Search VoyageForum
FR
Prix des trios dans les restaurants fast-food à Las Vegas Nevada? English translation pending
by Dodge34 · 2009-02-20 · 13 replies
Bon, je prevois voyager a Las Vegas prochainement et j'aimerais savoir combien je dois m'attendre a payer pour les restaurants de type Fast Food (Burger King, McDo etc...) je sais que les prix fluctuent en fonction des zones touristiques et qu'il peut y avoir une énorme différence de prix entre Montréal et Las Vegas, je sais déjà qu'a Québec les prix sont gonflés pas a peu près dans les restaurants. J'aimerais savoir aussi s'il ya des buffets All You can Eat et combien ça coute dans le moins cher possible, je prévois rester au Stratosphere Tower Hotel & Casino, est-ce un bon endroit...

Ah oui, j'aurais aimé démarrer cette discussion dans un endroit plus approprié, mais le bouton démarrer une nouvelle discussion disparait dès que je clique sur États-Unis où autres le système passe en mode recherche et pas moyen de démarrer une discussion.
Trouver des vins américains et français à Las Vegas? English translation pending
by Titimenou · 2009-04-22 · 5 replies
Bonjour, j'ai lu beaucoup sur les restaurants de Vegas mais pas de renseignements sur les vins, pouvons nous trouver autant français ou plus américain (californie), carte des vins dans les buffets et restaurants? Et connaissez vous un vignoble à visiter près de Vegas. Mon copain est amateur de bière connaissez vous un endroit à Vegas pour un grand choix de bières. Merçi à l'avance pour les renseignements.
Visiter Las Vegas et ses déserts environnants English translation pending
by Gilrou · 2009-03-08 · 5 replies
😇Bonjour Je planifie une semaine en condo, en septembre, à Las Vegas. Qu'est ce que je ne dois pas manquer ? Avez-vous des restaurant ou autres suggestions ? Pour ma deuxième semaine je compte aller vers les parcs et les déserts du Nevada, de l'Utah et de l'Arizona, retour à Vegas. Avez-vous un circuit à me proposer ? Et quoi voir et ne pas manquer ? Je prévoie me louer une voiture le quatrième jour ou je serai à Las Vegas et je logerai en hotel ou auberge. Merci🤪 Gilrou
Las Vegas: magasin banal pour acheter à manger et à boire? English translation pending
by Alex54240 · 2010-01-19 · 12 replies
salut a tous !

j'aurai encore besoin de vos lumière car j'ai vraiment essayé de chercher mais aucune réponse sur et hors de ce forum ! alors voila je voulais savoir ou je pourrais trouver un magasin banal pour acheter a manger et a boire a las vegas ?

merci pour vos reponse
Buffet de Las Vegas et autres English translation pending
by Phieso · 2007-07-07 · 14 replies
😉 bonjour a tous je part dans 15 jours j ai beaucoup de document sur las vegas mais il me manque des resto dejeuner-diner et souper de moins cher a plus cher avec leurs specialités alors je compte sur vous autre pour me renseigner et si vous avez d autre chose a dire sur un autre sujet qui se raporte a las vegas bien j a précirait

merci a l avance
Ouvrir un restaurant à Tampa en Floride English translation pending
by Marienano · 2016-03-26 · 14 replies
Si vous avez des infos sur les taxes à payer à la ville , à l'état , le prix d'un louer pro . VMT
Hôtel Planet Hollywood Resort & Casino à Las Vegas et température en mai? English translation pending
by Borisandre · 2010-12-22 · 2 replies
Bonjour à tous,

Je pars à Las Végas du 07 mai au 14 mai avec la compagnie American airlines. Je fais une escale à Chicago de 1h30. J'ai réservé l'hôtel Planet Hollywood resort et casino pour une chambre standard. Je me pose des questions sur le temps qu'il fera, sur la qualité de l'hôtel, le confort de la chambre etc. Je souhaite aller voir Céline Dion et une représentation du cirque du soleil. Je ne réserve rien à l'avance, on verra sur place. Je vais passer toutes mes soirées dans les diffférents casinos et comme je voyage seule, je ne pense pas aller dans restaurants chics. Je pense surtout au fast-food et buffet pas trop chèr. J'ai un budget de 5000 euros pour les achats aux outlets, les restos et les casinos et spectacles. Je pense que se sera suffisant. Pouvez-vous me donner des infos sur vos expériences, sur ce qui est à faire et ne pas faire surtout que je suis une femme seule. Que pensez-vous de l'hôtel, de la compagnie aérienne et de l'escale? Je sais que ça fait beaucoup de questions mais j'ai vraiment envie que le voyage se déroule bien!

Merci d'avance pour votre aide et votre soutien.
Taxe à Los Angeles, San Francisco, Las Vegas, et New York city? English translation pending
by Cdrikdrikc · 2009-07-22 · 14 replies
Bonjour à tous, Vu que c'est l'été et que beaucoup d'entre vous reviennent tout fraichement de la cote Ouest et Est, serait il possible de partager l'info sur le cout des taxes à NYC, LA, SF, et Las Vegas.

Merci à vous
Route 66 entre Grand Canyon et Las Vegas English translation pending
by Fredles · 2009-07-13 · 32 replies
Petite question avant mon départ imminent en famille. Pour rejoindre Las Vegas en partant de Grand Canyon (south rim) on met +/- 4H30 (google) si on passe par l'autoroute "40", mais 5H50 si on prend le tronçon de la route 66 entre Seligman et Kingman. Ce détour vaut-il vraiment la peine ou un stop à Seligman est-il déjà intéressant ? Y a-t-il un morceau plus de court de route 66 à faire? Merci pour vos avis
Coût par jour pour voyage à Las Vegas English translation pending
by LabattBleu · 2014-07-06 · 8 replies
Bonjour,

Ma conjointe et moi partons pour Las Vegas cet été, nous y allons pour la première fois et nous aimerions avoir quelques conseils. Nous n'envisageons pas jouer dans les casinos, ça peut sembler étrange, mais ce qui nous attire à Vegas c'est les activités diurnes et nocturnes. Selon les informations que nous avons recueillies sur l'endroit il semble qu'il y ait à Vegas suffisamment à faire pour remplir bien davantage qu'une seule semaine de voyage. Nous avons déjà, dans le passé, effectué un voyage dit 'urbain', c'est-à-dire dans une ville connue. Nous avions apprécié le voyage et notre seul regret fut d'avoir trop planifié d'activités à distances via l'achat de forfaits et de coupons à prix réduit.

Nous partirons donc pour Vegas avec un minimum de planification, c'est-à-dire que nous prenons soins de nous informer sur les 'must see' et 'must-doo' de Vegas tel que les fontaines du Bellagio et le grand canyon, mais sans rien 'booker'.

Nos plans de voyage sont donc : crèmes solaires + chapeaux + eau + nourriture + bonne espadrille + argent = beaucoup de fun !

Nous avons loué une suite avec cuisinette afin d’épargner quelques repas ( et quelques livres) et nous ne sommes pas des fanatiques des restaurants luxueux ni de la malbouffe.

Voici donc ma question : qu’en coute-t-il par jour pour voyager à Vegas et existe-t-il des épiceries près des grands hôtels ? (les billets sont déjà payés, la chambre aussi et cette question exclut les activités que nous ferons). Ex.: eau, autres boissons, nourritures, passe de bus, taxi, etc.)

{Oui je sais j'aurais pu commencer le post avec la question ... }

PS Chaque réponse doit venir avec une suggestion d'une chose que nous devrions faire là-bas ( oui, oui ... C'est obligatoire !)
Hôtel Imperial Palace à Las Vegas English translation pending
by Marye · 2006-11-10 · 10 replies
Salut,

Je prépare mon voyage avec mon amie à Las Vegas et on nous suggéré un voyage de groupe pour voir le spectacle de Céline Dion en mezzanine 1, avec un accompagnateur francophone et activtiés optionelles, tours de ville inclu, de 5-7 jours avec une agence à Mtl qui est un gros compétiteur à Artistours à l'hôtel imperial palace avec des coupons rabais et gratuités.

Quelqu'un connaît cet hôtel? et qu'en pensez-vous?

Merci.
Las Vegas à Noël avec adolescents English translation pending
by Homaley · 2014-09-22 · 22 replies
Bonjour,

Je désirerai avoir un conseil pour une petite visite à Las Vegas. Nous aurons des adolescent avec nous En effet, pour Noel nous voudrions visiter Los Angeles, San Francisco et aller jusqu'à Las Vegas, le voyage n'est il pas trop long, on dit 3h, peut on faire l'aller/retour. Merci pour vos conseils.
Restaurant, cafés, fast food... pour itinéraire dans l'ouest des États-Unis? English translation pending
by Jororemy · 2009-11-26 · 24 replies
Bonsoir,

voila notre itinéraire est bouclé mais je recherche des infos sur les restos, cafes, buffet, fast food etc.. sympas qui vous ont laissé un bon souvenir. En faites c'est pour ainsi savoir ou il faut allé et pas.

Je mets mon itinéraire ainsi vous pouvez indiqué selon les villes :

Arrivée SAN FRANCISCO SAN FRANCISCO SAN FRANCISCO SAN FRANCISCO SAN FRANCISCO CARMEL MONTEREY MONTEREY SAN SIMEON SAN LUIS OBISPO SAN LUIS OBISPO LOS ANGELES LOS ANGELES LOS ANGELES LOS ANGELES BARSTOW KINGMAN KINGMAN SELIGMAN (Route66)GRAND CANYON GRAND CANYON PAGE PAGE PAGE MONUMENT VALLEY AMONUMENT VALLEY MOAB MOAB MOAB MOAB CAPITOL REEF TORREY CAPITOL REEF BRYCE CANYON BRYCE CANYON BRYCE CANYON ZION ZION ZION VALLEY OF FIRE LAS VEGAS LAS VEGAS LAS VEGAS DEATH VALLEY DEATH VALLEY Depart LAS VEGAS

Après avoir lu pas mal de blog j'ai déjà quelques adresses :

San Francisco : Lori's vers Powel street Le Cheesecake Factory a Union Square

Las Vegas : Le Roxy's Burger dans l'hotel STRATOSPHERE

Torrey : café DIABLO

Escalante : Le cafe/resto escalante Outfitters

Merci
Meilleur spectacle actuellement à Las Vegas? (fin août 2009) English translation pending
by Calypso112 · 2009-08-27 · 16 replies
Bonjour à tous, Je pars aux Etats Unis en Septembre et je voudrais allé voir des Shows à Las Vegas... Quel est pour vous le meilleure spectacle actuellement à Vegas? J'ai vu la Bande annonce de KA (cirque du soleil) ça m'a l'air vraiment sympa... Quelqu'un l'a déja vu? Je vais voir le Roi lion a paris en Octobre donc je ne souhaite pas le voir a L.V. Je serai avec ma femme et nous avons 30 ans... Merci pour vos réponses...
Mariage à Las Vegas! English translation pending
by Edennaeve · 2009-04-16 · 28 replies
Bonjour

Moi et mon ami nous marions a LV le 15 aout prochain

Le mariage se faisant a 16h30, nous serons sans doute libre a 18h, et comptons bien allez au resto et visiter la ville le soir meme (notre arrivée dans la ville et le mariage se font le meme jour).

Seulement il est inconcevable pour le soir notre mariage de sauter dans un jean apres les noces, c'est pourquoi, je me demandais -pour ceux qui y sont allés- si il est possible de deambuler toute la soirée dans les rues/casinos/resto de Las Vegas en robe de mariée sans passer pour un extra terrestre ou etre le point de mire de tout le monde??

oui c'est une question assez bête mais je suis timide et j'aime passer innapercu, neanmoins je veux profiter de ma soirée de mariage un maximum et pas en jean^^

Est ce frequent? LV, capitale du mariage, tolere t elle cela?? et peu importe le resto/ou casino?

Merci beaucoup beaucoup d'avance a ceux qui prendront le temps de repondre a ce message! La question semble bête mais elle decidera du choix de ma robe et cela compte donc beaucoup pour moi^^ (autant dire que si ca n'est pas frequent, j'aurais plus une robe de soirée simple qu'une robe de mariage sur moi, afin de ne pas choquer ou embeter qui que ce soit, mais ca serait tellement frustrant^^)
Bons plans pour visiter Las Vegas en deux jours? English translation pending
by CathyCo · 2010-09-29 · 5 replies
Bonjours 🙂🙂

Je vais faire un voyage d'un mois aux USA pour visiter quelques parcs nationaux connus 😛 ( Grand Canyon, Mesa Verde, ... )

J'ai pense faire une boucle commencant et terminant a Las Vegas. Pour le permier jour, je compte partir directement sans visiter car je vais consacrer les 2 derniers jours de mon voyage la-bas ^^

Je voudrais juste savoir ce qu'il faut absolument voir, parce que Las Vegas ca me parait assez impressionnant ( et des conseils pour les hotels, restaurants sympa 😉 )

Merci d'avance tout le monde !!! 😛
Réserve indienne près de Las Vegas? English translation pending
by Misstartine · 2008-08-05 · 20 replies
Bonjour!

Nous passons une semaine à Las Vegas du 29 nov au 6 déc 2008, et nous aimerions savoir si il y a des réserves indiennes pas trop loin. (faire l'aller retour dans la journée en voiture) J'ai fait quelques recherches et trouvé quelques cartes, mais elles ne sont pas très claires...

si quelqu'un connait ou a plus d'infos, ca serait sympa de nous aider!!

merci d'avance pour vos réponses!
Bon plans pour Las Vegas en octobre? English translation pending
by Gretta · 2007-06-05 · 19 replies
Allo tout l'monde,

Je vais à Las Vegas en octobre prochain et je vais voir aussi Céline Dion. Je me demandais si il y en n'a qui ont été et si vous avez des places à me conceller à voir et ou aller manger dans les prix raisonnables (si il y en n'a évidemment !!)

Merci !

Gretta
Enterrement de vie de jeune garçon à Las Vegas English translation pending
by Tdevins · 2012-10-02 · 27 replies
Bonjour,

Je poste ce message sur le forum pour avoir de plus amples informations à propos de la ville et de la vie à Las Vegas.

Etant désigné pour organiser l'enterrement de vie de jeune garçon d'un très bon ami, celui m'a demandé de le réaliser dans la ville de Las Vegas.

Tout d'abord la période de séjour serait environ de 7 jours (vol inclus) durant le mois de mai ou juin et nous serions environ 13 personnes à y participer.

Quelle est la compagnie la plus approprié pour partir ? (possibilité de partir de Paris ou de Barcelone).

Concernant les hotels je souhaiterais sortir le grand jeu sans non plus courir à la ruine =) (environ 100 à 150€/nuit) et que proposent leurs services (tout inclus ou non ...) et est il possible d'obtenir des tarifs de groupe ? (+ 10 personnes)

De plus concernant la nourriture sur place est elle chère? quel budget est à prévoir par jour en prenant compte des buffets ou petits restaurants ?

Ma dernière question sera à propos des sorties . Quels sont les endroits à privilégier et ceux à éviter ? Quel est le montant des boissons dans ces endroits?

Cordialement
Quoi faire de plus à Las Vegas? English translation pending
by GoToTrudeau · 2011-07-02 · 9 replies
Salut !

Je vais a Las Vegas deux fois par année depuis maintenant cinq ans et j'ai vraiment tout fait ce que les touristes font habituellement. Je ne me lase jamais de cette extraordinaire ville, mais cette fois j'aimerais faire quelque chose de différent. Qu'est-ce que les habitants de cette ville font mais que les touristes ne connaissent pas ? Qu'est-ce qui a d'autres à part les classiques ? Est-ce qu'il faut vraiment sortir de la ville pour voir d'autres trucs ? Je loue toujours un auto, alors ça ne pose pas vraiment de problème si vous connaissez quelque chose de cool dans un rayon de deux heures d'auto disons.

Merci !!!
Places de spectacle à Las Vegas à prix "discount"? English translation pending
by Cupidon2570 · 2011-01-18 · 15 replies
Bonjour,

Nous partons pour Las Vegas début Avril pour une période de 10 jours, j'aimerais savoir si vous connaissiez des sites de ventes de billets de spectacle du Cirque du Soleil à prix "discount", j'ai vu qu'il fallait compter en moyenne entre 80 et + de 100$ pour une place et plus. J'ai cru comprendre qu'il fallait réserver les places quelques mois à l'avance sous peine d'être privé de ses beaux spectacles.

J'ai lu aussi qu'il y avait sur le Strip "une boutique"à coté d'une bouteille de Coca Cola qui vendaient des places invendu à prix vraiment intéressent, mais le Mois d'Avril n'est il pas un mois d'affluence à Vegas ?.

Merci beaucoup pour vos réponses et vos précieux conseils.
Road trip de deux semaines de Las Vegas à San Diego English translation pending
by Mousseliine · 2011-11-14 · 14 replies
Bonjour,

Je prépare un petit roadtrip de deux semaines pour les vacances de Noel : De Las Vegas - Death Valley - Josuah Tree et San Diego.

Est-ce que certains d'entre vous êtes allés dans la réserve de Mojave

sinon est-ce que vous avez des idées d'arrêts sur la route... restos ? ou trucs à avoir.

On n'est pas vraiment pressé.... et on aime bien s'arrêter pour voir des choses qui peuvent paraître à première vue banales mais qui finalement s'avèrent bien spéciales....

Bref... je suis preneuse de tous vos coups de coeur entre Las Vegas et San Diego! On atterrit à Las Vegas pour repartir de San Diego et on ne va pas à LA cette année.
Route 66 entre Kingman et Williams English translation pending
by Sylviefab · 2019-02-08 · 23 replies
Bonjour Voilà en septembre plus exactement le samedi 14 nous allons quitter Las vegas le matin pour rejoindre la route 66. Le temps de visiter tous ces petits villages entre kingman et Williams avant de remonter sur Grand canyon. Pensez vous que si nous prévoyons 2 nuits sur ce tronçon route 66 pour repartir le lundi matin vers Grand canyon c est de trop? Et surtout pensez vous que le dimanche sur Williams tous les commerces et restaurants seront ouverts?. Merci à vous Sylvie
Intérêt de la route 66 entre Kingman et Ash Fork? (Etats-Unis) English translation pending
by Sixiemesens · 2008-03-05 · 9 replies
Bonjour, Nous avons prévu de faire la route entre Las Vegas et Grand Canyon, en partant tôt le matin (en sept) pour passer à Hoover Dam au lever du soleil pour avoir une jolie lumière pour quelques photos, et arriver à Grand Canyon en début d'après midi. La question que je me pose c'est si la partie de route 66 entre Kingman et Ash Fork via Seligman vaut le détour ou si ce n'est pas la peine de perdre du temps qui peut être précieux au Grand Canyon, et donc prendre directement la 40 qui sera plus directe et donc plus rapide (on gagne 1 bonne heure d'après maps.google.fr) Ou si par exemple la partie entre Kingman et Seligman est à voir mais pas celle entre Seligman et Ash Fork (ou inversement) Si vous avez des photos ça pourra aussi me permettre de me décider aussi plus facilement.
Hammamet cet été: boites de nuit, endroits branchés et prix? English translation pending
by Abdomine · 2007-05-03 · 15 replies
Bonjour à tous, voilà cet été je pars pour hammamet fin aout avec ma moitié et j'aurai aimé savoir quelles boites de nuit fréquenter ainsi que les restaurants bars etc qui peuvent etre sympa pour un jeune... et aussi les prix de bases de ces boites et du verre par exemple.... merci de vos réponses et bonne vacances à vous
Conduite nocturne et faune sauvage en Amérique du Nord English translation pending
by Cochize · 2018-11-08 · 9 replies
Conduite nocturne et faune sauvage en Amérique du Nord

Un Gardois de ma connaissance qui travaille de nuit vient de subir une seconde collision avec un sanglier, en rentrant chez lui au pied des Cévennes, vers 5 heures (du matin). C’était avec une voiture de remplacement… la sienne étant encore immobilisée au garage suite à une première collision la semaine précédente! .

Il fut un temps oû les collisions animales étaient sans grande importance, peu d’automobiles qui de plus ne roulaient pas vite. Les victimes les plus fréquentes étaient alors les volailles de la ferme qui picoraient librement et nonchalamment de part et d’autre et en travers de la chaussée en bordure de laquelle la ferme était installée

Mais quinze plus tard, dès 1925 et 1926 des auteurs américains abordent déjà le sujet des collisions automobiles avec la faune sauvage :

‘’The toll of the carmobile ‘’ 1925 (Les victimes de l’automobile)

Puis pendant près d’un demi-siècle on trouve une étude de temps en temps mais elles restent rares

A partir de 1980 les choses changent vraiment, les autorités du Transport et chercheurs de diverses disciplines commencent à s’intéresser de près au sujet mais c’est surtout au cours des deux dernières décennies que le nombre de travaux explose, en Amérique du Nord surtout, mais aussi en Europe

Sans avoir besoin de connaître quoique ce soit de ces travaux si vous vivez dans une région rurale d’Europe oû coexistent cultures et zones boisées vous êtes probablement plus ou moins avertis de la réalité de terrain… mais si vous êtes un rat des villes vous pouvez peut-être être amenés à vous poser des questions, par exemple: la conduite nocturne est-elle vraiment plus sujette que la conduite diurne aux collisions animales

En France les animaux les plus fréquemment impliqués dans des collisions (autour de 60 000/an ?) sont les chevreuils et surtout les sangliers qu’à la campagne on appelle les bêtes noires.

Sur les 36 accidents rapportés dans la presse (ils ne le sont pas tous, loin de là) et 2 dont j’ai connaissance par un témoin, c’est à dire sur 38 accidents entre le 06 septembre et le 05 novembre, quelque part en France, un seul s’est produit en plein jour : le 15 octobre à 14 heures, un s’est produit au crépuscule, après 18 heures le 05 novembre et tous les autres entre 20 heures 30 et 5 heures

Si vous vous demandez pourquoi il semble difficile d’éviter un sanglier regardez cette video…. l’histoire malheureuse d’un sanglier qui, à l’aube après avoir fait bombance nocturnement dans quelque culture, était trop pressé de rentrer se mettre à couvert dans sa bauge :

Vidéo : accident de la route avec des sangliers Un grand nombre d’articles de sources diverses s’intéressent au sujet mais... pas vraiment en France. J’en viens donc à l’Amérique du Nord oû l’analyse est beaucoup plus poussée…

Ma propre expérience (en parlant d’Amérique du Nord) me fait dire que oui ! la conduite nocturne expose d’avantage au risque de collision animale...là oû il y en a bien sûr...

- en tant que passager, un close call, un quasi accident avec une vache sortie de nulle part (c’est bien ce qu’on dit dans ces cas là) vers 22 heures un soir d’automne, sur la fameuse Route 50, la loneliest road au Nevada, en open range. Un route cependant bien rectiligne, avec une visibilité diurne à l’infini et que les vaches, contrairement aux sangliers de par ici, traversent rarement ventre à terre !

- en tant que conducteur, un autre quasi-accident, a near-miss à l’aube au nord de Casper oû les mule deers pullulent quasiment comme les chiens de prairie . A la différence des vaches ils bondissent inopinément, même par dessus les clôtures, pas toujours avec succès malheureusement pour eux , ils s’accrochent parfois !

Mais oublions les expériences et convictions personnelles des uns et des autres et regardons les choses d’un peu plus haut... pour l’Amérique du Nord oû la question des collisions avec la faune sauvage revêt une importance croissante avec des conséquences qu’on a quelque peine à imaginer ici . Il faudrait se placer à l’échelle de l’Europe pour que la comparaison ait un sens

En termes de dommages directs aux véhicules, santé publique, coûts social, environnemental etc... aux seuls Etats Unis il est question, sur certains sites, de 1 à 1,5 million de collisions /an, de +200 morts /an, de quelques 23 000 blessés /an, de 8, 4 milliards de dollars/an

De manière générale on parle de Wildlife Vehicle Collisions en abrégé WVC mais les animaux les plus fréquemment impliqués sont ceux des cervidés que l’on appelle là bas ‘’deer’’ sauf peut être au Maine, en Alaska, au Québec (?), à Terre Neuve et dans une petite partie de la Colombie Britannique oû l’orignal prend une plus grande place et donc les études portent souvent sur les ‘’Deer Vehicles Collisions’’ en abrégé DVC

Ceux s’intéressent à la question sont d’affiliation diverse : Transports, Ecologie, Agriculture, Santé Publique , Assurances (important les Assurances!) , Universités, Ingénieurs etc...

En matière d’accidents liés à la route, de manière générale, le Canada est à la pointe de la recherche depuis 1964 avec : Traffic Injury Research Foundation ( Fondation de Recherches sur les blessures de la route) et ce n’est qu’en 2013 que les Etats Unis on accueilli une branche américaine : TIRF USA . Le TIRF a maintenant intégré le problème de la faune sauvage. En bref… le volume d’informations sur le sujet est vraiment très impressionnant ... tous ‘’ces gens’’ se donnent beaucoup de mal pour que les Pouvoirs Publics soient mieux informés , les Usagers mieux protégés, la faune mieux conservée…

Avant de proposer des solutions , d’ordre très varié, pour réduire le nombre de collisions ils collectent les faits, sur le terrain et analysent les bases de données pour situer au mieux les collisions dans l’espace ( tronçons routiers) et dans le temps : selon les années (progression du phénomène), selon les mois de l’année(migrations ou autres mouvements saisonniers), parfois selon les jours de la semaine, mais surtout selon les heures de la journée ( créneaux horaires liés à l’obscurité et l’intensité du trafic routier). Certains s’intéressent même à l’influence du changement d’heure ( Daylight saving time) et à la phase lunaire !

Sur la question des créneaux horaires, le constat est toujours le même : c’est ‘’du crépuscule à l’aube’’ parfois formulé ‘’au crépuscule et à l’aube’’ ou encore ‘’ au crépuscule, à l’aube et la nuit’’ que le risque est le plus élevé et que les collisions avec la faune sauvage sont les plus nombreuses

J’ai regardé d’un peu plus près une douzaine de rapports marquants mais ne cite ici que trois exemples représentant chacun une des trois principales parties prenantes : l’Administration (1995), une revue de Santé Publique (2016) et une Université pour le compte des Assureurs (2016)

1995. Federal Highway Administration

Il semble que ce soit la première étude détaillée faite au niveau fédéral. Elle portait sur 153 345 collisions de la seule base HSIS (qui à l’époque ne comportait que 5 Etats) . Pour la première fois sur un grand nombre d’échantillons, le fameux graphique ‘’Nombre de collisions en ordonnées/ Heures en abscisses’’ montre clairement les deux pics, celui du matin et celui de la soirée et surtout la dépression plate de la journée



2016. Dans la Revue de Santé Publique ‘’Accident and Prevention ‘’ deux chercheurs Autrichiens ont fait une sorte de synthèse de tout ce qui a été fait sur le sujet des DVC :

A review on the temporal pattern of Deer–Vehicle Accidents: Impact of seasonal, diurnal and lunar effects in cervids

Ils ont constaté la multiplication des recherches pendant disons les deux dernières décennies (des centaines de références) Sur le point spécifique des créneaux horaires ils produisent finalement le même graphique qui montre les deux pôles de risques, du matin et de la soirée



2016.Etude pour le compte des assureurs ( State Farm ) réalisée par University of British Columbia

Wildlife-Vehicle Collisions - Traffic Injury Research Foundation

Dans cette étude nationale on trouve l’équivalent d’un graphique FARS aux Etats Unis : en ordonnées figurent les pertes humaines



comme les autres il parle de lui-même

Conclusions Tous ces graphiques ne surprendront guère les ruraux; certains pourront même se dire ‘’c’est dépenser beaucoup d’argent et d’énergie pour arriver à enfoncer des portes ouvertes’’…. …mais les automobilistes ici ou ailleurs sont parfois durs à convaincre ils pourront en tous cas retenir les conclusions d’une étude de 2006 non citée ici (traduction) :

‘’ Alerter les automobilistes du fait que la plupart des collisions animales surviennent le soir, la nuit et tôt le matin nous amène à faire les recommandations suivantes : soyez très vigilants en ces moments de la journée, assurez vous que vos phares fonctionnent correctement et que votre pare-brise est bien propre, obéissez aux signaux de limitation de vitesse nocturne et prêtez une attention déterminée et soutenue aux signes de présence animale le long du couloir routier.

Je pourrais ajouter - ce que l’expression drive actively and agressively implique - et gardez vous à droite, et gardez vous à gauche …..c’est en somme ce que disait déjà Cuvillier en 1928 à propos de piétons menacés par des automobiles, paraphrasant le jeune Philippe qui avertissait son père Jean du danger alors qu’ils étaient cernés tous deux par les Anglais…..



La plupart des sites qui donnent des conseils de conduite nocturne en pays de grande faune disent un peu la même chose, plus simplement et en plus moderne, quelque chose comme :

‘’scan ahead roadsides from one side to the other ’’ ou ‘’from shoulder to shoulder’’

pour ‘’balayer du regard les bords de route d’un côté à l’autre’’...

sous-entendu ne restez pas les yeux fixes, braqués sur le milieu de la chaussée sinon quand vous verrez l’animal droit devant dans vos phares il risque d’être trop tard !

Deux exemples : - site de Wild Aware Utah | Wildlife Awareness, Safety Information



- site de Cottage Life



La dernière de ces préconisations n’est peut-être pas toujours évidente par exemple à la traversée d’une forêt, dans une région de hautes herbes, après une journée particulièrement pénible ou quand on débarque sur la Côte Ouest d’un voyage transatlantique et que l’on considère se lancer sur une route à 2 voies que l’on ne connaît pas et dans une voiture qui n’est pas la sienne plus d’info, ci-dessous : docs.google.com/...MrBtOPIVOM1pmpBl/pub
L'Ouest américain en mai/juin 2008 (7 et fin) English translation pending
by Blacjp · 2009-09-18 · 4 replies
L'Ouest américain en mai/juin 2008 (6)

20 juin



Etape de Chinle au Grand Canyon South Rim

Nous faisons tout d'abord un détour par le Hubbell Trading Post







Ce comptoir d'échange entre indiens et colons n'a pas changé depuis sa fondation. Le parquet d'époque grince sous nos pieds. Il fait également office d'épicerie. Les prix sont élevés.

Nous nous dirigeons maintenant vers Tuba City en traversant le territoire Navajo puis le territoire Hopi.

Nous décidons d'aller visiter le village Hopi de Mishongnovi perché sur Second Mesa. Nous montons en voiture dans le village où nous trouvons une sorte de "visitor center": une grande pièce vide avec un bureau en bois. Derrière le bureau une indienne peu bavarde et à peine souriante qui vend des tickets autorisant la visite du village, à pied, sans guide, sans pouvoir entrer dans la moindre demeure et bien sûr pas de caméra, pas d'appareil photos, pas de téléphone portable, pour 13$ par personne. Nous déclinons l'offre et ressortons... Dehors, les maisons pueblos de pierre et pisé sont vraiment à la limite du bidonville. Tout cela respire la misère et nous repartons mal à l'aise sans rencontrer personne dans les rues. Pas d'images de cet endroit très triste. C'est là que l'on mesure l'immense détresse de ce peuple parqué sur des champs de "cailloux" chauffé à blanc par un soleil de plomb et persécuté par les Navajos. (c'est un avis personnel)

Après avoir traversé Tuba City, arrêt au trading Post de Cameron. Achat de souvenirs... Quel changement depuis 1990, c'est maintenant une véritable usine à touristes. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses.

Puis nous entrons dans le parc du Grand Canyon. c'est la 3ème fois que nous venons ici mais la magie opère toujours.





Nous faisons tous les arrêts le long de la corniche sud avant de rejoindre notre hôtel. Puis nous décidons d'aller voir le coucher de soleil à Hopi point.





Nuit au Best Western Squire Inn de Tusayan

21 juin

Magie du soleil levant...



La journée est consacrée à la rando sur le rim trail d'Hermits Rest Road Magnifique balade avec un temps superbe.



L'après midi nous "trainons" dans Grand Canyon village en visitant les différents hotels...

Le soir coucher de soleil à Powell Point



Nuit au Best Western Squire Inn

22 juin



Etape du Grand Canyon à Holbrook

8h du matin : petit tour en hélico au-dessus du Grand Canyon avec "Papillon"





Organisation parfaite, nous sommes que nous quatre dans l'appareil et le survol est splendide dans le matin et sans turbulence.

Nous nous dirigeons vers Flagstaff. Arrêt pour des achats: souvenirs et nourriture pour le déjeuner

En début d'après-midi, nous entrons dans Petrified Forest, parc méconnu mais qui offre de beaux paysages de badlands et que nous avions visité en 1989 lors de notre 1er voyage dans l'ouest.







Les troncs ont été cristallisés en roches semi-précieuses comme l'onyx, le jaspe, l'améthyste, la cornaline ou l'agate.



Il est strictement interdit de ramasser la moindre pierre sur ce site. Mais nous avons vu un couple de français se faire verbaliser par un ranger sur un des parking du parc...



rencontre avec un lézard à collier (Crotaphytus Collaris), lézard très vif qui peut courir sur ses pattes arrière.











Nous traversons l'I40 pour visiter the Painted Desert







Nous passons sur l'antique road 66 envahie par les herbes et marquée par une carcasse rouillée.

Nous finissons notre journée à Holbrook sur les vestiges de la route 66 dans cette ville





Motel où chaque chambre est un tepee.

Nuit à Holbrook au Best Western Adobe Inn.

23 juin



Dernière étape d'Holbrook à Phoenix

Arrêt à Météor Crater : bof, un grand trou cher (15$ par personne) qui ne mérite pas le détour (à mon goût!)

Passage par le Slide Rock State Park







Arrêt à Sedona





On trouve de belles sculptures dans la ville Il fait une chaleur accablante et les brumisateurs marchent à fond.



Plus vrai que nature ...l'enfant

Nous continuons notre route...



Les saguaros, cactus chandelier, annoncent l'arrivée sur Phoenix

Arrivée à l'hôtel et repos bien mérité. Nuit au Pointe Hilton Tapatio Cliff Resort

24 juin

Journée de repos à l'hôtel.



Il fait 43°C à l'ombre! La piscine n'est même pas rafraichissante...

Nous faisons nos dernières courses à Scottsdale





L'âne de 1989 a disparu





Il ne reste que les chevaux des cow-boys figés dans le bronze.

Nuit au Pointe Hilton Tapatio Cliff Resort

25 juin

Dernier jour sur le territoire américain. Direction l'aéroport de Phoenix pour un retour sur Lyon via Denver et Francfort.

Sur 5 semaines nous n'avons eu qu'un peu de pluie à Sequoia NP et à Yosemite NP et ensuite 29 jours consécutifs de beau temps, que rêver de mieux! Ce fut un fantastique voyage.

Au niveau étapes, j'aurais dû modifier la fin du voyage selon cet ordre: 20 juin: Chinle/Hubbell trading post/Painted Desert/Petrified Forest/Holbrook 21 juin: Holbrook/Grand Canyon rive sud 22 juin: Grand Canyon 23 juin: Grand Canyon/Flagstaff/Sedona/Phoenix

Nous avons parcouru 9000km dont 1000km de piste environ.

Budget pour 5 semaines

Avion Lyon/Francfort/Los Angeles et Phoenix/Denver/Francfort/Lyon avec Lufthansa et United airlines: 647€/personne Hôtel budget conséquent mais voulu, nous n'avons pas eu de surprise, chambres grandes, confortables et propres: 2017€/personne pour 35 nuits Voiture 4X4 louée chez Autoescape: 1543€ soit 385, 75€/personne Carburant 730€ soit 182, 50€/personne Nourriture petit déjeuner pas toujours compris dans le prix des chambres, picnic tous les midis sauf en ville et restaurant tous les soirs 1063€/personne

Entrée Universal 40€/personne acheté sur place Spectacle Ka las Vegas 114€/personne réservé sur internet Croisière lac Powell 92€/personne réservé sur internet Hélico Grand Canyon 82€/personne réservé sur internet Souvenirs et divers (documentation, cartes, assurances etc..) 550€/personne

Voilà, j'espère que mon petit compte-rendu donnera l'envie de découvrir ces régions, à tout ceux qui ne connaisse pas encore l'ouest américain et ravivera des bons souvenirs à ceux qui en sont revenus.
Boracay, sans dessus et sans dessous English translation pending
by Simplybrice · 2010-04-25 · 5 replies
Le soleil se lève sur bohol. Nous aussi, avec Marie et Yo', on se lève et, à la différence du soleil, on ne se couchera pas là. On est pas omnicient, un endroit à la fois.

En ce matin contrairement à la veille, ce n'est pas moi qui m'occupe du réveil. Et d'une, je ne suis pas celui qui a sollicité cette escapade à Boracai, donc si on rate l'avion, ce n'est pas moi que ça va ennuyer le plus; et de deux, vu le retour de flammes que j'ai pris la veille avec mon réveil musical, je ne suis pas près de me recreuser la tête pour qu'on émerge en musique. je me lève donc comme une fleur qui n'a comme responsabilité que celle de s'ouvrir en harmonie avec le soleil. Pas question que je me presse, je n'en fais qu'à ma tête de cochon.

En milieu de matinée, on prend un bateau de Bohol à Cebu City. A bord, le roulis fait qu'on est tous un peu comateux. Mais c'est sans conséquences hormis le fait qu'on puisse replonger dans le sommeil quelques temps. Le bateau est presque vide, ce serait presque gaché si on ne prenait pas nos aises. Marie profite de la climatisation à l'intérieur. Yo' et moi, on est à l'arrière à apprécier le vent, en tout cas le temps de s'endormir, alongé en travers de quatre sièges pour Yo', c'est plaisir! Puis, on arrive à Cebu. Le décor urbain et gris a remplacé la carte postale, comme lors de l'aller vers Bohol, la visite de Cebu City est une visite éclair, juste le temps de monter dans un taxi pour nous conduire à l'aéroport et le tour de la ville est joué. Cebu City ne s'est pas refaîte une beauté depuis 48h, ça ne nous fait pas plus d'arguments pour y salir nos semelles. On arrive à l'aéroport. Là, le jeu consiste en une nouvelle prise de tête de la versaillaise qui n'en est même pas une. Elle n'y est pas née, elle n'y a jamais vécu, mais ça ne m'étonnerait pas qu'elle soit sympathisante. Un peu tout le contraire de l'ami Sylvano qui est un versaillais de souche et qui fait tout pour s'en cacher. Pas étonnant qu'on ait des atomes crochus... Tous les avions en destination de Boracai n'autorise que dix kilos de bagages en soute. Si tu dépasses cette limite, on ne jète pas tes affaires par dessus bord mais on te rançonne de quelques euros ce qui reste anectodique du fait du prix dérisoire du billet d'avion. Et bien la Marie, ça l'emmerde cette situation. Ca l'emmerde à tel point qu'elle se lance dans l'empilement caractérisé du maximum de vêtements qu'elle peut porter sur ses larges épaules. Deux voire trois paires de chaussettes, au moins trois T-shirts, un short sous le pantalon, le remplacement de ses tongs par ses chaussures de marche, quelques foulards, un pull et le tour est joué. Pour un peu, elle pourrait jouer dans une pub pour Michelin! C'est d'autant plus intelligent qu'à l'extérieur il fait dans les 35°, bref... C'est comme ça qu'on va enregistrer nos bagages. Le couperet tombe. Mon gros sac fait un peu plus de quinze kilos, je suis bon pour payer la surtaxe. C'est pas grave, j'étais au courant bien à l'avance, pas de quoi pourrir mon voyage. Pour Yo', je ne me souviens plus de quel côté de la balance il se trouve mais, de tout état de cause, pas de quoi non plus lui faire perdre le sourire. Quant à Marie et sa stratégie de l'esquimau sous les tropiques, et bien ce n'est même pas suffisant!! C'était bien la peine!!! Elle doit aussi s'acquitter de quelque menue monnaie et elle, ça ne l'a fait pas marrer. Car maintenant son sac est parti rejoindre les soutes, elle n'a d'autre choix que de garder sur elle l'équipement pour supporter des températures négatives. Dommage Eliane!!

Dans l'avion, on se débrouille tous pour avoir un siège près d'un hublot. Il faut dire que j'ai fait un lobbying forcené auprès de mes camarades afin que chacun puisse en profiter pleinement. Les vols au dessus des Philippines ont ceci de particulier qu'il y a toujours quelque chose à se mettre sous la rétine. Des récifs de corail au montagnes et volcans menaçant, c'est toujours une explosion de couleurs au delà de tout soupçon qui prend en plus toute son ampleur quand on sait que comme on vole dans des avions à hélices, l'altitude en vol n'est jamais suffisamment élevée pour voir la terre comme un point. Et bien tout ça, ça ne suffit pas, pas à Yo'. A peine a-t-on décollé que le p'tit père me demande mon MP3 pour regarder un film. "Mais t'es pas bien? Le film il est là en bas et en technicolor!! Tu ne vas te coller devant un écran de dix centimètres de large alors que le hublot est au moins quatre fois plus grand? Si?" Et bien si. Ce sera à moi de lui dire quand il faut regarder. C'est pas bien grave et ça me fait plaisir de pouvoir satisfaire aux désirs de mon pote, mais quand même, voler au dessus d'un archipel de 7000 îles, c'est quand même pas tous les jours!!! Sacré Yo'!! Je n'irais pas dire qu'avec la Marie ils font la paire mais là-dessus, ça ressemble à un truc qu'elle aurait très bien pû faire. Méfiance... Pendant ce temps, les montagnes nous défient, les rivières se jètent dans la mer, les îles désertent. Comme ça pendant une heure à l'issue de laquelle, le capitaine prend la parole, Boracai est juste en dessous. Ca nous donne l'occasion de découvrir vue du ciel ce qui sera notre nouveau lieu de villégiature. De là haut, l'île est minuscule, droite comme un "i" et ourlée de plages dont on devine que le sable ne blesse pas la voute plantaire. On peut voir également que Boracai est loin d'être une île abandonnée vue le nombre de constructions qu'elle abrite. Mais ça, on le savait avant de venir ce qui devrait atténuer le choc, Boracai, malgé sa taille liliputienne, est la première destination balnéaire des Philippines.

A la sortie de l'avion, on s'en rend très vite compte. Une armée de tricycle attend le passager aérien. On est pas les premiers, pas des explorateurs. On prend le premier qui se présente. Pas la peine pour le chauffeur de nous demander où on va, c'est ici pour tout le monde pareil. Il faut d'abord faire trois minutes de route pour rejoindre une jetée. De là, il faut embarquer sur un bateau et traverser le court bras de mer qui séparent Boracai de Panay, sa voisine bien plus étendue sur laquelle on a atterri. Ca prend au total une demie heure à tout casser.

On est maintenant à Boracai et ne reste plus qu'à savoir où descendre. Il faut dire que je frémis encore en repensant à l'arrivée à Bohol et à la blague comme quoi il faut deux heures montre en main pour trouver un hotel. Que diantre, si ça se reproduit, je me fais hara-kiri, c'est une promesse!! Mais aujourd'hui pas la peine d'en arriver là, Marie s'est faite laisser dire qu'il y a un chouette hotel dans le coin par quelqu'un qu'elle a croisé un peu avant nous, et comme elle a les coordonnées, c'est sans mal que le chauffeur d'un nouveau tricycle nous y conduit. A l'arrivée, on est quand même en pleins doutes. C'est propre mais c'est cher, même pour bibi. On ne sait pas encore que Boracai est aussi l'île la plus chère du pays. Plus de touristes, plus de pépettes! On est donc là avec Yo' à se demander ce qu'on fait. Marie, de son côté, part visiter le dortoir réservé aux filles et quand elle revient, elle a déjà décidé, elle y reste!! Elle qui nous avait fait un sketch à Bohol, elle qui nous a trainé à Boracai, elle traine dans la boue ce qui fait du voyage un sport collectif!! Mais soit. Si tu veux n'en faire qu'à ta tronche, c'est ton choix, prends la chambre et fous nous la paix!! La demoiselle disparait. Avec Yo', on est perplexe. Non pas à cause de Marie mais sur ce qu'on fait. Rester? Partir? C'est alors que la patronne de la GH nous fait, comme le Parrain, une proposition qu'on ne peut pas refuser, un tarif bien en accord avec nos accoutrements bohèmes loin de la versaillaise. Comme un poisson affamé, on est ferré. C'est aussi là qu'on pose nos sacs à condition pour nous de ne pas révèler à qui que ce soit, et notamment à Marie, les termes de notre union tarifaire. C'est donc dans un sourire complice avec la patronne qu'on scelle l'accord. Avec Yo', on prend nos quartiers dans un des dortoirs pour nous, les hommes, et on s'en félicite. Il faut dire que c'est un dortoit avec quatre lits et quatre ventilateurs dans lequel on est pour l'instant tous seuls, ça nous fait de la place à revendre ce qui, pour le prix, est pas loin d'être inconcevable. En plus, il y a le Wifi ce qui n'est pour déplaire à personne à commencer par Yo' qui se fait une petite scéance internet. Moi, internet, ce sera pour plus tard, j'ai quand même envie de voir la plage qui fait la fierté et qui trone en première page de tous les catalogues touristiques des Philippines. Et même s'il fait déjà nuit, c'est pas bien grave, ça me donnera toujours de quoi méditer avant la journée ensoleillé de demain. Je pars en séquence découverte. Notre GH est séparée de la plage de quelques dizaines de mètres. Le chemin qu'il faut emprunter est sombre et exigu. C'est à l'inverse total de ce qui ce passe de l'autre côté, côté sable. Là, c'est l'hallu'. Pour se retrouver les pieds dans l'eau, il faut d'abord traverser un chemin sablonneux éclairé comme à Las Vegas. Ce chemin longe la plage et est une enfilade de bars, de restaurants, d'hotels, d'épiceries, de centres de plongée, de magasins de souvenirs, de stands de massages et de tatouages, tout pour contenter un touriste plagiste lambda. Ca fait un peu peur la première fois!! Puis, il faut aussi traverser tous les bars et restaurants qui ont un emplacement sur le sable. Au milieu des tables, des chaises longues, des palmiers, il faut se frayer un chemin, pas chose facile! Ca pourrait aussi être effrayant mais je remarque une chose qui me flatte dans le sens du poil : tous ces établissements ont un doux parfum relaxant, ça boit sur des tables basses assis sur le sable ou sur de longues chaises confortables ou encore mieux sur des poufs géants, ça dîne sous les palmiers, le tout avec des éclairages tamisés qui ne gachent rien. L'ambiance de l'île n'a rien d'Ibiza. Ca a beau, certes, être très fréquenté, mais comme il n'y a pas un batiment qui dépasse la hauteur des arbres, tout reste à échelle humaine. Et puis enfin, quand on a dépassé tout le rideau de débit de boissons et de nourriture, on y est, White Sand Beach est là, immense, comptable en kilomètres. C'est facile à voir, même de nuit, les établissements se suivent à perte de vue derrière les palmiers. Sans aller jusqu'au bout car, à un moment, il va falloir que je rentre chercher Yo', je me lance dans une petite marche le long de la grande bleu en anticipant le fait qu'elle soit turquoise. Une heure tout au plus, puis je retourne à la maison. Là, je récupère Yo' au passage et comme on est pas des chiens, on va voir Marie pour savoir si elle veut se joindre à nous. Et bien non! En définitive, la pauvre ne se sent pas très bien et préfère passer la soirée dans son dortoir. Qu'à celà ne tienne, c'est pas plus gênant que ça pour ne pas dire autre chose. D'ailleurs, en retournant à la plage avec le Yo', je commence à m'épancher sur le fait que plus le temps fait son oeuvre et plus Marie et moi, c'est loin de faire deux et que j'en suis désolé car je suis persuadé que elle et lui, c'est une amitié forte qui les lie. Et bien patatra!!! Yo' me fait la même révélation!!! De la Marie, lui aussi il en a plus qu'assez!! Résultat, on part dans un rire complice, ravis de voir que l'un et l'autre, on est sur la même longueur d'onde, partis pour une soirée où qui se ressemble s'assemble.

Après que Yohann est à son tour jaugé la plage, il est grand temps de festoyer et de rire encore de qui vous devinez. On sait, on est vraiment des sales gosses. Les pieds dans le sable, les assiettes s'additionnent. L'addition, s'il vous plait. Plus loin sur la plage, il y a un spectacle de feu qui bat son plein. Ca tournoie dans tous les sens, les accrobates ont du talent. Personnellement des "fire shows", j'en ai déjà vu quelques uns depuis que je suis en errance autour du monde, mais pour le Yo', c'est la première fois. Il convient donc de s'en ravir. Il doit y avoir six ou sept danseurs, quelques garçons, quelques filles. Tous les deux, on commence à s'assoir sur le sable afin d'être aux premières loges. Puis comme la soirée bat son plein, on convient qu'il serait de bon aloi de s'assoir en terrasse, toujours sur le sable, du bar devant lequel les artistes s'expriment. Un cocktail chacun, pas de mal à se faire du bien. Autour de nous, il y a quelques touristes, tous philippins, on est donc les seuls blancos. Je dis ça avec le sourire car Yo' est un type tout ce qu'il y a de plus métissé. Il a des origines de partout à travers le globe, n'a rien d'un Jean-Pierre, ce qui fait que blanco ne s'applique que parce que c'est un parigo au milieu des philippins. Le spectacle se poursuit. Plus ça va et plus on sympathise avec les manieurs de feu. Ils sont tous vraiment bon esprit et à chaque fois maintenant que l'un en finit pour un temps avec son numéro, il vient s'assoir à notre table. J'ai rarement vu meilleur comité d'accueuil, comité qui reste même avec nous une fois le spectacle complêtement achevé. Les verres s'enchainent dans une ambiance tropicale. Parfois on les fait rire, parfois il nous font rire, mais le plus souvent on rigole tous ensemble. En fait, le feeling passe tellement bien qu'ils nous proposent de les accompagner pour la suite de leur soirée. Ils ont fini de travailler, place à la détente.

La détente pour les philippins à Boracai, en tout cas pour ceux avec qui on délire ce soir, c'est d'aller voir un concours de beauté. Rasoir me direz vous. Et vous auriez raison s'il ne s'agissait d'un concours un peu plus particulier que ce que j'avais en tête : ce soir, on note les travestis. Le concours se déroule dans un immense espace qui tient autant du bar que de la salle de spectacle. Au centre se dresse une large scène sur laquelle les "concurrentes" défilent et les "maîtresses" de cérémonie tantôt détendent l'atmosphère, tantôt l'enflamment. Ces hotesses, qui ont apparemment fêtées leur vingtième printemps voilà belle lurette, sont les diablesses en chef de la soirée. Elles ne connaissent aucune limite. Elles enchainent les blagues "de très bon gout" tout au long du spectacle en en rajoutant parfois, mimant l'acte préliminaire ou sexuel avec tout ce qui leur tombe sous la main : un aspirateur, un extincteur. C'est pas très distingué mais en tout cas, c'est illarant! Les candidates, elles, sont au nombre de trois. La première a carrément l'air d'une professionnelle. Elle concilie la vulgarité avec le fait qu'on ne peut pas s'y tromper, c'est un bonhomme avec une pomme d'Adam et tout et tout. Quelle élégance, quelle "grasse"!! La deuxième semble tout droit tombée du nid. Elle est extrèmement timide ce qui en fait une cible de choix pour les présentatrices incendiaires, et semble tout juste majeure. La troisième, c'est là que ça se complique, est un canon de beauté. Grande, fine, des jambes interminables posées sur un sourire étincelant et ravageur. Nuls doutes que c'est elle qui va gagner. Bien plus de doute, en revanche, sur le fait que c'est, pas c'était, un homme. C'est là tout l'objet du concours. C'est un coup à remettre en question tout ce que vous savez de l'homme et de la femme!! Une fois les présentations faites, le concours débute réellement. Premier défilé, première tenue, de petites jupettes aguichantes. Dans la salle, intégralement peuplée de locaux à l'exception, encore une fois, de Yo' et moi, ça rit, ça applaudit, ça vit. A notre table, ça vit aussi, tellement que Yo' est en train d'enlasser sa voisine Septer, manipulatrice de batons enflammés sur la plage, enlasser voire embrasser goulument avant même la deuxième acte. De mon côté, j'ai aussi une voisine, Micky (Mickaela) et celle-ci est également du genre plutôt entreprenante. Sa main ne cesse de toucher la mienne, et après quelques temps nos doigts se mélangent. Difficile de résister, la gamine est trop sexy, trop sympa, et puis c'est une danseuse depuis huit ans. Une danseuse... Deuxième défilé, deuxième tenue, c'est l'heure des maillots de bain une pièce. Yo' est toujours parti dans un numéro d'échanges culturels façon bouche contre bouche. Moi, j'entame les dernières paroles avant de moi aussi passer à table. Rien de tel que quelques mots bien sentis pour encore faire monter la température. Troisième défilé, troisième tenue, toujours annoncés par les maîtresses de cérémonie avec une grande pudeur (est-ce que vous voulez en voir plus? J'entends rien!!) : les maillots de bains deux pièces larges comme Dédé à coudre. Pour Yo', on maintient le cap. Pour moi, je me lance enfin dans la farandole des langues non sans avoir dit à ma compagnonne pas nonne : "Mais j'suis timide..."

A la fin du spectacle, le jury a rendu son verdict. Etrangement, on a le droit à une égalité, certes le canon a gagné mais il doit aussi partager sa courrone de roi-reine de beauté avec la candidate numéro un. C'est à n'y rien comprendre. Entre Yo' et moi, c'est aussi un ae-xequo. Chacun part bras dessus bras dessous avec sa cavalière. Et la soirée ne fait que commencer. Il a beau être déjà une heure du matin, on est encore convié à une fête d'anniversaire qui n'a pas encore commencée et qui devrait se tenir sur le toit d'un bar restaurant du bord de plage. Y'a pire. En fait, c'est un copain de Micky qui travaille là qu'on va célèbrer. Le temps qu'il ferme la boutique et le toit est à nous. En attendant, tout le monde est sur la plage à faire ce qu'il a �� faire. Je passe l'heure qui suit à être collé bouche contre bouche avec ma mignonne. Tout se déroule parfaitement bien sauf que pendant qu'elle m'embrasse, la môme n'arrête pas de m'aspirer la lèvre à m'en faire mal. Je ne comprends rien et me vois obliger de lui demander ce que c'est que cette nouvelle mode qui fait que tout le monde va vite se retrouver avec des lèvres gonflées de sang à la manière d'un suçon. Jusqu'à preuve du contraire (je vous attends les filles, prouvez moi le contraire), on ne fait pas ça en France! - "Attends mais tu ne sais pas embrasser ou quoi?!? Tout le monde fait ça ici!! - Moi, pas savoir embrasser? C'est pourtant une de mes occupations préférées quand je peux et personne ne s'en est jamais plaint, bien au contraire!! Et puis, je ne sais peut-être pas embrasser comme un philippin soit, mais si on appelle un french kiss un french kiss, ça ne peut pas m'être étranger, ça fait même partie de mon patrimoine génétique. En plus, habitant à Paris, ville parmi les villes les plus romantiques au monde, c'est peut-être toi qui devrait faire un stage!! Elle a réveillé la bête, comment veux-tu que je réagisses? Notre première dispute, bref feu de paille vite soufflé dans un nouveau baiser au clair de lune avec la mer pour témoin. Comment aurait-il pû en être autrement?

On aurait pû continuer comme ça jusqu'au petit matin mais la soirée avance au rythme où les copains-copines commencent à monter sur la terrasse du bar. Il doit être pas loin de 3h du matin et la fête d'anniversaire commence, on est reçu comme des membres de la famille. Il y a de la nourriture à profusion, de la boisson en caisses et des rires, beaucoup de rires. Apparemment, on est pas les seuls à avoir pris de l'avance. Yo' est là avec Septer mais peu après le début, je les vois qui s'éclipsent, les coquins... Yo' va enfin pouvoir passer à l'action, lui qui me dit depuis une semaine qu'il est en rût. Nous, avec Mickaela, c'est l'un contre l'autre que la soirée défile. Les rares moments où ça s'interrompt, c'est pour participer à des jeux à boire avec tous ceux qui nous entourent. Ca se passe selon un principe simple : chacun prend une bouteille de bière pleine, la descend aussi vite que possible et si tu es le premier à en venir à bout, tu as gagné, tu as le droit d'embrasser qui tu veux. Etrange rituel. Bien évidemment, moi, j'ai perdu. Et d'une je ne suis pas un buveur de bière et de deux, je suis connu pour être un coureur de fond et non un sprinter. En plus, j'ai déjà une cavalière, pas besoin d'en avoir davantage.

Pour Yo', ça aurait pû être la même. Il aurait pû s'en tenir là. Mais non, il a choisi de franchir la ligne. Apparemment mal lui en a pris. Quand il revient à la soirée, il fait vraiment une petite mine, comme s'il était passé sous une échelle un vendredi 13 attaché à un chat noir. Il a pourtant eu ce qu'il a voulu, je n'y comprends rien. En fait, c'est tout simple. Je me souviens quand lors du concours de beauté, j'étais resté abassourdi par le fait que parfois il est réellement impossible de savoir ce qui ce cache sous les jupes des filles. Pour Yo', c'est la même chose, abassourdi. Et blême. Et désabusé... Même s'il n'a pas été jusqu'au bout des investigations qu'il aurait été sage de mener, il en est sûr, Septer c'est pas une biche. Il est donc maintenant qu'il sait, impossible pour lui de se trouver ne serait-ce qu'à distance respectable du bichon. Déjà sur le même toit, c'est un tour de force. Il est amer et c'est rien de le dire. Pour un peu, il est blanco. Il est même tellement énervé qu'il essaye de me convaincre que Micky n'est pas non plus ce qu'elle dit qu'elle est. Le doute est alors de mise. Quoi faire? Douloureuse question... Je jète un coup d'oeil à ma chère et évalue. Mais non, je reste convaincu du bien-fondé de ma relation restée au dessus du niveau de la ceinture. Je vous engage d'ailleurs à évaluer par vous même son profil sur facebook dans la liste de mes ami(e)s.

La soirée se termine ainsi. Le soleil va se lever dans peu de temps. La lumière commence à remplir la plage que l'on peut commencer à admirer depuis le toit du bar. Tout le monde est fatigué ou tendu ou les deux, il est temps de rentrer reprendre des forces en attendant d'y voir vraiment clair. Je raccompagne Micky jusqu'à la porte de son hotel main dans la main. Yo' est aussi là ainsi que Prosper sans contact physique. Je dis "à demain", Yo' pense "adieu". L'avenir nous le dira.

Le réveil de 13h est douloureux. Douloureux à cause du mal au crane qu'a laissé cette soirée alcoolisée pour tous les deux, douloureux à cause de l'amertume dont Yo' est encore rempli. Moi, je suis toujours quelque part entre doute et certitude. D'une part, j'essaye de me convaincre que Mickaela n'est pas Mickael, d'autre part, c'est impossible vu ce que vit mon Yo' sans l'avoir senti venir. Mais plus ça va et plus je pense être dans le vrai, dès le réveil, je me connecte à facebook et découvre l'invitation de ma belle. C'est l'occasion de voir son profil ainsi que les photos qui l'illustrent. C'est bien la même personne que j'ai "fréquenté" hier, pas de moustache, pas de barbe, pas de pomme d'Adam, on est bon!!! Je peux donc aller sur la plage l'esprit léger. Là, comme on est en pleine heure de pointe, on peut réellement appréhender la plage. Elle est à deux visages. Le premier est coloré comme un arc en ciel menant au paradis. Le sable est d'une blancheur incroyable, blancheur qui se fond du vert au bleu à mesure que l'on s'enfonce vers les profondeurs de la mer qui est à faire rêver quand on travaille encore à la caisse de la Bank of Tokyo et qu'on a comme seul horizon trois épaisseurs de plexiglass qui vous séparent de murs marrons éclairés aux néons. Les palmiers sont une douce enfilade à perte de vue, comme pour faire de l'endroit le stéréotype parfait de la plage de rêve. Le second cependant est le côté obscur. La couleur prédominante y est le noir, comme dans "noir de monde", à trop additionner les couleurs voilà ce qu'on récolte. A l'heure où on débarque, c'est la marée haute. L'eau remonte loin sur la rive et les quelques mètres de large qui restent au sec sont eux noyés sous un flot de touristes alanguis au soleil, de jetskis près à être louer, de capitaines de bateaux près à vous emmener pour une heure ou une journée faire le tour des îles alentours, de vendeurs en tous genres. Quel côté choisir? Pas difficile de répondre. Comme d'habitude, le côté clair a ma préférence. Nous aussi donc, on lézarde au soleil. Nous aussi, on barbotte comme des idiots. Nous aussi, on s'extasie. C'est notre vrai premier jour, on ne va pas se priver et ce jusqu'au coucher de soleil qui innonde la plage d'une lumière magnifique, un régal! C'est ensuite l'heure de penser à manger. Mais avant cela, il faut qu'on repasse à la GH pour se changer et qu'éventuellement on s'enquiert du sort de Marie dont c'est déjà le dernier soir à Boracai. Quand on revient, elle est là à nous attendre, c'est charmant. Avec Yo', on est acculé dans un coin, on ne peut rien faire d'autre que d'accepter de dîner en tête à tête à tête à tête. Quatre têtes au total car Marie s'est faite une potesse qui partage son dortoir et elle vient aussi avec nous croiser le fer de nos fourchettes. Aucun problème particulier enfin pour le moment car Yo' est très préoccupé. La soirée d'hier a laissé de telles traces qu'il a dors et déjà été conclu qu'on ne l'évoque sous aucun prétexte, quel qu'il soit, même en cas de danger de mort. Et pour que cette mission discrétion se présente sous les meilleurs hospices, il faut absolument que quand on rejoint la plage, on n'aille pas vers la droite, c'est à dire vers l'endroit où se tenait le fire show la veille. Il va donc falloir trouver un prétexte. C'est pas compliqué. A peine débarqués sur le sable, Yo' et moi menons le bal, on tourne les talons vers la direction souhaitée. Mais Marie, qui ne l'entend pas de cette oreille, a bien envie d'y aller à droite. Yo' se lance alors dans un plaidoyé : - "Attends on ne va pas encore aller par là! Avec Brice, hier soir, on a déjà écumé tous les bars se trouvant dans cette direction et d'après ce qu'on peut t'en dire, c'était pas top. Ce soir, on aimerait bien aller de l'autre côté pour changer et c'est pas négociable!!" Bien joué le professionnel du camouflage de preuve!! Il ne leur a laissées aucunes options, c'est ce qu'on appelle un champion. On file donc vers la gauche jusqu'à un restaurant mongol, sans doute perdu sur la route d'Oulan Bator... Mais passons... Comme c'est la dernière de Marie, tout se passe au mieux, les sourires sont de mise, et Prosper est invisible. Ca devrait soulager Yo' mais le pauvre ne peut se défaire de l'idée que s'il la croise, c'est l'univers tout entier qui va imploser. A chaque fois qu'il a un moment loin de la présence féminine, il ne cesse de me répéter qu'il faut qu'il rentre, que ce soir, c'est pas son soir. Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage... Ainsi, c'est alors qu'on est presque encore en train de macher que Yo' réclame l'addition et rentre à la maison se mettre à l'abri pour de bon. Pas un dernier verre, rien. C'est le premier à faire ses adieux à Marie. Moi, je n'ai pas d'alibi valable et comme en plus, je passe une bonne soirée, je préfère rester avec les miss pour un dernier verre de l'amitié. Un verre pas plus. Je suis aidé en cela par le fait que, alors qu'on est attablé, Marie repère dans la foule un ancien camarade d'unversité. Ca y est, j'ai aussi mon alibi, je les laisse rattraper le temps perdu et m'éclipse discrètement. Il est alors autour de 23h. De l'autre côté de la plage, le fire show bat son plein, je vais tenter de revoir ma môme. Mais quand j'y arrive, tous les artistes sont là sauf celle qui évidemment m'intéresse. Tant pis, on verra bien demain.

Demain donc, qui est maintenant aujourd'hui, est un nouvel hymne à Epicure. C'est pour nous, les deux parisiens qui restent, une nouvelle journée à se faire sauter la ceinture en tout bien tout honneur et à apprécier la vie de chateau de sable. C'est le premier jour sans Marie qui a quand même pris la peine de nous réveiller, bien trop tôt, pour nous saluer. Pour notre petit binome, c'est à nouveau des jours où on a plus rien à cacher qui s'annoncent, il n'y a plus de problèmes de secrets à entretenir, seulement l'éclate, l'éclate et encore l'éclate. Le soir venu, comme on est libéré du fardeau, on peut donc retourner tous les deux au fire show sans qu'il y ait de malaises. L'erreur est consommée, les souvenirs consumés. Et Micky est toujours absente. Quand je demande à Prosper (NDLR : j'écris Prosper et pas Septer car je ne me souviens jamais de son prénom. La seule chose que je sais, c'est que ça rime avec Prosper, alors ça marche et Yo' sait de qui je parle sans que j'ai besoin de préciser "le type qui avait ta langue dans sa bouche"; c'est éminemment plus diplomatique) où elle est, il me répond que Micky est partie sur Panay, son île natale qui est la grande en face de Boracai. Elle est malade et sa mère a insisté pour qu'elle aille à l'hopital. L'avant-veille, je m'en étais déjà rendu compte sans que ça me repousse, la petite couvait un sérieux rhume et était toute chaude même sans que j'y mettes du mien. Elle est partie, tant pis, peut-être sera-t-elle de retour avant que moi aussi, j'en vienne à lever le camp, on verra bien. Résultat, je suis bredouille. Prosper l'a bien compris et essaye maintenant de me faire du gringue. Sans succès, j'en rigole encore. Le type ne doute vraiment de rien et voyant que Yo' était maintenant plus que détaché, il tente encore sa chance. Deux p'tits français dans la même semaine, c'est sans doute inespéré pour le pauvre Prosper! Pauvre de ma solitude mais riche de cette journée sous le soleil, à croire qu'on ne peut pas tout avoir, on reste quand même regarder le spectacle orchestré par nos nouveaux potes. Mais l'ambiance n'y est plus... Même malgré un nouveau verre, il n'y a pas à dire, c'est retombé. C'est ainsi qu'il est minuit quand on rentre. On est toujours les seuls dans notre dortoir de quatre lits et quatre ventilateurs. Le premier est un détail, le deuxième salvateur.

Quand le soleil se relève inexorablement, c'est maintenant notre quatrième jour à Boracai. La plage principale, White Sand Beach, on peut dire qu'on en a soupé, il est grand temps d'aller se baigner ailleurs. On convient donc d'aller explorer l'autre côté de l'île, ça devrait nous faire une chouette ballade. On s'équipe donc pour passer une journée dehors en prenant tout ce qui peut être vital quand on ne sait même pas combien de temps ça risque de nous prendre. Or, en un quart d'heure montre en main, le tour est joué, l'autre rive est conquise. Là, il n'y a pas l'ombre d'un bar, pas une serviette sur la plage, rien mise à part quelques enfants qui jouent. Comment est-ce possible? Comment croire que nous ne sommes qu'à quelques encablures des hordes de corps huilés de crème solaire vendue à des prix prohibitifs dans des superettes peu scrupuleuses? C'est franchement inconcevable ce qui, au bout du compte, décuple notre bonheur d'avoir redécouvert la tranquilité. On peut donc se mettre à l'eau sans crainte de se voir heurter par un jetski, et en plus, il n'y a même pas d'oursins!! Si c'est pas malheureux... Et comme si ça ne suffisait pas, dès qu'on commence à s'immerger, les enfants viennent nous rejoindre pleins de curiosité. Là commence vraiment la partie de plaisir. Avec Yo', on fait tout ce qu'on peut imaginer pour les distraire. On plonge dans l'eau depuis le pont des bateaux qui sont amarrés là et les enfants font de même. On les fait monter sur nos épaules pour ensuite les jeter le plus haut possible. C'est tout le panel de comment distraire un enfant qui y passe. En plus, si ça les distrait, ça nous distrait aussi, tout le monde est gagnant! Ca dure comme ça plus d'une heure si bien qu'à la fin, je suis usé. Les enfants, eux, ils n'en ont que faire. Ils ont à leur disposition un clown qui fait aussi catapulte et ils n'ont jamais envie que ça se termine. Moi si. Les gamins m'a tuer. Jusqu'au retour sur le sable, j'ai beau leur dire qu'il faut que je fasses une pause sous peine de syncope, ils s'aggripent à tout ce qu'ils peuvent pour me faire rester dans l'eau. J'en ai à peu près trois par bras, deux par jambes, et cinq ou six qui s'accrochent à mon cou à la limite de m'étrangler. Increvables les gamins, bon courage aux parents d'octuplés!!! Mais ça reste la fête quand même, le soleil brille et il y a des sourires partout où je regarde. Ca compense largement le fait que je sois un vieil homme repu. D'autant qu'en plus, liberté chérie, je te prends comme tu es, avec Yo', on décide d'un retour à la GH pour satisfaire à une sieste réparatrice. Pendant trois heures!!! Quinze gamins, trois heures, il fallait bien ça. Au réveil, c'est exactement le moment du coucher de soleil. Yo' est trop crevé pour m'y accompagner, c'est en solitaire que je vais apprécier le spectacle. Magique. Le mot n'est pas trop fort. Et une fois fini, comme j'ai encore du temps avant de retrouver mon double, je ne crache pas dans la soupe et à la place, me fais faire un massage d'une heure. Un coucher de soleil, un massage, il y a des fois où on fait bien de se lever!!

La soirée qui suit n'est pas violente. On est encore sous le coup d'avoir été broyés par une armée de shtroumpfs. C'est donc par une petite promenade tranquille le long de la plage qu'on finit la journée. Le tout est de garder les forces qui nous restent, demain on a prévu de louer des vélos et, étant donnée la chaleur qu'il fait, on va en avoir besoin, pas la peine de les gaspiller. On sait aussi qu'aujourd'hui, jour de fête, c'est l'anniversaire de Prosper, et ça ne fait pas franchement envie!!!

Après donc une bonne nuit réparatrice, on concentre tout ce qu'on a d'énergie et on se lance à l'assault de Boracai, cette fois dans le sens de la longueur. Pour l'orgueuil c'est mieux, le sens de la largeur en vélo ne nous aurait valu que trois minutes de pédalage. Notre itinéraire suit la seule route de l'île. On aurait pû avoir le choix en passant par la plage en faisant fi du fait que c'est soi disant interdit, mais comme la marée est haute, c'est vite vu. Il n'y a déjà pas beaucoup de place pour prendre ses aises quand on est un piéton alors je vous dis pas quand on est un cycliste!! C'est un coup à ramasser une poignée d'allemands dans ses rayons!!! C'est ainsi parti sur la route walonnée. Eu égard à ma grande expérience cycliste dans les rues parisiennes, ça ne devrait être qu'une partie de plaisir. Mais dès les premiers coups de pédales passés, j'ouvre les vannes, c'est les grandes eaux qui reviennent, je coule à robinet ouvert. Toute la chaussée est offerte au soleil brulant et moi en dessous, j'en bave, j'en coule. Les descentes ont beau apporté leur lot de vent dans le visage, ce n'est jamais suffisamment long ou suffisamment frais pour que ça m'octroie un quelconque effet bénéfique. Qui plus est, on a beau savoir que ce serait au programme du jour depuis la veille, on a pas été fichu de s'acheter de grandes bouteilles d'eau pour étancher ce qui peut encore l'être. Mon royaume pour une bouteille d'eau, voilà tout ce à quoi je pense. La mer, la plage, les palmiers ne sont plus une carte postale, c'est juste le décor de mon agonie.

Puis, après avoir déjà perdu trois kilos, on peut enfin laisser reposer nos montures. On est arrivé à notre première étape, Kuta Beach. En un éclair, on est dans l'eau, plus dans la sueur, merveilleuse sensation de fraicheur. Il y a là quelques touristes philippins qui s'amusent dans les petites vagues. Ils sont déjà loins quand on pense qu'il est temps de partir se chercher une boisson fraiche. On sait que dès qu'on va quitter les eaux translucides, le soleil va encore nous faire mijoter à feu vif. Dure réalité. Pas si dure quand on sait qu'on a que la plage à traverser pour s'offrir l'objet de nos désirs mais dure quand même. Une fois dans le bar, c'est au litre qu'on descend les consommations. C'est comme une récompense, comme la bouteille de champagne offerte aux vainqueurs d'étape. C'est sucré, frais à s'en bruler la gorge, c'est plaisir! Mais, comme on habite pas là et que l'odyssée cycliste n'en est encore qu'à son presque commencement, il faut se remettre le pied à l'étrier, refaire monter la pression dans cette cocotte minute qu'est mon enveloppe charnelle. De nouvelles montées, de nouvelles descentes, puis sur le bas-côté un panneau écrit à la main qui indique "Bat Cave", la grotte aux chauves-souris. Une grotte? super! D'autant que ça doit être à l'abri de la chaleur, c'est exactement ce qu'il nous faut. Seulement, pour aller à la Bat Cave, il faut encore quitter la route principale et s'aventurer loin de l'asphalte sur des chemins plus prévus pour des zébus que pour les frèles pneus sensés nous porter jusque là. Mais soit, puisqu'il faut en passer par là, qu'il en soit ainsi! S'il faut faire hurler à la mort nos engins, qu'ils hurlent donc, là-bas devant, il fait frais et c'est tout ce qui compte! Au bord du chemin sur lequel on se démène maintenant, on croise deux locaux qui paressent à l'ombre. On se dit bonjour comme c'est la coutume et les deux types se proposent d'être nos guides en précisant bien que c'est nécessaire si on veut d'une part trouver la grotte et d'autre part en sortir vivant. J'exagère un poil mais c'est la dramaturgie qui veut ça... Nous, en bonne tête de bois, on ne nous la fait pas. Un guide obligatoire? Tu ne serais pas en train de nous la faire à l'envers? Regarde nous donc partir pour voir un peu si c'est obligatoire!! De toute façon, sur le chemin, il y a toujours d'autres locaux à qui on peut demander notre route si vraiment on est perdu; et puis comme il n'y a qu'une seule direction possible, c'est pas encore aujourd'hui qu'on va se perdre! D'ailleurs, on finit par trouver comme des grands le petit sentier qui mène à la grotte en taillant à travers la forêt. Il faut laisser là les vélos, non sans avoir donner au préalable à un gamin quelques roupies comme pour s'acquitter d'un ticket de parking. C'est pas bien méchant, de toutes façons, on est arrivé, je sens la fraicheur à portée de tir.

On est à pieds. La forêt devant nous est dense au possible et le sentier y serpente dans une nouvelle montée. Tout autour, les cris d'animaux plus bizarres les uns que les autres contribuent à créer une ambiance aventureuse. Il n'y avait pas d'autres vélos sur le "parking", pas de voitures, rien. Il n'y a qu'un pas à dire qu'on est seuls au monde. Après quelques minutes à enjamber les arbres, à chasser les moustiques trop collant, on y est, la bouche de la grotte est grande ouverte devant mes yeux un brin inquiets. L'atmosphère est lourde et chargée d'humidité. Pour entrer dans la grotte, c'est déjà tout un numéro d'équilibriste. Les rochers glissants jonchent le sol, il faut les escalader un à un pour appréhender ce qui nous attend à l'intérieur. Et à l'intérieur justement, c'est toujours le même chaos minéral sauf que cette fois, ça ne descend plus en pente douce mais en presque vertical, les rochers ne sont plus petits et humides, ils sont énormes et mouillés, la lumière très vite s'estompe pour laisser la place à ce qui pourrait très bien être un puit sans fond vers les portes de l'enfer. C'est donc clair et net, je suis inquiet. J'en fais part à Mr Yo'. Lui, compréhensif en écoutant mes doutes devant le peut-être Everest qu'il nous faut descendre pour mener à bien notre aventure, propose de reprendre le chemin qui poursuivait encore sa course jusqu'un peu plus haut dans la montagne. Merci de proposer un plan B! Qu'on aille donc voir!! En effet, il avait raison, ça poursuit plus haut jusqu'à une seconde entrée. Là, même si c'est toujours un peu casse-croutes, c'est quand même un peu plus accessible. On se jète donc dans la gueule du monstre. Prenant bien garde de ne pas glisser, on descend petit à petit jusqu'à atteindre le bout du tunnel. De là, on voit encore l'entrée, ça n'était pas si profond que ça. Mais, d'un autre côté, il faut se rendre à l'évidence, cette grotte n'est pas la Bat Cave, c'est la P'tite Cave et c'est tout! Pas l'ombre d'une chauve-souris, pas d'odeurs de fientes, c'est pas bon, c'était l'autre, et merde... Personnellement, la vue de la première cave n'a laissé qu'une trace indélébile en forme de sens interdit. Je ne le sens pas, pas du tout même. Quand on repasse devant la première entrée, je sais que ce n'est pas pour moi, pas aujourd'hui. Mais Yo', lui, il est motivé pour deux. Ca ne lui fait pas peur, ou en tout cas pas plus que ça. Il décide donc de partir en solo, moi en lui ayant bien précisé qu'il était indispensable qu'on reste au moins en contact sonore. Si par malheur quelque chose arrivait, que je l'entendes au moins crier pourrait faire la différence. Il s'élance. Petit à petit il s'enfonce. Il s'enfonce tellement qu'après peu de temps, je n'arrive plus à le voir, caché qu'il est derrière les rochers qu'il descend avec prudence. Seule sa voix est toujours là, jusque là tout roule même si ce n'est pas une partie de plaisir. Il descend jusqu'au point où on ne voit plus assez pour progresser. C'est qu'en bons touristes, comme j'en ai maintenant l'habitude chaque fois que je finis dans une grotte, personne n'a anticipé qu'il serait de bon ton de partir avec une lampe de poche. Il est obligé de rebrousser chemin, c'est déjà suffisamment téméraire que d'être descendu si loin. Mais l'aide extérieur n'est pas loin... Alors qu'il entame sa remontée, des voix se font entendre dans la forêt et s'amplifient. Il s'agit d'un couple d'asiatiques qui fait les choses biens, puisqu'ils sont eux accompagnés d'un guide. Ils sont déterminés à explorer la grotte, moi, toujours pas. C'est à leur tour de s'enfoncer et quand ils rejoignent le Yo', ils le prennent sous leur aile, c'est gentil à eux. Moi, je continue donc à sècher pendant la petite heure que dure leur évolution acrobatique. Au retour, Yo' est tout excité. Il a vu des quantités de chauves souris mais ça ne s'est pas arrêté là, loin s'en faut. Tout en bas de la grotte, il y avait un petit lac. Yo' qui avait bien chaud, a senti en lui l'envie d'aller faire trempette. Le guide, voyant ça, n'a pû que le prévenir du danger qui le guettait : le lac est infesté de serpents. C'était vrai! D'après ce que m'a dit Yohann, sitôt dit, sitôt braqué sa lampe à la surface de l'eau. Là, nageant en attendant quelques proies, pleins de serpents rayés de bleu et de blanc, le pauvre en aurait mouillé son maillot de bain sans mettre se tremper un orteil. Et moi, avec tout ça, c'est pas du soulagement mais de la déception qui me gagne. Moi aussi, je voulais les voir les serpents!! Tant pis ou peut-être tant mieux, avec ma gaucherie légendaire, j'aurais aussi vite pû tomber dans le lac par accident comme on tombe dans une piscine avec tous ses effets personnels!! C'est mi-figue mi-raisin sec que je quitte la Bat Cave. Je sais d'avance que ça ne va pas durer surtout pour le côté sec.

A peine retourné sur le vélo, la fontaine reprend. La Bat Cave étant le point le plus loin auquel on peut se rendre depuis chez nous, j'en déduis qu'on est sur le retour. Un retour peinard, c'est ça qu'il nous faut, c'est à ça qu'on s'attache. Une nouvelle pause boisson fraiche et sucrée plus tard, on s'accorde une nouvelle baignade depuis une nouvelle plage pas loin d'être déserte. Là, je garde mon T-shirt pour aller à l'eau. De toutes façons, il est déjà trempé, ça ne peut pas être pire; le soleil est toujours brulant, un T-shirt, ça vaut une bonne crème solaire indice 60! Je ne trempe plus dans mon jus mais dans la grande bleue, c'est beaucoup mieux. Cette petite baignade nous a tout requinqué. Pour un peu, je pourrais retrouver mes jambes d'antan. Dommage, la plage depuis laquelle on se baigne est à un rocher de distance de White Sand Beach. En trois coups de pédale en longeant la mer, les bars recommencent à s'enfiler, on est arrivé. Il est 17h et quelques, c'est en plus l'heure de l'apéritif, bien que White Sand soit peuplée comme jamais, on peut quand même trouver des motifs de statisfaction! On laisse donc nos vélos se remettre sur le sable et on s'installe à la "Kasbah". Le choix a été vite vu car les tenanciers ont le bon gout de mettre des canapés remplis de coussins à même le sable avec comme seule perspective l'océan. Qui plus est, ils ont un concept de l'happy hour excellent, tout tient de la chance, c'est à pile ou face. Si tu tombes pile, tu ne perds pas la face et tu gagnes à boire ton cocktail gratuitement. Si tu perds, tu raques, c'est que t'as pas de veine. Avec Yo', on se fait donc servir deux cocktails couteux avant de voir si on est heureux au jeu. Yo' commence et perds. Je suis et perds aussi. Mais dans ces cas là, le revers de la médaille, c'est que malheureux au jeu... C'est bien de pouvoir se donner bonne conscience en se faisant délester de son pognon! Et comme si ça ne suffisait pas, on a eu droit à de la bonne musique, à un coucher de soleil de folie, à avoir du sable entre les orteils.

Maintenant qu'il fait nuit, il faut rendre les vélos. Contrairement au matin, la marée est basse, les baigneurs sont partis prendre des douches, on a tout loisir de rentrer côté plage. Ca file tout seul, le clapot de l'eau nous accompagne, c'est plat, c'est nettement plus exaltant.

La soirée qui suit est, bien que ce soit la dernière ensemble, tranquille; je suis encore rincé d'un nouveau réveil à 9h. Avec Yo', on se remémore les jours heureux où on partageait tout du lever au coucher.On s'endors comme des bébés à l'heure où d'habitude on a plutôt un verre à la main. A partir de maintenant, Boracai promet d'être plus studieuse.

Le réveil de 10h sonne les aux revoirs. On a juste le temps d'engouffrer le petit déjeuner que Yohann doit partir. Et à l'issue, ça y est, ça faisait un bail que ça n'était pas arrivé, je revoyage en solo ce que j'appréhende un peu. Ca ne veut pas dire que ça m'effraie mais simplement que jusqu'alors, Boracai était un terrain de jeu, et maintenant ça va se transformer en salle de classe.
Prendre un ordianteur portable pour l'Ouest américain? English translation pending
by Brapavi · 2010-01-26 · 16 replies
bonjour je me prepare pour mon voyage dans l'ouest americain et pour me faciliter des recherches ( de parc, de camping, de restaurants....) je voulais prendre un ordi portable, afin de me connecter sur le web. ma question est: cela est il possible , comment trouver un operateur americain de france, en bref tous ce qu'il faut savoir a ce sujet. merci
Recherche lieux originaux aux États-Unis English translation pending
by Jennzi · 2011-04-05 · 3 replies
Bonjour/Bonsoir à tous !

Je pars du 31 juillet au 29 août aux Etats-Unis avec une amie, nous allons visiter New York, Chicago, Los Angeles, San Diego, Las Vegas et San Francisco. (Je sais, ça fait beaucoup de villes en peu de temps, nous ne comptons pas dormir des masses 😛)

Bref, j'aurai aimé savoir si vous connaissiez des lieux un peu uniques dans ses villes. Des bars à thèmes sympas, des musées pas forcément connus mais marrant (comme par exemple celui des Pierrafeu dans je ne sais plus quelle ville), des boîtes de nuits originales etc. ? Et niveau nourriture, il y a t-il des restaurants, fast food, boulangeries typiquement américains à ne pas louper ?

Je suis désolée si tout ça paraît un peu vague, mais en gros, j'ai envie de voir un maximum de choses pendant ce mois d'août, des choses que je ne verrais pas en Suisse ou en France (:

Et une question qui n'a rien à voir, vu que je suis par là, est-ce si compliqué que ça de se déplacer dans Los Angeles sans voiture ? On sera quelques jours à Hollywood et quelques jour à Santa Barbara, est-ce qu'il y a des navettes qui pourraient nous amener dans les endroits touristiques comme les studios Universal, le Six Flags Magic Mountain, les studios Warner etc ?

Merci à tout ceux qui m'ont lu et à ceux qui pourront me répondre

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display