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Compte rendu de 20 jours au Costa Rica fin janvier / début février English translation pending
Voici le compte rendu de mon voyage effectué au Costa Rica début 2016.
Pour ceux qui ont la fleme de tout lire, ou qui veulent compléter mon récit par des images, voici le "petit" montage que j'ai réalisé avec nos vidéos et photos souvenirs : https://youtu.be/LbNfJ2gsTIs
Billet d'avion : Réservés en mai 2015 sur le site d'Air France. Départ le 21/02/16, retour le 08/02/16 (arrivée le 09/02) avec escales A/R au Panama : 1390,82€ pour deux, sans les assurances. Préparation du voyage : J'ai été aidé de l'expérience de mes parents qui y ont passé 13 jours il y a deux ans. J'avais également acheté le Lonely Planette et surtout, j'ai parcouru des dizaines de récits de voyage sur le forum de Tout Costa Rica !! Voiture et routes: Location d'un Daihatsu Bego, en passant par Tout Costa Rica. Prix imbattable de 1,010$. Par contre, j'avais une assurance avec ma carte bleu qu'ils n'ont pas voulu retirer de leur prix lorsqu'on a récupéré la voiture. La voiture a fait le job, ce n'était pas un véhicule grand luxe, mais elle est passée par les pires routes sans flancher ! Seule la climatisation était un peu juste, je leur ai signalé lorsque nous l'avons rendue. Pour ce qui est des routes, j'avais lu énormément de commentaires sur les nids de poules et j'avoue que j'ai presque été déçue de ne pas en croiser ! Ils font énormément de travaux sur les routes, donc je pense que les nids de poule ne seront bientôt plus qu'une légende. Mais ça n'est valable QUE pour les routes principales. Le 4x4 reste indispensable si vous souhaitez réellement pouvoir vous balader partout. Deux ou trois de nos hôtels étaient inaccessibles sans 4x4, n'espérez pas traverser des cours d'eau ou des rivières avec une voiture classique, ni prendre des petits chemins perdus pour vous rendre sur des plages. Je le recommande chaudement !! Les limitations de vitesses sont basses, mais les locaux roulent vite. Ils sont cependant assez respectueux, et les coups de klaxonne que l'on entend régulièrement ne sont bien souvent que des "saluts" à des amis ou à vous même. Nous n'avons croisé qu'un seul radar mobile du côté de San José, indiqué bien avant par les Wazzeurs. Hôtels : J'avais réservé toutes les nuits d'hôtel avant le départ. En passant par leur site à chaque fois. Je donnerais mes impressions pour chaque hôtel au fur et à mesure de mon récit. Par contre, je tiens à mentionner mon coup de cœur : Le Coyaba Tropical ! Il se trouve à Quepos, il y a peu de chambres, l'hôtel n'est pas grand, mais c'est un vrai petit coin de paradis, je n'avais plus envie de le quitter !! Devises : Avant de partir, nous avions retirés 4000€ en liquide et fait du change sur 500$ directement à notre banque. Nous avions ainsi un peu de sous pour commencer le voyage. Au final, ce n'était pas nécessaire de prévoir autant, 100$ auraient suffit car nous avons pu nous rendre à la banque dès le premier jour. Nous avons pris des dollars pour payer les hôtels et le reste en colonnes pour la vie courante. Et avec le recul je ne sais pas pourquoi tout le monde parle de dollars, car même si le change en colonne nous fait avoir une épaisse couche de billets, c'est tout de même la monnaie locale et elle est acceptée partout, même dans les hôtels dont les prix sont affichés en dollars. Par contre on s'est débrouillés pour ne rentrer qu'avec des dollars car on pense retourner plus vite aux Etats-Unis qu'au Costa Rica. Téléphone / Internet : Pour le téléphone, on a acheté une puce Movistar qui nous offrait pour ¢2500 (ou ¢3500) 1GB de "paquetes de 4G", 1h30 d'appel et les SMS illimités). Rechargée de ¢1000 une semaine plus tard, ça a suffit pour le GPS le reste de la semaine. Il y a du wifi quasiment partout (hôtels, restaurants, sodas...) même si ça n'est pas indiqué, il faut demander. Langue : Bien évidemment, tout le monde parle espagnol ! Mais dans les lieux touristiques, l'anglais est aussi très bien maîtrisé, donc pas de panique si comme moi vous ne parlez pas bien espagnol. Même si à certains endroits nous avons été obligés d'utiliser les talents en espagnol de mon conjoint, moi j'ai réussi à tout faire en anglais. Faune et flore : Voila mon coup de gueule contre vous, voyageurs ! Déjà, tous les animaux que vous trouverez au Costa Rica (qui ne soient pas des chiens ou des chats) sont sauvages ! Le détention d'animaux sauvages (même les oiseaux) y est interdite. Donc s'il vous plait, ne les nourrissez pas !! Ce comportement est dangereux pour eux, ils s'habituent à venir réclamer, peuvent passer sous des voitures, mangez des aliments qu'ils ne trouveraient jamais dans la nature (type chips ou pain), qui ne sont pas saints pour eux et qui peuvent leur apporter des maladies via votre main. Donc NE NOURRISSEZ PAS LES ANIMAUX. Ensuite, plusieurs locaux m'ont fait part de personnes mécontentes de croiser peu d'animaux. Vous n'allez pas visiter le zoo de Vincennes !! Les animaux ne sont pas sur le bord de la route à vous attendre. Vous vous promenez, vous en voyez ou non, ce n'est pas systématique et il faut garder les yeux ouverts, l'oreille attentive et rester discret sinon ils s'en vont ou ne se montrent pas. Soyez heureux de voir ceux que vous verrez et ne vous attendez pas à tomber sur des tigres, des éléphants ou des hippopotames. Pour ce qui est de la flore, c'était juste incroyable. Chaque région a ses particularités, ce qui me marque le plus c'est la grandeur ! Que ce soit des arbres, des feuille, des lianes, des vallées, tout est immense et très vert.
Maintenant passons aux choses sérieuse ! Pour ce résumé, j'ai envoyé chaque jour des e-mails à nos familles, afin de me simplifier la tâche en rentrant. Et c'était une bonne idée ! J'ai bien sûr remis tout ça en forme :)
Jeudi 21 février : Petit stress car notre premier vol est parti avec 1h de retard (donc arrivés avec 1h de retard aussi...). Des gens ont enregistrés leurs bagages et ont finalement décidé de ne pas partir !! Donc ils ont du fouiller les soutes pour retrouver leurs valises, le bordel... Mais l'avion était récent donc très bien, grosses turbulences en début de vol, je ne jouais pas la maligne... Mais le reste se déroule sans problème. Pas de soucis au Panama, l'aéroport n'est pas grand, on a vite trouvé la salle d'embarquement et on a pas eu besoin de passer des douanes ou autres donc c'était rapide. Par contre on a eu énormément de chance car notre chauffeur nous a apprit à notre arrivée à San José que les bagages se perdaient très très souvent au Panama. Et effectivement, il devait prendre un groupe de 4 autres personnes en même temps que nous mais ils sont restés coincés car il leur manquait une valise ! Bref, grosse chance pour tout, croisons les doigts pour que ça dur ! (Et on a apprit plus tard que ce n'était pas mieux de faire une escale à Miami, car souvent il y avait du retard et les gens rataient leur correspondance. En plus, l'importation de comestibles étant interdites aux Etats-Unis, si c'est aussi votre escale au retour, n'espérez pas ramener de fruits à la maison). Déposés à l'hôtel, on s'endort sans encombre.
Hôtel : Casa Tago (Pierre ville) Nous sommes arrivés tard (23h) et fatigués du voyage, donc nous y avons très bien dormi ! C'est proche de l'hôtel, bien surveillé, un petit Soda juste à côté pour le premier midi. Les lits sont bons, la douche est chaude même si elle n'est pas très puissante et le petit déjeuner très bon !
Vendredi 22 février : ~ Puerto Viejo 1 ~ Ce matin levés 6h45. Super petit déjeuner avec fruits, omelette, riz, chocolat au lait, pain, beurre, confiture et un verre d'un jus couleur "lait et eau mélangés" dont on a pas su déterminer l'origine (probablement du lait de coco). Puis le briefing par l'équipe de "Tout Costa Rica" qui a bien duré 2h mais comme le loueur de voiture est arrivé en plein milieu on a pu faire les deux en même temps. Nous avons pris la carte routière (que je recommande !!!), ainsi que la carte de réduction, dont nous nous sommes au final peu servis (ou qu'on a oublié lorsqu'on aurait pu s'en servir). Puis 1h d'attente à la banque nationale (BN) pour faire du change, un repas dans le soda en face de l'hôtel (très bon !) et à 13h30 on prenait la route de Puerto Viejo fiers de nous ! Sauf qu'ils ont décidés de faire des travaux sur cette route... En coupant par l'intérieur d'un petit bled on a réussi à éviter le premier bouchon, mais pour le deuxième c'était impossible. Les locaux passent par la bande d'arrêt d'urgence ou par la voie de gauche pour doubler donc ne nous aident pas à avancer. Bref, on a bien perdus 2h dans l'histoire et alors que les mecs du briefing le matin nous avertissaient sur le danger de conduire de nuit et bien on a rapidement baptisé ça !! 1h de nuit jusqu'à l'hôtel. Pas de soucis, juste une route où les crabes tenaient vraiment à traverser (tous dans le même sens, c'était marrant) et j'en ai évité deux de justesse. Les autres étaient déjà morts...
Hôtel : Casita Moabi 3 nuits passées dans cet hôtel tenu par des français très sympas. Même si le beau temps n'était pas au rendez-vous nous avons beaucoup apprécié l'endroit et notre chambre tout en bois. Coin cuisine, grande chambre, petite terrasse avec hamac, le tout au milieu de la forêt. Les gérants très sympa, très bons petits déjeuner pour 5$, il vaut mieux avoir un 4x4 pour y accéder. Mention spéciale à Pupuce le "petit" chien :)
Samedi 23 février : ~ Puerto Viejo 2 ~ Premier jour plein à Puerto Viejo ! Vers 5h le soleil se lève et là, grosse teuf chez les singes !! Ils se réveillent et partent du principe qu'ils doivent réveiller la terre entière au passage. Ça hurle un petit quart d'heure et je me rendors. Puis 7h debout et petit déjeuner, encore une fois très copieux (lait ou café, pancake, pain perdu, tartine, œuf au plat, bacon et fruits). Puis on met un petit peu de temps à décoller mais direction Puerto Viejo (notre hôtel est à 10 min de la ville) où on trouve d'abord une boutique qui nous fait des photocopies des passeports avec le visa d'entrée et des permis de conduire, le tout bien plastifié. Ha oui, un taux d'humidité comme je n'ai jamais eu, tout est humide, même ce qu'il y a dans les valises ! Donc pour que ça tienne dans le temps, les plastifier n'était pas une bête idée (qui vient de la gérante de l'hôtel) et comme ça on peut laisser les originaux dans le coffre de la chambre d'hôtel. Puis direction le marché du village, qui consiste en un tout petit hall avec une quinzaine de vendeurs max. On trouve du pain pour la gérante de l'hôtel mais pas grand chose pour nous. Ensuite on trouve une boutique pour une puce de téléphone et on repart avec une puce Costa ricienne et de l'internet avec. Passage par l'hôtel pour mettre les maillots de bain et direction Manzanillo. On trouve un Soda, plus cher qu'à San José mais très bon quand même. Puis on remonte le chemin qui longe la plage. Il y a de très grosses vagues et on a eu des avertissements très sérieux sur le courant très dangereux en ce moment donc on se baigne pas plus loin qu'à 2 mètres du bord et même là ça remue beaucoup. Les locaux se sont installés pour la journée, équipés de bières et viandes qui cuisent au barbecue, je crois qu'ils passent leurs week-end à manger au bord de la plage :) Petites courses avant de rentrer à l'hôtel et de se faire un petit apero sur notre terrasse. Repas du soir dans Puerto Viejo. Nous avons eu une journée très chaude et ensoleillée, mais le soir il tombe de grosses averses. Pas trop de moustiques pour le moment donc c'est plutôt cool.
Dimanche 24 janvier : ~ Puerto Viejo 3 ~ Il a plu toute la nuit et toute la journée ! Pas de chants des singes le matin qui devaient faire la gueule... Du coup programme du jour avorté ! De toute façon on avait légèrement oublié qu'on était dimanche et le dimanche ici comme en France, beaucoup de lieux sont fermés. On a facilement perdu 10 degrés par rapport à la veille donc pantalons et pulls sur le dos, nous sommes allés faire une balade dans Puerto Viejo ce matin. Puis sieste et glandage jusqu'au soir à l'hôtel. Nous sommes retournés à Puerto Viejo pour manger le soir, et nous avons trouvé un restau tenu par des Australiens qui avait une décoration super originale et où on a super trop bien mangé !! Le Outback Jack's, sur un air de country joué en live, c'était top !
Lundi 25 janvier : ~ Sarapiqui ~ Après notre super repas de la veille, la nuit fut difficile ! Nos ventres n'étaient pas trop contents de nous, la pluie ne s'est pas arrêtée et les singes ont décidés de manifester leur mécontentement vers 4h du matin. Il y avait un tel bruit permanent que mon cerveau a complètement intégré la sonnerie du réveil a tout ça. Heureusement nos voisins ont fait un peu plus de bruit lors de leur départ et j'ai pu me rendre compte qu'on était censés être debout depuis 30min. Petit déjeuner puis départ à pied pour le centre de réhabilitation pour animaux appelé "Jaguar Center" a quelques centaines de mètres de notre hôtel. Heureusement il ne pleut plus à ce moment là. Super visite, un bénévole nous explique l'histoire du centre, puis pour chaque animaux que nous croisons comment ils sont arrivés ici et s'ils pourront ou non retrouver la liberté. Un très chouette moment ! Puis retour à l'hôtel où la voiture est déjà chargée, remerciements à la gérante qui était top et on prend la route pour la vallée de Sarapiqui. Petite pause repas en bord de route et la pluie nous rattrape bien vite !! On se fait plus de la moitié du trajet sous l'eau et on arrive à notre hôtel dans la nuit et sous des trombes d'eau (j'ai littéralement prit une douche juste en essayant d'ouvrir le portail !). Difficile d'apprécier le décors pour le moment et on nous déconseille la visite de nuit avec le guide, qui ne risque pas de trouver beaucoup de petites bêtes à nous montrer. On se console au bar de l'hôtel :)
Hôtel : Selva Verde Lodge Cet hôtel m'avait été chaudement recommandés par mes parents. Pas de bol, avec le temps qu'il a fait nous n'avons pas pu en profiter pleinement, les animaux n'était pas vraiment au rendez-vous... Mais je pense qu'avec du beau temps ce doit être un très bel endroit ! Par contre je recommande vivement de prendre les bungalows, plus chers mais dans une deuxième partie de l'hôtel. Espacés des autres, dans un parc fleuri que l'on peut visiter, gardien, et éloigné de la route donc pas de bruit. Même si la qualité des équipements laissait un peu à désirer...
Mardi 26 janvier : ~ El Castillo 1 ~ Ce matin on se réveille..... sous la pluie !!! Encore.... Là par contre on est pas de bonne humeur ! Cet hôtel on l'attendait, on voulait en profiter et on est bien énervés ! Du coup on dort plus que prévu et on se rend au petit déjeuner en se demandant si on allait pas annuler la visite dans la forêt que nous avions réservé la veille. Finalement le temps se calme, le ciel se découvre même un peu et on visite le jardin en attendant 9h. Puis notre guide arrive et nous voilà partis pour une balade de 2h (qui finalement en durera 3 !) dans la forêt derrière l'hôtel (qui leur appartient) et qui est complètement protégée. Notre guide est super, il nous parle des arbres, des plantes, trouve des singes, des grenouilles, des chauves-souris blanches qui dorment sous une feuille, des écureuils et un toucan. C'est bien boueux, ça monte et ça descend mais on est super super contents à la fin de la visite ! :) Par contre on termine en sueur, et il est l'heure de rendre la chambre. On négocie 30min de plus, le temps de prendre une douche et de ranger les affaires. On est déçus de ne pas pouvoir profiter plus des jardins de l'hôtel qui sont splendides, mais il se remet à pleuvoir donc on prend la route vers le volcan Arenal. Le trajet est superbe, les vues magnifiques, le temps se découvre et la clim' de la voiture ne suffit presque pas à nous rafraîchir. Notre hôtel se situe à El Castillo, de l'autre côté du volcan et il faut faire quasiment 30min de piste bien pourrie pour y accéder. On est très contents d'avoir le 4x4 car ça secoue bien comme il faut !! En tout cas on est sûr d'une chose : cette route nous ne la ferons pas 4 fois par jour ! Donc une fois arrivés à l'hôtel (il s'est remis à pleuvoir) on prend possession des lieux et on se contentera du petit soda en ville le soir. J'ai testé un cordon bleu ! Le plat fait un peu peur visuellement mais je crois bien que je n'en ai jamais mangé un aussi bon !!
Hôtel : Essence Arenal Au milieu de la nature, avec une magnifique vue sur le volcan Arenal. Très bien tenu, très bon accueil. Bons petits déjeuners même s'il manquait un verre de jus de fruits. Lessive possible. Sandwichs à emporter très pratique ! Par contre l'isolation dans les chambres en dur n'est pas parfaite. L'eau chaude est très légère.
Mercredi 27 janvier: ~ El Castillo 2 ~ Debout 7h, petit dej (3 pan cakes !! :) ) puis départ pour l'entrée du parc d'Arenal la plus proche de l'hôtel. A cette entrée nous avons le choix entre deux randonnées : - La première d'une heure aller/retour qui amène à une cascade - La deuxième (Cerro Chato) était annoncée entre 5 et 6h a/r, difficile d'après ce qu'on avait vu sur Internet et qui donnait sur un lac et vue sur le volcan. Comme on devait payer 10$ le parking on s'est dit qu'il valait mieux se lancer sur la grande rando, quitte à faire demi-tour en cours de route. Mais on voulait éviter d'avoir à aller dans un autre endroit ensuite (probablement encore payant) pour finir la journée si on ne faisait que la petite. Nous voilà donc partis très optimistes, le monsieur à l'entrée nous avait donné une carte des sentier et nous parcourons en une heure la moitié du chemin sans problème. On rigole, on se moque un peu des commentaires qu'on avait vu sur Internet. Sauf que les choses se corsent ! De la boue, des montées à pic où il faut s'accrocher aux arbres, mettre les mains par terre et surtout prier pour ne rien se casser car au milieu de la forêt personne ne viendra nous chercher. On avance, on se dit qu'on est bientôt arrivés et la route se complique encore ! On ne veut pas abandonner, on veut vraiment voir ce qu'il y a au bout ! 3h après notre départ, on fini par redescendre une piste qui nous dépose pile devant le lac. Pas de plage, pas de banc, rien du tout. On passe de la gadoue à 30 cm d'eau. On trouve un arbre qui fait un petit pont au bord de l'eau et on s'installe comme on peu là dessus en essayant de ne pas tomber. Pas de vue sur le volcan, le lac est mignon mais super froid. On est un peu dégoûtés... L'intégralité du trajet s'est fait dans la forêt, en regardant obligatoirement nos pieds pour trouver nos appuis donc on a pas vraiment profité de la beauté des lieux. Retour sur le même chemin, la même galère mais en descendant (et en remontant car il y a les deux) et encore 3h plus tard on arrive enfin à la voiture. Mon conjoint a failli faire 2 arrêts cardiaque, moi j'ai un genou qui a décidé de rendre l'âme en court de route. On est mort et on a plus d'eau ! Le gardien nous explique alors que c'est la deuxième rando la plus compliquée du Costa Rica. On a fait un truc de professionnels... Donc même si on sait qu'on va le payer pendant quelques jours, on est quand même assez fiers de nous !! Puis passage à l'hôtel, douche et direction "Le Baldi Resort" pour le repas du soir (énorme buffet, fontaine de chocolat...) et profiter de leurs bains de sources chaudes naturelles. C'était le paradis !! Je pense que ça a bien aidé à détendre les muscles, on allait déjà mieux en sortant. Nous y sommes restés jusqu'à la fermeture (22h) mais s'ils avaient fermés à 3h du matin on y serait restés !! Voilà, super journée surtout qu'en rentrant la lune était à côté du volcan et nous l'avons vu pour la première fois complètement dégagé, avec un peu de vapeur qui sortait du cratère. Trop joli, même de nuit !!
Jeudi 28 janvier : ~ Canas ~ Dernier réveil au bord du volcan Arenal ce matin et il nous fait très plaisir car il est quasiment complètement dégagé ! Il fait beau, il fait chaud, on est content même si on a un peu mal partout :) Direction Las Cañas ! Techniquement ce n'est pas très loin d'où nous sommes, mais nous ne souhaitons pas passer par la grande route qui passe au dessus du lac. Nous prenons la piste qui passe en dessous. J'avais lu sur Internet que c'était très joli et effectivement nous ne le regretterons pas !! Ça rallonge le temps de parcours mais c'était calculé et on longe le lac tout du long. On croise peu d'habitations, beaucoup de chevaux en liberté, quelques hommes à cheval (je ne pensais pas qu'ils les utilisaient autant !), on traverse des courants d'eau et même une rivière (vive le 4×4 !!), on a de magnifiques vues sur le lac, de magnifiques couleurs, c'est super chouette, une très belle route. On arrive un peu trop tôt à notre hôtel donc on va manger en ville en attendant. Puis on se fait un peu avoir par le temps (la nuit tombe vraiment trop vite, à 17h30 la journée est finie) et on se rend un peu tard à notre deuxième point du jour : les chutes de Llano Cortes. On y passe une heure, l'eau est franchement très fraîche même si ça ne semble pas poser problème à d'autres personnes. L'avantage d'y être arrivé tard c'est que la foule est partie et qu'on arrive à prendre des photos de la cascade sans personne dessous ! C'était très joli :) Puis fin de la journée tranquille à l'hôtel, histoire de faire le point sur la suite du programme. Très honnêtement cette étape n'était pas obligatoire mais notre chambre d'hôtel est la plus confortable qu'on ait eu jusqu'à présent, une petite terrasse qui donne sur un très joli jardin (on y croisera d'ailleurs des biches).
Hôtel : Hacienda La Pacifica Chambre confortable au milieu d'un jardin très sympa dans lequel on peut croiser des biches et autres petits animaux. Petit déjeuner peu varié. Lits très confortables, climatisation bruyante mais agréable. Lors de notre passage la piscine n'était pas très propre ni chaude donc nous n'y sommes pas allé.
Vendredi 29 janvier : ~ Quepos 1 ~ Direction le Pacifique!! Ça nous aura prit une bonne partie de la journée, la route n'est pas forcément des plus jolies et on a eu pas mal de bouchons à cause des travaux. Nous sommes arrivés à l'hôtel vers 16h30, du coup programme réduit aujourd'hui. On a profité de la piscine pendant que la nuit tombait (pas de vue sur le couché de soleil...) puis direction le marché de nuit de Quepos et repas en ville avant de rentrer à l'hôtel. En tout cas il fait chaud et pas de pluie !!
Hôtel : Coyaba Tropical Sans aucun doute mon hôtel coup de cœur de ce voyage !! Pas évident à trouver car de la route on ne voit qu'une porte fermée, mais une fois à l'intérieur vous entrer dans un petit havre de paix !! Seul petit bémol : la route juste à côté très passante. Mais il y a des bouchons d'oreilles offerts et nous avons très bien dormi avec. Cet hôtel est tellement agréable, peu de chambres, on se sent vite chez soit. Le gérant et son bras droit sont adorables, les deux petits chiens très mignons et nous avons même eu la visite de singes lors de notre premier petit déjeuner (les meilleurs qu'on ait eu au CR). Je le recommande vivement, moi je ne voulais plus partir !
Samedi 30 janvier : ~ Quepos 2 ~ Ce matin nous avons un peu de temps devant nous car nous avons réservé pour faire un saut en parachute ! Nous avons rdv à 13h30 et d'après nos calculs, nous n'avons pas vraiment le temps de faire grand chose avant. Donc on prend un long petit déjeuner au bord de la piscine (accueillis par des singes au réveil, bien surveillés par les deux chiens de la propriété pour ne pas venir nous voler notre petit déjeuner) et on profite de la piscine avant de partir. Mais pas de bol, on nous appelle pour nous dire que ce n'est pas possible aujourd'hui. Ils nous proposent de le faire le lendemain, on refuse sur le coup car on souhaitait se rendre dans le parc de Manuel Antonio qui est fermé le lundi. On leur propose d'y aller le lundi matin avant de quitter Quepos, mais nous n'avons pas de réponse tout de suite. Entre temps mon conjoint a regardé les commentaires sur le parc de Manuel Antonio et ça nous a un peu dissuadé... Tout le monde s'accorde à dire qu'il faut y arriver pour l'ouverture (7h) car après 9h les cars de touristes arrivent, les animaux se planquent et les 3 ou 4 plages sont littéralement envahies, surtout le week-end. Le petit déjeuner de notre hôtel n'étant pas servi avant 7h nous allons finalement oublier ce parc, je pense qu'il vaut mieux ça que d'être déçus... Du coup nous sommes allés à la plage, mais il y a des panneaux "attention aux vagues" partout et on nous a avertis plusieurs fois sur les dangers du courant dans cette région. Et effectivement ça se confirme une fois dans l'eau ! On doit pas mal avancer pour avoir de l'eau jusqu'aux genoux, mais quelques mètres plus loin les vagues font facilement 2 mètres lorsqu'elles se cassent. On est parfois déjà bien tirés vers le large ou poussés vers la plage. Pas de palmes et tuba, la plage est immense, l'eau n'est pas transparente, pas de rochers pour les poissons MAIS... elle ne doit pas être loin des 30 degrés :) Puis nous voulions aller dans un restau/bar dont l'attraction principale est un énorme avion au milieu du restaurant. Et effectivement c'est impressionnant. Nous voulions nous y rendre car en hauteur dans les terres avec une superbe vue sur l'océan pour les couchés de soleil. Sauf que là encore pas de bol, nous ne voulions pas y manger (très cher), juste y boire un verre, sauf que les tables avec vues étaient réservées aux repas et non aux consommations de boissons. Finalement nous avons trouvé un autre restaurant acceptant uniquement de nous servir à boire mais la vue n'était pas du tout la même, avec un palmier devant le soleil... Journée un peu loupée mais on commence à prendre des couleurs !
Dimanche 31 janvier : ~ Quepos 3 ~ Réponse pour le saut en parachute le matin : l'un des deux instructeurs s'est cassé un orteil la veille de notre saut donc ils ont annulé tout le monde. On est bien déçus car l'expérience aurait été géniale mais d'un autre côté on a l'impression de faire des économies ! Quelque part ça tombait bien car mon conjoint n'était pas bien du tout ce matin. Donc après le petit déjeuner il s'est rendormi et moi j'ai pu profiter de la piscine de l'hôtel. Puis nous sommes allés faire une balade en tyroliennes dans la canope via Titi Canopy Tour. On a eu un tour privé pour le prix d'un tour en groupe puisque nous étions les seuls à l'heure du repas ! C'était assez marrant. Une fois le parcours terminé nous avons pu voir beaucoup de petits singes trop mignons qui sautaient dans les arbres. Un repas étant compris dans le prix nous avons pu en profiter au bord d'une piscine avant de repartir. Direction la plage ! Nous visons la première juste en dessous de Manuel Antonio. Donc on met le GPS et après nous avoir demandé de quitter la route principale, il nous fait traverser un "champ" de palmiers, puis on se retrouve sur un chemin tout petit (juste la place d'une voiture) et tout cabossé. C'est moi qui conduis et je m'éclate ! :) On avance là dessus pendant 10 bonnes minutes, le GPS se perd avec nous et au moment où on décide de trouver un endroit pour faire demi tour, pensant que nous étions définitivement au milieu de nul part, une plage apparaît après un virage. On voit des gens, une petite place pour s'arrêter juste devant la plage (on aurait même pu se garer directement sur le sable sans problème), on s'arrête là et on descend. Les quelques personnes qui sont là ne doivent pas habiter très loin car elles repartent à vélo quelque temps après notre arrivée et nous avons la plage pour nous tout seul ! Comme la veille, on ne peut pas vraiment se baigner à cause des vagues et de toute façon on ne voit pas ce qu'il y a dans l'eau donc je ne suis pas rassurée (on a longé une rivière pour arriver, il peut y avoir des crocodiles dans les rivières et ils peuvent de ce fait se rendre dans la mer). Mais le moment est magique. On reste jusqu'au couché du soleil et nous repartons sur notre petit chemin, bien contents d'avoir un 4x4 (vraiment indispensable dans ce pays !!). Repas en ville le soir.
Lundi 1er février : ~ Uvita 1 ~ Ce matin nous n'avons pas envie de quitter notre hôtel donc nous y restons jusqu'à la dernière minute ! Le nouveau n'étant pas très loin, la veille on se demandait ce qu'on allait bien pouvoir faire avant que notre chambre soit disponible. On prévoit de passer à la banque, mais on ne sait pas trop comment on va gérer le temps ensuite. C'était sans compter que la banque allait être une activité en soit ! Lorsque j'y entre (mon conjoint surveille la voiture qui est chargée), je prends le ticket numéro 47 et l'affichage indique qu'ils en sont au 60. C'est blindé de monde mais il n'y a pas non plus 80 personnes donc je suis optimiste, surtout que les numéros 80 arrivent vite dans un premier temps. Mais ensuite ça se corse. Sur les 4 employés présents, l'un est réservé aux personnes âgées, handicapés ou enceinte (je comprendrais avec le temps que ça s'étend aussi aux mamans avec des bébés). Un autre est réservé à des gens qui font je ne sais pas quoi, mais ils ne restent pas moins de 20min au guichet. Les deux qui restent se relayent ensuite pour aller manger. Il n'en reste donc qu'un. Puis je finis par comprendre que les gens entrent à la banque, prennent un ticket, regardent un peu comment ça évolue et repartent. Puis ils reviennent, toujours avec leur ticket mais bien plus tard. Pas bête ! Sauf qu'à ce jeu là, parfois ils sont deux à avoir le même chiffre. L'un des deux gagne, l'autre est prié d'attendre le tour suivant (donc re 100 personnes). Bref, 2h00 plus tard mon conjoint a trop chaud dehors et moi trop froid dedans donc on échange. Encore 30min il sort et ouf, pas de duel avec un autre (on avait en fait le 447 mais je ne savais pas s'ils en étaient dans la série des 300 ou 400). Du coup la question ne se pose plus pour notre chambre mais on a faim ! Pause repas sur la route et direction le nouvel hôtel. Encore une fois, vive le 4x4 !!! L'accès à l'hôtel est sur une pente raide, jonchée de cailloux et de trous ! On s'est même demandés si notre bolide de 85ch à tout casser allait y arriver. Oui, elle l'a fait ! Nous déposons les affaires puis on court à la plage avant que le soleil ne tombe. La plage est belle mais la mer ressemble à celles des jours précédents. Il y a du monde sur la plage. Enfin... Quelques personnes ;) Ceux qui ont des planches s'amusent les autres restent où il y a pied. Le couché de soleil est joli, des couleurs un petit peu plus pastelles. Comme notre chambre a une cuisine (et qu'il n'y a pas grand chose dans ce village) on se rend au supermarché du coin pour acheter de quoi manger les deux soirs et se faire des sandwichs pour le lendemain midi. L'idée était bonne ! On a même très bien mangé, par contre on ne s'est pas fait agresser par les moustiques mais par des papillons de nuits, des espèces de libellules, pleins de trucs qui volent et qui nous foncent dessus ! On a aussi repéré des énormes trucs genre cafards sur le hamac, une grosse araignée a traversée la terrasse et un lézard bien balaise était sur le bois du toit de la terrasse. Donc on a mangé dehors en ayant l'impression de faire Koh-Lanta et on est rentrés se planquer !! J'espère que les animaux de jour seront plus accueillants :) En tout cas le cadre est très chouette, je voulais de la faune et de la flore, je suis servie ! :)
Hôtel : Las Terrazas de Ballena Nous avons séjourné deux nuits dans cet hôtel, nous avions la chambre la plus haut perchée. 4x4 OBLIGATOIRE pour accéder à l'hôtel, et prévoyez de faire un peu de sport si vous devez monter vos valises dans cette chambre, mais ça vaut le coup ! La vue est sublime, la chambre au milieu de la foret, vous n’embêterez personne si vous faites une petite fête le soir. La cuisine extérieure très pratique, les seuls soirs du voyage où nous avons cuisinés nous même. Par contre il ne faut pas avoir peur des insectes avec la lumière le soir :)
Mardi 2 février : ~ Uvita 2 ~ Réveil tranquille ce matin puisque le petit déjeuner n'est qu'à 8h. La nana qui tient l'hôtel n'est pas des plus bavarde ni ouverte qu'on ait eu, le petit dej n'est pas incroyable non plus mais il suffit. Puis préparation des sandwichs et nous voilà partis pour la réserve de Marino Ballena. On se rend directement sur la queue de la "baleine" et c'est super marrant d'avoir de chaque côté de nous des vagues qui se rentrent dedans. Nous sommes arrivés à marrée haute, nous avions de l'eau jusqu'aux genoux. C'est le seul endroit où nous avons pu nous baigner dans une eau calme et transparente. Puis pique-nique à l'ombre sous les cocotiers et on tente de retourner se baigner sur une des plages principales, mais nous avons le même problème que sur les autres plages, trop de courant, et de grosses vagues qui font une barrière. Avant cette barrière l'eau est envahie de sable qui se balade, ce n'est pas très agréable. On est déjà bien rouges lorsqu'on prend le chemin du retour. Cette réserve même si elle n'a pas de gros attraits, était vraiment très sympathique et l'avantage d'être peu fréquentée des touristes donc quasiment vide. Puis passage rapide par notre chambre pour me changer et mon conjoint me dépose au Rancho La Merced, pour une balade équestre sur la plage au couché du soleil. J'avais réservé une promenade collective mais grande chance, je suis seule ! Mon petit cheval me regarde d'un mauvais œil, mais une fois dessus il fini par comprendre que je ne suis pas une débutante pénible et il se détend. La balade dure 2h, on ne fait que du pas sur les trajets aller et retour de la plage mais on fera de jolis galops dans l'eau ! Mon guide est génial, on passe les 2h à discuter de pleins de trucs différents avec nos anglais approximatifs et je pense que lui a aussi apprécié cet instant qui devait le changer des groupes d'américains (ils n'aiment pas trop les américains qui envahissent un peu trop le pays). J'ai droit à un magnifique couché de soleil avant de rentrer. Le soir, nouveau repas en mode Koh-Lanta.
Mercredi 3 février : ~ Puerto Jimenez 1 ~ La veille nous avions déposé du linge à faire nettoyer, que nous pouvions récupérer ce matin à 11h. Nous quittons donc notre hôtel un peu avant et on passe prendre nos affaires toutes propres. Puis nous prenons la route, direction Puerto Jimenez, dans la péninsule d'Osa. Le trajet est très chouette, on sent qu'on s'éloigne des foules de touristes car la route est déserte. Beaucoup beaucoup de vert, de grands arbres, des forêts et parfois un peu d'océan. Ça tourne, ça monte et ça descend mais sur quasiment tout le trajet le bitume est neuf. Puerto Jimenez n'est pas très grand, une rue principale et notre hôtel est au tout début donc on le trouve rapidement. Après notre installation nous partons à la recherche d'une plage et on en trouve une, encore déserte! L'eau est toujours aussi chaude, et les vagues sont moins impressionnantes que sur les autres plages donc on décide de s'aventurer un peu plus loin. C'est là que ma blonditude entre en action ! Déjà que j'avais oublié de prendre les lunettes de soleil et que nous avons dû en acheter à l'aéroport, là je décide de me baigner avec. Ça allait tant que l'eau ne touchait pas ma tête, seulement le niveau monte aussi vite qu'il descend et une vague pas prévue me les arrache de la tête. Le sable étant en mouvement partout dans l'eau, impossible de distinguer quoi que ce soit. Et pourtant miracle, mon conjoint les retrouve en tâtonnant au sol !! Il me propose de les ramener sur la plage, je refuse, les serrant bien dans ma main. Autre vague, encore plus forte... Re disparition des lunettes. On cherche jusqu'à ce que le soleil se couche mais cette fois l'océan décide de les garder... Donc plus de lunettes. C'est dommage, elles étaient vraiment très bien :( Pendant que mon conjoint cherche, moi je cherche aussi hein, mais j'ai la chance de voir une première raie surfer sur une vague. Puis 3 autres passer à un mètre de moi. Trop mignon ! Puis passage au supermarché pour s'acheter de quoi petit déjeuner car notre hôtel ne les propose pas. Ils avaient des lunettes, normes CE, mais quand ils m'annoncent un prix à 4$ j'ai franchement le doute que cette norme soit vraie. Je préfère ne pas les acheter plutôt que de me cramer les yeux... (donc n'oubliez pas vos lunettes et ne vous baignez pas avec!).
Hôtel : Cabinas Jimenez Nous avons passés trois nuits dans la Cabinas N°15. La chambre était très sympa, vue sur la mer (et le levé de soleil), climatisation, cuisine, terrasse, télé et wifi. Pas de repas possible dans l'hôtel mais plein de restaux et sodas aux alentours. Ils proposent énormément d'activités, que nous n'avons pas testé car nous avions déjà des visites de réservés avant d'arriver. La gérante était très sympa. La ville des haras, écoutez les hurler, levez la tête, ils arrivent :) Par contre la plage en face de l'hôtel n'est pas vraiment praticable, très vaseuse.
Jeudi 4 février : ~ Puerto Jimenez 2 ~ Debout à 6h, nous avons rdv avec un français installé sur place, qui va nous faire visiter un petit morceau de la forêt du Corcovado (pas celle qui est classée, car seuls des guides locaux ont le droit d'y entrer avec du public). Une fois avec notre guide (Tico), nous prenons la route. Enfin... La piste ! Encore une fois, vive le 4x4 !!! Au cours de la journée on ne croisera pas une route normale, on traversera des cours d'eau, des gros trous, bref, de la piste ! Puis après quasiment une heure de route, nous voilà partis pour une marche de 3 ou 4h. Nous sommes les seuls à profiter de ce lieu et même si on ne croise pas énormément d'animaux, on aura quand même la chance de voir plusieurs lézards, une grenouille d'abord blanche qui changera ensuite de couleur pour se fondre dans l'environnement, des singes, des oiseaux, des agoutis, et j'en oublie déjà sûrement. Mais aussi énormément de fourmis, d'arbres énormes, d'arbres tueur d'autres arbres, des fleurs qui sentent l'ail, des arbres qui sont tombés, des lianes et le tout à des hauteurs incroyables. Puis on récupère la voiture pour pique niquer à côté d'un mirador. Magnifique vue sur la forêt et la plage en arrière plan. Après manger, il nous amène sur des rochers de gray gris, face à la mer. Il y a du vent, les vagues sont énormes et viennent s'écraser contre les rochers, déclenchant de véritables feux d'artifices d'écume. C'est splendide et vraiment impressionnant ! Fin de la journée avec Tico, c'était trop chouette!
Vendredi 5 février : ~ Puerto Jimenez 3 ~ Levés à 5h45 ce matin et nous avons la chance de pouvoir voir le levé du soleil sur la terrasse de la chambre (on ne pensait pas du tout que ça arriverait ça...). Trop joli ! Puis Tico nous rejoint à 7h et à pieds nous rejoignons le petit embarcadère situé tout prêt de notre hôtel où un petit bateaux de pêcheur et son propriétaire nous attendent. Surprise, nous ne sommes pas les seuls. Deux autres français (on le sait vite car l'un d'eux porte le maillot du PSG) qui ont négociés la balade avec le pêcheur la veille. Pas très causants globalement et en plus ils nous ont énervés car ils commençaient à peine leur voyage alors que le notre se rapprochait dangereusement de la fin :( Petite balade en mer où nous aurons la chance de voir énormément de dauphins, des mouettes locales (dont j'ai complètement oublié le nom), et de faire une pause snorkelling où une raie énorme restera sagement enfouie dans le sable pendant que nous la contemplons. C'était franchement chouette, mais un peu cher pour une balade d'une demie-journée (100$/personne). Puis retour à l'hôtel, repas en ville avant de prendre la direction de la plage. En essayant de suivre les instructions de Tico on se perd et on se retrouve dans un petit chemin dans un premier temps, qui se transforme en un chemin pour moto, au milieu d'une végétation danse, impossible de faire demi tour ! On se retrouve alors au milieu d'une propriété qui fini par donner sur une plage. Comme Tico nous a expliqué qu'aucune plage ne peut être privée on s'arrête là. Encore une fois, la plage est belle, mais les vagues sont énormes !! Mon conjoint osera y aller, moi non. J'en profite pour le prendre en photos et vidéo dans des rouleaux plus grands que lui et m'assurer qu'il s'en sorte à chaque fois. Puis le ciel se couvre rapidement, de son point de vu de grosses trombes d'eau nous arrivent dessus. Donc on remonte rapidement dans la voiture pour ne pas se retrouver embourbés dans notre petit chemin, surtout qu'on ne sait pas vraiment où on est. Et on a bien fait car sur le retour, même si nous ne nous prenons pas la grosse averse (juste quelques gouttes), on pourra s'arrêter juste à côté de singes qui sont en train de chercher à manger. On a le temps de prendre pleins de photos et de vidéos, ils sont trop mignons. Puis petite balade autour de l'hôtel et recherches des cadeaux souvenirs. Nous avons terminé la journée en commandant des pizzas chez « Pura vida », elles étaient super bonnes, même si moi je n'ai pas vraiment supporté l'eau dans cette région et que bien malade, je ne l'ai pas terminée...
Samedi 6 février : ~ San Gerardo de Rivas ~ Ce matin debout pas si tôt que ça (8h) et on remballe tout pour notre départ. La route va être longue, on a un peu les boules de quitter la mer donc sur le trajet on essaye plusieurs fois de trouver une plage, mais décidément, même si elles sont toutes très jolies, elles ne sont vraiment pas propices à la baignade ! Donc on perd un peu de temps pour rien mais on aura quand même vu de jolis coins. Je pensais qu'on allait entrer dans les terres rapidement et remonter par la route inter-america mais le GPS nous fait comprendre que ça va nous prendre le double de temps et il préfère nous faire remonter en passant par Uvita avant d'entrer ensuite dans les terres. Rapidement on prend de l'altitude et on se retrouve aux milieu des nuages, avec des vallées plongeantes sur le bord de la route qui donnent le vertige ! Ce pays est vraiment magnifique. Après nous avoir amené pas du tout au bon droit en nous faisant encore user du 4x4 sur des pistes pourries, on fait demi-tour, demandons notre chemin et finissons par le trouver. Nous déchargeons les bagages 30min avant le coucher du soleil donc pas le temps de voir grand chose... Les températures redescendent sévèrement le soir. Il faut le dire, ça caille, on est en montagne... J'avais réservé le repas du soir en même temps que la chambre, c'était de la cuisine uniquement bio et on se serait cru dans un 4*.
Hotêl : Rio Chirripo Une nuit passée dans une chambre au deuxième étage (qui est en fait au rez-de-chaussé pour y accéder, il faut descendre pour allez aux autres étages). Vue sur le balcon incroyable, chambre très propre, j'ai adoré le carrelage de la salle de bain, le savon proposé, le bois utilisé pour le balcon. C'est très calme, une super piscine (non chauffée donc un peu froide), mais un jacuzzi chauffé que nous n'avons malheureusement pas eu le temps de tester. Lit très agréable, personnel super. Très chouette hôtel !
Dimanche 7 février : ~ Alajuela ~ Après le petit déjeuner, sur les conseils de la gérante de l'hôtel nous avons fait un peu de voiture pour nous rendre dans une petite réserve avec différents sentiers menant à des cascades. On commençait à être un peu justes dans nos finances et l'entrée du parc était gratuit mais était gardé par une femme, avec un panneau indiquant que nous pouvions faire une donation pour le préserver. Il proposait 3000 colonnes par personnes, soit 6$. J'ai complètement mélangé les deux et je lui ai donné 12000 colonnes. La balade était super chouette, de jolies cascades même si par manque de temps nous n'avons pas pu aller très loin. Puis nous sommes repassés chercher nos affaires à l'hôtel et avons pris la route pour retourner sur la capitale. Nous étions alors dans un petit village avec tout se qu'il faut pour manger et mettre de l'essence et malgré que mon conjoint ait proposé de tout faire ici, je me suis dis qu'on trouverait bien tout ça sur la route. Sauf que le trajet n'était pas vraiment ce à quoi je m'attendais... On est monté à 2600 mètres d'altitude, nous étions à la moitié du plein d'essence en partant et au bout d'une heure (sur les 3h30 annoncées par le GPS) nous en avions déjà utilisé la moitié. Rien du tout sur la route, on a un peu commencé à paniquer en se disant qu'on allait tomber en panne d'essence au milieu de nul part. On avait faim, mais pas assez de sous pour manger et mettre de l'essence. Donc malgré que nous ayons croisé plusieurs Soda, priorité à l'essence. Heureusement, on fini par croiser un panneau indiquant une station essence 25 km plus loin. Ça caille sévère, les gens ont des manteaux et des bonnets. On fait le plein, et on est rassurés mais toujours le ventre vide. On croise quelques Soda, il nous reste un peu de sous pour grignoter mais hors de question de sortir de la voiture en short et tee-shirt alors que nous avons le chauffage dans la voiture. Donc on roule jusqu'à redescendre et croiser miraculeusement un centre commercial avec une banque ouverte ! On fait donc le change sur 200€ et il y a un MC do juste en face donc on peu également manger. Ça va mieux :) Puis nous arrivons à notre hôtel à la tombée de la nuit. J'ai droit au debriefing de notre séjour avec une personne de Tout Costa Rica, repas dans un soda et dodo !
Hôtel : La Rosa de America (Pierre Tropical) Ce n'est pas le plus beau qu'on est fait, les chambres sont les une sur les autres, le petit déjeuner avait été dévalisé à notre arrivée, la piscine agréable mais froide, mais en même temps on était sur le départ donc mon humeur n'était aussi peut-être pas très optimiste ! Mais grâce aux chaînes américaines nous avons pu voir une partie de la finale du Super Ball :) Par contre nous leur avions confié des cartes postales timbrées, qui à ce jour ne sont toujours pas arrivées...
Lundi 8 février : ~ Départ ~ J'aurais aimé aller voir le Volcan Poas ce matin là, mais devant quitter l'hôtel à 13h pour aller à l'aéroport on avait vraiment peur d'être trop justes. Donc on profité du temps qu'il nous restait pour faire laver la voiture (pleine de poussière et il fallait qu'elle soit propre pour que le loueur puisse constater les non-dégâts) et acheter les fruits et derniers bidules que nous voulions ramener en France. Retour à l'aéroport sans encombre, pas de soucis lors de la restitution de la voiture et la taxe de sortie du CR était déjà comprise dans le prix de nos billets. Arrivés au Panama avec du retard, nous avions malgré tout le temps de trouver notre hall d'embarquement et même de refaire un achat. Et petite surprise : nous avions été surclassé donc super bien installés pour le vol jusqu'à Charles de Gaulle :)
Pour résumer, c'était un voyage génial, un pays incroyable de verdure, des gens adorables, des souvenirs plein la tête et une bonne déprime en rentrant ! Même si c'est plus cher que d'autres pays d'amérique du sud ou que l'Asie, ce n'est pas comparable. Je ne regrette en aucun cas ce voyage et je serais tout à fait partante pour y retourner dans quelques années ! :) Je vais essayer dans les semaines qui viennent, de faire un petit montage vidéo de ce que nous avons capturé là-bas, je rajouterai le lien lorsqu'il sera fait ;)
Pour ceux qui ont la fleme de tout lire, ou qui veulent compléter mon récit par des images, voici le "petit" montage que j'ai réalisé avec nos vidéos et photos souvenirs : https://youtu.be/LbNfJ2gsTIs
Billet d'avion : Réservés en mai 2015 sur le site d'Air France. Départ le 21/02/16, retour le 08/02/16 (arrivée le 09/02) avec escales A/R au Panama : 1390,82€ pour deux, sans les assurances. Préparation du voyage : J'ai été aidé de l'expérience de mes parents qui y ont passé 13 jours il y a deux ans. J'avais également acheté le Lonely Planette et surtout, j'ai parcouru des dizaines de récits de voyage sur le forum de Tout Costa Rica !! Voiture et routes: Location d'un Daihatsu Bego, en passant par Tout Costa Rica. Prix imbattable de 1,010$. Par contre, j'avais une assurance avec ma carte bleu qu'ils n'ont pas voulu retirer de leur prix lorsqu'on a récupéré la voiture. La voiture a fait le job, ce n'était pas un véhicule grand luxe, mais elle est passée par les pires routes sans flancher ! Seule la climatisation était un peu juste, je leur ai signalé lorsque nous l'avons rendue. Pour ce qui est des routes, j'avais lu énormément de commentaires sur les nids de poules et j'avoue que j'ai presque été déçue de ne pas en croiser ! Ils font énormément de travaux sur les routes, donc je pense que les nids de poule ne seront bientôt plus qu'une légende. Mais ça n'est valable QUE pour les routes principales. Le 4x4 reste indispensable si vous souhaitez réellement pouvoir vous balader partout. Deux ou trois de nos hôtels étaient inaccessibles sans 4x4, n'espérez pas traverser des cours d'eau ou des rivières avec une voiture classique, ni prendre des petits chemins perdus pour vous rendre sur des plages. Je le recommande chaudement !! Les limitations de vitesses sont basses, mais les locaux roulent vite. Ils sont cependant assez respectueux, et les coups de klaxonne que l'on entend régulièrement ne sont bien souvent que des "saluts" à des amis ou à vous même. Nous n'avons croisé qu'un seul radar mobile du côté de San José, indiqué bien avant par les Wazzeurs. Hôtels : J'avais réservé toutes les nuits d'hôtel avant le départ. En passant par leur site à chaque fois. Je donnerais mes impressions pour chaque hôtel au fur et à mesure de mon récit. Par contre, je tiens à mentionner mon coup de cœur : Le Coyaba Tropical ! Il se trouve à Quepos, il y a peu de chambres, l'hôtel n'est pas grand, mais c'est un vrai petit coin de paradis, je n'avais plus envie de le quitter !! Devises : Avant de partir, nous avions retirés 4000€ en liquide et fait du change sur 500$ directement à notre banque. Nous avions ainsi un peu de sous pour commencer le voyage. Au final, ce n'était pas nécessaire de prévoir autant, 100$ auraient suffit car nous avons pu nous rendre à la banque dès le premier jour. Nous avons pris des dollars pour payer les hôtels et le reste en colonnes pour la vie courante. Et avec le recul je ne sais pas pourquoi tout le monde parle de dollars, car même si le change en colonne nous fait avoir une épaisse couche de billets, c'est tout de même la monnaie locale et elle est acceptée partout, même dans les hôtels dont les prix sont affichés en dollars. Par contre on s'est débrouillés pour ne rentrer qu'avec des dollars car on pense retourner plus vite aux Etats-Unis qu'au Costa Rica. Téléphone / Internet : Pour le téléphone, on a acheté une puce Movistar qui nous offrait pour ¢2500 (ou ¢3500) 1GB de "paquetes de 4G", 1h30 d'appel et les SMS illimités). Rechargée de ¢1000 une semaine plus tard, ça a suffit pour le GPS le reste de la semaine. Il y a du wifi quasiment partout (hôtels, restaurants, sodas...) même si ça n'est pas indiqué, il faut demander. Langue : Bien évidemment, tout le monde parle espagnol ! Mais dans les lieux touristiques, l'anglais est aussi très bien maîtrisé, donc pas de panique si comme moi vous ne parlez pas bien espagnol. Même si à certains endroits nous avons été obligés d'utiliser les talents en espagnol de mon conjoint, moi j'ai réussi à tout faire en anglais. Faune et flore : Voila mon coup de gueule contre vous, voyageurs ! Déjà, tous les animaux que vous trouverez au Costa Rica (qui ne soient pas des chiens ou des chats) sont sauvages ! Le détention d'animaux sauvages (même les oiseaux) y est interdite. Donc s'il vous plait, ne les nourrissez pas !! Ce comportement est dangereux pour eux, ils s'habituent à venir réclamer, peuvent passer sous des voitures, mangez des aliments qu'ils ne trouveraient jamais dans la nature (type chips ou pain), qui ne sont pas saints pour eux et qui peuvent leur apporter des maladies via votre main. Donc NE NOURRISSEZ PAS LES ANIMAUX. Ensuite, plusieurs locaux m'ont fait part de personnes mécontentes de croiser peu d'animaux. Vous n'allez pas visiter le zoo de Vincennes !! Les animaux ne sont pas sur le bord de la route à vous attendre. Vous vous promenez, vous en voyez ou non, ce n'est pas systématique et il faut garder les yeux ouverts, l'oreille attentive et rester discret sinon ils s'en vont ou ne se montrent pas. Soyez heureux de voir ceux que vous verrez et ne vous attendez pas à tomber sur des tigres, des éléphants ou des hippopotames. Pour ce qui est de la flore, c'était juste incroyable. Chaque région a ses particularités, ce qui me marque le plus c'est la grandeur ! Que ce soit des arbres, des feuille, des lianes, des vallées, tout est immense et très vert.
Maintenant passons aux choses sérieuse ! Pour ce résumé, j'ai envoyé chaque jour des e-mails à nos familles, afin de me simplifier la tâche en rentrant. Et c'était une bonne idée ! J'ai bien sûr remis tout ça en forme :)
Jeudi 21 février : Petit stress car notre premier vol est parti avec 1h de retard (donc arrivés avec 1h de retard aussi...). Des gens ont enregistrés leurs bagages et ont finalement décidé de ne pas partir !! Donc ils ont du fouiller les soutes pour retrouver leurs valises, le bordel... Mais l'avion était récent donc très bien, grosses turbulences en début de vol, je ne jouais pas la maligne... Mais le reste se déroule sans problème. Pas de soucis au Panama, l'aéroport n'est pas grand, on a vite trouvé la salle d'embarquement et on a pas eu besoin de passer des douanes ou autres donc c'était rapide. Par contre on a eu énormément de chance car notre chauffeur nous a apprit à notre arrivée à San José que les bagages se perdaient très très souvent au Panama. Et effectivement, il devait prendre un groupe de 4 autres personnes en même temps que nous mais ils sont restés coincés car il leur manquait une valise ! Bref, grosse chance pour tout, croisons les doigts pour que ça dur ! (Et on a apprit plus tard que ce n'était pas mieux de faire une escale à Miami, car souvent il y avait du retard et les gens rataient leur correspondance. En plus, l'importation de comestibles étant interdites aux Etats-Unis, si c'est aussi votre escale au retour, n'espérez pas ramener de fruits à la maison). Déposés à l'hôtel, on s'endort sans encombre.
Hôtel : Casa Tago (Pierre ville) Nous sommes arrivés tard (23h) et fatigués du voyage, donc nous y avons très bien dormi ! C'est proche de l'hôtel, bien surveillé, un petit Soda juste à côté pour le premier midi. Les lits sont bons, la douche est chaude même si elle n'est pas très puissante et le petit déjeuner très bon !
Vendredi 22 février : ~ Puerto Viejo 1 ~ Ce matin levés 6h45. Super petit déjeuner avec fruits, omelette, riz, chocolat au lait, pain, beurre, confiture et un verre d'un jus couleur "lait et eau mélangés" dont on a pas su déterminer l'origine (probablement du lait de coco). Puis le briefing par l'équipe de "Tout Costa Rica" qui a bien duré 2h mais comme le loueur de voiture est arrivé en plein milieu on a pu faire les deux en même temps. Nous avons pris la carte routière (que je recommande !!!), ainsi que la carte de réduction, dont nous nous sommes au final peu servis (ou qu'on a oublié lorsqu'on aurait pu s'en servir). Puis 1h d'attente à la banque nationale (BN) pour faire du change, un repas dans le soda en face de l'hôtel (très bon !) et à 13h30 on prenait la route de Puerto Viejo fiers de nous ! Sauf qu'ils ont décidés de faire des travaux sur cette route... En coupant par l'intérieur d'un petit bled on a réussi à éviter le premier bouchon, mais pour le deuxième c'était impossible. Les locaux passent par la bande d'arrêt d'urgence ou par la voie de gauche pour doubler donc ne nous aident pas à avancer. Bref, on a bien perdus 2h dans l'histoire et alors que les mecs du briefing le matin nous avertissaient sur le danger de conduire de nuit et bien on a rapidement baptisé ça !! 1h de nuit jusqu'à l'hôtel. Pas de soucis, juste une route où les crabes tenaient vraiment à traverser (tous dans le même sens, c'était marrant) et j'en ai évité deux de justesse. Les autres étaient déjà morts...
Hôtel : Casita Moabi 3 nuits passées dans cet hôtel tenu par des français très sympas. Même si le beau temps n'était pas au rendez-vous nous avons beaucoup apprécié l'endroit et notre chambre tout en bois. Coin cuisine, grande chambre, petite terrasse avec hamac, le tout au milieu de la forêt. Les gérants très sympa, très bons petits déjeuner pour 5$, il vaut mieux avoir un 4x4 pour y accéder. Mention spéciale à Pupuce le "petit" chien :)
Samedi 23 février : ~ Puerto Viejo 2 ~ Premier jour plein à Puerto Viejo ! Vers 5h le soleil se lève et là, grosse teuf chez les singes !! Ils se réveillent et partent du principe qu'ils doivent réveiller la terre entière au passage. Ça hurle un petit quart d'heure et je me rendors. Puis 7h debout et petit déjeuner, encore une fois très copieux (lait ou café, pancake, pain perdu, tartine, œuf au plat, bacon et fruits). Puis on met un petit peu de temps à décoller mais direction Puerto Viejo (notre hôtel est à 10 min de la ville) où on trouve d'abord une boutique qui nous fait des photocopies des passeports avec le visa d'entrée et des permis de conduire, le tout bien plastifié. Ha oui, un taux d'humidité comme je n'ai jamais eu, tout est humide, même ce qu'il y a dans les valises ! Donc pour que ça tienne dans le temps, les plastifier n'était pas une bête idée (qui vient de la gérante de l'hôtel) et comme ça on peut laisser les originaux dans le coffre de la chambre d'hôtel. Puis direction le marché du village, qui consiste en un tout petit hall avec une quinzaine de vendeurs max. On trouve du pain pour la gérante de l'hôtel mais pas grand chose pour nous. Ensuite on trouve une boutique pour une puce de téléphone et on repart avec une puce Costa ricienne et de l'internet avec. Passage par l'hôtel pour mettre les maillots de bain et direction Manzanillo. On trouve un Soda, plus cher qu'à San José mais très bon quand même. Puis on remonte le chemin qui longe la plage. Il y a de très grosses vagues et on a eu des avertissements très sérieux sur le courant très dangereux en ce moment donc on se baigne pas plus loin qu'à 2 mètres du bord et même là ça remue beaucoup. Les locaux se sont installés pour la journée, équipés de bières et viandes qui cuisent au barbecue, je crois qu'ils passent leurs week-end à manger au bord de la plage :) Petites courses avant de rentrer à l'hôtel et de se faire un petit apero sur notre terrasse. Repas du soir dans Puerto Viejo. Nous avons eu une journée très chaude et ensoleillée, mais le soir il tombe de grosses averses. Pas trop de moustiques pour le moment donc c'est plutôt cool.
Dimanche 24 janvier : ~ Puerto Viejo 3 ~ Il a plu toute la nuit et toute la journée ! Pas de chants des singes le matin qui devaient faire la gueule... Du coup programme du jour avorté ! De toute façon on avait légèrement oublié qu'on était dimanche et le dimanche ici comme en France, beaucoup de lieux sont fermés. On a facilement perdu 10 degrés par rapport à la veille donc pantalons et pulls sur le dos, nous sommes allés faire une balade dans Puerto Viejo ce matin. Puis sieste et glandage jusqu'au soir à l'hôtel. Nous sommes retournés à Puerto Viejo pour manger le soir, et nous avons trouvé un restau tenu par des Australiens qui avait une décoration super originale et où on a super trop bien mangé !! Le Outback Jack's, sur un air de country joué en live, c'était top !
Lundi 25 janvier : ~ Sarapiqui ~ Après notre super repas de la veille, la nuit fut difficile ! Nos ventres n'étaient pas trop contents de nous, la pluie ne s'est pas arrêtée et les singes ont décidés de manifester leur mécontentement vers 4h du matin. Il y avait un tel bruit permanent que mon cerveau a complètement intégré la sonnerie du réveil a tout ça. Heureusement nos voisins ont fait un peu plus de bruit lors de leur départ et j'ai pu me rendre compte qu'on était censés être debout depuis 30min. Petit déjeuner puis départ à pied pour le centre de réhabilitation pour animaux appelé "Jaguar Center" a quelques centaines de mètres de notre hôtel. Heureusement il ne pleut plus à ce moment là. Super visite, un bénévole nous explique l'histoire du centre, puis pour chaque animaux que nous croisons comment ils sont arrivés ici et s'ils pourront ou non retrouver la liberté. Un très chouette moment ! Puis retour à l'hôtel où la voiture est déjà chargée, remerciements à la gérante qui était top et on prend la route pour la vallée de Sarapiqui. Petite pause repas en bord de route et la pluie nous rattrape bien vite !! On se fait plus de la moitié du trajet sous l'eau et on arrive à notre hôtel dans la nuit et sous des trombes d'eau (j'ai littéralement prit une douche juste en essayant d'ouvrir le portail !). Difficile d'apprécier le décors pour le moment et on nous déconseille la visite de nuit avec le guide, qui ne risque pas de trouver beaucoup de petites bêtes à nous montrer. On se console au bar de l'hôtel :)
Hôtel : Selva Verde Lodge Cet hôtel m'avait été chaudement recommandés par mes parents. Pas de bol, avec le temps qu'il a fait nous n'avons pas pu en profiter pleinement, les animaux n'était pas vraiment au rendez-vous... Mais je pense qu'avec du beau temps ce doit être un très bel endroit ! Par contre je recommande vivement de prendre les bungalows, plus chers mais dans une deuxième partie de l'hôtel. Espacés des autres, dans un parc fleuri que l'on peut visiter, gardien, et éloigné de la route donc pas de bruit. Même si la qualité des équipements laissait un peu à désirer...
Mardi 26 janvier : ~ El Castillo 1 ~ Ce matin on se réveille..... sous la pluie !!! Encore.... Là par contre on est pas de bonne humeur ! Cet hôtel on l'attendait, on voulait en profiter et on est bien énervés ! Du coup on dort plus que prévu et on se rend au petit déjeuner en se demandant si on allait pas annuler la visite dans la forêt que nous avions réservé la veille. Finalement le temps se calme, le ciel se découvre même un peu et on visite le jardin en attendant 9h. Puis notre guide arrive et nous voilà partis pour une balade de 2h (qui finalement en durera 3 !) dans la forêt derrière l'hôtel (qui leur appartient) et qui est complètement protégée. Notre guide est super, il nous parle des arbres, des plantes, trouve des singes, des grenouilles, des chauves-souris blanches qui dorment sous une feuille, des écureuils et un toucan. C'est bien boueux, ça monte et ça descend mais on est super super contents à la fin de la visite ! :) Par contre on termine en sueur, et il est l'heure de rendre la chambre. On négocie 30min de plus, le temps de prendre une douche et de ranger les affaires. On est déçus de ne pas pouvoir profiter plus des jardins de l'hôtel qui sont splendides, mais il se remet à pleuvoir donc on prend la route vers le volcan Arenal. Le trajet est superbe, les vues magnifiques, le temps se découvre et la clim' de la voiture ne suffit presque pas à nous rafraîchir. Notre hôtel se situe à El Castillo, de l'autre côté du volcan et il faut faire quasiment 30min de piste bien pourrie pour y accéder. On est très contents d'avoir le 4x4 car ça secoue bien comme il faut !! En tout cas on est sûr d'une chose : cette route nous ne la ferons pas 4 fois par jour ! Donc une fois arrivés à l'hôtel (il s'est remis à pleuvoir) on prend possession des lieux et on se contentera du petit soda en ville le soir. J'ai testé un cordon bleu ! Le plat fait un peu peur visuellement mais je crois bien que je n'en ai jamais mangé un aussi bon !!
Hôtel : Essence Arenal Au milieu de la nature, avec une magnifique vue sur le volcan Arenal. Très bien tenu, très bon accueil. Bons petits déjeuners même s'il manquait un verre de jus de fruits. Lessive possible. Sandwichs à emporter très pratique ! Par contre l'isolation dans les chambres en dur n'est pas parfaite. L'eau chaude est très légère.
Mercredi 27 janvier: ~ El Castillo 2 ~ Debout 7h, petit dej (3 pan cakes !! :) ) puis départ pour l'entrée du parc d'Arenal la plus proche de l'hôtel. A cette entrée nous avons le choix entre deux randonnées : - La première d'une heure aller/retour qui amène à une cascade - La deuxième (Cerro Chato) était annoncée entre 5 et 6h a/r, difficile d'après ce qu'on avait vu sur Internet et qui donnait sur un lac et vue sur le volcan. Comme on devait payer 10$ le parking on s'est dit qu'il valait mieux se lancer sur la grande rando, quitte à faire demi-tour en cours de route. Mais on voulait éviter d'avoir à aller dans un autre endroit ensuite (probablement encore payant) pour finir la journée si on ne faisait que la petite. Nous voilà donc partis très optimistes, le monsieur à l'entrée nous avait donné une carte des sentier et nous parcourons en une heure la moitié du chemin sans problème. On rigole, on se moque un peu des commentaires qu'on avait vu sur Internet. Sauf que les choses se corsent ! De la boue, des montées à pic où il faut s'accrocher aux arbres, mettre les mains par terre et surtout prier pour ne rien se casser car au milieu de la forêt personne ne viendra nous chercher. On avance, on se dit qu'on est bientôt arrivés et la route se complique encore ! On ne veut pas abandonner, on veut vraiment voir ce qu'il y a au bout ! 3h après notre départ, on fini par redescendre une piste qui nous dépose pile devant le lac. Pas de plage, pas de banc, rien du tout. On passe de la gadoue à 30 cm d'eau. On trouve un arbre qui fait un petit pont au bord de l'eau et on s'installe comme on peu là dessus en essayant de ne pas tomber. Pas de vue sur le volcan, le lac est mignon mais super froid. On est un peu dégoûtés... L'intégralité du trajet s'est fait dans la forêt, en regardant obligatoirement nos pieds pour trouver nos appuis donc on a pas vraiment profité de la beauté des lieux. Retour sur le même chemin, la même galère mais en descendant (et en remontant car il y a les deux) et encore 3h plus tard on arrive enfin à la voiture. Mon conjoint a failli faire 2 arrêts cardiaque, moi j'ai un genou qui a décidé de rendre l'âme en court de route. On est mort et on a plus d'eau ! Le gardien nous explique alors que c'est la deuxième rando la plus compliquée du Costa Rica. On a fait un truc de professionnels... Donc même si on sait qu'on va le payer pendant quelques jours, on est quand même assez fiers de nous !! Puis passage à l'hôtel, douche et direction "Le Baldi Resort" pour le repas du soir (énorme buffet, fontaine de chocolat...) et profiter de leurs bains de sources chaudes naturelles. C'était le paradis !! Je pense que ça a bien aidé à détendre les muscles, on allait déjà mieux en sortant. Nous y sommes restés jusqu'à la fermeture (22h) mais s'ils avaient fermés à 3h du matin on y serait restés !! Voilà, super journée surtout qu'en rentrant la lune était à côté du volcan et nous l'avons vu pour la première fois complètement dégagé, avec un peu de vapeur qui sortait du cratère. Trop joli, même de nuit !!
Jeudi 28 janvier : ~ Canas ~ Dernier réveil au bord du volcan Arenal ce matin et il nous fait très plaisir car il est quasiment complètement dégagé ! Il fait beau, il fait chaud, on est content même si on a un peu mal partout :) Direction Las Cañas ! Techniquement ce n'est pas très loin d'où nous sommes, mais nous ne souhaitons pas passer par la grande route qui passe au dessus du lac. Nous prenons la piste qui passe en dessous. J'avais lu sur Internet que c'était très joli et effectivement nous ne le regretterons pas !! Ça rallonge le temps de parcours mais c'était calculé et on longe le lac tout du long. On croise peu d'habitations, beaucoup de chevaux en liberté, quelques hommes à cheval (je ne pensais pas qu'ils les utilisaient autant !), on traverse des courants d'eau et même une rivière (vive le 4×4 !!), on a de magnifiques vues sur le lac, de magnifiques couleurs, c'est super chouette, une très belle route. On arrive un peu trop tôt à notre hôtel donc on va manger en ville en attendant. Puis on se fait un peu avoir par le temps (la nuit tombe vraiment trop vite, à 17h30 la journée est finie) et on se rend un peu tard à notre deuxième point du jour : les chutes de Llano Cortes. On y passe une heure, l'eau est franchement très fraîche même si ça ne semble pas poser problème à d'autres personnes. L'avantage d'y être arrivé tard c'est que la foule est partie et qu'on arrive à prendre des photos de la cascade sans personne dessous ! C'était très joli :) Puis fin de la journée tranquille à l'hôtel, histoire de faire le point sur la suite du programme. Très honnêtement cette étape n'était pas obligatoire mais notre chambre d'hôtel est la plus confortable qu'on ait eu jusqu'à présent, une petite terrasse qui donne sur un très joli jardin (on y croisera d'ailleurs des biches).
Hôtel : Hacienda La Pacifica Chambre confortable au milieu d'un jardin très sympa dans lequel on peut croiser des biches et autres petits animaux. Petit déjeuner peu varié. Lits très confortables, climatisation bruyante mais agréable. Lors de notre passage la piscine n'était pas très propre ni chaude donc nous n'y sommes pas allé.
Vendredi 29 janvier : ~ Quepos 1 ~ Direction le Pacifique!! Ça nous aura prit une bonne partie de la journée, la route n'est pas forcément des plus jolies et on a eu pas mal de bouchons à cause des travaux. Nous sommes arrivés à l'hôtel vers 16h30, du coup programme réduit aujourd'hui. On a profité de la piscine pendant que la nuit tombait (pas de vue sur le couché de soleil...) puis direction le marché de nuit de Quepos et repas en ville avant de rentrer à l'hôtel. En tout cas il fait chaud et pas de pluie !!
Hôtel : Coyaba Tropical Sans aucun doute mon hôtel coup de cœur de ce voyage !! Pas évident à trouver car de la route on ne voit qu'une porte fermée, mais une fois à l'intérieur vous entrer dans un petit havre de paix !! Seul petit bémol : la route juste à côté très passante. Mais il y a des bouchons d'oreilles offerts et nous avons très bien dormi avec. Cet hôtel est tellement agréable, peu de chambres, on se sent vite chez soit. Le gérant et son bras droit sont adorables, les deux petits chiens très mignons et nous avons même eu la visite de singes lors de notre premier petit déjeuner (les meilleurs qu'on ait eu au CR). Je le recommande vivement, moi je ne voulais plus partir !
Samedi 30 janvier : ~ Quepos 2 ~ Ce matin nous avons un peu de temps devant nous car nous avons réservé pour faire un saut en parachute ! Nous avons rdv à 13h30 et d'après nos calculs, nous n'avons pas vraiment le temps de faire grand chose avant. Donc on prend un long petit déjeuner au bord de la piscine (accueillis par des singes au réveil, bien surveillés par les deux chiens de la propriété pour ne pas venir nous voler notre petit déjeuner) et on profite de la piscine avant de partir. Mais pas de bol, on nous appelle pour nous dire que ce n'est pas possible aujourd'hui. Ils nous proposent de le faire le lendemain, on refuse sur le coup car on souhaitait se rendre dans le parc de Manuel Antonio qui est fermé le lundi. On leur propose d'y aller le lundi matin avant de quitter Quepos, mais nous n'avons pas de réponse tout de suite. Entre temps mon conjoint a regardé les commentaires sur le parc de Manuel Antonio et ça nous a un peu dissuadé... Tout le monde s'accorde à dire qu'il faut y arriver pour l'ouverture (7h) car après 9h les cars de touristes arrivent, les animaux se planquent et les 3 ou 4 plages sont littéralement envahies, surtout le week-end. Le petit déjeuner de notre hôtel n'étant pas servi avant 7h nous allons finalement oublier ce parc, je pense qu'il vaut mieux ça que d'être déçus... Du coup nous sommes allés à la plage, mais il y a des panneaux "attention aux vagues" partout et on nous a avertis plusieurs fois sur les dangers du courant dans cette région. Et effectivement ça se confirme une fois dans l'eau ! On doit pas mal avancer pour avoir de l'eau jusqu'aux genoux, mais quelques mètres plus loin les vagues font facilement 2 mètres lorsqu'elles se cassent. On est parfois déjà bien tirés vers le large ou poussés vers la plage. Pas de palmes et tuba, la plage est immense, l'eau n'est pas transparente, pas de rochers pour les poissons MAIS... elle ne doit pas être loin des 30 degrés :) Puis nous voulions aller dans un restau/bar dont l'attraction principale est un énorme avion au milieu du restaurant. Et effectivement c'est impressionnant. Nous voulions nous y rendre car en hauteur dans les terres avec une superbe vue sur l'océan pour les couchés de soleil. Sauf que là encore pas de bol, nous ne voulions pas y manger (très cher), juste y boire un verre, sauf que les tables avec vues étaient réservées aux repas et non aux consommations de boissons. Finalement nous avons trouvé un autre restaurant acceptant uniquement de nous servir à boire mais la vue n'était pas du tout la même, avec un palmier devant le soleil... Journée un peu loupée mais on commence à prendre des couleurs !
Dimanche 31 janvier : ~ Quepos 3 ~ Réponse pour le saut en parachute le matin : l'un des deux instructeurs s'est cassé un orteil la veille de notre saut donc ils ont annulé tout le monde. On est bien déçus car l'expérience aurait été géniale mais d'un autre côté on a l'impression de faire des économies ! Quelque part ça tombait bien car mon conjoint n'était pas bien du tout ce matin. Donc après le petit déjeuner il s'est rendormi et moi j'ai pu profiter de la piscine de l'hôtel. Puis nous sommes allés faire une balade en tyroliennes dans la canope via Titi Canopy Tour. On a eu un tour privé pour le prix d'un tour en groupe puisque nous étions les seuls à l'heure du repas ! C'était assez marrant. Une fois le parcours terminé nous avons pu voir beaucoup de petits singes trop mignons qui sautaient dans les arbres. Un repas étant compris dans le prix nous avons pu en profiter au bord d'une piscine avant de repartir. Direction la plage ! Nous visons la première juste en dessous de Manuel Antonio. Donc on met le GPS et après nous avoir demandé de quitter la route principale, il nous fait traverser un "champ" de palmiers, puis on se retrouve sur un chemin tout petit (juste la place d'une voiture) et tout cabossé. C'est moi qui conduis et je m'éclate ! :) On avance là dessus pendant 10 bonnes minutes, le GPS se perd avec nous et au moment où on décide de trouver un endroit pour faire demi tour, pensant que nous étions définitivement au milieu de nul part, une plage apparaît après un virage. On voit des gens, une petite place pour s'arrêter juste devant la plage (on aurait même pu se garer directement sur le sable sans problème), on s'arrête là et on descend. Les quelques personnes qui sont là ne doivent pas habiter très loin car elles repartent à vélo quelque temps après notre arrivée et nous avons la plage pour nous tout seul ! Comme la veille, on ne peut pas vraiment se baigner à cause des vagues et de toute façon on ne voit pas ce qu'il y a dans l'eau donc je ne suis pas rassurée (on a longé une rivière pour arriver, il peut y avoir des crocodiles dans les rivières et ils peuvent de ce fait se rendre dans la mer). Mais le moment est magique. On reste jusqu'au couché du soleil et nous repartons sur notre petit chemin, bien contents d'avoir un 4x4 (vraiment indispensable dans ce pays !!). Repas en ville le soir.
Lundi 1er février : ~ Uvita 1 ~ Ce matin nous n'avons pas envie de quitter notre hôtel donc nous y restons jusqu'à la dernière minute ! Le nouveau n'étant pas très loin, la veille on se demandait ce qu'on allait bien pouvoir faire avant que notre chambre soit disponible. On prévoit de passer à la banque, mais on ne sait pas trop comment on va gérer le temps ensuite. C'était sans compter que la banque allait être une activité en soit ! Lorsque j'y entre (mon conjoint surveille la voiture qui est chargée), je prends le ticket numéro 47 et l'affichage indique qu'ils en sont au 60. C'est blindé de monde mais il n'y a pas non plus 80 personnes donc je suis optimiste, surtout que les numéros 80 arrivent vite dans un premier temps. Mais ensuite ça se corse. Sur les 4 employés présents, l'un est réservé aux personnes âgées, handicapés ou enceinte (je comprendrais avec le temps que ça s'étend aussi aux mamans avec des bébés). Un autre est réservé à des gens qui font je ne sais pas quoi, mais ils ne restent pas moins de 20min au guichet. Les deux qui restent se relayent ensuite pour aller manger. Il n'en reste donc qu'un. Puis je finis par comprendre que les gens entrent à la banque, prennent un ticket, regardent un peu comment ça évolue et repartent. Puis ils reviennent, toujours avec leur ticket mais bien plus tard. Pas bête ! Sauf qu'à ce jeu là, parfois ils sont deux à avoir le même chiffre. L'un des deux gagne, l'autre est prié d'attendre le tour suivant (donc re 100 personnes). Bref, 2h00 plus tard mon conjoint a trop chaud dehors et moi trop froid dedans donc on échange. Encore 30min il sort et ouf, pas de duel avec un autre (on avait en fait le 447 mais je ne savais pas s'ils en étaient dans la série des 300 ou 400). Du coup la question ne se pose plus pour notre chambre mais on a faim ! Pause repas sur la route et direction le nouvel hôtel. Encore une fois, vive le 4x4 !!! L'accès à l'hôtel est sur une pente raide, jonchée de cailloux et de trous ! On s'est même demandés si notre bolide de 85ch à tout casser allait y arriver. Oui, elle l'a fait ! Nous déposons les affaires puis on court à la plage avant que le soleil ne tombe. La plage est belle mais la mer ressemble à celles des jours précédents. Il y a du monde sur la plage. Enfin... Quelques personnes ;) Ceux qui ont des planches s'amusent les autres restent où il y a pied. Le couché de soleil est joli, des couleurs un petit peu plus pastelles. Comme notre chambre a une cuisine (et qu'il n'y a pas grand chose dans ce village) on se rend au supermarché du coin pour acheter de quoi manger les deux soirs et se faire des sandwichs pour le lendemain midi. L'idée était bonne ! On a même très bien mangé, par contre on ne s'est pas fait agresser par les moustiques mais par des papillons de nuits, des espèces de libellules, pleins de trucs qui volent et qui nous foncent dessus ! On a aussi repéré des énormes trucs genre cafards sur le hamac, une grosse araignée a traversée la terrasse et un lézard bien balaise était sur le bois du toit de la terrasse. Donc on a mangé dehors en ayant l'impression de faire Koh-Lanta et on est rentrés se planquer !! J'espère que les animaux de jour seront plus accueillants :) En tout cas le cadre est très chouette, je voulais de la faune et de la flore, je suis servie ! :)
Hôtel : Las Terrazas de Ballena Nous avons séjourné deux nuits dans cet hôtel, nous avions la chambre la plus haut perchée. 4x4 OBLIGATOIRE pour accéder à l'hôtel, et prévoyez de faire un peu de sport si vous devez monter vos valises dans cette chambre, mais ça vaut le coup ! La vue est sublime, la chambre au milieu de la foret, vous n’embêterez personne si vous faites une petite fête le soir. La cuisine extérieure très pratique, les seuls soirs du voyage où nous avons cuisinés nous même. Par contre il ne faut pas avoir peur des insectes avec la lumière le soir :)
Mardi 2 février : ~ Uvita 2 ~ Réveil tranquille ce matin puisque le petit déjeuner n'est qu'à 8h. La nana qui tient l'hôtel n'est pas des plus bavarde ni ouverte qu'on ait eu, le petit dej n'est pas incroyable non plus mais il suffit. Puis préparation des sandwichs et nous voilà partis pour la réserve de Marino Ballena. On se rend directement sur la queue de la "baleine" et c'est super marrant d'avoir de chaque côté de nous des vagues qui se rentrent dedans. Nous sommes arrivés à marrée haute, nous avions de l'eau jusqu'aux genoux. C'est le seul endroit où nous avons pu nous baigner dans une eau calme et transparente. Puis pique-nique à l'ombre sous les cocotiers et on tente de retourner se baigner sur une des plages principales, mais nous avons le même problème que sur les autres plages, trop de courant, et de grosses vagues qui font une barrière. Avant cette barrière l'eau est envahie de sable qui se balade, ce n'est pas très agréable. On est déjà bien rouges lorsqu'on prend le chemin du retour. Cette réserve même si elle n'a pas de gros attraits, était vraiment très sympathique et l'avantage d'être peu fréquentée des touristes donc quasiment vide. Puis passage rapide par notre chambre pour me changer et mon conjoint me dépose au Rancho La Merced, pour une balade équestre sur la plage au couché du soleil. J'avais réservé une promenade collective mais grande chance, je suis seule ! Mon petit cheval me regarde d'un mauvais œil, mais une fois dessus il fini par comprendre que je ne suis pas une débutante pénible et il se détend. La balade dure 2h, on ne fait que du pas sur les trajets aller et retour de la plage mais on fera de jolis galops dans l'eau ! Mon guide est génial, on passe les 2h à discuter de pleins de trucs différents avec nos anglais approximatifs et je pense que lui a aussi apprécié cet instant qui devait le changer des groupes d'américains (ils n'aiment pas trop les américains qui envahissent un peu trop le pays). J'ai droit à un magnifique couché de soleil avant de rentrer. Le soir, nouveau repas en mode Koh-Lanta.
Mercredi 3 février : ~ Puerto Jimenez 1 ~ La veille nous avions déposé du linge à faire nettoyer, que nous pouvions récupérer ce matin à 11h. Nous quittons donc notre hôtel un peu avant et on passe prendre nos affaires toutes propres. Puis nous prenons la route, direction Puerto Jimenez, dans la péninsule d'Osa. Le trajet est très chouette, on sent qu'on s'éloigne des foules de touristes car la route est déserte. Beaucoup beaucoup de vert, de grands arbres, des forêts et parfois un peu d'océan. Ça tourne, ça monte et ça descend mais sur quasiment tout le trajet le bitume est neuf. Puerto Jimenez n'est pas très grand, une rue principale et notre hôtel est au tout début donc on le trouve rapidement. Après notre installation nous partons à la recherche d'une plage et on en trouve une, encore déserte! L'eau est toujours aussi chaude, et les vagues sont moins impressionnantes que sur les autres plages donc on décide de s'aventurer un peu plus loin. C'est là que ma blonditude entre en action ! Déjà que j'avais oublié de prendre les lunettes de soleil et que nous avons dû en acheter à l'aéroport, là je décide de me baigner avec. Ça allait tant que l'eau ne touchait pas ma tête, seulement le niveau monte aussi vite qu'il descend et une vague pas prévue me les arrache de la tête. Le sable étant en mouvement partout dans l'eau, impossible de distinguer quoi que ce soit. Et pourtant miracle, mon conjoint les retrouve en tâtonnant au sol !! Il me propose de les ramener sur la plage, je refuse, les serrant bien dans ma main. Autre vague, encore plus forte... Re disparition des lunettes. On cherche jusqu'à ce que le soleil se couche mais cette fois l'océan décide de les garder... Donc plus de lunettes. C'est dommage, elles étaient vraiment très bien :( Pendant que mon conjoint cherche, moi je cherche aussi hein, mais j'ai la chance de voir une première raie surfer sur une vague. Puis 3 autres passer à un mètre de moi. Trop mignon ! Puis passage au supermarché pour s'acheter de quoi petit déjeuner car notre hôtel ne les propose pas. Ils avaient des lunettes, normes CE, mais quand ils m'annoncent un prix à 4$ j'ai franchement le doute que cette norme soit vraie. Je préfère ne pas les acheter plutôt que de me cramer les yeux... (donc n'oubliez pas vos lunettes et ne vous baignez pas avec!).
Hôtel : Cabinas Jimenez Nous avons passés trois nuits dans la Cabinas N°15. La chambre était très sympa, vue sur la mer (et le levé de soleil), climatisation, cuisine, terrasse, télé et wifi. Pas de repas possible dans l'hôtel mais plein de restaux et sodas aux alentours. Ils proposent énormément d'activités, que nous n'avons pas testé car nous avions déjà des visites de réservés avant d'arriver. La gérante était très sympa. La ville des haras, écoutez les hurler, levez la tête, ils arrivent :) Par contre la plage en face de l'hôtel n'est pas vraiment praticable, très vaseuse.
Jeudi 4 février : ~ Puerto Jimenez 2 ~ Debout à 6h, nous avons rdv avec un français installé sur place, qui va nous faire visiter un petit morceau de la forêt du Corcovado (pas celle qui est classée, car seuls des guides locaux ont le droit d'y entrer avec du public). Une fois avec notre guide (Tico), nous prenons la route. Enfin... La piste ! Encore une fois, vive le 4x4 !!! Au cours de la journée on ne croisera pas une route normale, on traversera des cours d'eau, des gros trous, bref, de la piste ! Puis après quasiment une heure de route, nous voilà partis pour une marche de 3 ou 4h. Nous sommes les seuls à profiter de ce lieu et même si on ne croise pas énormément d'animaux, on aura quand même la chance de voir plusieurs lézards, une grenouille d'abord blanche qui changera ensuite de couleur pour se fondre dans l'environnement, des singes, des oiseaux, des agoutis, et j'en oublie déjà sûrement. Mais aussi énormément de fourmis, d'arbres énormes, d'arbres tueur d'autres arbres, des fleurs qui sentent l'ail, des arbres qui sont tombés, des lianes et le tout à des hauteurs incroyables. Puis on récupère la voiture pour pique niquer à côté d'un mirador. Magnifique vue sur la forêt et la plage en arrière plan. Après manger, il nous amène sur des rochers de gray gris, face à la mer. Il y a du vent, les vagues sont énormes et viennent s'écraser contre les rochers, déclenchant de véritables feux d'artifices d'écume. C'est splendide et vraiment impressionnant ! Fin de la journée avec Tico, c'était trop chouette!
Vendredi 5 février : ~ Puerto Jimenez 3 ~ Levés à 5h45 ce matin et nous avons la chance de pouvoir voir le levé du soleil sur la terrasse de la chambre (on ne pensait pas du tout que ça arriverait ça...). Trop joli ! Puis Tico nous rejoint à 7h et à pieds nous rejoignons le petit embarcadère situé tout prêt de notre hôtel où un petit bateaux de pêcheur et son propriétaire nous attendent. Surprise, nous ne sommes pas les seuls. Deux autres français (on le sait vite car l'un d'eux porte le maillot du PSG) qui ont négociés la balade avec le pêcheur la veille. Pas très causants globalement et en plus ils nous ont énervés car ils commençaient à peine leur voyage alors que le notre se rapprochait dangereusement de la fin :( Petite balade en mer où nous aurons la chance de voir énormément de dauphins, des mouettes locales (dont j'ai complètement oublié le nom), et de faire une pause snorkelling où une raie énorme restera sagement enfouie dans le sable pendant que nous la contemplons. C'était franchement chouette, mais un peu cher pour une balade d'une demie-journée (100$/personne). Puis retour à l'hôtel, repas en ville avant de prendre la direction de la plage. En essayant de suivre les instructions de Tico on se perd et on se retrouve dans un petit chemin dans un premier temps, qui se transforme en un chemin pour moto, au milieu d'une végétation danse, impossible de faire demi tour ! On se retrouve alors au milieu d'une propriété qui fini par donner sur une plage. Comme Tico nous a expliqué qu'aucune plage ne peut être privée on s'arrête là. Encore une fois, la plage est belle, mais les vagues sont énormes !! Mon conjoint osera y aller, moi non. J'en profite pour le prendre en photos et vidéo dans des rouleaux plus grands que lui et m'assurer qu'il s'en sorte à chaque fois. Puis le ciel se couvre rapidement, de son point de vu de grosses trombes d'eau nous arrivent dessus. Donc on remonte rapidement dans la voiture pour ne pas se retrouver embourbés dans notre petit chemin, surtout qu'on ne sait pas vraiment où on est. Et on a bien fait car sur le retour, même si nous ne nous prenons pas la grosse averse (juste quelques gouttes), on pourra s'arrêter juste à côté de singes qui sont en train de chercher à manger. On a le temps de prendre pleins de photos et de vidéos, ils sont trop mignons. Puis petite balade autour de l'hôtel et recherches des cadeaux souvenirs. Nous avons terminé la journée en commandant des pizzas chez « Pura vida », elles étaient super bonnes, même si moi je n'ai pas vraiment supporté l'eau dans cette région et que bien malade, je ne l'ai pas terminée...
Samedi 6 février : ~ San Gerardo de Rivas ~ Ce matin debout pas si tôt que ça (8h) et on remballe tout pour notre départ. La route va être longue, on a un peu les boules de quitter la mer donc sur le trajet on essaye plusieurs fois de trouver une plage, mais décidément, même si elles sont toutes très jolies, elles ne sont vraiment pas propices à la baignade ! Donc on perd un peu de temps pour rien mais on aura quand même vu de jolis coins. Je pensais qu'on allait entrer dans les terres rapidement et remonter par la route inter-america mais le GPS nous fait comprendre que ça va nous prendre le double de temps et il préfère nous faire remonter en passant par Uvita avant d'entrer ensuite dans les terres. Rapidement on prend de l'altitude et on se retrouve aux milieu des nuages, avec des vallées plongeantes sur le bord de la route qui donnent le vertige ! Ce pays est vraiment magnifique. Après nous avoir amené pas du tout au bon droit en nous faisant encore user du 4x4 sur des pistes pourries, on fait demi-tour, demandons notre chemin et finissons par le trouver. Nous déchargeons les bagages 30min avant le coucher du soleil donc pas le temps de voir grand chose... Les températures redescendent sévèrement le soir. Il faut le dire, ça caille, on est en montagne... J'avais réservé le repas du soir en même temps que la chambre, c'était de la cuisine uniquement bio et on se serait cru dans un 4*.
Hotêl : Rio Chirripo Une nuit passée dans une chambre au deuxième étage (qui est en fait au rez-de-chaussé pour y accéder, il faut descendre pour allez aux autres étages). Vue sur le balcon incroyable, chambre très propre, j'ai adoré le carrelage de la salle de bain, le savon proposé, le bois utilisé pour le balcon. C'est très calme, une super piscine (non chauffée donc un peu froide), mais un jacuzzi chauffé que nous n'avons malheureusement pas eu le temps de tester. Lit très agréable, personnel super. Très chouette hôtel !
Dimanche 7 février : ~ Alajuela ~ Après le petit déjeuner, sur les conseils de la gérante de l'hôtel nous avons fait un peu de voiture pour nous rendre dans une petite réserve avec différents sentiers menant à des cascades. On commençait à être un peu justes dans nos finances et l'entrée du parc était gratuit mais était gardé par une femme, avec un panneau indiquant que nous pouvions faire une donation pour le préserver. Il proposait 3000 colonnes par personnes, soit 6$. J'ai complètement mélangé les deux et je lui ai donné 12000 colonnes. La balade était super chouette, de jolies cascades même si par manque de temps nous n'avons pas pu aller très loin. Puis nous sommes repassés chercher nos affaires à l'hôtel et avons pris la route pour retourner sur la capitale. Nous étions alors dans un petit village avec tout se qu'il faut pour manger et mettre de l'essence et malgré que mon conjoint ait proposé de tout faire ici, je me suis dis qu'on trouverait bien tout ça sur la route. Sauf que le trajet n'était pas vraiment ce à quoi je m'attendais... On est monté à 2600 mètres d'altitude, nous étions à la moitié du plein d'essence en partant et au bout d'une heure (sur les 3h30 annoncées par le GPS) nous en avions déjà utilisé la moitié. Rien du tout sur la route, on a un peu commencé à paniquer en se disant qu'on allait tomber en panne d'essence au milieu de nul part. On avait faim, mais pas assez de sous pour manger et mettre de l'essence. Donc malgré que nous ayons croisé plusieurs Soda, priorité à l'essence. Heureusement, on fini par croiser un panneau indiquant une station essence 25 km plus loin. Ça caille sévère, les gens ont des manteaux et des bonnets. On fait le plein, et on est rassurés mais toujours le ventre vide. On croise quelques Soda, il nous reste un peu de sous pour grignoter mais hors de question de sortir de la voiture en short et tee-shirt alors que nous avons le chauffage dans la voiture. Donc on roule jusqu'à redescendre et croiser miraculeusement un centre commercial avec une banque ouverte ! On fait donc le change sur 200€ et il y a un MC do juste en face donc on peu également manger. Ça va mieux :) Puis nous arrivons à notre hôtel à la tombée de la nuit. J'ai droit au debriefing de notre séjour avec une personne de Tout Costa Rica, repas dans un soda et dodo !
Hôtel : La Rosa de America (Pierre Tropical) Ce n'est pas le plus beau qu'on est fait, les chambres sont les une sur les autres, le petit déjeuner avait été dévalisé à notre arrivée, la piscine agréable mais froide, mais en même temps on était sur le départ donc mon humeur n'était aussi peut-être pas très optimiste ! Mais grâce aux chaînes américaines nous avons pu voir une partie de la finale du Super Ball :) Par contre nous leur avions confié des cartes postales timbrées, qui à ce jour ne sont toujours pas arrivées...
Lundi 8 février : ~ Départ ~ J'aurais aimé aller voir le Volcan Poas ce matin là, mais devant quitter l'hôtel à 13h pour aller à l'aéroport on avait vraiment peur d'être trop justes. Donc on profité du temps qu'il nous restait pour faire laver la voiture (pleine de poussière et il fallait qu'elle soit propre pour que le loueur puisse constater les non-dégâts) et acheter les fruits et derniers bidules que nous voulions ramener en France. Retour à l'aéroport sans encombre, pas de soucis lors de la restitution de la voiture et la taxe de sortie du CR était déjà comprise dans le prix de nos billets. Arrivés au Panama avec du retard, nous avions malgré tout le temps de trouver notre hall d'embarquement et même de refaire un achat. Et petite surprise : nous avions été surclassé donc super bien installés pour le vol jusqu'à Charles de Gaulle :)
Pour résumer, c'était un voyage génial, un pays incroyable de verdure, des gens adorables, des souvenirs plein la tête et une bonne déprime en rentrant ! Même si c'est plus cher que d'autres pays d'amérique du sud ou que l'Asie, ce n'est pas comparable. Je ne regrette en aucun cas ce voyage et je serais tout à fait partante pour y retourner dans quelques années ! :) Je vais essayer dans les semaines qui viennent, de faire un petit montage vidéo de ce que nous avons capturé là-bas, je rajouterai le lien lorsqu'il sera fait ;)
L'Inde en juin/juillet/août? English translation pending
Bonjour à tous !
J'ai le projet de partir en Inde du Nord cet été, et il m'est assez difficile de faire le tri dans les avis que je trouve tant ceux-ci diffèrent...j'espère donc pouvoir obtenir ici quelques conseils de la part d'habitués !
Ce serait pour début juin. Je n'ai pas encore pris mon billet mais je voudrais le faire dès demain. Cependant, j'ai du mal à me décider concernant la date du retour. À l'origine, je partais dans le but de faire un trek au Ladakh pour 15 jours. Je pense faire l'aller-retour en bus par la route de Manali, et passer quelques jours à Leh, donc disons qu'en gros cela me prendrait 3 bonnes semaines (je veux y aller tranquillement).
Mais je m'étais dit qu'il serait bête de s'arrêter là. Il m'est possible de poursuivre le voyage pour un mois supplémentaire (soit 2 mois en tout). Or je lis partout que juin/juillet/aout est la pire période pour visiter l'Inde, on m'a carrément dit que ça ne valait pas le coup. Peut être qu'il serait plus judicieux de me consacrer au Ladakh et de découvrir le reste du pays une prochaine fois ?
Est-il possible d'entrer sans avoir de billet retour, et d'aviser sur place en fonction de mon ressenti et de la météo ? C'est un pays qui m'attire depuis un bon bout de temps, mais j'avoue que je l'appréhende. Je suis une jeune femme voyageant seule en mode "routarde", et j'ai lu de nombreuses expériences de filles qui, même en se faisant discrète, ont ressenti un profond malaise et ont du écourter leur voyage. Je suis très ouverte et j'ai envie de me faire mon propre avis sur la question, mais le prix de ce voyage est conséquent pour moi et j'ai très peur de me retrouver dans cette situation. Si je ne m'y sentais finalement pas bien, j'aimerais avoir la possibilité de prendre un billet d'avion pour un pays asiatique plus calme (par exemple la Thaïlande que je connais déja) et de re-tenter l'expérience indienne dans quelques années.
Dans le cas où j'y passerais deux mois complets, j'aimerais après le Ladakh visiter Agra, Jaïpur, Jodhpur, Pushkar, Rishikesh, et surtout Varanasi. Combien de temps consacrer idéalement à chacune de ces villes ? En un mois et en n'utilisant que les transports en commun, c'est assez ? Au Ladakh, à part un trek guidé, qu'est ce qu'il y aurait de beau à visiter par ses propres moyens ? D'ailleurs est ce que les treks proposés sur 15 jours sont adaptés aux débutants ? Enfin, est-il préférable de visiter d'abord le Ladakh puis le Rajasthan et Varanasi, ou de parcourir le pays pour terminer par le trek ? En fonction du climat, de la fréquentation (peut être moins de monde au Ladakh en juin qu'en juillet/aout ?), de l'adaptation au pays etc...
Je remercie par avance ceux qui auront la gentillesse de répondre à ce post un peu long :)
Je m'excuse si certaines de mes questions ont déja été posées, j'ai fait quelques recherches mais en ce moment le temps me manque et comme j'aimerais pouvoir prendre mes billets au plus vite...
Bonne soirée à vous !
Ce serait pour début juin. Je n'ai pas encore pris mon billet mais je voudrais le faire dès demain. Cependant, j'ai du mal à me décider concernant la date du retour. À l'origine, je partais dans le but de faire un trek au Ladakh pour 15 jours. Je pense faire l'aller-retour en bus par la route de Manali, et passer quelques jours à Leh, donc disons qu'en gros cela me prendrait 3 bonnes semaines (je veux y aller tranquillement).
Mais je m'étais dit qu'il serait bête de s'arrêter là. Il m'est possible de poursuivre le voyage pour un mois supplémentaire (soit 2 mois en tout). Or je lis partout que juin/juillet/aout est la pire période pour visiter l'Inde, on m'a carrément dit que ça ne valait pas le coup. Peut être qu'il serait plus judicieux de me consacrer au Ladakh et de découvrir le reste du pays une prochaine fois ?
Est-il possible d'entrer sans avoir de billet retour, et d'aviser sur place en fonction de mon ressenti et de la météo ? C'est un pays qui m'attire depuis un bon bout de temps, mais j'avoue que je l'appréhende. Je suis une jeune femme voyageant seule en mode "routarde", et j'ai lu de nombreuses expériences de filles qui, même en se faisant discrète, ont ressenti un profond malaise et ont du écourter leur voyage. Je suis très ouverte et j'ai envie de me faire mon propre avis sur la question, mais le prix de ce voyage est conséquent pour moi et j'ai très peur de me retrouver dans cette situation. Si je ne m'y sentais finalement pas bien, j'aimerais avoir la possibilité de prendre un billet d'avion pour un pays asiatique plus calme (par exemple la Thaïlande que je connais déja) et de re-tenter l'expérience indienne dans quelques années.
Dans le cas où j'y passerais deux mois complets, j'aimerais après le Ladakh visiter Agra, Jaïpur, Jodhpur, Pushkar, Rishikesh, et surtout Varanasi. Combien de temps consacrer idéalement à chacune de ces villes ? En un mois et en n'utilisant que les transports en commun, c'est assez ? Au Ladakh, à part un trek guidé, qu'est ce qu'il y aurait de beau à visiter par ses propres moyens ? D'ailleurs est ce que les treks proposés sur 15 jours sont adaptés aux débutants ? Enfin, est-il préférable de visiter d'abord le Ladakh puis le Rajasthan et Varanasi, ou de parcourir le pays pour terminer par le trek ? En fonction du climat, de la fréquentation (peut être moins de monde au Ladakh en juin qu'en juillet/aout ?), de l'adaptation au pays etc...
Je remercie par avance ceux qui auront la gentillesse de répondre à ce post un peu long :)
Je m'excuse si certaines de mes questions ont déja été posées, j'ai fait quelques recherches mais en ce moment le temps me manque et comme j'aimerais pouvoir prendre mes billets au plus vite...
Bonne soirée à vous !
2016, l'année des lions (mais pas que...) English translation pending
Je me suis souvent plainte d'avoir vu peu de lions lors de mes précédents voyages (pas de lion à sabi sand, pas de lion à Hluhluwe, pas de lion au South Luangwa et au KTP, une malheureuse lionne agonisante et un mâle, très loin, encerclé par une vingtaine de 4x4!).
Alors cette année, j'ai décidé de mettre toutes les chances de mon côté et d'aller dans le pays d'Afrique où la population de lions est la plus importante, la Tanzanie.
Bon, en fait, j'avais hésité longuement entre l'Ouganda, le sud de l'Afrique du Sud, Oman ... et la Tanzanie.
Que les inconditionnels du self drive me pardonnent (j'espère qu'ils ne sont pas trop sectaires 😉) mais j'ai utilisé cette fois les services d' un chauffeur guide et suis passée par une agence (Corto safari). Certes, l'émotion ressentie quand on découvre soi même un animal reste incomparable. Et puis, conduire soi même sa voiture, c'est la liberté d'aller où on veut, de s'arrêter où et quand on veut ... Enfin, aller où on veut, c'est vite dit car mes limites en conduite de 4x4 auraient été très vite atteintes pour ce voyage ci. Et comme louer une voiture à l'étranger se révèle pour moi assez anxiogène (ai-je bien compris les clauses d'assurance en anglais? Vais-je avoir assez d'essence pour atteindre la prochaine pompe? Ai-je emmené suffisamment de chaussettes pour filtrer le gazoil? Que va dire le loueur quand il verra toutes ces griffes sur la carrosserie? etc....), j'ai tout compte fait profité d'une certaine tranquillité d'esprit.
C'est donc parti pour un court séjour au pays des lions (mais pas que...)
Muriel
Bon, en fait, j'avais hésité longuement entre l'Ouganda, le sud de l'Afrique du Sud, Oman ... et la Tanzanie.
Que les inconditionnels du self drive me pardonnent (j'espère qu'ils ne sont pas trop sectaires 😉) mais j'ai utilisé cette fois les services d' un chauffeur guide et suis passée par une agence (Corto safari). Certes, l'émotion ressentie quand on découvre soi même un animal reste incomparable. Et puis, conduire soi même sa voiture, c'est la liberté d'aller où on veut, de s'arrêter où et quand on veut ... Enfin, aller où on veut, c'est vite dit car mes limites en conduite de 4x4 auraient été très vite atteintes pour ce voyage ci. Et comme louer une voiture à l'étranger se révèle pour moi assez anxiogène (ai-je bien compris les clauses d'assurance en anglais? Vais-je avoir assez d'essence pour atteindre la prochaine pompe? Ai-je emmené suffisamment de chaussettes pour filtrer le gazoil? Que va dire le loueur quand il verra toutes ces griffes sur la carrosserie? etc....), j'ai tout compte fait profité d'une certaine tranquillité d'esprit.
C'est donc parti pour un court séjour au pays des lions (mais pas que...)
MurielDeux amoureux aux USA... English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'appelle Laurie, j'ai 26 ans, je suis en couple avec Flo et pour nos 5 ans d'amour, nous souhaiterions réaliser THE voyage, le rêve ultime, les States!!! J'ai organisé l'année dernière un circuit de 9 jours en Europe mais là, c'est un peu plus compliqué niveau organisation!
Je souhaiterais donc soumettre à vos yeux avertis notre planning pour 15 jours en octobre 2016, sur la côte ouest des USA:
05/10 : PARIS - LOS ANGELES Ce jour, rien de prévu de particulier, on récupère les bagages, la voiture de loc, on prend possession de la chambre d'hôtel.
06/10 : VISITE DE LOS ANGELES (ville) Visite de la ville et tout ce que vous connaissez (Hollywood, walk of fame...)
07/10 : LOS ANGELES (plage et studio) J'aimerais prendre la matinée pour aller voir les plages célèbres aux alentours (Santa Barbara, Malibu - a priori, ça ne vaut pas le coup de s'y attarder plus que ça, comparé à toutes les merveilles à voir je veux dire!). L'après-midi, j'aimerai aller voir les studios, si ça rentre dans le budget... sinon, ce sera shopping :)
08/10 : LOS ANGELES - ARRET CALICO - NUIT A LAUGHLIN Calico serait plus une ville étape, un arrêt de quelques heures le temps de visiter et de manger et de repartir vers Laughlin... devrait-on pousser jusqu'aux abords du Grand Canyon???
09/10 : LAUGHLIN - VISITE GRAND CANYON - PAGE Départ le matin vers le Grand Canyon (3 heures de route), on visite le Grand Canyon dans la journée (survol en hélicoptère si le budget le permet) et en fin de journée, dodo autour de Page.
10/10 : ANTELOPE CANYON - LAC POWELL - PAGE Départ le matin vers Antelope Canyon (2 à 3 heures de visite), puis après-midi, visite du Lac Powell (petite croisière ou canoë ce serait top si le budget suit toujours...) Glen Canyon et Horseshoe bend et retour à Page pour dormir.
11/10 : MONUMENT VALLEY - CANYONLAND Départ le matin vers Monument Valley (4/5 heures suffisent pour voir l'essentiel?) puis en début ou en milieu d'après-midi, visite ou seulement arrêt photo pour Canyonland? Nuit autour de Canyonland. Faut-il scinder cette journée en deux?
12/10 : ARCHES - BRYCE CANYON Départ le matin vers le parc Arches et l'après-midi Bryce Canyon. Nuit autour de Bryce Canyon Faut-il scinder cette journée en deux?
13/10 : ZION - LAS VEGAS Départ le matin vers le parc Zion, et route vers Las Vegas. Nuit à Las Vegas.
14/10 : LAS VEGAS - VALLEE DU FEU - LAS VEGAS Découverte de la vallée du feu le matin et après-midi et nuit à Las Vegas
15/10 : LAS VEGAS - VALLEE DE LA MORT - FRESNO Mauvaise surprise ici, j'espérais enchainer la vallée de la mort avec Mammoth Lake et Yosémite, mais pas de route qui les relie. Du coup, on redescend sur Fresno après avoir vu la vallée de la mort, le détour vers le Lac vaut certainement le coup mais rallonge la route déjà longue de cette journée.
16/10: YOSEMITE Départ de Fresno le matin direction Yosemite, et nuit à l'extérieur du parc (Mariposa) car la nuit dans le parc est hors de prix
17/10 : YOSEMITE Départ de Mariposa le matin, visite du parc Yosemite et retour à Mariposa le soir
18/10 : SAN FRANCISCO (la ville) On part de Mariposa le matin, direction San Francisco pour une après-midi découverte de la ville. On nous a conseillé de rendre la voiture de loc à notre arrivée dans la ville et de poursuivre avec les transports en commun ou à pied.
19/10 : SAN FRANCISCO (la ville + alcatraz) Découverte de la ville le matin et Alcatraz l'après-midi si le budget le permet.
20/10 : SAN FRANCISCO - PARIS Pour des raisons budgétaires, nous repartons un jeudi (vol moins cher et une nuit d'hôtel en moins). Perso, je serai bien restée une journée de plus mais mon loulou me dit qu'il n'a pas encore planté d'arbre à sous!
Que pensez-vous de ce premier jet? Cela vous parait-il raisonnable (heure de route vs heure de visite)? Des étapes à écourter selon vous, ou à rallonger?
Pour le budget, nous aimerions être autour de 2000 EUR par personne, est-ce réalisable? Ci-dessous, une première estimation: - Logement : 1200 EUR (souvent des motels, pas dans les parcs directement) - Vol : nous en avions vu à 1300 EUR A/R mais à l'époque, nous n'étions qu'au commencement et nous n'avons pas acheté. Aujourd'hui, on tourne autour de 1600 EUR A/R, on espère que ça puisse rebaisser. - Location voiture: autour de 400 EUR. Mon loulou avait flashé sur une Mustang, mais on tombe à 500 EUR... à voir. Et on compte +/- 300 EUR d'essence. - Entrées parcs: on prendra certainement le pass annuel à 80 USD + autres entrées à payer qui ne sont pas comprises dans le pass (+/- 200 EUR) - Passeport + ESTA : 200 EUR pour nous deux
- Budget extra qu'on peut se construire jusqu'en octobre : on essaye d'économiser +/- 1000 EUR pour les repas et pour les extras (souvenirs, hélico GC, croisière Lac Powell...).
Je reste pour l'instant large dans mes explications et si mon parcours vous parait correct, j'entrerai dans les détails (choix des hôtels, visite...)
Merci d'avance à tous de m'avoir lu et pour vos réponses avisées :)
Lau & Flo
Je m'appelle Laurie, j'ai 26 ans, je suis en couple avec Flo et pour nos 5 ans d'amour, nous souhaiterions réaliser THE voyage, le rêve ultime, les States!!! J'ai organisé l'année dernière un circuit de 9 jours en Europe mais là, c'est un peu plus compliqué niveau organisation!
Je souhaiterais donc soumettre à vos yeux avertis notre planning pour 15 jours en octobre 2016, sur la côte ouest des USA:
05/10 : PARIS - LOS ANGELES Ce jour, rien de prévu de particulier, on récupère les bagages, la voiture de loc, on prend possession de la chambre d'hôtel.
06/10 : VISITE DE LOS ANGELES (ville) Visite de la ville et tout ce que vous connaissez (Hollywood, walk of fame...)
07/10 : LOS ANGELES (plage et studio) J'aimerais prendre la matinée pour aller voir les plages célèbres aux alentours (Santa Barbara, Malibu - a priori, ça ne vaut pas le coup de s'y attarder plus que ça, comparé à toutes les merveilles à voir je veux dire!). L'après-midi, j'aimerai aller voir les studios, si ça rentre dans le budget... sinon, ce sera shopping :)
08/10 : LOS ANGELES - ARRET CALICO - NUIT A LAUGHLIN Calico serait plus une ville étape, un arrêt de quelques heures le temps de visiter et de manger et de repartir vers Laughlin... devrait-on pousser jusqu'aux abords du Grand Canyon???
09/10 : LAUGHLIN - VISITE GRAND CANYON - PAGE Départ le matin vers le Grand Canyon (3 heures de route), on visite le Grand Canyon dans la journée (survol en hélicoptère si le budget le permet) et en fin de journée, dodo autour de Page.
10/10 : ANTELOPE CANYON - LAC POWELL - PAGE Départ le matin vers Antelope Canyon (2 à 3 heures de visite), puis après-midi, visite du Lac Powell (petite croisière ou canoë ce serait top si le budget suit toujours...) Glen Canyon et Horseshoe bend et retour à Page pour dormir.
11/10 : MONUMENT VALLEY - CANYONLAND Départ le matin vers Monument Valley (4/5 heures suffisent pour voir l'essentiel?) puis en début ou en milieu d'après-midi, visite ou seulement arrêt photo pour Canyonland? Nuit autour de Canyonland. Faut-il scinder cette journée en deux?
12/10 : ARCHES - BRYCE CANYON Départ le matin vers le parc Arches et l'après-midi Bryce Canyon. Nuit autour de Bryce Canyon Faut-il scinder cette journée en deux?
13/10 : ZION - LAS VEGAS Départ le matin vers le parc Zion, et route vers Las Vegas. Nuit à Las Vegas.
14/10 : LAS VEGAS - VALLEE DU FEU - LAS VEGAS Découverte de la vallée du feu le matin et après-midi et nuit à Las Vegas
15/10 : LAS VEGAS - VALLEE DE LA MORT - FRESNO Mauvaise surprise ici, j'espérais enchainer la vallée de la mort avec Mammoth Lake et Yosémite, mais pas de route qui les relie. Du coup, on redescend sur Fresno après avoir vu la vallée de la mort, le détour vers le Lac vaut certainement le coup mais rallonge la route déjà longue de cette journée.
16/10: YOSEMITE Départ de Fresno le matin direction Yosemite, et nuit à l'extérieur du parc (Mariposa) car la nuit dans le parc est hors de prix
17/10 : YOSEMITE Départ de Mariposa le matin, visite du parc Yosemite et retour à Mariposa le soir
18/10 : SAN FRANCISCO (la ville) On part de Mariposa le matin, direction San Francisco pour une après-midi découverte de la ville. On nous a conseillé de rendre la voiture de loc à notre arrivée dans la ville et de poursuivre avec les transports en commun ou à pied.
19/10 : SAN FRANCISCO (la ville + alcatraz) Découverte de la ville le matin et Alcatraz l'après-midi si le budget le permet.
20/10 : SAN FRANCISCO - PARIS Pour des raisons budgétaires, nous repartons un jeudi (vol moins cher et une nuit d'hôtel en moins). Perso, je serai bien restée une journée de plus mais mon loulou me dit qu'il n'a pas encore planté d'arbre à sous!
Que pensez-vous de ce premier jet? Cela vous parait-il raisonnable (heure de route vs heure de visite)? Des étapes à écourter selon vous, ou à rallonger?
Pour le budget, nous aimerions être autour de 2000 EUR par personne, est-ce réalisable? Ci-dessous, une première estimation: - Logement : 1200 EUR (souvent des motels, pas dans les parcs directement) - Vol : nous en avions vu à 1300 EUR A/R mais à l'époque, nous n'étions qu'au commencement et nous n'avons pas acheté. Aujourd'hui, on tourne autour de 1600 EUR A/R, on espère que ça puisse rebaisser. - Location voiture: autour de 400 EUR. Mon loulou avait flashé sur une Mustang, mais on tombe à 500 EUR... à voir. Et on compte +/- 300 EUR d'essence. - Entrées parcs: on prendra certainement le pass annuel à 80 USD + autres entrées à payer qui ne sont pas comprises dans le pass (+/- 200 EUR) - Passeport + ESTA : 200 EUR pour nous deux
- Budget extra qu'on peut se construire jusqu'en octobre : on essaye d'économiser +/- 1000 EUR pour les repas et pour les extras (souvenirs, hélico GC, croisière Lac Powell...).
Je reste pour l'instant large dans mes explications et si mon parcours vous parait correct, j'entrerai dans les détails (choix des hôtels, visite...)
Merci d'avance à tous de m'avoir lu et pour vos réponses avisées :)
Lau & Flo
Notre itinéraire de 3 mois en Afrique du Sud - Namibie - Botswana en 4x4 en famille English translation pending
Salut tout le monde
Notre préparation de voyage autour du monde commence à bien prendre forme. Après avoir posé un contexte solide (travail, école, finances, santé etc...) nous nous sommes attaqués à la première étape de notre périple : l'afrique australe. Nous n'avions que notre date d'arrivée et notre date de départ de Johannesbourg, pour le reste on a beaucoup lu, et beaucoup parlé avec Girardinphoto qui est aussi actif sur le forum et chez qui on a pu trouver un nombre très important de conseils pour cette partie de notre voyage.
Notre idée est de ne pas épuiser les enfants au début de notre périple autour du monde avec des interminables journées de voiture, on a donc essayé de trouver des étapes qui soient digestes pour eux (ils ont entre 6 et 10 ans). Cela implique parfois des étapes "dodo" qui n'ont pas de charme particulier, mais que l'on juge nécessaires... On va essayer de rester parfois 2 nuits au même endroit pour offrir un tout petit peu de "stabilité " (si on ose dire) aux voyageurs. A part quelques exceptions, on devrait pouvoir limiter à 3h30 max de voiture, en essayant de mettre suite à une grosse journée de voiture une journée plus calme.
Pour l'AFS et la Namibie, on n'a pas encore totalement arrêté les endroits où dormir précisément, on a plutôt les noms des villes ou campements, on affinera donc dans les jours et semaine à venir. Pour le Botswana on a plus d'infos car on travaille avec un TO sur place qui nous a proposé des adresses.
Voilà donc ce que ça donne. Je numérote les étapes dans un souci de clareté, pour d'éventuelles discussions futures.
Si vous voyez des incohérences, avant que l'on se lance dans des réservations, ou si vous avez des proposition d'adresses sur les étapes proposées, ou des autres propositions d'arrêts, on est preneurs, n'hésitez pas 😎 😎
Afrique du Sud : 1.Johannesburg (on dort une nuit dans un hotel du loueur de voiture départ le lendemain). 2. Parys : but : ne pas avoir trop de route ce premier jour... Pas d'adresse pour la nuit) 3. Golden Gate Highlands National Park nuit au parc (2 nuits ?) 4. Lammergeier Private NR nuit au parc (certainement 2 nuits)5. Camdeboo National Park (2 nuits au parc) 6. Addo Elephant National Park (2 nuits au parc) 7. Tsitsikamma (2 nuits au Storm River Mouth Camp) 8. Mossel Bay (1 nuit, pas encore d'adresse) 9. Arniston (1 nuit, pas encore d'adresse) 10. Cape Agulhas (1 nuit, pas encore d'adresse)11. Hermanus (1 nuit, pas encore d'adresse) 12. Cape Town (3 nuits, pas encore d'adresse) 13. Citrusdal (1 nuit, pas encore d'adresse) 14. Namaqua National Park (2 nuits dans le parc) 15. Augrabies Falls National Park (2 nuits dans le parc)
Kgalagadi Transfrontier Parc 16. Two Rivers camp (Botswana) 17. Nossob camp 18. Mata Mata (Namibia) Namibie : 19. Mariental (1 nuit) 20. Sesriem (1 nuit) 21. Sossusvlei (2 nuits) 22. Solitaire (1 nuit) 23. Walvis Bay (2 nuits) 24. Cape Cross (1 nuit) 25. Brandberg (2 nuits au camping d'un lodge)26. Twyfelfontein (1 nuit)27. Palmwag (1 nuit) 28. Otjitotongwe (1 nuit à la Cheeta Farm) Etosha : 29. Okaukuejo (1 nuit en camping) 30. Halali (1 nuit en camping) 31. Namutoni (1 nuit en camping) 32. Grootfontein (1 nuit au Roy's Rest Camp )33. Rundu (1 nuit)34. Popa Falls (2 nuit sua Ngepi camping) 35. Camp Kwando (1 nuit)
Botswana 36. Kasane (2 à 3 jours dont 1 jour d'excursion à Victoria Falls) 37. Elephant Sands (1 nuit en camping) 38. Kubu Island (2 nuits en camping) 39. Planet Baobab (1 nuit en camping) 40. Maun (2 nuits en self cathering rooms) 41. Third Bridge (2 nuits en camping) 42. Xakanaxa (1 nuit en camping) 43. South Gate (1 nuit en camping) 44. Maun (2 nuits en hotel) 45. Dizhana (1 nuit en camping) 46. Savuti (2 nuits en camping) 47. Dizhana (1 nuit en camping) 48. Maun (2 nuits en lodge) 49. Xhumaga (1 nuit en camping) 50. Tiaans Camp (1 nuit en camping) 51. Deception (1 nuit en camping) 52. Passarge (1 nuit en camping) 53. Kori (1 nuit en camping) 54. Tuuthebe (1 nuit en self cathering room) 55. Khama Rhino (2 nuits en chalets) 56. étapes évenuelles si il reste du temps 57. Johannesburg (restitution du véhicule)
Carte :

Voilà l'idée de revenir à Maun c'est pour pouvoir faire l'école aux enfants et de ne pas enchaîner 15 jours en safari selfdrive... On fera au final quelques kms de plus mais on devrait y gagner en confort...
Vous voyez des points mal pensés ? ça vous inspire ?
On devrait avoir environ 85 nuits à passer en Afrique australe, là notre planning liste 77 nuits, alors n'hésitez pas à me proposer des étapes à rallonger ou alors des étapes que l'on loupe avec notre programme...
Merci d'avance de vos commentaires 😉😊
Notre préparation de voyage autour du monde commence à bien prendre forme. Après avoir posé un contexte solide (travail, école, finances, santé etc...) nous nous sommes attaqués à la première étape de notre périple : l'afrique australe. Nous n'avions que notre date d'arrivée et notre date de départ de Johannesbourg, pour le reste on a beaucoup lu, et beaucoup parlé avec Girardinphoto qui est aussi actif sur le forum et chez qui on a pu trouver un nombre très important de conseils pour cette partie de notre voyage.
Notre idée est de ne pas épuiser les enfants au début de notre périple autour du monde avec des interminables journées de voiture, on a donc essayé de trouver des étapes qui soient digestes pour eux (ils ont entre 6 et 10 ans). Cela implique parfois des étapes "dodo" qui n'ont pas de charme particulier, mais que l'on juge nécessaires... On va essayer de rester parfois 2 nuits au même endroit pour offrir un tout petit peu de "stabilité " (si on ose dire) aux voyageurs. A part quelques exceptions, on devrait pouvoir limiter à 3h30 max de voiture, en essayant de mettre suite à une grosse journée de voiture une journée plus calme.
Pour l'AFS et la Namibie, on n'a pas encore totalement arrêté les endroits où dormir précisément, on a plutôt les noms des villes ou campements, on affinera donc dans les jours et semaine à venir. Pour le Botswana on a plus d'infos car on travaille avec un TO sur place qui nous a proposé des adresses.
Voilà donc ce que ça donne. Je numérote les étapes dans un souci de clareté, pour d'éventuelles discussions futures.
Si vous voyez des incohérences, avant que l'on se lance dans des réservations, ou si vous avez des proposition d'adresses sur les étapes proposées, ou des autres propositions d'arrêts, on est preneurs, n'hésitez pas 😎 😎
Afrique du Sud : 1.Johannesburg (on dort une nuit dans un hotel du loueur de voiture départ le lendemain). 2. Parys : but : ne pas avoir trop de route ce premier jour... Pas d'adresse pour la nuit) 3. Golden Gate Highlands National Park nuit au parc (2 nuits ?) 4. Lammergeier Private NR nuit au parc (certainement 2 nuits)5. Camdeboo National Park (2 nuits au parc) 6. Addo Elephant National Park (2 nuits au parc) 7. Tsitsikamma (2 nuits au Storm River Mouth Camp) 8. Mossel Bay (1 nuit, pas encore d'adresse) 9. Arniston (1 nuit, pas encore d'adresse) 10. Cape Agulhas (1 nuit, pas encore d'adresse)11. Hermanus (1 nuit, pas encore d'adresse) 12. Cape Town (3 nuits, pas encore d'adresse) 13. Citrusdal (1 nuit, pas encore d'adresse) 14. Namaqua National Park (2 nuits dans le parc) 15. Augrabies Falls National Park (2 nuits dans le parc)
Kgalagadi Transfrontier Parc 16. Two Rivers camp (Botswana) 17. Nossob camp 18. Mata Mata (Namibia) Namibie : 19. Mariental (1 nuit) 20. Sesriem (1 nuit) 21. Sossusvlei (2 nuits) 22. Solitaire (1 nuit) 23. Walvis Bay (2 nuits) 24. Cape Cross (1 nuit) 25. Brandberg (2 nuits au camping d'un lodge)26. Twyfelfontein (1 nuit)27. Palmwag (1 nuit) 28. Otjitotongwe (1 nuit à la Cheeta Farm) Etosha : 29. Okaukuejo (1 nuit en camping) 30. Halali (1 nuit en camping) 31. Namutoni (1 nuit en camping) 32. Grootfontein (1 nuit au Roy's Rest Camp )33. Rundu (1 nuit)34. Popa Falls (2 nuit sua Ngepi camping) 35. Camp Kwando (1 nuit)
Botswana 36. Kasane (2 à 3 jours dont 1 jour d'excursion à Victoria Falls) 37. Elephant Sands (1 nuit en camping) 38. Kubu Island (2 nuits en camping) 39. Planet Baobab (1 nuit en camping) 40. Maun (2 nuits en self cathering rooms) 41. Third Bridge (2 nuits en camping) 42. Xakanaxa (1 nuit en camping) 43. South Gate (1 nuit en camping) 44. Maun (2 nuits en hotel) 45. Dizhana (1 nuit en camping) 46. Savuti (2 nuits en camping) 47. Dizhana (1 nuit en camping) 48. Maun (2 nuits en lodge) 49. Xhumaga (1 nuit en camping) 50. Tiaans Camp (1 nuit en camping) 51. Deception (1 nuit en camping) 52. Passarge (1 nuit en camping) 53. Kori (1 nuit en camping) 54. Tuuthebe (1 nuit en self cathering room) 55. Khama Rhino (2 nuits en chalets) 56. étapes évenuelles si il reste du temps 57. Johannesburg (restitution du véhicule)
Carte :

Voilà l'idée de revenir à Maun c'est pour pouvoir faire l'école aux enfants et de ne pas enchaîner 15 jours en safari selfdrive... On fera au final quelques kms de plus mais on devrait y gagner en confort...
Vous voyez des points mal pensés ? ça vous inspire ?
On devrait avoir environ 85 nuits à passer en Afrique australe, là notre planning liste 77 nuits, alors n'hésitez pas à me proposer des étapes à rallonger ou alors des étapes que l'on loupe avec notre programme...
Merci d'avance de vos commentaires 😉😊
Compte-rendu Magica Couleur des Tropiques & Perles des Antilles du 23 janv au 7 février English translation pending
Bonjour
De retour de cet enchainement de 2 croisières je laisse libre a chacun de donner ici ses impressions et combines pour les futurs croisiéristes du Costa Magica
un r coucou 😉 pour tous ceux que nous avons croisés et côtoyés pendant ces 15 jours
merci à ceux qui nous ont rejoints et ont partagé les excursions communes VF
à Bientôt
De retour de cet enchainement de 2 croisières je laisse libre a chacun de donner ici ses impressions et combines pour les futurs croisiéristes du Costa Magica
un r coucou 😉 pour tous ceux que nous avons croisés et côtoyés pendant ces 15 jours
merci à ceux qui nous ont rejoints et ont partagé les excursions communes VF
à Bientôt
Circuit Madagascar juillet 2015 English translation pending
Bonjour,
Voici le récit de notre magnifique périple à Madagascar en juillet dernier.
Il est possible de le retrouver avec les photos sur le site : http://lesblancond.pagesperso-orange.fr/
Bonne lecture
Les Blancond à Mada
Circuit du 11 juillet au 2 août 2015
Après nos périples en Namibie (2008), USA (2010), Brésil (2013), notre choix s’est porté cette année sur Madagascar, une destination dans nos têtes depuis longtemps mais que nous avions jusqu’à présent repoussée à une date ultérieure pour plusieurs raisons ( traitement antipaludéen pour les enfants et problèmes d’insécurité chronique relatés, le dernier en date à Nosy Be ayant été particulièrement violent avec le lynchage de 2 français ).
Le choix de la destination s’est fait en début d’année, Madagascar ayant été mis en concurrence avec la Namibie (déjà effectué en 2008) et l’Indonésie, plus particulièrement Florès. C’est Mada qui s’est imposé assez naturellement et à l’unanimité.
Après avoir consulté plusieurs agences locales, c’est Malagasy Tours qui nous a proposé le circuit qui convenait le mieux à nos souhaits, à la fois en terme de programme et de budget : un circuit mixte RN7 et Nord du pays avec 3 vols intérieurs ( Tuléar-Antananarivo, Antananarivo-Diego Suarez et Nosy Be-Antananarivo ) les 3 vols intérieurs ont été réservés par l’agence ( on ne sait jamais, en cas de problème, ce sera plus facile de se faire rembourser ) alors que le vol international a été réservé par internet ( vol Air France, l’autre compagnie assurant des vols directs étant Air Madagascar, compagnie n’assurant pas toutes les garanties en terme de fiabilité à tous les niveaux , sécurité et ponctualité ).
J’ai donc échangé assez longuement avec Seheno, de Malagasy Tours, pour finaliser le circuit et trouver un bon compromis entre une découverte en profondeur du pays tout en se ménageant un peu de temps de repos, en particulier 4 jours de farniente en fin de séjour, sur l’île de Nosy Komba.
Courant juin, en regardant les forums, j’apprends qu’une grève du personnel de la compagnie est en cours, la raison officielle étant le détournement des cotisations maladie et retraite du personnel de la compagnie par la direction, et par ailleurs des investissements hasardeux en avions que conteste le personnel, qui réclame la démission de l’équipe dirigeante.
Après quelques jours, voyant que la situation est bloquée, j’interroge l’agence sur les éventuelles conséquences pour notre circuit : pas de panique pour le moment, en 15 jours ça devrait évoluer.
Mais malheureusement, le 6 juillet, soit 5 jours avant le départ, je reçois un mail de Seheno m’informant que, le mouvement de grève étant toujours en cours, nous allons devoir renoncer aux vols intérieurs et construire un nouveau circuit tenant compte de cette contrainte.
Coup de massue et sueurs froides en perspectives !!!! On procède donc par éliminations : on commence par renoncer à la partie Nord, Tuléar-Nosy Be par la route étant complètement délirant en 4 jours puis on élimine une remontée de Tuléar par l’Ouest, là aussi les temps de route nous paraissant rédhibitoires. Le moins mauvais compromis nous paraît être finalement de remonter par la même route qu’à l’aller, trouver une étape balnéaire de 4 nuits et quelques étapes en chemin au retour pour éviter la monotonie. J’ai aussi demandé à prévoir quelques hôtels assez haut de gamme pour faire passer la pilule des longues heures de route inévitables à certaines étapes.
Vendredi 10 en fin de journée, soit la veille du départ et après 4 jours de réflexions et de nuits agitées, je valide un circuit avec une étape à Anakao en milieu de séjour, un arrêt à Ranomafana (non prévu au départ car peu intéressant d’après le routard), et 3 jours pour finir à Andasibe.
Quelle semaine, à jongler entre le boulot, les échanges avec Seheno et ceux entre nous pour valider les changements !!! On s’en souviendra…
Pour couronner le tout, les filles sont revenues de leur tournée de tennis à La Baule vendredi soir à 22h et j’ai dû retourner en catastrophe au labo jusqu’à 23h pour scanner des documents hyper urgents. On a souvent eu des départs mouvementés, mais celui-là bat tous les records !
Samedi 11 juillet. A 3h45, réveil en fanfare et c’est le grand départ pour l’aéroport de Guipavas ou nous retrouvons Ben. Nous décollons pour Roissy à 6h35 et arrivons sans encombre à 7h45, où toute l’équipe se retrouve au complet puisque Pierrot est arrivé la veille et a logé à l’Ibis. Nous décollons à 11h30, donc à l’heure, de Roissy et arrivons à 23h10 à Antananarivo après un vol sans histoires. Le plus dur est fait, se dit on et dans une heure nous devrions être couchés….illusion !! Nous sommes d’emblée confrontés à l’efficacité malgache dans toute sa splendeur : d’une part les démarches d’entrée dans le pays prennent un temps fou ( il faut passer à 2 postes où la rapidité est inversement proportionnelle au personnel dédié ) et surtout les bagages arrivent Mora Mora, tellement d’ailleurs que seulement 3 bagages sur les 6 sont arrivés ( ils manquent la valise de Ben et 2 de nos bagages, les vêtements étant par chance dans les 2 autres sacs ). Comme nous ne sommes pas les seuls, loin de là, c’est aussi un vaste foutoir au bureau de réclamation des bagages. Ce n’est donc que vers 2h30 que nous quittons l’aéroport avec notre guide Hery et notre chauffeur Feno qui nous attendent depuis plusieurs heures. Le temps de faire du change, de donner un pourboire misérable aux porteurs de bagages ( on n’a pas encore trop la notion de la valeur des ariarys et honnêtement il ne faut pas nous demander grand-chose à cette heure avancée et après ces émotions), Hery nous fait un topo rapide tout en nous offrant un plateau garni de nems, samoussas, beignets de poulets…., délicieux mais à cette heure on pense plus à notre lit qu’à notre estomac. Nous arrivons en quelques minutes à notre hôtel, « Le Bois Vert », où la température est très fraîche et où nous passons une première nuit courte mais oh combien réparatrice.
Dimanche 12 juillet : Antananarivo-Antsirabe. Vus les événements de la veille, le top départ de ce matin n’a été fixé qu’à 10h nous nous levons donc à 9h et, après le petit déjeuner, nous laissons à l’hôtel des photocopies de nos passeports et les clés et codes de nos bagages, pour qu’une personne de l’agence puisse aller à l’aéroport les récupérer. A 10h, c’est parti pour l’aventure dans notre minibus Mercedes Sprint vert flashy. La traversée de la capitale nous donne une idée de la pauvreté entrevue la veille lors de l’aéroport à l’hôtel. Après être passé devant des femmes qui lavent leur linge, devant un hôpital vide ( construit par le gouvernement de la transition, un mot qu’on entendra beaucoup durant le séjour, toujours pour parler de choses inutiles réalisées ou utiles qui n’ont pas été faites ), nous quittons progressivement Antanarivo petit à petit apparaît le paysage des hautes terres, avec son relief montagneux, sa terre rouge et ses rizières et autres cultures. La foule le long de la route est impressionnante et les arrêts nombreux : boutique pour faire le plein d’eau ( où nous entendons la chanson de Françoise Hardy « tous les garçons et les filles », probablement le tube du moment …), petit marché au bord de la route pour acheter des fraises locales ( où je me fais arnaquer car je donne le prix demandé de 10 000 ariarys pendant qu’Hery le négocie à la baisse ), vendeurs divers et variés ( artisanat local, objets en raphia, chapeaux, petites voitures….à des prix défiant toute concurrence ). Nous nous arrêtons le midi dans la ville du foie gras, Behenjy, dans un restaurant un peu kitsch, « le coin du foie gras », situé sur la hauteur, où les notables des environs ont manifestement l’habitude de déjeuner les dimanche midi. Le foie gras n’est pas mauvais du tout (nature ou parfumé à la vanille, au poivre ou au raisin ), et on déguste pour la première fois un filet de zébu et Ben et Pierre la bière vedette de Mada, la THB. Hery et Feno mangent sur une autre table. J’avais signalé à l’agence avant notre séjour que nous souhaitions prendre nos repas « seuls » car c’est toujours compliqué, et même parfois pénible, d’être constamment avec le guide, sans possibilité de se lâcher vraiment. Le fait de le prévoir avant le départ permet de ne pas froisser le guide qui pourrait le prendre comme un jugement personnel. Nous continuons notre périple en direction d’Antsirabe, en nous arrêtant régulièrement pour des photos de paysages ou des scènes de la vie quotidienne. Partout où nous nous arrêtons, alors qu’on pense être dans des coins déserts, c’est systématiquement une nuée d’enfants qui sortent de partout et nous entourent en criant « bonbons vazahas !!!! » On s’y attendait un peu mais parfois ça tourne à l’émeute. Après avoir dû renoncer ( pour mieux la faire au retour ) à la visite de la fabrique de marmites en aluminium à Ambatolampy, nous arrivons vers 17h à Antsirabe, alors que la nuit n’est pas loin. Nous effectuons la visite très intéressante de l’atelier de Mamy qui fabrique des vélos, voitures…avec du matériel de récupération. Derrière cette boutique se situe celle de la femme de Mamy qui vend de la broderie. Nous y achetons une grande nappe et Ben nous gratifie d’un striptease lors de l’essayage d’un teeshirt, qui déclenche l’hilarité dans toute l’assistance, notamment d’une vendeuse qui lui dit qu’elle a vu les horreurs de la guerre et n’est donc plus à ça prêt. Nous terminons la journée par la visite d’un artisan qui fabrique des objets en corne de zébu la démonstration de la fabrication est très instructive et bien sûr, comme il se doit, la visite se termine par un petit passage à la boutique où la fièvre acheteuse bat son plein. Nous arrivons à l’hôtel, « Couleur Café », vers 18h tenu par un breton des Côtes d’Armor, c’est un établissement très agréable, fait de plusieurs petites maisons, chaque chambre ayant sa cheminée, ce qui n’est pas du luxe compte tenu de la température sibérienne qui y règne à cette période de l’année ( c’est la ville la plus froide du pays ). Rendez-vous est donné par Hery à 19h pour le briefing du voyage et de notre guide du lendemain. Nos bouteilles d’apéritif ainsi que celles de Ben étant entre la France et Mada dans nos bagages « perdus », Pierre heureusement a les siennes et nous sauve d’une déshydratation majeure. On apprécie bien ce premier apéritif au coin du feu, tout en commentant cette première journée assez riche. Nous retrouvons notre guide comme convenu au restaurant où un petit rhum arrangé de bienvenue nous est offert par l’agence et où le carnet de voyage nous est remis. Notre guide local du lendemain, Arsène, vient nous expliquer le programme de la journée : balade de plusieurs heures dans les paysages de rizières des environs du village de Betafo. Il pratique un tourisme écoresponsable en faisant participer les villageois à la venue des touristes dans leurs villages reculés et en les rétribuant un peu pour cela. Nos chaussures de marche sont dans la valise «évaporée » mais d’après Arsène nos chaussures en toile devraient suffire. Après cette explication, Arsène nous quitte en nous donnant rendez-vous pour le lendemain. Hery termine ses explications sur l’ensemble du circuit et nous quitte à son tour. Ce soir, c’est dodo tout habillés ( Ben n’ayant pas ses bagages garde ses vêtements 24h sur 24 ) car le feu de cheminée est éteint et la chambre est glaciale malgré le petit digestif pris au retour du restaurant.
Lundi 13 juillet : randonnée dans les hautes terres. Ce matin, Arsène nous a donné rendez-vous à 9h, le temps pour lui d’acheter le nécessaire pour le pique-nique de midi. Il est accompagné de son frère qui se destine aussi au métier de guide. Nous prenons le minibus en direction de Betafo et nous nous arrêtons quelques kilomètres avant le village. C’est aujourd’hui lundi, jour du marché hebdomadaire, et toute la population se dirige en masse vers Betafo pour y vendre toutes sortes de produits. Nous entamons notre marche par la montée d’une colline assez raide qui nous donne un avant-goût du programme de la journée. Arsène est un excellent guide, très instruit, qui nous donne énormément d’informations sur les plantes, les us et coutumes. Arrivés au sommet d’une seconde colline, nous surplombons le village de Betafo plusieurs dizaines de mètres plus bas. La vue est grandiose, avec notamment les paysages de rizières en terrasses. D’en haut, Arsène aperçoit un regroupement de personnes d’après lui, il est probable que ce soit une cérémonie de retournement des morts, coutume locale qui se déroule à cette période de l’année. Nous continuons notre marche et finissons par arriver dans la vallée à un petit village où nous sommes accueillis par une joyeuse bande d’enfants. Ici, pas de « bonbons vazahas », les habitants n’ont pas encore été pervertis par le tourisme. Arsène leur a apporté des photos prises par des touristes venus précédemment dans le village c’est la franche rigolade. A notre tour, nous commençons à les mitrailler lors d’une séance photo, les enfants imitant Jackie Chan en prenant le pose. Les arrêts sont nombreux pour photographier des scènes de la vie quotidienne et nous commençons à maitriser 2 mots malgaches qu’on utilise toutes les 30 secondes, salam (a, é ou o , ce qui veut dire bonjour, qui se dit également d’une autre façon, manao ahoana) et velom ( a et é qui signifie au revoir ). Nous visitons une petite maison assez misérable, où toute la famille vit dans 2 pièces, une cuisine dont les murs sont dégoulinants de suie ( mais pourquoi les maisons n’ont-elles pas de cheminées ? On aura à peu près autant d’explications différentes que de fois où on a posé la question : pour garder la chaleur, pour protéger des termites ou des moustiques….en tout cas, ce n’est certainement pas pour préserver la santé des pauvres malgaches) et une mini-chambre commune à toute la famille. Ils vivent à l’étage, le rez de chaussée étant réservé pour les bêtes en particulier.

Peu après le village, nous progressons dans les rizières en marchant sur les « diguettes » Charlotte, qui est handicapée par une douleur au genou, met malencontreusement le pied dans l’eau. C’est le drame car ses Stan Smith neuves sont fichues et Charlotte est en pleurs, s’en voulant de ne pas avoir pris soin de ses chaussures neuves. Nous nous arrêtons pour le pique-nique dans un coin tranquille à l’abri du vent. Au menu : avocats délicieux avec une vinaigrette à l’oignon, samousas et fruits pour le dessert. Hery nous apprend que la valise de Ben est arrivée à bon port, contrairement aux nôtres dont on est toujours sans nouvelles ( alors qu’on a reçu dans la nuit un mail d’Air France nous signifiant que les bagages étaient en chemin ). C’est une bonne nouvelle pour Ben par contre, pour nous, les chaussures de marches, les vêtements à laisser à Madagascar, les bouteilles d’apéritif et plus grave, la Malarone et tous les médicaments attendront. Durant le repas, Arsène nous raconte l’histoire du Maki qui parle : c’est quoi ça ? « Une banane » répond le maki. « Merci Maki ». C’est quoi ça ? « un ananas » « merci maki » puis on lui montre le fruit qui ressemble à une grosse orange.. Anny et Ben tombent tous les 2 dans le panneau en répondant « un pamplemousse » auquel Arsène répond par un « merci Maki »…. Après le déjeuner, nous continuons à progresser vers Betafo Arsène nous confirme que le rassemblement de personnes sur la colline correspond bien à une cérémonie de retournement des morts et nous demande si on souhaite y assister, ce que nous acceptons, très curieux de connaître cette tradition qui ne se déroule que dans une partie du pays. Appelée Famadihana, cette coutume funéraire en particulier des hautes terres a lieu de juin à septembre de villages en villages, les tombeaux sont ouverts et les vivants font danser leurs morts lors de grandes fêtes cela donne lieu à 2-3 jours de festins où tous les membres de la famille et les amis sont invités. Après les avoir sortis du tombeau, la foule des parents et des amis s’empare des corps et les emportent dans une danse très rapide. Cette cérémonie a lieu tous les 3, 5 ou 7 ans et à cette occasion, les linceuls recouvrant les restes mortuaires sont renouvelés. Arrivés sur le lieu de la cérémonie, nous nous faisons toucher et même agripper par plusieurs personnes manifestement bien alcoolisées, ce qui met certains d’entre nous un peu mal à l’aise, ayant du mal à savoir s’ils sont honorés ( ce qui est a priori le cas ) ou si on les dérange. Ben est invité à visiter l’intérieur du tombeau. Puis c’est le moment des chants : certains dansent, d’autres portent les corps dans leur linceul tout en tournant 7 fois autour du tombeau un moment impressionnant et vraiment unique ! A la fin de la cérémonie, ils entonnent l’hymne malgache, avant de se disséminer petit à petit dans la campagne. Nous poursuivons ensuite notre descente vers Betafo où nous attend Feno. Il est plus de 16h et le marché est désormais terminé dommage car la concentration de personnes est vraiment impressionnante à cette heure avancée et cela devait être vraiment grouillant quand le marché battait son plein au cours de la journée. Sur le chemin du retour, nous demandons à nos guides de nous arrêter en ville à Antsirabe pour acheter des chaussures pour les filles, celles de Juliette lui faisant mal et les Stan Smith de Charlotte ….. Nous en trouvons d’occasion dans la rue, correctes et à un prix dérisoire. Par contre, quel contraste entre l’ambiance un peu glauque en ville et celle hyper chaleureuse dans les villages traversés tout au long de la journée. Une bien belle journée en tout cas, avec un guide cultivé et hyper intéressant, qui contraste avec Hery qui, bien que très attentionné et plein d’humour, manque de connaissances profondes. A l’arrivée à l’hôtel, la valise de Ben est là ! Plus que 2 bagages et nous serons au complet…
Mardi 14 juillet : Antsirabe – Antoetra. Ce matin, faute d’être certains de récupérer nos bagages, nous décidons de rationner la Malarone et de ne pas en prendre dans ces régions fraîches où les moustiques font manifestement grève eux aussi. Nous partons ce matin à 9h en direction d’Ambositra. Nous commençons par une petite balade en pousse pousse dans Antsirabe qui nous mène à la gare, la rue de l’Indépendance ( toutes les villes ont une rue et une place de l’Indépendance à Mada), l’hôtel des Thermes, et pour finir le centre-ville où nous nous arrêtons dans une boutique de pierres précieuses, chez Joseph. Difficile de trouver plus visqueux, gluant et mielleux que le dénommé Joseph qui a d’ailleurs transmis son « savoir-faire » dans le domaine à son personnel. On déteste ce genre d’ambiance où tout est exagéré ( le summum étant atteint avec 4 tortues radiées qui ont manifestement été mises au « garde à vous » pour notre arrivée ), mais on finit quand même par acheter quelques pierres semi-précieuses. Sur la route vers Ambositra, comme dans le reste du pays, 2 choses frappantes : les « arrêts flics » toutes les 30 mn au bord des routes ( on se demande à quoi ils servent à part racketter dès que possible ) et les taxis brousses et autres ORNI ( objets roulants non identifiés ), chargés à bloc à l’intérieur et sur le toit. On se demande comment ils peuvent rouler avec de tels chargements. D’ailleurs, très régulièrement on voit sur les routes des véhicules en panne, en cours de dépannage, avec une branche ou un feuillage 100 m avant pour signaler ( c’est leur triangle à eux ). Nous arrivons à Ambositra pour le déjeuner, au restaurant « chez Jonathan », un lieu d’anthologie grâce au chanteur qui y officie : Johny Gasy. A priori c’est un habitué des lieux et tout est réuni pour passer un moment mémorable : le look ( avec guitare ), la façon de chanter ( bouche semi-ouverte ), le répertoire ( Aline de Christophe, J’entends siffler le train, Que sera sera, chants tyroliens, Beatles, Capri c’est fini….) et pour clôturer le tout la voix ( nasillarde à souhait ). Notamment la version d’Aline nous provoque un énorme fou rire général. Un grand moment. Ça va d’ailleurs devenir la chanson de nos vacances ( et j’ai crié, crié….). En sortant du restaurant, nous nous faisons agripper par des vendeuses d’écharpes en soie. C’est la foire d’empoigne entre elles et c’est pénible d’acheter dans ces conditions. Dans la foulée nous allons visiter un atelier de marqueterie. Les objets en vente dans la boutique ( couvertures d’albums de Tintin notamment ) vont du laid au quelconque et pour la première fois nous quittons une boutique sans rien acheter. Quelques kilomètres après Ambositra, nous prenons l’embranchement et la piste en direction d’Antoetra, notre hôtel « Sous le Soleil de Mada » étant situé à mi-chemin. C’est le début du pays Betsileo les hommes arborent une tenue très typique, avec un couvre-chef et en guise de vêtement une longue étoffe drappée sur l’épaule rappelant les masais des hauts plateaux tanzaniens. Nous nous arrêtons en cours de piste pour voir travailler des chercheurs d’or l’une des femmes qu’on prend en photo fait le spectacle en se tortillant dans tous les sens. A chaque fois qu’on s’arrête en bord de route, il se passe quelque chose et les gens sont vraiment spontanés. Après 1 h de piste, nous arrivons à l’écolodge, tenu par Brigitte et Marc, vers 16h. C’est un ensemble de petites maisonnettes, construites selon le style zafimaniry ( nous sommes dans la région ). Après avoir pris possession de nos bungalows, nous partons faire une petite marche aux alentours de l’hôtel à la rencontre des villageois. C’est grâce à Brigitte et Marc que les enfants sont maintenant scolarisés. Ils les sensibilisent aussi au respect de l’environnement en faisant planter à chaque enfant un arbre par an.

Après une petite partie de pétanque, à partir de 18h c’est la discussion autour du feu de camp, où on regarde les étoiles et où Brigitte nous explique son analyse de la situation à Madagascar, très intéressante car venant de quelqu’un qui connaît le terrain tout en ayant un œil « extérieur ». Elle nous fait part de sa déception sur l’évolution du tourisme à Madagascar, le nombre de voyageurs annuels étant passés de 450 000 en 2009 à 200 000 actuellement, avec probablement une dégradation liée à la grève d’Air Madagascar. La raison principale est l’insécurité, qu’elle trouve excessivement mise en avant par les sites diplomatiques par rapport à la réalité sur place. Comme d’autres, elle nous dit aussi ( et nous avions eu la même réflexion ) que finalement c’est une bonne dictature qu’il faudrait pour remettre le pays dans le droit chemin. A 19h, les choses sérieuses commencent puisque c’est l’apéritif au rhum arrangé. C’est Marc qui tient le bar ( c’est d’ailleurs plutôt l’inverse car le pauvre a des problèmes de santé ) : grande gueule, il m’apostrophe d’emblée en me prenant pour un chinois je suis d’après lui le sosie (confirmé par Brigitte ) avec 20 ans de moins d’Assoun, un chinois d’Ambositra. Il joue un peu la provoc, ce qui peut surprendre voire déplaire à certains, mais on voit qu’il a le cœur sur la main. En tant que bretons ( lui est auvergnat ) nous avons notre réputation de piliers de bar à tenir et nous dégustons avec plaisir , accompagnés par des cacas pigeons ( gâteau apéro locaux ) plusieurs rhums arrangés ( cardamone, poivre, gingembre-cumbavas, pok pok….), les meilleurs de notre séjour haut la main. Marc et Brigitte nous racontent qu’ils sont partis il y a plus de 10 ans pour un tour du monde dont la première étape était Madagascar et ils n’y sont jamais repartis, conquis par l’accueil et la gentillesse malgaches. Le repas se passe dans la convivialité, autour d’une grande table d’hôtes, et nous sommes accompagnés par 2 nantaises et 3 couples de suisses très sympas. Une excellente soirée. La nuit est glaciale ( 4°C au réveil ! ) et la literie pas terrible mais on s’endort sans mal….
Mercredi 15 juillet : randonnée dans les villages zafimaniry. Au lever vers 7h, de la buée sort denotre bouche à l’intérieur du bungalow, ce qui donne une idée de la température les plus courageux passent à la douche ( n’est-ce pas Ben ?), mais je décide comme la plupart de passer mon tour. Si le froid devait durer tout le voyage, on en reparlera mais ce matin ce n’est vraiment pas le moment… Par ailleurs, contrairement à la veille, les nuages sont de la partie ( on est dans une région très humide souvent sujette à des nuages et de la pluie ) et nous accompagneront malheureusement toute la journée. A 8h, départ pour Antoetra pour une balade dans le pays Zafimaniry, connu pour son artisanat du bois, en particulier ses maisons assemblées sans le moindre clou ni la moindre vis, aux portes et aux volets finement sculptées. Nous avons rendez-vous avec notre guide Johny et arrivons sur place à 9h. Les présentations se font rapidement avec Johny, qui n’est pas du genre causant, contrairement à une nuée de jeunes qui s’accrochent à nous en nous demandant de leur acheter des souvenirs à notre retour du village d’Ifasina, but de notre balade. Comme toujours, il y en a qui sont plus dégourdis que les autres et arrivent à se « placer ». Chacun d’entre nous a son « camarade », en gros le premier enfant à avoir lié connaissance avec nous ( Frédéric pour Anny, Jean Marc pour Pierre, Pascal et Stanislas pour Ben, Emmanuel et Eric pour moi ). Ce sont tous des petits malins et ils parlent plutôt bien le français pour un coin aussi reculé. Aujourd’hui, c’est le jour du marché, mais entre les camarades qui nous collent et Johny qui a le feu aux fesses, on n’en profite presque pas et la visite est baclée. Nous entamons notre marche en direction d’Ifasina, village le plus proche, distant de 4 kilomètres par un chemin en montagnes russes en chemin, nous croisons des villageois qui se rendent au marché en nombre. Malheureusement le temps maussade ne nous fait pas apprécier cette randonnée à sa juste mesure, les couleurs des paysages étant un peu fades. A cause du temps, les caméléons ne sont pas non plus de sortie. Charlotte souffre de nouveau de son genou et Anny ne se sent pas très à l’aise sur ces chemins escarpés et glissants. En cours de route, nous somme rejoints par Stanislas, sourd et muet, qui va nous accompagner tout au long de la journée. Après 2 h de marche, nous arrivons enfin à Ifasina où une nouvelle fois nous sommes accueillis par une horde d’enfants ( Jean Marcel, Brigitte….). Toutes les maisons, contrairement à Antoetra, sont ici en bois et nous sommes invités à visiter la case du chef du village qui se dit honoré de notre visite et nous explique le fonctionnement de sa maison ( avec les 4 coins qui ont une signification particulière) où vivent également canards et cochons. Nous le quittons après quelques minutes, non sans lui avoir versé le droit d’entrée qui est de rigueur. A côté de la case ont été disposés différents objets en bois vendus à un prix modéré après nos achats, nous continuons la visite du village et alors qu’on repasse devant la case du chef 5 mn plus tard, tout l’artisanat a déjà été rangé !!
Nous faisons notre halte pique-nique peu après le village, pique-nique que nous partageons avec Stanislas qui n’en demandait pas tant. A mi-chemin, nos camarades arrivent avec des objets en bois qu’ils veulent nous vendre sur le chemin, soit disant pour éviter les problèmes au village nous décidons d’attendre avant d’acheter, mais une fois arrivés à Antoetra, entre les 2 boutiques d’artisanat et les camarades, c’est la foire d’empoigne et c’est même tout près de mal tourner tellement on sent une pression énorme. Juliette et Anny n’en peuvent plus et nous menaçons de partir sans rien acheter si les esprits ne se calment pas finalement on achète à nos camarades, après quoi on quitte le village avec un arrière-goût tellement la fin a été pénible pour tout le monde. Si ça continue, les touristes vont se détourner de cette destination pourtant potentiellement intéressante. On en parle à notre retour à Brigitte qui regrette que personne au village ne soit capable d’organiser la vente de cet artisanat dans un seul et même lieu où tout serait réuni, ce qui éviterait les pugilats. Avant le feu de camp, Charlotte, Juliette et Pierre font une partie de pétanque avec un jeune malgache, Jean Baptiste. Pendant ce temps, nous achetons des écharpes en soie à Brigitte au moins ici on peut prendre le temps de les choisir sans être assailli. A 18h, lors de notre discussion autour du feu, Hery nous informe que nous devons partir à 8h le lendemain car nous devons récupérer au 1er village sur la RN7 nos 2 derniers bagages enfin arrivés à bon port. Nous voilà enfin rassurés, notamment pour la Malarone qu’on va pouvoir reprendre à partir de demain. A 19h, nouvel apéritif au rhum arrangé, avec Marc qui nous raconte ses problèmes de santé opéré il y a quelques mois à la Réunion, il a l’air mal en point et ne paraît pas très optimiste sur l’avenir. On espère en tout cas qu’il ira mieux et pourra mener à bien ses projets au sein du village. Ce soir, nous devions être seuls pour le repas mais finalement 2 couples de belges se sont invités et un couple de réunionnais ( déjà venu l’an passé ) arrive à l’improviste, ce qui oblige Brigitte à leur trouver de la nourriture pour le diner. Au menu ce soir : un plat d’écrevisses, délicieuses dont on se régale tous. Pendant le repas, le fils des Réunionnais, Simon, nous joue des airs d’accordéon dans une très bonne ambiance comme la veille sa mère nous raconte avec moult détails leur périple en train entre Fianarantsoa et Manakara ( plus de 20 h ), avec notamment une scène hilarante où un français, harassé, est tombé du train en marche et où des passagers ont eu le temps d’aller le rechercher et le charger dans le train sans que quiconque ne se soit rendu compte et sans que le train n’ait eu besoin de ralentir. Pour finir la soirée, Marc nous invite encore à un dernier rhum arrangé on se souviendra de ce lieu hors du temps où nous avons rencontré dans gens formidables ! Jusqu’à la fin du séjour Ben se fera d’ailleurs chambrer régulièrement car pas une journée ne se passera sans qu’il évoque Brigitte dans la conversation.
Jeudi 16 juillet : Sous le Soleil de Mada-Fianarantsoa. A 8h, comme convenu, nous faisons nos adieux à Brigitte et Marc, après cette parenthèse inoubliable de 2 nuits après une heure de piste, nous arrivons au village d’Ivato où c’est le marché hebdomadaire et où nos bagages nous attendent. C’est un guide Malagasy Tours qui a fait la route en taxi brousse depuis Antananarivo et qui repart aussitôt dans l’autre sens, une fois sa mission effectuée. Nous déambulons quelques minutes dans les allées du marché et nous dégustons des sauterelles, franchement pas terribles. Alors que nous regagnons notre minibus, nous avons la surprise de voir arriver Brigitte avec sa dégaine improbable, dans sa 4L hors d’âge qui fait aussi taxi brousse puisqu’elle a pris des malgaches et des canards. Quelques mètres plus loin, on se dit que la 4L de Brigitte n’est finalement pas si mal puisqu’une autre 4L sur le bord de la route, dont on se demande comment elle peut encore rouler, a son réservoir d’essence réduit à un simple bidon au niveau du siège du passager….encore un exemple du sens de la débrouille des malgaches. Nous reprenons notre route vers le Sud, les nuages de la veille étant encore bien présents ( le ciel ne se dégagera que peu de temps avant Fianarantsoa ) malgré cela, les paysages sont magnifiques. Alors que nous roulons depuis moins d’1 heure sur la RN7, Hery reçoit un coup de téléphone : le guide a oublié de nous rendre la clé pour ouvrir le cadenas de notre sac tant pis, on trouvera bien un moyen de défoncer notre cadenas à l’hôtel ce soir…. Quelques kilomètres avant Fianarantsoa, nous nous arrêtons de nouveau à un marché Juliette et Charlotte décident de rester dans la voiture, pas très à l’aise dans ces ambiances de marché pourtant toujours très pittoresques, où elles subissent le regard insistant de certains, voire parfois des mains un peu baladeuses. Sur la route, nous assistons régulièrement à des scènes cocasses et nous suivons pendant de longues minutes un taxi brousse avec sur son toit plusieurs canards dans un grand panier, leur propriétaire allant même, alors que le véhicule roule toujours, remettre de l’ordre dans le panier. Les 30 derniers kilomètres avant Fiana sont épouvantables et la route est tellement défoncée qu’on avance au pas, un 4x4 étant ici indispensable pour rouler à vitesse correcte. Feno conduit très prudemment mais malgré tout nous sommes pas mal secoués et c’est assez éprouvant. Manifestement, le gouvernement de la transition et celui qui a suivi n’ont pas investi beaucoup d’argent dans la rénovation des routes pourtant indispensable au développement du pays. Les malgaches paraissent d’ailleurs nostalgiques du président Ravalomanana, renversé en 2009, qui lui avait compris la nécessité d’avoir des enfants scolarisés et un réseau routier digne de ce nom. Après 4h de route, nous arrivons à Fiana et nous arrêtons dans un restaurant pour le déjeuner. Là nous sommes immédiatement sollicités par un rasta malgache qui veut nous vendre des pierres précieuses, soit-disant recommandé par le Petit Futé ( pas le dernier en tout cas..) nous lui signifions que nous ne sommes pas intéressés mais il insiste pour nous les montrer, et c’est alors le début d’une séance interminable de déballage et remballage ( puisque nous ne lui achetons rien comme prévu ), sa mini-sacoche se révélant un puit sans fond. Dans l’après-midi, nous allons visiter la haute ville, avec une certaine appréhension, Hery nous ayant prévenu qu’on risquait d’être harcelés comme à Antoetra. La guide locale s’appelle Pauline, c’est une jeune orpheline qui a été recueillie par l’association du Père Pédro aujourd’hui elle vole de ses propres ailes et se destine à une carrière d’avocat. Finalement on n’est pas trop sollicités par les enfants et c’est plutôt une bonne surprise on est juste accueillis par un « Bienvenue chez les Chtis » suivi d’un « Salut Biloute » qui nous fait hurler de rire tellement c’est décalé par rapport au contexte. La visite est agréable et l’ensemble de cette ville nous laisse une impression très agréable, contrairement à d’autres grandes villes un peu glauques. Nous finissons la journée en allant chez Pierrot Men, photographe bien connu, chez qui nous achetons des cartes postales et des photos à encadrer. Dans la rue, c’est l’effervescence car les élections communales se préparent et c’est la propagande, c’est-à-dire des rassemblements et des défilés un peu partout, des gens habillés aux couleurs du parti du candidat, à grand renfort de sonos poussées à fond et de « fidio » ( en malgache « votez ») + le nom du candidat ( Léon Cu nous a marqué à Fiana ). Jusqu’à la fin du séjour, ces scènes de liesse seront quasiment incessantes et iront crescendo. En fin d’après-midi, nous arrivons à notre hôtel, la Villa Sylvestre situé en plein centre-ville, on a l’impression de rentrer dans un bunker, tout étant hyper sécurisé. Par contre, l’intérieur est très agréable avec un style colonial de bon goût et une grande terrasse. Notre premier objectif de la fin de journée est de détruire le cadenas de notre sac, ce que nous arrivons à faire, non sans peine, avec l’aide du gérant de l’hôtel, très sympa. A l’apéritif, on s’épanche un peu sur notre guide Hery, qui nous énerve un peu par son manque de culture et sa tendance à tout prendre à la légère au briefing de la journée du lendemain avec Hery, celui-ci nous demande s’il y a des choses à améliorer dans le voyage. Hasard ou nous a t-il entendu quand on discutait à l’apéritif sur la terrasse ? Toujours est-il qu’on lui dit que tout va bien, l’organisation du circuit nous convenant et les carences qu’on lui trouve n’étant de toute façon pas améliorables. Au repas du soir, au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls clients. Ce soir c’est Pierre qui en prend pour son grade puisque le gérant de l’hôtel lui trouve une ressemblance frappante avec Albert de Monaco. Ce n’est pas la première fois qu’on trouve cette ressemblance et c’est vrai qu’en y regardant de plus près…. En tout cas, entre Assoun et Albert, Pierre et moi sommes habillés pour le voyage. Le repas est correct sans plus il manque une part de poulet, l’hôtel ayant cru qu’un de nous était végétarien. C’est Anny qui se dévoue pour prendre du poisson et en l’occurrence c’est un vrai sacrifice dans le cas présent. Quand on demande de quel poisson il s’agit, la serveuse, très gentille au demeurant, nous dit « du thon ». On voit tout de suite qu’il ne s’agit pas de thon mais d’un filet de poisson blanc, dur comme une semelle jamais nous n’avons vu un poisson aussi dur. Chacun se dévoue pour en manger un peu mais c’est pire que les yeux de barracuda dans Koh Lanta et on finit tous par cacher un morceau sous nos os de poulet.
Vendredi 17 juillet : Fiana-Tsaranoro. Nous partons vers 8h00 ce matin, ayant des timbres à acheter et de l’argent à tirer à la banque. Par ailleurs, nous avons convenu avec Hery la veille d’aller à l’orphelinat du Père Pedro pour faire des dons de vêtements que nous avons ramenés de France ( et récupérés la veille dans nos bagages retardés ) il ne connaît pas le chemin mais nous avons repéré le bâtiment la veille depuis la ville haute. Malheureusement, impossible de trouver l’orphelinat, le comble étant que manifestement personne dans le quartier où on cherche ne le connaît alors que le bâtiment vu la veille est immense. On est un peu furax de cet échec, d’autant qu’on a de gros doutes sur la volonté d’Hery de trouver vraiment cet orphelinat. Nous repartons rapidement en direction d’Ambalavao, dans des paysages grandioses. Nous nous arrêtons en chemin chez des petits artisans qui fabriquent des objets avec de la fibre de sisal. Arrivés à Ambalavao, nous visitons une fabrique de vers à soie ( intéressante ) et la fabrique de papier antaimoro, très recommandée dans les guides, mais que nous trouvons trop touristique et les articles vendus sont la plupart très laids à notre goût. Il est déjà l’heure du déjeuner ( le temps passe vite ! ) et nous nous arrêtons dans un restaurant où nous rencontrons encore les personnes déjà vues lors d’arrêts précédents pour le repas de midi. Manifestement très peu de restaurants conviennent aux vazahas qui se retrouvent tous au même endroit, ce qui permet aussi aux guides de se retrouver. Après avoir passé commande du repas, et en attendant d’être servis, nous allons faire un tour au marché du village, haut en couleur comme d’habitude, et nous en profitons pour acheter un stock de stylos pour distribuer aux enfants lors de notre périple. En début d’après-midi, nous quittons Ambalavao et arrivons quelques minutes plus tard à la réserve villageoise d’Anja où nous devrions voir nos premiers lémuriens tant attendus. Notre guide, Jean Baptiste est accompagné par un rabatteur qui va chercher les lémuriens ( encore qu’ici ça ne se justifie pas vraiment, le territoire étant restreint ). Nous découvrons enfin les lémuriens ( Lemur Catta dans cette réserve ), en nombre et facilement accessibles car très habitués aux humains on ne se lasse pas de les observer ( quelle agilité ! ) et de les photographier sous toutes les coutures. On a également l’occasion de voir un crocodile en pleine sieste sur un rocher au milieu de l’étang, et des caméléons d’un magnifique vert fluo. La balade, très agréable, se poursuit jusqu’au sommet d’une colline, la fin de l’escalade se faisant à l’aide de cordes. D’en haut la vue est splendide. Charlotte, déjà en petite forme depuis ce matin, paraît avoir de la fièvre et n’est vraiment pas fringante mais elle suit courageusement le mouvement. Nous redescendons dans la vallée en empruntant un autre chemin qui nous permet de voir des tombeaux et de circuler dans des grottes ayant servi il y a bien longtemps de refuges aux guerriers Betsileo ( la tribu de la région ) en guerre contre les Bara.

Vers 16h, nous entamons la dernière partie de notre journée, qui doit nous conduire à la vallée du Tsaranoro, plus précisément au Camp Catta. Les 20 derniers kilomètres, de la piste défoncée, sont terribles et pas du tout adaptés à notre véhicule et il nous faut 2 heures pour parvenir à destination. La piste est superbe, surtout en cette fin de journée où le soleil couchant donne à la montagne et au ciel des teintes oranges-rouges. Notre arrivée au Camp Catta se fait de nuit et nous prenons possession de nos bungalows, un familial supérieur pour nous et un standard pour Ben et Pierre qui ont bien du mal à ouvrir leurs bagages tellement la pièce est microscopique. Comme nous le craignions, Charlotte à 39.4°C de fièvre et à peine arrivée au bungalow elle est prise d’une diarrhée soudaine sans avoir eu le temps d’arriver aux toilettes autant dire qu’elle passe à la case douche immédiatement après quoi on lui fait avaler un petit cocktail doliprane-tyorfan et 2 comprimés d’ofloxacine qui devraient la requinquer. Au cours du repas du soir, Jean Paul, le guide du camp vient nous voir pour le programme du lendemain compte tenu de l’état de Charlotte, nous préférons renoncer à la balade du Caméléon, qui dure 6 h et est assez escarpée, et plutôt faire une balade dans la forêt, jusqu’à la piscine puis au village, ce qui devrait être plus en accord avec ses capacités du moment. Charlotte étant fatiguée, je la reconduis au bungalow avant la fin du repas. Je remarque alors un feu assez important que j’identifie comme un feu de camp important le temps que nous finissions notre repas, la situation a évolué puisqu’il n’y a plus de doute désormais : il s’agit d’un incendie de forêt. Nous retrouvons Charlotte qui panique car elle a été alertée par les cris et le crépitement du feu. Pierre, Juliette et moi montons en haut du camp pour évaluer la situation : personne ne panique mais il y a 4 départs de feu ( l’incendie est criminel ) et la situation est suffisamment sérieuse pour qu’on envisage de sortir nos bagages. Sur le retour on croise la directrice du camp, manifestement hyper stressée, qui dit « c’est la merde, c’est la merde ». Juste après, un couple nous dit qu’il est préférable de sortir les bagages et les porter jusqu’au parking. Dans le même temps, on croise Ben, Anny et Charlotte qui sortent les valises n’ayant rien perdu de ma lucidité, je prends le temps d’emporter la bouteille de whisky qu’ils ont négligé de prendre et nous allons au parking où nous attend Feno. Il y a là également un autre guide qui d’emblée nous agace, à dire que c’est une tradition de faire du feu de broussaille à Madagascar et qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter, et que de toute façon si la situation devenait critique on quitterait le camp en caravane en n’abandonnant personne. Petit à petit tous les résidents du camp arrivent il y a notamment un groupe de jeunes suisses qui font de l’escalade dans le massif depuis une semaine, une espagnole et sa fille qui ont perdu leur guide ( qu’elle retrouveront dans la soirée ), quelques couples, notamment 2 couples de français hyper antipathiques qui, pris de panique quittent immédiatement le camp avec leur guide pour partir je ne sais où. La situation semble se stabiliser, le vent étant quasiment absent, et même si d’où on est on ne peut avoir une vision précise de l’évolution du feu. Le fameux guide, si calme il y a 1 h, commence à s’impatienter et klaxonne à tout va, probablement pour rameuter les autres guides, plus courageux que lui, qui sont en train d’aider les gens de l’hôtel et du village qui se battent contre l’incendie avec de malheureux seaux d’eau. Après 1h30 environ sur le parking, Hery arrive en nous disant que le feu s’éloigne, confirmant notre impression à distance. Soudain, dans la même minute, le guide klaxonneur nous dit : « on part en caravane, on va à Ambalavao où on va chercher un hôtel sur place qui a un véhicule ? Ceux qui ont un véhicule vont à tel endroit et les autres vont à un autre endroit ». Voyant que ça ne va pas assez vite à son goût, il se met à trépigner sur place en disant « de la discipline, il faut de la discipline !!!! » Les autres guides, dont Hery qui nous a pourtant dit 2 mn avant que la situation était sous contrôle, ne pipent pas mot. Notre analyse ( en quelque secondes ) est la suivante : on voit un feu qui s’éloigne, il existe d’autres hébergements dans la vallée, et aller à Ambalavao avec notre véhicule est de l’inconscience, sachant qu’on a déjà mis 2 h de jour à effectuer les 20 kms de piste, qu’en plus on va devoir transporter 3 personnes supplémentaires qui sont d’ailleurs déjà installées dans notre minibus. D’autant qu’Ambalavao n’est pas sur notre route puisqu’on en vient et que de toute façon, si on y arrive, ce sera en milieu de la nuit, donc pour le sommeil, perdu pour perdu, autant rester dans les environs. Ce qui devait arriver arrive : Anny pète un plomb et je lui emboîte aussitôt le pas : « Il est hors de question de partir à Ambalavao, on préfère dormir dans la voiture ou dans un des autres hébergements de la vallée…. » On se fait aussitôt rabrouer par les clients du guide meneur qui nous traitent d’inconscients tout en mentionnant que les locaux connaissent mieux ce genre de situation que nous. Malgré tout, notre intervention a fait son petit effet puisque Hery nous annonce qu’ils vont faire un conseil entre guides pour reconsidérer la situation…Juliette et Charlotte sont elles « vénères » car leurs 2 parents leur ont mis la honte de leur vie…Hery revient quelques minutes plus tard en disant qu’on va aller au Tsara Camp un peu plus loin et qu’un fois sur place on négociera le logement pour la nuit. Heureusement, l’intervention de la directrice de l’hôtel décoince la situation : elle nous assure que le feu est sous contrôle, qu’il existe une barrière coupe-feu autour de l’hôtel qui a joué son rôle, et que de toute façon tout le personnel du camp va veiller toute la nuit et préviendra en cas de soucis. Nous voilà donc rassurés et c’est aussi un discours qui est plus en rapport avec ce qu’on observe. Il est 23h30 et nous allons pouvoir retourner nous coucher. Dans l’euphorie, Ben fait la bise à tout le monde, même à Hery qui reste un peu interloqué. Par contre, nous préférons laisser les bagages qui ont été chargés sur le toit par Feno on les récupèrera demain ( on apprendra le lendemain que Hery et Feno sont restés dormir dans le véhicule pour garder les bagages ). Dernière difficulté avant d’aller nous coucher : convaincre Charlotte de quitter le minibus et de retourner se coucher rien n’y fait, Anny et moi essayons tous les arguments mais elle est braquée. Heureusement, Pierre, le sauveur, qui n’a pas fait d’esclandre lui, arrive à lui faire entendre raison et la convainc de venir dormir dans leur bungalow, tout proche du parking. Elle aura un mal fou à s’endormir et ce n’est qu’en milieu de nuit que le sommeil aura raison d’elle. Chez nous, Juliette a descendu son matelas au rez de chaussée ( leur chambre est en mezzanine ) pour être rassurée. Personnellement, ces émotions ne m’empêchent pas d’être zen puisque je m’endors dans les 5mn j’ai juste été réveillé en pleine nuit par Anny, inquiète du bruit du feu et ayant l’impression qu’il se rapprochait. Dans un état second, je me suis levé, ai regardé de la salle de bain, et ai grommelé « c’est bon » en regagnant mon lit avant de retrouver immédiatement le sommeil. Quelle soirée en tout cas ! On se demande bien ce qui peut bien nous arriver encore après ces événements de ces derniers jours et le Camp Catta porte bien son nom…
Samedi 18 juillet – balade dans la vallée du Tsaranoro. Ce matin au réveil, tout le monde n’est pas en pleine forme faute de sommeil, mais vu ce qu’on a évité de peu (la caravane ), on fait tous bonne figure, d’autant que l’incendie s’est fortement calmé, de même que les intestins de Charlotte, qui est en bien meilleure forme ce matin, sa fièvre ayant disparu. Nous sommes accueillis à la sortie du bungalow par des lémuriens catta qui, comme à Anja, sont habitués à l’homme et peuvent être approchés assez facilement. Au petit déjeuner, nous avons la surprise de voir les 2 couples antipathiques partis en catastrophe hier au début de l’incendie finalement eux aussi sont semble t-il revenus à la raison…. On arrive un peu en retard pour le début de la balade, 8h30 au lieu de 8h00, mais nous avons des circonstances atténuantes Jean Paul n’est pas franchement fringant ce matin, c’est le moins qu’on puisse dire, ayant dû veiller une bonne partie de la nuit. Par ailleurs, il est dépité par l’inconscience des pyromanes qui ont détruit une partie de la forêt, avec les risques pour les animaux qui y vivent. Nous entamons notre marche dans la forêt puis continuons à cheminer le long des sentiers jusqu’à une piscine naturelle qui ne nous donne pas envie de nous baigner ; les animaux ( lémuriens, caméléons, criquets ) sont de la partie et la promenade agréable et sans difficultés. Arrivés à bonne distance de notre hôtel, nous nous arrêtons pour prendre un rafraîchissement dans un autre camp de la vallée de là nous voyons que l’incendie est en train de remonter au sommet de la falaise, le risque étant que les flammes retombent dans la vallée et enflamment une autre partie de la forêt. Lors de cette pause, Hery nous apprend que le fameux guide d’hier soir avait un peu forcé sur la bouteille, ce qui explique son attitude incohérente, et ce qui rend encore plus incompréhensible le mutisme des autres guides….ça nous conforte aussi un peu plus dans notre réaction.

Poursuivant notre parcours, nous parvenons à un petit village voisin où nous regardons travailler le forgeron, puis nous nous rendons au dispensaire où nous espérons cette fois pouvoir laisser nos habits. Malheureusement, le dispensaire est fermé le samedi après-midi mais par chance l’instituteur du village est en train de travailler sur l’ordinateur et il nous fait visiter le dispensaire. Après avoir discuté un peu avec lui, nous lui proposons de revenir un peu plus tard pour déposer nos vêtements, le camp étant distant d’une vingtaine de minutes. Nous laissons les filles au bord de la piscine du Camp Catta et revenons rapidement au dispensaire où l’instituteur nous reçoit et nous remercie pour les 2 sacs d’habits laissés alors que nous repartons, nous rencontrons l’infirmière avec qui nous discutons un moment. Elle tient le dispensaire avec une sage-femme les 2 sont payées par l’intermédiaire de l’association St Jérôme, une association basée à Marseille. Les moyens dont elles disposent sont assez limités mais il est difficile de recueillir suffisamment de dons et les dons ne sont pas toujours utilisés à bon escient. Après cette belle rencontre, nous revenons au camp et certains vont à la piscine ( où nous rencontrons ceux qui nous ont rabroués hier soir, qui nous font là un grand sourire..), pendant que les autres vont photographier les lémuriens avant l’apéritif ( le nôtre, pas celui des lémuriens ). La nuit étant revenue, le feu est beaucoup plus impressionnant, d’autant qu’il est retombé de la falaise par ailleurs, un autre feu a démarré en face sans qu’on arrive à savoir si c’est un simple feu de broussaille. Du coup, Charlotte est hyper stressée et ne tient pas en place, passant sans cesse de la chambre à la salle de bain pour regarder à la fenêtre. Au fur et à mesure, les flammes commençant à s’atténuer, elle finit par se calmer et revenir à la raison. Le repas de ce soir ne restera pas dans les mémoires ( c’est l’hôtel où on a le moins bien mangé jusqu’à présent ), en particulier les crêpes flambées pour ceux qui ont eu le malheur d’en commander, qui baignent dans un jus immonde. Ce soir, le manque de sommeil de la veille se fait sentir et même Ben se couche à 21h30, fatigué par son séjour au Camp Catta.
Dimanche 19 juillet : Tsaranoro – Isalo. Nous quittons ce matin le camp à 8h, la route jusqu’à Ranohira étant longue et pénible ( sur les 2 premières heures jusqu’à la RN7). Sur la piste nous croisons beaucoup d’éleveurs de zébus qui promènent leur troupeau c’est dimanche et beaucoup de villageois se sont mis sur leur 31 pour se rendre à la messe. On est désormais dans le pays Bara et le paysage se fait de plus en plus aride et plat, ce qui tranche complètement avec les paysages des hautes terres rencontrés jusqu’alors. Sur la RN7, nous nous arrêtons dans un village où la messe est malheureusement finie mais nous demandons à visiter l’église ainsi que l’école où nous rencontrons l’apprenti pasteur ainsi que le pasteur ( on sent bien chez ce dernier sa position dominante par rapport à l’apprenti qui est muet quand le pasteur est là ). Anny fait cadeau à une petite fille, Véronique, d’un bracelet, la voyant le regarder avec insistance autour de son bras. Arrivés à Ihosy, et après avoir fait le plein d’essence, nous nous mettons en quête d’un hotely, c’est-à-dire d’un restaurant « local », pour le repas de midi. On veut tenter l’expérience mais pas facile d’en trouver un le dimanche midi. Après 2 aller-retour dans la rue principale, on jette notre dévolu sur « Tina » (c’est le nom de l’hotely ). La première impression donne le ton : des déjections de poulet sur les tables à l’extérieur, des toilettes sordides au fond du jardin on veut du local, on va en avoir….Le repas est aussi dans le ton : j’essaie un poulet gingembre et les autres un poulet grillé avec du riz blanc. Le poulet n’a que la peau et les os ( ils appellent ça du poulet bicyclette, ce qui est assez parlant ) la seule chose qui donne envie ce sont les carottes rapées. Seuls Ben et Charlotte ( moi je n’en ai pas ) refusent de les manger, craignant pour leurs intestins. Pour ce frugal repas, il nous en coûte 35 000 ariarys ( avec une grande THB et une bouteille d’eau ), soit un peu plus de 10 euros. On ne peut pas parler de bon rapport qualité prix dans le cas présent ( on ne sait pas très bien comment classer ce repas sur l’échelle de la qualité… ) mais en tout cas on ne s’est pas ruinés. La route d’Ihosy jusqu’à Ranohira est plutôt monotone nous arrivons après une longue montée sur l’Horombe, un immense plateau qui permet de voir à perte de vue à des dizaines de kilomètres à la ronde. C’est finalement assez tôt, vers 15h30, que nous arrivons à notre hôtel, « le Jardin du Roy », un établissement de grande classe situé dans un cadre magnifique par contre, très étonnant compte tenu du standing et de l’affluence touristique de l’Isalo, l’hôtel est quasiment désert ( et ce n’est pas le premier ), ce qui confirme vraiment les propos tenus par Hery concernant les nombreuses annulations de séjours ( a priori plus de 50% ) suite à la grève d’Air Madagascar ( ou plutôt Air Maty comme l’appelle Hery, c’est-à-dire Air Mort, ce qui en dit long sur l’espérance de vie de la Compagnie). Pendant que les filles restent à la piscine, nous partons explorer les environs de l’hôtel qui sont très étonnants parce qu’on ne s’attend pas à trouver une végétation aussi luxuriante ( pandanus, palmiers…) dans un endroit a priori sec et minéral. Nous nous promenons jusqu’au coucher du soleil, à l’heure où la roche prend une teinte rouge superbe. Le restaurant est à la hauteur du standing de l’hôtel et ça fait du bien de manger de la bonne nourriture après l’hotely de ce midi. Ce soir, Ben va enfin assouvir son fantasme : goûter à un vin malgache. Pourtant, les avis récoltés jusqu’à présent sont unanimes : c’est une picrate infecte, Marc du Soleil de Mada ayant été jusqu’à nous dire que le pire vinaigre est meilleur que le meilleur vin malgache. Personne n’est trop chaud, mais Ben voulant absolument tester cette expérience ultime, nous commandons une petite bouteille d’un rouge malgache en plus de notre habituelle bouteille de vin sud africain. Ben étant désigné d’office pour le goûter, le résultat ne se fait pas attendre : c’est aussi imbuvable que prévu, et même en faisant de gros efforts nous ne parvenons pas à finir la bouteille loin s’en faut. A la fin du repas, nous nous laissons tenter par une citronnelle ainsi que par des rhums arrangés offerts par la maison et que nous dégustons au bar. Ils souffrent un peu de la comparaison avec ceux de « Sous le Soleil de Mada » ( encore une bonne raison pour parler de Brigitte, n’est ce pas Ben ?). Nous finissons la soirée sur la terrasse de la chambre, à observer les chauve souris qui logent dans un arbre à proximité.
Lundi 20 juillet : canyon des makis et canyon des rats dans l’Isalo. A 8h, après un petit déjeuner hyper copieux, nous partons pour Ranohira où nous rejoignent notre guide local Alphonse et Olga, une jeune malgache qui a préparé nos repas et doit nous rejoindre sur le lieu du pique-nique pendant la marche. Alphonse a un rire impayable et comme il rit pour un rien ( en nous parlant du supermarché fou fou fou à l’entrée de Ranohira, ou quand on le compare au receveur dans les taxis brousse par exemple ), son rire finit par être communicatif et Charlotte ne résiste pas à la tentation de l’enregistrer sur son IPod. L’accès au canyon des makis et au canyon des rats n’est une fois de plus pas une mince affaire avec notre véhicule, et il nous faut 1h15 pour effectuer la piste de 17 kms jusqu’au départ de la randonnée du jour. Arrivés au vieux village de Ranohira, alors qu’on pense être seuls ( on ne verra d’ailleurs pas un touriste de la journée dans ce lieu soit disant touristique ), une nouvelle meute d’enfants arrive en essayant de nous vendre des petits objets en terre, représentant des zébus, crocodiles ou caméléons. Franchement, c’est assez laid et il y a des limites à acheter à tout le monde d’autant que si on fait plaisir à l’un d’eux, on va décevoir les autres. On se contente donc de distribuer des bonbons, et pour éviter l’anarchie, on met tout le monde en rang et chacun son tour pour la distribution.

Nous commençons la balade pour le canyon des makis nous rencontrons un couple qui fabrique du rhum local, nous traversons un ruisseau en passant sur un tronc d’arbre, ce qui donne lieu à des émotions à ceux qui ont un équilibre précaire. Petit à petit les enfants nous abandonnent et nous finissons par nous retrouver tranquilles. Dans la forêt à l’entrée du canyon des makis, nous apercevons très furtivement 2 variétés de lémuriens, des roux et des cattas. Puis nous nous engageons dans le canyon que nous parcourons pendant un bon moment, tout en passant sur des roches faciles à escalader. Ayant terminé d’explorer ce canyon, nous nous dirigeons vers le départ du canyon des rats. C’est en chemin, au bord d’un cours d’eau et dans un cadre verdoyant que nous attend Olga qui a dressé la nappe pour le pique-nique. Au menu : salade de pâtes, boulettes de zébu et salade de fruits. On se régale après cette matinée de marche qui a creusé les estomacs. Les enfants sont de retour comme par magie avec leurs objets à vendre l’une d’entre eux a un sacré caractère et donne du fil à retordre à Ben. « On verra tout à l’heure » lui dit-il. Pendant ce temps, alors qu’elle est en train de satisfaire un besoin naturel avec Anny, Charlotte se fait piquer à plusieurs reprises à l’arrière du genou, à travers sa genouillère. C’est très douloureux et déjà que la marche était laborieuse avec sa douleur au genou, ça devient quasi impossible. Elle finit d’ailleurs par renoncer au début du canyon des rats Anny décide de rester avec elle pour l’accompagner elle-même aurait probablement eu des difficultés à certains endroits assez escarpés du canyon. La hauteur des parois est ici plus impressionnante que dans le précédent. Là encore nous marchons jusqu’au bout du canyon où une piscine donne lieu à une bataille d’eau entre Juliette et Ben. Sur le chemin du retour nous observons sur la paroi des falaises des tombeaux provisoires et définitifs Alphonse nous explique qu’il n’y a ici qu’une seule cérémonie de retournement des morts et que c’est lors de cette fête que les corps sont amenés du tombeau provisoire au tombeau définitif, situé encore plus haut sur la falaise, et alors que les personnes qui les transportent sont souvent très éméchés par les festivités en cours. A cette occasion nous remarquons une chose : alors qu’on est persuadés depuis le début du séjour qu’il ne faut pas montrer du doigt ( notamment des tombeaux ) avec le doigt tendu mais plié, on remarque que ceci ne s’applique qu’à nous car les malgaches n’ont pas l’air d’y prêter attention autant dire qu’à partir de ce jour on ne s’astreint plus à cette précaution… Sur le chemin du retour, Charlotte a enfin accepté d’enlever sa genouillère, ce qui soulage la douleur au niveau des piqûres de guêpes. Arrivés à proximité du village, nous apercevons au loin la bande d’enfants, sagement assis à proximité d’une petite butte sur laquelle ils ont soigneusement alignés leurs objets en terre pour les mettre en valeur. Malgré cela, nous ne nous décidons pas à acheter quoi que ce soit. Alors que nous passons à nouveau sur le tronc d’arbre pour traverser le cours d’eau déjà emprunté à l’aller, Alphonse attire notre attention sur une masse de l’autre côté du cours d’eau : un énorme caméléon de plus de 50 cm que nous n’avions même pas aperçu nous le prenons en photo pendant quelques minutes, après quoi nous regagnons le minibus distant de quelques dizaines de mètres. Une nouvelle distribution de bonbons et nous voilà repartis sur la piste de 17 kms. A Ranohira, après un petit arrêt photo pour immortaliser le supermarché « fou fou fou », nous prenons congé d’Alphonse et nous lui donnons rendez-vous pour le lendemain où est prévue la balade à la piscine naturelle. Au restaurant de l’hôtel, le pavé de zébu restera dans les mémoires. Après le repas, comme la veille, nous buvons une citronnelle puis un rhum arrangé au bar. Ils passent une musique malgache sympa et rythmée, du groupe Jaojoby. Ben, qui a pour habitude de toujours ramener un CD des pays qu’il visite , va se mettre en quête d’un album de ce groupe.
Mardi 21 juillet : Isalo-Tulear. La veille au soir, j’ai eu le malheur de dire que les craintes qu’on avait sur les troubles digestifs à Mada étaient exagérées…Ce matin la moitié du groupe est sur le flanc : Juliette a été prise de diarrhées une bonne partie de la nuit, Pierre est malade au réveil ( diarrhées et vomissements ) et Anny a des douleurs gastro intestinales qui ne présagent rien de bon. Le cocktail tyorfan-ofloxacine s’impose. Après réflexion, on se dit que ce sont les crudités de l’hotely qui sont certainement responsables de cette gastro. Le petit déjeuner est prévu à 7h mais le moral des troupes est un peu morose, ce qui n’empêche pas Ben de cracher son thé à la figure de Charlotte, pris d’un fou rire en repensant à Johny Gasy et son « et j’ai crié, crié é… » A 7h30, nous partons pour Ranohira où nous retrouvons Alphonse qui n’a pas perdu sa bonne humeur. Avant de partir pour la balade, nous allons passer commande au restaurant de ce midi, « le Zébu grillé », pour ��viter d’avoir à attendre, notre route vers Tulear étant longue. Autant dire que dans le contexte, c’est sans enthousiasme que se fait cette commande, Pierre et Juliette préférant commander du riz blanc. La balade vers la piscine naturelle est agréable, facile mais un peu fréquentée à notre goût ( c’est la première fois qu’on rencontre des touristes depuis le début des vacances lors de nos marches ). Nous avons l’occasion de voir un petit scorpion sur le chemin. Arrivés à la piscine naturelle, malheureusement prise d’assaut, Charlotte se baigne alors que je n’ai le courage de me mouiller que jusqu’à la taille. Malgré l’état de délabrement des troupes, tout le monde aura fait l’ensemble de la balade sans encombre, ce qui était loin d’être gagné d’avance ce matin au réveil. A 12h, nous voilà de retour au « Zébu grillé » où nous aurions pu nous abstenir de passer commande, étant les seuls clients. L’ambiance est un peu mortelle et nous expédions nos plats, pressés de quitter ce restaurant sans âme. Nous nous dirigeons ensuite vers Tulear par une route très monotone et les candidats à la sieste sont nombreux. Les 2 seuls lieux qui retiennent notre attention sont la traversée de la ville d’Ilakaka (ancien petit village tranquille devenu une ville grouillante et un peu malsaine suite à la découverte de gisements de saphir, des milliers de personne ayant tout quitté pour y faire fortune) et celle de la plaine des baobabs nous nous arrêtons quelques minutes pour photographier 2 beaux spécimens au bord de la route et nous en profitons pour donner 2 tee shirts à 2 jeunes qui passaient par là. Dans cette partie du pays se dressent le long des routes des tombeaux mahafaly érigés ça et là, parfois gigantesques, certains étant même plus beaux et richement décorés que les maisons habituelles de vivants des cornes de zébus ornent ces tombes, leur nombre étant proportionnel au nombre de bêtes tuées en l’honneur du défunt. Nous arrivons à Tuléar en fin d’après-midi et avons juste le temps de visiter le marché local comme nous l’avons constaté en traversant des villages, la misère paraît ici encore plus importante qu’ailleurs et nous sommes harcelés par des mendiants et des handicapés qui font la manche. C’est une ville grouillante où circulent par centaines pousse pousse et cyclo pousse. Lors de notre visite du marché, Charlotte tape dans l’œil d’un jeune malgache qui fait un signe à Pierre qui ne laisse pas d’ambiguité sur ses intentions. Elle décline l’offre…. Nous arrivons à la nuit tombée à notre hôtel « Villa Moringa », superbe établissement ( nous avons une suite familiale ). Avant le dîner, nous retrouvons Hery et Feno pour le briefing du lendemain eux ont eu les plus grandes difficultés à trouver un hôtel, la propagande battant son plein, avec notamment sur Tulear le Général, ancien premier ministre de la transition, qui se présente. Le repas du soir, excellent par ailleurs, se déroule dans une ambiance bizarre, étant seuls dans une grande pièce qui sonne un peu creux, avec des employés plus nombreux que nous. Une fois de plus on se demande où sont les touristes. Après le rhum arrangé offert par la maison, Anny dont les douleurs gastro-intestinales s’amplifient, et Pierre épuisé par sa gastro, vont se coucher. Charlotte, Juliette et moi allons faire un billard pendant que Ben envoie des mails pour donner de ses nouvelles, et la soirée se termine sur la terrasse autour d’un petit digestif.
Mercredi 22 juillet : Tulear-Anakao. Ce matin, c’est à mon tour d’être fébrile et dérangé au niveau gastro intestinal j’aurais peut-être dû éviter les cacahuètes d’hier soir servis à table… Nous avons tous été réveillés aux aurores par la trompette militaire nous sommes juste en face d’une caserne, ce qui nous donne l’occasion d’assister de notre terrasse à un spectacle gratuit qui vaut tous les films comiques et qui déclenche chez nous l’hilarité générale : les militaires se livrent à divers exercices avec leur arme, tout cela entrecoupé par des moments de franche rigolade en parallèle, l’un d’entre eux, dont on se demande s’il a été puni, avance puis recule à 4 pattes en faisant le canard tout en étant suivi par un instructeur. La scène la plus cocasse est l’arrivée d’un groupe en tenue de footing, certains d’entre eux avec un casque immense sur la tête rappelant celui de De Funès dans « la Grande Vadrouille ». Elle est belle l’armée malgache ! Hery nous apprend qu’il s’agit d’exercices pour une passation de pouvoir qui va avoir lieu dans la matinée. Aujourd’hui, c’est le départ pour Anakao où nous devons faire une parenthèse balnéaire de 4 jours. Nous allons donc nous ravitailler a minima avant de partir en allant chercher du pain, des bananes (comme d’habitude la vendeuse n’a pas de monnaie à nous rendre ) et de l’eau ( chez des indiens aimables comme une porte de prison ). Nous nous dirigeons ensuite vers l’embarcadère où le rendez-vous avec l’Anakao express est prévu à 9h30 à 9h45, le bateau arrive, déjà bien chargé, aucune brassière n’étant plus disponible pour nous. Il y a là des personnes de plusieurs nationalités, un travesti italien, des français de Guyane qui viennent faire du kite surf et qui, voyant le tee shirt de Ben acheté à Jericoacoara, nous demandent si on connaît Jeri, eux même étant des habitués. La mer est calme et la traversée jusqu’à Anakao, longue d’une heure, se passe sans encombre c’est la saison des baleines mais nous n’aurons pas la chance d’en voir. Le bateau dépose les touristes les uns après les autres devant leur hôtel ( chez Solange, Andrea…..) notre hôtel, l’Anakao Ocean Lodge est situé de l’autre côté de la baie et nous sommes les derniers à arriver à bon port. A notre arrivée, ce sont 20 personnes qui se tiennent au garde à vous sur la plage pour nous accueillir on n’en demandait pas tant ! Après les diverses explications sur le fonctionnement de l’hôtel, nous prenons possession de nos bungalows ( 1 pour Charlotte et Juliette, un pour Pierre et Ben, un pour Anny et moi ), superbes et joliment décorés. Nous repérons notamment des sculptures accrochées au mur, qu’on verrait bien chez nous… Assez rapidement, nous allons à la plage devant l’hôtel, impatients de nous baigner dans l’Océan Indien l’eau est plutôt fraîche ( pas plus de 22-23°C d’après nos estimations ) mais le bain très agréable. Ce midi, nous ne mangeons pas au restaurant mais pique niquons sur la plage pour faire honneur à la boîte de pâté Hénaff que Ben a emporté dans ses bagages un délice ! Après cela, me sentant un peu fébrile, je reste avachi sur ma serviette, ne tardant pas à m’endormir et même à ronfler selon certains, ce dont je doute.. Ben et Pierre partent courir sur la plage et reviennent après 30 mn, des ampoules sous les pieds et dégoulinants de transpiration. De mon côté, je finis par prendre mon courage à 2 mains et je pars faire une petite marche avec Anny, constatant qu’à proximité de l’hôtel on n’est pas très sollicités par les enfants. En fin d’après-midi, la fraîcheur arrivant rapidement, nous avons réservé un massage pour Juliette et Charlotte après une heure, elles en reviennent enchantées. De notre côté nous allons voir les objets d’art ( statues pour la plupart ) en vente à l’accueil certaines statues sont vraiment superbes ( elles sont fabriquées par un artiste malgache qui a son atelier à Antananarivo ) mais, n’arrivant pas à choisir ( il paraît que ma statue ressemble à un phallus géant !) nous remettons notre achat au lendemain. Il est 19h30, l’heure du repas du soir. Notre serveur arrive pour nous présenter le menu de ce soir faisant penser à un boxeur sur un ring, sautillant d’un pied sur l’autre, il commence sa présentation : « alors en entrée on a……, alors l’entrée c’est….. » Gros trou noir, il a oublié son texte, ça commence bien. Du coup, il commence par le plat et avec notre aide ( nous avions lu le menu à l’entrée ) il finit par s’en sortir. Le repas est lui excellent ( comme tous les plats dégustés pendant notre séjour à Anakao ), avec une cuisine de la mer, fine et pas trop copieuse. A la sortie, la cuisine étant ouverte sur la salle, nous passons féliciter les cuisiniers.
Jeudi 23 juillet : Anakao – Nosy Ve. Nous avons réservé la veille une excursion à la demi-journée vars Nosy Ve, île la plus connue des environs. A 8h30, nous partons en pirogue à voile en compagnie de nos « skippers », Bongo et Théo, qui ne parlent pas 2 mots de français. Ce matin, c’est pétole sur le plan d’eau et il nous faut 1 h pour atteindre péniblement Nosy Ve.

Bongo nous fait faire le tour de l’île qui est une réserve et un des rares lieux de nidification du paille en queue à queue rouge, magnifique oiseau. Le temps passe très vite et il est déjà 11h quand nous arrivons à notre point de départ c’est l’heure de la baignade tant attendue dans une eau turquoise. Pour le snorkeling, par contre, c’est quasiment le néant, d’autant que le courant puissant nous empêche de progresser comme on le souhaiterait. Après un peu plus d’1 heure à profiter de l’eau et de la plage, nous prenons le chemin du retour, avec un vent toujours aussi peu soutenu. Bongo, jusqu’alors plus que discret, commence à se lâcher un peu et se met à chanter et à pousser des cris bestiaux. Je ne sais pas pourquoi, mais le nom de Bongo nous rappelle soudain le Banga, une boisson de triste mémoire de notre jeunesse, et surtout la pub de l’époque « dans Bongo ya des fruits, juste c qu’il faut, dans Bongo ya de l’eau oui mais pas trop ya des fruiits, ya de l’eau o, c’est Bongo o ». C’est débile mais il en faut peu pour nous amuser. Arrivés vers 13h15, nous passons immédiatement à table pour un plat de poisson délicieux comme d’habitude. Walter, le directeur italien de l’hôtel est aux petits soins, très prévenant et c’est vraiment agréable de se sentir bichonnés. L’après-midi est consacrée à la plage que c’est agréable de ne rien faire parfois et de se prélasser. Seul Ben a encore le courage d’aller courir. Pour l’apéritif de ce soir, ayant du rhum mais pas de jus, nous allons commander au bar des jus d’ananas pour se faire un petit punch : délicieux et ça va devenir une habitude les soirs suivants. Pour le repas du soir, nouveau serveur et nouveau trou de mémoire au moment de nous présenter le menu, en l’occurrence un tartare de carangue et un filet de capitaine.
Vendredi 24 juillet : Anakao. Ce matin, Anny se lève énervée : apparemment j’ai ronflé comme jamais cette nuit, impossible à arrêter, d’où un sommeil écourté pour elle je n’ai pourtant pas fait plus d’abus que d’habitude hier soir, mais je fais profil bas en ce début de matinée… Pour se changer les idées, nous nous décidons à aller acheter nos statues, le groupe d’anglais arrivés hier ayant commencé à dévaliser le magasin. J’ai fait une croix sur « mon phallus » ( à force d’en parler on ne voit effectivement plus que ça ) et nous nous rabattons donc sur une autre sculpture avec 2 têtes, très sympa également. La matinée à la plage se déroule tranquillement, avec une sortie en pirogue pour Charlotte et moi, et un nouveau footing de 50 mn pour Ben, décidément acharné. Le midi, nous rencontrons les français de Guyane aperçus lors de notre transfert en bateau le vent n’est pas favorable au kite depuis l’arrivée mais ils espèrent une amélioration dans les prochains jours nous nous donnons rende-vous pour le lendemain sur Nosy Satrana où nous avons l’intention de passer la journée. Un peu avant 16h, nous avons décidé d’aller nous promener jusqu’au village d’Anakao. Les filles ne souhaitent pas nous accompagner et restent bronzer sur la plage. Sur les conseils de Walter, nous entamons notre marche par l’intérieur des terres. C’est très rapidement l’enfer car nous sommes harcelés par des enfants et même quelques adultes : bonbons vahazas, cadeaux vazahas, lunettes, montres, tongs, casquettes….tout y passe et malgré nos refus ils sont très insistants et ne nous lâchent qu’après avoir insisté lourdement. La promenade est franchement pénible ( est-ce l’habitude des touristes des hôtels voisins ?), d’autant que le village est très sale la plage n’est pas en reste, puisque nous assistons tour à tour à des gens qui font leurs besoins sur le sable après avoir creusé un petit trou, à une femme qui jette ses déchets de poulet au bord de l’eau et pour finir à un gros cochon rose qui se délecte de toute cette nourriture facile et déambule au bord de l’eau en mangeant tout ce qu’il peut trouver. Pas mécontents de quitter ce village de pêcheurs, nous revenons vers notre hôtel par le bord de mer. En chemin, nous distribuons les quelques vêtements qui nous restent à un couple de pêcheurs, et à 3 jeunes enfants. Avant le repas, nous allons réserver notre excursion du lendemain les touristes des derniers jours n’ayant vu des baleines que de loin, nous préférons choisir l’excursion à la journée vers Nosy Satrana en pirogue à voile. Comme tous les soirs, notre serveur-boxeur est présent pour le dîner, toujours aussi speed il commence à nous connaître et aime de plus en plus plaisanter. Ce soir, c’est du capitaine grillé qui est servi Anny et Ben craignent le pire car il nous est servi entier, mais j’arrive à leur préparer des morceaux sans arêtes et tout le monde se régale une nouvelle fois.
Samedi 25 juillet : Anakao-Nosy Satrana. Cette nuit, pas de ronflements intempestifs à signaler par contre, j’ai fait un cauchemar ( j’étais attaqué par une bête sauvage ) et me suis mis à crier au milieu de la nuit, rapidement calmé par Anny. A 8h45, nous retrouvons Bongo, un nouveau matelot et une femme qui s’occupe de l’intendance pour le pique-nique de ce midi. Une petite brise souffle ce matin, ce qui nous permet d’arriver en 30 mn à Nosy Satrana en traversant un lagon magnifique rappelant la Polynésie. Nous entamons le tour de l’île, en nous arrêtant de temps en temps pour une baignade rafraîchissante. L’île est déserte des tombeaux couronnent son sommet est. Walter nous a dit la veille que par marée basse, les troupeaux de zébu pouvaient passer de la grande terre à l’île mais en cette fin de matinée, la mer n’est pas assez reculée pour le permettre. Le temps passe vite à ne rien faire et l’île est assez étendue, et il est déjà 13h quand nous arrivons à notre point de départ. La table a été dressée sous « le » grand tamarinier, le seul arbre digne de ce nom sur Nosy Satrana. Bongo et ses 2 acolytes ont bien fait les choses puisqu’ils ont mis une nappe, des sièges « zafimaniry », et ils sont en train de nous faire griller des langoustes et des brochettes de capitaine accompagnées de pommes de terre. On est vraiment reçus comme des rois et la vue et l’odeur de ces grillades nous donnent l’eau à la bouche. Le goût est à la hauteur et on se régale de notre repas, en suçant bien tous les morceaux de carapaces pour ne rien perdre. On ne sait pas si c’est un trop plein de bonheur, mais Anny se lâche complètement et se met à dire sur un mode rap « pas taper, pas taper ». Pas la peine d’expliquer le pourquoi du comment, il faut y être pour le comprendre ( et même en y étant…)Après ce festin, nous allons profiter de la plage voisine où nous rencontrons de nouveau les Guyanais. Pour le kite ce n’est pas encore le jour ! Ils ont été ce matin à la recherche des baleines mais n’en ont pas aperçu, se contentant d’un banc de dauphins. Ils travaillent tous les 2 (ils sont accompagnés de leur fils ) dans l’enseignement et passent 2 mois à Mada ( ils ont fait le Mozambique l’an passé ), ce qui leur laisse le temps d’utiliser les moyens de transport locaux. Ils ont fait tout le nord en taxi brousse, avec bien entendu des arrêts pannes qui ont grandement rallongé le trajet. Ils doivent ensuite continuer jusqu’à Fort Dauphin en passant par la côte, ce qui sera probablement une nouvelle aventure. Nous échangeons sur nos impressions au sujet de Madagascar et nous sommes tous d’accord sur le fait que c’est incompréhensible que ce pays soit si pauvre et si arriéré alors qu’il dispose de ressources naturelles énormes, mais inexploitées. Une rencontre très sympa. Nous finissons l’après-midi sur la plage par une partie de volley et avant de reprendre la pirogue vers 16h15, Pierre et moi inventons une petite chorégraphie ridicule qui fait le plaisir de l’assistance, c’est-à-dire les 4 autres. Sur le trajet du retour, Ben et moi nous nous essayons à la voile, en équilibre plus ou moins instable tout en poussant des cris « bongoesques ». Après cette journée très sympa, le séjour à Anakao se termine déjà et nous regrettons de ne pas avoir passé une journée supplémentaire. Le départ de demain est prévu à 7h30 et il va falloir nous lever à 6h45. Nous dégustons notre dernier repas, accompagné comme toujours d’un vin sud-africain, persuadés qu’on ne retrouvera plus la même qualité de nourriture durant le reste du séjour. Ce soir, il n’y a plus grand monde, une famille de français avec 2 enfants, déjà vus au Jardin du Roy, un français seul que la famille a invité à sa table pour la soirée, et un dernier petit groupe d’étrangers demain l’hôtel sera presque vide, la grève d’Air Madagascar, bien que terminée, n’ayant pas permis de rétablir les vols aux jours et horaires prévus. En fin de soirée, autour d’un petit ti punch, nous refaisons un peu le monde et ne pouvons-nous empêcher de nous remémorer les vieux souvenirs de Tahiti de 1992 (est-ce le paysage de lagon vu aujourd’hui qui nous a rappelé le bon vieux temps, possible ). Même Pierre qui n’y était pas connaît ces histoires par cœur et doit commencer à trouver qu’on radote.
Dimanche 26 juillet : Anakao – Isalo. Ben et moi on se réveille un peu avec la gueule de bois, non pas qu’on ait abusé hier soir ( encore que quand on commence à parler de Tahiti, c’est qu’on n’en est pas loin…) mais on a été réveillés en pleine nuit par des hurlements à 4h une voix de femme criait très distinctement et sans accent en français : «ta gueule, espèce de taré, arrête….. », et ce pendant de longues secondes entrecoupées par des chuchotements d’une autre personne. C’est hyper violent et une fois le calme revenu je me mets à analyser la situation : il ne peut s’agir que de la famille de français y aurait-il eu quelque chose avec l’autre français ? Et puis progressivement je me fais un autre film : ne serait-ce pas Charlotte et Juliette qui se seraient disputées, même si je n’ai pas reconnu leur voix ? N’auraient-elles pas été agressées dans leur bungalow ? Evidemment, avec cette idée en tête, impossible de m’endormir et à 4h30 je sors avec ma lampe frontale pour voir si tout est normal dans leur bungalow rien à signaler et je me recouche et me rendors rapidement. Au réveil, je vais quand même les voir pour être certain que tout va bien : rien à signaler, elles n’ont rien vu, rien entendu ! En sortant de leur bungalow, je croise Ben l’air soucieux : « tu as entendu les cris ? » me dit-il « atroces ». Je lui réponds par l’affirmative. « C’était vous ? » Devant ma réponse négative, il insiste : « tu me jures que ce n’était pas vous ? » Lui aussi s’est fait un film, mais différent du mien : il a cru que, à cause de mes ronflements incessants, Anny a pété un plomb et a fini par me traiter de tous les noms. Il est sorti de sa chambre à 4h, n’a plus rien entendu mais n’a pu s’enlever cela de la tête et n’a pu se rendormir. C’est donc un grand soulagement pour lui de voir que ça n’a rien à voir avec nous, ce qui accrédite la thèse de la dispute au sein de la famille française, avec ou sans l’autre français ( on imagine évidemment des scénarios autour de cette thèse…). Les autres ont manifestement dormi comme des loirs et ne se sont rendus compte de rien. Juste le temps de manger le petit déjeuner et nous prenons le bateau pour Tulear, non sans avoir eu le droit une nouvelle fois à une haie d’honneur du personnel de l’hôtel comme lors de notre arrivée. Le français seul est également sur le départ nous n’osons pas lui demander s’il a lui aussi entendu les hurlements de la nuit. Il nous explique qu’il est arrivé à Madagascar avec son père mais que celui-ci a dû être évacué d’urgence vers la Réunion le lendemain de leur arrivée, victime d’une péritonite. Il a malgré tout continué son circuit et voyage donc seul depuis cet événement. Il nous raconte avoir eu la chance la veille lors d’une balade en pirogue avec un pêcheur du village de voir juste à proximité de l’embarcation des baleines, ce qui nous laisse quelques regrets. La mer est un peu plus formée qu’à l’aller et il nous faut 1h30 pour arriver à l’embarcadère où nous attendent Hery et Feno, qu’on est contents de retrouver après cette pause de 4 jours qui a fait du bien à tout le monde. Nous allons poster nos cartes postales écrites à Anakao et nous voilà repartis pour la remontée vers la Capitale, qu’on craint un peu, en particulier les longues heures de voiture sur une route souvent défoncée. Aujourd'hui, l’étape est assez courte puisqu’il faut 4h sur une route en bon état pour retourner au Jardin du Roy. Après 70 kms, nous nous arrêtons à un marché hebdomadaire où l’animation est à son comble en dehors des stands habituels nous avons droit aujourd’hui à des combats de coqs, jeux de cartes, dés et roulette ça joue sérieux et nous ne nous sentons pas forcément les bienvenus. Nous rachetons 2 cadenas en vue du retour et des cumbavas pour les ti punchs, n’ayant plus de citrons verts depuis la veille. La propagande continue à battre son plein et dans tous les villages traversés ce sont les derniers rassemblements avant les élections qui ont lieu en fin de semaine. Dans cette partie du pays, nous apercevons régulièrement des feux de broussaille, allumés par les éleveurs de zébus, censés permettre la repousse de jeunes herbes appréciées par le bétail. A l’heure de midi, nous arrivons au Parc National de Zombitse, un parc très peu connu et quasiment pas décrit ( à part dans le Petit Futé ) dans les guides. On imagine que la visite ne sera pas mémorable mais ça va au moins permettre de couper le trajet. Avant de débuter la visite, nous dégustons le pique-nique préparé par Hery et Feno : une salade de pommes de terre accompagnée de poisson fumé et de saucisses porc-zébu.

Après ce repas copieux, nous rencontrons nos 2 guides locaux ( l’un guide, l’autre rabat ), 2 frères prénommés Lucien et Sélin. Cette visite est une des bonnes surprise du voyage parce qu’en 1 h et en marchant 2 kilomètres, nous avons la chance de voir des papillons, des oiseaux, des lémuriens ( 3 variétés, 2 nocturnes et 1 diurne, des lémuriens , blancs magnifiques ), un gros caméléon, des baobabs géants, des plantes médicinales ( on apprend à cette occasion qu’une espèce de pandanus soigne la syphilis )…..C’est vraiment un parc à conseiller, facilement accessible, permettant de voir beaucoup d’espèces en peu de temps, et avec des guides adorables, ravis de pouvoir faire partager leurs connaissances et faire découvrir les richesses de leur pays. Arrivés à l’entrée du massif de l’Isalo vers 16h, nous faisons un petit détour par la « fenêtre de l’Isalo » pour la classique photo de fin de journée. Hery nous gratifie d’une blague bien emmenée et que personne n’a vu venir : « c’est qui le président avant Sarkosy ? » « Chirac » « Jacques Chirac a inauguré beaucoup de monuments à Madagascar ». Et, alors qu’on arrive sur le site de la Fenêtre de l’Isalo, il nous dit : « il est là le président » et c’est alors que se dresse devant nous dans la roche le profil de Chirac, ou plutôt de sa marionnette des guignols. Hery nous a bien manœuvrés sur ce coup et il n’est pas peu fier de lui. Nous faisons le tour du rocher pour trouver le meilleur angle de vue pour la photo et certains d’entre nous s’adonnent à un jeu dont le but est de parvenir à lancer en 7 coups au maximum un caillou dans le petit trou de rocher à côté de la grande fenêtre. En cas de réussite, on peut faire un vœu. Ben est le seul à réussir brillamment, dès son 2ème lancer. De retour au Jardin du Roy après 1 semaine, nous sommes accueillis chaleureusement par l’ensemble de l’équipe, à l’accueil, au bar, comme au restaurant. Le serveur du restaurant n’hésite d’ailleurs plus à plaisanter avec nous. Manifestement les affaires reprennent et les touristes sont de retour puisque ce sont 75 couverts qui sont prévus ce soir. Malheureusement, le pavé de zébu mémorable de la dernière fois n’est pas au menu où sont proposés des plats un peu plus typés, à savoir de la langue de zébu et du pavé de sanglier. Nous n’avons pas perdu nos bonnes habitudes et la soirée se termine par une citronnelle suivie d’un rhum arrangé.
Lundi 27 juillet : Isalo-Ranomafana. Aujourd’hui, c’est la grande journée de route puisque 7 heures sont prévues, ce qui laisse peu de place aux arrêts et aux visites. Nous appréhendons d’autant plus cette journée que c’est le retour vers les températures plus fraîches, voire l’humidité puisque Ranomafana a une réputation de microclimat humide, c’est-à-dire qu’il y a la saison des pluies et la saison où il pleut. Nous prenons notre petit déjeuner à 7h30 pour un départ à 8h00. Nous quittons avec un pincement au cœur le Jardin du Roy, sachant que pour les 2 prochaines nuits le standing de l’hôtellerie va chuter assez brutalement et qu’on avait pris goût au confort. Nous nous arrêtons rapidement pour photographier la « tête de la reine » dans l’Isalo, mais pour le reste, les haltes sont rares. Depuis quelques jours ( ça occupe quand on roule ), nous avons pris l’habitude à tour de rôle ( Ben, Pierre et moi occupons l’un après l’autre la place de passager avant ) de prendre des photos de la vie quotidienne tout en roulant tous les jours et même plusieurs fois par jour, Ben demande à Feno de soulever la vierge accrochée à son rétroviseur intérieur et lui fait nettoyer la vitre avant pour qu’il n’y ait aucune poussière parasite. C’est à ce genre de petits détails qu’on reconnaît les pros ! Une autre façon de nous occuper c’est d’apprendre le malgache avec Hery, du moins quelques mots : en dehors de Salama et Veloma, les expressions le plus souvent utilisées pendant le séjour sont i vaovao (comment ça va) auquel on répond par tsy misy vaovao ( rien de neuf ). Quelques autres mots appris ( et souvent vite oubliés ) : misaotra (merci), manao ahoana ianao ( comment ça va), tonga soa (bienvenue ), fady (interdit ), tsia (non ), tsara (beau), firy (combien), mazotoa homana (bon appétit) , moka (moustique), fidio (voter)….Aujourd’hui l’expression du jour est « malai lai »(orthographe non garantie ) qui signifie ça gratte. Ben aime beaucoup et tous les gens qu’il rencontre aujourd’hui ont droit systématiquement à Salama, i vaovao, malai lai, veloma. Le premier arrêt digne de ce nom a lieu à Ambalavao le temps qu’Hery se ravitaille dans un restaurant pour le pique-nique, nous faisons un rapide tour du marché. Ben, comme souvent, fait son show ( on se demande s’il est shooté à la coke depuis le début des vacances ) et se fait remarquer, notamment lorsqu’en partant il lance à tue-tête un « Veloma » qui fait rire tous les malgaches qui lui répondent en cœur. Quelques kilomètres après Ambalavao, nous nous arrêtons après 4 heures de route pour manger au bord de la route. Au menu : samousas, riz cantonnais et beignets de poisson pleins d’arêtes (ce qui bloque tout net Ben dans sa dégustation ). Ce n’est pas le meilleur pique-nique du voyage, loin s’en faut….Il nous reste des tee shirts à distribuer et nous en donnons à 3 jeunes qui nous observent depuis un moment, dont 2 se mettent à faire du karaté avec Pierre dont la souplesse légendaire fait encore des merveilles à cette occasion. Arrivés à Fiana à 15h, Hery a le mauvais goût de nous rappeler en plaisantant l’épisode du Père Pedro en général il a beaucoup d’humour mais pour cette fois il aurait pu s’abstenir et il évite de peu une remarque acerbe de notre part. Nous faisons un arrêt rapide à la poste, Ben ayant besoin d’acheter un timbre et de poster une dernière carte postale pendant ce temps, dans le minibus, nous prenons l’appareil photo de Ben et en profitons pour faire des selfies tout en faisant des grimaces, ce qui fait marrer des jeunes malgaches qui ont repéré notre manège. Fianarantsoa n’échappe pas à la propagande, et après Léon Cu, c’est une autre candidate qui fait parler d’elle : d’après Hery elle est connue comme le sosie de Nana Mouskouri alors que Ben et Pierre trouvent qu’elle est le portrait craché d’Audrey Pulvar. On aime toujours autant l’atmosphère de cette ville mais il nous faut continuer notre chemin et ce qu’on apprécie beaucoup moins c’est la portion de route défoncée déjà empruntée à l’aller. Par contre, après l’embranchement vers Ranomafana, les 30 derniers kilomètres se font sur une route sinueuse mais en bon état. Hery nous gratifie encore d’une blague absurde ( une devinette cette fois ) : pourquoi le mot banane commence par un B alors que normalement ça commence par un N ? On se creuse la tête pendant ¼ d’heure sans parvenir à trouver la bonne réponse. La réponse est en fait évidente : normalement commence par un N ! Mais telle qu’il l’a présentée, on est tous tombés dans le panneau. A cette devinette, Charlotte répond par 2 blagues carambar. En fin de parcours, Hery passe un coup de téléphone et on voit que quelque chose ne tourne pas rond après avoir raccroché, il s’avère que l’hôtel Centrest ne nous attend pas, tout comme le ravitaillement de ce midi au restaurant avait été oublié. Rien de grave cependant, l’hôtel n’est pas complet ( ce serait un comble ! ) et des chambres sont disponibles. Nous arrivons à l’hôtel peu avant 17 h, épuisés, mais ce n’est pas fini car une visite est prévue au jardin de plantes exotiques, notamment d’orchidées, propriété de l’hôtel et situé à 10 kms, ce qu’on ignorait. Il fait déjà presque nuit quand nous arrivons, le guide ne parle pas français et le jardin n’a rien d’exceptionnel, d’autant que les orchidées ne sont pas en fleur. C’est vraiment une visite sans grand intérêt, dont on aurait pu se passer après cette journée éprouvante. A la sortie, nous remercions notre guide qui à notre merci répond « non merci ». Désormais, nous répondrons aux mercis par un non merci jusqu’à la fin du séjour. Il fait bien sûr nuit noire quand nous arrivons à l’hôtel. Est-ce la réservation qui avait été oubliée ? En tout cas, nous nous retrouvons tous les 4 avec une chambre pour 4 avec des lits alignés et à peine la place pour étaler les bagages sans compter la marche dans les toilettes qui risque d’en gêner plus d’un pendant la nuit. N’ayant pas le courage de préparer notre traditionnel apéritif dans cette chambre, nous préférons le prendre à table au restaurant. Pour le repas, et alors que j’ai prévenu en arrivant « ici ne mangez surtout pas de poisson, vu l’éloignement de la mer », le menu est unique et heureuse surprise, le plat est une brochette de poisson avec du riz.. Ben qui a une sainte hantise des arêtes et qui a déjà dû recracher son beignet de poisson ce midi a la malchance de tomber une nouvelle fois sur une arête qui justement ( sans jeu de mot ) l’arrête net. Le dessert, une banane flambée, est lui excellent. Après ce repas correct sans plus, nous nous couchons assez tôt, fatigués par notre longue journée de route.
Mardi 28 juillet : Ranomafana – Ambositra. La nuit a été acceptable malgré la promiscuité et nous démarrons la journée par un bon petit déjeuner. Aucun d’entre nous n’a eu le courage d’aller aux thermes voisins aux aurores comme proposé par Hery. Un taxi brousse a fini son parcours pendant la nuit contre le mur en contrebas de l’hôtel et il aura du mal à avoir une seconde vie, vu son état. A 8h, notre guide local, Angelin, nous retrouve sur le parking de l’hôtel où nous prenons le minibus jusqu’à l’entrée du Parc National de Ranomafana. Les craintes concernant le mauvais temps et la pluie se sont envolées et nous laissons nos kways dans le véhicule. Angelin passe du temps à nous expliquer l’historique du parc, la forêt primaire et secondaire, et les différentes espèces présentes il est d’ailleurs un peu bavard à notre goût car, pendant qu’il nous donne ces explications, plusieurs groupes nous passent sous le nez et nous craignons de nous retrouver trop nombreux dans la forêt. Il nous informe qu’une rabatteuse, Myriam, est déjà dans la forêt à repérer les lémuriens. Myriam est apprentie guide et elle fait son baptême du feu avec nous en nous donnant des informations sur le mode de vie des lémuriens. Angelin de son côté passe auprès de chacun de nous en nous disant à voix basse de poser des questions à Myriam pour la confronter à la réalité du métier de guide. Les sentiers sont bien tracés, presque trop. Le premier animal aperçu est un mini gecko en forme de feuille, quasiment impossible à distinguer. Puis c’est au tour des lémuriens ou gidro en malgache ( encore un nouveau mot, se prononçant guidrou, le moyen mnémotechnique étant Guy Roux ). Nous commençons par des lémuriens dorés, puis c’est un groupe imposant de lémuriens à front roux qui arrivent droit sur nous, en sautant de branche en branche puis s’immobilisent à 1 m de nous pour s’abreuver dans le creux d’un arbre. Aussitôt rassasiés, ils repartent comme ils sont arrivés et disparaissent rapidement dans la forêt. Lors de la promenade, nous avons l’occasion de voir 2 autres espèces de lémuriens, 1 groupe de 2 lémuriens diurnes et 1 groupe de 3 nocturnes. La promenade en forêt est très agréable et nous traversons des bambouseraies et observons de magnifiques fougères arborescentes. Angelin se met soudain à entonner la Marseillaise qu’il connaît parfaitement, puis l’hymne malgache. Après 3h de marche, nous revenons au minibus où, comme d’habitude, Feno nous attend patiemment. Nous reprenons la route en direction d’Ambositra. A la fin de la RN25, peu de temps avant de retrouver la RN7 et sa portion défoncée, nous nous arrêtons au bord de la route, une famille étant en train de fabriquer des briques en latérite. Nous les interrogeons : ils fabriquent 1400 briques par jour et vendent chaque brique 14 ariarys. Le travail doit être très pénible et les hommes, les femmes comme les enfants mettent la main à la pâte. La maman est fière de dire que sa fille est dans les premières élèves de sa classe et nous l’encourageons à continuer et à ne surtout pas arrêter l’école. Nous leur offrons les quelques vêtements qui nous restent et repartons vers le Nord. Nous nous arrêtons peu de temps après pour le pique-nique au menu du jour : sandwiches. Comme d’habitude, des enfants ne tardent pas à s’agglutiner pas très loin de nous tout en maintenant une distance de « sécurité ». A la fin du repas, comme la veille, Feno et Hery distribuent les restes aux enfants, qui ne se font pas prier. En se rapprochant d’Ambositra, les paysages sont vraiment magnifiques, la terre rouge et les rizières donnant des contrastes de couleur étonnants. Par contre, comme à l’aller dans la même région, les nuages sont de la partie et le temps se couvre de plus en plus. Hery, qui y a pris goût, nous pose de nouveau une colle : donnez 7 noms féminins français qui se terminent par un t. Après de longues minutes de réflexion, nous arrivons à 6 : dent, nuit, jument, mort, part, forêt. Hery, décidément très joueur , plutôt que de nous donner le 7ème , nous met tranquillement sur la voie et on finit par trouver le dernier mot : dot !

Peu avant Ambositra, nous voyons enfin quelques maisons avec cheminées, un peu incongrues à Mada. Après 4 h de route, nous arrivons enfin à destination et avant d’aller à l’hôtel nous faisons une halte pour observer un four à briques au bord de la route. L’hôtel est « l’Artisan », dont le gérant n’est autre que le propriétaire de l’atelier de marqueterie que nous avions visité à l’aller. C’est un établissement assez moyen, très bruyant et d’un confort correct sans plus. Le restaurant lui-même laisse à désirer. Un groupe local joue des airs pas très entraînants sur des instruments traditionnels leur CD est en vente 20 000 ariarys. La clientèle est diverse et variée : il y a des locaux, des touristes comme nous, mais aussi un groupe de mormons en costume cravate et des coréens très bruyants qui jouent avec leurs liasses de billets et dont on apprendra le lendemain qu’ils sont là pour acheter des pierres précieuses. Le dîner est le summum de notre voyage en terme de repas pris à l’hôtel là non plus, comme la veille, nous n’avons pas le choix et, après une soupe en entrée, le plat est un mélange de spécialités malgaches accompagnées de riz et de rougail-tomate : du zébu bouilli, du porc-pois chiches, manioc-porc, brèdes-porc. L’ensemble va du potable à l’immangeable, la palme du plus mauvais allant au manioc. C’est tellement peu dans nos goûts que chacun de nous met un temps infini à avaler ne serait-ce qu’une bouchée. On a l’impression en regardant le voisin qu’il est en train de brouter de l’herbe ou de mâcher un chewing gum géant. Autant dire que les assiettes sont presque pleines quand le serveur vient débarrasser la table on a beau se justifier comme on peut et bredouiller que c’était bon mais trop copieux, il a l’air atterré et c’est vrai que c’est désolant de gaspiller autant de nourriture dans un pays aussi pauvre. Après ce repas mémorable, nous allons nous coucher.
Mercredi 29 juillet : Ambositra-Antananarivo. Ce matin, le réveil est un peu laborieux, le dos ayant souffert de la dureté du matelas de notre lit. Par ailleurs, cette satanée marche ( comme au Centrest la veille ) entre la chambre et la salle de bain nous a joué des tours en pleine nuit et le gros orteil s’en souvient encore. Au lever, Charlotte, la plus grosse consommatrice de médicaments du voyage, qui n’en est plus à un problème près, s’est tapée dans la table de nuit et a un gros hématome à la cheville. Pour le petit déjeuner, c’est l’habituelle commande : 2 cafés, 3 thés et un chocolat, accompagnés de pain ( encore un exemple de l’influence française car c’est un des rares pays où le pain est du vrai pain comme chez nous ). Partis à 8h, nous rencontrons sur la route les habituels camions THB et STAR ( les bières locales ) et toujours ces taxis brousse chargés au maximum aujourd’hui, au cours de la journée, nous voyons à plusieurs reprises des taxis brousse portant sur le toit un cercueil orné d’un drapeau malgache Hery nous explique que le côté où se situe le drapeau permet de savoir s’il s’agit d’un retour du corps dans son village pour un enterrement ou pour un retournement des morts. Après 2 heures de route, nous arrivons à Antsirabe où nous visitons la confiserie Marcel après une démonstration de la fabrication des bonbons ( c’est de l’artisanal pur et dur ! ), nous achetons chacun plusieurs sachets à différents parfums, puis reprenons notre route vers Tana. Aujourd’hui, c’est le dernier jour de propagande autorisé, les élections communales ayant lieu vendredi, et c’est l’effervescence dans tous les villages traversés. A 13h, nous arrivons à Ambatolampy au restaurant « le rendez-vous des pêcheurs », qu’on devrait plutôt appeler « le rendez-vous des vazahas » car la clientèle est exclusivement composée de petits groupes de touristes accompagnés de leur guide. Après un plat (zébu pour les uns, bolognaises pour les autres ) accompagné pour Ben et Pierre par une Skol, moins bonne que la THB, nous repartons pour nous arrêter quelques centaines de mètres plus loin, à la fabrique de cocottes en aluminium. La visite, qui dure près d’une heure, est très intéressante et elle nous permet de voir toutes les étapes de la fabrication de ces fameuses cocottes qu’on retrouve partout dans l’île les ouvriers, pour certains des ados, travaillent dans des conditions épouvantables, dans la chaleur, la fumée, la poussière de métal, surveillés par une vieille pas commode. La médecine et l’inspection du travail, ils ne connaissent pas ici, et ces jeunes ne doivent pas faire de vieux os à travailler dans de telles conditions. La boutique est un peu décevante et nous nous contentons d’acheter un petit baobab pour le souvenir. La route jusqu’à la capitale se déroule sans encombre et nous arrivons à l’entrée de la ville peu avant 16h. Là nous assistons à une scène cocasse : au moment où nous arrivons à leur hauteur, 2 cortèges de propagande se croisent, des partisans de Marc Ravalomananna ( au pouvoir jusqu’à 2009 et que beaucoup voudraient voir revenir au pouvoir, c’est sa femme qui se présente à la mairie de Tana ) et ceux d’Andry Rajoelina ( le DJ comme ils l’appellent, ancien président de la transition à partir de 2009). C’est l’allégresse générale, c’est à qui va manifester de la façon la plus bruyante et nous-mêmes, dans notre minibus, nous les encourageons à en faire encore plus en levant les bras et en criant. Pensant être quasiment arrivés à notre hôtel, nous déchantons vite, Tana n’ayant rien à envier à Paris en terme de bouchons nous découvrons lors de la traversée de la ville la grande misère qui y règne, certains vivant sous des cartons, d’autres faisant un feu en pleine rue pour se réchauffer. Cette misère engendre bien sûr beaucoup d’insécurité et Hery nous conseille de bloquer nos portes, les agressions n’étant pas rares en pleine rue. Pour occuper le temps, la traversée de la ville nous paraissant interminable, nous nous mettons à photographier les voitures, notamment les taxis qui nous rappellent notre jeunesse : 2CV, 4L, Diane, 204, 404, …….tous les vieux modèles vivent ici une seconde jeunesse. Ben s’étonne qu’il n’y ait pas de feux tricolores ni de panneaux : il y en a eu à une époque mais ils ont tous été volés et le métal a été recyclé pour un autre usage… Après plus d’1 heure à avancer au pas, nous finissons par atteindre notre hôtel, le « Tamboho », un établissement luxueux situé dans une sorte de ghetto comprenant également un supermarché et de nombreuses boutiques de luxe, l’ensemble étant barricadé et surveillé. L’hôtel est situé dans un cadre superbe, au bord d’un lac en pleine ville. L’inconvénient de ce lac, ce sont les moustiques puisque dès qu’on sort de l’hôtel on est assaillis ( Charlotte et Juliette l’ont testé en allant à la piscine de l’hôtel ) en fin d’après-midi, nous allons faire quelques courses au supermarché, notamment pour les apéritifs des derniers jours ( on y trouve des « caca pigeon » comme chez Brigitte ). Les chambres du Tamboho sont vraiment très spacieuses et l’hôtel offre quelques services appréciables, notamment des boissons fraîches sont en libre-service dans les couloirs. Le restaurant lui n’est pas tout à fait à la hauteur du standing : au dîner, l’entrée et le plat sont corrects mais pas exceptionnels et c’est surtout le dessert, un ananas confit, qui fait l’unanimité contre lui : dur et hyper écoeurant.
Jeudi 30 juillet : Antananarivo-Andasibe. Contrairement au dîner de la veille, le petit déjeuner sous forme de buffet est délicieux c’est le meilleur de notre séjour. La journée étant chargée, Hery nous a donné rendez-vous à 7h30. Comme d’habitude, c’est le même rituel : avant le petit déjeuner, c’est-à-dire une trentaine de minutes avant le départ prévu, nous descendons nos bagages au minibus pour que Feno et Hery les installent sur le toit, ce qui permet de gagner du temps. Nous prenons la route du nord en direction de la colline sacrée d’Ambohimanga située à 15 kms de la capitale ; comme la veille la circulation est très dense et nous progressons lentement. En chemin, une construction attire notre attention il s’agit d’arènes immenses, aux couleurs du parti d’Andry le DJ, qui ont été construites pendant son « règne » et prévues pour des concerts. Un exemple parmi tant d’autre de la mégalomanie de ce Président de la Transition qui par contre a oublié lors de son mandat les routes et l’éducation. A 8h30, nous arrivons à Ambohimanga, la « colline bleue ». C’est sur cette colline qu’est édifiée l’ancienne cité sacrée, berceau du royaume Merina. A l’entrée du site, bien que ne comprenant pas le malgache, on voit que quelque chose ne va pas car la discussion entre la personne à l’entrée et Hery paraît agitée. Ayant vu la veille dans le Routard et le Petit Fûté que le site ouvrait à 9h, je demande si on est arrivés trop tôt. Hery répond que les horaires ont changé et qu’il nous faudra attendre 30 mn. En dehors du fait qu’on aurait pu dormir 30 mn de plus, on aurait apprécié qu’au lieu de nous raconter des bobards il nous dise qu’il s’est trompé, ce qui peut arriver à tout le monde. Cette attitude nous agace un peu. A 9h, notre guide locale Noro ( prononcer Nourou ) commence la visite d’1h, très intéressante. Il s’agit du seul site malgache classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. Au sommet de la colline se trouve le Rova, enceinte fortifiée qui renferme la case où vécut le roi Andrianampoinimerina, 2 pavillons en bois avec étage ou venaient séjourner les reines Ranavalona I et II, un parc à bœufs et les bassins sacrés où se baignaient les reines. On est loin du faste des demeures de la même époque des rois et reines en France et dans d’autres pays européens. Une petite anecdote qui nous a fait rire : dans le pavillon en bois se trouvent des photos des 2 reines, l’une gentille, l’autre méchante. Alors que chaque reine a un air sérieux sur sa photo, Noro nous dit « vous voyez tout de suite sur les photos que l’une est gentille et l’autre méchante »…. Forcément, c’est plus facile quand on connaît l’histoire…On ne lui a pas demandé de dire à partir de la photo de passeport de Pierre ( où il ressemble à un terroriste ) s’il était gentil ou méchant…. Après cette visite d’un des rares sites historiques de Madagascar, il nous faut de nouveau traverser Tana pour emprunter la RN2 qui part vers l’est en direction de Tamatave pas de miracle, cette traversée est une nouvelle fois interminable, et nous ne sommes pas mécontents de nous engager sur la RN2 d’après Hery, la route est en bon état, ce qui se confirme dans les faits et nous progressons rapidement vers l’est. Les paysages sont moins intéressants que sur la RN7 et nous faisons le trajet d’une seule traite jusqu’à Moramanga, où nous arrivons à 13h30. C’est une ville où l’oncle de Ben, militaire, a vécu dans les années 50 il est d’abord venu après les événements de 1947 puis est revenu en 1958 au moment de la proclamation de l’indépendance. Nous nous arrêtons au restaurant « le Coq d’Or », un restaurant chinois. Au menu, c’est Misao pour Anny, Pierre, Juliette et Charlotte, Poulet-Coco pour Ben et canard laqué, soit disant la spécialité de la maison, pour moi. Le canard laqué n’a de laqué que le nom et il est tellement gras qu’on a bien du mal à trouver un morceau de maigre. Mauvais choix ! En sortant de table, Hery nous propose d’aller visiter le musée de la gendarmerie, ce qui ne nous enchante pas vraiment. Nous sommes accueillis par le gendarme de 1ère classe Zo ( qui ne se rappelle plus s’il est 1ère ou 2ème classe ). Le musée est composé de plusieurs sections : criminologie, histoire de la gendarmerie, véhicules de collection….C’est potentiellement intéressant mais nous ne sommes pas très motivés pour cette visite et vu le nombre de visiteurs annuels, ce musée n’attire pas grand monde. Après cette visite vraiment pas incontournable, nous continuons notre route vers Andasible où nous arrivons vers 16h. L’Andasibe Hôtel, établissement agréable, est situé en pleine forêt, à quelques centaines de mètres du parc national où nous irons demain. En cette fin d’après-midi, nous allons sans les filles nous promener à pied à Andasibe, village à l’ambiance western avec ses petites maisons en bois. Nous sommes surpris par l’indifférence des habitants qui contrairement à d’habitude ne nous saluent pas spontanément même les enfants ne nous gratifient pas de « Bonbons vazahas ». On a déjà remarqué cette attitude dans la journée quand, en traversant les villages, nous avons salué les habitants. Est-ce une certaine réserve naturelle dans cette partie du pays ou une habitude des touristes ? La visite du village est sympa et on finit quand même par distribuer quelques bonbons et crayons à des enfants.

Avant le repas du soir, nous retrouvons comme tous les soirs Hery et Feno pour le briefing du lendemain Hery nous annonce qu’après avoir rencontré notre guide local de demain, celui-ci lui a dit qu’avec notre véhicule il nous serait impossible de nous rendre à la Réserve de Mantadia, la piste pour s’y rendre étant impraticable sans 4x4. Nous nous contenterons donc de la réserve Indri Indri le matin et pour l’après-midi on trouvera une autre visite. Le dîner est correct mais nous commençons sérieusement à saturer de la nourriture locale et de ce côté-là il est temps qu’on rentre en France.
Vendredi 31 juillet : Réserve d’Andasibe. Le jour tant attendu est arrivé : c’est aujourd’hui qu’ont lieu ces fameuses élections communales dont Hery nous parle depuis plus de 15 jours et à cette occasion la journée a été décrétée fériée. Nous partons à 8h pour la visite. Ben fait la gueule ce matin car il ne retrouve plus la pierre précieuse achetée chez Joseph et cela fait déjà 2-3 jours que ça le travaille. Il est sûr de l’avoir laissée dans le minibus pendant notre escapade à Anakao et depuis il n’arrive pas à mettre la main dessus. La veille au soir, lors du briefing, il en a parlé à Feno et Hery en leur demandant s’ils pourraient regarder dans le minibus et voir si le petit paquet ne s’est pas « caché » dans un coin peu accessible. Devant leur réponse négative ce matin, il ne desserre pas les dents, persuadé de ne pas l’avoir perdu lui-même et commençant à avoir des doutes…Heureusement, il va se dérider au fur et à mesure de la matinée… Arrivés à l’entrée de la Réserve Indri Indri, nous sommes accueillis par notre guide local Patrice. Ici, pas de rabatteur, les lémuriens ayant des territoires connus des guides. Comme à Ranomafana, le temps est magnifique et la forêt humide ne l’est finalement pas tant que ça. Ça nous promet des lémuriens en pagaille ! Assez rapidement nous apercevons notre premier groupe de lémuriens, des propithèques à diadème. Nous les observons durant de longues minutes et dans d’excellentes conditions, le nombre limité de groupes de touristes ne gâchant pas le spectacle. Ce sont ensuite des lémuriens marrons ( fulvus ) et le clou du spectacle et la vedette de cette réserve est bien sûr l’Indri Indri, qu’on ne tarde pas à apercevoir après avoir entendu à plusieurs reprises ses cris perçants résonner dans la forêt ( ils peuvent s’entendre à 3 kms ). C’est le plus gros des lémuriens ( il peut peser plus de 10 kgs ) et il se distingue des autres espèces en ayant un moignon de queue. Ses grandes oreilles et son pelage noir et blanc lui donnent un aspect de grosse peluche. On ne se lasse pas de les regarder leur cri est encore plus impressionnant de près et est vraiment déchirant, ce qui explique sa portée de plusieurs kilomètres. Juliette et Ben, qui ont un gros zoom à leur appareil photo, ont réussi des clichés superbes et nous rendent un peu jaloux. Après cette longue observation des lémuriens, nous continuons notre exploration de la forêt en passant par un endroit appelé le Lac Vert. Les températures étant fraîches en cette saison, les caméléons restent cachés et ne se laissent malheureusement observer. Par contre, juste à côté du Lac Vert, nous avons la surprise de trouver un boa d’1 m de long, enroulé et en pleine sieste, légèrement en contrebas du chemin. Après cette découverte, nous poursuivons la visite dans la partie plus sauvage de la forêt où le relief est plus marqué et les sentiers moins tracés. Nous n’aurons malheureusement pas la chance d’apercevoir d’autres lémuriens lors de ce dernier tronçon. Une fois revenus au bord du Lac Vert, Patrice se met à sortir des sacs à pain et autres tissus brodés qu’il nous demande d’acheter pour aider les femmes de la communauté qui soit disant les ont tissés. On se sent un peu pris en otages car rien ne dit d’une part que cela vienne des femmes du village et d’autre part que ce ne sera pas lui qui va empocher le gain de la vente. Malgré tout, Pierre et nous lui achetons chacun un sac. Après 4h de marche et de découverte de cette magnifique réserve, nous arrivons au parking où Patrice nous montre un mini caméléon, quasiment impossible à distinguer de la branche d’arbre sur laquelle il est posé. Feno nous attend avec le pique-nique que nous mangeons sur les tables installées à cet effet à l’entrée du parking. Le menu est copieux comme d’habitude : taboulé, légumes, poulet laqué dont nous régalons. Faute de pouvoir visiter la réserve de Mantadia, nous nous rendons à 14h au Vakoma Forest Lodge distant de quelques kilomètres. Ce lodge héberge un parc privé et une réserve de lémuriens situés sur un petit ilôt privé. Nous commençons par la réserve de lémuriens que nous atteignons par un trajet de quelques mètres en canoé. A peine arrivée sur la berge, les lémuriens ( fauves et à crinière ) s’approchent de nous et sautent sur nos épaules, attirés par les morceaux de bananes qu’on a pris soin de préparer avant. Il y a là aussi des singes capucins adorables. Ça fait un peu zoo ces lémuriens semi-apprivoisés ( Ben n’apprécie pas trop ), mais ils déclenchent des éclats de rire et des cris de surprise, certains d’entre nous se sentant plus ou moins à l’aise avec 1 ou 2 lémuriens sur l’épaule. Après cette récréation, nous allons visiter la réserve privée, guidés par Feno, par le nôtre mais un guide local. Nous commençons notre parcours par l’étang aux crocodiles qui nous permet d’apercevoir de beaux spécimens allongés sur la berge. Ben a l’humeur légère en ce début d’après-midi et il fait des petits commentaires moqueurs aux explications de Feno tout en gardant un air très sérieux ( par exemple, Feno nous dit « les crocodiles font partie de la famille des reptiles » auquel Ben répond « ah bon, ce sont des reptiles ??!! »). Pierre et moi, un peu en retrait de la conversation, sommes bidonnés. Heureusement il se calme assez rapidement parce le guide aurait fini par se rendre compte. La végétation est superbe : grands eucalyptus, fougères arborescentes, plantes médicinales….Au cours de la visite du parc, nous voyons d’autres animaux en captivité, des tortues radiées, un boa que Feno met sur les épaules de Charlotte, seule volontaire du groupe, et un fosa ( on a d’abord compris « faux chat » c’est un carnivore endémique de Madagascar, prédateur des lémuriens ). Nous traversons à 2 reprises le cours d’eau sur une passerelle suspendue, en équilibre plus ou moins précaire, ce qui donne quelques émotions à ceux qui sont sujets au vertige. Au final, c’est une promenade plus agréable qu’on ne le pensait malgré le côté « aménagé » et peu sauvage du site. Nous sommes de retour à l’hôtel à 16h30 pour notre dernière soirée complète à Madagascar. Le repas du soir confirme notre saturation pour la nourriture pendant le repas, Ben va sur le site de sa pharmacie et observe son personnel tout en faisant des commentaires. Charlotte trouve cela très intéressant et comme on peut envoyer désormais des ordonnances par mail, elle prend Ben en photo avec une bouteille de vin et l’envoie à la pharmacie avec un commentaire « le bonjour de Madagascar » ça fait sérieux…. Nous nous couchons avec un petit pincement au cœur car demain c’est déjà le départ pour la France.
Samedi 1er août : Andasibe-Antananarivo. Juliette a été malade durant la nuit, ce qui ne laisse augurer rien de bon pour le voyage retour. Anny est aussi toujours dérangée depuis quelques jours. Nous quittons l’hôtel à 8h. En chemin, nous passons dans le village où habite Hery il nous montre sa maison au loin, une grande maison blanche assez proche à vol d’oiseau mais distante de 14 kms par la route depuis que le pont qui y conduisait s’est effondré. Comme par ailleurs le maire n’est pas son meilleur ami et qu’il vient d’être élu aux élections communales, les travaux risquent d’attendre longtemps…Hery nous dit que dans un futur proche il aimerait se présenter aux élections, participant déjà activement à la vie de sa commune. A Tana c’est la femme de Ravalomanana qui a été élue, ce qui est une bonne nouvelle pour Hery.

A mi-chemin, nous nous arrêtons à la réserve de Péreyras, sorte de mini zoo un peu déglingué qui a comme principal intérêt d’approcher de très près de nombreuses variétés de caméléons. Notre guide est Richard. Plusieurs espèces sont ici en captivité : boas, crocodiles, papillons, chauve-souris, lézards, grenouilles, tanrecs ( animal proche du hérisson, endémique à Madagascar et rencontré notamment à Andasibe )…Le clou du spectacle, ce sont donc les caméléons, de toutes tailles et de toutes les couleurs Ben et Charlotte en portent un dans leurs bras et sont frappés par la froideur de sa peau. Richard nourrit l’un d’entre eux de sauterelles pour qu’on puisse le prendre en photo, mais sa langue est tellement longue et sort avec une telle vitesse qu’on n’arrive jamais à trouver le cadrage qui convient. Après 1h de visite, nous reprenons la route vers Tana et nous arrivons vers 13h15 au Grill du Rova, sur la Haute Ville, sans avoir trop à subir les bouchons, la circulation étant plus fluide le samedi. La propriétaire du restaurant est la femme d’Olivier, le directeur de l’agence Malagasy Tours, qui est lui aussi présent et avec qui nous discutons un moment de choses et d’autres, les élections, la situation à Madagascar, la grève d’Air Mada, et bien entendu notre changement de circuit sur l’ensemble des clients de l’agence, c’est pour nous que les modifications ont été les plus importantes. Il nous signale aussi qu’il espère encore pouvoir négocier avec le Coco Komba à Nosy Komba qui refuse de nous rembourser la ½ pension et les transports alors que les frais n’ont pas été engagés. Pour cet avant dernier repas, nous mangeons avec Hery et Feno ça sent la fin du voyage…. Le guide local qui nous fait la visite de la haute ville se prénomme Hery John c’est un étudiant en histoire, très cultivé qui rend la visite passionnante par ses grandes connaissances. Après une visite du Palais de La Reine, détruit en 1995 par un incendie et reconstruit en partie depuis, nous déambulons dans les rues de la Haute Ville, d’où la vue sur Tana et ses environs est splendide. Lors de notre balade, nous croisons un groupe entonnant des chants pour fêter un événement, alors qu’un jeune enfant, en pleurs, ne partage pas vraiment l’allégresse générale. Il s’agit en fait d’une cérémonie de circoncision, tradition ancestrale à Madagascar. Hery John nous explique qu’elle est pratiquée désormais de plus en plus de manière moderne car moins douloureuse et plus hygiénique cependant, la méthode traditionnelle, à la maison, a encore la faveur de beaucoup, pour des raisons de coût ou de respect de la tradition. Lors de la cérémonie, après avoir été coupé par un guérisseur traditionnel, le prépuce est avalé cru par le grand père avec de la banane pour faire passer le tout… Après cette visite très instructive, nous retrouvons Feno, tranquillement installé à regarder un match de foot avec son beau-frère encore quelques heures et il sera enfin débarrassé de nous ! Nous redescendons dans la ville moyenne où la recherche d’un magasin pour acheter des pierres est un échec ( celui qu’on avait conseillé à Hery est fermé depuis plusieurs mois ) et nous arrivons enfin à la Basse Ville, grouillante même le samedi. Alors que nous passons dans une petite ruelle à la périphérie de la ville, Hery fait arrêter le minibus à Feno et en descend sans rien dire on comprend rapidement qu’on est devant son hotely et que ce sont sa femme, sa fille et son fils qui sont là. Nous les saluons de la main et Hery remonte très rapidement dans le véhicule avec le « cadeau » de Ben, c’est-à-dire un CD de Jaojoby ( et autres musiques malgaches ). C’est vraiment une attention très sympa de la part d’Hery, que l’effet de surprise a rendu encore plus agréable. Arrivés à la sortie de la ville, nous nous arrêtons quelques minutes au Marché de la Digue, marché artisanal dédié aux touristes ces derniers étant peu nombreux, nous nous faisons harceler par les vendeurs. Alors qu’Hery nous a prévenu qu’il fallait négocier à 30% de baisse les achats, nous constatons rapidement d’après certains articles déjà vus ailleurs qu’il faut plutôt diviser par 3 le prix annoncé. Ben trouve son bonheur et achète 3 masques quasi-identiques à ceux qu’on avait dans nos bungalows à Anakao, certainement réalisés par le même artiste. Quant à nous, nous nous contentons de petites 2CV. Nous avions dit à Hery que nous aimerions ramener de la vanille de bonne qualité on lui a conseillé une adresse située juste à côté du « Bois Vert », notre premier hôtel qui sera aussi le dernier puisqu’il a été réservé aujourd’hui pour un Day use. Nous nous rendons donc à la nuit tombée à la boutique, dans laquelle sont vendues des épices nous sommes accueillis avec un rhum arrangé à la vanille délicieux, puis une présentation nous est faite sur la fabrication de la vanille. Tout cela donne l’eau à la bouche et nous sommes motivés pour acheter des gousses…..malheureusement absentes…On est venus spécialement pour acheter de la vanille, pour finalement apprendre qu’ils sont en rupture de stock. Contre mauvaise fortune bon cœur, nous achetons de l’extrait ou de la poudre de vanille ainsi que du poivre. Au Bois Vert, 2 chambres nous ont été réservées et nous en profitons pour nous doucher et finir l’organisation des bagages par rapport à notre arrivée 3 semaines plus tôt, la température extérieure nous paraît beaucoup plus douce et on s’est déjà fait la réflexion les jours précédents. Est-ce une réalité ou nous sommes nous habitués au climat malgache ? Nous allons prendre notre dîner plus tard que d’habitude, notre départ pour l’aéroport étant prévu pour 22h15. La nourriture est très correcte mais beaucoup trop copieuse et le service est tellement lent qu’à peine fini notre repas, il est déjà temps de rejoindre Hery et Feno. Nous arrivons à l’aéroport à 22h30, soit plus de 3h avant notre vol prévu à 1h40. Nous faisons nos adieux à Hery et Feno après leur avoir remis leur pourboire ainsi que les commentaires pour l’agence. La file d’attente est encore un grand moment de la désorganisation malgache et on vit le même sketch qu’à l’aller, mais en pire. Il y a 2 bornes d’enregistrement électronique mais l’une d’entre elles ne fonctionne pas à la seconde borne, l’employée qui est là met un temps fou à saisir les données ( 10 mn par personne, sachant qu’on ne peut apparemment pas enregistrer tous les voyageurs d’une même réservation comme en France ) et nous laisse passer sans enregistrer. Aux guichets, il y a le nombre de personnes suffisant, mais là encore on ne comprend pas pourquoi ça avance à une allure d’escargot. Il nous faut 1h30 pour arriver à l’enregistrement des bagages et la file d’attente fait quasiment toute la longueur de l’aérogare avec des gens gesticulants, agacés par tant d’inefficacité. On finit par passer en salle d’embarquement et à 1h, l’embarquement commence. Là encore, c’est du gros délire et de l’irrationnel total puisqu’après avoir contrôlé nos cartes d’embarquement, une fois arrivés sur le tarmac, billet et passeport sont de nouveau vérifiés, et, cerise sur le gâteau, au pied de l’avion des tables sont installées pour un contrôle du contenu des bagages à main et une fouille au corps…A cette heure avancée, les passagers sont à bout. Un français derrière nous se lâche : « ils ne sont pas capables de faire des routes mais pour nous casser les c…. ils sont forts ». Bien entendu, avec une telle organisation, difficile d’envisager un décollage à l’heure et c’est avec une heure de retard que nous quittons Madagascar.
Dimanche 2 août : Antananarivo-France. Nous arrivons à Paris en fin de matinée, avec un peu de retard par rapport à l’horaire prévu. Pierre, et surtout Juliette, dont l’état ne s’est pas amélioré depuis la veille, ont vécu une nuit pour le moins agitée et les allers-retours aux toilettes ont été incessants. Juliette est apathique et la journée risque d’être longue pour elle, le transfert pour Brest n’étant pas prévu avant 16h30. Une fois les formalités de retour effectuées et les bagages (en totalité !! ) récupérés, nous quittons Pierre qui a un train pour Rennes à 14h. De notre côté, nous tuons le temps en attendant notre vol, et la fin du voyage se passe sans encombre et nous arrivons à Fouesnant peu avant 19h. On ne peut pas en dire autant de Ben : seul pendant le voyage à n’avoir quasiment pas eu de troubles digestifs, ça le prend dans le taxi qui le ramène de l’aéroport ( la salade verte de la veille au soir au Bois Vert ?) et il finit par se vider devant sa porte d’appartement sans parvenir à effectuer les derniers mètres qui le séparent de ses toilettes. Quant à Pierre, il a touché le gros lot nous recevons un SMS de sa part à 19h : son train est immobilisé sur la voie quelques kilomètres avant Rennes, un tracteur tombé sur la voie ayant été percuté par un autre train, bloquant totalement le trafic ferroviaire. Nous suivons en direct l’évolution de la situation et c’est finalement en car et avec 4h30 de retard qu’il arrive à bon port. Comme quoi il n’y a pas qu’à Mada qu’on rencontre des impondérables !! Un dernier épisode à relater, en relation avec le voyage : le remboursement du Coco Komba ! Le lendemain de notre retour, j’envoie un mail au Coco Komba pour connaître les raisons du non remboursement d’au moins une partie des sommes engagées ( 1100 euros dont presque 700 pour la ½ pension et les transferts ). L’hôtel me répond qu’ils n’ont été prévenus que la veille de notre arrivée prévue, soit le 27/7, de notre annulation ferme, alors que les achats de produits frais à Nosy Be avaient été effectués. Je m’étonne de cette réponse, ayant depuis belle lurette fait une croix sur cette partie du voyage. S’engagent alors pendant plus d’une semaine des échanges incessants de mails entre la direction de l’agence, le Coco Komba et moi. Lors du changement de notre circuit le 10/7, l’agence a annulé nos nuits au Coco Komba, que ces derniers ont refusé de rembourser. Les sommes versées étant perdues, Malagasy Tours a réactivé la réservation le 20, pour d’éventuels clients de dernière minute ( sans toutefois préciser à l’hôtel qu’il ne s’agissait pas de nous ), puis, faute de clients comme c’était prévisible, l’a de nouveau annulée le 27. Coco Komba, considérant avoir engagé des frais et subir par ailleurs un préjudice du fait des consos non bues ( notre réputation nous aurait-elle précédé ??) et des excursions non effectuées( !), refuse de rembourser quoi que ce soit. Après d’âpres négociations avec Olivier de l’agence, l’hôtel accepte de partager le remboursement de la ½ pension avec l’agence, à condition que ceci se fasse sous forme d’une remise de 5% sur les prochaines réservations de l’agence au Coco Komba. Trouvant que c’est une usine à gaz ( d’autant que ça revient à ce que l’agence nous rembourse en une fois pour de son côté ne se faire payer qu’en plusieurs ), Olivier mentionne que 350 euros à rembourser en 1 fois, ce n’est pas la mer à boire. Il précise aussi que, faute d’accord à l’amiable nous mettrons un avis salé sur le site Tripadvisor. C’en est trop pour l’hôtel qui accuse Olivier de chantage et refuse d’en faire plus. C’est donc à ce stade que se termine la discussion, l’agence nous remboursant 350 euros et l’hôtel rien….C’est franchement mesquin , d’autant que vu la conclusion de cette histoire et les mails musclés échangés, l’agence décide de ne plus travailler avec cet établissement. Je mets donc mon commentaire sur Tripadvisor ( le seul parmi des commentaires dithyrambiques ) auquel l’hôtel répondra quelques semaines plus tard, après m’avoir envoyé un mail explicatif ( on a tourné la page et on n’y répondra pas ).
Bilan du voyage. Ça a été un super voyage malgré le changement de circuit de dernière minute tout le monde a plutôt bien supporté les longues heures de route et le circuit s’est déroulé dans une excellente ambiance ( même les filles ne se sont quasiment jamais disputées ), y compris avec Hery et Feno. C’est un pays qui ne peut pas laisser indifférent, très pauvre mais avec des habitants d’une grande gentillesse et joie de vivre. Les paysages sont magnifiques et variés, de même que la faune. Toutes les étapes de notre périple ( y compris Ranomafana et Andasibe qui ont été rajoutées lors du changement de programme ) nous ont plu et aucune ne nous a paru inutile. Compte tenu de nos impressions et du fait que notre circuit initial a été sérieusement amputé, ce voyage en appelle certainement un autre, les centres d’intérêt étant multiples : Allée des Baobas et Tsingys, Ste Marie, Nord du pays avec Diego et les îles…Ce ne sera pas dans l’immédiat mais on y retournera c’est certain. Quant à l’insécurité, qui nous a un peu fait hésiter à choisir cette destination, nous ne l’avons pas du tout constatée durant notre séjour bien sûr il y a une grande misère, bien sûr l’ambiance est un peu glauque dans certaines villes ( Tulear, Tana..) mais jamais nous ne nous sommes sentis menacés. Il faut dire que nous n’avons pas tenté le diable en étant accompagnés par un guide, en ne sortant jamais la nuit et en évitant de montrer des signes extérieurs de richesse. Concernant l’organisation du circuit, rien à dire, l’agence Malagasy Tours est à recommander : sérieuse, très réactive ( changement de circuit, valises..) et tarifs proposés corrects. L’hôtellerie choisie était d’un excellent niveau et même parfois carrément luxueuse ( Anakao, Isalo notamment ). Un 4x4 n’aurait pas été de trop pour effectuer le parcours ( ah cette piste jusqu’au Camp Catta !! ) mais cela nous aurait obligé à avoir 2 véhicules et nous y aurions perdu en ambiance. Nos 2 accompagnateurs : Feno, le chauffeur, était très discret, peu bavard ( alors qu’il comprenait très bien le français y compris des blagues d’une haute teneur intellectuelle ), très gentil et excellent conducteur Hery, notre guide, avait toujours un bon mot pour rire, et était très disponible et prévenant par contre nous avons un peu regretté son manque de culture et de connaissances profondes de son pays, même si les guides locaux dans les parcs connaissaient eux parfaitement leur sujet.
Samedi 11 juillet. A 3h45, réveil en fanfare et c’est le grand départ pour l’aéroport de Guipavas ou nous retrouvons Ben. Nous décollons pour Roissy à 6h35 et arrivons sans encombre à 7h45, où toute l’équipe se retrouve au complet puisque Pierrot est arrivé la veille et a logé à l’Ibis. Nous décollons à 11h30, donc à l’heure, de Roissy et arrivons à 23h10 à Antananarivo après un vol sans histoires. Le plus dur est fait, se dit on et dans une heure nous devrions être couchés….illusion !! Nous sommes d’emblée confrontés à l’efficacité malgache dans toute sa splendeur : d’une part les démarches d’entrée dans le pays prennent un temps fou ( il faut passer à 2 postes où la rapidité est inversement proportionnelle au personnel dédié ) et surtout les bagages arrivent Mora Mora, tellement d’ailleurs que seulement 3 bagages sur les 6 sont arrivés ( ils manquent la valise de Ben et 2 de nos bagages, les vêtements étant par chance dans les 2 autres sacs ). Comme nous ne sommes pas les seuls, loin de là, c’est aussi un vaste foutoir au bureau de réclamation des bagages. Ce n’est donc que vers 2h30 que nous quittons l’aéroport avec notre guide Hery et notre chauffeur Feno qui nous attendent depuis plusieurs heures. Le temps de faire du change, de donner un pourboire misérable aux porteurs de bagages ( on n’a pas encore trop la notion de la valeur des ariarys et honnêtement il ne faut pas nous demander grand-chose à cette heure avancée et après ces émotions), Hery nous fait un topo rapide tout en nous offrant un plateau garni de nems, samoussas, beignets de poulets…., délicieux mais à cette heure on pense plus à notre lit qu’à notre estomac. Nous arrivons en quelques minutes à notre hôtel, « Le Bois Vert », où la température est très fraîche et où nous passons une première nuit courte mais oh combien réparatrice.
Dimanche 12 juillet : Antananarivo-Antsirabe. Vus les événements de la veille, le top départ de ce matin n’a été fixé qu’à 10h nous nous levons donc à 9h et, après le petit déjeuner, nous laissons à l’hôtel des photocopies de nos passeports et les clés et codes de nos bagages, pour qu’une personne de l’agence puisse aller à l’aéroport les récupérer. A 10h, c’est parti pour l’aventure dans notre minibus Mercedes Sprint vert flashy. La traversée de la capitale nous donne une idée de la pauvreté entrevue la veille lors de l’aéroport à l’hôtel. Après être passé devant des femmes qui lavent leur linge, devant un hôpital vide ( construit par le gouvernement de la transition, un mot qu’on entendra beaucoup durant le séjour, toujours pour parler de choses inutiles réalisées ou utiles qui n’ont pas été faites ), nous quittons progressivement Antanarivo petit à petit apparaît le paysage des hautes terres, avec son relief montagneux, sa terre rouge et ses rizières et autres cultures. La foule le long de la route est impressionnante et les arrêts nombreux : boutique pour faire le plein d’eau ( où nous entendons la chanson de Françoise Hardy « tous les garçons et les filles », probablement le tube du moment …), petit marché au bord de la route pour acheter des fraises locales ( où je me fais arnaquer car je donne le prix demandé de 10 000 ariarys pendant qu’Hery le négocie à la baisse ), vendeurs divers et variés ( artisanat local, objets en raphia, chapeaux, petites voitures….à des prix défiant toute concurrence ). Nous nous arrêtons le midi dans la ville du foie gras, Behenjy, dans un restaurant un peu kitsch, « le coin du foie gras », situé sur la hauteur, où les notables des environs ont manifestement l’habitude de déjeuner les dimanche midi. Le foie gras n’est pas mauvais du tout (nature ou parfumé à la vanille, au poivre ou au raisin ), et on déguste pour la première fois un filet de zébu et Ben et Pierre la bière vedette de Mada, la THB. Hery et Feno mangent sur une autre table. J’avais signalé à l’agence avant notre séjour que nous souhaitions prendre nos repas « seuls » car c’est toujours compliqué, et même parfois pénible, d’être constamment avec le guide, sans possibilité de se lâcher vraiment. Le fait de le prévoir avant le départ permet de ne pas froisser le guide qui pourrait le prendre comme un jugement personnel. Nous continuons notre périple en direction d’Antsirabe, en nous arrêtant régulièrement pour des photos de paysages ou des scènes de la vie quotidienne. Partout où nous nous arrêtons, alors qu’on pense être dans des coins déserts, c’est systématiquement une nuée d’enfants qui sortent de partout et nous entourent en criant « bonbons vazahas !!!! » On s’y attendait un peu mais parfois ça tourne à l’émeute. Après avoir dû renoncer ( pour mieux la faire au retour ) à la visite de la fabrique de marmites en aluminium à Ambatolampy, nous arrivons vers 17h à Antsirabe, alors que la nuit n’est pas loin. Nous effectuons la visite très intéressante de l’atelier de Mamy qui fabrique des vélos, voitures…avec du matériel de récupération. Derrière cette boutique se situe celle de la femme de Mamy qui vend de la broderie. Nous y achetons une grande nappe et Ben nous gratifie d’un striptease lors de l’essayage d’un teeshirt, qui déclenche l’hilarité dans toute l’assistance, notamment d’une vendeuse qui lui dit qu’elle a vu les horreurs de la guerre et n’est donc plus à ça prêt. Nous terminons la journée par la visite d’un artisan qui fabrique des objets en corne de zébu la démonstration de la fabrication est très instructive et bien sûr, comme il se doit, la visite se termine par un petit passage à la boutique où la fièvre acheteuse bat son plein. Nous arrivons à l’hôtel, « Couleur Café », vers 18h tenu par un breton des Côtes d’Armor, c’est un établissement très agréable, fait de plusieurs petites maisons, chaque chambre ayant sa cheminée, ce qui n’est pas du luxe compte tenu de la température sibérienne qui y règne à cette période de l’année ( c’est la ville la plus froide du pays ). Rendez-vous est donné par Hery à 19h pour le briefing du voyage et de notre guide du lendemain. Nos bouteilles d’apéritif ainsi que celles de Ben étant entre la France et Mada dans nos bagages « perdus », Pierre heureusement a les siennes et nous sauve d’une déshydratation majeure. On apprécie bien ce premier apéritif au coin du feu, tout en commentant cette première journée assez riche. Nous retrouvons notre guide comme convenu au restaurant où un petit rhum arrangé de bienvenue nous est offert par l’agence et où le carnet de voyage nous est remis. Notre guide local du lendemain, Arsène, vient nous expliquer le programme de la journée : balade de plusieurs heures dans les paysages de rizières des environs du village de Betafo. Il pratique un tourisme écoresponsable en faisant participer les villageois à la venue des touristes dans leurs villages reculés et en les rétribuant un peu pour cela. Nos chaussures de marche sont dans la valise «évaporée » mais d’après Arsène nos chaussures en toile devraient suffire. Après cette explication, Arsène nous quitte en nous donnant rendez-vous pour le lendemain. Hery termine ses explications sur l’ensemble du circuit et nous quitte à son tour. Ce soir, c’est dodo tout habillés ( Ben n’ayant pas ses bagages garde ses vêtements 24h sur 24 ) car le feu de cheminée est éteint et la chambre est glaciale malgré le petit digestif pris au retour du restaurant.
Lundi 13 juillet : randonnée dans les hautes terres. Ce matin, Arsène nous a donné rendez-vous à 9h, le temps pour lui d’acheter le nécessaire pour le pique-nique de midi. Il est accompagné de son frère qui se destine aussi au métier de guide. Nous prenons le minibus en direction de Betafo et nous nous arrêtons quelques kilomètres avant le village. C’est aujourd’hui lundi, jour du marché hebdomadaire, et toute la population se dirige en masse vers Betafo pour y vendre toutes sortes de produits. Nous entamons notre marche par la montée d’une colline assez raide qui nous donne un avant-goût du programme de la journée. Arsène est un excellent guide, très instruit, qui nous donne énormément d’informations sur les plantes, les us et coutumes. Arrivés au sommet d’une seconde colline, nous surplombons le village de Betafo plusieurs dizaines de mètres plus bas. La vue est grandiose, avec notamment les paysages de rizières en terrasses. D’en haut, Arsène aperçoit un regroupement de personnes d’après lui, il est probable que ce soit une cérémonie de retournement des morts, coutume locale qui se déroule à cette période de l’année. Nous continuons notre marche et finissons par arriver dans la vallée à un petit village où nous sommes accueillis par une joyeuse bande d’enfants. Ici, pas de « bonbons vazahas », les habitants n’ont pas encore été pervertis par le tourisme. Arsène leur a apporté des photos prises par des touristes venus précédemment dans le village c’est la franche rigolade. A notre tour, nous commençons à les mitrailler lors d’une séance photo, les enfants imitant Jackie Chan en prenant le pose. Les arrêts sont nombreux pour photographier des scènes de la vie quotidienne et nous commençons à maitriser 2 mots malgaches qu’on utilise toutes les 30 secondes, salam (a, é ou o , ce qui veut dire bonjour, qui se dit également d’une autre façon, manao ahoana) et velom ( a et é qui signifie au revoir ). Nous visitons une petite maison assez misérable, où toute la famille vit dans 2 pièces, une cuisine dont les murs sont dégoulinants de suie ( mais pourquoi les maisons n’ont-elles pas de cheminées ? On aura à peu près autant d’explications différentes que de fois où on a posé la question : pour garder la chaleur, pour protéger des termites ou des moustiques….en tout cas, ce n’est certainement pas pour préserver la santé des pauvres malgaches) et une mini-chambre commune à toute la famille. Ils vivent à l’étage, le rez de chaussée étant réservé pour les bêtes en particulier.

Peu après le village, nous progressons dans les rizières en marchant sur les « diguettes » Charlotte, qui est handicapée par une douleur au genou, met malencontreusement le pied dans l’eau. C’est le drame car ses Stan Smith neuves sont fichues et Charlotte est en pleurs, s’en voulant de ne pas avoir pris soin de ses chaussures neuves. Nous nous arrêtons pour le pique-nique dans un coin tranquille à l’abri du vent. Au menu : avocats délicieux avec une vinaigrette à l’oignon, samousas et fruits pour le dessert. Hery nous apprend que la valise de Ben est arrivée à bon port, contrairement aux nôtres dont on est toujours sans nouvelles ( alors qu’on a reçu dans la nuit un mail d’Air France nous signifiant que les bagages étaient en chemin ). C’est une bonne nouvelle pour Ben par contre, pour nous, les chaussures de marches, les vêtements à laisser à Madagascar, les bouteilles d’apéritif et plus grave, la Malarone et tous les médicaments attendront. Durant le repas, Arsène nous raconte l’histoire du Maki qui parle : c’est quoi ça ? « Une banane » répond le maki. « Merci Maki ». C’est quoi ça ? « un ananas » « merci maki » puis on lui montre le fruit qui ressemble à une grosse orange.. Anny et Ben tombent tous les 2 dans le panneau en répondant « un pamplemousse » auquel Arsène répond par un « merci Maki »…. Après le déjeuner, nous continuons à progresser vers Betafo Arsène nous confirme que le rassemblement de personnes sur la colline correspond bien à une cérémonie de retournement des morts et nous demande si on souhaite y assister, ce que nous acceptons, très curieux de connaître cette tradition qui ne se déroule que dans une partie du pays. Appelée Famadihana, cette coutume funéraire en particulier des hautes terres a lieu de juin à septembre de villages en villages, les tombeaux sont ouverts et les vivants font danser leurs morts lors de grandes fêtes cela donne lieu à 2-3 jours de festins où tous les membres de la famille et les amis sont invités. Après les avoir sortis du tombeau, la foule des parents et des amis s’empare des corps et les emportent dans une danse très rapide. Cette cérémonie a lieu tous les 3, 5 ou 7 ans et à cette occasion, les linceuls recouvrant les restes mortuaires sont renouvelés. Arrivés sur le lieu de la cérémonie, nous nous faisons toucher et même agripper par plusieurs personnes manifestement bien alcoolisées, ce qui met certains d’entre nous un peu mal à l’aise, ayant du mal à savoir s’ils sont honorés ( ce qui est a priori le cas ) ou si on les dérange. Ben est invité à visiter l’intérieur du tombeau. Puis c’est le moment des chants : certains dansent, d’autres portent les corps dans leur linceul tout en tournant 7 fois autour du tombeau un moment impressionnant et vraiment unique ! A la fin de la cérémonie, ils entonnent l’hymne malgache, avant de se disséminer petit à petit dans la campagne. Nous poursuivons ensuite notre descente vers Betafo où nous attend Feno. Il est plus de 16h et le marché est désormais terminé dommage car la concentration de personnes est vraiment impressionnante à cette heure avancée et cela devait être vraiment grouillant quand le marché battait son plein au cours de la journée. Sur le chemin du retour, nous demandons à nos guides de nous arrêter en ville à Antsirabe pour acheter des chaussures pour les filles, celles de Juliette lui faisant mal et les Stan Smith de Charlotte ….. Nous en trouvons d’occasion dans la rue, correctes et à un prix dérisoire. Par contre, quel contraste entre l’ambiance un peu glauque en ville et celle hyper chaleureuse dans les villages traversés tout au long de la journée. Une bien belle journée en tout cas, avec un guide cultivé et hyper intéressant, qui contraste avec Hery qui, bien que très attentionné et plein d’humour, manque de connaissances profondes. A l’arrivée à l’hôtel, la valise de Ben est là ! Plus que 2 bagages et nous serons au complet…
Mardi 14 juillet : Antsirabe – Antoetra. Ce matin, faute d’être certains de récupérer nos bagages, nous décidons de rationner la Malarone et de ne pas en prendre dans ces régions fraîches où les moustiques font manifestement grève eux aussi. Nous partons ce matin à 9h en direction d’Ambositra. Nous commençons par une petite balade en pousse pousse dans Antsirabe qui nous mène à la gare, la rue de l’Indépendance ( toutes les villes ont une rue et une place de l’Indépendance à Mada), l’hôtel des Thermes, et pour finir le centre-ville où nous nous arrêtons dans une boutique de pierres précieuses, chez Joseph. Difficile de trouver plus visqueux, gluant et mielleux que le dénommé Joseph qui a d’ailleurs transmis son « savoir-faire » dans le domaine à son personnel. On déteste ce genre d’ambiance où tout est exagéré ( le summum étant atteint avec 4 tortues radiées qui ont manifestement été mises au « garde à vous » pour notre arrivée ), mais on finit quand même par acheter quelques pierres semi-précieuses. Sur la route vers Ambositra, comme dans le reste du pays, 2 choses frappantes : les « arrêts flics » toutes les 30 mn au bord des routes ( on se demande à quoi ils servent à part racketter dès que possible ) et les taxis brousses et autres ORNI ( objets roulants non identifiés ), chargés à bloc à l’intérieur et sur le toit. On se demande comment ils peuvent rouler avec de tels chargements. D’ailleurs, très régulièrement on voit sur les routes des véhicules en panne, en cours de dépannage, avec une branche ou un feuillage 100 m avant pour signaler ( c’est leur triangle à eux ). Nous arrivons à Ambositra pour le déjeuner, au restaurant « chez Jonathan », un lieu d’anthologie grâce au chanteur qui y officie : Johny Gasy. A priori c’est un habitué des lieux et tout est réuni pour passer un moment mémorable : le look ( avec guitare ), la façon de chanter ( bouche semi-ouverte ), le répertoire ( Aline de Christophe, J’entends siffler le train, Que sera sera, chants tyroliens, Beatles, Capri c’est fini….) et pour clôturer le tout la voix ( nasillarde à souhait ). Notamment la version d’Aline nous provoque un énorme fou rire général. Un grand moment. Ça va d’ailleurs devenir la chanson de nos vacances ( et j’ai crié, crié….). En sortant du restaurant, nous nous faisons agripper par des vendeuses d’écharpes en soie. C’est la foire d’empoigne entre elles et c’est pénible d’acheter dans ces conditions. Dans la foulée nous allons visiter un atelier de marqueterie. Les objets en vente dans la boutique ( couvertures d’albums de Tintin notamment ) vont du laid au quelconque et pour la première fois nous quittons une boutique sans rien acheter. Quelques kilomètres après Ambositra, nous prenons l’embranchement et la piste en direction d’Antoetra, notre hôtel « Sous le Soleil de Mada » étant situé à mi-chemin. C’est le début du pays Betsileo les hommes arborent une tenue très typique, avec un couvre-chef et en guise de vêtement une longue étoffe drappée sur l’épaule rappelant les masais des hauts plateaux tanzaniens. Nous nous arrêtons en cours de piste pour voir travailler des chercheurs d’or l’une des femmes qu’on prend en photo fait le spectacle en se tortillant dans tous les sens. A chaque fois qu’on s’arrête en bord de route, il se passe quelque chose et les gens sont vraiment spontanés. Après 1 h de piste, nous arrivons à l’écolodge, tenu par Brigitte et Marc, vers 16h. C’est un ensemble de petites maisonnettes, construites selon le style zafimaniry ( nous sommes dans la région ). Après avoir pris possession de nos bungalows, nous partons faire une petite marche aux alentours de l’hôtel à la rencontre des villageois. C’est grâce à Brigitte et Marc que les enfants sont maintenant scolarisés. Ils les sensibilisent aussi au respect de l’environnement en faisant planter à chaque enfant un arbre par an.

Après une petite partie de pétanque, à partir de 18h c’est la discussion autour du feu de camp, où on regarde les étoiles et où Brigitte nous explique son analyse de la situation à Madagascar, très intéressante car venant de quelqu’un qui connaît le terrain tout en ayant un œil « extérieur ». Elle nous fait part de sa déception sur l’évolution du tourisme à Madagascar, le nombre de voyageurs annuels étant passés de 450 000 en 2009 à 200 000 actuellement, avec probablement une dégradation liée à la grève d’Air Madagascar. La raison principale est l’insécurité, qu’elle trouve excessivement mise en avant par les sites diplomatiques par rapport à la réalité sur place. Comme d’autres, elle nous dit aussi ( et nous avions eu la même réflexion ) que finalement c’est une bonne dictature qu’il faudrait pour remettre le pays dans le droit chemin. A 19h, les choses sérieuses commencent puisque c’est l’apéritif au rhum arrangé. C’est Marc qui tient le bar ( c’est d’ailleurs plutôt l’inverse car le pauvre a des problèmes de santé ) : grande gueule, il m’apostrophe d’emblée en me prenant pour un chinois je suis d’après lui le sosie (confirmé par Brigitte ) avec 20 ans de moins d’Assoun, un chinois d’Ambositra. Il joue un peu la provoc, ce qui peut surprendre voire déplaire à certains, mais on voit qu’il a le cœur sur la main. En tant que bretons ( lui est auvergnat ) nous avons notre réputation de piliers de bar à tenir et nous dégustons avec plaisir , accompagnés par des cacas pigeons ( gâteau apéro locaux ) plusieurs rhums arrangés ( cardamone, poivre, gingembre-cumbavas, pok pok….), les meilleurs de notre séjour haut la main. Marc et Brigitte nous racontent qu’ils sont partis il y a plus de 10 ans pour un tour du monde dont la première étape était Madagascar et ils n’y sont jamais repartis, conquis par l’accueil et la gentillesse malgaches. Le repas se passe dans la convivialité, autour d’une grande table d’hôtes, et nous sommes accompagnés par 2 nantaises et 3 couples de suisses très sympas. Une excellente soirée. La nuit est glaciale ( 4°C au réveil ! ) et la literie pas terrible mais on s’endort sans mal….
Mercredi 15 juillet : randonnée dans les villages zafimaniry. Au lever vers 7h, de la buée sort denotre bouche à l’intérieur du bungalow, ce qui donne une idée de la température les plus courageux passent à la douche ( n’est-ce pas Ben ?), mais je décide comme la plupart de passer mon tour. Si le froid devait durer tout le voyage, on en reparlera mais ce matin ce n’est vraiment pas le moment… Par ailleurs, contrairement à la veille, les nuages sont de la partie ( on est dans une région très humide souvent sujette à des nuages et de la pluie ) et nous accompagneront malheureusement toute la journée. A 8h, départ pour Antoetra pour une balade dans le pays Zafimaniry, connu pour son artisanat du bois, en particulier ses maisons assemblées sans le moindre clou ni la moindre vis, aux portes et aux volets finement sculptées. Nous avons rendez-vous avec notre guide Johny et arrivons sur place à 9h. Les présentations se font rapidement avec Johny, qui n’est pas du genre causant, contrairement à une nuée de jeunes qui s’accrochent à nous en nous demandant de leur acheter des souvenirs à notre retour du village d’Ifasina, but de notre balade. Comme toujours, il y en a qui sont plus dégourdis que les autres et arrivent à se « placer ». Chacun d’entre nous a son « camarade », en gros le premier enfant à avoir lié connaissance avec nous ( Frédéric pour Anny, Jean Marc pour Pierre, Pascal et Stanislas pour Ben, Emmanuel et Eric pour moi ). Ce sont tous des petits malins et ils parlent plutôt bien le français pour un coin aussi reculé. Aujourd’hui, c’est le jour du marché, mais entre les camarades qui nous collent et Johny qui a le feu aux fesses, on n’en profite presque pas et la visite est baclée. Nous entamons notre marche en direction d’Ifasina, village le plus proche, distant de 4 kilomètres par un chemin en montagnes russes en chemin, nous croisons des villageois qui se rendent au marché en nombre. Malheureusement le temps maussade ne nous fait pas apprécier cette randonnée à sa juste mesure, les couleurs des paysages étant un peu fades. A cause du temps, les caméléons ne sont pas non plus de sortie. Charlotte souffre de nouveau de son genou et Anny ne se sent pas très à l’aise sur ces chemins escarpés et glissants. En cours de route, nous somme rejoints par Stanislas, sourd et muet, qui va nous accompagner tout au long de la journée. Après 2 h de marche, nous arrivons enfin à Ifasina où une nouvelle fois nous sommes accueillis par une horde d’enfants ( Jean Marcel, Brigitte….). Toutes les maisons, contrairement à Antoetra, sont ici en bois et nous sommes invités à visiter la case du chef du village qui se dit honoré de notre visite et nous explique le fonctionnement de sa maison ( avec les 4 coins qui ont une signification particulière) où vivent également canards et cochons. Nous le quittons après quelques minutes, non sans lui avoir versé le droit d’entrée qui est de rigueur. A côté de la case ont été disposés différents objets en bois vendus à un prix modéré après nos achats, nous continuons la visite du village et alors qu’on repasse devant la case du chef 5 mn plus tard, tout l’artisanat a déjà été rangé !!

Nous faisons notre halte pique-nique peu après le village, pique-nique que nous partageons avec Stanislas qui n’en demandait pas tant. A mi-chemin, nos camarades arrivent avec des objets en bois qu’ils veulent nous vendre sur le chemin, soit disant pour éviter les problèmes au village nous décidons d’attendre avant d’acheter, mais une fois arrivés à Antoetra, entre les 2 boutiques d’artisanat et les camarades, c’est la foire d’empoigne et c’est même tout près de mal tourner tellement on sent une pression énorme. Juliette et Anny n’en peuvent plus et nous menaçons de partir sans rien acheter si les esprits ne se calment pas finalement on achète à nos camarades, après quoi on quitte le village avec un arrière-goût tellement la fin a été pénible pour tout le monde. Si ça continue, les touristes vont se détourner de cette destination pourtant potentiellement intéressante. On en parle à notre retour à Brigitte qui regrette que personne au village ne soit capable d’organiser la vente de cet artisanat dans un seul et même lieu où tout serait réuni, ce qui éviterait les pugilats. Avant le feu de camp, Charlotte, Juliette et Pierre font une partie de pétanque avec un jeune malgache, Jean Baptiste. Pendant ce temps, nous achetons des écharpes en soie à Brigitte au moins ici on peut prendre le temps de les choisir sans être assailli. A 18h, lors de notre discussion autour du feu, Hery nous informe que nous devons partir à 8h le lendemain car nous devons récupérer au 1er village sur la RN7 nos 2 derniers bagages enfin arrivés à bon port. Nous voilà enfin rassurés, notamment pour la Malarone qu’on va pouvoir reprendre à partir de demain. A 19h, nouvel apéritif au rhum arrangé, avec Marc qui nous raconte ses problèmes de santé opéré il y a quelques mois à la Réunion, il a l’air mal en point et ne paraît pas très optimiste sur l’avenir. On espère en tout cas qu’il ira mieux et pourra mener à bien ses projets au sein du village. Ce soir, nous devions être seuls pour le repas mais finalement 2 couples de belges se sont invités et un couple de réunionnais ( déjà venu l’an passé ) arrive à l’improviste, ce qui oblige Brigitte à leur trouver de la nourriture pour le diner. Au menu ce soir : un plat d’écrevisses, délicieuses dont on se régale tous. Pendant le repas, le fils des Réunionnais, Simon, nous joue des airs d’accordéon dans une très bonne ambiance comme la veille sa mère nous raconte avec moult détails leur périple en train entre Fianarantsoa et Manakara ( plus de 20 h ), avec notamment une scène hilarante où un français, harassé, est tombé du train en marche et où des passagers ont eu le temps d’aller le rechercher et le charger dans le train sans que quiconque ne se soit rendu compte et sans que le train n’ait eu besoin de ralentir. Pour finir la soirée, Marc nous invite encore à un dernier rhum arrangé on se souviendra de ce lieu hors du temps où nous avons rencontré dans gens formidables ! Jusqu’à la fin du séjour Ben se fera d’ailleurs chambrer régulièrement car pas une journée ne se passera sans qu’il évoque Brigitte dans la conversation.
Jeudi 16 juillet : Sous le Soleil de Mada-Fianarantsoa. A 8h, comme convenu, nous faisons nos adieux à Brigitte et Marc, après cette parenthèse inoubliable de 2 nuits après une heure de piste, nous arrivons au village d’Ivato où c’est le marché hebdomadaire et où nos bagages nous attendent. C’est un guide Malagasy Tours qui a fait la route en taxi brousse depuis Antananarivo et qui repart aussitôt dans l’autre sens, une fois sa mission effectuée. Nous déambulons quelques minutes dans les allées du marché et nous dégustons des sauterelles, franchement pas terribles. Alors que nous regagnons notre minibus, nous avons la surprise de voir arriver Brigitte avec sa dégaine improbable, dans sa 4L hors d’âge qui fait aussi taxi brousse puisqu’elle a pris des malgaches et des canards. Quelques mètres plus loin, on se dit que la 4L de Brigitte n’est finalement pas si mal puisqu’une autre 4L sur le bord de la route, dont on se demande comment elle peut encore rouler, a son réservoir d’essence réduit à un simple bidon au niveau du siège du passager….encore un exemple du sens de la débrouille des malgaches. Nous reprenons notre route vers le Sud, les nuages de la veille étant encore bien présents ( le ciel ne se dégagera que peu de temps avant Fianarantsoa ) malgré cela, les paysages sont magnifiques. Alors que nous roulons depuis moins d’1 heure sur la RN7, Hery reçoit un coup de téléphone : le guide a oublié de nous rendre la clé pour ouvrir le cadenas de notre sac tant pis, on trouvera bien un moyen de défoncer notre cadenas à l’hôtel ce soir…. Quelques kilomètres avant Fianarantsoa, nous nous arrêtons de nouveau à un marché Juliette et Charlotte décident de rester dans la voiture, pas très à l’aise dans ces ambiances de marché pourtant toujours très pittoresques, où elles subissent le regard insistant de certains, voire parfois des mains un peu baladeuses. Sur la route, nous assistons régulièrement à des scènes cocasses et nous suivons pendant de longues minutes un taxi brousse avec sur son toit plusieurs canards dans un grand panier, leur propriétaire allant même, alors que le véhicule roule toujours, remettre de l’ordre dans le panier. Les 30 derniers kilomètres avant Fiana sont épouvantables et la route est tellement défoncée qu’on avance au pas, un 4x4 étant ici indispensable pour rouler à vitesse correcte. Feno conduit très prudemment mais malgré tout nous sommes pas mal secoués et c’est assez éprouvant. Manifestement, le gouvernement de la transition et celui qui a suivi n’ont pas investi beaucoup d’argent dans la rénovation des routes pourtant indispensable au développement du pays. Les malgaches paraissent d’ailleurs nostalgiques du président Ravalomanana, renversé en 2009, qui lui avait compris la nécessité d’avoir des enfants scolarisés et un réseau routier digne de ce nom. Après 4h de route, nous arrivons à Fiana et nous arrêtons dans un restaurant pour le déjeuner. Là nous sommes immédiatement sollicités par un rasta malgache qui veut nous vendre des pierres précieuses, soit-disant recommandé par le Petit Futé ( pas le dernier en tout cas..) nous lui signifions que nous ne sommes pas intéressés mais il insiste pour nous les montrer, et c’est alors le début d’une séance interminable de déballage et remballage ( puisque nous ne lui achetons rien comme prévu ), sa mini-sacoche se révélant un puit sans fond. Dans l’après-midi, nous allons visiter la haute ville, avec une certaine appréhension, Hery nous ayant prévenu qu’on risquait d’être harcelés comme à Antoetra. La guide locale s’appelle Pauline, c’est une jeune orpheline qui a été recueillie par l’association du Père Pédro aujourd’hui elle vole de ses propres ailes et se destine à une carrière d’avocat. Finalement on n’est pas trop sollicités par les enfants et c’est plutôt une bonne surprise on est juste accueillis par un « Bienvenue chez les Chtis » suivi d’un « Salut Biloute » qui nous fait hurler de rire tellement c’est décalé par rapport au contexte. La visite est agréable et l’ensemble de cette ville nous laisse une impression très agréable, contrairement à d’autres grandes villes un peu glauques. Nous finissons la journée en allant chez Pierrot Men, photographe bien connu, chez qui nous achetons des cartes postales et des photos à encadrer. Dans la rue, c’est l’effervescence car les élections communales se préparent et c’est la propagande, c’est-à-dire des rassemblements et des défilés un peu partout, des gens habillés aux couleurs du parti du candidat, à grand renfort de sonos poussées à fond et de « fidio » ( en malgache « votez ») + le nom du candidat ( Léon Cu nous a marqué à Fiana ). Jusqu’à la fin du séjour, ces scènes de liesse seront quasiment incessantes et iront crescendo. En fin d’après-midi, nous arrivons à notre hôtel, la Villa Sylvestre situé en plein centre-ville, on a l’impression de rentrer dans un bunker, tout étant hyper sécurisé. Par contre, l’intérieur est très agréable avec un style colonial de bon goût et une grande terrasse. Notre premier objectif de la fin de journée est de détruire le cadenas de notre sac, ce que nous arrivons à faire, non sans peine, avec l’aide du gérant de l’hôtel, très sympa. A l’apéritif, on s’épanche un peu sur notre guide Hery, qui nous énerve un peu par son manque de culture et sa tendance à tout prendre à la légère au briefing de la journée du lendemain avec Hery, celui-ci nous demande s’il y a des choses à améliorer dans le voyage. Hasard ou nous a t-il entendu quand on discutait à l’apéritif sur la terrasse ? Toujours est-il qu’on lui dit que tout va bien, l’organisation du circuit nous convenant et les carences qu’on lui trouve n’étant de toute façon pas améliorables. Au repas du soir, au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls clients. Ce soir c’est Pierre qui en prend pour son grade puisque le gérant de l’hôtel lui trouve une ressemblance frappante avec Albert de Monaco. Ce n’est pas la première fois qu’on trouve cette ressemblance et c’est vrai qu’en y regardant de plus près…. En tout cas, entre Assoun et Albert, Pierre et moi sommes habillés pour le voyage. Le repas est correct sans plus il manque une part de poulet, l’hôtel ayant cru qu’un de nous était végétarien. C’est Anny qui se dévoue pour prendre du poisson et en l’occurrence c’est un vrai sacrifice dans le cas présent. Quand on demande de quel poisson il s’agit, la serveuse, très gentille au demeurant, nous dit « du thon ». On voit tout de suite qu’il ne s’agit pas de thon mais d’un filet de poisson blanc, dur comme une semelle jamais nous n’avons vu un poisson aussi dur. Chacun se dévoue pour en manger un peu mais c’est pire que les yeux de barracuda dans Koh Lanta et on finit tous par cacher un morceau sous nos os de poulet.
Vendredi 17 juillet : Fiana-Tsaranoro. Nous partons vers 8h00 ce matin, ayant des timbres à acheter et de l’argent à tirer à la banque. Par ailleurs, nous avons convenu avec Hery la veille d’aller à l’orphelinat du Père Pedro pour faire des dons de vêtements que nous avons ramenés de France ( et récupérés la veille dans nos bagages retardés ) il ne connaît pas le chemin mais nous avons repéré le bâtiment la veille depuis la ville haute. Malheureusement, impossible de trouver l’orphelinat, le comble étant que manifestement personne dans le quartier où on cherche ne le connaît alors que le bâtiment vu la veille est immense. On est un peu furax de cet échec, d’autant qu’on a de gros doutes sur la volonté d’Hery de trouver vraiment cet orphelinat. Nous repartons rapidement en direction d’Ambalavao, dans des paysages grandioses. Nous nous arrêtons en chemin chez des petits artisans qui fabriquent des objets avec de la fibre de sisal. Arrivés à Ambalavao, nous visitons une fabrique de vers à soie ( intéressante ) et la fabrique de papier antaimoro, très recommandée dans les guides, mais que nous trouvons trop touristique et les articles vendus sont la plupart très laids à notre goût. Il est déjà l’heure du déjeuner ( le temps passe vite ! ) et nous nous arrêtons dans un restaurant où nous rencontrons encore les personnes déjà vues lors d’arrêts précédents pour le repas de midi. Manifestement très peu de restaurants conviennent aux vazahas qui se retrouvent tous au même endroit, ce qui permet aussi aux guides de se retrouver. Après avoir passé commande du repas, et en attendant d’être servis, nous allons faire un tour au marché du village, haut en couleur comme d’habitude, et nous en profitons pour acheter un stock de stylos pour distribuer aux enfants lors de notre périple. En début d’après-midi, nous quittons Ambalavao et arrivons quelques minutes plus tard à la réserve villageoise d’Anja où nous devrions voir nos premiers lémuriens tant attendus. Notre guide, Jean Baptiste est accompagné par un rabatteur qui va chercher les lémuriens ( encore qu’ici ça ne se justifie pas vraiment, le territoire étant restreint ). Nous découvrons enfin les lémuriens ( Lemur Catta dans cette réserve ), en nombre et facilement accessibles car très habitués aux humains on ne se lasse pas de les observer ( quelle agilité ! ) et de les photographier sous toutes les coutures. On a également l’occasion de voir un crocodile en pleine sieste sur un rocher au milieu de l’étang, et des caméléons d’un magnifique vert fluo. La balade, très agréable, se poursuit jusqu’au sommet d’une colline, la fin de l’escalade se faisant à l’aide de cordes. D’en haut la vue est splendide. Charlotte, déjà en petite forme depuis ce matin, paraît avoir de la fièvre et n’est vraiment pas fringante mais elle suit courageusement le mouvement. Nous redescendons dans la vallée en empruntant un autre chemin qui nous permet de voir des tombeaux et de circuler dans des grottes ayant servi il y a bien longtemps de refuges aux guerriers Betsileo ( la tribu de la région ) en guerre contre les Bara.

Vers 16h, nous entamons la dernière partie de notre journée, qui doit nous conduire à la vallée du Tsaranoro, plus précisément au Camp Catta. Les 20 derniers kilomètres, de la piste défoncée, sont terribles et pas du tout adaptés à notre véhicule et il nous faut 2 heures pour parvenir à destination. La piste est superbe, surtout en cette fin de journée où le soleil couchant donne à la montagne et au ciel des teintes oranges-rouges. Notre arrivée au Camp Catta se fait de nuit et nous prenons possession de nos bungalows, un familial supérieur pour nous et un standard pour Ben et Pierre qui ont bien du mal à ouvrir leurs bagages tellement la pièce est microscopique. Comme nous le craignions, Charlotte à 39.4°C de fièvre et à peine arrivée au bungalow elle est prise d’une diarrhée soudaine sans avoir eu le temps d’arriver aux toilettes autant dire qu’elle passe à la case douche immédiatement après quoi on lui fait avaler un petit cocktail doliprane-tyorfan et 2 comprimés d’ofloxacine qui devraient la requinquer. Au cours du repas du soir, Jean Paul, le guide du camp vient nous voir pour le programme du lendemain compte tenu de l’état de Charlotte, nous préférons renoncer à la balade du Caméléon, qui dure 6 h et est assez escarpée, et plutôt faire une balade dans la forêt, jusqu’à la piscine puis au village, ce qui devrait être plus en accord avec ses capacités du moment. Charlotte étant fatiguée, je la reconduis au bungalow avant la fin du repas. Je remarque alors un feu assez important que j’identifie comme un feu de camp important le temps que nous finissions notre repas, la situation a évolué puisqu’il n’y a plus de doute désormais : il s’agit d’un incendie de forêt. Nous retrouvons Charlotte qui panique car elle a été alertée par les cris et le crépitement du feu. Pierre, Juliette et moi montons en haut du camp pour évaluer la situation : personne ne panique mais il y a 4 départs de feu ( l’incendie est criminel ) et la situation est suffisamment sérieuse pour qu’on envisage de sortir nos bagages. Sur le retour on croise la directrice du camp, manifestement hyper stressée, qui dit « c’est la merde, c’est la merde ». Juste après, un couple nous dit qu’il est préférable de sortir les bagages et les porter jusqu’au parking. Dans le même temps, on croise Ben, Anny et Charlotte qui sortent les valises n’ayant rien perdu de ma lucidité, je prends le temps d’emporter la bouteille de whisky qu’ils ont négligé de prendre et nous allons au parking où nous attend Feno. Il y a là également un autre guide qui d’emblée nous agace, à dire que c’est une tradition de faire du feu de broussaille à Madagascar et qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter, et que de toute façon si la situation devenait critique on quitterait le camp en caravane en n’abandonnant personne. Petit à petit tous les résidents du camp arrivent il y a notamment un groupe de jeunes suisses qui font de l’escalade dans le massif depuis une semaine, une espagnole et sa fille qui ont perdu leur guide ( qu’elle retrouveront dans la soirée ), quelques couples, notamment 2 couples de français hyper antipathiques qui, pris de panique quittent immédiatement le camp avec leur guide pour partir je ne sais où. La situation semble se stabiliser, le vent étant quasiment absent, et même si d’où on est on ne peut avoir une vision précise de l’évolution du feu. Le fameux guide, si calme il y a 1 h, commence à s’impatienter et klaxonne à tout va, probablement pour rameuter les autres guides, plus courageux que lui, qui sont en train d’aider les gens de l’hôtel et du village qui se battent contre l’incendie avec de malheureux seaux d’eau. Après 1h30 environ sur le parking, Hery arrive en nous disant que le feu s’éloigne, confirmant notre impression à distance. Soudain, dans la même minute, le guide klaxonneur nous dit : « on part en caravane, on va à Ambalavao où on va chercher un hôtel sur place qui a un véhicule ? Ceux qui ont un véhicule vont à tel endroit et les autres vont à un autre endroit ». Voyant que ça ne va pas assez vite à son goût, il se met à trépigner sur place en disant « de la discipline, il faut de la discipline !!!! » Les autres guides, dont Hery qui nous a pourtant dit 2 mn avant que la situation était sous contrôle, ne pipent pas mot. Notre analyse ( en quelque secondes ) est la suivante : on voit un feu qui s’éloigne, il existe d’autres hébergements dans la vallée, et aller à Ambalavao avec notre véhicule est de l’inconscience, sachant qu’on a déjà mis 2 h de jour à effectuer les 20 kms de piste, qu’en plus on va devoir transporter 3 personnes supplémentaires qui sont d’ailleurs déjà installées dans notre minibus. D’autant qu’Ambalavao n’est pas sur notre route puisqu’on en vient et que de toute façon, si on y arrive, ce sera en milieu de la nuit, donc pour le sommeil, perdu pour perdu, autant rester dans les environs. Ce qui devait arriver arrive : Anny pète un plomb et je lui emboîte aussitôt le pas : « Il est hors de question de partir à Ambalavao, on préfère dormir dans la voiture ou dans un des autres hébergements de la vallée…. » On se fait aussitôt rabrouer par les clients du guide meneur qui nous traitent d’inconscients tout en mentionnant que les locaux connaissent mieux ce genre de situation que nous. Malgré tout, notre intervention a fait son petit effet puisque Hery nous annonce qu’ils vont faire un conseil entre guides pour reconsidérer la situation…Juliette et Charlotte sont elles « vénères » car leurs 2 parents leur ont mis la honte de leur vie…Hery revient quelques minutes plus tard en disant qu’on va aller au Tsara Camp un peu plus loin et qu’un fois sur place on négociera le logement pour la nuit. Heureusement, l’intervention de la directrice de l’hôtel décoince la situation : elle nous assure que le feu est sous contrôle, qu’il existe une barrière coupe-feu autour de l’hôtel qui a joué son rôle, et que de toute façon tout le personnel du camp va veiller toute la nuit et préviendra en cas de soucis. Nous voilà donc rassurés et c’est aussi un discours qui est plus en rapport avec ce qu’on observe. Il est 23h30 et nous allons pouvoir retourner nous coucher. Dans l’euphorie, Ben fait la bise à tout le monde, même à Hery qui reste un peu interloqué. Par contre, nous préférons laisser les bagages qui ont été chargés sur le toit par Feno on les récupèrera demain ( on apprendra le lendemain que Hery et Feno sont restés dormir dans le véhicule pour garder les bagages ). Dernière difficulté avant d’aller nous coucher : convaincre Charlotte de quitter le minibus et de retourner se coucher rien n’y fait, Anny et moi essayons tous les arguments mais elle est braquée. Heureusement, Pierre, le sauveur, qui n’a pas fait d’esclandre lui, arrive à lui faire entendre raison et la convainc de venir dormir dans leur bungalow, tout proche du parking. Elle aura un mal fou à s’endormir et ce n’est qu’en milieu de nuit que le sommeil aura raison d’elle. Chez nous, Juliette a descendu son matelas au rez de chaussée ( leur chambre est en mezzanine ) pour être rassurée. Personnellement, ces émotions ne m’empêchent pas d’être zen puisque je m’endors dans les 5mn j’ai juste été réveillé en pleine nuit par Anny, inquiète du bruit du feu et ayant l’impression qu’il se rapprochait. Dans un état second, je me suis levé, ai regardé de la salle de bain, et ai grommelé « c’est bon » en regagnant mon lit avant de retrouver immédiatement le sommeil. Quelle soirée en tout cas ! On se demande bien ce qui peut bien nous arriver encore après ces événements de ces derniers jours et le Camp Catta porte bien son nom…
Samedi 18 juillet – balade dans la vallée du Tsaranoro. Ce matin au réveil, tout le monde n’est pas en pleine forme faute de sommeil, mais vu ce qu’on a évité de peu (la caravane ), on fait tous bonne figure, d’autant que l’incendie s’est fortement calmé, de même que les intestins de Charlotte, qui est en bien meilleure forme ce matin, sa fièvre ayant disparu. Nous sommes accueillis à la sortie du bungalow par des lémuriens catta qui, comme à Anja, sont habitués à l’homme et peuvent être approchés assez facilement. Au petit déjeuner, nous avons la surprise de voir les 2 couples antipathiques partis en catastrophe hier au début de l’incendie finalement eux aussi sont semble t-il revenus à la raison…. On arrive un peu en retard pour le début de la balade, 8h30 au lieu de 8h00, mais nous avons des circonstances atténuantes Jean Paul n’est pas franchement fringant ce matin, c’est le moins qu’on puisse dire, ayant dû veiller une bonne partie de la nuit. Par ailleurs, il est dépité par l’inconscience des pyromanes qui ont détruit une partie de la forêt, avec les risques pour les animaux qui y vivent. Nous entamons notre marche dans la forêt puis continuons à cheminer le long des sentiers jusqu’à une piscine naturelle qui ne nous donne pas envie de nous baigner ; les animaux ( lémuriens, caméléons, criquets ) sont de la partie et la promenade agréable et sans difficultés. Arrivés à bonne distance de notre hôtel, nous nous arrêtons pour prendre un rafraîchissement dans un autre camp de la vallée de là nous voyons que l’incendie est en train de remonter au sommet de la falaise, le risque étant que les flammes retombent dans la vallée et enflamment une autre partie de la forêt. Lors de cette pause, Hery nous apprend que le fameux guide d’hier soir avait un peu forcé sur la bouteille, ce qui explique son attitude incohérente, et ce qui rend encore plus incompréhensible le mutisme des autres guides….ça nous conforte aussi un peu plus dans notre réaction.

Poursuivant notre parcours, nous parvenons à un petit village voisin où nous regardons travailler le forgeron, puis nous nous rendons au dispensaire où nous espérons cette fois pouvoir laisser nos habits. Malheureusement, le dispensaire est fermé le samedi après-midi mais par chance l’instituteur du village est en train de travailler sur l’ordinateur et il nous fait visiter le dispensaire. Après avoir discuté un peu avec lui, nous lui proposons de revenir un peu plus tard pour déposer nos vêtements, le camp étant distant d’une vingtaine de minutes. Nous laissons les filles au bord de la piscine du Camp Catta et revenons rapidement au dispensaire où l’instituteur nous reçoit et nous remercie pour les 2 sacs d’habits laissés alors que nous repartons, nous rencontrons l’infirmière avec qui nous discutons un moment. Elle tient le dispensaire avec une sage-femme les 2 sont payées par l’intermédiaire de l’association St Jérôme, une association basée à Marseille. Les moyens dont elles disposent sont assez limités mais il est difficile de recueillir suffisamment de dons et les dons ne sont pas toujours utilisés à bon escient. Après cette belle rencontre, nous revenons au camp et certains vont à la piscine ( où nous rencontrons ceux qui nous ont rabroués hier soir, qui nous font là un grand sourire..), pendant que les autres vont photographier les lémuriens avant l’apéritif ( le nôtre, pas celui des lémuriens ). La nuit étant revenue, le feu est beaucoup plus impressionnant, d’autant qu’il est retombé de la falaise par ailleurs, un autre feu a démarré en face sans qu’on arrive à savoir si c’est un simple feu de broussaille. Du coup, Charlotte est hyper stressée et ne tient pas en place, passant sans cesse de la chambre à la salle de bain pour regarder à la fenêtre. Au fur et à mesure, les flammes commençant à s’atténuer, elle finit par se calmer et revenir à la raison. Le repas de ce soir ne restera pas dans les mémoires ( c’est l’hôtel où on a le moins bien mangé jusqu’à présent ), en particulier les crêpes flambées pour ceux qui ont eu le malheur d’en commander, qui baignent dans un jus immonde. Ce soir, le manque de sommeil de la veille se fait sentir et même Ben se couche à 21h30, fatigué par son séjour au Camp Catta.
Dimanche 19 juillet : Tsaranoro – Isalo. Nous quittons ce matin le camp à 8h, la route jusqu’à Ranohira étant longue et pénible ( sur les 2 premières heures jusqu’à la RN7). Sur la piste nous croisons beaucoup d’éleveurs de zébus qui promènent leur troupeau c’est dimanche et beaucoup de villageois se sont mis sur leur 31 pour se rendre à la messe. On est désormais dans le pays Bara et le paysage se fait de plus en plus aride et plat, ce qui tranche complètement avec les paysages des hautes terres rencontrés jusqu’alors. Sur la RN7, nous nous arrêtons dans un village où la messe est malheureusement finie mais nous demandons à visiter l’église ainsi que l’école où nous rencontrons l’apprenti pasteur ainsi que le pasteur ( on sent bien chez ce dernier sa position dominante par rapport à l’apprenti qui est muet quand le pasteur est là ). Anny fait cadeau à une petite fille, Véronique, d’un bracelet, la voyant le regarder avec insistance autour de son bras. Arrivés à Ihosy, et après avoir fait le plein d’essence, nous nous mettons en quête d’un hotely, c’est-à-dire d’un restaurant « local », pour le repas de midi. On veut tenter l’expérience mais pas facile d’en trouver un le dimanche midi. Après 2 aller-retour dans la rue principale, on jette notre dévolu sur « Tina » (c’est le nom de l’hotely ). La première impression donne le ton : des déjections de poulet sur les tables à l’extérieur, des toilettes sordides au fond du jardin on veut du local, on va en avoir….Le repas est aussi dans le ton : j’essaie un poulet gingembre et les autres un poulet grillé avec du riz blanc. Le poulet n’a que la peau et les os ( ils appellent ça du poulet bicyclette, ce qui est assez parlant ) la seule chose qui donne envie ce sont les carottes rapées. Seuls Ben et Charlotte ( moi je n’en ai pas ) refusent de les manger, craignant pour leurs intestins. Pour ce frugal repas, il nous en coûte 35 000 ariarys ( avec une grande THB et une bouteille d’eau ), soit un peu plus de 10 euros. On ne peut pas parler de bon rapport qualité prix dans le cas présent ( on ne sait pas très bien comment classer ce repas sur l’échelle de la qualité… ) mais en tout cas on ne s’est pas ruinés. La route d’Ihosy jusqu’à Ranohira est plutôt monotone nous arrivons après une longue montée sur l’Horombe, un immense plateau qui permet de voir à perte de vue à des dizaines de kilomètres à la ronde. C’est finalement assez tôt, vers 15h30, que nous arrivons à notre hôtel, « le Jardin du Roy », un établissement de grande classe situé dans un cadre magnifique par contre, très étonnant compte tenu du standing et de l’affluence touristique de l’Isalo, l’hôtel est quasiment désert ( et ce n’est pas le premier ), ce qui confirme vraiment les propos tenus par Hery concernant les nombreuses annulations de séjours ( a priori plus de 50% ) suite à la grève d’Air Madagascar ( ou plutôt Air Maty comme l’appelle Hery, c’est-à-dire Air Mort, ce qui en dit long sur l’espérance de vie de la Compagnie). Pendant que les filles restent à la piscine, nous partons explorer les environs de l’hôtel qui sont très étonnants parce qu’on ne s’attend pas à trouver une végétation aussi luxuriante ( pandanus, palmiers…) dans un endroit a priori sec et minéral. Nous nous promenons jusqu’au coucher du soleil, à l’heure où la roche prend une teinte rouge superbe. Le restaurant est à la hauteur du standing de l’hôtel et ça fait du bien de manger de la bonne nourriture après l’hotely de ce midi. Ce soir, Ben va enfin assouvir son fantasme : goûter à un vin malgache. Pourtant, les avis récoltés jusqu’à présent sont unanimes : c’est une picrate infecte, Marc du Soleil de Mada ayant été jusqu’à nous dire que le pire vinaigre est meilleur que le meilleur vin malgache. Personne n’est trop chaud, mais Ben voulant absolument tester cette expérience ultime, nous commandons une petite bouteille d’un rouge malgache en plus de notre habituelle bouteille de vin sud africain. Ben étant désigné d’office pour le goûter, le résultat ne se fait pas attendre : c’est aussi imbuvable que prévu, et même en faisant de gros efforts nous ne parvenons pas à finir la bouteille loin s’en faut. A la fin du repas, nous nous laissons tenter par une citronnelle ainsi que par des rhums arrangés offerts par la maison et que nous dégustons au bar. Ils souffrent un peu de la comparaison avec ceux de « Sous le Soleil de Mada » ( encore une bonne raison pour parler de Brigitte, n’est ce pas Ben ?). Nous finissons la soirée sur la terrasse de la chambre, à observer les chauve souris qui logent dans un arbre à proximité.
Lundi 20 juillet : canyon des makis et canyon des rats dans l’Isalo. A 8h, après un petit déjeuner hyper copieux, nous partons pour Ranohira où nous rejoignent notre guide local Alphonse et Olga, une jeune malgache qui a préparé nos repas et doit nous rejoindre sur le lieu du pique-nique pendant la marche. Alphonse a un rire impayable et comme il rit pour un rien ( en nous parlant du supermarché fou fou fou à l’entrée de Ranohira, ou quand on le compare au receveur dans les taxis brousse par exemple ), son rire finit par être communicatif et Charlotte ne résiste pas à la tentation de l’enregistrer sur son IPod. L’accès au canyon des makis et au canyon des rats n’est une fois de plus pas une mince affaire avec notre véhicule, et il nous faut 1h15 pour effectuer la piste de 17 kms jusqu’au départ de la randonnée du jour. Arrivés au vieux village de Ranohira, alors qu’on pense être seuls ( on ne verra d’ailleurs pas un touriste de la journée dans ce lieu soit disant touristique ), une nouvelle meute d’enfants arrive en essayant de nous vendre des petits objets en terre, représentant des zébus, crocodiles ou caméléons. Franchement, c’est assez laid et il y a des limites à acheter à tout le monde d’autant que si on fait plaisir à l’un d’eux, on va décevoir les autres. On se contente donc de distribuer des bonbons, et pour éviter l’anarchie, on met tout le monde en rang et chacun son tour pour la distribution.

Nous commençons la balade pour le canyon des makis nous rencontrons un couple qui fabrique du rhum local, nous traversons un ruisseau en passant sur un tronc d’arbre, ce qui donne lieu à des émotions à ceux qui ont un équilibre précaire. Petit à petit les enfants nous abandonnent et nous finissons par nous retrouver tranquilles. Dans la forêt à l’entrée du canyon des makis, nous apercevons très furtivement 2 variétés de lémuriens, des roux et des cattas. Puis nous nous engageons dans le canyon que nous parcourons pendant un bon moment, tout en passant sur des roches faciles à escalader. Ayant terminé d’explorer ce canyon, nous nous dirigeons vers le départ du canyon des rats. C’est en chemin, au bord d’un cours d’eau et dans un cadre verdoyant que nous attend Olga qui a dressé la nappe pour le pique-nique. Au menu : salade de pâtes, boulettes de zébu et salade de fruits. On se régale après cette matinée de marche qui a creusé les estomacs. Les enfants sont de retour comme par magie avec leurs objets à vendre l’une d’entre eux a un sacré caractère et donne du fil à retordre à Ben. « On verra tout à l’heure » lui dit-il. Pendant ce temps, alors qu’elle est en train de satisfaire un besoin naturel avec Anny, Charlotte se fait piquer à plusieurs reprises à l’arrière du genou, à travers sa genouillère. C’est très douloureux et déjà que la marche était laborieuse avec sa douleur au genou, ça devient quasi impossible. Elle finit d’ailleurs par renoncer au début du canyon des rats Anny décide de rester avec elle pour l’accompagner elle-même aurait probablement eu des difficultés à certains endroits assez escarpés du canyon. La hauteur des parois est ici plus impressionnante que dans le précédent. Là encore nous marchons jusqu’au bout du canyon où une piscine donne lieu à une bataille d’eau entre Juliette et Ben. Sur le chemin du retour nous observons sur la paroi des falaises des tombeaux provisoires et définitifs Alphonse nous explique qu’il n’y a ici qu’une seule cérémonie de retournement des morts et que c’est lors de cette fête que les corps sont amenés du tombeau provisoire au tombeau définitif, situé encore plus haut sur la falaise, et alors que les personnes qui les transportent sont souvent très éméchés par les festivités en cours. A cette occasion nous remarquons une chose : alors qu’on est persuadés depuis le début du séjour qu’il ne faut pas montrer du doigt ( notamment des tombeaux ) avec le doigt tendu mais plié, on remarque que ceci ne s’applique qu’à nous car les malgaches n’ont pas l’air d’y prêter attention autant dire qu’à partir de ce jour on ne s’astreint plus à cette précaution… Sur le chemin du retour, Charlotte a enfin accepté d’enlever sa genouillère, ce qui soulage la douleur au niveau des piqûres de guêpes. Arrivés à proximité du village, nous apercevons au loin la bande d’enfants, sagement assis à proximité d’une petite butte sur laquelle ils ont soigneusement alignés leurs objets en terre pour les mettre en valeur. Malgré cela, nous ne nous décidons pas à acheter quoi que ce soit. Alors que nous passons à nouveau sur le tronc d’arbre pour traverser le cours d’eau déjà emprunté à l’aller, Alphonse attire notre attention sur une masse de l’autre côté du cours d’eau : un énorme caméléon de plus de 50 cm que nous n’avions même pas aperçu nous le prenons en photo pendant quelques minutes, après quoi nous regagnons le minibus distant de quelques dizaines de mètres. Une nouvelle distribution de bonbons et nous voilà repartis sur la piste de 17 kms. A Ranohira, après un petit arrêt photo pour immortaliser le supermarché « fou fou fou », nous prenons congé d’Alphonse et nous lui donnons rendez-vous pour le lendemain où est prévue la balade à la piscine naturelle. Au restaurant de l’hôtel, le pavé de zébu restera dans les mémoires. Après le repas, comme la veille, nous buvons une citronnelle puis un rhum arrangé au bar. Ils passent une musique malgache sympa et rythmée, du groupe Jaojoby. Ben, qui a pour habitude de toujours ramener un CD des pays qu’il visite , va se mettre en quête d’un album de ce groupe.
Mardi 21 juillet : Isalo-Tulear. La veille au soir, j’ai eu le malheur de dire que les craintes qu’on avait sur les troubles digestifs à Mada étaient exagérées…Ce matin la moitié du groupe est sur le flanc : Juliette a été prise de diarrhées une bonne partie de la nuit, Pierre est malade au réveil ( diarrhées et vomissements ) et Anny a des douleurs gastro intestinales qui ne présagent rien de bon. Le cocktail tyorfan-ofloxacine s’impose. Après réflexion, on se dit que ce sont les crudités de l’hotely qui sont certainement responsables de cette gastro. Le petit déjeuner est prévu à 7h mais le moral des troupes est un peu morose, ce qui n’empêche pas Ben de cracher son thé à la figure de Charlotte, pris d’un fou rire en repensant à Johny Gasy et son « et j’ai crié, crié é… » A 7h30, nous partons pour Ranohira où nous retrouvons Alphonse qui n’a pas perdu sa bonne humeur. Avant de partir pour la balade, nous allons passer commande au restaurant de ce midi, « le Zébu grillé », pour ��viter d’avoir à attendre, notre route vers Tulear étant longue. Autant dire que dans le contexte, c’est sans enthousiasme que se fait cette commande, Pierre et Juliette préférant commander du riz blanc. La balade vers la piscine naturelle est agréable, facile mais un peu fréquentée à notre goût ( c’est la première fois qu’on rencontre des touristes depuis le début des vacances lors de nos marches ). Nous avons l’occasion de voir un petit scorpion sur le chemin. Arrivés à la piscine naturelle, malheureusement prise d’assaut, Charlotte se baigne alors que je n’ai le courage de me mouiller que jusqu’à la taille. Malgré l’état de délabrement des troupes, tout le monde aura fait l’ensemble de la balade sans encombre, ce qui était loin d’être gagné d’avance ce matin au réveil. A 12h, nous voilà de retour au « Zébu grillé » où nous aurions pu nous abstenir de passer commande, étant les seuls clients. L’ambiance est un peu mortelle et nous expédions nos plats, pressés de quitter ce restaurant sans âme. Nous nous dirigeons ensuite vers Tulear par une route très monotone et les candidats à la sieste sont nombreux. Les 2 seuls lieux qui retiennent notre attention sont la traversée de la ville d’Ilakaka (ancien petit village tranquille devenu une ville grouillante et un peu malsaine suite à la découverte de gisements de saphir, des milliers de personne ayant tout quitté pour y faire fortune) et celle de la plaine des baobabs nous nous arrêtons quelques minutes pour photographier 2 beaux spécimens au bord de la route et nous en profitons pour donner 2 tee shirts à 2 jeunes qui passaient par là. Dans cette partie du pays se dressent le long des routes des tombeaux mahafaly érigés ça et là, parfois gigantesques, certains étant même plus beaux et richement décorés que les maisons habituelles de vivants des cornes de zébus ornent ces tombes, leur nombre étant proportionnel au nombre de bêtes tuées en l’honneur du défunt. Nous arrivons à Tuléar en fin d’après-midi et avons juste le temps de visiter le marché local comme nous l’avons constaté en traversant des villages, la misère paraît ici encore plus importante qu’ailleurs et nous sommes harcelés par des mendiants et des handicapés qui font la manche. C’est une ville grouillante où circulent par centaines pousse pousse et cyclo pousse. Lors de notre visite du marché, Charlotte tape dans l’œil d’un jeune malgache qui fait un signe à Pierre qui ne laisse pas d’ambiguité sur ses intentions. Elle décline l’offre…. Nous arrivons à la nuit tombée à notre hôtel « Villa Moringa », superbe établissement ( nous avons une suite familiale ). Avant le dîner, nous retrouvons Hery et Feno pour le briefing du lendemain eux ont eu les plus grandes difficultés à trouver un hôtel, la propagande battant son plein, avec notamment sur Tulear le Général, ancien premier ministre de la transition, qui se présente. Le repas du soir, excellent par ailleurs, se déroule dans une ambiance bizarre, étant seuls dans une grande pièce qui sonne un peu creux, avec des employés plus nombreux que nous. Une fois de plus on se demande où sont les touristes. Après le rhum arrangé offert par la maison, Anny dont les douleurs gastro-intestinales s’amplifient, et Pierre épuisé par sa gastro, vont se coucher. Charlotte, Juliette et moi allons faire un billard pendant que Ben envoie des mails pour donner de ses nouvelles, et la soirée se termine sur la terrasse autour d’un petit digestif.
Mercredi 22 juillet : Tulear-Anakao. Ce matin, c’est à mon tour d’être fébrile et dérangé au niveau gastro intestinal j’aurais peut-être dû éviter les cacahuètes d’hier soir servis à table… Nous avons tous été réveillés aux aurores par la trompette militaire nous sommes juste en face d’une caserne, ce qui nous donne l’occasion d’assister de notre terrasse à un spectacle gratuit qui vaut tous les films comiques et qui déclenche chez nous l’hilarité générale : les militaires se livrent à divers exercices avec leur arme, tout cela entrecoupé par des moments de franche rigolade en parallèle, l’un d’entre eux, dont on se demande s’il a été puni, avance puis recule à 4 pattes en faisant le canard tout en étant suivi par un instructeur. La scène la plus cocasse est l’arrivée d’un groupe en tenue de footing, certains d’entre eux avec un casque immense sur la tête rappelant celui de De Funès dans « la Grande Vadrouille ». Elle est belle l’armée malgache ! Hery nous apprend qu’il s’agit d’exercices pour une passation de pouvoir qui va avoir lieu dans la matinée. Aujourd’hui, c’est le départ pour Anakao où nous devons faire une parenthèse balnéaire de 4 jours. Nous allons donc nous ravitailler a minima avant de partir en allant chercher du pain, des bananes (comme d’habitude la vendeuse n’a pas de monnaie à nous rendre ) et de l’eau ( chez des indiens aimables comme une porte de prison ). Nous nous dirigeons ensuite vers l’embarcadère où le rendez-vous avec l’Anakao express est prévu à 9h30 à 9h45, le bateau arrive, déjà bien chargé, aucune brassière n’étant plus disponible pour nous. Il y a là des personnes de plusieurs nationalités, un travesti italien, des français de Guyane qui viennent faire du kite surf et qui, voyant le tee shirt de Ben acheté à Jericoacoara, nous demandent si on connaît Jeri, eux même étant des habitués. La mer est calme et la traversée jusqu’à Anakao, longue d’une heure, se passe sans encombre c’est la saison des baleines mais nous n’aurons pas la chance d’en voir. Le bateau dépose les touristes les uns après les autres devant leur hôtel ( chez Solange, Andrea…..) notre hôtel, l’Anakao Ocean Lodge est situé de l’autre côté de la baie et nous sommes les derniers à arriver à bon port. A notre arrivée, ce sont 20 personnes qui se tiennent au garde à vous sur la plage pour nous accueillir on n’en demandait pas tant ! Après les diverses explications sur le fonctionnement de l’hôtel, nous prenons possession de nos bungalows ( 1 pour Charlotte et Juliette, un pour Pierre et Ben, un pour Anny et moi ), superbes et joliment décorés. Nous repérons notamment des sculptures accrochées au mur, qu’on verrait bien chez nous… Assez rapidement, nous allons à la plage devant l’hôtel, impatients de nous baigner dans l’Océan Indien l’eau est plutôt fraîche ( pas plus de 22-23°C d’après nos estimations ) mais le bain très agréable. Ce midi, nous ne mangeons pas au restaurant mais pique niquons sur la plage pour faire honneur à la boîte de pâté Hénaff que Ben a emporté dans ses bagages un délice ! Après cela, me sentant un peu fébrile, je reste avachi sur ma serviette, ne tardant pas à m’endormir et même à ronfler selon certains, ce dont je doute.. Ben et Pierre partent courir sur la plage et reviennent après 30 mn, des ampoules sous les pieds et dégoulinants de transpiration. De mon côté, je finis par prendre mon courage à 2 mains et je pars faire une petite marche avec Anny, constatant qu’à proximité de l’hôtel on n’est pas très sollicités par les enfants. En fin d’après-midi, la fraîcheur arrivant rapidement, nous avons réservé un massage pour Juliette et Charlotte après une heure, elles en reviennent enchantées. De notre côté nous allons voir les objets d’art ( statues pour la plupart ) en vente à l’accueil certaines statues sont vraiment superbes ( elles sont fabriquées par un artiste malgache qui a son atelier à Antananarivo ) mais, n’arrivant pas à choisir ( il paraît que ma statue ressemble à un phallus géant !) nous remettons notre achat au lendemain. Il est 19h30, l’heure du repas du soir. Notre serveur arrive pour nous présenter le menu de ce soir faisant penser à un boxeur sur un ring, sautillant d’un pied sur l’autre, il commence sa présentation : « alors en entrée on a……, alors l’entrée c’est….. » Gros trou noir, il a oublié son texte, ça commence bien. Du coup, il commence par le plat et avec notre aide ( nous avions lu le menu à l’entrée ) il finit par s’en sortir. Le repas est lui excellent ( comme tous les plats dégustés pendant notre séjour à Anakao ), avec une cuisine de la mer, fine et pas trop copieuse. A la sortie, la cuisine étant ouverte sur la salle, nous passons féliciter les cuisiniers.
Jeudi 23 juillet : Anakao – Nosy Ve. Nous avons réservé la veille une excursion à la demi-journée vars Nosy Ve, île la plus connue des environs. A 8h30, nous partons en pirogue à voile en compagnie de nos « skippers », Bongo et Théo, qui ne parlent pas 2 mots de français. Ce matin, c’est pétole sur le plan d’eau et il nous faut 1 h pour atteindre péniblement Nosy Ve.

Bongo nous fait faire le tour de l’île qui est une réserve et un des rares lieux de nidification du paille en queue à queue rouge, magnifique oiseau. Le temps passe très vite et il est déjà 11h quand nous arrivons à notre point de départ c’est l’heure de la baignade tant attendue dans une eau turquoise. Pour le snorkeling, par contre, c’est quasiment le néant, d’autant que le courant puissant nous empêche de progresser comme on le souhaiterait. Après un peu plus d’1 heure à profiter de l’eau et de la plage, nous prenons le chemin du retour, avec un vent toujours aussi peu soutenu. Bongo, jusqu’alors plus que discret, commence à se lâcher un peu et se met à chanter et à pousser des cris bestiaux. Je ne sais pas pourquoi, mais le nom de Bongo nous rappelle soudain le Banga, une boisson de triste mémoire de notre jeunesse, et surtout la pub de l’époque « dans Bongo ya des fruits, juste c qu’il faut, dans Bongo ya de l’eau oui mais pas trop ya des fruiits, ya de l’eau o, c’est Bongo o ». C’est débile mais il en faut peu pour nous amuser. Arrivés vers 13h15, nous passons immédiatement à table pour un plat de poisson délicieux comme d’habitude. Walter, le directeur italien de l’hôtel est aux petits soins, très prévenant et c’est vraiment agréable de se sentir bichonnés. L’après-midi est consacrée à la plage que c’est agréable de ne rien faire parfois et de se prélasser. Seul Ben a encore le courage d’aller courir. Pour l’apéritif de ce soir, ayant du rhum mais pas de jus, nous allons commander au bar des jus d’ananas pour se faire un petit punch : délicieux et ça va devenir une habitude les soirs suivants. Pour le repas du soir, nouveau serveur et nouveau trou de mémoire au moment de nous présenter le menu, en l’occurrence un tartare de carangue et un filet de capitaine.
Vendredi 24 juillet : Anakao. Ce matin, Anny se lève énervée : apparemment j’ai ronflé comme jamais cette nuit, impossible à arrêter, d’où un sommeil écourté pour elle je n’ai pourtant pas fait plus d’abus que d’habitude hier soir, mais je fais profil bas en ce début de matinée… Pour se changer les idées, nous nous décidons à aller acheter nos statues, le groupe d’anglais arrivés hier ayant commencé à dévaliser le magasin. J’ai fait une croix sur « mon phallus » ( à force d’en parler on ne voit effectivement plus que ça ) et nous nous rabattons donc sur une autre sculpture avec 2 têtes, très sympa également. La matinée à la plage se déroule tranquillement, avec une sortie en pirogue pour Charlotte et moi, et un nouveau footing de 50 mn pour Ben, décidément acharné. Le midi, nous rencontrons les français de Guyane aperçus lors de notre transfert en bateau le vent n’est pas favorable au kite depuis l’arrivée mais ils espèrent une amélioration dans les prochains jours nous nous donnons rende-vous pour le lendemain sur Nosy Satrana où nous avons l’intention de passer la journée. Un peu avant 16h, nous avons décidé d’aller nous promener jusqu’au village d’Anakao. Les filles ne souhaitent pas nous accompagner et restent bronzer sur la plage. Sur les conseils de Walter, nous entamons notre marche par l’intérieur des terres. C’est très rapidement l’enfer car nous sommes harcelés par des enfants et même quelques adultes : bonbons vahazas, cadeaux vazahas, lunettes, montres, tongs, casquettes….tout y passe et malgré nos refus ils sont très insistants et ne nous lâchent qu’après avoir insisté lourdement. La promenade est franchement pénible ( est-ce l’habitude des touristes des hôtels voisins ?), d’autant que le village est très sale la plage n’est pas en reste, puisque nous assistons tour à tour à des gens qui font leurs besoins sur le sable après avoir creusé un petit trou, à une femme qui jette ses déchets de poulet au bord de l’eau et pour finir à un gros cochon rose qui se délecte de toute cette nourriture facile et déambule au bord de l’eau en mangeant tout ce qu’il peut trouver. Pas mécontents de quitter ce village de pêcheurs, nous revenons vers notre hôtel par le bord de mer. En chemin, nous distribuons les quelques vêtements qui nous restent à un couple de pêcheurs, et à 3 jeunes enfants. Avant le repas, nous allons réserver notre excursion du lendemain les touristes des derniers jours n’ayant vu des baleines que de loin, nous préférons choisir l’excursion à la journée vers Nosy Satrana en pirogue à voile. Comme tous les soirs, notre serveur-boxeur est présent pour le dîner, toujours aussi speed il commence à nous connaître et aime de plus en plus plaisanter. Ce soir, c’est du capitaine grillé qui est servi Anny et Ben craignent le pire car il nous est servi entier, mais j’arrive à leur préparer des morceaux sans arêtes et tout le monde se régale une nouvelle fois.
Samedi 25 juillet : Anakao-Nosy Satrana. Cette nuit, pas de ronflements intempestifs à signaler par contre, j’ai fait un cauchemar ( j’étais attaqué par une bête sauvage ) et me suis mis à crier au milieu de la nuit, rapidement calmé par Anny. A 8h45, nous retrouvons Bongo, un nouveau matelot et une femme qui s’occupe de l’intendance pour le pique-nique de ce midi. Une petite brise souffle ce matin, ce qui nous permet d’arriver en 30 mn à Nosy Satrana en traversant un lagon magnifique rappelant la Polynésie. Nous entamons le tour de l’île, en nous arrêtant de temps en temps pour une baignade rafraîchissante. L’île est déserte des tombeaux couronnent son sommet est. Walter nous a dit la veille que par marée basse, les troupeaux de zébu pouvaient passer de la grande terre à l’île mais en cette fin de matinée, la mer n’est pas assez reculée pour le permettre. Le temps passe vite à ne rien faire et l’île est assez étendue, et il est déjà 13h quand nous arrivons à notre point de départ. La table a été dressée sous « le » grand tamarinier, le seul arbre digne de ce nom sur Nosy Satrana. Bongo et ses 2 acolytes ont bien fait les choses puisqu’ils ont mis une nappe, des sièges « zafimaniry », et ils sont en train de nous faire griller des langoustes et des brochettes de capitaine accompagnées de pommes de terre. On est vraiment reçus comme des rois et la vue et l’odeur de ces grillades nous donnent l’eau à la bouche. Le goût est à la hauteur et on se régale de notre repas, en suçant bien tous les morceaux de carapaces pour ne rien perdre. On ne sait pas si c’est un trop plein de bonheur, mais Anny se lâche complètement et se met à dire sur un mode rap « pas taper, pas taper ». Pas la peine d’expliquer le pourquoi du comment, il faut y être pour le comprendre ( et même en y étant…)Après ce festin, nous allons profiter de la plage voisine où nous rencontrons de nouveau les Guyanais. Pour le kite ce n’est pas encore le jour ! Ils ont été ce matin à la recherche des baleines mais n’en ont pas aperçu, se contentant d’un banc de dauphins. Ils travaillent tous les 2 (ils sont accompagnés de leur fils ) dans l’enseignement et passent 2 mois à Mada ( ils ont fait le Mozambique l’an passé ), ce qui leur laisse le temps d’utiliser les moyens de transport locaux. Ils ont fait tout le nord en taxi brousse, avec bien entendu des arrêts pannes qui ont grandement rallongé le trajet. Ils doivent ensuite continuer jusqu’à Fort Dauphin en passant par la côte, ce qui sera probablement une nouvelle aventure. Nous échangeons sur nos impressions au sujet de Madagascar et nous sommes tous d’accord sur le fait que c’est incompréhensible que ce pays soit si pauvre et si arriéré alors qu’il dispose de ressources naturelles énormes, mais inexploitées. Une rencontre très sympa. Nous finissons l’après-midi sur la plage par une partie de volley et avant de reprendre la pirogue vers 16h15, Pierre et moi inventons une petite chorégraphie ridicule qui fait le plaisir de l’assistance, c’est-à-dire les 4 autres. Sur le trajet du retour, Ben et moi nous nous essayons à la voile, en équilibre plus ou moins instable tout en poussant des cris « bongoesques ». Après cette journée très sympa, le séjour à Anakao se termine déjà et nous regrettons de ne pas avoir passé une journée supplémentaire. Le départ de demain est prévu à 7h30 et il va falloir nous lever à 6h45. Nous dégustons notre dernier repas, accompagné comme toujours d’un vin sud-africain, persuadés qu’on ne retrouvera plus la même qualité de nourriture durant le reste du séjour. Ce soir, il n’y a plus grand monde, une famille de français avec 2 enfants, déjà vus au Jardin du Roy, un français seul que la famille a invité à sa table pour la soirée, et un dernier petit groupe d’étrangers demain l’hôtel sera presque vide, la grève d’Air Madagascar, bien que terminée, n’ayant pas permis de rétablir les vols aux jours et horaires prévus. En fin de soirée, autour d’un petit ti punch, nous refaisons un peu le monde et ne pouvons-nous empêcher de nous remémorer les vieux souvenirs de Tahiti de 1992 (est-ce le paysage de lagon vu aujourd’hui qui nous a rappelé le bon vieux temps, possible ). Même Pierre qui n’y était pas connaît ces histoires par cœur et doit commencer à trouver qu’on radote.
Dimanche 26 juillet : Anakao – Isalo. Ben et moi on se réveille un peu avec la gueule de bois, non pas qu’on ait abusé hier soir ( encore que quand on commence à parler de Tahiti, c’est qu’on n’en est pas loin…) mais on a été réveillés en pleine nuit par des hurlements à 4h une voix de femme criait très distinctement et sans accent en français : «ta gueule, espèce de taré, arrête….. », et ce pendant de longues secondes entrecoupées par des chuchotements d’une autre personne. C’est hyper violent et une fois le calme revenu je me mets à analyser la situation : il ne peut s’agir que de la famille de français y aurait-il eu quelque chose avec l’autre français ? Et puis progressivement je me fais un autre film : ne serait-ce pas Charlotte et Juliette qui se seraient disputées, même si je n’ai pas reconnu leur voix ? N’auraient-elles pas été agressées dans leur bungalow ? Evidemment, avec cette idée en tête, impossible de m’endormir et à 4h30 je sors avec ma lampe frontale pour voir si tout est normal dans leur bungalow rien à signaler et je me recouche et me rendors rapidement. Au réveil, je vais quand même les voir pour être certain que tout va bien : rien à signaler, elles n’ont rien vu, rien entendu ! En sortant de leur bungalow, je croise Ben l’air soucieux : « tu as entendu les cris ? » me dit-il « atroces ». Je lui réponds par l’affirmative. « C’était vous ? » Devant ma réponse négative, il insiste : « tu me jures que ce n’était pas vous ? » Lui aussi s’est fait un film, mais différent du mien : il a cru que, à cause de mes ronflements incessants, Anny a pété un plomb et a fini par me traiter de tous les noms. Il est sorti de sa chambre à 4h, n’a plus rien entendu mais n’a pu s’enlever cela de la tête et n’a pu se rendormir. C’est donc un grand soulagement pour lui de voir que ça n’a rien à voir avec nous, ce qui accrédite la thèse de la dispute au sein de la famille française, avec ou sans l’autre français ( on imagine évidemment des scénarios autour de cette thèse…). Les autres ont manifestement dormi comme des loirs et ne se sont rendus compte de rien. Juste le temps de manger le petit déjeuner et nous prenons le bateau pour Tulear, non sans avoir eu le droit une nouvelle fois à une haie d’honneur du personnel de l’hôtel comme lors de notre arrivée. Le français seul est également sur le départ nous n’osons pas lui demander s’il a lui aussi entendu les hurlements de la nuit. Il nous explique qu’il est arrivé à Madagascar avec son père mais que celui-ci a dû être évacué d’urgence vers la Réunion le lendemain de leur arrivée, victime d’une péritonite. Il a malgré tout continué son circuit et voyage donc seul depuis cet événement. Il nous raconte avoir eu la chance la veille lors d’une balade en pirogue avec un pêcheur du village de voir juste à proximité de l’embarcation des baleines, ce qui nous laisse quelques regrets. La mer est un peu plus formée qu’à l’aller et il nous faut 1h30 pour arriver à l’embarcadère où nous attendent Hery et Feno, qu’on est contents de retrouver après cette pause de 4 jours qui a fait du bien à tout le monde. Nous allons poster nos cartes postales écrites à Anakao et nous voilà repartis pour la remontée vers la Capitale, qu’on craint un peu, en particulier les longues heures de voiture sur une route souvent défoncée. Aujourd'hui, l’étape est assez courte puisqu’il faut 4h sur une route en bon état pour retourner au Jardin du Roy. Après 70 kms, nous nous arrêtons à un marché hebdomadaire où l’animation est à son comble en dehors des stands habituels nous avons droit aujourd’hui à des combats de coqs, jeux de cartes, dés et roulette ça joue sérieux et nous ne nous sentons pas forcément les bienvenus. Nous rachetons 2 cadenas en vue du retour et des cumbavas pour les ti punchs, n’ayant plus de citrons verts depuis la veille. La propagande continue à battre son plein et dans tous les villages traversés ce sont les derniers rassemblements avant les élections qui ont lieu en fin de semaine. Dans cette partie du pays, nous apercevons régulièrement des feux de broussaille, allumés par les éleveurs de zébus, censés permettre la repousse de jeunes herbes appréciées par le bétail. A l’heure de midi, nous arrivons au Parc National de Zombitse, un parc très peu connu et quasiment pas décrit ( à part dans le Petit Futé ) dans les guides. On imagine que la visite ne sera pas mémorable mais ça va au moins permettre de couper le trajet. Avant de débuter la visite, nous dégustons le pique-nique préparé par Hery et Feno : une salade de pommes de terre accompagnée de poisson fumé et de saucisses porc-zébu.

Après ce repas copieux, nous rencontrons nos 2 guides locaux ( l’un guide, l’autre rabat ), 2 frères prénommés Lucien et Sélin. Cette visite est une des bonnes surprise du voyage parce qu’en 1 h et en marchant 2 kilomètres, nous avons la chance de voir des papillons, des oiseaux, des lémuriens ( 3 variétés, 2 nocturnes et 1 diurne, des lémuriens , blancs magnifiques ), un gros caméléon, des baobabs géants, des plantes médicinales ( on apprend à cette occasion qu’une espèce de pandanus soigne la syphilis )…..C’est vraiment un parc à conseiller, facilement accessible, permettant de voir beaucoup d’espèces en peu de temps, et avec des guides adorables, ravis de pouvoir faire partager leurs connaissances et faire découvrir les richesses de leur pays. Arrivés à l’entrée du massif de l’Isalo vers 16h, nous faisons un petit détour par la « fenêtre de l’Isalo » pour la classique photo de fin de journée. Hery nous gratifie d’une blague bien emmenée et que personne n’a vu venir : « c’est qui le président avant Sarkosy ? » « Chirac » « Jacques Chirac a inauguré beaucoup de monuments à Madagascar ». Et, alors qu’on arrive sur le site de la Fenêtre de l’Isalo, il nous dit : « il est là le président » et c’est alors que se dresse devant nous dans la roche le profil de Chirac, ou plutôt de sa marionnette des guignols. Hery nous a bien manœuvrés sur ce coup et il n’est pas peu fier de lui. Nous faisons le tour du rocher pour trouver le meilleur angle de vue pour la photo et certains d’entre nous s’adonnent à un jeu dont le but est de parvenir à lancer en 7 coups au maximum un caillou dans le petit trou de rocher à côté de la grande fenêtre. En cas de réussite, on peut faire un vœu. Ben est le seul à réussir brillamment, dès son 2ème lancer. De retour au Jardin du Roy après 1 semaine, nous sommes accueillis chaleureusement par l’ensemble de l’équipe, à l’accueil, au bar, comme au restaurant. Le serveur du restaurant n’hésite d’ailleurs plus à plaisanter avec nous. Manifestement les affaires reprennent et les touristes sont de retour puisque ce sont 75 couverts qui sont prévus ce soir. Malheureusement, le pavé de zébu mémorable de la dernière fois n’est pas au menu où sont proposés des plats un peu plus typés, à savoir de la langue de zébu et du pavé de sanglier. Nous n’avons pas perdu nos bonnes habitudes et la soirée se termine par une citronnelle suivie d’un rhum arrangé.
Lundi 27 juillet : Isalo-Ranomafana. Aujourd’hui, c’est la grande journée de route puisque 7 heures sont prévues, ce qui laisse peu de place aux arrêts et aux visites. Nous appréhendons d’autant plus cette journée que c’est le retour vers les températures plus fraîches, voire l’humidité puisque Ranomafana a une réputation de microclimat humide, c’est-à-dire qu’il y a la saison des pluies et la saison où il pleut. Nous prenons notre petit déjeuner à 7h30 pour un départ à 8h00. Nous quittons avec un pincement au cœur le Jardin du Roy, sachant que pour les 2 prochaines nuits le standing de l’hôtellerie va chuter assez brutalement et qu’on avait pris goût au confort. Nous nous arrêtons rapidement pour photographier la « tête de la reine » dans l’Isalo, mais pour le reste, les haltes sont rares. Depuis quelques jours ( ça occupe quand on roule ), nous avons pris l’habitude à tour de rôle ( Ben, Pierre et moi occupons l’un après l’autre la place de passager avant ) de prendre des photos de la vie quotidienne tout en roulant tous les jours et même plusieurs fois par jour, Ben demande à Feno de soulever la vierge accrochée à son rétroviseur intérieur et lui fait nettoyer la vitre avant pour qu’il n’y ait aucune poussière parasite. C’est à ce genre de petits détails qu’on reconnaît les pros ! Une autre façon de nous occuper c’est d’apprendre le malgache avec Hery, du moins quelques mots : en dehors de Salama et Veloma, les expressions le plus souvent utilisées pendant le séjour sont i vaovao (comment ça va) auquel on répond par tsy misy vaovao ( rien de neuf ). Quelques autres mots appris ( et souvent vite oubliés ) : misaotra (merci), manao ahoana ianao ( comment ça va), tonga soa (bienvenue ), fady (interdit ), tsia (non ), tsara (beau), firy (combien), mazotoa homana (bon appétit) , moka (moustique), fidio (voter)….Aujourd’hui l’expression du jour est « malai lai »(orthographe non garantie ) qui signifie ça gratte. Ben aime beaucoup et tous les gens qu’il rencontre aujourd’hui ont droit systématiquement à Salama, i vaovao, malai lai, veloma. Le premier arrêt digne de ce nom a lieu à Ambalavao le temps qu’Hery se ravitaille dans un restaurant pour le pique-nique, nous faisons un rapide tour du marché. Ben, comme souvent, fait son show ( on se demande s’il est shooté à la coke depuis le début des vacances ) et se fait remarquer, notamment lorsqu’en partant il lance à tue-tête un « Veloma » qui fait rire tous les malgaches qui lui répondent en cœur. Quelques kilomètres après Ambalavao, nous nous arrêtons après 4 heures de route pour manger au bord de la route. Au menu : samousas, riz cantonnais et beignets de poisson pleins d’arêtes (ce qui bloque tout net Ben dans sa dégustation ). Ce n’est pas le meilleur pique-nique du voyage, loin s’en faut….Il nous reste des tee shirts à distribuer et nous en donnons à 3 jeunes qui nous observent depuis un moment, dont 2 se mettent à faire du karaté avec Pierre dont la souplesse légendaire fait encore des merveilles à cette occasion. Arrivés à Fiana à 15h, Hery a le mauvais goût de nous rappeler en plaisantant l’épisode du Père Pedro en général il a beaucoup d’humour mais pour cette fois il aurait pu s’abstenir et il évite de peu une remarque acerbe de notre part. Nous faisons un arrêt rapide à la poste, Ben ayant besoin d’acheter un timbre et de poster une dernière carte postale pendant ce temps, dans le minibus, nous prenons l’appareil photo de Ben et en profitons pour faire des selfies tout en faisant des grimaces, ce qui fait marrer des jeunes malgaches qui ont repéré notre manège. Fianarantsoa n’échappe pas à la propagande, et après Léon Cu, c’est une autre candidate qui fait parler d’elle : d’après Hery elle est connue comme le sosie de Nana Mouskouri alors que Ben et Pierre trouvent qu’elle est le portrait craché d’Audrey Pulvar. On aime toujours autant l’atmosphère de cette ville mais il nous faut continuer notre chemin et ce qu’on apprécie beaucoup moins c’est la portion de route défoncée déjà empruntée à l’aller. Par contre, après l’embranchement vers Ranomafana, les 30 derniers kilomètres se font sur une route sinueuse mais en bon état. Hery nous gratifie encore d’une blague absurde ( une devinette cette fois ) : pourquoi le mot banane commence par un B alors que normalement ça commence par un N ? On se creuse la tête pendant ¼ d’heure sans parvenir à trouver la bonne réponse. La réponse est en fait évidente : normalement commence par un N ! Mais telle qu’il l’a présentée, on est tous tombés dans le panneau. A cette devinette, Charlotte répond par 2 blagues carambar. En fin de parcours, Hery passe un coup de téléphone et on voit que quelque chose ne tourne pas rond après avoir raccroché, il s’avère que l’hôtel Centrest ne nous attend pas, tout comme le ravitaillement de ce midi au restaurant avait été oublié. Rien de grave cependant, l’hôtel n’est pas complet ( ce serait un comble ! ) et des chambres sont disponibles. Nous arrivons à l’hôtel peu avant 17 h, épuisés, mais ce n’est pas fini car une visite est prévue au jardin de plantes exotiques, notamment d’orchidées, propriété de l’hôtel et situé à 10 kms, ce qu’on ignorait. Il fait déjà presque nuit quand nous arrivons, le guide ne parle pas français et le jardin n’a rien d’exceptionnel, d’autant que les orchidées ne sont pas en fleur. C’est vraiment une visite sans grand intérêt, dont on aurait pu se passer après cette journée éprouvante. A la sortie, nous remercions notre guide qui à notre merci répond « non merci ». Désormais, nous répondrons aux mercis par un non merci jusqu’à la fin du séjour. Il fait bien sûr nuit noire quand nous arrivons à l’hôtel. Est-ce la réservation qui avait été oubliée ? En tout cas, nous nous retrouvons tous les 4 avec une chambre pour 4 avec des lits alignés et à peine la place pour étaler les bagages sans compter la marche dans les toilettes qui risque d’en gêner plus d’un pendant la nuit. N’ayant pas le courage de préparer notre traditionnel apéritif dans cette chambre, nous préférons le prendre à table au restaurant. Pour le repas, et alors que j’ai prévenu en arrivant « ici ne mangez surtout pas de poisson, vu l’éloignement de la mer », le menu est unique et heureuse surprise, le plat est une brochette de poisson avec du riz.. Ben qui a une sainte hantise des arêtes et qui a déjà dû recracher son beignet de poisson ce midi a la malchance de tomber une nouvelle fois sur une arête qui justement ( sans jeu de mot ) l’arrête net. Le dessert, une banane flambée, est lui excellent. Après ce repas correct sans plus, nous nous couchons assez tôt, fatigués par notre longue journée de route.
Mardi 28 juillet : Ranomafana – Ambositra. La nuit a été acceptable malgré la promiscuité et nous démarrons la journée par un bon petit déjeuner. Aucun d’entre nous n’a eu le courage d’aller aux thermes voisins aux aurores comme proposé par Hery. Un taxi brousse a fini son parcours pendant la nuit contre le mur en contrebas de l’hôtel et il aura du mal à avoir une seconde vie, vu son état. A 8h, notre guide local, Angelin, nous retrouve sur le parking de l’hôtel où nous prenons le minibus jusqu’à l’entrée du Parc National de Ranomafana. Les craintes concernant le mauvais temps et la pluie se sont envolées et nous laissons nos kways dans le véhicule. Angelin passe du temps à nous expliquer l’historique du parc, la forêt primaire et secondaire, et les différentes espèces présentes il est d’ailleurs un peu bavard à notre goût car, pendant qu’il nous donne ces explications, plusieurs groupes nous passent sous le nez et nous craignons de nous retrouver trop nombreux dans la forêt. Il nous informe qu’une rabatteuse, Myriam, est déjà dans la forêt à repérer les lémuriens. Myriam est apprentie guide et elle fait son baptême du feu avec nous en nous donnant des informations sur le mode de vie des lémuriens. Angelin de son côté passe auprès de chacun de nous en nous disant à voix basse de poser des questions à Myriam pour la confronter à la réalité du métier de guide. Les sentiers sont bien tracés, presque trop. Le premier animal aperçu est un mini gecko en forme de feuille, quasiment impossible à distinguer. Puis c’est au tour des lémuriens ou gidro en malgache ( encore un nouveau mot, se prononçant guidrou, le moyen mnémotechnique étant Guy Roux ). Nous commençons par des lémuriens dorés, puis c’est un groupe imposant de lémuriens à front roux qui arrivent droit sur nous, en sautant de branche en branche puis s’immobilisent à 1 m de nous pour s’abreuver dans le creux d’un arbre. Aussitôt rassasiés, ils repartent comme ils sont arrivés et disparaissent rapidement dans la forêt. Lors de la promenade, nous avons l’occasion de voir 2 autres espèces de lémuriens, 1 groupe de 2 lémuriens diurnes et 1 groupe de 3 nocturnes. La promenade en forêt est très agréable et nous traversons des bambouseraies et observons de magnifiques fougères arborescentes. Angelin se met soudain à entonner la Marseillaise qu’il connaît parfaitement, puis l’hymne malgache. Après 3h de marche, nous revenons au minibus où, comme d’habitude, Feno nous attend patiemment. Nous reprenons la route en direction d’Ambositra. A la fin de la RN25, peu de temps avant de retrouver la RN7 et sa portion défoncée, nous nous arrêtons au bord de la route, une famille étant en train de fabriquer des briques en latérite. Nous les interrogeons : ils fabriquent 1400 briques par jour et vendent chaque brique 14 ariarys. Le travail doit être très pénible et les hommes, les femmes comme les enfants mettent la main à la pâte. La maman est fière de dire que sa fille est dans les premières élèves de sa classe et nous l’encourageons à continuer et à ne surtout pas arrêter l’école. Nous leur offrons les quelques vêtements qui nous restent et repartons vers le Nord. Nous nous arrêtons peu de temps après pour le pique-nique au menu du jour : sandwiches. Comme d’habitude, des enfants ne tardent pas à s’agglutiner pas très loin de nous tout en maintenant une distance de « sécurité ». A la fin du repas, comme la veille, Feno et Hery distribuent les restes aux enfants, qui ne se font pas prier. En se rapprochant d’Ambositra, les paysages sont vraiment magnifiques, la terre rouge et les rizières donnant des contrastes de couleur étonnants. Par contre, comme à l’aller dans la même région, les nuages sont de la partie et le temps se couvre de plus en plus. Hery, qui y a pris goût, nous pose de nouveau une colle : donnez 7 noms féminins français qui se terminent par un t. Après de longues minutes de réflexion, nous arrivons à 6 : dent, nuit, jument, mort, part, forêt. Hery, décidément très joueur , plutôt que de nous donner le 7ème , nous met tranquillement sur la voie et on finit par trouver le dernier mot : dot !

Peu avant Ambositra, nous voyons enfin quelques maisons avec cheminées, un peu incongrues à Mada. Après 4 h de route, nous arrivons enfin à destination et avant d’aller à l’hôtel nous faisons une halte pour observer un four à briques au bord de la route. L’hôtel est « l’Artisan », dont le gérant n’est autre que le propriétaire de l’atelier de marqueterie que nous avions visité à l’aller. C’est un établissement assez moyen, très bruyant et d’un confort correct sans plus. Le restaurant lui-même laisse à désirer. Un groupe local joue des airs pas très entraînants sur des instruments traditionnels leur CD est en vente 20 000 ariarys. La clientèle est diverse et variée : il y a des locaux, des touristes comme nous, mais aussi un groupe de mormons en costume cravate et des coréens très bruyants qui jouent avec leurs liasses de billets et dont on apprendra le lendemain qu’ils sont là pour acheter des pierres précieuses. Le dîner est le summum de notre voyage en terme de repas pris à l’hôtel là non plus, comme la veille, nous n’avons pas le choix et, après une soupe en entrée, le plat est un mélange de spécialités malgaches accompagnées de riz et de rougail-tomate : du zébu bouilli, du porc-pois chiches, manioc-porc, brèdes-porc. L’ensemble va du potable à l’immangeable, la palme du plus mauvais allant au manioc. C’est tellement peu dans nos goûts que chacun de nous met un temps infini à avaler ne serait-ce qu’une bouchée. On a l’impression en regardant le voisin qu’il est en train de brouter de l’herbe ou de mâcher un chewing gum géant. Autant dire que les assiettes sont presque pleines quand le serveur vient débarrasser la table on a beau se justifier comme on peut et bredouiller que c’était bon mais trop copieux, il a l’air atterré et c’est vrai que c’est désolant de gaspiller autant de nourriture dans un pays aussi pauvre. Après ce repas mémorable, nous allons nous coucher.
Mercredi 29 juillet : Ambositra-Antananarivo. Ce matin, le réveil est un peu laborieux, le dos ayant souffert de la dureté du matelas de notre lit. Par ailleurs, cette satanée marche ( comme au Centrest la veille ) entre la chambre et la salle de bain nous a joué des tours en pleine nuit et le gros orteil s’en souvient encore. Au lever, Charlotte, la plus grosse consommatrice de médicaments du voyage, qui n’en est plus à un problème près, s’est tapée dans la table de nuit et a un gros hématome à la cheville. Pour le petit déjeuner, c’est l’habituelle commande : 2 cafés, 3 thés et un chocolat, accompagnés de pain ( encore un exemple de l’influence française car c’est un des rares pays où le pain est du vrai pain comme chez nous ). Partis à 8h, nous rencontrons sur la route les habituels camions THB et STAR ( les bières locales ) et toujours ces taxis brousse chargés au maximum aujourd’hui, au cours de la journée, nous voyons à plusieurs reprises des taxis brousse portant sur le toit un cercueil orné d’un drapeau malgache Hery nous explique que le côté où se situe le drapeau permet de savoir s’il s’agit d’un retour du corps dans son village pour un enterrement ou pour un retournement des morts. Après 2 heures de route, nous arrivons à Antsirabe où nous visitons la confiserie Marcel après une démonstration de la fabrication des bonbons ( c’est de l’artisanal pur et dur ! ), nous achetons chacun plusieurs sachets à différents parfums, puis reprenons notre route vers Tana. Aujourd’hui, c’est le dernier jour de propagande autorisé, les élections communales ayant lieu vendredi, et c’est l’effervescence dans tous les villages traversés. A 13h, nous arrivons à Ambatolampy au restaurant « le rendez-vous des pêcheurs », qu’on devrait plutôt appeler « le rendez-vous des vazahas » car la clientèle est exclusivement composée de petits groupes de touristes accompagnés de leur guide. Après un plat (zébu pour les uns, bolognaises pour les autres ) accompagné pour Ben et Pierre par une Skol, moins bonne que la THB, nous repartons pour nous arrêter quelques centaines de mètres plus loin, à la fabrique de cocottes en aluminium. La visite, qui dure près d’une heure, est très intéressante et elle nous permet de voir toutes les étapes de la fabrication de ces fameuses cocottes qu’on retrouve partout dans l’île les ouvriers, pour certains des ados, travaillent dans des conditions épouvantables, dans la chaleur, la fumée, la poussière de métal, surveillés par une vieille pas commode. La médecine et l’inspection du travail, ils ne connaissent pas ici, et ces jeunes ne doivent pas faire de vieux os à travailler dans de telles conditions. La boutique est un peu décevante et nous nous contentons d’acheter un petit baobab pour le souvenir. La route jusqu’à la capitale se déroule sans encombre et nous arrivons à l’entrée de la ville peu avant 16h. Là nous assistons à une scène cocasse : au moment où nous arrivons à leur hauteur, 2 cortèges de propagande se croisent, des partisans de Marc Ravalomananna ( au pouvoir jusqu’à 2009 et que beaucoup voudraient voir revenir au pouvoir, c’est sa femme qui se présente à la mairie de Tana ) et ceux d’Andry Rajoelina ( le DJ comme ils l’appellent, ancien président de la transition à partir de 2009). C’est l’allégresse générale, c’est à qui va manifester de la façon la plus bruyante et nous-mêmes, dans notre minibus, nous les encourageons à en faire encore plus en levant les bras et en criant. Pensant être quasiment arrivés à notre hôtel, nous déchantons vite, Tana n’ayant rien à envier à Paris en terme de bouchons nous découvrons lors de la traversée de la ville la grande misère qui y règne, certains vivant sous des cartons, d’autres faisant un feu en pleine rue pour se réchauffer. Cette misère engendre bien sûr beaucoup d’insécurité et Hery nous conseille de bloquer nos portes, les agressions n’étant pas rares en pleine rue. Pour occuper le temps, la traversée de la ville nous paraissant interminable, nous nous mettons à photographier les voitures, notamment les taxis qui nous rappellent notre jeunesse : 2CV, 4L, Diane, 204, 404, …….tous les vieux modèles vivent ici une seconde jeunesse. Ben s’étonne qu’il n’y ait pas de feux tricolores ni de panneaux : il y en a eu à une époque mais ils ont tous été volés et le métal a été recyclé pour un autre usage… Après plus d’1 heure à avancer au pas, nous finissons par atteindre notre hôtel, le « Tamboho », un établissement luxueux situé dans une sorte de ghetto comprenant également un supermarché et de nombreuses boutiques de luxe, l’ensemble étant barricadé et surveillé. L’hôtel est situé dans un cadre superbe, au bord d’un lac en pleine ville. L’inconvénient de ce lac, ce sont les moustiques puisque dès qu’on sort de l’hôtel on est assaillis ( Charlotte et Juliette l’ont testé en allant à la piscine de l’hôtel ) en fin d’après-midi, nous allons faire quelques courses au supermarché, notamment pour les apéritifs des derniers jours ( on y trouve des « caca pigeon » comme chez Brigitte ). Les chambres du Tamboho sont vraiment très spacieuses et l’hôtel offre quelques services appréciables, notamment des boissons fraîches sont en libre-service dans les couloirs. Le restaurant lui n’est pas tout à fait à la hauteur du standing : au dîner, l’entrée et le plat sont corrects mais pas exceptionnels et c’est surtout le dessert, un ananas confit, qui fait l’unanimité contre lui : dur et hyper écoeurant.
Jeudi 30 juillet : Antananarivo-Andasibe. Contrairement au dîner de la veille, le petit déjeuner sous forme de buffet est délicieux c’est le meilleur de notre séjour. La journée étant chargée, Hery nous a donné rendez-vous à 7h30. Comme d’habitude, c’est le même rituel : avant le petit déjeuner, c’est-à-dire une trentaine de minutes avant le départ prévu, nous descendons nos bagages au minibus pour que Feno et Hery les installent sur le toit, ce qui permet de gagner du temps. Nous prenons la route du nord en direction de la colline sacrée d’Ambohimanga située à 15 kms de la capitale ; comme la veille la circulation est très dense et nous progressons lentement. En chemin, une construction attire notre attention il s’agit d’arènes immenses, aux couleurs du parti d’Andry le DJ, qui ont été construites pendant son « règne » et prévues pour des concerts. Un exemple parmi tant d’autre de la mégalomanie de ce Président de la Transition qui par contre a oublié lors de son mandat les routes et l’éducation. A 8h30, nous arrivons à Ambohimanga, la « colline bleue ». C’est sur cette colline qu’est édifiée l’ancienne cité sacrée, berceau du royaume Merina. A l’entrée du site, bien que ne comprenant pas le malgache, on voit que quelque chose ne va pas car la discussion entre la personne à l’entrée et Hery paraît agitée. Ayant vu la veille dans le Routard et le Petit Fûté que le site ouvrait à 9h, je demande si on est arrivés trop tôt. Hery répond que les horaires ont changé et qu’il nous faudra attendre 30 mn. En dehors du fait qu’on aurait pu dormir 30 mn de plus, on aurait apprécié qu’au lieu de nous raconter des bobards il nous dise qu’il s’est trompé, ce qui peut arriver à tout le monde. Cette attitude nous agace un peu. A 9h, notre guide locale Noro ( prononcer Nourou ) commence la visite d’1h, très intéressante. Il s’agit du seul site malgache classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. Au sommet de la colline se trouve le Rova, enceinte fortifiée qui renferme la case où vécut le roi Andrianampoinimerina, 2 pavillons en bois avec étage ou venaient séjourner les reines Ranavalona I et II, un parc à bœufs et les bassins sacrés où se baignaient les reines. On est loin du faste des demeures de la même époque des rois et reines en France et dans d’autres pays européens. Une petite anecdote qui nous a fait rire : dans le pavillon en bois se trouvent des photos des 2 reines, l’une gentille, l’autre méchante. Alors que chaque reine a un air sérieux sur sa photo, Noro nous dit « vous voyez tout de suite sur les photos que l’une est gentille et l’autre méchante »…. Forcément, c’est plus facile quand on connaît l’histoire…On ne lui a pas demandé de dire à partir de la photo de passeport de Pierre ( où il ressemble à un terroriste ) s’il était gentil ou méchant…. Après cette visite d’un des rares sites historiques de Madagascar, il nous faut de nouveau traverser Tana pour emprunter la RN2 qui part vers l’est en direction de Tamatave pas de miracle, cette traversée est une nouvelle fois interminable, et nous ne sommes pas mécontents de nous engager sur la RN2 d’après Hery, la route est en bon état, ce qui se confirme dans les faits et nous progressons rapidement vers l’est. Les paysages sont moins intéressants que sur la RN7 et nous faisons le trajet d’une seule traite jusqu’à Moramanga, où nous arrivons à 13h30. C’est une ville où l’oncle de Ben, militaire, a vécu dans les années 50 il est d’abord venu après les événements de 1947 puis est revenu en 1958 au moment de la proclamation de l’indépendance. Nous nous arrêtons au restaurant « le Coq d’Or », un restaurant chinois. Au menu, c’est Misao pour Anny, Pierre, Juliette et Charlotte, Poulet-Coco pour Ben et canard laqué, soit disant la spécialité de la maison, pour moi. Le canard laqué n’a de laqué que le nom et il est tellement gras qu’on a bien du mal à trouver un morceau de maigre. Mauvais choix ! En sortant de table, Hery nous propose d’aller visiter le musée de la gendarmerie, ce qui ne nous enchante pas vraiment. Nous sommes accueillis par le gendarme de 1ère classe Zo ( qui ne se rappelle plus s’il est 1ère ou 2ème classe ). Le musée est composé de plusieurs sections : criminologie, histoire de la gendarmerie, véhicules de collection….C’est potentiellement intéressant mais nous ne sommes pas très motivés pour cette visite et vu le nombre de visiteurs annuels, ce musée n’attire pas grand monde. Après cette visite vraiment pas incontournable, nous continuons notre route vers Andasible où nous arrivons vers 16h. L’Andasibe Hôtel, établissement agréable, est situé en pleine forêt, à quelques centaines de mètres du parc national où nous irons demain. En cette fin d’après-midi, nous allons sans les filles nous promener à pied à Andasibe, village à l’ambiance western avec ses petites maisons en bois. Nous sommes surpris par l’indifférence des habitants qui contrairement à d’habitude ne nous saluent pas spontanément même les enfants ne nous gratifient pas de « Bonbons vazahas ». On a déjà remarqué cette attitude dans la journée quand, en traversant les villages, nous avons salué les habitants. Est-ce une certaine réserve naturelle dans cette partie du pays ou une habitude des touristes ? La visite du village est sympa et on finit quand même par distribuer quelques bonbons et crayons à des enfants.

Avant le repas du soir, nous retrouvons comme tous les soirs Hery et Feno pour le briefing du lendemain Hery nous annonce qu’après avoir rencontré notre guide local de demain, celui-ci lui a dit qu’avec notre véhicule il nous serait impossible de nous rendre à la Réserve de Mantadia, la piste pour s’y rendre étant impraticable sans 4x4. Nous nous contenterons donc de la réserve Indri Indri le matin et pour l’après-midi on trouvera une autre visite. Le dîner est correct mais nous commençons sérieusement à saturer de la nourriture locale et de ce côté-là il est temps qu’on rentre en France.
Vendredi 31 juillet : Réserve d’Andasibe. Le jour tant attendu est arrivé : c’est aujourd’hui qu’ont lieu ces fameuses élections communales dont Hery nous parle depuis plus de 15 jours et à cette occasion la journée a été décrétée fériée. Nous partons à 8h pour la visite. Ben fait la gueule ce matin car il ne retrouve plus la pierre précieuse achetée chez Joseph et cela fait déjà 2-3 jours que ça le travaille. Il est sûr de l’avoir laissée dans le minibus pendant notre escapade à Anakao et depuis il n’arrive pas à mettre la main dessus. La veille au soir, lors du briefing, il en a parlé à Feno et Hery en leur demandant s’ils pourraient regarder dans le minibus et voir si le petit paquet ne s’est pas « caché » dans un coin peu accessible. Devant leur réponse négative ce matin, il ne desserre pas les dents, persuadé de ne pas l’avoir perdu lui-même et commençant à avoir des doutes…Heureusement, il va se dérider au fur et à mesure de la matinée… Arrivés à l’entrée de la Réserve Indri Indri, nous sommes accueillis par notre guide local Patrice. Ici, pas de rabatteur, les lémuriens ayant des territoires connus des guides. Comme à Ranomafana, le temps est magnifique et la forêt humide ne l’est finalement pas tant que ça. Ça nous promet des lémuriens en pagaille ! Assez rapidement nous apercevons notre premier groupe de lémuriens, des propithèques à diadème. Nous les observons durant de longues minutes et dans d’excellentes conditions, le nombre limité de groupes de touristes ne gâchant pas le spectacle. Ce sont ensuite des lémuriens marrons ( fulvus ) et le clou du spectacle et la vedette de cette réserve est bien sûr l’Indri Indri, qu’on ne tarde pas à apercevoir après avoir entendu à plusieurs reprises ses cris perçants résonner dans la forêt ( ils peuvent s’entendre à 3 kms ). C’est le plus gros des lémuriens ( il peut peser plus de 10 kgs ) et il se distingue des autres espèces en ayant un moignon de queue. Ses grandes oreilles et son pelage noir et blanc lui donnent un aspect de grosse peluche. On ne se lasse pas de les regarder leur cri est encore plus impressionnant de près et est vraiment déchirant, ce qui explique sa portée de plusieurs kilomètres. Juliette et Ben, qui ont un gros zoom à leur appareil photo, ont réussi des clichés superbes et nous rendent un peu jaloux. Après cette longue observation des lémuriens, nous continuons notre exploration de la forêt en passant par un endroit appelé le Lac Vert. Les températures étant fraîches en cette saison, les caméléons restent cachés et ne se laissent malheureusement observer. Par contre, juste à côté du Lac Vert, nous avons la surprise de trouver un boa d’1 m de long, enroulé et en pleine sieste, légèrement en contrebas du chemin. Après cette découverte, nous poursuivons la visite dans la partie plus sauvage de la forêt où le relief est plus marqué et les sentiers moins tracés. Nous n’aurons malheureusement pas la chance d’apercevoir d’autres lémuriens lors de ce dernier tronçon. Une fois revenus au bord du Lac Vert, Patrice se met à sortir des sacs à pain et autres tissus brodés qu’il nous demande d’acheter pour aider les femmes de la communauté qui soit disant les ont tissés. On se sent un peu pris en otages car rien ne dit d’une part que cela vienne des femmes du village et d’autre part que ce ne sera pas lui qui va empocher le gain de la vente. Malgré tout, Pierre et nous lui achetons chacun un sac. Après 4h de marche et de découverte de cette magnifique réserve, nous arrivons au parking où Patrice nous montre un mini caméléon, quasiment impossible à distinguer de la branche d’arbre sur laquelle il est posé. Feno nous attend avec le pique-nique que nous mangeons sur les tables installées à cet effet à l’entrée du parking. Le menu est copieux comme d’habitude : taboulé, légumes, poulet laqué dont nous régalons. Faute de pouvoir visiter la réserve de Mantadia, nous nous rendons à 14h au Vakoma Forest Lodge distant de quelques kilomètres. Ce lodge héberge un parc privé et une réserve de lémuriens situés sur un petit ilôt privé. Nous commençons par la réserve de lémuriens que nous atteignons par un trajet de quelques mètres en canoé. A peine arrivée sur la berge, les lémuriens ( fauves et à crinière ) s’approchent de nous et sautent sur nos épaules, attirés par les morceaux de bananes qu’on a pris soin de préparer avant. Il y a là aussi des singes capucins adorables. Ça fait un peu zoo ces lémuriens semi-apprivoisés ( Ben n’apprécie pas trop ), mais ils déclenchent des éclats de rire et des cris de surprise, certains d’entre nous se sentant plus ou moins à l’aise avec 1 ou 2 lémuriens sur l’épaule. Après cette récréation, nous allons visiter la réserve privée, guidés par Feno, par le nôtre mais un guide local. Nous commençons notre parcours par l’étang aux crocodiles qui nous permet d’apercevoir de beaux spécimens allongés sur la berge. Ben a l’humeur légère en ce début d’après-midi et il fait des petits commentaires moqueurs aux explications de Feno tout en gardant un air très sérieux ( par exemple, Feno nous dit « les crocodiles font partie de la famille des reptiles » auquel Ben répond « ah bon, ce sont des reptiles ??!! »). Pierre et moi, un peu en retrait de la conversation, sommes bidonnés. Heureusement il se calme assez rapidement parce le guide aurait fini par se rendre compte. La végétation est superbe : grands eucalyptus, fougères arborescentes, plantes médicinales….Au cours de la visite du parc, nous voyons d’autres animaux en captivité, des tortues radiées, un boa que Feno met sur les épaules de Charlotte, seule volontaire du groupe, et un fosa ( on a d’abord compris « faux chat » c’est un carnivore endémique de Madagascar, prédateur des lémuriens ). Nous traversons à 2 reprises le cours d’eau sur une passerelle suspendue, en équilibre plus ou moins précaire, ce qui donne quelques émotions à ceux qui sont sujets au vertige. Au final, c’est une promenade plus agréable qu’on ne le pensait malgré le côté « aménagé » et peu sauvage du site. Nous sommes de retour à l’hôtel à 16h30 pour notre dernière soirée complète à Madagascar. Le repas du soir confirme notre saturation pour la nourriture pendant le repas, Ben va sur le site de sa pharmacie et observe son personnel tout en faisant des commentaires. Charlotte trouve cela très intéressant et comme on peut envoyer désormais des ordonnances par mail, elle prend Ben en photo avec une bouteille de vin et l’envoie à la pharmacie avec un commentaire « le bonjour de Madagascar » ça fait sérieux…. Nous nous couchons avec un petit pincement au cœur car demain c’est déjà le départ pour la France.
Samedi 1er août : Andasibe-Antananarivo. Juliette a été malade durant la nuit, ce qui ne laisse augurer rien de bon pour le voyage retour. Anny est aussi toujours dérangée depuis quelques jours. Nous quittons l’hôtel à 8h. En chemin, nous passons dans le village où habite Hery il nous montre sa maison au loin, une grande maison blanche assez proche à vol d’oiseau mais distante de 14 kms par la route depuis que le pont qui y conduisait s’est effondré. Comme par ailleurs le maire n’est pas son meilleur ami et qu’il vient d’être élu aux élections communales, les travaux risquent d’attendre longtemps…Hery nous dit que dans un futur proche il aimerait se présenter aux élections, participant déjà activement à la vie de sa commune. A Tana c’est la femme de Ravalomanana qui a été élue, ce qui est une bonne nouvelle pour Hery.

A mi-chemin, nous nous arrêtons à la réserve de Péreyras, sorte de mini zoo un peu déglingué qui a comme principal intérêt d’approcher de très près de nombreuses variétés de caméléons. Notre guide est Richard. Plusieurs espèces sont ici en captivité : boas, crocodiles, papillons, chauve-souris, lézards, grenouilles, tanrecs ( animal proche du hérisson, endémique à Madagascar et rencontré notamment à Andasibe )…Le clou du spectacle, ce sont donc les caméléons, de toutes tailles et de toutes les couleurs Ben et Charlotte en portent un dans leurs bras et sont frappés par la froideur de sa peau. Richard nourrit l’un d’entre eux de sauterelles pour qu’on puisse le prendre en photo, mais sa langue est tellement longue et sort avec une telle vitesse qu’on n’arrive jamais à trouver le cadrage qui convient. Après 1h de visite, nous reprenons la route vers Tana et nous arrivons vers 13h15 au Grill du Rova, sur la Haute Ville, sans avoir trop à subir les bouchons, la circulation étant plus fluide le samedi. La propriétaire du restaurant est la femme d’Olivier, le directeur de l’agence Malagasy Tours, qui est lui aussi présent et avec qui nous discutons un moment de choses et d’autres, les élections, la situation à Madagascar, la grève d’Air Mada, et bien entendu notre changement de circuit sur l’ensemble des clients de l’agence, c’est pour nous que les modifications ont été les plus importantes. Il nous signale aussi qu’il espère encore pouvoir négocier avec le Coco Komba à Nosy Komba qui refuse de nous rembourser la ½ pension et les transports alors que les frais n’ont pas été engagés. Pour cet avant dernier repas, nous mangeons avec Hery et Feno ça sent la fin du voyage…. Le guide local qui nous fait la visite de la haute ville se prénomme Hery John c’est un étudiant en histoire, très cultivé qui rend la visite passionnante par ses grandes connaissances. Après une visite du Palais de La Reine, détruit en 1995 par un incendie et reconstruit en partie depuis, nous déambulons dans les rues de la Haute Ville, d’où la vue sur Tana et ses environs est splendide. Lors de notre balade, nous croisons un groupe entonnant des chants pour fêter un événement, alors qu’un jeune enfant, en pleurs, ne partage pas vraiment l’allégresse générale. Il s’agit en fait d’une cérémonie de circoncision, tradition ancestrale à Madagascar. Hery John nous explique qu’elle est pratiquée désormais de plus en plus de manière moderne car moins douloureuse et plus hygiénique cependant, la méthode traditionnelle, à la maison, a encore la faveur de beaucoup, pour des raisons de coût ou de respect de la tradition. Lors de la cérémonie, après avoir été coupé par un guérisseur traditionnel, le prépuce est avalé cru par le grand père avec de la banane pour faire passer le tout… Après cette visite très instructive, nous retrouvons Feno, tranquillement installé à regarder un match de foot avec son beau-frère encore quelques heures et il sera enfin débarrassé de nous ! Nous redescendons dans la ville moyenne où la recherche d’un magasin pour acheter des pierres est un échec ( celui qu’on avait conseillé à Hery est fermé depuis plusieurs mois ) et nous arrivons enfin à la Basse Ville, grouillante même le samedi. Alors que nous passons dans une petite ruelle à la périphérie de la ville, Hery fait arrêter le minibus à Feno et en descend sans rien dire on comprend rapidement qu’on est devant son hotely et que ce sont sa femme, sa fille et son fils qui sont là. Nous les saluons de la main et Hery remonte très rapidement dans le véhicule avec le « cadeau » de Ben, c’est-à-dire un CD de Jaojoby ( et autres musiques malgaches ). C’est vraiment une attention très sympa de la part d’Hery, que l’effet de surprise a rendu encore plus agréable. Arrivés à la sortie de la ville, nous nous arrêtons quelques minutes au Marché de la Digue, marché artisanal dédié aux touristes ces derniers étant peu nombreux, nous nous faisons harceler par les vendeurs. Alors qu’Hery nous a prévenu qu’il fallait négocier à 30% de baisse les achats, nous constatons rapidement d’après certains articles déjà vus ailleurs qu’il faut plutôt diviser par 3 le prix annoncé. Ben trouve son bonheur et achète 3 masques quasi-identiques à ceux qu’on avait dans nos bungalows à Anakao, certainement réalisés par le même artiste. Quant à nous, nous nous contentons de petites 2CV. Nous avions dit à Hery que nous aimerions ramener de la vanille de bonne qualité on lui a conseillé une adresse située juste à côté du « Bois Vert », notre premier hôtel qui sera aussi le dernier puisqu’il a été réservé aujourd’hui pour un Day use. Nous nous rendons donc à la nuit tombée à la boutique, dans laquelle sont vendues des épices nous sommes accueillis avec un rhum arrangé à la vanille délicieux, puis une présentation nous est faite sur la fabrication de la vanille. Tout cela donne l’eau à la bouche et nous sommes motivés pour acheter des gousses…..malheureusement absentes…On est venus spécialement pour acheter de la vanille, pour finalement apprendre qu’ils sont en rupture de stock. Contre mauvaise fortune bon cœur, nous achetons de l’extrait ou de la poudre de vanille ainsi que du poivre. Au Bois Vert, 2 chambres nous ont été réservées et nous en profitons pour nous doucher et finir l’organisation des bagages par rapport à notre arrivée 3 semaines plus tôt, la température extérieure nous paraît beaucoup plus douce et on s’est déjà fait la réflexion les jours précédents. Est-ce une réalité ou nous sommes nous habitués au climat malgache ? Nous allons prendre notre dîner plus tard que d’habitude, notre départ pour l’aéroport étant prévu pour 22h15. La nourriture est très correcte mais beaucoup trop copieuse et le service est tellement lent qu’à peine fini notre repas, il est déjà temps de rejoindre Hery et Feno. Nous arrivons à l’aéroport à 22h30, soit plus de 3h avant notre vol prévu à 1h40. Nous faisons nos adieux à Hery et Feno après leur avoir remis leur pourboire ainsi que les commentaires pour l’agence. La file d’attente est encore un grand moment de la désorganisation malgache et on vit le même sketch qu’à l’aller, mais en pire. Il y a 2 bornes d’enregistrement électronique mais l’une d’entre elles ne fonctionne pas à la seconde borne, l’employée qui est là met un temps fou à saisir les données ( 10 mn par personne, sachant qu’on ne peut apparemment pas enregistrer tous les voyageurs d’une même réservation comme en France ) et nous laisse passer sans enregistrer. Aux guichets, il y a le nombre de personnes suffisant, mais là encore on ne comprend pas pourquoi ça avance à une allure d’escargot. Il nous faut 1h30 pour arriver à l’enregistrement des bagages et la file d’attente fait quasiment toute la longueur de l’aérogare avec des gens gesticulants, agacés par tant d’inefficacité. On finit par passer en salle d’embarquement et à 1h, l’embarquement commence. Là encore, c’est du gros délire et de l’irrationnel total puisqu’après avoir contrôlé nos cartes d’embarquement, une fois arrivés sur le tarmac, billet et passeport sont de nouveau vérifiés, et, cerise sur le gâteau, au pied de l’avion des tables sont installées pour un contrôle du contenu des bagages à main et une fouille au corps…A cette heure avancée, les passagers sont à bout. Un français derrière nous se lâche : « ils ne sont pas capables de faire des routes mais pour nous casser les c…. ils sont forts ». Bien entendu, avec une telle organisation, difficile d’envisager un décollage à l’heure et c’est avec une heure de retard que nous quittons Madagascar.
Dimanche 2 août : Antananarivo-France. Nous arrivons à Paris en fin de matinée, avec un peu de retard par rapport à l’horaire prévu. Pierre, et surtout Juliette, dont l’état ne s’est pas amélioré depuis la veille, ont vécu une nuit pour le moins agitée et les allers-retours aux toilettes ont été incessants. Juliette est apathique et la journée risque d’être longue pour elle, le transfert pour Brest n’étant pas prévu avant 16h30. Une fois les formalités de retour effectuées et les bagages (en totalité !! ) récupérés, nous quittons Pierre qui a un train pour Rennes à 14h. De notre côté, nous tuons le temps en attendant notre vol, et la fin du voyage se passe sans encombre et nous arrivons à Fouesnant peu avant 19h. On ne peut pas en dire autant de Ben : seul pendant le voyage à n’avoir quasiment pas eu de troubles digestifs, ça le prend dans le taxi qui le ramène de l’aéroport ( la salade verte de la veille au soir au Bois Vert ?) et il finit par se vider devant sa porte d’appartement sans parvenir à effectuer les derniers mètres qui le séparent de ses toilettes. Quant à Pierre, il a touché le gros lot nous recevons un SMS de sa part à 19h : son train est immobilisé sur la voie quelques kilomètres avant Rennes, un tracteur tombé sur la voie ayant été percuté par un autre train, bloquant totalement le trafic ferroviaire. Nous suivons en direct l’évolution de la situation et c’est finalement en car et avec 4h30 de retard qu’il arrive à bon port. Comme quoi il n’y a pas qu’à Mada qu’on rencontre des impondérables !! Un dernier épisode à relater, en relation avec le voyage : le remboursement du Coco Komba ! Le lendemain de notre retour, j’envoie un mail au Coco Komba pour connaître les raisons du non remboursement d’au moins une partie des sommes engagées ( 1100 euros dont presque 700 pour la ½ pension et les transferts ). L’hôtel me répond qu’ils n’ont été prévenus que la veille de notre arrivée prévue, soit le 27/7, de notre annulation ferme, alors que les achats de produits frais à Nosy Be avaient été effectués. Je m’étonne de cette réponse, ayant depuis belle lurette fait une croix sur cette partie du voyage. S’engagent alors pendant plus d’une semaine des échanges incessants de mails entre la direction de l’agence, le Coco Komba et moi. Lors du changement de notre circuit le 10/7, l’agence a annulé nos nuits au Coco Komba, que ces derniers ont refusé de rembourser. Les sommes versées étant perdues, Malagasy Tours a réactivé la réservation le 20, pour d’éventuels clients de dernière minute ( sans toutefois préciser à l’hôtel qu’il ne s’agissait pas de nous ), puis, faute de clients comme c’était prévisible, l’a de nouveau annulée le 27. Coco Komba, considérant avoir engagé des frais et subir par ailleurs un préjudice du fait des consos non bues ( notre réputation nous aurait-elle précédé ??) et des excursions non effectuées( !), refuse de rembourser quoi que ce soit. Après d’âpres négociations avec Olivier de l’agence, l’hôtel accepte de partager le remboursement de la ½ pension avec l’agence, à condition que ceci se fasse sous forme d’une remise de 5% sur les prochaines réservations de l’agence au Coco Komba. Trouvant que c’est une usine à gaz ( d’autant que ça revient à ce que l’agence nous rembourse en une fois pour de son côté ne se faire payer qu’en plusieurs ), Olivier mentionne que 350 euros à rembourser en 1 fois, ce n’est pas la mer à boire. Il précise aussi que, faute d’accord à l’amiable nous mettrons un avis salé sur le site Tripadvisor. C’en est trop pour l’hôtel qui accuse Olivier de chantage et refuse d’en faire plus. C’est donc à ce stade que se termine la discussion, l’agence nous remboursant 350 euros et l’hôtel rien….C’est franchement mesquin , d’autant que vu la conclusion de cette histoire et les mails musclés échangés, l’agence décide de ne plus travailler avec cet établissement. Je mets donc mon commentaire sur Tripadvisor ( le seul parmi des commentaires dithyrambiques ) auquel l’hôtel répondra quelques semaines plus tard, après m’avoir envoyé un mail explicatif ( on a tourné la page et on n’y répondra pas ).
Bilan du voyage. Ça a été un super voyage malgré le changement de circuit de dernière minute tout le monde a plutôt bien supporté les longues heures de route et le circuit s’est déroulé dans une excellente ambiance ( même les filles ne se sont quasiment jamais disputées ), y compris avec Hery et Feno. C’est un pays qui ne peut pas laisser indifférent, très pauvre mais avec des habitants d’une grande gentillesse et joie de vivre. Les paysages sont magnifiques et variés, de même que la faune. Toutes les étapes de notre périple ( y compris Ranomafana et Andasibe qui ont été rajoutées lors du changement de programme ) nous ont plu et aucune ne nous a paru inutile. Compte tenu de nos impressions et du fait que notre circuit initial a été sérieusement amputé, ce voyage en appelle certainement un autre, les centres d’intérêt étant multiples : Allée des Baobas et Tsingys, Ste Marie, Nord du pays avec Diego et les îles…Ce ne sera pas dans l’immédiat mais on y retournera c’est certain. Quant à l’insécurité, qui nous a un peu fait hésiter à choisir cette destination, nous ne l’avons pas du tout constatée durant notre séjour bien sûr il y a une grande misère, bien sûr l’ambiance est un peu glauque dans certaines villes ( Tulear, Tana..) mais jamais nous ne nous sommes sentis menacés. Il faut dire que nous n’avons pas tenté le diable en étant accompagnés par un guide, en ne sortant jamais la nuit et en évitant de montrer des signes extérieurs de richesse. Concernant l’organisation du circuit, rien à dire, l’agence Malagasy Tours est à recommander : sérieuse, très réactive ( changement de circuit, valises..) et tarifs proposés corrects. L’hôtellerie choisie était d’un excellent niveau et même parfois carrément luxueuse ( Anakao, Isalo notamment ). Un 4x4 n’aurait pas été de trop pour effectuer le parcours ( ah cette piste jusqu’au Camp Catta !! ) mais cela nous aurait obligé à avoir 2 véhicules et nous y aurions perdu en ambiance. Nos 2 accompagnateurs : Feno, le chauffeur, était très discret, peu bavard ( alors qu’il comprenait très bien le français y compris des blagues d’une haute teneur intellectuelle ), très gentil et excellent conducteur Hery, notre guide, avait toujours un bon mot pour rire, et était très disponible et prévenant par contre nous avons un peu regretté son manque de culture et de connaissances profondes de son pays, même si les guides locaux dans les parcs connaissaient eux parfaitement leur sujet.
Circuit de 3 semaines au Canada English translation pending
Bonjour tout le monde. Nous partons 3 semaines au Canada. J'ai besoin de ceux qui ont visité ce magnifique pays pour me donner des conseils pour ce futur circuit. Merci d'avance à vous tous.
Samedi 10 Septembre : Vol 6H40 Marseille BRUXELLES/ TORONTO arrivée a 13H20. Récupérer la voiture, direction Niagara a 130 km. Environ 1h20 de route. Dodo à Niagara
Ou pouvons nous dormir pendant ces 2 nuits ?😉
Dimanche 11 Septembre : Matin départ pour visiter les chutes. Puis balade dans la ville et dodo a Niagara.
Lundi 12 Septembre: Niagara falls / Mille Iles 390 km 4h30. Dodo à Kingston ou Rockport ou mieux Gananoque, point de départ pour visiter les iles. Monter à la tour d’observation Skydeck (120m de haut) située sur le pont d’Ivy Lea qui relie l’Ontario à l’est de New York la tour est au milieu du pont.
Mardi 13 Septembre : Petite croisière sur les eaux du fleuve st laurent pour découvrir quelques unes des 1865 iles.
Conseils point de départ : Port de Rockport ou Gananoque (30 km de Kingston en allant à Ottawa sur la route 401) plutôt que la ville touristique de Kingston ou les bateaux sont trop gros.???
Mercredi 14 Septembre : Milles iles suite
Jeudi 15 Septembre : Kingston / Ottawa 2h / 200 km Visite de la ville. Dodo a Ottawa
Vendredi 16 Septembre : Ottawa / Mont tremblant
Samedi 17 Septembre : Mont tremblant / Québec 4h Nuit à Québec
A voir : le château Frontenac, la basilique notre dame de Québec.
Dimanche 18 Septembre: Visite parc National de Jacques Cartier
Lundi 19 Septembre : Québec / Région de Charlevoix par la cote de Charlevoix 2h en passant par la Visite baie st Paul.
2 arrêts en chemin : l’ile d’Orléans avec ses pommeraies et son fameux cidre de glace et les impressionnantes chutes montmorency plus hautes que les chutes du Niagara. Route panoramique, produits du terroir, rue principale de Baie st Paul, région magnifique.
Mardi 20 Septembre : Charlevoix route 175 (rejoindre Chicoutimi par la rive sud du Saguenay) vers Chicoutimi puis st Félicien. De cette façon nous passons à travers la réserve faunique des Laurentides et évitons la route vers la Tuque. Puis arrêt à Petit Saguenay en route.
Retour vers st Siméon en empruntant la route au sud du Saguenay (route 170) puis vers Tadoussac. Traverser le fleuve aux Escoumin pour votre tour de la Gaspésie. De cette façon on sera toujours sur cote océan en voiture.
Mercredi 21 Septembre : Charlevoix / Tadoussac : 3h. (route 362) Traversé la région de Charlevoix : Malbaie sur le bord du fleuve. Puis Baie Ste Catherine, traverser par le fjord du Saguenay (10m et gratuit) puis tadoussac.
Jeudi 22 Septembre : Visite des baleines. Nuit à Tadoussac
Vendredi 23 Septembre : Tadoussac / Parc de la Gaspesie 280 km Ou dormir par ici ?
Samedi 24 Septembre : Visite du parc.
Dimanche 25 Septembre : Parc de la Gaspésie / Gaspé 280 km
Rando a partir du site de Grande Grave jusqu’au phare
Nuit dans une yourte au parc Forillon. ???
Lundi 26 Septembre : Gaspé / Percé 180 km.
Mardi 27 Septembre : Percé / Bonaventure. 140 km Visite du parc.
Ou dormir ???
Mercredi 28 Septembre : Bonaventure / Campbelton 120 km puis continuation vers rivière du loup puis Montmagny A Bic anse à l’orignal et anse mouille cul. Voir le soir les phoques a marée basse dans l’anse aux bouleaux.
Jeudi 29 Septembre : Rimouski / Quebec 300 km
Vendredi 30 Octobre : Quebec / Montreal 250 km. Visite de la ville.
Samedi 1er Octobre : Visite de la ville, puis départ aéroport. Vol 19h45
Dimanche 2 Octobre : arrivée Marseille 10h10
Nous ne sommes pas très ville, c'est pour cela que nous privilégions la nature.
Merci de vos conseils.
Samedi 10 Septembre : Vol 6H40 Marseille BRUXELLES/ TORONTO arrivée a 13H20. Récupérer la voiture, direction Niagara a 130 km. Environ 1h20 de route. Dodo à Niagara
Ou pouvons nous dormir pendant ces 2 nuits ?😉
Dimanche 11 Septembre : Matin départ pour visiter les chutes. Puis balade dans la ville et dodo a Niagara.
Lundi 12 Septembre: Niagara falls / Mille Iles 390 km 4h30. Dodo à Kingston ou Rockport ou mieux Gananoque, point de départ pour visiter les iles. Monter à la tour d’observation Skydeck (120m de haut) située sur le pont d’Ivy Lea qui relie l’Ontario à l’est de New York la tour est au milieu du pont.
Mardi 13 Septembre : Petite croisière sur les eaux du fleuve st laurent pour découvrir quelques unes des 1865 iles.
Conseils point de départ : Port de Rockport ou Gananoque (30 km de Kingston en allant à Ottawa sur la route 401) plutôt que la ville touristique de Kingston ou les bateaux sont trop gros.???
Mercredi 14 Septembre : Milles iles suite
Jeudi 15 Septembre : Kingston / Ottawa 2h / 200 km Visite de la ville. Dodo a Ottawa
Vendredi 16 Septembre : Ottawa / Mont tremblant
Samedi 17 Septembre : Mont tremblant / Québec 4h Nuit à Québec
A voir : le château Frontenac, la basilique notre dame de Québec.
Dimanche 18 Septembre: Visite parc National de Jacques Cartier
Lundi 19 Septembre : Québec / Région de Charlevoix par la cote de Charlevoix 2h en passant par la Visite baie st Paul.
2 arrêts en chemin : l’ile d’Orléans avec ses pommeraies et son fameux cidre de glace et les impressionnantes chutes montmorency plus hautes que les chutes du Niagara. Route panoramique, produits du terroir, rue principale de Baie st Paul, région magnifique.
Mardi 20 Septembre : Charlevoix route 175 (rejoindre Chicoutimi par la rive sud du Saguenay) vers Chicoutimi puis st Félicien. De cette façon nous passons à travers la réserve faunique des Laurentides et évitons la route vers la Tuque. Puis arrêt à Petit Saguenay en route.
Retour vers st Siméon en empruntant la route au sud du Saguenay (route 170) puis vers Tadoussac. Traverser le fleuve aux Escoumin pour votre tour de la Gaspésie. De cette façon on sera toujours sur cote océan en voiture.
Mercredi 21 Septembre : Charlevoix / Tadoussac : 3h. (route 362) Traversé la région de Charlevoix : Malbaie sur le bord du fleuve. Puis Baie Ste Catherine, traverser par le fjord du Saguenay (10m et gratuit) puis tadoussac.
Jeudi 22 Septembre : Visite des baleines. Nuit à Tadoussac
Vendredi 23 Septembre : Tadoussac / Parc de la Gaspesie 280 km Ou dormir par ici ?
Samedi 24 Septembre : Visite du parc.
Dimanche 25 Septembre : Parc de la Gaspésie / Gaspé 280 km
Rando a partir du site de Grande Grave jusqu’au phare
Nuit dans une yourte au parc Forillon. ???
Lundi 26 Septembre : Gaspé / Percé 180 km.
Mardi 27 Septembre : Percé / Bonaventure. 140 km Visite du parc.
Ou dormir ???
Mercredi 28 Septembre : Bonaventure / Campbelton 120 km puis continuation vers rivière du loup puis Montmagny A Bic anse à l’orignal et anse mouille cul. Voir le soir les phoques a marée basse dans l’anse aux bouleaux.
Jeudi 29 Septembre : Rimouski / Quebec 300 km
Vendredi 30 Octobre : Quebec / Montreal 250 km. Visite de la ville.
Samedi 1er Octobre : Visite de la ville, puis départ aéroport. Vol 19h45
Dimanche 2 Octobre : arrivée Marseille 10h10
Nous ne sommes pas très ville, c'est pour cela que nous privilégions la nature.
Merci de vos conseils.
Interrogation pour mon itinéraire au Japon English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis en train de préparer notre 3 ème voyage au Japon et je coince un peu dans mon itinéraire... Nous partirions vers le 16 août.
Voici pour l'instant mon ébauche , sachant que je peux rajouter des jours, donc s'il y a des choses intéressantes à voir dans certain coin, je peux les rajouter...
16 tokyo 17 tokyo 18 tokyo 19 tokyo 20 tokyo > kanazawa 21 tokyo 22 tokyo 23 tokyo 24 depart pour Tono (4h) 25 visite en vélo de tono 26 départ pour Miyagi (shiroishizao) Fox village (soir sur place, y a t'il des hotels sympa dans le coin ?) 27 hiroshima 28 hiroshima 29 hiroshima 30 hiroshima > prefecture shimane 31 hiroshima 1 hiroshima 2 nagasaki 3 nagasaki > gunganjima 4 nagasaki > tour à Isahaya 5 fukuoka 6 fukuoka > ile aux chats ? 7 fukuoka 8 okobe (iya vallée) 9 iya vallée 10 départ pour osaka 11 osaka 12 osaka 13 osaka > kobe 14 osaka 15 osaka > universal ? 16 tokyo 17 tokyo 18 tokyo 19 tokyo 20 tokyo
Qu'en pensez vous ? Sachant que pour Tokyo (on a fait exprès de mettre autant de jour car on adore) et Hiroshima pareil, on a des amis sur place.
Merci !
Je suis en train de préparer notre 3 ème voyage au Japon et je coince un peu dans mon itinéraire... Nous partirions vers le 16 août.
Voici pour l'instant mon ébauche , sachant que je peux rajouter des jours, donc s'il y a des choses intéressantes à voir dans certain coin, je peux les rajouter...
16 tokyo 17 tokyo 18 tokyo 19 tokyo 20 tokyo > kanazawa 21 tokyo 22 tokyo 23 tokyo 24 depart pour Tono (4h) 25 visite en vélo de tono 26 départ pour Miyagi (shiroishizao) Fox village (soir sur place, y a t'il des hotels sympa dans le coin ?) 27 hiroshima 28 hiroshima 29 hiroshima 30 hiroshima > prefecture shimane 31 hiroshima 1 hiroshima 2 nagasaki 3 nagasaki > gunganjima 4 nagasaki > tour à Isahaya 5 fukuoka 6 fukuoka > ile aux chats ? 7 fukuoka 8 okobe (iya vallée) 9 iya vallée 10 départ pour osaka 11 osaka 12 osaka 13 osaka > kobe 14 osaka 15 osaka > universal ? 16 tokyo 17 tokyo 18 tokyo 19 tokyo 20 tokyo
Qu'en pensez vous ? Sachant que pour Tokyo (on a fait exprès de mettre autant de jour car on adore) et Hiroshima pareil, on a des amis sur place.
Merci !
Safari 2015: Du Kruger à Etosha en passant par le Kgalagadi English translation pending
Bonjour tout le monde !! 😏
Voici le retour de notre road trip de 5 semaines en Afrique du Sud et en Namibie !!! (Juillet-Aout 2015)
Comme on dit en africain : Enjoy ! Hein quoi ce n’est pas en africain ? On m’aurait menti ?! 🤪 Je vais essayer d’avancer ce carnet le plus vite possible mais il va falloir être patient et à l’affut… tels des vervets bleus ! 😇
Comment ça celui ci n'a pas l'air bleu ? 😮 C'est un jeune ça doit etre pour ça !
Comme on dit en africain : Enjoy ! Hein quoi ce n’est pas en africain ? On m’aurait menti ?! 🤪 Je vais essayer d’avancer ce carnet le plus vite possible mais il va falloir être patient et à l’affut… tels des vervets bleus ! 😇

Comment ça celui ci n'a pas l'air bleu ? 😮 C'est un jeune ça doit etre pour ça !
Compte rendu: transatlantique MSC Orchestra du 23 novembre 2015 (Gênes - Fort-de-France) English translation pending
bonjour,
j'ai enfin un peu de temps pour reprendre mon CR sur cette belle transat.🙂 je vous avais fait un CR des 5 escales des Caraïbes, pour ceux qui partaient quelques jours après notre retour, je vais commencer dès le début cette fois.🙂
Départ- le 23.11.2015
Nous partons le 22 novembre à minuit et demi de Lausanne, avec un bus MSC de la compagnie « l’oiseau bleu « . Ma fille nous amène en voiture, nous partons à 23h15 de la maison et sommes à Lausanne à 23h45. Une vingtaine de personnes attendent avec nous. Le bus arrive à minuit. C’est un bus à 2 étages. Le chauffeur nous coche sur sa liste et à chaque fois, prend les bagages et les met dans la soute, et on peut monter dans le bus. Quand tout le monde est coché, voilà qu’il reste un couple sur le trottoir, assez désemparé, ils ne sont pas sur la liste ! Ils déballent une valise sur le trottoir et cherchent leurs documents de voyage, et là, catastrophe ! ils se sont trompé, leur bateau n’est pas l’Orchestra, et ils se sont trompé d’horaire, leur bateau partait ce soir de Gênes , leur bus lui, partait ce matin de Lausanne !!! Le chauffeur leur propose de venir avec nous quand même, puisque de toute façon, ils devaient partir de Gênes, et de là, il leur faudra trouver un moyen de rejoindre la prochaine escale. Je ne voudrais pas être à leur place, les pauvres !!! Nous partons avec 5 mn d’avance. Le bus est confortable au niveau des sièges, mais que c’est coincé et étroit ! À mon avis, c’est un bus adapté pour un trajet d’1 ou 2 heures , mais sûrement pas pour un trajet de nuit de 8h30 !!! L’espace au-dessus de nos sièges , fait pour mettre les bagages à main est tellement étroit que nous devons pousser de toutes nos forces pour y faire entrer le sac à dos pourtant pas très plein, et même la mallette de notre ordinateur portable peine à y entrer ! quand à notre place, je mesure 1m58 et ai l’impression d’avoir les genoux complètement coincés, je touche le siège de devant , et garderai les jambes pliées tout le long du voyage, impossible de les étendre un minimum… Mon mari étant un peu plus corpulent que moi , nous sommes bien serrés à nos places, et en plus, n’ayant pas pu mettre le sac avec les jumelles et les appareils photos en haut, j’ai du le garder par-terre, entre mes pieds alors que je n’ai déjà pas assez de place , comme d’autres voyageurs, d’ailleurs, je ne trouve pas cela normal ! Ma seule autre expérience de croisière est avec Costa, et le bus à 2 étages que nous avions eu il y a 2 ans était très confortable et nettement plus large, c’était vraiment mieux. Je vais trouver le trajet interminable, impossible de dormir et j’aurai les jambes enflées comme des baudruches et très mal aux genoux à l’arrivée… Nous roulons jusqu’à 2h du matin, l, on s’arrête à Granges, le terminal de la compagnie où nous allons changer de chauffeur. Il y a une mini cafétéria libre-service avec des boissons chaudes et froides, des toilettes, on y reste entre 30 et 45mn. Un autre bus arrive et les gens qui en descendent montent dans le nôtre. Nous faisons enfin connaissance avec Saviesanneou, et son compagnon, connus sur un forum et avec qui je correspondais depuis 2 mois. On papote un moment avec grand plaisir, puis elle s’endort, la lumière est bleue, je n’arrive pas du tout à dormir, que c’est long… Le chauffeur a décidé de passer par le col du Simplon au lieu du tunnel du Saint-Bernard, étrange, fin novembre !… Et en effet, quand on arrive au col, il neige à gros flocons, il y a 10 cm de neige par terre, et en plus, cela glisse dessous ! le bus dérape, patine, se met un peu en travers, franchement, on est tous un peu tendu, et ceux qui dormaient sont réveillés ! On s’arrête et le chauffeur et son aide chaînent les roues, cela prend du temps. On repart, mais la chaîne qui est sur la route juste sous nos siège a un problème, ça fait un bruit métallique pas normal, taclang…taclang…
Le chauffeur s’arrête à nouveau, l’enlève, la remet , on perd à nouveau bien 15 mn …
Les gens qui ont raté leur bateau angoissent, ils ont passé leur temps au téléphone pour trouver une solution, mais ont peu de temps à Gênes pour rallier Rome à 500 Kms de là, où ils prendront un avion pour Bari, la prochaine escale de leur bateau.
Alors ce temps perdu ne les rassure pas, et je comprends !
On repart, la roue fait toujours un bruit bizarre, mais après une vingtaine de minutes de route, la neige disparaît, on s’arrête à nouveau, il enlève les chaînes, et on peut enfin rouler normalement.
À 5h du matin, on fait une pause d’1h dans un retauroute, où on peut prendre un croissant chaud tout frais avec des boissons chaudes , à nos frais bien sûr.on repart à 6h, et à 8h30, on arrive à Gênes. photos 1 et 2
On entre dans le terminal, nous obtenons le numéro un au check in, nous sommes les premiers à arriver.
On doit patienter, on discute avec nos nouveaux amis. On voit arriver l’Orchestra qui est amarré tout près.photo 3-
Ils font monter les embarquements prioritaires en premier, puis c’est notre tour. Nous montons un escalier roulant et arrivons dans une autre salle où nous attendons environ 15 mn.
Puis on peut passer la sécurité, faire la photo d’entrée , et on arrive dans une grande salle où du personnel MSC tout sourire nous offre des boissons et nous propose les différents forfaits boissons, ainsi que 15 % de réduction si on veut aller manger au restaurant payant « le Shangaï « .
Nous prenons des tickets pour des cocktails avec alcool pour mon mari, sans alcool pour moi, des forfaits café et un forfait bouteilles d’eau minérale.
Nous avons le forfait scheers compris dans la croisière, soit les boissons aux repas de midi et du soir.
On monte sur l’Orchestra à 11h15. Les cabines ne seront prêtes qu’à 13h30, alors on va manger à la cafétéria.
On se balade dans le bateau , on découvre , on traînaille jusqu’à 13h30 , où on rejoint notre cabine au pont 11, qui est prête. photos 4-5-6-7 -8
Elle est jolie, mais beaucoup plus petite que la balcon premium que nous avions eu sur le Costa Déliziosa, et surtout, il y a beaucoup moins de rangements !
Nous nous reposons un peu en attendant que les valises arrivent. , je lis le daily et voit que l’exercice de sécurité est à 17h15 au casino.
Nous les aurons les 3 l’une après l’autre , vers 14h30, ce qui sera l’occasion de faire connaissance de notre cabinier, Luciano. Très sympa, souriant, un gentil jeune homme.
Je commence à vider les valises , dur dur de tout caser…. Les valises elles-mêmes passent difficilement sous le lit… je devrai laisser tout ce qui est pour les Caraïbes dans la valise moyenne qui est moins coincée et que je pourrai tirer de dessous le lit facilement.
À 15h30, je réveille mon mari et nous descendons au pont 5 , où se trouve réception et bureau des excursions , un bar , un coin salon avec des hublots , il n’y a pas d’ascenseurs transparents comme sur le Déliziosa, mais un escalier sur 3 étages , avec une plate-forme au-dessus d’un plan d’eau avec un piano.
L’eau ruisselle de la paroi qui change de couleur selon les moments, c’est un endroit joli et calme qu’on aimait beaucoup. photos 9-10-11-12-13-14-
j'ai enfin un peu de temps pour reprendre mon CR sur cette belle transat.🙂 je vous avais fait un CR des 5 escales des Caraïbes, pour ceux qui partaient quelques jours après notre retour, je vais commencer dès le début cette fois.🙂
Départ- le 23.11.2015
Nous partons le 22 novembre à minuit et demi de Lausanne, avec un bus MSC de la compagnie « l’oiseau bleu « . Ma fille nous amène en voiture, nous partons à 23h15 de la maison et sommes à Lausanne à 23h45. Une vingtaine de personnes attendent avec nous. Le bus arrive à minuit. C’est un bus à 2 étages. Le chauffeur nous coche sur sa liste et à chaque fois, prend les bagages et les met dans la soute, et on peut monter dans le bus. Quand tout le monde est coché, voilà qu’il reste un couple sur le trottoir, assez désemparé, ils ne sont pas sur la liste ! Ils déballent une valise sur le trottoir et cherchent leurs documents de voyage, et là, catastrophe ! ils se sont trompé, leur bateau n’est pas l’Orchestra, et ils se sont trompé d’horaire, leur bateau partait ce soir de Gênes , leur bus lui, partait ce matin de Lausanne !!! Le chauffeur leur propose de venir avec nous quand même, puisque de toute façon, ils devaient partir de Gênes, et de là, il leur faudra trouver un moyen de rejoindre la prochaine escale. Je ne voudrais pas être à leur place, les pauvres !!! Nous partons avec 5 mn d’avance. Le bus est confortable au niveau des sièges, mais que c’est coincé et étroit ! À mon avis, c’est un bus adapté pour un trajet d’1 ou 2 heures , mais sûrement pas pour un trajet de nuit de 8h30 !!! L’espace au-dessus de nos sièges , fait pour mettre les bagages à main est tellement étroit que nous devons pousser de toutes nos forces pour y faire entrer le sac à dos pourtant pas très plein, et même la mallette de notre ordinateur portable peine à y entrer ! quand à notre place, je mesure 1m58 et ai l’impression d’avoir les genoux complètement coincés, je touche le siège de devant , et garderai les jambes pliées tout le long du voyage, impossible de les étendre un minimum… Mon mari étant un peu plus corpulent que moi , nous sommes bien serrés à nos places, et en plus, n’ayant pas pu mettre le sac avec les jumelles et les appareils photos en haut, j’ai du le garder par-terre, entre mes pieds alors que je n’ai déjà pas assez de place , comme d’autres voyageurs, d’ailleurs, je ne trouve pas cela normal ! Ma seule autre expérience de croisière est avec Costa, et le bus à 2 étages que nous avions eu il y a 2 ans était très confortable et nettement plus large, c’était vraiment mieux. Je vais trouver le trajet interminable, impossible de dormir et j’aurai les jambes enflées comme des baudruches et très mal aux genoux à l’arrivée… Nous roulons jusqu’à 2h du matin, l, on s’arrête à Granges, le terminal de la compagnie où nous allons changer de chauffeur. Il y a une mini cafétéria libre-service avec des boissons chaudes et froides, des toilettes, on y reste entre 30 et 45mn. Un autre bus arrive et les gens qui en descendent montent dans le nôtre. Nous faisons enfin connaissance avec Saviesanneou, et son compagnon, connus sur un forum et avec qui je correspondais depuis 2 mois. On papote un moment avec grand plaisir, puis elle s’endort, la lumière est bleue, je n’arrive pas du tout à dormir, que c’est long… Le chauffeur a décidé de passer par le col du Simplon au lieu du tunnel du Saint-Bernard, étrange, fin novembre !… Et en effet, quand on arrive au col, il neige à gros flocons, il y a 10 cm de neige par terre, et en plus, cela glisse dessous ! le bus dérape, patine, se met un peu en travers, franchement, on est tous un peu tendu, et ceux qui dormaient sont réveillés ! On s’arrête et le chauffeur et son aide chaînent les roues, cela prend du temps. On repart, mais la chaîne qui est sur la route juste sous nos siège a un problème, ça fait un bruit métallique pas normal, taclang…taclang…
Le chauffeur s’arrête à nouveau, l’enlève, la remet , on perd à nouveau bien 15 mn …
Les gens qui ont raté leur bateau angoissent, ils ont passé leur temps au téléphone pour trouver une solution, mais ont peu de temps à Gênes pour rallier Rome à 500 Kms de là, où ils prendront un avion pour Bari, la prochaine escale de leur bateau.
Alors ce temps perdu ne les rassure pas, et je comprends !
On repart, la roue fait toujours un bruit bizarre, mais après une vingtaine de minutes de route, la neige disparaît, on s’arrête à nouveau, il enlève les chaînes, et on peut enfin rouler normalement.
À 5h du matin, on fait une pause d’1h dans un retauroute, où on peut prendre un croissant chaud tout frais avec des boissons chaudes , à nos frais bien sûr.on repart à 6h, et à 8h30, on arrive à Gênes. photos 1 et 2
On entre dans le terminal, nous obtenons le numéro un au check in, nous sommes les premiers à arriver.
On doit patienter, on discute avec nos nouveaux amis. On voit arriver l’Orchestra qui est amarré tout près.photo 3-
Ils font monter les embarquements prioritaires en premier, puis c’est notre tour. Nous montons un escalier roulant et arrivons dans une autre salle où nous attendons environ 15 mn.
Puis on peut passer la sécurité, faire la photo d’entrée , et on arrive dans une grande salle où du personnel MSC tout sourire nous offre des boissons et nous propose les différents forfaits boissons, ainsi que 15 % de réduction si on veut aller manger au restaurant payant « le Shangaï « .
Nous prenons des tickets pour des cocktails avec alcool pour mon mari, sans alcool pour moi, des forfaits café et un forfait bouteilles d’eau minérale.
Nous avons le forfait scheers compris dans la croisière, soit les boissons aux repas de midi et du soir.
On monte sur l’Orchestra à 11h15. Les cabines ne seront prêtes qu’à 13h30, alors on va manger à la cafétéria.
On se balade dans le bateau , on découvre , on traînaille jusqu’à 13h30 , où on rejoint notre cabine au pont 11, qui est prête. photos 4-5-6-7 -8
Elle est jolie, mais beaucoup plus petite que la balcon premium que nous avions eu sur le Costa Déliziosa, et surtout, il y a beaucoup moins de rangements !
Nous nous reposons un peu en attendant que les valises arrivent. , je lis le daily et voit que l’exercice de sécurité est à 17h15 au casino.
Nous les aurons les 3 l’une après l’autre , vers 14h30, ce qui sera l’occasion de faire connaissance de notre cabinier, Luciano. Très sympa, souriant, un gentil jeune homme.
Je commence à vider les valises , dur dur de tout caser…. Les valises elles-mêmes passent difficilement sous le lit… je devrai laisser tout ce qui est pour les Caraïbes dans la valise moyenne qui est moins coincée et que je pourrai tirer de dessous le lit facilement.
À 15h30, je réveille mon mari et nous descendons au pont 5 , où se trouve réception et bureau des excursions , un bar , un coin salon avec des hublots , il n’y a pas d’ascenseurs transparents comme sur le Déliziosa, mais un escalier sur 3 étages , avec une plate-forme au-dessus d’un plan d’eau avec un piano.
L’eau ruisselle de la paroi qui change de couleur selon les moments, c’est un endroit joli et calme qu’on aimait beaucoup. photos 9-10-11-12-13-14-
Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015) English translation pending
Le Japon... un fantasme enfin à portée de main. Etudiant en géographie et aménagement, j'ai eu l'opportunité (financière) de passer 18 jours dans ce pays si éloigné mais pourtant si... éloigné de nous. Fantasme car je suis passionné par tout ce qui tourne autour du Japon, notamment sa culture vidéoludique, son cinéma, sa nourriture, et sa politique d'urbanisme aussi (mais je ne vais pas vous embêter avec ça, c'est mon côté géographe).
Bref voici mon carnet de voyage de ce séjour trop court entre mai et juin 2015.
Les dates : du 18 mai au 4 juin
Le programme :
J1 : soirée à Osaka J2 : Himeji Castle - hauteurs de Kobe J3 : Nara J4 : aquarium d'Osaka J5 : Amanohashidate J6 : Okayama - Takamatsu
J7 à J11 : Kyoto
J12 à J18 : Tokyo
Météo
Une soirée de pluie fine, une soirée de pluie forte, et deux après-midi de pluie continue. 2 journées grises mais sans pluie. Tout le reste du temps du soleil avec des températures maximales proches de 30°C, et même plus. Nous avons eu une chance inouïe et on en a bien profité.
Bref voici mon carnet de voyage de ce séjour trop court entre mai et juin 2015.
Les dates : du 18 mai au 4 juin
Le programme :
J1 : soirée à Osaka J2 : Himeji Castle - hauteurs de Kobe J3 : Nara J4 : aquarium d'Osaka J5 : Amanohashidate J6 : Okayama - Takamatsu
J7 à J11 : Kyoto
J12 à J18 : Tokyo
Météo
Une soirée de pluie fine, une soirée de pluie forte, et deux après-midi de pluie continue. 2 journées grises mais sans pluie. Tout le reste du temps du soleil avec des températures maximales proches de 30°C, et même plus. Nous avons eu une chance inouïe et on en a bien profité.
Retour du Québec automne 2015 English translation pending
Voyage au Québec du 29/09 au 20 /10 2015

jour 1et 2 : France Montréal Trois Rivières
Bonjour Voilà déjà deux bons mois que nous sommes rentrés du Québec, en voici un résumé: Nous avons choisi un vol direct province Montréal avec Air Transat! C'est en effet moins fatiguant: 6h de vol, un repas complet et un petit plus avant l'arrivée; Vol impeccable mais prévoir une polaire et ses écouteurs (c'est en plus)! Départ à l'heure ,6h de vol les vents sont avec nous nous gagnerons du temps mais que nous perdrons à l'arrivée (attendre une place et traverser tout l'aéroport dans un espèce de bus qui monte et descend style Star WArs En plus beaucoup d'avions en même temps mais les européens son appelés à part et finalement ça va vite! Récupérations des bagages rapides. On se dirige vers le guichet ou des distributeurs nous permettent en glissant un billet de 20$C d'avoir 2 cartes pour voyager 24h à Montréal; Nous nous dépêchons de rejoindre la navette ouf nous sommes les derniers c'est complet! Le ciel est gris; il fait très lourd et peu de temps après il tombe des cordes! Des travaux partout sur la route, mais on arrive assez vite à notre arrêt(demandé au chauffeur) Nous avons choisi le Best Western Europa pour sa proximité avec le loueur de voiture. Nous y arrivons un peu mouillé il pleut toujours pas de photos ce jour. Un ami viendra nous rejoindre pour nous apporter des documents un TOMTOM et surtout très utile un atlas routier; On arrivera à tenir jusqu'à 22h avant de se coucher afin de ne pas nous réveiller trop tôt. Nous serons quand même réveillés vers 2h du matin mais nous nous rendormirons.
A 7h nous descendons prendre le petit déjeuner chez Cora qui donne directement dans l'hôtel: très pratique il pleuvote et nous découvrirons notre premier petit déjeuner super complet thé à volonté grand bol de fruits à 2, bol de gruau tartines, confitures pour l'un et assiette œufs jambon pain etc. pour l'autre Nous sommes dés 8h au loueur de voiture(louée de France) et quelques signatures plus tard et quelques embardées, nous voici en route pour la 138 (chemin Du Roy) On nous a bien expliqué par où passer et sous le pont Jacques Cartier à gauche sauf que je crois que c'est un rond point et donc j'assure qu'il faut contourner il n'y a pas de ronds points au canada (peut-être 3 sur les 3400kms) et nous voilà embarqué le long des quais des camions partout... nous ne sommes pas pressé on suit le St Laurent il ne pleut plus et ce sera un long moment plus tard que nous apercevrons un panneau chemin du Roy! Nous longeons jusqu'à Trois Rivières, contents de profiter du paysage de découvrir les belles maisons, sans clôtures, les parcs les berges Du St Laurent, les petits villages avec leurs églises!




A trois Rivières on s'arrête prendre un Fish And Ships puis on se dirige par l'autoroute vers la base d'hydravion; Nous avons retenu à Hydravion aventure grâce à plusieurs reportages donnés sur ce forum. Tom Tom est là pour nous aider mais il refuse que l'on prenne la piste finalement on trouvera quelqu'un pour nous indiquer la route: il manque un panneau à la sortie de l'autoroute, et nous serons à l'heure de justesse; Ce fut une heure de découverte de l'immensité canadienne, de ses forêts pas encore très colorées de ses monts de ses lacs une très belle expérience!



Nous repartons jusqu'à Shawinigam où nous irons voir le parc de la cité électrique (musée); Nous rentons sur Trois Rivières par une petite route vallonnée très agréable. La basilique nous interpelle par son immensité, notre motel repéré est complet, mais on nous en indique un autre, petites courses au dépanneur et nous voilà au Motel Ce sera petit pique nique dans la chambre et coucher de bonne heure(décalage oblige) !

jour 1et 2 : France Montréal Trois Rivières
Bonjour Voilà déjà deux bons mois que nous sommes rentrés du Québec, en voici un résumé: Nous avons choisi un vol direct province Montréal avec Air Transat! C'est en effet moins fatiguant: 6h de vol, un repas complet et un petit plus avant l'arrivée; Vol impeccable mais prévoir une polaire et ses écouteurs (c'est en plus)! Départ à l'heure ,6h de vol les vents sont avec nous nous gagnerons du temps mais que nous perdrons à l'arrivée (attendre une place et traverser tout l'aéroport dans un espèce de bus qui monte et descend style Star WArs En plus beaucoup d'avions en même temps mais les européens son appelés à part et finalement ça va vite! Récupérations des bagages rapides. On se dirige vers le guichet ou des distributeurs nous permettent en glissant un billet de 20$C d'avoir 2 cartes pour voyager 24h à Montréal; Nous nous dépêchons de rejoindre la navette ouf nous sommes les derniers c'est complet! Le ciel est gris; il fait très lourd et peu de temps après il tombe des cordes! Des travaux partout sur la route, mais on arrive assez vite à notre arrêt(demandé au chauffeur) Nous avons choisi le Best Western Europa pour sa proximité avec le loueur de voiture. Nous y arrivons un peu mouillé il pleut toujours pas de photos ce jour. Un ami viendra nous rejoindre pour nous apporter des documents un TOMTOM et surtout très utile un atlas routier; On arrivera à tenir jusqu'à 22h avant de se coucher afin de ne pas nous réveiller trop tôt. Nous serons quand même réveillés vers 2h du matin mais nous nous rendormirons.
A 7h nous descendons prendre le petit déjeuner chez Cora qui donne directement dans l'hôtel: très pratique il pleuvote et nous découvrirons notre premier petit déjeuner super complet thé à volonté grand bol de fruits à 2, bol de gruau tartines, confitures pour l'un et assiette œufs jambon pain etc. pour l'autre Nous sommes dés 8h au loueur de voiture(louée de France) et quelques signatures plus tard et quelques embardées, nous voici en route pour la 138 (chemin Du Roy) On nous a bien expliqué par où passer et sous le pont Jacques Cartier à gauche sauf que je crois que c'est un rond point et donc j'assure qu'il faut contourner il n'y a pas de ronds points au canada (peut-être 3 sur les 3400kms) et nous voilà embarqué le long des quais des camions partout... nous ne sommes pas pressé on suit le St Laurent il ne pleut plus et ce sera un long moment plus tard que nous apercevrons un panneau chemin du Roy! Nous longeons jusqu'à Trois Rivières, contents de profiter du paysage de découvrir les belles maisons, sans clôtures, les parcs les berges Du St Laurent, les petits villages avec leurs églises!




A trois Rivières on s'arrête prendre un Fish And Ships puis on se dirige par l'autoroute vers la base d'hydravion; Nous avons retenu à Hydravion aventure grâce à plusieurs reportages donnés sur ce forum. Tom Tom est là pour nous aider mais il refuse que l'on prenne la piste finalement on trouvera quelqu'un pour nous indiquer la route: il manque un panneau à la sortie de l'autoroute, et nous serons à l'heure de justesse; Ce fut une heure de découverte de l'immensité canadienne, de ses forêts pas encore très colorées de ses monts de ses lacs une très belle expérience!



Nous repartons jusqu'à Shawinigam où nous irons voir le parc de la cité électrique (musée); Nous rentons sur Trois Rivières par une petite route vallonnée très agréable. La basilique nous interpelle par son immensité, notre motel repéré est complet, mais on nous en indique un autre, petites courses au dépanneur et nous voilà au Motel Ce sera petit pique nique dans la chambre et coucher de bonne heure(décalage oblige) !
Récit de 24 jours en Alaska (juillet 2015) English translation pending
Cet été 2015, nous avons passé 24 jours en Alaska.
Il s’agissait d’un itinéraire classique nous permettant d’aborder cet immense pays.
Nous étions 4, mon mari et moi accompagnés de nos deux ados de 14 et 16 ans.
Notre voyage s’est déroulé comme suit :
•Anchorage
•Katmai
•Péninsule de Kenai (Seward/Homer)
•Portage/Whittier
•Denali National Park
•Denali Highway
•Valdez
•Retour vers Anchorage par la Matsu Valley.
Le trajet fut long, 18h15 de vol, 6 heures de transit. Partis de Bruxelles, passage par New York et Seattle pour arriver à Anchorage vers 1h30 du matin. C’est incroyable car il fait juste … un peu sombre.
Dans le hall de l’aéroport d’Anchorage, nous sommes accueillis par un immense moose empaillé, il est énorme. Notre fatigue disparaît instantanément.
Deux semaines en hiver dans l'Ouest américain (récit) English translation pending
Pour plus de facilités, vous pouvez accéder directement aux messages qui relatent notre séjour :
J1 : Las Vegas J2 : The Vortex et Zion NP J3 (partie 1) : Coyote Butte South (Paw Hole) J3 (partie 2) : White Pocket J4 (partie 1) : White Pocket J4 (partie 2) : retour de White Pocket J5 : environs de Page J6 : Monument Valley J7 : Monument Valley, Valley of the Gods et environs de Bluff J8 : Fisher Towers et Arches NP J9 (partie 1) : Goblin Valley J9 (partie 2) : Wild Horse Window et Goblin Valley J10 (partie 1) : lever de soleil à Factory Butte et Crack canyon J10 (partie 2) : pictographes, Dirty Devil overlook et coucher de soleil J11 (partie 1) : Factory Butte, Little Egypt et Leprechaun canyon J11 (partie 2) : Leprechaun canyon et Arsenic arch J12 : Route 12 et Bryce canyon J13 (partie 1) : Zion NP J13 (partie 2) : Zion NP J14 (partie 1) : Coyote Buttes North & The Wave J14 (partie 2) : Coyote Buttes North & The Wave J15 : Las Vegas Conclusion
Samedi 19 décembre
C'est reparti !
Malgré cinq séjours dans l'ouest Américain (le dernier, d'une durée de trois mois en 2014 et réalisé lors d'un congé sabbatique, est détaillé dans ce blog : surlarouteasiatique.blogspot.fr/) nous ne sommes toujours pas rassasiés par les grands espaces et les paysages fabuleux de l'Utah, de l'Arizona et du Nouveau Mexique (notre principale aire de jeu). Cette fois, comme lors de notre dernier séjour, nous n'avons pas d'itinéraire défini mais tout un tas d'idées. La « wish list » est toujours aussi longue. Nous avons encore de nombreux sites à découvrir et quelques endroits que nous avons particulièrement appréciés nous attirent à nouveau. La météo et nos envies nous guideront au jour le jour.
C'est notre deuxième virée hivernale dans le southwest et nous croisons les doigts pour que le temps soit de la partie. Une chose est sûre, nous n'aurons pas trop chaud et les randonnées seront moins fatigantes qu'en plein été.
Comme souvent nous arrivons à Las Vegas où nous passerons une très courte soirée avant de partir dans des contrées beaucoup plus désertiques et hospitalières (à nos yeux).
Nos vacances commencent par le rituel classique : le retrait de la voiture de location. Nous espérons avoir de la chance et pouvoir toucher un véhicule qui nous permette d'accéder à certains sites reculés, totalement en dehors des sentiers battus, qui nécessitent d'emprunter des pistes pas toujours évidentes. Lorsque nous arrivons dans l'immense parking où nous attendent les voitures parmi lesquelles nous espérons trouver notre bonheur, nous déchantons vite. Rien de bien alléchant. Seulement quelques SUV plutôt type « 4x4 urbain » pour qui les obstacles à franchir ne sont que très rarement plus imposants que des trottoirs. Après avoir tourné un peu dans ce parking qui ne répond pas à nos attentes, notre choix se porte sur l'unique véhicule qui exhibe une mention « 4x4 » ou plutôt « 4WD » comme on dit ici : un Ford Escape. Rien de bien transcendant et rien à voir avec un vrai tout-terrain. Il ne nous sera pas possible de passer en 4x4 en mode manuel, c'est l'électronique qui décidera de tout. Un seul point positif : des pneus plus larges que ceux des autres SUV que nous pouvons choisir. Mais pas de doute, étant donné la faible profondeur des sculptures de ces pneus, il ne faudra pas s'attendre à des miracles dans le sable.

Lorsque nous récupérons notre chambre sur le célèbre Strip de Las Vegas, il est déjà 22h heure locale, soit 7h du matin en France. La fatigue commence sérieusement à se faire sentir. Rapide tour sur l'avenue la plus dingue du monde, ...



.. dîner dans un tout petit resto chinois coincé au milieu de casinos démesurés et dodo qui devrait être de courte durée.
Plus de photos sur : mjm-nosvoyages.blogspot.fr/...ouest-americain.html
J1 : Las Vegas J2 : The Vortex et Zion NP J3 (partie 1) : Coyote Butte South (Paw Hole) J3 (partie 2) : White Pocket J4 (partie 1) : White Pocket J4 (partie 2) : retour de White Pocket J5 : environs de Page J6 : Monument Valley J7 : Monument Valley, Valley of the Gods et environs de Bluff J8 : Fisher Towers et Arches NP J9 (partie 1) : Goblin Valley J9 (partie 2) : Wild Horse Window et Goblin Valley J10 (partie 1) : lever de soleil à Factory Butte et Crack canyon J10 (partie 2) : pictographes, Dirty Devil overlook et coucher de soleil J11 (partie 1) : Factory Butte, Little Egypt et Leprechaun canyon J11 (partie 2) : Leprechaun canyon et Arsenic arch J12 : Route 12 et Bryce canyon J13 (partie 1) : Zion NP J13 (partie 2) : Zion NP J14 (partie 1) : Coyote Buttes North & The Wave J14 (partie 2) : Coyote Buttes North & The Wave J15 : Las Vegas Conclusion
Samedi 19 décembre
C'est reparti !
Malgré cinq séjours dans l'ouest Américain (le dernier, d'une durée de trois mois en 2014 et réalisé lors d'un congé sabbatique, est détaillé dans ce blog : surlarouteasiatique.blogspot.fr/) nous ne sommes toujours pas rassasiés par les grands espaces et les paysages fabuleux de l'Utah, de l'Arizona et du Nouveau Mexique (notre principale aire de jeu). Cette fois, comme lors de notre dernier séjour, nous n'avons pas d'itinéraire défini mais tout un tas d'idées. La « wish list » est toujours aussi longue. Nous avons encore de nombreux sites à découvrir et quelques endroits que nous avons particulièrement appréciés nous attirent à nouveau. La météo et nos envies nous guideront au jour le jour.
C'est notre deuxième virée hivernale dans le southwest et nous croisons les doigts pour que le temps soit de la partie. Une chose est sûre, nous n'aurons pas trop chaud et les randonnées seront moins fatigantes qu'en plein été.
Comme souvent nous arrivons à Las Vegas où nous passerons une très courte soirée avant de partir dans des contrées beaucoup plus désertiques et hospitalières (à nos yeux).
Nos vacances commencent par le rituel classique : le retrait de la voiture de location. Nous espérons avoir de la chance et pouvoir toucher un véhicule qui nous permette d'accéder à certains sites reculés, totalement en dehors des sentiers battus, qui nécessitent d'emprunter des pistes pas toujours évidentes. Lorsque nous arrivons dans l'immense parking où nous attendent les voitures parmi lesquelles nous espérons trouver notre bonheur, nous déchantons vite. Rien de bien alléchant. Seulement quelques SUV plutôt type « 4x4 urbain » pour qui les obstacles à franchir ne sont que très rarement plus imposants que des trottoirs. Après avoir tourné un peu dans ce parking qui ne répond pas à nos attentes, notre choix se porte sur l'unique véhicule qui exhibe une mention « 4x4 » ou plutôt « 4WD » comme on dit ici : un Ford Escape. Rien de bien transcendant et rien à voir avec un vrai tout-terrain. Il ne nous sera pas possible de passer en 4x4 en mode manuel, c'est l'électronique qui décidera de tout. Un seul point positif : des pneus plus larges que ceux des autres SUV que nous pouvons choisir. Mais pas de doute, étant donné la faible profondeur des sculptures de ces pneus, il ne faudra pas s'attendre à des miracles dans le sable.

Lorsque nous récupérons notre chambre sur le célèbre Strip de Las Vegas, il est déjà 22h heure locale, soit 7h du matin en France. La fatigue commence sérieusement à se faire sentir. Rapide tour sur l'avenue la plus dingue du monde, ...



.. dîner dans un tout petit resto chinois coincé au milieu de casinos démesurés et dodo qui devrait être de courte durée.Plus de photos sur : mjm-nosvoyages.blogspot.fr/...ouest-americain.html
Transcription de mariage franco-camerounais English translation pending
Bonjour,
je suis Eva et je me suis mariée il y a 5 mois exactement.Mon époux est français et moi camerounaise.Nous nous sommes mariés à Douala/Cameroun et notre dossier de demande de transcription de l'acte à été directement déposé quatre jours après le mariage.
Là nous attendons déjà depuis 5 mois pour la transcription mais toujours rien.
Un mois après le dépôt du dossier nous avons reçu un courrier du consulat qui était l'accusé de réception du dossier et un mois après un mail à mon mari pour lui demander de leur faire parvenir la copie de son passeport et ainsi que toutes les pages visas , ce qui qui a été fait.
Mon mari est reparti en France et moi je suis encore là et nous sommes impatient de savoir à quel niveau se trouve notre dossier ce que bien évidement le consulat ne dit jamais.
S'il vous plait j'aimerai que ceux qui sont déjà passé par là puisse m'orienter et me donner des conseils à ce sujet , la conduite à tenir je commence déjà à stresser c'est pas évident du tout.
Merci
Mauritius: From One Lagoon to Another via the Southern Roads
From one lagoon to another or from one island to another… From Blue Bay to Le Morne Brabant or from Île aux Aigrettes to Île aux Bénitiers.
In this travel journal, I invite you on a journey through the south of Mauritius—a region undoubtedly less known than the busy shores of the beach resorts, yet it’s an enchanting, authentic, and charming Mauritius that unfolds along this route.

Blue Bay, now there’s a place name that immediately sets the tone… obviously, blue is the dominant shade of this lagoon. Here, you’d almost want to add an “s” to the word *blue*, so many are the shades of blue in this bay. From the matte turquoise of the early morning, where the mangroves on the shore are reflected in the lagoon’s depths, to the translucent light blue of midday—most stunning when the sun is at its zenith. Then there’s the deep navy blue of late afternoon, as the last rays of sunlight add golden touches to the ripples.


What a joy to admire this landscape with all its tones—they shift with the angle of the sun, the presence of clouds, or even the underwater terrain (light sand or coral). How could anyone ever tire of such paradise-like sights! Let’s set the scene a little more. This lagoon is one of the largest on Mauritius, and luckily, its shores remain preserved. There are no unsightly buildings along its edges—just a few pavilions from a luxury hotel, partially hidden by *filaos* (a type of tropical pine) and coconut palms. Across the way lies the quiet village and beach of Blue Bay.

For the rest, nature reigns supreme here, with lush greenery (palm trees, *filaos*, and mangroves) alternating with light sandy beaches dotted with black rocks. The lagoon’s entrance is protected by a coral barrier, where waves from the Indian Ocean crash, forming a frothy edge that outlines the horizon. And as if this setting weren’t already idyllic enough, there’s also an island floating on these impossibly beautiful blue waters: Île des Deux Cocos. This private tropical haven has just one structure—a house with striking Moorish-style architecture. Renting it would cost a fortune, I can only imagine… so let’s just admire this dreamy landscape from afar.

Even though the lagoon’s waters are astonishingly clear, to see the tropical fish and coral, you’ll need to explore either by glass-bottom boat (the view is a bit blurry and distorted) or—much better—by snorkeling. There, you swim in the middle of a real aquarium… without any walls. The wonder is guaranteed! I’ll admit that during my (too short) snorkeling session, I didn’t see all the species in this lagoon—far from it! Apparently, there are over 72 different kinds.


But I did spot and admire some elegant angelfish, colorful parrotfish with their shimmering scales, and especially schools of striped fish—the famous sergeant majors. These two Mauritians, seen from behind with their legs in the water, have another way of interacting with the bay’s fish—they’re teasing them with fishing lines and hooks.


Exploring the lagoon can be nicely rounded out with a kayak trip. With just a few paddle strokes, I’m almost in the middle of the bay. There, during a pause, my gaze wavers between admiring the stunning surroundings and peering at the underwater world through the crystal-clear waters. Look! A few fish dart near my kayak… before quickly hiding in the coral crevices. A little farther on, near the lagoon’s shores, I now glide along the mangroves and their tangled roots—another fascinating aspect of the area to discover.

A lagoon so rich in sights and aesthetic emotions quickly makes you feel like you’ve arrived at the gates of paradise. As my thoughts drift with each stroke of the paddle, the peaceful silence of the lagoon is suddenly shattered by a growing noise… a passenger plane flies overhead before landing on a runway near the island’s airport, which is close to the lagoon. Okay, you’ve got to admit—that’s really the only detail in this environment that brings you back to reality. Can paradise truly exist on Earth? Still, luckily, takeoffs and landings aren’t *too* frequent!

Twilight comes quickly in subtropical regions—it’s now the blue hour over the blue lagoon. From Île des Deux Cocos, a few notes of rhythmic music drift over, accompanied by colorful lights. The evening will be festive well into the night…

………………………………………………………………
After the lagoon and its sea baths, it’s time for a *bain de foule*—we’re now in town. The main city in the south, with its 16,000 inhabitants, Mahébourg is even Mauritius’ second-largest urban area. Its vibe is nothing like the hustle (and traffic jams) of the capital, Port Louis. Here, no tall buildings—just residences, houses, shacks, and shops that give off the charming, laid-back atmosphere of a provincial tropical town.

You’ll encounter the crowd a little later at the central market. It’s Monday morning, a busy day, but the morning is just beginning, and some aisles of the covered market are still sparse.

Under these colorful tarps, stalls overflow with mounds of vegetables and fruits. Here, tomatoes in bulk; there, pyramids of eggplants… Farther on, fruit displays: watermelons, pineapples, bananas, and lychees—the first of the season, a vendor tells me. It all looks so appetizing! We continue our visit, weaving between crate carriers, vendors, and busy housewives feeling, weighing, and comparing the produce… before finally buying their groceries. Baskets fill up as conversations flow in a relaxed but somewhat noisy atmosphere.

Near the exit, stalls line up with Indo-Mauritian specialties. Here, the air smells of deep-fried goodness. The displays are piled high with samoussas and dholl puris—those famous flatbreads made with lentil flour and stuffed with spiced vegetables. There are also some eggplant fritters… The sight of all these local treats makes me want to try them, even if it all looks a bit (okay, *very*) greasy. Let’s grab some for our midday picnic! On the other hand, I’ll pass on the chili cakes, even though the vendor kindly offers them. I’m not used to that local *piquant* heat!

Leaving the market, we take a random street—this one’s particularly crowded and busy. It leads to another covered market, this one for clothes. Here, stalls overflow with colorful fabrics and saris, as well as T-shirts, jeans, and caps…

Near the Chaux River, just before the bridge leading to a working-class neighborhood on the outskirts, stands the old lavoir. It seems like a relic from the past—its basins are completely dry, and the place is deserted. No one is scrubbing, beating, or wringing out laundry. Either Monday isn’t laundry day here, or washing machines have replaced the *lavandières* (laundry women)?
A large community of Indian origin lives in Mahébourg, and of course, they have their places of worship, like this Hindu temple at the city’s entrance, decorated with colors and deities.

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To be continued in the next post: the Hindu festival of Diwali, Île aux Aigrettes, the rocky cliffs of the South…

Blue Bay, now there’s a place name that immediately sets the tone… obviously, blue is the dominant shade of this lagoon. Here, you’d almost want to add an “s” to the word *blue*, so many are the shades of blue in this bay. From the matte turquoise of the early morning, where the mangroves on the shore are reflected in the lagoon’s depths, to the translucent light blue of midday—most stunning when the sun is at its zenith. Then there’s the deep navy blue of late afternoon, as the last rays of sunlight add golden touches to the ripples.


What a joy to admire this landscape with all its tones—they shift with the angle of the sun, the presence of clouds, or even the underwater terrain (light sand or coral). How could anyone ever tire of such paradise-like sights! Let’s set the scene a little more. This lagoon is one of the largest on Mauritius, and luckily, its shores remain preserved. There are no unsightly buildings along its edges—just a few pavilions from a luxury hotel, partially hidden by *filaos* (a type of tropical pine) and coconut palms. Across the way lies the quiet village and beach of Blue Bay.

For the rest, nature reigns supreme here, with lush greenery (palm trees, *filaos*, and mangroves) alternating with light sandy beaches dotted with black rocks. The lagoon’s entrance is protected by a coral barrier, where waves from the Indian Ocean crash, forming a frothy edge that outlines the horizon. And as if this setting weren’t already idyllic enough, there’s also an island floating on these impossibly beautiful blue waters: Île des Deux Cocos. This private tropical haven has just one structure—a house with striking Moorish-style architecture. Renting it would cost a fortune, I can only imagine… so let’s just admire this dreamy landscape from afar.

Even though the lagoon’s waters are astonishingly clear, to see the tropical fish and coral, you’ll need to explore either by glass-bottom boat (the view is a bit blurry and distorted) or—much better—by snorkeling. There, you swim in the middle of a real aquarium… without any walls. The wonder is guaranteed! I’ll admit that during my (too short) snorkeling session, I didn’t see all the species in this lagoon—far from it! Apparently, there are over 72 different kinds.


But I did spot and admire some elegant angelfish, colorful parrotfish with their shimmering scales, and especially schools of striped fish—the famous sergeant majors. These two Mauritians, seen from behind with their legs in the water, have another way of interacting with the bay’s fish—they’re teasing them with fishing lines and hooks.


Exploring the lagoon can be nicely rounded out with a kayak trip. With just a few paddle strokes, I’m almost in the middle of the bay. There, during a pause, my gaze wavers between admiring the stunning surroundings and peering at the underwater world through the crystal-clear waters. Look! A few fish dart near my kayak… before quickly hiding in the coral crevices. A little farther on, near the lagoon’s shores, I now glide along the mangroves and their tangled roots—another fascinating aspect of the area to discover.

A lagoon so rich in sights and aesthetic emotions quickly makes you feel like you’ve arrived at the gates of paradise. As my thoughts drift with each stroke of the paddle, the peaceful silence of the lagoon is suddenly shattered by a growing noise… a passenger plane flies overhead before landing on a runway near the island’s airport, which is close to the lagoon. Okay, you’ve got to admit—that’s really the only detail in this environment that brings you back to reality. Can paradise truly exist on Earth? Still, luckily, takeoffs and landings aren’t *too* frequent!

Twilight comes quickly in subtropical regions—it’s now the blue hour over the blue lagoon. From Île des Deux Cocos, a few notes of rhythmic music drift over, accompanied by colorful lights. The evening will be festive well into the night…

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After the lagoon and its sea baths, it’s time for a *bain de foule*—we’re now in town. The main city in the south, with its 16,000 inhabitants, Mahébourg is even Mauritius’ second-largest urban area. Its vibe is nothing like the hustle (and traffic jams) of the capital, Port Louis. Here, no tall buildings—just residences, houses, shacks, and shops that give off the charming, laid-back atmosphere of a provincial tropical town.

You’ll encounter the crowd a little later at the central market. It’s Monday morning, a busy day, but the morning is just beginning, and some aisles of the covered market are still sparse.

Under these colorful tarps, stalls overflow with mounds of vegetables and fruits. Here, tomatoes in bulk; there, pyramids of eggplants… Farther on, fruit displays: watermelons, pineapples, bananas, and lychees—the first of the season, a vendor tells me. It all looks so appetizing! We continue our visit, weaving between crate carriers, vendors, and busy housewives feeling, weighing, and comparing the produce… before finally buying their groceries. Baskets fill up as conversations flow in a relaxed but somewhat noisy atmosphere.

Near the exit, stalls line up with Indo-Mauritian specialties. Here, the air smells of deep-fried goodness. The displays are piled high with samoussas and dholl puris—those famous flatbreads made with lentil flour and stuffed with spiced vegetables. There are also some eggplant fritters… The sight of all these local treats makes me want to try them, even if it all looks a bit (okay, *very*) greasy. Let’s grab some for our midday picnic! On the other hand, I’ll pass on the chili cakes, even though the vendor kindly offers them. I’m not used to that local *piquant* heat!

Leaving the market, we take a random street—this one’s particularly crowded and busy. It leads to another covered market, this one for clothes. Here, stalls overflow with colorful fabrics and saris, as well as T-shirts, jeans, and caps…

Near the Chaux River, just before the bridge leading to a working-class neighborhood on the outskirts, stands the old lavoir. It seems like a relic from the past—its basins are completely dry, and the place is deserted. No one is scrubbing, beating, or wringing out laundry. Either Monday isn’t laundry day here, or washing machines have replaced the *lavandières* (laundry women)?
A large community of Indian origin lives in Mahébourg, and of course, they have their places of worship, like this Hindu temple at the city’s entrance, decorated with colors and deities.

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To be continued in the next post: the Hindu festival of Diwali, Île aux Aigrettes, the rocky cliffs of the South…
Trajet de l'aéroport Ivato vers Tuléar English translation pending
Bonjour,
j'ai 23 ans et suis étudiante. Je pars seule à Madagascar début mars pour un stage de 2 mois vers Tuléar. Je vais atterrir à l'aéroport d'Ivato dans la nuit et je cherche un bon taxi-brousse pour partir de l'aéroport jusqu'à Tuléar. Mon inquiétude se porte surtout sur comment se débrouiller seule avec les bagages et ne connaissant pas du tout les lieux ... Quels sont vos conseils ? Avez-vous des numéros de téléphone de taxi pour que je puisse réserver ? Le mieux est-il de le faire d'une traite ou en 2 fois
Merci !
j'ai 23 ans et suis étudiante. Je pars seule à Madagascar début mars pour un stage de 2 mois vers Tuléar. Je vais atterrir à l'aéroport d'Ivato dans la nuit et je cherche un bon taxi-brousse pour partir de l'aéroport jusqu'à Tuléar. Mon inquiétude se porte surtout sur comment se débrouiller seule avec les bagages et ne connaissant pas du tout les lieux ... Quels sont vos conseils ? Avez-vous des numéros de téléphone de taxi pour que je puisse réserver ? Le mieux est-il de le faire d'une traite ou en 2 fois
Merci !
Compte rendu sur 5 semaines aux Philippines, juillet - août 2015 English translation pending
Bonjour,
Nous avons passé un gros mois aux Philippines du 15 juillet au 18 aout 2015: Manille, Banaue, Pandan Island et Apo Reef sur Mindoro, Palawan, Malapascua, Camiguin. Itinéraire global construit grâce aux bons avis de voyage forum puis aménagé au jour le jour. Il faut dire que l'été est la basse saison et qu'il est donc plus facile de voyager sans réservations préalables. Et que la météo a été plutôt clémente. Je ne vais pas vous refaire le voyage mais voici quelques points qui peuvent intéresser de futurs voyageurs et sur lesquels je m'étais posé quelques questions avant le voyage
Manille, : l'Oasis Park hôtel est plutôt sympa, bon rapport qualité prix et un des rares hôtels à ce prix avec piscine. RAS pour Manille, ceci dit, si on a une journée à y passer, elle s'occupe plutôt agréablement entre le vieux centre intramuros, le quartier chinois et les parcs.
Bus de nuit pour Banaue. A réserver un peu à l'avance quand on peut (le matin ou la veille). 2-3 départs chaque soir autour de 20h-21h. N'étant pas pressées, nous aurions bien aimé faire un trajet de jour pour voir les paysages mais ya pas... 3 jours à Banaue. Sanafe Lodge est vraiment très agréable, bon rapport qualité prix. Les trek de 3 jours proposés sont tous les mêmes (Banaue, Cambulo, Batad). Mais à cette saison, les chemins ne sont pas franchement surpeuplés. Il y a l'embarras du choix sur place pour s'organiser et trouver un trek du jour au lendemain. Mon amie étant tombée dans une rizière (si si, c'est possible, une chute de plus de 2 mètres. Il faut dire que les petits murets sur lesquels on circule peuvent être glissants surtout si pluie), nous avons laissé tomber le trek de 3 jour et avisé au jour le jour. Quelques pistes pour occuper 1 journée ou ½ journée : - Balade à Hapao, très belles rizières à 10-15 km de Banaue et retour par le View point d'où on peut redescendre à Banaue à pied - Au départ de Banaue, possibilité d'aller passer la journée à Batad et de revenir le soir. Il y a des jeepneys qui partent du centre de Banaue devant le Market à 8h30 et qui vous déposent à « la jonction » d'où part la route pour Batad. Très facile aussi en tricycle. Le pb c'est que la route entre la jonction et Batad (2 km environ) monte dur et est sans intérêt. Mieux vaut donc négocier pour vous faire monter jusqu'à la fin de la route d'où part le sentier pour Batad. Au retour par contre, beaucoup plus aléatoire de trouver un tricycle en haut de la route et il faut prévoir éventuellement de redescendre jusqu'à la jonction mais c'est tout à fait faisable et en descente. - petite balade sympa de 2-3h sur les hauteurs de Banaue en partant du viewpoint et en redescendant vers Bocos. Le chemin est assez facile à suivre, on traverse villages et maisons et de toute façon il y a toujours quelqu'un pour vous renseigner.
Retour à Manille par l'incontournable bus de nuit, changement de terminal de bus (en taxi, c'est plus simple) et départ dans la foulée pour Tagatay et le lac Taal. Il y a des bus toutes les heures, trajet d'1h30 à 2h donc pas de souci.
Puis liaison Tagatay – Batangas pour partir sur Mindoro. Là, cela a été plus sport car nécessité de prendre 2 jeepneys différents, pas de liaison directe mais ça se fait (3h environ). A Batangas, les ferry sont réguliers pour Mindoro (plusieurs par jour) donc pas de souci. On retrouvera d'ailleurs le bus venu de Manille, monté sur le ferry, et dans lequel on montera à la sortie du Ferry pour aller direct à Sablayan. On arrivera à Sablayan à 22h en étant parties de Tagatay à 9h. Grosse journée mais faisable. Et le staff du Pandan Island resort vient nous chercher à la demande ce qui nous permettra d'arriver sur l'île dès ce 1er soir.
L'idée était de plonger à Apo reef. Et effectivement, cela vaut le coup malgré le tarif (il faut trouver un bateau à partager pour le trajet vers Apo reef sinon, c'est vraiment cher). Et là, coup de cœur pour Pandan Island et son petit resort sur la plage, le Pandan Island resort. Accueil sympa, bungalows sur la plage. Enormes tortues à 30m de la plage que l'on va visiter en masque et tuba, snorkeling. Ok, on était hors saison donc peu de monde et vraiment tranquille ce qui est peut être moins le cas en haute saison mais le site est vraiment chouette. Ils organisent aussi des sorties plongée vers Apo selaon la demande.
Liaison Sablayan / San José / Coron. Les ferry partant 5j/7 de San José vers Coron, il faut dormir à San José. 3H de bus depuis Sablayan, les dits bus étant souvent en fait des taxis collectifs dans lesquels on entasse le plus de monde possible. Attention, beaucoup vous demanderons un supplément si vous avez de gros bagages mais vous n'avez aucune raison de payer plus. Franchement, San José est sans intérêt à part pour prendre le Ferry vers Coron. Les hôtels que nous avons vus dans notre budget (1000 pesos, 20 euros environ) n'étaient vraiment pas terribles, juste bons pour un dépannage d'1 nuit. Les ferry sont en fait de grandes bankas (capacité 40 personnes environs) qui partent tous les jours de San José vers Coron (6h de traversée) sauf le lundi et le vendredi. Attention, ça peut bouger si la mer est forte. Nous, nous avons eu de la chance et une mer bien tranquille.
Coron: agréablement surprises: bruyant et pollué, ok mais une allure de gros village avec une vie locale bien présente. On a beaucoup aimé le Krystal Lodge, installé au milieu des cabanes de pêcheurs avec de petits bungalows sur pilotis très sympas (cuisine en bas et chambre en mezzanine). Je suis moyennement emballée par la plongée sur les épaves. Pour moi, l'appellation de plongées exceptionnelles est plutôt usurpée (visibilité très moyenne, épaves peu colonisées) mais il faut dire que que ne suis pas non plus une fan d'épaves. Ceci dit, aller à Coron POUR les épaves est un peu excessif quand même. Quant aux excursions à la journée, il y a tellement d'agences que l'on peut s'organiser comme on veut a jour le jour. Très touristique, trop de monde mais paysages somptueux.
L'idéal aurait été de pouvoir descendre sur El Nido avec l'agence Tao Philippines qui propose ainsi des tours et aussi des liaisons entre Coron et El Nido sur 3-4 jours tout en visitant les plages et les îles mais hors sentiers battus, dans un esprit éco-responsable et de découverte de la vie locale. Mais en basse saison, les départs ne sont pas réguliers et cela ne collait pas avec notre planning. Dommage.
Nous avons donc repris le ferry (enfin, comme d'hab, plutôt une grande banka) pour El Nido. Départs 5j/7 sauf samedi et un autre jour dont je ne me souviens pas. 5H de traversée.
El Nido nous a paru beaucoup plus touristique, tout est centré autour des restos et des agences qui proposent les excursions. Coté hôtels et après avoir cherché pas mal et vus des trucs moches et hors de prix, nous avons été très bien au Talindak beach cottages à Corong Corong (3 km du centre d'El Nido, plus calme). 1000 pesos (20 euros) le bungalow, accueil très sympa. Pour info : https://fr-fr.facebook.com/TalindakBeachCottages/ La plage de Calaan juste à la sortie d'El Nido propose aussi des hôtels très agréables, avec bungalows sur jolis jardins. Un peu plus chers (à partir d 1500 pesos et plutôt 2000) mais vraiment sympa et tranquille. Les excursions sont très belles mais les sites sont surpeuplés. Une solution est de négocier pour partir tôt le matin (7h) et ainsi passer avant la foule. Mais bien se faire préciser les endroits visités car certains loueurs restent très vagues et vont aller le moins loin possible et pas forcément dans les plus beaux endroits. Belle balade sur la plage de Las Cabanas juste après Corong Corong. On peut marcher sur la plage un bon moment, lumière et paysages vraiment très beaux.
Puerto Princesa nous déçoit. Pas grand chose à y faire sur place. C'est plutôt un point de passage et de transit. Par contre, coté hôtels, très bon rapport qualité prix de « House of Rose ». Un peu excentré mais calme, pas cher (1200 pesos) et tout prêt de l'aéroport. Pratique pour un éventuel transfert.
Les étapes suivantes auront été inégales et sans coups de cœur ou adresses notables à conseiller donc je ne m'étends pas. Pour faire vite : Cébu : 1 journée à tuer avant l'avion, on a détesté. A part le Carbon Market, rien à y faire et à y voir, la ville est sans intérêt à part bien sûr la vie locale mais que l'on peut découvrir bien plus agréablement ailleurs. Malapascua : chouette séjour plongée entre les requins renards qui ont été une très belle rencontre et belles plongées macro. Hélas, un reste de typhon passé par là nous a empêché d'en apprécier la plage parait-il magnifique et qui là était plutôt grise et agitée. Camiguin : un peu déçues. On nous avait vanté un petit bijou naturel et volcanique...oui et non. La silhouette montagneuse de l'île avec le sommet du Hibok est effectivement très belle. Les forêts luxuriantes. Tour de l'île sympa, ferme aux bénitiers très intéressante. L'île n'est pas exclusivement touristique d'où une vie locale bien présente. Mais pour ce qui est des paysages volcaniques, en fait on ne voit pas les volcans car ils sont recouverts de forêt (je ne voit d'ailleurs pas pourquoi les guides mettent en avant les 20 cônes volcaniques...qu'on ne voit pas!). Coté balades, pas mal d'agences proposent des activités (cher) mais si on veut se balader seul, c'est très limité. On arrive quasiment en voiture au pied de la plupart des cascades. Et pas vraiment d'itinéraires à pratiquer seul. J'ai eu des échos mitigés de la randonnée sur le Hibok (belle forêt, belle vue en haut mais intérêt limité) donc je ne l'ai pas tentée. Coté plage, réserve de Mantigue et banc de white sand sympas avec belle vue sur l'île et couleurs assez magiques. Mais franchement, j'ai vu mieux ailleurs coté plage et snorkeling. La plage principale est en sable noir ce qui a un charme certain mais pas vraiment prévu pour le farniente plage et le snorkeling y est sans aucun intérêt. (c'est simple, il n'y a rien...) On est peut être passés à coté... Il faut dire que c'était la fin d'un séjour de 5 semaines aux Philippines avec de belles étapes et qu'on en avait pris plain les yeux avant. Les plus belles étapes pour nous auront été celles du début : Banaue, Pandan Island, Palawan.
Nous avons passé un gros mois aux Philippines du 15 juillet au 18 aout 2015: Manille, Banaue, Pandan Island et Apo Reef sur Mindoro, Palawan, Malapascua, Camiguin. Itinéraire global construit grâce aux bons avis de voyage forum puis aménagé au jour le jour. Il faut dire que l'été est la basse saison et qu'il est donc plus facile de voyager sans réservations préalables. Et que la météo a été plutôt clémente. Je ne vais pas vous refaire le voyage mais voici quelques points qui peuvent intéresser de futurs voyageurs et sur lesquels je m'étais posé quelques questions avant le voyage
Manille, : l'Oasis Park hôtel est plutôt sympa, bon rapport qualité prix et un des rares hôtels à ce prix avec piscine. RAS pour Manille, ceci dit, si on a une journée à y passer, elle s'occupe plutôt agréablement entre le vieux centre intramuros, le quartier chinois et les parcs.
Bus de nuit pour Banaue. A réserver un peu à l'avance quand on peut (le matin ou la veille). 2-3 départs chaque soir autour de 20h-21h. N'étant pas pressées, nous aurions bien aimé faire un trajet de jour pour voir les paysages mais ya pas... 3 jours à Banaue. Sanafe Lodge est vraiment très agréable, bon rapport qualité prix. Les trek de 3 jours proposés sont tous les mêmes (Banaue, Cambulo, Batad). Mais à cette saison, les chemins ne sont pas franchement surpeuplés. Il y a l'embarras du choix sur place pour s'organiser et trouver un trek du jour au lendemain. Mon amie étant tombée dans une rizière (si si, c'est possible, une chute de plus de 2 mètres. Il faut dire que les petits murets sur lesquels on circule peuvent être glissants surtout si pluie), nous avons laissé tomber le trek de 3 jour et avisé au jour le jour. Quelques pistes pour occuper 1 journée ou ½ journée : - Balade à Hapao, très belles rizières à 10-15 km de Banaue et retour par le View point d'où on peut redescendre à Banaue à pied - Au départ de Banaue, possibilité d'aller passer la journée à Batad et de revenir le soir. Il y a des jeepneys qui partent du centre de Banaue devant le Market à 8h30 et qui vous déposent à « la jonction » d'où part la route pour Batad. Très facile aussi en tricycle. Le pb c'est que la route entre la jonction et Batad (2 km environ) monte dur et est sans intérêt. Mieux vaut donc négocier pour vous faire monter jusqu'à la fin de la route d'où part le sentier pour Batad. Au retour par contre, beaucoup plus aléatoire de trouver un tricycle en haut de la route et il faut prévoir éventuellement de redescendre jusqu'à la jonction mais c'est tout à fait faisable et en descente. - petite balade sympa de 2-3h sur les hauteurs de Banaue en partant du viewpoint et en redescendant vers Bocos. Le chemin est assez facile à suivre, on traverse villages et maisons et de toute façon il y a toujours quelqu'un pour vous renseigner.
Retour à Manille par l'incontournable bus de nuit, changement de terminal de bus (en taxi, c'est plus simple) et départ dans la foulée pour Tagatay et le lac Taal. Il y a des bus toutes les heures, trajet d'1h30 à 2h donc pas de souci.
Puis liaison Tagatay – Batangas pour partir sur Mindoro. Là, cela a été plus sport car nécessité de prendre 2 jeepneys différents, pas de liaison directe mais ça se fait (3h environ). A Batangas, les ferry sont réguliers pour Mindoro (plusieurs par jour) donc pas de souci. On retrouvera d'ailleurs le bus venu de Manille, monté sur le ferry, et dans lequel on montera à la sortie du Ferry pour aller direct à Sablayan. On arrivera à Sablayan à 22h en étant parties de Tagatay à 9h. Grosse journée mais faisable. Et le staff du Pandan Island resort vient nous chercher à la demande ce qui nous permettra d'arriver sur l'île dès ce 1er soir.
L'idée était de plonger à Apo reef. Et effectivement, cela vaut le coup malgré le tarif (il faut trouver un bateau à partager pour le trajet vers Apo reef sinon, c'est vraiment cher). Et là, coup de cœur pour Pandan Island et son petit resort sur la plage, le Pandan Island resort. Accueil sympa, bungalows sur la plage. Enormes tortues à 30m de la plage que l'on va visiter en masque et tuba, snorkeling. Ok, on était hors saison donc peu de monde et vraiment tranquille ce qui est peut être moins le cas en haute saison mais le site est vraiment chouette. Ils organisent aussi des sorties plongée vers Apo selaon la demande.
Liaison Sablayan / San José / Coron. Les ferry partant 5j/7 de San José vers Coron, il faut dormir à San José. 3H de bus depuis Sablayan, les dits bus étant souvent en fait des taxis collectifs dans lesquels on entasse le plus de monde possible. Attention, beaucoup vous demanderons un supplément si vous avez de gros bagages mais vous n'avez aucune raison de payer plus. Franchement, San José est sans intérêt à part pour prendre le Ferry vers Coron. Les hôtels que nous avons vus dans notre budget (1000 pesos, 20 euros environ) n'étaient vraiment pas terribles, juste bons pour un dépannage d'1 nuit. Les ferry sont en fait de grandes bankas (capacité 40 personnes environs) qui partent tous les jours de San José vers Coron (6h de traversée) sauf le lundi et le vendredi. Attention, ça peut bouger si la mer est forte. Nous, nous avons eu de la chance et une mer bien tranquille.
Coron: agréablement surprises: bruyant et pollué, ok mais une allure de gros village avec une vie locale bien présente. On a beaucoup aimé le Krystal Lodge, installé au milieu des cabanes de pêcheurs avec de petits bungalows sur pilotis très sympas (cuisine en bas et chambre en mezzanine). Je suis moyennement emballée par la plongée sur les épaves. Pour moi, l'appellation de plongées exceptionnelles est plutôt usurpée (visibilité très moyenne, épaves peu colonisées) mais il faut dire que que ne suis pas non plus une fan d'épaves. Ceci dit, aller à Coron POUR les épaves est un peu excessif quand même. Quant aux excursions à la journée, il y a tellement d'agences que l'on peut s'organiser comme on veut a jour le jour. Très touristique, trop de monde mais paysages somptueux.
L'idéal aurait été de pouvoir descendre sur El Nido avec l'agence Tao Philippines qui propose ainsi des tours et aussi des liaisons entre Coron et El Nido sur 3-4 jours tout en visitant les plages et les îles mais hors sentiers battus, dans un esprit éco-responsable et de découverte de la vie locale. Mais en basse saison, les départs ne sont pas réguliers et cela ne collait pas avec notre planning. Dommage.
Nous avons donc repris le ferry (enfin, comme d'hab, plutôt une grande banka) pour El Nido. Départs 5j/7 sauf samedi et un autre jour dont je ne me souviens pas. 5H de traversée.
El Nido nous a paru beaucoup plus touristique, tout est centré autour des restos et des agences qui proposent les excursions. Coté hôtels et après avoir cherché pas mal et vus des trucs moches et hors de prix, nous avons été très bien au Talindak beach cottages à Corong Corong (3 km du centre d'El Nido, plus calme). 1000 pesos (20 euros) le bungalow, accueil très sympa. Pour info : https://fr-fr.facebook.com/TalindakBeachCottages/ La plage de Calaan juste à la sortie d'El Nido propose aussi des hôtels très agréables, avec bungalows sur jolis jardins. Un peu plus chers (à partir d 1500 pesos et plutôt 2000) mais vraiment sympa et tranquille. Les excursions sont très belles mais les sites sont surpeuplés. Une solution est de négocier pour partir tôt le matin (7h) et ainsi passer avant la foule. Mais bien se faire préciser les endroits visités car certains loueurs restent très vagues et vont aller le moins loin possible et pas forcément dans les plus beaux endroits. Belle balade sur la plage de Las Cabanas juste après Corong Corong. On peut marcher sur la plage un bon moment, lumière et paysages vraiment très beaux.
Puerto Princesa nous déçoit. Pas grand chose à y faire sur place. C'est plutôt un point de passage et de transit. Par contre, coté hôtels, très bon rapport qualité prix de « House of Rose ». Un peu excentré mais calme, pas cher (1200 pesos) et tout prêt de l'aéroport. Pratique pour un éventuel transfert.
Les étapes suivantes auront été inégales et sans coups de cœur ou adresses notables à conseiller donc je ne m'étends pas. Pour faire vite : Cébu : 1 journée à tuer avant l'avion, on a détesté. A part le Carbon Market, rien à y faire et à y voir, la ville est sans intérêt à part bien sûr la vie locale mais que l'on peut découvrir bien plus agréablement ailleurs. Malapascua : chouette séjour plongée entre les requins renards qui ont été une très belle rencontre et belles plongées macro. Hélas, un reste de typhon passé par là nous a empêché d'en apprécier la plage parait-il magnifique et qui là était plutôt grise et agitée. Camiguin : un peu déçues. On nous avait vanté un petit bijou naturel et volcanique...oui et non. La silhouette montagneuse de l'île avec le sommet du Hibok est effectivement très belle. Les forêts luxuriantes. Tour de l'île sympa, ferme aux bénitiers très intéressante. L'île n'est pas exclusivement touristique d'où une vie locale bien présente. Mais pour ce qui est des paysages volcaniques, en fait on ne voit pas les volcans car ils sont recouverts de forêt (je ne voit d'ailleurs pas pourquoi les guides mettent en avant les 20 cônes volcaniques...qu'on ne voit pas!). Coté balades, pas mal d'agences proposent des activités (cher) mais si on veut se balader seul, c'est très limité. On arrive quasiment en voiture au pied de la plupart des cascades. Et pas vraiment d'itinéraires à pratiquer seul. J'ai eu des échos mitigés de la randonnée sur le Hibok (belle forêt, belle vue en haut mais intérêt limité) donc je ne l'ai pas tentée. Coté plage, réserve de Mantigue et banc de white sand sympas avec belle vue sur l'île et couleurs assez magiques. Mais franchement, j'ai vu mieux ailleurs coté plage et snorkeling. La plage principale est en sable noir ce qui a un charme certain mais pas vraiment prévu pour le farniente plage et le snorkeling y est sans aucun intérêt. (c'est simple, il n'y a rien...) On est peut être passés à coté... Il faut dire que c'était la fin d'un séjour de 5 semaines aux Philippines avec de belles étapes et qu'on en avait pris plain les yeux avant. Les plus belles étapes pour nous auront été celles du début : Banaue, Pandan Island, Palawan.
Je vous invite à découvrir l'Islande English translation pending
L'Islande... Il y a moins d'un an, rien ne laissait présager que nous partirions en direction de ce pays. Destination totalement inconnue pour nous, l'intérêt s'est pointé lorsque j'ai découvert qu'une compagnie aérienne, en l'occurrence WOW Air, offrait des billets à rabais à partir de Boston, ville des États-Unis.
J'ai effectué quelques recherches sur le net afin d'en connaître davantage sur l'Islande. Je suis littéralement tombée en amour avec ce pays dès que j'ai regardé les photos et vidéos.
L'Islande a tout pour séduire ses visiteurs: terre de feu et de glace, elle offre une multitude de cascades, glaciers, volcans, pseudo-cratères, geysers, grottes, plages, océan, eaux thermales, etc.
Pour les amateurs de plein-air, on y retrouve plusieurs parcs nationaux et sentiers de randonnée. La nature y est très généreuse et les possibilités d'activités sont à l'infini.
Nous avons donc procédé rapidement à l'achat des billets d'avion directement sur le site internet de la compagnie aérienne WOW Air. Notre projet devenait réalité.
Nous avons décidé d'effectuer le voyage en septembre, étant donné que c'est la basse saison et que les prix sont beaucoup plus abordables en cette période de l'année.
En ce qui concerne l'hébergement, plusieurs options s'offraient à nous: camping, ferme, gîte, hôtel, etc. Cependant, nous avons opté pour la location d'un camping-car parce que nous désirions nous déplacer sur l'île sans les contraintes d'un horaire à respecter.
Comme nous étions trois personnes dans cette aventure, mon conjoint Alain, notre plus jeune fille Mélanie ainsi que moi-même, notre choix s'est arrêté sur un camping-car avec toit élevé (VW Transporter).
Nous avons procédé à la location du camping-car, six mois avant notre départ, chez Snail Motorhome Rental, une entreprise familiale qui offre un service hors-pair. Le transport entre l'aéroport et leur centre de location, est également inclus dans le contrat de location ainsi qu'un repas et une nuitée à l'arrivée ou au départ.
Le camping-car est équipé d'une cuisinière à gaz et d'un évier, accessoires de cuisine, assiettes, glacière, ustensiles, draps, édredons, sacs de couchage, oreillers, rideaux, Radio / CD / MP3 / USB, prise 230V pour recharger les appareils électroniques et chauffage autonome.
Le choix des vêtements que nous allions porter a été plus difficile. Étant habitués à voyager dans le Sud, disons que le contenu de notre valise était quelque peu différent du profil habituel. Étant donné les différences climatiques d'une région à une autre, nous avons apporté, entre autres, des vêtements d'hiver (manteau, pantalon, tuque et gants), imperméable, bottes de pluie, chaussures de randonnée.
Nous avons appliqué la méthode de la "pelure d'oignon", en apportant leggings, gilets, veste polar ainsi que veste et pantalon coupe-vent que nous pourrions enlever au besoin, sans oublier le maillot de bain car nous avions l'intention de nous baigner dans les eaux thermales.
La planification de notre itinéraire a été l'élément clé de la réussite de notre voyage. L'Islande possédant de nombreux attraits touristiques, nous avions établi, avant le départ, la liste de toutes les attractions qui nous intéressaient.
Nous avons donc localisé sur Google Map chacune de ces attractions et établi et imprimé l'itinéraire correspondant. Ainsi, nous connaissions déjà le temps prévu pour chaque activité ainsi que la distance et le temps de déplacement entre chaque activité.
Nous avons tenté de réserver une chambre d'hôtel, dans la région de Boston, avec possibilité de stationnement pour une période de 15 jours. Il n'y avait qu'un seul hôtel qui offrait un prix très compétitif, soit le Holiday Inn Express Saugus, mais comme il n'y avait aucune disponibilité et que le prix était très élevé pour le choix d'un autre hôtel et que le prix était également très élevé pour le stationnement directement à l'aéroport, nous avons convenu de nous rendre à proximité de Boston et de prendre l'autobus pour nous rendre ensuite à l'aéroport.
Notre voyage a débuté le 30 août 2015. Nous nous sommes donc dirigés en voiture vers la ville de Salem, au New-Hampshire, plus précisément au Salem Transportation Center situé à la sortie 2 de l'autoroute 93. Il y a 476 espaces de stationnements et ils sont tous gratuits.
Nous avons acheté nos billets d'autobus directement dans le terminal au coût de 24 $US aller-retour par personne et avons entrepris le trajet de 45 minutes en autobus vers l'aéroport international Logan de Boston.
L'enregistrement auprès de la compagnie aérienne a été très rapide. Le vol en direction de Keflavik, d'une durée approximative de 5 heures, s'est très bien déroulé. Il est à noter qu'aucun service de divertissement n'est offert à bord et que les breuvages ainsi que la nourriture sont au frais du passager.
Pour vous donner un exemple, le prix d'un sandwich est de 1700 ISL, soit un peu plus de 17 $ CAD. Donc, si le prix ne vous convient pas, prévoyez manger avant votre départ ou apportez des grignotines.
J'ai effectué quelques recherches sur le net afin d'en connaître davantage sur l'Islande. Je suis littéralement tombée en amour avec ce pays dès que j'ai regardé les photos et vidéos.
L'Islande a tout pour séduire ses visiteurs: terre de feu et de glace, elle offre une multitude de cascades, glaciers, volcans, pseudo-cratères, geysers, grottes, plages, océan, eaux thermales, etc.
Pour les amateurs de plein-air, on y retrouve plusieurs parcs nationaux et sentiers de randonnée. La nature y est très généreuse et les possibilités d'activités sont à l'infini.
Nous avons donc procédé rapidement à l'achat des billets d'avion directement sur le site internet de la compagnie aérienne WOW Air. Notre projet devenait réalité.
Nous avons décidé d'effectuer le voyage en septembre, étant donné que c'est la basse saison et que les prix sont beaucoup plus abordables en cette période de l'année.
En ce qui concerne l'hébergement, plusieurs options s'offraient à nous: camping, ferme, gîte, hôtel, etc. Cependant, nous avons opté pour la location d'un camping-car parce que nous désirions nous déplacer sur l'île sans les contraintes d'un horaire à respecter.
Comme nous étions trois personnes dans cette aventure, mon conjoint Alain, notre plus jeune fille Mélanie ainsi que moi-même, notre choix s'est arrêté sur un camping-car avec toit élevé (VW Transporter).
Nous avons procédé à la location du camping-car, six mois avant notre départ, chez Snail Motorhome Rental, une entreprise familiale qui offre un service hors-pair. Le transport entre l'aéroport et leur centre de location, est également inclus dans le contrat de location ainsi qu'un repas et une nuitée à l'arrivée ou au départ.
Le camping-car est équipé d'une cuisinière à gaz et d'un évier, accessoires de cuisine, assiettes, glacière, ustensiles, draps, édredons, sacs de couchage, oreillers, rideaux, Radio / CD / MP3 / USB, prise 230V pour recharger les appareils électroniques et chauffage autonome.
Le choix des vêtements que nous allions porter a été plus difficile. Étant habitués à voyager dans le Sud, disons que le contenu de notre valise était quelque peu différent du profil habituel. Étant donné les différences climatiques d'une région à une autre, nous avons apporté, entre autres, des vêtements d'hiver (manteau, pantalon, tuque et gants), imperméable, bottes de pluie, chaussures de randonnée.
Nous avons appliqué la méthode de la "pelure d'oignon", en apportant leggings, gilets, veste polar ainsi que veste et pantalon coupe-vent que nous pourrions enlever au besoin, sans oublier le maillot de bain car nous avions l'intention de nous baigner dans les eaux thermales.
La planification de notre itinéraire a été l'élément clé de la réussite de notre voyage. L'Islande possédant de nombreux attraits touristiques, nous avions établi, avant le départ, la liste de toutes les attractions qui nous intéressaient.
Nous avons donc localisé sur Google Map chacune de ces attractions et établi et imprimé l'itinéraire correspondant. Ainsi, nous connaissions déjà le temps prévu pour chaque activité ainsi que la distance et le temps de déplacement entre chaque activité.
Nous avons tenté de réserver une chambre d'hôtel, dans la région de Boston, avec possibilité de stationnement pour une période de 15 jours. Il n'y avait qu'un seul hôtel qui offrait un prix très compétitif, soit le Holiday Inn Express Saugus, mais comme il n'y avait aucune disponibilité et que le prix était très élevé pour le choix d'un autre hôtel et que le prix était également très élevé pour le stationnement directement à l'aéroport, nous avons convenu de nous rendre à proximité de Boston et de prendre l'autobus pour nous rendre ensuite à l'aéroport.
Notre voyage a débuté le 30 août 2015. Nous nous sommes donc dirigés en voiture vers la ville de Salem, au New-Hampshire, plus précisément au Salem Transportation Center situé à la sortie 2 de l'autoroute 93. Il y a 476 espaces de stationnements et ils sont tous gratuits.
Nous avons acheté nos billets d'autobus directement dans le terminal au coût de 24 $US aller-retour par personne et avons entrepris le trajet de 45 minutes en autobus vers l'aéroport international Logan de Boston.
L'enregistrement auprès de la compagnie aérienne a été très rapide. Le vol en direction de Keflavik, d'une durée approximative de 5 heures, s'est très bien déroulé. Il est à noter qu'aucun service de divertissement n'est offert à bord et que les breuvages ainsi que la nourriture sont au frais du passager.
Pour vous donner un exemple, le prix d'un sandwich est de 1700 ISL, soit un peu plus de 17 $ CAD. Donc, si le prix ne vous convient pas, prévoyez manger avant votre départ ou apportez des grignotines.
Compte rendu MSC Fantasia du 6 au 16 décembre 2015 English translation pending
Bienvenue à tous sur le compte rendu de ma croisière à bord du MSC Fantasia du 06 au 16 Décembre. Avant de commencer voici l’itinéraire que nous suivrons.
Gênes – Barcelone – En mer – Casablanca – En mer – Tenerife – Funchal – En mer – Malaga – En mer – Civitavecchia (ou je débarquerai)
Avant d’embarquer à bord du MSC Fantasia je passerai une nuit à l’hôtel Ibis Nice centre gare. Cet hôtel à l’avantage d’être très bien situé pour un prix raisonnable. En effet il est situé à proximité de la gare SNCF de Nice –ville mais aussi à proximité de l’arrêt de bus n°99 qui est celui de la navette directe de l’aéroport (à 6€) et surtout les navettes pour Gênes partent au pied de cet hôtel, ce qui est fort agréable.
Le 6 Décembre 2015 aux alentours de 10h45 nous quittons l’hôtel pour aller prendre la navette, qui part à 11h, pour rejoindre le port de Gênes. Le chauffeur vérifiera le voucher fourni par l’agence de voyage et vous laissera monter dans le bus. Le trajet dure 2h / 2h30 pour rejoindre le port. La route est agréable.

Aux alentours de 13h30 nous sommes arrivés au port de Gênes, deux navires étaient présents ce jour-là. Le MSC Fantasia (premier de la classe du même nom) et le MSC Preziosa (dernier né de cette même classe). Le terminal ou nous étions est pas très agréable et l’embarquement pas très bien organisé. Malheureusement certaines nationalités se croient tout permis et doublent tout le monde. Enfin en tout et pour tout nous aurons perdu environ 1h00 à attendre. Une fois à bord nous montons directement à notre cabine, 12229, pont 12. Nos valises étaient déjà devant la cabine ! L’équipage était en mode flash gordon pour délivrer les valises ce jour-là ! Nous déposons nos objets au coffre et filons au buffet pour manger un morceau…

Une fois de retour à la cabine, je vais au WC, tire la chasse et je m'aperçois qu'il y a une énorme fuite au niveau des WC! Ca fuit comme un robinet qui coule... J'appelle donc en urgence la réception qui envoie en moins de 5 minutes des techniciens sur place pour réparer le problème! Le réparateur m'expliquera que ces soucis arrivent après un drydock. Enfin le problème est résolu...
Nous filons faire l'exercice de sécurité vers 16h30. A 17h00, le Fantasia quitte le port en direction de Barcelone.



Nous croiserons un navire tristement célèbre qui ressemble aujourd'hui, et de plus en plus à un navire fantôme...

Dinant au 2nd service (20h45) j'irai donc au spectacle à 19h00. Celui de ce soir était un concert de piano.
Gênes – Barcelone – En mer – Casablanca – En mer – Tenerife – Funchal – En mer – Malaga – En mer – Civitavecchia (ou je débarquerai)
Avant d’embarquer à bord du MSC Fantasia je passerai une nuit à l’hôtel Ibis Nice centre gare. Cet hôtel à l’avantage d’être très bien situé pour un prix raisonnable. En effet il est situé à proximité de la gare SNCF de Nice –ville mais aussi à proximité de l’arrêt de bus n°99 qui est celui de la navette directe de l’aéroport (à 6€) et surtout les navettes pour Gênes partent au pied de cet hôtel, ce qui est fort agréable.
Le 6 Décembre 2015 aux alentours de 10h45 nous quittons l’hôtel pour aller prendre la navette, qui part à 11h, pour rejoindre le port de Gênes. Le chauffeur vérifiera le voucher fourni par l’agence de voyage et vous laissera monter dans le bus. Le trajet dure 2h / 2h30 pour rejoindre le port. La route est agréable.


Aux alentours de 13h30 nous sommes arrivés au port de Gênes, deux navires étaient présents ce jour-là. Le MSC Fantasia (premier de la classe du même nom) et le MSC Preziosa (dernier né de cette même classe). Le terminal ou nous étions est pas très agréable et l’embarquement pas très bien organisé. Malheureusement certaines nationalités se croient tout permis et doublent tout le monde. Enfin en tout et pour tout nous aurons perdu environ 1h00 à attendre. Une fois à bord nous montons directement à notre cabine, 12229, pont 12. Nos valises étaient déjà devant la cabine ! L’équipage était en mode flash gordon pour délivrer les valises ce jour-là ! Nous déposons nos objets au coffre et filons au buffet pour manger un morceau…

Une fois de retour à la cabine, je vais au WC, tire la chasse et je m'aperçois qu'il y a une énorme fuite au niveau des WC! Ca fuit comme un robinet qui coule... J'appelle donc en urgence la réception qui envoie en moins de 5 minutes des techniciens sur place pour réparer le problème! Le réparateur m'expliquera que ces soucis arrivent après un drydock. Enfin le problème est résolu...
Nous filons faire l'exercice de sécurité vers 16h30. A 17h00, le Fantasia quitte le port en direction de Barcelone.



Nous croiserons un navire tristement célèbre qui ressemble aujourd'hui, et de plus en plus à un navire fantôme...

Dinant au 2nd service (20h45) j'irai donc au spectacle à 19h00. Celui de ce soir était un concert de piano.
Road trip 2015 de San Francisco à Chicago English translation pending
Tout d abord je présente ma famille : mes enfants deux garçons de 16 et 13 ans mon mari et moi meme . Nous adorons les Etats Unis et allons faire notre troisième voyage.
C'est avec l aide de ce forum et d 'autres (j'avoue )😉 que je m informe et organise toute seule notre voyage . Mon mari et les enfants découvrent presque sur le moment son détail , en connaissant quand même les grandes lignes (c est leurs choix ). Cette année j ai été obligé de leurs demander certaines choses car je voulais a tout prix inclure "Havasupai ". Pour ceux qui connaissent ils ne me contredirons pas en disant que c est un sacrés périple qui commence quelques mois avant lorsque nous devons téléphoner a cette "Indienne "qui ne fait aucun effort sur la compréhension et encore lorsqu'on a la chance d'avoir quelqu'un au bout du fil ! j'expliquerai plus tard la partie Havasupai .Je reviens a ce que je disais :que j ai eu besoin de leurs demander si ils se sentaient capables de faire cette randonnée car je ne voulais absolument pas entendre de plaintes .... tout le monde étant ok j'ai organisé le voyage pratiquement 1 an avant car je voulais aussi etre le 29 juin a Las Vegas pour faire une petite surprise a mon mari et fêter nos 19 ans de mariage avec nos enfants.. Donc les dates du 20 juin au 12 juillet 2015 3 semaines en arrivant a San francisco , Mariposa , Yosemite , Bodie, June Lake , Death Valley , peach Springs , Havasupai , Las Vegas (avion vers Jackson Hole wyoming) Yellowstone , Cody, Buffalo , Deadwood , Custer , Mont Rushmore , Rapid City ( envol vers Chicago ) et Chicago Paris. voila le jour "j " arrive . Réveil a 2 h du matin pour être a l’aéroport a 4h00 et décollage vers Paris a 6h00 nous avons une cinquantaine de kms a faire ! nous ne serons pas en retard !!! enfin les valises sont bouclées nous partons après un dernier tour d'horizon dans la maison . Je ne sais pas pourquoi nous sommes toujours sur les nerfs lorsque nous partons avec des petites engueulades de pression des que les enfants parlent ont leurs sautent dessus ..je pense que le stress est la !!! cool on est en vacances non ? On a pas encore realisé !! La route se passe bien nous arrivons a l aéroport tout va bien notre vol est bien programmé a l heure . parfait on a le temps d un bon café et même 2....
C'est avec l aide de ce forum et d 'autres (j'avoue )😉 que je m informe et organise toute seule notre voyage . Mon mari et les enfants découvrent presque sur le moment son détail , en connaissant quand même les grandes lignes (c est leurs choix ). Cette année j ai été obligé de leurs demander certaines choses car je voulais a tout prix inclure "Havasupai ". Pour ceux qui connaissent ils ne me contredirons pas en disant que c est un sacrés périple qui commence quelques mois avant lorsque nous devons téléphoner a cette "Indienne "qui ne fait aucun effort sur la compréhension et encore lorsqu'on a la chance d'avoir quelqu'un au bout du fil ! j'expliquerai plus tard la partie Havasupai .Je reviens a ce que je disais :que j ai eu besoin de leurs demander si ils se sentaient capables de faire cette randonnée car je ne voulais absolument pas entendre de plaintes .... tout le monde étant ok j'ai organisé le voyage pratiquement 1 an avant car je voulais aussi etre le 29 juin a Las Vegas pour faire une petite surprise a mon mari et fêter nos 19 ans de mariage avec nos enfants.. Donc les dates du 20 juin au 12 juillet 2015 3 semaines en arrivant a San francisco , Mariposa , Yosemite , Bodie, June Lake , Death Valley , peach Springs , Havasupai , Las Vegas (avion vers Jackson Hole wyoming) Yellowstone , Cody, Buffalo , Deadwood , Custer , Mont Rushmore , Rapid City ( envol vers Chicago ) et Chicago Paris. voila le jour "j " arrive . Réveil a 2 h du matin pour être a l’aéroport a 4h00 et décollage vers Paris a 6h00 nous avons une cinquantaine de kms a faire ! nous ne serons pas en retard !!! enfin les valises sont bouclées nous partons après un dernier tour d'horizon dans la maison . Je ne sais pas pourquoi nous sommes toujours sur les nerfs lorsque nous partons avec des petites engueulades de pression des que les enfants parlent ont leurs sautent dessus ..je pense que le stress est la !!! cool on est en vacances non ? On a pas encore realisé !! La route se passe bien nous arrivons a l aéroport tout va bien notre vol est bien programmé a l heure . parfait on a le temps d un bon café et même 2....
De retour: renseignements sur les escales de croisière dans les Caraïbes English translation pending
🙂 bonjour tout le monde,
de retour depuis dimanche soir de cette merveilleuse transat sur le MSC Orchestra, Gênes - Fort de France. désolée pour le retard, j'ai eu quelques soucis avec mon ordi et j'ai du faire intervenir un informaticien pour le débloquer. de plus, j'ai 7000 photos à trier 😎 et j'ai paré au plus pressé, sachant que certains d'entre vous partent le 19 et attendaient des nouvelles de nos excursions avec des agences locales 🙂
donc je ferai un CR complet plus tard, je me concentre ici sur les 5 escales des Caraïbes.
St Martin, Philipsburg :
excursion avec http://www.bernardstours.com/ , le tour numéro 2.
nous avions rendez-vous à 8h30 pour un départ à 9h. agence réservée depuis la Suisse, avant le départ. prix : 45 Dollars US par personne, dont 5 dollars US à verser comme acompte par paypal, le reste au début du tour. il n'y a pas de repas inclus, mais possibilité de manger à nos frais lors de l'arrêt à la plage. les boissons sont fournies durant toute l'excursion. prévoir linge, crème solaire, chapeau, lunettes de soleil, maillot de bain sous les habits.
nous amarrons à quelques minutes à pied du lieu de rendez-vous. en descendant la passerelle de l'Orchestra, photo 1, suivre la jetée le long des gros blocs de cailloux , voir la photo 2 annexée. il suffit de suivre le flot des croisiéristes, il n'y a pas d'autre chemin. nous avons rendez-vous au bâtiment de réception de l'entrée du port, on y arrive tout droit. il y a une statue de Claude Wathey sur un socle devant le bâtiment, la contourner, et derrière elle, il y a un passage qui mène à la zone des magasins hors taxes, elle est indiquée, suivre cette zone jusqu'au rond-point coloré, voir la photo 3 annexe.
ils sont à gauche du rond-point , le parking est appelé " the sand ", ils sont là- ils portent tous un tee-shirt avec le logo Bernard's Tour , les véhicules attendent sur le parking. on paie les 40 dollars restants, et ils nous amènent au véhicule. pour nous, un minibus climatisé de 12 personnes, confortable et propre , et un chauffeur parlant français.
nous partons à l'heure- on passe la frontière entre côté français et côté Néerlandais , sans contrôle, c'est juste 2 drapeaux et une pancarte .
- 1er arrêt à Oyster Pond, superbe, avec vue sur l'île de St Barth. photos 4-5-6 un monsieur du pays est au bord de l'eau et prend dans l'eau à quelques mètres du bord, une petite étoile de mer, un énorme escargot de mer , deux oursins différents, tous sont bien vivants et on peut les voir de près et même les prendre délicatement dans la main, avant qu'il les remette dans l'eau. je n'en avais jamais vu de près. il nous exlique plein de choses sur ces animaux marins, c'est très intéressant. là aussi, chacun lui donne un petit quelque chose selon sa conscience 🙂.... ou pas....😠 on reste environ 20 mn à ce très beau point de vue.
- 2ème arrêt à l'étang aux poissons, il y a 2 messieurs qui attirent les iguanes en liberté en leur donnant à manger pour qu'on puisse les voir. il y en a des dizaines, partout, de toutes les dimensions, de toutes sortes de couleurs, il y en a même plein les branches des arbres de la rive. il y a une grosse boîte en plastique posée par terre, et on met ce que l'on veut pour remercier ces deux personnes. photos 7-8-9- arrêt de 15 mn environ-
-à 10h, on arrive à la magnifique plage d'Orient Bay, un rêve de plage !!!! eau turquoise transparente, quelques montagnes vertes au fond, ciel bleu, quelques nuages blancs, eau à 28 °, sable claire, et des belles vagues, un vrai bonheur !!!! on peut louer transat et parasol pour 10 dollars, sans doute moins cher plus loin, mais nous, on n'a pas fait les difficiles , trop pressés de goûter à cette superbe eau !!!! photos 10-11-12 nous avons 1h30 disponible sur place. on n'a pas cherché à aller manger, trop occupés à profiter de cette superbe baignade 😎
il y a des douches et des wc gratuits .
le chauffeur nous attend sur le parking, il nous distribue des morceaux de noix de coco fraîche et des boissons . une dame vend de jolies choses pour 5 ou 10 dollars sur le parking, bien moins cher qu'ailleurs , nous sommes plusieurs à a lui avoir pris des paréos, de jolis sacs en tissu ou des tee-shirts forts jolis.
nous repartons en direction de Marigot. nous avons 1h à disposition pour parcourir le marché très coloré, et y faire des achats si envie. la vue depuis le parking est très jolie. nous irons nous balader autour du marché pendant 15-20 mn , dans les petites rues adjacentes, très sympas. désolée, je n'ai pas encore retrouvé mes photos du marché, seulement celles de la vue depuis le parking-
de retour depuis dimanche soir de cette merveilleuse transat sur le MSC Orchestra, Gênes - Fort de France. désolée pour le retard, j'ai eu quelques soucis avec mon ordi et j'ai du faire intervenir un informaticien pour le débloquer. de plus, j'ai 7000 photos à trier 😎 et j'ai paré au plus pressé, sachant que certains d'entre vous partent le 19 et attendaient des nouvelles de nos excursions avec des agences locales 🙂
donc je ferai un CR complet plus tard, je me concentre ici sur les 5 escales des Caraïbes.
St Martin, Philipsburg :
excursion avec http://www.bernardstours.com/ , le tour numéro 2.
nous avions rendez-vous à 8h30 pour un départ à 9h. agence réservée depuis la Suisse, avant le départ. prix : 45 Dollars US par personne, dont 5 dollars US à verser comme acompte par paypal, le reste au début du tour. il n'y a pas de repas inclus, mais possibilité de manger à nos frais lors de l'arrêt à la plage. les boissons sont fournies durant toute l'excursion. prévoir linge, crème solaire, chapeau, lunettes de soleil, maillot de bain sous les habits.
nous amarrons à quelques minutes à pied du lieu de rendez-vous. en descendant la passerelle de l'Orchestra, photo 1, suivre la jetée le long des gros blocs de cailloux , voir la photo 2 annexée. il suffit de suivre le flot des croisiéristes, il n'y a pas d'autre chemin. nous avons rendez-vous au bâtiment de réception de l'entrée du port, on y arrive tout droit. il y a une statue de Claude Wathey sur un socle devant le bâtiment, la contourner, et derrière elle, il y a un passage qui mène à la zone des magasins hors taxes, elle est indiquée, suivre cette zone jusqu'au rond-point coloré, voir la photo 3 annexe.
ils sont à gauche du rond-point , le parking est appelé " the sand ", ils sont là- ils portent tous un tee-shirt avec le logo Bernard's Tour , les véhicules attendent sur le parking. on paie les 40 dollars restants, et ils nous amènent au véhicule. pour nous, un minibus climatisé de 12 personnes, confortable et propre , et un chauffeur parlant français.
nous partons à l'heure- on passe la frontière entre côté français et côté Néerlandais , sans contrôle, c'est juste 2 drapeaux et une pancarte .
- 1er arrêt à Oyster Pond, superbe, avec vue sur l'île de St Barth. photos 4-5-6 un monsieur du pays est au bord de l'eau et prend dans l'eau à quelques mètres du bord, une petite étoile de mer, un énorme escargot de mer , deux oursins différents, tous sont bien vivants et on peut les voir de près et même les prendre délicatement dans la main, avant qu'il les remette dans l'eau. je n'en avais jamais vu de près. il nous exlique plein de choses sur ces animaux marins, c'est très intéressant. là aussi, chacun lui donne un petit quelque chose selon sa conscience 🙂.... ou pas....😠 on reste environ 20 mn à ce très beau point de vue.
- 2ème arrêt à l'étang aux poissons, il y a 2 messieurs qui attirent les iguanes en liberté en leur donnant à manger pour qu'on puisse les voir. il y en a des dizaines, partout, de toutes les dimensions, de toutes sortes de couleurs, il y en a même plein les branches des arbres de la rive. il y a une grosse boîte en plastique posée par terre, et on met ce que l'on veut pour remercier ces deux personnes. photos 7-8-9- arrêt de 15 mn environ-
-à 10h, on arrive à la magnifique plage d'Orient Bay, un rêve de plage !!!! eau turquoise transparente, quelques montagnes vertes au fond, ciel bleu, quelques nuages blancs, eau à 28 °, sable claire, et des belles vagues, un vrai bonheur !!!! on peut louer transat et parasol pour 10 dollars, sans doute moins cher plus loin, mais nous, on n'a pas fait les difficiles , trop pressés de goûter à cette superbe eau !!!! photos 10-11-12 nous avons 1h30 disponible sur place. on n'a pas cherché à aller manger, trop occupés à profiter de cette superbe baignade 😎
il y a des douches et des wc gratuits .
le chauffeur nous attend sur le parking, il nous distribue des morceaux de noix de coco fraîche et des boissons . une dame vend de jolies choses pour 5 ou 10 dollars sur le parking, bien moins cher qu'ailleurs , nous sommes plusieurs à a lui avoir pris des paréos, de jolis sacs en tissu ou des tee-shirts forts jolis.
nous repartons en direction de Marigot. nous avons 1h à disposition pour parcourir le marché très coloré, et y faire des achats si envie. la vue depuis le parking est très jolie. nous irons nous balader autour du marché pendant 15-20 mn , dans les petites rues adjacentes, très sympas. désolée, je n'ai pas encore retrouvé mes photos du marché, seulement celles de la vue depuis le parking-
Itinéraire 8 jours / 7 nuits aux Philippines janvier 2016 English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir fouillé un peu partout sur internet (forum comme guides tel que le routard, lonelyplanet, worldwildbrice, easyvoyage, et j'en passe.... ), je voudrais avoir vos avis concernant notre voyage.
(Je résume à la fin)
Nous partons en couple pour les Philippines en janvier. Nous arrivons à Manille le 18/01/2016 et repartons le 25/01/2016. Vu la courte durée de notre voyage, nous sommes bien sûr au courant que nous ne pourrons pas tout faire.
Nos principaux objectifs sont de pouvoir faire du snorkelling dans de chouettes endroits plutôt calmes (même si l'idée de passer quelques journées dans des endroits qui bougent un peu plus nous déplait pas non plus, du moment qu'on a un peu des deux). On veut également pouvoir visiter des "petits" endroits sympas (cascades/village/nature) (dans des zones pas trop étendues puisqu'on a clairement pas le temps et qu'on veut pas non plus se mettre la pression et pouvoir profiter, prendre le temps de découvrir les lieux et pas simplement passer pour prendre une photo)
J'ai lu sur plusieurs sites que janvier était en période "sèche" mais finalement en creusant un peu plus, janvier semble être assez mitigé, je voudrais avoir plus d'informations, est-ce qu'il pleuvrait toute la journée ? ou est-ce seulement quelques pluies, passages nuageux et ensoleillés?
J'ai un peu de mal à imaginer un itinéraire car je ne sais pas exactement si je surestime ou pas le temps qu'il faut pour voyager d'une île à une autre et surtout le temps qu'il nous faudrait pour bien profiter d'un endroit (J'ai essayé de puiser dans les informations d'autres voyageurs, certains disent que pour Bohol par exemple, une demi journée suffit, alors que d'autres y passent 3 jours..)
Donc voici ce que j'ai imaginé :
Lundi 18/01 : - Arrivée à Manille à 00h30 (outch oui) - Vol de Manille à Dumaguete tôt le matin (il me semble que ça nous fait arriver à 6h30 à Dumaguete)
Voici les options: - Transport de Dumaguete à Siquijor OU île d'apo (On voudrait se reposer un peu de notre trajet de 25h)
On voudrait également voir Bohol même si ça me semble assez touristique, ça reste néanmoins un endroit qui semble valoir le détour =).
On voudrait également passer par le sud de Cebu.
Pensez-vous cela faisable, sans que ce soit trop la course ou le stress de faire ces 4 étapes en 8 jours, sachant que:
Lundi 25/01: - Retour à Manille pour prendre l'avion à 19h.
Pensez-vous au contraire qu'au niveau du climat, il serait préférable de changer d'itinéraire et d'aller sur l'île de Palawan ? (Je me suis pas super bien renseignée sur le sujet, j'ai surtout vu qu'il y avait 8h de bus pour se rendre à El Nido et 1 journée de bateau pour Coron, donc forcément vu la courte durée de notre voyage, j'avais un peu éliminé cette option) Cela dit je reste ouverte à tout et si vous me dites qu'il fera bien meilleur et que ce sera plus agréable et que ça correspondra plus à nos attentes, je prendrais votre avis en compte !
En résumé :
- Couple de la vingtaine, 8 jours/7 nuits au départ de Manille (que nous voulons quitter au plus vite), aimant le snorkelling, les endroits assez tranquilles même si pas gênés si de temps en temps il y a un peu de foule, visiter des petits lieux sympas (petit village, cascade, flore et faune)
- Climat pluvieux en janvier ? Averses partielles/passage nuageux ? Quel endroit des philippines est le plus agréable à ce mois ? (bon après vous n'êtes pas devin, je me doute..)
- Itinéraire imaginé : Manille -> Dumaguete - île d'Apo - Siquijor - Bohol - Sud de Cebu (faisable en si peu de temps ?) (L'ordre n'est pas encore déterminé)
- Est-ce plus intéressant d'aller à Palawan en Janvier ? ou un autre itinéraire sympa à nous proposer ? une île plutôt qu'une autre ?
J'espère sincèrement que vous pourrez nous aiguiller pour qu'on puisse profiter pleinement de ce pays qui a l'air merveilleux. Je me ferais un plaisir de donner mes impressions après mon voyage pour pouvoir aider à mon tour.
Merci d'avance !
Après avoir fouillé un peu partout sur internet (forum comme guides tel que le routard, lonelyplanet, worldwildbrice, easyvoyage, et j'en passe.... ), je voudrais avoir vos avis concernant notre voyage.
(Je résume à la fin)
Nous partons en couple pour les Philippines en janvier. Nous arrivons à Manille le 18/01/2016 et repartons le 25/01/2016. Vu la courte durée de notre voyage, nous sommes bien sûr au courant que nous ne pourrons pas tout faire.
Nos principaux objectifs sont de pouvoir faire du snorkelling dans de chouettes endroits plutôt calmes (même si l'idée de passer quelques journées dans des endroits qui bougent un peu plus nous déplait pas non plus, du moment qu'on a un peu des deux). On veut également pouvoir visiter des "petits" endroits sympas (cascades/village/nature) (dans des zones pas trop étendues puisqu'on a clairement pas le temps et qu'on veut pas non plus se mettre la pression et pouvoir profiter, prendre le temps de découvrir les lieux et pas simplement passer pour prendre une photo)
J'ai lu sur plusieurs sites que janvier était en période "sèche" mais finalement en creusant un peu plus, janvier semble être assez mitigé, je voudrais avoir plus d'informations, est-ce qu'il pleuvrait toute la journée ? ou est-ce seulement quelques pluies, passages nuageux et ensoleillés?
J'ai un peu de mal à imaginer un itinéraire car je ne sais pas exactement si je surestime ou pas le temps qu'il faut pour voyager d'une île à une autre et surtout le temps qu'il nous faudrait pour bien profiter d'un endroit (J'ai essayé de puiser dans les informations d'autres voyageurs, certains disent que pour Bohol par exemple, une demi journée suffit, alors que d'autres y passent 3 jours..)
Donc voici ce que j'ai imaginé :
Lundi 18/01 : - Arrivée à Manille à 00h30 (outch oui) - Vol de Manille à Dumaguete tôt le matin (il me semble que ça nous fait arriver à 6h30 à Dumaguete)
Voici les options: - Transport de Dumaguete à Siquijor OU île d'apo (On voudrait se reposer un peu de notre trajet de 25h)
On voudrait également voir Bohol même si ça me semble assez touristique, ça reste néanmoins un endroit qui semble valoir le détour =).
On voudrait également passer par le sud de Cebu.
Pensez-vous cela faisable, sans que ce soit trop la course ou le stress de faire ces 4 étapes en 8 jours, sachant que:
Lundi 25/01: - Retour à Manille pour prendre l'avion à 19h.
Pensez-vous au contraire qu'au niveau du climat, il serait préférable de changer d'itinéraire et d'aller sur l'île de Palawan ? (Je me suis pas super bien renseignée sur le sujet, j'ai surtout vu qu'il y avait 8h de bus pour se rendre à El Nido et 1 journée de bateau pour Coron, donc forcément vu la courte durée de notre voyage, j'avais un peu éliminé cette option) Cela dit je reste ouverte à tout et si vous me dites qu'il fera bien meilleur et que ce sera plus agréable et que ça correspondra plus à nos attentes, je prendrais votre avis en compte !
En résumé :
- Couple de la vingtaine, 8 jours/7 nuits au départ de Manille (que nous voulons quitter au plus vite), aimant le snorkelling, les endroits assez tranquilles même si pas gênés si de temps en temps il y a un peu de foule, visiter des petits lieux sympas (petit village, cascade, flore et faune)
- Climat pluvieux en janvier ? Averses partielles/passage nuageux ? Quel endroit des philippines est le plus agréable à ce mois ? (bon après vous n'êtes pas devin, je me doute..)
- Itinéraire imaginé : Manille -> Dumaguete - île d'Apo - Siquijor - Bohol - Sud de Cebu (faisable en si peu de temps ?) (L'ordre n'est pas encore déterminé)
- Est-ce plus intéressant d'aller à Palawan en Janvier ? ou un autre itinéraire sympa à nous proposer ? une île plutôt qu'une autre ?
J'espère sincèrement que vous pourrez nous aiguiller pour qu'on puisse profiter pleinement de ce pays qui a l'air merveilleux. Je me ferais un plaisir de donner mes impressions après mon voyage pour pouvoir aider à mon tour.
Merci d'avance !
Carnet de voyage d'un séjour de 16 jours sur les îles de Céphalonie et de Zante en septembre 2015 English translation pending
Carnet de voyage d’un séjour de 16 jours sur les îles de Céphalonie et de Zante en septembre 2015
15/09
Après 2h25 de vol sans histoires depuis Francfort nous arrivons à Athènes. Nous récupérons notre Suzuki Celero chez Enterprise et partons immédiatement pour Diakofto sous un beau soleil. Diakofto (ou Diakopto) est situé à mi-chemin entre Athènes et Kyllini, l’un des ports d’embarquement pour l’île de Céphalonie et c’est une des raisons qui nous l’on fait choisir comme étape intermédiaire. L’autre raison est que c’est aussi le point de départ d’un petit train à crémaillère qui traverse une gorge impressionnante. Le trajet est simple, il suffit de suivre l'autoroute à péage pour Athènes puis Elefsina puis Corinthe et enfin Patras. Nous retrouvons avec plaisir les paysages grecs, surtout ceux de la côte nord du Péloponnèse, avec l'alternance des vergers de fruitiers et d'oliviers quand la bande de terre qui sépare la mer de la montagne est suffisamment large, autrement c’est la montagne abrupte qui tombe directement dans une mer d’un bleu magnifique. Depuis Corinthe la route s'est notoirement dégradée et les travaux de doublement des voies se succèdent tous les 5 km, heureusement la circulation est très fluide et peu chargée. Vers 17h après 2h30 de trajet nous arrivons dans la petite ville de Diakofto. C'est une petite station balnéaire sans prétention avec son petit port de pêche, sa plage, ses restaurants du bord de mer pour le train à crémaillère, ce sera pour le retour il est trop tard. Nous nous installons dans notre hôtel (Diakofto Suites) belle chambre moderne et récente avec balcon sur la campagne environnante. Premier bain de mer dans une eau chaude puis excellent dîner de calamars frais accompagné d’une salade grecque face à la mer. Nuit un peu agitée à cause de voisins bruyants mais ça se calme après minuit.
16/09 Départ pour Kyllini, toujours sous le soleil, que nous atteignons après 2h de route. Nous avons pu admirer au passage le superbe pont à haubans de près de 3 km qui traverse le bras de mer peu avant Patras. A Kyllini, au port, comme prévu le ferry est à 14h30, il est midi, nous avons le temps d'aller visiter le kastro Chlemoutsi à 5 km du port. La forteresse des croisés est située sur un promontoire qui domine la mer des deux côtés assurant ainsi une surveillance efficace du territoire de Morée à l’époque médiévale. Dans le château plusieurs salles ont été aménagées en espace de musée avec panneaux explicatifs et vitrines exposant des objets trouvés sur le site. Après cette visite nous redescendons vers le port et allons déjeuner sur la terrasse d'une taberna située tout près du port. Excellent déjeuner à prix très raisonnable. Vers 14h30 nous embarquons sur le ferry et 45 mn plus tard nous accostons à Poros sur l'île de Céphalonie. Nous prenons la route en direction de notre premier lieu de séjour à Katelios que nous atteignons 30 mn plus tard. Katelios est une petite station balnéaire avec une ½ douzaine de restaurants le long de la plage et tout autour des hôtels ou plutôt des résidences hôtelières avec des appartements et des studios. Le soir nous allons dîner dans un restaurant qui donne non pas sur la plage mais sur la ruelle parallèle à la plage en arrière plan. Excellent repas avec des souvlakis et des brochettes d'agneau.
17/09 Ce matin nous partons en direction d'Argostoli : premier arrêt pour aller visiter le monastère d’Agios Andreas en contrebas du village de Kastro. Il a été reconstruit après le tremblement de terre de 1953 et est remarquable pour son iconostase dorée et ses belles icones. Nous montons ensuite au village de Kastro et allons visiter la forteresse en ruine qui domine le village et toute la campagne environnante. Déjeuner au sympathique restaurant « To kastro » installé sous des tonnelles fleuries au pied du château : excellent repas à base de piments farcis à la feta. Nous continuons en direction de la capitale Argostoli. Visite du musée Korgialenios consacré aux objets de la vie quotidienne des iliens et qui recèle une belle collection d’icones anciennes crétoises. Nous allons nous garer à la sortie Nord du village et partons à pied en direction des Katavothrès : les katavothrès sont ces phénomènes géologiques étonnants où l’eau de mer disparait dans des failles à Argostoli pour reparaître 15 km plus loin de l’autre côté de l’île près de Sami. Belle balade le long de la mer. Nous reprenons la voiture en direction de la plage de Makris Gialos, superbe plage de sable blanc, la mer est chaude et à cette heure (près de 18h) il fait encore super bon et il y a peu de monde dans l'eau.
18/09 Départ en direction de Sami. La route sinueuse s'engage dans le massif du mont Ainos et se faufile entre des reliefs accidentés. Après avoir franchi un verrou on redescend vers Sami. Après nous être un peu perdu, il faut dire que le fléchage était inexistant, nous trouvons enfin la grotte de Drogarati. Sur le parking il y a quelques bus, sûrement des croisiéristes venus depuis le port de Sami. On descend quelques marches, pas énormément me semble-t-il, et nous voilà dans une belle grotte haute de plafond et avec de belles concrétions ainsi que des stalactites et stalagmites. Nous continuons ensuite en direction du lac souterrain de Melissa, d'où ressort l'eau de mer avalée par les katavothres près d'Argostoli. Là aussi quelques bus déversent leur cargaison d'espagnols. En dépit du nombre élevé de touristes, la balade en barque autour de ce lac souterrain est agréable et les couleurs de l'eau superbe. Après cela nous revenons à Sami pour pique-niquer au bord de la mer près du lac de Karavomylos. Quatre transats bien abrités par des palmiers nous tendent les bras face à la mer. Nous nous y installons avec des cafés frappés (une institution en Grèce !) et nous nous laissons envahir par une douce somnolence. Un peu plus tard nous reprenons la voiture et allons nous garer près du kastro en ruine qui domine la colline. De là un chemin bien tracé et signalisé nous mène en 30 mn jusqu'à la plage d'Antisamos. Superbe plage de sable grossier en anse, relativement peu de monde et une eau à 25° environ. Retour à Katelios
19/09 Nous partons en direction du monastère de Gerassimos, il est vrai qu'avec le GPS la route est assez facile à trouver, même si quelque fois le choix de l'itinéraire peut être surprenant ! Nous arrivons au monastère, qui se voit de loin, c'est un ensemble de bâtiments récents qui occupent un espace important. Un vieux platane de 1570 trône au milieu du jardin. La petite église renferme dans une châsse en argent les reliques miraculeusement conservées de Saint Gerassimos, reliques que viennent vénérer les fidèles. Les murs de l'église sont entièrement recouverts de fresques dans le style traditionnel byzantin. Après cette visite, nous repartons en voiture vers le sommet de l'île, le mont Ainos qui culmine à 1627 m. La route grimpe en lacets et laisse place à un environnement de plus en plus minéral avant d’atteindre l'entrée du parc national. Là, la route pénètre dans une belle forêt de sapins de Céphalonie, espèce protégée. Un chemin balisé (carré blanc et rouge) démarre environ 100m plus bas que le parking il longe au début la route puis s'en éloigne en montant progressivement vers les sommets. Du chemin on peut admirer les fameux sapins, dont certains sont morts et desséchés. Au bout de 45 mn de marche on accède à un pierrier en pente vers le S-E de l'île duquel on peut admirer un beau panorama en direction d'Argostoli. En continuant le chemin on aperçoit devant soi, sur une butte les grandes antennes installées sur le sommet du mont Ainos. Nous redescendons par le même chemin jusqu'au parking. Malgré un beau soleil et le fait qu'il soit 14h, le fond de l'air est agréable. Nous redescendons jusqu'au monastère et pique-niquons sur un banc à l'ombre des arbres. Nous allons ensuite visiter, d'abord la coopérative d'Omala, mais devant le manque d'entrain et d'accueil des hôtesses nous allons voir un autre viticulteur et en sortons avec quelques bouteilles de vin local le fameux Robola. Retour vers le village de Lourdata et sa belle et grande plage de sable : il y a un peu de monde mais réparti sur près d'un km ça nous laisse quand même pas mal d'espace !
20/09 Toujours du beau temps, mais avec quelques nuages. Vers 10h nous quittons Katelios et partons vers Skala. Arrêt pour voir les belles mosaïques de la villa romaine puis nous longeons la côte vers Agia Efimia. Nous repérons en passant une belle plage à côté du restaurant Agia Paraskevi. Nous arrivons à Agia Efima et avons quelques difficultés à trouver notre appartement malgré le repérage effectué sur Google map. À l'endroit indiqué, pas de panneau. Les habitants de la maison, sollicités ne connaissent pas finalement il s'avère que nous étions bien au bon endroit mais que la famille qui s'occupe du bâtiment a été incapable de nous renseigner ! Finalement le patron appelé à la rescousse nous installe dans notre appartement qui jouit de deux terrasses, l’une commune à plusieurs appartements donne sur le port et une autre privée à l'arrière avec vue sur mer. Après le déjeuner nous partons à pied à la découverte de la petite ville, en fait un village avec son port sur lequel donnent une demi-douzaine de restaurants avec leurs terrasses aux chaises bleues. Par contre, en matière de plage c'est assez limité : une plage de petits galets abritée le long d'un muret le long de la rue principale et une autre de sable, minuscule, plus haut vers le Nord, mais déjà saturée avec une dizaine de baigneurs. Vers 20h nous partons dîner au restaurant Paradiso situé tout au Nord du village. Nous goûtons enfin à la fameuse tourte à la viande la « kreatopita » spécialité céphalonienne : c'est excellent. Un orage avec éclairs tonnerre et pluie se déchaîne à la fin du repas.
21/09 L'orage a duré une bonne partie de la nuit, mêlant éclairs, tonnerre et pluie. Ce matin le ciel est gris et les nuages nombreux. Après le petit déjeuner nous partons vers la plage de Myrtos. La vue depuis le haut de la falaise est impressionnante. La route descend en virages vertigineux jusqu'à la plage nichée tout en bas entre des falaises grises. La plage est déserte et pour cause, la mer roule de gros rouleaux ! Nous reprenons la route en direction du village d'Assos, ici aussi la route est impressionnante flirtant avec le vide, tout en lacets soit en montée soit en descente. Le village d'Assos est blotti tout en bas de la montagne au pied d'une presqu'île montagneuse dont le sommet est occupé par un kastro en ruine un beau chemin pavé monte en zigzag jusqu'à l'entrée du château dont on franchit l'entrée par une porte à angle droit : l'intérieur derrière les murailles est en ruine à l'exception d'un ensemble de bâtiments récent mais abandonné. Retour au village et déjeuner sur la terrasse d'une taberna au bord de la mer, de sardines et de calamars frais, super ! Au moment de payer, quelques gouttes commencent à tomber, retour à Agia Efima.
22/09 Beau temps et soleil. Départ pour la péninsule de Paliki en prenant la très belle route en corniche qui domine la baie de Myrtos par le Sud, de là haut, la mer déploie des nuances de bleu magiques. Les appareils de photos crépitent ! Nous continuons en empruntant de petites routes vers le Monastère de Kypourion, isolé tout au S.E. de la péninsule en bord de mer. Belle iconostase dorée et belles icones anciennes, l'endroit respire le calme et la sérénité. Nous revenons en passant par Rifi et Vovikes jusqu'à la très belle plage de Petanoi. Ici aussi la couleur de la mer varie en fonction du fond et de l'endroit. La mer par contre est déchaînée et roule de gros rouleaux qui viennent s'écraser sur la plage : la baignade sera moins tranquille que les autres jours et nos yeux ne quittent pas un seul instant les vagues qui viennent déferler sur le sable. Déjeuner sur place puis départ en fin de journée et retour par la même route en corniche au-dessus de la baie de Myrtos.
23/09 Beau temps et soleil malgré une prévision météo mitigée ! Nous partons en direction du Nord de l'île en empruntant la route qui longe et domine la côte côté Est vers Ithaque : super éclairage à cette heure matinale (10h), nous continuons notre route par une belle campagne très verte et cultivée en direction de Fiscardo que nous atteignons vers 11h. Balade dans la petite station balnéaire qui a un faux air de St-Tropez avec sa marina, ses restaurants chics et ses beaux yachts amarrés sur le port. Nous déambulons puis allons faire une balade repérée sur le net et bien fléchée qui va vers les phares et l’antique basilique en ruine. Retour vers Fiscardo et balade vers la plage d’Emplysi. Nous continuons ensuite le chemin qui mène à la plage de Kimilia, passe par la chapelle de St-Spyridon et revient sur le parking de Fiscardo.
24/09 Réveil matinal, il nous faut faire les quelques 50 km qui nous séparent du port de Pessada d’où nous embarquons à destination de l’île de Zante. Départ dans la nuit en direction des montagnes vers le nord. Peu de monde sur la route à l'exception d’un troupeau de chèvres installées pour la nuit sur le bitume bien plus chaud que les pâturages ! 7h15 : Le bateau est déjà là, nous attendrons 7h30 pour monter à bord, au moment où le soleil daigne montrer le bout de son nez derrière les contreforts du mont Ainos. C'est parti ensuite pour 1h30mn de navigation calme entre Cephalonie et le petit port d’Agios Nikolaos à Zante. Le bateau est quasi vide avec 2 voitures, une moto et 8 passagers. Nous longeons les « blue caves » puis arrivons au port d'Agios Nikolaos. Nous réservons directement la balade en bateau pour les « blue caves et la « plage du naufrage » ou navigo ou ship wreck. Nous sommes 10 passagers et partons directement pour la plage du naufrage : là, une dizaine ou plus de bateaux de toutes tailles ont déversé leurs cargaisons de passagers venu du monde entier, à entendre leurs langues, pour se baigner dans les eaux azur de cette plage mythique accessible uniquement par la mer et entièrement encerclée par une falaise vertigineuse blanche. Les selfies et les clic-clac n'arrêtent pas. Les bateaux se succèdent à intervalles rapprochés, c’est dommage ce site mériterait une ambiance plus zen, mais bon ! C'est étrange de voir tant de monde dans cet endroit qui semble éloigné de toute civilisation ! Retour en bateau et arrêt dans les « blue caves » renommées pour la couleur d'un bleu irréel de la mer. Nous reprenons notre voiture en direction du village de Vollimes où nous allons déjeuner dans une taverna sans prétention arrêt pour aller visiter les extérieurs du monastère d'Anaphonitria, l'église étant fermée. Nous continuons vers Vassilikos où se trouve notre location. C'est une belle maison assez grande de trois niveaux qui comportent environ 10 studios. La maison est entourée par un beau jardin, plus loin une grande oliveraie et encore plus loin la mer bleue. Les gérants sont très sympathiques et nous font visiter l'appartement composé de deux chambres indépendantes, d'une cuisine commune et d'une grande terrasse privée donnant sur les oliviers et la mer.
25/09 Nous partons ce matin nous promener dans les environs proches de l'appartement à Vassilikos. Nous y garons notre voiture près du restaurant Villa Rossa et partons à pied en direction de la plage, nous longeons de nombreux chantiers de villas, tous arrêtés à des stades divers. La crise est passée par là et les programmes immobiliers inconséquents en ont soufferts. Nous longeons ensuite la belle plage de Gerakas, réputée pour être l'endroit où viennent pondre les tortues Caretta-caretta. Peu après cette belle plage nous surplombons des reliefs ravinés calcaires à l’image de ceux de Cappadoce puis le chemin rejoint l’endroit où nous avions garé notre voiture.
26/09 Un orage a éclaté hier soir et il a plu une bonne partie de la nuit. Temps mitigé ce matin avec nuages et vent frais. Nous partons visiter la ville de Zakinthos. Nous nous garons sur le port et allons voir la vieille église Agios Nikolaos Tou Molou (vieille iconostase dorée) sur la place Solomos. Balade en ville vers la place Markou à l’architecture italianisante : l’atmosphère aussi est italianisante avec ces bars et restaurants bondés de gens buvant et échangeant les derniers potins de la vie politique grecque plutôt tourmentée ces derniers jours avec la formation du nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras. Nous partons à pied découvrir la vieille citadelle perchée sur la colline et d'où la vue sur la ville est magnifique. Dès que l’on s’éloigne du centre ville l'habitat se dégrade et la crise laisse voir les exclus du système. Nous reprenons la voiture et roulons en direction du village de Keri. Nous nous garons au phare et découvrons la beauté du site et les panoramas époustouflants sur les falaises blanches qui tombent dans la mer. Nous partons à pied faire la balade qui démarre juste avant l'arrivée au restaurant lighthouse quand on vient de Keri, là une piste caillouteuse mais carrossable monte en direction des falaises avant de bifurquer vers le Nord. Une sente courte mène à un promontoire non sécurisé d'où la vue sur la falaise et un ilot de pierre est impressionnante. La balade se poursuit dans une belle forêt de pins puis la route longe des oliveraies et des vergers avant d'atteindre Keri. Nous recherchons la voiture au phare, allons jeter un dernier coup d'œil et faire quelques photos des falaises et allons dîner dans une taverna typique à la sortie de Keri vers Zakynthos : Le barbecue récemment allumé laisse échapper de bonnes odeurs. Nous nous installons sur la terrasse face à la mer au loin et dégustons un plat délicieux de pancetta, grillade de porc bien grillée, croustillante et moelleuse en même temps, on se régale.
27/09 Beau temps et soleil n’ayant pas trop envie de reprendre la voiture pour aller sillonner l’île, nous allons à la plage Banana, c’est la plus proche de notre appartement. Comme d’habitude, la plage assez grande est partagée en plusieurs lots, les plages privées qui dépendent d’hôtels ou de restaurants et la plage publique qui n’est pas réduite à une portion congrue, tant mieux puisque c’est celle que nous préférons. Le long de la plage à peine en retrait un gigantesque chantier de construction d’un ou de plusieurs hôtels composés de nombreux bâtiments est à l’arrêt, crise, faillite, non respect d’une loi littorale locale ? On n’en sait rien mais en attendant ce n’est pas très esthétique et si la construction reprend ça va forcément enlaidir un coin qui était resté relativement peu bétonné.
28/09 Comme hier, nous retournons à la plage Banana, puis nous filons en voiture vers Anaphonitria, d’où une route mène à un mirador qui domine la plage où est échoué le fameux navire. Nous ne sommes pas seuls et il faut faire un peu de queue avant d’accéder à la minuscule avancée qui permet d’avoir une vue plongeante et impressionnante sur le site. Nous allons ensuite faire une balade à pied depuis le village d’Exo Hora, balade qui permet depuis le lieudit Zizou d’avoir une vue plongeante sur les falaises. Attention le sentier qui y mène s’arrête brusquement au bord de la falaise et pour ceux qui ne lisent pas le grec sur le petit panneau planté là, ça peut être dangereux. Autre beau point de vue depuis le restaurant Sunset situé près du village de Kambi. Nous continuons vers Agia Leon et prenons la toute qui descend vers Porto Limionas et Porto Roxa, petits bouts du monde.
29/09 Départ ce matin en direction du port de Zakinthos. Le ferry quitte le port à 10h30 pour 1h15 mn de navigation pour le port de Kyllini sur le continent. Beau temps, mer d'huile et soleil. Nous croisons un super voilier toutes voiles dehors et un mastodonte de Costa croisières. Nous quittons Kyllini vers 11h50 et roulons vers Diakofto que nous atteignons vers 13h45. Installation au Suite Diakofto puis nous allons acheter nos billets de train à crémaillères pour aller faire le circuit jusqu'à Kalavryta. Impressionnant ce circuit qui mène de Diakofto à Kalavryta ! Le train à voie étroite suit le cours de la rivière Vouraikos qui a creusé une gorge très abrupte dans la montagne. Le relief est impressionnant tant vers le haut que le bas. En effet la voie ferrée est quelque fois suspendue entre la montagne et le fond de la rivière. Le trajet très sinueux fait alterner tunnels et viaducs. Au bout d’une heure nous voilà à Kalavryta, village de montagne dont les nombreux restaurants témoignent de l’intérêt touristique de ce trajet en train. Au bout de 20 mn nous repartons dans l’autre sens pour revenir à Diakopto. Dernier dîner dans la même petite taberna qu’à l’aller près du port où nous nous régalons de petits calamars frais, fritures de petits poissons.
30/09 Départ pour l’aéroport d’Athènes, sous un ciel assez chargé, nous aurons même quelques gouttes de pluie vers Corinthe. Voyage sans histoire. Au bout de 2h15 mn nous voilà rendu, fin du voyage !
En résumé :
Ile relativement plus touristique que prévue : Céphalonie est relativement peu bétonnée mais il y avait encore pas mal de touristes à la grotte de Drogarati, au lac de Melissa et au village de Fiscardo, il est vrai qu’un gros bateau de croisière venait d’accoster. Par contre on a trouvé que Zante était beaucoup plus touristique et bétonné que Céphalonie, surtout le long de la côte entre Zakinthos ville et la plage de Gerakas à Vassilikos. On a aussi compris pourquoi la plage du navire échoué était la plus photographiée de Grèce quand on a vu l’exploitation commerciale et la quantité des bateaux qui déversaient à intervalles rapprochés leur cargaison de touristes de toutes nationalités on n’ose imaginer ce que ça doit être en pleine saison ! Les nombreuses échoppes de souvenirs installées dans les hameaux situés sur les trajets touristiques majeurs en sont une autre illustration. Quant au coût de la vie il nous est apparu très proche de ce dont nous avions l’habitude les autres années, peut-être parce que l’augmentation de la tva a été compensée par une baisse des marges des intermédiaires ou des commerçants du moins en ce qui concerne le secteur touristique (hôtels, restaurants et autres services).
Nos coups de cœur : Le circuit dans les gorges de Vouraikos au départ de Diakopto dans le Péloponnèse La balade autour du sommet du mont Ainos Le village d’Assos et la balade vers le Kastro La balade du Kastro de Sami vers la plage d’Antisamos Les plages de Myrtos et de Petanoi Le village de Katelios La balade autour du phare de Keri
Nos déceptions La plage du naufrage (trop de monde, c’est l’industrie) Les « blue caves » : rien d’exceptionnel, déjà vu ailleurs
Budget total pour 4 personnes : 4000 €
Avion : AR de Bâle à Athènes (Lufthansa et Austrian) 942 € Voiture de location + essence 16 jours 558 € Ferries + train (gorges de Vouraikos) 280 € Hôtels et appartements : 1110 € Nourriture et restaurants : 960 € Divers, visites : 150 €
Lien vers l’album de photos :
https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/IlesDeCephalonieEtDeZanteSeptembre2015?authkey=Gv1sRgCNatv7no-ueOTA
15/09
Après 2h25 de vol sans histoires depuis Francfort nous arrivons à Athènes. Nous récupérons notre Suzuki Celero chez Enterprise et partons immédiatement pour Diakofto sous un beau soleil. Diakofto (ou Diakopto) est situé à mi-chemin entre Athènes et Kyllini, l’un des ports d’embarquement pour l’île de Céphalonie et c’est une des raisons qui nous l’on fait choisir comme étape intermédiaire. L’autre raison est que c’est aussi le point de départ d’un petit train à crémaillère qui traverse une gorge impressionnante. Le trajet est simple, il suffit de suivre l'autoroute à péage pour Athènes puis Elefsina puis Corinthe et enfin Patras. Nous retrouvons avec plaisir les paysages grecs, surtout ceux de la côte nord du Péloponnèse, avec l'alternance des vergers de fruitiers et d'oliviers quand la bande de terre qui sépare la mer de la montagne est suffisamment large, autrement c’est la montagne abrupte qui tombe directement dans une mer d’un bleu magnifique. Depuis Corinthe la route s'est notoirement dégradée et les travaux de doublement des voies se succèdent tous les 5 km, heureusement la circulation est très fluide et peu chargée. Vers 17h après 2h30 de trajet nous arrivons dans la petite ville de Diakofto. C'est une petite station balnéaire sans prétention avec son petit port de pêche, sa plage, ses restaurants du bord de mer pour le train à crémaillère, ce sera pour le retour il est trop tard. Nous nous installons dans notre hôtel (Diakofto Suites) belle chambre moderne et récente avec balcon sur la campagne environnante. Premier bain de mer dans une eau chaude puis excellent dîner de calamars frais accompagné d’une salade grecque face à la mer. Nuit un peu agitée à cause de voisins bruyants mais ça se calme après minuit.
16/09 Départ pour Kyllini, toujours sous le soleil, que nous atteignons après 2h de route. Nous avons pu admirer au passage le superbe pont à haubans de près de 3 km qui traverse le bras de mer peu avant Patras. A Kyllini, au port, comme prévu le ferry est à 14h30, il est midi, nous avons le temps d'aller visiter le kastro Chlemoutsi à 5 km du port. La forteresse des croisés est située sur un promontoire qui domine la mer des deux côtés assurant ainsi une surveillance efficace du territoire de Morée à l’époque médiévale. Dans le château plusieurs salles ont été aménagées en espace de musée avec panneaux explicatifs et vitrines exposant des objets trouvés sur le site. Après cette visite nous redescendons vers le port et allons déjeuner sur la terrasse d'une taberna située tout près du port. Excellent déjeuner à prix très raisonnable. Vers 14h30 nous embarquons sur le ferry et 45 mn plus tard nous accostons à Poros sur l'île de Céphalonie. Nous prenons la route en direction de notre premier lieu de séjour à Katelios que nous atteignons 30 mn plus tard. Katelios est une petite station balnéaire avec une ½ douzaine de restaurants le long de la plage et tout autour des hôtels ou plutôt des résidences hôtelières avec des appartements et des studios. Le soir nous allons dîner dans un restaurant qui donne non pas sur la plage mais sur la ruelle parallèle à la plage en arrière plan. Excellent repas avec des souvlakis et des brochettes d'agneau.
17/09 Ce matin nous partons en direction d'Argostoli : premier arrêt pour aller visiter le monastère d’Agios Andreas en contrebas du village de Kastro. Il a été reconstruit après le tremblement de terre de 1953 et est remarquable pour son iconostase dorée et ses belles icones. Nous montons ensuite au village de Kastro et allons visiter la forteresse en ruine qui domine le village et toute la campagne environnante. Déjeuner au sympathique restaurant « To kastro » installé sous des tonnelles fleuries au pied du château : excellent repas à base de piments farcis à la feta. Nous continuons en direction de la capitale Argostoli. Visite du musée Korgialenios consacré aux objets de la vie quotidienne des iliens et qui recèle une belle collection d’icones anciennes crétoises. Nous allons nous garer à la sortie Nord du village et partons à pied en direction des Katavothrès : les katavothrès sont ces phénomènes géologiques étonnants où l’eau de mer disparait dans des failles à Argostoli pour reparaître 15 km plus loin de l’autre côté de l’île près de Sami. Belle balade le long de la mer. Nous reprenons la voiture en direction de la plage de Makris Gialos, superbe plage de sable blanc, la mer est chaude et à cette heure (près de 18h) il fait encore super bon et il y a peu de monde dans l'eau.
18/09 Départ en direction de Sami. La route sinueuse s'engage dans le massif du mont Ainos et se faufile entre des reliefs accidentés. Après avoir franchi un verrou on redescend vers Sami. Après nous être un peu perdu, il faut dire que le fléchage était inexistant, nous trouvons enfin la grotte de Drogarati. Sur le parking il y a quelques bus, sûrement des croisiéristes venus depuis le port de Sami. On descend quelques marches, pas énormément me semble-t-il, et nous voilà dans une belle grotte haute de plafond et avec de belles concrétions ainsi que des stalactites et stalagmites. Nous continuons ensuite en direction du lac souterrain de Melissa, d'où ressort l'eau de mer avalée par les katavothres près d'Argostoli. Là aussi quelques bus déversent leur cargaison d'espagnols. En dépit du nombre élevé de touristes, la balade en barque autour de ce lac souterrain est agréable et les couleurs de l'eau superbe. Après cela nous revenons à Sami pour pique-niquer au bord de la mer près du lac de Karavomylos. Quatre transats bien abrités par des palmiers nous tendent les bras face à la mer. Nous nous y installons avec des cafés frappés (une institution en Grèce !) et nous nous laissons envahir par une douce somnolence. Un peu plus tard nous reprenons la voiture et allons nous garer près du kastro en ruine qui domine la colline. De là un chemin bien tracé et signalisé nous mène en 30 mn jusqu'à la plage d'Antisamos. Superbe plage de sable grossier en anse, relativement peu de monde et une eau à 25° environ. Retour à Katelios
19/09 Nous partons en direction du monastère de Gerassimos, il est vrai qu'avec le GPS la route est assez facile à trouver, même si quelque fois le choix de l'itinéraire peut être surprenant ! Nous arrivons au monastère, qui se voit de loin, c'est un ensemble de bâtiments récents qui occupent un espace important. Un vieux platane de 1570 trône au milieu du jardin. La petite église renferme dans une châsse en argent les reliques miraculeusement conservées de Saint Gerassimos, reliques que viennent vénérer les fidèles. Les murs de l'église sont entièrement recouverts de fresques dans le style traditionnel byzantin. Après cette visite, nous repartons en voiture vers le sommet de l'île, le mont Ainos qui culmine à 1627 m. La route grimpe en lacets et laisse place à un environnement de plus en plus minéral avant d’atteindre l'entrée du parc national. Là, la route pénètre dans une belle forêt de sapins de Céphalonie, espèce protégée. Un chemin balisé (carré blanc et rouge) démarre environ 100m plus bas que le parking il longe au début la route puis s'en éloigne en montant progressivement vers les sommets. Du chemin on peut admirer les fameux sapins, dont certains sont morts et desséchés. Au bout de 45 mn de marche on accède à un pierrier en pente vers le S-E de l'île duquel on peut admirer un beau panorama en direction d'Argostoli. En continuant le chemin on aperçoit devant soi, sur une butte les grandes antennes installées sur le sommet du mont Ainos. Nous redescendons par le même chemin jusqu'au parking. Malgré un beau soleil et le fait qu'il soit 14h, le fond de l'air est agréable. Nous redescendons jusqu'au monastère et pique-niquons sur un banc à l'ombre des arbres. Nous allons ensuite visiter, d'abord la coopérative d'Omala, mais devant le manque d'entrain et d'accueil des hôtesses nous allons voir un autre viticulteur et en sortons avec quelques bouteilles de vin local le fameux Robola. Retour vers le village de Lourdata et sa belle et grande plage de sable : il y a un peu de monde mais réparti sur près d'un km ça nous laisse quand même pas mal d'espace !
20/09 Toujours du beau temps, mais avec quelques nuages. Vers 10h nous quittons Katelios et partons vers Skala. Arrêt pour voir les belles mosaïques de la villa romaine puis nous longeons la côte vers Agia Efimia. Nous repérons en passant une belle plage à côté du restaurant Agia Paraskevi. Nous arrivons à Agia Efima et avons quelques difficultés à trouver notre appartement malgré le repérage effectué sur Google map. À l'endroit indiqué, pas de panneau. Les habitants de la maison, sollicités ne connaissent pas finalement il s'avère que nous étions bien au bon endroit mais que la famille qui s'occupe du bâtiment a été incapable de nous renseigner ! Finalement le patron appelé à la rescousse nous installe dans notre appartement qui jouit de deux terrasses, l’une commune à plusieurs appartements donne sur le port et une autre privée à l'arrière avec vue sur mer. Après le déjeuner nous partons à pied à la découverte de la petite ville, en fait un village avec son port sur lequel donnent une demi-douzaine de restaurants avec leurs terrasses aux chaises bleues. Par contre, en matière de plage c'est assez limité : une plage de petits galets abritée le long d'un muret le long de la rue principale et une autre de sable, minuscule, plus haut vers le Nord, mais déjà saturée avec une dizaine de baigneurs. Vers 20h nous partons dîner au restaurant Paradiso situé tout au Nord du village. Nous goûtons enfin à la fameuse tourte à la viande la « kreatopita » spécialité céphalonienne : c'est excellent. Un orage avec éclairs tonnerre et pluie se déchaîne à la fin du repas.
21/09 L'orage a duré une bonne partie de la nuit, mêlant éclairs, tonnerre et pluie. Ce matin le ciel est gris et les nuages nombreux. Après le petit déjeuner nous partons vers la plage de Myrtos. La vue depuis le haut de la falaise est impressionnante. La route descend en virages vertigineux jusqu'à la plage nichée tout en bas entre des falaises grises. La plage est déserte et pour cause, la mer roule de gros rouleaux ! Nous reprenons la route en direction du village d'Assos, ici aussi la route est impressionnante flirtant avec le vide, tout en lacets soit en montée soit en descente. Le village d'Assos est blotti tout en bas de la montagne au pied d'une presqu'île montagneuse dont le sommet est occupé par un kastro en ruine un beau chemin pavé monte en zigzag jusqu'à l'entrée du château dont on franchit l'entrée par une porte à angle droit : l'intérieur derrière les murailles est en ruine à l'exception d'un ensemble de bâtiments récent mais abandonné. Retour au village et déjeuner sur la terrasse d'une taberna au bord de la mer, de sardines et de calamars frais, super ! Au moment de payer, quelques gouttes commencent à tomber, retour à Agia Efima.
22/09 Beau temps et soleil. Départ pour la péninsule de Paliki en prenant la très belle route en corniche qui domine la baie de Myrtos par le Sud, de là haut, la mer déploie des nuances de bleu magiques. Les appareils de photos crépitent ! Nous continuons en empruntant de petites routes vers le Monastère de Kypourion, isolé tout au S.E. de la péninsule en bord de mer. Belle iconostase dorée et belles icones anciennes, l'endroit respire le calme et la sérénité. Nous revenons en passant par Rifi et Vovikes jusqu'à la très belle plage de Petanoi. Ici aussi la couleur de la mer varie en fonction du fond et de l'endroit. La mer par contre est déchaînée et roule de gros rouleaux qui viennent s'écraser sur la plage : la baignade sera moins tranquille que les autres jours et nos yeux ne quittent pas un seul instant les vagues qui viennent déferler sur le sable. Déjeuner sur place puis départ en fin de journée et retour par la même route en corniche au-dessus de la baie de Myrtos.
23/09 Beau temps et soleil malgré une prévision météo mitigée ! Nous partons en direction du Nord de l'île en empruntant la route qui longe et domine la côte côté Est vers Ithaque : super éclairage à cette heure matinale (10h), nous continuons notre route par une belle campagne très verte et cultivée en direction de Fiscardo que nous atteignons vers 11h. Balade dans la petite station balnéaire qui a un faux air de St-Tropez avec sa marina, ses restaurants chics et ses beaux yachts amarrés sur le port. Nous déambulons puis allons faire une balade repérée sur le net et bien fléchée qui va vers les phares et l’antique basilique en ruine. Retour vers Fiscardo et balade vers la plage d’Emplysi. Nous continuons ensuite le chemin qui mène à la plage de Kimilia, passe par la chapelle de St-Spyridon et revient sur le parking de Fiscardo.
24/09 Réveil matinal, il nous faut faire les quelques 50 km qui nous séparent du port de Pessada d’où nous embarquons à destination de l’île de Zante. Départ dans la nuit en direction des montagnes vers le nord. Peu de monde sur la route à l'exception d’un troupeau de chèvres installées pour la nuit sur le bitume bien plus chaud que les pâturages ! 7h15 : Le bateau est déjà là, nous attendrons 7h30 pour monter à bord, au moment où le soleil daigne montrer le bout de son nez derrière les contreforts du mont Ainos. C'est parti ensuite pour 1h30mn de navigation calme entre Cephalonie et le petit port d’Agios Nikolaos à Zante. Le bateau est quasi vide avec 2 voitures, une moto et 8 passagers. Nous longeons les « blue caves » puis arrivons au port d'Agios Nikolaos. Nous réservons directement la balade en bateau pour les « blue caves et la « plage du naufrage » ou navigo ou ship wreck. Nous sommes 10 passagers et partons directement pour la plage du naufrage : là, une dizaine ou plus de bateaux de toutes tailles ont déversé leurs cargaisons de passagers venu du monde entier, à entendre leurs langues, pour se baigner dans les eaux azur de cette plage mythique accessible uniquement par la mer et entièrement encerclée par une falaise vertigineuse blanche. Les selfies et les clic-clac n'arrêtent pas. Les bateaux se succèdent à intervalles rapprochés, c’est dommage ce site mériterait une ambiance plus zen, mais bon ! C'est étrange de voir tant de monde dans cet endroit qui semble éloigné de toute civilisation ! Retour en bateau et arrêt dans les « blue caves » renommées pour la couleur d'un bleu irréel de la mer. Nous reprenons notre voiture en direction du village de Vollimes où nous allons déjeuner dans une taverna sans prétention arrêt pour aller visiter les extérieurs du monastère d'Anaphonitria, l'église étant fermée. Nous continuons vers Vassilikos où se trouve notre location. C'est une belle maison assez grande de trois niveaux qui comportent environ 10 studios. La maison est entourée par un beau jardin, plus loin une grande oliveraie et encore plus loin la mer bleue. Les gérants sont très sympathiques et nous font visiter l'appartement composé de deux chambres indépendantes, d'une cuisine commune et d'une grande terrasse privée donnant sur les oliviers et la mer.
25/09 Nous partons ce matin nous promener dans les environs proches de l'appartement à Vassilikos. Nous y garons notre voiture près du restaurant Villa Rossa et partons à pied en direction de la plage, nous longeons de nombreux chantiers de villas, tous arrêtés à des stades divers. La crise est passée par là et les programmes immobiliers inconséquents en ont soufferts. Nous longeons ensuite la belle plage de Gerakas, réputée pour être l'endroit où viennent pondre les tortues Caretta-caretta. Peu après cette belle plage nous surplombons des reliefs ravinés calcaires à l’image de ceux de Cappadoce puis le chemin rejoint l’endroit où nous avions garé notre voiture.
26/09 Un orage a éclaté hier soir et il a plu une bonne partie de la nuit. Temps mitigé ce matin avec nuages et vent frais. Nous partons visiter la ville de Zakinthos. Nous nous garons sur le port et allons voir la vieille église Agios Nikolaos Tou Molou (vieille iconostase dorée) sur la place Solomos. Balade en ville vers la place Markou à l’architecture italianisante : l’atmosphère aussi est italianisante avec ces bars et restaurants bondés de gens buvant et échangeant les derniers potins de la vie politique grecque plutôt tourmentée ces derniers jours avec la formation du nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras. Nous partons à pied découvrir la vieille citadelle perchée sur la colline et d'où la vue sur la ville est magnifique. Dès que l’on s’éloigne du centre ville l'habitat se dégrade et la crise laisse voir les exclus du système. Nous reprenons la voiture et roulons en direction du village de Keri. Nous nous garons au phare et découvrons la beauté du site et les panoramas époustouflants sur les falaises blanches qui tombent dans la mer. Nous partons à pied faire la balade qui démarre juste avant l'arrivée au restaurant lighthouse quand on vient de Keri, là une piste caillouteuse mais carrossable monte en direction des falaises avant de bifurquer vers le Nord. Une sente courte mène à un promontoire non sécurisé d'où la vue sur la falaise et un ilot de pierre est impressionnante. La balade se poursuit dans une belle forêt de pins puis la route longe des oliveraies et des vergers avant d'atteindre Keri. Nous recherchons la voiture au phare, allons jeter un dernier coup d'œil et faire quelques photos des falaises et allons dîner dans une taverna typique à la sortie de Keri vers Zakynthos : Le barbecue récemment allumé laisse échapper de bonnes odeurs. Nous nous installons sur la terrasse face à la mer au loin et dégustons un plat délicieux de pancetta, grillade de porc bien grillée, croustillante et moelleuse en même temps, on se régale.
27/09 Beau temps et soleil n’ayant pas trop envie de reprendre la voiture pour aller sillonner l’île, nous allons à la plage Banana, c’est la plus proche de notre appartement. Comme d’habitude, la plage assez grande est partagée en plusieurs lots, les plages privées qui dépendent d’hôtels ou de restaurants et la plage publique qui n’est pas réduite à une portion congrue, tant mieux puisque c’est celle que nous préférons. Le long de la plage à peine en retrait un gigantesque chantier de construction d’un ou de plusieurs hôtels composés de nombreux bâtiments est à l’arrêt, crise, faillite, non respect d’une loi littorale locale ? On n’en sait rien mais en attendant ce n’est pas très esthétique et si la construction reprend ça va forcément enlaidir un coin qui était resté relativement peu bétonné.
28/09 Comme hier, nous retournons à la plage Banana, puis nous filons en voiture vers Anaphonitria, d’où une route mène à un mirador qui domine la plage où est échoué le fameux navire. Nous ne sommes pas seuls et il faut faire un peu de queue avant d’accéder à la minuscule avancée qui permet d’avoir une vue plongeante et impressionnante sur le site. Nous allons ensuite faire une balade à pied depuis le village d’Exo Hora, balade qui permet depuis le lieudit Zizou d’avoir une vue plongeante sur les falaises. Attention le sentier qui y mène s’arrête brusquement au bord de la falaise et pour ceux qui ne lisent pas le grec sur le petit panneau planté là, ça peut être dangereux. Autre beau point de vue depuis le restaurant Sunset situé près du village de Kambi. Nous continuons vers Agia Leon et prenons la toute qui descend vers Porto Limionas et Porto Roxa, petits bouts du monde.
29/09 Départ ce matin en direction du port de Zakinthos. Le ferry quitte le port à 10h30 pour 1h15 mn de navigation pour le port de Kyllini sur le continent. Beau temps, mer d'huile et soleil. Nous croisons un super voilier toutes voiles dehors et un mastodonte de Costa croisières. Nous quittons Kyllini vers 11h50 et roulons vers Diakofto que nous atteignons vers 13h45. Installation au Suite Diakofto puis nous allons acheter nos billets de train à crémaillères pour aller faire le circuit jusqu'à Kalavryta. Impressionnant ce circuit qui mène de Diakofto à Kalavryta ! Le train à voie étroite suit le cours de la rivière Vouraikos qui a creusé une gorge très abrupte dans la montagne. Le relief est impressionnant tant vers le haut que le bas. En effet la voie ferrée est quelque fois suspendue entre la montagne et le fond de la rivière. Le trajet très sinueux fait alterner tunnels et viaducs. Au bout d’une heure nous voilà à Kalavryta, village de montagne dont les nombreux restaurants témoignent de l’intérêt touristique de ce trajet en train. Au bout de 20 mn nous repartons dans l’autre sens pour revenir à Diakopto. Dernier dîner dans la même petite taberna qu’à l’aller près du port où nous nous régalons de petits calamars frais, fritures de petits poissons.
30/09 Départ pour l’aéroport d’Athènes, sous un ciel assez chargé, nous aurons même quelques gouttes de pluie vers Corinthe. Voyage sans histoire. Au bout de 2h15 mn nous voilà rendu, fin du voyage !
En résumé :
Ile relativement plus touristique que prévue : Céphalonie est relativement peu bétonnée mais il y avait encore pas mal de touristes à la grotte de Drogarati, au lac de Melissa et au village de Fiscardo, il est vrai qu’un gros bateau de croisière venait d’accoster. Par contre on a trouvé que Zante était beaucoup plus touristique et bétonné que Céphalonie, surtout le long de la côte entre Zakinthos ville et la plage de Gerakas à Vassilikos. On a aussi compris pourquoi la plage du navire échoué était la plus photographiée de Grèce quand on a vu l’exploitation commerciale et la quantité des bateaux qui déversaient à intervalles rapprochés leur cargaison de touristes de toutes nationalités on n’ose imaginer ce que ça doit être en pleine saison ! Les nombreuses échoppes de souvenirs installées dans les hameaux situés sur les trajets touristiques majeurs en sont une autre illustration. Quant au coût de la vie il nous est apparu très proche de ce dont nous avions l’habitude les autres années, peut-être parce que l’augmentation de la tva a été compensée par une baisse des marges des intermédiaires ou des commerçants du moins en ce qui concerne le secteur touristique (hôtels, restaurants et autres services).
Nos coups de cœur : Le circuit dans les gorges de Vouraikos au départ de Diakopto dans le Péloponnèse La balade autour du sommet du mont Ainos Le village d’Assos et la balade vers le Kastro La balade du Kastro de Sami vers la plage d’Antisamos Les plages de Myrtos et de Petanoi Le village de Katelios La balade autour du phare de Keri
Nos déceptions La plage du naufrage (trop de monde, c’est l’industrie) Les « blue caves » : rien d’exceptionnel, déjà vu ailleurs
Budget total pour 4 personnes : 4000 €
Avion : AR de Bâle à Athènes (Lufthansa et Austrian) 942 € Voiture de location + essence 16 jours 558 € Ferries + train (gorges de Vouraikos) 280 € Hôtels et appartements : 1110 € Nourriture et restaurants : 960 € Divers, visites : 150 €
Lien vers l’album de photos :
https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/IlesDeCephalonieEtDeZanteSeptembre2015?authkey=Gv1sRgCNatv7no-ueOTA
Faut-il réserver en avance pour aller aux îles Similan? English translation pending
Bonjour,
Je galère à trouver des infos complètes sur les îles Similian. Je voudrais faire l’excursion 2 jours/1 nuit mi-mars et je voudrais savoir s'il fallait réserver à l'avance (en France) ou si je pouvais réserver dans une agence à Phuket à mon arrivée en Thailande? C'ets surtout pour l'hébérgement que je me pose la question, est ce que c'est prit d'assaut ou il y a toujours des bungalows/tentes de dispo quelques jours avant. Ensuite est ce que vous me conseillez plus de dormir dans un bungalow (j'ai lu qu'il y avait des rats qui pouvaient rentrer) ou dans une tente (apparemment il y fait très chaud). et enfin concernant les tarifs j'ai trouvé pleins de prix différents sur les forums, allant de 3500 baht par personne (avec bungalow) à 7000 baht. Connaissez vous une agence qui pratique de bons tarifs? Et quel est d'après vous le tarif "normal". Merci Sananounette
Je galère à trouver des infos complètes sur les îles Similian. Je voudrais faire l’excursion 2 jours/1 nuit mi-mars et je voudrais savoir s'il fallait réserver à l'avance (en France) ou si je pouvais réserver dans une agence à Phuket à mon arrivée en Thailande? C'ets surtout pour l'hébérgement que je me pose la question, est ce que c'est prit d'assaut ou il y a toujours des bungalows/tentes de dispo quelques jours avant. Ensuite est ce que vous me conseillez plus de dormir dans un bungalow (j'ai lu qu'il y avait des rats qui pouvaient rentrer) ou dans une tente (apparemment il y fait très chaud). et enfin concernant les tarifs j'ai trouvé pleins de prix différents sur les forums, allant de 3500 baht par personne (avec bungalow) à 7000 baht. Connaissez vous une agence qui pratique de bons tarifs? Et quel est d'après vous le tarif "normal". Merci Sananounette
Le nouveau MSC.... par un ancien (MSC ): du club, au Yacht Club. English translation pending
Bonjour,
Cette approche d' une évolution déclarée, dans une ambiance plutôt décevante, au sortir de cette période de chamboulements et d' attitudes de MSC, a classer en catégorie : - " surprenantes " , pour le moins, .... et le plus " élégant " des termes.
Une croisière 7 jours : Marseille / Marseille, pour la routine recherchée dans l' événement, lui même, encastré dans le rythme ordinaire et répétitif, d 'une semaine sur l' autre ... pour la saison.
Point de descriptions propres a satisfaire les futurs passagers, mais une information pour ceux qui ont déjà arpenté ces ponts, autour de ces fameuses cheminées bleues. Modestement : mes sensations pendant ce voyage absolument pas préparé de longues dates : - a un mois , nous sollicitons notre agence, qui nous propose : - une date, - une cabine dans la catégorie que nous voulons ( ... quand même ) : nous acceptons.
Nous arrivons, donc, a Marseille avec notre automobile, immobile alors, sur le parking du terminal. Découverte pour nous : - pas de poids de valises a surveiller, ni de précautions pour le voyage en avion, - pas plus de transferts a heures dites : le chronomètre, vous oubliez : ..... - avant le " tous a bord ", pour seule directive ! ( .... " Le pied ! " ). Même insouciance dans l' autre sens .... " on en reprendrait ". Le dit, est juste derrière le terminal (qui lui sert de clôture ), le long du quai du bateau. De hautes grilles protègent l' espace. Pas de réservation, ... et pas besoin, vous prenez votre ticket depuis votre volant a l' entrée, vous réglez a votre débarquement dans le terminal ( caisse façon aéroport ) .... 98 euros la semaine, sans autre frais, ....et a la porte de votre cabine.... Pour les YC, le porteur dépose vos valises ( que vous avez gardez le dernier soir ) dans le coffre ... il y a pis .
L' embarquement, en fin de matinée en fait , correspond a nos habitudes. Dès l' entrée du terminal, le point YC est la première chose que nous voyons. Tout de suite près de nous, un majordome nous accueille, prend nos titres d' embarquement et passeports , coche notre nom sur sa liste, et nous décroche de nos valises. Nous sommes libérés de tous soucis ( déjà peu nombreux ), et emmenez vers un guichet particulier, ou nous sommes " actés ". Le majordome avait déjà nos " cruises card " en main ... ( ??? ) un passage a la sécurité sacs et vestes, nous sépare de la passerelle ...... que nous entreprenons moins de 6 minutes après notre entrée dans le terminal. De cette passerelle nous jetons un dernier coup d' oeil a la voiture. Machinalement, un coup de " bip " pour nous assurer qu' elle est bien fermée ( 🤪 ), elle répond en clignotant .... " au revoir ", en morse probablement.
Embarquement : ... sans changement.
A très vite,
Cette approche d' une évolution déclarée, dans une ambiance plutôt décevante, au sortir de cette période de chamboulements et d' attitudes de MSC, a classer en catégorie : - " surprenantes " , pour le moins, .... et le plus " élégant " des termes.
Une croisière 7 jours : Marseille / Marseille, pour la routine recherchée dans l' événement, lui même, encastré dans le rythme ordinaire et répétitif, d 'une semaine sur l' autre ... pour la saison.
Point de descriptions propres a satisfaire les futurs passagers, mais une information pour ceux qui ont déjà arpenté ces ponts, autour de ces fameuses cheminées bleues. Modestement : mes sensations pendant ce voyage absolument pas préparé de longues dates : - a un mois , nous sollicitons notre agence, qui nous propose : - une date, - une cabine dans la catégorie que nous voulons ( ... quand même ) : nous acceptons.
Nous arrivons, donc, a Marseille avec notre automobile, immobile alors, sur le parking du terminal. Découverte pour nous : - pas de poids de valises a surveiller, ni de précautions pour le voyage en avion, - pas plus de transferts a heures dites : le chronomètre, vous oubliez : ..... - avant le " tous a bord ", pour seule directive ! ( .... " Le pied ! " ). Même insouciance dans l' autre sens .... " on en reprendrait ". Le dit, est juste derrière le terminal (qui lui sert de clôture ), le long du quai du bateau. De hautes grilles protègent l' espace. Pas de réservation, ... et pas besoin, vous prenez votre ticket depuis votre volant a l' entrée, vous réglez a votre débarquement dans le terminal ( caisse façon aéroport ) .... 98 euros la semaine, sans autre frais, ....et a la porte de votre cabine.... Pour les YC, le porteur dépose vos valises ( que vous avez gardez le dernier soir ) dans le coffre ... il y a pis .
L' embarquement, en fin de matinée en fait , correspond a nos habitudes. Dès l' entrée du terminal, le point YC est la première chose que nous voyons. Tout de suite près de nous, un majordome nous accueille, prend nos titres d' embarquement et passeports , coche notre nom sur sa liste, et nous décroche de nos valises. Nous sommes libérés de tous soucis ( déjà peu nombreux ), et emmenez vers un guichet particulier, ou nous sommes " actés ". Le majordome avait déjà nos " cruises card " en main ... ( ??? ) un passage a la sécurité sacs et vestes, nous sépare de la passerelle ...... que nous entreprenons moins de 6 minutes après notre entrée dans le terminal. De cette passerelle nous jetons un dernier coup d' oeil a la voiture. Machinalement, un coup de " bip " pour nous assurer qu' elle est bien fermée ( 🤪 ), elle répond en clignotant .... " au revoir ", en morse probablement.
Embarquement : ... sans changement.
A très vite,
West Highland Way - Carnet de route English translation pending
Bonjour à tous !
Voici mon récit de ma rando sur la West Highland Way. Je l'ai faite en mai 2015. Je vais posté jour par jour avec le premier aujourd'hui. La semaine prochaine je posterai le reste. J'ai accompagné mon récit de dessins mais vous pouvez suivre mon récit sur mon blog également: joeflip.blogspot.be/...land-way-jour-1.html Sur le dernier jour je posterai un lien avec les photos et des liens pratique. Vous pouvez, bien sur, me poser des questions sur la rando. Je suis à votre disposition. Bonne lecture !

L'Ecosse, la West Highland Way. Une grande randonnée de 151 km. L'une des plus connues en Ecosse. Si je me souviens bien, je pense à l'Ecosse un an avant. Une randonnée en solitaire pour être proche de la nature. C'est ce que j'imaginais à ce moment là.
Quelques fois j'ai marché dans les Pyrénées, trois ou quatre jours, avec mon père et des amis. Je me souviens de ces montagnes et ces grands espaces, avec très peu de personnes sur le chemin. Je me suis imaginé la WHW un peu plus peuplée mais je pensais conserver un semblant de solitude dans la marche. Finalement je me suis trompé et je n'étais pas seul sur le chemin. Ce fût une marche faite de rencontre et c'est un de mes meilleurs souvenirs.

12 mai 2015 Milngavie - Drymen 19 km « Sous le hululement du hibou »
Le temps est gris pour le départ mais sans pluie. La veille je suis arrivé à Glasgow avec un joli soleil. J'espère les jours suivant plus cléments. Je suis dans le train en route pour le point de départ Milngavie (prononcé Mingaye) et après 20 min de trajet je descends et je retrouve le centre-ville. Tout est clairement indiqué. On ne peut pas se tromper.
Je rentre chez Iron Chef pour me procurer une cartouche de gaz. La vendeuse est très aimable. C'est un peu ce que sont les Écossais. Très agréables, très aimables et amicaux. Elle me glisse, avant que je quitte la boutique, une pub pour le "transport" de bagages sur la WHW. Je trouve ça décalé sur le coup, car je suis venu randonner. Ça comprend le sac et tout ce qui va avec. Plus tard, sur le chemin, je repenserais à ce "transport" de bagage. Je porte 17 kilos environ, avec l'eau, et de temps en temps on aimerait ne rien porter. Je sors, j'achète du pain et je le fourre dans mon sac. Je cherche le départ de la route 5 min. Je me rends compte que là où j'avais mis mon pain dans mon sac c'était le départ ! Un grand écriteau avec "West Highland Way" ouvre le chemin. Si je commence à me perdre alors que je ne suis pas parti, ça démarre bien ! Le départ est joli. Des bois avec un tapis de jacinthes pendant 2 km. Je croise des promeneurs avec leur chien (on reste encore près de la ville.) Je croise un peu plus tard, à un petit mémorial en pierres, 4 dames. Je les salue. Sur le chemin je remplis ma gourde dans des sources claires. J'y ajoute un micropur de peur de me chopper un truc pas agréable en voyage, un truc qui te fait t'arrêter et courir derrière un buisson. J'ai un camelbak de 2 litres mais je remplis ma gourde qui fait à peine 450ml. J'ai peur d'être trop chargé avec 2 kilo en plus. Je m'arrête souvent pour remplir ma gourde... Je changerai plus tard et j'utiliserai mon camelbak. Le chemin est plutôt plat pour le début. Quelques montées ici et là mais rien de bien méchant. Le chemin est ponctué de barrières pour éviter que les moutons se barrent. A l'une d'elle je recroise les 4 dames que j'avais rencontré avant. Vers midi je m'arrête grignoter un morceau de pain et du saucisson. Une pluie fine m'accompagne pour le déjeuner. Je suis derrière un talus qui longe la route. Les marcheurs passent mais ne me voient pas. Il y a de plus en plus de marcheurs. Là où j'ai décidé de m'arrêter, je tombe sur une tête d'oiseau. La chair est encore accrochée dessus mais par petits bouts. J'hésite à la prendre pour la nettoyer. Pourquoi ? Je ne sais pas trop... Finalement je la laisse sur place et je reprends le chemin.

La pluie fine continue. J'arrive à un pub/snack bar pour les randonneurs. Dumgoyne. J'hésite un peu, car il pleut et un thé et une pause me ferait du bien. Après 2 minutes de réflexion je repars car si je commence à m'arrêter partout, je ne finirai jamais. Le soleil apparaît ! Mais disparaît quelques minutes plus tard pour laisser place à une pluie qui me force à m'arrêter sous un arbuste. C'est ça le temps Écossais. Soleil et pluie qui disparaissent aussi vite qu'ils sont apparus. Je repars et m'arrête de temps en temps pour l'eau. C'est finalement assez pénible car je bois beaucoup. Je ne veux pas être déshydraté - ce qui m'est arrivé une fois dans les Pyrénées. Je décide de remplir mon camelbak mais à un lieu sûr, pas dans une source. Plus loin il y a un point d'eau indiqué sur la carte. Arriver au lieu je ne trouve rien. C'est quatre cinq maisons qui longent une route. Le lieu est charmant mais rien pour remplir. Une dame rentre chez elle et je lui demande si elle sait où se trouve le coin pour remplir ma gourde. Elle me propose gentiment de la remplir. Je lui donne ma petite gourde pour ne pas la déranger avec mon camelbak. Le chemin commence à être long car c'est un passage sur du bitume. Mes pieds commencent à me dire que ça ne va pas. Les ampoules apparaissent et le dur de la route n'arrange pas les choses. Je m'arrête plus souvent. Je regarde ma carte pour voir où se trouve l'endroit où je compte camper. Il me faut de l'eau si je veux pouvoir être tranquille et cuisiner mais il faut que je fasse un petit détour sur Drymen. En allant sur Drymen je croise un couple de randonneurs et une randonneuse solitaire. Plus tard je les recroiserai et on fera connaissance. Arrivé à Drymen je m'arrête à un pub. L'endroit est cosy. Une dizaine de places, le plafond est bas, c'est chaleureux, typique. Je prends un thé au comptoir et les 4 dames arrivent. On discute quelques minutes et je leur explique que je campe plus loin. Elles restent à Drymen et ne vont que jusqu'à Balmaha. C'est une randonnée de deux jours. "Have a nice walk" sont mes derniers mots pour ces dames. Je crois que c'est ça la WHW. Des rencontres et des discutions brèves, cordiales, amicales. Je remplis mon camelbak et je pars pour le campement. J'ai 3 kilomètres à faire avant le campement mais c'est dur ! Les douleurs du premier jour de randonnée apparaissent ! Les ampoules arrivent ! Je ne trouve pas le campement et je décide de m'arrêter avant. Un petit lieu pas loin du chemin, sous des immenses pins ce qui me protégera légèrement du vent qui souffle fort ! Je pose ma tente, mange, visite un peu le coin. Après tout ça je me rentre dans ma tente. Il est assez tôt (19h30) et je m'ennuie légèrement. Je n'ai pas la force d'écrire ou de lire. Je m'écoute un podcast mais le temps est un peu long. D'un coup, quelque chose frôle ma tente. C'est très vif! Il y a un reniflement. Mon cœur s'emballe et je me demande ce que c'est. Un aboiement. Ouf! C’est un chien. Je sors la tête de la tente et j'aperçois le maître sur le chemin. Je m'endors et passe la première nuit. J'ai un peu froid et c'est une nuit en pointillés. D'ailleurs il ne fait pas vraiment nuit. Je m'attendais à une nuit noire mais on y voit clair sous la tente. Comme si un lampadaire était à proximité. Durant la nuit j'entends un hibou. D'abord un peu loin puis je l’entends se rapprocher. C'est un des moments que j'apprécie. Il doit être posé sur une branche au dessus de ma tente, il est tellement proche. Je ne sais pas de quelle espèce de hibou il s'agit. Il y en 3 espèce en Ecosse. Finalement je me rendors jusqu'au petit matin.

Voici mon récit de ma rando sur la West Highland Way. Je l'ai faite en mai 2015. Je vais posté jour par jour avec le premier aujourd'hui. La semaine prochaine je posterai le reste. J'ai accompagné mon récit de dessins mais vous pouvez suivre mon récit sur mon blog également: joeflip.blogspot.be/...land-way-jour-1.html Sur le dernier jour je posterai un lien avec les photos et des liens pratique. Vous pouvez, bien sur, me poser des questions sur la rando. Je suis à votre disposition. Bonne lecture !

L'Ecosse, la West Highland Way. Une grande randonnée de 151 km. L'une des plus connues en Ecosse. Si je me souviens bien, je pense à l'Ecosse un an avant. Une randonnée en solitaire pour être proche de la nature. C'est ce que j'imaginais à ce moment là.
Quelques fois j'ai marché dans les Pyrénées, trois ou quatre jours, avec mon père et des amis. Je me souviens de ces montagnes et ces grands espaces, avec très peu de personnes sur le chemin. Je me suis imaginé la WHW un peu plus peuplée mais je pensais conserver un semblant de solitude dans la marche. Finalement je me suis trompé et je n'étais pas seul sur le chemin. Ce fût une marche faite de rencontre et c'est un de mes meilleurs souvenirs.

12 mai 2015 Milngavie - Drymen 19 km « Sous le hululement du hibou »
Le temps est gris pour le départ mais sans pluie. La veille je suis arrivé à Glasgow avec un joli soleil. J'espère les jours suivant plus cléments. Je suis dans le train en route pour le point de départ Milngavie (prononcé Mingaye) et après 20 min de trajet je descends et je retrouve le centre-ville. Tout est clairement indiqué. On ne peut pas se tromper.
Je rentre chez Iron Chef pour me procurer une cartouche de gaz. La vendeuse est très aimable. C'est un peu ce que sont les Écossais. Très agréables, très aimables et amicaux. Elle me glisse, avant que je quitte la boutique, une pub pour le "transport" de bagages sur la WHW. Je trouve ça décalé sur le coup, car je suis venu randonner. Ça comprend le sac et tout ce qui va avec. Plus tard, sur le chemin, je repenserais à ce "transport" de bagage. Je porte 17 kilos environ, avec l'eau, et de temps en temps on aimerait ne rien porter. Je sors, j'achète du pain et je le fourre dans mon sac. Je cherche le départ de la route 5 min. Je me rends compte que là où j'avais mis mon pain dans mon sac c'était le départ ! Un grand écriteau avec "West Highland Way" ouvre le chemin. Si je commence à me perdre alors que je ne suis pas parti, ça démarre bien ! Le départ est joli. Des bois avec un tapis de jacinthes pendant 2 km. Je croise des promeneurs avec leur chien (on reste encore près de la ville.) Je croise un peu plus tard, à un petit mémorial en pierres, 4 dames. Je les salue. Sur le chemin je remplis ma gourde dans des sources claires. J'y ajoute un micropur de peur de me chopper un truc pas agréable en voyage, un truc qui te fait t'arrêter et courir derrière un buisson. J'ai un camelbak de 2 litres mais je remplis ma gourde qui fait à peine 450ml. J'ai peur d'être trop chargé avec 2 kilo en plus. Je m'arrête souvent pour remplir ma gourde... Je changerai plus tard et j'utiliserai mon camelbak. Le chemin est plutôt plat pour le début. Quelques montées ici et là mais rien de bien méchant. Le chemin est ponctué de barrières pour éviter que les moutons se barrent. A l'une d'elle je recroise les 4 dames que j'avais rencontré avant. Vers midi je m'arrête grignoter un morceau de pain et du saucisson. Une pluie fine m'accompagne pour le déjeuner. Je suis derrière un talus qui longe la route. Les marcheurs passent mais ne me voient pas. Il y a de plus en plus de marcheurs. Là où j'ai décidé de m'arrêter, je tombe sur une tête d'oiseau. La chair est encore accrochée dessus mais par petits bouts. J'hésite à la prendre pour la nettoyer. Pourquoi ? Je ne sais pas trop... Finalement je la laisse sur place et je reprends le chemin.

La pluie fine continue. J'arrive à un pub/snack bar pour les randonneurs. Dumgoyne. J'hésite un peu, car il pleut et un thé et une pause me ferait du bien. Après 2 minutes de réflexion je repars car si je commence à m'arrêter partout, je ne finirai jamais. Le soleil apparaît ! Mais disparaît quelques minutes plus tard pour laisser place à une pluie qui me force à m'arrêter sous un arbuste. C'est ça le temps Écossais. Soleil et pluie qui disparaissent aussi vite qu'ils sont apparus. Je repars et m'arrête de temps en temps pour l'eau. C'est finalement assez pénible car je bois beaucoup. Je ne veux pas être déshydraté - ce qui m'est arrivé une fois dans les Pyrénées. Je décide de remplir mon camelbak mais à un lieu sûr, pas dans une source. Plus loin il y a un point d'eau indiqué sur la carte. Arriver au lieu je ne trouve rien. C'est quatre cinq maisons qui longent une route. Le lieu est charmant mais rien pour remplir. Une dame rentre chez elle et je lui demande si elle sait où se trouve le coin pour remplir ma gourde. Elle me propose gentiment de la remplir. Je lui donne ma petite gourde pour ne pas la déranger avec mon camelbak. Le chemin commence à être long car c'est un passage sur du bitume. Mes pieds commencent à me dire que ça ne va pas. Les ampoules apparaissent et le dur de la route n'arrange pas les choses. Je m'arrête plus souvent. Je regarde ma carte pour voir où se trouve l'endroit où je compte camper. Il me faut de l'eau si je veux pouvoir être tranquille et cuisiner mais il faut que je fasse un petit détour sur Drymen. En allant sur Drymen je croise un couple de randonneurs et une randonneuse solitaire. Plus tard je les recroiserai et on fera connaissance. Arrivé à Drymen je m'arrête à un pub. L'endroit est cosy. Une dizaine de places, le plafond est bas, c'est chaleureux, typique. Je prends un thé au comptoir et les 4 dames arrivent. On discute quelques minutes et je leur explique que je campe plus loin. Elles restent à Drymen et ne vont que jusqu'à Balmaha. C'est une randonnée de deux jours. "Have a nice walk" sont mes derniers mots pour ces dames. Je crois que c'est ça la WHW. Des rencontres et des discutions brèves, cordiales, amicales. Je remplis mon camelbak et je pars pour le campement. J'ai 3 kilomètres à faire avant le campement mais c'est dur ! Les douleurs du premier jour de randonnée apparaissent ! Les ampoules arrivent ! Je ne trouve pas le campement et je décide de m'arrêter avant. Un petit lieu pas loin du chemin, sous des immenses pins ce qui me protégera légèrement du vent qui souffle fort ! Je pose ma tente, mange, visite un peu le coin. Après tout ça je me rentre dans ma tente. Il est assez tôt (19h30) et je m'ennuie légèrement. Je n'ai pas la force d'écrire ou de lire. Je m'écoute un podcast mais le temps est un peu long. D'un coup, quelque chose frôle ma tente. C'est très vif! Il y a un reniflement. Mon cœur s'emballe et je me demande ce que c'est. Un aboiement. Ouf! C’est un chien. Je sors la tête de la tente et j'aperçois le maître sur le chemin. Je m'endors et passe la première nuit. J'ai un peu froid et c'est une nuit en pointillés. D'ailleurs il ne fait pas vraiment nuit. Je m'attendais à une nuit noire mais on y voit clair sous la tente. Comme si un lampadaire était à proximité. Durant la nuit j'entends un hibou. D'abord un peu loin puis je l’entends se rapprocher. C'est un des moments que j'apprécie. Il doit être posé sur une branche au dessus de ma tente, il est tellement proche. Je ne sais pas de quelle espèce de hibou il s'agit. Il y en 3 espèce en Ecosse. Finalement je me rendors jusqu'au petit matin.

MSC Fantasia - 21 février English translation pending
Bonsoir,
Qui sera avec nous sur le MSC Fantasia au départ de Gènes le 21 février 2016 ?
Bonne soirée à tous 😉
Hector
Concours photo décembre 2015: " L'attente" English translation pending
Bonjour
Le thème du concours du mois de Décembre 2015 sera : "L'attente"...
Parce qu'on attend beaucoup en voyage ; on attend souvent, on attend partout... Cette composante essentielle du voyage est aussi un des aspects du quotidien des citoyens du monde entier.
Attente solitaire, attente partagées...
Attente fugace, attente prolongée...
A tout âge et dans toutes les positions...
Qu'importe le but, le motif, le décor... pourvu qu'au cœur de la photo, un ou des humains attendent...
… Sans oublier que pour chaque photo, doit toujours apparaître, en toile de fond, l'idée du voyage.
En espérant que ce nouveau thème dépassera toutes les attentes...
Règlement du concours
Publications des photos sur ce fil jusqu'au dimanche 20 décembre 22 H (fuseau horaire de Paris) .
Une heure moins tardive que d'habitude pour laisser le temps à Herikles d'intégrer les dernières photos au diaporama sans ruiner sa santé.
Chaque participant peut proposer jusqu'à trois photos numérotées : Photo 1, Photo 2, Photo 3 en veillant à bien publier chacune d'entre elles dans un message distinct.
Toute photo présentée pour le concours doit être accompagnée a minima par des indications sur le lieu et les circonstances de la prise de vue. Quelques lignes supplémentaires sont éventuellement bienvenues.
Votes ouverts à tous (participants ou non) du lundi 21 décembre 00h01 au dimanche 27 décembre à minuit.
. Photo n° 1 = 3 points
. Photo n°2 = 2 points
. Photo n°3 = 1 point
Il est évident que l'on ne vote pas pour ses propres photos.
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points.
Son auteur aura l'immense honneur d'organiser le concours du mois de janvier 2016.
En cas d’ex-æquo, la photo ayant obtenu le plus grand nombre de premières places (soit de votes à 3 pts) l'emporte sur la suivante.
La discussion , c'est par ici
Le diaporama du thème, c'est par ici
Le diaporama des précédents concours VF, réalisé par Herikles, c'est ici :
herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html
Bon concours à tous … !
Le thème du concours du mois de Décembre 2015 sera : "L'attente"...
Parce qu'on attend beaucoup en voyage ; on attend souvent, on attend partout... Cette composante essentielle du voyage est aussi un des aspects du quotidien des citoyens du monde entier.
Attente solitaire, attente partagées...
Attente fugace, attente prolongée...
A tout âge et dans toutes les positions...
Qu'importe le but, le motif, le décor... pourvu qu'au cœur de la photo, un ou des humains attendent...
… Sans oublier que pour chaque photo, doit toujours apparaître, en toile de fond, l'idée du voyage.
En espérant que ce nouveau thème dépassera toutes les attentes...
Règlement du concours
Publications des photos sur ce fil jusqu'au dimanche 20 décembre 22 H (fuseau horaire de Paris) .
Une heure moins tardive que d'habitude pour laisser le temps à Herikles d'intégrer les dernières photos au diaporama sans ruiner sa santé.
Chaque participant peut proposer jusqu'à trois photos numérotées : Photo 1, Photo 2, Photo 3 en veillant à bien publier chacune d'entre elles dans un message distinct.
Toute photo présentée pour le concours doit être accompagnée a minima par des indications sur le lieu et les circonstances de la prise de vue. Quelques lignes supplémentaires sont éventuellement bienvenues.
Votes ouverts à tous (participants ou non) du lundi 21 décembre 00h01 au dimanche 27 décembre à minuit.
. Photo n° 1 = 3 points
. Photo n°2 = 2 points
. Photo n°3 = 1 point
Il est évident que l'on ne vote pas pour ses propres photos.
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points.
Son auteur aura l'immense honneur d'organiser le concours du mois de janvier 2016.
En cas d’ex-æquo, la photo ayant obtenu le plus grand nombre de premières places (soit de votes à 3 pts) l'emporte sur la suivante.
La discussion , c'est par ici
Le diaporama du thème, c'est par ici
Le diaporama des précédents concours VF, réalisé par Herikles, c'est ici :
herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html
Bon concours à tous … !