature et la terre. en fait j'aimerai recontrer des gens et qu'il m'apprennet leur culture, leur facon de vivre et leur facon de voir les choses.
par la meme occassion, je voulais savoir combien de temps dure le visa maximum? Si on est en dehors la société la bas, il y a de quoi vivre(eau potable ou riviere, et si il y a moyen de trouver de la nouriture?) cb coute la vie la bas quand on est en société? peut on bouger facilement d'une ile a l'autre? peut on facilement trouver du travail? y'a t'il une quelquonque hostilité envers les européens? quelle est la religion prédominante? et combien coute un allé retour la bas
voila si quelqu'un a des réponses ou meme juste des conseils ou des connaissances a partager ... je serai ravi de les recevoir. Cordialement, Doodwin
par la meme occassion, je voulais savoir combien de temps dure le visa maximum? Si on est en dehors la société la bas, il y a de quoi vivre(eau potable ou riviere, et si il y a moyen de trouver de la nouriture?) cb coute la vie la bas quand on est en société? peut on bouger facilement d'une ile a l'autre? peut on facilement trouver du travail? y'a t'il une quelquonque hostilité envers les européens? quelle est la religion prédominante? et combien coute un allé retour la bas
voila si quelqu'un a des réponses ou meme juste des conseils ou des connaissances a partager ... je serai ravi de les recevoir. Cordialement, Doodwin
Quelle île thaïlandaise en février: Koh Samui, Koh Phangan ou Koh Chang? English translation pending
salut les baroudeurs, j'ai dû mal a me décider entre les différentes îles pour un séjour d'environ 12 jours.koh samui est-elle vraiment aussi touristique qu'on le dit?nous partons en février.merci de votre aide.magseb
Choisir entre Koh Phangan, Koh Tao, Koh Chang et Koh Samui? English translation pending
Salut a tous,
je cherche depuis 2 semaines des infos sur ces 4 iles qui ont l'air fabuleuses, probleme j'arrive pas a me faire une idée tellement les posts sont differents sur chacunes d'elles.
je part avec 2 amis pour le jour de l'an vol paris et bangkok pour 8 jours sur place, pas vraiment le temps de visiter les 4 iles. alors je comptait sur votre aide pour me conseiller.
quelles est d'apres vous la meilleure iles, et le meilleur endroit de cette iles ou nous pouvons faire la fete pour le jour de l'an, en profiter pour les plages et faire de la plongée? Connaissez vous des hotels sympa ( j'ai deja vu sawadee, pb: ils ont l'air tous bien sur le site)? est ce que vous avez des bons plans a me suggerez concernat les activités?
enfin et surtout je vais prendre un vol avec asia bangkok kho samui, y a t il d'autres info sur d'autres compagnies?
MERCI A TOUS DAVY
je cherche depuis 2 semaines des infos sur ces 4 iles qui ont l'air fabuleuses, probleme j'arrive pas a me faire une idée tellement les posts sont differents sur chacunes d'elles.
je part avec 2 amis pour le jour de l'an vol paris et bangkok pour 8 jours sur place, pas vraiment le temps de visiter les 4 iles. alors je comptait sur votre aide pour me conseiller.
quelles est d'apres vous la meilleure iles, et le meilleur endroit de cette iles ou nous pouvons faire la fete pour le jour de l'an, en profiter pour les plages et faire de la plongée? Connaissez vous des hotels sympa ( j'ai deja vu sawadee, pb: ils ont l'air tous bien sur le site)? est ce que vous avez des bons plans a me suggerez concernat les activités?
enfin et surtout je vais prendre un vol avec asia bangkok kho samui, y a t il d'autres info sur d'autres compagnies?
MERCI A TOUS DAVY