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Restaurant à Hong Kong English translation pending
by Plumetplume · 2017-04-14 · 1 reply
Nous partons pour les fêtes de fin d'année à Hong Kong et cherchons un restaurant ou plusieurs où nous pourrions fêter Noël ainsi que la nouvelle année. Si vous connaissez des endroits (budget moyen) d'où nous pourrions par exemple profiter du feu d'artifice... merci pour vos suggestions. (nous serons en famille 3 adultes + 1 ado de 16 ans) Cordialement
Forêt d'Aokigahara (mont Fuji - Japon) English translation pending
by Ragamuffin · 2017-04-10 · 8 replies
J'ai déambulé quelques minutes dans la forêt d'Aokigahara lors de mon récent séjour à Kawaguchiko (Mont Fuji).

Quelques photos ci-dessous.

Les deux dernières sont une carte informative photographiée à l'extérieur de la Saiko Bat Cave que l'on rejoint sans difficulté avec le bus de la ligne verte qui démarre son circuit devant la gare de Kawaguchiko.

Les chemins qui traversent la forêt sont sans difficultés. On pourrait même les emprunter avec des vélos tout terrain.

Par contre j'ai trouvé que la forêt aux alentours de la Saiko Bat Cave n'était pas très vallonée.

Un peu plus tard, depuis le bus, j'ai constaté que le relief était bien plus prononcé près des berges du lac, là où sur le zoom avant de la carte (dernière photo) il est inscrit "Nenba Minshuku" et où un sentier de "0.4km/15min." aboutit sur la route empruntée par le bus.

J'espère que c'est clair 😇.

Bonne découverte si vous passez dans le coin.

Images attachées:
Trajet Tirano - lac de Constance en train (avec enfants) English translation pending
by Poumaz69 · 2017-04-07 · 1 reply
Bonjour,

Nous prévoyons de faire le trajet de la bernina express depuis Tirano jusqu'au lac de constance. Nous serons avec 2 enfants de 2 et 5 ans.

On se demande si on réalise le trajet directement entre Tirano et Coire. Où est-ce que c'est sympa de faire des stops à quel endroit?

Est-ce que ça vaut le cout après de s'arrêter à Coire une nuit (ou quelques heures)? Où vaut-il mieux continuer sur le lac de constance directement?

Quelles villes sont sympa autour du lac de constance?

Merci pour votre aide
Traverser le continent américain en van avec son chien English translation pending
by DamTour · 2017-04-04 · 3 replies
Bonjour,

Je li depuis un certain temps les forums afin de trouver réponse à mes questions puis finalement je me suis dit que j'allais tout bonnement les poser:). Alors je suis Suissesse, je prévois un voyage de 8 mois partant de l'Argentine, passant par le Chili -la Bolivie - le Pérou - la Colombie - le Panama - le Costa Rica - le Nicaragua - l'Honduras - le Guatemala - le Mexique - les USA pour terminer au Canada. Mon ami et moi-même souhaitons faire ce voyage en Van aménagé, avec notre gros chien (Berger Suisse). J'imagine bien que de voyager avec un chien n'est pas une mince affaire, mais j'aurais besoins de vos conseils concernant les documents nécessaires depuis la Suisse, comment se déroule le passage de chaque frontière (dois-je aller chez un vétérinaire dans chaque pays pour réactualiser le certificat de santé?), Le passage Mexique-USA avec un chien? Je me questionne également sur les probabilité de trouver facilement un ''véhicule fiable'' pour la traversée du continent? J'oublie certainement pleins de choses à vous demander mais j'ai soif de vos renseignements et conseils. Merci d'avance :D Dama
Organisation d'un circuit en Afrique du Sud English translation pending
by Cheparma · 2017-03-27 · 24 replies
Bonjour,

Ma compagne et moi-même, organisons, depuis aujourd'hui midi, un périple de 16 jours en Afrique du Sud en last, last minute. Le départ est prévu pour 11 avril (oui, c'est vraiment très court 🤪 ). Nous pensons louer une petite voiture (2x4) et alterner les hébergements en tente et en lodge pour diminuer le budget qui est plutôt serré (et on croise les doigts pour les réservations).

C'est pourquoi nous aimerions faire appel à l'expérience de la communauté !

Voici après quelques heures de recherche notre premier projet de circuit :

J0 - 11/04 Décollage de Paris.

J1 - 12/04 ARRIVEE à 10h00 Johannesburg Arrivée au soir au Parc national des Golden Gate Highlands

J2 - 13/04 Journée au Parc national des Golden Gate Highlands Arrivée au soir au Royal Natal National Park

J3 - 14/04 Journée au Royal Natal National Park Arrivée au soir au Giants Castle Game Reserve

J4 - 15/04 Journée au Giants Castle Game Reserve Arrivée au soir à Durban

J5 - 16/04 Départ pour iSimangaliso wetland park et Cape Vidal

J6 - 17/04 Journée à iSimangaliso wetland park et Cape Vidal Arrivée au soir à Hluhluwe–iMfolozi Park

J7 - 18/04 Journée à Hluhluwe–iMfolozi Park Arrivée au soir Mkhaya Game Reserve

J8 - 19/04 Journée à Mkhaya Game Reserve Arrivée au soir à Mlilwane Wildlife Sanctuary

J9 - 20/04 Journée à Mlilwane Wildlife Sanctuary Arrivée au soir à Malolotja National Park

J10 - 21/04 Journée au Malolotja National Park Arrivée au soir au Parc Kruger (Berg en Dal)

J11 - 22/04 Journée au Parc Kruger (Berg en Dal) Arrivée au soir Parc Kruger (Lower Sabie)

J12 - 23/04 Journée au Parc Kruger (Lower Sabie) Arrivée au soir Parc Kruger (Talamati)

J13 - 24/04 Journée au Parc Kruger (Talamati) Arrivée au soir à Blyde River Canyon

J14 - 25/04 Journée à Blyde River Canyon Arrivée au soir à Graskop

J15 - 26/04 Journée à Graskop Arrivée au soir à Johannesburg

J16 - 27/04 Journée à Johannesburg Décollage au soir pour Paris.

J17 - 28/04 Retour à Paris

Nous aurions aimé visiter le Lesotho, qui semble magnifique, mais cela nous semble compliqué au vu de la durée de notre séjour.

Pensez-vous que ce circuit est équilibré ? Devrions nous délaisser certaines étapes pour mieux profiter d’autres ? Devrions nous revoir une partie de notre circuit ?

Y a-t-il des étapes où vous nous conseillez le camping et d'autres où vous nous le déconseillez (climat, infrastructures, moustiques, autres...) ?

Un tout grand merci pour votre aide, vos avis et vos conseils !

Elo&Math
Voyage en Sardaigne pendant 2 semaines English translation pending
by CabaneNomade · 2017-03-27 · 1 reply
Bonjour à tous,

Nous voyagerons à 2 en mai pendant 2 semaines en Sardaigne. Nous aimons randonner, pêcher, la nature, découvrir l'histoire, mais aussi déguster les produits locaux. Quels sont d'après vous les incontournables ? Savez-vous si le bivouac est autorisé en Sardaigne ? Avez-vous des logements à conseiller ? Comment le stop est considéré là-bas ? (en voiture, en voilier, en bateau)

Merci d'avance,

Anita
Recherche à travailler dans une ferme ou dans la nature English translation pending
by Thomasetlaik · 2017-02-23 · 3 replies
Bonjour,

Je me présente, je m’appelle Thomas et j'ai 23 ans je vis dans le Nord à Lille ou j'habite depuis toujours. Je recherche actuellement une ''famille'' pour m’accueillir et voir autre choses car je ne me sens pas bien du tout dans ma vie actuel en pleine ville et je me sens perdu, je travaille en gériatrie mais ne trouve aucun intérêt à ce que je fais .

j'aimerai travailler dans une ferme ou dans la nature même juste contre hébergement j'aimerais être proche des gens qui m'accueilli je suis quelqu'un de responsable et sérieux. un peu timide et réservé.

vous pouvez me contacté pour en savoir plus sur moi ou directement sur mon téléphone Portable.

06.51.06.17.08 Je tiens à précisé que j'ai un petit chien avec moi, un berger suèdois , Spitz des wisigohts ( un petit chien de 13kg) très calme et agréable.
Meilleurs parcours et camps au parc Kruger English translation pending
by Ildere · 2017-02-22 · 8 replies
Bonjour nous partons a 4 au mois d aout.je cherche des conseils et infos sur les meilleurs parcours et camp a faire au park kruger.nous y resterons 3 jours.merci pour votre aide
Activités proposées dans le parc Kruger English translation pending
by Rouquine38 · 2017-02-03 · 22 replies
Bonjour, Depuis quelques semaines, je lis avec grand plaisir les différents carnets sur l’Afrique du Sud et plus particulièrement, le parc Kruger car nous avons prévu d’y aller fin mai et je suis émerveillée par ce pays. Je suis déjà frustrée de n’y rester qu’une seule semaine mais ce n’est pas grave, je sais déjà qu’on y retournera🙂. Bon, pas question de changer notre itinéraire car nous avons déjà tout réservé : vol, voiture, logement. C’est seulement lorsque j’ai voulu avoir plus de précisions sur le parc Kruger que je suis tombée sur vos échanges, vos conseils donc un peu tard pour l'optimisation de notre itinéraire🙁. Par contre, je ne trouve que très peu d’informations, de vécus sur les Drive ou Walk proposés par SANparks, c’est pourquoi je me permets de vous demander si ça vaut le coup. Vu les propositions de chaque Rest Camp, je pensais mais peut être à tort de réserver une activité sur chaque site en essayant de varier : entre les Morning Drive, Sunset Drive, Night Drive, et les Morning Walk et River Walk à Olifants. Mais peut être sommes-nous trop optimistes ou « gourmands » car nous ne restons qu’une nuit dans chaque camp : Berg en Dal, Lower Sabie, Satara, Olifants et Orpen. Pouvez-vous me conseiller de ce qui serait le plus intéressant à faire ? Merci d’avance, Isabelle
Itinéraire 4x4 partie est Kirghizistan: vos lieux préférés English translation pending
by Quai67 · 2017-01-29 · 16 replies
Bonjour,

je serai en juin au Kirghizistan pour 3 semaines. Je disposerai d'un 4x4 de type Ford ranger pour voyager dans la partie est du pays (à l'est d'une ligne Bishkek/Naryn)

J'ai commencé à recenser dans le Bradt et sur les sites internet les lieux qui pourraient m'intéresser.

Mes principaux centres d'intérêt sont la nature, les paysages et la randonnée à la journée.

Si vous avez des endroits (pas forcément les plus connus) qui vous ont marqués, je suis preneur.

PS : nous aurons une tente donc a priori pas de problème pour le logement.

Salutations, JP
A méditer... (Maroc) English translation pending
by Leflâneur · 2017-01-24 · 10 replies
Fin août, début d’après-midi, grosse cagna, un abri sous roche dans la falaise à quelques mètres de la rivière, les jambes commençaient à sentir les efforts sans entraînement de ce troisième jour de rando, j’en avais encore environ pour trois heures avant d’arriver à bon port.



L’abri ne fait guère plus d’un mètre de profondeur sur quatre ou cinq de long. Il y en a plusieurs de la sorte dans ce secteur tout le long de la falaise qui borde la rivière. Je décide de marquer une pause à l’ombre du surplomb. Je pose mon sac contre la paroi du fond, balaye le tapis de crottes séchées des biquettes qui doivent y trouver refuge par mauvais temps avec le berger, car il y a aussi un emplacement de foyer, et je sombre dans un sommeil profond.

Jusque là rien d’exceptionnel me direz vous ; c’est vrai, mais j’essaye de planter le décor. Un roumi solitaire crevé et endormi au bord d’une rivière dans des gorges impressionnantes au cœur des montagnes de l’Atlas. Une proie facile pour un indélicat...

Je me réveille en sursaut, moite de sueur, constatant avec soulagement que la crue qui m’isolait dans cette falaise, et qui ne manquerait pas de me noyer en montant… n’était qu’un cauchemar. Je me lève pour me rafraîchir à la rivière avant de repartir d’un bon pied, tend la main pour empoigner mon sac à dos et… ce n’est plus un cauchemar, ce n’est même pas un rêve, c’est la réalité : sur le sac à dos toujours appuyé contre la paroi, une main attentionnée a posé une belle grappe de raisin et trois petites pêches.

Alors que j’aurais pu me faire dépouiller de toutes mes affaires durant mon sommeil, un passant, je suppose un de ces bergers qui habitent les grottes de ces falaises durant la belle saison, a dû penser que ces quelques fruits sauvages cueillis le long de la rivière donneraient les forces qui semblent manquer au roumi pour atteindre la vallée avant la tombée de la nuit.

Beau geste non ? Mais surtout geste naturel pour beaucoup de berbères, et qui donne encore plus de sens à la dénomination sous laquelle ils se reconnaissent: Amazigh, noble ou homme libre. Geste d’autant plus noble que rien n’est attendu en retour ; pas même un merci, car selon eux c’est à Dieu seul que je dois rendre grâce d’avoir mis sur mon chemin ce discret et généreux homme libre… Geste noble, ni rare ni isolé dans ces montagnes où la solidarité et l’entraide ne sont pas de vains mots. J’avais déjà vécu des plaisirs identiques lors de ma première randonnée dans l’Atlas et ne cesse depuis de m’émerveiller de cette générosité. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih, leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces pour continuer leur chemin. Alors on se doit de partager son toit et sa pitance, aussi maigre qu’elle soit.

Ainsi je n’ai jamais croisé un berger ou un voyageur sur ces sentiers sans qu’il me propose de partager le fond de son bidon de petit lait, son quignon de pain ou les quelques dattes prévues pour la journée.

Combien de nuits partagées dans des bergeries, sur des nattes à même le sol ou de vieux tapis qui ménagent plus la dignité que les os fatigués ; et ce moment émouvant : le thé improvisé un jour au passage du Tizi n’Ouanergui avec mon pote Jacky et un berger de la vallée qui m’avait reconnu au passage. Il était assoiffé, nous avions encore de l’eau dans un bidon et lui le morceau de sucre, la théière et la poignée de thé sans lesquels ils n’entreprennent aucun déplacement.

Nous échangeâmes peu de mots, salutations, provenance et destinations respectives, mais tout était dit dans ce partage.

A méditer.

Passerelles traditionnelles permettant aux hommes et troupeaux de traverser quand le passage à gué n’est pas possible.



Celle-ci permet aussi la traversée des mulets.

Route Antananarivo - Diego-Suarez: combien d'étapes? English translation pending
by Vagalame · 2017-01-17 · 7 replies
Je cherche un conseil de ceux qui connaissent bien. J'ai déjà fais la route Tana Diego mais en flânant beaucoup et je voudrais savoir combien prévoir d'étapes et si possible où en roulant plus sans dépasser toutefois les 6/7 heures par jour.
Un mois au Laos English translation pending
by Chouhibou · 2016-11-30 · 12 replies
Bonjour,

Je suis actuellement en voyage au long cours (depuis bientôt 2 ans). Je vous propose ci dessous quelques ressentis de mes étapes au Laos. Je commence par Luang Prabang et j'en ferai suivre d'autres, en espérant que cela pourra vous servir ou simplement vous faire (un peu) voyager. Je réponds évidemment aux questions pratiques, dans la limite de mon expérience. Je précise que ces envois sont faits depuis l'étranger (suis en ce moment au Cambodge) et grâce à mon tel portable. Ça explique l'absence de photos que je mettrai en ligne sur mon blog, à mon retour. Didier
Itinéraire pour l'Afrique du Sud en famille English translation pending
by Vetcook · 2016-11-13 · 9 replies
bonjour j'aimerai avoir l'avis des spécialistes et des connaisseurs de l'Afrique du Sud. Nous partons en Septembre prochain avec nos enfants de 7 et 10ans pour un roadtrip en voiture de location de Johannesburg au Cap sur 3-4 semaines et nous essayons de "construire" un itinéraire intelligent... Et j'ai une foultitude de questions !!!

Voici à ce jour l'itinéraire :

Johannesburg (2 nuits), j'entends du bien de la Lebo's guesthouse à Soweto. Lydenburg Blyde Hoedspruit Parc Kruger (4 nuits) : 1 à Letaba ou Olifant / 2 à Skukuza ou Satara / à 1 à Berg-en-Dal ou Biyamiti Bushveldt. Swaziland St Lucia (2 nuits) Durban East London (BP Bucaneer à Chintsa?) (2 nuits) Addo (2 nuits) Tsitsikamma Wilderness (2 nuits) Oudtshoorn (2 nuits) Hermanus Franschhoek Le Cap (3 nuits)

Il me faudrait dans l'absolu retirer quelques nuitées. Lesquelles, à votre avis, feront doublon avec notre séjour en Namibie (3 semaines de Windhoek jusqu'aux chutes Victoria)? Y a-t-il des attractions à faire absolument avec les enfants (en plus des animaux sauvages !) ? Pour les étapes Hermanus et Franschhoek, me conseillez-vous de les fusionner avec le Cap (dormir au Cap et partir pour la journée vers ces destinations)? La route entre Durban et Port Elizabeth est-elle si horrible ?

Merci beaucoup pour votre aide.
Topos: tour de l'Illampu et ascensions de 6000 mètres (Bolivie) English translation pending
by Julien92Sui · 2016-10-12 · 1 reply
Bonjour, Je propose sur mon blog des topos de treks en Bolivie. J'ai réalisé le tour de l'Illampu, l'ascension du Nevado Sajama (6542m) et du Parinacota (6350m), tous sans guide et seul.

Voici celui du tour de l'Illampu, vous pouvez consulter les autres sur mon blog.

Description rapide du trek : Magnifique trek dans la Cordillère Royale s'effctuant classiquement en 8 jours. "Classiquement" est un bien grand mot : en réalité, même si ce tour est présenté comme la plus belle randonnée de Bolivie, il n'y a presque personne ! Il s'agit d'un parcours difficile et réservé aux marcheurs expérimentés : pratiquement pas de raviataillement, donc un sac allourdi par le poids de plusieurs jours de nourriture, gros dénivelés, le danger des chiens de bergés, l'isolement, altitude élevé, aucun balisage évidement mais surtout : peu de sentier; on marche souvent à vue et souvent dans des pierriers ou dans des hautes herbes. La vitesse de marche n'est donc pas bien rapide. Vous serez récompensé par des paysages de haute montagne magnifique, de belles vues du le lac Titicaca, des bivouacs dans des endroits inoubliables, de superbes roches rouges, un ciel le plus souvent bleu et tout ça pour vous tous seul !

Les + et les - du trek : + Calme et tranquilité : ce trek est très peu fréquenté + Pleins de spots de bivouacs magnifiques + Un temps souvent ensolleilé + Facile d'accès et ne nécessitant aucun permis/taxe + Le détour inmanquable à la Laguna Glaciar, exceptionnel ! - Trop souvent au fond de vallée, vue sur les glaciers un peu trop rare à mon goût - Acceuil très moyen des Bolviens - Le problème des chiens de bergers aggressifs. - Presque pas de chemin de rando : soit on marche sur des pistes carrossables, soit hors-sentier dans des terrains éprouvants. Carte et trace GPS : Le club alpin autrichien a édité une très bonne carte de la région au 1:50'000ème. Toutefois, une petite partie du parcours se situe hors carte, mais ce n'est pas trop génant car il ne s'agit aps de la partie où l'orientation est la plus compliquée. Achetez là impérativement avant de partir : introuvable à Sorata (même au bureau des guides !) et à mon avis également impossible à acquérir à La Paz. En raison d'un problème technique avec mon GPS, je n'ai pas ma propre trace à vous fournir mais vous en trouverez sur Wikiloc. De plus, par beau temps, la bonne carte du club alpin autrichien est largement suffisante.

Conditions météos et matériel : voir sur mon blog

Hébergement et ravitaillement : Pas le choix, le trek ne se fait qu'avec une tente. Une petite épicerie à Cocoyo, le deuxième jour, permet d'acheter quelques produits. Vous devrez donc être quasiment en autonomie total pour ce trek. Évidemment, on peut louer les services d'un muletier, mais comme c'est quelque chose que j'espère ne jamais devoir faire, je n'ai aucune information à vous fournir sur ce point. A Sorata, il y a un marché et des petites épiceries mais on ne trouve pas tout : il faut faire ces courses à La Paz ou à Copacabana (pas de supermarchés mais des épiceries et un marché avec plus de choix qu'à Sorata). Par contre, on trouve du pain frais, du fromage et des légumes ainsi que de nombreux restaurants et des hôtels à Sorata. On trouve uniquement (mais facilement) du gaz à La Paz dans les magasins de sport de la rue Illampu. Bouteille de la marque chilienne Doite, avec le pas-de-vis compatible avec tous les système de type Primus, mais hors-de-prix : 75 BOB la grande bouteille.

Accès : Le point de départ et d'arrivée, Sorata, est facile d'accès en transport publique. Depuis La Paz, des collectivos pour Sorata partent à peu près toutes les heures depuis le cimetières. Depuis Copacabana, il n'y a pas de service direct (malgré ce que dit le Lonely Planet). Il faut donc changer à Huarina. Le problème est que les collectivos arrivent souvent plein de La Paz. Tentez donc votre chance en stop si jamais, au moins jusqu'au prochain village où d'autres collectivos partent depuis là pour Sorata.

Récapitulatif de mes étapes : J'ai effectué ce trek du 9 au 14 juillet 2016, seul, et comme souvent quand je marche seul, mes étapes sont longues. En ne regardant que les chiffres, le dénivelé et les kilomètres, mes étapes ne paraissent pas si longues mais la difficulté du terrain les rend bien plus dûres qu'il n'y parait. 6 jours est vraiment un minimum pour un bon marcheur. Habituellement, on compte plutôt 7 jours (+1 si on va à la Laguna Glaciar). Le temps marche correspond au miens : chargé, mais d'un bon rythme. Il ne compte pas les pauses (temps de marche effectif).



Description de mes étapes : Jour 1 : Longue journée de montée. Si vous ne vous sentez pas de faire plus de 2000m de dénivelé positif, vous pouvez dormir juste au-dessus du village de Lackathiya (camp possible dans le tableau ci-dessus). Du coup, cela décale toute les étapes. Je conseillerais de camper au pied du paso Abra Ckorahuasi, joli spot de bivouac juste après Ecia Utjana Pampa, la deuxième nuit et ainsi rattraper mes étapes pour la troisième nuit. Ne manquez pas de camper au lac Carizal la quatrième nuit, car ce bivouac est incroyable. Ainsi, vous ferrez le trek en 7 jours, cela semble plus raisonnable que mes étapes. Cela donne donc les étapes suivantes : J1.Sorata-Camp Possible (3h30, 12km, D+1330), J2->Juste après Ecia Ujana Pampa (5h30,17km, D+800), -> Camp 2 (5h30, 17km, D+1330).

La sortie de Sorata est un peu compliquée. Il faut viser Exdha Jumco, Ecia Phatata puis Ecia Quilambaya. La route s'arrête dans ce dernier village. Long flanc de coteaux jusqu'au Rio Lackathia. Suivre le cours d'eau asséché pendant 5 minutes, ensuite, l'eau réapparait (en tout cas lors de mon passage) et on le quitte pour un chemin sur la droite à 3600m. Puis, on remonte jusqu'au petit village, assez étalé, de Lackathiya. Traverser la rivière par un petit pont près d'un terrain de foot. Passer à gauche de la colline qui sépare le vallon en deux, donc ne pas passer par la vallée derrière le terrain de foot. Traverser une première piste, continuer à monter tout trop jusqu'à rejoindre une seconde piste. La suivre. Beau plateau pour camper (camp possible dans le tableau ci-dessus) avec vue sur l'Illampu qui avait disparu derrière une colline. Attention toutefois, ce spot n'est pas idéal en raison des herbes très coupantes : gare à votre dessous de tente et votre matelas ! Bon tapis de sol nécessaire. Si ça ne convient pas, il est aussi possible de camper au village mais vous serez moins tranquille.Beaucoup de moutons dans els deux cas, bien filtrer son eau (à cette altitude, bouillir n'est pas efficace). Ensuite, on quitte la piste tout de suite après alors qu'elle tourne vers la droite, on prend tout droit. Chemin parfois peu marqué jusqu'au col. Quelques caïrns. Montée raide par endroit. Belle vue depuis le col. Entamer la descente. On retrouve de l'eau assez rapidement. Lorsque la vallée se rétrécisse, prendre le chemin sur la droite à flanc de coteaux. Légère descente. J'ai coupé plus haut pour échapper au nuages venant du bas de la vallée et je suis remonté dans la première vallée pour camper près d'un lac. C'est un détour donc pas forcément nécessaire étant donné la longueur de l'étape... mais dans mon cas, cela m'a éviter une fin d'après-midi dans le brouillard !

Jour 2 à 6 : voir sur mon blog.
Parc Kruger en famille mi-juillet English translation pending
by Shining83 · 2016-10-11 · 15 replies
Bonjour à tous, j'ai comme projet de visiter le parc Kruger la 2ème quinzaine de juillet en famille (2adultes et 2 enfants). Après visite et recherche sur le site de réservation, il y a très peu de disponibilités pour les logements pour 4... Est ce que ce n'est pas trop risqué d'attendre qu'une location se libère comme je l'ai vu sur certaines discussions? Sinon j'ai trouvé pour l'instant la solution suivante : 2 nuits à Malelane au sud , 2 nuits à Shimuwini dans le centre et une nuit entre les 2 en dehors du parc car d’après le site impossible de rallier les 2 camps en une journée... Votre avis de connaisseur ? Merci d'avance!!
Trek assez long au Népal English translation pending
by Prendreunenf · 2016-10-07 · 11 replies
Bonjour,

si j'ai bien compris,

on ne peux pas aller seul au Rolwaling, ni au Manalu ?

je connais l'Annapuna et l'Everest, savez vous si on peut allonger le trek helambu Langtang pour y passer un mois complet ?

Bon trek à tous
Alternative à Lower Sabie Rest Camp et Olifants (Afrique du Sud) English translation pending
by Yothope · 2016-07-15 · 8 replies
Bonjour à tous,

Je souhaitais réserver 2 nuits à Lower Sabie Rest Camp et 1 nuit à Olifants camp du 15 au 18 Avril 2017. Je pensais être dans les temps, mais malheureusement je m'y prends trop tard et il ne reste plus que des huttes isolées, et aucune solution d'hébergement pour notre famille de 4 :( (idem pour Sattara) Je suis vraiment dégoutté et je cherche donc des solutions alternatives pour ces 3 nuits dans le Kruger. J'ai vraiment besoin de votre aide ... Que pourriez-vous me conseiller ? Nous comptons donc passer 3 lits dans le Kruger et j'avais envisagé 1 sujet game drive et le reste en découverte par nous même. Nous serons à Graskop la veille de ces 3 jours et je comptais plutôt entrer par le Sud donc, et le dernier jour nous devons être vers midi à la réserve privée de Shindzela (Nord de Timbavati).

Merci beaucoup pour votre aide !! Pierre
De l'Île-de-France au Languedoc, en passant par l'Aquitaine (à pied) English translation pending
by Notek · 2016-07-06 · 4 replies
Bonjour à tous!

Depuis quelques temps une idée me trotte dans la tête : marcher de chez moi en Ile de France jusque chez ma grand mère qui habite près de Béziers en faisant un petit détour chez ma cousine à La Rochelle.

Ma copine est partante pour me suivre, du coup on s’arrêtera boire un coup chez son frère à Tours, et en plus elle voulait faire bronzette sur la Dune du Pilat dans le Bassin d'Arcachon, donc on rallonge un peu le trajet.

Une fois arrivés à Béziers, soit on continue jusqu’à Aubenas chez un ami, en faisant un arrêt au temple bouddhiste de Lérab ling (près de Lodève), soit on remonte à la maison par le train, on verra sur le moment selon la motivation et la date d'arrivée.

En bref, à vol d'oiseau sur Google Earth, ça nous fait une petite balade de 1000 (ou 1200) km. Étant dépourvus d'ailes, on a bien conscience qu'il faudra rajouter quelques centaines de kilomètres.

La distance et le temps de parcours ne sont pas un problème, on a pas d’échéance à respecter, et c'est un peu le but et la philosophie de cette expédition : la liberté totale.

Et tout ça avec une jeune Beaucerone croisée Berger Allemand, que j’entraîne depuis quelques semaines sur des trajets relativement courts (entre 5 en 25km de marche par jour). Petit atout, ma copine est assistante vétérinaire, donc je ne me fais pas trop de soucis pour la santé de ma chienne.

Donc résumons : Mantes la Jolie - Tours - La Rochelle - Arcachon - Béziers - Aubenas.

Question logistique, nous avons déjà pas mal d’équipement accumulé depuis quelques années pour d'autres parcours (beaucoup plus courts : 4jours maximum... ahem...^^ ).

Nous n'avons pas encore abordé la question de la nourriture, mais là encore un atout : ma copine est végétarienne (et moi aussi par la force des choses^^), elle est assez calée niveau nutrition, donc je pense qu'avec de bons mélanges de céréales et autres légumineuses additionnés à quelques repas lyophilisés, on devrait pouvoir largement tenir le choc en restant assez légers, Pour la flotte : 3 ou 4 litres chacun pour nous et la chienne, (on verra selon le poids final des sacs à dos).

La chienne aura son sac à dos avec gamelles + 2 ou 3 kilos de croquettes adaptées pour ce périple (bien sûr, après un bon entraînement et l'avis du vétérinaire), j'aurais un autre stock sur le dos, puis ravitaillement sur la route.

Pour la nuit, on pensait à l'option la plus légère possible : un tarp fait maison (une petite toile de tente + baton de marche + quelques sardines + cordage) en espérant que le temps soit clément.

Par contre quelque chose d'essentiel va nous manquer, les cartes.

Disons que nous n'avons pas envie de dépenser 400€ chez IGN (une vingtaine de cartes) pour couvrir tout notre trajet, le Géoportail à installer sur le téléphone est super, mais on se heurte au problème de l'autonomie, et l'option GPS nous plaît qu'a moitié (prix de l'appareil et des cartes, stock de piles...) Je vous pose donc une question simple, comment faites-vous, ô grands baroudeurs, pour planifier un trajet aussi long ?

Merci d'avance pour vos réponses / conseils / astuces, et bonne marche à tous ! 🙂
Les chauves-souris à Austin English translation pending
by Mrspeel · 2016-06-24 · 4 replies
Bonsoir,

Je serai à Austin début octobre et je prévois d'aller y voir l'envol des chauve-souris depuis le Congress Avenue Bridge peu avant le crépuscule. Je viens de voir qu'il existe également des mini-croisières au coucher du soleil permettant de voir le "spectacle". Pour ceux qui connaissent, d'où voit-on le mieux l'envol ou qu'est-ce qui semble le mieux ? (le prix de la croisière ne rentre pas en ligne de compte car il est dérisoire par rapport au budget de mon voyage). Depuis le pont lui-même ou en dessous en bateau ? Merci de vos conseils.
Carnet n° 66a: Almaty, Kazakhstan / 23 - 29 février 2016 English translation pending
by Estonien · 2016-06-18 · 0 replies
https://www.youtube.com/watch?v=h_pgzSbOArQ

Mardi 23

Je pars enfin pour cette terre inconnue, pour ce pays qui à défaut de souffrir du mépris de l'inconscient collectif se trouverait presque en tête des pays les plus dangereux du monde. On m'aura prévenu. On m'aura bien mis en garde. "Fais attention à toi, le Kazakhstan est un pays dangereux..." Moi, je laisse derrière moi Paris et ses terrasses explosives, presque surpris que ce qui me manquait tant quand j'étais sur l'île n'était en fait qu'une vague illusion de liberté et d'expérience culturelle. Je m'envole d'autant plus serein que ce bref passage dans la capitale de ma métropole m'aura agressé moralement et spirituellement. Je vois encore ces visages tristes des passagers exténués du RER en fin de journée. Ces visages qui malgré les traits caractéristiques qui les distinguent se ressemblent tellement tant ils affichent cette même incompréhension devant l'évidence de toute vie : il faut survivre et tant qu'à faire, il serait bon de survivre mieux. Amoncelés dans ces boîtes qui les hébergent, tous ces gens se retrouvent chaque matin pour poursuivre ce but aussi stupide que vital, inaliénable, inexorable. Vivre.

Entassés à notre tour dans l'A320 d'Air France qui nous emmène à Amsterdam, nous respirons ensuite à l'aise dans l'A330 de KLM à ces excellentes places situés à l'avant de l'Eco Comfort. S'il y a bien quelque chose d'effrayant à partir vers l'inconnu, il s'agit toutefois d'une peur plutôt circonscrite. C'est grisant, c'est planant. Même si, contrairement à ce que j'aurais pu penser, l'avion n'emporte que des gens du cru. A l'avant, quelques hommes d'affaires font tâche. A l'arrière, nous sommes les deux seuls couillons n'ayant objectivement aucune raison de voler pour Almaty. Tandis que je constate avec enchantement ce métissage progressif propre au voyage sur la distance, je réalise à quel point je suis béni des dieux. A mon époque, partir si loin sans raison objective est devenu sinon un jeu d'enfant, un loisir haut de gamme riche en découvertes.

J'aime cette arrivée dans un aéroport aux normes internationales quand, en pleine nuit, le froid nous agresse presqu'autant que l'odeur du fioul dont ces pays lointains se servent pour se chauffer. En quelques minutes, je me retrouve en pleine Russie, dans un hôtel aussi pratique que bon marché situé à trois pas de l'aérogare. Au sol, des reste de neige. Autour de moi, des arbres meurtris par l'hiver. Au loin, le bruit d'un train dont les échos semblent absorbés par la brume. Au fond de moi, un indéfectible sentiment de pure nostalgie qui fera violemment obstacle à mon endormissement...

Mercredi 24

Cette courte nuit au chaud aura tant bien que mal effacé les stigmates des cinq heures de décalage horaire. Pourtant, je me lève ravi, curieux de vivre cette première journée aux confins de l'Asie Centrale. Confiant, muni d'une carte et de ma bonne étoile, je nous fraye un chemin depuis l'aéroport jusqu'à la ville en utilisant les transports en commun. Pas que le prix du taxi soit exagéré, non, mais que l'envie de vivre pour une fois quelque chose d'authentique soit plus manifeste aujourd'hui. Prendre le bus, c'est vivre au rythme des habitants. C'est regarder leur démarches, leurs habits, leurs mimiques. Prendre le bus, c'est être attentif à ce qu'il se passe dehors. Un œil sur la carte, un œil sur les rues. Puis, après les faubourgs sans âme de cette mégapole d'un million et demi d'habitants, les rues quadrillées du centre apparaissent. Il est temps de descendre. Au terme d'une courte marche au soleil, à l'angle d'Abylai Khan de Kabanban Batyr, nous nous installons à l'hôtel D'Rami, un mini-hôtel assez luxueux de sept chambres situé au troisième et dernier étage d'un vieil immeuble.

Regrettant la fermeture pour rénovation du téléphérique menant à Kok-Tobe, nous empruntons un bus de ville puis une petite navette pour nous hisser au faîte de cette colline surplombant Almaty. Malheureusement, la lumière ingrate du milieu d'après midi aidée par la pollution manifeste de cette grosse bourgade nous empêchera d'apprécier la vue à sa juste valeur. Au loin, pas si loin pourtant, la chaîne Trans-Ili culmine à 4000m. En bas, la ville dont les artères droites et rigides s'étendent telles des tentacules vers les steppes blanchies par la neige récente. Je pense que ce n'est pas la saison car en haut, dans un parc d'attraction improvisé, nous croisons peu de gens. Revenus en bas, dans la ville, nous arpentons sans but avoué les larges avenues incroyablement propres d'Almaty avant de descendre visiter le métro. Surpris par une infrastructure aussi récente que démesurée, nous descendons à la station Baikonour en espérant trouver la cathédrale Saint- Nicolas. Pourtant, sur cette carte usagée récupérée à la réception de l'hôtel, aucune trace des édifices religieux. Curieux. Summum de la laïcité ? J'improvise alors et décrète que cette croix là tracée à la main sur la carte devrait indiquer l'édifice ! Ma bonne étoile opère à nouveau : trente minutes après, nous intégrons l'église à la fin de l'office des Vêpres. Le chœur est magnifique, l'iconostase splendide. Je suis ravi d'être venu.

Nous rentrons à l'hôtel enveloppés des couleurs désespérantes du soleil qui s'éteint sur les arbres et les habitations. Ses faibles rayons glissent au travers des branches nues et éclairent une dernière fois aujourd'hui les façades grises et jamais ravalées des vieux immeubles soviétiques. La nostalgie me rattrape encore. Je dois apprendre à chasser mes démons.

Jeudi 25

Almaty, c'est aussi le ski, et pour nous Européens, c'est bien le comble du snobisme que d'aller skier pour la journée au sud de la ville. Pourtant, alors que nous partons, gaillards, vers l'arrêt du bus sur Dostyk Prospect, nous n'avons encore aucune idée de ce qui nous attend. Où va nous déposer le bus, pourra-t-on louer des skis, les remontées mécaniques seront-elles en bon état ? Séduits par l'idée de gagner du temps, nous acceptons l'offre d'un chauffeur de taxi plutôt clandestin rabattant à l'envi aux alentours de l'arrêt et gagnons en vingt minutes le complexe de Medeu. En face, la gigantesque piste de patins à glace. A gauche, la station de télécabines dont l'une d'elles nous emporte en un long trajet au dessus des ravines à la station de ski de Shimbulak.

Il fait un temps splendide, nous nous rendons vite compte que l'emport de tout notre attirail spécifique aux grands froids ne nous sera d'aucune utilité. Ravi, mon bon ami loue des skis et s'en va dévaler les pentes, ravivant des souvenirs vieux de dix ans. Moi, je fais des allers retours, préférant contempler la glace de loin, ébahi devant tant de beauté. La montagne enneigée, quelques jours seulement après l'ennui profond qui caractérise mes jours à Saint-Denis, ça fait un bien fou. L'après-midi s'égrène doucement, au rythme des remontées mécaniques et de la musique bon marché. Nous sifflons un Coca à la terrasse de Paul, maison de qualité depuis 1889, et quittons presque à regret l'atmosphère vivifiante des hauteurs. Au loin, on devinait sans peine la chape de pollution qui étouffe la ville en ces jours de beau temps.

Nous récupérons nos affaires au D'Rami juste avant qu'Igor nous embarque à bord de sa grosse voiture en direction du Reykjavík, un hôtel huppé des environs d'Almaty. Tout le long de cet intéressant transfert vers un village pourtant perdu au pied des montagnes, Igor répond à nos interrogations dans un Anglais suffisamment correct pour rendre le voyage sympathique. Les explications de ce sosie inattendu d'Eric Clapton seront salutaires ; c'est la dernière fois que nous parlerons anglais de tout le séjour ! Igor à beau être le propriétaire de l'hôtel, il laissera à ses employés le soin de s'occuper de nous. En Russe...

Vendredi 26

Une fois n'est pas coutume, j'ai les plus grandes difficultés à trouver le sommeil. Le froid, l'odeur de la neige, la sensation d'être perdu, au figuré, loin, sous une lune que je crois pleine pour l'occasion relancent mes démons soviétiques. Je me lève cassé du fait des armes chimiques...

Du haut de la tour d'observation où nous prenons notre petit-déjeuner, nous réalisons à quel point cet hôtel de huit chambres est atypique pour l'endroit. De vieilles routes usées parfois recouvertes de neige desservent anarchiquement des maisons aléatoirement décharnées ou bien bâties. Du haut de notre tour, nous constatons que si les richesses sont bien mal réparties, il est évident que la question de l'infrastructure n'est pas la priorité des autorités. Quand nous sortons enfin pour parcourir à pied l'endroit, la chose est encore plus frappante. Un gros 4x4 frôle une charrette tirée par un âne en face d'un chalet huppé. Juste à côté, un petit kazakh en anorak flambant neuf nous adresse à peine un regard. Et là, au bord de cette ruelle crasseuse parsemée d'immondices, les portails en tôle mal ajustée sont le seul indice qui permette d'affirmer que les maisons qu'ils cachent ne sont pas abandonnées. Pourtant, les maisons abandonnées ne sont par rares, tout comme les bâtiments non achevés.

Nous passons près de la station de ski de Tabagan où, en contrebas, nous observons quelques skieurs intrépides profitant des derniers jours de leur sport favori. Par endroit, l'herbe refait surface ; cet ubac ne survivra plus très longtemps. En face, l'adret est tout aussi manifeste : plus une trace du manteau blanc. Nous poursuivons notre marche dans les vergers endormis le long de pistes recouvertes de neige et dont nous devinons l'existence grâce aux bouteilles et aux déchets laissés là sans doute pour jalonner la route. Plus loin, une avalanche de plastiques et de bouteilles en verre nous fait soupirer devant un paysage si grandiose. Quelle inconséquence que celle de ces humains dévastateurs. Quand l'un crée l'emballage et le suremballage, l'autre le jette n'importe où et si possible en pleine nature. Nous quittons peu après ce sentier hasardeux et regagnons les routes bordées de gazoducs jaune vif dont le diamètre est proportionnel aux routes qu'ils accompagnent. Nous avons faim et soif, nous rentrons au village où nous improvisons un pique nique à l'ombre d'un immeuble en ruine. Nous regardons passer les gens. Nous regardons passer la vie.

Samedi 27

Contrastant violemment avec nos vies quotidiennes, le temps ici se dilate au point qu'il nous arrive de nous demander comment nous allons l'occuper ! Hier, en fin d'après midi, nous avons fait un sauna au feu de bois. Ce matin, nous ne faisons rien, nous traînons à l'hôtel avant de repartir vers la ville sur le coup de midi à bord d'une vielle Toyota se conduisant à droite. Intéressant. Pourtant, j'aurai l'occasion de voir que cette voiture n'est pas une exception, tout comme celles qui crachent une fumée noire par leur vieux pot d'échappement. L'air pur des montagnes cède une nouvelle fois le pas à l'atmosphère saturée de particules fines de la mégalopole.

Nous retrouvons brièvement le calme du D'Rami avant d'entreprendre une longue balade qui nous fera voir l'imposante façade de l'université technique, la rue des artistes Zhibek Zholy ainsi que le parc Panfilov et sa majestueuse église en bois édifiée en son centre. Les cloches sonnent ; c'est l'heure des Vêpres. Curieux, nous entrons dans l'édifice écouter quelques minutes le drame parfait qui se dégage d'un autre magnifique chœur russe.

A 17h, nous avons déjà rejoint l'opéra où se joue un récital baroque dans la vaste salle du premier étage. Je suis déçu de ne pouvoir contempler l'opéra proprement dit. Pourtant, j'avoue que la proximité avec le public conférait à la représentation les atours d'une discussion intime. C'était comme si la cantatrice s'adressait à moi et à moi uniquement quand elle roulait des yeux sur ces arias magnifiques de Monteverdi et de Handel.

Dimanche 28

Soucieux d'offrir à mon âme en peine un semblant de rédemption, je me lève aux aurores après une nuit encore écourtée par l'insomnie. À l'heure indiquée par la réceptionniste de mon hôtel, je me retrouve devant la cathédrale Saint Nicolas visitée à l'arrivée où je me laisse bercer le temps d'une liturgie. J'en profite pour regarder ces gens qui s'agitent presque comme dans une ruche. A deux reprises, tournant le dos à l'iconostase, un gros diacre barbu assène à l'assemblée les paroles de ces deux chants communs. Son action brise la magnificence des chants venant de plus haut. Je vis un mélange de douceur et d'étrange brutalité.

Je retrouve peu après mon ami qui m'attendait pour partir en excursion. Là encore, la réceptionniste nous aura été d'une aide précieuse en nous trouvant un chauffeur. Nous partons au sud, vers le Kirghizistan, voir ce lac dont nous entendons tellement parler : le Grand Lac d'Almaty. Pas farouche pourtant inquiet, notre chauffeur entreprend la difficile montée sur une route couverte d'une épaisse couche de glace saupoudrée de neige fraîche. Mais monter passe encore. Car après avoir rempli nos poumons d'air pur et nos yeux d'images aux couleurs aussi belles que glacées, nous prions tous en chœur pendant la descente, instant béni par nos étoiles autant qu'habillement maîtrisé par notre conducteur.

En fin d'après-midi, nous tuons le temps assis sur un banc ou marchant le long des larges avenues. C'est toujours grisant de parler en profondeur de ces sujets qui nous animent avec en arrière plan des décors irrationnels, bien que ces images temporaires soient pourtant la fresque vivante sur laquelle se joue la trame de nos vies. Par quelle énergie Moscou a-t-elle réussi à étendre son hégémonie jusqu'ici ? Les mêmes immeubles gris, les mêmes bâtiments administratifs. La même vision, somme toute, que ce soit à Kiev, dans les pays Baltes, à Moscou ou à Almaty.

Lundi 29

Décoller à 5h du matin n'est jamais chose aisée. Pour l'occasion, nous tâchons de nous reposer un peu avant dans ce même hôtel où nous avions dormi la première nuit. Mais c'est peine perdue. La gorge et la bouche envahies de cette pollution crasse, je n'arrive plus à réprimer mes envies de toux alors que dans mon esprit tournoient les images de cette grande ville sortie tout juste du soviétisme et qui entre sans transition dans l'ère de la société de consommation et des problèmes environnementaux. Nous n'avions même pas besoin de le chercher pour comprendre en crachant gentiment nos poumons qu'Almaty est l'une des villes les plus polluées de notre planète...

Notre avion est à l'heure. Il nous rapprochera en quelques sept heures de temps de notre vie classique. Avant de sombrer dans le sommeil du juste, malgré les cris capricieux d'une petite Kazakh bien grassouillette pour son âge, je me rejoue le film de cette semaine volontiers exceptionnelle. J'ai eu l'idée, mon étoile m'en a donné les moyens. J'ai vécu comme en Russie une semaine en tout point symétrique partagée entre la frénésie citadine et le calme vivifiant des montagnes. Ce qui paraissait risqué au départ s'est révélé être l'une des expériences les plus originales que j'ai été amené à vivre.

Escale pénible à Amsterdam. Le décalage horaire ruine à petit feu les quelques heures d'attente en trop. J'ai, je crois, mal calculé mon coup. Amsterdam fatigué et par 4°C se visite en un coup de vent. À la mesure surtout de notre incapacité, en fin de parcours, à capter la moindre chose supplémentaire. Ça me fait sourire : j'ai deux jours pour faire le vide avant de repartir, mercredi, pour Tbilissi, Géorgie.
WWOOFing avec son chien (en Irlande) English translation pending
by JulEivy · 2016-06-15 · 2 replies
Bonjour à toutes et à tous.

Ce message est un baptême, c'est la première fois que je poste sur ce forum et je vous avoue que c'est la première fois que j'aimerai me lancer dans un expérience de voyage telle que celle-ci. J'ai 26 ans et ai toujours eu une petite vie bien rangée. Je termine mon master fin 2016 et pour le coup, j'aimerai briser la routine et me lancer dans le voyage dont j'ai toujours rêvé et dans lequel je n'ai jamais eu le courage de me lancer!

Je souhaiterai partir 4 mois faire du wwoofing. L'Irlande est un pays qui m'attire particulièrement pour la beauté de sa nature. J'aimerai m'immerger au cœur du pays, vivre le quotidien des habitants, découvrir des gens, une nouvelle nature, une autre culture... et j'aimerai partir avec mon chien, un berger australien de 4 ans. Pensez-vous que cela est réalisable ? Je débute vraiment, donc tous conseils est bienvenu. J'ai beaucoup de questions: Est-ce que quelqu'un a déjà fait du wwoofing en Irlande ? Si j'ai bien compris le principe, il faut contacter les personnes proposant une expérience du type wwoofing et s'arranger avec ? Au niveau budget, combien me conseillez-vous pour 4 mois ? Et bien d'autres questions, mais chaque chose en son temps.

Je vous remercie :)
Crues et Loire à vélo English translation pending
by Damien49124 · 2016-06-11 · 2 replies
Bonjour Nous devons partir pour la Loire à vélo dans 2 semaines et nous nous posons la question des conséquences de la crue. Pensez vous que le parcours sera praticable pour nos dates de voyage, avez vous des souvenir des dernières crues , et comment sont les pistes après un phénomène comme celui ci. Nous sommes aussi préoccupés par la fermeture des campings en bord de Loire. Les médias nous matraquent tellement , que nous ne savons plus la proportion des étendues concernées. Merci d'avance pour vos réponses Damien
Compagnon de voyage route de la Soie depuis Grenoble à vélo English translation pending
by Dorian38600 · 2016-05-21 · 35 replies
Salut à tous,

Voilà ça fait un moment que je souhaite partir à vélo depuis chez moi et pour arriver je ne sais où... Je sais juste que je veux rejoindre la route de la Soie depuis chez moi (Grenoble). Je veux partir pour une durée indéterminée car je n'ai pas envie de me poser de questions et de me mettre la pression. J'étais chimiste à la base et voulant bosser sur ma route je me suis dit qu'il allait être difficile de trouver du boulot dans ce domaine sans rester des mois sur place... C'est pourquoi j'ai décidé de passer un CAP charpente pour pouvoir proposer mes services sur des chantiers tout au long de mon périple. J'ai également l'intention de faire du woofing et des chantiers participatifs pour plusieurs raisons : - faire de superbes rencontres - en apprendre un maximum sur la vie locale, parler avec des locaux et autres voyageurs pouvant partager leurs expériences - en apprendre davantage sur la manière de vivre de chacun partout dans le monde - permet de faire autre chose que du vélo... - prendre des bonnes douches ;) - la liste est longue...

Je me pose également la question de voyager avec un chien (border collie ou berger australien). Pensez-vous qu'il sera difficile de passer les frontières? mise en quarantaine? vaccin? Je trouve cela rassurant de voyager avec un chien surtout par rapport aux chiens errants et sauvages...

A part ça je parle français, anglais et aimerais apprendre l'espagnol pour favoriser le contact et pouvoir avoir un maximum de conversations autrement qu'avec les signes ;)

Je cherche donc une personne qui aurait à peu près les mêmes idées et envies que moi (je suis bien entendu ouvert à toutes propositions).

PS : point relativement important, je souhaiterais partir fin 2016-début 2017 mais là encore je suis ouvert à toute proposition. PS1 : Si jamais l'un ou l'une d'entre vous est intéressé(e), je propose un petit périple test avant de commencer le grand voyage;)

Au plaisir de vous lire

Dorian
Distance entre Paksé et Luang Prabang et chauffeur English translation pending
by Skaya · 2016-04-02 · 8 replies
Bonjour, Pourriez vous nous indiquer les distances entre Pakse et Luang Prabang, Nous ne souhaitons pas passer a Vientiane ( manque de temps et moins d interet apparemment) ...et donc comment? D ou l idee d un chauffeur pour ne pas faire X haltes. Merci de vos conseils
Serpents, scorpions, araignées etc (Asie Centrale) English translation pending
by Nezenlair · 2016-03-26 · 13 replies
Salut

D'habitude quand je dis que je campe c'est la première question qu'on me pose et je rigole - mais je n'ai aucune expérience des zones désertiques et je vais avoir ma dose cet été entre Aktau et Urumqi via Ousbekistan et Kirghizistan .

Bref je voudrais savoir s'il y a des risques en camping, et les précautions à prendre . Merci
Retour de 16 jours en Birmanie - février 2016 English translation pending
by Derf69 · 2016-03-25 · 0 replies
Bonjour à tous,

voilà quelques (!) lignes retraçant mon voyage de 16 jours en Birmanie en février 2016. Les 5 premiers jours étaient à 3, puis les 11 derniers jours en solo. En espérant que cela puisse vous resservir...bonne lecture! En bas du "jour par jour", quelques impressions sur ce très beau voyage!

Jour 1 : Paris – Nyaungshwe Vol Qatar Airways vers Doha puis Yangon. Très bonne compagnie avec service de qualité, confort et électronique de bord performante (~ 850€, billets réservés 2 mois avant). De là, changement de terminal (international à national) puis direction Heho. Un taxi nous emmène vers la ville de Nyaungshwe, non loin des berges du lac Inle. La fin d’une longue journée de transport ! Arrivée au ???; l’hôtel est très correct. Location de vélos pour longer la rive est du lac (en fait, la route reste quand même assez éloignée du bord de l’eau), jusqu’au paisible Inle Resort (on voit que les lodges vont fleurir le long des berges …). Sur le retour, arrêt au « Vineyard », où l’on peut déguster des vins locaux : on nous a conseillé de ne pas prendre le plateau dégustation, on a opté directement pour la bouteille ! Le vin n’est pas extraordinaire, mais le panorama et le coucher de soleil valent le détour. Retour dans la pénombre au village, l’esprit légèrement embrumé par le jus de raisin fermenté et le décalage horaire. Il ne fait vraiment pas très chaud, bien fait de prendre une polaire !

Jour 2 : Nyaungshwe Réveil matinal (« j’ai beau être matinal, j’ai mal ! »), au gré des pompiers qui font leur entraînement dans la caserne juste à côté et des chiens qui ont hurlé à la mort durant la nuit. La température n’est pas très élevée. Excursion à la journée sur le lac, circuit plutôt classique, réservé par le biais de l’hôtel. Notre guide nous emmène dans un premier temps au marché de Khang Daing, a priori un des plus « rustiques ». Visite d’une fabrique d’argent, puis traversée vers In Dain, sa trèèèèès longue artère commerçante, où on retrouve toujours les mêmes articles, jusqu’au sommet où trônent de nombreux stupas. De l’autre côté du village, joli point de vue depuis des stupas isolés. Déjeuner à In Dain, puis visite de fabrique de textiles, jardins flottants très parcourus. Beau coucher de soleil sur le lac à proximité des pêcheurs qui remontent leurs filets. Retour frais au village. Le soir, apéro au Pub Asiatico (sympa !), resto Richland « rooftop » puis retour à l’hôtel.

Jour 3 : Nyaungshwe – Bagan Journée consacrée à un « trek sur 1 journée » (plutôt une balade) autour de Nyaungshwe. Le guide nous emmène à travers les montagnes arides et pelées vers de petits villages à flanc de montagne. La balade en elle-même n’a pas grand intérêt, mais nous croisons en chemin une cérémonie pour l’ouverture d’une nouvelle route et prenons le thé dans une petite caverne avec un moine qui vit là. Nous déjeunons ensuite dans un village chez le « maire » qui faisait bosser d’autres villageois pour couler une dalle en ciment devant chez lui. Un moment très sympa avec « dégustation » de leurs cigares locaux et de l’alcool de riz. On reprend ensuite le chemin pour redescendre vers Nyaungshwe, vue de jolies ruines de temples. Départ vers 19h pour prendre le bus direction Bagan. Les bus sont bien entendu sur-climatisés, mais confortables et pourvus de couvertures.

Jour 4 : Bagan Arrivée 4h30 à Bagan, un peu déboussolés après une nuit forcément agitée : beaucoup de virages au début et plusieurs arrêts obligatoires le long de la route pour le repos du chauffeur. Pas le courage de négocier de si bon matin… un taxi chérot nous emmène au Innwa Motel à Nyaung U, où tout le monde dort. On fait quand même le check-in, puis laissons nos bagages avant que le taxi nous emmène voir un lever de soleil « là où c’est le mieux ». Je suis un peu réticent…Il n’y a pas grand monde au début, mais cela se remplit bien vite : nous apprendrons plus tard que nous étions sur le Shwesandaw qui est a priori le spot le plus fréquenté pour les levers / couchers de soleil. Les photographes grimpent n’importe où pour avoir la meilleure photo, les gens s’engueulent car on est serré comme des sardines, ç’en est presque dangereux car les marches sont raides. Heureusement, pour limiter cela, le gouvernement vient d’interdire depuis le 1er mars 2016 de grimper sur la majorité des temples (hors 5 temples dont le Shwesandaw…ils ne veulent pas se priver d’une telle manne de touristes…). C’est selon moi une très bonne décision. Après le néanmoins beau lever de soleil auquel nous venons d’assister et l’envol de très nombreux ballons, nous prenons la décision de louer des vélos pour voir les temples d’Old et New Bagan. Le soleil tape assez fort en pleine journée, mais ce circuit se fait bien à vélo. Les sites sont très beaux et il n’y a finalement pas trop de monde. Beaucoup de jolis Bouddhas, part belle est faite aux monuments dorés. Nous sommes encore vus comme des curiosités par les touristes birmans qui n’hésitent pas à se prendre en photo avec nous, avec ou sans accord de notre part ! Détour par les bords de l’Irrawaddy où beaucoup d’ouvriers s’affairent à décharger des bateaux, puis déjeuner dans une petite échoppe en bord de route, où le serveur nous sort une boule à neige « Only Lyon », c’était très inattendu ! En fin de journée, en revenant des bords de l’Irrawaddy à New Bagan, on se perd un peu dans la plaine centrale ensablée, mais il n’y a personne et les couleurs de fin de journée sur les temples isolés en briquette rouge sont vraiment très belles. Retour de nuit à Nyaung U.

Jour 5 : Bagan Aujourd’hui, c’est location d’e-bike (scooter électrique) pour parcourir de plus grandes distances, notamment pour aller voir les plus grands temples de la plaine centrale. Hormis quelques passages sablonneux pas terribles et un peu casse-gueule, le parcours se fait bien en e-bike. Là encore, une très belle journée de temples, avec mention spéciale pour le grand Sulamani. Mes amis partent pour le Mont Popa et c’est le début de mon voyage solo. Je finis par les temples le plus à l’est, dont le joli temple tout blanc. Enfin, virée nocturne vers la très jolie Shwesigon, qui aurait inspiré la majorité des stupas du pays, et qui est également très bien éclairée à la nuit tombée. Assez peu de touristes à cette heure-ci, c’est très agréable !

Jour 6 : Bagan – Mandalay Départ 5h30 vers l’embarcadère, il fait froid ! Le bateau dispose de grands fauteuils en osier confortables et je passe la journée à me reposer entre le pont supérieur et ma place ça fait beaucoup de bien après les longues journées à Bagan. Le trajet permet de voir la vie active au bord de l’Irrawaddy. Petit déjeuner et déjeuner servis à bord, très corrects. Arrivée à Mandalay vers 17h après avoir croisé Sagaing. Hôtel Eternity Resort très bien, même si un peu trop isolé du « centre » (même s’il n’y en a pas vraiment un). Très bon dîner dans un « grill » non loin du quartier routard sur la 35ème.

Jour 7 : Mandalay Au départ, un moto-taxi trouvé dans le quartier des batteurs d’or devait simplement m’emmener à l’embarcadère pour Mingun, mais après discussion avec lui, il va m’emmener toute la journée vers les principaux points d’intérêt de la zone ! Direction donc le grand monastère à Amarapura, puis le pont de U-Bein, le plus long pont en teck du monde (1.1 km), avec de jolis paysages alentour. Pas grand monde sur le pont à cette heure-ci, je crois comprendre que ce n’est pas le cas au lever et au coucher du soleil… De l’autre côté, 0 touriste, je me retrouve dans un petit monastère avec des enfants, avec qui je joue au ballon et essaie d’apprendre quelques bonnes prononciations grâce à mon guide papier sur lequel je peux les faire lire ce que je veux dire. Un très bon moment ! Le temple voisin vient d’être rénové et est fort joli. Ensuite, Sagaing, qui m’a un peu moins marqué et qui est finalement plus impressionnante vue depuis l’Irrawaddy ou depuis Mandalay. Les nombreuses collines parsemées de stupas dorés sont un régal. Mais une fois arrivé au sommet du plus haut temple, le panorama était moins impressionnant. 30 min de moto jusqu’à Mingun qui m’a beaucoup plu, avec ses 3 points d’intérêt atypiques : le temple qui aurait dû être achevé aurait été tout bonnement gigantesque et ses ruines sont très impressionnantes ! A proximité, la pagode Hsinbyume, toute de blanche vêtue, est également très jolie enfin, une des plus grandes cloches du monde (90T !). En sortant de Mingun, nous sommes bloqués sur la route par une procession Karen avec de superbes tenues colorées, des bœufs bariolés et des enfants dans une tenue protocolaire de toute beauté. Chouette ! Sur le retour, un peu gourmand peut-être, je demande au chauffeur de m’emmener à Inwa. Mais il est en fait assez tard, je suis tout seul dans le bateau qui traverse, tout seul également dans la calèche qui me fait faire un tour express des principaux sites d’intérêt, tout seul enfin sur la majorité des sites car tout le monde a déserté. Ca a finalement son charme car j’ai le sentiment qu’il y a beaucoup de monde en journée, mais c’est un peu expédié ! Retour au crépuscule vers Mandalay dans les bouchons ! Resto dans un restaurant de rue indien et ses très bons chapatis.

Jour 8 : Mandalay – Mawlamyine Journée consacrée à la visite des sites de la ville. Départ par le Mandalay Hill, où je ne croise absolument aucun touriste au cours de la longue montée (pieds nus bien sûr). En revanche, en ce jour de Saint-Valentin, que de couples d’ados qui sont habillés de la même façon (au moins le T-shirt / chemise) et qui se tiennent la main pudiquement sur les bancs qui longent la montée ! Le temple tout en haut est très joli. En redescendant, passage par les 2 temples voisins de Kuthodaw et Kyaukthawgyi, impressionnants par la quantité de stupas blancs qui formeraient « le plus grand livre du monde ». Ensuite, la pagode Sandamuni et le très joli temple en teck Shwenanday, dont les murs sont finement ciselés. Je décide de partir à pied vers l’entrée du Palais Royal en passant par des petites rues où on est très étonné de me voir ! Cet ensemble, contrôlé par les militaires au beau milieu de la ville, est assez étrange…Le point de vue depuis la tour d’observation est sympa, la salle du trône également, mais le reste est assez vide, car reconstitué. Vaut le coup d’être vu quand même ! (10000 kyats pour les sites d’intérêt de la ville) Une moto à la sortie m’emmène ensuite vers le début de la balade du Lonely dans les quartiers ouest jusqu’aux quais de l’Irrawaddy là encore, pas croisé un touriste et les sourires sont de mise dans les rues où résonne les Mingulabah ! Retour à l’hôtel après un petit détour par le très joli monastère Shwe In Bin, en bois également. Depuis une des gares routières, un bus bariolé m’emmène à Mawlamyine, 12h de trajet de nuit ! Arrêts obligatoires bouffe et repos tout au long de la nuit. La ferveur des birmans pour le championnat de foot anglais est assez surprenante !

Jour 9 : Mawlamyine Arrivée à 5h30 dans une ville encore endormie. Les quelques hôtels / pensions que je sollicite sont pleins, l’offre hôtelière reste aujourd’hui plutôt limitée. Je vais en bord de fleuve jusqu’au Breeze GH en attendant qu’une chambre se libère pour voir si elle peut convenir. C’est le cas après 2 heures d’attente, mais je n’ai vraiment pas envie d’une chambre aveugle et assez miteuse pour cette nuit…je m’oriente vers le Sandalwood non loin, mais avec plus de confort. Repos puis visite des sites principaux de la ville : le marché, traversée en bateau vers la jolie petite île au Shampoing, où un moine me fait la visite…d’un peu trop près !, la cathédrale puis le soir arrivant, les 3 jolis temples sur la crête qui surplombe la ville. Je rencontre alors Min, un prof d’anglais, ancien moine, qui me propose de me conduire en moto le lendemain vers les sites plus éloignés. En redescendant, parade pour le nouvel an chinois et scène en bord de rivière, avec concours de danse participatif « Gangnam Style », gagné haut la main par un Sud-coréen face à ses adversaires birmans !

Jour 10 : Mawlamyine – Hpa An Min m’emmène donc le lendemain vers le gigantesque bouddha couché de 180 mètres de long, il fait un peu toc, mais il est très impressionnant ! A l’intérieur, un « musée » retrace la vie du 3ème Bouddha, Min m’explique les détails car tout est écrit en birman. En face, un bouddha encore plus grand est en train de voir le jour. Non loin, la dépouille embaumée du fondateur, exposée « façon Hô Chi Minh ». La suite : une pagode au sommet d’une colline assez raide, dont l’entrée est gardée par de nombreux singes un grand centre de méditation (600 « méditants ») avec un curieux mélange de moines et d’occidentaux, par chance nous arrivons pendant le repas des moines. Min m’emmène ensuite manger chez un ami à lui dans un village plus isolé très bon moment avec sa famille, je suis accueilli comme un roi, un peu gêné car on voit qu’ils n’ont pas énormément de moyens. Le fils m’emmène faire un tour du village sous les yeux amusés de ses copains. Retour vers la ville où nos chemins se séparent…merci Min ! 2h de bus (1000 Kyats !) vers Hpa An. Les paysages sont de plus en plus verdoyants en s’approchant de cette ville. Là aussi, l’offre hôtelière est limitée et je comprends que beaucoup de pensions et hôtels sont complets. Je trouve l’hôtel Parami où ma première nuit sera dans une grande chambre « Superior » car les standards sont prises. Je ne m’en prive pas ! Repos au temple qui surplombe la rivière pour le soleil couchant. La ville respire la sérénité, je sens que ça va me plaire ! Resto très local recommandé par l’hôtel, très bon curry !

Jour 11 : Hpa An J’avais réservé un tour à la journée auprès de la Soe Brothers GH. Départ 8h dans un tuk-tuk avec d’autres personnes seules dormant ou non dans cette GH. Une très belle journée à sillonner la campagne environnante, ses jardins remplis de bouddhas, son étrange pagode sur un rocher au milieu d’un lac et ses grottes profondes et richement décorées, parfois un peu trop clinquantes car tout juste rénovées ! A la sortie de la plus grande (???), agréable petit parcours en pirogue colorée sur des canaux au milieu des rizières – ce qui semblait être une exception est en train de devenir un business pour les pêcheurs du coin… Dans le dernier temple, nous nous amusons à parcourir un labyrinthe…pas si simple que ça ! Retour en ville, et dîner avec mes rencontres du jour. J’avais demandé à changer de chambre pour repasser dans une « standard »…mais c’était quand même mieux la « Superior », sans hésiter ! Etonnant, non ? J

Jour 12 : Hpa An Le resto de la veille, peut-être le plus « à touristes » que j’ai pu faire de tout le voyage, ne m’a pas réussi…nuit difficile ! Avec un français rencontré la veille, nous décidons de louer des scooters pour aller monter au Zwekabin. La montée est assez raide et il commence à faire chaud, en 1h30 le sommet est atteint. La vue d’en haut est un peu « blanche », le site en lui-même n’a pas un intérêt énorme, mais c’est surtout le plaisir d’être monté en haut de cette montagne biscornue ! Redescente un peu longuette. Je décide de partir seul vers la grotte Bayin Nyi, où je ne croise pas le moindre touriste car le site est assez éloigné (+ de 30 km). C’est vraiment un très joli site bien décoré et avec des sources chaudes dans lesquelles les locaux se baignent. Sur le retour, arrêt à la Bat Cave (là on ne peut pas dire que j’aie été seul !) où tout le monde attend sagement 18h30…A cette heure, des millions (?) de chauve-souris sortent de leur grotte en même temps, formant une sorte de serpent qui sinue dans le ciel. Très impressionnant ! Je n’aimerais pas voir l’intérieur de la grotte, qui doit crouler sous des tonnes de guano…

Jour 13 : Hpa An – Kinpun Bus vers Kyaikto (5 heures). Une moto m’emmène vers Kinpun, vers l’hôtel que j’avais (pour une fois !) réservé : Eternity Resort. Tout confort, bien plus cher que le reste du pays (50$), mais très agréable même si un peu isolé. Les hôtels en haut sont encore bien plus chers (au moins 100$)…Il fait très chaud, je reste un peu à l’hôtel avant de me diriger vers le départ des camions spécialement aménagés pour monter au Rocher d’Or. Beaucoup d’étudiants autour de moi, nous sommes bien serrés, au moins, ça ne bougera pas ! Et ça tombe bien, car le camion monte à folle allure sur les routes sinueuses, façon montagnes russes, les étudiants sont morts de rire et contribuent à la joyeuse ambiance de la montée ! Arrivée en haut, beaucoup de monde (surtout des locaux), au milieu des chaises à porteur et des porteurs de bagages, des militaires et des moines. Des échafaudages en bambou sont en train d’être montés autour du Rocher, c’est un peu dommage. On sent une vraie révérence des Birmans pour ce Rocher, j’aime beaucoup cette ambiance détendue qui règne sur l’esplanade alentour. La plupart des personnes attendent le coucher du soleil, mais je ne pourrai pas y assister car le dernier camion qui descend part à 18h…ça a quand même son avantage de dormir en haut car l’ambiance doit être encore très différente. Avant de retourner au camion, j’en profite pour descendre dans le village et voir les autres temples voisins. Le bus qui redescend va encore plus vite, ma voisine US n’est vraiment pas rassurée ! Dîner dans l’artère principale de Kinpun pleine de restaurants et de magasins de souvenir, désespérément vides !

Jour 14 : Kinpun – Rangoon Un tuk-tuk m’emmène à la gare de Kyaikto, j’avais vraiment envie de tester le train. Ticket en Ordinary Class, bancs en bois, train qui bouge dans tous les sens et marchands ambulants qui repassent 20 fois pour proposer leur marchandise. Un sacré souvenir ! Gros point noir : le plastique et le polystyrène jetés sur le bord des voies…une catastrophe ! Tout le monde s’en fout : « je ne le vois plus, ce n’est plus mon problème ». Il y a encore un gros travail de sensibilisation, qui commence à être amorcé sur les sites les plus touristiques (surtout à Bagan et Mandalay). Arrivée à Rangoon, un taxi (voiture car pas le droit aux motos) m’amène à la GH que j’avais réservée, non loin du lac Inya, derrière le Sedona. Chambre de 4, mais tout était parfait dans cette GH, reprise récemment par un couple de Birmans et un couple de Français. Dîner au Sabai, très bon mais un peu chic (pas le courage d’aller au Centre…)

Jour 15 : Rangoon Départ pour une journée de balade dans la ville. Petit marché près de l’hôtel, puis moto jusqu’au bouddha couché richement orné (surtout ses pieds !) puis le Nga Htat Gyi non loin et son grand bouddha assis. Balade à travers le quartier résidentiel autour du musée Aung San puis descente vers le lac Kandawgyi. Tour du lac jusqu’à la Tower, puis taxi vers Sule Paya. Là, je rencontre un étudiant avec qui je sympathise. De fil en aiguille, je me retrouve à boire un thé dans un salon de thé non loin, puis il me propose de m’emmener chez lui, avec son père qui n’est pas loin, car « ce serait un grand honneur que tu viennes manger à la maison ». Direction donc Dalah, ferry pour traverser le fleuve, moto jusqu’au « Snake Temple » où vivent une vingtaine de pythons non agressifs car nourris au lait par des nonnes (!). De là, on se retrouve dans sa famille où la mère a prévu un gros repas, délicieux. Je reste quelques heures avec eux, les fils qui parlent un peu anglais. Leur maison, détruite par Nargis en 2008 est encore en cours de construction et le père est fier de me montrer tout ce qu’il a pu construire au fil du temps. Au moment de partir, je me vois même offrir des cadeaux pour avoir accepté d’être venu… incroyable ! La gentillesse des Birmans est vraiment marquante. De retour à Rangoon, je visite la très belle et impressionnante Shwedagon à la nuit tombante, puis (grosse erreur !) à pied vers Chinatown. Pas grand-chose à voir, si ce n’est ces étals de brochettes avec tous types de nourriture. Retour en taxi à l’hôtel après cette journée vraiment inattendue !

Le lendemain avion le matin pour retour en France !

Très clairement, c’est pour moi le plus beau voyage en Asie du Sud-Est que j’aie été amené à faire jusqu’à ce jour…. après avoir visité (je ne prétendrai pas avoir tout vu de ces pays!) le Vietnam, les Philippines, le Laos et une partie du Cambodge.

Ce qui m’a le plus plu : la sérénité de Hpa An et ses sites environnants, la gentillesse des locaux qui m’ont amené à vivre de très belles expériences humaines, l'élégance des Birmanes.

On voit que le pays évolue vite en termes de tourisme (si j’ai bien compris, on est passé de 800 000 à 3 millions de visiteurs en 5 ans…). Pour le moment, cela ne se ressent pas vraiment, dans la fréquentation comme dans l'attitude des gens vis-à-vis des touristes, mais ça peut amener à changer. Le pays évolue beaucoup depuis quelques années (et c'est tant mieux pour eux!), et on voit que tout le monde a un téléphone portable, les motos rendent les rues plus bruyantes et plus polluées, le plastique est omniprésent (mais ça ce n’est pas lié), les prix sont à la hausse (pour avoir une idée, j’ai dû dépenser 650€ sur place en 16 jours, ce qui reste bas, je vous l’accorde, mais plus haut que les pays voisins…). Le tourisme arrive, mais le pays ne semble pas encore en mesure de contenir cela… l'infrastructure hôtelière risque d'avoir en tout cas du mal à absorber la manne touristique.

Voilà, si vous avez des questions sur ce voyage, n’hésitez pas à me contacter ! Mais je ne peux que recommander un voyage dans ce beau pays...

A bon entendeur!
Randonner bivouac avec un chien English translation pending
by Leopauline · 2016-03-20 · 13 replies
Bonjour quelqu'un a- t-il fait l' expérience de randonner bivouac avec un chien ? quels en sont les problèmes? merci
Descente / remontée en pirogue à Madagascar English translation pending
by Rakoto0304 · 2016-03-10 · 1 reply
Pour jouir d'un paysage époustouflant et voir de près la biodiversité de Madagascar:

Descente du fleuve Tsiribihina en 3 jours et 2 nuits ou 4 jours et 3 nuits, Descente du fleuve Manambolo, à partir d'une journée, Descente du fleuve Mangoky, de 5 à 7 jours, départ après le Massif de Makay, Le Canal des Pangalanes, 3 jours et 2 nuits, de Vatomandry à Mananjary. Remontée en pirogue, près de la grotte d'Anjohibe jusqu'à Port Bergé.

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