Results for "marchandage"
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Envoi de container de la Belgique vers Dakar? English translation pending
bonjour, je souhaiterais avoir des informations sur l'envoi de container de Belgique vers le senegal. différents volumes? couts? durées? taxes etc... MErci d'avance
Formalités pour importation d'aliments lyophilisés en Argentine via le Chili? English translation pending
Bonjour,
Je vais effectuer un voyage en avion jusqu'à Mendoza (Argentine) avec un transit à Santiago (Chili)... et, dans mon bagage en soute, il y aura des aliments lyophilisés (pour faire de la randonnée).
Or, la règlementation au Chili est stricte en matière d'importation de nourriture (interdiction). Sachant que je ne serai qu'en transit au Chili (et je ne sortirai même pas de l'aéroport), est-ce que la douane chilienne va vérifier le contenu de mon sac? et si oui, est-elle susceptible de me faire jeter les aliments lyophilisés?
Merci d'avance pour vos réponses.
Comment envoyer un colis de Ouagadougou vers Toulouse? English translation pending
Transport de colis de Ouagadougou à Toulouse - comment faire ?
J'espère que quelqu'un saura me donner des renseignements... Car je suis complètement perdue. Depuis longtemps je souhaitais être mon propre patron et dans le même temps je souhaitais encourager le developpement economique en Afrique (mes origines). Voilà que j'engage la mise en place d'une société qui aura pour but de vendre des vêtements fabriqués au Burkina Faso. Mais voilà mes moyens de départ sont minces et alors que mon projet en vient à bout je me retrouve devant un dilemme. Je ne sais même pas comment faire venir les marchandises depuis là bas (Ouagadougou - Toulouse). Malgré quelques contacts pris avec des pseudos transporteurs sur internet je n'ai reçu aucune réponse; en effet je ne suis pas capable de dire les quantités ni les dimensions des colis de départ, ni même si cela sera regulier ou pas. Je suis toujours en attente de la finalisation du premier lot qui partira.
Quelqu'un aurait-il un bon plan ? Des contacts à me donner ? Une assoce bossant avec le Burkina pourrait-elle me fournir cette prestation moyennant un accord ou une aide de ma part ??
Merci infiniment d'avance.
J'espère que quelqu'un saura me donner des renseignements... Car je suis complètement perdue. Depuis longtemps je souhaitais être mon propre patron et dans le même temps je souhaitais encourager le developpement economique en Afrique (mes origines). Voilà que j'engage la mise en place d'une société qui aura pour but de vendre des vêtements fabriqués au Burkina Faso. Mais voilà mes moyens de départ sont minces et alors que mon projet en vient à bout je me retrouve devant un dilemme. Je ne sais même pas comment faire venir les marchandises depuis là bas (Ouagadougou - Toulouse). Malgré quelques contacts pris avec des pseudos transporteurs sur internet je n'ai reçu aucune réponse; en effet je ne suis pas capable de dire les quantités ni les dimensions des colis de départ, ni même si cela sera regulier ou pas. Je suis toujours en attente de la finalisation du premier lot qui partira.
Quelqu'un aurait-il un bon plan ? Des contacts à me donner ? Une assoce bossant avec le Burkina pourrait-elle me fournir cette prestation moyennant un accord ou une aide de ma part ??
Merci infiniment d'avance.
Transfert en cargo d'un camping-car de l'Australie (Darwin) vers Java, puis Sumatra English translation pending
Salut campingcaristes tourdumondistes,
Départ de notre TDM juillet 2011, avec nos 4 enfants, pour 2 ans. Les préparatifs avancent bien. Nous travaillons actuellement sur les déplacements cargos. Et là, on sèche en particulier sur le trajet Darwin/Java, puis Java/Sumatra, et enfin Sumatra/Malaisie... (prix, transitaires, compagnies, durée de traversée...). Nous sommes preneurs de vos conseils, et vous remercions d'avance.
A+ JPhi
Départ de notre TDM juillet 2011, avec nos 4 enfants, pour 2 ans. Les préparatifs avancent bien. Nous travaillons actuellement sur les déplacements cargos. Et là, on sèche en particulier sur le trajet Darwin/Java, puis Java/Sumatra, et enfin Sumatra/Malaisie... (prix, transitaires, compagnies, durée de traversée...). Nous sommes preneurs de vos conseils, et vous remercions d'avance.
A+ JPhi
Importation-exportation avec l'Inde: procédures? English translation pending
Bonsoir à tous,
Je viens sur ce forum pour avoir quelques conseils au niveau des procédures que je dois engager pour un nouveau projet que j'envisage très sérieusement.
L'Inde est un pays que je connais très bien et que j'aime beaucoup.
Grace aux nombreux voyages que j'ai effectué en Inde, je souhaite aujourd'hui pouvoir travailler au quotidien avec ce pays. Je souhaite en effet commencer un business avec l'Inde par import de produits locaux (bijoux, objets de déco, sacs, vetements...)
Je ne sais pas quelles démarches je dois effectuer en france pour pouvoir y vendre ces produits dans une boutique et/ou sur un site internet.
Je pense qu'il y en a d'autres qui ont eu cette idée avant moi.
Quel société avez vous crée (sarl, auto-entrepreneur ? autres) ? Comment payez vous les taxes (dédouanement) ? quel est le meilleur moyen de faire venir la marchandise en france ? Quel sont les délais pour obtenir une carte de commercant en france ?
Merci d'avance pour vos conseils.
Nouvelle navette vers Sainte-Marie, Madagascar English translation pending
Bonjour,
pour information, il y a un nouveau bateau (moderne) reliant Soanierana-Ivongo à Ste Marie, le Melissa express. Aux mêmes horaires que les autres du lundi au vendredi.
Par contre, le samedi il relie Soanierana-Ivongo à Mananara et Maroensetra, départ 5 heures matin. Et le dimanche sens inverse. Pratique si on veut éviter la piste difficile.
melissaexpress1@gmail.com,
cordialement,
Importation-exportation: questions, suggestions, informations... English translation pending
Chaque pays est à mon avis porteur, à plus ou moins grande échelle d'un probable "business"
Voila, depuis déjà un bout de temps, l'idée de se lancer dans l'import/export me trotte dans la tête... mais entre y penser et se lancer, il y'a un fossé!
N'étant pas du tout expert dans ce domaine, concrètement comment un tel projet est-il réalisable? par quoi commencer?
Ayant remarqué sur ce forum, qu'un nombre plutôt conséquent de personnes, étant intéressé pour ce lancer dans ce "business", il serait intéressant de regrouper plusieurs informations sur des personnes étant deja dans ce milieu et pouvant apporter aux novices des éclaircissements. Je ne demande bien évidemment pas de recette miracle sur tel ou tel produits, mais plutot, informer, échanger, suggérer... Que vendre? quelles marchandises? dans quels pays? ou l'acheter? les fournisseurs? la façon de vendre ses marchandises (textile, antiquité, produits locaux...)? comment évaluer un marché? des questions on ne peux plus basiques....
Tout ceci est bien évidemment flou et vaste et c'est donc pour ceci que qu'il serait intéressant si certains pouvait donner quelques informations ou conseils sur leur propre expérience d'achat et de revente de X produits ou marchandises dans un pays spécifique.
On est plus trop dans le domaine voyage, mais autant tenter 😎
Ayant remarqué sur ce forum, qu'un nombre plutôt conséquent de personnes, étant intéressé pour ce lancer dans ce "business", il serait intéressant de regrouper plusieurs informations sur des personnes étant deja dans ce milieu et pouvant apporter aux novices des éclaircissements. Je ne demande bien évidemment pas de recette miracle sur tel ou tel produits, mais plutot, informer, échanger, suggérer... Que vendre? quelles marchandises? dans quels pays? ou l'acheter? les fournisseurs? la façon de vendre ses marchandises (textile, antiquité, produits locaux...)? comment évaluer un marché? des questions on ne peux plus basiques....
Tout ceci est bien évidemment flou et vaste et c'est donc pour ceci que qu'il serait intéressant si certains pouvait donner quelques informations ou conseils sur leur propre expérience d'achat et de revente de X produits ou marchandises dans un pays spécifique.
On est plus trop dans le domaine voyage, mais autant tenter 😎
Trouver des vêtements de trekking à Saigon? English translation pending
Bonjour,
Certaines marques de textile de rando sont fabriquées au Vietnam. J'ai vu qu'il y avait notamment des fournisseurs à Saigon. Je pense à des marques comme Patagonia, Millet, ...
Est-il facile d'en trouver chez des détaillants ou dans des usines du côté de Saigon ? Le but pour moi étant d'associer voyage sympa avec renouvellement de matos de rando😉.
Merci par avance pour les réponses.
Certaines marques de textile de rando sont fabriquées au Vietnam. J'ai vu qu'il y avait notamment des fournisseurs à Saigon. Je pense à des marques comme Patagonia, Millet, ...
Est-il facile d'en trouver chez des détaillants ou dans des usines du côté de Saigon ? Le but pour moi étant d'associer voyage sympa avec renouvellement de matos de rando😉.
Merci par avance pour les réponses.
Jours d'ouverture du marché aux puces à Bangkok? English translation pending
Bonjour, J'ai entendu parlé d'un marché aux puces a BKK ( le marché de Ratchada ) je ne suis pas sur du nom
Pouvez vous me dire ou il se trouve et les jours d'ouverture
Autre chose en Thai comment dit on combien ca coute ( pour un objet ) est ce ( Raka Tao rai ? ) evidement phonetiquement et combien ( montant de la course en taxi ) Merci pour vos futures reponses
Autre chose en Thai comment dit on combien ca coute ( pour un objet ) est ce ( Raka Tao rai ? ) evidement phonetiquement et combien ( montant de la course en taxi ) Merci pour vos futures reponses
Importation d'huile de Crète en assez grande quantité: formalités? English translation pending
Bonjour,
je désire importer de l'huile d'olive de Crète, en assez grande quantité.
Y a-t-il quelqu'un pour me conseiller sur les formalités à remplir afin de faire cela dans les meilleures conditions ?
merci par avance de votre (vos) réponse (s)
Achat d'un Macbook au Canada --> Etats-Unis, puis Etats-Unis-France English translation pending
Bonsoir à tous,
Je m'envolerai en janvier prochain pour les Etats-Unis, du côté de Washington DC. Et j'envisage très fortement d'aller à Montreal durant le même mois afin d'aller acheter un Macbook avec clavier QWERTY canadien (avec accent à la française). Ce type de clavier est introuvable en France et aux Etats-Unis, ainsi que dans tout autre pays que le Canada.
Or je devrai tout d'abord passer par la frontière canado-américaine à mon retour du Canada, pour revenir Washington DC (Canada --> USA), puis américano-française à mon retour en France en juin prochain (USA --> France).
Là se pose mon problème dans la mesure où je désire être honnête et déclarer mon Macbook nouvellement acheté au Canada à la douane de la frontière canado-américaine.
Et je ne veux pas devoir payer une nouvelle fois des frais de douane à la frontière américano-française.
Pouvez-vous me confirmer que je ne paierai qu'une seule fois des frais de douanes sur ce Macbook ? Et non aux deux frontières..
Veuillez m'excuser mais je n'ai pas réussi à trouver ce genre de cas de figure.
Je vous remercie d'avance pour votre aide !
Je m'envolerai en janvier prochain pour les Etats-Unis, du côté de Washington DC. Et j'envisage très fortement d'aller à Montreal durant le même mois afin d'aller acheter un Macbook avec clavier QWERTY canadien (avec accent à la française). Ce type de clavier est introuvable en France et aux Etats-Unis, ainsi que dans tout autre pays que le Canada.
Or je devrai tout d'abord passer par la frontière canado-américaine à mon retour du Canada, pour revenir Washington DC (Canada --> USA), puis américano-française à mon retour en France en juin prochain (USA --> France).
Là se pose mon problème dans la mesure où je désire être honnête et déclarer mon Macbook nouvellement acheté au Canada à la douane de la frontière canado-américaine.
Et je ne veux pas devoir payer une nouvelle fois des frais de douane à la frontière américano-française.
Pouvez-vous me confirmer que je ne paierai qu'une seule fois des frais de douanes sur ce Macbook ? Et non aux deux frontières..
Veuillez m'excuser mais je n'ai pas réussi à trouver ce genre de cas de figure.
Je vous remercie d'avance pour votre aide !
Sécurisation des bagages sur certaines destinations d'Amérique Latine? English translation pending
Une FRANCAISE "piègée" à SAO PAULO avec 9 kilos de cocaine dans ses bagages !!
tant de mésaventures seraient arrivées à des voyageurs sur certaines destinations où les narcotrafiquants usent de ruses pour faire passer de la drogue dans les valises de passagers et ce à leur insu ...
SAO PAULO, BOGOTA, LIMA , MEXICO et bien d'autres aéroports ...j'aimerais bien savoir les conditions d'enregistrement "sécurisé" des bagages de et vers ces destinations , les risques encourus par les passagers à leur arrivée ...la psychose d'un vol long courrier , aux évenements incertains...faudrait il voyager "leger" avec un bagage à main , uniquement ?!!
Voyage en Tunisie avec une agence English translation pending
Salut!
Je suis tombé sur un lien, sur ce site meme voyage-forum, d'une agence de voyage, Aventure and cie, qui proposait des randonnées à pieds, ski, traineau, eaux vives...etc...et j'ai été attirée par une randonnée dans le desert en tunisie, dans les 350 euros environ. Quelqu'un a -t-il déjà voyagé avec cette agence??
J'ai envie de quelque chose d'un peu authentique, avec par exemple par de "pauses" toutes les demi heures dans une galerie marchande...😛 surout que la tunisie est très touristique...enfin!
Si vous pouvez m'aider!😎
Je suis tombé sur un lien, sur ce site meme voyage-forum, d'une agence de voyage, Aventure and cie, qui proposait des randonnées à pieds, ski, traineau, eaux vives...etc...et j'ai été attirée par une randonnée dans le desert en tunisie, dans les 350 euros environ. Quelqu'un a -t-il déjà voyagé avec cette agence??
J'ai envie de quelque chose d'un peu authentique, avec par exemple par de "pauses" toutes les demi heures dans une galerie marchande...😛 surout que la tunisie est très touristique...enfin!
Si vous pouvez m'aider!😎
Où acheter de la vanille en Inde? English translation pending
J'avais pour habitude d'acheter une excellente vanille à Madikeri dans le Karnataka pour un super rapport qualité/prix. Je pensais éviter de me rendre à Madikéri, cette année, exprès pour y acheter de la vanille, mais il semble que ce ne soit guère facile d'en trouver ailleurs (à un bon prix). Quelqu'un connaîtrait-il un endroit où en trouver ?
Rester en France avec un visa expiré? English translation pending
Je suis Camerounaise, je suis en overstay depuis 2 mois ici en France, je souhaiterais rester ici, que puis -je faire?? Qu'est ce que je risque a la douane francaise si je veu retourner au Cameroun?? Merci beaucoup pour vos réponses.
Que veut dire "quay" en thaïlandais? English translation pending
que veut dire "quay" en thai
merci
Sénégal: entrée avec voiture de plus de cinq ans? English translation pending
Urgent
Pour la troisième fois nous descendons au SENEGAL en voiture le 11 Novembre
Apparemment les règles de douanes ont encore changées😠 Maintenant il est obligatoire de faire une demande d'admission temporaire et pour cela on nous donne un passavant de 24 à 72 heures. puis il faut aller dans une grande ville pour avoir une prolongation
Quelqu'un a t il des info fraîches😉 a+
Pour la troisième fois nous descendons au SENEGAL en voiture le 11 Novembre
Apparemment les règles de douanes ont encore changées😠 Maintenant il est obligatoire de faire une demande d'admission temporaire et pour cela on nous donne un passavant de 24 à 72 heures. puis il faut aller dans une grande ville pour avoir une prolongation
Quelqu'un a t il des info fraîches😉 a+
Aller simple avec Gulf Air pour Bangkok! English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai déjà acheté mon billet d'avion pour Bangkok et je n'ai pris qu'un aller simple pour janvier. Je ne sais pas combien de temps je vais rester en Asie du sud est (+ ou - 6 mois) ni d'où je vais revenir. Je vais aller faire un tour au Vietnam, au Laos et au Cambodge par voies terrestres.
Mes questions sont donc : Les douanes thaïlandaises me laisseront elles entrer sur le territoire avec un aller simple ? Sachant que je voyage avec la compagnie Gulf air. (je n'arrive pas à les joindre)
A bon entendeur, Salut !
Mes questions sont donc : Les douanes thaïlandaises me laisseront elles entrer sur le territoire avec un aller simple ? Sachant que je voyage avec la compagnie Gulf air. (je n'arrive pas à les joindre)
A bon entendeur, Salut !
Destination pour les verres et lunettes? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un connait-il une destination intéressante pour se faire faire des verres et acheter des montures svp? 🙂
En vous remerciant ...
Quelqu'un connait-il une destination intéressante pour se faire faire des verres et acheter des montures svp? 🙂
En vous remerciant ...
Frais à payer pour récupérer un colis à Pondichéry? English translation pending
Bonjour
De France nous avons envoyé par la poste un ordinateur portable à un ami pour son association à Pondichery. Coût de l'envoi 80 euros ( remboursement 500 euros en cas de non réception)
le portable est bien arrivé à Pondi mais notre copain nous écrit que la poste lui réclame 3600 roupies pour récupérer son colis!
Est-ce normal ? Corruption?
Qu'en pensez-vous?
Merci
enrick
Nous avons écrit à notre copain de ne surtout pas signer le reçu et de fournir la copie du bordereau d'envoi qu'on lui a scanné.
merci
Se déplacer dans la ville de Bobo Dioulasso? English translation pending
Bonjour
J'aimerais passer cet hiver quelques semaines à Bobo Dioulasso et j'aimerais des conseils et adresses pour louer ou acheter une moto pour me déplacer en ville. Une idée sur les prix approximatifs sera la bienvenue.
Avec mes salutations cordiales
DM
L'emploi des grands voyageurs? English translation pending
Bonjour à tous,
Je me demandais quel job ou quelle "vie" avait les gens qui voyage beaucoup et longtemps, parce que j'aimerais bien voyager pendant une bonne partie de ma vie et je vois pas vraiment comment je pourrais y parvenir...Sachant que j'ai 19 ans j'ai fait un double cursus l'année dernière: une première année de STAPS et une première année de licence de breton. J'ai abandonné STAPS et je continuerais peut être ma deuxième année de breton de retour de mon voyage en inde(je pars en janvier pour 6 mois). Mais en réalité ce qui m'intéresse c'est les voyages donc j'ai bossé en tant qu'animateur cette été et maintenant je suis pion dans un collège jusqu'à Janvier, tout ça pour financer mon voyage...Donc pas d'étude cette année😎. En réalité je sais pas trop quoi faire plus tard(mise à part voyager) alors bien sûr je sais qu'il n'y à pas de solution miracle mais si vous avez beaucoup voyagé j'aimerais bien savoir comment vous vous en êtes sorti au final? Quelques anecdotes peut être?🙂
Je me demandais quel job ou quelle "vie" avait les gens qui voyage beaucoup et longtemps, parce que j'aimerais bien voyager pendant une bonne partie de ma vie et je vois pas vraiment comment je pourrais y parvenir...Sachant que j'ai 19 ans j'ai fait un double cursus l'année dernière: une première année de STAPS et une première année de licence de breton. J'ai abandonné STAPS et je continuerais peut être ma deuxième année de breton de retour de mon voyage en inde(je pars en janvier pour 6 mois). Mais en réalité ce qui m'intéresse c'est les voyages donc j'ai bossé en tant qu'animateur cette été et maintenant je suis pion dans un collège jusqu'à Janvier, tout ça pour financer mon voyage...Donc pas d'étude cette année😎. En réalité je sais pas trop quoi faire plus tard(mise à part voyager) alors bien sûr je sais qu'il n'y à pas de solution miracle mais si vous avez beaucoup voyagé j'aimerais bien savoir comment vous vous en êtes sorti au final? Quelques anecdotes peut être?🙂
Recherche une place dans un container pour Niamey (Niger) English translation pending
Bonjour, je suis présidente d'une association, que j'ai créée en juillet 2010. Je cherche une place dans un container pour envoyer réfrigérateurs, meubles, vêtements à Niamey. J'habite en région parisienne, pouvez-vous m'orienter vers une société ou me faire une place dans votre container ? D'avance merci, Michèle
Shopping à Londres pour un jeune de 15 ans English translation pending
Bonjour,
Nous allons partir 5 jours à Londres pour visiter la ville et aussi pour un peu de shopping.
Notre fille de 17 ans a repéré beaucoup de boutiques pour elle, pas de problème.
Mais notre fils aimerait aussi s'acheter un pull ou une veste, mais quelles sont les enseignes qui vendent des habits pour "ados-mâles"😛?
Il ne se voit pas du tout dans un Topshop, ni un Miss Selfridge! Il aime le style skater ou rider, cool, large, comme LRG, Burton, Fox ou DCShoes.
Avez-vous quelques noms d'enseignes?
Nous irons aussi faire un tour à Camden, il parait que tout un chacun y trouve son style.
Merci d''avance pour votre réponse.
Valérie
Petit train du Yunnan remis en service? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un pourrait-il me dire si le train reliant Kunming à Hekou à la frontière vietnamienne a été remis en service comme prévu cette année.
Nous aimerions beaucoup l'emprunter pour passer de la Chine au Vietnam (Lao Cai).
Merci de vos infos.
Mauvaises expériences avec les douaniers de l'aéroport Tocumen? (Panama) English translation pending
Bonjour,
Avez-vous été victime ou témoin de mauvaises expériences avec les douaniers de l'aéroport Tocumen? De nombreux "fonctionnaires" de l'aéroport ont été congédiés dans la dernière année...😐
Avez-vous été victime ou témoin de mauvaises expériences avec les douaniers de l'aéroport Tocumen? De nombreux "fonctionnaires" de l'aéroport ont été congédiés dans la dernière année...😐
Meilleurs tarifs et périodes pour partir en Thaïlande? English translation pending
bonjour je souhaite partir en taïlande vers puket et j'aimerais savoir à quelles périodes y aller pour benéficier des tarifs les plus bas!
j'aimerais savoir si il vaut mieux prendre un vol aller retour et loué sur place une chambre d'hotel, selon le cout de la vie qui il me semble est tres bas?
merci de vos réponses! à bientot
Nombres de cartouches de cigarettes à St Martin? English translation pending
Bonjour,
Prochainement en séjour sur l'ile de St Martin, (Caraibes) queq'un peut il me dire combien de cartouches de cigarettes, sommes nous autoriser à ramener par personnes avec nous pour un retour sur Paris.
merci d'avance
Prochainement en séjour sur l'ile de St Martin, (Caraibes) queq'un peut il me dire combien de cartouches de cigarettes, sommes nous autoriser à ramener par personnes avec nous pour un retour sur Paris.
merci d'avance
Transit de trois heures à l'aéroport de Shanghai Pudong English translation pending
Bonjour à tous!
Je pars au Japon en mai prochain avec china eastern, et j'ai une escale à Shanghai. j'ai lu a droite à gauche qu'il n'y avait pas de zone de transit à l'aéroport de Pudong, et qu'il faut passer par l'immigration et par les douanes, même si un visa n'est pas nécessaire pour un transit de moins de 48h. Mais mon transit est de 3heures à l'aller, et 5heures au retour. Est-ce que je peux rencontrer des problèmes niveau timing ? Ou bien est-ce que depuis (les témoignages que j'ai lu datent de 2008, pas trouvé de plus récent), il y a une zone de transit et c'est donc plus rapide? Ensuite, est-ce que je dois récupérer mes bagages a shanghai et les ré-enregistrer à nouveau pour le second vol après transit? Je flippe un peu d'éventuellement rater mon avion, ou encore de me faire controler avec de la marchandise japonaise au retour, rien de contre-fait évidement, mais s'ils sont tatillons ca pourrait prendre du temps...
Je pars au Japon en mai prochain avec china eastern, et j'ai une escale à Shanghai. j'ai lu a droite à gauche qu'il n'y avait pas de zone de transit à l'aéroport de Pudong, et qu'il faut passer par l'immigration et par les douanes, même si un visa n'est pas nécessaire pour un transit de moins de 48h. Mais mon transit est de 3heures à l'aller, et 5heures au retour. Est-ce que je peux rencontrer des problèmes niveau timing ? Ou bien est-ce que depuis (les témoignages que j'ai lu datent de 2008, pas trouvé de plus récent), il y a une zone de transit et c'est donc plus rapide? Ensuite, est-ce que je dois récupérer mes bagages a shanghai et les ré-enregistrer à nouveau pour le second vol après transit? Je flippe un peu d'éventuellement rater mon avion, ou encore de me faire controler avec de la marchandise japonaise au retour, rien de contre-fait évidement, mais s'ils sont tatillons ca pourrait prendre du temps...
Malapascua, sous l'eau personne ne vous entendra crier English translation pending
Je suis l'dauphin des Philippines et malgré tout j'ai mauvaise mine.
Il est 5h, Cebu s'éveille. Et moi, j'ai bien bien sommeil.
Dehors, la lumière naissante dévoile un ciel azur. Ca pourrait être magnifique mais premièrement, j'agonise de ne pouvoir encore fermer les yeux et deuxièmement, Cebu City se dévoile aussi et la ville n'a rien d'une gravure de beauté. Vivement dans cinq heures que ça change ce qui n'aura pas grande importance puisque j'aurais de toutes façons les yeux fermés, enfin.
La gare routière est au diapason de la ville. C'est gris, bruiant et les locaux qui s'ébattent déjà de bon matin ont sur leur visage les traits tirés de ceux qui voudraient travailler dans un magasin de litterie juste pour le plaisir de s'en faire renvoyer pour usage abusif des marchandises. A son emplacement, le bus de 6h attend déjà. A l'intérieur, le chauffeur se prélasse. Quand je monte à l'intérieur, je suis maillot jaune, le premier au classement général des passagers et toutes les places sont disponibles. La place à côté du chauffeur à l'air la plus confortable, pas de voisins potentiellements enclin à la conversation, de la place pour des jambes de girafe, mon gros sac à côté en guise d'accoudoir voire d'oreiller, je m'installe et m'endors quasiment sans le voir venir, instantanément. Et à 6h, le bus part. Comment je le sais? Le chauffeur est à l'image de ceux de tout le voyage. J'ai l'impression que chaque fois que je prends la route, mon véhicule quel qu'il soit est le plus rapide sur la route, personne ne nous double, le chauffeur n'en est pas un, c'est un pilote. Dès le premier virage, c'est bien simple, j'ai l'impression qu'on est sur deux roues, rien de tel comme mise en garde. C'est comme ça pendant cinq heures sur une route où les lignes droites me manquent et où les dos d'anes ont colonisé la chaussée. D'habitude ça ne m'empêcherait pas de dormir mais aujourd'hui, collé contre la fenêtre de droite, chaque fois qu'on tourne violemment à gauche, mon crane heurte la vitre de la même façon comme le ferait la brigade anti-petit-somme. A l'arrivée à Maya, le soulagement est à la hauteur. Maya, c'est le village qui fait face à l'île de Malapascua et la première fois depuis une semaine de perdue que je revois la mer avec l'intention tenace de me jeter la tête la première dedans. Ca fait du bien, comme si l'histoire reprenait son cours normal avec des couleurs dans l'objectif et dans la tête tant qu'elle fonctionne encore, à la merci d'un terrassement soudain.
D'ailleurs, à la sortie du bus après avoir salué mon voisin de pilote alors que le port minuscule est là, je dois localiser la prochaine bancasse qui voguera vers Malapascua. De prime abord, je devrais réussir ma mission, 99% des bateaux qui lève l'ancre à Maya vont ou passent par Malapascua. Quand je vois une trentaine de philippins grimper dans une embarcation, c'est donc à n'en pas douter la bonne. C'est donc au radar que je suis cette joyeuse farandole jusqu'à m'installer avec bonheur sur un siège qui, lui, ne me causera pas de traumatisme cranien. Je ferme les yeux bercé par le balancement paresseux du bateau. Mais il ne se passe pas trente secondes avant que quelqu'un vienne me sortir de ma torpeur. - Bonjour, où allez-vous? - Mmmmhhh, je vais à Malapascua, enfin je crois... - Mais, vous vous trompez de bateau, celui-ci part à Leyte, à six heures de navigation. Comme il dit, je me suis trompé. Depuis Maya, Malapascua est largement à porté de jumelles, trente minutes, pas plus, pas six heures. Je ressors alors de mon presque coma, reprends mes vingt kilos de charge utile et quitte le navire. Le bateau pour Malapascua attend plus loin, je ne me trompe plus et pose enfin le pieds à destination, mes chaussures à la main car à l'arrivée, c'est "saute dans l'eau jusqu'aux genoux ou retourne à Maya". Ensuite, de façon complètement machinal, je trouve une GH, non mieux, un hotel dont la vue depuis les fenêtres donnent généreusement sur la plage magnifique qui s'étale à ses pieds. Mais pour la vue, je reviendrais plus tard. Pour le moment, l'important c'est de fermer les yeux et de s'évanouir dans une chute vertigineuse qu'on pourra appeler sieste ou nuit complète selon que je dormes quatre ou seize heures dans ma chambre sans électricité l'après-midi ce qui interdit l'usage pourtant salvateur d'un ventilateur.
Il fait encore jour quand j'ouvre un oeil. C'est juste assez d'énergie dépensée pour me prendre en main. Je réserve ma première plongée pour le lendemain matin, une plongée dont le rendez-vous sur la plage est fixé à 4h45 (sic). 4h45!!!!!!!! Bonjour le décallage horaire!!!!!!!!!!! Ils sont fous ou quoi?? En fait pas du tout. Malapascua, en ce qui concerne la plongée, est mondialement réputé pour une chose : les tresher sharks, avec sharks comme requins. Et ces petites bestioles ont la gentillesse de se laisser admirer au lever du soleil à trente minutes en bateau de Malapascua, voilà pourquoi 4h45.
Je baigne alors dans un joyeux cocktail fait d'excitation et de fatigue. Un dîner vite expédié plus tard, je rentre me mettre au chaud, si on veut, et chercher un sommeil qui viendra en fin de compte à 2h du matin.
Et quatre heures plus tard, le réveil sonne. Théoriquement, si on était un jour "normal", ce serait presque mission impossible mais aujourd'hui, pas la peine de me le dire deux fois, je sais ce qui m'attend dehors. Sur la plage, les six autres plongeurs sont aussi réveillés comme en pleine après-midi, l'ambiance est électrique. On monte sur le bateau, le temps de profiter des couleurs du lever de soleil, une seule couleur compte désormais, un bleu profond. Sous l'eau, les plongeurs se répartissent en deux groupes, ceux qui plongent avec les bouteilles d'air comprimé classique dont moi, et ceux qui plongent en utilisant un mélange d'air et de nytrogène permettant de rester sous l'eau plus longtemps. Avec mon groupe, on passe une demi-heure alongé sur le fond à attendre que les squales viennent à nous. Sans succès. Malheureusement. On remonte à la surface, on a fait notre temps au fond de l'eau. Les "nitrox", eux, se promènent toujours autour entre 30 et 35 mètres de profondeur. Quand ils remontent à la surface et prennent place sur le pont, ils sont arrogants de sourires. Quelques minutes plus tôt, trois requins nageaient tout autour d'eux, on peut les comprendre. A leur place, j'aurais surement la machoire grande ouverte et pas spécialement envie de la refermer de sitôt. A ma place, je retourne à mon hotel en me promettant que la prochaine fois, c'est sur, les treshers, on les aura.
7h du matin au compteur, le soleil illumine la contrée, je retourne me coucher jusqu'à 13h, heure à laquelle il fait trop chaud pour quoi que ce soit même dormir dans cette fournaise qu'on appelle ma chambre. La seule solution est alors encore de la quitter et de s'alanguir sous l'ombre bienfaitrice d'un cocotier en prenant bien garde de ne pas étendre sa serviette sous l'arbre, créant l'opportunité fortuite pour une noix de coco de venir s'encastrer entre l'orteil et le cheveux.
Le soir venu, le coucher de soleil passé, je retourne dans mon antre pour profiter des plaisirs futiles de la vie enrichie de la fée Electricité. Le ventilateur bat la mesure, je sèche en ronronnant. Ne reste alors plus qu'à me remplir la panse avant de me mettre la tête dans le clavier pour accoucher d'un nouvel opus narratif endiablé. Seulement, comme souvent, même si la route est pavée de bonnes intentions, des troncs d'arbres peuvent s'abattre au travers et empêcher toute progression. Ce soir, le tronc d'arbre est sympathique, il s'appelle Farouk, c'est un turc de Shanghai que je croise sur la chemin menant à l'assouvissement de ma faim, au dîner. Le gars, qui repart le lendemain vers la Chine via Manille, est très enclin à la conversation et on se quitte après avoir croisé le verbe pendant de longues heures. Pour la rédaction, il est trop tard, encore une occasion de manqué pas si manquée que cela... La plume pourra toujours tenter de refaire surface demain, les occasions ne manquent pas quand, mise à part plonger, la meilleure chose à faire est de ne rien faire.
Nouvelle journée, nouvelle chance. Pas pour les tresher sharks, j'ai beau me découvrir une nouvelle passion pour les réveils à 4h30, il ne faut quand même pas pousser Mamie dans les orties. Le rendez-vous pour la première plongée du jour est à 9h, quand même pas mal pour un samedi! Aujoud'hui, deux plongées sont inscrites au tableau de bord, une le matin et une autre l'après-midi avec, tel le ruban de bolduc entourant les cadeaux de Noël, une journée sur le bateau à la clé.
La première descente est plus que correcte, la visibilité est bonne, l'eau chaude et les petits poissons nombreux. Mais la claque du jour intervient contre toute attente lors de la pause déjeuner. La bancasse s'amarre alors sur une étroite bande de sable qui, d'un côté s'enfonce dans les flots bleus, et de l'autre s'élargit et fleurit en une île frangée de sable et déserte si on excepte les palmiers et les quelques philippins hilard de bonheur qui viennent y camper pour le week-end. La perspective est si renversante de beauté que je préfère faire l'école buissonière en oubliant de manger et préférant me perdre dans les moindres recoins de ce monde perdu jusqu'au moment où un autre plongeur me fait de grands signes avec les bras synonymes d'inquiétude pour l'ensemble de l'équipage quant à savoir où j'avais bien pu me fourrer. Je remonte sur le bateau presque avec regret malgré la nouvelle plongée qui se prépare déjà. Celle-ci est également à la hauteur même si je garde toujours en travers de la gorge le rendez-vous manqué de la veille avec les treshers ce qui me gache un peu le plaisir. Gageons tout de suite que je retente ma chance au grattage et au tirage dès les prochaines premières lueurs du jour.
Au retour ultime sur le bateau, je ne trouve alors rien de mieux pour me ragaillardir et me préparer à d'autres claques poissonneuses que de m'alonger sur la proue du bateau et comme à l'habitude, me gorger de virtuosité musicale sous le soleil qui prépare son coucher et pare le ciel d'une symphonie de couleurs.
Une fois le pied à terre, les couleurs n'importent plus. L'inscription au réveil le plus tôt et potentiellement le plus mouvementé du voyage est la seule chose qui compte. Je pénètre en trombe dans le centre de plongée et inscris en grosses lettres mon nom dans la case "tresher sharks", l'invitation est lancée.
Je retourne ensuite à l'hotel où je suis d'ailleurs le seul client, où tout le personnel est au petit soin pour moi au point de vouloir me caser, soit avec une gamine à peine majeure qui rêve de Paris, son climat tropical et ses prix dérisoires qui autorisent toutes les folies, soit avec un ladyboy portant exclusivement des jupes si courtes qu'elles pourraient dévoiler l'évidente supercherie et son costume trois pièces. Non merci, vraiment, vraiment.
La nuit est alors tombée, la tentative d'écriture de la veille est reconduite pour peu que j'arrive à franchir l'étape dinatoire sans remous. Encore raté! Alors que je suis attablé dans le restaurant tronant au dessus du centre de plongée, deux femmes anglaises avec lesquelles j'ai partagé des bulles depuis deux jours se proposent de se joindre à moi. Comment décemment refuser? Impossible de dire non, ce n'est pas dans mon vocabulaire (NDLR : je ne suis alors pas encore en Inde).
Mon lit m'attendra encore jusqu'aux environs de minuit, ce qui ne serait qu'une broutille si je n'avais encore rencard sur la plage à 4h45. Les requins sont plus forts que tout, je me couche illico piaffant d'impatience.
A la pêche aux moules-moules-moules, je n'veux plus y aller maman, à la place, si le choix se présente, j'veux bien aller à la plongée aux requins-quins-quins-quins, c'est plus excitant maman! Aucune sonnerie ne s'est alors déjà déclenchée, ça furête déjà dans ma chambre. Le temps d'enfiler mon maillot et la porte se referme déjà derrière moi. Sur le bateau, tout le monde s'active devant un nouveau levée de soleil des familles. Dans mon coin, une certitude m'habite : aujourd'hui c'est la bonne, c'est mon tour, mon numéro qui est tiré du chapeau. Aucune trace de fatigue, je suis plus concentré que le lait sucré Nestlé (NDLR : sponsor?). Tellement concentré qu'au moment d'enfiler ma combinaison, j'en oublie d'enlever ma Ralex, étanche jusqu'à trois gouttes, qui ne devrait apprécier que moyennement la descente la descente en apnée à laquelle elle se retrouve confrontée. Mais qu'importe, la Ralex est grand seigneur et, j'en suis sur, se sacrifierait bien pour que la plongée soit une réussite squalesque.
Comme la première fois, on descend se caller au fond de l'eau, la lumière naissante se fraye un chemin elle aussi. Devant nous, le mur qui s'enfonce vers les abysses fait bonne figure. Puis, comme sortis d'un livre d'image, ils apparaissent. Il"s" car ils sont trois. Parfois ils se rapprochent à portée de camionnette, parfois ils se contentent, sans qu'on leur en veuillent, de passer devant à une quinzaine de mètres. Et là j'ai envie de dire WHAOUUUUUUU!! L'animal est une véritable merveille avec une allure presque féline, la perfection faite poisson.
Résultat, au retour sur le bateau, qui est-ce qui danse? C'est Bibi!! Quel panard!!! La petite aiguille n'a pas encore frappé le 7 que j'ai déjà emmagasiné de l'émotion pour une semaine!!!! Et puis comme ça n'est jamais assez et que je suis encore plus bouillonnant qu'un Gilbert Montagné s'agitant sur son clavier, je décide que mon lit attendra, la journée ne fait que commencer, aujourd'hui c'est le Showtime Express qui entre en gare!!! D'office, deux nouvelles plongée se calent dans les tuyaux. Les deux autour de Gato Island. Gaaato! Gaaaaaaato!!! Ca met en appétit et ça n'a rien d'un hasard. De nouveau la tête dans l'eau à 10h, rien ne me prépare à la nouvelle expérience paranormale qui va suivre...
Dans ma palanquée, nous sommes cinq plongeurs, le guide accompagnant quatre joyeux dauphins amateurs. Parmi ces quatres, je suis le seul à posséder un caisson permettant de saisir des scènes sous marines. Le guide, chaque fois qu'il repère quelque Objet Nageant identifié dans les parages, il me fait signe de venir à lui pour me montrer la bestiole en avant-première afin de satisfaire l'objectif; et moi, je me régale!
Peu après le début de la balade palmée, on quitte un luxuriant jardin coralien en franchissant une petite colline nous masquant ce qui se cache derrière. Une fois la colline passée, on découvre une longue plaine s'étalant une vingtaine de mètres sous la surface. Ici pas grand chose ne pousse, impossible de ne pas distinguer les longues silouhettes posées là, même pour moi et ma vue basse même sous l'eau. A quelques emcablures de mon coeur qui bat la chamade dorment une dizaine de requins à pointe blanche, le genre qui fait dans les quatres mètres et qui n'est pas là pour se faire nettoyer par ses autres potes poissons. Lui, c'est une terreur, la bestiole qui trône tout en haut de la chaine alimentaire sous marine locale. Nous, avec les trois autres, on est posté comme pour les tresher sharks, à quatre pates au fond de l'eau plein de respect craintif pour les machines pleines de dents. Le guide est là aussi et tout à coup, il se tourne vers moi et commence à esquisser quelques gestes. Pour le premier (NDLR : essayez chez vous, c'est la séance travaux pratiques), il positionne sa main à l'horizontal et fait battre son index et son majeur verticalement. Pour le deuxième, il me pointe du doigt. Pour le troisième, il pointe les menaces dormantes. Pour le quatrième, il mîme le fait de prendre une photo.
Au départ, je ne parviens pas à décoder les informations qui m'arrivent, du genre "qu'est ce qu'il me veut celui-là?". Puis, petit à petit, comme le visage d'un nouveau président qu'on dévoile à 20h pile, l'évidence me frappe droit dans les neurones. Nager. Moi. Requins. Photos. Je nage. Requins. Photos. Je nage vers les requins pour les prendre en photos. Mais c'est pas possible ou quoi, le type a viré sa cuti, fondu une durite, dégoupillé sa boite cranienne? Que je nage, tout seul, candidat au suicide, vers des torpilles qui apprécieront sans doute que je viennent les taquiner à l'heure de la sieste qu'ils passent en plus les yeux grands ouverts? Il m'en veut, qu'ai-je donc fait pour qu'il m'inflige pareil traitement? Et, les dixièmes de secondes passant, je me dis que si, c'est possible. Il suffit simplement de débrancher le frein à main qui me retient et zou! En voiture Cousteau!!!
Je m'élance, furtivement, prenant garde à lever le moins de grains de sable possible. En face de moi, un premier squal d'un fort beau gabarit ronfle en silence. Vingt mètres, dix mètres, moins encore, je clichette à tout vent jusqu'à ce que, d'un coup, le monstre bouge. Pas de doute, il m'a dans l'oeil. D'ailleurs, il tourne la tête vers moi avant finalement de me montrer la méthode du départ dans les starting blocks quand on est un requin. Seulement, comble de bonheur, c'est pour partir par delà ma visiblité dormir plus loin. Ouf!!! Et RE-WHAOUUUUUUU!! Chaque fois que j'approche d'un peu trop près les phénomènes, ils s'enfuient, apeurés par mon charisme une ceinture de plomb attachée à la taille. Au total, la scène a dû se répéter une demie-douzaine de fois qui sont autant de montée d'adrénaline quand la machine se met en ordre de course plutôt qu'en ordre de marche. Pendant ce temps, mes trois accolytes sont restés aggrippant des cailloux, tant pis...
Cette plongée, d'hors et déjà la plus spectaculaire qu'il m'ait été donné de faire, n'est en prime pas encore à son terme. Les requins partis, les serpents arrivent. Ceux-ci font dans les 1m20 de long et sont cerclés de bleu et de noir. Je n'ai aucune idée ni de ce qu'ils sont, ni de ce qu'ils mangent, ni de ce qui pourrait potentiellement m'arriver si un d'entre eux se prenait un peu trop d'affection pour moi et les bulles qui sortent de ma tête masquée. D'ailleurs, il y en a justement un à la curiosité plus aiguisée que la moyenne qui me fait de l'oeil et se rapproche dangereusement. En fait, il ne se rapproche pas, il me fonce dessus, droit dans la face. Trois, deux, un, contact. Ou presque. Le petit effronté est passé à quelques centimètres de mon oreille avant de repartir vers d'autres aventures. Incroyable rencontre; si incroyable que les quelques autres specimens que nous rencontrons sur notre chemin dans les minutes suivantes se retrouve maintenant coursés par votre serviteur surexcité comme rarement. La roue tourne les serpents, j'arriiiiiive!! Un sourire pour la photo? Merci!!!!
Au total, on est resté une heure dans l'eau, une heure de barbotage qui apportent des souvenirs marqués au fer rouge pour une vie entière, quite à passer une excellente journée, autant y aller à fond!
S'en suivent le déjeuner et une nouvelle confrontation au grand bleu qui, bien qu'elle ne vienne sans requins ni serpents, demeure de belle facture. Au retour vers le rivage, je suis rattrapé par le souvenir d'un lever avant 5h du matin. Je m'endors sur le pont avant du bateau soumis aux embruns et à la houle mais qu'importe, j'ai des rêves en pagaille à faire et ce n'est pas dormir sur un trampoline mouvant qui va m'en écarter!!
A terre, requinqué et toujours gonflé à bloc, je me réinscris pour la plongée de très bonne heure et de très bonne humeur. Le rêve continue les yeux ouverts.
Le lendemain, après avoir finalement pu gouter aux joies d'une soirée tranquille et studieuse, je reprends la douce routine, le soleil n'est pas encore sorti de la couette que j'ai déjà le couteau entre les dents et du sable entre les orteils. Au tableau d'affichage, le match entre les treshers et moi en est à 1 partout. Ce matin, c'est la belle, on se départage. Seulement, je n'avais pas vu qu'écrit en petits caractères dans le contrat, il était stipulé que si les requins déclaraient forfait, de façon complètement contradictoire ce sont eux qui gagnent le match sur tapis vert. Et ce qui devait arriver arriva, les requins ne sont pas venus, je l'ai dans l'cul une deuxième fois, but pour les requins, pas de prime de match pour moi. Pour moi ni personne d'ailleurs, car même en restant au fond plus longtemps, cette fois-ci les plongeurs au Nitrox sont aussi bredouilles que les autres. J'ai donc bien fait de me lever!! Encore une fois!!! Mais comme on trouve toujours plus malheureux que soi, je peux quand même sadiquement me réconforter en écoutant parler deux asiatiques qui eux sont bredouilles pour la quatrième fois successive! Les pauvres... Enfin si on veut, on est quand même au paradis...
Un paradis que je pars explorer de l'intérieur toute l'après-midi après n'avoir pas vu passer la matinée, la faute à un retour au lit pas piqué des hannetons. Au cours de ma promenade, ce sont toutes les images des philippines qui reviennent, les paysages, les habitants aux sourires interminables et à la curiosité infatigable, un mélange de simplicité et de joie de vivre comme on en fait plus.
Au retour à l'hotel, je fais part à l'assistance que le temps de ma dernière soirée est malheureusement venu. Malapascua est une île vraiment splendide mais dont la taille induit qu'on en a vite fait le tour. Il va être l'heure de rejoindre l'île de Palawan que j'avais omis de visiter à regrets lors de mon précédent séjour dans le pays. L'affront est sur le point d'être levé. Une nuit que j'espère tranquille m'en sépare.
A l'hotel où je suis encore et encore le seul client, c'est la consternation. Le ladyboy a son rimel qui coule presque. Mais il leur reste encore une carte dans la manche pour contrecarrer mes plans, de nuit tranquille il n'y aura pas. Depuis mon arrivée dans les murs, chaque jour je repousse l'invitation insistante des ladies et du boy à déhancher nos corps sur la piste de danse située à même le sable à quelques minutes de là. Ce soir, plus d'échappatoire, je suis bon pour le service commandé. A 23h, je suis mandaté par tout ce petit monde pour aller m'entretenir avec la patronne pas facile afin de les faire libérer une heure avant la fin théorique de leur service. Je m'exécute et d'une pirouette dialectique obtiens gain de cause. En un éclair, on est déjà dehors. Sur la piste, toujours le seul gringo, dès que je m'agite les locaux rient à gorge déployée sous l'effet de la bière gouleillante. A 2h30, la boutique ferme, chacun va dormir de son côté pour le meilleur.
Un réveil plus tard, je suis déjà dans la bancasse puis dans le bus qui repart vers Cebu City où je reste 24 heures à paufiner la suite. Sur la toile je m'équipe d'un aller simple pour Puerto Princessa, ville principale de l'île de Palawan, encore une, bon dieu d'archipel!! Palawan, à mon grand regret, je n'avais pu y faire un crochet lors de mon premier passage, il va être temps de réparer l'erreur. Gageons que je puisses y finir le rodage de l'appareil photo!!
Dehors, la lumière naissante dévoile un ciel azur. Ca pourrait être magnifique mais premièrement, j'agonise de ne pouvoir encore fermer les yeux et deuxièmement, Cebu City se dévoile aussi et la ville n'a rien d'une gravure de beauté. Vivement dans cinq heures que ça change ce qui n'aura pas grande importance puisque j'aurais de toutes façons les yeux fermés, enfin.
La gare routière est au diapason de la ville. C'est gris, bruiant et les locaux qui s'ébattent déjà de bon matin ont sur leur visage les traits tirés de ceux qui voudraient travailler dans un magasin de litterie juste pour le plaisir de s'en faire renvoyer pour usage abusif des marchandises. A son emplacement, le bus de 6h attend déjà. A l'intérieur, le chauffeur se prélasse. Quand je monte à l'intérieur, je suis maillot jaune, le premier au classement général des passagers et toutes les places sont disponibles. La place à côté du chauffeur à l'air la plus confortable, pas de voisins potentiellements enclin à la conversation, de la place pour des jambes de girafe, mon gros sac à côté en guise d'accoudoir voire d'oreiller, je m'installe et m'endors quasiment sans le voir venir, instantanément. Et à 6h, le bus part. Comment je le sais? Le chauffeur est à l'image de ceux de tout le voyage. J'ai l'impression que chaque fois que je prends la route, mon véhicule quel qu'il soit est le plus rapide sur la route, personne ne nous double, le chauffeur n'en est pas un, c'est un pilote. Dès le premier virage, c'est bien simple, j'ai l'impression qu'on est sur deux roues, rien de tel comme mise en garde. C'est comme ça pendant cinq heures sur une route où les lignes droites me manquent et où les dos d'anes ont colonisé la chaussée. D'habitude ça ne m'empêcherait pas de dormir mais aujourd'hui, collé contre la fenêtre de droite, chaque fois qu'on tourne violemment à gauche, mon crane heurte la vitre de la même façon comme le ferait la brigade anti-petit-somme. A l'arrivée à Maya, le soulagement est à la hauteur. Maya, c'est le village qui fait face à l'île de Malapascua et la première fois depuis une semaine de perdue que je revois la mer avec l'intention tenace de me jeter la tête la première dedans. Ca fait du bien, comme si l'histoire reprenait son cours normal avec des couleurs dans l'objectif et dans la tête tant qu'elle fonctionne encore, à la merci d'un terrassement soudain.
D'ailleurs, à la sortie du bus après avoir salué mon voisin de pilote alors que le port minuscule est là, je dois localiser la prochaine bancasse qui voguera vers Malapascua. De prime abord, je devrais réussir ma mission, 99% des bateaux qui lève l'ancre à Maya vont ou passent par Malapascua. Quand je vois une trentaine de philippins grimper dans une embarcation, c'est donc à n'en pas douter la bonne. C'est donc au radar que je suis cette joyeuse farandole jusqu'à m'installer avec bonheur sur un siège qui, lui, ne me causera pas de traumatisme cranien. Je ferme les yeux bercé par le balancement paresseux du bateau. Mais il ne se passe pas trente secondes avant que quelqu'un vienne me sortir de ma torpeur. - Bonjour, où allez-vous? - Mmmmhhh, je vais à Malapascua, enfin je crois... - Mais, vous vous trompez de bateau, celui-ci part à Leyte, à six heures de navigation. Comme il dit, je me suis trompé. Depuis Maya, Malapascua est largement à porté de jumelles, trente minutes, pas plus, pas six heures. Je ressors alors de mon presque coma, reprends mes vingt kilos de charge utile et quitte le navire. Le bateau pour Malapascua attend plus loin, je ne me trompe plus et pose enfin le pieds à destination, mes chaussures à la main car à l'arrivée, c'est "saute dans l'eau jusqu'aux genoux ou retourne à Maya". Ensuite, de façon complètement machinal, je trouve une GH, non mieux, un hotel dont la vue depuis les fenêtres donnent généreusement sur la plage magnifique qui s'étale à ses pieds. Mais pour la vue, je reviendrais plus tard. Pour le moment, l'important c'est de fermer les yeux et de s'évanouir dans une chute vertigineuse qu'on pourra appeler sieste ou nuit complète selon que je dormes quatre ou seize heures dans ma chambre sans électricité l'après-midi ce qui interdit l'usage pourtant salvateur d'un ventilateur.
Il fait encore jour quand j'ouvre un oeil. C'est juste assez d'énergie dépensée pour me prendre en main. Je réserve ma première plongée pour le lendemain matin, une plongée dont le rendez-vous sur la plage est fixé à 4h45 (sic). 4h45!!!!!!!! Bonjour le décallage horaire!!!!!!!!!!! Ils sont fous ou quoi?? En fait pas du tout. Malapascua, en ce qui concerne la plongée, est mondialement réputé pour une chose : les tresher sharks, avec sharks comme requins. Et ces petites bestioles ont la gentillesse de se laisser admirer au lever du soleil à trente minutes en bateau de Malapascua, voilà pourquoi 4h45.
Je baigne alors dans un joyeux cocktail fait d'excitation et de fatigue. Un dîner vite expédié plus tard, je rentre me mettre au chaud, si on veut, et chercher un sommeil qui viendra en fin de compte à 2h du matin.
Et quatre heures plus tard, le réveil sonne. Théoriquement, si on était un jour "normal", ce serait presque mission impossible mais aujourd'hui, pas la peine de me le dire deux fois, je sais ce qui m'attend dehors. Sur la plage, les six autres plongeurs sont aussi réveillés comme en pleine après-midi, l'ambiance est électrique. On monte sur le bateau, le temps de profiter des couleurs du lever de soleil, une seule couleur compte désormais, un bleu profond. Sous l'eau, les plongeurs se répartissent en deux groupes, ceux qui plongent avec les bouteilles d'air comprimé classique dont moi, et ceux qui plongent en utilisant un mélange d'air et de nytrogène permettant de rester sous l'eau plus longtemps. Avec mon groupe, on passe une demi-heure alongé sur le fond à attendre que les squales viennent à nous. Sans succès. Malheureusement. On remonte à la surface, on a fait notre temps au fond de l'eau. Les "nitrox", eux, se promènent toujours autour entre 30 et 35 mètres de profondeur. Quand ils remontent à la surface et prennent place sur le pont, ils sont arrogants de sourires. Quelques minutes plus tôt, trois requins nageaient tout autour d'eux, on peut les comprendre. A leur place, j'aurais surement la machoire grande ouverte et pas spécialement envie de la refermer de sitôt. A ma place, je retourne à mon hotel en me promettant que la prochaine fois, c'est sur, les treshers, on les aura.
7h du matin au compteur, le soleil illumine la contrée, je retourne me coucher jusqu'à 13h, heure à laquelle il fait trop chaud pour quoi que ce soit même dormir dans cette fournaise qu'on appelle ma chambre. La seule solution est alors encore de la quitter et de s'alanguir sous l'ombre bienfaitrice d'un cocotier en prenant bien garde de ne pas étendre sa serviette sous l'arbre, créant l'opportunité fortuite pour une noix de coco de venir s'encastrer entre l'orteil et le cheveux.
Le soir venu, le coucher de soleil passé, je retourne dans mon antre pour profiter des plaisirs futiles de la vie enrichie de la fée Electricité. Le ventilateur bat la mesure, je sèche en ronronnant. Ne reste alors plus qu'à me remplir la panse avant de me mettre la tête dans le clavier pour accoucher d'un nouvel opus narratif endiablé. Seulement, comme souvent, même si la route est pavée de bonnes intentions, des troncs d'arbres peuvent s'abattre au travers et empêcher toute progression. Ce soir, le tronc d'arbre est sympathique, il s'appelle Farouk, c'est un turc de Shanghai que je croise sur la chemin menant à l'assouvissement de ma faim, au dîner. Le gars, qui repart le lendemain vers la Chine via Manille, est très enclin à la conversation et on se quitte après avoir croisé le verbe pendant de longues heures. Pour la rédaction, il est trop tard, encore une occasion de manqué pas si manquée que cela... La plume pourra toujours tenter de refaire surface demain, les occasions ne manquent pas quand, mise à part plonger, la meilleure chose à faire est de ne rien faire.
Nouvelle journée, nouvelle chance. Pas pour les tresher sharks, j'ai beau me découvrir une nouvelle passion pour les réveils à 4h30, il ne faut quand même pas pousser Mamie dans les orties. Le rendez-vous pour la première plongée du jour est à 9h, quand même pas mal pour un samedi! Aujoud'hui, deux plongées sont inscrites au tableau de bord, une le matin et une autre l'après-midi avec, tel le ruban de bolduc entourant les cadeaux de Noël, une journée sur le bateau à la clé.
La première descente est plus que correcte, la visibilité est bonne, l'eau chaude et les petits poissons nombreux. Mais la claque du jour intervient contre toute attente lors de la pause déjeuner. La bancasse s'amarre alors sur une étroite bande de sable qui, d'un côté s'enfonce dans les flots bleus, et de l'autre s'élargit et fleurit en une île frangée de sable et déserte si on excepte les palmiers et les quelques philippins hilard de bonheur qui viennent y camper pour le week-end. La perspective est si renversante de beauté que je préfère faire l'école buissonière en oubliant de manger et préférant me perdre dans les moindres recoins de ce monde perdu jusqu'au moment où un autre plongeur me fait de grands signes avec les bras synonymes d'inquiétude pour l'ensemble de l'équipage quant à savoir où j'avais bien pu me fourrer. Je remonte sur le bateau presque avec regret malgré la nouvelle plongée qui se prépare déjà. Celle-ci est également à la hauteur même si je garde toujours en travers de la gorge le rendez-vous manqué de la veille avec les treshers ce qui me gache un peu le plaisir. Gageons tout de suite que je retente ma chance au grattage et au tirage dès les prochaines premières lueurs du jour.
Au retour ultime sur le bateau, je ne trouve alors rien de mieux pour me ragaillardir et me préparer à d'autres claques poissonneuses que de m'alonger sur la proue du bateau et comme à l'habitude, me gorger de virtuosité musicale sous le soleil qui prépare son coucher et pare le ciel d'une symphonie de couleurs.
Une fois le pied à terre, les couleurs n'importent plus. L'inscription au réveil le plus tôt et potentiellement le plus mouvementé du voyage est la seule chose qui compte. Je pénètre en trombe dans le centre de plongée et inscris en grosses lettres mon nom dans la case "tresher sharks", l'invitation est lancée.
Je retourne ensuite à l'hotel où je suis d'ailleurs le seul client, où tout le personnel est au petit soin pour moi au point de vouloir me caser, soit avec une gamine à peine majeure qui rêve de Paris, son climat tropical et ses prix dérisoires qui autorisent toutes les folies, soit avec un ladyboy portant exclusivement des jupes si courtes qu'elles pourraient dévoiler l'évidente supercherie et son costume trois pièces. Non merci, vraiment, vraiment.
La nuit est alors tombée, la tentative d'écriture de la veille est reconduite pour peu que j'arrive à franchir l'étape dinatoire sans remous. Encore raté! Alors que je suis attablé dans le restaurant tronant au dessus du centre de plongée, deux femmes anglaises avec lesquelles j'ai partagé des bulles depuis deux jours se proposent de se joindre à moi. Comment décemment refuser? Impossible de dire non, ce n'est pas dans mon vocabulaire (NDLR : je ne suis alors pas encore en Inde).
Mon lit m'attendra encore jusqu'aux environs de minuit, ce qui ne serait qu'une broutille si je n'avais encore rencard sur la plage à 4h45. Les requins sont plus forts que tout, je me couche illico piaffant d'impatience.
A la pêche aux moules-moules-moules, je n'veux plus y aller maman, à la place, si le choix se présente, j'veux bien aller à la plongée aux requins-quins-quins-quins, c'est plus excitant maman! Aucune sonnerie ne s'est alors déjà déclenchée, ça furête déjà dans ma chambre. Le temps d'enfiler mon maillot et la porte se referme déjà derrière moi. Sur le bateau, tout le monde s'active devant un nouveau levée de soleil des familles. Dans mon coin, une certitude m'habite : aujourd'hui c'est la bonne, c'est mon tour, mon numéro qui est tiré du chapeau. Aucune trace de fatigue, je suis plus concentré que le lait sucré Nestlé (NDLR : sponsor?). Tellement concentré qu'au moment d'enfiler ma combinaison, j'en oublie d'enlever ma Ralex, étanche jusqu'à trois gouttes, qui ne devrait apprécier que moyennement la descente la descente en apnée à laquelle elle se retrouve confrontée. Mais qu'importe, la Ralex est grand seigneur et, j'en suis sur, se sacrifierait bien pour que la plongée soit une réussite squalesque.
Comme la première fois, on descend se caller au fond de l'eau, la lumière naissante se fraye un chemin elle aussi. Devant nous, le mur qui s'enfonce vers les abysses fait bonne figure. Puis, comme sortis d'un livre d'image, ils apparaissent. Il"s" car ils sont trois. Parfois ils se rapprochent à portée de camionnette, parfois ils se contentent, sans qu'on leur en veuillent, de passer devant à une quinzaine de mètres. Et là j'ai envie de dire WHAOUUUUUUU!! L'animal est une véritable merveille avec une allure presque féline, la perfection faite poisson.
Résultat, au retour sur le bateau, qui est-ce qui danse? C'est Bibi!! Quel panard!!! La petite aiguille n'a pas encore frappé le 7 que j'ai déjà emmagasiné de l'émotion pour une semaine!!!! Et puis comme ça n'est jamais assez et que je suis encore plus bouillonnant qu'un Gilbert Montagné s'agitant sur son clavier, je décide que mon lit attendra, la journée ne fait que commencer, aujourd'hui c'est le Showtime Express qui entre en gare!!! D'office, deux nouvelles plongée se calent dans les tuyaux. Les deux autour de Gato Island. Gaaato! Gaaaaaaato!!! Ca met en appétit et ça n'a rien d'un hasard. De nouveau la tête dans l'eau à 10h, rien ne me prépare à la nouvelle expérience paranormale qui va suivre...
Dans ma palanquée, nous sommes cinq plongeurs, le guide accompagnant quatre joyeux dauphins amateurs. Parmi ces quatres, je suis le seul à posséder un caisson permettant de saisir des scènes sous marines. Le guide, chaque fois qu'il repère quelque Objet Nageant identifié dans les parages, il me fait signe de venir à lui pour me montrer la bestiole en avant-première afin de satisfaire l'objectif; et moi, je me régale!
Peu après le début de la balade palmée, on quitte un luxuriant jardin coralien en franchissant une petite colline nous masquant ce qui se cache derrière. Une fois la colline passée, on découvre une longue plaine s'étalant une vingtaine de mètres sous la surface. Ici pas grand chose ne pousse, impossible de ne pas distinguer les longues silouhettes posées là, même pour moi et ma vue basse même sous l'eau. A quelques emcablures de mon coeur qui bat la chamade dorment une dizaine de requins à pointe blanche, le genre qui fait dans les quatres mètres et qui n'est pas là pour se faire nettoyer par ses autres potes poissons. Lui, c'est une terreur, la bestiole qui trône tout en haut de la chaine alimentaire sous marine locale. Nous, avec les trois autres, on est posté comme pour les tresher sharks, à quatre pates au fond de l'eau plein de respect craintif pour les machines pleines de dents. Le guide est là aussi et tout à coup, il se tourne vers moi et commence à esquisser quelques gestes. Pour le premier (NDLR : essayez chez vous, c'est la séance travaux pratiques), il positionne sa main à l'horizontal et fait battre son index et son majeur verticalement. Pour le deuxième, il me pointe du doigt. Pour le troisième, il pointe les menaces dormantes. Pour le quatrième, il mîme le fait de prendre une photo.
Au départ, je ne parviens pas à décoder les informations qui m'arrivent, du genre "qu'est ce qu'il me veut celui-là?". Puis, petit à petit, comme le visage d'un nouveau président qu'on dévoile à 20h pile, l'évidence me frappe droit dans les neurones. Nager. Moi. Requins. Photos. Je nage. Requins. Photos. Je nage vers les requins pour les prendre en photos. Mais c'est pas possible ou quoi, le type a viré sa cuti, fondu une durite, dégoupillé sa boite cranienne? Que je nage, tout seul, candidat au suicide, vers des torpilles qui apprécieront sans doute que je viennent les taquiner à l'heure de la sieste qu'ils passent en plus les yeux grands ouverts? Il m'en veut, qu'ai-je donc fait pour qu'il m'inflige pareil traitement? Et, les dixièmes de secondes passant, je me dis que si, c'est possible. Il suffit simplement de débrancher le frein à main qui me retient et zou! En voiture Cousteau!!!
Je m'élance, furtivement, prenant garde à lever le moins de grains de sable possible. En face de moi, un premier squal d'un fort beau gabarit ronfle en silence. Vingt mètres, dix mètres, moins encore, je clichette à tout vent jusqu'à ce que, d'un coup, le monstre bouge. Pas de doute, il m'a dans l'oeil. D'ailleurs, il tourne la tête vers moi avant finalement de me montrer la méthode du départ dans les starting blocks quand on est un requin. Seulement, comble de bonheur, c'est pour partir par delà ma visiblité dormir plus loin. Ouf!!! Et RE-WHAOUUUUUUU!! Chaque fois que j'approche d'un peu trop près les phénomènes, ils s'enfuient, apeurés par mon charisme une ceinture de plomb attachée à la taille. Au total, la scène a dû se répéter une demie-douzaine de fois qui sont autant de montée d'adrénaline quand la machine se met en ordre de course plutôt qu'en ordre de marche. Pendant ce temps, mes trois accolytes sont restés aggrippant des cailloux, tant pis...
Cette plongée, d'hors et déjà la plus spectaculaire qu'il m'ait été donné de faire, n'est en prime pas encore à son terme. Les requins partis, les serpents arrivent. Ceux-ci font dans les 1m20 de long et sont cerclés de bleu et de noir. Je n'ai aucune idée ni de ce qu'ils sont, ni de ce qu'ils mangent, ni de ce qui pourrait potentiellement m'arriver si un d'entre eux se prenait un peu trop d'affection pour moi et les bulles qui sortent de ma tête masquée. D'ailleurs, il y en a justement un à la curiosité plus aiguisée que la moyenne qui me fait de l'oeil et se rapproche dangereusement. En fait, il ne se rapproche pas, il me fonce dessus, droit dans la face. Trois, deux, un, contact. Ou presque. Le petit effronté est passé à quelques centimètres de mon oreille avant de repartir vers d'autres aventures. Incroyable rencontre; si incroyable que les quelques autres specimens que nous rencontrons sur notre chemin dans les minutes suivantes se retrouve maintenant coursés par votre serviteur surexcité comme rarement. La roue tourne les serpents, j'arriiiiiive!! Un sourire pour la photo? Merci!!!!
Au total, on est resté une heure dans l'eau, une heure de barbotage qui apportent des souvenirs marqués au fer rouge pour une vie entière, quite à passer une excellente journée, autant y aller à fond!
S'en suivent le déjeuner et une nouvelle confrontation au grand bleu qui, bien qu'elle ne vienne sans requins ni serpents, demeure de belle facture. Au retour vers le rivage, je suis rattrapé par le souvenir d'un lever avant 5h du matin. Je m'endors sur le pont avant du bateau soumis aux embruns et à la houle mais qu'importe, j'ai des rêves en pagaille à faire et ce n'est pas dormir sur un trampoline mouvant qui va m'en écarter!!
A terre, requinqué et toujours gonflé à bloc, je me réinscris pour la plongée de très bonne heure et de très bonne humeur. Le rêve continue les yeux ouverts.
Le lendemain, après avoir finalement pu gouter aux joies d'une soirée tranquille et studieuse, je reprends la douce routine, le soleil n'est pas encore sorti de la couette que j'ai déjà le couteau entre les dents et du sable entre les orteils. Au tableau d'affichage, le match entre les treshers et moi en est à 1 partout. Ce matin, c'est la belle, on se départage. Seulement, je n'avais pas vu qu'écrit en petits caractères dans le contrat, il était stipulé que si les requins déclaraient forfait, de façon complètement contradictoire ce sont eux qui gagnent le match sur tapis vert. Et ce qui devait arriver arriva, les requins ne sont pas venus, je l'ai dans l'cul une deuxième fois, but pour les requins, pas de prime de match pour moi. Pour moi ni personne d'ailleurs, car même en restant au fond plus longtemps, cette fois-ci les plongeurs au Nitrox sont aussi bredouilles que les autres. J'ai donc bien fait de me lever!! Encore une fois!!! Mais comme on trouve toujours plus malheureux que soi, je peux quand même sadiquement me réconforter en écoutant parler deux asiatiques qui eux sont bredouilles pour la quatrième fois successive! Les pauvres... Enfin si on veut, on est quand même au paradis...
Un paradis que je pars explorer de l'intérieur toute l'après-midi après n'avoir pas vu passer la matinée, la faute à un retour au lit pas piqué des hannetons. Au cours de ma promenade, ce sont toutes les images des philippines qui reviennent, les paysages, les habitants aux sourires interminables et à la curiosité infatigable, un mélange de simplicité et de joie de vivre comme on en fait plus.
Au retour à l'hotel, je fais part à l'assistance que le temps de ma dernière soirée est malheureusement venu. Malapascua est une île vraiment splendide mais dont la taille induit qu'on en a vite fait le tour. Il va être l'heure de rejoindre l'île de Palawan que j'avais omis de visiter à regrets lors de mon précédent séjour dans le pays. L'affront est sur le point d'être levé. Une nuit que j'espère tranquille m'en sépare.
A l'hotel où je suis encore et encore le seul client, c'est la consternation. Le ladyboy a son rimel qui coule presque. Mais il leur reste encore une carte dans la manche pour contrecarrer mes plans, de nuit tranquille il n'y aura pas. Depuis mon arrivée dans les murs, chaque jour je repousse l'invitation insistante des ladies et du boy à déhancher nos corps sur la piste de danse située à même le sable à quelques minutes de là. Ce soir, plus d'échappatoire, je suis bon pour le service commandé. A 23h, je suis mandaté par tout ce petit monde pour aller m'entretenir avec la patronne pas facile afin de les faire libérer une heure avant la fin théorique de leur service. Je m'exécute et d'une pirouette dialectique obtiens gain de cause. En un éclair, on est déjà dehors. Sur la piste, toujours le seul gringo, dès que je m'agite les locaux rient à gorge déployée sous l'effet de la bière gouleillante. A 2h30, la boutique ferme, chacun va dormir de son côté pour le meilleur.
Un réveil plus tard, je suis déjà dans la bancasse puis dans le bus qui repart vers Cebu City où je reste 24 heures à paufiner la suite. Sur la toile je m'équipe d'un aller simple pour Puerto Princessa, ville principale de l'île de Palawan, encore une, bon dieu d'archipel!! Palawan, à mon grand regret, je n'avais pu y faire un crochet lors de mon premier passage, il va être temps de réparer l'erreur. Gageons que je puisses y finir le rodage de l'appareil photo!!